Le jeune jazzman originaire du sud de la France Tristan Mèlia nous présente via Jazz Family son premier opus long format baptisé No Problem, titre emprunté à la célèbre composition d’un membre du prestigieux quintet de Charlie Parker, le pianiste new-yorkais Duke Jordan.

Comme l’intéressé le déclare lui-même, « pour faire cet album, il a fallu qu’il remonte le temps, revenir aux ballades de Lester Young, retrouver le swing de Michel Petrucciani et les mélodies de Tom Jobim… ».

Assis derrière son piano, il s’est entouré pour l’occasion des solides Thomas Bramerie à la contrebasse et Cedrick Bec à la batterie. Disciple, entre autres, de Mario StantchevMichel Zenino et Philippe Petrucciani lors de ses classes à l’Institut Musical de Formation Professionnelle de Salon de Provence, puis de Franck Avitabile à Lyon et Christophe Leloil à Dignes – Magnosque, c’est auprès de l’immense Giovanni Mirabassi qu’il parachèvera sa formation.

Fils de parents mélomanes et très tôt bercé par les sonorités de Barney Wilen et Claude NougaroTristan Mèlia déploie un jeu inspiré, élégant et raffiné. Son sens inné de la mélodie et sa sensibilité qui nous fait songer au phrasé de Bill Evans et à la profondeur du jazz West Coast, immerge l’auditeur dans un univers musical intimiste où mélancolielégèreté et swing accrocheur dénotent une vraie maturité.

 

Publié par Hiko

[Source : les-chroniques-de-hiko.blogspot.com]