Boris Vian (1920-1959), romancier, poète et musicien aux multiples talents, est aussi le traducteur de quelques grands noms du roman noir et fantastique américain. Ses propres œuvres sont traduites en anglais par Stanley Chapman, écrivain et membre du Collège de Pataphysique comme Boris Vian. 

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Publié par Marie Lebert

La première épouse de Boris Vian, Michelle Léglise, lui fait découvrir la littérature américaine. Ses romans ne lui apportant pas le confort matériel qu’il espère, Boris Vian devient traducteur pour gagner sa vie, en plus de ses multiples activités (romancier, poète, dramaturge, journaliste, critique, musicien de jazz, parolier, chanteur, scénariste et peintre), malgré une santé fragile.

Il traduit plusieurs romans noirs, par exemple Le grand horloger (« The Big Clock ») de Kenneth Fearing, publié en français en 1947, puis Le grand sommeil (« The Big Sleep ») de Raymond Chandler et La dame du lac (« The Lady in the Lake ») du même auteur, tous deux publiés en français en 1948.

Il traduit aussi des livres de science-fiction, par exemple Le monde des Å (« The World of Null-A ») et Les joueurs du Å (« The Players of Null-A ») de A.E. Van Vogt, publiés en français en 1953 et 1957.

Les livres de Boris Vian sont traduits outre-Manche par l’écrivain anglais Stanley Chapman, notamment L’Arrache-cœur (« Heartsnatcher », 1965), L’Écume des jours (« Froth on the Daydream », 1967) et L’Automne à Pékin (« Autumn in Peking », non publié à l’époque).

Architecte et dessinateur pour faire face aux dépenses quotidiennes, Stanley Chapman a plusieurs passions, dont l’écriture, le théâtre et la pataphysique.

Il participe à la création du National Theatre de Londres. Il est membre de l’OuLiPo (Ouvroir de littérature potentielle), fondé en 1960 à Paris par Raymond Queneau et François Le Lionnais. Puis, il fonde l’Outrapo (Ouvroir de tragicomédie potentielle) à Londres, trente ans plus tard.

Stanley Chapman traduit aussi Cent mille milliards de poèmes (« A Hundred Thousand Billion Poems ») de Raymond Queneau, publié en anglais en 1961. Queneau lui-même fait part de sa stupéfaction et de son admiration devant le tour de force à la fois littéraire et linguistique que représente cette traduction.

 

[Source : http://www.actualitte.com]