À la suite d’un 14 juillet qui s’est conclu, comme chaque année, par un feu d’artifice mémorable, quoi de mieux que de plonger dans l’histoire de ce spectacle pyrotechnique ? Au Japon, la bibliothèque de la ville de Yokohama propose de découvrir les pages d’une série de catalogues publicitaires pour des feux d’artifice, datant du XIXe siècle. 

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Publié par Valentine Costantini

Inventé en Chine vers le IIe siècle avant notre ère, selon les estimations, l’art des feux d’artifice est apparu au Japon vers 1600. On les appelle hanabi — soit « fleurs de feu », dans une traduction plus littérale. Alors que les histoires de feux d’artifice chinois et européens sont largement documentées, la situation est bien différente au Japon. Pourtant, les artisans japonais ont su faire preuve de savoir-faire, mais aussi d’inventivité.

La bibliothèque de la ville de Yokohama a effectué la numérisation de catalogues, qui contiennent des publicités en anglais pour Hirayama Fireworks et Yokoi Fireworks. Ils ont été publiés par C.T. Brock and Company, le plus ancien fabricant de feux d’artifice du Royaume-Uni. Jinta Hirayama, qui a fondé la société Hirayama Fireworks en 1877, aurait été le premier citoyen japonais à enregistrer un droit d’auteur américain pour ces catalogues.

Certaines images de ces catalogues sont pour le moins intrigantes puisqu’elles représentent des formes et figures bien trop complexes pour être logiquement réalisables. Des bougies, des oiseaux et autres animaux, un sumo ou même des lettres géantes… de quoi déboussoler n’importe quel lecteur.

Alan St. Hill Brock, un descendant de John Brock fondateur de Brock’s Fireworks Ltd, en 1698, fut l’éditeur de ces catalogues. Dans Pyrotechnics: The History and Art of Firework Making, ouvrage publié par D. O’Connor en 1922, il explique qu’à l’origine, les feux d’artifice au Japon ressemblaient plutôt à « un amusant ballon en forme d’animal, d’humain ou d’autre chose, qui, étant ouvert et lesté à l’extrémité inférieure, se gonfle en tombant et reste en l’air pendant un certain temps ».

Pas grand-chose à voir, donc, avec les projectiles pyrotechniques que nous connaissons aujourd’hui. Mais ceux-ci avaient l’avantage de pouvoir être utilisés en plein jour.

Quelques exemples sont toutefois plus proches des feux que nous pouvons admirer en levant les yeux…

via The Public Domain Review

[Source : http://www.actualitte.com]