Le soir descend, porteur de paix et d’amertume

Le sang bat dans les veines au rythme ralenti

De la fin de journée les corps sont abrutis,

Demain matin le ciel se couvrira de brume.

 

Un air calme et cuivré circule entre les corps

Qui se recouvrent d’huile et sourient à la mort,

Programmés dans leurs gènes et dans leurs habitudes

Un cerf-volant hésite, ivre de solitude.

 

Le soir s’immobilise, le cerf-volant retombe

L’enfant est devant lui, il contemple la tombe

Dans les bâtons brisés, les restes de voilure,

Dans la parfaite indifférence de la nature.

 

L’enfant fixe le sol et son âme s’épure

Il faudrait un grand vent qui disperse le sable,

L’océan redondant, l’huile et la chair minables

Il faudrait un vent fort, un vent inexorable.

Il faudrait un grand vent qui disperse le sable.

 

Il faudrait un vent fort

 

Il faudrait un grand vent qui disperse ce sable.

L’océan redondant, l’huile et la chair minables

Il faudrait un vent fort, un vent inexorable.

Il faudrait un grand vent qui disperse le sable.

 

Album : Les parages du vide

Date de sortie : 2014