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Il n’y a pas d’autre sujet plus pertinent à aborder au Brésil aujourd’hui que celui de la manière dont la pandémie de Covid-19 a été gérée dans le pays.

Écrit par Ivan de Sampaio

Un projet cohérent ?   

Il n’y a pas d’autre sujet plus pertinent à aborder au Brésil aujourd’hui que celui de la manière dont la pandémie de Covid-19 a été gérée dans le pays. En général, la presse a abordé ce sujet en se concentrant sur l’incompétence du gouvernement fédéral à combattre l’avancée du virus. Dans cet article, nous entendons montrer non pas l’analyse négative de l’action ou la négligence de la puissance publique, mais bien plutôt sa dimension active ou positive. Il est possible d’observer ces événements de l’année dernière au Brésil, non pas comme un échec du gouvernement, mais comme son succès dans la réalisation d’un projet de nation cohérent et engagé dans les orientations politiques générales du Palais du Planalto (Le Palais du Planalto est le siège du bureau du président de la République du Brésil). Ainsi, nous espérons montrer dans ce bref article une ligne cohérente qui relie le projet politique de Jair Bolsonaro et les actions du gouvernement face à la pandémie, indiquant que la situation actuelle du Brésil n’est pas le résultat d’un défaut, mais plutôt du triomphe et de l’efficacité d’un programme extrêmement transparent.

«la situation actuelle du Brésil n’est pas le résultat d’un défaut, mais plutôt du triomphe et de l’efficacité d’un programme extrêmement transparent»

Le discours minimisationniste du gouvernement

Dans un premier temps, il convient de faire une brève rétrospective de la manière dont le gouvernement fédéral a agi face à la pandémie au Brésil. Dans la liste des actions gouvernementales, la première, et peut-être la plus révélatrice, se trouve dans le discours présidentiel lui-même. Depuis la première déclaration publique jusqu’à aujourd`hui, le discours présidentiel est resté pratiquement inchangé. Jair Bolsonaro est resté irréductiblement opposé aux gestes barrières et farouchement réfractaires aux confinements mis en œuvre par certains des États membres de la fédération. D’ailleurs, son discours et ses pratiques publiques convergent. Le refus de porter le masque, l’insistance à serrer la main sous la caméra, les accolades et les baisers dans les rangs des supporters sont des comportements fréquents du président de la République.

Cette attitude réitérée de Bolsonaro a également servi d’encouragement pour ses partisans. Les réseaux d’extrême droite ont agi contre toutes les mesures, menées par les gouverneurs des États-membres, visant à contenir la pandémie. En plus de la diffusion massive de fake news par des groupes WhatsApp idéologiquement alignés avec le président de la République, ces réseaux ont organisé plusieurs manifestations avec de nombreux participants contre les confinements au niveau des États-membres. Certaines de ces manifestations ont même vu la présence du président lui-même, des membres du premier niveau de son gouvernement ainsi que des parlementaires alliés.

«Les réseaux d’extrême droite ont agi contre toutes les mesures, menées par les gouverneurs des États-membres, visant à contenir la pandémie.»

Dans ce sens, on peut voir que le discours et l’exemple de Bolsonaro sont aussi des directives politiques générales pour les membres du gouvernement. Ainsi, cette attitude de refus aux gestes barrières est devenue le « protocole officiel » du gouvernement fédéral. À ce moment, l’un des rares à avoir refusé de suivre pleinement la directive du Palais du Planalto était le ministre de la Santé de l’époque, Luiz Henrique Mandetta. En allant à l’encontre des directives présidentielles, il n’est pas surprenant que le ministre ait été démis de ses fonctions à la mi-avril 2020, un moment critique de la pandémie au Brésil. Bolsonaro a nommé un autre médecin pour prendre en charge le ministère de la Santé, mais il n’a pas tenu 30 jours en fonction. Puis, le général Pazuello, un homme dont la spécialité est de suivre les ordres, a pris le poste.

La campagne de vaccination

Au cours de son service au ministère de la Santé, qui a duré près d’un an, le général Pazuello a refusé d’acheter la quasi-totalité des vaccins en cours de développement, obligeant les États à conclure des accords individuels pour acquérir les vaccins. Au même moment, les laboratoires de l’armée ont commencé à produire le médicament hydroxychloroquine, et le ministère de la Santé a lancé sa campagne de distribution du remède dans un paquet de « traitement précoce » de la Covid-19. À ce stade, le discours officiel de la présidence présente une contradiction apparente. Tout en refusant d’acheter des vaccins au motif qu’ils étaient encore en cours de développement et qu’il n’y avait aucune garantie de leur efficacité, il a distribué massivement un médicament dont l’efficacité pour traiter la maladie n’est pas scientifiquement prouvée. Le problème à ce stade n’a jamais été l’efficacité ou non du médicament ou des vaccins. L’insistance du gouvernement sur le traitement précoce est fondée sur l’effort de postuler l’existence d’un « remède » pour la maladie. Qu’elle existe ou non est moins pertinent, l’important est de créer une atmosphère favorable pour que les gens adhèrent au discours officiel de minimisation de la pandémie et fassent fi des mesures de confinement mises en place dans les états. Pour le gouvernement, l’hydroxychloroquine était le placebo immédiatement disponible, le vaccin n’était qu’une promesse future. De plus, la maladie que le gouvernement cherchait à guérir n’était jamais la Covid-19, mais plutôt le confinement.

Avec la promesse de l’arrivée des premières doses de vaccin, assurée par l’Institut Butantã à São Paulo, le gouvernement fédéral a commencé à agir de manière à entraver la campagne de vaccination, en soulevant des discours antivaccins et en mettant en doute la sécurité du sérum avec un discours xénophobe face à l’origine chinoise du laboratoire partenaire de l’institut à São Paulo. Parallèlement, l’administration fédérale a cherché à acheter n’importe quel vaccin dans le monde entier, dans le seul but de remporter la victoire symbolique de l’application de la première dose avant la campagne de vaccination du gouverneur de São Paulo.

Les efforts du gouvernement fédéral dans cette course à la première dose n’ont pas été fructueux. En tout état de cause, les actions visant à retarder la campagne nationale de vaccination ont été efficaces. Le Brésil possède l’un des plus grands systèmes de santé publique au monde, une tradition de campagnes de vaccination et une infrastructure installée capable d’appliquer 5 millions de doses de vaccin par jour. Mais, devant les efforts actifs du ministère de la Santé, qui a boycotté l’élaboration d’un plan national d’immunisation, jusqu’au début avril 2021, seulement un peu plus de 5 millions de personnes avaient reçu les deux doses du vaccin.

L’aide d’urgence

D’autre part, contrairement aux actions du gouvernement, à partir d’avril 2020, l’aide d’urgence fédérale est entrée en vigueur. La suspension des contrats de travail a été autorisée, et les personnes qui n’étaient pas protégées par la sécurité sociale ont commencé à recevoir une allocation mensuelle, dont les valeurs varient entre 600 R$ (85 €) et 1200 R$ (170 €). Ces actions ne sont pas nées de l’initiative du gouvernement fédéral, elles sont le résultat d’une imposition au gouvernement. Après une forte pression politique, le ministère de l’Économie a présenté une proposition d’aide de seulement 200 R$ (30 €) par mois. Le Congrès national, principalement à l’initiative des partis d’opposition, a imposé un montant plus élevé au gouvernement. Malgré cela, l’aide a pris fin en décembre 2020. Elle n’a pas été renouvelée en 2021. Le pays a vécu le pire moment de la pandémie sans soutien financier pour les plus défavorisés, poussant les travailleurs les plus vulnérables économiquement à s’exposer au virus. La nouvelle aide offerte par le gouvernement fédéral n’a commencé qu’en avril 2021, alors que le Brésil comptait déjà le plus grand nombre de décès par jour dû au Covid-19 dans le monde, en chiffres absolus et relatifs. De plus, dans cette deuxième édition, l’aide a été drastiquement réduite à un montant compris entre 150 R$ (22€) et 350 R$ (50€) par mois, somme insuffisante même pour garantir la sécurité alimentaire dans un pays où le coût moyen du panier-repas de base est de 640 R$ (91 €).

La stratégie de l’immunité grégaire

Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses actions du gouvernement fédéral réalisées en rapport avec la pandémie. Notons qu’à aucun moment, il n’a été dit ici qu’il s’agissait d’actions pour combattre la pandémie. Ceci, pour une raison très simple, le but du gouvernement n’a jamais été d’empêcher la circulation du virus. Ainsi, nous arrivons au point crucial qui donne une cohérence et un sens précis aux actions du gouvernement brésilien au cours de l’année dernière. L’action efficace du gouvernement avait pour principal objectif de favoriser la circulation du virus. L’idée, lancée au début de la pandémie, d’une « immunité grégaire » n’a jamais disparu des ambitions du gouvernement fédéral. L’importance de cette insistance renvoie au projet politique plus large du gouvernement actuel. Tout d’abord, il convient de rappeler qu’il n’existe aucune preuve scientifique sûre permettant de postuler l’efficacité réelle de l’immunité générale après l’infection par le virus, et les cas de réinfection déjà documentés augmentent l’incertitude de cette hypothèse. Mais, même si ce doute n’existait pas, le fait est que les modèles mathématiques élaborés par l’Imperial College indiquent le chiffre de plus d’un million de décès au Brésil avant d’atteindre la supposée « immunité collective ». Ces mêmes modèles, qui ont effrayé d’autres politiciens de droite comme Boris Johnson, n’ont pas découragé Bolsonaro à mettre en oeuvre  son programme.

Des morts acceptés ?

«Pour le président, succomber à la maladie est une marque de faiblesse, une indication que la personne malade n’est pas un spécimen digne de figurer parmi son peuple.»

La raison principale de la résistance du gouvernement sur ce point n’est pas seulement un conformisme indifférent à l’égard des victimes. En effet, l’agenda fédéral effectif est une politique active d’extermination motivée par l’ambition de l’eugénisme. Ce n’est pas sans raison que le discours officiel du président parle du Covid-19 comme d’une « petite grippe » qui ne le menacerait pas au vu de son « record d’athlète » et que le Brésilien « doit être étudié, car il n’attrape rien ». Pour le président, succomber à la maladie est une marque de faiblesse, une indication que la personne malade n’est pas un spécimen digne de figurer parmi son peuple. Tout comme chercher à se protéger de la contagion est un signe de « lâcheté ». Cette trace d’instrumentalisation de la mort pour purger le peuple brésilien de ses maux endogènes n’est pas une nouveauté, mais plutôt une constante dans pratiquement toute la carrière politique de Jair Bolsonaro. La peine de mort, l’extermination des opposants, l’incitation à l’armement, l’ode à la guerre civile, sont des thèmes fréquents dans les manifestations de Bolsonaro, parfois même ensemble, comme dans une interview de 1999, où Bolsonaro déclare : « Cela ne changera malheureusement que lorsque nous partirons pour une guerre civile, en faisant un travail que le régime militaire n’a pas fait. Tuer quelque 30 000 personnes ».

Dans cette optique, l’esthétique même adoptée par le gouvernement, à plusieurs reprises, fait explicitement référence aux symboles suprémacistes. Les discours en direct de Bolsonaro avec ses conseillers où tout le monde prend un verre de lait pur, ou encore le cas le plus explicite, lorsque l’ancien secrétaire à la Culture du gouvernement a fait une annonce vidéo d’un programme national, reproduisant en détail un discours de Goebbels. Récemment encore, l’un des assistants présidentiels a fait, devant les caméras, un geste suprémaciste au Sénat. Ce sont des comportements, des gestes et des symboles fréquents et le gouvernement en est truffé et la gestion de la pandémie est la matérialisation pratique de ces symboles.

Des groupes défavorisés d’autant plus touchés par le virus

À contrario, il serait possible de postuler que la pandémie aurait un caractère aléatoire et que les décès ne pourraient être contenus ou dirigés vers des groupes sociaux spécifiques. Le Brésil a donné des preuves que ce n’est pas vrai. Même avec un virus à diffusion aérienne et qui circulait d’abord parmi les classes les plus aisées, les inégalités sociales dans le pays ont réussi à faire en sorte que les taux d’infection et de décès les plus élevés soient ceux des plus pauvres. Dans les études sur la prévalence du virus dans la population, il est étonnant de constater que les taux les plus élevés se trouvent précisément dans les quartiers les plus pauvres des villes. Comme si cela ne suffisait pas, même la campagne de vaccination pourrait être censitaire, puisque la Chambre des députés, avec le soutien des partis au pouvoir, a approuvé l’autorisation pour les entreprises privées d’acquérir des vaccins et de promouvoir leurs propres campagnes de vaccination. Ainsi, ceux qui peuvent payer le vaccin sont autorisés à sauter la ligne du système de santé publique. Les décès ne sont pas aléatoires.

Si d’une part les actions du président sont le signe à travers duquel on peut comprendre le projet qui guide la gestion de la pandémie au Brésil, d’autre part il faut reconnaître qu’il n’agit pas seul. Une bonne partie des églises évangéliques néo-pentecôtistes du pays, importante base de soutien du gouvernement, lorsque plus de 4 000 morts par jour étaient dénombrés par la Covid-19, ont même mobilisé le pouvoir judiciaire pour tenter de maintenir les temples ouverts. On ne peut que supposer qu’il s’agissait d’une tentative pour amener leurs fidèles à rencontrer Dieu plus vite. Les militaires, quant à eux, n’avaient jamais eu une participation aussi importante au gouvernement fédéral, même si l’on considère les deux décennies de dictature militaire entre les années 1960 et 1980. Pour reprendre les termes de Gilmar Mendes, ministre de la Court Suprême (STF) : « l’armée s’associe au génocide ». La phrase du ministre est si assertive qu’elle a provoqué une réaction immédiate des militaires, dans une indignation typique de ceux qui n’ont pas de défense.

Le fait est que le gouvernement a trouvé de nombreux partisans prêts à s’associer à ce crime contre l’humanité. Ce n’est qu’à la mi-avril qu’une réaction institutionnelle directe à ce programme d’extermination a commencé à se manifester. La « CPI da Covid » a été créé au Sénat fédéral pour enquêter sur les actions du gouvernement pendant la pandémie. En tout état de cause, le scénario concernant la responsabilité effective de ce crime n’est pas particulièrement encourageant. Le président lui-même a déjà accumulé plus de 100 demandes de destitution, dont le traitement est bloqué par la présidence de la Chambre des députés. L’histoire institutionnelle du Brésil elle-même regorge des crimes pour lesquels personne n’a jamais été tenu responsable et qui restent sans compensation, surtout si l’on pense à ces crimes qui ont fait des victimes non pas d’une seule personne, mais de tout un peuple. À titre d’exemple, il suffirait de rappeler que le Brésil est le pays qui a maintenu en esclavage le plus grand nombre de personnes noires dans toute l’histoire coloniale de l’Occident et que l’esclavage a pris fin sans aucune sorte d’initiative publique pour compenser les victimes directes ou leurs descendants.

«L’histoire institutionnelle du Brésil elle-même regorge des crimes pour lesquels personne n’a jamais été tenu responsable. À titre d’exemple, il suffirait de rappeler que le Brésil est le pays qui a maintenu en esclavage le plus grand nombre de personnes noires dans toute l’histoire coloniale de l’Occident et que l’esclavage a pris fin sans aucune sorte d’initiative publique pour compenser les victimes directes ou leurs descendants.»

Face à ce massacre, la première étape importante est de l’appeler par son nom. Le Brésil connaît aujourd’hui un crime contre l’humanité. Pas une figure rhétorique, pas une utilisation politique des morts de la pandémie, l’extermination est le seul terme qui nous permet de commencer à décrire ce qui se passe au Brésil. Il est impératif de ne pas hésiter à le dire en toutes lettres. La victoire sur la pandémie en dépend. Il n’est pas possible d’avoir un Brésil sain et un autre qui étouffe. Traverser la pandémie, la laisser derrière soi ne sera possible que face à cette reconnaissance. Le refus répété de réparer le passé conduit à une incapacité effective de le laisser passer, de telle sorte que l’extermination des peuples traditionnels, l’esclavage, les dictatures brésiliennes ne sont jamais complètement passés, leurs effets restent vivants et aujourd’hui tous se manifestent et se répètent dans le gouvernement de la pandémie. Sans reconnaissance de ce crime contre l’humanité en tant que telle, sans responsabilisation de tous ceux qui y ont été associés ou collaboré, la pandémie ne passera pas non plus. Le Brésil marche pour devenir une couveuse mondiale de variantes virales, pour éviter que le pays ne devienne ce grenier à épidémies, il est impératif d’empêcher que les crimes de l’actuel gouvernement deviennent une autre tombe commune de l’histoire.

 

[Photo de l’auteur – source : citeunie.org]

¿Sigue siendo importante la sostenibilidad del vino? Con esta pregunta Lulie Halstead, de Wine Intelligence, nos adelanta algunas de las claves del mercado del vino en Estados Unidos que se pueden extraer del informe « Opportunities for sustainable and organic wine in the US market 2021 », elaborado por la consultora británica.

La respuesta, según Halstead, es sí, aunque las percepciones de los consumidores sobre lo que constituye la ‘sostenibilidad’ en el vino están evolucionando desde la pandemia, e interrelacionándose con otras cuestiones de tipo ético.

La CEO de Wine Intelligence explica en un nuevo artículo publicado en su sitio web que el consumo sostenible es una tendencia que viene de la mano del consumo local, y se trata además de una corriente que ocurre no solo en los EE.UU. sino también en otros mercados.

« Los consumidores conocen bien los beneficios ambientales de comprar productos locales, como menos kilómetros y una cadena de suministro más pequeña y transparente », señalando que este cambio de hábito se ha manifestado especialmente a partir del año 2020.

Cuando se trata de saber quién está liderando esta nueva economía hacia la sostenibilidad, parece que « son los bebedores de vino masculinos quiénes tienen una mayor conexión con la sostenibilidad que las bebedoras de vino », añade, « con una mayor proporción de hombres que afirman que están dispuestos a gastar más en un producto sostenible ».

Por edades, « son las generaciones más jóvenes (Gen-Z y Millennials) los que están significativamente más conectados con la sostenibilidad en el vino », revela Halstead.

Ahora bien, el gran reto que plantea la consultora es como pueden hacer frente a este cambio los mercados del vino. Es decir, ¿cómo exportar y vender vino a miles de kilómetros, cuando los consumidores buscan precisamente lo contrario, vinos locales y con pocas emisiones que dañen al medio ambiente. « ¿Cómo puede un negocio del vino superar el localismo en los mercados de exportación? », señala la CEO.

La respuesta a este desafío podría estar en la propia naturaleza del vino. « Dadas las asociaciones positivas que los consumidores ya tienen con el vino y las asociaciones generales con el vino como producto natural, quizás una forma de que los exportadores superen el movimiento hacia el localismo sea reiterar los elementos ‘naturales’ de nuestra categoría », explica y añade para concluir que, « quizás un desafío clave, y una oportunidad, para el vino radica en el hecho de que los bebedores de vino creen actualmente que el vino, particularmente el vino en botellas de vidrio, ya es ‘sostenible’, en comparación con otras categorías de bebidas. De hecho, indicar que un vino es natural en la etiqueta frontal aumenta un 8% la probabilidad de compra entre los bebedores de vino de EE. UU ».

¿Cómo está afectando al mercado español el consumo sostenible?

A falta de informes concretos del sector del vino sobre el consumo sostenible, la consultora Accenture ha publicado recientemente algunos datos que pueden arrojar algo de luz al respecto.

En este sentido, 6 de cada 10 consumidores españoles realiza compras más ecológicas, sostenibles o éticas desde la pandemia, según esta firma de servicios.

En concreto, « el 60% de los consumidores afirma realizar compras de marcas socialmente responsables desde que estalló la pandemia del coronavirus, y es probable que 9 de cada 10 consumidores continúe haciéndolo después de la pandemia », aseguran desde Accenture. Unos datos muy similares a los del Informe de Wine Intelligence, en los que señalaban que el 58% de los bebedores habituales de vino dicen que se preocupan por el cambio climático y están tomando medidas para reducir su impacto personal, mientras que casi la misma proporción de bebedores habituales de EE. UU. (56%) eligen productos locales.

En cualquier caso, lo que parece claro es que el coronavirus ha cambiado las prioridades de los consumidores hacia productos más sostenibles, ecológicos y locales. « En muchos casos, los usuarios han aprovechado la pausa vital causada por la pandemia para reflexionar sobre el propio consumo, provocando una tendencia creciente hacia el consumo a nivel local, de forma consciente y con conciencia sobre los costes y el impacto medioambiental. En este sentido, el 56% de los usuarios compra en tienda de barrio o productos de origen local, y 8 de cada 10 personas encuestadas afirma tener la intención de continuar con estos hábitos de consumo cuando la nueva normalidad sea una realidad », revelan desde Accenture.

Además, desde la consultora señalan las cinco claves para mejorar la posición de las marcas ante esta nueva tendencia: « Tener un propósito de marca diferenciado, conocer a los clientes, humanizar las relaciones en la omnicanalidad, reinventarse o morir y rediseñar las dinámicas para orientarse al cliente, como son la nueva psicología de cliente y acercamientos más personalizados ».

 

[Fuente: http://www.vinetur.com]

 

 

Des godes aux plugs anaux en acier, de nombreux objets sexuels sont notamment fabriqués sur place dans le pays.

En façade, les entreprises suivent en effet des activités bien plus classiques. | Gwen Mamanoleas via Unsplash

En façade, les entreprises suivent en effet des activités bien plus classiques.

Repéré par Robin Tutenges 

Pas de magasin physique, des ventes en ligne, via les réseaux sociaux ou grâce au bouche-à-oreille, le commerce des jouets et objets sexuels au Pakistan se veut discret. Et pour cause, leur fabrication et leur vente sont interdites. Un marché noir s’est pourtant secrètement structuré, rapporte dans une enquête le média Vice USA.

En matière de sex-toys, c’est à Sialkot, une ville du nord du pays, que tout se passe. Dans la région et même dans le monde, Sialkot est surtout connue pour produire des instruments chirurgicaux en acier ainsi que des ballons de football en cuir. Et c’est justement ce savoir-faire dans le cuir et l’acier qui a poussé certains habitants de la ville à se lancer dans la confection et la vente d’objets destinés aux plaisirs sexuels.

Godes ou plug anal en acier, tenue ou accessoire en cuir: les petits fabricants et commerçants ne manquent pas d’imagination. Il faut dire que les bénéfices promis sont alléchants. Selon le média américain, ces commerçants peuvent même atteindre des revenus mensuels 5 à 10 fois supérieurs au revenu moyen du pays. Même son de cloche chez The Economiste qui, dans une enquête de 2017, expliquait qu’une petite entreprise pakistanaise pouvait faire jusqu’à 200% de bénéfice sur un corset ou un uniforme de policier pervers en cuir, contre seulement 25% sur des vestes et des gants classiques -son activité d’origine.

En façade, les entreprises suivent en effet des activités bien plus classiques, au point que certains des ouvriers ne savent même pas quel type de produit ils confectionnent en cachette. «C’est juste un autre morceau de métal pour eux», explique à The Economiste un chef d’entreprise pakistanais, en regardant ses employés lisser des tubes en acier, pensant fabriquer des instruments chirurgicaux. Ce sont en fait des godes.

Risque de prison

L’on pouvait s’y attendre, dans un pays tel que la République islamique du Pakistan, qui reste très conservateur, vendre des boules de geisha ou des cages à pénis cadenassables n’est pas très bien vu.

La fabrication, la vente, la publicité et l’achat de ce type d’objet sexuel est même passible d’une amende et d’une peine d’emprisonnement de trois mois, en vertu de la loi sur les objets obscènes, ajoute Vice. Un jeune étudiant avait notamment été arrêté en 2017 pour en avoir vendu.

Tout se passe donc en ligne, pour le commerce local comme pour les ventes à l’international. Des plateformes comme Alibaba et Amazon permettent de faire prospérer les affaires. Mais, là encore, la discrétion et la prudence sont de mise: de faux clients passeraient également des commandes pour, ensuite, se faire un malin plaisir à livrer le vendeur à la police. Une tout autre façon de prendre son pied.

[Photo : Gwen Mamanoleas via Unsplash – source : http://www.slate.fr]

Compre nuestro producto ‘prémium’, sea abonado ‘prémium’, usted ha sido elegido usuario ‘prémium’. ¿Qué puede ir mal?

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Las empresas ofrecen a sus clientes productos “premium”, palabra que no figura en el diccionario académico y cuyo uso ha experimentado un ascenso vertiginoso en español durante los últimos años, según se aprecia en la gráfica que ofrece el visor Ngram, de Google (una información con carencia de datos concretos pero aun así útil). Este aumento se debe seguramente a su proliferación en el mundo de los negocios, sola o en compañía de otras, casi siempre a partir de construcciones en inglés: premium (prima, bonus), installment premium (prima a plazos), return premium (prima de devolución), bond premium (prima de fianza), reinsurance premium (prima de reaseguro), premium-rate (máxima tarifa), premium deal (oferta extraordinaria).

A partir de esa influencia anglosajona se han formado locuciones nuevas que han venido a sustituir a las precedentes. Antes se decía “de alta gama” o “de primera clase”, “de lujo”, “superior”, “prioritario”, “privilegiado”, “para clientes oro”… Ahora nos ofrecen “canales [de televisión] premium”, ser “abonado premium”, “cliente premium”, comprar un “producto premium”, formar parte de un “segmento premium”…, incluso se anuncian “accesorios de cocina premium”.

Este adjetivo se oye en dos versiones en España: hay quien lo pronuncia prímium y quien prefiere prémium. En el primer caso se reproduce la palabra tal cual se usa en inglés. Pero quienes atisban en el término su origen latino eligen prémium (que debería llevar tilde, igual que “acuárium”, “álbum”, “critérium” o “péplum”).

Las vueltas que ha dado este vocablo hasta llegar a la economía actual y a las ofertas comerciales.

En la lengua de Roma se escribía praemium, y significaba “prerrogativa”, “ventaja”, “beneficio”, “premio”, “recompensa”. De aquel étimo latino deriva la palabra castellana “premio”, que significa más o menos lo mismo que su antecesora: recompensa, galardón, remuneración por algún mérito…, además de la cantidad que se gana en un sorteo. Y también “prima” (en el sentido no parental), que el español tomó del francés prime con un significado muy similar (tal vez idéntico) a “premio”: la prima se concede como recompensa. Por tanto, viene a coincidir con lo que ahora nos plantean en la publicidad, ya se trate de una suscripción televisiva o de un gimnasio: será usted premiado si acepta nuestra oferta.

Y sí, podemos elegir la pronunciación más afín a nuestro genio del idioma; es decir, la más próxima al latín: prémium. Pero aun así se estará empleando un anglicismo, pues el término nos llega desde el inglés. Por tanto, se trata de un latinismo en inglés y de un anglicismo en español. No pasa nada, no es grave si eso sirve para algo.

Pero ¿sirve para algo? Sí: a menudo sirve como anzuelo de incautos.

Compre nuestro producto prémium, sea un abonado prémium, lo hemos identificado a usted como usuario prémium. ¿Qué puede ir mal cuando nos regalan los oídos?: Esta palabra nos invita a imaginarnos clientes escogidos, la crema de la sociedad, la cúspide de los mortales… y, ojo, a relajar la guardia como consumidores, porque la adulación siempre ablanda el ánimo. A veces resultará que verdaderamente somos tan prémium para la compañía como nos habían dicho, y que por eso no consienten que nos demos de baja. El camino de rosas que hallamos al entrar se convierte en laberinto para salir. Habrá que tener las orejas tiesas, por si acaso. Aquellas famosas “acciones preferentes” se habrían llamado ahora “acciones prémium”.

[Imagen: PAVLO GONCHAR / SOPA / LIGHTROCKET / GETTY IMAGES – fuente: http://www.elpais.com]

Más educación nutricional, menos accidentes en el súper.

La presencia de semáforos nutricionales y el uso de aplicaciones para leer etiquetas alimentarias evidencian la complejidad que entraña comprar comida en ciertos espacios.

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Escrito por Laura Caorsi

En un lineal del supermercado, entre las cajas de cereales y galletas, hay juguetes que se ofrecen a los niños y que están a la altura de sus ojos. En otro, a la altura de los tuyos, hay snacks de maíz, arroz o patata con aroma a albahaca, a jamón o a mantequilla. Habías ido a comprar comida, pero de pronto estás eligiendo fragancias. El súper como perfumería. El súper como juguetería. El súper como paseo y como espacio de novedad. El súper como acto festivo y lugar de ocio familiar. Como ciudad de tentaciones en la que es muy fácil distraerse.

Manejarse en el supermercado se parece mucho a conducir por la ciudad: el ritmo del tráfico y la cantidad de estímulos que compiten por nuestra atención nos obligan a procesar mucha información en poco tiempo, a tomar decisiones con rapidez y a interpretar -con mayor o menor acierto- la infinidad de señales que aparecen en el camino. La diferencia es que para conducir un coche recibimos educación vial, mientras que a hacer la compra vamos confiados y expuestos.

Elegir alimentos en las grandes superficies se ha transformado en un acto complejo, muy diferente a la experiencia que nos ofrece una tienda tradicional. Esa complejidad puede apreciarse, por ejemplo, en las múltiples versiones que hay para un mismo producto, pero sobre todo se puede ver en las nuevas herramientas e instrumentos que utilizamos para comprenderlas compararlas entre sí, desde etiquetas nutricionales con advertencias o colores hasta aplicaciones para decodificarlas con el móvil. El calibre de las soluciones es un indicador del tamaño de los problemas, y un buen ejemplo de esto lo encontramos en la industria automotriz.

Del Ford T a las etiquetas de los procesados

El primer semáforo del mundo se instaló en Londres en 1868, pero su uso se popularizó en Estados Unidos en la década de 1910. La expansión de los semáforos coincidió con el auge del Ford T, el primer coche asequible de la historia para las clases trabajadoras. Ese coche, del que se vendieron más de 15 millones de unidades, fue un hito del diseño industrial y lo cambió todo para siempre: desde el concepto de producción en cadena hasta el aspecto de las ciudades y el movimiento de la población. La fabricación de vehículos barata y veloz modificó también el ritmo de vida en las calles, el tráfico, la frecuencia de los accidentes y la movilidad. Generó un problema que antes no existía y, con él, su consecuencia inmediata: la necesidad de poner orden en el caos.

Con los ‘semáforos’ nutricionales ocurrió algo parecido. Antes de 1989, no había. Y no había porque no eran necesarios. Sin embargo, la oferta masiva de productos procesados baratos, sabrosos, poco saludables y en formatos cada vez más grandes alteró por completo el panorama. Aumentó la variedad (y, con ella, nuestras dudas) e incrementó las tasas de obesidad, cuya prevalencia se ha triplicado desde 1975. Así, aunque los primeros modelos de etiquetado nutricional frontal se adoptaron antes del año 2000, su expansión se disparó en el siglo XXI, coincidiendo con el auge de la industria alimentaria.

Los semáforos -nutricionales o callejeros- son instrumentos pensados para ordenar un entorno dinámico y complejo. Pueden funcionar mejor o peor, estar más o menos visibles. Pueden tener defectos de fábrica o sustituirse por otros más modernos. Pero, más allá de sus mecanismos, de su funcionamiento concreto, es su presencia la que evidencia la complejidad. No hay semáforos nutricionales en las fruterías, del mismo modo que no hay semáforos de tráfico en los pequeños pueblos.

Del GPS al traductor nutricional 

Manejarse en el supermercado se parece mucho a conducir por la ciudad, sobre todo cuando la ciudad es desconocida y necesitamos orientarnos. La cartografía y los sistemas de navegación siempre han sido útiles para movernos en lugares que no controlamos o en vías con mucho tráfico donde todo pasa muy deprisa y no sabemos cuál es la decisión óptima para llegar a destino. En los viajes, esa labor la cumplen los mapas impresos, los dispositivos de GPS o nuestros teléfonos inteligentes.

En el supermercado también usamos mapas y guías. Las listas de la compra que hacemos en casa desempeñan esta función: nos sirven para trazarnos una ruta, seguir un orden concreto, no olvidarnos de nada y evitar algunos desvíos. Pero ahora tenemos más herramientas a nuestra disposición, como las apps nutricionales que escanean el etiquetado de los productos y nos muestran si son saludables o no.

Con más de diez millones de usuarios en apenas cuatro años de existencia, Yuka es la aplicación que lidera el mercado de la traducción nutricional. Le siguen otras, como My Real Food u Open FoodFacts, con un millón de usuarios cada una; El Coco, con cien mil; e Infood, con unos diez mil usuarios. Las aplicaciones nutricionales son herramientas de navegación y, más allá de su eficacia o de su grado de fiabilidad, su existencia y su éxito nos están contando lo vertiginoso y complejo que se ha vuelto elegir alimentos en ciertos espacios. Si las usamos es porque desconocemos el camino, porque tememos perdernos o porque nos sentimos perdidos.

El asunto abre un debate. Por un lado, podríamos sostener que estas apps ayudan a las personas a tomar mejores decisiones y que, por tanto, son una herramienta de poder al alcance de los usuarios. Por otro, podríamos afirmar lo contrario: que nos vuelven más dependientes y vulnerables, ya que delegamos la decisión y el manejo de la información en un sistema externo; un sistema que puede ser útil, pero que no fomenta nuestro aprendizaje.

¿Necesitamos hacer un curso para comprar alimentos cotidianos? El contexto y los especialistas sugieren que sí, que la educación nutricional es clave para tomar mejores decisiones, ya que la decisión última de compra es nuestra. Ahora bien, tampoco es justo depositar toda la responsabilidad en el consumidor; no vale culpar a las personas de su mala alimentación (y sus nefastas consecuencias) por no saber manejarse con soltura en un entorno obesogénico ni estar preparadas para distinguir entre publicidad e información.

Elegir alimentos en un contexto complejo, donde los envases muestran y esconden datos a conveniencia, es un acto de alto consumo energético: requiere tiempo, organización, reflexión… unos recursos que, muchas veces, nos faltan. La vorágine que nos arrastra muestra que toda acción tiene unos costes y que, cuando los costes son elevados, tendemos a delegar los esfuerzos. El sistema nos lo pone en bandeja.

Con todo, no hay que perder de vista que, una vez hecho el trabajo de comprensión y aprendizaje, la fricción y la incertidumbre se reducen, igual que cuando aprendes el camino de regreso a casa o dónde están los cruces peligrosos. En ese sentido, la educación nutricional es como la educación vial: ayuda a cometer menos imprudencias, a ganar seguridad y a reconocer y denunciar las temeridades ajenas, como las que cometen algunas empresas. Cuando el entorno es agresivo, aprender a defenderse es vital.

 

 

[Fuente: http://www.bitacora.com.uy]

¿Qué le debemos a Hernán Cortés, ese extranjero que tanto contribuyó a nuestro presente? Este ensayo bosqueja algunas posibles respuestas.


Escrito por Kyra Galván

Todavía en febrero del 2020 gozábamos de la vida como unos chiquillos. Recuerdo que unas de mis últimas salidas fueron dos días consecutivos a la Feria de Minería: una para presentar mi libro de poesía, Anatomía de la escritura, publicado por la UAM Xochimilco, y la otra, una presentación colectiva de escritoras organizada por Sara Sefchovich, en la que participé. La adrenalina que produce presentar un libro y pasear por las calles del Centro Histórico es exhilarante e inexplicable. Poco sabía yo que a la vuelta de la esquina nos acechaba un desastre, una tragedia. Tres semanas después nos preparábamos para una encerrona de cuarenta días, tratando de evitar los contagios de un virus nuevo y terrible, del que no sabíamos ni cómo defendernos. Los cuarenta días se convirtieron en cien y se han extendido un año entero. Al día de hoy han muerto más de 200 000 personas en México.

Lo que hemos vivido desde entonces apenas lo estamos digiriendo, pensando, analizando. El virus nos obligó a recluirnos en los hogares, a renunciar al contacto físico, a las reuniones de amigos, a las tertulias. Nos orilló a estar más en contacto con nosotros mismos y nuestra sombra, y aunque el uso de las plataformas digitales nos permitió seguir trabajando, discutiendo, enseñando y aprendiendo, la falta de contacto humano nos ha provocado un vacío, angustia, depresión.

La situación de incertidumbre hacia el futuro, la parálisis de la economía y su consecuente crisis, el miedo al contagio, a la enfermedad y a la muerte, que podemos encontrar en cualquier lugar cuando salimos a la calle, nos han traído una sensación de ahogo y asfixia.

Tampoco es casual que esta sensación esté relacionada con la enfermedad misma que provoca el SARS-covid-19. Curiosamente, en sus fases más graves, el coronavirus provoca tos, baja oxigenación, coágulos en los pulmones y asfixia, como más de un siglo antes provocaba la tuberculosis. En aquel entonces los doctores recetaban a los enfermos aire limpio del campo, cambio de escena. Quizá lo que este virus nos está diciendo y no queremos escuchar es que necesitamos un cambio de escenario, un nuevo sistema económico que no esté basado nada más en el consumo, una nueva manera de relacionarnos, de trabajar, de convivir. De adaptarnos a una economía de guerra virológica. La situación política de ineptitud ante la tarea de administrar un país de manera responsable, saludable y sin corrupción —aunada a la violencia del narcotráfico y el crimen organizado, la violencia hacia las mujeres y un sistema de salud colapsado— contribuye a aumentar esa sensación de opresión, sofocamiento y asfixia que los mexicanos sentimos todos los días.

Estamos indefensos ante un enemigo que no conocemos, contra el que nuestros cuerpos no tenían ninguna defensa. Estamos ante una situación de guerra que varias de nuestras generaciones nunca habíamos vivido. Lo vivieron los pueblos indígenas, cuando en el barco en que venía Pánfilo Narváez, procedente de Cuba en 1520, viajaba un negro llamado Francisco, que traía el virus de la viruela. La enfermedad se esparció como lumbre, sobre todo entre la población indígena, que no tenía resistencia alguna ante el virus desconocido. Según las crónicas, después de que brotaban las pústulas, la gente moría en tres o cuatro días, en un estado de fatiga tan grande que eran incapaces de cuidarse unos a otros, muriendo familias enteras. Estoy segura de que entre ellos recorría una sensación de miedo, angustia y ahogo, causada por la rara enfermedad y por la guerra que habían traído los extranjeros.

Es dentro de circunstancias parecidas que celebraremos el aniversario de quinientos años de la caída de Tenochtitlán, el próximo 13 de agosto de 1521. Por obvias razones, la conmemoración será deslucida y opaca. Me gustaría analizar aquí, sin embargo, no la guerra de conquista llevada a cabo por Hernán Cortés de 1519 a 1521, sino los primeros nueve años posteriores a la Conquista. Esto es porque considero que ese periodo fue fundamental para moldear la realidad y la idiosincrasia de un país mestizo, híbrido y desigual, donde se imprimió para siempre una manera de actuar, de gobernar, de pensar y de relacionarse con los demás, que es resultado de dos culturas diferentes pero a la vez parecidas, y que ha cambiado poco después de cinco siglos. Ahí está el origen y la semilla de lo que es el México actual con todos sus vicios y virtudes.

La figura de Hernán Cortés es central dentro de esta historia. Va creciendo desde que llega a costas mexicanas en 1519. Se va engrandeciendo, es casi imposible no admirarlo, no sentirnos atraídos hacia su persona. Cortés era ambicioso, persuasivo y tenía una gran labia. Era capaz de voltear al mismo diablo de su lado. Era valiente y decidido. Se levantó después de la gran derrota en Tenochtitlán y realizó la proeza de construir trece bergantines en Tlaxcala y llevarlos en partes a Texcoco, a pie, para armarlos y lanzarlos como ofensiva en el lago para sitiar Tenochtitlán.

También fue buen administrador y tuvo el buen juicio, sobre todo al principio de su gubernatura —que comenzó poco después de la caída de Tenochtitlán en agosto de 1521—, de dejar en sus puestos a los líderes indígenas locales, con los que se llevó bien y gobernó en armonía. Con un poco más de quinientos hombres —y con el apoyo de cientos de miles de guerreros indígenas procedentes de Tlaxcala y otros principados— mantuvo la paz. Tuvo el buen tino de reanimar la economía e integrar casi de inmediato la producción de ganado porcino, caballar y de lidia. Inició la producción de pólvora, de armamento y alentó la siembra de varios productos agrícolas, como el trigo, la uva para hacer vino, el olivo, la caña de azúcar y la cría del gusano de seda. Comenzó la explotación minera. Dirigió la reconstrucción de la ciudad de Tenochtitlán. Lo poco bueno que implementó Cortés, la idea de hacer este país independiente y autosustentable —a diferencia de las islas del Caribe—, le fue arrebatado por la Corona española pocos años después para hacerla totalmente dependiente del reino de ultramar, explotando al máximo su producción e imponiéndole la compra de mercancía importadas.

Pero, a diferencia de sus iniciativas económicas, en la cuestión política la perspectiva de Cortés era diferente. En su mente solo existía un gobernante obvio para todas aquellas tierras y pueblos que tanto trabajo le había costado subyugar: él mismo. Ser una especie de monarca indiscutible. Y por algunos años, lo fue.

Debo decir aquí que es por eso que “el Conquistador” conformó el molde del gobernante absolutista y cuasi monárquico que nos ha perseguido a lo largo de nuestra historia: desde virreyes y generales legitimados hasta políticos bananeros. Sin embargo, para el reino de Castilla, Cortés no era idóneo. Para ellos el conquistador era un soldado valiente, pero también arrogante y un poco vulgar. No era noble; era un arribista social y tenía en su contra una larga lista de peros, entre ellos reportes de su uso de crueldad y violencia, su abuso del poder y su rebeldía contra Diego Velásquez. A esto se sumó la sospecha del asesinato de su esposa, Catalina Suárez Marcaida, ocurrido el primero de noviembre de 1522.

 Se sabe muy poco de lo que sucedió entre el 13 de agosto de 1521 y el siguiente año, excepto que Cortés, mientras se alojaba en el altéptl de Coyoacán, se dedicó a organizar la administración del nuevo reino, a traer comida e implementos desde Cuba y Jamaica y a  comenzar la reconstrucción de la ciudad de Tenochtitlán. El conquistador aplaca revueltas y establece el repartimiento de encomiendas, que habría de fundar el patrón de tenencia de la tierra en México.

El nombramiento de Cortés como adelantado, gobernador y capitán general de las “tropas” llega de manera oficial el 15 de octubre de 1522. Dos años después, Cortés parte a un viaje a las Hibueras que resultará fatídico de muchos modos. ¿Qué sucede, pues, en el reino de la Nueva España entre 1522 y 1524?

Durante este periodo, el poder se les sube a la cabeza a Cortés y a sus cortesanos. El líder extremeño empieza a ser acusado de abusos, de enriquecimiento exagerado, de exabruptos de arrogancia, de sospecha de asesinatos. Llama o manda traer a varios de sus parientes para situarlos en puestos de influencia e importancia. Como mencionamos, el primero de noviembre de 1522 la esposa de Cortés muere en circunstancias incriminatorias. Solo unos meses después (aunque no se sabe con exactitud, aparentemente la fecha “oficial” se arregló para aparecer como que en realidad sucedió un año después, con el fin de asegurar que “la lengua” no hubiera estado embarazada cuando aún vivía la esposa) nace el hijo de Malintzin, el primer Martín Cortés.

Llegan los primeros frailes a territorio mexicano, entre ellos el padre Pedro de Gante, el padre Tecto y el padre Aora. Se tortura a Cuauhtémoc.  Muere Francisco de Garay, a los pocos días de convivir con Cortés. Se sospecha de envenenamiento. Muere Bartolomé de Olmedo, el párroco que acompañó a Cortés durante toda la aventura y el único que, a veces, podía controlarlo. En su ambición y afán de conquista, Hernán manda a Cristóbal de Olid a explorar y conquistar las Hibueras. Le entrega seis navíos, cuatrocientos hombres y oro para comprar provisiones.  Luego, Cortés va en busca de Cristóbal de Olid al enterarse de que este lo ha traicionado.

Mientras tanto, la Nueva España se ha convertido en el gran tesoro del que todos desean apoderarse. Hay muchas manos interesadas, tanto en las Indias como en España, y solo esperan a que Cortés dé un traspiés.

Cortés, en un acto que aún hoy día se cuestiona, parte para la Hibueras, arrebatado por la cólera que le provoca la traición de Olid, en contubernio con Diego Velásquez —según le informan—, su enemigo proverbial, justificando ante el rey, que ha estado ocioso y necesita encontrar el estrecho que comunica los dos océanos. Muchos se preguntan por qué, estando en el punto álgido de su posición como gobernador absoluto, sin nadie que cuestione su poder y sus decisiones, Cortés deja acéfalo el gobierno de la recién creada Nueva España para dirigirse a una aventura incierta. Quizás en su mente ya no había manera de que alguien pudiera poner en duda su poder supremo.

Cuán diferente resulta su nueva misión a su expedición de 1519. Viaja como un rey a recorrer sus dominios: con mayordomos, pajes, maestresalas, camareros, músicos, acróbatas, servicios de oro y plata, vinos, una piara de puercos y esclavos. Pero, perdido y avasallado por la geografía inhóspita de pantanos y manglares, de mayas que huyen quemando sus poblados, dejándolos hambrientos y perdidos, de falta de intención y de brújula, cuando llega a las Hibueras, debilitado y casi en los huesos, se entera de que Olid ya ha sido asesinado por Francisco de las Casas.

Cortés, a pesar de los ruegos y las cartas que recibe para regresar a la ciudad de México y poner orden en el gobierno, tarda aún dos años en regresar, quedándose meses en aquellos territorios, contempla una inverosímil conquista de Nicaragua, sin ejército, sin recursos, sus enemigos dándolo por muerto, la ciudad de México sumergida en el caos. Si a la salida de la expedición Cortés parece enloquecido por el poder, a su regreso está exhausto, desorientado y carga con la culpa del ajusticiamiento de Cuauhtémoc a sus espaldas.

  A la salida de Cortés a las Hibueras habían quedado a cargo del gobierno de la ciudad de México cuatro personajes oscuros: Alonso de Estrada, tesorero; Alonso Suazo, contador; el factor Gonzalo de Salazar y el veedor Peralmíndez Chirinos, quienes se pelean a muerte entre sí, como gatos rabiosos, permaneciendo el poder en manos de Salazar y Chirinos. A Cortés, mientras tanto, lo dan por muerto y expropian todos sus bienes. Matan a su primo y mayordomo Rodrigo de la Paz, exigiendo el oro que creían tenía Cortés escondido. Gonzalo de Salazar se autoproclamó gobernador y capitán general.

Cuando en enero de 1526 Cortés envía cartas para destituir a Salazar, el rey Carlos I de España —y Carlos V del Sacro Imperio Romano-Germanico—, ante tantas quejas y habladurías ya había ordenado un juicio de residencia para Cortés; y el juez, Luis Ponce de León llega a la ciudad de México a principios de julio de 1526, cancelando, en primera instancia, su nombramiento de gobernador. De manera increíble, Cortés obedece y se hace a un lado. El juez muere a los cuantos días sin proceder. El juicio de residencia queda pendiente y se nombra de nuevo al tesorero Estrada, junto a Gonzalo de Sandoval —el capitán más cercano a Cortés en ese entonces, quizá tratando de equilibrar las cosas—, como gobierno interino. A los pocos meses, Sandoval ha perdido el poco poder que tenía y Estrada decide desterrar a Cortés. Este último decide entonces ir a exponer su caso a España y cruza el océano en marzo de 1528.

 El rey decide entonces nombrar una Audiencia, que entra en funciones en diciembre de 1528. Al año siguiente, en 1529, Nuño de Guzmán, quien odiaba a Cortés, echa a andar de nuevo el juicio de residencia contra el conquistador, el cual se convirtió en una venganza política, independientemente de lo que pudiera haber de cierto en las acusaciones, pues se sabe que muchos testigos fueron comprados. El juicio finalmente quedará inconcluso, sin resultado alguno.

“La codicia y el desenfado del trío de oidores no se detenía ante nada”,1 nos dice Juan Miralles en su libro Hernán Cortés, el inventor de México, al referirse a la actuación de la Audiencia. Los abusos, las injusticias y las corruptelas estaban a la orden del día. Había fiestas y desmanes donde había varias mujeres, “las oidoras”, que tenían más poder que los propios oidores. Fue Juan de Zumárraga, obispo, quien a escondidas le envió una carta al rey en agosto de 1529, narrando los excesos del gobierno de Nuño de Guzmán, Juan Ortiz de Matienzo y Diego Delgadillo.

En enero de 1530 se nombró una segunda Audiencia que funcionó cinco años hasta la llegada del primer virrey. Estuvo presidida por Sebastián Ramírez de Fuenleal, un hombre que se caracterizó por defender a los indios y por restituirles mucho de lo que se les había despojado. Hubo relativa calma y justicia durante el periodo, pero ya se habían sentado las bases de la nueva sociedad y se habían moldeado prácticas y mentalidades que habrían de prevalecer hasta la fecha actual.

Entre estas características podemos nombrar, por ejemplo, la centralización del poder en una sola persona y en un solo lugar. Cortés fue prácticamente un monarca absoluto en los primeros años, concentrando el poder político en un lugar que reconstruyó, quizás sospechando el poder sagrado que representaba: la ciudad de Tenochtitlán, perpetuando así una práctica que venía del imperio mexica. La sacralidad de la fundación de México-Tenochtitlán en el lugar profetizado por sus dioses sigue afectando nuestro presente, nuestra manera de dictar órdenes, de concentrar el poder, de administrar la política y la demografía. Y, por supuesto, la importancia de que una sola figura contenga en sí misma toda la investidura del poder político y de facto, sin importar si dicha persona no está equilibrada mentalmente, es arrogante, abusiva o corrupta.

En segundo lugar, la práctica del nepotismo. Comenzó cuando Cortés les otorgó importantes puestos de confianza a sus familiares y les repartió riqueza a sus amigos más allegados. No es, sin embargo, práctica exclusiva de los españoles. Entre los mexicas también era común: Cuitláhuac era hermano de Moctezuma y Cacama, señor de Texcoco, su sobrino. Muchos de los gobernantes eran parientes consanguíneos.

Continuaremos nombrando prácticas de conducta que han marcado nuestra historia: como la de juicios políticos a los gobernantes anteriores, con afán más de venganza personal que de justicia verdadera. En la época colonial se daba en forma del juicio de residencia; actualmente, se encarcela a los enemigos por más o menos un sexenio. En general se trata de un sistema judicial guiado por vendettas personales, por el uso de sobornos y corruptelas de todo tipo y por vacíos legales que permiten toda clase de injusticias y abusos.

Tenemos también la desorganización administrativa y de justicia, que cambia de perspectiva según el grupo en el poder. Por ejemplo: el establecimiento de corruptelas tales como la obtención de favores, así como de  regalos de tierras y de privilegios sociales. Cuando Cortés llegaba a los pueblos, aliados o sometidos, le regalaban mujeres con más facilidad que el oro o las plumas. En los pueblos pequeños no pasaban de tres o cuatro. Los tlaxcaltecas le dieron trescientas. El desdén y la falta de respeto y de valoración por la vida y el cuerpo femenino sigue prevaleciendo: en los pueblos se regalan niñas por un cartón de cerveza o unas tierras. La práctica de “regalar o pasar” mujeres para el esparcimiento y el placer, las golpizas, los feminicidios, siguen siendo parte de la mentalidad de las dos sociedades machistas que se hicieron una.

La práctica del “paternalismo” y la “condescendencia” para con los indígenas, considerándolos siempre inferiores, ingenuos o siervos.

La toma de decisiones vertical y jerarquizada.

La idea y la práctica de idealizar a los extranjeros, a los que vienen de fuera, porque pueden, en un momento dado, compartir sus prebendas en la medida en que sean alabados e imitados.

El afán de “blanqueamiento” de la raza para mejorar condiciones económicas o sociales ha prevalecido desde la Conquista, grabado en la mentalidad del mexicano, quizás de manera inconsciente, pero constante, creando una especie de complejo de los piel oscura.

El influyentismo, la práctica de “arreglar o torcer” ciertas decisiones económicas, políticas, administrativas o de impartición de justicia a favor del interesado, si eras pariente, amigo, amante o conocido de algún funcionario público.

La burocracia gubernamental que dejaba las cosas a “medias” o inconclusas, por falta de pruebas, por exceso de trámites y papeleo, o por falta de voluntad, como el caso del juicio de residencia de Cortés, y actualmente, los juicios que no se persiguen o se les da carpetazo por no convenir políticamente, o porque se soborna a los jueces.

Se transparentó la codicia y el uso de falsos testimonios con tal de quedarse con tierras y propiedades.

A los españoles “se les olvidó” rápidamente repartirles los beneficios a los indígenas, a los desposeídos y a los aliados originales. Se evitó absorberlos dentro de la sociedad novohispana, para convertirlos en parias y alejados de la justicia.

De las costumbres sociales podemos decir que la hospitalidad y la diplomacia de los mexicas prevalecieron. Nuestras maneras son mucho más suaves y educadas que las de los extranjeros y el dicho de “ya has llegado a tu casa, estás fatigado, mi casa es tu casa”, nos distingue de manera inequívoca. Nos volteamos al revés para complacer a un invitado,  más si es extranjero. Pero la mala costumbre de excusarse con una mentira, como lo hizo Moctezuma con Cortés varias veces, aún existe. Cuántas veces el mismo día de una reunión, los invitados llaman para decir que se enfermaron súbitamente y no podrán asistir, o no contestan correos cuando la respuesta es negativa.

Pero hay algo más que quisiera mencionar para terminar. Me refiero a las virtudes del mexicano: la inventiva, la capacidad de aprender imitando, el trabajo duro. El mismo Cortés alabó a los totonacas que cargaban las partes de los barcos desmantelados y hacían todo tipo de trabajos, o a los tlaxcaltecas que, sin tener experiencia naval, construyeron trece bergantines bajo la guía de un carpintero español. O los canteros y albañiles que, de construir pirámides, pasaron a construir soberbios edificios europeos a partir de unos cuantos dibujos. Y la lista es larga, de todos los trabajos y oficios que de la nada aprendieron los indígenas.

Esta es pues, nuestra doble herencia, con sus vicios y virtudes. Reflexionar sobre ella, aceptarla y quizás tratar de mejorar algunos aspectos sería el mejor homenaje que podríamos hacer a nuestros antepasados que, hace quinientos años, se enfrentaron a una epidemia viral devastadora y a una guerra que habría de aniquilar su cosmogonía y sus dioses, mas no su espíritu, y que conformaría lo que somos ahora, cómo pensamos y cómo nos vemos a nosotros mismos.

 

Kyra Galván es poeta y escritora.


1 Miralles, Juan, (2009), Maxitusquets, México, p. 483.

[Ilustración: David e Izak Peón – fuente: http://www.nexos.com.mx]

La European Right to Repair Campaign, Halte a l’Obsolescence Programme i eReuse exposen iniciatives i demandes per augmentar la durabilitat dels productes electrònics al Mobile Social Congress.

"Dena doing repairs on her phone" de dam (CC BY 2.0) Font: Dam (CC BY 2.0)

Escrit per Carla Fajardo

Reparar els nostres dispositius electrònics, reutilitzar-los i exigir a les empreses un compromís contra l’obsolescència programada, abans de recórrer al reciclatge. El Mobile Social Congress organitzat per Setem recorda quins mecanismes tenim les organitzacions i la ciutadania per allargar la vida dels productes electrònics, que tenen un impacte en el medi ambient i en la situació de les persones treballadores als països d’extracció de minerals i de fabricació.

A la llarga, la reparació pot estalviar al consumidor uns 200 euros depenent del dispositiu, diu Chloé Mikolajczak, de European Right to Repair Campaign. Nascuda el 2019, la coalició d’organitzacions europees que lluiten pel dret a la reparació compta amb la participació de xarxes de reparació, persones reparadores professionals, ONGs i diversitat de membres.

Consideren que els productes han de ser dissenyats perquè durin i siguin reemplaçats quan sigui necessari de tal manera que permetin desmuntar i reparar els seus components. Mikolajczak assenyala el preu com una de les principals barreres de la reparació: « No té sentit reparar quan te’n pots comprar un de nou ». Per això, treballen en un fons de reparació per retallar despeses amb aportacions de les organitzacions col·laboradores.

Demanen que es reguli i s’abordi la reparació des de la política europea, que ho està començant a tractar des de l’ecodesign. « Sobretot la dels softwares que impedeixen reparar molts productes », explica.

D’altra banda, Laetitia Vasseur, de Halte a l’Obsolescence Programme (HOP), ha explicat que hi ha diversos tipus d’obsolescència programada, que qualifica de « crim jurídic »:

  • Tècnica. Per exemple, quan el xip de la impressora ens diu que no hi ha tinta encara que en quedi.
  • Software. Per exemple, quan et descarregues un nou sistema operatiu que detecta que un ‘software’ no està fet per la pròpia empresa o no pots actualitzar-lo.
  • Cultural i psicològica. És la que exerceix la pressió social de la publicitat, que ens transmet el missatge que « encara que funcioni ja no està de moda ». En aquest sentit, Vasseur reclama més control: « Té un discurs global d’economia circular, però diu que compris cada vegada més. La incitació al consumisme no és compatible amb un futur sostenible« .

HOP ha portat als tribunals Apple i Epson per aquest tipus de pràctiques i treballa en un índex de reparabilitat i durabilitat per incentivar la transparència de les empreses i donar detalls de sostenibilitat a les persones consumidores. « Per què no sabem les hores que hem passat davant de l’ordinador o els cicles que hem fet amb la rentadora? Aquesta transparència ens ajudaria a fer un millor manteniment dels productes », diu Vasseur.

A Catalunya, també volem saber quants anys poden durar els nostres dispositius. EReuse aplega entitats locals que treballen per donar una segona vida als dispositius, forma part de la campanya del dret a decidir i lluiten contra l’obsolescència programada. Està formada per centres federats de reparació com Solidança o Andròmines, que treballen a través d’una aplicació de programari lliure que monitoreja el trajecte dels productes.

David Franquesa, participant de l’organització, comença la ponència amb una imatge de la nau espacial Orion de la NASA que va utilitzar una tecnologia que va durar dotze anys basada en la fiabilitat. « Per què no veiem el planeta com una nau espacial on utilitzem els nostres finits recursos infinites vegades? », es pregunta Franquesa, després d’haver comprovat amb dades que les persones consumidores valorem més la durabilitat que les noves funcionalitats.

Per saber quan duraran els nostres dispositius investiga la durabilitat dels productes que s’han utilitzat fins ara a través d’observacions de les persones consumidores. L’objectiu és un etiquetatge que doni informació a les persones consumidores per tal que puguin premiar fabricants que en el passat han fet productes mes durables.

« Fins ara les dades ens parlaven del processador, el futur són etiquetes d’impacte: si s’ha reutilitzat, la qualitat, els materials que s’han fet servir i, ¿per què no? La durabilitat », afirma, i afegeix: « Això pot generar un canvi sistèmic ».

 

 

[Foto: CC BY 2.0 – font: http://www.xarxanet.org]

La biografía saldrá a la venta el 18 de mayo, en el medio de una disputa pública que tiene ribetes publicitarios.

La nueva biografía de Dylan se publicará el 18 de mayo.

La nueva biografía de Dylan se publicará el 18 de mayo.

« La doble vida de Bob Dylan », una biografía de Clinton Heylin que saldrá a la venta apenas unos días antes del 80 cumpleaños del poeta, cantautor y premio Nobel de Literatura Robert Zimmerman, plantea que el autor de « Hurricane » ficcionalizó partes de su vida privada o que construyó un personaje público falseando datos de su pasado, que fueron reproducidos por los mass media e internalizados por su público como ciertos.

Este libro saldrá a la venta el 18 de mayo -Dylan cumple el 24-, en el medio de una disputa pública entre biógrafos que tiene ribetes publicitarios. Los cruces sobre la veracidad de ciertos datos son entre Heylin -escritor obsesionado con el artista- y Howard Sounes, bestseller 2001 con la biografía « Por la autopista: La vida de Bob Dylan ».

La discusión que sirve de antesala para este lanzamiento -la plataforma Amazon promociona un descuento especial por la compra anticipada del libro- que lleva semanas en la prensa.

Heylin había definido a Sounes como un « excavador de suciedad profesional » que escribió un libro « semianalfabeto », y Sounes había reaccionado diciendo al diario británico The Guardian que Heylin es « un escritor torpe y autoindulgente » que hizo una biografía « increíblemente aburrida ».

Todo esto, en simultáneo con el lanzamiento de una edición actualizada de su libro « Por la autopista… », por parte de la editorial Doubleday, este mes, informa el sitio https://www.plasticosydecibelios.com/.

“Heylin parece estar muy molesto porque, en 2001, obtuve mucha publicidad al revelar que Dylan tenía un segundo matrimonio secreto, con una mujer llamada Carolyn Dennis, que llegó a los titulares de todo el mundo y ayudó a hacer mi bestseller », dijo Sounes, experiodista de The Mirror.

Heylin, quien escribió un libro sobre los primeros años de Dylan actualizado dos veces, otros dos analizando sus canciones y otros 10 tomos muy largos que parecieran ser sobre Dylan pero que hablan de su obsesión con él, dispuso de material hasta ahora inaccesible, guardado en el Instituto de Estudios de Bob Dylan, un archivo formado por documentos comprados al propio Dylan en 20 millones de euros, informó el diario El País, de España.

El Instituto de Estudios de Bob Dylan, creado en 2017 por la Universidad de Tulsa (Oklahoma, Estados Unidos) calcula que existen más de 2.000 libros escritos sobre el autor de « Desolation Row ».

En la biografía que publicará el sello Little, Brown y compañía, Dylan ficcionó su infancia dice Heylin: no fue a un reformatorio, ni fue criado por una familia de acogida, ni escapó de su casa a los 12 años. Lo crió su madre, una mujer que, contra toda mitología dylanesca, era « abierta, simpática y dicharachera ».

El autor relata un episodio tras un concierto en el Carnegie Hall de Nueva York, cuando Dylan le cuenta a un reportero que perdió todo contacto con sus padres. Ellos estaban sentados en el patio de butacas, recién llegados desde Hibbing, Minnesota, orgullosos de ver a su hijo triunfar.

Tampoco fue un solitario en la universidad, como él mismo relató dice Heylin, tenía un grupo de amigos cercanos, populares al el punto de que un primo suyo encabezaba una fraternidad.

La biografía habla de documentos que muestran « el carácter ambicioso y algo teatral » del músico. Relata con detalle « la ya conocida crueldad de Dylan con la gente de su círculo más cercano » que » quería seguir compartiendo micrófono con él »; y narra génesis de la canción « Like a Rolling Stone », compuesta tras una fiesta en Hotel Savoy de Londres, sorbiendo cócteles aliñados con LSD.

El libro termina en 1966, con Dylan subiéndose a su moto Triumph para dar una vuelta, y Heylin promete una segunda parte que comienza con ese viaje.

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Enganam-se os que creem que suas vidas não serão expostas – e por isso admitem a vigilância na rede. Novo livro mostra como a captura em massa dos dados pessoais manipula a democracia, as economias e as próprias escolhas pessoais

O capitalismo de vigilância precisa ser reconhecido
como uma força profundamente antidemocrática.”1

Shoshana Zuboff

Escrito por Ladislau Dowbor

A invasão da privacidade é hoje avassaladora, mas as pessoas em geral ainda estão pouco informadas ou indiferentes. Na rotina e monotonia do nosso cotidiano, nos pequenos embates da vida, a quem interessará bisbilhotar o que conosco acontece? A realidade é que interessa, e muito. A pessoa comum vai sentir de repente o impacto das informações pessoais apropriadas por diversos sistemas ao buscar um emprego, ao abrir uma conta ou um crediário, ao pedir um visto, ao contratar um seguro ou um plano de saúde, ao tentar proteger-se de ataques online e bullying cibernético. E ainda poderá constatar que pagou mais caro, numa compra online, do que outras pessoas pagaram, simplesmente porque o algoritmo constatou que o produto lhe é mais necessário, e que provavelmente estará disposta a desembolsar mais: chamam isso de discriminação de preço. A informação detalhada sobre a nossa pessoa, com nome, endereço e detalhes íntimos, na mão de poderosas instituições ou simplesmente de irresponsáveis, pode afetar profundamente as nossas vidas. E o sistema não esquece. Qualquer imagem comprometedora da alguma bobagem de juventude ficará gravada no nosso perfil para sempre.

O primeiro ponto é que as tecnologias tornaram a invasão da privacidade simples e barata. Na era da informática, ter informações detalhadas sobre milhões de pessoas não representa nenhum problema técnico. Os algoritmos permitem o tratamento e cruzamento de dados de tal maneira que se torna fácil para agentes interessados, sejam governos, empresas ou organizações criminosas, individualizar as informações para focar apenas uma pessoa, ou uma família, ou um grupo de trabalhadores de uma empresa, ou um tipo de doente e assim por diante.

A invasão de privacidade pode igualmente ter caráter estratégico nas áreas política e econômica. A NSA gravar conversas privadas de Angela Merkel ou Dilma Rousseff constitui um instrumento de política internacional — inclusive permite repassar as informações para outras instituições interessadas de outros países, pequenos favores que se fazem. Acessar as conversas internas de governos antes de reuniões internacionais, para conhecer de antemão as propostas que virão à mesa em reuniões internacionais, constitui uma vantagem estratégica que provocou protestos de países da União Europeia. Invadir os computadores da Petrobrás para ter acesso aos dados sigilosos sobre reservas do Pré-Sal configura espionagem política e industrial com impactos evidentes. Não é apenas a privacidade individual e pessoal que está em jogo.

Por trás desse acelerado processo de transformação está, naturalmente, a tecnologia. Os avanços são absolutamente impressionantes, e as transformações ultrapassam radicalmente em ritmo os lentos passos da legislação, da regulamentação, da própria mudança cultural. Os envelopes podiam ser fechados e lacrados, os dossiês podiam ser guardados em cofres, as portas de uma reunião podiam ser trancadas, as fotos íntimas ou simplesmente familiares dormiam na paz dos álbuns. Hoje tudo são sinais magnéticos, informações imateriais acessíveis por toda parte e passíveis de serem armazenadas, tratados com tecnologias de Big Data, analisados por meio de algoritmos, transmitidos para todas as partes do planeta em instantes. As técnicas de reconhecimento facial por meio de câmeras instaladas nas ruas de numerosas cidades já estão causando indignação. O próprio George Orwell não imaginaria o que o Big Brother de 1984 poderia ser, que dirá com as tecnologias de 2020.

O processo é profundamente assimétrico. Enquanto indivíduos, somos radicalmente vulneráveis. Mas os gigantes que manejam o sistema, seja em níveis governamentais (como por exemplo a NSA nos Estados Unidos ou a GCHQ na Grã-Bretanha, por onde passa o essencial dos fluxos de informação do mundo), seja em gigantes da informação como Facebook, Alphabet (Google), Microsoft, Apple, Amazon, Verizon e poucos mais constituem, para o comum dos mortais, caixas pretas. A não ser em momentos de raros vazamentos heroicos como os arquivos revelados por Edward Snowden, ou as iniciativas de Julian Assange, a população em geral não tem ideia do que acontece com as informações, e encontra-se na realidade impotente. Só conhecerá a extensão do problema justamente, como vimos, quando for pedir um emprego, um visto e assim por diante.

Em grande parte, somos nós mesmos que alimentamos essas cadeias de informação, através das nossas conversas online, dos arquivos que guardamos nos nossos computadores, das inúmeras mensagens e fotos nas mídias sociais, dos likes que traçam o nosso perfil, de cada informação comercial quando pagamos com o cartão de crédito, de cada medicamento que adquirimos na farmácia, dos nossos registros nos hospitais. Hoje nada escapa, tudo deixa rastros que, uma vez cruzados, servem aos mais variados fins de instituições que estão acima de nós, e sobre as quais nossas informações são praticamente nulas.

Não há como não ver também os lados positivos da maior abertura de informações e de uma maior transparência. Com a pandemia do covid-19, ficamos impressionados com a capacidade dos algoritmos, que, ao identificarem uma pessoa contaminada, reconstituem em poucos minutos todos os contatos, locais, pessoas que o doente visitou, e criam uma bolha de quarentena de todos em situação de risco. As tecnologias de reconhecimento facial inclusive permitem localizar as pessoas até em lugares públicos.

Nos países nórdicos, as declarações de impostos são abertas e acessíveis, o que reduz radicalmente a dimensão da corrupção. As conversas gravadas e divulgadas pelo Intercept, demonstrando a deformação profunda dos procedimentos jurídicos no quadro da Lava-Jato, permitem evidenciar as manipulações. O acesso aos arquivos hospitalares e registros dos doentes permite realizar análises mais profundas sobre a eficácia de diversos tipos de tratamentos. A Amazon analisa as minhas compras de livros e me sugere obras de perfil semelhante.

Mas é isso que eu quero? A transparência maior nos países escandinavos leva os capitais a migrarem para paraísos fiscais, o Deep Mind da Google admitiu uso ilegal de informações pessoais de doentes nos hospitais britânicos, o fato de a Amazon empurrar-me livros semelhantes tende a trancar-me numa bolha de repetição de opiniões parecidas. O uso de informações individualizadas para fins eleitorais, tanto na eleição do Trump, como no Brexit da Inglaterra, e evidentemente no Brasil, levou a uma deformação profunda do processo eleitoral. O escândalo do Cambridge Analytica permite hoje entender a profundidade e amplitude do processo, e a ameaça que isso representa para a democracia. O reconhecimento facial em lugares públicos veio para ficar, com milhões de câmeras.

Imaginamos sempre, com otimismo, sociedades em que o uso das nossas informações seria de certa forma controlado e regulamentado. Não é mais o mundo em que vivemos. Há uns tempos em Tunis, encontrei-me com jovens que tinham participado da Primavera Árabe, tendo conseguido, inclusive com ampla comunicação pelas redes sociais, mobilizar-se para derrubar a ditadura. Voltando a vê-los alguns anos depois, com novo governo forte, relataram que hoje o regime tem todas as informações das redes, dos organizadores, das amizades, inclusive com o conteúdo das mensagens trocadas. Devemos pensar não só o que fazem com as nossas informações, mas também o que poderão fazer.

Na realidade, a explosão mundial de acesso às informações e de invasão de privacidade ainda anda à procura tanto das respostas técnicas, com criptografia, antivírus e semelhantes, como de um sistema de regulação, de codificação de limites. É um mundo novo que se descortina, com oportunidades e ameaças. Por enquanto, claramente, quem está ganhando são as ameaças.

Nesta sociedade vigiada para a qual avançamos a passos largos, entender as dinâmicas torna-se muito importante, inclusive para acompanhar os novos marcos legais que estão sendo desenhados para proteger-nos.

Neste pequeno livro, tentamos abordar alguns temas-chave, resultado de uma pesquisa que realizamos no quadro da pós-graduação em Administração da PUC de São Paulo, com o apoio de pesquisadores da USP. Não é um texto de grandes complexidades, mas que dará sim ao leitor uma dimensão básica dos aspectos técnicos e jurídicos, formas de proteger-se, a evolução das principais tendências, as novas legislações protetivas.

Waldir Mafra apresenta a dimensão geral do desafio, a privacidade como direito humano, inclusive inscrito na nossa Constituição: “São invioláveis a intimidade, a vida privada, a honra e a imagem das pessoas, assegurado o direito a indenização pelo dano material ou moral decorrente de sua violação.” (Art. 5º) Mas o que a Constituição proíbe, as tecnologias permitem, e em escala impressionante. O desequilíbrio é claro.

O capítulo de Vicente Argentino está centrado na evolução da base de regulamentação com a qual as sociedades buscam proteger-se, restabelecendo um certo equilíbrio entre os gigantes da informação e a nossa fragilidade individual. É essencial a definição do que constituem “dados pessoais”, e os limites da invasão. A análise da legislação recente nos EUA, na União Europeia e no Brasil mostra as dificuldades de controlarem-se plataformas mundiais com leis locais. Este capítulo interessará em particular a empresas que se terão de adaptar ao novo marco regulatório.

O trabalho de Pedro Kelson apresenta em termos simples os principais mecanismos de invasão da privacidade e manipulação dos dados, com uso de psicometria, análise de Big Data, publicidade segmentada e semelhantes. Fica explícita a visão de Inacio Ramonet, de que mais eficiente do que os cassetetes e jatos d’água das forças de segurança são as novas armas de vigilância, que permitem identificar as lideranças de grupos não hegemônicos e tirá-las de campo antecipadamente. Os diversos mecanismos utilizados em diferentes países dão ao leitor a dimensão dos desafios.

Arlindo Rodrigues discute os riscos envolvidos na perda do controle sobre as informações pessoais da sociedade civil e as ferramentas utilizadas nessa apropriação indébita pelas corporações e pelo Estado. Elenca desde as ferramentas de vigilância massiva até a formação de “bolhas” de opinião política. Detalha também as inúmeras atividades por meio das quais inadvertidamente alimentamos os bancos de dados que irão permitir desde sistemas individualizados de influência até ataques pessoais como o cyberbullying.

José Roberto de Mello Franco Júnior entra mais profundamente nas dimensões técnicas de como nos podemos proteger da invasão, quando somos todos os dias submetidos a uma barganha: qualquer produto que acessamos online nos sugere que o autorizemos a instalar cookies e a disponibilizar informações. Na falta de opções, e precisando avançar no que pesquisamos, não temos opção senão dar o nosso acordo, inclusive confirmando que “lemos e estamos de acordo” com o que o clique significa. Quem é que alguma vez leu as dezenas de páginas que definiriam com o quê estamos de acordo? Mas no essencial, o capítulo de José Roberto detalha as diversas formas de protegermo-nos, desde o elementar para amadores, até o sofisticado para quem se quer proteger de forma mais rigorosa. Links para as principais ferramentas de proteção darão ao leitor, seja pessoa física ou empresa, instrumentos práticos para defender-se.

Bruno Bioni e Rafael Zanatta fecham o volume com um estudo acadêmico, em profundidade, das transformações em curso na área do que é hoje a batalha mundial em torno da economia da informação. Apoiam-se inclusive no recente aporte fundamental de Shoshana Zuboff, sobre a sociedade vigiada. Revisando as discussões nos Estados Unidos, na União Europeia e no Brasil, inclusive sobre a nossa recente Lei Geral de Proteção de Dados Pessoais, os autores fornecem-nos um instrumental particularmente rico para aprofundar as pesquisas, com notas e links para os principais documentos internacionais.

No conjunto, visamos com o presente livro dar ao leitor instrumentos práticos, ou ferramentas, para situar-se neste campo essencial da economia da informação, que traz novos desafios e também novas ameaças. O que não podemos é deixar de entender do que se trata. Bibliografias muito ricas no final de cada capítulo asseguram que o presente texto constitui inclusive um ótimo instrumento para avançar para pesquisas ulteriores, segundo o interesse do leitor. Como os diversos autores tiveram acesso aos trabalhos uns dos outros, além das discussões em grupo, acreditamos colocar nas mãos da comunidade de interessados um texto coerente e articulado. Boa leitura.

1“Surveillance capitalism must be recokoned as a profundly antidemocratic social force” – Shoshana Zuboff, The Age of Surveillance Capitalism, Public Affairs, New York, 2019, p. 515

 

Vénérés au Portugal, les azuléjos, ces carrés de faïence atteignent des prix tels que des trafiquants vont jusqu’à les desceller des murs des palais ou des églises. La riposte s’organise.

Portugal : au sein de la "brigade spéciale azulejos", ces petits carrés de faïence très convoités

Azuléjos à côté du marché de Bolhão à Porto.

 

Écrit par François Musseau

Domingos Lucas s’engouffre dans les entrailles du siège de la police judiciaire, bâtiment mastodonte de style soviétique dans le centre de Lisbonne. L’inspecteur en chef descend au deuxième sous-sol, s’aventure dans d’interminables couloirs, puis franchit trois lourdes portes s’ouvrant grâce à un digicode et une carte magnétique, avant d’accéder à la caverne d’Ali Baba : une succession de coffres-forts emplis de fausses toiles de maître, sculptures et masques africains et, surtout, d’innombrables azuléjos, ces carreaux de faïence peinte emblématiques du Portugal. Domingos Lucas se fraye un chemin dans le poussiéreux amoncellement d’objets d’art volés ou contrefaits que la police a récupérés, écarte du pied des caisses de céramiques non encore répertoriées et s’exclame :

Voici ma plus belle trouvaille de ces dernières années !

Il désigne quatre petits carrés aux motifs floraux datant du XVIIe siècle, arrachés aux façades d’un palais lisboète abandonné. « Ils ont été dénichés chez un brocanteur véreux que j’ai repéré à la Feira da ladra [le marché aux puces], explique l’enquêteur. Ce receleur se fournissait auprès d’une bande de truands et refourguait sa marchandise à prix d’or en Algarve. » Valeur estimée de ces quatre morceaux de carrelage de chacun quinze centimètres sur quinze : 6 000 euros.

C’est en 2007 qu’a été créée au sein de la police judiciaire la « brigade spéciale azuléjos ». Son rôle : juguler un vaste trafic, avec des moyens limités. « Je n’ai que cinq hommes à ma disposition pour tout Lisbonne, on est débordés, explique Domingo Lucas. La législation oblige les antiquaires à identifier l’origine des céramiques anciennes sous peine d’amende (3 700 euros), mais la plupart ne le font pas. De plus, lorsqu’on localise des azuléjos suspects, la loi ne nous donne que vingt jours pour enquêter : c’est trop peu ! »

Néanmoins, avec quelques autres enquêteurs dans le pays, Lucas et ses hommes ont réussi, en presque quinze ans, à faire chuter le trafic d’environ 80 %. Une statistique que l’inspecteur relativise car, de son propre aveu, certains vols restent sous le radar des autorités, faute de dépôt de plainte. Pire : d’après lui, ces méfaits ont repris de plus belle entre début 2017 et 2020 en raison de l’afflux de touristes, et donc d’acheteurs potentiels. Des milliers de pièces ont été descellées de murs d’églises, de palais… L’inspecteur a interpellé sept trafiquants en 2018, six en 2019 et cinq début 2020, avant que la pandémie de coronavirus ne vienne freiner les délinquants.

« La difficulté est que notre brigade doit non seulement fournir la preuve du vol mais aussi attester que telle faïence correspond à une série d’azuléjos signalée comme arrachée à tel mur, autrement dit résoudre d’inextricables puzzles ! », dit-il. Selon ses calculs, le trafic est lucratif : un seul carreau se négocie en moyenne 1 200 euros, s’il date du XVIe siècle ; de 250 à 500 euros, pour le XVIIe siècle ; de 100 à 125 euros, pour le XVIIIe siècle ; et 10 à 15 euros la pièce datant du siècle dernier. Difficile pour les acheteurs de s’y retrouver entre le circuit de contrebande et le marché légal alimenté par des donations ou des ventes à l’occasion de la rénovation ou la destruction de vieux édifices.

Cette chasse au trésor reflète la valeur de l’azuléjo pour le Portugal

Plus qu’un élément décoratif, c’est un symbole de son identité. « Chez nous, pas de Louvre ou de statue de la Liberté, mais nous avons cette céramique, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs avec une telle maestria », souligne Maria Antónia Pinto de Matos, conservatrice en chef du Musée national des azuléjos, qui est logé dans un ancien couvent donnant sur le port fluvial de Lisbonne. Au XVIe siècle, lors d’un voyage à Séville, le roi Manuel Ier du Portugal eut le coup de foudre pour les al zulaydj (littéralement; « petite pierre polie ») prisés par les Maures, eux-mêmes inspirés par les mosaïques romaines, raconte- t-elle. Des ateliers ne tardèrent pas à voir le jour à Lisbonne, croulant sous les commandes de la monarchie et du clergé.

En longeant les murs du couvent ornés de grandes fresques faïencées, Maria Antónia Pinto de Matos détaille les spécificités de chaque période : les azuléjos exclusivement blanc et bleu des origines ; l’introduction plus tardive d’autres couleurs et de thèmes profanes, comme la chasse ou la pêche, dans les palais au XVIIe siècle ; et surtout l’événement charnière que constitua le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, puisque la reconstruction de la ville alla de pair avec la production en série de carrelages résistants et faciles à laver. Au fil du temps, les artisans formés aux Beaux-Arts redoublèrent d’inventivité : motifs bibliques, figuratifs, géométriques ou symboliques, leur inspiration ne connut pas de limite. « Le succès des azuléjos tient à leur beauté, mais aussi aux histoires qu’ils racontent, telle, ici, celle de ce négociant du XIXe siècle dont on suit l’existence comme dans une BD », poursuit l’experte; en glissant son doigt sur un panneau de trois mètres de long.

 

[Photo : SOPA Images / Getty Images – source : http://www.geo.fr]

L’exposition orchestrée par Jérôme Sother des photographies de Madeleine de Sinéty (1934-2011), augmentées de la projection en continu de bon nombre de diapositives supplémentaires, a connu un franc succès à l’espace GwinZegal, dans l’ancienne prison de Guingamp, superbe bâtiment du XIXe siècle en cours de réhabilitation. Ces images et ces écrits, extraits d’un corpus de plus de 56 000 clichés (diapositives couleur et clichés noir et blanc) et d’un journal inédit, nous invitent à vivre une expérience paysanne enveloppante où s’enracinent encore bien des imaginaires urbains.

Famille Denoual (février 1975) © Madeleine de Sinéty

Écrit par Alban Bensa

Madeleine de Sinéty. Un village. GwinZegal, 188 p., 35 €


Ainsi, après l’étude pionnière dans les années 1950 de Laurence Wylie sur Un village du Vaucluse (1968), après les enquêtes menées à Plozévet en pays bigouden par une armada de chercheurs de disciplines différentes dont Edgar Morin entre 1960 et 1965, et au moment où Pierre-Jakez Hélias publie Le cheval d’orgueil (1974), où Susan Carol Rogers étudie une communauté rurale de l’Aveyron et où Ermanno Olmi obtient la Palme d’or à Cannes pour L’arbre aux sabots (1978), en marge donc de la vogue ruraliste de ces deux décennies, est accompli par Madeleine de Sinéty, de façon aussi solitaire que volontaire, un travail original de fond qui fait de l’art de l’image un outil indispensable à la méditation sur les sociétés rurales et leurs mutations.

Des chevaux de trait, des porcs élevés dans des soues, des vaches au pré et à l’étable, des poules, des chiens ; et alentour, partout, des oiseaux qui pépient, hululent, coassent, sifflent. Des halliers, des haies, des châtaigniers à l’ombre particulièrement fraîche, des champs cultivés ou en friche, des bois, des sentiers herbus ou boueux. De ces vies animales et végétales, les femmes, les hommes et les enfants du village doivent tirer leurs propres vies. Pour faire fonctionner ces vases communicants, bêtes, plantes et humains mettent en commun leur énergie.

Les ruraux bretons, il y a seulement un demi-siècle, déployaient une force considérable pour mener les bêtes dans les pâtures, les aider à s’accoupler, à mettre bas, les traire, les peser, les tuer, les découper, en cuisiner les morceaux, leur faire tirer les charrettes pleines de foin, de bois ou de pommes. Les tableaux photographiques de ce livre insistent sur la conjonction entre la force physique, le savoir-faire et la nécessité d’alors de mettre en commun muscles et connaissances pour parvenir à vêler, à charruer, à charger les tombereaux, à cueillir, récolter, désherber, dessoucher.

Et tous ces corps laborieux ainsi photographiés et magnifiés suscitent le respect et une étrange émotion picturale, comparable à celle qui se dégage des tableaux de Brueghel l’Ancien, de Le Nain, de Teniers ou de Van Gogh : en filiation avec ces œuvres peints, les clichés de Madeleine de Sinéty nous révèlent la puissance de mondes paysans disparus, leur persistance dans l’effort et dans le souci du collectif actuel et passé (la famille, la parentèle, le voisinage, la communauté villageoise des vivants et des morts).

Un village, de Madeleine de Sinéty : le monde d'hier

La fête au village (mai 1973) © Madeleine de Sinéty

Un humanisme à la fois réaliste et chaleureux habite le regard que la photographe a posé sur des gens que ses origines sociales n’auraient pas dû lui permettre de rencontrer : les fermes se voyaient du château de Valmer à Chançay (Indre-et-Loire) où elle a vécu jusqu’à l’âge de quatorze ans, mais les maîtres du lieu, ses parents, lui interdisaient de s’y rendre. Bien plus tard, en 1972, quand elle rencontre, au hasard d’un détour automobile, les habitants de Poilley (1 000 en 1793, 500 en 1975, 370 en 2018), dans le nord de l’Ile-et-Vilaine, c’est pour elle une sorte de coup de foudre. Elle ne les quittera plus pendant neuf années, vivant avec eux et les photographiant inlassablement.

Il faudra un jour s’interroger plus avant sur cette passion asymétrique des intellectuels et des artistes pour les paysans, ouvriers, indigènes, au point d’en faire des entités rédemptrices, tant sur le plan affectif qu’esthétique ou politique. De Claude Lévi-Strauss, soulignant qu’envers les Indiens des tropiques il a « contracté une dette dont il ne serait pas libéré, même s’il pouvait justifier [par ses enseignements] la tendresse qu’ils lui inspirent et la reconnaissance qu’il leur porte », à Alfred Métraux qui se disait « homme du Néolithique » et à Louis Althusser, exalté à Larochemillay (village de la Nièvre) par « la grande fête du battage : quelle splendeur et quelle communion devant le miracle du travail et de sa récompense ! », en passant par Pierre Bourdieu quand il décrit minutieusement Le bal des célibataires de son Béarn natal, bien des ethnologues et des sociologues d’hier et d’aujourd’hui ont puisé dans cette inclination vers des collectivités humaines pensées comme radicalement autres et/ou dominées l’énergie de leurs engagements scientifiques. Par son travail photographique empathique, Madeleine de Sinéty apporte une touche très personnelle à cet élan conjugué du cœur et de l’esprit. À l’interface de ces deux sources : l’image.

Une grosse botte de foin avec deux jambes en sabots qui avancent sur le chemin de terre. Le fardeau longe un mur de pierre puis des tas de branches et de bûches et enfouit son porteur sous un grand manteau hirsute en marche. L’herbe submerge l’homme, l’absorbe, mais il la soulève quand même, indice de l’équilibre entre les masses végétales et le corps humain. On retrouve plus loin dans le livre l’emprise du foin, ses crissements, sa chaleur, son odeur, au bout de la fourche qui dresse sur la tête d’une paysanne une imposante coiffure, ou encore en haut de la remorque où sont basculées les bottes. C’est en pleine fenaison qu’un couple s’embrasse. Et quand Madeleine va retourner le foin avec le vieil Eugène Ménard, elle chancelle de bonheur à l’heure de midi : « une vache fait comme nous, couchée sur le ventre, elle rumine à l’ombre, le pré brille de soleil… Mon Dieu, qu’on est bien père Eugène. Sa tête fléchit sur sa main, le père Eugène s’endort, je me tais ».

Un village, de Madeleine de Sinéty : le monde d'hier

La moisson, Famille Bodin, Bas Morand (août 1974) © Madeleine de Sinéty

Femme juchée sur le bois qui remplit haut la charrette, cueillette en famille de courgettes, pommes ramassées (sur lesquelles les enfants jouent) puis mises par la fermière dans des paniers d’osier, noix qu’on gaule… Ces figures de profusion bucolique ont un coût : le travail des champs et des vergers avec des outils manuels simples ou mécanisés mais sans moteur. Après la Grande Guerre, les collectivités rurales avaient dû en effet se recomposer et déjà se moderniser avec une main-d’œuvre moins nombreuse, dans le souci de perdurer au village en utilisant un outillage agricole certes en amélioration, mais encore très dépendant de la force des personnes et des bêtes. Ces techniques, caractéristiques de l’entre-deux-guerres, coexistent au moment où Madeleine de Sinéty en documente les derniers usages, avec l’arrivée du tracteur et des camions.

La faucheuse est tirée par deux chevaux et menée par une femme tandis que son homme marche à côté, une fourche à la main ; la charrue retourne une terre un peu rousse, au rythme coordonné des hommes et des bêtes. Une temporalité particulière transpire de ces photos. Les travaux et les jours se conjuguent pour étirer le présent. Les instantanés de Madeleine de Sinéty restituent cet élargissement du temps qu’impose la répétition des gestes agraires en phase avec le pas lent des saisons.

Au menu quotidien ou festif, beaucoup de viande. Porcs et veaux élevés et tués à la ferme passent au trapèze pour être vidés et équarris puis dépecés à la maison sur la table commune, dans la pièce où l’on mange, où l’on se lave et où l’on dort tous ensemble. Proximité de la bête, aucune opposition entre les êtres, absence de frontière entre les personnes animales et humaines. Cette délicieuse intimité est le leitmotiv prégnant de ce livre très charnel dont certaines photos retrouvent la lumière et l’intensité sensuelle du Caravage. Les mangés et les nourris, les occis et les riants, les attablés et les dormants, toutes les espèces de vivants et toutes les générations sous le même toit, font partie d’un seul monde, Madeleine incluse. L’œil de son Leica saisit de l’intérieur cette fraternité domestique donnée à sentir aussi dans ses carnets : « Le cochon pendu à une échelle face à la porte. On dîne, on rit. Père S. découpe un morceau de chair encore chaude et qui goutte son sang sur le plancher, on jette le morceau directement dans la poêle ».

Un village, de Madeleine de Sinéty : le monde d'hier

© Madeleine de Sinéty

Toilette des enfants, habillement, coucher, dans une seule pièce, devant la cheminée, la cuisinière (à bois puis à gaz) et la grande table, sont saisis à travers le travail des femmes qui portent avec énergie le souci du bien-être familial dans ce clair-obscur des intérieurs des demeures paysannes d’autrefois. Et Madeleine de Sinéty, conquise, de noter : « Le travail est dur et pourtant, cette maison, c’est la paix, je voudrais y vivre, bercée par le lent battement du cœur de la pendule ».

Ce livre enregistre un état daté de la condition paysanne qui va se transformer à partir des années 1970, celui de la ruralité française des années 1920-1970. Madeleine de Sinéty saisit cette transition qui s’amorce vers une nouvelle modernité. Sur un char fleuri tiré par un tracteur rouge rutilant, des fillettes toutes de blanc vêtues, sur un autre des animaux en stuc dans une verdure reconstituée. Puis vient la danse populaire qui souligne la diversité des tenues avec, chez les jeunes femmes, le souci de la mode tandis que leurs mères gardent leurs habits de tous les jours et que le costume des hommes plus âgés demeure inchangé, parfois d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui.

Des voitures des années 1950, mais dont les carcasses servent déjà d’espace de jeu pour les enfants. Alors que les chevaux sont encore utilisés, les Peugeot 403 puis 404 viennent remplacer les 203, des tracteurs, des bétaillères, une 2 CV camionnette, autant d’annonces du tout automobile. On perçoit également les prémices de ces changements avec le passage d’un football de village très physique dans des prés motteux à un football joué désormais avec des maillots ad hoc en voie de standardisation. Et quand la mariée reçoit en cadeau un moulin à café et un fer à repasser électriques, la nouvelle consommation avance encore son museau à Poilley avant de bientôt dévorer son économie paysanne, fondée jusque-là davantage sur l’entretien des choses que sur leur renouvellement rapide par achat dans les magasins.

Un village, de Madeleine de Sinéty : le monde d'hier

Extrait d’un cahier de Madeleine de Sinéty (13 novembre 1975) © Madeleine de Sinéty

Ce livre est moins nostalgique qu’inquiet. Si une époque se caractérise par une certaine façon d’« habiter le temps », comme le disait Jean-Marie Tjibaou, Madeleine de Sinéty souligne, durant sa longue présence au village, certes une propension au bonheur et à l’espérance, mais aussi un souci constant de l’avenir. Les enfants, très présents dans le livre, vivent la campagne comme une fête : sauter, jouer avec des poules, se baigner, rire et rire encore face à la belle diversité de sensations qui leur est offerte. Mais, en grandissant, leurs visages se tendent, et pointe alors comme une angoisse dans leurs regards. Quant aux femmes, elles semblent entièrement happées par l’inquiétude du destin incertain de la communauté villageoise. Leurs propos, notés par Madeleine de Sinéty, expriment d’ailleurs de la défiance à l’égard des autorités (le remembrement), à l’égard des paysans partis en ville pour y devenir ouvriers et leur laissant le travail de la ferme sur les bras, et à l’égard du « progrès » qui impose des ruptures au fond de soi, des renoncements, des incompréhensions.

La photographie nous emporte ici plus loin que ce qu’elle montre. Le regard rapproché enrichit l’image documentaire d’une esthétique méditative qui fait penser aux Primitifs flamands. Ce livre, par sa beauté, est bien davantage qu’un témoignage d’époque. Il s’agit d’une recréation du vrai qui autorise Pierre Guyotat (qui préparait la postface du livre au moment de sa mort, en février 2020) à juger que « ces photographies, c’est le monde tel qu’il est ». Tel qu’il fut, du moins, ou plutôt tel qu’il ne semblera plus être. Il n’est pas certain, en effet, à y regarder de près comme y invitent les photos de Madeleine de Sinéty, que les héritages sociaux et mémoriels du village aient, quitte à se transformer, totalement disparu.

 

[Source : http://www.en-attendant-nadeau.fr]

 

Les NFT (Non-Fungible Tokens = jetons non fongibles) sont le dernier cri dans le monde des arts. Quand on achète un NFT, on achète un jeton, un objet artistique, par exemple une œuvre numérique, des cartes à collectionner, des albums musicaux, un pays ou un vêtement virtuels dans des jeux vidéo. Les artistes israéliens se sont également ralliés à cette tendance et on a pu voir le montant de certaines enchères s’envoler, par exemple pour la collection d’environ 5 000 fichiers graphiques de Mike Winkelmann ou Beeple qui s’est vendue à près de 70 millions de dollars.

Yam Ben Adiva, un jeune designer israélien, veut avec son initiative Dissrup jeter une passerelle entre l’art numérique et l’art physique. Il pense que les NFT ne se distinguent pas fondamentalement du marché de l’art traditionnel. La valeur de l’œuvre est en effet également fonction de l’artiste l’ayant créée. Dissrup veut réunir artiste et designer et proposer une version physique de l’œuvre. Son premier projet Genesis Ox1 est une coopération sous son égide de la désigneuse chinoise Somei Sun et de l’artiste sonore allemand Jürgen Branz, et il montre la vidéo d’une femme virtuelle. Un acheteur de l’œuvre en recevrait le fichier. La question de savoir comment un artiste peut se protéger d’une reproduction non autorisée de son œuvre est actuellement au centre des réflexions. Le but, comme pour les fichiers musicaux, est d’empêcher les copies illégales et de permettre à l’artiste d’être payé pour chaque copie.

La bulle spéculative ainsi que l’empreinte carbone des transactions faisant régulièrement l’objet de vives critiques, l’artiste britannique Memo Akten a mis à disposition un calculateur en ligne pour déterminer les émissions de CO2 de chaque transaction.

 

Autres informations :
NFT et artistes israéliens (en anglais), Haaretz
https://www.haaretz.com/israel-news/tech-news/this-israeli-designer-wants-to-make-digital-art-physical-1.9694602

[Source : http://www.israelentreleslignes.com]

Marcas comerciais galegas – fonte: CCG

 

Escrito por Marcos Pérez Pena 

O galego vende. O emprego da lingua tanto na publicidade como nas marcas comerciais (e agora nas páxinas web ou na escolla do dominio propio .gal) achega identidade a un produto e un valor que o liga a un territorio ou a un xeito de facer. Con todo, a utilización do galego na publicidade é aínda minoritario e seguen sendo moitas as empresas -galegas ou foráneas- que rexeitan empregalo para chegar aos seus e ás súas posibles consumidoras.

A Real Academia Galega vén de publicar o último volume de Estudos de Onomástica, centrado nos « nomes comerciais », e que recolle nove contribucións presentadas o pasado 7 de novembro na V Xornada de Onomástica Galega, un encontro anual que conta co apoio da Deputación de Pontevedra e o Museo de Pontevedra. A obra, que se pode descargar de balde, afonda en distintas cuestións relacionadas co uso do galego nas marcas comerciais e na publicidade, tanto de forma xeral como en sectores determinados, como o vitivinícola, e contou coa participación de filólogas, da zoqueira Elena Ferro ou das publicistas Irene García e Raquel Boo, de Ekinocio, que subliñaron na súa intervención que “a verdadeira distinción está no propio”. 

Primeiro anuncio en galego publicado na prensa do país. 1876. Fonte: Real Academia Galega

A lingua e o dominio .gal, ausentes en moitas das grandes marcas galegas

A idea da identidade como valor estivo presente na maior parte das intervencións, coma a do profesor da Universidade de Vigo Benigno Fernández Salgado, que analizou as estra­texias lingüísticas de naming (a operación de poñer nome a unha marca ou em­presa) en marcas galegas e tamén se preguntou sobre a existencia ou non da “marca Galicia” e sobre cales son as vantaxes que ten empresarial e monetaria­mente a súa utilización. O profesor conclúe que « a situación de risco da lingua galega dependerá da vontade da sociedade para darlle vida tamén nas marcas comerciais, para que siga a cumprir o seu cometido desde que xurdiu: nomear o mundo ».

Hai importantes marcas galegas que non teñen punto .gal, que o teñen inactivo ou que só o empregan para direccionar a súa web a outro enderezo

Fernández Salgado tamén avaliou a utilización da lingua galega por marcas nas súas webs corporativas e na escolla ou non do dominio .gal. Para iso analizou as 50 marcas galegas máis coñecidas polo estudantado da Universidade de Vigo, concluíndo que só catro delas (Gadisa, R, Galaxia e Reizentolo) empregan habitualmente o dominio .gal; a elas pódese sumar Leite Río, que ten a web de Leyma en galego e emprega o .gal.

Pola contra, hai importantes marcas que non teñen punto .gal (Abanca, Larsa, Celta de Vigo…), outras que o teñen rexistrado pero o enderezo está inactivo (Inditex, Zara, LeiteNoso, Deleite…), outras que o empregan pero unicamente para redireccionar a unha páxina .es que ten versión en galego (Feiraco, Deportivo da Coruña, Monbús…) e as que o usan para redireccionar a unha páxina sen versión en galego (Ence, Naturgy…).

O 89% das marcas de viño do Ribeiro empregan o galego

O volume inclúe tamén un artigo da filóloga Raquel Rodríguez Parada baseado na investigación que realizou sobre os nomes das adegas e dos viño inscritos na Denominación de Orixe Ribeiro. O sector vitivinícola foi un dos primeiros en valorar a lin­gua galega como imaxe de marca e que, polo tanto, empezou a utilizala para bautizar os seus produtos. Os nomes dos viños Salto d’o CanEnxe­bre Veira d’o Miño, publicitados no xornal La Tierra Gallega da Habana están entre as primeiras marcas en galego.

Hoxe en día o sector do viño é un dos que emprega o galego na súa etiquetaxe con menos prexuízos, tanto para a súa distribución en Galicia como no estranxeiro, partindo do feito de que « a procedencia e o nome dos produtores son aval seguro para un bo viño ». De feito, na denominación de orixe, o 89% das denominacións empregan a lingua galega ou usan topónimos e antropónomos propios nas súas marcas comerciais. « Moitas das persoas adegueiras e colleiteiras son conscientes de que a lingua é unha boa carta de presentación para vender os seus produtos », conclúe a investigadora, que engade que mesmo para vender fóra de Galicia « gustan de identificar o viño ribeirao coa lingua da comunidade onde se produce, entendemos que para marcar a diferenza cos seus produtos, ben coñecidos a nivel mundial ».

Etiquetaxe en galego dun viño. Fonte: A flor e a abella

Xose González: dos ‘Contos do Castromil’ á militancia como consumidores

Xosé González, en representación do Foro Enrique Peinador, fixo un percorrido por algún dos avances experimentados nos últimos anos en Galicia na utilización comercial da lingua galega, sinalando tamén algúns dos retos pendentes. González subliñou, por exemplo, a iniciativa impulsada en 1989 pola Asociación de Funcionarios para a Normalización Lingüística e a empresa Castromil : a edición dos Contos do Castromil, distribuídos en todas as liñas da compañía e que durante anos supuxo a impresión e distribución de 450.000 exemplares de trinta obras orixinais, escritas ex professo para a ocasión.

O proceso de galeguización da compañía levou tamén nomear a os autobuses con nomes de personaxes senlleiros de Galicia. Desta maneira “Otero Pedrayo”, “Álvaro Cunqueiro”, “Castelao”… pasaron a ser nomes de liñas. “Vou no Álvaro Cunqueiro”, “Fomos de excursión no Luís Seoane”, escoitábase. “Co paso do tempo, a empresa Castromil contaxiou o seu exemplo a outras. Foi así como a Asociación de Funcionarios lle deu forma a un grupo de empresas que asumían, en distintos graos, a súa galeguización, pero que, dadas as súas características, cambiaron o código lingüístico nas súas comunicacións publicitarias”, destacou Xosé González.

Na súa intervención afirmou que “que haxa máis publicidade en galego e que sexa maior o número de produtos de consumo que incorporen a lingua galega nas súas etiquetas (que é publicidade) vai depender dalgunhas variables”, destacando en primeiro lugar que a Xunta “anime as empresas a galeguizárense. Pensamos, por exemplo, que nas liñas de subvencións abertas para as empresas en todas as modalidades, se incorpore entre as cláusulas estipuladas a obrigatoriedade de respectar os dereitos lingüísticos dos consumidores, consonte co establecido na Lei galega 2/2012”, que sinala que “a Administración autonómica incentivará a utilización da lingua galega na oferta de compra, na información de carácter fixo e documentación, nas relacións entre os consumidores, e destes cos ofertantes”.

Xosé González fixo tamén unha apelación aos partidos políticos e sindicatos do ámbito do galeguismo para que “concreten o seu discurso” deixando claro que “defender Galicia é defender os produtos locais que se identifican cos nosos valores patrimoniais”. “Ignoramos cales son os milleiros exactos de afiliados en xunto deses partidos e sindicatos. Pero si que afirmamos que, de seren máis consecuentes na exhortación de galeguidade, moito cambiaría o conto”, dixo, engadindo que “de nada valen as concentracións de masas en sinaladas datas do calendario (Día das Letras, 25 de Xullo…) se nelas non se concretan as medidas que cada cidadán debe exercer para defender a identidade deste país”. 

Os ‘Contos do Castromil’

Finalmente, González afirmou que “nunca Galicia tivo tantos medios humanos (profesorado de galego) e recursos (subvencións) para defender a lingua galega e tan escasos resultados” e buscou a razón “no mal enfoque que se lle deu ao proxecto normalizador da lingua galega”, destinando “os esforzos de medios e recursos ao ámbito literario, piar sobre o que se asentou a política lingüística”. “Xa que este representa, polo interese suscitado, unha ínfima parte da sociedade, quedou a inmensa maioría desasistida”, sinalou.

“Son ben sabidas as dificultades que hai que vencer para que a marea da galeguidade avance en ámbitos extraliterarios. Pero admitámolo: pola vía literaria pouco máis hai que agardar que non sexa satisfacer o interese dunha mínima porcentaxe da poboación. Unha lingua sobrevivirá se está presente en todos os eidos sociais, culturais e económicos”, concluíu.

[Fonte: http://www.praza.gal]

 

Arte diffusera les 9 et 12 mars 2021 « Fast fashion – Les dessous de la mode à bas prix » (Fast Fashion – Die dunkle Welt der Billigmode ; « Fast Fashion: The Real Price Of Low-Cost Fashion« ), documentaire de Edouard Perrin et Gilles Bovon. « En quelques décennies, la « fast fashion », ou mode jetable, a révolutionné l’industrie textile à bas prix. Enquête sur l’impact social et le coût environnemental d’un secteur qui ne connaît pas la crise ».

Publié par Véronique Chemla

«Avec la mode des vêtements bon marché proposés par de grandes chaînes internationales, quel est l’impact de cette industrie qui se prétend équitable et verte?? Salaires de misère dans des usines au cœur du Royaume-Uni, dégâts environnementaux autour des usines de viscose, copies de vêtements de marque, le tableau est sombre. Les consommateurs sont-ils prêts à renoncer à leur t-shirt à trois francs ?  »

« Fabriquer une robe pour une douzaine d’euros, au cœur de l’Europe et en moins de 15 jours. C’est non seulement possible, mais c’est en passe de devenir la norme. Depuis que l’industrie du vêtement a pris le virage de la Fast Fashion, c’est toujours plus vite, toujours moins cher. Qu’importent les conséquences?! À commencer par celles subies par les travailleurs du secteur : ils travaillent entre 12 et 15 heures par jour, pour des salaires inférieurs de moitié au minimum légal. Les conditions de travail ne sont pas sans risques : les produits chimiques des usines textiles empoisonnent toujours les ouvriers et les riverains. »
« Quant aux marques, elles n’ont plus le temps de créer. Pour rassasier le consommateur avide de nouveautés, copier des modèles chez le voisin, ça va plus vite et c’est moins cher, quitte à risquer un procès de temps en temps.  »

« Renouveler en permanence sa garde-robe sans se ruiner : rien de plus simple aujourd’hui. Tandis que les marques qui font le pari de vendre exclusivement en ligne se multiplient, l’achat de vêtements tient désormais pour beaucoup d’entre nous du loisir à part entière ».

« Une tendance entretenue par les nouveaux acteurs de la fast fashion sur les réseaux sociaux qui, via un marketing subtil, rémunèrent les influenceurs pour placer leurs produits ».
Plusieurs collections par saison, voire par mois, fabrication en petites séries à très faibles coûts sociaux et environnementaux, soit au cœur de villes occidentales soit dans des pays asiatiques ou nord-africains, fashionistas incitées à renouveler leur garde-robe tout en vendant sur Internet une partie de leurs vêtements qui s’abîment rapidement, surproduction induisant des invendus…

Un système de production/vente/consommation qui détruit les industries nationales textiles et de la confection et boutiques de prêt-à-porter en France, en Israël, et dans bien d’autres pays où taxes, impôts et normes accablent des producteurs soumis à des concurrences déloyales.

Des industries nationales textiles occidentales qui se sont révélées réactives et précieuses lors de la pandémie de coronavirus en fournissant des masques en pleine pénurie de ces articles.
« Ces dernières années, des marques d’ultra fast fashion se sont même lancé le défi de produire et de livrer encore plus vite et moins cher que les vendeurs traditionnels ».
« Mais leur efficacité se paie au prix fort ».

« En Grande-Bretagne, ces vêtements sont fabriqués dans des ateliers insalubres par des ouvriers payés la moitié du salaire minimum ».

« Au-delà de son impact social, la fast fashion, deuxième industrie la plus polluante au monde, a aussi un coût environnemental ».
« Même quand ce modèle industriel promet de s’amender en proposant une mode plus durable, sa facture écologique reste lourde. »

« Alors que 56 millions de tonnes de vêtements sont vendues chaque année dans le monde, les journalistes d’investigation Gilles Bovon (Starbucks sans filtre) et Édouard Perrin ont enquêté sur l’impact social, environnemental et sanitaire de ce secteur en plein boom ».

« En Europe, aux États-Unis et en Inde, ils ont rencontré des acteurs du secteur  − anthropologue, professeur d’économie, chercheur en neuromarketing… − et se sont infiltrés au cœur de l’industrie textile ».
« Au Royaume-Uni, ils ont pu filmer des ateliers de fabrication illégaux et interviewer des personnes qui ont côtoyé de près la fast fashion (ex-styliste, influenceuse mode, ancien associé du fondateur de Zara…) »
« Riche de témoignages, leur film dresse le bilan trop peu écoresponsable d’une industrie qui brasse des milliards. »

Le 24 avril 2013 au matin, l’immeuble Rana Plaza à Dhaka (Bangladesh), où étaient fabriqués des vêtements pour des grandes marques occidentales, s’est effondré. Bilan : 1 138 morts et 2 500 blessés. La veille, des fissures avaient été constatées, mais les dirigeants des ateliers de confection avaient ignoré les consignes d’évacuation.

Catherine Dauriac, coordinatrice nationale de l’association Fashion Revolution France pour une mode plus transparente et éthique, remet les choses en perspective pour Madmoizelle (2 mars 2021) : « Je ne suis pas du tout surprise par ce nouveau drame. Il ne s’agit jamais de faits divers isolés mais bien d’un problème structurel de la mode : la façon dont on fait de l’argent sur le dos des travailleurs, et surtout des travailleuses, a fortiori racisées. Car le colonialisme ne s’est pas arrêté à la fin des colonies, comme en attestent ces relations entre pays du Nord qui passent commande et pays du Sud exploités. »

« Pour la responsable France de cette organisation internationale née suite à l’effondrement du Rana Plaza, le fait qu’il s’agisse d’une industrie majoritairement féminine joue également sur la sous-considération de ces problèmes pourtant majeurs : « 80%

des ouvriers et ouvrières textile dans le monde sont des femmes, donc c’est aussi une question de droits des femmes qui ne sont pas respectés. Au Maroc, en l’occurrence, beaucoup de ces femmes sont payées rien que la moitié du salaire minimum du pays. Le patriarcat et le capitalisme fonctionnent main dans la main pour faire en sorte qu’une certaine partie de la population soit exploitée. »

Contre la Fast fashion, la Slow fashion, une mode au mode de production respectant les ouvriers, l’environnement et les animaux. Des ONG dont OXFAM préconisent d’acheter des vêtements « responsables de seconde main » dans des « boutiques solidaires », des vêtements « issus du commerce équitable », de « labels FairTrade International, WFTO), mais aussi fabriqués à partir de fibres biologiques (GOTS), dans des conditions éthiques (Fair Wear Foundation). Il peut s’agir d’une fabrication locale (comme Hopaal ou Loom) de systèmes de création collaborative et de précommande qui limitent la surconsommation (comme Atelier Unes), de démarches « upcycling » (récupérer une matière ou un objet usagé pour créer un produit de qualité supérieure), de location de vêtements, et aussi bien sûr de seconde main ! » Autres pistes : réparer un vêtement, améliorer le tri.

« Dans une enquête alarmante sur l’industrie de la fast fashion cosignée avec Gilles Bovon, le journaliste Édouard Perrin constate les dégâts sociaux et environnementaux causés par un secteur en plein essor. Propos recueillis par Élise Pontoizeau ».

« Quelle découverte vous a le plus interpellé lors de votre enquête ?

Édouard Perrin : La fast fashion, qui consiste en un renouvellement très rapide des collections, a fait accélérer toute la mode classique, si bien qu’on en est aujourd’hui à l’ultra fast fashion. Elle a presque inversé, avec une rapidité surprenante, la tendance de ces cinquante dernières années à fabriquer les vêtements dans des pays du tiers-monde. En effet, certaines marques ne peuvent plus attendre des livraisons depuis l’Asie tant le système s’est accéléré. Elles ont donc réimporté des ateliers en Europe de l’Est, en Turquie et en Grande-Bretagne notamment, où les conditions de travail et les salaires des ouvriers sont à peu près dignes de ce qui se passe dans les pays pauvres. J’ai rencontré des acteurs du textile britannique qui me disaient avoir arrêté de s’approvisionner à Leicester parce qu’ils savaient ce qu’il s’y passait. Ils affirmaient avoir moins de difficultés à surveiller leurs usines au Bangladesh !
Vous évoquez les impacts sociaux de la fast fashion. Qu’en est-il des conséquences environnementales ?

Aujourd’hui, vous pouvez, en restant chez vous, commander des vêtements quasiment sans vous en rendre compte et très rapidement via les différentes plates-formes ou les réseaux sociaux. On a réduit ce que les spécialistes du marketing appellent les « frictions », c’est-à-dire tous les moments qui pourraient freiner l’acte d’achat, pour faire consommer plus. Comme les vêtements sont moins chers, leur quantité vendue chaque année a explosé. Les filières de recyclage sont littéralement étouffées par la masse de textile à gérer. On a beau mettre nos vêtements usagés dans des bennes, s’ils ne sont pas suffisamment solides pour être réutilisés, ils ne seront pas recyclés. Ils le seront peut-être pour fabriquer autre chose, mais les dispositifs techniques sont soit non écologiques, soit non économiques.

La législation ne freine-t-elle pas ces dérives industrielles ?

Il existe des textes sur les responsabilités des multinationales. Mais, du fait de l’addition de nombreux sous-traitants, une marque peut toujours affirmer n’être pas responsable de ce qui se passe dans les ateliers de tel ou tel intermédiaire qui collabore avec elle. C’est justement pour pallier l’absence de législation que les ONG, avec lesquelles nous avons travaillé, ont forcé les marques à donner des informations sur leurs chaînes d’approvisionnement, lors de nombreuses campagnes. Certaines s’y prêtent plus que d’autres. Zara, par exemple, refuse de dévoiler le nom de ses fournisseurs. »

Fast fashion – Les dessous de la mode à bas prix » de Edouard Perrin et Gilles Bovon
France, ARTE France, Premières lignes, 2020, 92 min
Auteur : Edouard PERRIN
Sur Arte les 9 mars 2021 à 20 h 50, 12 mars 2021 à 9 h 25, 8 avril 2021 à 9 h 20
Disponible du 02/03/2021 au 06/06/2021
Visuels :
Zara
Shooting  » Little pretty things »
Atelier à Leicester
Usine en Inde
oholita
Shooting de mode
© Premiere Ligne
Les citations sont d’Arte.

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Conoce más de este proyecto en la ciudad de Oaxaca.

café en chiapas

Mariana Castillo

Escrito por

Este proyecto nació en 2006, en medio de la incertidumbre. Por aquella época estalló el conflicto magisterial en Oaxaca y la situación social no era fácil. Berenice Barragán, una abogada internacionalista, volvió a su ciudad natal para atender algunas situaciones familiares, mientras que Kyle Drumgoole, un sociólogo gringo adicto al café, se la pasaba leyendo y probando distintos cafés en la ciudad de Oaxaca. Un día, con un poco de suerte, coincidieron en un establecimiento. Platicaron, se gustaron, tomaron una taza de café y ninguno se imaginó lo que pasaría. El cuento corto: se hicieron novios y emprendieron un pequeño negocio de café en la calle García Vigil. El cuento largo: él ya había sido barista en una barra de especialidad durante años en Estados Unidos —en Small World Coffee, para ser exactos— y uno de sus sueños era tener un café en México que ofreciera productos de la mejor calidad, velara por el bienestar social y comunitario, y fuera un epicentro de creatividad. Ella estaba dispuesta a tomar riesgos y asentarse nuevamente en Oaxaca.

El inicio fue extraño. Cuando tomaron el local, este estaba literalmente en cenizas debido a los conflictos armados. Tenían café, desayunos y hacían pan. “Era un lugar muy pequeño, pero con mucho encanto. Al principio eran unas jornadas larguísimas y hacíamos todo nosotros”, nos cuenta Berenice. No era para menos, pues Café Brújula fue la primera barra de especialidad en la ciudad de Oaxaca y la primera en ofrecer panadería europea, según nos cuenta el ahora matrimonio de emprendedores. “Cuando llegué a Oaxaca me sentí en casa. Este caso ha sido de tenacidad, de intentar perseguir tus oportunidades y que la suerte te agarre trabajando”, nos dice Kyle con confianza.

Quince años después de haber puesto la primera piedra, Café Brújula tiene más de 10 sucursales (sin ser franquicia) y 29 variedades de mezclas de café. No es gratuito. Parte importante es el sentido de comunidad y confianza por el que han apostado. Kyle cuenta que una de las primeras innovaciones que hizo fue la distribución de los asientos y mesas. “Quería crear una atmósfera horizontal, donde la gente pudiera convivir y el espacio se prestara para intercambiar ideas”. Fue así que instalaron mesas comunales. Otra parte fundamental es la trazabilidad de sus productos. En cada bolsa de café se encuentra la información del productor, la fecha de tostado, las notas y un código QR que te abre una página con más información, como la historia de cada café e incluso con la fotografía de los productores.

Brujufinca

Café Brújula

La Brujufinca nació en el 2016 como parte del crecimiento de Café Brújula y el deseo por cultivar ellos mismos el café y otros productos. Es un proyecto que se ubica en el bosque de niebla, en la región de Pluma Hidalgo. Ahí trabajan con dos agrónomos y un equipo que se encarga que mantener los suelos nutridos y vivos. Cultivan variedades como Pluma Hidalgo, Geisha y Borbón. La pizca se hace a mano y el fruto de café pasa por un proceso de fermentación controlada para potenciar los sabores y aromas en la taza final. Además del café se producen huevos, algunas frutas y verduras, y miel.

Café Brújula vela por la conservación del entorno y el respeto a la naturaleza, por lo que ha conseguido el certificado ‘Bird Friendly’, esto garantiza que los árboles proveen suficiente sombra para que las aves migratorias tropicales usen esta tierra como hábitat, lo que se traducen en ecosistemas que garantizan la sustentabilidad e influyen en la calidad de las cosechas.

Café con causa

café mexicano

Nathan Dumlao/Unsplash

Uno de los principales objetivos de Café Brújula ha sido el apoyo a la economía local, así como la dignificación y revalorización del trabajo de pequeños productores oaxaqueños. Es por ello que la compra de algunos granos de café se hace directamente con los productores, pagando por arriba de los precios convencionales de café regulados por la Bolsa de Nueva York, para generar una relación de confianza con los caficultores y evitar precios predatorios.

Dentro de las 29 mezclas que existen actualmente —donde se trabaja con las siete regiones caficultoras del estado—, ha habido colaboraciones sociales. Por ejemplo, Mujeres Voladoras fue una iniciativa en 2019 cuyo propósito era empoderar a 20 caficultoras —10 de Tierra Blanca y 10 de San Miguel Yotao— con apoyo de la ONG Heifer México. A cada productora se le dieron gallinas y materiales para construir gallineros para fomentar la diversificación de ingresos, además de capacitación sobre catas, análisis físico en café verde, secado de café y buenas prácticas para obtener café de alta calidad.

Otra serie memorable es Maestros, en la que cada mes un maestro caficultor presenta un nuevo café de alta calidad. Cada bolsa tiene un código QR que despliega la foto y nombre completo del productor, lo que transparenta la relación y permite que otros tostadores se acerquen y paguen un precio justo a los caficultores.

El día a día

A pesar de la amplia variedad de cafés que se ofrecen en Brújula —hay opciones aromatizadas con mezcal, con notas a miel, manzana, cereza, chocolate, vainilla, etc.—, en las sucursales normalmente se ofrecen el café de la casa y el descafeinado. Además, cada semana se rota un café especial de los 29 disponibles, estos últimos se preparan normalmente con métodos como Chemex o V-60.

En la tienda en línea puedes elegir no solo el tipo de café, sino el molido que necesitas según el método con el que vayas a prepararlo. Tienen distribución en todo México —con envíos gratis a partir de $1,000 pesos— y también distribuyen en Estados Unidos.

Tips para elegir café y método

cold brew

Devin Avery / Unsplash

Kyle nos dice que para comprar un café él recomienda que te fijes en la fecha de tostado, en la procedencia del café (de dónde viene o quién lo hizo), así como las notas que puedes esperar al tomarlo. Esta información genera confianza. Sobre los métodos, la realidad es que —por muy cliché que suene— el mejor es el que a ti te guste. Sin embargo, si no tienes mucha experiencia al elegir métodos de especialidad, Kyle nos comparte las siguientes generalidades sobre lo que puedes esperar de cada uno. Por supuesto, aquí juegan variables como la experiencia del barista, la temperatura del agua, la mezcla del café, el contacto del café con el agua y los utensilios.

Prensa francesa: el molido es más grueso, puedes encontrar sedimentos, por lo que el café tiene más cuerpo.

Chemex: el filtrado es mucho más fino. Gracias al papel se filtran los aceites, sedimentos y un poco del dulzor del café. Normalmente este método resalta la acidez.

Hario V60: es un método de extracción rápida, por lo que es muy difícil de controlar. Sin embargo, normalmente sale un café muy balanceado.

Aeropress: filtra los sedimentos, pero la ventaja es que puedes controlar tiempo de contacto del agua con el café, por lo que salen perfiles diferentes de café según la manipulación del utensilio.

Prensa italiana: el café normalmente se quema, aunque hay métodos para controlar esta reacción. El sabor del café suele ser muy fuerte.

[Fuente: http://www.foodandwineespanol.com]

 

A obsolescência programada produz milhões de toneladas de lixo eletrônico por ano e submete usuários às corporações tecnológicas. Em vários lugares, surgem os “cafés de conserto”, que se insurgem contra o desperdício e a dependência

Lote de computadores em uma lata de lixo

Consertar é uma forma de ajudar o meio ambiente.

Escrito por Peter Yeung, na BBC Brasil

“Hmm”, murmura Bruno Mottis, enquanto aperta os olhos atrás dos óculos. “Você derramou água nele? Ou colocou mais de um quilo de peso em cima? A fiação interna parece ter fritado ou desconectado de alguma maneira”, explica.

Mottis, um técnico voluntário, vira de ponta cabeça a balança de cozinha vermelha (decorada com a frase “keep calm and make jam“, ou “fique calmo e faça geleia”) e inspeciona sua placa de circuito com um detector de voltagem portátil.

“Pode ter molhado quando eu a estava limpando”, responde Imene, uma parisiense que participa de um workshop de conserto em um prédio público no nono arrondissement da capital francesa.

“Espero que dê para consertar, para não ter que comprar outra. Se tiver que comprar, eventualmente haverá outro problema e terei que comprar outra. É um ciclo vicioso”, reclama.

Paris é o lar de uma dúzia dessas oficinas ou “cafés de conserto”, iniciativas mensais gratuitas que permitem aos moradores locais consertar utensílios domésticos e eletrônicos com a ajuda e o conselho de voluntários entusiasmados.

Inspiradas na iniciativa lançada pela jornalista Martine Postma em Amsterdã em 2009, centenas de oficinas semelhantes operam em toda a Europa.

“Somos uma sociedade de desperdício e consumo excessivo”, explica Emmanuel Vallée, organizador do Repair Café Paris, que, desde o seu lançamento, em maio de 2019, costuma atrair cerca de 25 pessoas por evento, incluindo algumas que participam online.

“Jogamos fora coisas que não necessariamente precisaríamos jogar”, lamenta.

Martine Postma

Martine Postma foi a pioneira dos cafés de conserto na Holanda, inspirando iniciativas semelhantes em toda a Europa.

Para Vallée e técnicos como ele, há muito trabalho a ser feito.

O mundo produziu cerca de 45 milhões de toneladas de lixo eletrônico em 2016, quando consumidores e empresas jogaram fora smartphones, computadores e eletrodomésticos avaliados em US$ 62,5 bilhões.

E apenas 20% de todo esse equipamento é reciclado de maneira adequada.

Na Europa, onde o problema é particularmente grave, os pesquisadores estimam que somente de algo entre 12% e 15% dos telefones celulares são reciclados de forma apropriada, apesar de cerca de 90% da população possuir um.

E a previsão é de que o lixo eletrônico, que muitas vezes é enviado ilegalmente do Ocidente para enormes aterros tóxicos em países como Filipinas, Gana, Nigéria e China, deve chegar a mais de 52 milhões de toneladas até o fim de 2021 — e dobrar de volume até 2050, se tornando o tipo de lixo doméstico que mais cresce no mundo.

O impacto ambiental varia de emissões gigantescas de carbono à contaminação de fontes de água e de cadeias de abastecimento de alimentos.

Mas, com os consertos, uma parte significativa desse desperdício poderia ser evitada.

Café de conserto em Paris

Cafés de conserto, como este em Paris em 2014, oferecem às pessoas a oportunidade de aprender como consertar seus próprios dispositivos e eletrodomésticos quebrados.

De acordo com um estudo da Agência Francesa de Meio Ambiente e Gestão de Energia, apenas 40% das avarias eletrônicas são consertadas na França.

As pesquisas, no entanto, indicam que quase dois terços dos europeus preferem consertar seus produtos do que comprar novos.

É por isso que as autoridades francesas acreditam que, assim como a balança da cozinha de Imene, o sistema atual não funciona e precisa ser reparado.

Em um esforço para reduzir essa enorme quantidade de resíduos evitáveis, a Assembleia Nacional Francesa votou no ano passado para instituir um índice de classificação de “reparabilidade” para eletrodomésticos como máquinas de lavar, cortadores de grama, televisores e smartphones.

Ao fazer isso, o governo francês espera aumentar a taxa de conserto de dispositivos eletrônicos em 60% em cinco anos.

Medidas de eficiência energética

A lei francesa exige o uso de um sistema de classificação de reparabilidade do produto semelhante ao que já é usado para medir a eficiência energética.

As regras entraram em vigor em janeiro e exigem que os fabricantes coloquem classificações em seus produtos — algo semelhante ao sistema de classificação de eficiência energética que já está amplamente implementado.

Elas são calculadas com base em cinco critérios: facilidade de conserto, preço das peças de reposição, disponibilidade de peças de reposição, disponibilidade de documentação para conserto e uma medida final que varia dependendo do tipo de dispositivo.

Depois do primeiro ano, uma multa de até 15 mil euros será imposta aos produtores, distribuidores e vendedores que não cumprirem a medida.

O projeto de lei também prevê um índice de “durabilidade”, a partir de 2024, que levará em conta novos critérios como confiabilidade e robustez do produto.

“Queremos limitar o consumo dos recursos naturais do mundo”, explica Véronique Riotton, deputada francesa que foi relatora da legislação.

“Todo mundo está preocupado. O objetivo é melhorar o mercado de consertos, e espero que esse índice deixe o consumidor mais consciente em relação a esta crise ecológica”, afirma.

O esquema de classificação foi apresentado como o primeiro do tipo no mundo, preparando o terreno para que outros países sigam essa tendência.

A expectativa é de que o sistema francês dê início a uma corrida entre as empresas para melhorar a “reparabilidade” dos produtos.

Telefone sendo jogado no lixo

Na Europa, apenas algo entre 12% e 15% dos telefones celulares são reciclados de maneira adequada.

Os ativistas acreditam que as medidas vão permitir que um número maior de pessoas, assim como partes interessadas, como oficinas de conserto, realizem os trabalhos, o que pode levar a uma maior aceitação do ato de consertar.

“O conserto não está no topo da lista de prioridades da indústria [eletrônica]”, diz Maarten Depypere, engenheiro de políticas de reparos da iFixit Europe, empresa privada que produz avaliações de reparabilidade de produtos.

“Mas a França realmente levou os consumidores em consideração com essa lei. É uma solução muito equilibrada, que acho que vai gerar mais concorrência entre as empresas. Acredito que todos os países deveriam adotá-la”, afirma.

Os estudos preliminares sugerem que o aumento dos consertos pode ter um grande impacto.

Uma análise do Escritório Europeu de Meio Ambiente (EEB, na sigla em inglês), uma rede de organizações ambientais na Europa, concluiu que estender a vida útil de todas as máquinas de lavar, laptops, aspiradores de pó e smartphones na União Europeia em um ano economizaria quatro milhões de toneladas de dióxido de carbono anualmente até 2030, o equivalente a tirar dois milhões de carros de circulação das estradas todos os anos.

No entanto, os ativistas veem uma falha grave no índice de reparabilidade da França: o fato de que a avaliação será feita pelos próprios fabricantes, e não por um órgão independente.

“Obviamente, há um risco de parcialidade se os fabricantes fizerem sua própria classificação”, afirma Jean-Pierre Schweitzer, responsável pelas políticas de produtos e economia circular da EEB.

“Mas esse é o primeiro selo nacional do gênero. Mostra que a questão do conserto tem se tornado cada vez mais importante. Não precisamos ser luditas [referência ao movimento ocorrido na Inglaterra no século 19 que reuniu trabalhadores da indústria contrários aos avanços tecnológicos em curso]. Trata-se de reinventar como usamos a tecnologia”, explica.

De acordo com Schweitzer, vários avanços políticos recentes refletem o apoio ao que tem sido chamado de “direito de consertar” dos consumidores.

Em dezembro de 2019, a União Europeia adotou seus primeiros requisitos de design ecológico para eletrodomésticos, como geladeiras, máquinas de lavar, iluminação e telas.

Homem em usina de reciclagem de eletrônicos

Muitos países não possuem sistemas de reciclagem adequados.

Isso foi seguido pelo Acordo Verde da União Europeia e pelo novo Plano de Ação da Economia Circular, com o compromisso explícito de explorar o “direito de consertar”.

Desde então, a Comissão Europeia lançou processos de consulta que analisaram conjuntos mais amplos de produtos, como tecidos, móveis e pilhas.

Mais recentemente, em novembro, o Parlamento Europeu aprovou um relatório a favor do estabelecimento de regras mais rígidas sobre o “direito de consertar”.

Também há avanços a nível nacional.

Na Áustria, o governo reduziu pela metade o IVA (imposto sobre valor agregado) sobre certos consertos para 10%, e vários estados introduziram um sistema de vouchers de até 100 euros para financiar os reparos.

Na Hungria, o governo estendeu o período de garantia de certos eletrodomésticos para até três anos.

Além disso, a Austrália divulgou um relatório sobre o “direito de consertar”, e as conclusões devem ser apresentadas em breve, enquanto alguns estados dos EUA têm o direito de consertar em vigor há uma década, embora seja focado sobretudo em veículos.

Esses avanços também vão exigir mudanças significativas na forma como os fabricantes de bens de consumo operam atualmente e nos produtos que eles produzem, diz Chloe Mikolajczak da campanha Right to Repair, uma coalizão de 40 organizações em 15 países europeus.

Muitos fones de ouvido sem fio, observa ela, não podem ser desmontados, tampouco consertados; uma vez que as baterias se esgotam, precisam ser descartadas; enquanto os smartphones estão cada vez mais complexos com várias câmeras, o que os torna mais difíceis de consertar.

iPhone

A Apple é uma das empresas acusadas de reduzir intencionalmente a durabilidade de seus produtos.

As atualizações de software são parte dessa reparabilidade, acrescenta Mikolajczak, e os fabricantes precisarão manter os dispositivos mais antigos.

No entanto, nem sempre é o caso.

A fabricante de alto-falantes Sonos foi criticada em 2019 por um recurso de software que tornava os dispositivos mais antigos inutilizáveis.

E a Apple gerou polêmica ao reduzir intencionalmente a capacidade de computação dos iPhones mais antigos em uma prática conhecida como “obsolescência programada”.

A DigitalEurope, órgão da indústria de tecnologia digital que representa empresas como Amazon, Apple e Google, recusou-se a comentar o assunto quando contatada pela BBC Future Planet.

Mas um porta-voz fez referência a um posicionamento oficial da DigitalEurope, que observa que os seus “membros há muito tempo abriram caminho para o avanço ambiental” e que “enfatiza a necessidade de garantir requisitos equilibrados” para o direito de consertar.

O documento exige que as regras sobre o direito de consertar sejam “proporcionais, viáveis, rentáveis e respeitem o sigilo comercial” e defende que “os fabricantes devem continuar a optar por um serviço profissional por meio de uma rede de parceiros técnicos certificados, que, segundo eles, são preferíveis a técnicos externos por questões de qualidade, de segurança, comerciais e ambientais.

“Não acreditamos que esses argumentos se sustentem”, diz Mikolajczak, no entanto.

“Não há razão para pensar que consertos de terceiros resultariam em danos. E, se as empresas concorrentes realmente quisessem olhar dentro dos dispositivos da concorrência, não precisariam de um técnico terceirizado para fazer isso. Essas restrições apenas tornam mais difícil e mais caro para os consumidores consertar os dispositivos”, acrescenta.

Café de conserto

Nos cafés de conserto, todos os tipos de aparelhos são consertados: de máquinas de costura a brinquedos, telefones e computadores.

Para quem vai aos cafés de conserto de Paris, a realidade dos reparos é completamente diferente.

As conversas animadas, o cheiro de bolo recém saído do forno e o barulho das ferramentas tomam conta da sala, que conta com cerca de uma dúzia de estações de conserto ocupadas pelos participantes.

“Me disseram que não poderia ser consertado”, diz Caroline, mostrando o parecer do fabricante atestando que sua máquina de costura de 20 anos é irreparável.

“Mas identificamos o problema em questão de minutos. As coisas funcionam melhor quando resolvemos o problema com nossas próprias mãos.”

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Defender la libertad de expresión y agredir a un cámara es defender la libertad de agredir a un cámara

Una mujer protesta en Barcelona por la detención del rapero Pablo Hasél en Barcelona, el 16 de febrero.

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

La polisemia de las palabras, su proximidad o su antinomia nos pueden servir para crear juegos y paradojas verbales como la vida misma.

♦ Qué tiempos estos, en los que dar positivo es negativo.

♦ Algunos cargos de la Iglesia católica que se han saltado la cola han metido a las vacunaciones en un obispero.

♦ En Australia han vencido al virus porque sus políticos están en las antípodas de los nuestros.

♦ La principal tentación para desescalar con rapidez es despeñarse.

♦ En este Gobierno, las leyes de igualdad producen diferencias.

♦ Sólo se considera barones de los partidos a los varones de los partidos.

♦ Presumir de un máster falso no es delito. Es delito falsificar un máster para que alguien presuma de un máster falso.

♦ El pasado del Partido Popular fue cosa del Partido Impopular. No hace falta cambiar el nombre actual, sino el de entonces.

♦ Si se extiende el ejemplo de vender la sede tras una derrota, el mercado inmobiliario se va a llenar de estadios.

♦ Desde que se fue Cristiano, el Real Madrid no está muy católico.

♦ Defender la libertad de expresión y agredir a un cámara es defender la libertad de agredir a un cámara.

♦ Los grupos antisistema actúan de manera sistemática.

♦ Entre partidos democráticos, los cordones sanitarios son insanos.

♦ Illa significa “isla” en catalán. Cuando el independentismo aísla al exministro de Sanidad, aïlla a Illa.

♦ La auto-determinación empieza por comprarse uno su propio coche.

♦ Menos mal que los temporales de nieve son temporales.

♦ Los bancos salen de nuestros barrios para meterse en nuestros móviles.

♦ Sembrar la alarma gratuita favorece instalar la alarma de pago.

♦ Los políticos consiguen a menudo que los periodistas comulguen con ruedas sin preguntas.

♦ La llamaron “covid” para evitar su vinculación con China, y ahora hay variante británica, variante sudafricana y variante brasileña. El objetivo inicial se sigue cumpliendo.

♦ En WhatsApp, la mayoría de las fotos de perfil están tomadas de frente.

♦ Los terraplanistas no terminan de ofrecer ningún argumento redondo.

♦ Ya se puede llamar a la anterior propiedad de los Franco “el pazo de Meirás y no volverás”.

♦ Los emigrantes españoles ruegan que su voto no sea un voto rogado.

♦ Hace falta cambiar el clima de la política para que no cambie el clima del planeta.

♦ El Supremo ha dictaminado que la pretensión de los toreros sobre la propiedad intelectual de sus faenas no tiene un pase.

♦ Las cosas se hacen bien, mal o irregular.

♦ En el diccionario de la política española actual, el verbo “pactar” significa “repartirse”.

♦ Parece que Maduro no se cae de sí mismo.

[Foto: NACHO DOCE / REUTERS – fuente: http://www.elpais.com]

Le célèbre manuscrit avait été rédigé par le marquis lors d’un emprisonnement à la Bastille.

Le ministère de la Culture a lancé ce jeudi 18 février un appel au mécénat d’entreprise pour acquérir un célèbre manuscrit du marquis de Sade écrit en prison, qui vaut 4,55 millions d’euros.

Sade, âgé de 45 ans et lourdement condamné pour une série d’affaires de mœurs, est emprisonné à la Bastille en 1785 quand il recopie un long roman, « Les Cent Vingt journées de Sodome ».

Dans son « avis d’appel au mécénat d’entreprise pour l’acquisition par l’Etat d’un trésor national » publié au Journal officiel, le ministère indique chercher des financements, contre réduction de l’impôt sur les sociétés, afin d’acquérir cet « extraordinaire manuscrit autographe du premier véritable ouvrage du marquis de Sade ».

Ce « rouleau de papier » de 12 mètres de long, « accompagné de son étui », est destiné à la Bibliothèque nationale de France.

Parcours mouvementé

Cet objet mythique de la littérature a connu un parcours mouvementé depuis sa rédaction, rappelle le ministère de la Culture. « Probablement découvert lors du pillage de la forteresse de la Bastille ou de sa démolition » à l’été 1789, il disparaît pendant plus d’un siècle. Il est racheté par un psychiatre allemand, Iwan Bloch, qui publie pour la première fois le roman en 1904.

En 1929, un collectionneur, Charles de Noailles, l’acquiert à son tour. Il est volé à sa fille Nathalie par un éditeur qui le vend en 1982 à un collectionneur suisse, Gérard Nordmann. Puis il est racheté à ses descendants en 2014 par un homme d’affaires français, Gérard Lhéritier, à l’origine d’une société qui se révélera une escroquerie, Aristophil. Pour empêcher une nouvelle vente, la ministre de la Culture Françoise Nyssen le classe « trésor national » en 2017.

Roman inachevé, « Les Cent Vingt journées de Sodome, ou l’école du libertinage » raconte les sévices sexuels inouïs imposés à des victimes enfermées dans un château par des libertins fortunés. Sade mourut en 1814 en pensant que son œuvre la plus importante était définitivement perdue.

Le ministère de la Culture a lancé jeudi un appel au mécénat d’entreprise identique pour l’acquisition d’un autre « trésor national », à savoir « un ensemble de manuscrits autographes d’André Breton », poète surréaliste (1896-1966). La somme à réunir est de 900 000 euros.

[Photo : MARTIN BUREAU / AFP – source : http://www.nouvelobs.com]

A revolução que vivemos nos modos de comer aumenta realmente nossas opções e liberdade? Esta série é um mergulho na fervura dos fenômenos desencadeados pelo surgimento do ambiente alimentar digital

 

Escrito por Guilherme Zocchio

Blade Runner se tornou um clássico do cinema por, ainda em 1982, imaginar o que o futuro reservava. Dirigido por Ridley Scott, o longa aborda, entre outros temas, as mudanças trazidas pelo desenvolvimento tecnológico. Entre carros voadores e clones autômatos de humanos, o filme, apesar de toda a genialidade, deixou de imaginar uma invenção que estaria no auge no mesmo ano de 2019 em que desenrola o seu enredo. Não concebeu a criação de plataformas digitais para comprar comida.

Na obra de ficção, uma das primeiras cenas mostra o protagonista Rick Deckard (Harrison Ford) atravessando a rua em uma noite chuvosa para comer o macarrão de um vendedor. No mundo real, se ele estivesse no 2019 que já passou, com certeza faria diferente: colocaria a mão no bolso, tomaria o celular e abriria um aplicativo para fazer o seu pedido.

Há quase 40 anos, quando Blade Runner foi lançado —ou há mais de 50, desde a publicação de Do Androids Dream of Electric Sheep?, livro de Philip K. Dick que inspirou o filme—, não era possível, no entanto, conceber que se alimentar, uma das mais triviais necessidades humanas, seria tão fortemente impactada por novas tecnologias. O exemplo dos apps de entrega se tornou icônico, mas a virada cibernética, que marca a crescente da informação e das tecnologias sobre a vida humana, provocou muitas transformações nos modos de comer.

As mudanças são tantas que mesmo pesquisadores da área da alimentação têm dificuldades para tirar conclusões sobre o que está acontecendo. Trata-se de um universo grande para descobertas.

Estima-se, por exemplo, que em 2020 o Brasil tinha 17,9 milhões de usuários de plataformas digitais de delivery e que esse número pode chegar a mais de 25 milhões de pessoas em 2024, segundo um levantamento da empresa Statista, que produz estatísticas sobre marketing. Tem mais: um relatório do Instituto Foodservice Brasil mostrou que em 2019 foram 3,2 bilhões de pedidos de comida por plataformas digitais na América do Norte, Europa, China e Japão, quase o triplo dos 1,1 bilhão de pedidos em 2013.

No meio científico, fala-se hoje em ambiente alimentar digital, buscando um conceito que tente dar conta de fenômenos diversos. Entre eles, estão não só os aplicativos de delivery, mas as propagandas em redes sociais, o uso de algoritmos para direcionar anúncios, as condições de trabalho em plataformas virtuais e a influência maior ou menor de diversos atores no mundo digital.

Alguns cientistas já demonstraram que até assistir ao Netflix pode alterar o modo como você se alimenta. Em outros casos, os anúncios na barra de rolagem de uma rede social podem induzir as escolhas para matar a fome. Além disso, a mera presença de uma guloseima no perfil de um influenciador digital tem potencial para estimular o maior consumo deste alimento.

Por ambiente alimentar, puro e simples, entende-se o local físico onde há disponibilidade de alimentos sob a influência de fatores econômicos, como o custo da comida, fatores políticos, como incentivos e restrições governamentais, e fatores socioculturais, como o comportamento das pessoas ou a influência de hábitos coletivos para privilegiar a escolha de certos alimentos.

Em O Joio e O Trigo, já visitamos o assunto algumas vezes, como em uma série sobre o ambiente alimentar na cidade de São Paulo. Agora, debruçamo-nos sobre o admirável mundo novo que a tecnologia traz à alimentação. Esta reportagem dará sequência a outras que vão falar do mundo do trabalho, dos usuários e da história de algumas das mais bem sucedidas plataformas digitais de consumo de comida.

Nem real nem virtual: os dois

O ambiente alimentar digital, por sua vez, não é um simples desdobramento retórico, de adição de palavras. Quem se debruça sobre o tema define-o como um lugar relacionado ao ambiente físico, mas que coexiste com fatores externos, como a internet. “Alguns pesquisadores dizem que o digital não é imaterial nem material, ele é os dois. Dizem que ele é sociomaterial”, afirma a cientista brasileira Sabrina Ionata, da Universidade de Ciências Aplicadas do Interior da Noruega (INN University).

“O ambiente alimentar digital tanto expande o real, físico, quanto cria novos ambientes digitais, como comunidades no Facebook e grupos de jogos online. São todos esses lugares que existem no mundo digital, mas não existem no mundo físico”, detalha ela, cuja pesquisa de doutorado procura delimitar precisamente o que é esse novo conceito.

Até o momento, os achados sobre alimentação no mundo digital reconhecem que se trata de uma espécie de “não lugar imaginário”, o universo virtual, mediado pela relação humana com a tecnologia. “Ela expande a experiência do indivíduo com o mundo, em termos materiais e socioculturais. E isso afeta o modo como as pessoas podem fazer escolhas alimentares. Pode-se problematizar se são escolhas ou não. Mas, supondo que sejam escolhas, são as escolhas feitas por meio das tecnologias nos ambientes digitais”, diz Ionata.

O estudo sobre as relações humanas com a tecnologia, embora seja embrionário na área da alimentação, não vem de hoje. Um dos autores a deixar uma contribuição importante para entender a equação homem-máquina foi o filósofo francês Gilles Deleuze (1925-1995). Ele é tido como um dos primeiros a relacionar o surgimento das tecnologias digitais ao exercício de poder, fosse ele político, econômico ou cultural.

As inovações tecnológicas são necessariamente formas de controle, segundo o autor. “Não é uma evolução tecnológica sem ser, mais profundamente, uma mutação do capitalismo (…) O que ele quer vender são serviços, e o que quer comprar são ações. Já não é um capitalismo dirigido para a produção, mas para o produto, isto é, para a venda ou para o mercado. Por isso ele é essencialmente dispersivo”, escreveu Deleuze no ensaio Post Scriptum sobre as Sociedades de Controle, com tradução de Peter Pál Pelbart.

O filósofo afirmou, ainda, que as tais novas tecnologias têm conexão com suas precursoras. Isso é semelhante ao que ocorre no ambiente alimentar digital, que reproduz características do ambiente alimentar físico, seu antecessor.

Isso é o que explica a pesquisadora Laís Vargas Botelho, mestranda do programa de epidemiologia em saúde pública na Escola Nacional de Saúde Pública Sergio Arouca, da Fundação Oswaldo Cruz (Fiocruz). Segundo ela, uma das maiores semelhanças é a repetição, no digital, dos atores que influenciam o ambiente físico.

“Existem formas diferentes, que são digitais, mas a maioria dos atores são os mesmos, com particularidades, mas condutas semelhantes”, detalha Botelho, que estuda no mestrado as implicações do uso de ferramentas digitais de delivery para a saúde pública. Entender mais detalhadamente a influência do mundo digital é uma das motivações da sua pesquisa.

“As grandes redes de varejo de supermercado, que já concentram o mercado físico, são as que mais têm presença no ambiente virtual. São as que são mais promovidas por influenciadores. Grandes redes de fast-food, que têm mais poder de destaque em plataformas digitais, têm mais condições de oferecer frete gratuito, cupons de promoção e outras formas de atrair clientes”, afirma.

Com a influência de tantos fatores, é inevitável uma pergunta de cunho filosófico sobre o mundo digital: o que determina a escolha alimentar de alguém neste ambiente?

Livre-arbítrio digital

A liberdade de escolher ou simplesmente o ato de escolha é um tema revisitado por diferentes obras e autores. Blade Runner deixou a sua contribuição. Em uma das passagens mais icônicas, o replicante Roy Batty (Rutger Hauer, 1944-2019), o androide que é o antagonista do filme, está frente a frente com o seu antípoda, o protagonista Richard Deckard, sob a chuva, na cobertura de um prédio em que os dois travaram um duelo mortal.

Naquele momento, Batty tem a chance de eliminar o algoz, pondo fim à principal perseguição do filme. Ele tem um problema, contudo. Como é um ser robótico, sua vida está programada para acabar próxima daquele instante. Confrontado com o dilema de vida ou morte, escolhe um caminho que conduz o longa-metragem a um desfecho imprevisível, acompanhado de um dos mais belos monólogos da história do cinema.

Claro, na vida nem tudo é uma questão tão profunda e absoluta como a cena de Blade Runner, sobretudo quando se trata de decidir um prato diante de uma tela. Mas a influência que os ambientes digitais têm nas escolhas alimentares é uma inquietação crescente entre aqueles que estudam o tema.

“O que me preocupa mais é quanto a gente está entregando nossas escolhas nas mãos de terceiros. Se eu fizer muitas compras online, os sites começarão a recomendar-me produtos. Imagina se tudo isso estiver integrado com minhas redes sociais, aonde eu vou, as pessoas que eu conheço, se você juntar tudo isso numa base de dados. Com base nessa persona digital, você começa a pensar até que ponto isso influencia. O quanto daquilo é uma escolha?”, pergunta-se a cientista Ionata.

Os problemas de escolha estão ligados aos tipos de exposição que o mundo digital faz dos alimentos. Eles são dois, segundo Botelho. Um é intencional, como ao procurar por receitas na internet ou pesquisar sobre alimentos antes de fazer compras. Já o outro é não intencional, como ao receber propagandas nas mídias sociais ou ao assistir ao conteúdo patrocinado de um influenciador.

“Essa forma não intencional de se relacionar com o digital é bastante problemática”, afirma a pesquisadora da Fiocruz. “A maioria das pessoas não tem a habilidade de avaliar o grande volume de informações a que elas são expostas. Elas não sabem o quão influenciadas podem ser. Na internet, tudo acontece de forma muito rápida.”

Em suma, as decisões cabem tanto à razão quanto à emoção, de acordo com um estudo feito pelos pesquisadores Vincent Cheow Sern Yeo, See-Kwong Goh e Sajad Rezaei, da Taylor’s Business School, na Malásia.

Eles investigaram quais são as motivações para uma pessoa adquirir comida no meio virtual. Economia de tempo, praticidade ao acessar uma plataforma, descontos ao fazer compras e até mesmo motivações hedonistas ou a sensação de fazer algo divertido eram alguns dos fatores de influência no mundo virtual encontrados pelos cientistas.

O ambiente digital também fomenta a formação de um público cativo. No Brasil, por pertencerem ao grupo que tem mais acesso à internet, jovens e adultos até 40 anos constam como os principais usuários das plataformas online. Mas outras evidências mostram que há uma predisposição de o mundo virtual recrutar os mais jovens para escolhas alimentares não exatamente sadias.

Um dos principais alvos do direcionamento da publicidade e propaganda de comidas não saudáveis é —vejam só—  o grupo que ainda está desenvolvendo as capacidades de fazer escolhas: as crianças.

Pesquisadores de saúde pública da New York University, nos Estados Unidos, analisaram 418 vídeos de influenciadores digitais infantis no YouTube e encontraram neles 291 referências a comida e bebida. Em mais de 90% delas havia a exibição de refrigerantes, hambúrgueres e outros produtos de marcas como Coca-Cola e McDonald’s.

Para evitar que essa maior exposição leve ao maior consumo de alimentos ruins, os autores do estudo afirmaram que é necessário que o governo federal daquele país amplie as regras sobre publicidade em meios digitais.

Os achados foram publicados no artigo Child Social Media Influencers and Unhealthy Food Product Placement (“Influenciadores de mídia social infantil e localização de produtos alimentícios não saudáveis”, em tradução livre), publicado no periódico da American Academy of Pediatrics.

No entanto, da mesma maneira que exibem comida não saudável, as plataformas digitais poderiam incentivar mais o consumo de alimentos saudáveis, de acordo com a pesquisadora Paula Horta, professora-adjunta do departamento de Nutrição da Escola de Enfermagem da Universidade Federal de Minas Gerais (UFMG).

Ela recomenda que a exibição digital de alimentos venha acompanhada de mais informações, como os selos nutricionais presentes no ambiente alimentar físico. “Poderíamos pensar em iniciativas semelhantes à da rotulagem. E também tentar dar um maior destaque da publicidade ao que é mais saudável. É uma estratégia que poderia ser aplicada ao ambiente virtual”, sugere.

O excesso de exibição de itens não saudáveis dificulta que as pessoas façam escolhas digitais mais adequadas à saúde, segundo Botelho. “Uma vez que você é exposto de maneira desproporcional a alimentos não saudáveis, isso entra em uma questão de discutir o que é realmente escolher. Essa desproporção mostra uma competição desigual entre as possibilidades, e a escolha é algo que está no campo das possibilidades”, pondera.

“Estamos vivendo um processo de desumanização. Parece ficção científica. Ao incorporar o digital, a gente está só expandindo o humano ou cedendo alguma coisa para que o digital entre? É uma pergunta existencial que acho importante ser feita, porque a alimentação tem identidade, tem significados para a gente”, acrescenta Ionata.

Entre ofertas e serviços

Uma das áreas que cientistas investigam, no momento, é a influência que o ambiente alimentar digital tem no desenvolvimento de fatores de risco e de doenças crônicas não transmissíveis, dois problemas de saúde reconhecidos como uma pandemia pela Organização Mundial de Saúde. No Brasil, mais de um quarto da população (26,8%) estava obesa em 2019 e 61,7% estava acima do peso, segundo a última Pesquisa Nacional de Saúde.

Em parte, atribui-se o aumento do excesso de peso entre os brasileiros à piora da qualidade da alimentação. No país, há nos últimos anos um aumento da ingestão de comida ultraprocessada —que é aquela com elevado índice calórico, além de excesso de sal, gorduras e açúcar e aditivos alimentares; alguns exemplos são macarrões instantâneos, refeições prontas congeladas, refrigerantes, salsichas e outras guloseimas.

A participação dos ultraprocessados chegou a 18,4% do total de calorias ingeridas por uma família, segundo a mais recente Pesquisa de Orçamentos Familiares (POF 2017-2018) do Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística. Uma década e meia antes, em 2002-2003, a cifra era de 12,6%.

Não existe um indicador público e oficial que informe o quanto o delivery e as plataformas digitais contribuem diretamente para o aumento de consumo de ultraprocessados. Mas é possível fazer uma estimativa usando outros números.

Um deles é o gasto mensal com refeições fora do lar, que corresponde em média a 33% das despesas com alimentação nas famílias brasileiras, segundo o relatório sobre a cadeia de alimentos realizado pelo economista Walter Belik. O levantamento utilizou, entre outras informações, os dados da POF 2017-2018.

O gasto com refeições fora do lar é maior entre a parcela mais rica da população, chegando a quase metade do total despendido com alimentação, de acordo com o estudo. É também no mesmo estrato que há mais consumo de ultraprocessados. Entre os 20% mais ricos do país, a ingestão desses alimentos corresponde a um quarto do total das calorias consumidas, conforme mostrou a Pesquisa de Orçamentos Familiares.

A alimentação fora de casa também é conhecida como foodservice. Nele estão incluídos restaurantes, lanchonetes, padarias ou, em outras palavras, boa parte dos locais que configuram não só o ambiente alimentar físico, como também o digital. Quase metade desses estabelecimentos, ou 49%, são de fast food, segundo um relatório do Instituto Foodservice Brasil.

Embora não haja um indicativo preciso de quanto o meio digital influencia na qualidade da alimentação da população brasileira, pesquisadores do assunto têm uma certeza: hoje, ele não ajuda a melhorar.

Quando o ambiente prioriza a oferta de alimentos não saudáveis, como os ultraprocessados, costuma-se recorrer a uma imagem intuitiva: pântanos alimentares. São regiões onde é predominante a venda e a exposição desse tipo de comida. Nesses locais é igualmente comum o incentivo ao consumo desses alimentos com a oferta de porções extras, além do estímulo induzido por propagandas e campanhas de marketing.

Pelas características que têm, pântanos alimentares são também considerados ambientes obesogênicos. Isto é, são locais que oferecem condições para que as pessoas ganhem peso e, ato contínuo, tenham mais chance de desenvolver doenças crônicas não transmissíveis associadas ao maior índice de massa corpórea, como alguns tipos de câncer, diabetes e hipertensão.

Pesquisadores não têm dúvidas de que, pelas características, as plataformas digitais configuram um grande pântano alimentar online. Investigadores de diferentes áreas reconhecem que, quanto maior a exposição a um item como um alimento não saudável, maior é a tendência de que uma pessoa consuma esse produto.

Tecnologia e pandemia

Se você chegou até aqui nessa odisseia pelo ambiente alimentar digital, não tenha dúvidas: a maioria da oferta nas plataformas do mundo virtual é a de alimentos não saudáveis. Isso já foi testado e provado algumas vezes. Em uma capital como Belo Horizonte, por exemplo, a disponibilidade de itens ultraprocessados em um aplicativo é consideravelmente maior do que a de alimentos saudáveis, de acordo com um estudo de pesquisadores da UFMG.

Enquanto as opções não saudáveis representam quase 70% do que é ofertado por restaurantes cadastrados, pratos saudáveis compunham apenas 30% da oferta de comida na plataforma em questão.

“É a realidade do ambiente físico e real também no virtual. Encontrar esse resultado já era esperado, principalmente pelo perfil de restaurantes cadastrados: lanchonetes e pizzarias. O que a gente encontra nesses estabelecimentos online também encontra neles fisicamente”, afirma Horta, uma das autoras do estudo, publicado no periódico Public Health Nutrition, da Universidade de Cambridge, no Reino Unido.

Ao lado de outros colegas, ela também foi uma das responsáveis por medir a quantidade de propagandas de itens não saudáveis durante a pandemia na mesma plataforma de entrega, em um levantamento realizado nas 27 capitais brasileiras. Embora não seja uma surpresa, o achado é revelador: mais da metade dos anúncios era de refeições ruins para a saúde.

“O marketing ajuda a estimular uma alimentação não saudável”, comenta a professora da UFMG. “Os anúncios indicavam algumas comidas como pizza, hambúrgueres, e não só transmitiam uma mensagem, mas os reforçaram também em um contexto de alimentação e de hábitos não saudáveis”, ela conclui.

 

[Fonte: http://www.ojoioeotrigo.com.br]

 

À contre-courant de la plupart des secteurs ralentis par la crise sanitaire, celui du pain manque aujourd’hui de main-d’œuvre. Quelque 9 000 postes d’apprentis seraient à pourvoir dans les boulangeries françaises, dont 3 000 à la fabrication, rapporte ce journal espagnol.

Dans une boulangerie à Vertou, près de Nantes.

Ah, la baguette… La culture – ou doit-on dire le culte – du pain français fascine toujours autant les étrangers, à l’image de ce correspondant barcelonais qui se délecte pour La Vanguardia du spectacle “typiquement français” d’un client, à peine sorti de la boulangerie, arrachant un croûton encore chaud pour le déguster en pleine rue.

Pourtant, “malgré l’affection et l’estime que les Français ont pour leurs boulangers, peu veulent se consacrer à un métier exigeant qui requiert de travailler de nuit et les jours fériés”, note le quotidien. Et le réseau de 33 000 boulangeries françaises, qui emploient déjà 180 000 personnes, souhaiterait intégrer 9 000 apprentis, dont 3 000 boulangers “proprement dits”, c’est-à-dire ceux qui fabriquent directement la marchandise.

“Là où il y a du pain, il y a de la vie”

La popularité de la profession n’est en tout cas plus à démontrer. “Durant le premier confinement, [aller à la boulangerie] était pour beaucoup de personnes la seule occasion de la journée d’avoir un contact social”, remarque Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française.

L’achat de la baguette incarnerait un “acte qui transcende les classes sociales et la dichotomie entre la ville et la campagne” dans une société française “de plus en plus segmentée”, estime pour sa part le journaliste.

Un emploi sûr mais éreintant

Si la consommation journalière de pain a baissé depuis le début du XXe siècle, passant d’une moyenne de 700 grammes par personne à quelque 100 grammes aujourd’hui, les boulangeries françaises fournissent toujours 6 milliards de baguettes chaque année pour 12 millions de clients quotidiens.

Et, malgré des conditions de travail souvent éreintantes, la profession est porteuse, juge La Vanguardia :

L’activité est à l’épreuve des crises et elle permet de devenir rapidement un petit entrepreneur, aussi bien dans la France urbaine que rurale. Le chiffre d’affaires moyen est de 450 000 euros par an.”

[Photo : STEPHANE MAHE/REUTERS – source : http://www.courrierinternational.com]