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Des dizaines de patients reposent dans des lits d’un hôpital temporaire dédié aux malades de la Covid-19, au Brésil. Sebastiao Moreira/EPA

 

Écrit par Alfredo Saad Filho, professor of Political Economy and International Development, King’s College London

et Fernanda Feil, assistant researcher, Universidade Federal Fluminense

Le Brésil a connu ce qui aura sans doute été la pire réponse politique à la pandémie sous l’impulsion de son président d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Ses choix dans la gestion de la Covid-19 ont déclenché une tragédie sans précédent dans ce pays, avec des implications potentiellement catastrophiques pour le monde entier.

Depuis l’apparition d’un nouveau variant plus contagieux, appelé P1, la situation brésilienne s’est considérablement détériorée. De manière implacable, le nombre de décès quotidiens a augmenté, touchant les 4 250 le 8 avril, un nombre jamais atteint dans aucun autre pays depuis le début de la pandémie. Même l’Inde, qui bat ses propres records ces derniers jours, n’a pas atteint ce nombre.

Le système de santé s’est effondré dans de nombreuses villes. L’oxygène est rationné, les unités de soins intensifs débordent, on manque partout de personnel et d’équipement.

Faute d’anesthésiants, des patients ont dû être attachés avant d’être intubés, rapporte-t-onDes centaines de personnes sont mortes sur leur civière, sur le sol des hôpitaux ou à domicile, même quand leurs familles avaient pu se procurer les tubes à oxygène nécessaires par des voies parallèles.

Trois facteurs ont convergé pour créer cet enfer.

Premièrement, le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaires. Le chevauchement d’inégalités profondément implantées accroît la vulnérabilité des populations défavorisées. Ces vulnérabilités ont empiré depuis la destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016 dans une opération qui avait toutes les apparences d’un coup d’État parlementaire.

La pandémie fournit une autre démonstration des inégalités : la Covid-19 touche les Brésiliens noirs, les pauvres et les sans-emplois de manière disproportionnée.

Deuxièmement, le Brésil a toujours souffert de graves limitations dans la sphère politico-institutionnelle, qui se sont aggravées depuis l’éjection de Rousseff. Depuis 2016, deux gouvernements ont promu des réformes néolibérales qui ont précarisé l’emploi, érodé le filet social et gravement sous financé les services publics.

Pour étayer ces réformes, un amendement constitutionnel est venu plafonner toutes les dépenses non financières du gouvernement fédéral pour 20 ans. Ce nouveau régime fiscal a légitimé des coupes budgétaires brutales et arbitraires. Et c’est ce programme d’austérité qui a dégradé le système universel de santé brésilien, d’inspiration britannique, ces dernières années.

Nombre de cas quotidiens de la Covid-19 au Brésil. Our World In DataCC BY

Enfin, il y a le rôle joué par Bolsonaro lui-même. Alors que la Covid-19 se répandait, le président a systématiquement minimisé les risques et bloqué toute réponse coordonnée au niveau central. Il a également contredit les maires et les gouverneurs lorsqu’ils ont tenté d’imposer leurs propres mesures de confinement, de distanciation sociale ou de port de masque.

Ce travail de sape a créé une confusion totale dans le pays, que Bolsonaro a ensuite utilisé pour justifier son refus des restrictions. Le président a également forcé les ministres de la Santé du pays — quatre en un an — à concentrer les efforts sur des traitements non éprouvés, comme l’ivermectine et l’hydroxychloroquine, alors qu’il laissait le système de santé imploser.

Un soutien social en déclin

C’est la gauche au Congrès qui a initié la seule mesure significative visant à protéger les pauvres : une aide mensuelle d’urgence de 600 réaux brésiliens (environ 140 dollars) pendant la pandémie, ainsi que d’autres mesures de relance, comme des marges de crédit pour les PME. Ces mesures ont été approuvées dans le cadre d’un « budget de guerre » qui contournait les limites constitutionnelles aux déficits budgétaires.

Bolsonaro a ensuite présenté cette aide d’urgence comme son propre octroi au peuple, renforçant ainsi sa popularité.

Le président brésilien Jair Bolsonaro

Bolsonaro a profité d’un regain de popularité grâce au programme d’aide d’urgence. Joedson Alves/EPA

Cependant, ce programme d’aide au revenu a pris fin en janvier, avec le début de la nouvelle année fiscale, alors que la dernière vague de la Covid-19 s’intensifiait. En avril, on lui a substitué une subvention beaucoup plus modeste de 250 réaux brésiliens par mois pour un maximum de trois mois, une mesure qui sera compensée, promet-on, par des réformes encore plus profondes de l’administration et davantage de coupes budgétaires.

L’absence de soutien fédéral a empêché les états et les municipalités d’imposer des mesures de confinement locales, une garantie certaine de l’aggravation de la pandémie.

La nécropolitique en action

La situation au Brésil est un excellent exemple de « nécropolitique » appliquée. Selon ce concept formulé par Achille Mbembe, la nécropolitique est l’expression ultime du pouvoir social et politique par sa capacité à décider qui pourra vivre et qui doit mourir. Dans cette itération, la Covid-19 est présentée comme un fait de la nature qui ne touche que les faibles.

C’est factuellement faux, mais une telle politique de la rancœur, de la conspiration et de la désinformation est typique de la cohorte actuelle de dirigeants autoritaires dans de nombreux pays, qui répandent des faussetés dans le but précis de créer des conflits, de détourner l’attention et de bloquer toute solution.

Bolsonaro a déclaré qu’il évitait les mesures sérieuses contre la pandémie afin de protéger l’économie. Or, ça n’est jamais l’un ou l’autre. L’expérience internationale montre que les économies (par exemple, la Corée du Sud ou le Vietnam, qui se sont attaquées de manière décisive au coronavirus, ont connu à la fois moins de décès et moins de contraction de l’activité économique. Celles qui ont cherché à éviter les confinements ont subi plus de décès et plus de recul économique. Actuellement, l’économie brésilienne pique du nez.

Deux personnes suivent un cercueil

Les Brésiliens ordinaires paient de leur vie la mauvaise gestion de la pandémie de Bolsonaro. Fernando Bizerra/EPA

Les manquements de Bolsonaro face à la pandémie ont permis au gouvernement de mettre en place, en catimini, une série d’initiatives qui suppriment les protections en matière de travail et d’environnement, ouvrant les territoires indigènes à l’exploitation agricole et minière.

Ils ont également détourné l’attention des scandales de corruption impliquant sa famille.

Dans la tragédie brésilienne, la responsabilité de Bolsonaro va bien au-delà de l’incompétence ou de l’hypocrisie de son action. Il a délibérément favorisé la propagation de la Covid-19 pour polariser le jeu politique à son avantage et pour faciliter le déploiement d’un programme gouvernemental totalement destructeur.

Et tandis que la population est laissée à elle-même face au coronavirus, le gouvernement priorise ses réformes néolibérales, le démantèlement de l’État et la destruction de l’environnement. Et c’est ainsi que le Brésil est frappé à la fois d’une mortalité explosive et de la pire contraction économique de l’histoire dans un chaos social et politique croissant.

 

 

[Source : http://www.theconversation.com]

« A humanidade é mais importante do que o nosso dinheiro », diz o apelo de 83 milionários que exigem pagar mais impostos porque « os problemas causados pela covid-19 não podem ser resolvidos com caridade, por muito generosa que seja ».

À medida que se começam a conhecer as consequências económicas e sociais da pandemia e se reconhece o papel decisivo do Estado na resposta à crise, tem crescido o debate sobre as formas de financiar essa resposta. O fracasso da estratégia da austeridade após a última crise, que apenas contribuiu para acentuar a recessão e os problemas sociais, mostra que são necessárias alternativas. Por onde poderão os governos seguir?

Para os 83 milionários que publicaram esta segunda-feira no Guardian uma carta aberta(link is external) aos governos, a resposta é clara: é preciso aumentar os impostos sobre os mais ricos. O grupo dos “Milionários pela Humanidade”, que inclui personalidades como Jerry Greenfield (um dos fundadores da marca de gelados Ben and Jerry’s) ou Abigail Disney (herdeira de Walt Disney), pede aos governos que “aumentem os impostos cobrados a pessoas como nós. Imediatamente. Substancialmente. Permanentemente”.

Os milionários explicam que, apesar de não estarem na linha da frente do combate à pandemia nem serem responsáveis pelo tratamento de doentes, condução de ambulâncias ou manutenção de serviços essenciais, podem ter um contributo decisivo: “[…] temos dinheiro, muito dinheiro. Dinheiro que é extremamente necessário agora e que vai continuar a ser necessário nos próximos anos, à medida que o mundo recupera desta crise.”

Aumentar a tributação dos mais ricos é uma forma de financiar o reforço dos serviços públicos, procurando garantir o acesso à saúde e educação a todas as pessoas, independentemente da sua capacidade financeira. Além disso, a receita fiscal pode contribuir para financiar programas públicos de promoção do emprego e reforço das transferências sociais para combater a pobreza e dar resposta a milhões de pessoas afetadas pela crise. Os milionários defendem que “os problemas causados e revelados pelo covid-19 não podem ser resolvidos com caridade.” Cabe aos governos definir políticas públicas e formas de as financiar.

O apelo dos milionários surge numa altura em que o número de “super-ricos” continua a aumentar, apesar da crise de proporções históricas que o mundo atravessa. O caso de Jeff Bezos, o fundador da Amazon cuja fortuna aumentou 75 mil milhões de euros só este ano, atingindo um recorde de 189 mil milhões de euros, é um exemplo desta tendência. É por isso que a resposta à crise será decisiva para combater as desigualdades e construir uma economia com mais justiça social.

[Foto: Daniel Lobo/Flickr – fonte: http://www.esquerda.net]

Nico en 1984

Publicado por Ignacio Julià

I

«Ya no volveré a acostarme con judíos», soltó con infinita displicencia la rubia Nico al entrar Lou Reed en la Factory —estudio y razón social del artista pop Andy Warhol— dispuesto a ensayar junto a ella y The Velvet Underground. Lou la había saludado con un «hola»; ella, como solía, tardó unos infinitamente dilatados segundos de silencio en soltar su carga de profundidad. Así pasaba página, una vez más, en una larga lista de amantes que, hasta la fecha, 1966, había incluido a John CaleBob DylanBrian Jones o Alain Delon, de quien tuvo un hijo nunca reconocido, y continuaría en el futuro con Jim MorrisonLeonard CohenIggy Pop, a quien enseñó la práctica del cunilingo, y su alma gemela durante años, el cineasta Philippe Garrel. Era de la opinión de que, al llegar a un lugar, basta conocer a algunos miembros ilustres para conquistarlo.

Christa Päffgen (Colonia, 1938) quedó huérfana al morir su padre en un campo de concentración. El final de la guerra la contempla junto a su madre en el sector estadounidense de Berlín. Llamada a ser modelo por su esbelto físico —un metro setenta y ocho centímetros de altivez— y su rostro cincelado en mármol teutón, en un viaje de trabajo a Ibiza, el fotógrafo contratado la bautizará Nico, por un hombre del que está perdidamente enamorado. En España será inmortalizada por el fotógrafo Leopoldo Pomés y aparecerá en la publicidad del brandi jerezano Terry. Antes había debutado en el cine italiano, formando parte en 1960 del elenco coral de La dolce vita de Fellini. Tres años después rueda en París Strip-Tease, curiosa inmersión en la vida bohemia con música de Serge Gainsbourg y Juliette Gréco.

En 1965, graba en Londres su primer single, auspiciado por el mánager de los Rolling StonesAndrew Loog Oldham, que pasa sin pena ni gloria. No importa, ella ya está volando rumbo a Nueva York, donde Andy Warhol, a quien ha conocido en París, insistirá, para fastidio del cuarteto, en que sea la vocalista de los Velvets. Apadrinados por Warhol, Lou Reed y John Cale, deben aceptarla en el seno del grupo, aunque insistirán en mofarse de su profunda voz y su germánica pronunciación, haciéndole todas las trastadas posibles —desconectarle el micrófono, por ejemplo— durante las sesiones de grabación o en las actuaciones del espectáculo multimedia ideado por Warhol, el estroboscópico The Exploding Plastic Inevitable. Ella no se inmuta y su presencia dará un toque de chic glacial a uno de los clásicos de la música pop, The Velvet Underground & Nico, publicado en 1967.

Con Warhol forma una sólida pareja, inefable en la sesión fotográfica en la que ella es Batman y él Robin. Congenian al verse reflejados el uno en el otro: ambos acarrean un aura que camufla a la persona real, ambos se expresan en su propia e intransferible jerga, repleta de brillantes obviedades, frívolos embustes. Aparece en sus filmes, especialmente en Chelsea Girls (1966), y al despedir los Velvets a su vocalista invitada —cuya voz había sido comparada a «un ordenador IBM con el acento de la Garbo»— ella inicia carrera en solitario actuando acompañada a la guitarra, según la noche, por Lou Reed, Sterling MorrisonTim Buckley o un jovencísimo Jackson Browne. El anuncio en el semanario Village Voice promete: «La diosa lunar celebra ceremonias nocturnas en el club Steve Paul’s Scene».

Un primer álbum, Chelsea Girl (1967), distorsiona la inflexible personalidad de la nombrada Miss Pop 1966, vistiéndola como cualquier otra cantautora de la época, con trasfondo orquestal. Poco después hace el descubrimiento musical de su vida al comprarle a un hippy un órgano hindú —no un armonio, como siempre repetía— y plasmar en él sus primeras canciones. Aconsejada por el propagador del free jazz Ornette Coleman, quien le explica los manejos de su sistema «harmelodics», Nico invierte la convención del teclado —los graves se pulsan a la izquierda, la melodía a la derecha—, y al hacerlo da con un sonido ululante, hierático, lúgubre, sexy por omisión. Decía ella del trasto, activado con un pedal, que era como una orquesta.

En septiembre de 1968, un nuevo contrato con el sello Elektra, hogar de folkies e inclasificables, envía a Los Ángeles a Nico y a John Cale, arreglista y único instrumentista junto a la impávida nibelunga en unas sesiones plagadas por la heroína. Cale levanta un decorado tridimensional hecho de viola eléctrica, piano, bajo, guitarra o glockenspiel alrededor de la voz y el solemne instrumento. La transmutación de una vida intoxicada a una inédita y singular expresión artística hace de The Marble Index, álbum que ella comparaba a una película sin imágenes, una experiencia única. Nos recuerda también que jamás revisitará tan altas cotas y se irá perdiendo en la indigna existencia de la heroína. «Tenía esa capacidad para crear drama allí donde fuera —ha explicado Cale—. Convirtió su vida en un escenario. Era algo instintivo, parte de ella misma, pero podía hacer de ello una ventaja. Su verdadero talento fue, sin duda, la determinación».

Sin esa tozuda defensa de la propia enajenación, del yo impermeable al mundo exterior, no se manifiestan obras como The Marble Index, que invito encarecidamente al lector a descubrir o revisitar. Si se supera la gélida antesala que es «Lawns of Dawns», uno se ve arrastrado a una dimensión de absortos paisajes, belleza fantasmal y ecos de una distópica calamidad. En esa otra dimensión, que es la de una artista comprometida únicamente con su instinto poético, se vislumbran las rojizas llanuras sin vida de Marte o la agónica Alemania bombardeada hasta la ruina total, viéndose uno atrapado en angustioso tormento o elevado a una inédita percepción sensorial. «No One Is There» y su candor trovadoresco, la maternal «Ari’s Song», dedicada a su hijo, «Facing the Wind» y su inmersión en la nada mas absoluta, el perfil histórico sui generis «Julius Caesar (Memento Hodie)» y la inolvidable «Frozen Warnings» transcurren con cadencias ajenas al tiempo real, conduciéndonos hacia una chirriante conclusión, la sobrecogedora «Evening of Light».

II

«Yo era la única hippy en el grupo. Visto una túnica y llevo un fular alrededor del cuello: fui la primera y soy la última hippy», me dijo Nico —que en los sesenta aborrecía a los hippies— en agosto de 1978, a su paso por Barcelona para actuar en el histórico festival Canet Rock, donde fue echada del escenario por celebrar una de sus «misas rock», como bromeaban sus detractores. Descendió llorosa y se encerró en su caravana a meterse un pico. Era la Nico yonqui que atravesaría los años ochenta en una brumosa odisea de cambalaches en busca de la próxima dosis y ensimismadas grabaciones, viviendo más del mito que de una música obviamente minoritaria.

Noches antes habíamos cenado juntos, con su pareja Philippe Garrel, en los alrededores de la Plaça Reial, en una de cuyas pensiones se habían instalado. Y, aunque al principio se mostró distante, de una impostada frialdad acorde con la leyenda, a la que empecé a mentar a Lou Reed y mostré mi entusiasmo de fan veinteañero por los Velvets, su vidriosa mirada se iluminó y brotaron mil y una historias sobre los plateados días neoyorquinos. Recuerdo que, mientras paseábamos hacia las Ramblas tras habernos tomado unas copas, sacó del bolso una pequeña fotografía en blanco y negro de sus días con Warhol y la banda, uno de aquellos severos retratos grupales que, en una época que ni siquiera imaginaba la actual saturación icónica de lo virtual, tuvieron tanto impacto en la conciencia colectiva del rock como las canciones.

Nico había conocido a Garrel, hijo del afamado actor Maurice Garrel, en París, cuando este iniciaba una trayectoria como cineasta inclasificable que sigue activa. Lo llevó a Nueva York y le presentó a Warhol, que visionó enmudecido su película El lecho de la virgen (1970). De regreso en París, no solo comparten una vida de austeridad bohemia y marginalidad artística, se hunden abrazados en los abismos de la heroína. Recuerdo haber visitado a Garrel en París para entrevistarlo, un año antes de su visita barcelonesa, y quedar pasmado por la miseria que presidía su señorial domicilio, que imaginé decimonónica propiedad familiar legada al hijo pródigo. Totalmente vacío y de amplísimas estancias, en el centro de un salón se erguía un montículo de cenizas producto de alguna fogata donde habían crepitado restos del mobiliario para combatir el inclemente invierno parisino.

En la habitación de Nico, ausente en aquel momento, había solo un catre y un viejo colchón, una caja a modo de mesita de noche con un cirio y, en la pared, el título de una película de Philippe, L’enfant secret (1979). «Las velas convierten la luz en estrellas», afirma ella, citada por Richard Witts en la biografía Nico: The Life and Times of an Icon (1993). «Toda habitación es un universo. Desde él veo el mundo a distancia, microscópico. Las velas son mis estrellas».

En Europa había grabado otro álbum supervisado por Cale, Desertshore (1970), cuya portada muestra una imagen de la más deslumbrante película de Garrel, La cicatriz interior, una serie de hipnóticos, dramáticos retablos en movimiento, planos secuencia rodados en exteriores de Islandia, Egipto y Nuevo México. Los arreglos y la producción de Cale conjuran aspereza y ternura en «Janitor of Lunacy» —inspirada en Brian Jones—, la siniestra y lacerada por la viola «Abschied», o en «Afraid», versionada por Antony en sus conciertos, reflejando asimismo los lazos familiares rotos en «My Only Child» —su amado Ari, que es ya la viva imagen de un joven Delon— y la añoranza materna en «Mutterlein». La medieval «All That Is My Own» cerraba un álbum quizás más accesible, igualmente estremecedor. Tras haberse ganado la vida como modelo, actriz y cantante, Nico deviene creadora insobornable, habitante de mundos que solo ella transita, fuera de su época o de cualquier otra. Una elegía por los vencidos años sesenta.

«Siempre eres lo que es tu arte, ni siquiera vale la pena discutir la faceta personal», me espetó durante nuestra charla. Hoy la frase suena a excusa perfecta para lo que vino a continuación, en los años ochenta: su destierro al Manchester posindustrial retratado por Joy Division, donde es acogida como madrina gótica y suprema oficiante de la liturgia de la hipodérmica y los opiáceos. Allí, la respaldarán en sus actuaciones y giras jóvenes músicos; llegan intimidados por la leyenda, pronto padecen la incomunicación con la diva, que olvida letras y orden del repertorio. Ella habita su leyenda apócrifa, adulada por figuras clónicas que la siguen a todas partes, le remiten luctuosos poemas y hacen murmurantes llamadas de madrugada.

De esta época son sus dos últimas obras reseñables. El proyecto iniciado como antología de héroes históricos, Drama of Exile (1981), incluye los temas «Gengis Khan» o «Henry Hudson», siguiendo la idea original, pero también las memorables «One More Chance» o «Sixty-Forty», además de versiones de Lou Reed («I’m Waiting for the Man») y David Bowie («Heroes», por supuesto). Camera Obscura (1983), última grabación con John Cale —a quien no perdonó las mezclas del álbum The End (1973), donde grabó el tema homónimo de The Doors y epató cantando el infame himno «Deutschland über Alles»—, abre las ventanas a un universo sonoro en que Nico parece invitada más que protagonista. Resaltan en su última declaración «My Heart Is Empty», «Das Lied vom einsamen Mädchen» o una afín versión de «My Funny Valentine», clásica balada que parece compuesta en diferido pensando en ella.

III

«Nunca miró atrás», me dijo John Cale, sentado a la mesa de un restaurante italiano en el Village, en el verano de 1988. «“Disfruta de tu hija, John, la vida sigue”, me decía… Una persona asombrosa. Alguien que era mandona y a la vez una señora. Debería haber dejado la bicicleta. No sales a pasear en bici bajo el sol de una tarde de verano en Ibiza, ¿verdad? Especialmente envuelta en esos ropajes tan ajustados». Nico había fallecido semanas antes en Ibiza —a donde había ido para tratar de estabilizar la recuperada relación con su hijo Ari— al sufrir un ictus mientras pedaleaba desde la casa que había alquilado rumbo a la ciudad para pillar marihuana. Llevada por un taxista al único hospital que aceptó ingresarla pese a ser extranjera, se le diagnosticó una simple insolación. Murió al día siguiente, desatendida. Contaba cuarenta y nueve años.

Se iba una mujer irrepetible, un ser sin verdaderos amigos, egoísta y al tiempo víctima de egoísmos ajenos, un espíritu fascinado por las tinieblas y la muerte, un lienzo en blanco en quien Warhol, Reed o Garrel proyectaron sus deseos e invenciones, una madre que —dicen— calmaba a su bebé con heroína y le inyectó su primera dosis a los veintidós años. Arquetípico producto de su época, atraída por la brujería del mismo modo que le atraían The Anarchist Cookbook o el Kama Sutra, fue la arquetípica «progre» ataviada con túnica y botas, en el sentido bohemio más que político, pues por sus intempestivas declaraciones la acusaron de filonazi, racista y antisemita. «Soy una nazi secreta —me dijo—. Porque mi padre nunca aprendió a ser un nazi y quise saber cómo era serlo».

Nico jamás se plegó a las convenciones sociales ni a las expectativas ajenas, hasta el punto de que no abrió una cuenta corriente hasta un año antes de su muerte, quizás para recuperar totalmente al hijo abandonado, a quien habían criado los abuelos paternos. Una artista, en definitiva, que —parafraseando a Warhol— siempre que veía aproximarse el éxito se iba por la tangente ofreciendo su más siniestra o árida visión artística. Heredera de Edgar Allan Poe o Lord Tennyson y admiradora de Lenny Bruce; oyente de Stravinski y Carl Orff, más que de Lennon y McCartney. Solía decir que los años setenta no habían ocurrido, que los sesenta saltaron directamente a los ochenta. Cosas de la toxicomanía, también de la idiosincrasia.

«No sé si estaba tomando algo —respondió Cale a mi pregunta—. Creo que intentaba dejarlo. Pero yo no estaba cerca cuando aparecía el terror, ya sabes. Había estado junto a ella cuando de repente la situación se desbocaba. Si las cosas se ponían feas, temía no recuperarse. Cuando empezaban a derrumbarse las paredes, se enfurecía con cualquiera que estuviese cerca. Tenías que andarte con cuidado».

La hermosa criatura que detestaba el cuerpo y el rostro adjudicados por la naturaleza mentía más que hablaba, siempre engrandeciendo su pasado, sus flirteos con figuras mitológicas. Dylan escribió «I’ll Keep It with Mine» para ella y Jim Morrison la animó a crear letras a partir de sus sueños. «Nos complementamos, tenemos mucho en común musicalmente hablando. Es el que más me influyó», me confesó. Lou Reed le cedió «I’ll Be Your Mirror», «Femme Fatale» y la majestuosa «All Tomorrow’s Parties», tonadas por la que se la recordará, aunque ninguna tratase de ella sino de otras mujeres en la estela warholiana. Kevin Ayers, otro que desperdició su genio, le dedicó una canción. La tituló «Decadence». Sabía de lo que hablaba.

«La razón por la que todavía no me he pegado un tiro es porque sé que soy única», alardeaba en 1978. Diez años después ya solo era una figura trágica. Esa voz grave, monótona, sepulcral, y aun así frágil. Un espectro de otro mundo que pasó brevemente por el nuestro.

 

 

[Foto: Getty – fuente: http://www.jotdown.es]

Avalanche de prazeres fúteis oferecidos pelo sistema é cada vez mais enfadonha. Mas alternativa seriam o sacrifício e o puritanismo? Ou acenar com o tempo livre, o fim do trabalho alienado e novas relações com a natureza e a sensualidade?

Por mais que aceitemos que somos responsáveis pelas mudanças climáticas, recusamo-nos a ver a oportunidade que elas oferecem para criar modos de vida que sejam melhores para o meio ambiente e mais agradáveis para nós. Isso não só é verdade para pessoas comuns, como também para economistas e outros “especialistas” que levam o aquecimento global muito a sério, mas que não conseguem pensar para além das soluções técnicas que podem nos permitir continuar com nossos modos de vida atuais. A maioria dos políticos e líderes empresariais parece igualmente incapaz de pensar “fora da caixa” do consumismo.

Obcecados como são pelo crescimento econômico e o PIB, não convidam a população e os eleitores a pensar em novas ideias de progresso e prosperidade, e ficam mais do que felizes com os publicitários mantendo o monopólio da imagem e da representação do prazer e de uma “vida boa”.

Até os críticos do capitalismo à esquerda têm-se preocupado mais com as desigualdades de acesso e distribuição que o sistema do que com as maneiras como nos confina a modos de vida orientados pelo mercado. A militância socialista e a atividade sindical no Ocidente têm sido amplamente limitadas à proteção da renda e dos direitos dos empregados dentro das estruturas já existentes do capital globalizado — e pouco fazem para desafiar, muito menos transformar, a dinâmica de “trabalhar e gastar” das culturas mais abastadas.

Mesmo quando a esquerda aborda questões relacionadas à necessidade e ao consumo de forma mais direta, ela tende a defender narrativas de uma “vida simples” para a realização humana, em vez de pensar de forma mais inspiradora nas complexidades e potencialidades do prazer humano, e nas direções barrocamente enriquecedoras que elas poderiam adquirir em uma sociedade pós-capitalista.

Mas a presunção, em todo o espectro político, de que o consumo mais sustentável sempre envolverá sacrifícios, em vez de melhorar o bem-estar, precisa ser enfrentada.

A nossa “vida boa”, hoje é reconhecida como uma das principais causas de estresse e de problemas de saúde. É uma vida muito barulhenta, poluente e desperdiçadora. Nossas rotinas de trabalho e prioridades comerciais forçaram as pessoas a direcionar todas as suas forças para a busca por empregos e carreiras. Muitos, durante a maior parte de suas vidas, começam seus dias em engarrafamentos ou sofrendo outras formas de desconforto causadas pelo trânsito. E passam grande parte do resto delas colados na tela do computador, muitas vezes envolvidos em tarefas entorpecentes.

Grande parte da atividade produtiva em nossas vidas é projetada para aprisionar o tempo na criação de uma cultura material de contínua melhoria da casa, expansão urbana, rotatividade de produção cada vez mais rápida e obsolescência programada. Em outras palavras, excluindo formas de realização humana mais dignas, duradouras ou fascinantes. Nosso sistema atual também lucra enormemente com a venda de bens e serviços para os quais temos muito pouco tempo ou espaço (aqui entra o papel dos setores de fast food, lazer e terapia, ou as academias onde pagamos para caminhar numa esteira porque a ditadura do carro tornou a caminhada em outros lugares impossível ou muito desagradável).

Os movimentos verdes são rejeitados e vistos por alguns como estraga-prazeres, como se estivessem empenhados em nos levar de volta à Idade da Pedra. Mas a “abundância” dos dias de hoje, contaminada por trabalho, escassez de tempo e excesso de lixo, é em muitos aspectos puritana e ofensiva para com a sensualidade. Muito disso nem corresponde a um desejo inato nosso de trabalhar constantemente e consumir mais. Se assim fosse, os bilhões gastos em publicidade e preparação de crianças para uma vida de consumo dificilmente seriam necessários.

Um número cada vez maior de pessoas vem percebendo isso e descobrindo, após refletir, que a vida não se reduz a “trabalhar e gastar”. Desencantados com seu estilo de vida estressante, elas começam a revisar ideias sobre o que mais valorizam e desejam. O fato de ansiarmos outra vida com a qual sentiríamos mais prazer é corroborado por uma pesquisa recente que mostra que mais riqueza não nos torna necessariamente mais felizes, e sugere que há algo inerentemente autodestrutivo na busca incessante pelo consumo.

É verdade que as pesquisa precisam ser analisadas com cautela. O que relatamos sobre nosso grau de satisfação nem sempre é o melhor guia sobre como realmente nos estamos saindo. E nem sempre a falta de correlação relatada entre uma renda mais alta e maior satisfação com a vida significa que um consumo maior não melhore o bem-estar. Isso ocorre porque os padrões que usamos para avaliar nosso nível de satisfação podem tornar-se mais exigentes à medida em que nossa experiência de vida muda com o aumento da renda.

Experiência e educação podem melhorar nosso senso de liberdade e potencial pessoal justamente ao gerar descontentamento com nossa situação de vida existente. À medida que aprendemos uma nova habilidade, frequentemente criamos novas formas de frustração e exigências sobre nós mesmos (quanto melhores nos tornamos em um determinado esporte ou tocando um instrumento musical, mais conscientes estaremos daquilo que faz falta em nosso desempenho).

O que deveria, então, ser considerado na estimativa da “boa vida” — a intensidade de seus momentos de prazer mais raros ou seu nível geral de contentamento? A fuga da dor e da dificuldade ou sua superação bem-sucedida? E quem está na melhor posição para decidir se o bem-estar pessoal aumentou: seria inteiramente uma questão de relato pessoal ou aberto a uma avaliação mais objetiva?

Há muito que essas questões estão no centro dos debates, entre a abordagem utilitarista e a aristotélica, para refletir sobre o bem-estar. Enquanto a ênfase da primeira está no prazer e em sua quantificação (deve contar, na estimativa da felicidade, o número de prazeres experimentados ou dores evitadas), o foco aristotélico baseia-se no curso geral de uma vida (o que você foi capaz de fazer com ela — tomando em conta,  portanto, as capacidades, funções e realizações, ao invés de sentimentos mais imediatos de gratificação).

Em defesa de sua posição, os aristotélicos argumentarão que as pessoas nem sempre são os melhores juízes de seu próprio bem-estar e que muito prazer imediato pode também ser obtido com um comportamento autodestrutivo. Além disso, se proibirmos quaisquer avaliações objetivas da “vida boa”, também seremos privados de motivos para criticar formas egoístas e ambientalmente agressivas da busca pelo prazer. Também foi afirmado, de forma relacionada, que uma “felicidade” concebida ou medida em termos de sentimentos subjetivos desestimularia o desenvolvimento do senso de cidadania e solidariedade intergeracional — que é essencial para o bem-estar social e ambiental.

No entanto, a abordagem mais utilitarista não precisa excluir as formas de prazer com orientação cidadã, que vêm com o consumo responsável para com os outros e o meio ambiente. Afinal, o prazer de muitas atividades, como andar de bicicleta, inclui tanto os prazeres sensuais pessoais mais imediatos, quanto aqueles que vêm do fato de não contribuir para o perigo e a poluição do transporte automotivo. Além disso, é difícil, em última análise, legitimar reivindicações sobre o bem-estar de alguém sem alguma medida de endosso da pessoa em questão.

Há, então, uma tensão nas discussões sobre o hedonismo e “boa vida”, entre o privilégio utilitarista do prazer experimentado e o viés mais objetivo da tradição aristotélica. Enquanto o primeiro corre o risco de ignorar os componentes mais objetivos da “boa vida” e da “boa sociedade”, o último faz justiça a esses pilares, mas corre o risco de superestimar, ou até mesmo de preferir o conhecimento superior de “especialistas” por sobre os próprios indivíduos.

Mas aceitar a complexidade de avaliar as afirmações sobre a qualidade de vida e a satisfação pessoal é uma coisa. Negar que haja hoje evidências da natureza autodestrutiva do consumo em constante expansão seria outra bastante diferente. De fato, é consenso de ambos os lados do debate hedonista que a felicidade não reside no acúmulo infinito de coisas. E embora não tenha — e nem possa — a aspiração de resolver as questões filosóficas dessa área, a perspectiva hedonista alternativa destaca as narrativas sobre prazer e bem-estar que estão implícitas nas formas emergentes de insatisfação com a cultura afluente. Assim, busca abrir uma ótica pós-consumista sobre a “boa vida”, que pode se conectar com os sentimentos dos consumidores no aqui e agora.

O “hedonismo alternativo” nesse sentido tenta evitar moralizar a questão do que as pessoas deveriam precisar ou querer (apesar de ser verdade que esses dois não podem ser evitados ao mesmo tempo…), enquanto se relaciona com novas respostas de anticonsumismo. Seu principal interesse, assim, (evocando um conceito do crítico cultural Raymond Williams) é em uma “estrutura de sentimentos” em ascensão, que é ao mesmo tempo perturbada por formas de consumo que antes eram tidas como certas, ciente de antigos prazeres perdidos, e sensível pela primeira vez ao convite a uma nova forma de viver.

Com o aquecimento do planeta, precisamos construir uma resposta que apele para essa “estrutura de sentimentos”. Seu apoio irá desafiar o estrangulamento da ética de trabalho no modo de vida ocidental, será um esforço para alcançar uma ordem socioeconômica na qual trabalho e renda sejam distribuídos de maneira mais justa, em que a coparentalidade e que o trabalho doméstico compartilhados sejam regra, e na qual todos tenham os meios e o tempo para formas sustentáveis de atividades e melhorias de vida.

Se fizéssemos a mudança para uma economia de trabalho menos intensiva, ela iria reduzir o ritmo em que as pessoas, os bens e as informações têm que ser entregues ou transmitidas, e o impacto nas fontes de atrito e nas emissões de carbono seriam de grande impacto para todos. Poderíamos recuperar tempo para nossa vida pessoal e familiar. Diminuiríamos as viagens diárias e adotaríamos maneiras mais saudáveis de deslocamento, como as caminhadas, a bicicleta e os barcos. Supermercados e compras online seriam substituídos por um ressurgimento do varejo de rua, evitando a síndrome da “cidade clone” e dando força às comunidades locais, de maneira que poderíamos reduzir o crime e adotar novas formas de convívio e troca intergeracional.

Tudo isso transformaria a vida rural e urbana, especialmente para as crianças, e proporcionaria mais espaço para a reflexão, além de oportunidades para experiências sensoriais negadas pela rotina atormentada e isolada de trabalho e deslocamento. E os custos para isso acontecer seriam insignificantes em relação aos representados pela organização atual, especialmente se as despesas médicas pudessem ser substituídas por uma saúde pública de mais qualidade, com menos acidentes.

Há, é claro, algumas vantagens e prazeres que teríamos de sacrificar em uma economia de baixo carbono: confortos de vários tipos; algumas das excitações de uma vida acelerada; a facilidade de que dispúnhamos até recentemente das viagens ao exterior. Mas o conforto constante pode tanto satisfazer quanto entorpecer os apetites. A inventividade conseguirá certamente criar uma série de emoções mais ecológicas. Mesmo viagens a lugares distantes nem sempre cumprem sua promessa de oferecer experiências raras, e o ritmo diferente das férias perto de casa também pode ser fonte de formas inesperadas de encantamentos e escape da vida banal.

A mudança para um modo de vida pós-consumismo traz uma perspectiva chocante, dada a estrutura da existência moderna e a subordinação das economias nacionais ao sistema globalizado. Além disso, é irrealista supor que podemos continuar com as taxas atuais de expansão de produção, trabalho e consumo material do último século, para não falar das últimas décadas. Tecnologias mais verdes ajudarão a conter o aquecimento global.

Mas a adoção de alternativas ao crescimento econômico tem que se tornar uma preocupação central no planejamento e na criação de políticas — não ser ignorada ou desprezada, como se fosse uma fantasia impraticável. Além disso, em abalos climáticos ou financeiros, somados a um grande cinismo em relação aos comprometimentos dos governos com o aquecimento global, mais honestidade a respeito desse assunto pode também gerar mais cooperação e respeito de parte do eleitorado — especialmente se for acompanhado de imaginação sobre as singularidades de viver em uma sociedade sustentável. Essas ideias transformadas de “vida boa” podem também ser projetos que os países menos desenvolvidos terão, se quiserem reconsiderar as convenções e objetivos de seu próprio “desenvolvimento”, e evitar algumas das consequências mais indesejáveis do modelo dominante.

Meu argumento sobre o hedonismo alternativo é frequentemente rejeitado e taxado de utópico. Mas há algo bem irrealista na projeção de futuro focada nos “negócios, como sempre”. E dada a urgência atual de políticas de prosperidade que dissociem prazer e realização de consumo de uso intenso de recursos, é importante evitar suposições fantasiosas sobre o que seriam formas globalmente sustentáveis de indústria e estilo de vida. Nós não podemos, é claro, defender acesso igualitário e universal à riqueza e ao estilo de vida ocidental. A demanda por pleno emprego, o fim da austeridade e a segurança econômica para todos devem estar ligadas a demandas de expansão do tempo livre, da diminuição de ritmo da economia e do estabelecimento de uma ordem baseada em uma forma de consumo material essencialmente reprodutiva. A reconceitualização de “progresso” segundo  essas linhas deve oferecer as bases em que nos apoiaremos para pensar sobre arranjos de trabalho e instituições políticas para um futuro socialmente justo e viável.

[Imagem: María Berrio – fonte: outraspalavras.net]

Mientras pulía las lentes y frotaba los espejuelos microscópicos o colosales que llegaban en barricas de Ciudad Rodrigo y la gendarmería ‘koninklijk’ holandesa le contemplaba con benevolencia Espinosa pensaba en el ‘Deo’ de su ‘Ethica’ (‘Ordine geometrico demonstrata’)

Escrito por Fernando Arrabal

SPINOZA

Como en un impulso hacia la fábula
nació trescientos años antes que yo
en la escuela para superdotados
cuando tomó su primera lección
mientras Rembrandt descubría la anatomía.

Recordando
la pierna rota de Belerofonte
prefería soñar con la amistad
a amores oblicuos de fantasías y quimeras.

Trabajador y filósofo
pulidor de espejuelos y universos
reconcilió ciencia y omnisciencia
tuberculoso resbalaba
en la cresta de la austeridad
cerca del rigor de las matemáticas
sus exactitudes y sus arcángeles.

Como deseaba
a horcajadas su Deo y la Naturaleza
reconcilió precisión y gracia,
¡lo instantáneo y lo eterno!

Amurallado en el calabozo de lo prohibido
bajo cinco codos de incomprensión
destilaba sus conocimientos
gota a gota
sin miedo a naufragar.

En su cerebro flotaba la alegría.
sus noches se tejían en su cubículo
en un despliegue de teoremas y aforismos.

Sus detractores repetían :
«Hace todo lo que está prohibido
con el orgullo de los blasfemos»
el que amaba a Deo
en su naturaleza y sus clones.

Maduro para la frustración
rezaron para verlo
en el infierno
abrasado
por los siglos de los siglos.

Cachito de cielo
su caridad flotó, disponible
le hubiera gustado quemar en las llamas
todas las credulidades.

La voluntad no es una causa libre
pero tan necesaria
incluso cuando pervive
encerrada por las musas.

Vaga por su mundo
como lacado por la nieve
como causa de sí mismo
cuando su existencia
precede a su naturaleza.

Convertido
hacia la intimidad de su saber
no tomó atajos hacia lo eterno
para no caer en callejones sin salida.

Explorador nunca perdido en pantanos,
equilibrista, entre la medida y el infinito,
logró la inocencia del origen;
su deseo se adaptó a las dificultades
con ¡qué ardor!

Olían tanto a veneno
los milagros y la charlatanería
que mordió la fiesta de las supersticiones
hasta escupir sangre.

Como Newton y Kant
nunca dejó escapar una perla de sudor
ni una gota de semen.

A lo largo de los siglos
el conoció la gloria y sus oscares
en el arrabal de su firmamento.

Voló
cabalgando sobre la pureza
huyendo de la alcoba sus mentiras
y sus galaxias.

El nunca bromeó
bajo la campana de los chismes.
cuando los rencores son
fatalmente inexactos.

 

I-I-XXI aparente

 

[Fuente: http://www.laregledujeu.org]

Écrit par Christophe Steyne

John Dowland (1563-1626) : A Fancy. Bor Zuljan, luth. Livret en français et anglais. Février 2020. TT 65’57. Ricercar RIC 425.

Pour son premier album en tant que soliste, Bor Zuljan a choisi ce compositeur qu’il pratique depuis une quinzaine d’années et dont il admire dixit l’inégalable compréhension de son instrument, au travers les Fantasias qui trônent pour lui « au sommet de la musique pour luth », écrit-il dans sa notice. Parmi la centaine d’opus inventoriés par Diana Poulton en 1981 dans un catalogue qui fait référence, le CD aborde effectivement la plupart des Fancies et Fantaisies, pimentées du chromatisme que Dowland côtoya auprès des Italiens protobaroques. Le programme inclut aussi quelques pages plus ouvertement inspirées de la danse courtoise, au travers une poignée de PavansAlmains et Galliards.

Gustav Mahler disait se sentir trois fois sans domicile : en tant que Bohémien en Autriche, qu’Autrichien parmi les Allemands, et comme un Juif de par le monde. Dowland aussi peina à fixer ses attaches, à se faire reconnaître en sa patrie, suspectant que sa religion catholique fit obstacle à un poste d’envergure à la Cour de son Angleterre natale. Tout comme le cyclothymique auteur du Lied Ich bin der Welt abhanden gekommen, Dowland serait-il bipolaire, ainsi que le suppose Bor Zuljan ? Du moins son vague-à-l’âme, sa douleur d’être-au-monde restent-ils, aux yeux de la postérité, associés à l’emblématique mélancolie de celui qui écrivit les Seven tears.

Pourtant, ce qui frappe en ce récital, c’est le ton débarrassé de la langueur élisabéthaine que certains interprètes se plaisent à compasser, voire à travestir. Au-delà de l’image romantisée et simpliste du semper dolens, le jeune professeur du Conservatoire de Genève concentre avant tout le génie polyphonique de ces œuvres, qu’il fouille et cisèle avec une étonnante précision. Le lyrisme (et Dowland fut un sublime mélodiste) semble ici le vêtement accessoire de la structure. Vertu ou rançon d’une conception analytique. Au prix de tempos vifs qui creusent le relief, par exemple dans la Galliard to lacrimae. Les gras entrelacs dont nous reput jadis Anthony Rowley, laissant transpirer les pores de la partition, sont ici éconduits par un phrasé d’acupuncteur qui hérisse les textures, resserre le contrepoint, et fraichit l’haleine. Respiration tendue par une exceptionnelle vigueur rythmique (Lady Hundson’s Puffe !). Une telle vivacité d’esprit n’empêche pas d’accorder à chaque voix sa juste perspective, sa vie propre et néanmoins prodigieusement intégrée ; on en trouvera modèle dans Can she excuse et la Galliard du Earl of Essex : l’entrain (qui joue ça si vite ?!), la relance, l’abbellimento qui frise la corde avec une stupéfiante vélocité.

Le choix d’un instrument ténor (fait par Jiří Čepelák d’après un modèle padouan de Vendelio Venere, 1582), accordé bas, permet une nette focalisation du registre grave auquel les boyaux apportent leur moelleux, leur sensitivité animale. Les huit chœurs soupirent comme une seule âme, s’émoustillent avec aplomb, les registres sont parfaitement cohérents, et agrémentés de quelques bruits de scène qui crédibilisent l’écoute.

La multiplicité des alternatives disponibles autorise quelques libertés d’ornementation, peut-être stimulées par les réflexions que Bor Zuljan poursuit (en vue de thèse ?) sur le Ricercar, la Fantaisie et l’impact de l’improvisation sur le public. Ou sous l’influence de ses professeurs de guitare, comme il nous l’explique en interview. Certaines personnalisations textuelles s’osent aussi, à l’instar de la P73 dont l’extraordinaire trémolo (2’35) débordera, contrairement à l’habitude, en filigrane sur les ultimes accords conclusifs.

Malgré ces licences, le style ne prétend pas au théâtre d’humeurs d’un Paul O’Dette (Harmonia Mundi), plus extraverti, et certainement plus accessible. En revanche ici, on succombe moins à la palette de couleurs qu’à la calibration graphique. Voire à son introversion. On saluera le choix de la Fantasia P71 en guise d’introduction : la descente chromatique, amorcée sur la prolation, nous introduit à un univers progressivement animé de confidences muettes. Tout au long du disque, l’émotion reste contenue, presque secrète (le Lacrimae), peut-être car on s’y confronte par une acoustique rapprochée qui ne procure pas le secours de réverbération de l’église genevoise. Mais surtout car l’interprète ne galvaude pas les affects. Conclure ce récital dédié à ses grands-parents par le Farewell oblige à la dignité.

Aux antipodes de toute préciosité, la technique de Bor Zuljan, son agilité sans borne, convainquent surtout par leur intelligence qui soutire à chaque expression sa sobre grandeur, sa pleine rhétorique. Ce n’est pas ici qu’on pénétrera superficiellement la poésie de ces pièces dont l’imaginaire se retrouve circonscrit, subsumé à quelques vérités plus essentielles. Pour autant, avant qu’on ne laisse accroire un quelconque reproche de sécheresse,  rassurons nos lecteurs. Derrière l’austérité, l’humour n’en brille que plus délicatement, l’humanité affleure partout. Ainsi les effets imitatifs dans la Fantasie P1a, son délicieux frétillement en écho (3’23). Cette rhétorique est moins littérale que littéraire, tant la grammaire figure ici son lot de récits à tiroirs, de métaphores à décrypter. Le Dowland de Zuljan n’est pas celui des clichés Tudor de pacotille, mais mieux qu’aucun autre il élève, raffine, voire intrigue. Nous réécoutions la Forlorn Hope par Konrad Ragossnig, (Archiv Produktion, 1973) qui, comme bien d’autres luthistes, en explore patiemment le vernis doloriste. Bor Zuljan nous fait entendre autre chose, qui tient de la métamorphose, et instille le souvenir des magnifiques vers shakespearien du Ariel’s Song de La Tempête : « Full fathom five thy father lies ; Of his bones are coral made ; Those are pearls that were his eyes ; Nothing of him that doth fade, But doth suffer a sea-change Into something rich and strange ». Engloutie sous la surface de l’onde, une silhouette aimée et familière git et devient quelque chose de riche et d’étrange…

Ce disque n’a rien d’éblouissant. Quand on est éblouit, on n’aperçoit plus rien. Mais il révèle, se révèle à mesure qu’il se voudrait cacher. Ainsi pique la curiosité. Si on y voit mieux clair en ces pièces, au plus profond, c’est que le virtuose slovène, outre la finesse de son phrasé, la conviction de sa conduite, nous y guide en suivant le conseil d’Helena au début du Midsummer Night’s Dream : au-delà des apparences que courtiserait le cœur, il ouvre le regard de l’esprit. En naissent des instants particulièrement authentiques, fragiles et donc forts, qui ne sont pas là pour plaire ni même paraître, car surpris derrière la glace sans tain de notre impudeur, on croirait qu’ils s’ignorent admirés.

Son : 9 – Livret : 8 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10

 

[Source : http://www.crescendo-magazine.be]

Se trata de cinco ensayos sobre la naturaleza que muestran al escritor estadounidense decimonónico en su lado más bucólico y poético, enmarcado dentro del pensamiento trascendentalista y con una erudición que actualizada se convierte en una exquisita obra literaria.

"La noche y la luz de la luna", recientemente publicado en la Argentina.

« La noche y la luz de la luna », recientemente publicado en la Argentina.

Escrito por Carlos Daniel Aletto

Los cinco ensayos sobre la naturaleza que conforman el cuidado libro « La noche y la luz de la luna » de Henry David Thoreau, recientemente publicado en la Argentina, muestran al escritor estadounidense decimonónico en su lado más bucólico y poético, enmarcado dentro del pensamiento trascendentalista y con una erudición que actualizada se convierte en una exquisita obra literaria.

La editorial Godot acaba de publicar, en una edición muy cuidada, cinco ensayos de los cuales cuatro (« La noche y la luz de la Luna », « Los colores del otoño », « La sucesión de los bosques » y « Manzanas silvestres ») formaron parte de la antología « Excursions » publicada en 1863 por « Ticknor and Fields », la prestigiosa editorial de Boston, Massachusetts. En esta nueva edición en español traducida por María Paula Vasile se suma el ensayo « El mar y el desierto ».

El libro tiene un especial encanto por presentar el pensamiento naturalista del escritor nacido en Concord, Massachusetts, en 1817, en una edición ilustrada con grabados de la naturaleza, con dos guardas en negro -una con constelaciones- al principio y al final, lo que convierte a la edición rústica de tapas blanda en un objeto vistoso, único.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense. Es conocido por su libro « Walden », una reflexión sobre la vida sencilla en un entorno natural, y por su ensayo « Desobediencia civil », un argumento a favor de la insubordinación a un Estado injusto. Sus artículos, ensayos y poesía suman más de veinte volúmenes y es su costado menos frecuentado.

Entre sus contribuciones de mayor influencia se encuentran sus escritos sobre historia natural y filosofía, donde anticipó los métodos y hallazgos de la ecología y la historia ambiental, dos fuentes del ambientalismo moderno. Su estilo literario entrelaza observación natural cercana, experiencia personal, una retórica clásica, significados cargados de simbolismos y tradición histórica, mientras muestra una sensibilidad poética, austeridad filosófica y la típico pasión americana por el pragmatismo.

A pesar de que « La noche y la luz de la Luna » es uno de los textos menos conocidos de Thoreau, con su lectura se revela que es una de las obras más significativas en cuanto a su concepción de la oposición entre naturaleza y sociedad. No solo por esto, sino por los numerosos temas que, como de costumbre, toca de forma lateral, por ejemplo la relación entre lo natural y lo civil, la reflexión que dedica a la confusión entre lo nuevo y lo viejo, lo que se construye y lo que se destruye, que, como explica en el texto, por la noche, bajo la luz lunar, se confunde.

Pero esas son particularidades, ya que en su conjunto, estos ensayos son una ilustración de una idea más genérica sobre la naturaleza que expone continuamente Thoreau en casi todos sus textos, la cual es la base de su pensamiento. El escritor sostiene que alejado del contacto de la naturaleza no hay vida humana ni reflexión, que esta sirve más que los libros y los diarios a los caminantes y a los poetas; que en la naturaleza está la ley.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense.

El ensayista muestra su amor por el mundo natural y su sentido respeto por los cambios orgánicos provocados por las estaciones. En estos ensayos, principalmente en el segundo en el libro, « Los colores del otoño », hace una lectura perfecta a medida que llega el otoño y admira el follaje multicolor. Thoreau disfruta la contemplación de las hojas de los árboles y no comprende como sus vecinos de Concord se dedican a sus actividades diarias sin siquiera echar un vistazo a las gramíneas púrpuras o los arces rojos.

El ensayo « Los colores del otoño » es una permanente oda a estos cambios, comparando las hojas rojas y amarillas con frutas maduras que parecen dulces. Las descripciones que realiza Thoreau, mientras admira los olmos, los arces y los robles escarlatas recuerdan a la poesía de Virgilio y al renacimiento bucólico de Garcilaso.

« Sus hojas están perfectamente maduras. Me pregunto si también maduran, en respuesta los hombres que viven a su sombra », escribe. El otoño recuerda al escritor que debe elevarse y respetar el mundo que nos rodea, el cual brinda belleza en su constante y pacífica evolución.

Thoreau señala que los estadounidenses se comportaban con el mundo como si vivieran en un estado de naturaleza hobbesiano, tratando de manera rutinaria las tierras que habían encontrado, como si solo se tratara de un espacio para seguir conquistado y explotando, sin reparar en los daños que pudieran resultar de este esfuerzo.

Los ensayos de este libro, y el pensamiento en general de Thoreau, discuten con la famosa promesa del clérigo John Cotton pronunciada en 1630 en las colonias americanas de Massachusetts, quien en su recordado sermón señala que « quien toma posesión de un terreno baldío y le otorga cultura y cría, es su derecho a poseerlo ». Cotton se basaba en el mensaje de Dios a Adán sobre el Paraíso en el Génesis: « Sean fructíferos y multiplíquense; llenen la tierra y sométanla; dominen a los peces del mar y a las aves del cielo, y a todos los reptiles que se arrastran por el suelo ».

El pensamiento americano alineado a Cotton, al que Thoreau se enfrentaba, sostenía que la causa del daño ambiental era la naturaleza misma, producto de las inundaciones, heladas y tormentas, así como las plagas de insectos y malas hierbas. Por lo tanto, la naturaleza estaba sujeta a una especie de deterioro que debía combatirse con atención mediante la cría y el mejoramiento.

"La noche y la luz de la Luna" es uno de los textos menos conocidos de Thoreau.

« La noche y la luz de la Luna » es uno de los textos menos conocidos de Thoreau.

Thoreau dialoga en sintonía con las ficciones clásicas de James Fenimore Cooper. En « Los pioneros », la primera de las novelas de « Leatherstocking Tales », el autor de « El último mohicano » tiene una mirada diferente sobre la naturaleza. Uno de los momentos más conmovedores de la novela es un gran incendio forestal causado por un descuido humano: la explosión de un barril de pólvora.

Cooper también se refiere al daño causado por la minería de plata, un capítulo trata detenidamente el saqueo de los leñadores durante la tala de los bosques, otro sobre la matanza desenfrenada de palomas y se detiene en el daño que genera la pesca excesiva. Este es el momento en que los norteamericanos toman consciencia de que son la fuente del daño ambiental.

Cada uno de los ensayos de están marcados por el sentido de pérdida y culpabilidad. A veces, Thoreau simplemente se entristece, como cuando observa con angustia que: « Los tiempos de la manzana silvestre pronto serán parte del pasado. Es un fruto que probablemente se extinga en Nueva Inglaterra ». Sin embargo, durante estos cinco ensayos lo domina la indignación. El libro en su totalidad es un intento de convencer a sus compatriotas para detener o revertir la autodestrucción.

Thoreau siente en el fondo la decepción que con estos escritos no podrá convencer a sus conciudadanos, al menos no en ese momento, porque todavía no ocupa un lugar para poder vigilar el comportamiento de los humanos sobre la naturaleza. Al mismo tiempo, sin embargo, el naturalista claramente espera que sus comentarios demuestren ser lo suficientemente provocativos y persuasivos como para cambiar la opinión de sus lectores.

En esta vistosa edición, además de mostrar su pensamiento filosófico y la erudición permanente, Thoreau tiene una mirada idílica sobre el mundo. Las imágenes, las metáforas con la que describe los frutos, los árboles y su mirada sobre los colores hacen de este conjunto de ensayo -que se complementa con las ilustraciones de Liliya Shlapak, Lubow Chipurko, Nikolayenko Yekaterina y Melok- una oda narrativa a la Naturaleza.

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Una extrañeza elocuente y cercana recorre sus relatos, que los lectores reconocen. ¿No es así lo que vivimos, insólito y desconcertante?

Escrito por MERCÈ IBARZ

Puede que sea la pandemia, sus estragos, la visión agudizada que procura, lo he comprobado. Vemos más: lo que sucede, lo que dábamos por hecho, lo que no estaba previsto, lo que no sabíamos que pensábamos, ni lo que sentíamos. Pero a menudo giramos la vista. Un exceso de realidad desasosiega. A algo así te enfrenta Clarice Lispector, esa escritora rara e indomable nacida hace 100 años, efeméride que reaviva su obra. Lo pienso leyendo Restes de carnaval, primera traducción catalana de sus cuentos, relatos raros. O no. Tan raros como lo que estamos viviendo. Una extrañeza, insólita y desconcertante, y a la vez muy cercana, que, por la acogida que está teniendo el volumen, los lectores reconocen. ¿No es así lo que vivimos, insólito y desconcertante?

Lo raro es vivir, decía otra escritora distinta y a la vez no lejos de ella, Carmen Martín Gaite, y así tituló su novela. Lo raro puede ser lo que sale bien cuando todo puede ir mal. Este parece el caso de Restes de carnaval: un editor, Jordi Puig, que se mete él mismo a escoger los relatos de Lispector que quiere publicar y se diría que el confinamiento de marzo le fue la mar de bien para terminar de componer el libro (los editores pudieron leer tanto como necesitan, entonces, sin estar sometidos a las presiones de la promoción). Dos traductores, Josep Domènech Ponsatí i Pere Comellas Casanova, que trasladan a cuatro manos a esta escritora de culto que escribe como una poeta y prosista pegada a su propia piel, en una lengua, el portugués de Brasil, que de tan sencilla te sumerge en un mar de dudas y ya no sabes si eres francés o brasileño o catalán. ¿Lo habré entendido? ¿Es eso lo que quiere decir? Cada frase de Lispector resuena, es un universo, advierte la siempre sutil Tina Vallès en el epílogo, “o si queréis una caja, una unidad que funciona sola y que unida a las otras compone un cuento tejido y no cosido, sin costuras, de una sola pieza”. Empiezas a leer, en efecto, y no puedes parar hasta el final, al mismo ritmo que Lispector, siguiendo las frases, que de forma orgánica, como si fuera la respiración del cuerpo de la escritora y la tuya propia, te llegan sin más. Y por si fuera poco, la señora tiene un humor descacharrante.

Austera en el uso de las palabras, de temas cotidianamente aburridos y sin alzar la voz, su humor es fino como una brisa. Sea en “La mujer más pequeña del mundo”, ironía sobre el exotismo étnico en literatura y en la vida. Al cabo, Lispector publica en los años del boom y sus selvas. Así habla la Pequeña Flor de la selva, en palabras que traslado desde esta traducción catalana excelente: “Hay un viejo equívoco sobre la palabra amor, y, si muchos hijos nacen de este equívoco, muchos otros han perdido el instante único de nacer solo por culpa de una susceptibilidad que exige que sea yo, ¡yo!, quien guste, y no mi dinero. Pero en la humedad de la selva no existen estos refinamientos crueles, y el amor es no ser comido, amor es encontrar bonita una bota, amor es que te guste el color raro de un hombre que no es negro, amor es reír de amor a un anillo que brilla”. Pues: “No ser devorado es el sentimiento más perfecto. No ser devorado es el objetivo secreto de toda una vida”. A que sí.

Lispector parece escribir danzando, en trance. Al protagonista de una de sus novelas le hace decir: “Escribo con el cuerpo”. Y en una de las prosas breves incluidas en este volumen, “Aventura”, remacha: escribir es “una manera de no mentir el sentimiento”. A partir de ahí levanta su misterio: no mentir el sentimiento. Hace pensar en Mercè Rodoreda, las dos tienen esos trazos. Lo que escribes sale de dentro, como tus pinturas, parecen decirse la una a la otra, pues ambas, escritoras extremadamente originales, pintaron. Es tal vez ese lenguaje del cuerpo cuando se pinta lo que convierte las historias de Lispector en una danza. Sobre todo los cuentos. No sé si es mejor en cuento que en novela (también en eso las semejanzas con Rodoreda están ahí), pero en el cuento se advierte bien su danza escrita por dentro. Decía Virginia Woolf, antecesora de las dos, que escribir no sale solo de los dedos: “Parece que escribimos con todo nuestro ser. El nervio que gobierna la pluma se enreda en cada fibra de nuestro ser, entra en el corazón, traspasa el hígado”. Hasta llegar al cuerpo del lector.

Clarice Lispector sabe lo que dice con extraña precisión, lo último que pretende es domar su rareza. Puede que hoy la comprendamos mejor, ella que hizo gala del “don de no entender”. En sus frases y relatos reconocemos más y más lo que nos pasa, sobre todo ahora.

 

Mercè Ibarz es escritora y crítica cultural.

 

[Foto: Maureen Bisilliat – fuente: http://www.elpais.com]

 

Arte diffusera le 5 décembre 2020 « L’invention du luxe à la française » (Versailles – Wo Frankreich den Luxus erfand), documentaire de Stéphane Bégoin« Si la France symbolise le luxe sur le marché international, elle le doit à Louis XIV et son ministre Colbert. Un passionnant retour sur les débuts d’une aventure mouvementée qui mêle innovation scientifique et technique avec espionnage industriel pour aboutir à la création des industries du luxe en France ».

Publié par Véronique Chemla

« À la veille de la Révolution française, toute l’Europe accourt dans la capitale du luxe pour s’approvisionner en draps fins, porcelaines de Sèvres, miroirs de Saint-Gobain, soieries lyonnaises, dentelles d’Alençon et autres témoignages éclatants d’un savoir-faire admiré dans toutes les cours du continent ».
« Plus de deux siècles plus tard, la France reste un symbole international du luxe, entre haute couture, cosmétiques et grands vins, mais on a oublié qu’elle le doit à l’ambition de Louis XIV et à la vision de son ministre Colbert, qui ont créé de toutes pièces un appareil industriel sophistiqué pour se lancer à la conquête des marchés ».
« Car en 1665, le royaume est exsangue. Le budget militaire assèche des finances déjà mises à mal par une sévère crise économique ».
« Alors qu’il devient indispensable de créer des emplois, la France importe deux fois plus qu’elle n’exporte ».
« De la Chine à Venise en passant par les Pays-Bas, chaque contrée garde précieusement le secret de sa spécialité ».

« Face à ces difficultés, le Roi-Soleil innove résolument, en choisissant de développer des industries d’exception ».

« Fer de lance de la politique mercantiliste du gouvernement, le luxe se développe à travers les manufactures royales grâce à l’innovation technique et scientifique et à de nouvelles formes de savoir-faire et de travail ».
« Mais son essor repose aussi sur des méthodes moins avouables : espionnage industriel, débauchage systématique et, au besoin, rapt pur et simple ».
« Ce choix du haut de gamme, fût-ce au prix de quelques basses œuvres, va s’avérer doublement payant, en renflouant les caisses de l’État et contribuant au rayonnement du souverain et de son royaume ».
« Entre excellence industrielle, évolution économique, légende dorée et nouvelles sociabilités, Versailles impose le luxe français en Europe pour plusieurs siècles ».
« À la fin du XVIIIe siècle, le goût du faste, apanage de la noblesse, laissera place à un nouvel art de vivre « à la française » dont s’empare une bourgeoisie en plein essor, tandis que ses produits phares s’exportent désormais dans le monde entier ».

« De l’origine des glaces de la fameuse galerie du château de Versailles, conquises de haute lutte par Colbert en Italie, à la longue quête de la perfection en matière de fabrication textile, Stéphane Bégoin retrace, dans un récit fourmillant de détails et d’anecdotes, la palpitante genèse de l’industrie du luxe ».

« Rythmé par des gros plans sur de précieux objets d’époque et des scènes de reconstitution éloquentes, son film entrelace les analyses et témoignages d’une multitude d’intervenants (archivistes, historiens, plasticiens…) avec de riches archives, notamment iconographiques. »
« Les secrets du luxe »  

Arte publie « Les secrets du luxe » de Laurence Picot. « La France est en crise : le chômage galopant, un dérèglement climatique et une pandémie encore incontrôlée mettent en péril l’existence du peuple et laissent vides les caisses de l’État. Malgré des points communs surprenants, nous ne sommes pas en 2020, mais… en 1661 !  Pour redresser le pays, la stratégie inédite choisie par le roi Soleil et son ministre Colbert consiste à transformer le pays en berceau des industries du luxe. »

« La France représente le luxe dans le monde entier. Pas une marque de l’hexagone qui ne revendique cette French Touch comme l’aboutissement d’un long parcours d’excellence dont les origines se confondent avec la nuit des temps. Des années d’enquêtes dans les secrets des archives françaises et étrangères nous apportent un point de vue bien différent : la France n’a pas toujours été championne du luxe. »
« Jusqu’au XVIIe siècle, la France s’enorgueillit de savoir-faire nationaux, avec ses tissages au fil d’or, uniquement dédiés au roi. La Chine a sa porcelaine, l’Italie ses miroirs, les Anglais leurs draps fins…  Des secrets de production que la France cherche à s’approprier. »
« Ce livre nous emmène, de 1661 à 1900, à la découverte de cette quête parfois rocambolesque au travers de personnages hauts en couleur, dévoilant des secrets peu avouables et éclairant les mystères de ces secteurs florissants restés méconnus. »
« Illustré par les images innovantes LuxInside®, mélange de scanner médical et de photo, révélant des mystères invisibles à l’œil nu, et par des archives inédites, l’ouvrage remplit les blancs que la mémoire collective avait oubliés. Il surprend et redonne du sens au luxe qui aujourd’huij pourrait plus s’apparenter au superflu qu’au nécessaire quand on n’en connaît pas les arcanes… »
« Spécialisée dans les industries du luxe, Laurence Picot a collaboré plus de quinze ans comme journaliste au Monde, ELLE et Paris Match, enseigné en master de gestion des Industries du Luxe à l’Université de Paris Est et créé le collectif art science LuxInside, première collection de photos associées au scanner médical décryptant 14 objets icônes du luxe contemporain. Laurence s’attache à mettre en lumière les qualités cachées du luxe : savoir-faire et innovation scientifique. Depuis 2012, elle mène une enquête au long cours sur les origines du luxe français, remontant le temps jusqu’au XVIIe siècle, afin d’en comprendre les arcanes. Elle s’est plongée dans les archives publiques et privées, en France et à l’étranger, s’appuyant sur des documents originaux souvent inédits ».

« Pourquoi les industries du luxe se sont-elles développées en France ? Au terme d’une enquête de la journaliste et plasticienne Laurence Picot, un documentaire trois étoiles retrace l’histoire mouvementée de cet emblème national. Entretien. Propos recueillis par Guillemette Hervé ».

« La France a-t-elle toujours été la championne incontestée du luxe ?
Laurence Picot : Non, même si cette idée reçue perdure depuis le début du XIXe et l’ère industrielle qui a suivi la Révolution. Or jusqu’au XVIIe siècle, le luxe – on parle à l’époque de “superfluité” – est l’apanage des pays étrangers : les miroirs proviennent de Venise, les tissus de Flandre, les porcelaines de Chine… Le tournant s’opère sous le règne de Louis XIV. À l’époque, l’économie française repose sur l’agriculture, alors malmenée par un dérèglement climatique. Le ministre Colbert élabore donc une stratégie visant à produire en quantité des objets d’exception dédiés à l’exportation, et non plus seulement à l’élite française.
Il va user à cette fin de méthodes peu scrupuleuses…
L’intention de Colbert est de copier les savoir-faire étrangers le plus rapidement possible. Pour cela, il aura recours à des opérations d’espionnage industriel et de débauchage d’artisans. Il réussira même à exfiltrer des ouvriers de la verrerie vénitienne de Murano, pourtant très protégée. Les secrets de fabrication des glaces sont alors convoités – un miroir de grande taille pouvait valoir le prix d’un château !
Comment la haute couture, autre symbole du luxe, s’est-elle développée en France ?
À mes yeux, la première styliste est Rose Bertin, qui concevait les tenues de la reine Marie-Antoinette à une époque où les femmes n’avaient pas le droit d’exercer la profession de tailleur. Très talentueuse, cette pionnière va imposer son style et esquisser les premiers pas de la mode française. Si les couturiers sont aujourd’hui reconnus, voire starifiés, c’est grâce à elle.
Vous avez entrepris de passer au scanner certains objets anciens. Cette démarche a-t-elle étoffé votre enquête ?
Le projet expérimental LuxInside a débuté en 2009 avec des pièces contemporaines. Dix ans plus tard, j’ai pu explorer de l’intérieur quatre symboles des industries du luxe françaises des XVIIe et XVIIIe siècles. Parmi eux, un médaillon de Louis XIV conçu grâce au verre coulé, une technique alors inédite qui permit à la France de dominer le marché des glaces. Autre objet surprenant : un éventail en papier, corne et soie peinte. Contre toute attente, des dessins sont apparus car les peintures, issues des progrès de la chimie, contenaient des métaux lourds. Là encore, le scanner a permis de déceler des innovations qui n’étaient pas visibles à l’œil nu ».
« Une histoire du luxe à Genève »

En 2011, La Baconnière a publié « Une histoire du luxe à Genève. Richesse et art de vivre aux XVIIe et XVIIIe siècles » de Corinne Walker. « Le nom de Genève suggère deux idées contradictoires. C’est d’abord la cité de Calvin, figure tutélaire qu’on crédite volontiers d’une austérité sans concession. C’est ensuite une ville de marchands, d’horlogers et de joailliers, qui a toujours cultivé les produits de luxe tandis que ses banquiers en faisaient un concentré de la richesse du monde. Austérité et richesse : Corinne Walker s’est demandé quelle est, dans l’histoire de la ville, l’origine de ces deux notions. Elle est remontée aux lois somptuaires attribuées à Calvin. Après en avoir scruté les expressions du XVIe au XVIIIe siècle, elle examine l’application qu’en faisait la  » Chambre de la Réformation « , tribunal dont les délibérations permettent de reconstituer les représentations sociales en même temps que la vie quotidienne d’une société, de ses pratiques et de ses goûts. Dès le XVIIe siècle, et surtout au XVIIIe siècle, Genève s’inspire moins de  » l’austère Calvin  » que des modèles parisiens en matière de mode (les femmes sont ici à l’honneur), mais aussi d’architecture. Dans un souci d’ordre social, les patriciens genevois qui gouvernent la ville ne se croient pas tenus de respecter les limites qu’ils voudraient imposer aux basses classes. D’où un art de vivre dans des intérieurs confortables, rehaussés de miroirs et de tableaux de prix, qu’encourage Voltaire qui prend ses quartiers non loin de Genève. De ce monde cosmopolite qui apprécie les joies de l’existence, où l’on est sensible aux beaux-arts et où l’on pratique une musique de qualité, Corinne Walker nous propose un tableau attachant, en faisant revivre certains de ses représentants : les membres de la famille Pictet, le pasteur Ami Lullin et sa fille, la charmante Manon, ou le célèbre Horace-Bénédict de Saussure. Aussi bien le pasteur que le savant s’entendent à montrer comment il est possible de concilier une vie de haut vol avec une éthique qui recommande aux élites de cultiver les lumières, en donnant à l’art et aux nouvelles sciences la place qui leur revient dans la culture de l’honnête homme. »

 
« L’invention du luxe à la française » de Stéphane Bégoin
France, 2020, 90 min
Coproduction : ARTE France, Bellota Films, avec la participation d’Histoire TV et le soutien de CNC, Procirep-Angoa, MEDIA-Europe Créative
Coécrit avec Flore Kosinetz
D’après une idée originale de Laurence Picot
Sur Arte les 5 décembre 2020 à 20 h 50, 9 décembre 2020 à 9 h 25, 13 décembre 2020 à 15 h 45 et 24 décembre 2020 à 9 h 25
Disponible du 28/11/2020 au 02/02/2021
Visuels :

Colbert © Stephane Begoin © Bellota Films

Luxinside Montre © Luxinside-Bellota Films

Galerie des nobles © Bellota Films

Reconstitution d’ un salon à la française du XVIIIème siècle © Manuel Irniger © Bellota Films

Vaucansson © Bellota Films

Boutique Rose Bertin © Bellota Films

Luxinside escarpin © LuxInside

 

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

« A crise da vivenda rural ameaza o noso futuro », advirten nunha carta conxunta organizacións de defensa da lingua en Irlanda, Escocia e Gales. 

Unha lingua non pode existir sen unha comunidade de falantes. E se os territorios onde habitan eses falantes son obxecto de presión por parte do mercado inmobiliario, o delicado ecosistema lingüístico que hai nelas, periga.

« A crise da vivenda rural ameaza o noso futuro », din activistas das linguas celtas de Escocia, Irlanda, Gales, a illa de Man e Cornualles que se sumaron a unha petición transfronteiriza sobre a supervivencia destes idioma, como recollen nacions.blogspot.com.

Nun chamamento ás autoridades de cada un destes países, os grupos de defensa da lingua afirman que as presións do mercado inmobiliario e a ausencia de políticas públicas acaídas están a poñer en xogo as súas linguas: gaélico escocés, irlandés, galés, manx.

« Dereito á vivenda »

Elaboraron unha carta que reivindica un « dereito á vivenda » para os falantes destas linguas nas súas áreas xeográficas. Advirten que os altos custos e a proliferación das casas de vacacións nas zonas rurais fan que as súas propias linguas poidan ser expulsadas destas zonas en breve.

A carta – Cairt taigheadais Cheilteach en gaélico e Siarter Tai Celtaidd en galés – é unha colaboración entre os grupos Misneachd de Escocia, o seu equivalente irlandés Misneach e Cymdeithas yr Iaith Gymraeg de Gales. Inclúe achegas de Mebyon Kernow, de Cornualles

O texto inclúe 11 demandas diferentes, incluída a introdución dun « imposto punitivo » sobre as vivendas usadas para alugamento de Airbnb, un límite legal na proporción de segundas residencias ou casas de vacacións dentro desas comunidades, xestión de rendas para igualar os ingresos locais e « axudas específicas para que os falantes de linguas minoritarias permanezan nas súas comunidades ».

« Este tema nunca foi máis importante que agora para a supervivencia das comunidades gaélicas », dixo o arquitecto, Martainn Mac A’Bhaillidh, de Misneachd. “Nenos que falan gaélico con pouca esperanza de poder vivir na comunidade onde creceron. É unha situación totalmente insostíbel « , indica, apuntando a que a marcha destas implica que esa persoa mude de lingua.

« Ao bordo do colapso »

Unha investigación da Universidade das Highlands advertía que o gaélico escocés estaba « ao bordo do colapso », co que podía desaparecer en só unha década como resultado de factores diversos, tamén o « social e económico ».

Segundo a carta, trátase de cuestións que atinxen a estes países: « Nós, como organizacións que representan as linguas minoritarias das nacións celtas, declaramos que é necesaria unha acción urxente. O dano causado ás nosas linguas e ás súas comunidades debe pararse”..

« A falta de vivenda está en aumento e cada vez son máis as persoas que non poden permitirse vivir nas súas zonas nativas. Lamentamos que este sexa o resultado das políticas dos gobernos rexionais e estatais. Incluída austeridade e décadas de desigualdade económica que desfavorecen ás nosas comunidades rurais.  » Iso, pedimos aos nosos gobernos que adopten unha serie de políticas para garantir que as persoas que viven e traballan aquí … poidan permitirse o luxo de permanecer nas súas comunidades ».

Bethan Roberts, de Cymdeithas, di que algúns partidos progresistas xa declararon que implementarán algunhas das propostas nos seus programas para as eleccións ao parlamento galés.

Mac A’Bhaillidh espera que suceda o mesmo, pero di que xa se perderon as posibilidades, como as restricións de Airbnb propostas polo responsábel de Economía dos Verdes, Andy Wightman.

« As linguas non sobreviven sen unha comunidade ao seu redor »

« As linguas non sobreviven sen unha comunidade ao seu redor », di. « Simplemente non o fan ». « Hai moi poucas evidencias de que as linguas sobreviven máis dunha ou dúas xeracións neste contexto. Había 100.000 falantes de irlandés en Glasgow. Onde están agora? », pregunta. « Millóns de falantes de irlandés emigraron a Nova York, onde está hoxe alí o gaélico? Sempre que xorde este debate sobre a vivenda, hai moitos inconvenientes: « Que podemos facer? »

“Nas Illas do Canal, en Cornualles, en Noruega e Nova Zelandia, vemos que se están tomando medidas para limitar e establecer regras sobre quen pode comprar unha casa e onde. Non é que non se poida facer, é que non hai vontade « .

Un voceiro do goberno escocés dixo: « Recoñecemos a importancia da vivenda nas áreas de lingua gaélica e o papel das asociacións de vivendas no apoio a estas comunidades. O goberno escocés está disposto a traballar con todas as partes para para apoiar estas comunidades ».

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

Los autors, lingüistas e antropològs, son de mai d’una origina, entre las qualas de regions occitanas

Les langues-cultures moteurs de démocratie et de développement es un obratge collectiu coordenat per Martine Boudet amb la participacion de la DGLFLF (Delegacion Generala a la Lenga francesa e a Las lengas de França, Ministèri de la Cultura) e del Cairefòrc Cultural Naut Bernat (Tolosa). Los autors, lingüistas e antropològs, son de mai d’una origina, entre las qualas de regions occitanas[1].

Los objectius d’aquela publicacion son, principalament, de religar:

— d’òbras academicas sus las lengas e las culturas,

— las problematicas de divèrsas lengas-culturas minoritàrias,

— los objectius ciutadans de democracia e de desvolopament, sus aquestas basas.

Un contèxte educatiu dangierós per las lengas regionalas

Aquela situacion es mesa en evidéncia pel collectiu interorganizacional Per que viscan nòstras lengas. Per quant a lor ensenhament, l’Associacion de las Regions de Françs (ARF), citada dins l’obratge, contèsta tanben la legitimitat e la pertinéncia de la reforma del licèu e del bachelierat:

Las regions membres de la Comission Lengas regionalas de Regions de França demandan al ministèri d’emendar la reforma del licèu e del bachelierat per tal qu’aquesta constituisca pas una reculada de la diversitat lingüistica en França.

D’efièch, dins l’estat, la reforma desvaloriza l’ensenhament bilingüe e l’ensenhament extensiu de las lengas regionalas, subretot pel jòc dels coeficients e per una mesa en concurréncia sistematica amb las lengas estrangièras e las autras disciplinas. Es malconéisser los objectius meteisses de l’ensenhament bilingüe e de l’ensenhament de las lengas regionalas, que cèrcan non sonque de preparar a un cursus pòstbac en lenga regionala, mas tanben de formar fins al bachelierat de joves que seràn aptes a estudiar, trabalhar, viure dins un contèxt bilingüe, quins que sián los estudis o los mestièrs a los quals se destinan.

La Comission pòt pas acceptar aquela mesa en perilh de l’ensenhament de las lengas regionalas e de las seccions bilinguas e demanda instantament que d’ajustaments sián operats a la reforma per tal que las disposicions de l’article L312-10 del Còde de l’Educacion sián respectadas[2].» (trach del comunicat citat p. 59)

Tocant l’ensenhament en collègi, Philippe Blanchet explica dins l’obratge que: “s’una plaça es possibla per l’ensenhament deis LR dins los 4 nivèls dau collègi, 6n compresa, aquela plaça es ges assegurada. Leis LR son mai encara plaçadas en concurréncia d’autreis ensenhaments complementaris, dins l’encastre de dotacions oràrias estrechas e non extensiblas. Vista l’ideologia lingüistica dominanta en França, es ges segur que lei còlas pedagogicas fagan una plaça ais LR en 6a e dins leis Ensenhaments Pedagogics Interdisciplinaris”. (p. 51-52)

La situacion d’autres ensenhaments de lengas

Al nom d’una logica budgetària d’austeritat, la fin de las opcions en lenga viva 3 italian, portugués, rus… en licèu general, a sonat los classes, en 2009, d’una diversitat pr’aquò necessària a l’ora de la bastison d’Euròpa. Per quant a las lengas ancianas, lor minoracion dins la reforma dels collègis aviá provocat de debats al motiu del manten del país coma “nacion culturala”. L’ensenhament de l’arabi, e mai del berbèr, es tanben tròp marginalizat de cara al nombre de locutors: l’arabi es la segonda lenga parlada dins lo país, particularament dins los quartièrs populars que patisson una manca de reconeissença culturala. L’ensenhament del francés lenga mairala/FLM clau, de son costat, un cicle d’aculturacion que sa deriva es l’assimilacion. La disciplina coneis un replec patrimonial e mai un apauriment de sos ensenhaments fauta de pro de dobertura sus d’autras lengas-culturas —lengas regionalas compresas— que compensariá la concurréncia de l’angloamerican.

En aval, pr’amor que son fragilizats pels objectius de competitivitat e de rendabilitat immediata, l’avenidor dels departaments universitaris de lengas minoritàrias es tanben una question que pòrta de pensaments: per las meteissas rasons antan foguèt barrat lo departament de lengas ancianas de l’Universitat de Lemòtges.

Es qu’aquela tendéncia pesuga molarà o, al contrari, lo sistèma valorizarà puslèu l’ensenhament del francés e de l’anglés, ja dominants, amb en rèireplan una tecnosciéncia arrapada a d’objectius de creissença puslèu mercantils?

Quinas preconizacions?

La còla de l’obratge fa l’escomesa d’una evolucion pus armoniosa, particularament dins lo sector de las lengas regionalas. La promocion de la diversitat es una de las responsas. Es çò que fa lo Forum de las Lengas del Mond organizat cada an pel Caireforc cultural Naut Bernat (Tolosa). Avèm aquí un recors de cara al desvolopament dels nacionalismes, de las xenofobias, del terrorisme religiós, de la glotofobia…

Entremièg aquelas preconizacions, podèm citar la promocion:

— al plan institucional, de la defensa juridica de las lengas, d’una francofonia inclusiva, d’un alterdesvolopament que passe per las lengas autoctònas…

— al plan academic, de l’interdisciplinaritat (geopolitica, lingüistica del desvolopament, antropologia culturala, macroeconomia),

— d’un punt de vista metodologic, del plurilingüisme, del comparatisme, de l’intercultural, de l’intercompreneson.

— al plan educatiu, de l’ensenhament de las lengas minorizadas, en particular lo de las lengas regionalas.

— al plan ciutadan, de l’engatjament associatiu per tal d’aver de relèvas dins l’opinion e los mejans de comunicacion, e mai al prèp dels poders publics.

Jean Sibille
Encargat de recèrca HDR
Laboratòri CLLE-ERSS (UMR 5263)
CNRS / Universitat de Tolosa – Joan Jaurés


[1] Entremièg los autors, podèm citar Giovanni Agresti especialista de literatura occitana, Philippe Blanchet especialista del provençal, Martine Boudet especialista d’antropologia culturala, Gilbert Dalgalian especialista del plurilingüisme, Gaid Evenou encargada de mission a la DGLFLF, Giovanni Poggeschi especialista de l’estatut de las lengas europèas, Claude Sicre président del Carrefour culturel Arnaud Bernard (Toulouse).
[2] Commission Langues Régionales, Association des Régions de France, « Réforme du lycée et du baccalauréat: l’enseignement des langues régionales en danger » (15 de febrièr de 2019)

BOUDET, Martine (dir.). Les langues-cultures moteurs de démocratie et de développement, Paris, Ed. du Croquant, 2019.

 

[Poblejat dins http://www.jornalet.com]

 

A extrema-direita compôs com o Centrão o acordo do “orgulho de sermos párias globais” no mundo devastado pela Pandemia

Escrito por TARSO GENRO*

A guerra está em curso. A extrema-direita, aqui no Brasil, aliada com o Centrão precisa dela, a interna e – se for necessário – a aventura extrema de uma Guerra externa, orientada pelos Estados Unidos, pelas mentiras compulsivas do seu presidente, que – em acordo com o nosso – compôs um acordo estratégico que estupra a nação: o acordo do “orgulho de sermos párias globais” num mundo devastado pela Pandemia, que se reflete num país –o nosso – que arde em chamas tão altas como a intensidade do desprezo pelos pobres, pela academia, pela ciência, pela total destruição dos protocolos das instituições que nos regem como República.

Bolsonaro retraiu-se um pouco no seu fascismo, para segurar-se na flexibilidade dos liberais da sua base, em fila para responder a ações penais por corrupção. O seu milicianismo orgânico prepara o seu aggiornamento para a guerra interna e, se for necessário, para jogar nossas Forças Armadas numa guerra pró-Trump contra a Venezuela.

Francisco Louçã no ensaio seminal “Necropolítica, as raízes do mal”, propõe um conjunto de enunciados para a reinvenção da resistência democrática e social – pela esquerda – no contexto da crise econômica global, cujas saídas são conduzidas de forma dominante pelo capital financeiro e seus agentes públicos e privados. Seu ensaio analisa a emergência renovada do “mal”, principalmente pelo fascismo e o racismo, mostrando que “a cultura de ódio é social quando é racial, e é sempre social, mesmo quando não é racial”. E o racismo, acrescenta, “pode ser o seu enunciado mais poderoso, porque mobiliza o recalcado e fornece uma autodesculpabilização dos cúmplices” (pois) “todo o discurso odioso tem por objetivo criar o medo e instalar o impensável”.

Sartre dizia algo parecido, afirmando que os fracassados, os recalcados infelizes, os não privilegiados pelo sistema, ou os privilegiados em busca de identidade, quando levantam a sua cabeça dentro da caterva em que vivem e apontam alguém dizendo “negro”! – por exemplo – querem afirmar que existem dentro da sua miséria moral e se oferecem para participar de um rebanho que tenha como causa a eliminação do outro como diferente.

Adam Toole, historiador de Cambridge – mostra Louçã – apontou na crise de 2008 as agências financeiras globais “como esquadrões da morte paramilitares”, que detinham a cumplicidade da maior parte das autoridades, para impor políticas de fome, desemprego e empobrecimento de vastos setores do mundo do trabalho, colocando a totalidade do Estado na condição de apêndice das políticas de “austeridade”. Estas políticas, em situação de crises mais agudas – como na crise sanitária atual – precisam mobilizar um discurso “antissistema”, para eliminar as resistências da democracia liberal-representativa.

As ideias negacionistas e criminosas exercitadas na Pandemia – portanto – não foram gestadas dentro dela, mas correspondem já a uma profunda mutação no organismo da forma republicana de democracia, que, se antes – na América Latina – era golpeada de “fora para dentro”, passou a ser desmantelada pelo meio da manipulação midiática, das milícias digitais, pela dissolução da força política das instituições do Estado, por dentro do direito formal. Assim, a criminalização indeterminada das lideranças políticas tradicionais devem tornar-se cúmplices do fascismo, ou serão arrastadas – inclusive muitas vezes por crimes reais – pelo aluvião de processos penais, que complementam o quadro distópico, onde a exceção e a regra se fundem, como fratura exposta de uma democracia fraquejante.

Trata-se de uma “política de guerra”, que também se revela nas novas formas de operação política pela direita e extrema-direita, no contexto da democracia política, para esvaziá-la de sentido e de representação. A necropolítica – com fundamento na cultura do ódio – passou a ser uma política universal do capital, pela qual ele subordina e “compra” partidos, gera novos partidos e seus centros de inteligência criminosa – em rede – simulando que eles e suas redes não são organizações políticas. O passo decisivo desta inovação autoritária, todavia, foi a subversão da formação da opinião, para a composição das novas alianças, quando os seus operadores não hesitaram em se posicionar – por exemplo – como falsamente “neutros” em relação ao fascismo. Mesmo quando na disputa se chocavam “civilização x barbárie”.

O caso clássico deste cinismo estratégico foi a tese da “escolha difícil”, aqui no Brasil, entre Haddad e Bolsonaro, pois ali as políticas do “mal”, de corte fascista, receberam um passaporte para a legalidade. Mesmo declarando publicamente as suas intenções criminosas, os fascistas foram aceitos para se legitimar “dentro da democracia” e se unirem a um campo cujas promessas de reformas – fictícias ou reais – precisavam de certa “base de massas”.

A estas massas foram oferecidos o “empreendedorismo” e a “meritocracia”, como espaços possíveis de serem ocupados por todos, quando, na verdade, eles só podem abrigar muito poucos: os sobrantes são a maioria e a sua parte mais visível vende pentes, morangos e panos de prato nas tristes esquinas do desastre ultraliberal. O país afunda, socialmente, ambientalmente, em termos sanitários e economicamente, mas Bolsonaro não vai se render.

Os complexos relacionamentos entre política e direito, direito e ideologia, na crise atual da democracia liberal, têm precedentes emblemáticos no século passado, flagrados pelo mestre Raúl Zaffaroni no seu artigo definitivo sobre Carl Schmitt, “¿La única política es la guerra?”.

Nele, Zaffaroni mostra a ideia central do jurista do nazismo, sobre o direito e a política: para Schmitt, a disposição de levar as coisas até o extremo da guerra “é a essência mesma da política”, teoria que deixa “fora da sua definição” o restante das “práxis” políticas vinculadas ao direito e outros conceitos sobre ele. Preso depois da Guerra, Schmitt alega que seus colegas que não aceitaram o nazismo – como o gigantesco Radbruch – eram “políticos” e ele era um “cientista” puro. Foi liberado pelos tribunais dos vencedores e continuou a sua carreira de jurista autoritário, já pondo a sua “ciência” a serviço de outras guerras.

Qual é o movimento ideológico visível, a partir das concepções de Schmitt retratadas – no presente – nas posições de Trump, Bolsonaro, bem como nos procedimentos dos fascistas de todos os países, com o negacionismo do Covid 19? É o seguinte: quando Schmitt dizia que teorizava como “cientista”, no campo do Direito, é porque ele se negava a usar as premissas filosóficas humanistas para atacar as “políticas de guerra” nazista. Para ele, esta filosofia era decadente – como o próprio humanismo burguês democrático – visão que lhe exigia erigir – a partir da sua adesão plena ao nazismo- um falso espírito científico e, através deste, portanto, promover a falsificação da história real. Assim, Schmitt substituiu a ciência por uma falsificação ideológica apresentada como ciência para esta justificar a “essência da política como guerra”, como Hitler formulava para dar base à “ciência política” nazista e a sua visão do Direito.

A guerra em curso já estraçalha a base de alianças do bolsonarismo e os organizadores do Golpe contra Dilma se separam, digladiam-se no ringue dos “impeachments”, avacalham-se nas redes e tornam-se inimigos mais perturbados, mentalmente, do que na hora da votação da derrubada do Governo democrático da presidenta Dilma. Agora passam a atacar, não a elogiar, as mães – uns dos outros- esperando alguma orientação do “mito”, que os trata como jumentos disponíveis para carregarem – daqui a pouco – mais uma carga de insanidade na ladeira forjada pelas reformas ultraliberais. Recuso-me a pensar que as Forças Armadas do país estejam satisfeitas com tudo o que ocorre, pois isso seria colocá-las no nível do demente que foi expulso da corporação, por duras suspeitas de terrorismo. Vamos unir democracia, república, soberania nacional, rapidamente, antes que passe a oportunidade e a insanidade se aposse, de maneira definitiva, dos destinos da República.

*Tarso Genro foi governador do Estado do Rio Grande do Sul, prefeito de Porto Alegre, ministro da Justiça, ministro da Educação e ministro das Relações Institucionais do Brasil.

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

El lenguaje de la vida pública mexicana está lleno de refranes y dichos. Aquí se exploran los orígenes —y los usos y abusos— de una de las frases hechas más creativas y versátiles del vocabulario político de nuestro país.

Escrito por Antonio Rico Sulayes

El pasado 28 de agosto se desató una polémica en redes sociales derivada de uno de los viajes del actual presidente mexicano, Andrés Manuel López Obrador, a la frontera noreste del país. Un diputado del opositor Partido Acción Nacional, Ricardo Villareal García, quien coincidentemente viajó en el mismo vuelo comercial que el presidente, compartió fotos de dos aviones y un helicóptero del Ejército mexicano que se encontraban en el aeropuerto de llegada de dicho vuelo. El diputado suponía que las aeronaves se encontraban allí para cuidar el vuelo en que venía el presidente.

A un lector alejado de la comedia que ha rodeado al avión presidencial mexicano habría que explicarle cuál es la controversia. El actual presidente mexicano ha asumido desde su llegada al poder una postura de austeridad económica. Entre los símbolos que ha usado para criticar los excesos de sus predecesores ha estado el avión que utilizaban. Dicha aeronave ha sido objeto de un espectáculo masivo: se intentó venderlo de manera infructuosa, gastando una fortuna en promoverla inútilmente, y luego se decidió organizar una rifa en la Lotería Nacional. Obviamente, comparado con ganarse un premio regular en efectivo de la Lotería Nacional, ganarse el avión sería una maldición, pues ni el mismo gobierno mexicano ha podido encontrar un buen postor.

Por todo lo anterior, decían los opositores, el gasto que implicaría mover las aeronaves militares fotografiadas por el diputado sería cuando menos contradictorio al discurso de austeridad del presidente. La discusión comenzó cuando los defensores del actual gobierno se lanzaron a desmentir las acusaciones, desatando un pandemonio en Twitter en el que argumentos y recriminaciones volaron por todas direcciones.

Los usuarios de un bando enfatizaban que el diputado se equivocó en decir que había dos Boeing 747 en el aeropuerto, pues realmente eran 737, y que por diversas cuestiones de aeronáutica ni los aviones ni el helicóptero hubieran podido escoltar el vuelo del presidente. Del otro lado, se argumentaba que el gasto de mover las aeronaves era en todo caso enorme y que por lo tanto el discurso de la austeridad era mentiroso e hipócrita. Sea cual sea la postura del que lea los tweets, el intercambio da para reírse un rato —o quizás para llorar.

Ahora bien, de entre todos los comentarios publicados durante la disputa, quiero ahondar en uno que hizo otra diputada del PAN, Adriana Dávila: “Pobre pueblo, tan lejos de la justicia, y tan cerca de Andrés”. La frase, creo yo, ofrece una ventana privilegiada a ciertos hábitos lingüísticos de la vida política hispanoamericana.

La frase tan lejos de [una cosa] y tan cerca de [otra] demanda que el usuario llene los espacios aquí entre corchetes y promueve así la creatividad. Se trata de una expresión sumamente flexible, pues permite el intercambio de sus frases adverbiales alrededor del nexo que las une, resultando así en tan cerca de [una cosa] y tan lejos de [otra]. Debido a que la frase suele ser usada como queja o lamento, si se comienza con lo que está lejos, se habla primero de algo positivo (por ejemplo, la justicia), y luego se habla de algo negativo, que es lo que está cerca (en nuestro caso, el presidente). Esta interpretación, es importante señalar, proviene de la frase de la diputada. No se vaya a pensar que intento yo criticar a la administración actual.

Más allá de su creatividad y flexibilidad, la procedencia y uso geográfico de la frase resultan iluminadores. De los 206 resultados que contienen la secuencia de palabras “tan lejos de” que aparecen en el Corpus de Referencia del Español Actual (CREA) de la Real Academia Española, 17 son ejemplos de la frase que aquí nos ocupa. De esos 17 ejemplos, 14 fueron escritos en México. Cabe mencionar que el CREA cuenta con documentos provenientes de 21 países de habla hispana. Con estos resultados, la preferencia geográfica es obvia. Se trata, entonces, de un lamento mexicano.

¿Pero cuál es el origen de la frase? Para responder a esta pregunta, vale la pena consultar un corpus con datos lingüísticos históricos. Desafortunadamente, al buscar los orígenes de una frase en concreto, los datos históricos suelen ser escasos. Ninguno de los 424 ejemplos de la secuencia “tan lejos de” que aparecen en el Corpus Diacrónico del Español —también de la Real Academia Española— corresponde a nuestra frase. Sin embargo, en este caso particular la revisión de los ejemplos del corpus actual, el CREA, nos revela algunas hipótesis sobre su origen.

Leyendo los tres casos que no fueron escritos en México, de entre los 17 antes mencionados, encontramos un documento del Uruguay que nos confirma que la frase es mexicana: “¡Pobre América Latina, tan lejos de Dios y tan cerca de EE. UU.! como dicen los mexicanos refiriéndose a su patria”. Los otros dos ejemplos, ambos procedentes de España, nos dan hipótesis directas del origen cronológico de la frase. Un ejemplo nos dice: “una frase que hizo famoso a uno de los presidentes, Porfirio Díaz, ‘Pobre México, tan lejos de Dios y tan cerca de Estados Unidos’”. El otro ejemplo contiene una hipótesis distinta: “Como dijo Rubén Darío en cierto momento: ‘Pobres los mexicanos, tan lejos de Dios y tan cerca de los gringos’”.

Si la frase es del dictador mexicano, Porfirio Díaz, o del poeta nicaragüense, Rubén Darío, es difícil de decir. No parece haber un documento que ofrezca pruebas de que alguno de los dos personajes haya dicho efectivamente alguna versión de la frase. A pesar de esto, lo que sí nos dicen estos ejemplos es que la frase apareció probablemente entre la segunda mitad del siglo XIX y principios del XX, pues Díaz vivió entre 1830-1915 y Darío entre 1867-1916. De esta manera, el corpus actual nos permite deducir algunos datos cronológicos sobre nuestra expresión.

No quiero terminar esta nota sin mostrar un poco la creatividad que caracteriza a la frase tan lejos de [una cosa] y tan cerca de [otra] en el habla de los mexicanos. En los ejemplos encontrados en el corpus hay de todo un poco.

Por un lado, están las alteraciones de la frase original, donde se sigue hablando de la desventaja de los mexicanos por su cercanía con los EE. UU.: “Pobre burguesía mexicana, tan lejos de su Pueblo y tan cerca de los Estados Unidos” o “estar tan cerca de la influencia perniciosa de Estados Unidos y tan lejos de México”. También el orden del elemento negativo es sujeto de cambios, haciendo de los EE. UU. un elemento más bien positivo, pero conservando el lamento por el pueblo mexicano, como en: “¡Pobres mexicanos, tan lejos de Estados Unidos y tan cerca de su miseria!”.

Por otro lado, llaman mi atención los casos más atrevidos: “Pobre México, tan lejos de Dios y tan cerca del Dos”, aquel canal de televisión históricamente coludido con el poder. Ya alejándose de la política, la innovación es todavía mayor: “al fanático religioso lo llamamos ‘mocho’ o ‘beato’, quien en la mayoría de los casos está tan cerca de Dios, pero tan lejos de su prójimo” o “las mujeres que pasan por la Quinta Avenida, tan cerca de mis ojos, tan lejos de mi vida”.

Con el reciente sorteo del avión presidencial (ya solo simbólico, pues al final se conmutó el avión por varios premios en efectivo), me llega al corazón el siguiente ejemplo: “Pobres de nosotros, tan cerca de la salsa verde y de Cuco Sánchez y tan lejos de la lucidez crítica política”. Debo mencionar que la salsa que más me gusta es la verde y la música de Cuco Sánchez me llega al alma. Sin embargo, la frase me hace justamente pensar en el espectáculo jocoso del avión y en la falta de lucidez crítica política en este pobre México.

 

Antonio Rico Sulayes es profesor Asociado del Departamento de Lenguas de la Universidad de las Américas Puebla

 

[Ilustración: Patricio Betteo – fuente: http://www.nexos.com.mx]

 

 

Glück és la guanyadora del Premi Nobel de Literatura 2020.

Louise Glück

 

Escrit per Noemi Magrini

L’Acadèmia Sueca ha reconegut el conjunt de l’obra de Louise Glück (Nova York, 1943) amb el Premi Nobel de Literatura 2020. De la poesia de la nord-americana, el jurat en destaca “una veu poètica inequívoca que –amb austeritat i bellesa– converteix en universal l’experiència individual”. En català ha estat editada per Edicions del Buc i Lleonard Muntaner i traduïda per Núria Busquet i Dolors Udina. Busquet ens ha cedit un dels poemes de Glück. La peça porta el mateix títol que el poemari editat per Edicions del Buc el 2017: Nit fidel i virtuosa.

Nit fidel i virtuosa [Fragment]

La meva història comença de manera ben senzilla:
podia parlar i era feliç.
O bé: podia parlar; per tant, era feliç.
O bé: era feliç; per tant, parlava.
Jo era com una llum brillant passant a través d’una
cambra fosca.
Si tan difícil és començar, imagineu-vos com serà
acabar…
Al meu llit, llençols amb estampats de vaixells de colors
combinaven, al mateix temps, visions d’aventura
(en forma d’exploració)
i sensacions de balanceig lleuger, com d’un bressol.
Primavera, i onegen les cortines.
Les brises entren a la cambra i porten els primers
insectes.
Un so de zumzeig com el so de pregàries.

 

[Font: http://www.nuvol.com]

El premi Nobel concedit a l’escriptor austríac ha revifat la traducció al català de les seves obres

Escrit per Marta Pera Cucurell

Peter Handke, nascut a Griffen el 1942, és un autor polèmic i prolífic, amb una vuitantena d’obres publicades entre novel·la, assaig, teatre, poesia, diaris, reportatges i guió ─recordem que és el guionista de Der Himmel über Berlin (El cel sobre Berlín) de Wim Wenders. També ha dirigit quatre pel·lícules, ha fet d’actor, i és traductor, de l’eslovè (Gustav Januš, Florjan Lipuš), del francès (Marguerite Duras, René Char, Patrick Modiano, Jean Genet), de l’anglès (Walker Percy, Shakespeare), de Sòfocles, Èsquil, Eurípides… a l’alemany. Actualment viu a Chaville, als afores de París.

La seva mare pertanyia a la minoria eslovena de Caríntia i el pare, que amb prou feines va conèixer, era un soldat alemany, extreballador d’una caixa d’estalvis. Handke va abandonar la carrera de Dret per dedicar-se exclusivament a la literatura, primer amb peces teatrals com Insults al públic, 1966, estrenada a Barcelona el 1988, en traducció de Carme Serrallonga. Aquesta obra el defineix com a autor experimental i ja es veu que és un esperit provocador.

Quan comença a escriure, Handke és crític amb els escriptors austríacs i alemanys que el precedeixen. «Veig una impotència descripitiva com a norma, en la literatura alemanya contemporània», diu.

Abans del Nobel va rebre uns quants premis, tot i que no va voler els diners dels Premis Ibsen i Büchner, i va renunciar al Premi Heinrich Heine.

En català se’n van publicar mitja dotzena de novel·les entre el 1974 i el 1991 (La por del porter davant del penal, Edicions 62, en traducció de Joan Fontcuberta, Benvinguda al consell d’administració, Laia, en traducció de Feliu Formosa, Cavalcada sobre el llac de Constança, Edicions del Mall, en traducció de Lluís SolàEl venedor ambulant, Laia, en traducció de Joan Leita, Tarda d’un escriptor, La Magrana, en traducció de Judith Vilar, L’absència, La Magrana, en traducció de  Lourdes Bigorra. Durant aquests anys també es van portar a l’escenari unes quantes peces teatrals més (Autoacusació, Pronòstic…), traduïdes per Carme Serrallonga. Després, durant vint-i-tres anys no es tradueix res al català de Peter Handke, fins al 2014, en què Raig Verd publica La gran caiguda.

Quan comença a escriure, Handke és crític amb els escriptors austríacs i alemanys que el precedeixen. «Veig una impotència descripitiva com a norma, en la literatura alemanya contemporània», diu, i la seva escriptura és cada vegada més densa, molt rica i detallista, amb visions quasi cinematogràfiques.

Del seu llibre La por del porter davant del penal (Die Angst des Tormanns beim Elfmeter, 1970) el director Wim Wenders, en va fer una pel·lícula. En aquest llibre, publicat ja en català el 1974, i reeditat per Edicions 62 el 2019, trobem el primer Handke experimentant a la recerca d’una prosa adequada al que vol expressar: una mena d’escriptura automàtica molt mesurada que reflecteix el pensament turbulent de Bloch, el protagonista. La metàfora del títol ens remet a la solitud, la desubicació de la persona en la societat, el desarrelament de l’individu, la culpa i la busca de redempció, temes que Handke sempre tractarà. Hi ha la por de la persona que ha d’afrontar sola les conseqüències dels seus actes i la profunda crisi existencial que continuarem trobant en els seus llibres posteriors. Torna a col·laborar amb Wenders com a guionista i, més endavant, el mateix Handke dirigeix una pel·lícula de la seva novel·la Die linkshändige Frau(La dona esquerrana).

La mare de Peter Handke se suïcida el 1971, quan ell té 30 anys. Arran d’aquest fet, escriu Infelicitat perfecta (Wünschloses Unglück), publicat en català per L’Avenç (2019), en traducció de Marta Pera, llibre clau per conèixer Peter Handke. Més d’un crític afirma que és el seu millor llibre. Amb aquesta obra ens endinsem en els orígens de l’autor i hi esmenta el seu pare, a qui només va veure un parell de vegades. A partir de la notícia del suïcidi de la seva mare, l’autor/narrador torna a casa i, per una necessitat sorgida d’una «ira impotent», fa un esforç per escriure sobre la seva mare. Es planteja fins a quin punt és fictícia qualsevol narració, des del moment que l’escrivim. Brega amb la possibilitat o impossibilitat de prendre distància, i hi trobem una sèrie de consideracions minucioses al volant de l’escriptura. El llibre és el relat de la vida d’una dona d’origen molt humil, de la minoria eslovena de Caríntia, que sap que «no arribarà a ser mai res». La coneixem en la infantesa, l’adolescència, la joventut, la guerra, l’amor. Es casa amb un home que li fa fàstic, després por i finalment només li inspira menyspreu; un home alcohòlic que li pega i a qui no pot dir res. És la història d’una dona que porta la vergonya «incrustada» al cos i que viu en un racó de món allunyat de la «vida» de les grans ciutats; una dona que descobreix que li agrada aprendre (i llegir bona literatura!), però les circumstàncies de la vida la van apagant.

El títol d’aquest llibre planteja un joc de paraules dels que tant li agraden a Peter Handke i que tant fan patir els traductors: Wunschloses Unglück és una expressió construïda a base de capgirar l’ordre i el significat d’una locució corrent en alemany (pràctica habitual en la prosa de Handke) que literalment es podria traduir per «desgràcia sense desig/sense esma/sense ganes de res». Handke parteix de l’expressió wunschloses glücklich, que literalment vol dir «feliç sense desig», però que a la pràctica significa «immensament feliç», «pletòricament feliç», «feliç a més no poder». Un lector alemany capta a primer cop d’ull la transgressió del joc de paraules i entén que aquesta expressió artificial expressa una tristesa profunda, desganada, desil·lusionada. Aquestes transgressions de frases fetes són abundants als llibres de Handke, i el traductor sempre ha de prendre una opció entre la literalitat o mantenir el joc, ja que difícilment trobarà una solució equivalent en la seva llengua.

Peter Handke, autor de La por del porter davant del penal

El 1986 publica Poema a la durada, Cafè Central 2015, un poema llarg, una reflexió sobre la vivència del temps, a partir del concepte de «durada» de Henri Bergson. La durada bergsoniana és inexpressable i incomunicable: si la formulem amb llenguatge la convertim en temps. Handke la tradueix al llenguatge poètic, enfilant una sèrie d’imatges organitzades en un poema. Aquí l’autor ens mostra la seva cara més íntima, quasi mística, i ens convida a viure el «temps» d’una manera profunda, en una mena de comunió. Mitjançant una sèrie d’imatges, de records i de la intuïció, Handke ens endinsa en aquesta «durada», aprehesa pel jo íntim, que no té res a veure amb un èxtasi fora del temps ni amb el temps que mesuren els rellotges. És una mena de condensació poètica de les reflexions molt personals sobre el temps que trobem escampades en tota la seva obra, on els espais tenen molt més protagonisme. És un llibre bell, de consciència i de camí, com tants de Handke, escriptor que camina, pels paisatges d’Europa, per les perifèries, pels pobles, pel seu jardí.

Handke també és un escriptor prolífic i minuciós de notes i dietaris, tot i que no en tenim cap en català.

Handke també és un escriptor prolífic i minuciós de notes i dietaris, tot i que no en tenim cap en català. El 2010 publica El dictat de la nitNavona, 2020,  en traducció de Carlota Gurt, unes notes preses entre el son i la vigília que venen a ser com el revers d’un dietari. És un llibre oníric i poètic, fet de paraules que l’autor ha somiat: un recull de frases misterioses, inquietants, absurdes, divertides, ridícules, realistes, fragments de converses inconnexes o corrents. Frases que per si soles potser no tenen sentit, però, com sempre en Handke, fan reflexionar sobre el sentit de tenir sentit.

El 2011 publica La gran caigudaRaig Verd 2014, en traducció de Marta Pera, la narració de la caminada que fa un home ─un actor─, durant un dia, des de la perifèria fins al centre d’una ciutat, on li han de fer un homenatge i on s’ha de trobar amb «la dona». No és una novel·la, ens diu l’autor, «no crec en la novel·la, sinó en el que és èpic; el relat que ve de lluny i es balanceja cap a la llunyania».

És un llibre simbòlic ─ja ho anuncia el títol─, i pel camí ─a més de prendre una decisió important─, l’actor troba coses al·legòriques (la clariana, els llindars…) i personatges que, més que persones, són «tipus» («el polític», «el corredor de borsa», «el caçador de bolets»…) del «teatre del món». En aquesta caminada no hi ha solució de continuïtat entre bosc i ciutat, entre natura i civilització, entre soledat i comunitat, entre inconscient i consciència, entre silenci i paraula, però sí transicions. A més, la narració és plena de detalls quotidians, coses molt concretes, i, alhora, de filosofia i abstracció, i de poesia. En aquesta obra fragmentària i al mateix temps àvida d’unitat, també hi trobem el Handke anotador del moment, el dietarista. L’escriptura de Handke és creativa i dura, basada en la solidesa del substantiu ─pocs adjectius; verbs, només els imprescindibles─, i, com sempre, exploradora i experimentadora: un esforç de sinceritat per buscar la precisió, sovint al servei d’expressar la incomunicació, el fracàs social (els sense sostre, els que viuen als marges, els joves que no tornaran mai a la «comunitat»), la soledat, la culpa, la salvació, la vida, la mort i, sobretot, la incertesa de les aparences. Handke abomina de l’escriptura psicològica, però sempre ens porta cap endins, d’ell i nostre.

Explorant el sentit de les paraules, l’autor es qüestiona el procés de donar nom a les coses, dubta de la capacitat del llenguatge per ser objectiu i, així i tot, busca l’objectivitat.

És evident, en l’escriptura de Handke l’esforç de precisió ─qualitat que sovint és una de les obsessions dels traductors─, no només per trobar la paraula més adequada, sinó també la forma del discurs més adequada, i de vegades es força el llenguatge fins al punt que sona estrany. Explorant el sentit de les paraules, l’autor es qüestiona el procés de donar nom a les coses, dubta de la capacitat del llenguatge per ser objectiu i, així i tot, busca l’objectivitat. Aquest afany de precisió, de sospesar matisos i connotacions, obliga l’escriptor i el traductor al treball minuciós d’ajustar la punteria per allunyar-se el mínim de la diana.

Alhora, hi ha un «tant se val» lèxic: un atleta porta al braç «un velocímetre –o el que sigui—», un borsista compra una «acció-o-com-se’n-digui». Precisió, sí, però encara més important que la paraula exacta és el que es vol simbolitzar. El protagonista està en un procés d’«oblit», que també és oblit –voluntari—del llenguatge. Sovint  trobem la descripció d’una cosa i tot seguit: «o potser només era la seva manera de percebre-ho»,  «era això o potser allò o el que fos…»

Paradoxalment, l’austeritat, el to filosòfic, abstracte, introspectiu, no sembla pronunciat des de la torre de marfil on l’autor va afirmar, el 1972, que ell vivia. En aquest llibre sembla provenir de molt més avall, de terra, del sòl del bosc o del carrer, dels detalls més insignificants. Hi trobem frases fetes, locucions populars, expressions molt de la terra, de la infantesa, que ens mantenen en contacte amb la llengua més col·loquial. I també sempre les referències culturals a cineastes, polítics, escriptors, músics, personatges d’obres literàries, jocs infantils…

L’autor s’ho qüestiona tot, fins i tot el llenguatge amb què s’ho qüestiona tot. Aquest estil concret i alhora abstracte, simple i també complex, sovint produeix una estranyesa en el text original i a l’hora de traduir-lo sempre hi ha un risc. Es tracta d’aconseguir que el text traduït mantingui cert grau d’estranyesa, però que sigui comprensible ─tant comprensible com l’original. Arriba un moment, en el procés de traduir, en què es mira el bosc, el bosc alemany, el bosc català, més que els arbres, que sempre tenen fulles i fruits diferents, i l’objectiu és que la sensació del bosc sigui semblant, la mateixa ombra, la mateixa espessor, i que el lector s’hi pugui perdre i deambular-hi, amb tot el plaer i tots els riscos.

«La meva última epopeia», ens diu l’autor de La lladre de fruitapublicada el 2017, i en català a Alianzael 2020, en traducció d’Anna Montané i Kàtia Pago. Un altre llibre de camí, d’observació, de recerca. El narrador, que es reivindica com a imprescindible i viu a la badia de ningú, ens porta a fer una excursió amb Alexia, la protagonista il·legal, estrangera a tot arreu, «sense un accent autòcton d’enlloc», que en algun moment potser s’ha tornat fantasma, durant tres dies a l’interior del país. L’Europa actual és un territori de guerra, desigualtats, pobresa, solitud. Indigents desvalguts, immigrants desesperats, pares i fills que no s’entenen, parelles sense comunicació. Com sempre, Handke ens fa dubtar del que tenim per certeses. Com passa a La gran caiguda, l’interior cap on anem és l’interior de la ment, el nostre interior, el interior de la morada, l’ànima. Tot el llibre és ple de referències literàries ─a altres autors─, cinematogràfiques, musicals, pictòriques…, i també d’al·lusions als propis llibres. També hi ha els jocs, les reflexions i l’exploració amb el llenguatge, i amb el punt de vista narratiu. Hi retrobem els temes handkians de la culpa, la salvació, l’oblit, els intersticis, els llindars, els temps sagrats, els moments intermedis, la natura, les perifèries, les màquines tocadiscos, la unió mística entre home i dona. Una pelegrina que va a contracorrent, un fugida del món cap al centre d’un mateix, un trajecte en una mena d’intermedi on no passa res, on no es pot anar de pressa.

En aquesta excursió continuem trobant el «tant se val» lèxic («fos el que fos», «o com se’n digui», «o el que fos»). L’autor, irònicament, no per el temps amb explicacions que ja podem trobar a internet, i ens hi remet, ell que encara escriu amb llapis ─i s’entreté en l’acció de fer punta al llapis.

Peter Handke és una persona incòmoda, i ha suscitat el vell tema de si es pot no estar d’acord amb la postura política, ideològica o vital d’un escriptor, i fins i tot condemnar-la, però no desqualificar-ne l’obra literària, com passa amb tants autors.

Alexia és una caminant que no vol tenir res a veure amb cap Estat i que només vol actuar amb els altres que ara són al món. El món: «la història d’un triangle amorós entre un mateix, la natura i els altres». Els protagonistes de Handke, fugitius del temps, herois de la Fugida, que viuen al caire de l’abisme i són ells mateixos l’abisme, no «creixen» amb la narració, sinó que busquen la pròpia dissolució, i estan, aparentment, cada vegada més extraviats.

Per a molts, Peter Handke és una persona incòmoda, i ha suscitat el vell tema de si es pot no estar d’acord amb la postura política, ideològica o vital d’un escriptor, i fins i tot condemnar-la, però no desqualificar-ne l’obra literària, com passa amb tants autors. El mateix Handke ens dona una resposta: ell no creu que s’hagi de separar el creador de la seva ideologia. «L’escriptura no és independent de la posició política. La persona que escriu és, per una banda, un creador sensible i, per l’altra, un ésser polític. Vivim en una realitat concreta i així hem de ser». I ni tan sols disculpa pecats de joventut, com els d’escriptors que de joves van flirtejar amb el nazisme. Per a alguns, Handke ha fet apologia dels crims comesos en nom del nacionalisme serbi ─cosa que ell nega─, i per a altres és un intel·lectual que es va atrevir a lluitar contra la demonització dels serbis com a únics culpables de les guerres de l’antiga Iugoslàvia. Al seus textos sobre la guerra dels Balcans, i en especial al llibre Unter Tränen fragend Preguntando entre lágrimas, amb prefaci i traducció de Cecilia Dreymüller, editat per Tres Molins─, descriu aquest procés i aclareix els motius del seu comportament. Handke es va atrevir a dir que es cometien atrocitats en tots els bàndols, i que el Tribunal de la Haia també hauria de jutjar l’OTAN. I, sobretot, denunciava la manera unívoca de mostrar un conflicte que estava atiat per Alemanya, França, Anglaterra i Rússia. A França, on ell vivia, hi havia pau ─explica─, la gent passejava pels bulevards com si el seu país no estigués en guerra, mentre els avions francesos bombardejaven els Balcans, i Handke s’adonava que la guerra en realitat era en tots els països que la feien, encara que els carrers i les places es veiessin pacífics i la gent, atipada d’informacions i de «relats»,  fes com si no passés res. Handke afirma que no es disculparà mai per fer literatura, que els seus llibres defensen la pau i la justícia i que no entén com el poden identificar amb crims de guerra. El llenguatge de Handke és el contrari del llenguatge periodístic, i l’autor es queixava que el lector estava obcecat pel que li deien els mitjans de comunicació que, segons ell, era propaganda sense informació o propaganda disfressada de superinformació, segons el bàndol. El llenguatge dels periodistes i dels que condemnen per endavant és l’únic que compta, es lamenta Handke, com ja feia Josep Pla: «Si avui hi ha alguna cosa tan demagògica com la política són els diaris, ara en mans de gent rica i poderosa que saben perfectament què fan i per què ho fan».

Llegint els seus assaigs i les seves novel·les podem conèixer qui hi ha darrere del Handke públic, provocador, capaç d’etzibar un estirabot i l’endemà retractar-se’n. S’han declarat a favor del dret a la dissidència de Handke diferents intel·lectuals, com Elfriede Jelinek, Robert Menasse, Wim Wenders, Ulla Unseld-Berkewitz, editora de Suhrkamp, i el cineasta serbi Emir Kusturica.

Handke continua, com al principi, escrivint sense fer concessions al lector que vol una lectura fàcil, que no el pertorbi. «En algun moment vaig decidir que tot és estrany i tot és nou i tot està per descobrir.» Escriu perquè dubta de les certeses, i ens fa dubtar. Autor que sempre se situa als marges i explora els intersticis, la solitud ─«No us queixeu d’estar sols, estigueu més sols encara»─, la incomunicació, les indefinides fronteres entre realitat i ficció. «Per esbrinar la veritat s’han de contradir les persones», va dir Heine. Handke diu que busca la veritat i tant dir-ho com fer-ho comporta un risc. Si el voleu conèixer, camineu pels pobles, llegiu-lo.

 

Marta Pera Cucurell és traductora de Peter Handke

 

[Font: http://www.nuvol.com]

O chileno Theo Court reivindica a pureza do cine nunha historia ambientada na Terra do Lume de comezos do século XX

Por MIGUEL ANXO FERNÁNDEZ

O fotógrafo, un artista, chega a un remoto lugar de Terra do Lume e intuímos que ignora canto cambiará a súa vida. Será o seu cámara a que levante acta notarial do que alí ocorre nos albores do século XX. É máis, nalgún momento ata llo lembrarán, porque de non ser polas súas placas, o mundo nunca sabería o que de bo -iso creen quen lles paga- están realizando alí os mercenarios do terratenente, sempre armados. Ese profesional buscará o encadre e a luz adecuados, pois ten a capacidade de manipular a percepción visual, sexa para mellorala ou para empeorala. Dúas fotos abren e pechan a trama co denominador común do ser humano e as consecuencias das súas accións nun ambiente de absoluto pesimismo. A primeira delas, con pretensións artísticas e en interiores, será a unha nena que pronto será a esposa do amo. Fascinado pola súa beleza, e lamentando o destino da pequena, intentará captar a inocencia da súa mirada. Na de peche, se esmerará con desespero na preparación do encadre antes de que a noite se cerna sobre un espazo de morte.

Segundo filme do guionista e director chileno, Theo Court, premio Fipresci en Venecia e A Habana, ademais doutros recoñecementos, sostido á súa vez sobre un gran traballo de cámara do documentalista José Anxo Alayón, que contribúe a transmitir unha sensación inquietante, de atmosfera turbia, de violencia latente. Son tempos de colonización depredadora, dunha clara vontade de alterar a orde natural das cousas, o equilibrio dos territorios e os seus moradores para derivar nun xenocidio indíxena, como tantos outros ao longo da historia. O poder avasalando ao máis débil pola forza das armas e a anulación da súa dignidade. Branco en branco reivindica a pureza do cine, cun tempo narrativo descontaminado dos estándares actuais, dando aire aos personaxes para que desenvolvan os seus instintos, e engadindo unha austeridade emocional que permita ao espectador tomarse o seu tempo sobre eles. Iso que chamamos civilización naceu sobre bases maltreitas, iso queda claro.

«BRANCO EN BRANCO»

Chile, España, FranciaAlemaña, 2019

Director: Theo Court

Intérpretes: Alfredo Castro, Ignacio Ceruti, Lars Rudolph, Lola Rubio, David Pantaleón, Esther Vega Pérez Torres

Drama. 100 min

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

 

 

‘El prado de Rosinka’, de la escritora alemana Gudrum Pausewang, que acaba de editar Impedimenta, nos narra a través de cartas la experiencia única que llevaron a cabo sus padres cuando en los años veinte decidieron retirarse al campo, a la Bohemia Oriental, y probar una vida en la naturaleza y de autogestión, como rechazo al progreso desmedido y a la hipocresía de la burguesía. Un avance del neorruralismo que hoy en día sigue sin perder un ápice de interés, por el desprecio con que seguimos tratando a la naturaleza y al mundo rural. 

Una imagen del libro El prado de Rosinka

Escrito por Javier Morales

Entre las definiciones que según Italo Calvino tendría que tener una obra para que sea considerada un clásico, el escritor italiano da una que me gusta especialmente: “Es clásico lo que tiende a relegar la actualidad a la categoría de ruido de fondo, pero al mismo tiempo no puede relegar de ese ruido de fondo”. Creo que en este sentido, por esa interpelación constante al presente, El prado de Rosinka, de Gudrum Pausewang, podría entrar en esa categoría. Esta novela epistolar la acaba de editar Impedimenta en una excelente traducción de Consuelo Gallego, autora también de la introducción.

Apenas conocida en España, Gudrum Pausewang fue durante muchos años una escritora famosa en Alemania exclusivamente por sus libros juveniles e infantiles. Cabe destacar La nube, una especie de distopía en la que una niña se enfrenta a las consecuencias de una hecatombe nuclear.

Con El prado de Rosinka, publicado en 1980, Pausewang inicia una serie memorialística que, además de por su sinceridad, resulta atractiva para los lectores de hoy porque viene a ser una suerte de recorrido por todo el siglo XX, con sus luces y sus sombras. En este primer volumen, Pausewang toma prestada la voz de su madre, Elfriede, para hablarnos de su infancia y de la experiencia única que llevaron a cabo sus padres cuando en los años veinte decidieron retirarse al campo, a la Bohemia Oriental, y probar una vida en la naturaleza y de autogestión.

La idea conectaba muy bien con el espíritu de los Wandervogel (aves de paso), del que formaron parte sus padres, una asociación juvenil de principios del siglo pasado que propugnaba la vuelta a la naturaleza como rechazo al progreso desmedido y a la hipocresía de la burguesía. Un movimiento muy anclado en el Romanticismo alemán que sería hábilmente utilizado por los nazis, sin que ello reste valor a muchos de sus presupuestos.

Elfriede (Gudrum) relata en sus cartas a Michael (un joven amigo de la familia, entendemos que imaginario, que quiere seguir su ejemplo), las vicisitudes de su experiencia en los años veinte, cuando con su marido y ella se fueron al campo para vivir una vida alternativa.

“Mis cartas giran en torno a un centro que no soy yo misma, sino a la idea de asentarse en el campo, la posibilidad de una vida alternativa. Por eso, mi relato trata fundamentalmente de la creación de Rosinkawiese. Solo este aspecto es interesante para tus planes de futuro”, le dice Elfriede en una de estas misivas a Michael.

“Te lo iré enviando fragmentado, como una especie de novela por entregas”, le escribe al joven el 5 de marzo del 79. Y es así como hay que leer este libro, como una novela por entregas en la que Elfriede/Gudrum Pausewang nos cuenta un episodio fundamental en su vida.

Mezcla retazos de su vida presente con la experiencia en el Prado de Rosinka. Como anunciaba la autora, en cada una de las cartas Elfirede deja para el final un adelanto de cuál fue el siguiente paso en su proyecto, lo que aporta al texto una bella coherencia narrativa y hasta cierta intriga. El relato de Elfriede podría parecer naif, pero no lo es en absoluto. Es cierto que la pasión con que lo cuenta, tan importante cuando se abraza una idea, logra ensombrecer los sinsabores, pero no los desdeña. Al revés. De hecho, uno de los aspectos más importantes del libro es la lucha contra las adversidades. Nos sorprende, por otro lado, la fortaleza de la madre, tras su aparente candidez. Una mujer que supo ir contracorriente y sacar adelante a sus hijos ella sola cuando su marido murió en el frente.

Pero rebobinemos. Estamos en el periodo de entreguerras, en la Bohemia Oriental, en el enclave de los Sudetes, un nombre con resonancias atroces que nos recuerdan el inicio de una guerra que hirió al mundo para siempre, una zona de influencia alemana que hoy pertenece a la República Checa. Una pareja de alemanes idealistas, los padres de Gudrum, deciden instalarse allí, en el campo, en contacto y armonía con la naturaleza, en busca de una vida alternativa, autogestionada y autónoma, alejada del bienestar y de la hipocresía de la burguesía, del camino que la sociedad del momento había trazado para ellos. Ayudados por los familiares y amigos, construyen una casa con sus propias manos y emprenden una aventura libertaria que, aunque tuvo un final trágico por las dificultades económicas y por la llegada de la guerra, sigue más vigente que nunca.

Recordemos que durante esos años las grandes ciudades habían cobrado un relieve inusitado hasta entonces. Autores como Bertolt Brecht o Alfred Döblin en su clásica Berlinalexanderplatz mostraron muy bien esa fascinación por la vida urbana y señalaron a la vez sus zonas de sombra, sus canales de desecho. Una crítica que en el mundo del arte y en el cine ya habían emprendido expresionistas como Georg Grosz o Fritz Lang en sus respectivas Metrópolis. Es una época en la que los nuevos descubrimientos e inventos llevan a muchas personas, incluidos los artistas (por ejemplo, los futuristas), a mostrar una fe ciega en la ciencia y en la técnica. Una fe que hoy es casi absoluta. Algunos pensadores y científicos recientes como el estadounidense Barry Commoner llaman a este nuevo dios la tecnociencia, una religión con millones de adeptos en el mundo, en el que hemos confundido el bienestar y la buena vida con tener el último móvil.

“En general, vosotros, la gente joven, apenas tenéis oportunidades en este mundo tan acelerado, para intentar comprender nuestras experiencias. Estas quedaron aplastadas hace mucho tiempo por el rodillo del progreso y, por lo tanto, carecen de valor para vuestra generación”, le escribe Elfriede a Michael el 28 de febrero de 1979. ¿Qué pensaría hoy?

Repito. En ese primer tercio del siglo XX que en tantas cosas nos recuerda a este comienzo del XXI, una joven pareja alemana optó por una utopía, por aventurarse en un camino que en teoría no estaba reservado para ellos, gente con estudios, universitarios que podrían haber logrado un empleo de mayor relevancia en cualquier lugar de esa Alemania de entreguerras. Deciden emprender un proyecto personal, muy en la onda de la vuelta a la tierra que propugnaban los Wandervogel y hacen suya esa frase de Epicuro de que “No es lo que tenemos, sino lo que disfrutamos lo que constituye nuestra abundancia”. Si le quitamos la etiqueta con las que ha absorbido el capitalismo a estos movimientos, hoy serían algo así como neorrurales con aspecto hipster.

Los padres de Gudrum eran unos adelantados a su tiempo en muchos sentidos. No solo practicaban la austeridad, también eran vegetarianos, hacían nudismo en un lago cercano. Y fueron algo así como emprendedores rurales. Cuando vinieron más hijos y apremió la economía y se incrementaron las dificultades, empezaron a alojar en los veranos a personas que quería huir del ruido y conocer su proyecto. Lo hicieron a sabiendas de que en cierta forma eso iba en contra de su propia ideología. Escribe Elfriede: “Para asombro de todos, el ensayo tuvo éxito. Una vez instalados, empezaron a disfrutar de nuestra forma de vivir. Con el tipo de dieta ya contaban -de todas formas eran vegetarianos-, y yo me esforcé por diseñar el menú de la manera más variada posible. Les parecía gracioso tener que hacer sus necesidades en una letrina del cobertizo, y se tomaron con humor la parquedad de la decoración de las habitaciones. La laguna, el bosque y los campos los tenían fascinados. ‘Unas vacaciones del ego’, así llamaban ellos a ese paréntesis en nuestro Rosinkawiese”.

Las cartas de Elfriede están destinadas a Michael, pero sus palabras, casi 40 años después, cobran especial relevancia en el mundo de hoy, al borde del colapso ecológico. Sus enseñanzas son aún más acuciantes.

“Las huellas de nuestro ‘estilo Rosinkawiese’ siguen presentes en nuestra forma de vivir hoy en día, y no nos esforzamos en absoluto por esconderlas como algo vergonzoso. No, incluso nos esforzamos por subrayar y cultivar, ­¡hemos empezado a cultivar de nuevo!, algunas de estas capacidades, en vista del futuro que se nos avecina. Un futuro que, previsiblemente, nos exigirá (a nosotros y a nuestros descendientes) frugalidad, resistencia ante la adversidad y talento para la improvisación”, escribe al final Gudrum Pauswang, ya con su propia voz narrativa.

El libro nos habla también de cómo fue la formación de una escritora, de Gudrum Pausewang; nos permite conocer de primera mano una experiencia que marcó su vida. Sobre el balance de esos años, nos cuenta la narradora: “Mis padres me han procurado la mejor preparación para la vida que pueda imaginarse. Mis hermanos y yo aprendimos en Rosinkawiese a prescindir de las comodidades. Aprendimos también a no perder la cabeza en situaciones muy comprometidas, a buscar la forma de salir sin rendirnos, a improvisar, a mantener a raya nuestras exigencias y reducirlas al mínimo. Aprendimos a tratar con la gente que tenía más que nosotros, sin envidiarla. Nos prepararon para la ayuda mutua, para el autocontrol, para ser resolutivos y tenaces. Y, por encima de todas las demás, se nos inculcaron dos capacidades que, según la pedagogía de hoy, han quedado bastante anticuadas: superar el egoísmo en situaciones difíciles o desagradables y cumplir con nuestro deber”. Toda una lección de vida para el momento presente.

Aunque se sentía distinta, diferente, y se lamentaba de que sus amigos del cole nunca quisieran visitar su casa, Pausewang asegura que fue feliz en el prado de Rosinka y que nunca se sintió pobre. Sin embargo, también tuvo su contrapartida. “Acabé asumiendo nuestra condición de gente alternativa, que vivía al margen de la sociedad, y hasta me identifiqué con ella. Cuanto más consciente era de mi diferencia, más me enclaustraba y rechazaba el mundo exterior. Además, clasificaba a cualquier persona con quien me tropezara según se adaptase o no al esquema de nuestra vida en Rosinkawiese. Rosinkawiese se volvió en el rasero con el que yo medía todo lo demás. En resumen: me volví intolerante”. En cierta forma, nos advierte Pausewang, las utopías a veces llevan aparejadas un lado de sombra.

Las dificultades económicas, la fatigosa lucha por la supervivencia, por demostrar a sus seres queridos y amigos y a sí mismos que su proyecto de vida era viable, la guerra, de cuyos estruendos aún no nos hemos liberado, condenaron al fracaso la experiencia de los padres de Gudrum. El padre murió en combate y al finalizar la contienda Elfriede tuvo que escapar con sus hijos para salvar su vida. De eso habla el segundo volumen de estas memorias, Lejos del prado de Rosinka.

Pero la casa sigue en pie. Y visto con perspectiva, no creo que fuera un fracaso en absoluto. En Rumbo a peor, escrito unos años antes de su muerte, el gran Samuel Beckett nos viene a decir que la escritura, como la vida, es una meta condenada al fracaso de antemano. Podríamos decir lo mismo de las utopías. Pero como asegura el irlandés universal: “Lo intentaste. Fracasaste. Da igual. Prueba otra vez. Fracasa otra vez. Fracasa mejor”. Vivamos mejor. Fracasemos mejor. Leer El prado de Rosinka es una buena manera de empezar a hacerlo.

[Fuente: www.elasombrario.com]

Una misma realidad se puede transmitir de diferente manera en función de los vocablos que la nombren

La presidenta de la Comisión Europea, Ursula von der Leyen, a la izquierda, y el presidente del Consejo Europeo, Charles Michel, el 21 de julio en Bruselas.

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Cuatro miembros de la UE (Países Bajos, Suecia, Austria y Dinamarca) son partidarios de un gasto comunitario bajo, para contribuir poco a él, y se han autodenominado “países frugales, después de que el Financial Times les aplicara ese generoso adjetivo.

El término “frugal” se había empleado antes en referencia a los presupuestos nacionales de contención. Y lo usó Xavier Vidal-Folch, con mayor antelación aún, en varios artículos de EL PAÍS. Por ejemplo, el 5 de mayo de 2016: “La política suele ir con retraso en frugalidad, ese ahorro de costes inútiles o prescindibles, corrientes o burocráticos, a no confundir con la austeridad excesiva que castiga la inversión y los servicios sociales”.

Ha nacido así un uso positivo de “frugal” y “frugalidad” opuesto al negativo de “austero” y “austeridad”, términos éstos que fueron manipulados en la anterior crisis: la austeridad verdadera se la aplica cada cual, no se impone a otros; y consiste en vivir con lo necesario, no con menos de lo necesario. Nos colocaron “austeridad” en vez de “empobrecimiento” y “miseria”.

El caso es que el diario británico acuñó hace poco la locución the frugal four (los cuatro frugales) para referirse a esos miembros de la UE. Y ellos están encantados con el adjetivo. Claro.

“Frugal” significa, en español y en inglés, “parco en comer y en beber”. Procede de frugalis, en latín, que a su vez viene de frux, frugis: fruto de la tierra. Es decir, se llamó frugal a quien se limitaba a comer lo que nacía de los árboles y los campos, y prescindía de la carne y del pescado.

De eso derivó un sentido figurado que ya usaban los romanos: frugalitas equivalía a “moderación, prudencia, sobriedad”; metáfora fosilizada que nosotros también aplicamos y que se halla igualmente en el inglés frugally: “económicamente, sencillamente, en pequeñas cantidades”.

Así que tenemos cuatro países frugales. Y si ellos son frugales, ¿qué somos los demás? Al repetir acríticamente ese adjetivo, el periodismo español trabaja a favor de parte. O sea, a favor de la parte contraria. Porque se sobrentiende que los frugales están a un lado y que al otro se han situado los carnívoros, los comilones, los glotones, los derrochadores. O sea, nosotros: España, Polonia, Portugal, Grecia, Rumania, Hungría, Bulgaria, República Checa, Eslovaquia, Estonia, Letonia, Lituania, Eslovenia, Chipre y Malta; los llamados “países de la cohesión”, partidarios de un presupuesto expansivo; los que pretendían paliar la coronacrisis mediante un mayor gasto público de la UE (que los “frugales” lograron reducir).

Pero los frugales son en realidad los ricos. O, como ha escrito Lluís Bassets, los ricos que se hacen los pobres para evitar las transferencias a los más necesitados.

Una misma realidad se transmite de diferente manera en función de los vocablos que la nombren. Podemos censurar al perseverante por su “obstinación” o alabarlo por su “tenacidad”. Sólo el punto de vista distingue entre el oportuno y el oportunista, entre el halago y la adulación, entre la dulzura y el empalago, entre el generoso y el manirroto.

Y cuestión de punto de vista sería también escoger entre “los cuatro frugales” y su anverso negativo: “los cuatro tacaños”.

[Foto: STEPHANIE LECOCQ – fuente : http://www.elpais.com]

El 31 de mayo se cumplirán 79 años de un acto heroico de dos miembros de la resistencia griega a la ocupación nazi que los elevó a la categoría de « héroes del pueblo ». El pasado mes de marzo murió el último de ellos, luchador antifascista y anticapitalista hasta el último día.

Escrito por Hansgeorg Hermann (*)

Dos escenas son significativas de la en ocasiones impetuosa vida del griego Manolis Glezos. La primera se desarrolla entre sombras. En la noche del 31 de mayo de 1941, por entonces un estudiante con 19 años, trepó la « roca sagrada » de la Acrópolis junto con su amigo Apóstolos Santas, conocido por « Lakis », pocos meses mayor que él, y arrancaron la bandera de la esvástica, plantada allí por los soldados del ejército alemán un mes antes, el 27 de abril de 1941. En su lugar izaron la bandera nacional griega, escapando sin ser descubiertos.

La segunda escena ha sido mil veces filmada, fotografiada y publicada. Se puede ver a « Manolis », como así se le conocía en todo el país 70 años más tarde, y a su viejo amigo Mikis Theodorakis el 12 de febrero de 2012, en medio de una furiosa multitud en la Plaza Sintagma de Atenas ante el Parlamento griego. Manolis empuja a Mikis, tres años más « joven », en la silla de ruedas. Ambos protestaban junto con miles de personas contra las políticas de austeridad aplicadas por la Comisión Europea a instancias de los alemanes, llevando al país a los límites del colapso social y económico.

Los alemanes y Manolis Glezos…

Nacido en septiembre de 1922 en el pueblo de Apeiranthos, en la cíclada Naxos, dedicó su larga vida, ante todo, como político municipal, nacional y europeo, a la lucha por la reparación económica para su país, los griegos y sus familias, exigiéndola a los diferentes gobiernos que se sucedían en Bonn y Berlín.

El historiador austrogriego y profesor de universidad Hagen Fleischer describía estos días como de importante y sin embargo exasperante parecía resultarle en el fin de sus días la resistencia contra la gran potencia del norte -antes militar, después económica-, a aquel hombre elevado a « héroe del pueblo » aquella noche de mayo de 1941:

« En la primavera de 1944 los invasores arrestaron, torturaron y ejecutaron al hermano menor de Manolis, Nikos, quien también había destacado en la resistencia. Manolis recibió veinte años más tarde una « compensación » dentro del marco de los acuerdos globales greco-alemanes de 18 de marzo de 1960, concedida a los griegos perseguidos, o a sus familiares supervivientes, por « motivo de raza, religión o ideología ». Los 115 millones finalmente acordados entre Bonn y Atenas, fueron divididos entre un total de 96.880 « beneficiarios » reconocidos, dependiendo de los daños sufridos. Con el dinero recibido por su hermano asesinado, Manolis colocó la primera piedra para una Biblioteca de la Memoria en su Naxos natal. »

Estaba claro para Glezos, y ello alimentó su indignación, que la ridícula suma que había sido arrancada a los alemanes después de años de disputas una vez finalizada la guerra solo representaba una pequeña parte de lo que la Wehrmacht y sus comandantes fascistas habían destruido y robado a los griegos. El « último partisano de Europa » fue descendiente de un guerrillero cretense de Sfakiá, en el sudoeste de la isla, quien el siglo anterior había liderado una interminable guerra de guerrillas contra la fuerza de ocupación otomana. Como parlamentario ateniense y diputado europeo, Glezos exigió tenazmente « la liquidación de las deudas alemanas. »

Con este término genérico clasificó « no solo los llamados ‘préstamos de ocupación’, que se recaudaron mensualmente de 1942 a 1944 y fueron reconocidos histórica y moralmente -con la excepción del gobierno federal- en todo el mundo, sino que incluso fueron reconocidos y registrados en la correspondencia de guerra del Ministerio de Asuntos Exteriores nazi como ‘deuda del Reich con Grecia' », dice el historiador Fleischer. Glezos también exigió una suma de hasta 270 mil millones de euros, como calculó para JW en su casa de Atenas hace ocho años. « Un montón de dinero », como bien dijo, « con el que podemos devolver lo que supuestamente debemos al capital financiero ». No le sorprendió que ni en Bonn ni en la « República de Berlín », posteriormente constituida como una dura potencia hegemónica europea, respondieran a sus cartas y solicitudes.

Conocía la arrogancia de la clase dirigente de su país. A lo largo de su vida política había luchado contra los oligarcas como comunista y socialista, más recientemente en la dirección de Syriza y después en su escisión de izquierdas Laïki Enotita (Unidad Popular). No más de diez a quince familias, como él y Theodorakis sabían, formaban la élite histórica que tan bien se llevaban con los industriales y los propietarios de capital alemanes. Manolis Glezos, el partisano, filántropo, escritor y ex editor-jefe del periódico Rizospastis del KKE, dejó de luchar el pasado 30 de marzo a la edad de 97 años. Su ataúd seguramente habría sido seguido por cientos de miles de griegos si no hubiera muerto en medio del confinamiento debido al coronavirus. Quedan para la posteridad las palabras de su amigo Mikis: « Manolis rompió la esvástica y se envolvió en la bandera griega. Él y nuestro pueblo son uno, símbolo eterno de la libertad ».

(*) Hansgeorg Hermann, escritor y periodista cultural, ha escrito la biografia de Mikis Theodorakis.

[Fuente: https://www.jungewelt.de/2020/04-04/index.php – traducción: Jaume Raventós – reproducido en http://www.bitacora.com.uy]