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Capture d’écran d’une vidéo sur YouTube [1] sur des manifestations au Pays Basque pour la protection de l’enseignement immersif

É

La France a longtemps pratiqué une politique linguistique axée sur l’imposition du français comme seule “langue de la République” tout en ignorant, voire interdisant l’usage de plus de vingt autres langues parlées sur son territoire européen. Au 21ᵉ siècle, les attitudes ont changé grâce à un regain d’intérêt pour les cultures régionales, ainsi qu’à certaines mesures législatives. Une nouvelle loi censée protéger les langues régionales passée en mai de cette année vient relancer le débat.

La nouvelle loi, intitulée Loi du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion  [2](dite aussi Loi Molac du nom du député Paul Molac [3] qui avait proposé ce projet de loi), entérine certaines avancées sur l’usage des langues régionales. Le texte législatif reconnaît ainsi l’importance de ces langues en termes généraux en leur conférant d’une part un statut de “trésor national” et d’autre part en soutenant l’enseignement des langues régionales, obligeant les communes “à contribuer aux frais de scolarité des écoles privées proposant un enseignement bilingue”.

Toutefois, la loi butte sur de nombreux aspects et continue à discriminer les locuteurs de langues régionales dans deux domaines : l’enseignement immersif et l’emploi de signes diacritiques spécifiques aux langues régionales dans les papiers d’identité.

En France, l’enseignement immersif consiste à plonger de très jeunes enfants dans un cursus où toutes les matières ou presque sont enseignées dans la langue cible. Ainsi l’histoire ou les mathématiques sont par exemple enseignées en breton ou en basque. Cet enseignement concerne 14 000 élèves [4]ce qui représente 0,1 % des élèves français, un chiffre en augmentation régulière [5].

La Bretagne a montré le chemin en 1977 en créant les écoles Diwan qui proposent une éducation bilingue dans plus de 50 écoles [6]. Ce mouvement a été suivi pour l’occitan (écoles Calandreta [7]) ainsi que d’autres langues comme l’alsacien, le corse et le basque. Ces écoles sont dites associatives, financées par l’État et les familles, et dispensent un programme scolaire approuvé par le ministère de l’Éducation nationale avec un statut d’”enseignement privé sous contrat”, dont relèvent également la plupart des écoles privées catholiques, par exemple.

Dans la rédaction finale du texte de la loi du 21 mai, le Conseil Constitutionnel s’est référé à l’article 2 de la constitution française [8] qui déclare que “La langue de la République est le français” pour justifier l’interdiction de l’enseignement immersif en langues régionales.

Un État-nation qui impose une langue unique 

Pour l’État français, la centralisation est un élément constitutif de son identité, et ceci inclut le rôle de la langue française.

Le français est une langue romane qui a évolué à partir du latin qui se divise au Moyen-Âge en langues d’oc et d’oïl au sud et au nord du territoire de la France actuelle.

En 1539, un premier document impose l’usage du français, qui remplace le latin comme langue officielle pour tous les documents publics. Il s’agit de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts [9] du roi François Ier. Au départ, le français reste une langue minoritaire qui cohabite avec d’autres langues, mais peu à peu il s’impose comme langue dominante et exclusive dans tous les domaines : gouvernance, jurisprudence, éducation, commerce, religion, littérature et médias.

Au 19ᵉ siècle le système éducatif renforce ce rejet des langues autres que le français en particulier sous l’égide du ministre de l’Éducation de l’époque, Jules Ferry [10], qui interdit l’usage des langues régionales à l’école sous peine de châtiments. C’est la fameuse sentence énoncée dans les écoles publiques du pays: “Interdit de cracher par terre et de parler breton [11] (ou basque, occitan ou toute autre langue régionale).

Une diversité linguistique en net déclin

Aujourd’hui, une institution étatique est en charge des langues parlées en France, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France [12]. Elle répartit les langues en trois catégories en dehors du français: langues régionales [13] parlées en France métropolitaine, les langues non-territoriales [14]comme le yiddish, le romani ou la langue des signes, et les langues des Outre-mer [15] dont on compte plus de 50 et parmi lesquelles figurent le kanak, le tahitien, ou le créole.

Les 23 langues régionales officiellement reconnues représentent une grande diversité linguistique comportant des langues romanes (catalan, corse, occitan, francoprovençal), germaniques (flamand, alsacien), celtes (breton) et non-indo-européennes comme le basque.

Mais si ces langues étaient les principales langues maternelles de millions de Français et Françaises jusqu’au 19ᵉ siècle [16], aujourd’hui on estime le nombre de locuteurs de ces langues à 2 millions, soit un peu moins de 3 % de la population de France métropolitaine. Voilà pourquoi l’État devrait se mobiliser pour freiner ce déclin et encourager un renouveau linguistique pensé dans la diversité.

Une politique en zigzag qui semble systématiquement opposer reconnaissance de la pluralité et défense du français

Toutefois, l’État français maintient une position ambiguë au sujet des langues régionales, hésitant entre diversité linguistique et protection sourcilleuse du français. En 1992, il a tenu à faire amender la constitution de la 5ᵉ République pour stipuler pour la première fois la place officielle de la langue française, mentionnée dans ce fameux article 2 afin de défendre la langue française qui semblait en péril face à une progression de l’anglais.

De plus, la France refuse de ratifier les 39 articles de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires [17] qu’elle a signée, en évoquant encore une fois une contradiction avec le même article de sa constitution. Ce traité datant de 1992 du Conseil de l’Europe [18] se propose de sauvegarder la diversité linguistique en Europe et inclut “la nécessité d’une action résolue de promotion des langues régionales ou minoritaires, afin de les sauvegarder; la facilitation et/ou l’encouragement de l’usage oral et écrit des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique et dans la vie privée la mise à disposition de formes et de moyens adéquats d’enseignement et d’étude des langues régionales ou minoritaires à tous les stades appropriés.”

Des changements interviennent en 2008 lors d’une révision constitutionnelle [19]qui mentionne ces langues dans l’article 75-1 de la Constitution : “Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.” À ce sujet, le seul domaine où on peut noter un relatif engagement de l’État est l’aide financière apportée à des programmes radio et télé qui s’ajoutent à des initiatives privées principalement pour l’alsacien, le basque [20], le breton [21], le corse [22] et l’occitan. [23]

Manifestations et retour en arrière du Conseil Constitutionnel 

Suite au passage de la loi du 21 mai, de nombreuses manifestations [24] ont eu lieu à travers toute la France principalement au mois de mai pour dénoncer une censure de l’enseignement immersif qui dépend largement d’un soutien financier de l’État. Des pétitions [25] ont été lancées qui rappellent que l’article 2 de la constitution avait été élaboré et présenté comme une défense du français à l’encontre de l’anglais. Fait à noter, de nombreuses écoles bilingues français-anglais pratiquent l’immersion linguistique en France et ne semblent pas tomber sous le coup de cette loi.

Les activistes rappellent également que le président français Emmanuel Macron avait pris la défense [26] des langues régionales dès le 26 mai, s’opposant clairement à la décision du Conseil Constitutionnel qui a fini par réagir le 16 juin [27] en précisant que l’enseignement immersif est anticonstitutionnel uniquement dans l’enseignement public, mais autorisé dans le secteur privé.

Les activistes se penchent maintenant sur la définition du terme d’école associative [28] qui peut être interprété comme faisant partie du service public. La partie de ping-pong politico-législative va donc continuer. Reste à savoir si le 2 septembre, les élèves qui parlent alsacien, basque, breton, corse ou occitan retrouveront le chemin de leurs écoles.

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2021/07/20/266601/

URLs dans ce post :

[1] sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=-hHvFsDdIEM

[2] Loi du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion : https://www.vie-publique.fr/loi/278001-loi-sur-les-langues-regionales-loi-molac#:~:text=25%20mai%202021-,Loi%20du%2021%20mai%202021%20relative%20%C3%A0%20la%20protection%20patrimoniale,r%C3%A9gionales%20et%20%C3%A0%20leur%20promotion&text=La%20proposition%20de%20loi%20apporte,enseignement%20et%20les%20services%20publics.

[3] Paul Molac: https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Molac

[4] 14 000 élèves : https://www.youtube.com/watch?v=aqhfv2-dvA8

[5] un chiffre en augmentation régulière: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/29/01016-20130729ARTFIG00330-le-succes-des-langues-regionales-a-l-ecole.php

[6] éducation bilingue dans plus de 50 écoles: https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ecoles-diwan-40-ans-enseignement-bilingue-langue-bretonne-toujours-menacee-1354929.html

[7] (écoles Calandreta: http://calandreta.org/

[8] l’article 2 de la constitution française: https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur#:~:text=DE%20LA%20SOUVERAINET%C3%89-,ARTICLE%202.,Libert%C3%A9%2C%20%C3%89galit%C3%A9%2C%20Fraternit%C3%A9%20%C2%BB.

[9] ’Ordonnance de Villers-Cotterêts: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter%C3%AAts

[10] Jules Ferry: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ferry

[11] Interdit de cracher par terre et de parler breton: https://www.breizh-info.com/2016/05/25/44012/frederic-morvan-de-disparition-de-langue-bretonne/

[12] Délégation générale à la langue française et aux langues de France: https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9l%C3%A9gation_g%C3%A9n%C3%A9rale_%C3%A0_la_langue_fran%C3%A7aise_et_aux_langues_de_France

[13] langues régionales: https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-regionales

[14] langues non-territoriales : https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-non-territoriales

[15] langues des Outre-mer: https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-des-Outre-mer

[16] 19ᵉ siècle: https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires_de_France

[17] Charte européenne des langues régionales ou minoritaires: https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_europ%C3%A9enne_des_langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires

[18] Conseil de l’Europe: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l%27Europe

[19] révision constitutionnelle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_constitutionnelle_du_23_juillet_2008

[20] basque: https://www.communaute-paysbasque.fr/basque-et-gascon/basque/vivre-en-basque/les-medias-bascophones

[21] breton: https://www.missionbretonne.bzh/liens/medias-bretons/

[22] corse: https://www.isula.corsica/linguacorsa/Approche-de-la-langue-corse-a-travers-les-medias_a81.html

[23] l’occitan.: https://www.cfpoc.com/accueil/liens-utiles/medias/

[24] nombreuses manifestations: https://www.ouest-france.fr/education/enseignement/langues-regionales-ce-qu-il-faut-retenir-du-debat-sur-la-loi-molac-7279489

[25] pétitions: https://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/justice-nos-langues/147179?utm_source=ocari&utm_medium=email&utm_campaign=20210608081501_23_nl_nl_lexpress_bout_des_langues_60bdc55a8a44675e7c7b23c6#EMID=4978ab130374749a14c630b07c77777415f957230f857034c02e5b56c20cdef9

[26] avait pris la défense: https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/05/26/langues-regionales-emmanuel-macron-defend-leur-enseignement_6081548_823448.html

[27] réagir le 16 juin: https://www.francebleu.fr/infos/education/langues-regionales-l-interdiction-de-l-enseignement-immersif-ne-concerne-que-le-public-selon-les-1624008746

[28] école associative: http://calandreta-milhau.fr/ecole-associative/

Colau farà un ‘mapeig’ de l’ús del català a la Ciutat Comtal davant del retrocès de l’ús social de la llengua.

El grup d’Esquerra Republicana a l’Ajuntament de Barcelona ha demanat aquest dimarts que el govern municipal faci una auditoria sobre l’ús del català a Barcelona i un pla d’acció per augmentar-lo.

« Les dades que tenim són les del Consorci de cada cinc anys -les últimes són de 2018-, però tracten Barcelona com una unitat. Ens calen dades de l’ús del català per col·lectius, sectors, barris i districtes », ha defensat la regidora republicana Gemma Sendra a la comissió de Drets Socials.

Els republicans han presentat la proposta en format prec, que el govern municipal ha acceptat, i per tant ara haurà de presentar, abans que acabi l’any, un ‘mapeig’ de l’ús de la llengua per zones i sectors de la ciutat, sota la coordinació del Centre de Normalització Lingüística de Barcelona.

« Cal un informe sobre la situació en aquest moment per poder fer un pla d’acció », ha reiterat Sendra, posant en relleu el convenciment d’Esquerra Republicana que el català ha de ser eix vertebrador i punt de trobada de la diversitat social, ètnica i cultural de Barcelona i Catalunya, així com de la necessitat de defensar-lo i promoure’l des de les institucions: també des de l’Ajuntament de Barcelona, del qual n’és llengua pròpia.

Aquest estudi pot ser clau en un moment en què l’ús social del català, sobretot a Barcelona, està retrocedint. És una percepció que tenen els catalanoparlants que resideixen a la ciutat quan comproven quotidianament la impossibilitat de viure únicament en català, tal com fan molt monolingües castellanoparlants. Anar a comprar el pa, prendre un tallat, comprar fruita, agafar un taxi i indicar-li la direcció i per on anar, totes aquestes tasques que algú que només parla el castellà pot realitzar sense cap mena de dificultat a la Ciutat Comtal són ara com ara impensables per un català. Sempre trobarà algú que no entengui el català, treballant de cara al públic, i en alguns casos, personal que més enllà de la falta de temps o incapacitat -no tothom està dotat- per aprendre idiomes no fa cap esforç per intentar entendre’l.

Les proves? Les denúncies cada cop més freqüents que fa públiques Plataforma per la Llengua sobre vulneracions dels drets lingüístics, sempre a catalanoparlant, mai hi ha cap víctima castellanoparlant. Per si algú li queda algun dubte, la persecució del castellà a Catalunya és una mentida. Un drets trepijats dels que també n’ha alertat l’Ajuntament de Barcelona a l’Informe de l’Observatori de les Discriminacions; parlar català és el quart motiu de discriminació a la ciutat.

La impossibilitat de viure plenament en català a Catalunya és una realitat. I els pitjors, els funcionaris i personal de l’Estat, sobretot policies i guàrdies civils. Malgrat haver quedat palès, fins i tot en gravacions, els abusos de poder d’aquest col·lectiu cap a ciutadans que l’únic ‘crim’ que havien comès era intentar parlar en el seu idioma en el seu país, la Delegada del govern espanyol, la lleidatana Teresa Cunillera, els excusa atribuint aquests comportaments intolerables a la gran rotació d’agents dels cossos policials.

[Font: http://www.racocatala.cat]

Un òme sonat Jean-Louis Iratzoki aguèt fracturats lo peronè e una cavilha per aver conversat amb son nebot en basco a Sant Joan de Lus (Bascoat), çò raportàvem aqueste dissabte dins las paginas de Jornalet. L’òme èra per carrièras davant l’ostal de son fraire e charrava amb son nebot qu’èra al balcon quand foguèt interpelat e brutalament agressat. “Sèm en França aicí, qu’es aquò, aquel patois?”, çò li diguèron los assalhidors. “Sèm en França aicí, qu’es aquò, aquel patois?”, vaquí la rason que justifica una tala agression.

La redaccion de Jornalet, coma la majoritat de las personas dotadas de consciéncia, sèm espantats davant aquel fach e esperam que los assalhidors seràn localizats e jutjats. Mas, tant que i aurà un estat oficialament —e constitucionalament— bascofòb, britofòb, catalanofòb, occitanofòb e fòb de tot çò qu’es pas francés, i aurà d’assalhidors per justificar quina agression que siá amb l’argument  “Sèm en França aicí, qu’es aquò, aquel patois?”

França, creatritz del mot  pervèrs patois, reclama falsament d’èsser lo brèç dels dreches umans e de la libertat. En nom d’aquelas libertat, egalitat e fraternitat, a practicadas d’umiliacions e de vexacions suls enfants de lengas occitana, alsaciana, arpitana, basca, bretona, catalana, còrsa o flamenca a l’escòla, per los obligar de renonciar a lors lenga e cultura. França a condemnat de nacions entièras a viure jos la “vergonha“ dins un procès pervèrs e maquiavelic de genocidi cultural. Los assalhidors de Sant Joan de Lus an integrats los arguments qu’an justificadas aquelas persecucions. “Sèm en França aicí, qu’es aquò, aquel patois?”.

En mai de se batre per un cambiament constitucional que permeta la liura expression de totas las lengas e culturas, es urgent que las autoritats francesas reconescan oficialament aquel culturicidi, que las escòlas ensenhen aquela istòria de vergonha e que se divulgue los testimoniatges de tant de mond qu’an patit en rason de lor lenga. Cal que totes los ciutadans sàpian quant de mond foguèron tustats suls dets amb la règla, foguèron umiliats en portant un bonet d’ase sul cap o un esclòp al còl; quant de ciutadans foguèron obligats de lecar los excrements dels comuns o d’urinar dins las bragas per una sola rason: “Sèm en França aicí, qu’es aquò, aquel patois?”.

Jean-Louis Iratzoki es pas estat la sola agression bascofòba qu’an patit los abitants de Sant Joan de Lus durant aquestes darrièrs jorns. Una de las victimas raportava a Mediabask que las violéncias bascofòbas an aumentat car “la cultura basca s’es refortida a Sant Joan de Lus e d’unes son contra”.

Tant que l’estat francés, luènh de demandar perdon per la Vergonha, presicarà lo mesprètz de las lengas e culturas autoctònas autras que l’oficiala, aquelas agressions aumentaràn a mesura que las culturas dels “mespresats” se veuràn refortidas. E cal dire qu’avèm l’intencion de nos batre per refortir nòstre occitan al país.

 

 

[Poblejat dins http://www.jornalet.com]

La versió catalana de l’enciclopèdia digital compleix tots els requisits per esdevenir un compte verificat: És « autèntica, notòria i està activa »

El compte oficial de Twitter de la Viquipèdia en català ha denunciat que aquesta xarxa social li denega la verificació. Aquest tràmit, que atorga la insígnia blava al costat del nom del compte, segons Twitter, serveix per confirmar « l’autenticitat dels comptes d’interès públic ». Els requisits per obtenir-lo són ser « autèntica, notòria i estar activa », tres requisits.

A la xarxa de l’ocell, la Viquipèdia compta amb més de 37.100 seguidors, publica regularment i a més, té a la vista l’enllaç de la pàgina oficial.

Cal recordar que Twitter Espanya ha estat una organització que ha rebut en diferents ocasions acusacions de tapar hashtags contraris als interessos de l’Estat espanyol, llevar seguidors a comptes contestataris amb el sistema o directament exercir la censura, mitjançant la suspensió temporal o l’eliminació del compte a usuaris per les seves opinions lligades a l’esquerra, a l’independentisme o al republicanisme.

La filial estatal es caracteritza també per mantenir una alta tolerància amb els usuaris d’extrema dreta a qui sovint sí que acaba suspenent després de múltiples queixes, un punt que no es dona amb les de sentit ideològic contrari.

[Font: http://www.racocatala.cat]
La setmana passada, mirant llibres en Fan set, m’hi vaig fixar en un volum d’unes cent trenta pàgines que acaba de publicar Ediciones SiruelaLos placeres de la literatura latina, de Pierre Grimal. No feia ni un minut que Marc Senabre l’havia deixat exposat en una de les taules de la llibreria. El vaig confiscar de seguida. Un llibre sobre els plaers que poden proporcionar els clàssics llatins, escrit per un llatinista expert i gran escriptor com Pierre Grimal, era una temptació que no es pot resistir. Jo no la vaig resistir. Encara que disfrute sovint dels plaers que proporciona la literatura llatina, vaig pensar que l’assaig de Grimal em podia ajudar a intensificar-los o a descobrir-me’n de nous. Sempre en volem més.
Quan vaig arribar a casa i vaig començar a fullejar-lo, em vaig adonar que el títol de l’edició de Siruela no tenia res a veure amb el de l’original, que havia aparegut el 1965 en la col·lecció Que sais-je com a La littérature latine. És a dir, que l’editor de la traducció castellana m’havia enganyat canviant el títol de l’edició francesa, sobri i concís, per un altre de clarament efectista. I el que és pitjor i em feia més ràbia: jo hi havia caigut de quatre potes. Tant se val. Al final tot ha acabat bé. El llibre de Grimal m’ha agradat molt i no m’ha costat gens perdonar la malifeta de l’editor. Potser, en el fons, hauria de donar-li’n les gràcies.
Cal haver llegit molt, cal saber molt bé del que es parla i cal escriure molt bé per a fer un llibre com aquest: una síntesi crítica de la literatura llatina que no es queda en un catàleg enumeratiu, i que està plena de coses: d’observacions intel·ligents, d’anècdotes il·lustratives, de detalls i al mateix temps de grans línies que delimiten els trets principals de la literatura llatina i de la seua evolució. El mateix Grimal assenyala que més que compondre un catàleg s’ha esforçat a seguir «pels meandres de les personalitats particulars, els grans corrents de la literatura, que es va veure vinculada al destí polític i espiritual de Roma».

Algunes mostres. Grimal comenta que el tòpic del carpe diem, a què s’ha reduït sovint la saviesa d’Horaci, cosa que l’ha convertida en una cosa limitada i vulgar, «resumeix en primer lloc una poètica. Es tracta menys de buscar el plaer que de descobrir-lo en el simple fet de viure». Per a Grimal, Horaci és un «moralista» meravellós, no perquè hi predique una moral, sinó perquè capta i destaca «una “experiència” privilegiada que il·lumina l’esperit i el revela a si mateix». De Virgili, en diu que era tímid i desmanyotat, i que li feia por fins i tot la mirada dels qui passaven pel carrer. Per sort per a tots, aquestes «qualitats» aviat el van fer desistir del seu propòsit inicial d’esdevenir un orador i de seguir una carrera política. Dedica un capítol complet a Ciceró, aquesta figura central de la literatura i la història de l’antiga Roma. Les seues obres De l’orador i Brutus contribuirien a formar des del renaixement la imatge de l’intel·lectual humanista.
Una qüestió ben important en la història de la literatura llatina és el debat entre l’estil ciceronià, amb «aquell desenvolupament lògic del pensament en períodes analítics en què la idea es presenta per mitjà de les seues circumstàncies i les seues causes, en què el ritme acompanya i anuncia cada vegada els efectes de la frase» i l’estil àtic d’un Sal·lusti, d’un Cèsar o d’un Tàcit. En el contrast entre Ciceró i Sal·lusti hi ha per a Grimal els dos pols entre els quals va oscil·lar tota la prosa literària de l’antiga Roma: «hi haurà el bàndol de Sèneca i Tàcit, en certa mesura propers a Sal·lusti (sobretot el segon), i el de Quintilià i Plini el Jove, que reivindicaran el seu “ciceronisme”». El debat entre aquestes dues maneres d’escriure ha tingut una llarga posteritat. Pierre Bayle el va sintetitzar amb una contraposició entre el que ell anomenava style coupé i style lié: frase curta o frase llarga. De tota manera, l’estil de cada un dels escriptors dels dos bàndols citats per Grimal és molt diferent, com deixa clar ell mateix en els paràgrafs, admirables per la seua claredat i concisió, en què sintetitza les qualitats de l’estil de Sal·lusti i de Sèneca. Per a l’escriptor, potser la solució més efectiva és combinar tots dos estils, el coupé i el lyé. Però sempre es trobarà amb el mateix problema: escriure en prosa és molt difícil.
Mentre llegia, esperava amb impaciència el que diria Grimal sobre Plini el Jove, un autor que admire i estime molt, com he explicat en Els còmplices. En aquest punt, Grimal fa com tots: li perdona la vida. D’entrada, he comprovat amb estranyesa que parla més del Panegíric que no de les Cartes. Assenyala que en el Panegíric la frase de Plini és «llarga i sinuosa, el pensament encaixonat i gairebé sempre banal». De seguida intenta matisar-ho una mica, recordant que el gènere —el gènere del panegíric— tenia les seues exigències: calia insinuar i era perillós dir-ne massa. Però això no esborra l’acusació de banalitat. Pel que a les Cartes, tot el que se li ocorre dir-ne és que Plini no intenta aprofundir en res. Ni ho intenta. A veure, al costat de Pierre Grimal jo sóc un ignorant i, com se sol dir amb sentit injuriós, un indocumentat. Així i tot, estic convençut que, a l’hora de valorar Plini com a escriptor, qui té raó o qui l’encerta sóc jo i no Pierre Grimal.
Consultant el web d’Ediciones Siruela he vist que en la mateixa col·lecció en què ha aparegut Los placeres de la literatura latina hi han publicat a continuació Bajo la sombra del Vesubio. Vida de Plinio, de Daisy Dunn, una biografia dels dos Plini, el Vell i el Jove, l’oncle i el nebot, que ha tingut molt d’èxit entre el públic lector de llengua anglesa. Fa uns mesos la vaig fullejar en Amazon. Està basada clarament en una refosa de les obres dels mateixos biografiats, sobretot de les Cartes del Jove. Potser és més útil llegir directament els originals. En tot cas, aquest llibre de Daisy Dunn deu ser instructiu i de lectura agradable. Una bona lectura per a l’estiu.
Edicions 1984 ha publicat en català alguns títols de Pierre Grimal, com ara el seu conegut i gruixut Diccionari de mitologia grega i romana, i dos assaigs breus de caràcter divulgatiu: El segle d’August i La mitologia grega.

 

 

[Font: laserpblanca.blogspot.com]

Francesc Xavier Vila es l’autor del primièr estudi sociolingüistic de l’occitan en Aran

Imatge

La Direccion Generala de la Politica Lingüistica de la Generalitat de Catalonha es venguda un secretariat. Aquela pojada de reng cèrca de garentir l’avenir del catalan, de l’occitan e de la lenga dels signes catalana. La foncion màger del Secretariat de la Politica Lingüistica es d’analisar, planificar, dirigir, coordenar e executar la politica lingüistica de la Generalitat de Catalonha. A mai, son prètzfach es d’elaborar de proposicions legislativas restacadas a aquelas tres lengas territorialas, dont l’occitan.

Per dirigir aquel nòu secretariat, s’es nomenat lo sociolingüista Francesc Xavier Vila. Professor de l’Universitat de Barcelona e expèrt de l’evolucion de las lengas dins la societat catalana, Vila es l’autor d’Eth coneishement der aranés ena Val d’Aran, considerat coma lo primièr estudi sociolingüistic de l’occitan en Aran fach amb un metòde e de paramètres de recèrca omologables.

 

[Poblejat dins http://www.jornalet.com]

partir sans dire au revoir ; partir sans se faire remarquer ; se retirer discrètement ; filer rapidement ; s’échapper ; fuir discrètement ; filer en douce

Origine et définition

L’origine de cette expression n’est pas certaine.
Il peut s’agir d’une vengeance relativement récente vis-à-vis du peuple d’Outre-Manche qui utilise l’expression « to take French leave » (filer à la française) pour signifier la même chose.
Il peut aussi s’agir d’une déformation orale du mot anguille.
Parmi d’autres explications, au XVIe siècle, un créancier était appelé un Anglais, et on imagine bien le débiteur filer à l’anglaise lorsque son créancier « préféré » était dans les parages.

Exemples

Désolé, vous deux, j’aurais pas dû [filer à l’anglaise].
[Nous filons à l’anglaise].
Donc, veuillez m’excuser, je ferais mieux de [filer à l’anglaise] pour commencer à rechercher intensément mon prochain sujet.
Elle va [filer à l’anglaise] en leur absence ?
Le mieux, c’est d’attendre le soir et de [filer à l’anglaise].

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand abhauen, verduften filer, s’éclipser
Allemand sich französisch empfehlen se recommander français
Allemand französischen Abschied nehmen prendre congé à la française
Anglais (USA) to take Dutch leave prendre congé à la Hollandaise
Anglais to take a French leave prendre un congé à la française
Anglais (USA) take French leave prendre un depart français
Catalan tocar el dos toucher le dos
Catalan acomiadar-se a la francesa s’en aller à la française
Espagnol (Espagne) despedirse a la francesa filer à la française
Espagnol (Espagne) tomar las de Villadiego fuir
Espagnol (Espagne) poner pies en polvorosa fuir
Grec την κάνω με μικρά πηδηματάκια filer à petits bonds
Grec τη στρίβω αλα γαλλικά tourner à la française
Hongrois angolosan távozik sortir à l’anglaise
Hébreu

הסתלק כגנב בלילה (histalek ké ganav balayla)

il est parti comme un voleur dans la nuit

Hébreu עזב בלי לקבל רשות laissé sans permission
Italien andarsene all’inglese s’en aller à l’anglaise
Italien svignarsela se défiler
Néerlandais zijn snor drukken presser sa moustache
Néerlandais er tussenuit glippen

partir en douce, sans se faire remarquer (et sans saluer)

Néerlandais

vertrekken als een dief in de nacht

partir de nuit comme un voleur
Néerlandais er stiekem tussenuit knijpen s’en aller vite et sournoisement
Néerlandais met de noorderzon vertekken partir avec le soleil du Nord
Polonais wyjść po angielsku sortir à l’anglaise
Portugais (Brésil) sair à francesa filer à la française
Portugais (Brésil) sair de fininho sortir sans faire bruit
Portugais (Portugal) sair à francesa sortir en français
Portugais (Portugal) sair de fininho sortir en douceur
Roumain a o şterge englezeşte filer à l’anglaise
Russe уйти по-английски s’en aller à l’anglaise
Wallon (Belgique) pârti sins tabeur ni trompette partir sans tambour ni trompette
Wallon (Belgique) pèté â dial s’en aller au diable

Si vous souhaitez savoir comment on dit « filer à l’anglaise » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemandcliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d’utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d’erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

 

[Source : www.expressio.fr]

S’acaba la pròrroga de l’IEC per adaptar-se a la modificació ortogràfica, que deixa el català amb només 15 diacrítics

L’IEC aprova la reducció dels accents diacrítics: adeu a ‘adéu’.

Escrit per Núria Juanico Llumà
Quan l’Institut d’Estudis Catalans (IEC) va anunciar, l’octubre del 2016, la reducció dels accents diacrítics, molts catalanoparlants van posar el crit al cel. La reforma de la normativa va implicar passar de 150 accents diacrítics a 15 i va eliminar-ne alguns de molt utilitzats com donanetaadeu os. Quatre anys i mig després, s’acaba la pròrroga que l’IEC va donar als mitjans de comunicació, l’administració pública i els centres educatius per adaptar-se al canvi. A partir d’aquest dijous qualsevol institució o entitat amb vocació de servei públic haurà d’aplicar la modificació.
[Il·lustració: JORDI OLIVÉ – font: http://www.ara.cat]

La nova Secretaria de Política Lingüística impulsarà un “gran pacte” per incrementar l’ús del català

El govern català ha presentat aquest dimarts el decret de reestructuració del Departament de Cultura que, entre altres coses, preveu elevar Política Lingüística al rang de secretaria en lloc de direcció general com fins ara. El Departament de Cultura es proposa “reforçar la vocació transversal i constructiva de la nova Secretaria de Política Lingüística.

Acte de presentació del programa Ep! Escolta i Parla, el maig del 2019 / R.G.A.

La fins ara directora general de Política Lingüística, Ester Franquesa, s’ha acomiadat del càrrec tot destacant els “molts projectes realitzats” per la llengua catalana, l’aranès i la llengua de signes catalana tot i l’”escassedat de recursos” i les “situacions abans inimaginables” en els darrers anys “molt convulsos però també apassionants” que ha viscut el país.

El Departament de Cultura, ara en mans d’Esquerra Republicana de Catalunya, ha anunciat que el secretari de Política Lingüística es nomenarà “properament” i tindrà com a encàrrec principal desenvolupar “un gran pacte per la llengua per tal de protegir, incentivar i incrementar l’ús del català en tots els sectors”. El departament assegura que la llengua serà una “prioritat governamental” i que s’actualitzaran “els mecanismes que estudien i n’impulsen l’ús des d’una visió integradora i cohesionadora dins de la societat catalana”.

 

 

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]

Alors qu’il s’agit de la même langue, son avenir semble mieux assuré au sud des Pyrénées qu’au nord. Un écart qui ne doit rien au hasard.

Écrit par Michel Feltin-Palas

En France, on croit parfois que le déclin des langues régionales s’expliquerait par une sorte de fatalité. Adaptés à un pays rural, le picard, le breton, l’alsacien et les autres auraient simplement été vaincus par la modernité. Autrement dit, on n’y peut rien. Ce raisonnement a le mérite d’être séduisant. Il n’a qu’un léger défaut : il est entièrement faux.
Pour s’en convaincre, il suffit d’observer ce qu’il se passe lorsqu’une langue de France est également pratiquée dans un autre pays. Pour cela, prenons, pas tout à fait au hasard, l’exemple du catalan. En commençant par observer les réponses à ces trois questions (1) :
· « Comprend le catalan » : 94% en Espagne, 61% en France.
· « Sait parler catalan » : 80% en Espagne, 35% en France.
· « L’utilise dans la vie quotidienne » : 36% en Espagne, 8% en France.
Dès lors, de deux choses l’une. Soit le catalan serait adapté à la modernité côté espagnol, mais pas côté français, et j’attends avec gourmandise que l’on m’en donne la raison. Soit cette situation est la conséquence de deux politiques linguistiques différentes. Je ne ferai tomber personne de l’armoire en indiquant que cette seconde explication est la plus convaincante.
Depuis la chute de Franco, le catalan bénéficie en effet dans la région de Barcelone de mesures très favorables. Les administrations utilisent en priorité la langue régionale, tout comme les télévisions et les radios publiques. Mais la disposition la plus décisive concerne l’enseignement. « Les matières fondamentales sont partout enseignées en catalan à l’école primaire, à l’exception naturellement des nombreuses heures dévolues au castillan. La règle est globalement la même dans le secondaire. Quant au supérieur, l’enseignant choisit la langue dans laquelle il est le plus à l’aise », précise l’anthropologue Dominique Blanc. L’objectif est clair : à la fin de sa scolarité, tout élève doit maîtriser le catalan ET l’espagnol. Et c’est ce que l’on observe dans l’immense majorité des cas.
Reste maintenant à comprendre pourquoi ce qui est réalisé en Espagne semble impossible en France. Plusieurs facteurs se conjuguent.
· Une scolarisation plus tardive en Espagne. La généralisation du français a commencé dès le XIXe siècle, alors que celle du castillan est intervenue beaucoup plus tardivement. Lors du retour de la démocratie, le catalan partait donc de moins loin au sud des Pyrénées.
· Des connotations positives en Espagne, négatives en France. C’est Franco qui a imposé le castillan (la langue de la région de Madrid) à l’école. Résultat ? Le catalan (comme le basque ou le galicien dans d’autres régions de la Péninsule) symbolise la résistance à la dictature. Rien de tel en France où, à partir de la Révolution, le français a été présenté comme « la langue de la liberté » alors que les langues régionales ont été associées à l’Ancien Régime.
· Le rôle de la bourgeoisie. En France, les « élites » ont été les premières à passer au français – un moyen pour elles d’accéder aux meilleures places et de se distinguer du peuple. Rien de tel à Barcelone où, au contraire, la bourgeoisie locale, fière de sa culture, a toujours pratiqué et défendu le catalan.
· Un sentiment national plus intense en France. Au cours de l’Histoire, la France a souvent été en conflit avec d’autres puissances européennes, ce qui a eu pour effet de forger un sentiment d’unité nationale. L’Espagne, elle, a connu davantage de guerres civiles. Le sentiment national y est moins puissant qu’en France.
· Un État plus centralisé en France. Si un Andalou diffère d’un Aragonais et d’un Galicien, la diversité culturelle est plus marquée encore en France quand on compare un Alsacien, un Corse, un Breton et un Aveyronnais – sans même évoquer le cas particulier de l’outre-mer. C’est pour faire tenir ensemble des populations que rien ne prédisposait à partager un destin commun que la France s’est dotée au fil des siècles d’un État très centralisé. Et pour la même raison que ledit Etat a cherché à substituer le français aux langues régionales. Le phénomène est beaucoup moins marqué en Espagne.
L’exemple du catalan est d’autant plus intéressant qu’au sud des Pyrénées, la défense de la langue alimente en partie le sentiment séparatiste – je suis sûr que vous pensiez à m’opposer cet argument depuis le début de cet article. Ces événements, cela se comprend, suscitent en France des réticences vis-à-vis des langues régionales de la part de ceux qui sont légitimement attachés à l’indivisibilité de la République.
Et pourtant, unité nationale et respect des langues minoritaires ne sont en rien incompatibles. J’en veux pour preuve qu’il existe dans le monde environ 6000 langues pour 200 États : le multilinguisme est donc la norme, non l’exception. À Barcelone, il a d’ailleurs fallu l’annulation, en 2010, du statut d’autonomie adopté en 2006 pour voir le vote indépendantiste décoller véritablement. Paradoxalement, c’est le raidissement décidé par Madrid qui a dopé la tentation sécessionniste. Une partie de l’opinion a alors basculé, sur le mode : « Puisque l’autonomie est impossible, alors je choisis l’indépendance. » On observe la situation inverse en Suisse, qui reconnaît quatre langues officielles et qui, à moins que quelque chose ne m’ait échappé, ne connaît pas de menace séparatiste.
Il est donc deux voies pour faire vivre ensemble des populations différentes. L’uniformisation autoritaire, d’une part ; le respect de la diversité et des droits culturels des minorités, d’autre part. Seule la seconde est compatible avec l’ambition de la France d’être le pays des droits de l’Homme.
(1) Etude de 2015 sur les usages linguistiques du catalan en « Catalogne Nord » menée par la Generalitat de Catalunya, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et l’Institut franco-catalan transfrontalier (IFCT) de l’Université de Perpignan. Les chiffres concernant la « Catalogne Sud » proviennent de la plataforma per la llengua 2018 et de Quim Nadal, ancien rapporteur de la loi de politique linguistique en Catalogne.

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Malgrat que està reconegut per una Ordre del 2014, el català no era valorat com a mèrit en convocatòries o oposicions públiques ni com a llengua cooficial ni tampoc estrangera

El govern d’Aragó ha reconegut el català com a llengua en l’àmbit administratiu. L’adequació a la normativa del Marc Comú Europeu de Referència per a les Llengües, que regula la competència lingüística, ha obligat finalment a l’executiu del socialista Javier Lambán, molt refractari a tot el que sigui català, a admetre la validesa de l’acreditació de la competència lingüística tant de la llengua catalana com de l’aragonesa.

Entre finals de l’any 2020 i principis de 2021, s’han publicat diverses ordres a fi de regular la competència lingüística d’acord amb el Marc Comú Europeu de Referència per a les Llengües i, d’aquesta manera, incorporar l’aragonès als nivells d’acreditació que aquest Marc ha previst per a les llengües.

Així, a partir d’ara, la llengua catalana servirà en aquelles convocatòries del Departament d’Educació, Cultura i Esports aragonès on el coneixement d’idiomes sigui un requisit o mèrit. Malgrat que el català, a diferència de l’aragonès, sí que gaudia d’un estatus oficial com a llengua des del 2014, aquest no era valorat en els procediments públics ni com a idioma cooficial, ni tampoc estranger com succeeix amb el francès, l’anglès, l’alemany o el xinès. D’aquesta manera, en els processos selectius d’ajuntaments, consells, comarcals, empreses i organismes públics o universitats, el domini de l’idioma català esdevindrà un mèrit per qui opti a la plaça.

L’Ordre dona validesa a la competència lingüística obtinguda en els estudis realitzats des de Primària fins a Batxillerat, a més de títols i diplomes expedits en universitats estatals que segueixin el model d’acreditació de l’Associació de Centres de Llengües d’Educació Superior (ACLES). Des del 2014, s’admetien les titulacions aconseguides a escoles oficials d’idiomes de l’Estat i als catalans Centre d’Estudis Jurídics i Formació Especialitzada, Consorci per a la Normalització Lingüística Direcció General de Política Lingüística, a més de la balear Junta Avaluadora de Català i la valenciana Junta Qualificadora de Coneixements de Valencià. El 2018, es van donar com a bons les acreditacions de l’Institut Ramon Llull i l’any passat, els diplomes entregats per les universitats públiques del País Valencià.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

El govern espanyol les diferenciava en els informes que envia sobre compliment de la Carta europea de llengües regionals o minoritàries.

La Unió Europea li ha dit a l’executiu espanyol que el català i el valencià són la mateixa llengua. El govern de Pedro Sánchez pretenia fer-les passar per dues llengües diferenciades, però la Carta Europea de les llengües regionals o minoritàries els hi ha contestat que a l’Estat espanyol es parla « català a les Illes Balears, Catalunya i sota el nom de valencià/català al País Valencià ». Segons l’Estat les llengües cooficials són el basc, el gallec, el valencià, el català i l’occità/aranès.

El consell de ministres de Pedro Sánchez, format per membres del PSOE i Unides Podem, compta amb 2 ministres catalans; Miquel Iceta (Política Territorial i Funció Pública) i Manuel Castells (Universitats), nascut a Hellín (Albacete), i 3 ministres valencians; José Luis Ábalos (Transports, Mobilitat i Agenda Urbana), José Manuel Rodríguez Uribes (Cultura i Esports) i Lluís Planas (Agricultura, Pesca i Alimentació). Pedro Duque (Ciència i Innovació), malgrat ser madrileny, estiueja des de petit i té casa a Xàbia.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

Es tracta de vuit models escrits disponibles a la seu judicial electrònica que només es podien tramitar en castellà

El 27 d’abril representants de la Plataforma per la Llengua es van reunir a València amb la Consellera de Justícia, Interior i Administracions públiques, Gabriela Bravo. Entre els aspectes tractats a la reunió, els representants de l’entitat van demanar que vuit models escrits disponibles a la seu judicial electrònica estigueren també en valencià. Si bé s’ha fet una aposta per donar presència al valencià en la seu electrònica de la Conselleria, hi havia determinats documents que encara només hi eren disponibles en castellà.

Concretament, la Plataforma per la Llengua va demanar la versió en valencià d’aquests vuit tràmits: procediment monitori civil, demanda de reclamació en procediment de jurisdicció social, demanda de procediment en comunitats de propietaris, demanda judicial verbal, contestació en demanda de judici verbal, sol·licitud de conciliació al jutjat, procediment d’execució de títols judicials i formulari d’escrit de tràmit.

La petició per a normalitzar l’ús del valencià en els documents de la seu judicial electrònica ha estat atesa ràpidament per la Direcció general de modernització i relacions amb la Justícia. La Plataforma per la Llengua agraeix a la Conselleria de Justícia la rapidesa en l’actuació. En realitat, es tractava de complir el que preveu l’Estatut d’Autonomia de la Comunitat Valenciana, i especialment la Llei d’ús i ensenyament del valencià.

La Plataforma per la Llengua reclama a la mateixa Direcció general que ofereixi dades de l’ús del valencià en l’àmbit de la justícia. Actualment és molt baix i només un dels més de dos-cents jutjats del País Valencià treballa en la llengua pròpia del territori.

En els àmbits de competència de la mateixa Direcció general també hi ha la gestió i seguiment dels plans de formació. La Plataforma per la Llengua demana que es facin més cursos de valencià per al personal de l’administració de justícia, tal com ja es va fer el 2017 en una iniciativa que va tenir 412 persones inscrites.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

Aplicacións de xeolocalización co Google Maps ou redes sociais como Facebook poderán seguir usando os topónimos deturpados, pois o Goberno español considera que o ámbito de aplicación da normativa pola que se regula a toponimia oficial do Estado « non alcanza o sector privado ». É dicir, fica en mans de empresas privadas, neste caso transnacionais, o uso correcto ou incorrecto dos topónimos do Estado.

mapa 2

Topónimos deturpados en Google Maps

“Unha decisión política das altas instancias do Estado para reflectir unha visión centralista e homoxénea de monocultivo lingüístico baixo un prisma franquista”. É o que, a ollos do BNG, está detrás do uso deturpado dos topónimos das nacións con linguas propias nas aplicacións de xeolocalización.

A reflexión chega após recibir o deputado do BNG Néstor Rego a resposta ás preguntas escritas rexistradas no Congreso que atinxen o uso deturpado dos topónimos oficiais galegos nas aplicacións de xeolozalización como Google Maps ou redes sociais como Facebook.

Goberno español considera que o ámbito de aplicación da normativa pola que se regula a toponimia oficial do Estado « non alcanza ao sector privado », co cal, fica en mans de empresas privadas o uso correcto ou incorrecto dos topónimos do Estado.

« Resulta cando menos curioso que a deturpación dos topónimos só afecta a Galiza, Catalunya, Euskal Herria, Valencia e Illes Balears, comunidades con linguas propias, mais non o resto de comunidades monolingües », expresa Rego nun comunicado enviado aos medios.

« O uso incorrecto dos topónimos adoita deberse a que o usuario non ten configurado correctamente o idioma », abunda o Goberno español na resposta, « descargando a súa responsabilidade sobre o uso dos topónimos oficiais sobre o usuario ou usuaria ».

Débese á configuración?

Se mudamos a interfaz do móbil ao castelán aparecen os topónimos deturpados en Google Maps, porén se o mudamos ao galego, catalá ou calquera outra liga, mesmo o inglés, os topónimos oficiais aparecen reflectidos correctamente, tanto os que afectan a Galiza como a calquera das outras nacións con linguas propias.

« Sorprende que un madrileño non sexa quen de entender Sanxenxo, Arteixo, Ourense, A Coruña, Touro ou Chandrexa de Queixa, mais esa dificultade desaparece se é un inglés, francés ou un norteamericano de Arkansas », considera o nacionalista.

“Detrás do uso deturpado dos topónimos das nacións con linguas propias nas aplicacións de xeolocalización agóchase unha decisión política das altas instancias do Estado en conivencia con estas transnacionais, da que tampouco escapa a Wikipedia. O obxectivo é claro: reflectir unha visión centralista e homoxénea de monocultivo lingüístico, que non soporta o máis mínimo contraste coa realidade tanxíbel, e que nos retrotrae a tempos do franquismo, cando se impoñía o viva España y la disciplina y nuestro idioma cervantino« , afirma Rego.

O BNG insta o Goberno español a actuar e rectificar, ao entender que « o uso da toponimia oficial, que tamén é a oficial do Estado, non pode depender de se o usuario ou usuaria ten ou non configurado correctamente o seu móbil ». Neste sentido, ademais de preguntas ao Executivo, o deputado Néstor Rego rexistrou unha proposición non de lei, que se debaterá nas vindeiras semanas para que se corrixan os topónimos das cidades, vilas e lugares da Galiza, substituíndoos pola súa forma oficial e única.

Unha proposta aprobada no Parlamento galego

En 2017, o Parlamento da Galiza aprobou por unanimidade unha proposición non de lei da autoría de Olalla Rodil (BNG) na que se emprazaba o Goberno galego a dirixirse á multinacional norteamericana para que poña fin á desfiguración da toponimia galega.

De momento, a deturpación segue a ser un feito e seguen a aparecer formas como « La Estrada », « Vivero », « Órdenes », « Sanjenjo » ou « Lorenzana ».

 

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

 

De polemicas politicas e judiciàrias an marcat en Catalonha los examens que comencèron dimars passat, e l’occitan es estat, indirèctament, dins lo debat

Ongan, un tribunal a ordenat al govèrn de la Generalitat que done a totes los escolans los enonciats dels examens en catalan, castelhan e occitan aranés, après una denóncia d’una associacion espanholista que planhiá que se balhèsse sonque los enonciats en catalan. Los jutges argumentan que lo catalan pòt pas èsser considerat coma “una lenga preferenciala”.

Ça que la, l’administracion catalana respondèt que los examens se farián en catalan mas que totes los estudiants avián a lor disposicion d’examens dins las tres lengas oficialas e qu’aurián, per tant, d’examens en espanhòl o en occitan s’o demandavan.

A la fin, sonque 67 escolans, sus mai de 5000, demandèron los fuèlhs d’examen en espanhòl. Sabèm pas quantes escolans los sollicitèron en occitan.

Es lo tresen còp que l’administracion prepausa de fuèlhs d’examen en occitan aranés.

Malgrat que l’occitan siá oficial al Principat de Catalonha dempuèi 2006, es sonque a partir de 2019 que las administracions comencèron de trabalhar per garentir los dreches lingüistics dels candidats occitanofòns. Dins aquel sens, cal mençonar l’estudianta aranesa Lourdes Bruna, qu’en 2017 respondèt pel primièr còp a dos examens preüniversitaris en aranés, après o demandar pr’amor de l’oficialitat de la lenga.

 

 

[Poblejat dins http://www.jornalet.com]

Foto

Passar 21 dies sense abandonar el català, establir bonificacions fiscals per la llengua, augmentar-ne l’ús a les plataformes digitals, que entitats com el Barça facin campanyes en català, configurar els dispositius electrònics en aquesta llengua, fer videojocs, un reality show o un festival de la cançó en català… Són algunes de les propostes que set professionals de la llengua han elaborat per afavorir la difusió i l’ús del català en tots els àmbits de les societats catalana, valenciana i balear.

Són 57 accions concretes, ben traçades i executables. Pensades i defensades amb eficàcia i bon humor, i que podem dur a terme des de persones individuals fins a poders polítics, passant per empreses, entitats i associacions.

Només cal voluntat, pressupost i, en alguns casos, legislació o reglamentació.

El mateix que els autors reclamen al final del llibre en la crida que fan per un gran pacte per la llengua. Magí Camps, Míriam Martín Lloret, Rudolf Ortega, Maria Rodríguez Mariné, Ivan Solivellas i Pau Vidal, sota la coordinació d’Enric Gomà, demostren que estan ‘Molt a favor’ del català.

Cadascun de nosaltres hi pot estar també.

Títol: Molt a favor. 57 propostes i un pacte per la llengua
Autor: Magí Camps, Míriam Martín Lloret, Rudolf Ortega, Maria Rodríguez Mariné, Ivan Solivellas, Pau Vidal i Enric Gomà
Editorial: Eumo Editorial
Col·lecció: Lingüística
Pàgines: 192
ISBN: 978-8497667371

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

Considerem que l’aplicació del PEPLI suposa un pas endarrere en els centres que tenien un Programa Plurilingüe d’Ensenyament en Valencià

Les següents organitzacions: Intersindical Valenciana-STEPV, Decidim-JoDaD, Acontracorrent, BEA, SEPC, COS i la Plataforma per la Llengua, consideren que l’aplicació del Programa d’Educació Plurilingüe i Intercultural (PEPLI) que preveu la Llei 4/2018, de plurilingüisme en el sistema educatiu valencià, suposa un pas endarrere en els centres que tenien un Programa Plurilingüe d’Ensenyament en Valencià (PEV), les anomenades línies en valencià, perquè redueix les hores de classe en aquesta llengua. Des del punt de vista de les entitats signants. el PEPLI no és el programa que necessita el sistema educatiu per poder avançar en l’aprenentatge i l’ús social del valencià. No es pot posar al mateix nivell que el castellà. ja que el valencià és la llengua minoritzada com a tal, pateix un procés de substitució lingüística que cal revertir. És per això que consideren necessari que el valencià siga la llengua vehicular als centres educatius, des de l’educació infantil fins a la universitat.

Afegeixen que cal que la Conselleria d’Educació, Cultura i Esport de la Generalitat autoritze, per al curs 2021-22, que totes les línies en valencià puguen mantindre les hores que tenien en aquesta llengua abans de l’aprovació de la Llei 4/2018. sense perdre’n cap, tal com van exigir mitjançant el manifest que van publicar fa uns mesos. L’administració ha d’arbitrar els procediments normatius per a garantir-ho, de manera ràpida, i evitar el retrocés que, en aquests centres, suposa l’aplicació del PEPLI. A banda, aquesta llei no ha suprimit l’exempció, una figura extemporània i discriminatòria que suposa la privació de l’aprenentatge del valencià a l’alumnat de les comarques castellanoparlants, en detriment dels seus drets.

Les entitats reunides el passat divendres 28 de maig exigeixen la reformulació de l’actuat programa lingüístic mitjançant la promulgació d’una nova Llei de Plurilingüisme. adaptada a la LOMLOE, que potencie el valencià i garantisca que siga la llengua vehicular de tot el sistema educatiu valencià.

Així mateix, expressen el seu suport categòric al professorat i a les comunitats educatives assetjades per elements i partits ultres que van en contra de l’ús i l’ensenyament del valencià i de l’escola pública valenciana.

Finalment, coincideixen en la ferma voluntat de treballar per a convocar mobilitzacions que asseguren que les reivindicacions siguen ateses per la Generalitat Valenciana, amb la intenció de fer valdre els drets dels alumnes valencianoparlants i de denunciar les agressions que pateix contínuament la nostra llengua i la nostra cultura a tot el domini lingüístic, especialment al Pais Valencià.

 

[Font: http://www.lahaine.org]

 

 

Denúnciao A Mesa pola Normalización Lingüística.

DNI

Desde decembro de 2001, vai para 20 anos, o documento de identidade (DNI) estaba, ademais de en castelán, no idioma propio de cada un dos territorios con esta lingua: galego, euskera e catalán.

Dábase así cumprimento a unha decisión nada a partir dunha proposta non de lei impulsada non por ningunha organización nacionalista, independentista ou “enemiga de la unidad de España” senón polo PP de Catalunya.

Mais agora, case 20 anos despois, dese paso, o novo documento de identidade xa non estará nin en galego (na Galiza), nin en vasco (en Euskal Herria) nin en catalán. Seguirá a estar en castelán e, a partir de agora, tamén en inglés. Mais xa non en ningunha das linguas cooficiais.

Isto é o que A Mesa pola Normalización Lingüística vén de denunciar nas redes sociais.

Con palabras en inglés, obrigatorio desde o 2 de agosto (levarán ese formato os que se tramiten a partir desa data) e que deixará obsoleto o actual DNI en 2031. Esta semana presentouse o novo DNI europeo, un documento que introducirá novidades na documentación dos cidadáns do Estado para partir do verán e que incorpora novas medidas de seguridade para cumprir co Regulamento UE 2019/1157 do Parlamento Europeo e do Consello do 20 de xuño de 2019, de obrigado cumprimento para todos os Estados da UE desde este verán.

Desta maneira, o Estado español adapta o DNI á lexislación da UE sobre identidade dixital.

 

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

Els algueresos voldrien parlar més català però els falten àmbits per fer-ho

Escrit per Raül G. Aranzueque

Tots els catalanoparlants es fan la mateixa pregunta quan pensen en l’Alguer. Com està, això del català, allà? El Departament de Filologia Catalana i Lingüística General de la Universitat de les Illes Balears (UIB) també s’ho ha demanat i la setmana passada va organitzar una conversa virtual entre representants del món de la cultura i la llengua a l’Alguer i els estudiants de l’assignatura Variació Lingüística del Grau de Llengua i Literatura Catalanes de la UIB per mirar de treure’n l’entrellat. El títol, clar i concís: La situació del català a l’Alguer.

La resposta, naturalment, és complexa, però es pot resumir amb una frase: la llengua s’està perdent, però els algueresos volen evitar-ho. Les xifres són prou clares. Segons l’enquesta Els usos lingüístics a l’Alguer del 2015, el 88,2% dels algueresos entén l’alguerès, la meitat el sap parlar una mica, el 36,4% el parla amb fluïdesa i només el 8.1% l’escriu. La llengua perd, de forma clara, la batalla de la transmissió intergeneracional: només un 5,4% dels pares parla alguerès de forma exclusiva o predominant amb el fill gran, un percentatge sensiblement inferior al 17,7% que ho fa amb la mare i al 21,6% amb l’àvia materna. I malgrat tot, els ciutadans de l’Alguer volen, de forma aclaparadorament majoritària (un 92,3%), que l’ensenyament de la llengua s’introdueixi a l’escola.

“La transmissió intergeneracional és l’aspecte més dramàtic”, va dir Francesc Ballone, membre de la Secció Filològica de l’Institut d’Estudis Catalans (IEC) i responsable de l’enquesta del 2015 durant la conversa moderada per la professora de la UIB Maria del Mar Vanrell Bosch. Claudio Gabriel, cantautor i mestre de música, ho certifica. “Fa uns anys tenia sis o set minyons que sabien parlar català. Ara només dos perquè el parlen amb els iaios. Amb la mare parlen italià”. “Els meus nets no tenen companyons que parlin alguerès”, va reblar Carla Valentino, mestra d’alguerès i traductora.

L’escola és un dels pilars per a la supervivència d’una llengua i a l’Alguer aquest pilar té esquerdes per tot arreu. La Plataforma per la Llengua ha engegat la campanya Volem l’escola en alguerès en què informa els pares de la possibilitat d’estudiar català a l’escola a partir del pròxim curs, tal com preveu la llei de 2018. “Els responsables de les escoles no s’activen si no hi ha demanda dels genitors”, explica Irene Coghene, delegada de l’entitat a l’Alguer, que assegura que han detectat una “actitud positiva” dels pares.

El problema és que l’administració no posa les coses gens fàcils i el desplegament de la llei del 2018 que reconeix el dret de les famílies alguereses a sol·licitar l’ensenyament en alguerès en el moment de la inscripció a l’escola està encallat. Per estudiar en català -diu Coghene- cal que els pares ho demanin, de forma explícita, a l’escola perquè el web d’inscripció no preveu aquesta tria. El resultat: no hi ha prou demanda i els directors no compten amb l’ensenyament del català.

Amb la via de l’escola encallada, els espais de socialització en alguerès es redueixen notablement per als joves, molts dels quals perceben el català com “la llengua dels iaios”, tal com assenyala Gabriel. “La llengua no té futur si no té poder econòmic i social”, afegeix.

Per això és important que els joves siguin conscients que “hi ha deu milions de catalanoparlants a Europa”, remarca Coghene. El jovent, encara que, majoritàriament, no parli alguerès, té “curiositat pel català”, afirma Valentino, que posa com a exemple l’interès per l’esport i, sobretot, el Barça. La posada en marxa d’una línia de Ryan Air L’Alguer-Girona va ser, de fet, un estímul perquè alguns joves algueresos es llancessin a parlar en català amb altres joves d’altres indrets del domini lingüístic, remarca Gabriel.

El cantautor denuncia el desinterès de les autoritats de Sardenya cap a la cultura en alguerès i demana “més atenció de les institucions catalanes vers l’alguerès”. “És més fàcil que actuï un grup irlandès a Manresa que un d’alguerès”, lamenta Gabriel, que lloa, en canvi, la promoció que fa el festival Barnasants dels músics de l’Alguer. “Per què hauria de cantar en alguerès un cantant si no hi ha mercat per als joves”, es demana.

Malgrat els esculls que ha de superar el català de l’Alguer per sobreviure, els algueresos no tiren la tovallola. “No hem perdut l’esperança. Tenim límits, però també potencialitats”, diu Ballone en relació a l’interès dels algueresos per recuperar la seva llengua. “Hi ha marge per treballar. No ens podem permetre ser pessimistes”, sentencia. Com va dir un dels intervinents balears en la conversa virtual, la cançó que l’alguerès només el parlen els vells ja fa dècades que la sentim i ara els qui l’entonen són els joves d’aleshores.

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]