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Quelques fiches individuelles des employées de la Compagnie Générale Transatlantique. Des documents administratifs sommaires mais contenant des précieuses informations. EPCC French Lines & Compagnies, Fourni par l’auteur

 

Écrit par François Drémeaux

Enseignant-chercheur en histoire contemporaine, Université d’Angers

 

Il est rarement question des femmes dans la marine marchande. Récemment encore, elles ne représentaient qu’une toute petite partie des effectifs navigants. Sur les paquebots toutefois, la main-d’œuvre féminine se développe dès le XIXe siècle, d’abord comme une nécessité sociale pour encadrer les migrantes, puis comme une exigence commerciale afin d’attirer et de rassurer la clientèle aisée. L’historiographie britannique a ouvert de riches perspectives dans le domaine, mais le point de vue français sur le rôle et la place des navigantes reste à découvrir.

Au cours de l’entre-deux-guerres, les transgressions de genre sont rares de la part des femmes dans l’univers maritime. Elles occupent des emplois de service qui leur sont traditionnellement réservés à terre. Leur situation n’en est pas moins originale : elles doivent s’adapter à un monde maritime confiné, régi et codé par des hommes ; indispensables au service commercial de la compagnie, elles sont recrutées avec difficulté pour la variété et la complémentarité de leurs compétences ; de retour à terre, leur statut social est changé par cette expérience professionnelle. Ces parcours ont pu être reconstitués grâce à des archives des années 1930.

Vue de Manhattan depuis la poupe de Normandie. En bas à droite de l’image, une femme de chambre est accoudée au bastingage. Cliché anonyme, 1936. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Deux cartons… sur dix mille

Au Havre, l’établissement public French Lines & Compagnies conserve plus de 30 000 objets et cinq kilomètres linéaires d’archives. Un fonds unique en Europe pour l’histoire des compagnies maritimes de 1851 aux années 1990.

En 2019, j’étais en mission pour sonder les documents non classés du site, l’équivalent de plus de 10 000 boîtes d’archives qui dorment encore sur les rayonnages sans que leur contenu ne soit identifié. Avec cet accès privilégié, j’ai pu entreprendre quelques dépouillements exploratoires sur des thèmes encore peu pratiqués, en particulier en histoire sociale.

Les dossiers du personnels navigant représentent une manne précieuse et j’envisageais de travailler sur les marins de la ligne d’Extrême-Orient. Ces cartons contiennent des chemises de 10 à 100 pages, retraçant des carrières parfois longues et mouvementées. Mais c’est une absence qui m’a intrigué : pas une femme !

En cherchant dans la base de données de l’établissement, seulement deux cartons évoquaient des présences féminines. Deux maigres boites, contenant 214 fiches individuelles. Ces documents étaient physiquement séparés des autres personnels et seule une page récapitulative a été conservée pour chaque employée. Cette indigence documentaire m’a convaincu de creuser un peu plus ce sujet. En partant des hommes sur les mers d’Asie orientale, je suis donc arrivé aux femmes au service des paquebots transatlantiques… Un grand écart qui représente, en soi, une émotion pour le chercheur. Depuis trois ans, mes travaux explorent les interactions sociales au sein de la marine marchande, et la présence du personnel féminin était déjà parmi les questionnements, mais je suis ravi qu’elle se soit imposée d’elle-même, comme un rouage incontournable de cette sociohistoire maritime en construction.

Qui étaient ces femmes ?

La compilation des informations contenues dans ces fiches, de l’état civil aux états de service en passant par les commentaires des contremaîtres, a permis de constituer une base de données instructive. Les employées au service de la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) sont avant tout femmes de chambre (70 %), puis blanchisseuses (12 %), infirmières (8 %) et nourrices (6 %). Elles travaillent loin des espaces publics des navires et dans l’intimité des passagers, et vivent à l’écart des personnels masculins. Les 4 % restants sont vendeuses ou manucures, les seules à disposer d’un accès direct aux communs.

Les infirmières possèdent des compétences recherchées, a fortiori si elles ont pratiqué dans le système de santé américain. Cliché Byron à bord de Normandie, 1935. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Ces femmes sont globalement célibataires et expérimentées ; 76 % d’entre elles sont veuves, divorcées ou n’ont jamais été mariées au moment de leur premier engagement, alors que celui-ci intervient à un âge relativement mûr (34 ans en moyenne). Contrairement aux lignes britanniques, les veuves sont bien moins nombreuses, au profit des divorcées (inexistantes sur les navires d’outre-Manche) et des célibataires endurcies. Ce recrutement ébauche un profil particulier et donne une idée du tempérament affranchi de ces employées. C’est aussi un confort pour l’employeur, car le mariage est source d’instabilité. Les épouses ont des carrières plus courtes et il n’est pas rare que l’autorisation de travailler soit retirée par le mari.

L’appel de l’aventure

Par-delà ces considérations, c’est une autre découverte qui m’a émue. Alors que j’interrogeai des forums de collectionneurs sur les réseaux sociaux pour obtenir des documents au sujet de ces femmes, un ami m’a confié une photographie anonyme de 1936. Depuis la poupe du paquebot Normandie, New York s’éloigne sous le regard des passagers de première classe. Dans le coin inférieur droit de ce cliché, une femme de chambre est accoudée au bastingage et contemple la scène. Ces employées issues de milieux modestes pouvaient donc accéder à l’un des plus impressionnants spectacles du monde contemporain.

Ce constat a des implications importantes : il interroge les motivations profondes de ces femmes qui occupent un emploi exigeant loin de chez elles, mais aussi le statut que leur confère ce travail une fois de retour à terre. L’aspect financier n’est pas déterminant. Les femmes de chambre ou les infirmières sont mieux payées en mer, certes, mais seule la petite élite qui côtoie les premières classes des plus prestigieux paquebots peut espérer tripler ses émoluments grâce aux généreux pourboires américains.

Les fiches individuelles dessinent les vies passées de ces femmes : Odette Blomme a passé deux ans comme serveuse à Londres, Marthe Dufour est impaludée suite à un passage sous les tropiques, Juliette Heininot a vécu deux ans aux États-Unis et quinze ans en Amérique du Sud, Marceline Hue sept ans aux États-Unis et a « beaucoup voyagé », Céline Lemarchand 26 ans en Amérique, Ernestine Mathieu 17 ans au Canada, et ainsi de suite, dans une grande variété d’expériences et de durées.

Dépliant publicitaire de la CGT à l’attention du public américain, fin des années 1930. Le personnel féminin est désormais mis en valeur. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Même sans de lointaines expériences, ces navigantes sont habituées à se déplacer en France. Le lieu de naissance, de domicile et de l’emploi précédent sont fréquemment différents. Sans nécessairement calquer l’image de la New Woman des années 1920, il est probable que la volonté de fuir, la curiosité pour l’étranger, l’appel de l’aventure et le désir d’émancipation soient de puissants moteurs.

Vies marginales

Les compagnies maritimes restent des lieux d’emprise masculine et ne sont pas des structures qui favorisent le changement de la condition féminine. Les paquebots accueillent des femmes qui vivent en dehors de la norme de leur époque, offrant ainsi un espace professionnel à leur mesure. Les possibilités d’évolution de carrière sont néanmoins minces, voire inexistantes. Le travail est soumis à des cadences harassantes, sous l’étroite surveillance de chefs de service – toujours des hommes, contrairement aux lignes britanniques – qui imposent une discipline militaire. L’intempérance n’est pas tolérée et toute forme de socialisation est suspecte. La sexualité est un enjeu discret mais fréquent. Lorsqu’Eugénie Fiquet est mise à l’index pour son comportement inapproprié avec un passager, son chef demande à ce qu’elle soit remplacée par une « ancienne autant que possible ». À travers la syntaxe et des terminologies rudes, les femmes sont systématiquement responsables des tentations, toujours initiatrices des relations.

La communication à l’attention de la clientèle américaine insiste sur le luxe et le confort, et notamment la prise en charge des enfants par des nourrices compétentes. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

La CGT doit pourtant composer avec précaution. Ces employées sont rares, d’autant plus que la compagnie française exige qu’elles parlent anglais a minima, soient élégantes dans le service et puissent être polyvalentes. Des compétences qui ne sont pas nécessairement mieux rémunérées qu’ailleurs. Outre le goût du voyage, il reste le prestige du statut comme motivation. Certaines femmes de chambre demandent spécifiquement tel paquebot ou telle classe, car les affectations, dans un port comme Le Havre, influent sur les représentations sociales.

La plus belle émotion de la découverte repose ici : parvenir, sans préméditation ni intention initiale, à exhumer ces tranches de vie marginales, oblitérées dans un univers maritime masculin, et comprendre les raisons et les choix de ces femmes.

[Source : http://www.theconversation.com]

Yo no voy a dejar de escribir, nunca voy a dejar de escribir, yo sigo escribiendo todos los días”, dijo Robin Wood en conversión con La Nación este domingo, saliendo al paso a publicaciones que señalaban que abandonaba su profesión debido a cuestiones de salud que supuestamente lo aquejan.
Los medios se hicieron eco ayer de un comunicado dado a conocer por un miembro de su círculo cercano, lo que propició estas versiones contradictorias, y puso sobre el tapete algunas cuestiones de índole familiar.
El creador de “Nippur de Lagash”, según las primeras versiones, se encuentra aquejado de una enfermedad que no le permitiría seguir produciendo, ante lo que el escritor dijo: “Realmente no sé de dónde salió esa historia. Yo amo escribir, me dedico a escribir, esa es mi profesión”.
Respecto al origen de las primeras declaraciones, pidió “por favor, que dejen de decirlo”. Conflictos de índole familiar habrían generado estas afirmaciones contradictorias.
“Salió en los diarios que yo me estaba muriendo, y yo no me estoy muriendo. Y con respecto a escribir, yo voy a seguir escribiendo exactamente como venía haciendo todos estos años”, reiteró.
Wood, originario de la zona de Caazapá, es un guionista de historietas paraguayo reconocido a nivel mundialmente por series como “Nippur de Lagash”, realizadas principalmente para la editorial Columba, en Argentina, país desde donde se catapultó su carrera a todo el mundo.
[Publicado en La Nación]

¿QUIÉN ES ROBIN WOOD?

Por Diego Accorsi
En esta sección podrán conocer al magistral guionista de historietas sin necesidad de examinar un montón de datos biográficos. Este es un reportaje que surgió de las inquietudes que me fueron apareciendo en septiembre de 2000, a medida que me adentraba más y más en el mundo de Editorial Columba. Habiéndome convertido en el responsable de relanzar los títulos en un proyecto kamikaze que contaba con ínfimo presupuesto, opté por reeditar los personajes más famosos de la editorial desde sus primeras apariciones. Para ello, ordené todos los números de todas las revistas (que se conservaban encuadernados en infinidad de volúmenes) y todas las fichas de las historias compradas por la editorial. Además, encontré un montón de cuadernos donde anotaban los guiones que compraban, con fecha, autor y revista en la que era publicado. Muchas herramientas, pero también, mucho material y todo abría nuevas puertas. Yo –debo confesarlo- nunca había sido un ferviente admirador de la editorial de la palomita y su guionista estrella, Robin Wood. Desde el momento que empecé mi gestión, ese nombre se me aparecía por todos lados. El tipo había hecho todo… y con ese nombre. No podía ser real. Entre los aciertos de esa dirigencia se contó con la inserción como archivista de Johnny –alias el Negro-, íntimo amigo de Robin desde su adolescencia. Johnny demostró ser una verdadera enciclopedia viviente del guionista paraguayo-argentino-danés, con una memoria prodigiosa y una voluntad ciclópea. Antes de siquiera sacar los números Uno, yo ya tenía una necesidad imperiosa de conocer más del autor de Nippur, Dennis Martin, Savarese, Mark y un larguísimo etcétera. Mis primeros acercamientos a esta figura casi mitológica fueron a través de historias de Johnny, hasta que me dijo: “Robin viene este fin de semana a Buenos Aires, ¿querés charlar con él?”. Y sin dudarlo comencé a anotar una batería de preguntas que se iba extendiendo. Coincide con que para ese momento, me doy cuenta de que me sobran páginas en los números 1 de las revistas y en lugar de rellenarlos con avisos, quedaba mucho mejor, un reportaje al gran guionista. Así, en una apacible tarde de primavera, enfilé hacia el departamentito que Robin mantenía en la ciudad de Buenos Aires, y me senté frente a frente con uno de los más grandes –y sin duda uno de los más prolíficos- guionistas del mundo. La entrevista fue casi una charla entre amigos, con muy buena onda, con anécdotas al margen, y el carisma del escritor operando a tope. Salí convertido en un fan de Robin Wood. Esta es la charla como apareció publicada en las revistas Nippur de Lagash Nº1, D’Artagnan presenta a Dennis Martin Nº1 e Intervalo presenta a Savarese Nº1 durante noviembre de 2000, por primera vez, toda de corrido. Encontrarán indicaciones a pie de página para actualizar lo más posible las declaraciones de Robin, ya que en estos ocho años y pico, algunas cosas han cambiado. Espero que los convierta en fanáticos de Wood como a mí.
Un día soleado de principios de primavera, quedé en encontrarme con Robin Wood en su departamento de Buenos Aires, cerca del Parque Centenario (Robin ya no viene tan seguido a Buenos Aires, por ende, no tiene más el departamento de la calle Sarmiento). Apenas uno entra, ve un montón de dibujos enmarcados en las paredes, una Amanda de Falugi, un Gilgamesh de Pez, varias páginas de Nippur de Lucho Olivera, tapas pintadas por De la María, y sentado a la mesa, Robin. Sobre esta hay un laptop cerrado y un cuaderno abierto, escrito, desprolijo. Él está medio resfriado, en realidad, el venir a una ciudad tan polucionada como Buenos Aires le hace chorrear la nariz. Me siento y empezamos una amena charla, en la que Robin –con su acostumbrado estilo- imitó a personas, entonó a la perfección cada palabra dicha en otros idiomas (inclusive el paraguayo), siempre gesticulando mucho, interrumpiéndose y cambiando de idea sobre la marcha, verborrágico, creativo, divertido y con muy buena onda. Pero basta de preámbulos, pasemos a la (…) entrevista, conozcamos…
UNA VIDA DE AVENTURAS: REPORTAJE A ROBIN WOOD
-Empecemos por el principio, ¿cuándo y dónde naciste?
-Nací en el 25 de enero de 1944… De entrada voy a remarcar que Robin Wood es mi verdadero nombre. Nací en una colonia socialista de australianos que vinieron al Paraguay. (El nombre del caserío de los australianos en medio de la selva paraguaya se llama Colonia Cosme y queda en el departamento de Caazapá). En un lugar que aún hoy en día no tiene electricidad ni agua corriente, ni nada (Ocho años después, Colonia Cosme sigue sin luz o agua corriente). Y allí yo crecí.
-¿Cuándo viniste a Buenos Aires y por qué?
-Ahí está un poco más confuso, porque mi madre era medio gitana también. Viví hasta los cinco años en la colonia, después viví con familias, después vivimos… Debo haber llegado a Buenos Aires aproximadamente… creo, porque no tengo fechas exactas, yo debería tener 8 o 9 años. Me quedé aquí unos tres años; vivía en un orfanato porque mi madre no me podía cuidar y volví al Paraguay a los once, doce años, más o menos.
-¿Y después vuelta a la Argentina?
-No, de ahí me fui a la ruta transchaco, a trabajar; a los once años me fui al desierto, al Chaco, y trabajé ahí por un año y medio. Después volví a Asunción, después volví a Buenos Aires, porque mi madre se había casado. Lo malo es que se divorciaron ocho meses después, o sea, que toda una vida familiar que a mí no me interesaba particularmente, volvió a desmoronarse. Entonces trabajé en docenas de trabajos solo… calculá que en esa época yo tenía quince, dieciséis años. Y un buen día me fui en ómnibus de vuelta a Paraguay. Uno de mis tíos estaba trabajando en el Alto Paraná y tenía un camión obrajero, entonces me fui y pasé unos años trabajando en el Paraná.
-¿Y cuándo venís a establecerte en Buenos Aires?
-La Embajada Francesa en Paraguay ofrece un premio a quien pudiera hacer un análisis de la cultura y el arte de Francia. Yo, entre camión y camión, intervine. Y lo gané. Entonces el diario El Territorio me toma como corresponsal… además, pensá en mi edad…
-Pero… ¿de dónde sacás tu educación? ¿Cómo viajando tanto lográs escribir un texto sobre la cultura francesa?
-Yo no tenía ninguna educación, yo tengo seis años de escuela nada más, yo pasé el sexto grado y nada más. Pero por supuesto, como siempre digo, es una especie de anécdota simpática, a los ocho años yo leía Todos los hombres son mortales de Simone de Beauvoir, que muchos años después se convirtió en Gilgamesh y leía Cuentos del mar Por quién doblan las campanas, de Hemingway; tenía ocho años.
-¿Y cuál es tu primer contacto con la historieta?
-De chico no tuve ningún contacto, acordate que yo no tenía casa, yo dormía donde podía, y después empecé a trabajar en las fábricas, en Buenos Aires, que fue el período más terrible de mi vida. Pasé entre cinco y seis años en fábricas, con los sueldos de aquella época, viviendo en pensiones con cinco camas por cuarto, y había esas cocinitas que había que pedalear, con querosene. Entonces en esos cuartos cocinábamos ahí, vivíamos de eso. Hasta hoy en día mi hígado ha quedado… porque eran hamburguesas con huevos fritos, con la grasa y todo eso, y trabajábamos generalmente seis días a la semana. Desde las siete de la mañana hasta las seis de la tarde. Y vivíamos así, de eso. Yo era una bolsa de huesos, muy flaco, tenía granos por la mala comida, la mala alimentación, etcétera… Y yo quería ser dibujante. Era un pésimo dibujante.
-¿Cómo se te ocurre ser dibujante de historietas?
-Siempre me gustó dibujar. Y ahí vienen esas pequeñas cosas: fui a estudiar a Bellas Artes y al otro, en donde enseñaba Alberto Breccia… la Panamericana de Arte, pero yo no tenía talento. Yo quería ser dibujante, pero al final me dijeron “Robin, estás malgastando tu tiempo, no tenés talento”. Y había un individuo ahí, que estudiaba conmigo… en realidad no estudiaba, iba ahí a aburrirse, que se llamaba Luis Olivera, y entre las miles de lecturas mías, estaba la sumeriología, el estudio de la civilización de Sumer. Que era la misma obsesión de Lucho y nos sentábamos después de clase a hablar y hablar, y hablábamos y después yo me iba a la pensión, él se iba a su casa. Y un día estaba puteando porque los guiones eran malísimos y me dice “Estos no son guiones, son un horror”. Y de repente me dijo: “¿Por qué no hacés un guion así, de sumeriología?”. Y le escribí además otros tres guiones. Y me olvidé. Me olvidé porque yo se los llevé a Lucho a la casa; a él yo nunca le mostré dónde vivía. Era un basural, directamente, era algo tan deprimente que me daba vergüenza, donde mi vida era simplemente poder comer ese día. Así que, de repente, cuando la editorial –Columba, donde trabajaba Lucho- aceptó esos guiones, Lucho no sabía dónde contactarme. Éramos amigos de Bellas Artes y en la Panamericana, pero él no sabía dónde vivía yo. Y los guiones se publicaron dibujados por él. Pero Lucho no podía avisarme… Hasta que vi la revista con la historieta publicada. Decía Robin Wood en la tapa… ¡guau! Cuándo yo lo vi fui… Yo vivía en Retiro, y trabajaba en una fábrica que quedaba en Martínez, y ese día había llegado tarde, entonces cuando llegabas tarde no te dejaban entrar y como te pagaban por hora, ese día no comías, listo; entonces pedí un vale y no me lo dieron, pedí algo y nada, y volví caminando desde Martínez a Retiro. Y encima de yapa, llovía. Era como si fuera una película francesa, llovía a cántaros… Y paré por el camino a mirar un quiosco de revistas y vi la revista en la que yo sabía que Lucho dibujaba la abrí y me encuentro con mi nombre. Bueh… seguí caminando hasta Columba, que en esa época estaba en Sarmiento y Callao, algo así… Y fui ahí, subí y estaba una señorita preciosa, en una hermosa oficina, que me miró con toda la sospecha del mundo, totalmente justificada, y me dijo: “Sí, ¿qué quiere?” No te puedo explicar el aspecto que yo tenía, era una cosa… Pesaba cuarenta y ocho kilos, la miseria de mi ropa, todo… Esta chica que luego fue amiga mía de manera íntima, me dijo que ella pensó que yo venía a pedir comida o dinero, o algo, a vender tarjetitas de ‘Soy sordomudo’ o algo así, ‘Colabore’. (risas) Yo le dije: “Me llamo Robin Wood”… Chau, otra joda. Ella no estaba al tanto de las historietas, y ese nombre ridículo…
– Le roba a los ricos para darle a los pobres…
-Pero este necesita para él y para nadie más. Entonces le digo: “No, yo escribí unas historietas y fueron publicadas”. Teresita, Teresita Murray, una irlandesita, muy simpática, me dice: “Espere un momento”, y se fue a hablar, probablemente se llevó todas las cosas que se pudieran robar; (risas) y al rato viene, me mira así con curiosidad y dice: “El señor Basalo lo espera.” Basalo fue Balbastro en Mi Novia y Yo. Paso a una oficina donde un señor muy elegante está sentado, el tipo me mira y me dice: “¿Usted es Robin Wood?” “Sí, señor”. Me dice: “No se ofenda, ¿tiene una cédula?” Saqué mi cédula y se la di. La miró y “Pero entonces ¿de verdad usted es Robin Wood?” “Sí”, entonces me dice: “Le cuento que compramos los tres guiones”… y no te puedo decir los precios de esa época, pero ponele que en la fábrica yo ganaba trabajando las horas extras que eran cuatro por día, trabajaba ocho horas más las cuatro horas extras, o sea doce horas, ganaba -un ejemplo- cien pesos por mes…“Nos gusta mucho el trabajo, le compramos todo lo que entregó y le pagamos doscientos pesos”. Yo había escrito tres historietas y digo “¿Doscientos pesos por las tres?” “No, no, doscientos pesos por cada una”. ¡AH! De repente el mundo cambió y dice: “Y todo lo que produzca se lo compramos”. “Bien, bien…” Ahí me levanté ya diferente y le digo: “A todo esto…” y el tipo que ya me había calibrado me dice: “Váyase al tercer piso que ahí le dan un cheque”. Yo nunca había visto un cheque. Fui al tercer piso, me dieron un cheque y yo con el cheque en la mano… (cara de desconcierto) Entonces el tipo me dice: “Pará, vos nunca cobraste un cheque”. “No” “Salí afuera, cruzá Callao y está el Banco de Londres y América del Sur, entregá el cheque y ellos te dan el dinero”. Fui, entré al banco y en esa época debía ser una pila de billetes así (muestra las manos separadas a una distancia como la de una taza de café), entrego el cheque, y me dice: “¿Tené’ cédula? … ¿Robin Hood? … Momento…” Y viste cuando sabes que no va a resultar, que algo va a pasar, que algo va a ir mal, y el tipo viene, me pone el paquete de billetes delante y me dice: “¿Quiere un sobre?” Si me hubiera preguntado si quería un elefante le digo que sí también, me dio el dinero, me fui y de ahí en adelante gané montones de esos paquetes de billetes y once meses después fui a avisarle a Columba que me iba. “¿Cómo te vas a ir?” “Sí, sí”, le digo, “yo me pasé seis años en la fábrica desde el amanecer hasta la noche, seis días por semana y ahora yo me voy…” Yo me iba a ver entrar los barcos en el puerto, yo fui voluntario para la Guerra de los Seis Días, también fui voluntario para Vietnam, con tal de poder irme… En la Guerra de los Seis Días no me aceptaron porque no era judío, ¿y a mí qué?; ofrecí seis años de trabajo en un kibutz a cambio de un pasaje. Para lo de Vietnam me dijeron: “No hay problema, lo único que tiene que ir a Estados Unidos y alistarse ahí”. “Pero escuchame”, le digo,“si yo tuviera plata para irme a Estados Unidos, ¿para qué carajo voy a enlistarme?” Y de repente ahora tenía dinero, y dije: “Yo quiero ver cosas, quiero ver países, quiero ver todo”, y no me fui en avión, me fui en un barco de carga, así, que tomaban siete ocho pasajeros; y me fui en el Calazeta, un barco italiano… Y van veintidós años de viajes… sin parar, nunca quedándome más de seis meses en una ciudad. Y hasta hoy en día me acuerdo del Calazeta que era un buque de carga, tenía una pileta de lona azul en la cubierta para los marineros, que la cargaban con agua salada para refrescarse, no había restaurante, no había nada…
-Ahora viene la pregunta que ya me respondiste, si Robin Wood es tu nombre real… Pero la pregunta puede ser ¿qué otro nombre queda bien con el apellido Wood? ¿Cómo se llamaba tu viejo?
-No sé, nunca lo conocí.
-Y Wood es el apellido de tu mamá.
-Sí.
-¿Y cómo se llamaba tu abuelo materno?
-Hay un nombre tradicional en mi familia, Alexander. En cada grupo familiar siempre hay un Alexander o una Alexandra, mi hija se llama Alexandra. Eso es una especie de tradición… Nosotros somos un clan, no te puedo explicar en palabras lo que es un clan, nosotros somos 300, 400, vivimos en Australia, en Paraguay, en Argentina, en Estados Unidos, Irlanda, somos Wood. Para nosotros ser Wood es una cosa muy importante, muy agradable…
-¿Por qué tuviste tantos seudónimos? Yo te encontré seis, creo.
-Había como doce. Cuando empecé a trabajar en Columba, llegó un momento que decidieron que era una mala política que hubiera en el índice varias historietas hechas por mí y se lea Robin Wood, Robin Wood, Robin Wood, y entonces me pidieron que buscara un seudónimo, y así nació Mateo Fussari, que lo saqué de la sección avisos fúnebres; había muerto el pobre, decía “Mateo Fussari, que en paz descanse”. Robert O’Neil, que era una cosa así, importante; Roberto Monti era el famoso italiano con el que mamá había vivido, que fue como un padre para mí, y fue un lindo homenaje; Carlos Ruiz…
-Carlos Ruiz era el que hacía las de deportes…
-Sí, sí, Carlos Ruiz, era la chotez andante, fantasía de nada, y después el que a mí más me gustó que era Cristina Ruttegard, o sea, yo fui la primera escritora femenina de historietas… Yo estaba buscando un nombre y como era para Intervalo… Así que yo fui la primera escritora, antes de Patricia Breccia, creo que soy la única escritora femenina de historietas en la Argentina…
-Una vez que te aprobaban los guiones, ¿no se te ocurrió presentar la historieta completa? O te diste cuenta que el dibujo no…
-Presenté una, Hjalmar, una historia de vikingos, y yo le dije a Presas: “Esta la quiero dibujar yo”. Las conversaciones con Presas siempre eran problemáticas porque él es tartamudo, entonces hice creo que 17 páginas en vez de las doce habituales, y cuando la vio toda me dijo: “Mirá, esto es una cc-c-cagada”. Me dice: “Vos Wood, vos seguí escribiendo, porque dibujando, no vas a ganar un mango”. Okey, seguí. Pero son diecisiete páginas… Años después, yo le digo: “La historieta esa de Hjalmar… ¿donde está?” “Ah, yo la tengo colgada en casa, en mi colección”. “Ah, pero eso no se me pagó”. “¿Quién te iba a pagar por una cosa así?” Le digo: “Tenés razón, pero si no está pagada es mía, ¿no?” “Sí, sí, es tuya”. “Bueno, Dámela”. “No”. “¿Por qué no?” “Yo soy el único que tiene una historieta completa, escrita y dibujada -si a eso se le puede llamar dibujo- por Robin Wood”. “Pero legalmente es mía”. “Legalmente es tuya”. “Dámela”. “No”. “Te rompo la cara”. “No me importa, no te la doy”. La tiene todavía enmarcada en su colección, nunca me la dio.
– Sé también que -a vos poco, pero a otros quizá más-, le rechazaban historietas… ¿Qué había en la historieta para que en Columba dijeran “Esto no va”?
– A mí me rechazaron algunas historietas, y debo decir, en mi caso, tenían razón. Porque ellos tenían una línea, de trabajo y la seguías o no, pero si no la seguías… Algunas de esas eran tan malas… No es que fuera simplemente el hecho que usaban la autoridad, es que algunas eran tan malas. Yo las he visto… A veces me llamaban para decirme: “¿Vos podés corregir esto?” y yo o leía y decía: “Tienen razón, dejate de joder” y listo.
-A propósito de esto, ¿qué aportó el estilo Robin Wood a Columba? En Columba había una fórmula, y un día aparece Robin Wood dentro del estilo Columba, pero aportando un montón de cosas. ¿Qué hiciste vos que no se venía haciendo antes? A medida que tus guiones empezaron a poblar todas las revistas, todos los otros guionistas empezaron a parecerse más a vos…
-Esa es una pregunta bastante, bastante difícil… Yo nunca razoné lo que hacía, hasta hoy en día, yo trabajo así: (señala un cuaderno garabateado con números de cuadro y un breve texto de pocos reglones en cada uno). Esto (señala la laptop), es nada más que para pasar en limpio. Hasta hoy en día yo trabajo así y si te fijás un poco, yo no corrijo, rarísimo, una… pero en general no corrijo nada. Tal cual como sale, sale. Yo tenía una cultura monstruosa, y una fantasía monstruosa, y eso son cosas que no podés explicar. Yo nunca lo pude explicar. Una vez yo estaba con el guionista (Gustavo) Amézaga, y miró mis guiones y dijo: “Acá no hay corrección”. Y le digo: “Yo nunca corrijo nada, lo hago todo de una sola vez, después tal vez corrija aquí una cacofonía”, y él me dice: “Pero yo tengo que hacer tres, cuatro o cinco copias de un guión”… Así como sale, queda. Creo que en esa época, hubo tres tipos que afectaron la historieta. Uno por supuesto es el grande, Oesterheld. Ni me voy a molestar en hablar, porque él era EL mejor. Absolutamente el mejor. El otro fue Ray Collins, el desaforado, porque realmente él era en todo exagerado. Y quedaba bien. El tercero fui yo, creo que una mezcla entre los dos. Por supuesto yo lo imité a Oesterheld en todo, porque lo admiraba, lo leía, copiaba sus guiones, los guardaba… Mort Cinder en las Termópilas… Yo copié todo de ahí… (recita de memoria, con tono trágico y profundo) “Subo la colina y me encuentro con tres ilotas perdidos, me acompañan, pero el día es negro porque el viento solo puede repetir una palabra Alfeus, Alfeus…” Eso es arte. Eso es lo mejor. Eso es espléndido. Sargento Kirk nunca me convenció. Pero Mort Cinder… eso es…
-Vos releés cosas tuyas y retomás alguna punta que haya quedado colgada, algún enemigo que haya quedado vivo…
-Todo el tiempo. Me encanta.
-¿Hacés eso?
-Ajá. Por una simple razón. ¿Qué es lo más fascinante que hay en las historias? Los malos. Un bueno es bueno, y es bueno en una manera bondadosa, pero los malos, los villanos… Escuchame, en Batman, ¿quién es más interesante? ¿Batman o el Joker? ¡El Joker! Batman está bien, es bueno, mientras que el otro no tiene ningún límite. Entonces el Joker es el gatillo de la historia, el malo es el que hace que el bueno intervenga. Vos sabés que el bueno va a venir, va a intervenir, lo va a cagar, etcétera, pero el malo es el bueno, o digamos que lo interesante es el malo…
-¿Cómo es tu forma técnica para escribir guiones y cómo es tu trabajo con los dibujantes? Vos dividís por página, por cuadro…
-Por cuadro, fijate (señala el cuaderno), está todo dividido por cuadro, después cuando lo paso a la computadora doy las aclaratorias, cada cuadro tiene una aclaratoria: cómo debe ser el enfoque, primer plano, personaje, documentación, expresión, etcétera…
-¿Y vos ya sabés para qué dibujante lo estás haciendo?
-Sí, hace una diferencia tremenda.
-Pero cuando empezaste en Columba no…
-No, no, no, en esa época no, hoy en día yo trabajo con Falugi, Carlos Gómez, Salinas, Enrique Breccia, yo sé exactamente lo que ellos pueden dar. (Al momento de subir esta página, Robin trabaja con Carlos Gómez, Pedrazzini, Goiriz y varios coloristas)
-En el librito de guiones de Columba encontré que en una semana entregaste dieciséis guiones juntos, ¿cómo hacías para escribir dieciséis guiones por semana? Porque no es que no hiciste nada la semana anterior ni nada en las siguientes, una semana hacías diez, otra doce, ¿cómo hacías para producir tanto? ¿Tuviste ayudantes?
-Nunca; nunca. Una vez Columba me puso ayudantes, pero no funcionaba, porque la idea de ellos era que los ayudantes escribían el guion y yo los retocaba y salía. Pero cuando yo los leía… los hacía de vuelta, entonces le dije a Columba: “Para esto laburo yo solo”, pero hasta hoy en día, escribo cantidades; esto lo escribí esta mañana en dos horas (de nuevo señala el cuaderno), es una historieta de Dago… Ayer escribí otra, no, ayer escribí dos… Pero aparte de eso hago los libros de Dago, de 94 páginas que no sé si los viste…
-¿Escribís algo más aparte de historietas?
-Sí, sí, sí… Escribo muchos artículos sobre cine, sobre historia, análisis histórico…
-Escribís en danés, en inglés…
-En danés, en inglés, en italiano, en francés, etcétera, aparte de eso… yo soy un combatiente ecologista… pacífico, no estoy diciéndole a nadie lo que tiene que hacer, simplemente hago lo que puedo… he salido en libros sobre ecología… Creo que tengo una cierta conciencia social…
-Engancho esto con una pregunta que tenía dando vueltas, ¿cuando hacés las historietas, alguna vez dejás traspasar un mensaje, una ideología, algunas ideas tuyas…? ¿Alguna vez sentías que estabas transmitiendo tus ideas personales a los protagonistas o que una idea fuerte tuya era el mensaje de la historieta?
-Sí, sí, eso es inevitable… Yo tengo una conciencia social, porque no formo parte de ningún grupo, pero no podés evitar, mirar alrededor y sacar la conclusión de que un poquitito… Yo pago los estudios de más de veinte chicos pobres, aquí en Sudamérica, a través de organizaciones danesas… soy ecologista, no un ecologista agresivo, porque yo creo que eso también llega a sus extremos… yo hago la mía…
-¿Alguna vez un personaje dijo “No como carne porque está mal”, o una cosa así?
-No, no, nunca, porque eso es algo a título personal, no podés obligar a la gente a ser vegetariano, a no beber…
-En los ‘70 se te ve sobre todo en Mark, una especie de enfrentamiento a la tecnología, a las computadoras, Mark dice: ‘Los de la ciudad son como robots manejados por las computadoras’… Te venía molestando la tecnología…
-Claro, pero no la tecnología, lo inútil que yo era en relación con ella. Vale decir que yo aprendí a manejar una computadora hace dos años, antes era todo así (señala el cuaderno), y con birome roja hacía las aclaratorias y mi mujer las pasaba a máquina. Hasta que un día, me agarró, me hizo sentar y me dijo: “Tu problema es que sos perezoso, ahora vas a aprender” y ahora uso la computadora.
-¿No te aburrís del formato que te obliga terminar la historia cada doce o trece páginas? ¿No tenés necesidad de hacer historias más largas?
-Las hago; hice un mecanismo ahora, que por ejemplo series como Amanda y Dago, son de doce páginas; pero la historia en sí, se extiende a cinco capítulos, o sea que al final, serían unas cincuenta páginas, por la posibilidad de hacerlo en libro.
-Vos escribiste infinidad de géneros, históricas, western, policial… ¿con cuál es el que te sentís más cómodo?
-Todos… Dependiendo del humor del día….
-¿Qué pasa cuando te ponés a escribir, por ejemplo un guión de Nippur y después tenés ganas de escribir otro y otro…? Yo vi en el cuadernito que entregabas varios guiones del mismo personaje el mismo día, después durante tres meses a ese no lo tocabas, después otra entrega de varios episodios…
-Es el ritmo. Anoche escribí un Dago, este lo escribí esta mañana, a las cuatro de la mañana (señala el cuaderno), probablemente esta tarde escriba el tercero.
-¿Te arrepentís de algo de lo que hiciste? ¿Hay algún trabajo que digas me arrepiento de haber hecho esto?
-Sí, un montón…
-¿Puedo nombrar uno?
-Dale.
-La adaptación de La Guerra de las Galaxias.
-Ahhh, pero de eso no me arrepiento por una sencilla razón; era la época que Columba había hecho un trato con una empresa cinematográfica, entonces estas empresas mandaban una reseña, una brevísima reseña de veinte palabras, y cuando yo pienso que hice La Carga de la Brigada Ligera, -inclusive ahora estoy tratando de hacer una reproducción de la Carga en miniaturas-, y cuando lo leí, y me acordé de lo que había escrito… ¡y a la puta! Pero claro, me daban así, “Robin tomá”, diez líneas, y sobre eso tenías que improvisar, yo no tenía la más puta idea de qué se trataba, asi también hice La Profundidad, y una vez me trajeron uno, en la época de los luchadores de catch mexicanos… Super Argo, terrible. Te traían y te daban un papelito, “Mirá, hacé algo sobre esto…” ” Bueh…” Y algo hay que hacer… La Carga de la Brigada Ligera es una cagada total… La Profundidad – The Deep- , que la salvó el dibujante, porque era una cagada. Una vez, Johnny, mi amigo, estaba conmigo en el aeropuerto, yo me volvía a Europa, y yo estaba ahí, meta escribir, marcar, todo, hasta que anuncian vuelo con destino a Ginebra,“Okey, terminé”, le digo: “Negro, llevalo y que en Columba alguno lo pase a máquina…” Y salió una cagada total.
¿Alguna vez un personaje te resultó un éxito sorpresa, que vos no esperabas gran cosa y de repente pegó mucho…?
-Yo pensé que Helena era una pavada; Mi Novia y Yo era una historieta nada más, yo no pensaba una serie… Hubo varias humorísticas y esta era simplemente una más, y de repente en Columba me dicen: “Mirá, tenemos correo, llamadas telefónicas y demás, ¿vos podés seguir haciéndola?” ¿Y qué historias puede haber de un tipo que está de novio con una petisa de mal carácter y que tiene un perro? Eh… cuatrocientos cincuenta capítulos. Y el otro en el que no creí y lo hice realmente porque me interesó a mí, fue Helena. Yo lo empecé a escribir y nunca estuve totalmente satisfecho con eso; Ernesto García Seijas que es un gran dibujante, en esa época estaba muy duro, muy… Y sin embargo fue un éxito y hasta se hizo la serie de televisión en Italia, todo…
-¿Y al revés? Uno al que vos le apostabas todo y no pegó.
-Ronstadt, por ejemplo. Yo pensé: ‘Este personaje me fascina’, pero me cagaron con el dibujante…
-¿Alguna vez te sentiste decepcionado por el dibujante, que vos te habías imaginado al personaje de una manera y el resultado final es un desastre…?
-Uf… Noventa por cierto de las veces…
-¿Y con el color de Columba?
-¿Qué color? (risas)
-¿Quién los convenció de que había que sacar todo a color?
-¿Qué sé yo? Yo estaba en China, en Japón, yo estaba lejos… Por alguna razón también… Eso era horroroso.
-Cuando vos hacías diferentes géneros, ¿era porque vos querías o porque te lo pedían?
-No, porque yo quería. Yo todavía hasta hoy en día, leo Mi Novia y Yo o Pepe Sánchez y me río. Y como yo siempre digo: “No debe estar del todo mal cuando el autor se caga de risa”. Pero además, como yo escribo de esta manera, así, de un tirón, no lo razono, no lo pienso. Carlitos Gómez se divierte porque siempre me pregunta: “¿Y qué va a pasar en el próximo capítulo de la serie?” Y yo le digo: “No tengo la más puta idea”. Y Falugi, el que hace Amanda, él también lo sabe: “Y bueh, esperemos”, -dice-. Ellos saben que yo no sé lo que va a pasar.
-¿Con qué dibujantes te gustaría trabajar?
-Con los que trabajo ahora que realmente me gustan, Zanotto, Alcatena, Falugi, Carlos Gómez, Salinas… (Además de los países que nombra Robin, a la fecha sus obras se han publicado también en México, Chile, Paraguay, Uruguay, Bolivia y Suiza).
-¿Y alguno de los que no estés trabajando?
-Es difícil, porque una cosa es lo que muestran y otro es cuando empiezan a la serie… Un soldado puede estar muy bien vestido, andar bien a caballo, todo, pero cuando empieza la batalla, ahí es otra cosa. Eso ha ocurrido muchísimas veces, una serie es un ejercicio de resistencia, y de decisión, de ganas, no de otra cosa.
-¿Cómo fue o cómo es tu relación con otros guionistas, por ejemplo con Oesterheld, tuviste algún tipo de relación?
-No, a Oesterheld lo conocí una sola vez y fueron dos minutos, nada más. Me preguntó a qué me dedicaba.
-¿Con Ricardo Barreiro?
-¿Era el Loco? Sí, a él lo conocí… Bueno, vos sabés lo que era Barreiro… y me encontré con él en el primer Fantabaires apareció él en su estado habitual y me dijo: “Vos sos Robin Wood”, “Si”, le digo,“Yo soy Barreiro”. “Ah… ¿Y?” “Sabés qué, vos no tenés la cara de hijo de puta que me dijeron que sos”. “No”, le digo, “la carita me la dio mamá”. Y terminamos a las seis de la mañana, con un pedo total, porque con Barreiro no podés terminar de otra manera… Y me cayó muy bien, realmente me cayó muy bien. Me gustó mucho el tipo…
-¿Y con Carlos Trillo?
-Mirá, honestamente creo que Carlos Trillo me odia a muerte, pero nunca he hablado con él. Nunca he hablado con él, pero tengo un resentimiento muy profundo contra él y Guillermo Saccomano, porque cuando hicieron La Historia de la Historieta -que incluso se publicó en Francia- me pusieron como fachista, y yo pensé ¿por qué me acusan de algo así? A mí, que una vez lo dije, en una reunión que me acusaban de capitalista, en el período peronista, de la revista El Descamisado y demás, y me dijeron que participara y yo les digo: “No puedo por una simple razón: primero, que no vivo aquí, no voy a tomar partido político por nadie, no lo tomo ni por los milicos ni por los peronistas, porque si algo no me convence, ¿por qué lo voy a hacer? ¿porque todos lo hacen?” Entonces ahí me atacaron muchísimo (y hasta hoy día), por fachista. Yo dije: “Pero aquí yo soy el único que ha sido obrero, todos ustedes son universitarios, estudiantes, burguesía, aquí el único que ha sido obrajero en el Alto Paraná, que ha trabajado como levantador de piedras en el Chaco, que ha sido obrero de fábrica, soy yo. ¿Y ahora ustedes me llaman a mí fachista, capitalista, burgués?” Y Saccomano y Trillo hicieron ese libro… y yo respeto al trabajo de Trillo, respeto a Saccomano, es decir, una cosa es su trabajo, ahora pues, nunca entendí que sacaran ese artículo lapidario que me tildaban de fachista… yo no sé por qué. Honestamente, con Trillo yo hablé una sola vez cinco palabras, le dije: “Hola”, en una reunión, siempre nos hemos tratado con total cortesía, no conozco al hombre, pero el hombre tampoco me conoce a mí… Y una vez le dije a Salinas padre, José Luis Salinas, cuando hicieron un quilombo en una bienal en Córdoba que yo gané la medalla de oro, y me dice: “No, Robin, vos entendé que nosotros estamos en contra de esa sociedad vampirista que es Columba, no contra vos”. “Bueno, pero yo trabajo para Columba, Columba me ha tratado siempre bien, y todos estos dibujantes que están alrededor mío, trabajan para Columba; cuando vos atacás a Columba, nos atacás a todos nosotros”. “No, no, no”. “Vos sos un privilegiado”, le digo, “no te me vengas a hacer el rebelde, porque vos venís de una familia de abolengo, siempre fuiste rico, trabajaste para Estados Unidos siempre, el Cisco Kid y todo eso, ¿cómo de repente te venís a hacer el rebelde social aquí? Vos estás elegante, bien vestido, bien comido y financiado y de repente querés…” Ah, como otro tarado, también, que dijo: “Lo que vamos a hacer es ir a tomar Columba y quemarla”. No me acuerdo quién era, pero yo le dije: “Sí, vos querés ir a tomar Columba y quemarla, ¿sabes por qué? Porque sos un dibujante malo. Sos un mediocre…” Cuando José Luis Salinas se enteró de que Alberto, su hijo, iba a trabajar conmigo, le dio un soponcio. Esto ocurrió porque cuando Ramón Columba y José Luis Salinas se conocen, Columba padre era un escribiente en el Congreso, y Salinas ya era El; pero sucede que Ramón Columba padre tenía gran talento y edita El Congreso que yo He Visto y eso, y con los manguitos que sacó, hizo El Tony, y eso creció y creció y yo creo que José Luis Salinas nunca le perdonó que siendo El, el genio -que lo fue-, este otro, creo un imperio. Ramón Columba padre terminó rico, rico, en un imperio, mientras José Luis Salinas seguía trabajando para la Fleetway.
-¿En qué países se publicaron tus obras?
-Un montón… En Brasil, en Alemania, en Francia, Italia, en Turquía, en Samoa, ahora van a empezar a publicar también en España, donde ya publiqué… (Dentro de la ciencia-ficción, actualmente Robin se encuentra desarrollando la serie Warrior-M con dibujos de Roberto Goiriz.)
-Empezaste muchísimas series y muchísimas series dejaron de hacerse… ¿Tus series, llegan a finales? ¿Terminan alguna vez?
-No siempre… porque a veces el dibujante cambia, por ejemplo, vos te habrás dado cuenta, Kayan empezó con Zaffino, siguió con otro… y después lo siguió Enrique Villagrán, porque no te olvides, una serie tiene dibujantes…
-Pero cuando vos las escribís, no les pensás un final…
-Llega un momento, donde pensás, por equis razones, aquí vamos a terminarla. Por ejemplo, Kozakovich & Connors, que terminó ahí…
-Y cuando otro guionista la seguía ¿cómo era? Vos se la pasabas…
-Era esa época en Columba, cuando yo tenía tantas series, además yo viajaba, yo desaparecía a veces por meses, y ellos tenían una producción por las dudas, sus guionistas podían llenar esos huecos, pero, honestamente nunca me molestó eso.
-Cuando trabajabas para Columba, o para otra editorial, ¿tuviste problemas de censura, con respecto al sexo, las puteadas?
-Uf, uf… No solamente de sexo, también de política….
-Eso quería saber, por ejemplo, en la época de la dictadura, ¿tuviste que cambiar algo, alguna vez alguien te dijo: “No toques más este tema”?
-No, pero me vinieron a ver una vez, unos señores, que me dijeron que yo había estado escribiendo cosas buenas sobre los judíos. Y yo dije: “Sí, ¿y?”, “-Bueno, sabe que eso se puede ver como una crítica”. “No es crítica, yo hice una historia sobre la creación del Estado de Israel”, “Usted sabe que los Sabios de Sión han intentado dominar la Patagonia…” “No jodan, yo escribí una historieta, ¿qué me van a hacer?” “No, le advertimos amistosamente que no siga con eso porque el sionismo está tratando de destruir a la Argentina”. Yo crecí con los judíos, allá donde yo era muy joven, muy pobre, estos judíos polacos que eran todos taxistas… Dicen: “Los judíos siempre tienen plata”, pero estos judíos polacos no tenían un mango. Nada. Mi primera novia fue judía, y yo crecí con ellos, hasta aprendí a hablar iddish, y leía textos hebreos, poesía, de todo, como siempre…
-Y con respecto al sexo, en Columba te corregían…
-Uuuh… Además había varias cosas que eran tabú.
-¿Cuando empezaste te dijeron: “Esto, esto y esto no lo podés poner”?
-Absolutamente. Adulterio era tabú, suicidio no se podía. Era anticatólico. No se podían suicidar. Sexo, por supuesto, nada. Había una escena en que Grace Henrichsen estaba en la ducha con bombacha y corpiño. Yo fui a ver a Presas y te digo: “¿Tu esposa se ducha con bombacha y corpiño? (risas) Es tan ridículo, la gente se va a reír”. Además a los dibujantes les decían que los senos no fueran muy grandes, porque sino parecía una provocación…
-Contame alguna anécdota o algo relacionado a la idea detrás de la creación de los personajes de esta colección… Empecemos por Nippur. En el episodio 100 de Mi Novia y Yo, el protagonista lee un libro que se llama Lagash de Nippur y de ahí sacas el nombre Nippur de Lagash, ¿eso fue así?
-No, eso es mentira. Yo leía sobre sumeriología, y había dos ciudades importantes, Nippur y Lagash.
Y en ese momento cuando Lucho me dijo: “Hacete algo”, yo dije: “Bueno, un guerrero”; ahora ¿como mierda se llamaba un guerrero en la Mesopotamia? Pepe no se llamaba, entonces se me ocurrió la idea: okey, la ciudad de Nippur es la ciudad de Lagash y el padre de Nippur nació en Lagash o viceversa, le puse a él el nombre de una ciudad y lo hice vivir en la otra. Así de simple, fue una emergencia.
-¿Por qué Nippur teniendo amigos en todos los reinos no va de una a recuperar Lagash y decide vagar por todo el mundo?
-Una vez un individuo, un tipo al que yo conocí en la época de mi apogeo aquí, me dice: “Pero Robin, vos en Buenos Aires…” -yo estaba viviendo en España, en un viejo caserón abandonado, que después yo arreglé-… me dice: “Pero vos en Buenos Aires, en Argentina, en Sudamérica, sos conocido, sos famoso, podrías vivir ahí, ganás muchísimo dinero, y estás aquí, donde no te conoce nadie, donde se ríen de tu nombre… ¿por qué?” Y yo le dije: “Nunca se me ocurrió, prefiero estar aquí”. Me preguntan por qué vivo en Dinamarca, donde no me conoce nadie, y todos dicen el sudamericano ese que vive en la casa blanca y es periodista o algo así, y me gusta eso.
-¿Y vos crees que a Nippur le gustaba el seguir viajando…?
-¿Sabés qué? Yo viajé durante treinta y dos años, pero todo el tiempo, he hecho, por ejemplo, el famoso viaje en tren de Londres a Hong Kong, cruzando toda Europa, cruzando Rusia, Mongolia -yo no sabía que Mongolia existía, y ahí estaba-, cruce toda China, llegué a Hong Kong, de ahí me fui a Macao, después me fui a Australia, viví varios años en Australia… Viajé por tierra desde Buenos Aires hasta México, no pude entrar en Estados Unidos porque no tenía visa, pero de ahí volé… y me fui prácticamente a pie desde Holanda hasta Dinamarca… Yo bajé de los Himalayas en balsa, en Nepal, 150 kilómetros de rápidos, y estuve en India, Escandinavia….
-¿Dennis Martin viene inspirado por James Bond?
-No, no, curiosamente, Dennis Martin venía inspirado en Terence Stapp. Yo veía Modesty Blaze y Terence Stapp que era un hombre muy hermoso pero con cara de malo, hacía el papel de Willie Garvin, el ladero, y tiraba cuchillos todo el tiempo, y era así, exquisito, malo, pero malo, malo. Y cuando yo vi en Modesty Blaze a ese personaje, se me ocurrió Dennis Martin.
-¿Y Mark sale de El Hombre Omega, no?
-Sí, con Charlton Heston, de ahí me vino la idea. Además vos viste lo que es Charlton Heston, épico, colosal, fuerte, todo. Entonces ahí me vino la idea de crear a este personaje que estuviera perdido en ese nuevo mundo.
-¿Y Savarese?
-Quise crear un antihéroe, me basé un poco en Al Pacino y Dustin Hoffman. Yo había estado en Sicilia y siempre me gustó el ritmo de Sicilia, yo hablo italiano, por supuesto, y hasta hoy día cuando lo hablo parece que con un acento bastante siciliano. Y de repente pensé, podés crear un héroe que al mismo tiempo sea un perdedor, y creé a Savarese. Era un pobre… un poco fue un predecesor de Mojado, pero Mojado tenía la fuerza, era un pegador, Savarese no tenía nada, excepto el cerebro. Era chiquito, era feo, fumaba demasiado, tenía caspa, además se enamoraba perdidamente de Anemette, que Anemette es mi mujer. Por eso es danesa, como Ingebord, la prima de ella, también, yo siempre tuve un gran problema con las escandinavas… Pero cuando hace diecinueve años atrás, vine con Anemette embarazada de mi primer hijo, fuimos a Paraguay, a una gran recepción, una noche, en una fiesta y yo charlaba por ahí, y Anemette se queda sentada con su pancita de cinco meses y un tipo elegante de traje se le sienta al lado y después de un momento le dice (con un acento paraguayo muy divertido): “Anemette, ¿por qué le hacei eso al Savarese?” Mi mujer lo mira: “Perdón…” “-Él te quiere, él te quiere mucho, vos no tené’ que andar con otro’ hombre’…” Y la danesa que es sólida como una pared con nada de esa imaginación latina…“Vo’ tené’ que quererlo, te tené’ que casar con él… Mientras él está peleando, vo’ sali’ con otro poráhi, no le hagá eso”. “Permiso”. Viene la gringa y me dice: “Ven aquí. Just fuck off you and your fucking followers, this is it! Estoy aquí embarazada de cinco meses y este me está diciendo que no me vaya a encamar con nadie más porque tengo que vivir con un siciliano que no conozco. Manteneme al margen de esto, están todos locos” (risas).
-¿Vos te considerás argentino, paraguayo, danés…?
-¿Qué importancia tiene? Qué importancia tiene eso de ponerse una etiqueta ‘Soy Argentino’, ¿qué es un argentino? Un cordobés, un santiagueño, un misionero… cuando se habla de ser argentino, ¿qué es? ¿Qué es un paraguayo? Un concepcionero, un encarnaceño, un guaireño, es como decir yo soy francés, pero yo conozco Francia, yo he vivido en Francia, y yo sé que un francés de la Alsacia, Lorena, es un medio alemán, que uno de la Camarga es otra cosa y así… Nacionalidad es una cosa geográfica, nada más… ¿España? Un catalán, un vasco, un gallego, un andaluz… En España te dicen “Shomo’ andaluze”‘ “-¿Españoles?” “Ah, esho tambi锑. Eso es una cosa geográfica, política…
-¿En qué cosas cree Robin Wood?
-No creo en Dios, no porque haya tomado esa decisión, sino porque simplemente nunca pude… ni siquiera me lo postulé el creer en Dios, que hay algo más… Una periodista el otro día en Paraguay me preguntó si yo creía en la vida después de la muerte, y le dije: “Jamás me preocupé por ello. Cuando muera me voy a enterar. Pero no creo que esto sea una especie de aduana, que tenés que llenar formularios para poder entrar”. Yo creo en lo que decía Zorba el Griego: “Dios debe ser un tipo cansado, envejecido, harto, y a ese tipo que maneja todo vos vas a ir a decirle Señor, he fornicado”, (risas), “Señor, he mentido”, yo no entiendo; el tipo te dice: “Por favor, andate. No me vengas a joder con esas pavadas”; escuchame, mi fornicación, mis mentiras, ¿le van a interesar a Dios si es que existe? Yo no estoy seguro, pero la patada más chica que te da…
-¿Y en vida extraterrestre? No recuerdo mucha ciencia ficción en la obra de Robin Wood…
-Si, he hecho Starlight con Zanotto, pero no… (Dentro de la ciencia ficción, actualmente Robin se encuentra desarrollando la serie Warrior-M con dibujos de Roberto Goiriz)
-¿En la magia?
– A todo eso yo le doy la concesión de que puede ser… Es divertidísimo, existen las cartas del tarot Robin Wood, pero yo no creo en eso, no creo en todas esas cosas… No, no es que no creo, jamás me preocuparon directamente, si hay magia, si hay seres extraterrestres, perfecto, no me molesta…
-Enganchando con el tarot, ¿qué hay de Robin Wood aparte de los cómics?
-Todo, de todo. Ahora estoy preparando más películas, aquí ya hice una con Darío Grandinetti, la serie de tevé La Condena de Gabriel Doyle, la serie de Helena en Italia, y ahora tengo un nuevo proyecto con Raúl de la Torre para otra película, un montón de cosas…
-¿Y merchandising?
-En España están haciendo los muñecos de Dago, hay un montón de cosas… Graciela, mi representante, se ocupa de todo eso, porque sino yo no escribiría una línea jamás…
-¿Cómo es un día en la vida de Robin Wood?
-Me levanto, generalmente… Sufro de insomnio, es muy raro que duerma más de cuatro, cinco horas. Me levanto muchas veces a las cinco, seis de la mañana y me voy a correr. Unos cinco kilómetros por día. He corrido medias maratones y demás, después voy a hacer un poco de boxeo, soy cinturón negro de karate, tercer dan, he sido competidor internacional representando a Suiza y a Inglaterra, en otros tiempos, por supuesto, después el resto es… caótico. Simplemente escribo, leo, dibujo, voy, salgo, no hay ningún… Ahora estoy preparando dos viajes que voy a hacer el año que viene, uno es a Groenlandia, quiero cruzar en trineo tirado por perros la parte Este, y el otro es a Islandia… Siempre hago así, un par de viajes a la vez. Leo continuamente, a veces leo el mismo libro varias veces. Nunca me canso de releer algunos libros. Leo la Biblia…
-Hay un libro de Isaac Asimov que se llama Guía de la Biblia
-Sí, ese lo tengo, lo leí, es muy bueno…
-Hay quien dice que no lo escribió Asimov sino sus ayudantes, pero…
-Hay muchos que dicen que Robin Wood es una organización de escritores que trabajan juntos… (risas). La Biblia la leo y la rastreo, he leído El Corán… Es todo medio caótico, como mi música; mi música es… caótica. Me preguntan qué música me gusta “Ninguna”. Me gustan canciones, el jazz no me gusta, pero escucho a Satchmo cantando This is a Beautiful World y es bárbaro. Me gustan óperas, me gustan conciertos, me gusta la Novena Sinfonía de Beethoven, me gusta Carreras, etcétera. No es un tipo de música que me gusta…
-¿Qué tenés contra los perros que en todas tus historietas “perro” es un insulto?
-Es una expresión idiomática, nada más. Y además existe, para los musulmanes, los cristianos…
-Sí, bueno, pero la usa tanto Nippur como Mark o Savarese… Todos insultan “¡Perro!”.
-Honestamente a mí los perros no me gustan. Yo tuve de chico en Paraguay un perro fantástico que se llamaba Tom, pero en general nunca he entendido el placer de estos… En Copenhague cada mañana hay estos desfiles de gente atragantadas de sueño tambaleándose, paseando un perrito, con el guantecito de plástico, por que cuando cagan hay que recogerlo y yo me pregunto cuál es exactamente el placer de un perro que encima viene y te lame, te llena de saliva y demás, ¿cuál es…? No tengo nada en contra de los perros, no los quiero en mi casa, eso sí… Y particularmente hay momentos en que a los villanos yo los llamo ‘cerdos’ y demás, a mí me encanta el jamón, o sea que no es nada personal, es puramente idiomático.
-Para terminar, ¿qué querés decirle a los fans de Columba de siempre que se vuelven a enganchar en este proyecto…?
-Que ellos han sido la mayor fuerza de la historieta que jamás existió aquí. Porque con todo respeto, el manga, los superhéroes, todos esos son transitorios, porque no neguemos, estas historietas de estos personajes han existido ya por más de treinta años, y todavía hay gente joven no solo los viejos lectores, que conocen a estos personajes, que los buscan…
-Y un mensaje para los chicos que por primera vez tienen la posibilidad de acceder al número uno, por ejemplo, de Nippur…
-Es muy simple, como todos los vicios, es una cuestión de adicción, pero por lo menos creo que esta es una adicción positiva, es una cosa para soñar, para fantasear. Hoy estamos perdiendo mucho la fantasía, la cultura oficial ha perdido mucho la fantasía. Y sin embargo en Latinoamérica y en Europa, la historieta sigue tan activa, tan… y eso es lo que siempre trato de explicar cuando me dicen: “Ta televisión va a acabar con la historieta”, y yo digo: “Pero son cosas diferentes”. Cuando salió la televisión le llamaban la Caja Boba, dijeron que iba a acabar con el cine, ¿por qué? Son dos cosas diferentes. Ricky Martin no va a dejar sin trabajo a Plácido Domingo, porque son dos cosas distintas. El otro día un periodista de televisión me estaba haciendo un reportaje y compara como un idiota y dice: “Bueno, yo no leo historietas porque leo libros…” ¿y qué tiene que ver una cosa con la otra? Es como que yo te digo: “Yo hago karate” y vos me decís: “Eso está muy bien, pero yo personalmente prefiero el tenis”. Las dos cosas están muy bien, pero son dos cosas que no tienen nada que ver una con la otra. La estupidez de la gente a veces es colosal y Dios sabe que yo quiero a mi público, los cuido, etcétera, trabajo lo mejor que puedo, porque si ellos pagan tienen el derecho a exigir…
-Planes para el futuro y terminamos…
-Acabo de hacer el Libro del Centenario. En Italia decidieron hacer un libro que cubriera todos los últimos cien años como apertura para el 2000, entonces la idea era hacer diez historietas, cada una marcaba algún punto especial en una década. Me llamaron y me preguntaron si podía hacer uno. Por supuesto. Curiosamente después me llamaron otra vez y me dijeron si podía hacer los diez. Hice las diez. Una de ellas es la muerte del Che Guevara combinada con la llegada del hombre a la Luna; el primero es la batalla de Spear Copt, donde participaron tres hombres: uno fue Louis Botha, que después fue el primer presidente de Sudáfrica; el otro fue Winston Churchill, que era un teniente; y el tercero fue Mahatma Gandhi, que en esa época era un enfermero hindú. El segundo es la muerte de Rasputín, el tercero es la muerte de Pancho Villa y su obsesión con una chica que él conocía, después viene una de gángsters cómica, porque yo quería variar… y los dibujantes que hicieron esto son individuos como Quique Alcatena, Mássimo Carnevale de Italia, Jordi Bernet de España, Ernesto García Seijas, Mandrafina, Solano López, Carlos Gómez, es decir, es un who’s who de la historieta. Yo hice los diez guiones y salió ahora en Italia y estaba por todas partes, y justamente en Roma, el 16 de noviembre tengo que estar ahí, porque se hace una especie de homenaje al libro, y el 27 en Lucca, la ciudad más renacentista de Italia, hacen una exhibición de Dago, que dura un mes; se hace en el Palacio Ducal, en el cual combinan con museos de Italia, armaduras ropas, libros de la época, todo, etcétera.
-Bueno, esto es todo, muchísimas gracias, Robin.
-Chau, suerte.
[Publicado en Portal Guaraní]

Aqueste volum es consagrat als peisses, al cauquilhum e als cefalopòdes. Es previst que l’òbra comprenga dètz volums

Après lo succès dels primièrs tres volums, es paregut ara lo quatren volum de l’Istòria de la cosina catalana e occitana, aqueste còp consagrat als peisses, al cauquilhum e als cefalopòdes. Es previst que l’òbra comprenga dètz volums e que siá completament acabada d’aicí a dètz o dotze ans. “Costarà una vida entièra, mas soi una persona fòrça pacienta”, çò declarèt l’autor, Vicent Marqués.

Nascut a Valéncia en 1950, Marqués es cosinièr e escrivan. A publicat de romans e de libres de cosina tradicionala. Fa aperaquí quaranta ans que comencèt la recèrca de donadas per escriure aquesta istòria de la cosina catalana e occitana que son quatren volum ven de sortir. Segon lo reputat cosinièr catalan Ferran Adrià, l’òbra es “una pèça d’art”.

Aqueste volum prepausa de centenats de monografias e de recèptas de peis, de cauquilhum e de cefalopòdes (de sépia, de calamar e de pofre). L’autor nos fa, en 896 paginas, un percors istoric, filologic, literari e cultural de qualques plats que configuran lo còrpus de la cosina que partejam lo mond d’Occitània e dels Païses Catalans. Malgrat que l’òbra siá editada en catalan, Jornalet publica en occitan qualques unas de las melhoras recèptas de la cosina occitana, en ne fasent un pauc l’istòria.

Lo segond volum, consagrat als topins e als legums, obtenguèt lo prèmi Best of the World dels Gourmand World Cookbook Awards.

Bon apetís!

Leonardo Padura retrata en ‘Los rostros de la salsa’ el fenómeno protagonizado por este estilo musical, verdadero engrudo cultural que unió a los países caribeños en los setenta

Rubén Blades, en un concierto en Nueva York. EBET ROBERTS (REDFERNS)

Escrito por DIEGO A. MANRIQUE

Evitemos los tópicos, por favor. No se trata de que Leonardo Padura fuera “periodista musical” antes de dedicarse a cultivar la novela negra. Ambas labores resultaban compatibles: incluso, varias de las entrevistas recogidas en Los rostros de la salsa surgen de viajes facilitados por su incipiente fama como novelista. Un tomo editado en Cuba en 1997 y que ahora llega en edición ampliada.

Sabemos que Padura usó la música para perfilar —y situar generacionalmente— a Mario Conde, su policía desencantado. En sus libros, Conde se relaja escuchando a Creedence Clearwater Revival y disfrutando de su cantante, John Fogerty. Dado que ambos nombres aparecen con erratas, cabe suponer que Conde tiene esa música en cintas caseras, con datos copiados a mano. Esos gustos suponían una pequeña rebelión para un teniente de la Policía Nacional Revolucionaria. El rock anglosajón estuvo prohibido durante decenios; Fidel Castro aseguraba que era la punta de lanza de un movimiento que atentaba contra la virilidad de la juventud cubana.

El régimen tampoco manifestaba simpatía por la salsa, aunque aquí las objeciones eran de naturaleza patrimonial: se consideraba que sus estrellas explotaban hallazgos cubanos. Verdad… hasta cierto punto. La música popular cubana, ya debilitada por la fuga de talentos, sufrió un relativo eclipse durante los años álgidos de la Revolución. En el reparto de recursos y exposición mediática, se primó a la nueva trova. Se demonizó a los bailes como escenario de “actos antisociales”; fueron vetados o limitados. El encuadramiento de los músicos en organizaciones estatales creó capas de inflexible burocracia: en la conversación de Padura con Adalberto Álvarez, este explica lo complicado de formar su orquesta, Son 14, que requería juntar instrumentistas de su Camagüey y de Santiago de Cuba (unos 270 kilómetros de distancia pero, ay, diferentes provincias).

El rock anglosajón estuvo prohibido durante decenios. Fidel Castro aseguraba que era la punta de lanza de un movimiento que atentaba contra la virilidad de la juventud cubana

El embargo pudrió la situación en ambas direcciones. Castro anuló la propiedad intelectual, con lo que muchas composiciones cubanas aparecían en discos internacionales de salsa sin indicar su autor, con la sigla DR (derechos reservados). Los grupos cubanos apenas tocaban en los países occidentales, al menos hasta que Irakere se introdujo en 1980 en el circuito del jazz. Si viajaban, lo hacían custodiados por segurosos instruidos para evitar deserciones. Los músicos funcionaban en inferioridad de condiciones en tecnología y tenían dificultades para materializar el mestizaje sonoro que caracterizaba a la salsa.

La salsa original neoyorquina podía recrear formas y canciones cubanas, pero sus arreglos estaban contaminados por el latin jazz o el discutido bugalú. En sus filas abundaban los puertorriqueños y dominicanos, que referenciaban sus ritmos autóctonos. De hecho, la nómina de entrevistados en Los rostros de la salsa refleja el ascenso del merengue y la bachata dominicanos: se incluyen conversaciones con Juan Luis Guerra, Wilfrido Vargas y el fascinante cantante-político Johnny Ventura (fallecido este pasado verano).

El merenguero Johnny Ventura durante un evento en Santo Domingo (República Dominicana) en 2018.

El merenguero Johnny Ventura durante un evento en Santo Domingo (República Dominicana) en 2018. ORLANDO BARRÍA (EFE)

Felizmente, Padura conserva el habla de los entrevistados en sus transcripciones. Los cuestionarios son respetuosos y se esquivan mayormente las polémicas políticas. Solo los más veteranos —Cachao, Mario Bauzá— ponen objeciones radicales al término “salsa”. Los no cubanos reconocen la importancia de los grandes clásicos isleños como Benny Moré, Arsenio Rodríguez, Machito. Y algún cubano —el citado Adalberto Álvarez— hasta reconoce que lo suyo era difícil de exportar: “Hacíamos la música mucho más rápida que el resto de los salseros”.

Rubén Blades afirma que “el reguetón apela de forma visceral a la libido de los adolescentes” y que sus letras “encuentran un eco natural en esa edad; los vídeos reafirman la época del selfi”

Padura celebra que, comenzando los setenta, la salsa fuera el verdadero engrudo cultural que unió a los países del mar Caribe. Se trataba de una expresión urbana, con especial arraigo en los barrios más populares. Su evolución comercial fue problemática debido a su identificación con Fania. El sello de Jerry Masucci adquirió prácticamente un monopolio discográfico que tuvo resultados funestos: en los años ochenta, su ralentización de actividad —no confundir con la pervivencia de Fania All-Stars— causó desconcierto y frustración. Perdieron visibilidad muchos de los mayores talentos y se fue imponiendo la anémica salsa romántica (salsa monga, en el ambiente), que obligó a reivindicar la llamada salsa brava, que gozaba de especial arraigo en Colombia.

No hace falta explicitar por dónde van las preferencias de Padura, que aquí ofrece dos entrevistas con Rubén Blades (una reciente y otra de 1989). Cierto que el panameño constituye un caso único de libertad creativa y que siempre tuvo —­se ganó— su margen de actuación: ha variado sus formaciones instrumentales, es capaz de grabar en inglés, dialoga con otras músicas. Y hasta tiene una explicación para el auge del reguetón: “Apela de forma visceral a la libido de los adolescentes, las letras encuentran un eco natural en esa edad, los vídeos reafirman la época del selfi (…). Es el escape rebelde que encuentra una explicación existencial en la monotonía rítmica y en la no complejidad armónica”. Ya puestos, habría que recordar que tiene sus raíces en Jamaica, fermentó en Panamá y explosionó en Puerto Rico: el reguetón es tan pancaribeño como la salsa.

portada 'Los rostros de la salsa', LEONARDO PADURA. EDITORIAL TUSQUETS

Los rostros de la salsa 

Leonardo Padura
Tusquets, 2021
285 páginas. 19 euros
[Fuente: http://www.elpais.com]

Un estudi constata que els nens del municipi d’Ames es passen al castellà quan canvien de l’educació infantil a la primària

                                                                                   Llengua habitual de les mares amb els fills al municipi d’Ames segons l’etapa educativa / Mapa sociolingüístic escolar d’Ames

Un estudi de la Real Academia Galega (RAG) ha posat en relleu l’efecte negatiu que té el sistema educatiu de Galícia en el manteniment del gallec per part dels menors. Segons aquest informe, la substitució lingüística del castellà en detriment de la llengua pròpia del país comença entre els dos i tres anys d’edat, amb el pas de l’educació infantil a la primària, i es consolida en l’adolescència.

Les dades del Mapa sociolingüístic escolar d’Ames, en què s’han entrevistat més de 2.000 families, 264 mestres i prop de 1.800 escolars, mostren que un de cada deu alumnes renuncia a la llengua familiar en el primer contacte amb el centre educatiu, tot i que el 41% de les mares i  el 47,5% dels pares de primer cicle d’infantil diuen que parlen habitualment en gallec amb els fills. El 12%, a més, utilitza aquesta llengua i el castellà.

L’estudi remarca que “les polítiques lingüístiques desenvolupades fins ara han estat centrades en l’educació secundària, és a dir, anys després que s’hagi produït la muda [lingüística]”. “Les dades conviden a qüestionar aquest model i a reflexionar sobre les modificacions necessàries”, afegeix l’informe.

Durant la presentació del document, el sociolingüista Henrique Monteagudo, coautor de l’estudi, va constatar que el mitjà escolar “no és amigable per al gallec” ni ofereix als joves “l’ambient adequat per desenvolupar les seves competències i capacitats comunicatives” en gallec, tal com demostra el fet que més del 50% dels estudiants de secundària afirmen no sentir-se còmodes expressant-se en aquesta llengua en públic. El 25% dels alumnes de primària, a més,  afirmen que el gallec mai ha estat present en les activitats extraescolars i en la relació amb els companys.

Tot i que l’estudi està fet al municipi d’Ames, a la província de la Corunya, la Real Academia Galega el considera indicatiu de la salut del gallec arreu de Galícia. La RAG i l’Ajuntament d’Ames utilitzaran els resultats de l’informe com a base per posar en marxa mesures per mirar d’aturar la pèrdua de la transmissió generacional de la llengua a la zona del municipi.

La presentació de l’estudi arriba després que es fes viral un vídeo d’una nena gallega a qui Siri, l’assistent de veu d’Apple, no entenia perquè li parlava en gallec. El pare de la nena va explicar que havia gravat la seva filla “parlant en gallec perquè, ara que comença l’escolarització, deixarà de parlar-lo com els passa a tots els nens”.

 

 

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]

 

Cau el percentatge d’escolars de la regió francòfona de Bèlgica que trien la llengua de Flandes com a segon idioma

Un carrer de Namur, la capital de Valònia

Només un de cada tres estudiants de Valònia (un 34%), la regió francòfona de Bèlgica, estudia neerlandès com a segona llengua, segons les darreres dades oficials, que constaten, en canvi, un augment del percentatge d’alumnes valons que opten per l’anglès (el 64%). Un 2% estudien alemany.

Tot i que les dades responen a la tendència a la baixa del neerlandès dels darrers anys, mai s’havia arribat a un percentatge tan baix, fet que ha reobert el debat sobre si cal imposar l’aprenentatge d’aquesta llengua a Valònia, tal com passa amb el francès a Flandes, on aquesta és la segona llengua obligatòria, i a la regió de Brussel·les, on s’han d’estudiar els dos idiomes.

La raó principal per la qual molts valons donen prioritat a l’anglès per sobre del neerlandès és perquè perceben la primera llengua com l’idioma internacional que els obrirà més portes. El problema és que per accedir a moltes feines a Bèlgica, especialment a la regió de Brussel·les demanen professionals bilingües francès-neerlandès i molts llocs de treball queden sense cobrir. El percentatge de flamencs que parlen francès, en canvi, és molt superior.

 

[Imatge: Creative Commons – font: http://www.diaridelallengua.cat]

 

Zuckerberg governa 3 bilhões de usuários, manipula emoções, explora fake news e ataca democracias – e “apagão” da plataforma foi novo indício do desastre de seu monopólio. Insubmissão será essencial para resgatar projeto de internet livre

Escrito por Adrienne LaFrance

Em 1947, Albert Einstein, escrevendo ao The Atlantic, propôs a criação de um governo mundial único para proteger a humanidade da ameaça da bomba atômica. Sua ideia utópica obviamente não se consolidou, mas hoje outro visionário está construindo seu simulacro de cosmocracia.

Mark Zuckerberg, ao contrário de Einstein, não inventou o Facebook por um senso de dever moral ou zelo pela paz mundial. Nos últimos meses, a população do regime supranacional de Zuckerberg atingiu 2,9 bilhões de usuários ativos mensais, mais humanos do que vivem nas duas nações mais populosas do mundo – China e Índia – juntas.

Para Zuckerberg, fundador e CEO do Facebook, eles são cidadãos da Facebooklândia. Há muito tempo, ele começou a chamá-los de “pessoas” em vez de “usuários”, mas ainda são engrenagens em uma imensa matriz social, fontes abundantes de dados para satisfazer os anunciantes que despejaram US$ 54 bilhões no Facebook apenas no primeiro semestre de 2021: uma soma que supera o produto interno bruto da maioria das nações da Terra.

Comparar o valor do Facebook com o PIB de países é revelador não apenas porque aponta para seu poder extraordinário, mas porque assim podemos vê-lo como realmente é. O Facebook não é apenas um site, uma plataforma, um editor, uma rede social, um diretório online, uma empresa, um utilitário. Ele é todas essas coisas. Mas o Facebook também é, efetivamente, uma potência estrangeira hostil.

Isso é fácil de perceber ao notar seu foco único na própria expansão; sua imunidade a qualquer senso de obrigação cívica; seu histórico de facilitar o enfraquecimento das eleições; sua antipatia pela imprensa livre; a insensibilidade e a arrogância de seus governantes; e sua indiferença à resistência da democracia estadunidense.

Alguns dos maiores críticos do Facebook fazem pressão pela criação de uma regulamentação antitruste, o desenrolar de suas aquisições e qualquer coisa que possa desacelerar seu poder, que cresce como uma bola de neve. Mas se você pensar no Facebook como um Estado-nação – uma entidade engajada em uma guerra fria com os Estados Unidos e outras democracias – verá que isso requer uma estratégia de defesa civil tanto quanto a regulamentação da Comissão de Valores Mobiliários [agência norte-americana de regulamentação e controle dos mercados financeiros].

Hillary Clinton me disse no ano passado que sempre sentiu um cheiro de autoritarismo em Zuckerberg. “Sinto às vezes como se estivesse negociando com uma potência estrangeira”, disse ela. “Ele é imensamente poderoso.” Um de seus primeiros mantras no Facebook, de acordo com Sheera Frenkel e Cecilia Kang em seu livro, An Ugly Truth: Inside Facebook’s Battle for Domination [2021, sem edição no Brasil], era “empresa acima do país”. Quando essa empresa tem todo o poder de um país, essa ideia ganha um significado mais sombrio.

Os componentes básicos da nacionalidade são mais ou menos esses: é preciso ter terra, moeda, filosofia de governança e pessoas.

Quando você é um imperialista no metaverso, não precisa se preocupar tanto com a área física – embora Zuckerberg possua 1.300 acres [526 hectares] em Kauai, uma das ilhas havaianas menos povoadas. Quanto ao restante dos itens da lista, o Facebook tem todos.

A empresa está desenvolvendo seu próprio dinheiro, um sistema de pagamento baseado em blockchain conhecido como Diem (antes era chamado de Libra) que os reguladores financeiros e os bancos temiam que pudesse derrubar a economia global e dizimar o dólar.

E durante anos Zuckerberg falou sobre seus princípios de governança para o império que construiu: “Conectividade é um direito humano”; “Votar é ter voz”; “Anúncios políticos são uma parte importante da voz”; “O grande arco da história humana inclina-se para que as pessoas se reúnam em números cada vez maiores.” Ele estendeu essas ideias em um novo tipo de colonialismo – com o Facebook efetivamente anexando territórios onde um grande número de pessoas ainda não estava online. Seu polêmico programa Free Basics, que oferecia às pessoas acesso gratuito à internet – desde que o Facebook fosse seu portal – foi anunciado como uma forma de ajudar a conectar as pessoas. Mas seu verdadeiro objetivo era fazer do Facebook a experiência de internet de facto em países de todo o mundo.

O que o Facebook possui acima de tudo, é claro, são pessoas: uma população gigantesca de indivíduos que optam por viver sob o governo de Zuckerberg. Em seus escritos sobre o nacionalismo, o cientista político e historiador Benedict Anderson sugeriu que as nações não são definidas por suas fronteiras, mas pela imaginação. A nação é, em última análise, imaginária porque seus cidadãos “nunca conhecerão a maioria de seus companheiros, nem os encontrarão ou nem mesmo ouvirão falar deles, mas na mente de cada um vive a imagem de sua comunhão”. As comunidades, portanto, distinguem-se acima de tudo “pelo estilo em que são imaginadas”.

Zuckerberg sempre tentou fazer os usuários do Facebook imaginarem-se como parte de uma democracia. É por isso que ele se inclina mais para a linguagem da governança do que para o decreto corporativo. Em fevereiro de 2009, o Facebook revisou seus termos de serviço para que os usuários não pudessem excluir seus dados, mesmo que fechassem o site. A raiva contra o estado de vigilância do Facebook foi rápida e alta, e Zuckerberg relutantemente reverteu a decisão, dizendo que tudo tinha sido um mal-entendido. Ao mesmo tempo, apresentou em uma postagem no blog o conceito de uma Declaração de Direitos e Responsabilidades do Facebook, convidando as pessoas a compartilharem seus comentários – mas apenas se elas se inscrevessem com uma conta no Facebook.

“Mais de 175 milhões de pessoas usam o Facebook”, escreveu à época. “Se fosse um país, seria o sexto país mais populoso do mundo. Nossos termos não são apenas um documento que protege nossos direitos; é o documento que rege como o serviço é usado por todos em todo o mundo.”

Desde então, a população do Facebook aumentou para 17 vezes esse tamanho. Ao longo do caminho, Zuckerberg lançou-se repetidamente como o chefe da nação do Facebook. Sua obsessão com o domínio do mundo parece previsível, em retrospecto – sua inquietação antiga com o Império Romano e com César Augusto, a versão digital de Risk que ele codificou quando adolescente, seu interesse permanente em psicologia humana e contágio emocional.

Em 2017, em um manifesto sinuoso sobre sua “comunidade global”, Zuckerberg escreveu: “No geral, é importante que a governança de nossa comunidade se dimensione com a complexidade e as demandas de seu povo. Temos o compromisso de sempre fazer melhor, mesmo que isso implique a construção de um sistema de votação mundial para dar a você mais voz e controle”. Claro, como em qualquer negócio, os únicos votos que importam para o Facebook são os de seus acionistas. Mesmo assim, o Facebook sente a necessidade de disfarçar seu comportamento em busca de lucro com falsos pretextos sobre os mesmos valores democráticos que ameaça.

Fingir terceirizar suas decisões mais importantes para esvaziar imitações de corpos democráticos tornou-se um mecanismo útil para Zuckerberg evitar a responsabilização. Ele controla cerca de 58% das ações com direito a voto da empresa, mas em 2018 o Facebook anunciou a criação de uma espécie de braço judiciário, conhecido, à moda orwelliana, como Oversight Board. O conselho faz chamadas difíceis em questões espinhosas que têm a ver com moderação de conteúdo. Em maio, proferiu a decisão de manter a suspensão de Donald Trump pelo Facebook. O Facebook diz que os membros do conselho são independentes, mas é ele quem os contrata e paga.

Agora, de acordo com o The New York Times, o Facebook está considerando formar uma espécie de corpo legislativo, uma comissão que poderia tomar decisões sobre questões relacionadas às eleições – preconceito político, propaganda política, interferência estrangeira. Isso desviaria ainda mais o escrutínio para longe da liderança do Facebook.

Todos esses arranjos dão a impressão de um sistema de justiça “Potemkin”, que revela o que o Facebook realmente é: um Estado estrangeiro, povoado por pessoas sem soberania, governado por um líder com poder absoluto.

Os defensores do Facebook gostam de argumentar que é ingênuo sugerir que o poder do Facebook é prejudicial. As redes sociais são algo que faz parte das nossas vidas, eles insistem, e não vão embora tão cedo. Estão certos: ninguém deveria desejar retornar aos ecossistemas de informação dos anos 1980, 1940 ou 1880. A democratização da publicação é maravilhosa. Ainda acredito que a tripla revolução provocada pela internet, smartphones e mídias sociais foi benéfica para a sociedade. Mas isso só é verdade se insistirmos em plataformas que atendam ao interesse público. Não é o caso do Facebook.

O Facebook é um instrumento de disseminação de mentiras para o colapso civilizacional. Ele é projetado para reações emocionais abruptas, reduzindo a interação humana ao clique de botões. O algoritmo guia os usuários inexoravelmente em direção a conteúdos menos matizados e mais extremos, porque isso é o que mais eficientemente provoca emoções. Os usuários são treinados implicitamente para buscar reações ao que postam, o que perpetua o ciclo. Os executivos do Facebook têm tolerado a promoção em sua plataforma de propaganda política, recrutamento de terroristas e genocídio. Eles apontam para virtudes democráticas como a liberdade de expressão para se defender, enquanto desmontam a própria democracia.

Essas hipocrisias já estão tão estabelecidas quanto a reputação de crueldade de Zuckerberg. O Facebook conduziu experimentos psicológicos em seus usuários sem o consentimento deles. Construiu um sistema secreto em camadas para isentar seus usuários mais famosos de certas regras de moderação de conteúdo e censurou a pesquisa interna sobre os efeitos devastadores do Instagram na saúde mental de adolescentes. Rastreou indivíduos pela web, criando perfis de sombra de pessoas que nunca se cadastraram em sua rede para armazenar seus contatos. Jura combater a desinformação, ao mesmo tempo que confunde os pesquisadores que estudam esses fenômenos e dilui o alcance das notícias de qualidade em suas plataformas.

Até mesmo os fiéis ao Facebook admitem que é um lugar para lixo, hipérboles, falsidade – mas argumentam que as pessoas deveriam ser livres para controlar a ingestão de tais toxinas. “Embora o Facebook possa não ser nicotina, acho que provavelmente é como o açúcar”, escreveu o antigo executivo da empresa, Andrew “Boz” Bosworth, em um memorando de 2019. “Como com todas as coisas, nós nos beneficiamos com a moderação… Se eu quiser comer açúcar e morrer prematuramente, essa é uma opinião válida.”

O que Bosworth deixou de dizer é que o Facebook não tem apenas a capacidade de envenenar o indivíduo, mas está fazendo. Quando se trata de 2,9 bilhões de pessoas, o que é necessário é moderação em escala, não a nível pessoal. A liberdade de autodestruir-se é uma coisa. A liberdade de destruir a sociedade democrática é outra bem diferente.

O Facebook se vendeu às massas prometendo ser um meio de liberdade de expressão, de conexão e de comunidade. Na verdade, é uma arma contra a internet aberta, contra a autoatualização e contra a democracia. Tudo isso para que a plataforma pudesse exibir seus dados aos anunciantes.

A algum grau, isso é algo que o Facebook tem em comum com sua subsidiária Instagram e seus rivais Google, YouTube (que é propriedade do Google) e Amazon. Todas exibem um posicionamento “nobre” – seu propósito é, de várias maneiras, ajudar as pessoas a compartilharem suas vidas, fornecer respostas às perguntas mais difíceis e satisfazer necessidades. Mas, dos gigantes, o Facebook é o mais evidente em suas abdicações morais.

O Facebook precisa que seus usuários continuem acreditando que sua dominação é um presente, que ignorem o que está fazendo à humanidade e usem seus serviços mesmo assim. Qualquer pessoa que busque proteger a liberdade individual e a governança democrática deveria incomodar-se com essa aceitação do status quo.

Os reguladores estão de olho no Facebook por um bom motivo, mas a ameaça que a empresa representa para os norte-americanos é muito mais do que seu monopólio de tecnologia emergente. A ascensão do Facebook é parte de um movimento autocrático maior, que está corroendo a democracia em todo o mundo, à medida que líderes autoritários definem um novo tom para a governança global. Considere como o Facebook se retrata como um contrapeso a uma superpotência como a China. Os executivos da empresa alertaram que as tentativas de interferir no crescimento desenfreado do Facebook – por meio da regulamentação da moeda que está desenvolvendo, por exemplo – seriam um presente para a China, que quer que sua própria criptomoeda seja dominante. Em outras palavras, o Facebook está competindo com a China da mesma forma que uma nação faria.

Talvez os estadunidenses se tenham tornado tão cínicos que desistiram de defender sua liberdade contra a vigilância, a manipulação e a exploração. Mas se a Rússia ou a China estivessem realizando exatamente as mesmas ações para minar a democracia os norte-americanos certamente veriam isso de forma diferente. Ver o Facebook como uma potência estrangeira hostil pode fazer as pessoas reconhecerem do que estão participando e do que estão desistindo quando se conectam. No final das contas, não importa realmente o que é o Facebook. Importa o que o Facebook está fazendo.

O que poderíamos fazer? Empresas “socialmente responsáveis” poderiam boicotar o Facebook, privando-o de receita publicitária da mesma forma que as sanções comerciais privam as autocracias de divisas estrangeiras. No passado, porém, os boicotes de grandes corporações como a Coca-Cola e a CVS mal tiveram repercussão. Talvez os funcionários comuns do Facebook pudessem fazer lobby por reformas, mas nada menos que greves em massa, do tipo que tornaria a operação contínua do Facebook impossível, surtiria grande efeito. E isso exigiria uma coragem extraordinária e ação coletiva.

Os usuários do Facebook são o grupo com mais poder para exigir mudanças. O Facebook não seria nada sem a atenção deles. Os cidadãos estadunidenses e de outras democracias podem evitá-lo, bem como o Instagram, não apenas como uma escolha de estilo de vida, mas por uma questão de dever cívico.

Será que um número suficiente de pessoas poderia reunir-se para derrubar o império? Provavelmente não. Mesmo que o Facebook perdesse 1 bilhão de usuários, sobrariam mais 2 bilhões. Mas precisamos reconhecer o perigo que corremos. Precisamos livrar-nos da noção de que o Facebook é uma empresa normal ou que sua hegemonia é inevitável.

Talvez um dia o mundo se reúna como um só, em paz, como sonhou Einstein, indivisível pelas forças que lançaram guerras e desmoronaram civilizações desde a antiguidade. Mas se isso acontecer, se nos pudermos salvar, certamente não será por causa do Facebook. Será apesar dele.

[Publicado em The Atlantic – traduzido por Vitor Costa – reproduzido em http://www.outraspalavras.net]

L’agència de l’ONU engega una enquesta en línia per recollir informació de tots els idiomes del món

L’Organització de les Nacions Unides per a l’Educació, la Ciència i la Cultura (Unesco) ha posat en marxa una nova enquesta en línia destinada a la societat civil de tot el món per recollir noves dades sobre les llengües del planeta i millorar l’Atles Mundial de les Llengües. El projecte convida totes les organitzacions especialitzades, associacions i centres actius en l’àmbit de les llengües, així com els representants de les comunitats lingüístiques, a compartir dades sobre les seves llengües.

L’objectiu és alimentar la nova plataforma de l’Atles Mundial de les Llengües de la Unesco, que pretén avaluar la situació de la diversitat lingüística al món, un dels compromisos d’aquesta agència de l’ONU. El impulsors del projecte es proposen documentar, valorar i secundar més de 8.000 llengües en ús (parlades i signades) arreu del món i, a més, dur a terme accions globals per preservar, revitalitzar i promoure les llengües en el context de la pròxima Dècada Internacional de les Llengües Indígenes impulsada per la Unesco.

L’enquesta en línia, que està disponible en anglès, castellà, francès i rus, cobreix diversos aspectes sobre l’ús i els usuaris de les llengües en diferents àmbits de la vida. Les dades sobre les llengües es poden enviar fins a l’1 d’octubre vinent.

El projecte es presentarà en la 41a Conferència General de la Unesco prevista per a aquest novembre.

 

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]

Me pregunto qué pasaría si unos padres acudieran al colegio para ma­tricular a una hija de cero años

El Gobierno anunció en agosto que dará un tratamiento común educativo a toda la enseñanza infantil, “de cero a seis años”. Algunas autonomías ofrecen matrícula abierta en las guarderías para niños “de cero a tres años”. Se venden juguetes recomendados para usuarios de “cero a dos años”; y también se ofrecen datos estadísticos sobre escolarización “de cero a tres años”, por ejemplo.
Cada vez que pienso en eso me pregunto qué pasaría si unos padres acudieran al colegio para matricular a una hija de cero años. “¿De cero años?”, les preguntarían por confirmar la correcta audición. “Si”, podrían contestar; “en realidad aún no ha nacido, ni siquiera nos encontramos en estado de buena esperanza, pero vimos que ustedes admiten niños de cero años y hemos decidido empezar cuanto antes los trámites, que luego se agotan las plazas”.

La administrativa pensaría quizás que esos padres están chiflados, en vez de preguntarse si no estará chiflada la legislación vigente.

Con los juguetes no habría tanto problema, porque la tienda y el fabricante se limitarían a aplicar la visión comercial. “¿Para un niño de cero años? No se preocupe, tenemos muchos juguetes que le servirán”. Si el cliente paga, que diga lo que quiera.

En cambio, las estadísticas fallarán por ese lado. Cuando se contabiliza la escolarización a tan temprana edad, la media desciende mucho, porque la bajan los niños de cero años; precisamente por culpa de los administrativos que rechazan sus solicitudes.

El número cero constituye uno de los hallazgos más extraordinarios de la humanidad. El invento lo consagraron los indios en el año 650, mes arriba mes abajo, y lo incorporaron en la fila de sus compañeros el 1, el 2, el 3… De la India pasó a la cultura árabe, y desde esa lengua llegó a Europa con una palabra que sonaba más o menos como “séfer” y que significaba “vacío” (Corominas y Pascual). La superioridad técnica y filosófica de esa numeración terminó desplazando a la romana.

El cero representa la nada si está solo, y multiplica por 10 cualquier otra cifra si lo colocamos a la derecha de ésta. Eso se aprende en el colegio, pero con el tiempo se le va olvidando la primera parte a la autoridad, tanto si se trata de una autoridad política como de una autoridad en la materia. Por ejemplo, en la materia educativa.

El sintagma “niños de cero a seis años” abarca a los que tienen edades comprendidas entre el cero y el seis, ambos inclusive. Que esas dos cifras están incluidas se deduce con facilidad, porque si no fuera así quedarían excluidos de la horquilla los bebés de menos de un año, que serían rechazados sin piedad a la puerta de la guardería.

Y como el cero está incluido, eso significa que han de existir los niños de cero años. Pero, ay, el cero expresa, según el Diccionario, “la falta absoluta de cantidad o un valor nulo”. Y la falta absoluta de edad solamente puede corresponder a un niño que aún no ha nacido. Quien tiene cero años y cero días y cero horas y cero segundos —como quien tiene cero libros o cero discos— no tiene nada, ni siquiera vida.

Antes de empezar a estropearse todo esto, se hablaba con tranquilidad de “educación hasta los seis años”, “juguetes para niños de hasta dos años”, “alumnos de hasta 12 años”… y así sucesivamente. Pero hoy en día se ha sustituido “hasta” por “de cero a”. Así que no se queje nadie si luego a los chavales les cuesta entender las matemáticas.

[Foto: NATALIADERIABINA / GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO – fuente: http://www.elpais.com]

Caparrós explica en entrevista con Télam cómo en « Ñamérica » articuló el material de crónicas que escribió hace treinta años con textos nuevos y necesarios para pensar el presente de la región, advierte sobre la incapacidad de la época para resolver las grandes cuestiones con imaginación -dice que eso deriva en que « el futuro en vez de ser promesa sea amenaza »- y cuenta cómo a pesar de vivir en el exterior sigue de cerca el pulso de la Argentina.

El periodista y escritor Martín Caparrós.

El periodista y escritor Martín Caparrós

Publicado por Ana Clara Pérez Cotten

En el diálogo entre el análisis ensayístico y el registro más apegado a la realidad, el periodista y escritor Martín Caparrós logra en su último libro de crónicas, « Ñamérica », sacar una foto panorámica, atenta a los detalles, de Latinoamérica y, en ese ejercicio desbarata una serie de prejuicios y lugares comunes: « Creemos que somos una región de campos, un espacio rural, verde y natural, pero más del 80% de los ñamericanos vive en ciudades », sostiene.

Radicado en Madrid desde antes de la pandemia, Caparrós explica en entrevista con Télam cómo en « Ñamérica » articuló el material de crónicas que escribió hace treinta años con textos nuevos y necesarios para pensar el presente de la región, advierte sobre la incapacidad de la época para resolver las grandes cuestiones con imaginación -dice que eso deriva en que « el futuro en vez de ser promesa sea amenaza »- y cuenta cómo a pesar de vivir en el exterior sigue de cerca el pulso de la Argentina.

La biografía del autor elegida para la solapa de la edición de « Ñamérica » parece estar en sintonía con aquel concepto que reaparece en cada rincón del texto: los « ñamericanos » somos puros en la mezcla, no hay pureza.

Caparrós (1957) se licenció en Historia en París, vivió en Madrid, Nueva York y Barcelona. Fue periodista de gráfica, radio y televisión, tradujo a Voltaire, a Shakespeare y a Quevedo, recibió los premios Planeta y Herralde como escritor de ficción y publicó más de treinta libros en treinta países. Su mirada sobre Latinoamérica es, entonces, de gran angular, y para defenderla inventó una palabra: « Ñamérica », que agrupa en un mapa imaginario a los países latinoamericanos en los que se habla castellano y en los que se usa la letra ñ.

-Télam: El libro combina textos actuales con fragmentos que tomaste de crónicas que escribiste hace treinta años porque Latinoamérica es uno de los grandes temas de tu obra. Pero contás que fue durante un foro en El Salvador que decidiste que querías concretar un texto que hablara sobre la región. ¿Cómo fue ese momento?

-Martín Caparrós: No me suele pasar aquello de acordarme con claridad cómo se me ocurre la idea de hacer un libro porque más bien va decantando, pero en este caso sí pasó. Estaba en una reunión de periodistas en El Salvador y había muchos colegas de toda Latinoamérica que respondían sobre la cuestión de Latinoamérica. Veía que estaba por llegar mi turno, como quien espera que le llegue el turno de la muerte, y de pronto tenía que decir algo. Pensé que iba a decir los tres o cuatro lugares comunes a los que estaba acostumbrado y después me di cuenta de que era mejor tratar de pensar en serio qué somos porque llevábamos mucho tiempo instalados en una serie de clichés que responden a cuestiones que ya no son. Y fue muy raro porque fue de esas ideas que, una vez que se aparecen, resultan obvias; pensaba cómo no se me había ocurrido antes. Entonces, decidí empezar a trabajar, fue un proceso largo. Lo primero que hice fue leer una serie de textos para orientarme sobre cómo iba a encararlo. Y una de las cosas que descubrí en ese primer sobrevuelo es que -a pesar de que tenemos la idea de que somos una región de campos, un espacio rural y natural- ahora somos la región con más población urbana del mundo. Más del 80% de los ñamericanos vive en ciudades. Esa imagen un poco pastoril ya no nos representa. A partir de esa idea, decidí recorrer las ciudades más representativas para conocer un poco más.

Ñamérica, el último libro de crónicas de Martín Caparrós.

Ñamérica, el último libro de crónicas de Martín Caparrós.

T.:¿Cómo nace la palabra « Ñamérica »? En el análisis, también usás « Ñusa » ¿Por qué decidiste inventar un léxico?


M.C.:
Tiene que ver con una primera constatación que hice para entender y contar la región. Brasil desequilibra los datos porque es desproporcionado. Como Portugal no sabía cómo usar todo ese enorme territorio difícil, no lo ocupó y no lo subdividió. Brasil tiene más habitantes que 12 de los 19 países de la región y más territorio que la suma de los cinco países que le siguen en extensión. Los datos de Brasil influyen demasiado en la imagen que puede hacerse de la región. Y hablar otro idioma nos aleja, no nos leen, no los leemos. Entonces decidí trabajar sobre los 20 países que hablan un mismo idioma, es un fenómeno muy peculiar que no existe en ninguna parte del mundo. El otro día escribí para una columna que se va a publicar en El País que « Hispanoamérica » solo se dice por plata, quería encontrar un nombre más atractivo. Se me ocurrió « Ñamérica » porque la ñ es el estandarte del castellano y pensé que poner esa letra en el nombre les daba algo de esa identidad.

« Ñamérica » empieza con un texto desde el mercado de Chichicastenango, uno de los más típicos de Guatemala. « En las guías turísticas a las que accedía decía que allí `residía el espíritu de América Latina. Entonces dije: ‘Vamos: resultó ser que el espíritu solo trabajaba los jueves y domingos’. Pero era una forma de poner en escena el lugar común sobre América Latina, sobre una supuesta esencia, para trabajarlo y desmentirlo », cuenta Caparrós.

T.: En diferentes tramos retomás esta cuestión para insistir en que que la identidad es justamente la mezcla, que no creés en la existencia de una esencia aglutinadora. ¿Sabías esto antes de escribir el libro?

M.C.: Bueno, sí y no. Llegué a conceptualizarlo con el libro. Me llamó mucho la atención como está tan claro en Ñamérica que somos una mezcla, que no hay pureza sino que hay cuatro olas migratorias muy concretas. Y somos esa mezcla de una manera que ya es muy difícil separar. Por eso cuando desde algunos sectores se enarbola la bandera de la pureza de la sangre y origen, creo que ni vale la pena atender a eso. La potencia que tenemos los ñamericamos radica en que somos una gran amalgama. Estoy en contra de cualquier idea de pureza de sangre, sin importar quién lo reivindique.

T.: Al analizar el presente, advertís sobre cierta « tiranía de la identidad » y considerás que « los movimientos identitarios son parte de la imaginación de una época sin imaginación ». ¿Por qué abordás este fenómeno de época con esta lectura crítica?

M.C.: Me interesan más los proyectos que plantean la construcción de algo y no la conservación de lo que existe. Conservar lo que nos viene dado vale la pena si sirve para construir algo. Creo que nos falta la imaginación necesaria para imaginar un futuro. Entonces, el futuro en vez de ser promesa es amenaza. Hoy hay amenaza demográfica, ecológica y política. No sabemos todavía cómo serán nuestras esperanzas. Pero esto ni es una novedad, es algo que pasa cíclicamente a lo largo de la historia: hay épocas que ya decidieron cómo quisieran que fuera su futuro y trabajan para conseguirlo y hay épocas que todavía no.

T.: En la crónica de Buenos Aires, contás como varios de tus interlocutores celebraban que te hubieras ido del país, lo veían como una avivada. Viajaste mucho y en otras épocas de tu vida también viviste en el exterior. ¿Es la primera vez que te topás con estos comentarios?

M.C.: Sí, por eso lo subrayé en la crónica. Me impresionó mucho. En algún punto creo que tiene que ver con un elemento constitutivo que parecemos haber perdido: que somos el país del futuro, del mañana. Clemenceau fue el que dijo en el centenario que la Argentina era el país del mañana. « Pero el problema es que creo que va a seguir siéndolo siempre », acotó. Tuvo razón durante sesenta, setenta años, fue constitutivo de la idea que el país tenía de sí mismo. La noción de que la Argentina se iba a realizar en un mañana la empezamos a perder en 1976. Y creo que ya no la tenemos y es duro porque era nuestro eje. Que toda esa gente me dijera que hice bien en irme fue una constatación cruel de eso. En otro momento del libro, en el que hablo de migraciones, digo una cosa que es una obviedad pero que no había pensado antes: migrar es aceptar que en mi sociedad no voy a encontrar lo que quiero.

T.: Decidiste irte pero seguís contando al país. ¿Por qué?

M.C.:No lo sé.

T.: ¡Una idea para otro libro!

M.C.: No tengo la sensación de haberme ido. Vivo contento en España pero hasta la pandemia me pasaba la mitad del tiempo viajando y en un futuro cercano creo que eso volverá a pasar. Y sigo muy ligado a la Argentina a través de mis amigos, leyendo la prensa. Esto también podría ser vivir en Trenque Lauquen porque la circulación virtual te da otra conexión. Sigo siendo un argentino que vive en España: sigo sin adquirir el acento español, cosa que acá me reprochan. Por suerte no tengo nada claro para decir sobre el tema.

T.: En el último capítulo, « La peste », hacés un análisis sobre el impacto de la pandemia y también contás que te tentó la posibilidad de cambiar el libro, pero que finalmente te convenciste de dejarlo como estaba. ¿Cuál era la tentación?

M.C.: Pensé que el libro podía quedar fuera de registro por este tsunami que nos pasó por encima a todos. Y me convencí, en parte, porque me convenía convencerme. La pandemia desveló muchas cosas que estaban ocultas, que no queríamos mirar. No cambió nada radicalmente, simplemente lo puso al descubierto. La otra opción era ver cómo queda Ñamérica después de la pandemia pero hoy no existe algo como un « después de la pandemia », sería un planteo totalmente falso.

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Article rédigé par A. Benchiha, J. Bruyer, K. Toubal, M. Stetsenko, M. Bouchemoua sous la direction de A. Segault

Publié par CLAUDEMUSSOU 

Introduction et corpus

Faire une publicité pour un parfum, c’est tenter de représenter en images et en sons ce qui ne peut être ni vu ni entendu. Ce domaine fait donc preuve d’une grande inventivité, dans les univers, les symboles, les mises en scènes susceptibles d’évoquer le produit. Un certain nombre de travaux universitaires se sont déjà intéressés à ce sujet, autour de l’origine des noms de parfums (Amălancei, 2020) ou encore de la composition des images utilisées (Vettraino-Soulard, 1985). Plusieurs notent le rôle central de stéréotypes de genre très affirmés dans ces productions (Amalancei, 2018 ; Desarzens, 2013 ; Vettraino-Soulard, 1985). Dans la lignée de ces études, nous avons cherché à qualifier plus précisément l’usage de tels stéréotypes dans les publicités télévisuelles, mais également son évolution au cours des dernières décennies.

L’une des particularités du travail que nous allons présenter réside dans la profondeur historique du corpus constitué par les documentalistes de l’INA. Nous avons exploré 4900 notices de publicités diffusées entre 1969 et 2014, sélectionnées à l’aide des mots clefs « parfum* » et « déodorant* » dans le champ « secteur publicitaire » – l’astérisque joue ici le rôle de « joker », ou selon le terme consacré de « troncature », permettant la sélection des termes parfum, parfums, mais aussi parfumerie ou parfumeur – dans la base PubTV de l’INA.

La » base Pub » de l’INA diffère des bases de données constituées pour les télévisions nationales ou régionales par l’origine des médias qu’elle référence. En effet, les publicités documentées dans cette base sont principalement versées par l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, ce ne sont pas celles captées par l’INA dans le flux de la diffusion. Les métadonnées qui les accompagnent sont  également de nature différente de celles qui décrivent les programmes de radio et télévision. En effet, l’indexation n’est pas effectuée par les équipes de l’INA mais en amont du versement à l’INA de ces publicités, avec un thésaurus différent de celui de l’INA et des notices limitées à quelques champs (le titre, l’annonceur, parfois le producteur, mais aucune information descriptive sur le contenu de la séquence). Pour  une exploitation optimale du corpus dans le cadre du MIP ArTeC, deux enrichissements en métadonnées ont été apportés : la transcription automatique de 3700 vidéos issues du corpus ainsi que la classification des sons (voix hommes/femmes, musique, bruit, silence) présents sur ces mêmes vidéos, via INA Speech Segmenter, un outil développé par David Doukhan, chercheur à  l’INA

Notre groupe n’ayant pu se rendre à l’INA thèque, nous avons limité le visionnage aux vidéos disponibles sur le web, 2182 d’entre elles sont en ligne sur le site ina.fr, pour une période qui court jusqu’en 2006. Nous avons ainsi croisé différentes approches, qualitatives et quantitatives, appliquées au contenu des vidéos elles-mêmes, aux notices et aux annotations produites par les outils d’IA des chercheurs à l’INA.

Analyse des contenus des vidéos

Symbolique de la femme dans l’imagerie publicitaire de la parfumerie de 1969 à 2006

  • Romantisme et élégance

De 1969 à 1982 les femmes présentées à l’écran sont belles et élégantes sans pour autant être sexualisées, elles ne sont pas dans une logique de séduction, ni de tentation. Au demeurant, elles sont coquettes mais avec une certaine simplicité et un naturel affirmé. Nombreux sont les plans où les femmes sont avec leur compagnon.

C’est Fleur Bleue, 1982, https://www.ina.fr/video/PUB3249858017

Quelquefois, elles évoluent dans un environnement marital ou parfois familial, notamment dans le cadre des publicités pour eau de cologne ; dans ce cas précis le produit est bien plus ancré dans le réel. Généralement, les publicités prennent place dans des salles de bain. Dans le cadre de l’eau de cologne Saint-Michel : Salle de Bain (1980), on peut apercevoir la mère qui frictionne son enfant avec l’eau de cologne et la grand-mère attendrie, assistant à la scène avec un regard approbateur. La promotion des eaux de cologne met souvent l’accent sur le rite initiatique de la toilette qui se transmet de génération en génération. Par ailleurs, à cette période la nomenclature des fragrances se démarque par le champ lexical de la douceur, du romantisme et de la tendresse : “C’est Fleur Bleue”, “Câline”. Ces thèmes se font également présents dans le cadre des scripts publicitaires.

Saint Michel, Eau de Cologne : Salle de Bain, 1980, https://www.ina.fr/video/PUB3249375054

Concernant les décors les plus exploités par les publicitaires dans les années 70 on notera que les milieux ruraux et urbains se superposent dans une même publicité, le parfum se destine à toutes : filles des villes et filles des champs. À cette période, la ville de Paris, archétype du romantisme est déjà largement représentée avec l’arc de Triomphe ainsi que la tour-Eiffel, néanmoins les milieux champêtres ne se font pas absents, bien au contraire.

Câline, Jean-Patou, 1974https://www.ina.fr/video/PUB3212894082

  • Volupté et séduction

À partir des années 80, la figure féminine dans les publicités de parfum renvoie davantage à l’image de la femme-fatale (Miss Dior: L’esprit de Parfum, Dior, 1983, https://www.ina.fr/video/PUB3252509033, publicité inédite dans sa symbolique de la femme puissante et indépendante). Dès le premier plan, la femme apparaît dans un bureau, entourée d’une grande bibliothèque, elle n’est plus cantonnée au domicile familial. Désormais, elle est audacieuse et ambitieuse. Toutefois, même si la femme évolue dans un cadre professionnel, on remarquera que les notions de labeur et contrainte sont absentes.

 Plus généralement à partir des années 80, la femme existe par elle-même, au-delà de son rôle d’épouse ou de mère. On la voit évoluer en société, figure de pouvoir et de leadership, mais également dans des soirées mondaines où elle affiche sa sensualité ; pour les publicitaires les plus avant-gardistes, un amant sera suggéré (Ingénue, de Williams, 1985, https://www.ina.fr/video/PUB3784036049 ).

L’Esprit de Parfum, Dior, 1983, https://www.ina.fr/video/PUB3252509033

Les années 80 sont aussi caractérisées par une hypersexualisation du corps de la femme. Progressivement, les corps se dénudent pour dévoiler de fines silhouettes aux courbes gracieuses. Les figures féminines représentées à l’écran sont coquines et revendiquent une certaine liberté sexuelle. Le parfum s’érige en véritable outil de séduction, au même titre que le rouge à lèvre, il relève désormais du cosmétique et non de la toilette tel que l’annonce le slogan du parfum Fabergé Féminin : La Séduction, 1982, https://www.ina.fr/video/PUB3252498054 : “Féminin pour Séduire”.

La Séduction, Fabergé, 1982, https://www.ina.fr/video/PUB3252498054

On remarque un changement drastique au niveau de la nomenclature des parfums, avec un vaste champ sémantique autour de la tentation de la séduction, de la passion et du désir : “Ambre Libertine”, L’Oréal, 1983 ou “Audace”, 1983.

Ces motifs sont également exploités à l’écran puisque les décors évoluent fortement, les lieux du quotidien ont laissé place à des environnements beaucoup plus cossus et luxueux, propices à tous les fantasmes et à la recherche du plaisir. Parmi les décors qui reviennent le plus souvent dans le corpus étudié nous pouvons citer : les palaces, les hôtels de luxe, les défilés de haute couture, les courses épiques, les voitures de luxe, les séances photos, les villas ainsi que les ventes aux enchères.

Dès les années 90, le motif du baiser est de plus en plus présent, jusque-là les publicités ne représentait que rarement, et sans grande effusion, la proximité amoureuse entre femme et homme , désormais les couples s’enlacent et s’embrassent sans retenue.

Le Baiser, Jean-Paul Gautier, 1997, https://www.ina.fr/video/PUB555901045 Grotte, Scorpio, 2004, https://www.ina.fr/video/PUB2689013187

Nous avons donc constaté que la représentation symbolique de la femme a beaucoup évolué depuis les années 70. En effet, dans les publicités de la première période de notre corpus, la sexualité était  suggérée, alors que dans les années 2000 elle est représentée de manière beaucoup plus assumée.  Cette évolution est marquée. par la sexualisation du corps des femmes et la promotion de la recherche du plaisir charnel, représentations d’une libération sexuelle qui s’incarne à l’écran.

L’exotisme et le voyage : la mythologie et l’imaginaire

  • L’exotisme et les références mythologiques

Sur les deux époques analysées telles que nous les avons périodisées, entre 1969 et 1979 puis entre 2000 et 2006, l’exotisme est présent de manière plus ou moins prononcée dans les publicités de parfum.

Hermès, “Amazone”, 1978 (https://www.ina.fr/video/PUB3491039009) Guerlain, “Nahéma”, 1979 (https://www.ina.fr/video/PUB3254160109)

La marque Hermès joue sur ce tableau dès 1978 avec la publicité pour le parfum “Amazone”. Celle-ci est une référence aux légendaires guerrières. Avec une douce mélodie et l’apparition de la mer à l’horizon, Hermès propose un imaginaire d’exotisme. Tout comme la marque Guerlain avec la publicité pour le parfum “Nahéma” en 1979, qui invite à un voyage aux tonalités asiatiques, tandis que la publicité Hermès pour le  parfum « Amazone »  suit le galop d’une femme à cheval, le publicité de Guerlain figure des mains ouvrant un coffret du parfum, seuls le décor et la musique suggèrent ici l’exotisme.

Sur la seconde période analysée, Guerlain continue de décliner des invitations au voyage et à l’évasion comme l’illustre la publicité pour le parfum “Mahora” en 2000. Plus longue, la publicité révèle des similarités avec les précédentes. La musique est toujours très évocatrice d’exotisme, et les plans d’un oasis dans le désert tentent d’illustrer cette dimension. Des représentations de femmes figurent dans la publicité, elles sont seules au milieu du désert.

Guerlain, “Mahora”, 2000 (https://www.ina.fr/video/PUB1586689070)

  • Le voyage et l’appel à l’imaginaire

Suivant notre périodisation en deux sous-corpus temporels (1969-1979 et 2000-2006), la thématique du voyage apparaît à de nombreuses reprises dans les publicités. Si la forme évolue,  les lieux représenté se rejoignent à bien des égards.

Guy Laroche, “Fidji”, 1979 (https://www.ina.fr/video/PUB3254149088) Estée Lauder, “Beyond paradise”, 2004 (https://www.ina.fr/video/PUB2586508096)

La marque Guy Laroche a proposé trois différentes versions de publicité pour son parfum “Fidji” entre 1969 et 1979. Toutes présentent une femme seule sur la plage, plongeant dans l’eau ou allongée sur le sable. Le slogan est inlassablement répété : “ La femme est une île, Fidji est son parfum ”.

L’eau et la mer en général occupent une place de choix dans le corpus analysé. Durant la période plus tardive de notre corpus, ce thème apparaît dans plusieurs publicités pour des marques différentes. C’est le cas de celle pour le parfum d’Estée Lauder,  “Beyond Paradise” en 2004. Cette publicité est réminiscente de celle produite trente ans plus tôt, elle s’appuie également sur l’imaginaire du voyage. On y découvre une femme marchant seule sur la plage, entourée par une mer agitée d’immenses vagues et de fleurs colorées.

L’imaginaire du voyage incite ainsi au rêve et dépayse. Jacques Séguéla soulignait d’ailleurs que la publicité « doit effacer l’ennui de l’achat quotidien en habillant de rêve des produits qui, sans elle, ne seraient que ce qu’ils sont ». Les imaginaires d’exotisme et de voyage sont ainsi largement exploités pour les publicités de parfums. En découpant le corpus en deux périodes distantes de trente années, nous avons pu noter que si l’évolution des techniques permettait des mises en images différentes, les imaginaires de l’eau et du désert, et globalement d’exotisme, étaient communs aux deux périodes.

Analyse des notices

Dans une approche plus quantitative, nous avons procédé à une analyse des données consignées dans les différents champs documentaires des notices constituées en corpus par les documentalistes de l’INA.

Répartition chronologique des publicités

Une répartition a été réalisée à partir du champ “datdif” contenant les dates de première diffusion au format suivant : 1969-12-03T00:00:00Z. Afin d’être en mesure d’exploiter la donnée nous avons transformé ce format initial à l’aide de l’outil OpenRefine pour n’en garder que l’année. Cette visualisation nous alerte d’emblée dans la mesure où nous constatons qu’une plus faible quantité de publicités est référencée pour les premières années du corpus. Il est donc possible qu’il existe des biais que nous devrons considérer dans l’analyse.

 

 

Répartition des notices suivant leur public cible

Dans le cadre de nos analyses, nous avons souhaité regrouper les publicités suivant leur public cible. Les données de l’ARPP importées dans les bases de données de l’INA dans le champ DE (descripteur), comportaient des incohérences ou lacunes. En effet, de nombreux parfums décrits par exemple comme « parfum pour homme » avaient dans un même temps pour titre «  Parfum X pour femme » et inversement pour les parfums de femmes, de même pour les déodorants, eau de toilettes, etc.

Ainsi, pour effectuer cette répartition nous avons créé un nouveau champ “genre” affecté aux notices de notre corpus, précomplété avec les termes « Homme » et « Femme » extraits des descripteurs, auxquels nous avons ajouté le terme « Non-genré » pour tous les produits destinés à un public mixte ou non mentionné. Afin de repérer et corriger les erreurs, nous avons appliqué simultanément différents filtres tableur sur les champs « genre » et « titre ». Par exemple, en sélectionnant « Femme » pour le genre, tout en recherchant parallèlement et successivement les termes men, man, homme, lui, him, et masculin dans le champ « titre » . Suivant le résultat de cette étape nous avons si nécessaire remplacé en genre « Femme » par « Homme ».

Cette représentation des données par le champ “genre”  que nous avons créé révèle qu’une majorité des publicités de notre corpus concernent des produits destinés aux femmes.

Analyse lexicale des titres de notices

Nous avons également analysé les termes présents dans les titres. L’objectif étant d’établir un classement des marques les plus représentées dans le corpus. Pour cela, nous avons utilisé la colonne “Titre complet” qui peut contenir l’information suivante : le nom de la marque, le nom du parfum, une précision sur le type (parfum, eau de toilette, eau de cologne, déodorant) et le genre du public cible (pour homme ou femme). Ce traitement nous a permis de nettoyer les données pour mieux distinguer les marques. Pour visualiser les données, nous avons utilisé l’outil Voyant Tools qui a permis de finaliser le nettoyage des données en complétant la liste de stopwords et d’obtenir une visualisation sous forme de nuage des mots.

Nous avons ensuite opté pour un autre angle d’analyse de la représentation des marques dans notre corpus. Plus précisément, sous forme d’un réseau des termes les plus fréquents en fonction de leur proximité, les mots clés apparaissent en bleu et les termes qui leur sont proches en orange. Ainsi, nous constatons par exemple que la marque Lancôme, suivant les mots clés qui  des notices associées, est proche d’autres marques comme Boss, Dior, Chanel ou encore Lacoste. Nous avons également rassemblé en sous-corpus toutes les marques de déodorants et identifié les termes qui leur sont associés. Suivant l’analyse à laquelle nous avons procédé, il est apparue une limite à l’outil qui considère chaque mot comme une entité unique. Ainsi les marques comme Jean-Paul Gaultier, Calvin Klein, Yves Saint Laurent, etc. ont été automatiquement écartées.

En nous aidant de ce même outil, nous avons tenté de visualiser l’évolution des titres au fil des années en analysant la présence ou non du type de parfum dans le titre. Sur le graphique figurent les lignes représentent la fréquence relative de chaque terme dans l’ensemble du corpus. Nous avons choisi d’analyser les termes comme “cologne*”, “toilette*”, “parfum*” et “déo*” qui renvoient au type de produit.

Cette analyse souligne que les mots « eau de cologne », « eau de toilette » ou « parfum » présents dans les titres des publicités de la première période de notre corpus ont progressivement disparu, laissant place aux noms propres de parfums. C’est le cas pour tous les types de produits, sauf pour les déodorants dont la désignation est toujours présente dans le titre au fil des années.

Analyse des annotations/transcriptions

Nous avons également procédé à des analyses quantitatives à partir des fichiers de transcription, plus précisément, afin d’identifier l’évolution du nombre de publicités comptant des voix d’homme, de femme ou conjointement de femme et d’homme, et de quantifier la place des voix dans les vidéos suivant les époques.

Suivant la disponibilité de fichiers numériques, 75,5 %  du corpus des publicités de parfums a pu être retranscrit par les outils utilisés par les chercheurs de l’INA. À partir de ces transcriptions nous avons produit une analyse de la répartition des voix fondée sur les cinq catégories établies par David Doukhan pour l’utilisation de son algorithme INA Speech Segmenter. Ces catégories se déclinent ainsi  : voix d’homme, voix de femme, musique, bruit et silence.

À partir de la périodisation en deux époques de 1969 à 1979 et de 2000 à 2006, une évolution de la présence des voix dans les publicités pour parfums est notable . En 1969, la pub de Guy Laroche, présente une voix sensuelle, envoûtante, chantante, tel un chuchotement. Cette voix narrative disparaît pour être remplacée dans les années 2000 par des musiques, comme dans la pub de Kenzo, où la musique est présente tout au long de la pub, ne laissant place à une voix narrative qu’en fin de clip pour le slogan « Flower by Kenzo, le nouveau parfum de Kenzo”

GUY LAROCHE Fidji : parfum, 1969 (https://www.ina.fr/video/PUB3212825015) Flower by Kenzo, 2000 (https://www.ina.fr/video/PUB1586677051)

 

Au début des années 2000, les musiques ne comportent pas de paroles, ce qui explique l’inflexion de la courbe du graphique ci-après. On constate toutefois qu’au fil des années les marques de parfum choisissent d’utiliser des musiques avec paroles pour illustrer le visuel de leur publicité, cela explique la hausse de la présence narrative dans les publicités les années suivantes.

Un autre facteur lié à la hausse de la part des voix dans les publicité réside dans les stratégies et techniques de communication. De manière de plus en plus assumée, les publicités racontent des histoires, parfois suivant des scripts et synopsis comme cinéma, avec une voix off et une bande-son plus présentes. Les musiques remplaçant la voix humaine, se posent comme narratrices dans les publicités, elles appuient la dimension visuelle et sémantique de la publicité. Il faut noter que la musique favorise la mémorisation et la création d’images mentales associées au discours publicitaire.

Conclusion

En menant ce travail nous avons gardé à l’esprit les possibles biais induits par une répartition temporelle hétérogène des publicités de parfums référencées dans la base de données Pub TV de l’INA. Elle est en effet marquée par une forte augmentation sur la période la plus récente, sans doute en cohérence avec la multiplication des chaînes dans le paysage audiovisuel français.

Au moyen d’une palette d’outils d’analyse qualitative et quantitative, nous avons tenté d’objectiver la manière dont la symbolique de la femme dans l’imagerie de la parfumerie a évolué depuis les années 70. Dans la première période de notre corpus (1069-1979) la dimension de sexualité était suggérée, alors que dans les années 2000 elle est représentée de façon beaucoup plus évocatrice. Progressivement dans les publicités pour les parfums,  le corps de la femme sera de plus en plus associé au plaisir charnel et ouvertement sexualisé.

Les imaginaires liés à l’exotisme et au voyage sont récurrents sur les deux périodes que nous avons choisies pour l’analyse du corpus. Ils occupent une place centrale dans les publicités pour les parfums, suscitant le rêve et le dépaysement. Bien que les deux périodes analysées soient séparées de trente ans, ces imaginaires perdurent, notamment incarnés par des représentations identiques de femmes dans le désert ou à la mer.

 La publicité est un élément majeur de communication des marques. Les analyses lexicales menées à partir du champ titre des notices documentaires du corpus renseignent sur la présence et la stratégie des marques au fil des années. Les analyses produites à partir des données agrégées produites par INA Speech Segmenter montrent par ailleurs que la voix narrative des premiers spots est progressivement remplacée par des univers musicaux. La musique étant un instrument de mémorisation du produit par le consommateur, elle occupe une place centrale dans les publicités pour parfum.

Références

Amălancei, B. M. (2018). “Representations of the Olfactory Concept in Advertising: A Case Study”. Argumentum: Journal the Seminar of Discursive Logic, Argumentation Theory & Rhetoric. vol. 16, n. 1.

Amălancei, B. M. (2020). “Fragrances and the Spirit of the Cities”. Cultural Perspectives-Journal for Literary and British Cultural Studies in Romania, n. 25.

Conein B. (1994). “Voir la femme et acheter : éthographie des photographies publicitaires”. Langage et société. n. 69. pp. 59-79.

Desarzens, S. (2013). “Le stéréotype dans la publicité: une vision du masculin et du féminin dans le monde actuel”. Revista ContraPonto, vol.3, n.3

Vettraino-Soulard, M-C. (1985). “L’image publicitaire des parfums”. Communication et langages, n. 66. pp. 80-98.

 

 

 

[Source : inatheque.hypotheses.org]


Escrit per FRANCESC ABAD

L’Ajuntament de Barcelona ha presentat un avenç de les dades d’una Enquesta als joves de la ciutat el 2020, amb un treball de camp realitzat entre els dies 10 i 12 de març del 2020 i del 18 de juny al 27 de juliol del 2020.

És sorprenent que d’una enquesta feta fa més d’un any només ara hàgim tingut uns primers resultats, i estigui anunciada una roda de premsa dels responsables municipals per acabar de presentar tots els resultats a mitjans de setembre. És una mica estrany…

La següent cosa que més m’ha cridat l’atenció és l’impacte que ha tingut una de les seves dades, la que recull la llengua d’ús habitual dels joves de la ciutat. Amb les poques dades que fins ara hem conegut és molt difícil avançar en una anàlisi mínimament aprofundida i coherent d’aquestes dades. Tanmateix això no ha estat obstacle perquè es llencés com la gran dada de l’enquesta el retrocés social del català entre els joves de Barcelona, atès que només un 28% tindrien el català com la seva llengua d’ús habitual.

Es llença aquesta dada i automàticament provoca un terratrèmol catastrofista sobre la situació de la nostra llengua. Sense excepció, el 28% s’eleva a categoria, no es mira res més i tothom conclou que el català està en perill gravíssim, que ens l’estem carregant, que ningú no fa res pel català, etc etc etc.

I, a veure, això és molt emprenyador i molt trist –i perillós- que passi així.

La situació del català és la que és, que sense cap mena de dubte no és la que tots volem per a la nostra llengua, una situació que n’asseguri el seu futur i la seva plenitud com a llengua nacional. Però el que de cap manera tampoc no és la situació del català és aquesta visió catastrofista, apocalíptica, sobre la seva realitat i el seu futur.

Portem 300 anys de persecució implacable de l’estat espanyol de la nostra llengua, del català, però, gràcies a un exemplar compromís col·lectiu, en el que potser ha estat el compromís col·lectiu més ferm, transversal i sostingut en el temps del poble català, s’ha aconseguit preservar la llengua catalana, mantenir-la, actualitzar-la i que sigui element vertebrador del que som, del nostre ésser nacional.

El català ha estat prohibit, perseguit, silenciat… però això no ha impedit es mantingués viu pel damunt de tota aquesta repressió.

I ara estem lluny d’on voldríem ser, d’on mereix el català ser, i pel que lluitem, però em sembla absolutament fora de lloc aquesta visió catastrofista, com si estigués pitjor que mai, com si el seu futur estigués més amenaçat que mai. Per favor!!!

Aquesta actitud catastrofista va acompanyada d’una sistemàtica simplificació o fins i tot ocultació de totes les dades que, en relació als problemes que ara mateix pot tenir el català, ens ajudarien a entendre’ls millor. I si aquesta simplificació, fins i tot ocultació, de dades clau resulta irritant des d’un punt de vista d’anàlisi d’aquesta situació, des del punt de vista de plantejar polítiques de millora per a la nostra llengua, és absolutament devastador.

“El català se’ns mor a les nostres mans perquè no fem res per ell, per això a Barcelona només un 28% dels joves tenen el català com a llengua d’ús habitual.” Aquesta frase podria resumir perfectament totes les reaccions que hi ha hagut a la dada de l’enquesta municipal de Barcelona. No s’ha mirat res més, ni de la mateixa enquesta ni d’altres dades que ens hagin a entendre, en el cas que aquest 28% sigui correcte, com s’hi ha arribat, a aquest tan baix percentatge.

I així és com s’acaba obrint pas una única i delirant explicació del que està passant amb el català: “la culpa és del castellà, i l’única manera de garantir el futur del català és fent desaparèixer del nostre país el castellà”. Absolutament delirant. Flipo molt amb tots aquests discursets.

I llavors és quan mires unes poques dades de l’enquesta municipal i dius “cuidaaoooo!” amb les dades, la configuració de la mostra, el que hi ha darrere d’aquesta dada del 28%, però també altres dades que hi ha a l’enquesta que per elles mateixes evidencien que les coses no són tan “simples ni simplificables”.

I això, insisteixo, sense tenir accés a les dades completes per poder fer-ne un tractament més avançat, amb nous creuaments, que ens expliquin més i millor aquest 28%. Però amb unes poques dades de les que ha publicat l’Ajuntament ja es veu que les coses no admeten aquest catastrofisme, ni aquesta simplificació delirant del diagnòstic i del que caldria fer.

Una primera dada la tenim, com sempre, en l’impacte de la demografia en totes les dades d’usos lingüístics. També aquí. Així, podem veure que en l’anterior enquesta municipal als joves barcelonins, feta el 2015, un 35,2% dels joves deien que la seva llengua d’ús habitual era el català, i ara -2020- hem passat a aquest 28,4%.

Però quan comparem les dues mostres des d’un punt de vista demogràfic, veiem que a la mostra de l’enquesta del 2015 un 60,8% dels joves eren nascuts a Barcelona, mentre que a la mostra de l’enquesta d’ara, la del 2020, només un 42% són nascuts a Barcelona, és a dir, gairebé 20 punts de diferència.

Pel que fa a la nacionalitat, veiem com al 2015 un 24,2% tenien nacionalitat estrangera, i ara al 2020 és un 35,6% dels joves que tenen nacionalitat estrangera. Hi ha un impacte demogràfic i de fluxos migratoris molt evident i fort entre totes dues enquestes. Només des d’aquest punt de vista de la nacionalitat dels joves, veiem que hi ha 11,4 punts més de joves de nacionalitat estrangera a l’enquesta del 2020. Crec que tots estarem d’acord que difícilment aquests joves de nacionalitat estrangera que han arribat a BCN aquests últims anys i han fet créixer fins a 11,4 punts el diferencial amb l’anterior enquesta, difícilment, com deia, tindran el català com a llengua d’ús habitual. I malgrat això, aquests 11,4 punts, el diferencial de percentatge del català com a llengua d’ús habitual és de 6,8 punts.

És evident que necessitem més dades i nous creuaments per valorar millor aquest punt, però no els tenim. Tanmateix, crec que és igual d’evident que aquest diferencial demogràfic entre les dues enquestes no és neutre en relació als usos lingüístics, i que l’increment del jovent migrant, amb aquest 35,6% de joves de nacionalitat estrangera, 11,4 punts més que a l’anterior enquesta, l’hem de tenir en compte per explicar la situació, per contextualitzar les dades i per saber com actuar per millorar l’ús del català.

I, parlant de jovent, la primera pregunta que ens hem de fer és si el nostre sistema, el nostre model d’integració i d’escolarització és prou sòlid com perquè el català esdevingui també una llengua coneguda, amb la que aquest creixent percentatge de població jove migrant que arriba a Barcelona sense cap coneixement de la nostra llengua, adquireixi aquest coneixement, entengui, llegeixi i parli en català, com a primer pas per fomentar l’ús social del català.

Només es pot fomentar l’ús d’una llengua si es coneix aquesta llengua. Aquest és el primer repte que té el nostre país i el nostre sistema d’integració social i model escolar. I resulta que sí, que podem trobar alguna dada molt interessant a l’enquesta als joves de l’Ajuntament de Barcelona. Un 59,1% d’aquests joves migrants, de molt diversos orígens, adquireixen un coneixement entre bo i regular del català.

Podem veure com, tot i en una seqüència temporal molt petita i en un context amb un important creixement de la població nascuda a l’estranger, els joves que arriben en edat de poder ser escolaritzats assoleixen un coneixement del català que els habilita a que en els usos socials d’una llengua que tindran al llarg de la seva vida (formació superior, treball, veïnatge…) puguin emprar el català.

I aquesta dada la complementa la dada del percentatge de coneixement (entendre, llegir, parlar) dels nascuts aquí, amb independència de l’origen dels seus pares. Entre la població jove nascuda aquí, i per tant que ha entrat des del primer moment en el sistema i model educatiu català, el coneixement de la llengua catalana és bo per a més del 90% del jovent.

Sí, el català és una llengua viva i amb un sistema que facilita la integració lingüística del conjunt de la seva població jove, com a primer repte que en faciliti el seu posterior ús social habitual. Però com hem vist, els impactes demogràfics (entre d’altres) són molt importants, pel volum que tenen en un país petit com el nostre, i perquè aquests processos d’integració requereixen un cert temps, no es donen d’un dia per l’altre. Sí, tot això és cert, però també és cert que només un estat propi, que treballi a favor del català, està en condicions de garantir el futur i la plenitud de la nostra llengua.

L’enemic del català, el que posa en risc el futur de la nostra llengua, no és el castellà, és l’estat espanyol. Per això la independència és tan important per a la supervivència de la nostra llengua. Necessitem un estat propi, amb totes les estructures i polítiques que només pot desplegar un estat treballant a favor del català, i en tots els àmbits.

I, en contra del que en una recent editorial de Vicent Partal, arran d’aquestes dades de l’enquesta municipal de Barcelona als joves, deixant-se endur per l’alarma catastrofista del 28%, jo no crec, en cap cas, per a res, que el futur i la plenitud de la nostra llengua passi per excloure el castellà de l’oficialitat del futur estat català. És de les poques vegades que discrepo d’en Partal. No, el problema del català no és el castellà, sinó l’estat espanyol, que sempre li va a la contra. I el futur i la plenitud del català no passen, en cap cas, per negar la nova nació que som i com som, sinó per fer-ne un motor de suma i solidesa integrativa a l’únic que pot garantir el futur del català: la independència, esdevenir República, el nou Estat Català.

Crec que és un error greu enfocar de manera conflictiva la construcció lingüística del nou estat, amb l’oficialitat com a cavall de batalla. Volem la independència i volem ser un nou estat, la nova República Catalana, no per treure drets a ningú. L’oficialitat del castellà l’únic que fa és donar continuïtat a l’actual estructura d’oficialitats, perquè no té cap altra conseqüència que garantir a tothom l’ús del que és la llengua inicial del 52,7%, mentre que el català només ho és del 31,5%. Aquest 52,7% forma part de com som. I aquest 31,5% és l’evidència de que necessitem un estat propi per garantir el futur de la nostra llengua, del català. Però ni vull ni em puc imaginar que la independència, que aquest nou estat pel que tant hem lluitat, el primer que faci sigui negar-se a si mateix, negar-se a la societat que som, negar al 52,7% dels catalans i dir-los-hi “mirin, saben què, el primer que farem serà que la seva llengua deixi de ser oficial”. Per a mi se situa al mateix nivell de barbaritat que si algú proposés arribar a la independència traient el vot a la població catalana que és fruit dels moviments migratoris, treure el vot a aquest més del 60% dels ciutadans del nostre país fills de la immigració. Oi que posa els pèls de punta només de pensar-ho? “si miri, ja sabem que fins ara han pogut votar, com la resta de ciutadans d’aquest país, però des d’ara ja no podran fer-ho”.

El nostre país i la nostra història són molt complexes. Som com som per la combinació de dos grans eixos socials: la perseverança i la lluita per la nostra llengua i per ser, per esdevenir un nou estat, independent, al costat de la resta d’estats democràtics del nostre entorn. Però també som com som perquè la repressió patida gairebé ininterrompudament durant aquests 300 anys no ens ha permès ser d’una altra manera. I així som com som, i així ens reconeixem. I només així, reconeixent-nos, i garantint que el nou estat no retallarà cap dret, sinó tot el contrari, multiplicarà els nostres drets, llibertats i oportunitats, podrem esdevenir independents.

El nou estat només podrà ser des del reconeixement del que som, de com som i del que volem. El castellà forma part de la nostra realitat, de com som, d’aquesta realitat, d’aquest 52,7%, i per això mantindrà l’estatus d’oficialitat. I aquest reconeixement és el que ens permetrà esdevenir independents, fer un nou estat que s’aboqui a fer polítiques a favor del català, de foment del català, i en tots els àmbits, l’escolar, el comunicatiu, el social, cultural, internacional… totes les polítiques que ara no podem fer i que necessitem fer per garantir el seu futur, totes les polítiques que només podrem fer si som independents, si fem realitat l’estat català.

Assenyalar l’oficialitat i fer-ne causa, com si fos el debat i la decisió que garantirà el català és quedar-se mirant el dit, i no la lluna, i no l’únic que pot fer-ho, la independència, el nou estat. Discursos catastrofistes i apocalíptics en relació a la situació del català per un 28% d’una enquesta municipal, sense mirar, ni atendre, ni entendre, ni voler saber el que hi ha al darrere ens acabarà abocant a una dramatització absurda. Atrapats en una permanent sobreactuació no serem capaços de valorar res del que passi al nostre voltant, d’identificar i neutralitzar riscos i molt menys de, simplement, saber en cada moment el que cal fer.

El català ens continua necessitant a tots, a un permanent compromís lingüístic col·lectiu però també, importantíssim, individual. I hi som, però ara més que mai ens cal tenir al darrere un estat. El nostre estat. I el que estic convençut no necessita el català són actituds catastrofistes ni, molt menys, actituds que alimentin el conflicte intern. El potencial divisiu d’una societat dels temes d’identitat i lingüístics pot ser devastador per al nostre objectiu de fer la independència.

 

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

Presentación de la biografía “Javier Krahe”, de Federico de Haro

Escrito por JAVIER VELASCO OLIAGA

Acaba de publicarse la biografía “Javier Krahe” que lleva como subtítulo “ni feo, ni católico, ni sentimental”, justamente todo lo contrario que aquel marqués de Bradomín que ideará el simpar don Ramón María del Valle-Inclán, del periodista madrileño Federico de Haro. Krahe evidentemente no es lo que se le achaca en ese subtítulo, ya que para muchos era feo, muy feo, y sentimental, muy sentimental.

Convocados por vía telemática, nos reunimos un puñado de periodistas para asistir a la puesta de largo de esta biografía, que no es la primera como se dijo porque ya en 1991 Ángel Vivas publicó en Júcar una biografía, parcial porque llegaba hasta ese año. Por lo tanto, la nueva biografía de Federico de Haro es más completa y trata su vida hasta su fallecimiento en las tierras gaditanas de Zahara de los Atunes, en el inicio del verano de 2015.

En la rueda de prensa estuvieron presentes el autor de la biografía, el editor Jaume Bonfill y el guitarrista y mano derecha de Krahe Javier López de Guereña. Para el editor, “este libro es la primera biografía del bardo más irreverente de nuestro país, un libro diestramente ilustrado y que se sale de lo normal. Es muy peculiar y atractivo tanto en su formato como en su contenido”.

Federico de Haro quiso agradecer a la familia del cantante las facilidades que le han dado para escribir el libro, al igual que muchos de sus amigos. “Entrevisté a unas 60 personas de su entorno durante dos años para conseguir un perfil íntimo de Javier Krahe. Son más de 200 los testimonios con los que me hice para escribir esta biografía que está llena de anécdotas, narradas a la luz de esos datos fidedignos que me contaron tanto sus amigos como su familia”, relata el biógrafo de forma cariñosa.

“Krahe nunca fue viejo porque nunca fue joven”

Estas son las palabras que le brindó un conocido amigo suyo, el bardo por excelencia de la modernidad Joaquín Sabina. Todas esas anécdotas las ha ido recopilando de forma fidedigna el autor del libro. “Quise conocerlo todo de Krahe, para luego olvidarlo y una vez olvidado ponerme a escribir su biografía”, afirma Fernando de Haro, y añade “todo lo que sobra en una biografía resta”. Así que cree haber concebido una biografía en donde no sobra ni falta nada.

Mentor de Joaquín Sabina y Albert Pla, colega de Chicho Sánchez Ferlosio, gran admirador de George Brassens, al que tenía por su maestro, y… ¡cocinero de sopa castellana en un restaurante francés!, En sus letras no dejó títere con cabeza, ya hablara de política, religión o amor. Jamás se casó con nadie, a excepción de su matrimonio por lo civil con Annick Bloyard, y hubo a quienes molestó tanto a diestra como a siniestra, siempre huyendo de toda etiqueta: «Soy anarquista de cinco a seis y media, que es cuando duermo la siesta». Esa independencia le jugó malas pasadas. “Nunca jugó en la cuerda política, jugó más en la cuerda ingenua, lo cual le acarreó problemas tanto con el gobierno –que le hizo mucha pupa en lo económico- como con la iglesia católica. Sus canciones hablaban de los placeres y de las mujeres, que era lo que más le gustaba”, desgrana Fernando de Haro.

“Siempre tuvo mucho sentido del humor”, apunta el autor. Tanto humor que caía tan mal como bien a diestra y siniestra, pero siempre tuvo muchos amigos que le siguen echando de menos. Dos de ellos, colaboran en el libro, el escritor leonés Julio Llamazares es el encargado de firma el prólogo del libro y su guitarrista López de Guereña, que firma el epílogo.

Fernando de Haro ha recuperado algunas de las canciones olvidadas de su primera época, en concreto cinco de ellas entre las que destaca “Obseso sexual”. Javier Krahe, que se casó por amor, se fue a vivir con su mujer, canadiense de cuna, a Canadá. Allí conoció la música del cantautor francés Georges Brassens, y con el que mantuvo una relación de amor-odio y del canadiense Leonard Cohen. Al primero de ellos le consideraría siempre su maestro y tradujo algunas de sus canciones como Marieta, de manera muy polémica.

“Javier escribía las letras en Canadá, se las mandaba a su hermano Jorge, que se encargaba de ponerlas música. Algunas de esas primeras canciones fueron cantadas a dúo por su hermano y Rosa León. A su regreso a España fue Chicho Sánchez Ferlosio quien le convenció para que cantase sus propias composiciones y fue en la Aurora donde comenzó a hacerlo. He recogido algunas de sus introducciones a las canciones que cantaba en sus conciertos”, cuenta Fernando de Haro.

Luego llegaría la época de la Mandrágora y su salto al éxito. La única parte negativa del cantautor la pone su compañero de aquella época Alberto Pérez, que hace poco tiempo dijo que tanto Krahe como Sabina le tenían celos y no le dejaban expresarse como a él le hubiera gustado. Sin embargo, la opinión general de todos sus conocidos era que “solo nos dejó cosas buenas”.

Javier Krahe publicó 15 álbumes, muchos de ellos en la discográfica cooperativa 18 chulos, de la que él era uno de los socios. “Siempre tuvo problemas con sus discográficas, por eso hicieron la suya propia. Vender, no vendía muchos discos, pero siempre tuvo mucho prestigio”, recuerda el autor y concluye: “el reconocimiento y el éxito no siempre se pueden medir por las ventas ».

Federico de Haro nació en los ochenta en la ribera del Manzanares. Nunca fue muy futbolero, pero des[1]de su casa se escuchaban los uys de la afición del tanto en número como en diversidad, pues allí acudían (algunos aún lo hacen) desde anónimos aficionados de variada procedencia y profesión hasta gente conocida del mundo de la cultura, como los escritores Julio Llamazares, Miguel Tomás-Valiente y Miguel Ángel Mendo, y el actor Óscar Ladoire. Para darle al asunto categoría de club, eligieron un secre[1]tario que se encargara de organizar los campeonatos y de llevar las puntuaciones. Javier fue nombrado presidente honorífico. Le llamaban, como a Mao, el Gran Timonel, y como Gran Timonel dicta un día, sa[1]cando a pasear su sentido del humor, la única norma del club: no se puede jugar en pantalón corto. El ajedrez —dice Krahe— es un juego serio.» 18 Chulos, una discográfica muy particular en la que las reuniones eran sobre todo una excusa para hacer comidas periódicas entre amigos. © Archivo de la familia Krahe Atlético de Madrid, y eso, se quiera o no, marca. Su infancia fueron las mañanas de cromos en el Rastro y las tardes de bicicleta en el Retiro. Luego la familia se mudó a la sierra de Guadarrama y él encontró ahí su lugar en el mundo (mañana será otro). Su periplo universitario fue largo. Empezó Medicina y Filosofía, acabó Periodismo. Como buen millennial, salió al mercado laboral en plena crisis. Soportó la tormenta y el tormento atrincherado en sus vocaciones: la fotografía, la escritura y la docencia. De Javier Krahe lo primero que le gustó fue «Marieta», porque era la única ocasión en que a sus padres les hacía gracia que el niño dijera «gilipollas». Luego, todo lo demás: las canciones-milagro, los conciertos, Brassens. Escribir una biografía a su altura siempre le pareció tarea imposible. Se lo sigue pareciendo, pero él puede asegurar, eso sí, que Javier Krahe: ni feo, ni católico, ni sentimental es su mejor libro hasta la fecha. Es, además, el primero.

[Fuente: http://www.todoliteratura.es]

 

 

O campo de concentração de Joinville

Escrito por MARLON DE SOUZA

DCM teve acesso a documento inédito que prova a existência de campos de concentração no Brasil durante a Segunda Guerra Mundial. Não é novidade que eles existissem, mas o fato era de certa forma ocultado pela historiografia e restrito a círculos acadêmicos discretos. É a primeira vez que este material vem a público.

O destaque é o ofício veiculado aqui com exclusividade do prefeito de Joinville, Arnaldo Moreira Douat, de 8 julho de 1942 ao interventor federal Nereu Ramos (de Santa Catarina), em que explicita que, por determinação do governador, o hospital psiquiátrico da cidade foi “adaptado para servir de presídio político” – isto é, o manicômio foi fechado e na mesma edificação foi instalado o campo de concentração para encarcerar nazistas.

Outra prova é o comunicado entre o ministro das Relações Exteriores do Brasil, Oswaldo Aranha, para o ministro da Justiça e Negócios, Alexandre Marcondes Filho, do dia 14 de julho de 1943 – documento que até então só havia sido publicado em livro -, que revela que campos de concentração para encarcerar hitleristas foi uma política do governo Getúlio Vargas. 

Houve, oficialmente, no total, dez campos em sete estados (PA, PE, RJ, MG, SP, SC e RS) entre 1942 e 1945 para aprisionar suspeitos por espionagem, propaganda, apoio político e logístico ao regime nazista. Em Santa Cataria foram dois: um em Joinville e outro em Florianópolis. A Segunda Guerra Mundial se iniciou em 1939, mas o Brasil entrou efetivamente no conflito em 1942 junto aos Aliados (EUA, França, Inglaterra) contra os países do Eixo (Alemanha, Itália e Japão), ano em que o presidente Vargas rompe as relações diplomáticas e declara guerra à Alemanha.  

Hospital psiquiátrico convertido em campo de concentração para nazistas

Em Joinville, o campo de concentração foi instalado em um local onde anteriormente funcionava um manicômio, o Hospital Oscar Schneider, que ficava localizado na rua Borba Gato, no bairro Atiradores. Por determinação do governador do estado o hospital foi reformado para ser instalado o campo de concentração. 

A reportagem do DCM encontrou ofício do prefeito de Joinville, Arnaldo Moreira Douat, de 8 julho de 1942, ao interventor federal Nereu Ramos (governador), em que está registrado que o Hospital Oscar Schneider foi “adaptado para servir de presídio político”, conforme o “caráter urgente e imprevisto” por determinação do governador Nereu Ramos. E descreve que o valor gasto para a adaptação somou a “importância de 24.407$300” (réis, moeda corrente na época). 

Ofício do prefeito de Joinville sobre investimento de recursos públicos para a reforma do hospício Oscar Schneider  para ser adaptado em “presídio político”

Durante a Segunda Guerra Mundial, países que estavam neutros representavam os interesses de imigrantes de países envolvidos no conflito. A diplomacia da Espanha ficou encarregada de observar as condições de tratamento dispensados aos alemães presos nos campos de concentração no Brasil.

Ofício do ministro das Relações Exteriores do Brasil, Oswaldo Aranha, para o ministro da Justiça e Negócios Interiores do Brasil, Alexandre Marcondes Filho, do dia 14 de julho de 1943, dispõe que: “O Ministro de Estado das Relações Exteriores cumprimenta atenciosamente o seu colega da Justiça e Negócios Interiores e tem a honra de levar ao conhecimento de Sua Excelência haver a Embaixada da Espanha, encarregada dos interesses dos alemães no Brasil, solicitado a intercessão do Itamaraty para que seja permitido ao encarregado do Vice-Consulado honorário da Espanha em Florianópolis visitar aos súditos alemães que se acham internados nos campos de concentração de ‘Trindade’, perto de Florianópolis, e ‘Oscar Scheneider’, nos arredores de Joinville.

Este documento foi encontrado pela professora da Universidade Estadual de Santa Catarina (Udesc) de História Marlene Fáveri e transcrito em 2004 em seu livro Memórias de uma (outra) guerra: cotidiano e medo durante a Segunda Guerra em Santa Catarina – resultado de sua tese de doutorado, e pela primeira vez é agora publicado este ofício do Ministério das Relações Exteriores na imprensa.

Prisões políticas oficiais

Documento do Ministério das Relações Exteriores pede encarceramento de “súditos alemães”.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

O emprego da palavra campo de concentração no ofício do ministro das Relações Exteriores do Brasil não é uma força de expressão, ou o uso do termo em sentido figurado, mas sim  a partir da definição do Direito Internacional Público e em particular na normatização das Relações Internacionais em sua Teoria do Costume, que define campo de concentração.

De acordo com a Drª em História Social pela Universidade de São Paulo (USP) Priscila Perazzo, na definição do Direito Internacional “estes lugares não integravam os sistemas penitenciários civis ou militares, eram instalados durante o período da instabilidade armada, quase sempre provisórios, abrigavam grande quantidade de pessoas, prisioneiros de guerra que eram mantidos encarcerados até o final do conflito”.

O ofício do ministro das Relações Exteriores se refere a prisões que não integravam o sistema prisional regular e à instalação de locais onde não eram encarcerados criminosos comuns que infringiram o Código Penal – furto, roubo, ladrões, homicidas, mas somente determinados grupos étnicos, políticos ou de nacionalidades específicas. Em levantamento feito por Perazzo para sua tese de doutorado onde discorre sobre o tema identificou dez campos de concentração pelo país, mas de acordo com a historiadora havia inúmeros outros espaços destinados para o encarceramento de súditos do eixo que não constam nos registros oficiais.

Em Santa Catarina, a historiadora Marlene Fáveri identificou, além dos de Joinville e de Florianópolis, ao menos mais dois campos de concentração menores que não apareciam nos registros oficiais; outro também em Florianópolis e, no Sul do estado, nos municípios de Timbé do Sul e Bom Retiro.

Nestes campos de concentração no Brasil eram presos somente pessoas de origem étnica dos países do Eixo (Itália, Japão, Alemanha). Dados do anuário estatístico do Brasil do Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (IBGE) demonstram que entre 1819 a 1940 entraram no Brasil 4.705.365 imigrantes, dentre os quais 232.972 eram alemães e em sua maior parte migraram para Santa Catarina. Por estes dados é possível presumir que devido a esta concentração étnica alemã no estado, os presos nos campos de concentração eram majoritariamente alemães.

O campo de concentração de Florianópolis ficava onde hoje é a UFSC

Há ainda resquícios de alguns dos prédios do campo de concentração de Florianópolis no bairro Trindade. A reportagem com a historiadora Marlene Fáveri identificou o local. Hoje é onde está instalada a equipe de segurança do campus da UFSC.

Resquícios de prédios do Campo dO campo de concentração de Trindade, em Florianópolis, ficava onde hoje é a UFSC

O campo de concentração de Trindade, em Florianópolis, ficava onde hoje é a UFSC.

Os descendentes de alemães, japoneses e italianos foram presos nos campos de concentração no Brasil na tipificação legal de prisioneiros de guerra disposto no seu artigo 81, de 27 de julho de 1929 da Convenção de Genebra. Há vários documentos que revelam um amplo debate conflitante interministerial do governo Vargas referente a extensão da legislação sobre prisioneiros de guerra para os civis no Brasil e o tratamento dispensado aos estrangeiros nos campos de concentração administrados pelo Ministério da Justiça e Negócios Interiores.

O próprio ministro da Justiça e Negócios Interiores Alexandre Marcondes Filho se opôs inicialmente em tipificar os estrangeiros como prisioneiros de guerra por considerar que a Convenção de Genebra tipificava como tal apenas militares presos no campo de batalha por países envolvidos no conflito.

Houve um extenso debate registrado em documentos nos quais se concedia aos italianos, japoneses e alemães o status de internos civis ou de prisioneiros de guerra, mas ao final o ministro da Justiça e Negócios Interiores Alexandre Marcondes Filho encontrou na jurisprudência internacional e em brechas interpretativas justificativa inclusive para a repressão aos estrangeiros naquele período no Brasil, e aderiu a tese.

Aos cidadãos detidos sob o status de prisioneiros de guerra a Convenção de Genebra salvaguardava determinado tratamento humanitário sob pena de que os países beligerantes que contrariassem essas normas estariam sujeitos a processos jurídicos para apurar os atos cometidos e punir os autores.

O fato é que os campos de concentração do Brasil reservavam condições muito melhores aos prisioneiros do que o sistema prisional regular brasileiro e de sobremaneira do que os campos de concentração da Alemanha onde eram presos os judeus, ciganos, poloneses, franceses e todos os perseguidos pelo III Reich.

Em correspondências da Embaixada alemã na Espanha, Madri, para o Ministério Exterior em Bonn (onde ficava o ministério à época), que a reportagem encontrou em apuração arquivológica, há relatórios sobre os campos de concentração em Santa Catarina a partir de visitas dos diplomatas aos locais. Nestes documentos estão detalhados as características e tamanho dos edifícios, dos cárceres e o tratamento dispensado aos prisioneiros alemães onde não são detalhados ambientes insalubres, pelo contrário, pelos relatos eram lugares que dispunham de cama, pia, banheiro e tinham direito a visitações de familiares.

A pesquisadora argentina Elda González Martínez, que integra o Conselho Superior de Investigações Científicas (CSIC) da Espanha, encontrou em 2015 documentos encaixotados desde a época da ditadura espanhola do general Franco que revelam parte da atividade da diplomacia espanhola no Brasil nos anos da Segunda Guerra. Nestes relatórios há descrições de que alguns dos alemães foram vítimas de torturas nos campos de concentração. A reportagem entrevistou vizinhos dos campos de concentração de Joinville que moram no mesmo local até hoje e que narram que ouviam gritos que vinham do campo de concentração.

Partido Nazista no Brasil

A doutora em História Social pela USP e atualmente professora de Ciências e Humanidades da Universidade Federal do ABC Ana Maria Dietrich, autora da tese Nazismo Tropical? O Partido Nazista no Brasil, conta que o III Reich tinha uma instituição denominada Organização do Partido Nazista no exterior (A.O), uma espécie de seção que gerenciava os partidos nazistas em outros países. De acordo com Ana Maria Dietrich, “o Partido Nazista no Brasil funcionou de 1928 a 1938 na legalidade, e o Brasil foi o país com maior número de filiados fora da Alemanha, com 2.900 integrantes, e se fez presente em 17 estados, sendo que São Paulo teve o maior número de filiados, 785, e Santa Catarina o segundo maior, com 528”.

Campo de concentração de Joinville (SC)

O Partido Nazista realizava reuniões semanais com seus filiados, e encontros de caráter organizacional eram realizados em diversos locais das cidades. Paralelamente, havia reuniões periódicas dos dirigentes partidários e o envio de relatórios para a direção na Alemanha, reportando as atividades partidárias nas comunidades alemãs no Brasil. Filiava somente alemães natos ou descendentes que tinham cidadania alemã, teuto-brasileiros de terceira e quarta gerações eram considerados cidadãos de segunda classe; 92,8% dos filiados eram alemães de nascimento.

Mantinham ações de difusão da ideologia e propaganda nazista através de palestras de seus dirigentes e de publicação de periódicos como o jornal Deutscher Morgen (Aurora Alemã) – órgão oficial do Partido Nazista no Brasil. Estavam presentes em empresas, associações de todos os tipos das antigas colônias onde se inseriam nas diretorias, em igrejas, clubes e em embaixadas e consulados da Alemanha do Brasil.

“O público-alvo do Partido Nazista eram os alemães que moravam no Brasil e a orientação era de não interferir na política do país e de não disputar eleições, mas de preservar a cultura alemã através do germanismo e o de raça superior como também das políticas partidárias-institucionais nazistas segregacionistas. Já a partir de 1939 passam a atuar na clandestinidade e há registros de ações de espionagem nazista no Brasil”, afirma Dietrich.

O fato é que havia uma sólida organização hitlerista no Brasil. A reportagem encontrou nos arquivos do Departamento de Ordem Política e Social (DOPS) menção a Ludwig Neeb, que, de acordo com a ficha do DOPS, era tesoureiro da representação brasileira do Partido Nazista. Neeb profissionalmente exercia o cargo de diretor de Finanças da Empresul, empresa de energia elétrica privada formada com capital alemão que tinha a concessão para operar o setor na região norte de Santa Catarina.

Neeb foi preso por 3 anos no campo de concentração em Joinville. A reportagem encontrou seu túmulo no Cemitério Municipal de Joinville. Irngard Priess Leye, hoje com 93 anos, moradora de Joinville, conheceu Neeb, e relata que ele foi namorado de sua irmã e que após a prisão foi morar com ela. Irngard Priess afirma que Neeb sempre negou que tivesse qualquer relação com o Partido Nazista e que contava a elas que foi torturado no campo de concentração de Joinville.

Ao final da Segunda Guerra, a partir do Decreto Federal 8.206, de 22.11.1945, como indenização de guerra as ações da Empresul foram incorporadas ao patrimônio nacional brasileiro, uma empresa que anos mais tarde veio a incorporar-se e a tornar-se em 1955 a o que é hoje Centrais Elétricas de Santa Catarina S.A. (CELESC) – empresa de economia mista da qual o governo estadual tem o controle acionário, com 50,2% das ações ordinárias.

Guerharld Vollrath, filho de preso no campo de concentração

Inocentes presos nos campos de concentração

Inúmeros inocentes – que não tinham nenhuma relação com o hitlerismo – foram presos nos campos de concentração por suspeição, sem provas, sem direito a defesa e julgados em tribunais de exceção, invariavelmente acusado por crimes contra a segurança nacional.

Somente entre 1942 e 1943, mais de 200 cidadãos foram detidos por ordem de segurança nacional. A  historiadora Marlene Fáveri aponta que em um dos relatórios do DOPS de Santa Catarina, que está no Arquivo Público de São Paulo, entre janeiro de 1942 e janeiro de 1943 foram efetuadas 695 detenções em Santa Catarina por motivo de segurança nacional. Sendo que destes, 465 foram postos em liberdade por não terem “apurado gravidade”, 15, por terem os processos arquivados pelo Tribunal de Segurança Nacional, e 2, por pena cumprida ao mesmo tribunal, “continuando os demais detidos”, “inclusive 36 que se encontravam recolhidos na Ilha das Flores (Colônia Penal Cândido Mendes), no Rio de Janeiro”. Em relatório de 03 de dezembro de 1943 do próprio campo de Trindade (Florianópolis) aparece que nessa data estavam presos 69, condenados ou processados por ligação ao Partido Nazista. Já no relatório da Cruz Vermelha Internacional no Brasil, entre fevereiro e março de 1943 havia 90 alemães internos no campo de concentração da Trindade em Florianópolis.

Irngard Priess Leye foi proprietária até meados dos anos de 1990 de uma bem frequentada livraria na Rua XV de Novembro em Joinville. A livraria levava o mesmo nome da rua. Irngard presenciou seu pai ser preso por volta de 1942 em uma festa de família. Segundo Irngard, isso ocorreu simplesmente porque ele falava alemão. Ingrid quando criança visitava o pai no campo de concentração e se lembra de que a mãe levava comida. Lembra-se de que na escola ela, assim como todas as crianças, eram estigmatizadas como “quinta coluna”. Sua filha hoje mora em Potsdam na Alemanha e trabalha na Kavo – empresa de tecnologia odontológica.

A historiadora e professora da Universidade da Região de Joinville (Univille) Msc. Ilanil Coelho afirma que o Exército brasileiro foi designado como órgão responsável para a efetivação da Campanha de Nacionalização. “Em Joinville, o programa de ação nacionalizadora foi dirigida pela 5ª Região Militar sob supervisão do general Meira de Vasconcelos, auxiliado pelo 13º Batalhão de Caçadores (hoje o 62º Batalhão de Infantaria sediado em Joinville)”, destaca a historiadora. Em Joinville nos anos de 1940 inúmeros teuto-brasileiros mal falavam o português, e alguns só sabiam falar alemão.

O DCM publica no pé desta reportagem a lista de prisioneiros do Campo de Concentração “Oscar Schneider” de Joinville. Esta lista pertence ao acervo do livreiro de Curitiba Paulo José da Costa. De acordo com o livreiro, a lista de prisioneiros pertencia a Hans Kiekbush. Costa presume que Kiekbush desempenhava alguma atividade consular alemã em Joinville, “cônsul honorário ou algum assessor da diplomacia nesta atividade onde morou”.

O livreiro conta que Kiekbush se mudou para Curitiba e morreu no início dos anos 2000, época em que Costa comprou da família de Kiekbush vários documentos que estavam arquivados na sua residência no centro da capital paranaense, entre os quais fotos dos presos no campo de concentração de Joinville, relatório sobre os presos e a lista com o nome e profissão dos prisioneiros onde se percebe que foram presas pessoas das mais distintas classes sociais: industriários, funcionários públicos e agricultores.

Na terceira página do livro está datilografado em alemão “Campo de Concentração (Internados alemães) “Oscar Schneider”.

O senhor Guerharld Vollrath (foto em anexo), tinha 12 anos em 1943. Hoje, aos 89, conta que naquele ano o pai, Traugott Treuherz Vollrath, 49 anos, e o marido da sua irmã, Konrad Josef Paul Jäckel, 32 anos, foram presos porque falaram a língua alemã no comércio que era de propriedade da família. Era uma “venda” de secos e molhados, a Treuherz x Jäckel, que ficava na Rua North Strasse, hoje Av. Dr. João Colin, na esquina da Sociedade América, no bairro do mesmo nome.

O casarão está lá até hoje com ótimas características de conservação. Vendiam-se roupa, calçados, comidas, querosene, lenha. “Naquela época era proibido falar alemão, italiano e japonês. Um dia chegou um senhor querendo comprar querosene. Em tempo de guerra era racionado e não tinha, mas ele achou que meu pai não queria vender para ele, o que não era verdade. Então ele ficou com raiva. Logo mais, entrou outra senhora mais de idade, e ela não falava português. Ela trocou umas palavras em alemão com meu pai e o senhor que estava lá para comprar querosene viu e denunciou o meu pai no batalhão (Exército)”, narra com voz trôpega Vollrath.

Era 20 horas da noite quando chegaram três militares, um sargento e dois soldados. Já na porta do mercado, o oficial deu voz de prisão ao pai e ao cunhado de Vollrath. 

Na mesma noite, por volta das 23 horas, foram soltos. O homem que havia delatado os descendentes de alemães porque falaram a língua estrangeira ficou sabendo que tinham sido soltos e os denunciou formalmente na delegacia da Polícia Civil. “Eu me lembro até do nome do delegado na época, Arlindo Godoy. Depois de alguns dias veio uma intimação para se apresentarem. Quando se apresentaram, foram presos e levados para o campo de concentração Hospital Oscar Schneider”, conta com tristeza.

Vollrath relata ainda que não chegou a visitar o pai, mas que a alimentação era por conta dos próprios presos e que chegou a levar de carroça acompanhado de outros adultos os mantimentos para os prisioneiros. Os pedidos eram anotados em papel, os parentes compravam e depois entregavam. Nunca chegou a ver o pátio, mas lembra de que havia muitos alemães de outras cidades do estado e que viviam em boas condições. Runilda Munich, hoje com 87 anos, lembra de que o pai era barbeiro e nunca teve simpatia pelo nazismo. “Foi preso na própria barbearia em Joinville porque falava em alemão com um cliente que não entendia português. Sempre suspeitamos que alguém que passou pelo local ouviu meu pai falando em alemão e o denunciou”, narra Runilda.

Sorprende que para comprar un electrodoméstico al contado haga falta firmar un contrato

 

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Se trataba de comprar un simple electrodoméstico que cocina con rapidez y eficacia, y que, extrañamente, no se vende en las tiendas. La vendedora cuyo teléfono facilita alguien que ya adquirió el aparato solicita por correo apellidos, dirección de facturación, domicilio, DNI y fecha de nacimiento. Podía entenderse la petición del domicilio, puesto que el electrodoméstico se iba a enviar por algún sistema de reparto. Incluso el número de DNI. La fecha de nacimiento ya empezaba a escamar, pero esto no tiene mucha importancia para la intimidad porque se hace difícil de esconder.

Remitida esa información, llegan al día siguiente el enlace y la clave para acceder a un contrato digital que debe de estar alojado por las nubes, como el precio. Sorprende que para comprar un electrodoméstico al contado haga falta firmar un contrato. Bueno, la tolerancia del aspirante a comprador aún disponía de un margen.

El texto articulado contiene un montón de cláusulas absurdas. Pero una de ellas establece que el cliente permite la utilización de sus datos personales a la compañía vendedora.

El interesado pide de inmediato suprimir ese punto. La comercial argumenta que nunca le van a molestar con publicidad. A lo cual el ya desconfiado candidato a cliente pregunta que por qué quieren su autorización para usar los datos si no tienen intención de usar los datos. La intermediaria responde que esta situación nunca se le había dado antes, y que el contrato lo firma todo el mundo. El cliente, ya menos cliente que el día anterior, asegura que si le exigen los datos no hará la compra. Tras ese diálogo por WhatsApp, la agente comercial responde que consultará al responsable de apoyo a ventas, cuyo nombre cita (si bien debe de coincidir con el de unos seis millones de españoles).

Un par de fechas más tarde, al pretendido comprador le llega un correo del supuesto departamento de Protección de Datos de la empresa, que dice: “La cesión no conlleva tratamientos de datos para ninguna finalidad distinta a la de posibilitar la relación que formalizamos con usted”. O sea, quieren que se les cedan los datos pero total para nada. El cliente, finalmente, cansado de una burocracia cuando menos incomprensible, responde: “Estimado señor Departamento de Protección de Datos. (…) Mi voluntad es no autorizar el uso posterior de mis datos para ningún fin. Solo necesito saber si eso es incompatible con la adquisición”.

Y a partir de ahí, se hace el silencio.

El voluntarioso comprador inicial se preguntará a continuación por qué hace falta firmar un contrato para adquirir un simple electrodoméstico; y, sobre todo, por qué los vendedores renuncian a una venta de un aparato ciertamente caro (bastante más que un buen frigorífico) solamente porque el cliente no quiere que se usen sus datos para nada ajeno a la compra misma. Y se responde: Ajajajá, ¡son nuestros datos, amigos! ¡Tienen mucho valor y los quieren gratis! ¡Lo demás es pura pantalla!

Y así están todavía: los unos sin los datos y el otro sin cocinar. A ver quién aguanta más.

 

[Foto: SIPHIWE SIBEKO / REUTERS – fuente: http://www.elpais.com]

(Cartum de Caco Galhardo/Reprodução/Twitter)

Escrito por Thiago Sá

Tecnologias digitais de informação como aplicativos de mensagens e redes sociais destruíram o monopólio da informação por rádio, TV, conglomerados midiáticos, etc). De certa forma, converteram todo indivíduo num meio de comunicação potencial. Basta um celular na mão. Porém, tais tecnologias facilitaram o compartilhamento de desinformação – de notícias falsas a teorias conspiratórias – com grande potencial de viralização justamente por seu simplismo e pela disposição do cidadão médio a crer em fatos pitorescos.

A era dos desinformados da era da informação desafia a legitimidade dos sistemas peritos, isto é, dos sistemas de conhecimento especializado, pois as diversas áreas do saber são confrontadas por discursos alternativos sem qualquer chancela ou reconhecimento, porém facilmente acessíveis. « Especialistas espontâneos », munidos de seus saberes de internet, questionam a autoridade e o saber validado dos profissionais da Educação, da Medicina, da Economia, da Botânica, da Física, da Engenharia, etc. Tais “peritos” autodeclarados inclusive, algumas vezes, logram cooptar peritos credenciados, como médicas que prescrevem cloroquina para Covid, enfermeiros antivacinas ou geógrafos terraplanistas.

Plataformas digitais como Facebook, Twitter ou Youtube tratam a questão com permissividade. Dificilmente retiram do ar conteúdos falsos, anticientíficos e radicalizados, a não ser por decisão judicial, pois têm todo interesse na frequência de suas visualizações. É por meio do consumo destas “informações” que estas plataformas recolhem dados de navegação de seus usuários, a fim de dirigir-lhes publicidade programática, isto é, direcionada para seus perfis particulares.

Os riscos sociais dessa infodemia são imensos. Manipulação em massa, desinformação, automedicação, estímulo à polarização, incitação ao ódio e influência em resultados eleitorais são apenas alguns deles. Populistas de extrema-direita têm explorado intensamente essa arma informacional a fim de erodir democracias mundo afora. Negacionistas disputam espaço com doutores de diversas áreas. Obscurantistas confundem a população e atrapalham a execução de políticas públicas, como a vacinação em massa. Facções supremacistas encontram meios para encorajar intolerância e violência contra minorias étnicas. Na escola, docentes já identificam estudantes donos da (pós) verdade.

São inúmeros os desafios políticos, tecnológicos, jurídicos e informacionais que se colocam. O primeiro passo no enfrentamento desse fenômeno perigoso é sua compreensão adequada. O segundo, atualizar as legislações nacionais para caracterizar crimes digitais. O terceiro, construir um marco regulatório da produção de conteúdo virtual, afinal, liberdade de expressão não significa licença para desinformar. Quem imaginaria que o acesso pleno à informação surtiria efeito contrário?

 

Thiago Antônio de Oliveira Sá é sociólogo, professor e doutor em Sociologia

 

 

[Ilustração: Caco Galhardo – fonte: http://www.cartamaior.com.br]

C’est en tout cas ce qu’affirme en une ce vendredi 13 août le Jornal i, qui s’appuie sur les dernières données inquiétantes de la natalité au Portugal. Le pays, en proie à un vieillissement de sa population, a vu cette dernière baisser de 2 % en une décennie, selon le recensement de mai dernier.

Sur le fond noir d’une échographie s’affiche en grosses lettres blanches un titre pour le moins anxiogène à la une du Jornal i ce vendredi 13 août : “Le Portugal en voie d’extinction.” Le quotidien l’affirme sur la foi des dernières données démographiques : 37 700 bébés sont nés lors du premier semestre, c’est 4 400 de moins que lors de la même période l’an passé. Surtout, il s’agit du pire bilan (lequel est en baisse depuis trois ans) depuis plus de trente ans (1989). “Si nous passons sous le seuil des 80 000 naissances à la fin de l’année, nous pourrons dire que jamais aussi peu d’enfants ne seront nés dans notre pays”, s’inquiète le journal.

Plusieurs femmes témoignent dans ses colonnes. Certaines, mères de cinq ou six enfants, qui contrarient les statistiques. D’autres qui refusent de l’être, pour des raisons économiques, sanitaires ou simplement par choix, et qui disent être vues comme “une aberration”. Aussi le Portugal affichait-il en 2020 “l’un des indices synthétiques de fécondité les plus bas de l’Union européenne, avec 1,4 enfant par femme en âge de procréer”, précise le “i”.

10 000 centenaires

Une situation démographique d’autant plus inquiétante que “même si la natalité augmente”, prévient dès la manchette du journal la sociologue Maria João Valente Rosa, “nous serons demain toujours plus vieux qu’aujourd’hui”. Selon la banque de données Pordata, le Portugal est le troisième pays d’Europe et le cinquième du monde où l’on vit le plus vieux. Aussi, 22 % des Portugais ont plus de 65 ans, et on estime que d’ici à 2050, le pays comptera plus de 10 000 centenaires, contre un peu plus de 4 000 actuellement.

Plus alarmant encore, le Portugal voit sa population diminuer. Deux cent quatorze mille résidents en moins en dix ans, soit une baisse de 2 %, selon le recensement réalisé au printemps dernier. Plusieurs programmes gouvernementaux ont vu le jour ces dernières années pour repeupler l’intérieur du pays, en tentant d’enrayer l’exode rural et l’émigration.

[Source : http://www.courrierinternational.com]

 

Reproducimos o artigo de Mónica Carballo Sar, alumna-traballadora do obradoiro dual de emprego “CAMIÑO AO EMPREGO” do Concello de Camariñas, que está realizando unha interesante actividade de recuperación da memoria oral e escrita dos naufraxios que tiveron lugar en augas deste concello dentro do proxecto ruta dos naufraxios.

Postal da época na que amosa o afundimento de buques ingleses por parte de submarinos alemáns durante a Primeira Guerra Mundial.

A aparición do submarino supuxo a creación de novas tácticas na guerra naval. A Primeira Guerra Mundial marcou o inicio do que ía supor a guerra submarina da gran confrontación. Os estrategos alemáns usaron a táctica de grupos coñecida como manda de lobos e atacaron sen descanso os convois ingleses e a toda flota aliada provocando un gran despregue de medios navais e aéreos para protexer o tráfico comercial. A guerra submarina foi moi dura, pereceron miles de soldados de todos os bandos, e, a costa galega foi, pola súa situación xeográfica escenario de moitos combates marítimos e, polo tanto, de gran número de afundimentos.

A Segunda Guerra Mundial foi o maior conflito armado da humanidade, nela leváronse a cabo miles de enfrontamentos, un deles en Galicia coñecido coma a “Guerra do Wolframio” que a piques estivo de provocar que EEUU invadira o Estado español. Este metal proporcionaba unha gran dureza ao aceiro, motivo polo cal era como ouro para os nazis, xa que con el blindaban os seus tanques e as cabezas dos proxectís aumentando a súa capacidade de penetración, asegurando así un maior éxito.

Os nazis reclamaron ao goberno franquista o cobro pola axuda prestada durante a Guerra Civil Española, autorizando por iso a explotación deste prezado metal tan rico na nosa terra, xa que éramos punto xeoestratéxico dentro do territorio da contenda. Moitos dos nosos petroleiros foron empregados para transportar wolframio, sempre escoltados polos submarinos alemáns (U669, U751, U564…), moitos deles xacen actualmente no fondo da costa galega ao redor de 36 pecios.

En 1944 as forzas aliadas e en concreto o Reino Unido ameazou con invadir o Estado español a través do territorio galego se non se paralizaba este comercio. A consecuencia desta ameaza foi o contrabando, principalmente dende o porto de Valarés, sendo a explotación de Monte Neme (Carballo) a que estivo activa durante máis tempo.

Chegada de sobreviventes a Camariñas

klkllkNo medio da crueldade bélica cabe destacar diversos acontecementos, algúns bos, a pesar do momento, pero a maioría malos.

Contan que a mañá do 10 de novembro de 1916 sería inesquecible para a veciñanza de Camariñas. Ao amencer, cando os pescadores saían o mar a faenar como case todos os días, comezaron a saír unha manchea de botes salvavidas, aparentemente pertencentes a buques torpedeados por algún submarino alemán nas súas inmediacións. Chegaron un total de 143 superviventes procedentes de diferentes vapores que foron a pique. O suceso, segundo a información proporcionada de primeira man polos capitáns dos vapores que chegaban ao porto camariñán, fora producido polo ataque do submarino alemán U-49.

Os buques afundidos, segundo contan os náufragos foron:

1 – O COLUMBIA, mercante de bandeira de EEUU cun cargamento de cobre, aceiro e graxa. O U-49 agardou para afundilo a que amainase o temporal que azoutaba ese día a nosa costa. Cando as condicións meteorolóxicas o permitiron, o comandante alemán ordenoulles abandonar o buque dándolles permiso para recoller os seus obxectos persoais. Cando a tripulación estivo nos botes, varios soldados alemáns subiron a bordo do mercante apoderándose de parte da carga para logo colocar estratexicamente tres cargas de dinamita e poñer apique o barco.

Buque Columbia

Buque Columbia

2 – O BALTO, con bandeira de Noruega, foi torpedeado a altura do Cabo Vilán. O comandante deu dez minutos para que a tripulación abandonara o buque, e de seguido, situou o submarino a cen metros polo costado de babor do mercante para asegurarse así de que os seus torpedos non erraran o branco, e o afundimento fora un éxito.

3 – O FORCADELA
tamén con bandeira norueguesa, ía cargado de carbón. Despois de que a tripulación abandonara o buque os alemáns colocaron nas súas adegas cargas explosivas para poñelo a pique.

4 – O SCATONIA, mercante británico cargado de piñeiros para apuntalar minas, cun só torpedo dirixido a súa liña de flotación afundiu o buque.

5 – O IRIS, non se dispón de datos concretos.

O comandante alemán recolleu abordo os capitáns dos buques que afundiu e escoltou os botes ata a entrada da ría de Camariñas. Resaltan as crónicas da época a “cabaleiresca” do comandante alemán do U-49, mais como posteriormente reafirman os datos non foi tal, xa que aínda que escoltou os botes até a entrada da Ría de Camariñas o número de náufragos non coincide co total da tripulación, deixando á súa sorte a un número importante de mariñeiros.

 

 

[Fonte: http://www.historiadegalicia.gal]

Mudança na legislação passou a conceder documento que equivale a ser um português nato

Restaurante no bairro Chiado, em Lisboa

Escrito por Giuliana Miranda

Netos de portugueses que fizeram o pedido de nacionalidade lusa antes de julho de 2017 podem requisitar uma espécie de reciclagem de suas cidadanias. O principal atrativo para a atualização é a possibilidade de transmissão do passaporte português também para seus filhos e netos.

O direito à cidadania do país europeu é garantido a netos de portugueses desde 2006. Até 2017, porém, eles recebiam a nacionalidade por naturalização, que tem efeitos apenas a partir da data em que é concedida.

Em julho de 2017, uma alteração na legislação passou a conceder a eles a chamada nacionalidade originária, que equivale a ser um português nato.

Quem tem a nacionalidade originária pode passar esse direito aos filhos, independentemente da data em que eles nasceram. Portugueses por naturalização só podem passar a nacionalidade para seus descendentes menores de idade.

Netos de portugueses que tenham finalizado o processo pelas regras antigas também têm direito à nacionalidade originária, mas a mudança não é automática. É preciso pedir formalmente a conversão do status: a chamada convolação.

A possibilidade de alteração tem atraído atenção nos fóruns especializados. Escritórios de advogados também relatam interesse dos brasileiros pela mudança. O consulado de Portugal em São Paulo criou até uma área especial no site detalhando o processo.

“As pessoas se interessam normalmente por essa questão de poder passar para os filhos. Nesse sentido, logo depois que a lei foi aprovada, houve uma grande procura”, diz a advogada Raquel Brito, associada da Abreu Advogados.

Questionado, o Ministério da Justiça de Portugal, não respondeu quantas pessoas já obtiveram a conversão.

Lá fora

A estudante Beatriz Zanzini, 19, acaba de dar entrada em seu processo de cidadania lusa graças à conversão da nacionalidade do pai, que é neto de português e se havia naturalizado em 2008.

“Quando eu fiz 18 anos, passei a ter muito interesse em ter a nacionalidade. Então, fui correr atrás para ver o que eu precisava fazer. Como eu tinha de fazer primeiramente o processo do meu pai, depois o meu, eu fiquei um pouco perdida. Achei que fosse ser bastante complicado, mas não foi”, relata.

“Também foi muito mais rápido do que eu esperava. Eu pensei que levaria pelo menos seis meses, mas tudo ficou pronto em três”, conta a jovem, que fez todo o processo por conta própria, diretamente em Portugal, onde já reside.

A professora de matemática Maria Celeste Ferreira optou por dar entrada no pedido de conversão por meio de um advogado. Neta de portugueses nascidos antes de 1900, ela diz ainda ter más recordações da burocracia de quando pediu a naturalização.

“Deu trabalho achar as certidões, autenticar e averbar um monte de coisas. Isso tudo acabou pesando na decisão e eu acabei contratando a mesma pessoa que já havia cuidado do meu caso. Tenho dois filhos que pensam em sair do Brasil e eu quis garantir que tudo ficasse pronto para eles. Estamos tratando de tudo ao mesmo tempo”, diz.

Na avaliação da advogada Raquel Brito, o processo costuma ser simples. “É um requerimento para juntar-se ao processo, não há necessidade de fazer nova documentação”, detalha.

Além do requerimento preenchido e assinado, é preciso enviar para as autoridades portuguesas um atestado de antecedentes criminais do Brasil e de outros países em onde a pessoa houver residido por mais de seis meses. O pedido tem um custo de 175 euros (cerca de R$ 1.075).

 

Imigrantes brasileiros negros relatam ter sofrido mais preconceito em casa que no exterior

Nos últimos anos, Portugal vem realizando diversas alterações que têm ampliado o acesso à cidadania do país. Além de garantir a cidadania originária para os netos de portugueses, a legislação também simplificou as exigências para comprovação de “vínculos efetivos a Portugal”. Desde novembro de 2020, o conhecimento da língua portuguesa é suficiente para cumprir este pré-requisito.

Até então, eram usados critérios mais subjetivos, como a comprovação de viagens regulares a Portugal ou a associação a entidades culturais e desportivas portuguesas.

Desde 2013, o país já ganha mais novos cidadãos por meio de cartórios —naturalizações e atribuições— do que pelo nascimento de bebês.

Apesar da pandemia, em 2020 o país bateu recorde de processos favoráveis: 149.157 pessoas passaram a ter a nacionalidade portuguesa. Dados provisórios do Ministério da Justiça indicam que, até abril deste ano, Portugal deu parecer favorável a 56.550 pedidos de nacionalidade.

O Brasil lidera a lista de requisições, seguido por Israel, Cabo Verde, Angola e Guiné-Bissau.

A presença de Israel na segunda posição no top 5 –juntamente com quatro países lusófonos– pode ser explicada pela concessão de nacionalidade a descendentes de judeus sefarditas expulsos do país durante a Inquisição.

Desde 2015, descendentes destas comunidades podem pleitear a cidadania portuguesa por naturalização.

 

[Foto: Patricia de Melo Moreira – fonte: http://www.folha.com.br]

Nunca ha dejado de ser reivindicado y, sin embargo, parece que siempre hay rincones de Frank Zappa que aún no han sido explorados. La reciente publicación del exhaustivo libro “La música se resiste a morir: Frank Zappa” y el documental “Zappa” son los últimos intentos, por ahora, de desentrañar el “enigma Zappa” desde nuestro presente.

Frank Zappa, rock y humor para reclutar fieles para la causa experimental. Foto: Michael Ochs Archives (Getty Images)

Escrito por JuanP Holguera

La figura de Frank Zappa (1940-1993) ha entrado y salido de mi vida en muchas ocasiones desde que era un adolescente. Unas veces me fascina y otras me aburre de solemnidad, no hay término medio. Es normal cuando hablamos de alguien con una obra tan extensa como la suya. Me veo reflejado en su adicción al trabajo más veces de las que me gustaría admitir, pero eso es otra historia que (quiero pensar) pasa a todos aquellos que se dedican a lo que más les gusta. En los últimos meses he recuperado nuevamente su música con gusto, y estoy aprendiendo a disfrutarla de un modo nuevo gracias a la lectura de “La música se resiste a morir: Frank Zappa” (Alianza, 2021).

Zappa fue un maestro componiendo a destajo partituras complejísimas, y ha de ser reconocido como uno de los compositores más relevantes del siglo XX. Sin embargo, aún hoy cierto sector del academicismo musical se resiste a reconocerlo como una figura a la altura de Györgi Ligeti o John Cage. Su pecado fue abrazar el rock y el humor para intentar llegar a un público más amplio (no olvidemos que Zappa, además de músico, fue empresario). Sin embargo, no fue el primero en adoptar el lenguaje cómico para acercar al gran público una obra oídos educados. Uno de sus principales referentes fue Spike Jones, rey de lo bufo en la música estadounidense de la primera mitad del siglo XX. Basta con ver una de las actuaciones en la televisión norteamericana de Jones que circula por internet, en la que interpreta un medley de varias obras de Tchaikovsky, para entender cómo nuestro hombre haría suya la habilidad de incluir el humor en la interpretación de música culta, sin por ello perder un ápice de calidad. Zappa vio esto siendo un niño, y su marca lo acompañaría toda la vida.

Pero son los compositores contemporáneos los que ejercerían una mayor influencia en él, y a menudo se sentiría frustrado al tener que utilizar la estética del rock’n’roll para producir su música, siendo en esencia un compositor de vanguardia, como sus admiradísimos Varèse o Stockhausen, por citar solo a dos. Allá donde quiera que esté el bueno de Frank, debe de estar mordiéndose los puños viendo cómo su legado ha influido principalmente no en la escuela clásica contemporánea, sino en la del rock.

Zappa conduce una orquesta en el Barbican londinense: la vanguardia, siempre en el punto de mira. Foto: Michael Putland (Getty Images)

Zappa conduce una orquesta en el Barbican londinense: la vanguardia, siempre en el punto de mira. Foto: Michael Putland (Getty Images)

Siguiendo este hilo, para poder entender un poco mejor las claves de la música de Zappa y para profundizar en los referentes que formaron su idiosincrasia musical, escribo un e-mail a Manuel de la Fuente, profesor de Comunicación Audiovisual en la Universidad de Valencia y zappatista convencido, autor de la antes citada y monumental biografía “La música se resiste a morir: Frank Zappa”. Se trata de una estupenda muestra de buena documentación, habilidad literaria y trabajo duro, y proporciona multitud de datos y curiosidades que quedan fuera del no-tan-completo documental “Zappa” (2020), de Alex Winter, estrenado recientemente en España. Ante el reto de abordar una figura tan compleja y controvertida, la cinta se ve obligada a escoger entre el hombre y el músico y apuesta por la parte humana. Aunque es, sin duda, interesante, y pese a contar con declaraciones de personajes con relación directa con el músico (su viuda Gail Zappa, Steve Vai o Pamela Des Barres, entre otros), resulta imposible comparar la gran cantidad de datos e historias incluidas en las casi quinientas páginas del libro frente a las alrededor de dos horas de metraje del documental, inevitablemente más superficiales.

Tras una fugaz conversación telefónica, De la Fuente responde rápidamente a mi demanda con un listado de diez nombres clave: “Edgard Varèse, Ígor Stravinski, Anton Webern, Karlheinz Stockhausen, Spike Jones, Conlon Nancarrow, Pierre Boulez, Johnny ‘Guitar’ Watson, Guitar Slim y Louie Bellson”. La lista refleja el eclecticismo radical del músico norteamericano, una de las señas de identidad de su trabajo, y señala una nueva madriguera de música apasionante aún por descubrir por muchos. En el libro, De la Fuente explora no solo la larga lista de influencias musicales de Zappa –bastaría con echar un vistazo a las notas interiores de “Freak Out!” (Verve, 1966), el primer disco de The Mothers Of Invention, donde dejó por escrito nada menos que ciento setenta y nueve de sus influencias–, sino todo lo que resulta trascendente para entender su figura y su devenir artístico y personal. Una tarea ardua y difícil, porque adentrarse en semejante legado es un camino sin retorno repleto de diferentes ángulos, luces y sombras: sus posicionamientos políticos e ideológicos, a veces loables, como su defensa de la libertad de expresión, otras repudiables, caso de su machismo, y a menudo también contradictorios, siguen suponiendo aún material de primera para encendidos debates entre seguidores y detractores.

Aunque se considerara a sí mismo principalmente un compositor, su peripecia vital lo llevaría a diversificar su trabajo para realizar labores como director de cine, productor discográfico o tantas otras cosas; por no mencionar su inclinación al liderazgo político, probablemente fruto de una desmedida confianza en sí mismo que algunos calificarían como simple egocentrismo. Es precisamente este rasgo de su personalidad el que quizá haya provocado las críticas más feroces de aquellos que lo conocieron. Precisamente esta fijación por el control de su obra lo obligaría a ser uno de los primeros músicos en apostar por la independencia absoluta, haciéndose cargo así de todo el proceso que va de la creación de una canción a su consumo por parte del oyente. Por otro lado, su carácter obsesivo lo llevó a trabajar sin descanso hasta su prematura muerte en 1993, cuando le faltaban pocos días para cumplir 53 años, dejando así más de sesenta discos publicados en vida y toneladas de material inédito acumulado que está viendo la luz con el paso de los años.

Pocos artistas son capaces de hacer sentir tales admiración y respeto como Frank Zappa lo hace desde hace ya más de cincuenta años. Su obra es tan extensa, variada y original que solo pudo nacer de alguien con su talento y entrega. Zappa fue un compositor total que luchó siempre por la libertad artística y por su derecho a provocar, y cuya única meta en la vida fue dejar una obra extensa y rica que reflejara su absoluto amor por la música. Estas nuevas referencias literarias y cinematográficas son una buena muestra de la veneración que su figura sigue despertando en aficionados de todo el mundo casi treinta años después de su muerte.