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El neologismo machoexplicación es una alternativa válida al anglicismo mansplaining.

En los medios de comunicación se ven escritas frases como «Ante este intento de mansplaining, la periodista no dudó en responder al hombre», «El concepto de ‘mansplaining’ me parece muy práctico» o «En ciencia y tecnología, el mansplaining es aún peor porque se asocia a áreas del conocimiento típicas masculinas».

Según el diccionario de Oxford, la palabra mansplain es un término informal que significa (dicho de un hombre) ‘explicar (algo) a alguien, normalmente una mujer, de forma condescendiente’.

El neologismo machoexplicación (de macho y explicación), que tiene ya cierto uso y comparte el mismo carácter informal del original inglés, es una alternativa que recoge adecuadamente su significado y que permite además la creación de otras voces de la misma familia léxica, como el sustantivo machoexplicador o el verbo machoexplicar. Otra variante que también se consideraría válida es machiexplicación.

Una alternativa más formal es la fórmula condescendencia (machista o masculina si se quiere hacer hincapié en esos matices).

En español, condescender es, de acuerdo con el Diccionario de la lengua española, ‘acomodarse por bondad al gusto y voluntad de alguien’, término que, sin embargo, se emplea con frecuencia con un matiz negativo.

Así, en los ejemplos anteriores, lo adecuado habría sido escribir «Ante este intento de machoexplicación, la periodista no dudó en responder al hombre», «El concepto de machoexplicación me parece muy práctico» y «En ciencia y tecnología, la condescendencia machista es aún peor porque se asocia a áreas del conocimiento típicas masculinas».

Se recuerda que si se opta por la forma inglesa, lo recomendable es escribirla en cursiva o, se no dispone de este tipo de letra, entrecomillada.

 

 

[Foto: archivo Efe/Felipe Trueba – fuente: http://www.fundeu.es]

Panier, viande, poulain, pommade… Bien des termes que nous utilisons aujourd’hui avaient jadis une tout autre signification. Pourquoi ne l’ont-ils pas gardée ?
Écrit par Michel Feltin-Palas
Avouez-le. Vous pestez régulièrement contre votre neveu lorsqu’il emploie un mot dans un sens « fautif ». « Conséquent », par exemple, au lieu d' »important ». Ou « trop » à la place de « très ». Alors un conseil : arrêtez de lui adresser des remarques dans ce domaine car si, par manque de chance (pour vous), il suit plus tard des études de linguistique, il vous expliquera que tout le monde fait pareil depuis la nuit des temps, vous compris. Et il aura raison.
Par exemple, il m’étonnerait que vous ne partiez pas faire le marché avec votre panier alors que, stricto sensu, celui-ci ne servait au départ qu’à transporter du pain… Le cas est loin d’être isolé. « Il arrive en effet souvent que nous ne connaissions qu’une seule des acceptions d’un mot que nos ancêtres utilisaient ou que nous utilisions ce mot avec sens différent », souligne le linguiste André Thibault en citant cet autre exemple : »Saoul voulait dire autrefois « rassasié, repu » (appliqué à quoi que ce soit, c’est-à-dire autant à de la nour­ri­ture qu’à une boisson quelconque ou à une boisson alcoolisée) ; à force de l’entendre surtout en référence à l’alcool, on a fini par interpréter ce mot comme signifiant uniquement « ivre » » .
C’est ainsi : au fil du temps, de nombreux termes changent de sens. Il suffit pour le constater de plonger dans un livre écrit voilà quelques siècles. Chez Molière, par exemple, tout à l’heure signifie « immédiatement » ; bailler veut dire « donner » et la fortune correspond au sort, propice ou funeste, comme le souligne le linguiste Jean Pruvost dans un ouvrage que j’ai déjà chroniqué et que je recommande vivement (1).
Les linguistes se sont efforcés de classer ces évolutions en plusieurs catégories.
· Les restrictions de sens. Comme saoul, bien des termes ont vu leur emploi se spécialiser. Viande, comme son nom l’indique, désignait originellement tous les aliments servant à entretenir la vie. Traire signifiait « tirer » de manière générale, avant qu’il ne finisse par désigner uniquement l’extraction du lait des animaux domestiques. Conformément au latin pullus (« jeune animal »)poulain s’employait pour les petits de tous les animaux, et pas seulement pour celui du cheval (poulet a d’ailleurs la même origine). Le verbe trépasser ne fait plus aujourd’hui référence qu’à la mort alors qu’il signifiait simplement « aller au-delà ». Quant à accident, il a longtemps eu le sens d' »événement », heureux ou malheureux, avant de n’être utilisé que dans les circonstances néfastes.
· Les extensions de sens. À l’exemple de panier, d’autres termes ont vu inversement leur emploi s’élargir. La pommade n’était au départ qu’une pulpe de pomme ; un épicier ne vendait que des épices ; on arrivait exclusivement sur une rive tandis qu’un boucher tuait uniquement les boucs…
· Les affaiblissements de sens. Certains mots n’ont pas vraiment changé de signification, mais ont perdu leur intensité initiale. À l’origine, un ravissement était un enlèvement au ciel. Charmer était l’équivalent de ensorceler (d’où l’expression jeter un charme). Être étonné signifiait que l’on semblait avoir été frappé d’un coup de tonnerre. Gâter avait la force de dévaster. L’inquiétude désignait une forte agitation ; le déplaisir, une profonde douleur ; l’ennui, un chagrin violent… Formidable signifiait « qui inspire la crainte » et terrible renvoyait à la terreur.
· Les mots qui ont acquis une connotation péjorative. L’expression art nègre en témoigne : originellement, cet adjectif n’avait pas une valeur péjorative. C’est à force d’être utilisé dans les discours racistes qu’il a fini par l’acquérir. C’est d’ailleurs aujourd’hui au tour du mot noir de subir le même sort, si bien que certains préfèrent recourir à la formule personne de couleur ou à l’anglicisme black.
· L’influence des langues étrangères. Précisément, une partie de notre lexique subit l’influence de l’anglais. Ainsi, réaliser est souvent utilisé pour « se rendre compte » alors qu’il signifie théoriquement « faire, élaborer ». Supporter prend la place de « soutenir » alors que ses sens premiers étaient « recevoir le poids », « endurer », « tolérer ».
· Les évolutions technologiques. Une invention donne souvent naissance à un nouveau mot, mais, parfois, on se contente de recycler un objet proche qui lui ressemble. La voiture était un mode de transport tiré par des chevaux ? Elle désigne aujourd’hui une automobile bénéficiant de la force d’un moteur.
· Les inversions de sens. De manière plus surprenante, quelques termes signifient aujourd’hui le contraire de ce qu’ils voulaient dire primitivement. Une personne énervée était celle qui avait subi une énervation et était donc dénuée de nerfs ? L’adjectif s’applique aujourd’hui à celle qui se trouve dans un état de nervosité inhabituel. Du temps où l’Espagne était occupée par les Arabes, les laquais étaient de hauts fonctionnaires. Ce n’est qu’à la suite de la Reconquista qu’ils ont été ravalés au rang de « valets d’armée », puis de « valets » tout court, et c’est ce sens qui s’est imposé en français, comme le souligne Henriette Walter (2). Autre exemple frappant avec rien – issu du latin rem, c’est-à-dire « chose ». À force d’être utilisé dans des formules négatives, pour renforcer ne, ce nom signifiant « chose » a fini par être senti comme un pronom signifiant « aucune chose » !
· Les erreurs. Terminons cette liste par la catégorie qui m’amuse le plus : les bévues. Celles-ci peuvent provenir d’une fausse étymologie, comme je l’ai déjà évoqué dans une lettre précédente. Souffreteux, par exemple, se rapportait à l’origine aux indigents, considérés comme des personnes en rupture avec la société, conformément à son origine latine suffringere, « rompre par le bas ». Mais sa ressemblance avec souffrir l’a conduit peu à peu à désigner un individu de santé fragile… Même attraction fatale pour rustre sur fruste alors que ces deux termes n’ont pourtant rien à voir. Frustum en latin, voulait dire « mis en morceaux » alors qu’un rustre est un homme grossier et brutal. Mais voilà : à l’oreille, les deux mots se ressemblent et fruste a fini par signifier « rude, inculte, lourdaud, primitif ».
Comme quoi, même les dictionnaires recèlent leur lot d’injustices…
(1) Jean Pruvost, Les secrets des mots, La librairie Vuibert

 

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Con el fomento del uso de la bicicleta como medio de transporte, se están extendiendo una serie de términos y conceptos de los que se ofrecen a continuación algunas claves de redacción.

1. Acortamientos de bicicleta

La propia palabra bicicleta se utiliza a menudo con algún acortamiento, como biciciclo o cicla, según el país. Las que gozan de amplia difusión y se emplean, incluso, en contextos relativamente formales no necesitan destacado, pero con las más populares, como baica o cleta, puede ser conveniente la cursiva en las informaciones periodísticas (o, si no se dispone de este tipo de letra, el entrecomillado).

2. Ecomovilidad

La promoción del uso de bicicletas y otros vehículos similares, como los patinetes, es parte del concepto de ecomovilidad, es decir, la movilidad ecológica. Se escribe sin espacio ni guion, como otras voces formadas con el elemento eco-.

3. Vías

La vías destinadas a las bicicletas —bien en exclusiva, bien compartidas con otros vehículos parecidos o con los viandantes— reciben nombres como ciclovías, ciclorrutas, ciclopistas o carriles bici. Cuando los elementos ciclo- bici- se anteponen, funcionan como prefijos y van, por tanto, unidos a las palabras que les siguen. No es el caso de carril bici, donde el acortamiento va pospuesto y, por tanto, se considera un sustantivo en aposición (con plural carriles bici).

4. Ciclable

Un término empleado a menudo para calificar a ciertos tipos de vías es ciclable, que está recogido en el Diccionario del español actual con el sentido de ‘que puede ser recorrido en bicicleta’. Suele aludir a los espacios de circulación tranquila en los que la bicicleta comparte espacio con el resto de los vehículos en la calzada.

5. Otras voces con bici- y ciclo-

En ocasiones, el elemento bici- se aplica a otros conceptos vinculados con las bicicletas, como bicipolicía, que es un policía que se mueve en bicicleta, o biciusuario, una alternativa a ciclista que pone el énfasis en el aspecto práctico y lúdico más que en el deportivo.

También ciclo- puede formar voces como cicloturismo, que es el turismo en bicicleta.

6. Bicicletada, bicicleteada

Se llama así a las marchas populares en bicicleta. Tal como explica la gramática académica, para denominar acciones colectivas se utilizan palabras formadas con el sufijo -ada, como chocolatadasentada cacerolada. Las voces bicicletada y bicicleteada siguen este mismo modelo.

7. Actividad

Para la actividad se emplea sobre todo el verbo pedalear, pero van ganado terreno bicicletear ciclar, que resultan admisibles.

 

[Foto: Pixabay – fuente: http://www.fundeu.es]

La setmana passada, mirant llibres en Fan set, m’hi vaig fixar en un volum d’unes cent trenta pàgines que acaba de publicar Ediciones SiruelaLos placeres de la literatura latina, de Pierre Grimal. No feia ni un minut que Marc Senabre l’havia deixat exposat en una de les taules de la llibreria. El vaig confiscar de seguida. Un llibre sobre els plaers que poden proporcionar els clàssics llatins, escrit per un llatinista expert i gran escriptor com Pierre Grimal, era una temptació que no es pot resistir. Jo no la vaig resistir. Encara que disfrute sovint dels plaers que proporciona la literatura llatina, vaig pensar que l’assaig de Grimal em podia ajudar a intensificar-los o a descobrir-me’n de nous. Sempre en volem més.
Quan vaig arribar a casa i vaig començar a fullejar-lo, em vaig adonar que el títol de l’edició de Siruela no tenia res a veure amb el de l’original, que havia aparegut el 1965 en la col·lecció Que sais-je com a La littérature latine. És a dir, que l’editor de la traducció castellana m’havia enganyat canviant el títol de l’edició francesa, sobri i concís, per un altre de clarament efectista. I el que és pitjor i em feia més ràbia: jo hi havia caigut de quatre potes. Tant se val. Al final tot ha acabat bé. El llibre de Grimal m’ha agradat molt i no m’ha costat gens perdonar la malifeta de l’editor. Potser, en el fons, hauria de donar-li’n les gràcies.
Cal haver llegit molt, cal saber molt bé del que es parla i cal escriure molt bé per a fer un llibre com aquest: una síntesi crítica de la literatura llatina que no es queda en un catàleg enumeratiu, i que està plena de coses: d’observacions intel·ligents, d’anècdotes il·lustratives, de detalls i al mateix temps de grans línies que delimiten els trets principals de la literatura llatina i de la seua evolució. El mateix Grimal assenyala que més que compondre un catàleg s’ha esforçat a seguir «pels meandres de les personalitats particulars, els grans corrents de la literatura, que es va veure vinculada al destí polític i espiritual de Roma».

Algunes mostres. Grimal comenta que el tòpic del carpe diem, a què s’ha reduït sovint la saviesa d’Horaci, cosa que l’ha convertida en una cosa limitada i vulgar, «resumeix en primer lloc una poètica. Es tracta menys de buscar el plaer que de descobrir-lo en el simple fet de viure». Per a Grimal, Horaci és un «moralista» meravellós, no perquè hi predique una moral, sinó perquè capta i destaca «una “experiència” privilegiada que il·lumina l’esperit i el revela a si mateix». De Virgili, en diu que era tímid i desmanyotat, i que li feia por fins i tot la mirada dels qui passaven pel carrer. Per sort per a tots, aquestes «qualitats» aviat el van fer desistir del seu propòsit inicial d’esdevenir un orador i de seguir una carrera política. Dedica un capítol complet a Ciceró, aquesta figura central de la literatura i la història de l’antiga Roma. Les seues obres De l’orador i Brutus contribuirien a formar des del renaixement la imatge de l’intel·lectual humanista.
Una qüestió ben important en la història de la literatura llatina és el debat entre l’estil ciceronià, amb «aquell desenvolupament lògic del pensament en períodes analítics en què la idea es presenta per mitjà de les seues circumstàncies i les seues causes, en què el ritme acompanya i anuncia cada vegada els efectes de la frase» i l’estil àtic d’un Sal·lusti, d’un Cèsar o d’un Tàcit. En el contrast entre Ciceró i Sal·lusti hi ha per a Grimal els dos pols entre els quals va oscil·lar tota la prosa literària de l’antiga Roma: «hi haurà el bàndol de Sèneca i Tàcit, en certa mesura propers a Sal·lusti (sobretot el segon), i el de Quintilià i Plini el Jove, que reivindicaran el seu “ciceronisme”». El debat entre aquestes dues maneres d’escriure ha tingut una llarga posteritat. Pierre Bayle el va sintetitzar amb una contraposició entre el que ell anomenava style coupé i style lié: frase curta o frase llarga. De tota manera, l’estil de cada un dels escriptors dels dos bàndols citats per Grimal és molt diferent, com deixa clar ell mateix en els paràgrafs, admirables per la seua claredat i concisió, en què sintetitza les qualitats de l’estil de Sal·lusti i de Sèneca. Per a l’escriptor, potser la solució més efectiva és combinar tots dos estils, el coupé i el lyé. Però sempre es trobarà amb el mateix problema: escriure en prosa és molt difícil.
Mentre llegia, esperava amb impaciència el que diria Grimal sobre Plini el Jove, un autor que admire i estime molt, com he explicat en Els còmplices. En aquest punt, Grimal fa com tots: li perdona la vida. D’entrada, he comprovat amb estranyesa que parla més del Panegíric que no de les Cartes. Assenyala que en el Panegíric la frase de Plini és «llarga i sinuosa, el pensament encaixonat i gairebé sempre banal». De seguida intenta matisar-ho una mica, recordant que el gènere —el gènere del panegíric— tenia les seues exigències: calia insinuar i era perillós dir-ne massa. Però això no esborra l’acusació de banalitat. Pel que a les Cartes, tot el que se li ocorre dir-ne és que Plini no intenta aprofundir en res. Ni ho intenta. A veure, al costat de Pierre Grimal jo sóc un ignorant i, com se sol dir amb sentit injuriós, un indocumentat. Així i tot, estic convençut que, a l’hora de valorar Plini com a escriptor, qui té raó o qui l’encerta sóc jo i no Pierre Grimal.
Consultant el web d’Ediciones Siruela he vist que en la mateixa col·lecció en què ha aparegut Los placeres de la literatura latina hi han publicat a continuació Bajo la sombra del Vesubio. Vida de Plinio, de Daisy Dunn, una biografia dels dos Plini, el Vell i el Jove, l’oncle i el nebot, que ha tingut molt d’èxit entre el públic lector de llengua anglesa. Fa uns mesos la vaig fullejar en Amazon. Està basada clarament en una refosa de les obres dels mateixos biografiats, sobretot de les Cartes del Jove. Potser és més útil llegir directament els originals. En tot cas, aquest llibre de Daisy Dunn deu ser instructiu i de lectura agradable. Una bona lectura per a l’estiu.
Edicions 1984 ha publicat en català alguns títols de Pierre Grimal, com ara el seu conegut i gruixut Diccionari de mitologia grega i romana, i dos assaigs breus de caràcter divulgatiu: El segle d’August i La mitologia grega.

 

 

[Font: laserpblanca.blogspot.com]

Detalle dun dos retratos que Blanco Amor lle fixo a García Lorca en 1935

Detalle dun dous retratos que Blanco Amor lle fixo a García Lorca en 1935.

Un artigo de XESÚS ALONSO MONTERO

Este sábado, o nome inmortal de Federico García Lorca vai protagonizar un acto intelectual na Insua dos Poetas, ese espazo literario creado polo escritor Luís González Tosar e ubicado na terra montañesa de Esgueva de Madarnás, do Concello do Carballiño. Trátase, no fondo, dunha homenaxe ao xenial poeta andaluz, quen, en 1935, sorprendeu aos letraferidos máis cultos de Europa coa edición dun opúsculo poético escrito en lingua galega co título Seis poemas galegos. Publicouno na editorial Nós Ánxel Casal, editor que, meses despois, sería asasinado nas aforas de Santiago. Na mesma data, o 19 de agosto de 1936, as mesmas balas tronzaban a vida do excelso poeta en Víznar (Granada).

Sabido é que a Insua dos Poetas acolle, desde hai bastantes anos, estatuas ou pezas escultóricas que representan algunhas das grandes voces da poesía galega: Rosalía de Castro, Eduardo Blanco-Amor, Celso Emilio Ferreiro… Na presente edición, o poeta convocado é o «poeta mártir», como lle chamou Castelao. No acto de mañá darase a coñecer a peza escultórica de Soledad Penalta titulada Federico García Lorca: Seis poemas galegos.

Aínda hai quen se sorprende de que Lorca, poeta en castelán, andaluz de nación e persoa pouco dotada para calquera idioma foráneo, poetizase en lingua galega. Cómpre formular o feito con máis tino filolóxico: Lorca, en efecto, é o autor dos Seis poemas galegos, pero é o autor literario, que tivo, como asesor lingüístico («dicionario vivente»), a Ernesto Guerra da Cal en cinco das seis composicións (da primeira, Chove en Santiago, o colaborador lingüístico foi outro, quizais Serafín Ferro). Sexa como for, nun anaco entrañable da orografía ourensá, os escolares, desde mañá, dispoñen dun elocuente motivo para interesárense pola maxistral obra literaria deste poeta galego e universal.

Sáibase que o manuscrito orixinal dos poemas galegos de Lorca custódiase na biblioteca da Deputación de Ourense, institución que contén o arquivo literario de varios escritores importantes de Galicia, o de Blanco-Amor incluído. Dese tesouro non tardará a Deputación en facer unha edición facsimilar.

 

[Imaxe: Eduardo Blanco Amor – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Con motivo de la celebración en Barcelona del Mobile World Congress (MWC) se ofrecen a continuación algunas claves para una buena redacción de las informaciones relacionadas con ese sector.

1. Teléfono y reloj inteligente

Teléfono inteligente y reloj inteligente son, respectivamente, alternativas adecuadas en español a las voces inglesas smartphone y smartwach.

2. Flagship equivale a buque insignia

Según los principales diccionarios, flagship puede traducirse en español por buque insignia. Esta última voz se aplicaba originalmente al buque que comandaba una escuadra y está asentada en español para aludir, de modo figurado, a un elemento muy representativo y distintivo de una serie de personas, objetos, etc. Así, del mismo modo que se habla de equipo, edificio tienda insignia, puede emplearse para aludir a los modelos más destacados de teléfonos que las empresas suelen presentar en esta clase de eventos.

3. Tecnología táctil

Tecnología táctil es un equivalente adecuado en español a tecnología touch para referirse a los aparatos electrónicos que se manejan con el contacto directo de los dedos sobre la pantalla, sin necesidad de un teclado.

4. Cámara selfi, mejor que cámara selfie

La grafía selfi, plural selfis, es la adaptación de la forma inglesa selfie que recoge el diccionario académico. Es un término empleado para referirse a las fotografías que uno toma de sí mismo, solo o en compañía de otros, y, por extensión, a las cámaras frontales de los dispositivos con los que se hacen estas fotografías.

5. Empresa emergente, mejor que start-up

Con el anglicismo start-up se conoce en el mundo de los negocios y la innovación a aquellas sociedades que, pese a su juventud y falta de recursos, consiguen obtener buenos resultados en el mercado y pasan a ser impulsadas por otros inversores o absorbidas por empresas ya consolidadas. Se recomienda emplear la traducción empresa emergente.

6. Tecnología ponible, mejor que wearable technology

Es preferible la traducción tecnología ponible a la denominación inglesa wearable technology y a la fórmula mixta tecnología wearable. Para aludir en general al conjunto de estos dispositivos se empieza a usar, y es adecuado, el término ponibles: «Es probable que las compañías introduzcan innovaciones en los ponibles».

7. El internet de las cosas y el internet de los datos

Las expresiones internet de las cosas, que se emplea para referirse a la conexión digital de objetos cotidianos con internet, e internet de los datos son denominaciones comunes que no necesitan comillas ni cursiva y que se escriben con minúscula inicial en cosas y datos. Respecto al sustantivo internet, la Academia admite tanto la mayúscula como la minúscula; además, puede emplearse en masculino y en femenino. La sigla IdC es una alternativa adecuada en español a IoT, con la que frecuentemente se abrevia la denominación internet de las cosas.

8. 5G 3D, mejor sin guion

La forma 5G, que se usa para aludir a la quinta generación de tecnología móvil, se escribe preferiblemente sin guion entre la cifra y la letra. Esta recomendación también se aplica a otras siglas como 3D, por ejemplo, en comunicación 3D.

9. Pantalla, mejor que display

La voz inglesa display puede sustituirse en español por pantalla (de visualización) o visualizador.

10. Píxel pixel, ambas válidas

Tanto píxel (llana) como pixel (aguda) son válidas para aludir al elemento mínimo de ciertos tipos de imágenes. La primera es habitual en España y la segunda es la mayoritaria en muchos países de América. El plural se forma añadiendo -es, es decir, píxeles y pixeles. Los de megapíxel y megapixel (escritos en una sola palabra) son megapíxeles y megapixeles.

11. Teléfono básico, mejor que feature phone

Las expresiones teléfono básico/común terminal sin conexión son alternativas en español a feature phone. Coloquialmente, también se utiliza con este sentido teléfono tonto, traducción de la variante informal inglesa dumb phone.

12. Light, en cursiva

La ausencia de algunas empresas grandes en el congreso hace que los medios empleen con frecuencia la voz inglesa light como calificativo de esta edición. Esta palabra está recogida en letra cursiva en el diccionario académico, por lo que adecuado es escribirla con este tipo de letra o, si no fuera posible, entrecomillada. Además, el Diccionario panhispánico de dudas ofrece algunas alternativas como livianoligero o descafeinado, que pueden ser más o menos adecuadas en función del contexto y del distinto matiz que se quiera comunicar.

 

[Foto: archivo Efe/Andreu Dalmau – fuente: http://www.fundeu.es]

¿Un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

 

La Administración muestra problemas a la hora de dar nombre a cosas o ideas. Ya se vio, por ejemplo, con las etapas pandémicas de hace un año, cuando la “fase cero” resultó ser la primera fase; la segunda fase o fase número dos era oficialmente la “fase uno”, y la tercera fase se llamó “fase dos”, de modo que a la “fase 3” le tocaba ser en realidad la cuarta. Por no hablar de la “cita previa”: menos mal que nos la dan antes de ir, y no después.

Fernando Beltrán, poeta y especialista en nombrar (algunos lo llaman naming), ha creado denominaciones como la del centro La Casa Encendida y las marcas Opencor o Amena, entre otras. El Parque Biológico de Madrid, de inversión privada y creado con ese nombre en 2001, pasó de ruinoso a masivo en 2002, a partir de que Beltrán lo llamase Faunia.

No contratarán a Beltrán en la Administración, porque sería un lío burocrático. Haría falta convocar un concurso en el que al final se elegiría la oferta más barata. Pero un buen nombrador, profesional o aficionado, habría pensado un rato antes de lanzar las nuevas franjas para las tarifas de la luz: “horas punta”, “horas valle” y “horas llanas”.

La locución “hora punta” habita entre nosotros desde hace decenios, para designar los momentos del día en que se producen aglomeraciones de personas o concentraciones de consumo. “La hora valle” se venía oponiendo a la anterior, para reflejar la metáfora de la llanura entre dos picos, como suelen mostrar las curvas de consumo. Ambas expresiones figuran en el Diccionario con esos sentidos y con referencia a los transportes y al suministro de agua y electricidad. Y para saber lo que expresan no se precisa consultar la obra académica, si se tienen en la cabeza los significados de punta y de valle.

Pero ahora las tarifas eléctricas han sumado una tercera locución: “hora llana”, que a diferencia de las anteriores no aparece en el Diccionario como formación estable. Así que tenemos hora punta, hora llana y hora valle. Pero ¿un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

El tramo más caro para el consumo eléctrico corresponde a los dos segmentos de “horas punta” (de 10.00 a 14.00 y de 18.00 a 22.00). Después viene la tarifa media para la “hora llana” (de 8.00 a 10.00, de 14.00 a 18.00 y de 22.00 a 24.00). Y la tarifa más baja (de las 0.00 a las 8.00) se llama “hora valle”. Todo un despropósito.

El valle se define como “un llano entre montañas”. Por tanto, deberíamos imaginarlo entre las horas punta. Sin embargo, aquí la hora comprendida entre horas punta (o picos metafóricos) no es la hora valle, sino la hora llana. Aún más: el valle de la factura no está comprendido entre montañas, sino entre llanos.

Quizás habría sido más adecuado para la mejor comprensión intuitiva elegir los términos “hora llana”, “hora meseta” y “hora punta”. Eso sí, con la licencia de que en realidad se trata de unas puntas muy mesetarias: de cuatro horas cada una.

El lenguaje del poder tiende a aplastar al ciudadano que aspire a descifrar lo que no conviene que entienda. Así venía ocurriendo con el oscuro recibo de la luz y sus datos ininteligibles, que nos hacen creer mal empleado el tiempo que dedicamos en el colegio a las matemáticas. Ahora nos oscurecen también las palabras, en una maniobra consecuente con la anterior y que nos deja en la duda de si aprendimos correctamente la lengua. Lo que ya no se comprende es por qué además pretenden que nos sintamos idiotas con la geografía.

[Foto: VÍCTOR SAINZ – fuente: http://www.elpais.com]

Dans le cadre de « Bohemia Magica, Une Saison tchèque en France » (mai-décembre 2002), le Musée du Montparnasse a évoqué Franz Kafka (1883-1924), son œuvre, ses proches et son époque. Extraits de ses romans, notamment sur ses voyages à Paris (1910, 1911), ses dessins à la plume, des tableaux, des photographies de Prague, et bien d’autres documents sont rassemblés pour nous inviter dans l’univers de cet écrivain tchèque, Juif, de langue allemande. La Bibliothèque nationale d’Israël a mis en ligne des œuvres de Kafka.

Publié par Véronique Chemla

« Les deux voyages de Kafka à Paris (1910 et 1911) avec Max Brod, à travers des tableaux et des photographies de l’époque, les peintres tchèques de Montparnasse à l’époque de ces séjours (Alphonse Mucha, François Eberl, François Kupka), ceux qui ont connu Kafka à Prague, avant leur arrivée à Paris (Georges Kars et Othon Coubine du groupe des Huit), les photographies de Roger Pic de la mise en scène du « Procès » par Jean-Louis Barrault au Théâtre Marigny (septembre 1947), la vie et l’œuvre de Franz Kafka, à travers la vision de peintres et de sculpteurs de notre temps, les promenades pragoises de Kafka illustrées par des photos d’époque et récentes de Hélène Moulonguet et Christian Parisot, la richesse culturelle de Praga Magica, sous l’empire austro-hongrois puis dans la Tchécoslovaquie, l’univers onirique de l’auteur du « Procès », son recrutement par une compagnie d’assurance et la chambre de Kafka imaginée par Jack Vanarsky ». Cette exposition, c’est cela et autre chose, en raison du hiatus entre ses deux titres et son contenu très divers.

Plus que de « métamorphoses », il s’agit de présentations, d’inspirations, d’adaptations et d’introductions à Kafka. Tels les portraits de la famille bourgeoise et commerçante de Kafka par Valerio Cugia. Ou ceux du Cercle de Prague par Gerardo Dicrola, et les rêveries des peintres Anne Gorouben et Andrea Fortina, ou « Le Château » par Nathalie du Pasquier. Des visions teintées de mystère d’une « œuvre peu connue du vivant de Kafka, bannie sous le nazisme, redécouverte en France après la guerre par André Gide, André Breton et Jean-Paul Sartre ».

La « reconstitution du cabinet de travail de Kafka » et la boule sombre de Vladimir Skoda (2002) laissent perplexe et leurs bruits irritent.

Kafka, « l’émanation d’une culture qui n’est plus » (Gérard-Georges Lemaire)

Les angles retenus effleurent des faits ou suscitent des questions. Contre la volonté de Kafka qui souhaitait que ses manuscrits et lettres fussent détruits, son meilleur ami, Max Brod, les fait publier (« Le Château »), même inachevés (« Le Procès »), tant il est convaincu du caractère majeur de ces textes.

Kafka, un fin juriste ? C’est ce qu’affirme l’exposition. Alors le raisonnement juridique a-t-il marqué les œuvres de Kafka ? Quelle est la part de sa judéité dans leurs genèses ? Car « après avoir rejeté les traditions du judaïsme, Kafka découvre vers 1910 la littérature yiddish, la Bible, les textes hassidiques et se passionne pour l’idéal communautaire des premières colonies (sic) sionistes. Il lit Dostoïevski, s’initie aux théories socialistes et anarchistes et fréquente les milieux d’avant-garde pragois, allemands et tchèques ».

Pourquoi ses amours furent elles « malheureuses et interrompues » ? Pourquoi Milena a-t-elle été l’amour impossible de Kafka ? Pourquoi n’avoir pas montré aussi les photos de l’adaptation théâtrale de « La Métamorphose » par Yasmina Reza et Roman Polanski (1988) ?

Malgré cette multiplicité d’angles, la curiosité du visiteur demeure donc inassouvie. Le catalogue et le documentaire diffusé viennent suppléer certains manques.

Milan Kundera

Le 3 juin 2014, BibliObs a publié l’article « J’aimerais définir la beauté de Kafka, mais je n’y arriverai jamais » de Milan Kundera (hors-série du « Nouvel Observateur » consacré à la bibliothèque idéale des XIXe et XXe siècles, paru en mai 2013) :

« On a écrit un nombre infini de pages sur Franz Kafka qui, pourtant, est resté (peut-être justement grâce à ce nombre infini de pages) le moins compris de tous les grands écrivains du siècle passé. «Le Procès», son roman le plus connu, il s’est mis à l’écrire en 1914. C’est-à-dire exactement dix ans avant la publication du premier «Manifeste» des surréalistes, qui n’avaient pas alors la moindre idée de la fantaisie «sur-réelle» d’un Kafka, auteur inconnu dont les romans ne seront publiés que longtemps après sa mort. Il est donc compréhensible que ces romans qui ne ressemblaient à rien aient pu paraître comme hors du calendrier de l’histoire littéraire, cachés dans un lieu qui n’appartenait qu’à leur auteur.

Pourtant, malgré cet isolement, leurs innovations esthétiques précoces représentaient un événement qui ne pouvait pas ne pas influencer (même à retardement) l’histoire du roman. «C’est Kafka qui m’a fait comprendre qu’un roman, on pouvait l’écrire autrement», m’a dit une fois Gabriel Garcia Marquez.

Kafka examine les protagonistes de ses romans d’une façon toute particulière, comme on peut le constater clairement dans «le Procès» : il ne dit pas un mot de l’aspect physique de K. ; pas un mot de sa vie avant les événements du roman ; même de son nom, il ne nous laisse connaître qu’une seule lettre. En revanche, dès le premier paragraphe et jusqu’à la fin du livre, il se concentre sur sa situation : sur la situation de son existence.

Dans le cas du «Procès», il s’agit de la situation de celui qui est accusé. Cette accusation se présente d’abord d’une façon plutôt drôle: deux messieurs tout à fait ordinaires arrivent le matin chez K., qui est encore au lit, pour lui faire savoir, pendant une conversation plutôt agréable, qu’il est accusé et qu’il doit s’attendre à ce que l’examen de son cas s’étende sur une très longue période. La conversation est aussi absurde que drôle. D’ailleurs, quand Kafka a lu ce chapitre pour la première fois à ses amis, ils ont tous ri.

Le crime et le châtiment ? Ah non, ces deux notions dostoïevskiennes n’ont absolument rien à faire ici. Pourtant, des régiments de kafkologues les ont considérées comme le thème principal du «Procès». Max Brod, l’ami fidèle de Kafka, n’a pas le moindre doute sur la présence, chez K., d’une lourde faute cachée: d’après lui, K. est coupable de «Lieblosigkeit» (incapacité d’aimer ) ; de même, Edouard Goldstücker, un autre kafkologue célèbre, tient K. pour coupable «parce qu’il a permis que sa vie se fût mécanisée, automatisée, aliénée» et qu’il a transgressé ainsi «la loi à laquelle toute l’humanité est soumise et qui nous dit: Sois humain».

Mais encore plus fréquente (et je dirais encore plus bête) est l’interprétation juste contraire qui, pour ainsi dire, orwellise Kafka : selon elle, K. est persécuté par les criminels d’un pouvoir «totalitaire» avant la lettre, comme c’est le cas, par exemple, dans la célèbre adaptation cinématographique du roman réalisée par Orson Welles en 1962.

Or K. n’est ni innocent, ni coupable. C’est un homme culpabilisé, ce qui est une chose toute différente. Je feuillette le dictionnaire: le verbe culpabiliser a été utilisé pour la première fois en 1946 et le substantif culpabilisation encore plus tard, en 1968. La naissance tardive de ces mots prouve qu’ils n’étaient pas banals: ils nous faisaient comprendre que chaque homme (si je peux moi-même jouer avec des néologismes) est culpabilisable ; que la culpabilisabilité fait partie de la condition humaine. Soit à cause de notre bonté qui craint d’avoir blessé les faibles, soit à cause de notre couardise qui a peur de froisser ceux qui sont plus forts que nous, la culpabilisabilité est toujours avec nous.

Kafka n’a jamais formulé de réflexions abstraites sur les problèmes de la vie humaine ; il n’aimait pas inventer des théories ; jouer le rôle d’un philosophe ; il ne ressemblait ni à Sartre ni à Camus ; immédiatement, ses observations de la vie se transformaient en fantaisie ; en poésie – la poésie de la prose.

Un jour, K. est invité (anonymement, par téléphone) à se présenter, le dimanche suivant, dans une maison de banlieue pour y participer à une petite enquête le concernant. Pour ne pas compliquer le procès qu’il ne veut pas prolonger inutilement, il décide d’obtempérer. Donc, il y va. Même s’il n’a pas été convoqué à une heure précise, il se dépêche. D’abord il veut prendre un tramway. Puis il refuse cette idée pour ne pas s’abaisser devant ses juges par une ponctualité trop docile.

Mais en même temps, il ne souhaite pas prolonger le déroulement du procès, et donc il court ; oui, il court (dans l’original allemand le mot «courir», «laufen», se répète trois fois dans le même paragraphe) ; il court parce qu’il veut garder sa dignité et, cependant, arriver à temps à un rendez-vous dont l’heure reste indéterminée.

Ce mélange du grave et du léger, du comique et du triste, du sens et du non-sens, accompagne tout le roman jusqu’à l’exécution de K. et fait naître une étrange beauté qui n’a pas son pareil ; j’aimerais bien la définir, cette beauté, mais je sais que je n’y arriverai jamais. »

Manuscrits

Le 7 juillet 2015, un tribunal israélien a statué : les manuscrits de Kafka, dont avaient hérité Eva Hoffe et Ruth Wiesler, filles de la secrétaire de Max Brod, Esther Hoffe, reviendront à la Bibliothèque nationale d’Israël.

Le 7 février 2016, dans le cadre de Toute la mémoire du monde, 4e festival international du film restauré, la Cinémathèque française présenta Kafka va au cinéma, de Hanns Zischler (France / 2002 / 52 min) : « Durant des années, au gré de ses voyages et de ses déplacements professionnels, Hanns Zischler a tenté de retrouver, dans les archives et les cinémathèques, la trace des films évoqués par Franz Kafka dans sa Correspondance et dans son Journal entre 1908 et 1913. Ce film documentaire propose un jeu de pistes sur les traces de l’écrivain, entre Prague, Vérone et Paris, à la rencontre de personnalités qui viennent éclairer les réflexions de Zischler. Michal Bregant, des Archives du cinéma de Prague, évoque le cinéaste tchèque Jan Krizenecky dont les films, souvent comparés à ceux des frères Lumière, dévoilent Prague telle que Kafka l’a connue. Peter-André Alt apporte une analyse de la méthode d’écriture de Kafka à l’aune de sa vision du cinéma. Ce film offre des perspectives pleines d’esprit sur la fascination de Franz Kafka envers le cinématographe, et la fascination de Hanns Zischler envers Kafka ».

Le 8 août 2016, la Cour suprême d’Israël a confirmé un jugement de 2012 concernant les manuscrits de l’écrivain pragois Franz Kafka (1883-1924) détenus par la Bibliothèque nationale d’Israël. Elle a statué en faveur de la détention par cette Bibliothèque de ce fonds. Elle a donc « rejeté l’appel des sœurs Hoffe, héritières de Max Brod, un ami et exécuteur testamentaire de l’auteur du Procès, qui avaient été déboutées ».

Le 26 mai 2021, la Bibliothèque nationale d’Israël a mis en ligne des œuvres restaurées et numérisées de Kafka :

« The writer Franz Kafka (1883–1924) is considered a key figure in the annals of modern world literature. Kafka was born to an assimilated Jewish family in Prague, then one of the most important cities in the Austro-Hungarian Empire. He studied law at the German University in Prague, where he met the writer Max Brod, who would become his close friend.

During his academic studies, Kafka developed an intense interest in literature and philosophy, and begin writing his first works soon after. Kafka died of tuberculosis at the age of 41. Skeptical of its literary value, throughout his short life Kafka hesitated to publish his work, and as a result he received little recognition as a literary figure during his own lifetime. Thanks to Brod, who encouraged Kafka to complete and publish his works, Kafka’s writing has entered the canon of Western literature. The Schocken publishing house also contributed to Kafka’s worldwide recognition: in 1934, with Brod’s mediation, the publisher agreed to print a complete edition of Kafka’s writings. The first volumes were published in Germany and later in Czechoslovakia and the United States. Shocken also published Kafka’s works in Hebrew translation.

Kafka’s Estate

In 1921 and 1922, Kafka wrote two notes to Brod asking that all his manuscripts, paintings and letters be destroyed after his death. In defiance of this clear directive, from June 1924 Brod collected all of the materials from the various locations, examined them and began to publish what Kafka had stored away during his lifetime. The three unfinished novels The Trial, America and The Castle are among the most well-known of these works. Brod took all of Kafka’s writings with him when he left his native Czechoslovakia for Mandatory Palestine in March 1939, just hours before the Nazis invaded the country. In the early 1960s, he returned most of them to Kafka’s heirs.

These materials are preserved today in the Bodleian Library at Oxford, while hundreds of letters, a number of short manuscripts and even many of Kafka’s drawings remained in Brod’s possession, comprising a significant part of Kafka’s literary legacy. Between 2016 and 2019, Brod’s own extensive personal archive, along with Kafka’s items, was deposited in the National Library of Israel. A number of other original items of Kafka’s, including notebooks in which he practiced his Hebrew, are also preserved today at the National Library, and together these materials represent the third largest collection in the world of the great writer’s original material.

The digitization was performed by photographer Ardon Bar-Hama and was made possible thanks to the generous support of George Blumenthal ».

« La plupart des documents récupérés avaient déjà été publiés par Max Brod, à part des dessins inédits ni signés ni datés. Parmi ces documents figurent « environ 120 dessins, plus de 200 lettres à l’écrivain Max Brod, [dont] l’original de son testament littéraire demandant à son ami qu’il brûle tous ses écrits », a expliqué à l’Agence France-Presse Stefan Litt, conservateur chargé du projet ».

Le 10 juin 2021, à Prague (République tchèque), le Prix Franz Kafka 2020 a été « décerné à l’écrivain franco-tchèque Milan Kundera à l’occasion d’une cérémonie organisée à Prague, a fait savoir l’ambassade de France en République tchèque. À la demande de l’auteur, le prix sera remis à Anna Kareninová, la traductrice officielle de ses œuvres françaises en tchèque. »

« Âgé de 92 ans, Milan Kunderaest un des plus célèbres écrivains contemporains. Il vit en France depuis la moitié des années 1970. Il est le 20e lauréat de ce prix littéraire international décerné par la Société Franz Kafka et la ville de Prague. La date traditionnelle de la cérémonie de remise du prix, en octobre, a dû être reportée en raison de la pandémie de coronavirus ».

Variations sur Kafka

En 2016-2017, les trois galeries Saphir, notamment à Paris, présentèrent l’exposition Variations sur Kafka. Xylographiesde Sergio Birga, « artiste contemporain italien qui travaille avec brio la gravure sur bois ». Il avait rencontré des peintres expressionnistes allemands, tel Kokoschka.

Né en 1940 à Florence, cet artiste a été à l’honneur en 1977 par l’exposition collective « Mythologies Quotidiennes 2 » (ARC), qui réunissait des œuvres de peintres du mouvement « Figuration Narrative ».

Il « peuple ses paysages d’Italie, de Jérusalem ou de France, de réminiscence classiques étrangement revisitées par une inquiétante poésie ». Ce Chevalier des Arts et Lettres vit et travaille à Paris depuis 1966.

Kafka et Prague

Le 28 mars 2019 de 20 h 30 à 22 h 30, le Cercle Bernard Lazare (CBL) proposa la conférence « Kafka et Prague » avec Daniel Chocron, écrivain et coauteur avec Marinette Delanné, de « À Prague, sur les traces de Kafka » (Éd. La Lucarne des Écrivains). « Comment cette ville si particulière a-t-elle marqué un des plus grands écrivains du XXème siècle ? ».

Arte diffusa jusqu’au 6 septembre 2020, dans le cadre d' »Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), « Prague la kafkaïenne » (Prag und Kafka). « Fin du 19ème siècle, Prague en Tchéquie est le cœur battant de la Mitteleuropa, cette Europe centrale qui brasse les cultures allemande, autrichienne, tchèque et juive. Dans ce brassage culturel unique naît Franz Kafka. Tchèque de confession juive et de langue allemande, l’auteur de la « Métamorphose » et du « Château » incarne l’identité à facettes multiples de sa ville ».

« Prague la kafkaïenne« 
France, 2018

Gérard-Georges Lemaire, « Métamorphoses de Kafka ». Editions Eric Koehler-Musée du Montparnasse, 2002. 288 pages. ISBN : 2 7107 0701 2

Jusqu’au 15 janvier 2017
Aux Galeries Saphir

Rambuteau : 69, rue du Temple. 75003 PARIS. TEL :  01 42 72 61 19
Wagram  : 69, avenue de Villiers.  75017 PARIS. TEL : 01 44 40 26 84
Lundi – Vendredi : 13:00 à 19:00  –  Dimanche : 13:00 à 19:00
Face Parking : 38, rue du Maréchal Leclerc  35800 DINARD. TEL : 02 99 46 86 85
Visuels :
Sergio Birga
Quadridessins

Cet article a été publié en 2002 par Guysen, et sur ce blog le :
– 23 octobre 2012 en raison du récent jugement d’un tribunal de Tel-Aviv imposant que soient déposés à la bibliothèque nationale d’Israël tous les écrits de Kafka et de Max Brod, son ami et exécuteur testamentaire. Arte a déprogrammé Kafka, le dernier procès de Sagi Bornstein le 24 octobre 2012 ;
– 4 juillet 2013. Hier était le 130e anniversaire de la naissance de Kafka ;
– 25 avril 2014. La Crypte du Martyrium Saint-Denis (75018) présente Le Journal de Kafka (1h15) les samedi à 20 h 30 et dimanche 16h30, dans une adaptation, nouvelle traduction et mise en scène de Béatrice Guéna (alias Laura Ley) ; les textes sont dits par Zygmunt Blazynsky ;
– 7 juillet 2015, 3 février, 13 août et 22 décembre 2016, 28 mars 2019.

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

A los que cumplieron 40 y no deseamos llamar “cuarentones” les correspondería ser “cuadragenarios”

Decenas de personas hacen cola para recibir la vacuna en el Hospital Isabel Zendal durante la Semana Santa.

Las informaciones sobre las personas vacunadas y por vacunar se refieren con frecuencia a los octogenarios, los septuagenarios, los sexagenarios…

En el habla común nombramos las décadas de edad con un notable sesgo: quinceañero, veinteañero, treintañero; cuarentón, cincuentón; sexagenario…, nonagenario. (No existen los cincoañeros ni los decañeros; hasta los quince no hay sufijo asociado a la edad). Como se ve, la terminación -añero se transmuta en –genario (no confundir con “geranio”) tras una doble parada en -entón:

La Gramática advierte (página 532) de esa connotación irónica o despectiva que acompaña a los vocablos donde se acopla el sufijo –entón, a la que se acude incluso en ambientes familiares: es decir, en contextos donde no llega la sangre al río pero maldita la gracia. Por tanto, al tratarse de expresiones de andar por casa, las referencias formales a edades de vacunación no mencionarán los términos “cuarentones” y “cincuentones”. He ahí dos décadas lingüísticamente vulnerables. Antes de ellas, los veinteañeros y demás gozarán de una asignación bien acogida; y después, los sexagenarios y siguientes serán nombrados con distante respeto mediante vocablos considerados cultos, lo cual no impedirá que los reciban con incómoda resignación.

Con el Diccionario en la mano, los treintañeros pueden ser también “treintones”, pero esto se marca como despectivo. Y a los que han cumplido 40 y no deseamos llamar “cuarentones” porque no se dejan, les correspondería también el adjetivo “cuadragenarios”, ya sin matices problemáticos para quien reciba el término, aunque probablemente tildemos de pedante a quien lo pronuncie: será raro oír “cuadragenario” en una conversación de chiringuito veraniego, por ejemplo. A su vez, los que tienen entre 50 y 59 son “cincuentones” si hablamos en confianza o con desprecio (eso tendrá que deducirlo cada cual), y “quincuagenarios” si usamos un lenguaje más formalista. Al cumplir los 60 se pasa a “sexagenario” (o “sesentón” si asumimos el riesgo ponderativo). Y lo mismo sucede con septuagenarios o setentones, octogenarios u ochentones, nonagenarios o noventones. A los que han cumplido los 100 se les llamaba antaño también “quintañones” (por las 100 libras de un quintal), pero ahora nos basta a todos con la admiración y el respeto de la sola palabra “centenario”.

Por desgracia, ahí se detiene la lista.

Podríamos reclamar ahora una nueva faceta del lenguaje políticamente correcto: que la terminación –añero se extendiese a las demás edades. La obra académica no recoge tal opción. En cambio, el diccionario de uso de Seco, Andrés y Ramos sí incluye “cuarentañero” (pero no “cincuentañero” y siguientes). Ahora bien, ¿serían sinónimas, por ejemplo, “sexagenario” y “sesentañero”? Tal vez no. Cuando alguien dice “sesentañero” está usando una connotación adicional. Porque ese término señala a una persona de más de 60 años, sí, pero que muestra trazas juveniles, bien por su espíritu o bien por su forma física. Por el contrario, “sesentón” y “sexagenario” connotan a alguien que ha cumplido las mismas seis décadas… con otra actitud vital.

Quizás pronto convivan en el Diccionario académico “cuarentón” y “cuarentañero”, “sexagenario” y “sesentañero”… Eso sí, para designar realidades distintas: “No es una cincuentona, es una cincuentañera”, aclararíamos. Pero este sufijo amable no llegará por la compasión general. Habrá que ganárselo a pulso.

 

[Foto: DIEGO RADAMES/SOPA IMAGES/LIGHTROCKET VIA GETT – fuente: http://www.elpais.com]

O “autoritarismo social” como origem e forma da violência no Brasil

Escrito por Marilena Chaui

Desde a Idade Média até a Revolução Francesa, um homem se tornava rei por meio de uma cerimônia religiosa na qual era ungido e consagrado pelo papa. A cerimônia possuía quatro funções principais: em primeiro lugar, afirmar que rei é escolhido por uma graça divina, sendo rei pela graça de Deus, devendo representá-lo na Terra (ou seja, não representa os súditos, mas Deus); em segundo, que o rei é divinizado, passando a ter, além de seu corpo humano mortal, um corpo místico imortal, seu corpo político; em terceiro, que o rei é Pai da Justiça, isto é, sua vontade é lei (ou como diz o adágio: o que apraz ao rei tem força de lei); em quarto, que é Marido da Terra, isto é, o reino é seu patrimônio pessoal para fazer dele e nele o que quiser.

No dia 6 de janeiro de 2019 (ou seja, no Dia de Reis do calendário cristão), na Igreja Universal do Reino de Deus, o pastor Edir Macedo ungiu e consagrou o recém-empossado presidente da república, Jair Messias Bolsonaro, declarando que este foi escolhido por Deus para governar o Brasil. Como Marido da Terra, Messias Bolsonaro está divinamente autorizado a devastar o meio ambiente; como Pai da Justiça, está divinamente autorizado a dominar o poder judiciário e a exterminar cidadãos por meio tanto de forças policiais como de grupos milicianos; e como corpo político imortal, está divinamente assegurado de que é indestrutível. Da Amazônia devastada a Jacarezinho destroçada, passando pelos cemitérios, com 450 mil mortos, reina Messias Bolsonaro, presidente da república pela graça de Deus.

A maioria de seus críticos afirma que se trata de um sociopata ou um psicopata. Essas designações, entretanto, pressupõem conhecimentos científicos que a maioria de nós não possui. Por isso, penso que um conceito vindo da ética seja o mais accessível porque todos nós somos capazes de conhecê-lo e compreendê-lo: o conceito de crueldade, que a ética considera um dos vícios mais terríveis, pois é a forma máxima da violência.

De acordo com os dicionários vernáculos, violência é: 1) tudo o que age usando a força para ir contra a natureza de algum ser (é desnaturar); 2) todo ato de força contra a espontaneidade, a vontade e a liberdade de alguém (é coagir, constranger, torturar, brutalizar); 3) todo ato que conspurca a natureza de alguém ou de alguma coisa valorizada positivamente por uma sociedade (é violar); 4) todo ato de transgressão contra aquelas coisas e ações que alguém ou uma sociedade definem como justas e como um direito (é espoliar ou a injustiça deliberada); 5) consequentemente, violência é um ato de brutalidade, sevícia e abuso físico e/ou psíquico contra alguém e caracteriza relações intersubjetivas e sociais definidas pela opressão e pela intimidação, pelo medo e pelo terror.

A violência é a presença da ferocidade nas relações com o outro enquanto outro ou por ser um outro, sua manifestação mais evidente encontrando-se no genocídio e no apartheid.

Assim sendo, podemos indagar: haveria algo mais violento e mais cruel do que a fala emblemática do presidente da república – “E daí? Não sou coveiro” – justificando o descaso diante da morte de seus governados, a desmontagem do SUS em plena pandemia, os cortes das verbas para a saúde, a recusa da compra de vacinas, a defesa de algo potencialmente mortal como a cloroquina, o inominável auxílio emergencial de R$ 150,00, e a recusa de condenar as empresas que usam trabalho escravo, infantil e de idosos? Haveria algo mais cruel do que, perante famílias enlutadas e mergulhadas na dor, fazer carreata de motocicletas no Rio de Janeiro, festejando a morte e o sofrimento alheios?

A maioria dos críticos de Messias Bolsonaro se refere às suas atitudes perante a pandemia com o termo “negacionismo”. Embora não seja incorreto, me parece um termo muito suave para caracterizá-las, podendo ser tomado simplesmente como o gosto pela ignorância e pela estupidez. Penso que iremos ao fundo dessa treva se designarmos suas atitudes e discursos como ódio ao pensamento. Por que? Porque a marca essencial do pensamento é a distinção entre o verdadeiro e o falso enquanto as falas de Messias Bolsonaro concretizam aquilo que Theodor Adorno denominou cinismo, isto é, a recusa deliberada de distinguir entre o verdadeiro e o falso, fazendo da mentira a arte de governar.

A exposição do cinismo está evidenciada a olho nu pela CPI da covid-19 e pela inacreditável declaração presidencial de que as nações indígenas são responsáveis pelo desmatamento da Amazônia. No caso específico da educação, esse ódio vem exprimir-se na ideologia da Escola sem Partido, nas perseguições a professores e pesquisadores que levantam a voz contra a barbárie, nos cortes de verbas para a educação fundamental, para as universidades públicas e para as agências de fomento à pesquisa, cortes que são expressão política da frase, também emblemática, de Paulo Guedes: “Os programas sociais dos governos anteriores permitiram que até o filho do porteiro fosse para a universidade”.

Podemos indagar porque a crueldade e o cinismo não são considerados por boa parte da população como o núcleo definidor da governança bolsonarista. Ou por que, no caso da pandemia, seguindo os passos do governante, muitos não percebem a si mesmos como violentos ao recusar o isolamento social e o uso de máscara, tornando-se agentes potenciais da morte alheia, portanto, assassinos. Podemos responder dizendo que Messias Bolsonaro e sua corte podem exibir-se como crueldade ou violência nua porque, no Brasil, a existência da violência é negada no momento mesmo em que é exibida. Refiro-me à produção de imagens da violência que ocultam a violência real e a procedimentos ideológicos que a dissimulam.

Comecemos pelas imagens usadas para falar na violência:

– fala-se em chacina e massacre para referir-se ao assassinato em massa de pessoas indefesas, como crianças, moradores de comunidades, encarcerados, indígenas, sem-terra, sem-teto;

– fala-se em indistinção entre crime e polícia para referir-se à participação de forças policiais no crime organizado;

– fala-se em guerra civil tácita para referir-se ao movimento dos sem-terra, aos embates entre garimpeiros e índios, policiais e narcotraficantes, aos homicídios e furtos praticados em pequena e larga escala e para falar dos acidentes de trânsito;

– fala-se em vandalismo para referir-se a assaltos a lojas, mercados e bancos, a depredações de edifícios públicos e ao quebra-quebra de ônibus e trens do transporte coletivo;

– fala-se em fraqueza da sociedade civil para referir-se à ausência de entidades e organizações sociais que articulem demandas, reivindicações, críticas e fiscalização dos poderes públicos;

– fala-se em debilidade das instituições políticas para referir-se à corrupção nos três poderes da república;

– fala-se em desordem para indicar insegurança, ausência de tranquilidade e estabilidade, isto é, para referir-se à ação inesperada e inusitada de indivíduos e grupos que irrompem no espaço público desafiando sua ordem.

Essas imagens têm a função de oferecer uma imagem unificada da violência: chacina, massacre, vandalismo, guerra civil tácita, indistinção entre polícia e crime e desordem pretendem ser o lugar onde a violência se situa e se realiza; fraqueza da sociedade civil e debilidade das instituições políticas são apresentadas como impotentes para coibir a violência, que, portanto, estaria localizada noutro lugar e não nas próprias instituições sociais e políticas. Ora, justamente porque se trata de uma imagem e não de um conceito, nela permanece oculta a própria origem da violência.

Passemos aos procedimentos ideológicos que a dissimulam:

– procedimento da exclusão: afirma-se que a nação brasileira é não violenta e que, se houver violência, esta é praticada por gente que não faz parte da nação (mesmo que tenha nascido e viva no Brasil). Trata-se da diferença entre um nós-brasileiros-não-violentos e um eles-não-brasileiros-violentos;

– procedimento da distinção: distingue-se entre o essencial e o acidental, isto é, por essência, os brasileiros não são violentos e, portanto, a violência é acidental, um acontecimento efêmero, uma “onda”, uma “epidemia” ou um “surto” localizado na superfície de um tempo e de um espaço definidos;

– procedimento jurídico: a violência fica circunscrita ao campo da delinquência e da criminalidade, o crime sendo definido como ataque à propriedade privada (furto, roubo, depredação) seguido de assassinato (latrocínio). Isso permite, por um lado, determinar quem são os “agentes violentos” (de modo geral, a classe trabalhadora e, nela, os negros) e, por outro, legitimar a ação policial contra a população pobre, os sem-terra, os negros, os indígenas, os moradores de rua, os favelados e afirmar que a existência de crianças sem infância decorre da “tendência natural dos pobres à criminalidade”;

– procedimento sociológico: fala-se em “onda” ou “surto” de violência como algo que acontece num momento definido do tempo, aquele no qual se realiza a “transição para a modernidade” das populações que migram do campo para a cidade e das regiões mais pobres para as mais ricas, causando o fenômeno temporário da anomia, no qual a perda das formas antigas de sociabilidade ainda não foram substituídas por novas, fazendo com que os migrantes pobres tendam a praticar atos isolados de violência que desaparecerão quando estiver completada a “transição”;

– procedimento da inversão do real: o machismo é considerado proteção à natural fragilidade feminina; o racismo, proteção contra a natural inferioridade dos negros, indígenas e orientais; a repressão contra os lgbtq+, proteção natural aos valores sagrados da família; a desigualdade salarial entre homens e mulheres, entre brancos e negros, indígenas, orientais como compreensão da superioridade natural dos homens brancos com relação aos demais humanos; a destruição do meio ambiente é propalada como prova de progresso e civilização; e assim por diante.

Conservando as marcas da sociedade colonial escravista e patrimonialista, a sociedade brasileira é marcada pelo predomínio do espaço privado sobre o público. É fortemente hierarquizada em todos os seus aspectos: as relações sociais e intersubjetivas são sempre realizadas como relação entre um superior, que manda, e um inferior, que obedece. As diferenças e assimetrias são sempre transformadas em desigualdades que reforçam a relação de mando-obediência.

O outro jamais é reconhecido como sujeito, tanto no sentido ético quanto no sentido político, jamais é reconhecido como subjetividade nem como alteridade e muito menos como cidadão. As relações, entre os que julgam iguais, são de “parentesco” ou “compadrio”, isto é, de cumplicidade; e, entre os que são vistos como desiguais, o relacionamento toma a forma do favor, da clientela, da tutela ou da cooptação; e, quando a desigualdade é muito marcada, assume a forma da opressão.

Podemos, portanto, falar em autoritarismo social como origem e forma da violência no Brasil. Situação, agora, ampliada e agravada pela política neoliberal, que não faz senão aprofundar o encolhimento do espaço público dos direitos e o alargamento do espaço privado dos interesses do mercado ao desviar o fundo público, destinado aos direitos sociais, para financiar o capital, de tal maneira que tais direitos são privatizados ao serem transformados em serviços vendidos e comprados no mercado, aumentando exponencialmente a divisão social e a desigualdade das classes sociais.

Eis porque a pandemia expõe, para além de todo limite admissível, a ferida que consome nossa sociedade, isto é, realização da luta de classes pela polarização máxima entre a miséria absoluta das classes exploradas e a opulência absoluta da classe dominante (estupidamente imitada por uma parte da classe média), cujo poder não esconde seu próprio cinismo, que se exprime no pleno apoio ao governante coveiro, miliciano ungido e consagrado pela graça de Deus.

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

 

Personal, plantilla o empleados son alternativas en español a la voz inglesa staff, tal como indica el Diccionario panhispánico de dudas.

En los medios de comunicación es frecuente encontrar frases como «La NBA endurece el protocolo sanitario y castigará a jugadores y staff que no lleven la mascarilla bien puesta», «El exfutbolista podría formar parte del staff del entrenador italiano en su vuelta al Real Madrid» o «El reconocido festival ofrecerá gratis vacunas contra la COVID-19 a todos los artistas y staff».

Sin embargo, para referirse al ‘conjunto de los trabajadores fijos de un organismo o empresa’, la Academia recomienda emplear las variantes españolas mencionadas.

Así pues, en los ejemplos anteriores habría sido preferible escribir «La NBA endurece el protocolo sanitario y castigará a jugadores y empleados que no lleven la mascarilla bien puesta», «El exfutbolista podría formar parte de la plantilla del entrenador italiano en su vuelta al Real Madrid» y «El reconocido festival ofrecerá gratis vacunas contra la COVID-19 a todos los artistas y al personal».

Si se opta por usar la voz inglesa, lo adecuado es destacar staff con cursiva, o entre comillas si no se dispone de este tipo de letra, por tratarse de un extranjerismo.

 

 

[Foto: archvio EFE/Alejandro García – fuente: http://www.fundeu.es]

Entre exofiction, autobiographie et fiction, le romancier mène l’enquête sur l’irrésistible ascension et la chute d’un architecte portugais.

Écrit par Anne COUDREUSE

On peut ne jamais avoir mis le pied à Lisbonne, ne jamais avoir vu les trois tours carrées du centre commercial des Amoreiras, construites par Tomas Taveira sur les hauteurs de la ville, et éprouver cependant un grand plaisir à la lecture de ce roman, au titre assez énigmatique, panneau indicateur un peu gros autant que fausse piste peut-être, comme on s’en rend compte dès la définition du brutalisme dans le Dictionnaire Larousse, donnée à l’orée du livre : « Tendance architecturale qui privilégie l’emploi de matériaux bruts (parmi lesquels le béton), la non-dissimulation de l’infrastructure technique (tuyauteries…), la liberté des plans. »

De l’enquête à la fiction

Le Brutaliste       Matthieu Garrigou-Lagrange                 2021                         L’Olivier                      240 pages

L’architecte, qui a connu une ascension fulgurante dans les années 1980, porte bien son nom de Brutaliste. Il a la fâcheuse manie de filmer ses exploits érotiques et ses victimes sexuelles, qu’il traite brutalement. Mais les bandes vidéo sont volées, d’où un scandale retentissant et la chute de cet homme au faîte de sa gloire, en 1989. L’enquête de l’auteur passe par des entretiens avec l’architecte, mais aussi par des rencontres avec des Lisboètes qui témoignent sur cette époque et se souviennent de ce scandale. Parmi eux, Junior, que l’auteur ne rencontre qu’une fois dans la première partie de ce livre surprenant à bien des égards, devient le héros de la deuxième partie où triomphent la fiction romanesque et l’imagination ou la rêverie autour d’un destin, dont le Brutaliste n’est plus le héros. La diffusion des cassettes vidéo sert de toile de fond à la jeunesse de Junior, à ses espoirs et à ses ratés. Ce retournement n’est pas l’un des moindres charmes de ce roman singulier, que l’on peut lire aussi comme une invitation à visiter Lisbonne, dans les pas de l’auteur et de ses personnages.

Une de ses questions centrales est très actuelle et remet l’histoire du Brutaliste en perspective : « un vrai artiste c’est quelqu’un qui ose, quelqu’un qui invente, quelqu’un qui jouit, pas comme tous ces pisse-froid qui ne font que reproduire, reproduire, reproduire ce qu’ils ont vu et étudié à l’école d’architecture, ou bien, sur cet autre sujet qui lui tenait à cœur, qui sont trop stupides pour ne pas voir qu’un homme a des besoins physiologiques, des besoins si forts qu’il doit les assouvir, non pas comme une bête, évidemment, mais à travers des jeux qui le ramènent à ce qu’il est, même si c’est dans la forme déviée du simulacre et du fantasme, c’est-à-dire, oui, un animal. C’était idiot de ne pas voir cela, se disait-il dans la lumière des restaurants de luxe, en attendant un taxi sur le coup de deux heures du matin, un peu ivre, titubant vaguement, euphorique, sûr de lui, et sans doute avait-il raison de penser, comme le marquis de Sade, qu’on n’est pas responsable de ses goûts ni de ses fantasmes, mais le problème n’est pas le fantasme, le problème est le consentement. »

Entre attirance et répulsion pour le monstre

L’enquête sur le Brutaliste devient par moments une enquête sur soi-même où l’auteur se demande ce qui retient son attention dans ce personnage monstrueux. Ce malaise apparaît quand il demande une accréditation pour accéder à la bibliothèque d’art et d’architecture de la fondation Gulbenkian : « Il m’avait fallu expliquer longtemps les raisons qui me conduisaient à m’intéresser à cet individu qui avait déposé çà et là dans la ville, des œuvres si voyantes. Tout au long de la conversation, j’avais senti, peut-être à tort mais je ne crois pas, peser cette histoire de scandale. Le sous-entendu me semblait être que s’intéresser à cet homme, même d’un point de vue architectural, constituait une injure faite aussi bien aux femmes qu’au bon goût, ainsi qu’une coupable génuflexion devant les puissances de l’argent, des réseaux et du pouvoir. »

Le lecteur trouvera dans ce roman certains passages introspectifs ou plus autobiographiques, qui ne sont pas les moins émouvants, comme ces quelques lignes des premières pages : « Mon rapport à Lisbonne fut donc d’abord sensuel et amoureux. […] C’est au cours de mon premier voyage là-bas que j’entrai réellement dans l’adolescence, avec son lot de découvertes effrayantes et délicieuses. […] Il n’a jamais été simple de découvrir qu’on aime les garçons quand on en est un soi-même. On se retrouve pétrifié par la honte et le sentiment vertigineux d’une vie qui perd tous ses cadres. […] Je pense avoir pressenti, à l’âge de la cour de récréation, qu’une foule unanime peut vous condamner au purgatoire si elle a envie de s’amuser, de se rassurer ou de déchaîner ses pulsions animales. Il m’en est resté une grande méfiance envers l’avis collectif, quel qu’il soit, et le sentiment que tout est toujours un peu plus compliqué que ce qu’en dit la doxa. »

Ce sens de la complexité et de la nuance fait sans doute beaucoup pour la qualité de ce roman très informé, très riche et très subtil qui laisse son lecteur sous le charme et dans une forme de perplexité très stimulante, loin des idées toutes faites et des certitudes, sans répondre vraiment sur les motivations de son écriture. Et c’est très bien comme ça, puisque le lecteur est renvoyé pour sa part aux motivations de sa lecture.

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

 

 

Compre nuestro producto ‘prémium’, sea abonado ‘prémium’, usted ha sido elegido usuario ‘prémium’. ¿Qué puede ir mal?

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Las empresas ofrecen a sus clientes productos “premium”, palabra que no figura en el diccionario académico y cuyo uso ha experimentado un ascenso vertiginoso en español durante los últimos años, según se aprecia en la gráfica que ofrece el visor Ngram, de Google (una información con carencia de datos concretos pero aun así útil). Este aumento se debe seguramente a su proliferación en el mundo de los negocios, sola o en compañía de otras, casi siempre a partir de construcciones en inglés: premium (prima, bonus), installment premium (prima a plazos), return premium (prima de devolución), bond premium (prima de fianza), reinsurance premium (prima de reaseguro), premium-rate (máxima tarifa), premium deal (oferta extraordinaria).

A partir de esa influencia anglosajona se han formado locuciones nuevas que han venido a sustituir a las precedentes. Antes se decía “de alta gama” o “de primera clase”, “de lujo”, “superior”, “prioritario”, “privilegiado”, “para clientes oro”… Ahora nos ofrecen “canales [de televisión] premium”, ser “abonado premium”, “cliente premium”, comprar un “producto premium”, formar parte de un “segmento premium”…, incluso se anuncian “accesorios de cocina premium”.

Este adjetivo se oye en dos versiones en España: hay quien lo pronuncia prímium y quien prefiere prémium. En el primer caso se reproduce la palabra tal cual se usa en inglés. Pero quienes atisban en el término su origen latino eligen prémium (que debería llevar tilde, igual que “acuárium”, “álbum”, “critérium” o “péplum”).

Las vueltas que ha dado este vocablo hasta llegar a la economía actual y a las ofertas comerciales.

En la lengua de Roma se escribía praemium, y significaba “prerrogativa”, “ventaja”, “beneficio”, “premio”, “recompensa”. De aquel étimo latino deriva la palabra castellana “premio”, que significa más o menos lo mismo que su antecesora: recompensa, galardón, remuneración por algún mérito…, además de la cantidad que se gana en un sorteo. Y también “prima” (en el sentido no parental), que el español tomó del francés prime con un significado muy similar (tal vez idéntico) a “premio”: la prima se concede como recompensa. Por tanto, viene a coincidir con lo que ahora nos plantean en la publicidad, ya se trate de una suscripción televisiva o de un gimnasio: será usted premiado si acepta nuestra oferta.

Y sí, podemos elegir la pronunciación más afín a nuestro genio del idioma; es decir, la más próxima al latín: prémium. Pero aun así se estará empleando un anglicismo, pues el término nos llega desde el inglés. Por tanto, se trata de un latinismo en inglés y de un anglicismo en español. No pasa nada, no es grave si eso sirve para algo.

Pero ¿sirve para algo? Sí: a menudo sirve como anzuelo de incautos.

Compre nuestro producto prémium, sea un abonado prémium, lo hemos identificado a usted como usuario prémium. ¿Qué puede ir mal cuando nos regalan los oídos?: Esta palabra nos invita a imaginarnos clientes escogidos, la crema de la sociedad, la cúspide de los mortales… y, ojo, a relajar la guardia como consumidores, porque la adulación siempre ablanda el ánimo. A veces resultará que verdaderamente somos tan prémium para la compañía como nos habían dicho, y que por eso no consienten que nos demos de baja. El camino de rosas que hallamos al entrar se convierte en laberinto para salir. Habrá que tener las orejas tiesas, por si acaso. Aquellas famosas “acciones preferentes” se habrían llamado ahora “acciones prémium”.

[Imagen: PAVLO GONCHAR / SOPA / LIGHTROCKET / GETTY IMAGES – fuente: http://www.elpais.com]

Lo del titular no son erratas. Está escrito en ladino. Esta vieja ‘lingua’ está viviendo una segunda juventud. Aún evoluciona y se esparce por el mundo a través de internet. La comunidad judía sefardí habla, conserva y difunde el español heredado de sus antepasados medievales

Escrito por Lucía Mos

Liliana Benveniste bromea al otro lado del teléfono: de haber existido Twitter en el siglo XV, los españoles de la época chuchulearían sus ocurrencias en lugar de tuitearlas. Esta argentina riega de vocablos arcaicos la conversación transoceánica que mantiene vía Whatsapp. El ladino está mayor, pero viaja rápido con una buena conexión wifi.

Allá por 1492, los tatarabuelos de Liliana fueron obligados a marcharse de España. Los Reyes Católicos ordenaron la expulsión de los judíos con la firma del Edicto de Granada; de modo que la comunidad judeoespañola se dispersó para asentarse en otros rincones del planeta. Con el tiempo, el ladino, el español que hablaban los judíos, evolucionó por su cuenta y dejó de parecerse a la lengua que se quedó en la península.

Liliana dedica su carrera a insuflar vida a ese español que suena raro pero extrañamente familiar a los hispanohablantes del siglo XXI. Y no es la única: la comunidad sefardí se afana en reanimar su antigua lingua con el empuje digital y el alcance infinito de las redes sociales.

La gramática del ladino es fácil de descifrar por un hispanohablante actual: entra por los ojos como una lengua medieval que parece haber colisionado con la grafía clásica de los pokeros contemporáneos

ESTA FRAZA NO TIENE DINGUN YERRO: ESTA ESKRITA EN LADINO

La base lingüística española y hebrea del ladino, también conocido como sefardí y judeoespañol, queda patente incluso en el nombre del idioma. La palabra sefardí procede de Sefarad, que es el topónimo con el que se conoce a España en el Antiguo Testamento; y ladino viene de ladinar, la acción de traducir textos semíticos al castellano.

La gramática del ladino es fácil de descifrar por un hispanohablante actual: entra por los ojos como una lengua medieval que parece haber colisionado con la grafía clásica de los pokeros contemporáneos, con su abundancia de kas, la alternancia de bes y uves y de eses y ces, y una característica omnipresencia de la i latina.

Tanto es así que medio Twitter puso el grito en el cielo cuando la Embajada de España en Turquía compartió una serie de mensajes por el Día Internacional del Ladino, celebrado en este país cada 21 de febrero. Donde los puristas lingüísticos de la red social creyeron ver faltas de ortografía en realidad había un español de hace 500 años que, a día de hoy, todavía podemos entender sin apenas esfuerzo.

EL LADINO KONTINUA A VIVIR EN INTERNET

Los arcaísmos tan notorios del ladino dan la sensación de que es una lengua estancada en el tiempo, pero ni mucho menos. El judeoespañol se salpicó de francés, italiano, holandés, griego y turco cuando los sefardíes abandonaron España, y sigue en una continua actualización para adaptarse a los tiempos que corren.

Prueba de ello son los chuchuleos de los que habla Liliana, que es la copropietaria y editora del portal eSefarad, dedicado a las noticias de la comunidad sefardí. Además, organiza espectáculos, da clases de ladino y canta en la lengua que escuchaba en casa de sus abuelos, judíos procedentes de Turquía, cuando era pequeña.

La argentina forma parte de Erensya, la plataforma online del Centro Sefarad-Israel que aúna proyectos internacionales destinados a difundir el ladino. También es miembro Karen Gerson, directora del Centro Sefardí de Estambul desde 2003 y responsable de El Amaneser, el único periódico publicado enteramente en judeoespañol en todo el mundo. El diario ladino tiene una tirada de 4.000 ejemplares en papel y cuenta con una edición online.

Karen ha publicado libros, música, diccionarios, compilatorios de dichos y proverbios y es la cantante solista del grupo Los Pasharos Sefaradis. Según dice, cientos de personas se conectan a sus clases y actividades en torno al judeoespañol impartidas por Zoom.

Lo cierto es que no escasean las iniciativas que promueven el ladino desde distintos países: hay grupos (como la Ladinokomunita), foros, encuentros, conferencias, clases, vídeos, canciones, programas en la Radio Exterior de España y hasta un Centro de Estudios Sefardíes en la Universidad de Washington. El español más antiguo pervive en las páginas webs, Twitter y YouTube.

Aitor García Moreno: «Esta lengua está y estará seriamente amenazada siempre que no sea útil su uso. Si no sirve en la vida diaria, no será una lengua viva»

ESTA EL LADINO EN RIZGO DE MURIR?

Del número total de hablantes del ladino en la actualidad solo se conocen estimaciones. Se calcula que unas 150.000 personas lo hablan en todo el mundo, aunque «los niveles de competencia lingüística pueden variar muchísimo de unos hablantes a otros», afirma Aitor García Moreno, investigador distinguido del departamento de Estudios Judíos e Islámicos del Instituto de Lenguas y Culturas del Mediterráneo y Oriente Próximo.

El experto explica a Yorokobu que hay quienes solo conocen palabras sueltas o hablan de temas concretos, de tipo biográfico o del ámbito doméstico. «Esta lengua está y estará seriamente amenazada siempre que no sea útil su uso», advierte. «Si no sirve en la vida diaria, no será una lengua viva, como apenas lo es hoy en día. Otra cosa es su preservación y estudio, que puede (y debe) acrecentarse».

La Autoridad Nasionala del Ladino de Israel, creado en 1997, y la Academia Nasionala del Ladino, organismo fundado por la RAE en 2019, también con sede en Israel, son las instituciones lingüísticas oficiales que tratan de proteger y regular un idioma que se ha desarrollado sin la pauta de una norma común.

El Gobierno de España aprobó en 2015 una ley para devolver la nacionalidad española a los descendientes de los judíos desterrados por los Reyes Católicos. A Liliana, que recuerda el anhelo de los sefardíes por regresar a su hogar, le concedieron la suya en 2017.

Una de sus palabras favoritas es ambezar, que puede significar aprender o enseñar en función del contexto. Mientras los lingüistas se ponen de acuerdo, el ladino evoluciona a su aire, como siempre lo ha hecho.

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

     

C’est en observant la faune de l’établissement que l’écrivain, arpenteur de restaurants chics à Paris, a meublé son œuvre.

À la manière d’un chercheur de scoops, Proust voulait de l’inédit, de l’énorme, de la vérité… | Jacques-Émile Blanche via Wikimedia Commons

Écrit par Nicolas de Rabaudy 

On célèbre en 2021 le 150e anniversaire de la naissance du grand écrivain (1871-1922) dont À la recherche du temps perdu reste une œuvre majeure du XXe siècle publiée dans la Pléiade en 1954 puis chez Gallimard en 1999.

Le 1er juin 1898, il pleut sur Paris. Marie-Louise et César Ritz, citoyens suisses, inaugurent en grandes pompes l’Hôtel Ritz, place Vendôme. Marcel Proust, invité, regarde tout ce beau monde qui se presse dans le salon Psyché au rez-de-chaussée. Les personnages d’À la recherche du temps perdu (sept tomes) sont ici en habits (le smoking n’existe pas encore) et robes du soir, heureux d’être là. Des privilégiés de la haute dont certains membres seront des habitués du bar aux cocktails inédits, du restaurant au plafond bleuté et des chambres et suites au mobilier de style Louis XV: les suites les plus demandées donnent sur la place Vendôme, celle du prince de Galles, grand client, est dotée d’une salle de bains, la première de la grande hôtellerie de luxe en Europe.

Marcel Proust en 1895. | Otto Wegener via Wikicommons

Qui sont ces gens? Pour la plupart, ce sont des aristocrates ou des rich and famous, aguichés par l’événement parisien arrosé du champagne de la Veuve Clicquot servi dans des coupes de cristal: Boni de Castellane, la comtesse de Pourtalès, la princesse Lucien Murat, le grand-duc de Russie, Calouste Gulbenkian magnat du pétrole, les Gould, les Vanderbilt, les Morgon, la duchesse d’Uzès, le duc et la duchesse de Morny, la princesse de Fürstenberg et l’Aga Khan, fier de se proclamer premier client du Ritz. Que du beau monde, titré ou non.

Les hommes, ducs, princes et fortunés de la vie ont l’œil sur Liane de Pougy, Émilienne d’Alençon, la Belle Otero. Ces créatures de plaisirs, «les horizontales», sont attendues chez Maxim’s pour la fin de la nuit.

La clientèle huppée, souvent bien née, les plus fameuses personnalités du gotha français, anglo-saxon et d’ailleurs, ont répondu présent, ce qui pour les propriétaires, sur le qui-vive, sera un gage de succès. Il s’agit de lancer le palace «à l’allure meringuée» qui provoque chez Jean-Paul Enthoven, auteur avec son fils du Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, (Plon) «le plus authentique des frissons».

Le «petit loup»

Dans Le Figaro du lendemain, on pouvait lire: «Le Ritz est-il un hôtel à voyageurs? N’est-ce pas plutôt la maison d’un grand seigneur dans le quartier de Paris où il y a le plus de monde et le moins de bruit? Une grande maison alors.»

Le Ritz de Paris, en dépit de la profusion de beaux hôtels à venir dans la capitale (Le Meurice, Le Grand Hôtel place de l’Opéra, Le Plaza Athénée), n’aura jamais de rival car les propriétaires, les personnels (de 300 à 500 employés) et les résidents, ont bâti avec le temps une légende dorée quasi mythologique, unique dans la collection des palaces cinq étoiles de la Ville lumière. Si quelqu’un vous dit: je vis au Ritz côté Vendôme, c’est le nec plus ultra, le choix suprême. Il n’y a rien de plus chic, de plus désirable dans le monde des voyages en Europe.

Marcel Proust a été avec Ernest Hemingway et quelques autres (Jean Cocteau, Gabrielle Chanel, le grand photographe Robert Capa) l’un des atouts de cette position dominante à Paris, «la gloire» écrit l’historienne américaine Tilar Mazzeo dans son livre 15 place Vendôme.

D’ailleurs, le «petit loup» (Marcel Proust), le voilà en cette première soirée de mondanités… proustiennes, place Vendôme. Ce ne sera pas la dernière. Maîtresse de maison omniprésente, Marie-Louise Ritz a noté la présence de Marcel, «petit ténébreux, nerveux, s’effaçant derrière je ne sais quel personnage considéré comme le plus important».

Marcel Proust, l’écrivain solitaire, fuit son appartement au 102 boulevard Haussmann puis celui de la rue Hamelin (75016) pour les salons du Ritz. Il arrive très tard le soir vers minuit et il soupe dans un cabinet particulier avec Paul Morand, qui admire le style de «la Recherche».

Son mentor et ami Olivier Dabescat, né dans le pays basque, occupe la fonction en vue de premier maître d’hôtel qui connaît et cajole le petit monde du Ritz. Il a été débauché par César Ritz lui-même du grand restaurant Paillard près de l’Opéra, et grâce à son entregent, à son œil, à sa prestance, il est devenu l’un des piliers du palace, un professionnel façon Brummell, rompu aux bonnes manières, incontournable à l’accueil et au restaurant décoré de tentures lourdes et de fauteuils profonds.

César Ritz. | unbekannt via Wikimedia Commons

Le diabolique Olivier a mis au point l’art de faire croire à chacun de ses clients qu’il était son préféré: «J’ai la meilleure table pour vous ce soir.» Même si c’était du baratin, il s’arrangera vaille que vaille.

Arpenteur de restaurants chics à Paris, Marcel Proust a abandonné Larue, place de la Madeleine (qui a fermé ses portes en 1954) et Prunier rue Duphot, ses courants d’air (incroyable scène où Saint-Loup marche sur les tables), ses poissons ou crustacés livrés en camion réfrigéré des ports bretons pour la table très élégante du Ritz. Dans les salons, il y a un feu de bois. Proust souffre d’asthme, il est frileux et de santé fragile.

«Le personnel du Ritz est si obligeant que je me sens chez moi et que je suis moins fatigué ici», écrit-il à son ami le duc de Guiche. Et puis l’écrivain du souvenir s’entend bien avec Olivier, on les voit souvent à deux parcourir les allées du bois de Boulogne.

Le maître d’hôtel à l’œil exercé raconte à Proust ce qu’il a vu et observé des manies, des obsessions, des manières de la clientèle des beautiful people qui hantent le Ritz: ce sera la matière vivante de la fabuleuse Recherche –1.230.000 mots d’après les Enthoven, biographes de l’écrivain.

Marcel Proust se nourrit de plats simplissimes, poulet rôti, sole nature au citron, bœuf mode de Céleste Albaret, glaces au chocolat et à la framboise, il raffole de la bière glacée du Ritz qu’Olivier, dévoué, fera livrer chez lui. L’écrivain donne des repas dans les salons privés du palace.

Le salon Proust | Le Ritz Paris

Le 1er juillet 1907, il convie à dîner Gaston Calmette, directeur du Figaro, admirateur de l’écrivain, Gabriel Fauré son musicien préféré, Anna de Noailles, les Clermont-Tonnerre, Henri Béraud l’écrivain, et d’autres membres de la cafe society du Ritz. Voici le menu d’un dîner Proust des débuts du XXsiècle, recettes d’Auguste Escoffier, chef prestigieux du palace, en 1900:

  • Caviar et champagnes Clicquot et Krug
  • Consommé Viveni
  • Mousseline de sole au vin du Rhin
  • Queues d’écrevisses à l’américaine
  • Escalope de ris de veau favorite
  • Perdreaux truffés, salade
  • Asperges vertes en branches
  • Coupe aux marrons, friandises

Marcel Proust, un soir, veut laisser 300 francs de pourboire, ce que ses invités trouve excessif. L’écrivain généreux donne plus.

Dîner dehors est une innovation pour la caste des nantis qui ont un chef à demeure (comme André Guillot, chef de l’écrivain Raymond Roussel) ou une cuisinière venue de sa province recrutée par la maîtresse de maison. On reçoit chez soi, c’est l’usage.

Conçu par Auguste Escoffier, roi des cuisiniers de l’époque, le restaurant du Ritz a été lancé par César Ritz et ce chef de génie, inventeur de la cuisine des produits, des apprêts et des sauces. C’est lui qui a imaginé la brigade des cuisiniers, des entremettiers, garde-manger, pâtissiers… Parti à Londres ouvrir Le Savoy, Escoffier a confié la composition et l’ordonnancement des menus au chef Georges Gimon, que les Ritz ont promu et soutenu.

Pour ses repas, Proust s’en remet aux conseils d’Olivier, qui a la charge de faire livrer chez l’écrivain des plats du jour servis chez lui par des demi-maîtres d’hôtel, repérés par Proust lui-même. Ainsi, l’un d’eux, Henri Rochat, valet de pied, obtint un job en Amérique grâce à une recommandation de Proust qui avait du cœur, de l’affection et plus pour ces garçons élevés dans le culte du service.

D’après André Maurois, romancier, essayiste, élu à l’Académie française en 1938, les invitations de l’auteur de Jean Santeuil étaient destinées à lui procurer des informations sur l’ennemi, c’est-à-dire le monde extérieur –avec l’âge, Proust sortait de moins en moins. Pour Jean-François Revel, Proust «dîne en ville, mais ne mange jamais». Mais l’écrivain solitaire écrit un billet à sa cuisinière en 1909: «Je voudrais que mon style soit aussi brillant, aussi clair que votre gelée.»

Le célèbre guide Baedeker 1908 écrit que «le restaurant du Ritz, L’Espadon tient une position exceptionnelle dans le monde parisien de la restauration, César Ritz aimait les poissons. L’Hôtel Ritz n’est pas grand, mais la table est d’une taille agréable, ce qui fait que le grand hôtel est avant tout un bon restaurant et ensuite un palace. C’est le restaurant des étrangers les plus chics de Paris et le nombre d’Anglais, d’Américains, de Russes et d’Espagnols dînant ici dépasse toujours grandement celui des Français».

Salle du restaurant L’Espadon à l’Hôtel Ritz. | Capture d’écran Isabelle Weber via YouTube

Afin d’égayer la clientèle oisive –les résidents qui n’ont pas d’occupations en France, ils veulent jouir de la vie parisienne– les propriétaires familiers des rich and famous ont organisé au Ritz en janvier des soirées à thèmes distrayants, dépaysants, «de l’Équateur au Pôle Nord et retour au Ritz, voici de la glace partout, une forêt de palmiers comme sous les Tropiques et une ambiance de pays polaire».

Un renseignement «capitalissime»

Un grand hôtel, oui bien sûr. Au début du XXe siècle, on compte 100 chambres, 70 salles de bains, 230 euros la nuit, 300 euros avec bain, petit déjeuner à 34 euros, déjeuner et dîner à la carte, pas de menu. Dîner privé, menu spécial de 500 à 1.000 euros par personne. Pour César Ritz, ardent pêcheur à la ligne même dans sa chambre sous les combles, c’était «la petite maison à laquelle il était fier d’attacher son nom».

À l’Hôtel Ritz, la suite Marcel Proust | Vincent Leroux

Que fait l’auteur d’À la recherche dans les murs du Ritz? Il meuble son œuvre, il observe, il se renseigne sur la faune ritzienne. L’écrivain a tissé un réseau d’espions, d’agents bien dressés, rétribués, au premier rang desquels Olivier Dabescat et son adjoint Camille Wixler, un fin limier qui a remarqué que le duc de Lévis-Mirepoix a osé boire du porto avant 18 heures ou que la princesse Van Reeth portait des escarpins rouges avec une robe myosotis.

L’infatigable Wixler envoyé par le petit Marcel ira sur les marchés parisiens afin de noter les cris et boniments des camelots («merlans à frire»«à la bonne crevette»«de la raie toute en vie»).

Quand il a besoin d’un renseignement «capitalissime» (la couleur d’une étoffe, un secret sexuel, un détail généalogique), Proust accepte les invitations de la princesse Soutzo, l’épouse de Paul Morand dont les dîners regorgent de bavards qui savent ou croient savoir ce dont les journaux ne parlent jamais. Proust devient alors, selon le mot de la fidèle Céleste Albaret, «le pèlerin de ses personnages».

«Parfois, il rentre bredouille et il est furieux. Deux heures trente de perdues, chère Céleste, vous vous rendez compte…», racontent les Enthoven, père et fils. Il déplore l’absence du valet de pied qui justement était le seul à savoir si…

Proust soupçonne Paul Morand d’avoir monopolisé la conversation avec Jean-Louis Vaudoyer, futur académicien, dont il espérait obtenir quelques détails sur la technique «Vermeer». À la manière d’un chercheur de scoops, Proust veut de l’inédit, de l’énorme, de la vérité. «Est-ce que le duc de Clermont-Tonnerre descend de Charlemagne et Albert Le Cuziat du valet de chambre du prince Radziwill, dit-il en rapportant la devise princière: parler femmes est incivil chez Constantin Radziwill. Céleste qui le détestait le comparait à un drôle de potage, réplique de femme aux fourneaux.»

Comme Olivier, le pilier du grand hôtel sait tout sinon il invente, le Ritz demeure son quartier général d’enquêteur et écrivain, les détails accumulés par le créateur de Madame Verdurin font sourire –c’est son miel.

«Est-ce que la princesse Metternich a bu du champagne ou du vermouth avec sa sole, et Diaghilev a-t-il effectué un entrechat après son dîner avec un grand duc de ses relations?»«Olivier Dabescat s’est laissé capturer dans les filets de la prose proustienne», écrivent les Enthoven. «Le petit Marcel fit-il une bonne pêche ce soir-là? Passe-t-il un bon moment sous le plafond horriblement comique du restaurant?», questionne Olivier, inquiet.

À coup sûr, car le Ritz qu’il décrivait grâce à ses espions comme «une oasis d’horreur dans un désert d’ennui a été l’endroit du monde où il se sentait de plus en plus à l’aise», notent les Enthoven quasiment entrés dans le cerveau du petit Marcel.

Reprenant une réflexion de Truman Capote, auteur de Prières exaucées, les Enthoven père et fils en viennent à conclure à propos de la faune du Ritz stigmatisée par le génial écrivain d’À la recherche lançant à Olivier: «Croyaient-ils donc que je les voyais par plaisir tous ces gens?»

Marcel Proust nourrissait son œuvre mémorielle dans les salons du palace.

Dictionnaire amoureux de Marcel Proust

Jean-Paul et Raphaël Enthoven

Éditions Plon
736 pages

24,50 euros

5 place Vendôme, Le Ritz sous l’occupation

Tilar Mazzeo

Éditions Vuibert
298 pages
20,90 euros

[Source : http://www.slate.fr]

A mucha gente le sonará mal eso del rabo entre las piernas, sobre todo porque se suele aplicar a varones

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Santiago Abascal, máximo dirigente de Vox, arengó a sus seguidores el 9 de abril para expulsar de la política a Pablo Iglesias, de modo que se vaya “con el rabo entre las piernas”. Esta misma locución sería repetida por Macarena Olona, portavoz de Vox en el Congreso, el 15 de abril: Pablo Iglesias, dijo, “vive con el rabo entre las piernas, obsesionado por su seguridad”. No hay dos sin tres: El 17 del mismo mes, Rocío Monasterio, candidata de Vox en Madrid, arrojaba esa locución al grupo de intelectuales y artistas que, según ella, habían firmado un manifiesto contra el partido ultraderechista, entre los que citó a Javier Bardem y Pedro Almodóvar: “Es una oportunidad maravillosa. Lo tenéis ahí con vuestro voto, que se vayan todos estos con el rabo entre las piernas”.

Imagino que a mucha gente le sonará mal eso del rabo entre las piernas, sobre todo porque se suele aplicar a los varones. El dicho se basa en la actitud de ciertos animales que huyen atemorizados, especialmente los perros. Por tanto, me parece más adecuada la opción “con el rabo entre las patas”, a fin de representar la imagen de un cuadrúpedo que se va humillado, y evitar referencias ambiguas.

Pero, ay, la estadística y los diccionarios contradicen mi criterio.

Para empezar, el lexicón de las academias incluye “con el rabo entre las piernas” (en la entrada “rabo”) y no “con el rabo entre las patas”. Primer golpe.

Para seguir, el Diccionario fraseológico documentado del español actual (Seco, Andrés y Ramos) hace lo mismo. Segundo zasca.

Busco en el libro Frases, timos y decires, de Mariano Hormigos, y sucede otro tanto: aparece solamente “con el rabo entre las piernas”. Tercera colleja.

Y cuarto mamporro: Los bancos de datos de la Academia, con cientos de millones de registros de todas las épocas, ofrecen estos resultados:

1. Entre el siglo XVIII y mediados del XX, 26 documentos recogen esa locución con la variedad “piernas”, y sólo 3 con “patas”. Y por si fuera poco, estos últimos se refieren a animales y no a personas. La primera cita aparece en 1705, en una obra de Raimundo de Lantery, nacido en Niza pero gaditano de adopción, que usa un lenguaje muy próximo al oral, como ha estudiado Pedro Álvarez de Miranda (revista Criticón, 103-104, 2008).

2. Estas dos locuciones se documentan con más abundancia en el último cuarto del siglo XX. Las incluyen 62 documentos con la opción “entre las piernas”, mientras que sólo 9 recogen “entre las patas”. Pero vemos ya tres usos de “entre las patas” relativos a personas. Y uno referido al diablo (con lo cual aquí ya queda claro de qué rabo estamos hablando).

3. Finalmente, en el tramo de documentos del siglo XXI, 93 textos incluyen “entre las piernas” y únicamente 28 “entre las patas”, ahora sí con abundantes referencias a personas en esta segunda opción.

La enseñanza que puedo extraer de todo esto consiste en pensar que mi opinión inicial ha quedado contradicha por el uso general. Por tanto, nada que oponer a quienes elijan decir “se fue con el rabo entre las piernas”. Ahora bien, allá cada cual con su estilo. Yo seguiré escribiendo “el rabo entre las patas”, para no distraer al lector con un segundo sentido posible.

Pero, ojo, espero usar esas palabras en alguna ficción, en algún ejemplo, quizás para negarlas (“no hay que irse con el rabo entre las patas”). Porque desear que alguien huya como un perro maltratado me parece un sentimiento ruin, innoble, propio de gente desalmada. No sé por qué lo dirán tanto los de Vox.

[Foto: DAVID FERNÁNDEZ / EFE – fuente: http://www.elpais.com]

 

Écrit par Hugo JACOMET

Honoré de Balzac déclare dans son Traité de la vie élégante en 1830 : «Le dandysme est une hérésie de la vie élégante». Opposé à «la vie élégante » qui « n’exclut ni la pensée ni la science », le dandysme est alors une affection seulement de la mode propre aux hommes sots.

Barbey d’Aurevilly lui réplique quinze ans après dans une brochure intitulée Du dandysme et de George Brummell : il déclare en prenant Brummell pour simple mais absolu dandy : « On a considéré Brummell comme un être purement physique, et il était au contraire intellectuel jusque dans le genre de beauté qu’il possédait. »

 

Quelle est donc la différence alors entre « la vie élégante » et « le dandysme » ?

DÉFINITION DU MOT DANDY ET SON IMAGE EN FRANCE

De nos jours le mot « dandy » s’emploie dans un sens positif. Il est d’ailleurs aujourd’hui largement utilisé dans les médias (dont un magazine éponyme) et par les services marketing des entreprises du textile et du cuir pour qualifier l’élégance classique en opposition à la mode dominante dite « casual » (décontractée).

Pourtant l’emploi de ce terme dans la littérature française nous montre qu’il avait plutôt un sens négatif au début du XIXème siècle : comme l’indique le Petit Robert, c’est en 1817 que le premier dandy est mentionné dans la langue française. Il apparaît dans la version traduite de La France, écrit par Lady Morgan l’année précédente en anglais.

L’image du dandy est généralement très négative dans les années 1820 : c’est une personne vaniteuse et médiocre qui porte un intérêt particulier à l’habillement et ainsi se distingue de la règle en usage dans la haute société. Il n’a pas la capacité de surmonter définitivement la norme conformiste de la société (la bienveillance, la politesse etc.) à laquelle il appartient, mais il se joue de cette norme avec un air orgueilleux. Il a un mépris envers ses semblables, mais c’est pourtant paradoxalement leur regard qui assure son existence. Une des particularités du dandysme consiste en ce rapport avec les autres. S’il commet une impolitesse envers les autres, cela ne signifie pas qu’il ne connaît pas le savoir-vivre : il fait exprès ce qu’il ne faut pas faire. C’est une façon de se révolter contre la haute société, mais ce n’est pas une révolution, puisqu’il n’a aucune intention de la renverser car c’est justement cette société qui assure son existence parasite.

Les avis d’Alfred de Musset sont à cet égard intéressants. L’auteur de Lorenzaccio est l’un des auteurs les plus sévères et les plus sarcastiques sur le dandysme au début des années 1830. Dans ses Contes d’Espagne et d’Italie, il considère l’aspect physique de Brummell « monstrueux. » Il continue en 1831 : « Qu’est-ce qu’un dandy anglais ? C’est un jeune homme qui a appris à se passer du monde entier : c’est un amateur de chiens, de chevaux, de coqs et de brandy. C’est un être qui n’en connaît qu’un seul, qui est lui-même. Il attend que l’âge lui permette de porter dans la société les idées d’égoïsme et de solitude qui s’amassent dans son cœur et le dessèchent durant sa jeunesse. Est-ce là que nous voulons en venir ?»

Son mépris pour l’homme oisif s’adoucira pourtant ultérieurement. Dans la préface des Deux maîtresses (1837), Musset avoue que la vie mondaine, comme « assister régulièrement à toutes les premières représentations, manger des fraises presque avant qu’il y en ait, prendre une prise de tabac rôti, savoir de quoi on parle et quand on doit rire, quelle est la dernière rumeur, parier sur n’importe quoi le plus d’argent possible et payer le lendemain en souriant » lui offre « le bonheur suprême. » John C. Prévost considère cette attitude comme du dandysme pur.

Mais l’oisivité et la dépense ne suffisent pas pour être un dandy. Il est évident, cependant, que les hommes français commencent à se prendre eux-même pour des hommes mondains, alors que la toilette masculine trop élégante est considérée comme un méprisable phénomène anglais jusqu’à la fin des années 1820.

En 1835, un article favorable au mot « dandysme » paraît enfin dans la revue La Mode ; « Le dandysme de bon ton n’exclut pas une certaine originalité de costume, surtout pour les promenades aux bois de Boulogne et les courses.» La même année, le mot « dandy » apparaît pour la première fois dans un dictionnaire français. Le Dictionnaire de l’Académie Française le définit : « Mot tiré de l’anglais par lequel on désigne, même en France, un fat épris de sa toilette, un homme d’une tournure affectée.»

Il faut attendre Du Dandysme de Barbey d’Aurevilly pour que le mot prenne un sens nouveau. L’auteur déclare : « le dandysme était surtout l’art de la mise, une heureuse et audacieuse dictature faite de toilette et d’élégance extérieure. Très certainement c’est cela aussi; mais c’est bien davantage. Le dandysme est toute une manière d’être, et l’on n’est pas un dandy que par le côté matériellement visible. » Selon Barbey, le dandysme n’est donc plus uniquement l’effet de la mode, mais une mentalité, un état d’esprit.

Citons encore l’avis de Chateaubriand pour préfigurer cette transformation du dandy : «Aujourd’hui (1846), écrit-il, le dandy doit avoir un air conquérant, léger, insolent; il doit soigner sa toilette, porter des moustaches ou une barbe taillée en rond comme la fraise de la Reine Elisabeth, ou comme le disque radieux du soleil. Il signe la fière indépendance de son caractère en gardant son chapeau sur sa tête, en se roulant sur les sofas, en allongeant ses bottes au nez des ladies assises en admiration sur des chaises devant lui. (…)»

Dans l’histoire de France d’après la révolution, Balzac est l’un des premiers écrivains qui remarque l’importance du vêtement masculin comme représentation sociale.

Ce qui est capital, c’est que la publication du Traité de la vie élégante coïncide avec le tournant de l’image de l’homme mondain en France : d’une part le mépris pour le phénomène d’anglomanie, d’autre part l’exigence de l’apparence (ou l’appartenance) de la nouvelle classe sociale dans la monarchie de juillet. Le Traité de la vie élégante est donc prioritairement adressé à cette nouvelle classe –– c’est-à-dire la bourgeoisie –– qui commence à dominer la société française.

LA VIE ÉLÉGANTE

À cette époque, il n’existe pas encore à Paris de distinction entre les quartiers populaires et bourgeois : toutes les conditions sociales au cœur de la capitale s’entassent pêle-mêle dans une masse hétérogène. Cette cohabitation sera interrompue par l’extension industrielle vers l’est et par le développement des quartiers populaires à l’époque des démolitions.

Dès lors une ville nouvelle s’étend tout autour du vieux Paris médiéval, délimitant rigoureusement chaque couche sociale. Les « étrangers » du Paris d’antan se catégorisent ainsi : les uns voulant s’intégrer dans les bons milieux avec la ferme conviction de se différencier des gens du peuple, à l’exemple des héros de Balzac (ex. Lucien de Rubempré dans Les illusions perdues). Les autres s’efforçant de se mêler à la foule, comme les présente Victor Hugo dans ses romans. Charles Baudelaire sera conscient de ces deux caractères sociaux. En tant que critique, il s’adressera aux bourgeois qui veulent s’anoblir (les Salons, notamment celui de 1846). En tant que poète, il décrira les étrangers mêlés à la foule parisienne (L’étranger, Les foules).

La différence sociale est également perceptible à travers l’apparence vestimentaire. Bien que le décret de la Convention (1793) ait déjà reconnu le principe démocratique de la liberté vestimentaire, le vêtement reste le repère prépondérant d’une classe sociale au début du XIXème siècle. Il est vrai que La Révolution a supprimé symboliquement l’image du noble en culotte. Mais l’habillement se manifeste toujours comme l’expression d’une classe. Dans un sens, les critiques véhémentes du dandy s’expliquent dans cette circonstance : le dandysme est non seulement une mode venue d’Angleterre qui a vaincu Napoléon, mais il est aussi l’image des aristocrates.

C’est à partir des années 1820 que l’industrie textile s’installe à Paris et ainsi la liberté vestimentaire devient réellement possible pour les petits bourgeois. Cela correspond au changement de l’image des hommes mondains. Désormais le goût évolue et se libéralise selon ces transformations sociales et la distinction vestimentaire sert de plus en plus la nouvelle classe sociale. Ainsi le goût pour le vêtement commence à se manifester dans le milieu bourgeois comme un signe d’appartenance. C’est dans ce contexte qu’Honoré de Balzac publie son traité de la vie élégante.

Balzac est d’ailleurs conscient de cette lutte sociale au niveau vestimentaire : alors qu’il définit la vie élégante comme « la perfection de la vie extérieure et matérielle », celle-ci exige aussi « le sentiment ». La vie élégante, telle que la conçoit Balzac, n’est pas purement matérielle, mais c’est une pensée pour « se faire honneur de sa fortune ».

Balzac classe la vie des hommes en trois catégories : la vie occupéela vie d’artiste et la vie élégante. Au sens littéral, ce Traité serait un éloge de la troisième catégorie qui regroupe « le haut fonctionnaire, le prélat, le général, le grand propriétaire et les princes. »

Cependant ce texte n’est pas destiné uniquement aux aristocrates de naissance ou aux nobles, mais aussi aux parvenus : car la vie élégante surgit après que Napoléon soit devenu Empereur, et « aujourd’hui, les nobles de 1804 ou de l’an MCXX ne représentent plus rien ». C’est-à-dire que le titre de noblesse n’a plus beaucoup d’importance.

Ainsi, l’élégance n’est plus destinée uniquement aux nobles, mais elle est accessible à tout le monde. Ce traité est dans ce sens un manuel pour la nouvelle classe dominante, constituée par la bourgeoisie arriviste et par l’aristocratie bien consciente du pouvoir après la Révolution de 1830. Le but est de conquérir et de conserver leur éminent statut social, en affichant leur supériorité par une apparence élégante. Et c’est l’artiste, tel que Balzac, qui inspire ce nouveau mode de vie.

C’est pourquoi même si l’artiste est de deuxième catégorie, il est du côté de la vie élégante, des dominants de la société nouvelle. Ainsi, comme le remarque Annie Berq, Honoré de Balzac est l’un des artistes qui « représentent les romantiques de gauche déçus par 1830 mais ayant conclu un compromis avec la monarchie bourgeoise. » L’observation balzacienne de la société française est remarquable dans ce sens : « N’avons-nous pas en échange d’une féodalité risible et déchue, la triple aristocratie de l’argent, du pouvoir et du talent, qui, toute légitime qu’elle est, n’en jette pas moins sur la masse un poids immense, en lui imposant le patriciat de la banque, le ministérialisme et la balistique des journaux et de la tribune, marchepieds des gens de talents ? Ainsi, tout en consacrant, par son retour à la monarchie constitutionnelle, une mensongère égalité politique, la France n’a jamais que généralisé le mal : car nous sommes une démocratie de riches. »

Balzac insinue donc une critique de l’actualité politique en usant d’un ton caricatural et plaisant. Après la Révolution de 1830, même si l’on réclame l’égalité de tout le peuple français, « une révolution populaire est impossible aujourd’hui ».

Il ne s’agit donc pas d’entraver le changement de société, mais de trouver un moyen de mieux y réagir. L’important est de savoir comment se comporter dans cette « démocratie de riches » dont le but est « de substituer l’exploitation de l’homme par l’intelligence à l’exploitation de l’homme par l’homme. » Il n’est pas suffisant d’avoir un talent quelconque, mais il faut aussi connaître les stratégies pour se hisser plus haut ou conserver son statut social dans ce monde où tout est institutionnalisé par le pouvoir de l’argent.

Ce que signifie « le sentiment » chez Balzac, c’est donc une pensée figurée par l’apparence matérielleL’élégance est considérée comme une arme politique, et non pas uniquement comme l’effet superflu de la mode. La classe bourgeoise montrera et affirmera sa puissance par ce truchement. C’est l’une des raisons pour laquelle la vie élégante est précisément différente du dandysme.

L’élégance que décrit Balzac doit être présente dans tous les aspects de la vie, c’est-à-dire qu’elle doit concerner non seulement le vêtement, mais aussi tous les éléments de la vie, de la maison, des meubles ou des accessoires. Balzac insiste aussi sur la simplicité et la propreté du vêtement. Il conseillait par exemple de porter des habits et des objets pas trop précieux, pour qu’ils puissent être réparés ou changés.

Cette élégance dont parle Balzac est donc de la mode : elle est non seulement rachetable, mais aussi renouvelable et évolutive. C’est le contre-exemple du dandysme qui porte toujours le même costume de la même manière.

Le dandy garde ses objets préférés toute sa vie (par exemple la collection des tabatières de Brummell), alors que la vie élégante n’a pas de fétichisme de ce genre. Le dandysme est autrement dit un mépris pour l’évolution fondée sur la « démocratie de riches ». En matière de mode, le dandysme est un anachronisme traditionnel tandis que « la vie élégante » est une évolution novatrice basée sur le capitalisme.

Nous avons dit tout à l’heure que la vie élégante est une pensée en faveur de l’ascension sociale. C’est pourquoi Balzac considère le dandysme comme une hérésie de la vie élégante. Non seulement le mot « dandy » est synonyme des Anglais s’intéressant à la mode jusqu’au début des années 1830, mais encore il diffère de la vie élégante, n’impliquant ni l’ambition politique ni l’envie d’appartenance à une classe.

Le dandysme ne contient donc aucune ardeur politique.

Faisons tout de même attention : ce manque de passion ne se traduit pas nécessairement en manque de conscience ou de pensée.

Prenons un exemple : LE dandy, George Brummell. Mais ce n’est pas le Brummell de Balzac. Le vrai Brummell a démissionné de son poste alors qu’il était « le plus jeune capitaine du plus magnifique régiment de l’armée », tout simplement pour rester à Londres. Étant bourgeois – fils du secrétaire du Premier Ministre britannique – il aurait dû se rendre à Manchester pour sa carrière militaire, et ainsi grimper l’échelle sociale.

Son biographe qualifie cette décision de « démarche folle ». Brummell n’avait cependant ni ambition ni calcul pour son avenir. Son métier – s’il en avait un – c’était l’oisiveté. C’est d’ailleurs lui qui était le vrai « homme oisif ». Alors que les autres hommes oisifs exemplaires de Balzac – les fonctionnaires, le prélat, le général, etc. – ont leurs professions ou occupations respectives, Brummell, lui, n’était qu’un inoccupé.

Il eut cependant maintes occasions d’avoir une profession et ainsi d’être riche dans sa vie : possédant une silhouette parfaite, il aurait pu même gagner sa vie en tant que modèle pour un artiste. Il aurait aussi pu publier ses mémoires pour une somme d’argent considérable. Ou bien s’il avait vendu les lettres de ses amis célèbres tels que Byron ou le futur George IV, il aurait pu au moins régler ses dettes.

Mais malgré tout il ne voulait pas gagner sa vie. Même si ses fidèles amis lui ont offert un poste du consul de Caen en 1829, il en a démissionné peu après. Il ne voulait ni gagner sa vie, ni devoir quoi que ce soit à personne. Paralysé à partir de 1834, criblé de dettes, il fut mis en prison en 1835. Ruiné, dépassé, perdant la tête en 1837, Brummell n’a plus eu la possibilité financière de soutenir le train de vie de dandy. Il a payé sa dette à la nature, oublié dans un asile d’un pays étranger… Il restera fidèle à son unique métier jusqu’à la mort : le désœuvrement.

Son refus de la production a un sens : l’indépendance vis à vis des autres. Il reste consciemment inactif. Il ne se permet pas de jouer un rôle qui ne lui appartient pas. Les uns jugeraient stupide cette impéritie en le considérant comme un cabotin. D’autres, comme Baudelaire, le considéraient, au contraire, comme héroïque.

Selon Balzac, « le dandysme est une hérésie de la vie élégante ». Bien que le dandy ne fasse rien comme l’homme de la vie élégante, il n’a pas non plus d’ambition ou de calcul pour son avenir. Il veut rester fidèle à lui-même. Il y a donc une différence de modalité de l’élégance : pour le dandy, l’élégance est déjà acquise avant qu’il ne monte l’échelle sociale (Barbey l’appelle « vocation »), alors que l’homme de la vie élégante l’apprend par une éducation.

Le dandy devient le dictateur justement et uniquement par son élégance innée, alors que l’homme de la vie élégante s’intéresse à la mode comme l’un des moyens pour arriver à la classe dominante et ainsi consolider son statut social. Le dandy veut se distinguer du milieu auquel il appartient, la vie élégante cherche une adhésion à la caste supérieure. L’élégance est une dépense pure pour le premier, elle est un investissement pour le second.

D’un certain point de vue, c’est un résultat de la différence de régimes entre deux sociétés qui engendrent ces termes : la Société anglaise du début du XIXème siècle est une monarchie absolue où l’accès à la noblesse est presque impossible, alors que la Société française vient d’adopter « la démocratie des riches », à laquelle les bourgeois nantis et les hommes ambitieux veulent et peuvent affirmer leur pouvoir par leur apparence.

La vie élégante est ainsi fondamentalement différente du dandysme.

En matière de sociabilité, Balzac partage encore les hommes élégants en trois catégories.

L’homme de la première catégorie possède « la grâce suffisante », il est un méthodique de l’élégance.

Celui de la deuxième catégorie possède quant à lui « la grâce essentielle », il est un calculateur de l’élégance.

Le troisième possède « la grâce divine et concomitante », il est aimable, délicat, naïf et naturel. Le pouvoir de ce troisième « est le grand but de la vie élégante », écrit-il. La vie élégante suprême n’est alors ni méthodique, ni calculatrice.

Balzac nous indique donc que la vraie élégance n’est finalement pas à apprendre, mais qu’elle est innée comme un titre de noblesse. Il y a ici une contradiction interne : car, comme dit Balzac, si « la vie élégante n’exclut ni la pensée ni la science, elle les consacre», elle serait donc toujours inévitablement calculée, alors que la grâce naturelle et naïve ne peut être acquise par l’apprentissage. Elle est quelque chose de spontané.

Ici, apparaît le défaut de ce Traité en tant que manuel, mais aussi son intérêt : cette contradiction implique que la vraie relation humaine dépasse la pensée calculatrice. La grâce suprême, « le pouvoir magnétique », est autrement dit une contrepartie de la hiérarchie sociale déjà établie, basée sur la richesse : on peut s’afficher élégant grâce au pouvoir économique, mais au fond la vraie élégance dépasse même ce calcul.

Barbey n’a pas moins de passion en matière de grâce : c’est d’ailleurs le point le plus divergent entre les deux auteurs. Barbey se moque de la grâce naturelle, même en parlant de la société anglaise : « Est-ce que la grâce simple, naïve, spontanée, serait un stimulant assez fort pour remuer ce monde épuisé de sensations et garrotté par des préjugés de toute sorte ? » D’ailleurs, le dandy lui aussi attire les hommes comme s’il avait une grâce, mais cette attirance est toujours artificielle et diabolique, et c’est là toute l’ironie. Elle empoisonne petit à petit son entourage et à la fin c’est lui-même qui meurt par son propre poison.

Mais justement ce pouvoir du mal était nécessaire pour le dandy. « Si sa grâce avait été plus sincère, écrit Barbey, elle n’aurait pas été si puissante; elle n’eût pas séduit et captivé une société sans naturel. » Autrement dit, c’est grâce à cet artifice unique que le bourgeois Brummell (rappelons-le : il n’était pas noble) a réussi à régner sur la société des nobles, alors que l’arrivisme y était presque impossible. Ainsi sa « grâce », ou plutôt son ironie, était un reflet de la société.

C’est pourquoi l’auteur des Diaboliques insiste sur la « vocation » de Brummell et limite le phénomène du dandysme uniquement à l’Angleterre aristocratique et protestante.

L’IMAGE DE BRUMMELL

Mon père était un domestique très respectable, mais qui avait su, lui, se tenir à sa place toute sa vie. George Brummell

Être un homme utile m’a toujours paru quelque chose de bien hideux. Charles Baudelaire, Mon cœur mis à nu.

Malgré le fort désaccord entre la vie élégante et le dandysme, l’image de Brummell plaît non seulement à Barbey mais aussi à Balzac. Balzac insère dans son Traité une conversation fictive avec Brummell, située à Boulogne. La possibilité de cette rencontre a d’ailleurs réellement existé. Brummell a en effet fait un court passage à Paris en septembre 1830, ayant été nommé consul de l’Angleterre à Caen l’année précédente.

Cette insertion de l’actualité dans son oeuvre montre l’habileté de chroniqueur de Balzac pour attirer l’attention des lecteurs. Mais ce qui est plus significatif, c’est que Brummell, « ex-dieu du dandysme », est l’arbitre de l’élégance même : si « la vie élégante » est le respect de la législation, c’est le dandy qui fait la loi. Le dandy impose la règle, et la vie élégante la suit. Mais le dandysme n’est-il pas précisément une « hérésie » pour Balzac ? Il est vrai d’ailleurs que Brummell est considéré comme l’arbitre des élégances de l’époque, mais n’était pas, pour autant, un théoricien dogmatique de la beauté.

Le dandy n’accepte la règle que pour mieux la renier.

De plus, son dandysme est, contrairement à la vie élégante, sans utilité en tant que code social. Il évite toute soumission aux lois. Citons Barbey : « (…) les dandys, de leur autorité privée, posent une règle au-dessus de celle qui régit les cercles les plus aristocratiques, les plus attachés à la tradition, et par la plaisanterie qui est un acide, et par la grâce qui est un fondant, ils parviennent à faire admettre cette règle mobile qui n’est, en fin de compte, que l’audace de leur propre personnalité.»

L’image de Brummell projetée par Balzac n’est donc plus «dandy» dans ce sens-là. C’est pourquoi Brummell est pour Balzac un « ex-dieu du dandysme ». Tandis que Barbey essaie d’esquisser « l’esprit » de Brummell, Balzac décrit Brummell dénué du dandysme pour mieux concrétiser ses dogmes (« sentiments »). Ainsi les positions de Balzac vis à vis du dandysme sont-elles variées et souvent contradictoires.

Mais signalons que ce n’est pas seulement Balzac qui veut épargner à Brummell le fait d’être qualifié de dandy : Captain Jesse, le dernier ami et premier biographe de Brummell, évite justement d’utiliser le mot dandy pour son héros : « Ce mot, écrit-il en 1844, appelle toutes sortes d’associations d’idées, qui ont pour dénominateur commun la vulgarité. » Le terme « dandy » a donc toujours un sens négatif pour cet anglais. Jesse nie naturellement l’extravagance de ce dandysme à l’époque : « (…) la seule caractéristique de la mise de Brummell était qu’elle était simple et de bon goût, ce qui va à l’encontre de l’opinion commune chez ceux qui ne l’ont pas rencontré (…)» Balzac et Jesse sont ainsi complices au point où ils rayent le nom de Brummell de la liste des dandys.

La révolution vestimentaire chez leur héros, c’est la soustraction des éléments superflus. Le principe de cette élégance repose donc sur la sobriété et sur l’accord. Mais s’il s’agit de simplicité et de bon goût, Barbey n’insiste-il pas lui aussi sur le sujet à maintes reprises ? Ces trois témoins essaient donc de sauver Brummell de l’image du dandy affublé d’un costume criard. La particularité de Barbey consiste en son affirmation sur le dandysme. Son dandysme n’est pas simplement l’apparence vestimentaire, c’est aussi, et peut-être surtout, une éthique.

Par la combinaison de l’esprit du dandysme et de Brummell, il donne un sens positif, subtil et historique à la vanité, considérée jusqu’alors comme un caractère vil et négligé. C’est pourquoi il commence Du dandysme par ces mots : « Les sentiments ont leur destinée. Il en est un contre lequel tout le monde est impitoyable : c’est la vanité. » Nous rappelons que « le sentiment » de Balzac sur l’apparence était un calcul.

Tandis que le Traité de la vie élégante est un manifeste positif pour la mode masculine, Du dandysme est un plaidoyer pour la frivolité.

Alors que Balzac essaye de transmettre l’utilité de la mode à travers l’image de Brummell, Barbey affirme son inutilité même. Balzac veut sauver l’honneur de Brummell du gouffre infernal de la vie misérable (signalons que la parution de son article date de 1830). Barbey veut contempler son agonie même avec les yeux pleinement ouverts.

LE DANDYSME SERAIT-IL FINALEMENT STRICTEMENT ANGLAIS ET LA VIE ÉLÉGANTE FRANÇAISE ?

Nous avons rapidement examiné la différence entre « la vie élégante » balzacienne et « le dandysme » d’Aurevillien. La devise de Balzac (« le dandysme est une hérésie de la vie élégante ») semble donc une idée plutôt raisonnable.

Pourtant elle est discutable car le dandysme est antérieur à la vie élégante qui est apparue après l’Ancien Régime, durant lequel l’éthique du dandysme existait déjà. Comment donc être une hérésie de quelque chose qui est apparu après ?

Dans ce sens-là, c’est la vie élégante qui serait plutôt une hérésie du dandysme. Mais il est vrai cependant que la vie élégante a envahi progressivement la société française après la Monarchie de Juillet, faisant ainsi du dandysme une forme d’hérésie.

C’est à partir de ce moment-là que le dandysme figurera la résistance héroïque contre la démocratie dans laquelle la valeur aristocratique perd de son aura.

Balzac est bien conscient de son époque : la société française adopte une démocratie basée sur la richesse. L’homme de la vie élégante se distingue manifestement des gentilshommes de l’Ancien Régime. Le paraître du premier consiste dans la richesse, celui du dernier consiste dans le titre de noblesse.

La parution de son Traité correspond donc non seulement au surgissement de la bourgeoisie, mais aussi à celui du capitalisme. C’est d’ailleurs grâce à la révolution industrielle que le tissu est produit à un prix raisonnable et que le vêtement devient plus accessible au petit bourgeois. Cette révolution contribue aussi à l’évolution de l’apparence masculine. Il y a désormais une mode pour l’homme.

La distinction d’apparence sert toujours à la classification sociale, mais dans la vie élégante il y a une liberté vestimentaire pour les peuples. La vie élégante n’est pas, dans ce sens, purement matérielle : elle exige « un sentiment », un calcul pour s’anoblir.

C’est une pensée pour mieux agir dans la société démocratique par le truchement de l’apparence. Ainsi, après la Révolution de 1830, une nouvelle caste affichant son élégance domine la société française. Dans ce sens-là, Le Traité de la vie élégante sert de manuel à cette nouvelle classe sociale. Il montre une appartenance et décrit l’uniforme de la bourgeoisie.

Quant au dandysme, il est considéré en France comme un phénomène de mode anglais jusqu’à la fin des années 1830. Le dandy signifie un homme vaniteux, s’intéressant exclusivement à son apparence. Son image est matériellement figurée par le costume criard et par la fameuse cravate blanche de Brummell.

Balzac emploie Brummell comme effigie de son Traité en lui donnant le rôle de conseiller de l’élégance. L’auteur sauve ainsi l’honneur de « Beau » Brummell du mot dandy fortement déprécié. Quinze ans après Barbey d’Aurevilly entame lui aussi le changement de l’image brummellienne. Mais son entreprise implique la transformation du dandysme même.

Non seulement il nie le dandy perçu comme une poupée déguisée, mais encore il essaye de décrire « l’esprit » du dandysme. Pour autant, cet esprit n’est pas autre chose que de la vanité. Bien que la vanité soit considérée comme un vice et ainsi méprisée jusqu’alors, il confirme la valeur de ce « vice » même. Barbey riposte à Balzac en montrant la pensée propre au dandysme. Tandis que Balzac vulgarise la mode masculine avec son Traité, Barbey réhabilite la vanité comme une qualité d’homme dans son Dandysme.

La différence entre ces deux textes procède donc de deux sociétés particulièrement dissemblables : alors que le dandysme est engendré par la monarchie absolue en Angleterre, la vie élégante surgit de la démocratie basée sur le capitalisme en France.

Ces deux essais ont ainsi une valeur comme critique sociale.

NB*: Ce texte est directement issu des remarquables travaux de Renta Komuro, dont nous reprenons in extenso de nombreux passages. merci à lui pour ce formidable travail de recherche et d’analyse.

[Source : http://www.parisiangentleman.com]

imatge de condiments alimentaris

El TERMCAT publica una actualització del Glossari de sabors del món, un recull terminològic de 100 termes relatius a productes alimentaris (verdures, fruites, begudes, pans) i elaboracions gastronòmiques (aperitius, plats a base de carn o de peix, salses, dolços i postres) d’arreu del món: productes i elaboracions de la cuina xinesa, japonesa, coreana, índia, armènia, turca, de tot l’Orient Mitjà, del Pròxim Orient, del Magrib, de l’Àfrica occidental o de l’Amèrica Central i del Sud.

El diccionari, fruit de la col·laboració amb el Centre de Normalització Lingüística L’Heura del Consorci per a la Normalització Lingüística, té l’origen en els termes treballats amb motiu de les diverses edicions de la mostra gastronòmica Els sabors del món, que va tenir lloc entre els anys 2012 i 2019 a Santa Coloma de Gramenet i els objectius de la qual eren la promoció del comerç local, la cohesió social i el foment del català com a llengua comuna. Més enllà de la mostra que el va originar, el Glossari de sabors del món continua alimentant-se amb la incorporació de nous termes, ja que està concebut com un projecte obert.

Aquesta actualització incorpora bàsicament noms de verdures i de bolets de la cuina xinesa; per exemple, s’hi han incorporat termes com ara brot de bambúarrel de lotusflammulina i escap d’all. Com a novetat, aquests nous termes presenten l’equivalent en xinès i van acompanyats d’una il·lustració. Cada fitxa conté la denominació en català, equivalents en castellà, francès i anglès, principalment, àrea temàtica, definició i, sovint, notes complementàries.

El Glossari de sabors del món forma part de la col·lecció Diccionaris en Línia del TERMCAT, que ofereix actualment prop de 160 títols dedicats a diversos camps d’especialitat.

 

 

[Foto: CC-BY 4.0 – font: http://www.termcat.cat]

Quai, valise, car, tunnel, mine, échange, javelot, drap… Jacques Lacroix, agrégé de lettres, a recensé dans la langue française un millier de mots issus du gaulois, soit trois à quatre fois plus que les estimations habituelles.
Écrit par Michel Feltin-Palas
Dans la plupart des livres sur l’histoire de la langue française, on apprend qu’il ne nous reste quasiment rien de notre héritage gaulois. 200 mots peut-être – à comparer aux quelque 60 000 entrées d’un Petit Robert ou d’un Petit Larousse. Alouette, truie, chêne, jachère, berge et c’est à peu près tout. Et si cette analyse était fausse ? C’est la thèse que défend Jacques Lacroix dans Les irréductibles mots gaulois(1). Selon cet agrégé de lettres spécialiste de la civilisation celte, notre lexique actuel serait beaucoup plus influencé qu’on ne le croit par notre passé gaulois.
Les exemples qu’ils donnent sont légion (romaine, évidemment), comme le montrent les mots indiqués ci-dessous en gras :
· La pièce a été balayée.
· Les quais du métro sont encombrés, les rames sont bondées.
· Je voudrais quatre tranches de jambon.
· Les tonneaux et les bouteilles sont bien rangés dans le chai.
· Le cheval gambade le long de la berge.
· Les valises sont chargées.
· Le car est sorti du tunnel.
· Alors que son frère est débraillé, lui est toujours bien habillé.
Pourquoi un tel écart entre la réalité de l’imprégnation celte et la perception de cette réalité ? Celui-ci, selon Jacques Lacroix, tient principalement à un décalage dans le temps. Le français, en effet, n’est apparu qu’à la fin du haut Moyen Age, soit bien après la disparition du gaulois. Résultat : ce n’est pas lui que le gaulois a influencé directement, mais le latin, qui a absorbé bien des mots gaulois avant que notre idiome national ne les récupère de manière indirecte. «  Un nombre non négligeable de mots gaulois, souvent transmis par le bas latin contaminé, s’est gardé dans notre langue », écrit l’auteur.
Facteur aggravant : l’écrasante majorité des spécialistes de la langue française sont des romanistes qui, en réalité, connaissent peu ou pas les langues celtiques. Ces deux facteurs réunis auraient débouché sur une sous-évaluation patente. Et c’est « pour redonner conscience à cette inconscience gauloise », comme il l’écrit avec un sens certain de la formule, que Jacques Lacroix a entrepris cet ouvrage.
Mieux – ou pire, selon les points de vue – l’importance du gaulois a été sous-évaluée à la fois quantitativement et qualitativement, en limitant le vocabulaire gaulois au registre peu glorieux de campagnes reculées et de peuplades peu évoluées. « Préjugés ! », s’insurge encore l’universitaire, qui rappelle à raison que les progrès de l’archéologie ont renversé cette image. Le lexique que les Gaulois nous ont légué présente donc aussi l’intérêt de saisir les domaines auxquels ils accordaient le plus d’importance. La guerre (glaive, javelot, lance) et l’agriculture (soc, charrue, mouton, tomme), certes, mais aussi l’industrie (étain, mine) ; l’artisanat (tanneur, drap, charpentier) ; le transport (chemin, lieue, char) ; le commerce (échange, troc) ou encore la religion (druide). Au total, Jacques Lacroix a recensé environ 1000 mots issus du gaulois (y compris leurs dérivés et leurs composés), soit trois à quatre fois plus que les estimations habituelles.
Je ne suis pas assez savant pour savoir si, à force de s’intéresser à ce sujet, l’universitaire a lui-même tendance à survaloriser notre héritage celtique. Toujours est-il que sa thèse s’appuie sur un phénomène souvent observé dans l’Histoire : les vainqueurs déterminent en grande partie l’image que nous avons des vaincus, et ce d’autant plus que les Gaulois ont laissé peu de traces écrites. Les témoignages qui nous sont parvenus sur leur langue proviennent donc des Romains lesquels, comme tous les conquérants, ont eu tendance à dévaloriser la culture d’un peuple passé sous leur domination.
(1) Les irréductibles mots gaulois, par Jacques Lacroix, Lemme Edit.

 

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

A Real Academia Galega participou no primeiro encontro de lexicografía de academias de linguas de orixe latina promovido pola Academia Brasileira de Letras. O presidente en funcións da RAG, Henrique Monteagudo, e o coordinador do Seminario de Lexicografía e director do Dicionario da institución, o académico de número Manuel González, interviñeron xunto a representantes da Real Academia Española, a Academia Argentina de Letras, a Accademia Della Crusca (Italia), a Academia Română (Romanía) e a propia Academia Brasileira de Letras (ABL).

A RAG foi a única institución dunha lingua minorizada presente no encontro en liña convocado pola ABL, coa que mantén un acordo de amizade e colaboración dende o ano 2019, lembra Henrique Monteagudo. O presidente da ABL, Marco Lucchesi, definiu o encontro coma “un primeiro paso e tamén un xesto histórico” que reúne por primeira as academias implicadas de cara á creación dun espazo de intercambio de experiencias no campo da lexicoloxía e a lexicografía.

No encontro tamén participaron Claudio Marazzini, presidente da Accademia della Crusca; Aurora Egido, secretaria da Real Academia Española; Paz Battaner, directora do Diccionario de la Lengua Española; Gabriela Haja, investigadora responsable do departamento de lexicoloxía do Institutul de Filologie Română A. Philippide; Santiago Kalinowski, director do departamento de investigacións lingüísticas e filolóxicas da Academia Argentina de Letras; os profesores Pedro Rodríguez Pagani, Josefina Raffo e Sol Portaluppi, da mesma institución; e Shahira Mahmud, xefa do sector de lexicoloxía e lexicografía da Academia Brasileira de Letras.

 

 

[Fonte: http://www.academia.gal]