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Comédien génial oscarisé, militant de la cause des Amérindiens et des Afroaméricains, doté d’une personnalité complexe et souvent insaisissable, Marlon Brando (1924-2004) a popularisé la méthode Stanislavsky ou « méthode de l’Actor’s Studio. Il a soutenu la recréation de l’État d’Israël. Arte diffusera le 21 juillet 2021 « L’équipée sauvage » (Der Wilde ; The Wild One) de Laslo Benedek. 

Publié par Véronique Chemla 

« Je trouve le métier d’acteur détestable, désagréable ».

L’affirmation peut sembler incongrue dans la bouche d’un monstre sacré du septième art.

« Avec sa présence irradiante et son phrasé unique, Marlon Brando a marqué le cinéma d’une empreinte indélébile ».

Marlon Brando « a pourtant poussé la porte d’une école d’art dramatique presque par hasard. Débarqué à New York à l’âge de 19 ans, le petit paysan du Nebraska, dyslexique et solitaire, se forme à la méthode Stanislavski, basée sur la vérité des émotions, sous la houlette de Stella Adler ».  Le « choc de la grande ville ». Brando vit à Greenwich village, avec ses deux sœurs mariées. « Marlon Brando ne savait pas qu’il voulait faire l’acteur, mais il est entrée dans une école d’art dramatique. Ma mère l’adorait. Il était espiègle. Il avait un tel humour… Marlon Brando était une figure tragique », se souvient Ellen Adler, compagne de Marlon Brando.

« Stella Adler sa muse. Marlon Brando est l’une des personnes les plus drôles que j’ai rencontrées… James Dean était obsédé par Brando. Il s’habillait comme lui », confie  Sondra Lee, amie de Marlon Brando. Celui-ci pratique la boxe, intègre la compagnie de Martha Graham. Fréquente la communauté haïtienne de Harlem. Les grands agents de New York repère cet acteur magnétique.

Sa « présence chargée d’électricité, sa beauté animale teintée de fragilité, alliées à sa capacité innée à vivre une scène plutôt qu’à l’incarner, suscitent immédiatement l’engouement ».

En 1949, Brando se rend en France. Il rencontre l’acteur Christian Marquand. Un coup de foudre.

En quatre ans, d’« Un tramway nommé désir » (1951) à la comédie musicale « Blanches colombes et vilains messieurs » (1955) en passant par « L’équipée sauvage », « Sur les quais » (qui lui vaut l’Oscar du meilleur acteur) ou « Jules César », Marlon Brando précipite la fin de règne des grands acteurs britanniques shakespeariens et bouscule les codes de l’Amérique puritaine, en se forgeant une image de sex-symbol au tempérament rebelle ».

Lors de l’unique rencontre entre Audrey Hepburn et Marlon Brando, pendant un repas du Syndicat des acteurs, Audrey Hepburn dit à son voisin de table un timide « Bonjour », mais l’acteur débutant à Hollywood demeure silencieux. Pendant 40 ans, Audrey Heburn a cru qu’il voulait l’éviter. Mais, lorsqu’elle était hospitalisée à la fin de sa vie, elle a reçu une lettre de Brando. Celui-ci lui expliquait qu’il avait éprouvé un tel respect admiratif pour elle qu’il était demeuré sans voix.  Il n’avait pas trouvé un seul mot à lui dire.

« Sex-symbol à la puissance de jeu incontestée, Marlon Brando a bousculé lignes et codes dans les très puritaines années 50. Sacré roi des voyous, l’icône » d’« Un tramway nommé désir » s’engage la décennie suivante en faveur des droits des Noirs et des Indiens, « avant d’embraser d’une lumière crépusculaire « Le Dernier Tango à Paris » ou « Apocalypse Now ».
« C’est un acteur qui ne voulait pas apprendre par cœur ses répliques », déclare Bernardo Bertolucci.
« Tout était naturel chez lui. Il savait contrôler le silence », précise Patricia Bosworth, biographe de Marlon Brando, acteur instinctif.
« L’équipée sauvage »
Arte diffusera le 21 juillet 2021 « L’équipée sauvage » (Der Wilde ; The Wild One) de Laslo Benedek.
« Une horde de motards sème la panique dans une petite ville américaine… La naissance du mythe Marlon Brando qui, avec ce film sorti en 1953, devint l’incarnation absolue du rebelle. »
« Emmenée par Johnny Strabler, une horde de jeunes motards baptisés les « Rebelles noirs » perturbe l’arrivée d’une course de motos et envahit une petite ville sous le regard hostile de la population. Quand la bande de Chino débarque à son tour dans la bourgade, la situation dégénère… »
« Inspiré de faits réels, ce film fit scandale à sa sortie. Au son des moteurs pétaradants et des standards musicaux de l’époque, il dépeint les relations conflictuelles entre une jeunesse en perdition, révoltée et enfiévrée, et des adultes étouffés par les conventions sociales, prisonniers de leurs peurs primitives. Blouson de cuir et tête de mort, Marlon Brando campe un chef de bande sensuel et impassible, incarnant la figure absolue du rebelle, qui influença jusqu’au look de James Dean et d’Elvis Presley. »

« On The Waterfront »
Arte diffusa le 29 avril 2019 à 22 h 45 « Sur les quais » (Die Faust im Nacken ; On The Waterfront) réalisé par Elia Kazan (1954). Apprenant qu’Elia Kazan, son « père spirituel », a, « tel un mouchard », livré les noms d’artistes communistes, Marlon Brando pleure. Il tourne Sur les Quais, produit par Sam Spiegel et réalisé par Elia Kazan.

Marlon Brando « y joue un salaud et un traître », résume le réalisateur qui réalise un plaidoyer en sa faveur. Le film s’achève sur Marlon Brando en « figure christique suivant un chemin de croix, par sa rédemption ». L’interprétation remarquable vaut à Marlon Brando un Oscar. »L’éveil moral, au contact de l’amour, d’un jeune docker face aux méthodes criminelles d’un syndicat mafieux… Par Elia Kazan, un film social infusé de poésie, porté par les performances éblouissantes de Marlon Brando, Eva Marie Saint et Karl Malden. »

« Sur les quais, la règle c’est S. et M. Sourd et muet. » Parce qu’il a parlé à la police, Joey Doyle a été liquidé par les hommes de main du syndicat des dockers, dirigé par le mafieux Johnny Friendly. Terry Malloy, l’un de ses protégés, ancien boxeur devenu ouvrier portuaire, a attiré la victime dans ce piège sans se douter qu’il serait mortel. Tandis que le père Barry tente d’organiser la révolte des dockers rackettés et opprimés, Terry se rapproche de la sœur de Joey, Edie, qui le supplie de dénoncer les crimes de Friendly devant une commission d’enquête. Lorsque son propre frère, avocat du syndicat, est supprimé à son tour pour l’avoir protégé, le jeune homme est forcé de choisir son camp… »

« En 1952, Elia Kazan, pris dans les griffes du maccarthysme, livre les noms d’anciens militants communistes devant la commission des activités antiaméricaines. Deux ans plus tard, s’inspirant de faits réels révélés par la presse (l’exploitation des dockers de Big Apple par un syndicat mafieux), le cinéaste transpose le dilemme de la dénonciation sur les quais miséreux et embrumés du port de New York. Présentée par certains critiques comme une vaine tentative de justification, cette œuvre multiprimée a éclipsé la polémique par ses qualités intrinsèques : transcendé par la partition expressive de Leonard Bernstein et la photographie en noir et blanc, aux nuances évocatrices, de Boris Kaufman, ce film de gangsters atmosphérique dépeint la condition ouvrière avec un réalisme innervé de poésie ».
« Dans des décors naturels où la grisaille des docks contraste avec la clarté rêveuse et protectrice des toits – où Terry veille sur un pigeonnier et une poignée d’apprentis boxeurs –, Kazan capte le sinueux cheminement moral d’un jeune rustre individualiste vers la justice et la dignité. Dictée par l’amour de la délicate et intègre Edie, remarquablement campée par Eva Marie Saint, et les prêches enflammés du père Barry (Karl Malden), cette transfiguration aux accents christiques est magistralement servie par Marlon Brando, dont l’aura chargée de sensualité et de vulnérabilité subjugue une fois encore.
Le 6 mai 2018 à 15 h, a eu lieu le ciné-concert On The Waterfront avec l’Orchestre national d’Île-de-France – Ernst Van Tiel. « On the Waterfront » est un film réalisé par Elia Kazan, avec Marlon Brando, Karl Malden, Lee J.Cobb et Eva Marie Saint, sur un scénario de Budd Schulberg et une musique de Leonard Bernstein.
« En mettant en scène la corruption mafieuse dans le syndicat des dockers new-yorkais, Elia Kazan a donné en 1954 l’un de ses plus beaux rôles à un Marlon Brando âgé de 30 ans. Leonard Bernstein signe là sa seule musique pour l’écran (si l’on excepte les adaptations filmiques de ses comédies musicales). L’alternance des dissonances parfois rudes, des rythmes irréguliers et des sonorités éthérées préfigure l’idiome de West Side Story, trois ans plus tard. Ce film qui a remporté huit Academys Awards® est présenté sur grand écran en haute définition, avec la haute-fidélité des dialogues. Coproduction Orchestre national d’Île-de-France, Philharmonie de Paris. »

Engagements politiques

La mort de sa mère anéantit Marlon Brando… Il suit une psychanalyse.

Rita Moreno est « foudroyée » en rencontrant cet homme si charismatique. Elle vit une « passion sexuelle » pendant dix ans avec Marlon Brando. « Le problème, c’est trop de fantasmes… Un fois, j’ai été vraiment en colère. Il m’avait promis d’être fidèle. Il m’avait trompé. Je suis sortie avec Elvis Presley, mais cela n’a pas marché : c’était un petit paysan. Marlon Brando était un penseur original », conclut-elle. « Je suis incapable d’aimer » par manque de confiance dans les femmes, confie l’acteur à Truman Capote. Il craignait aussi d’être pris pour un « fils à maman ».

Marlon Brando délaisse Hollywood pour ses engagements comme délégué pour l’UNICEF, fonds des Nations unies pour l’enfance, ou pour les droits civiques auprès de Martin Luther King lors de la Marche à Washington.

« La poursuite impitoyable »

Marlon Brando s’investit dans son personnage dans The Chase (La Poursuite impitoyable), d’Arthur Penn. Un fiasco commercial.

Arte diffusa les 11, 12 et 27 septembre 2020 « La poursuite impitoyable » (Ein Mann wird gejagt ; The Chase) d’Arthur Penn. « Dans une bourgade conservatrice du Texas, Bubber Reeves, accusé à tort d’un délit, s’évade du pénitencier avec un complice, lequel vole une voiture après avoir tué son conducteur. Leur cavale déchaîne les passions… Avec Jane Fonda et Robert Redford, mais dominé par l’interprétation d’un Marlon Brando au sommet de son art, un puissant réquisitoire contre le racisme, qui n’a rien perdu de sa force. »

« Dans une bourgade conservatrice du Texas, Bubber Reeves, accusé à tort d’un délit, s’évade du pénitencier avec un complice, lequel vole une voiture après avoir tué son conducteur. Une cavale qui déchaîne les passions, les habitants redoutant le retour de Bubber, l’enfant du pays. Le shérif Calder s’emploie, quant à lui, à protéger le fuyard d’un lynchage annoncé… »

« Tourné par Arthur Penn dans les années 1960 avant l’emblématique Bonnie and Clyde, alors que le sud des États-Unis restait obstinément sourd au mouvement des droits civiques, La poursuite impitoyable met en scène une communauté blanche décadente, en proie aux démons de la corruption, de l’alcoolisme et du racisme ».

« Entre Val Rogers, le magnat local sans foi ni loi qui prétend jouer les philanthropes, ou cette autre famille de notables, dont les membres s’en prennent violemment aux Noirs par désœuvrement, le cinéaste dépeint une bourgeoisie américaine à bout de souffle. Même ses enfants – la génération Happy Days – se révèlent monstrueux, en particulier lors de la scène chaotique du lynchage collectif, certainement l’une des plus saisissantes du film ».

« En shérif justicier, roué de coups pour avoir voulu défendre le fuyard, Marlon Brando, le visage tuméfié, y montre une fois encore toute la démesure de son talent et de son jeu physique. Une manière aussi, à travers lui, de mettre l’Amérique face à sa (mauvaise) conscience ».
« Au milieu des années 60 l’étoile de Marlon Brando est déjà sur le déclin depuis une série de titres médiocres et le désastre commercial de la superproduction Les Révoltés du Bounty en 1962. Durant le tournage de ce remake signé Lewis Milestone les excentricités et la mauvaise humeur de l’acteur ont atteint des proportions extraordinaires et ont largement contribué au fiasco du film », a écrit Olivier Père.
Et de poursuivre : « Néanmoins la réputation de Brando n’est pas encore à son nadir quand il est choisi par le producteur Sam Spiegel (Sur les quais, Le Pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie) et le réalisateur Arthur Penn pour interpréter le shérif Calder dans La Poursuite impitoyable, entouré d’une brillante distribution regroupant plusieurs nouveaux talents de Hollywood : Robert Redford, Jane Fonda, Angie Dickinson, Robert Duvall, James Fox… La Poursuite impitoyable est une chronique provinciale qui met en scène une flambée de violence collective dans une petite bourgade du Texas à l’annonce de l’évasion d’un jeune prisonnier blanc dont plusieurs notables de la ville ont de bonnes raisons de craindre le retour et la vengeance. Le shérif Calder, désigné comme la seule personne honnête d’une communauté rongée par la haine et la corruption, sera incapable d’apaiser un climat d’hystérie et de lynchage attisé par l’alcool et la peur. La Poursuite impitoyable dresse un portrait féroce de la haute bourgeoisie sudiste prête à toutes les vilenies pour protéger la respectabilité et les privilèges de sa caste, avec la complicité d’une population abrutie et ivre chaque fin de semaine. La violence explosive du film anticipe celle du long métrage suivant de Penn, réalisé un an plus tard, et qui obtiendra un immense succès : Bonnie et Clyde. L’atmosphère décadente et paroxystique de La Poursuite impitoyable vaudra au film de Penn des critiques assassines au moment de sa sortie. Il sera ensuite réhabilité puis considéré comme un classique des années 60. Les spectateurs américains n’étaient sans doute pas prêts à endurer un film aussi critique qui n’hésitait pas à dénoncer la lâcheté et la monstruosité d’une ville prospère avec une galerie de personnages irrécupérables et pourtant désespérément « normaux ».
Et Olivier Père d’analyser : « Vers la fin de son film, Arthur Penn reproduit quasiment à l’identique lors d’une scène dramatique réunissant les principaux protagonistes le meurtre survenu le 24 novembre 1963 de Lee Harvey Oswald, suspect principal dans l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, par Jack Ruby moins de quarante-huit heures après son arrestation, interrompant toute forme de procès et même d’instruction judiciaire. La transposition à peine trois ans plus tard d’un épisode encore dans toutes les mémoires de l’histoire contemporaine des États-Unis dans un contexte fictionnel choqua beaucoup à l’époque du film. Cette séquence constitue l’une des premières occurrences de l’affaire Kennedy dans une production hollywoodienne et marque plus largement l’intrusion de la violence réelle retransmise par les actualités télévisées dans le cinéma américain. A partir de la fin des années 60 et dans les années 70 on ne comptera plus les allusions plus ou moins directes aux assassinats de John Fitzgerald et Robert Kennedy, au Watergate et à la guerre du Vietnam dans les films des nouveaux cinéastes américains en prise directe avec les traumatismes récents de leur pays. »
Et de conclure : « Et Marlon Brando dans La Poursuite impitoyable ? Magnifique quoique déjà un peu boudiné dans sa tenue de shérif avec une dégaine nonchalante et une manière inimitable de mâchouiller ses dialogues avec un fort accent sudiste, il livre une composition géniale et ajoute un chapitre important à sa mythologie personnelle. Cinq ans plus tôt dans son unique réalisation le western baroque La Vengeance aux deux visages il se faisait longuement fouetter par Karl Malden ; dans le film de Penn il est victime d’un interminable passage à tabac qui le laisse défiguré et couvert de sang. Ces deux films contribuèrent à la légende du sadomasochisme de Brando à l’écran. L’acteur prendra en effet dans les années 60 et 70 un malin plaisir à incarner des personnages négatifs – sur le plan humain et politique – ou des antihéros suppliciés dans des films trop bizarres, ratés ou dérangeants pour séduire le grand public, en attendant sa brève résurrection artistique et commerciale en 1972 avec les triomphes consécutifs du Parrain et du Dernier Tango à Paris. »

Carrière en dents de scie
Après avoir soutenu les Black Panthers, il s’en éloigne. En sept ans, il accumule dix échecs commerciaux.

Sa « gloire absolue » ? Il « s’emploiera à la saboter dans les décennies suivantes, jusqu’à devenir une caricature de lui-même : plus concerné par ses engagements » politiques « que par les feux d’Hollywood, il enchaîne les échecs commerciaux au cours d’un lent suicide artistique, néanmoins ponctué de sublimes résurrections (Le parrain de Coppola, Le dernier tango à Paris de Bertolucci, Apocalypse now) ». Une jeune génération d’acteurs, tel Pacino, l’adule.

En 1973, c’est une Amérindienne qui vient chercher l’Oscar qui lui est décerné. Marlon Brando vit alors à Tétiaroa, près de Tahiti.

« Il est devenu une caricature de lui-même. Méchant. Sans amour », déplore Sondra Lee.

Marlon vit dans sa maison avec sa famille élargie. Et affronte les tragédies.

Philippe Kohly « explore les multiples facettes de ce génie torturé, disparu il y a dix ans, dans un passionnant portrait intime ».

De « son enfance dévastée – entre un père violent », alcoolique, coureur, ayant le souci des apparences et représentant en produits chimiques, « et une mère alcoolique mais vénérée », actrice et professeur de comédie d’Henry Fonda – « à sa vieillesse  recluse, Philippe Kohly (Gary/Ajar – Le roman du double) plonge dans les méandres d’une existence chaotique.

Convoquant ses proches (amis, amantes) et égrenant sa filmographie légendaire, éclairée par les commentaires de Robert Duvall – « Brando était l’acteur le plus singulier que j’ai connu. Quand je l’ai vu, c’était perturbant, mais bien » – et Elia Kazan – « Brando était un mélange de douceur et de mécontentement violent, parfois dangereux » -, ce film aux riches archives tisse un portrait intime de l’insaisissable Marlon Brando, séducteur compulsif et génie d’un art qu’il n’a cessé de dénigrer ».
Juifs/Israël
À Broadway, à l’aube d’une carrière prometteuse, Marlon Brando joue en 1946 dans A Flag is Bornpièce sioniste de Ben Hecht interprétée aussi par Paul Muni et Celia Adler, et sur une musique de Kurt Weill.
Il interprétait le rôle d’un survivant du camp de Treblinka prénommé David et souhaitant se rendre en Palestine sous mandat britannique. La « Palestine » de l’affiche désigne donc l’État juif. Ben Hecht stigmatisait l’indifférence du monde lors de la Deuxième Guerre mondiale à l’égard de la Shoah. Hecht et Adler militaient au sein de l’American League for a Free Palestine ou Groupe Bergson, qui a produit la pièce de théâtre. Marlon Brando a participé à de nombreuses manifestations du groupe Bergson. Lors de réunions, il a évoqué la triste condition des survivants de la Shoah dans des camps de personnes déplacées en Europe et le besoin d’un État juif.
Brando a donné son salaire – il avait accepté le minimum syndical -dans cette pièce à l’Irgoun, groupe militaire sioniste créé en 1931 dans la Palestine sous mandat britannique.

En 1979 dans Playboy et en 1996 dans le Larry King Live, Brando a évoqué les Juifs d’une manière ayant suscité une polémique. Il a réitéré alors son admiration pour les Juifs et nié tout antisémitisme de sa part.

« L’équipée sauvage » de Laslo Benedek

États-Unis, 1953
Auteur : Frank Rooney
Scénario : John Paxton
Production : Stanley Kramer Company Production
Producteur : Stanley Kramer
Image : Hal Mohr
Montage : Al Clark
Musique : Leith Stevens
Avec Marlon Brando (Johnny Strabler), Mary Murphy (Kathie Bleeker), Robert Keith (Shérif Harry Bleeker), Lee Marvin (Chino), Jay C. Flippen (Shérif Stew Singer), Hugh Sanders (Charlie Thomas)
Sur Arte le 21 juillet 2021 à 15 h 55

« Sur les quais » par Elia Kazan
Scénario : Budd Schulberg
Production : Columbia Pictures Corporation, Horizon Pictures
Producteur : Sam Spiegel
Image : Boris Kaufman
Montage : Gene Milford
Musique : Leonard Bernstein
Avec Lee J. Cobb (Michael J. Skelly), Marlon Brando (Terry Malloy), Karl Malden (Father Barry), Rod Steiger (Charley Malloy), Eva Marie Saint (Edie Doyle)

Auteur : Budd Schulberg
États-Unis, 1954
Sur Arte les 29 avril 2019 à 22 h 45 et 6 mai 2019 à 13 h 30
Visuels : © Boris Kaufman/Columbia Pictures

« La poursuite impitoyable » d’Arthur Penn

États-Unis, 1966
Auteur : Horton Foote
Scénario : Lillian Hellman
Production : Horizon Pictures, Columbia Pictures Corporation
Producteur/-trice : Sam Spiegel
Image : Joseph LaShelle
Montage : Gene Milford
Musique : John Barry
Avec Marlon Brando, Jane Fonda, Robert Redford, E. G. Marshall, Angie Dickinson, Janice Rule, Miriam Hopkins

Sur Arte les 6 septembre 2020 à 20 h 55,  11 septembre 2020 à 15 h 45, 12 septembre 2020 à 5 h 50, 27 septembre 2020 à 6 h 25

« Marlon Brando, un acteur nommé Désir  », par Philippe Kohly 
Roche productions, ARTE France, Angoa-Agicoa, Avro (Pays-Bas), Ciné +, CNC, Procirep,RTS (Radio Télévision Suisse), SBS Australia, 2013, 90 min
Sur Arte les 7 août à 23 h 10, 16 août 13 h 35, 25 août 2016 à 0 h 55, 9 mai 2019 à 1 h 30, 16 mai 2019 à 13 h 35, 18 mai 2019 à 6 h 45

 

Les citations sont extraites du site d’Arte. Cet article a été publié le 7 août 2016, puis le 28 avril 2019.

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Escrito por Abrao Slavutzk

O Jardim Botânico de Porto Alegre tem um palco amplo de madeira ao ar livre. Às vezes imagino uma conversa entre todos diante do palco num domingo. Brinco com essa ideia para o começo da primavera com todos vacinados, ainda de máscaras e sem aglomeração. Mataríamos as saudades de conversar, abraçar, com máscaras, um rosto para cada lado.

Muitos sentimentos são misteriosos, mas poucos como a saudade que é um sentimento universal, uma luz que ilumina as ausências. Saudade é uma expressão do amor a familiares, amigos ou uma casa da infância que só existe na memória. No filme “Cidadão Kane” de Orson Wells, aparece à palavra “Rosebud” escrita em um trenó da infância que é recordada. Palavras e imagens da infância que irrompem em sonhos. Hoje, como não sentir saudades das conversas intermináveis, em que são narradas histórias de vida, aventuras empolgantes? Saudades dos beijos e abraços que dão um calor corporal essencial para empolgar a vida.

O whats é ótimo, as conversas via celular essenciais, o zoom diminui as distâncias, mas sentimos saudades dos encontros presencias. Lembrei agora de “O livro dos abraços” de Eduardo Galeano com suas histórias sem fim, em especial uma delas, talvez de outro livro. O escritor tinha um cachorro que era sua companhia de trabalho, parceiro de caminhadas, e um dia o cachorro morre. Galeano ficou saudoso, entristecido quando saiu pela primeira vez sem seu fiel escudeiro, e viu uma menina pequena falando com as flores. Ela caminhava e cumprimentava uma a uma das flores, e aí ficou emocionado, aliviado das saudades de seu cachorro.

Saudades a gente mata, para que elas não nos matem, daí a importância de trazer o passado para o presente. Nos sonhos aparecem os visitantes noturnos, os sonhos trazem cenas, gente, momentos que se conectam entre si e com o presente. Saudade, portanto, é a expressão de amor a tudo que merece ser amado. Já a melancolia busca um passado como um estado de tristeza, uma sombra pesada. A nostalgia é uma fixação num tempo determinado do passado, um lugar, uma cidade, mas cuja memória gera dor. Portanto a saudade expressa o desejo de uma lembrança que é ao mesmo tempo nostalgia e alegria, é o desejo de reviver o passado. Ter saudades dos que fizeram bem ao longo da História e vivem na gente, que marcaram a realidade do que cada um é hoje. Saudades é a expressão do amor invisível e é essa capacidade, a invisibilidade, que permite, lentamente, o desapego, mas não o esquecimento.

Que saudades do teatro, quando se pode ver os atores narrando histórias que tocam a alma. Saudades do escurinho do cinema, onde a vida é refletida, abrindo espaços para conversas. Saudades das livrarias a que muitos não têm ido, e nelas a gente encontrava conhecidos. Saudades da vida presencial que vai voltar mesmo com máscaras e cuidados.

Saudades, finalmente, de um país sorridente, pois nos últimos anos uma onda de ódio tomou conta do espaço. Saudades da democracia vivida com um mínimo de respeito e dignidade. Essas saudades são para não esquecer que já se viveu aqui uma realidade mais justa e humana. Aos poucos vamos matando as saudades da coragem que vem voltando, saudades da alegria da luta, no meio do luto. E se nas saudades se imagina algo bom do passado, vale a pena sonhar com o amanhã que está sendo germinado. Sonhar aqui com matar as saudades é antecipar a graça que vamos sentir na primavera. Talvez, esteja agora matando as saudades dos tempos encantados.

 

 

[Fonte: http://www.terapiapolitica.com.br]

Con la publicación de los ‘Diarios’ del escritor, el lector español dispone por primera vez de un testimonio crucial para comprender un período dramático de la historia de Europa

Stefan Zweig

 

Stefan Zweig se ha convertido en el símbolo de la Europa tolerante e ilustrada que intentó destruir el nazismo. Durante décadas, se le consideró un biógrafo elegante y un novelista menor. Con buen criterio, su nombre se situó por debajo de Thomas MannRobert Musil o Franz Kafka, pero en los últimos años se ha rescatado y revaluado su obra, especialmente en España, donde la editorial Acantilado ha realizado una extraordinaria labor con nuevas y rigurosas traducciones. El mundo de ayer, sus memorias, se ha convertido en un éxito de ventas y en un ejercicio de memoria colectiva. El continente que alumbró la Enciclopedia, la física de Newton, la poesía de Rilke y la democracia liberal sucumbió a la tentación totalitaria, encendiendo hogueras donde —como ya advirtió Heine— ardieron, en primer lugar, libros y, poco después, seres humanos.

Zweig no fue un intelectual beligerante. A diferencia de los hermanos MannÖdön von Horváth o Bertolt Brecht, se abstuvo de condenar el nazismo en sus inicios. Ni siquiera la prohibición de sus libros en Alemania, ni la experiencia del exilio, lograron que abandonara su silencio. Cuando en su gira por América del Sur le instaron a que condenara el nazismo, respondió: “Nunca hablaré contra Alemania, el intelectual debe permanecer cerca de sus libros, no está preparado para lo que requiere el liderazgo popular”.

Zweig comprendería tardíamente su error, cuando la caída de Singapur en manos del imperio japonés le hizo creer que el totalitarismo se extendería por todo el planeta. El 22 de febrero de 1942 se suicidó en Petrópolis, Brasil, acompañado por su segunda esposa. En su nota de despedida, escribió: “Saludo a todos mis amigos… Ojalá puedan ver el amanecer después de esta larga noche. Yo, demasiado impaciente, me voy antes de aquí. Creo que es mejor finalizar en un buen momento y de pie una vida en la cual la labor intelectual significó el gozo más puro y la libertad personal el bien más preciado sobre la Tierra”.

La publicación de estos Diarios de Zweig en la excelente traducción de Teresa Ruiz Rosas constituye un verdadero acontecimiento editorial. El lector español dispone por primera vez de un testimonio crucial para comprender un período particularmente dramático de la historia de Europa. Los Diarios abarcan del 10 de septiembre de 1912 hasta el 19 de junio de 1940, cuando el escritor parte hacia el exilio, hundido en sombríos pensamientos. Como sostiene Mauricio Wiesenthal en su prólogo, son más interesantes hoy que cuando se escribieron. Aún contemplamos con perplejidad cómo Europa dilapidó la herencia de Erasmo y Montaigne, permitiendo que el odio sepultara el ideal de libertad, igualdad y fraternidad acuñado por la Revolución francesa. Mientras los sabios se ocultaban, los demagogos escalaban hasta lo más alto, despertando el fervor de unas masas fanatizadas.

Al margen de su extraordinaria calidad literaria, los ‘Diarios’ de Zweig son una elocuente lección de historia y moral

Zweig no observa la realidad desde su escritorio. Viaja por París, Londres, Nueva York, Suiza, Brasil. A veces por placer; otras, por necesidad. En esos lugares, se encuentra con los grandes intelectuales y artistas de la época: Richard StraussRomain Rolland, Rilke, Hofmannsthal, Alma MahlerSchnitzlerFreud… Zweig es pudoroso. Protege su intimidad, escamoteándonos las zonas en penumbra donde tal vez laten deseos reprimidos. A diferencia de otros diaristas, no transige con el exhibicionismo o la indiscreción. Prefiere la alusión al dato desnudo, lo entrevisto a lo explícito, lo difuso a lo descarnado. Sabemos que se sentía atraído por la bohemia, pero nunca fue un maldito ni un inadaptado.

El escritor comienza sus anotaciones hablándonos de un diario perdido y de su propósito de escribir otro para que sus recuerdos no se borren o difuminen. Desde la primera línea, admite su timidez y pesimismo. Le gustaría educar su voluntad, pero se ha resignado a vivir en la atonía. Escribe a ratos sueltos, venciendo la apatía y la pereza. Es curioso que un autor tan prolífico se atribuya estos rasgos.

Aunque no es un escritor beligerante en cuestiones políticas, cuando estalla la guerra se avergüenza de vivir en su mundo, rodeado de libros y lejos del frente. Contempla con tristeza lo que sucede, incapaz de identificarse con el ardor bélico de sus compatriotas. Se escribe con Rolland, hallando consuelo en sus convicciones pacifistas. Visita a Hugo Wolf, herido en una pierna y escucha consternado el horror que se vive en el campo de batalla. Los soldados están desmoralizados. Solo los oficiales siguen hipnotizados por la épica de la guerra. Zweig nos narra los acontecimientos de la contienda con una mezcla de lucidez y escepticismo. Todo le parece irreal y absurdo. Solo reconoce una causa: la lucha por la dignidad del ser humano. Al principio de la guerra, se plantea alistarse. Al final, es un hombre desengañado que detesta el heroísmo de cartón piedra.

Lee a Shakespeare, Dostoyevski, TolstóiGuerra y paz le parece “un evangelio para nuestro tiempo”. Su obra está impregnada de humanismo y verdad. Destinado al Archivo de Guerra, se libra del frente por su mala salud. Zweig siempre escribe de forma elegante y precisa, pero sin caer en la retórica. Su sencillez y limpieza transmite sinceridad. No está pensando en el porvenir de sus Diarios como obra literaria, sino en la necesidad de expresar sus emociones. Durante los “felices veinte”, vive con angustia la posibilidad de un nuevo conflicto bélico: “Las generaciones futuras deberán aprender cómo hemos vivido todos estos años, esperando cada día un nuevo cataclismo. No hay mañana que no abramos el periódico con un ligero temor”.

Elegante y preciso, Zweig no piensa en la posteridad de sus Diarios, sino en la necesidad de expresar sus emociones

Poco antes de la Segunda Guerra Mundial, viaja a Brasil. El clima húmedo y caluroso le parece insufrible para un europeo y se conmueve ante el espectáculo de una calle llena de prostitutas, expuestas en escaparates como mercancías: “Qué teatro al servicio del placer inmediato más banal y cruel”. Cuando el 1 de septiembre de 1939 Alemania invade Polonia, Zweig apunta: “Hoy es el día en que ha empezado la mayor catástrofe de la humanidad”. No se equivoca. Escribe desde Bath, en el suroeste de Inglaterra. No domina bien el inglés y eso le atormenta, pues limita su capacidad de comunicación.

Pronostica que la guerra causará la caída del capitalismo. Es sorprendente que apenas aluda al sufrimiento de los judíos, pese a serlo él también. Escéptico en materia religiosa, nunca ha pensado demasiado en el estigma de pertenecer a la “raza maldita”. Sostiene que el nazismo es la “ideología de los resentidos”, la hora de la venganza de los mediocres. Admite que se está desmoronando: “Nunca había sido tan pesimista, jamás había tenido tan pocas esperanzas”.

Cuando llega la noticia de que la cruz gamada ondea en la Torre Eiffel, la desesperanza se convierte en desesperación: “Tengo casi 59 años y los próximos serán espantosos, ¿qué sentido tiene soportar todas estas humillaciones?”. El nombramiento de Petain como jefe de Estado ahonda su angustia: “Ya no hay salvación, Europa está acabada, nuestro mundo se desmorona. Definitivamente, ahora somos apátridas”. Antes de partir a América, su desolación es infinita: “Se ha perdido Francia, reducida a escombros por siglos, el país más cautivador de Europa, ¿para quién escribiré, para qué viviré?”.

Al margen de su extraordinaria calidad literaria, los Diarios de Stefan Zweig son una elocuente lección de historia y moral. Nos muestran que la civilización no es una conquista irreversible, sino un logro precario. Europa siempre será el continente de la Shoah. La chimenea de Auschwitz sigue proyectando su sombra, recordándonos el potencial destructor de las ideologías. Ahora que han vuelto los viejos demonios del nacionalismo y el racismo, leer a Zweig ya no es una elección estética, sino un gesto de compromiso con los valores humanistas de la Europa democrática e ilustrada.

 

[Fuente: http://www.elcultural.com]

     “

“[…] es una experiencia singular la de pertenecer

a un grupo minoritario estigmatizado y, al mismo tiempo,

sentirse completamente inserto en la corriente cultural

y en el destino político y social de la mayoría que lo estigmatiza”

Norbert Elias, Notes sur les juifs en tant que partipant à une relation établis-marginaux.

 

 

Escrito por Manu Valentín

El domingo 4 de octubre de 1903 un joven judío que apenas llegaba a los 24 años se disparaba en el pecho en el número 15 de la calle Schwarzpanierstrasse, en Viena. Se llamaba Otto Weininger y hacía poco más de cinco meses había presentado su tesis doctoral en la universidad, la había titulado Sexo y carácter. Al día siguiente de dicha presentación, en el céntrico café Grienstdl, sito en una esquina de la Michaelerplatz, Karl Krauss, Arthur Schnitzler y Franz Werfel, tres asudios del local, discutían acaloradamente sobre los párrafos más polémicos del joven. Meses más tarde, todavía con el horror dibujado en sus rostros, acudirían juntos al multitudinario entierro del suicida. Entre los asistentes encontraron a Stefan Zweig, un joven poeta que comenzaba a ser reconocido en el exclusivo ambiente intelectual vienés. Pero lo que verdaderamente llamó la atención de los tres amigos, fue un chiquillo de 14 años que apenas podía sostener el libro del difunto entre sus manos, se llamaba Ludwig Wittgenstein e iba a revolucionar la filosofía del siglo que recién comenzaba.

Aquella mañana de otoño Stefan Zweig, quizás aún sin saberlo, acababa de presenciar los efectos casi ineludibles de una profunda contradicción, una contradicción que, por otra parte, debía sentir como propia. Esta paradoja había sido construida y consolidada a lo largo del siglo XIX bajo el impulso del filósofo judeoalemán Moises Mendelsohn. Preceptor y difusor de las ideas ilustradas, había establecido las bases de la emancipación de los judíos embarcándolos en un proceso sin retorno que los llevaría a una casi irreversible secularización.

En el transcurso de dos generaciones los judíos se transformaron en una comunidad relativamente acomodada, formada mayoritariamente por clases medias pertenecientes a las diferentes capas de la burguesía cultivada, los Bildungsbürgertum. La Bildung, entendida como formación individual y libre, había permitido a los judíos apropiarse de la cultura alemana, pero la estigmatización de la que eran objeto los privaba en el ámbito público de los valores de moralidad, dignidad y respetabilidad (Sittlichkeit). Es decir, los judíos eran prisioneros de una contradicción insuperable entre Bildung y Sittlichkeit, la primera cada vez más judaizada, la segunda siempre inalcanzable. Weininger era un caso extremo y temprano de esta condición imposible, y su acto -quitarse la vida- era la punta de lanza de una tendencia que se propagaría años más tarde.

En 1903 el mundo en el que había crecido el joven Otto comenzaba ya a resquebrajarse. Desde 1848, tras el fracaso de la revolución liberal, la conciencia nacional alemana había roto definitivamente el lazo que, por un tiempo, la había ligado a los valores liberales y se había lanzado, como si se tratara de un salto al vacío, hacia el encuentro con su pasado ancestral y mitológico, lo que acabaría dando paso al auge del nacionalismo.

La muerte del joven Otto simboliza la derrota de una generación que había dedicado gran parte de sus esfuerzos a la consolidación de los valores ilustrados y que, ante el auge del lo irracional, no había podido encontrar una salida satisfactoria. Este callejón sin salida ya había sido anunciado a finales del siglo XIX por Frederich Nietzsche en su ensayo La Gaya Ciencia, donde, entre otras cosas, había pronosticado el fin de los ideales del mundo moderno y el advenimiento del nihilismo.

Como vaticinio del fin de una época, durante ese mismo año nacería en una pequeña ciudad austríaca, Robert Musil, el autor de El hombre sin atributos. Publicada en tres fases, en 1930, 1933 y póstumamente en 1943, está obra culminante representará el testimonio más crudo del derrumbamiento del antiguo régimen, convirtiéndose en el espejo de la ruina europea. Ulrich, su protagonista, es un hombre que desconfía de las verdades irrefutables, huye de la inercia irracional del mundo y apuesta lo poco que le queda a la reflexión en lugar de la emoción impuesta. En pleno apogeo del delirio irracional, su publicación cierra el círculo de la paranoia nacionalista, desde ese instante el desamparo del hombre ante los efectos del caos comienza a ser tratado con desesperada naturalidad.

El 3 de junio de 1924, veinte años más tarde de la muerte de Otto, mientras Stefan Zweig se bebía la vida en los cafés de Viena sin que se le pasara por la cabeza el hundimiento del mundo que él mismo había creado, Johannes Urzidil, un joven checo de origen hebreo, se asomaba a un púlpito improvisado en el cementerio de Praga para pronunciar un discurso en honor a su amigo recién fallecido -el amigo era Franz Kafka-, comenzaba así: “Yo soy hinternacional”. Este inicio no era casual, la combinación de la palabra hinter, que significa detrás, con nacional insinuaba una condición compartida por muchos de los presentes. Johannes estaba queriendo decir que existía un muro entre él y las naciones, que, de algún modo, vivía tras ellas, en alguna parte de los márgenes del mundo permitido. Esta combinación reflejaba la impotencia de los judíos asimilados durante gran parte del siglo XIX y parte del XX ante el auge de los nacionalismos.La cual, les empujaría a la defensa agónica del cosmopolitismo.

Cafe Griensteidl 1897

La etapa que va del fin de la Primera Guerra Mundial hasta el advenimiento del nazismo se caracterizará por una reivindicación más encarnizada si cabe de este cosmopolitismo, lo que acabará provocando una curiosa paradoja: los escritores judíos, viendo el rechazo que suscitaba su obra en el interior de Alemania, buscarán lectores más allá de sus fronteras y acabarán convirtiéndose en los representantes europeos de la literatura alemana. Joseph Roth, Soma Morgenstern, Karl Krauss, Franz Werfel, Walter Benjamin y el propio Stefan Zweig, serán la voz de la prosa alemana en el extranjero. Esta generación, que consideraba a la asimilación como un hecho consumado y no más como un objeto a alcanzar, se confrontaba ahora al ascenso de un antisemitismo violento, ya no religioso sino racial.

En un ensayo dedicado a Stefan Zweig la filósofa Hannah Arendt definió el cosmopolitismo de los escritores judeoalemanes como “una nacionalidad maravillosa que ellos reivindican desde que se les recordaba su origen judío, pareciéndose un poco a esos pasaportes que otorgan a su portador un permiso de estancia en todos los países, con excepción de aquel que lo ha expedido.

Josep Roth también incidirá en esa condición, casi natural, de los hombres de letras judíos: “El aporte indiscutible de los escritores judíos a la literatura alemana reside en el descubrimiento y la valoración literaria del urbanismo. Los judíos han descubierto e ilustrado el paisaje urbano y el paisaje mental de los citadinos. Ellos develaron todas las múltiples facetas de la civilización urbana. Mostraron el café y la fábrica, el bar y el hotel, el banco y la pequeña burguesía de la capital, los lugares de encuentro de los ricos y los barrios miserables, los pecados y los vicios, la ciudad de día y la ciudad de noche, el carácter de los habitantes de las grandes metrópolis […]

Este tipo de cosmopolitismo fue la respuesta más común ante la precariedad cada vez más acuciante del proceso de emancipación y el creciente antisemitismo. Tan sólo entre 1933 y 1938 más de 450.000 judíos emprendieron el camino del exilio.

El propio Roth -siguiendo con la condición cosmopolita- cuando se le preguntaba por su nacionalidad, solía contestar que su patria era móvil, que -estando, como él estaba, en constante movimiento- no podía escoger un solo lugar, su patria le acompañaba allá donde fuera, es decir, ésta dependía de la habitación de hotel donde se alojara en ese momento, “ […] en París: hotel Foyol; en Marsella: hotel Beaurau; en Viena: hotel Bristol; en Ámsterdam: hotel Eden…»

Ante la imposibilidad del arraigo, obligado a su condición errante, Roth opta por la vida en el limbo, sin apenas propiedades, sujeto tan sólo a tres maletas donde guardaba lo indispensable, construirá la única patria que le habían dejado tener, la única alcanzable, la que marcaban las cuatro paredes de su habitación de hotel.

En este ambiente bañado por el aroma cabaretesco de los 20, donde los hombres intentaban vivir al día, sin preocuparse de lo que vendría después, Josep Pla, joven periodista catalán, será enviado como corresponsal a Berlín para relatar los estragos de la inflación monetaria. La capital prusiana vivía por entonces en la locura más extrema, tanto en lo ideológico como en lo vital.

Como la mayoría de los corresponsales, Pla escribirá artículos sobre la brutal inflanción del marco: “Una cervesa valia tres milions de marcs i un cafè amb llet quatre milions. Una dona depredada, provinent de la guerra de l’est valia cinc-cents milions de marcs –la quarta part d’un dòlar–, a penes una pesseta cinquanta de la nostra moneda.”

Pero tras ser testigo de las primeras muestras de fanatismo, no podrá dejar de hablar de esa combinación explosiva -tan alemana por otra parte- entre obediencia ciega y totalitarismo: “Però […] el que més afectà el meu esperit i amb més profunditat, fou veure l’ordre, la disciplina, les formes d’impassibilitat, de calma, de silenci, d’obediència, que manifestà […] el poble alemany. […] Sota l’aparença de la impassibilitat la processó anava per dins. Fou perfectament possible de veure-ho clar quan fou necessari de presenciar la projecció de les masses sobre les oficines del nou partit totalitari, l’escombrada de la meravellosa constitució de Weimar, de les milícies socialistes, dels polítics prussians –homes de ferro–, de la socialdemocràcia teutònica.”

Años más tarde, escribirá en sus memorias la trágica muerta de una de sus amantes, una chica llamada Aly Herscovitz: “Era judía, tenía la familia en Leipzig, establecida en el comercio —familia proveniente de Iasi, en las bocas del Danubio, en el mar Negro—. Era muy joven (veintiún años), no muy alta, llena, rubiales, ojos grises, dentadura blanca, poco preocupada por la manera de vestir. Había recibido una enseñanza y una educación muy buenas, dominaba el francés y el inglés, y tenía una conversación agradabilísima. (…) La conocí en el café, —probablemente en el Romanisches Café, muy cerca de Kurfürstendamm—. La invité a cenar; aceptó, y al cabo de dos o tres comidas vino a vivir al piso donde yo vivía como realquilado de la señora Behrens, en una calle cuyo nombre no recuerdo, muy triste, alejada del Berlín de los extranjeros.

Estos ciudadanos del mundo son en realidad “hombres (y mujeres) sin mundo”, confinados a una condición de “falta de mundo”, como apuntaría Hannah Arendt. Estos intelectuales judíos que vivieron intensamente los años veinte, serán la vanguardia de una gran multitud de hombres y mujeres que escaparán de las garras del fascismo a lo largo de los años 30.

Durante esta década oscura la era de luz y seguridad que retrataría Stefan Zweig años más tarde en El mundo de ayer se había extinguido, la época en que Berlin contaba con 1000 salas de cine y París 30.000 cafés era un rumor en el recuerdo. Zweig recordaría un tanto decepcionado como Gustav Mahler, asqueado de sí mismo, se había visto obligado a convertirse al catolicismo para prosperar en su carrera. Las afrentas vividas en el pasado se tornaban ahora insoportables. Karl Krauss, que había abrazado la razón como el salvavidas de su generación certificaba ahora su muerte: «Bienvenido sea el caos porque el orden ha fracasado».

Joseph Roth y Stephan Zweig en Viena

Por entonces Josep Roth compartía la gran preocupación del advenimiento del nazismo con su amigo y mecenas Stefan Zweig. La pérdida de una patria compartida los hermanaba aún más. En una de las centenares de cartas que Roth escribió a su amigo se puede leer: «Nuestros libros son imposibles en el Tercer Reich […] Hágase a la idea de que los 40 millones que escuchan a Goebbels están muy lejos de hacer una distinción entre usted, Thomas Mann, Arnold Tuchyolsky y yo. Nuestro trabajo de toda la vida -en sentido terrenal- ha sido en vano. No le confunden a usted porque se llama Zweig, sino porque es usted un judío, un bolchevique cultural, un pacifista, un literato de civilización, un liberal. Toda esperanza es absurda. Esta «restauración nacional» llega hasta la más extremada locura» (Carta escrita en abril del 1933)

La Europa de la que hablaban Stefan Zweig y Joseph Roth en la primera mitad del siglo XX tenía mucho más que ver con «la Europa de los horizontes”, una Europa sin fronteras, con una circulación habitual de “pasajeros”, es decir, de hombres que pasean de un lado al otro, sin importar credo, origen y religión, aquel lugar casi mitológico de los escritores judeoalemanes contrastaba con la «Europa de las fronteras» de los nacionalismos europeos. Su coexistencia, la posibilidad de que ambas ideas convivieran, se convirtió en una quimera. Durante algunos años el optimismo casi infantil de esta generación dio la espalda a la realidad, Zwieg se quedó pronto solo con su idea de mundo, sus coetáneos fueron acumulando pérdidas y desengaños que iban a ir debilitando la esperanza de un mundo posible.

Zweig dejaría escrito unos meses antes de quitarse la vida: «Pero toda sombra es, al fin y al cabo, hija de la luz y solo quien ha conocido la claridad y las tinieblas, la guerra y la paz, el ascenso y la caída, solo ese ha vivido de verdad».

Stefan Zweig se suicidó en Petrópolis, Brasil, en febrero de 1942; el alcohol acabó destruyendo a Joseph Roth en mayo de 1939 en su destierro parisino; Franz Werfel nunca regresó de Estados Unidos; Soma Morgenstern tras sufrir confinamiento en un campo de refugiados en Francia pudo cruzar el océano y trasladarse a Norteamérica, gozó de reconocimiento los últimos años de su vida; siucidio o no, Walter Benjamin perdió la vida en Portbou en 1940 mientras huía de la persecución nazi; Robert Musil murió pobre, anónimo y olvidado en 1942, tan sólo ocho amigos le acompañaron a la tumba; Hermann Broch acabó sus días en el exilio; el 4 de junio de 1938 Sigmund Freud fue expulsado de su apartamento de la calle Bergasse por la policía del NSPD, en una de las maletas guardaba las fotografías que meses antes, consciente de la inminente expulsión, había tomado en todos los rincones de su casa con la intención de tener un registro personal de lo vivido; la madrugada del 16 de julio de 1942 Aly Herscovitz fue detenida y conducida junto a más de trece mil judíos al Velódromo de Invierno de París, donde pasó cinco días de hambre y sed, luego sería trasladada a Auschwitz; Ludwig Wittgenstein murió en Cambridge, en casa de su médico, el 29 de abril de 1951, tras negarse a recibir tratamiento médico contra el cáncer de próstata que sufría…

Wittgenstein, en su agonía póstuma, había sentenciado ante la mirada incrédula de su médico“Su mundo no es nuestro mundo. El mundo de quien es feliz es otro distinto al mundo del que es infeliz».

 

[Fuente: http://www.mozaika.es]

 

 

Autorretrato. Francis Naranjo, 2018.

Escrito por Dionisio Cañas

“¡Oh soledad! ¡Soledad, patria mía!
¡Demasiado tiempo he vivido salvaje,
en salvajes países extranjeros,
para no volver a ti derramando lágrimas!”
Friedrich Nietzsche, Así habló Zaratustra

 “Porque vivimos un momento de radical soledad también sin padre, sin una última creencia”
María Zambrano, Séneca

No sabemos estar solos. No queremos, no podemos, no debemos estar siempre solos. Necesitamos a los otros seres humanos para saber quién somos: animales sociales, lobos solitarios o jauría de chacales, manada de borregos u ovejas negras. La soledad escogida, la soledad impuesta, la soledad exterior, la soledad interior, la “soledad sonora”, la soledad del cero, el “laberinto de la soledad”.

No obstante, a través de los siglos hemos aprendido una lección fundamental: con frecuencia es en la soledad relativa, libremente elegida, cuando se puede llegar a los niveles más altos de la creatividad y, también, de la espiritualidad; y digo soledad relativa porque en verdad la soledad absoluta no existe, como no existe el vacío absoluto ni tampoco existe el silencio total y hasta lo inmaterial es únicamente una metáfora de la invisible materia o energía oscura.

¡Estamos condenados a vivir acompañados! Lo queramos o no: acompañados por las personas que amamos o que nos aman, acompañados por nuestros recuerdos, acompañados por las cosas que nos rodean, acompañados por el sonido del mundo, del Universo, acompañados por esa materia oscura, invisible para el ojo humano, que lo envuelve todo, y, en última instancia, acompañados por el pensamiento que no nos abandona ni cuando estamos durmiendo y, tampoco, cuando no queremos pensar; no hay nada más inquietante que un pensamiento que se piensa a sí mismo intentando “no pensar”.

Por lo tanto, para llegar a esos niveles creativos y espirituales hemos tenido que convivir con los otros, con “la otredad”; por los otros y por la otredad, no solo quiero decir “los otros seres humanos”, sino que también incluye todo aquello que está más allá de mi “yo”: desde una piedra hasta el pájaro que atraviesa el aire que nos rodea, desde la hormiga hasta el Universo que por la noche nos acompaña, desde la araña hasta el zorro que huye cuando nos ve, y, en última instancia, mientras podamos escuchar música o leer un libro nunca estaremos solos.

La soledad del corredor de fondo

Cuando era joven no sabía estar solo, siempre andaba corriendo de un lugar a otro buscando compañía, ya fuera por razones laborales o por voluntad propia. Corría de mi apartamento en Manhattan a la universidad donde impartía clases; de una conferencia de algún escritor o de alguna escritora a reunirme con mis amigos poetas latinos y artistas españoles, de una galería de arte a otra, de un museo a otro, de una reunión de la facultad de mi Departamento de Lenguas Modernas (en la universidad pública de la ciudad de Nueva York) a un bar, de una fiesta a otra, del bar a un tugurio nocturno, de un after hours a otro, desde mi casa al aeropuerto, etcétera, etcétera. Aunque nunca me gustó llegar tarde a cualquier tipo de cita que tuviera para no estar solo, a veces apuraba tanto el tiempo que tenía que hacer algún tramo de mi trayecto corriendo como si fuera un corredor de fondo en el laberinto de asfalto y rascacielos que es Manhattan.

Con la edad he aprendido a estar relativamente solo y también a gestionar mi tiempo de tal forma que siempre llego con mucha antelación a los lugares donde tengo que ir. Tan es así que precisamente ahora que la sociedad occidental disfruta con la velocidad (y también la padece) en cualquier aspecto de su vida, yo me he convertido en un esclavo de la soledad y de la lentitud (un tema, el de la lentitud, que trataré en otro ensayo); este ir y venir interminable a toda prisa era, aparentemente, una forma de expresar mi libertad personal, de huir de la soledad, pero en realidad estaba siendo deshonesto conmigo mismos porque, como leí en un libro que ahora no recuerdo, “la prisa destruye la honestidad en cada acto”: la velocidad, la verdad y la ética son incompatibles.

Este tipo de libertad que te da la soledad la aprendí hace mucho tiempo leyendo el relato de Alan Sillitoe La soledad del corredor de fondo, en el que luego el director Tony Richardson basaría su película con el mismo título. La historia de un joven delincuente de 17 años (Smith) que se ve confinado en un reformatorio, o centro de detención (“Borstal”), me impresionó poderosamente por cómo termina.

El joven Smith tenía una gran capacidad para correr. En un momento dado los atletas del reformatorio tienen que competir con los representantes de los otros centros de detención de toda Inglaterra por la “Borstal Blue Prize Cup For Long-Distance Cross-Country Running (All England)”. Hasta aquí nada demasiado atractivo, pero lo que me impresionó fue el final: cuando el joven delincuente está ganando la carrera, para el gran disgusto del gobernador del centro de detención donde Smith vivía, justo unos pasos antes de llegar a la meta final, se para en seco y deja que gane la carrera un joven delincuente de otro centro; era su forma de demostrar que a pesar de estar en un reformatorio, y de ser un pobre ladrón, él era libre, aunque sabía que esto le costaría un castigo por parte de la administración para el resto de su estancia en aquel  centro.

En un momento dado de la carrera, el joven delincuente se dice a sí mismo: “Sabía cómo se sentía la soledad del corredor de fondo corriendo por el campo, dándome cuenta de que, en lo que a mí respectaba, este sentimiento era la única honestidad y realidad que había en el mundo…”. Es, pues, la soledad un sentimiento que, de algún modo, nos puede ligar honestamente a la realidad y, por lo tanto, en el caso de este joven delincuente inglés, la soledad, su soledad, no es un lastre sino más bien un triunfo y una manera de consolidar su convicción de que la libertad y la honestidad consigo mismo (a pesar de ser un ladrón) son valores que están por encima de cualquier recompensa que nos pueda ofrecer la sociedad. Es la ética de un ladrón, pero es una ética que muchos hombres y mujeres “decentes” no tienen y a veces venden su libertad y su honestidad por “quince minutos de fama”, como diría Andy Warhol.

El final de La soledad del corredor de fondo me ha perseguido toda la vida y, de hecho, algunas de mis decisiones las he tomado pensando en ese desenlace del relato y de la película, en ese acto de libertad frente a las instituciones que nos ensalzan y nos esclavizan, a veces teniendo que renunciar a nuestra honestidad; lo cual ha ido en detrimento mío en muchos aspectos de mi vida en general y en mi experiencia como escritor en particular. Pero he comprendido que la libertad y la soledad no solo se conquistan con las “grandes acciones”, sino también con cualquiera de nuestros actos cotidianos. Hay que aprender a estar solos, inclusive cuando vivimos en pareja o estamos rodeados de una multitud.

Transexualidad, Zaratustra y Thoreau

Las tres religiones del Libro (la judía, la cristiana y la musulmana) coinciden en que en nuestros orígenes Dios no podía permitir que Adán estuviera solo y por eso creó a Eva. Sin embargo, ese mismo Dios (el único que se puede permitir el lujo de estar solo) hizo al hombre y a la mujer “a su imagen y semejanza”, según la Biblia; o sea, que si Dios existe es macho y hembra a la vez; queda, pues, legitimada y “divinizada” la transexualidad. Ahora bien, no hay seres humanos que sufran más el aislamiento y la marginación que los/las transexuales; especialmente en el periodo de la infancia, cuando el niño o la niña siente que, si bien su familia los tratan según el sexo de su cuerpo, ellos y ellas prefieren comportarse como siendo del sexo contrario, aunque no los comprendan y para ellos y ellas, en su inocencia, sea normal lo que a su familia y a la sociedad le parece un comportamiento “anormal”.

En cuanto a Dios, sería Nietzsche quien de un plumazo liquidaría al Dios de estas tres religiones en su libro Así habló Zaratustra. De ahí que yo me sienta más afín a otra religión, anterior a las religiones de la Gente del Libro, el zoroastrismo. ¿Por qué esta empatía con una religión que no practico? Pues por convicción personal, porque la norma zoroastrista básica, “habla bien, piensa bien, actúa bien”, me cautivó cuando estuve en Irán, un país donde las operaciones de los transexuales que lo deseen las autoriza y las paga parcialmente el Estado. A veces esa es la única opción que les queda a los jóvenes homosexuales en la opresora teocracia de Irán: cambiar de sexo legalmente o arriesgarse a ser encarcelados o ejecutados. El volumen de Friedrich Nietzsche, Así habló Zaratustra, te enseña a ser una persona que pone por encima de todo la importancia de una ética individual, solitaria, aunque es una ética que aspira a ser una ética colectiva, universal, una ética que te compromete con los otros y con la otredad en cada uno de tus actos, una ética de la libertad, una libertad individual que se termina donde empieza la libertad de los otros, una ética que se conquista en solitario, como Zaratustra.

Desde el principio del libro de Nietzsche, cuando después de haber pasado diez años solo en la montaña, Zaratustra se encuentra con un anciano en el bosque, este dice:

“Camina como si danzase. Zaratustra se ha transformado, Zaratustra se ha hecho niño. Zaratustra se ha despertado. ¿Qué vas a hacer al lado de quienes duermen? Tú vivías en la soledad como el mar y el mar te sostenía. ¿Es que deseas tornar a la tierra, desdichado? ¡Infeliz de ti! ¿Es que de nuevo quieres arrastrar por ti mismo tu propio cuerpo?

Zaratustra respondió:

—Amo a los hombres.

Y el sabio replicó:

—¿Sabes, acaso, por qué he ido yo al bosque y a la soledad? ¡Fue porque amaba demasiado a los hombres!”.

Y así empieza toda una dialéctica que se basa en una paradoja central: huir del ser humano porque precisamente se le ama y solo en la soledad ese amor puede seguir intacto, o ir hacia el ser humano, renunciando a la soledad, por la misma razón, porque se ama a los humanos. Además, en el caso de Zaratustra, este quiere cambiarlos, educarlos, enseñarles a vivir de otra manera, a ser un “superhombre”; un concepto del cual se ha hablado y se ha abusado demasiado, tanto por parte de los intelectuales como de los políticos, para llegar a veces a nefastas conclusiones y exterminios masivos.

Como ese viejo que Zaratustra se encuentra en el bosque, Henry David Thoreau se retiró para vivir junto a la Naturaleza y escribió su famoso Walden o mi vida entre bosques y lagunas. De la cabaña que construyó él mismo dice: “En mi casa tenía tres sillas: una era para la soledad, la otra para la amistad, la tercera para la sociedad. Cuando inesperadamente venía un gran número de visitantes, solamente estaba la tercera silla para todos ellos”. Más allá de esta anécdota, el libro entero habla de sus relaciones materiales y espirituales con la Naturaleza, con la fauna y la flora de su entorno, de sus relaciones con los otros seres humanos, pero le dedica un apartado especial a la soledad.

Por lo relevante que es en general para nuestro tema, y para mí en particular, reproduzco un extenso párrafo de ese apartado:

“Nunca me he sentido solo, ni tampoco deprimido por forma alguna de soledad, salvo una vez, y esto fue unas pocas semanas después de haber venido a los bosques, cuando por una hora dudé de si la próxima vecindad del hombre sería esencial para una vida serena y saludable. El estar solo era entonces poco placentero. Pero al mismo tiempo me daba cuenta de que estaba pasando por una ligera dolencia en mi modo de pensar y parecía prever mi mejora. En medio de una lluvia suave, mientras prevalecían estos pensamientos, me di cuenta de pronto de la existencia de una sociedad dulce y beneficiosa en la Naturaleza, en el golpear acompasado de las gotas y en cada sonido y vista alrededor de mi casa; una amistad infinita e imposible de narrar, como si se tratara de toda una atmósfera que me mantenía, una amistad que convirtió en insignificantes todas las ventajas imaginarias de la vecindad humana y no he pensado en ellas desde entonces. Cada pequeña aguja de los pinos se dilataba, henchida de simpatía y me ofrecía su amistad. Me di cuenta en forma tan clara de la presencia de algo relacionado conmigo, hasta en los parajes que solemos llamar salvajes y tristes, y también de que el pariente más aproximado y el más humano, no era una persona, ni tampoco uno de la villa, que por ello pensé que ningún lugar me sería extraño alguna otra vez”.

¡Esta es la patria a la que se refería Nietzsche en la cita que hemos reproducido al principio: una patria en la que la amistad con la Naturaleza puede hacer que nunca te sientas solo! La patria de los solitarios está en todas partes.

Sin duda conquistar esa amistad de todo lo que nos rodea de la que habla Thoreau, ya sea en la Naturaleza o en las ciudades, es un reto que requiere un gran esfuerzo en el siglo XXI, no solo porque las intricadas redes sociales (analógicas y electrónicas) casi nos obligan a estar “conectados” para poder sobrevivir, sino también porque la soledad se puede sentir inclusive si tenemos unas excelentes relaciones públicas y, también, si en cualquiera de las plataformas de internet nuestros seguidores se cuentan por miles o millones. Y, en última instancia, si aparentemente somos capaces de conquistar esa soledad, lo más posible es que fracasemos en mantenerla activa, ya sea en la vida real como en la espiritual.

¿El fracaso del pensamiento solitario? Por una ética universal

Edmund Husserl, en unos artículos escritos entre 1922 y 1924, publicados en español con el título de Renovación del hombre y de la cultura, llega a la siguiente conclusión: “Venimos así a la idea última de una Humanidad ética universal, idea de un pueblo universal verdaderamente humano que abarque a todos los pueblos singulares y a todas las constelaciones de pueblos y culturas; y a la idea de un Estado universal que abarque a todos los sistemas estatales y a todos los Estados individuales”.

Todo esto lo pensó el filósofo alemán durante sus largas reflexiones en solitario, pero la sociedad iba ya por otros derroteros menos solidarios, menos éticos, como se demostraría durante la Segunda Guerra Mundial en su propio país. Además, pobre Husserl, si viera lo que un siglo después está sucediendo se horrorizaría de saber que ha pasado todo lo contrario, que esa “ética universal” no existe sino que gran parte de los seres humanos se ha convertido en unos seres egoístas, que la “singularidad” de los pueblos es ahora un arma arrojadiza, que se está fomentando un proteccionismo nacionalista feroz, que los valores éticos no solo son despreciados e infravalorados frente a los valores económicos sino sencillamente que, salvo contadas excepciones, el principal valor que prevalece es el de la economía.

En las conclusiones de uno de esos artículos de Husserl, el titulado ‘Renovación como problema ético individual’, termina diciendo lo siguiente: “Solo por su propia libertad puede un hombre llegar a la razón y configurar racionalmente su persona y su mundo circundante; y solo en ello hallará la máxima dicha que le es dada, la única racionalmente deseable. Cada uno por sí y en sí debe llevar a cabo, una vez en la vida, esta automeditación universal y debe tomar la decisión vinculante de por vida, y con la que se alcanza la mayoría de edad moral, de fundar originalmente su vida como vida ética”. En este sentido, la soledad (durante un tiempo limitado) es el mejor camino para llegar a un Yo auténtico, ético; aunque luego esa suma de soledades sea la que de por sí puede ofrecernos una sociedad mejor, una comunidad de individualidades éticas.

El laberinto de la soledad individual y colectiva

El ser humano solitario no necesariamente deja de ser una persona solidaria. De hecho, con frecuencia la persona creativa, la persona pensadora solitaria contribuyen a la imagen general de una cultura local y universal. La acumulación de muchas soledades es la que a veces termina por configurar una identidad cultural nacional y universal. Sería muy extenso enumerar esos esfuerzos solitarios de creadores y creadoras cuyas obras, realizadas en la soledad, han terminado por convertirse en el emblema de una identidad nacional y, a la vez, universal. Por poner un solo ejemplo, se podría decir que la obra maestra de Cervantes, Don Quijote de la Mancha, fue sin duda escrita en las horas de soledad que a veces padeció y otras disfrutó su autor, no solo en sus periodos de encarcelamiento, sino también en ese acto de concentración máxima que le permitió poder escribir su obra.

Por otro lado, Don Quijote/Sancho Panza, es un personaje solitario, es decir, la unidad de los dos personajes son en verdad una sola mente, un solo ser con dos caras. Pero no como el mito romano de los dos rostros de Jano (uno mira hacia el pasado y el otro hacia el futuro), sino que el rostro de Don Quijote tiene la mirada puesta en lo alto, en lo espiritual, en lo ideal, para de esa manera criticar la sociedad de su época. Sin embargo, el rostro de Sancho siempre está mirando a lo bajo, a la tierra, a lo real. Es bien sabido que al final de la obra el discurso de uno se funde y se confunde con el del otro: el idealismo de Don Quijote se hace cada vez más pragmático y el realismo de Sancho más idealista; una sola soledad con dos rostros.

Pero hay otra soledad, la soledad colectiva, como se refleja en la obra maestra de Gabriel García Márquez, Cien años de soledad. No creo que sea necesario entrar aquí en subrayar la importancia fundamental que este libro tiene para la literatura en lengua española y para el tema que nos concierne, la soledad. No obstante, sí es pertinente remarcar que en este caso, como ya hemos dicho, se habla de una soledad colectiva a partir de la historia de una familia y de un pueblo rural, Macondo, un tipo de soledad que se puede proyectar a todo el continente latinoamericano, una soledad que atañe también a cualquiera de esos pueblos indígenas que fueron maltratados, tachados de la gran Historia y que, por suerte, en las últimas décadas, tanto sus lenguas como sus culturas están siendo rescatadas del amenazante olvido.

Octavio Paz escribió un ensayo, El laberinto de la soledad, que, si bien ahondaba en la identidad mexicana tal y como él la entendía en 1950, se podría extrapolar a buena parte de la América hispanohablante cuya población indígena y mestiza era tan numerosa como la de México. Por otro lado, algunas de sus descripciones del “ser mexicano” se podrían aplicar a la idea general de la soledad tal y como la siente el ser humano en cualquier lugar del mundo.

Desde el principio de este libro constatamos cómo Paz generaliza al referirse, por ejemplo, a las diferentes etapas de la vida: en la adolescencia “el descubrimiento de nosotros mismos se manifiesta como un sabernos solos […] Es cierto que apenas nacemos nos sentimos solos; pero niños y adultos pueden transcender su soledad y olvidarse de sí mismos a través de juego o trabajo”. Y más adelante, en este primer capítulo, apunta a un tema que de algún modo nosotros hemos tratado en este ensayo: “Nuestra soledad tiene las mismas raíces que el sentimiento religioso”.

En todo el libro nos encontramos con afirmaciones de Octavio Paz que, como he mencionado, van más allá del tema mexicano, pero será en el apéndice final, ‘La dialéctica de la soledad’, donde de algún modo resume todo su pensamiento y donde se acerca más a una reflexión que no solo se limita a lo local, sino también a la condición humana en general: “La soledad, el sentirse y el saberse solo, desprendido del mundo y ajeno a sí mismo, separado de sí, no es característica exclusiva del mexicano. Todos los hombres, en algún momento de su vida, se sienten solos; y más: todos los hombres están solos […] La soledad es el fondo último de la condición humana”. No obstante, hay que señalar que Octavio Paz cree que se puede “saltar el muro de la soledad”, transcenderla a través de la “comunión” con el otro, y, por supuesto, también gracias al amor en general.

Volviendo al ensayo de Husserl, este dice lo siguiente:

“Pero además, la ética no es mera ética individual, sino también ética social […] Una humanidad en este sentido llega hasta donde alcanza la unidad de una cultura; en su máxima expresión, hasta la unidad de una cultura universal que de manera independiente se cierra sobre sí y que puede comprender en su seno múltiples culturas nacionales particulares. En una cultura se objetiva precisamente la unidad de la vida activa, siendo la correspondiente humanidad su sujeto global. Por cultura no entendemos otra cosa, en efecto, que el conjunto total de logros que vienen a la realidad merced a las actividades incesantes de los hombres en sociedad que tienen una existencia espiritual duradera en la unidad de la conciencia colectiva y de la tradición que la conserva y prolonga […] La colectividad es una subjetividad personal de, por así decir, muchas cabezas, que están, con todo, enlazadas. Las personas individuales que integran la colectividad son sus miembros, funcionalmente entretejidos unos con otros por actos sociales de múltiples formas que unen espiritualmente a las personas entre sí –actos yo-tú, como mandatos, acuerdos, actos de amor, etcétera”.

Nuestra soledad, pues, se puede convertir en solidaridad por la interacción entre nuestras obras y un público local, nacional o universal. Es cierto que la tendencia más reciente a encerrarse en lo que se llaman “los valores de la identidad nacional” parece alejarnos de otras “identidades” nacionales, pero si lo miramos bien debería ser todo lo contrario ya que una identidad nacional solo es posible si la confrontamos, y a la vez la fundimos, con la pluralidad de otras identidades.

Una mirada sin espejo que la refleje, y nos la devuelva como tal (aunque sea deformada, transformada), es una mirada que está condenada a morir en el vacío; como ya dijimos al principio de este ensayo, necesitamos a los otros para saber quiénes somos nosotros mismos, y viceversa. De igual modo, una cultura ensimismada, encerrada en sus propios cánones y parámetros, que no acepta la interacción con otras culturas, está condenada a secarse como un mar en el que no desemboca ningún río.

Es más, para Husserl, “en el trato social, este individuo advierte que el otro, en la medida en que es bueno, tiene un valor también para él, y no un mero valor de utilidad sino un valor en sí. Y se toma en consecuencia un interés personal en la tarea moral que el otro hombre se trae consigo mismo; tiene un interés personal de principio en que el otro hombre dé cumplimiento en todo lo posible a sus buenos deseos, en que conduzca su vida con rectitud. De suerte que en la voluntad ética de este individuo ha de entrar también el poner cuanto esté de su parte en la empresa ética del segundo”.

Con frecuencia en la sociedad actual sucede todo lo contrario: en el otro vemos la posibilidad de usarlo para nuestro propio beneficio. El otro, la otra, nos son útiles y, por lo tanto, calculamos y medimos de qué forma podemos utilizarlos para avanzar en nuestra “carrera” hacía una meta que habitualmente es alcanzar un cierto nivel económico, de fama y de reconocimiento que son tan efímeros como nuestra propia existencia. Por suerte hay todavía amigos y amigas verdaderos, relaciones individuales y colectivas desinteresadas, colectivos y organizaciones que ayudan a los más necesitados sin esperar ninguna recompensa, ningún reconocimiento.

Soledad y ciencia; los beneficios de la colaboración

Compartir lo que sabemos, o lo que creemos que sabemos, no solo es un deber sino una obligación si pretendemos actuar bajo los parámetros de una ética individual y colectiva. Con frecuencia los sistemas educativos están diseñados de forma que el profesor y la profesora se convierten en el mediador y en la mediadora, transmiten unos conocimientos adquiridos a través de los estudios para luego impartirlos y compartirlos en un aula, en un libro o en internet. No obstante, cuando se trata de enseñar unos valores éticos con frecuencia se habla de “adoctrinamiento”. Se suele separar lo que son las “humanidades” (y la filosofía, en particular) de lo que son las “ciencias”. Sin embargo, el origen de la ciencia en Occidente se encuentra precisamente en la lógica filosófica (sobre todo en la filosofía presocrática). Al igual que “la filosofía es el depósito objetivo de su sabiduría y así el depósito de la sabiduría de la propia comunidad […] El trabajo individual de cada matemático sirve a una ciencia que es patrimonio común de todos”, dice Husserl en su ensayo Renovación y ciencia.

En cuanto a la ciencia, en relación con la soledad y con la otredad, habría ahora que adentrarse en los misterios del cerebro humano para completar este apartado, pero eso nos llevaría a tener que citar no pocos libros, teorías y experimentos de las neurociencias que demuestran lo fundamental que es la interacción humana, la colaboración consciente e inconsciente, para que nuestras neuronas se mantengan activas en cada etapa de nuestra existencia y, por lo tanto, lo poco recomendable que es la soledad prolongada durante mucho tiempo.

No obstante, sí quiero mencionar que entre todas las clases de neuronas que hay en nuestro cerebro una es particularmente importante, la “neurona espejo”. Gracias a esta neurona aprendemos imitando y sentimos emociones (empatía) compartidas con otros seres humanos, y también con los animales, ya sean reales o ficticios. Solo quiero mencionar un libro: Las neuronas espejo. Los mecanismos de la empatía emocional (2006), de Giacomo Rizzolatti y Corrado Sinigaglia.

En un momento dado de este volumen, los investigadores italianos se preguntan:

“En el hombre, el sistema de las neuronas espejo se activa también al observar pantomimas de actos manuales, de gestos intransitivos o de actos comunicativos orofaciales reales. ¿No se puede, entonces, lanzar la hipótesis de que fue la progresiva evolución del sistema de las neuronas espejo, originalmente dedicado al reconocimiento de actos transitivos manuales (coger, sostener, alcanzar, etcétera) y orofaciales (morder, ingerir, etcétera) lo que suministró el sustrato neuronal necesario para la aparición de las primeras formas de comunicación interindividual? ¿Y de que, a partir del sistema de las neuronas espejo […] se desarrolló en el hombre el circuito responsable del control y producción del lenguaje verbal…?”.

Y más allá de esta fascinante hipótesis, desde el prólogo, los autores afirman:

“El sistema de las neuronas espejo parece, así, decisivo en el surgimiento de ese terreno de experiencia común que está a su vez en el origen de nuestra capacidad de actuar como sujeto, y no solo en el plano individual, sino también, y sobre todo, en el plano social […] Esto demuestra cuán arraigado y profundo es eso que nos une a los demás y cuán raro resulta un yo sin un nosotros”.

Soledad y religiosidad: el Dios interior

Las diferentes religiones suelen tener un marco muy estricto de cómo el ser humano debe comportarse. En el mundo occidental liberarse de las instituciones religiosas (no de la religiosidad, que es un asunto muy diferente) ha sido una tarea que desde el siglo XVIII nos parecía ya imparable. “La muerte de Dios” se daba por hecho frente a la victoria de “la Razón”. Sin embargo, ahora más que nunca, el retorno del sentimiento religioso (manipulado por las instituciones religiosas y las de los diferentes Estados) parece haberse adueñado de gran parte de la comunidad humana global.

Algunos de los conflictos más violentos de las tres últimas décadas han sido legitimados por “razones” religiosas. ¿Han fracasado la razón y la ciencia o es simplemente un espejismo que enmascara intereses geopolíticos mucho más oscuros? Pasarán varios lustros antes de que podamos conocer la verdad sobre el origen de todos estos conflictos.

Estamos inmersos en un desconcierto que parece negar la idea de que la evolución lógica de todos los pueblos del planeta sea la de ir hacia más ciencia y menos religión. ¿Se debe el retorno de la religión al hecho de que cada día nos sentimos más solos en la sociedad del consumismo impulsivo y, también, de la hiperconectividad que nos ofrecen varias aplicaciones para teléfonos móviles e internet? ¿No sería preferible usar menos “FaceBook” (el “Libro Cara”) y pasar al “Face to Face” (al “Cara a Cara”)?

De cualquier modo, quizás lo más recomendable sería “privatizar” la religión en lugar de querer simplemente eliminarla; es decir, que el Estado estuviera al servicio de todos, que fuera aconfesional y que las religiones solo fueran un asunto personal, individual que para nada influyeran en las decisiones del Estado. Desgraciadamente está ocurriendo todo lo contrario: las diferentes religiones cada vez tienen más poder de influir en las decisiones de los diferentes Estados hasta llegar al paroxismo de una Teocracia, como es el caso de Irán y de algunos países musulmanes. ¡Y qué decir, por ejemplo, del poder que poseen los evangelistas en Estados Unidos y en Brasil, y el de los partidos políticos judíos ultraortodoxos en Israel!

Sin embargo, se puede especular con que un sentimiento religioso no institucionalizado, originario, en absoluto entra en conflicto con un Estado moderno, contemporáneo. Dice Husserl: “La intuición unitaria toma aquí el carácter de la unidad de una experiencia religiosa originaria, y por tanto también el de una referencia a Dios originariamente vivida, en que el sujeto de la intuición ya no es interpelado como desde fuera por un Dios que está frente a él y que le hace portador de una revelación que ha de transmitir; sino que, contemplando a Dios dentro de sí, se sabe originariamente uno con Él”.

Ese Dios interior ya lo intuyó Séneca en el siglo I de nuestra era: en una de las cartas a su amigo Lucilio escribe: “Dios está cerca de ti, está contigo, está dentro de ti”. O sea, que si Dios es el único que puede estar solo de algún modo, al interiorizarlo, compartimos con él su soledad.

Fray Luis de León, en el siglo XVI, sin duda ya había interiorizado al Dios cristiano cuando escribió su famosa oda a La vida retirada. Este poema pasó de no tener ningún título a que en varias ediciones se le pusiera títulos muy variados: Vida solitaria, Canción a la vida solitaria, A la soledad del campo y Vida del campo. ¿Pero de qué o de quiénes huía el místico manchego? Según Ángel Custodio Vega, “sin duda que Fray Luis fue siempre un amante apasionado del campo y de los cielos, del aire y de la luz […] Pero también ama la ciudad y gusta del trato de las gentes y halla no poco consuelo con los amigos”. De cualquier modo, gregario y solitario a la vez, como tantos de nosotros hoy en día, los primeros versos de su oda son ahora tan actuales como lo fueron en su época:

“¡Qué descansada vida
la del que huye el mundanal ruido,
y sigue la escondida
senda, por donde han ido
los pocos sabios que en el mundo han sido!”.

Este poema debería ser un himno para los nuevos neorrurales que están repoblando la España vaciada desde hace años y que ahora, por los devastadores efectos de la pandemia de la COVID-19, este éxodo desde las grandes ciudades hacia los pueblos más pequeños se ha incrementado sustancialmente.

Pero volviendo “al Dios interior”, quien comparte su soledad con la soledad humana, cuando dejamos de pensar en Él es cuando este está en nosotros; es decir, lo hemos interiorizado, asimilado, “devorado” sin tener que pasar, como los católicos, por el ritual de comerse la hostia. Ese estado feliz no tiene por qué ser consciente, al contrario, solo con mirar y observar todo lo que nos rodea se puede descubrir y asimilar una unidad en la cual participamos (aunque no practiquemos ninguna religión), esa “amistad” con la Naturaleza de la que hablaba Thoreau, creamos o no creamos en el Dios solitario, distante e invisible que nos ofrecen las tres religiones del Libro.

En este sentido, lo que para algunos místicos fue un camino tortuoso, y a veces físicamente doloroso, hasta llegar a esta identidad compartida con Dios, para cualquier ser humano con un comportamiento ético y una mirada humilde puede llegar a un resultado parecido al que ha alcanzado un místico (aunque sea de una manera más modesta y efímera), a interiorizar a Dios, que a fin de cuentas solo consiste en sentir sinceramente esa unidad universal, originaria, a la que pertenecemos en alma y cuerpo, esa aspiración última a la que Husserl denomina como una “religión universal”.

El paseante solitario

Ya en el siglo XVIII, sin tener que hablar de Dios, pero hablando casi como un místico, Jean-Jacques Rousseau, en su vejez y muy cerca ya de la muerte (1778) escribe un libro que dejó sin terminar, Las ensoñaciones del paseante solitario. Desde el primer “paseo” nos encontramos con el tema de la soledad como protagonista: “Heme aquí pues, solo en la tierra, sin más hermano, prójimo, amigo ni compañía que yo mismo. El más sociable y más amante de los humanos ha sido proscrito por un acuerdo unánime. Han buscado, en los refinamientos de odio, el tormento que sería más cruel para mi alma sensible, y violentamente han cortado todos los lazos que me ataban a ellos. Habría amado a los hombres a pesar de ellos mismos”. Esta última frase es casi ya un adelanto de lo que, como ya hemos visto, después diría Nietzsche en su Zaratustra.

Es obvio que Rousseau exageraba un poco: en el momento de su muerte vivía con su amante, Thérèse, tenía una criada y no era tan odiado por sus antiguos amigos y por la sociedad francesa, pero él insistirá una y otra vez en su sentimiento de soledad frente a la humanidad: “Por más que los hombres volviesen a mí, ya no me encontrarían […] me hallo cien veces más feliz en mi soledad de lo que podría ser viviendo con ellos”. Y, desde el primer “paseo”, el autor describe su proyecto de libro como sigue: “Estas hojas no serán propiamente más que un informe diario de mis ensoñaciones. Se tratará mucho de mí, porque un solitario que reflexiona se ocupa necesariamente mucho de sí mismo”.

En el ‘Segundo paseo’ Rousseau ahonda más en el proceso de la escritura y su relación con la soledad: “Esas horas de soledad y meditación son las únicas del día en que soy yo plenamente y para mí sin distracción ni obstáculo, y en que verdaderamente puedo decir que soy lo que la naturaleza ha querido”. Y es que esta forma “natural” de estar solo dice el autor, en su ‘Tercer paseo’, que le viene de su propia experiencia de haber vivido en el campo: “La soledad campesina en que pasé la flor de mi juventud”.

En el ‘Quinto paseo’, Rousseau muestra un entusiasmo por la naturaleza casi romántico y dice de las orillas del lago Bienne (Suiza) “son más salvajes y románticas que las del lago de Ginebra”, y que, por lo tanto, pocas personas se acercan por esas orillas, “pero cuán interesante para los contemplativos solitarios”. (El autor de la traducción que estamos citando, Mauro Armiño, dice en una nota a pie de página que “es esta una de las primeras veces que se emplea el adjetivo romantique en francés”).

Con el paso del tiempo, y de los capítulos de su libro, Rousseau se afirma más en su convicción de que es preferible estar solo que rodeado de sus amigos intelectuales: “Me he vuelto solitario o, como ellos dicen, insociable y misántropo, porque la más salvaje soledad me parecía preferible a la sociedad de los malvados, que no se nutre más que de traiciones y odio […] Huyendo de los hombres, buscando la soledad…” (‘Séptimo paseo’). Y a pesar de que residía en el centro de París, nos dice: “Al salir de mi casa suspiro por el campo y la soledad” (‘Octavo paseo’). Tan radicalmente disfruta de la soledad que llega a esta conclusión: “No estoy en mí más que cuando estoy solo, fuera de ahí soy juguete de cuantos me rodean […] ¿Es para asombrarse si amo la soledad? No veo más que animosidad en los rostros de los hombres, y la naturaleza me sonríe siempre” (‘Noveno paseo’), casi adelantándose con esta confesión a esa “amistad” que Thoreau sentía que le ofrecía la Naturaleza. Y, finalmente, en el ‘Décimo paseo’, llega a la siguiente conclusión: “El gusto por la soledad y la contemplación nació en mi corazón con los sentimientos expansivos y tiernos hechos para ser su alimento. El tumulto y el ruido los oprimen y ahogan, la calma y la paz los reaniman y exaltan. Necesito recogerme para amar”.

La espera y las virtudes del pájaro solitario

No hay nada más desesperante que la soledad del que espera. Aunque la espera siempre incluye una otredad, ya sea humana, material o espiritual: es posible que suceda que lo que esperamos no sea otra persona sino algo, algún acontecimiento, algo que nos han prometido que llegará “en un momento dado”.

Andreas Köhler, una periodista y escritora alemana, corresponsal de cultura en Estados Unidos, publicó en el año 2018 un libro dedicado a analizar todo tipo de “esperas”: El tiempo regalado. Un ensayo sobre la espera. Köhler no trata en esta obra la desesperante soledad que puede sentir la persona cuando está en stand by (volveremos a analizar este libro en otro ensayo dedicado a la lentitud), pero es obvio que en todas las situaciones que describe de aquellos y aquellas que esperan con frecuencia la persona se siente sola, aunque esté rodeada de otros porque, lo queramos o no, nuestra espera no la compartimos, estamos ensimismados y nuestra espera es solo nuestra.

En el epílogo del libro de Köhler, escrito por Gregorio Luri, este menciona la obra de Rousseau, que antes hemos glosado, Rêveries du promeneur solitaire, y transcribe una cita del pensador francés que bien podíamos aplicar a todas esas personas mayores que durante la pandemia de la COVID-19 se han enfrentado solas a un cruel confinamiento y a la muerte, y también a aquellos y aquellas que están “llegando a las puertas de la vejez y muriendo sin haber vivido”.

Cuando Juan Goytisolo publicó su novela Las virtudes del pájaro solitario (1988) yo era un joven pájaro muy gregario, vivía en Nueva York y el mundo de la mística islámica era para mí tan exótico como los países árabes; con lo cual, como ni la “virtud” ni la “soledad” eran temas que me podían interesar, no leí esta magnífica obra del escritor español. Con el tiempo, tanto mi vida como mis intereses intelectuales cambiaron por completo: a partir del año 2010 todo lo que tenía que ver con el mundo árabe y con la mística islámica empezaron a ocupar gran parte de mi tiempo libre.

Las virtudes del pájaro solitario es casi más un ensayo en el que Goytisolo vuelca todas sus obsesiones: la mística cristiana, la islámica (el sufismo), la crítica política, la homosexualidad y el ataque a las intolerancias de todo tipo. El concepto central sigue de algún modo el esquema del viaje simbólico de uno de los grandes libros del sufismo, El lenguaje de los pájaros (Al Attar) y, también, aunque Goytisolo no lo menciona, El régimen del solitario, de Avempace, el filósofo musulmán zaragozano del siglo XI.

En la introducción de la magnífica traducción del libro de Avempace, de Joaquín Lomba, este escribe lo siguiente: “Así se alza orgullosa la figura del sabio Avempace, alejado de la sociedad, dolorosamente arrancado de los demás contra su propia naturaleza y unido mística e intelectualmente al Intelecto Agente, en solitario, como otro Quijote hispano”.

La soledad de los sin techo

Entre los seres más solitarios están los hombres y mujeres conocidos como “los sin techo”; en inglés se les llama homeless (los sin casa), un vocablo que me parece más preciso para describir a estas personas que, sobre todo, viven en las grandes ciudades del mundo entero; aunque algunos pasen las noches más frías en los refugios urbanos creados para ellos y ellas.

En los años ochenta y noventa del siglo pasado, en Nueva York, tuve la oportunidad de conocer muy de cerca a estos homeless, tan de cerca que durante un tiempo mi pareja fue uno de ellos. Era de origen irlandés, se llamaba Freddy y había estado en la guerra del Vietnam, o por lo menos eso es lo que me contó.

Cuando hablaba con los vagabundos de Manhattan me contaban lo que fueron, o lo que creían que fueron: soldado en la guerra de Vietnam, compositor de jazz, drogadicto, banquero, maestro… “A long story”. En la Fort Washington Armory, en Washington Heights, algunas veces dormían más de 900 hombres, en hileras de camas, puestas en un gimnasio tan grande como un campo de fútbol. Había otros refugios, como el que estaba en una de las avenidas más elegantes y caras de Nueva York, en Park Avenue, en la esquina de la calle 66, en el Seventh Regiment Armory. En el edificio había un club de tenis y un famoso restaurante conocido por sus excelentes chuletas de cordero. Allí iban algunos de los vagabundos que yo conocí, pero no para comer chuletas, sino para comerse las sobras de lo que habían comido los ricos.

El lugar más laberíntico y terrible estaba en la parte baja de Manhattan, conocida como el Bowery. Durante los años sesenta y setenta los vagabundos que iban al Bowery eran un 70 por ciento blancos, y casi todos tenían más de cuarenta años; en los años ochenta, que fue cuando yo conocí a Freddy (en un bar de la calle 14), a ese barrio iban sobre todo negros y tenían menos de treinta y cinco años. Los que estaban en el Bowery eran alcohólicos, en mi época se les conocía como “garbage head” (cabeza de basura); tomaban cualquier narcótico hasta que se quemaban, se tragaban todas las drogas que pillaban con el dinero que recogían pidiendo en la calle “para comer”; aunque algunos, descaradamente, escribían en un cartón que mostraban a los peatones que era “para tomarse unas cervezas”.

Los vagabundos blancos había que buscarlos por otras partes de la ciudad. En el lado Este, entre las calles 23 y la 50, por la Tercera Avenida y la Avenida Lexington. Vivían en los espacios huecos de la ciudad (como ahora lo hacen los sin techo en España), como si aquellos nichos de la arquitectura no hubieran estado hechos para adornar, sino para recoger sus andrajos, sus cartones, los restos de unos recuerdos sin futuro. Merodeaban, hurgaban en los contenedores de la basura, con la dignidad de los antiguos cínicos, los seguidores de Diógenes, porque sabían que eran de una raza que ha borrado su historia, la de los vagabundos blancos de los años ochenta en Nueva York. Cuando morían de hambre o de frío, como la mayoría no llevaba ningún tipo de identificación, los enterraban y en sus tumbas solo ponían la fecha en la que lo habían encontrado muerto y si era un hombre o una mujer. Es lo mismo que se hace ahora con los refugiados y los inmigrantes que llegan muertos a las costas europeas sin papeles de identificación.

En aquellos años un periódico, The New York Times, y un semanario, The Village Voice, publicaban con frecuencia artículos sobre la situación de los homeless; parte de la información que recopilé de aquellos artículos, además de mi experiencia personal, la he usado en los párrafos anteriores. Pero hay una crónica de Alfonso Armada, ‘Lágrimas negras’ (luego publicada, junto a su amigo Gonzalo Sánchez-Terán, en el libro El silencio de Dios y otras metáforas. Una correspondencia entre África y Nueva York), ya del año 2004, que me ha llegado al corazón porque, de alguna forma, me he visto reflejado en él junto Freddy, el homeless quien fue mi pareja: “Me cruzo con ellos todos los días. Están sentados en las escaleras de la iglesia, borrachos la mayor parte del tiempo, semidesnudos, dormitando, delirando, hablando solos, junto a charcos de orines, restos de comida, envases vacíos camuflados en bolsas de papel marrón… Otras veces se apoyan contra el muro ciego de un restaurante chino, junto a las bolsas de basura que el sol de julio cuece y hace que la atmósfera de Manhattan en verano se vuelva nauseabunda. Apuran colillas, comparten petacas de ginebra barata y caliente, se rascan los sobacos y el escroto sin miramientos mientras contemplan entre divertidos e indiferentes cómo el tiempo de Manhattan se desintegra, polvo de oro que los que no somos homeless parecemos perseguir como perros de Pavlov. Forman parte del paisaje de la calle 28, mi calle. Siempre piden calderilla a los que pasamos como alma que lleva el diablo. Esta mañana me crucé con dos que habían cruzado el vado de la Avenida de Lexington y bebían café sentados en el suelo […] El más joven, con camisa de dril y bigote negro, contemplaba con ternura al más viejo que, con barba de varias semanas, se ocultaba entre las manos el rostro desfigurado por una vida a la intemperie. Lloraba sin estrépito, para sí, o tal vez para su compañero de infortunio. Lágrimas negras, acaso estériles”.

En España, los sin techo han ido aumentando al mismo tiempo que aumentaba la clase media y los ricos. En el año 2019 se consideraba que había unas 40.000 personas sin hogar (según Cáritas); la mayoría son hombres, aunque el número de mujeres ha aumentado durante este año de pandemia. Paralelamente ha crecido el odio hacia estas personas solitarias y desvalidas; con frecuencia aparecen noticias sobre el maltrato de alguno de ellos o de ellas por parte de colectivos neofascistas y, también, por jóvenes que simplemente se entretienen en apalear o quemar a alguno de estos y estas sin techo.

Antes a los sin techo se les llamaba “vagabundos”, quizás porque se movían más e iban recorriendo toda España viviendo de la mendicidad, aunque algunos de ellos se establecían en las afueras de las ciudades más grandes. En 1902 Juan Díaz Caneja publicaría un estudio con el título de Vagabundos de Castilla (reeditado en 1985). El librito no tiene desperdicio y está lleno de prejuicios, pero también de verdades muy dolorosas. Después de haber hecho el seguimiento de una de estas familias de vagabundos, el autor llega a la siguiente conclusión: “Comer sin trabajar –tal como ellos entienden el trabajo–; no tener lazos ni vínculos que los sujeten a nadie, andar y andar por caminos y sendas; gozar con el aire que achicharra o hiela… libres, muy libres, sin pensar jamás en nada útil y beneficioso…; así son los vagabundos castellanos, que a mí se me antojan muy parecidos a los vagabundos rusos descritos por Gorki, siquiera estos sean más sufridos, más simpáticos, y sobre todo, más, mucho más inteligentes”.

La encina solitaria y yo

Desde el mes de abril del año 2020 he pasado en el campo más tiempo solo que acompañado; salvo la compañía inapreciable de mis dos perras, mi teléfono móvil y algunos libros. Esto no me ha impedido el preocuparme por la situación en la que se encontraban mis familiares, mis amigos y amigas, el país donde vivo y la situación de la pandemia de la COVID-19 en el mundo en general.

El hecho de retirarme a vivir en mi refugio de piedra seca entre los viñedos, no creo que me haya convertido en un misántropo irascible; todo lo contrario, pienso que este aislamiento voluntario me ha hecho apreciar mucho más el privilegio que significa tener lazos que me unen a parte de mi familia y a mis mejores amigos y amigas.

Al vivir en un refugio donde no hay agua corriente ni calefacción, para calentarte necesitas usar la leña que hay en el entorno sin tener que recurrir a talar los pocos árboles que hay en los alrededores; básicamente, encinas y almendros silvestres. A los agricultores estos árboles les molestan para maniobrar sus tractores y sus cosechadoras, con lo cual se cargan todos los que pueden; salvo las encinas que están protegidas por ley, los almendros de esta zona están desapareciendo a una velocidad preocupante. Sin embargo, entre las pedrizas puedes encontrar todo tipo de leña: viejas cepas de viñas que han sido arrancadas, ramas de almendros que han sobrevivido a las quemas de los sarmientos o árboles enteros que han sido arrancados y abandonados.

Mis formas de relacionarme con el campo y su entorno han cambiado radicalmente: ahora no solo aprecio más cualquier detalle, como el de una encina que sobrevive a pesar de que casi la han cubierto con las piedras que arrancan a la tierra, hasta prestar más atención a los líquenes que hay en las piedras y en los troncos de los árboles; es decir, que gracias al mundo rural de mi entorno en mi soledad nunca me siento solo.

En mis paseos por los caminos de tierra siempre paso cerca de una hermosa encina solitaria. A veces me acerco y abrazo su áspero tronco, un abrazo más necesario ahora que nunca porque por los efectos de la pandemia provocada por la COVID-19 hace ya casi un año que no puedo besar ni abrazar a mi madre.

Durante todos estos meses de aislamiento relativo he aprendido mucho sobre lo que significa vivir en sociedad y, también, en soledad: las piedras, los caminos, los pájaros, los árboles, los líquenes, las nubes y el cielo diurno y nocturno se han convertido en mis interlocutores principales, en mis amigos y amigas, siguiendo el pensamiento de Thoreau. Mi mundo interior, ese otro yo con el que también hablo frecuentemente, se ha transformado en un compañero indispensable y ahora la soledad no me preocupa, ella es mi patria.

Foto del autor

[Fuente: http://www.fronterad.com]

Dans le cadre de « Bohemia Magica, Une Saison tchèque en France » (mai-décembre 2002), le Musée du Montparnasse a évoqué Franz Kafka (1883-1924), son œuvre, ses proches et son époque. Extraits de ses romans, notamment sur ses voyages à Paris (1910, 1911), ses dessins à la plume, des tableaux, des photographies de Prague, et bien d’autres documents sont rassemblés pour nous inviter dans l’univers de cet écrivain tchèque, Juif, de langue allemande. La Bibliothèque nationale d’Israël a mis en ligne des œuvres de Kafka.

Publié par Véronique Chemla

« Les deux voyages de Kafka à Paris (1910 et 1911) avec Max Brod, à travers des tableaux et des photographies de l’époque, les peintres tchèques de Montparnasse à l’époque de ces séjours (Alphonse Mucha, François Eberl, François Kupka), ceux qui ont connu Kafka à Prague, avant leur arrivée à Paris (Georges Kars et Othon Coubine du groupe des Huit), les photographies de Roger Pic de la mise en scène du « Procès » par Jean-Louis Barrault au Théâtre Marigny (septembre 1947), la vie et l’œuvre de Franz Kafka, à travers la vision de peintres et de sculpteurs de notre temps, les promenades pragoises de Kafka illustrées par des photos d’époque et récentes de Hélène Moulonguet et Christian Parisot, la richesse culturelle de Praga Magica, sous l’empire austro-hongrois puis dans la Tchécoslovaquie, l’univers onirique de l’auteur du « Procès », son recrutement par une compagnie d’assurance et la chambre de Kafka imaginée par Jack Vanarsky ». Cette exposition, c’est cela et autre chose, en raison du hiatus entre ses deux titres et son contenu très divers.

Plus que de « métamorphoses », il s’agit de présentations, d’inspirations, d’adaptations et d’introductions à Kafka. Tels les portraits de la famille bourgeoise et commerçante de Kafka par Valerio Cugia. Ou ceux du Cercle de Prague par Gerardo Dicrola, et les rêveries des peintres Anne Gorouben et Andrea Fortina, ou « Le Château » par Nathalie du Pasquier. Des visions teintées de mystère d’une « œuvre peu connue du vivant de Kafka, bannie sous le nazisme, redécouverte en France après la guerre par André Gide, André Breton et Jean-Paul Sartre ».

La « reconstitution du cabinet de travail de Kafka » et la boule sombre de Vladimir Skoda (2002) laissent perplexe et leurs bruits irritent.

Kafka, « l’émanation d’une culture qui n’est plus » (Gérard-Georges Lemaire)

Les angles retenus effleurent des faits ou suscitent des questions. Contre la volonté de Kafka qui souhaitait que ses manuscrits et lettres fussent détruits, son meilleur ami, Max Brod, les fait publier (« Le Château »), même inachevés (« Le Procès »), tant il est convaincu du caractère majeur de ces textes.

Kafka, un fin juriste ? C’est ce qu’affirme l’exposition. Alors le raisonnement juridique a-t-il marqué les œuvres de Kafka ? Quelle est la part de sa judéité dans leurs genèses ? Car « après avoir rejeté les traditions du judaïsme, Kafka découvre vers 1910 la littérature yiddish, la Bible, les textes hassidiques et se passionne pour l’idéal communautaire des premières colonies (sic) sionistes. Il lit Dostoïevski, s’initie aux théories socialistes et anarchistes et fréquente les milieux d’avant-garde pragois, allemands et tchèques ».

Pourquoi ses amours furent elles « malheureuses et interrompues » ? Pourquoi Milena a-t-elle été l’amour impossible de Kafka ? Pourquoi n’avoir pas montré aussi les photos de l’adaptation théâtrale de « La Métamorphose » par Yasmina Reza et Roman Polanski (1988) ?

Malgré cette multiplicité d’angles, la curiosité du visiteur demeure donc inassouvie. Le catalogue et le documentaire diffusé viennent suppléer certains manques.

Milan Kundera

Le 3 juin 2014, BibliObs a publié l’article « J’aimerais définir la beauté de Kafka, mais je n’y arriverai jamais » de Milan Kundera (hors-série du « Nouvel Observateur » consacré à la bibliothèque idéale des XIXe et XXe siècles, paru en mai 2013) :

« On a écrit un nombre infini de pages sur Franz Kafka qui, pourtant, est resté (peut-être justement grâce à ce nombre infini de pages) le moins compris de tous les grands écrivains du siècle passé. «Le Procès», son roman le plus connu, il s’est mis à l’écrire en 1914. C’est-à-dire exactement dix ans avant la publication du premier «Manifeste» des surréalistes, qui n’avaient pas alors la moindre idée de la fantaisie «sur-réelle» d’un Kafka, auteur inconnu dont les romans ne seront publiés que longtemps après sa mort. Il est donc compréhensible que ces romans qui ne ressemblaient à rien aient pu paraître comme hors du calendrier de l’histoire littéraire, cachés dans un lieu qui n’appartenait qu’à leur auteur.

Pourtant, malgré cet isolement, leurs innovations esthétiques précoces représentaient un événement qui ne pouvait pas ne pas influencer (même à retardement) l’histoire du roman. «C’est Kafka qui m’a fait comprendre qu’un roman, on pouvait l’écrire autrement», m’a dit une fois Gabriel Garcia Marquez.

Kafka examine les protagonistes de ses romans d’une façon toute particulière, comme on peut le constater clairement dans «le Procès» : il ne dit pas un mot de l’aspect physique de K. ; pas un mot de sa vie avant les événements du roman ; même de son nom, il ne nous laisse connaître qu’une seule lettre. En revanche, dès le premier paragraphe et jusqu’à la fin du livre, il se concentre sur sa situation : sur la situation de son existence.

Dans le cas du «Procès», il s’agit de la situation de celui qui est accusé. Cette accusation se présente d’abord d’une façon plutôt drôle: deux messieurs tout à fait ordinaires arrivent le matin chez K., qui est encore au lit, pour lui faire savoir, pendant une conversation plutôt agréable, qu’il est accusé et qu’il doit s’attendre à ce que l’examen de son cas s’étende sur une très longue période. La conversation est aussi absurde que drôle. D’ailleurs, quand Kafka a lu ce chapitre pour la première fois à ses amis, ils ont tous ri.

Le crime et le châtiment ? Ah non, ces deux notions dostoïevskiennes n’ont absolument rien à faire ici. Pourtant, des régiments de kafkologues les ont considérées comme le thème principal du «Procès». Max Brod, l’ami fidèle de Kafka, n’a pas le moindre doute sur la présence, chez K., d’une lourde faute cachée: d’après lui, K. est coupable de «Lieblosigkeit» (incapacité d’aimer ) ; de même, Edouard Goldstücker, un autre kafkologue célèbre, tient K. pour coupable «parce qu’il a permis que sa vie se fût mécanisée, automatisée, aliénée» et qu’il a transgressé ainsi «la loi à laquelle toute l’humanité est soumise et qui nous dit: Sois humain».

Mais encore plus fréquente (et je dirais encore plus bête) est l’interprétation juste contraire qui, pour ainsi dire, orwellise Kafka : selon elle, K. est persécuté par les criminels d’un pouvoir «totalitaire» avant la lettre, comme c’est le cas, par exemple, dans la célèbre adaptation cinématographique du roman réalisée par Orson Welles en 1962.

Or K. n’est ni innocent, ni coupable. C’est un homme culpabilisé, ce qui est une chose toute différente. Je feuillette le dictionnaire: le verbe culpabiliser a été utilisé pour la première fois en 1946 et le substantif culpabilisation encore plus tard, en 1968. La naissance tardive de ces mots prouve qu’ils n’étaient pas banals: ils nous faisaient comprendre que chaque homme (si je peux moi-même jouer avec des néologismes) est culpabilisable ; que la culpabilisabilité fait partie de la condition humaine. Soit à cause de notre bonté qui craint d’avoir blessé les faibles, soit à cause de notre couardise qui a peur de froisser ceux qui sont plus forts que nous, la culpabilisabilité est toujours avec nous.

Kafka n’a jamais formulé de réflexions abstraites sur les problèmes de la vie humaine ; il n’aimait pas inventer des théories ; jouer le rôle d’un philosophe ; il ne ressemblait ni à Sartre ni à Camus ; immédiatement, ses observations de la vie se transformaient en fantaisie ; en poésie – la poésie de la prose.

Un jour, K. est invité (anonymement, par téléphone) à se présenter, le dimanche suivant, dans une maison de banlieue pour y participer à une petite enquête le concernant. Pour ne pas compliquer le procès qu’il ne veut pas prolonger inutilement, il décide d’obtempérer. Donc, il y va. Même s’il n’a pas été convoqué à une heure précise, il se dépêche. D’abord il veut prendre un tramway. Puis il refuse cette idée pour ne pas s’abaisser devant ses juges par une ponctualité trop docile.

Mais en même temps, il ne souhaite pas prolonger le déroulement du procès, et donc il court ; oui, il court (dans l’original allemand le mot «courir», «laufen», se répète trois fois dans le même paragraphe) ; il court parce qu’il veut garder sa dignité et, cependant, arriver à temps à un rendez-vous dont l’heure reste indéterminée.

Ce mélange du grave et du léger, du comique et du triste, du sens et du non-sens, accompagne tout le roman jusqu’à l’exécution de K. et fait naître une étrange beauté qui n’a pas son pareil ; j’aimerais bien la définir, cette beauté, mais je sais que je n’y arriverai jamais. »

Manuscrits

Le 7 juillet 2015, un tribunal israélien a statué : les manuscrits de Kafka, dont avaient hérité Eva Hoffe et Ruth Wiesler, filles de la secrétaire de Max Brod, Esther Hoffe, reviendront à la Bibliothèque nationale d’Israël.

Le 7 février 2016, dans le cadre de Toute la mémoire du monde, 4e festival international du film restauré, la Cinémathèque française présenta Kafka va au cinéma, de Hanns Zischler (France / 2002 / 52 min) : « Durant des années, au gré de ses voyages et de ses déplacements professionnels, Hanns Zischler a tenté de retrouver, dans les archives et les cinémathèques, la trace des films évoqués par Franz Kafka dans sa Correspondance et dans son Journal entre 1908 et 1913. Ce film documentaire propose un jeu de pistes sur les traces de l’écrivain, entre Prague, Vérone et Paris, à la rencontre de personnalités qui viennent éclairer les réflexions de Zischler. Michal Bregant, des Archives du cinéma de Prague, évoque le cinéaste tchèque Jan Krizenecky dont les films, souvent comparés à ceux des frères Lumière, dévoilent Prague telle que Kafka l’a connue. Peter-André Alt apporte une analyse de la méthode d’écriture de Kafka à l’aune de sa vision du cinéma. Ce film offre des perspectives pleines d’esprit sur la fascination de Franz Kafka envers le cinématographe, et la fascination de Hanns Zischler envers Kafka ».

Le 8 août 2016, la Cour suprême d’Israël a confirmé un jugement de 2012 concernant les manuscrits de l’écrivain pragois Franz Kafka (1883-1924) détenus par la Bibliothèque nationale d’Israël. Elle a statué en faveur de la détention par cette Bibliothèque de ce fonds. Elle a donc « rejeté l’appel des sœurs Hoffe, héritières de Max Brod, un ami et exécuteur testamentaire de l’auteur du Procès, qui avaient été déboutées ».

Le 26 mai 2021, la Bibliothèque nationale d’Israël a mis en ligne des œuvres restaurées et numérisées de Kafka :

« The writer Franz Kafka (1883–1924) is considered a key figure in the annals of modern world literature. Kafka was born to an assimilated Jewish family in Prague, then one of the most important cities in the Austro-Hungarian Empire. He studied law at the German University in Prague, where he met the writer Max Brod, who would become his close friend.

During his academic studies, Kafka developed an intense interest in literature and philosophy, and begin writing his first works soon after. Kafka died of tuberculosis at the age of 41. Skeptical of its literary value, throughout his short life Kafka hesitated to publish his work, and as a result he received little recognition as a literary figure during his own lifetime. Thanks to Brod, who encouraged Kafka to complete and publish his works, Kafka’s writing has entered the canon of Western literature. The Schocken publishing house also contributed to Kafka’s worldwide recognition: in 1934, with Brod’s mediation, the publisher agreed to print a complete edition of Kafka’s writings. The first volumes were published in Germany and later in Czechoslovakia and the United States. Shocken also published Kafka’s works in Hebrew translation.

Kafka’s Estate

In 1921 and 1922, Kafka wrote two notes to Brod asking that all his manuscripts, paintings and letters be destroyed after his death. In defiance of this clear directive, from June 1924 Brod collected all of the materials from the various locations, examined them and began to publish what Kafka had stored away during his lifetime. The three unfinished novels The Trial, America and The Castle are among the most well-known of these works. Brod took all of Kafka’s writings with him when he left his native Czechoslovakia for Mandatory Palestine in March 1939, just hours before the Nazis invaded the country. In the early 1960s, he returned most of them to Kafka’s heirs.

These materials are preserved today in the Bodleian Library at Oxford, while hundreds of letters, a number of short manuscripts and even many of Kafka’s drawings remained in Brod’s possession, comprising a significant part of Kafka’s literary legacy. Between 2016 and 2019, Brod’s own extensive personal archive, along with Kafka’s items, was deposited in the National Library of Israel. A number of other original items of Kafka’s, including notebooks in which he practiced his Hebrew, are also preserved today at the National Library, and together these materials represent the third largest collection in the world of the great writer’s original material.

The digitization was performed by photographer Ardon Bar-Hama and was made possible thanks to the generous support of George Blumenthal ».

« La plupart des documents récupérés avaient déjà été publiés par Max Brod, à part des dessins inédits ni signés ni datés. Parmi ces documents figurent « environ 120 dessins, plus de 200 lettres à l’écrivain Max Brod, [dont] l’original de son testament littéraire demandant à son ami qu’il brûle tous ses écrits », a expliqué à l’Agence France-Presse Stefan Litt, conservateur chargé du projet ».

Le 10 juin 2021, à Prague (République tchèque), le Prix Franz Kafka 2020 a été « décerné à l’écrivain franco-tchèque Milan Kundera à l’occasion d’une cérémonie organisée à Prague, a fait savoir l’ambassade de France en République tchèque. À la demande de l’auteur, le prix sera remis à Anna Kareninová, la traductrice officielle de ses œuvres françaises en tchèque. »

« Âgé de 92 ans, Milan Kunderaest un des plus célèbres écrivains contemporains. Il vit en France depuis la moitié des années 1970. Il est le 20e lauréat de ce prix littéraire international décerné par la Société Franz Kafka et la ville de Prague. La date traditionnelle de la cérémonie de remise du prix, en octobre, a dû être reportée en raison de la pandémie de coronavirus ».

Variations sur Kafka

En 2016-2017, les trois galeries Saphir, notamment à Paris, présentèrent l’exposition Variations sur Kafka. Xylographiesde Sergio Birga, « artiste contemporain italien qui travaille avec brio la gravure sur bois ». Il avait rencontré des peintres expressionnistes allemands, tel Kokoschka.

Né en 1940 à Florence, cet artiste a été à l’honneur en 1977 par l’exposition collective « Mythologies Quotidiennes 2 » (ARC), qui réunissait des œuvres de peintres du mouvement « Figuration Narrative ».

Il « peuple ses paysages d’Italie, de Jérusalem ou de France, de réminiscence classiques étrangement revisitées par une inquiétante poésie ». Ce Chevalier des Arts et Lettres vit et travaille à Paris depuis 1966.

Kafka et Prague

Le 28 mars 2019 de 20 h 30 à 22 h 30, le Cercle Bernard Lazare (CBL) proposa la conférence « Kafka et Prague » avec Daniel Chocron, écrivain et coauteur avec Marinette Delanné, de « À Prague, sur les traces de Kafka » (Éd. La Lucarne des Écrivains). « Comment cette ville si particulière a-t-elle marqué un des plus grands écrivains du XXème siècle ? ».

Arte diffusa jusqu’au 6 septembre 2020, dans le cadre d' »Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), « Prague la kafkaïenne » (Prag und Kafka). « Fin du 19ème siècle, Prague en Tchéquie est le cœur battant de la Mitteleuropa, cette Europe centrale qui brasse les cultures allemande, autrichienne, tchèque et juive. Dans ce brassage culturel unique naît Franz Kafka. Tchèque de confession juive et de langue allemande, l’auteur de la « Métamorphose » et du « Château » incarne l’identité à facettes multiples de sa ville ».

« Prague la kafkaïenne« 
France, 2018

Gérard-Georges Lemaire, « Métamorphoses de Kafka ». Editions Eric Koehler-Musée du Montparnasse, 2002. 288 pages. ISBN : 2 7107 0701 2

Jusqu’au 15 janvier 2017
Aux Galeries Saphir

Rambuteau : 69, rue du Temple. 75003 PARIS. TEL :  01 42 72 61 19
Wagram  : 69, avenue de Villiers.  75017 PARIS. TEL : 01 44 40 26 84
Lundi – Vendredi : 13:00 à 19:00  –  Dimanche : 13:00 à 19:00
Face Parking : 38, rue du Maréchal Leclerc  35800 DINARD. TEL : 02 99 46 86 85
Visuels :
Sergio Birga
Quadridessins

Cet article a été publié en 2002 par Guysen, et sur ce blog le :
– 23 octobre 2012 en raison du récent jugement d’un tribunal de Tel-Aviv imposant que soient déposés à la bibliothèque nationale d’Israël tous les écrits de Kafka et de Max Brod, son ami et exécuteur testamentaire. Arte a déprogrammé Kafka, le dernier procès de Sagi Bornstein le 24 octobre 2012 ;
– 4 juillet 2013. Hier était le 130e anniversaire de la naissance de Kafka ;
– 25 avril 2014. La Crypte du Martyrium Saint-Denis (75018) présente Le Journal de Kafka (1h15) les samedi à 20 h 30 et dimanche 16h30, dans une adaptation, nouvelle traduction et mise en scène de Béatrice Guéna (alias Laura Ley) ; les textes sont dits par Zygmunt Blazynsky ;
– 7 juillet 2015, 3 février, 13 août et 22 décembre 2016, 28 mars 2019.

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Enmig d’un sistema alimentari industrial i globalitzat, les alternatives que vetllen per una justícia global es converteixen en solucions alliberadores.

En termes dietètics, el veganisme esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats total o parcialment d’animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

En termes dietètics, el veganisme esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats total o parcialment d’animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

Cada vegada són més els estudis que demostren els beneficis de seguir una alimentació allunyada de productes d’origen animal. Sense anar més lluny, l’Organització Mundial de la Salut (OMS) va classificar la carn processada com a primera categoria d’aliments cancerígens, i una gran quantitat de nutricionistes han determinat que aquest tipus de dietes redueixen el risc de patir certs tipus de malalties.

Avui dia, no resulta estrany escoltar frases com “el veganisme està de moda”. I és que, segons un estudi realitzat l’any 2019 per la consultora Lantern, el 10% de la població espanyola segueix una alimentació principalment vegetal, cosa que resulta interessant tenint en compte que l’Estat espanyol havia estat nomenat com el segon país europeu i el catorzè mundial que més carn consumeix per persona a l’any.

A Catalunya encara no existeixen dades oficials, però, tal com assenyalen a l »Informe i posicionament sobre la dieta vegetariana i vegana en el context del servei de menjador escolar‘, en els últims anys s’observa un augment en el nombre de famílies que adopta una alimentació vegetariana o vegana, i per tant, també, en el nombre d’infants i adolescents que sol·liciten aquesta pauta alimentària a l’escola.

En termes dietètics, aquesta alternativa alimentària esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats totalment o parcialment d’animals. Però el veganisme, a banda de promoure una nutrició alternativa, és una filosofia ètica i un estil de vida que va molt més enllà de l’alimentació. Així ho considera la Vegan Society, que sosté que el veganisme busca excloure qualsevol forma d’explotació i crueltat envers la resta d’espècies, promovent el desenvolupament d’alternatives en benefici dels animals, dels humans i del medi ambient.

A banda de ser una alternativa alimentària, el veganisme promou una ètica de respecte envers els animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

A banda de ser una alternativa alimentària, el veganisme promou una ètica de respecte envers els animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

Una ètica de respecte envers els animals

Segons la Promotora dels Aliments Catalans (Prodeca), el sector agroalimentari és un dels principals motors de l’economia de Catalunya, generant un volum de negoci de 38.205 milions d’euros, xifra que equival al 16,8% del producte interior brut del país. El sector carni n’és el primer subsector, comptant amb el 32% de tot aquest volum de negoci. I la major part d’aquest sistema alimentari es basa en una producció intensiva i abusiva d’animals amb l’objectiu d’aconseguir el màxim rendiment amb el mínim espai i cost econòmic possible.

“Aquest enfocament industrial i ‘mecanicista’ ha convertit als animals en ‘màquines productores’, sotmesos a unes condicions antinaturals des que neixen fins que són matats”, exposa Carme Méndez, presidenta de l’Associació per a la Defensa dels Drets dels Animals (ADDA).

Aquests animals, tal com diu Méndez, no són capaços de manifestar les seves pautes biològiques i etològiques essencials. “Massificats en naus, sense llibertat de moviment i exercici, privats de l’aparellament, maternitat i cria en condicions naturals… després han de patir les condicions del transport, en ocasions molt angoixoses i de llarga durada, fins que finalment arribin als escorxadors”, on seran matats de forma prematura.

I no només això: “fàrmacs, antibiòtics, productes hormonals o tranquil·litzants, formen part del procés intensiu i industrial dels animals”, declara Méndez. De fet, segons l’entitat Greenpeace, l’espanyol és l’estat de la Unió Europea que més antibiòtics consumeix en els animals productors d’aliments, en una xifra que ascendeix a les gairebé 3.000 tones l’any.

Totes aquestes duríssimes condicions de vida incideixen de forma molt negativa en la seva salut, fent-los més vulnerables a patir infeccions i malalties. A més, molts d’aquests productes queden dipositats en els seus cossos, passant també a l’organisme dels qui poden consumir la seva carn. “Entre la varietat d’efectes secundaris negatius en la salut del consumidor en destaquen la resistència als antibiòtics, les al·lèrgies i altres problemàtiques derivades de la contaminació de la carn”, alerta Méndez.

La Vegan Society sosté que tots els animals tenen dret a viure de forma lliure per expressar el seu comportament natural, fugint de condicions de fam, set, desnutrició, dolor, lesions, malalties, molèsties, por o angoixa. És per aquest motiu que consumir productes derivats d’un sistema alimentari tan abusiu no entra als plans del veganisme.

Les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials són cada vegada majors. Font: Pixabay (Llicència CC).

Les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials són cada vegada majors. Font: Pixabay (Llicència CC).

No és només una qüestió d’alimentació

Molts dels avenços científics, productes d’ús diari com cosmètics i roba o medicaments disponibles s’aconsegueixen a través de la utilització i experimentació amb animals, sovint torturats i maltractats. Als zoos, parcs de safari, circs, i altres companyies relacionades amb l’entreteniment, també es mantenen als animals en captivitat, privant-los de la seva llibertat i desenvolupament natural com a espècie.

Segons la Vegan Society, el veganisme va molt més enllà del menjar que posem al nostre plat – el veganisme significa respecte cap a qualsevol forma de vida. És per aquest motiu que seguir aquest estil de vida alternatiu comporta també fugir del consum d’aquests productes –en la mesura que sigui possible– i de l’assistència o suport a aquestes activitats que vulneren els drets dels animals.

“Els animals, com a éssers vius i sensibles, mereixen ser tractats amb el màxim de respecte i dignitat, evitant el seu patiment físic i psicològic”, expressa Méndez. I aquest maltractament no només té un retorn negatiu per a la salut humana, sinó que els efectes, per exemple, de la cria intensiva “també tenen un impacte molt greu i contaminant en el medi natural”.

Una forma de lluita contra el canvi climàtic

Diverses entitats com Greenpeace ja han alertat que la indústria agroalimentària és responsable de generar més gasos amb efecte hivernacle que tots els mitjans de transport junts. Segons l’entitat, el 14,5% d’emissions a escala mundial procedeixen directament de la ramaderia, alhora que el 80% de la desforestació de l’Amazònia s’atribueix també a l’activitat ramadera.

I és que dades provinents d’entitats com el World Wildlife Fund i el World Watch Institute mostren que la ramaderia cobreix ni més ni menys que el 45% de la superfície terrestre, convertint-se en una de les principals causes de l’extinció massiva d’espècies, l’aparició de zones mortes als oceans i la contaminació de l’aigua.

“Són moltes les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials que estem vivint”, afirma Laila Vivas de Fridays for Future Barcelona. “A escala general, el que passa és que tenim un model d’alimentació globalitzat totalment insostenible, que no contempla els límits biofísics de la terra, ni tampoc els cicles ni els ecosistemes”.

Segons explica Vivas, tant el model agroalimentari com la indústria pesquera busquen rendiments econòmics sense tractar amb respecte la naturalesa a través d’oligopolis, de l’apropiació de terres, la desforestació, el maltractament animal… la qual cosa produeix impactes molt greus des d’un punt de vista mediambiental.

I és que el problema no només resideix en com ens alimentem els éssers humans, sinó que també passa per l’ús que es fa de la terra per alimentar també als animals que consumim. Segons s’informa des de Greenpeace, l’agricultura industrial destrueix de forma massiva la biodiversitat, i el consum massiu de productes d’origen animal com la carn monopolitza la terra cultivable, enverina l’aigua i afavoreix un sistema de producció de grans capitals.

La solució a un problema global?

Des de Greenpeace s’afirma que, si no es frena l’expansió de la ramaderia industrial, salvar els boscos i disminuir la pèrdua de la biodiversitat no serà possible. Tot i que reduir el consum de productes d’origen animal pot resultar un pas important, Vivas declara que “el problema és estructural, i està provocat en major part pel capitalisme i una organització neoliberal que evoca en aquesta extinció massiva d’espècies i destrucció dels ecosistemes”.

A més, la globalització de l’alimentació és un problema que traspassa fronteres i posa en perill la sobirania alimentària dels pobles. “Per exemple, ara s’han posat molt de moda nous productes com la quinoa o l’alvocat, i la seva producció massiva està creant impactes socioambientals greus a altres parts del món”, explica Vivas. És per això que des de Fridays for Future Barcelona es defensa el consum de proximitat i de temporada, així com la promoció de l’educació en aspectes referents a l’alimentació.

Vivas afegeix que, a banda de fer pressió ciutadana, perquè la legislació i les polítiques frenin les indústries contaminants que maltracten els animals, el temps és un factor important a tenir en compte a l’hora de revertir aquesta situació. “Portar ritmes de vida menys accelerats a escala sistèmica pot contribuir a fer que les persones puguin posar en pràctica hàbits sostenibles com anar a comprar al mercat, escollir millor els aliments i informar-se sobre la seva procedència”.

Greenpeace sosté que, en el cas de l’Estat espanyol, “si el consum alimentari tornés als patrons de la dieta mediterrània d’antuvi, les emissions de gasos amb efecte hivernacle associades a la producció d’aliments baixarien en un 72%, l’ús de les terres agrícoles es reduiria en un 58%, el consum d’energia disminuiria en un 52% i el d’aigua en un 33%”.

Per tant, dur un estil de vida que s’allunyi del consum de productes d’origen animal i aliments processats o importats massivament d’altres parts del món resulta ser una bona opció per a la cura de la nostra salut, així com per al benestar dels animals i del planeta. I és que, tal com expressa Vivas, “per intentar desfer aquesta problemàtica, un veganisme que tingui en compte la justícia global i climàtica pot resultar tant significatiu com alliberador”.

[Font: http://www.xarxanet.org]

 

 

 

Imagem aérea de protesto no Chile, em novembro de 2019.

Escrito por Aldo Quiroga

À meia noite da quarta-feira, 19 de maio, ainda sob a surpreendente ressaca das urnas do final de semana anterior, a justiça eleitoral chilena encerrou as inscrições de pré-candidaturas para as eleições primárias que definirão parte dos candidatos à presidência na eleição de novembro. Nas horas finais do prazo, os chilenos ficaram atordoados com a reviravolta de alianças, desistências e postulações. Acordos históricos foram rompidos, pactos anunciados foram dissolvidos e lideranças improváveis se agigantaram. A trama assemelhada a último capítulo de novela, de deixar sem fôlego o mais atento dos analistas políticos do país, começou há muito tempo.

Os punhos erguidos e os passos resolutos que percorreram as ruas de Santiago desde 18 de outubro de 2019 venceram mais uma etapa do processo de refundação de um país. E a palavra não é exagero. Refundar é a tradução das frases pintadas à beira do Mapocho: “hasta que la dignidad sea costumbre”. Dignidade é a palavra escolhida também para nomear um pequeno ponto perdido no mapa da capital chilena. Turistas brasileiros já passaram pela praça Itália, entroncamento obrigatório entre a parte alta, o centro e os bairros populares. Nesse meio acre se erguia a estátua de um genocida dos povos indígenas, o general Manuel Baquedano. Por um século, ele reinou ao lado de outros supostos heróis construídos para os livros de história dos dominadores. Até o levante de outubro. Cansado de tanto gastar recursos públicos para restaurar de madrugada o que os manifestantes usavam como alvo durante o dia, o governo de Sebastián Piñera resolveu retirar o prócer de circulação. Mas a praça seguiu como território de disputa. Uma disputa por uma praça e por um país.

A resposta dada nas urnas nos últimos dias 15 e 16 de maio coloca Baquedano e todos os seus adoradores no devido lugar desta nova história que está a ser escrita. A refundação de um país exigiu que os estudantes, frequentadores assíduos da revolta contra um modelo assassino, tomassem mais uma vez a iniciativa. Nunca foi por trinta pesos, mas por trinta anos. A eles se juntaram os trabalhadores e aposentados, suas mães, pais, abuelos e abuelas. Também vieram os mapuches e outros povos originários. E o golpe de misericórdia veio envolto em verdes lenços e vermelhos refrões, com vozes feministas que obrigaram o sistema a engolir um mundo de dedos apontados a dizer: o violador é você. A lógica patriarcal que sustenta o ultracapitalismo chileno começava a ruir.

Foram meses de resistência da Primeira Linha, os jovens e nem tão jovens que se dispuseram a trocar pedras por bombas, elastômeros e gás. Quatrocentos e sessenta e um ficaram cegos pela mão da principal corporação armada de repressão a manifestações. Bastou que aquele povo levantasse a cabeça uma vez para que as fardas entrassem em sua sinistra máquina do tempo e voltassem quatro décadas, aos mesmos porões onde podiam saciar seus asquerosos desejos. E a estação de metrô Baquedano, embaixo da Plaza Dignidad, virou casa de tortura. A Fiscalia – equivalente a nosso Ministério Público – recebeu 8.827 denúncias de estupros, espancamentos e violações em geral por agentes do Estado. Mas a rua é soberana e os próprios manifestantes, em meio à fumaça e à água com agentes químicos que queimam a pele – cuspidos pelas máquinas motorizadas de repressão, sonhadas pelo ditador Carlos Ibañez del Campo, precursor de Pinochet – clausurou o lugar e transformou-o em memorial vivo, com arte e cor.

Os meses de resistência também foram de pandemia, que impede encontros, abraços e mãos dadas. Mas a rua é soberana, e aquele povo encontrou-se consigo mesmo. A solidariedade deu força à dignidade. As ollas comunes – ação popular autoconvocada para distribuição de alimentos – voltaram. Também ressurgiram os murais, os artistas populares, os grafites, as danças e a música de Quilapayun, Inti Illimani, Violeta Parra e Victor Jara, com milhares em coro a cantar o direito de viver em paz. Ressurgiram ali, no centro de Santiago, diante de uma elite escandalizada, porque essas manifestações de uma cultura solidária nunca deixaram de existir em bairros como La Pintana, La Legua, José Maria Caro, La Victoria, as chamadas poblaciones, que guardam a herança de conhecer o outro mundo possível da Unidad Popular, das consequências de sonhar esse mundo e dos abusos que se seguiram à aquela manhã cinza de 1973, que aplacou a primavera.

Dezessete anos de terror foram seguidos por 30 anos de abusos de uma democracia escrita em letra miúda, e sobrescrita. A Constituição de 1980, promulgada pelo ditador Augusto Pinochet, só chegou à plenitude sonhada por Friedman com as modificações que vieram depois da redemocratização. A cada vírgula pontuada pelos partidos governistas, o eco ensurdecedor era o da conivência dos parlamentares da Concertación. A traição ao povo estava no DNA daquelas legendas partidárias. Capitaneada pela Democracia Cristã – que apoiou o golpe contra o governo democraticamente eleito de Salvador Allende e depois fingiu horror aos horrores dos aprendizes da Caravana da Morte – a Concertación impediu que a campanha do plebiscito de 1989 cumprisse sua promessa. Para convencer os chilenos a vencer o medo e votar pelo NO, a campanha garantia: “a alegria já vem!” Não veio.

Rios, bosques, praias, territórios indígenas, aposentadorias, serviços de saúde, vagas em escola e universidades, passado, presente e futuro, tudo foi posto à venda. Não é à toa que os mercadores internacionais vociferam agora ameaças ao pequeno país austral pela composição da Convenção Constituinte. Três décadas depois de votarem pelo NO e decepcionarem-se, os chilenos já tinham vencido o medo quando o Exército voltou às ruas pela primeira vez em democracia para conter o que não poderia ser contido. E venceram também a desconfiança em si mesmos e no sistema. Decidiram derrubá-lo por dentro. O resultado colocou os filhos de Baquedano no limbo.

Na eleição dos constituintes, saíram vitoriosas as mulheres, os independentes, os indígenas e as plataformas progressistas. Das 155 cadeiras da Convenção, 77 são de mulheres. E poderiam ser mais. Elas foram maioria entre os eleitos e a regra – inédita no mundo – da paridade acabou sendo usada para equiparar a quantidade de homens à de mulheres. A mais jovem constituinte é Valentina Miranda, 20 anos e comunista. Ela vai dividir os trabalhos com a principal representante da base de Piñera, a udeísta Marcela Cubillos, que chega à convenção com a maior votação – obtida nos bairros da elite de Santiago. Ambas terão que se esforçar para entender o mapudungun da Machi Francisca Linconao, líderança mapuche que em 2009 venceu uma madeireira na Suprema Corte. Em 2016 foi presa com base na Lei Antiterrorismo pela mesma justiça chilena. Foi para cadeia, fez greve de fome, passou à prisão domiciliar, obteve apoio internacional, teve o caso revisado até ser inocentada pela justiça em 2018. Essa líder de um povo que resiste a séculos de tentativas de dominação também vai escrever a nova Constituição.

Dois terços da Convenção são de candidatos independentes. O maior grupo deles já anunciou que só discute qualquer matéria constitucional depois que os mais de três mil manifestantes presos neste ano e meio de protestos forem libertados, honrando a promessa de campanha de não deixar ninguém atrás. Pela primeira vez desde 1972, os partidos de direita não terão a famigerada parcela de um terço do parlamento, que lhes garantiu sempre o veto diante de qualquer tentativa de repartir o bolo. Com 38 cadeiras, longe das 52 necessárias, terão de negociar para tentar a difícil tarefa delegada pelos seus eleitores de garantir-lhes os privilégios atuais. Sabem que têm os dias contados.

E o relógio avança também sobre La Moneda. Em novembro há eleições presidenciais. O eco das ruas ensurdeceu os partidos de todo espectro, alvos de rejeição e desconfiança institucional das gentes de outubro. Pela primeira vez, a Democracia Cristã está isolada e quase (até a hora em que escrevo) sem candidatura. O Partido Socialista pela primeira vez rompeu com a DC, mas tentou levar a uma sonhada aliança com o Partido Comunista e o chamado Frente Amplio, que reúne dissidentes à esquerda da antiga Concertacion, partidos que a compuseram, carreando o apoio do centrista PPD, por exemplo. A tentativa fez naufragar a aliança e a esquerda vai às primárias rachada como sempre, mas forte como nunca. Quem lidera as pesquisas no espectro da esquerda é o prefeito reeleito de Recoleta, sociólogo, arquiteto, neto de palestinos e comunista, Daniel Jadue.

A principal pré-candidata do oficialismo desistiu de concorrer à Moneda. Três são os pré-candidatos pela direita, liderados pelo representante da União Democrática Independente, herdeira do pinochetismo, apesar do nome. O economista prodígio dos Chicago Boys – que implantaram o modelo econômico vigente, genro de um dos líderes do movimento de extrema-direita Patria y Libertad, e membro da alta cúpula do Opus Dei chileno, Joaquin Lavin é ex-prefeito de Santiago e postulante à presidência por duas vezes anteriores. Mesmo no histórico de alternância de poder característico do Chile pós-ditadura, um cenário com a direita tão apequenada, beirando o pó seco do Atacama, seria impensável. São os ventos quentes de outubro que varrem aquele país frio e anunciam uma nova primavera.

As paredes do La Moneda e as do antigo Congresso Nacional – que abrigará as sessões plenárias da Convenção Constitucional – parecem ouvir passos familiares. O caminhar de um médico de formação, mas político de vocação. Alguém que decidiu seguir a via democrática para refundar um país, que conseguiu o apoio das massas e realizou o que este continente tanto anseia. A ousadia levada ao extremo da coerência terminou num disparo. O estampido não foi capaz de colocar ponto final a um discurso que ecoa insistente nesse Movimento de Outubro das ruas de Santiago, de Arica a Punta Arenas. Fardados e insurretos escutam sem parar aquelas palavras transmitidas pela Rádio Magallanes e a elas reagem, cada um a seu modo. Quatro décadas depois, parece que finalmente chegou o tempo de ver as grandes alamedas se abrirem para que mulheres e homens livres passem a construir uma sociedade melhor. Que elas se abram ali, aqui, acolá.

 

Saiba mais sobre o processo político chileno no vídeo (abaixo) do documentário dirigido pelo autor deste artigo, o jornalista Aldo Quiroga.

 

[Foto: MARTIN BERNETTI / AFP – fonte: http://www.terapiapolitica.com.br]

Escrito por Horacio Otheguy Riveira

Narradora infatigable, siempre al borde de diversos abismos, fallecida en un campo de concentración nazi, pero muy viva desde que sus hijas descubrieran textos y brillantes editores se ocuparan de publicarlos  para entusiasmo de críticos y lectores en numerosas lenguas. También llevada al cine parte de su obra, el caso de Irene Némirovsky impresiona por su enorme talento desde muy joven, y por su capacidad de lucha para no renunciar jamás a su pasión de contar historias de gente en conflicto con guerras, persecuciones, obsesión por el dinero y por la renuncia a los placeres para mantenerse en pie, aunque el placer infinito de amar y escribir nunca la abandonó.

Serena escritura, momento a momento, como si fuera una chica judía en un ambiente culto y liberal donde el desasosiego en la soledad adolescente encuentra en los libros leídos y escritos una liberación que la acompañará siempre.

Desde la primera obra hasta la última con fecha imprecisa, descubierta por una de sus hijas muchos años después de muerta, las creaciones de Irene Némirovsky (Kiev, Ucrania 1903-Auschwitz, Polonia, 1942) tienen un caudal de sorprendentes vicisitudes extraliterarias, algunas muy dramáticas, hasta alcanzar un final desesperante, pero ese contraste frente a sus historias minadas de conflictos serenamente relatados, pacientemente observados, con personajes retratados con gran conocimiento de causa, es mucho más, acaso el motor por el que su existencia de escritora fue acelerando sin mirar atrás: la vida y las palabras escritas que no ceden nunca, siempre encontrando un momento para unirlas y contar historias. Hasta que un campo de concentración alemán acabó con toda posibilidad. Aparente, claro. Porque la edición de obras póstumas ha hecho que su aliento siga presente y nos maraville sencilla, serenamente.

La hija de un banquero ruso se exilia en París tras la revolución bolchevique. La madre es una burguesa obsesionada con la pérdida de juventud, de gigoló en gigoló, sin interés por su hija que le recuerda con solo mirarla que le ha deformado el cuerpo. El «homenaje» a este personaje tan sórdido y tan clave en su vida, se brinda en El baile, una novela breve donde una niña logra una ejemplar venganza hacia su madre.

Respecto a la vida de la gente adinerada que rodeaba a su padre, escribió otra novela breve en la que no confiaba pero maravilló a un editor: David Golder. El abrumador ambiente de dinero, dinero, dinero la llevó a despreciar esos ambientes judíos, a tal punto que algunos la consideraron antisemita, sobre todo cuando, tras la ocupación alemana, ella y su marido se convirtieron al cristianismo, bautizando a sus hijas. Esto no le sirvió porque ignoraban que los nazis detestaban las conversiones.

Una existencia muy dura aliviada por la camaradería con su marido Michel Epstein, quien al enterarse de la detención de su esposa escribió al mariscal Petain, ofreciéndose a ir a Auschwitz en lugar de ella. No tardaron en detenerle a él también. Las pequeñas hijas fueron escondidas por una maestra del colegio en cuanto supo lo que había sucedido. Se las buscó intensamente para destruirlas en el mismo campo. Así comenzó la itinerante historia de Denise y Elisabeth.

Denise Epstein (Francia, 1929-2013), atesoró durante años el manuscrito de Suite Francesa, la última obra de su madre, deportada y asesinada por los nazis, . Ella y su hermana pequeña Elisabeth la llevaron en una maleta con otros recuerdos familiares, durante su estancia de refugio en refugio en la Francia ocupada. En 2005, después de que Denise se atreviera a leerla y la transcribiera con «enorme paciencia y dolor», la novela  se ha convertido en un acontecimiento literario mundial.

Desgraciada o felizmente, tengo muchos recuerdos, y muy nítidos. Puedo asegurar que Haber sobrevivido no es un regalo. Se siente culpa. Publicar Suite francesa me ha servido para desculpabilizarme por haber sobrevivido.

Por su parte, Elisabeth Gille publicó dos obras antes de morir en 1996 a los 59 años: una biografía sobre su madre El mirador (en España, titulada simplemente Irene Némirovsky) y Un paisaje de cenizas, novela histórica con referencia a la tragedia de la Francia ocupada y la de sus propios padres deportados a Auschwitz; tiene especial interés el retrato de los años vividos junto a su hermana Denise.

Elisabeth Gille se dedicó profesionalmente a la escritura y la literatura. Fue traductora de novelas de ciencia ficción anglosajonas al francés, directora del departamento de literatura extranjera de la editorial Flammarion, editora literaria de Éditions Julliard y de Rivages.

*** *** ***

(…) La señora Pain se dejó invadir por un ligero y breve suelo, y de pronto, se encontró en un lugar desconocido en el que veía acercarse a Thérèse. Ella rodeaba con los brazos a su nieta, le acariciaba la cara y le hablaba… ¡Con qué sabiduría le hablaba! Le explicaba el presente. Le revelaba el futuro. La cogía de la mano y caminaban por grandes campos en los que ardían hogueras. «¿Ves? —le decía—. Son los fuegos de otoño. Purifican la tierra; la preparan para las nuevas semillas. Vosotros aún sois jóvenes. Esos grandes fuegos aún no han ardido en vuestra vidas. Pero se encenderán y devorarán muchas cosas. Ya lo veréis, ya lo veréis…».

Se despertó. Ya apenas recordaba el sueño, que sin embargo le había dejado una especie de prisa. «¡Sí, tengo que decírselo cuanto antes a Thérèse —pensaba—. No me queda tiempo. A los hijos nunca se les habla. Tengo que darme prisa…».

Luego volvió a sumirse en una semiinconsciencia, de la que emergió para ver a Thérèse a la cabecera de su cama poniéndole compresas frías y diciéndole a alguien: Ha tenido un ataque.

Un ataque… ¡Qué tontería! —pensó la anciana—.  (…) Indicó con señas que quería hablar. La hicieron callar. Por lo demás, a sus labios acudían tantas recomendaciones, descubría en su interior tantos tesoros de experiencia que habría querido transmitir a sus descendientes… Que había que destetar pronto a Colette, porque estaba agotando a su madre; que el pequeño Yves era muy inteligente, que pensaba mucho, que no había que decir nada delante de él; que sería mejor despedir a la mujer de la limpieza… Sí, tantas cosas que no conseguía expresar, que, al pasar por su boca, se transformaban en un tierno gemido infantil…

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Acerca de su novela póstuma, Suite francesa, transcripción parcial del excelente comentario de Rafael Narbona en El Cultural de noviembre 2005.

«Némirovsky no se muestra complaciente con ninguna clase social. Dividida en dos partes, su novela actúa como un pobladísimo díptico, que aspira a recoger toda la complejidad de la condición humana, agotando la gama de emociones que opone cada individuo a los acontecimientos ajenos a su voluntad. La burguesía no se preocupa de las injusticias, sino de sus propiedades materiales. Los obreros no están menos apegados a sus escasas pertenencias. De hecho, su intuición del peligro está más desarrollada. Los más acaudalados responden a la adversidad con estupor, mientras que los desfavorecidos se apresuran a conservar sus precarios bienes, sin renunciar a la rapiña ocasional. Apenas se ofrece resistencia a las fuerzas alemanas. El colaboracionismo prevalece sobre cualquier forma de dignidad. La derrota militar es menos significativa que el desastre moral. Se repite la misma cobardía entre señores y criados, prebostes y menesterosos. Las meretrices pierden a sus protectores y buscan el amparo de las fuerzas de ocupación. El caos asociado a la evacuación de París libera el malestar que anida en el corazón del tejido social. El instinto suprime las inhibiciones inculcadas por la cultura. Los huérfanos protegidos por un sacerdote se rebelan contra su tutela y lo asesinan. No interviene ninguna motivación definida. Su violencia es tan irracional como su destino, que les ha condenado a la marginación desde su nacimiento. Es el nihilismo de los desheredados, un gesto desesperanzado e inútil, pero inevitable en una sociedad gobernada por un azar ciego, que excluye y discrimina, ignorando cualquier principio de justicia o racionalidad.

El protagonismo coral no produce dispersión ni debilita el relato. La novela parece inacabada. No se escamotea el desenlace, pero la incertidumbre vital de Irène Némirovsky afecta a unas páginas teñidas de dramatismo. Se advierte cierto pesimismo que recuerda las disposiciones finales de un testamento. Irène y su marido son deportados y mueren en Auschwitz. La infamia no respeta la corta edad de sus hijas, pero la tenacidad de su tutora les libra de los hornos crematorios. El manuscrito de la novela sobrevive con ellas. Escondido en una maleta, será editado póstumamente por esas niñas que apenas conocieron a su madre. Sus páginas desprenden un aire crepuscular. Suite francesa es la crónica del ocaso de la civilización europea. La mística de los nacionalismos es la negación del sueño ilustrado. La inmolación del hombre en el altar de la sangre y el suelo malogra cualquier ilusión de progreso histórico».

 

Estupenda película que aúna una relación prohibida entre nazi y judía. Muy bien lograda como tal, traiciona en gran medida la novela original muy crítica con el contexto social. Por otra parte es una obra inconclusa, ya que estaba pensada como primera de una trilogía que no llegó a escribirse al ser detenida Némirovsky por la Gestapo.

[Fuente: http://www.culturamas.es]

Escrito por Hugo García Michel

Para Mag Murillo y Anniie Flores,
amigas doorsianas in extremis.

La contradicción es el signo de los Doors, el grupo que representó la ruptura con las ideas de armonía, amor y paz que imperaban en la llamada década dorada, los sesenta, el utópico decenio de la revolución cultural, el antibelicismo, la psicodelia, el uso abierto e ilusorio de drogas, el amor libre, la crítica a lo establecido. Con la poderosa figura de Jim Morrison al frente –y el inevitable lugar común de llamarlo el Rey Lagarto– y tres músicos de primer nivel como base –Ray Manzarek en los teclados, Robbie Krieger en la guitarra y John Densmore en la batería–, los Doors consiguieron en escasos cuatro años convulsionar al mundo del rock y lograr que su música se distinguiera de la del resto de las agrupaciones de aquel tiempo, incluso de las más aparentemente densas y vanguardistas.

Con solo seis discos grabados en estudio, la formación original tuvo un inicio fuera de serie con un álbum prácticamente perfecto. Por desgracia, los conflictos internos y, muy en especial, la personalidad depresiva y adictiva de Morrison condujeron a que poco a poco el cuarteto entrara en un tobogán y al final la caída en picada fuera inevitable. Con todo, durante el lapso de poco menos de un lustro en el cual la vela duró encendida, hubo instantes de genio y sensibilidad, momentos de arte y creación que hicieron que, a final de cuentas, todo el desgaste, todas las tensiones, todos los resquemores e incluso todas las tragedias valieran la pena.

Jim Morrison es hoy día, a prácticamente 50 años de su muerte (falleció el 3 de julio de 1971), uno de los iconos indiscutibles de los sesenta y del siglo XX todo. La imagen de su rostro, con la mirada desafiante y la cabellera ondulada flotando al viento, sigue siendo tan inconfundible como amada en el mundo entero. ¿Quién piensa en sus defectos, quién se acuerda de sus errores? El tiempo que todo lo borra hace que las cosas malas se desvanezcan y solo quede el buen recuerdo de ciertos personajes. Morrison es uno de ellos y ha sobrevivido (y lo seguirá haciendo) a la posteridad.


1. The Doors (Elektra, 1967)

Pocos grupos en la historia del rock (quizá solo The Jimi Hendrix Experience) han tenido un primer disco tan extraordinario como este. Si en 1967 el Sgt. Pepper Lonely’s Hearts Club Band de los Beatles era la cumbre del arte luminoso, The Doors fue, ese mismo año, la cumbre de la oscuridad y la desesperanza. Álbum sui generis, su música y sus letras no se parecen en absoluto a cosa alguna que se hubiera hecho hasta entonces y, salvo posibles imitaciones, siguen siendo únicas. No era que el cuarteto angelino hubiese inventado el hilo negro (en este caso negrísimo), tan solo supo fusionar en un estilo único el rock sicodélico con el blues, el jazz, la música de cabaret y la música clásica, todo ello aderezado con una poesía novedosa y peculiar. Hipnótico y seductor, provocativo y sensual, el estilo de los Doors debe mucho a las letras de Jim Morrison, pero también a la versatilidad de la guitarra de Robby Krieger, al extraordinario órgano (y al bajo tecleado) de Ray Manzarek y a la batería elegantemente precisa de John Densmore. Todo ello queda reflejado en The Doors de un modo que raya en la perfección. No hay aquí un solo tema débil. Cada canción es una pequeña joya, desde la inicial “Break on Through (To the Other Side)”, con su introducción jazzera, su imperecedero riff de bajo y la voz morrisoniana cantando: “Sabes que el día destruye a la noche / La noche divide al día / Trata de correr / Trata de esconderte / Pásate de golpe al otro lado” o “Encontré una isla en tus brazos / Un país en tus ojos / Brazos que encadenan / Ojos que mienten / Pásate de golpe al otro lado”. Una canción de amor-odio que es como un manifiesto de lo que Morrison y compañía se traían entre manos, de lo que el grupo representaría en adelante. “Light My Fire”, la pieza que volvió instantánea y mundialmente famosos a los Doors, es otra obra de arte. Escrita por Manzarek, “Enciende mi fuego” (como se conoció en español) es un hito histórico. La introducción del órgano es hoy parte del inconsciente colectivo y la sugerente voz de quien más adelante sería conocido como el Rey Lagarto alcanza niveles de erotismo casi explícito y hasta ese instante nunca visto, mientras los largos solos de Manzarek y Krieger constituyen una invitación al getting high de los jam sessions. Por último, el corte concluyente, “The End”, es una larga prédica trágica de once minutos y medio, un desgarrado y tenso lamento edípico, un himno anticlimático y estremecedor que hiela la sangre por su crudeza y violencia. Sin embargo, el resto del material es igualmente bueno y sin fisuras –solo escúchense maravillas como “The Crystal Ship”, “Soul Kitchen” o “Take It As It Comes” (estas dos con sus respectivos mensajes: “aprende a olvidar” y “tómalo como viene”) o los covers de “Backdoor Man” de Willie Dixon y “Alabama Song (Whiskey Bar)” de Bertolt Brecht y Kurt Weill–, una colección memorable de canciones que a treinta y seis años de distancia sigue sonando extraordinariamente actual.


2. Strange Days (Elektra, 1967)

Hermano casi gemelo de su antecesor (ambos aparecieron el mismo año, con escasos meses de diferencia), Strange Days es en realidad una continuación de The Doors, ya que la mayor parte de los temas de este segundo disco fueron escritas en la misma época que las del primero. Pero no se trata de material de relleno o sobrante, de ninguna manera. De hecho, hay quienes prefieren Strange Days, al considerarlo un álbum más completo. Como sea, también estamos frente a una obra que presenta diferencias, la más sustancial de todas que no es un trabajo conceptual y que resulta más bien una colección de canciones, de excelentes canciones. Es también un disco menos compacto, menos sólido y en momentos quizás hasta demasiado ambicioso. No obstante, contiene composiciones esplendorosas, todas de Morrison, Manzarek, Krieger y Densmore (no hay aquí un solo cover). Strange Days abre de manera rotunda con el corte que le da nombre, una pieza de escasos tres minutos cuya calidad está a la altura de lo mejor del cuarteto. La sigue la bella “You’re Lost Little Girl”, melodía llena de misterio y encanto, con un pequeñísimo pero magnífico solo de guitarra slide. La muy conocida “Love Me Two Times” ocupa el tercer lugar del Lado A. Con su archifamoso riff, se trata de un tema que algunos consideran incluso bobo, pero que incrementó la popularidad de los Doors más allá de la que habían alcanzado con “Light My Fire”. Con “Unhappy Girl” y “Horse Latitudes” aparece la parte más débil del álbum, pues mientras la primera es un tema sin mayor trascendencia, la segunda es una experimentación llena de pretensiones melodramáticas. Por suerte, entre las dos apenas suman un poco más de tres minutos y medio. Viene entonces una de las grandes canciones del repertorio del grupo: la maravillosa y sensual “Moonlight Drive”, tema de leyenda en cuya parte culminante Morrison canta: “Es fácil amarte / mientras miro como te deslizas / Estamos cayendo a través de bosques húmedos / en nuestro paseo a la luz de la luna”. El piano, la guitarra, la batería, todo es aquí instrumentalmente portentoso. El lado B del disco LP original contiene cuatro cortes magníficos, en especial el inicial y el final. “People Are Strange” es un monumento musical de apenas dos minutos y doce segundos (¿cómo puede caber tanta belleza en tan breve lapso?), un canto a la soledad y la marginación (“Cuando eres un extraño / nadie recuerda tu nombre”). Por el contrario, “When the Music’s Over” es un largo y épico tour de force tan largo como lo era “The End” en el álbum anterior y, al igual que en este, hay aquí un drama, si bien menos explícito y más hermético, con tintes ecologistas, en el cual el grupo (Morrison incluido) puede improvisar a sus anchas. La pieza recorre variados parajes y ambientes, va y viene, sube y baja, para llegar a las frases definitivas: “¡Queremos el mundo y lo queremos ahora!” y “Cuando la música termine / apaga las luces”. Una obra maestra por sí sola.


3. Waiting for the Sun (Elektra, 1968)

Luego de dos grandes álbumes, era obvio que la tercera obra discográfica de los Doors fuese esperada con gran ansiedad. Y aunque el resultado no fue malo, tampoco respondió a las expectativas despertadas por The Doors y Strange Days. De hecho, Waiting for the Sun fue recibido con fuertes críticas negativas al momento de su aparición. Hoy, con la perspectiva que da el tiempo, podemos contemplarlo con otros ojos y escucharlo con otros oídos. Cierto que no es un trabajo tan bueno y tan completo como sus dos antecesores, pero tampoco es el desastre que algunos reseñistas norteamericanos apuntaron en su momento. Podemos ver a Waiting for the Sun como un grupo de canciones irregulares, algunas excelentes, otras buenas aunque pretensiosas y unas pocas para el olvido. Hay aquí composiciones de bajo perfil, aunque de gran finura y sensibilidad como “Yes the River Knows”, “Love Street” y “Summer’s Almost Gone”, como también cortes grandilocuentes y excesivamente dramatizados como “The Unknown Soldier” –la cual a pesar de todo logró una enorme popularidad y dio lugar a uno de los primeros videoclips de la historia– y “Spanish Caravan”, con su toque español que incluye una introducción de guitarra flamenca con aires de Francisco Tárrega. Los temas más radiables son apenas buenos, como la célebre y bobalicona “Hello, I Love You” y la gris “We Could Be So Good Together”. Hay además un trío de composiciones que merecen ser comentadas. Se trata de “Not to Touch de Air”, tema inquietante que forma parte de la célebre “The Celebration of the Lizard », la cual iba a ser incluida completa en el disco. Se dice que no se incluyó por los problemas que Morrison ya tenía para entonces con el alcohol, además de que el vocalista empezaba a mostrar cierto desgano y el grupo giraba demasiado a su alrededor (el álbum de vinil original contiene la letra toda de “La celebración de la lagartija”). “My Wild Love” por su parte es una especie de canción de trabajo, repetitiva e hipnótica, mientras que la concluyente “Five to One” representa una dura y agresiva manera de terminar este polémico disco. Con todo lo que se haya dicho y lo que se pueda decir de Waiting for the Sun, a más de medio siglo de distancia posee aún el suficiente encanto –un tanto naïf, si se quiere– para ser escuchado con agrado, incluso en sus canciones menos brillantes.


4. The Soft Parade (Elektra, 1969)

¿El más deficiente de los discos que los Doors grabaron con Jim Morrison? Muy probablemente sí, porque no hay unidad en él, porque se trata de una colección irregular y sumamente dispareja de composiciones, porque el desapego de Morrison era más que evidente, porque la desunión en el cuarteto quedaba evidenciada en los créditos de los temas, firmados individualmente y ya no como The Doors. Realmente se trataba de un desfile de fallas que volvían muy claro que el grupo se había desgastado en escasos tres años. A favor de The Soft Parade, sin embargo, hay que decir que contiene cortes excelentes –pocos, pero notables– y que se buscó ampliar el espectro musical mediante arreglos más sofisticados y el uso de cuerdas y metales, lo cual funcionó en algunas canciones y fue un verdadero chasco en otras. Cosas en demasía grandilocuentes como “Tell All the People” –con su pomposa orquestación–, intrascendencias como “Easy Ride” y “Wishful Sinful” –una mala copia de Traffic– o francas tonteras como “Do It” o “Runnin’ Blue” –casi tan malas como la postmorrisoniana y vergonzosa “No me moleste mosquito”– parecen incomprensibles en un disco de quienes habían grabado “The End” o “The Crystal Ship”. En cambio, piezas como la conocida y poperona “Touch Me” –con un rasposo solo de sax de Curtis Amy, muy al estilo de los que estaba haciendo en ese tiempo Bobby Keys para los Rolling Stones–, la estupenda y provocativa “Shaman’s Blues”, la agresiva y acompasada “Wild Child” –su riff de guitarra es ya un clásico– y la extraña pero efectiva suite que es “The Soft Parade” –con sus numerosas variantes rítmicas, armónicas y melódicas, su poesía, su ternura, su alegría, su nostalgia, su sentido del humor y su sorpresivo inicio declamante (“When I was back there in seminary school…” con el escalofriante grito: “You can not petition the Lord with prayer!”)– logran dar a este álbum una dignidad de la que carece en varias de sus partes.


5. Morrison Hotel (Elektra, 1970)

Se ha dicho mucho que con este disco los Doors abandonaron su estilo oscuro y un tanto hermético para adentrarse en terrenos que no eran los suyos. Impresión no del todo exacta. En realidad, el grupo evolucionó hacia un nuevo camino, luego del relativo tropezón que significó The Soft Parade y encontró en las raíces del blues y de otros géneros primigenios un venero de inspiración un tanto más, digamos, luminosa. Morrison Hotel es un trabajo sin temas capaces de convertirse en éxitos radiofónicos o en primeros lugares de las listas de Billboard. Se trata más bien de una obra de rock duro, sin concesiones al rock pop; once cortes muy buenos que buscaban una flamante manera de expresión artística. El disco abre con un rock-blues contundente y provocativo: “Roadhouse blues”, gran homenaje de Morrison y compañía a los pioneros del género nacido en el delta del río Mississippi. Otros cortes destacados son la politizada y crítica “Peace Frog”, la apocalíptica “Ship of Fools”, la simpática “Land Ho!”, la sutil “Queen of the Highway”, la minimal “Maggie M’Gill” y la preciosa balada “Blue Sunday”. Es cierto que Morrison Hotel no alcanza las alturas de los dos primeros discos de los Doors. No obstante, se trata de una obra trascendente en la discografía del cuarteto que sirvió para marcar nuevos derroteros que confirmaría al año siguiente con el también excelente L.A. Woman. Desafortunadamente, después de eso no habría tiempo para más.


6. L.A. Woman (Elektra, 1971)

Grabado hace exactamente 50 años, L.A. Woman tiene su mayor importancia por ser el último álbum de los Doors con Jim Morrison al frente. El disco apareció apenas tres meses antes de la muerte del vocalista y no solo continúa la tendencia bluesera y dura del Morrison Hotel, sino que la profundiza y la hace más evidente. A diferencia de su antecesor, hay aquí una tercia de temas que se convirtieron en éxitos radiales, dos de los cuales forman parte del repertorio clásico del cuarteto, mientras el resto de los cortes mantiene un muy buen nivel. L.A. Woman presenta a un Morrison con la garganta un poco gastada, pero a cambio su sensibilidad está a tope y la forma de cantar –desgarrada, profunda–  es un absoluto homenaje a los grandes intérpretes de blues. Las dos máximas joyas del álbum son “Riders on the Storm” y “L.A. Woman”. La primera (que en realidad es la que cierra el disco) es una larga composición, al mismo tiempo sutil e inquietante, con un dejo de jazz y un sentido melódico esplendoroso que contrasta con una letra ominosa sobre amores desesperanzados y asesinos en la carretera (“En esta casa nacimos / En este mundo fuimos arrojados”). Para ser la última pieza oficialmente grabada (por ser la última del último trabajo discográfico de los Doors con Morrison), “Riders on the Storm” cumple con todas las expectativas. Lo mismo puede decirse de “L.A. Woman”, un desenfadado canto a la ciudad de Los Ángeles y a sus mujeres (“¿Eres una damita con suerte en la ciudad de la luz / o sólo eres otro ángel perdido?”). “Love Her Madly”, otro gran tema, es una amarga aunque irónica y rítmica canción de amor. Pero las cosas no paran ahí, ya que el disco cuenta con otros cortes notables como la inicial “The Changeling”, “L’America”, “Hyacinth House”, “Crawling King Snake” (de la autoría de John Lee Hooker, por cierto) y la experimental “The WASP (Texas Radio & The Big Beat)”, muy superior a su antecesora “Horse Latitudes” del Strange Days. L.A. Woman es un disco de ¿involuntaria? despedida que dejó muy en alto el nombre de los Doors


 

[Fuente: http://www.nexos.com.mx]

La nueva convención constitucional en Chile nos permite dejar atrás sistemas de vida centrados en la competencia entre personas y en una supuesta libertad individual, de consumo principalmente, totalmente desconectada de su entorno, que ha olvidado que los seres humanos somos seres relacionales, interdependientes y parte de un sistema vivo llamado Tierra.

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Escrito por Andrés Kogan Valderrama*

Luego de haberse realizado la elección paritaria de candidatos constituyentes en Chile, los días 15 y 16 de mayo, los resultados son realmente esperanzadores para la construcción de un país distinto y que responda a las principales demandas que se han impulsado desde distintos sectores críticos en los últimos 20 años.

Si bien la votación total no fue la deseada, solo el 43,35%, por debajo de lo que se votó en el plebiscito nacional del 2020 por una nueva constitución, un 50,95% (ambas con voto voluntario y en pandemia), el rol que jugaron los movimientos sociales a través de muchas candidaturas independientes en esta elección, es algo bastante inédito en la historia del país.

El caso del amplio apoyo a la Lista del Pueblo por ejemplo, la cual agrupa distintas personas pertenecientes a diferentes movimientos sociales, puede ser visto como una ruptura a como se ha distribuido el poder en Chile en los últimos 30 años, en donde se ha hecho política a espaldas de la ciudadanía.

Eso sumado a muchas candidaturas criticas electas provenientes de organizaciones de base, las cuales han dado una larga lucha desde el movimiento socioambiental, feminista y estudiantil, en donde resalta la crítica a la mercantilización de la vida y la generación de alternativas situadas territorialmente.

Se destacan los nombres de Camila Zárate del Movimiento por el Agua y los Territorios (MAT), Alvin Saldaña de la Red por la Soberanía Alimentaria, Alondra Carrillo, Janis Meneses y Elisa Giustinianovich de la Coordinadora Feminista 8M, Ivanna Olivares, Carolina Vilches, Manuela Royo y Yarela Gómez del Movimiento de Defensa del Agua, la Tierra y la protección del Medioambiente (MODATIMA), entre muchos otros y otras.

Asimismo, es muy importante también el rol que jugarán para construir una democracia intercultural, plurinacional y descolonizadora, quienes fueron electas a través de los escaños reservados para los pueblos indígenas, como son los casos de Elisa Loncon, Natividad LLanquileo y la machi Francisca Linconao.

Por otro lado, es muy positivo que los partidos de la derecha en Chile no hayan alcanzado ni siquiera 1/3 de las personas elegidas como constituyentes, lo que los deja imposibilitados completamente de vetar lo que acuerde la mayoría en la nueva convención para redactar la nueva constitución.

Es muy positivo que los partidos de la derecha (…) no hayan alcanzado ni siquiera 1/3 de las personas elegidas como constituyentes, lo que los deja imposibilitados completamente de vetar lo que acuerde la mayoría

Por lo mismo, es más importante que nunca que los partidos de izquierda en Chile, sean estos los de la exconcertación, el partido comunista y el Frente Amplio, pero también los denominados independientes no neutrales, que den el ancho al momento histórico que nos encontramos como país.

De ahí que sea clave no solo que respondan a las demandas más importantes de la revuelta social del 2019, sino que tomen en serio la participación, y tengan una relación directa y constante con las comunidades, a través de asambleas y cabildos autoconvocados, para tomar las respectivas decisiones sobre los contenidos de esta nueva constitución.

Por lo mismo, aquellos que están por hacer grandes transformaciones, a través de esta convención constitucional, tienen que posicionarse críticamente con respecto a la situación de los presos políticos de la revuelta, los presos políticos mapuche y contra la impunidad de quienes violaron los derechos humanos desde octubre del 2019.

La democracia representativa sabemos que se ha quedado corta en el mundo

La democracia representativa sabemos que se ha quedado corta en el mundo, siendo capaz de legitimar las violaciones a los derechos humanos, como ocurrió en Chile, por lo que se necesitan impulsar formas más horizontales y colectivas de hacer política, sin caudillos, en donde se generen nuevos mecanismos de participación directa, que permitan construir un nuevo horizonte transformador.

En estos últimos 30 años se empobreció a tal niveles el significado de lo político, reducido a lo partidista, que quienes fueron elegidos y elegidas como constituyentes tienen una responsabilidad mucho mayor que escribir o no una nueva constitución, sino de devolverle el sentido amplio de la política a un país que por fin se ha levantado a exigir más dignidad.

Por eso la necesidad de politizar todo, a través de esta nueva convención constitucional en Chile, para dejar atrás sistemas de vida centrados en la competencia entre personas y en una supuesta libertad individual, de consumo principalmente, totalmente desconectada de su entorno, que ha olvidado que los seres humanos somos seres relacionales, interdependientes y parte de un sistema vivo llamado Tierra.

Llegó el momento de que la política sea vista como algo digno, que nos afecta, nos une y nos involucra a todas y todos, como conjunto, y no como un ámbito reducido, elitizado y privatizado, en donde algunos expertos o iluminados deciden sobre cómo tenemos que vivir y cuáles son las opciones existentes.


* Andrés Kogan Valderrama es sociólogo, diplomado en Educación para el Desarrollo Sustentable, magíster en Comunicación y Cultura Contemporánea y con cursos de doctorado en Estudios Sociales de América Latina. Es editor del Observatorio Plurinacional de Aguas.

 

 

[Fuente: http://www.servindi.org]

Esther Vilar porta al Teatre La Gleva ‘Speer’, un thriller polític sobre l’arquitecte nazi.

Pep Munné és 'Speer' al Teatre de la Gleva. Foto: Elisenda Canals.

Pep Munné és ‘Speer’ al Teatre de la Gleva.

Escrit per Oriol Osan

Berthold Konrad Hermann Albert Speer (Albert Speer, pels amics) va ser moltes coses, a la vida. Entre d’altres, un reputat arquitecte amic personal del Führer, a qui van encarregar la planificació de la capital del Tercer Reich. Afiliat al Partit Nazi, va acabar sent ministre d’Armament i Producció de Guerra i responsable que milers de persones treballessin explotades per la força a fàbriques alemanyes. Al judici de Nuremberg va eludir la pena de mort, però va ser condemnat a vint anys de presó, que va complir rigorosament a Spandau.

Esther Vilar és una autora (i moltes altres coses) alemanya d’origen argentí que el 1998 va escriure Speer, una obra de teatre de ficció biogràfica sobre la figura d’aquest arquitecte “jove, guapo i ben plantat”, estrenada a Berlín. La dramaturga va acabar vivint a Barcelona, on va conèixer Pep Munné, i es va decidir produir l’obra a casa nostra. El projecte ha estat enterrat en un calaix des de llavors, i ara, per fi, degudament desempolsegat i dirigit per Ramon Simó, s’ha estrenat al Teatre de La Gleva, on estarà en cartell oficialment fins al 30 de maig i, oficiosament, fins ben entrat el mes de juny.

I paga molt la pena. No només perquè el mateix Munné es reserva el paper de qui estava cridat a succeir Hitler, sinó perquè l’acompanya a escena Xavier Ripoll, en el rol d’un funcionari de l’antiga RDA que el convida, un cop sortit del presidi i d’haver publicat dos exitosos llibres autobiogràfics, a fer una conferència. Tots dos despatxen tranquil·lament en un espai únic (l’antiga oficina de Speer) mentre van bevent copes de xampany. I atrapa perquè Vilar, en aquest thriller d’intriga política, introdueix diversos elements que converteixen el text no només en un apassionant debat dialèctic entre els dos personatges sinó perquè planteja qüestions espinoses sobre l’Holocaust i la responsabilitat social per passivitat.

Speer, mitjançant una trama d’enganys i manipulacions, ens parla sobre el poder, la barbàrie i la redempció. I el que és pitjor, fa que el públic quedi fascinat per la seva figura i corri el risc de caure en una mena de síndrome d’Estocolm. De Speer se’n destaca que era l’únic nazi “respectable” i “l’arquitecte més gran dels últims quatre mil anys”. Glossa la seva vàlua, ens parla del seu humanisme i la seva vessant urbanista i planificadora. I quan se li posa el mirall de la Història davant el rostre, s’escapoleix dient que no “en sabia res”. Al·lega que no era polític, sinó un simple gestor i administrador. I que dels trens cap a Auschwitz “’n’havia sentit alguna cosa” i prou.

Aquest plantejament recorda Leni, de Valeria Schulzova i Roman Oleksák, que es va representar a la desapareguda Sala Muntaner el 2017. Un magnífic duel entre Montse Guallar –interpretant la fotògrafa, actriu i cineasta alemanya Leni Riefenstahl– i Sergi Mateu –com el presentador de televisió Johnny Carson–. Ella, que va morir amb 101 anys i ningú va discutir mai la seva professionalitat, també invocava amnèsia i desconeixement quan se l’associava al nazisme. El debat, llavors, però, era un altre: s’ha de jutjar un artista per les seves idees polítiques o el que preval és la seva obra, pensi com pensi, faci el que faci? D’Albert Speer, segons com, ens podríem preguntar el mateix. Era nazi, cert, però com a arquitecte era brillant.

Xavier Ripoll i Pep Munné a 'Speer', d'Esther Vilar. Foto: Elisenda Canals.

Xavier Ripoll i Pep Munné a ‘Speer’, d’Esther Vilar.

La proposta ens presenta un Speer vell i cansat, però que conserva intacte el seu orgull i la seva dignitat. Vestit de manera impecable de blau marí (barret inclòs, a joc) i sabates perfectament enllustrades, té molt clar el que és i el que no és, el que ha fet i el que no ha fet, i defensa aferrissadament la seva gestió i les seves idees. No li falta feina i, al capdavall, encara viu dels dos llibres que ha escrit i en els quals ell mateix s’ha preocupat de suavitzar i edulcorar el seu passat, d’espolsar-se incòmodes responsabilitats i creant una imatge de tecnòcrata apolític que l’ha acompanyat. L’aurèola magnètica l’envolta i atrau tothom, i sembra simpaties titllant Hitler de poca-solta acomplexat i avalant els rumors que el Führer n’estava platònicament enamorat.

Enfrontat al seu propi judici, no es mossega tampoc la llengua quan el mirall de la Història torna a fer acte de presència. Assegura que no és antisemita, i va més enllà quan afirma que hi ha racisme sobre l’Holocaust. “Només es parla dels jueus. A la Guerra van morir 55 milions de persones i només es parla dels 6 milions de jueus!”. Per què ningú parla dels altres 49? On són els altres col·lectius? Presos polítics, soldats al front, homosexuals, gitanos…? Potser aquesta és la seva última oportunitat de rehabilitació. Ell ho sap i s’hi abona. Tot això fa Pep Munné.

Ripoll, abillat amb un modest vestit marró, encarna de manera exemplar el funcionari de l’Alemanya socialista, la que viu rere el mur i passa penúries. Encarrila l’arquitecte, el rebla, el porta per on vol, sap fer-se’l seu, i també es queda sense paraules quan l’autoritat el noqueja. Les dues Europes conviuen en un mateix espai. Els dos blocs s’encaren. Les dues Alemanyes es miren als ulls i intenten establir algun diàleg. El públic intueix que alguna cosa s’està coent.

Duna Homedes s’encarrega del vestuari i de l’escenografia, que reprodueix un magatzem en obres, amb plàstics protegint finestres i baranes, i cartons entapissant el terra, perquè no es faci malbé. En pocs metres quadrats, els dos actors despleguen el seu arsenal interpretatiu, i ens mostren com havia de ser aquella nova capital del Reich, que s’havia d’anomenar Germania. Unes projeccions, uns taulons de fusta i unes maquetes són més que suficients per prendre consciència d’aquella ciutat megalòmana que deixaria bocabadats els turistes tan bon punt sortissin de l’estació de tren. En 80 minuts participem en una classe magistral.

Albert Speer va morir durant una visita a Londres el 1981, d’un infart cerebral. A part dels seus dos volums de memòries, el seu llegat arquitectònic és escàs. Paradoxes de la vida. Per descomptat, professionals de la matèria també s’han encarregat de matisar la seva autobiografia, tot demostrant que la seva innocència era ficció, per molt que ell s’esforcés a blanquejar la seva vida amb una frase que pronuncia a l’obra i que encara ressona i perdura: “Es pot ser culpable de mirar cap a una altra banda?”.

 

 

[Fotos: Elisenda Canals – font: http://www.nuvol.com]

La exposición “Dolor y Esperanza” del maestro ecuatoriano Oswaldo Guayasamín llega a Colombia en el momento de su mayor crisis social como un llamado a la vida y la paz desde la propuesta artística del pintor más influyente del arte latinoamericano en el siglo XX

La exposición con las obras de Guayasamín (1919-1999), será inaugurada este 18 de mayo en la Galería Duque Arango en la ciudad de Medellín (noroccidente) y permanecerá abierta hasta el 18 de julio.

 Galería Duque Arango decidió hacer esta exposición porque la obra del maestro Guayasamín hoy se “hace vigente y contemporánea en estos nuevos acontecimientos de la sociedad, invitándonos a reflexionar sobre el dolor y la esperanza, esta última que no debemos perder”. Por la dignidad, la paz y la vida de todos”.

Los grandes maestros del arte a través de sus obras han exhortado sobre la condición humana en los distintos momentos de la historia y uno de ellos es precisamente Guayasamín con su obra que incluyen: la pintura, mural, escultura, dibujo, obra gráfica, joyería y concepciones arquitectónicas.

El maestro Guayasamín describió en 1976 su propia obra con estas palabras: “He pintado durante medio siglo como si gritara desesperadamente. Y mi grito se añadió a todos los otros gritos que exprimen humillación y angustia en la época en la que vivimos”.

El curador de la exposición sostiene que el artista pudo desarrollar y proyectar su obra a lo largo de seis décadas en distintos continentes, consiguiendo atraer la atención de su particular expresionismo figurativo y su evidente conciencia social.

En las 32 obras que estarán durante más de dos meses en Galería Duque Arango, se aprecia la propuesta estética de Guayasamín -que además de ser autorreferencial- recoge “la tradición de los expresionismos históricos, del Picasso de los años treinta sobre todo en el Guernica y sus derivados, pero preponderantemente de todas las apuestas que se estaban produciendo en Latinoamérica, en las primeras décadas del siglo XX”, subraya González.

En la década de los años setenta Guayasamín produjo importantes series de pinturas entre ellas “Mujeres llorando”.  Son rostros conmovedores que hablan del dolor y desesperanza. Con colores fúnebres como el negro y gris, podemos ver no solo sus rostros angustiados sino manos implorantes.

La exposición con las obras de Guayasamín (1919-1999) será inaugurada este 18 de mayo en la Galería Duque Arango en la ciudad de Medellín y permanecerá hasta el 18 de julio

Otras series que destaca González son “El Grito”, “Desesperados”, “La Espera”, donde los cuerpos de los personajes se ofrecen en distintas composiciones, incluido un hombre boca abajo que enseña sus brazos y costillas, también cuadros donde se pueden ver representaciones masculinas con brazos implorantes y entre sus piernas el sexo.

Pero la ilustración del horror-anota el experto- también le dio espacio a la compasión.  Pensó no solo en su madre sino en todas las otras del mundo.  Esta última gran serie se conoce como “Mientras viva siempre te recuerdo” y también es llamada “La edad de la ternura”.  Entre ellas: “Niña Llorando”, “Madre y niño”, “Ternura”, “Los amantes”.

La serie “La Edad de la Ira” es considerada uno de los más importantes manifiestos políticos a través de la plástica en la segunda mitad del siglo XX.  En ella hay además de ira, llanto, angustia, miedo y cabezas de la montaña aullante.

En este conjunto de obras, según Miguel González, se expresa no solo un mundo físico deformado y caricaturizado, sino una alegoría a la violencia moral, al ámbito del sufrimiento, la opresión, en seres atormentados, premonitorios del deterioro, la orfandad y la muerte”.

González recuerda que La Edad de la Ira tuvo un amplio recorrido.  Algo de ella vino a Cali al inicio de los años sesenta con motivo del Festival del Arte donde uno de los lienzos fue adquirido”.

En “Dolor y Esperanza” se pueden apreciar en una escena campesina fechada en 1947 igualmente representaciones de figuras humanas características de su peculiar expresionismo, al tiempo que hay ejemplos de paisajes y bodegones, otro tema que el artista trató con su particular estilo.

 Para el curador, “en el nuevo milenio la sociedad humanidad continúa estremecida por un número creciente de acontecimientos dramáticos y las desigualdades parecen cada vez más radicalizarse.  Seguramente eso hace que la obra contestataria de Guayasamín pueda seguir vigente y conmoviendo”.

 

[Fotos: Oswaldo Guayasamín – cortesía de la Galería Duque Arango – fuente: http://www.globedia.com]

El pianista y compositor, por temperamento y trayectoria ubicado entre las coordenadas del tango contemporáneo, se inspiró en una canción del Flaco (« Por ») para nombrar los temas de Te, el nuevo disco de su quinteto. « El juego con las palabras ayudó a terminar de definir una situación de música pura », dice Schissi. El disco confirma a un grupo de óptimos reflejos al servicio de un músico con un caudal técnico notable y un lenguaje personal. 

 (Fuente: Gentileza Anita Kalikies)

Escrito por Santiago Giordano

Spinetta está cerca. Como un talismán, más que como una referencia estética. Como una presencia estimulante, por sobre la contingencia de lo que se componga, lo que se toque o lo que se escuche. Diego Schissipianista y compositor, por temperamento y trayectoria ubicado entre las coordenadas del tango contemporáneo, se inspiró en una canción del Flaco para nombrar los temas de Te, el nuevo disco del quinteto que completan Santiago Segret (bandoneón), Guillermo Rubino (violín), Ismael Grossman (guitarra) y Juan Pablo Navarro (contrabajo). El tema es “Por”, un momento del legendario álbum Artaud, que es además un ejercicio de marca surrealista en el que los autores, Spinetta y su compañera Patricia Salazar, juegan con la casualidad para conectar 46 sustantivos y la proposición que da nombre al tema. Con diecinueve de esas cuarenta y siete palabras –veinte sumando la que da nombre al disco–, Schissi armó su propio alfabeto, para desde ahí ordenar su música. “En realidad, la elección de ‘Por’ no tiene nada de trascendental”, asegura Schissi con la sonrisa pícara de quien de un tincazo acaba de voltear una torre de naipes.

Con sentido práctico Schissi explica entonces que el juego con las palabras ayudó a terminar de definir una situación de música pura. “La relación entre la música y las palabras de ‘Por’ pasó por elegir una palabra afín que pudiese resonar en esa música y también lo inverso, es decir, direccionar el sentido de una música en función de lo que sugiere una palabra”, explica el pianista.

“Si el tango es por naturaleza un híbrido, imaginate el tango que hacemos nosotros… Bautizar un tema muchas veces se convierte en un momento tedioso, sobre todo de inseguridad. Encontrar un generador de títulos ayuda organizarse puertas adentro, a ordenar las múltiples posibilidades que se dan desde la invención y que se multiplican en las claves de lectura que ofrece una música ya compuesta”, continua el compositor. “Para los títulos hay gente que va por el lado del humor, otros por el lado personal. Nosotros, como en un juego, fuimos por el lado de Spinetta”.

– Más allá de juego, ¿cuál es tu relación con la música de Spinetta?

– Spinetta para mí fue muy importante, diría fundacional en mi manera de ver la música, me pegó antes que ningún otro. Es la primera imagen que tengo de músico admirable. Incluso antes que Piazzolla, que llegó después con Gismonti, Jarrett y muchos más. Más allá de los estilos veía en él una dimensión ética: yo quería ser así, hacer música así, con ese compromiso, con esa vehemencia, con esa claridad, con esa libertad y esa capacidad de transformar. En una música relacionada con el tango como la que hacemos, vale preguntarse ¿qué hace Spinetta? Bueno, eso. Por él soy músico y siento también que de alguna manera él me explica como argentino. Crecí como muchos escuchando sus discos.

Spinetta aparte, la música de Te confirma a un quinteto de óptimos reflejos al servicio de un compositor con un caudal técnico notable y un lenguaje personal. Un tornasolado torrente expresivo fluye en los diecinueve temas, entre contrastes, abstracciones y formas más definidas, para hacer de cada momento un ensayo sobre la profundidad.

Entre el desasosiego de “Hijo” –inspirado en la carta de Kafka a su padre–, el bellísimo “Hoja” –un valseado tramposo y entrador– , los más afanosos “Aproximación” y “Salto” y los más estáticos “Luz” e “Insolación”, además de los epigramáticos solos de piano de “Cal”, “Sien”, “Estalactitas”, se despliega un ecosistema de afectos, que el quinteto domina con perfección sentimental.

“También está ‘Rey’, que en realidad es el primer tango hecho y derecho que compusimos en estos años con el quinteto”, agrega Schissi. “Está dedicado a Víctor Lavallén, que el otro día, después de escucharlo, me llamó para decirme ‘está fenómeno’. Listo, tenemos la bendición y nos sentimos los más tangueros de todos”, se ensancha el compositor. El disco termina con “Nube”, una lectura agrietada de “Por” en la que restos de la canción se filtran por la densa trama sonora. “Nos pareció indispensable, al fin y al cabo, cerrar el disco con una relectura de Spinetta”, confiesa Schissi. “Por una cuestión de gratitud, seguramente, pero también para dejar algún rastro sonoro suyo en el disco”.

Te debía salir el año pasado, pero la pandemia jugó en contra. La idea de Schissi de trabajar sobre las palabras de “Por” tiene varios años. Es anterior incluso a Timba (2016), el disco del quinteto cuyos temas toman el nombre de la correspondencia entre los números y su significado en la quiniela. En esa relación lúdica con un sistema de nombres, la música de Schissi tiende hacia una poética del fragmento. Un juego dentro del juego en el que cada tema puede escucharse como obra en sí, pero también multiplicar su trascendencia relacionándose con otros fragmentos.

“Me cautiva la imagen del mosaico. La inclusión de las piezas breves de piano que no estaban en los planes originales de Te remarca esta idea. En general nos resistimos a la tentación de las formas extendidas y ajustamos la precisión en la pequeña forma, en la concentración del material en un espacio breve y en la amplificación del detalle. El gran esfuerzo es lograr que esos fragmentos tengan coherencia propia y al mismo tiempo abran un juego dialéctico”, explica el compositor.

Schissi usa el plural. Habla en nombre del quinteto, que más que un sonido es una forma de tocar con ese sonido. En la unidad del quinteto está también la posibilidad de ensamblar fragmentos. “En el quinteto comienza y termina todo. Y no solamente lo que se escucha en un disco. Desde el primer encuentro con el material y en los sucesivos aportes de cada uno, se da un espacio de crecimiento”, asegura Schissi. “Los momentos más lindos son aquellos en los que cada uno pone su musicalidad desde el cuerpo. Como hace Juan Pablo (Navarro) en ‘Gas’. Como compositor tracé una serie de variables y breves indicaciones, pero al final lo que se escucha es la música que sale del cuerpo del instrumentista traducida por su instrumento. Mi música es apenas un punto de partida”, define el compositor.

– ¿Cómo escuchás Te en relación a tus otros discos?

– No lo sé bien todavía, porque aunque lo grabamos hace dos años, recién ahora lo estamos escuchando y descubriendo. Lo que noto es que el quinteto, y con él la música que compuse, ha ido creciendo. Aprendió de silencios e intensidades. Ya no estamos ansiosos por demostrar que somos grosos, retangueros, de ruptura o qué se yo. Aprendimos a escuchar dónde vale la pena apretar el pomo y dónde hay que dejar que circule el aire. Y no es poco. Fuera de eso, creo que desde Tongos hasta acá hay una línea coherente.

 Entre Tongos, que es de 2010 y este Te, el disco físico dejó su lugar a las plataformas y el concierto en vivo al streaming. ¿Cómo vivís estos cambios?

– No tan mal como otros. Tal vez tenga que ver con mi naturaleza esquiva pero eso de que la actividad de conciertos en vivo venga a otra velocidad a mí en realidad no me toca profundamente. Yo puedo tocar poco, no soy un bicho de escenario, y me acomodé a las nuevas formas de circulación de la música, no sin resignación, aun sabiendo que la nuestra es invendible y para peor no la sabemos vender. Pero necesitamos que nuestra música se difunda y estas herramientas absolutamente polémicas que nos ofrece el mercado, sabiendo que no son óptimas, son la manera que tenemos de seguir vivos. No vale la pena ni entrar a discutir si es mejor o peor, porque decididamente es peor. Pero es lo que hay. Con todo esto, vivimos ahí y tratamos de hacerlo con la mayor dignidad posible.

La sutileza electrónica

En algunos momentos de Te el sonido del quinteto se enriquece con cierto trabajo de intervención, efectos electrónicos muy sutiles que abren el espectro tímbrico del quinteto. Es una apertura interesante, que Schissi valora como un aporte importante.

– ¿Tienen pensado profundizar el camino de la electrónica?

– Buscamos otras alternativas porque como en cualquier grupo hay momentos en los que sentimos cierta fatiga tímbrica. Algunas ideas y soluciones en este sentido surgieron en el estudio, mientras mezclábamos. Y funcionaron muy bien. Eso nos permite pensar que un grupo acústico sobre el que la electrónica pueda manipular el sonido puede ser interesante y vamos a seguir explorando y explotando ese camino.

– ¿Hará falta un sexto integrante para que se ocupe de eso?

– Es probable, pero todavía no lo sabemos. La idea no nos incomoda para nada. Al contrario, nos resulta estimulante. Pero antes de eso quisiéramos cerrar el ciclo de las “T” como letra inicial en el nombre de los discos con uno que se llame Tangos y esté dedicado a los clásicos del género.

Así después de Tongos (2010), Tipas y tipos (2012), Timba (2016), Tanguera (2018) y este Te –la lista podría contener también a Trenes (2009), con aquel formidable doble cuarteto que fue la base de este quinteto–, el ciclo se cerraría volviendo a las fuentes. “Medirnos con ‘El marne’, ‘Gallo ciego’, ‘Ojos negros’, obras que los grandes maestros han tratado. Probar a ver qué tenemos para decir sobre esos clásicos. Sería como ponernos los pantalones largos”, concluye Schissi.

 

 

[Foto: Anita Kalikies – fuente: http://www.pagina12.com.ar]

El libro más reciente de la lingüísta Yásnaya Elena Aguilar Gil nos recuerda el destino de discriminación que han sufrido las lenguas indígenas en México. No se trata, como nos aclara esta reseña, de sopesar que algunas lenguas son mejores que otras, sino de exigir que la sociedad valore la diversidad lingüística y su presencia como eje fundamental en la educación.

 


Sacrificamos México en aras de crear la idea de México
—Yásnaya Elena Aguilar Gil

 

Escrito por Patricia Córdova

La experiencia está siempre al servicio de la conciencia y de la imaginación; para no sucumbir ante el caos de la existencia, el ser humano acota ambas con relatos y moralejas de todo tipo.  Nuestras vidas —hemos aprendido— transcurren según la estructura de una narración: planteamiento, causas, consecuencias, nudos y desenlaces. Por ello, el sentido de lo vivido es  tan limitado como las historias y argumentos que interiorizamos.

Escribimos la historia de nuestra vida —e interpretamos la de los otros— al seleccionar los nudos con los que explicamos lo que acontece a nuestro alrededor. El sentido es siempre una selección que pone en evidencia nuestros alcances y nuestras limitaciones. Este sutil, pero poderoso hecho, propicia la madre de todas las batallas: la de las narrativas.

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No ha habido inocencia en la expansión del español en la propia península ibérica ni en América. Desde Antonio de Nebrija, el andaluz que escribió la primera gramática del español en 1492, quedó claro que si la publicaba y la dedicaba a la reina Isabel la Católica era porque “siempre la lengua fue compañera del imperio”. En las primeras páginas de Gramática de la lengua castellana, Nebrija explica la importancia histórica de lenguas como el hebreo, griego y latín y argumenta que la lengua es una pieza clave para extender la fe religiosa.

La primera gramática del español es un nudo lingüístico y político con el que España define una expansión económica, religiosa y sociocultural que marcó la historia de su colonia,  la posterior América Latina. Sin embargo, el proceso de evangelización y dominio que se extendió a lo largo de trescientos años de colonia llevó también a la escritura de las lenguas originarias, a la confección de sus gramáticas (artes de las lenguas primigenias) y al inventario de vocabularios concebidos de acuerdo a lo que los líderes religiosos y nuevos gobernantes necesitaban que nombraran los recién conquistados.

En 1820, justo antes de la consumación de la Independencia de México, el 65% de la población eran hablantes de alguna lengua indígena. Hoy solo el 6.5% de la población habla una de las 68 lenguas indígenas que existen en el país. La Independencia destituyó a los españoles, pero a la vez revictimizó a las comunidades indígenas. Fueron sometidas a un proyecto de nación en el cual se condicionó su existencia a la negación de sus lenguas, de sus territorios y de una autonomía política que ya había sido arrebatada. Este es el antecedente histórico y la situación glotopolítica que Yásnaya Elena Aguilar Gil aborda en Ää: manifiestos sobre la diversidad lingüística (Almadía, 2020).

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Desde el primer texto, “Ser o no ser: bilingüismos”, Yásnaya imprime su particular estilo: una mirada aguda sobre la política lingüística que se ha aplicado a las lenguas originarias, a partir del análisis de experiencias cotidianas. El contraste entre el bilingüismo en su comunidad Ayutla, Oaxaca, y en Ciudad de México, marcó su manera de narrar el mundo. Dos cosas sorprenden a la autora: en Ayutla se desdeña la educación bilingüe y se prefiere la “formal” (monolingüe en español) y en Ciudad de México se pondera el bilingüismo (no español-náhuatl, sino español-inglés). Su cierre es auténtico y espontáneamente irónico: “Entendí, en pocas palabras, que no es lo mismo ser bilingüe que ser bilingüe”.

Yásnaya es ayuujk jä’äy, mixe, y muestra una singular y permanente disposición al cuestionamiento. Le seduce pensar en la existencia de la lengua, la diversidad y la injusticia. La génesis de su lucidez y lucha las presenta, claramente, en Un nosotrxs sin Estado (Ona Ediciones, 2020). A Yásnaya la educaron con una disciplina rigurosa en la lectura de los clásicos. De niña sus tíos la hacían leer en voz alta, cada día, para que adquiriera un español sin acento. El libro rojo de Mao Tse-Tung, Los vedas, el PanchatantraLas mil y una noches, la Ilíada y la Odisea de Homero, las obras de Amado Nervo, Manuel José Othon, Sor Juana Inés de la Cruz, Alexander Pushkin, Ánton Chéjov, Fiódor Dostoievski, Walt Whitman y Lev Tolstói —el nombre de Yásnaya es, de hecho, un homenaje a este autor—, fueron lecturas, “edificios sonoros”, cuyo significado ignoraba, y que más tarde se iluminaron a la luz de sus estudios de preparatoria, licenciatura y posgrado en Ciudad de México.

Los textos que componen Ää: manifiestos sobre la diversidad lingüística son una compilación de ensayos breves publicados en la revista Este país entre 2011 y 2015. Los compiladores —Ana Aguilar Guevara,  Julia Bravo Varela, Gustavo Ogarrio Badillo y Valentina Quaresma Rodríguez— también han incluido  tuits y entradas de Facebook de la lingüista que aluden a los temas de tales ensayos.

El libro es evidencia del sincretismo lingüístico y cultural que ha sucedido a lo largo de 500 años, pero tiene el gran mérito de ser el primero escrito en su género por una mujer, una ayuujk jä’äy, y por alguien cuya agudeza analítica le permite exponer, de forma clara, las diversas aristas del asunto. Su empatía por el mundo la lleva a aprender de todo y de todos. De una amiga japonesa, compañera universitaria, aprende que es mejor sentirse contenta y no orgullosa de hablar una lengua, y sentencia: “El orgullo puede estrechar lazos con la dignidad pero también con la soberbia o, en el peor de los casos, se utiliza como un parche emotivo que cubre una herida amplia y profunda. Un relleno que trata de compensar una carencia”.

La dificultad de la convivencia entre lenguas que gozan con un mayor o menor prestigio también la lleva a anotar que para una niña que habla italiano, inglés y español en casa lo extraño es un entorno monolingüe, prebabélico. La también maestra en lingüística hispánica, Yásnaya Elena —cuya madre, por cierto, se llama Eneida— evoca, en otro ejemplo, el rechazo que provoca hablar español en ciertos contextos en Estados Unidos, de la misma manera en que han sido denostadas las lenguas originarias en México. Su conclusión es que no existen lenguas minoritarias, sino minimizadas al extremo de crear familias que rechazan que sus hijos sean educados en armonía con su lengua materna, sea esta una lengua originaria o el español hablado en México.

La censura sistemática, algunas veces casi invisible, con que se ha tratado a las lenguas originarias se manifiesta en la ignorancia y desprecio que despiertan más allá de los círculos de lingüistas cuyo interés no rebasa, en ocasiones, la obsesión por partículas morfológicas o por la construcción y crítica de una gramática. “¿Por qué la diversidad cultural y lingüística no es un eje temático importante en los contenidos educativos?”, pregunta la autora. En su histórico discurso “México. El agua y la palabra”, pronunciado en la Cámara de Diputados el 26 de febrero de 2019 y que forma parte del libro, la lingüista recuerda que, en promedio, una lengua muere cada tres meses. En un centenar de años se habrán extinguido la mitad de las lenguas del planeta. Causa pudor que no se sepa nombrar las lenguas habladas en México, causa desconcierto que se haga tan poco para preservar las del mundo. Con ello se niega el derecho a una vida propia y digna de estas comunidades. El monolingüismo, además, adelgaza la inteligencia, pues nos alejamos de la complejidad creativa y cognitiva que cada lengua entraña al nombrar el mundo. Aprender que en ayuujk el azul y el verde se mezclan en una sola palabra  —tsujxk—advierte que los colores pueden ser percibidos en un continuo cromático, sin las divisiones con que otras lenguas los definen. Asimismo, saber que täay puede significar “ser chistoso” en el mixe de Ayutla, pero “mentir” en el mixe de Tlahuitoltepec, puede disparar la creatividad si se imaginan los enredos comunicativos que dicha variante puede causar. Yásnaya Aguilar convive, precisamente, en ambas comunidades.

Los conflictos lingüísticos se convierten en conflictos identitarios, pero la seriedad con que Yásnaya los aborda no necesariamente implican una renuncia a su particular humor: “En Europa fui mexicana, en México soy oaxaqueña, en Oaxaca estoy siendo mixe, en la sierra suelo ser de Ayutla. En algún punto soy indígena, pero eso me lo dijeron o lo intuí en el contraste antes de que llegara el nombre. Durante un ataque de fuerzas extraterrestres seguro que seré terrícola, y lo seré con pasión.” La conciencia de esta multirreferencialidad contrasta con la sencilla elegancia con que en ayuujk se nombra a todo aquel que no sea mixe: akäts. La visión del mundo mixe se simplifica en este aspecto, así como en Harry Potter a todos aquellos que no pueden hacer magia se les llama muggles.

La fascinación que suscita conocer nuevas lenguas, sin embargo, no puede ser un hecho si el fomento de la diversidad no cuenta con el apoyo de un gobierno y de sus instituciones. Cuando la lingüista afirma: “Hay tantas razones para querer aprender nuevas lenguas, pero solo  una para querer dejar de hablarlas”, se refiere al racismo, maltrato y negación a que los pueblos originarios han sido sometidos a lo largo del tiempo.

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El proyecto de nación mexicana, que tuvo su origen a partir de la consumación de la Independencia en 1821, ha sido también el proyecto de la negación de los pueblos indígenas y su pluralidad. Una negación no sólo del reconocimiento de las lenguas, sino del derecho a las tierras, al agua, a los recursos naturales y a gobiernos autónomos: “La pérdida de una lengua no es un proceso pacífico en el que los hablantes abandonan una lengua por otra, es un proceso en el que median castigos, menosprecios y en la mayoría de los casos, colonialismo contra los pueblos que la hablan”. Llegada la discusión a este punto, la lingüista Yásnaya Elena Aguilar Gil se torna activista. No son solo lenguas las que se ignoran, sufren segregación y mueren, son naciones indígenas. En un tuit de 2017 apunta: “Nación mapuche dividida en dos Estados: Argentina y Chile; nación sami dividida en cuatro Estados: Suecia, Noruega, Finlandia y Rusia; nación cucapá dividida en dos Estados: México y Estados Unidos”.

En defensa de los pueblos originarios, Yásnaya parece recuperar la etimología de la palabra nación: del latín natio -ōnis, es decir,“lugar de nacimiento” -“pueblo”. Hablar desde la cultura mixe, desde su lengua materna de la familia otomangue, la coloca en un territorio discursivo que es también tierra, organización política y social, conocimiento y mitología ancestral, costumbres familiares y culinarias concretas. El ayuujk encarna el nacimiento, desarrollo y consolidación de un pueblo que sigue luchando por ser respetado y reconocido. Inspirada en el periodista mapuche Pedro Cayuqueo, Yásnaya Elena plantea, en su libro Un nosotrxs sin estado, que México es un Estado plurinacional y no una nación multicultural; critica la educación indígena impartida en español, los hospitales y juzgados sin intérpretes que conozcan la lengua de cada región. La idea de mexicanidad —reclama— los ha ignorado: “No hay penacho de Moctezuma ni mariachi ni huapango de Moncayo ni china poblana que pueda borrar ese hecho. La multiculturalidad niega la idea de nación tal y como fue pensada en sus inicios por los que la proclamaron”.

Si se ha construido una nación unívoca que niega la diversidad, solo hay una aparente salida para la autora: la conformación de un Estado plurinacional en el que se reconozca a las comunidades indígenas como naciones con derecho a la autodeterminación social, económica, lingüística y política. La idea es una seductora utopía. Sin embargo, el lector no puede dejar de preguntarse cómo, en un entorno global que encarna la competencia permanente, se podría legitimar geopolíticamente la existencia de 68 naciones bajo el lema de un país llamado México.

Ää: manifiestos sobre la diversidad lingüística pone sobre la mesa un conflicto social que cobró fuerza política, en 1994, con el levantamiento zapatista y, más tarde, en 1995, con los Acuerdos de San Andrés Larraínzar. A 25 años, el despojo de tierras y la extracción de recursos naturales a las comunidades indígenas sigue sucediendo. El Estado mexicano no ha incorporado un modelo que respete la riqueza cultural y geográfica del territorio. En la narrativa nacionalista promovida desde el Estado, la diversidad cultural de México no ha sido efectiva ni equitativamente incorporada. El sistema de castas se ha superado porque ya no se obliga a escribir la etnia o grado de pureza de la sangre en un acta de nacimiento. No obstante, como afirma la autora, aún existe el gesto disuasorio en los registros civiles para no darles a los recién nacidos nombres que no provengan del español o del inglés; aún se escriben notas periodísticas en que un problema judicial, de salud o de autoridad, se reporta como un problema originado por no saber hablar español. Si bien es cierto que el español mexicano hace tiempo que dejó de ser colonizante, en el sentido de que no representa valores y variantes de un lugar lejano llamado España, y en el sentido de que el español de México es ya patrimonio cultural del país, también es un hecho que las instituciones gubernamentales y la educación pública siguen aplicando prácticas colonizantes en los servicios institucionales que ofrecen a comunidades indomexicanas. De ahí el valor de Ää: Manifiestos sobre la diversidad lingüística de Aguilar Gil, un libro que pone en evidencia las prácticas insuficientes e injustas con que se incorpora a estas comunidades y el discurso nacionalista que afirma lo contrario.

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En La vida contada por un sapiens a un neandertal (Alfaguara, 2020), el paleoantropólogo Juan Luis Arsuaga se esfuerza por explicarle al escritor Juan José Millás la razón por la cual los australopitecos se desplazan de la selva tropical a la pradera: buscan la luz. Al ver una frutería —porque la conversación ocurre en una caminata por el mercado—, Arsuaga rectifica y decide hablar mejor del Homo erectus. Seguramente, por su capacidad de coleccionar frutas. Millás expresa que así habrá más orden en la exposición. La indignación del paleontólogo es más que sugestiva: “–Oye, qué es eso del orden. Esto no es un cuento. Si quieres un cuento, te lees el Génesis. La evolución no tiene la estructura de un relato. No hay planteamiento, nudo ni desenlace. La evolución es el mundo del caos”.

El pasaje me hizo reflexionar en las anotaciones que hice al principio de este texto. La exuberancia de la existencia es, al margen de nuestro pensamiento, siempre caótica. Somos nosotros quienes, acorralados por la conciencia y la angustia connatural que esta desata, nos vemos en la necesidad de construir relatos sobre los hechos que experimentamos o de los cuales tenemos noticias. Los hechos están ahí, sueltos. Cada día salimos a la calle, o al espacio digital, a encontrarnos con los otros. Cada uno hilvana con palabras la historia que es capaz de construir. La madre de todas las batallas es la lucha entre estas narrativas porque ahí se define quién entra o quién sale de la escena; quién tiene derecho o quién no. Arsuaga sabe que los hechos pueden significar por un instante y en un contexto reducido, para luego seguir suspendidos en el espacio de lo no explicable o a merced de narrativas diversas.

En Ää: Manifiestos sobre la diversidad lingüística se construye una narrativa sobre la historia indígena de México y de sus lenguas. ¿Fueron los indígenas de la era de la domesticación del maíz, hace 9000 años, los mismos sometidos durante 300 años por los españoles? ¿Es el mexicano una invención ilegítima del proyecto nacional de 1821? ¿Cómo integrar la existencia del español de México (la lengua) con la existencia de las lenguas originarias? Construir un territorio narrativo para luchar por una nación, o por un ideal social, tiene mucho más peso que la narrativa con la que recordamos nuestras vivencias cada noche. Sin embargo, ambas narrativas son brújulas capaces de guiar individuos y legiones. La narrativa de una nación y los hechos en que se fundamenta tendrán que ser siempre inclusivos, sin prejuicio de ningún grupo humano, o entidad natural que habita el territorio. Cuando Yásnaya Aguilar Gil analiza la coexistencia de las lenguas y de las culturas parece saber esto último. La narrativa de los ensayos que componen este libro es una defensa de las lenguas originarias de México y de los pueblos indígenas que las hablan. También es una genuina invitación a que dichas lenguas se incorporen al horizonte sociopolítico de los hablantes nativos del español de México.

• Yásnaya Elena  A. Gil, Ää: manifiestos sobre la diversidad lingüística, Ana Aguilar Guevara, Julio Bravo Varela, Gustavo Ogarrio Badillo y Valentina Quaresma Rodríguez (comps.), México, Almadía, 2020.

Patricia Córdova es profesora investigadora de Lingüística Hispánica y directora de la División de Estudios Históricos y Humanos de la Universidad de Guadalajara.

 

[Fuente: http://www.nexos.com.mx]

No século XX, guerras se “urbanizaram” — e Direito Internacional avalia tornar ataques à patrimônios culturais e históricos crimes contra a humanidade. “Novo” conceito poderia banalizar a tipificação de genocídio? Como punir a destruição de cidades?

Escrito por Juliette Robichez

Em setembro de 2018, o Brasil perdeu uma das suas joias culturais, o Museu Nacional do Rio de Janeiro, e, em abril de 2019, a França assistiu à destruição do emblema de Paris e da nação, a catedral Notre-Dame de Paris. Essas novas “catástrofes culturais”, usando a expressão da professora francesa especialista da história da arte1, espantaram e entristeceram o planeta. A transmissão ao vivo, durante intermináveis horas, da ação do fogo em ambos os patrimônios da humanidade e a emoção mundial que esses incêndios provocados pela imprudência e negligência suscitaram, demonstram que estamos apegados ao que estampa a história, a memória, a cultura, a identidade da humanidade, em resumo, a dignidade dos seres humanos. Esses sentimentos de indignação e de desespero se acentuam quando a destruição do nosso patrimônio é o fruto de um ato deliberado, como acontece nos tempos de conflitos armados, quando os bens culturais se tornam alvo prioritário dos beligerantes.

A sociedade internacional, em particular sua componente civil, vítima dos atos deliberados de tentativa de aniquilamento da sua cultura, mobiliza-se para despertar a consciência dos representantes dos Estados a respeito da gravidade da situação e refletir sobre como reagir de maneira eficaz para prevenir o desmoronamento do patrimônio e sobretudo punir os que cometeram infrações contra a herança cultural do gênero humano. Já houve várias iniciativas no campo jurídico que merecem nossa atenção2. Desde os tempos remotos, o direito humanitário foi pioneiro em criar um arsenal normativo rematado, visando preservar os bens culturais em tempo de guerra. A fundação da Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura – Unesco, depois da 2ª Guerra Mundial – evento histórico, um símbolo, diante do vandalismo, a pilhagem e a destruição em grande escala de cidades históricas –, constituiu também um grande avanço para a concretização dos instrumentos internacionais existentes, a elaboração de novos diplomas legais e a extensão da proteção dos bens culturais no tempo de paz. Esta organização internacional elaborou, por exemplo, a lista do patrimônio em 1972, que está em constante atualização. As jurisdições penais internacionais que surgiram depois da queda do Muro de Berlim – inspirados pelo Tribunal de Nuremberg, que julgou os crimes nazistas – efetivaram as normas internacionais que visam conservar os bens culturais. Existem hoje vários julgamentos condenando carrascos por terem cometido crimes de guerra ou crimes contra a humanidade ao deliberadamente destruírem o patrimônio da humanidade3. No entanto, esses avanços merecem, segundo uma corrente doutrinária, serem aperfeiçoados, para tornar a luta contra a devastação dos bens culturais uma prioridade.

Este artigo visa iniciar uma reflexão sobre a proposta doutrinária de promover um novo crime, que consiste em destruir deliberadamente o patrimônio cultural e histórico de um povo, ao patamar mais elevado das infrações internacionais, para oferecer uma proteção melhor aos bens culturais. Alguns jurisinternacionalistas sugerem não mais se contentar em apenas incluir a ruína do patrimônio cultural como elemento de um dos crimes internacionais elencado no Estatuto de Roma de 1998; militam em prol da concepção de um crime sui generis, o “crime de urbicídio”. Esta proposta merece ser apresentada e analisada de maneira crítica. Na perspectiva de descobrir como o conceito “urbicídio” surgiu e de defini-lo (cap. 1), realizou-se uma pesquisa qualitativa, bibliográfica e documental, com enfoque na literatura estrangeira, baseada em procedimentos metodológicos comparativos e históricos. A partir deste estudo preliminar, foi iniciada uma análise crítica deste novo conceito: foram ressaltadas suas vantagens em comparação com os outros crimes internacionais, e destacadas as vicissitudes que criam potenciais obstáculos a sua posteridade, como novo crime no rol do Estatuto de Roma (cap. 2).

1. Evolução histórica e definição do conceito “crime de urbicídio”

Na Idade Média e até o século XVIII, a guerra de sítio era fundamental. Porém, na época de Clausewitz e de Napoleão, as modalidades dos conflitos mudaram: era o tempo do “levante em massa”4 e das batalhas-flashes (relâmpagos) e depois das grandes lutas sociais. O exército era responsável por manter a ordem nas cidades, mas preferia usar seus armamentos cada dia mais industrializados em palco de operação que permitia seu desdobramento, longe da população civil, no campo. Os estrategistas da Primeira Guerra Mundial evitaram os combates urbanos. Sem dúvida, os da Segunda Guerra teriam preferido evitar também, mas algumas cidades começaram a tornar-se cidades simbólicas da guerra na Rússia, como Leningrado5. As operações contra centros urbanos alemães e japoneses, no final do conflito, instigam perguntar se a “guerra para a cidade” não se transformou doravante em “guerra na cidade”. A partir dos anos 80, a guerra se “urbaniza”, segundo a expressão de Jean-Louis Dufour6. Ao comentar os acontecimentos em Sarajevo, durante a guerra na ex-Iugoslávia, atacada das alturas rurais circundantes, Aleppo, a capital da Chechênia, aniquilada pelos russos, ou os territórios palestinos ocupados pelos israelenses, começamos a ler na literatura científica ou jornalística, ou ouvir na boca dos políticos as expressões “guerra contra a cidade” e “urbicídio”.

Antes de definir o complexo conceito em gestação, de urbicídio (b), é necessário entender em que contexto histórico ele surgiu (a).

a) Evolução histórica do conceito “urbicídio”

Não existem ainda textos normativos consagrando o crime específico de urbicídio. A ideia, no patamar internacional, surgiu após o ataque direto, em 1993, contra a ponte de Mostar, na ex-Iugoslávia, alvo de bombardeios, posto que não representava nenhum caráter militar, não abrigava munições, não tinha nenhum valor castrense estratégico. A explosão pelos talibãs fanáticos dos budas monumentais de Bamiyan, estátuas de 38 e 55 metros erguidas no século V da nossa era, provocou, em 2001, a adoção de uma resolução pela IV Comissão da UNESCO7. Abalada pelo desaparecimento total de obras, fruto de uma extraordinária fusão artística de várias culturas que testemunhavam a riqueza cultural afegã, a organização internacional, sediada em Paris, convidou os Estados permanentes do Conselho de Segurança da ONU a lutar de maneira mais eficaz contra a demolição propositada dos tesouros da humanidade. Uma das recomendações foi conceber um novo crime internacional, o “crime contra o patrimônio comum da humanidade”, para facilitar a condenação dos responsáveis de ações predatórias pelos tribunais internacionais.

Não há dúvida de que a inclusão de um quinto crime internacional no rol do Estatuto de Roma8 promoveria a tutela do patrimônio cultural como uma nova grande prioridade da sociedade internacional. Outra proposta para tornar mais eficaz a aplicação das normas seria, segundo o mesmo documento, dar mais poder ao diretor geral da Unesco para informar ao secretário geral das Nações Unidas quando o patrimônio comum da humanidade for ameaçado de destruição intencional, a fim que ele possa, por exemplo, propor medidas necessárias para proteger os bens histórico-artísticos. Sabemos que somente o Conselho de Segurança goza de legitimidade para adotar medidas militares, além das de natureza diplomática, política, econômica, no âmbito internacional. Somente em dezembro de 2012 o principal órgão das Nações Unidas refere-se, em uma das suas resoluções, ao patrimônio da humanidade. Ele condenou, no conflito maliano (guerra civil que começou em 2012 com a insurreição de grupos salafistas jihadistas e independentistas denominados Azawad), as violações dos direitos humanos pelos grupos islâmicos radicais, assim como “a pilhagem, o roubo ou a destruição dos sítios culturais e religiosos”9. Com certeza, essas organizações internacionais foram influenciadas pelas ideias difundidas pela sociedade civil internacional (intelectuais, ONGs, juristas etc.), preocupada com a urgência em salvar o patrimônio histórico-cultural em perigo.

A repetição dos fatos de vandalismo intencional pelos grupos jihadistas de obediência islâmica – fúria guerreira que sempre existiu na história da humanidade, porém, fenômeno novo, acompanhada por uma divulgação em grande escala como meio de propaganda e de terrorismo10 –, levou uma parte da doutrina a pensar em adaptar o direito penal internacional à evolução dos modos de conflitos armados. Assim, à luz da criação do genocídio pela Convenção sobre a Prevenção de Repressão do Genocídio de 1948, da tentativa doutrinária de positivar o “crime de ecocídio” nos anos 6011, o “crime de urbicídio” emergiu na literatura nos anos 90, período ilustrado pelas guerras que ocorreram na ex-Iugoslávia. Todavia, o conceito entrou na posteridade só recentemente.

Um grupo de historiadores de arte, arquitetos e jornalistas12 manifestou sua aflição com uma nova dimensão dos problemas humanitários: o aniquilamento da identidade do inimigo pela destruição dos seus monumentos e lugares de culto que acompanham os assassinos, a fome, os sofrimentos e os êxodos. Cinco arquitetos que assistiram à destruição planejada da capital da Bosnia-Herzegovina, em 1991 e 1992, decidiram testemunhar e alertar o mundo sobre os acontecimentos com uma exposição itinerante que eles batizaram “Warchitecture13 – Urbicide Sarajevo”14. Foi apresentada, por exemplo, no Museu de Arte Moderna Contemporânea de Paris, no Centre Georges Pompidou em 199415. A ONG francesa Groupe, Reportage Étudiants, Environnement, Sociétés – GREES, associada ao projeto dos arquitetos precitados Midhat Cesovic, Borislav Curic, Nasif Hasanbegovic, Darko Serfic e Sabahundin Spilja, explica o uso do neologismo na época:

Porque se o assassinato de um povo é chamado de genocídio, a destruição de uma cidade e o que está acontecendo em Sarajevo pode sim ser chamado de urbicídio. (…) O urbicídio é óbvio, e é isso que estão tentando mostrar estes cinco arquitetos reunidos na associação multiétnica de arquitetos da Bósnia-Herzegovina e Sarajevo Das-Sabih. (…) Esta é uma das realidades da guerra na Bósnia e, mais geralmente, na ex-Iugoslávia. Claro que esta não é a única, mas esta guerra é marcada, entre outros crimes, pelo desejo de destruir as cidades e o que elas representam, para melhor aniquilar o inimigo. Osijek, Vukovar, Zadar, Mostar, Sarajevo … a lista é longa. Os sérvios querem matar a cidade porque ela encarna a civilização, a multietnicidade, as trocas. E Sarajevo entre as cidades do mundo goza de um lugar especial: “Com Jerusalém, Sarajevo é a única cidade do mundo que mistura tantas culturas e religiões diferentes”, explica Midhat Cesovic. Em Sarajevo, há uma catedral católica ao lado de uma sinagoga, de uma grande mesquita e de uma igreja ortodoxa. É o ponto triplo do encontro entre três grandes placas da civilização: o cristianismo ortodoxo grego, o catolicismo e o islamismo. (trad. nossa)

Essa nova terminologia foi rapidamente difundida nos discursos políticos e na mídia. O neologismo “urbicídio” começou a ganhar fama em particular na fala do arquiteto e professor Bogdan Bogdanovic16, um dos maiores oponentes ao regime ultranacionalista de Milosovic, acusado pelo Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia antes de morrer e antigo prefeito de Belgrado. Assim, após a mutilação da futura capital da Bósnia-Herzegovina e diante da vergonhosa capitulação da comunidade internacional, o jornal francês Le Monde em maio de 199417 interpelou a opinião pública: “L’urbicide, le mémoricide, le nettoyage ethnique resteront-ils impunis ? Aucun tribunal international ne jugera-t-il jamais les auteurs de ces délits de lèse-humanité?” [“O urbicídio, o memoricídio, a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional jamais julgará os perpetradores desses crimes contra a humanidade?”]. Hoje, várias obras científicas18 fizeram eco a este conceito que necessita ser definido juridicamente.

b) Definição jurídica do conceito de urbicídio

O termo “urbicídio” foi fabricado seguindo o modelo do conceito de “genocídio” idealizado por Raphael Lemkin em 194419. Sua etimologia é límpida: do latim urbs, cidade, e caedere, destruir, matar; “urbicídio” significa então destruição da cidade. O primeiro uso registrado da expressão “urbicídio” foi feito na obra do prolífico autor britânico de ficção científica Michael Moorcick na novela “Elric: Dead God’s Homecoming”, publicada em 196320. Os norte-americanos de obediência marxista em geral usaram, a partir da década dos anos 60, este conceito para se referirem à reestruturação urbana (ou destruição), como o Bronx em Nova York, que tinha como efeito operar uma reconversão agressiva sobre a experiência social urbana21. Foi depois dos acontecimentos de Sarajevo, na década 90, que o neologismo abraçou outra realidade. Esse novo conceito designa uma realidade antiga, quer dizer, as violências que visam a destruição da cidade22, não na condição de objetivo estratégico, mas na condição de identidade urbana. Para retomar a expressão bastante eficaz de Paul Virilio23 – urbanista, sociólogo e filósofo francês que viveu os bombardeios da sua cidade Nantes na sua infância, em 1943 –, a estratégia da nova guerra, hoje, é uma estratégia anticidade. O espaço urbano tornou-se alvo não apenas por motivos estratégicos, mas sobretudo pelos significados que ele incorpora: identidade, valores sociais e culturais. O conceito compartilha com o de “genocídio” a ideia de purificação, limpeza étnica, aniquilamento. Porém o primeiro não centra sua atenção sobre o ser humano como objeto direto da destruição, como o segundo o faz. A cidade é o símbolo do que é detestado: a polis encarna o lugar de civilização, o centro de poder a ser derrubado, o epicentro de encontros, de trocas entre as populações. Este acordo entre populações de diferentes comunidades que forjam um modo de morar baseado no multiculturalismo ou cosmopolitismo, em valores sociais e culturais torna-se um alvo para os beligerantes que buscam promover uma única identidade da sua comunidade e aniquilar os “geossímbolos”24 do encontro entre as populações e terminar com o “komsiluk” (boa vizinhança)25. O urbicídio é um crime complexo: além de uma grade de análise que se refere somente aos fatores étnicos, religiosos e linguísticos, demonstra que os conflitos são também o fruto de lutas entre urbanos e rurais, entre dois modos de morar opostos que não se entendem26. O apagamento da cidade do mapa não visa exclusivamente, como foi o caso durante toda a história da humanidade, ganhar a batalha ou a guerra e desmoralizar o inimigo27; objetiva instaurar uma supremacia também cultural sobre o inimigo, o “Outro”. Se, na cidade, se concentram os poderes econômicos, os centros de informação, os locais estratégicos, há uma densidade populacional que a torna vulnerável; nela também são sediados os monumentos que refletem uma identidade, uma história, uma cultura a serem apagadas da memória.

Não é à toa que alguns locais são visados pelos bombardeios ou ataques por explosivos. O geografo Rémi Baudouï sublinhou assim como o incêndio da biblioteca de Sarajevo, em agosto de 1992, testemunhou no plano simbólico da raiva que animava os militares sérvios o intuito de acabar com a “cultura do Outro”28. A ponte de Mostar, que ligava dois bairros étnicos diferentes, um bosniano e o outro croata, tornou-se alvo privilegiado também dos bombardeios sérvios. Essa folia assassina irracional, esse “meurtre rituel des villes”29 caracteriza também as exações dos grupos como os talibãs, Al Qaeda no Magrebe Islâmico-AQMI, Ançar Eddine e o Grupo Estado Islâmico (ISIS, segundo o acrônimo inglês) relatados acima. Ponto comum que podemos salientar à leitura dos discursos dos líderes dos beligerantes, ultranacionalistas ou jihadistas, que rejeitam a identidade do inimigo, é a necessidade de apagar as cidades consideradas “impuras”.

Vale destacar que, no Afeganistão, no Mali ou na Síria, no século XXI, os beligerantes privilegiaram o ataque do patrimônio do inimigo aos alvos políticos, econômicos ou militares estratégicos. Em razão da facilidade de derrubar e surrupiar os bens culturais? Ou em razão do forte simbolismo que as estátuas, museus, sítios arqueológicos, mausoléus ou manuscritos representam? Segundo François Chaslin, no seu livro Um ódio monumental30, a resposta é óbvia: “O conflito na ex-Iugoslávia expressa um ódio ao monumento, uma vontade de destruir tudo que participa de uma história comum” (trad. nossa).

Por estas razões, muitas vezes, os traços deixados pelos eventos de guerra nos tecidos urbanos estão carregados de fortes valores simbólicos e a fase de reconstrução torna-se um momento de reescrever a paisagem da memória da cidade. Os projetos de intervenções de restauração, reconstrução ou demolição pós-guerra são, nessa perspectiva, a expressão de narrativas coletivas que estabelecem uma relação cada vez diferente entre a cidade, o evento de guerra e sua memória31.

Uma vez contextualizado e definido, resta analisar de maneira crítica a contribuição do novo crime à teoria do direito penal internacional.

2. Vantagens e desvantagens do novo conceito “urbicídio”

Uma reflexão preliminar sobre o risco da criação de um novo crime pode suscitar, na teoria do direito, uma comparação entre os crimes preexistentes e o novo crime de urbicídio.

2.1. Efeitos nocivos da inflação normativa

Entendemos a intenção dos defensores da criação de um novo crime internacional suscetível de tornar o Tribunal Penal Internacional (TPI) competente: conscientizar a comunidade internacional da extrema gravidade da pulverização da identidade de uma população através de seu patrimônio; insistir também sobre o efeito profilático da consagração de um crime ao acentuar, dramatizar esse caráter grave de todos os atos predatórios para acabar com essas atrocidades. Porém não podemos negar as vicissitudes próprias que surgem quando se cria um novo conceito. Como delimitar precisamente as fronteiras deste crime em gestação? Como atender melhor o princípio de legalidade? Esse crime pode realmente ser considerado um crime internacional capaz de fundar a competência da jurisdição criminal internacional? Não é redundante com os outros crimes internacionais? De modo mais geral, quais são os critérios para avaliar a relevância da constituição de novos crimes internacionais? Sem pretensão de exaustividade, podemos citar as propostas recentes de criação de infrações relativas à proteção dos indivíduos e dos povos (escravidão, apartheiddiscriminação racial, tortura…), as relativas aos espaços e ao meio ambiente (ecocídio, pirataria, poluição, espaciocídio32…), as relativas à proteção do Estado, das organizações internacionais e de seus agentes (atos de terrorismo33…) ou as relativas às trocas internacionais (tráfico de entorpecentes, luta contra a corrupção internacional ou contra os paraísos fiscais…), as econômicas e financeiras34 etc.35. Todas são legítimas e dignas de atenção, porém não contribuem para inflação normativa criminal? Este crescimento exagerado não tem o risco de banalizar o crime internacional e finalmente tornar a luta contra a impunidade ineficaz?

Ao acolher todas essas propostas, chegaremos a uma hipótese de “non-droit”, quer dizer, a hipótese extrema da inefetividade do direito que seria a “ausência de direito em um determinado número de relações humanas onde a lei tinha a vocação teórica de estar presente”36, descrita pelo renomado sociólogo de direito francês, Jean Carbonnier, no meio do século passado. Tanto a escassez de direito quanto sua proliferação podem aniquilar ele mesmo, “como a serpente que se devora pela cauda. Em um imenso número de casos, ele devora fenômenos legais, neutraliza sua juricidade”37. Essa neutralização pela banalização já foi debatida e denunciada a respeito da qualificação quase sistemática dos massacres de população em genocídio (como foi feito para caracterizar os crimes na ex-Iugoslávia nos anos 90, no Darfur no Sudão, em Israel nos anos 2000 ou da juventude negra brasileira atualmente)38.

Em resumo: positivar o crime de “urbícidio”, seria o meio ruim para alcançar um bom objetivo? Precisa-se trivializar os crimes internacionais para “enobrecer” a destruição em massa do patrimônio da humanidade que assola atualmente várias regiões do mundo vítimas da ação de grupos obscurantistas ou de Estados visando nelas impor sua hegemonia? Essas questões merecem uma reflexão aprofundada para conciliar de maneira satisfatória a efetividade jurídica e a luta contra a impunidade.

Uma vez levantado o risco ligado à criação de um novo crime internacional, podemos questionar a sua relevância.

2.2. Comparação do crime de urbicídio com os crimes internacionais positivados

Na jurisprudência dos tribunais penais internacionais ad hoc e do TPI, a destruição deliberada dos bens culturais foi assimilada aos crimes contra a humanidade e aos crimes de guerra. Vale então desenhar as semelhanças e diferenças entre esses crimes.

Os crimes de urbicídio e os crimes contra a humanidade ou de guerra apresentam elementos comuns: visam aniquilar o inimigo e constituem atos de violência coletiva. Porém existem distinções profundas e intrínsecas. No crime contra a humanidade ou de guerra, os valores protegidos dos atos subjacentes visam diretamente a pessoa e, além disso, a espécie humana, como atentados à vida sob a forma de assassinato ou homicídio, atentados à integridade física e mental e à liberdade de deslocamento (sequestros e raptos). O crime de urbicídio é antes de tudo um crime direcionado contra o Estado. Mesmo se ele visa civis que vão sofrer na sua carne, visa de maneira colateral os símbolos do modelo combatido: a potência comercial e financeira, a supremacia militar, o poder político, o patrimônio cultural, através de um impacto simbólico e um grande choque midiático. Nota-se que o criminoso da humanidade ou de guerra busca eliminar os rastros das suas monstruosidades. Ao inverso, os responsáveis pelo urbicídio usam plenamente dos meios de comunicação para divulgar seus crimes. A violência contra o patrimônio, nesses últimos anos, foi teatralizada no intuito de melhor difundir o terror diante das populações visadas, e a reivindicação torna-se um elemento necessário. Parece que os bens são interesses jurídicos protegidos pelas duas incriminações, porém isso fica marginal para o crime contra a humanidade ou crime de guerra. O crime de urbicídio entende resguardar, tanto a pessoa humana quanto os bens da humanidade e os dos Estados. Enfim, o crime contra a humanidade ou de guerra só pode ser cometido por um Estado, enquanto os atos de urbicídio podem ser realizados por particulares para seus próprios interesses39.

Essas diferenças poderiam justificar a razão de ser do novo crime. Porém, do ponto de vista pragmático, sua concretização traz mais perguntas que soluções.

Com efeito, uma discussão a ser resolvida, por exemplo, é de determinar quais seriam os elementos da sua definição a serem comprovados para punir o crime de urbicídio. As evoluções da jurisprudência do Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia – TPII corroboram a dificuldade quanto à qualificação do crime (crime de guerra ou crime contra a humanidade?) e quanto aos critérios exigidos para determinar se houve ou não um crime contra o patrimônio da humanidade.40 Em vários julgamentos, o TPII, de maneira solene, condenou os atos visando o patrimônio cultural41. No “caso Kordic”, julgado em 26 de fevereiro de 2001, o ato de demolição e degradação de edifícios consagrados à religião ou à educação, quando tal ato é perpetrado deliberadamente, foi equiparado a um ato de perseguição, posto que equivale a: “um ataque contra a identidade religiosa própria de um povo. Assim, o Tribunal exemplifica a noção de crime contra a humanidade, pois deste fato, é a humanidade no seu conjunto que é afetada pela destruição de uma cultura religiosa específica e dos objetos culturais vinculados”42. No “caso Miodrag Jokic”, o julgamento de 18 de março de 2004 puniu, mais uma vez, esses atos bárbaros de hostilidades contra o patrimônio cultural nesses termos: “O bombardeio da velha cidade de Dubrovnik (classificada na lista da UNESCO) constituiu um ataque não somente contra a história e o patrimônio da região mas também contra o patrimônio cultural da humanidade”43. No julgamento de 3 de março de 200044, T. Blaskic foi acusado por ter atacado o patrimônio cultural do inimigo. No entanto, o tribunal ad hoc entendeu de maneira restritiva o artigo 3° al. d). Foi estabelecido que o dano ou a destruição precisam ser cometidos de maneira deliberada contra edifícios claramente identificados como consagrados à religião ou ao ensino e não usados, no momento dos fatos, para fins militares. Neste “caso Blaskic”, o ataque contra os edifícios não caracterizou um dos quatro crimes internacionais, tornando o TPII competente, pois eles estavam localizados perto de objetivos militares, condição que legitima os bombardeios. No entanto, a jurisprudência da corte criminal evoluiu: no julgamento “Natelic e Martinovic” do 31 de março de 200345, a definição do crime não contemplou mais o elemento de proximidade do edifício bombardeado com os objetivos militares. Mas os juízes internacionais requereram a prova da intenção do autor do delito de degradar o imóvel, prova sempre delicada a fornecer, como é para qualquer elemento subjetivo. Essas exigências são compreensíveis, pois se trata da definição dos crimes internacionais, quer dizer, os de maior gravidade, que afetam a comunidade internacional no seu conjunto, justificando a competência excepcional dos tribunais penais internacionais e relativizando a soberania dos países beligerantes.

O terrorismo compartilha várias semelhanças com o urbicídio, em particular o de propagar o terror e destruir, não somente física mas também moralmente, uma parte da população civil, focar em alvos simbólicos da identidade do inimigo. Mas vale lembrar os fracassos da sociedade internacional ao definir o primeiro para descartar o raciocínio analógico46. Apesar de o terrorismo ser considerado uma das ameaças mais terríveis destas últimas décadas, não houve consenso internacional até hoje, para circunscrever este conceito47, o que não deixa pressagiar, pelo menos a curto prazo, novo conceito de urbicídio.

Mesmo que o desafio da delimitação do conceito esteja superado, restarão outras questões a serem resolvidas. Qual seria seu regime jurídico? O crime é mais grave que os outros crimes internacionais vigentes hoje no Estatuto de Roma? A sanção deveria ser agravada? Quais são as causas para se eximir da sua responsabilidade pela destruição de uma cidade?

Estes são apenas exemplos de incertezas jurídicas que o TPI permanente encontrará se o conceito de urbicídio vier a ser incorporado no artigo 8 do Estatuto de Roma. Além disso, a capacidade deste termo para abranger uma variedade de campos, tais como, direito, política internacional, urbanismo e arquitetura, história da arte, antropologia, filosofia e sociologia, tornará especialmente difícil estabelecer uma definição finita que satisfaça a todos.

Conclusão

A discussão doutrinária sobre a qualificação jurídica aplicável às violações voluntárias aos monumentos históricos tem o mérito de demonstrar as novas expectativas da sociedade internacional quanto à tutela do patrimônio da humanidade. Porém, por enquanto, parece mais conveniente conservar a principal caracterização de “crime de guerra” aplicada pelo TPI. Se a criação de um crime sui generis apresenta intelectualmente argumentos a favor, a mudança da terminologia poderia ser contraproducente. O governo francês, nas suas “50 proposições para proteger o patrimônio da humanidade” reveladas em 201548, propôs sistematizar o acionamento do TPI para responsabilizar individualmente os que perpetraram crimes de lesa-patrimônio (proposição n° 42) sem, no entanto, tentar modificar a qualificação de crimes de guerra para outro crime. Emendar o Estatuto de Roma no intuito de criar uma nova infração tem o risco de deixar entender, segundo Jean-Luc Martinez, redator das proposições, que as destruições das pedras podem ficar no mesmo patamar que os massacres da população, o que é difícil de ser compreendido pela opinião pública. Essa falta de legibilidade provocada pela alteração de jurisprudência seria contraditória com a preocupação de consolidar a efetividade das regras em germinação existentes. Ademais, o processo de reforma do Estatuto de Roma pode revelar-se arriscado pois a probabilidade de uma emenda entrar em vigor é fraca. Alterar as cláusulas do tratado de 1998 necessita da aquiescência da maioria dos 2/3 dos Estados membros da jurisdição criminal internacional e vinculará somente os Estados que ratificaram a emenda. Como o TPI está hoje sofrendo uma fase de contestação, em particular pelos países africanos que contestam sua legitimidade49 e também pelos presidentes russo, Vladimir Putin, norte-americano, Donald Trump, é melhor não dar oportunidade aos Estados de denunciar ou enfraquecer o ato constitutivo desta instituição judiciária, que demonstrou recentemente sua importante contribuição na luta eficaz contra a destruição do patrimônio da humanidade.


1 SARTRE-FAURIAT, Annie. Proche-Orient : patrimoines en grand danger. Anabases, Toulouse, n° 23, 2016, p. 139.

2 ROBICHEZ, Juliette. A destruição do patrimônio cultural da humanidade como instrumento de aniquilamento da dignidade da pessoa humana. A gênese da proteção jurídica do patrimônio cultural da humanidade. Diálogos possíveis, Salvador, v. 14, 2015, p. 96. – ROBICHEZ, Juliette. A proteção do patrimônio histórico-cultural da humanidade e a crise do direito internacional. In: MENEZES, Wagner; ANUNCIAÇÃO, Clodoaldo S. da, VIEIRA, Gustavo M. (org.). Direito internacional em expansão, Belo Horizonte: Arrães Ed., 2015, p. 122.

3 ROBICHEZ, Juliette. A destruição deliberada do patrimônio cultural da humanidade: “crime de guerra” ou crime contra a humanidade”? Revista de Direito Internacional, 2020, v. 17, n.° 3, Dossiê temático: Direito da arte e do patrimônio cultural, p. 357. Disponível em: https://www.publicacoesacademicas.uniceub.br/rdi/article/view/6591. Acesso em: 21 abr. 2021.

4 Definido no artigo 4, A, §6 da Terceira Convenção de Genebra. Termo francês para a conscrição durante as Guerras Revolucionárias francesas, particularmente a de 23 de agosto de 1793.

5 DUFOUR, Jean-Louis. La guerre, la ville et le soldat. Paris: Odile Jacob, 2002.

6 DUFOUR, Jean-Louis. Villes et combats urbains au XXe siècle, in Guerres mondiales et conflits contemporainsParis, 2002/2, n° 206, p. 95. Disponível em: https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2002-2-page-95.htm. Acesso em: 07 mai. 2019.

7 UNESCO. Quatorzième assemblée générale des États parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Paris, 14-15/Out/2003, p. 2. Disponível em: <http://whc.UNESCO.org/archive/2003/whc03-14ga-inf01f.pdf>. Acesso em: 10 fev. 2014.

8 Por enquanto, os crimes internacionais são: crime de genocídio, crime contra a humanidade, crime de guerra e crime de agressão.

9 Resolução 2085 (2012). Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2013/02/15/patrimoine-mondial_1833424_3210.html>. Acesso em: 05 mai. 2014.

10 No seu sentido próprio de aterrorizar a população.

11 CABANES, Valérie. Un nouveau droit pour la terre. Pour en finir avec l’écocide. Paris: Seuil, 2016.

12 Colóquio sobre as cidades destruídas nas guerras recentes, 31 jan. 1995, Ecole d’architecture de Paris-La Défense, sob a iniciativa da revista Urbanisme et da Associação Patrimônio sem Fronteiras. V. EDELMANN, Frédéric. Comment réconcilier les villes martyres et leur histoire. Le Monde, Paris, 11 fev. 1995. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1995/02/11/comment-reconcilier-les-villes-martyres-et-leur-histoire_3836761_1819218.html#mQ8aDPHigO6hDpLU.99>. Acesso em: 14 mar. 2017.

13 Neologismo elaborado a partir da palavra “war”, guerra em inglês e “architecture”, arquitetura.

14 GREES. Urbicide à Sarajevo. Blogue Immersion à Sarajevo, s.d. Disponível em: <https://grees2009.wordpress.com/nos-recherches/urbanisme/urbicide-a-sarajevo/>. Acesso em: 14 mar. 2017. Fato interessante, o neologismo “urbicídio” não foi traduzido em inglês na mídia nova-iorquina, o outro “warchitecture-Sarajevo”, associando a palavra “guerra” e “arquitetura”, foi privilegiado para falar de uma cidade “ferida” (“A Wounded City”). V. STOREFRONT FOR ART AND ARCHITECTURE. Warchitecture-Sarajevo: a Wounded City. 04 fev. 1995. Disponível em: <http://storefrontnews.org/programming/warchitecture-sarajevo-a-wounded-city/>. Acesso em: 14 mar. 2017.

15 Une exposition sur Sarajevo au Centre Pompidou. Les ruines d’une ville assiégée. Le Monde, Paris, 03 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/03/une-exposition-sur-sarajevo-au-centre-pompidou-les-ruines-d-une-ville-assiegee_3829085_1819218.html#0D7axomAHhypp4uf.99>. Acesso em: 07 set. 2016.

16 BOGDANOVIC, Bogdan. Vukovar, Sarajevo. La guerre en ex-Yougoslavie. Paris: Ed. Esprit, 1993.

17 Pourquoi Sarajevo. Le Monde, Paris, 27 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/27/pourquoi-sarajevo_3831329_1819218.html#rUgtrD2dZmqhOEYS.99>. Acesso em: 07 set. 2016. Tradução nossa: “O urbicídio,o memoricídio e a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional nunca julgará os autores destes delitos de lesa-humanidade?”

18 Por ex.: MAZZUCCHELLI, Francesco. Urbicidio. Il senso dei luoghi tra distruzioni e ricostruzioni nelle ex Jugoslavia. Bononia University Press, Bolonha, 2010.

19 LEMKIN, Raphael. Chapter IX: Genocide. In: ______. Axis Rule in Occupied Europe: Laws of Occupation – Analysis of Government – Proposals for Redress. Washington: Carnegie Endowment for International Peace, 1944. p. 79-95. Disponível em: <http://www.academia.edu/5846019/Raphael_Lemkin_-_Axis_Rule_in_Occupied_Europe_Laws_of_Occupation_-_Analysis_of_Government_-_Proposals_for_Redress_Chapter_IX_Genocide_&gt;. Acesso em: 08 mai. 2019.

20 MOORCOCK, Michael. Dead God’s Homecoming. Science Fantasy, n° 59, Nova Publishing, 1963, apud WIKIPEDIA, Urbicídio. Disponível em: <https://es.wikipedia.org/wiki/Urbicidio>. Acesso em: 08 mai. 2019. Nesta obra, o protagonista Elric, imperador de Melniboné, abandona seu trono para viajar e assiste impotente à destruição do seu mundo para deixar seu lugar ao nosso.

21 Por exemplo: MARSHALL, Berman. Falling Towers: City Life After urbicide, in CROW, Dennis, Geography and Identity. Ed. Maisonneuve Press, Washington, 1996, p. 172.

22 Pensamos em Troia sitiada e devastada pelos Gregos (1240 a.C.); a tomada de Cartago, cidade sediada no norte da África, originariamente colônia fenícia pelos Romanos que se espalharam pela cidade e semearam as terras de sal para que nada mais repele como diz a lenda (146 a.C.); a tomada de Tenochtitlán (antigo México), capital dos Astecas, pelos Espanhóis (1521)…

23 VIRILIO, Paul. Stratégie de la déception: à partir du conflit au Kosovo, réflexion sur la stratégie militaire du contrôle et de désinformation tous azimuts. Paris: Ed. Galilée, 2000.

24 TRATNJEK, Bénédicte. Des ponts entre les hommes : les paradoxes de géosymboles dans les villes en guerre. Cafés géographiques, rubrique Vox geographi, 12 dez. 2009. Disponível em: <https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/440892/filename/Des_ponts_entre_les_hommes.pdf>. Acesso em: 28 mai. 2019.

25 O termo “komsiluk”, de origem turca, designa as relações de vizinhança no seu conjunto. Na Bósnia-Herzegovina, no contexto pluricomunitário bosníaco, o termo abrangia um sistema de coexistência cotidiana entre as diferentes comunidades. Expressava-se essencialmente no trabalho, na vida hodierna, na associação na comemoração de todos aos eventos religiosos e familiares. BOUGAREL, Xavier. Bosnie. Anatomie d’un conflit. Paris: La Découverte, 1996, p. 81.

26 TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicide : exemples en ex-Yougoslavie. Blogue Géographie de la ville en guerre, 22 out. 2008. Disponível em: <http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com.br/2008/10/la-notion-durbicide-dimensions.html>. Acesso em: 07 set. 2016. Podemos também citar o exemplo de Phnom Penh, capital da Camboja, que sofreu graves destruições e descuidados durante a República Khmer (1970-1975). A “Pérola da Ásia” foi bombardeada pelas tropas comunistas e esvaziada durante quase quatro anos. Em 1975, a nova Kampuchea democrática evacuou pela força seus dois milhões de residentes para que estes trabalhassem nas fazendas rurais e se tornem o “novo povo”. Ver a obra cinematográfica sobre este tema: The killing Fields. Direção de Rolland JOFFÉ, Reino Unido, 1984 (138 min.).

27 Pensamos nos bombardeios de Paris e Londres na Primeira Guerra Mundial, de Guernica durante a guerra civil na Espanha ou Hiroshima e Nagasaki durante a Segunda Guerra Mundial.

28 BAUDOUï, Rémi. De la menace atomique aux conflits de “faible intensité”. L’emprise croissante de la guerre sur la ville. Annales de la recherche urbaine, n° 91, dossier “Villes et guerres”, 2001, pp. 31-32.

29 Idem. “Assassinato ritual de uma cidade”. (trad. nossa)

30 CHASLIN, François. Une haine monumentale. Essai sur la destruction des villes en ex-Yougoslavie. Paris: Descartes & Cie, 1997. – V. também TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicideOp. cit.

31 Uma das primeiras medidas adotadas pela população vítima desses atos bárbaros foi de reconstruir a ponte de Mostar ou os mausoléus de Tombuctu.

32 HANAFI, Sari. Spatiocide, réfugiés, crise de l’Etat-nation. Multitudes, Paris, 2004-4, n° 18, p. 187. Disponível em: <http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=MULT_018_0187>. Acesso em: 17 mar. 2017 – LEVY, Jacques. Topologie furtive. Espacestemps.net, 2008. Disponível em: <http://www.espacestemps.net/articles/topologie-furtive/>. Acesso em: 17 mar. 2017. Esses autores demonstram que o espaço é um recurso usado pelo Estado israelense para impedir a construção estatal palestina: as políticas de expropriações gerais das terras, deslocamento ou expulsão maciça dos habitantes; o assentamento consistente, exaustivo e definitivo por colonos visa a romper a continuidade territorial, a suprir a relação entre Palestino e seu território.

33 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. A complexa definição de ato terrorista como crime contra a humanidade. Revista da Faculdade de Direito – UFPR, Curitiba, v. 65, n° 2, mai./ago. 2020, p. 149. Disponível em: https://revistas.ufpr.br/direito/article/view/69797/41512. Acesso em: 17 dez. 2020. V. também: MOLINS, François. Actes de terrorisme : nouveaux crimes contre l’humanité ? Paris: Colloque à la Cour de cassation: 70 ans après Nuremberg – Juger le crime contre l’humanité, 30 set. 2016. Disponível em: <https://www.courdecassation.fr/IMG/F%20Molins%20-%20Actes%20de%20terrorisme%20%20noueaux%20crimes%20contre%20l%20humanit%C3%A9%20-%2070%20apr%C3%A8s%20Nuremberg%20-%20Juger%20le%20crime%20contre%20l%20humanit%C3%A9.pdf>. Acesso em: 17 mar. 2017.

34 MUNIZ, Lucas Maia Carvalho. A tutela dos crimes contra o sistema financeiro nacional no Tribunal Penal Internacional. Trabalho de Conclusão de Curso, Faculdade Ruy Barbosa, Curso de direito, orientador: Juliette Robichez, 2013 (n.p.).

35 Para maiores desenvolvimentos V. ASCENSIO, Hervé, DECAUX, Emmanuel, PELLET, Alain. Droit international pénal. Paris: A. Pedone, 2° ed., 2012, pp. 183 e s.

36 CARBONNIER, Jean. Flexible droit. Pour une sociologie du droit sans rigueur. Paris: LGDJ, 7° ed., 1992, p. 23 e s. Trad. nossa.

37 Idem. Trad. nossa

38 Ex.: JARREAU, Patrick. Simone Veil s’inquiète de la banalisation du génocide des juifsLe Monde, Paris, 18 mai. 2003. Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/une-abonnes/article/2003/05/15/simone-veil-s-inquiete-de-la-banalisation-du-genocide-des-juifs_320122_3207.html?xtmc=simone_veil_s_inquiete_de_la_banalisation_du_genocide&xtcr=1>. Acesso em: 21 abr. 2019.

39 V. ausência de consenso sobre essa questão no debate na Comissão de Direito Internacional sobre o projeto de código dos crimes contra a paz e a segurança da humanidade. ACDI, 1986, vol. II, 2 e partie, p. 48, § 98. V. também ACDI, 1990, vol. II, 2 e parte, comentários do art. 16 in fine, p. 29. Contra: Resolução da AG/OEA, 30/06/70, equiparando os atos de terrorismo a crimes contra a humanidade. Mesma posição nas resoluções 863 de 1986, 1170 de 1991 e na recomendação 1644 de 2004 da Assembleia Parlamentar do Conselho da Europa. V. ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

40 DIAS, Anauene. Destruição do patrimônio cultural: crime de guerra. Revista Via IurisBogotá, 2018, n° 25, p. 1. Disponível em: <https://www.academia.edu/38358730/Destruição_do_patrimônio_cultural_como_crime_de_guerra.pdf?email_work_card=view-paper>. Acesso em: 28 mai. 2019.

41 CARDOSO, Tatiana de Almeida F. R. Novos desafios ao direito internacional humanitário: a proteção dos bens culturais em caso de conflito armado. Revista de Direitos Fundamentais e Democracia, Curitiba, v. 14, n° 14, jul./dez. de 2013, p. 196. Disponível em: <http://revistaeletronicardfd.unibrasil.com.br/index.php/rdfd/article/view/381/338>. Acesso em: 25 jul. 2018.

42 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de Primeira Instância. Procurador v. Kordic & Cerkez. 27 fev. 2001. N° IT-95-14/2-T. <Disponível em http://www.icty.org/x/cases/kordic_cerkez/tjug/fr/kor-010226f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, pp. 64 e 65; p. 101 e s. e p. 311 e s. Trad. livre

43 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância I. Procurador c. Miodrag Jokic. 18 mar. 2004. N° IT-01-42/1-S. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/miodrag_jokic/tjug/fr/jok-sj040318f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 21 e s. Trad. livre.

44 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA (2000a). Câmara de Primeira Instância I. Procurador c. Tihomir Blaskic.03 mar. 2000. N° IT-95-14-T. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/blaskic/tjug/fr/bla-tj000303f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 5 e s., pp. 53 e 56, p. 63 e s., p. 144 e s.

45 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância. Procurador v. Mladen Naletilic e Vinko Martinovic. 31 mar. 2003. N° IT-98-34-6. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/naletilic_martinovic/tjug/fr/tj030331f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 230 e s., pp. 274-275.

46 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

47 JAPIASSÚ, Carlos Eduardo A. Coleção para entender: o Direito Penal Internacional. Belo Horizonte: Del Rey, 2009. – MALUF, Elisa L. Terrorismo e prisão cautelar: eficiência e garantismo. São Paulo: LiberArs, 2016.

Ver referências in: ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc cit.

48 MARTINEZ, Jean-Luc.Cinquante propositions françaises pour protéger le patrimoine de l’humanité. In: Rapport au Président de la République sur la protection du patrimoine en situation de conflit armé. Nov. 2015. Disponível em: <http://www.elysee.fr/assets/Uploads/Cinquante-propositions-francaises-pour-proteger-le-patrimoine-de-lhumanite.pdf>. Acesso em: 05 fev. 2017.

49 Acusado de ser uma instituição “racista e neocolonial” pela União Africana, alguns Estados africanos manifestaram sua vontade de sair da organização internacional. A partir de 2015, a África do Sul, o Burundi e a Gâmbia introduziram um processo de denúncia do Tratado de Roma de 1998.Ver ROBICHEZ, Juliette. A justiça penal internacional e a África. Análise crítica do “afrocentrismo” do Tribunal Penal Internacional. Cientifico, Salvador, 2018, p. 147. Disponível em: <https://revistacientefico.adtalembrasil.com.br/cientefico/article/view/626/390>. Acesso em: 21 abr. 2019.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Tahar Ben Jelloun recuerda en este texto la llamada que, siendo él un joven de 30 años, recibió de un autor consagrado de 64, volcado en la militancia política, cansado de la literatura y de su propia imagen de maldito. Aquel día nació una amistad a la que el autor marroquí ha dedicado un libro, ‘Jean Genet, mentiroso sublime’, que esta semana llega a las librerías de la mano de la editorial Huerga & Fierro

Jean Genet, en Chicago en 1968. LEE FRIEDLANDER / FRAENKEL GALLERY, SAN FRANCISCO

Escrito por TAHAR BEN JELLOUN 

Blanca escarlata, la voz de Jean Genet. El recuerdo de una voz tiene un color; la de Genet tenía algo de luminoso y al mismo tiempo de juguetona. Todavía la oigo. Voz trabajada por el tabaco, un poco ronca, casi femenina, pero una voz sonriente. Con el tiempo se volvió gruesa, calma y siempre presente, urgente. Escribirá en Un cautivo enamorado: “Como todas las voces, la mía está falsificada, y si no se adivinan las falsificaciones ningún lector es consciente de su naturaleza”.

Yo estaba lejos de advertir sus efectos especiales. Había cierta constancia en aquella voz, un tono que variaba poco. Nunca hablaba en voz alta y, hasta cuando estaba enojado, solo expresaba su exasperación con palabras escogidas. Era natural en él. Pero cuando escribía oía su voz interior, que debía ser diferente de la que utilizaba en público. A veces murmuraba o recalcaba ciertas palabras para hacer sentir mejor su importancia. Las acompañaba con gestos precisos como si dibujara caras y expresiones corporales. La voz de la falsedad. La voz de la verdad. La voz correcta. Pasaba de una a otra sin previo aviso. Procedía, ingenuamente, de un modo tan burdo que producía risa. Mentir es hacer piruetas. Él estaría de acuerdo con lo que decía Cavafis: “La verdad solo pertenece a los vencedores”, y añadía: “La verdad no es suficiente, pero el poeta da testimonio incluso de lo que no ha visto”. Genet no se reconocía “en el hilo de las evidencias” (René Char); lejos de ello, todo le parecía complejo y desconfiaba de todo y de todos salvo de los que amaba. Pasaba así de un exceso a otro y no le incomodaba. Era el hombre de la palabra dada, palabra que daba muy raramente. Del resto, firma, contrato, promesa, le daba por burlarse y reírse.

En ningún momento sentí que su voz era “falsa”, salvo cuando imitaba a la gente. Más de 40 años después, aún la conservo claramente en la memoria. La escucho, regreso al pasado y vuelvo a ver aquella mañana soleada de primavera, el 5 de mayo de 1974; yo tenía treinta años y él la edad que yo tengo hoy, cuando escribo estas líneas: 64 años. Mucho más que sus escritos, a los que vuelvo a menudo, es su voz la que más me acompaña. Para mí era la voz de un hombre verdadero, no la de un mentiroso, de un embustero, de un jugador o de un comediante. Sobre todo no la de un santo.

Me habló por teléfono, y me esforcé en representármelo. Había solo visto una foto suya con los Black Panthers en América. Me acordaba de su nariz de boxeador y de su cabeza calva. No estaba seguro de reconocerlo si me lo encontrara por la calle. Había oído hablar de él cuando se posicionó en favor de los prisioneros negros en América. Fue en julio de 1969, en el Festival Panamericano de Argel. Unos hombres venían de caminar por la luna, y nosotros, incrédulos, preferíamos la compañía de los militantes negros con Angela Davis a la cabeza. Fue allí cuando oí por primera vez el nombre de Genet en boca de Jean Sénac, poeta francés que se hizo argelino, asesinado en 1973 en Argel porque era homosexual, porque era rebelde, porque molestaba a un régimen militar duro y alérgico a la poesía, al pensamiento libre, a la imaginación creadora.

“Me llamo Jean Genet, usted no me conoce, pero yo sí, lo he leído y me gustaría quedar con usted… ¿Está libre para comer?”. Me dije: resulta gracioso, el mundo al revés. ¡Un mito de las letras francesas que me invita a mí! No me lo podía creer. Estaba vagamente al corriente de sus bromas, de sus polémicas, de sus escándalos y de sus obras prohibidas. Cuando estaba escribiendo mi primera novela, Harrouda, entre 1970 y 1972, descubrí el Diario del ladrón, que un amigo me había recomendado. “Léelo, habla de Tánger, un Tánger que ni tú ni yo conocimos”. Efectivamente, me quedé sorprendido y al mismo tiempo me intrigó lo que aquel hombre relataba de su viaje de Barcelona a Tánger. Aquella lectura me conmocionó, pero fue una conmoción saludable, formidable.

“Me llamo Jean Genet, usted no me conoce, pero yo sí, lo he leído y me gustaría quedar con usted… ¿Está libre para comer?”. Me dije: resulta gracioso, el mundo al revés. ¡Un mito de las letras francesas que me invita a mí!

¡Jean Genet quería conocerme! ¡Por supuesto que estaba libre! Lo habría anulado todo para aceptar su invitación. Fue la única vez en que me habló de usted. El tuteo era en él inmediato, salvo con las personas que quería tener a distancia.

Yo sabía que había leído Harrouda, aparecida en 1973, en Maurice Nadeau. Había hablado de ella en una emisión de France Culture. Su intervención se publicó en L’Humanité. Un amigo librero de la Rue de Rennes me lo comunicó algunos días después, pero demasiado tarde para encontrar el diario en los kioscos. Me dijo que Genet se metió con Sartre. “Harrouda de Tahar Ben Jelloun, Une vie d’Algérien de Ahmed, Le Cheval dans la ville de Pelégri, Le Champ des oliviers de Nabile Farès ―había declarado Genet el 2 de mayo de 1974― son los libros que uno tendría que leer para conocer la miseria de los emigrantes, su soledad y sus desdichas, que son también las nuestras. […] Es necesario que hable, y volveré a hablar de estas voces más lúcidas que lastimeras, ya que nuestros intelectuales, a los que todavía se les llama estúpidamente pensadores, escurren el bulto; los que supuestamente son los mejores se callan; uno de los más generosos, Jean-Paul Sartre, parece haber cometido un error y complacerse en el mismo. No se atreve a pronunciar una palabra, una palabra que podría ayudar a esas voces de Tahar Ben Jelloun y Ahmed. Pero Sartre ya no es el pensador de nadie, salvo de una pintoresca banda ya desbandada”.

Estas palabras me habían en un principio sorprendido, pues eran inexactas: mi novela no trataba de la miseria de los inmigrantes, sino de la historia de un niño que descubre la sexualidad entre las ciudades de Fez y Tánger. Genet solo había retenido la figura de la madre del niño y la de aquella anciana prostituta convertida en mendiga que los niños apodaban “Harrouda”. A la espera de leer todo el artículo, me dije “he de darle las gracias” y envié una carta bastante banal a Gallimard con mi dirección en el dorso del sobre: “Maison de la Norvège, Cité Universitaire, boulevard Jourdan, Paris XIV”.

Estaba muy lejos de imaginar que me respondería y no podía adivinar que elegiría telefonearme. En la Ciudad universitaria no teníamos teléfono en las habitaciones, solo una campana para avisarnos. Había entonces que bajar a recepción para atender la llamada. Yo estaba en pijama y, mientras me vestía, solo me invadía un temor: que el comunicante no hubiera ya colgado.

Me llamaban raramente. Debían de ser, pensé, mis padres o mi hermano seguramente de paso por París. Cuando tomé el auricular, su primera frase salió de una vez. Ni una sola vacilación, ni el más mínimo silencio entre las palabras. Como aprendida de memoria, como recitada por un comediante sin derecho a equivocarse: “Me llamo Jean Genet…”.

Me pidió que nos encontráramos en el restaurante L’Européen, frente a la Gare de Lyon. Tomé el metro con la emoción de ir a conocer al escritor con el que nunca hubiera esperado encontrarme un día. Pero he aquí que, perturbado por la invitación, me equivoco de estación y me encuentro en la Gare du Nord. Bajé de nuevo al metro volviendo a pensar en las páginas del Diario del ladrón, un libro que me había dejado noqueado por su virulencia, su crueldad y su audacia. Me acordaba de los escupitajos, de los piojos y de las palabrotas: “Los piojos nos habitaban. Proporcionaban tal animación a nuestras ropas, tal presencia, que, al desaparecer, parecía que estaban muertas. Nos gustaba saber, y sentir, pulular las bestias translúcidas que, sin ser domesticadas, eran tan buenas con nosotros que el piojo de otro nos asqueaba. Las cazábamos, pero con la esperanza de que en el día hubieran nacido las liendres. Con nuestras uñas las aplastábamos sin asco y sin odio”.

Se me había quedado este pasaje en la memoria porque me regresaba con precisión a aquellas noches pasadas en el campo disciplinario del ejército cazando chinches (cuando uno los aplasta, desprenden un olor insoportable) y piojos que se ocultaban en las sábanas, ya que nuestras cabezas eran sistemáticamente rasuradas cada dos días.

Tahar ben Jelloun, novelista e intelectual, premio Goncourt.

Tahar ben Jelloun, novelista e intelectual, premio Goncourt. BERNARDO PÉREZ

Después de haber atravesado todo París en metro, llegué finalmente con mucho retraso. Era un día particularmente soleado, Genet estaba en la acera, con un libro en la mano. Me sorprendió el rosa fresco de sus mejillas, un rosa caramelo. Un bebé risueño, pequeño de talla, camisa de un blanco relumbrante, pantalón beige no muy limpio, gastado chaquetón de gamuza, restos de nicotina en los dedos. Fumaba cigarrillos Panter, el humo olía fatal. Al entrar en el restaurante, creí que hacía bien diciéndole que admiraba su obra. Sin enfadarse, me dijo: “No me vuelvas a hablar nunca más de mis libros; escribí para salir de prisión, no para salvar a la sociedad; he salvado mi piel aplicándome como un buen escolar, ya lo sabes, eso es todo”.

Me quedé sorprendido, un poco desconcertado, sin saber cómo reparar la metedura de pata. Me había hecho ciertas ilusiones y pensaba que un gran escritor no hablaría así de su obra. Era el lado ingenuo de mis inicios en la literatura. Pero confieso que esta reacción violenta, sorprendente, me ayudó enormemente en mi vida y en mi trabajo. Era la primera vez que me encontraba con un escritor que no soportaba que se mencionara delante de él su obra. Resultaba muy raro. Le pregunté por qué. Me miró y me dijo: “¿Qué es lo importante, un hombre o una obra?”. Puso ante mí la obra que tenía en la mano, un libro en árabe. Me dijo: “Son Las mil y una noches, estaría bien que las tradujeras”. Le respondí que ya había buenas traducciones de aquel libro. No insistió y comenzó a hablarme con más detenimiento: “Vengo de Palestina y, al final, de Jordania y de los campos palestinos. La policía jordana me arrestó y luego me expulsó. Yo hablaba del Septiembre Negro, de la responsabilidad del pequeño rey; en pocas palabras, no fui bienvenido. En fin, tienes que saber que es horrible lo que he visto; sí, horrible, la gente tiene que saber lo que pasa allí. He visto a niños deshidratados, a madres implorar al cielo, a combatientes salir al alba a luchar contra el ocupante; he visto tales cosas que he escrito un texto que me ha pedido Arafat. Ha sido traducido al árabe. No lo tengo, pero me gustaría mucho pasártelo para que me dijeras si está bien traducido, ¿comprendes?, para los palestinos. Las palabras han de ser precisas, sin contrasentidos, es importante”.

Pidió una caña y puré. El camarero le dijo: “Puré, ¿con qué?, ¿carne, pescado?”. “Carne picada”. Me dijo: “En París, no se puede comer un plato de puré. Apenas me quedan dientes, de modo que no puedo masticar la carne, me alimento de puré; pero es necesario que pida carne, o no hay puré. Aunque, tú, toma lo que te apetezca. Eres mi invitado”. Durante el resto de la comida, en ningún momento habló de Harrouda ni de su intervención en France Culture; me habló de los campos palestinos, de Hamza, un combatiente palestino que había conocido, de la madre de Hamza, de los niños que jugaban con balones pinchados, de las polvaredas, de la falta de agua, de la dignidad de las mujeres. Insistió sobre este último punto y luego me dijo: “Hay que hacer algo, es necesario que los europeos sepan lo que pasa allí; les prometí que les ayudaría informando a la gente. El otro día recibí una carta de Claude Mauriac de Le Figaro, me pedía escribir algo sobre ya no sé qué y me daba una página entera, le telefoneé proponiéndole contar mi viaje a Palestina. Marcó un tiempo de espera y luego me dijo: “¡No, lo que te pido es una página literaria!”. Pero ¡yo no tengo nada que ver con eso, con la literatura! Lo que yo quiero es dar testimonio, ¡denunciar! ¡La literatura! ¡Menuda patraña!”.

Creí que hacía bien diciéndole que admiraba su obra. Sin enfadarse, me dijo: “No me vuelvas a hablar nunca más de mis libros; escribí para salir de prisión, no para salvar a la sociedad; he salvado mi piel aplicándome como un buen escolar, ya lo sabes, eso es todo”.

Hablando lentamente, como si dictara un texto aprendido de memoria, me dijo una frase parecida a la que ahora leo al principio de Un cautivo enamorado: “En Palestina, más que en otros lugares, me pareció que las mujeres poseían una cualidad más que los hombres. Por muy bravo, valiente, atento con los demás, todo hombre está limitado por sus propias verdades. A las suyas, las mujeres, por otra parte no admitidas en las bases pero responsables de los trabajos del campo, añaden a todas estas una dimensión que parece implicar una risa inmensa”.

Me di cuenta de que, para él, era de las mujeres palestinas de quienes deberíamos hablar con prioridad si tuviéramos que hacer algo juntos. Era incluso la razón secreta de aquella comida. No me decepcionó; al contrario, aquello me estimuló. Yo mismo estaba bastante comprometido con los palestinos en París y acababa de perder a un amigo, a Mahmoud Hamchari, asesinado en su casa al explotarle su teléfono. Los servicios secretos israelíes procedían de ese modo, en aquel tiempo, cuando querían eliminar a tal o a cuál representante de Palestina en Europa. Yo había escrito un poema en su memoria, que se convirtió en un cartel que distribuían los simpatizantes belgas de la causa palestina.

Jean Genet en la playa de Cannes, durante el festival de cine de 1957.

Jean Genet en la playa de Cannes, durante el festival de cine de 1957. GEORGES DUDOGNON / ALBUM

Le propuse de inmediato a Genet encargarme de escribir un artículo sobre el asunto en Le Monde, donde justamente había comenzado a colaborar. Me miró aturdido y luego me dijo: “No creo que quieran publicar algo que vaya a enojar a sus amigos israelíes”. Estaba convencido, y lo estuvo el resto de su vida, de que los medios franceses estaban “bajo la férula de los sionistas”…

Al día siguiente de nuestro encuentro, visité a Pierre Viansson-Ponté, el redactor jefe de Le Monde, para el que debía escribir en aquel diario desde que me lo presentara mi amigo François Bott. Viansson me aconsejó que me viera con Claude Julien, que dirigía Le Monde diplomatique. Lo que hice inmediatamente. Julien era un hombre elegante, cortés y atraído por los demás. Me dijo: “Eso me interesa mucho; le reservo la última página del mes de julio, es muy leída; espero su escrito”.

Comenzó luego un verdadero taller de trabajo con Genet. Venía casi a diario a mi cuarto de la Maison de la Norvège y me hablaba. Yo tomaba notas. Cuando no conseguía imaginarme los lugares, cogía él un bolígrafo y me dibujaba el campo con unos trazos. Quería ser preciso, exacto, y repetía varias veces la misma frase. Yo escribía casi bajo su dictado. Él me releía luego; con un bolígrafo rojo, tachaba las frases que no le gustaban. Venía a durar aquello unas dos horas. Todo lo contrario del Monde des livres, que me había enseñado a ser rápido pidiéndome a veces un obituario justo antes del cierre. Yo sabía trabajar con urgencia. Había hecho ya reportajes y enviaba mis artículos por telex porque la actualidad no espera. Lo que no le impedía al gran Jacques Fauvert, director de Le Monde en aquel tiempo, repetir: “Una información ha de verificarse más de una vez antes de ser publicada, incluso si hemos de aparecer después de los demás”. Eran otros tiempos, otras exigencias.

Me di cuenta de que, para él, era de las mujeres palestinas de quienes deberíamos hablar con prioridad si tuviéramos que hacer algo juntos. Era incluso la razón secreta de aquella comida.

Ya no me acuerdo cuántas mañanas y tardes trabajamos, Genet y yo, aquel texto. Una mañana muy temprano, él se levantaba a las seis, me llamó simplemente para cambiar una palabra. Me dijo: “¿Sabes?, se trata de los palestinos, hombres y mujeres sin patria; no podemos además maltratarlos con palabras incorrectas o impropias, se merecen nuestras mejores palabras; es por lo que hemos de ser precisos, muy precisos, y no dejar ninguna deficiencia o ambigüedad en el texto”. Debí teclear el artículo una decena de veces en mi vieja máquina de escribir. Él lo releía con un bolígrafo Bic rojo en la mano; subrayaba ciertos pasajes, escribía en el margen, tachaba algunas de sus propias palabras, leía en voz alta y luego me lo devolvía para que lo volviera a teclear. Yo ya no era a sus ojos un periodista, sino un cómplice al que le encargaba transmitir un mensaje. Estaba apasionado, decidido a hacer lo que fuera para dar testimonio de todo lo que había visto allí y de las condiciones inhumanas en las que vivían los refugiados palestinos. Se tomaba su papel tan en serio que había perdido el sentido del humor. Estaba serio, impaciente y, cuando hacía una pausa, despotricaba contra la prensa francesa que daba la espalda a la desgracia de aquel pueblo.

Debí teclear el artículo una decena de veces. Él lo releía con un bolígrafo rojo en la mano; subrayaba, escribía en el margen, tachaba, leía en voz alta y luego me lo devolvía para que lo volviera a teclear. Yo ya no era a sus ojos un periodista, sino un cómplice al que le encargaba transmitir un mensaje.

Terminado por fin el artículo, tras innumerables revisiones y correcciones, Genet puso una condición sine qua non para su publicación: Azzedine Kalak, el representante de la OLP en París, debía darme su autorización. Y aquí se encontraban ya reunidos en torno al texto, en mi pequeñísima habitación de la Ciudad universitaria: Jean Genet, Azzedine Kalak y Mahmoud Darwich, que, de paso por París, se nos había unido. Yo leía en francés y, seguidamente, traducía al árabe para Azzedine Kalak y Mahmoud Darwich. Estaban orgullosos y conmovidos por toda la atención que les prestaba Genet. Mahmoud lo conocía ya un poco, se habían conocido en Ammán. Iniciamos una conversación entre nosotros cuatro, en una mezcla de francés y árabe. Genet se lo tomaba todo tan en serio que llegó a parecernos un poco demasiado meticuloso, demasiado riguroso, lo que hizo incluso sonreír a Azzedine y a Mahmoud, en particular a este último, dotado de un gran sentido del humor. Frente a ellos, Genet se encontraba totalmente desprovisto del mismo. Pero conservo de aquel encuentro el recuerdo de un general buen humor y de una relación muy fraternal. ¿Cómo podía imaginar entonces que Azzedine Kalak sería asesinado cuatro años después, en aquella misma ciudad y probablemente por los servicios secretos iraquíes? Genet idealizaba sin duda a los palestinos y su causa, pero sabía lo que hacía; no era aquel su primer combate, y su lucha junto con los negros americanos le había enseñado que uno debía ser muy exigente y estar muy vigilante si quería ganar la partida.

Le llevé el escrito a Claude Julien, quien me dijo que estaba muy contento de publicar un texto inspirado por Jean Genet y su lucha en favor de la causa palestina. El artículo apareció en el número de julio de 1974. Tuve muy pocas reacciones a su contenido; en compensación, mis amigos no dejaban de repetirme que frecuentaba a quien ellos consideraban un enorme escritor. Por más que rectificara y dijera que el Genet que conocía era más un militante que un escritor, no dejaban de repetirme que la suerte me sonreía. “No solamente ha escrito sobre ti ―me dijo uno de ellos―, sino que ahora escribe contigo”. Más tarde comprendí hasta qué punto era Genet quien elegía siempre a las personas que frecuentaba y no al revés. Era ilocalizable, inasequible, fuera de alcance. Cuando nos veíamos, hacía todo lo posible por evitar a los que llamaba los “latosos”, una categoría que englobaba a los agentes del fisco como a los antiguos conocidos que esperaban retomar el contacto con él. En cuanto a la amistad, era intratable.

Traducción de Pedro Gandía Buleo.

‘Jean Genet, mentiroso sublime’. Tahar Ben Jelloun. Traducción de Pedro Gandía Buleo. Huerga & Fierro, 2021. 184 páginas. 16 euros. Se publica el 15 de abril.

 

[Fuente: http://www.elpais.com/babelia%5D

O museo ábrese á pintura colonial para mostrar unha valiosa peza tras acometer a súa restauración e que será unha das estrelas de «Tornaviaje», a mostra de arte americana que a pinacoteca pública presentará o próximo outono

O biombo mostra por unha banda a conquista de Tenochtitlán e pola outra, a cidade de México.

Por unha banda a apracible vida da cidade de México vista desde as alturas e, por outro, a encarnizada loita polo control de Tenochtitlán: o Prado mostra un biombo do século XVII como obra invitada para achegar ao visitante a descoñecida arte americana daquela época. Restaurado polo museo ao longo de case un ano, pertence a unha colección privada e será unha das pezas fundamentais de Tornaviaje, a exposición de arte americana que a institución presentará o próximo outono.

«É unha obra absolutamente excepcional -afirmou Miguel Falomir, director da pinacoteca pública-, e unha marabillosa ocasión para gozar» da arte americano que chegou a España entre os séculos XVI e XVIII, cando nos territorios españois non se puña o sol. A arte americana era entón moito máis numeroso que o europeo, segundo explicou Falomir: «[Naquel tempo] chegaron máis obras artísticas americanas a España que flamencas ou italianas”.

Ata a data afloraron moi poucos destes exemplares de biombos e, aínda que se descoñece a súa orixe, probablemente foron un agasallo da cidade de México ao vicerrei español. Este tipo de obras son moi valoradas: no 2019 poxouse en Sotheby’s un artefacto similar cunha estimación entre 3 e 5 millóns de dólares.

A peza presentada este martes, de gran formato, forma parte do programa de obras invitadas grazas á Fundación de Amigos do museo e estará exposta na sala 16A ata finais de setembro, cando abra Tornaviaje. Pintada por ambos os lados, ten armazón de madeira e paneis de liño pintados ao óleo.

Biombo da Conquista de México e A moi nobre e leal cidade de México sufriu moito ata chegar ao taller de restauración do museo: tiña numerosos repintes, buracos e varios dos seus paneis desprendéronse. Ademais de eliminar repintes, verniz e a sucidade do paso dos anos, foi necesario reproducir gran parte do marco de pan de ouro que se perdeu, segundo aclarou María Álvarez Garcillán, restauradora da pinacoteca.

A obra, igual que o Xardín das Delicias, adoitaba usarse como «peza de conversación», que se usaban en reunións sociais para xerar conversacións ao redor das escenas representadas, segundo explicou Falomir. Existen outros dous biombos similares, ambos en museos mexicanos, e crese que poderían ser agasallos da municipalidade da Cidade de México aos vicerreis da época.

Nunha das caras pódese ver doce escenas e escenarios do episodio histórico da conquista de México, que mesturan a acción co caos, o medo e o heroismo, sen orde cronolóxica. «Nótase a dignidade coa que están tratados os guerreiros aztecas», subliñou Falomir.

En contraposición, e polo outro lado, móstrase unha visión da cidade de México desde o alto, como unha cidade ordenada e tranquila no que uns nenos xogan cunha cometa ou o vicerrei chega na súa carroza. Cada un dos lados está acompañado por números para identificar lugares e feitos máis importantes.

 

[Imaxe: FERNANDO VILLAR/EFE – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

 

 

La directora de la Fundació Cuberes-Donlo destaca que el domini de les TIC aporta confiança a la gent gran i els ajuda a entendre millor el món que els envolta.

Escrit per Dani Sorolla

Grans i actius’ és el lema de la Fundació Cuberes-Donlo, una entitat que fa més d’una dècada que promou l’envelliment actiu per millorar la qualitat de vida de la gent gran. Per assolir aquest objectiu, les tecnologies de la informació i la comunicació (TIC) juguen un paper important per a la fundació.

La Patricia Ferré, la seva directora, té clar que les noves tecnologies poden ser un gran antídot contra dues de les problemàtiques que més afecten la gent gran: la soledat no desitjada i el risc d’exclusió social. Parlem amb ella sobre els orígens de la fundació i la tasca que desenvolupa per fer realitat l’anhel del matrimoni Cuberes-Donlo.

La Fundació és el projecte personal d’un matrimoni.

Els Cuberes-Donlo eren una parella que no tenia família i van decidir destinar tots els seus béns a crear un projecte per millorar la vida de la gent gran de veïnatge català. Volien posar el seu gra de sorra perquè creien que la gent gran mereix envellir amb dignitat. La fundació que porta el seu nom es va crear el 2008, després de la mort del matrimoni.

L’entitat ha evolucionat i ha dut a terme projectes centrats en la prevenció de la dependència, la lluita contra la soledat no desitjada i sobretot la promoció de l’envelliment actiu, problemàtiques comuns entre la gent gran.

Què entenem quan parlem d’envelliment actiu?

La soledat no desitjada sovint porta a la gent gran a patir situacions d’exclusió social, són problemàtiques que van de la mà i fan que les persones envelleixin pitjor. L’envelliment actiu, un concepte que es va posar molt de moda fa un temps, tracta d’evitar aquestes situacions que atempten contra els drets de la gent gran. Per pal·liar-ho, intentem que la gent gran es relacioni, s’integri socialment i així aconseguim millorar la seva qualitat de vida. Treballem per un món en què la gent gran visqui acompanyada, integrada i activa.

És a dir, que no es tracta només que la gent gran faci activitats, va més enllà.

Exacte. Les persones grans han d’estar actives en totes les esferes de la vida: la social, la cultural, l’esportiva, la tecnològica i tantes altres, forma part d’un tot. Si una persona està ben integrada a la societat, faci activitats o no, està en contacte amb el món que l’envolta i no se sentirà tan sola.

En aquest món que els envolta cada cop tenen més importància les tecnologies de la informació i la comunicació (TIC).

Sí, i són una part important de l’envelliment actiu i afavoreixen molt la salut de les persones grans. Ajuden al fet que la persona es desenvolupi individualment i a nivell social, que estiguin actius, quelcom que és molt bo per a ells. En aquest sentit, el que hem vist nosaltres és que la seva autoestima creix molt quan entenen i poden moure’s en aquest món tecnològic. També els ajuda a informar-se i entendre millor el món en què viuen. Mai és tard per aprendre, i això és un gran repte per a ells.

Un repte que val molt la pena afrontar.

Això és claríssim. Quan hem fet tallers sobre noves tecnologies amb gent gran veiem l’emoció que els provoca descobrir aquesta finestra oberta al món. Tenen al seu abast tot un seguit de coses que molts d’ells ni tan sols es podien imaginar. Tot plegat millora molt la seva qualitat de vida perquè els permet accedir a temes culturals, formatius, a comunicar-se amb persones amb qui havien perdut el contacte.

Les noves tecnologies poden ser un bon antídot contra la soledat no volguda, són una porta oberta al món, com abans era la televisió i ara són el WhatsApp o Facebook. Imaginem, per exemple, el cas d’una persona amb la mobilitat molt reduïda: totes les opcions que posen al seu abast les noves tecnologies poden millorar la seva vida de manera espectacular.

Un dels problemes és que les noves tecnologies no estan pensades per la gent gran?

Realment aquest és un tema que encara necessita desenvolupar-se. Des de la fundació esperem que després de la Covid aquest sigui un dels temes que es posi sobre la taula i es treballi a nivell institucional. La gent gran ha de poder tenir més accés a les noves tecnologies i aquestes han d’estar pensades per a ells també. Ara bé, durant el confinament hem vist que hi ha un tema important sobre això: per accedir a les noves tecnologies cal tenir les eines, com internet a casa o material tecnològic, i tot plegat encara s’ha de treballar més a fons.

La bretxa de coneixement també és important.

És que ningú neix ensenyat, tots hem hagut d’aprendre a usar les noves tecnologies en algun moment i la gent gran que no va tenir l’oportunitat també ha de poder fer-ho, és un dret que tenen. I et sorprendries les ganes amb què ho agafen i com els estimula, en poc temps ja dibuixen amb tauletes, s’aficionen a escriure, a banda que els ajuda a comunicar-se amb els seus fills o néts, els apropa a la seva família i redueix la bretxa intergeneracional. I és clar, molt més amb el tema de la pandèmia. El cert és que tot aquest món els estimula molt.

És un tòpic o part de la gent gran veu aquestes tecnologies inaccessibles i d’entrada creu que no podran aprendre a dominar-les?

El cert és que amb això ens hi trobem molt. La gent gran, de primeres, sovint pensa que són eines que no podran dominar. La postura inicial, normalment, és de negació. Nosaltres sempre insistim que són a temps d’aprendre. Per això són tan necessaris projectes que vagin encaminats al fet que ells entenguin que ho poden fer.

Si donem un cop d’ull a les dades veiem que, en l’àmbit estatal, un 51% de les persones d’entre 65 i 74 anys es connecta diàriament a la xarxa, i això encara no és suficient. S’ha millorat molt, però queda molt de camí per recórrer. Creiem que això es replantejarà arran de tot el que ha passat amb la Covid.

És un dels col·lectius que ho ha passat pitjor amb la pandèmia.

La problemàtica de la Covid ha fet aflorar dos problemes que afecten la gent gran molt més del que ens pensem: la pobresa i la soledat. Les dades deixen clar que la pobresa derivada de la Covid és un problema que afecta molts sectors de població, però cal posar l’accent en la gent gran, que hem vist patir molt per aquesta situació.

Des de la fundació hi heu intentat posar remei.

Sí, hem hagut de repensar i redirigir part de la nostra activitat per pal·liar aquesta pobresa que ha aflorat entre la gent gran. Una de les coses que hem fet i no havíem fet mai és repartir lots d’aliments, per exemple. Vam tenir clar que havíem de posar de la nostra part per ajudar a cobrir les necessitats més bàsiques de les persones.

El projecte ‘Envellir a casa’, que heu posat en marxa aquest any, també té a veure amb la situació derivada de la Covid.

Sí, és un projecte que hem engegat en col·laboració amb Avismón i ens fa molta il·lusió. L’objectiu és pal·liar la soledat no volguda i la pobresa, que han augmentat molt en el context de pandèmia, i se centra bàsicament en dues línies principals d’actuació: l’acompanyament i suport emocional a les persones grans a través de persones voluntàries i serveis assistencials a domicili gratuïts per a persones grans sense recursos.

Proporcionem serveis que van des de l’àmbit de la fisioteràpia, la podologia o la psicologia fins a la neteja de les seves llars o serveis de perruqueria.

Com podem col·laborar amb la Fundació Cuberes-Donlo?

Bàsicament de dues maneres, fent una donació a través del nostre web o mitjançant una acció de voluntariat que nosaltres vehiculem. Des d’aquí convidem a tothom que ho vulgui a conèixer la fundació i els projectes que duem a terme.

[Fotos: Fundació Cuberes-Donlo – font: http://www.xarxanet.org]