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Comédien génial oscarisé, militant de la cause des Amérindiens et des Afroaméricains, doté d’une personnalité complexe et souvent insaisissable, Marlon Brando (1924-2004) a popularisé la méthode Stanislavsky ou « méthode de l’Actor’s Studio. Il a soutenu la recréation de l’État d’Israël. Arte diffusera le 21 juillet 2021 « L’équipée sauvage » (Der Wilde ; The Wild One) de Laslo Benedek. 

Publié par Véronique Chemla 

« Je trouve le métier d’acteur détestable, désagréable ».

L’affirmation peut sembler incongrue dans la bouche d’un monstre sacré du septième art.

« Avec sa présence irradiante et son phrasé unique, Marlon Brando a marqué le cinéma d’une empreinte indélébile ».

Marlon Brando « a pourtant poussé la porte d’une école d’art dramatique presque par hasard. Débarqué à New York à l’âge de 19 ans, le petit paysan du Nebraska, dyslexique et solitaire, se forme à la méthode Stanislavski, basée sur la vérité des émotions, sous la houlette de Stella Adler ».  Le « choc de la grande ville ». Brando vit à Greenwich village, avec ses deux sœurs mariées. « Marlon Brando ne savait pas qu’il voulait faire l’acteur, mais il est entrée dans une école d’art dramatique. Ma mère l’adorait. Il était espiègle. Il avait un tel humour… Marlon Brando était une figure tragique », se souvient Ellen Adler, compagne de Marlon Brando.

« Stella Adler sa muse. Marlon Brando est l’une des personnes les plus drôles que j’ai rencontrées… James Dean était obsédé par Brando. Il s’habillait comme lui », confie  Sondra Lee, amie de Marlon Brando. Celui-ci pratique la boxe, intègre la compagnie de Martha Graham. Fréquente la communauté haïtienne de Harlem. Les grands agents de New York repère cet acteur magnétique.

Sa « présence chargée d’électricité, sa beauté animale teintée de fragilité, alliées à sa capacité innée à vivre une scène plutôt qu’à l’incarner, suscitent immédiatement l’engouement ».

En 1949, Brando se rend en France. Il rencontre l’acteur Christian Marquand. Un coup de foudre.

En quatre ans, d’« Un tramway nommé désir » (1951) à la comédie musicale « Blanches colombes et vilains messieurs » (1955) en passant par « L’équipée sauvage », « Sur les quais » (qui lui vaut l’Oscar du meilleur acteur) ou « Jules César », Marlon Brando précipite la fin de règne des grands acteurs britanniques shakespeariens et bouscule les codes de l’Amérique puritaine, en se forgeant une image de sex-symbol au tempérament rebelle ».

Lors de l’unique rencontre entre Audrey Hepburn et Marlon Brando, pendant un repas du Syndicat des acteurs, Audrey Hepburn dit à son voisin de table un timide « Bonjour », mais l’acteur débutant à Hollywood demeure silencieux. Pendant 40 ans, Audrey Heburn a cru qu’il voulait l’éviter. Mais, lorsqu’elle était hospitalisée à la fin de sa vie, elle a reçu une lettre de Brando. Celui-ci lui expliquait qu’il avait éprouvé un tel respect admiratif pour elle qu’il était demeuré sans voix.  Il n’avait pas trouvé un seul mot à lui dire.

« Sex-symbol à la puissance de jeu incontestée, Marlon Brando a bousculé lignes et codes dans les très puritaines années 50. Sacré roi des voyous, l’icône » d’« Un tramway nommé désir » s’engage la décennie suivante en faveur des droits des Noirs et des Indiens, « avant d’embraser d’une lumière crépusculaire « Le Dernier Tango à Paris » ou « Apocalypse Now ».
« C’est un acteur qui ne voulait pas apprendre par cœur ses répliques », déclare Bernardo Bertolucci.
« Tout était naturel chez lui. Il savait contrôler le silence », précise Patricia Bosworth, biographe de Marlon Brando, acteur instinctif.
« L’équipée sauvage »
Arte diffusera le 21 juillet 2021 « L’équipée sauvage » (Der Wilde ; The Wild One) de Laslo Benedek.
« Une horde de motards sème la panique dans une petite ville américaine… La naissance du mythe Marlon Brando qui, avec ce film sorti en 1953, devint l’incarnation absolue du rebelle. »
« Emmenée par Johnny Strabler, une horde de jeunes motards baptisés les « Rebelles noirs » perturbe l’arrivée d’une course de motos et envahit une petite ville sous le regard hostile de la population. Quand la bande de Chino débarque à son tour dans la bourgade, la situation dégénère… »
« Inspiré de faits réels, ce film fit scandale à sa sortie. Au son des moteurs pétaradants et des standards musicaux de l’époque, il dépeint les relations conflictuelles entre une jeunesse en perdition, révoltée et enfiévrée, et des adultes étouffés par les conventions sociales, prisonniers de leurs peurs primitives. Blouson de cuir et tête de mort, Marlon Brando campe un chef de bande sensuel et impassible, incarnant la figure absolue du rebelle, qui influença jusqu’au look de James Dean et d’Elvis Presley. »

« On The Waterfront »
Arte diffusa le 29 avril 2019 à 22 h 45 « Sur les quais » (Die Faust im Nacken ; On The Waterfront) réalisé par Elia Kazan (1954). Apprenant qu’Elia Kazan, son « père spirituel », a, « tel un mouchard », livré les noms d’artistes communistes, Marlon Brando pleure. Il tourne Sur les Quais, produit par Sam Spiegel et réalisé par Elia Kazan.

Marlon Brando « y joue un salaud et un traître », résume le réalisateur qui réalise un plaidoyer en sa faveur. Le film s’achève sur Marlon Brando en « figure christique suivant un chemin de croix, par sa rédemption ». L’interprétation remarquable vaut à Marlon Brando un Oscar. »L’éveil moral, au contact de l’amour, d’un jeune docker face aux méthodes criminelles d’un syndicat mafieux… Par Elia Kazan, un film social infusé de poésie, porté par les performances éblouissantes de Marlon Brando, Eva Marie Saint et Karl Malden. »

« Sur les quais, la règle c’est S. et M. Sourd et muet. » Parce qu’il a parlé à la police, Joey Doyle a été liquidé par les hommes de main du syndicat des dockers, dirigé par le mafieux Johnny Friendly. Terry Malloy, l’un de ses protégés, ancien boxeur devenu ouvrier portuaire, a attiré la victime dans ce piège sans se douter qu’il serait mortel. Tandis que le père Barry tente d’organiser la révolte des dockers rackettés et opprimés, Terry se rapproche de la sœur de Joey, Edie, qui le supplie de dénoncer les crimes de Friendly devant une commission d’enquête. Lorsque son propre frère, avocat du syndicat, est supprimé à son tour pour l’avoir protégé, le jeune homme est forcé de choisir son camp… »

« En 1952, Elia Kazan, pris dans les griffes du maccarthysme, livre les noms d’anciens militants communistes devant la commission des activités antiaméricaines. Deux ans plus tard, s’inspirant de faits réels révélés par la presse (l’exploitation des dockers de Big Apple par un syndicat mafieux), le cinéaste transpose le dilemme de la dénonciation sur les quais miséreux et embrumés du port de New York. Présentée par certains critiques comme une vaine tentative de justification, cette œuvre multiprimée a éclipsé la polémique par ses qualités intrinsèques : transcendé par la partition expressive de Leonard Bernstein et la photographie en noir et blanc, aux nuances évocatrices, de Boris Kaufman, ce film de gangsters atmosphérique dépeint la condition ouvrière avec un réalisme innervé de poésie ».
« Dans des décors naturels où la grisaille des docks contraste avec la clarté rêveuse et protectrice des toits – où Terry veille sur un pigeonnier et une poignée d’apprentis boxeurs –, Kazan capte le sinueux cheminement moral d’un jeune rustre individualiste vers la justice et la dignité. Dictée par l’amour de la délicate et intègre Edie, remarquablement campée par Eva Marie Saint, et les prêches enflammés du père Barry (Karl Malden), cette transfiguration aux accents christiques est magistralement servie par Marlon Brando, dont l’aura chargée de sensualité et de vulnérabilité subjugue une fois encore.
Le 6 mai 2018 à 15 h, a eu lieu le ciné-concert On The Waterfront avec l’Orchestre national d’Île-de-France – Ernst Van Tiel. « On the Waterfront » est un film réalisé par Elia Kazan, avec Marlon Brando, Karl Malden, Lee J.Cobb et Eva Marie Saint, sur un scénario de Budd Schulberg et une musique de Leonard Bernstein.
« En mettant en scène la corruption mafieuse dans le syndicat des dockers new-yorkais, Elia Kazan a donné en 1954 l’un de ses plus beaux rôles à un Marlon Brando âgé de 30 ans. Leonard Bernstein signe là sa seule musique pour l’écran (si l’on excepte les adaptations filmiques de ses comédies musicales). L’alternance des dissonances parfois rudes, des rythmes irréguliers et des sonorités éthérées préfigure l’idiome de West Side Story, trois ans plus tard. Ce film qui a remporté huit Academys Awards® est présenté sur grand écran en haute définition, avec la haute-fidélité des dialogues. Coproduction Orchestre national d’Île-de-France, Philharmonie de Paris. »

Engagements politiques

La mort de sa mère anéantit Marlon Brando… Il suit une psychanalyse.

Rita Moreno est « foudroyée » en rencontrant cet homme si charismatique. Elle vit une « passion sexuelle » pendant dix ans avec Marlon Brando. « Le problème, c’est trop de fantasmes… Un fois, j’ai été vraiment en colère. Il m’avait promis d’être fidèle. Il m’avait trompé. Je suis sortie avec Elvis Presley, mais cela n’a pas marché : c’était un petit paysan. Marlon Brando était un penseur original », conclut-elle. « Je suis incapable d’aimer » par manque de confiance dans les femmes, confie l’acteur à Truman Capote. Il craignait aussi d’être pris pour un « fils à maman ».

Marlon Brando délaisse Hollywood pour ses engagements comme délégué pour l’UNICEF, fonds des Nations unies pour l’enfance, ou pour les droits civiques auprès de Martin Luther King lors de la Marche à Washington.

« La poursuite impitoyable »

Marlon Brando s’investit dans son personnage dans The Chase (La Poursuite impitoyable), d’Arthur Penn. Un fiasco commercial.

Arte diffusa les 11, 12 et 27 septembre 2020 « La poursuite impitoyable » (Ein Mann wird gejagt ; The Chase) d’Arthur Penn. « Dans une bourgade conservatrice du Texas, Bubber Reeves, accusé à tort d’un délit, s’évade du pénitencier avec un complice, lequel vole une voiture après avoir tué son conducteur. Leur cavale déchaîne les passions… Avec Jane Fonda et Robert Redford, mais dominé par l’interprétation d’un Marlon Brando au sommet de son art, un puissant réquisitoire contre le racisme, qui n’a rien perdu de sa force. »

« Dans une bourgade conservatrice du Texas, Bubber Reeves, accusé à tort d’un délit, s’évade du pénitencier avec un complice, lequel vole une voiture après avoir tué son conducteur. Une cavale qui déchaîne les passions, les habitants redoutant le retour de Bubber, l’enfant du pays. Le shérif Calder s’emploie, quant à lui, à protéger le fuyard d’un lynchage annoncé… »

« Tourné par Arthur Penn dans les années 1960 avant l’emblématique Bonnie and Clyde, alors que le sud des États-Unis restait obstinément sourd au mouvement des droits civiques, La poursuite impitoyable met en scène une communauté blanche décadente, en proie aux démons de la corruption, de l’alcoolisme et du racisme ».

« Entre Val Rogers, le magnat local sans foi ni loi qui prétend jouer les philanthropes, ou cette autre famille de notables, dont les membres s’en prennent violemment aux Noirs par désœuvrement, le cinéaste dépeint une bourgeoisie américaine à bout de souffle. Même ses enfants – la génération Happy Days – se révèlent monstrueux, en particulier lors de la scène chaotique du lynchage collectif, certainement l’une des plus saisissantes du film ».

« En shérif justicier, roué de coups pour avoir voulu défendre le fuyard, Marlon Brando, le visage tuméfié, y montre une fois encore toute la démesure de son talent et de son jeu physique. Une manière aussi, à travers lui, de mettre l’Amérique face à sa (mauvaise) conscience ».
« Au milieu des années 60 l’étoile de Marlon Brando est déjà sur le déclin depuis une série de titres médiocres et le désastre commercial de la superproduction Les Révoltés du Bounty en 1962. Durant le tournage de ce remake signé Lewis Milestone les excentricités et la mauvaise humeur de l’acteur ont atteint des proportions extraordinaires et ont largement contribué au fiasco du film », a écrit Olivier Père.
Et de poursuivre : « Néanmoins la réputation de Brando n’est pas encore à son nadir quand il est choisi par le producteur Sam Spiegel (Sur les quais, Le Pont de la rivière Kwaï, Lawrence d’Arabie) et le réalisateur Arthur Penn pour interpréter le shérif Calder dans La Poursuite impitoyable, entouré d’une brillante distribution regroupant plusieurs nouveaux talents de Hollywood : Robert Redford, Jane Fonda, Angie Dickinson, Robert Duvall, James Fox… La Poursuite impitoyable est une chronique provinciale qui met en scène une flambée de violence collective dans une petite bourgade du Texas à l’annonce de l’évasion d’un jeune prisonnier blanc dont plusieurs notables de la ville ont de bonnes raisons de craindre le retour et la vengeance. Le shérif Calder, désigné comme la seule personne honnête d’une communauté rongée par la haine et la corruption, sera incapable d’apaiser un climat d’hystérie et de lynchage attisé par l’alcool et la peur. La Poursuite impitoyable dresse un portrait féroce de la haute bourgeoisie sudiste prête à toutes les vilenies pour protéger la respectabilité et les privilèges de sa caste, avec la complicité d’une population abrutie et ivre chaque fin de semaine. La violence explosive du film anticipe celle du long métrage suivant de Penn, réalisé un an plus tard, et qui obtiendra un immense succès : Bonnie et Clyde. L’atmosphère décadente et paroxystique de La Poursuite impitoyable vaudra au film de Penn des critiques assassines au moment de sa sortie. Il sera ensuite réhabilité puis considéré comme un classique des années 60. Les spectateurs américains n’étaient sans doute pas prêts à endurer un film aussi critique qui n’hésitait pas à dénoncer la lâcheté et la monstruosité d’une ville prospère avec une galerie de personnages irrécupérables et pourtant désespérément « normaux ».
Et Olivier Père d’analyser : « Vers la fin de son film, Arthur Penn reproduit quasiment à l’identique lors d’une scène dramatique réunissant les principaux protagonistes le meurtre survenu le 24 novembre 1963 de Lee Harvey Oswald, suspect principal dans l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, par Jack Ruby moins de quarante-huit heures après son arrestation, interrompant toute forme de procès et même d’instruction judiciaire. La transposition à peine trois ans plus tard d’un épisode encore dans toutes les mémoires de l’histoire contemporaine des États-Unis dans un contexte fictionnel choqua beaucoup à l’époque du film. Cette séquence constitue l’une des premières occurrences de l’affaire Kennedy dans une production hollywoodienne et marque plus largement l’intrusion de la violence réelle retransmise par les actualités télévisées dans le cinéma américain. A partir de la fin des années 60 et dans les années 70 on ne comptera plus les allusions plus ou moins directes aux assassinats de John Fitzgerald et Robert Kennedy, au Watergate et à la guerre du Vietnam dans les films des nouveaux cinéastes américains en prise directe avec les traumatismes récents de leur pays. »
Et de conclure : « Et Marlon Brando dans La Poursuite impitoyable ? Magnifique quoique déjà un peu boudiné dans sa tenue de shérif avec une dégaine nonchalante et une manière inimitable de mâchouiller ses dialogues avec un fort accent sudiste, il livre une composition géniale et ajoute un chapitre important à sa mythologie personnelle. Cinq ans plus tôt dans son unique réalisation le western baroque La Vengeance aux deux visages il se faisait longuement fouetter par Karl Malden ; dans le film de Penn il est victime d’un interminable passage à tabac qui le laisse défiguré et couvert de sang. Ces deux films contribuèrent à la légende du sadomasochisme de Brando à l’écran. L’acteur prendra en effet dans les années 60 et 70 un malin plaisir à incarner des personnages négatifs – sur le plan humain et politique – ou des antihéros suppliciés dans des films trop bizarres, ratés ou dérangeants pour séduire le grand public, en attendant sa brève résurrection artistique et commerciale en 1972 avec les triomphes consécutifs du Parrain et du Dernier Tango à Paris. »

Carrière en dents de scie
Après avoir soutenu les Black Panthers, il s’en éloigne. En sept ans, il accumule dix échecs commerciaux.

Sa « gloire absolue » ? Il « s’emploiera à la saboter dans les décennies suivantes, jusqu’à devenir une caricature de lui-même : plus concerné par ses engagements » politiques « que par les feux d’Hollywood, il enchaîne les échecs commerciaux au cours d’un lent suicide artistique, néanmoins ponctué de sublimes résurrections (Le parrain de Coppola, Le dernier tango à Paris de Bertolucci, Apocalypse now) ». Une jeune génération d’acteurs, tel Pacino, l’adule.

En 1973, c’est une Amérindienne qui vient chercher l’Oscar qui lui est décerné. Marlon Brando vit alors à Tétiaroa, près de Tahiti.

« Il est devenu une caricature de lui-même. Méchant. Sans amour », déplore Sondra Lee.

Marlon vit dans sa maison avec sa famille élargie. Et affronte les tragédies.

Philippe Kohly « explore les multiples facettes de ce génie torturé, disparu il y a dix ans, dans un passionnant portrait intime ».

De « son enfance dévastée – entre un père violent », alcoolique, coureur, ayant le souci des apparences et représentant en produits chimiques, « et une mère alcoolique mais vénérée », actrice et professeur de comédie d’Henry Fonda – « à sa vieillesse  recluse, Philippe Kohly (Gary/Ajar – Le roman du double) plonge dans les méandres d’une existence chaotique.

Convoquant ses proches (amis, amantes) et égrenant sa filmographie légendaire, éclairée par les commentaires de Robert Duvall – « Brando était l’acteur le plus singulier que j’ai connu. Quand je l’ai vu, c’était perturbant, mais bien » – et Elia Kazan – « Brando était un mélange de douceur et de mécontentement violent, parfois dangereux » -, ce film aux riches archives tisse un portrait intime de l’insaisissable Marlon Brando, séducteur compulsif et génie d’un art qu’il n’a cessé de dénigrer ».
Juifs/Israël
À Broadway, à l’aube d’une carrière prometteuse, Marlon Brando joue en 1946 dans A Flag is Bornpièce sioniste de Ben Hecht interprétée aussi par Paul Muni et Celia Adler, et sur une musique de Kurt Weill.
Il interprétait le rôle d’un survivant du camp de Treblinka prénommé David et souhaitant se rendre en Palestine sous mandat britannique. La « Palestine » de l’affiche désigne donc l’État juif. Ben Hecht stigmatisait l’indifférence du monde lors de la Deuxième Guerre mondiale à l’égard de la Shoah. Hecht et Adler militaient au sein de l’American League for a Free Palestine ou Groupe Bergson, qui a produit la pièce de théâtre. Marlon Brando a participé à de nombreuses manifestations du groupe Bergson. Lors de réunions, il a évoqué la triste condition des survivants de la Shoah dans des camps de personnes déplacées en Europe et le besoin d’un État juif.
Brando a donné son salaire – il avait accepté le minimum syndical -dans cette pièce à l’Irgoun, groupe militaire sioniste créé en 1931 dans la Palestine sous mandat britannique.

En 1979 dans Playboy et en 1996 dans le Larry King Live, Brando a évoqué les Juifs d’une manière ayant suscité une polémique. Il a réitéré alors son admiration pour les Juifs et nié tout antisémitisme de sa part.

« L’équipée sauvage » de Laslo Benedek

États-Unis, 1953
Auteur : Frank Rooney
Scénario : John Paxton
Production : Stanley Kramer Company Production
Producteur : Stanley Kramer
Image : Hal Mohr
Montage : Al Clark
Musique : Leith Stevens
Avec Marlon Brando (Johnny Strabler), Mary Murphy (Kathie Bleeker), Robert Keith (Shérif Harry Bleeker), Lee Marvin (Chino), Jay C. Flippen (Shérif Stew Singer), Hugh Sanders (Charlie Thomas)
Sur Arte le 21 juillet 2021 à 15 h 55

« Sur les quais » par Elia Kazan
Scénario : Budd Schulberg
Production : Columbia Pictures Corporation, Horizon Pictures
Producteur : Sam Spiegel
Image : Boris Kaufman
Montage : Gene Milford
Musique : Leonard Bernstein
Avec Lee J. Cobb (Michael J. Skelly), Marlon Brando (Terry Malloy), Karl Malden (Father Barry), Rod Steiger (Charley Malloy), Eva Marie Saint (Edie Doyle)

Auteur : Budd Schulberg
États-Unis, 1954
Sur Arte les 29 avril 2019 à 22 h 45 et 6 mai 2019 à 13 h 30
Visuels : © Boris Kaufman/Columbia Pictures

« La poursuite impitoyable » d’Arthur Penn

États-Unis, 1966
Auteur : Horton Foote
Scénario : Lillian Hellman
Production : Horizon Pictures, Columbia Pictures Corporation
Producteur/-trice : Sam Spiegel
Image : Joseph LaShelle
Montage : Gene Milford
Musique : John Barry
Avec Marlon Brando, Jane Fonda, Robert Redford, E. G. Marshall, Angie Dickinson, Janice Rule, Miriam Hopkins

Sur Arte les 6 septembre 2020 à 20 h 55,  11 septembre 2020 à 15 h 45, 12 septembre 2020 à 5 h 50, 27 septembre 2020 à 6 h 25

« Marlon Brando, un acteur nommé Désir  », par Philippe Kohly 
Roche productions, ARTE France, Angoa-Agicoa, Avro (Pays-Bas), Ciné +, CNC, Procirep,RTS (Radio Télévision Suisse), SBS Australia, 2013, 90 min
Sur Arte les 7 août à 23 h 10, 16 août 13 h 35, 25 août 2016 à 0 h 55, 9 mai 2019 à 1 h 30, 16 mai 2019 à 13 h 35, 18 mai 2019 à 6 h 45

 

Les citations sont extraites du site d’Arte. Cet article a été publié le 7 août 2016, puis le 28 avril 2019.

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Últimamente las leyes hacen malabares para cumplir con los “manuales de lenguaje inclusivo”

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

La palabra “sujeto” funciona como sustantivo, adjetivo y verbo. Eso puede crear algunas paradojas lingüísticas. Por ejemplo, si alguien grita “¡sujeten a ese sujeto!”.

Cuando el término funciona como adjetivo, incorpora la flexión de género: “Tiene una socia sujeta a un contrato leonino”, “contrató a un directivo sujeto a investigación”. Pero cuando ejerce como sustantivo, no varía. En esos casos equivale a “persona”, ya sea física, jurídica o gramatical. Y, como sucede con la propia palabra “persona”, abarca los dos sexos biológicos. En la oración “Edelmiro compra melocotones”, Edelmiro es el sujeto. Y en “Gertrudis vende su casa”, Gertrudis también es el sujeto, no “la sujeta”. Y además, Gertrudis es sujeto de derechos constitucionales, del mismo modo que Edelmiro. Y Gertrudis puede ser objeto de un robo, pero no “objeta” de un ascenso.

Tanto “sujeto” (en masculino) como “persona” (en femenino) son sustantivos epicenos: con un solo género abarcan los dos sexos; y por tanto no decimos “una sujeta y un sujeto”; ni “una persona y un persono”. Y además, el valor despectivo de “sujeto” se restringe a los varones: “¡Menudo sujeto!”, decimos. “Más te valiera no pensar más en ese sujeto”, escribió Galdós (Rosalía, 1872).

Hablamos con sujetos agentes (en la oración activa) o pacientes (en las pasivas). Y, siguiendo con paradojas, podríamos leer: “El sujeto agente dejó al agente sujeto”; y “El fiscal dijo que el sujeto pasivo se mostraba muy activo”.

Por su parte, el “sujeto pasivo” es una persona obligada a algo por la ley (por ejemplo, al pago de un tributo); también sin marca de sexo en la palabra.

Pese a todo esto, la reciente Ley 11/2021, de 9 de julio, sobre lucha contra el fraude fiscal, señala en su preámbulo que se dará “un tratamiento homogéneo a los sujetos infractores y las sujetas infractoras”.

Últimamente las leyes hacen verdaderos malabares para cumplir con los “manuales de lenguaje inclusivo”. Por ejemplo, en la legislación laboral abunda ahora la locución “las personas trabajadoras”, para evitar “los trabajadores”; con lo cual, al pasar del sustantivo “trabajadores” al adjetivo “trabajadoras”, se puede interpretar que algunos de sus preceptos sólo afectan a las personas especialmente aplicadas en sus tareas.

Ya hemos reiterado aquí y en otros lugares que el llamado lenguaje igualitario es bueno como práctica, como denuncia, como bandera identitaria de una causa justa. Pero también innecesario para la comprensión del idioma. Cualquier psicolingüista puede demostrar que aquello que no se nombra sí existe. Ahí está, para empezar, la locución “violencia de género”, mediante la cual todo el mundo sabe qué sexo la ejerce aunque éste no se mencione.

La duplicación de “sujetos infractores” y “sujetas infractoras” llama la atención, sin duda, sobre todo porque una línea antes se ha mencionado correctamente a “los posibles infractores e infractoras”.

Ahora bien, los manuales sobre “lenguaje incluyente” han sido aplicados a rajatabla en el preámbulo de esa ley (por otra parte, un auténtico catálogo de horrores lingüísticos y de estilo), pero no en el articulado. En este, por ejemplo, “las entidades” (femenino) son “sujetos pasivos” (y no “sujetas pasivas”); y se lee otras 22 veces “sujeto” sin duplicación.

Cabe suponer que no por ello las mujeres se van a librar de cumplir las normas tributarias, aunque en esto, desde luego, muchos de los contribuyentes no tendrían gran problema en sentirse excluidos.

[Foto: INMA FLORES – fuente: http://www.elpais.com]

Como cubano que vive en Cuba y trabaja y crea en Cuba, asumo que es mi derecho pensar y opinar sobre el país en que vivo, trabajo y donde creo.

Parece muy posible que todo lo ocurrido en Cuba a partir del pasado domingo 11 de julio lo hayan alentado un número mayor o menor de personas opuestas al sistema, pagadas incluso algunas de ellas, con intenciones de desestabilizar el país y provocar una situación de caos e inseguridad. También es cierto que luego, como suele suceder en estos eventos, ocurrieron oportunistas y lamentables actos de vandalismo. Pero pienso que ni una ni otra evidencia le quitan un ápice de razón al alarido que hemos escuchado. Un grito que es también el resultado de la desesperación de una sociedad que atraviesa no solo una larga crisis económica y una puntual crisis sanitaria, sino también una crisis de confianza y una pérdida de expectativas.

A ese reclamo desesperado, las autoridades cubanas no deberían responder con las habituales consignas, repetidas durante años, y con las respuestas que esas autoridades quieren escuchar. Ni siquiera con explicaciones, por convincentes y necesarias que sean. Lo que se impone son las soluciones que muchos ciudadanos esperan o reclaman, unos manifestándose en la calle, otros opinando en las redes sociales y expresando su desencanto o inconformidad, muchos contando los pocos y devaluados pesos que tienen en sus empobrecidos bolsillos y muchos, muchos más, haciendo en resignado silencio colas de varias horas bajo el sol o la lluvia, con pandemia incluida, colas en los mercados para comprar alimentos, colas en las farmacias para comprar medicinas, colas para alcanzar el pan nuestro de cada día y para todo lo imaginable y necesario.

Creo que nadie con un mínimo de sentimiento de pertenencia, con un sentido de la soberanía, con una responsabilidad cívica puede querer (ni siquiera creer) que la solución de esos problemas venga de cualquier tipo de intervención extranjera, mucho menos de carácter militar, como han llegado a pedir algunos, y que, también es cierto, representa una amenaza que no deja de ser un escenario posible.

Creo además que cualquier cubano dentro o fuera de la isla sabe que el bloqueo o embargo comercial y financiero estadounidense, como quieran llamarlo, es real y se ha internacionalizado y recrudecido en los últimos años y que es un fardo demasiado pesado para la economía cubana (como lo sería para cualquier otra economía). Los que viven fuera de la isla y hoy mismo quieren ayudar a sus familiares en medio de una situación crítica, han podido comprobar que existe y cuánto existe al verse prácticamente imposibilitados de enviar una remesa a sus allegados, por solo citar una situación que afecta a muchos. Se trata de una vieja política que, por cierto (a veces algunos lo olvidan) prácticamente todo el mundo ha condenado por muchos años en sucesivas asambleas de Naciones Unidas.

Y creo que tampoco nadie puede negar que también se ha desatado una campaña mediática en la que, hasta de las formas más burdas, se han lanzado informaciones falsas que al principio y al final solo sirven para restar credibilidad a sus gestores.

Pero creo, junto con todo lo anterior, que los cubanos necesitan recuperar la esperanza y tener una imagen posible de su futuro. Si se pierde la esperanza se pierde el sentido de cualquier proyecto social humanista. Y la esperanza no se recupera con la fuerza. Se le rescata y alimenta con esas soluciones y los cambios y los diálogos sociales, que, por no llegar, han causado, entre otros muchos efectos devastadores, las ansias migratorias de tantos cubanos y ahora provocaron el grito de desesperación de gentes entre las que seguramente hubo personas pagadas y delincuentes oportunistas, aunque me niego a creer que en mi país, a estas alturas, pueda haber tanta gente, tantas personas nacidas y educadas entre nosotros que se vendan o delincan. Porque si así fuera, sería el resultado de la sociedad que los ha fomentado.

La manera espontánea, sin la atadura a ningún liderazgo, sin recibir nada a cambio ni robar nada en el camino, con que también una cantidad notable de personas se ha manifestado en las calles y en las redes, debe ser una advertencia y pienso que es una muestra alarmante de las distancias que se han abierto entre las esferas políticas dirigentes y la calle (y así lo han reconocido incluso dirigentes cubanos). Y es que solo así se explica que haya ocurrido lo que ha ocurrido, más en un país donde casi todo se sabe cuando quiere saberse, como todos también sabemos.

Para convencer y calmar a esos desesperados el método no puede ser las soluciones de fuerza y oscuridad, como imponer el apagón digital que ha cortado por días las comunicaciones de muchos, pero que sin embargo no ha impedido las conexiones de los que quieren decir algo, a favor o en contra. Mucho menos puede emplearse como argumento de convencimiento la respuesta violenta, en especial contra los no violentos. Y ya se sabe que la violencia puede ser no solo física.

Muchas cosas parecen estar hoy en juego. Quizás incluso si tras la tempestad regresa la calma. Tal vez los extremistas y fundamentalistas no logren imponer sus soluciones extremistas y fundamentalistas, y no se enraíce un peligroso estado de odio que ha ido creciendo en los últimos años.

Pero, en cualquier caso, resulta necesario que lleguen las soluciones, unas respuestas que no solo deberían ser de índole material sino también de carácter político, y así una Cuba inclusiva y mejor pueda atender las razones de este grito de desesperación y extravío de las esperanza que, en silencio pero con fuerza, desde antes del 11 de julio, venían dando muchos de nuestros compatriotas, esos lamentos que no fueron oídos y de cuyas lluvias surgieron estos lodos.

Como cubano que vive en Cuba y trabaja y crea en Cuba, asumo que es mi derecho pensar y opinar sobre el país en que vivo, trabajo y donde creo. Ya sé que en tiempos como este y por intentar decir una opinión, suele suceder que «Siempre se es reaccionario para alguien y rojo para alguien», como alguna vez dijera Claudio Sánchez Albornoz. También asumo ese riesgo, como hombre que pretende ser libre, que espera ser cada vez más libre. En Mantilla, 15 de julio de 2021.

 

[Foto: Planeta – fuente: http://www.perfil.com]

Escrito por Miqui Otero

Uno.

“A veces mi voz suena a grava; a veces, a café con leche y azúcar”, dice Nina Simone, que masca, quizá por eso, un chicle cuando se sienta al piano Hoffmann.

Hace solo cinco minutos gritaba en el camerino, pedía salchichas y cocaína y champán, abroncaba a quien le mantenía la mirada; la ropa le molestaba, como si fuera de lija. Hace cinco años iba envuelta en harapos, malvivía en un apartamento parisino desastroso, sucísimo, actuaba en un club nocturno a cambio de 200 dólares. Casi como cuando, de adolescente, se buscaba la vida en los tugurios de Atlantic City. ¿Cómo ha llegado hasta aquí?

Ahora, en el escenario, es casi otra persona: estira el cuello y mira al público con los ojos como platillos de café. Parece un suricata vigilando a un enemigo invisible que se acerca.

Hoy es jueves, 1 de julio de 1999. Actúa en el Meltdown Festival, comisariada por Nick Cave, que la mira con arrobo desde el lateral. También está Warren Ellis, su compinche, con barba de rabino y camisa de paramecios. Han visto ese volcán en el camerino y dudaban seriamente de que hoy pudiera tocar. Pero ahí está. Su voz a veces suena a grava y otras a café dulzón, y por eso masca clorofila o fresa.

Y, solo entonces, justo antes de empezar, se saca el chicle de la boca con el índice y el pulgar que luego corretearán por las teclas. Y, como una niña gamberra y silenciosa en su pupitre, justo antes de la explosión de la travesura, lo engancha en un lateral del piano.

Desde que ha descartado el chicle es otra persona. Quizá el chicle sea una bomba, pero en lugar de ruido trae melodía, en lugar de guerra, cierta paz. Entonces, solo porque es 1 de julio, empieza el recital y es muy posible (yo no estaba allí para verlo) que toque “July Tree”: “True love blooms for the world to see / Blooms high upon the July tree”.

Dos.

También masca chicle cuando cruza las vías. Es una niña negra de Tyron, Colorado, donde el tren, que ninguno de los suyos puede coger, deslinda el barrio blanco del negro.

Ella se ha fogueado al piano en la iglesia, con su madre predicadora, hasta que una ojeadora blanca atrapó el talento y quiso coger el esqueje y que brotara un tulipán negro. La invitó a darle clases en su casa y por eso Nina Simone, que aún no se llama Nina Simone, cruza las vías para practicar cada día siete u ocho horas. Aún no ha descubierto esta canción: “True love seed in the autumn ground / When will it be found?”.

Ninguno de los niños quiere jugar con ella. Solo quieren que toque el piano, una y otra vez, para poder bailar. No solo es una negra que toca el piano, sino que es el proyecto de la primera mujer negra pianista de música clásica. Toca a Bach y Debussy y a todos esos otros genios blancos que tanto le gustan. Quizá masca chicle mientras lo hace. O lo deja, fuera de la mirada de la profesora, bajo el piano.

También da recitales para financiar sus estudios futuros. Su carrera es más improbable que la carrera espacial, casi tanto como un tulipán negro, así que tiene que ahorrar. Pero cuando ha reunido el dinero y los años, cuando toda su familia se ha mudado a Filadelfia, la rechazan en el Instituto de Música Curtis. Quizá por ser negra. Quizá por querer tocar música clásica: “True love deep in the winter white snow / How long will it take to grow?”.

Tres.

Se busca la vida en Atlantic City, la ciudad del juego y los trapicheos. Como a su madre no le gusta que cante y toque canciones del diablo, se convierte en Nina Simone. Pierde su nombre y gana una carrera.

El salto a la fama merece una elipsis, pero el caso es que ya ha grabado su primer disco, “The Amazing Nina Simone” (1959), en el circuito de jazz, y es toda una sensación. Toca su éxito en la mansión Playboy (ni un negro entre tanto terciopelo) y se casa con un sargento de policía.

Gira y gira y gira mascando chicle y se marea. No le encuentra sentido a esa vida. Tampoco lo tiene la relación con su mánager y marido, que le golpea el rostro, la encañona con pistolas, la viola por haberse metido en el bolsillo un papel entregado por un admirador.

Su voz sabe a grava o a café con leche, porque su voz quiere y puede expresar siempre una moción. Pero el caso es que luego es difícil abandonarla. En 1965, saca “I Put A Spell On You”, el disco donde se esconde esa canción discreta pero preciosa, la mejor canción sobre la promesa de julio: “July Tree”.

Recuerda su rechazo en el instituto, e intenta rellenar su vida vacía sumándose a las marchas por los derechos civiles con la furia del converso. Es como esos músicos que se unen a un culto evangélico y solo cantan canciones sobre Dios, descartando todos los otros temas. Ella pierde contratos y diamantes porque solo canta sobre su raza, sobre lo sometida que está, sobre hasta qué punto cogería una metralleta y (“Mississippi Goddam”) se plantaría en el Sur a aniquilar a todos los blancos más allá de las vías del tren. Algo tendrá que hacer con la violencia del sistema, también con la de su casa.

Le grita a Martin Luther King: “Escuche, ¡yo no soy pacifista!”, pero llora cuando lo matan.

Por primera vez en mucho tiempo se siente llena, imbuida de una fe ciega. La respuesta está en el viento y todas esas cosas: “You know true love buds in the April air / The April air / Was there ever a bud so fair?”.

Cuatro.

Ha pasado el huracán y ha dejado un mundo, el suyo, arrasado. Ha dejado el anillo de matrimonio encima de la mesa, al lado de una nota, y se ha ido. Ha abandonado a su familia, también a su hija, y se ha mudado a Liberia. El paraíso. No tocará un piano en años.

Pero también se necesita dinero en el paraíso y ella solo tiene una forma de reunirlo: tocando. Se muda a Suiza y luego a París. Vuelve a dar conciertos a cambio de chatarra. Fue, hace solo unos años, la gran estrella negra de la música, la más respetada, la que engarzaba la técnica de la clásica con el primer latido negro de la música. Imbatible. Hoy es casi una vagabunda que delira en las farolas.

Unos amigos la rescatan del apartamento de París, lleno de colillas y botellas y vestidos sucios de tela barata; la perfecta imagen de cómo se siente. De la euforia a la violencia, salvo cuando está en escena con la mirada perdida. No tiene ni familia: ha dejado de hablar a su marido y ha pegado, como él hacía con ella, a su hija.

La aíslan, la medican con toneladas de Trilafon y le prometen que recuperará la música y la vida. Vuelve a tocar. Y lo hace. Con un tic en la boca, como si un anzuelo tirara de su comisura derecha para sacarla del agua y de la vida. Y usan su canción para un anuncio de Chanel y vuelve a ser famosa y está algo apelmazada, pero agradecida, como un tigre de zoo, domado, pero a ratos feliz.

Cinco.

Cuando alguien se despiste en el concierto de este 1 de julio de 1999, Warren Ellis recogerá ese chicle. No se lo dirá a nadie, ni a su amigo Nick Cave, hasta tres lustros después, cuando ruedan una escena para el documental “20.000 días en la Tierra” (2014). Ese chicle es una piedra de Rosetta, o un diamante antiguo: en él está el secreto para poner tu talento al servicio de la emoción y para autodestruirte precisamente por lograrlo.

Entonces, a cuatro patas, con su barba de rabino limpiando el suelo, Warren Ellis gatea hasta el escenario, despega el chicle de la madera del piano Hoffman y se lo mete en el bolsillo de la americana. Luego lo fundirá en oro, lo enmarcará en plata, pero nunca tendrá tanto valor como ahora mismo. Es Indiana Jones, y Rififí, y el atracador más afortunado de todos los tiempos, movido no por la codicia, sino por la admiración.

Ella, Nina Simone, ya muy mayor, inflada pero de dedos aún veloces, diagnosticada como maníaco-depresiva, por fin de vuelta a los escenarios (y que dentro de cuatro años, poco antes de morir, recibirá una carta del Instituto de Música Curtis aceptándola como alumna honorífica), no repara en el robo. Quizá porque, con voz de grava o de café con leche, canta justo ahora, un 1 de julio: “True love blooms for the world to see / Blooms high upon the July tree”. ∎

 

[Fuente: http://www.rockdelux.com]

Il y a bien un ensauvagement du monde lié au triomphe des réseaux sociaux. En voici les raisons.

Écrit par Bernard-Henri Lévy 

Le président de la République a raison. 

Il y a bien un ensauvagement du monde lié au triomphe des réseaux sociaux. Et cela pour cinq raisons.

1. L’immédiateté des pensées qui s’y profèrent. Le fait qu’elles ne connaissent plus les moindres recul, filtre et, à la lettre, médiation. Et, donc, leur affinité avec cette parole trop crue, trop présente à elle-même, trop vive, dont Hegel faisait l’une des sources de la violence et de la sauvagerie entre les hommes.

2. Le piège de ces réseaux qui, loin, comme leur nom l’indique, de nous socialiser, ne font, en vérité, que nous désocialiser. Illusion de ces prétendus amis qui nous aiment en un clic, nous désaiment en un autre et dont la multiplication est le signe que, comme les non-citoyens selon Saint-Just, nous n’avons plus d’amis du tout… Fausse richesse, et authentique monnaie de singe, qui se mesure en « likes » et « followers » censés donner à nos existences une valeur accentuée et nous enferme, en réalité, dans une solitude inédite… Bref, règne d’un narcissisme qui signe la rupture, sous prétexte de connectivité, avec tout ce qui faisait les communautés, solidarités, fraternités d’antan…

3. On connaît l’histoire du fameux évêque Denis, décapité par les barbares, mais gravissant la colline du même nom avec, sous le bras, sa propre tête tranchée. Avec les machineries du Net, on assiste à un phénomène de même sorte – mais à l’échelle de l’humanité. Il ne s’agit, certes, plus de notre tête, mais de notre mémoire. Ce n’est pas sous le bras que nous la transportons mais au creux de notre main, ou au fond de notre poche, depuis que nous nous déchargeons sur nos smartphones du soin de faire remonter à la conscience des informations, situations et lambeaux de souvenirs que nous oublions d’autant plus volontiers que la technique les convoque à volonté. Et il y a, dans cette expatriation, dans cette exfiltration, dans ce délestage vers les machines de la faculté de se souvenir, un événement anthropologique débouchant sur ceci : l’inexorable atrophie d’une faculté de mémoire dont on sait, depuis Platon, qu’elle est, entre les hommes, l’un des liens les plus solides et les plus aptes à conjurer le pire.

4. La volonté de vérité. Elle aussi fait lien entre les hommes. Et il y a, dans la reconnaissance d’une vérité dont au moins le souci est partagé, une autre vraie raison qui les empêchent de s’entre-tuer. Or qu’est-ce qu’un réseau social ? C’est le lieu d’un glissement progressif dont on n’a pas assez mesuré tous les effets. On commence par dire : « droit égal, pour chacun, à exprimer sa propre croyance ». Puis : « toutes les croyances exprimées ont le même droit au même respect ». Puis : « si elles sont également respectables, c’est qu’elles sont également valides, valables, valeureuses ». Et c’est ainsi que, partis du désir de démocratiser le « courage de la vérité » cher à Michel Foucault, pensant donner à tous le moyen technique de contribuer aux aventures de la connaissance, on a créé une parlotte mondialisée où rien ne permet plus, ni de hiérarchiser, ni même de distinguer le raisonnable et le délirant, l’information et les fake news, le désir du vrai et la passion de l’ignorance. C’est le retour, à l’élégance grecque près, de ces fameux sophistes soutenant que ce que l’on appelait jadis « la » Vérité est une ombre incertaine dans une nuit où toutes les illusions sont grises. Et, dans cette profusion obscure et vociférante que sont devenus les réseaux sociaux, la vérité de chacun vaut celle de son voisin et a droit à tous les moyens, absolument tous, fussent-ils violents et même sauvages, d’imposer sa propre loi.

5. Et puis enfin ceci. On se souvient du « panoptique » théorisé, à propos des prisons, par l’utilitariste anglais du XVIIIsiècle Jeremy Bentham et dont le principe était un mirador central permettant au gardien de voir sans être vu et aux détenus, répartis dans les allées rayonnant autour de la tour, de vivre sous son regard. L’originalité des réseaux sociaux est que cet œil qui ne se ferme jamais, qui surveille les corps et pénètre les âmes, qui viole leur intériorité en la rendant transparente à qui veut, n’est plus l’œil d’un gardien, d’un chef, d’un maître, mais de chacun. La nouveauté c’est que ce projet de tout voir, de tout savoir et de pénétrer dans le cœur et l’intimité des êtres est à la portée de n’importe lequel de nos voisins de réseau. Et cette mécanique néo-benthamienne, dans la mesure où elle permet aux maîtres d’épier les sujets, mais aussi aux sujets d’épier les maîtres et à n’importe lequel d’entre nous de surveiller ou punir n’importe quel autre, crée un régime politique nouveau que l’on ne saurait qualifier ni de proprement démocratique ni de clairement autocratique ; que l’on est tenté d’appeler, à cause de cette tyrannie du regard et du voyeurisme jouisseur qu’il instaure, scopocratique ; et qui enfreint l’une des plus vieilles lois de l’Histoire, énoncée depuis les Tragiques d’Épidaure et Olympie : « humains, n’allez pas y voir de trop près, au risque d’être aveuglés ou, pire, éclaboussés par leur sang, de ce côté du miroir qu’est le corps animal de vos semblables ». Les Tragiques n’avaient pas tort. Car, de cette fureur scopocratique, il résulte une curée. Une rage dénonciatrice rarement vue dans l’histoire de l’humanité. Un climat de justice populaire qui va à la vitesse de la lumière virale d’un Net tournant à plein régime et créant une humanité assoiffée, comme les dieux d’Anatole France, non de sang, mais de buzz. Et, au bout de cette mêlée où une nouvelle tête tombe, à chaque instant ou presque, dans le panier panoptique des nouveaux corbeaux, il y a une guerre de tous contre tous dont aucun Hobbes n’avait imaginé la sauvagerie.

Comment sort-on de ce cauchemar ? Je ne sais pas.

 

[Source : http://www.laregledujeu.org]

S’es aprovat un projècte de lei sus las lengas oficialas que representa “un progrès significatiu” pels locutors de la lenga pròpria del país

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Lo 20% dels emplegats del servici public d’Irlanda deuràn mestrejar lo gaelic irlandés en 2030, segon un projècte de lei sus las lengas oficialas anonciat dijòus passat pel govèrn d’Irlanda, çò rapòrta The Irish Times.

Lo ministre dels airals gaelicofòns, Jack Chambers, confirmèt que s’èra acceptat 32 emendaments al projècte de lei, qu’impausa d’obligacions als organismes estatals en çò que tanh a l’usatge de la lenga pròpria del país. Per Chambers, la nòva lei representa “un progrès significatiu” pels dreches lingüistics dels locutors de gaelic.

Demest aqueles emendaments se tròba l’obligacion que lo 20% de la publicitat de l’administracion siá en gaelic.

Serà tanben obligatòri que totes los claviers dels ordenadors que los empleguen los foncionaris sián adaptats a la lenga, un subjècte que pòrta dempuèi longtemps de problèmas e frustracions als defensors del gaelic.

 

 

[Imatge: tuairiscnuacht – poblejat dins http://www.jornalet.com]

Escrito por Juan Takehara

Un tipo de descalificación muy usada durante la reciente campaña electoral ha sido el llamado terruqueo, práctica que consiste en endosar a alguien la filiación a una organización terrorista para menoscabar su credibilidad. Sobre por qué ha aumentado este tipo de ataques, conversamos con Oswaldo Bolo Varela, magíster en Estudios Culturales y docente de la UNMSM.

– En la conferencia “200 años de Memoria: Tensiones entre la historiografía y la legitimidad”, reflexionaste sobre las diferentes formas de hacer memoria y mencionaste la “memoria salvadora”, como el conjunto de recuerdos que glorifican un pasado no tan verídico, ¿Por qué tenemos diferentes versiones de nuestro pasado, en especial de lo que sucedió en la época de violencia? 

Se dice que recordar el pasado es buscarle un sentido a ese recuerdo, es decir, hablamos en este caso de aquellas disputas para saber qué sucedió realmente. Si bien estas disputas son más evidentes y explícitas en un escenario de guerra interna o externa, uno de los principales legados de estos escenarios es la existencia de un pasado que se ha enquistado en cierta “oficialidad”. Ha logrado hegemonizar el recuerdo para saber de qué modo y en qué fechas, quiénes fueron los héroes y quiénes fueron los villanos. En Perú esto sucedió también, donde en un escenario postconflicto encontramos un conjunto de memorias que han tenido mayor capacidad de difusión y que, justamente por eso, están defendiendo un conjunto de interpretaciones del pasado, muchas veces marcadas por sus propios intereses. Especialmente que se sepa quiénes son los sujetos que participan de esta memoria, a quiénes se debe siempre condenar o a quiénes siempre reivindicar.

Detrás de cada grupo, colectivo o sujetos que están intentando representar el pasado de una determinada manera hay intereses personales, particulares y también políticos y económicos que escapan a lógicas individuales y que más bien se enquistan en la estructura social.

Detrás de cada grupo, colectivo o sujetos que están intentando representar el pasado de una determinada manera hay intereses personales, particulares y también políticos y económicos que escapan a lógicas individuales y que más bien se enquistan en la estructura social. Cuando hablamos de la “memoria salvadora”, es una memoria que depende de instituciones – militar o policial – las cuales en este caso están vinculadas con el fujimorismo, pero no es sólo la memoria de los héroes fujimoristas o de Alberto Fujimori salvándonos del terrorismo, como argumenta un sector de la población, también es una memoria vinculada a factores económicos. Una memoria que nos recuerda cómo se propuso un modelo económico beneficioso para la nación y una memoria que nos rescató del caos. Éstas narrativas tuvieron mayor alcance cuando el liberalismo comenzó a hacerse presente en la región junto a los movimientos de derecha radical.

– Esta “memoria salvadora” está también conectada con afirmaciones como “el presidente nos ayudó porque salvó la economía del país”.

La historia social no es una historia aislada. Va de la mano de la producción económica. El propio Sendero Luminoso decía que parte de su objetivo era cambiar la estructura económica del país. Se repite la idea de que el factor económico termina siendo uno de los núcleos de disputa. Si un factor importante es cómo recordamos el pasado, posiblemente otro factor en disputa tenga que ver con cómo nos organizamos económicamente. Saber qué modelo es mejor y cómo se redistribuye a partir de este modelo, ese es otro factor de conflicto.

– Cuando decimos “esa época fue muy mala para el país” en general es porque se presentó una mala racha económica, por encima de si fue un periodo corrupto o si no se respetaron derechos fundamentales. 

Tiene que ver con la manera como nos enseñaron esa historia. En la universidad esta enseñanza es “departamentalizada”; se estudia los sistemas económicos de la independencia del Perú hasta la actualidad separados de la historia sociopolítica del país. Es una visión de enseñanza clásica, donde no puedes realizar una transdisciplinariedad del conocimiento, en donde los procesos sociales no se han estudiado desde el punto de vista económico o social, sino más bien desde la complejidad que implican. Enseñar desde varias disciplinas es un proyecto más complejo y termina siendo más desafiante porque empiezan a aparecer todo esto que dices. Así, tenemos episodios de corrupción que aparecen en periodos que pueden haber sido económicamente positivos para la nación, pero que tiene un correlato en las miserias morales que no están narradas en el mismo espacio.

– ¿Observas diferencias en la enseñanza superior cuando analizan el periodo de violencia interna en nuestro país?

Existen grandes diferencias. En Lima, las universidades nacionales mantienen un discurso más desde la izquierda que permite hasta cierto punto entender de manera crítica el Conflicto Armado Interno, pero también de manera un poco más complaciente. Por otro lado, en algunas universidades privadas existe cursos como Ética, o Realidad Peruana Contemporánea, donde el estudio del conflicto armado ingresa como parte de una unidad del curso. Muchas veces este tema es abordado desde una mirada contemplativa, a partir del dolor de las víctimas de los terroristas, pero también de los militares. Es un discurso importante, pero es una memoria reducida, en el sentido de que ya no basta con contemplar el dolor ajeno y compadecerte frente a ello. No basta con este abordaje filantrópico al Conflicto Armado Interno.

– El 16 de julio se cumplen 29 años del atentado en Tarata. ¿Cómo crees que se enseña este atentando fuera de Lima?

Posiblemente en las regiones no se enseña lo de Tarata, incluso ni siquiera se enseñe el tema del Conflicto Srmado Interno. Hay algunas universidades que apuestan por un discurso más complaciente, pero hay otras privadas que no solo no tocan el tema, sino que incluso es algo hasta mal visto. Te “terruquean” por solo hablar de eso. En regiones tampoco no se habla mucho porque o es un tema prohibido o es un tema poco interesante. Sucede que hasta cierto punto es comprensible porque abordar la memoria de manera crítica es algo complejo. Decir, por ejemplo, que un senderista también podría ser una víctima es problemático. Te dirán que los estás defendiendo. Hay un sentido común previo y muy asentado que prefiere no tocar ese tema.

– ¿Por qué el terruqueo ha estado tan presente durante la reciente elección?

Así como hay estigmatización racial, cultural, sexual o clasista, existe el terruqueo como estigmatización política. Cuando alguien te pregunta dónde vives y respondes: “Soy del Callao”, te responden: “Seguro de en lugar peligroso”. O cuando se enteran de que estudias en la Universidad San Marcos, te dicen: “Seguro que eres un revoltoso”. El terruqueo es algo similar. Las personas o colectivos terruqueados son invalidados. Esta anulación se da en dos dimensiones: por un lado, hacen que tus reclamos no sean tomados en cuenta; lo que dices no vale porque eres “terruco”, y ser “terruco” a priori significa no tener voz ni voto y no tienes derecho a nada. Pero, por otro lado, es un arma también de prevención, porque yo al terruquearte estoy avisando que cualquier otro que quiera hacer algo parecido automáticamente va a ser identificado como terrorista y ser terrorista en nuestro país es el escalón más bajo de la escala social, ahí no tienes derecho a nada. Si te acuso de ser terrorista te niego cualquier posibilidad de reclamar o ser escuchado. Además, me parece que el terruqueo está vinculado a otras aristas como la clase o la raza. Frente a un discurso, podemos decir que alguien que es más cholo debe ser terruco, pero si es más blanco no debe ser caviar.

Me parece que el terruqueo está vinculado a otras aristas como la clase o la raza.

– La respuesta ante el terruqueo ha sido responder de fascista al otro, especialmente cuando quien ataca aparentemente pertenece a un sector socioeconómico elevado. 

Sí, pero la discriminación no es solo por tu apariencia, es toda una maquinaria de operación. Esta es una respuesta más bien ante la radicalización de los términos y además porque terruquear es ya cruzar la línea, es patear el tablero. Posiblemente quien acusa de terrorista al otro sabe bien que no es terrorista. Por ejemplo, en esa conferencia de prensa que ofreció la comitiva que viajó a la OEA para pedir una auditoría de las elecciones, y en la que, al presentarse una persona que los acusó de golpistas, le respondieron: “Sabemos que Sendero Luminoso tiene aliados fuera del país”. Es así como el terruqueo también se vincula con toda esta lógica de posverdad y fakenews que ahora está repotenciada con trolls y líderes que tienen acceso abierto a medios como López-Aliaga o la propia Keiko Fujimori. Eso está presente cuando se dice: “Nos han robado las elecciones”, “el camarada Sagasti” o “son terroristas” y se difunde fotos falsas –que todos saben que son falsas– de Verónika Mendoza al lado de Abimael Guzmán que alguien envía en cadena de grupos familiares en Whatsapp. El terruqueo también se construye como posverdad, como una lógica de que si bien saben que algo es falso, se ha constituido en un discurso asentado, y ya se vuelve una creencia. Es como pensar que si eres de izquierda eres potencialmente un terrorista.

– ¿La posverdad es enemigo de la memoria?

No necesariamente. La memoria también puede ser un tipo de posverdad en el sentido de que podemos tener una memoria peligrosa o una memoria que le conviene a cierto sector. Tampoco hay que olvidarse de la memoria del propio Sendero Luminoso, que es bastante cínica, tanto como la “memoria de salvación”. Para Sendero no hay interés en el arrepentimiento, han justificado sus acciones diciendo que “las revoluciones son así” o lo que se buscaba era cambiar el Estado. Es básicamente un discurso negacionista. Esa es la clave de este tipo de memorias, niegan sus propios crímenes, las rechazan o mitigan y más bien enfatizan sus elementos supuestamente positivos. Así también se construyó el fujimorismo.

– En un reciente reportaje de la revista MEMORIA, se observó que en la región norte del país –especialmente en Piura– todavía se mantiene un recuerdo positivo de las obras que realizó el gobierno de Alberto Fujimori. ¿Hasta qué punto vale la pena volver a revisar el pasado? 

Hacer el ejercicio de repreguntarse por el pasado es muy importante. Pero quizá ahí también hay que ser sensatos y saber que la mayoría pensamos en resolver lo inmediato y no lo importante. Es centrarse en lo inmediato decir que te robaron las elecciones, decir que hay que hacer golpe de Estado, decir que los niños se vacunen, etc. En el caso de Piura, hay que pensar también en muchas otras cosas más, comprender por qué muchas personas están realmente agradecidas y tienen gratos recuerdos de su gestión. Por otro lado, quienes realmente tienen interés en repensar el pasado –como son los historiadores y antropólogos– deben repensar críticamente no solo la historia con H mayúscula, sino también todos esos pequeños procesos que están interpretados de una manera pero que también podrían tener otro significado, y esa es una labor pendiente.


 

[Fuente: http://www.idehpucp.pucp.edu.pe]

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue français. Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, il a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation. Il a tenu des propos anti-israéliens. Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian. À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla. 

Publié par Véronique Chemla

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue et philosophe français, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères.

Dans sa bibliographie pluridisciplinaire souvent traduite : Le Cinéma ou l’homme imaginaire (Éditions de Minuit, 1956), Les Stars (1957), Autocritique, (Le Seuil, 1959)L’Esprit du temps (1960), L’esprit du temps. Essai sur la culture de masse (1962), Mai 68, La Brèche (avec Claude Lefort et Cornelius Castoriadis) édité par Fayard (1968), Journal de Californie (Le Seuil, 1970), De la nature de l’URSS (1983), Les Fratricides : Yougoslavie-Bosnie (1991-1995) publié par Arléa (1995), Pour une politique de civilisation (Arléa, 2002), La Méthode en six volumes (Le Seuil, 2008), Le Monde moderne et la question juive (Le Seuil, 2006 ; réédition, Le Seuil, 2012).

En 1989, est publié « Vidal et les siens » d’Edgar Morin avec Véronique Grappe-Nahoum et Haïm Vidal Séphiha (Le Seuil). « Avec Vidal Nahoum mourut en 1984 l’un des survivants du monde englouti de la Salonique séfarade où il était né en 1894. Son grand-père venait de Toscane et parlait italien, sa langue maternelle était l’espagnol du XVe siècle, mais, tout jeune, il sut s’exprimer en français et en allemand. Naïf et malin, animé d’un optimisme et d’une gaieté sans faille, d’un sens de la famille quasi religieux et d’un goût inépuisable pour la nourriture, il traversa les guerres balkaniques, l’écroulement de l’Empire ottoman et les deux guerres mondiales. À partir de documents historiques et personnels, Edgar Morin, son fils, restitue ici son histoire irremplaçable, celle des hommes et femmes de sa famille, celle d’un XXe siècle marqué par la complexité des relations entre l’Orient et l’Occident. »

Dans La Rumeur d’Orléans (1969), Edgar Morin et son équipe analysent une rumeur antisémite dans une ville de province française. « Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d’essayage de commerçants juifs) s’est répandue, sans qu’il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l’équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l’enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ? Des questions se posent : un antisémitisme jusqu’alors latent s’est-il à nouveau éveillé ? N’y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Âge qui ne demande qu’à surgir à tout moment ? »

Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, Edgar Morin a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation.
En 1960, Edgar Morin et Jean Rouch réalisent « Chronique d’un été », qui a contribué au cinéma-vérité. Intéressés par l’idée du bonheur, ils suivent des jeunes alors inconnus et de tous horizons – étudiants, ouvriers, etc. – durant l’été 1960 : Marceline Loridan-Ivens, Régis Debray, Marilù Parolini…

En 1963, Edgar Morin et le réalisateur Henri Calef coécrivent le scénario de L’Heure de la vérité. « Un ancien officier SS, Hans Wernert, a pris l’identité d’un juif allemand liquidé, Jonathan Strauss, et a trouvé refuge en Israël où il s’est intégré dans la vie quotidienne. Mais survient un jeune étudiant américain qui enquête sur le camp dont l’imposteur serait le seul survivant… » Le tournage se déroule en Israël, avec Karlheinz Böhm, Daniel Gélin et Corinne Marchand. Des dissensions surgissent entre Henri Calef et Edgar Morin qui apparait au générique sous le pseudonyme de Beressi, nom de jeune fille de sa mère. Le film n’est pas distribué en France car les producteurs font faillite.

En 1946, il se marie avec la philosophe Violette Chapellaubeau. Le couple a deux filles, Irène Nahoum et Véronique, anthropologue. En 1970, Edgar Morin épouse Johanne Harelle. En 1982, il épouse Edwige Lannegrace. Veuf en 2008, il se remarie en 2012 avec la sociologue Sabah Abouessalam. Tous deux sont les auteurs du livre « L’homme est faible devant la femme » (Presses de la Renaissance, 2013), et « Changeons de voie – Les leçons du coronavirus » (Denoël, 2020).

Edgar Morin a tenu des propos anti-israéliens durant la deuxième Intifada déclenchée par Yasser Arafat. Le 4 juin 2002, le quotidien Le Monde, la tribune partiale « Israël-Palestine : le cancer » signée par Edgar Morin, Danièle Sallenave et Sami Naïr. Ces derniers écrient notamment que « ce cancer israélo-palestinien s’est formé, d’une part, en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté par le passé et de son insécurité géographique ; d’autre part, du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique ».
Les auteurs fustigent « l’unilatéralisme » de la vision israélienne. « C’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le terme Shoah qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du Goulag, des Tsiganes, des Arméniens, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amérique) devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens ».
France-Israël et Avocats sans frontières poursuivent judiciairement les auteurs pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme ». Relaxés en première instance en 2004, condamnés par la Cour d’appel de Versailles en 2005, les auteurs sont relaxés en 2006 par la Cour de cassation : « Les propos poursuivis, isolés au sein d’un article critiquant la politique menée par le gouvernement d’Israël à l’égard des Palestiniens, n’imputent aucun fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de la communauté juive dans son ensemble en raison de son appartenance à une nation ou à une religion, mais sont l’expression d’une opinion qui relève du seul débat d’idées, la cour d’appel a violé les textes susvisés. » Une procédure judiciaire d’une rare rapidité.
« Je suis juif par le sentiment de fidélité à tous ceux qui dans le passé ont été persécutés en tant que Juifs. Je suis juif en tant que membre du peuple maudit. Je refuse d’être du peuple élu », a déclaré Edgar Morin au Journal du Dimanche (4 juillet 2021).
« Edgar Morin, journal d’une vie »

Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » (Ein Philosoph mit Einfluss: Edgar Morin) de Jean-Michel Djian.

« Embrassant les disciplines académiques, le sociologue Edgar Morin, né en 1921, a traversé son siècle en observateur éclairé et en chercheur indiscipliné. Jean-Michel Djian lui consacre un lumineux portrait, tissé de ses interviews passées et récentes. »
« Philosophe de la complexité, sociologue des pratiques culturelles et pourfendeur de l’incurie de l’enseignement de la pensée, Edgar Morin a renouvelé, avec autant de rigueur que de conviction, la figure de l’intellectuel ».
« Au seuil des années 1980, il figure parmi les premiers à pressentir les ravages de la « mondialisation techno-économique » sur notre fragile Terre-Patrie (titre de l’un de ses ouvrages) et les désastres dont elle menace l’humanité ».
« Né Edgar Nahoum à Paris, en 1921, dans une famille de commerçants juifs originaire de Salonique, il rejoint encore adolescent le courant pacifiste et antifasciste ».
« La guerre venue, tout juste diplômé en histoire et en droit, il s’engage à Toulouse, en 1942, dans les rangs de la Résistance communiste, où il adopte le pseudonyme de Morin dont il ne s’est plus départi ».
« Auteur d’une centaine d’ouvrages, docteur honoris causa d’une quarantaine d’universités dans le monde, Edgar Morin n’a eu de cesse de s’interroger et d’interroger ses contemporains afin de donner du sens à la fraternité qui nous fait tenir ensemble, malgré l’adversité. »
« Comment esquisser les grandes lignes d’une vie aussi féconde, tout entière dédiée à la pensée et à l’engagement humaniste ? »
« Suivant un fil chronologique, du Paris de l’avant-guerre à son refuge sur les rives de la Méditerranée d’aujourd’hui, en passant par son incursion au californien Salk Institute, où directeur de recherche du CNRS il posa un temps ses valises, ce portrait retrace ses compagnonnages intellectuels (avec le philosophe Régis Debray, les idéaux du communisme), ses fidélités indéfectibles (avec le couple Duras-Antelme) comme les rares frictions avec ses pairs, notamment Pierre Bourdieu ».
« Alors qu’Edgar Morin fête ce 8 juillet son centième anniversaire, Jean-Michel Djian, en tissant ensemble un choix éclairant d’archives filmées, de ses interviews, passées et récentes, et de ceux qui l’ont côtoyé, donne à entendre la voix de l’un de nos plus vaillants résistants au conformisme des idées ».
Conférence de presse
Lors de la 75e édition du Festival d’Avignon (5-25 juillet 2021), aura lieu le 13 juillet 2021 à 12 h 30 une conférence de presse avec Eva Doumbia, Victoria Duhamel, Théo Mercier, Edgar Morin et Nicolas Truong.
« Se souvenir de l’avenir »

À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla.

« Le 13 juillet dans la Cour d’Honneur du Festival d’Avignon, à travers l’évocation de ses souvenirs les plus marquants, Edgar Morin lancera, en compagnie d’invités inspirés par ses idées, quelques salves d’avenir afin de dessiner une nouvelle voie pour notre temps. »
« VERBATIM »
 
« On est à nouveau dans une époque barbare, où barbarie et civilisation se mêlent étroitement mais où, de plus, on se rend compte que nous sommes sur une planète totalement rétrécie, mais en même temps entièrement déchirée, incapable de résoudre ses problèmes et livrée à des monstres paranoïdes que sont les États-nations modernes. »
« Dans les processus dominants, on ne peut qu’être inquiet. Que ce soit la dissémination nucléaire, les périls sur la biosphère, le dérèglement économique, la démographie galopante, la marche incontrôlée de la technique et de la science… Tous ces processus semblent aller probablement vers on ne sait quelle catastrophe. Or, dans l’histoire, le probable n’arrive pas toujours. Et souvent, l’improbable heureux arrive. »
« Le fait de vivre aujourd’hui comme j’ai toujours vécu, et d’une façon même exceptionnelle à mon âge, en ayant les mêmes sentiments juvéniles que je peux avoir pour mon épouse, et ou bien pour mes amis, c’est quelque chose qui fait que je ne me laisse jamais submerger par la nostalgie. »
 
« Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian
France, 2021, 54 mn
Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici Méditerranée, Les Films d’Ici, INA
Sur Arte le 8 juillet 2021 à 23 h 55
Disponible sur Arte.tv du 01/07/2021 au 05/09/2021
Visuels :
Edgar Morin en 1968
© Michèle Bancilhon / AFP
Edgar Morin
Les Films d’Ici Méditerranée
Edgar Morin à la Seyne-sur-mer en 2020
© Les Films d’ Ici Méditerrané
« Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin » réalisé par Stéphane Pinot
Production : La Compagnie des Indes/Gildas le Roux – – Festival d’Avignon avec la participation d’Arte (1h)
Avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla

 

 

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

Depuis le 1er juillet 2021, les clients de restaurants ont le droit de demander à emporter ce qu’ils n’auraient pas mangé sur place.

Les restaurateurs doivent proposer des contenants pour que les clients puissent rentrer avec les restes – photo : Monkey Business Images

Rédigé par Anton Kunin

Si un client ne peut pas tout manger et le demande, le restaurateur est désormais tenu de lui remettre les restes du repas dans un contenant réutilisable ou recyclable.

Le « doggy bag », une nouvelle obligation légale pour les restaurateurs

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, cela se fait beaucoup aux États-Unis, mais en France le « doggy bag » peine à entrer dans les mœurs. Jusqu’ici, les restaurants proposant d’emporter le reste de son repas se comptaient sur le bout des doigts. Mais depuis le 1er juillet 2021, proposer un « doggy bag » est devenu une obligation légale. Si le client n’est pas en mesure de finir son repas et demande à emporter les restes, le restaurateur est tenu de les lui remettre.

L’article L541-15-7 du Code de l’environnement stipule en effet : « Les établissements de restauration commerciale et les débits de boissons à consommer sur place mettent à la disposition de leurs clients qui en font la demande, des contenants réutilisables ou recyclables permettant d’emporter les aliments ou boissons non consommés sur place, à l’exception de ceux mis à disposition sous forme d’offre à volonté ».

restaurant doggy bag

Les restaurateurs sont désormais obligés de proposer un doggy bag – photo : cla78

Particularités culturelles obligent, le « doggy bag » a du mal à s’ancrer en France

À noter que ce « doggy bag » ne peut être qu’un contenant réutilisable ou recyclable. Car, rappelez-vous, les contenants en polystyrène expansé (communément appelés « boîtes kebab ») sont interdits depuis cette même date.

Si la pratique entre si difficilement dans les mœurs, c’est parce qu’en France les plats de restaurant sont traditionnellement petits, à l’inverse des États-Unis, où ils sont grands et où le besoin d’un « doggy bag » est de ce fait bien plus grand. En plus, en France, il est d’usage d’aborder la présentation des assiettes avec soin, et peu nombreux sont les restaurateurs qui se sentent prêts à empiler les restes d’un repas pêle-mêle dans un contenant visiblement bon marché. S’y ajoute la réticence des clients, qui y voient un témoignage de leur avarice.

Chaque année, la France gaspille près de 10 millions de tonnes de produits alimentaires, soit 317 kg par seconde (compteur). Sur ces 10 millions de tonnes, plus de 1,2 concerne de la nourriture encore consommable, soit plus de 20 kg par Français et par an.
Depuis le 1er janvier : 5 136 812 058
Depuis que vous êtes connecté : 170 144
Cette statistique, et bien d’autres, vous est offerte par le Planetoscope

Toujours est-il que l’ampleur du gaspillage alimentaire dans les restaurants interroge. Selon une étude de l’Ademe parue en 2016, la restauration est responsable de 13 % de l’ensemble du gaspillage alimentaire. Pour chaque repas pris au restaurant, 125 grammes de nourriture en moyenne sont jetés à la poubelle.

[Source : http://www.consoglobe.com]

Compartimos la edición 178 de la publicación mensual de Lucha Indígena, correspondiente a julio de 2021 con 32 páginas a color, con una variedad de artículos que analiza con mirada crítica el acontecer internacional.

La revista política fundada por el legendario luchador don Hugo Blanco Galdós contiene una crónica de este personaje en el Cusco, y analiza los dilemas que enfrenta el candidato electo Pedro Castilo.

Manuel Rozental esboza el contexto que atraviesa Colombia y hay otras notas sobre el despojo del agua en Puebla, México, la quema de iglesias en Canadá y un artículo sobre ¿Cómo sabotear el apartheid 2.0 de Israel? entre otros temas.

Destaca un informe sobre la persecución y detención de opositores, defensores de derechos humanos y periodistas, de cara a las elecciones en Nicaragua, por el régimen de Daniel Ortega.

 

Lucha Indígena puede ser descargado libremente desde el siguiente enlace:

A continuación, reproducimos el editorial:

Son 200 años de república en el Perú, 73 000 días

Tal vez valdría la pena darse el tiempo de contar así, a gotas. Porque es la cotidianeidad la que revela las condiciones de vida: vivienda, alimentación, salud, educación, libertad…paz.

En los libros de texto los procesos de paz, la atención a los derechos de la mujer, la educación intercultural, la consulta previa, la atención integral de salud, los derechos de la madre tierra y otras maravillas más se cuentan como logros. En el “día a día”, Colombia sufre una violencia (querríamos decir increíble, pero somos pueblos indígenas y las heridas de la historia están muy vivas) repetida desde la conquista, los feminicidios y su apología en los medios espantan, durante la pandemia confirmamos mundialmente que la educación y la salud públicas no existen para nosotrxs, “por hora” invaden, destruyen, contaminan, saquean nuestros territorios. Contaminan el agua impunemente. Nos ofenden con mesas de diálogos que reabren las carreteras y no sirven para nada. Los estados los conforman también los narcos y mafias madereras que nos asesinan, el estado es también la transnacional que alquila policías, que nos quita el agua, que vierte el petróleo; el estado también es el Banco Mundial, el FMI.

Por eso, el Estado peruano celebra su cumpleaños sin invitar a los pueblos. No fuimos invitados a su repartición de nuestros territorios a inicios del siglo XIX, no fuimos invitados a fundar el sistema político corrupto contra el que hoy luchamos y resistimos en Brasil, Colombia, Chile, Guatemala, Canadá, Perú. A pesar que sin duda, en el largo “periodo independentista” del Abya Yala, la participación de los pueblos indígenas fue la que permitió la formación de estos estados.

Nosotras y nosotros resistimos en una dimensión muy distinta adentro en nuestras montañas, en nuestras selvas, en nuestras comunidades, en nuestros corazones. El río, la laguna, el apu, el monte son nuestros; vivimos en ellos, nos alegra su existencia, nos desgarra la madre tierra aprisionada, alambrada, esterilizada. Menospreciadas y perseguidos, aun así tenemos nuestra justicia, nuestro orden; nos reunimos para celebrar y para enfrentar juntos las dificultades, recorremos nuestros territorios, saludamos a nuestra madre selva, madre tierra, madre agua. Hemos traído hasta aquí nuestras canciones y remedios. Combatimos íntima e intensamente contra el monstruo que nos aliena incesantemente.

Para nuestros pueblos la historia republicana ciertamente ha sido, como decía Scorza, un continuo circular de cinco estaciones: primavera, verano, otoño, invierno y masacre. Pero hoy toca, nos debería tocar, una larga primavera en que las estatuas caigan fuera y dentro de nuestros corazones y nuestros pensamientos para siempre, una primavera que destape el horror que nos hicieron vivir en el pasado, que vivimos en el presente, y que se vaya limpiando con el último humo de la rabia.

 

[Fuente: http://www.servindi.org]

La femme de 29 ans, qui officiera à l’Union juive libérale de Strasbourg, devient la cinquième femme rabbin en exercice dans l’Hexagone.

 

A 29 ans, Iris Ferreira deviendra, dimanche 4 juillet, la première femme rabbin à être ordonnée en France, rapporte à l’Agence France-Presse (AFP) le mouvement du judaïsme libéral. Elle va aller officier à l’Union juive libérale de Strasbourg (UJLS), « une communauté qui n’a actuellement pas de rabbin libéral ».

Elle devient la cinquième femme rabbin en exercice dans l’Hexagone, après Pauline Bebe, Delphine Horvilleur, Floriane Chinsky et Danièla Touati, qui avaient toutes été ordonnées à l’étranger.

Etienne Kerber, un homme de 36 ans de la tendance libérale du judaïsme, sera ordonné rabbin en même temps qu’elle. Tous deux recevront la « semikha » (la transmission d’autorité d’un rabbin à un autre) des rabbins Tom Cohen et Pauline Bebe, dans leur communauté respective, à Paris. Un tel événement n’avait pas eu lieu dans l’Hexagone depuis 53 ans.

Le mouvement libéral, largement dominant dans le monde anglo-saxon, mais minoritaire en France, est partisan d’une vision ouverte du judaïsme. Contrairement aux traditionalistes et orthodoxes qui considèrent que confier le rabbinat à une femme n’est pas conforme à la loi juive, la halakha, les juifs libéraux estiment que les femmes ont autant de droits que les hommes dans tous les domaines.

« Un tournant de la vie juive »

Après quatre années de médecine, une licence d’hébreu, Iris Ferreira était allée étudier à Londres au Leo Baeck College, pour cinq ans, aucune formation rabbinique n’existant alors en France pour le mouvement libéral.

Celle qui a d’abord fréquenté des communautés du judaïsme orthodoxe dans l’ouest de la France dit avoir découvert dans le mouvement libéral « une ouverture qui permet à chacun de faire son chemin dans un contexte plus libre », affirme-t-elle à l’AFP.

« On est à un tournant de la vie juive. J’espère que cela permettra de mieux répondre à un besoin de la communauté », ajoute-t-elle, alors que plusieurs autres femmes actuellement en formation vont devenir rabbins dans les quatre ou cinq ans.

Attiré par le rabbinat « dès l’adolescence », Etienne Kerber, a étudié la littérature anglaise et américaine. Lui aussi formé au Leo Baeck College, il officiera à la Communauté juive libérale de Paris, aux côtés de Pauline Bebe. Par ailleurs, tous deux enseigneront à la rentrée à l’Ecole rabbinique de Paris, qui avait ouvert ses portes en septembre 2019 et forme une dizaine de rabbins libéraux.

Un millier de femmes rabbins dans le monde

La cérémonie dimanche, organisée par le Leo Baeck College, concernera aussi deux autres rabbins, ordonnés même temps à Cambridge et Amsterdam.

En juin 2019, une rencontre internationale de femmes rabbins ou enseignantes, venues des États-Unis, d’Israël, de France, avait eu lieu à Troyes, une première en France. La question d’une plus grande place, pour ces femmes, dans le judaïsme a été au cœur des discussions.

On compte en tout environ un millier de femmes rabbins dans le monde. Quelque 800 exercent aux États-Unis, une cinquantaine en Europe, le reste en Israël. Une dizaine de rabbins libéraux (hommes et femmes) exercent aujourd’hui dans l’Hexagone.

Se tituló como profesora de inglés de la Universidad de La Frontera, en La Araucanía, y cuenta con estudios de posgrado en el Instituto de Estudios Sociales de La Haya y en la Universidad de Regina en Canadá. También posee un doctorado en Humanidades por la Universidad de Leiden y un doctorado en literatura en la Universidad Católica. Nacida en Traiguén en la región de La Araucanía, en el sur de Chile, bastión mapuche, vivió su infancia en la comunidad Lefweluan. Con mayoría absoluta, Loncon, profesora indígena mapuche y lingüista, fue elegida para presidir una asamblea que planteará el reconocimiento de los pueblos originarios en Chile. 

En una decisión cargada de simbolismo y reflejo del espíritu de la nueva Convención Constituyente inaugurada este domingo en Chile, Elisa Loncon fue elegida presidenta del órgano que debe redactar una nueva Constitución.

Los 155 miembros de la Constituyente que harán la nueva Constitución de Chile eligieron este domingo a Loncon, una mujer indígena de 58 años, para presidir el órgano que creará la nueva Carta Magna, la que debe sustituir a la actual, heredada de la dictadura de Augusto Pinochet (1973-1990).

Loncon, una profesora, lingüista y activista mapuche -la etnia indígena mayoritaria en Chile-, fue elegida por mayoría absoluta (96 votos) en segunda vuelta en la sesión inaugural de la Convención, que se detuvo durante casi una hora por la protesta de un grupo de constituyentes tras los enfrentamientos en el centro de Santiago entre policía y manifestantes.

“En estos momentos en los que todos los pueblos esperan lo mejor de nosotros, agradezco los apoyos otorgados hasta ahora. Juntos podremos construir el Chile plurinacional que soñamos”, expresó Loncon en su cuenta de twitter este domingo.

Loncon Antileo, de 58 años, es madre, profesora, defensora de los derechos lingüísticos de los pueblos originarios, nació en la comunidad mapuche Lefweluan, comuna de Traiguén, provincia de Malleco, en la Araucanía. Su lengua materna es el mapudungun, habla, además, castellano e inglés.

Durante la dictadura cursó sus estudios primarios y secundarios en Traiguén, ingresó a la Universidad de la Frontera en Temuco, graduándose de profesora de Estado, mención en inglés. Vivió en el hogar universitario mientras trabajaba para aportar en su mantención durante las vacaciones como asesora del hogar.

Posee un magíster en Lingüística de la Universidad Autónoma Metropolitana de México y es doctora en Humanidades en la Universidad de Leiden, Holanda, así como el doctora en Literatura de la Pontificia Universidad Católica de Chile. Además, cursó postítulos en el Instituto de Estudios Sociales de la Haya (Holanda) y en la Universidad de Regina (Canadá).

Actualmente se desempeña como académica del Departamento de Educación de la Universidad de Santiago de Chile, como profesora externa de la Pontificia Universidad Católica de Chile y es coordinadora de la Red por los Derechos Educativos y Lingüísticos de los Pueblos Indígenas de Chile.

Ha dedicado su vida profesional al rescate de las lenguas indígenas, al sistema lingüístico del mapudungun, las metodologías de enseñanza, así como el diseño curricular de la asignatura de lengua mapuche. Además, ha publicado libros y artículos académicos referidos a la filosofía y las lenguas indígenas, fundamentalmente del mapudungun.

Participó de diversas organizaciones sociales mapuche desde su infancia, en la universidad lo hizo en grupos de estudiantes indígenas y del Teatro Mapuche Admapu. Fue miembro activo del Consejo de Todas las Tierras, destacando en la creación de la bandera mapuche y la recuperación de tierras indígenas.

El compromiso social de Elisa Loncon Antileo fue heredado de su familia y comunidad. Su bisabuelo, de apellido Loncomil, luchó contra la ocupación militar del wallmapu y fue aliado de José Santos Quilapan (1840-1878), reconocido como el último lonko que resistió la ocupación de La Araucanía y derrotó al ejército chileno, en Quechereguas (1868), entre otras múltiples aportes a la defensa del pueblo y territorio mapuche.

Es la cuarta de siete hermanos y hermanas, su bisabuelo paterno, como líder de su comunidad, participó en las recuperaciones de tierras previo a la reforma agraria de los años 60.

Su madre, Margarita Antileo Reiman, en la década del 70 participó de la experiencia de autogestión territorial en Lumaco-Quetrahue. Por los mismos años, su padre, Juan Loncon, fue militante socialista y candidato a diputado por la USOPO. La agricultura y la construcción de muebles son algunos de los oficios que la madre y el padre de Elisa cultivaron durante su vida. Después del golpe de Estado, su familia fue perseguida y su abuelo materno, Ricardo Antileo, líder de la zona Lumaco-Quetrahue, fue encarcelado por la dictadura cívico militar por dirigir la recuperación de tierras a fines de los años 60 y comienzos de los años 70.

Elisa tiene siete hermanas y hermanos, uno de ellos abogado y militante del PPD; otra hermana es hablante e intérprete de mapudungun y trabaja en literatura mapuche. Con todos, hay colaboración en el rescate de la lengua y la reivindicación de los derechos de las naciones originarias.

*En su época universitaria, Loncon participó de la lucha contra la dictadura en diversas organizaciones estudiantiles de izquierda y mapuche. El año 1983, participó en las movilizaciones estudiantiles junto a un centenar de compañeros universitarios, quienes quedaron como estudiantes condicionales en la universidad. En su labor como lingüista y defensora de los derechos de los pueblos originarios abraza las luchas de otros pueblos de América Latina, donde se le reconoce su contribución sobre los derechos lingüísticos de las naciones originarias del continente.

Elisa Loncon, desde su rol de mujer y educadora mapuche, ha promovido la educación intercultural bilingüe en la Ley General de Educación y presentó el proyecto de ley de derechos lingüísticos para los pueblos indígenas. Lidera actualmente la reivindicación de los derechos de las mujeres indígenas desde la filosofía mapuche, los derechos colectivos en clave feminista y desde la descolonización.

Sus primeros pasos como profesora los realizó en la enseñanza del inglés y mapudungun fundamentalmente en la región de la Araucanía, colaborando con el Ministerio de Educación, la UNESCO, las universidades del Bío-Bío, La Frontera, Católica de Temuco, entre otras.

En el extranjero asesoró la Coordinación General de Educación Intercultural Bilingüe de la Secretaría de Educación Pública (SEP) de México, incorporando el enfoque de la educación intercultural en el currículo nacional de la Educación Secundaria en México.

Desarrolló múltiples investigaciones sobre la morfología y aspectos del mapudungun, metodologías de enseñanza del mapudungun, el uso de la tradición oral en los procesos de enseñanza de la lengua y la reivindicación de los derechos de los pueblos a la lengua, la autodeterminación, la interculturalidad, la plurinacionalidad y el goce pleno de los derechos como naciones originarias.

Cabe mencionar que el acuerdo entre partidos es que la presidencia de la Convención vaya rotando, aunque aún no está definido cuánto duraría cada período al frente de la asamblea.

Elección simbólica

Su elección es simbólica debido a que uno de los principales debates para redactar la nueva Carta Magna es el reconocimiento de los pueblos indígenas.

La definición de los derechos para las comunidades originarias y el debate sobre un Estado plurinacional es uno de los temas fundamentales de la Convención.

La Convención Constitucional instalada este domingo incorpora a 17 representantes indígenas pertenecientes a los diez pueblos originarios chilenos reconocidos por el Estado, entre ellos, los mapuches, aimaras, quechuas y diaguitas.

Entre las demandas de estas comunidades está la de crear un Estado plurinacional, con el que se acepte su autonomía y sus derechos. Además, plantean la necesidad de contar con garantías en términos territoriales y el reconocimiento de su cultura y su lengua, entre otras cosas.

“Este es un tema grande, que va a costar, donde habrá que hacer mucha reparación histórica. Y obviamente es complicado, porque toca derechos de propiedad. Pero es fundamental. Los modelos de Nueva Zelanda y Canadá son los más interesantes”, propuso hace unas semanas en conversación con BBC Mundo Juan Pablo Luna, doctor en Ciencia Política y profesor en la Universidad Católica de Chile.

Chile y Uruguay son de los pocos países de América Latina que carecen de un reconocimiento explícito de los pueblos indígenas en su Carta Fundamental.

En la otra vereda están Bolivia y Ecuador, dos naciones que no solo reconocen a estos pueblos, sino que han optado por consagrar el carácter plurinacional del Estado en sus Constituciones.

Luna dice que el resultado sobre la inclusión de derechos garantizados y reconocidos en la Constitución para las comunidades indígenas no representa solo un fuerte efecto simbólico.

“Hay varios países de América Latina que incorporaron esos derechos y que hoy se hacen justiciables, como ocurre en Brasil o Colombia, donde la salud se empieza a litigar en cortes a partir de su reconocimiento como un derecho constitucional”, recuerda.

*Nota del Editor: Este párrafo, referido a los problemas que tuvo Elisa Loncon en sus tiempos de estudiante de la Universidad de La Frontera, fue modificado posterior a su publicación, pues se atribuía erróneamente que en ese tiempo -1983- el rector de la casa de estudios era Heinrich von Baer. Esta afirmación es incorrecta porque el actual presidente nacional de la Fundación Chile Descentralizado asumió como rector de esa universidad recién en septiembre de 1987.

 

 

[Foto: ATON – fuente: http://www.elmostrador.cl]

Réalisée par Constantin Brancusi en 1909, la sculpture « Le Baiser » est implantée sur la tombe de Tatiana Rachewskaia au cimetière du Montparnasse à Paris. Souhaitant empêcher les descendants de la jeune femme de détacher la statue et de la vendre, l’État a inscrit l’intégralité de la tombe au titre des monuments historiques en 2010. Cette décision, contestée par la famille, est aujourd’hui confirmée par le Conseil d’État. La sculpture a été achetée dans l’unique but d’être scellée sur la tombe de la jeune femme, constituant ainsi un monument funéraire indivisible. À ce titre, ce monument doit être considéré comme un « immeuble par nature » au sens de la loi, ce qui autorise l’État à l’inscrire comme monument historique sans l’autorisation de ses propriétaires.

 

Le 5 décembre 1910, Tatiana Rachewskaia, jeune femme russe de 23 ans étudiante en médecine à Paris, a mis fin à ses jours. Ses parents ont acheté une concession perpétuelle au cimetière du Montparnasse et une sculpture d’un couple enlacé pour orner la tombe, réalisée par Constantin Brancusi, jeune sculpteur roumain alors totalement inconnu.

Approchés par des marchands d’art, les descendants de la défunte ont fait valoir leurs droits sur la concession perpétuelle en 2005 et entrepris des démarches pour déposer et exporter la sculpture. L’État s’y est opposé en élevant « Le Baiser » au rang de trésor national puis en inscrivant la totalité de la sépulture au titre des monuments historiques.

Saisi par les descendants, le Tribunal administratif de Paris a confirmé la décision de l’État avant que celle-ci soit annulée par la Cour administrative d’appel de Paris. Le ministère de la Culture a par la suite contesté l’arrêt de la cour devant le Conseil d’État.

La question qui lui était posée est de savoir si cette statue doit être considérée juridiquement comme un immeuble par destination, dont l’inscription aux monuments historiques nécessite comme tel l’accord de ses propriétaires, ou si la tombe, dans son ensemble, correspond à un immeuble par nature, pouvant dès lors être inscrit sans l’accord de ses propriétaires.

En application de l’article 518 du code civil, « les bâtiments sont immeubles par leur nature ». Selon l’article 524 du même code, « sont aussi immeubles par destination tous effets mobiliers que le propriétaire a attachés au fonds à perpétuelle demeure ».

Le Conseil d’État constate qu’un monument funéraire érigé sur un caveau servant de fondation, fût-il construit par un autre que le propriétaire du sol, doit être regardé globalement, avec tous les éléments qui lui ont été incorporés et qui composent l’édifice, comme un bâtiment, au sens et pour l’application de l’article 518 du code civil.

Appliquant cette règle au cas d’espèce, le Conseil d’État relève que la statue a été acquise spécifiquement pour la tombe de la jeune femme, qu’elle est fixée sur une stèle conçue exprès pour l’accueillir, réalisée dans la même pierre que la sculpture et implantée sur la tombe, et que « Le Baiser » et sa stèle font ainsi partie, avec la tombe, d’un ensemble indivisible qui constitue un monument funéraire.

Le Conseil d’État confirme ainsi que cet ensemble est un « immeuble par nature » au sens de la loi, ce qui permet à l’État de le l’inscrire aux monuments historiques sans recueillir l’accord de ses propriétaires.

Pour ces raisons, le Conseil d’État juge que l’inscription au titre des monuments historiques du monument funéraire de Tatiana Rachewskaia – composé de la sculpture « Le Baiser », de la stèle et de la tombe – est légale.

Lire la décision n° 447967

[Source : http://www.conseil-etat.fr]

concorrencia

Escrito por Eduardo Affonso

Muitas mulheres reclamam (com razão) da opressão dos padrões estéticos impostos pelo patriarcado.

Isso começa na infância, com as Barbies – cópias de seres possivelmente alienígenas, de proporções incompatíveis com a anatomia humana – e prossegue vida afora com as modelos, que não são modelo de nada, porque não há cristão que consiga sobreviver à base de rúcula e cigarro.

Musas fítines com barriga negativa, glúteos de granito e coxas de jatobá também já deviam ter sido banidas da mídia. Blogueirinhas de moda, em quem qualquer roupa cai bem, idem.

As mulheres normais querem ver, nas vogues, nas marriclér, nos telejornais, na novela das nove, outras mulheres normais – ou seja, com estria, culote, bigode chinês e pé de galinha. Se possível, também com papada, pelanca, cotovelo escamado, joanete, dedo do pé encavalado e canela ruça.

Como manter a autoestima sabendo que o marido (ou amante, ou namorado ou match no tinder) tem fantasias com as coelhinhas do pôster central da Playboy americana – criaturas de seios inefáveis, virilha aveludada, púbis de pelúcia, pele esfumada e sem um poro sequer no corpo inteiro? Ou com as russas e ucranianas com roupa de menos e fotoxope de mais que insistem em procurar amor verdadeiro em saites suspeitos?

Pois saibam que os homens também sofrem com a opressão dos padrões sociais – no caso, os padrões eróticos impostos pela indústria dos filmes adultos e das sexxopes. Se duvida, digite “Rocco” na Netflix. Vai ver como a natureza não é justa.

Mas pelo menos o Rocco é um ser humano – sujeito, portanto, à câimbra, à dor nas juntas, à fadiga, ao “isso nunca me aconteceu antes”. Agora, como concorrer com um vibrador de 16 velocidades, diâmetro regulável, cabeçote giroscópico, modelo Turbo, feito de liga de aço-carbono, que funciona em modo “pulsar” e, se lhe pudessem acoplar uma hélice, bateria claras em neve com um pé nas costas?

Diante de equipamentos assim – disponíveis em tamanhos inverossímeis, com bateria de lítio e carga para duas horas ininterruptas – a opressão da celulite e das gorduras localizadas é pinto.

Se as mulheres querem ver atrizes sem maquiagem e sem fotoxope, e ter modelos pluçaize nos editoriais de moda, os homens deviam exigir direitos similares.

Por exemplo, vibradores com, no máximo, 12 cm de comprimento e consistência de mariola, dotados de bateria de 15 minutos – e meia hora para recarga. Sujeitos a dar tela azul assim, do nada, e não voltar a apresentar vitais nem com São Judas Tadeu na causa.

Vibradores sujeitos a estresse. Com boletos vencendo na segunda. Sensíveis a gatilhos do tipo crianças dormindo no quarto ao lado, referências ao ex, dúvida se a camisinha foi colocada direito ou se não soltou lá dentro.

Se inventarem o vibrador que diz “eu te amo” e liga no dia seguinte, até o Rocco tá lascado.

 

[Fonte: tianeysa.wordpress.com]

La viuda y albacea del escritor fallecido en 1986 perdió el juicio contra Pablo Katchadjian, al que acusó de plagio en 2009 por “El Aleph engordado”. El abogado defensor, Ricardo Strafacce, la demandó por no pagar las costas que suman un total de 888 mil pesos

María Kodama en 2018 (foto: Ludovic MARIN / AFP)

Escrito por Luciano Sáliche

Los derechos de la obra de Jorge Luis Borges, el máximo escritor argentino y uno de los más importantes de nuestra lengua, quedaron momentáneamente embargados. Se trata de un juicio por los gastos de otro juicio que aún no se pagaron. Como María Kodama es la titular, si no salda la deuda que la Justicia le exige, los derechos de Borges se rematarán. ¿Qué ocurrió antes? ¿Cómo comienza esta historia?

El escritor argentino Pablo Katchadjian, reconocido por sus obras experimentales como Qué hacer y El Martín Fierro ordenado alfabéticamente, publicó en 2009 El Aleph engordado. Como el título lo indica, se trata de una operación literaria que consistía en “engordar” el emblemático cuento de Borges. Al texto original le agregó 5600 palabras y publicó esa obra en una edición pequeña de apenas 200 ejemplares.

Nunca omitió que se trataba de un experimento: la referencia a Borges siempre estuvo clara, más allá de que no habría forma de ocultarla. Tampoco hubo alguna motivación económica ya que era una tirada ínfima. De todos modos, Kodama, viuda y albacea del autor fallecido en 1986, le inició juicio acusándolo de plagiar y adulterar la obra original. Durante los años que duró el proceso hubo un inmenso apoyo de diversos escritores a Katchadjian como nunca se vio en el gremio.

Pablo Katchadjian

El desenlace ocurrió en 2017: Katchadjian ganó el juicio y este asunto se dio por terminado. En el fallo se “concluyó que no existían dudas de la intención literaria que guió la intervención de Katchadjian sobre el texto de Borges”, y “del peritaje surge nítidamente que El Aleph engordado constituyó la creación de un texto nuevo, generado a partir de un procedimiento literario reconocido en el paradigma que guía la literatura contemporánea y que clásicos como el mismo Borges habían aceptado”.

“Por una cuestión personal le inicié juicio en marzo del año pasado”, le dice a Infobae Cultura el abogado de Katchadjian, Ricardo Strafacce. “Como está en mora y no me pagó, reclamé que se embarguen los derechos sobre la obra de Borges. Si no me paga, esos derechos salen a remate público. Es el Juzgado Civil que reclama los honorarios a Kodama. Su abogado ya se comunicó, así que supongo que me pagará la semana que viene como mucho”.

En el fallo del Juzgado Civil que hoy salió a la luz se lee que, “por las sumas antes mencionadas, vale decir $688.500 con más la de $200.000, trábese embargo ejecutivo sobre los derechos de autor de la obra de Jorge Luis Borges y que pudiera corresponder a la ejecutada María Kodama. A tal fin líbrense oficiso a las editoriales Random House S.A y Editorial Planeta S.A, adjuntándose copia del presente despacho junto con la documentación acompañada en el escrito de inicio”.

Ricardo Strafacce (foto: Lola García Garrido)

Ese es el monto que tiene que pagar la ahora intimada: 888.500 pesos, destinados a abogados, peritos y tasa de justicia. Esto se dirimió a fines del año pasado, la novedad de hoy es que, de no pagar, los derechos de Borges se rematan. Por tal motivo fueron notificadas las dos editoriales autorizadas por Kodama para publicar la obra del gran autor argentino. De todos modos, en el ajedrez de la justicia se da por entendido que el pago se realizará en los próximos días.

Es, sin dudas, un acontecimiento histórico para la literatura argentina. Strafacce, que además de abogado es autor de Osvaldo Lamborghini: una biografíaLa escuela neolacaniana de Buenos Aires y El galpón entre otros libros, recuerda que “Germán García y Carlos Correas recibieron un año de prisión en suspenso. Ambos casos fueron por publicaciones obscenas. Lo de Katchadjian es algo totalmente distinto porque fue acusado de defraudación de propiedad intelectual”.

“Más allá de que es una satisfacción profesional y de que son unos mangos, que ella hubiera ganado hubiese generado en los escritores jóvenes un proceso de autocensura. Por eso también es importante. Estas aventuras judiciales de Kodama no son gratis, porque le va a salir casi un millón de pesos. Aunque un millón de pesos para ella no es nada con todo lo que habrá cobrado”, concluye y en su voz, del otro lado del teléfono, se percibe cierta tranquilidad.

 

[Fuente: http://www.infobae.com]

 

Entrevistem al responsable de relacions institucionals d’Amnistia Internacional Catalunya per conèixer la seva visió sobre el reconeixement del dret de les treballadores sexuals a formar un sindicat

Eduard Martínez és el responsable de relacions institucionals d’Amnistia Internacional Catalunya. Font: Amnistia Internacional

Per Ignasi Robleda

El Tribunal Suprem va ratificar en una sentència aquest mes de juny el dret de l’organització OTRAS (Organització de Treballadores Sexuals) a constituir un sindicat. De totes maneres no es va pronunciar sobre si era o no una activitat legal ni tampoc admetia la possibilitat de treballar per compte d’altri o tenir un contracte. El debat, molt polaritzat, segueix encara pendent d’afrontar-se, tot i que aquest pas sembla donar més drets i seguretat a aquest col·lectiu.

Imatge d’un barri del centre de Barcelona on s’exerceix la prostitució. Font: Ignasi Robleda

Com valoreu la sentència del Tribunal Suprem d’aquest juny, que en principi avala els estatuts del sindicat de treballadores sexuals de l’organització OTRAS?

Nosaltres ho valorem positivament perquè el nostre enfocament és de la protecció dels drets i de petició de garanties de les dones que exerceixen la prostitució, ja siguin drets socials, de seguretat, a la salut o laborals.

La sentència estableix que ‘això no suposa la legalització, tolerància o penalització de la prostitució per compte d’altri’. Això com s’interpreta?

Nosaltres no hem fet una anàlisi exhaustiva de la sentència del Suprem però sí que encaixa una mica amb el nostre posicionament: no estem a favor de la regulació de la prostitució però estem en contra de les polítiques que criminalitzen, tan policialment com judicialment, el treball sexual per compte propi i de forma voluntària.

Nosaltres, sense proposar una regulació, defensem el seu dret a sindicar-se, que està reconegut en la Declaració Universal dels Drets Humans.

És una mica complex o confús d’entendre que, per una banda, no s’estigui a favor de la regulació d’aquest tipus d’activitat i, per l’altra, es defensin els seus drets com a treballadores.

Sí que és complex perquè, a més, el debat en aquest àmbit està molt polaritzat: hi ha qui advoca per la regulació i hi ha qui és abolicionista. Nosaltres pensem que, depenent de com es facin les coses en un sentit o altre, pot tenir unes conseqüències de vulneració dels drets humans. Amb el que sí que estem en contra i que creiem que s’hauria de perseguir és el tràfic de persones amb finalitats d’explotació sexual.

No entrem en termes de regulació de la prostitució, tot i que advoquem per la protecció dels drets i per la seva descriminalització. Sigui com sigui, sí que declarem que no estem a favor de la regulació d’aquest sector tot i que estem oberts a conèixer les posicions i els plantejaments que puguin proposar institucions i entitats que sí que ho estan.

En la sentència no s’admet la possibilitat d’un contracte de treball. Com s’explica això a la vegada que es reconeix que es poden sindicar?

No t’ho sabria respondre perquè no sóc un expert en aquest àmbit, però sí que és cert que malgrat les restriccions que pugui suposar a nivell laboral el que poden i no poden fer, ja la simple constitució d’un sindicat pot ser un bon pas pel reconeixement dels drets d’aquestes persones. També representa un benefici en drets socials i de seguretat. Sindicar-se pot millorar les seves condicions.

Què n’opineu de les declaracions del Govern de l’estat el 2018 quan es va publicar al BOE la constitució d’OTRAS i que es va qualificar d’’un gol per l’escaire’.

Doncs respecte a aquelles declaracions no podem dir res més enllà que les autoritats el que han de fer és vetllar per la protecció dels drets de les dones en situació de major vulnerabilitat. I per a nosaltres, Amnistia Internacional, les treballadores sexuals entren en aquest col·lectiu perquè estan marginades de les polítiques socials i perquè estan sotmeses a polítiques policials i judicials abusives.

Per tant, en lloc de pensar en termes d’’ens l’han colat’ o de ‘tot o res’, el que haurien de fer és donar més paraula, més participació, a les persones afectades. Conèixer les condicions d’aquestes persones i enfocar les polítiques en funció de les seves necessitats.

Respecte a la prostitució, entesa aquesta com la que s’exerceix de forma lliure i voluntària, com s’hauria de tractar?

La resposta que podem donar a aquesta pregunta és que nosaltres el que hem vist és que les postures de criminalització o d’abolició de la prostitució no es poden vincular directament amb què s’acabi amb el problema o la greu vulneració de drets humans que representa el tràfic de persones amb finalitats d’explotació sexual.

Vam publicar un informe fa dos anys en què analitzàvem les mancances de l’estat espanyol a l’hora d’identificar i protegir les víctimes de tràfic. Denunciàvem que la perspectiva des d’on s’afrontava la situació era bàsicament policial i migratòria. I, per tant, les víctimes eren utilitzades per a perseguir les xarxes d’explotació però, un cop es feia la denúncia i el procés judicial i de persecució criminal començava, aquestes dones es veien desemparades. No podien accedir a ajudes perquè no hi havia un pla de protecció d’aquestes dones. Cal fer un canvi de perspectiva.

I s’està en aquesta línia?

Sí, sí. Nosaltres estem en contacte amb autoritats policials, el ministeri de Justícia… A les autoritats autonòmiques corresponents, els demanem que desenvolupin plans de formació en diferents graus i tipologies per al funcionariat. Un exemple serien els inspectors de treball, que reclamem que tinguin la formació necessària per identificar els possibles casos de tràfic de persones amb finalitats d’explotació sexual. O també, pel personal sanitari o dels serveis socials.

Volem que tots puguin rebre la formació per identificar aquest tipus de situacions i després es creï tot un circuit d’acompanyament integral d’aquestes persones per poder sortir d’aquestes xarxes.

Respecte a les persones que exerceixen la prostitució de forma voluntària i lliure, cas per exemple d’aquest sindicat, per què des de l’Administració o la Justícia no es vol aclarir si és o no legal o els drets que tenen?

Hi ha molts estigmes, amb poca participació i veu de les persones afectades, siguin treballadores sexuals o que hagin estat víctimes de xarxes. I el debat està molt polaritzat. El mateix moviment feminista té un debat important sobre tota aquesta qüestió, entre postures abolicionistes, que pensen que tallant la demanda desapareix el subministrament. I, d’altres que estan per la regulació.

En aquest sentit, nosaltres fem també estudis comparatius amb altres països del món per saber com han enfocat aquest tema i quins són els efectes adversos de cada model.

I quines conclusions n’heu extret?

Pensem que poden servir com un aprenentatge interessant. Sobre un país nòrdic que va adoptar una posició abolicionista, això va generar un mercat negre de prostitució on encara hi havia més inseguretat per a les treballadores sexuals.

Quines mesures es van adoptar?

Doncs, es podia perseguir de forma criminal tot aquell propietari d’un habitatge que el llogués a una persona que exercís la prostitució. Això va generar que ningú els hi llogués i, per tant, les trobades sexuals es podien tenir en llocs, espais a l’aire lliure, on les treballadores sexuals estaven en una situació de major risc o que eren més propícies a poder ser víctimes d’algun tipus d’agressió o de violència.

El debat, per tant, no està en el blanc o el negre sinó en els grisos, i caldria tenir una perspectiva més general del que passa en altres països per poder trobar punts en comú.

Tornant a la sentència, la legalització del sindicat per part del Suprem pot donar peu a què en sorgeixin més a tot l’estat i la seva normalització.

Sí, a partir d’aquesta sentència sembla clar que se’ls ha de tenir en compte i se’ls ha de donar l’oportunitat d’explicar-se. I jo crec que les autoritats les han de tenir com a interlocutores vàlides.

 

 

[Font: http://www.xarxanet.org]

¿Qué hacer frente al radicalismo y el esencialismo? ¿Qué soluciones se pueden prever para tener políticas públicas claras para la población LGBT+? En esta entrevista con motivo del Día Internacional del Orgullo LGBT, Marta Lamas aborda temas como el fundamentalismo y el fenómeno de las TERF (Trans-Exclusionary Radical Feminists); así como posibles soluciones para la inclusión de las mujeres trans en espacios públicos, particularmente, en el transporte rosa; la población no binaria; y el papel de los hombres feministas en el mismo movimiento.

Por Ever Aceves


Ever Aceves: ¿En dónde se encuentra la población trans y no binaria en los espacios públicos? Transporte rosa, probadores, sanitarios. Es algo de lo que no se habla mucho y me gustaría saber tu opinión al respecto.

Marta Lamas: Yo creo que la población de las mujeres trans, así como de las mujeres cis, está dividida en clases sociales. Y hay mujeres trans de la clase alta que viajan, que tienen toda una serie de privilegios y, más bien, son las mujeres trans de la clase media para abajo, las que están presentando problemas de discriminación, de opresión, incluso de violencia transfóbica. No podemos generalizar, pero sí podemos decir que la mayoría de las mujeres trans en nuestro país viven situaciones de discriminación, opresión y violencia transfóbica.

EA: ¿Qué soluciones consideras apropiadas para erradicar la marginalización en aquellos espacios de donde las mujeres trans son excluidas? El transporte rosa, sanitarios, probadores…

ML: Creo que la reacción hacia las mujeres trans puede ser una reacción de ignorancia, en donde ciertas personas sienten amenazadas su propia identidad, en donde ciertas personas las visualizan como un hombre vestido de mujer y, en ese sentido, se sienten amenazadas de que vayan al mismo espacio que ellas. Y es distinto del rechazo, del cual yo discrepo, que tiene un sector del feminismo, que tiene toda una elaboración teórica para argumentar que, si no menstruas, no eres mujer, ¿no? Es decir, una confusión conceptual entre lo que es ser una hembra humana y lo que es ser una mujer en términos de identidad de género. Entonces, el fondo del asunto es: la ignorancia en un caso y, en el otro caso, es un pensamiento extremista, radicalizado, fundamentalista. Pero los dos: tanto la ignorancia como el extremismo, lo que están mostrando es el nivel de inseguridad sobre su propia identidad. ¿Por qué reaccionan de esta manera? Porque se les mueve el piso por diferentes razones. Estas mismas personas a lo mejor no se dan cuenta de que puede ser que se sientan erotizadas, que sientan que en el fondo ellas también querrían ser así. Es decir, la subjetividad humana es muy amplia.

Ahora, una política pública sí tiene que apuntar a dar un piso de conocimiento. Sí creo que en lo que son instancias de gobierno, instancias públicas como el transporte rosa, debería de haber una persona, un policía, por ejemplo, bien entrenada. Hay mujeres trans que pasan sin que se note que son un macho biológico transformado en una mujer social; hay otras que no, que se nota, por el tamaño, la voz, la nuez de Adán, por toda una serie de cosas. Entonces si tú pasas y nadie se da cuenta de que eres mujer trans y pasas como mujer cis, no tienes problema. El problema es cuando llega una mujer muy alta o fornida, vestida de mujer; y lo que despierta eso es inseguridad en las otras mujeres, de “¿por qué se nos está colando aquí un hombre?”. Sí creo que la comunidad tendría que hacer una petición muy formal al gobierno de la ciudad de que a nuestros transportes, durante una temporada, vaya una persona bien capacitada para que, cuando llegue una mujer trans y empiece a ver una reacción, se pueda parar y decir “a ver, no, espérense, ustedes tienen que diferenciar sexo y género”, y que haya, a lo mejor, algún tipo de panfleto que se le pueda repartir a la gente en donde se les explique que una cosa es el sexo, determinado por los cromosomas; y otra cosa es la identidad de género. Aparte, creo que habría que hacer campañas publicitarias en tiempo de elecciones, pero aquí hay un tema de ignorancia brutal, ¡y hay miedo!

En el caso de las TERFs, las feministas radicales; hay una posición en donde no solo es lo trans, también están en contra de la maternidad subrogada, del comercio sexual. Es decir, es todo un paquete de cosas que consideran que atentan en contra de la esencia de ser mujer. Lo que estamos trabajando desde el Centro de Investigaciones de Estudios de Género y desde muchos otros centros, es una línea de conocimiento antiesencialista, que se entienda que no hay una esencia porque tengas unos determinados cromosomas, y que la identidad se construye por procesos psíquicos y que hay muchas maneras de ser mujer, muchas de ser hombre, y muchas maneras de ser ser humano que no se asume ni como mujer ni como hombre. Estamos en un momento cultural de mutación y de cambio, y siempre los cambios y las mutaciones de lo que era el lugar común y lo tradicional, generan violencia, miedo y discriminación. Las campañas educativas y políticas son importantes, así como el debate público; hablar de estas cosas. Por eso yo agradezco la oportunidad de esta entrevista, en el sentido de ir hablando de qué es esto y hasta dónde, muchas veces, ese miedo, que es un miedo a veces defensivo, lleva a muchas personas a una reacción muy agresiva, incluso violenta, como se ha visto en los últimos asesinatos de mujeres trans.

EA: ¿Qué opinas con respecto a los hombres al interior del feminismo?

ML: Yo creo que el feminismo es, además de un movimiento, una posición, una postura ideológica que tienes adentro, en la cabeza. Es una manera de entender la vida, la política y es una crítica de la cultura. Eso lo pueden hacer seres humanos que han desarrollado esa postura, así vengan en cuerpo de hombre, de mujer, trans, de quimera o de lo que sea. Creo que el problema es que los movimientos de repente requieren espacios no mixtos. Cuando yo inicié, hace cincuenta años, mi activismo en el movimiento feminista, era muy importante reunirnos entre mujeres, hablar solo las mujeres. Yo venía de una militancia de izquierda en grupos mixtos y, de repente, descubrí que, si no había hombres, podíamos hablar de muchas intimidades y de cosas que en frente de los hombres no hubiéramos hablado. Así como las cantinas, yo creo que debe haber cantinas solo para mujeres, solo para hombres y cantinas mixtas. Y a veces te dan ganas de ir solo con tus amigas a un lugar donde no haya hombres, a los hombres les deberían de dar ganas de ir a un lugar solo de hombres, donde no haya mujeres; y de repente dan ganas de ir a un lugar mixto. Con la política, lo que ha pasado muchas veces es que en las marchas y las movilizaciones que inician las feministas, hay muchos hombres que quieren participar y tienen que aprender que hay un espacio donde ellos no pueden participar. Yo sí creo que hay hombres con pensamiento y compromiso feminista. Yo tengo amigos varones así. Un hombre muy famoso fue Carlos Monsiváis, quien desarrolló toda una crítica de la cultura feminista.

También es cierto que hay momentos en donde cierto tipo de reivindicaciones las tienen que levantar los colectivos. Yo podré sentir mucha solidaridad y compromiso con la causa indígena, pero pues soy una mujer blanca. Si yo empiezo en lugares públicos a hablar del rollo de las indígenas, me van a decir, “¿y esa por qué está hablando de eso?”. Entonces, es difícil, muchas veces, para algunos varones que están comprometidos con el tema, entender que, bueno, hagan sus grupos de hombres, hagan sus movimientos de hombres feministas; apoyen a los grupos feministas y encontremos una manera en donde las voces, las representaciones y las presencias del feminismo vayan prioritariamente a cargo de feministas, y luego, acompañadas por hombres feministas también. El punto es saberte ubicar en qué momento puedes hablar por ti mismo, “yo como hombre feminista, pienso…”. Ahora, si es un mitin de feministas y se para el cuate del sindicato o del partido y quiere tomar el micrófono, evidentemente lo van a correr. Es muy importante el lugar, el contexto para que los hombres feministas, que sí los hay, se puedan expresar. Y cómo habrá veces que tienen que estar en la retaguardia, colaborando en los espacios en los que se les permite estar, de la misma manera que muchas de nosotras podemos estar comprometidas con la causa indígena o, incluso, con el tema trans. Yo no hablaría en un mitin, yo dejaría que las propias personas hablen de sus problemas, y ahí estaría yo, aplaudiendo. Ese es un punto que, si no se entiende, si se piensa que el feminismo es un asunto de tener cierto cuerpo, ¡pues están equivocados! Se trata de tener cierto pensamiento, cierto compromiso y cierta práctica política.

EA: Coincido completamente contigo, el feminismo no se encuentra en la anatomía, sino en el pensamiento. ¿Qué sucede cuando la interseccionalidad del feminismo no se respeta y, en cambio, se coarta? Ha habido marchas en varios estados de la república de feministas radicales que se dedican a presionar contra la Ley de Identidad de Género, puesto que dicen: hay un “borrado de mujeres”; así lo llaman, como si la población trans y no binaria pretendiera borrar a las mujeres, ¿cuál es tu opinión al respecto?

ML: Ese es un pensamiento equivocado, es una práctica política extremista, fundamentalista. Yo creo que, para donde vamos, si es que el proceso democrático avanza y no explota este planeta, es para que en un momento determinado no importe si eres hombre, mujer, quimera, lo que sea: eres ser humano y como seres humanos todos tenemos los mismos derechos humanos. La sociedad nos ha dado dos modelos de identificación: el de hombre y el de mujer; eso le pasa también a las personas intersexuadas. Los cromosomas que te determinan biológicamente, determinan a machos, hembras y personas intersexuadas; personas que pueden tener un ovario y un testículo, por ejemplo, que antes se llamaban hermafroditas. Estas personas, cuando nacen, no pueden los papás llegar al registro civil y responder la pregunta “¿es niño o niña?” con: “es hermafrodita, es intersexuado”, pues eso no existe. De la misma manera que en la biología hay más categorías de sexo, aparte de macho y hembra; en el psiquismo, hay más categorías que hombre y mujer, como lo están mostrando las personas no binarias, identidades disidentes, transgénero, etcétera. Frente a esa variedad, ¿qué pasa con el feminismo radical? Está yendo para atrás de lo que ha sido una de las luchas fundamentales del feminismo, que fue decir: ¡que no nos determinen nuestras oportunidades en la vida por nuestra biología! Hubo todo un proceso político para demostrar que, aunque tuviéramos una biología distinta que la de los machos considerados hombres, éramos seres humanos que queríamos los mismos derechos que ellos. Ya que ganamos eso, ahora resulta que un grupo de feministas quiere regresar a que “¡no, no! Si no tienes tal biología, entonces no eres mujer”. Es un retroceso y uno muy preocupante porque, además, está fundamentado en ignorancia y en una cosa de rabia y de coraje como de que les están quitando algo de su identidad, sin entender que hay muchas maneras de ser mujer, muchas maneras de ser hombre y muchas maneras de ser ser humano.

Sí hay que entrar en una reflexión sobre que somos todos seres humanos, de eso no hay discusión; y que, claro, hay situaciones en las que se separa a mujeres de hombres, como en el vagón del metro porque hay una violencia hacia las mujeres, y entonces hay que educar a las personas responsables de esos espacios para que entiendan que una mujer trans que no pasa fácilmente como mujer cis, sí puede entrar a un baño de mujeres porque, además, si entrara a un baño de hombres le iría probablemente peor y podría vivir violencia. Son situaciones nuevas que están pasando en los últimos años en nuestro país; hay otros países que ya lo han resuelto, han puesto baños neutros y utilizado todo otro tipo de dispositivos de funcionamiento. Pero sí hay que hablar de estas cosas, discutir, ¡y preguntarles a estas feministas por qué se sienten tan afectadas, tan amenazadas! Nadie les quita que son hembras, o que son mujeres cis; hay mujeres cis y hay mujeres trans, ¿¡cuál es la bronca!? Y puede que en un futuro haya otra cosa nueva. Es decir, lo interesante es qué tipo de sociedad queremos construir: una sociedad donde todas las personas tengamos los mismos derechos, y que cada quién haga de su culo un papalote, y lo que se le antoje sexualmente, laboralmente, etcétera. Sí es un tema muy complicado, estamos en un momento de transición. Todavía en México no hay protocolos en donde a los adolescentes trans se les permita bloquear sus procesos hormonales, sino hasta después de que ya se masculinizaron o se feminizaron: hembras y machos.

Me parece muy importante que se trate el tema. Con los grupos fundamentalistas es muy difícil dialogar, están como con orejeras, muy en su rollo, de la misma manera que lo están con el aborto. Entonces, hay que buscar alianzas; por ejemplo, trabajar con sindicatos, partidos políticos, con el sindicato del metro, y tener una interlocución para que sean escuchados y que se explique que, si una mujer trans quiere ir en el vagón de mujeres, es legítimo y tienen que permitírselo; que si hay gente que se siente amenazada por eso, que haya una posibilidad de una intervención: “no se sienta usted enojada, mejor le damos este folletito: qué es una mujer trans y qué es una mujer cis”. La educación bien encaminada, Ever, ayuda mucho. Hay personas que no entienden y que tienen esta fantasía que las TERFs también han difundido: “es un hombre que se viste de mujer para entrar en un baño y aprovecharse de las mujeres o violarlas” ¡Por favor! Las violan afuera todo el tiempo, nadie se tendría que disfrazar de mujer para violar a una mujer. Pero son fantasías que hay que desmontar, y hay que desmontarlas con conocimiento.

EA: ¿Crees que estas fantasías, como bien mencionas, están fundamentadas en un pensamiento de ultraderecha, sumamente conservador, machista y patriarcal?

ML: Fíjate que desgraciadamente no. Muchas veces sí, pero de repente te encuentras a feministas que han sido progresistas, que no son derechosas, que están a favor del aborto en muchas cosas, y hay un giro extraño ahorita con el tema de los trans. Para mí sería muy fácil decir “todas son conservadoras”. No, no todas son conservadoras; hay gente que viene de la izquierda y que de repente ahí hay algo que da este giro y hay una cosa de sentirse amenazadas. Hay que entender bien el fenómeno de las TERFs.

EA: Microsoft recientemente implementó estos baños neutros en México, pero hay muchas empresas que se ostentan de ser pro LGBTQ+, pero ya en la práctica no lo cumplen y, por debajo del agua, a pesar de que están en las marchas y demás, no cumplen del todo estas premisas.

ML: Los cambios culturales son cambios muy lentos. Lo dice Braudel, un historiador: de siglo en siglo. Yo entré al feminismo hace cincuenta años y apenas ahorita estoy viendo algunos cambios. Digamos, la comunidad trans empieza a organizarse en México hace muy pocos años. Antes empiezan a organizarse las feministas; llevamos medio siglo y todavía no conseguimos muchísimas de las cosas por las que nos hemos organizado. Entonces, hay que tener paciencia, hay que ser persistentes y hay que saber discutir; eso es importante: tener buenos argumentos, desmontar. Hay mucho trabajo de sensibilización que hay que hacer. La comunidad trans es muy pequeñita, tienen muy pocas voceras y de repente no traen una elaboración de “por qué nos sentimos distintas a la categoría tradicional que se usa respecto a nuestra biología”. No hay esta intervención pedagógica que a veces hay que hacer. Lo mismo pasa con las feministas, no creas que solo pienso que les pasa a las mujeres trans. Para hacer política debes tener argumentaciones que convenzan, tienes que entender quiénes son tus adversarios. Hay enemigos que ni siquiera vale la pena tratar de convencer. Yo no voy a tratar de convencer a los obispos, por ejemplo. Pero yo sí trataría de convencer a los líderes sindicales. Hay necesidad de una información sólida que haga que la gente no se sienta amenazada, porque las reacciones agresivas se dan muchas veces porque se sienten amenazados: “porque si ese macho biológico que ahora se siente mujer y se viste como mujer, ¿entonces yo qué? ¿Yo qué soy?” Hay también toda una crisis identitaria en las personas cis que se sienten asustadas con estos cambios culturales, estamos en una mutación cultural muy fuerte como civilización. Da más tranquilidad aferrarse a lo tradicional, “papá, mamá, hijo, hija”, por eso dicen que son conservadoras, o sea, da mucho miedo abrirse a nuevas identidades, a nuevas relaciones.

EA: Y como mencionas al principio, tal vez sienten temor por sentirse atraídos hacia una mujer trans, por ejemplo.

ML: ¡Claro!

EA: El problema también se agrava cuando las feministas radicales atacan, cuando no respetan la lucha trans

ML: Claro, pero mi pregunta a la comunidad trans, es: ¿se ha hecho un folleto sobre por qué las mujeres trans pueden entrar en el transporte público? Se podría hacer una como historieta, es decir, ustedes lo que pueden hacer es cambiarse a sí mismos, no pueden cambiar ni a las feministas TERFs ni a las otras. Lo que aprendimos las feministas hace unos años fue que nosotras teníamos que educar a la población, a los periodistas. Teníamos que hacer talleres con feministas y periodistas, invitarlos, discutir e irles cambiando el chip. Yo no veo que la comunidad esté haciendo eso. Siendo realistas, la gente no cambia tan fácilmente a menos que los empujes, y una manera de empujarlos es esta explicación: qué es una mujer trans, por qué una mujer trans va a un vagón de mujeres, porque sabe que, si va a uno de los otros vagones, la van a agredir igual que a otras mujeres. Esa explicación no la he escuchado de ninguna mujer trans ni en ninguna otra parte. Hay un tema de organización muy importante que tienen que empezar. Es un movimiento que lleva muy poco aún; igual nos pasó a nosotras, nos tomó veinte años hasta que se nos prendió el foco de hacer una ONG, etcétera. Ahí hay un trabajo de la comunidad trans que tienen que enfrentar y asumir.

EA: Ahí hay un espacio, claro. Pero yo creo que sí se está haciendo un trabajo, aunque, a veces, los medios a través de los cuales podemos llegar a difundirlo, se cierran. Impulsados también por el feminismo radical, lo cual puede llegar a dificultar la difusión.

ML: Antes tampoco se abrían para hablar del aborto y lo que hacíamos era buscar amigos intelectuales que tenían entrada y nos colaba. Hay gente alrededor que los apoyaría. Se debe tener una estrategia, un mapa de actores de aliados, adversarios. Pero hay intelectuales a los que se les puede pedir que entiendan el asunto; pero se les tienen que dar argumentos, un escrito, invitarlos a un conversatorio, tienen que hacer estrategias organizativas.

EA: Claro, hay personas que apoyan la causa, en quien puede apoyarse la comunidad trans. Y qué bueno que mencionaste a Carlos Monsiváis, con este libro que lograron publicar poco después de su muerte, Braulio Peralta y tú. Un libro maravilloso: Que se abra esa puerta (2010). Para finalizar, ¿te gustaría agregar algo?

ML: Creo que es una causa justa, creo que hay mucho trabajo pedagógico que hacer en muchas intervenciones públicas, creo que sí tienen que desarrollar una red de aliados y aliadas. En la UNAM está Siobhan Guerrero, una investigadora trans, superaliada. Pensar políticamente en qué tipo de aliados deben tener. Yo creo que deben ir con las autoridades del metro, pedir una cita y que se explique por qué las mujeres trans deben ir en los vagones de mujeres y hacer a lo mejor este folleto. Y hay que diversificar las formas de protesta y encauzarlas en acciones muy aterrizadas. Les deseo mucha suerte, mucha, mucha suerte.

 

Ever Aceves es licenciado en Psicología por la UAEM. Ha publicado en las revistas: Replicante, Praxis, La Lengua de Sor Juana La libreta de Irma. Twitter: @aceves_ever.

[Ilustración: Víctor Solís – fuente: http://www.nexos.com.mx]

Unha guía percorre a historia da cidade desde a óptica das clases populares. Se cadra, o verdadeiro sentido da Historia atópase nas marxes nas que o discurso oficial nunca se fixa. Marxes, precisamente, é o título do libro que veñen de publicar Xurxo Martínez e David Rodríguez, para vindicar un Vigo das clases populares, obreiro, nacionalista, feminista e ilustrado que contradí máis dun tópico.
O Teatro Circo Tamberlick, onde se estreou a ópera 'O Mariscal'. (Foto: L. Roisin) #omaruscal #vigo #teatro #circo #tamberlick

O Teatro Circo Tamberlick, onde se estreou a ópera ‘O Mariscal’.

Por Manuel Xestoso

Dar voz aos que non a teñen, aos que non a tiveron. Marxes. Guía ilustrada do Vigo Rebelde (Xerais) mira cara a unha historia que raramente se conta, a do Vigo “humilde, loitador e solidario” do que fala Manuel Bragado no prólogo da obra. E cando falamos de dar voz, hai que subliñar que a expresión é literal: non se trata dunha guía na que un “experto” revestido de auctoritas lles explica ás persoas que len o que sucedeu, senón relatos en que os propios protagonistas do narrado contan o acaecido. Firmemente alicerzados na historia, mais pasados pola peneira da literatura, os relatos que compoñen esta obra articulan unha visión alternativa ás crónicas oficiais para mostrar que existen outras formas de observar o mundo cando se está do lado dos desposuídos.

Comezando pola revolta Irmandiña e os pouco coñecidos lances do Castelo do Peço e da torre de Busteu, a obra de Xurxo Martínez e David Rodríguez percorre o periplo histórico dunha cidade que nunca renunciou á rebeldía, á contestación, á reivindicación dos dereitos dos desfavorecidos. Moitas desas historias aínda resoan nos ouvidos de hoxe: as manifestacións de Nunca Máis ou o Non á Guerra do Iraq fan parte da memoria contemporánea e é probábel que poucos vigueses ignoren a importancia daquelas demostracións de solidariedade e de coraxe política da cidadanía. Mais existen outros sucesos máis agochados que debuxan unha visión da cidade olívica moi afastada dos tópicos e que os autores recompoñen para reivindicar -tamén eles- o lugar que ocupa no decorrer da historia da Galiza.

Moitas cidades dentro da cidade

Hai no libro un Vigo republicano: os múltiplos episodios de resistencia despois do golpe de Estado de 1936 -desde os Choróns a Lavadores, desde Alcabre ao Alto da Portela- retratan unha convicción na defensa dos valores da República e unha conciencia de clase que debería ser suficiente para rematar co mito da Galiza que se deixou vencer nada máis comezar a guerra. E a esclarecedora noticia da existencia da cadea do frontón da rúa María Berdiales -onde os fascistas confinaron moitos presos que eran transportados pola noite en camionetas para darlles “o paseo”- segue sendo non sabemos se un tabú ou un asunto coidadosamente silenciado por quen debería encargarse de divulgalo: poucos vigueses saben hoxe da súa existencia.

Hai -non podía ser doutra forma- un Vigo obreiro, que asoma na lembranza da primeira folga xeral convocada despois da visita de Pablo Iglesias á cidade; na imaxe da Casa do Pobo pola que pasean Heraclio Botana, Emilio Araújo ou Eugenio Montes; na folga das mulleres da fábrica de louza e cristal Álvarez en 1949; na dos estaleiros Barreras en 1972; nas tres folgas xerais de 1984, facendo fronte a aquela sagazmente rexeitada reconversión industrial…

E hai, non moi afastado deste carácter traballador, un Vigo galeguista e nacionalista que se deixa ver no intento de fuxida do Bou Eva, no que dous curmáns de Castelao trataron de escapar da represión franquista desde o porto; nas figuras do bibliófilo Fermín Penzol e do oculista Antón Beiras; na fundación do Partido Galego do Proletariado; no activismo sindical e cultural de Moncho Reboiras; no labor teimudo e calado do padre Seixas; na impresionante manifestación contra o Estatuto da Aldraxe que pretendía ignorar os dereitos históricos da Galiza.

Hai un Vigo feminista e ilustrado que se reflexa no perfil de Olimpia Valencia, a primeira galega titulada en Medicina e afín ao Partido Galeguista; no de Placeres Castellanos, mestra, enfermeira, xornalista e guerrilleira que participou na fundación do Bloque Repubricán Nazonal Galego; no de María Araújo, unha working class hero que encabezaba o Sindicato de Conserveiras.

E hai tamén un Vigo que brilla no panorama da cultura nacional: Marxes recrea un faladoiro no Café Derby no que participan Carlos Maside, Rafael Dieste, Francisco Luís Bernárdez e o propio Manoel Antonio, na súa época de estudante na Escola Naval; revive a estrea de O Mariscal, a primeira ópera en galego -libreto de Antón Vilar Ponte e Cabanillas e música de Rodríguez Losada- no Teatro Tamberlick; detense nas imaxes de Chano Piñeiro, nos versos de Xohana Torres, no estudio de Urbano Lugrís… até chegar ás mesas de mármore do Café De Catro a Catro, onde se reúnen os irmáns Álvarez Cáccamo, Mendez Ferrín, Anxo Angueira, Moncha Fuentes, Cid Cabido, Camilo Gonsar, María Xose Queizán, Francisco Sampedro e tantas outras voces relevantes das letras do país.

Marxes está ateigado de moitas outras historias emocionantes que poñen de manifesto que hai moitas cidades dentro da cidade. Historias necesarias para coñecernos a nós mesmos e para revisar esa máxima fatal que dita que a Historia sempre a escriben os vencedores.

Guía para paseantes pola historia

Marxes. Guía ilustrada do Vigo rebelde inclúe tamén un mapa da cidade onde se localiza o escenario de cada un dos relatos para que sirva así de guía. Deste xeito, o volume pódese ler na casa ou, como suxiren os autores, “percorrendo a pé os escenarios vibrantes da memoria popular de Vigo”.

 

[Imaxe: L. Roisin – fonte: http://www.nosdiario.gal]

 

 

Dois filmes tratam do conflito Israel-Palestina: no cotidiano de um palestino da Cisjordânia e na visão crítica de judeus franceses

Cena de ‘200 mètres’, do cineasta palestino Ameen Nayfeh (fonte: Metafora Productions)

Escrito por Leneide Duarte-Plon

«200 mètres» e «Pas en mon nom !» têm em comum apenas a região do mundo a que se referem: Israel-Palestina.

Ambos falam do longo e insuperável problema do Oriente Médio. No primeiro, «200 mètres», um palestino vive a realidade da ocupação, a humilhação e a violência do dia a dia. No outro, «Pas en mon nom !», oito franceses judeus explicam por que criticam a política colonialista de Israel em vez de assumirem a defesa incondicional do país, como a maioria dos judeus franceses.

«200 mètres» é um road movie realizado pelo cineasta palestino Ameen Nayfeh, que em seu primeiro longa metragem conta a história de um pai que precisa atravessar com urgência o muro que separa Israel da Cisjordânia para ver seu filho hospitalizado em Israel, onde mora com a mãe e os dois irmãos. Apesar de estarem separados por apenas 200 metros, a fronteira intransponível do muro é uma realidade que torna a vida quotidiana do personagem do filme totalmente kafkiana, como a de milhares de palestinos que vivem na Cisjordânia e trabalham em Israel.

Todas as noites, o pai de família, que mora em Tulkarem, diz boa-noite aos filhos e à sua esposa através de sinais luminosos que acendem e apagam de um lado e do outro do muro. Salwa, a mulher de Mustafa (vivido pelo ator Ali Suliman), tem a nacionalidade israelense para poder morar e trabalhar do outro lado do muro, em Israel. O marido se recusa a pedir a nacionalidade do ocupante para morar do outro lado do monstro de concreto de 8 metros de altura, presença material do apartheid real que reina em Israel e nos territórios ocupados.

Com seu documento de trabalho vencido e com a urgência de ver o filho, Mustafá entra num esquema alternativo de passagem clandestina que o leva a viver momentos de angústia e muito risco para atravessar os diversos check-points controlados por soldados de Israel. A chegada ao hospital é o fim de uma aventura arriscada e estressante que faz o pai de família percorrer 200 quilômetros para encontrar a família que vive a 200 metros.

O cineasta Ameen Nayfeh foi separado de toda a família materna – avós, tios, tias, além de amigos de infância – quando o muro foi construído e conhece as dificuldades e humilhações que os palestinos vivem no cotidiano para trabalhar e simplesmente rever os parentes. Muitas mulheres palestinas têm filhos nos «currais» dos check-points onde a fila de espera pode durar horas.

200 mètres (fonte: Metafora Productions)

Extremamente bem realizado, «200 mètres» foi apresentado em diversos festivais e recebeu vários prêmios, entre eles o do público da Jornada dos Autores do Festival de Veneza de 2020.

Pas en mon nom !

O segundo filme, realizado pelo cineasta Daniel Kupferstein, é um documentário que relata em entrevistas a recusa de alguns judeus franceses – dois deles muito conhecidos, o ex-presidente da ONG Médicos sem Fronteiras, Rony Brauman, e a historiadora e senadora Esther Benbassa – de apoiar incondicionalmente o Estado de Israel.

Esther Benbassa escreveu, entre outros, o livro «Être juif après Gaza» (Ser judeu depois de Gaza), publicado em 2009, depois que Israel bombardeou Gaza na «primeira guerra de Gaza». Depois dessa, vieram mais três, inclusive a deste ano, a «quarta guerra de Gaza», que matou centenas de civis além de 66 crianças palestinas do território que é conhecido como a «maior prisão a céu aberto do mundo».

 

Cena de ‘Pas en mon nom !’, de Daniel Kupferstein (fonte: Télérama)

«A verdadeira religiosidade dos judeus hoje consiste na sacralização de Israel e no fervor que o país lhes inspira», escreve Esther Benbassa no livro. «Essa sacralização pressupõe que Israel está, a priori, ao abrigo de todo erro, de toda falta, de todo desvio moral ou político».

Rony Brauman costuma falar do conflito Israel-Palestina como de uma «guerra» totalmente assimétrica que envolve um dos exércitos mais bem armados do mundo e um povo que fabrica armas artesanalmente. Ele considera Israel um «gueto superarmado» como escreveu no seu artigo do livro “Antissemitismo, a intolerável chantagem- Israel-Palestina, um affaire francês?”.

O título do filme retoma o nome de um grupo de judeus americanos, “Not in my name”, que desaprovam a ocupação da Cisjordânia e de Jerusalém Leste por Israel e condenam a política colonialista do Estado judaico. Eles não admitem que “os crimes de Israel contra o povo palestino, inclusive ignorando diversas de resoluções da ONU, sejam imputados a todos os judeus do mundo.”

Kupferstein justifica seu documentário dizendo que, frequentemente, na França «quando o conflito do Oriente Médio volta ao noticiário, as pessoas de origem judaica são convidadas a apoiar incondicionalmente o Estado de Israel. No entanto, um certo número deles, como eu, se recusam a ser colocados nessa bolha identitária, mesmo se temem o desenvolvimento do antissemitismo. Foi por isso que fiz o documentário”.

Esther Benbassa escreveu, entre outros, o livro «Être juif après Gaza» (Ser judeu depois de Gaza), publicado em 2009, depois que Israel bombardeou Gaza na «primeira guerra de Gaza». Depois dessa, vieram mais três, inclusive a deste ano, a «quarta guerra de Gaza», que matou centenas de civis além de 66 crianças palestinas do território que é conhecido como a «maior prisão a céu aberto do mundo».

Cena de ‘Pas en mon nom !’, de Daniel Kupferstein (fonte: Télérama)

Os entrevistados pelo cineasta são Bernard Bloch, Emmeline Fagot, Andrée Bensoussan, Maurice Rasjfus, Karen Akoka, Rony Brauman, Robert Kissous e Esther Benbassa.

Para ter uma diversidade de origens, os judeus franceses entrevistados vêm do Egito, da Argélia, do Marrocos e da Europa Central como a Polônia e a região da Alsácia.

Em geral, os entrevistados falam de sua relação com Israel e de sua história familiar ou profissional que os leva a se afastar de uma postura comunitarista, que prevê uma solidariedade cega com todos os atos de Israel.

Todos os entrevistados defendem um Estado palestino ou, como é mais provável atualmente, um Estado binacional com igualdade de direitos para todos os cidadãos, o que é longe da realidade atual na qual os cidadãos israelenses de origem palestina, isto é não judeus, são cidadãos de segunda classe de um país que se define como «Estado-Nação do povo judeu».

Em 2011, o filósofo Alain Badiou e o escritor e editor Eric Hazan já trataram do tema do filme «Pas en mon nom !» no livro “L’antisémitisme partout-Aujourd’hui en France” para denunciar os “propagandistas” de Israel, intelectuais franceses judeus, que usam essa falsa acusação de antissemitismo para calar críticos do governo israelense, como Hazan (filho de judeus) e Badiou.

Alguns anos antes, fora publicado o livro  L’antisémitisme, l’intolérable chantage” em que nove intelectuais judeus – como o filósofo marxista Etienne Balibar, a filósofa americana Judith Butler, o jornalista israelense Michel Warschawski e o médico Rony Brauman – denunciavam a chantagem da acusação de antissemitismo para calar vozes que denunciam a ocupação por Israel de territórios palestinos e o Estado de apartheid em que o país se transformou. “Antissemitismo, a intolerável chantagem-Israel-Palestina, um affaire francês?” foi traduzido por mim para a editora Anima em 2004.

Leneide Duarte-Plon é coautora, com Clarisse Meireles, de «Um homem torturado, nos passos de frei Tito de Alencar» (Editora Civilização Brasileira, 2014). Em 2016, pela mesma editora, a autora lançou «A tortura como arma de guerra – Da Argélia ao Brasil: como os militares franceses exportaram os esquadrões da morte e o terrorismo de Estado». Ambos foram finalistas do Prêmio Jabuti. O segundo foi também finalista do Prêmio Biblioteca Nacional

[Fonte: http://www.cartamaior.com.br]

 

“Très souvent, lorsque les conflits violents reprennent au Proche-Orient, les personnes d’origine juive, comme moi, sont appelées à soutenir inconditionnellement l’État d’Israël. Pourtant, nous sommes un certain nombre à refuser de nous enfermer dans cette assignation communautaire, tout en craignant le développement de l’antisémitisme. Voilà pourquoi, je suis allé à leur rencontre.” Daniel Kupferstein

Pas en mon nom ! de Daniel Kupferstein (2019) - UniFrance

Nombreux sont les Français d’origine juive à avoir subi, eux-mêmes ou dans leur famille, les conséquences de l’antisémitisme en France durant la Seconde Guerre mondiale, ou ailleurs, notamment dans l’Algérie coloniale, que leur famille soit originaire d’Europe centrale ou de l’espace méditerranéen. C’est le cas du réalisateur, qui échange dans ce film avec huit d’entre eux sur l’histoire personnelle de chacun, tout en parlant aussi de l’injonction dont ils sont l’objet de se solidariser avec la politique israélienne lors du conflit au Proche-Orient entre l’État d’Israël et les Palestiniens qui aspirent aussi à un État, à une vie de liberté et à des droits de citoyens. Confrontés à ce conflit, les Français d’origine juive sont souvent appelés à soutenir inconditionnellement l’État d’Israël. Pourtant, un certain nombre d’entre eux, comme le réalisateur lui-même, refusent de s’enfermer dans ce schéma. Attachés à une paix juste dans cette région du monde, ils rejettent cette assignation identitaire tout en craignant en France le développement de l’antisémitisme.

Voilà pourquoi, Daniel Kupferstein est allé dans ce film à la rencontre de huit personnes vivant en France : Bernard Bloch, Emmeline Fagot, Andrée Bensoussan, Maurice Rasjfus, Karen Akoka, Rony Brauman, Robert Kissous, Esther Benbassa, et il a eu avec eux des entretiens où il évoque aussi sa propre expérience et donne son avis. Leurs échanges portent sur trois grandes thématiques : les origines, les traditions familiales et le rapport à la religion ; le lien avec Israël et l’engagement pour la justice en Palestine ; et aussi, à la fin du film, sur ce que le réalisateur considère comme des instrumentalisations du conflit du Proche-Orient et des dérapages, au prétexte de défense des droits des Palestiniens. Tous affirment leur opposition à la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens, mais dénoncent aussi les amalgames et les glissements antisémites qui se cachent parfois autour de ce conflit, en rendant tous les Juifs responsables de la politique israélienne.

À partir de ces huit rencontres, ce film tente d’apporter des réponses aux idées reçues, de proposer quelques points de vue destinés à faire réfléchir tous ceux qui défendent les droits et la justice pour tous, et qui refusent tout racisme.

Ce film a reçu comme premiers soutiens ceux de la Ligue des droits de l’Homme, du Mouvement de la paix et d’une autre voix juive (UAVJ).

Thématiques du film : antisémitisme, racisme, Proche-Orient, Palestine, politique israélienne, conflit, communautarisme juif

Pas en mon nom !
Réalisation : Daniel Kupferstein

[Source : http://www.ldh-france.org]