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Avec 321 millions de locuteurs dans le monde, le français est aujourd’hui la cinquième langue la plus parlée après le chinois, l’espagnol, l’anglais et l’hindi. Entretien avec Alexandre Wolff, chef de l’Observatoire de la langue française, qui publie tous les quatre ans, en amont du sommet de la Francophonie, un rapport sur la « galaxie francophone ».

C’est en Afrique subsaharienne que se trouvent le plus grand nombre de locuteurs de français. © RFI Studio

Écrit par Aurore Lartigue

RFI : On a souvent tendance à penser que l’usage de la langue française est en perte de vitesse. Le dernier rapport La langue française dans le monde semble le démentir ?

Alexandre Wolf : Ce qui apparaît clairement, c’est que le nombre de locuteurs de français progresse. Il progresse même à un bon rythme – 7% soit 21 millions de locuteurs de plus qu’il y a quatre ans –, avec une particularité, c’est que la progression est beaucoup plus rapide sur le continent africain et en particulier en Afrique subsaharienne, où là la progression est plus proche de 15%. L’augmentation s’explique donc assez facilement. Il s’agit de pays dans lesquels le français est langue officielle mais surtout langue d’enseignement. Et donc, compte tenu de la démographie de ces pays et du nombre d’enfants croissant qui va à l’école, le nombre de francophones augmente.

C’est pour ça que vous dites dans le rapport qu’on naît de moins en moins francophone, mais qu’on le devient de plus en plus ?

Il est clair que la progression de la langue française et du nombre de locuteurs de français est due et sera due de plus en plus à l’avenir aux pays dans lesquels elle n’est pas la première langue, la langue maternelle.

Dans beaucoup de ces pays d’Afrique subsaharienne, le français est la langue de communication entre des locuteurs qui ont des langues premières différentes. Elle leur permet de communiquer entre eux, d’avoir des activités économiques… Il est beaucoup plus présent au travail que dans les foyers, mais il est aussi présent dans les médias, la culture, l’administration. Il y a donc un environnement francophone qui fait que la langue française, même si elle n’est pas la première langue, est une langue d’usage quotidien. C’est aussi ça qu’on met aussi en lumière : sur les 321 millions de francophones, un peu plus de la moitié sont sur le continent africain. Mais si on observe ceux qui utilisent le français tous les jours, on dépasse les 60% de francophones sur le continent africain.

Ce n’est donc pas une langue des élites, comme on l’entend souvent ?

Elle est de fait mieux maîtrisée par ceux qui ont fait de plus longues études ou qui ont fait tout simplement des études. Cest incontestable. Mais dans les sondages faits par l’institut Kantar tous les ans, c’est l’utilité du français qui est mise en avant : « le français, j’en ai besoin pour travailler, j’en ai besoin pour faire des études, pour aller sur Internet, pour accéder à l’information nationale et internationale. »

Dans le rapport, vous soulignez que « la période coloniale a très peu contribué à la diffusion de la langue française », une façon de battre en brèche l’image du français « langue coloniale »…

Il est un fait que le français ne serait pas sur ces territoires sans la colonisation. Mais ce qui est vrai, c’est qu’au moment des indépendances, tous ces pays ont fait librement le choix de leur langue officielle et de leur langue d’enseignement. Si on prend le Mali, la Guinée ou le Sénégal par exemple, il y avait peut-être à la fin des années 1950, 2% ou 3% de la population francophone. On est passé à 25%, 30% voire 35% de francophones. La progression a été spectaculaire et c’est grâce à l’école.

L’éducation, c’est le grand défi à relever, en particulier dans les pays dits du Sud où il n’y a pas forcément encore une scolarisation totale de la population.

Pour développer l’usage du français et sa vitalité, il faut donc mettre l’accent sur l’éducation. Quels sont les freins qui demeurent ?

L’éducation, c’est le grand défi à relever, en particulier dans les pays dits du Sud où il n’y a pas forcément encore une scolarisation totale de la population. La scolarisation des filles et les moyens attribués à l’éducation en général sont une priorité de la Francophonie.

Mais choisir le français comme langue d’enseignement dans des pays qui ont déjà des langues nationales, n’est-ce pas paradoxal ?

Depuis une dizaine d’années, l’Organisation internationale de la Francophonie a pris en compte le fait de favoriser l’accueil de l’enfant dans une de ses langues nationales. Le programme École des langues nationales (ELAN-Afrique) consiste à faire les premières années de scolarisation dans la langue nationale, en passant progressivement au français. L’idée étant qu’avec cet enseignement plurilingue, l’enfant réussisse mieux scolairement et maîtrise mieux à la fois le français et sa langue nationale.

Vous mettez en avant les vertus du plurilinguisme…

Tous les pays qu’on dit francophones sont en fait des pays où les gens sont plurilingues, à l’exception de quelques territoires qui sont très peu nombreux. Sur le continent africain, il y a finalement peu de pays où une langue réunit l’ensemble de la population. Parmi les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, on peut citer le Sénégal avec le wolof, le Mali avec le bambara, le Rwanda avec le kinyarwanda, le Burundi avec les kirundi, Madagascar avec le malagasy. Là, il y a depuis longtemps une politique de scolarisation dans la langue nationale, parce que c’est évidemment le plus logique et le plus efficace. Même si dans certains pays, le français (ou l’anglais au Rwanda, par exemple) vient se substituer à la langue nationale comme langue d’enseignement à partir de certains niveaux.

Dans tous les autres, la rationalité, pour les dirigeants qui ont pourtant porté l’indépendance de leur pays, était de choisir une langue qui fasse consensus et qui puisse réunir des locuteurs de diverses langues. Au Cameroun, on parle plus de 200 langues, en Côte d’Ivoire une centaine… Donc il fallait bien trouver un médium d’enseignement. Le choix est tombé sur le français car il y avait une base présente, même si elle était très faible encore.

Le français est la deuxième langue la plus apprise dans le monde

Quelles conséquences a le fait que le centre de gravité du français se soit déplacé vers l’Afrique ?

Le français, comme toutes les langues qui vivent au contact d’autres langues, est influencé, enrichi par les réalités et les langues locales. Des variations voient le jour, se diffusent. Les français qui sont en vigueur en Afrique ou dans d’autres pays, comme le Québec, où se trouve aujourd’hui l’Observatoire de la langue française, s’influencent les uns les autres et viennent exprimer une diversité. On peut considérer qu’il y a une littérature de langue française, mais en réalité, quand on lit un livre d’Alain Mabanckou ou d’un auteur né en France, la langue n’est pas tout à fait la même, et pourtant, on la comprend. Il y a d’ailleurs eu l’émergence d’un dictionnaire des francophones qui est en ligne et qui permet de voir toute la richesse des expressions que l’on soit sur un continent ou sur un autre.

Un autre constat marquant émerge du rapport : le fait que le français recule en Europe. Comment l’expliquez-vous ?

Là on se place sur le terrain du français langue étrangère. D’abord, ce qu’on peut dire, c’est que le français est quand même la deuxième langue la plus apprise dans le monde. Nous estimons qu’il y a un peu plus de 50 millions d’apprenants de français langue étrangère. Dans les pays anglophones, le français est la première langue apprise, à l’exception des États-Unis où l’espagnol arrive devant le français, compte tenu du contexte. Mais depuis quatre ans, on a constaté une baisse de 10% des effectifs en Europe. La principale raison, c’est les politiques linguistiques des pays qui souvent restreignent l’apprentissage des langues étrangères à une seule langue. Dans ce cas, c’est l’anglais qui est en quelque sorte imposé. C’est assez dévastateur et c’est contraire aux engagements des pays européens qui ont déclaré à plusieurs reprises qu’il fallait absolument que les systèmes éducatifs proposent au moins deux langues étrangères, voire trois. Manque de moyens sans doute, manque de volonté…

Il faut que les citoyens puissent prendre connaissance des décisions qui les concernent directement dans leur langue.

La secrétaire générale de l’OIF, Louise Mushikiwabo, a dit qu’elle voulait lancer un appel pour « faire reculer le recul du français dans les institutions internationales ». En quoi c’est important ? 

Le français a une position assez unique puisqu’il est langue officielle de pratiquement toutes les organisations. Mais dans les faits, sa place a régressé considérablement. On a pris l’habitude de s’exprimer directement en anglais, qui est le plus dénominateur commun, même si parfois c’est à des niveaux médiocres.

Le combat de la secrétaire générale Louise Mushikiwabo, c’est de dire le multilatéralisme, c’est une forme de démocratie internationale. Il faut qu’elle repose sur une bonne compréhension et la capacité de chacun à s’exprimer correctement. Ça demande un peu de moyens, c’est vrai. Il faut des traductions, de l’interprétation, de la formation linguistique chez les fonctionnaires et les diplomates.

Mais il faut aussi une prise de conscience : on pense que c’est plus simple et plus économique de parler tous en anglais. Ce n’est pas vrai, parce que finalement il faut faire des révisions linguistiques parce que ceux qui s’expriment en anglais ne s’expriment pas toujours bien, on ne comprend pas toujours ce que l’autre veut dire, ce qui est quand même embêtant quand on est dans un processus de discussions internationales. Et beaucoup de citoyens sont exclus du débat public de ces organisations. La généralisation de l’anglais à l’échelle mondiale est un mythe. Il faut raison garder et s’adresser à ses citoyens dans les langues qu’ils maîtrisent. Que les citoyens puissent prendre connaissance de ce qui les concerne directement dans leur langue.

Sur Internet, le français est la quatrième langue la plus utilisée après l’anglais, le chinois et l’espagnol, même s’il est rattrapé par l’hindi. Que nous enseigne l’étude des langues de la Toile ?

D’abord, grâce au chercheur Daniel Pimienta, qui a travaillé sur cette question, on casse le mythe d’un internet anglophone à 80%. C’est tout à fait faux et absurde puisqu’on voit bien, dans nos usages, que lorsqu’on recherche un contenu, culturel ou autres, on le fait dans sa langue. Aujourd’hui, l’anglais représente autour de 25% de l’internet, ce qui est déjà beaucoup. Mais internet n’est pas aussi unilingue qu’on veut bien le dire. Il y a des langues qui progressent plus que d’autres, comme l’arabe, le mandarin ou l’hindi. La raison est démographique. Le français se maintient. Surtout, il a des réserves de progression puisque la majorité des francophones se trouve aujourd’hui en Afrique, qui est le continent le moins connecté. Donc au fur et à mesure qu’on va résorber cette fracture numérique, le nombre d’internautes francophones va augmenter et donc la présence du français sur cette espace aussi.

 

[Source : http://www.rfi.fr]

Elle était l’un des grands noms de la musique brésilienne, cofondatrice du mouvement tropicaliste qui a opposé une résistance culturelle à la dictature. Gal Costa s’est éteinte à l’âge de 77 ans. Dans toute la presse brésilienne, les hommages abondent.

Ma façon de me présenter est changeante. Je suis parfois cabotine, plus théâtrale, et d’autres fois je suis totalement chanteuse, avec ma voix comme moyen d’expression, comme moyen d’expression principal.” Pour rendre hommage à Gal Costa, chanteuse de Bahia disparue le 9 novembre, le grand journal de cet État, Correio, cite une interview d’archive avec l’artiste.

La grande voix du mouvement MPB (Musique populaire brésilienne) est décédée à l’âge de 77 ans. La cause du décès n’a pas été indiquée, relève O Estado de São Paulo. En septembre, elle se produisait encore dans un festival, avant de suspendre sa participation à des concerts pour raisons de santé – elle devait poursuivre une tournée internationale en début d’année prochaine.

Le quotidien pauliste rappelle l’importance de Maria da Graça Costa Penna Burgos, de son nom de naissance, dans le paysage musical du pays. Aux côtés de son ami bahianais Caetano Veloso ainsi que de Gilberto Gil, ou de Tom Zé, elle participe à la fondation du courant tropicaliste, né d’une réaction des artistes au coup d’État militaire de 1964. Leur album commun, Tropicália, sorti en 1968, sert de manifeste.

Grande diversité musicale

Pendant les deux décennies de la dictature, elle porte donc la voix de la résistance culturelle. “Elle qui chante une fleur dans les cheveux, jambes écartées, guitare en main, précise O Globo, devient l’égérie sexuelle d’une partie de cette jeune génération qui n’en peut plus du moralisme de la société brésilienne.”

À la fin des années 1970, elle “s’impose comme une icône LGBT”. Sans revendiquer l’étiquette de bisexuelle, elle fait part au public de ses amours masculines et féminines, particulièrement avec la chanteuse Marina Lima dans les années 1990. Élevée par une mère célibataire, c’est en mère célibataire qu’elle élève son fils Gabriel, orphelin de Rio adopté en 2007 à l’âge de 2 ans, explique encore O Globo.

Volontiers interprète des chansons de ses amis, Gal Costa est aussi saluée pour la diversité des genres qu’elle a explorés et des surprises qu’elle réservait d’un projet à l’autre. O Globo applaudit “cinquante-sept années d’une carrière des plus intenses, émaillée de revirements esthétiques”, revenant plusieurs fois au goût du jour.

O Estadão se souvient qu’en 2011 “elle enregistrait l’album Recanto, produit par son ami Caetano Veloso et teinté de musique électronique et de funk”. Le quotidien poursuit : “‘J’ai toujours aimé oser’, rappelait-elle à l’époque à tous ceux qui s’étonnaient encore de la voir prendre un nouveau virage musical.”

[Source : http://www.courrierinternational.com]

O evangélico que foi às urnas em 2022 ocupa o lugar de um Outro ao qual o país historicamente negou o direito de expressar um projeto de nação. Mas os laços entre religião e política têm raízes profundas entre nós – e temos de encarar esse fato

Escrito por Rodrigo Toniol (*)

As eleições de 2018 e 2022 nos deram momentos de revelação do Brasil e explicitação das imagens que o país produz sobre si mesmo. Em tom geral de surpresa, a nação se confronta com o espelho. E como um narciso desencantado, parece ter saído do transe de uma autoimagem equivocada — do gigante que acordou, entre tantas outras. Agora, como há quatro anos, ao final do pleito das eleições para presidente, o Brasil passa por um estado de vertigem e se encontra diante de si mesmo. Não é uma experiência simples. Como o psicanalista francês Jean Laplanche argumenta, quando desencantado, Narciso pode alternar o objeto de seu delírio e deixar de ver seu Eu belo e passar a olhar o Outro detestável.

Ao longo dos últimos anos, em vertigem, a opinião pública sobre o debate político nacional parece ter identificado o seu Outro: os evangélicos. Como um narciso desencantado, nega que esse Outro seja constitutivo de si e o acusa de responsável pela deformação de sua imagem, antes supostamente bela. Basta que o leitor atente para uma das principais lições exaustivamente repetidas após os fracassos eleitorais das frentes progressistas: “É preciso conversar com eles [os evangélicos]”. Mas, ora, quem éramos antes? E éramos tão belos assim? A constituição dos evangélicos como o Outro da nação passou a ser um tema incontornável e, para compreender o jogo de imagens que sustenta muitas leituras políticas atuais, é preciso retroceder na história e identificar as formas pelas quais os evangélicos, tão numerosos quanto diversos, se tornaram exóticos ao país.

Antes, éramos católicos. Como mostram os dados dos últimos censos, até 2010, éramos um país com 64,6% de pessoas autodeclaradas católicas. A hegemonia da Igreja Católica no Brasil ao longo do século XX não é e não pode ser encarada como um simples dado demográfico. É, antes, resultado de um projeto político de sufocamento da expressão da diversidade religiosa. Na primeira metade do século passado, início da nossa República, a ação repressiva e constitucional contra os cultos mediúnicos no Brasil, fossem eles espíritas ou afro-brasileiros, é um capítulo de um longo histórico de perseguição. Outro, menos difundido, foram as posições e as ações que intelectuais e autoridades civis ou religiosas, como o cardeal Sebastião Leme da Silveira Cintra (1882-1942), que atuou como arcebispo do Rio de Janeiro de 1930 a 1942, tomaram para desacreditar e perseguir os minoritários grupos evangélicos. Na primeira metade do século XX, cristãos não católicos que habitavam o território nacional eram sobretudo estrangeiros, e seus descendentes, identificados com o que chamamos hoje de “protestantismo histórico” — calvinistas, metodistas, batistas, presbiterianos e anglicanos.

Foi a partir da década de 1950 que o universo evangélico brasileiro se diversificou internamente. Surgiram no país e foram importadas novas denominações, tais como a Igreja O Brasil para Cristo (1956), brasileira, e a Igreja do Evangelho Quadrangular, criada nos Estados Unidos e fundada por aqui em 1951. A partir de então, essa diversidade interna aos cristãos não católicos se adensou ainda mais, com dezenas de novas denominações made in Brazil, como: Igreja de Nova Vida (1960), a Igreja Pentecostal Deus é Amor (1962), Igreja Universal do Reino de Deus (1977), Igreja Internacional da Graça de Deus (1980), Igreja Apostólica Renascer em Cristo (1986) e Comunidade Evangélica Sara Nossa Terra (1992). Ainda que litúrgica e teologicamente diversas entre si, essas igrejas têm como traço comum a forte adesão e apelo às classes populares. Muitos dos seus templos estão localizados em bairros periféricos das grandes cidades. Diante desses dados, se faz necessário perguntar: não seriam os evangélicos uma nova forma de fazer referência ao Outro da nação, antes pensado em termos distintos? Falar de identidade evangélica em referência ao indesejável não remeteria à dificuldade de reconhecer que a disciplina se disseminou entre pessoas pobres pelos bancos das igrejas protestantes e evangélicas, e não pelos sindicatos e partidos? Aposto que sim, mas isso não é tudo.

Em um texto de 1987, intitulado As bases de uma nova direita,[1] o sociólogo Flávio Pierucci analisou 150 entrevistas feitas com apoiadores de Jânio Quadros e de Paulo Maluf, em São Paulo. O autor pretendia compreender uma constelação de ideias e valores políticos de direita no cenário posterior à ditadura militar. Nessas entrevistas, chama atenção a pouca presença de evangélicos em meio ao campo da direita paulista. Naquele momento, os religiosos inimigos da direita eram os católicos da Teologia da Libertação, aqueles que lutaram contra o governo militar. Na sua classificação da extrema-direita e da direita fundamentalista, Pierucci, profética e um tanto hiperbolicamente,[2] fez dois comentários sobre os evangélicos e suas afinidades eletivas:

[…] É que sua [a do moralismo] penetração na massa é enormemente facilitada por sua dupla e vantajosa aliança: com a extrema-direita da mídia policial e com a extrema-direita evangélica, esta igualmente midiática (linhagens estas da extrema-direita que também se fazem representar no parlamento) […]. Este novo espaço sociocultural para a extrema-direita, representado por denominações cristãs fundamentalistas, converge no seu anticlericalismo específico com o outro, o anticlericalismo de caserna e delegacia, para acusar a arquidiocese de São Paulo de pactuar com os delinquentes através da política dos direitos humanos.

Lembremos que o texto de Pierucci data do fim dos anos de 1980. Naquele momento, o autor já equacionava os evangélicos com a direita e ressaltava seu amplo uso dos meios de comunicação. O que haveria, então, de específico aos evangélicos do início do século XXI? Esse é o cerne da questão. Em si, os evangélicos não são uma novidade na política nacional. O que mudou foi a forma pela qual alguns de seus líderes religiosos passaram a fazer política, mobilizando instâncias político-partidárias como caminho para seus ideais de nação.

Para compreender as estratégias políticas dos evangélicos, façamos uma analogia. Estamos diante de uma relação de forças como aquela que o historiador francês Jean-Pierre Vernant atribui aos deuses gregos: as dinâmicas do Olimpo envolvem um jogo que mobiliza não somente muitos jogadores, mas também, e talvez sobretudo, vários tabuleiros. No tabuleiro que denomino de salvação, a Igreja Universal do Reino de Deus (IURD) é quem tem atuado de modo mais sistemático. Por salvação, é importante que atentemos para as promessas de outra vida no presente e de novos futuros que a IURD oferece. Não é pouca coisa. Até o início da década de 1980, a Universal se definia pelo princípio, então muito difundido, segundo o qual “os crentes não participam de política”. Na década seguinte, este lema foi substituído pelo mote “irmão vota em irmão”. Em 1989, o bispo Macedo, líder da IURD, comprou a Rede Record e, por meio dela, ampliou sua capilaridade e sua estrutura midiática.

Desde então, a política não apenas é encarada como espaço de atuação cristã, como também é trazida para o interior do templo. E assim, a promessa de salvação encontra um terreno importante. Um dos tabuleiros mais relevantes jogados pelos políticos-religiosos do universo evangélico brasileiro sobrepõe a teologia da salvação à teologia do domínio. Na guerra espiritual travada contra as tentações mundanas e demoníacas, encontrar e circunscrever espaços seguros para os irmãos se faz mais do que necessário. A busca por essa Terra Prometida se concretizou em dois templos-domínios que merecem destaque: em 1999, foi fundado o Templo da Glória do Novo Israel, popularmente conhecida como Catedral da Universal, no bairro de Del Castilho, Zona Norte do Rio de Janeiro; e, em 2014, o Templo de Salomão, no Brás, em São Paulo.

A Catedral da Universal conta com nada menos do que um Muro das Lamentações, nos moldes do muro de Jerusalém. Com proporções monumentais e erguido com pedras trazidas diretamente de Israel[3] — afinal, as materialidades carregam a sacralidade —, o Templo de Salomão concretiza uma nova etapa da teologia neopentecostal e seu projeto de territorialização do sagrado. O que importa reter aqui é a opção pela reconstrução do Templo de Salomão: a Universal apelou a um rei e não a um profeta, entre tantas figuras relevantes do Antigo Testamento. Olhar com mais cuidado para Salomão ajuda a entender as reconfigurações do ativismo político evangélico. Mais do que isso, o templo, tal qual nos domínios de Salomão, é o lugar a partir do qual se pensa e se faz a política.

Levando em consideração a centralidade de Salomão nas estratégias espirituais e políticas da IURD, talvez possamos levantar a hipótese da emergência de um novo tipo de messianismo. Vale lembrar que os movimentos messiânicos e suas desconfianças da separação entre religião e Estado tiveram importância popular e política desde o início de nossa vida republicana. Lembremo-nos de Canudos, na Bahia (1896-1897), e de Contestado (1912-1916), no Paraná e em Santa Catarina. Estaria a política brasileira deixando de ser sebastianista e passando a ser salomônica? Seria essa a confrontação por trás da vertigem contemporânea de uma nação que se pensou católica por tanto tempo e se descobre agora evangélica?

Se esse for o caso, continuará sendo o interior do templo o espaço para se debater e fazer política. Para lidar com isso, será preciso assumir que este suposto Outro não é um agente exógeno, mas, sim, parte daqueles que estão dispostos a colocar em seus termos um projeto de nação.[4]

NOTAS

[1]. Flávio Pierucci, As bases da nova direita. Em: Novos Estudos Cebrap. São Paulo, no19, v.3 (dezembro de 1987); p. 26-45. Disponível em: novosestudos.com.br/produto/edicao-19. As aspas desse artigo aqui reproduzidas foram adequadas ao acordo ortográfico mais recente.

[2]. Agradeço a interlocução com Ronaldo de Almeida, de quem empresto algumas das formulações que basearam este texto.

[3]. Desde abril de 2018 tenho elaborado sobre essa aproximação entre o neopentecostalismo, a política brasileira e o judaísmo. Além de outros autores que já haviam insistido sobre isso ainda na década de 1990, mais recentemente o historiador Michel Gherman (UFRJ) e a antropóloga Misha Klein (Universidade de Oklahoma, EUA) também têm-se dedicado ao assunto.

[4]. Agradeço à Marcella Araujo pela interlocução e contribuições para elaboração deste texto.

______

*Rodrigo Toniol é professor adjunto do Departamento de Antropologia Cultural da Universidade Federal do Rio de Janeiro e do Programa de Pós-Graduação em Antropologia da Unicamp.

 

[Fonte: outraspalavras.net]

Un récent reportage diffusé sur M6, appuyant sans vergogne sur tous les préjugés, pose une fois de plus la question du traitement médiatique de cette communauté.

Violette, filmée par les caméras de «Capital» sur M6. | Capture d'écran

Violette, filmée par les caméras de «Capital» sur M6. | Capture d’écran

Écrit par Richard Monteil — édité par Sophie Gindensperger 

Dimanche 9 octobre, la chaîne M6 a diffusé un nouvel épisode de «Capital»: «Forains, gens du voyage: révélations sur une économie secrète». Le public fut au rendez-vous. Ce soir-là, le magazine au titre racoleur présenté par Julien Courbet s’est offert un record d’audience. Quelque 2,9 millions de téléspectateurs ont retrouvé tout ce à quoi la plupart des médias français les ont habitués au sujet des gens du voyage, c’est-à-dire une montagne de clichés.

«Je ne crains pas le pire. Je sais d’avance la catastrophe que ce brûlot raciste va produire», s’est étranglé William Acker, juriste issu d’une communauté de gens du voyage, dans une série de tweets à travers laquelle il pointe les amalgames et les stéréotypes les plus nauséabonds mobilisés pour promouvoir l’enquête du dimanche soir, compilés dans un communiqué de presse.

Pour en avoir le cœur net, il a regardé l’émission, récemment élue préférée des Français«Les profils sélectionnés sont caricaturaux et correspondent à la plupart des clichés qui collent à la peau des gens du voyage. On nous présente comme des voleurs. Des voleurs riches ou des voleurs pauvres, mais toujours des voleurs», soupire-t-il.

Capitaliser sur les clichés

Les caméras suivent par exemple Henock Cortes, rappeur et investisseur immobilier dans le Puy-de-Dôme. «Comment fait-il pour acheter des maisons sans argent?», s’interroge M6, laissant entendre au spectateur que forcément, là où il y a gitan, il y a embrouille. En réalité, ce père de famille pratique le crédit vendeur, une opération parfaitement légale, mais les journalistes laissent planer le doute.

À l’autre bout du spectre des clichés, on retrouve Violette. Elle est présentée par l’émission comme vivant sur un «parking sans aucune autorisation» dans la banlieue de Besançon avec ses dix enfants, des petits-enfants et son mari. En zoomant sur ses demandes d’allocations familiales, l’émission en conclut qu’elle fraude en se déclarant mère célibataire alors que son mari est présent. Une version mise à mal par la personne qui a mis le journaliste en relation avec elle, Rémy Vienot, président de l’association Espoir et fraternité tsigane de Franche-Comté, interrogé par le site Arrêt sur images. Et qui fait bondir William Acker.

«Violette est pauvre et élève seule ses dix enfants sur un parking sans eau ni électricité, où elle vit dans l’illégalité, faute d’avoir accès à une aire d’accueil. Les journalistes l’ont filmée en train d’expliquer qu’elle touche 800 euros d’aides de l’État chaque mois. Mais les équipes de M6 ne la croient pas et font leur propre calcul, sans connaître tous les détails de la situation de Violette pour ensuite l’accuser de frauder, assurant qu’elle touche probablement plus d’argent», s’insurge le juriste.

William Acker ne décolère pas: «Taper sur les pauvres à coup de suspicions, le procédé interroge. Violette a une vie difficile, c’est humainement dégueulasse de la traiter comme ça.»

Le sensationnalisme assumé de ce spectacle a été étrillé par Télérama. De son côté, Arrêt sur images raconte à quel point les personnes interrogées se sentent trahies et salies par les journalistes venus les rencontrer. Pire encore, certaines affirment avoir reçu des menaces après leur passage à l’écran, et se disent aujourd’hui harcelées.

Des audiences assurées

Les émissions de télévision sur les gens du voyage, notamment celles de M6 mais aussi celles de C8 sont «des piliers de l’anti-tsiganisme» en France, dénonce William Acker. «Leurs choix éditoriaux sont problématiques. Le plus souvent, elles sont à la recherche de faits délictuels. La question de l’argent de ces communautés, centrale dans l’anti-tsiganisme, revient fréquemment elle aussi. Tout cela fait appel à un imaginaire raciste du public, convaincu que les gens du voyage sont une mafia», expose le juriste.

L’anti-tsiganisme, la haine des Roms, la peur des gitans sont les formes de racisme les plus présentes et tolérées dans la société française, rappelle chaque année le rapport sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie produit par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH). Sa dernière édition, publiée le 18 juillet 2022, montre que les tsiganes sont la minorité la moins tolérée en France, loin derrière les musulmans, les Maghrébins, les juifs et les Noirs. En d’autres termes, l’anti-tsiganisme est la forme de racisme la plus banale en France, et donc, la plus acceptée au sein de notre société.

M6 est une chaîne privée, propriété de RTL Group, filiale du géant des médias Bertelsmann, un groupe allemand d’envergure internationale. Elle aurait les moyens humains et financiers de combattre les idées reçues. Mais en tapant ainsi sur les gens du voyage, M6 ne prend pas trop de risques et s’assure de belles audiences, et donc, des revenus… aux dépens de la dignité humaine et des principes de déontologie journalistiques qui devraient s’imposer à l’ensemble de la profession. Contactée, M6 n’a pas répondu à nos sollicitations.

L’arbre qui cache la forêt

L’enquête de «Capital» a fait réagir les associations représentatives des voyageurs. Un communiqué publié le 13 octobre et signé par sept d’entre elles appelle à «un traitement journalistique qui tourne le dos au mépris et aux préjugés»«D’évidence, pour aucune autre composante de la population, de telles pratiques ne sauraient aujourd’hui être envisagées par des rédactions ni tolérées par l’opinion publique», assène le texte.

Si M6 et consorts ont fait du sensationnalisme une marque de fabrique déjà très critiquée, le traitement journalistique des gens du voyage n’en est pas moins désastreux à toutes les échelles, notamment dans la presse quotidienne régionale, à quelques exceptions près«La presse locale n’écrit sur les gens du voyage que quand ils sont en situation d’illégalité, déplore William Acker. On a une réelle distorsion entre la somme de la production médiatique et la réalité des voyageurs qui est tout autre.» Ce déséquilibre entretient une image négative.

De mauvaises obsessions

«Dans les trente derniers jours, la presse française a publié 237 articles sur les “gens du voyage”, dont 136 portaient sur des délits et des installations supposées illicites (56%), souvent sans rappeler l’immense défaillance des pouvoirs publics pour mettre en œuvre la loi qui organise l’accueil et l’habitat, 55 sur des refus de projets d’aire d’accueil, 16 annonçant le reportage de “Capital”, 30 sur le thème de l’accueil et 4 sur l’enjeu de l’accès aux droits», selon un recensement opéré par le collectif d’associations de voyageurs cité plus haut. En résumé, sur la période, 88% des articles mis en ligne par la presse véhiculent une image négative des voyageurs.

Trois clics suffisent pour le constater. Taper «gens du voyage» dans un moteur de recherche et arpenter l’onglet «actualités» amène à une litanie d’articles aux titres et illustrations similaires. Les photos ne montrent pas les familles, mais plutôt leurs caravanes, prises à bonne distance, souvent derrière des grilles, ce qui écarte la dimension humaine des sujets. Sur le plan sémantique, les titres tournent autour des champs lexicaux du fléau, de l’invasion, du conflit ou encore des nuisibles et reprennent généralement les discours hostiles des autorités ou de riverains mécontents.

Quelques exemples récents: dans Le Midi libre, une mairie «veut en finir avec les gens du voyage»; dans le département de la Manche, «La Foire de Lessay peut-elle continuer à accueillir autant de gens du voyage?» se demande France 3; dans le Calvados, le gérant d’un hippodrome s’inquiète de la possible installation d’un camp de gens du voyage près de son site: «Cela peut nous détruire!», titre Le Pays d’Auge. Contactés, les rédactions et auteurs de ces articles n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Pas de réseau dans les caravanes

Marie-Pierre Duval est journaliste au quotidien L’Union depuis trente ans. À Laon, dans l’Aisne, elle couvre l’actualité locale et notamment les faits divers. Sensible à la question, elle se désole de ce phénomène: «On a toujours cette trouille d’aller voir les gens du voyage alors qu’ils ne nous ont pour la plupart jamais rien fait, et nos supérieurs ne nous poussent pas à y aller.»

«Le problème, c’est qu’on manque de contact dans ces milieux», avance la journaliste, habituée comme ses confrères à travailler dans l’urgence quotidienne grâce à un réseau de sources déjà établi: un réseau institutionnel composé de policiers, de gendarmes, d’élus et autres autorités locales faciles à contacter. Ainsi, la parole des gens du voyage reste inaudible dans cette presse pourtant dite «de proximité», celle qui n’a aucun mal à aller voir les habitants, sauf s’ils vivent dans des caravanes.

Ce traitement médiatique stigmatisant est l’une des conséquences d’un mal qui gangrène le corps journalistique: l’entre-soi. Partir en quête d’un journaliste issu d’une communauté de voyageurs revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. «Je n’en ai jamais croisé», assure Marie-Pierre Duval. William Acker en connaît quelques-uns «qui ont des origines tsiganes», mais aucun ne s’en revendique. «Les journalistes gitans existent peut-être, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ne sont pas visibles», conclut le juriste.

Manque de diversité dans les médias

Dans son rapport, la CNCDH accuse le manque de diversité dans les médias, qui «favorise[nt] la méconnaissance et le traitement discriminatoire de certains sujets», et insiste sur la nécessité de former les journalistes pour gommer les aspects stigmatisant de leur discours. La commission souligne des efforts réalisés en ce sens, mais appelle à les amplifier.

«Ce sont des changements impératifs qui prennent hélas du temps», souligne Marie-Pierre Duval. Journalistes, gens du voyage: «Il faut qu’on se voie, qu’on se rencontre», insiste la localière. William Acker a amorcé la réflexion à ce sujet. En janvier 2023, il prendra la suite du délégué général de l’Association nationale des gens du voyage citoyens, et dans ce cadre, réfléchit à coconstruire des outils au service des rédactions. De tels dispositifs ont déjà vu le jour en matière d’écologie ou de lutte contre l’homophobie, par exemple.

«L’idée, c’est de faire en sorte que les journalistes de bonne volonté ne se retrouvent pas démunis et pris au piège de leur pratique traditionnelle», explique William Acker, avec l’espoir qu’un jour, les médias et le reste de la société considèrent les gens du voyage pour ce qu’ils sont. C’est-à-dire des gens, tout simplement.

[Source : http://www.slate.fr]

Taschen publica «Homes for Our Time 2», un compendio dos novos enfoques na construción de vivendas, que en moitos casos sacrifican a estética tradicional en favor da diversidade, o uso de materiais reciclados e a eficiencia enerxética.

Vivenda Daita2019, en Tokio (Xapón), de Suzuko Yamada.

Escrito por JAVIER ARMESTO

A historia da arquitectura moderna escribiuse principalmente desde unha perspectiva occidental e masculina, pero iso rematouse co século XX. Xa non hai un estilo predominante _é probable que nunca o volva haber_ e sen dúbida non hai iso que pomposamente denominábase «tradición e modernidade». Os novos exemplos de vivendas móvense entre o modesto e o extravagante, incluso o que aquí poderiamos denominar «feísmo» se só nos fixamos na pel exterior do edificio; pero os seus autores tratan de responder a unha revolución: ¿que papel desempeñan os fogares ante as ameazas ás que se enfronta o noso mundo? ¿Como poden impulsar a innovación?

A editorial Taschen editou Homes for Our Time 2 (Fogares do noso tempo 2), segundo volume dunha obra na que Philip Jodidio analiza a arquitectura diversa e sostible do futuro, con descricións precisas, planos e fotografías cedidos polos estudos. Nas súas 464 páxinas hai máis de 60 edificios construídos en Vietnam, Sudáfrica, India ou China , entre outros países, proxectados por homes, mulleres e colectivos que marcan o final desa era na historia da arquitectura.

Un bo exemplo é a vivenda que ilustra este artigo, asinada por Suzuko Yamada, quen lembra unha experiencia nun bosque de Ruanda onde un grupo de gorilas parecían sentirse como en casa a pesar de non ter paredes nin un teito baixo o que acubillarse. «Tiven pensado se sería posible unha casa como esta en unha zona residencial de Tokio, onde a vida estivese suavemente rodeada por capas de aramado e obxectos que creasen unha variedade de profundidades, e onde a luz solar e as miradas dos transeúntes que pasan pola rúa mantivésense a distancia». Neste proxecto non hai paredes entre a casa e o xardín, senón elementos de aceiro, vigas e postes dun só tubo e riostras. A vivenda, cuxo interior é de madeira, expúxose para poder cambiar a súa forma con facilidade. A web especializada dezeen.com concedeulle o premio á Mellor Casa Urbana do ano 2020.

En The Parchment Works, en Northamptonshire (Reino Unido), Will Gamble traballou nunha casa victoriana con dobre fachada considerada un edificio histórico de grao 2. Preto atópanse as ruínas unha antiga fábrica de pergamiños e o cliente quería demolelas para ampliar a vivenda. O arquitecto propúxolle inserir dous volumes lixeiros entre os muros de ladrillo existentes (utilizou aceiro Corten, ladrillos recuperados e madeira de carballo), e tamén remodelou un cortello para deixar á vista os seus elementos estruturais e muros de pedra, engadíndolle un basamento de formigón. Gamble demostrou así que os vestixios do pasado son perfectamente compatibles cunha construción moderna.

Un proxecto similar é a casa en Campo de Ourique (Lisboa), dos irmáns Aires Mateus, que revelan a súa capacidade para intervir nun espazo industrial e facelo lixeiro, espazoso e contemporáneo, mantendo elementos preexistentes como unha cheminea de ladrillo.

Cun orzamento de só 40.000 dólares, o arquitecto local Palinda Kannangara construíu a Frame Holiday Structure en Imaduwa (Sri Lanka). Unha casa feita con andamiaje de aceiro, ladrillo visto e chans de madeira, que se edificou en só catro meses para un batería de jazz e música étnica. Dado que a parcela está exposta a frecuentes inundacións, a solución foi elevar a estrutura sobre estadas. Hai tres plataformas principais, unha zona para comer e de despensa e dúas ás de dormitorios, todo conectado por pasarelas lixeiras. O mobiliario se fabricou con materiais recuperados ou restos achados no lugar.

Ensamble Studio, liderado polo madrileño Antón García-Abril, é coñecido en Galicia polas pétreas Escola de Altos Estudos Musicais de Compostela e a sede da SGAE en Santiago, ademais do seu proxecto experimental A Trufa, na Costa da Morte. En Menorca executou un dos traballos máis espectaculares dos recolleitos en Homes for Our Time 2, a casa Ca´n Terra, construída no que queda dunha canteira. Nestes ocos tallados pola extracción de bloques de pedra abríronse tragaluces para dotalos de iluminación natural e creáronse algúns espazos con cemento e roca autóctona pulverizada, engadindo paneis solares, unha fosa séptica e unha cisterna de auga. O resultado, explica García-Abril, é unha «casa da terra: ao principio era só iso, terra, que se extraía cunha lóxica industrial; unha vez baleirada, abandonouse e se redescubrió cen anos despois para ser transformada en arquitectura».

Outras vivendas singulares son Hourglass Corral, en Milos (illas Cícladas, Grecia), de Deca Architecture, que se basea nos diagramas do matemático ucraíno Georgui Voronói (1868-1908) para debuxar sobre a paisaxe rural unha retícula xeométrica de celas, cada unha das cales se corresponde a un uso definido (contan con lucernarios practicables); ou 150 Steps Up to the Sexa, de Gurjit Matharoo, en Gujarat (a India), deseñada de acordo coas regras da construción india tradicional vastu shastra, e que conecta os seus cinco niveles cun paseo graduado de 150 banzos que remiten ao famoso cadro de Escher ou mesmo aos interiores da prisión do xogo da lura.

Casa Fortunata, de Luciano Lerner Basso, no Brasil, adáptase á natureza circundante: foi construída ao redor dunha árbore dunha especie en perigo de extinción e aséntase sobre pilotes para non perturbar o chan forestal; e a Loom House de Miller Hull, erixida preto de Seattle, foi cualificada como «a renovación do fogar máis ambiciosa do mundo desde o punto de vista ambiental», debido ao seu uso de materiais reciclados e eficiencia enerxética.

No libro, que conta cun amplo prólogo de Philip Jodidio e é unha edición plurilingüe (en español, inglés e italiano), figura tamén o estudo formado polo italiano Fabrizzio Barozzi e o galego Alberto Veiga, que participan con dous proxectos de remodelación de apartamentos en Barcelona. Emprendidos xunto ás súas respectivas parellas, Cecilia Rueda e María Díaz, o uso de tabiques móbiles, paletas de materiais gris claro e cubertas de espello que realzan as perspectivas, xunto ao chan de microcemento, conforman uns espazos flexibles, limpos e precisos.

 

[Imaxex: TASCHEN – fonte: http://www.lavozdegalicia.e]

Escrich per Christian Andreu

Segon lo darrièr estudi realizat sus la diversitat lingüistica mondiala, gaireben un cinquen de totas las lengas de la planeta poiriá desaparéisser lèu abans la fin del sègle XXI. Aquò vòl dire l’extincion de mai de 1500 lengas abans l’an 2100. L’estudi, fach per l’Universitat Nacionala Australiana, confirma que de las gaireben 7000 lengas parladas uèi lo jorn dins lo Mond, mai de la mitat son fòrça menaçadas, e 1500 d’elas serián a mand de s’escantir entre ongan e la fin del sègle. Aquò poiriá demenir totplen la diversitat lingüistica de la planeta d’un biais pro grèu.

Mai de 1 500 lengas poirián desaparéisser abans de la fin de sègle.

“Se res se fa pas, l’extincion de maitas lengas se debanarà a un ritme fins a tres còps màger que l’actual pendent los 40 ans venents”, çò diguèt Lindell Bromham, coautor de l’estudi. L’estudi, a mai, confirma que l’extincion de maitas lengas se tendrà malgrat qu’ara i aja plan mai d’ensenhament a l’escòla dins lo Mond. Es per aquò que cal donar mai de supòrt a aquelas lengas.

Segon los cercaires de l’estudi, per arrestar aquel procès çò que cal far es donar una educacion bilingua e encoratjar l’usatge de las lengas dichas regionalas. De factors coma lo desvolopament de las estradas pòt tanben provocar la desaparicion de fòrça lengas. “Se i a mai de rotas, los abitants de grandas vilas pòdon plan vesitar de pichons vilatges e aquò es un grèu risc per de lengas menaçadas. Semblariá que las rotas ajudèsson las lengas majoritàrias e pas las minoritàrias”, çò apondèron los scientifics d’aquel estudi.

De lengas plan menaçadas

Segon aquel estudi, pareis doncas que la situacion mondiala lingüistica es grèva, mas lo problèma es pas lo contacte entre las lengas, car las lengas indigènas menaçadas, quand son en contacte amb de lengas màgers, son mens en perilh. Segon l’UNÈSCO, i a de centenas de lengas africanas, de l’èst e del centre siberians, del nòrd australian, d’America centrala e de la còsta del Pacific d’America septentrionala que son en dangièr d’extincion abans l’an 2100.

La situacion actuala seriá tanben plan complèxa car en Africa, ont per exemple i a mai de 2000 lengas, a espelit una nòva lenga; lo sheng, qu’es una barreja d’anglés, de swahili e d’autras lengas. E lo sheng es pas la soleta lenga africana nascuda al sègle XXI. Totun, i a mai de 300 lengas amb mens de 10 000 parlaires e doncas fòrça menaçadas. D’aquestas 300, 37 son en grèu dangièr d’extincion.

A Africa la situacion lingüistica tanben es grèva.

En Euròpa tanben i a una situacion dificila. I a 27 estats membres de l’Union Europèa mas sonque i a 24 lengas oficialas, e i a d’autras lengas e dialèctes que son parladas per mens personas ara que fa 50 ans. E son pas oficialas. Per exemple, se crei que i a aperaquí 10 milions d’europèus que parlan catalan e mens de mièg milion l’occitan. Es parièr amb lo basco.

Sus d’autres continents, la situacion es tanben delicada, car i a fòrça lengas indigènas australianas que tanben son plan menaçadas d’extincion, segon lo Conselh de las Primièras Nacions Australianas. ”Austràlia es lo luòc de la planeta ont son parladas mai de lengas, çò diguèt Felicity Meakins, de l’Universitat de Queensland. Abans l’arribada dels europèus, se parlava mai de 250 lengas e uèi sonque ne demòra 40 mas sonque 12 son ensenhadas a l’escòla. Austràlia sonque despensa 13,20 euros annadièrs per promòure aquelas lengas, e aquò es una vergonha, s’o comparam amb los 43,70 èuros que i despensa Canadà o los 187 euros despensats cada an pel govèrn de Nòva Zelanda”.

Segon l’UNÈSCO, 2022 serà l’An de las Lengas Indigènas, e aquel estudi vòl ajudar a lor promocion. “La pèrda d’una lenga entraïna una pèrda importanta de cultura per l’umanitat, çò apondèt Bronham. L’umanitat a de besonh de totas las lengas, e doncas es necite de luchar contra aquesta possibla pèrda de diversitat lingüistica mondiala e d’o far ara”.

 

[Sorsa: http://www.sapiencia.eu]

 

 

 

Repasamos aspectos a considerar este 12 de octubre en el Día Nacional de la Lucha contra la Biopiratería, un flagelo que afecta los recursos y conocimientos tradicionales.

Imagen Principal

Cada 12 de octubre el Perú conmemora el Día Nacional de la Lucha contra la Biopiratería en razón de la fecha de entrada en vigor de una norma ambiental que protege la diversidad biológica.

Por eso, en esta nota repasamos algunos aspectos a tener en cuenta este día para comprender mejor qué es la biopiratería y por qué debería preocuparnos si pensamos en los pueblos indígenas.

¿Qué es la biopiratería?

Según la normativa peruana, la biopiratería es el acceso y uso no autorizado y no compensado de los recursos biológicos o conocimientos tradicionales de los pueblos indígenas.

Esta forma de piratería biológica se puede dar en dos niveles: al acceder a los recursos sin una autorización y al patentar un conocimiento tradicional, de acuerdo al especialista Andrés Valladolid.

El primero ocurre cuando se accede al recurso genético sin un contrato de acceso previo otorgado por las autoridades pertinentes; siendo el más difícil de detectar.

Esto, porque los recursos obtenidos provienen de diversas áreas con organismos competentes distintos, y no siempre es posible detectar en qué área se obtuvo el recurso.

El segundo se da cuando la empresa o persona intenta apropiarse del conocimiento tradicional de los pueblos indígenas mediante una patente, siendo más fáciles de identificar, explicó Valladolid a OjoPúblico.

Es más fácil porque resulta más factible detectar que alguien accedió ilegalmente al recurso o conocimiento cuando intenta patentar el producto o la investigación derivada de un recurso biológico en otro país.

¿Por qué debería preocuparnos?

Como sabemos, Perú es un país rico en biodiversidad. Posee más de 20 000 especies vegetales, de las cuales 5 000 son endémicas, es decir, que solo crecen en este territorio.

El problema con la biopiratería aparece entonces al permitir que un tercero se haga acreedor del conocimiento o de un insumo que no descubrió ni inventó, pero con el que puede conseguir importantes ganancias económicas.

Basta con tener acceso al recurso biológico (como podría ser la semilla de cierta especie) para luego tener un acceso a la genética, o adentrarse en ciertos grupos indígenas y hacerse de sus tradiciones para beneficio propio.

Esto puede terminar afectando económica y culturalmente a los pueblos indígenas que ven arrebatados sus conocimientos tradicionales, como el descubrimiento de los beneficios de una planta medicinal.

Un reportaje de la agencia alemana Deutsche Welle (DW) expone cómo grandes consorcios se apoderan de estos conocimientos y obtienen grandes beneficios, sin recompensar a las comunidades indígenas.

¿Qué se está haciendo para enfrentarla?

Algunos análisis de expertos consultados por los portales Actualidad Ambiental y OjoPúblico coinciden en señalar que el Perú tiene un gran avance en cuanto a normas para proteger los recursos biológicos.

De hecho, Perú también forma parte del Protocolo de Nagoya, que establece obligaciones para asegurar “la participación justa y equitativa en los beneficios que se deriven de la utilización de recursos genéticos”.

Perú firmó dicho Protocolo en 2010 y este entró en vigor cuatro años más tarde, el 12 de octubre de 2014. Esta fecha da pie, precisamente, al Día Nacional de la Lucha contra la Biopiratería.

Pero no es todo. Previamente, en 2004, el Perú creó la Comisión Nacional contra la Biopiratería (CNB), convirtiéndose en un referente mundial, pues es la única de este tipo en el mundo.

Esta comisión se encuentra adscrita a la presidencia del Consejo de Ministros y es presidida por el Instituto Nacional de Defensa de la Competencia y de la Protección de la Propiedad Intelectual (Indecopi).

La CNB, que monitorea las bases de datos de patentes de más de 100 oficinas en el mundo, busca evitar que se concrete el otorgamiento ilegal de patentes vinculados a recursos biológicos peruanos en el mundo.

Hasta octubre del 2021, había detectado 181 de estos casos; de los cuales, 66 se resolvieron favorablemente para Perú, es decir, no se les entregó la patente sobre recursos biológicos peruanos.

El total de casos estuvo relacionado con 30 especies, destacando la maca (con 37 casos), la sangre de grado (con 35 casos) y el marañón (con 17 casos), según un reporte de OjoPúblico.

Un año antes, en 2020, identificó 42 casos de procesos de patentes –un 75% más que en el 2019– en diferentes oficinas de patentes del mudo.

Dichos casos están vinculados a recursos biológicos peruanos como: maca, sangre de grado, sacha inchi, ungurahui, maíz morado, camu camu, tara, pasuchaca, yacón, aguaje, entre otros.

Comisión Nacional contra la Biopiratería identificó 42 casos de procesos de patentes vinculados a recursos biológicos peruanos en el mundo

Desafíos contra la biopiratería

Sin embargo, los expertos también coinciden en señalar que la labor de la CNB es limitada, pues detecta los casos cuando la empresa que desea patentar ya tuvo acceso al recurso genético.

Es decir, ya se dio la biopiratería, y el hecho de que su patente no sea aceptada o que la empresa abandone el proceso para patentar el recurso no implica que deje de utilizar el recurso o el producto derivado de este.

Así como esto, hay otros aspectos que aún faltan mejorar para tener una lucha más frontal contra la biopiratería en el país y que van más allá de los avances normativos que el Perú ha demostrado tener.

Entre ellos, lo complejo que resulta controlar la salida de los recursos del país –por ser pequeños o salir como productos para consumo– o porque la mayoría de recursos peruanos son compartidos con otros países de la región.

Además de las trabas que existen para obtener, de manera formal y legal, los permisos para acceder a los recursos biológicos y los conocimientos tradicionales peruanos, como explicó OjoPúblico.

Esto último ayudaría a prevenir la infracción y asegurar que estas autorizaciones beneficien a ambas partes, tanto al país que posee el recurso y al investigador o empresa que desee trabajar con este.

[Fuente: http://www.servindi.org]

Les Immortels se réjouissent des actions menées en faveur du français au Canada, où il est une langue minoritaire. Et si elle en tirait les leçons pour la France ?
Écrit par Michel Feltin-Palas
C’est l’une de ces scènes qui donnent à la France républicaine des couleurs d’Ancien régime. En cette journée caniculaire de l’été 2022, dans les salons d’apparat de l’Académie française, les Immortels reçoivent le ministre de la langue française du Québec, Simon Jolin-Barrette, venu affirmer avec émotion et éloquence l’attachement viscéral de ses compatriotes à la langue de Molière. Son discours se conclut sous les vivats de la docte Assemblée, qui vibre en entendant son allocution enflammée en faveur de la diversité culturelle. Un enthousiasme aussi sincère que… pétri de contradictions.
Commençons par expliquer les applaudissements. Le Québec, on le sait, constitue un fragile îlot francophone en Amérique de Nord, peuplé d’à peine 8 millions d’habitants. Dans le reste du Canada comme aux États-Unis, l’anglais, partout, règne en maître. « Lors de la Conquête de 1760, nous n’étions que 70 000. Tout indiquait que, en vertu de la loi du nombre, nous devions bientôt disparaître », a souligné Simon Jolin-Barrette. Et de poursuivre : « Dans les années 1950, l’anglais était encore dominant au Québec, y compris dans les représentations. Il n’était pas rare que les Canadiens français se fassent répondre par le maître anglais, avec une grande violence : Speak white!« .
Il fallut, dans les décennies qui suivirent, un sursaut de la communauté francophone pour modifier la situation. Ce fut la « Révolution tranquille » qui déboucha en 1977 sur la Charte de la langue française, dite aussi « loi 101 ». Un acte fondateur qui se fixa pour objectif de faire du français la langue de l’État, de l’administration, de la communication, du commerce, etc. Un bouclier face à l’anglais. (1)
Quarante-cinq ans plus tard, cette loi 101 vient d’être complétée par un autre texte, appelé « loi 96 », qu’a précisément fait adopter le jeune ministre, et dont voici quelques mesures. Désormais, la Constitution précise que le français est la seule langue officielle du Québec. Elle fait en pratique du français la seule langue de l’administration, ce qui n’était pas toujours le cas. Tout un volet est également consacré à l’immigration, sachant qu’une partie des nouveaux arrivants ont tendance à privilégier l’anglais, jugé plus utile dans un Canada à majorité anglophone. « Sitôt obtenu leur diplôme de l’école secondaire, une proportion alarmante d’étudiants se précipitent dans le réseau anglophone pour poursuivre leurs études », a précisé le ministre. Pour mettre un terme à cette dérive, la loi 96 fait de la maîtrise de la langue française « une condition de diplomation dans les établissements anglophones ». Quant aux employeurs, ils ne peuvent plus aussi facilement exiger la maîtrise de l’anglais dans leur recrutement.
La loi 96 a été vivement critiquée, notamment par la presse anglo-saxonne, qui l’a présentée comme « un combat d’arrière-garde ». Erreur ! a tonné Simon Jolin-Barrette, en mettant en garde contre les dangers du tout anglais. « Ce qu’on présente comme une ouverture sur le monde masque trop souvent l’acculturation, qui vient avec une importante perte de mémoire et d’identité. » Une analyse dont découle sa conclusion : « Quand la diversité des cultures devient tout aussi menacée que la diversité de la faune et de la flore, défendre la langue française n’a rien de folklorique. Au contraire, défendre la langue française, c’est défendre l’avenir. Et surtout, c’est défendre l’intégrité de ce monde, la beauté de ce monde, la diversité de ce monde ! ».
C’est alors que, sous les boiseries de la salle des conférences de l’Institut de France, les applaudissements ont fusé, semblant ne pas vouloir s’arrêter. L’unanimisme était à son paroxysme. Chacun semblait faire sienne cette magnifique ode à la pluralité culturelle.
Voyez-vous comme moi où se situe la contradiction ? Tout à leur émoi, les Immortels n’ont visiblement pas vu à quel point, en applaudissant de la sorte, ils étaient en train de se critiquer eux-mêmes. Car enfin, le ministre québécois venait d’en apporter la démonstration : une langue minoritaire ne peut survivre sans une politique linguistique forte. Or, c’est précisément cette politique que refuse d’accorder la France à ses propres langues minoritaires. La possibilité d’utiliser une langue minoritaire du territoire français dans une administration ? C’est non. L’enseignement immersif des langues régionales dans les écoles publiques ? C’est encore non. La faculté pour une entreprise d’exiger la maîtrise de la langue historique du territoire où elle se situe ? C’est toujours non. Et l’Académie a pris toute sa part dans ce mouvement répressif puisqu’elle s’est opposée ces dernières années aux rares mesures allant en ce sens, qu’il s’agisse de la charte européenne des langues minoritaires et régionales, en 1999, ou de l’entrée des langues régionales dans la Constitution, en 2008.
Pour le dire en une phrase : l’Académie soutient pour le français, langue minoritaire au Canada, des mesures auxquelles elle s’oppose quand il s’agit du breton, de l’alsacien, du créole réunionnais ou du normand, langues minoritaires de France. Une attitude qui traduit donc non pas un attachement à la diversité culturelle exaltée par le ministre québécois, mais la simple expression d’un chauvinisme linguistique qui en est l’exact opposé.
(1) Voir à ce sujet Le français, au Québec et en Amérique du Nord, par France Martineau, Win Remysen et André Thibault, Editions Ophrys.
[Source : http://www.lexpress.fr]

Pour sa 79e édition, le prestigieux festival de cinéma propose plusieurs longs métrages bienveillants et respectueux permettant de mieux comprendre les enjeux de la transition de genre.

D'une extrême pudeur, le film Monica évite tous les écueils auxquels on pourrait s'attendre. | Capture d'écran Screen International via YouTube

D’une extrême pudeur, le film Monica évite tous les écueils auxquels on pourrait s’attendre. | Capture d’écran Screen International via YouTube

 

Écrit par Anaïs Bordages — édité par Natacha Zimmermann

Du Père Noël est une ordure à Tomboy, les œuvres de cinéma qui parlent de transidentité existent depuis longtemps, même si elles ne le font pas toutes de manière égale. La façon dont les minorités sont représentées à l’écran peut souvent solidifier des clichés et perpétuer, dans la vraie vie, un regard intolérant ou biaisé.

Par exemple, le fait d’attribuer des rôles de femmes trans à des acteurs masculins –comme Melvil Poupaud dans Laurence Anyways ou Jared Leto dans Dallas Buyers Club– est une habitude fréquemment critiquée, car elle vient renforcer le cliché selon lequel les femmes trans ne seraient que des hommes déguisés en femmes.

Fini les clichés, place au respect

Beaucoup de personnes trans et militants LGBT+ regrettent aussi la propension à se focaliser sur les parties génitales des personnages trans, comme si ce qui se trouve entre leurs jambes était ce qui permettrait de les définir –une critique à laquelle le film Girl, de Lukas Dhont avait par exemple été soumis.

Sans parler de la tendance à faire des personnages trans des psychopathes (Le Silence des agneaux), ou des figures au destin tragique (de Boys Don’t Cry à Dallas Buyers Club) –des clichés déshumanisants et particulièrement prévalents dans les représentations LGBT+.

Heureusement, comme l’analysait très bien le documentaire Disclosure (disponible sur Netflix), les représentations évoluent depuis quelques années. À la Mostra de Venise 2022, une des plus belles surprises a été de découvrir la diversité et la richesse des regards sur la transidentité.

Des récits pudiques, sensibles et bouleversants, qui réussissent à ne jamais essentialiser ou déshumaniser leurs protagonistes. Des propositions de cinéma fortes, qui portent un regard aimant, bienveillant et respectueux sur leurs personnages, et qui permettent de mieux comprendre les enjeux de la transidentité. Fait notable, plusieurs de ces films sont en compétition pour le Lion d’or, le prix le plus prestigieux du festival.

«Monica», récit pudique mais puissant

Parmi eux, il y a Monica, une des propositions les plus fortes et les plus émouvantes de cette édition vénitienne. Le film d’Andrea Pallaoro suit Monica, une femme trans américaine qui se rend au chevet de sa mère malade. Cette dernière, jouée par une Patricia Clarkson impeccable, n’avait pas vu sa fille depuis sa transition et ne la reconnaît pas. Mais une intimité touchante se développe entre les deux femmes.

D’une extrême pudeur, le film évite tous les écueils auxquels on pourrait s’attendre dans ce genre de récit. Le mot «trans» n’y est pas prononcé une seule fois, mais les dialogues, ainsi que l’identité de l’actrice principale (l’excellente Trace Lysette, découverte dans la série Transparent) permettent au public de comprendre tous les enjeux du film.

À aucun moment la mère de Monica ne mégenre son enfant, ni ne l’appelle par son deadname (le prénom que les personnes trans ont reçu à la naissance et ont décidé de changer lors de leur transition). Si Monica ne subit aucun acte de transphobie, cela ne l’empêche toutefois pas de ressentir une multitude d’émotions puissantes et contradictoires au cours du film.

Dans un rôle très interne et presque silencieux, Trace Lysette livre une des performances les plus mémorables du festival. La réalisation superbe, en format carré, enferme visuellement l’héroïne et masque souvent son visage dans la première partie, traduisant l’étouffement psychologique que la jeune femme subit, son incapacité à se montrer entièrement. C’est un film d’une grande réserve, dénué de tout sensationnalisme, un beau portrait de femme qui aborde la transidentité, sans en faire l’unique caractéristique du récit ou de son personnage.

La voix des personnes trans

En compétition à la Mostra, on trouvait aussi L’Immensità, dans lequel Penélope Cruz incarne une mère tourmentée dans la Rome des années 1970. Écrasée par un mari violent et par les conventions étouffantes de la société italienne de l’époque, elle trouve son seul salut dans la relation aimante et complice qu’elle entretient avec ses trois enfants.

Le film s’ouvre sur l’aîné, Andrea, en train de prier les cieux. Un gros plan sur les poupées Barbie désarticulées avec lesquelles jouent son frère et sa sœur offre un premier indice sur la thématique du film. Cheveux courts, tenue masculine, flirt avec une fille du voisinage: on part immédiatement du principe qu’Andrea est un garçon, jusqu’à ce que ses parents se mettent à l’appeler «Adriana» et à le genrer au féminin. On comprend alors que le petit Andrea ne se reconnaît pas dans le genre féminin, mais qu’il ne dispose pas vraiment des mots pour formuler ce qui lui arrive.

Le film est raconté du point de vue de l’enfant, perdu face à la féminité parfaite de sa mère et la culture patriarcale mortifère à laquelle souscrit son père. La présentation à Venise de L’Immensità a revêtu un sens tout particulier lorsque son réalisateur, l’Italien Emanuele Crialese, a profité de la conférence de presse pour faire son coming out trans«C’est inspiré de mon enfance et de ma propre histoire. Je suis né biologiquement femme», a affirmé le cinéaste, en activité depuis vingt-cinq ans.

C’est aussi à la Mostra que Sébastien Lifshitz est venu présenter son nouveau documentaire, Casa Susanna, dans la sélection Giornate degli Autori. Dans ce film, le réalisateur d’Adolescentes et de Petite Fille donne la parole à plusieurs femmes trans, qui racontent comment elles se réunissaient clandestinement dans la campagne américaine, loin du regard des autres, dans les années 1950 et 1960.

C’est un documentaire bouleversant, qui entremêle images d’archives et témoignages précieux pour raconter à quoi ressemblait la vie de la communauté LGBT+ il y a plus d’un demi-siècle.

Une thématique proche de celle qu’on trouve dans le documentaire italien Le Favolose, présenté dans la sélection parallèle Notti Veneziane. Le film de Roberta Torre montre un groupe de femmes trans qui se retrouvent pour les funérailles d’une amie, enterrée dans des habits masculins choisis par sa famille.

Enfin, du côté de la Semaine de la critique, la thématique est aussi abordée de manière plus allégorique dans le film allemand Aus meiner Haut (Skin Deep), où des couples échangistes se rendent sur une île et finissent par carrément échanger leurs corps.

Une multitude de récits queer

Au-delà des récits trans, la Mostra a fait la part belle aux histoires queer dans toute leur diversité, que ce soit avec le héros gays de The Whale, l’histoire vraie d’un procès homophobe dans l’Italie des années 1960, racontée dans Il Signore Delle Formiche, ou encore l’héroïne lesbienne de Tár jouée par Cate Blanchett, qui déjoue subtilement nos attentes.

L’une des propositions les plus marquantes du festival restera sans doute All the beauty and the bloodshed de Laura Poitras (Citizenfour). Ce nouveau documentaire époustouflant retrace la carrière de la photographe bisexuelle Nan Goldin, ainsi que son combat contre la famille Sackler, qui a commercialisé l’OxyContin et est accusée de s’être enrichie grâce à la crise des opioïdes.

À travers la vie et l’œuvre de la photographe, le film nous plonge dans l’histoire de la contreculture queer américaine et entremêle de nombreuses thématiques, pour arriver à un message bouleversant sur la nécessité de l’art et du militantisme pour survivre.

Les Français ne sont pas en reste: à la Semaine de la critique, on a aussi pu découvrir le très charmant Trois Nuits par semaine, premier film de Florent Gouëlou. Cette romcom raconte comment un jeune homme a priori hétéro tombe amoureux d’une drag queen (incarnée par la vraie star du drag parisien Cookie Kunty) et remet en cause son propre rapport au genre et à la sexualité.

Derrière sa structure très conventionnelle, le film réinvente des images classiques du cinéma romantique, en mettant en leur centre une figure queer: la superbe Cookie Kunty, filmée et sublimée comme une Marilyn Monroe moderne.

Avec ses personnages gays, bis, séropositifs, masculins ou efféminésTrois Nuits par semaine prône la tolérance et montre qu’il est possible (et peut-être même souhaitable) de transcender les étiquettes. Preuve de cette diversité narrative plus riche que jamais, dix-neuf films de la Mostra sont éligibles au Queer Lion cette année.

 

[Source : http://www.slate.fr]

Los expertos lingüistas de Babbel, una plataforma de aprendizaje de idiomas, enumeraron las palabras o expresiones a las que apelan las empresas en sus publicidades para hacerse eco de las reivindicaciones que atraviesan la sociedad. 

Los trminos del marketing social se ven en etiquetas y publicidades

Los términos del marketing social se ven en etiquetas y publicidades.

Un grupo de lingüistas desarrolló un glosario con palabras que se utilizan para nombrar cómo, desde hace años, las empresas alrededor del mundo han capitalizado la coyuntura social, las luchas de derechos y las oleadas de empatía hacia causas iniciadas, por ejemplo, por el movimiento feminista o la comunidad LGBTQ+, reflejada en términos como « pinkwashing » o « eco friendly ».

Mediante campañas de marketing y publicidades llenas de frases, expresiones, colores y símbolos, haciendo referencia a su apoyo a las distintas causas -diversidad, inclusión, igualdad y equidad de género- muchas corporaciones buscan influenciar positivamente a su audiencia, pero no siempre tienen un verdadero propósito de inclusión y transformación, sino que son una clara estrategia de marketing aprovechando la agenda mediática y social.

Para entender y detectar estas prácticas, los expertos lingüistas de Babbel, una plataforma de aprendizaje de idiomas, desarrollaron un glosario con los términos y palabras que se utilizan en este sentido y que reflejan el apoyo fingido de las corporaciones como « pinkwashing », « purplewashing » o « rainbow washing ».

Uno de los primeros términos que surgió en inglés y que literalmente significa « lavado rosa » o « lavado de imagen rosa » es « pinkwashing » (del verbo wash=lavar y pink=rosa). Esta palabra es utilizada para señalar cuando una empresa, partidos políticos y países utilizan diferentes estrategias de marketing para dar a conocer su apoyo o simpatía al movimiento LGBTQ+, principalmente en fechas conmemorativas como el « Día Internacional del Orgullo LGBTQ+ » o « Día del Orgullo ».

El término se acuñó durante la década de los 90 y en un principio fue utilizado por la organización Breast Cancer Action, en Estados Unidos, para criticar a las empresas que se pintaban de rosa para apoyar la lucha contra el cáncer de mama, sin que realizaran acciones contundentes contra esta enfermedad. Un ejemplo claro de esta práctica es el cambio de los logos de distintas empresas a los colores de la bandera del orgullo sin hacer ningún cambio estructural en sus políticas.

« Purplewashing » hace referencia al color violeta o púrpura (purple), que siempre ha sido relacionado con el movimiento feminista. El « lavado de imagen púrpura o violeta » ha cobrado mayor fuerza en los últimos años por la creciente exposición de la desigualdad y violencia que viven las mujeres en todos los ámbitos de la vida cotidiana y empresarial. Aunque las corporaciones y organizaciones políticas enarbolan la bandera de la igualdad entre hombres y mujeres, no necesariamente eso se ve reflejado en, por ejemplo, la igualdad de salarios, espacios libres de violencia o un mayor número de mujeres en posición de liderazgo.

Otro término, « Rainbow washing », refiere a la apropiación y mercantilización de los colores asociados a la comunidad LGBTQIA+ con fines lucrativos, y por lo general sucede exclusivamente durante el mes de junio de cada año. Se venden miles de diseños de ropa, calzado u objetos en tonos arcoíris.

El « Red washing » o « lavado de imagen rojo » es una forma de propaganda en la que se utilizan discursos de izquierda de manera engañosa para promover la percepción de que una organización o empresa comprometida con la igualdad social, en alusión al color que es símbolo mundial del socialismo.

« Green washing » alude a los productos « maquillados » de color verde (green en inglés) sin que realmente sean respetuosos con el medio ambiente. Este es el más cotidiano y una gran cantidad de empresas y organismos se autoproclaman « Eco friendly » poniendo sellos en sus envases o empaques, cuando en realidad sus políticas terminan perjudicando el entorno que los rodea, explicaron los expertos lingüistas en el comunicado de prensa difundido por Babbel.

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

La Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana (AIDESEP) pide a las autoridades respetar el derecho de los educandos indígenas a la educación en su propia lengua.

En tal sentido, rechazaron las intenciones de sectores docentes monolingües que pretenden acceder a la contratación en instituciones educativas de educación intercultural bilingüe (EIB) sin cumplir el requisito de pertinencia lingüística.

Con ello no solo se pretende reducir las plazas docentes EIB sino incluso eliminar las instituciones educativas EIB, aplicando políticas asimilacionistas que regresionan en derechos de pueblos indígenas.

Tal posición fue expuesta por los representantes de la AIDESEP en la reunión de la Comisión Nacional de Educación Intercultural y Bilingüe (Coneib) celebrada del 24 al 26 de agosto.

La petición de la organización nacional indígena amazónica se sustenta en el Convenio 169 de la Organización Internacional del Trabajo (OIT), la Constitución Política y las leyes y normativas del Ministerio de Educación.

Los y las representantes indígenas amazónicos reiteraron el rechazo a la contratación de docentes monolingües que acceden a plazas EIB sin cumplir los requisitos establecidos por ley.

La Coneib reafirmó que la implementación de la Política Nacional de Educación Intercultural (EI) y la Educación Intercultural Bilingüe (EIB) no debe parar y debe ser fortalecida.

Ello es tanto más necesario considerando que luego del Censo Nacional de 2017 existen cifras claras en que se recoge las diversas expresiones de la identidad originaria en el Perú.

En tal sentido, recuerdan que en las naciones plurinacionales como el Perú existe la obligación del Estado de prestar los servicios educativos estatales conforme a la diversidad de pueblos que existen en el país.

En consecuencia, se deben rechazar de plano las solicitudes de pequeños grupos de docentes solo interesados en su contratación por que son contrarios a la Constitución Política y la realidad sociocultural del Perú.

Además, sus pretensiones particulares atentan contra los derechos de los pueblos indígenas y en específico de los educandos indígenas y originarios.

[Fuente: http://www.servindi.org]

El décimo séptimo curso de intérpretes y traductores de lenguas indígenas para los servicios públicos se realizará del 24 de octubre al 12 de noviembre en el distrito y provincia de Satipo, en la región Junín.

El curso que durará 20 días de manera presencial, apunta a formar traductores e intérpretes en las lenguas ashaninka, asheninka, awajún, nomatsigenga, matsigenka, kakinte, kakataibo, shipibo-konibo, yanesha y yine.

Esas lenguas son habladas por un total de 187,696 peruanos residentes en 11 regiones del país: Junín, Pasco, Huánuco, Ucayali, Madre de Dios, Cusco, Loreto, Amazonas, Cajamarca, Amazonas y Ayacucho.

El curso es convocado por el Ministerio de Cultura (Mincu) y el plazo para los postulantes tiene como fecha límite el 13 de setiembre.

Políticas públicas

Durante el evento de lanzamiento en Satipo, la viceministra de Interculturalidad, Rocilda Nunta Guimaraes, destacó que este curso forma parte de las políticas públicas que se vienen impulsando para la construcción de un Estado intercultural.

Las lenguas indígenas forman parte de nuestra diversidad y son una manifestación viva de la cultura y la historia de los pueblos indígenas u originarios.

En 16 cursos desarrollados a la fecha se han capacitado a más de 620 personas pertenecientes a 23 regiones del país, hablantes de 38 de las 48 lenguas indígenas, siendo la primera vez que el sector realiza este curso, aquí en Junín, Satipo.

“El Perú no es un país de una sola lengua. Tenemos 48 lenguas indígenas y queremos que nuestros hermanos y hermanas de los pueblos originarios ejerzan sus derechos lingüísticos y accedan a servicios públicos con orgullo y sin discriminación etnicorracial”, resaltó la viceministra de Interculturalidad.

Desde la rectoría del Ministerio de Cultura se forman intérpretes y traductores con el objetivo de contribuir a garantizar los derechos lingüísticos de los más de 4.4 millones de peruanos y peruanas, que hablan alguna de las 48 lenguas indígenas u originarias.

Ellos deben ser el puente que ayude al acceso a los servicios públicos de esta población en los sectores Salud, Justicia, Reniec, Policía Nacional del Perú, entre otros.

En el evento también participó Jean Pierre D’Laura Quintana, asesor del Despacho Ministerial de Cultura, quien manifestó el compromiso de la gestión de la ministra de Cultura, Bettsy Chávez, para la efectiva atención de las demandas pendientes de los pueblos originarios de la selva central.

“Han transcurrido 200 años de vida republicana, donde los pueblos indígenas aún acceden a servicios públicos en los cuales no se respeta su lengua originaria. Por ello, desde el sector Cultura vamos a redoblar el trabajo para que se garanticen sus derechos lingüísticos”, anotó.

En tanto, el presidente de Asociación Regional de Pueblos Indígenas de la Selva Central (ARPI-SC), Jorge Cline Chauca, invitó a los hablantes de lenguas indígenas a postular al 17 cursos de Intérpretes y Traductores de Lenguas Indígenas.

Ello, a fin de que el Estado conozca mejor las necesidades de la población y se mejore el acceso a los servicios públicos de la población indígena.

También asistieron a la presentación, el alcalde provincial de Satipo, Iván Olivera; el director de la DDC Junín, Javier Rojas; la vicepresidenta de la Organización Regional de Nacionalidades Amazónicas de Selva Central (Ornasec), Denisse Irova, asimismo, el coordinador de la Defensoría del Pueblo de Satipo, Gino Zorrilla, y el director de Interculturalidad de la Universidad Nacional Intercultural de la Selva Central Juan Santos Atahualpa, Rudy Roque.

Sobre el curso

Del total de postulantes a nivel nacional, 50 personas serán seleccionadas para participar en el XVII Curso de Intérpretes y Traductores de Lenguas Indígenas.

Los postulantes deberán realizar los siguientes pasos para su inscripción, teniendo como fecha límite, el 13 de setiembre del presente:

1. Descargar la información del documento completo de la convocatoria y los anexos 1 (resumen de la convocatoria) y 2 (modelo de hoja de vida).

2. Entregar su currículum vitae (CV) documentado (conforme al anexo 2) y presentarse de manera presencial en las sedes de las Direcciones Desconcentradas de Cultura de las regiones donde se hablan las lenguas indígenas convocadas, o completar el siguiente enlace.

Para mayor información sobre la convocatoria y los requisitos, los y las interesadas pueden escribir al correo electrónico: curso.interpretes.indigenas@gmail.com

 

[Fuente: http://www.servindi.org]

Votação neste domingo será acirrada. Direita abusa das mentiras, difama Constituinte e explora pânico moral contra direitos de mulheres e indígenas. Governo morno de Boric é problema. Esquerda tenta superar letargia e resgatar “ventos rebeldes”

Escrito por Joana Salém Vasconcelos

A transformação política que o Chile tem vivido desde 2019 está hoje plasmada pelo texto da nova Constituição, que vai a plebiscito em 4 de setembro. A proposta foi redigida por uma Convenção Constitucional com vários ineditismos, entre eles uma maioria de deputados convencionales independentes (ativistas e intelectuais sem partido) e vindos de fora da política profissional, a paridade de gênero (única experiência do tipo no mundo) e a reserva de assentos para povos indígenas. Trata-se do processo constituinte mais democrático e participativo da história do país, que nunca havia experimentado nada parecido antes. Todas as constituições chilenas anteriores (do século XIX às de 1925 e de 1980) foram redigidas por pequenos comitês fechados ou cúpulas autoritárias centralizadas, compostas por poucos homens brancos (winkas, diriam os indígenas).

O “plebiscito de saída” do atual processo constituinte pode aprovar ou rechaçar o texto, que é herdeiro do novo-constitucionalismo latino-americano, incorporando a plurinacionalidade, os direitos da natureza, a economia solidária, as agendas feminista e ecológica, bem como os direitos sociais e do trabalho, em uma perspectiva social-democrata. Este plebiscito é, portanto, o clímax de um tortuoso caminho de reinvenção do país para superar sua crise multidimensional (econômica, política, social, cultural, simbólica, identitária e até territorial), consequência de um modelo de sociedade neoliberal, gerida por um Estado subsidiário, arquitetado pela ditadura de Pinochet e perpetuado pelo pacto de transição.

Atualmente, porém, para surpresa dos analistas, pesquisas indicam vitória do rechaço (entre 45% a 58% das intenções, a depender da pesquisa) contra a aprovação do novo texto (que varia de 32% a 42%). Surpresa porque esse resultado contraria o fluxo histórico dos últimos três anos (ou talvez dos últimos quinze), marcados por crescentes mobilizações multitudinárias por direitos sociais, que culminaram com o esgotamento e colapso tardio da Constituição pinochetista de 1980 e seu legado ditatorial.

Especialistas e políticos pelo Apruebo questionam as pesquisas que dão vitória ao Rechazo por falhas metodológicas e erros persistentes de resultado das pesquisas anteriores, como por exemplo as que indicavam a vitória de José Antônio Kast no pleito que elegeu Gabriel Boric presidente do Chile em dezembro de 2021. Alguns dizem que as pesquisas não correspondem ao clima das campanhas de rua e das conversas de porta em porta, muito mais favoráveis ao novo texto. Apontam que a metodologia por telefone em horário comercial exclui os mais pobres (que não têm telefone ou exercem tarefas laborais que os impedem de atender durante o trabalho), gerando um enviesamento amplificador do peso das classes médias no resultado. Tal enviesamento é ainda mais relevante em uma votação obrigatória, a primeira depois de uma década de pleitos facultativos, em que os setores ausentes nas pesquisas serão ainda mais massivos na urna.

O resultado do plebiscito, portanto, é muito mais incerto do que parece. A vitória do rechaço representaria a contramão de tudo o que o povo chileno demonstrou nos últimos três anos, nas ruas (as múltiplas revoltas do estallido social) e nas urnas (plebiscito de entrada em 2020, eleições constituintes e eleições presidenciais em 2021). Representaria uma guinada brusca em relação ao caminho escolhido soberanamente pelas maiorias do país e reiterado em muitos momentos históricos recentes. Não é impossível, mas sim contraditório com os sinais da vontade popular dos últimos anos.

Por outro lado, é fato que o rechaço ampliou sua popularidade e as forças da transformação perderam espaço na fotografia atual da batalha por hegemonia. E por que isso ocorreu?

Desde a posse de Boric, está em curso uma forte e sistemática campanha de deslegitimação da nova Constituição, organizada por setores poderosos das classes dominantes e seus conglomerados de imprensa. Com a derrota de Kast, deslegitimar a Convenção foi a principal, senão a única, estratégia política da direita contra o itinerário aberto pela revolta social de 2019. Impossibilitados de disputar a Convenção por dentro, as direitas, que não obtiveram o terço necessário de convencionales para obstruir as agendas das esquerdas na nova carta, só puderam correr por fora e destruir o processo pela deslegitimação. Não só parte da grande imprensa, historicamente atrelada às famílias mais ricas do Chile, está engajada nessa campanha, como também os dispositivos de redes sociais de Kast e seus apoiadores, os dois partidos de direita tradicionais (RN e UDI) e os novos (Evopoli e Republicano), grandes empresas e think thanks direitistas.

Mas isso não seria suficiente para inverter os ventos mudancistas, não fosse a crise de legitimidade do governo de Boric perante sua própria base social, que o elegeu para ver mudanças muito mais rápidas, profundas e assertivas. Contra essas expectativas, Boric mostrou ser um líder de centro, e não da “nova esquerda” que orientou sua militância quando estudante e seu primeiro mandato como deputado. A fragilidade do governo Boric se deve à reprodução das políticas da direita e da Concertación referentes a temas caros e inegociáveis para os movimentos populares. Entre os exemplos mais agudos estão a política de Estado de emergência e militarização do Sul do Chile em repressão aos povos indígenas (continuadas do governo Piñera, sem interrupção); a demora em apresentar uma reforma tributária que financie seu programa de direitos sociais, tornando-o a cada dia mais desacreditado; a ausência de uma reforma da previdência desprivatizante e a posição contrária ao “quinto retiro” das contas de pensão, favorecendo as AFP e contradizendo-se aos discursos que os mesmos Boric, Vallejo e Jackson faziam no Congresso em favor dos retiros anteriores há menos de dois anos; a pífia e ornamental reforma da instituição policial (carabineros) que frustrou amplas expectativas de progresso na pauta de direitos humanos; para não falar da política econômica de estabilização neoliberal que não se diferencia em nada dos governos dos últimos 30 anos.

Sendo assim, o rechaço navega nas águas da crise de Boric, crise gerada por sua própria guinada ao centro neoliberal, com piscadelas à esquerda cada vez menos críveis.

O texto da nova Constituição, esse sim, tem elementos inovadores de um “novo progressismo” latino-americano, que para o Chile representa um renascer das cinzas da Constituição pinochetista. Se por um lado não devemos desprezar o aspecto revolucionário do giro histórico chileno, de vanguarda do neoliberalismo à vanguarda da transformação social latino-americana, tampouco nos devemos deslumbrar com o texto, que só poderá ser aplicado em sua integralidade com muitas lutas árduas, que derrubem fortalezas econômicas, de classe, território e poder capitalista/patriarcal.

São três principais linhas de ataque das direitas à nova Constituição, num turbilhão de fake news, pânico moral e desinformação, cozinhados no caldo ideológico conservador com nuances ora extremistas, ora tecnocráticas.

Primeiro: a mentira de que a plurinacionalidade significaria a quebra da pátria, a divisão do país em diferentes países, o fim da chilenidade. O episódio desastrado da ministra Izkia Siches na Araucanía, na primeira semana de governo Boric, serviu perfeitamente a esse propósito. Afinal, diz a direita, como uma chefe de Estado é proibida de circular em território nacional? Para a campanha de desinformação e fake news, a plurinacionalidade impediria que chilenos circulassem no território nacional, agora controlado por outros povos, ameaçando o patriotismo chileno.

Segundo: o pânico moral em torno dos direitos sexuais e reprodutivos estabelecidos na nova Constituição, bem como os direitos à diversidade sexual, medidas transversais que, no novo texto, perpassam o Estado em sua estrutura, do sistema judicial e educacional às polícias e FFAA. Como aqui, lá a direita ganha espaço com as distorções engendradas pela histeria contra a chamada “ideologia de gênero”. O conservadorismo popular e os tabus religiosos em matéria de direitos reprodutivos, inclusive o direito ao aborto definido na nova carta, alimenta a agenda direitista do rechaço.

E terceiro: a direita afirma, como num velho disco riscado, que a nova Constituição gerará caos e anarquia, enfraquecendo o Estado nacional, porque propõe a descentralização dos poderes, o fortalecimento das regiões, províncias e comunas com orçamento e autonomias, sem falar do fomento à participação comunitária na formulação e deliberação das políticas públicas. A bandeira da descentralização que marcou a agenda dos convencionales é convertida, pela direita, em desintegração da unidade nacional, fragilização do Estado e consequente insegurança. Sem contar que este pacote viria junto com a desmilitarização das polícias.

Afinal, o que ocorrerá no dia seguinte ao 4 de setembro? Ganhando o Apruebo, haverá uma enorme catarse democrática contra o legado de Pinochet, um clímax transformador que representa um verdadeiro ajuste de contas com o golpe de 1973. Ao mesmo tempo, a aplicação da nova Constituição será lenta e demanda muitas leis e regulamentações, que serão disputadas palmo a palmo. A aplicação integral e profunda do texto requer mobilização popular constante e implica em perda de muitos privilégios e poderes das classes dominantes.

O oficialismo, porém, já pactuou o “aprovar para reformar”, e aspectos mais transformadores do texto dificilmente serão declinados a uma política de mudança profunda. Os pactos entre a coligação de Boric e os partidos da Concertación é cada vez mais orgânico e mostra que as verdadeiras novas esquerdas, mais uma vez, disputarão por fora, nas ruas, a contrapelo do governo que ela mesma elegeu.

E se ganha o Rechazo? Será um trauma profundo para o país, que se mobilizou intensa e consistentemente nos últimos anos para construir esse texto. Nesse caso, a situação é muito mais incerta. O presidente Boric defendeu publicamente que, em caso de vitória do rechaço, uma nova eleição para deputados constituintes e uma nova convenção devem ser convocadas. Parte da direita, porém, defende um novo plebiscito para definir se haverá ou não nova carta e recuperar a chance de reformar a de 1980 pelo Congresso, onde ainda tem enorme poder. Seria traumático como cair da escada de costas. Qual o destino do texto da nova Constituição, qual o mecanismo de mudança constitucional e o que ocorrerá com a atual carta da ditadura, tudo isso ficaria em aberto e em estado de incerteza, com o gosto amargo de retrocesso histórico.

São essas, basicamente, as peças no tabuleiro até 4 de setembro.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Estudiantes, feministas, campesinas, tortas y maricas, indígenas, ambientalistas, escritoras, activistas por los derechos humanos y por la legalización del cannabis: los movimientos sociales reivindican a Gabriela Mistral como líder indiscutida y transversal. En 2022, a este amor se le suman más razones, es que México abrió los archivos que documentan la participación de la poeta chilena en la transformación de la educación de su país, en plena revolución. En octubre serán entregados al gobierno de Boric como gesto para consolidar la idea común sobre el rol del progresismo y el contenido de las futuridades de América Latina.

Escrito por Carla Ulloa Inostroza

Arte: Juan Fuji

—Usted es bienvenida a saturar este ambiente con los dones de su noble espíritu.

Es 21 de julio de 1922. Lucila Godoy Alcayaga llega en tren a la Ciudad de México. Tiene 33 años, es maestra autodidacta, escribe poesía pero su obra es inédita. En su paso reciente por los puertos de Valparaíso, El Callao, La Habana y Veracruz fue recibida con honores. Su anfitrión en la capital es José Vasconcelos. El viaje es seguido por la prensa latinoamericana. Es todo un acontecimiento, incluso cien años después.

La sociedad mexicana acarrea el trauma de una dictadura; Porfirio Díaz es historia y la Revolución Mexicana despliega políticas nuevas. Por eso el gobierno del general Álvaro Obregón escoge para sus filas a uno de los revolucionarios más carismáticos e inteligentes. Por hábil, apasionado y agitador de escritores, José Vasconcelos es nombrado rector de la Universidad Nacional y recibe una misión soñada: alfabetizar México con bibliotecas que sean el epicentro de la cultura, y con uno de los presupuestos más altos destinados a educación en toda la historia de América Latina. Cuando el escritor llega al cargo, existen 70 bibliotecas. En dos años funda más de dos mil, despliega estrategias para democratizar el acceso a la lectura y a la escritura. Lo hace en una alianza viva y lúdica, de la mano de maestras, poetas y artistas que recorren todo el país.

Vasconcelos pone patas para arriba a la educación pública; la vuelve masiva, accesible, aspiracional. Esta revolución los revoluciona a todxs. Es una llave también para Lucila Godoy Alcayaga: mientras la autora chilena acompaña, protagoniza y derrama en este proceso también ella se transforma. De Lucila nace Gabriela Mistral, la mujer pública, con fuerza para decir discursos y dirigir proyectos, la primera persona en América Latina en obtener el Nobel de Literatura. Su emergencia está marcada por el talento pero también por la oportunidad. Es hija y hermana de maestras, amiga de personas con bibliotecas, nacida en una sociedad en la que las mujeres fundan periódicos y luchan por los derechos de las niñas, Mistral tiene diferentes estímulos, como crecer escuchando los cuentos que le leen en su casa, en voz alta. Autodidacta, apasionada, autoexigente: en aquellos años, cuando la vocación se hacía materia, contó, comía poco, leía mucho y vivía cansada.

Este viaje le imprime optimismo, le da confianza y, sobre todo, la llave de su cuarto propio. No todo es poesía en su carrera. No solo el permiso la habilita a profundizar en su talento. México le da seguridad económica: un pago estable por cuenta de la Secretaría de Educación Pública. Cuadro cultural, aliada política, escritora y maestra: la forma en la que durante veintiún meses ejerce estos cuatro roles al mismo tiempo son claves para que su carrera salte de escala. Se vuelve tan visible como para recibir un Nobel.

Esta revolución los revoluciona a todxs. Allí nace Gabriela Mistral, la mujer pública, con fuerza para decir discursos y dirigir proyectos, la primera persona en América Latina en obtener el Nobel de Literatura.

José Vasconcelos está enterado de la escena literaria continental. Bilingüe y lector de revistas, sabe identificar a sus pares, no solo en el amor por la literatura sino en la capacidad  de usar las palabras para conducir a acciones políticas que transformen la realidad. Cuando escuchó su nombre ni lo dudó: Gabriela Mistral también dedicaba su vida al mismo cometido y en Chile, un país tan conservador. Los une la poesía, la ideología y la religión: los dos son cristianos.

Vasconcelos transforma la pedagogía mexicana. Crea bibliotecas de diferentes tipos de funcionamiento: ambulantes, grandes o pequeñas, siempre rodeadas de música, conciertos, murales, obras plásticas, danza y cantos infantiles. El objetivo es alfabetizar a millones de personas, cuidar también la educación espiritual y artística. Convocan a maestros misioneros que renuevan las aulas y las hacen dignas de un mundo mejor. México se había desangrado por décadas, había poco que perder y mucho por imaginar.

“He recorrido con los trenes trepidantes o con el paso lento de mi caballo de sierra, México, el territorio trágico y suave a la vez, donde un pueblo parecido al nipón vive en cada día la cordialidad y la muerte. Y esta mirada mía, recogedora de cuarenta panoramas, me lleva al corazón una oleada de sangre calurosa. Gracias a México, por el regalo que me hizo de su niñez blanca: gracias a las aldeas indias donde viví segura y contenta; gracias al hospedaje, no mercenario, de las austeras casas coloniales, donde fui recibida como hija; gracias a la luz de la meseta, que me dio salud y dicha; a las huertas de Michoacán y de Oaxaca, por sus frutos cuya dulzura va todavía en mi garganta; gracias al paisaje, línea por línea y al cielo que, como en un cuento oriental, pudiera llamarse “siete suavidades”. Pero gracias, sobre todo, por estas cosas profundas: viví con mi norma y mi verdad en esta tierra y no se me impuso otra norma; enseñando tuve siempre el señorío de mí misma; dije con gozo mi coincidencia con el ambiente, muchas veces, pero dije otras mi diversidad. Dios libre a México de nueva angustia.”

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La revolución política cumple el sueño de los poetas. Vasconcelos tiene entre sus tareas urgentes publicar textos con lecturas situadas de la realidad social nacional. Primero conecta con Mistral a través de los impresos. La chilena ya colaboraba en la Revista El Maestro, el proyecto de Vasconcelos como rector de la Universidad Nacional.

Gabriela Mistral ama México, también, por lo que este país la desafía:

“México no es cosa para quedarse por la vida. Es una tembladera política”. 

Es una de las pocas mujeres tratadas con respeto por Vasconcelos; educada en el Chile central, sabe cómo lidiar con la supremacía de los hombres de las letras.

Para conmemorar el centenario de los viajes de Mistral a México, el gobierno de López Obrador puso en marcha la recuperación de los archivos históricos relacionados con este intercambio. Los 400 documentos serán un regalo al gobierno de Chile, una forma de fortalecer la articulación de los gobiernos progresistas de ambos países y su apuestas por las políticas transformadoras.

Durante su estadía en el país de la revolución publica dos libros: Desolación, en 1922, su primer poemario editado en Nueva York, y Lecturas para mujeres, en 1923, una antología que le encarga la Secretaría de Educación. Termina Ternura, su segundo poemario, de 1924, y adelanta Motivos de San Francisco (póstumo, 1965). Colabora en la antología Lecturas clásicas para niños, en 1924; la versión poética de La Cenicienta anticipa un tópico que da pie a la versificación de otros clásicos. Reúne también textos traducidos al español para un público infantil. En Lecturas para mujeres, Mistral expresa su anhelo de contar con más clásicos escritos en español para mujeres:

“Yo desearía que, en arte como en todo, pudiésemos bastarnos con materiales propios: nos sustentásemos, como quien dice, con sangre de nuestras mismas venas, pero la indigencia, que nos hace vestirnos con telas extranjeras, nos hace también nutrirnos espiritualmente con el sentimiento de las obras de arte extrañas”.

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¿Por qué en México y Chile se recuerda esta revolución cultural cien años después?

En 2022, para conmemorar el aniversario, decenas de investigadores de los 32 estados de México pusieron manos a la obra de la Dirección General de Memoria Histórica y el Archivo General de la Nación. Recuperaron los archivos públicos relacionados con la vida y obra de Gabriela Mistral. Y esta recopilación será un regalo del Gobierno de México al Gobierno de Chile. Tiene una particularidad: documenta el recorrido y el aporte de la autora en las primeras décadas del siglo XX. Hasta ese momento, solo se había estudiado su vida y obra a partir de 1945, cuando recibe el Nobel. Estos 400 documentos, el regalo, no revolucionan su biografía ni su obra de la autora -como lo hizo el legado entregado por Doris Atkinson a Chile en 2007 cuando se “comprobó” el lesbianismo de Mistral- pero sí profundiza la rearticulación de los gobiernos progresistas de ambos países y sus ideas en torno al latinoamericanismo. Fundamentan por qué Gabriela Mistral sigue siendo la persona chilena más conocida en México, por qué el país tiene cientos de escuelas nombradas en su honor, cuál es el símbolo que le permite seguir jugando un rol en las relaciones bilaterales de ambos países.

“Tengo en mi espíritu un hemisferio mexicano, donde cada cosa de ustedes, mala o buena, repercute en zozobra o en alegría […] México es para mí el pedazo de mundo donde vi hacer el reparto de suelo, de la herramienta, del libro y del pan escolar. Eso no se olvida, aunque se viva mucho, y eso lava el resto, de errores y miserias humanísimos […] Yo soy una voz de México metida en garganta extranjera” 

México vive el sexenio de la “Cuarta Transformación”, concepto creado por el gobierno de Andrés Manuel López Obrador para diferenciarse de la etapa previa de los partidos derechistas PRI y PAN y de su vínculo con Estados Unidos. Uno de los pilares de la 4T es la amistad entre estos países. Por eso la figura de Mistral es casi un pretexto de lujo para saludar a Chile en su próximo Octubre, cuando esa tierra se apruebe o rechace la primera constitución democrática, iniciando la transición a un Estado plurinacional, intercultural, regional, ecológico constituido como República solidaria, inclusiva y paritaria.

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Cuando Lucía Godoy llegó por primera vez a México, las universidades de América Latina estaban convulsionadas por la efervescencia de sus organizaciones estudiantiles. Ya había ocurrido la Reforma Universitaria en Córdoba, Argentina.

Mistral agitaba ese proceso. En julio de 1922 envió un mensaje a la Federación de Estudiantes en México:

“La aproximación hacia el pueblo, de parte de los estudiantes, ha sido muy discutida. ¿Es un mal el que los jóvenes universitarios se hagan dirigentes obreros? Yo no solo acepto esta colaboración, sino que la alabo cálidamente. Todo lo que arranque al estudiante del ambiente libresco, todo lo que lleve a mezclarse en la vida, a sentir su aliento quemante sobre la faz, me parece inmenso bien. Miro con tanta irritación la enseñanza en su aspecto de rito frío, que me regocija hasta la raíz del alma ver a los jóvenes salirse de esa máquina muerta para ir a la acción, que, hasta cuando es errada, enriquece la experiencia […] Chile no es, como México, un país de grandes recursos y no puede multiplicar, como lo hace vuestro Gobierno, sus escuelas en la extensión que requiere nuestro analfabetismo sudamericano todavía vergonzoso […] 

Mientras Gabriela vivía en México, en 1923, la Universidad de Chile le otorgó el título de profesora por “gracia”. Como hija de la clase trabajadora y campesina tuvo como única maestra a su hermana Emelina. Como muchas mujeres pobres se había desempeñado como profesora, primero en escuelas rurales y luego como docente y directora de liceos de niñas en La Serena, Antofagasta, Punta Arenas, Temuco y Santiago. Estos trabajos le enseñaron a identificar organizaciones y líderes estudiantiles comprometidos con la justicia social.

Cien años después, Chile es conducido por líderes estudiantiles. Los sueños de Gabriela Mistral se siguen cumpliendo.

Cien años después, Chile es conducido por líderes estudiantiles. Los sueños de Gabriela Mistral se siguen cumpliendo. Y es que con la donación del año 2007 comenzó a aparecer el relato de una escritora revolucionaria, atractiva para los jóvenes y los movimientos sociales ávidos. En ese año, la sobrina de la albacea de Gabriela Mistral donó todos los documentos que estaban en Estados Unidos. Un año antes moría Doris Dana, pareja de la poeta, quien durante 50 años resguardó los documentos que se referían a su orientación sexual. Lo habían pactado: después de su muerte iban a dar a conocer al mundo que eran lesbianas. Antes, ¿para qué? Querían vivir en paz.

La apertura de esos archivos -cedidos a Chile durante el gobierno de Michelle Bachelet- y en particular de las cartas de amor y las experiencias disidentes que se leen entre líneas, reactiva el interés en Gabriela Mistral. Justo en 2006, además, es la gran movilización estudiantil de los pingüinos, la primera gran protesta social en democracia.

Hoy, que a los reclamos estudiantiles se les sumaron los feministas -y tantos otros-, Gabriela Mistral está en todas partes. Es la referente disidente.

Está para las personas que quieren legalizar el cannabis -para aliviar el dolor del cáncer, Mistral consumía-, está para las mujeres que luchan en contra del lesbofeminicidio, para las campesinas pobres, para las indigenistas, para las escritoras, para el colectivo queer, para el ecologismo, el veganismo, la astronomía: es una referente transversal. También se la reconoce porque conoció a mucha gente importante que luego defendió los derechos humanos -como el juez Juan Salvador Guzmán Tapia, el único que juzgó a Pinochet-.

La genealogía de los movimientos de lucha en Chile la adoptan de manera definitiva dentro de sus referentes indiscutibles. Neruda es discutible, Neruda está cancelado. Allende es indiscutible, Mistral también: hoy es mucho más querida y conocida por los diferentes pueblos de Chile que hace 20 años.

Este proceso de reactualización de los usos de la memoria en torno a Gabriela Mistral fue apoyado por un boom editorial. El estreno del documental Locas mujeres, de la cineasta María Elena Wood, ofrece imágenes, audios y huellas nunca antes vistas.

Recuperar su figura es habilitar todas sus dimensiones. Es rescatar los significados de las prácticas y los discursos. Es abrazar sus estrategias para intervenir en un entorno patriarcal homosocial muchas veces adverso a su presencia y a la de las escritoras en general.

 

[Fuente: http://www.revistaanfibia.com]

O grupo de 42 indígenas da etnia yanomami colou grau no último final de semana, em São Gabriel da Cachoeira, município é composto por 23 etnias, que comportam 97% dos indígenas do Brasil.

Formatura foi realizada em São Gabriel da Cachoeira, o município mais indígena do Brasil. — Foto: Divulgação/Ufam

A formatura foi realizada em São Gabriel da Cachoeira, o município mais indígena do Brasil.

O município de São Gabriel da Cachoeira (AM), considerado o mais indigenista do Brasil, passou a contar com 42 professores de língua indígena formados pela Universidade Federal do Amazonas (Ufam). O grupo é da etnia yanomami e colou grau no sábado (20). O município é composto por 23 etnias, que comportam 97% dos indígenas do Brasil.

A cerimônia foi realizada no próprio território yanomami, aos pés do Pico da Neblina, o ponto mais elevado do Brasil. Segundo a Ufam, além deles, os baniwa, os tukano e os de língua yêgatu também concluíram o curso nos meses de julho e agosto e tiveram suas cerimônias de outorga de grau igualmente em terra indígena.

Para chegar até o local foi preciso enfrentar horas de voo e uma travessia de barco regada por uma chuva torrencial. Nessa época do ano, de agosto até setembro, é inverno na região do Alto Rio Negro, portanto, é quando mais chove. O acesso às comunidades é facilitado e o rio está mais volumoso, mas isso não torna a viagem mais segura, já que os riscos são iminentes.

Além dos Yanomamis, outras etnias também tiveram colações de grau. — Foto: Divulgação/Ufam

Além dos yanomamis, outras etnias também tiveram colações de grau.

Concluída a travessia, a comitiva da Ufam chegou ao local já no início da noite. Além de representantes da universidade, a cerimônia contou com membros das Forças Armadas e representantes da Federação das Organizações Indígenas do Rio Negro (Foirn), parceira da universidade na execução do projeto, além de outras associações indígenas.

Os até então formandos homenagearam com o nome da turma o cacique Joaquim Figueiredo e os tuxauas Daniél Góes e Osvaldo Lins, já falecidos.

Familiares participaram da cerimônia. — Foto: Divulgação/Ufam

Familiares participaram da cerimônia.

Em sua fala, o reitor da Ufam, Sylvio Puga, mencionou a Constituição Federal de 1988 pelo qual o Estado brasileiro passou a incorporar a concepção de diversidade étnico-cultural, implicando dizer que os povos tradicionais estão, nos termos da lei, com os direitos resguardados.

« Na prática, o desafio de implementar políticas voltadas a esses povos é do tamanho da nossa região. É difícil promover conhecimento de forma que as etnias não se desassociem da cultura, de seu valor de pertencimento étnico, de sua língua materna, ao passo que se insira nos processos de aprendizagem », observou.

« Além da educação diferenciada, entendemos que o pleito de vocês vai muito além: saúde, agricultura ambientalmente responsável e espaço de fala onde a instrução científico-tecnológica pode ajudá-los dentro do que nos compete, e nós iremos ajudar a traçar essa caminhada », disse Pulga.

Lideranças indígenas também participaram da cerimônia — Foto: Divulgação/Ufam

Lideranças indígenas também participaram da cerimônia.

A professora Iraildes Caldas Torres, estudiosa, pesquisadora de gênero há mais de duas décadas, das mulheres sateré-mawés e tikunas, de Maués, estava alegre ao ver que dos 42 diplomas emitidos 13 seriam conferidos a mulheres yanomamis.

« Estou academicamente feliz por vê-las emancipando-se, o que também é resultado do que observemos através do intervalo de tempo a contar de 1952. Mais recentemente, há 30 anos as terras yanomamis foram demarcadas e vocês têm buscado equilibrar empoderamento diante do mundo e cultura. Hoje, vocês têm um novo capítulo, uma nova conquista, que é importantíssima: a educação. É a educação o grande movimento do desenvolvimento humano », considerou.

Para o representante da Foirn, Dário Cassimiro Baniwa, quem ganha com o acontecimento é o povo indígena.

Indígenas são da etnia yanomami. — Foto: Divulgação/Ufam

Indígenas da etnia yanomami

« Três momentos marcantes na história passam por vocês: o primeiro na década de 1970, com a construção da Perimetral Norte; nos anos 1980 e início dos de 1990, o conflito contra centenas de garimpeiros em balsas que invadiram o território; e mais recentemente, a demarcação das suas terras. Desde os anos de 1970, os yanomamis sofrem com intervenções e ameaças, quer seja pelo avanço dos não índios próximo às suas aldeias, mineração, extração ilegal, bem como por doenças e reversão de direitos. É preciso ficar atento sempre. Mas, nem tudo é lamento. Esta é a oportunidade de festejar, e também lembrarmos daqueles que muito contribuíram », salientou.

[Fotos: Ufam – fonte: g1.globo.com]

La Asociación Civil Diálogo y Movimiento (DIMO) creó el Diplomado de Formación de Intérpretes en Lenguas Indígenas para mejorar las herramientas de la profesión y la calidad del acceso a la justicia. La capacitación y profesionalización de traductores resulta fundamental para poder evitar problemáticas cotidianas que atraviesan las personas indígenas, sobre todo, en conflicto con la ley penal: desde no entender las acusaciones y no comunicarse correctamente ante los jueces, hasta no obtener una debida defensa.

Profesores y alumnos del diplomado. Foto: Miriam Esperanza Hernández Vázquez

La ausencia de una política pública dirigida a la formación de docentes para capacitar intérpretes en lenguas indígenas ha hecho que la Asociación Civil Diálogo y Movimiento (DIMO) y el Instituto Nacional de Lenguas Indígenas (INALI) creara el Diplomado de Formación de Intérpretes en Lenguas Indígenas para el sistema penal en el estado de Campeche. Los resultados de la iniciativa están a la vista: se acreditaron 22 intérpretes en seis lenguas indígenas, maya peninsular, maya chol, maya tostsil, mam, ixil y ke´kchi. Todas lenguas que se hablan en el estado de Campeche.

Con la llegada al gobierno de Andrés Manuel López Obrador, el INALI cambió su mirada y pasó a considerar que no es la instancia adecuada para formar intérpretes ni formadores, ya que no cuenta con los recursos necesarios. La institución ahora señala que esas son competencias de las asociaciones y las instituciones académicas. Como respuesta, Diálogo y Movimiento impulsó la colaboración con otras instituciones para incidir en políticas públicas que transformen los quehaceres de las universidades y de las organizaciones sociales. El objetivo es promover los espacios de formación para personas indígenas, sobre todo, de aquellas que llevan a cabo una labor de suma importancia como es la interpretación intercultural en espacios oficiales y el sistema de justicia mexicano, garantizando el derecho a un debido proceso.

En la evaluación final, los diplomantes deben realizar un examen y presentar una clase bilingüe en la que exponen uno de los temas vistos durante la cursada. Foto: Antonio Col

Formación de formadores en lenguas indígenas

En el contexto planteado, este diplomado tiene como horizonte promover una verdadera interculturalidad y multiplicar la profesionalización y capacitación a través de la formación de formadores de intérpretes en lenguas indígenas. Este reto implica generar formas, mecanismos y profesionalización alternativas, y mejorar la calidad de la interpretación en lenguas indígenas. El objetivo es apuntalar la presencia de este sector tan importante en México, ya que es una de las garantías en el acceso a la justicia jurisdiccional y un paso hacia la justicia social.

De esta manera, del 17 de marzo al 18 de junio de 2022 se llevó a cabo este diplomado auspiciado por la Fundación Kellogg y con el reconocimiento académico del Centro Universitario Comunal de Valles Centrales de la Universidad Autónoma Comunal de Oaxaca (UACO). Junto a DIMO construyeron una sinergia para reflexionar sobre nuevas alternativas para la docencia y sobre cómo subsanar la desigualdad y la exclusión de la diversidad cultural. El eje rector de la cooperación es la búsqueda de la equidad, la calidad y el profesionalismo de los intérpretes.

El eje rector de la cooperación es la búsqueda de la equidad, la calidad y el profesionalismo de los intérpretes.

El diplomado incluyó la participación permanente de cuatro docentes formados en lenguas indígenas: dos docentes de tzeltal, uno de maya peninsular y uno de chol. Estos docentes son lingüistas de la Universidad Autónoma de Chiapas (UNACH), del Centro de Investigaciones Multidisciplinarias sobre Chiapas y la Frontera Sur (CIMSUR), de la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) y del Centro Estatal de Capacitación, Investigación y Difusión Humanística de Yucatán (CEDECHY). También se contó con profesoras y profesores invitados del Centro Profesional Indígena de Asesoría, Defensa y Traducción (CEPIADET) y la Universidad Autónoma Benito Juárez de Oaxaca (UABJO).

Con todos ellos, se desarrollaron competencias y habilidades para revisar y adecuar planes y programas de estudio que contemplaran la diferencia cultural, los contenidos culturalmente pertinentes y la más alta calidad en la enseñanza. El trabajo pedagógico quedó bajo la coordinación académica de la Dra. Elisa Cruz Rueda, docente de la Universidad Autónoma de Chiapas y consultora de la International Work Group for Indigenous Affairs, y la Dra. Artemia Fabre Zarandona, presidenta de DIMO. Como apertura del Módulo de Pluralismo Jurídico, el magistrado en retiro Pablo Monroy Gómez brindó una conferencia magistral.

Los integrantes del Comité Académico, reconocidos por su formación y sus trayectorias, son los responsables de que el diplomado mantenga un nivel elevado. Foto: Elisa Cruz Rueda

Participantes del diplomado

Las personas que tomaron el diplomado son hablantes de lenguas indígenas de la familia mayense: chol, tseltal y maya peninsular. La mayoría ya cuenta con una trayectoria como intérprete en el sistema de justicia (sobre todo, en materia penal), el área de salud y el sistema educativo. En el proceso de selección de los y las diplomantes, se tomó en cuenta que tuvieran un compromiso con sus pueblos y comunidades, y que se hayan dedicado a la enseñanza, la interpretación y la traducción de sus lenguas.

La intención del diplomado es proporcionar más herramientas y conocimientos con validez oficial que les permita a los intérpretes acceder a mejores condiciones de empleo en el Poder Judicial y el Poder Ejecutivo. Esto es relevante ya que muchas dependencias no cuentan con un área de intérpretes permanente (como estipula la normativa internacional de derechos humanos) y prefieren “contratar” los servicios de personas hablantes de las lenguas que no están preparadas en el lenguaje técnico jurídico. En algunos casos, incluso llegan a pagarles menos del salario base estipulado por el mismo Estado.

Las y los diplomantes coincidieron en que es necesario impulsar una Red Peninsular de Intérpretes para posicionarse frente a las instituciones del Poder Judicial y del Ejecutivo.

Estas circunstancias vulneran el debido proceso al que deben someterse las personas indígenas: no pueden comunicarse en sus lenguas, no entienden las acusaciones en su contra, no se dan a entender correctamente ante los jueces y, en consecuencia, no logran obtener una debida defensa. Todas estas dificultades ponen en riesgo el derecho al debido acceso a la justicia y, pone en entredicho la debida diligencia en la investigación de los delitos. De igual forma, este diplomado se implementó para que las personas participantes estén debidamente preparadas para brindar un servicio digno como intérpretes de personas indígenas y, sobre todo, ante las y los jueces.

Bajo una modalidad virtual y con una duración de 224 horas, el diplomado cuenta con el siguiente plan de estudios: interculturalidad e identidad profesional; racismo y pueblos indígenas en México; intérpretes y traductores de lenguas indígenas frente al racismo institucional; perspectiva de género; prácticas de traducción; pluralismo jurídico; sistemas de justicia en México; la interpretación como profesión y mecanismo para el ejercicio de derechos; y profesionalización docente. Para poder cumplir con la cursada virtual, la Universidad Autónoma Comunal de Oaxaca proporcionó conectividad y asistencia técnica.

Desayuno antes de la evaluación final. Los momentos fuera de clase son espacios de confraternación y construcción de lazos que trascenderán a la formación. Foto: Ramón Chan

Reflexiones finales

Una vez finalizada la cursada, las y los diplomantes coincidieron en que es necesario impulsar una Red Peninsular de Intérpretes para posicionarse frente a las instituciones del Poder Judicial y del Ejecutivo en los estados de Campeche, Yucatán y Quintana Roo. La unidad es indispensable para hacerse escuchar y ser tomados en cuenta en el diseño de políticas públicas, y para dignificar su trabajo en la administración pública, tanto municipal como estatal. A su vez, la Red Peninsular sería una herramienta para visibilizar la diversidad cultural, luchar por los derechos de las personas indígenas y, sobre todo, defender sus derechos lingüísticos.

El reto de formar intérpretes no es menor ya que el Estado mexicano terceriza sus obligaciones respecto a la justicia social en las Organizaciones de la Sociedad Civil. Ante la falta de recursos, el gobierno ya no promueve los concursos para proyectos, al mismo tiempo que cuestiona cada vez más a las organizaciones que trabajan con esta temática.

En ocasiones, el gobierno mexicano ha impulsado políticas de apoyos directos a las organizaciones y personas indígenas. Sin embargo, muchas veces los pueblos indígenas no tienen acceso a las convocatorias o bien no están suficientemente organizados para exigir esos recursos. Este es el caso de las personas intérpretes. Así los hechos, en México se da una triste paradoja: ante más reconocimiento de derechos, más violencia y más violación de derechos.

Elisa Cruz Rueda es abogada y antropóloga. Actualmente se desempeña como profesora de la Escuela de Gestión y Autodesarrollo Indígena de la Universidad Autónoma de Chiapas.

 

 

[Fuente: http://www.debatesindigenas.org]

La música de brasileño es de una vastedad y una riqueza únicas; Diego Fischerman conversó con él sobre su medio siglo de trayectoria

Caetano Veloso

Escrito por Diego Fischerman 

Hace medio siglo apareció el disco Domingo, con el que inició la inigualable trayectoria del músico brasileño Caetano Veloso, una de las figuras más visibles de la revolución sonora ocurrida en el país sudamericano a partir de los sesenta. Todos hemos oído a Caetano, y sin embargo es difícil extraer íntegramente las consecuencias de una obra tan vasta, que se reinventa constantemente para hacer dialogar el pasado y el futuro.

“Contra todas las catequesis. Y contra todas las madres de los Gracos. / Solo me interesa lo que no es mío. Ley del hombre. Ley del antropófago”, escribió Oswald de Andrade en su Manifiesto antropófago, de 1928. Y Caetano Veloso, el antropófago (o el brasileño, tal vez sea lo mismo), después de haber devorado, y reescrito, a los Beatles, la bossa nova y el samba, al ie-ie-ie de Roberto Carlos, la psicodelia, la poesía concreta, las canciones de las radios de la infancia y hasta a la propia antropofagia, es alguien que, finalmente, se devora a sí mismo.

La apariencia –y en pocos como en Caetano Veloso las apariencias pueden ser más engañosas– es la de una decidida sencillez: apenas la crudeza de un trío de guitarra eléctrica, bajo y batería para acompañarlo. Sin embargo, nada tiene de sencillo lo que toca la Banda Cê, el grupo conformado por Pedro Sá en guitarra, Ricardo Dias Gomes en bajo y teclados y Marcelo Callado en batería, con el que Caetano se releyó en una trilogía ejemplar: (2006), Zii e Zie (2009) y Abraçaço (2012). Y mucho menos lo tienen las tensiones que se establecen entre la voz cristalina y ese sonido denso, hasta ominoso, que construye el trío. Si todo en Caetano es, de alguna manera, relectura, en este grupo que, hasta ahora, cierra una trayectoria de más de cuarenta discos y medio siglo de carrera, lo que se vuelve a mirar y se pone en escena nuevamente, con una potencia desmesurada, son los sesenta. El viaje a sí mismo, a su pasado, lo era también a un modelo de canción –el de “Coração Vagabundo” o “Atrás do Trio Elétrico”, por ejemplo– con el que construyó los cimientos de esa travesía. Literalmente detrás (o al lado) de un trío eléctrico.

Otro tipo de belleza

“Una luna oval de la Esso / conmueve e ilumina el beso / de los pobres tristes felices / corazones amantes de nuestro Brasil”, cantaba en “Paisagem Útil”, en su primer disco como solista absoluto, llamado, como él, Caetano Veloso –antes habían estado los fundantes Domingo, con Gal Costa, de 1967, y Veloso, Bethânia, Gil, del año siguiente. Treinta y dos años después, en Zii e Zie, la voz –casi la misma, una voz fuera del tiempo, eterna, podría pensarse– decía, como si se tratara de un ensayo (pero era una canción): “El hecho de que los americanos / no respeten los derechos humanos / en suelo cubano es demasiado fuerte / simbólicamente como para que me / sacuda. / La Base de Guantánamo / la base de la bahía de Guantánamo / Guantánamo”. Un beso iluminado por el cartel de una petrolera; el lirismo y el paisaje capitalista lado a lado. Del otro lado, la (extraña) poesía de un texto de astringente ascetismo. Y Caetano Veloso decía a este periodista: “En mi manera de componer canciones no hubo cambios notables a lo largo del tiempo. Aunque muchas veces, hoy en día, dejo intencionalmente de hacer cosas que a los 20 o a los 30 años hubiera querido lograr. Se fue desarrollando un cierto gusto por abandonar una solución melódica o armónica, una rima o una metáfora que me hubieran parecido bellas hace años. No es que ya no me parezcan bellas; es que ya no quiero aquel tipo de belleza”.

“En mi manera de componer canciones no hubo cambios notables a lo largo del tiempo. Aunque muchas veces, hoy en día, dejo intencionalmente de hacer cosas que a los 20 o a los 30 años hubiera querido lograr.” 

El trío (¿su trío final?) cuenta con una especie de cuarto elemento in absentia, su hijo Moreno, productor, junto a Sá, de los últimos discos: “Pedro Sá y Moreno son mis hijos –el último, biológicamente hablando, ninguno artísticamente: son hijos en la acepción familiera de la palabra”, explicaba en el folleto de . “Andan por los treinta: tienen una vivencia directa de los caminos que tomó el gusto musical en las últimas décadas e intervenciones personales notables en la orientación de esos caminos. Ricardo Dias Gomes y Marcelo Callado andan por los veinte. Fue Pedro quien sugirió títulos cuando escuchó mis temas y mis ideas. Y nuestra comunicación fue tan clara que en pocos minutos de ensayo las piezas estaban listas para grabar. Todas. Ni una sola se trabó. Todos traían ideas que llevaban las mías a las últimas y mejores consecuencias”.

Caetano contaba que el origen de este grupo había tenido que ver con una idea que tenía desde hace rato, la de trabajar con Sá, y que incluso, en un comienzo, ni siquiera pensó que este se convertiría en su proyecto principal. “Hay, además, un placer especial en tener la posibilidad de trabajar con mi hijo”, decía. “Y sobre todo si ese hijo es Moreno. Lo que hace con sus amigos es muy refinado e inteligente. Conmigo, ahora ha producido estos discos y sin conocer las canciones de antemano. En el estudio nadie es como él: sabio, firme y calmo, con un oído increíble para los sonidos y sus relaciones. Hoy miraba un DVD de un especial televisivo que hice con Jorge Ben a fines de los años setenta. Moreno aparece pequeñito cerca de mí mientras yo canto dos temas. Él camina alrededor mío, casi baila un poco, mira hacia mí. Son escenas que yo no veía desde hace casi treinta años. Es impresionante su naturalidad, su calma, su total despreocupación con el público, su confianza tranquila en mí (y yo no parezco darle atención). Era un ángel sencillo. Y sigue siéndolo”.

Naturalmente atrevidos

Caetano Veloso trabajó, a lo largo de un recorrido poblado también de búsquedas formales permanentes, con formaciones instrumentales muy diversas, desde chelo o guitarra solos hasta orquestas. Y con respecto a este trío afirmaba: “En el fondo está, para mí, la profundización de la pregunta sobre mis relaciones conscientes con el rock, que empezaron en 1966. Sí, porque las inconscientes han empezado diez años antes. Muchos de los cambios de sonido por los que pasó mi música han sido casi casuales. Pero otros han sido un esfuerzo de crear ejemplos de posibilidad de expresión para los músicos brasileños”. Esa expresión, eventualmente, está imbricada en un misterio brasileño: la naturalidad –¿mestiza?, ¿antropófaga?– con la que han sabido tratarse la popularidad y la vanguardia. Una naturalidad que Caetano ha encarnado como nadie, y que bien podría tener un primer momento áureo en Tropicalia ou Panis et Circensis, editado en 1968, esa especie de Sgt. Pepper bahiano donde, junto al grupo Os Mutantes, aparecían los arreglos del erudito –y vanguardista– Rogério Duprat.

“Sin embargo, me cuesta pensar de esa manera el caso brasileño”, desarrolla Caetano Veloso. “Sé que Brasil es original: somos una nación gigantesca, sudamericana, de habla portuguesa, con una población racialmente muy mezclada. Pero las relaciones de la vanguardia o la experimentación con la música popular no son una exclusividad brasileña. Gilberto Gil y yo empezamos con lo del tropicalismo cuando los Beatles ya habían hecho Revolver. Es verdad que la colaboración con los poetas concretos y los músicos de vanguardia de São Paulo (Duprat es el más importante, pero no se puede olvidar a Júlio Medaglia) fue particularmente intensa. Aun así, en otra parte estaban los arreglos de George Martin y las experimentaciones de Lennon. Y también estaba la osadía poética y tímbrica de Bob Dylan. De todos modos, nosotros veníamos de la bossa nova, que, con João Gilberto y Jobim, había hecho una revolución. Muchos de los temas eran verdaderas piezas de cámara. Podría decirse que fuimos naturalmente atrevidos”.

“Los movimientos surgen cuando son necesarios y posibles. No se puede pensar si hay ambiente para algo como un movimiento. Sólo aquellos que lo estarían tramando ahora podrían tener esa visión. Nosotros no podemos ver.”

Más integrado que apocalíptico, Caetano analiza con parsimonia el presente musical y la posibilidad de un nuevo movimiento con la potencia de lo que fue el tropicalismo: “Los movimientos surgen cuando son necesarios y posibles. No se puede pensar si hay ambiente para algo como un movimiento. Solo aquellos que lo estarían tramando ahora podrían tener esa visión. Nosotros no podemos ver. De todas maneras, parece que no es el caso: la creación musical está pulverizada. Pero es así para nosotros. Si hay alguien soñando un cambio en que todo esté involucrado, lo sabremos después. Pero desde ya, el hip hop ha sido un movimiento que cambió la cara de la música y de la industria cultural. Y hay cosas a las que se considera generalmente como expresiones bajas de la cultura, como el funk carioca o la música de carnaval de Bahía, que son movimientos espontáneos”. Afecto a las listas y enumeraciones, no le cuesta señalar a quienes lo han influido: “João Gilberto es alguien que me influyó con su música y que me enseñó con el contacto personal. Con Gilberto Gil aprendí todo lo que podía con solo mirarlo tocando la guitarra. Y Carlos Drummond de Andrade, João Cabral de Melo Neto, Clarice Lispector, Guimarães Rosa, Proust, Stendhal, F. Scott Fitzgerald, Fellini, Godard, Glauber Rocha, Rogério Duarte, José Agrippino de Paula, Augusto de Campos, Chet Baker, Miles Davis, Thelonious Monk, Luiz Gonzaga, Amália Rodrigues, Sílvio Caldas, Gardel, Orlando Silva, Henri Salvador, Thomas Mann, Robert Musil, Lorca, Fernando Pessoa, Sartre, Lévi-Strauss están entre los otros. Me formó mucha gente”.

Demasiado sentido

Los cincuenta años transcurridos desde Domingo marcan, también, una distancia entre una concepción del arte –y del artista– como un potente modificador de la realidad –así lo entendían hasta los dictadores, que les temían y los prohibían– y una suerte de cinismo blando, dentro del cual nadie se toma a sí mismo demasiado en serio. Y, también, el tránsito de polémicas muchas veces salvajes a una convivencia mucho más civilizada pero, también, despojada de grandes pasiones. Caetano Veloso recuerda “haber tenido un embate fuerte con Geraldo Vandré, a quien lo que hacíamos le parecía repugnante y que hacía un tipo de canción de protesta que me parecía aburrida. Aunque ‘Disparada’ sea una bella canción. Algunos amigos de la post-bossa nova de Río estaban tristes conmigo (y con Gilberto Gil) porque pensaban que habíamos traicionado un pacto tácito de desarrollar una versión con armonías sofisticadas del programa ‘nacional-popular’ de las izquierdas”. No todo era sí, sin embargo. “Con Chico [Buarque], por ejemplo, nunca nos dijimos nada malo. Aquellos eran tiempos de alta definición política y estética. No es así hoy. Bueno, hay sitios donde dicha definición es demasiado alta. Y, en realidad, hay ecos de ello por todas partes. La derecha religiosa americana propone decisiones radicales. Muchos movimientos islámicos también. Cuando empezamos con el tropicalismo queríamos diversidad. Pensábamos que el nuestro era un movimiento para acabar con todos los movimientos. No siento una falta de confrontaciones. En general no me parece que le falte sentido al mundo, sino que hay demasiado sentido en todo”.

“En general soy indiferente a los cambios de los medios tecnológicos y de los modos de producción. Sé que no es realista sentir así, pero vengo de un ambiente un tanto angelical. Creo que la música encuentra maneras de afirmarse cualquiera sea el panorama.”

Desde la temprana inseminación de pop inglés y norteamericano con folclores brasileños hasta proyectos cultísimos como Livro (1997), revisitas al kitsch a lo Manuel Puig, como en Fina Estampa (1994), pasando por las versiones de temas de los Beatles (cómo olvidar su maravillosa “Eleanor Rigby” incluida en Qualquer Coisa, de 1975), por el concretismo y por diversas aproximaciones al modernismo, el experimento y la vanguardia, la música de Caetano Veloso es de una vastedad y una riqueza únicas. Todo Caetano, la caja de cuarenta CDs que agrupó su discografía hasta 2002, era, en ese sentido, una señal. Más allá de cuestiones de mercado, había allí la idea de que cada uno de esos recorridos estéticos debía ser visto –escuchado– como un capítulo de una obra mayor. No era lo mismo, en todo caso, escuchar Tropicália que oírla como parte de una serie que incluye, entre otras cosas, Transa (1972), Estrangeiro (1979), Circuladô (1991) y Tropicália 2 (1993).

A lo largo de esa Obra constituida por obras, las reglas del mercado y de la circulación de la música han cambiado una y otra vez. “No sé si ahora hay un desarrollo mayor de la tecnología”, dice él. “En general soy indiferente a los cambios de los medios tecnológicos y de los modos de producción. Sé que no es realista sentir así, pero vengo de un ambiente un tanto angelical. Creo que la música encuentra maneras de afirmarse cualquiera sea el panorama. No obstante, aprovecho lo que tengo a mano. A mí me gusta poder buscar a John Cage o James Brown, a Schönberg o Noel Rosa, Camarón de la Isla o Webern en YouTube y a partir de encontrarlos a ellos descubrir a otros impensados. También me gusta que Babe, Terror, un muy original joven de São Paulo, haya surgido en Internet. Empiezo a saber utilizar GarageBand (mi hijo Zeca, de 17 años, trabaja con Live y Logic). Casi no gano dinero con derechos de autor ya. Me gustó el efecto exagerado del Auto-Tune cuando lo oí en una canción de Cher, hace años. Y aunque ya sea cansador, puede gustarme lo que hace Kanye West o Rihanna con ese tipo de aparato. Lo único que pienso es que la vida es así: compleja. Y que la música vive de esa complejidad, crece en ella, la espejea y la transmuta”.

 

[Fuente: http://www.latempestad.mx]

Luke Bishop, de Iowa, está a realizar a súa tese de doutoramento sobre vos neofalantes ourensáns

Luke tivo ou seu primeiro contacto con Galicia e a lingua en 2015.

Escrito por ANDREA OTERO

Luke Bishop é un rapaz de Des Moines, capital do estado de Iowa, que comezou unha nova vida en Galicia. Está cursando o doutoramento de Linguas Romances na Universidade de Texas, pero actualmente vive entre Compostela e Ourense. Para a súa tese escolleu como tema os neofalantes ourensáns e está a procura de xente para as súas entrevistas.

«Sorpréndeme a cantidade de xente que defende o galego sen falalo»

Para dar a coñecer o seu proxecto, Luke pegou carteis polas rúas da cidade. En canto se deu conta xa tiña centos de notificacións no seu teléfono móbil grazas a publicación dun chío. «Para a próxima non porei o meu número de teléfono nun anuncio, só o correo», indicaba Luke entre risas pola gran cantidade de mensaxes recibidas. De feito, aquel que queira poñerse en contacto con el pode facelo a través do seu correo: lukebishop@utexas.edu.

En canto a temática do estudo piloto da súa tese, escolleuna debido á falta de documentación sobre o asunto. Un dos datos que máis lle chamou a atención a Luke realizando o estudo foi a cantidade de xente que non fala galego. «Sorpréndeme a cantidade de xente que defende o galego sen falalo», indica. El, como persoa formada en linguas romances, cre que o galego é unha lingua fermosa que hai que falar e coidar. «Nunca é tarde para comezar a falalo», sinalaba.

— Cando tivo o primeiro contacto con Galicia?

— Foi no 2015. Atopei un intercambio tipo Erasmus, versión estadounidense, para a Universidade de Vigo. Daquela tamén fixen un curso de galego e encantoume. Dende aquel primeiro momento quixen volver o antes posible.

— E como chegou Ourense?

— Estaba facendo a carreira de Linguas Romances e quería volver, entón conseguín unha bolsa para pasar un ano completo en Galicia como profesor de inglés. Puxen en preferencias a cidade de Ourense e mandáronme ao IES Otero Pedrayo. Foi unha experiencia incrible.

— Por qué Ourense?

— Porque me interesaba moito o galego e aquí fálase máis. Estaban as sete cidades galegas como opción pero decidín Ourense. Para min é unha cidade moi bonita e especial na que o paso xenial indo aos viños, ao restaurantes e compartindo momentos coa xente de alí.

— Actualmente está en Santiago de Compostela.

— Boto de menos Ourense, aínda que estou indo de vez en cando para facer entrevistas para o doutoramento. Cada vez que vou sinto que Ourense é unha cidade chea de vida, feita polos propios habitantes. En Santiago hai demasiado turista.

— Fala moi ben o galego. Como aprendeu?

— Fixen cursos pero a falar mais informalmente aprendín en Ourense. Alí fixen intercambios no bar Charlotte, no que a xente mantén conversas en distintas linguas. Cando volvín a Estados Unidos facía videochamadas cun amigo para aprender os dous.

— A xente sorprendese cando fala?

— Algo que me parece curioso é a reacción dos galegos que non falan galego. A xente queda flipando cando escoita falar galego a un rapaz de Iowa. A eles quero dicirlles que o intenten tamén. Calquera pode e debe falar en galego, xa que é unha lingua moi bonita e debería ser motivo de orgullo aquí en Galicia.

— Non pensa que sexa un orgullo?

— Para moita xente éo pero para outra tanta non o é. Moitas veces a xente di que hai que apoiar o galego pero non o falan. O máis importante é empregalo e telo presente na vida. Creo que a xente debería intentalo máis.

— Como vai a tese?

— Estou recibindo moita axuda e a comunidade galegofalante quere apoiar a causa. Creo que aínda que me queiran axudar a min, indirectamente a xente tamén quere apoiar a súa propia lingua para que se vexa o valor que ten.

— Que conclusións saca das entrevistas que está facendo?

— Sobre todo que hai moitas variacións nas motivacións. A xente quere falar galego por ligazóns familiares ou por amor pola lingua, pero tamén por motivacións políticas. Ou non. Eu pensaba que moitos dos neofalantes ían ter motivos políticos pero hai moitísima mais variación e moita diversidade entre os neofalantes.

 

[Imaxe: Miguel Villar – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

ONU Derechos Humanos en México acaba de publicar un libro contando historias sobre las valientes acciones de mujeres indígenas defendiendo sus propios derechos. En vísperas del Día Internacional de los Pueblos Indígenas, Noticias ONU te trae la historia de Miriam, una mujer zapoteca que lucha por la preservación de su cultura, su tierra y su lengua.

Miriam Pascual Jiménez, mujer zapoteca de la sierra norte de Oaxaca, es antropóloga social y abogada y ha dedicado gran parte de su vida a la defensa de los derechos humanos de las mujeres y las niñas, y a la preservación de su cultura, su tierra y su lengua. Su historia ha sido recogida en un libro or ONU Derechos Humanos en México.

Miriam Pascual Jiménez, mujer zapoteca de la sierra norte de Oaxaca, es antropóloga social y abogada y ha dedicado gran parte de su vida a la defensa de los derechos humanos de las mujeres y las niñas, y a la preservación de su cultura, su tierra y su lengua. Su historia ha sido recogida en un libro por ONU Derechos Humanos en México.

Miriam Pascual Jiménez es una mujer zapoteca, originaria de la sierra norte de Oaxaca, de la comunidad de Guelatao. Es antropóloga social y abogada y ha dedicado estos últimos años a trabajar por la defensa de mujeres y niñas en temas relacionados con la defensa del territorio, el combate a la trata de personas y la defensa de los derechos de las mujeres en Guelatao.

Miriam, es una mujer muy alegre, solidaria y decidida que ha dedicado una gran parte de su vida a la defensa de los derechos humanos y a la preservación de su cultura, tierra y lengua. Su historia ha sido documentada recientemente en el libro Las valientes aventuras de mujeres defensoras. Relatos para niñas y niños de todas las edades, editado por ONU Derechos humanos.

Miriam creció y vivió en Guelatao y vio como sus familiares, aunque salían de la comunidad por motivos de trabajo o para estudiar, al final siempre volvían para regresar algo a la comunidad.

Ella fue afortunada ya que tuvo la oportunidad de estudiar dos licenciaturas.

“Prácticamente un privilegio dentro de la región. Somos muy pocas personas las que alcanzamos una educación universitaria. Es un tema complicado porque la discriminación en el sistema educativo hacia los pueblos originarios es gigantesca. Entonces en realidad yo logro estudiar porque mi abuela rompe con la tradición del matrimonio forzado hacia ella”, señala.

Primero estudió Antropología Social en Puebla y luego Derecho en la Ciudad de México. Fueron muchos los obstáculos que tuvo de sortear para poder concluir sus estudios: desde discriminación hasta la falta de recursos.

Por ejemplo, tuvo que vender dulces, para terminar las carreras. Pero es en ellas donde se especializa en derechos humanos.

En la primera licenciatura aprendió a documentar casos de violaciones a derechos humanos; y en la segunda, a llevar a cabo litigios estratégicos.

Comenzó a trabajar en diversos temas como delincuencia organizada, pueblos indígenas, desapariciones y trata de personas: “Pero siempre, en mi memoria todos los días, estaba la sierra”.

Miriam es ahora la titular de la Instancia Municipal de la Mujer del municipio de Ixtlán de Juárez.

ONU México – Miriam es ahora la titular de la Instancia Municipal de la Mujer del municipio de Ixtlán de Juárez.

De vuelta a casa

Guelatao es una comunidad que se rige por el sistema normativo de usos y costumbres. Miriam volvió hace unos años a retornar algo a su comunidad.

“Si bien yo soy defensora de derechos humanos, el servicio que yo brindo no solo en la comunidad, sino en la región, está muy enfocado a la promoción y difusión y resignificación de lo que son los derechos humanos. (…) Por eso es necesario el discurso de los derechos humanos, apropiarnos de él para interactuar entre nosotros, pero más para interactuar en ese contexto mundial, porque si no es con los derechos humanos, definitivamente no hay un parámetro de igualdad para relacionarse”, explica Miriam.

Para ella el gran reto en la región es quitar el estigma sobre los derechos humanos, “(…) porque en nuestra vida cotidiana siempre nos han dicho que eso no es para nosotros”. Mientras nosotros no nos asumamos en ese contexto jurídico internacional, vamos a seguir siendo vistos como cosas, como objetos, como patrimonio, no como personas”.

Difundir el mensaje de forma clara

El segundo reto fue hacerlo de una forma que sea respetuosa con la comunidad, que no traiga un lenguaje técnico, que nadie entienda. “Es como si tú creyeras que no existe conocimiento dentro de la comunidad, entonces buscamos dónde estaban los derechos humanos dentro de la comunidad y comenzamos a hacerlo a través de talleres de fotografía, de talleres de radio, de talleres de guion, de talleres de locución. En fin, todo por el tema cultural”.

En este trabajo la radio ha sido la herramienta a través de la cual han logrado difundir información e involucrar a la comunidad que enfrenta dificultadores para tener acceso a tecnología o Internet.

Miriam, además, es ahora la titular de la Instancia Municipal de la Mujer del municipio de Ixtlán de Juárez, que se encarga de guiar a las autoridades para emitir leyes respetuosas que garanticen la vida libre de violencia. También de coadyuvar con la Fiscalía y con las instituciones del Estado, para que tengan un enfoque intercultural.

Para ella hay dos tareas indispensables: fortalecer el proceso de difusión de la información en derechos humanos y eso implica tener una radio propia; y contar con refugio para mujeres víctimas de violencia.

Y, entre tanto, Miriam acude con los jóvenes de la comunidad a grabar cápsulas de radio para difundir información sobre derechos humanos, al tiempo que rescata el conocimiento tradicional de las personas zapotecas de la región.

Este año el Día Internacional de los Pueblos Indígenas tiene como tema “El papel de las mujeres indígenas en la preservación y transmisión del conocimiento tradicional”.

Para ella, haber contribuido a crear el libro publicado por ONU Derechos Humanos “significa la posibilidad de decir que, a pesar de los obstáculos, tenemos que tomar compromisos con la comunidad desde los saberes de la comunidad o desde los saberes de donde los obtengamos. Porque hay conocimiento en todas partes”.

A través de la radio, Miriam difunde información sobre los derechos humanos e implica a los jóvenes de la comunidad.

ONU México – a través de la radio, Miriam difunde información sobre los derechos humanos e implica a los jóvenes de la comunidad.

Amplificar la voz de las mujeres indígenas

Miriam es un perfecto ejemplo del lema del Día Internacional de los Pueblos Indígenas pues, como señala el secretario general de la ONU en un mensaje con motivo de la efeméride, ellas “son defensoras denodadas de las lenguas y las culturas indígenas” y “defienden el medio ambiente y los derechos humanos de los pueblos indígenas”.

Por ese motivo, António Guterres sostiene que “para construir un futuro equitativo y sostenible que no deje a nadie atrás, debemos amplificar las voces de las mujeres indígenas” y destaca que “los conocimientos tradicionales indígenas pueden ofrecer soluciones a muchos de nuestros desafíos comunes”.

Trabajo de la ONU en México con los pueblos indígenas

En México habitan 68 pueblos indígenas, el 10% de su población total.  Su patrimonio lingüístico incluye 68 lenguas originarias, colocando a México en el décimo lugar con la mayor diversidad lingüística del mundo.

La promesa de la Agenda 2030 de no dejar a nadie atrás reviste una importancia crucial para los pueblos indígenas. A su vez, los pueblos y comunidades indígenas tienen mucho que aportar al logro de los Objetivos de Desarrollo Sostenible.

Por ello, las acciones de las Naciones Unidas en México tienen un enfoque de interculturalidad, el cual promueve la diversidad y focaliza esfuerzos para combatir la discriminación, favorecer la inclusión, integración y equidad en el acceso a las oportunidades de desarrollo de los pueblos y las comunidades indígenas.

Algunos de los esfuerzos que acompaña ONU México para alcanzar estos objetivos son:

  • Ayudar al diseño de leyes en materia de igualdad, inclusión y no discriminación en el ejercicio de los derechos de los pueblos indígenas, incluida la consulta previa
  • Promover el derecho a una educación intercultural que fomente sus saberes y tradiciones
  • Crear condiciones de igualdad en la integración de los pueblos indígenas, incluidas las mujeres, en las cadenas productivas
  • Participar en los espacios de toma de decisiones y fortalecer sus capacidades para el empoderamiento económico y la gestión sostenible de los recursos de los pueblos indígenas
  • Gestionar un conocimiento que garantice la libertad de expresión y el desarrollo de medios de comunicación y del patrimonio lingüístico
  • Combatir los distintos tipos de violencia, incluyendo contra las mujeres y defensores de derechos humanos de los pueblos indígenas

[Fuente: http://www.un.org]