Archives des articles tagués Diversité

Après l’impact planétaire de son poème déclamé à l’investiture de Joe Biden, voici le temps des crispations avec le choix des traducteurs, ou plutôt des traductrices. Le manque de diversité du monde éditorial se retrouve en pleine lumière

Amanda Gorman, le 31 janvier 2021.

 

Écrit par Lisbeth Koutchoumoff Arman

Qui a dit que la poésie était un genre à la marge ? Depuis plusieurs semaines, elle est au cœur d’une polémique révélatrice de lignes de faille qui parcourent les continents, braquent de part et d’autre de l’Atlantique, condensent en quelques strophes littérature, politique, argent, lutte contre le racisme, militantisme et pouvoir des réseaux sociaux.

Rappel des faits : le 20 janvier 2021, le talent d’Amanda Gorman, poétesse de 22 ans, manteau bouton d’or et serre-tête rouge, vole la vedette à Joe Biden durant la cérémonie d’investiture du nouveau président américain. Son poème The Hill We Climb, alors que la prise du Capitole par les supporters de Donald Trump a eu lieu à peine deux semaines plus tôt, est un appel à la réconciliation.

Enchères mondiales

Les mots de “la maigre fille noire, descendante d’esclaves et élevée par une mère célibataire”, comme elle se décrit dans son texte, font le tour du monde. Les enchères pour la traduction du recueil The Hill We Climb démarrent très vite un peu partout. En France, c’est le groupe Hachette qui remporte la mise avec Fayard. Le contrat aligne un montant à cinq chiffres. Le recueil sera traduit en français par une autre révélation de l’année, la rappeuse auteure-compositrice-interprète belgo-congolaise de 24 ans Marie-Pierra Kakoma, alias Lous and the Yakuza. Nous sommes mi-février. Ce choix fait l’unanimité.

Aux Pays-Bas, c’est à l’éditeur Meulenhoff, le Gallimard néerlandais, que revient The Hill We Climb. Le 23 février, le nom de la traductrice est connu : il s’agit de Marieke Lucas Rijneveld, poétesse et romancière de 29 ans. Là encore, un talent hors norme : premier recueil de poèmes remarqué à 24 ans, elle reçoit le prix Talent littéraire 2016 puis surtout, en 2020, elle devient la plus jeune romancière à recevoir le Booker Prize, immense consécration littéraire dans les pays anglophones, avec la traduction anglaise de son premier roman, Qui sème le vent [ed. Buchet-Chastel]. Amanda Gorman, via son agent, approuve ce choix en précisant que Marieke Lucas Rijneveld incarne à ses yeux la lutte pour la défense des minorités sexuelles. Marieke Lucas se définit comme non binaire, à la fois homme et femme.

Intense lumière

Cela n’empêche pas un débat de s’enclencher immédiatement aux Pays-Bas et en Belgique. Janice Deul, activiste mode et culture, comme elle se présente elle-même, prépare une exposition au Centraal Museum d’Utrecht qui ouvrira le 3 avril, “Voices of Fashion” : l’événement célèbre les créateurs de mode issus de la diversité aux Pays-Bas, enfants de deuxième et troisième générations d’immigrés venus d’Afrique ou d’ailleurs. Dans une tribune publiée dans le quotidien De Volkskrant, Janice Deul s’étonne du choix de Marieke Lucas Rijneveld, qu’elle considère comme incompréhensible : elle pointe le décalage entre l’intense lumière posée sur Amanda Gorman depuis sa prestation de janvier et l’ombre dans laquelle beaucoup de jeunes talents afro-néerlandais se débattent aux Pays-Bas.

“Les mérites et les qualités des Noirs ne sont évalués que de façon sporadique, voire pas du tout. Quant aux femmes noires, elles sont systématiquement marginalisées”, poursuit Janice Deul. Dans ce contexte, le choix de Marieke Lucas Rijneveld a, selon elle, tout d’une “occasion manquée”. Pourquoi ne pas opter plutôt pour une “poète de spoken word (poésie parlée) femme, jeune et fière d’être noire comme Amanda Gorman” ? Contrairement à ce qui a été dit par la suite, l’éditeur Meulenhoff a soutenu fermement le choix de Marieke Lucas Rijneveld, la désignant comme “la traductrice de rêve” pour le texte d’Amanda Gorman, et de plus adoubée par la poétesse elle-même. Trois jours plus tard, c’est Marieke Lucas Rijneveld qui décide de se retirer. Elle s’en expliquera dans un poème : Tout habitable.

“De préférence noire”

Tandis que le débat sort des frontières néerlandaises sous la forme “Faut-il être noir pour traduire un auteur noir ?”, le traducteur et écrivain catalan Victor Obiols apprend qu’il est remercié par son éditeur et que la traduction qu’il a déjà achevée de The Hill We Climb ne sera pas publiée. L’éditeur déclare chercher un autre profil : “Une femme, jeune, activiste et de préférence noire.”

Le veto est venu des États-Unis sans que Victor Obiols sache si l’impulsion provenait de l’éditeur de la version originale ou de l’agent d’Amanda Gorman. L’agent étant, comme on l’a vu, attentif au profil des traducteurs et à leur proximité avec les minorités quelles qu’elles soient, on peut supposer que le choix du traducteur catalan lui avait échappé… Quoi qu’il en soit, le traducteur éconduit déclare à l’AFP :

C’est un sujet très complexe. […] Mais si je ne peux pas traduire une poétesse parce qu’elle est une femme, jeune, noire, américaine du XXe siècle, alors je ne peux pas non plus traduire Homère, parce que je ne suis pas un Grec du VIIIe siècle avant J.-C. ou je ne pourrais pas avoir traduit Shakespeare parce que je ne suis pas un Anglais du XVIe siècle.”

En France, le traducteur André Markowicz publie une opinion outrée dans Le Monde : “Personne n’a le droit de me dire ce que j’ai le droit de traduire ou pas.” Il fustige les “nouveaux militants de la race, partisans de la revanche par l’identitaire”, et l’éditeur, qui “s’est tout de suite aplati, abandonnant à la meute la jeune femme qu’il avait publiquement désignée pour effectuer la traduction, et a cédé à cet appel à la repentance – dans un climat de terreur intériorisée”.

Militants de la race

La question est posée : est-ce que la demande, qui a mis le feu aux poudres, faite par la journaliste et commissaire d’exposition néerlandaise Janice Deul de profiter de l’attention planétaire portée à Amanda Gorman pour mettre en lumière le talent d’une fille d’émigrés africains relève d’un militantisme radical et, au bout du compte, raciste ? Est-on face à un cas de woke ou de cancel culture qui entend corriger les inégalités en effaçant ou en remplaçant les oppresseurs par les opprimés ?

Selon Camille Luscher, traductrice indépendante et collaboratrice au Centre de traduction littéraire (CTL) de Lausanne, “on ne peut pas dégager l’œuvre d’Amanda Gorman d’un contexte politique qui est celui du trumpisme, de la mort de George Floyd et du mouvement Black Lives Matter. Les mobilisations ont été fortes, jusqu’en Suisse, pour dénoncer les violences policières et un racisme systémique qui ne devrait plus avoir cours aujourd’hui. C’est précisément ce contexte qui donne lieu actuellement à toutes les traductions des écrits d’Amanda Gorman. Il y a des moments de l’histoire, et je pense que nous sommes dans un de ces moments, où la question de la représentativité doit prédominer.”

Ce qu’a confirmé Janice Deul au micro de la BBC, mi-mars :

Je ne dis pas qu’une personne noire ne peut pas traduire l’œuvre d’une personne blanche et vice-versa. J’ai posé la question pour ce poème-là en particulier, venant de cette oratrice-là en particulier et dans le contexte particulier du mouvement Black Lives Matter. La question est là et uniquement là.”

Manque de modèles

Tandis que les salons du livre en Europe sont annulés ou repoussés, il en est un qui bat son plein, c’est celui de Bamako, Rentrée littéraire du Mali. Caroline Coutau, directrice des éditions Zoé, y est invitée, à l’initiative du Salon du livre de Genève, pour participer à des rencontres autour du métier d’éditeur. Elle nous appelle entre deux ateliers :

Ce que met en lumière le débat, c’est l’absence de diversité dans le monde du livre. Les auteurs mis à part, c’est frappant du côté des éditeurs, des traducteurs, des libraires et des représentants. Le constat est vite fait : je ne connais pas de traducteurs littéraires noirs.”

Femme poète belge d’origine béninoise, Monique Kountangni a achevé en 2020 une spécialisation en traduction littéraire au CTL à Lausanne. Une formation qu’elle n’aurait jamais imaginé suivre sans une rencontre décisive, lors d’une une soirée littéraire à la Fondation Michalski, à Montricher [en Suisse, dans le canton de Vaud], avec la traductrice franco-béninoise Sika Fakambi. C’est ce souvenir précis qu’elle tient à évoquer quand on la questionne sur l’affaire Gorman : “A ce moment-là, j’avais plus de 40 ans, j’avais la chance d’être universitaire, mais je n’avais jamais imaginé qu’une traductrice littéraire ayant les mêmes racines que moi puisse exister. La petite fille que j’ai été a cruellement manqué de personnes qui pouvaient lui ressembler. J’étais une petite fille noire, belge, et je n’avais aucune aspiration à cause de cette absence de modèles. Aujourd’hui, j’ai un fils et mon rêve, c’est que lui puisse voir des gens qui lui ressemblent et qu’il puisse se dire, tout naturellement, que tout est possible.”

Outils du racisme

“Jusqu’à la fin des années 1990, la littérature américaine était l’apanage des hommes blancs anglo-saxons”, rappelle Francis Geffard, directeur de la collection “Terres d’Amérique” chez Albin Michel. “La date charnière est le 11 septembre 2001. Il faut un traumatisme important pour que les États-Unis renouent avec le monde extérieur. On assiste depuis à une grande séance de rattrapage du milieu éditorial américain. La littérature américaine s’est internationalisée grâce à des écrivains originaires de l’ex-URSS, d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique. De plus en plus de jeunes issus des minorités ouvrent des maisons d’édition ou deviennent agents littéraires. Cela se fait de façon passionnelle, et donc avec des excès. Je le vois à la Foire de Londres, qui a lieu de façon virtuelle en ce moment. Un écrivain issu de deux cultures minoritaires et homosexuel aura beaucoup plus de chances de se faire publier que s’il est un jeune Américain blanc hétérosexuel.”

Tania de Montaigne, journaliste, auteure de L’Assignation. Les Noirs n’existent pas [éd. Grasset], a évidemment suivi l’affaire Gorman. Y voit-elle une marque de la pensée communautariste qu’elle combat en France ? “La traductrice néerlandaise, d’un côté, et Amanda Gorman, de l’autre, ont été réduites à des corps. Or c’est précisément ce que fait la théorie raciste. La lutte contre le racisme est une lutte pour le déplacement. C’est ce que dit James Baldwin : ‘Si je ne suis pas tel que vous croyez que je suis alors vous ne pouvez pas être tel que vous pensez être.’ Or tout notre langage est structuré par les idées de domination et de hiérarchie. C’est cela qui doit être questionné. Aux États-Unis, l’idée de race est omniprésente dans le vocabulaire. Les militants antiracistes américains sont confrontés en permanence au fait de devoir lutter contre le racisme avec les outils théoriques du racisme.”

L’omniprésence du concept de race aux États-Unis, Thomas Chatterton Williams en sait quelque chose. Fils d’un père noir et d’une mère blanche, il raconte son enfance dans le New Jersey et sa sortie de la cage mentale de la race dans Autoportrait en noir et blanc. Désapprendre l’idée de race [éd. Grasset]. Il vit aujourd’hui en France. “Face à la déception provoquée par les années Obama, et face à la permanence d’une société raciste, galvanisée par la présidence Trump, l’universalisme de Martin Luther King en a pris un coup aux États-Unis. Or, par les réseaux sociaux, c’est-à-dire le soft power américain, cette crispation identitaire déferle massivement en Europe. Les formats de pensée américains ont un impact considérable sur les jeunes générations au point de rendre difficile l’expression de points de vue dissonants.” L’expression de la nuance aussi.

[Photo : Climate Reality Project/ZUMA Wire/Alamy Live News – source : http://www.letemps.ch]

Escrit per M. Àngels Cabré

Vivim temps complexos que conviden a la polarització i, en justa correspondència, darrerament les polèmiques les carrega el diable. Ara, per si no en teníem prou amb la polèmica sobre la Llei Trans -una llei, per cert, molt necessària-, se’ns ha esverat el galliner per un llibre de poemes. Un simple recull que aspira a vendre milers i milers d’exemplars arreu del món. És a dir, un llibre de poemes que és més una operació de màrqueting que una altra cosa, detallet que l’esclat de la polèmica sembla haver fet oblidar però que les persones que s’embutxacaran els beneficis segur que tenen ben present.

Per si no esteu al cas, el poemari en qüestió recull els versos de la jove poeta Amanda Gorman sota el títol d’El turó que enfilem. El publicaran pròximament Univers en català i Lumen en castellà, sempre que l’autora no s’assabenti que aquest país nostre fa ben poc contra la discriminació racial. Gorman és aquella noia tan mona, llorejada com a Poetessa Nacional Juvenil, que va llegir un poema a la presa de possessió de Joe Biden. L’actual president dels Estats Units va voler fer una picada d’ullet a la població afroamericana, tan maltractada al seu país encara avui i li va sortir bé, sempre que no li importés que en els següents dies es parlés més de la poetessa que d’ell mateix. Aquell grapat de versos benintencionats i pamfletaris es van fer virals i ara toca munyir la vaca, de manera que mentre els seus agents es freguen les mans un munt de països han corregut a fer-se amb els drets de traducció del primer poemari d’aquesta llicenciada a Harvard que aspira ni més ni menys que a ser algun dia presidenta dels Estats Units. Ambició no li falta, oi?

No són però els versos els polèmics sinó qui els tradueix. Res de seguir l’antiga -i sembla que periclitada- tradició de confiar les feines de traducció a professionals amb experiència en el gènere en qüestió, sigui poesia, teatre, assaig, etc.  Encarregades ja les traduccions i mig fetes o fetes del tot -detall gens fútil-, l’autora va tenir una idea brillant, potser entre prova i prova d’algun modelet per a alguna de les moltes aparicions públiques que semblen agradar-li tant: per què no la traduïen boniques noies joves, activistes i amb el mateix color de pell que ella, i així tot plegat lluiria molt més? Els flaixos l’enlluernarien al costat de les seves traductores-alter egos a la Fira del Llibre de Frankfurt o de Guadalajara. Que tremoli Angela Davis, que fa uns dies va ser nomenada doctora honoris causa per la Universitat Pompeu Fabra per, entre d’altres, la seva incansable lluita antiracista.

Com a idea és bonica, no ho neguem. Una autora i la seva cohort de traductores, racialitzades i empoderades. On és la trampa, doncs? Què grinyola? Com a dona, activista i traductora veterana amb més d’un centenar de llibres traduïts, deixeu-me dir-hi la meva. No la meva opinió improvisada -des del meu privilegi de caucàsica europea en un país on hi ha pocs afrodescendents, però els suficients per entendre la necessitat de canviar alguns paràmetres-, sinó una opinió macerada i contrastada amb diverses amigues negres o emparentades amb persones que ho són. M’agradaria dir-li dues coses a Amanda Gorman, que amb aquest gest ha fet gala d’un etnocentrisme que ja voldria per a si Napoleó i que es veu que ignora totes les possibles interseccions que hi ha entre raça, gènere, classe social, sexualitat i un llarg etcètera.

Tant de bo aquest país nostre tingui aviat una representació notable de persones racialitzades en totes les professions, però encara no passa.

M’agradaria dir-li que traduir poesia és molt fàcil, però no li puc dir: em temo que és força més difícil que escriure-la. Perquè una editorial seriosa encarregui una feina com la traducció del seu llibre -amb els consegüents guanys en drets- fa falta un currículum notable que no s’improvisa. Qui conegui com jo el conec el món de la traducció des de dintre, sap de què parlo. També m’agradaria dir-li que aquest país nostre és ple de joves traductores racialitzades que es passen els dies agitant banderes feministes, antinuclears, antiracistes o de qualsevol de les moltes causes justes que existeixen, però lamentablement no és el cas. Tant de bo aquest país nostre tingui aviat una representació notable de persones racialitzades en totes les professions, però encara no passa. No som els Estats Units, on al passat esclavista se suma un 16% de població negra, per exemple. De fet, a Espanya hi resideixen poc més d’un milió de persones procedents d’Àfrica i les xifres per races ni les he trobat, potser perquè no hi són. No hi ha doncs grans plans per pal·liar aquesta desigualtat, perquè encara no hi ha gaire consciència de la nostra diversitat racial, que és sempre un regal.

No dubto que segurament a la jove poeta la mou la bona fe i una voluntat de contribuir a fer un món més just. Però és evident que Amanda Gorman, tot i haver passat una temporada a Madrid, no sap com es el nostre país pel que fa a l’accés deficitari de les persones racialitzades a moltes professions. Ben cert que, tot i que la presència massiva de persones d’altres llocs és més recent aquí que a altres països, tenim un greu problema de racisme. Ho va recordar el darrer 8M citant a Audre Lorde l’actriu trans Daniela Santiago -esplèndida protagonista de la sèrie Veneno-: “¿Com expliqueu que les dones que us netegen les cases i cuiden dels vostres fills mentre vosaltres assistiu a congressos de feminismes siguin en la seva majoria dones pobres i de color?”. Touché!

Jo veig en el rampell de Gorman un desconeixement radical de com es fan les lluites i una simple operació de màrqueting.

Ignorància al marge, seria bo explicar-li a la jove poeta que és incongruent aplaudir un president blanc i no voler un traductor del mateix color. Encertada reflexió que per cert feia en una entrevista a Núvol el seu traductor al català, el solvent Víctor Obiols. Com a mínim el gest resulta contradictori, no ho negareu.

Jo veig en el rampell de Gorman -o dels seus agents literaris- una pixada fora de test, un desconeixement radical de com es fan les lluites i una simple operació de màrqueting. Així ho he fet saber a les xarxes, on l’activista d’origen marroquí Míriam Hatibi em preguntava amb tot el seu dret si l’exigència de Gorman no era com quan les feministes demanem quotes als espais de representació. La resposta és no. Deixant de banda que no hi ha feina més invisible que la traducció -potser només superada per la de ficar-se dintre de la figura de Mickie Mouse a Eurodisney-, aquesta operació de Gorman té tant a veure amb demanar llistes paritàries a la política com amb cargolar el tabac amb paper de fumar ecològic, que és una veritable contradicció. Una cosa és voler forçar la paritat des d’estratègies coherents i una altra ben diferent tensar el debat públic des de la incoherència.

Al diari Ara la veu acreditada i ponderada de Marta Segarra parlava sobre aquest assumpte i deia que el gest violent de rebutjar certs traductors es podia assumir en benefici d’un objectiu més alt (no ho deia amb aquestes paraules tan clares, perquè sap que el terreny és relliscós, però ho deia). També feia menció a l’elecció a Bèlgica d’una rapera afrodescendent que encaixa amb els desitjos de Gorman i que segurament de traduir no en sap res. Segarra parlava de la conveniència que la rapera en qüestió comptés amb l’assistència d’algú experimentat a l’hora de fer la feina. Els agradaria, a vostès, que els operés del cor una persona sense la preparació suficient, però amb un bon cirurgià o una bona cirurgiana al costat? Doncs és el mateix. Prefereixo mil vegades més la traducció d’Obiols que la d’aquesta rapera.

Contràriament, aquest encreuament d’opinions sorollós sí que parla d’una cosa de la qual es parla poc: la falta de reflexió, amplitud de mires i cultura en general de les persones que defensen causes justes des de les emocions i sense tenir ni la més remota idea que els gestos, si no van acompanyats de sentit comú, són vacus. Quan l’any 1955 Rosa Parks va negar-se a cedir el seu seient a un blanc en un autobús no se li va acudir dir que el conductor havia de ser negre perquè també els negres poden ser conductors d’autobús. Va fer un gest útil i la història li ha donat la raó.

He traduït a l’actual papa de Roma i de catòlica i apostòlica en tinc ben poc. L’hauria traduït millor una monja? Quina bestiesa. He traduït la poesia completa d’Oscar Wilde i no sóc un home gai.

Amics i amigues, noves generacions que voleu el món just que mereixem, treballeu fermament en la defensa dels drets per a tots i totes però sense empassar-vos preses de pèl com aquest gest infantil i superb d’Amanda Gorman. Tampoc us fieu dels aliments que diuen que no porten transgènics, ni dels que diuen que no porten sucre i porten raïm, etc. Per no parlar del rebuig que generen gestos contraproduents com aquests, que fabriquen racistes i anti feministes a dojo.

Quan des del feminisme defensem les quotes per compensar la històrica discriminació de les dones, no se’ns acut tirar a terra un edifici fet per Gaudí perquè el construeixi una dona, ni trencar una escultura de Plensa perquè la faci una dona. Fer visibles les dones traductores racialitzades no passa perquè siguin les encarregades de traduir les dones de la seva raça, han de poder accedir a les feines amb igualtat de condicions, sense que importi a qui tradueixin si estan capacitades per fer-ho. No, no vull un futur que de tant políticament correcte faci pudor de fonamentalisme i les negres tradueixin les negres i les blanques les blanques. Tampoc vull que el futbol femení l’arbitrin només dones. Vull que les dones puguin arbitrar el futbol masculí, així de clar.

Una bona amiga escriptora de raça negra, després de dir-me que la idea de la jove poeta li semblava un despropòsit, m’ha remès al pròleg que Jean Paul Sartre va fer d’Els condemnats de la terra, de Frantz Fanon, una bíblia de l’antiracisme. En la seva opinió, aquell home blanc amb ulleres i no gaire semblant a Alain Delon va saber parlar dels negres com ella mai havia llegit, amb una empatia absoluta. Perquè no cal ser negre ni gai ni trans per entendre les opressions. I evidentment no cal ser dona per ser feminista, encara que algunes feministes lamentablement ho pensin. Jo no, jo crec que en la defensa de la justícia i de la diversitat hi cabem tots i totes.

Per aquesta raó no penso llegir el llibre d’aquesta jove poeta. Llegiré potser el pròleg d’Oprah Winfrey, lluitadora valuosa pels drets de les dones (recordeu el seu discurs als Globus d’or 2018), encara que sincerament m’hauria estimat més un pròleg de Sharon Olds o Louise Glück. Perquè entre l’activisme decoratiu i la literatura, em quedo amb la literatura.

 

[Font: http://www.nuvol.com]

Hoy recordamos el Día del Cine Boliviano con una selección de diez películas dirigidas por mujeres que están disponibles para que puedas verlas, ahora mismo, en línea.  Alista las fpipoquitas, hoy toca maratón de directoras bolivianas.

Fotograma del documental ‘Nana’, de Luciana Decker

Nana (2016) – Luciana Decker

Hilaria vive y trabaja en la casa de Luciana como empleada doméstica desde hace cuarenta años. Luciana filma a Hilaria en un permanente diálogo entre ambas y la cámara. Un documental imprescindible en la producción cinematográfica boliviana de los últimos años. Con un tono casi testimonial, la cinta retrata las tensiones sociales y culturales de un país que a veces se niega a asumir su diversidad y complejidad.  Mírala aquí

Las malcogidas (2017) – Denisse Arancibia

Una comedia musical dirigida, protagonizada y escrita por Denisse Arancibia, que a ritmo de rock argentino narra la historia de una joven con sobrepeso que, en palabras de la directora, «no es la gorda graciosa mejor amiga de la protagonista, sino que es la protagonista en sí, imperfecta, deseable e irreverente» y que va tras su primer orgasmo. Mírala Aquí

Carga sellada (2015) – Julia Vargas Weise

Una carga misteriosa de supuestos minerales tóxicos aparece en la planicie andina alertando a la población. El gobierno encarga a un ambicioso capitán de policía la misión secreta de deshacerse de ellos, desentendiéndose luego de su destino. A cargo de un grupo de policías y un maquinista anarquista, el recorrido de rutina se convierte en un viaje errante y trágico. (Filmaffinity). Mírala aquí

En el murmullo del viento (2018) – Nina Wara Carrasco

Los relatos fantásticos narrados por el padre de Nina, la realizadora, sobre la música del norte de Potosí en Bolivia la llevaran de regreso a Llallaguita, su idílico lugar de infancia, para explorar los elementos que conforman el misticismo de la ritualidad en esta zona. Se enfrentará a la desazón del paso del tiempo, el desarraigo y el extranjerismo. En el viaje a la nostalgia, descubre que la música es un bálsamo y un vínculo con la naturaleza y lo sagrado. (Ibermedia). Mírala aquí

El rey negro (2017) – Paola Gosálvez

Julio Pinedo, un campesino negro, que nació y creció en Bolivia, es legítimo descendiente de un monarca de una tribu africana. A pesar de ser el único descendiente monarca reconocido en América Latina, no es el rey que muchos podrían concebir. Sin palacio ni traje real, camina taciturno en su sencilla vida de campo. Sin embargo una nueva inquietud personal motiva ahora a toda la familia. (Retina Latina) Mírala aquí

Una banda de Oruro (2016) – Soledad Domínguez

En Una banda de Oruro tendrás la suerte de acompañar a la Continental 100% de Oruro en un viaje tan íntimo, que no volverás a ver un bronce con los mismos ojos de antes. Mírala aqui

En el cuarto rojo (2005) – Silvia Rivera

Este cortometraje, dirigido por la socióloga y académica Silvia Rivera, es su primer trabajo audiovisual que ella misma define como una metáfora sobre la identidad masculina en medio de una explosiva entrada de carnaval.

Mujeres mineras y organización (1986) – Beatriz Palacios y Liliana de la Quintana

Este cortometraje es una memoria de las trabajadoras en poblaciones mineras justo antes del proceso de relocalización. Lamentablemente solo pudimos encontrar esta versión de este corto, indispensable para comprender el trabajo y legado de Beatriz Palacios en el Grupo Ukamau.

13 horas de rebelión – María Galindo

«Es un trabajo que quiere dar cuenta de algo que está sucediendo y que está siendo invisibilizado por el conjunto de las instituciones de la sociedad: las mujeres de edades y procedencias diversas estamos en estado de rebelión. Estamos llevando a cabo una rebelión invisible a gran escala: estamos cambiando las estructuras de las familias, los presupuestos de la maternidad, de la felicidad y de nuestros propios cuerpos.» (Mujeres Creando). Mírala aquí

La tonada del viento (2019) – Ivette Paz Soldán

En su primer viaje a la ciudad, Panchito, un niño campesino, se pierde en una feria de El Alto (Bolivia). A pesar de sus esfuerzos y los del padre, termina en un orfanato. Durante la hora cívica escolar, en la que se recuerdan los más de cien años en que Bolivia perdiera la salida al mar contra Chile, conoce a Pedro, un niño chileno que perdió a sus padres en Antofagasta, Chile. (Retina Latina). Mírala aquí

 

 

[Fuente: muywaso.com]

La Casa de Cultura acull l’exposició ‘Identitats vàlides’ d’Isaac Flores, que reivindica la normalitat que la comunitat trans

Goliarda Parda a la seva habitació, 2020

Escrit per Jaume Cotrina

La dinovena edició del premi Joves Fotògraf(e)s de Catalunya, organitzat per INSPAI, l’espai d’imatge de la Diputació de Girona, ha distingit l’artista Isaac Flores, que mostrarà la seva obra en una exposició itinerant que comença el seu recorregut a la Casa de la Cultura de Girona.

Isaac Flores ha sigut el guanyador del premi amb l’obra Identitats vàlides, que posa el focus en la comunitat queer de Barcelona. El mateix autor assenyala que el projecte neix de forma espontània quan comença a endur-se la seva càmera a les seves sortides nocturnes pel barri del Raval i de l’Eixample –concretament la zona més coneguda com a “Gaixample”– de Barcelona. Les seves fotografies comencen el 2018 i s’estenen fins a l’any 2020.

Fer Flores, la decisió de posar l’atenció en la comunitat LGTBIQ+ va més enllà del potencial visual que pugui amagar. Darrere d’ella, hi ha una intenció plenament ferma de reivindicar la normalitat que la comunitat exigeix i mereix. En aquesta tessitura, el fotògraf va posar de manifest dades absolutament demolidores de l’estigmatització de la comunitat trans: el 85% de les persones trans es troba a l’atur, i no són gaire llunyans els delictes d’odi i les agressions que reben els seus integrants solament per la seva legítima dissidència contra la normativitat exclusiva de gènere que regeix la societat de la majoria de països del món. De fet, encertadament, Flores assenyala que la seva exposició encara seria impossible de veure en 72 països d’arreu del món, i en algun d’ells, tant l’autor com les persones que fotografia, podrien estar perseguides per penes de presó i, fins i tot, de mort. Tinguem present que no és fins a l’any 2018 que l’OMS elimina la transsexualitat de la llista de malalties mentals.

Sèrie de La Fernanda & La Fanny amb mantellina i peineta; Barcelona, 2020

D’altra banda, l’exposició ofereix un conjunt de tècniques fotogràfiques diverses (digital, analògic i Polaroid) on mostra diferents dimensions de la vida d’aquestes persones: des de fotografies fetes en camerinos on es preparen per fer drag, a imatges de situacions més íntimes a les cases dels models. L’ampli espectre de visibilització al que aconsegueix accedir Isaac Flores demostra la seva immersió en un col·lectiu que, tot i estigmatitzat per la idea de ser un col·lectiu que gaudeix de la provocació, ha de buscar espais segurs on exposar-se lliurement sense témer per la seva integritat física. El que mostra sobretot l’obra de Flores és la intimitat d’aquestes persones que, lluny de necessitar un escenari–en el cas de les drag concretament­–, practiquen la seva llibertat de gènere per a ells mateixos i no per cap mena de desig de provocar ni d’interpel·lar a ningú més. Per ells, el seu gènere és completament natural i el seu únic reclam és que sigui igualment natural i respectat per la resta de gent a la qual se li respecta la identitat sexual. Realment, l’única diferència entre els primers i els segons és que uns compten amb el suport de les institucions públiques i els altres no, i és aquí on neix la desigualtat.

Les diferents maneres de viure la sexualitat personal no hauria d’estar subjecte a cap agent extern a la persona, i ningú hauria de témer les conseqüències de la seva possible elecció al respecte. El col·lectiu LGTBIQ+ realment només inclou totes les maneres possibles d’identitats afectives, sexuals i de gènere i la intenció de l’exposició és visibilitzar totes aquestes possibles identitats. Tanmateix, la voluntat de visibilitzar no és autoconcloent, es visibilitza per normalitzar, per escurçar la distància social entre el col·lectiu i aquells que no el comprenen, per sensibilitzar un entorn que, des del seu naixement, els ha estat hostil. I perquè en un futur ja no calgui parlar de dissidència sexual, sinó simplement de diversitat sexual.

La mostra serà a la sala d’exposicions de la Casa de Cultura de Girona fins al 16 d’abril i es podrà veure a diferents festivals de Catalunya com Imaginària (Castelló de la Plana), Festival OFF (Perpinyà), Fine Art (Igualada), Festival Mirades (Torroella de Montgrí), Biennal Olot Fotografia, la Biennal de Fotografia Xavier Miserachs i el Festival Mitgeres (Valls), entre d’altres. Flores també ha recollit les seves fotografies al llibre Barcelona se muere.

[Fotos: Isaac Flores – font: http://www.nuvol.com]

Graffiti rose dont le message " PMA pour toutes " a été réalisé au pochoir sur un mur gris.

Graffiti réclamant l’accès à la PMA (procréation médicalement assistée) pour toutes, Paris, 2018. Photo d’Ittmostt sur Flickr [1] (CC BY 2.0 [2])

Écrit par Laila Le Guen et Chloe Matz – traduit par Louise Sere

L’article original [3] a été publié en anglais le 09 mars 2021.

[Sauf mention contraire, tous les liens renvoient vers des pages en français, ndlt.]

Les familles ne correspondant pas à la norme hétérosexuelle cisgenre « traditionnelle » existent depuis plusieurs décennies [4] et ont progressivement été acceptées [5] par la société française. La reconnaissance parentale et l’accès aux traitements d’assistance médicale à la procréation ne sont toutefois pas encore protégés par la loi. Cette situation atteste des inégalités [6] qui persistent lorsqu’un individu souhaite fonder une famille.

Dans une démarche visant à tenir la promesse émise lors de sa campagne de 2017, le président français Emmanuel Macron exerce aujourd’hui une certaine pression pour que le projet de loi soit adopté « d’ici l’été 2021 ». L’article principal de ce projet de loi devrait permettre de légaliser l’accès à la FIV et à l’insémination artificielle pour les femmes célibataires et les couples de femmes. Le rejet récent par le Sénat [7] de cette réforme clé a causé la déception des nombreux [8]· [8]ses militant·e·s [8] impliqué·e·s dans cette longue bataille juridique. Certain·e·s espèrent [9] que le projet de loi finira par être adopté par l’Assemblée nationale.

Il s’agit d’une question complexe bien plus profonde qu’un simple débat sur un État homogène confronté à des courants progressistes.

Une chose est certaine : pour l’exécutif français tout le monde n’a pas les mêmes chances de devenir parent. Les femmes célibataires sont curieusement qualifiées de « vulnérables [10] » par certain·e·s député·e·s, et les personnes transgenres souffrent d’un manque de considération tel, qu’elles sont à peine mentionnées dans le plan national [11] de lutte contre les discriminations LGBT+. Tout porte à croire qu’en France le désir de procréation de certaines catégories de personnes serait illégitime et considéré comme anormal [12], obligeant de nombreuses femmes célibataires et personnes LGBTQI+ à se tourner vers d’autre pays, en attendant que le leur ne décide de leur garantir un accès à la procréation médicalement assistée (PMA).

Le fait que les couples lesbiens ou les femmes célibataires puissent avoir un enfant sans père [13], soit en les « empêchant d’accéder à leurs véritables origines », est l’une des polémiques déclenchées par le collectif de La Manif Pour Tous, opposé au projet de loi. La question de l’équilibre psychologique de l’enfant pourrait facilement être résolue, non pas en empêchant les femmes d’accéder à la PMA mais par l’adoption de la proposition de loi concernant les dons semi-anonymes, grâce à laquelle des informations sur le donneur pourraient être accessibles sous certaines conditions.

Le fond du problème semble surtout reposer sur la crainte que les hommes pourraient perdre leur place dans la société. Les opposant·e·s au projet de loi estiment qu’autoriser les femmes à accéder à la procréation sans l’intervention d’un homme, le donneur de sperme excepté, reviendrait à approuver le fait qu’ils deviennent des « pères à usage unique [14] ». Il semblerait que cela menace de façon intrinsèque une société [15] organisée autour d’une séparation de genre binaire.

La question de la charge mentale qui pèse déjà sur les femmes en matière de procréation et d’éducation des enfants est également occultée par les partisans de La Manif Pour Tous. Le médecin français Baptiste Beaulieu a, à ce propos, souligné dans un tweet [16] que les femmes s’occupaient bien souvent davantage des enfants bien qu’« à la simple évocation de la PMA pour toutes, vous verrez des troupeaux d’hommes défendre leur droit à investir une paternité qu’ils délèguent souvent dans la vie réelle ». Nous pourrions, dès lors, rétorquer avec une pointe d’impertinence en demandant s’il est sain que les couples hétérosexuels aient des enfants. Ce n’est pas à nous d’en décider, comme nous tentons de le démontrer ici.

Le profil type du « bon candidat » pour l’adoption d’un enfant est un couple stable financièrement, menant une vie « équilibrée », de préférence hétérosexuel, blanc et non handicapé, selon une récente étude [17] portant sur les procédures d’adoption en France. Les assistant·e·s sociaux·ales se positionnent en fonction de ce qui est supposé être « le meilleur choix possible [17] » pour l’enfant. L’application de la loi est assurée par des agents autonomes qui prennent nombre de décisions impactant directement la sphère intime des citoyen·ne·s.

On est en droit de s’interroger sur ce que l’on entend par le terme « bonne famille » et, plus précisément, ce qui définit une famille aux yeux du gouvernement français, du reste majoritairement composé d’élu·e·s non concerné·e·s par ces questions.

Qu’est-ce qu’une « famille » ?

Le droit français, resté assez conservateur en la matière, a conservé le principe de primauté biologique [18]. La loi considère expressément comme parents les deux individus censés avoir apporté le matériel génétique nécessaire à la conception de l’enfant, c’est-à-dire la personne ayant accouché et l’homme qui est marié avec elle ou qui se présente en mairie comme étant le père. Aujourd’hui, tous les autres cas, qu’il s’agisse de coparentalité [19] [en], de familles recomposées [20] [en] ou de parents LGBTQ+ [21], se résolvent par un bricolage juridique impliquant, dans la majorité des cas, une procédure d’adoption.

Cela signifie, par exemple, que lorsque trois ou quatre personnes décident de s’engager dans la voie de la coparentalité, seules deux d’entre elles sont considérées comme parents au regard de la loi, les autres étant totalement exclues [22] de la famille jusqu’au dépôt des dossiers d’adoption. Les couples de femmes sont confrontés à un problème similaire, en effet, seule la mère ayant donné naissance peut être inscrite sur l’acte de naissance. Dans les cas précédemment cités, si une séparation a lieu avant que le processus d’adoption ne soit finalisé, l’un des parent peut être complètement exclu [23] de la vie de l’enfant.

Grâce à des familles « atypiques » aujourd’hui de plus en plus visibles [24] et qui se font désormais entendre [25], la définition sociale du concept de famille évolue. Il s’agit d’un phénomène qui s’amplifie au sein de la société mais les juges et le pouvoir législatif ont la capacité de le restreindre en délimitant les contours d’une parentalité « légitime ». L’enjeu est de taille et ne se limite pas à une question purement juridique. En effet, même si le projet de loi qui se fraye en ce moment un chemin dans les couloirs du gouvernement est adopté, il restera encore beaucoup à faire pour que la diversité des familles françaises soit pleinement admise.

Le chemin à parcourir pour normaliser la parentalité en dehors des normes strictes définies par la loi est encore long. Dès lors que la parentalité est inaccessible sans assistance médicale ou du moins sans l’intervention d’un donneur, chacun·e, du religieux au politique, tente de prendre part au débat. Les entraves matérielles et mentales sous-jacentes à ces questions peuvent, hélas, empêcher certains futurs parents de mener à bien leur projet. Quoi qu’il advienne, ceux et celles qui choisissent d’affronter ces procédures administratives fastidieuses car il·elle·s désirent être parent tôt ou tard, le font en toute connaissance de cause et en ayant conscience de contourner la loi.

Il semble difficile d’anticiper la direction que prendra le Parlement à ce sujet, mais ce dont nous sommes sûres c’est que les militant·e·s, dans un camp comme dans l’autre, n’abandonneront pas. 

 

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2021/03/15/263226/

URLs dans ce post :

[1] Flickr: https://www.flickr.com/photos/66944824@N05/40116024294/

[2] CC BY 2.0: https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

[3] article original: https://globalvoices.org/2021/03/09/who-can-become-a-parent-in-france/

[4] existent depuis plusieurs décennies: https://www.erudit.org/fr/revues/efg/2011-n15-efg030/1008145ar/

[5] été acceptées: https://www.lemonde.fr/famille-vie-privee/article/2016/09/14/les-familles-homoparentales-mieux-acceptees_4997454_1654468.html

[6] inégalités: https://www.aufeminin.com/news-societe/en-france-on-envisage-de-laisser-les-hommes-morts-procreer-mais-toujours-pas-les-lesbiennes-s4022091.html

[7] rejet récent par le Sénat: https://fr.globalvoices.org/2021/02/07/261729/

[8] déception des nombreux: https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/02/04/les-associations-furieuses-du-rejet-de-l-extension-de-la-pma-a-toutes-les-femmes-par-le-senat_6068796_3224.html

[9] espèrent: https://www.publicsenat.fr/article/politique/gilles-le-gendre-sur-la-pma-le-senat-n-a-pas-ete-a-la-hauteur-de-ses

[10] vulnérables: https://mamensolo.fr/la-pma-pour-toutes-mais-que-pour-les-couples/

[11] plan national: https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2020/12/dilcrah_plan-lgbt_2020-2023_en_0.pdf

[12] considéré comme anormal: https://clara-magazine.fr/pma-liberte-egalite-sororite/

[13] sans père: https://www.lamanifpourtous.fr/nos-combats/pma-sans-pere

[14] pères à usage unique: https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/25/bioethique-pma-sans-pere-ou-avancee-societale-majeure-les-deputes-entrent-dans-le-vif-du-sujet_6013053_3224.html

[15] menace de façon intrinsèque une société: https://www.lefigaro.fr/vox/societe/pma-pour-toutes-l-eviction-des-peres-20190627

[16] tweet: https://twitter.com/BeaulieuBap/status/1361358675785486340

[17] récente étude: https://laviedesidees.fr/Les-meilleurs-choix-possible.html

[18] le principe de primauté biologique: https://www.lepoint.fr/politique/pma-l-eglise-en-terre-de-mission-au-parlement-22-07-2019-2325950_20.php

[19] coparentalité: https://dictionary.cambridge.org/dictionary/english/co-parent

[20] familles recomposées: https://www.helpguide.org/articles/parenting-family/step-parenting-blended-families.htm

[21] parents LGBTQ+: https://www.collectiffamilles.com/blog

[22] totalement exclues: https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000006165499/

[23] peut être complètement exclu: https://www.podcastics.com/podcast/episode/les-enjeux-de-la-s%C3%A9paration-pour-une-famille-homoparentale-par-ma%C3%AEtre-emilie-duret-61766/

[24] visibles: https://www.lesinrocks.com/2019/08/01/actualite/actualite/pma-pour-toutes-des-enfants-temoignent/

[25] entendre: https://www.franceinter.fr/emissions/pas-son-genre/pas-son-genre-13-septembre-2019

Instituto Mexicano del Sonido presenta Distrito Federal, un álbum en el que Camilo Lara hace todo un homenaje a su ciudad, la colorida, plural y obsesivamente musical Ciudad de México.

Instituto Mexicano del Sonido

Escrito por Enrique Blanc

 

Qué: disco (El Volcán)

Con una obra que alcanza ya los cinco álbumes, Camilo Lara, el productor detrás del Instituto Mexicano del Sonido, se ha afianzado como un personaje destacado en el horizonte de la música contemporánea de su país, dando continuidad a un sonido que lo mismo toma de la cumbia que de la cultura de los sonideros que del hip hop y la música electrónica.

Distrito Federal, su trabajo más nuevo es, en principio y en parte, el homenaje que quiso hacer a la ciudad que habita: la colorida, plural y obsesivamente musical, ruidosa incluso, CDMX. Diez canciones que recuperan el humor afilado que suele impregnar sus letras y el envión de puro espíritu lúdico que destilan sus canciones, algunas de ellas con un tono más sobrio e incluso romántico.

Distrito Federal abre con Se compran, la apropiación que su autor ha hecho de esa voz grabada que resuena por doquier en las calles de la CDMX: el anuncio de los compradores de chatarra que recorren sus colonias a lo largo del día. Un recurso que muchos otros músicos han utilizado a manera de sampleo con el propósito de dar contexto a su trabajo. Lo interesante del caso, es que él se ha apropiado de su musicalidad para, entonándola en propia voz, dibujar su melodía.

Es sabido que Lara además de un melómano sin remedio, es un trotamundos que transita por el orbe –como lo hicieran muchos colegas suyos antes de la pandemia– atendiendo presentaciones y compromisos artísticos, así como alguien que cree piadosamente en la colaboración. Ello se ve reflejado en Distrito Federal, álbum que cuenta con una variedad de cómplices, quienes le aportan color y diversidad.

Así, en la cumbia de aire sonidero El antídoto, lo acompañan las colombianas La Perla; mientras que en My América Is Not Your America, una que combina cadencias de alto octanaje rítmico y trompetas evocadoras del mariachi, el inglés Graham Coxon agrega riffs de guitarra y versos en inglés; y, en Cruzando el río, tirada hacia la cumbia psicodélica, canta el español Joe Crepúsculo.

Mucho del tono nostálgico que transpiran ciertas canciones de Distrito Federal como Paloma –en la que participa el chicano Cuco– o La luna de noviembre, está ligado a la admiración que Lara tiene por compositores clásicos de la balada vintage mexicana como Armando Manzanero y Agustín Lara, así como a ese referente de su trabajo que siempre ha sido Esquivel. Recursos que subrayan el carácter de homenaje que el productor imprime a expresiones muy características de su ciudad natal.

En definitiva, Distrito Federal ofrece un calidoscopio sonoro que interna al oído en la burbuja musical que sugiere una megaciudad como la CDMX, pero a su vez celebra los acentos provenientes de otras latitudes que también inciden en su naturaleza explosiva, polifónica, ecléctica y vibrante a más no poder.

Instituto Mexicano del Sonido Distrito Federal

[Fuente: http://www.zonadeobras.com]

Estación de metro Alisher Navoiy en Taskent, decorada con motivos que evocan la cultura del poeta del siglo XV. Foto del autor.

 

Escrito por Filip Noubel y Shokhrukh Usmonov – traducido por Eva Gonzalez

El 9 de febrero se cumplen 580 años del nacimiento de Alisher Navoiy, poeta, lingüista y pensador del siglo XV que ha desempeñado un papel fundamental en el proceso de construcción nacional de Uzbekistán.

El concepto de nación es relativamente reciente en Asia Central, región que durante siglos se articuló más en torno a la religión, los centros urbanos importantes y el idioma. La gente se definía como suní, chiíta, judía, o como procedente de las zonas que gravitaban alrededor de ciudades destacadas como Bujara, Samarcanda, Kokand, Gulja o Kasgar, que concentraban el poder político y militar local.

En Asia Central, zona de gran heterogeneidad lingüística, coexisten dos grandes familias de lenguas: la persa y la túrquica. Las lenguas túrquicas cuentan con cientos de palabras de origen persa, el idioma de la corte, la literatura y la filosofía. Actualmente muchos habitantes de Asia Central hablan con la misma fluidez tayiko o darí, que pertenecen al grupo de lenguas iranias, o uzbeko, turcomano o kirguiso, por ejemplo.

El árabe también desempeñó un papel clave en la religión, la educación y el conocimiento, mientras que el ruso hizo su aparición en el siglo XIX como idioma colonial.

Por su parte, las lenguas túrquicas dieron lugar con el tiempo a diferentes idiomas modernos, denominados hoy en día karakalpako, kazajo, kirguiso, tártaro, turcomano, uigur o uzbeko, y todos compartían un mismo idioma literario: el چغتای o chagatai [1], escrito en alfabeto árabe y usado entre los siglos XV y XX.

Navoiy como símbolo de la lengua uzbeka

Alisher Navoiy [2] fue un poeta y pensador a quien se recuerda en Uzbekistán sobre todo por su defensa del uso del chagatai, que es la base del uzbeko moderno, tanto literario como coloquial.

Como era habitual en Asia Central, la vida de Navoiy transcurrió entre distintas regiones, culturas e idiomas. Nació en 1441 en Herat (actual Afganistán), estudió en Mashad [3] (ciudad de Irán) y Samarcanda (situada en Uzbekistán), y murió en Herat, donde está enterrado. Sabía de muchas disciplinas, construyó edificios, trabajó con los políticos locales y escribió en tres idiomas (chagatai, persa y árabe), sobre todo poesía. Una de sus obras más conocidas es el Muhakamat al-Lughatayn [4] (La prueba de las dos lenguas), tratado que compara el persa y el chagatai, y determina la superioridad de este último.

En aquella época, una afirmación así era poco frecuente, por decir lo menos, dado el prestigio del persa y la relativa escasez de textos escritos en chagatai. Por ese motivo en el mundo túrquico, especialmente en Uzbekistán, se considera que Navoiy es el padre de la literatura uzbeka. Su seudónimo proviene de la palabra navo (‘melodía’ [5]), ideal poético que se refleja en sus gazales [6], poemas árabes breves inspirados en buena medida en la imaginería sufí. Entre sus obras más famosas se encuentran Xamsa (El quíntuplo), colección de cinco poemas épicos que incluye historias de amor de culto como Farhad y Shirin [7] o Layli y Majnun [8], y el Lison ut-Tayr (El idioma de los pájaros). También redactó tratados para ayudar a otros poetas a escribir en chagatai y adoptar el patrimonio cultural túrquico.

Алишер Навои (Alisher Navoiy), película soviética de 1947 del director tayiko Kamil Yarmatov disponible en uzbeko y en ruso, presenta a Navoiy como una figura fundamental en el proceso de construcción nacional de una identidad soviética y uzbeka a la vez. Esta obra, objeto de culto en la Unión Soviética, incluye una parte, en el minuto 21, en que Navoiy defiende la importancia de un “idioma túrquico que puede unir a la gente”:

¿A quién le pertenece Navoiy en el Uzbekistán actual? 

Una de las prioridades de las autoridades uzbekas desde la muerte de Islam Karimov [9], que gobernó con mano dura desde finales del periodo soviético hasta 2016, ha sido cambiar la imagen del país y destacar el potencial turístico de la Ruta de la Seda. El actual presidente, Shavkat Mirziyoyev [10], pone mucho énfasis en el uso de símbolos culturales para presentar a su país como un destino turístico y de negocios atractivo. Por eso se le ha prestado especial atención a la celebración de los 580 años del nacimiento de Navoiy, con actividades dentro y fuera del país. El poeta ya está muy presente, con estatuas, calles, una universidad, una beca, una estación de metro y un teatro [11] con su nombre en la capital, Taskent, así como innumerables libros y un lugar en el currículo escolar. Este video, que lleva la etiqueta #NavoiyIftiXorim en uzbeko [Navoiy, mi orgullo], muestra imágenes de lugares y monumentos importantes relacionados con el poeta, acompañadas por una lectura de sus poesías:

Son celebraciones oficiales, muy controladas por el Gobierno, como en la época soviética, y hay quien pide más diversidad en las conmemoraciones en honor de Navoiy.

A’zam Obidov, poeta, traductor literario y activista cultural que vive en Taskent y fundó Uzbekistan’s Literature and Art Bridge (Puente Literario y Artístico de Uzbekistán), declaró a Global Voices:

“В Узбекистане не существует хотя бы маленького международного фестиваля поэзии, международного фестиваля писателей. Мои многочисленные обращения о создании института Наваи за рубежом просто игнорируются. Нет прайвит-паблик партнершип в сфере искусства, культуры и литературы. Эти сферы, если хотят развиваться, должны быть независимыми, то есть полностью негосударственными, как в Европе. Для этого нужны нормальные законы. Например, если предприниматель, филантроп или какая-та организация поддерживает литературу или искусства, то, автоматически им предоставляется льгота по налогу.

En Uzbekistán no hay pequeños festivales internacionales de poesía, o escritores. Mis numerosas llamadas a la creación de un Instituto Navoiy en el extranjero no han tenido eco. No hay colaboración público-privada en el rubro de las artes, la cultura y la literatura. Para que esos ámbitos se desarrollen, deben ser independientes, estar totalmente al margen del Estado, como en Europa y Estados Unidos. Para ello, también necesitamos leyes normales; por ejemplo, que el apoyo de las artes o la literatura por parte de un empresario, un filántropo o una organización conlleve automáticamente un beneficio fiscal.

Buena parte de la obra de Navoiy se ha traducido al ruso, pero hay pocas traducciones al inglés [7], se lamenta Obidov, que pide más fondos y más atención a este tema por parte del Gobierno. Mientras, él mismo ha hecho algunas traducciones [12] que muestran la sofisticación y la complejidad del lenguaje y la imaginería de Navoiy. Espera que otros traductores encuentren así inspiración para trasladar la obra de Navoiy a sus propios idiomas.

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo: https://es.globalvoices.org/2021/02/28/a-casi-seis-siglos-de-su-nacimiento-a-quien-pertenece-alisher-navoiy-padre-de-la-literatura-uzbeka/

URLs en este posteo:

[1] chagatai: https://es.wikipedia.org/wiki/Idioma_chagatai

[2] Alisher Navoiy: https://es.wikipedia.org/wiki/Ali-Shir_Nava%27i

[3] Mashad: https://es.wikipedia.org/wiki/Mashhad

[4] Muhakamat al-Lughatayn: https://en.wikipedia.org/wiki/Muhakamat_al-Lughatayn

[5] ‘melodía’: https://oxussociety.org/four-poems-from-a-new-diwan-h-t-alisher-navoiy/

[6] gazales: https://es.wikipedia.org/wiki/Gazal

[7]  Farhad y Shirinhttp://www.uzdaily.com/en/post/54192

[8] Layli y Majnunhttps://es.wikipedia.org/wiki/Layla_y_Majn%C3%BAn

[9] Islam Karimov: https://es.wikipedia.org/wiki/Islom_Karimov

[10] Shavkat Mirziyoyev: https://es.wikipedia.org/wiki/Shavkat_Mirziyoyev

[11] un teatro: https://es.globalvoices.org/2019/11/25/teatro-de-tashkent-ofrece-vistazo-a-confinamiento-japones-tras-la-segunda-guerra-mundial/

[12] algunas traducciones: http://azamabidov.uz/?p=1813&fbclid=IwAR2xAfcKr87sUVrZAAcaHjTxE5YZF22KoamtZ0tY6OrsDCTgQgEGrsWUdcM

Vincent TOUCHARD & Stephen BINET | CdZ | Cdz, structure d'aide aux artistes.

Jazz Family publiait le 22 janvier dernier le solaire Happy Hours, album gorgé de swing et de vibrations positives, pensé par un tandem de jazzmen formé par le batteur Vincent Touchard et le pianiste Stephen Binet. Matérialisant les rendez-vous hebdomadaires et les jam sessions mensuelles programmées au Piano Bar du Théâtre le Prisme à Elancourt, le disque – enregistré en trois jours seulement – aligne 13 standards intemporels, captés au studio Libretto par son cofondateur Erwan Boulay, avec l’énergie et la fraîcheur du live.

Entouré d’invités prestigieux, le duo a souhaité nous offrir un mélange de styles et de timbres reflétant la diversité du jazz d’hier et d’aujourd’hui. Ainsi, l’incontournable « All or Nothing at All » immortalisé par Sinatra en 1939 côtoie « Blusette » de Toots Thielemans (1962) et « Cedar’s Blues », que Cedar Walton enregistrait en 1985, fricote avec « Dindi », qu’Antonio Carlos Jobim composait en 1959 pour Sylvia Telles.

Le casting à géométrie variable que s’est choisi nos deux protagonistes n’est pas qu’instrumental, il compte en effet dans ses rangs la diva Claire Vernay (interprétant « Whatever Lola wants »« The Lady is a Tramp » et « My Heart belongs to daddy »), le sublime chanteur et guitariste brésilien Sidney Rodrigues (incarnant littéralement « Dindi » et « Blusette ») et le  crooner Matthieu Boré (absolument remarquable dans « No Moon at all »). Les excellents saxophonistes Baptiste Herbin (« You’re my everything ») et Sylvain Bœuf (« Three views of a secret ») font également partie de l’aventure; et pour compléter la section rythmique menée par Vincent, se succèdent Duylinh Nguyen (« Witchcraft ») et Baptiste Morel (« Wrap your trouble in dreams ») à la contrebasse, puis José Fallot à la basse électrique (« Cedar’s Blues »).

Publié par Hiko

[Source : les-chroniques-de-hiko.blogspot.com]

Foto

Sovint hem sentit dir que els esquimals tenen molts termes per anomenar la neu. Pensem que han trobat maneres de descriure-la amb més precisió a força d’observar-la sovint. Però no és ben bé així. Per començar, «esquimal» és una denominació imprecisa amb què designem diversos pobles de l’Àrtic que parlen llengües diferents. I, en segon lloc, totes les llengües adapten el lèxic a les necessitats dels parlants, inventant o manllevant termes. No hi ha llengües primitives, ni més o menys aptes per a la filosofia, l’esquí o l’amor. Les afirmacions sobre la riquesa o la modernitat d’una llengua es basen en prejudicis. I per desmuntar tots aquests tòpics, Pere Comellas i Carme Junyent s’han posat les ulleres d’antropòleg. Amb ells explorarem les relacions entre les llengües, les persones i el món.

Biografia dels autors

Pere Comellas (Cal Rosal, Berguedà, 1965) és professor d’estudis portuguesos de la Universitat de Barcelona, membre del Grup d’Estudi de Llengües Amenaçades (GELA) i traductor literari. Ha publicat diversos treballs relacionats amb la diversitat lingüística i amb la traducció.

Carme Junyent (Masquefa, Anoia, 1955) és lingüista i professora a la Universitat de Barcelona, on dirigeix el Grup d’Estudi de Llengües Amenaçades (GELA) i fa recerca sobre les llengües de la immigració a Catalunya. És autora d’una àmplia obra sobre la situació de les llengües del món i la diversitat lingüística.

Títol: Els colors de la neu
Autor: Pere Comellas i Carme Junyent
Editorial: Eumo Editorial
Pàgines: 160
ISBN: 978-8497667302

[Font: http://www.racocatala.cat]

La Real Academia Galega, l’Euskaltzaindia i l’Institut d’Estudis Catalans han impulsat una declaració sobre la presència de les llengües en la realitat social

La Real Academia Galega, l’Euskaltzaindia i l’Institut d’Estudis Catalans han fet pública una declaració amb la intenció de contribuir a aclarir el debat públic sobre la presència de les llengües en l’educació i en el conjunt de la realitat social. En aquesta declaració adverteixen que, per a assegurar-ne el futur en condicions de normalitat, el català, l’èuscar i el gallec « necessiten una presència reforçada en el sistema educatiu, que de cap manera ha redundat ni redundarà en detriment de la competència en castellà ». « L’Estat espanyol ha de considerar la diversitat lingüística com una riquesa a preservar i no com un problema a suprimir », defensen en la primera declaració conjunta de la història. Els tres organismes, amb responsabilitats oficialment reconegudes en la defensa i la promoció dels idiomes que cadascun d’ells representa, reivindiquen el seu paper com a assessors de les institucions de l’Estat i declaren que estan disposats a contribuir a una deliberació « pública informada i racional, en pro del respecte mutu i de la convivència entre les comunitats lingüístiques ».

Les institucions que firmen aquesta declaració entenen que, en coherència amb el principi d’autonomia, el règim lingüístic del sistema educatiu en les comunitats amb llengua pròpia oficialment reconeguda ha de ser competència exclusiva de cadascuna d’elles, i que ha d’estar « orientat a garantir una competència plena i igual en cadascuna de les nostres llengües i del castellà ». Això no obstant, tot i que les normatives autonòmiques recullen aquest objectiu, la competència en castellà està plenament garantida per diferents models que s’han aplicat, però no tots garanteixen el mateix objectiu per al català, l’èuscar i el gallec. « Com demostren tant els estudis i les avaluacions més solvents com les diverses experiències en les comunitats autònomes que tenen alguna d’aquestes llengües com a pròpia, per a assegurar-ne el futur en condicions de normalitat, el català, l’èuscar i el gallec necessiten una presència reforçada en el sistema educatiu, que de cap manera ha redundat ni redundarà en detriment de la competència en castellà », destaca el text.

La Real Academia Galega, l’Euskaltzaindia i l’Institut d’Estudis Catalans, organismes assessors dels poders públics en assumptes relatius a les llengües respectives, reclamen ser consultades per les institucions de l’Estat, al mateix temps que es posen a la seva disposició. « És el nostre ànim contribuir a una deliberació pública informada i racional, en pro del respecte mutu i de la convivència entre les comunitats lingüístiques i els parlants de les diverses llengües de l’Estat espanyol, un estat que ha de considerar la diversitat lingüística com una riquesa a preservar i no com un problema a suprimir », conclouen.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

L’écrivain et éditeur René de Ceccatty réagit à l’affaire de la traduction d’Amanda Gorman aux Pays-Bas en s’opposant à toute forme de critères idéologiques.

Rene de Ceccatty, traducteur, ecrivain, editeur au Seuil

René de Ceccatty, traducteur, écrivain, éditeur au Seuil

Propos recueillis par Valérie Marin La Meslée

Il est à la fois écrivain (Mes années japonaises, paru au Mercure de France en 2019), traducteur, de l’italien (Dante, Pasolini) et du japonais, et éditeur aux éditions du Seuil. Cette fois, il répond à nos questions au sujet de la polémique née aux Pays-Bas à propos de la traduction par Marieke Lucas Rijneveld – devenue l’an dernier, à 29 ans, la plus jeune lauréate du prix international Booker pour son premier roman (Qui sème le vent, traduit en français par Daniel Cunin aux éditions Buchet-Chastel) – du recueil d’Amanda Gorman – poétesse choisie par Joe Biden pour son investiture – à la demande de l’éditeur néerlandais Meulenhoff. Face au tollé qu’a suscité la nouvelle, et notamment l’article d’une journaliste et militante noire, Janice Deul, disant qu’une personne noire aurait dû être choisie pour ce faire, Marieke Lucas Rijneveld a renoncé et doit s’exprimer sur cette affaire sous la forme d’un poème à paraître cette fin de semaine.

Le Point : Quelle a été votre première réaction à cette polémique ?

René de Ceccatty : L’idée qu’il faille être noir pour traduire un Noir est terrifiante. Cette bienséance, ce politiquement correct qui envahit tous les domaines de la culture font perdre la tête aux gens ! Ni l’orientation sexuelle, ni l’origine de la personne, ni sa couleur de peau, ni son genre ne lui donnent une compétence ou une incompétence, c’est totalement absurde. Ce sont des critères d’ordre idéologique qui n’ont pas leur place dans la traduction.

Récemment s’est posée la question de traduire le poème de Derek Walcott « Omeros ». J’ai eu le sentiment que le traducteur devait avoir, certes, une connaissance du contexte antillais-américain, mais surtout être en mesure de trouver l’équivalent linguistique français des Antilles. À partir de là, je suis convaincu de la nécessité que le traducteur soit à l’aise, et très inventif, dans l’équivalent français du créole antillais américain. Est-il pour autant obligatoire que ce soit un Antillais métis qui traduise Walcott, lui-même antillais et métis ? Non. Certes, des poètes, qui connaissent bien la langue antillaise de Patrick Chamoiseau, ou de poètes haïtiens, pourraient, par leur approche de la langue créolisée, en sentir plus facilement les nuances. Mais il n’est pas question d’origine ou de couleur de peau. Un Blanc européen peut avoir cette connaissance livresque, culturelle, par affinité, ou pour avoir vécu dans le pays. Ce qui est fondamental dans la traduction, c’est l’apprentissage par des lectures. Est-ce que cela peut suffire, pour traduire un poète africain, d’être de son pays ou d’y avoir vécu ? Non, ce qui compte, au-delà de l’expérience de rites culturels, c’est la connaissance de la culture, la compétence et la sensibilité littéraire.

Dans quelle mesure l’argument d’une connaissance du « spokenword  », de la poésie orale des slameurs, peut être à considérer dans ce débat ?

L’oralité est un autre problème auquel j’ai moi-même été confronté en traduisant Pasolini. J’ai su reconnaître mes limites quand il s’est agi de retraduire des romans comme Ragazzi di vita (Les Ragazzi) ou Una vita violenta. Le langage de « banlieue » n’est pas du tout normé, et pose déjà un problème dans la restitution orale de l’italien. En français, la traduction dans un style argotique de la « série noire » était très artificielle (pour les premières traductions de ces deux romans). Pasolini n’en était pas satisfait. Mais quand on m’a proposé de les retraduire, j’ai reconnu que je n’y arrivais pas, je n’avais pas en moi l’équivalent français de cette oralité. Le traducteur doit avoir cette connaissance, sentir immédiatement en français, et sans doute par son expérience personnelle, l’équivalent de cette oralité.

On a justement argué, comme critère de traduction d’Amanda Gorman, de la communauté d’expérience vécue d’une Noire. Qu’en pensez-vous ?

Il est impossible d’avoir une expérience vécue analogue à celle de l’auteur que l’on traduit. Cela veut dire qu’un lecteur qui n’a jamais connu ce que l’auteur a connu ne comprendrait pas ce qu’il écrit ? À quoi sert un livre sinon à faire découvrir, partager, connaître une expérience que le lecteur n’a jamais eue ? Sinon on ne lirait que ce qu’on connaît ! Non. Un traducteur peut être un passeur supplémentaire dans ce processus s’il a les instruments suffisants en termes d’intellect, de technique. Quand on me propose une traduction, je me demande toujours si je suis prêt à me plonger dans cet univers qui n’est pas entièrement le mien. Ainsi, récemment, on m’a demandé de traduire un texte interlope, qui se passe à Rome. Mais j’ai refusé cette proposition parce que je n’arrivais pas à trouver cette langue-là, faite de beaucoup de citations de réseaux sociaux, de Twitter, d’Instagram, et pour moi qui n’y suis pas naturellement plongé, j’ai senti que ce serait artificiel. On se pose constamment la question : est-on prêt à passer quatre mois dans un univers qui ne vous est pas naturel ? Il faut trouver cet équilibre entre un univers nécessairement nouveau pour soi, mais dont on se sent un ambassadeur possible, c’est beaucoup une question d’intuition.

Pensez-vous que la traductrice choisie a trop facilement jeté l’éponge face aux attaques ?

Un traducteur est toujours angoissé, il se pose toujours des questions, alors, s’il sent une pression autour de lui, comment va-t-il résister au fait qu’on pense qu’il n’est pas la bonne personne pour ce faire ?

Certains critères manqueraient-ils au milieu de l’édition pour choisir un traducteur de textes issus de la diversité ?

J’ai toujours été sensible, en éditant des auteurs comme Patrick Chamoiseau ou en faisant des recensions de l’œuvre Édouard Glissant, à l’ouverture d’un catalogue et d’habitudes de lecture. Et les éditions du Seuil ont confié la direction de la collection poésie à Alain Mabanckou, dont les premiers textes parus sont ceux de poètes noirs, d’un poète haïtien de facture assez classique comme Louis-Philippe Dalembert aux textes d’un slameur comme Souleymane Diamanka. Faut-il pour autant parler de démagogie ? Comme du geste de Biden en choisissant Amanda Gorman ? Toutes les voix doivent s’exprimer, mais l’opportunisme venu de la bien-pensance de la diversité n’est pas une chose entièrement sincère. Que quelqu’un appartienne à une population déshéritée qui n’a pas eu voix au chapitre ne lui donne pas la compétence nécessaire pour parler au nom d’une communauté, ce n’est pas forcément la bonne personne. Un intellectuel parle souvent au nom des autres et pas toujours avec une parfaite compétence, mais, encore une fois, ce n’est pas l’origine qui peut le déterminer. Alors, que dirait-on de la légitimité d’un Claude Lévi-Strauss ou du cinéaste Jean Rouch ? De disciplines comme l’anthropologie ? L’ethnologie ? Dans mon travail d’éditeur, je découvre des personnalités et des expériences dont je n’avais pas connaissance jusque-là, mais que je suis capable de comprendre. Pour la traduction, c’est la même chose dans les limites que je disais tout à l’heure. La poésie réclame certainement des affinités particulièrement pointues, mais sûrement pas idéologiques.

Comment donner davantage de visibilité à ceux qui s’en sentent privés ?

Entrer dans le domaine des quotas est très dangereux en matière d’édition ou en matière intellectuelle tout court. Mes critères demeurent les mêmes, quel que soit l’écrivain, et pareillement pour la traduction : surtout ne pas prendre le risque de se soumettre à des critères qui relèvent de l’idéologie. En poésie, il se peut que le rapport naturel au slam ou au rap donne une compétence véritable, bien entendu. Et que cette affaire soit l’occasion pour un certain nombre qui se sentent écartés par une dite race blanche dominante de se poser la question, sans doute, mais il ne faut pas qu’elle soit la première question que l’on se pose, que cela devienne un argument politique et donc nécessairement simplificateur. Pour moi, forcer la note est toujours terrible. Comme dans le domaine de la sexualité : réduire la littérature homosexuelle à un lobby ? Seul un homosexuel comprendrait un livre écrit par un homosexuel ou parlant d’homosexualité ? On en arrive à une totale absurdité et à une ghettoïsation des sensibilités. La grande littérature ne souffre aucune détermination.

[Photo : Francesca Mantovani – source : http://www.lepoint.fr]

Escrito por Sophie Goldberg

Viernes 19 de agosto de 1994. El periódico Reforma, en su sección de Cultura, con tipografía de 120 puntos o más, anunciaba la muerte de Elias Canetti. “Muere el 14 de agosto el escritor de origen búlgaro, ganador del Premio Nobel de Literatura en 1981. Dejó inconclusa su autobiografía. Sus restos descansan en Zúrich, Suiza, junto a los de James Joyce”. Yo sabía perfectamente quién era Canetti, sin embargo desconocía que era de Bulgaria. Ese día, muy temprano, recibí la llamada tradicional de mis padres, era mi cumpleaños. Después de las cálidas felicitaciones, le pregunté a mi papá si ya había leído la noticia y comenté que me llamó la atención que el célebre escritor fuera búlgaro, como él.

—¡Claro, Elias era de Rustschuk, como tu abuela Sofía; de hecho, eran primos! —me respondió con naturalidad.

—¿Quééé? —vociferé. ¿Me estás diciendo que Elias Canetti era de nuestra familia, que era tu tío y, más importante aún, que era, de alguna manera, mi tío abuelo?

De momento fue tal la magnitud de la sorpresa que hice un largo silencio para poner la información en orden. Para cuando pude colocar la mandíbula de regreso en su lugar, el enojo ya había surgido.

—¡Papá, cómo nunca me dijiste! Me has platicado tu vida entera en Bulgaria, la de tus padres y abuelos. Conozco las penas, las anécdotas, el dolor de las separaciones forzosas y las carencias que pasaste como niño durante la Segunda Guerra Mundial y este dato no me lo habías compartido.

—Bueno, no pensé que fuera tan relevante para ti. Mi abuela Raquel Cappón y la tía Mathilde Arditti, la mamá de Elias, vivieron desde muy jovencitas en la misma calle, eran primas y vecinas, una casa en frente de la otra. Conocida como la Pequeña Viena, Rustschuk fue apodada así por haber sido un centro de celebraciones y fiestas de los turcos en tiempos del Imperio. Ahí, en su Pequeña Viena, mi madre —tu abuela Sofía— y sus hermanos gozaban de los largos veranos junto a sus primos, los Canetti —agregó.

Cuando mi padre me dijo esto, me imaginé a las dos familias paseando por los márgenes del Dunav, de ese Danubio que nace en la Selva Negra de Alemania, y que, en su curso, va acariciando las costas austriacas y húngaras, las de Croacia y Serbia, para después morir con una entrada triunfal en el mar Negro de Rumania. Ese Danubio, inspiración de músicos y poetas, ese que es musa y voz, que es soplo y arrebato, que incita a la furia creadora. Danubius, veterana corriente, aguas que danzan en el azul de Strauss, que se dibujan en los paisajes de Albrecht Altdorfer y en los grabados del gran Cranach.

—Las primas se reunían, además, todos los viernes en la sinagoga de la calle de Aksakov para celebrar el sabbat. Eran muy cercanas: cuando los Canetti se mudaron a Manchester las misivas de un lado para el otro no cesaban; pero después de unos años, cuando el padre de Elias murió, la tía Mathilde se trasladó con sus hijos a Viena. Perdieron poco a poco la comunicación que era, de por sí, muy difícil en ese entonces. Luego llegó la guerra y pues menos —dijo papá, como exculpándose.

Tomé nuevamente el periódico y releí el artículo, ahora con otros ojos, ahora con otra emoción. “Descendiente de judíos sefarditas”, “novelista, dramaturgo, curioso de todo, políglota y viajero; Canetti hablaba el español antiguo de su familia”. Como mi abuela, pensé. Como yo, que lo heredé en lo oral y en escritura. De haberlo contactado o haber tenido un encuentro, hubiéramos podido comunicarnos perfectamente en ese ladino o judeoespañol que los sefarditas llevamos en el alma y a través del cual mantenemos nuestras primeras aproximaciones con la literatura, con refranes, con canciones infantiles, con romances españoles y con nuestro pasado.

¡Qué desperdicio, qué coraje enterarme hasta ahora! No haber podido preguntarle qué le hacía sentir esa peculiar fascinación de todo lo que representaba Karl Kraus, el polémico personaje a quien siguió y reconoció como maestro. Qué era lo que le obsesionaba tanto respecto a la muerte, de la que escribió como tarea de vida. Qué pensaba de la guerra, dado que dijo que la palabra, capaz de llevarnos a la discordia, debiera ser capaz también de lo contrario, de evitarla. Me imagino que precisamente por esta preocupación habrá escrito el magnífico libro La conciencia de las palabras; la sola oración como título da para pensar y analizar sin siquiera leer la obra. Hubiera querido preguntarle qué opinaba sobre la ética de la escritura, ahora que yo soy escritora también y una enamorada de la palabra como lo fue él. Hablar de cómo debe haber sido crecer en el ambiente de Rustschuk, con su multiculturalidad de una Babel de diversidad idiomática que seguramente estimuló sus metáforas, su prosa y su meticulosidad; primero en La lengua absuelta, un autorretrato de su infancia en el que habla de nuestra familia al referirse a primos, tíos y demás parientes en aquel barrio sefardí, y en el resto de su magnífica e intensísima obra. Su madre, la prima de mi abuela, le alimentó la pasión por la lectura, por el saber, por los conceptos y la expansión intelectual que para él no tuvo finitud. El recuerdo de sus años de niñez, de su vida familiar y del ladino sería indeleble en sus escritos. De ese paraíso en el que vivió también mi abuela Sofía, Canetti dijo: “Todo lo que viví después, ya había ocurrido alguna vez en Rustschuk”.

Me hubiera gustado interrogarle acerca de sus sentimientos tras el desprecio racista que sufrió por ser judío. Preguntarle acerca de su visión única de la Viena de entreguerras que produjo una de las concentraciones de talento y de creatividad más extensa que hayamos conocido. Un despliegue de figuras de primera línea en todos los campos de las artes en donde figura él, que fue testigo prácticamente de todo el siglo XX, él y su prosa que ofrece uno de los testimonios más genuinos. Imagino que me cuenta acerca de sus amistades y tertulias con Alban Berg, Alma Mahler, Hermann Scherchen, Hermann Broch, Isaak Bábel o Bertolt Brecht. Qué ganas de haber tenido esta charla, de saber de qué platicaban entre dramaturgos, músicos e intelectuales; si se interrumpían unos a otros por su prisa de expresar una nueva idea, si llegaban puntuales a la cita, si eran reuniones en las que lo cotidiano tuviera un espacio o si todo lo que ahí se trataba era profundo y elevado. Si en algún momento se hablaba del amor o si existían relaciones amorosas en ese selecto ambiente. No faltó quien calificara a Elias de esquivo, difícil y cascarrabias; todos esos adjetivos en una sola palabra para los búlgaros sefardíes se conoce como “axí”. Los búlgaros son de esa manera: malhumorados, irritables y gruñones; coraza que usan para defender su buen corazón, si lo sabré yo, que viví toda mi infancia y adolescencia con uno, mi padre.

Sus agudas observaciones sobre el lenguaje en frases como: “Enmudeció por miedo a los adjetivos” o “Hay que abusar de una palabra, para descubrirla”, me han sido de suma valía en mis textos. Yo también considero a la palabra sagrada y a la palabra escrita, aún más. Yo también me detengo a desmenuzar cada vocablo antes de entregarlo a mis lectores. Busco el término idóneo, la expresión que haga magia, la metáfora que asombre, el lenguaje magnético. En mi más reciente novela, El Jardín del Mar, relato precisamente el extraordinario periplo de los judíos de Bulgaria y de mi propio padre durante la Segunda Guerra Mundial. Acontecimientos que muestran valor, piedad y hermandad de un pueblo que se atrevió a ir a contracorriente de lo exigido para salvar a sus ciudadanos de los campos de exterminio. Este extraordinario episodio es poco conocido en los anales de la historia universal, ya que el comunismo mantuvo el suceso en secreto hasta 1991, pero es mi historia familiar, por lo que yo he tenido conocimiento de los hechos desde siempre. La narración comienza justamente en Rustschuk con la familia de mi abuela.

Hasta antes de ese 19 de agosto de 1994, mis lecturas de la obra de Elias Canetti habían sido objetivas, espontáneas y, debo decirlo, por momentos difíciles en su comprensión; pero después de mi descubrimiento tardío de nuestra relación familiar, lo comencé a leer poniendo especial atención en sus obsesiones, en su escritura multigénero, ya que escribió novela, ensayo, apuntes, aforismos, en fin, combina su capacidad de concentración con la avidez insaciable de aprender. Me hubiese gustado agradecerle el haber calibrado, medido y sopesado cada palabra publicada. El haber avalado cada vocablo en la medida en que tomaba responsabilidad al pronunciarlo, y más aún, al escribirlo. Por algo se tardó treinta años en escribir su gran obra Masa y poder. Un tema candente en la época, tema que lo marcó al ser testigo de varias protestas y de las formaciones de las masas tratando de entender el concepto desde la antropología, no desde la política. Para mí, Elias Canetti representa la profesión del escritor, un legado que acabará de ser descubierto en el 2024, cuando se saquen de una bodega en la biblioteca de Zúrich los manuscritos de diarios que bajo sus estrictas órdenes permanecerán sellados hasta que llegue la fecha indicada.

Su idea de que el hombre tiene el poder de la metamorfosis le hacía aseverar que en el ser polifacético reside el don que constituye la verdadera singularidad del ser humano. Estaba seguro de que todos poseemos diferentes dotes y que podríamos vivir a fondo nuestras distintas inclinaciones. Este es un reflejo de su propia avidez por cumplir sus múltiples facetas. Canetti decía que el escritor se caracteriza por dos cosas: porque usa la palabra para enfrentarse a la muerte y atrapar la vida y porque el escritor es el custodio de las metamorfosis; es el hombre capaz de vivir muchas vidas y de dar vida a sus personajes. Así, se puede volver una y otra vez a su obra y encontrar cosas nuevas dentro de una calidad de lengua y de pensamiento de “un clásico”, como lo calificó Ignacio Echevarría, filólogo, editor y crítico, en la conferencia que dictó a principios del 2020 para la Fundación Juan March en Madrid.

Me quedo con las ganas de haberle preguntado, de haber discutido, de haber hablado en judezmo, su primera lengua, y de haber descubierto bajo la máscara del escritor al ser humano: al que añoraba a su padre, al que sufría la profunda tristeza del emigrado, al que le era importante ser reconocido, al que perseguían sombras que lo acompañaron hasta la muerte. Me quedo con las ganas de que, quizá, él hubiese leído mis escritos, de que me hubiera corregido una palabra o hubiera sugerido un símil, de que me firmara un libro, de que tomáramos un café, de prepararle un tradicional gyuvech búlgaro con mucha berenjena, mucha okra y la sazón de los Balcanes. Seguramente hubiese gozado hasta chuparse los dedos porque mi receta es la de nuestra familia, la que llevamos en el paladar. Me quedo con las ganas de que me hubiera conocido, y yo a él; de que me hubiera visto como una manifestación más de la diversidad de la vida, porque las personas éramos su materia prima para hacer sus observaciones más penetrantes. Me quedo con sus interrogaciones, con el sentido de su obra, con la bilis de sus textos autobiográficos. Me quedo con una de sus muchas frases: “Nadie es más solitario que aquel que nunca ha recibido una carta”. Me quedo con esa solitud, porque nunca recibí una carta suya.

Sophie Goldberg es escritora. Entre sus libros: Lunas de Estambul y Vida y pasiones.

[Ilustración: David Peón – fuente: http://www.nexos.com.mx]

 

Eivissa, a favor de la unitat del català

L\'Ajuntament d\'Eivissa

L’Ajuntament d’Eivissa

El ple de l’Ajuntament d’Eivissa ha estat aprovat la moció en defensa de la unitat de la llengua promoguda per la Plataforma per la Llengua dins del marc de la campanya « Som 10 milions, som una llengua« . El text ha tengut els vots favorables del PSIB-Pacte i Unides Podem i el vot contrari de Ciutadans i PP.

L’Ajuntament d’Eivissa se suma així al Parlament de les Illes Balears, al Consell Insular de Formentera, i als ajuntaments de Valldemossa i Felanitx en aquesta demanda amb l’aprovació d’aquesta moció presentada pel PSIB i promoguda per l’ONG del català.

Amb aquesta aprovació el consistori reconeix de manera explícita la unitat de la llengua -sense que això invalidi altres denominacions populars de l’idioma- i reclama al govern de l’Estat que reconegui públicament la unitat de la llengua catalana, que esmeni les pràctiques, departaments i polítiques que la posen en qüestió i que actuï davant institucions o empreses privades que promoguin la fragmentació lingüística.

Des de la Plataforma per la Llengua, a tall exemple, es recorda l’existència de webs d’empreses públiques i privades i fins i tot d’institucions que distingeixen català i valencià com a dos idiomes diferents als menús d’opció de llengua. D’igual manera, hi ha aplicatius mòbils tant de l’Estat com privats que també fan aquesta absurda diferenciació.

« El dia que les institucions i empreses espanyoles facin polítiques respectuoses amb la unitat de la llengua catalana, no només serà beneficiós directament per als catalanoparlants i per al rigor científic, sinó que també generarà estalvis econòmics importants », afirmen des de l’entitat. Ara mateix el govern espanyol llença 27,4 milions en campanyes diferenciades en català i valencià.

La campanya « Som 10 milions, som una llengua » va començar ara fa un any per a posar de manifest que la diversitat dialectal és un fet enriquidor de la llengua i no un tret distintiu que pugui qüestionar la unitat de la llengua. Aquesta campanya de l’ONG del català ja ha recollit més de 38.000 signatures que han servit per donar suport al missatge que l’entitat ha enviat als representants polítics d’arreu del domini lingüístic en què els demana de promoure i aprovar una iniciativa en la qual es reconegui que la llengua catalana és la pròpia de tots aquests territoris, que s’insti l’Estat espanyol a reconèixer la unitat de la llengua catalana i a aturar les polítiques de fragmentació.

[Font: http://www.racocatala.cat]

Les éditions Jean-Cyrille Godefroy ont publié « Les vertus du nationalisme » de Yoram Hazony. Un essai stimulant qui, puisant dans philosophie politique de la Bible hébraïque, réhabilite l’État-nation, et ses attributs dont la souveraineté-indépendance, et éclaire les problématiques liées notamment à la diplomatie proche-orientale de l’Union européenne.

Publié par Véronique Chemla

C’est une réhabilitation de la nation et de son dérivé, le nationalisme, qu’entreprend Yoram Hazony, philosophe, dans cet essai clair, éclairé par l’expérience politique du peuple juif relatée dans la Bible, et traduit de « The Virtue of Nationalism » (2018). Un succès critique et commercial aux États-Unis où il a suscité un débat.

Né en 1964 en Israël, ancien conseiller de Benjamin Netanyahou, président de l’Institut Herzl à Jérusalem et de la Fondation Edmund Burke à Washington, Yoram Hazony est un philosophe conservateur qui avait fondé le Shalem Center, et dirigé la revue Azure, pour diffuser une pensée conservatrice susceptible de contrer le postsionisme et de former des penseurs.

Il a contribué à La Cité biblique. Une lecture politique de la Bible (Pardès, 2006, n°40-41) sous la direction de Shmuel Trigano. Sa contribution : La Bible hébraïque est-elle porteuse d’un enseignement politique ? Il y conclut sur l’ordre politique souhaitable dans la Bible :

« Si l’on souhaite une amélioration politique, il n’est pas d’autre choix que d’instaurer un État qui mènera une course vers « le bien et la droiture. » Pour cela, il faut avoir des dirigeants qui comprennent que la vertu provient de la limitation de l’État : de la limitation des frontières de l’État ; de la limitation de la taille des forces armées et de ce qu’on est disposé à faire au nom des alliances étrangères ; de la limitation des revenus de l’État ; et de la limitation du degré de supériorité que ressent le roi par rapport à son peuple. C’est dans cette matrice de contraintes que le peuple, comme son roi, doivent trouver l’amour de la justice et de Dieu qui caractérisaient les bergers qu’étaient leurs ancêtres.
La Bible hébraïque soutient donc que l’intégrité d’un seul État limité est préférable, à la fois à l’anarchie et à l’État impérial. Cet État national limité, dans lequel le roi sera choisi au sein du peuple et sera l’un d’eux par l’esprit, est en fait l’idéal biblique. Il s’agit cependant d’un idéal situé à mi-chemin entre deux maux rivaux et perpétuellement menacé de pencher vers l’un ou vers l’autre. Selon l’auteur (ou les auteurs) qui assembla le texte biblique à l’ombre de la destruction de l’État juif, il est évident que la mission politique de l’homme consiste à guider l’État entre cette double menace, assurant ainsi le soutien tant de l’homme que de Dieu, et donc la longévité politique du royaume ».
Yoram Hazony demeure attaché à la Nation, seule réalité assurant les libertés, publiques et individuelles, et assurant un avenir de paix.
« Il rappelle comment, depuis le XVIe siècle, les protestants anglais, hollandais et américains se sont appuyés sur l’Ancien Testament pour promouvoir l’indépendance nationale ».

Ainsi, dans les Provinces-Unies (Pays-Bas actuels) récemment indépendantes du XVIIe siècle, Peter van der Kun ou Petrus Cunaeus (1586-1638), philologue et jurisconsulte, a considéré dans son livre De Republica Hebraeorum (De la république hébreue, 1617) l’État hébreu antique, et non Athènes ou Rome, comme un « archétype de la république idéale », un modèle pour la république des Sept Provinces-Unies des Pays-Bas.

Yoram Hazony « montre comment leur vision a apporté la liberté à nombre de peuples, de la Pologne à l’Inde en passant par Israël. C’est cette tradition que nous devons retrouver, plaide-t-il, si nous voulons limiter les conflits et permettre l’épanouissement de la diversité et de l’innovation ».
Or, Kant dans son Traité de la Paix perpétuelle (1795) a pourfendu l’État-nation : « il défend la thèse que la fondation d’un État impérial ou international est la seule option dictée par la Raison ». Une idée qui s’impose après la Deuxième Guerre mondiale. À tort, « beaucoup s’entêtèrent à voir le nazisme comme l’aboutissement hideux de l’État national ». Or, le national-socialisme s’avère un empire belliqueux ayant détruit les États d’une Europe qu’il a ravagée.
Et ce paradigme kantien guide la construction européenne détruisant les souverainetés nationales pour édifier ce qui ressemble à un empire à la diplomatie aussi indulgent envers les Palestiniens qu’accusatoire à l’égard de l’État-nation Israël.
Dommage, des définitions essentielles sont reléguées dans des notes en fin du livre. Et quelques coquilles le parsèment.

Yoram Hazony, « Les vertus du nationalisme ». Traduit de l’américain par Julien Fummaro. Préface de Gilles-William Goldnadel. Editions Jean-Cyrille Godefroy, collection « le Cercle Aristote », 2020. 256 pages. ISBN : 9782865533084

Les citations sur le documentaire sont extraites du livre.
[Source : http://www.veroniquechemla.info]

El curso recorrerá la disciplina desde su surgimiento, sus enfoques teóricos y su puesta en práctica en actividades productivas diversas como la horticultura, la fruticultura, la agroforestería y la ganadería. 

El Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria (INTA), con sede en Argentina, iniciará el 1 de marzo un curso virtual y gratuito sobre agroecología, dirigido al público en general.

Según indican los organizadores el curso de seis semanas de duración no requiere conocimientos previos en el tema, y las inscripciones están abiertas en el sitio web: inta.gob.ar/eventos/mooc-agroecologia.

El curso recorrerá la disciplina desde su surgimiento, sus enfoques teóricos y su puesta en práctica en actividades productivas diversas como la horticultura, la fruticultura, la agroforestería y la ganadería.

El curso tendrá un enfoque interdisciplinario, y combina diversas áreas del conocimiento como la agronomía, ecología, antropología, ciencias del suelo, sociología y zootecnia.

El curso se destaca por su amplia accesibilidad mediante Internet, lo que habilita la participación a distancia, desde cualquier parte del mundo y sin límite de participantes, señalaron desde el INTA.

Roberto Cittadini, investigador del INTA y coordinador académico del curso, destacó que la dinámica participativa del curso se basa en la diversidad social y geográfica de los actores.

“La capacitación propone construir un enfoque de la agroecología desde la perspectiva de las ciencias agronómicas, la ecología y las ciencias sociales”, agregó.

El curso está organizado en cinco unidades que se habilitarán progresivamente a lo largo de seis semanas.

Cada semana se ofrecerán actividades individuales, colectivas y de inmersión, lo que permitirá a los participantes apropiarse del contenido y probar su comprensión.

Además, cada semana, los especialistas organizarán un evento en vivo en la plataforma para responder preguntas.

También, los especialistas se referirán a los sistemas agrícolas-ganaderos integrados de gran escala. A su vez, se hablará sobre la transición agroecológica y se cerrará la capacitación con un trabajo práctico.

Además del público en general, el curso ofrece interés para los estudiantes que quieran formarse, desde bases científicas hasta implementaciones operativas.

De igual modo, para los profesionales que deseen adquirir nuevas habilidades a partir de un sistema de contenidos flexibles basados en los últimos avances en investigación y desarrollo”.

El sector agropecuario global se enfrenta a un nuevo desafío: alimentar a un mundo cada vez más habitado, hacerlo con alimentación de calidad y revertir el impacto ambiental que se generó con la agricultura industrial.

El curso es organizado por el INTA y el Instituto Nacional de Educación Superior en Ciencias Agronómicas de Montpellier (SupAgro) de Francia.

El INTA es un organismo de investigación estatal, descentralizado con autonomía financiera​ y operativa dependiente del Ministerio de Agricultura, Ganadería y Pesca de la República Argentina.

El curso se destaca por su amplia accesibilidad mediante Internet, lo que habilita su cursada a distancia, desde cualquier parte del mundo y sin límite de participantes”, señalaron desde el INTA.

 

 

[Foto: Revista InterNos – fuente: http://www.servindi.org]

El Día de la Lengua Materna es una fecha celebrada por iniciativa de la UNESCO desde el año 2000. Su objetivo es resaltar la importancia de la diversidad cultural y lingüística; consideradas esenciales para las sociedades sostenibles. Con el motivo de esta fecha, Filmoteca UNAM y FilminLatino presentan el ciclo de cine “La lengua materna y nuestras raíces. La lengua como resistencia“.

En México se hablan 68 lenguas originarias que se dividen en 11 familias lingüísticas y 364 variantes; sin embargo, muchas veces sus expresiones no gozan de suficiente visibilidad o difusión.

La muestra “La lengua como resistencia” se compone de largometrajes y cortometrajes enfocados en historias alrededor de las lenguas maternas; acreedores a distintos premios y reconocimientos.

Conoce la muestra

La selección arranca el domingo 21 de febrero con la premiada al Ariel Sueño en otro idioma (México, 2018) del director Ernesto Contreras. La película aborda la historia de una lengua en peligro de extinción, hablada solamente por dos ancianos que llevan años sin tratarse. Un lingüista trata de hacerlos hablar otra vez. Estará disponible únicamente 24h a través del sitio de la Filmoteca UNAM.

Del lunes 22 al jueves 25 de febrero estará disponible el Programa 1 de cortometrajes, integrado por Tecuani, hombre jaguar (México, 2017), de Isis Alejandra Ahumada Monroy y Nelson Omar Aldape, y Hant Quij Cöipaxi Hac (La creación del mundo), producción colaborativa de 2019 entre México, Colombia y EUA en lengua seri de Sonora; en FilminLatino. A través del sitio de la Filmoteca Unam estarán disponibles los cortos Quentura (Calorina), lengua de la familia arawak, y Pueblo Wapichana (Brasil, 2018) de Mari Corrêa.

El martes 23 se presentan los cortometrajes Los que están por nacer (México, 2018), en lengua ayuujk, por Yovegami Ascona Mora y Sinuhé Ascona; y Hacia la interculturalidad (Chile, 2019) de Rodrigo Romero, a través del sitio de la Filmoteca UNAM. Los hilos de la vida de las mujeres jaguar (México, 2014), realizado por mujeres mayas KAQLA, estará disponible el jueves 26 a través de FilminLatino.

El sábado 27 se exhiben a través del sitio de la Filmoteca la película Tote, documental en lengua tsotsil realizado en 2019 por María Sojob, premiado por Ambulante y el Festival Internacional de Cine de Morelia; y RIU, lo que cuentan los cantos (Chile, 2017), película en rapa nui sobre la continuidad de la tradición oral en la isla de Pascua.

La muestra cierra el domingo 28 de febrero con el largometraje El maíz e tiempos de guerra (México, 2016) de Alberto Cortés, galardonado por el Festival Internacional de Cine Ambiental de Argentina y el Encuentro Contra el Silencio todas las Voces. El documental se enfoca en la importancia de conservar los territorios donde prevalecen las milpas mexicanas y podrá verse en FilminLatino.


Con información de UNESCO y Filmoteca UNAM

 

[Fuente: http://www.weremag.com]

Escrito por Elisa Loncon Antileo

El 21 de febrero se conmemora el Día Internacional de las lenguas maternas, una fecha que la UNESCO nos recuerda años tras años para poner en relieve el valor de la lengua materna para el aprendizaje de los niños y niñas. Esta situación parece no importarles a los gobiernos como el de Chile, donde lo indígena esta asociado al terrorismo y también a adjetivos discriminatorios que demuestran que la política indígena no tiene valor. A continuación se expondrá como el Ministerio de Educación vulneró derechos indígena en el marco de la Consulta Indígena de las bases curriculares de la asignatura de Lengua Indígena (2019) y a partir de ello, se explica la importancia del derecho a la libre determinación de los pueblos en el marco de una Nueva Constitución Plurinacional e Intercultural, como se demanda en la actualidad para que sea el pueblo quien decida su futuro.

En Chile, existen en la actualidad 10 pueblos originarios, cada cual tienen o tuvo una lengua propia para expresarse y construir sus conocimientos. Estos idiomas han sido abiertamente discriminados a lo largo de la historia por la imposición forzada del castellano. Recientemente, el Ministerio de Educación, lejos de respetar los derechos lingüísticos de las y los niños indígenas a “ser educados en la lengua de sus padres” (Art. 30 de la Convención de los Derechos de les niñes y adolescentes), dictaminó que la asignatura de lengua indígena para ser implementada en el sistema educativo debe contar con la firma de los padres, madres y apoderados, para su implementación. La medida no afecta a las otras lenguas como el castellano en “Lenguaje y comunicación”, tampoco al inglés. ¿Qué es esto, sino una abierta discriminación lingüística a los pueblos originarios, amparada por el Estado y el Gobierno de Sebastián Piñera? A continuación reproduzco el párrafo donde la Contraloría toma razón de esta gestión.

Esta asignatura será optativa para el estudiante y la familia. Los padres o apoderados deberán manifestar por escrito, en el momento de matricular a sus hijos o pupilos, si desean o no la enseñanza de la asignatura” (Oficio E68500/2021, Jorge Andrés Bermúdez Soto, contralor general. Decreto Supremo N97, 2020).

La resolución vulnera la Consulta Indígena realizada para aprobar las Bases Curriculares el año 2019, en la cual los pueblos manifestaron que las lenguas indígenas sean enseñadas en todo el Sistema General de Educación y para todos los niños y niñas de Chile. Sin embargo, la decisión final fue tomada por la élite política representada por Raúl Figueroa, ministro de Educación, Raimundo Larraín, jefe la División General de Educación, y María Jesús Honorato, subsecretaria de la Subsecretaría Educación Parvularia, quienes impusieron su voluntad, por cierto monolingüe y mezquina, por sobre la de los pueblos originarios que defendían la diversidad lingüística cultural del país en el sistema educativo. Pero la falta de ética a la palabra empeñada por los gobernantes coloniales es todavía peor, en este caso ni siquiera fueron capaces de respetar su promesa de mantener la exigencia de 20% de presencia indígena en los establecimientos educacionales, como requisito para implementar la asignatura de Lengua Indígena y conforme al acta firmada por los pueblos y el Mineduc, en marzo 2019.

Así se estancó el avance que suponían las Bases Curriculares para las lenguas indígena. El Mineduc antes de la consulta y para convocar la participación de la gente hizo hincapié en los Derechos de Consulta Indígena y el principio de Buena Fe indicados en el Convenio 169 de la OIT, prometiendo respetarlos; sin embargo, nada de ello se cumplió. Lejos de todo estos principios normativos, los resultados muestran un retroceso a foja cero en política de educación intercultural bilingüe. De tal manera, e infringiendo la normativa; hoy el aprendizaje de una lengua indígena no es un derecho, tampoco se avanzó mas allá de lo que el Decreto 280 suponía superar; peor aún, se retrocedió al tiempo cuando no existía Convenio 169. Lamentablemente las medidas tomadas por el actual gobierno son del todo anti derechos indígenas, anti lengua indígena, y atentan contra el derecho a la cultura, y al sistema de cognición que tienen los pueblos originarios, son el reflejo de cómo opera el racismo institucional.

Como saben todos los que han estudiado pedagogía, la forma de aprender y conocer el mundo está mediada por la cultura y la lengua, por tanto, cuando se enseña en una lengua desconocida no hay aprendizaje, razón por el cual hay tantos problemas de aprendizaje en los niños de comunidades indígenas; cito aquí a Kastnerg (2008):

¿Cómo puede un niño o una niña indígena aprender matemática o ciencias en una lengua que no domina? o ¿qué daño estamos haciendo a millones de niños al reprimir el uso de su lengua materna, al además hacerlos sentirse seres de segunda categoría por el hecho de hablar una lengua indígena? (Kastberg, N., Unicef 2008).

Este tipo de política ha acabado con la diversidad lingüística, cultural y de conocimientos, violentando la dignidad de los pueblos y sus derechos. Las problemáticas se han definido como “Epistemicidio” (Santos 2009) y “Glotofagia” (Calvert 2005), para referirse a la muerte de la lengua provocada por políticas coloniales.

La pérdida de las lenguas forma parte de la violencia estatal y de sus instituciones que, junto con atacar al cuerpo, matar y encarcelar; atenta además contra los idiomas, la cultura y la identidad. Es por esto que investigadores indígenas sostienen que la mantención de las lenguas originarias forma parte de la resistencia de los pueblos indígenas; por tanto, no ha sido obra del Estado. En el caso mapuche, si hoy existe mapuzugun es porque las familias y comunidades han mantenido un sistema de educación propio y también una filosofía que mantiene activa la ética del kvme mogen o buen vivir (Quilaqueo, Quintriqueo, Cárdenas, 2007).

La colonización ejercida por los conquistadores españoles no acabó con la independencia de Chile, persiste en la estructura interna del país, manteniendo las desigualdades y el conflicto político entre el Estado y los pueblos. Este se ejerce a partir del racismo y el patriarcado, ambas prácticas inferiorizan la condición humana de los indígenas, las diversidades sexuales, sociales y a las mujeres. El sistema de opresión instalado no tiene la capacidad de reconocer ni terminar con la conflictividad, se reproduce manteniendo el círculo vicioso de dominación y de explotación del otro; ha causado muertes y represión desproporcionada contra los mapuches, despojo de derechos territoriales, negación lingüística y cultural. Acabar con él implica descolonizar la política, la sociedad, la cultura y la lengua.

El la actualidad los pueblos indígenas de Chile, ante el proceso constituyente que se vive en el país, han instalado la demanda por una Constitución Plurinacional e Intercultural. Con la plurinacionalidad se busca sustituir el conflicto existente de manera positiva, a partir de acuerdos basados en un marco normativo ya existente a nivel internacional y firmados por Chile, entre ellos: el Convenio 169 de la OIT, la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas y el Pacto OEA sobre Derecho de los Pueblos Indígenas, y que, entre otros, permiten el derecho al autogobierno, derechos culturales, lingüísticos, derecho al territorio, a las tierras, todos son derechos colectivos que deben tomar un lugar en la Nueva Constitución. Respetar los convenios internacionales no es un acto antojadizo de los pueblos; recientemente el Capítulo XV sobre la Reforma de la Constitución, en su artículo 135, establece que se deben respetar los convenios internacionales, por lo que nada de lo que los pueblos exigen está fuera de lugar.

Respetar los acuerdos señalados requiere de la cooperación entre la sociedad, los pueblos y el Estado, es decir, implica relaciones de interculturalidad, de respeto al otro, de reconociendo a sus derechos y de su legitimidad; por cuanto la interculturalidad es también un principio de convivencia entre diferentes que debe estar presente el la nueva constitución. La interculturalidad implica además que la sociedad chilena asuma su condición profunda de diversidad. Por tanto, para ejercer los derechos lingüísticos es necesario un Nuevo Chile Plurinacional que cuente con un proyecto político que abrace las diversas lenguas, permita su enseñanza y su desarrollo en las comunidades lingüísticas del país.

¿Qué significa, en lo concreto, el carácter plurinacional e intercultural de la sociedad chilena el la nueva constitución?

Esto significa incorporar como principios de la Nueva constitución: la plurinacionalidad, la interculturalidad y el kvme mogen o buen vivir, derivado de la comunión equilibrada entre la diversidad cultural y el ecosistema. Los principios además deben ser expresados en los articulados como derechos, porque la Nueva Constitución no solo debe hablar de los derechos individuales de las personas sino también los derechos de índole colectiva, como asimismo los derechos de la naturaleza; en particular, del derecho a la libre determinación y sus derivados, como son la autonomía en la representación política de los pueblos indígenas, el derecho a consulta, a tener un sistema normativo propio sobre todo que reconozca a las autoridades originarias, derechos territoriales, culturales y lingüísticos.

De este modo, la Nueva Constitución, sus principios y normatividad darán paso a instituciones nuevas que hagan posible el ejercicio de los derechos de los pueblos originarios, hacerlos operativos y que funcionen. En este sistema cobra relevancia un régimen autonómico el los pueblos indígenas que acabe con las formas de opresión indígena, de las mujeres y de la naturaleza, que realmente haga valer el derecho a la tierra, la copertenencia del ser humano a la naturaleza, respetando el principio de equilibrio de los pueblos indígena con el ecosistema. Esto quiere decir que el futuro de la nación mapuche depende de la autonomía territorial, porque sobre el territorio es posible la vida comunitaria, ejercer los derechos colectivos como la autodeterminación y la lengua; y practicar el vínculo con la naturaleza. La autonomía territorial no implica fronteras territoriales o un Estado sobre otro, sino una manera de convivencia de la diversidad a partir de las normas de la comunidad autónoma.

Dice la Declaración Universal de los Derechos Lingüísticos (1996) que las lenguas son la expresión de una identidad colectiva y de una manera distinta de percibir y de describir la realidad de los pueblos. Esta Declaración, además, considera inadmisibles las discriminaciones contra las comunidades lingüísticas basadas en criterios como su grado de soberanía política, su situación social, económica o cualquier otra. Practicar estos derechos requiere de una nueva política estatal, de un territorio donde practicar la lengua, permita acabar con la discriminación racial hoy naturalizadas el las instituciones coloniales.

La política lingüística de Chile, de carácter asimilacionista y colonial, ha sido el verdadero causante de la pérdida y del desarrollo de las lenguas indígenas, a pesar de que hoy se cuenta con marco normativo favorable a las lenguas, como son: la Ley Indígena, La Ley General de Educación, el Convenio 169 de la OIT y otros, la ausencia del reconocimiento de los derechos colectivos y sobre todo a que los indígenas no son quienes toman las decisiones política ampara hechos de negación de derechos como el que analizamos, y no solo eso, a lo largo de casi tres décadas de trabajo en torno a la educación intercultural bilingüe no ha habido acciones fundamentales que permitan el uso y desarrollo de las lenguas; entre ellas, no se ha abordado la carencia de la transmisión intergeneracional de la lengua materna y la justicia lingüística, no hay una planificación lingüística que cuente con apoyo económico y técnico y, sobre todo, la política educativa para los pueblos indígenas no esta basada en el cariño, los chilenos no han aprendido a valorar sus raíces. Por lo tanto, mientras persista el racismo no será posible la “justicia lingüística”.

El caso de Chile contrasta con los avances existentes en otra latitudes y continentes como es el proceso de estandarización y revitalización de la lengua maorí en Nueva Zelanda, las políticas lingüísticas del norte de América y de Canadá, o del hawaiano que tienen significativos avances de refuncionalización de su lengua; lamentablemente, como lo señala la sociolingüista Myriam Yateco (2010), en América Latina existen aproximadamente unas quinientas lenguas activamente usadas por poblaciones indígenas y cuya presencia en contextos de escolaridad oficial es casi nula.

La historia ha enseñado que la dominación no es a perpetuidad, porque toda opresión exige emancipación; es la dialéctica de la sociedad. Esperamos este sea el momento para que las naciones originarias de Chile convivan sin discriminación y que la élite se retire, dejando la decisión de autodeterminación en los pueblos para que puedan conducir su futuro y entre ello revitalizar sus idiomas y por ende sus culturas. En este 21 de febrero los pueblos indígenas de Chile exigimos justicia lingüística y el cese de la opresión política del Estado.

 

[Fuente: http://www.elmostrador.cl]

O manual faz parte do treinamento em pesquisa e intercâmbio de conhecimentos em etnobotânica com povos indígenas da região do Alto Rio Negro, na Amazônia

A natureza possui muitas das respostas que procuramos no mundo material, e ninguém melhor para conhecer os potenciais curativos das plantas e vegetais do que os indígenas.

Pensando em democratizar esse conhecimento e valorizar a sabedora ancestral indígena, o ISA (Instituto Socioambiental), em parceria com o Jardim Botânico do Rio de Janeiro, acaba de lançar o “Manual de Etnobotânica – Plantas, Artefatos e Conhecimentos Indígenas“.

O material reúne os conhecimentos indígenas às informações científicas sobre as plantas e seus usos – medicinais ou não. Para quem busca uma vida mais equilibrada e conectada com o potencial dos elementos naturais, esta aí uma ótima alternativa.

A publicação baseia-se em um longo programa de colaboração entre o ISA e pesquisadores indígenas na região do Tiquié, no Amazonas, iniciado em 2005, que resultou numa ampla gama de publicações e materiais educacionais relacionados ao manejo ambiental, gestão territorial, cultura, história e tecnologia.

O manual oferece uma possibilidade de se aproximar do conhecimento sobre as plantas amazônicas e seus usos.

O manual faz parte do treinamento em pesquisa e intercâmbio de conhecimentos em etnobotânica com povos indígenas da região do Alto Rio Negro, no noroeste amazônico, realizado em 2016, e tem o objetivo de apoiar a pesquisa indígena colaborativa, intercultural e interdisciplinar.

O material apresenta, entre outros tópicos, a etnoecologia, a etnobotânica e a biodiversidade do noroeste amazônico, e ensina a coletar amostras, reconhecer espécies, classificá-las e cultivá-las.

O “Manual de Etnobotânica – Plantas, Artefatos e Conhecimentos Indígenas” está disponível para download gratuito. Baixe o seu!

[Fonte: http://www.lunetas.com.br]

  • Leydy Pech, indígena maya que lideró la coalición que enfrentó en tribunales a la compañía Monsanto para detener la siembra de soya transgénica, es una de las seis galardonadas con el Premio Goldman 2020, el máximo reconocimiento para activistas ambientales.
  • “Los pueblos indígenas estamos pagando un costo muy alto por el modelo de desarrollo impuesto por los gobiernos”, dice Leydy Pech, para quien el premio es un reconocimiento a la larga lucha dada por el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes.

Leydy Pech Martín está rodeda de la flor de tajonal, para ella es muy simbólico pues es una fuente de nectar y polen para las abejas y los insectos polinizadores de la región. A través de la conservación de apicultura tradicional maya, Leydy lucha contra empresas trasnacionales y por el respeto de los derechos de la mujer maya, por un medio ambiente sano.

Escrito por Thelma Gómez Durán

Todo comenzó por las abejas. No se trataba de las abejas que más abundan y que son más conocidas, aquellas que la ciencia llama Apis mellifera. La historia de Leydy Pech como defensora del ambiente, el territorio y la identidad maya puede empezar a contarse a partir de su interés por conservar a una abeja más pequeña, que no tiene aguijón, que hace sus colmenas dentro de troncos huecos y que solo se encuentra en la península de Yucatán. Una abeja bautizada por los científicos como Melipona beecheii, pero que los mayas llaman Xunáan Kab, “la dama de la miel”.

Hace poco más de dos décadas, Leydy Pech y otras mujeres mayas de la comunidad de Ich Ek —municipio de Hopelchén, en el estado de Campeche, al sur de México— se organizaron para comenzar a rescatar una práctica que habían desarrollado los antiguos mayas, pero que se perdía en su territorio: la meliponicultura, es decir la crianza de la Xunáan Kab para producir miel.

Esas “abejitas” —como les llama Leydy— provocaron una pregunta que se convirtió en un motor de acción: “¿Cómo se van a conservar a las abejas si cada vez hay menos condiciones ambientales para que ellas sobrevivan? Las abejitas permitieron darme cuenta de todo lo que estaba pasando en mi territorio”.

FOTO EMBARGADA HASTA EL 30 DE NOVIEMBRE DE 2020

Leydy Pech es una mujer maya que practica la apicultura tradicional maya, a través del manejo de la abeja melipona. Esta labor permite el cuidado de la selva y brinda un servicio ambiental importante. Foto: Robin Canul

Desde entonces, Leydy Pech —hoy de 55 años— y sus compañeros del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes han recorrido un largo camino que los ha llevado a denunciar las consecuencias ambientales, sociales y culturales que está provocando el avance de la agroindustria en el municipio de Hopelchén, Campeche, y en otras áreas de la península de Yucatán.

En ese caminar se han enfrentado a grandes empresas como Monsanto, así como a las dependencias gubernamentales que en 2012 otorgaron permisos a la empresa para la siembra de soya transgénica, sin realizar consultas previas. “Nunca imaginé —dice Pech— que al decidir conservar a estas abejitas nos íbamos a enfrentar a tantas dificultades”.

En 2015, después de un largo litigio, la Suprema Corte de la Nación dictaminó que el gobierno mexicano violó los derechos constitucionales de los mayas al entregar los permisos a Monsanto. En 2017, el Servicio Nacional de Sanidad, Inocuidad y Calidad Agroalimentaria revocó el permiso que tenía la compañía para cultivar soya genéticamente modificada en seis estados de México.

FOTO EMBARGADA HASTA EL 30 DE NOVIEMBRE 2020

Leydy Pech, indígena maya de Hopelchén, Campeche, recalca que el premio es un reconocimiento al trabajo de las comunidades mayas. Foto: Robin Canul

Por ese logro y por su trabajo por la defensa del territorio maya, Leydy Pech es una de las seis personas que este año obtuvieron el Premio Goldman, galardón que desde 1989 otorga la Fundación Ambiental Goldman y que es considerado como el más importante reconocimiento para defensores ambientales.

“Este premio es un reconocimiento al trabajo colectivo que se ha hecho en Hopelchén; es también una gran responsabilidad y un compromiso por continuar, porque durante nuestra lucha hemos logrado varias cosas, pero aún nos falta mucho por hacer”, dice Leydy Pech. Es discreta al mostrar su felicidad por el galardón; en sus palabras no hay aspavientos; en su voz no hay prisa ni titubeos. En sus frases predomina el plural: “Como sucedió con el fallo de la Suprema Corte, este reconocimiento nos da la razón: vamos por buen camino”.

Mujeres que forman parte del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes. Foto: Robin Canul

El poder de las comunidades organizadas

Leydy Pech nació y creció en la comunidad maya de Ich Ek, en el municipio de Hopelchén, en Campeche; una región conocida como Los Chenes, un territorio que forma parte de la selva maya y en donde la apicultura es una de las principales actividades económicas: 40 % de la producción nacional de miel proviene de la península de Yucatán.

Cuando un grupo de mujeres de Ich Ek comenzaron a trabajar con las abejas Xunáan Kab —recuerda Leydy Pech— se dieron cuenta de que los conocimientos de sus ancestros mayas se estaban perdiendo: solo en algunos lugares se realizaba meliponicultura y la introducción de las abejas Apis mellifera ya había desplazado a las abejas nativas.

“Estas abejitas —explica Pech— han vivido en este territorio desde hace miles de años, son mayas, pero se les estaba desplazando, porque ellas no producen tanta miel como la Apis, pero no por eso se les debe hacer a un lado. Ellas son de este territorio y gracias a ellas existen ciertas plantas. Pero cada vez es más difícil que tengan las condiciones ambientales para que vivan”.

Los cambios en el paisaje comenzaron a notarse más a partir de finales de la década de los ochenta, cuando en el municipio de Hopelchén empezaron a instalarse colonias de comunidades menonitas procedentes del norte de México. Los menonitas compraron y rentaron tierras las cuales transformaron en grandes campos de cultivo sin que ninguna autoridad federal, estatal o municipal lo impidiera.

Campo de Soya en Campeche

Campo cultivado con soya en Hopelchén, Campeche; ejemplo de la agricultura intensiva que propicia el declive en la diversidad de las abejas. Foto: Eric Vides

Cuando Leydy Pech, sus compañeras y habitantes de otras comunidades de Hopelchen miraron cómo la diversidad de la selva maya se sustituía por extensos campos de monocultivos decidieron organizarse, formaron el Colectivo Apícola de los Chenes, que después cambió su nombre a Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes.

“Primero eran un grupo de representantes de unas ocho comunidades que, entre 2008-2009, empezaron a reunirse para reflexionar sobre los cambios que veían en su región, provocados por la agricultura industrial que estaba modificando toda la geografía de la zona y la selva en Hopelchén”, recuerda Irma Gómez, ingeniera agrícola e investigadora que ha acompañado a las comunidades mayas.

Ese colectivo creció aún más a partir de 2012, cuando en la región se enteraron de que el gobierno mexicano, sin consultar previamente a las comunidades, había otorgado permisos a la empresa Monsanto para la siembra de soya transgénica, y esas semillas y plaguicidas, como el glifosato, se estaban utilizando en terrenos agrícolas de Hopelchén.

Menonitas Campeche

En Hopelchén, Campeche, la expansión de la agroindustria se realiza en tierras compradas y rentadas por los menonitas. Foto: cortesía de Gabriela Torres M.

Irma Gómez recuerda que entre las primeras preocupaciones de los apicultores estaban las consecuencias que traerían los transgénicos a la producción de miel.

Pero, poco tiempo después, las comunidades y sobre todo las mujeres comenzaron a reflexionar sobre cómo la expansión de la agroindustria afectaba a la biodiversidad, contaminaba sus fuentes de agua y provocaba daños en su salud. También se comenzó a hablar de la importancia de conservar sus conocimientos y su identidad maya. “Las mujeres del colectivo —recuerda Gómez— subieron a la mesa de discusión temas como el respeto al territorio y a la cultura”.

La académica Naayeli Ramírez, quien durante un tiempo fue la asesora legal del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes, resalta que el “colectivo logró dar el salto gracias al liderazgo de muchas mujeres”.

Cuando en 2015 la Suprema Corte les dio la razón y señaló que el gobierno mexicano violó sus derechos al entregar los permisos a Monsanto, el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes logró mostrar que las comunidades organizadas pueden enfrentar con éxito a grandes empresas.

Pero además, cuando en 2017 se cancelaron los permisos para la siembra de transgénicos, “muchas comunidades del país miraron que es posible litigar contra el estado y contra las empresas. Ese triunfo impulsó a otras comunidades a decir: sí se puede organizarse para pelear contra políticas públicas que nos afectan”, resalta Jorge Fernández, abogado de Equipo Indignación, una de las organizaciones civiles que ha acompañado en su lucha a las comunidades mayas.

Abejas nativas-Campeche

Leydy Pech en su comunidad de Ich Ek. Foto: Thelma Gómez Durán

Mujeres que cuidan

Leydy Pech y sus compañeras mayas que han trabajado en el rescate de las meliponas y la defensa de su territorio abrieron nuevos caminos: no solo visibilizaron la importancia de conservar a una abeja nativa, también mostraron que ellas —no sus esposos, hermanos o padres— podían crear una organización —llamada Koolel-Kaab Muuch Kambal— para hacer que su voz se escuche y desarrollar sus propios productos de agricultura orgánica.

Leydy Pech reconoce que “no ha sido nada fácil abrir esas brechas. Porque uno empieza a romper roles en la propia familia y en la comunidad para impulsar cambios. Y eso cuesta”.

Entre las mujeres mayas que, junto con Pech, asumieron la defensa de su territorio están Angélica Ek, Alicia Poot, Andrea Pech Moo, Juanita Keb, Socorro Pech, Hilda Chávez, Guadalupe Correa, Cándida Che, Teresa Lugo, Martha Trejo, Consuelo Tec, Gina Naal, Ana Pech Nal y otras más.

Koolel-Kaab, “mujeres que trabajan con abejas”, es un grupo de señoras del poblado de Ich Ek que desde 1995 se dedican al cuidado y la conservación de la abeja melipona. Foto: Robin Canul

Naayelli Ramírez, hoy directora del departamento regional del Tec de Monterrey, resalta que las mujeres de las comunidades mayas que defienden el territorio en el estado de Campeche “lograron pensarse a sí mismas de otra manera en un contexto que todo el tiempo las reta”.

Quienes conocen a Leydy Pech la definen como una mujer con una capacidad analítica sorprendente, que apuesta al diálogo, que es empática y que no busca el conflicto. También resaltan su capacidad para transformarse, adaptarse, mejorar y enfrentar sus miedos. Su liderazgo, coinciden, se ha dado en forma natural.

Pech prefiere no mirarse como “líder” o “activista”. Incluso, acepta que se negaba a mirarse como defensora ambiental. “A mí, como mujer, me han enseñado a cuidar, a proteger”, dice. Por eso, cuando ella miró cómo se estaba perdiendo ese ambiente, eso que formaba su territorio y su identidad como maya, era lógico que tenía que tomar el camino de la defensa.

Las mujeres de Koolel-Kaab tienen sus propios proyectos productivos; uno de ellos es la comercialización de productos derivados de la apicultura. Foto Robin Canul

“En menos de 15 años se perdieron esos grandes espacios de selva que teníamos y en donde escuchábamos a los pájaros, veíamos las plantas y a las abejas pecoreando; uno sentía el olor de las flores. Todo eso ya no está cerca; ahora está cada vez más lejos. Yo lo pude mirar, pero las nuevas generaciones ya no lo tienen tan cerca… Nosotras estamos luchando por conservar el territorio para las demás generaciones”.

La ganadora del Premio Goldman confiesa que se identifica con las abejas porque como ellas necesita las plantas, un territorio conservado para mantener su identidad: “para que nosotros, los mayas, podamos seguir necesitamos nuestras plantas medicinales, a los animales, a la biodiversidad. Yo vivo gracias a que mis antepasados, mis abuelos, mis padres cuidaron y conservaron. Esa es la parte que a nosotros ahora nos toca: conservar y cuidar para las nuevas generaciones”.

Abeja nativa de la Península de Yucatán

La Melipona beecheii es una de las abejas nativas de la península de Yucatán. Foto: Thelma Gómez Durán

Defender el territorio y la identidad

En 2019, el estado de Campeche perdió poco más de 53 mil hectáreas de cobertura arbórea. Entre 2001 y 2019, tan solo en el municipio de Hopelchén esa pérdida fue de 186 000 hectáreas, lo que equivale a una disminución del 20 % de lo que se tenía en el 2000, de acuerdo con datos de la plataforma Global Forest Watch.

Investigadores como el doctor Edward Allan Ellis, del Centro de Investigaciones Tropicales de la Universidad Veracruzana, han documentado que en Hopelchén la tasa de deforestación es cinco veces más alta que el promedio nacional.

A Leydy Pech no le convence el término “deforestación”; siente que la palabra se queda corta, que no es suficiente para dar una idea clara de todo lo que se pierde cuando se transforma una zona que antes era selva. “Cuando se habla de deforestación —explica— pareciera que solo se habla de que se tala cierto número de árboles. No, en esa tala de árboles se perdieron más cosas: se pierden las aguadas —lugares donde se concentra el agua—, se pierden especies de animales, se pierden conocimientos sobre esos lugares”.

Deforestación-Hopelchén

Hopelchén, Campeche. Desmonte y quema de la selva. Foto: Franz López

Es por eso que para Leydy Pech la defensa del territorio está ligada con la defensa de la identidad maya. “Estamos luchando para conservar no solo la biodiversidad, también nuestra identidad y los conocimientos que tenemos como pueblos originarios”.

Y por eso, Pech y sus compañeras mayas se han ocupado en trabajar con los jóvenes. Para ella es importante que las nuevas generaciones de indígenas mayas tengan un sentido de pertenencia al territorio y a la cultura. “Esa es una responsabilidad que tenemos, que no se pierdan los conocimientos de nuestra cultura maya”.

Jorge Fernández, abogado de Equipo Indignación, resalta que el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes es hoy un espacio en donde la defensa del territorio va de la mano con la defensa de la identidad maya.

“Ese proceso de búsqueda y encuentro con la identidad maya que ha tenido el colectivo —resalta Fernández— es uno de los procesos más interesantes que he visto. Han construido nuevas estrategias jurídicas y políticas donde se liga lo ambiental con lo cultural y la defensa de sus derechos como pueblo indígena”.

FOTO EMBARGADA AL 30 DE NOVIEMBRE DE 2020

Como parte de sus actividades comunitarias, Leydy Pech y el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes realizan actividades de educación ambiental. Foto: Robin Canul

 

Seguir la lucha contra un “desarrollo” impuesto

En las últimas dos décadas, la selva maya pierde territorio no solo por el avance de la agroindustria. La península de Yucatán ha sido invadida por proyectos que van desde la instalación de granjas porcinas —un estudio de Greenpeace-México documentó 257; 43 de ellas dentro de Áreas Naturales Protegidas—, parques eólicos, granjas solares e instalaciones turísticas. Además, el gobierno federal impulsa la construcción del llamado “Tren Maya”.

En estos años Leydy Pech ha mirado cómo se utiliza el discurso del “desarrollo” para impulsar megaproyectos agroindustriales, turísticos o de infraestructura. Ese mismo discurso es con el que hoy el gobierno actual impulsa al llamado Tren Maya: “Este gobierno sigue cometiendo el mismo error que los gobiernos anteriores: se plantea el desarrollo desde los escritorios, sin escuchar a las comunidades. Por eso, nosotros nos preguntamos: el desarrollo, ¿para quién es? Los proyectos eólicos, de extractivismo, de agroindustria, de turismo y el del tren no son nuestros proyectos. Son proyectos que llegan, se imponen y solo provocan desequilibrio, más pobreza y pérdida de conocimientos”.

Los integrantes del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes han visto en su región esos desequilibrios ambientales, sociales, económicos y culturales que provoca, por ejemplo, la agroindustria.

En junio pasado, por ejemplo, el paso de las tormentas tropicales Amanda y Cristóbal dejó graves afectaciones en 122 comunidades de la península de Yucatán; 22 poblados de Hopelchén se inundaron durante días y se afectó a 93 % de las colmenas en Campeche. El colectivo documentó que las zonas más afectadas fueron aquellas donde se ha perdido selva, se cambió el uso de suelo y se transformaron los sistemas hidrológicos naturales.

Hopelchén-deforestación-inundaciones

En el municipio de Hopelchén, 93 % de las colmenas sufrieron daños durante las inundaciones de junio de 2020. Foto: Robin Canul

“Ahora las comunidades nos estamos inundando cuando hay un evento natural como una tormenta o un huracán. La diversidad de alimentos se está reduciendo. Todo este modelo de agroindustria nos está afectando; los plaguicidas están contaminando nuestros suelos y el agua; se están perdiendo plantas nativas… Y todo —reclama Leydy Pech— por un modelo de desarrollo impuesto por los gobiernos y las empresas. Los pueblos indígenas, los pueblos originarios, somos los que pagamos el costo más alto de ese modelo”.

Cuando se le pregunta sobre el Tren Maya, Pech recuerda los argumentos que escucharon cuando daban la lucha contra la siembra de soya transgénica: “Nos dijeron: tienes muchos años comiendo soya y no te has muerto. Pero no hablaban de todo lo asociado a la siembra de la soya transgénica, la pérdida de selva, de plantas, animales y la afectaciones por los plaguicidas. Con el tren pasa lo mismo. El tren en sí, solo la vía del tren, no es el problema. El problema es todo lo que va asociado a ese proyecto. No nos pueden hablar solo del tren sin mencionar sus impactos culturales, ambientales, económicos y sociales”.

Ante este panorama, Leydy Pech menciona que el recibir el Premio Goldman es un impulso para seguir en la defensa del ambiente, el territorio y la identidad maya. “Estas luchas son muy largas. Esto nos permitirá fortalecer la lucha y nos abre la oportunidad para que se sumen más mujeres”.

FOTO EMBARGADA HASTA EL 30 DE NOVIEMBRE DE 2020

Leydy Peche fue reconocida con el Premio Goldman 2020 por su trayectoria en la defensa del territorio y su lucha contra los cultivos transgénicos. Foto: Robin Canul

Acciones para el beneficio de todos

Además de Leydy Pech, el Premio Goldman 2020 también se entregó a cinco activistas ambientales más; entre ellos a la ecuatoriana Nemonte Nenquimo, quien lideró una campaña indígena y una acción legal que tuvo como resultado un dictamen de la corte para la protección de la selva amazónica y el territorio waorani contra la extracción petrolera.

Otros de los galardonados este año son Chibeze Ezekiel, de Ghana, quien logró detener la construcción de una central de carbón; Kristal Ambrose, de Las Bahamas; quien logró que su país prohibiera las bolsas plásticas de uso único; Lucie Pinson, cuyo activismo permitió que en 2017 los tres bancos más importantes de Francia eliminaran el financiamiento para nuevos proyectos de carbón; y Paul Sein Twa, del pueblo indígena karen de Myanmar, quien impulsó la creación de un parque de la paz, un modelo comunitario de colaboración para la conservación en la cuenca del río Salween.

“Estos seis defensores del medio ambiente son los mejores ejemplos del impacto que una persona puede tener en muchas”, de acuerdo con John Goldman, presidente de la Fundación Ambiental Goldman.

Leydy Pech insiste que el premio es un reconocimiento para un trabajo en colectivo; un trabajo que comenzó por las abejas y que ahora sigue siendo por ellas, por esas abejas nativas que son una pequeña pieza de todo aquello que integra la identidad cultural maya.

 

[Fuente: http://www.mongabay.com]

 

 

 

A Real Academia Galega, a Euskaltzaindia e o Institut d’Estudis Catalans fan pública hoxe a declaración dispoñible nesta ligazón coa intención de contribuír a aclarar o debate público acerca da presenza das linguas na educación e no conxunto da realidade social. Nela advirten que, para asegurar o seu futuro en condicións de normalidade, o galego, o éuscaro e o catalán « precisan dunha presenza reforzada no sistema educativo, que de ningunha maneira redundou nin vai redundar en menoscabo da competencia en castelán ». « O Estado español debe considerar a diversidade lingüística como unha riqueza que cómpre preservar e non como un problema que hai que suprimir », defenden na primeira declaración conxunta da súa historia. Os tres organismos con responsabilidades oficialmente recoñecidas na defensa e promoción dos idiomas que representan reivindican o seu papel asesor das institucións do Estado e decláranse dispostos a contribuír a « unha deliberación pública informada e racional, en beneficio do respecto mutuo e da convivencia entre as comunidades lingüísticas ».

As institucións asinantes entenden que, en coherencia co principio de autonomía, o réxime lingüístico do sistema educativo nas comunidades con idioma propio recoñecido oficialmente debe ser competencia exclusiva de cada unha delas, e que este « debe estar orientado a garantir unha competencia plena e igual en cada unha das nosas linguas e do castelán ». Porén, malia recolleren as regulacións autonómicas este obxectivo, a competencia en castelán está plenamente garantida polos distintos modelos que foron aplicados, mais non todos eles garantiron o mesmo fin para o catalán, o éuscaro e o galego. « Como demostran tanto os estudos e as avaliación máis solventes coma as diversas experiencias nas comunidades autónomas que teñen algunha destas linguas como propia, para asegurar o seu futuro en condicións de normalidade, o catalán, o éuscaro e o galego precisan dunha presenza reforzada no sistema educativo, que de ningunha maneira redundou nin vai redundar en menoscabo da competencia en castelán », salienta o texto.

A Real Academia Galega, a Euskaltzaindia e o Institut d’Estudis Catalans, como institucións asesoras dos poderes públicos en asuntos referentes ás respectivas linguas, reclaman ser consultadas polas institucións do Estado e póñense á súa disposición. « É o noso ánimo contribuír a unha deliberación pública informada e racional, en beneficio do respecto mutuo e da convivencia entre as comunidades lingüísticas e os/as falantes das diversas linguas do Estado español, un Estado que debe considerar a diversidade lingüística como unha riqueza que cómpre preservar e non como un problema que hai que suprimir », conclúen.

 

[Fonte: http://www.academia.gal]