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Marie Darrieussecq signe un essai littéraire sur l’insomnie. Remarquable pour plusieurs raisons. Critique.

Écrit par Christine Bini

Le dernier ouvrage de Marie Darrieussecq est remarquable pour plusieurs raisons. La première tient peut-être au titre lui-même, qui, même sans point d’exclamation, a des airs d’injonction, comme on dirait « pas bouger ! » « Ne pas dormir » aurait tenu lieu de simple constat. « Pas dormir », c’est autre chose. Et effectivement, de ses années d’insomnies, Darrieussecq fait autre chose : autre chose qu’une autobiographie, qu’un retour sur soi autocentré, qu’une étude sur l’insomnie dans la littérature, qu’une plongée psychanalytique. Le livre est un peu tout cela, mais le tout est supérieur à la somme des parties.

« Le monde se divise entre ceux qui peuvent dormir, et ceux qui ne peuvent pas » lit-on au tout début du premier chapitre. Chacun divise le monde, effectivement, selon sa propre caractéristique première. Pour Darrieussecq, il y a les insomniaques et les dormeurs. À rencontrer, au fil des pages, les célébrités et les génies qui peuplent la partie insomniaque du monde, les dormeurs peuvent se sentir quelque peu déclassés… Il est vrai que l’insomnie est une souffrance, et que les bons dormeurs ne se focalisent sans doute pas, dans leurs œuvres, sur la bonne qualité de leur sommeil. Eux, ce qu’ils racontent et utilisent, ce sont leurs rêves. Darrieussecq l’insomniaque explore cette zone intermédiaire entre veille et sommeil, cette zone hypnagogique qui précède le sommeil véritable qui, lui, ne vient pas. Cette espèce d’espace duel donne accès à une autre forme de rêve, intéressante et douloureuse.

Le lit est le lieu habituel du sommeil. Pour Darrieussecq, le lit est un territoire multiple où l’on joue avec les enfants, où l’on grignote, où l’on écrit. Mauvaise idée ! Avec ironie, l’autrice envisage les erreurs qu’elle a pu commettre en utilisant à d’autres fins le lieu sacré du bien dormir. Le lit est le lieu de la sexualité et du sommeil, il ne doit pas se trouver dans la pièce où l’on travaille, surtout si l’on est écrivain. Voilà qui renvoie à Virginia Woolf que Darrieussecq a traduite, A Room of One’s OwnUn lieu à soi. Il faut un lieu pour travailler, et un autre pour dormir. Cela, dans l’idéal.

Marie Darrieussecq n’a pas toujours été insomniaque, elle s’en souvient et nous le raconte. Les souvenirs du bien dormir sont loin, mais présents : dormir n’importe où, sous la tente, dans le vent et le froid, être jeune et parcourir le monde, ou bien glisser dans le sommeil dans le roulis du train, encore aujourd’hui, c’est possible. Ce n’est pas l’avancée de l’âge qui a fait fuir le sommeil, c’est l’arrivée des enfants. Pas dormir devient plus que passionnant, réellement remarquable, quand s’ouvre la séquence sur les enfants : Darrieussecq est une mère consciente et impliquée, mais cela, bien des mères le sont. Ce qu’elle arrive à dire, et à écrire, dans une langue d’évidence, c’est que le sommeil l’a fuie lorsqu’elle est devenue mère : « Puis les enfants grandirent. Ils n’exigeaient plus de moi la disponibilité totale que les petits Sapiens sapiens sont éduqués à attendre de leur mère. Je pouvais m’assoupir sans que personne ne me réclame. » Et d’ajouter : « J’ai appris à faire la sieste. »

Pas dormir embrasse tous aspects de la vie et du vivant, il est à la fois un ouvrage parfaitement autobiographique et un recueil de réflexions sur la politique, la vie animale et sauvage, l’écologie, la poésie. Souvent drôle – la liste des somnifères et artefacts pour trouver le sommeil, les casques en résille et les capteurs pour contrôler l’activité cérébrale… – et parfois grave, mais grave n’est pas le bon mot, car une ironie féroce y est à l’œuvre, dans les passages sur l’alcoolisme pour ce qui concerne l’intime. Les forêts, les animaux disparus, la troisième paupière des chiens… Darrieussecq plonge au cœur du végétal et de l’animal, élargit son propos, le recentre sur la politique immédiate en évoquant le sort des migrants. D’une façon ou d’une autre, tous les livres de l’autrice sont présents dans Pas dormir.

Pas dormir est un livre remarquable, à ranger sans doute dans la catégorie « essais ». Essai sur un thème précis, essai sur soi et le monde, essai sur un mystère et une souffrance. L’ouvrage est balisé de notes de bas de pages très universitaires, et parsemé de photographies personnelles ou non, qui scandent le texte, non comme des respirations mais plutôt comme des ponctuations dénotatives. On remarquera et appréciera, à ce propos, l’illustration de la page 293, les petites mains d’enfants préhistoriques, vieilles de 27.000 ans, inscrites dans la grotte de Gargas. « Voyez les adultes tenir les bébés dans leurs bras puis choisir l’emplacement de leurs mains parmi les empreintes des grands. Voyez les adultes porter à bout de bras l’avenir, ce bébé. » Pour que l’avenir soit assuré, pour que les enfants grandissent, il faut que les adultes, les parents, veillent sur eux. Veillent, tout court.


Marie Darrieussecq, Pas dormir, éd. P.O.L, 9 septembre 2021, 320 p.

 

[Photo : Yann Diener/P.O.L. – source : http://www.laregledujeu.org]

Nacido casi como una oveja negra dentro del género del tango y a diez años de echarse a rodar, el Proyecto Caníbal Troilo mantiene su esencia. Este colectivo que apuesta a las rupturas acaba de editar su cuarto disco –Tangos clandestinos–, que abreva una vez más en el tango orillero y urbano.

Escrito por Mauricio Rodríguez

En 2005, el compositor y cantante Hugo Rocca estaba trabajando en un proyecto de tango contemporáneo llamado Planeta Tango, junto a la cantante Ana Karina Rossi. Fue una experiencia que duró dos años y que dejó un registro más bien under: el disco Carta marcada. Poco después, Rossi se fue a Europa invitada a una gira con Horacio Ferrer; Planeta Tango perdió una de sus dos “patas de apoyo” y el proyecto quedó acéfalo. “Ahí algunos amigos me impulsaron a que continuara yo al frente del proyecto, como cantor”, recuerda Hugo Rocca. “Fui digiriendo la idea y al poco tiempo entré a estudio a grabar lo que serían las primeras canciones del disco Montevideo Sala VIP. Y así fue naciendo el Proyecto Caníbal Troilo (PCT)”.

La singularidad de la propuesta quedó asociada a un nombre curioso, con una sonoridad y una identidad precisas. Para su creador, el nombre del colectivo « es parte de la ruptura”.

¿Cómo surgió la idea de llamar así a este nuevo proyecto?

Busqué un nombre que indicara una ruptura, una digresión en clave de ironía. Y la irreverencia resultante, en todo caso es con el género, no con el gran bandoneonista argentino incidentalmente aludido. En Uruguay hay muy buen nivel interpretativo del tango, pero, salvo excepciones, me parece que falta un poco de riesgo en el abordaje de nuevas formulaciones, otras miradas pervertidas, propias. Y el nombre elegido situaba al proyecto en un borde opuesto a los códigos del dogma. No soy un intérprete de tangos clásicos, apenas puedo cantar mis composiciones porque las hice yo. Entonces había que cruzar la calle y bailar un poco en el bazar del misterio.

En esta nueva etapa, Rocca convocó a Fernando Calleriza, con quien ya había trabajado en Planeta Tango y en otros proyectos alternativos. A Rocca le interesó contar con su participación porque es un guitarrista que aborda varios géneros, desde el rock hasta la fusión “y entiende todos los lenguajes”, explica. “En definitiva, yo buscaba un guitarrista que tocara desde otro lugar, ajeno a la sonoridad propia del género; que metiera un tango contaminado por el rock y la electrónica”. En el caso del legendario bajista Popo Romano, otro integrante original del proyecto, lo une con Rocca “una hermandad de muchos años”. “No necesita que yo lo presente como ejecutante de cualquier género musical con absoluta solvencia”, destaca. A esa “formación base” se sumó Betina Chávez en violín, una instrumentista que en la consideración de Rocca “tiene una gran formación académica, pero también el instinto de quien se atreve a improvisar y proponer laberintos de sonido siempre apropiados”.

El PCT llegó a sus diez años de existencia, y durante ese tiempo fue cambiando a algunos de sus integrantes, “pero la idea primigenia aún mantiene su esencialidad”.

¿Cómo fueron los primeros tiempos?

Fueron muy buenos, tocábamos bastante, sobre todo en festivales de tango en la Zitarrosa, y otras actividades organizadas por la Intendencia de Montevideo. Éramos un poco la oveja negra de todo evento que nucleaba a tangueros conocidos y tradicionales, pero siempre contamos con el respeto y la atención de la gente. Tal vez porque el público tanguero más purista está acostumbrado a escuchar las letras. Y PCT tiene una poética definida, que dice lo que quiere decir, hurgando en los tópicos del presente.

¿Cómo ha sido el proceso compositivo dentro del grupo?

En realidad, ha sido muy pródigo. Tenemos cuatro discos editados y muchas canciones a la espera de su salida al mundo. En ese sentido material no falta. Pero los tiempos de la realidad nunca son equivalentes a los tiempos compositivos. Si por mí fuera, estaría sacando un disco por año, para drenar todo el material que baja constantemente y espera agazapado en la PC. Pero hay que moverse por el pentagrama de la vida como un acechador, y saber manejar esos vaivenes que no dependen del proceso creativo, sino de la realidad del mercado.

A la hora de componer, Rocca se vuelca a referir lo que pasa en su entorno: el barrio, la calle, los amigos, el amor y los desamores. Para él, el tango, históricamente, ha sido un género que “se permitió sumergirse en temáticas de toda índole, que van desde lo social hasta lo filosófico o lo nostálgico, en clave de profunda reflexión o con matices humorísticos. […] Los grandes escribas de distintas épocas siempre retrataron los vaivenes del tiempo al cual pertenecían. En definitiva, el legado de esos poetas refiere a que siempre retrataron sus vivencias, sus calles, sus desencuentros. Entonces había que atreverse a hablar de las cosas que pasan actualmente; sean reales o raptos de un inconsciente extrapolado. Porque en el bolillero anclado en las neuronas hay lugar para todo lo que a un escritor se le ocurra”. Para el compositor, “no hay que tener temor a profanar ni a ser condenado, simplemente hay que ser el que sos”.

Desde ese lugar, tensando los bordes, en los discos de PCT se tocan temas como la misoginia (en la canción ‘Supercán’), la ecología (en ‘Empezá a correr’), la soledad (‘Muñeca japonesa’), o los efectos del spleen (como sucede en los temas ‘El peluche esnifador’ o ‘La seca’). También la “desmitificación de los falsos profetas políticos” (en ‘Milonga trucha’) o la religión en clave de fútbol (tal como puede escucharse en ‘Crónicas’). Para Rocca, la creación, “en alianza con la realidad y la imaginación, es el laboratorio móvil donde habitan mis águilas cazadoras”.

Durante todo este tiempo PCT se sumó a diferentes grillas de festivales y encuentros de tango. Y paso a paso dejó de ser mirado como aquella oveja negra de los orígenes y pasó a ganarse un merecido lugar entre quienes apuestan a una renovación del género. Tocaron, entre otros lugares, en la sala Zitarrosa, en la Plaza de los Olímpicos, en el parque Rodó ‒dentro del ciclo El tango es mujer‒ y en Montevideo Tango 2019 en la plaza Matriz, frente a un poco más de mil espectadores. “Ese fue un punto alto en nuestra travesía musical”, recuerda Rocca. También marca como un “punto rojo” en el almanaque de la banda el ciclo anual Zita de tango, en la Zitarrosa, que organizaron junto al trío Malajunta Tango. Fue en tres oportunidades, entre 2017 y 2019, y contaron con invitados como Gabriela Morgare, Sergio Fernández Cabrera, Natalia Bolani, José Arenas, Macunaíma y Colomba Biasco, entre otros.

¿Cómo resultó la experiencia del ciclo Zita de tango?

Una hermosa apuesta, jugada a compartir escenario con compositores e intérpretes que tuvieran inquietudes de renovación con el género, dejando de lado los arquetipos fundacionales. Una apuesta, en compañía de los Malajunta, de invitar cada año a exponentes del género orillero y urbano que se animaran a mostrar sus propias composiciones o a interpretar autores uruguayos contemporáneos. Fueron muy lindas noches, con sus claroscuros, como en toda experiencia piloto. Pero me quedo con la música que sonó en las tres ediciones, con puntos artísticos de un nivel muy alto.

El primer disco de PCT se llamó Montevideo Sala VIP; el segundo, de 2017, fue Tango hereje y se presentó ese mismo año en la sala Hugo Balzo del Sodre. El tercero llevó como título Trillar. El cuarto disco acaba de lanzarse y lleva por nombre Tangos clandestinos. El arte corre por cuenta de Pilar González.

¿Cómo fue el proceso de grabación de cada uno de los discos? 

Si tocar en vivo, para mí, resulta una experiencia intransferible, producir un fonograma es entrar en una frecuencia desconocida; sobre todo por la forma en que todos nuestros discos fueron concebidos. Yo trabajo mucho con Fernando Calleriza, que es el productor musical asociado. A los dos nos gusta dejarnos llevar por el instinto, entender lo que cada composición pide, seguir el perfume de la canción. Y en ese viaje de producción no hay alambrados, solo paisaje infinito. Entonces solo queda disfrutar lo que cada canción pide, a nivel de beats, de sonidos de bajo, de pads de teclados. Ir vistiendo la maqueta como un puzle que va revelando en cada pieza a la obra final.

¿Y cómo fue el trabajo en Tangos clandestinos, el último disco de PCT?

Este último disco tiene mucho de proceso orgánico, despojado, mucho más que los anteriores, donde los beats y los samplers se destacan más. Es lo que pidió el presente: canciones más confesionales, directas y fermentales, apoyadas en la tríada guitarra, bajo y violín. También poder meter dentro del disco una canción, ‘Cruz de Carrasco’, que es mitad habanera (el tango antes de ser tango fue milonga y antes de ser milonga fue habanera) y mitad murga; sonoridades que forman parte del mestizaje musical de nuestra aldea.

La canción ‘Cruz de Carrasco’ tuvo también su videoclip con la participación especial de Fernando Rodríguez, Tatiana Ferreiro, Gustavo Di Landro, Emiliano Muñoz y el Zurdo Freddy Bessio, a quienes Rocca les hace cantar “Nací en la Cruz de Carrasco / barrio malevo sin ley / entre las casas de chapa / suena el Combo Camagüey”.

¿Cómo surgió la idea de que Pilar González hiciera el arte de tapa?

A Pilar la conozco desde hace muchos años y su obra es la de una artista de primer nivel planetario. Ya habíamos trabajado juntos en Trillar y para el último disco decidí repetir la experiencia, no solamente porque admiro su trabajo, sino por su capacidad de transformar en arte visual la idea que uno le pueda deslizar. Y la tapa de Tangos clandestinos es una maravilla de composición, que refleja ese tiempo de interrogantes, a nivel mundial, en que fue concebido dicho fonograma.

¿Cómo ves en tanto artista estos tiempos de pandemia?

Son momentos muy delicados, sobre todo para quienes vieron partir a sus afectos de un día para el otro. La incertidumbre es la misma para todos, aunque a unos los roza y a otros los ahorca. Luego están los soportes que cada uno tiene para poder danzar en el mar de las interrogantes que ofrece esta realidad. En lo personal, trato de respirar, mantenerme agarrado al árbol de la esperanza, tocar la guitarra, hacer canciones, leer, ver películas y no perder contacto con los seres queridos.

 

[Fotos: Javier Noceti y Daniel Arregui – fuente: http://www.revistadossier.com.uy]

Miloš Urban (1967), romancier. Diplômé en philologie moderne par l’Université Charles de Prague. Il travaille comme directeur de publication et également comme traducteur littéraire. Auteur d’une dizaine de romans, il est publié depuis 1999. Ses plus grands succès ont été Les sept églises (1999, dans l’édition française : Au diable Vauvert, 2011, trad. Barbora Faure), L’esprit des eaux (2001, prix Magnesia Litera), L’ombre de la cathédrale (2003) et La langue de Santini (2005). Sa dernière prose à ce jour est Urbo Kune (2016).

ActuaLitté

Publié par Victor De Sepausy

Un étrange petit homme vert vient nettoyer des eaux polluées et embourbées, mais le sang coulera, lui aussi. Nous sommes chez Miloš Urban, c’est donc une chose entendu.

Ce roman, qui se déroule à la campagne entre le début du XIXe siècle et la fin du XXe siècle, a reçu le Prix Magnesia Litera en tant que meilleur livre de l’année 2001 dans la catégorie Prose. Il est actuellement adapté pour le cinéma, a été réédité de nombreuses fois et traduit en plusieurs langues.

Ses deux derniers romans montrent que Urban est aussi bien un poète qu’un archiviste des paysages oubliés, qu’ils soient urbains ou naturels. Les cathédrales sacrifiées à l’urbanisation, les villages noyés sous les barrages, les montagnes surexploitées y sont des paysages disparus sous des sédiments temporels (mais conservés dans la mémoire) qui se reflètent dans la pluralité des niveaux de temps et de sens du texte.

Mettre la littérature tchèque à l’honneur, voilà l’intention posée de ces publications, menées en partenariat avec le Centre tchèque de Paris et Czechlit – Centre littéraire tchèque. (traduction des citations par Marianne Canavaggio, qui est également la traductrice d’Ouředník).

Les Sept-Eglises
Milos Urban trad. Barbora Faure Au Diable Vauvert
Les Sept-Eglises
05/01/2011 478 pages 22,00 €
[Source : http://www.actualitte.com]

En 2020 el viñedo ecológico creció un 8% hasta superar las 130.000 hectáreas

El Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación (MAPA) acaba de publicar las Estadísticas de Producción Ecológica 2020, disponibles en la web del OeMv.

Según los datos del MAPA, España contaba en 2020 con 2.437.891 hectáreas de superficie de producción ecológica, que suponen un incremento del 3,5% respecto a la superficie de 2019. Fue en 2016, cuando se superaron por primera vez los dos millones de hectáreas. En cuanto al número de operadores, en 2020 se supera por primera vez la barrera de los 50.000 operadores, siendo estos 50.047. Se registró un aumento del 6,2% respecto al mismo dato de 2019.

En lo que se refiere al viñedo ecológico, destaca dentro de los cultivos permanentes con 131.183 hectáreas (el 13,8% de la superficie de viñedo total), obteniendo 491.194 toneladas de uvas de vinificación en 2020. Con respecto a 2019, aumentó la superficie un 8%.

En cuanto a las actividades industriales relacionadas con la producción ecológica vegetal, hay registradas 8.944 industrias, entre las que destacan 3.304 relacionadas con frutas y hortalizas, 1.467 dedicadas a la elaboración de bebidas (de las cuales 1.214 son bodegas y embotelladoras de vinos) y 1.092 de aceite de oliva.

Fuente: OEMV

Castilla-la Mancha, la comunidad autónoma con más viñedos ecológicos

Los datos disponibles del MAPA ofrecen la superficie de viñedo ecológico por provincias y por comunidades autónomas. Según estos datos, Castilla-la Mancha es la comunidad con mayor superficie de viñedo ecológico en 2020, con 62.719 hectáreas (+2,4%). Le sigue Cataluña, con 23.758 ha (+27,5%), Comunidad Valenciana, con 13.672 ha (+7%), y Murcia, que cerró el pasado año con 11.368 ha y una caída, respecto a 2019, del -3,7%. Además de Murcia, solo las Islas Canarias registraron evolución negativa el pasado año, perdiendo un ligero 0,5%. El resto de comunidades aumentaron su superficie de viñedo dedicada a la producción ecológica, destacando, además de Cataluña, Castilla y León (+26,4%), Aragón (+25%) o La Rioja (+19%).

Cataluña, la comunidad autónoma con más bodegas ecológicas

En cuanto al número de bodegas y embotelladoras de vino procedente de la agricultura ecológica, lidera en este caso el ranking Cataluña, con 298 industrias (+9%), seguida de Castilla-La Mancha con 215 industrias (+0,9%), Comunidad Valenciana, con 148 (+5%), por Castilla y León, con 133 (+14%) y por Andalucía, con 111 (+8,8%), todas ellas por encima de 100 bodegas y embotelladoras.

 

 

[Fuente: http://www.vinetur.com]

 

Parmi les très nombreux ouvrages qui paraissent régulièrement sur l’alimentation, quelques publications récentes entendent faire de la façon dont on se nourrit un enjeu du débat politique. À un an de l’élection présidentielle, le calendrier semble bien choisi. Je vous propose donc une nouvelle série de billets sur cette thématique, avec des textes plus ou moins récents, mais qui partagent tous la même finalité : inscrire la façon dont on se nourrit dans la réflexion et l’action politique.

Écrit par LAURE BONNAUD

Ce premier billet propose la lecture de Manger autrement, de Stéphane Gacon et Thomas Grillot (PUF/La vie des idées, 2017).

Couverture du livre de Stéphane Gacon et Thomas Grillot

Manger autrement a été publié en 2017. Il s’agit d’un livre court, de moins d’une centaine de pages, qui réunit quatre contributions initialement parues sur le site de La vie des idées : une exposition du propos du livre appuyée sur un état de l’art, par Stéphane Gacon ; un entretien avec Julie Guthman principalement à propos de ses travaux sur l’agriculture biologique, mené par Thomas Grillot et Nicolas Larchet ; un débat sur l’approvisionnement des villes et l’agriculture urbaine avec un texte assez provocateur de Roland Vidal et André Fleury auquel répond François Jarrige ; enfin un texte de Valeria Siniscalchi sur le mouvement international Slow Food. Ensemble, ces textes définissent l’avenir de systèmes alimentaires où l’on mangerait autrement : plus bio, plus local, plus sain, plus équilibré, etc.

« Manger autrement, c’est-à-dire ? », demande tout d’abord S. Gacon. Il propose de s’intéresser aux revendications du mouvement social alimentaire et dégage ainsi les grandes lignes d’une autre alimentation, qui suppose une évolution de notre rapport au temps et à l’espace : « S’approvisionner hors des circuits de distribution classiques, en particulier dans les circuits courts, retourner en cuisine et adopter un régime plus équilibré, moins carné, moins sucré, en réintroduisant de la commensalité et de la convivialité dans les prises alimentaires » (p. 11). Il note également que la contestation des normes alimentaires est historiquement concomitante des moments de forte contestation politique. Ainsi le Pure Food and Drug Act de 1906 naît dans une période de critique de l’industrialisation au début du XXe siècle aux États-Unis. De même, les travaux de Warren Belasco ont montré que le mouvement de la contre-culture américaine des années 1960-1970 concerne l’alimentation et accorde beaucoup d’intérêt à « apprendre » à mieux manger. Le rejet de la société de consommation passe alors aussi par la nourriture ; il suscite l’émergence d’une contre-cuisine, en réaction aux additifs et aux résidus de pesticides, qui affirme son authenticité et son ethnicité contre la cuisine WASP intégratrice. Ce programme militant pour l’alimentation faisait alors le pont avec les revendications écologiques émergentes, notamment celles qui remettaient en cause les façons de  produire, de distribuer et de consommer dans un système socio-technique né avec la révolution industrielle. Enfin, en s’appuyant sur les travaux de Christian Deverre1, S. Gacon présente le débat sur les rapports entre le modèle dominant et ses marges contestataires. Les systèmes agricoles et agroalimentaires alternatifs sont-ils voués à se fondre dans le capitalisme dominant (ce qu’on appelle aussi la conventionnalisation) ou condamnés à rester marginaux mais fidèles à l’idéal d’une agriculture artisanale à petite échelle (thèse de la bifurcation) ? C’est aussi à cette question que sont invités à répondre les autres contributeurs du livre.

Le laboratoire de l’agriculture californienne

Ce sujet est au cœur du travail de Julie Guthman, interrogée par Thomas Grillot et Nicolas Larchet. Géographe, elle mène depuis de nombreuses années des recherches sur l’agriculture en Californie. La Californie est une zone intéressante car l’agriculture n’y a jamais été paysanne, elle a été créée selon un modèle industriel dès le milieu du XIXe siècle, avec un recours important à la main d’œuvre immigrée : Chinois, Japonais, Mexicains, paysans blancs pauvres déplacés du sud-est pendant la Grande Dépression, puis originaires d’Amérique latine. Développer l’agriculture biologique dans cet environnement suppose non pas de préserver et d’adapter un modèle de culture à petite échelle préexistant, mais surtout d’obtenir des certifications bios. Or les normes constituent autant des opportunités que des obstacles pour les agriculteurs et c’est ce double mouvement qui intéresse J. Guthman, sachant que ce type d’agriculture reste ultra-minoritaire : seulement 1 % des terres agricoles sont consacrées à l’agriculture biologique. Elle insiste ensuite sur le fait que l’alimentation alternative ne s’appuie pas sur l’État et ne compte pas sur lui pour impulser une réforme agricole. Au contraire, certains de ses promoteurs sont farouchement antiétatiques. Leurs revendications concernent la recherche, le partage des coûts de certification, l’assurance-récolte pour les produits biologiques et non une transformation de grande ampleur en faveur de pratiques de production plus durables. Elle met également en évidence les caractéristiques du militantisme en faveur d’une alimentation alternative, qui est plutôt le fait de Blancs, plutôt aisés, instruits, habitants des villes. Ces derniers promeuvent une alimentation locale, sans relation au terroir comme en France, mais fondée sur l’approvisionnement des marchés urbains et des restaurants. Elle note que ce mouvement social est attentif aux critiques sociales (et des sciences sociales) dont il fait l’objet2. Il est en effet régulièrement accusé de constituer un activisme de privilégiés. De nombreuses initiatives ont été prises pour tenter d’élargir la base sociale de ce mouvement. Enfin, elle termine l’entretien en insistant sur la nécessité de ne pas s’en tenir à l’étude des marges du système alimentaire, mais de comprendre le cœur de l’agriculture conventionnelle et en présentant sa recherche sur la culture des fraises, qui a déjà fait l’objet d’un compte-rendu sur le blog…

 

Couverture du livre de Julie Guthman Agrarian Dreams

Les deux textes suivants forment un tout et organisent un débat entre Roland Vidal et André Fleury d’une part, qui s’intéressent à la notion de « ville autosuffisante » pour critiquer les projets d’approvisionnement local des villes, et François Jarrige, d’autre part, qui prend la défense des circuits courts.

Militer localement…

Avec « Alimenter les villes autrement : gare aux utopies ? », R. Vidal et A. Fleury proposent d’abord un détour historique et montrent que toutes les villes ne comportent pas dans leur territoire des terres agricoles capables de nourrir leur population. Dans l’Antiquité, Athènes et Rome, en se développant, ont dû importer une partie de leur alimentation : c’était le cas de 2/3 de l’alimentation consommée à Athènes lorsque la ville a compté 300 000 habitants par exemple. En outre, pour certaines productions, les marchés ne sont plus locaux depuis longtemps : les marchés mondialisés du blé et du riz permettent de nourrir des populations très éloignées. Par exemple, la production de blé du Bassin parisien dépasse largement les besoins de la seule population locale. Enfin, la consommation d’énergie nécessaire à la production alimentaire ne provient que pour une faible part du transport. C’est la production qui émet le plus de CO2. Pour eux, « recommencer à cultiver sur place la totalité des légumes, des fruits ou du vin que l’on consomme à Paris reviendrait à augmenter l’impact environnemental de la production alimentaire » (p. 50), d’autant plus que l’extension urbaine a beaucoup réduit les terres maraîchères les plus fertiles. Pour la région Île-de-France, contre l’idée de consacrer la production à l’approvisionnement de Paris et de multiplier les petites fermes de proximité, ils préfèrent défendre une « écologisation intensive » spécialisée dans la culture du blé, afin de valoriser ces terres très productives. De plus, ils proposent de relancer les initiatives pour que les campagnes récupèrent les déchets urbains organiques, selon une répartition des rôles très classique dans l’histoire. Au final, ils invitent à se défaire d’une certaine utopie et d’une imagerie bucolique des rapports villes-campagnes.

Il revient à François Jarrige de répondre à cette charge contre les circuits courts et l’approvisionnement local. Il s’efforce en particulier de décrire précisément les différentes formes d’approvisionnement local, beaucoup plus variées que ce que présentent R. Vidal et A. Fleury. Il recense la vente directe avec des marchés fermiers, des ventes ou cueillettes à la ferme, des associations entre producteurs et consommateurs (coopératives, Amap), la production directe par les consommateurs (jardins communautaires ou scolaires), des structures et administrations communales ou territoriales d’approvisionnement et de distribution alimentaires, etc. En bref, un foisonnement d’expériences et d’initiatives qui visent à redéfinir les relations marchandes en s’appuyant sur une forte dimension politique. Pour cette raison, on ne peut pas analyser le phénomène de l’approvisionnement local uniquement comme une question technique, mais on doit aussi envisager les enjeux politiques autour de la revendication de son existence. Les initiatives naissent souvent à partir de problèmes concrets qui ne trouvent pas de solution dans le circuit conventionnel, par exemple l’approvisionnement de certains quartiers en produits frais ou la piètre qualité de certains produits. D’autres fois, ces expériences s’inscrivent dans des mouvements sociaux qui luttent contre l’insécurité alimentaire, ou entendent redéfinir le rôle de la démocratie locale dans la mondialisation, à partir de l’alimentation. François Jarrige plaide ainsi pour une reconnaissance de l’apport critique de ces formes concrètes de contestation du système de production, de distribution et de consommation.

Ou internationalement ?

Enfin, le dernier texte de l’ouvrage aborde la question de l’expansion internationale des initiatives alternatives locales, à partir de l’exemple de Slow Food. Avec « Les politiques locales d’un mouvement international : le cas de Slow Food », Valeria Siniscalchi illustre avec un exemple concret ce militantisme alimentaire dont il est question depuis le début du livre.

Elle revient d’abord sur les origines d’un mouvement qui revendique aujourd’hui plus de 100 000 adhérents dans le monde. Slow Food naît en Italie au milieu des années 1980, sous le nom d’Arcigola, une branche de l’Arci, qui est un organisation des clubs issus du mouvement antifasciste. Ses fondateurs sont des militants issus de la gauche et de l’extrême-gauche, en majorité des hommes, qui revendiquent le plaisir et la convivialité de la table et du vin. Ils parcourent l’Italie à la découverte de productions locales et de spécialités traditionnelles à mettre en avant. Ils tissent des liens avec des artistes, des journalistes, des critiques gastronomiques et trouvent un relais important auprès des restaurateurs qui deviennent des ambassadeurs locaux du mouvement et fédèrent autour d’eux. En 1987, l’association publie un manifeste pour la slow food contre la fast food, qui célèbre la lenteur, le plaisir, le fait de prendre son temps, la convivialité, en réaction à la frénésie et à la standardisation de la nourriture et du goût. En 1990, une maison d’édition est créée pour diffuser ces messages plus largement.

L’association suit deux voies d’expansion, en Italie et dans le monde. Des liens avec la France sont tissés dès 1989. Progressivement, les thématiques auxquelles l’association s’intéresse s’enrichissent également : à la gastronomie et au plaisir du bien manger s’ajoute un intérêt pour les produits et les contextes de production, l’environnement, la biodiversité et la justice sociale. Le succès de Slow Food n’est cependant pas également réparti dans le monde et V. Siniscalchi se penche notamment sur les difficultés du mouvement en France. Alors que les contacts entre l’association italienne et la France ont été précoces, alors que Slow Food revendique l’influence de la physiologie du goût de Brillat-Savarin sur son manifeste, la structure nationale française ne parvient pas à exister durablement. Le mouvement est principalement présent via des comités locaux. Le problème n’est pas propre à la France et se rencontre dans plusieurs pays. V. Siniscalchi l’analyse comme le résultat d’une tension inhérente au mouvement avec d’un côté des producteurs qui agissent sur le terrain et de l’autre des professionnels du mouvement qui agissent pour que Slow Food soit reconnu en tant que mouvement politique et pèse sur les politiques publiques (notamment sur le modèle de la politique agricole commune). Ainsi, elle montre de façon très convaincante les différents enjeux d’une association à la fois très locale et mondiale, qui réunit des producteurs et des consommateurs, en prise avec les plaisirs de la table et avec les politiques publiques, qui doit s’adapter en permanence à la fois aux différentes scènes, mais aussi aux évolutions de chacune d’elle, sans perdre de vue les principes qui l’ont fondée.

L’ouvrage se termine avec bibliographie commentée d’une vingtaine d’ouvrages sur l’alimentation. Il constitue donc une bonne introduction aux différentes formes de mobilisation militante pour une autre alimentation…

 

Pour en savoir plus

  • Sur les auteurs

Stéphane Gacon : page personnelle

Thomas Grillot : page personnelle

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Wilted et article sur ce blog

 

À propos de Slow Food en France : lien


 

  1. et sur ce blog, on ajoutera « et de Christine de Sainte-Marie ». Cf. cet article qui présente leur analyse commune. []
  2. Ce point a déjà été abordé sur le blog, dans l’entretien avec Nicolas Larchet à propos de sa thèse. []

[Source : ritme.hypotheses.org]

Con el fomento del uso de la bicicleta como medio de transporte, se están extendiendo una serie de términos y conceptos de los que se ofrecen a continuación algunas claves de redacción.

1. Acortamientos de bicicleta

La propia palabra bicicleta se utiliza a menudo con algún acortamiento, como biciciclo o cicla, según el país. Las que gozan de amplia difusión y se emplean, incluso, en contextos relativamente formales no necesitan destacado, pero con las más populares, como baica o cleta, puede ser conveniente la cursiva en las informaciones periodísticas (o, si no se dispone de este tipo de letra, el entrecomillado).

2. Ecomovilidad

La promoción del uso de bicicletas y otros vehículos similares, como los patinetes, es parte del concepto de ecomovilidad, es decir, la movilidad ecológica. Se escribe sin espacio ni guion, como otras voces formadas con el elemento eco-.

3. Vías

La vías destinadas a las bicicletas —bien en exclusiva, bien compartidas con otros vehículos parecidos o con los viandantes— reciben nombres como ciclovías, ciclorrutas, ciclopistas o carriles bici. Cuando los elementos ciclo- bici- se anteponen, funcionan como prefijos y van, por tanto, unidos a las palabras que les siguen. No es el caso de carril bici, donde el acortamiento va pospuesto y, por tanto, se considera un sustantivo en aposición (con plural carriles bici).

4. Ciclable

Un término empleado a menudo para calificar a ciertos tipos de vías es ciclable, que está recogido en el Diccionario del español actual con el sentido de ‘que puede ser recorrido en bicicleta’. Suele aludir a los espacios de circulación tranquila en los que la bicicleta comparte espacio con el resto de los vehículos en la calzada.

5. Otras voces con bici- y ciclo-

En ocasiones, el elemento bici- se aplica a otros conceptos vinculados con las bicicletas, como bicipolicía, que es un policía que se mueve en bicicleta, o biciusuario, una alternativa a ciclista que pone el énfasis en el aspecto práctico y lúdico más que en el deportivo.

También ciclo- puede formar voces como cicloturismo, que es el turismo en bicicleta.

6. Bicicletada, bicicleteada

Se llama así a las marchas populares en bicicleta. Tal como explica la gramática académica, para denominar acciones colectivas se utilizan palabras formadas con el sufijo -ada, como chocolatadasentada cacerolada. Las voces bicicletada y bicicleteada siguen este mismo modelo.

7. Actividad

Para la actividad se emplea sobre todo el verbo pedalear, pero van ganado terreno bicicletear ciclar, que resultan admisibles.

 

[Foto: Pixabay – fuente: http://www.fundeu.es]

Fernando Arrabal raconte la fascinante vie du philosophe qui a été le précurseur de l’écologie. Il est notamment l’ auteur de «Walden, ou la vie dans les bois».

Par Fernando Arrabal

En lutte contre les brutalités d’une langue radicalement étrangère, Mohandas Karamchand Gandhi, dans sa prison de Mumbay (ex-Bombay), avait toujours à la main le texte de la conférence prononcée par le philosophe H D Thoreau. Conversation accueillie avec des sentiments mitigés, en 1846, et éditée trois ans plus tard ; ne méritant pas d’autre honneur ou épitaphe que le silence et l’oubli. Désobéissance civile se dit en sanskrit ahimsā : Gandhi allait répandre ce terme avec vénération.

Thoreau se refusa à collaborer avec un État en guerre contre son Mexique bien-aimé autant qu’inconnu ; en outre, il n’appréciait pas de voir ce même État maintenir un régime esclavagiste. C’est pourquoi, en simple citoyen, il refusa de payer ses impôts. Ce qui permit aux autorités de comprendre combien il se montrait fermement vertueux et radical dans ses fruits, ses branches et son tronc. Sans prendre plaisir aux douceurs de la tolérance, elles le mirent en prison, car, selon elles, le plus sûr était de ne pas réveiller un dormeur, quand le philosophe osa dire que l’arbre au plus noble sommet a des sabots aux pieds. Henry Miller a déclaré que Thoreau est ce qu’on peut trouver de plus rare sur la croûte terrestre. Le philosophe soutenait avec mesure et droiture : nous sommes des individus d’abord et seulement ensuite des citoyens. Il révéla le secret de la véhémence de ses opinions et de son extrême libéralisme en affirmant : Tout homme qui a davantage raison que ses voisins constitue une majorité d’UN. Il n’a jamais rien exigé de personne et était encore moins tenté par l’anarchie. Il n’a jamais demandé qu’il n’y ait pas de gouvernement mais un meilleur gouvernement. Sans mépris de sa condition (la plus obscure), il a déclaré qu’un État libre ne pourra jamais exister tant qu’il n’acceptera pas de reconnaître l’individu comme une puissance supérieure, seule source de son pouvoir et de son autorité.

Il était comme un Indien marchant vers sa destination dans un Far West de cowboys ; c’était le Spinoza de l’industrialisation, pensant son existence et vivant ses idées. Son journal était son examen de conscience quotidien alors qu’il décrivait le cosmos et l’univers à partir de sa Voie Lactée. Il ne s’est jamais départi de son éthique existentielle individuelle et radicale avec Schopenhauer, Stirner, Spinoza. C’était, sans prêcher, le contrepoint individualiste aux solutions et aux utopies.

Une photo et des dessins en hommage au philosophe Thoreau.

Montage de photo et dessins de Fernando Arrabal en hommage au philosophe, naturaliste et poète américain Henry David Thoreau.

Ni embusqué ni camouflé, observant sa conscience, il s’inspirait d’évidences telles que l’homme est riche en proportion de la quantité de choses dont il peut se passer. Il faisait don du fruit de son travail et de son adresse : chez moi il y avait trois chaises : une pour la solitude, la deuxième pour l’amitié, et la troisième pour la société. Il ne s’est pas laissé submerger par les incohérences ni par la colère de ses auditeurs et lecteurs les plus radicaux. Il affirmait que la bonté est le seul investissement qui ne déçoit jamais.

Il a pu écrire sur ce que presque personne ne songeait à faire : par exemple, sur la succession des arbres dans la forêt, les teintes de l’automne, les pommes sauvages, la lumière de la lune, les temps de maturation des fruits, la profondeur des étangs, ou les jours où les oiseaux migrent. Il a été le piéton-poète diverti par son penchant pour les libertés et les délices illicites. Ce fut le philosophe qui étudia scrupuleusement les phénomènes naturels et, amassant une foule d’exceptions et de confusions, est devenu un scientifique. Thoreau, et non seulement à cause de la nouvelle race de braillards, était et est considéré comme un homme des cavernes arriéré, un original réactionnaire, un provincial grincheux hostile à tout progrès matériel, un ultra qui tourne le dos à toute idée de progrès. On a prétendu qu’il s’aliénait le « positivisme scientifique ». Il y avait même ceux qui le taxaient de très mauvais, très mauvais, très mauvais… et en outre d’être un bigot ne cherchant qu’à conduire l’homme à une vie animale et dégradante. Au contraire, Jean Giono s’est inspiré de ses concepts philosophiques pour écrire son Refus d’Obéissance, Romain Rolland a qualifié ses écrits de Bible du grand individualisme et Marcel Proust, Léon Tolstoï Martin Luther ont tiré beaucoup de profit de sa lecture ; comme Ernest Hemingway ou Bernard Shaw. Thoreau a tenté de rencontrer Walt Whitman en parcourant 347,8 km : la distance entre son village et la mère du poète.

Henry David Thoreau est né le 12 juillet 1817 dans un petit bourg du Massachusetts : Concord, comme son élève, la romancière des Quatre filles du docteur March (« Little Women »). Son grand-père paternel d’origine anglaise était venu au Nouveau Monde sur un navire corsaire. Pendant la majeure partie de sa vie d’adulte, Thoreau a fabriqué des crayons comme son père et sa famille, et il les faisait à merveille ! Il a découvert le processus de fabrication de bons crayons avec du graphite de qualité inférieure. Il étudia à Harvard entre 1833 et 1837. Son grand-père maternel Asa Dunbar avait joui aussi d’une certaine notoriété en prenant la tête, en 1766 – précisément à Harvard – de la révolte du beurre : la première contestation étudiante. Les diplômes universitaires – droit, église, commerce, médecine – ne l’intéressaient pas. Il enseigna alors à l’école publique, mais il démissionna bientôt pour ne pas avoir à administrer les châtiments corporels obligatoires. Il refusa de payer les frais de cinq dollars par diplôme. Il dit à l’administration qu’il préférait que chaque mouton garde sa propre peau – à son époque, des rouleaux de peau de mouton étaient utilisés pour les diplômes.

Le 4 juillet 1845, son ami intime Ellery Channing [poète  « transcendentaliste », mais pas encore « satrape »] le recommandait : « Allez, construisez une cabane et commencez le grand processus de vous dévorer ». Thoreau éleva de ses mains une hutte au milieu de la forêt, dont aujourd’hui une réplique est visitée : à 2 km et demi de sa maison natale. C’était un endroit mystérieux pour lui. Une place murée (que voulait-il dire par un tel mot ?). Il connaissait bien l’étang (son lac) depuis son enfance. La construction de la hutte, décrite en détail, est une métaphore qui illustre la construction de l’âme. Il a essayé de disparaître temporairement de la vie, de rejeter l’existence occupée uniquement à la poursuite de la subsistance quotidienne, pervertissant de facto la liberté dans le désespoir. Il ne s’agit pas d’une évasion ou d’un refuge d’ermite, puisque l’écrivain revenait souvent voir ses amis, mais cela rappelle l’expérience de Jean-Jacques Rousseau dans la forêt d’Ermenonville. Thoreau en mouvement et en « inter-action » avec son environnement naturel et social offre toujours des découvertes, même avec ses promenades. Il fut le premier randonneur et un canoéiste de championnat. Il observe en détail la nature, ses concitoyens, son domaine, enregistre et note avec des observations de plus en plus détaillées « Ma vie est le poème que j’aurais aimé écrire puisque vivre est mon métier pour m’émerveiller de ce qui m’entoure ».

Dans la cabane, il a vécu en autarcie. Pour ce faire, il a planté un hectare de pommes de terre, haricots, blé, maïs, etc. Le lieu s’est fait connaître grâce à son livre Walden ou la vie dans la forêt : Une vie de simplicité, d’indépendance, de magnanimité et de confiance. Thoreau a donné à ses contemporains l’exemple d’une relation active avec la nature, le concept de « simplicité volontaire ». André Gide disait de Walden : Ce n’est ni un roman ni une véritable autobiographie, mais une critique du monde occidental, l’histoire d’un voyageur immobile qui narre sa révolte solitaire.

Thoreau contracta la tuberculose, ravivée par l’air chargé de poussière de graphite comme Spinoza frottant ses lunettes. Il continua à écrire des lettres et à tenir un journal jusqu’à ce qu’il se trouve trop frêle pour tenir un stylo. On était étonné de sa calme acceptation de la mort. Il s’est occulté le 6 mai 1862 dans son village non loin de son Wallden, à l’âge de 44 ans. Quelques jours avant que sa tante Louisa lui demande s’il avait fait la paix avec Dieu, Thoreau a répondu : « Je ne savais pas que nous nous disputions ».

John Updike m’a dit il y a une vingtaine d’années au restaurant Sardi’s à NY : « Walden est devenu un totem en un peu plus d’un siècle, le totem du retour à la nature ! Il a vécu, si authentiquement, en ermite, que son livre est en danger, comme la Bible, d’être acheté mais pas lu. »

 

[Source :  http://www.laregledujeu.org]

 

Escrito por Carmen Lago

Hubo una época en la que los azulejos reinaban en Madrid. No solo revestían las paredes de las cocinas particulares, también curaban enfermos en los hospitales y servían de reclamo en las fachadas de los negocios más castizos. Pero un día, no se sabe bien cuándo ni por qué, perdieron su glamur y desaparecieron casi totalmente de las calles para quedar encerrados, una vez más, en el interior de las casas.

Hasta hoy. Un mural de 170 metros cuadrados, más de 30 de ancho y casi cinco metros de altura vuelve a dar protagonismo al azulejo en la madrileña Gran Vía. Se trata de una intervención artística en la fachada del Palacio de la Música creada por Los Bravú para La Casa Encendida, un centro cultural y de arte que pertenece a la Fundación Montemadrid.

mural de la casa encendida

Los Bravú, el dúo de artistas multidisciplinar que forman Dea Gómez y Diego Omil, han reproducido en este mural una alegoría sobre la cultura y el medio ambiente. Para hacer el dibujo, han combinado técnicas que van desde el rotulador a la acuarela.

«Nosotros trabajamos muchas veces entre la tradición y la modernidad, y nos parecía una cosa muy bonita recuperar el azulejo», explica Dea Gómez. «Además, somos un poco frikis del azulejo portugués, nos gusta mucho. Hasta hace poco, vivíamos al sur de Galicia y tenemos mucha relación con Portugal. Y, además, era una manera de homenajear al típico azulejo madrileño, que antes lo había muchísimo y se ha ido perdiendo un montón. Nos parecía una cosa noble que no disturbaba mucho la Gran Vía. Queda integrado y, a la vez, la nobleza del azulejo le quedaba bien al edificio».

«Nos propusimos que no se viera a la primera. Que veas que es un mural, que entiendas las figuras, pero que vayas descubriendo las ideas que sugerimos», añade su compañero Diego Omil. «Sugerimos el discurso, más que dejarlo muy evidente, para que la gente conecte las ideas e incluso deje volar un poco su imaginación».

El mayor desafío que este mural supuso para los dos creadores fueron sus proporciones. Tuvieron que fotografiar el edificio para tener en cuenta la escala y comprobar hasta qué punto las figuras que iban reproduciendo eran demasiado grandes o demasiado pequeñas. También debían controlar que el brillo del azulejo y la intensidad del color no hicieran que se perdieran ciertos elementos. «En ese sentido, estamos muy contentos con el nivel de reproducción, cómo han quedado los niveles de opacidad y las texturas», afirma Omil.

El mural está dividido en tres partes que juegan, a su vez, con los tres elementos que identifican la actividad y la filosofía de La Casa Encendida. En una de ellas puede verse reflejada la arcada del edificio del Palacio de la Música y que ahora está escondida tras el mural. «El momento ruinas», como lo describe Diego Omil, que les sirve para crear contraste entre la figura masculina en ruinas y las figuras de las mujeres, más vivas, más activas. «Incluso como una nueva masculinidad naciente dentro de una naturaleza triunfante y una idea de medio ambiente, de ecología, que se plantea también desde La Casa Encendida y desde una sociedad moderna, todo integrado con el arte y la cultura», aclara el diseñador.

En el mural, que estará ubicado allí hasta que empiecen las obras de rehabilitación del edificio, que se convertirá en un nuevo foco cultural de la ciudad, muestra unos códigos QR que conectan con La Casa On, la plataforma digital de La Casa Encendida. Desde allí se ofrecen gratuitamente música, recomendaciones culturales, vídeos sobre ecología y ciudadanía, charlas inspiradoras sobre temáticas sociales e inclusivas, podcast de La Casa Encendida Radio y actividades infantiles producidas por La Casa Encendida y disponibles online.

 

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

Paul Cézanne, Nature morte aux pommes, 1890. Wikipédia

Écrit par Alexandra Hondermarck

Doctorante en sociologie, Sciences Po

 

Modifier notre régime alimentaire peut-il aider à résoudre les grands défis de l’humanité ? C’est ce qu’affirment divers acteurs – essayistes médiatiques, militants de la protection animale et de l’écologie ou experts –, qui défendent la nécessité de limiter notre consommation de viande et de produits d’origine animale. Les principales raisons avancées pour promouvoir le végétarisme sont généralement l’écologie, la santé et la cause animale, voire plus largement la justice sociale.

À la fin du XIXe siècle, dans un autre contexte, le végétarisme apparaît déjà comme un moyen de résoudre les grands problèmes sociaux liés à l’urbanisation et à l’industrialisation. Que nous apprend la promotion de ce régime alimentaire sur les manières d’envisager les problèmes sociaux et, plus largement, de faire société ?

Les multiples promesses du végétarisme

Selon les sensibilités idéologiques, les grandes causes auxquelles le végétarisme est censé apporter une solution sont hiérarchisées de différentes manières dans les argumentaires. Par exemple, tandis que Greenpeace dénonce surtout l’impact écologique de l’élevage, l’association L214 voit d’abord le végétarisme comme un moyen indispensable pour mettre fin aux maltraitances animales.

Bien entendu, de nombreux militants dépassent fréquemment la segmentation des objectifs et lient ces différentes causes entre elles. Ainsi, pour certains essayistes médiatiques, comme Hugo Clément ou Aymeric Caron, tous deux végétariens, la défense de la cause animale est une étape indispensable pour servir la cause écologique. Ce dernier, tout comme Thomas Lepeltier, considère que le végétarisme est appelé à se généraliser pour devenir la norme, impliquant ainsi un changement de société dans laquelle les animaux ne sont plus réduits à être exploités par les hommes. De même, pour les théoriciens de l’altruisme efficace, comme Peter Singer, il est nécessaire de décloisonner ces causes humanitaires afin de provoquer de réels changements sociaux.

Les défenseurs du végétarisme proposent des modes d’action variés. Si certains prônent des actions collectives visant à faire évoluer la réglementation de la protection animale, comme c’est le cas de L214, d’autres considèrent que le changement social passe, au moins dans un premier temps, par une démarche individuelle. Par exemple, le mouvement Colibris, fondé en 2007 par Pierre Rabhi et Cyril Dion, prend pour principe la métaphore du colibri qui tente d’éteindre un incendie en prenant quelques gouttes d’eau dans son bec, devant l’incrédulité des autres habitants de la forêt : si chacun fait sa part, aussi infime soit-elle, il devient alors possible de changer les choses.

De l’action individuelle et locale à la réforme de la société

L’idée que l’individu possède une responsabilité dans les grands problèmes sociaux de son temps et qu’il est, du même coup, capable de participer à leur résolution en réformant son propre mode de vie a pu exister dans d’autres contextes. Au XIXe siècle, des réformateurs sociaux considèrent que les problèmes des classes populaires industrieuses sont liés à leur comportement et leurs mauvaises mœurs.

Parmi eux, comme l’a montré le sociologue Arouna Ouédraogo, des réformateurs sociaux perçoivent le végétarisme comme une solution à ces problèmes dès la première moitié du XIXe siècle en Angleterre, où l’abstinence de viande est préconisée par des pasteurs et des sectes protestantes. Elle est alors censée favoriser le relèvement moral des populations. Ces idées essaiment aux États-Unis, où elles séduisent également des médecins et scientifiques comme le célèbre Dr John Harvey Kellogg. Elles prennent alors une dimension hygiéniste : en plus de contribuer à l’élévation morale des individus, le végétarisme est censé résoudre les problèmes de santé et fortifier les corps.

Plus largement, dans les pays occidentaux, les végétariens de la fin du XIXe siècle, sont inspirés par Léon Tolstoï et son texte La première étape (1883), dans lequel il affirme que l’abstinence de viande et le refus du meurtre des animaux constituent la première étape d’un parcours spirituel et moral vers la perfection de l’homme. Ainsi, de proche en proche, l’adoption du végétarisme par les individus est supposée améliorer la société dans son ensemble.

Autour de 1900 : diffuser le végétarisme pour moraliser

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des sociétés végétariennes sont fondées en Europe continentale, comme en Allemagne, en Suisse, mais aussi – de manière moins connue – en France, où est créée la Société végétarienne de France (S.V.F.) en 1881. Selon les membres de cette dernière, le végétarisme est un régime alimentaire doté de nombreuses vertus. D’une part, il proscrit toutes formes d’« excitants », au premier rang desquels la viande, mais aussi l’alcool, le tabac, le café et le thé. De ce fait, il possède des synergies avec les mouvements de lutte contre l’alcoolisme. D’autre part, puisqu’il fortifie les corps, il permet de lutter contre la dépopulation et les maladies comme la tuberculose et la goutte.

Un extrait du Bulletin de la Société végétarienne de France, janvier 1920. Gallica

Plus encore, si l’on en croit le Dr Goyard, président de la S.V.F au début des années 1880, il est même capable d’éradiquer non seulement les guerres, mais aussi les divorces, puisqu’il « apaise l’irritabilité, égaye l’humeur sombre, glisse un rayon de lumière et de chaleur dans le cœur glacé ». Pour ces promoteurs du végétarisme, ce régime alimentaire est le régime « naturel » de l’homme, dont l’instinct a été corrompu par le mode de vie urbain et ses mauvaises habitudes alimentaires. Dès lors, la seule solution à leurs yeux est de guider les populations par la raison pour les conduire à adopter le végétarisme.

Comment ces mouvements végétariens d’Europe occidentale procèdent-ils, au tournant des XIXe et XXe siècles, pour propager leurs idées ? En premier lieu, ils assurent la publication d’un ensemble d’écrits, entre science, vulgarisation et militantisme, pour tenter de toucher le grand public. En second lieu, ils s’appuient sur des relais d’opinion – membres du clergé, instituteurs et médecins – qui participent à des congrès internationaux, donnent des conférences, prêtent des ouvrages ou assurent des campagnes d’affichage. Enfin, afin de faciliter la pratique du régime, ils mettent à la disposition du plus grand nombre, à des prix accessibles, les denrées alimentaires et les équipements nécessaires : pain de Graham (pain à base de farine complète, sans levain ni sel), café de santé, bouillies protéinées, mais aussi ustensiles de cuisine et livres de recettes. À partir de la Belle époque s’ouvrent des épiceries, des restaurants, des pensions mais également des colonies de vacances et des cures thermales, dédiés au végétarisme.

Un restaurant végétarien en 1900. Archives des Hauts de Seine

Changer de régime alimentaire : une question de « bonne volonté » ?

Ainsi, au tournant des XIXe et XXe siècles, le végétarisme est surtout préconisé et pratiqué par des élites sociales. Il repose sur l’idée que la réforme des comportements individuels est possible grâce à l’éducation des masses. L’alimentation est donc considérée comme une affaire de rationalité et de philosophie morale : les individus les plus vertueux sont ceux qui sont capables, par leur volonté, de mettre en cohérence leurs pratiques alimentaires avec leurs convictions éthiques. Cette conception se retrouve, de nos jours, chez certains militants écologistes, comme le montrent les recherches de Florence Faucher, chez des militants de la cause animale, ou encore chez des promoteurs du végétarisme pour raisons de santé.

Toutefois, les travaux actuels en sociologie de l’alimentation s’attachent à souligner qu’en matière de régime alimentaire, tout n’est pas qu’affaire de volonté ni d’éducation. La théorie des pratiques, portée par des sociologues nord-européens comme Alan Warde, Elizabeth Shove, David Evans et Bente Halkier, montre que l’alimentation implique un ensemble de pratiques imbriquées et coordonnées : aller faire ses courses, composer son menu, gérer ses réserves, faire la cuisine, manger, jusqu’à la gestion des restes alimentaire. De plus, ces pratiques prennent place au sein de foyers diversement composés ou de modes de restauration collective en prise avec de nombreuses normes sociales et symboliques qui entourent le repas – les réactions virulentes à la proposition de la mairie de Lyon d’instaurer des menus sans viande pour tous en sont un exemple. Les pratiques alimentaires sont aussi prises dans des rythmes quotidiens et des routines, des goûts (et dégoûts) particuliers. On comprend alors qu’un changement de régime alimentaire est plus complexe qu’il n’y parait, parce qu’il implique des changements systémiques.

Le détour par l’histoire de la promotion du végétarisme au XIXe siècle permet de constater la tension entre l’universalité des résultats attendus et le caractère individuel des actions censées produire ces résultats. Le végétarisme permet ainsi de repenser la question des liens sociaux et de la solidarité, dans un cadre où le changement social espéré est pensé comme le résultat de la somme des comportements individuels.

[ Source : http://www.theconversation.com ]

Illustration du réseau Caribbean Motus Collaboration, utilisée avec l’aimable autorisation de BirdsCaribbean. Les stations réceptrices du réseau Motus ont le même type de fonctionnement que les automates des postes de péage sur les autoroutes. Elles comptabilisent chaque oiseau qui passe au-dessus d’une borne de la même manière qu’un portique enregistre les plaques d’immatriculation. Leur portée est d’environ 9 miles, soit 15 km. Dessin représentant un Tournepierre à collier réalisé par Maikel Cañizares.

 

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Sauf mention contraire, tous les liens renvoient vers des pages web en anglais.

Partout dans les Caraïbes, des milliers d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les espèces s’affairent pour préparer le long voyage qui va leur permettre de retourner dans leurs aires de reproduction situées plus au nord. C’est l’heure de la migration. Ce phénomène est célébré par la Journée mondiale des oiseaux migrateurs [1] qui a été créée en 1993 par le centre de recherche Smithsonian Migratory Bird Center [2]. Depuis, les passionné·e·s de faune aviaire d’Amérique du Nord se mobilisent pour cet événement qui se tient chaque année au mois de mai. En octobre, celles et ceux vivant dans les Caraïbes, en Amérique centrale ou en Amérique du Sud, se retrouvent à leur tour pour fêter le retour des migrateurs.

L’un des enjeux des défenseurs de l’environnement est de réussir à savoir quelles espèces d’oiseaux, parmi les 200 recensées, vont débuter leur migration à un instant T. Vers où vont-elles se diriger ? Leur voyage comprend-il des centaines ou des milliers de kilomètres ? Où s’arrêteront-elles pour se reposer et se ravitailler ? Aujourd’hui, un programme novateur pourrait contribuer à mettre en lumière certains aspects de la migration des oiseaux [3].

Le système de surveillance faunique Motus [4] [fr] a été créé pour suivre les mouvements des animaux dans le cadre de recherches sur l’écologie et la protection des espèces. Cet outil est le fruit d’un travail collaboratif mené par un important réseau de recherche et impulsé par l’organisation non gouvernementale Oiseaux Canada [5] [fr]. Décliné du terme latin signifiant « mouvement », Motus utilise la radiotélémétrie [6] automatisée pour étudier les déplacements et les comportements des animaux volants, comme les oiseaux, les chauves-souris et les insectes. Des nano-émetteurs sont placés sur les spécimens étudiés qui peuvent ensuite être suivis par les récepteurs Motus.

Une Paruline de Kirtland équipée d’un nano-émetteur léger. Ces minuscules transmetteurs, qui ne pèsent que 0,2 g, permettent aux scientifiques de détecter les mouvements de petits animaux avec précision à des milliers de kilomètres de distance. Photo de Scott Weidensaul, utilisée avec l’aimable autorisation de BirdsCaribbean.

Le système comprend des centaines de stations réceptrices et des milliers de nano-émetteurs déployés sur plus de 236 espèces animales, majoritairement des oiseaux. Les données recueillies par ce dispositif ont déjà permis aux scientifiques de mieux comprendre le comportement de l’avifaune. Ils ont pu ainsi localiser les routes de migration et les haltes migratoires majeures. Ce système va faciliter l’analyse des mouvements et des comportements des espèces en période et hors période de reproduction. Il permettra également de mieux étudier les habitats fréquentés par l’avifaune. Par ailleurs, ce nouveau système, le développement du réseau de partenaires et le partage des données sont une combinaison qui offre de grandes perspectives en matière de conservation des oiseaux et des animaux.

Cette technologie est un outil pédagogique précieux [7] pour promouvoir l’éducation à la préservation de l’environnement en classe ou à l’extérieur. Les organisations Oiseaux Canada et Northeast Motus Collaboration [8] ont élaboré un programme qui associe au système Motus des activités interactives en classe. Ce projet peut servir à initier les enfants locaux au phénomène de migration, à la découverte de l’avifaune et à la protection de l’environnement.

Implantée largement au Canada et aux États-Unis, la plate-forme Motus commence également à être répandue en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. Toutefois, aucune station réceptrice active n’est encore présente dans les Caraïbes. Plus il y aura de stations Motus, plus il sera facile de comprendre où les oiseaux bagués se déplacent. Par ailleurs, de nombreuses espèces menacées ou vulnérables qui vivent ou migrent dans cette région du monde n’ont pas encore été baguées.

L’organisation non-gouvernementale régionale, BirdsCaribbean [9] est désireuse de combler les trous de couverture dans la distribution géographique. Elle sera fer de lance de l’organisation partenariale Caribbean Motus Collaboration (CMC) qui aura pour objectif d’étendre le réseau Motus au niveau régional. Le projet est d’installer puis d’entretenir des stations réceptrices à des endroits stratégiques situés dans les différentes îles. Des nano-émetteurs seront positionnés sur des espèces d’oiseaux prioritaires. Un programme éducatif adapté aux spécificités des Caraïbes pourra être établi.

Les Caraïbes insulaires sont des « zones sensibles pour la biodiversité mondiale [10] ». Elles abritent plus de 700 espèces d’oiseaux, environ la moitié d’entre elles sont présentes à l’année et 171 sont endémiques aux Caraïbes. Le reste des espèces, soit l’autre moitié, sont migratrices et partagent leurs temps entre les milieux tempérés et tropicaux, dans des habitats situés dans les trois sous-continents américains. Ces oiseaux peuvent être observés dans de nombreux pays tout au long de leurs routes migratoires [11].

Il s’agit d’un plan des stations réceptrices. Celles en activité sont identifiées par les points jaunes. Les îles des Caraïbes sont situées dans le carré blanc. Certaines stations Motus ont été endommagées dans plusieurs de ces îles suite aux tempêtes et aux ouragans. Elles doivent être réparées. Image de BirdsCaribbean, utilisée avec son aimable autorisation de BirdsCaribbean.

Les Caraïbes offrent des zones d’hivernage idéales pour certaines espèces d’oiseaux migrateurs qui s’y installent au début de l’automne pour repartir au printemps. D’autres font halte sur une ou plusieurs îles. Elles s’arrêtent sur les sites pour se reposer et se ravitailler avant de poursuivre leur voyage qui les conduit de leurs aires de reproduction et à celles d’hivernage situées plus au sud. Qu’ils restent ou qu’ils repartent, les oiseaux migrateurs sont des visiteurs très appréciés. Ils témoignent du passage des saisons et inspirent l’expression culturelle dans cette région du monde, allant du folklore [12] à la musique [13].

Les populations d’oiseaux voient cependant leurs effectifs décliner. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature [14], 59 espèces présentes dans les Caraïbes sont menacées d’extinction, 30 sont considérées comme vulnérables, 24 en danger et 5 en danger critique. Une étude récente révèle qu’en Amérique du Nord, près de 30 % des populations d’oiseaux ont disparu depuis 1970. Les espèces des Caraïbes ne font pas exception et beaucoup d’entre elles sont menacées.

Les oiseaux des Caraïbes sont confrontés à un large éventail de menaces dont la perte et la fragmentation de leurs habitats [15] [fr], la pollution et l’implantation d’espèces invasives. Par ailleurs, la région subit les effets de la crise climatique [16] qui constituent un danger permanent, pas seulement pour ses habitants, mais aussi pour son environnement naturel. On observe [17] de plus en plus d’ouragans dévastateurs [18] [fr], de longues périodes de sécheresse et de profondes modifications [19] [fr] de l’environnement marin.

La recherche sur les oiseaux des Caraïbes a fait des progrès considérables au cours des dernières décennies. On manque néanmoins de données de base sur certaines espèces. Les connaissances acquises grâce au projet Motus constituent des éléments essentiels pour protéger les oiseaux tout au long de leur cycle annuel et pour inverser le déclin des populations.

Des gestionnaires des ressources naturelles et des organisations environnementales basées dans les Caraïbes vont utiliser les données collectées par le réseau Motus. Ils pourront ainsi déterminer les sites majeurs d’alimentation et de repos des migrateurs et des espèces sédentaires qu’il est possible d’observer. À partir de là, les membres du réseau Motus vivant dans les Caraïbes et au-delà pourront concentrer leurs travaux sur ces zones. Leur objectif sera d’atténuer les menaces et de protéger ces sites.

Ce projet contribuera également à développer la recherche régionale et les programmes d’éducation à l’environnement. On espère ainsi améliorer les connaissances à l’échelle locale et accroître l’intérêt de la population pour l’avifaune. C’est un scénario gagnant-gagnant pour les oiseaux et pour ceux qui travaillent à leur préservation dans cette région du monde.

Une annonce de l’administration Joe Biden laisse des raisons d’espérer. Les autorités en place ont récemment déclaré leur intention de retirer [20] une décision très controversée de l’ancien président des États-Unis, Donald Trump, qui fragilisait la portée d’une loi de protection de l’avifaune migratrice appelée Migratory Bord Treaty Act [21]. Cette réglementation instaurée en 1918 protégeait les oiseaux migrateurs, leurs œufs et leurs nids. Il était alors illégal de les chasser, de tirer, de les blesser, de les piéger, de les capturer et de les collectionner ou de tenter de le faire sans en avoir obtenu l’autorisation. Cette modification controversée de la loi initiale est entrée en vigueur le 8 mars dernier. Elle sera toutefois remplacée prochainement par de nouvelles mesures. L’issue de cette affaire est considérée comme une grande victoire par les ornithologues amateurs et les défenseurs de la nature à travers les Amériques.

Aujourd’hui, il est difficile de savoir quelle sera la première île des Caraïbes à accueillir une station réceptrice. Grâce à cet outil, ces fragiles populations d’oiseaux seront suivies au cours de leurs trajets Sud-Nord. Il faut espérer que ce projet va se développer rapidement et densément dans tout l’archipel.

 

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2021/05/11/264082/

URLs dans ce post :

[1] Journée mondiale des oiseaux migrateurs: https://www.migratorybirdday.org/

[2] Smithsonian Migratory Bird Center: https://nationalzoo.si.edu/migratory-birds

[3] migration des oiseaux: https://www.allaboutbirds.org/news/the-basics-how-why-and-where-of-bird-migration/

[4] système de surveillance faunique Motus: https://motus.org/?lang=fr

[5] Oiseaux Canada: https://www.oiseauxcanada.org/

[6] radiotélémétrie: https://nationalzoo.si.edu/migratory-birds/what-radio-telemetry#:~:text=Radio%20telemetry%20uses%20radio%20signals,antenna%20and%20a%20radio%20receiver.

[7] outil pédagogique précieux: https://motus.org/education/

[8] Northeast Motus Collaboration: https://www.northeastmotus.com/

[9] BirdsCaribbean: https://www.birdscaribbean.org/

[10] zones sensibles pour la biodiversité mondiale: https://www.unep.org/news-and-stories/story/valuing-and-protecting-biodiversity-caribbean#:~:text=The%20Caribbean%20is%20a%20biodiversity,many%20exotic%20fish%20and%20birds.

[11] tout au long de leurs routes migratoires: https://ebird.org/caribbean/science/status-and-trends/abundance-animations

[12] folklore: https://magazine.keycaribe.com/lifestyle/7-captivating-characters-from-caribbean-folklore/

[13] musique: https://www.youtube.com/watch?v=CfJXxZ1JBDU

[14] Union internationale pour la conservation de la nature: https://www.iucn.org/resources/conservation-tools/iucn-red-list-threatened-species

[15] habitats: https://fr.globalvoices.org/2021/04/22/263426/

[16] crise climatique: https://globalvoices.org/2019/10/02/the-caribbean-speaks-out-on-the-climate-crisis/

[17] observe: https://globalvoices.org/2017/09/20/we-dare-not-look-out-dominica-is-brutalised-by-hurricane-maria/

[18] ouragans dévastateurs: https://fr.globalvoices.org/2019/09/07/240150/

[19] profondes modifications: https://fr.globalvoices.org/2019/10/06/240401/

[20] retirer: https://www.audubon.org/news/biden-administration-says-it-will-revoke-trump-rule-let-companies-kill-birds

[21] Migratory Bord Treaty Act: https://www.animallaw.info/intro/migratory-bird-treaty-act-mbta#:~:text=The%20Migratory%20Bird%20Treaty%20Act%20(MBTA)%20was%20passed%20in%201918,bird%20populations%20were%20being%20decimated.

La start up israélienne Remilk veut révolutionner la production de lait en utilisant une méthode de fermentation microbiologique qui donne des produits ayant rigoureusement le même goût, la même texture et les mêmes nutriments que les produits d’origine animale, mais qui sont plus propres, plus sains et plus écologiques. En effet, ils ne nécessitent par exemple que 10 pour cent de l’eau utilisée pour les vaches laitières, que 4 pour cent des matières premières normalement employées et que 1 pour cent des terres.

Ce concept a permis à Remilk d’engranger 11,3 millions de dollars d’investissements fournis entre autres par de grands fabricants de produits laitiers comme Tnuva et Hochland. « Les produits à base de protéines qui doivent servir d’alternative aux produits carnés et lactés sont très appréciés tant par les consommateurs que par les producteurs car leur fabrication est nettement plus écologique, plus saine et plus efficace. Nous estimons que la remarquable technologie Remilk recèle un important potentiel économique dans de nombreux secteurs et sommes heureux d’avoir été les premiers à investir dans cette entreprise », a déclaré Zaki Djemal, qui a donné le coup d’envoi au financement avec sa société de capital-risque fresh.fund.

Savourer des produits laitiers en ayant bonne conscience – cela va devenir possible grâce à une start up israélienne.

 

Autres informations :

[Photo : Pixabay – source : http://www.israelentreleslignes.com]

Manifeste-pour-une-ecologie-de-la-difference

Une partie non négligeable des pensées écologiques actuelles tente de résoudre le problème de domination et de violence avec lequel l’homme envisagerait son rapport avec ce qui l’environne en cherchant à gommer l’altérité que lui-même aurait censément construite pour se distinguer du monde. Sous-entendant qu’il s’en est extrait, il faut dès lors réconcilier l’homme avec le monde. Il faut (ré)entrer en résonance avec la nature. La mise à plat des différences indûment fabriquées, en associant dans une sorte de tout indiscernable l’humain et le non-humain, aurait alors comme conséquence naturelle d’empêcher que soit posé tout acte dommageable à ce tout.

Ce n’est pas l’essentielle identité des victimes avec celui qui les tourmente que ce dernier ne voit pas, c’est leur différence qu’il ne veut pas voir parce qu’il ne sait pas quoi en faire et qu’elle l’inquiète fondamentalement.

Le grand mérite de ce petit livre est d’aider à discerner les limites et les dangers d’une éthique de la compassion qui, sous prétexte de niveler les différences pour étendre au maximum le bénéfice de l’empathie, en vient à assurer plus encore les principes de ce à quoi ses tenants s’opposent. Ainsi participent-ils par exemple à réifier les linéaments de l’honnie séparation nature-culture (pour autant qu’elle existe, bien entendu) en utilisant, pour les réunir, une terminologie hantée par le séparé ou l’altérité. « Alien » ou « hybride » sentent un peu trop le « réuni » que pour faire entendre que ce « réuni » n’est pas lui-même « fabriqué ». L’animal qui « mérite » compassion ou pitié est fabriqué par un humain qui pense qu’en « l’élevant » à son niveau, il le fera ainsi échapper à la violence à laquelle le condamnerait son statut de subalterne. C’est oublier un peu vite que l’humain lui-même exerce aussi, parfois, une violence sur ce qu’il considère bien comme étant humain. Et qu’il paraît difficile de prétendre soustraire à la violence un animal auquel il est fait d’abord une autre, celle de le ramener à autre chose que ce qu’il est. A contrario de cette illusoire tentative holiste de construire une éthique, la mise à distance, l’objectivation, la réactivation de la différence qu’induit la mécanique de l’altérité semblent bien plus prometteuses. Plus réelle, plus efficace, une éthique de la différence, en réactivant sans cesse l’étonnement que l’autre produit et où l’on cherche à vivre avec les distances qui existent entre chacun plutôt qu’en les amenuisant – souvent au profit de l’humain – , paraît bien plus à même de produire durablement les conditions d’un réel changement moral.

Ce Manifeste pour une écologie de la différence reste bien un manifeste. C’est à ce titre que peuvent bien lui être pardonnées quelques – grosses – approximations (sa lecture du travail de Florence Burgat est assez caricaturale, les appels du pied à certains travaux de Latour ou Haraway réactivent de facto pour partie ce contre quoi il entend opposer son éthique, la terminologie utilisée est parfois assez vague). Reste l’intuition : reconnaître l’obligation qui engage la responsabilité à l’égard de ce qui est différent plutôt que de forcer le différent à devenir le même.

Hicham-Stéphane Afeissa, Manifeste pour une écologie de la différence, Dehors

 

[Source : http://www.librairie-ptyx.be]

España lidera el ranking mundial por superficie de viñedo de producción ecológica, según un estudio del Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación (MAPA) donde se recoge la proyección de la producción ecológica española.

El Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación (MAPA) acaba de publicar el estudio: «Análisis de la caracterización y proyección de la producción ecológica española en 2019» en el que se muestra cómo el sector de la agricultura ecológica, que incluye el viñedo de producción ecológica, continúa su intenso proceso de crecimiefnto y se configura como un importante ámbito alimentario diferenciado dentro del conjunto del sistema alimentario español.  Destaca que España lidera el ranking mundial por superficie de viñedo de producción ecológica, con casi el 27% de la producción mundial.

Tecnovino viñedo ecológico

España, en primer lugar del ranking mundial de la superficie de viñedo de producción ecológica

Así indican que los cultivos con mayor implantación en España en cuanto a superficie ecológica, además de los prados y pastos permanentes, son cereales, olivar, frutas y viñedo.

POSICIÓN DE LAS PRODUCCIONES ECOLÓGICAS ESPAÑOLAS DE ORIGEN VEGETAL EN EL MERCADO MUNDIAL

PRINCIPALES PRODUCCIONES ECOLÓGICAS DE ORIGEN VEGETAL ESPAÑOLAS POSICIÓN QUE OCUPAN EN EL MERCADO MUNDIAL POR SUPERFICIE ECOLÓGICA
1.VIÑEDO
2.CÍTRICOS
3.OLIVAR
4.FRUTOS SECOS
5.CEREALES
6.HORTALIZAS
7.ACUICULTURA
8.LEGUMBRES
Fuente: Elaboración PRODESCON SA

De hecho, el viñedo ecológico supuso el 5,15% de la superficie ecológica total de España en 2019, con 121,29 miles de hectáreas, lo que implica un crecimiento del 6,94% respecto al año anterior (113,42 miles de hectáreas en 2018), el mayor aumento solo superado por la producción de frutas.

En cuanto al papel de España en el ranking mundial, como se ha comentado anteriormente, encabeza el primer puesto por superficie de viñedo de producción ecológica, con el 26,88% de la producción mundial. Se trata de uno de los cultivos con mayor implantación en cuanto a superficie ecológica en España, junto al cereal, olivar y las frutas.

Tecnovino viñedo ecológico

POSICIONAMIENTO DE LA PRODUCCIÓN ECOLÓGICA ESPAÑOLA EN EL CONTEXTO DE LA PRODUCCIÓN ECOLÓGICA MUNDIAL

PRINCIPALES PRODUCCIONES ECOLÓGICAS ESPAÑOLAS (%) DE LA SUPERFICIE ECOLÓGICA ESPAÑOLA S/TOTAL MUNDIAL POSICIÓN ESPAÑOLA POR SUPERFICIE ECOLÓGICA LOS PRINCIPALES COMPETIDORES MUNDIALES
VIÑEDOS 26,88% ESPAÑA, Italia, Francia, China, Italia
FRUTOS SECOS 23,65% EEUU, Italia, Francia, ESPAÑA, China, Turquía
ACEITE DE OLIVA 22,94% Túnez, Italia, ESPAÑA, Turquía, Grecia
CÍTRICOS 15,66% Italia, ESPAÑA, EEUU, China,, Turquía, México
HORTALIZAS 5,71% EEUU, Italia Francia, China, Egipto, México, ESPAÑA
LEGUMBRES 4,75% Francia, Canadá, China, Tanzania, Italia, Alemania,…
CEREALES 4,28% China, Italia, Canadá, EEUU, Francia, Alemania, ESPAÑA
ACUICULTURA 3,91% China, Irlanda, Noruega, Rumanía, Italia, Alemania, ESPAÑA
FRUTA DE CLIMA TEMPLADO 3,27% China, Italia, Francia, Turquía, Polonia, EEUU,…..
FRUTAS SUBTROPICALES 1,74% 14º Puesto 1o en la UE
Fuente: MAPA

ESTRUCTURA PRODUCTIVA PRIMARIA: SUPERFICIE ECOLÓGICA

MAGNITUDES Y RATIOS (miles de hectáreas) 2019 2018 Variación 2019/2018 (%) % s/Superficie ecológica total en 2019
SUPERFICIE ECOLÓGICA TOTAL 2.354,92 2.246,42 4,83% 100,00%
Prados y pastos 1.254,30 1.186,90 5,68% 53,26%
Cereales 211,76 204,78 3,41% 8,99%
Olivar 209,29 200,13 4,58% 8,89%
Frutas total 202,36 185,74 8,95% 8,59%
Viñedo 121,29 113,42 6,94% 5,15%
Legumbres secas 35,91 34,46 4,21% 1,52%
Forrajes 32,35 33,52 -3,49% 1,37%
Cultivos industriales 23,03 23,12 -0,39% 0,98%
Hortalizas frescas 22,23 22,31 -0,36% 0,94%
Otros cultivos 76,23 75,44 1,05% 3,24%
Barbechos 166,17 166,6 -0,26% 7,06%
Fuente: MAPA

Las bodegas con producción ecológica crecen en número

En cuanto a la estructura industrializadora ecológica detallan que unos 6.200 establecimientos ecológicos operaron con materia prima de origen vegetal (centrales hortofrutícolas, almazaras, bodegas, conserveras vegetales y harineras y panificadoras, principalmente). Los mayores crecimientos en cuanto a implantación de establecimientos industriales, en 2019 respecto a 2018, han tenido lugar en la acuicultura (+21,43%), industrias lácteas (+17,14%), industrias cárnicas (+15,14%), bodegas (+11,52%) y fábricas de conservas vegetales (+11,07%).

ESTRUCTURA INDUSTRIAL AGROALIMENTARIA ECOLÓGICA

MAGNITUDES Y RATIOS Unidades 2019 2018 2015 Variación 2019/2018 (%) Variación 2019/2015 (%)
INDUSTRIAS/ELABORADORES ECOLÓGICOS No 5.230 4.627 3.482 13,03% 50,20%
ESTABLECIMIENTOS INDUSTRIALES ECOLÓGICOS No 9.635 8.886 5.825 8,43% 65,41%
No establecimientos por industria ecológica No 1,84 1,92 1,67 -4,07% 10,12%
-Centrales hortofrutícolas No 1.329 1.205 1.785 10,29% -25,55%
-Conservas vegetales y zumos No 1.224 1.102 n/d 11,07%
-Bodegas y envasadoras No 1.152 1.033 969 11,52% 18,89%
-Almazaras y refinadoras No 1.054 993 715 6,14% 47,41%
-Cereales y derivados No 1.048 999 599 4,90% 74,96%
-Alimentación infantil y afines No 745 695 n/d 7,19%
-Manipulación frutos secos No 460 427 n/d 7,73%
-Industrias cárnicas No 540 469 361 15,14% 49,58%
-Industrias lácteas No 205 175 142 17,14% 44,37%
-Comercializadoras de huevos No 185 170 n/d 8,82%
-Envasadoras de miel No 162 167 n/d -2,99%
-Conservas de pescado No 85 70 35 21,43% 142,86%
-Fábricas de piensos No 127 173 52 -26,59% 144,23%
Fuente: MAPA

La producción de uva

En 2019 la producción de uva (vino y mesa) es la tercera mayor producción ecológica vegetal de España, con 444,38 miles de toneladas, por delante solo se encuentran las frutas y hortalizas, en primer y segundo lugar, respectivamente.

Tecnovino transformacion digital bodegas 1

PRODUCCIÓN EN ESPAÑA EN ORIGEN DE LAS PRINCIPALES LÍNEAS DE PRODUCCIÓN ECOLÓGICA (EN VOLUMEN)

MAGNITUDES Y RATIOS Unidades 2019 2018 Variación 2019/2018 (%)
PRODUCCIÓN TOTAL (*) Miles de toneladas 2.596,30 2.473,59 4,96%
PRINCIPALES PRODUCCIONES DE ORIGEN VEGETAL
-Total frutas (con frutos secos) Miles ton. 558,12 557,99 0,02%
-Total hortalizas frescas Miles ton. 505,38 493,49 2,41%
-Uva (vino y mesa) Miles ton. 444,38 400,12 11,06%
-Cereales Miles ton. 332,50 303,06 9,71%
-Aceituna (almazara y mesa) Miles ton. 307,04 292,29 5,05%
-Legumbres secas Miles ton. 31,24 25,58 22,13%
-Tubérculos y raíces Miles ton. 22,37 16,92 32,21%
PRINCIPALES PRODUCCIONES DE ORIGEN ANIMAL
-Leche cruda (todas las especies) Miles ton. 56,16 42,01 33,68%
-Carne (todas las especies) Miles ton. 41,27 35,8 15,28%
-Huevos Millones doc. 12,51 10,22 22,41%
-Miel Miles ton. 1,13 1,22 -7,38%
-Acuicultura Miles ton. 6,34 6,33 0,16%
Fuente: MAPA
Nota: En el cálculo del volumen total de producción no se incluyen, entre otros, los cultivos industriales, los forrajes o los derivados lácteos obtenidos a partir de la leche cruda ecológica producida
Tecnovino incrementar consumo de vino 1

El consumo de productos ecológicos en España

En lo que se refiere al gasto de los consumidores españoles en productos ecológicos, en 2019, ascendió a 2.363 millones de euros, lo que supone un aumento del 8,4% respecto a 2019 y en torno al 2,24% del consumo alimentario total de España. El vino ocupa la duodécima posición dentro de la cesta de la compra total de alimentos ecológicos.

ESTRUCTURA DE LA CESTA DE LA COMPRA DE PRODUCTOS ECOLÓGICOS COMPARADA CON LA CONVENCIONAL DE ALIMENTACIÓN

PRINCIPALES PRODUCTOS INTEGRANTES DE LA CESTA DE LA COMPRA DE ALIMENTOS (Año 2019) % S/CESTA DE LA COMPRA TOTAL DE ALIMENTOS ECOLÓGICOS % S/CESTA DE LA COMPRA TOTAL DE ALIMENTOS EN ESPAÑA
1. Frutas de todos los tipos (incluidos frutos secos) 15,5% 10,9%
2. Carnes y derivados cárnicos (todas las especies) 15,0% 20,6%
3. Hortalizas, patatas y legumbres verdes 13,9% 8,4%
4. Leche y derivados lácteos 7,5% 11,8%
5. Pan, galletas, bollería y pastelería 6,6% 8,2%
6. Aceites (oliva, girasol, margarinas, etc.) 4,4% 2,5%
7. Conservas y zumos de frutas y hortalizas 3,8% 4,8%
8. Cereales (semillas, arroz, harinas, desayuno, etc.) 3,3% 4,2%
9. Pescado, marisco y sus conservas 2,2% 13,1%
10. Huevos 2,2% 1,3%
11. Legumbres secas 2,1% 0,4%
12. Vino de mesa y espumosos 1,5% 1,8%
Resto de alimentos y bebidas 22,0% 12,0%
TOTAL ALIMENTACIÓN Y BEBIDAS 100,0% 100,0%
Fuente: MAPA

Las exportaciones de vino de producción ecológica

Según el estudio, España ocupa la décima posición en el mercado mundial de los productos ecológicos por valor total de ventas ecológicas. Las exportaciones de productos ecológicos alcanzaron los 995 millones de euros (+5,1%). El vino de producción ecológica supuso el 5,5% de las exportaciones totales.

ESTRUCTURA DE LAS EXPORTACIONES Y DE LAS IMPORTACIONES SEGÚN PRODUCTOS

PRINCIPALES LÍNEAS DE PRODUCTOS ECOLÓGICOS EXPORTADOS EN 2019 CUOTA DE EXPORTACIÓN POR LÍNEA DE PRODUCTOS (%) PRINCIPALES LINEAS DE PRODUCTOS ECOLÓGICOS IMPORTADOS EN 2019 CUOTA DE IMPORTACIÓN POR LÍNEA DE PRODUCTO (%)
FRUTAS (incluye cítricos y frutos secos) 29% CEREALES Y SUS DERIVADOS 15%
HORTALIZAS, PATATAS Y LEGUMBRES FRESCAS 21% FRUTAS FRESCAS 11%
ACEITE DE OLIVA 15% HORTALIZAS, PATATAS Y LEGUMBRES FRESCAS 10%
VINO DE MESA (incluye espumosos y mostos) 5,5% ALIMENTACIÓN INFANTIL Y DIETÉTICA 9%
CEREALES DE CONSUMO (grano, arroz, pan, etc.) 3,5% LECHE Y DERIVADOS LÁCTEOS 7%
PRODUCTOS DE LA ACUICULTURA 3% CONSERVAS VEGETALES Y ZUMOS 6%
LEGUMBRES SECAS 2,5% CAFÉ, TÉ E INFUSIONES 5%
CONSERVAS Y ZUMOS VEGETALES 2,5% AZÚCAR Y CONFITERÍA 4%
CARNES Y ELABORADOS CÁRNICOS 2,5% BEBIDAS NO ALCOHÓLICAS 3%
HUEVOS Y SUS DERIVADOS 1,5% SEMILLAS OLEOPROTEAGINOSAS 3%
LECHE Y DERIVADOS LÁCTEOS 1% HIERBAS, PLANTAS AROMÁTICAS Y MEDICINALES 2,5%
MIEL Y DERIVADOS 1% CONDIMENTOS, SALSAS Y ESPECIAS 2,5%
BOLLERÍA Y GALLETAS 1% PLATOS PREPARADOS/PRECOCINADOS 1,5%
CONDIMENTOS, ESPECIAS, CALDOS Y SOPAS 1% OTROS ALIMENTOS Y BEBIDAS ECOLÓGICOS 6,5%
OTROS ALIMENTOS Y BEBIDAS ECOLÓGICOS 10% ALIMENTACIÓN ANIMAL 14%
Fuente: MAPA

Para finalizar el análisis, el Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación (MAPA) destaca que el vino de mesa junto al aceite de oliva y cítricos son productos ecológicos que han mantenido la importante posición estratégica o de liderazgo en los mercados mundiales.

El informe completo puede descargarse aquí.

[Fuente: http://www.tecnovino.com]

Incurie politique et désastre écologique contraignent à l’exode les populations lacustres du lac de Maracaïbo. Un documentaire accablant d’Anabel Rodriguez Rios. A voir sur le site du FIFDH

«Once upon a time in Venezuela», d’Anabel Rodriguez Dios

Écrit par Antoine Duplan 

Certaines nuits, des éclairs sans tonnerre électrisent le ciel au-dessus du lac de Maracaïbo. Ces mystérieuses lumières présagent des catastrophes et l’on sait d’emblée que Once upon a time in Venezuela finira mal. Le Venezuela est un des plus gros producteurs de pétrole du monde et l’extraction de l’or noir provoque des ravages écologiques. Souillé par des résidus d’hydrocarbure, le lac étouffe sous les sédiments déposés par les forages. La végétation aquatique prolifère, les poissons crèvent, les habitant de Congo Mirador désespèrent. Ce village lacustre se vide – sur 700 familles, seules 30 s’accrochent encore à l’espoir de jours meilleurs.

Le film se construit sur l’opposition de deux figures, Tamara, une femme aisée et forte, propriétaire d’une ferme à cochon, soutien indéfectible de Hugo Chavez dont les posters ornent ses murs, et Natalie, l’institutrice en butte à des tracasseries administratives, qui fait ce qu’elle peut avec des livres qui manquent et de stylos qui ne marchent pas.

Rupture d’un pacte immémorial

Anabel Rodriguez Rios a passé sept ans à Congo Mirador pour documenter le lent pourrissement d’un mode de vie traditionnel, la rupture d’un pacte immémorial entre l’homme et la nature. Elle en ramène une tragédie banale provoquée, comme de bien entendu, par l’appât du gain et l’incurie des dirigeants.

Tamara cherche à acheter des voix avec des cadeaux et des vivres. Les autorités promettent des dragues qui ne viendront jamais, on attend vainement des tuyaux. Natalie se fait blâmer par une inspectrice tandis que Tamara comprend que tout combat est vain lorsque, reçue par un représentant de Maduro pour un déjeuner de travail elle est traitée avec condescendance et mépris.

École flottante

Situé entre la mort du socialiste Hugo Chavez, en 2013, et la chute de son successeur, Nicolas Maduro, en 2019, le film a le tort de ne pas procéder à quelques rappels historiques et politiques à l’usage des spectateurs qui, n’étant pas des spécialistes du Venezuela, peuvent perdre le fil. Ceci dit, inutile d’être un fin politologue pour constater les effets inéluctables de la corruption et de l’impéritie gouvernementales sur une population déjà aliénée par la civilisation occidentale – obésité, T-shirts de marque, organisation de concours de Miss sur le modèle états-uniens…

Il reste à assister à la prolifération exponentielle des lentilles d’eau. Congo Mirador s’en va rejoindre l’épave d’un navire échoué dans la jungle, les pilotis se brisent, les maisons s’affaissent, le temps efface le nom de Chavez peint sur la façade de Tamara, «Il n’y a plus que de la boue et des serpents»… Natalie dérive à bord de son école flottante vers de nouveaux horizons. Once upon a time in Venezuela est dédié «aux gens de  Congo Mirador, où que vous soyez»…

[Source : http://www.letemps.ch]

 

Bitácoras es la primera producción original del año 2021 de CONTAR, la plataforma pública argentina de acceso libre y gratuito.

A partir de este jueves 4 de marzo estará disponible esta serie, que cuenta con la producción de Vanessa Ragone, que entre otras películas produjo la ganadora del Oscar, El secreto de sus ojos, y obras de trascendencia internacional como La noche de los 12 años.

Vanessa Ragone, productora de “Bitácoras”

“La serie Bitácoras surgió a partir de una convocatoria que me hicieron las autoridades de contenidos públicos, Jessica Tritten y Juan Pablo Gugliotta, para pensar alguna miniserie que contara la experiencia en la pandemia. Convoqué a cinco directoras de la talla de  Albertina Carri, Julia Solomonoff, Laura Citarella, Mará Alché y Natalia Smirnoff, para que ellas, desde un punto de vista autoral y ensayístico, realizaran una observación sobre el año de la pandemia que pasó, y lo contarán desde su lugar”, contó Ragone a Nodal.

“Las llamé y les propuse trabajar con una gran libertad creativa, que cada una abordará con material propio, con material de archivo, con material rodado en su entorno cercano, con lo que le pareciera conveniente su visión como creadora, de este momento tan particular que estamos viviendo”.

Así surgieron estas cinco piezas de corta duración que componen Bitácoras2020. La delgada capa de la tierra de Albertina Carri; Hecho a mano de Julia SolomonoffDiario ruralde Laura CitarellaDespués del silencio, de María Alché y Los cuadernos de Maschwitz, de Natalia Smirnoff.

“El concepto de la producción fue darles gran libertad a cada una de ellas para que en sus propios núcleos familiares o amistosos, dentro de sus propias burbujas, pudieran encontrar los elementos necesarios para contar cada una como vivenció este año que pasó, y cómo eso se tradujo en su obra”.

Albertina Carri, realizadora de “2020. La delgada capa de la tierra”m relato que propone una mirada sobre las amenazas sobre el ambiente.

Esta decisión de que las realizadoras trabajen con mucha libertad, y asumiendo la mirada propia sobre el tiempo de pandemia, es notoria en el resultado final de los trabajos. Los mismos expresan, en la medida que son trabajos que dialogan entre sí, las muchas maneras de interpretar los cambios que este momento del mundo trajeron a lo personal y lo global. Estos cinco cortometrajes cuentan, cada uno a su manera, distintas situaciones que seguramente millones de personas, de una u otra manera, también vivimos. Lo hacen con una notable síntesis y gran potencia poética.

“De allí salieron cinco cortos ensayísticos, muy diferentes uno del otro: Albertina, con una visión muy puesta en la ecología y en los peligros abiertos al no atender ese tema; Julia trabajando sobre la virtualidad y la falta de lo presencial; Natalia Smirnoff sobre su proceso creativo; María Alche, haciendo un foco en la pandemia de una manera con tintes surrealistas; y Laura Cittarella relatando una experiencia de vida de campo para una familia de ciudad que de repente quedó un poco aislada”.

Además del estreno de esta producción, la plataforma Contar presenta un conversatorio con las cinco directoras, moderado por la periodista Sandra Igelka, realizado  en la sala Argentina del Centro Cultural Kirchner. En estas conversaciones se abordan la particular experiencia de Bitácoras y diferentes aspectos políticos, culturales y artísticos de sus carreras profesionales.

Laura Citarrella propone un relato sobre la sorpresa de la vida familiar en un entorno ajeno en “Diario Rural”.

Bitácoras se estrena en el marco del ciclo Nosotras movemos el mundo y lo transformamos, que acompaña la semana de las mujeres trabajadoras. “Cada una lo hizo a su manera y con sus recursos propios y los que tenían su entorno, porque eso era el desafío que pudieran realizarlo con su entorno personal, familiar, amistoso. Llevaron adelante las bitácoras que estamos presentando ahora. Nosotros coordinamos todo eso. Hicimos todos los trabajos técnicos de postproducción, de sonido, de color, de música. Sobre todo creo que lo más interesante del abordaje fue la libertad total que tuvieron para narrar lo que quisieran y como bien lo vieran. Y sorprendernos”, concluyó Ragone.

 

 

[Fuente: http://www.nodal.am]

El curso recorrerá la disciplina desde su surgimiento, sus enfoques teóricos y su puesta en práctica en actividades productivas diversas como la horticultura, la fruticultura, la agroforestería y la ganadería. 

El Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria (INTA), con sede en Argentina, iniciará el 1 de marzo un curso virtual y gratuito sobre agroecología, dirigido al público en general.

Según indican los organizadores el curso de seis semanas de duración no requiere conocimientos previos en el tema, y las inscripciones están abiertas en el sitio web: inta.gob.ar/eventos/mooc-agroecologia.

El curso recorrerá la disciplina desde su surgimiento, sus enfoques teóricos y su puesta en práctica en actividades productivas diversas como la horticultura, la fruticultura, la agroforestería y la ganadería.

El curso tendrá un enfoque interdisciplinario, y combina diversas áreas del conocimiento como la agronomía, ecología, antropología, ciencias del suelo, sociología y zootecnia.

El curso se destaca por su amplia accesibilidad mediante Internet, lo que habilita la participación a distancia, desde cualquier parte del mundo y sin límite de participantes, señalaron desde el INTA.

Roberto Cittadini, investigador del INTA y coordinador académico del curso, destacó que la dinámica participativa del curso se basa en la diversidad social y geográfica de los actores.

“La capacitación propone construir un enfoque de la agroecología desde la perspectiva de las ciencias agronómicas, la ecología y las ciencias sociales”, agregó.

El curso está organizado en cinco unidades que se habilitarán progresivamente a lo largo de seis semanas.

Cada semana se ofrecerán actividades individuales, colectivas y de inmersión, lo que permitirá a los participantes apropiarse del contenido y probar su comprensión.

Además, cada semana, los especialistas organizarán un evento en vivo en la plataforma para responder preguntas.

También, los especialistas se referirán a los sistemas agrícolas-ganaderos integrados de gran escala. A su vez, se hablará sobre la transición agroecológica y se cerrará la capacitación con un trabajo práctico.

Además del público en general, el curso ofrece interés para los estudiantes que quieran formarse, desde bases científicas hasta implementaciones operativas.

De igual modo, para los profesionales que deseen adquirir nuevas habilidades a partir de un sistema de contenidos flexibles basados en los últimos avances en investigación y desarrollo”.

El sector agropecuario global se enfrenta a un nuevo desafío: alimentar a un mundo cada vez más habitado, hacerlo con alimentación de calidad y revertir el impacto ambiental que se generó con la agricultura industrial.

El curso es organizado por el INTA y el Instituto Nacional de Educación Superior en Ciencias Agronómicas de Montpellier (SupAgro) de Francia.

El INTA es un organismo de investigación estatal, descentralizado con autonomía financiera​ y operativa dependiente del Ministerio de Agricultura, Ganadería y Pesca de la República Argentina.

El curso se destaca por su amplia accesibilidad mediante Internet, lo que habilita su cursada a distancia, desde cualquier parte del mundo y sin límite de participantes”, señalaron desde el INTA.

 

 

[Foto: Revista InterNos – fuente: http://www.servindi.org]

Se trata de cinco ensayos sobre la naturaleza que muestran al escritor estadounidense decimonónico en su lado más bucólico y poético, enmarcado dentro del pensamiento trascendentalista y con una erudición que actualizada se convierte en una exquisita obra literaria.

"La noche y la luz de la luna", recientemente publicado en la Argentina.

« La noche y la luz de la luna », recientemente publicado en la Argentina.

Escrito por Carlos Daniel Aletto

Los cinco ensayos sobre la naturaleza que conforman el cuidado libro « La noche y la luz de la luna » de Henry David Thoreau, recientemente publicado en la Argentina, muestran al escritor estadounidense decimonónico en su lado más bucólico y poético, enmarcado dentro del pensamiento trascendentalista y con una erudición que actualizada se convierte en una exquisita obra literaria.

La editorial Godot acaba de publicar, en una edición muy cuidada, cinco ensayos de los cuales cuatro (« La noche y la luz de la Luna », « Los colores del otoño », « La sucesión de los bosques » y « Manzanas silvestres ») formaron parte de la antología « Excursions » publicada en 1863 por « Ticknor and Fields », la prestigiosa editorial de Boston, Massachusetts. En esta nueva edición en español traducida por María Paula Vasile se suma el ensayo « El mar y el desierto ».

El libro tiene un especial encanto por presentar el pensamiento naturalista del escritor nacido en Concord, Massachusetts, en 1817, en una edición ilustrada con grabados de la naturaleza, con dos guardas en negro -una con constelaciones- al principio y al final, lo que convierte a la edición rústica de tapas blanda en un objeto vistoso, único.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense. Es conocido por su libro « Walden », una reflexión sobre la vida sencilla en un entorno natural, y por su ensayo « Desobediencia civil », un argumento a favor de la insubordinación a un Estado injusto. Sus artículos, ensayos y poesía suman más de veinte volúmenes y es su costado menos frecuentado.

Entre sus contribuciones de mayor influencia se encuentran sus escritos sobre historia natural y filosofía, donde anticipó los métodos y hallazgos de la ecología y la historia ambiental, dos fuentes del ambientalismo moderno. Su estilo literario entrelaza observación natural cercana, experiencia personal, una retórica clásica, significados cargados de simbolismos y tradición histórica, mientras muestra una sensibilidad poética, austeridad filosófica y la típico pasión americana por el pragmatismo.

A pesar de que « La noche y la luz de la Luna » es uno de los textos menos conocidos de Thoreau, con su lectura se revela que es una de las obras más significativas en cuanto a su concepción de la oposición entre naturaleza y sociedad. No solo por esto, sino por los numerosos temas que, como de costumbre, toca de forma lateral, por ejemplo la relación entre lo natural y lo civil, la reflexión que dedica a la confusión entre lo nuevo y lo viejo, lo que se construye y lo que se destruye, que, como explica en el texto, por la noche, bajo la luz lunar, se confunde.

Pero esas son particularidades, ya que en su conjunto, estos ensayos son una ilustración de una idea más genérica sobre la naturaleza que expone continuamente Thoreau en casi todos sus textos, la cual es la base de su pensamiento. El escritor sostiene que alejado del contacto de la naturaleza no hay vida humana ni reflexión, que esta sirve más que los libros y los diarios a los caminantes y a los poetas; que en la naturaleza está la ley.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense.

El ensayista muestra su amor por el mundo natural y su sentido respeto por los cambios orgánicos provocados por las estaciones. En estos ensayos, principalmente en el segundo en el libro, « Los colores del otoño », hace una lectura perfecta a medida que llega el otoño y admira el follaje multicolor. Thoreau disfruta la contemplación de las hojas de los árboles y no comprende como sus vecinos de Concord se dedican a sus actividades diarias sin siquiera echar un vistazo a las gramíneas púrpuras o los arces rojos.

El ensayo « Los colores del otoño » es una permanente oda a estos cambios, comparando las hojas rojas y amarillas con frutas maduras que parecen dulces. Las descripciones que realiza Thoreau, mientras admira los olmos, los arces y los robles escarlatas recuerdan a la poesía de Virgilio y al renacimiento bucólico de Garcilaso.

« Sus hojas están perfectamente maduras. Me pregunto si también maduran, en respuesta los hombres que viven a su sombra », escribe. El otoño recuerda al escritor que debe elevarse y respetar el mundo que nos rodea, el cual brinda belleza en su constante y pacífica evolución.

Thoreau señala que los estadounidenses se comportaban con el mundo como si vivieran en un estado de naturaleza hobbesiano, tratando de manera rutinaria las tierras que habían encontrado, como si solo se tratara de un espacio para seguir conquistado y explotando, sin reparar en los daños que pudieran resultar de este esfuerzo.

Los ensayos de este libro, y el pensamiento en general de Thoreau, discuten con la famosa promesa del clérigo John Cotton pronunciada en 1630 en las colonias americanas de Massachusetts, quien en su recordado sermón señala que « quien toma posesión de un terreno baldío y le otorga cultura y cría, es su derecho a poseerlo ». Cotton se basaba en el mensaje de Dios a Adán sobre el Paraíso en el Génesis: « Sean fructíferos y multiplíquense; llenen la tierra y sométanla; dominen a los peces del mar y a las aves del cielo, y a todos los reptiles que se arrastran por el suelo ».

El pensamiento americano alineado a Cotton, al que Thoreau se enfrentaba, sostenía que la causa del daño ambiental era la naturaleza misma, producto de las inundaciones, heladas y tormentas, así como las plagas de insectos y malas hierbas. Por lo tanto, la naturaleza estaba sujeta a una especie de deterioro que debía combatirse con atención mediante la cría y el mejoramiento.

"La noche y la luz de la Luna" es uno de los textos menos conocidos de Thoreau.

« La noche y la luz de la Luna » es uno de los textos menos conocidos de Thoreau.

Thoreau dialoga en sintonía con las ficciones clásicas de James Fenimore Cooper. En « Los pioneros », la primera de las novelas de « Leatherstocking Tales », el autor de « El último mohicano » tiene una mirada diferente sobre la naturaleza. Uno de los momentos más conmovedores de la novela es un gran incendio forestal causado por un descuido humano: la explosión de un barril de pólvora.

Cooper también se refiere al daño causado por la minería de plata, un capítulo trata detenidamente el saqueo de los leñadores durante la tala de los bosques, otro sobre la matanza desenfrenada de palomas y se detiene en el daño que genera la pesca excesiva. Este es el momento en que los norteamericanos toman consciencia de que son la fuente del daño ambiental.

Cada uno de los ensayos de están marcados por el sentido de pérdida y culpabilidad. A veces, Thoreau simplemente se entristece, como cuando observa con angustia que: « Los tiempos de la manzana silvestre pronto serán parte del pasado. Es un fruto que probablemente se extinga en Nueva Inglaterra ». Sin embargo, durante estos cinco ensayos lo domina la indignación. El libro en su totalidad es un intento de convencer a sus compatriotas para detener o revertir la autodestrucción.

Thoreau siente en el fondo la decepción que con estos escritos no podrá convencer a sus conciudadanos, al menos no en ese momento, porque todavía no ocupa un lugar para poder vigilar el comportamiento de los humanos sobre la naturaleza. Al mismo tiempo, sin embargo, el naturalista claramente espera que sus comentarios demuestren ser lo suficientemente provocativos y persuasivos como para cambiar la opinión de sus lectores.

En esta vistosa edición, además de mostrar su pensamiento filosófico y la erudición permanente, Thoreau tiene una mirada idílica sobre el mundo. Las imágenes, las metáforas con la que describe los frutos, los árboles y su mirada sobre los colores hacen de este conjunto de ensayo -que se complementa con las ilustraciones de Liliya Shlapak, Lubow Chipurko, Nikolayenko Yekaterina y Melok- una oda narrativa a la Naturaleza.

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

La marca de calzado independiente CLAE celebrará su 20 aniversario el año que viene con el lanzamiento de sus nuevas zapatillas fabricadas de cuero de cactus vegetal.

La compañía con sede en Los Ángeles está comprometida con la moda sostenible, con algunas de sus anteriores zapatillas ecológicas hechas de materiales como el cáñamo y la malla reciclada.

Los zapatos de piel de cactus son fruto de la colaboración entre CLAE y DESSERTO. Según la compañía de zapatillas, este será el primero del mundo hecho de un cactus.

El cuero se hace en Zacatecas, México, a partir de las hojas maduras del nopal (también conocido como chumbera), sin dañar la planta. Cultivado solo con minerales naturales y agua de lluvia a 2.500 metros de altura, el nopal es conocido por su baja huella ecológica y es 100% orgánico.

Las hojas se cosechan cada seis u ocho semanas para dar a la planta tiempo suficiente para regenerarse y ayudar a preservar la biodiversidad local.

Después de que las hojas maduras se cortan, pasan unos días secándose al sol antes de someterse al proceso patentado de DESSERTO que transforma la planta en un cuero vegetal suave pero duradero.

Las zapatillas Bradley Cactus también están equipadas con cordones hechos de nylon reciclado de residuos plásticos, mientras que la suela está hecha con 100% de caucho natural. Este caucho natural proviene de la savia de látex de los árboles de Hevea y se cosecha en bosques gestionados de forma sostenible. Las zapatillas también vienen empaquetadas en materiales ecológicos como el cartón reciclado.

Más información: clae.eu

[Fuente: http://www.ecoinventos.com]

El viñedo ecológico en España ha aumentado un 3,1% respecto al año 2016, alcanza 106.897 hectáreas y las empresas que elaboran vino procedente de la agricultura ecológica ascienden casi a 1.000. Son datos del Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación (MAPA) en las Estadísticas de Producción Ecológica 2017 y que ofrece el Observatorio Español del Mercado del Vino (OeMv). Asimismo proporciona datos referidos al reparto por Comunidades Autónomas, con Castilla-La Mancha a la cabeza en superficie de viñedo ecológico y Cataluña al frente del ránking en lo que a empresas vinícolas relacionadas con la agricultura ecológica se refiere.

El Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación (MAPA), ha publicado recientemente las Estadísticas de Producción Ecológica 2017 que se encuentra disponible en la web del OeMv. Según los datos del MAPA, España contaba con 2.082.173 hectáreas de superficie de producción ecológica, así hay un incremento del 3,1% respecto a la superficie de 2016. Fue en ese año cuando se superaron por primera vez los dos millones de hectáreas. En cuanto al número de operadores, asciende en 2017 a 41.871, con aumento del 5,4% respecto al mismo dato de 2016.
Tecnovino transformacion digital bodegas 1
Tecnovino vinedo ecologicoEn lo que se refiere al viñedo ecológico, destaca dentro de los cultivos permanentes con 106.897 hectáreas (el 11,2% de la superficie de viñedo total), obteniendo más de 331.082 toneladas de uvas de vinificación en 2017.

Sobre las actividades industriales relacionadas con la producción ecológica vegetal, hay registradas 6.662 industrias, entre las que destacan 2.385 relacionadas con frutas y hortalizas, 1.129 de bebidas (de las cuales 939 son bodegas y embotelladoras de vinos, +8,1%) y 854 de aceite de oliva.

Las cifras de viñedo ecológico y de bodegas y embotelladoras de la agricultura ecológica por comunidades autónomas

Los datos disponibles del MAPA y que recoge el Observatorio Español del Mercado del Vino (OeMv) ofrecen la superficie de viñedo ecológico por provincias y por comunidades autónomas. Según estos datos, Castilla-la Mancha es la comunidad con mayor superficie en 2017 (56.697 hectáreas), aunque registra una caída del -4,4% con respecto a 2016. Le sigue Cataluña, con 14.877 hectáreas (+7,4%), Murcia, con 12.250 (-0,9%) y Comunidad Valenciana, con 11.006 hectáreas (+6,3%), todas ellas por encima de las 10.000 hectáreas.

Tecnovino superficie de cultivo ecologico de la vid tabla

Tecnovino superficie de cultivo ecologico de la vid grafico
Tecnovino porcentaje superficie de vinedo ecologico CCAA tabla
Tecnovino porcentaje superficie de vinedo ecologico CCAA grafico
En cuanto al número de bodegas y embotelladoras de vino procedente de la agricultura ecológica, lidera en este caso el ránking Cataluña, con 205 industrias (+7,9%), seguida de Castilla-La Mancha con 193 industrias (+15,6%), Comunidad Valenciana, con 108 (+1,9%), y por Castilla-La Mancha, con 88 (+7,3%).
Tecnovino bodegas y embotelladoras de vinos ecologicos tabla

Tecnovino bodegas y embotelladoras de vinos ecologicos grafico

Más vinos ecológicos en el mercado y tratamiento de lo ecológico en ferias, jornadas y proyectos de investigación

Desde Tecnovino cada vez recibimos más informaciones sobre esta apuesta por el lado «eco» de las empresas del vino. Las bodegas españolas tienen sus miras puestas en los vinos ecológicos, por un lado bien haciendo la conversión de su viñedo, el total o en parte y por otro lanzando vinos o gamas de producción ecológica. Es una vertiente más de este negocio que irá a más, según se ve en los datos del MAPA. Es más las ferias y jornadas cada vez ceden más espacio o protagonismo a este aspecto. Por ejemplo Alimentaria este año sumó a su oferta el encuentro profesional de los vinos ecológicos, biodinámicos y naturales de producción orgánica certificada, Vinum Nature. Jornadas como la de la firma DIAM de la edición de 2018 se ha centrado en «Vino y ‘ecosostenibilidad’». Y por supuesto hay concursos que ponen en valor los vinos ecológicos, como Ecovino o Ecoracimo. Sin olvidar los proyectos de investigación que se fijan en la sostenibilidad como los vinculados a Life de la Unión Europea (Life Priorat+MontsantLife NADAPTALIFE + IntegralCarbon, etc), o de recuperación de variedades ancestrales e iniciativas de bodegas que investigan y contribuyen con su granito de arena a lo ecológico.

 

Dimanche dernier, la Bourse de Tel-Aviv a lancé son premier indice consacré exclusivement à des entreprises qui n’ont rien à voir avec les énergies fossiles. L’exclusion de sociétés pétrolières et gazières contribuant au réchauffement global suit le lancement par la Bourse, le mois dernier, d’un indice Cleantech  (technologies propres) qui doit permettre aux investisseurs d’identifier facilement les sociétés vertueuses sur le plan écologique. L’indice sans énergies fossiles porte sur 112 des plus grandes entreprises de différents secteurs qui sont également cotées dans l’indice général. Pour les 16 sociétés exclues de l’indice boursier vert, il existe un indice pétrolier et gazier.

L’idée de cette démarche émane du nouveau forum The Clean Money qui s’occupe de l’aspect financier de la crise climatique. Le but est d’encourager les investisseurs institutionnels comme les banques et les fonds d’investissements et de pensions à investir l’argent public dans des sociétés qui ne sont pas nocives pour le climat et nuisibles à la qualité de vie. Et, étant donné que certains de ces investisseurs achètent en masse dans les indices généraux, un indice vert est indispensable a expliqué Roy Mimran du forum israélien pour les caisses de retraites qui sont également membres du forum The Clean Money.

es énergies fossiles sont nocives pour le climat et pour la santé (photo : Pixabay)

Les énergies fossiles sont nocives pour le climat et pour la santé.

 

[Photo : Pixabay – source : http://www.israelentreleslignes.com]