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Derrière la carte postale, l’immigration illégale de jeunes Marocains en direction des îles Canaries ne cesse d’augmenter ces dernières années, malgré des initiatives gouvernementales pour dynamiser l’économie de la région
Deux jeunes scrutent la zone où un bateau transportant des migrants marocains a chaviré, lors d’une tentative de rejoindre l’Europe par la mer, à Skhirat le 12 novembre 2021 (AFP/Fadel Senna)

Deux jeunes scrutent la zone où un bateau transportant des migrants marocains a chaviré, lors d’une tentative de rejoindre l’Europe par la mer, à Skhirat le 12 novembre 2021.

Écrit par Sania Mahyou

« Avant de venir ici, je pensais que Taghazout, c’était le paradis. Le paradis des surfeurs, mais aussi des jeunes comme moi qui veulent se faire beaucoup d’argent en peu de temps. Je me disais qu’en travaillant avec les touristes, ce serait facile de sortir ma famille de la misère et, qu’enfin, mes rêves d’exil s’arrêteraient. »

Ilyas a 18 ans. Originaire de la banlieue pauvre d’Agadir (côte sud du Maroc), il a arrêté l’école tôt pour soutenir sa famille financièrement : mécanicien, peintre, ouvrier, couturier, moniteur de jet-ski, « il n’y a aucun métier que je n’aie pas fait », résume-t-il à Middle East Eye.

Mais depuis un an qu’il travaille à la gestion d’appartements destinés aux vacanciers, une idée l’obsède : tenter la traversée de l’océan Atlantique.

« Quand j’avais 15 ans, je me suis rendu seul à Nador [Nord-Est du Maroc] et je me suis jeté dans la Méditerranée. Je voulais nager jusqu’à Melilla [enclave espagnole dans le Nord du Maroc]. Mais un policier m’a vu et m’a ramené au rivage. À cause des contrôles renforcés, rejoindre Ceuta [autre enclave espagnole] et Melilla n’est plus aussi facile qu’avant. Il faut passer par le Sud. »

Pendant son temps libre, il étudie minutieusement les différents itinéraires possibles et se prépare à un périple qui devrait durer trois jours.

Cartes de Google Maps à la main, il explique qu’il compte faire la première partie du chemin en jet-ski, avant de continuer de nuit à bord d’un canot pneumatique.

Deux fois plus de migrants qu’en 2021 sur les îles Canaries

Au 31 mai 2022, 8 268 migrants avaient réussi à atteindre les îles Canaries depuis le Maroc, soit deux fois plus qu’en 2021 à la même période.

De plus, comme Ilyas, au Maroc, plus d’un candidat à l’émigration sur cinq est âgé de moins de 19 ans, selon les chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

« En Europe, tu peux accomplir tes rêves dix fois plus vite qu’au Maroc. Ici, tu t’épuises à travailler douze heures par jour pour un salaire dérisoire. Cela fait quelques années que les autorités financent la construction d’hôtels de luxe à Taghazout pendant que nous, les jeunes, on reste dans la misère », confie à MEE Sofiane, autre candidat à l’exil de 17 ans, qui travaille dans un magasin de surf et n’a pas été payé par son patron depuis trois mois.

Dans le cadre du plan Azur inauguré en 2001, les autorités marocaines annonçaient la création de six stations balnéaires à travers le pays.

Au total, ce sont plus d’un million d’euros qui ont été investis dans le village de surfeurs Taghazout Bay, dans l’optique de créer 20 000 emplois et plusieurs dizaines de milliers de lits pour les vacanciers.

Les chaînes d’hôtel de luxe Hilton, Hyatt et Marriott ont notamment choisi de s’y installer.

Parallèlement, le plan d’aménagement urbain d’Agadir lancé en 2020 prévoit de redynamiser la deuxième ville touristique du Maroc, située à peine à une dizaine de kilomètres de Taghazout, avec la création d’infrastructures dans les domaines sportif, touristique, éducatif et de la santé.

Face à ce boom économico-touristique, certains, comme Rayan, 28 ans, ont choisi de reconsidérer leurs plans d’avenir.

« Moi aussi, comme beaucoup, j’ai longtemps pensé que je n’avais pas d’avenir dans ce pays. Il y a quelques années, je me suis rendu en Grèce illégalement après avoir atterri en Turquie. J’ai pu y travailler quelques mois, avant de me faire contrôler par la police et de me faire expulser », témoigne-t-il à MEE.

Au début de cette année, Rayan a décidé d’ouvrir sa propre auberge de jeunesse sur les hauteurs de Taghazout.

« Être un harraga [un immigré clandestin], ça ne m’intéresse plus. C’est une vie de galère. On vit dans la peur permanente. Non, je préfère essayer de faire fleurir mon business dans mon pays et tenter d’immigrer plus tard, légalement cette fois. »

Parmi les raisons les plus invoquées par ceux communément appelés les « harragas » – terme qui signifie « brûleurs », de papiers et de frontières, dans les dialectes maghrébins –, on retrouve le manque de perspectives économiques.

Malgré un taux de croissance annuel de 7, 4 % en 2021, près d’un Marocain sur deux se considère « pauvre », selon une étude menée par l’Observatoire national du développement humain (ONDH) et publiée l’an dernier.

Par ailleurs, selon l’Organisation internationale du travail (OIT), 80 % des actifs marocains travaillent dans l’emploi informel, tandis que 31, 8 % des 15-24 ans sont au chômage.

En 2019, une étude menée par l’ONG Oxfam évaluait que le royaume chérifien était le pays le plus inégalitaire d’Afrique du Nord.

L’utilisation de routes migratoires alternatives

Ces dernières années, au vu des contrôles de sécurité renforcés financés par l’Union européenne, atteindre l’Europe par voie terrestre ou en traversant la Méditerranée est devenu de plus en plus difficile, ce qui a poussé les candidats à l’émigration à trouver des routes alternatives.

Ainsi, les embarcations en provenance du Maroc sont de plus en plus nombreuses à s’élancer sur les flots de l’océan Atlantique depuis des recoins plus éloignés des îles Canaries, afin de réduire les chances de se faire repérer par les garde-côtes.

Des associations dénoncent l’extrême dangerosité de ces nouveaux itinéraires, comme l’ONG Caminando Fronteras qui avait recensé en 2021 près de 4 400 personnes mortes ou disparues sur les routes maritimes vers l’Espagne, dont 90 % en direction des îles Canaries.

Néanmoins, le phénomène des « harragas 2.0 » ne cesse de se développer et des vidéos postées sur la toile indiquent en dialecte local la marche à suivre pour atteindre l’Europe depuis différentes régions du Maroc, dont celle du Souss, où se situent Taghazout et Agadir.

Sofiane l’assure, il y a de nombreux points de partance depuis les côtes marocaines : « Je peux vous citer au moins trois ou quatre villages depuis lesquels des jeunes Marocains montent sur des embarcations la nuit, en plus de ceux qui tentent de se cacher dans des paquebots du port d’Agadir. »

Leurs amis partis avant eux leur montrent la voie à suivre : « Ça marche par le bouche-à-oreille. Untel qui connaît untel qui connaît quelqu’un qui a réussi à traverser et qui lui explique comment faire. Ceux qui sont arrivés en Europe, ils ont l’air d’être heureux. Tu les vois bien habillés, en train de sourire sur les photos, ils se font en une semaine l’argent que je me fais en un an. »

Mais cette réussite apparente cache souvent une autre façade, celle de l’exclusion sociale, du racisme, des difficultés socio-économiques et de la peur constante de l’expulsion.

De fait, comme l’expliquait le chef de la police des îles Canaries Rafael Martinez lors d’une Conférence sur l’immigration en mai, les migrants sont pour certains expulsés très rapidement, « en moins de 72 heures ».

De plus, toujours selon Martinez, depuis le dégel en mars 2022 des relations diplomatiques entre Madrid et Rabat, suspendues un an plus tôt, les contrôles policiers ont repris de plus belle, avec une baisse drastique du nombre d’arrivées entre janvier – 3 194 migrants avaient débarqué sur les îles Canaries – et mars, où ce chiffre était tombé à 375.

Pourtant, pour Rayan, rien ne suffira à arrêter les candidats à l’exil. « Ils sont persuadés qu’en Europe, c’est mieux qu’ici. Certains n’ont pas peur d’y laisser leur vie. Bien sûr, ils ont tort, parce que là-bas, ils seront confrontés au racisme, à la barrière de la langue, aux gens qui profiteront de leur misère. Mais quand je leur dis ça, ils ne me croient pas », constate-t-il.

« Ils veulent voir la misère européenne de leurs propres yeux, comme si, ailleurs, la misère était plus belle. »

[Photo : AFP/Fadel Senna – source : http://www.middleeasteye.net]

“Hace muy bien entonces Gabriel Boric en cuestionar al Estado de Israel por su carácter colonial, lo que no tiene nada que ver con ser antisemita, como plantea de manera infundada la Comunidad Judía de Chile”.

Escrito por Andrés Kogan Valderrama

A propósito de que el presidente Gabriel Boric decidiera no recibir al embajador de Israel en Chile, para la entrega de sus cartas credenciales, luego del asesinato de un menor de edad palestino, resultan bastante injustas las críticas que ha tenido que recibir por parte de algunos sectores.

Lo planteo ya que rápidamente fue tildado de antisemita por parte de la Comunidad Judía de Chile (1); y también de judeofóbico, por algunos personajes públicos, como es el caso del abogado Ricardo Israel (2).

De ahí que me parezca profundamente difamatorio, que apelen a un juicio de esa índole tan grave, a alguien que jamás ha sostenido un discurso de odio contra el pueblo judío ni ningún otro, sino muy por el contrario, ha defendido de manera irrestricta los derechos humanos en distintos lugares en el mundo.

Es cosa de revisar un poco las distintas críticas que ha realizado Gabriel Boric a diferentes Estados en el mundo, no solo al Estado de Israel por violaciones a los derechos humanos, como son los casos de Colombia, Cuba, Venezuela, Nicaragua, Rusia, Estados Unidos, Irán, China y Chile, como lo hizo nuevamente en su discurso en la Sesión Plenaria de la Asamblea General de la ONU (3).

Es cosa de revisar un poco las distintas críticas que ha realizado Gabriel Boric a diferentes Estados en el mundo, no solo al Estado de Israel por violaciones a los derechos humanos, como son los casos de Colombia, Cuba, Venezuela, Nicaragua, Rusia, Estados Unidos, Irán, China y Chile, como lo hizo nuevamente en su discurso en la Sesión Plenaria de la Asamblea General de la ONU (3).

Por lo mismo, la comunidad judía de Chile podrá estar en desacuerdo con la crítica de Boric al Estado de Israel, por su carácter colonial y racista contra el pueblo palestino, la cual muchas y muchos compartimos, pero de ahí a tildarlo de antisemita me parece un despropósito.

Lo digo ya que se banaliza el concepto de antisemitismo y se le vacía de contenido, lo que no hace otra cosa que ofender la memoria de millones de judíos que a lo largo de la historia han sido discriminados, humillados, perseguidos y asesinados por el solo hecho de ser judíos.

Además, a modo de comprensión del concepto, si bien el antijudaísmo tiene raíces históricas que vienen desde los inicios de la cristiandad y la idea de que los judíos traicionaron a Cristo, el antisemitismo moderno, originado en Europa en el siglo XIX, tiene ciertas características especiales, ante la formación de los Estados-nación modernos.

En consecuencia, el rechazo a los judíos desde la época moderna no tiene que ver con un rechazo religioso propiamente tal, sino con un rechazo racista, que construyó la idea de que los judíos eran personas apátridas, impuras y no confiables, que ponían en peligro la soberanía nacional, al ser quienes desestabilizaban el orden existente, a través del control de la economía, los medios de información y el dinero, en beneficio propio.

Es cosa de revisar los discursos racistas y conspirativos de parte del zarismo en Rusia y del nacionalsocialismo en Alemania por ejemplo, en donde ambos responsabilizaban a los judíos de las crisis existentes, de todos los males y de querer controlar el mundo, como se puede ver fácilmente en Los Protocolos de los Sabios de Sion y en Mi Lucha de Adolf Hitler.

Lo paradójico de todo esto es que justamente desde ese nacionalismo homogeneizador y racista occidental, nacido en Europa en el siglo XIX, e impuesto al resto del mundo contra los judíos y otros pueblos, que surgió también un movimiento nacionalista judío, llamado sionismo, que luego del genocidio y horror del Holocausto, concretaría el nacimiento del Estado de Israel.

A partir de ahí en adelante, con la creación del Estado de Israel, se construyó desde la negación de un otro palestino, expulsando a cientos de miles de ellos de sus casas en 1948 (Nakba) y colonizando prácticamente todo el territorio, con la ocupación de 1967.

Es desde ese colonialismo israelí, que hasta el día de hoy no ha cesado y se ha profundizado incluso, a pesar de las innumerables violaciones al derecho internacional y condenas desde Naciones Unidas, como manifestó en reiteradas ocasiones la ex alta comisionada para los derechos humanos, Michelle Bachelet (4).

Con esto no se trata de que los judíos en el mundo no tengan derecho a tener un Estado y a vivir dentro de fronteras seguras, como ciertos discursos fundamentalistas islámicos lo plantean, pero eso no justifica el colonialismo de asentamientos y apartheid que se ha implantado en territorios palestinos.

Hace muy bien entonces Gabriel Boric en cuestionar al Estado de Israel por su carácter colonial, lo que no tiene nada que ver con ser antisemita, como plantea de manera infundada la comunidad judía de Chile, como también lo ha hecho el gobierno israelí, ante cualquier crítica política de este tipo de alguna persona.

Se podrá decir que ciertas críticas al Estado de Israel se mezclan con argumentos antisemitas de ciertos sectores de izquierda antisionistas, al referirse sobre un supuesto complot judío en Chile, como ha planteado el alcalde de la comuna de Recoleta, Daniel Jadue, en reiteradas ocasiones, pero Gabriel Boric jamás ha señalado su crítica de esa forma racista.

Para finalizar, como persona con apellido de origen judío e hijo de padre judío, me avergüenza mucho que se use el antisemitismo como argumento para descalificar cualquier crítica al Estado de Israel, ya que judíos y no judíos tenemos el deber de defender los derechos humanos y oponernos al racismo sea donde sea, como lo ha venido haciendo Gabriel Boric todos estos años.

1: https://www.t13.cl/noticia/politica/comunidad-judia-chile-impasse-pdte.-boric-corresponde-gobierno-pida-disculpas

2: https://www.infobae.com/america/opinion/2022/09/18/la-judeofobia-de-boric/

3: https://www.youtube.com/watch?v=LlrZR3qbp8Y&feature=youtu.be

 

[Fuente: http://www.lemondediplomatique.cl]

 

Escrito por Marcello Musto

En febrero de 1867, después de más de dos décadas de trabajo hercúleo, Marx finalmente pudo darle a su amigo Friedrich Engels la tan esperada noticia de que había terminado la primera parte de su crítica a la economía política. Posteriormente, Marx viajó de Londres a Hamburgo para entregar el manuscrito del Volumen I (“El proceso de producción del capital”) de su magnum opus y, de acuerdo con su editor Otto Meissner, se decidió que El Capital se presentaría en tres partes. Rebosante de satisfacción, Marx escribió que la publicación de su libro era, “sin duda, el misil más terrible que se haya lanzado hasta ahora contra las cabezas de la burguesía”.

A pesar del largo trabajo de redacción antes de 1867, la estructura de El Capital se ampliaría considerablemente en los años siguientes, y el Volumen I también continuó absorbiendo energías significativas por parte de Marx, incluso después de su publicación. Uno de los ejemplos más evidentes de este compromiso fue la traducción francesa de El Capital publicada en 44 entregas entre 1872 y 1875. Este volumen no era una mera traducción, sino una versión ‘totalmente revisada por el autor’ en la que Marx también profundizó el apartado sobre el proceso de acumulación del capital, y desarrolló mejor sus ideas sobre la distinción entre ‘concentración’ y ‘centralización’ del capital.

La búsqueda de la versión definitiva del Volumen I

Tras algunas interrupciones debido a su mala salud, y de un período de intensa actividad política de la Asociación Internacional de Trabajadores, Marx se puso a trabajar en una nueva edición de El Capital, Volumen I, a principios de la década de 1870. Insatisfecho con la forma en que había expuesto la teoría del valor, pasó diciembre de 1871 y enero de 1872 reescribiendo lo que había publicado en 1867. En 1872 salió una reimpresión de Das Kapital que incluía los cambios efectuados por Marx. Ese año fue especialmente importante para la difusión de El Capital, ya que vio aparecer también las traducciones al ruso y al francés. Esta fue encomendada a Joseph Roy, que previamente había traducido algunos textos del filósofo alemán Ludwig Feuerbach, y apareció en entregas gracias al editor Maurice Lachâtre. La primera se publicó hace 150 años, el 17 de septiembre.

Marx estuvo de acuerdo en que sería bueno publicar una « edición popular barata ». “Aplaudo tu idea de publicar la traducción […] en entregas periódicas”, escribió. “De esta forma, el libro será más accesible a la clase trabajadora y para mí esa consideración supera cualquier otra”, argumentó con su editor. Consciente, sin embargo, de que había un ‘reverso’ de la moneda, anticipó que el ‘método de análisis’ que había usado ‘haría ardua para algunos la lectura de los primeros capítulos’, y que los lectores podrían ‘desanimarse’ si eran ‘incapaces de seguir adelante al comenzar’. No creía que pudiera hacer nada en relación con esta « desventaja », « aparte de alertar y advertir a los lectores preocupados por la verdad. No existe un camino real hacia el aprendizaje, y los únicos que tienen alguna posibilidad de alcanzar sus picos iluminados por el sol son aquellos que no temen agotarse mientras suben los empinados caminos ascendentes”.

Al final, Marx tuvo que dedicar mucho más tiempo a la traducción de lo que inicialmente había planeado para la corrección de las pruebas. Como escribió al economista ruso Nikolai Danielson, Roy “a menudo traducía demasiado literalmente” y le obligaba a “reescribir pasajes completos en francés, para hacerlos más aceptables al público francés”. A principios de ese mes, su hija Jenny le había dicho al amigo de la familia Ludwig Kugelmann que su padre estaba « obligado a hacer innumerables correcciones », reescribiendo « no solo oraciones completas sino páginas enteras ». Posteriormente, Engels escribió en una línea similar a Kugelmann que la traducción francesa había resultado ser un « verdadero tormento » para Marx y que « más o menos tuvo que reescribir todo desde el principio ».

Además, al revisar la traducción, Marx decidió introducir algunas adiciones y modificaciones. En la posdata de Le Capital, no dudó en atribuirle “un valor científico independiente del original” y afirmó que la nueva versión “debería ser consultada incluso por lectores familiarizados con el libro en alemán”. El punto más interesante, especialmente por su valor político, se refiere a la tendencia histórica de la producción capitalista. Si en la edición anterior de El Capital Marx había escrito que « el país más desarrollado industrialmente se limita a mostrar a los menos desarrollados la imagen de su propio futuro », en la versión francesa las palabras en cursiva fueron sustituidas por « a los que les siguen en el ascenso de la escala de la industrialización ». Esta aclaración limitó la tendencia del desarrollo capitalista exclusivamente a los países occidentales que ya estaban industrializados.

Ahora era plenamente consciente de que el esquema de progresión lineal a través de los « modos de producción asiático, antiguo, feudal y el moderno modo de producción burgués », que había perfilado en el Prefacio a Una contribución a la crítica de la economía política, en 1859, era inadecuado para comprender el movimiento de la historia y que, en efecto, era aconsejable alejarse de cualquier filosofía de la historia. No vio el desarrollo histórico en términos de un progreso lineal inquebrantable hacia un fin predefinido. La concepción multilineal más pronunciada que Marx desarrolló en sus últimos años lo llevó a mirar aún más atentamente las especificidades históricas y la desigualdad del desarrollo político y económico en diferentes países y contextos sociales. Este enfoque ciertamente incrementó las dificultades a las que se enfrentó en el ya accidentado curso de completar el segundo y tercer volumen de El Capital. En la última década de su vida, Marx emprendió investigaciones exhaustivas de sociedades fuera de Europa y se expresó sin ambigüedades contra los estragos del colonialismo. Es un error sugerir lo contrario. Marx criticó a los pensadores que, al tiempo que destacaban las consecuencias destructivas del colonialismo, utilizaban categorías propias del contexto europeo en su análisis de las áreas periféricas del globo. Advirtió varias veces contra aquellos incapaces de observar las distinciones necesarias entre los fenómenos y, especialmente después de sus avances teóricos en la década de 1870, desconfiaba mucho a la hora de transferir categorías interpretativas a campos históricos o geográficos completamente diferentes. Todo esto es más claro gracias a Le Capital.

En una carta de 1878, en la que Marx sopesaba los aspectos positivos y negativos de la edición francesa, le escribió a Danielson que contenía « muchos cambios y adiciones importantes », pero que « también se había visto obligado a veces -principalmente en el primer capítulo- a simplificar el asunto ». Engels era de esta opinión y no incluyó todos los cambios hechos por Marx en la cuarta edición alemana de El Capital que publicó en 1890, siete años después de la muerte de Marx. Marx no pudo terminar una revisión final de El Capital, Volumen I, que incluyera las correcciones y añadidos con los que pretendía mejorar su libro. De hecho, ni la edición francesa de 1872-75, ni la tercera edición alemana –que se publicó en 1881– pueden considerarse la versión definitiva que a Marx le hubiera gustado que fuera.

Marx a través de Le Capital

Le Capital tuvo una importancia considerable para la difusión de la obra de Marx en todo el mundo. Se utilizó para la traducción de muchos extractos a varios idiomas, el primero en inglés, por ejemplo. De manera más general, Le Capital representó la primera puerta de acceso a la obra de Marx para lectores de varios países. La primera traducción al italiano –publicada entre 1882 y 1884– se hizo directamente de la edición francesa, al igual que la traducción aparecida en Grecia, en 1927. En el caso del español, Le Capital permitió sacar algunas ediciones parciales y dos traducciones completas: una en Madrid, en 1967, y otra en Buenos Aires, en 1973. Dado que el francés era más conocido que el alemán, fue gracias a esta versión que la crítica de la economía política de Marx pudo llegar a muchos países de Hispanoamérica más rápidamente. Casi lo mismo ocurría con los países de habla portuguesa. En el mismo Portugal, El Capital circuló solo a través de la pequeña cantidad de copias disponibles en francés, hasta que apareció una versión abreviada en portugués poco antes de la caída de la dictadura de Salazar. En general, a los activistas políticos e investigadores tanto en Portugal como en Brasil les resultó más fácil acercarse a la obra de Marx a través de la traducción al francés que la original. Las pocas copias que llegaron a los países africanos de habla portuguesa también estaban en ese idioma.

El colonialismo también dio forma en parte a los mecanismos por los cuales El Capital estuvo disponible en el mundo árabe. Mientras que en Egipto e Irak fue el inglés el idioma que más se utilizó en la difusión de la cultura europea, la edición francesa desempeñó un papel más destacado en otros lugares, especialmente en Argelia, que en la década de 1960 fue un centro importante para facilitar la circulación de ideas marxistas en los « países no alineados”. La importancia de Le Capital se extendió también a Asia, como lo demuestra el hecho de que la primera traducción vietnamita del Volumen I, publicado entre 1959 y 1960, se realizó a partir de la edición francesa.

Esta, además de ser consultada a menudo por traductores de todo el mundo y ser cotejada con la edición de 1890 publicada por Engels, que se convirtió en la versión estándar de Das Kapital, la traducción francesa ha servido de base para traducciones completas de El Capital a ocho idiomas. Ciento cincuenta años después de su primera publicación, continúa siendo una fuente de debate estimulante entre académicos y activistas interesados ​​en la crítica de Marx al capitalismo.

En una carta a su antiguo camarada Friedrich Adolph Sorge, el propio Marx comentó que con Le Capital había “consumido tanto [de su] tiempo que no volvería a colaborar de ninguna manera en una traducción”. Eso es exactamente lo que sucedió. El esfuerzo y las molestias necesarios para producir la mejor versión francesa posible fueron realmente notables. Pero podemos decir que fueron bien recompensados. Le Capital ha tenido una circulación significativa, y los añadidos y cambios realizados por Marx, durante la revisión de su traducción, contribuyeron a la dimensión anticolonial y universal de El Capital que está siendo ampliamente reconocida hoy en día gracias a algunas de las más novedosas y perspicaces contribuciones en los estudios de Marx.

 

Marcello Musto es catedrático de Sociología en la York University (Toronto). Sus escritos han sido traducidos a veinticinco idiomas y están disponibles en http://www.marcellomusto.org. Su última monografía es Karl Marx, 1881-1883. El último viaje del Moro (Siglo XXI, 2020).

Traducción: G. Buster

[Fuente: sinpermiso.info]

No 150° aniversário da publicação da tradução francesa de « O Capital », Marcello Musto escreve sobre a participação ativa de Marx no processo de tradução e comenta a fortuna crítica desta tradução/nova edição no mundo.

Por Marcello Musto

Em fevereiro de 1867, depois de mais de duas décadas de trabalho hercúleo, Marx finalmente pôde dar a seu amigo Friedrich Engels a tão esperada notícia de que a primeira parte de sua crítica à economia política estava finalizada. A partir daí, Marx viajou de Londres a Hamburgo para entregar o manuscrito do Volume I (“O processo de produção do Capital”) de sua magnum opus e, de acordo com seu editor Otto Meissner, foi decidido que O Capital seria lançado em três partes. Cheio de satisfação, Marx escreveu que a publicação de seu livro foi “sem dúvida, o mais terrível míssil que já foi lançado contra as cabeças da burguesia”.

Apesar do longo trabalho de escrita antes de 1867, a estrutura do Capital seria consideravelmente expandida nos anos seguintes, e o Volume I também continuou a absorver um empenho significativo por parte de Marx, mesmo após sua publicação. Um dos exemplos mais evidentes desse compromisso foi a tradução francesa de O Capital, publicada em 44 fascículos entre 1872 e 1875. Este volume não era uma mera tradução, mas uma versão “totalmente revisada pelo autor” na qual Marx também aprofundou a seção sobre o processo de acumulação de capital e desenvolveu melhor suas ideias sobre a distinção entre “concentração” e “centralização” do capital.

A busca pela versão definitiva do Volume I

Depois de algumas interrupções devido à sua saúde precária, e após um período de intensa atividade política para a Associação Internacional dos Trabalhadores, Marx passou a trabalhar em uma nova edição do CapitalVolume I, no início da década de 1870. Insatisfeito com a maneira como havia exposto a teoria do valor, passou dezembro de 1871 e janeiro de 1872 reescrevendo o que havia publicado em 1867. Em 1872, uma reimpressão de Das Kapital foi lançada e incluía as mudanças feitas por Marx. Esse ano foi de fundamental importância para a divulgação do Capital, pois também viu nascer as traduções russa e francesa. Confiadas a Joseph Roy, que já havia traduzido alguns textos do filósofo alemão Ludwig Feuerbach, as traduções apareceram em lotes com o editor Maurice Lachâtre. O primeiro foi publicado há 150 anos, em 17 de setembro.

Marx concordou que seria bom lançar uma “edição popular e barata”. “Aplaudo sua ideia de publicar a tradução […] em parcelas periódicas”, escreveu. “Dessa forma o livro será mais acessível à classe trabalhadora e para mim essa consideração supera qualquer outra”, argumentou com seu editor. Consciente, no entanto, de que havia “outro lado reverso” da moeda, ele antecipou que o “método de análise” que ele havia usado iria “tornar uma leitura um tanto árdua nos primeiros capítulos”, e que os leitores poderiam “desanimar” quando eles fossem “incapazes de seguir em frente na leitura logo de cara”. Ele não sentia que pudesse fazer nada sobre essa “desvantagem”, “além de alertar e prevenir os leitores preocupados com a verdade. Não há estrada real para o aprendizado e os únicos com alguma chance de alcançar seus picos ensolarados são aqueles que não temem a exaustão ao subir os caminhos íngremes”.

No final, Marx teve que gastar muito mais tempo na tradução do que havia planejado inicialmente para a correção da prova. Como escreveu ao economista russo Nikolai Danielson, Roy “muitas vezes traduziu de forma muito literal” e o forçou a “reescrever passagens inteiras em francês, para torná-las mais palatáveis ​​para o público francês”. No início daquele mês, sua filha Jenny disse ao amigo da família Ludwig Kugelmann que seu pai era “obrigado a fazer inúmeras correções”, reescrevendo “não apenas frases inteiras, mas páginas inteiras”. Subsequentemente, Engels escreveu na mesma linha de Kugelmann que a tradução francesa se havia mostrado um “verdadeiro trabalho árduo” para Marx e que ele “mais ou menos teve que reescrever a coisa toda desde o início”.

Além disso, ao revisar a tradução, Marx decidiu introduzir alguns acréscimos e modificações. No posfácio de Le Capital, ele não hesitou em atribuir-lhe “um valor científico independente do original” e afirmou que a nova versão “deveria ser consultada até mesmo por leitores familiarizados com o alemão”. O ponto mais interessante, sobretudo pelo seu valor político, diz respeito à tendência histórica da produção capitalista. Se na edição anterior do Capital Marx havia escrito que “o país mais desenvolvido industrialmente só mostra, aos menos desenvolvidos, a imagem de seu próprio futuro”, na versão francesa as palavras em itálico foram substituídas por “àqueles que o seguem até a escada industrial”. Esse esclarecimento limitou a tendência do desenvolvimento capitalista apenas aos países ocidentais já industrializados.

Ele agora estava plenamente consciente de que o esquema de progressão linear através dos “modos de produção burgueses asiáticos, antigos, feudais e modernos”, que ele havia desenhado no Prefácio de Uma Contribuição à Crítica da Economia Política, em 1859, era inadequado para uma compreensão do movimento da história, e que era de fato aconselhável evitar qualquer filosofia da história. Ele não via o desenvolvimento histórico em termos de progresso linear inabalável em direção a um fim predefinido. A concepção multilinear mais pronunciada que Marx desenvolveu em seus últimos anos levou-o a olhar ainda mais atentamente para as especificidades históricas e as desigualdades do desenvolvimento político e econômico em diferentes países e contextos sociais. Essa abordagem certamente aumentou as dificuldades que ele enfrentou no já acidentado percurso de conclusão do segundo e terceiro volumes do Capital. Na última década de sua vida, Marx realizou investigações minuciosas de sociedades fora da Europa e expressou-se inequivocamente contra os estragos do colonialismo. É um erro sugerir o contrário. Marx criticou os pensadores que ao destacar as consequências destrutivas do colonialismo utilizaram em suas análises das áreas periféricas do globo categorias peculiares ao contexto europeu. Ele alertou várias vezes contra aqueles que não conseguiram observar as distinções necessárias entre os fenômenos e, especialmente após seus avanços teóricos na década de 1870, ele foi altamente cauteloso ao transferir categorias interpretativas para campos históricos ou geográficos completamente diferentes. Tudo isso fica mais claro graças a Le Capital.

Em uma carta de 1878, na qual Marx pesava os lados positivos e negativos da edição francesa, ele escreveu a Danielson que ela continha “muitas mudanças e acréscimos importantes”, mas que ele também fora “às vezes obrigado – principalmente no primeiro capítulo – a simplificar o assunto”. Engels era dessa opinião e não incluiu todas as mudanças feitas por Marx na quarta edição alemã do Capital que publicou em 1890, sete anos após a morte de Marx. Marx não conseguiu completar uma revisão final do Capital – Volume I, que incluía as melhorias e acréscimos que pretendia aprimorar seu livro. De fato, nem a edição francesa de 1872-75, nem a terceira edição alemã – que saiu em 1881 – podem ser consideradas a versão definitiva que Marx gostaria que fosse.

Marx através de Le Capital

Le Capital teve considerável importância para a difusão da obra de Marx pelo mundo. Foi usado para a tradução de muitos extratos em vários idiomas – o primeiro em inglês, por exemplo. De maneira mais geral, Le Capital representou a primeira porta de entrada para a obra de Marx para leitores em vários países. A primeira tradução italiana – publicada entre 1882 e 1884 – foi feita diretamente da edição francesa, assim como a tradução que apareceu na Grécia, em 1927. No caso do espanhol, Le Capital possibilitou algumas edições parciais e duas traduções completas: uma em Madri, em 1967, e outra em Buenos Aires, em 1973. Como o francês era mais conhecido do que o alemão, foi graças a essa versão que a crítica de Marx à economia política pôde chegar a muitos países da América hispânica mais rapidamente. O mesmo aconteceu com os países de língua portuguesa. Em Portugal mesmo, O Capital circulou apenas pelo pequeno número de exemplares disponíveis em francês, até que uma versão resumida em português apareceu pouco antes da queda da ditadura de Salazar. Em geral, ativistas políticos e pesquisadores em Portugal e no Brasil acharam mais fácil abordar a obra de Marx pela tradução francesa do que pelo original. Os poucos exemplares que chegaram aos países africanos de língua portuguesa também eram nessa língua.

O colonialismo também moldou parcialmente os mecanismos pelos quais O Capital se tornou disponível no mundo árabe. Enquanto no Egito e no Iraque foi o inglês que mais se destacou na difusão da cultura europeia, a edição francesa teve um papel mais proeminente em outros lugares, especialmente na Argélia, que na década de 1960 foi um importante centro para facilitar a circulação de ideias marxistas em países “não alinhados”. A importância de Le Capital estendeu-se também à Ásia, como demonstrado pelo fato de que a primeira tradução vietnamita do Volume I, publicada entre 1959 e 1960, foi realizada com base na edição francesa.

Assim, além de ser frequentemente consultada por tradutores de todo o mundo e confrontada com a edição de 1890 publicada por Engels, que se tornou a versão padrão de Das Kapital, a tradução francesa serviu de base para traduções completas do Capital em oito idiomas. Cento e cinquenta anos desde sua primeira publicação, continua sendo fonte de debate estimulante entre estudiosos e ativistas interessados ​​na crítica de Marx ao capitalismo.

Em uma carta ao seu companheiro de longa data Friedrich Adolph Sorge, o próprio Marx observou que Le Capital “consumiu tanto [seu] tempo que [ele] não colaboraria novamente de forma alguma em uma tradução”. Isso é exatamente o que aconteceu. O trabalho e o sofrimento que ele depositou para produzir a melhor versão francesa possível foram realmente notáveis. Mas podemos dizer que foram bem recompensados. Le Capital teve uma circulação significativa, e os acréscimos e mudanças feitas por Marx, durante a revisão de sua tradução, contribuíram para a dimensão anticolonial e universal do Capital, que hoje se torna amplamente reconhecida graças a algumas das contribuições mais recentes e perspicazes nos estudos de Marx.

Tradução de Marcelo Bamonte para o Blog da Boitempo.


O velho Marx: uma biografia de seus últimos anos (1881-1883), de Marcello Musto

O velho Marx apresenta uma análise perspicaz dos anos finais e ainda pouco explorados da vida de Karl Marx. Combinando rigorosa abordagem acadêmica com uma escrita acessível, Marcello Musto derruba a lenda de que a partir de meados de 1870, devido a problemas de saúde e dificuldades pessoais, o filósofo alemão teria suspendido quase inteiramente sua pesquisa. Ao contrário, ele não só deu continuidade a seu trabalho, mas estendeu-o a novas disciplinas e a outras áreas do planeta. A partir do estudo de manuscritos que vieram a público recentemente e ainda não foram traduzidos do alemão nem publicados em livro, Musto demonstra que Marx passa a interessar-se por antropologia, pelas sociedades não ocidentais e pela crítica ao colonialismo europeu.

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Marcello Musto é professor de Sociologia na York University, em Toronto, Canadá. Suas publicações, disponíveis em seu site, foram traduzidas em vinte e cinco idiomas. Pela Boitempo publicou Trabalhadores, uni-vos!: antologia política da I Internacional e O velho Marx: uma biografia de seus últimos anos (1881-1883), além de colaborações com a revista Margem Esquerda.

 

 

[Fonte: http://www.blogdaboitempo.com.br]

Agora, a globalização reflui e a tendência mundial a um novo nacionalismo parece clara. Na América Latina, esquerda tem nova chance. Mas o maior país da região – tão marcado pela herança colonial – estará pronto a exercer o papel que lhe cabe?

 

Durante um século a dinâmica da sociedade moderna foi governada por um ‘duplo movimento’: o mercado se expandia continuamente, mas esse movimento era enfrentado por um contramovimento que cerceava essa expansão em direções definidas. Embora tal contramovimento fosse vital para a proteção da sociedade, ele era, em última análise incompatível com a autorregulação do mercado e, portanto, com o próprio sistema de mercado” – Polanyi, K. “A Grande Transformação”. Editora Campus, Rio de Janeiro. 1980, p: 137

Escrito por José Luís Fiori

Em 1944, o cientista social austro-húngaro, Karl Polanyi (1886-1964), formulou uma hipótese extremamente instigante sobre a evolução das sociedades liberais e das economias de mercado que se formaram na Europa nos séculos XVIII e XIX. Para Polanyi, estas sociedades são movidas por duas grandes forças que atuam de forma simultânea e contraditória apontando a um só tempo, na direção da abertura, desregulação e internacionalização dos seus mercados e dos seus capitais, e na direção da proteção, regulação estatal e nacionalização destes mesmos mercados. Karl Polanyi nunca disse que se tratava de um movimento pendular ou cíclico, nem tampouco de uma lei de sucessão universal e obrigatória da história do capitalismo. Mesmo assim, este “duplo movimento” parece manifestar-se quase sempre na forma de uma sucessão temporal, onde os “surtos internacionalizantes” do capitalismo promovem o aumento simultâneo da desigualdade entre os povos e as nações e acabam provocando uma “reversão protecionista” das economias, sociedades, da natureza e dos Estados nacionais que reforçam nestes períodos sua luta pela soberania e independência com relação aos demais Estados do sistema e, em particular, com relação ao poder imperial ou hegemônico das Grandes Potências. Pelo menos foi isto que aconteceu na Europa no fim do século XIX e início do século XX: um grande movimento de internacionalização liberal do capitalismo foi sucedido por infinitas revoltas sociais e uma violenta reversão nacionalista. E nesta terceira década do século XXI, já ninguém mais tem dúvida de que está em curso em todo o mundo capitalista uma nova “inflexão nacionalista”, e uma universalização de revoltas sociais que se propagam por todos os lados exigindo a intervenção dos Estados e de suas políticas públicas para reverter a catástrofe social provocada pela globalização neoliberal das décadas anteriores.

Nunca se sabe de antemão qual é a causa imediata e o momento preciso em que começam estas ondas, seja numa direção seja na outra. Mas neste início do século XXI, não há dúvida de que os sinos começaram a dobrar anunciando a “morte da globalização” no momento em que os Estados Unidos desencadearam suas “guerras sem fim”, logo no início do novo século e, mais ainda, no momento em que explodiu a grande crise econômico-financeira de 2008, cujos efeitos sociais e ecológicos adversos foram exponenciados pelas políticas anticíclicas dos próprios norte-americanos e seus principais sócios do G7. E foi sobre este pano de fundo já instalado que repercutiram os efeitos multiplicadores da pandemia de covid-19, e da recente Guerra da Ucrânia, completando a ruptura das cadeias globais de produção e comércio – sobretudo, de energia, grãos e tecnologias de ponta – acelerando a chegada da nova “era nacionalista”. O que surpreendeu muitos analistas foi o fato de que tenham sido os próprios Estados Unidos que assumiram a partir de 2017 – em particular durante o governo de Donald Trump – a liderança mundial da reação nacionalista contra o movimento internacionalizante que eles mesmos desencadearam e lideraram a partir da década de 70 do século passado. Depois de Trump, o governo de Joe Biden se propôs retomar o caminho do liberal-internacionalismo, mas ele mesmo percebeu rapidamente que esta proposta já havia esgotado seu potencial expansivo e que não lhe restava outro caminho que não fosse o do “nacionalismo econômico” e da proteção social da população americana por cima de qualquer outro objetivo internacionalista que não seja o das suas próprias guerras imperiais ao redor do mundo. Apesar disto, e a menos de uma guerra atômica que seria catastrófica para toda a humanidade, o mais provável é que os Estados Unidos mantenham sua presença militar e sua centralidade global durante o século XXI. Apesar de que seja visível e notória a sua perda de liderança fora do seu círculo de aliados e vassalos mais próximos, zona onde se situa tradicionalmente a América Latina, e de forma muito particular, o Brasil que sempre operou como ponto de lança dos Estados Unidos dentro do continente latino.

Mesmo assim, a América Latina é hoje um dos poucos lugares do mundo onde a revolta social contra o fracasso da globalização neoliberal vem sendo capitalizada pelas forças progressistas e por coalizões de governo com participação de partidos de esquerda. Serão grandes os desafios e as dificuldades que enfrentarão esses novos governos de esquerda, num contexto internacional de crise econômica e de guerra entre as grandes potências. Mas ao mesmo tempo – segundo a hipótese de Karl Polanyi – este momento poderá transformar-se numa oportunidade extraordinária para América Latina avançar na luta, conquista e consolidação de sua soberania dentro do sistema internacional. Os Estados Unidos estão enfrentando grandes desafios, em vários planos e regiões do planeta e têm aumentado a pressão pelo alinhamento da América Latina, mas sua liderança regional também é declinante, como se pôde observar na última Cúpula das Américas promovida pelos Estados Unidos, e realizada na cidade dos Los Angeles, em 2022. Na verdade, os norte-americanos estão sem disposição real e sem recursos suficientes para envolver-se simultaneamente na Europa Central, na Ásia, no Oriente Médio e ainda na América Latina. Uma boa hora, portanto, para renegociar os termos da relação do continente com os Estados Unidos, sem medo nem bravatas. E neste momento, a política externa e a liderança brasileira serão absolutamente fundamentais.

O Brasil é o país latino-americano onde se pode identificar uma “flutuação histórica” mais parecida com a do “duplo movimento” de que fala Karl Polanyi. Em particular nas três ou quatro últimas décadas em que o país viveu uma sucessão de pequenos ciclos de abertura e internacionalização, seguidos por contramovimentos protecionistas, como aconteceu nos anos 90 e no início do século XXI, e voltou a acontecer depois do golpe de Estado de 2015/2016. E agora de novo, tudo indica que esta última onda de abertura, desregulação e privatizações que foram responsáveis pelo aumento da desigualdade, da miséria e da fome no país está chegando ao fim, e o Brasil poderá então retomar o caminho interrompido da reconquista dos direitos sociais e trabalhistas de sua população, de proteção da sua natureza, e de expansão de seus graus de soberania internacional.

O Brasil tem a seu favor, nesta conjuntura mundial de guerra entre as grandes potências, e de crise energética, alimentar e hídrica em quase todo o mundo, a sua própria autossuficiência em fontes de energia, em grãos, e em disponibilidade de águas. Seu maior problema não está deste lado, está na forma desigual em que esta riqueza está distribuída e a grande resistência de sua classe dominante à qualquer tipo de política redistributiva. E neste ponto não há como enganar-se: é impossível avançar no plano da soberania externa do país sem avançar na luta contra a sua desigualdade social interna, o que exigirá do novo governo brasileiro a declaração de uma verdadeira guerra interna contra a miséria e a desigualdade de sua população. A raiz última deste problema remonta, sem dúvida, aos 350 anos de escravidão que ainda pesarão por muito tempo sobre as costas da sociedade brasileira, somando-se às consequências sociais deletérias da longa ditadura militar do século passado. Período em que os militares dividiram ainda mais os brasileiros ao criar a figura do “inimigo interno” do país formado por seus próprios compatriotas que foram combatidos com as armas do próprio Estado brasileiro. Uma aberração histórica, que também pesará ainda por muito tempo sobre o país, e que foi imposta ao Brasil pela vassalagem internacional dos seus militares. Neste sentido, também não haverá como avançar na luta pela soberania do país sem fazer uma revisão radical da posição interna e externa das FFAA.

A resistência será enorme e virá de uma coalizão de forças que se consolidou nos últimos anos dentro do país à sombra do fanatismo ideológico e religiosos de uma “nova direita” que somou seu fascismo caboclo ao ultraliberalismo econômico da “velha direita” primário-exportadora e financeira, que agora é liderada pelo agrobusiness do centro-oeste, formando uma coalizão de poder “líbero-teológico-sertanejo” que financia a sua “vanguarda miliciana carioca” e inclui também os militares brasileiros que voltaram à cena aliados à direita, como sempre, mas agora convertidos ao catecismo econômico neoliberal. Assim mesmo, apesar destes obstáculos internos, é possível o Brasil superar este momento amargo da sua história e retomar o caminho de construção da sua soberania demarcando seu lugar dentro deste novo mundo multipolar e agressivo que se configura à nossa frente. O Brasil não tem inimigos na América Latina, e seria um absurdo ou loucura iniciar uma corrida armamentista com nossos vizinhos, ou mesmo submeter-se à corrida militar de outros países dentro do continente latino-americano. Pelo contrário, o Brasil deve procurar ocupar no futuro o lugar de uma “grande potência pacificadora” dentro do sistema no seu próprio continente e dentro do sistema internacional.

Assim mesmo, uma coisa é certa, se o Brasil quiser redesenhar sua estratégia internacional e assumir esta nova posição continental e internacional “não há dúvida de que terá que desenvolver um trabalho extremamente complexo de administração de suas relações de complementariedade e competição permanente com os Estados Unidos, sobretudo, e também – ainda que seja em menor grau – com as outras grandes potências do sistema interestatal. Caminhando através de uma trilha muito estreita e durante um tempo que se pode prologar por várias décadas. Além disto, para liderar a integração da América do Sul e o continente latino-americano dentro do sistema mundial, o Brasil terá que inventar uma nova forma de expansão continental e mundial que não repita a “expansão missionária” e o “imperialismo bélico” dos europeus e dos norte-americanos” [Fiori em “A inserção internacional do Brasil e da América do Sul”]


(*) Texto publicado originalmente no Caderno CRIS FIOCRUZ de Saúde Global e Diplomacia da Saude, nº 16/22, de 16 a 22/8 de 2022

 

 

[Imagem: Livio Abramo – fonte: http://www.outraspalavras.net]

Escrit per AGUSTÍ PONS

En el  llibre, Història dels avis que no vaig tenir (Llibres Anagrama) el seu autor, Ivan Jablonka, escriu: “La distinció entre les nostres històries de família i allò que voldríem anomenar la Història, amb la seva pomposa majúscula inicial, no té cap sentit. És exactament el mateix”. En efecte, cadascú de nosaltres viu la seva pròpia i intransferible història personal però, en siguem conscients o no, hi ha un fil conductor roig que ens uneix a la Gran Història, aquella que expliquen, o explicaven, els llibres de text; i ara, viquipèdia. La meva generació, per exemple, la dels nascuts els anys quaranta del segle passat, vam viure sota la presència de la Guerra Freda i aquest concepte, que ens semblava aliè a la nostra situació, va tenir, si ho mirem de prop, un impacte quotidià en les nostres vides.

Els avis de l’historiador francès Ivan Jablonka (1973) van morir a Auschwitz per la seva condició de jueus. Formaven part d’aquesta Gran Història que tenim assimilada en el nostre àmbit de coneixement d’una forma més o menys conscient o explícita. Els avis que Ivan Jablonka no va conèixer van ser dues més dels milions de víctimes de l’antisemitisme en l’Europa del segle XX. Però allò que fa diferent, i depriment, el llibre de Jablonka és que, gràcies a la reconstrucció de la vida dels seus avis, en adonem que l’Holocaust no va sortir del no res. La tragèdia de la familia Jablonka posa de manifest que l’Holocaust va ser l’exacerbació, fins a uns límits criminals que traspassen qualsevol imaginació possible, d’un fenomen, l’antisemitisme, que durant els decennis anteriors s’havia estès, amb major o menor virulència, per tota Europa. Els avis Jablonka van viure a Parczew, un petit poble de la Polònia repartida entre l’Imperi austro-hongarès, Rússia i Prússia. Formaven part de la comunitat jueva que  mantenia la seva pròpia llengua –l’ídix– i no cal dir que la seva pròpia estructura religiosa, familiar i, també, en molts casos, educativa.

Sobre ells queia el menyspreu, quan no la ira, dels catòlics no només per qüestions religioses –els jueus vistos com a deïcides—sinó perquè en un país, Polònia, sense existència legal, el catolicisme constituïa l’ancoratge del prohibit sentiment patriòtic. Els jueus de Parczew vivien legalment i socialment discriminats i això feia que la seva subsistència diària sovint fos precària quan no directament miserable. Ivan Jablonka reconstrueix la vida dels seus avis “in situ” i ho fa amb l’exactitud d’un bon historiador i la capacitat narrativa d’un bon escriptor. I a través dels trasllats de residència a que es veu obligada la família Jablonka per sortir de la misèria i de la persecució ens adonem que l’antisemitisme, legal i social, és present  no només a Polònia sinó també a Rússia, França i no cal dir que, finalment, a Alemanya. Tan sols aconsegueixen sobreviure amb unes mínimes condicions humanes aquells membres de la família Jablonka que emigren a Buenos Aires.

A mesura que avançava el segle XX, les mesures repressives contra els jueus anaven en augment fins arribar al sarcasme més cruel. A la França del cap de govern Daladier molts dels jueus que hi havien arribat des de Polònia o des d’altres països on eren perseguits –perquè pensaven que França era la terra dels drets humans– no aconseguien fàcilment la targeta de refugiat polític. Quan això succeïa, passaven a ser immigrants il·legals amb ordres de deportació si la policia els aturava pel carrer. Però, com se’ls podia deportar si els dirigents del seu país d’origen havien  aprovat una llei que prohibia precisament l’entrada de jueus?  Indocumentats, doncs, a París es veien obligats a portar una via subterrània, sense possibilitats d’obtenir cap contracte, malvivint del que ara en diríem economia submergida, instal·lats en pisos, o habitacions, d’acusada insalubritat. Quan els alemanys van entrar a París i van decidir començar les deportacions no van tenir gaire feina a trobar jueus: feia temps que la policia de la capital francesa tenia una llista, barri per barri, de les famílies jueves. L’avi que Ivan Jablomka no va conèixer s’havia apuntat a l’exèrcit francès en els mesos inicials de la Segona Guerra Mundial però ni això li va servir de refugi. Desmobilitzat després de la fulminant derrota de l’exèrcit francès res ni ningú no va evitar que ell i la seva dona fossin detinguts i duts a Auschwitz en una de les batudes massives que els nazis van efectuar. Però també és cert –i així ho recull el llibre—que no tots els francesos es van comportar de la mateixa manera. També hi va haver veïns, i organitzacions més o menys clandestines, que van aconseguir salvar alguns ciutadans jueus.

Per escriure aquest article he consultat l’entrada Daladier de la viquipèdia. S’explica amb detall la seva vida política; els seus encerts i els seus errors. De les lleis aprovades sota el seu mandat i que tant van perjudicar als jueus que havien trobat refugi a França no se’n diu res. Per al qui ha escrit l’entrada aquest no sembla un tema important. És un exemple més que l’antisemitisme es viu o que es continua volent fer creure que va ser flor d’un dia i d’un país.

 

[Font: http://www.dietariobert.cat]

Fixo un cameo na película alemá «¡Tan lonxe, tan preto!», do director Wim Wenders

Mijaíl Gorvachov e Otto Sander nunha escena de «¡Tan lonxe, tan preto!» (Wim Wenders, 1993).

Escrito por CARLOS PORTOLÉS

Era 1993, pasaran menos de dous anos desde a caída da Unión Soviética. O país seguía sendo un tumulto de inestabilidade política, golpes de man e fronteiras que se esnaquizaban. O artífice da transición rusa cara á economía de mercado, Mijaíl Gorbachov, xa non ocupaba ningún posto institucional.

O exmandatario comunista, que na década de 1990 foi transitando paulatinamente cara a posturas nitidamente socialdemócratas, empezaba a converterse nunha figura de culto. Contábanse por lexións os seus detractores e os seus defensores. Poucas figuras da historia recente causaron unha división de opinións máis profunda. É amplamente coñecido pola súa extensa peripecia política e diplomática. Pero poucos lembran que, por un día, Mijaíl foi estrela de cine.

Os oitenta coroaron ao director alemán Wim Wenders como un dos nomes imprescindibles do novo cine europeo. Paris, Texas (1984) segue sendo un dos títulos de cabeceira de boa parte da cinefilia mundial. O ceo sobre Berlín (1987) foi o seu outro gran éxito oitentero. Unha película sobre anxos que vestían gabardina e bufanda.

En 1993 chegou a secuela, ¡Tan lonxe, tan preto! Repetía parte da repartición, como Bruno Ganz, Otto Sander ou Peter Falk. Pero sumáronse outros para engrosar o lustre do cartel. Dous deles, famosísimas personalidades que se interpretaban a si mesmas. Unha era Lou Reed. A outra, Mijaíl Gorbachov.

Ao parecer, a Wim Wenders foille bastante difícil convencelo. Non conseguiu unha audiencia en persoa con el, así que tivo que facerlle a oferta a través dunha carta. O ruso, que tiña axendada unha breve viaxe a Berlín por esas datas, aceptou. Pero só lle concedeu ao cineasta dúas horas para rodar a escena.

É, canto menos, un curioso documento gráfico. Gorbachov aparece sentado fronte a uns papeis, imprimindo o seu mellor pose de solemnidade. Con cara de estadista e palabras de poeta, declama en off unha fina reflexión sobre a paz mundial e a natureza humana. Por detrás, un deses anxos con gabardina e bufanda de Wenders (concretamente Otto Sander) rodéalle os ombros co brazo, como acompañándoo nos seus pensamentos. Unha estampa insólita, de cando o home que cambiou o mundo foi actor por un día.

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Votação neste domingo será acirrada. Direita abusa das mentiras, difama Constituinte e explora pânico moral contra direitos de mulheres e indígenas. Governo morno de Boric é problema. Esquerda tenta superar letargia e resgatar “ventos rebeldes”

Escrito por Joana Salém Vasconcelos

A transformação política que o Chile tem vivido desde 2019 está hoje plasmada pelo texto da nova Constituição, que vai a plebiscito em 4 de setembro. A proposta foi redigida por uma Convenção Constitucional com vários ineditismos, entre eles uma maioria de deputados convencionales independentes (ativistas e intelectuais sem partido) e vindos de fora da política profissional, a paridade de gênero (única experiência do tipo no mundo) e a reserva de assentos para povos indígenas. Trata-se do processo constituinte mais democrático e participativo da história do país, que nunca havia experimentado nada parecido antes. Todas as constituições chilenas anteriores (do século XIX às de 1925 e de 1980) foram redigidas por pequenos comitês fechados ou cúpulas autoritárias centralizadas, compostas por poucos homens brancos (winkas, diriam os indígenas).

O “plebiscito de saída” do atual processo constituinte pode aprovar ou rechaçar o texto, que é herdeiro do novo-constitucionalismo latino-americano, incorporando a plurinacionalidade, os direitos da natureza, a economia solidária, as agendas feminista e ecológica, bem como os direitos sociais e do trabalho, em uma perspectiva social-democrata. Este plebiscito é, portanto, o clímax de um tortuoso caminho de reinvenção do país para superar sua crise multidimensional (econômica, política, social, cultural, simbólica, identitária e até territorial), consequência de um modelo de sociedade neoliberal, gerida por um Estado subsidiário, arquitetado pela ditadura de Pinochet e perpetuado pelo pacto de transição.

Atualmente, porém, para surpresa dos analistas, pesquisas indicam vitória do rechaço (entre 45% a 58% das intenções, a depender da pesquisa) contra a aprovação do novo texto (que varia de 32% a 42%). Surpresa porque esse resultado contraria o fluxo histórico dos últimos três anos (ou talvez dos últimos quinze), marcados por crescentes mobilizações multitudinárias por direitos sociais, que culminaram com o esgotamento e colapso tardio da Constituição pinochetista de 1980 e seu legado ditatorial.

Especialistas e políticos pelo Apruebo questionam as pesquisas que dão vitória ao Rechazo por falhas metodológicas e erros persistentes de resultado das pesquisas anteriores, como por exemplo as que indicavam a vitória de José Antônio Kast no pleito que elegeu Gabriel Boric presidente do Chile em dezembro de 2021. Alguns dizem que as pesquisas não correspondem ao clima das campanhas de rua e das conversas de porta em porta, muito mais favoráveis ao novo texto. Apontam que a metodologia por telefone em horário comercial exclui os mais pobres (que não têm telefone ou exercem tarefas laborais que os impedem de atender durante o trabalho), gerando um enviesamento amplificador do peso das classes médias no resultado. Tal enviesamento é ainda mais relevante em uma votação obrigatória, a primeira depois de uma década de pleitos facultativos, em que os setores ausentes nas pesquisas serão ainda mais massivos na urna.

O resultado do plebiscito, portanto, é muito mais incerto do que parece. A vitória do rechaço representaria a contramão de tudo o que o povo chileno demonstrou nos últimos três anos, nas ruas (as múltiplas revoltas do estallido social) e nas urnas (plebiscito de entrada em 2020, eleições constituintes e eleições presidenciais em 2021). Representaria uma guinada brusca em relação ao caminho escolhido soberanamente pelas maiorias do país e reiterado em muitos momentos históricos recentes. Não é impossível, mas sim contraditório com os sinais da vontade popular dos últimos anos.

Por outro lado, é fato que o rechaço ampliou sua popularidade e as forças da transformação perderam espaço na fotografia atual da batalha por hegemonia. E por que isso ocorreu?

Desde a posse de Boric, está em curso uma forte e sistemática campanha de deslegitimação da nova Constituição, organizada por setores poderosos das classes dominantes e seus conglomerados de imprensa. Com a derrota de Kast, deslegitimar a Convenção foi a principal, senão a única, estratégia política da direita contra o itinerário aberto pela revolta social de 2019. Impossibilitados de disputar a Convenção por dentro, as direitas, que não obtiveram o terço necessário de convencionales para obstruir as agendas das esquerdas na nova carta, só puderam correr por fora e destruir o processo pela deslegitimação. Não só parte da grande imprensa, historicamente atrelada às famílias mais ricas do Chile, está engajada nessa campanha, como também os dispositivos de redes sociais de Kast e seus apoiadores, os dois partidos de direita tradicionais (RN e UDI) e os novos (Evopoli e Republicano), grandes empresas e think thanks direitistas.

Mas isso não seria suficiente para inverter os ventos mudancistas, não fosse a crise de legitimidade do governo de Boric perante sua própria base social, que o elegeu para ver mudanças muito mais rápidas, profundas e assertivas. Contra essas expectativas, Boric mostrou ser um líder de centro, e não da “nova esquerda” que orientou sua militância quando estudante e seu primeiro mandato como deputado. A fragilidade do governo Boric se deve à reprodução das políticas da direita e da Concertación referentes a temas caros e inegociáveis para os movimentos populares. Entre os exemplos mais agudos estão a política de Estado de emergência e militarização do Sul do Chile em repressão aos povos indígenas (continuadas do governo Piñera, sem interrupção); a demora em apresentar uma reforma tributária que financie seu programa de direitos sociais, tornando-o a cada dia mais desacreditado; a ausência de uma reforma da previdência desprivatizante e a posição contrária ao “quinto retiro” das contas de pensão, favorecendo as AFP e contradizendo-se aos discursos que os mesmos Boric, Vallejo e Jackson faziam no Congresso em favor dos retiros anteriores há menos de dois anos; a pífia e ornamental reforma da instituição policial (carabineros) que frustrou amplas expectativas de progresso na pauta de direitos humanos; para não falar da política econômica de estabilização neoliberal que não se diferencia em nada dos governos dos últimos 30 anos.

Sendo assim, o rechaço navega nas águas da crise de Boric, crise gerada por sua própria guinada ao centro neoliberal, com piscadelas à esquerda cada vez menos críveis.

O texto da nova Constituição, esse sim, tem elementos inovadores de um “novo progressismo” latino-americano, que para o Chile representa um renascer das cinzas da Constituição pinochetista. Se por um lado não devemos desprezar o aspecto revolucionário do giro histórico chileno, de vanguarda do neoliberalismo à vanguarda da transformação social latino-americana, tampouco nos devemos deslumbrar com o texto, que só poderá ser aplicado em sua integralidade com muitas lutas árduas, que derrubem fortalezas econômicas, de classe, território e poder capitalista/patriarcal.

São três principais linhas de ataque das direitas à nova Constituição, num turbilhão de fake news, pânico moral e desinformação, cozinhados no caldo ideológico conservador com nuances ora extremistas, ora tecnocráticas.

Primeiro: a mentira de que a plurinacionalidade significaria a quebra da pátria, a divisão do país em diferentes países, o fim da chilenidade. O episódio desastrado da ministra Izkia Siches na Araucanía, na primeira semana de governo Boric, serviu perfeitamente a esse propósito. Afinal, diz a direita, como uma chefe de Estado é proibida de circular em território nacional? Para a campanha de desinformação e fake news, a plurinacionalidade impediria que chilenos circulassem no território nacional, agora controlado por outros povos, ameaçando o patriotismo chileno.

Segundo: o pânico moral em torno dos direitos sexuais e reprodutivos estabelecidos na nova Constituição, bem como os direitos à diversidade sexual, medidas transversais que, no novo texto, perpassam o Estado em sua estrutura, do sistema judicial e educacional às polícias e FFAA. Como aqui, lá a direita ganha espaço com as distorções engendradas pela histeria contra a chamada “ideologia de gênero”. O conservadorismo popular e os tabus religiosos em matéria de direitos reprodutivos, inclusive o direito ao aborto definido na nova carta, alimenta a agenda direitista do rechaço.

E terceiro: a direita afirma, como num velho disco riscado, que a nova Constituição gerará caos e anarquia, enfraquecendo o Estado nacional, porque propõe a descentralização dos poderes, o fortalecimento das regiões, províncias e comunas com orçamento e autonomias, sem falar do fomento à participação comunitária na formulação e deliberação das políticas públicas. A bandeira da descentralização que marcou a agenda dos convencionales é convertida, pela direita, em desintegração da unidade nacional, fragilização do Estado e consequente insegurança. Sem contar que este pacote viria junto com a desmilitarização das polícias.

Afinal, o que ocorrerá no dia seguinte ao 4 de setembro? Ganhando o Apruebo, haverá uma enorme catarse democrática contra o legado de Pinochet, um clímax transformador que representa um verdadeiro ajuste de contas com o golpe de 1973. Ao mesmo tempo, a aplicação da nova Constituição será lenta e demanda muitas leis e regulamentações, que serão disputadas palmo a palmo. A aplicação integral e profunda do texto requer mobilização popular constante e implica em perda de muitos privilégios e poderes das classes dominantes.

O oficialismo, porém, já pactuou o “aprovar para reformar”, e aspectos mais transformadores do texto dificilmente serão declinados a uma política de mudança profunda. Os pactos entre a coligação de Boric e os partidos da Concertación é cada vez mais orgânico e mostra que as verdadeiras novas esquerdas, mais uma vez, disputarão por fora, nas ruas, a contrapelo do governo que ela mesma elegeu.

E se ganha o Rechazo? Será um trauma profundo para o país, que se mobilizou intensa e consistentemente nos últimos anos para construir esse texto. Nesse caso, a situação é muito mais incerta. O presidente Boric defendeu publicamente que, em caso de vitória do rechaço, uma nova eleição para deputados constituintes e uma nova convenção devem ser convocadas. Parte da direita, porém, defende um novo plebiscito para definir se haverá ou não nova carta e recuperar a chance de reformar a de 1980 pelo Congresso, onde ainda tem enorme poder. Seria traumático como cair da escada de costas. Qual o destino do texto da nova Constituição, qual o mecanismo de mudança constitucional e o que ocorrerá com a atual carta da ditadura, tudo isso ficaria em aberto e em estado de incerteza, com o gosto amargo de retrocesso histórico.

São essas, basicamente, as peças no tabuleiro até 4 de setembro.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

ce qui est une vérité pour une personne peut être une erreur pour d’autres ; ce qui est valable pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre

Origine et définition

Ceci n’est pas vraiment une expression mais plus une simple citation de Blaise Pascal qui pourrait être le sujet d’un devoir de dissertation (la citation, pas le balaise Blaise).
Fin penseur, l’auteur a simplement voulu affirmer, à juste titre, que la perception de certaines vérités est dépendante de beaucoup de facteurs : la localisation géographique, la culture, la mentalité, l’époque… Autrement dit, ce qui est une vérité pour quelqu’un à un moment ou un lieu donné (en deçà, donc du côté français des Pyrénées, par exemple) ne l’est peut-être pas pour une autre personne d’une autre époque ou d’une autre région (en Espagne, au delà des Pyrénées, dans le même exemple).
On peut noter qu’avant Pascal, Montaigne avait déjà formalisé quelque chose de similaire : « Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ».
Et, toujours avec Montaigne, on peut même élargir le sujet de la confrontation des cultures : « Chacun appelle barbare ce qui n’est pas de son usage ».

Compléments

Maintenant, revenons à quelque chose d’un peu moins profond, si j’ose dire ; mais que ceux qui ont moins de 18 ans ou qui ne supportent pas les plaisanteries graveleuses ferment bien les yeux avant de lire ce qui suit :
Une femme qui n’aime pas la sodomie pourra aisément dire, en paraphrasant Pascal, « vérité en deçà du périnée, erreur au delà ».
C’est bon, vous pouvez les rouvrir !

Exemples

« Cette Constitution [européenne] consolide une Union qui est depuis un demi-siècle le meilleur garant de paix, de démocratie et de prospérité du continent. Elle en démocratise et rationalise (un peu) les institutions. Elle intègre le social comme un des piliers de l’économie de marché « made in Europe ». Elle est enfin l’occasion de mener, même de manière embryonnaire, un débat politique transeuropéen. C’est assez pour vouloir faire mentir le « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà » de Pascal. Et qu’au espagnol réponde l’écho d’un oui français. »
Libération – Article du 19 février 2005

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais

one man’s meat is another man’s poison

la viande d’un homme est le poison d’un autre
Anglais (USA) a meridian decides the truth un méridien décide de la vérité
Arabe (Algérie) machi koul khdhar hchiche n’est pas herbe tout ce qui est vert
Espagnol (Espagne)

cada uno es de un padre y de una madre

chacun est d’un père et d’une mère
Espagnol (Espagne)

el carnicero piensa en la carne, el cordero piensa en el cuchillo

le boucher pense à la viande, l’agneau pense au couteau

Néerlandais de schuld ligt altijd bij de ander la faute est toujours à autrui
Portugais (Brésil) cada cabeça uma sentença chaque tête une sentence
Roumain pentru unii mumă, pentru alţii ciumă

pour des uns mère, pour des autres peste

 

[Source : www.expressio.fr]

No ha existit cap entitat política que es correspongui amb el Flandes actual, però els segles IX i XIX va existir el Comtat de Flandes

Flandes

Vlaanderen

 

DADES GENERALS
Població
7.797.611 h. (6.589.069 h. a la Regió de Flandes i 1.208.542 h. a la Regió de Brussel·les-Capital) (2019)
Superfície
13.787 km² (13.625 km² a la Regió de Flandes i 162 km² a la Regió de Brussel·les-Capital)
Institucions
Parlament i govern flamencs, Regió de Brussel·les Capital
Ciutats importants
Brussel·les, Anvers, Gant
Administració estatal
Regne de Bèlgica
Llengües territorials
neerlandès
Llengües oficials
neerlandès (a la Regió de Flandes), francès i neerlandès (a Brussel·les-Capital)
Cultura religiosa
cristiana catòlica
Festa nacional
11 de juliol (Dia de la Comunitat Flamenca)


Introducció

Flandes és un dels territoris que forma el Regne de Bèlgica, dins del qual es distingeix sobretot per l’ús de la llengua neerlandesa i, més modernament, per les seves institucions d’autogovern. A grans trets, Flandes ocupa la meitat septentrional de Bèlgica, i és un territori més poblat i amb un PIB per càpita més elevat que la resta de l’estat. El nacionalisme flamenc tendeix a considerar Brussel·les com la capital de Flandes, i per aquest motiu considera que la Regió de Brussel·les-Capital —que està administrativament separada de la Regió de Flandes, vegeu més endavant— forma part de la nació flamenca.

Una petita part de Flandes es troba dins de les fronteres de la República Francesa. El corrent majoritari del nacionalisme flamenc no manifesta reivindicacions sobre aquest territori.

Històricament no ha existit un estat o cap altra entitat política que es correspongui amb els límits del Flandes actual, que van quedar fixats al segle XX. No obstant això, entre els segles IX i XIX va existir el Comtat de Flandes, que va pertànyer successivament a França, al Sacre Imperi, a Espanya i a Àustria. El Comtat de Flandes s’estenia per la meitat occidental del Flandes actual. La meitat oriental era ocupada pel Brabant, el bisbat de Lieja i altres entitats polítiques.

El 1815 tot el Flandes actual va entrar a formar part del Regne dels Països Baixos, del qual es va separar juntament amb Valònia el 1830 per a formar el Regne de Bèlgica, fins al dia d’avui.

Llengua

L’únic idioma oficial de Flandes, i el que parla la majoria de la població, és el neerlandès. La llengua és una de les poques pròpies de nacions sense estat d’Europa que no ha quedat minoritzada, tret de Brussel·les, on els neerlandòfons materns hi són minoria (15% de la població, 2018) i on el neerlandès és la tercera llengua de la ciutat, per darrere del francès i l’anglès.

En el moment de la creació de Bèlgica, l’única llengua oficial era el francès. Actualment, el francès és oficial a Brussel·les —junt amb el neerlandès— i té un estatus especial reconegut en 12 municipis flamencs.

Política i institucions

Bèlgica, a diferència de la majoria de federacions, és formada no pas per una, sinó per dues classes o tipus d’unitats federades, que se solapen territorialment i que tenen les seves pròpies institucions. La primera classe són les regions, de les quals n’hi ha tres: Flandes, Valònia i Brussel·les Capital. La segona són les comunitats, de les quals també n’hi ha tres: la flamenca, la francòfona i la germanòfona.

Cadascuna de les dues classes d’entitats federades gestiona un tipus de competències diferenciades. Les competències principals de les comunitats inclouen cultura, llengua, salut i educació. Les competències principals de les regions inclouen economia, agricultura, habitatge, comerç i medi ambient.

La Regió de Flandes va transferir totes les seves competències a la Comunitat Flamenca el 1980, de manera que existeix un únic Parlament i Govern flamencs.

Això no és així a la zona francòfona de Bèlgica: la Regió de Valònia té el seu propi Parlament, diferenciat del Parlament de la Comunitat Francòfona.

El cas de Brussel·les és específic. Les competències relatives a la regió són exercides pel Govern i pel Parlament de Brussel·les Capital, però en canvi no existeix una comunitat de Brussel·les, de manera que les competències de cultura, llengua, salut i educació hi són exercides per les institucions flamenques en relació amb els ciutadans neerlandòfons, i per les institucions francòfones sobre el mateix territori per als ciutadans francòfons.

Ministra-presidenta de Flandes: Liesbeth Homans, N-VA (des de 2019)
Govern: Coalició N-VA, CD&V i Open Vld (des de 2014)
Distribució d’escons al parlament (2019). 124 membres: 
Nieuw-Vlaamse Alliantie, N-VA (Nova Aliança Flamenca, independentista conservadora) – 35
Vlaams Belang (Interès Flamenc, independentista d’extrema dreta) – 23
Christen-Democratisch en Vlaams, CD&V – (Demòcrata Cristians i Flamencs, federalista/confederalista conservadora) – 19
Open Vlaamse Liberalen en Democraten, Open Vld (Flamencs Liberals i Demòcrates, federalista liberal) – 16
Groen! (Verds, federalista ecologista) – 14
Socialistische Partij – Anders, SPA (Partit Socialista-Diferent, federalista socialdemòcrata) – 13
Partij van der Arbeid van België, PVDA (Partit dels Treballadors de Bèlgica, federalista comunista) – 4

 

Enllaços

Institucions
Portal de Flandes
Parlament de Flandes
Partits polítics
Nieuw-Vlaamse Alliantie
Christen-Democratisch en Vlaams
Open Vlaamse Liberalen en Democraten
Socialistische Partij – Anders
Groen!
Vlaams Belang
Partij van der Arbeid van België

Llengua i Cultura
Unió de la Llengua Neerlandesa
Mitjans de comunicació
Edició digital del diari ‘De Standaard’ (en neerlandès)
De ‘Redactie’ (notícies de Flandes en diverses llengües)

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

El tren maya es por su lógica un ejercicio de violencia contra el pueblo maya

Escrito por Cristóbal León Campos

Novedades Yucatán

Daña tanto la subsistencia comunitaria como las formas de vida.

En las últimas semanas el llamado tren maya ha estado en la opinión pública a raíz de la concesión y el levantamiento de amparos y restricciones a su construcción, el jaloneo político partidista y de ciertos grupos de interés económico se aleja del reclamo real de las comunidades por ser escuchadas en medio de la destrucción de la selva y el daño irreparable al ecosistema (aunque los defensores del proyecto juren que el daño es menor y será restituido con la siembra de árboles), los medios de subsistencia, tanto humanos como de la fauna y flora son evidentes, sus consecuencias no únicamente se resentirán de forma inmediata, sino que ese desplazamiento forzado de la fauna obligará también a modificaciones de los usos y costumbres de los pobladores de la zona, esto, junto a la invisibilización de las poblaciones circundantes al paso del tren.

Estas afectaciones no son nuevas, se han denunciado desde que inició el megaproyecto y se han incrementado ante la cerrazón del Gobierno federal mexicano, que ha preferido escuchar el sonido del interés económico de los monopolios que intervienen en la construcción, dejando, como es costumbre, en el olvido las necesidades urgentes de miles de seres humanos que habitan las zonas afectadas, pues decir que el tren traerá empleos es una burda forma de justificar la doble explotación proyectada (humana y de la naturaleza). El tren maya es por su lógica un ejercicio de violencia contra el pueblo maya, dañando tanto la subsistencia comunitaria como las formas de vida.

La destrucción de patrimonio cultural tangible es otro de los efectos dañinos del tren, ha quedado en evidencia la enorme riqueza que aún resguarda la zona de los tramos en construcción, misma que se ve violentada y objetivizada como mercancía turística, deshumanizando a dicho patrimonio, además, el despojo de tierras y su especulación únicamente contribuye al enriquecimiento de los empresarios y monopolios, mientras el empobrecimiento y pauperización comunitaria avanza, aunque los defensores del megaproyecto digan lo contrario.

El tren también tendrá efectos nocivos para el sistema hidrológico subterráneo, donde se encuentra uno de los acuíferos más importantes del país, algo ya denunciado por los expertos en la materia, no hablamos solo de contaminación, sino que nos referimos a daños permanente a la vida natural y humana, siendo que las crisis por el agua ya son una realidad en el mundo, por ello el impacto repercutirá de todas las formas posibles para la conservación de la existencia de la vida en la península de Yucatán.

La apuesta que desde hace algunos años se ha hecho en México sobre el turismo como la principal industria, no solo convierte a nuestra economía en dependiente de la producción que se efectúa en otras, sino que también influye en la masificación de las destrucción de los modos de vida comunitaria, además de la sobreexplotación de la riqueza natural, la urbanización que conlleva la industria turística impacta directamente en el medio ambiente, y de esto en la península existen varios ejemplos que hoy muestran el daño irreversible sobre los ecosistemas y la vida comunitaria.

La idea de modernidad vinculada al progreso, propia del capitalismo, se resquebraja cuando se pone en juicio frente a la realidad y las necesidades humanas, mismas que están diametralmente alejadas de la lógica de acumulación y despojo. Por estas y más razones, yo no apoyo al tren seudomaya.

CALPU

 

 

[Fuente: http://www.lahaine.org]

FotoDurant deu anys el periodista Alec MacGillis ha viatjat pels Estats Units, des de Washington i Baltimore fins a Seattle i San Francisco, investigant i recollint el testimoni de desenes de persones que s’han vist afectades per la influència d’Amazon en la societat i la política nord-americanes. Treballadors esclafats per l’augment del cost de la vida que ha suposat la construcció de centres de processament de dades o magatzems de distribució d’aquest gegant econòmic que ha desplaçat sense remei l’activitat econòmica tradicional de les seves ciutats. ‘A l’ombra d’Amazon’ és un estudi sobre una societat fracturada i al límit. Un text de lectura obligada per a tothom que vulgui saber com funciona l’economia global en l’anomenada « època del clic » i que ens mostra, de manera vívida, què pot passar ben aviat a casa nostra si no es restringeix el poder dels monopolis.

Biografia de l’autor

Alec MacGillis és periodista especialitzat en política i política governamental de ‘ProPublica’. Ha treballat en les redaccions de ‘The New Republic’, ‘The Washington Post’ i ‘The Baltimore Sun’. L’’any 2016 va guanyar el Premi Robin Toner a l’excel·lència en reportatge polític, i el 2017, el George Polk de reportatge nacional i l’’Elijah Parish Lovejoy. Ha publicat en capçaleres com ‘The New Yorker’, ‘The Atlantic’ o ‘The New York Times Magazine’. És autor de ‘The cynic’ (2014), una biografia sobre el senador Mitch McConnell, i ‘A l’’ombra d’’Amazon: Una història del nostre futur’ (Periscopi, 2022).

Títol: A l’ombra d’Amazon. Una història del nostre futur
Autor: Alec MacGillis
Editorial: Edicions del Periscopi
Pàgines: 504
ISBN: 978-8417339852

 

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

El español siempre estuvo presente en territorios que luego formaron Estados Unidos, hoy los hispanos son la mayor minoría étnica de una nación que en 2060 será el segundo país hispanohablante del mundo

Una simpatizante demócrata durante un acto de la vicepresidenta de EEUU, Kamala Harris.

Escrito por  

He leído la columna de Martín Caparrós publicada en EL PAÍS el 25 de junio en la que sostiene que hablar el español en EE UU es un signo de fracaso, fundamentalmente porque refleja la inmigración de una población que se ubica en los niveles más bajos de la escala social del país. Estoy en total desacuerdo. Caparrós se concentra exclusivamente en la migración latinoamericana reciente a EE UU, pero omite tantos otros factores en su artículo que hace que el mismo se lea como un texto unilateral y limitado.

El español estuvo siempre presente en los extensísimos territorios anexados de España y México. Esto empezó en la primera mitad del siglo XIX con la compra de Florida a España (1819), la anexión de Texas (1845), la guerra méxico-estadounidense (1846-1848) y la compra de territorios de Nuevo México y Arizona (1854). Los “territorios perdidos” por México luego de la guerra, o vendidos posteriormente, incluyen los Estados de California, Nevada y Utah, y parte de Arizona, Colorado, Nuevo México, Wyoming y Oklahoma y componen una tercera parte del territorio de EE UU. Y tras la guerra entre EE UU y España (1898), Puerto Rico pasó a constituir un territorio de EE UU. Esa población habló español desde la fundación de las colonias españolas en el siglo XVI y sus descendientes continuaron haciéndolo como parte del territorio de EE UU. No son inmigrantes. Están donde siempre estuvieron.

Cabe señalar que los problemas que enfrentan las nuevas migraciones de latinoamericanos, de los que habla Caparrós, no son distintos a los que tuvieron migrantes anteriores, como irlandeses o italianos, quienes sufrieron de estereotipos negativos, discriminación, empleos pobres y bajos ingresos. Sin embargo, por tratarse de migraciones recientes, los nuevos latinoamericanos en EE UU gozan de varias ventajas. La primera reside precisamente en que los latinoamericanos recientes han resistido el melting pot que obligó a todos los anteriores —italianos, alemanes, nórdicos, etcétera.— a abandonar su lengua para asimilarse. La migración reciente llega en tiempos en que se celebra la globalidad, la multiculturalidad y un segundo idioma como activos. Y hacen bien en mantener el español por la importancia del idioma en EE UU y en el mundo. De hecho, el español tiene, de lejos, la preferencia entre los estudiantes interesados en adquirir un segundo idioma en EE UU, con el 72% de los estudiantes de un idioma extranjero.

La segunda ventaja está en sus números. Según el último censo de 2020, más de 60 millones de personas se autodefinen como hispanas o latinas, entre las que 45 millones hablan español en sus hogares. Los hispanos de hoy son la primera mayoría étnica de EE UU, con casi el 19% de la población total. El Instituto Cervantes proyecta que en 2060, EE UU será el segundo país hispanohablante del mundo, después de México. Esto tiene una fuerza política, económica, social y cultural sin precedentes. Crecientemente, los hispanos están haciendo sentir su voz (a menudo en español) para lograr bloques de apoyo a candidaturas hispanas. Con el 13% entre los votantes en las presidenciales del 2020, los dos partidos más importantes, Demócrata y Republicano, están buscando atraer tanto a candidatos de origen hispano como definir una oferta específica para atraer el voto hispano. Constituyen también una fuerza comercial importante. Según un artículo de este mismo periódico, la gran mayoría de latinoamericanos en EE UU no son pobres: “Si los hispanos que residen en EE UU fueran considerados como una economía independiente, serían la novena del mundo, un potencial que no ha pasado desapercibido para las compañías estadounidenses que se han dado cuenta de la importancia de penetrar en el mercado hispano”.

Culturalmente, tienen un impacto cada vez mayor, y optimistamente, con menos estereotipos. La música hispana tiene su propio reconocimiento desde hace 22 años en los Grammys Latinos. La comida española, mexicana y peruana es reconocida y se multiplican los restaurantes con ese acento culinario. Existen salas de teatro en español en numerosas ciudades, y festivales de teatro hispano en Miami y Nueva York. Igualmente, al menos 24 museos celebran la herencia y el arte hispano y latinoamericano. Dos canales de televisión emiten en español a nivel nacional. Uno de ellos, Univisión, constituye la cuarta red más sintonizada en el país. En la misma línea, el Instituto Smithsonian, cuya misión es preservar la herencia y modelar la identidad del país con sus museos, investigación y educación, acaba de anunciar la construcción del nuevo Museo Nacional del Americano Latino. Según la Secretaría del Instituto Smithsonian, el nuevo museo “mostrará la historia, arte, cultura y logros científicos de la población latina en los EE UU, a fin de presentar de manera más profunda, con mayores matices y más completa, la historia sobre quiénes somos como nación”. Indudablemente, este museo presentará toda su colección en español e inglés. No creo que haya un mejor ejemplo para descartar completamente la tesis de Caparrós sobre la insignificancia de la presencia del español en EE UU.

Gabriela Vega es socióloga peruana, residente en EE UU desde 1989.

 

[Foto: LM OTERO (AP) – fuente: http://www.elpais.com]

 

 

Escrito por  

Somos así. Nos gusta vernos triunfadores: tenemos esa habilidad extraordinaria para hacer de cualquier retroceso un gran avance. Pero a veces ni eso funciona —y los que están acostumbrados a hacerlo funcionar no se dan cuenta—.

Hace unos días, un artículo aquí retomaba uno de los tópicos más socorridos de estos últimos años de la lengua: el triunfo del castellano en Estados Unidos. Siempre lo digo: si yo fuera un político o funcionario de un país hispano intentaría con denuedo ocultar que ahora en Estados Unidos hay como 60 millones de personas capaces de hablar nuestro idioma. Lo presentan como un triunfo de quién sabe qué, y no hay prueba más bruta del fracaso.

En Estados Unidos no se habla todo ese castellano porque los bisnietos de los italianos, polacos, irlandeses y demás inmigrantes del Mayflower hayan de pronto decidido que ya no pueden vivir sin leer a Góngora y Shakira en el original. Tanto castellano es la consecuencia de que hay unos 25 millones de ñamericanos —y sus hijos y nietos— que viven en ese país porque migraron: porque nuestros países no supieron ofrecerles la vida que querían, la que se merecían, y se fueron a buscarla más allá.

Migrar es la opinión más definitiva sobre la propia sociedad: aquí no puedo, aquí no se puede. Migrar es la mayor renuncia a cualquier búsqueda común: como no vamos a salvarnos juntos me voy solo, lejos, me deshago. Migrar es pura desesperación, pura desesperanza, esperanza transferida allá lejos. Y es, además, bruta pérdida para las sociedades que lo sufren: es lícito pensar que los que migran —los que se arriesgan a esa búsqueda— son los más decididos, los que más podrían hacer por mejorar sus colectivos. Cada migrante es un número más en la cuenta de fracasos de un país.

Y nunca hemos migrado tanto —nunca tantos creyeron tan poco en sus países—. En 1990 había, dice la ONU, unos 12 millones de ñamericanos viviendo fuera. Ahora son más de 30: casi tres veces más en 30 años. Lo cual significa, entre tantas otras cosas, que 20 millones de personas decidieron, en ese lapso, irse. Pocos movimientos colectivos han tenido tantos seguidores como este, que desdeña las soluciones colectivas.

Con el 8% de población mundial, los ñamericanos somos el 15% de los emigrados del planeta: migramos el doble que el promedio. Doce millones de mexicanos nativos viven —legales o ilegales— del otro lado del río Grande; México es, tras la India —que tiene 10 veces más habitantes— el país con más fugitivos. Y Colombia, Guatemala, El Salvador, Honduras, Cuba, República Dominicana, Ecuador, Perú tienen más de un millón cada uno en Estados Unidos.

Muchos están en California, Texas, Nuevo México, Illinois, Florida, Nueva York. Tres de cada cuatro trabajadoras domésticas —limpiar, lavar, cocinar, cuidar chicos y viejos— norteamericanas son ñamericanas. Suelen ser ilegales, como tantos albañiles, cosecheros, cuidanderos, basureros, cocineros, mano de obra variada y barata. Al “mercado” le conviene que cantidad de inmigrantes sigan siendo ilegales: les pagan mucho menos y se ahorran contratos, cargas sociales, obligaciones varias. A cambio, muchos ilegales no pagan impuestos; el Estado más poderoso del mundo se hace el tonto para beneficio de algunos de sus súbditos: los que explotan ese trabajo irregular.

Esos migrantes sirven a la sociedad norteamericana para aguantar esos trabajos desdeñados, por supuesto, pero también para encarnar el mal y ponerlo en un lugar ajeno, algo que —casi— todas las sociedades se empeñan en hacer. Los judíos —o negros o árabes o parias o charnegos o bad hombres— son un insumo básico de cualquier país con ciertas ínfulas: un grupo a quien echarle culpas, esos malos que, por oposición, te permiten sentir que estás del lado de los buenos. La manera más fácil, más estúpida de formar un nosotros.

Mientras tanto, esos héroes individuales, individualistas, producen otra paradoja. Su pérdida de confianza en sus países beneficia tanto a sus países: sus remesas —el dinero que mandan a sus familiares— mantienen a millones. En 2021, la región recibió de sus emigrantes, dice el Banco Mundial, unos 120.000 millones de dólares. Los mexicanos mandaron a su país 54.000 millones: casi el doble, por ejemplo, que las exportaciones de petróleo. En El Salvador, los 7.500 millones de remesas son más de un cuarto del producto bruto y las proporciones son parecidas en Guatemala —15.400 millones— o en Honduras —7.200 millones—: países cuya principal actividad económica es la exportación de personas, bajo su forma de mano de obra. Los pobres que no encontraron su lugar son, cada vez más, los parias salvadores de sus patrias.

Para eso soportan vidas que no eran las suyas, que pocos desearían —y las soportan, en general, en castellano en un país que no hablaba castellano—. Que ahora lo hable más es la medida de nuestro fracaso. Cuando los estadounidenses hablen tanto —o tan poco— castellano como francés, alemán, chino, entonces sí tendremos de qué felicitarnos. Mientras tanto, señoras y señores, les recomiendo hacerse el tonto, que les sale tan bien.

Martín Caparrós es escritor y periodista, autor de Ñamérica (Debate).

 

[Fuente: http://www.elpais.com]

Juana de Vega © Fundación Juana de Vega

“Hai casos nos que unha muller, polos seus antecedentes, pola súa posición, pola súa sagacidade, ousadía e coñecida propensión ao mal, pode prexudicar tanto como un home, e proba disto é a Excma. Sra. condesa de Mina. Persoas de probidade coñecida neste país téñena por directora da última sublevación, así como doutras anteriores e, aínda que sen datos que puidesen acreditalo, eu veño na mesma opinión”. Así se dirixe, referíndose a Juana de Vega, o capitán xeral de Galicia, Juan de Villalonga ao ministro de guerra, Laureano Sanz, nunha comunicación de 1846 recollida na biografía novelada Juana de Vega. A muller que desafiou o seu tempo, (Galaxia), de Marilar Aleixandre e Emma Pedreira.

Porque Juana de Vega era unha muller perigosa tanto para o patriarcado como para o absolutismo. “Juana de Vega tivo unha vida aventureira”, explica a biografía que vén de publicar Galaxia. “Participou desde nena en conspiracións contra o absolutismo, aos dezaseis anos tivo que fuxir baixo nome suposto de Galicia e dirixirse ao exilio, colaborou na revolución de 1846, coidou dos doentes na epidemia de cólera en 1854 sen temor ao contaxio, denunciou a corrupción en hospitais, hospicios e cárceres, conseguindo a destitución dun gobernador civil, organizou asociacións para ensinarlles a ler ás presas da Galera e algúns empeños máis. Noutras palabras, participou de forma activa na vida pública nuns tempos nos que isto non lles estaba permitido ás mulleres”.

‘Juana de Vega, a muller que desafiou o seu tempo’, de Marilar Aleixandre e Emma Pedreira © Editorial Galaxia

Das catro mulleres “extraordinarias” -e coñecidas- nadas en Galicia no século XIX: Emilia Pardo Bazán, Juana de Vega, Concepción Arenal e Rosalía de Castro, Juana de Vega foi a que tivo “máis activismo político”, segundo Marilar Aleixandre e Emma Pedreira. As dúas autoras contan a súa historia a partir dunha completa bibliografía, que inclúe as memorias escritas pola propia Juana de Vega, e da documentación orixinal que consultaron.  Juana de Vega. A muller que desafiou o seu tempo é unha biografía literaria na que falan non só Juana de Vega, en primeira persoa, senón os distintos espazos que habitou -en especial a cidade da Coruña- ou, por exemplo, a mesma Morte, que tenta levala varias veces antes de tempo.

Juana de Vega nacera na Coruña o 7 de marzo de 1805 no seo dunha familia burguesa de orixe humilde e de ideoloxía liberal. Os seus pais, Juan Antonio de la Vega e Josefa Martínez Losada, ocupáronse de que a súa filla recibise unha educación que fose moito máis alá do habitual para as mulleres naquel tempo. Na casa escoitaba ademais desde nena falar con admiración de Juan Díaz Porlier e Francisco Espoz y Mina polo seu papel na guerra contra a ocupación francesa e pola súa loita pola liberdade.

Coma eles, seu pai era un defensor da Constitución de 1812, A Pepa, na que se atribuía a soberanía ao Parlamento e non ao rei, ademais de estar en contra do décimo pagado a párrocos, abades e bispos, entre outros tributos que esmagaban a economía dos labregos. Mais, cando o rei Fernando VII regresou a España, as esperanzas de mudanza traídas pola nova Constitución quedaron en suspenso, ao quedar esta abolida, comezando, ademais, a persecución dos liberais.

O pai de Juana de Vega foi arrestado por “demócrata” e partidario das liberdades, tendo que marchar vivir ao campo mentres, na cidade, os liberais eran perseguidos polas rúas por turbas dirixidas por clérigos e aristócratas temerosos de perder os seus privilexios. Mais os aires de mudanza volveron pronto ao adherirse A Coruña, no 1820, á insurrección de Rafael del Riego contra o absolutismo e pola volta da Pepa. Os liberais da Coruña crearon a Xunta de Goberno de Galicia e o levantamento acadou tal impacto que o rei tivo que xurar o cumprimento da Constitución liberal. O pai de Juana volveu do seu exilio portugués e uniuse á Xunta. Tamén volveu do exilio o que sería despois o marido de Juana, Francisco Espoz y Mina, a quen seus pais lle permitiron escoller como esposo nun tempo en que as familias impoñían habitualmente matrimonios ás mulleres. Mais pronto volveron os problemas debido á situación política, pois o rei non parecía disposto a cumprir a súa palabra.

Francisco Espoz y Mina foi un dos asinantes dun documento dirixido ao rei no que, en nome da cidade da Coruña, se lle dicía que “o voso ministerio loita abertamente contra o pobo”, motivo polo cal foi relegado do seu cargo como capitán militar e enviado ao desterro. Juana e el casaron por poderes, ao non permitírenlle a el viaxar á Coruña, e despois viviron xuntos uns meses en León ata que o goberno enviou a Espoz y Mina a Cataluña, tendo que regresar Juana á Coruña.

Pouco despois, no verán de 1823, os Cen Mil Fillos de San Luís chegaron a España, enviados por Luís XVIII de Francia, para axudar a Fernando VII a restaurar o absolutismo. Juana e seu pai tiveron que exiliarse a Portugal mentres Rafael del Riego era executado, igual que outros liberais. Juana volveu despois brevemente á Coruña antes de partir de novo co seu home a Inglaterra, en 1824, onde permanecerá durante dez anos. “Vivía esgazada entre a mágoa do exilio e o orgullo polas homenaxes: Mina foi recibido en Inglaterra como un heroe”, escribe Juana na biografía editada por Galaxia. Desde alí, os esforzos de Juana e do seu home e do seu pai céntranse, a través dunha Xunta patriótica, na loita pola volta a España da Constitución liberal.

Marilar Aleixandre © USC

O que Juana María non di, ou di só entre liñas nas súas memorias, é que ela foi protagonista dese consello, desas conspiracións, dirixiu o coro. Foi non só a secretaria de Mina, o enlace que transmitía informacións a Mendizábal, senón tan revolucionaria coma eles. Que vos contaría eu do asombro e a admiración dos políticos ante aquela moza afouta que aínda non fixera vinte anos e posuía tan clara intelixencia e tales dotes e organización”, di a cidade da Coruña, unha das protagonistas da biografía novelada escrita por Marilar Aleixandre e Emma Pedreira.

Á morte de Fernando VII en 1833, tendo a raíña Isabel tres anos, a rexente María Cristina decretou a amnistía. En 1834 Juana volveu a España co seu marido, a quen o goberno lle encomendou o mando do exército de Navarra na guerra contra os carlistas. Juana acompaña o seu home, cabalgando xunto a el vestida de home, sendo alcumada A Xenerala. Mais o delicado estado de saúde de Mina obrigouno a pedir o relevo, sendo despois destinado a Cataluña pouco antes de morrer, no 1936. Juana volve entón á Coruña como condesa de Espoz y Mina. No 1939 falece o seu pai e dous anos despois ela é nomeada aia da raíña Isabel e da súa irmá Luisa Fernanda. Co pronunciamento do xeneral Narváez en 1843 e a mudanza de goberno renunciou ao seu cargo en palacio.

En 1846, tras o fusilamento dos Mártires de Carral, que supuxera a revolta dos liberais progresistas xunto aos provincialistas, o capitán xeneral de Galicia, Juan de Villalonga, recomenda reiteradamente o desterro de Juana, que finalmente fica na Coruña e é unha das fundadoras da Asociación de Señoras de Beneficencia, á cal o alcalde, Juan Flórez, encarga a dirección do Hospital Provincial, o asilo e o hospicio no contexto da epidemia de cólera. Arriscando a súa vida, Juana organizaba os servizos, recadaba donativos, poñía parte do seu patrimonio e coidaba dos enfermos.

En 1858 comeza, con outras mulleres, unha loita pola mellora da calidade do pan que se servía no Hospicio da Coruña, que acaba tendo como consecuencia a destitución do gobernador. Tamén foi organizadora dos Xogos Florais organizados en 1861 e implicouse, xunto con Concepción Arenal, na loita pola mellora das condicións de vida das presas da Galera. Fundan, así, a Sociedade da Madalena, que trata primeiro de organizar unha escola para as reclusas e despois de organizar o seu traballo. Pero ao pouco tanto Concepción Arenal como Juana de Vega son apartadas das visitas á prisión, rematando así os seus plans de reforma. En 1872 falece Juana deixando un enorme legado, co seu compromiso político, para as mulleres -e os homes- da posteridade.

Sede da Fundación Juana de Vega en San Pedro de Nós, usada como casa de verán por Juana de Vega © Fundación Juana de Vega

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

La Guerra de Portugal (1640-1668): La guerra ibérica más importante jamás librada, tan crucial y tan olvidada

 

Escrito por MARÍA FIDALGO CASARES

Es muy llamativo que con el auge de los estudios históricos sobre los Austrias y más aún con el boom de los Tercios —cuya espita fueron la saga Alatriste y los cuadros de Ferrer-Dalmau— este apasionante y crucial conflicto hispano-luso haya quedado tan relegado. Nunca como ahora se ha hablado tanto de las proezas y heroicidades de los Tercios, pero muy pocos se han detenido a analizar las acontecidas en la larga Guerra de Portugal (1640-1668).

Sorprende saber que los éxitos superaron a los fracasos, aunque estos últimos fueran los decisivos para el devenir de la contienda, y que destacaron potentes personalidades en ambos bandos, que lucharon con el convencimiento de la victoria. Pero estamos ante un conflicto bélico en el que ni siquiera en su denominación hay unanimidad. ¿Guerra de Portugal? ¿Guerra del Usurpador Braganza? ¿Guerra de Secesión Portuguesa? ¿Guerra de la Restauração?… Nos quedamos con “Guerra de Separación de Portugal”.

¿Por qué tan olvidada pese a lo crucial de su devenir?

Diferentes cuestiones se plantean al respecto. En el caso español… ¿es por la minusvaloración nacional —o más que minusvaloración, el distanciamiento absoluto— hacia lo portugués? ¿Se convirtió en un hecho soterrado porque teniendo las bazas para ganar nunca debimos perder? ¿Se entiende mejor una derrota como Rocroi, frente a una Francia poderosa, que otra como Ameixial contra una Portugal contestataria?

¿Ha sido su funesto resultado el responsable de que se haya convertido en una guerra olvidada, incluso para estudiosos de la Historia de España? No. No puede ser el caso. Y si no, fijémonos en el hoy archiestudiado y casi manido Rocroi.

Sin embargo, si a la bibliografía española puede imputársele la minusvaloración portuguesa, para la lusa su nacionalismo es el que les impediría ver algo obvio.

« Sin discusión algunafue el momento más crítico de la historia peninsular, porque perdimos el primer imperio global de la humanidad« 

Y es que en su bibliografía, la Guerra da “Restauração” versus España, clave y muy investigada, representa la vuelta a un pasado mítico y romántico de independencia del Reino de León. Paradójicamente, tras la guerra de la que hablaremos, su valorada independencia lejos del “cautiverio español” vendría hipotecada económicamente con Francia y las Provincias Unidas, y políticamente con Inglaterra… de por vida. Frente a ello, la unión con una España cuyos reyes tenían tanto de portugueses como de españoles. ¿Están de espaldas a la realidad que conllevó el fin de un imperio “donde no se ponía el sol” y un futuro común de perspectivas hegemónicas?

Sean cuales sean las razones, sobre todas ellas gravita una reflexión más profunda. Y es que, sin discusión alguna, fue el momento más crítico de la historia peninsular, porque perdimos el primer imperio global de la humanidad. Un hecho que trazaría el rumbo de la historia moderna de Europa y el que más ha marcado la trayectoria de los últimos siglos a ambas naciones… para peor. Con toda probabilidad, la cosmovisión política planetaria tendría un mayor peso hispano-luso, y hoy los núcleos de poder no serían los que son.

La evidencia empírica de la unión peninsular

Lo que es una evidencia empírica es que, compartiendo península e islas norteafricanas y con fronteras topográficas tan rotundas, la segmentación política resulta artificial. Hay documentos irrefutables, como los del Concilio de Toledo, en los que la Hispania visigótica ya tenía conciencia de un único reino. Después, en la Reconquista, surgirían los intereses de nobles feudales que nos separarían y, aunque Felipe II, Felipe III y Felipe IV volvieran a ser reyes de ambos reinos, la unión quedaría sepultada para siempre.

Carlos V e Isabel de Portugal, padres de Felipe

Aun así, hubo esperanza. El siglo XIX nos devolvería una coyuntura propicia, desde el posible matrimonio de Isabel II con un Braganza a los principios de la Revolución de 1848 que sustentaba el ideal ibérico basado en el liberalismo democrático o federalista, las unificaciones de Alemania e Italia, o el ejemplo del federalismo de países como Estados Unidos y Suiza. En el 68 se concibió la unión ibérica dentro de la lógica geográfica que llevaba a una economía librecambista y un común sistema de comunicaciones que exigía la unificación política y una nueva realidad nacional: Iberia.

Perdimos el último tren cuando se eligió para la corona de España a Amadeo de Saboya y no al portugués Fernando de Coburgo… Lo cierto es que aunque la Unión Ibérica siempre ha estado latente, en el siglo XXI la idea es cada vez más implanteable en una España desvertebrada y despedazada moralmente por los nacionalismos periféricos.

De los matrimonios de los Reyes Católicos a Felipe II

De los pocos peros que se suelen poner a los Reyes Católicos —hasta sus más furibundos partidarios— es que no hubieran afrontado en su reinado la unificación política peninsular y optaran solo por asegurar su alianza casando a sus hijas con reyes sucesivos.

Pero lo que no lograron los Reyes Católicos lo conseguiría su bisnieto por vía hereditaria… y en condiciones mucho más ventajosas, pues en ese momento Portugal era una nación riquísima. El rey Sebastián I de Portugal había muerto en 1578 en la legendaria derrota de Alcazarquivir en las cruzadas del norte de África, y su sucesor, Enrique I, falleció sin herederos, tras lo que se generaría un vacío de poder en el trono luso.

Felipe II

Muchos candidatos optaban por la Corona portuguesa. De todos ellos, ninguno con tantas razones de sangre como Felipe II de España, que impuso sus derechos legítimos a la sucesión con el nada desdeñable apoyo de gran parte de la nobleza, que veía en la unión ibérica una gran oportunidad.

Hijo de Isabel de Portugal y nieto de Manuel I el Afortunado, era el varón de más edad y su madre estaba muy por delante en cualquier línea sucesoria respecto a sus rivales. La relación Habsburgo-Avís era tan estrecha que casi formaban una única familia con dos ramas y matrimonios en todas las generaciones. De los once enlaces de la desaparecida dinastía de Avís, ocho habían sido con los Austrias españoles. Felipe, educado en portugués, con ayas lusas, tenía tantos o más ancestros portugueses que españoles o austriacos.

Portugal y Felipe II

Aunque la nación vecina entonces, como los demás reinos hispánicos, fuese gobernada por virreyes, Felipe II conservó sus propias leyes e instituciones y Portugal se mantuvo como entidad casi independiente. El Consejo de Portugal, compuesto en exclusiva por portugueses, asesoraba al monarca sobre asuntos concernientes al reino y controlaba su imperio ultramarino, que le otorgaba grandes ventajas económicas. El rey español se comprometió, además, a defender el vasto imperio luso, que se extendía por territorios americanos, africanos y asiáticos, y rescató a los más de ochocientos caballeros portugueses que permanecían presos en Alcazarquivir. Felipe tenía además todo el apoyo de los poderosos jesuitas, con gran influencia en Portugal, y una parte muy significativa de la nobleza y burguesía beneficiada de ser los únicos que podían dedicarse a la trata de esclavos y ejercer sus actividades comerciales en el Atlántico cruzando en grandes galeones desde las costas africanas hacia los virreinatos de Nueva España y Perú.

« El máximo error fue no haber designado a Lisboa, la urbe más cosmopolita y opulenta del planeta, como capital de ambos Estados« 

La unión con Portugal supuso ventajas y desventajas para ambos países. Las ventajas para Felipe II fueron un millón de nuevos súbditos, la ampliación de la costa atlántica y la duplicación de sus flotas oceánicas y, para ambos, una misión conjunta en las empresas de ultramar. Entre las desventajas: la complejidad de administrar dos Estados tan diferentes y el descontento popular por las tropas de ocupación que en su momento saquearon con violencia los pueblos y ciudades portuguesas, fortaleciendo el sentimiento antiespañol. Pero el máximo error, y claro, “a toro pasado”, fue no haber designado a Lisboa, la urbe más cosmopolita y opulenta del planeta, como capital de ambos Estados. Antonio Igual Úbeda, en su libro El Imperio español, opina que Felipe II “supo iniciar la obra trascendental de la unidad ibérica, pero no supo convertirla en empresa nacional”.

Las hostilidades

La unión ibérica se mantendría durante el reinado de Felipe III y IV, pero tocaría a su fin en 1668, con el reconocimiento de la independencia de Portugal tras una larga contienda en torno a la frontera conocida como La Raya.

Como hemos comentado, este momento, el más trascendental de nuestra historia peninsular, comenzaría a ser olvidado durante siglos por los investigadores españoles. Tampoco ahora, con el auge de los estudios autonómicos, ni en Galicia, Castilla, Extremadura o Andalucía, escenarios de excepción en la guerra, se habían acometido aproximaciones de relieve.

La obra de referencia

Fue ese arrinconamiento nacional y la ausencia de análisis especializados lo que condujo al autor, Enrique F. Sicilia Cardona, a realizar un proyecto con la Editorial Actas que acaba de salir al mercado con el título La Guerra de Portugal (1640-1668)Gracias a esta editorial, al autor y a su gusto por los senderos históricos poco trillados, hoy tenemos una obra que desde su aparición ya se ha convertido en la referencia de este crucial conflicto peninsular y que, desde España, se había dejado demasiado tiempo en el olvido.

Enrique F. Sicilia Cardona (Madrid, 1973) es licenciado en Geografía e Historia (UNED) y en Ciencias de la Información-Periodismo (UCM). Vocal de la junta directiva de la Asociación Española de Historia Militar (ASEHISMI), profesor de Humanidades, conferenciante y especialista en temas histórico-militares, ha publicado numerosos artículos en revistas de ámbito nacional, y es autor de los siguientes libros: La batalla de Nieuport 1600, La batalla de Sekigahara 1600Napoleón y Revolución: Las Guerras Revolucionarias, y coautor de La Guerra del Rosellón (1793-1795).

Los conspiradores

El alzamiento separatista por la independencia de Portugal en absoluto fue un “levantamiento popular generalizado” —como se ha vendido en el imaginario luso—. Sicilia Cardona aclara en su libro que fue algo minoritario. De hecho, en la zona norte apenas tuvo seguimiento y Madrid mantuvo durante toda la guerra una corte de portugueses leales a la casa de Austria. Por su parte, los llamados fidalgos, la alta nobleza, principales ostentadores de señoríos en Portugal, permanecieron en conjunto fieles a Felipe IV o terminaron exiliándose.

João de Braganza

Los instigadores de la rebelión fueron un pequeño grupo de conspiradores en torno a don João, el acaudalado VIII duque de Braganza. Era una élite dirigente de portugueses afectada por la pérdida de privilegios que conllevaban las reformas del Conde Duque de Olivares. También, las quejas incidían en la incapacidad de Felipe IV —pese a sus grandes esfuerzos— para defender sus territorios de ultramar de otras potencias como Holanda, Francia e Inglaterra. Por cierto, que João, emparentado con grandes linajes de Castilla y cuya esposa era hermana del duque de Medina Sidonia —y que según la tradición dijo: «Más vale ser reina por un día que duquesa toda la vida»— aceptó ser nombrado rey, pero no ser el líder de la insurrección y, a la espera de que esta triunfase, se quedó entregado a su pasión, la música, en el palacio de Vila Viçosa.

Proclamación de D. João IV como rey de Portugal, pintada por Veloso Salgado

La inteligencia militar y sus aliados

Sicilia Cardona nos acerca los pormenores de los agentes secretos españoles en Portugal: “Desde Carlos V y sobre todo Felipe II la monarquía hispánica tuvo una espectacular y eficaz red de información que mantuvo Felipe IV, incluso con un espía mayor o jefe de espías. Sería fundamental para conocer las debilidades y fortalezas del oponente y a partir de esa información planificar estrategias. Portugal también tenía su servicio de espionaje, pero por experiencia, tradición y recursos, el sistema español estaba más desarrollado”, explica. Otro aspecto de la inteligencia militar fue el uso de sicarios para eliminar a los cabecillas rebeldes. “Felipe IV intentó descabezar el alzamiento tratando de eliminar mediante el asesinato selectivo a don João IV y esa corte postiza o doble que crearon los Braganza en Lisboa, pero los portugueses tuvieron la habilidad suficiente para descubrirlo y evitarlo”.

« El golpe de gracia vendría al final de la guerra con la Inglaterra de Carlos II, que ayudó con tropas poderosas y con la Royal Navy« 

Como pasó en América, el verdadero fin de la hegemonía española sería provocado por una alianza de enemigos de España. En este caso, franceses, ingleses y neerlandeses: “Para que un gigante sea derrotado hacen falta varias fuerzas contrarias trabajando al unísono”, recuerda Sicilia. Lo curioso es que estos aliados harían un doble juego, aliados en esta guerra peninsular, pero atacando sin piedad sus posiciones ultramarinas… ​En relación a la ayuda internacional, el golpe de gracia vendría al final de la guerra con la Inglaterra de Carlos II, que ayudó con tropas poderosas y con la Royal Navy, que ya empezaba a ser una fuerza de primer orden.

Batalla de Las Dunas

Pero junto a esas alianzas, no debemos olvidar el sempiterno problema de Flandes… Flandes fue el teatro principal y la atracción fatal de los Austrias hasta 1667. Siempre su preservación influyó negativamente en la política exterior hispánica. “Nuestras tropas allí eran mucho más numerosas que en Portugal y sobre todo muy superiores en infantería. Echando la vista atrás se debería haber abandonado antes su dominio y centrarse en la recuperación de Portugal, no tengo ninguna duda, para continuar con esa unión hispánica hegemónica”, afirma Sicilia.

El momento crucial: REBELIÓN

Inmersa en la Guerra de los Treinta Años, la crisis económica y política del imperio se había ahondado. En la década de los 20, y, a partir de 1630, aumentó el malestar social y, como en otras zonas de España, se extendieron sucesivas revueltas como las de Oporto y Lisboa en 1629 o Évora en 1637, una tensión que fue utilizada en su beneficio por la nobleza portuguesa.

« En el frente catalán combatían numerosos soldados portugueses a favor de los Austrias y la unidad en su conjunto llegó a estar al mando de un portugués, Francisco Manuel de Melo« 

El quid es que supieron, además, aprovechar el momento propicio para rebelarse: España acababa de perder su flota ante la armada holandesa en la batalla naval de las Dunas (Downs) en 1639 y se enfrentaba a la sublevación catalana. Francia llevaba décadas intentando provocar la división hispano-portuguesa y modernos analistas afirman que incluso la rebelión de Cataluña habría sido instigada por Richelieu. El genial cardenal habría apoyado las reivindicaciones de João con el convencimiento de que una guerra con Portugal agotaría los recursos españoles.

Con la derrota sorpresiva de los hispánicos en Montjuich, los lusos tendrían más tiempo para preparar la posible embestida de Felipe IV, más preocupado por recuperar, de momento, Barcelona que Lisboa. Curiosamente, en el frente catalán combatían numerosos soldados portugueses a favor de los Austrias y la unidad en su conjunto llegó a estar al mando de un portugués, Francisco Manuel de Melo.

Así pues, el 1 de diciembre de 1640 comenzaba el alzamiento en Portugal: la gobernadora, Margarita de Saboya, fue arrestada, y el secretario de Estado, Miguel de Vasconcelos, asesinado. El día 15 de diciembre del mismo año, João era entronizado como Juan IV de Portugal, y reconocido también en Brasil y Asia.

TEATROS Y MODELOS

La Guerra de Portugal, de Sicilia Cardona, se presenta como una obra perfectamente estructurada. Una vez concretada la ruptura política peninsular, se ocupa de las zonas de disputa de ambos contendientes con los diferentes teatros de operaciones y sus variables… El estudio va analizando la importancia de las decisiones en los hechos bélicos, la propia topografía, las vitales líneas de comunicaciones y sus vituallas para los ejércitos, los informantes o las plazas abaluartadas, verdaderos escollos y puntos estratégicos o hasta el mismísimo clima que paralizaba la acción durante meses.

Doble enfoque español y portugués y la caballería

Es, asimismo, muy reseñable en la obra el acercamiento al contrincante: “Si queremos analizar convenientemente esta guerra, debemos estudiar y poner en su justo contexto al enemigo portugués, verdadero ausente en los estudios anteriores”, afirma el autor. Y es que esta obra no desdeña los estudios de los especialistas portugueses y da voz —como nunca antes— a sus personajes principales para aportar así una decisiva mirada a las fuentes lusas y dar más amplitud a los hechos narrados. Quizás sea este doble enfoque, español y portugués. una de las características más notorias de esta obra.

Richelieu y el Conde Duque

El autor, especialista en historia militar, compara atinadamente los modelos marciales de ambos reinos y considera que eran muy similares al haber coexistido durante décadas, si bien se decanta con razones de peso por atribuirle a la monarquía hispánica la primacía teórica y práctica.

Es destacable, también, dentro de las tres armas, el grado de decisión e importancia que, según el autor, adoptará la caballería, para él verdadera protagonista en esta larga contienda.

El estudio bélico

La obra, con espléndida portada de Jordi Bru, referencia de la fotografía histórica, consta de 535 páginas, más otras 24 de un cuadernillo central a color, repleto de fotografías del propio autor. Asimismo, podemos encontrar grabados que ayudan a comprender mejor las décadas de lucha y tres mapas que sitúan los principales hechos de armas.

El estudio bélico se enfoca en las fases de la guerra, que el autor divide en tres periodos principales:

I: 1640 a 1648

El reino de Portugal se lanza a una guerra abierta.

El principal factor que beneficiaría a los rebeldes lusos es que en esta época España estaba inmersa en múltiples teatros de operaciones que condicionaban su esfuerzo e impedían su focalización en solo uno.

Mapa de operaciones

A la espera de una inminente invasión desde Castilla —que tardaría en producirse— asistimos a los saqueos e incendios en los pueblos fronterizos, con una gran violencia tanto en la defensa como en el ataque. Unas auténticas luchas urbanas que no desmerecen a otras más conocidas como las de San Martín de Trevejo o Valverde.

Valverde

Desde el principio de la guerra, la intención de los portugueses fue obvia: no solo recobrar su independencia, sino también apoderarse de Extremadura. En diciembre de 1640, un ejército portugués, mandado por el general Rabello, con 5.000 infantes y 900 caballos, intentó tomar por sorpresa la villa de Valverde de Leganés, próxima a Olivenza.

« En la plaza de la villa, el enfrentamiento fue brutal. Finalmente, al mando del capitán don Diego de Lara acometieron a los enemigos por la espalda y se decidió la batalla« 

El capitán vizcaíno Juan de Garay, jefe del ejército de Extremadura, había recibido una confidencia sobre los planes lusos, por lo que se anticipó enviando a los tercios del marqués de Rivas y del marqués de Falces y a 3.000 soldados de caballería al mando de don Antonio Pacheco. Tras ligeros combates, los portugueses avanzaron en masa hacia la villa, abrieron brecha en la muralla y penetraron en Valverde.

Soldados españoles y vecinos lucharon al unísono. En la plaza de la villa, el enfrentamiento fue brutal. Finalmente, al mando del capitán don Diego de Lara acometieron a los enemigos por la espalda y se decidió la batalla.

El general portugués Rabello cayó muerto de un impacto de lanza, y los portugueses, viéndose descabezados, se desbandaron y fueron pasados a cuchillo: 800 bajas españoles y 2.000 enemigas. La larga guerra acababa de empezar.

Azulejo de la Batalla de Montijo

Junto a esas luchas fronterizas, el primer órdago de consideración fue una operación portuguesa en la provincia de Badajoz que penetró hasta Montijo. Sería la primera gran batalla de esta guerra con un resultado controvertido, pues ambos se vieron vencedores —lo que corrobora Sicilia escarbando en multitud de fuentes—. En relación a ello, el autor presenta dos novedades: ubica la batalla en una situación diferente a la habitual —con pruebas convincentes de esa posibilidad— y narra otra operación portuguesa poco reseñada que acechaba Badajoz y la batalla del fuerte de Telena en 1646, nunca referenciada en obras anteriores.

Plano de Badajoz

Así, el libro va siguiendo el conteo de los años y los diversos combates. Los portugueses van adquiriendo mayor experiencia, particularmente en su fuerza montada. Aunque en varios encuentros serían batidos por el marqués de Molinghen, el mando hispánico en el sector principal del Alentejo-Extremadura, poco a poco se irán colocando en una situación de paridad con los hispánicos.

II: 1648 a 1659: PRUEBA DE FUERZA

Una vez firmada la paz de Münster con los neerlandeses, solo Francia, que lleva desde 1635 disputando la preponderancia en Europa a las tropas del Rey Planeta, parece ayudar a los lusos.

« La verdadera prueba de fuerza lusa se iba a materializar en su ataque a la plaza más relevante del primer escudo portugués en el Alentejo, Elvas« 

En esta segunda fase, habrá una relativa calma en torno a La Raya. Sin embargo, habrá operaciones de calado como la conquista de Olivenza por los hispánicos, o el posterior asedio de Badajoz por los portugueses. Pero la verdadera prueba de fuerza lusa se iba a materializar en su ataque a la plaza más relevante del primer escudo portugués en el Alentejo, Elvas, sitiada por los hispánicos. Ese ataque del ejército de socorro, entre la niebla, supondría la primera gran victoria campal de los bragancistas, un punto de inflexión que precipitaría la tercera y postrera fase de la guerra.

Elvas

III: CAÍDA DEL TELÓN de 1659 a 1668

La monarquía hispánica, desembarazada ya del enemigo francés por el Tratado de los Pirineos pudo, por fin, concentrar toda su atención en el teatro portugués. Al frente de un ejército de unos 18.000 infantes y 8.000 caballeros, D. Juan José de Austria, bastardo real, hábil comandante, héroe de la pacificación de Nápoles y el que arrebató Barcelona a los galos, penetra a través de Extremadura. Los españoles fueron rindiendo las distintas plazas fronterizas hasta tomar, el 22 de mayo, la ciudad de Évora, la segunda más importante del reino, que se situaba en una posición estratégica en la ruta hacia Lisboa en 1663.

Parecía acercarse la victoria final para la monarquía hispánica, pero en este tiempo Portugal ya no estaba tan indefensa como al principio de la guerra. Había construido tres escudos abaluartados en el Alentejo, y sus tropas estaban actuando desde hacía años a un gran nivel táctico. Por si fuera poco, Francia seguía apoyándola y habían firmado una nueva alianza con Inglaterra. Contaban con las mejores bazas para, desde su propio territorio, golpear en el momento preciso a los hispánicos, tal y como sucedió.

A los españoles les faltó el apoyo de una armada fuerte y contundente. La conjunción naval y terrestre para ayudar en el bloqueo de Lisboa era vital y hubiese sido decisiva sobre todo en esta tercera fase de la guerra con la amenazante presencia de la armada inglesa en favor de Portugal.

Ferrer-Dalmau pintando a Juan José de Austria

Ameixial

Ahora se producirá la batalla más decisiva de esta guerra, Ameixial, donde las otrora invencibles tropas españolas serían batidas por la excelente visión táctica de Schomberg, un mercenario francés al servicio luso.

Esto no desanimó a Felipe IV, que rebuscó entre sus tropas europeas para devolver el orgullo a sus armas y confió sus tropas al III marqués de Caracena, veterano de mil batallas. Para Sicilia Cardona, “fue el mando hispánico que mejor entendió la naturaleza de esta guerra, porque deseaba atraer a los enemigos a otra gran batalla para batirlos. Habían perdido hombres y tiempo asediando plazas fuertes”. Sin embargo, los españoles volverían a ser derrotados en Montes Claros, el enfrentamiento más sangriento de la guerra, en Vila Viçosa, providencialmente en la cuna simbólica de los Braganza.

Palacio de Vila Viçosa

Esta batalla final decanta la balanza del destino. La corte madrileña se sumió en la desesperación viendo cómo sus anhelos de recuperar aquel reino quedaban definitivamente rotos el 13 de febrero de 1668, fecha del Tratado de Lisboa. Ni João (muerto en 1656) ni Felipe IV (en 1665) lo firmaron. Serían sus herederos, los jóvenes Carlos II de España y Alfonso VI de Portugal, ambos discapacitados y sometidos a regencias, los encargados de firmar la separación definitiva de los reinos españoles y Portugal.

El balance bélico. ¿Un conjunto de factores nos hicieron perder?

¿Antepuso Felipe IV sus intereses en Flandes, sumidero de hombres y dinero para la monarquía, a la recuperación de Portugal? ¿Se equivocó al dividir las fuerzas en varios ejes —sin superioridad numérica y a mucha distancia de Lisboa— en lugar de concentrarlas en un único ejército? ¿Se entretuvieron en tomar plazas fuertes y descuidaron otras zonas? ¿Fue equivocada la estrategia hispánica de invadir Portugal demasiado tarde, cuando ya tenían escudos abaluartados defensivos en el Alentejo, teatro principal junto a Extremadura?

Carlos II de España y Alfonso VI de Portugal

La conclusión del investigador Sicilia es rotunda: “La monarquía se había desgastado en proyectos costosos, perdiendo recursos financieros, hombres y la logística necesaria. Se enfrentó a un ejército muy entrenado y disciplinado que luchó con determinación”. Para el historiador, fue crucial la ayuda exterior, y la calidad de los mandos enemigos entre los que destaca al mariscal Schomberg, enviado por el rey Luis XIV, como la mejor mente militar de la contienda.

El libro termina con unos interesantes anexos donde encontramos biografías de los mandos protagonistas de ambos rivales, listados de capitanes generales y gobernadores militares, más una tabla con la comparativa de los tamaños, en diferentes años, de los ejércitos contendientes.

La pregunta del millón: ¿Fue el final de los gloriosos Tercios españoles?

De las tres armas, en esta guerra la que más ha sorprendido al autor es la caballería, y considera que fue la fuerza predominante y clave por su mayor movilidad. “Gracias a ella, España pudo dominar las dos primeras fases con determinación y potencia de choque, lo que le daría triunfos rotundos”. Pero sobre todo, lo que deja claro, es que en esa tercera y decisiva fase final hay una pérdida de nivel de la infantería de los famosos tercios españoles.

Rocroi por Augusto Ferrer-Dalmau

Por ello, para Sicilia Cardona, la época gloriosa de los Tercios, se acaba aquí. “Se habla mucho de Rocroi, pero Montes Claros es la última ofensiva de esa gallarda infantería mítica y legendaria, imbatible en mil lides, pero que llegó a su límite y al final tuvo que enfrentarse a un ejército con un nivel táctico similar, e incluso, moralmente, superior”, sentencia.

Una obra bien pensada, estructurada y escrita

El epitafio a aquel largo combate lo podemos encontrar en el escritor Arturo Pérez Reverte, cuando dijo aquello de que “al final, a uno lo derrotan siempre”.

Eso fue lo que ocurrió con la monarquía hispánica, esa entidad supranacional que intentó recuperar Portugal, y tendrían que pasar 28 años para percatarse de que lo había perdido, y con él su vinculación peninsular, por lo que ahora sabemos, sin posible vuelta atrás.

¿Es un libro solo para amantes de la historia militar?

Aunque Enrique Sicilia afirma que “todavía queda por investigar sobre algunas de las batallas más relevantes de esta guerra”, lo cierto es que La Guerra de Portugal, de la Editorial Actas, no solo viene a llenar un inexplicable vacío bibliográfico, sino que trasciende el ser la obra primigenia para convertirse en la obra definitiva, la referencia imprescindible y de lectura obligada para el conocimiento de este período histórico.

¿Es un libro solo para amantes de la historia militar? En absoluto. Lógicamente, sus páginas aportan un gran caudal de datos bélicos, pero también disfrutaremos de personajes fascinantes, portugueses y españoles, convencidos de que estaban destinados a la gloria e imbuidos de una sensación de victoria final o incluso de una cuasicontrarrevolución, organizada por la mismísima Inquisición. Apasionantes son también las traiciones y alianzas de ingleses y franceses que se coaligaron para ayudar a Portugal y cuyo único interés sería derribar al todavía gigante de la monarquía hispánica que, por mucho que se empeñen los leyendanegristas, atesoraba un ingente poder planetario.

Tras la lectura de la obra, los amantes de la Historia constatarán la realidad de que sin conocer la Historia de Portugal de este siglo es imposible afrontar la de España. Deslumbra entre sus páginas este importante escenario, casi absolutamente ignoto, que trascendía la política de la península y que se convertía en una guerra de escala internacional en aquel siglo de pugna por la hegemonía de occidente.

Pero sobre todo, fue mucho más que eso. El autor concluye: “Fue la guerra que España nunca debió perder”. Nos atrevemos a más y matizamos: “Fue la guerra que jamás debimos librar”, pues perdimos ambos países el primer imperio global de la Humanidad.

La Guerra de Portugal, de Sicilia Cardona, nos acerca a la guerra ibérica más importante de nuestra historia. Un episodio demasiado olvidado, pero tan crucial que cambiaría sin vuelta atrás los futuros designios de una península, una Europa y hasta una cosmovisión geopolítica que hubiera tenido sin duda el contundente sello Marca Hispania.

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Autor: Enrique F. Sicilia Cardona

Título: La Guerra de Portugal (1640-1668)

Editorial: Actas

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[Fuente: http://www.zendalibros.com]

A Exposición Rexional Galega do ano 1909, o primeiro ano santo do século XX, foi un dos primeiros intentos do mundo civil de utilizar a celebración relixiosa como promoción económica e turística da cidade de Santiago de Compostela.

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A mostra, inaugurada o 24 de xullo polo rei Afonso XIII e o presidente Antonio Maura, tivo lugar na Alameda e arredores e foi visitada por máis de 50.000 persoas, o dobre da poboación santiaguesa daquel tempo. O arquivo da Real Academia Galega conta cunha serie de postais, pertencentes á colección facticia de tarxetas da institución, que dan conta da relevancia deste acontecemento. As imaxes están dispoñibles en copia dixital no Arquivo Dixital de Galicia.

A Exposición Rexional Galega acolleu preto de 600 instalacións situadas en once pavillóns, onde foron expostas más de 10.000 pezas de arqueoloxía, obras de arte, historia ou da industria. A súa celebración e a do ano xubilar a un tempo repercutiron favorablemente na economía da cidade e preparárona para o que se convertería nun dos motores da cidade: o turismo.

O ano santo celébrase cando o 25 de xullo, festividade de Santiago, patrón de Compostela, cadra en domingo, grazas a un privilexio concedido por primeira vez polo papa Calisto II no ano 1122. Novecentos anos despois, este 25 de xullo, malia cadrar en luns, tamén será xubilar pola ampliación autorizada polo papa Francisco debido ás circunstancias especiais da pandemia de covid-19.

As imaxes do xacobeo de 1909 que conserva o arquivo da RAG son parte da súa colección facticia de postais, que agrupa todas aquelas de diversas procedencias que non están integradas en ningún fondo documental. A colección abrangue imaxes desde os primeiros anos do século XX até o día de hoxe, nos dous formatos normalizados máis comúns da tarxeta postal (9 x 14 e 10,5 x 15 cm.) e realizadas con técnicas fotomecánicas e fotográficas diversas.

A gran maioría das tarxetas recollen imaxes localizadas en Galicia, aínda que existen curiosas excepcións como algúns cartafoles con estampas de Vietnam, da URSS, dos Estados Unidos, Cuba ou Uruguai.

 

[Fonte: http://www.academia.gal]

Antologia publicada na Argentina, em parceria com núcleo da USP, dá acesso inédito em espanhol à trajetória do historiador marxista cujos conceitos são chave para compreender a formação social, econômica e política do Brasil e da América Latina

Escrito por Joana Coutinho

O livro História e Filosofia 1 de Caio Prado Jr (2020) recém-publicado pela Editorial Último Recurso, com sede na Argentina,2 em parceria com o Núcleo Práxis-USP é um achado. Reúne textos inéditos de Caio Prado Jr., reconhecido historiador marxista, cujo tema de análise é a história e a filosofia. Um historiador-filósofo, cuja preocupação fundamental é propiciar recursos teóricos que nos permitam analisar a nossa realidade sem subterfúgios.

Não se trata aqui de fazer uma resenha da biografia de Caio Prado, mas vale a pena fornecer alguns dados que ampliam nosso conhecimento sobre o autor. Caio Prado nasceu na cidade de São Paulo em 11 de fevereiro de 1907, dois anos depois da primeira experiência de Revolução na Rússia (1905). Morreu na mesma cidade em 23 de novembro de 1990. Caio Prado Júnior pertenceu a uma das mais ricas e influentes famílias de São Paulo. Teve uma educação esmerada, como era comum aos de sua classe social: os estudos foram orientados, primeiro, por professores particulares, depois no colégio São Luís, dirigidos pelos Jesuítas. Forma-se bacharel em ciências jurídicas e sociais aos 21 anos, pela Faculdade de Direito do Largo de São Francisco, mais tarde incorporada pela Universidade de São Paulo. Filia-se ao Partido Comunista do Brasil (PCB), em 1931. Tem uma vasta produção intelectual, sobre temas centrais para se pensar o Brasil e toda a América Latina, cujas proposições nos fazem refletir a partir das classes populares. Foi um traidor de classe, de sua classe de origem!

Caio Prado considera que o processo histórico na América Latina foi bem distinto do de outras regiões do planeta, igualmente periféricas, em relação ao capitalismo desenvolvido; a particularidade é que não tivemos no continente uma burguesia nacional; e o caráter da nossa colonização ― que se estende para toda a América Latina ― é que aqui as colônias foram marcadas por serem de exploração, diferente das colônias de povoamento nas zonas temperadas. O seu pensamento, assim como o de José Carlos Mariátegui (1894-1930), é bastante inovador e inaugura um marxismo original; sem perder3 a perspectiva da totalidade, reforça a necessidade de se pensar o nacional, o local. Pensar o país significa buscar compreendê-lo em sua totalidade e fugir das explicações simplificadoras que dão respostas superficiais a questões profundas: analisar a formação do país, como se constituiu sua gente e suas contradições.

Vamos ao livro História e Filosofia (2020, 336f). Numa tradução inédita para o espanhol, o volume reúne textos, rigorosamente selecionados, de Caio Prado Jr. Fruto de um trabalho coletivo cuidadoso e sem recursos de apoio, a tradução ― que tomou quatro anos de trabalho ― foi empreendida por cerca de vinte pesquisadores de diversas áreas: historiadores, cientistas sociais, linguistas, economistas e até psicólogos, membros e colaboradores do Núcleo Práxis da USP, entidade político-acadêmica que ao longo da última década tem demonstrado compromisso com a difusão do conhecimento crítico e a formação política popular, encontro feliz com uma editora autogestionária que coloca como ideia central ser uma editora militante.

O livro tem dez capítulos e ainda um prefácio do historiador Lincoln Secco, além de uma bela introdução de seu organizador, Yuri Martins Fontes, que é filósofo, escritor, ensaísta, autor de vários textos que discutem Brasil e América Latina e coordenador4 do Núcleo Práxis da USP. Na “Introdução”, Yuri cumpre um papel fundamental de não só apresentar o livro, mas também o autor – para que jovens que não conhecem Caio Prado e sua obra tenham um panorama das questões principais que moveram sua produção.

O “Prefácio” é uma leitura leve e obrigatória, onde podemos observar a efervescência do pensamento caiopradiano em toda sua vivacidade. Lincoln Secco oferece aos falantes do espanhol (e a todos nós) uma belíssima apresentação dos traços marcantes do autor e de sua obra e a originalidade do seu pensamento, que coloca ainda hoje desafios não só aos brasileiros mas a todos os latino-americanos. Vinculado ao Partido Comunista do Brasil, Caio Prado manteve sempre sua autonomia como pensador e militante.

A primeira parte, “Escritos político-historiográficos”,5 recupera textos sobre a colonização do Brasil. Caio Prado observa os tipos de colonização ocorridas aqui e em terras de zonas “temperadas”. As últimas constituíram colônias de povoamento, como um desaguadouro “dos excessos demográficos da Europa que reconstitui no novo mundo uma organização e uma sociedade à imagem e semelhança de seu modelo europeu”. Nos trópicos ocorre exatamente o contrário, o que dará origem a uma sociedade original; são sociedades abigarradas, como definiu o sociólogo boliviano René Zavaleta6 (1935-1984). O Brasil de hoje, observa Caio Prado, é um organismo em franca e ativa transformação, mas que não se sedimentou e não tomou forma. O mesmo se observa no terreno social: com exceção de alguns setores, as relações sociais, e em particular as de classe, conservam um cunho colonial. A essência da nossa formação está no abastecimento do açúcar, tabaco, ouro e diamante, algodão e depois café para o comércio europeu. Caio Prado vê na colonização dos trópicos, uma vasta empresa comercial destinada a explorar recursos naturais.

Importante recuperar o debate que se fazia à época: havia ou não feudalismo no Brasil. Alguns marxistas, como Astrojildo Pereira (1890-1965), Octávio Brandão (1896-1980) e Leôncio Basbaum (1907-1969), defendiam a tese do “feudalismo em declínio” como a causa do atraso. Por esse caminho tornava-se necessária uma revolução democrático-burguesa (Del Roio, 2016). Já Caio Prado sustentava que no Brasil não houve feudalismo – apoiando-se por exemplo no fato de que o povoamento do país era rarefeito, não contribuindo à consolidação da servidão; para o pensador marxista, o que houve por aqui foi um escravismo: desde os primórdios articulado comercialmente com o capitalismo europeu que se consolidava.

Ao abordar a “Economia e a agricultura de subsistência na colônia”(1942), Caio Prado afirma que a economia se assenta em algumas bases muito precárias, não constitui uma infraestrutura própria e tampouco conta com forças próprias e existência autônoma. Se uma conjuntura internacional favorece a um produto qualquer, isto impulsiona seu funcionamento; no entanto, a economia volta a cessar se essa conjuntura por alguma razão se rompe ou caso os recursos naturais se esgotem (PRADO, 2020, p.143). O que nos leva a pensar nas implicações de uma economia completamente subordinada — em vias de se tornar um capitalismo periférico e dependente.

O resultado é que vivemos uma realidade que ainda parece sofrer dos mesmos males: voltada para fora e incapaz de prover as necessidades da sua população. A produção de subsistência, que alimenta os habitantes do campo, difere muito da realidade dos centros urbanos: estes têm que recorrer à importação, já que a produção interna não é suficiente para lhes suprir as necessidades. Curioso que hoje as grandes plantações, voltadas a suprir o mercado externo, tenham transformado alimento em “commodities”; ou seja, nossas questões do passado persistem. Em toda a América Latina, desgraçadamente, o avanço do imperialismo significa (significou) uma relação de subalternidade, perda de soberania: o capitalismo dependente periférico não foi capaz de criar uma burguesia que defenda os interesses nacionais. Como nos lembra Eduardo Galeano (1940-2015) são “dominantes hacia dentro, dominadas desde fuera” (2004, p.17) e reagem com dureza a qualquer tentativa de mudança, por mais milimétrica que seja.

Um outro aspecto que parece nos fazer voltar no tempo é: como se tornou atual, nesse processo de colonização e necessidade de povoamento, o papel exercido pelos bandeirantes na captura de indígenas e escravos. Caio Prado descreve no texto “A Sociedade Colonial”7 (1942), de uma maneira clara e objetiva, o significado do bandeirismo paulista: processos brutais que os portugueses utilizavam para forçar os indígenas ao trabalho. Faziam isso percorrendo o Brasil de leste a oeste, de norte a sul, até chegarem ao sertão. Hoje, um movimento da periferia de São Paulo revive o debate quando atiça fogo na estátua do conhecido bandeirante, Borba Gato8, e reaviva a reflexão sobre os símbolos, espalhados pela cidade, que cultuam o passado. Neste caso, o passado de exploração e opressão.

Não podemos deixar de mencionar o interessante texto “D. João VI no Brasil”9, que trata da nossa independência. A vinda da família real para o Brasil, em 1808, significou a emancipação política, mas de uma forma peculiar: diferentemente do que acontece nos países vizinhos, em que foram rompidos os laços que os subordinavam às nações europeias. A diferença crucial é que, enquanto outras nações conquistavam sua independência nos campos de batalha, aqui foi o próprio governo metropolitano que, pressionado, viu-se obrigado a transformar a colônia em sede da monarquia, lançando as bases de sua autonomia. Caio Prado não cai na explicação fácil da ausência de lutas, de que não tivemos lutas internas; ao contrário, descreve com rigor as revoltas, a Balaiada, por exemplo. Mas mostra que nenhuma delas teve força e organização necessária para uma sublevação das massas. O principal aspecto da Balaiada foi a caudilhagem – e isso não permitiu que a revolta se convertesse em um movimento que pudesse ter resultados mais profundos.

Ainda nessa primeira parte, destaco o capítulo, “URSS: Um Novo Mundo”10, sobre a Revolução Russa. O relato da viagem que fez à terra de Dostoiévski impressiona pela sua observação aguda do que acontecia naquele momento e, mais ainda, pela descrição da participação dos trabalhadores no processo. No trem que o levava a Leningrado, Caio Prado pôde presenciar uma verdadeira assembleia política entre os passageiros, incluindo mulheres e empregados do trem, que participavam de um “debate acalorado” no qual palavras como socialismo, soviete, capitalismo eram ditas constantemente e com clareza do conteúdo.

Neste mesmo escrito, Caio Prado enaltece as transformações pelas quais está passando a sociedade soviética, “uma democracia das massas e não da minoria”. O socialismo é a expressão mais completa e perfeita que se pode imaginar para uma classe social nas condições do proletariado. Mas o mais importante não é debater o socialismo em si, mas o caminho que ele nos leva: as organizações políticas que levaram a sério a tarefa da condução para a realização de um programa. É mister, para uma sociedade comunista, uma transformação completa das ideias e concepções da humanidade atual. Enquanto domine o individualismo acentuado, fruto deste sistema, temos de compreender que uma sociedade comunista plena é impossível; antes é necessária a tarefa de reeducação dos homens e das mulheres sobre a base de uma solidariedade social compatível com essa nova sociedade. Nesse sentido, ele comunga com Antonio Gramsci (1891-1937) que fala da necessidade de uma reforma cultural e moral, pilar para a reeducação em uma sociedade comunista.

O livro-ensaio A revolução brasileira11, escrito em 1966, começa por discutir sobre o termo: revolução expressa o processo histórico marcado por “reformas e mudanças econômicas, sociais e políticas sucessivas” que dão origem a transformações estruturais da sociedade. Não é um momento de êxtase, mas todo o processo de construção. O ritmo da “história, não é uniforme”. Ao contrário; o texto, parece descrever as desventuras que vivemos nos dias de hoje. Afirma que o Brasil se encontra em um momento decisivo que leva a manifestações de descontentamentos e insatisfação generalizada. Situação que é causa e efeito da incoerência política, da ineficiência, dos desequilíbrios sociais, das crises econômicas e financeiras.

Em um tempo no qual se discute com tanto afinco o câncer da sociedade brasileira, o racismo estrutural, não poderíamos deixar de mencionar a passagem do texto “Vida Social e Política”12, em que Caio Prado (2020, p.168), ao discutir a formação e organização do Brasil, menciona a presença do negro e do escravo. Há que fazer uma distinção, diz ele, difícil, mas necessária, de como o escravo protagonizou a cena, mas o negro aparece em raras oportunidades. O papel do africano, diz ele, teria sido muito diferente na formação cultural da colônia se lhe tivesse sido concedida a mínima oportunidade para que se desenvolvesse. Elementos que ajudam a formular o “racismo estrutural” na sociedade brasileira.

A segunda parte do livro concentra os “Escritos filosóficos e manuscritos inéditos”. São quatro capítulos com passagens selecionadas de alguns de seus principais livros filosóficos: “Dialética do Conhecimento”13 (1952); “Notas introdutórias à Lógica Dialética”14 (1959); “O mundo do socialismo”15 (1962); e “Que é Filosofia”16 (1981). Traz ainda um derradeiro capítulo, “Cadernos e correspondências”17, com coletânea de manuscritos jamais publicados do autor, pertencentes ao Arquivo do Instituto de Estudos Brasileiros da USP.

Destaca-se “Carta ao Comitê Regional de São Paulo do Partido Comunista do Brasil” (novembro de 1932). Responde a uma comunicação interna em que é acusado de tentar fundar um periódico pequeno-burguês. A linha editorial é marxista-leninista, responde Caio Prado, e do contrário não lhe interessaria. Mas a obrigação de todo mundo é tentar, em lugar de cruzar os braços e declarar de antemão que atuar é inútil e impossível. “1937” (Paris, dezembro de 1937): escreve nessa pequena nota sobre a Revolução de 1930, no Brasil, e suas causas: a evolução centralizadora da política brasileira, provocada por vários fatores. Uma das causas é que não se extirpam velhos costumes de uma tradição do dia para a noite. As condições objetivas se haviam modificado profundamente, no entanto, não houve uma maturidade política no país. “Carta ao “companheiro” Evaldo da Silva Garcia”18 (maio de 1946) responde a uma pergunta dirigida a ele sobre sua posição política. Caio Prado responde: “continuo onde sempre estive, desde que me reconheço como gente, sou comunista, membro do PCB, tenho buscado aí harmonizar minhas convicções com uma linha política. Escrever, para um comunista, não é fazer o que lhe agrada, não é buscar louvores, é contribuir na formação e divulgação da teoria revolucionária do marxismo” (PRADO, 2020, p. 326).

“Dialética do conhecimento”19 (1952), sem alongar muito, destacamos como texto didático; faz uma breve apreciação do que seja o conhecimento metafísico e da diferença crucial para o conhecimento dialético. Qualquer leigo é capaz de compreender que o conhecimento metafísico não nos leva à compreensão completa e tampouco à necessária transformação. Parte de um exemplo simples, mas não simplista: o universo. O conhecimento metafísico é a consideração geral do universo; e o que constitui seu ponto de partida são sempre os indivíduos que compõem este universo, bem como a sua individualidade. Diferente do conhecimento dialético; a dialética não considera primeiro os indivíduos, seres, coisas, para depois considerar suas relações. Ou seja, a dialética em oposição ao método metafísico considera antes as relações, o “conjunto” e a unidade universal onde transcorrem tais relações. A dialética, afirma Caio Prado Jr., é essencialmente um método de pensamento e conhecimento.

No ensaio sobre o mundo do socialismo, o autor fala sobre países que visitou; diz que não os foi conhecer para julgá-los, mas, ao contrário, para analisar as soluções oferecidas nestes países aos problemas da revolução socialista. Interessam as lições que esses países deram, positiva e negativamente, no sentido de que cada qual “mostra o que se deve fazer e o que se deve evitar”. Mas o que é então o socialismo? Um mundo fundado em um princípio oposto, onde a cooperação entre os homens é o princípio do esforço comum, conjugado para os mesmos fins, que são de todos. Já sobre a questão da liberdade, ele faz um traço claro e definido do significado da liberdade individual nas democracias burguesas. Estas estão fundadas essencialmente nos interesses individuais, que se chocam com a liberdade dos outros indivíduos; que se restringem “desde o momento em que um começa a atuar e deve deter sua marcha pelos interesses contrários”. No socialismo, ao contrário, o ponto de partida é o interesse coletivo; a liberdade individual não é uma premissa. Por liberdade entende-se a faculdade, a possibilidade e a oportunidade de o indivíduo realizar-se. Portanto, a liberdade nas democracias burguesas não passa de ilusão – algo impossível de realizar-se plenamente.

O livro, que trata de tantos temas pertinentes aos dias de hoje, deveria ser amplamente divulgado aos falantes hispânicos, porque embora voltado a pensar o Brasil as questões e temas trabalhados pelo autor dizem respeito a toda a América Latina: as nossas colonizações, nossas organizações políticas e as nossas particularidades como continente. E, óbvio, aos lusófonos, para que aqueles que não tiveram acesso à obra completa do Caio Prado possam usufruir desses textos diversos e abrangentes, que ao fim e ao cabo dão um panorama do todo da obra do autor.

Referências

DEL ROIO, Marcos. “Sodré e o feudalismo no Brasil: uma tentativa de atualização do problema”. Revista Crítica de Sociologia e Políticavol.7, n.2, jul.-dez. 2016. Disponível em:

https://www.revistaterceiromilenio.uenf.br/index.php/rtm/article/download/1

13/89/. Acesso em: 21 dez. 2021.

GALEANO, Eduardo. Las venas abiertas de América Latina. México: Siglo Vientiuno, 2004.

MARTINS-FONTES, Yuri. O marxismo de Caio Prado e Mariátegui: formação do pensamento latino-americano contemporâneo. Orientador: Lincoln Ferreira Secco. 2015. 275f. Tese de doutoramento. Programa de Pós-Graduação em História Econômica, Universidade de São Paulo, São Paulo, 2015. Disponível em:

https://www.teses.usp.br/teses/disponiveis/8/8137/tde-01072015-143501/publico/2015_YuriMartinsFontesLeichsenring_VCorr.pdf.. Acesso em: 21 dez. 2021.

MARTINS-FONTES, Yuri. Marx na América: a práxis de Caio Prado e Mariátegui. São Paulo: Alameda, 2018.

PRADO JR., Caio. Caio Prado: Historia y Filosofía. São Paulo: Editorial Último Recurso/ Edições Núcleo Práxis-USP, 2020 (1ra edición).

ZAVALETA, René. La autodeterminación de las masas. Bogotá: Siglo del Hombre Editores/ Clacso, 2009. Disponível em: http://biblioteca.clacso.edu.ar/ar/libros/coedicion/zavaleta/. Acesso em: 21 dez. 2021.

___________

1Título em espanhol: Historia y Filosofía.

2 A Editorial Último Recurso é uma organização autogestionária, cuja base de atividade está nos princípios do conhecimento e na democratização do conhecimento.

3 Ver Martins-Fontes (2015).

4 Veja, por exemplo, o livro Marx na América: a práxis de Caio Prado e Mariategui de Yuri Martins-Fontes, Alameda/Fapesp, 2018.

5 A primeira parte do livro, compõe-se de cinco capítulos, escritos em momentos distintos. Capítulo 1 Evolução política do Brasil (1933); Capítulo 2 URSS um novo mundo (1934); Capítulo 3 Formação do Brasil contemporâneo (1942); Capítulo 4 História econômica do Brasil (1945/1976) e Capítulo 5 A revolução brasileira (1966).

6 Abigarradas, porque são sociedades heterogêneas, com diversas culturas e modo de produção: ocorreram em um mesmo cenário o feudalismo e o capitalismo superpostos, o que proporcionou por exemplo, que Potosí, o maior caso de descampesinização colonial (Zavaleta, 2009).

7 La sociedad colonial. In: Capítulo 3. Formación del Brasil Contemporáneo (1942).

8 A Estátua, localizada na Praça Augusto Tortorelo de Araújo, no bairro de Santo Amaro – São Paulo, é uma homenagem a Borba Gato (1628-1718), bandeirante paulista, cuja proeza além de caçar indígenas e escravos fugidos, era desbravar o sertão em busca de ouro e diamantes. Um movimento autointitulado “Revolução Periférica” ateou fogo na estátua em julho de 2021, como protesto ao símbolo que representa essa forma de opressão.

9 D. João VI en Brasil. In: Capítulo 1 Evolución Política del Brasil (1933).

10 Capítulo 2 URSS Un Nuevo Mundo (1934)

11 Capítulo 5 La revolución Brasileña (1966)

12 Vida social y Política In: Capítulo 3 Formación del Brasil Contemporáneo (1942).

13 Dialéctica del Conocimiento.

14 Notas Introductorias a la Lógica Dialéctica.

15 El Mundo del Socialismo.

16 Qué es la Filosofía.

17 Cuadernos y Correspondencia.

18 Carta al “compañero” Evaldo da Silva Garcia.

19 Dialectica del Conocimiento.

 

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Des visiteurs dégustent du vin rouge lors d’une séance de dégustation de vin au château Carbonnieux à Cadaujac, près de Bordeaux, en 2019. AFP

Écrit par Magalie Dubois

Doctorante en Économie du vin, Burgundy School of Business

Claude Chapuis

Professeur en viticulture et culture à la School of Wine & Spirits Business, Burgundy School of Business

Olivier Jacquet

Historien de la vigne et du vin, Université de Bourgogne – UBFC

Cet article aurait aussi bien pu s’intituler : « Comment Louis Pasteur a inventé l’œnologie ». Mais si dès 1856 Louis Pasteur a révélé que des micro-organismes sont à l’origine de la fermentation alcoolique, il n’a en réalité pas inventé l’œnologie. Avant le début du XIXe siècle, la production du vin était encore empirique et basée sur l’observation et ce n’est qu’avec l’essor des sciences que naîtra l’ambition de « gouverner le vin ».

Le terme « œnologie » est utilisé pour la première fois en 1636, mais il ne prend un caractère scientifique qu’en 1807. Dans L’art de faire le vin, Chaptal décrit l’œnologie comme la « science qui s’occupe de la fabrication et la conservation du vin ». L’œnologie quitte le champ de l’agronomie pour celui de la chimie.

Le vin médecin

Le vin est l’objet d’étude de nombreux hommes de sciences, comme le montre très bien l’historienne Sénia Fedoul. L’œnologie se construit comme science en devenir grâce à des pharmaciens (qui procèdent à l’analyse des vins et au dosage des produits œnologiques), des chimistes et des médecins. Jusqu’au début du XXe siècle, le corps médical dans sa grande majorité attribue au vin des vertus sanitaires. Chez certains spécialistes, selon sa quantité, son origine ou sa typologie, un vin guérira tel ou tel symptôme. Le Projet de codex œnothérapique du Dr Eylaud publié en 1935 illustre très clairement le mouvement. Au XIXe siècle quoi qu’il en soit, à cause du développement incontrôlé des bactéries, la consommation d’eau reste souvent plus dangereuse que celle du vin. Ce qui explique que Pasteur déclarait encore en 1866 : « Le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons ».

Les travaux de Pasteur, commandés par Napoléon III, étaient liés à des enjeux économiques nationaux. En trouvant une solution à la conservation des vins, l’Empire serait à même de satisfaire les exigences du négoce en termes de qualité. Assurer la stabilité des vins durant leur voyage constituerait un avantage décisif sur les concurrents à l’export dans le cadre des accords de libre-échange signés dans les années 1860.

Le vin peut fermenter deux fois sans se transformer en vinaigre

Revenons à la fermentation et à l’importante découverte de Pasteur : en plaçant les vignes sous des serres, il observe que la fermentation alcoolique ne démarre pas. Il en déduit l’importance des levures naturellement présentes sur la peau des baies dans le processus de fermentation alcoolique. La fermentation alcoolique est la transformation des sucres en alcool, elle démarre dès que la pulpe du raisin est en contact avec la partie externe de la peau des grains.

Pasteur découvre également dès le milieu du XIXe siècle l’existence de ferments lactiques auxquels il attribue la responsabilité de maladies dans le vin. Pour lui, les levures font le vin et les bactéries l’endommagent.

Cette idée que les micro-organismes qui transforment l’acide malique naturellement présent dans le vin en acide lactique sont préjudiciables au vin va donc perdurer. Elle perpétuera une perception négative du phénomène jusqu’au milieu de XXe siècle en dépit de nombreux travaux constatant la fermentation malolactique.

Selon l’œnologue Michèle Guilloux-Benatier, un changement de perspective s’opère pour la première fois avec Louis Ferré en 1928. Le directeur de la Station œnologique de Beaune estime que la fermentation malolactique « conduit le plus souvent à une amélioration de la qualité des vins rouges ». Mais les idées de Pasteur ont la vie dure et il faudra attendre les travaux des Bordelais Ribéreau-Gayon et Peynaud en 1937 et 1944 pour que s’opère un changement de paradigme. L’existence générale et normale d’une diminution de l’acidité des vins par les bactéries est ainsi mise en évidence et prend un caractère définitivement positif. Pour eux, « sans fermentation malolactique, il n’y aurait pas de grand vin rouge de Bordeaux ». Cette désacidification biologique du vin sous l’action de bactéries est aujourd’hui utilisée très largement pour conférer aux vins souplesse, rondeur et stabilité microbiologique.

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Du décryptage de l’activité fermentaire des levures à l’œnologie contemporaine

Avant la Seconde Guerre mondiale, un premier mouvement s’opère en lien avec la densification des réglementations. L’œnologie analytique pratiquée par les chimistes – les laboratoires de la répression des fraudes en particulier – pour détecter le malversations et les produits non marchands conduit les scientifiques à contrôler davantage la qualité des productions avant leur mise en marché. Le quasi-monopole des négociants dans les activités de production, d’élevage et de vente des vins est dans l’entre deux guerres remis en question par l’émergence de nouveaux opérateurs : les vignerons et les coopératives commencent eux aussi à produire et commercialiser leurs vins.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la relation directe entre les vignerons et les consommateurs est encore limitée et l’asymétrie d’information prévaut sur le marché du vin. La volonté des pouvoirs publics de développer les vins d’Appellation d’origine contrôlée (AOC) et les Vins délimités de qualité supérieure (VDQS) combinée à l’essor des nouveaux opérateurs provoque un rapprochement entre le monde de la production et les œnologues. Puisqu’il s’agit de respecter les contraintes normatives caractérisant la qualité des vins (acidité, volatile, degré alcoolique…) les scientifiques multiplient les formations et entrent même progressivement dans le chais.

Au milieu du vingtième siècle, l’industrialisation croissante entraîne des changements scientifiques et techniques, ainsi qu’une augmentation de la compétitivité et de l’internationalisation de l’industrie alimentaire. Ce phénomène conduit au développement ou à la création d’organisations capables de prescrire et d’uniformiser les normes de plus en plus nombreuses imposées aux production alimentaires.

La fondation de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) en 1947 et le renforcement des actions de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) sont emblématiques de ce processus de standardisation. Il favorise le développement des sciences sensorielles basée sur des techniques d’évaluation standardisées. Les premiers praticiens de l’analyse descriptive (brasseurs, parfumeurs et mais aussi les œnologues américains) commencent à développer l’analyse descriptive en utilisant une méthodologie quantitative. Lors de la création du diplôme national d’œnologue (DNO) en 1955, professeurs et élèves pratiquent encore essentiellement une œnologie analytique de laboratoire très centrée sur les défauts des vins. Mais les transformation sociales, économiques et techniques entraînent une évolution rapide de la science œnologique et de ses applications.

De l’œnologie de laboratoire à l’œnologie conseil

Les années 1970 constituent un tournant pour l’agriculture française, avec le renforcement des réglementations normatives et le passage d’une économie de l’offre à une économie de la demande. Les premières associations de consommateurs, apparues dans les années 1950, à l’instar de l’Union Fédérale des Consommateurs prennent de l’ampleur. Leur émergence, couplée à la montée en puissance du service de répression des fraudes et la multiplication des supermarchés poussent les producteurs à normaliser la qualité de leurs produits. Pour répondre à la demande du marché les producteurs doivent se spécialiser davantage et naît le besoin d’une œnologie de conseil.

Depuis Pasteur, l’œnologie de laboratoire permet grâce aux analyses effectuées d’adapter les actions des viticulteurs et des négociants dans les chais. Dans les années 1970, l’œnologue Emile Peynaud sera l’un des premiers à se déplacer directement chez ses clients pour suivre la vinification. Mais il ne se contente pas de quitter son laboratoire, devenant un œnologue de terrain, il accompagne également les domaines pour lesquels il travaille, devenant du même coup un des premiers flying winemakers (œnologue conseil) de sa génération. Il souligne notamment l’importance de la maturité phénolique et du contrôle de la température lors de la fermentation sur la qualité des vins. Les noms de Château Margaux, Château Leoville Las Cases, Château Lagrange ou Château Pontet-Canet vous sont familiers ? Ils ont tous été ses clients.

L’avenir de l’œnologie

Depuis ses débuts, l’œnologie est une discipline dont le périmètre n’a cessé d’évoluer. Le passage d’une œnologie empirique puis analytique de laboratoire à une œnologie de conseil et d’intervention reflète les évolutions de la filière. On observe une structuration de la filière autour de l’œnologie. Il est aujourd’hui pratiquement indispensable de justifier d’un diplôme viticole pour reprendre une exploitation (des cours d’œnologie y sont nécessairement dispensés). La quasi-totalité des domaines viticoles font aujourd’hui appel à des œnologues pour la production de leurs cuvées. Certains œnologues conseils agissent eux-mêmes comme un signal de qualité pour les marques qui les emploient. Ces dernières n’hésitent pas à mettre en avant des noms d’œnologues français comme Michel Rolland (qui conseille pas moins de 240 domaines dans 14 pays différents) ou Stéphane Derenoncourt (qui conseille 147 domaines dans 17 pays).

L’avenir de l’œnologie réside peut-être partiellement dans le développement de l’œnologue comme marque et élément clef du système de représentation de valeur.

 

[Source : http://www.theconversation.com]