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Un recensement national à venir en Pologne va laisser la possibilité aux minorités nationales d’exprimer leur appartenance culturelle et identitaire. En Silésie, région du sud-ouest du pays, une forte identité régionale demeure. Comment la nouvelle génération de Silésiens vit-elle son héritage ?

Image for En Silésie, que reste-t-il de l'identité régionale chez les jeunes ?

 

Écrit par Thomas Laffitte

« Dans une famille, on dit souvent que la deuxième génération s’intéresse de près à ses origines. Pour notre génération de Silésiens, c’est pareil ». Pour Mateusz, originaire de la région et vivant à Rybnik, non loin de la frontière tchèque, cela ne fait aucun doute : les jeunes silésiens s’intéressent à leurs origines. Même si les jeunes générations ne maîtrisent plus aussi bien le silésien que leurs aînés, la question de l’identité régionale a persisté, et refait aujourd’hui surface. La Silésie est non seulement la région la plus riche du pays après celle de Varsovie, mais c’est également la plus peuplée, avec un taux d’urbanisation très élevé (78% d’urbains).

Mateusz et sa compagne sont finalement revenus vivre en Silésie, après avoir voyagé à Cracovie, Munich et New York. « On travaille entièrement à distance, à mi-temps pour une boîte basée à Varsovie, à mi-temps en tant qu’entrepreneurs et activistes ». Cet activisme prend la forme d’un site web dédié à la Silésie. « Nous sommes des patriotes locaux qui utilisent leur temps libre et leurs ressources pour apprendre à mieux connaître la Silésie, la promouvoir, préserver sa langue et sa « conscience régionale » ». Ce jeune couple poste donc régulièrement du contenu sur les principales attractions touristiques de la région, tout en proposant des « guides touristiques, des articles en langue silésienne, des podcasts, des vidéos».

Pour ces patriotes, l’année 2021 pourrait peut-être marquer une étape importante dans la reconnaissance de cette identité. À partir du 1er avril, un recensement d’échelle nationale aura lieu en Pologne, et s’étalera jusqu’à fin septembre. Dans le formulaire obligatoire à remplir en ligne, en plus des questions administratives classiques, les citoyens polonais vont devoir répondre à des questions portant sur la religion ou leur nationalité. Sur cet aspect, les habitants de la Silésie pourront décider de déclarer (ou non) leur identité silésienne et le cas échéant, d’indiquer s’ils utilisent le silésien comme langue du quotidien.

D’un pays à l’autre, une histoire de frontières

Pour l’eurodéputé polonais Łukasz Kohut, pleinement engagé dans la reconnaissance de la Silésie en tant que région autonome, le recensement à venir est crucial. « Ma principale mission est de combattre pour le droit des citoyens à exprimer librement leur affiliation ethnique et linguistique », nous explique-t-il. L’évocation d’un combat n’est pas étonnante quand on connaît l’histoire de la région. Historiquement, la Silésie se trouve au carrefour – d’aucuns diraient « coincée » – entre la Pologne, l’Allemagne et la Tchéquie (historiquement la Bohême). Pour M. Kohut, cette histoire mouvementée est au cœur de la définition de l’identité silésienne, alors que « les Silésiens ont été divisés par des frontières imposées par les États-nations voisins, eux-mêmes hostiles les uns envers les autres ».

Durant l’entre-deux-guerres, la Silésie a disposé d’un parlement régional (en polonais sejm, de 1920 à 1945), qui a accordé une certaine autonomie à ses minorités. L’expérience fut toutefois de courte durée, car après la Seconde Guerre mondiale, le régime communiste en place pendant près de cinquante ans ne laissait aucune place à l’expression des identités régionales. Malgré la transition vers un régime démocratique au début des années 1990, M. Kohut explique que « la politique de l’État polonais dans les dernières décennies a été de nier les régionalismes ». Il ajoute même que « le gouvernement actuel, avec son obsession nationaliste, est de loin le pire depuis 1989 ». Il croit cependant à la possibilité d’un changement. « Je crois qu’avec le temps et avec un changement politique, la situation pourrait changer. Je vois beaucoup de jeunes politiciens démocrates, qu’ils soient de gauche ou centriste, comprendre et soutenir notre cause ».

Le destin bien connu d’une langue régionale

Asia, bientôt la vingtaine, est partie étudier en Grande-Bretagne après avoir joué pendant plus de 10 ans dans la troupe du théâtre Naumiony. Selon elle, « l’identité silésienne est inséparable de son dialecte. La manière dont vous parlez, l’intonation, la force du dialecte sont inséparables de l’histoire et des traditions de la Silésie ». Lors du recensement de 2002, un peu plus de 50 000 personnes de Haute-Silésie avaient déclaré parler la langue. Cela dit, ces chiffres ne couvrent pas la totalité de la région. Pour Mikołaj, 25 ans, lui aussi étudiant au Royaume-Uni, le lien avec la langue n’est plus si évident. « Même si c’est une part essentielle de la culture, personnellement, je ne pense pas que l’identité silésienne soit liée à la langue. Je sais que certains jeunes silésiens très engagés apprennent la langue, mais il n’y a pas de possibilités de le faire à l’école ». Il ne constate pas de réelle réappropriation de la langue par la jeune génération.

Qui plus est, comme toute langue régionale, le silésien fait face à la question de son statut. Asia préfère par exemple parler de dialecte. « Malheureusement, ça n’est pas une langue, mais j’espère que ça le sera un jour ! ». Comme c’est souvent le cas des langues régionales qui ne vivent qu’à travers le quotidien de ses locuteurs, elles souffrent d’un manque de standardisation. Maciej, la vingtaine, nous explique qu’« il n’y a pas une seule langue silésienne. C’est comme un pantalon troué : il y a beaucoup de choses similaires, mais il y a aussi des ajouts différents ». Le Silésien souffre également d’un héritage difficile. « Pour certains d’entre nous, on nous a enseigné que c’était très mal vu de parler silésien. C’était d’ailleurs une idée très répandue auparavant, auprès des anciennes générations, pour qui ça pouvait être juste naze de le parler », explique Maciej. Situation dont Asia se désole largement : « j’entends dire que le silésien sonne ‘primitif’, ça me rend si triste ! Les connotations autour du dialecte silésien sont déplorables ». Enfin, la question linguistique se heurte également à un autre obstacle, à l’heure où l’apprentissage des langues est souvent envisagé d’un point de vue utilitariste. Aussi, pour Stanisław, qui vient d’avoir 18 ans, « on n’a pas vraiment l’impression que le silésien serait utile pour notre futur, qu’on imagine le plus souvent hors de Silésie ».

Une jeunesse très pragmatique

En vue du recensement à venir, Stanislaw ne compte pas « exprimer quoique ce soit en lien avec la Silésie ». Les questions identitaires et linguistiques sont souvent secondaires auprès d’une jeunesse très européenne, mobile et prête à saisir des opportunités à l’étranger. Stanisław l’affirme d’ailleurs sans détour : « l’identité silésienne n’a jamais été quelque chose de très important pour moi ». Maciej abonde, même s’il a entendu parler du recensement, lui non plus ne prévoit pas de renseigner quoi que ce soit de particulier en lien avec la Silésie, « du moins, rien d’extra. S’il y a une question au sujet de ‘l’ethnicité’, alors je répondrai, mais sinon je ne ressens pas le besoin de montrer mes origines ». Ces jeunes adultes ne manquent pas de souligner qu’ils ne sont pas forcément très intéressés par la politique, ou alors qu’ils ne sont pas bien renseignés sur ces sujets-là. Pourtant, un certain pragmatisme se dégage de cette jeunesse qui, si elle semble peu intéressée à l’idée de défendre le régionalisme silésien, a toutefois un certain nombre d’idées bien claires, notamment quant à la nécessité de sortir de l’industrie du charbon.

« La Silésie ne serait pas devenue ce qu’elle est aujourd’hui sans les mines de charbon », avance Asia, qui explique que les mines « font partie du paysage, elles sont partout ». De même, Stanisław souligne qu’ « un grand nombre de Silésiens pensent que le charbon est notre trésor ». Cette industrie, qui remonte au XVIIIe siècle, est la principale source d’emploi dans la région, avec près de 100 000 employés en 2015. Cela fait de la Silésie la région de la Pologne la plus dépendante à l’exploitation du charbon. Malgré cela, les jeunes sont unanimes : les mines doivent fermer. « Elles ne seront pas oubliées, au contraire, mais elles doivent être fermées le plus vite possible », explique Maciej. La plupart d’entre eux considèrent qu’une transition vers les énergies renouvelables est tout à fait possible dans un futur proche. « On peut tout à fait – et même, on doit vivre sans elles ! », affirme Asia. « On pourrait laisser l’identité industrielle rester prédominante, mais en utilisant d’autres types d’industrie, comme les énergies vertes », nous dit Stanisław. Qui plus est, « c’est possible d’avoir une institution défunte qui fonctionne toujours comme une part importante de notre culture », souligne Mikolaj.

L’horizon européen

L’autre sujet qui semble faire consensus auprès de la jeunesse silésienne est l’attachement à l’Union européenne. Stanisław compte même souligner sa qualité de « citoyen européen » lors du prochain recensement. « Je suis très attaché à la vision d’une Europe unie », nous dit-il. Au-delà du seul attachement à l’Europe, cette jeunesse semble espérer un approfondissement de l’intégration, dans une perspective fédérale. Si l’UE plaît autant, c’est aussi parce qu’elle semble représenter une solution politique moins envisageable au sein de l’État-nation polonais. Pour Mateusz, « s’il ne s’agissait que de l’UE, je serais calme et me sentirais en sécurité vis-à-vis de mon héritage silésien. Il y a clairement de la place pour les minorités au sein de l’UE, et c’est ça qui la rend si attractive et puissante ».

Les idées sécessionnistes ou séparatistes sont loin d’être la préoccupation de cette jeune génération. Mikołaj, qui compte bien mentionner son identité silésienne lors du prochain recensement, regrette que la Pologne soit si centralisée et aimerait voir plus de pouvoirs dévolus aux régions. « Évidemment, le rêve serait d’élire des eurodéputés au sein de régions qui transcendent les frontières, mais je comprends bien qu’en l’état actuel des choses, ça n’est pas à l’ordre du jour », ajoute-t-il. Un rêve à l’heure actuelle, mais peut-être une réalité quand cette génération se trouvera aux commandes.


Cet article a été réalisé en partenariat avec le Courrier d’Europe Centrale.

[Photo : Musée de Silésie à Katowice, sur le site d’une ancienne mine © Patrice Sénécal – source : http://www.cafebabel.com]

Jitomate, aguacate, calabaza, vainilla, frijol, amaranto, elíxires de agave: no cabe duda de que el legado mesoamericano a la gastronomía global es, por decir lo menos, extraordinario. Pero quizás el mayor de los tesoros alimenticios de origen mexicano sea el maíz. Estamos hablando del monocultivo más vasto del planeta; un mar de mazorcas variopintas que inunda el mercado de los alimentos.

Escrito por Andrés Cota Hiriart

Jitomate, aguacate, calabaza, vainilla, frijol, amaranto, elíxires de agave: no cabe duda de que el legado mesoamericano a la gastronomía global es, por decir lo menos, extraordinario. Pero quizás el mayor de los tesoros alimenticios de origen mexicano sea el maíz, Zea mays, cuya domesticación a partir del teocintle (Euchlaena mexicana Schrod, su ancestro de ocurrencia natural) se remonta a hace nueve mil años. Al menos, ese es el consenso actual, aunque su origen pudiera ser aun más remoto; ya lo dirá el registro fósil. Lo seguro es que el maíz ha probado ser trascendente no solo para las culturas mesoamericanas —que, nutriéndose de sus granos, fundaron imperios emblemáticos: olmecas, mexicas, mayas, zapotecas, mixtecos y demás naciones que adoraban una deidad particular asociada a esta planta: Cintéotl, Yum Kaax, Pitao Cozobi— sino para la humanidad en toda la extensión del término, ya que, con el transcurrir de los siglos, el oro de los pastos estaría destinado a consagrarse como el alimento de mayor relevancia a escala mundial.

Así como es imposible comprender la evolución temprana de nuestra especie sin la innovación tecnológica aplicada a cocinar los alimentos —y la cascada de complejidad nutricional y asimilación energética para el organismo que conlleva este proceso—, lo es también evocar la cuna de la civilización, cualquiera que esta sea, sin traer a cuento la agricultura y los granos primordiales. Si bien somos primates de naturaleza predominantemente omnívora, con un gusto marcado por la carne, la verdad es que el grueso de nuestros apetitos y demandas energéticas no podría satisfacerse sin los componentes de origen vegetal en nuestras dietas. Sin los tubérculos, las nueces, los brotes, las frutas, las legumbres, los azúcares y los aceites pero, sobre todo, sin los cereales, sencillamente no estaríamos donde estamos. No se puede concebir el desarrollo moderno sin los aportes nutrimentales que trajo consigo la revolución agroindustrial.

Si es cierto que somos lo que comemos, entonces, fundamentalmente, somos lo que sembramos. De acuerdo con estimaciones de la Organización de las Naciones Unidas de la Alimentación y la Agricultura (FAO, por sus siglas en inglés), aproximadamente 90% del consumo energético alimenticio a nivel mundial proviene de los cultivos y, de este cuantioso margen, dos terceras partes provienen solo de tres cereales: el maíz, el arroz y el trigo, que constituyen el alimento base para unos 4 mil 500 millones de personas.

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Maíz palomero de la región otomí de San Bartolo Morelos, en Estado de México.

No hay otra forma de decirlo: más que ningún otro factor, las plantas nos han hecho quienes somos. Y entre la amplia diversidad botánica, los pastos o gramíneas son el grupo que ha desempeñado el papel más determinante en nuestra historia, puesto que en gran medida la humanidad entera se sustenta de ellas. La mayor parte de la dieta de los seres humanos contemporáneos se obtiene de las gramíneas, tanto en forma directa (granos de cereales y sus derivados, como harinas y aceites) como indirecta (carne, leche y huevos, que provienen del ganado y las aves de corral que se alimentan de forrajes y granos, significativamente constituidos por maíz). Y es que, al menos en su origen, las grandes civilizaciones de la antigüedad se erigieron sobre los cereales (el maíz, el arroz, el trigo, la avena, la cebada, el centeno, etcétera), que no son más que pastos modificados, domesticados a lo largo de generaciones, por medio de la selección artificial para obtener cada vez más granos de sus espigas.

O, cuando menos, ese es el discurso que solemos favorecer: que nosotros amansamos a los pastos y no al revés. Aunque cabe cuestionarse: ¿quién domesticó realmente a quién?, ¿el animal pensante a las plantas que comenzó a cultivar a mansalva? o ¿fueron ellas las que nos subyugaron a nosotros? Porque los que cambiamos de forma drástica (para bien y para mal) a raíz de la relación de interdependencia que comenzó a fraguarse entre el Homo sapiens y sus cultivos fuimos nosotros o, mejor dicho, nuestros antepasados, quienes pasaron de llevar un estilo de vida nómada, de cazadores-recolectores, con una dieta sumamente variada y compleja, a una vida sedentaria y dependiente por completo de esas contadas especies de plantas de las que nos empezamos a valer. Este compromiso de exclusividad probaría ser de por vida.

Desde esta perspectiva, ¿no podría ser que, como propone Michael Pollan en The Botany of Desire: A Plant’s-Eye View, la agricultura fuera el resultado de una manipulación gestada por los pastos y los cereales para propagarse, de la mano del mono consciente, por el mundo?; ¿qué mejor estrategia para traspasar las limitantes intrínsecas de un organismo sésil y con alcances de dispersión relativamente modestos que manipular al humano incauto y, gracias a sus cuidados y esmero, multiplicarse de manera exponencial y alcanzar todos los resquicios fértiles del planeta? Hasta donde sabemos, las plantas carecen de intenciones concretas, por lo que tendría que haber sido un proceso no premeditado; sin embargo, con agenda o sin ella, los cereales se vieron altamente beneficiados en términos evolutivos a partir de su relación con el ser humano y emigraron de sus sitios de origen particulares para abarcar el mundo entero.

El asunto es que, a cambio de unos cuantos nutrientes esenciales, los humanos estuvimos dispuestos a hacer lo que fuera necesario por nuestros pastos. Sin detenernos a pensar en las consecuencias ecológicas, allanamos estepas, drenamos mantos acuíferos, rociamos los terrenos con herbicidas, insecticidas y abonos, nos esclavizamos con devoción al trabajo de la tierra y deforestamos porciones inmensas del globo terráqueo para convertirlas en campos de cultivo. Y quizás no exista mejor ejemplo de esta saga desenfrenada que lo acontecido con el maíz desde sus albores.

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Para preservar y promover el maíz nativo y el consumo de sus derivados, se celebra el concurso de La Mazorca más Grande del Mundo cada año en Jala, Nayarit, con ejemplares de hasta 50 centímetros de largo.

Actualmente, el maíz constituye el principal producto agrícola a nivel mundial. Desde hace varias décadas, su producción y demanda son mayores que las de cualquier otro cereal (o, en realidad, de cualquier otro alimento). Su producción anual hoy en día rebasa los mil cien millones de toneladas en grano; esta cantidad se cultiva en 1 620 000 km² (digamos que sería equivalente a México, si le sustrajéramos la superficie correspondiente al estado de Chihuahua). Estamos hablando del monocultivo más vasto del planeta; un mar de mazorcas variopintas que inunda el mercado de los alimentos. Los jarabes que provienen del maíz, con alto contenido de fructosa, se enlistan como endulzante de buena parte de la oferta en el extenso catálogo de productos ultraprocesados; múltiples empresas codician sus almidones y aceites; y sus etanoles se han consolidado como biocarburantes en el lucrativo negocio de las energías renovables. Sin ir más lejos, en 2018, el valor de la exportación del maíz alcanzó los 33 mil 900 millones de dólares.

No es de extrañar entonces que los dos mayores productores de maíz a nivel mundial sean las superpotencias, Estados Unidos y China, que amasan cerca de 60% de la producción total, ni que Monsanto, Dupont y otras transnacionales ambicionen controlar fracciones cada vez más grandes del mercado con su biotecnología feroz, sus transgénicos homogéneos y patentados que ponen en riesgo, de paso, a la variedades nativas de maíz que aún se cultivan en diversas regiones de México y Centroamérica, y que representan la seguridad alimentaria de decenas de millones de habitantes que viven debajo del margen de la pobreza.

En cuanto a México, las cosas no marchan nada bien, a pesar de ocupar el séptimo puesto en el índice de mayores productores. La nación que legó este glorioso alimento al mundo también se destaca como el segundo mayor importador de sus granos; la precarización laboral, no obstante, engulle al campo mexicano. Recientemente, el gobierno federal anunció que el maíz transgénico y los agroquímicos como el glifosato se eliminarán de forma paulatina del campo mexicano, hasta su desaparición completa en 2024, con el propósito de contribuir a la seguridad y a la soberanía alimentarias, y como medida especial de protección al maíz nativo, la milpa, la riqueza biocultural, las comunidades campesinas, el patrimonio gastronómico y la salud. Falta ver que se logre.

 

[Fotos: César Rodríguez – fuente: http://www.gatopardo.com]

Fueron instalados más de 300.000 paneles fotovoltaicos en una extensión de 214 hectáreas de tierra.

El pasado miércoles 10 de febrero, Bolivia inauguró su planta de captación energética fotovoltaica más grande del país y la de más altura a nivel mundial, esta es capaz producir 100 megavatios e introducirlos al sistema de red eléctrica nacional.

La planta se encuentra ubicada en el departamento de Oruro, a una altura de 3.700 metros sobre el nivel del mar.

Según el ministro de Hidrocarburos y Energía, Franklin Molina, se trata de “más de 300.000 paneles fotovoltaicos emplazados en 214 hectáreas”.

“Este suelo altiplánico tiene la fuerza suficiente para generar la energía que los bolivianos necesitamos y que convierte a Oruro en un departamento generador de electricidad con capacidad de inyectar hoy 100 megavatios al sistema interconectado nacional”, señaló Franklin Molina durante la inauguración de la planta solar.

 

“La reconstrucción de nuestro sector eléctrico está en proceso y no pararemos, estamos trabajando para dotar de la mejor infraestructura posible al país, para que los bolivianos  mejoremos nuestra calidad de vida”, concluyó el ministro.

La primera etapa de la instalación fotovoltaica fue entregada durante el mes de septiembre del año 2019. En ese entonces Evo Morales era el presidente del país.

La instalación fue realizada por la Empresa Nacional de Electricidad Bolivia utilizando recursos del país, 14 millones de dólares que fueron donados por la Unión Europea y un crédito de la AFD de casi 70 millones.

Durante un discurso del embajador de la Unión Europea en Bolivia, este señaló que “la promoción de estas energías renovables y la lucha contra el cambio climático y la protección de la Pachamama son absoluta prioridad para la Unión Europea”.

A su vez, el presidente del país Luis Arce señaló que la obra hace parte del nuevo desarrollo económico que quieren implementar en el país y que este sea capaz de “proteger y respetar” el medio ambiente y los ecosistemas.

 

También afirmó que la mayor parte de la generación eléctrica actual del país se encontraba concentrada en las termoeléctricas las cuales usan gas. Por lo que buscarán durante su gobierno “ir cambiando a la producción de energías limpias“.

 

[Fuente: http://www.eltierrero.com]

No twitter, bilionário respondeu provocação sobre interesse em derrubar Evo Morales para ter acesso a lítio boliviano

O lítio das baterias que alimentam os veículos da Tesla estão no pano de fundo da disputa que motivou o golpe de estado contra Evo Morales, na Bolívia.

Na sexta-feira (24), Elon Musk, diretor da empresa Tesla, dos EUA, escreveu em sua conta no Twitter: “Vamos dar golpe em quem quisermos! Lide com isso”. A ameaça foi uma resposta a uma postagem enviada ao bilionário sobre seu interesse em impedir que o ex-presidente boliviano Evo Morales continuasse no poder.

tweet que provocou Musk dizia: “Você sabe o que não interessa às pessoas? O governo dos EUA organizando um golpe contra Evo Morales na Bolívia para que você possa obter lítio lá”.

Em 12 de março de 2020, o Brasil de Fato publicou a reportagem « Elon Musk, a fábrica da Tesla no Brasil e a conquista do lítio sul-americano », de Vijay Prashad (historiador, jornalista e editor indiano) e de Alejandro Bejarano (músico, cineasta e gerente de redes sociais boliviano). O texto abordava os interesses de Musk em relação ao lítio das baterias que alimentam os veículos da Tesla, tendo como pano de fundo a disputa que motivou o golpe de Estado contra Evo Morales, na Bolívia.

Confira a reportagem completa:

Elon Musk quer construir uma fábrica de carros elétricos no Brasil. Ele deveria ter-se encontrado com Jair Bolsonaro em Miami no início de março deste ano, mas estava muito ocupado e deve vir ao Brasil em algum momento deste ano. Toda sua atenção está focada no estado de Santa Catarina, cujo secretário de relações internacionais, Derian Campos, está em contato direto com Musk.

Dois fabricantes de automóveis – BMW e General Motors – já têm fábricas em Santa Catarina. O ministro de Ciência, Comunicação, Inovação e Tecnologia, Marcos Pontes, teve uma videoconferência com Anderson Ricardo Pacheco, um executivo de alto escalão da Tesla. Com eles, estavam Daniel Freitas, um deputado, e Claiton Pacheco Galdino, diretor comercial da cidade de Criciúma. Eles esperam que a Tesla construa uma « gigafábrica » – nome que a empresa dá a fábricas grandes – na maior economia latino-americana.

Ajuda muito o fato de o Brasil possuir depósitos consideráveis de lítio – a maioria nos estados de Minas Gerais, Paraíba, Ceará e Rio Grande do Norte. A produção de lítio é limitada, em grande parte usada na produção de cerâmicos e vidro. O governo Bolsonaro tem interesse em aumentar a produção do minério, inclusive como um material essencial para as baterias de lítio íon que abastecem carros elétricos como os da Tesla. Porém, o lítio brasileiro não será suficiente. A Tesla vai ter que importar de outros lugares.

O triângulo do lítio

Mais de 50% dos depósitos de lítio globais se encontram no “Triângulo do Lítio”, com fontes do material concentradas na Argentina, Bolívia e Chile. Os desertos montanhosos da Bolívia – o Salar de Uyuni – têm de longe as maiores reservas conhecidas.

Num tweet bizarro, o empreendedor boliviano Samuel Doria Medina disse que já que Bolsonaro e Musk estão discutindo a abertura de uma fábrica da Tesla no Brasil, deveriam acrescentar nessa iniciativa o seguinte: “construir uma gigafábrica no Salar de Uyuni para fornecer baterias de lítio”.

Doria Medina não é apenas um empresário. Ele é candidato a vice-presidente ao lado da “presidente interina” Jeanine Áñez para as eleições presidenciais do dia 3 de maio de 2020. Áñez só chegou ao poder depois do golpe de Estado contra Evo Morales em novembro de 2019. Logo, as boas-vindas de Doria Medina para a Tesla devem ser vistas como tendo a autoridade do governo golpista por trás delas.

::As multinacionais, o valioso lítio da Bolívia e a urgência de um golpe::

O governo Morales teve muita cautela com essas reservas de lítio. Tinha deixado claro que esses recursos preciosos não deveriam ser entregues às multinacionais, com acordos favorecendo as empresas. Qualquer lucro vindo do lítio, Morales afirmava, deve ser compartilhado adequadamente com o povo boliviano.

O ponto principal da fala de Morales é que qualquer acordo deve ser feito em conjunto com a Comibol – a mineradora estatal boliviana – e Yacimientos de Litio – produtora de lítio estatal. Os ganhos monetários vindos da mineração deveriam entrar para os cofres públicos, e depois ser utilizados para financiar os programas sociais tão necessários no país. Essa política socialista foi demais para três grandes multinacionais – Eramet (França), FMC (Estados Unidos) e Posco da Coreia do Sul. As três se retiraram e foram para a Argentina.

O golpe do lítio

As políticas socialistas de Morales sobre os recursos naturais Bolivianos foram a morte de seu governo. A oligarquia, que estava brava com o governo Morales e seu socialismo, utilizou qualquer mecanismo possível para subverter as eleições de 2019. Incêndios florestais no norte e leste do país deram à mídia da oligarquia o pretexto para sugerir que Morales havia abandonado seu compromisso com o meio ambiente e a Pachamama (mãe natureza), e que ele estava trabalhando para beneficiar pecuaristas. É importante apontar que isso não é apenas ridículo, mas que assim que o governo Áñez tomou o poder, passou legislação permitindo que esses mesmos pecuaristas, estendessem suas terras para dentro de áreas florestadas.

O oponente de Morales – Carlos Mesa – e outros membros de partidos políticos da oligarquia, abertamente disseram bem antes das eleições que Evo só ganharia através de fraude. O autodenominado Conselho de Defesa da Democracia disse que Evo Morales era um presidente sem legitimidade, pois tinha perdido o referendo constitucional de 2016. A mídia, apoiada por esses interesses corporativos e neofascistas, empurravam a pauta de fraude, enquanto Carlos Mesa, na noite da eleição, disse que houve “fraude monumental”.

Essas provocações por parte de Mesa, os neofascistas, e a elite corporativa resultaram em violência nas ruas; no meio disso, a polícia, que tinha alguns setores irritados com os esforços anticorrupção policial de Evo Morales, fez um motim. Os 36 bolivianos que morreram na violência ocorrida logo após a eleição são vítimas do discurso inflamatório de Carlos Mesa. A Organização de Estados Americanos (OEA), incentivada pelo governo estadunidense, divulgou um “relatório preliminar” de fraude na eleição: as fortes conclusões do relatório não eram substanciadas pelas informações nele contido. O relatório foi uma peça importante em legitimar o golpe contra Morales.

É importante destacar que não houve controvérsia sobre a eleição de Morales em 2014; naquela eleição ele ganhou 61% dos votos derrotando o empresário Samuel Doria Medina, que obteve 24% (Doria Medina é a mesma pessoa que concorre à vice-presidência e entrega o lítio boliviano à Tesla). O mandato de Evo Morales de 2014 ainda não tinha terminado em novembro de 2019; a sua remoção viola o mandato de 2014, algo quase nunca sendo discutido dentro ou fora da Bolívia.

John Curiel e Jack Williams do Laboratória de Informação e Ciência Eleitoral do Massachusetts Institute of Technology (MIT) estudaram os dados das eleições bolivianas e não encontraram indícios de fraude: “Não encontramos nenhuma evidência estatística de fraude,” eles escreveram conclusivamente no Washington Post. Curiel e Williams entraram em contato com a OAS e notam, “Nós e outros acadêmicos tentamos contatar a OAS; eles não responderam”. Baseados em sua análise, eles acreditam que Morales ganhou a eleição de 2019 e deveria ter começado um novo termo esse ano.

Incrível pressão do governo golpista contra o partido de Morales (Movimento para o Socialismo, ou MAS)- e ao mesmo tempo a presença de monitores da Usaid e um dirigente da comissão eleitoral apontado pelos Estados Unidos, Salvador Romero – sugerem que as eleições do dia 3 de maio não serão nem um pouco transparentes; provavelmente favorecendo o governo golpista, incluindo o empreendedor que quer vender o lítio boliviano para a Tesla de Elon Musk, e o Brasil de Jair Bolsonaro.

Um mundo de lítio

Em 2019 um estudo da Bloomberg New Energy Finances sobre o armazenamento de energia, antecipou que até 2030 o preço de baterias de lítio íon deve cair dramaticamente, e consequentemente, energias renováveis (solar e eólica), e armazenamento de energia em baterias crescerá exponencialmente. Existe a expectativa de que até 2040 energias renováveis representariam 40% do consumo de energia global, contra os 7% que atualmente produzem. Para isso ocorrer, a demanda para o armazenamento de energia deveria aumentar. “Acreditamos que a demanda total de baterias para itens estáticos e transporte elétrico em 2040 será de 4584 Gwh (horas gigawatt), escrevem os analistas da Bloomberg, “criando uma enorme oportunidade para fabricantes de baterias e mineradores de materiais base como lítio, cobalto e níquel”. O uso atual é de apenas 17GWh.

A ideia central aqui é enfatizar, que isso vai criar “uma enorme oportunidade” para “mineradores de materiais base como lítio, cobalto e níquel”. Quando os analistas da Bloomberg usam palavras como “mineradores”, eles não se estão referindo aos mineradores bolivianos, ou aos mineradores congoleses, mas sim às multinacionais, como a Tesla, e seu chefe Elon Musk. Se depender da Bloomberg e da Áñez, a América do Sul não deve mais seguir o projeto de recursos nacionalista de Evo Morales; essa é a América do Sul de Elon Musk, um lugar para os neoconquistadores ganharem dinheiro e deixarem para trás a carnificina social.

Edição: Lucas Weber

 

[Foto: Win McNamee / Getty Images via AFP – fonte: http://www.brasildefato.com.br]

La gare maritime transatlantique du Havre est en cours de démolition depuis le 1er juin. Le gouvernement français est accusé “d’acte de vandalisme” sur ce chef-d’œuvre art déco, rapporte The Times.

La gare maritime du Havre, en juillet 2014. Google Street View

Sa destruction attriste les amateurs d’art déco. La démolition de la gare maritime du Havre, en Normandie, a débuté le 1er juin, “pour laisser place à une usine qui produira des éoliennes offshore, dans le cadre d’un projet de développement des énergies renouvelables, voulu par le président Macron”, écrit le quotidien britannique The Times, dans un article daté du 3 juin.

Le terminal du bâtiment est considéré comme “un trésor de l’art déco [tardif]”, avance The Times, qui rappelle que l’édifice était “autrefois utilisé par des compagnies comme Cunard”, à ce jour la plus vieille compagnie de croisière et de transatlantique en activité.

Reconstruite après avoir été bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, la gare maritime du quai Joannes-Couvert, de son vrai nom, a été inaugurée en 1952. Le terminal recevait des paquebots étrangers, alors que les paquebots français utilisaient un autre terminal démoli dans les années 1970.

Un brin nostalgique, The Times relate l’ambiance d’époque dans l’édifice :

À l’intérieur de la gare construite dans l’après-guerre, on trouvait des statues, des boutiques de luxe, un fleuriste, un bar vert et or où les passagers pouvaient siroter du champagne avant de s’embarquer pour New York. De l’extérieur, on eut dit un entrepôt d’allure quelconque, sans rien d’ostentatoire aux yeux des habitants d’une ville qui fut longtemps un bastion communiste.

L’usine à éoliennes offshore, qui doit remplacer l’édifice démoli, “va employer 750 personnes et fabriquera des pales et des plateformes pour 71 éoliennes”, précise le quotidien publié outre-Manche.

Pour le journal, Emmanuel Macron “compte bien venir à bout de la résistance des pêcheurs et de la population côtière, qui a empêché jusqu’à présent toute construction d’éoliennes offshore”. Quitte à sacrifier les joyaux architecturaux français.

[Article reproduit sur http://www.courrierinternational.com]