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Capture d’écran d’une vidéo sur YouTube [1] sur des manifestations au Pays Basque pour la protection de l’enseignement immersif

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La France a longtemps pratiqué une politique linguistique axée sur l’imposition du français comme seule “langue de la République” tout en ignorant, voire interdisant l’usage de plus de vingt autres langues parlées sur son territoire européen. Au 21ᵉ siècle, les attitudes ont changé grâce à un regain d’intérêt pour les cultures régionales, ainsi qu’à certaines mesures législatives. Une nouvelle loi censée protéger les langues régionales passée en mai de cette année vient relancer le débat.

La nouvelle loi, intitulée Loi du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion  [2](dite aussi Loi Molac du nom du député Paul Molac [3] qui avait proposé ce projet de loi), entérine certaines avancées sur l’usage des langues régionales. Le texte législatif reconnaît ainsi l’importance de ces langues en termes généraux en leur conférant d’une part un statut de “trésor national” et d’autre part en soutenant l’enseignement des langues régionales, obligeant les communes “à contribuer aux frais de scolarité des écoles privées proposant un enseignement bilingue”.

Toutefois, la loi butte sur de nombreux aspects et continue à discriminer les locuteurs de langues régionales dans deux domaines : l’enseignement immersif et l’emploi de signes diacritiques spécifiques aux langues régionales dans les papiers d’identité.

En France, l’enseignement immersif consiste à plonger de très jeunes enfants dans un cursus où toutes les matières ou presque sont enseignées dans la langue cible. Ainsi l’histoire ou les mathématiques sont par exemple enseignées en breton ou en basque. Cet enseignement concerne 14 000 élèves [4]ce qui représente 0,1 % des élèves français, un chiffre en augmentation régulière [5].

La Bretagne a montré le chemin en 1977 en créant les écoles Diwan qui proposent une éducation bilingue dans plus de 50 écoles [6]. Ce mouvement a été suivi pour l’occitan (écoles Calandreta [7]) ainsi que d’autres langues comme l’alsacien, le corse et le basque. Ces écoles sont dites associatives, financées par l’État et les familles, et dispensent un programme scolaire approuvé par le ministère de l’Éducation nationale avec un statut d’”enseignement privé sous contrat”, dont relèvent également la plupart des écoles privées catholiques, par exemple.

Dans la rédaction finale du texte de la loi du 21 mai, le Conseil Constitutionnel s’est référé à l’article 2 de la constitution française [8] qui déclare que “La langue de la République est le français” pour justifier l’interdiction de l’enseignement immersif en langues régionales.

Un État-nation qui impose une langue unique 

Pour l’État français, la centralisation est un élément constitutif de son identité, et ceci inclut le rôle de la langue française.

Le français est une langue romane qui a évolué à partir du latin qui se divise au Moyen-Âge en langues d’oc et d’oïl au sud et au nord du territoire de la France actuelle.

En 1539, un premier document impose l’usage du français, qui remplace le latin comme langue officielle pour tous les documents publics. Il s’agit de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts [9] du roi François Ier. Au départ, le français reste une langue minoritaire qui cohabite avec d’autres langues, mais peu à peu il s’impose comme langue dominante et exclusive dans tous les domaines : gouvernance, jurisprudence, éducation, commerce, religion, littérature et médias.

Au 19ᵉ siècle le système éducatif renforce ce rejet des langues autres que le français en particulier sous l’égide du ministre de l’Éducation de l’époque, Jules Ferry [10], qui interdit l’usage des langues régionales à l’école sous peine de châtiments. C’est la fameuse sentence énoncée dans les écoles publiques du pays: “Interdit de cracher par terre et de parler breton [11] (ou basque, occitan ou toute autre langue régionale).

Une diversité linguistique en net déclin

Aujourd’hui, une institution étatique est en charge des langues parlées en France, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France [12]. Elle répartit les langues en trois catégories en dehors du français: langues régionales [13] parlées en France métropolitaine, les langues non-territoriales [14]comme le yiddish, le romani ou la langue des signes, et les langues des Outre-mer [15] dont on compte plus de 50 et parmi lesquelles figurent le kanak, le tahitien, ou le créole.

Les 23 langues régionales officiellement reconnues représentent une grande diversité linguistique comportant des langues romanes (catalan, corse, occitan, francoprovençal), germaniques (flamand, alsacien), celtes (breton) et non-indo-européennes comme le basque.

Mais si ces langues étaient les principales langues maternelles de millions de Français et Françaises jusqu’au 19ᵉ siècle [16], aujourd’hui on estime le nombre de locuteurs de ces langues à 2 millions, soit un peu moins de 3 % de la population de France métropolitaine. Voilà pourquoi l’État devrait se mobiliser pour freiner ce déclin et encourager un renouveau linguistique pensé dans la diversité.

Une politique en zigzag qui semble systématiquement opposer reconnaissance de la pluralité et défense du français

Toutefois, l’État français maintient une position ambiguë au sujet des langues régionales, hésitant entre diversité linguistique et protection sourcilleuse du français. En 1992, il a tenu à faire amender la constitution de la 5ᵉ République pour stipuler pour la première fois la place officielle de la langue française, mentionnée dans ce fameux article 2 afin de défendre la langue française qui semblait en péril face à une progression de l’anglais.

De plus, la France refuse de ratifier les 39 articles de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires [17] qu’elle a signée, en évoquant encore une fois une contradiction avec le même article de sa constitution. Ce traité datant de 1992 du Conseil de l’Europe [18] se propose de sauvegarder la diversité linguistique en Europe et inclut “la nécessité d’une action résolue de promotion des langues régionales ou minoritaires, afin de les sauvegarder; la facilitation et/ou l’encouragement de l’usage oral et écrit des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique et dans la vie privée la mise à disposition de formes et de moyens adéquats d’enseignement et d’étude des langues régionales ou minoritaires à tous les stades appropriés.”

Des changements interviennent en 2008 lors d’une révision constitutionnelle [19]qui mentionne ces langues dans l’article 75-1 de la Constitution : “Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.” À ce sujet, le seul domaine où on peut noter un relatif engagement de l’État est l’aide financière apportée à des programmes radio et télé qui s’ajoutent à des initiatives privées principalement pour l’alsacien, le basque [20], le breton [21], le corse [22] et l’occitan. [23]

Manifestations et retour en arrière du Conseil Constitutionnel 

Suite au passage de la loi du 21 mai, de nombreuses manifestations [24] ont eu lieu à travers toute la France principalement au mois de mai pour dénoncer une censure de l’enseignement immersif qui dépend largement d’un soutien financier de l’État. Des pétitions [25] ont été lancées qui rappellent que l’article 2 de la constitution avait été élaboré et présenté comme une défense du français à l’encontre de l’anglais. Fait à noter, de nombreuses écoles bilingues français-anglais pratiquent l’immersion linguistique en France et ne semblent pas tomber sous le coup de cette loi.

Les activistes rappellent également que le président français Emmanuel Macron avait pris la défense [26] des langues régionales dès le 26 mai, s’opposant clairement à la décision du Conseil Constitutionnel qui a fini par réagir le 16 juin [27] en précisant que l’enseignement immersif est anticonstitutionnel uniquement dans l’enseignement public, mais autorisé dans le secteur privé.

Les activistes se penchent maintenant sur la définition du terme d’école associative [28] qui peut être interprété comme faisant partie du service public. La partie de ping-pong politico-législative va donc continuer. Reste à savoir si le 2 septembre, les élèves qui parlent alsacien, basque, breton, corse ou occitan retrouveront le chemin de leurs écoles.

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2021/07/20/266601/

URLs dans ce post :

[1] sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=-hHvFsDdIEM

[2] Loi du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion : https://www.vie-publique.fr/loi/278001-loi-sur-les-langues-regionales-loi-molac#:~:text=25%20mai%202021-,Loi%20du%2021%20mai%202021%20relative%20%C3%A0%20la%20protection%20patrimoniale,r%C3%A9gionales%20et%20%C3%A0%20leur%20promotion&text=La%20proposition%20de%20loi%20apporte,enseignement%20et%20les%20services%20publics.

[3] Paul Molac: https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Molac

[4] 14 000 élèves : https://www.youtube.com/watch?v=aqhfv2-dvA8

[5] un chiffre en augmentation régulière: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/29/01016-20130729ARTFIG00330-le-succes-des-langues-regionales-a-l-ecole.php

[6] éducation bilingue dans plus de 50 écoles: https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ecoles-diwan-40-ans-enseignement-bilingue-langue-bretonne-toujours-menacee-1354929.html

[7] (écoles Calandreta: http://calandreta.org/

[8] l’article 2 de la constitution française: https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur#:~:text=DE%20LA%20SOUVERAINET%C3%89-,ARTICLE%202.,Libert%C3%A9%2C%20%C3%89galit%C3%A9%2C%20Fraternit%C3%A9%20%C2%BB.

[9] ’Ordonnance de Villers-Cotterêts: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter%C3%AAts

[10] Jules Ferry: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ferry

[11] Interdit de cracher par terre et de parler breton: https://www.breizh-info.com/2016/05/25/44012/frederic-morvan-de-disparition-de-langue-bretonne/

[12] Délégation générale à la langue française et aux langues de France: https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9l%C3%A9gation_g%C3%A9n%C3%A9rale_%C3%A0_la_langue_fran%C3%A7aise_et_aux_langues_de_France

[13] langues régionales: https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-regionales

[14] langues non-territoriales : https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-non-territoriales

[15] langues des Outre-mer: https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-des-Outre-mer

[16] 19ᵉ siècle: https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires_de_France

[17] Charte européenne des langues régionales ou minoritaires: https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_europ%C3%A9enne_des_langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires

[18] Conseil de l’Europe: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l%27Europe

[19] révision constitutionnelle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_constitutionnelle_du_23_juillet_2008

[20] basque: https://www.communaute-paysbasque.fr/basque-et-gascon/basque/vivre-en-basque/les-medias-bascophones

[21] breton: https://www.missionbretonne.bzh/liens/medias-bretons/

[22] corse: https://www.isula.corsica/linguacorsa/Approche-de-la-langue-corse-a-travers-les-medias_a81.html

[23] l’occitan.: https://www.cfpoc.com/accueil/liens-utiles/medias/

[24] nombreuses manifestations: https://www.ouest-france.fr/education/enseignement/langues-regionales-ce-qu-il-faut-retenir-du-debat-sur-la-loi-molac-7279489

[25] pétitions: https://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/justice-nos-langues/147179?utm_source=ocari&utm_medium=email&utm_campaign=20210608081501_23_nl_nl_lexpress_bout_des_langues_60bdc55a8a44675e7c7b23c6#EMID=4978ab130374749a14c630b07c77777415f957230f857034c02e5b56c20cdef9

[26] avait pris la défense: https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/05/26/langues-regionales-emmanuel-macron-defend-leur-enseignement_6081548_823448.html

[27] réagir le 16 juin: https://www.francebleu.fr/infos/education/langues-regionales-l-interdiction-de-l-enseignement-immersif-ne-concerne-que-le-public-selon-les-1624008746

[28] école associative: http://calandreta-milhau.fr/ecole-associative/

Lo programa aculhirà una vintena d’estudiants que vendràn d’ensenhaires, de traductors e de contaires en aquela lenga en grèu perilh de desaparicion

Radio Canada prepausa un reportatge sus aquel diplòma, sul movement per reviscolar la lenga e sus las impressions dels darrièrs parlants, dont Hubert Antone (fòto).

En Canadà un collègi, çò es un establiment escolar entre lo segondari e l’universitat, prepausarà, a partir de la rintrada, un diplòma de tres ans per salvar de la desaparicion la lenga oneida. S’agís del collègi Fanshawe de la vila de London, dins la província d’Ontàrio. Lo programa a per nom “Oneida – Immersion lingüistica, cultura e ensenhament”.

Lo programa aculhirà una vintena d’estudiants que vendràn d’ensenhaires, de traductors e de contaires en aquesta lenga en grèu perilh de desaparicion. Radio Canada prepausa un reportatge sus aquel diplòma, sul movement per reviscolar la lenga e sus las impressions dels darrièrs parlants.

Los oneidas son una nacion de la Confederacion Iroquesa. Se tròban als Estats units e en Canadà: dins l’estat de Nòva Yòrk, a London (Ontàrio) e dins la Resèrva Oneida de Green Bay (Wisconsin). La lenga oneida a patida una fòrta reculada, e a l’ora d’ara compta aperaquí 250 locutors.

 

[Imatge: Hubert Antone / Radio Canada – poblejat dins http://www.jornalet.com]

Escrito por Juan Takehara

Un tipo de descalificación muy usada durante la reciente campaña electoral ha sido el llamado terruqueo, práctica que consiste en endosar a alguien la filiación a una organización terrorista para menoscabar su credibilidad. Sobre por qué ha aumentado este tipo de ataques, conversamos con Oswaldo Bolo Varela, magíster en Estudios Culturales y docente de la UNMSM.

– En la conferencia “200 años de Memoria: Tensiones entre la historiografía y la legitimidad”, reflexionaste sobre las diferentes formas de hacer memoria y mencionaste la “memoria salvadora”, como el conjunto de recuerdos que glorifican un pasado no tan verídico, ¿Por qué tenemos diferentes versiones de nuestro pasado, en especial de lo que sucedió en la época de violencia? 

Se dice que recordar el pasado es buscarle un sentido a ese recuerdo, es decir, hablamos en este caso de aquellas disputas para saber qué sucedió realmente. Si bien estas disputas son más evidentes y explícitas en un escenario de guerra interna o externa, uno de los principales legados de estos escenarios es la existencia de un pasado que se ha enquistado en cierta “oficialidad”. Ha logrado hegemonizar el recuerdo para saber de qué modo y en qué fechas, quiénes fueron los héroes y quiénes fueron los villanos. En Perú esto sucedió también, donde en un escenario postconflicto encontramos un conjunto de memorias que han tenido mayor capacidad de difusión y que, justamente por eso, están defendiendo un conjunto de interpretaciones del pasado, muchas veces marcadas por sus propios intereses. Especialmente que se sepa quiénes son los sujetos que participan de esta memoria, a quiénes se debe siempre condenar o a quiénes siempre reivindicar.

Detrás de cada grupo, colectivo o sujetos que están intentando representar el pasado de una determinada manera hay intereses personales, particulares y también políticos y económicos que escapan a lógicas individuales y que más bien se enquistan en la estructura social.

Detrás de cada grupo, colectivo o sujetos que están intentando representar el pasado de una determinada manera hay intereses personales, particulares y también políticos y económicos que escapan a lógicas individuales y que más bien se enquistan en la estructura social. Cuando hablamos de la “memoria salvadora”, es una memoria que depende de instituciones – militar o policial – las cuales en este caso están vinculadas con el fujimorismo, pero no es sólo la memoria de los héroes fujimoristas o de Alberto Fujimori salvándonos del terrorismo, como argumenta un sector de la población, también es una memoria vinculada a factores económicos. Una memoria que nos recuerda cómo se propuso un modelo económico beneficioso para la nación y una memoria que nos rescató del caos. Éstas narrativas tuvieron mayor alcance cuando el liberalismo comenzó a hacerse presente en la región junto a los movimientos de derecha radical.

– Esta “memoria salvadora” está también conectada con afirmaciones como “el presidente nos ayudó porque salvó la economía del país”.

La historia social no es una historia aislada. Va de la mano de la producción económica. El propio Sendero Luminoso decía que parte de su objetivo era cambiar la estructura económica del país. Se repite la idea de que el factor económico termina siendo uno de los núcleos de disputa. Si un factor importante es cómo recordamos el pasado, posiblemente otro factor en disputa tenga que ver con cómo nos organizamos económicamente. Saber qué modelo es mejor y cómo se redistribuye a partir de este modelo, ese es otro factor de conflicto.

– Cuando decimos “esa época fue muy mala para el país” en general es porque se presentó una mala racha económica, por encima de si fue un periodo corrupto o si no se respetaron derechos fundamentales. 

Tiene que ver con la manera como nos enseñaron esa historia. En la universidad esta enseñanza es “departamentalizada”; se estudia los sistemas económicos de la independencia del Perú hasta la actualidad separados de la historia sociopolítica del país. Es una visión de enseñanza clásica, donde no puedes realizar una transdisciplinariedad del conocimiento, en donde los procesos sociales no se han estudiado desde el punto de vista económico o social, sino más bien desde la complejidad que implican. Enseñar desde varias disciplinas es un proyecto más complejo y termina siendo más desafiante porque empiezan a aparecer todo esto que dices. Así, tenemos episodios de corrupción que aparecen en periodos que pueden haber sido económicamente positivos para la nación, pero que tiene un correlato en las miserias morales que no están narradas en el mismo espacio.

– ¿Observas diferencias en la enseñanza superior cuando analizan el periodo de violencia interna en nuestro país?

Existen grandes diferencias. En Lima, las universidades nacionales mantienen un discurso más desde la izquierda que permite hasta cierto punto entender de manera crítica el Conflicto Armado Interno, pero también de manera un poco más complaciente. Por otro lado, en algunas universidades privadas existe cursos como Ética, o Realidad Peruana Contemporánea, donde el estudio del conflicto armado ingresa como parte de una unidad del curso. Muchas veces este tema es abordado desde una mirada contemplativa, a partir del dolor de las víctimas de los terroristas, pero también de los militares. Es un discurso importante, pero es una memoria reducida, en el sentido de que ya no basta con contemplar el dolor ajeno y compadecerte frente a ello. No basta con este abordaje filantrópico al Conflicto Armado Interno.

– El 16 de julio se cumplen 29 años del atentado en Tarata. ¿Cómo crees que se enseña este atentando fuera de Lima?

Posiblemente en las regiones no se enseña lo de Tarata, incluso ni siquiera se enseñe el tema del Conflicto Srmado Interno. Hay algunas universidades que apuestan por un discurso más complaciente, pero hay otras privadas que no solo no tocan el tema, sino que incluso es algo hasta mal visto. Te “terruquean” por solo hablar de eso. En regiones tampoco no se habla mucho porque o es un tema prohibido o es un tema poco interesante. Sucede que hasta cierto punto es comprensible porque abordar la memoria de manera crítica es algo complejo. Decir, por ejemplo, que un senderista también podría ser una víctima es problemático. Te dirán que los estás defendiendo. Hay un sentido común previo y muy asentado que prefiere no tocar ese tema.

– ¿Por qué el terruqueo ha estado tan presente durante la reciente elección?

Así como hay estigmatización racial, cultural, sexual o clasista, existe el terruqueo como estigmatización política. Cuando alguien te pregunta dónde vives y respondes: “Soy del Callao”, te responden: “Seguro de en lugar peligroso”. O cuando se enteran de que estudias en la Universidad San Marcos, te dicen: “Seguro que eres un revoltoso”. El terruqueo es algo similar. Las personas o colectivos terruqueados son invalidados. Esta anulación se da en dos dimensiones: por un lado, hacen que tus reclamos no sean tomados en cuenta; lo que dices no vale porque eres “terruco”, y ser “terruco” a priori significa no tener voz ni voto y no tienes derecho a nada. Pero, por otro lado, es un arma también de prevención, porque yo al terruquearte estoy avisando que cualquier otro que quiera hacer algo parecido automáticamente va a ser identificado como terrorista y ser terrorista en nuestro país es el escalón más bajo de la escala social, ahí no tienes derecho a nada. Si te acuso de ser terrorista te niego cualquier posibilidad de reclamar o ser escuchado. Además, me parece que el terruqueo está vinculado a otras aristas como la clase o la raza. Frente a un discurso, podemos decir que alguien que es más cholo debe ser terruco, pero si es más blanco no debe ser caviar.

Me parece que el terruqueo está vinculado a otras aristas como la clase o la raza.

– La respuesta ante el terruqueo ha sido responder de fascista al otro, especialmente cuando quien ataca aparentemente pertenece a un sector socioeconómico elevado. 

Sí, pero la discriminación no es solo por tu apariencia, es toda una maquinaria de operación. Esta es una respuesta más bien ante la radicalización de los términos y además porque terruquear es ya cruzar la línea, es patear el tablero. Posiblemente quien acusa de terrorista al otro sabe bien que no es terrorista. Por ejemplo, en esa conferencia de prensa que ofreció la comitiva que viajó a la OEA para pedir una auditoría de las elecciones, y en la que, al presentarse una persona que los acusó de golpistas, le respondieron: “Sabemos que Sendero Luminoso tiene aliados fuera del país”. Es así como el terruqueo también se vincula con toda esta lógica de posverdad y fakenews que ahora está repotenciada con trolls y líderes que tienen acceso abierto a medios como López-Aliaga o la propia Keiko Fujimori. Eso está presente cuando se dice: “Nos han robado las elecciones”, “el camarada Sagasti” o “son terroristas” y se difunde fotos falsas –que todos saben que son falsas– de Verónika Mendoza al lado de Abimael Guzmán que alguien envía en cadena de grupos familiares en Whatsapp. El terruqueo también se construye como posverdad, como una lógica de que si bien saben que algo es falso, se ha constituido en un discurso asentado, y ya se vuelve una creencia. Es como pensar que si eres de izquierda eres potencialmente un terrorista.

– ¿La posverdad es enemigo de la memoria?

No necesariamente. La memoria también puede ser un tipo de posverdad en el sentido de que podemos tener una memoria peligrosa o una memoria que le conviene a cierto sector. Tampoco hay que olvidarse de la memoria del propio Sendero Luminoso, que es bastante cínica, tanto como la “memoria de salvación”. Para Sendero no hay interés en el arrepentimiento, han justificado sus acciones diciendo que “las revoluciones son así” o lo que se buscaba era cambiar el Estado. Es básicamente un discurso negacionista. Esa es la clave de este tipo de memorias, niegan sus propios crímenes, las rechazan o mitigan y más bien enfatizan sus elementos supuestamente positivos. Así también se construyó el fujimorismo.

– En un reciente reportaje de la revista MEMORIA, se observó que en la región norte del país –especialmente en Piura– todavía se mantiene un recuerdo positivo de las obras que realizó el gobierno de Alberto Fujimori. ¿Hasta qué punto vale la pena volver a revisar el pasado? 

Hacer el ejercicio de repreguntarse por el pasado es muy importante. Pero quizá ahí también hay que ser sensatos y saber que la mayoría pensamos en resolver lo inmediato y no lo importante. Es centrarse en lo inmediato decir que te robaron las elecciones, decir que hay que hacer golpe de Estado, decir que los niños se vacunen, etc. En el caso de Piura, hay que pensar también en muchas otras cosas más, comprender por qué muchas personas están realmente agradecidas y tienen gratos recuerdos de su gestión. Por otro lado, quienes realmente tienen interés en repensar el pasado –como son los historiadores y antropólogos– deben repensar críticamente no solo la historia con H mayúscula, sino también todos esos pequeños procesos que están interpretados de una manera pero que también podrían tener otro significado, y esa es una labor pendiente.


 

[Fuente: http://www.idehpucp.pucp.edu.pe]

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue français. Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, il a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation. Il a tenu des propos anti-israéliens. Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian. À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla. 

Publié par Véronique Chemla

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue et philosophe français, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères.

Dans sa bibliographie pluridisciplinaire souvent traduite : Le Cinéma ou l’homme imaginaire (Éditions de Minuit, 1956), Les Stars (1957), Autocritique, (Le Seuil, 1959)L’Esprit du temps (1960), L’esprit du temps. Essai sur la culture de masse (1962), Mai 68, La Brèche (avec Claude Lefort et Cornelius Castoriadis) édité par Fayard (1968), Journal de Californie (Le Seuil, 1970), De la nature de l’URSS (1983), Les Fratricides : Yougoslavie-Bosnie (1991-1995) publié par Arléa (1995), Pour une politique de civilisation (Arléa, 2002), La Méthode en six volumes (Le Seuil, 2008), Le Monde moderne et la question juive (Le Seuil, 2006 ; réédition, Le Seuil, 2012).

En 1989, est publié « Vidal et les siens » d’Edgar Morin avec Véronique Grappe-Nahoum et Haïm Vidal Séphiha (Le Seuil). « Avec Vidal Nahoum mourut en 1984 l’un des survivants du monde englouti de la Salonique séfarade où il était né en 1894. Son grand-père venait de Toscane et parlait italien, sa langue maternelle était l’espagnol du XVe siècle, mais, tout jeune, il sut s’exprimer en français et en allemand. Naïf et malin, animé d’un optimisme et d’une gaieté sans faille, d’un sens de la famille quasi religieux et d’un goût inépuisable pour la nourriture, il traversa les guerres balkaniques, l’écroulement de l’Empire ottoman et les deux guerres mondiales. À partir de documents historiques et personnels, Edgar Morin, son fils, restitue ici son histoire irremplaçable, celle des hommes et femmes de sa famille, celle d’un XXe siècle marqué par la complexité des relations entre l’Orient et l’Occident. »

Dans La Rumeur d’Orléans (1969), Edgar Morin et son équipe analysent une rumeur antisémite dans une ville de province française. « Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d’essayage de commerçants juifs) s’est répandue, sans qu’il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l’équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l’enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ? Des questions se posent : un antisémitisme jusqu’alors latent s’est-il à nouveau éveillé ? N’y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Âge qui ne demande qu’à surgir à tout moment ? »

Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, Edgar Morin a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation.
En 1960, Edgar Morin et Jean Rouch réalisent « Chronique d’un été », qui a contribué au cinéma-vérité. Intéressés par l’idée du bonheur, ils suivent des jeunes alors inconnus et de tous horizons – étudiants, ouvriers, etc. – durant l’été 1960 : Marceline Loridan-Ivens, Régis Debray, Marilù Parolini…

En 1963, Edgar Morin et le réalisateur Henri Calef coécrivent le scénario de L’Heure de la vérité. « Un ancien officier SS, Hans Wernert, a pris l’identité d’un juif allemand liquidé, Jonathan Strauss, et a trouvé refuge en Israël où il s’est intégré dans la vie quotidienne. Mais survient un jeune étudiant américain qui enquête sur le camp dont l’imposteur serait le seul survivant… » Le tournage se déroule en Israël, avec Karlheinz Böhm, Daniel Gélin et Corinne Marchand. Des dissensions surgissent entre Henri Calef et Edgar Morin qui apparait au générique sous le pseudonyme de Beressi, nom de jeune fille de sa mère. Le film n’est pas distribué en France car les producteurs font faillite.

En 1946, il se marie avec la philosophe Violette Chapellaubeau. Le couple a deux filles, Irène Nahoum et Véronique, anthropologue. En 1970, Edgar Morin épouse Johanne Harelle. En 1982, il épouse Edwige Lannegrace. Veuf en 2008, il se remarie en 2012 avec la sociologue Sabah Abouessalam. Tous deux sont les auteurs du livre « L’homme est faible devant la femme » (Presses de la Renaissance, 2013), et « Changeons de voie – Les leçons du coronavirus » (Denoël, 2020).

Edgar Morin a tenu des propos anti-israéliens durant la deuxième Intifada déclenchée par Yasser Arafat. Le 4 juin 2002, le quotidien Le Monde, la tribune partiale « Israël-Palestine : le cancer » signée par Edgar Morin, Danièle Sallenave et Sami Naïr. Ces derniers écrient notamment que « ce cancer israélo-palestinien s’est formé, d’une part, en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté par le passé et de son insécurité géographique ; d’autre part, du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique ».
Les auteurs fustigent « l’unilatéralisme » de la vision israélienne. « C’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le terme Shoah qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du Goulag, des Tsiganes, des Arméniens, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amérique) devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens ».
France-Israël et Avocats sans frontières poursuivent judiciairement les auteurs pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme ». Relaxés en première instance en 2004, condamnés par la Cour d’appel de Versailles en 2005, les auteurs sont relaxés en 2006 par la Cour de cassation : « Les propos poursuivis, isolés au sein d’un article critiquant la politique menée par le gouvernement d’Israël à l’égard des Palestiniens, n’imputent aucun fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de la communauté juive dans son ensemble en raison de son appartenance à une nation ou à une religion, mais sont l’expression d’une opinion qui relève du seul débat d’idées, la cour d’appel a violé les textes susvisés. » Une procédure judiciaire d’une rare rapidité.
« Je suis juif par le sentiment de fidélité à tous ceux qui dans le passé ont été persécutés en tant que Juifs. Je suis juif en tant que membre du peuple maudit. Je refuse d’être du peuple élu », a déclaré Edgar Morin au Journal du Dimanche (4 juillet 2021).
« Edgar Morin, journal d’une vie »

Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » (Ein Philosoph mit Einfluss: Edgar Morin) de Jean-Michel Djian.

« Embrassant les disciplines académiques, le sociologue Edgar Morin, né en 1921, a traversé son siècle en observateur éclairé et en chercheur indiscipliné. Jean-Michel Djian lui consacre un lumineux portrait, tissé de ses interviews passées et récentes. »
« Philosophe de la complexité, sociologue des pratiques culturelles et pourfendeur de l’incurie de l’enseignement de la pensée, Edgar Morin a renouvelé, avec autant de rigueur que de conviction, la figure de l’intellectuel ».
« Au seuil des années 1980, il figure parmi les premiers à pressentir les ravages de la « mondialisation techno-économique » sur notre fragile Terre-Patrie (titre de l’un de ses ouvrages) et les désastres dont elle menace l’humanité ».
« Né Edgar Nahoum à Paris, en 1921, dans une famille de commerçants juifs originaire de Salonique, il rejoint encore adolescent le courant pacifiste et antifasciste ».
« La guerre venue, tout juste diplômé en histoire et en droit, il s’engage à Toulouse, en 1942, dans les rangs de la Résistance communiste, où il adopte le pseudonyme de Morin dont il ne s’est plus départi ».
« Auteur d’une centaine d’ouvrages, docteur honoris causa d’une quarantaine d’universités dans le monde, Edgar Morin n’a eu de cesse de s’interroger et d’interroger ses contemporains afin de donner du sens à la fraternité qui nous fait tenir ensemble, malgré l’adversité. »
« Comment esquisser les grandes lignes d’une vie aussi féconde, tout entière dédiée à la pensée et à l’engagement humaniste ? »
« Suivant un fil chronologique, du Paris de l’avant-guerre à son refuge sur les rives de la Méditerranée d’aujourd’hui, en passant par son incursion au californien Salk Institute, où directeur de recherche du CNRS il posa un temps ses valises, ce portrait retrace ses compagnonnages intellectuels (avec le philosophe Régis Debray, les idéaux du communisme), ses fidélités indéfectibles (avec le couple Duras-Antelme) comme les rares frictions avec ses pairs, notamment Pierre Bourdieu ».
« Alors qu’Edgar Morin fête ce 8 juillet son centième anniversaire, Jean-Michel Djian, en tissant ensemble un choix éclairant d’archives filmées, de ses interviews, passées et récentes, et de ceux qui l’ont côtoyé, donne à entendre la voix de l’un de nos plus vaillants résistants au conformisme des idées ».
Conférence de presse
Lors de la 75e édition du Festival d’Avignon (5-25 juillet 2021), aura lieu le 13 juillet 2021 à 12 h 30 une conférence de presse avec Eva Doumbia, Victoria Duhamel, Théo Mercier, Edgar Morin et Nicolas Truong.
« Se souvenir de l’avenir »

À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla.

« Le 13 juillet dans la Cour d’Honneur du Festival d’Avignon, à travers l’évocation de ses souvenirs les plus marquants, Edgar Morin lancera, en compagnie d’invités inspirés par ses idées, quelques salves d’avenir afin de dessiner une nouvelle voie pour notre temps. »
« VERBATIM »
 
« On est à nouveau dans une époque barbare, où barbarie et civilisation se mêlent étroitement mais où, de plus, on se rend compte que nous sommes sur une planète totalement rétrécie, mais en même temps entièrement déchirée, incapable de résoudre ses problèmes et livrée à des monstres paranoïdes que sont les États-nations modernes. »
« Dans les processus dominants, on ne peut qu’être inquiet. Que ce soit la dissémination nucléaire, les périls sur la biosphère, le dérèglement économique, la démographie galopante, la marche incontrôlée de la technique et de la science… Tous ces processus semblent aller probablement vers on ne sait quelle catastrophe. Or, dans l’histoire, le probable n’arrive pas toujours. Et souvent, l’improbable heureux arrive. »
« Le fait de vivre aujourd’hui comme j’ai toujours vécu, et d’une façon même exceptionnelle à mon âge, en ayant les mêmes sentiments juvéniles que je peux avoir pour mon épouse, et ou bien pour mes amis, c’est quelque chose qui fait que je ne me laisse jamais submerger par la nostalgie. »
 
« Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian
France, 2021, 54 mn
Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici Méditerranée, Les Films d’Ici, INA
Sur Arte le 8 juillet 2021 à 23 h 55
Disponible sur Arte.tv du 01/07/2021 au 05/09/2021
Visuels :
Edgar Morin en 1968
© Michèle Bancilhon / AFP
Edgar Morin
Les Films d’Ici Méditerranée
Edgar Morin à la Seyne-sur-mer en 2020
© Les Films d’ Ici Méditerrané
« Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin » réalisé par Stéphane Pinot
Production : La Compagnie des Indes/Gildas le Roux – – Festival d’Avignon avec la participation d’Arte (1h)
Avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla

 

 

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

L’ortografia d’una llengua ha de fugir del fetitxisme i ser menys simbòlica que funcional

La dièresi d’'ensaïmada' és d’aquelles que, en recaure en vocal àtona, podria ser ben prescindible.

La dièresi d’’ensaïmada’ és d’aquelles que, en recaure en vocal àtona, podria ser ben prescindible.

 

Vist però el debat suscitat, ara és una llàstima que no s’aprofités l’avinentesa per afrontar altres racons ortogràficament foscos, més que res perquè no podem retocar l’ortografia de la llengua cada quatre anys —ni cada deu o vint o més—, primer perquè cal deixar que tota una època de la llengua s’identifiqui amb el propi codi (això és, el codi ha de ser compartit per generacions successives), i segon perquè no ens podem permetre el luxe d’anar reeditant polèmiques o obrir-ne de noves quan amb prou feines hem tancat l’anterior. Si al seu moment no hi va haver la valentia o no es va considerar oportú de canviar altres coses a tomb dels diacrítics, ara, malauradament, costarà déu i ajuda trobar el moment.

Tampoc hi coopera el fetitxisme ortogràfic, tot un mal importat de l’afició que en castellà tenen per la lletra enya, que ha acabat simbolitzant en eslògans i logotips l’espanyolitat mateixa. Ja hem vist com, amb la reforma dels diacrítics, també per al català l’accent es convertia en estendard, tal com se sol concebre la ela geminada, que al seu moment va aparèixer com una solució provisional (tal com es recull a les Normes ortogràfiques) i que ara és tot un receptacle de catalanor. I el mateix li passaria, per descomptat, a la dièresi, un recurs ortogràfic enrevessat, de normativa complexa, un complement del sistema d’accentuació que sovint fa més nosa que servei.

És clar que hi ha dièresis necessàries, com ara la que fa sonar la u en mots com pingüí o qüestió, o la que supleix l’accent en casos com veïna o peülla, en què una vocal feble es converteix en la vocal tònica del mot. El problema, però, és que l’ortografia prescriu que la dièresi ha d’assenyalar igualment el trencament de diftong entre vocals àtones, de manera que els dos puntets s’estenen a un munt de paraules sense que en marquin la tonicitat. En casos com traïciódistribuïdoraïllamentarruïnarheroïcitatcocaïnòmanensaïmadaucraïnèsapaïsat, no passaria res si no hi poséssim dièresi, perquè de fet la síl·laba tònica recau en una altra banda. En realitat, són tantes les paraules que haurien de seguir aquesta norma que l’aparell d’excepcions ha acabat sent formidable, possiblement es tracta del fenomen ortogràfic que en té més: si no escrivim traduïntegoïstareünió o pòdiüm és perquè no volem que els parlants s’immolin com bonzes.

No és fàcil per a l’usuari trobar mecanismes per col·locar aquestes dièresis, al contrari del que passa amb l’accentuació, que consisteix a sil·labejar correctament i detectar la vocal tònica. Se’ns diu, per exemple, que els derivats de les dièresis porten dièresi, com ensaïmada de saïm, però de vegades la dièresi del mot primitiu desapareix per ser excepció, com passa amb traïció respecte de trair. Com també passa que un mot primitiu no en porti però sí els seus derivats, tal com veiem a heroic i heroïcitat o a fluid i fluïdesa, o derivats del mateix mot que puguin dur dièresi o no, com tenim a paíspaisatge i apaïsat. Sense tenir en compte, esclar, els casos en què no podem traçar la derivació, com a suïcidi o diürètic.

L’ortografia d’una llengua ha de ser menys simbòlica que funcional, no podem posar-nos pedres al fetge cada cop que ens atrevim a tocar-ne un aspecte carregats d’arguments i raons, perquè llavors estarem condemnats a la paràlisi, atemorits dels estirabots d’aquells que es pensen que col·locar un accent és com clavar una bandera. I no ens arruinarem si disposem de normes una mica més intuitives, ni serà pas cap traició.

[Font: http://www.elpais]

La elección de una activista mapuche Elisa Loncon como presidenta de la Convención Constitucional da cuenta de los cambios sociales que atraviesa Chile. A la marea feminista se suma el uso de la bandera mapuche como símbolo de resistencia más allá de las poblaciones indígenas.

Escrito por Noam Titelman*

En octubre de 2019, Chile vivió un inédito estallido social que llevó a millones a la calle. El movimiento social que nació en esas manifestaciones no tenía un programa único, voceros ni organización nacional. Sin embargo, a lo largo y ancho del país, algunas cosas se repetían. Primero, no había banderas partidarias. No podía ser de otro modo, pues el movimiento reflejaba un fuerte rechazo a la institucionalidad política de los últimos 30 años, que se expresaba sobre todo en un sentimiento antipartidos. Segundo, abundaban íconos que hacían referencias a las mareas feministas, incluido el pañuelo verde, símbolo de la lucha por la despenalización del aborto.

Por último, dos banderas ocupaban un rol protagónico en las protestas: la bandera chilena en blanco y negro, y la bandera mapuche. No en vano, varios declaraban que el estallido social había hermanado las demandas históricas del pueblo mapuche con la diversidad de malestares que aquejaban a la sociedad chilena en su conjunto. Demandas vinculadas a mejoras en el sistema de pensiones, la educación y la salud, o las luchas feministas o regionales encontraron en la bandera mapuche un símbolo potente de la incapacidad de la política para responder al nuevo Chile que estaba emergiendo.

En noviembre de 2019, en un intento de canalizar institucionalmente el descontento, un acuerdo transversal de la política chilena acordó iniciar un proceso constituyente. Se decidió también que este estuviera a cargo de una convención constitucional. Un órgano que, a diferencia del Congreso, tuviera reglas de paridad de género, facilitara la incorporación de candidaturas independientes y, por cierto, tuviera cupos reservados para pueblos originarios. El pasado domingo 4 de julio, marcado por la pandemia que obligaba a mantener protocolos de distancia social y uso de mascarillas, se conformó la Convención. En su primer acto oficial, el cónclave eligió a su presidencia. La persona electa para el cargo fue la académica mapuche Elisa Loncon, quien contó con una holgada cantidad de votos de diferentes fuerzas políticas. Justamente, Loncon fue una de las que participaron en la creación de la bandera mapuche a comienzos de la década de 1990.

Como explica el historiador Fernando Pairrican, la bandera Wenüfoye nació en un esfuerzo colectivo, en octubre de 1992, y desde que apareció fue reprimida. El movimiento mapuche generó este emblema como símbolo de sus demandas por derechos fundamentales y de autodeterminación. Los gobiernos de la Concertación de la época enfrentaron los intentos de recuperación de tierras, las marchas civiles y a la Wenüfoye como una amenaza terrorista, aplicando leyes de excepción como la Ley de Seguridad Interior del Estado. Como explica Pairrican: «La Wenüfoye representó un paso en el proceso de descolonización ideológica. Acompañada de ellas vendrían la reconstrucción política de la nación mapuche, que posicionó a sus autoridades tradicionales como las conductoras del proceso de Liberación Nacional».

Según el censo de 2017, los pueblos originarios representan un segmento importante de la población chilena, con 12,8% que se autoidentifica en este grupo (aproximadamente 2.185.792 de personas). Lo que hace particularmente compleja la relación del Estado chileno con el pueblo mapuche, que cuenta con más de 1.700.000 personas, es que, a diferencia con lo ocurrido con otros pueblos, su dominación no fue en la era colonial sino que su conquista fue obra del Estado chileno independiente. Este anexó sus territorios en el Wallmapu a mediados del siglo XIX. Asimismo, a lo largo de la historia de Chile, pertenecer a un pueblo originario y, en particular, mapuche, ha estado asociado una serie de marginaciones y exclusiones.

Así, mientras que en la población no indígena la pobreza multidimensional alcanza 20,9%, en la población indígena este llega a 30,8%, según datos del Banco Interamericano de Desarrollo. Más aún, las clases altas chilenas se han visto marcadas por su ascendencia predominantemente blanca, mientras que los individuos de ascendencia indígena se han encontrado sistemáticamente marginados de las profesiones más prestigiosas y mejor remuneradas. Esto se refleja en que los apellidos más frecuentes entre médicos, abogados e ingenieros son de ascendencia castellana, vasca, inglesa, francesa, italiana y alemana, y los indígenas son escasos o marginales.

La historia de este fenómeno de exclusión es larga y compleja. Como explica Pablo Marimán en su artículo «Los mapuche antes de la conquista militar chileno-argentina» (2019), al menos una parte de esta diferencia socioeconómica se explica por una política deliberada de usurpación del territorio mapuche que tiene sus orígenes en la llamada «Comisión Radicadora de Indígenas» de 1883. A través de esta, las 10 millones de hectáreas de territorio mapuche reconocidas por España se vieron reducidas a tan solo 536.000 hectáreas para 150.000 personas, lo que dejó a la enorme mayoría sin tierras.

Las tierras mapuche tienen una importancia fundamental para el sustento económico de este pueblo, pues la agricultura había sido tradicionalmente el eje central de su actividad productiva. A esta usurpación historia se ha sumado el desarrollo, en los últimos 30 años, de una industria extractivista que ha pauperizado aún más las vidas de las comunidades. Este ha sido el caso de empresas forestales y salmoneras que han ocupado sus territorios y recursos marítimos. Dos hitos significativos de este proceso fue la instalación de la represa de Ralco en 1993, que inundó terrenos ancestrales mapuches, y la quema de tres camiones de la forestal Arauco en 1997. La historia de abusos por parte del Estado y las empresas desde aquella época está jalonada de hechos similares. El reclamo contra las políticas de los últimos 30 años, sello del estallido del 2019, podía verse con claridad en el movimiento mapuche.

Estas marginaciones económicas y culturales a los pueblos originarios se replican con notoria profundidad en el ámbito político. Con el fin de la dictadura de Augusto Pinochet en 1990, la democracia chilena no ha revertido sustancialmente la desigualdad política. La presencia indígena en el Congreso ha sido mínima y, prácticamente, inexistente en la primera línea del Poder Ejecutivo.

En este sentido, la llegada de Loncon a la presidencia de la Convención Constitucional es un hecho inédito en la historia nacional. Con ella se alza una voz que nunca había podido tener el podio para sí. Pero, más aún, llega una voz que puede reflejar a millones en el país, incluso más allá de las demandas mapuche. El apoyo transversal que ha concitado es notorio. Más allá de lo que ha dicho, su presencia encarna la demanda de presencia de esta voz. Así, lo que las encuestas muestran que Loncon cumple con el perfil exigido por la ciudadanía. 91% afirma que buscaba una presidencia sin militancia política, 67% que no fuera de Santiago, 56% experta/ académica (Loncon tiene dos doctorados) y 47% que sea mujer. En este sentido, la referente mapuche ya se ha constituido en una figura política que puede hablar con una legitimidad de la que carece gran parte de la dirigencia chilena.

Por otro lado, el gran apoyo que ha generado viene acompañado de elevadas expectativas y será un desafío no menor estar a la altura. Un elemento que permite cierto optimismo respecto a la ardua labor que tendrá en su tarea de liderar una Convención Constitucional extremadamente plural es que ha mostrado una notoria conciencia del rol que le ha tocado jugar. Así lo mostró en su discurso inaugural, al momento de ser electa: «Hoy se funda un nuevo Chile plural, plurilingüe, con todas las culturas, con todos los pueblos, con las mujeres y con los territorios, ese es nuestro sueño para escribir una Nueva Constitución». Además, en un gesto que indudablemente recuerda el estallido de 2019, le dedicó su triunfo a todo el pueblo de Chile, a todos los sectores, regiones, pueblos y naciones originarias, a la diversidad sexual y a las mujeres que marcharon contra todo sistema de dominación. Sea cual sea el resultado de la convención, el nuevo Chile, por fin, tiene rostro. Y es mujer. Y también es mapuche.

[Fuente: http://www.nuso.org]

Um dos maiores pensadores contemporâneos, o francês Edgar Morin completa um século de vida. E comemora lançando um novo livro

O pensador francês Edgar Morin: “A palavra ‘filósofo’ talvez me conviesse bem, mas hoje a filosofia, no geral, fechou-se em si mesma e a minha filosofia é uma filosofia que observa o mundo, os acontecimentos”. Foto: Wikipédia

 

Escrito por Marcello Rollemberg

“A vida é curta, a arte é longa”, popularizou o poeta romano Sêneca, em um aforismo que venceu os séculos. Ou seja, a arte permanece mesmo quando seu autor já tiver cruzado a fronteira entre o terreno e o etéreo. O sonho de todos, contudo, é que a arte – cultura, consciência, criação, dê-se o nome que quiser – acompanhe pari passu o nosso caminhar, com a existência alongando-se ao ponto de fazer com que as linhas paralelas que acompanham criação e vida se toquem, mais do que se tangenciem. É uma quimera? Para ainda alguns poucos, não, com a arte perene confundindo-se com uma vida longa e criativa. Para ficarmos em apenas dois exemplos: o cineasta português Manoel de Oliveira viveu até os 107 anos, ativíssimo e trabalhando até o fim em três projetos inconclusos. E o arquiteto Oscar Niemeyer trabalhou em seu escritório quase até o fim, às vésperas de completar 105 anos. A esses, some-se agora talvez um paradigma dessa longevidade aliada à extrema lucidez nesses tempos estranhos: o sociólogo e filósofo francês Edgar Morin, criador da teoria do “pensamento complexo”, que neste dia 8 completa um século de vida. E como ele está comemorando essa marca centenária? Lançando mais um livro, que se soma aos 70 que ele publicou no decorrer de sua prolífica vida. Em Leçons d’un siècle de vie (Lições de um século de vida, em tradução literal), o pensador da transdisciplinaridade recorda etapas cruciais de sua vida, destaca os erros porventura cometidos, a dificuldade de compreender o presente e a necessidade do exercício da autocrítica para a vida em sociedade. Um longo e essencial inventário de cicatrizes e realizações.

O novo livro de Edgar Morin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Segundo Morin, como destaca o site da Radio France International (RFI), uma das grandes lições de sua vida foi deixar de acreditar na sustentabilidade do presente, na continuidade e na previsibilidade do futuro. “A história humana é relativamente inteligível a posteriori, mas sempre imprevisível a priori”, escreve ele em seu novo livro. E diante dessa imprevisibilidade do presente, o pensador destaca, é fácil cometer erros. Ele relaciona pelo menos dois que teria cometido ao longo de sua trajetória política e intelectual: seu pacifismo antes da Segunda Guerra Mundial, que o impediu de enxergar a verdadeira natureza do nazismo – ele depois consertaria esse equívoco, sendo parte atuante da Resistência Francesa, onde adotou o codinome “Morin”, que após a guerra o acompanharia para sempre, deixando de lado o sobrenome familiar judeu sefardita Nahoum. O outro foi sua crença no sistema soviético, mais tarde abandonada. “Minha estadia de seis anos no universo stalinista me educou sobre os poderes da ilusão, do erro e da mentira história”, relembra ele em Leçons d’un siècle de vie.

Mas, entre erros e acertos, na tabela de somas e débitos, Edgar Morin acertou muito mais. A conta final é totalmente favorável a ele – e sua obra e sua história pessoal e intelectual estão aí para provar. Uma obra, frise-se, monumental, não só na quantidade de livros publicados, mas principalmente – claro – na qualidade e na importância das ideias que ele estabeleceu.

“É impossível dar conta da importância de suas contribuições científicas, filosóficas, antropológicas, sociológicas, pedagógicas, mas, sobretudo, epistemológicas”, escreveu em artigo recente no jornal Valor Econômico o professor sênior do Instituto de Energia e Ambiente da USP e colunista da Rádio USP José Eli da Veiga. Em seu texto, Veiga faz referência aos seis volumes de O Método, talvez a obra maior de Morin, que trata “da natureza da vida, das ideias, da humanidade e da ética”. Aceitando a tortuosidade em se vencer as “difíceis 2.500 paginas” dos volumes, o professor aponta um outro caminho para iniciantes dispostos a “mergulhos mais profundos”: Meu Caminho, publicado pela Bertrand Brasil em 2010. “Não há melhor introdução à monumental obra de Morin do que estas treze entrevistas, concedidas em 2008, à jornalista Djénane Tager. Em linguagem coloquial, estão realçadas suas contribuições sociológicas, os estudos de física e biologia que o levaram à teoria da complexidade, a justificativa da escolha do termo ‘método’, sua maneira de analisar o estado do mundo”, assinala José Eli da Veiga em seu artigo.

Complexidades, educação e comunicação 

Por tantas contribuições fundamentais em vários campos do conhecimento, Edgar Morin fez – e ainda faz – da transdisciplinaridade seu campo fértil de ação e reflexão. Não é exagero chamá-lo de principal pensador ocidental contemporâneo. No campo da educação, por exemplo, ele foi um dos primeiros a sugerir uma reforma de paradigmas, questionando o ensino meramente disciplinar e pautado em conteúdos técnicos. Para ele, o que importa é aplicar o conhecimento de maneira crítica. Em entrevista publicada no jornal português O Público, em 2009, por exemplo, ele defendeu uma “reforma radical” no ensino para acabar com o que ele chamou de “hiperespecialização”.

“Apenas com esta mudança de paradigmas no ensino as pessoas serão capazes de compreender os problemas fundamentais da humanidade, cada vez mais complexos e globais”, afirmou o autor de Os Sete Saberes Necessários à Educação do Futuro, que criticou o fato de nas escolas e universidades não existir “um ensino sobre o próprio saber”, sobre “os enganos, ilusões e erros que partem do próprio conhecimento”. Para Morin, o ideal seria criar “cursos  de conhecimento sobre o próprio conhecimento”. “Conhecer apenas fragmentos desagregados da realidade faz de nós cegos e impede-nos de enfrentar e compreender problemas fundamentais do nosso mundo enquanto humanos e cidadãos, e isto é uma ameaça à nossa sobrevivência”, avaliou ele, com uma visão de humanismo que está difícil de se encontrar nos dias de hoje.

Em outra entrevista, esta para o programa Milênio, da GloboNews, Edgar Morin deu mais pistas da sua forma de pensar o mundo sensível e esclareceu, para quem ainda não tinha compreendido, sua teoria do pensamento complexo. “A tragédia do nosso sistema de conhecimento atual é que ele compartilha tanto os conhecimentos que a gente não consegue se fazer essas perguntas. Se perguntarmos ‘o que é ser humano?’, não teremos respostas, porque as diferentes respostas estão dispersas”, afirmou ele. “E, no fundo, é isso que chamo de pensamento complexo, um pensamento que reúne conhecimentos separados. O objetivo do ensino deve ser ensinar a viver. Viver não é só se adaptar ao mundo moderno. Viver quer dizer como, efetivamente, não somente tratar questões essenciais, mas como viver na nossa civilização, como viver na sociedade de consumo”, acrescentou o pensador na entrevista – para também apontar seu olhar para um outro problema dos tempos atuais: informação demais, conhecimento de menos.

“É preciso ensinar não só a utilizar a internet, mas a conhecer o mundo da internet. É preciso ensinar a saber como é selecionada a informação na mídia, pois a informação sempre passa por uma seleção”, afirmou ele. “Informação não é conhecimento. Conhecimento é a organização das informações”, esclareceu Morin, que ainda mantém uma conta bastante ativa no Twitter – “É uma forma de me expressar, de expressar ideias que me ocorrem, reações que tenho frente a acontecimentos e de uma forma muito concentrada”, revelou ele à Folha de S. Paulo em 2019.

Entre tantas áreas pelas quais Morin e suas complexidades trafegaram, talvez a da comunicação seja realmente aquela em que seu olhar se tenha debruçado com uma atenção mais específica. Já em 1960, ele fundou na École de Hautes Études en Sciences Sociales, em Paris – ao lado de Roland Barthes e Georges Friedmann –, o Centro de Estudos de Comunicação de Massa, com a intenção de adotar uma abordagem transdisciplinar do tema. E suas teorias, nesse campo, germinaram – no Brasil, inclusive.

Na Resistência Francesa contra o regime nazista, o pensador francês adotou o codinome “Morin”, que após a guerra o acompanharia para sempre, deixando de lado o sobrenome familiar judeu sefardita Nahoum.

 

“Edgar Morin sempre teve uma relação particular com a comunicação, desde os seus primeiros escritos na década de 1960 sobre a cultura de massa e o cinema, até os influentes escritos sobre o imaginário. Mas é como pensador e crítico da ciência monodisciplinar e fragmentada que atinge uma repercussão que só fez crescer junto aos estudos de comunicação no Brasil”, afirmou ao Jornal da USP a professora sênior da Escola de Comunicações e Artes (ECA) da USP Maria Immacolata Vassallo de Lopes. “Tem havido uma singular correspondência da sua teoria da complexidade com o pensamento transdisciplinar, que é a marca da comunicação em torno dos princípios da dialogia, das interações e das interligações. A possibilidade de que a comunicação aproveite positivamente as reflexões de Morin fazem da ECA um centro irradiador de suas obras, não somente porque quebram e abrem as disciplinas, mas também porque as transbordam, estabelecendo relações cada vez mais densas entre as ciências exatas e ciências sociais e humanidades”, atesta a professora.

É por este caminho, apontando “transbordamentos” e interconexões no pensamento de Edgar Morin no campo das ciências humanas – e da comunicação, como extensão –, que acompanha a também professora sênior da ECA Mayra Rodrigues Gomes. “Ao entender a comunicação como processo que realiza o trânsito interpessoal de informações, ideias, opiniões, não a podemos dissociar das instâncias que ela costura. Ela invoca necessariamente saberes de diversas naturezas que brotam em diferentes campos do conhecimento, incluindo técnicas e métodos particulares”, contextualiza a professora. “Edgar Morin trouxe há várias décadas a concepção do ‘paradigma da complexidade’, com a qual criou um instrumental de trabalho que leva em conta a natureza interdisciplinar da comunicação, a complexidade das sociedades contemporâneas, a diluição das fictícias oposições entre razão e mito, ciência e arte, real e imaginário.”

Mas diante de tantas teorias, de tantos olhares trans e interdisciplinares – e com tantos anos de vida e sabedoria –, como será que Edgar Morin se definiria? Disse-se lá no começo deste texto que ele é sociólogo e filósofo. Seria reducionismo? “A melhor definição seria não ter definição. De bastar-se. A palavra ‘filósofo’ talvez me conviesse bem, mas hoje a filosofia, no geral, fechou-se em si mesma e a minha filosofia é uma filosofia que observa o mundo, os acontecimentos. Sou muito marginal, quer dizer, sou marginal em todas essas áreas. Então, sou aquele que querem que eu seja.”

 

[ Fonte: jornal.usp.br]

La presidenta de la Convenció Constitucional promet lluitar per garantir els drets lingüístics en la nova Carta Magna

Elisa Loncon, elegida presidenta de la Convenció Constitucional de Xile

Xile ha començat els treballs per elaborar una nova Constitució que deixi enrere la d’Augusto Pinochet, encara vigent. La nova Carta Magna és una oportunitat per desempallegar-se de les rèmores de la dictadura i per construir un nou estat “plurinacional” i “plurilingüístic”.

Així ho va anunciar Elisa Loncon, la dona maputxe que diumenge va ser elegida presidenta de la Convenció Constitucional, l’organisme encarregat de redactar la nova Carta Fonamental de Xile. Abillada amb un vestit propi dels indígenes maputxes, Loncon va assegurar que el nou Xile serà “plurinacional i plurilingüe”. Ho va fer, en primer lloc, en llengua mapudungun, també anomenada maputxe, en una cerimònia que va ser retransmesa en castellà i en els diversos idiomes indígenes del país.

Segons el cens del 2017, un 13% de la població xilena pertany als pobles originaris. D’aquests, un 79,8% són del poble maputxe, un 7,2% de l’aimara, un 4,1% diaguita i un 1,6% quítxua. La població indígena majoritària, els maputxes, suposen el 9,9% del total dels habitants del país.

Els pobles originaris han estat tradicionalment menystinguts per les elits i per la majoria dels xilens, castellanoparlants en prop del 99% de la població, segons l’últim cens. Amb la posada en marxa de la Convenció Constitucional, però, on hi ha disset representants dels pobles indígenes (set dels quals maputxes) els parlants d’aquestes llengües esperen agafar una mica d’aire. De moment, una part dels representants de l’òrgan constituent ja han anunciat que tenen intenció de participar en els debats en la seva llengua.

Els membres de les minories lingüístiques s’aferren a l’empara legal que els pot donar el fet que la pròxima Carta Magna defineixi el país com un Estat plurinacional. L’exemple més proper és el de Bolívia on, des que el país va ser declarat estat plurinacional el 2009, a les escoles s’ensenya l’idioma propi de la zona a més del castellà i una llengua estrangera.

Amb el canvi de marc constitucional, però, no n’hi haurà prou per reviscolar unes llengües que han viscut un intens procés de minorització. Segons l’enquesta CASEN del 2011, un 11% de la població indígena parla i entén la llengua originària de la seva comunitat i un 10,4% només l’entén, un percentatge que ha anat baixant els darrers anys.

L’actual Constitució no estableix que el castellà sigui la llengua oficial de Xile, però ho és de facto. Tota l’activitat política, institucional i els documents són en aquest idioma. La coneguda com a “llei indígena” de 1993 reconeix de forma oficial les llengües originàries i, teòricament, en garanteix el seu ús en l’educació, els mitjans de comunicació i en els documents del Registre Civil. A la pràctica, però, aquests idiomes estan abandonats i alguns d’aquests abocats a una pròxima extinció. Les esperances estan posades ara en l’impuls que els pot donar la nova Carta Magna.

 

[Foto: Creative Commons – font: http://www.diaridelallengua.cat]

 

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Escrito por Matías Castro

Hace aproximadamente un año, Femín Hontou (Ombú) se encontró con uno de sus dibujos más famosos un domingo de mañana, cuando el dibujante fue a pasear por la feria de Tristán Narvaja junto a su pareja. Entre los puestos de frutas y verduras, especias, videojuegos pirateados, libros de segunda mano, gallinas, conejos y mascotas, estaba uno que vendía remeras con estampas de figuras de la música. Entre todas las remeras, ilustradas con fotos de Bob Marley, John Lennon y Jimi Hendrix, una llevaba su célebre caricatura de Eduardo Mateo.
–¿Cuánto cuesta esta remera? –le preguntó al vendedor mientras su ira iba en ascenso.
–400 pesos –contestó el desprevenido comerciante.
–¿Y de dónde sacaron el dibujo de Mateo?
–La hija del dibujante nos dio permiso.
–Mirá… Porque resulta que el dibujante soy yo.
Ombú no pudo evitar levantar el tono de voz.
–Además de que no me pidieron permiso, ¡le borraron mi firma!
–Pero… –intentó argumentar el vendedor.
–Te voy a decir una cosa –el enojo de Ombú se escuchaba a varios metros de distancia–. Mateo llegó a vivir como un paria por la calle y como ya se murió no tiene forma de defenderse. Pero yo no.
La pareja de Ombú trataba de aplacar los ánimos, porque el tono seguía en ascenso. Sin embargo, él sabía hasta dónde quería ir con su argumento.
–¡Hacé lo que quieras con la remera! –remató–. Pero por lo menos dejale mi firma.
Y así se cerró la discusión.
ombú 8Pocos días después, Ombú estaba en el Centro haciendo gestiones y se encontró con su hija, Cecilia. Iba acompañada por algunos amigos. Uno de ellos había llegado desde Argentina. Se presentaron, hablaron un poco y Ombú vio que el argentino tenía un tatuaje en el brazo. Era su dibujo de Mateo, el mismo de la remera en Tristán Narvaja. Al menos, esta reproducción llevaba su firma.
Tiempo después, descubrió que el colectivo de músicos Mateo x 6 usaba su caricatura como imagen de perfil en Facebook. También le había eliminado la firma. Se lo reclamó y lo corrigieron.
Si en Uruguay un dibujante quiere convertir su arte en su medio de vida, tiene pocas chances de defender su obra y comercializarla. Los espacios en la prensa se han reducido con el paso de las décadas hasta que en la actualidad son probablemente menos de cinco los dibujantes que publican regularmente y viven de ello. Entre estos, Ombú y Arotxa son los únicos que tienen una larga carrera, a medio camino entre la caricatura editorial y las artes plásticas. A pesar de esto, no tienen forma de controlar el uso de su obra.
Más allá de posibles ilícitos por la reproducción, las anécdotas sobre su dibujo de Mateo hablan de que, sin buscarlo, creó una imagen que lo trascendió, como si fuera un sello que se estampa mil veces con independencia de quien lo diseñó.
“No me calentó tanto que vendiera las remeras –dice Ombú–, pero sí que les borrara la firma. No es que sea vital, pero para un dibujante, un dibujo va con la firma. Lo lindo es que apareció la camiseta. Yo me acuerdo de las calaveras de José Guadalupe Posada, que era un gran grabador. Diego Rivera decía que Posada iba a llegar a ser tan popular que nadie sabría su nombre. Cuando una obra de arte pega de una manera especial en la gente, el autor pasa a un segundo plano. Acá a veces uno se calienta porque lo ve en la chiquita, pero también lo podés ver desde el lado del reconocimiento a Mateo”.
ombú 7La firma del dibujante y caricaturista es más que una cuestión de ego: implica responsabilidad sobre lo que se expresa. No en vano el espacio semanal que Ombú tiene en Brecha se llama ‘El Hojo de Ombú’, y en cada número de El País Cultural una de sus caricaturas ilustra alguna nota destacada sobre un personaje importante. Porque, en definitiva, lo que hace que un caricaturista sea reconocido como dibujante editorial y artista gráfico no es su capacidad para exagerar rasgos, sino las ideas que expresa y su capacidad plástica para hacerlo. La firma, entonces, es la expresión pública de que el artista se hace cargo de lo que expresó en su dibujo. Gracias a sus ideas y sus virtudes plásticas, Ombú trascendió medios sin romper con sus propias convicciones éticas ni transar con las tentaciones del mercado del arte de galerías.
Inesperadamente, todo esto que se dice con tanta pompa empezó hace muchas décadas gracias a una estación de servicio.

ombú 6Historia de familias
Fermín Hontou nació en Montevideo en 1956. Su madre era dibujante. Su padre era vendedor de nafta y trabajaba para la Shell, visitando clientes por todo el país, hasta que recibió una oferta para formar una sociedad y establecer una estación de servicio en Melo. Por eso Ombú cursó algunos años de escuela allí y descubrió dos cosas: la gente del medio rural y los cuadros del dibujante y pintor argentino Florencio Molina Campos. Con toques humorísticos y deformaciones caricaturescas, los cuadros de Molina retrataban escenas de la Pampa argentina que al pequeño Ombú (quien todavía era Fermín para todos) se le hacían sorpresivamente familiares. “Miraba esos cuadros y después a la gente en Melo y era casi como estar frente a lo mismo”, recuerda entre risas.
Ese fue su primer acercamiento al mundo de la plástica y la caricatura profesional; también a su potencial para reflejar una realidad procesada en la mente de un artista. Y aunque no lo sabía entonces, Molina Campos era un ejemplo de cómo se podía cruzar desde el mundo de la alta cultura al del entretenimiento y el arte popular: por un lado, su obra fue comparada con la de Ricardo Güiraldes; por el otro, había asesorado en persona a Walt Disney para varias de sus películas.
A los nueve años, Hontou volvió a Montevideo con su familia y con la semilla del amor por el dibujo. En la década de 1970 se dedicó a estudiar dibujo, pintura y artes visuales, con referentes como los artistas Esteban Garino, Pepe Montes, Julio Alpuy y Guillermo Fernández.
Con Garino estudió en la Continental Schools, una institución de origen estadounidense que aún sigue activa en Uruguay, conocida por sus rigurosos métodos de enseñanza. Los cursos por correspondencia funcionaban muy bien. “La Continental en ese entonces tenía una publicidad que prometía éxito y riquezas con un dibujo que mostraba al dibujante en una piscina con mujeres. El método que usaban consistía básicamente en copiar dibujos”, recuerda en el living de su pequeño apartamento en la Ciudad Vieja.
ombú 5Las paredes del living exhiben muchísimos dibujos de todas las etapas de su carrera; también hay en los pasillos, ya encuadrados, sobre la mesa y archivados dentro de los muebles. El cuarto de visitantes también acumula dibujos, como si Ombú viviera dentro de su obra. En esos pocos metros cuadrados se acomodan más de cuarenta y cinco años de vida entre papeles. En el living, en un lugar muy visible, hay dos retratos suyos firmados por otros: uno hecho por su madre a lápiz, el otro pintado por Pepe Montes. Aquellos primeros años de formación y acercamiento al dibujo siguen presentes en medio de esa galería de su memoria artística.
“Cada generación tiene sus ídolos. A mis viejos, que eran gente de izquierda, no les gustaban tanto The Beatles”, dice. Cuenta que sus alumnos de dibujo se impresionaron poco cuando les mostró la película El submarino amarillo (George Dunning, Al Brodax, Robert Balser, Jack Stokes, 1968). “Creo que lo que falta es que las generaciones más jóvenes tengan curiosidad por las más viejas. Mis maestros me contagiaban el interés por maestros o figuras anteriores”.
En los primeros años de formación, durante su adolescencia, apareció su nombre artístico casi por casualidad. Un compañero del liceo lo apodó Jazmín Ombú, solo por hacer un juego fonético. La flor desapareció con el tiempo y quedaron las cuatro letras del árbol, sencillas de recordar, fáciles de estampar en un dibujo como si fuera un sello, y también indisolublemente ligadas al paisaje uruguayo. Esas cuatro letras demorarían todavía más de una década en ser popularmente asociadas a sus dibujos.
Durante los setenta descubrió a Julio E. Suárez, más conocido como Peloduro, maestro de la caricatura y el humor en la prensa uruguaya. Había muerto en 1965 y el tiempo de oro de su obra había transcurrido aun antes. En su gran habilidad e ingenio para manejar el lenguaje escrito y a la vez la ilustración y la historieta, descubrió el potencial de cruzar esos elementos para llegar al gran público por medio de la prensa.
Sus primeros años de trabajo profesional se sucedieron entre la publicidad, con la que ganaba bastante dinero, y la prensa, donde no se pagaba tanto. En 1982 el editor Antonio Dabezies formó un equipo para lanzar la revista de humor El Dedo. Una de las tareas que le tocaron a Ombú fue diseñar una suerte de mascota, un dedo con pies y alpargatas, para lo que aceptó recibir un porcentaje de la ganancia por las ventas. La revista empezó con un tiraje discreto para la época de tres mil ejemplares y llegó a vender cuarenta y tres mil cuando cerró, en el séptimo número. El arreglo resultó ser un golazo inesperado.
Con ese dinero viajó a México junto a su pareja, para probar suerte. Apenas llegaron, él golpeó las puertas de varias publicaciones, hasta que salió su primer dibujo en el suplemento dominical del diario Unomásuno. Al día siguiente lo llamaron de agencias de publicidad y de la revista de una aerolínea con ofertas de trabajo. “Estuve solo tres años en México, que fueron muy provechosos. Me dieron laburo, conocí grandes dibujantes. Y en lo económico fue muy importante, porque ganaba más guita que ahora. Y no me quejo, porque he tenido suerte”.
Volvió a Uruguay en enero de 1985 y recién al año siguiente empezó a firmar regularmente sus dibujos como Ombú. En adelante fue conocido por ese seudónimo. Trabajó primero en el desaparecido semanario Jaque, también en la revista Guambia, que continuaba la línea de El Dedo con mucho éxito, y luego en Brecha. “Me gustaba laburar en esto, pero me torturaba demasiado haciéndolo”, cuenta. Le dedicaba días enteros a cada dibujo, casi sin descanso, preocupado por pulir cada uno hasta la perfección.
Por esos años nacieron sus dos hijos mayores: Miguel, que tiene 31 años, vive en México y trabaja como fotógrafo en cine y audiovisual en general; y Cecilia, que tiene 28 años y es psicóloga. El tercero, Augusto, nació en 1997 y estudia arquitectura como Ombú alguna vez lo hizo.

ombú 2El credo del dibujo
Cuando nació Augusto, Ombú ya había pasado por una experiencia que le dio una nueva dimensión a su forma de trabajar y percibir lo que hacía. Había viajado a Italia en 1994 gracias a una beca para estudiar grabado. Lo aprendido en ese taller, sumado a lo que vio de primera mano al recorrer bastiones de la historia del arte, como la Capilla Sixtina, le permitió replantearse su modo de trabajo y afirmarse en lo que buscaba.
Por un lado, el estrés y la presión que ejercía sobre sí mismo para cada dibujo empezaron a desaparecer. Por el otro se dio cuenta de que, más allá de que había hecho historietas como la recordada ‘El Manicero’, la caricatura e ilustración seguirían siendo su foco. “La imagen fija tiene su poder porque te permite concentrarte cuando mirás, y apreciás el cuadro de una forma distinta de la atención que ponés a lo que se mueve. Pensá en cómo es apreciar un Brueghel, por ejemplo”.
Y además, iba a seguir trabajando en un medio popular, sin coquetear con los circuitos de arte que prometían más dinero. “Yo sigo haciendo dibujo y caricatura porque creo en eso, porque lo ve mucha gente. Sé que con la pintura tal vez podría hacer más plata, pero esto es lo que me interesa”.
Cuando Ombú habla es capaz de cruzar las referencias más variadas a todas las artes: desde la literatura, hasta la música, la historieta, la pintura y el cine. Jean-Luc Godard, Jorge Luis Borges, Frank Miller, José Muñoz, Fernando Cabrera e infinidad de otras figuras atraviesan su discurso del mismo modo en que lo hacen con su obra, sin ínfulas intelectuales e incluso con respeto por el interlocutor.
“La historia del audiovisual se complejiza. Por eso importa la conceptualización y no solo lo que se hace con las manos”, dice, y se refiere a la serie Los desastres de la guerra como una posible prehistorieta. “[Pablo] Picasso se nutrió de otros, pero dejó una obra tan vasta que excede a un simple pintor. Hasta hizo lo que se llamarían historietas, no clásicas pero secuencias al fin. Es que los lenguajes no están cerrados”.
Con esa misma capacidad para cruzar universos artísticos se asoció con su amigo Tunda Prada para fundar en 1996 un taller de caricaturas e historietas que marcó un punto de inflexión en la historia de estas dos disciplinas en Uruguay. Enseñaban sobre proporción áurea, exhibían películas de animación de vanguardia y también invitaban a profesionales como el fallecido Eduardo Barreto. Allí se formaron la mayoría de los autores reconocidos de la actualidad, como el historietista Matías Bergara, el animador Alejo Schettini, el humorista gráfico Troche, el ilustrador Federico Murro y muchos otros.
Sin embargo, la generación de humoristas gráficos a la que perteneció Ombú con todos sus colegas de El Dedo y Guambia no tuvo un recambio, salvo por unas poquísimas excepciones. “Si no hay una continuidad de dibujantes es en parte por lo que se llama mainstream, o lo que la gente quiere hacer”, opina. “Hay grandes talentos que se dedican a una sola cosa, trabajando para [las editoriales estadounidenses de historietas] Dark Horse o Marvel. Está bien, te dan de comer. Y lo digo con respeto por Eduardo Barreto, del que fui amigo. Porque lo difícil es no hacer algo obvio, dar una mirada desde donde estás. Mirá los dibujos de [el historietista argentino] Mandrafina; él dibuja cosas que nacen de su cabeza. La macana de lo del trabajo para el exterior, por lo que veo, es que a veces se exige un estilo impersonal”.
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El timbre de Lennon
En los últimos dos años Ombú tuvo oportunidad de repasar su carrera y pasar raya a su trabajo de dos modos distintos. Por un lado, editó el libro Me Río de la Plata, en el que recopila una gran variedad de caricaturas de artistas de ambas orillas del río, hechas en distintas épocas. El libro, además, ofició de catálogo para una muestra de exposiciones de originales. En su prólogo expresa que tras toda una vida de ver artistas de ambos países cruzando el charco, sentía que terminaban por ser igualmente cercanos a las dos orillas; así, Alfredo Zitarrosa era tan nuestro como suyo, del mismo modo que Atahualpa Yupanqui. Más recientemente, dio otro paso para revisar su carrera cuando instaló una exposición llamada De la grey que aspira a ser oscura, en la que reunió ilustraciones eróticas de muchas épocas. Nació de una galería de imágenes que publicó en Facebook y que, gracias a la asistencia de la poetisa y gestora Isabel de la Fuente, comercializó a precios razonables, bajo sus criterios y lejos de la especulación de los marchands del arte.
“Las exposiciones me sirven para ver lo que hago. Porque guardo cosas muy viejas y casi nunca tiro nada. Me sirve rescatar obras viejas para buscar ideas nuevas. A veces las cosas que al principio te parecen una mierda decantan, pero con los años rescatás algo”.
Sobre su mesa de trabajo, precisamente, tiene dos dibujos de Fernando Cabrera. Los empezó a trabajar para regalárselos al músico, amigo suyo desde hace años, quien se mostró disconforme con una caricatura que le había hecho para un afiche. En este caso la revisión de un trabajo suyo nació por su amigo, pero él accedió a reverlo. Ensaya los dibujos de a poco y los deja descansar tanto como sea necesario, sin presiones.
De un modo muy parecido trabaja sus obras para Brecha y El País Cultural, donde tiene plazos semanales y mensuales de entrega, respectivamente. “El dibujante también conceptualiza. Un dibujante tiene que nutrirse de todas las cosas, porque si no tiene inquietudes, no va a lograr nada. La técnica es importante. Por otro lado, defiendo el papel, por la mano, por el error en el papel, la gota de tinta que se te cae; eso es importante”.
Y es verdad, porque después de un par de horas en su apartamento, uno se da cuenta de que no hay computadora. Solo papeles, libros y un celular con conexión a internet. Tuvo dos computadoras, pero tras un robo reafirmó su idea de que el trabajo digital no era lo suyo, y hasta ahora no se arrepiente. Después de todo, empezó del mismo modo e hizo una carrera con pluma, papel, tinta china y acuarelas.
“El estilo no se busca, es la suma de los errores que uno tiene y de lo que aprendió”, reflexiona. “No busco ser reconocido, porque si mirás vas a ver cosas distintas en cada dibujo, aunque haya una línea. Creo que sos lo que podés ser, y si no tenés el timbre de voz de John Lennon, no podés ser Lennon”.


 

 

[Fuente: http://www.revistadossier.com.uy]

 

 

Se tituló como profesora de inglés de la Universidad de La Frontera, en La Araucanía, y cuenta con estudios de posgrado en el Instituto de Estudios Sociales de La Haya y en la Universidad de Regina en Canadá. También posee un doctorado en Humanidades por la Universidad de Leiden y un doctorado en literatura en la Universidad Católica. Nacida en Traiguén en la región de La Araucanía, en el sur de Chile, bastión mapuche, vivió su infancia en la comunidad Lefweluan. Con mayoría absoluta, Loncon, profesora indígena mapuche y lingüista, fue elegida para presidir una asamblea que planteará el reconocimiento de los pueblos originarios en Chile. 

En una decisión cargada de simbolismo y reflejo del espíritu de la nueva Convención Constituyente inaugurada este domingo en Chile, Elisa Loncon fue elegida presidenta del órgano que debe redactar una nueva Constitución.

Los 155 miembros de la Constituyente que harán la nueva Constitución de Chile eligieron este domingo a Loncon, una mujer indígena de 58 años, para presidir el órgano que creará la nueva Carta Magna, la que debe sustituir a la actual, heredada de la dictadura de Augusto Pinochet (1973-1990).

Loncon, una profesora, lingüista y activista mapuche -la etnia indígena mayoritaria en Chile-, fue elegida por mayoría absoluta (96 votos) en segunda vuelta en la sesión inaugural de la Convención, que se detuvo durante casi una hora por la protesta de un grupo de constituyentes tras los enfrentamientos en el centro de Santiago entre policía y manifestantes.

“En estos momentos en los que todos los pueblos esperan lo mejor de nosotros, agradezco los apoyos otorgados hasta ahora. Juntos podremos construir el Chile plurinacional que soñamos”, expresó Loncon en su cuenta de twitter este domingo.

Loncon Antileo, de 58 años, es madre, profesora, defensora de los derechos lingüísticos de los pueblos originarios, nació en la comunidad mapuche Lefweluan, comuna de Traiguén, provincia de Malleco, en la Araucanía. Su lengua materna es el mapudungun, habla, además, castellano e inglés.

Durante la dictadura cursó sus estudios primarios y secundarios en Traiguén, ingresó a la Universidad de la Frontera en Temuco, graduándose de profesora de Estado, mención en inglés. Vivió en el hogar universitario mientras trabajaba para aportar en su mantención durante las vacaciones como asesora del hogar.

Posee un magíster en Lingüística de la Universidad Autónoma Metropolitana de México y es doctora en Humanidades en la Universidad de Leiden, Holanda, así como el doctora en Literatura de la Pontificia Universidad Católica de Chile. Además, cursó postítulos en el Instituto de Estudios Sociales de la Haya (Holanda) y en la Universidad de Regina (Canadá).

Actualmente se desempeña como académica del Departamento de Educación de la Universidad de Santiago de Chile, como profesora externa de la Pontificia Universidad Católica de Chile y es coordinadora de la Red por los Derechos Educativos y Lingüísticos de los Pueblos Indígenas de Chile.

Ha dedicado su vida profesional al rescate de las lenguas indígenas, al sistema lingüístico del mapudungun, las metodologías de enseñanza, así como el diseño curricular de la asignatura de lengua mapuche. Además, ha publicado libros y artículos académicos referidos a la filosofía y las lenguas indígenas, fundamentalmente del mapudungun.

Participó de diversas organizaciones sociales mapuche desde su infancia, en la universidad lo hizo en grupos de estudiantes indígenas y del Teatro Mapuche Admapu. Fue miembro activo del Consejo de Todas las Tierras, destacando en la creación de la bandera mapuche y la recuperación de tierras indígenas.

El compromiso social de Elisa Loncon Antileo fue heredado de su familia y comunidad. Su bisabuelo, de apellido Loncomil, luchó contra la ocupación militar del wallmapu y fue aliado de José Santos Quilapan (1840-1878), reconocido como el último lonko que resistió la ocupación de La Araucanía y derrotó al ejército chileno, en Quechereguas (1868), entre otras múltiples aportes a la defensa del pueblo y territorio mapuche.

Es la cuarta de siete hermanos y hermanas, su bisabuelo paterno, como líder de su comunidad, participó en las recuperaciones de tierras previo a la reforma agraria de los años 60.

Su madre, Margarita Antileo Reiman, en la década del 70 participó de la experiencia de autogestión territorial en Lumaco-Quetrahue. Por los mismos años, su padre, Juan Loncon, fue militante socialista y candidato a diputado por la USOPO. La agricultura y la construcción de muebles son algunos de los oficios que la madre y el padre de Elisa cultivaron durante su vida. Después del golpe de Estado, su familia fue perseguida y su abuelo materno, Ricardo Antileo, líder de la zona Lumaco-Quetrahue, fue encarcelado por la dictadura cívico militar por dirigir la recuperación de tierras a fines de los años 60 y comienzos de los años 70.

Elisa tiene siete hermanas y hermanos, uno de ellos abogado y militante del PPD; otra hermana es hablante e intérprete de mapudungun y trabaja en literatura mapuche. Con todos, hay colaboración en el rescate de la lengua y la reivindicación de los derechos de las naciones originarias.

*En su época universitaria, Loncon participó de la lucha contra la dictadura en diversas organizaciones estudiantiles de izquierda y mapuche. El año 1983, participó en las movilizaciones estudiantiles junto a un centenar de compañeros universitarios, quienes quedaron como estudiantes condicionales en la universidad. En su labor como lingüista y defensora de los derechos de los pueblos originarios abraza las luchas de otros pueblos de América Latina, donde se le reconoce su contribución sobre los derechos lingüísticos de las naciones originarias del continente.

Elisa Loncon, desde su rol de mujer y educadora mapuche, ha promovido la educación intercultural bilingüe en la Ley General de Educación y presentó el proyecto de ley de derechos lingüísticos para los pueblos indígenas. Lidera actualmente la reivindicación de los derechos de las mujeres indígenas desde la filosofía mapuche, los derechos colectivos en clave feminista y desde la descolonización.

Sus primeros pasos como profesora los realizó en la enseñanza del inglés y mapudungun fundamentalmente en la región de la Araucanía, colaborando con el Ministerio de Educación, la UNESCO, las universidades del Bío-Bío, La Frontera, Católica de Temuco, entre otras.

En el extranjero asesoró la Coordinación General de Educación Intercultural Bilingüe de la Secretaría de Educación Pública (SEP) de México, incorporando el enfoque de la educación intercultural en el currículo nacional de la Educación Secundaria en México.

Desarrolló múltiples investigaciones sobre la morfología y aspectos del mapudungun, metodologías de enseñanza del mapudungun, el uso de la tradición oral en los procesos de enseñanza de la lengua y la reivindicación de los derechos de los pueblos a la lengua, la autodeterminación, la interculturalidad, la plurinacionalidad y el goce pleno de los derechos como naciones originarias.

Cabe mencionar que el acuerdo entre partidos es que la presidencia de la Convención vaya rotando, aunque aún no está definido cuánto duraría cada período al frente de la asamblea.

Elección simbólica

Su elección es simbólica debido a que uno de los principales debates para redactar la nueva Carta Magna es el reconocimiento de los pueblos indígenas.

La definición de los derechos para las comunidades originarias y el debate sobre un Estado plurinacional es uno de los temas fundamentales de la Convención.

La Convención Constitucional instalada este domingo incorpora a 17 representantes indígenas pertenecientes a los diez pueblos originarios chilenos reconocidos por el Estado, entre ellos, los mapuches, aimaras, quechuas y diaguitas.

Entre las demandas de estas comunidades está la de crear un Estado plurinacional, con el que se acepte su autonomía y sus derechos. Además, plantean la necesidad de contar con garantías en términos territoriales y el reconocimiento de su cultura y su lengua, entre otras cosas.

“Este es un tema grande, que va a costar, donde habrá que hacer mucha reparación histórica. Y obviamente es complicado, porque toca derechos de propiedad. Pero es fundamental. Los modelos de Nueva Zelanda y Canadá son los más interesantes”, propuso hace unas semanas en conversación con BBC Mundo Juan Pablo Luna, doctor en Ciencia Política y profesor en la Universidad Católica de Chile.

Chile y Uruguay son de los pocos países de América Latina que carecen de un reconocimiento explícito de los pueblos indígenas en su Carta Fundamental.

En la otra vereda están Bolivia y Ecuador, dos naciones que no solo reconocen a estos pueblos, sino que han optado por consagrar el carácter plurinacional del Estado en sus Constituciones.

Luna dice que el resultado sobre la inclusión de derechos garantizados y reconocidos en la Constitución para las comunidades indígenas no representa solo un fuerte efecto simbólico.

“Hay varios países de América Latina que incorporaron esos derechos y que hoy se hacen justiciables, como ocurre en Brasil o Colombia, donde la salud se empieza a litigar en cortes a partir de su reconocimiento como un derecho constitucional”, recuerda.

*Nota del Editor: Este párrafo, referido a los problemas que tuvo Elisa Loncon en sus tiempos de estudiante de la Universidad de La Frontera, fue modificado posterior a su publicación, pues se atribuía erróneamente que en ese tiempo -1983- el rector de la casa de estudios era Heinrich von Baer. Esta afirmación es incorrecta porque el actual presidente nacional de la Fundación Chile Descentralizado asumió como rector de esa universidad recién en septiembre de 1987.

 

 

[Foto: ATON – fuente: http://www.elmostrador.cl]

Imposer sa langue est aussi une manière d’imposer sa vision du monde et d’écouler ses marchandises. Les États-Unis l’ont parfaitement compris. Les Européens et les Français, beaucoup moins…

Écrit par Michel Feltin-Palas

De La Fontaine à Hugo en passant par Marivaux, les enseignants de France et de Navarre s’efforcent de faire découvrir à nos chères têtes blondes les oeuvres de nos grands écrivains et c’est très bien ainsi. En revanche, ils ne leur dispensent aucune culture linguistique, ce qui est plus regrettable, y compris sur le plan géopolitique. Car la langue, on l’oublie souvent, est aussi un instrument d’influence des États. Le latin du temps de l’Empire romain ; l’espagnol et le portugais en Amérique latine ; l’arabe au Proche-Orient ; le français au Maghreb et en Afrique de l’Ouest… Dans l’Histoire, langue et expansion territoriale sont souvent allées de pair.
Cette règle profite aujourd’hui principalement à l’anglais, qui a commencé à se répandre dans des pays bien éloignés des îles britanniques au fur et à mesure des conquêtes coloniales de l’Angleterre. La langue de Shakespeare profite aujourd’hui de la puissance des États-Unis, dont l’impérialisme a connu trois grandes phrases : d’abord, la conquête de l’Ouest ; puis l’annexion de territoires plus ou moins éloignés, comme Hawaï, l’Alaska et Porto Rico, avant qu’une rupture ne s’opère après la Seconde Guerre mondiale. Depuis 1945, en effet, l’impérialisme linguistique américain ne dépend plus de l’extension géographique des États-Unis, mais de trois autres éléments : la technologie, la puissance militaire et la domination linguistique, comme le souligne l’historien Daniel Immerwahr (1). Winston Churchill l’avait bien compris : « Contrôler la langue offre bien plus d’avantages que prendre des provinces ou des pays pour les exploiter », déclarait en substance l’ancien Premier ministre britannique. Avant d’ajouter avec son sens bien connu de la formule : « Les empires du futur seront spirituels ». Un précepte que complète Donald Lillistone – un Anglais – dans un excellent article de la revue Défense de la langue française, en écrivant : « Les langues façonnent les sociétés et le statut privilégié dont jouit actuellement l’anglais est donc lourd de conséquences profondes » (2).
Les États-Unis en ont parfaitement conscience, comme l’a spectaculairement révélé un autre universitaire, Robert Phillipson, professeur au département d’anglais de la Copenhagen Business School (3) dans un ouvrage tout bonnement intitulé Linguistic Imperialism (Impérialisme linguistique) publié en 1992. Il y dévoilait un rapport confidentiel établi après une conférence anglo-américaine sur l’enseignement de l’anglais qui s’était tenue en 1961, à Cambridge. Les choses y étaient énoncées clairement dès le discours d’ouverture : « L’anglais doit devenir la langue dominante et remplacer les autres langues et leurs visions du monde ». Une uniformité culturelle qui s’oppose directement à notre modèle européen fondé sur l’enrichissement par la pluralité, dont témoigne sa devise : « Unie dans la diversité ».
Aussi néfaste soit-elle, la politique américaine a pour elle le mérite de la cohérence : tout Empire, fût-il spirituel, cherche à défendre ses intérêts. Washington sait pertinemment que Disney, Netflix, Apple et les autres constituent les meilleurs moyens pour conquérir les esprits et écouler ses marchandises. On ne peut en dire autant de l’Union européenne qui, malgré le Brexit, s’emploie au contraire à dérouler le tapis rouge devant l’anglais, la langue du pays qui vient de la quitter et de la puissance qu’elle prétend concurrencer ! On ne peut pas non plus en dire autant de la France, dont une grande partie des « élites » croient du dernier chic de multiplier les anglicismes, jouant ainsi le rôle d’idiots utiles de l’impérialisme américain. Joe Biden, Google, Amazon et les autres n’en demandent pas tant.
(2) L’empire spirituel, par Donald Lillistone, Défense de la langue française n° 279
(3) Linguistic Imperialism, par Robert Phillipson, Presses universitaires d’Oxford, 1992.

[Source : http://www.lexpress.fr]

Devido ao descontrole da pandemia no Brasil, estudantes e pesquisadores brasileiros estão impedidos de entrar na França e, com isso, correm risco de perder bolsas universitárias e contratos de pesquisa

Escrito por Samantha Prado

Nas primeiras semanas de junho, começaram a multiplicar-se posts nas redes sociais com a hashtag #etudierestimpérieux. “Estudar é imperioso” é o mote do movimento de estudantes e pesquisadores brasileiros impedidos de viajar à França devido ao descontrole da pandemia no Brasil – classificado na categoria de zona mais perigosa em relação à Covid-19.

Desde o dia 23 de abril, a Embaixada da França no Brasil suspendeu a emissão de vistos aos estudantes e pesquisadores aceitos em instituições francesas porque a categoria foi retirada dos motivos imperiosos para entrar no país em meio à pandemia. Em 9 de junho, a França chegou a flexibilizar a entrada de viajantes de alguns países, mas o Brasil segue restrito por estar classificado como zona vermelha.

Hoje, a mobilização já conta com pelo menos 750 pessoas, entre alunos e pesquisadores de graduação, mestrado, doutorado e pós-doutorado. Todos já passaram pelo processo de candidatura, receberam aceite em instituições de ensino francesas e agora aguardam somente a emissão de vistos e a liberação das fronteiras para iniciarem seus estudos.

Taiza Marques e Vanessa Alvarez são duas das organizadoras do movimento e, em entrevista ao Le Monde Diplomatique Brasil, falam da angústia de tantos estudantes que agora veem seus planejamentos de carreira impedidos depois de extensos e concorridos processos seletivos. “Toda vez que ouço alguém falando sobre isso e leio os relatos dos nossos colegas me dá uma profunda tristeza porque só a gente sabe tudo o que passamos em questão psicológica, financeira, de expectativa e de planejamento”, relata Vanessa.

Ausência de respostas

Taiza conta que a mobilização surgiu da apreensão com a ausência de respostas diante da situação – tanto da Embaixada francesa, quanto da agência Campus France, responsável pela promoção do ensino superior francês no Brasil. “No início, a nível individual, as pessoas procuravam o Campus France para saber das previsões e a resposta era ‘não temos informação, aguarde’. Foi nisso de não aguentar mais aguardar que surgiu o movimento”, conta ela, que foi aprovada no mestrado de engenharia civil na Universidade de Toulouse.

A comunicação com o Itamaraty e os órgãos brasileiros também tem sido complicada. “Eu comecei a ficar muito preocupada no dia 5 de junho, quando encaminhei um email explicando minha situação. Tive uma resposta padrão de um parágrafo dizendo que se tratava de uma questão de soberania da França e não havia o que fazer”, relata Vanessa. Além de não ter tido sua questão repassada ao ministro das Relações Exteriores, ela também descobriu que outros estudantes também tinham recebido exatamente a mesma mensagem: “soube que outra pessoa no grupo também tinha recebido o mesmo email, no estilo copia e cola, foi quando pensei ‘meu Deus, estamos sozinhos nessa’”.

A única resposta que o movimento recebeu do Itamaraty até o momento aconteceu depois de uma reportagem exibida pela TV Record. As estudantes ressaltam que o apoio da mídia tem sido essencial para conseguirem retorno dos órgãos acionados, descobrirem novos estudantes na mesma situação e obterem novos apoiadores públicos – como é o caso do ex-ministro da Educação, Aloizio Mercadante, que enviou um apelo à Embaixada francesa sobre a situação. Na última quarta-feira, dia 23, o ex-ministro das Relações Exteriores, Celso Amorim, também se sensibilizou com a causa e gravou um vídeo em apelo ao governo francês para resolução do impasse.

Outro importante apoio que o movimento conseguiu foi da senadora francesa Joëlle Garriaud-Maylam, do Partido Republicano. Nomeada como conselheira administrativa do Campus France, Garriaud-Maylam já manifestou publicamente em seu Twitter que a resolução dos vistos brasileiros é uma de suas prioridades. “Primeiro desafio: conceder os vistos aos estudantes estrangeiros do Brasil e de outros países em zona vermelha #estudaréimperioso”, escreveu ela.

[“Obrigada! É uma honra ter sido nomeada conselheira administrativa do Campus France. Eu trabalharei ao meu melhor para reforçar a atratividade das universidades francesas para o mundo. Primeiro desafio: conceder os vistos aos estudantes estrangeiros do Brasil e de outros países em zona vermelha #estudaréimperioso”.]

Índia já promete retomada dos agendamentos dos vistos

Além do Brasil, a Índia é um dos países que também estão classificados como zona vermelha e seus estudantes passam pelo mesmo problema. Porém, o embaixador da França na Índia já anunciou a retomada dos agendamentos do visto – algo que ainda não foi conquistado pelos estudantes brasileiros. “O que queríamos era uma atuação nos mesmos moldes que ocorreram na Índia, para termos ao menos uma previsão da retomada dos vistos. Nós só pedimos o apoio oficial e ativo do Itamaraty para com todos os estudantes prejudicados”, diz Taiza.

As organizadoras também lembram que não são apenas os estudantes com aprovações nas universidade francesas que estão passando por essas dificuldades, mas também estudantes aceitos em universidades da Alemanha, Espanha e Itália.

Você pode acompanhar e apoiar o movimento dos estudantes através das mídias oficiais no Instagram (@etudierestimperieux) e no Twitter (@etudiantsBR).

Quem pode viajar para França

Segundo a Embaixada da França, entre os motivos que permitem a viagem ao país estão: cidadãos franceses, seus cônjuges e filhos; cidadãos da União Europeia com residência na França; brasileiros com autorização de residência ou visto de longa duração no país e funcionários em missões diplomáticas. Estudantes não constam mais nos motivos imperiosos.

Mesmo para quem se encaixa em uma das categorias, é preciso mostrar um teste negativo ao chegar à França. Além disso, é obrigatória a quarentena de 10 dias.

A Embaixada Francesa, o Itamaraty e o Campus France foram procurados

Procurados pelo Le Monde Diplomatique Brasil, a Embaixada francesa e o Campus France não concederam esclarecimentos até o fechamento desta reportagem.

Já o Itamaraty enviou uma nota alegando que o Ministério das Relações Exteriores e a Embaixada do Brasil estão fazendo o possível para alcançar uma solução satisfatória e que estão em coordenação com as autoridades francesas. No momento ainda não há data para retomada dos agendamentos de visto.

Leia a nota na íntegra:

O Itamaraty tem acompanhado a dificuldade de estudantes brasileiros em ingressar na França, para iniciar ou continuar seus cursos, em razão de restrições sanitárias decorrentes da pandemia de Covid-19 e da suspensão do processamento de vistos.

O Ministério das Relações Exteriores – por meio de gestões junto à Embaixada da França em Brasília e da Embaixada do Brasil em Paris junto às autoridades francesas – vem fazendo o possível para alcançar solução satisfatória que atenda ao pleito de estudantes inscritos em instituições de ensino francesas.

A Embaixada do Brasil em Paris está em contato com o movimento “Étudier est Impérieux” e seguirá em coordenação com as autoridades francesas competentes para que considerem a adoção de medidas alternativas que permitam a retomada da emissão de vistos a estudantes e acadêmicos brasileiros e sua entrada no território francês.

Atenciosamente,

Divisão de Assessoria de Imprensa

Ministério das Relações Exteriores

 

[Fonte: http://www.diplomatique.org.br]

O filólogo galego-portugués faleceu o pasado luns tras unha vida dedicada ao ensino da lingua galega na ‘quinta provincia’.

Higinio Martínez Estévez naceu e morreu en Bos Aires, pero levou Galicia alí por onde pasou. Filólogo galego-portugués de profesión, faleceu o pasado luns 21 na capital da quinta provincia galega, a cidade bonaerense, logo de ter dedicado unha vida ao estudo e divulgación da lingua e cultura galega, labor que desenvolveu maioritariamente ao outro lado do Atlántico e que serviu tamén como un punto de encontro do galeguismo emigrado nas últimas décadas do século XX.

Naceu nos días despois da Guerra Civil, por 1940, pero non foi ata uns anos máis tarde cando, nunha viaxe á terra –os pais eran naturais de Santa María de Oia, no Val Miñor–, viviu unha experiencia que “o marcaría para sempre”, en palabras de Lois Pérez, un dos seus ex-alumnos na Asociación do Idioma Galego, institución que Martínez Estévez fundaría nos anos 70 e arredor da cal impartiría os seus famosos cursos de galego-portugués.

As aulas, ditadas no Centro Galego de Bos Aires, eran un auténtico acontecemento para os mozos –e non tan mozos– que alí se achegaban os sábados á tarde. “Aqueles sábados de aprendizaxe eran case sagrados para os vellos e novos galeguistas”, lembra este ex-alumno. Nas aulas do Centro Galego cabía o debate sobre a lingua, a poesía existencialista e a “Galiza idealizada” do profesor, cuxas explicacións se vían entretecidas con intervencións nacionalistas de algún que outro alumno.

DITADURA DE VIDELA

“Recordo o apaixonantes que eran as súas clases dos sábados”, lembra Lois Pérez. “A parte de ensinar  galego, aquelas clases convertéronse nun punto de reunión dos nacionalistas galegos. Transcorría por eses anos a  ditadura de  Videla.  Tras un cambio na directiva do Centro, Higinio queda sen local para ditar as clases. Recordo que lle xestionei que as dera na Federación de Sociedades Galegas, onde eu era o secretario do Ateneo Curros Enríquez xunto a Moncho Portas, Marta Tárela, Antón Santa Marina, etc.”, apunta.

O falecemento do profesor Martínez Estévez deixa consternado ao movemento galego na quinta provincia. Lorena Lores, secretaria da Federación de Sociedades Galegas, quixo destacar, ao fío do pasamento, a “tremenda perda para a colectividade galega na Arxentina. Cumpriu unha misión histórica debuxando a lingua e a cultura galega.”

 

Alors qu’il s’agit de la même langue, son avenir semble mieux assuré au sud des Pyrénées qu’au nord. Un écart qui ne doit rien au hasard.

Écrit par Michel Feltin-Palas

En France, on croit parfois que le déclin des langues régionales s’expliquerait par une sorte de fatalité. Adaptés à un pays rural, le picard, le breton, l’alsacien et les autres auraient simplement été vaincus par la modernité. Autrement dit, on n’y peut rien. Ce raisonnement a le mérite d’être séduisant. Il n’a qu’un léger défaut : il est entièrement faux.
Pour s’en convaincre, il suffit d’observer ce qu’il se passe lorsqu’une langue de France est également pratiquée dans un autre pays. Pour cela, prenons, pas tout à fait au hasard, l’exemple du catalan. En commençant par observer les réponses à ces trois questions (1) :
· « Comprend le catalan » : 94% en Espagne, 61% en France.
· « Sait parler catalan » : 80% en Espagne, 35% en France.
· « L’utilise dans la vie quotidienne » : 36% en Espagne, 8% en France.
Dès lors, de deux choses l’une. Soit le catalan serait adapté à la modernité côté espagnol, mais pas côté français, et j’attends avec gourmandise que l’on m’en donne la raison. Soit cette situation est la conséquence de deux politiques linguistiques différentes. Je ne ferai tomber personne de l’armoire en indiquant que cette seconde explication est la plus convaincante.
Depuis la chute de Franco, le catalan bénéficie en effet dans la région de Barcelone de mesures très favorables. Les administrations utilisent en priorité la langue régionale, tout comme les télévisions et les radios publiques. Mais la disposition la plus décisive concerne l’enseignement. « Les matières fondamentales sont partout enseignées en catalan à l’école primaire, à l’exception naturellement des nombreuses heures dévolues au castillan. La règle est globalement la même dans le secondaire. Quant au supérieur, l’enseignant choisit la langue dans laquelle il est le plus à l’aise », précise l’anthropologue Dominique Blanc. L’objectif est clair : à la fin de sa scolarité, tout élève doit maîtriser le catalan ET l’espagnol. Et c’est ce que l’on observe dans l’immense majorité des cas.
Reste maintenant à comprendre pourquoi ce qui est réalisé en Espagne semble impossible en France. Plusieurs facteurs se conjuguent.
· Une scolarisation plus tardive en Espagne. La généralisation du français a commencé dès le XIXe siècle, alors que celle du castillan est intervenue beaucoup plus tardivement. Lors du retour de la démocratie, le catalan partait donc de moins loin au sud des Pyrénées.
· Des connotations positives en Espagne, négatives en France. C’est Franco qui a imposé le castillan (la langue de la région de Madrid) à l’école. Résultat ? Le catalan (comme le basque ou le galicien dans d’autres régions de la Péninsule) symbolise la résistance à la dictature. Rien de tel en France où, à partir de la Révolution, le français a été présenté comme « la langue de la liberté » alors que les langues régionales ont été associées à l’Ancien Régime.
· Le rôle de la bourgeoisie. En France, les « élites » ont été les premières à passer au français – un moyen pour elles d’accéder aux meilleures places et de se distinguer du peuple. Rien de tel à Barcelone où, au contraire, la bourgeoisie locale, fière de sa culture, a toujours pratiqué et défendu le catalan.
· Un sentiment national plus intense en France. Au cours de l’Histoire, la France a souvent été en conflit avec d’autres puissances européennes, ce qui a eu pour effet de forger un sentiment d’unité nationale. L’Espagne, elle, a connu davantage de guerres civiles. Le sentiment national y est moins puissant qu’en France.
· Un État plus centralisé en France. Si un Andalou diffère d’un Aragonais et d’un Galicien, la diversité culturelle est plus marquée encore en France quand on compare un Alsacien, un Corse, un Breton et un Aveyronnais – sans même évoquer le cas particulier de l’outre-mer. C’est pour faire tenir ensemble des populations que rien ne prédisposait à partager un destin commun que la France s’est dotée au fil des siècles d’un État très centralisé. Et pour la même raison que ledit Etat a cherché à substituer le français aux langues régionales. Le phénomène est beaucoup moins marqué en Espagne.
L’exemple du catalan est d’autant plus intéressant qu’au sud des Pyrénées, la défense de la langue alimente en partie le sentiment séparatiste – je suis sûr que vous pensiez à m’opposer cet argument depuis le début de cet article. Ces événements, cela se comprend, suscitent en France des réticences vis-à-vis des langues régionales de la part de ceux qui sont légitimement attachés à l’indivisibilité de la République.
Et pourtant, unité nationale et respect des langues minoritaires ne sont en rien incompatibles. J’en veux pour preuve qu’il existe dans le monde environ 6000 langues pour 200 États : le multilinguisme est donc la norme, non l’exception. À Barcelone, il a d’ailleurs fallu l’annulation, en 2010, du statut d’autonomie adopté en 2006 pour voir le vote indépendantiste décoller véritablement. Paradoxalement, c’est le raidissement décidé par Madrid qui a dopé la tentation sécessionniste. Une partie de l’opinion a alors basculé, sur le mode : « Puisque l’autonomie est impossible, alors je choisis l’indépendance. » On observe la situation inverse en Suisse, qui reconnaît quatre langues officielles et qui, à moins que quelque chose ne m’ait échappé, ne connaît pas de menace séparatiste.
Il est donc deux voies pour faire vivre ensemble des populations différentes. L’uniformisation autoritaire, d’une part ; le respect de la diversité et des droits culturels des minorités, d’autre part. Seule la seconde est compatible avec l’ambition de la France d’être le pays des droits de l’Homme.
(1) Etude de 2015 sur les usages linguistiques du catalan en « Catalogne Nord » menée par la Generalitat de Catalunya, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et l’Institut franco-catalan transfrontalier (IFCT) de l’Université de Perpignan. Les chiffres concernant la « Catalogne Sud » proviennent de la plataforma per la llengua 2018 et de Quim Nadal, ancien rapporteur de la loi de politique linguistique en Catalogne.

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Es tracta de vuit models escrits disponibles a la seu judicial electrònica que només es podien tramitar en castellà

El 27 d’abril representants de la Plataforma per la Llengua es van reunir a València amb la Consellera de Justícia, Interior i Administracions públiques, Gabriela Bravo. Entre els aspectes tractats a la reunió, els representants de l’entitat van demanar que vuit models escrits disponibles a la seu judicial electrònica estigueren també en valencià. Si bé s’ha fet una aposta per donar presència al valencià en la seu electrònica de la Conselleria, hi havia determinats documents que encara només hi eren disponibles en castellà.

Concretament, la Plataforma per la Llengua va demanar la versió en valencià d’aquests vuit tràmits: procediment monitori civil, demanda de reclamació en procediment de jurisdicció social, demanda de procediment en comunitats de propietaris, demanda judicial verbal, contestació en demanda de judici verbal, sol·licitud de conciliació al jutjat, procediment d’execució de títols judicials i formulari d’escrit de tràmit.

La petició per a normalitzar l’ús del valencià en els documents de la seu judicial electrònica ha estat atesa ràpidament per la Direcció general de modernització i relacions amb la Justícia. La Plataforma per la Llengua agraeix a la Conselleria de Justícia la rapidesa en l’actuació. En realitat, es tractava de complir el que preveu l’Estatut d’Autonomia de la Comunitat Valenciana, i especialment la Llei d’ús i ensenyament del valencià.

La Plataforma per la Llengua reclama a la mateixa Direcció general que ofereixi dades de l’ús del valencià en l’àmbit de la justícia. Actualment és molt baix i només un dels més de dos-cents jutjats del País Valencià treballa en la llengua pròpia del territori.

En els àmbits de competència de la mateixa Direcció general també hi ha la gestió i seguiment dels plans de formació. La Plataforma per la Llengua demana que es facin més cursos de valencià per al personal de l’administració de justícia, tal com ja es va fer el 2017 en una iniciativa que va tenir 412 persones inscrites.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

Considerem que l’aplicació del PEPLI suposa un pas endarrere en els centres que tenien un Programa Plurilingüe d’Ensenyament en Valencià

Les següents organitzacions: Intersindical Valenciana-STEPV, Decidim-JoDaD, Acontracorrent, BEA, SEPC, COS i la Plataforma per la Llengua, consideren que l’aplicació del Programa d’Educació Plurilingüe i Intercultural (PEPLI) que preveu la Llei 4/2018, de plurilingüisme en el sistema educatiu valencià, suposa un pas endarrere en els centres que tenien un Programa Plurilingüe d’Ensenyament en Valencià (PEV), les anomenades línies en valencià, perquè redueix les hores de classe en aquesta llengua. Des del punt de vista de les entitats signants. el PEPLI no és el programa que necessita el sistema educatiu per poder avançar en l’aprenentatge i l’ús social del valencià. No es pot posar al mateix nivell que el castellà. ja que el valencià és la llengua minoritzada com a tal, pateix un procés de substitució lingüística que cal revertir. És per això que consideren necessari que el valencià siga la llengua vehicular als centres educatius, des de l’educació infantil fins a la universitat.

Afegeixen que cal que la Conselleria d’Educació, Cultura i Esport de la Generalitat autoritze, per al curs 2021-22, que totes les línies en valencià puguen mantindre les hores que tenien en aquesta llengua abans de l’aprovació de la Llei 4/2018. sense perdre’n cap, tal com van exigir mitjançant el manifest que van publicar fa uns mesos. L’administració ha d’arbitrar els procediments normatius per a garantir-ho, de manera ràpida, i evitar el retrocés que, en aquests centres, suposa l’aplicació del PEPLI. A banda, aquesta llei no ha suprimit l’exempció, una figura extemporània i discriminatòria que suposa la privació de l’aprenentatge del valencià a l’alumnat de les comarques castellanoparlants, en detriment dels seus drets.

Les entitats reunides el passat divendres 28 de maig exigeixen la reformulació de l’actuat programa lingüístic mitjançant la promulgació d’una nova Llei de Plurilingüisme. adaptada a la LOMLOE, que potencie el valencià i garantisca que siga la llengua vehicular de tot el sistema educatiu valencià.

Així mateix, expressen el seu suport categòric al professorat i a les comunitats educatives assetjades per elements i partits ultres que van en contra de l’ús i l’ensenyament del valencià i de l’escola pública valenciana.

Finalment, coincideixen en la ferma voluntat de treballar per a convocar mobilitzacions que asseguren que les reivindicacions siguen ateses per la Generalitat Valenciana, amb la intenció de fer valdre els drets dels alumnes valencianoparlants i de denunciar les agressions que pateix contínuament la nostra llengua i la nostra cultura a tot el domini lingüístic, especialment al Pais Valencià.

 

[Font: http://www.lahaine.org]

 

 

Educació avala l’ensenyament en cors i dona esperances a les altres llengües de l’Estat francès

La immersió lingüística en llengua corsa es mantindrà durant el proper curs escolar, tot i la decisió del Consell Constitucional de prohibir aquest tipus d’ensenyament que havia avalat la Llei de Protecció patrimonial i promoció de les llengües regionals aprovada l’abril passat a l’Assemblea Nacional. Així ho ha anunciat aquest dimecres Saveriu Luciani, conseller executiu responsable de la llengua corsa, arran dels contactes mantinguts amb la màxima responsable del Ministeri d’Educació a Còrsega, Julie Benetti, que ha confirmat el manteniment de l’ensenyament immersiu en llengua corsa en les sis escoles de primària on ja es fa i que acullen 320 alumnes.

Luciani, que ha celebrat que “no hi hagi cap canvi en les escoles en la tornada al setembre del 2021”, ha explicat que tampoc no hi haurà “cap problema” a autoritzar la immersió lingüística en cors en altres escoles. L’únic que hauran de fer serà complir els requeriments pedagògics i administratius, com feien fins ara.

L’exemple de Còrsega suposa un motiu d’esperança per a tots els centres d’immersió en llengües dites regionals de l’Estat francès, que havien rebut amb molta satisfacció la “històrica” llei de llengües aprovada per l’Assemblea Nacional que, amb la mutilació del Consell Constitucional posa en perill la tasca de moltes escoles.

Els responsables polítics dels territoris afectats pels vetos a la coneguda com a Llei Molac (pel seu impulsor, el diputat bretó Paul Molac) pressionen el govern francès i el president, Emmanuel Macron, perquè deixi la resolució del Constitucional sense efectes pràctics o els minimitzi. Els presidents de les tretze regions de l’Estat han adreçat una carta conjunta a Macron en què li expressen la voluntat de treballar amb l’Estat per trobar la manera de garantir l’ensenyament immersiu de les “llengües regionals”, així com la presència de les grafies d’idiomes diferents del francès, també prohibides pel Consell Constitucional. Els tretze responsables polítics remarquen el rebuig que ha causat la resolució judicial als seus territoris, expressat en les manifestacions del dissabte passat, i recorden que hi ha molts estudis que demostren que la immersió no suposa cap escull per a l’aprenentatge del francès.

Per mirar de resoldre el conflicte, el primer ministre francès, Jean Castex, ha encarregat a dos diputats la missió de fer un informe sobre la immersió lingüística i actuar en conseqüència un cop se’n sàpiguen els resultats. Macron ha demanat que no es posin traves a l’ensenyament immersiu de les llengües minoritzades, que va qualificar de “tresor nacional”.

 

 

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]

Desenes de milers de persones es manifesten contra una decisió del Consell Constitucional que considera la immersió a l’escola pública contrària a la Carta Magna · Les escoles immersives associatives temen pel seu futur

Manifestació a Baiona (País Basc), 29 de maig de 2021.

 

El que havia de ser una “llei històrica” ha deixat pas a una amenaça de present i futur. Així ho han entès les desenes de milers de persones que aquest 29 de maig s’han manifestat per les ciutats de diverses nacions sense estat de França, en defensa de la immersió en llengües minoritzades: una metodologia que té un avenir incert després de la declaració d’inconstitucionalitat de dos articles de l’anomenada Llei Molac.

Perpinyà, Albi, Carcassona, Bastia, Baiona, Lilla, Guingamp o Baiona han estat algunes de les viles que han concentrat les protestes, convocades per les organitzacions del col·lectiu Perquè Visquin les Nostres Llengües, entre les quals la majoria d’escoles immersives associatives com La Bressola, Calandretas, Diwan, Seaska o ABCM. Notables han estat, sobretot, les manifestacions del País Basc (Baiona) i Bretanya (Guingamp), les dues que, segons l’organització, han reunit al voltant de 10.000 persones cadascuna.

Des del País Basc, la federació d’escoles Seaska té clar que la immersió està ara “en perill” després que el Consell Constitucional hagi decidit que l’article 4 de la Llei Molac “ignora” l’article 2 de la Constitució francesa, el qual recull que “la llengua de la república és el francès”. “Per tant, [l’article] és contrari a la Constitució”, diu la decisió de la màxima autoritat constitucional de França.

La Llei Molac va ser aprovada per l’Assemblea Nacional francesa el 8 d’abril. Oferia tres grans novetats: la possibilitat d’usar la metodologia immersiva a les escoles públiques, un millor finançament per a les escoles immersives associatives i l’autorització de l’ús de signes diacrítics propis de llengües minoritzades (com ara la “ñ” del bretó) en els actes d’estat civil.

El 22 d’abril, però, 60 diputats de la majoria governamental van presentar un recurs contra la Llei Molac davant del Consell Constitucional, que el 21 de maig va determinar la inconstitucionalitat de la immersió i també de l’ús dels diacrítics.

En tots dos casos, hi ha una qüestió fonamental, segons el Consell: a França, la legislació no reconeix a ningú el dret d’usar una llengua que no sigui la francesa en les seves relacions amb l’administració o els serveis públics. Segons el Consell, la immersió i els diacrítics superen aquesta barrera.

Canviar la Constitució o provar de resistir?
Davant d’aquesta lògica, són diverses les veus que demanen de modificar la Constitució perquè aquesta incompatibilitat desaparegui. És la posició del col·lectiu Perquè Visquin les Nostres Llengües. Considera que seria inútil intentar aprovar una altra llei similar a la Llei Molac i opina que caldria modificar l’article 2 de la Constitució directament. També l’alcalde de Pau, François Bayrou, entén que és necessària una esmena constitucional.

El 2008, quan es va introduir la menció a les “llengües regionals” a la Constitució, es va parlar de fer-ho en l’article 1. Les reaccions del nacionalisme francès i de diverses instàncies oficials van ser irades i finalment els idiomes minoritzats van ser relegats a l’article 75.

Mentrestant, les possibilitats que obre la decisió del Consell Constitucional inquieten a moltes organitzacions que treballen a favor de les llengües minoritzades. No és ja que no es podrà introduir la immersió als centres públics, sinó que es genera incertesa respecte del futur de les escoles immersives associatives. El ministre d’Educació del govern francès, Jean-Michel Blanquer, ha avisat que la decisió “conduirà cap a algunes evolucions” en escoles com les Diwan.

A propòsit d’això, aquestes escoles immersives bretones han reconegut que “a partir d’ara, ens trobem en terreny desconegut en matèria jurídica, financera i operativa”. És la incertesa de fins a quin punt la decisió del Consell tindrà efectes, també, sobre les escoles immersives associatives.

Mentre, Seaska apunta que Blanquer té un “somni”: eliminar totalment el model immersiu, també a les escoles associatives, i substituir-lo pel “sistema bilingüe, que no crea parlants complets, de manera que les nostres llengües desapareguin”. La federació basca opina que les negociacions futures amb les autoritats franceses seran més complicades a causa de la decisió del Constitucional.

En un comunicat aquest 26 de maig, el president de França, Emmanuel Macron, ha dit que havia demanat al govern francès i al Parlament que “trobin els mitjans de garantir la transmissió” de la diversitat lingüística, respectant “els marcs pedagògics àmpliament reconeguts des de fa mig segle”.

 

[Imatge: : Euskaltzaleen Topagunea – font: http://www.nationalia.cat]