Archives des articles tagués Environnement

Parmi les très nombreux ouvrages qui paraissent régulièrement sur l’alimentation, quelques publications récentes entendent faire de la façon dont on se nourrit un enjeu du débat politique. À un an de l’élection présidentielle, le calendrier semble bien choisi. Je vous propose donc une nouvelle série de billets sur cette thématique, avec des textes plus ou moins récents, mais qui partagent tous la même finalité : inscrire la façon dont on se nourrit dans la réflexion et l’action politique.

Écrit par LAURE BONNAUD

Ce premier billet propose la lecture de Manger autrement, de Stéphane Gacon et Thomas Grillot (PUF/La vie des idées, 2017).

Couverture du livre de Stéphane Gacon et Thomas Grillot

Manger autrement a été publié en 2017. Il s’agit d’un livre court, de moins d’une centaine de pages, qui réunit quatre contributions initialement parues sur le site de La vie des idées : une exposition du propos du livre appuyée sur un état de l’art, par Stéphane Gacon ; un entretien avec Julie Guthman principalement à propos de ses travaux sur l’agriculture biologique, mené par Thomas Grillot et Nicolas Larchet ; un débat sur l’approvisionnement des villes et l’agriculture urbaine avec un texte assez provocateur de Roland Vidal et André Fleury auquel répond François Jarrige ; enfin un texte de Valeria Siniscalchi sur le mouvement international Slow Food. Ensemble, ces textes définissent l’avenir de systèmes alimentaires où l’on mangerait autrement : plus bio, plus local, plus sain, plus équilibré, etc.

« Manger autrement, c’est-à-dire ? », demande tout d’abord S. Gacon. Il propose de s’intéresser aux revendications du mouvement social alimentaire et dégage ainsi les grandes lignes d’une autre alimentation, qui suppose une évolution de notre rapport au temps et à l’espace : « S’approvisionner hors des circuits de distribution classiques, en particulier dans les circuits courts, retourner en cuisine et adopter un régime plus équilibré, moins carné, moins sucré, en réintroduisant de la commensalité et de la convivialité dans les prises alimentaires » (p. 11). Il note également que la contestation des normes alimentaires est historiquement concomitante des moments de forte contestation politique. Ainsi le Pure Food and Drug Act de 1906 naît dans une période de critique de l’industrialisation au début du XXe siècle aux États-Unis. De même, les travaux de Warren Belasco ont montré que le mouvement de la contre-culture américaine des années 1960-1970 concerne l’alimentation et accorde beaucoup d’intérêt à « apprendre » à mieux manger. Le rejet de la société de consommation passe alors aussi par la nourriture ; il suscite l’émergence d’une contre-cuisine, en réaction aux additifs et aux résidus de pesticides, qui affirme son authenticité et son ethnicité contre la cuisine WASP intégratrice. Ce programme militant pour l’alimentation faisait alors le pont avec les revendications écologiques émergentes, notamment celles qui remettaient en cause les façons de  produire, de distribuer et de consommer dans un système socio-technique né avec la révolution industrielle. Enfin, en s’appuyant sur les travaux de Christian Deverre1, S. Gacon présente le débat sur les rapports entre le modèle dominant et ses marges contestataires. Les systèmes agricoles et agroalimentaires alternatifs sont-ils voués à se fondre dans le capitalisme dominant (ce qu’on appelle aussi la conventionnalisation) ou condamnés à rester marginaux mais fidèles à l’idéal d’une agriculture artisanale à petite échelle (thèse de la bifurcation) ? C’est aussi à cette question que sont invités à répondre les autres contributeurs du livre.

Le laboratoire de l’agriculture californienne

Ce sujet est au cœur du travail de Julie Guthman, interrogée par Thomas Grillot et Nicolas Larchet. Géographe, elle mène depuis de nombreuses années des recherches sur l’agriculture en Californie. La Californie est une zone intéressante car l’agriculture n’y a jamais été paysanne, elle a été créée selon un modèle industriel dès le milieu du XIXe siècle, avec un recours important à la main d’œuvre immigrée : Chinois, Japonais, Mexicains, paysans blancs pauvres déplacés du sud-est pendant la Grande Dépression, puis originaires d’Amérique latine. Développer l’agriculture biologique dans cet environnement suppose non pas de préserver et d’adapter un modèle de culture à petite échelle préexistant, mais surtout d’obtenir des certifications bios. Or les normes constituent autant des opportunités que des obstacles pour les agriculteurs et c’est ce double mouvement qui intéresse J. Guthman, sachant que ce type d’agriculture reste ultra-minoritaire : seulement 1 % des terres agricoles sont consacrées à l’agriculture biologique. Elle insiste ensuite sur le fait que l’alimentation alternative ne s’appuie pas sur l’État et ne compte pas sur lui pour impulser une réforme agricole. Au contraire, certains de ses promoteurs sont farouchement antiétatiques. Leurs revendications concernent la recherche, le partage des coûts de certification, l’assurance-récolte pour les produits biologiques et non une transformation de grande ampleur en faveur de pratiques de production plus durables. Elle met également en évidence les caractéristiques du militantisme en faveur d’une alimentation alternative, qui est plutôt le fait de Blancs, plutôt aisés, instruits, habitants des villes. Ces derniers promeuvent une alimentation locale, sans relation au terroir comme en France, mais fondée sur l’approvisionnement des marchés urbains et des restaurants. Elle note que ce mouvement social est attentif aux critiques sociales (et des sciences sociales) dont il fait l’objet2. Il est en effet régulièrement accusé de constituer un activisme de privilégiés. De nombreuses initiatives ont été prises pour tenter d’élargir la base sociale de ce mouvement. Enfin, elle termine l’entretien en insistant sur la nécessité de ne pas s’en tenir à l’étude des marges du système alimentaire, mais de comprendre le cœur de l’agriculture conventionnelle et en présentant sa recherche sur la culture des fraises, qui a déjà fait l’objet d’un compte-rendu sur le blog…

 

Couverture du livre de Julie Guthman Agrarian Dreams

Les deux textes suivants forment un tout et organisent un débat entre Roland Vidal et André Fleury d’une part, qui s’intéressent à la notion de « ville autosuffisante » pour critiquer les projets d’approvisionnement local des villes, et François Jarrige, d’autre part, qui prend la défense des circuits courts.

Militer localement…

Avec « Alimenter les villes autrement : gare aux utopies ? », R. Vidal et A. Fleury proposent d’abord un détour historique et montrent que toutes les villes ne comportent pas dans leur territoire des terres agricoles capables de nourrir leur population. Dans l’Antiquité, Athènes et Rome, en se développant, ont dû importer une partie de leur alimentation : c’était le cas de 2/3 de l’alimentation consommée à Athènes lorsque la ville a compté 300 000 habitants par exemple. En outre, pour certaines productions, les marchés ne sont plus locaux depuis longtemps : les marchés mondialisés du blé et du riz permettent de nourrir des populations très éloignées. Par exemple, la production de blé du Bassin parisien dépasse largement les besoins de la seule population locale. Enfin, la consommation d’énergie nécessaire à la production alimentaire ne provient que pour une faible part du transport. C’est la production qui émet le plus de CO2. Pour eux, « recommencer à cultiver sur place la totalité des légumes, des fruits ou du vin que l’on consomme à Paris reviendrait à augmenter l’impact environnemental de la production alimentaire » (p. 50), d’autant plus que l’extension urbaine a beaucoup réduit les terres maraîchères les plus fertiles. Pour la région Île-de-France, contre l’idée de consacrer la production à l’approvisionnement de Paris et de multiplier les petites fermes de proximité, ils préfèrent défendre une « écologisation intensive » spécialisée dans la culture du blé, afin de valoriser ces terres très productives. De plus, ils proposent de relancer les initiatives pour que les campagnes récupèrent les déchets urbains organiques, selon une répartition des rôles très classique dans l’histoire. Au final, ils invitent à se défaire d’une certaine utopie et d’une imagerie bucolique des rapports villes-campagnes.

Il revient à François Jarrige de répondre à cette charge contre les circuits courts et l’approvisionnement local. Il s’efforce en particulier de décrire précisément les différentes formes d’approvisionnement local, beaucoup plus variées que ce que présentent R. Vidal et A. Fleury. Il recense la vente directe avec des marchés fermiers, des ventes ou cueillettes à la ferme, des associations entre producteurs et consommateurs (coopératives, Amap), la production directe par les consommateurs (jardins communautaires ou scolaires), des structures et administrations communales ou territoriales d’approvisionnement et de distribution alimentaires, etc. En bref, un foisonnement d’expériences et d’initiatives qui visent à redéfinir les relations marchandes en s’appuyant sur une forte dimension politique. Pour cette raison, on ne peut pas analyser le phénomène de l’approvisionnement local uniquement comme une question technique, mais on doit aussi envisager les enjeux politiques autour de la revendication de son existence. Les initiatives naissent souvent à partir de problèmes concrets qui ne trouvent pas de solution dans le circuit conventionnel, par exemple l’approvisionnement de certains quartiers en produits frais ou la piètre qualité de certains produits. D’autres fois, ces expériences s’inscrivent dans des mouvements sociaux qui luttent contre l’insécurité alimentaire, ou entendent redéfinir le rôle de la démocratie locale dans la mondialisation, à partir de l’alimentation. François Jarrige plaide ainsi pour une reconnaissance de l’apport critique de ces formes concrètes de contestation du système de production, de distribution et de consommation.

Ou internationalement ?

Enfin, le dernier texte de l’ouvrage aborde la question de l’expansion internationale des initiatives alternatives locales, à partir de l’exemple de Slow Food. Avec « Les politiques locales d’un mouvement international : le cas de Slow Food », Valeria Siniscalchi illustre avec un exemple concret ce militantisme alimentaire dont il est question depuis le début du livre.

Elle revient d’abord sur les origines d’un mouvement qui revendique aujourd’hui plus de 100 000 adhérents dans le monde. Slow Food naît en Italie au milieu des années 1980, sous le nom d’Arcigola, une branche de l’Arci, qui est un organisation des clubs issus du mouvement antifasciste. Ses fondateurs sont des militants issus de la gauche et de l’extrême-gauche, en majorité des hommes, qui revendiquent le plaisir et la convivialité de la table et du vin. Ils parcourent l’Italie à la découverte de productions locales et de spécialités traditionnelles à mettre en avant. Ils tissent des liens avec des artistes, des journalistes, des critiques gastronomiques et trouvent un relais important auprès des restaurateurs qui deviennent des ambassadeurs locaux du mouvement et fédèrent autour d’eux. En 1987, l’association publie un manifeste pour la slow food contre la fast food, qui célèbre la lenteur, le plaisir, le fait de prendre son temps, la convivialité, en réaction à la frénésie et à la standardisation de la nourriture et du goût. En 1990, une maison d’édition est créée pour diffuser ces messages plus largement.

L’association suit deux voies d’expansion, en Italie et dans le monde. Des liens avec la France sont tissés dès 1989. Progressivement, les thématiques auxquelles l’association s’intéresse s’enrichissent également : à la gastronomie et au plaisir du bien manger s’ajoute un intérêt pour les produits et les contextes de production, l’environnement, la biodiversité et la justice sociale. Le succès de Slow Food n’est cependant pas également réparti dans le monde et V. Siniscalchi se penche notamment sur les difficultés du mouvement en France. Alors que les contacts entre l’association italienne et la France ont été précoces, alors que Slow Food revendique l’influence de la physiologie du goût de Brillat-Savarin sur son manifeste, la structure nationale française ne parvient pas à exister durablement. Le mouvement est principalement présent via des comités locaux. Le problème n’est pas propre à la France et se rencontre dans plusieurs pays. V. Siniscalchi l’analyse comme le résultat d’une tension inhérente au mouvement avec d’un côté des producteurs qui agissent sur le terrain et de l’autre des professionnels du mouvement qui agissent pour que Slow Food soit reconnu en tant que mouvement politique et pèse sur les politiques publiques (notamment sur le modèle de la politique agricole commune). Ainsi, elle montre de façon très convaincante les différents enjeux d’une association à la fois très locale et mondiale, qui réunit des producteurs et des consommateurs, en prise avec les plaisirs de la table et avec les politiques publiques, qui doit s’adapter en permanence à la fois aux différentes scènes, mais aussi aux évolutions de chacune d’elle, sans perdre de vue les principes qui l’ont fondée.

L’ouvrage se termine avec bibliographie commentée d’une vingtaine d’ouvrages sur l’alimentation. Il constitue donc une bonne introduction aux différentes formes de mobilisation militante pour une autre alimentation…

 

Pour en savoir plus

  • Sur les auteurs

Stéphane Gacon : page personnelle

Thomas Grillot : page personnelle

Nicolas Larchet : page personnelle

Roland Vidal : site personnel

André Fleury : quelques lignes sur le site de La vie des idées

François Jarrige : page personnelle

Valeria Sinisclachi : page personnelle

 

  • Sur le livre

À propos de Julie Guthman : page personnelle sur le site de l’université de Santa Cruz

Agrarian Dreams

Wilted et article sur ce blog

 

À propos de Slow Food en France : lien


 

  1. et sur ce blog, on ajoutera « et de Christine de Sainte-Marie ». Cf. cet article qui présente leur analyse commune. []
  2. Ce point a déjà été abordé sur le blog, dans l’entretien avec Nicolas Larchet à propos de sa thèse. []

[Source : ritme.hypotheses.org]

Le marché des « protéines alternatives » est en plein développement.

 

Écrit par Lucie Wiart

Docteure en sciences de gestion, Sciences Po Lille

et

Nil Özçaglar-Toulouse

Professeure des universités, Université de Lille

 

La surconsommation de viande est aujourd’hui considérée comme un problème public majeur par de nombreux scientifiques et organisations internationales.

La consommation moyenne globale de viande par personne aurait en effet doublé en 50 ans, un rapport de la FAO estimant même que cette consommation augmenterait de 76 % d’ici 2050.

Cet essor, notamment dans les pays émergents comme en Chine et Asie de l’Est, exerce une pression importante sur les ressources naturelles ; c’est ce que soulignent des rapports de la FAO, du GIEC ou des études scientifiques.

Pollution, antibiorésistance et questionnement éthique

L’élevage s’est intensifié et industrialisé : en France, par exemple, on a pu observer une réduction du nombre d’exploitations malgré une augmentation de la production ; dans un récent rapport l’ONG Greenpeace rappelle ainsi que 1 % des exploitations françaises produit aujourd’hui les deux tiers des porcs, poulets et œufs.

L’élevage génère d’autre part une importante pollution : l’azote et le phosphore présents dans les déjections animales dégradent les eaux de surface et souterraines, nuisant aux écosystèmes aquatiques et à la santé humaine. En France, Greenpeace a dénoncé le lien entre prolifération des algues vertes et industrialisation de l’élevage breton.

L’élevage serait également responsable de fortes émissions de gaz à effets de serre – la FAO estime cette part à 14,5 % des émissions de GES globales – et aurait des impacts négatifs sur les habitats naturels ; en constituant notamment un facteur clé de la déforestation et en occupant de manière préoccupante les surfaces émergées.

Toujours selon la FAO, 70 % des terres agricoles mondiales seraient aujourd’hui affectées à la production de nourriture pour les animaux d’élevage, soit 30 % des terres émergées.

Au-delà de ces impacts environnementaux, il faut aussi mentionner des problématiques de santé publique, l’élevage intensif ayant par exemple une part de responsabilité dans l’accélération du phénomène de résistance aux antibiotiques.

Par sa participation à la déforestation, l’élevage serait également responsable d’une fragmentation des habitats et d’une augmentation des contacts entre humains, animaux sauvages et pathogènes, développant le risque de zoonoses.

Mentionnons enfin la dimension éthique de cette consommation de viande et du sort réservé aux animaux d’élevage, qui s’invitent régulièrement dans le débat, alimenté par les actions d’associations de défense de la cause animale comme L214.

Proposer des alternatives

Face à ces multiples constats, un nouveau marché se développe : celui des protéines dites « alternatives ».

Ces protéines sont principalement d’origine végétale, on les retrouve notamment dans les légumineuses, mais aussi dans les céréales et fruits oléagineux.

Ces alternatives pourront également, dans le futur, provenir de l’agriculture cellulaire et de la viande dite « cultivée ».

Nous allons voir, en nous basant sur nos travaux, comment cette nouvelle offre a été construite pour les viandes végétales, en étudiant les représentations et la réception par les consommateurs.

De la viande élaborée avec des plantes

Les « viandes végétales » se basent sur la transformation de légumineuses, notamment du pois protéagineux et du soja. Elles peuvent également être développées à partir de champignons : la marque Quorn commercialise par exemple ses substituts de viande à base de mycoprotéine, produite à partir de Fusarium venenatum. Le produit est ensuite transformé et aromatisé.

Par leur imitation de la viande – tant sur le goût que l’apparence et la texture –, ces produits permettraient de la remplacer partiellement, tout en ne modifiant ni la structure des repas, ni les habitudes de cuisine des consommateurs. Elles permettent ainsi de corriger l’image d’une alimentation végétale et végétarienne considérée comme insipide, trop radicale et politique.

Si les légumineuses, riches en protéines, peuvent à elles seules constituer des substituts à fort potentiel pour élever l’apport en protéines végétales dans l’alimentation, elles pâtissent néanmoins d’une image assez négative ; délaissées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale au profit des pâtes et de la viande, elles sont considérées comme étant difficiles à digérer, compliquées et chronophages à cuisiner.

Un secteur dynamique

Ces alternatives végétales étaient autrefois uniquement distribuées en magasins spécialisés, par des marques peu connues du grand public. Elles sont désormais de plus en plus visibles, grâce à l’investissement de grands groupes comme Carrefour, Herta ou Fleury Michon.

Grâce à leur légitimité sur le marché originel de la viande, ces entreprises visent une clientèle plus large et consommatrice de viande. Xerfi estimait ainsi en 2019 le chiffre d’affaires en France de la vente de produits végétariens et végans à 400 millions d’euros et prévoyait une croissance de 3 % par an.

Barclays estime de son côté le marché de la viande alternative à 140 billions de dollars d’ici 2029. La banque d’investissement estimait ainsi que la viande végétale occuperait d’ici à 2029 10 % du marché global de la viande… contre 1 % aujourd’hui.

Les start-up pas en reste

En complément des acteurs historiques (comme Cereal ou Quorn), des grandes marques de distributeurs et d’entreprises spécialisées dans les produits carnés, des start-up se lancent également sur ce marché, ouvrant des lignes de production en France, à l’image des Nouveaux Fermiers ou d’Hari&Co.

Elles sont à l’origine d’un soutien aux systèmes de cultures végétales, pour sécuriser un approvisionnement en légumineuses encore timide.

Un nouvel horizon pour les légumineuses

Contrairement à ce qui a pu être affirmé dans certains débats publics, ces produits ne viennent pas se construire « contre les agriculteurs » ; ils pourraient bien leur proposer des solutions en les accompagnant dans une transition agricole plus durable tout en leur offrant de nouveaux débouchés économiques.

Avec la prise de conscience d’une nécessaire diminution de la consommation de viande, le développement du marché des légumineuses pourrait en effet être favorisé.

Leur culture possède des atouts agro-environnementaux non négligeables ; elle permet, par exemple, de fixer l’azote atmosphérique et donc réduire l’usage d’engrais azotés pour les cultures suivantes. De tels atouts pourraient être davantage valorisés, notamment grâce à l’instauration de paiements pour services environnementaux.

Ces produits doivent toutefois gagner en légitimité auprès des consommateurs, en France notamment, où la question de l’alimentation végétale génère de forts débats politiques et où l’alimentation carnée reste centrale.

La tactique des noms

Les dimensions climatique et environnementale s’avèrent essentielles dans la communication des entreprises sur ces nouveaux produits.

Concernant la question du bien-être animal, par exemple, nous avons étudié comment ces entreprises encouraient le risque d’être targuées d’idéologie en vantant l’absence de produits d’origine animale dans leur production ; les vifs débats autour des noms donnés à ces aliments en témoignent : entre « viande végétale », « fausse viande » ou « viande végane », chaque dénomination aura une influence sur le choix des consommateurs.

Cette dynamique complexe pourrait à long terme questionner la légitimité de ces produits.

La culpabilité des mangeurs de viande

Ces aspects de représentations sont essentiels : dans leurs travaux sur la symbolique de la viande, les socioanthropologues comme Jean‑Pierre Poulain ou Noëllie Vialles mettent en avant la centralité de la question de l’animal, et surtout de sa mort.

Cette mort – contestée par de nombreux philosophes depuis l’Antiquité, on pense ici à Plutarque – apparaît incontournable lorsqu’on étudie la viande et les viandes dites « végétales ».

La socioanthropologie de l’alimentation montre que cette mort est source de forte culpabilité pour le mangeur. Autrefois légitimée dans le cadre de sacrifices, la mort animale est désormais soustraite aux consommateurs, par une mise en distanciation du processus d’abattage et une esthétisation des produits carnés.

Pour l’anthropologue Noëlie Vialles, cette culpabilité se gère par un comportement dit « sarcophage » : les consommateurs feraient tout pour éviter de faire le lien entre viande et provenance animale. La viande est ainsi vidée de sa substance symbolique.

Mais les actions d’organisations de défense animale bousculent désormais cette posture, avec par exemple la diffusion de vidéos tournées dans les abattoirs. En soulignant d’autre part les nombreuses capacités cognitives des animaux de ferme, elles viennent lutter contre les représentations négatives vis-à-vis de ces êtres vivants en mobilisant une approche scientifique.

Ce sont ces consommateurs qui peuvent constituer la cible principale de ce nouveau marché des viandes alternatives, en remplaçant l’origine animale de la viande par une origine végétale (on peut en consommer sans culpabilité).

À l’instar de la viande cultivée en laboratoire, les « viandes végétales » participeraient ainsi à cette même « ruse » de substitution.

Une nécessité de transparence nutritionnelle

Reste un enjeu majeur pour ce nouveau marché, qui porte sur la nécessité d’une transparence nutritionnelle, environnementale et sanitaire.

Notre recherche rappelle la volonté croissante des consommateurs de s’affranchir des produits industrialisés, suremballés et non issus de l’agriculture biologique. Pour ces derniers, si la « viande végétale » peut faire office de facilitateur de transition, elle ne peut représenter une solution sur le long terme.

Une forte attention doit donc être portée aux qualités nutritionnelles et environnementales de ces produits, régulièrement attaqués. Il faudrait ainsi limiter la trop grande transformation, éviter certaines techniques (comme le cracking, qui consiste à décomposer à l’extrême les légumineuses) afin de limiter la dégradation des micronutriments.

Une réduction des prix serait également souhaitable, afin d’augmenter l’acceptation de ces produits, certains étant parfois plus chers que leurs équivalents « carnés ». Enfin, d’autres innovations pourront être développées dans le domaine des substituts : il n’existe par exemple à ce jour que très peu de substituts à viande de porc, l’une des plus consommées par les Français.

 

[Photo : Shutterstock – source : http://www.theconversation.com]

S’es aprovat un projècte de lei qu’anulla l’atribucion de las tèrras indigènas e permet l’esplecha d’Amazonia

Lo Congrès dels Deputats de Brasil a aprovat lo projècte de lei 490 qu’establís que “las tèrras indigènas seràn demarcadas per de leis”. Aquò vòl dir que s’elimina la revendicacion indigèna de l’atribucion de lors tèrras, e que se permet los contactes amb los pòbles isolats e l’esplecha agricòla, minièra e industriala dels territòris protegits d’Amazonia.

Lo vòte se tenguèt lo meteis jorn de la demission del ministre de l’Environament, acusat en justícia d’un afar de trafec de fusta e d’aver empachada l’enquista sus una desforestacion ilegala.

Mentre que se debanava lo vòte, dimècres passat a Brasília, environ 800 manifestants de 45 nacions diferentas, s’acampavan davant la cambra parlamentària per demandar la participacion a la discussion del tèxt. La polícia ataquèt los manifestants amb de gases lacrimogèns.

 

 

[Poblejat dins http://www.jornalet.com]

O popular fruto antioxidante cresce em aldeias como Punã, às margens do rio Amazonas, onde os moradores buscam aumentar seus lucros em negócios sustentáveis que preservam a floresta tropical

 

Moradores da aldeia de Punã em junho de 2021.

 

Escrito por NAIARA GALARRAGA GORTÁZAR

O açaí é a última moda planetária entre pessoas ligadas em alimentação saudável. Esse fruto que cresce no alto de palmeiras em aldeias como esta, nas profundezas da Amazônia, faz sucesso no mundo todo. Contém antioxidantes, nutre e dá energia. Transformado em um denso caldo roxo, é consumido diariamente e de mil maneiras pelos moradores da comunidade Punã (oeste do Amazonas). Com peixes como o pirarucu, com frango, ou misturado com farinha de mandioca crocante. De sobremesa, com ou sem açúcar. Alguns com sal. “A gente pegava para comer no mesmo dia, porque estraga rápido”, conta Ariel de Souza, 23 anos. Um edifício centenário e recém-restaurado, da época da febre da borracha, domina o pequeno povoado à beira do rio Solimões.

Este é um dos lugares mais remotos do planeta. Um ambiente peculiar, com roças familiares em meio à mata exuberante, jornadas de sol a sol, lares com dieta monótona, escassas posses e televisões grandes, onde ao entardecer as meninas também jogam futebol, e todos os adolescentes têm Instagram.

O açaí era um alimento de subsistência até a chegada do que Souza chama de “a revolução”: a eletricidade, o freezer. Aquilo deu outra vida ao açaí e a estas aldeias ribeirinhas, fundadas por brasileiros de outras regiões que chegaram por aqui no final do século XIX para trabalhar nos seringais. “Sempre foi só subsistência, mas há alguns anos o açaí virou um negócio”, conta seu vizinho Rocima Fração, de 46 anos.

Quando fala em negócio, ele não está pensado nas barraquinhas de açaí que se espalham pelo planeta. Refere-se a algo bastante modesto, mas que trouxe uma prosperidade desconhecida aos agricultores deste conjunto de casinhas de madeira atendidas por escola secundária e wi-fi.

Luciane do Nascimento, moradora da aldeia de Punã, aluna do curso de técnico em gestão de desenvolvimento sustentável da Fundação Amazônia Sustentável e mãe de oito filhos.

Luciane do Nascimento, moradora da aldeia de Punã, aluna do curso de técnico em gestão de desenvolvimento sustentável da Fundação Amazônia Sustentável e mãe de oito filhos.

Agora, produzem açaí para vender em outras aldeias à beira do Solimões ou inclusive na cidade. Tefé, a mais próxima, fica a uma hora de lancha, agora que a maior enchente em 120 anos permite tomar atalhos; para ir a Manaus é preciso navegar dois dias rio abaixo. Os rios são o equivalente às estradas em uma paisagem deslumbrante, mas que tornam infernal o deslocamento de pessoas e produtos. Os entardeceres são de tirar o fôlego ―ainda que esta lindíssima imensidão camufle importantes rotas do narcotráfico. Para o olho acostumado à cidade, pode parecer que pouco mudou nesta região nos últimos séculos, mas os moradores mencionam espécies de animais que já não são mais vistas, praias fluviais cada vez mais amplas na temporada de seca, e grandes enchentes na época de chuvas.

A saúde do planeta depende em boa medida das 150 famílias de Punã (uma aldeia imensa em comparação com suas vizinhas), de outras comunidades ribeirinhas e dos indígenas que vivem na Amazônia, porque desempenham um papel essencial na preservação da maior floresta tropical do mundo.

Fração recorda da época em que o quilo do açaí era vendido a seis centavos. “Você lembra?”, diz a outro morador, que comenta: “Quando comecei eram 12 centavos”. Parece que estão falando dos seus antepassados, de uma vida que nem conheceram. Agora vale cinco reais o quilo. Mas tudo está regulado para que o negócio seja ecologicamente sustentável. A comunidade se aliou à Fundação Amazônia Sustentável (FAS) para driblar os intermediários que reduzem os lucros dos produtores de açaí, pirarucu ou farinha de mandioca, um item básico da alimentação amazônica. A FAS, que convidou este jornal a visitar Punã, tem projetos diversos em mais de 500 comunidades. Alguns deles consistem em impulsionar negócios sustentáveis que contribuam para manter a floresta em pé e melhorem a vida de quem a cuida.

Uma aldeia nas margens do rio Amazonas entre a aldeia de Punã e a cidade de Tefé.

Uma aldeia nas margens do rio Amazonas entre a aldeia de Punã e a cidade de Tefé.

Outro produto local, o pirarucu, protagoniza uma das maiores histórias de sucesso da Amazônia. Esse grande peixe esteve prestes a extinguir-se depois que a chegada das lanchas a motor fez a pesca disparar. Então uma aliança entre ciência e tradição conseguiu recuperar sua população, a ponto de transformá-lo em uma iguaria presente nos cardápios de restaurantes sofisticados do Rio, São Paulo ou mesmo do exterior. E sua suave pele é usada em belas bolsas vendidas em lojas elegantes, que se orgulham de apoiar a sustentabilidade.

Um pesquisador da reserva natural de Mamirauá, visível à distância no horizonte, na margem em frente, descobriu que os ribeirinhos tinham um eficaz método ancestral para contar esses peixes gigantes de escamas avermelhadas que, coisa rara, saem para respirar a cada 20 minutos. Esse instante basta aos pescadores tradicionais para contá-los e saber se são filhotes ou adultos, explica Pedro Nassar, do Instituto Mamirauá. Essa contagem tradicional, de altíssima precisão, serve de base para a administração de quotas que permitiram a sobrevivência de uma espécie que esteve à beira da extinção.

“O pirarucu é 100% orgânico, alimenta-se de frutos silvestres”, destaca Raimon Rodrigues, um homenzarrão de 28 anos que preside a associação de moradores da reserva Mamirauá. “A margem de erro na contagem é de 2% a 5%, e podemos pescar 30% dos adultos para manter o estoque”, conta. Seu pai era pescador; ele estudou na cidade, mas voltou à aldeia. E agora defende os interesses dos seus, incluídos os 1.100 pescadores de pirarucu que podem pescar o ano todo para suas famílias, mas só durante três meses para o comércio. Planejam comprar um barco com freezer.

Estes produtos são uma via para gerar renda de forma lícita em uma região remota, na qual o Estado está pouco presente e as atividades ilegais são muito lucrativas. Cada família tira quase 2.000 reais por colheita de açaí, quase 3.000 reais com a farinha de mandioca, e 3.700 reais com o pirarucu. Mas o caminho desse rincão amazônico até o cliente é tortuoso e infestado de vorazes intermediários. “Queremos que vocês enriqueçam aqui, é como se estivessem sentados sobre uma grande mina de ouro”, diz Virgilio Viana, de 60 anos, o superintendente da FAS, a vários moradores de Punã que são os alunos do primeiro curso de técnico em gestão sustentável, promovido pela organização em parceria com o Governo do Amazonas. Embora os membros da comunidade estejam vacinados, todos usam máscara, como mandam estes tempos de pandemia.

A ideia é que desenvolvam projetos que lhes permitam prosperar na terra de seus antepassados, contendo o êxodo para a cidade. Os adolescentes daqui contam que nadar nos igarapés é o grande programa dos finais de semana. Entre os alunos, há muitos jovens recém-saídos da escola, mas também adultos valentes, como Luciane do Nascimento. Aos 34 anos, com oito filhos e dois netos, está entusiasmada por retomar os estudos. Diz que “cultivar sem desmatar é mais trabalhoso, mas dá para fazer”. O desmatamento ilegal e outros crimes ambientais vêm de longe, mas dispararam desde que o presidente Jair Bolsonaro chegou ao poder. Para ele, o meio ambiente é um entrave ao aproveitamento das riquezas naturais que permitiriam tirar a Amazônia da pobreza.

Francisca Miguel fabrica farinha en Punã.

Francisca Miguel fabrica farinha em Punã. 

Francisca Miguel, simpática, carismática e sempre com os óculos tortos, tem 63 anos. Cresceu nos tempos em que os barcos que atracavam na aldeia eram a vapor. Recorda bem quando alguém lhe falou pela primeira vez de sustentabilidade. Foi há alguns anos, quando os moradores da comunidade começaram a receber um pequeno pagamento como contrapartida por não desmatarem a floresta. “Desde então, não faço mais”, diz, solene. Esse dinheiro ajuda a pagar as contas, mas seu grande feito foi conscientizar os moradores. Pouco a pouco, espalha-se a ideia de que “a floresta é mais valiosa de pé do que destruída”. É um slogan que Viana bolou antes de criar a FAS, quando era secretário de Meio Ambiente e Desenvolvimento Sustentável do Amazonas ―uma frase que ambientalistas, agentes de cooperação internacional e até alguns produtores de soja adotaram.

Quando dona Francisca era pequena, a borracha já era história, mas o patrão ainda enriquecia à custa de manter os caboclos semiescravizados. Não a ela, que foi criada como faxineira pela família do senhor Gama, a qual detinha o monopólio de tudo que era comprado e vendido em Punã. Expulsava da aldeia quem tentasse lhe fazer concorrência. Após décadas estragando as costas para colher mandioca e batê-la no pilão, e de educar os oito filhos, dona Francisca ainda luta contra esses intermediários que compram sua produção barata e a vendem cara à clientela.

Vista de uma casa às margens do rio Amazonas na aldeia de Punã.

Vista de uma casa às margens do rio Amazonas na aldeia de Punã.

Ela e seus vizinhos estão envolvidos em mil projetos para que seus negócios sustentáveis lhes rendam mais. Seu marido insiste para que se aposente, mas ela não tem essa intenção. “Se não faço farinha, adoeço”, diz, agitando a peneira. Dedica todas as suas energias a adaptar-se às normas de produção necessárias para ter o selo de denominação de origem, o que daria “mais valor agregado” à produção que a aldeia empacota e vende com sua marca própria.

Viana aposta em oferecer novos horizontes aos brasileiros da Amazônia. “Frequentemente a visão externa, do sul do Brasil ou do exterior, é que o desmatamento é um caso de polícia, quando o que eu acredito é que precisamos cuidar das pessoas que cuidam da floresta tropical. Esse é outro slogan que eu inventei. Não adiante investir em bioeconomia se eles não tiverem água potável ou se houver prostituição infantil.”

 

[Fotos da autora – fonte: http://www.elpais.com]

¿Sigue siendo importante la sostenibilidad del vino? Con esta pregunta Lulie Halstead, de Wine Intelligence, nos adelanta algunas de las claves del mercado del vino en Estados Unidos que se pueden extraer del informe « Opportunities for sustainable and organic wine in the US market 2021 », elaborado por la consultora británica.

La respuesta, según Halstead, es sí, aunque las percepciones de los consumidores sobre lo que constituye la ‘sostenibilidad’ en el vino están evolucionando desde la pandemia, e interrelacionándose con otras cuestiones de tipo ético.

La CEO de Wine Intelligence explica en un nuevo artículo publicado en su sitio web que el consumo sostenible es una tendencia que viene de la mano del consumo local, y se trata además de una corriente que ocurre no solo en los EE.UU. sino también en otros mercados.

« Los consumidores conocen bien los beneficios ambientales de comprar productos locales, como menos kilómetros y una cadena de suministro más pequeña y transparente », señalando que este cambio de hábito se ha manifestado especialmente a partir del año 2020.

Cuando se trata de saber quién está liderando esta nueva economía hacia la sostenibilidad, parece que « son los bebedores de vino masculinos quiénes tienen una mayor conexión con la sostenibilidad que las bebedoras de vino », añade, « con una mayor proporción de hombres que afirman que están dispuestos a gastar más en un producto sostenible ».

Por edades, « son las generaciones más jóvenes (Gen-Z y Millennials) los que están significativamente más conectados con la sostenibilidad en el vino », revela Halstead.

Ahora bien, el gran reto que plantea la consultora es como pueden hacer frente a este cambio los mercados del vino. Es decir, ¿cómo exportar y vender vino a miles de kilómetros, cuando los consumidores buscan precisamente lo contrario, vinos locales y con pocas emisiones que dañen al medio ambiente. « ¿Cómo puede un negocio del vino superar el localismo en los mercados de exportación? », señala la CEO.

La respuesta a este desafío podría estar en la propia naturaleza del vino. « Dadas las asociaciones positivas que los consumidores ya tienen con el vino y las asociaciones generales con el vino como producto natural, quizás una forma de que los exportadores superen el movimiento hacia el localismo sea reiterar los elementos ‘naturales’ de nuestra categoría », explica y añade para concluir que, « quizás un desafío clave, y una oportunidad, para el vino radica en el hecho de que los bebedores de vino creen actualmente que el vino, particularmente el vino en botellas de vidrio, ya es ‘sostenible’, en comparación con otras categorías de bebidas. De hecho, indicar que un vino es natural en la etiqueta frontal aumenta un 8% la probabilidad de compra entre los bebedores de vino de EE. UU ».

¿Cómo está afectando al mercado español el consumo sostenible?

A falta de informes concretos del sector del vino sobre el consumo sostenible, la consultora Accenture ha publicado recientemente algunos datos que pueden arrojar algo de luz al respecto.

En este sentido, 6 de cada 10 consumidores españoles realiza compras más ecológicas, sostenibles o éticas desde la pandemia, según esta firma de servicios.

En concreto, « el 60% de los consumidores afirma realizar compras de marcas socialmente responsables desde que estalló la pandemia del coronavirus, y es probable que 9 de cada 10 consumidores continúe haciéndolo después de la pandemia », aseguran desde Accenture. Unos datos muy similares a los del Informe de Wine Intelligence, en los que señalaban que el 58% de los bebedores habituales de vino dicen que se preocupan por el cambio climático y están tomando medidas para reducir su impacto personal, mientras que casi la misma proporción de bebedores habituales de EE. UU. (56%) eligen productos locales.

En cualquier caso, lo que parece claro es que el coronavirus ha cambiado las prioridades de los consumidores hacia productos más sostenibles, ecológicos y locales. « En muchos casos, los usuarios han aprovechado la pausa vital causada por la pandemia para reflexionar sobre el propio consumo, provocando una tendencia creciente hacia el consumo a nivel local, de forma consciente y con conciencia sobre los costes y el impacto medioambiental. En este sentido, el 56% de los usuarios compra en tienda de barrio o productos de origen local, y 8 de cada 10 personas encuestadas afirma tener la intención de continuar con estos hábitos de consumo cuando la nueva normalidad sea una realidad », revelan desde Accenture.

Además, desde la consultora señalan las cinco claves para mejorar la posición de las marcas ante esta nueva tendencia: « Tener un propósito de marca diferenciado, conocer a los clientes, humanizar las relaciones en la omnicanalidad, reinventarse o morir y rediseñar las dinámicas para orientarse al cliente, como son la nueva psicología de cliente y acercamientos más personalizados ».

 

[Fuente: http://www.vinetur.com]

 

 

O “autoritarismo social” como origem e forma da violência no Brasil

Escrito por Marilena Chaui

Desde a Idade Média até a Revolução Francesa, um homem se tornava rei por meio de uma cerimônia religiosa na qual era ungido e consagrado pelo papa. A cerimônia possuía quatro funções principais: em primeiro lugar, afirmar que rei é escolhido por uma graça divina, sendo rei pela graça de Deus, devendo representá-lo na Terra (ou seja, não representa os súditos, mas Deus); em segundo, que o rei é divinizado, passando a ter, além de seu corpo humano mortal, um corpo místico imortal, seu corpo político; em terceiro, que o rei é Pai da Justiça, isto é, sua vontade é lei (ou como diz o adágio: o que apraz ao rei tem força de lei); em quarto, que é Marido da Terra, isto é, o reino é seu patrimônio pessoal para fazer dele e nele o que quiser.

No dia 6 de janeiro de 2019 (ou seja, no Dia de Reis do calendário cristão), na Igreja Universal do Reino de Deus, o pastor Edir Macedo ungiu e consagrou o recém-empossado presidente da república, Jair Messias Bolsonaro, declarando que este foi escolhido por Deus para governar o Brasil. Como Marido da Terra, Messias Bolsonaro está divinamente autorizado a devastar o meio ambiente; como Pai da Justiça, está divinamente autorizado a dominar o poder judiciário e a exterminar cidadãos por meio tanto de forças policiais como de grupos milicianos; e como corpo político imortal, está divinamente assegurado de que é indestrutível. Da Amazônia devastada a Jacarezinho destroçada, passando pelos cemitérios, com 450 mil mortos, reina Messias Bolsonaro, presidente da república pela graça de Deus.

A maioria de seus críticos afirma que se trata de um sociopata ou um psicopata. Essas designações, entretanto, pressupõem conhecimentos científicos que a maioria de nós não possui. Por isso, penso que um conceito vindo da ética seja o mais accessível porque todos nós somos capazes de conhecê-lo e compreendê-lo: o conceito de crueldade, que a ética considera um dos vícios mais terríveis, pois é a forma máxima da violência.

De acordo com os dicionários vernáculos, violência é: 1) tudo o que age usando a força para ir contra a natureza de algum ser (é desnaturar); 2) todo ato de força contra a espontaneidade, a vontade e a liberdade de alguém (é coagir, constranger, torturar, brutalizar); 3) todo ato que conspurca a natureza de alguém ou de alguma coisa valorizada positivamente por uma sociedade (é violar); 4) todo ato de transgressão contra aquelas coisas e ações que alguém ou uma sociedade definem como justas e como um direito (é espoliar ou a injustiça deliberada); 5) consequentemente, violência é um ato de brutalidade, sevícia e abuso físico e/ou psíquico contra alguém e caracteriza relações intersubjetivas e sociais definidas pela opressão e pela intimidação, pelo medo e pelo terror.

A violência é a presença da ferocidade nas relações com o outro enquanto outro ou por ser um outro, sua manifestação mais evidente encontrando-se no genocídio e no apartheid.

Assim sendo, podemos indagar: haveria algo mais violento e mais cruel do que a fala emblemática do presidente da república – “E daí? Não sou coveiro” – justificando o descaso diante da morte de seus governados, a desmontagem do SUS em plena pandemia, os cortes das verbas para a saúde, a recusa da compra de vacinas, a defesa de algo potencialmente mortal como a cloroquina, o inominável auxílio emergencial de R$ 150,00, e a recusa de condenar as empresas que usam trabalho escravo, infantil e de idosos? Haveria algo mais cruel do que, perante famílias enlutadas e mergulhadas na dor, fazer carreata de motocicletas no Rio de Janeiro, festejando a morte e o sofrimento alheios?

A maioria dos críticos de Messias Bolsonaro se refere às suas atitudes perante a pandemia com o termo “negacionismo”. Embora não seja incorreto, me parece um termo muito suave para caracterizá-las, podendo ser tomado simplesmente como o gosto pela ignorância e pela estupidez. Penso que iremos ao fundo dessa treva se designarmos suas atitudes e discursos como ódio ao pensamento. Por que? Porque a marca essencial do pensamento é a distinção entre o verdadeiro e o falso enquanto as falas de Messias Bolsonaro concretizam aquilo que Theodor Adorno denominou cinismo, isto é, a recusa deliberada de distinguir entre o verdadeiro e o falso, fazendo da mentira a arte de governar.

A exposição do cinismo está evidenciada a olho nu pela CPI da covid-19 e pela inacreditável declaração presidencial de que as nações indígenas são responsáveis pelo desmatamento da Amazônia. No caso específico da educação, esse ódio vem exprimir-se na ideologia da Escola sem Partido, nas perseguições a professores e pesquisadores que levantam a voz contra a barbárie, nos cortes de verbas para a educação fundamental, para as universidades públicas e para as agências de fomento à pesquisa, cortes que são expressão política da frase, também emblemática, de Paulo Guedes: “Os programas sociais dos governos anteriores permitiram que até o filho do porteiro fosse para a universidade”.

Podemos indagar porque a crueldade e o cinismo não são considerados por boa parte da população como o núcleo definidor da governança bolsonarista. Ou por que, no caso da pandemia, seguindo os passos do governante, muitos não percebem a si mesmos como violentos ao recusar o isolamento social e o uso de máscara, tornando-se agentes potenciais da morte alheia, portanto, assassinos. Podemos responder dizendo que Messias Bolsonaro e sua corte podem exibir-se como crueldade ou violência nua porque, no Brasil, a existência da violência é negada no momento mesmo em que é exibida. Refiro-me à produção de imagens da violência que ocultam a violência real e a procedimentos ideológicos que a dissimulam.

Comecemos pelas imagens usadas para falar na violência:

– fala-se em chacina e massacre para referir-se ao assassinato em massa de pessoas indefesas, como crianças, moradores de comunidades, encarcerados, indígenas, sem-terra, sem-teto;

– fala-se em indistinção entre crime e polícia para referir-se à participação de forças policiais no crime organizado;

– fala-se em guerra civil tácita para referir-se ao movimento dos sem-terra, aos embates entre garimpeiros e índios, policiais e narcotraficantes, aos homicídios e furtos praticados em pequena e larga escala e para falar dos acidentes de trânsito;

– fala-se em vandalismo para referir-se a assaltos a lojas, mercados e bancos, a depredações de edifícios públicos e ao quebra-quebra de ônibus e trens do transporte coletivo;

– fala-se em fraqueza da sociedade civil para referir-se à ausência de entidades e organizações sociais que articulem demandas, reivindicações, críticas e fiscalização dos poderes públicos;

– fala-se em debilidade das instituições políticas para referir-se à corrupção nos três poderes da república;

– fala-se em desordem para indicar insegurança, ausência de tranquilidade e estabilidade, isto é, para referir-se à ação inesperada e inusitada de indivíduos e grupos que irrompem no espaço público desafiando sua ordem.

Essas imagens têm a função de oferecer uma imagem unificada da violência: chacina, massacre, vandalismo, guerra civil tácita, indistinção entre polícia e crime e desordem pretendem ser o lugar onde a violência se situa e se realiza; fraqueza da sociedade civil e debilidade das instituições políticas são apresentadas como impotentes para coibir a violência, que, portanto, estaria localizada noutro lugar e não nas próprias instituições sociais e políticas. Ora, justamente porque se trata de uma imagem e não de um conceito, nela permanece oculta a própria origem da violência.

Passemos aos procedimentos ideológicos que a dissimulam:

– procedimento da exclusão: afirma-se que a nação brasileira é não violenta e que, se houver violência, esta é praticada por gente que não faz parte da nação (mesmo que tenha nascido e viva no Brasil). Trata-se da diferença entre um nós-brasileiros-não-violentos e um eles-não-brasileiros-violentos;

– procedimento da distinção: distingue-se entre o essencial e o acidental, isto é, por essência, os brasileiros não são violentos e, portanto, a violência é acidental, um acontecimento efêmero, uma “onda”, uma “epidemia” ou um “surto” localizado na superfície de um tempo e de um espaço definidos;

– procedimento jurídico: a violência fica circunscrita ao campo da delinquência e da criminalidade, o crime sendo definido como ataque à propriedade privada (furto, roubo, depredação) seguido de assassinato (latrocínio). Isso permite, por um lado, determinar quem são os “agentes violentos” (de modo geral, a classe trabalhadora e, nela, os negros) e, por outro, legitimar a ação policial contra a população pobre, os sem-terra, os negros, os indígenas, os moradores de rua, os favelados e afirmar que a existência de crianças sem infância decorre da “tendência natural dos pobres à criminalidade”;

– procedimento sociológico: fala-se em “onda” ou “surto” de violência como algo que acontece num momento definido do tempo, aquele no qual se realiza a “transição para a modernidade” das populações que migram do campo para a cidade e das regiões mais pobres para as mais ricas, causando o fenômeno temporário da anomia, no qual a perda das formas antigas de sociabilidade ainda não foram substituídas por novas, fazendo com que os migrantes pobres tendam a praticar atos isolados de violência que desaparecerão quando estiver completada a “transição”;

– procedimento da inversão do real: o machismo é considerado proteção à natural fragilidade feminina; o racismo, proteção contra a natural inferioridade dos negros, indígenas e orientais; a repressão contra os lgbtq+, proteção natural aos valores sagrados da família; a desigualdade salarial entre homens e mulheres, entre brancos e negros, indígenas, orientais como compreensão da superioridade natural dos homens brancos com relação aos demais humanos; a destruição do meio ambiente é propalada como prova de progresso e civilização; e assim por diante.

Conservando as marcas da sociedade colonial escravista e patrimonialista, a sociedade brasileira é marcada pelo predomínio do espaço privado sobre o público. É fortemente hierarquizada em todos os seus aspectos: as relações sociais e intersubjetivas são sempre realizadas como relação entre um superior, que manda, e um inferior, que obedece. As diferenças e assimetrias são sempre transformadas em desigualdades que reforçam a relação de mando-obediência.

O outro jamais é reconhecido como sujeito, tanto no sentido ético quanto no sentido político, jamais é reconhecido como subjetividade nem como alteridade e muito menos como cidadão. As relações, entre os que julgam iguais, são de “parentesco” ou “compadrio”, isto é, de cumplicidade; e, entre os que são vistos como desiguais, o relacionamento toma a forma do favor, da clientela, da tutela ou da cooptação; e, quando a desigualdade é muito marcada, assume a forma da opressão.

Podemos, portanto, falar em autoritarismo social como origem e forma da violência no Brasil. Situação, agora, ampliada e agravada pela política neoliberal, que não faz senão aprofundar o encolhimento do espaço público dos direitos e o alargamento do espaço privado dos interesses do mercado ao desviar o fundo público, destinado aos direitos sociais, para financiar o capital, de tal maneira que tais direitos são privatizados ao serem transformados em serviços vendidos e comprados no mercado, aumentando exponencialmente a divisão social e a desigualdade das classes sociais.

Eis porque a pandemia expõe, para além de todo limite admissível, a ferida que consome nossa sociedade, isto é, realização da luta de classes pela polarização máxima entre a miséria absoluta das classes exploradas e a opulência absoluta da classe dominante (estupidamente imitada por uma parte da classe média), cujo poder não esconde seu próprio cinismo, que se exprime no pleno apoio ao governante coveiro, miliciano ungido e consagrado pela graça de Deus.

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

Enmig d’un sistema alimentari industrial i globalitzat, les alternatives que vetllen per una justícia global es converteixen en solucions alliberadores.

En termes dietètics, el veganisme esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats total o parcialment d’animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

En termes dietètics, el veganisme esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats total o parcialment d’animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

Cada vegada són més els estudis que demostren els beneficis de seguir una alimentació allunyada de productes d’origen animal. Sense anar més lluny, l’Organització Mundial de la Salut (OMS) va classificar la carn processada com a primera categoria d’aliments cancerígens, i una gran quantitat de nutricionistes han determinat que aquest tipus de dietes redueixen el risc de patir certs tipus de malalties.

Avui dia, no resulta estrany escoltar frases com “el veganisme està de moda”. I és que, segons un estudi realitzat l’any 2019 per la consultora Lantern, el 10% de la població espanyola segueix una alimentació principalment vegetal, cosa que resulta interessant tenint en compte que l’Estat espanyol havia estat nomenat com el segon país europeu i el catorzè mundial que més carn consumeix per persona a l’any.

A Catalunya encara no existeixen dades oficials, però, tal com assenyalen a l »Informe i posicionament sobre la dieta vegetariana i vegana en el context del servei de menjador escolar‘, en els últims anys s’observa un augment en el nombre de famílies que adopta una alimentació vegetariana o vegana, i per tant, també, en el nombre d’infants i adolescents que sol·liciten aquesta pauta alimentària a l’escola.

En termes dietètics, aquesta alternativa alimentària esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats totalment o parcialment d’animals. Però el veganisme, a banda de promoure una nutrició alternativa, és una filosofia ètica i un estil de vida que va molt més enllà de l’alimentació. Així ho considera la Vegan Society, que sosté que el veganisme busca excloure qualsevol forma d’explotació i crueltat envers la resta d’espècies, promovent el desenvolupament d’alternatives en benefici dels animals, dels humans i del medi ambient.

A banda de ser una alternativa alimentària, el veganisme promou una ètica de respecte envers els animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

A banda de ser una alternativa alimentària, el veganisme promou una ètica de respecte envers els animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

Una ètica de respecte envers els animals

Segons la Promotora dels Aliments Catalans (Prodeca), el sector agroalimentari és un dels principals motors de l’economia de Catalunya, generant un volum de negoci de 38.205 milions d’euros, xifra que equival al 16,8% del producte interior brut del país. El sector carni n’és el primer subsector, comptant amb el 32% de tot aquest volum de negoci. I la major part d’aquest sistema alimentari es basa en una producció intensiva i abusiva d’animals amb l’objectiu d’aconseguir el màxim rendiment amb el mínim espai i cost econòmic possible.

“Aquest enfocament industrial i ‘mecanicista’ ha convertit als animals en ‘màquines productores’, sotmesos a unes condicions antinaturals des que neixen fins que són matats”, exposa Carme Méndez, presidenta de l’Associació per a la Defensa dels Drets dels Animals (ADDA).

Aquests animals, tal com diu Méndez, no són capaços de manifestar les seves pautes biològiques i etològiques essencials. “Massificats en naus, sense llibertat de moviment i exercici, privats de l’aparellament, maternitat i cria en condicions naturals… després han de patir les condicions del transport, en ocasions molt angoixoses i de llarga durada, fins que finalment arribin als escorxadors”, on seran matats de forma prematura.

I no només això: “fàrmacs, antibiòtics, productes hormonals o tranquil·litzants, formen part del procés intensiu i industrial dels animals”, declara Méndez. De fet, segons l’entitat Greenpeace, l’espanyol és l’estat de la Unió Europea que més antibiòtics consumeix en els animals productors d’aliments, en una xifra que ascendeix a les gairebé 3.000 tones l’any.

Totes aquestes duríssimes condicions de vida incideixen de forma molt negativa en la seva salut, fent-los més vulnerables a patir infeccions i malalties. A més, molts d’aquests productes queden dipositats en els seus cossos, passant també a l’organisme dels qui poden consumir la seva carn. “Entre la varietat d’efectes secundaris negatius en la salut del consumidor en destaquen la resistència als antibiòtics, les al·lèrgies i altres problemàtiques derivades de la contaminació de la carn”, alerta Méndez.

La Vegan Society sosté que tots els animals tenen dret a viure de forma lliure per expressar el seu comportament natural, fugint de condicions de fam, set, desnutrició, dolor, lesions, malalties, molèsties, por o angoixa. És per aquest motiu que consumir productes derivats d’un sistema alimentari tan abusiu no entra als plans del veganisme.

Les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials són cada vegada majors. Font: Pixabay (Llicència CC).

Les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials són cada vegada majors. Font: Pixabay (Llicència CC).

No és només una qüestió d’alimentació

Molts dels avenços científics, productes d’ús diari com cosmètics i roba o medicaments disponibles s’aconsegueixen a través de la utilització i experimentació amb animals, sovint torturats i maltractats. Als zoos, parcs de safari, circs, i altres companyies relacionades amb l’entreteniment, també es mantenen als animals en captivitat, privant-los de la seva llibertat i desenvolupament natural com a espècie.

Segons la Vegan Society, el veganisme va molt més enllà del menjar que posem al nostre plat – el veganisme significa respecte cap a qualsevol forma de vida. És per aquest motiu que seguir aquest estil de vida alternatiu comporta també fugir del consum d’aquests productes –en la mesura que sigui possible– i de l’assistència o suport a aquestes activitats que vulneren els drets dels animals.

“Els animals, com a éssers vius i sensibles, mereixen ser tractats amb el màxim de respecte i dignitat, evitant el seu patiment físic i psicològic”, expressa Méndez. I aquest maltractament no només té un retorn negatiu per a la salut humana, sinó que els efectes, per exemple, de la cria intensiva “també tenen un impacte molt greu i contaminant en el medi natural”.

Una forma de lluita contra el canvi climàtic

Diverses entitats com Greenpeace ja han alertat que la indústria agroalimentària és responsable de generar més gasos amb efecte hivernacle que tots els mitjans de transport junts. Segons l’entitat, el 14,5% d’emissions a escala mundial procedeixen directament de la ramaderia, alhora que el 80% de la desforestació de l’Amazònia s’atribueix també a l’activitat ramadera.

I és que dades provinents d’entitats com el World Wildlife Fund i el World Watch Institute mostren que la ramaderia cobreix ni més ni menys que el 45% de la superfície terrestre, convertint-se en una de les principals causes de l’extinció massiva d’espècies, l’aparició de zones mortes als oceans i la contaminació de l’aigua.

“Són moltes les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials que estem vivint”, afirma Laila Vivas de Fridays for Future Barcelona. “A escala general, el que passa és que tenim un model d’alimentació globalitzat totalment insostenible, que no contempla els límits biofísics de la terra, ni tampoc els cicles ni els ecosistemes”.

Segons explica Vivas, tant el model agroalimentari com la indústria pesquera busquen rendiments econòmics sense tractar amb respecte la naturalesa a través d’oligopolis, de l’apropiació de terres, la desforestació, el maltractament animal… la qual cosa produeix impactes molt greus des d’un punt de vista mediambiental.

I és que el problema no només resideix en com ens alimentem els éssers humans, sinó que també passa per l’ús que es fa de la terra per alimentar també als animals que consumim. Segons s’informa des de Greenpeace, l’agricultura industrial destrueix de forma massiva la biodiversitat, i el consum massiu de productes d’origen animal com la carn monopolitza la terra cultivable, enverina l’aigua i afavoreix un sistema de producció de grans capitals.

La solució a un problema global?

Des de Greenpeace s’afirma que, si no es frena l’expansió de la ramaderia industrial, salvar els boscos i disminuir la pèrdua de la biodiversitat no serà possible. Tot i que reduir el consum de productes d’origen animal pot resultar un pas important, Vivas declara que “el problema és estructural, i està provocat en major part pel capitalisme i una organització neoliberal que evoca en aquesta extinció massiva d’espècies i destrucció dels ecosistemes”.

A més, la globalització de l’alimentació és un problema que traspassa fronteres i posa en perill la sobirania alimentària dels pobles. “Per exemple, ara s’han posat molt de moda nous productes com la quinoa o l’alvocat, i la seva producció massiva està creant impactes socioambientals greus a altres parts del món”, explica Vivas. És per això que des de Fridays for Future Barcelona es defensa el consum de proximitat i de temporada, així com la promoció de l’educació en aspectes referents a l’alimentació.

Vivas afegeix que, a banda de fer pressió ciutadana, perquè la legislació i les polítiques frenin les indústries contaminants que maltracten els animals, el temps és un factor important a tenir en compte a l’hora de revertir aquesta situació. “Portar ritmes de vida menys accelerats a escala sistèmica pot contribuir a fer que les persones puguin posar en pràctica hàbits sostenibles com anar a comprar al mercat, escollir millor els aliments i informar-se sobre la seva procedència”.

Greenpeace sosté que, en el cas de l’Estat espanyol, “si el consum alimentari tornés als patrons de la dieta mediterrània d’antuvi, les emissions de gasos amb efecte hivernacle associades a la producció d’aliments baixarien en un 72%, l’ús de les terres agrícoles es reduiria en un 58%, el consum d’energia disminuiria en un 52% i el d’aigua en un 33%”.

Per tant, dur un estil de vida que s’allunyi del consum de productes d’origen animal i aliments processats o importats massivament d’altres parts del món resulta ser una bona opció per a la cura de la nostra salut, així com per al benestar dels animals i del planeta. I és que, tal com expressa Vivas, “per intentar desfer aquesta problemàtica, un veganisme que tingui en compte la justícia global i climàtica pot resultar tant significatiu com alliberador”.

[Font: http://www.xarxanet.org]

 

 

 

Mexicanos crean techos verdes, más ligeros y capaces de reducir la temperatura hasta en 15°, a la par de cuidar del medio ambiente.
techos verdes mexicanos

Las cubiertas verdes se han convertido en una alternativa para viviendas sostenibles, se usan con el objetivo de mejorar el hogar y sus características. No obstante, suelen ser muy pesados y esto representa un impedimento para aquellos que desean incorporarlas. Pero por primera vez mexicanos han creado techos verdes ligeros que son capaces de refrescar más de 15°, una alternativa viable para los amantes de la naturaleza citadina.

techo plantas

Los techos o azoteas verdes son sistemas sustentables y ecofriendly que ayudan al cuidado del medio ambiente, a la par de dar un toque muy natural al hogar. Pero tienen un impedimento y es que generalmente suelen ser muy costosos y pesados, por lo que se requieren condiciones especiales para incorporarlos. Casi se han convertido en un lujo que solo aquellos más afortunados pueden costear.

techos verdes mexicanos

Mexicanos crean techos verdes ligeros y a bajo costo

El ingenio mexicano se destaca por volver lo impráctico en práctico, y gracias a esto ahora los techos verdes son accesibles para todo aquel que lo desee. Pensando en esto y en ayudar al medio ambiente, los mexicanos han creado techos verdes ligeros. Tras una exhaustiva investigación que demoró 12 años, un grupo de especialistas de la Universidad Autónoma de Chiapas (UNACH) crearon su propio modelo de techo verde al que nombraron Domotej, una estructura vegetal que es capaz de refrescar hasta 15°.

techos verdes mexicanos

El sistema incluye el mejoramiento de desempeño térmico y es apto para utilizarse en climas tropicales. Sus características ofrecen algunas ventajas sobre los sistemas tradicionales, ya que requiere menor inversión y se puede construir progresivamente por el mismo usuario. Lo que resulta todavía más especial, además de las ventajas térmicas que representa, la propia construcción abre la posibilidad de reconectar con la naturaleza.

El funcionamiento de Domotej está basado en la ganancia térmica directa generada por la radiación solar. El sistema complejo permite que la ganancia térmica se elimine, al igual que el albedo, es decir, el porcentaje de radiación que reflejan las superficies respecto a la radiación que incide sobre ellas. Con esto, se logra la disminución de la temperatura y a la vez, la vegetación que vive en el techo ayuda a purificar el aire.

techo verde

¡Más plantas en el planeta!

Más plantas siempre son bienvenidas, es lo que más necesita el planeta justo en estos momentos tan críticos de calentamiento global. Pero también cabe resaltar que este tipo de sistema busca cuidar de las plantas, por ello se recomienda plantar especies endémicas que se adapten bien al medio ambiente.

techos verdes mexicanos

Si lo miramos más a fondo, la regulación de la temperatura es solo un medio para aprovechar y equilibrar otros aspectos descuidados de las ciudades. Un techo verde aprovecha el agua de lluvia, así que se reduce la velocidad de caída y evita las encharcamientos, además los impermeabilizantes ya no serán necesarios.

La naturaleza actúa de manera perfecta y es la mejor vía para equilibrar nuestros espacios aun en medio de la ciudad.

[Fotos: Techos Alternativos – fuente: http://www.ecoosfera.com]

Escrito por Carmen Lago

Hubo una época en la que los azulejos reinaban en Madrid. No solo revestían las paredes de las cocinas particulares, también curaban enfermos en los hospitales y servían de reclamo en las fachadas de los negocios más castizos. Pero un día, no se sabe bien cuándo ni por qué, perdieron su glamur y desaparecieron casi totalmente de las calles para quedar encerrados, una vez más, en el interior de las casas.

Hasta hoy. Un mural de 170 metros cuadrados, más de 30 de ancho y casi cinco metros de altura vuelve a dar protagonismo al azulejo en la madrileña Gran Vía. Se trata de una intervención artística en la fachada del Palacio de la Música creada por Los Bravú para La Casa Encendida, un centro cultural y de arte que pertenece a la Fundación Montemadrid.

mural de la casa encendida

Los Bravú, el dúo de artistas multidisciplinar que forman Dea Gómez y Diego Omil, han reproducido en este mural una alegoría sobre la cultura y el medio ambiente. Para hacer el dibujo, han combinado técnicas que van desde el rotulador a la acuarela.

«Nosotros trabajamos muchas veces entre la tradición y la modernidad, y nos parecía una cosa muy bonita recuperar el azulejo», explica Dea Gómez. «Además, somos un poco frikis del azulejo portugués, nos gusta mucho. Hasta hace poco, vivíamos al sur de Galicia y tenemos mucha relación con Portugal. Y, además, era una manera de homenajear al típico azulejo madrileño, que antes lo había muchísimo y se ha ido perdiendo un montón. Nos parecía una cosa noble que no disturbaba mucho la Gran Vía. Queda integrado y, a la vez, la nobleza del azulejo le quedaba bien al edificio».

«Nos propusimos que no se viera a la primera. Que veas que es un mural, que entiendas las figuras, pero que vayas descubriendo las ideas que sugerimos», añade su compañero Diego Omil. «Sugerimos el discurso, más que dejarlo muy evidente, para que la gente conecte las ideas e incluso deje volar un poco su imaginación».

El mayor desafío que este mural supuso para los dos creadores fueron sus proporciones. Tuvieron que fotografiar el edificio para tener en cuenta la escala y comprobar hasta qué punto las figuras que iban reproduciendo eran demasiado grandes o demasiado pequeñas. También debían controlar que el brillo del azulejo y la intensidad del color no hicieran que se perdieran ciertos elementos. «En ese sentido, estamos muy contentos con el nivel de reproducción, cómo han quedado los niveles de opacidad y las texturas», afirma Omil.

El mural está dividido en tres partes que juegan, a su vez, con los tres elementos que identifican la actividad y la filosofía de La Casa Encendida. En una de ellas puede verse reflejada la arcada del edificio del Palacio de la Música y que ahora está escondida tras el mural. «El momento ruinas», como lo describe Diego Omil, que les sirve para crear contraste entre la figura masculina en ruinas y las figuras de las mujeres, más vivas, más activas. «Incluso como una nueva masculinidad naciente dentro de una naturaleza triunfante y una idea de medio ambiente, de ecología, que se plantea también desde La Casa Encendida y desde una sociedad moderna, todo integrado con el arte y la cultura», aclara el diseñador.

En el mural, que estará ubicado allí hasta que empiecen las obras de rehabilitación del edificio, que se convertirá en un nuevo foco cultural de la ciudad, muestra unos códigos QR que conectan con La Casa On, la plataforma digital de La Casa Encendida. Desde allí se ofrecen gratuitamente música, recomendaciones culturales, vídeos sobre ecología y ciudadanía, charlas inspiradoras sobre temáticas sociales e inclusivas, podcast de La Casa Encendida Radio y actividades infantiles producidas por La Casa Encendida y disponibles online.

 

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

Ya sea por filosofía, cuidado del medio ambiente o simplemente cuestiones de salud, cada vez son más las personas que eliminaron el consumo de carne de sus vidas. Pero, ¿cómo se adaptan los restaurantes de bodegas a esta tendencia?

Escrito por ANDREA BELÉN MAS

Parrilla, hamburguesas, empanadas… Son platos que ya no tienen que estar hechos indispensablemente de carne. Es que la tendencia de bajar el consumo de la misma hace que la gastronomía se reinvente y pueda adaptarse a las nuevas demandas de los usuarios.

Lo llamativo es que los restaurantes de bodegas, en su mayoría, ofrecen menús que buscan deleitar a los visitantes con los mejores cortes de carnes y todas sus variantes. Pero, la demanda del mundo veggie creció a pasos agigantados, tanto así que los menús actuales fascinan hasta a los carnívoros.

El menú que es furor entre los restaurantes de bodega es el Crux Cocina; el cual es el restaurante de Alfa Crux Wines ubicado en La Consulta y fusiona a la perfección imponentes paisajes, experiencia gastronómica única y los mejores vinos de El Cepillo, corazón del Valle de Uco, un oasis rico y privilegiado en Mendoza. Allí, la propuesta del chef irlandés Edward Holloway sorprende por su originalidad y sabor.

Si bien Holloway propone un menú de 6 pasos con pescados y diferentes cortes de carne, la adaptación vegetariana es cada vez más demandada.

“La berenjena sobre piedra caliente reemplaza por completo al salmón y esa es una opción que encanta”, manifestó el chef.

Lo mismo ocurre con el plato principal: rol hecho con hongos secos y humita. Y crocante al sartén con parrillada de verduras con fuego de jarilla.

“Siempre estamos pensando en incluir más opciones que optimicen los frutos de la zona, como por ejemplo: el orégano y el tomate tan característico de San Carlos. Como lo hicimos con el agua de tomate, agnolotti de parmesano, orégano que se marida a la perfección con Crux Sauvignon Blanc 2019”, agregó Edward.

Por otro lado, también está disponible un menú liviano bajo el concepto de platos regionales para compartir que también se adaptan a la tendencia vegetariana. Además de postre, dos copas de vino: Crux Chardonnay y Crux Malbec.

Otra cualidad más en el mundo gastronómico que posiciona a Mendoza como uno de los mejores lugares del mundo para visitar.

 

[Fuente:  http://www.massnegocios.com]

 

 

Un equipo técnico da canle pública de Holanda desprazouse até Carballo.

television holandesa eólicos veciños

A oposición veciñal que en non poucas comarcas galegas se está a organizar contra macroproxectos eólicos atopou receptividade na televisión pública holandesa. Adecom (Asociación de defensa da Costa da Morte) informa que un equipo técnico da televisión pública holandesa desprazouse a Carballo para cubrir as Xornadas Informativas sobre eólicos convocada pola Coordinadora Bergantiñá pola Defensa da Terra e Adecom canda outras entidades.

A intención, segundo Adecom, é incorporar a resposta veciñal na Galiza contra os macroproxectos eólicos á serie-documental « Cartas de España », dirixida por Stef Biemans, secuela da premiada serie « Cartas de Andalucía » que obtivo o Silver Nipkow Disk, o premio máis importante da televisión holandesa.

A Asociación de defensa da Costa da Morte colaborou activamente neste proxecto e de feito, informa, “unha compañeira escenificou a oposición da nosa bisbarra a este espolio mediante unha pequena toma que formará parte da metraxe final da serie”.

Contrapoñen os ambientalistas o facer da televisión pública holandesa coa da televisión pública galega, da que denuncian que “nin sequera se interesaron de momento” pola mobilización veciñal contra estes proxectos.

Máis de medio cento de persoas acudiron ás Xornadas Informativaspara coñecer e denunciar os macroproxectos eólicos cos que varias multinacionais pretenden –“coa complicidade da Xunta- asolagar a nosa bisbarra”.

No micrófono, informa a asociación, sucedéronse as distintas voces críticas representando a cada colectivo, cada unha achegando a súa visión do mesmo problema, cunha idea en común: “non se está en contra da enerxía eólica coma concepto, senón de que se están proxectando con este enfoque neocolonial, onde o noso territorio se utiliza exclusivamente para xerar enerxía que se venderá a milleiros de quilómetros para que as empresas se queden cos beneficios (e ademais, multimillonarios), mentres que aquí só deixan prexuízos”.

 

 

 

Por primera vez en su historia, The World’s 50 Best publicó una lista con los mejores chefs del mundo y ahí aparece la mexicana tzotzil, Claudia Ruíz.

¡Bravo! Claudia Ruíz, mexicana tzotzil, entre las mejores 50 chefs del mundo según Forbes

Sin duda, la gastronomía de México es una de las más reconocidas del planeta. Y esto es gracias a su variedad y a un montón de hombres y mujeres que día a día, se encargan de crear platillos excepcionales utilizando ingredientes que únicamente se dan en nuestro país. De eso justo queremos hablar en esta ocasión, pues Claudia Albertina Ruíz Santiz, una mexicana indígena originaria del pueblo tzotzil, aparece dentro de las mejores 50 chefs del mundo.

Resulta que el pasado 20 de abril y por primera vez, The World’s 50 Best –quienes se encargan de premiar a los mejores restaurantes y bares del mundo– junto al Basque Culinary Center, publicaron una lista con chefs y futuros talentos de la cocina mundial. En él se enfocaron en presentar a personas que se dedican a promover la cultura de sus países y que están cambiando el mundo de la gastronomía de formas únicas e interesantes. Y es ahí donde aparece Claudia, quien lleva años mostrando la belleza de su comunidad. 

Claudia Ruíz, chef tzotzil, entre las mejores 50 chefs del mundo

¿Por qué reconocieron a Claudia Ruíz?

Dentro de este artículo, mencionan a Claudia Ruíz, egresada de la Universidad de Ciencias y Artes de Chiapas y la primera mujer indígena que ingresa en la escuela de gastronomía de esta institución, porque promociona la cultura alimentaria local, apoya a los jóvenes tzotziles. Además es una de las defensoras del movimiento Slow Food, que busca el compromiso con la comunidad y el medio ambiente, y tiene un un comedor social para los más necesitados.

Por si esto no fuera suficiente, en The World’s 50 Best también la destacaron porque está en contra del sexismo, racismo y sobresale en un entorno dominado por hombres. Aunque más allá de su activismo, la mencionaron dentro de esta lista tan prestigiosa porque los expertos consideran que Claudia –junto a las demás personas que reconocieron– formarán parte de la nueva generación que revolucionará la gastronomía. Y siendo honestos, eso suena emocionante.

Claudia Ruíz, chef tzotzil, entre las mejores 50 chefs del mundo

Kokono’, el restaurante de Claudia

Claudia Alberta Ruíz es originaria de San Cristóbal de las Casas, Chiapas. Gracias a su talento y al reconocimiento que ha recibido en nuestro país y otras partes del mundo, abrió su propio restaurante: Kokono’ (que en idioma tzotzil significa “epazote”, una de las hierbas que no pueden faltar en la cocina mexicana). En este lugar no solo prepara platillos típicos, también es el espacio donde crea delicias que cuentan historias personales y de la región.

Además de innovar y presentarle al mundo la comida de su pueblo en su restaurante, Claudia se encarga de trabajar con productos locales y de temporada, los cuales compra para apoyar a los pequeños productores. Y para rematar, la chef mexicana también ayuda a los jóvenes, dándoles capacitación en la cocina y por si esto no fuera suficiente, educa a los clientes para que sepan muy bien el valor de los platos que preparó para ellos.

 

[Fotos vía Instagram: @kokonomx – fuente: http://www.sopitas.com]

Illustration du réseau Caribbean Motus Collaboration, utilisée avec l’aimable autorisation de BirdsCaribbean. Les stations réceptrices du réseau Motus ont le même type de fonctionnement que les automates des postes de péage sur les autoroutes. Elles comptabilisent chaque oiseau qui passe au-dessus d’une borne de la même manière qu’un portique enregistre les plaques d’immatriculation. Leur portée est d’environ 9 miles, soit 15 km. Dessin représentant un Tournepierre à collier réalisé par Maikel Cañizares.

 

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Sauf mention contraire, tous les liens renvoient vers des pages web en anglais.

Partout dans les Caraïbes, des milliers d’oiseaux de toutes les tailles et de toutes les espèces s’affairent pour préparer le long voyage qui va leur permettre de retourner dans leurs aires de reproduction situées plus au nord. C’est l’heure de la migration. Ce phénomène est célébré par la Journée mondiale des oiseaux migrateurs [1] qui a été créée en 1993 par le centre de recherche Smithsonian Migratory Bird Center [2]. Depuis, les passionné·e·s de faune aviaire d’Amérique du Nord se mobilisent pour cet événement qui se tient chaque année au mois de mai. En octobre, celles et ceux vivant dans les Caraïbes, en Amérique centrale ou en Amérique du Sud, se retrouvent à leur tour pour fêter le retour des migrateurs.

L’un des enjeux des défenseurs de l’environnement est de réussir à savoir quelles espèces d’oiseaux, parmi les 200 recensées, vont débuter leur migration à un instant T. Vers où vont-elles se diriger ? Leur voyage comprend-il des centaines ou des milliers de kilomètres ? Où s’arrêteront-elles pour se reposer et se ravitailler ? Aujourd’hui, un programme novateur pourrait contribuer à mettre en lumière certains aspects de la migration des oiseaux [3].

Le système de surveillance faunique Motus [4] [fr] a été créé pour suivre les mouvements des animaux dans le cadre de recherches sur l’écologie et la protection des espèces. Cet outil est le fruit d’un travail collaboratif mené par un important réseau de recherche et impulsé par l’organisation non gouvernementale Oiseaux Canada [5] [fr]. Décliné du terme latin signifiant « mouvement », Motus utilise la radiotélémétrie [6] automatisée pour étudier les déplacements et les comportements des animaux volants, comme les oiseaux, les chauves-souris et les insectes. Des nano-émetteurs sont placés sur les spécimens étudiés qui peuvent ensuite être suivis par les récepteurs Motus.

Une Paruline de Kirtland équipée d’un nano-émetteur léger. Ces minuscules transmetteurs, qui ne pèsent que 0,2 g, permettent aux scientifiques de détecter les mouvements de petits animaux avec précision à des milliers de kilomètres de distance. Photo de Scott Weidensaul, utilisée avec l’aimable autorisation de BirdsCaribbean.

Le système comprend des centaines de stations réceptrices et des milliers de nano-émetteurs déployés sur plus de 236 espèces animales, majoritairement des oiseaux. Les données recueillies par ce dispositif ont déjà permis aux scientifiques de mieux comprendre le comportement de l’avifaune. Ils ont pu ainsi localiser les routes de migration et les haltes migratoires majeures. Ce système va faciliter l’analyse des mouvements et des comportements des espèces en période et hors période de reproduction. Il permettra également de mieux étudier les habitats fréquentés par l’avifaune. Par ailleurs, ce nouveau système, le développement du réseau de partenaires et le partage des données sont une combinaison qui offre de grandes perspectives en matière de conservation des oiseaux et des animaux.

Cette technologie est un outil pédagogique précieux [7] pour promouvoir l’éducation à la préservation de l’environnement en classe ou à l’extérieur. Les organisations Oiseaux Canada et Northeast Motus Collaboration [8] ont élaboré un programme qui associe au système Motus des activités interactives en classe. Ce projet peut servir à initier les enfants locaux au phénomène de migration, à la découverte de l’avifaune et à la protection de l’environnement.

Implantée largement au Canada et aux États-Unis, la plate-forme Motus commence également à être répandue en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. Toutefois, aucune station réceptrice active n’est encore présente dans les Caraïbes. Plus il y aura de stations Motus, plus il sera facile de comprendre où les oiseaux bagués se déplacent. Par ailleurs, de nombreuses espèces menacées ou vulnérables qui vivent ou migrent dans cette région du monde n’ont pas encore été baguées.

L’organisation non-gouvernementale régionale, BirdsCaribbean [9] est désireuse de combler les trous de couverture dans la distribution géographique. Elle sera fer de lance de l’organisation partenariale Caribbean Motus Collaboration (CMC) qui aura pour objectif d’étendre le réseau Motus au niveau régional. Le projet est d’installer puis d’entretenir des stations réceptrices à des endroits stratégiques situés dans les différentes îles. Des nano-émetteurs seront positionnés sur des espèces d’oiseaux prioritaires. Un programme éducatif adapté aux spécificités des Caraïbes pourra être établi.

Les Caraïbes insulaires sont des « zones sensibles pour la biodiversité mondiale [10] ». Elles abritent plus de 700 espèces d’oiseaux, environ la moitié d’entre elles sont présentes à l’année et 171 sont endémiques aux Caraïbes. Le reste des espèces, soit l’autre moitié, sont migratrices et partagent leurs temps entre les milieux tempérés et tropicaux, dans des habitats situés dans les trois sous-continents américains. Ces oiseaux peuvent être observés dans de nombreux pays tout au long de leurs routes migratoires [11].

Il s’agit d’un plan des stations réceptrices. Celles en activité sont identifiées par les points jaunes. Les îles des Caraïbes sont situées dans le carré blanc. Certaines stations Motus ont été endommagées dans plusieurs de ces îles suite aux tempêtes et aux ouragans. Elles doivent être réparées. Image de BirdsCaribbean, utilisée avec son aimable autorisation de BirdsCaribbean.

Les Caraïbes offrent des zones d’hivernage idéales pour certaines espèces d’oiseaux migrateurs qui s’y installent au début de l’automne pour repartir au printemps. D’autres font halte sur une ou plusieurs îles. Elles s’arrêtent sur les sites pour se reposer et se ravitailler avant de poursuivre leur voyage qui les conduit de leurs aires de reproduction et à celles d’hivernage situées plus au sud. Qu’ils restent ou qu’ils repartent, les oiseaux migrateurs sont des visiteurs très appréciés. Ils témoignent du passage des saisons et inspirent l’expression culturelle dans cette région du monde, allant du folklore [12] à la musique [13].

Les populations d’oiseaux voient cependant leurs effectifs décliner. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature [14], 59 espèces présentes dans les Caraïbes sont menacées d’extinction, 30 sont considérées comme vulnérables, 24 en danger et 5 en danger critique. Une étude récente révèle qu’en Amérique du Nord, près de 30 % des populations d’oiseaux ont disparu depuis 1970. Les espèces des Caraïbes ne font pas exception et beaucoup d’entre elles sont menacées.

Les oiseaux des Caraïbes sont confrontés à un large éventail de menaces dont la perte et la fragmentation de leurs habitats [15] [fr], la pollution et l’implantation d’espèces invasives. Par ailleurs, la région subit les effets de la crise climatique [16] qui constituent un danger permanent, pas seulement pour ses habitants, mais aussi pour son environnement naturel. On observe [17] de plus en plus d’ouragans dévastateurs [18] [fr], de longues périodes de sécheresse et de profondes modifications [19] [fr] de l’environnement marin.

La recherche sur les oiseaux des Caraïbes a fait des progrès considérables au cours des dernières décennies. On manque néanmoins de données de base sur certaines espèces. Les connaissances acquises grâce au projet Motus constituent des éléments essentiels pour protéger les oiseaux tout au long de leur cycle annuel et pour inverser le déclin des populations.

Des gestionnaires des ressources naturelles et des organisations environnementales basées dans les Caraïbes vont utiliser les données collectées par le réseau Motus. Ils pourront ainsi déterminer les sites majeurs d’alimentation et de repos des migrateurs et des espèces sédentaires qu’il est possible d’observer. À partir de là, les membres du réseau Motus vivant dans les Caraïbes et au-delà pourront concentrer leurs travaux sur ces zones. Leur objectif sera d’atténuer les menaces et de protéger ces sites.

Ce projet contribuera également à développer la recherche régionale et les programmes d’éducation à l’environnement. On espère ainsi améliorer les connaissances à l’échelle locale et accroître l’intérêt de la population pour l’avifaune. C’est un scénario gagnant-gagnant pour les oiseaux et pour ceux qui travaillent à leur préservation dans cette région du monde.

Une annonce de l’administration Joe Biden laisse des raisons d’espérer. Les autorités en place ont récemment déclaré leur intention de retirer [20] une décision très controversée de l’ancien président des États-Unis, Donald Trump, qui fragilisait la portée d’une loi de protection de l’avifaune migratrice appelée Migratory Bord Treaty Act [21]. Cette réglementation instaurée en 1918 protégeait les oiseaux migrateurs, leurs œufs et leurs nids. Il était alors illégal de les chasser, de tirer, de les blesser, de les piéger, de les capturer et de les collectionner ou de tenter de le faire sans en avoir obtenu l’autorisation. Cette modification controversée de la loi initiale est entrée en vigueur le 8 mars dernier. Elle sera toutefois remplacée prochainement par de nouvelles mesures. L’issue de cette affaire est considérée comme une grande victoire par les ornithologues amateurs et les défenseurs de la nature à travers les Amériques.

Aujourd’hui, il est difficile de savoir quelle sera la première île des Caraïbes à accueillir une station réceptrice. Grâce à cet outil, ces fragiles populations d’oiseaux seront suivies au cours de leurs trajets Sud-Nord. Il faut espérer que ce projet va se développer rapidement et densément dans tout l’archipel.

 

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2021/05/11/264082/

URLs dans ce post :

[1] Journée mondiale des oiseaux migrateurs: https://www.migratorybirdday.org/

[2] Smithsonian Migratory Bird Center: https://nationalzoo.si.edu/migratory-birds

[3] migration des oiseaux: https://www.allaboutbirds.org/news/the-basics-how-why-and-where-of-bird-migration/

[4] système de surveillance faunique Motus: https://motus.org/?lang=fr

[5] Oiseaux Canada: https://www.oiseauxcanada.org/

[6] radiotélémétrie: https://nationalzoo.si.edu/migratory-birds/what-radio-telemetry#:~:text=Radio%20telemetry%20uses%20radio%20signals,antenna%20and%20a%20radio%20receiver.

[7] outil pédagogique précieux: https://motus.org/education/

[8] Northeast Motus Collaboration: https://www.northeastmotus.com/

[9] BirdsCaribbean: https://www.birdscaribbean.org/

[10] zones sensibles pour la biodiversité mondiale: https://www.unep.org/news-and-stories/story/valuing-and-protecting-biodiversity-caribbean#:~:text=The%20Caribbean%20is%20a%20biodiversity,many%20exotic%20fish%20and%20birds.

[11] tout au long de leurs routes migratoires: https://ebird.org/caribbean/science/status-and-trends/abundance-animations

[12] folklore: https://magazine.keycaribe.com/lifestyle/7-captivating-characters-from-caribbean-folklore/

[13] musique: https://www.youtube.com/watch?v=CfJXxZ1JBDU

[14] Union internationale pour la conservation de la nature: https://www.iucn.org/resources/conservation-tools/iucn-red-list-threatened-species

[15] habitats: https://fr.globalvoices.org/2021/04/22/263426/

[16] crise climatique: https://globalvoices.org/2019/10/02/the-caribbean-speaks-out-on-the-climate-crisis/

[17] observe: https://globalvoices.org/2017/09/20/we-dare-not-look-out-dominica-is-brutalised-by-hurricane-maria/

[18] ouragans dévastateurs: https://fr.globalvoices.org/2019/09/07/240150/

[19] profondes modifications: https://fr.globalvoices.org/2019/10/06/240401/

[20] retirer: https://www.audubon.org/news/biden-administration-says-it-will-revoke-trump-rule-let-companies-kill-birds

[21] Migratory Bord Treaty Act: https://www.animallaw.info/intro/migratory-bird-treaty-act-mbta#:~:text=The%20Migratory%20Bird%20Treaty%20Act%20(MBTA)%20was%20passed%20in%201918,bird%20populations%20were%20being%20decimated.

La European Right to Repair Campaign, Halte a l’Obsolescence Programme i eReuse exposen iniciatives i demandes per augmentar la durabilitat dels productes electrònics al Mobile Social Congress.

"Dena doing repairs on her phone" de dam (CC BY 2.0) Font: Dam (CC BY 2.0)

Escrit per Carla Fajardo

Reparar els nostres dispositius electrònics, reutilitzar-los i exigir a les empreses un compromís contra l’obsolescència programada, abans de recórrer al reciclatge. El Mobile Social Congress organitzat per Setem recorda quins mecanismes tenim les organitzacions i la ciutadania per allargar la vida dels productes electrònics, que tenen un impacte en el medi ambient i en la situació de les persones treballadores als països d’extracció de minerals i de fabricació.

A la llarga, la reparació pot estalviar al consumidor uns 200 euros depenent del dispositiu, diu Chloé Mikolajczak, de European Right to Repair Campaign. Nascuda el 2019, la coalició d’organitzacions europees que lluiten pel dret a la reparació compta amb la participació de xarxes de reparació, persones reparadores professionals, ONGs i diversitat de membres.

Consideren que els productes han de ser dissenyats perquè durin i siguin reemplaçats quan sigui necessari de tal manera que permetin desmuntar i reparar els seus components. Mikolajczak assenyala el preu com una de les principals barreres de la reparació: « No té sentit reparar quan te’n pots comprar un de nou ». Per això, treballen en un fons de reparació per retallar despeses amb aportacions de les organitzacions col·laboradores.

Demanen que es reguli i s’abordi la reparació des de la política europea, que ho està començant a tractar des de l’ecodesign. « Sobretot la dels softwares que impedeixen reparar molts productes », explica.

D’altra banda, Laetitia Vasseur, de Halte a l’Obsolescence Programme (HOP), ha explicat que hi ha diversos tipus d’obsolescència programada, que qualifica de « crim jurídic »:

  • Tècnica. Per exemple, quan el xip de la impressora ens diu que no hi ha tinta encara que en quedi.
  • Software. Per exemple, quan et descarregues un nou sistema operatiu que detecta que un ‘software’ no està fet per la pròpia empresa o no pots actualitzar-lo.
  • Cultural i psicològica. És la que exerceix la pressió social de la publicitat, que ens transmet el missatge que « encara que funcioni ja no està de moda ». En aquest sentit, Vasseur reclama més control: « Té un discurs global d’economia circular, però diu que compris cada vegada més. La incitació al consumisme no és compatible amb un futur sostenible« .

HOP ha portat als tribunals Apple i Epson per aquest tipus de pràctiques i treballa en un índex de reparabilitat i durabilitat per incentivar la transparència de les empreses i donar detalls de sostenibilitat a les persones consumidores. « Per què no sabem les hores que hem passat davant de l’ordinador o els cicles que hem fet amb la rentadora? Aquesta transparència ens ajudaria a fer un millor manteniment dels productes », diu Vasseur.

A Catalunya, també volem saber quants anys poden durar els nostres dispositius. EReuse aplega entitats locals que treballen per donar una segona vida als dispositius, forma part de la campanya del dret a decidir i lluiten contra l’obsolescència programada. Està formada per centres federats de reparació com Solidança o Andròmines, que treballen a través d’una aplicació de programari lliure que monitoreja el trajecte dels productes.

David Franquesa, participant de l’organització, comença la ponència amb una imatge de la nau espacial Orion de la NASA que va utilitzar una tecnologia que va durar dotze anys basada en la fiabilitat. « Per què no veiem el planeta com una nau espacial on utilitzem els nostres finits recursos infinites vegades? », es pregunta Franquesa, després d’haver comprovat amb dades que les persones consumidores valorem més la durabilitat que les noves funcionalitats.

Per saber quan duraran els nostres dispositius investiga la durabilitat dels productes que s’han utilitzat fins ara a través d’observacions de les persones consumidores. L’objectiu és un etiquetatge que doni informació a les persones consumidores per tal que puguin premiar fabricants que en el passat han fet productes mes durables.

« Fins ara les dades ens parlaven del processador, el futur són etiquetes d’impacte: si s’ha reutilitzat, la qualitat, els materials que s’han fet servir i, ¿per què no? La durabilitat », afirma, i afegeix: « Això pot generar un canvi sistèmic ».

 

 

[Foto: CC BY 2.0 – font: http://www.xarxanet.org]

Des dizaines de patients reposent dans des lits d’un hôpital temporaire dédié aux malades de la Covid-19, au Brésil. Sebastiao Moreira/EPA

 

Écrit par Alfredo Saad Filho, professor of Political Economy and International Development, King’s College London

et Fernanda Feil, assistant researcher, Universidade Federal Fluminense

Le Brésil a connu ce qui aura sans doute été la pire réponse politique à la pandémie sous l’impulsion de son président d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Ses choix dans la gestion de la Covid-19 ont déclenché une tragédie sans précédent dans ce pays, avec des implications potentiellement catastrophiques pour le monde entier.

Depuis l’apparition d’un nouveau variant plus contagieux, appelé P1, la situation brésilienne s’est considérablement détériorée. De manière implacable, le nombre de décès quotidiens a augmenté, touchant les 4 250 le 8 avril, un nombre jamais atteint dans aucun autre pays depuis le début de la pandémie. Même l’Inde, qui bat ses propres records ces derniers jours, n’a pas atteint ce nombre.

Le système de santé s’est effondré dans de nombreuses villes. L’oxygène est rationné, les unités de soins intensifs débordent, on manque partout de personnel et d’équipement.

Faute d’anesthésiants, des patients ont dû être attachés avant d’être intubés, rapporte-t-onDes centaines de personnes sont mortes sur leur civière, sur le sol des hôpitaux ou à domicile, même quand leurs familles avaient pu se procurer les tubes à oxygène nécessaires par des voies parallèles.

Trois facteurs ont convergé pour créer cet enfer.

Premièrement, le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaires. Le chevauchement d’inégalités profondément implantées accroît la vulnérabilité des populations défavorisées. Ces vulnérabilités ont empiré depuis la destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016 dans une opération qui avait toutes les apparences d’un coup d’État parlementaire.

La pandémie fournit une autre démonstration des inégalités : la Covid-19 touche les Brésiliens noirs, les pauvres et les sans-emplois de manière disproportionnée.

Deuxièmement, le Brésil a toujours souffert de graves limitations dans la sphère politico-institutionnelle, qui se sont aggravées depuis l’éjection de Rousseff. Depuis 2016, deux gouvernements ont promu des réformes néolibérales qui ont précarisé l’emploi, érodé le filet social et gravement sous financé les services publics.

Pour étayer ces réformes, un amendement constitutionnel est venu plafonner toutes les dépenses non financières du gouvernement fédéral pour 20 ans. Ce nouveau régime fiscal a légitimé des coupes budgétaires brutales et arbitraires. Et c’est ce programme d’austérité qui a dégradé le système universel de santé brésilien, d’inspiration britannique, ces dernières années.

Nombre de cas quotidiens de la Covid-19 au Brésil. Our World In DataCC BY

Enfin, il y a le rôle joué par Bolsonaro lui-même. Alors que la Covid-19 se répandait, le président a systématiquement minimisé les risques et bloqué toute réponse coordonnée au niveau central. Il a également contredit les maires et les gouverneurs lorsqu’ils ont tenté d’imposer leurs propres mesures de confinement, de distanciation sociale ou de port de masque.

Ce travail de sape a créé une confusion totale dans le pays, que Bolsonaro a ensuite utilisé pour justifier son refus des restrictions. Le président a également forcé les ministres de la Santé du pays — quatre en un an — à concentrer les efforts sur des traitements non éprouvés, comme l’ivermectine et l’hydroxychloroquine, alors qu’il laissait le système de santé imploser.

Un soutien social en déclin

C’est la gauche au Congrès qui a initié la seule mesure significative visant à protéger les pauvres : une aide mensuelle d’urgence de 600 réaux brésiliens (environ 140 dollars) pendant la pandémie, ainsi que d’autres mesures de relance, comme des marges de crédit pour les PME. Ces mesures ont été approuvées dans le cadre d’un « budget de guerre » qui contournait les limites constitutionnelles aux déficits budgétaires.

Bolsonaro a ensuite présenté cette aide d’urgence comme son propre octroi au peuple, renforçant ainsi sa popularité.

Le président brésilien Jair Bolsonaro

Bolsonaro a profité d’un regain de popularité grâce au programme d’aide d’urgence. Joedson Alves/EPA

Cependant, ce programme d’aide au revenu a pris fin en janvier, avec le début de la nouvelle année fiscale, alors que la dernière vague de la Covid-19 s’intensifiait. En avril, on lui a substitué une subvention beaucoup plus modeste de 250 réaux brésiliens par mois pour un maximum de trois mois, une mesure qui sera compensée, promet-on, par des réformes encore plus profondes de l’administration et davantage de coupes budgétaires.

L’absence de soutien fédéral a empêché les états et les municipalités d’imposer des mesures de confinement locales, une garantie certaine de l’aggravation de la pandémie.

La nécropolitique en action

La situation au Brésil est un excellent exemple de « nécropolitique » appliquée. Selon ce concept formulé par Achille Mbembe, la nécropolitique est l’expression ultime du pouvoir social et politique par sa capacité à décider qui pourra vivre et qui doit mourir. Dans cette itération, la Covid-19 est présentée comme un fait de la nature qui ne touche que les faibles.

C’est factuellement faux, mais une telle politique de la rancœur, de la conspiration et de la désinformation est typique de la cohorte actuelle de dirigeants autoritaires dans de nombreux pays, qui répandent des faussetés dans le but précis de créer des conflits, de détourner l’attention et de bloquer toute solution.

Bolsonaro a déclaré qu’il évitait les mesures sérieuses contre la pandémie afin de protéger l’économie. Or, ça n’est jamais l’un ou l’autre. L’expérience internationale montre que les économies (par exemple, la Corée du Sud ou le Vietnam, qui se sont attaquées de manière décisive au coronavirus, ont connu à la fois moins de décès et moins de contraction de l’activité économique. Celles qui ont cherché à éviter les confinements ont subi plus de décès et plus de recul économique. Actuellement, l’économie brésilienne pique du nez.

Deux personnes suivent un cercueil

Les Brésiliens ordinaires paient de leur vie la mauvaise gestion de la pandémie de Bolsonaro. Fernando Bizerra/EPA

Les manquements de Bolsonaro face à la pandémie ont permis au gouvernement de mettre en place, en catimini, une série d’initiatives qui suppriment les protections en matière de travail et d’environnement, ouvrant les territoires indigènes à l’exploitation agricole et minière.

Ils ont également détourné l’attention des scandales de corruption impliquant sa famille.

Dans la tragédie brésilienne, la responsabilité de Bolsonaro va bien au-delà de l’incompétence ou de l’hypocrisie de son action. Il a délibérément favorisé la propagation de la Covid-19 pour polariser le jeu politique à son avantage et pour faciliter le déploiement d’un programme gouvernemental totalement destructeur.

Et tandis que la population est laissée à elle-même face au coronavirus, le gouvernement priorise ses réformes néolibérales, le démantèlement de l’État et la destruction de l’environnement. Et c’est ainsi que le Brésil est frappé à la fois d’une mortalité explosive et de la pire contraction économique de l’histoire dans un chaos social et politique croissant.

 

 

[Source : http://www.theconversation.com]

No século XX, guerras se “urbanizaram” — e Direito Internacional avalia tornar ataques à patrimônios culturais e históricos crimes contra a humanidade. “Novo” conceito poderia banalizar a tipificação de genocídio? Como punir a destruição de cidades?

Escrito por Juliette Robichez

Em setembro de 2018, o Brasil perdeu uma das suas joias culturais, o Museu Nacional do Rio de Janeiro, e, em abril de 2019, a França assistiu à destruição do emblema de Paris e da nação, a catedral Notre-Dame de Paris. Essas novas “catástrofes culturais”, usando a expressão da professora francesa especialista da história da arte1, espantaram e entristeceram o planeta. A transmissão ao vivo, durante intermináveis horas, da ação do fogo em ambos os patrimônios da humanidade e a emoção mundial que esses incêndios provocados pela imprudência e negligência suscitaram, demonstram que estamos apegados ao que estampa a história, a memória, a cultura, a identidade da humanidade, em resumo, a dignidade dos seres humanos. Esses sentimentos de indignação e de desespero se acentuam quando a destruição do nosso patrimônio é o fruto de um ato deliberado, como acontece nos tempos de conflitos armados, quando os bens culturais se tornam alvo prioritário dos beligerantes.

A sociedade internacional, em particular sua componente civil, vítima dos atos deliberados de tentativa de aniquilamento da sua cultura, mobiliza-se para despertar a consciência dos representantes dos Estados a respeito da gravidade da situação e refletir sobre como reagir de maneira eficaz para prevenir o desmoronamento do patrimônio e sobretudo punir os que cometeram infrações contra a herança cultural do gênero humano. Já houve várias iniciativas no campo jurídico que merecem nossa atenção2. Desde os tempos remotos, o direito humanitário foi pioneiro em criar um arsenal normativo rematado, visando preservar os bens culturais em tempo de guerra. A fundação da Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura – Unesco, depois da 2ª Guerra Mundial – evento histórico, um símbolo, diante do vandalismo, a pilhagem e a destruição em grande escala de cidades históricas –, constituiu também um grande avanço para a concretização dos instrumentos internacionais existentes, a elaboração de novos diplomas legais e a extensão da proteção dos bens culturais no tempo de paz. Esta organização internacional elaborou, por exemplo, a lista do patrimônio em 1972, que está em constante atualização. As jurisdições penais internacionais que surgiram depois da queda do Muro de Berlim – inspirados pelo Tribunal de Nuremberg, que julgou os crimes nazistas – efetivaram as normas internacionais que visam conservar os bens culturais. Existem hoje vários julgamentos condenando carrascos por terem cometido crimes de guerra ou crimes contra a humanidade ao deliberadamente destruírem o patrimônio da humanidade3. No entanto, esses avanços merecem, segundo uma corrente doutrinária, serem aperfeiçoados, para tornar a luta contra a devastação dos bens culturais uma prioridade.

Este artigo visa iniciar uma reflexão sobre a proposta doutrinária de promover um novo crime, que consiste em destruir deliberadamente o patrimônio cultural e histórico de um povo, ao patamar mais elevado das infrações internacionais, para oferecer uma proteção melhor aos bens culturais. Alguns jurisinternacionalistas sugerem não mais se contentar em apenas incluir a ruína do patrimônio cultural como elemento de um dos crimes internacionais elencado no Estatuto de Roma de 1998; militam em prol da concepção de um crime sui generis, o “crime de urbicídio”. Esta proposta merece ser apresentada e analisada de maneira crítica. Na perspectiva de descobrir como o conceito “urbicídio” surgiu e de defini-lo (cap. 1), realizou-se uma pesquisa qualitativa, bibliográfica e documental, com enfoque na literatura estrangeira, baseada em procedimentos metodológicos comparativos e históricos. A partir deste estudo preliminar, foi iniciada uma análise crítica deste novo conceito: foram ressaltadas suas vantagens em comparação com os outros crimes internacionais, e destacadas as vicissitudes que criam potenciais obstáculos a sua posteridade, como novo crime no rol do Estatuto de Roma (cap. 2).

1. Evolução histórica e definição do conceito “crime de urbicídio”

Na Idade Média e até o século XVIII, a guerra de sítio era fundamental. Porém, na época de Clausewitz e de Napoleão, as modalidades dos conflitos mudaram: era o tempo do “levante em massa”4 e das batalhas-flashes (relâmpagos) e depois das grandes lutas sociais. O exército era responsável por manter a ordem nas cidades, mas preferia usar seus armamentos cada dia mais industrializados em palco de operação que permitia seu desdobramento, longe da população civil, no campo. Os estrategistas da Primeira Guerra Mundial evitaram os combates urbanos. Sem dúvida, os da Segunda Guerra teriam preferido evitar também, mas algumas cidades começaram a tornar-se cidades simbólicas da guerra na Rússia, como Leningrado5. As operações contra centros urbanos alemães e japoneses, no final do conflito, instigam perguntar se a “guerra para a cidade” não se transformou doravante em “guerra na cidade”. A partir dos anos 80, a guerra se “urbaniza”, segundo a expressão de Jean-Louis Dufour6. Ao comentar os acontecimentos em Sarajevo, durante a guerra na ex-Iugoslávia, atacada das alturas rurais circundantes, Aleppo, a capital da Chechênia, aniquilada pelos russos, ou os territórios palestinos ocupados pelos israelenses, começamos a ler na literatura científica ou jornalística, ou ouvir na boca dos políticos as expressões “guerra contra a cidade” e “urbicídio”.

Antes de definir o complexo conceito em gestação, de urbicídio (b), é necessário entender em que contexto histórico ele surgiu (a).

a) Evolução histórica do conceito “urbicídio”

Não existem ainda textos normativos consagrando o crime específico de urbicídio. A ideia, no patamar internacional, surgiu após o ataque direto, em 1993, contra a ponte de Mostar, na ex-Iugoslávia, alvo de bombardeios, posto que não representava nenhum caráter militar, não abrigava munições, não tinha nenhum valor castrense estratégico. A explosão pelos talibãs fanáticos dos budas monumentais de Bamiyan, estátuas de 38 e 55 metros erguidas no século V da nossa era, provocou, em 2001, a adoção de uma resolução pela IV Comissão da UNESCO7. Abalada pelo desaparecimento total de obras, fruto de uma extraordinária fusão artística de várias culturas que testemunhavam a riqueza cultural afegã, a organização internacional, sediada em Paris, convidou os Estados permanentes do Conselho de Segurança da ONU a lutar de maneira mais eficaz contra a demolição propositada dos tesouros da humanidade. Uma das recomendações foi conceber um novo crime internacional, o “crime contra o patrimônio comum da humanidade”, para facilitar a condenação dos responsáveis de ações predatórias pelos tribunais internacionais.

Não há dúvida de que a inclusão de um quinto crime internacional no rol do Estatuto de Roma8 promoveria a tutela do patrimônio cultural como uma nova grande prioridade da sociedade internacional. Outra proposta para tornar mais eficaz a aplicação das normas seria, segundo o mesmo documento, dar mais poder ao diretor geral da Unesco para informar ao secretário geral das Nações Unidas quando o patrimônio comum da humanidade for ameaçado de destruição intencional, a fim que ele possa, por exemplo, propor medidas necessárias para proteger os bens histórico-artísticos. Sabemos que somente o Conselho de Segurança goza de legitimidade para adotar medidas militares, além das de natureza diplomática, política, econômica, no âmbito internacional. Somente em dezembro de 2012 o principal órgão das Nações Unidas refere-se, em uma das suas resoluções, ao patrimônio da humanidade. Ele condenou, no conflito maliano (guerra civil que começou em 2012 com a insurreição de grupos salafistas jihadistas e independentistas denominados Azawad), as violações dos direitos humanos pelos grupos islâmicos radicais, assim como “a pilhagem, o roubo ou a destruição dos sítios culturais e religiosos”9. Com certeza, essas organizações internacionais foram influenciadas pelas ideias difundidas pela sociedade civil internacional (intelectuais, ONGs, juristas etc.), preocupada com a urgência em salvar o patrimônio histórico-cultural em perigo.

A repetição dos fatos de vandalismo intencional pelos grupos jihadistas de obediência islâmica – fúria guerreira que sempre existiu na história da humanidade, porém, fenômeno novo, acompanhada por uma divulgação em grande escala como meio de propaganda e de terrorismo10 –, levou uma parte da doutrina a pensar em adaptar o direito penal internacional à evolução dos modos de conflitos armados. Assim, à luz da criação do genocídio pela Convenção sobre a Prevenção de Repressão do Genocídio de 1948, da tentativa doutrinária de positivar o “crime de ecocídio” nos anos 6011, o “crime de urbicídio” emergiu na literatura nos anos 90, período ilustrado pelas guerras que ocorreram na ex-Iugoslávia. Todavia, o conceito entrou na posteridade só recentemente.

Um grupo de historiadores de arte, arquitetos e jornalistas12 manifestou sua aflição com uma nova dimensão dos problemas humanitários: o aniquilamento da identidade do inimigo pela destruição dos seus monumentos e lugares de culto que acompanham os assassinos, a fome, os sofrimentos e os êxodos. Cinco arquitetos que assistiram à destruição planejada da capital da Bosnia-Herzegovina, em 1991 e 1992, decidiram testemunhar e alertar o mundo sobre os acontecimentos com uma exposição itinerante que eles batizaram “Warchitecture13 – Urbicide Sarajevo”14. Foi apresentada, por exemplo, no Museu de Arte Moderna Contemporânea de Paris, no Centre Georges Pompidou em 199415. A ONG francesa Groupe, Reportage Étudiants, Environnement, Sociétés – GREES, associada ao projeto dos arquitetos precitados Midhat Cesovic, Borislav Curic, Nasif Hasanbegovic, Darko Serfic e Sabahundin Spilja, explica o uso do neologismo na época:

Porque se o assassinato de um povo é chamado de genocídio, a destruição de uma cidade e o que está acontecendo em Sarajevo pode sim ser chamado de urbicídio. (…) O urbicídio é óbvio, e é isso que estão tentando mostrar estes cinco arquitetos reunidos na associação multiétnica de arquitetos da Bósnia-Herzegovina e Sarajevo Das-Sabih. (…) Esta é uma das realidades da guerra na Bósnia e, mais geralmente, na ex-Iugoslávia. Claro que esta não é a única, mas esta guerra é marcada, entre outros crimes, pelo desejo de destruir as cidades e o que elas representam, para melhor aniquilar o inimigo. Osijek, Vukovar, Zadar, Mostar, Sarajevo … a lista é longa. Os sérvios querem matar a cidade porque ela encarna a civilização, a multietnicidade, as trocas. E Sarajevo entre as cidades do mundo goza de um lugar especial: “Com Jerusalém, Sarajevo é a única cidade do mundo que mistura tantas culturas e religiões diferentes”, explica Midhat Cesovic. Em Sarajevo, há uma catedral católica ao lado de uma sinagoga, de uma grande mesquita e de uma igreja ortodoxa. É o ponto triplo do encontro entre três grandes placas da civilização: o cristianismo ortodoxo grego, o catolicismo e o islamismo. (trad. nossa)

Essa nova terminologia foi rapidamente difundida nos discursos políticos e na mídia. O neologismo “urbicídio” começou a ganhar fama em particular na fala do arquiteto e professor Bogdan Bogdanovic16, um dos maiores oponentes ao regime ultranacionalista de Milosovic, acusado pelo Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia antes de morrer e antigo prefeito de Belgrado. Assim, após a mutilação da futura capital da Bósnia-Herzegovina e diante da vergonhosa capitulação da comunidade internacional, o jornal francês Le Monde em maio de 199417 interpelou a opinião pública: “L’urbicide, le mémoricide, le nettoyage ethnique resteront-ils impunis ? Aucun tribunal international ne jugera-t-il jamais les auteurs de ces délits de lèse-humanité?” [“O urbicídio, o memoricídio, a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional jamais julgará os perpetradores desses crimes contra a humanidade?”]. Hoje, várias obras científicas18 fizeram eco a este conceito que necessita ser definido juridicamente.

b) Definição jurídica do conceito de urbicídio

O termo “urbicídio” foi fabricado seguindo o modelo do conceito de “genocídio” idealizado por Raphael Lemkin em 194419. Sua etimologia é límpida: do latim urbs, cidade, e caedere, destruir, matar; “urbicídio” significa então destruição da cidade. O primeiro uso registrado da expressão “urbicídio” foi feito na obra do prolífico autor britânico de ficção científica Michael Moorcick na novela “Elric: Dead God’s Homecoming”, publicada em 196320. Os norte-americanos de obediência marxista em geral usaram, a partir da década dos anos 60, este conceito para se referirem à reestruturação urbana (ou destruição), como o Bronx em Nova York, que tinha como efeito operar uma reconversão agressiva sobre a experiência social urbana21. Foi depois dos acontecimentos de Sarajevo, na década 90, que o neologismo abraçou outra realidade. Esse novo conceito designa uma realidade antiga, quer dizer, as violências que visam a destruição da cidade22, não na condição de objetivo estratégico, mas na condição de identidade urbana. Para retomar a expressão bastante eficaz de Paul Virilio23 – urbanista, sociólogo e filósofo francês que viveu os bombardeios da sua cidade Nantes na sua infância, em 1943 –, a estratégia da nova guerra, hoje, é uma estratégia anticidade. O espaço urbano tornou-se alvo não apenas por motivos estratégicos, mas sobretudo pelos significados que ele incorpora: identidade, valores sociais e culturais. O conceito compartilha com o de “genocídio” a ideia de purificação, limpeza étnica, aniquilamento. Porém o primeiro não centra sua atenção sobre o ser humano como objeto direto da destruição, como o segundo o faz. A cidade é o símbolo do que é detestado: a polis encarna o lugar de civilização, o centro de poder a ser derrubado, o epicentro de encontros, de trocas entre as populações. Este acordo entre populações de diferentes comunidades que forjam um modo de morar baseado no multiculturalismo ou cosmopolitismo, em valores sociais e culturais torna-se um alvo para os beligerantes que buscam promover uma única identidade da sua comunidade e aniquilar os “geossímbolos”24 do encontro entre as populações e terminar com o “komsiluk” (boa vizinhança)25. O urbicídio é um crime complexo: além de uma grade de análise que se refere somente aos fatores étnicos, religiosos e linguísticos, demonstra que os conflitos são também o fruto de lutas entre urbanos e rurais, entre dois modos de morar opostos que não se entendem26. O apagamento da cidade do mapa não visa exclusivamente, como foi o caso durante toda a história da humanidade, ganhar a batalha ou a guerra e desmoralizar o inimigo27; objetiva instaurar uma supremacia também cultural sobre o inimigo, o “Outro”. Se, na cidade, se concentram os poderes econômicos, os centros de informação, os locais estratégicos, há uma densidade populacional que a torna vulnerável; nela também são sediados os monumentos que refletem uma identidade, uma história, uma cultura a serem apagadas da memória.

Não é à toa que alguns locais são visados pelos bombardeios ou ataques por explosivos. O geografo Rémi Baudouï sublinhou assim como o incêndio da biblioteca de Sarajevo, em agosto de 1992, testemunhou no plano simbólico da raiva que animava os militares sérvios o intuito de acabar com a “cultura do Outro”28. A ponte de Mostar, que ligava dois bairros étnicos diferentes, um bosniano e o outro croata, tornou-se alvo privilegiado também dos bombardeios sérvios. Essa folia assassina irracional, esse “meurtre rituel des villes”29 caracteriza também as exações dos grupos como os talibãs, Al Qaeda no Magrebe Islâmico-AQMI, Ançar Eddine e o Grupo Estado Islâmico (ISIS, segundo o acrônimo inglês) relatados acima. Ponto comum que podemos salientar à leitura dos discursos dos líderes dos beligerantes, ultranacionalistas ou jihadistas, que rejeitam a identidade do inimigo, é a necessidade de apagar as cidades consideradas “impuras”.

Vale destacar que, no Afeganistão, no Mali ou na Síria, no século XXI, os beligerantes privilegiaram o ataque do patrimônio do inimigo aos alvos políticos, econômicos ou militares estratégicos. Em razão da facilidade de derrubar e surrupiar os bens culturais? Ou em razão do forte simbolismo que as estátuas, museus, sítios arqueológicos, mausoléus ou manuscritos representam? Segundo François Chaslin, no seu livro Um ódio monumental30, a resposta é óbvia: “O conflito na ex-Iugoslávia expressa um ódio ao monumento, uma vontade de destruir tudo que participa de uma história comum” (trad. nossa).

Por estas razões, muitas vezes, os traços deixados pelos eventos de guerra nos tecidos urbanos estão carregados de fortes valores simbólicos e a fase de reconstrução torna-se um momento de reescrever a paisagem da memória da cidade. Os projetos de intervenções de restauração, reconstrução ou demolição pós-guerra são, nessa perspectiva, a expressão de narrativas coletivas que estabelecem uma relação cada vez diferente entre a cidade, o evento de guerra e sua memória31.

Uma vez contextualizado e definido, resta analisar de maneira crítica a contribuição do novo crime à teoria do direito penal internacional.

2. Vantagens e desvantagens do novo conceito “urbicídio”

Uma reflexão preliminar sobre o risco da criação de um novo crime pode suscitar, na teoria do direito, uma comparação entre os crimes preexistentes e o novo crime de urbicídio.

2.1. Efeitos nocivos da inflação normativa

Entendemos a intenção dos defensores da criação de um novo crime internacional suscetível de tornar o Tribunal Penal Internacional (TPI) competente: conscientizar a comunidade internacional da extrema gravidade da pulverização da identidade de uma população através de seu patrimônio; insistir também sobre o efeito profilático da consagração de um crime ao acentuar, dramatizar esse caráter grave de todos os atos predatórios para acabar com essas atrocidades. Porém não podemos negar as vicissitudes próprias que surgem quando se cria um novo conceito. Como delimitar precisamente as fronteiras deste crime em gestação? Como atender melhor o princípio de legalidade? Esse crime pode realmente ser considerado um crime internacional capaz de fundar a competência da jurisdição criminal internacional? Não é redundante com os outros crimes internacionais? De modo mais geral, quais são os critérios para avaliar a relevância da constituição de novos crimes internacionais? Sem pretensão de exaustividade, podemos citar as propostas recentes de criação de infrações relativas à proteção dos indivíduos e dos povos (escravidão, apartheiddiscriminação racial, tortura…), as relativas aos espaços e ao meio ambiente (ecocídio, pirataria, poluição, espaciocídio32…), as relativas à proteção do Estado, das organizações internacionais e de seus agentes (atos de terrorismo33…) ou as relativas às trocas internacionais (tráfico de entorpecentes, luta contra a corrupção internacional ou contra os paraísos fiscais…), as econômicas e financeiras34 etc.35. Todas são legítimas e dignas de atenção, porém não contribuem para inflação normativa criminal? Este crescimento exagerado não tem o risco de banalizar o crime internacional e finalmente tornar a luta contra a impunidade ineficaz?

Ao acolher todas essas propostas, chegaremos a uma hipótese de “non-droit”, quer dizer, a hipótese extrema da inefetividade do direito que seria a “ausência de direito em um determinado número de relações humanas onde a lei tinha a vocação teórica de estar presente”36, descrita pelo renomado sociólogo de direito francês, Jean Carbonnier, no meio do século passado. Tanto a escassez de direito quanto sua proliferação podem aniquilar ele mesmo, “como a serpente que se devora pela cauda. Em um imenso número de casos, ele devora fenômenos legais, neutraliza sua juricidade”37. Essa neutralização pela banalização já foi debatida e denunciada a respeito da qualificação quase sistemática dos massacres de população em genocídio (como foi feito para caracterizar os crimes na ex-Iugoslávia nos anos 90, no Darfur no Sudão, em Israel nos anos 2000 ou da juventude negra brasileira atualmente)38.

Em resumo: positivar o crime de “urbícidio”, seria o meio ruim para alcançar um bom objetivo? Precisa-se trivializar os crimes internacionais para “enobrecer” a destruição em massa do patrimônio da humanidade que assola atualmente várias regiões do mundo vítimas da ação de grupos obscurantistas ou de Estados visando nelas impor sua hegemonia? Essas questões merecem uma reflexão aprofundada para conciliar de maneira satisfatória a efetividade jurídica e a luta contra a impunidade.

Uma vez levantado o risco ligado à criação de um novo crime internacional, podemos questionar a sua relevância.

2.2. Comparação do crime de urbicídio com os crimes internacionais positivados

Na jurisprudência dos tribunais penais internacionais ad hoc e do TPI, a destruição deliberada dos bens culturais foi assimilada aos crimes contra a humanidade e aos crimes de guerra. Vale então desenhar as semelhanças e diferenças entre esses crimes.

Os crimes de urbicídio e os crimes contra a humanidade ou de guerra apresentam elementos comuns: visam aniquilar o inimigo e constituem atos de violência coletiva. Porém existem distinções profundas e intrínsecas. No crime contra a humanidade ou de guerra, os valores protegidos dos atos subjacentes visam diretamente a pessoa e, além disso, a espécie humana, como atentados à vida sob a forma de assassinato ou homicídio, atentados à integridade física e mental e à liberdade de deslocamento (sequestros e raptos). O crime de urbicídio é antes de tudo um crime direcionado contra o Estado. Mesmo se ele visa civis que vão sofrer na sua carne, visa de maneira colateral os símbolos do modelo combatido: a potência comercial e financeira, a supremacia militar, o poder político, o patrimônio cultural, através de um impacto simbólico e um grande choque midiático. Nota-se que o criminoso da humanidade ou de guerra busca eliminar os rastros das suas monstruosidades. Ao inverso, os responsáveis pelo urbicídio usam plenamente dos meios de comunicação para divulgar seus crimes. A violência contra o patrimônio, nesses últimos anos, foi teatralizada no intuito de melhor difundir o terror diante das populações visadas, e a reivindicação torna-se um elemento necessário. Parece que os bens são interesses jurídicos protegidos pelas duas incriminações, porém isso fica marginal para o crime contra a humanidade ou crime de guerra. O crime de urbicídio entende resguardar, tanto a pessoa humana quanto os bens da humanidade e os dos Estados. Enfim, o crime contra a humanidade ou de guerra só pode ser cometido por um Estado, enquanto os atos de urbicídio podem ser realizados por particulares para seus próprios interesses39.

Essas diferenças poderiam justificar a razão de ser do novo crime. Porém, do ponto de vista pragmático, sua concretização traz mais perguntas que soluções.

Com efeito, uma discussão a ser resolvida, por exemplo, é de determinar quais seriam os elementos da sua definição a serem comprovados para punir o crime de urbicídio. As evoluções da jurisprudência do Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia – TPII corroboram a dificuldade quanto à qualificação do crime (crime de guerra ou crime contra a humanidade?) e quanto aos critérios exigidos para determinar se houve ou não um crime contra o patrimônio da humanidade.40 Em vários julgamentos, o TPII, de maneira solene, condenou os atos visando o patrimônio cultural41. No “caso Kordic”, julgado em 26 de fevereiro de 2001, o ato de demolição e degradação de edifícios consagrados à religião ou à educação, quando tal ato é perpetrado deliberadamente, foi equiparado a um ato de perseguição, posto que equivale a: “um ataque contra a identidade religiosa própria de um povo. Assim, o Tribunal exemplifica a noção de crime contra a humanidade, pois deste fato, é a humanidade no seu conjunto que é afetada pela destruição de uma cultura religiosa específica e dos objetos culturais vinculados”42. No “caso Miodrag Jokic”, o julgamento de 18 de março de 2004 puniu, mais uma vez, esses atos bárbaros de hostilidades contra o patrimônio cultural nesses termos: “O bombardeio da velha cidade de Dubrovnik (classificada na lista da UNESCO) constituiu um ataque não somente contra a história e o patrimônio da região mas também contra o patrimônio cultural da humanidade”43. No julgamento de 3 de março de 200044, T. Blaskic foi acusado por ter atacado o patrimônio cultural do inimigo. No entanto, o tribunal ad hoc entendeu de maneira restritiva o artigo 3° al. d). Foi estabelecido que o dano ou a destruição precisam ser cometidos de maneira deliberada contra edifícios claramente identificados como consagrados à religião ou ao ensino e não usados, no momento dos fatos, para fins militares. Neste “caso Blaskic”, o ataque contra os edifícios não caracterizou um dos quatro crimes internacionais, tornando o TPII competente, pois eles estavam localizados perto de objetivos militares, condição que legitima os bombardeios. No entanto, a jurisprudência da corte criminal evoluiu: no julgamento “Natelic e Martinovic” do 31 de março de 200345, a definição do crime não contemplou mais o elemento de proximidade do edifício bombardeado com os objetivos militares. Mas os juízes internacionais requereram a prova da intenção do autor do delito de degradar o imóvel, prova sempre delicada a fornecer, como é para qualquer elemento subjetivo. Essas exigências são compreensíveis, pois se trata da definição dos crimes internacionais, quer dizer, os de maior gravidade, que afetam a comunidade internacional no seu conjunto, justificando a competência excepcional dos tribunais penais internacionais e relativizando a soberania dos países beligerantes.

O terrorismo compartilha várias semelhanças com o urbicídio, em particular o de propagar o terror e destruir, não somente física mas também moralmente, uma parte da população civil, focar em alvos simbólicos da identidade do inimigo. Mas vale lembrar os fracassos da sociedade internacional ao definir o primeiro para descartar o raciocínio analógico46. Apesar de o terrorismo ser considerado uma das ameaças mais terríveis destas últimas décadas, não houve consenso internacional até hoje, para circunscrever este conceito47, o que não deixa pressagiar, pelo menos a curto prazo, novo conceito de urbicídio.

Mesmo que o desafio da delimitação do conceito esteja superado, restarão outras questões a serem resolvidas. Qual seria seu regime jurídico? O crime é mais grave que os outros crimes internacionais vigentes hoje no Estatuto de Roma? A sanção deveria ser agravada? Quais são as causas para se eximir da sua responsabilidade pela destruição de uma cidade?

Estes são apenas exemplos de incertezas jurídicas que o TPI permanente encontrará se o conceito de urbicídio vier a ser incorporado no artigo 8 do Estatuto de Roma. Além disso, a capacidade deste termo para abranger uma variedade de campos, tais como, direito, política internacional, urbanismo e arquitetura, história da arte, antropologia, filosofia e sociologia, tornará especialmente difícil estabelecer uma definição finita que satisfaça a todos.

Conclusão

A discussão doutrinária sobre a qualificação jurídica aplicável às violações voluntárias aos monumentos históricos tem o mérito de demonstrar as novas expectativas da sociedade internacional quanto à tutela do patrimônio da humanidade. Porém, por enquanto, parece mais conveniente conservar a principal caracterização de “crime de guerra” aplicada pelo TPI. Se a criação de um crime sui generis apresenta intelectualmente argumentos a favor, a mudança da terminologia poderia ser contraproducente. O governo francês, nas suas “50 proposições para proteger o patrimônio da humanidade” reveladas em 201548, propôs sistematizar o acionamento do TPI para responsabilizar individualmente os que perpetraram crimes de lesa-patrimônio (proposição n° 42) sem, no entanto, tentar modificar a qualificação de crimes de guerra para outro crime. Emendar o Estatuto de Roma no intuito de criar uma nova infração tem o risco de deixar entender, segundo Jean-Luc Martinez, redator das proposições, que as destruições das pedras podem ficar no mesmo patamar que os massacres da população, o que é difícil de ser compreendido pela opinião pública. Essa falta de legibilidade provocada pela alteração de jurisprudência seria contraditória com a preocupação de consolidar a efetividade das regras em germinação existentes. Ademais, o processo de reforma do Estatuto de Roma pode revelar-se arriscado pois a probabilidade de uma emenda entrar em vigor é fraca. Alterar as cláusulas do tratado de 1998 necessita da aquiescência da maioria dos 2/3 dos Estados membros da jurisdição criminal internacional e vinculará somente os Estados que ratificaram a emenda. Como o TPI está hoje sofrendo uma fase de contestação, em particular pelos países africanos que contestam sua legitimidade49 e também pelos presidentes russo, Vladimir Putin, norte-americano, Donald Trump, é melhor não dar oportunidade aos Estados de denunciar ou enfraquecer o ato constitutivo desta instituição judiciária, que demonstrou recentemente sua importante contribuição na luta eficaz contra a destruição do patrimônio da humanidade.


1 SARTRE-FAURIAT, Annie. Proche-Orient : patrimoines en grand danger. Anabases, Toulouse, n° 23, 2016, p. 139.

2 ROBICHEZ, Juliette. A destruição do patrimônio cultural da humanidade como instrumento de aniquilamento da dignidade da pessoa humana. A gênese da proteção jurídica do patrimônio cultural da humanidade. Diálogos possíveis, Salvador, v. 14, 2015, p. 96. – ROBICHEZ, Juliette. A proteção do patrimônio histórico-cultural da humanidade e a crise do direito internacional. In: MENEZES, Wagner; ANUNCIAÇÃO, Clodoaldo S. da, VIEIRA, Gustavo M. (org.). Direito internacional em expansão, Belo Horizonte: Arrães Ed., 2015, p. 122.

3 ROBICHEZ, Juliette. A destruição deliberada do patrimônio cultural da humanidade: “crime de guerra” ou crime contra a humanidade”? Revista de Direito Internacional, 2020, v. 17, n.° 3, Dossiê temático: Direito da arte e do patrimônio cultural, p. 357. Disponível em: https://www.publicacoesacademicas.uniceub.br/rdi/article/view/6591. Acesso em: 21 abr. 2021.

4 Definido no artigo 4, A, §6 da Terceira Convenção de Genebra. Termo francês para a conscrição durante as Guerras Revolucionárias francesas, particularmente a de 23 de agosto de 1793.

5 DUFOUR, Jean-Louis. La guerre, la ville et le soldat. Paris: Odile Jacob, 2002.

6 DUFOUR, Jean-Louis. Villes et combats urbains au XXe siècle, in Guerres mondiales et conflits contemporainsParis, 2002/2, n° 206, p. 95. Disponível em: https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2002-2-page-95.htm. Acesso em: 07 mai. 2019.

7 UNESCO. Quatorzième assemblée générale des États parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Paris, 14-15/Out/2003, p. 2. Disponível em: <http://whc.UNESCO.org/archive/2003/whc03-14ga-inf01f.pdf>. Acesso em: 10 fev. 2014.

8 Por enquanto, os crimes internacionais são: crime de genocídio, crime contra a humanidade, crime de guerra e crime de agressão.

9 Resolução 2085 (2012). Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2013/02/15/patrimoine-mondial_1833424_3210.html>. Acesso em: 05 mai. 2014.

10 No seu sentido próprio de aterrorizar a população.

11 CABANES, Valérie. Un nouveau droit pour la terre. Pour en finir avec l’écocide. Paris: Seuil, 2016.

12 Colóquio sobre as cidades destruídas nas guerras recentes, 31 jan. 1995, Ecole d’architecture de Paris-La Défense, sob a iniciativa da revista Urbanisme et da Associação Patrimônio sem Fronteiras. V. EDELMANN, Frédéric. Comment réconcilier les villes martyres et leur histoire. Le Monde, Paris, 11 fev. 1995. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1995/02/11/comment-reconcilier-les-villes-martyres-et-leur-histoire_3836761_1819218.html#mQ8aDPHigO6hDpLU.99>. Acesso em: 14 mar. 2017.

13 Neologismo elaborado a partir da palavra “war”, guerra em inglês e “architecture”, arquitetura.

14 GREES. Urbicide à Sarajevo. Blogue Immersion à Sarajevo, s.d. Disponível em: <https://grees2009.wordpress.com/nos-recherches/urbanisme/urbicide-a-sarajevo/>. Acesso em: 14 mar. 2017. Fato interessante, o neologismo “urbicídio” não foi traduzido em inglês na mídia nova-iorquina, o outro “warchitecture-Sarajevo”, associando a palavra “guerra” e “arquitetura”, foi privilegiado para falar de uma cidade “ferida” (“A Wounded City”). V. STOREFRONT FOR ART AND ARCHITECTURE. Warchitecture-Sarajevo: a Wounded City. 04 fev. 1995. Disponível em: <http://storefrontnews.org/programming/warchitecture-sarajevo-a-wounded-city/>. Acesso em: 14 mar. 2017.

15 Une exposition sur Sarajevo au Centre Pompidou. Les ruines d’une ville assiégée. Le Monde, Paris, 03 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/03/une-exposition-sur-sarajevo-au-centre-pompidou-les-ruines-d-une-ville-assiegee_3829085_1819218.html#0D7axomAHhypp4uf.99>. Acesso em: 07 set. 2016.

16 BOGDANOVIC, Bogdan. Vukovar, Sarajevo. La guerre en ex-Yougoslavie. Paris: Ed. Esprit, 1993.

17 Pourquoi Sarajevo. Le Monde, Paris, 27 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/27/pourquoi-sarajevo_3831329_1819218.html#rUgtrD2dZmqhOEYS.99>. Acesso em: 07 set. 2016. Tradução nossa: “O urbicídio,o memoricídio e a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional nunca julgará os autores destes delitos de lesa-humanidade?”

18 Por ex.: MAZZUCCHELLI, Francesco. Urbicidio. Il senso dei luoghi tra distruzioni e ricostruzioni nelle ex Jugoslavia. Bononia University Press, Bolonha, 2010.

19 LEMKIN, Raphael. Chapter IX: Genocide. In: ______. Axis Rule in Occupied Europe: Laws of Occupation – Analysis of Government – Proposals for Redress. Washington: Carnegie Endowment for International Peace, 1944. p. 79-95. Disponível em: <http://www.academia.edu/5846019/Raphael_Lemkin_-_Axis_Rule_in_Occupied_Europe_Laws_of_Occupation_-_Analysis_of_Government_-_Proposals_for_Redress_Chapter_IX_Genocide_&gt;. Acesso em: 08 mai. 2019.

20 MOORCOCK, Michael. Dead God’s Homecoming. Science Fantasy, n° 59, Nova Publishing, 1963, apud WIKIPEDIA, Urbicídio. Disponível em: <https://es.wikipedia.org/wiki/Urbicidio>. Acesso em: 08 mai. 2019. Nesta obra, o protagonista Elric, imperador de Melniboné, abandona seu trono para viajar e assiste impotente à destruição do seu mundo para deixar seu lugar ao nosso.

21 Por exemplo: MARSHALL, Berman. Falling Towers: City Life After urbicide, in CROW, Dennis, Geography and Identity. Ed. Maisonneuve Press, Washington, 1996, p. 172.

22 Pensamos em Troia sitiada e devastada pelos Gregos (1240 a.C.); a tomada de Cartago, cidade sediada no norte da África, originariamente colônia fenícia pelos Romanos que se espalharam pela cidade e semearam as terras de sal para que nada mais repele como diz a lenda (146 a.C.); a tomada de Tenochtitlán (antigo México), capital dos Astecas, pelos Espanhóis (1521)…

23 VIRILIO, Paul. Stratégie de la déception: à partir du conflit au Kosovo, réflexion sur la stratégie militaire du contrôle et de désinformation tous azimuts. Paris: Ed. Galilée, 2000.

24 TRATNJEK, Bénédicte. Des ponts entre les hommes : les paradoxes de géosymboles dans les villes en guerre. Cafés géographiques, rubrique Vox geographi, 12 dez. 2009. Disponível em: <https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/440892/filename/Des_ponts_entre_les_hommes.pdf>. Acesso em: 28 mai. 2019.

25 O termo “komsiluk”, de origem turca, designa as relações de vizinhança no seu conjunto. Na Bósnia-Herzegovina, no contexto pluricomunitário bosníaco, o termo abrangia um sistema de coexistência cotidiana entre as diferentes comunidades. Expressava-se essencialmente no trabalho, na vida hodierna, na associação na comemoração de todos aos eventos religiosos e familiares. BOUGAREL, Xavier. Bosnie. Anatomie d’un conflit. Paris: La Découverte, 1996, p. 81.

26 TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicide : exemples en ex-Yougoslavie. Blogue Géographie de la ville en guerre, 22 out. 2008. Disponível em: <http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com.br/2008/10/la-notion-durbicide-dimensions.html>. Acesso em: 07 set. 2016. Podemos também citar o exemplo de Phnom Penh, capital da Camboja, que sofreu graves destruições e descuidados durante a República Khmer (1970-1975). A “Pérola da Ásia” foi bombardeada pelas tropas comunistas e esvaziada durante quase quatro anos. Em 1975, a nova Kampuchea democrática evacuou pela força seus dois milhões de residentes para que estes trabalhassem nas fazendas rurais e se tornem o “novo povo”. Ver a obra cinematográfica sobre este tema: The killing Fields. Direção de Rolland JOFFÉ, Reino Unido, 1984 (138 min.).

27 Pensamos nos bombardeios de Paris e Londres na Primeira Guerra Mundial, de Guernica durante a guerra civil na Espanha ou Hiroshima e Nagasaki durante a Segunda Guerra Mundial.

28 BAUDOUï, Rémi. De la menace atomique aux conflits de “faible intensité”. L’emprise croissante de la guerre sur la ville. Annales de la recherche urbaine, n° 91, dossier “Villes et guerres”, 2001, pp. 31-32.

29 Idem. “Assassinato ritual de uma cidade”. (trad. nossa)

30 CHASLIN, François. Une haine monumentale. Essai sur la destruction des villes en ex-Yougoslavie. Paris: Descartes & Cie, 1997. – V. também TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicideOp. cit.

31 Uma das primeiras medidas adotadas pela população vítima desses atos bárbaros foi de reconstruir a ponte de Mostar ou os mausoléus de Tombuctu.

32 HANAFI, Sari. Spatiocide, réfugiés, crise de l’Etat-nation. Multitudes, Paris, 2004-4, n° 18, p. 187. Disponível em: <http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=MULT_018_0187>. Acesso em: 17 mar. 2017 – LEVY, Jacques. Topologie furtive. Espacestemps.net, 2008. Disponível em: <http://www.espacestemps.net/articles/topologie-furtive/>. Acesso em: 17 mar. 2017. Esses autores demonstram que o espaço é um recurso usado pelo Estado israelense para impedir a construção estatal palestina: as políticas de expropriações gerais das terras, deslocamento ou expulsão maciça dos habitantes; o assentamento consistente, exaustivo e definitivo por colonos visa a romper a continuidade territorial, a suprir a relação entre Palestino e seu território.

33 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. A complexa definição de ato terrorista como crime contra a humanidade. Revista da Faculdade de Direito – UFPR, Curitiba, v. 65, n° 2, mai./ago. 2020, p. 149. Disponível em: https://revistas.ufpr.br/direito/article/view/69797/41512. Acesso em: 17 dez. 2020. V. também: MOLINS, François. Actes de terrorisme : nouveaux crimes contre l’humanité ? Paris: Colloque à la Cour de cassation: 70 ans après Nuremberg – Juger le crime contre l’humanité, 30 set. 2016. Disponível em: <https://www.courdecassation.fr/IMG/F%20Molins%20-%20Actes%20de%20terrorisme%20%20noueaux%20crimes%20contre%20l%20humanit%C3%A9%20-%2070%20apr%C3%A8s%20Nuremberg%20-%20Juger%20le%20crime%20contre%20l%20humanit%C3%A9.pdf>. Acesso em: 17 mar. 2017.

34 MUNIZ, Lucas Maia Carvalho. A tutela dos crimes contra o sistema financeiro nacional no Tribunal Penal Internacional. Trabalho de Conclusão de Curso, Faculdade Ruy Barbosa, Curso de direito, orientador: Juliette Robichez, 2013 (n.p.).

35 Para maiores desenvolvimentos V. ASCENSIO, Hervé, DECAUX, Emmanuel, PELLET, Alain. Droit international pénal. Paris: A. Pedone, 2° ed., 2012, pp. 183 e s.

36 CARBONNIER, Jean. Flexible droit. Pour une sociologie du droit sans rigueur. Paris: LGDJ, 7° ed., 1992, p. 23 e s. Trad. nossa.

37 Idem. Trad. nossa

38 Ex.: JARREAU, Patrick. Simone Veil s’inquiète de la banalisation du génocide des juifsLe Monde, Paris, 18 mai. 2003. Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/une-abonnes/article/2003/05/15/simone-veil-s-inquiete-de-la-banalisation-du-genocide-des-juifs_320122_3207.html?xtmc=simone_veil_s_inquiete_de_la_banalisation_du_genocide&xtcr=1>. Acesso em: 21 abr. 2019.

39 V. ausência de consenso sobre essa questão no debate na Comissão de Direito Internacional sobre o projeto de código dos crimes contra a paz e a segurança da humanidade. ACDI, 1986, vol. II, 2 e partie, p. 48, § 98. V. também ACDI, 1990, vol. II, 2 e parte, comentários do art. 16 in fine, p. 29. Contra: Resolução da AG/OEA, 30/06/70, equiparando os atos de terrorismo a crimes contra a humanidade. Mesma posição nas resoluções 863 de 1986, 1170 de 1991 e na recomendação 1644 de 2004 da Assembleia Parlamentar do Conselho da Europa. V. ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

40 DIAS, Anauene. Destruição do patrimônio cultural: crime de guerra. Revista Via IurisBogotá, 2018, n° 25, p. 1. Disponível em: <https://www.academia.edu/38358730/Destruição_do_patrimônio_cultural_como_crime_de_guerra.pdf?email_work_card=view-paper>. Acesso em: 28 mai. 2019.

41 CARDOSO, Tatiana de Almeida F. R. Novos desafios ao direito internacional humanitário: a proteção dos bens culturais em caso de conflito armado. Revista de Direitos Fundamentais e Democracia, Curitiba, v. 14, n° 14, jul./dez. de 2013, p. 196. Disponível em: <http://revistaeletronicardfd.unibrasil.com.br/index.php/rdfd/article/view/381/338>. Acesso em: 25 jul. 2018.

42 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de Primeira Instância. Procurador v. Kordic & Cerkez. 27 fev. 2001. N° IT-95-14/2-T. <Disponível em http://www.icty.org/x/cases/kordic_cerkez/tjug/fr/kor-010226f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, pp. 64 e 65; p. 101 e s. e p. 311 e s. Trad. livre

43 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância I. Procurador c. Miodrag Jokic. 18 mar. 2004. N° IT-01-42/1-S. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/miodrag_jokic/tjug/fr/jok-sj040318f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 21 e s. Trad. livre.

44 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA (2000a). Câmara de Primeira Instância I. Procurador c. Tihomir Blaskic.03 mar. 2000. N° IT-95-14-T. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/blaskic/tjug/fr/bla-tj000303f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 5 e s., pp. 53 e 56, p. 63 e s., p. 144 e s.

45 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância. Procurador v. Mladen Naletilic e Vinko Martinovic. 31 mar. 2003. N° IT-98-34-6. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/naletilic_martinovic/tjug/fr/tj030331f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 230 e s., pp. 274-275.

46 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

47 JAPIASSÚ, Carlos Eduardo A. Coleção para entender: o Direito Penal Internacional. Belo Horizonte: Del Rey, 2009. – MALUF, Elisa L. Terrorismo e prisão cautelar: eficiência e garantismo. São Paulo: LiberArs, 2016.

Ver referências in: ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc cit.

48 MARTINEZ, Jean-Luc.Cinquante propositions françaises pour protéger le patrimoine de l’humanité. In: Rapport au Président de la République sur la protection du patrimoine en situation de conflit armé. Nov. 2015. Disponível em: <http://www.elysee.fr/assets/Uploads/Cinquante-propositions-francaises-pour-proteger-le-patrimoine-de-lhumanite.pdf>. Acesso em: 05 fev. 2017.

49 Acusado de ser uma instituição “racista e neocolonial” pela União Africana, alguns Estados africanos manifestaram sua vontade de sair da organização internacional. A partir de 2015, a África do Sul, o Burundi e a Gâmbia introduziram um processo de denúncia do Tratado de Roma de 1998.Ver ROBICHEZ, Juliette. A justiça penal internacional e a África. Análise crítica do “afrocentrismo” do Tribunal Penal Internacional. Cientifico, Salvador, 2018, p. 147. Disponível em: <https://revistacientefico.adtalembrasil.com.br/cientefico/article/view/626/390>. Acesso em: 21 abr. 2019.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Cherán, un pueblo que expulsó a los políticos y talamontes de su territorio, hoy tiene el captador de agua pluvial más grande de Latinoamérica. Te contamos sobre su ejemplar proyecto ecologista.

El 15 de abril de 2011, los habitantes del municipio de Cherán, Michoacán, se levantaron contra narcotraficantes y talamontes que, en complicidad con el gobierno, talaban de forma ilegal los bosques de Michoacán y amenazaban con su deforestación. Hoy, los habitantes impulsan proyectos ecológicos como un captador de agua de lluvia y la reforestación masiva.

De acuerdo con los habitantes, los grupos delictivos buscaban deforestar la zona para convertir los terrenos en campos de aguacate. Aunque pareciera un actividad progresista, el aguacate daña los suelos al requerir grandes cantidades de agua.

Se calcula que el crimen organizado deforestó 17,000 hectáreas a partir de 2008. Actualmente, la comunidad de Cherán lleva reforestadas 3,000. Aunque Cherán recibe presupuesto federal y estatal, se reconoce y protege su autogobierno.

Entre los logros ambientalistas de Cherán se encuentra la construcción de un captador de aguas de lluvia en el cerro Kukundicata. Su construcción inició en 2015 y fue echado a andar en 2016. Para formar la olla no se requirió de excavaciones ni deforestación, ya que el cerro de Kukundicata contaba con un cráter natural que fue cubierto con una membrana plástica que evita que el agua se filtre al suelo.

El captador de agua de lluvia más grande América Latina

El captador benefició a más de 16 mil habitantes, ya que la recolección permite una reserva de agua de cuatro meses. Con el agua filtrada se abastecen a edificios públicos, escuelas y casas. También existe una planta purificadora para la venta de garrafones de agua, cuyo costo es 97% menor a los que existen en el mercado. El costo de un garrafón de agua captada en el Kukundicata es de 13 pesos, frente a los casi 40 pesos que se paga un garrafón de grandes empresas.

“De la captación pluvial se baja el agua a la purificadora comunal, ahí lleva su adecuado proceso y eso mismo se distribuye a un costo muy accesible, en comparación del agua de otras marcas de afuera”, explicó Yunuen Torres, exintegrante del Consejo de Jóvenes, que forma parte de la Estructura de Gobierno Comunal de Cherán.

[Fuente: http://www.mexicodesconocido.com.mx]

 

A esquerda equatoriana e toda a esquerda latino-americana têm de aprender com essa dolorosa derrota, valorizar ainda mais sua unidade interna e a centralidade do enfrentamento ao neoliberalismo.

Guillermo Lasso, presidente eleito do Equador

Guillermo Lasso, presidente eleito do Equador

 

Escrito por EMIR SADER*

A esquerda equatoriana ficou profundamente dividida no segundo turno eleitoral presidencial. Os três candidatos (três antineoliberais) obtiveram 66% dos votos: Arauz 32%, Yaku 19%, Xavier 15%. No segundo turno, Arauz subiu apenas 17 pontos, chegando a 47%. Os demais candidatos não apoiaram formalmente ninguém, mas em vez disso concentraram suas críticas em Arauz, que consideravam o principal inimigo.

Enquanto isso,  Lasso tinha 19% no primeiro turno, mas subiu 33% no segundo turno – quase igual à soma dos votos de Yaku e Xavier: 34%. O certo é que a esquerda, com essa transferência de votos, perdeu a maioria do primeiro turno, sendo derrotada no segundo. A análise das regiões de concentração de votos da Conae aponta para onde Lasso acaba ‘conquistando’ mais votos no segundo turno.

Assim, a esquerda, majoritária no país, terminou perdendo a eleição. E a direita, claramente minoria no primeiro turno (19%), por causa da divisão da esquerda, acabou elegendo o seu candidato.

Por que isso se deu? Em primeiro lugar, é claro, pela falta do sentido de unidade dos candidatos de esquerda, Yaku e Xavier. Porque eles privilegiaram contradições secundárias privilegiadas com o governo de Rafael Correa – conflitos com o movimento indígena, questões de preservação ambiental – em face da contradição fundamental de nosso período histórico, aquele entre o neoliberalismo e pós-neoliberalismo. A Conae propôs um estranho “voto nulo ideológico”. Esse fluxo de votos -1.600,00, que no segundo turno de 2017 foram 980.000 –  teve peso decisivo no resultado final, pois Lasso acabou vencendo por cerca de 400.000 votos.

A esquerda majoritária no partido não conseguiu restaurar a unidade de seu campo no segundo turno e foi derrotada. Também tem a ver com a forma como o governo de Rafael Correa – o mais importante da história do Equador – abordou as questões de divergência no campo popular.

A oposição, tanto de direita quanto de esquerda, explorou, de forma priorizada, o ‘anticorreísmo’. De forma consciente, pela direita. De forma irresponsável por setores da esquerda, que acabaram fazendo dessa questão a central na campanha, justificando o jogo que acabaram por fazer e que decidiu o resultado final da eleição a favor da direita.

Às vezes confessavam que preferiam Lasso – o maior banqueiro do país, um neoliberal ortodoxo -, às vezes de má-fé, favorecendo-o, erigindo o retorno do correísmo como seu inimigo fundamental.

O problema da falta de unidade da esquerda e da ascensão de Lasso vem já da eleição presidencial anterior, em 2017. Lenin Moreno, escolhido pelas eleições internas da Aliança País como o candidato da continuidade da Revolução Cidadã, de Rafael Correa, venceu com apenas pouco mais de dois pontos a Guillermo Lasso, após 10 anos do governo que fez mais transformações na história do Equador. Algo estava errado. Mas não foram feitas as análises correspondentes. A esquerda costuma aprender mais com as derrotas do que com as vitórias.

Decisiva pela divisão do campo correísta foi a traição de Lenin Moreno, que acabou praticamente por liquidar a Aliança País, o partido da Revolução Cidadã, e enfraqueceu esse campo pelo desconcerto que provocou e também pela repressão direta dos dirigentes do correísmo e do próprio Rafael Correa, que precisou pedir asilo para não ser preso, por meio de um processo de judicialização, característico da direita latino-americano contemporânea.

Enquanto isso, setores do movimento indígena consolidaram-se como um campo político próprio –  a Conae e Pachakutik -, com forte oposição ao correísmo. Outros setores da esquerda – como a candidatura de Xavier – também contribuíram para essa posição.

Ao contrário da Bolívia, onde, apesar de alguns conflitos com o movimento indígena, o governo do Evo continuou contando com o apoio massivo desse movimento, que acabou sendo decisivo na grande vitória do MAS no primeiro turno das últimas eleições. A Aliança País e o governo de Rafael Correa tiveram muitos conflitos com o movimento indígena, que se autonomizou e passou a opor-se, na sua grande maioria, ao governo. O MAS reunificou todo o campo popular e reafirmou-se como a força hegemônica, mantendo no seu interior as diferenças e conflitos dentro do campo da esquerda.

O conjunto desses fenômenos levou à incapacidade do correísmo de restabelecer a unidade da esquerda e afirmar-se como força hegemônica no campo popular, fez com que uma esquerda majoritária no Equador fosse derrotada por uma direita minoritária, que irá governar o país pelos próximos quatro anos, restabelecendo seu modelo neoliberal, que recomeça com a privatização do Banco Central do Equador.

A esquerda equatoriana e toda a esquerda latino-americana têm de aprender com essa dolorosa derrota, valorizar ainda mais sua unidade interna e a centralidade do enfrentamento ao neoliberalismo.

 

[Foto: REUTERS/Maria Fernanda Landin – fonte: http://www.brasil247.com]

Carlos Hermenegildo

Publicat per Anna Mateu i Martí Domínguez

La pandèmia del coronavirus va agafar per sorpresa tota la societat a començament de 2020. Per a les universitats va representar de colp un canvi total en l’organització de la docència i en la investigació per al qual ningú estava preparat. Quan està a punt de complir-se l’any de la declaració de l’estat d’alarma i de l’inici del confinament domiciliari que es va allargar fins a juny, conversem amb Carlos Hermenegildo (Osca, 1966), vicerector d’investigació de la Universitat de València i catedràtic de Fisiologia, perquè ens explique com s’ha gestionat la crisi sanitària des de l’àmbit universitari, però també perquè ens oferisca el seu punt de vista com a especialista en salut sobre tot el que ha portat amb si la pandèmia.

El segon quadrimestre del curs 2019-2020 havia començat amb normalitat quan, de sobte, va haver de passar a impartir-se totalment en línia. Els laboratoris i els centres d’investigació de la universitat es van veure obligats a tancar les portes fins a l’estiu, a excepció d’aquells relacionats directament amb la investigació en coronavirus. Tota la comunitat universitària va fer un enorme esforç d’adaptació per a poder continuar duent a terme les activitats universitàries de la manera més eficaç possible. Un any després, amb un nou estat d’alarma, i a l’espera de l’arribada de la vacuna a tota la població, la situació encara està lluny de ser la d’un curs universitari habitual.

De tots aquests mesos, el professor Carlos Hermenegildo destaca el compromís que la comunitat universitària ha demostrat amb la societat, i lamenta la visió negativa que s’ha oferit de vegades de l’alumnat universitari. «La universitat ha sigut un lloc segur, i la immensa majoria de l’alumnat s’ha comportat de manera exemplar, igual que la major part de la societat», subratlla el catedràtic.

Carlos Hermenegildo

Quins reptes ha suposat la pandèmia des del punt de vista de la gestió universitària?

Al març la prioritat va ser salvar la docència. Passar d’una modalitat presencial a haver d’utilitzar unes tecnologies que no estaven ni tan sols posades a punt va implicar molt d’esforç per part nostra, però sobretot per part del professorat i l’alumnat. En aquell moment, quan ens trobàvem en el confinament més estricte, es va paralitzar totalment la investigació, cosa amb la qual personalment no vaig estar d’acord. Vam aconseguir mantenir oberts uns quants centres i laboratoris que investigaven sobre COVID, però ens va costar molt. Vam rebre moltes crítiques per part dels investigadors, i pense que d’una manera justificada. No era el mateix un investigador en ciències socials o en humanitats, al qual se li podia facilitar l’accés a bases de dades o xarxes per a poder continuar treballant, que aquells que havien de seguir amb els seus experiments en el laboratori i no van poder fer-ho. Ací és on vam trobar més dificultats des del principi, perquè legalment no estava permès dins de l’estat d’alarma.

Com és la nova normalitat a la universitat?

Des de l’estiu, des del punt de vista de gestió de la investigació ha sigut un poc més senzill. Els laboratoris estan oberts, amb restriccions d’aforament i algunes dificultats produïdes per la pandèmia, però s’ha pogut mantenir la investigació. Fins i tot ara quan es parla de disminuir la presencialitat, tothom entén que els laboratoris i la investigació no han de tancar. Els que considerem que la investigació és una activitat essencial estem més tranquils en aquest sentit. Però després la part de gestió administrativa i de la docència continua sent complicada. Per molt bé que puguem realitzar el teletreball, no és el mateix fer les teues gestions des del teu lloc de treball i interaccionant de manera normal amb la resta de companys i serveis, que treballar des de casa i dependre d’altres vies. A més, la pandèmia afecta tothom i, per exemple, enguany teníem diverses infraestructures científiques en construcció o pendents de dotar amb instruments, i molts subministraments no poden arribar, amb la qual cosa tot s’alenteix i estem tenint dificultats per a complir els objectius de realització dels projectes, malgrat l’ampliació dels terminis en investigació. Tot això està desesperant els investigadors i també ens desespera a nosaltres.

Quin impacte tindrà a mitjà i llarg termini en els resultats de la investigació?

Hem observat en la Universitat i en altres centres associats que probablement en la memòria d’investigació de 2020 no es notarà tant, perquè hi ha hagut molts investigadors que han publicat tot el que tenien pendent i per tant la producció científica no es veurà massa minvada. Però és clar que en els pròxims anys es notarà. Els laboratoris han estat tancats durant mesos, i des de l’estiu no estem treballant a un rendiment normal, per totes les restriccions i dificultats associades. Ara bé, una de les coses de les quals estem més orgullosos com a institució, i és una sensació compartida amb totes les universitats i centres d’investigació, és de la resposta que hem donat a la pandèmia. A la Universitat de València hi ha hagut més de 60 projectes d’investigació, sols o en col·laboració amb altres institucions sanitàries, amb el CSIC o altres universitats, que s’han posat en marxa per a dissenyar protocols d’actuació, aparells, màscares, kits de diagnòstic. Hi ha hagut un esforç molt generós per part del personal d’investigació, més enllà dels seus horaris i de les limita­cions de la mateixa Universitat. Els grups d’investigació i els centres han entès que era un moment de molt d’estrès i de molta necessitat, i els investigadors i treballadors de la universitat han respost molt més enllà del que se’ls podia exigir.

Pensa que la societat ha percebut aquest esforç i la importància de la investigació que s’ha realitzat des de la Universitat de València?

Sospite que no, però això és més aviat culpa nostra com a institució. A la Universitat de València hi ha aspectes a millorar, però trobe també que no sabem destacar allò que fem bé. Però, com dic, durant la pandèmia s’han fet moltes coses, i no sols des dels grups de bioquímica o virologia que podien estar més relacionats amb el coronavirus. En àrees com ara economia, dret, cièn­cies socials o psicologia, per posar alguns exemples, s’han adaptat les línies d’investigació per a ajudar en la pandèmia. Per no parlar de tot el personal que és sanitari, personal mèdic, d’infermeria, de fisioteràpia… que han estat treballant en primera línia. Així que la satisfacció està ací, si el reconeixement social del paper de les universitats no es correspon, haurem de millorar-lo també. Hem d’aprendre a vendre millor la nostra activitat, no sols durant la pandèmia, sinó el paper que realitzem en investigació en general.

Arran de la pandèmia, allò que sí que s’ha produït és una major visibilitat social de la ciència, i també d’alguns problemes que els investigadors fa anys que denuncien, com ara la precarietat. Pot ajudar aquesta visibilització a solucionar les mancances del sistema?

Crec que la societat en general reconeix la importància de la investigació, però sóc prou escèptic amb la possibilitat que açò es traduïsca en millores de la situació laboral o en un millor finançament. Ara mateix és més fàcil aconseguir el millor aparell del món per a fer investigació que aconseguir un contracte d’un tècnic per als pròxims cinc o deu anys perquè el pose en marxa i li traga profit. I ací, tant des de l’administració estatal i l’autonòmica com des de la de la mateixa universitat, no som capaços de donar resposta a aquestes situacions. Disposem d’infraestructures molt bones, que possiblement no tenen res a envejar a altres universitats similars, però tenim un problema amb el personal tècnic i d’investigació, que està mal pagat i té males perspectives laborals. Estem molt lluny de països del nostre entorn quant a inversió i a retorn de la investigació.

Carlos Hermenegildo

Aprendrem alguna cosa d’aquesta crisi sanitària com a societat?

Sóc de naturalesa optimista, i trobe que ara tenim una oportunitat. Les ajudes europees ens proporcionen una part dels diners necessaris per a canviar l’economia i la manera de fer les coses. Ara bé, no sé si serem capaços de fer-ho i promoure un canvi substancial. És evident que les pandèmies que vindran seran fruit del canvi climàtic i altres problemes ambientals com la desforestació. Malalties com la sida, l’ebola o la COVID-19 són provocades per virus provinents d’animals salvatges amb els quals pràcticament no havíem interaccionat, però que ara han de conviure amb nosaltres perquè destruïm els seus hàbitats o envaïm els seus espais. Tant de bo férem un esforç de veritat per a aconseguir una economia i unes fonts d’energia sostenibles, a les quals en teoria estan enfocades les ajudes de reconstrucció econòmica.

Què podem fer des de la universitat per a contribuir a aquest canvi de model?

En primer lloc, intentar convèncer els gestors de les diferents administracions perquè les ajudes es destinen a canviar les formes de producció, de generació d’energia, de comunicació, etc. Per exemple, el teletreball pot tindre una part negativa per al nostre dia a dia dins de la universitat per la falta de contacte, però també té aspectes positius, com una reducció de la pèrdua de temps, dels desplaçaments i, per tant, de la petjada de carboni de la nostra activitat. Es pot intentar millorar, i això exigeix un procés de digitalització i de millora de les comunicacions. La digitalització, de fet, és un repte per a l’àmbit de la investigació, però no sols per a la universitat, també per a l’estat i probablement per a la Unió Europea, perquè ens facilitaria molt el treball. Estem en un sistema garantista de control absolut dels fons, en el qual en comptes de confiar en l’investigador se li exigeix contínuament que demostre que està utilitzant bé aquells fons, la qual cosa implica una pèrdua de temps terrible. Podríem canviar molt la gestió en aquest sentit, per a estalviar temps i poder-lo dedicar al que realment ens agrada, que és investigar.

Tanmateix, en lloc d’estar promovent-se un debat se­­riós sobre un possible canvi de model, fa l’efecte d’estar desitjant tornar al sistema anterior el més ràpidament possible. Som excessivament curtterministes?

Fixeu-vos, un dels problemes que ha posat de manifest la pandèmia és que no teníem mascaretes a Espanya ni pràcticament a Europa, perquè no es produïen ací. És absurd. Ara ja estem fabricant-ne, i pràcticament al mateix preu que si venen de la Xina. Així que econòmicament a mi em costa entendre-ho. Necessitem ser capaços de mantenir l’agricultura, la indústria i els serveis. La pandèmia obre moltes possibilitats, perquè una de les coses que trobe que es quedarà serà l’ús de les noves tecnologies per a treballar, per a comunicar-nos i per a relacionar-nos, i cada vegada tindrà menys sentit viure concentrats en quatre ciutats d’Espanya. Moltes activitats laborals serà possible realitzar-les a distància i això té molts avantatges per al territori i el medi ambient. Des de la universitat pense que hauríem de fer un esforç per encaminar estudis en aquest sentit, i des dels governs realitzar accions perquè això tinga un impacte real en la societat, des d’un punt de vista econòmic, ecològic, productiu, i també humà. Però sembla que, en lloc de treballar per una economia més diversificada o amb major valor afegit, com a societat el que estem esperant és que tornen els turistes. A curt termini és el més eficaç, però a mi em preocupa aquesta situació. Si tornem a tenir 70 milions de visitants, l’economia millorarà, però a llarg termini no és ni sostenible ni raonable.

Carlos Hermenegildo

Un debat que s’ha plantejat també és el del model biofarmacèutic arran del desenvolupament de les vacunes i els problemes de producció. Hi ha alternatives al model actual?

És un problema amb molts matisos. Per a les companyies farmacèutiques, com per a qualsevol empresa, la premissa és guanyar diners. I per a això necessiten tenir una patent que els permeta rendibilitzar el que han invertit en investigació, que és molt. El que ocorre és que, en els últims anys, el nombre de farmacèutiques internacionals s’ha reduït de manera considerable, fins a formar pràcticament un oligopoli amb el qual és difícil negociar. Són capaços de doblegar estats importants en aquest sentit. La col·laboració publicoprivada fun­ciona, sobretot en situacions de molta emergència. Però la producció de fàrmacs per part dels estats, excepte a Rússia o la Xina, no ha avançat el que es necessitava. A Espanya hi ha hagut alguns intents en el passat, però es van limitar a comprar patents i produir fàrmacs barats. Així que, en aquest moment, el que tenim és un problema de subministrament de vacunes. Cal tenir en compte que fabricarem vacunes durant un any o dos, i després ja no seran necessàries, o almenys no en les quantitats en les quals es requereixen en el moment actual, així que a les empreses no els ix rendible invertir per a produir a un nivell que en uns anys no els farà falta. És molt fàcil condemnar les companyies farmacèutiques, però sense elles no tindríem la vacuna. És una situació complexa, perquè, a més, hi ha molts països que tindran molts problemes per a adquirir-les, amb la qual cosa la solidaritat internacional ací sí que tindrà un paper important. Però demanar-los solidaritat a les grans empreses és molt més complicat.

A Espanya s’estan desenvolupant diverses vacunes, però el problema és traslladar després els resultats al sector empresarial i al mercat. És viable una vacuna espanyola?

Les vacunes que s’estan investigant a Espanya són quasi totes públiques, les està desenvolupant el CSIC o universitats públiques, soles o en col·laboració. Però si s’aconsegueix una vacuna que funcione i que millore les que ja tenim, és a dir, que siga més eficaç o que tinga menys efectes adversos, el problema serà la fabricació. Si tenim vocació que servisca per a altres països s’haurien de buscar col·laboracions o acords amb farmacèutiques. A Espanya no tenim aquesta capacitat de producció, i això és un problema de visió a llarg termini i de sostenibilitat del sistema. No depenem només de les patents, sinó de la capacitat de producció i distribució d’altres països.

Des de la comunitat científica, ha de fer-se una autocrítica també de la manera com s’ha gestionat i comunicat la pandèmia? S’han transmès missatges confusos a la població?

Hem fallat com a comunitat científica. Però també és prou evident que això ho sabem ara. Les primeres notícies que van arribar des de Xina era que havien tingut 20 casos i que s’havia confinat una ciutat de 10 milions d’habitants, i semblava desproporcionat. Si mirem cap enrere, pràcticament tots els epidemiòlegs es van equivocar, excepte alguns que des del començament van avisar que això anava a ser terrible i són els que ara diuen «jo ja ho vaig dir». Però ara és més fàcil veure que ens hem confós. Cal tenir en compte que els temps en ciència no són els temps del virus. Fins que es té una evidència científica suficientment establerta passa molt més temps, i cada setmana calia prendre una decisió política o de gestió. En un any hem après moltíssim del virus, sobre epidemiologia, genètica i s’han desenvolupat diverses vacunes en pocs mesos, que ha sigut una fita científica de primer ordre. És veritat que s’ha fallat en comunicació, però també és cert que no és gens fàcil informar en temps real de la pandèmia. Hem seguit quasi en directe tot el desenvolupament de les vacunes, fins al punt que s’entrevistava els voluntaris dels assajos per a veure com es trobaven, s’analitzaven els símptomes, etc., quan és una situació habitual en qualsevol tipus d’assaig clínic. I aquesta sobreinformació ha dut a errors, i també al fet que la població fóra conscient de la manera com canviaven alguns missatges. Qualsevol persona de ciències sap que les veritats no són immutables i que el que avui és veritat demà es pot demostrar que no ho era. No obstant això, la societat el que demanda són veritats inamovibles.

En aquest sentit es parla d’una infodèmia, d’una pandèmia d’informació i de notícies falses. És important que la Universitat de València, a través de revistes com Mètode, cree el seu propi contingut i intente contrarestar d’alguna manera aquesta informació que ens arriba a través de les xarxes socials?

La veritat és que a mi em sorprèn molt la facilitat amb què com a societat ens creiem determinades mentides amb un cert to científic. I sí, per descomptat tenim una labor important per a combatre-les des de l’àmbit universitari. He pogut assistir a algunes reunions de la CRUE [Conferència de Rectors de les Universitats Espanyoles] en les quals es tractava aquest tema, perquè fins i tot en algunes universitats s’havia donat espai a negacionistes que directament recomanaven productes que atemptaven clarament contra la salut. Em preocupa la facilitat amb què com a societat estem disposats a creure’ns coses absurdes.

 

[Fotos: Miguel Lorenzo – font: http://www.metode.cat]