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Des dizaines de patients reposent dans des lits d’un hôpital temporaire dédié aux malades de la Covid-19, au Brésil. Sebastiao Moreira/EPA

 

Écrit par Alfredo Saad Filho, professor of Political Economy and International Development, King’s College London

et Fernanda Feil, assistant researcher, Universidade Federal Fluminense

Le Brésil a connu ce qui aura sans doute été la pire réponse politique à la pandémie sous l’impulsion de son président d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Ses choix dans la gestion de la Covid-19 ont déclenché une tragédie sans précédent dans ce pays, avec des implications potentiellement catastrophiques pour le monde entier.

Depuis l’apparition d’un nouveau variant plus contagieux, appelé P1, la situation brésilienne s’est considérablement détériorée. De manière implacable, le nombre de décès quotidiens a augmenté, touchant les 4 250 le 8 avril, un nombre jamais atteint dans aucun autre pays depuis le début de la pandémie. Même l’Inde, qui bat ses propres records ces derniers jours, n’a pas atteint ce nombre.

Le système de santé s’est effondré dans de nombreuses villes. L’oxygène est rationné, les unités de soins intensifs débordent, on manque partout de personnel et d’équipement.

Faute d’anesthésiants, des patients ont dû être attachés avant d’être intubés, rapporte-t-onDes centaines de personnes sont mortes sur leur civière, sur le sol des hôpitaux ou à domicile, même quand leurs familles avaient pu se procurer les tubes à oxygène nécessaires par des voies parallèles.

Trois facteurs ont convergé pour créer cet enfer.

Premièrement, le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaires. Le chevauchement d’inégalités profondément implantées accroît la vulnérabilité des populations défavorisées. Ces vulnérabilités ont empiré depuis la destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016 dans une opération qui avait toutes les apparences d’un coup d’État parlementaire.

La pandémie fournit une autre démonstration des inégalités : la Covid-19 touche les Brésiliens noirs, les pauvres et les sans-emplois de manière disproportionnée.

Deuxièmement, le Brésil a toujours souffert de graves limitations dans la sphère politico-institutionnelle, qui se sont aggravées depuis l’éjection de Rousseff. Depuis 2016, deux gouvernements ont promu des réformes néolibérales qui ont précarisé l’emploi, érodé le filet social et gravement sous financé les services publics.

Pour étayer ces réformes, un amendement constitutionnel est venu plafonner toutes les dépenses non financières du gouvernement fédéral pour 20 ans. Ce nouveau régime fiscal a légitimé des coupes budgétaires brutales et arbitraires. Et c’est ce programme d’austérité qui a dégradé le système universel de santé brésilien, d’inspiration britannique, ces dernières années.

Nombre de cas quotidiens de la Covid-19 au Brésil. Our World In DataCC BY

Enfin, il y a le rôle joué par Bolsonaro lui-même. Alors que la Covid-19 se répandait, le président a systématiquement minimisé les risques et bloqué toute réponse coordonnée au niveau central. Il a également contredit les maires et les gouverneurs lorsqu’ils ont tenté d’imposer leurs propres mesures de confinement, de distanciation sociale ou de port de masque.

Ce travail de sape a créé une confusion totale dans le pays, que Bolsonaro a ensuite utilisé pour justifier son refus des restrictions. Le président a également forcé les ministres de la Santé du pays — quatre en un an — à concentrer les efforts sur des traitements non éprouvés, comme l’ivermectine et l’hydroxychloroquine, alors qu’il laissait le système de santé imploser.

Un soutien social en déclin

C’est la gauche au Congrès qui a initié la seule mesure significative visant à protéger les pauvres : une aide mensuelle d’urgence de 600 réaux brésiliens (environ 140 dollars) pendant la pandémie, ainsi que d’autres mesures de relance, comme des marges de crédit pour les PME. Ces mesures ont été approuvées dans le cadre d’un « budget de guerre » qui contournait les limites constitutionnelles aux déficits budgétaires.

Bolsonaro a ensuite présenté cette aide d’urgence comme son propre octroi au peuple, renforçant ainsi sa popularité.

Le président brésilien Jair Bolsonaro

Bolsonaro a profité d’un regain de popularité grâce au programme d’aide d’urgence. Joedson Alves/EPA

Cependant, ce programme d’aide au revenu a pris fin en janvier, avec le début de la nouvelle année fiscale, alors que la dernière vague de la Covid-19 s’intensifiait. En avril, on lui a substitué une subvention beaucoup plus modeste de 250 réaux brésiliens par mois pour un maximum de trois mois, une mesure qui sera compensée, promet-on, par des réformes encore plus profondes de l’administration et davantage de coupes budgétaires.

L’absence de soutien fédéral a empêché les états et les municipalités d’imposer des mesures de confinement locales, une garantie certaine de l’aggravation de la pandémie.

La nécropolitique en action

La situation au Brésil est un excellent exemple de « nécropolitique » appliquée. Selon ce concept formulé par Achille Mbembe, la nécropolitique est l’expression ultime du pouvoir social et politique par sa capacité à décider qui pourra vivre et qui doit mourir. Dans cette itération, la Covid-19 est présentée comme un fait de la nature qui ne touche que les faibles.

C’est factuellement faux, mais une telle politique de la rancœur, de la conspiration et de la désinformation est typique de la cohorte actuelle de dirigeants autoritaires dans de nombreux pays, qui répandent des faussetés dans le but précis de créer des conflits, de détourner l’attention et de bloquer toute solution.

Bolsonaro a déclaré qu’il évitait les mesures sérieuses contre la pandémie afin de protéger l’économie. Or, ça n’est jamais l’un ou l’autre. L’expérience internationale montre que les économies (par exemple, la Corée du Sud ou le Vietnam, qui se sont attaquées de manière décisive au coronavirus, ont connu à la fois moins de décès et moins de contraction de l’activité économique. Celles qui ont cherché à éviter les confinements ont subi plus de décès et plus de recul économique. Actuellement, l’économie brésilienne pique du nez.

Deux personnes suivent un cercueil

Les Brésiliens ordinaires paient de leur vie la mauvaise gestion de la pandémie de Bolsonaro. Fernando Bizerra/EPA

Les manquements de Bolsonaro face à la pandémie ont permis au gouvernement de mettre en place, en catimini, une série d’initiatives qui suppriment les protections en matière de travail et d’environnement, ouvrant les territoires indigènes à l’exploitation agricole et minière.

Ils ont également détourné l’attention des scandales de corruption impliquant sa famille.

Dans la tragédie brésilienne, la responsabilité de Bolsonaro va bien au-delà de l’incompétence ou de l’hypocrisie de son action. Il a délibérément favorisé la propagation de la Covid-19 pour polariser le jeu politique à son avantage et pour faciliter le déploiement d’un programme gouvernemental totalement destructeur.

Et tandis que la population est laissée à elle-même face au coronavirus, le gouvernement priorise ses réformes néolibérales, le démantèlement de l’État et la destruction de l’environnement. Et c’est ainsi que le Brésil est frappé à la fois d’une mortalité explosive et de la pire contraction économique de l’histoire dans un chaos social et politique croissant.

 

 

[Source : http://www.theconversation.com]

No século XX, guerras se “urbanizaram” — e Direito Internacional avalia tornar ataques à patrimônios culturais e históricos crimes contra a humanidade. “Novo” conceito poderia banalizar a tipificação de genocídio? Como punir a destruição de cidades?

Escrito por Juliette Robichez

Em setembro de 2018, o Brasil perdeu uma das suas joias culturais, o Museu Nacional do Rio de Janeiro, e, em abril de 2019, a França assistiu à destruição do emblema de Paris e da nação, a catedral Notre-Dame de Paris. Essas novas “catástrofes culturais”, usando a expressão da professora francesa especialista da história da arte1, espantaram e entristeceram o planeta. A transmissão ao vivo, durante intermináveis horas, da ação do fogo em ambos os patrimônios da humanidade e a emoção mundial que esses incêndios provocados pela imprudência e negligência suscitaram, demonstram que estamos apegados ao que estampa a história, a memória, a cultura, a identidade da humanidade, em resumo, a dignidade dos seres humanos. Esses sentimentos de indignação e de desespero se acentuam quando a destruição do nosso patrimônio é o fruto de um ato deliberado, como acontece nos tempos de conflitos armados, quando os bens culturais se tornam alvo prioritário dos beligerantes.

A sociedade internacional, em particular sua componente civil, vítima dos atos deliberados de tentativa de aniquilamento da sua cultura, mobiliza-se para despertar a consciência dos representantes dos Estados a respeito da gravidade da situação e refletir sobre como reagir de maneira eficaz para prevenir o desmoronamento do patrimônio e sobretudo punir os que cometeram infrações contra a herança cultural do gênero humano. Já houve várias iniciativas no campo jurídico que merecem nossa atenção2. Desde os tempos remotos, o direito humanitário foi pioneiro em criar um arsenal normativo rematado, visando preservar os bens culturais em tempo de guerra. A fundação da Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura – Unesco, depois da 2ª Guerra Mundial – evento histórico, um símbolo, diante do vandalismo, a pilhagem e a destruição em grande escala de cidades históricas –, constituiu também um grande avanço para a concretização dos instrumentos internacionais existentes, a elaboração de novos diplomas legais e a extensão da proteção dos bens culturais no tempo de paz. Esta organização internacional elaborou, por exemplo, a lista do patrimônio em 1972, que está em constante atualização. As jurisdições penais internacionais que surgiram depois da queda do Muro de Berlim – inspirados pelo Tribunal de Nuremberg, que julgou os crimes nazistas – efetivaram as normas internacionais que visam conservar os bens culturais. Existem hoje vários julgamentos condenando carrascos por terem cometido crimes de guerra ou crimes contra a humanidade ao deliberadamente destruírem o patrimônio da humanidade3. No entanto, esses avanços merecem, segundo uma corrente doutrinária, serem aperfeiçoados, para tornar a luta contra a devastação dos bens culturais uma prioridade.

Este artigo visa iniciar uma reflexão sobre a proposta doutrinária de promover um novo crime, que consiste em destruir deliberadamente o patrimônio cultural e histórico de um povo, ao patamar mais elevado das infrações internacionais, para oferecer uma proteção melhor aos bens culturais. Alguns jurisinternacionalistas sugerem não mais se contentar em apenas incluir a ruína do patrimônio cultural como elemento de um dos crimes internacionais elencado no Estatuto de Roma de 1998; militam em prol da concepção de um crime sui generis, o “crime de urbicídio”. Esta proposta merece ser apresentada e analisada de maneira crítica. Na perspectiva de descobrir como o conceito “urbicídio” surgiu e de defini-lo (cap. 1), realizou-se uma pesquisa qualitativa, bibliográfica e documental, com enfoque na literatura estrangeira, baseada em procedimentos metodológicos comparativos e históricos. A partir deste estudo preliminar, foi iniciada uma análise crítica deste novo conceito: foram ressaltadas suas vantagens em comparação com os outros crimes internacionais, e destacadas as vicissitudes que criam potenciais obstáculos a sua posteridade, como novo crime no rol do Estatuto de Roma (cap. 2).

1. Evolução histórica e definição do conceito “crime de urbicídio”

Na Idade Média e até o século XVIII, a guerra de sítio era fundamental. Porém, na época de Clausewitz e de Napoleão, as modalidades dos conflitos mudaram: era o tempo do “levante em massa”4 e das batalhas-flashes (relâmpagos) e depois das grandes lutas sociais. O exército era responsável por manter a ordem nas cidades, mas preferia usar seus armamentos cada dia mais industrializados em palco de operação que permitia seu desdobramento, longe da população civil, no campo. Os estrategistas da Primeira Guerra Mundial evitaram os combates urbanos. Sem dúvida, os da Segunda Guerra teriam preferido evitar também, mas algumas cidades começaram a tornar-se cidades simbólicas da guerra na Rússia, como Leningrado5. As operações contra centros urbanos alemães e japoneses, no final do conflito, instigam perguntar se a “guerra para a cidade” não se transformou doravante em “guerra na cidade”. A partir dos anos 80, a guerra se “urbaniza”, segundo a expressão de Jean-Louis Dufour6. Ao comentar os acontecimentos em Sarajevo, durante a guerra na ex-Iugoslávia, atacada das alturas rurais circundantes, Aleppo, a capital da Chechênia, aniquilada pelos russos, ou os territórios palestinos ocupados pelos israelenses, começamos a ler na literatura científica ou jornalística, ou ouvir na boca dos políticos as expressões “guerra contra a cidade” e “urbicídio”.

Antes de definir o complexo conceito em gestação, de urbicídio (b), é necessário entender em que contexto histórico ele surgiu (a).

a) Evolução histórica do conceito “urbicídio”

Não existem ainda textos normativos consagrando o crime específico de urbicídio. A ideia, no patamar internacional, surgiu após o ataque direto, em 1993, contra a ponte de Mostar, na ex-Iugoslávia, alvo de bombardeios, posto que não representava nenhum caráter militar, não abrigava munições, não tinha nenhum valor castrense estratégico. A explosão pelos talibãs fanáticos dos budas monumentais de Bamiyan, estátuas de 38 e 55 metros erguidas no século V da nossa era, provocou, em 2001, a adoção de uma resolução pela IV Comissão da UNESCO7. Abalada pelo desaparecimento total de obras, fruto de uma extraordinária fusão artística de várias culturas que testemunhavam a riqueza cultural afegã, a organização internacional, sediada em Paris, convidou os Estados permanentes do Conselho de Segurança da ONU a lutar de maneira mais eficaz contra a demolição propositada dos tesouros da humanidade. Uma das recomendações foi conceber um novo crime internacional, o “crime contra o patrimônio comum da humanidade”, para facilitar a condenação dos responsáveis de ações predatórias pelos tribunais internacionais.

Não há dúvida de que a inclusão de um quinto crime internacional no rol do Estatuto de Roma8 promoveria a tutela do patrimônio cultural como uma nova grande prioridade da sociedade internacional. Outra proposta para tornar mais eficaz a aplicação das normas seria, segundo o mesmo documento, dar mais poder ao diretor geral da Unesco para informar ao secretário geral das Nações Unidas quando o patrimônio comum da humanidade for ameaçado de destruição intencional, a fim que ele possa, por exemplo, propor medidas necessárias para proteger os bens histórico-artísticos. Sabemos que somente o Conselho de Segurança goza de legitimidade para adotar medidas militares, além das de natureza diplomática, política, econômica, no âmbito internacional. Somente em dezembro de 2012 o principal órgão das Nações Unidas refere-se, em uma das suas resoluções, ao patrimônio da humanidade. Ele condenou, no conflito maliano (guerra civil que começou em 2012 com a insurreição de grupos salafistas jihadistas e independentistas denominados Azawad), as violações dos direitos humanos pelos grupos islâmicos radicais, assim como “a pilhagem, o roubo ou a destruição dos sítios culturais e religiosos”9. Com certeza, essas organizações internacionais foram influenciadas pelas ideias difundidas pela sociedade civil internacional (intelectuais, ONGs, juristas etc.), preocupada com a urgência em salvar o patrimônio histórico-cultural em perigo.

A repetição dos fatos de vandalismo intencional pelos grupos jihadistas de obediência islâmica – fúria guerreira que sempre existiu na história da humanidade, porém, fenômeno novo, acompanhada por uma divulgação em grande escala como meio de propaganda e de terrorismo10 –, levou uma parte da doutrina a pensar em adaptar o direito penal internacional à evolução dos modos de conflitos armados. Assim, à luz da criação do genocídio pela Convenção sobre a Prevenção de Repressão do Genocídio de 1948, da tentativa doutrinária de positivar o “crime de ecocídio” nos anos 6011, o “crime de urbicídio” emergiu na literatura nos anos 90, período ilustrado pelas guerras que ocorreram na ex-Iugoslávia. Todavia, o conceito entrou na posteridade só recentemente.

Um grupo de historiadores de arte, arquitetos e jornalistas12 manifestou sua aflição com uma nova dimensão dos problemas humanitários: o aniquilamento da identidade do inimigo pela destruição dos seus monumentos e lugares de culto que acompanham os assassinos, a fome, os sofrimentos e os êxodos. Cinco arquitetos que assistiram à destruição planejada da capital da Bosnia-Herzegovina, em 1991 e 1992, decidiram testemunhar e alertar o mundo sobre os acontecimentos com uma exposição itinerante que eles batizaram “Warchitecture13 – Urbicide Sarajevo”14. Foi apresentada, por exemplo, no Museu de Arte Moderna Contemporânea de Paris, no Centre Georges Pompidou em 199415. A ONG francesa Groupe, Reportage Étudiants, Environnement, Sociétés – GREES, associada ao projeto dos arquitetos precitados Midhat Cesovic, Borislav Curic, Nasif Hasanbegovic, Darko Serfic e Sabahundin Spilja, explica o uso do neologismo na época:

Porque se o assassinato de um povo é chamado de genocídio, a destruição de uma cidade e o que está acontecendo em Sarajevo pode sim ser chamado de urbicídio. (…) O urbicídio é óbvio, e é isso que estão tentando mostrar estes cinco arquitetos reunidos na associação multiétnica de arquitetos da Bósnia-Herzegovina e Sarajevo Das-Sabih. (…) Esta é uma das realidades da guerra na Bósnia e, mais geralmente, na ex-Iugoslávia. Claro que esta não é a única, mas esta guerra é marcada, entre outros crimes, pelo desejo de destruir as cidades e o que elas representam, para melhor aniquilar o inimigo. Osijek, Vukovar, Zadar, Mostar, Sarajevo … a lista é longa. Os sérvios querem matar a cidade porque ela encarna a civilização, a multietnicidade, as trocas. E Sarajevo entre as cidades do mundo goza de um lugar especial: “Com Jerusalém, Sarajevo é a única cidade do mundo que mistura tantas culturas e religiões diferentes”, explica Midhat Cesovic. Em Sarajevo, há uma catedral católica ao lado de uma sinagoga, de uma grande mesquita e de uma igreja ortodoxa. É o ponto triplo do encontro entre três grandes placas da civilização: o cristianismo ortodoxo grego, o catolicismo e o islamismo. (trad. nossa)

Essa nova terminologia foi rapidamente difundida nos discursos políticos e na mídia. O neologismo “urbicídio” começou a ganhar fama em particular na fala do arquiteto e professor Bogdan Bogdanovic16, um dos maiores oponentes ao regime ultranacionalista de Milosovic, acusado pelo Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia antes de morrer e antigo prefeito de Belgrado. Assim, após a mutilação da futura capital da Bósnia-Herzegovina e diante da vergonhosa capitulação da comunidade internacional, o jornal francês Le Monde em maio de 199417 interpelou a opinião pública: “L’urbicide, le mémoricide, le nettoyage ethnique resteront-ils impunis ? Aucun tribunal international ne jugera-t-il jamais les auteurs de ces délits de lèse-humanité?” [“O urbicídio, o memoricídio, a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional jamais julgará os perpetradores desses crimes contra a humanidade?”]. Hoje, várias obras científicas18 fizeram eco a este conceito que necessita ser definido juridicamente.

b) Definição jurídica do conceito de urbicídio

O termo “urbicídio” foi fabricado seguindo o modelo do conceito de “genocídio” idealizado por Raphael Lemkin em 194419. Sua etimologia é límpida: do latim urbs, cidade, e caedere, destruir, matar; “urbicídio” significa então destruição da cidade. O primeiro uso registrado da expressão “urbicídio” foi feito na obra do prolífico autor britânico de ficção científica Michael Moorcick na novela “Elric: Dead God’s Homecoming”, publicada em 196320. Os norte-americanos de obediência marxista em geral usaram, a partir da década dos anos 60, este conceito para se referirem à reestruturação urbana (ou destruição), como o Bronx em Nova York, que tinha como efeito operar uma reconversão agressiva sobre a experiência social urbana21. Foi depois dos acontecimentos de Sarajevo, na década 90, que o neologismo abraçou outra realidade. Esse novo conceito designa uma realidade antiga, quer dizer, as violências que visam a destruição da cidade22, não na condição de objetivo estratégico, mas na condição de identidade urbana. Para retomar a expressão bastante eficaz de Paul Virilio23 – urbanista, sociólogo e filósofo francês que viveu os bombardeios da sua cidade Nantes na sua infância, em 1943 –, a estratégia da nova guerra, hoje, é uma estratégia anticidade. O espaço urbano tornou-se alvo não apenas por motivos estratégicos, mas sobretudo pelos significados que ele incorpora: identidade, valores sociais e culturais. O conceito compartilha com o de “genocídio” a ideia de purificação, limpeza étnica, aniquilamento. Porém o primeiro não centra sua atenção sobre o ser humano como objeto direto da destruição, como o segundo o faz. A cidade é o símbolo do que é detestado: a polis encarna o lugar de civilização, o centro de poder a ser derrubado, o epicentro de encontros, de trocas entre as populações. Este acordo entre populações de diferentes comunidades que forjam um modo de morar baseado no multiculturalismo ou cosmopolitismo, em valores sociais e culturais torna-se um alvo para os beligerantes que buscam promover uma única identidade da sua comunidade e aniquilar os “geossímbolos”24 do encontro entre as populações e terminar com o “komsiluk” (boa vizinhança)25. O urbicídio é um crime complexo: além de uma grade de análise que se refere somente aos fatores étnicos, religiosos e linguísticos, demonstra que os conflitos são também o fruto de lutas entre urbanos e rurais, entre dois modos de morar opostos que não se entendem26. O apagamento da cidade do mapa não visa exclusivamente, como foi o caso durante toda a história da humanidade, ganhar a batalha ou a guerra e desmoralizar o inimigo27; objetiva instaurar uma supremacia também cultural sobre o inimigo, o “Outro”. Se, na cidade, se concentram os poderes econômicos, os centros de informação, os locais estratégicos, há uma densidade populacional que a torna vulnerável; nela também são sediados os monumentos que refletem uma identidade, uma história, uma cultura a serem apagadas da memória.

Não é à toa que alguns locais são visados pelos bombardeios ou ataques por explosivos. O geografo Rémi Baudouï sublinhou assim como o incêndio da biblioteca de Sarajevo, em agosto de 1992, testemunhou no plano simbólico da raiva que animava os militares sérvios o intuito de acabar com a “cultura do Outro”28. A ponte de Mostar, que ligava dois bairros étnicos diferentes, um bosniano e o outro croata, tornou-se alvo privilegiado também dos bombardeios sérvios. Essa folia assassina irracional, esse “meurtre rituel des villes”29 caracteriza também as exações dos grupos como os talibãs, Al Qaeda no Magrebe Islâmico-AQMI, Ançar Eddine e o Grupo Estado Islâmico (ISIS, segundo o acrônimo inglês) relatados acima. Ponto comum que podemos salientar à leitura dos discursos dos líderes dos beligerantes, ultranacionalistas ou jihadistas, que rejeitam a identidade do inimigo, é a necessidade de apagar as cidades consideradas “impuras”.

Vale destacar que, no Afeganistão, no Mali ou na Síria, no século XXI, os beligerantes privilegiaram o ataque do patrimônio do inimigo aos alvos políticos, econômicos ou militares estratégicos. Em razão da facilidade de derrubar e surrupiar os bens culturais? Ou em razão do forte simbolismo que as estátuas, museus, sítios arqueológicos, mausoléus ou manuscritos representam? Segundo François Chaslin, no seu livro Um ódio monumental30, a resposta é óbvia: “O conflito na ex-Iugoslávia expressa um ódio ao monumento, uma vontade de destruir tudo que participa de uma história comum” (trad. nossa).

Por estas razões, muitas vezes, os traços deixados pelos eventos de guerra nos tecidos urbanos estão carregados de fortes valores simbólicos e a fase de reconstrução torna-se um momento de reescrever a paisagem da memória da cidade. Os projetos de intervenções de restauração, reconstrução ou demolição pós-guerra são, nessa perspectiva, a expressão de narrativas coletivas que estabelecem uma relação cada vez diferente entre a cidade, o evento de guerra e sua memória31.

Uma vez contextualizado e definido, resta analisar de maneira crítica a contribuição do novo crime à teoria do direito penal internacional.

2. Vantagens e desvantagens do novo conceito “urbicídio”

Uma reflexão preliminar sobre o risco da criação de um novo crime pode suscitar, na teoria do direito, uma comparação entre os crimes preexistentes e o novo crime de urbicídio.

2.1. Efeitos nocivos da inflação normativa

Entendemos a intenção dos defensores da criação de um novo crime internacional suscetível de tornar o Tribunal Penal Internacional (TPI) competente: conscientizar a comunidade internacional da extrema gravidade da pulverização da identidade de uma população através de seu patrimônio; insistir também sobre o efeito profilático da consagração de um crime ao acentuar, dramatizar esse caráter grave de todos os atos predatórios para acabar com essas atrocidades. Porém não podemos negar as vicissitudes próprias que surgem quando se cria um novo conceito. Como delimitar precisamente as fronteiras deste crime em gestação? Como atender melhor o princípio de legalidade? Esse crime pode realmente ser considerado um crime internacional capaz de fundar a competência da jurisdição criminal internacional? Não é redundante com os outros crimes internacionais? De modo mais geral, quais são os critérios para avaliar a relevância da constituição de novos crimes internacionais? Sem pretensão de exaustividade, podemos citar as propostas recentes de criação de infrações relativas à proteção dos indivíduos e dos povos (escravidão, apartheiddiscriminação racial, tortura…), as relativas aos espaços e ao meio ambiente (ecocídio, pirataria, poluição, espaciocídio32…), as relativas à proteção do Estado, das organizações internacionais e de seus agentes (atos de terrorismo33…) ou as relativas às trocas internacionais (tráfico de entorpecentes, luta contra a corrupção internacional ou contra os paraísos fiscais…), as econômicas e financeiras34 etc.35. Todas são legítimas e dignas de atenção, porém não contribuem para inflação normativa criminal? Este crescimento exagerado não tem o risco de banalizar o crime internacional e finalmente tornar a luta contra a impunidade ineficaz?

Ao acolher todas essas propostas, chegaremos a uma hipótese de “non-droit”, quer dizer, a hipótese extrema da inefetividade do direito que seria a “ausência de direito em um determinado número de relações humanas onde a lei tinha a vocação teórica de estar presente”36, descrita pelo renomado sociólogo de direito francês, Jean Carbonnier, no meio do século passado. Tanto a escassez de direito quanto sua proliferação podem aniquilar ele mesmo, “como a serpente que se devora pela cauda. Em um imenso número de casos, ele devora fenômenos legais, neutraliza sua juricidade”37. Essa neutralização pela banalização já foi debatida e denunciada a respeito da qualificação quase sistemática dos massacres de população em genocídio (como foi feito para caracterizar os crimes na ex-Iugoslávia nos anos 90, no Darfur no Sudão, em Israel nos anos 2000 ou da juventude negra brasileira atualmente)38.

Em resumo: positivar o crime de “urbícidio”, seria o meio ruim para alcançar um bom objetivo? Precisa-se trivializar os crimes internacionais para “enobrecer” a destruição em massa do patrimônio da humanidade que assola atualmente várias regiões do mundo vítimas da ação de grupos obscurantistas ou de Estados visando nelas impor sua hegemonia? Essas questões merecem uma reflexão aprofundada para conciliar de maneira satisfatória a efetividade jurídica e a luta contra a impunidade.

Uma vez levantado o risco ligado à criação de um novo crime internacional, podemos questionar a sua relevância.

2.2. Comparação do crime de urbicídio com os crimes internacionais positivados

Na jurisprudência dos tribunais penais internacionais ad hoc e do TPI, a destruição deliberada dos bens culturais foi assimilada aos crimes contra a humanidade e aos crimes de guerra. Vale então desenhar as semelhanças e diferenças entre esses crimes.

Os crimes de urbicídio e os crimes contra a humanidade ou de guerra apresentam elementos comuns: visam aniquilar o inimigo e constituem atos de violência coletiva. Porém existem distinções profundas e intrínsecas. No crime contra a humanidade ou de guerra, os valores protegidos dos atos subjacentes visam diretamente a pessoa e, além disso, a espécie humana, como atentados à vida sob a forma de assassinato ou homicídio, atentados à integridade física e mental e à liberdade de deslocamento (sequestros e raptos). O crime de urbicídio é antes de tudo um crime direcionado contra o Estado. Mesmo se ele visa civis que vão sofrer na sua carne, visa de maneira colateral os símbolos do modelo combatido: a potência comercial e financeira, a supremacia militar, o poder político, o patrimônio cultural, através de um impacto simbólico e um grande choque midiático. Nota-se que o criminoso da humanidade ou de guerra busca eliminar os rastros das suas monstruosidades. Ao inverso, os responsáveis pelo urbicídio usam plenamente dos meios de comunicação para divulgar seus crimes. A violência contra o patrimônio, nesses últimos anos, foi teatralizada no intuito de melhor difundir o terror diante das populações visadas, e a reivindicação torna-se um elemento necessário. Parece que os bens são interesses jurídicos protegidos pelas duas incriminações, porém isso fica marginal para o crime contra a humanidade ou crime de guerra. O crime de urbicídio entende resguardar, tanto a pessoa humana quanto os bens da humanidade e os dos Estados. Enfim, o crime contra a humanidade ou de guerra só pode ser cometido por um Estado, enquanto os atos de urbicídio podem ser realizados por particulares para seus próprios interesses39.

Essas diferenças poderiam justificar a razão de ser do novo crime. Porém, do ponto de vista pragmático, sua concretização traz mais perguntas que soluções.

Com efeito, uma discussão a ser resolvida, por exemplo, é de determinar quais seriam os elementos da sua definição a serem comprovados para punir o crime de urbicídio. As evoluções da jurisprudência do Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia – TPII corroboram a dificuldade quanto à qualificação do crime (crime de guerra ou crime contra a humanidade?) e quanto aos critérios exigidos para determinar se houve ou não um crime contra o patrimônio da humanidade.40 Em vários julgamentos, o TPII, de maneira solene, condenou os atos visando o patrimônio cultural41. No “caso Kordic”, julgado em 26 de fevereiro de 2001, o ato de demolição e degradação de edifícios consagrados à religião ou à educação, quando tal ato é perpetrado deliberadamente, foi equiparado a um ato de perseguição, posto que equivale a: “um ataque contra a identidade religiosa própria de um povo. Assim, o Tribunal exemplifica a noção de crime contra a humanidade, pois deste fato, é a humanidade no seu conjunto que é afetada pela destruição de uma cultura religiosa específica e dos objetos culturais vinculados”42. No “caso Miodrag Jokic”, o julgamento de 18 de março de 2004 puniu, mais uma vez, esses atos bárbaros de hostilidades contra o patrimônio cultural nesses termos: “O bombardeio da velha cidade de Dubrovnik (classificada na lista da UNESCO) constituiu um ataque não somente contra a história e o patrimônio da região mas também contra o patrimônio cultural da humanidade”43. No julgamento de 3 de março de 200044, T. Blaskic foi acusado por ter atacado o patrimônio cultural do inimigo. No entanto, o tribunal ad hoc entendeu de maneira restritiva o artigo 3° al. d). Foi estabelecido que o dano ou a destruição precisam ser cometidos de maneira deliberada contra edifícios claramente identificados como consagrados à religião ou ao ensino e não usados, no momento dos fatos, para fins militares. Neste “caso Blaskic”, o ataque contra os edifícios não caracterizou um dos quatro crimes internacionais, tornando o TPII competente, pois eles estavam localizados perto de objetivos militares, condição que legitima os bombardeios. No entanto, a jurisprudência da corte criminal evoluiu: no julgamento “Natelic e Martinovic” do 31 de março de 200345, a definição do crime não contemplou mais o elemento de proximidade do edifício bombardeado com os objetivos militares. Mas os juízes internacionais requereram a prova da intenção do autor do delito de degradar o imóvel, prova sempre delicada a fornecer, como é para qualquer elemento subjetivo. Essas exigências são compreensíveis, pois se trata da definição dos crimes internacionais, quer dizer, os de maior gravidade, que afetam a comunidade internacional no seu conjunto, justificando a competência excepcional dos tribunais penais internacionais e relativizando a soberania dos países beligerantes.

O terrorismo compartilha várias semelhanças com o urbicídio, em particular o de propagar o terror e destruir, não somente física mas também moralmente, uma parte da população civil, focar em alvos simbólicos da identidade do inimigo. Mas vale lembrar os fracassos da sociedade internacional ao definir o primeiro para descartar o raciocínio analógico46. Apesar de o terrorismo ser considerado uma das ameaças mais terríveis destas últimas décadas, não houve consenso internacional até hoje, para circunscrever este conceito47, o que não deixa pressagiar, pelo menos a curto prazo, novo conceito de urbicídio.

Mesmo que o desafio da delimitação do conceito esteja superado, restarão outras questões a serem resolvidas. Qual seria seu regime jurídico? O crime é mais grave que os outros crimes internacionais vigentes hoje no Estatuto de Roma? A sanção deveria ser agravada? Quais são as causas para se eximir da sua responsabilidade pela destruição de uma cidade?

Estes são apenas exemplos de incertezas jurídicas que o TPI permanente encontrará se o conceito de urbicídio vier a ser incorporado no artigo 8 do Estatuto de Roma. Além disso, a capacidade deste termo para abranger uma variedade de campos, tais como, direito, política internacional, urbanismo e arquitetura, história da arte, antropologia, filosofia e sociologia, tornará especialmente difícil estabelecer uma definição finita que satisfaça a todos.

Conclusão

A discussão doutrinária sobre a qualificação jurídica aplicável às violações voluntárias aos monumentos históricos tem o mérito de demonstrar as novas expectativas da sociedade internacional quanto à tutela do patrimônio da humanidade. Porém, por enquanto, parece mais conveniente conservar a principal caracterização de “crime de guerra” aplicada pelo TPI. Se a criação de um crime sui generis apresenta intelectualmente argumentos a favor, a mudança da terminologia poderia ser contraproducente. O governo francês, nas suas “50 proposições para proteger o patrimônio da humanidade” reveladas em 201548, propôs sistematizar o acionamento do TPI para responsabilizar individualmente os que perpetraram crimes de lesa-patrimônio (proposição n° 42) sem, no entanto, tentar modificar a qualificação de crimes de guerra para outro crime. Emendar o Estatuto de Roma no intuito de criar uma nova infração tem o risco de deixar entender, segundo Jean-Luc Martinez, redator das proposições, que as destruições das pedras podem ficar no mesmo patamar que os massacres da população, o que é difícil de ser compreendido pela opinião pública. Essa falta de legibilidade provocada pela alteração de jurisprudência seria contraditória com a preocupação de consolidar a efetividade das regras em germinação existentes. Ademais, o processo de reforma do Estatuto de Roma pode revelar-se arriscado pois a probabilidade de uma emenda entrar em vigor é fraca. Alterar as cláusulas do tratado de 1998 necessita da aquiescência da maioria dos 2/3 dos Estados membros da jurisdição criminal internacional e vinculará somente os Estados que ratificaram a emenda. Como o TPI está hoje sofrendo uma fase de contestação, em particular pelos países africanos que contestam sua legitimidade49 e também pelos presidentes russo, Vladimir Putin, norte-americano, Donald Trump, é melhor não dar oportunidade aos Estados de denunciar ou enfraquecer o ato constitutivo desta instituição judiciária, que demonstrou recentemente sua importante contribuição na luta eficaz contra a destruição do patrimônio da humanidade.


1 SARTRE-FAURIAT, Annie. Proche-Orient : patrimoines en grand danger. Anabases, Toulouse, n° 23, 2016, p. 139.

2 ROBICHEZ, Juliette. A destruição do patrimônio cultural da humanidade como instrumento de aniquilamento da dignidade da pessoa humana. A gênese da proteção jurídica do patrimônio cultural da humanidade. Diálogos possíveis, Salvador, v. 14, 2015, p. 96. – ROBICHEZ, Juliette. A proteção do patrimônio histórico-cultural da humanidade e a crise do direito internacional. In: MENEZES, Wagner; ANUNCIAÇÃO, Clodoaldo S. da, VIEIRA, Gustavo M. (org.). Direito internacional em expansão, Belo Horizonte: Arrães Ed., 2015, p. 122.

3 ROBICHEZ, Juliette. A destruição deliberada do patrimônio cultural da humanidade: “crime de guerra” ou crime contra a humanidade”? Revista de Direito Internacional, 2020, v. 17, n.° 3, Dossiê temático: Direito da arte e do patrimônio cultural, p. 357. Disponível em: https://www.publicacoesacademicas.uniceub.br/rdi/article/view/6591. Acesso em: 21 abr. 2021.

4 Definido no artigo 4, A, §6 da Terceira Convenção de Genebra. Termo francês para a conscrição durante as Guerras Revolucionárias francesas, particularmente a de 23 de agosto de 1793.

5 DUFOUR, Jean-Louis. La guerre, la ville et le soldat. Paris: Odile Jacob, 2002.

6 DUFOUR, Jean-Louis. Villes et combats urbains au XXe siècle, in Guerres mondiales et conflits contemporainsParis, 2002/2, n° 206, p. 95. Disponível em: https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2002-2-page-95.htm. Acesso em: 07 mai. 2019.

7 UNESCO. Quatorzième assemblée générale des États parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Paris, 14-15/Out/2003, p. 2. Disponível em: <http://whc.UNESCO.org/archive/2003/whc03-14ga-inf01f.pdf>. Acesso em: 10 fev. 2014.

8 Por enquanto, os crimes internacionais são: crime de genocídio, crime contra a humanidade, crime de guerra e crime de agressão.

9 Resolução 2085 (2012). Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2013/02/15/patrimoine-mondial_1833424_3210.html>. Acesso em: 05 mai. 2014.

10 No seu sentido próprio de aterrorizar a população.

11 CABANES, Valérie. Un nouveau droit pour la terre. Pour en finir avec l’écocide. Paris: Seuil, 2016.

12 Colóquio sobre as cidades destruídas nas guerras recentes, 31 jan. 1995, Ecole d’architecture de Paris-La Défense, sob a iniciativa da revista Urbanisme et da Associação Patrimônio sem Fronteiras. V. EDELMANN, Frédéric. Comment réconcilier les villes martyres et leur histoire. Le Monde, Paris, 11 fev. 1995. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1995/02/11/comment-reconcilier-les-villes-martyres-et-leur-histoire_3836761_1819218.html#mQ8aDPHigO6hDpLU.99>. Acesso em: 14 mar. 2017.

13 Neologismo elaborado a partir da palavra “war”, guerra em inglês e “architecture”, arquitetura.

14 GREES. Urbicide à Sarajevo. Blogue Immersion à Sarajevo, s.d. Disponível em: <https://grees2009.wordpress.com/nos-recherches/urbanisme/urbicide-a-sarajevo/>. Acesso em: 14 mar. 2017. Fato interessante, o neologismo “urbicídio” não foi traduzido em inglês na mídia nova-iorquina, o outro “warchitecture-Sarajevo”, associando a palavra “guerra” e “arquitetura”, foi privilegiado para falar de uma cidade “ferida” (“A Wounded City”). V. STOREFRONT FOR ART AND ARCHITECTURE. Warchitecture-Sarajevo: a Wounded City. 04 fev. 1995. Disponível em: <http://storefrontnews.org/programming/warchitecture-sarajevo-a-wounded-city/>. Acesso em: 14 mar. 2017.

15 Une exposition sur Sarajevo au Centre Pompidou. Les ruines d’une ville assiégée. Le Monde, Paris, 03 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/03/une-exposition-sur-sarajevo-au-centre-pompidou-les-ruines-d-une-ville-assiegee_3829085_1819218.html#0D7axomAHhypp4uf.99>. Acesso em: 07 set. 2016.

16 BOGDANOVIC, Bogdan. Vukovar, Sarajevo. La guerre en ex-Yougoslavie. Paris: Ed. Esprit, 1993.

17 Pourquoi Sarajevo. Le Monde, Paris, 27 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/27/pourquoi-sarajevo_3831329_1819218.html#rUgtrD2dZmqhOEYS.99>. Acesso em: 07 set. 2016. Tradução nossa: “O urbicídio,o memoricídio e a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional nunca julgará os autores destes delitos de lesa-humanidade?”

18 Por ex.: MAZZUCCHELLI, Francesco. Urbicidio. Il senso dei luoghi tra distruzioni e ricostruzioni nelle ex Jugoslavia. Bononia University Press, Bolonha, 2010.

19 LEMKIN, Raphael. Chapter IX: Genocide. In: ______. Axis Rule in Occupied Europe: Laws of Occupation – Analysis of Government – Proposals for Redress. Washington: Carnegie Endowment for International Peace, 1944. p. 79-95. Disponível em: <http://www.academia.edu/5846019/Raphael_Lemkin_-_Axis_Rule_in_Occupied_Europe_Laws_of_Occupation_-_Analysis_of_Government_-_Proposals_for_Redress_Chapter_IX_Genocide_&gt;. Acesso em: 08 mai. 2019.

20 MOORCOCK, Michael. Dead God’s Homecoming. Science Fantasy, n° 59, Nova Publishing, 1963, apud WIKIPEDIA, Urbicídio. Disponível em: <https://es.wikipedia.org/wiki/Urbicidio>. Acesso em: 08 mai. 2019. Nesta obra, o protagonista Elric, imperador de Melniboné, abandona seu trono para viajar e assiste impotente à destruição do seu mundo para deixar seu lugar ao nosso.

21 Por exemplo: MARSHALL, Berman. Falling Towers: City Life After urbicide, in CROW, Dennis, Geography and Identity. Ed. Maisonneuve Press, Washington, 1996, p. 172.

22 Pensamos em Troia sitiada e devastada pelos Gregos (1240 a.C.); a tomada de Cartago, cidade sediada no norte da África, originariamente colônia fenícia pelos Romanos que se espalharam pela cidade e semearam as terras de sal para que nada mais repele como diz a lenda (146 a.C.); a tomada de Tenochtitlán (antigo México), capital dos Astecas, pelos Espanhóis (1521)…

23 VIRILIO, Paul. Stratégie de la déception: à partir du conflit au Kosovo, réflexion sur la stratégie militaire du contrôle et de désinformation tous azimuts. Paris: Ed. Galilée, 2000.

24 TRATNJEK, Bénédicte. Des ponts entre les hommes : les paradoxes de géosymboles dans les villes en guerre. Cafés géographiques, rubrique Vox geographi, 12 dez. 2009. Disponível em: <https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/440892/filename/Des_ponts_entre_les_hommes.pdf>. Acesso em: 28 mai. 2019.

25 O termo “komsiluk”, de origem turca, designa as relações de vizinhança no seu conjunto. Na Bósnia-Herzegovina, no contexto pluricomunitário bosníaco, o termo abrangia um sistema de coexistência cotidiana entre as diferentes comunidades. Expressava-se essencialmente no trabalho, na vida hodierna, na associação na comemoração de todos aos eventos religiosos e familiares. BOUGAREL, Xavier. Bosnie. Anatomie d’un conflit. Paris: La Découverte, 1996, p. 81.

26 TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicide : exemples en ex-Yougoslavie. Blogue Géographie de la ville en guerre, 22 out. 2008. Disponível em: <http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com.br/2008/10/la-notion-durbicide-dimensions.html>. Acesso em: 07 set. 2016. Podemos também citar o exemplo de Phnom Penh, capital da Camboja, que sofreu graves destruições e descuidados durante a República Khmer (1970-1975). A “Pérola da Ásia” foi bombardeada pelas tropas comunistas e esvaziada durante quase quatro anos. Em 1975, a nova Kampuchea democrática evacuou pela força seus dois milhões de residentes para que estes trabalhassem nas fazendas rurais e se tornem o “novo povo”. Ver a obra cinematográfica sobre este tema: The killing Fields. Direção de Rolland JOFFÉ, Reino Unido, 1984 (138 min.).

27 Pensamos nos bombardeios de Paris e Londres na Primeira Guerra Mundial, de Guernica durante a guerra civil na Espanha ou Hiroshima e Nagasaki durante a Segunda Guerra Mundial.

28 BAUDOUï, Rémi. De la menace atomique aux conflits de “faible intensité”. L’emprise croissante de la guerre sur la ville. Annales de la recherche urbaine, n° 91, dossier “Villes et guerres”, 2001, pp. 31-32.

29 Idem. “Assassinato ritual de uma cidade”. (trad. nossa)

30 CHASLIN, François. Une haine monumentale. Essai sur la destruction des villes en ex-Yougoslavie. Paris: Descartes & Cie, 1997. – V. também TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicideOp. cit.

31 Uma das primeiras medidas adotadas pela população vítima desses atos bárbaros foi de reconstruir a ponte de Mostar ou os mausoléus de Tombuctu.

32 HANAFI, Sari. Spatiocide, réfugiés, crise de l’Etat-nation. Multitudes, Paris, 2004-4, n° 18, p. 187. Disponível em: <http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=MULT_018_0187>. Acesso em: 17 mar. 2017 – LEVY, Jacques. Topologie furtive. Espacestemps.net, 2008. Disponível em: <http://www.espacestemps.net/articles/topologie-furtive/>. Acesso em: 17 mar. 2017. Esses autores demonstram que o espaço é um recurso usado pelo Estado israelense para impedir a construção estatal palestina: as políticas de expropriações gerais das terras, deslocamento ou expulsão maciça dos habitantes; o assentamento consistente, exaustivo e definitivo por colonos visa a romper a continuidade territorial, a suprir a relação entre Palestino e seu território.

33 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. A complexa definição de ato terrorista como crime contra a humanidade. Revista da Faculdade de Direito – UFPR, Curitiba, v. 65, n° 2, mai./ago. 2020, p. 149. Disponível em: https://revistas.ufpr.br/direito/article/view/69797/41512. Acesso em: 17 dez. 2020. V. também: MOLINS, François. Actes de terrorisme : nouveaux crimes contre l’humanité ? Paris: Colloque à la Cour de cassation: 70 ans après Nuremberg – Juger le crime contre l’humanité, 30 set. 2016. Disponível em: <https://www.courdecassation.fr/IMG/F%20Molins%20-%20Actes%20de%20terrorisme%20%20noueaux%20crimes%20contre%20l%20humanit%C3%A9%20-%2070%20apr%C3%A8s%20Nuremberg%20-%20Juger%20le%20crime%20contre%20l%20humanit%C3%A9.pdf>. Acesso em: 17 mar. 2017.

34 MUNIZ, Lucas Maia Carvalho. A tutela dos crimes contra o sistema financeiro nacional no Tribunal Penal Internacional. Trabalho de Conclusão de Curso, Faculdade Ruy Barbosa, Curso de direito, orientador: Juliette Robichez, 2013 (n.p.).

35 Para maiores desenvolvimentos V. ASCENSIO, Hervé, DECAUX, Emmanuel, PELLET, Alain. Droit international pénal. Paris: A. Pedone, 2° ed., 2012, pp. 183 e s.

36 CARBONNIER, Jean. Flexible droit. Pour une sociologie du droit sans rigueur. Paris: LGDJ, 7° ed., 1992, p. 23 e s. Trad. nossa.

37 Idem. Trad. nossa

38 Ex.: JARREAU, Patrick. Simone Veil s’inquiète de la banalisation du génocide des juifsLe Monde, Paris, 18 mai. 2003. Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/une-abonnes/article/2003/05/15/simone-veil-s-inquiete-de-la-banalisation-du-genocide-des-juifs_320122_3207.html?xtmc=simone_veil_s_inquiete_de_la_banalisation_du_genocide&xtcr=1>. Acesso em: 21 abr. 2019.

39 V. ausência de consenso sobre essa questão no debate na Comissão de Direito Internacional sobre o projeto de código dos crimes contra a paz e a segurança da humanidade. ACDI, 1986, vol. II, 2 e partie, p. 48, § 98. V. também ACDI, 1990, vol. II, 2 e parte, comentários do art. 16 in fine, p. 29. Contra: Resolução da AG/OEA, 30/06/70, equiparando os atos de terrorismo a crimes contra a humanidade. Mesma posição nas resoluções 863 de 1986, 1170 de 1991 e na recomendação 1644 de 2004 da Assembleia Parlamentar do Conselho da Europa. V. ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

40 DIAS, Anauene. Destruição do patrimônio cultural: crime de guerra. Revista Via IurisBogotá, 2018, n° 25, p. 1. Disponível em: <https://www.academia.edu/38358730/Destruição_do_patrimônio_cultural_como_crime_de_guerra.pdf?email_work_card=view-paper>. Acesso em: 28 mai. 2019.

41 CARDOSO, Tatiana de Almeida F. R. Novos desafios ao direito internacional humanitário: a proteção dos bens culturais em caso de conflito armado. Revista de Direitos Fundamentais e Democracia, Curitiba, v. 14, n° 14, jul./dez. de 2013, p. 196. Disponível em: <http://revistaeletronicardfd.unibrasil.com.br/index.php/rdfd/article/view/381/338>. Acesso em: 25 jul. 2018.

42 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de Primeira Instância. Procurador v. Kordic & Cerkez. 27 fev. 2001. N° IT-95-14/2-T. <Disponível em http://www.icty.org/x/cases/kordic_cerkez/tjug/fr/kor-010226f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, pp. 64 e 65; p. 101 e s. e p. 311 e s. Trad. livre

43 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância I. Procurador c. Miodrag Jokic. 18 mar. 2004. N° IT-01-42/1-S. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/miodrag_jokic/tjug/fr/jok-sj040318f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 21 e s. Trad. livre.

44 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA (2000a). Câmara de Primeira Instância I. Procurador c. Tihomir Blaskic.03 mar. 2000. N° IT-95-14-T. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/blaskic/tjug/fr/bla-tj000303f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 5 e s., pp. 53 e 56, p. 63 e s., p. 144 e s.

45 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância. Procurador v. Mladen Naletilic e Vinko Martinovic. 31 mar. 2003. N° IT-98-34-6. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/naletilic_martinovic/tjug/fr/tj030331f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 230 e s., pp. 274-275.

46 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

47 JAPIASSÚ, Carlos Eduardo A. Coleção para entender: o Direito Penal Internacional. Belo Horizonte: Del Rey, 2009. – MALUF, Elisa L. Terrorismo e prisão cautelar: eficiência e garantismo. São Paulo: LiberArs, 2016.

Ver referências in: ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc cit.

48 MARTINEZ, Jean-Luc.Cinquante propositions françaises pour protéger le patrimoine de l’humanité. In: Rapport au Président de la République sur la protection du patrimoine en situation de conflit armé. Nov. 2015. Disponível em: <http://www.elysee.fr/assets/Uploads/Cinquante-propositions-francaises-pour-proteger-le-patrimoine-de-lhumanite.pdf>. Acesso em: 05 fev. 2017.

49 Acusado de ser uma instituição “racista e neocolonial” pela União Africana, alguns Estados africanos manifestaram sua vontade de sair da organização internacional. A partir de 2015, a África do Sul, o Burundi e a Gâmbia introduziram um processo de denúncia do Tratado de Roma de 1998.Ver ROBICHEZ, Juliette. A justiça penal internacional e a África. Análise crítica do “afrocentrismo” do Tribunal Penal Internacional. Cientifico, Salvador, 2018, p. 147. Disponível em: <https://revistacientefico.adtalembrasil.com.br/cientefico/article/view/626/390>. Acesso em: 21 abr. 2019.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Cherán, un pueblo que expulsó a los políticos y talamontes de su territorio, hoy tiene el captador de agua pluvial más grande de Latinoamérica. Te contamos sobre su ejemplar proyecto ecologista.

El 15 de abril de 2011, los habitantes del municipio de Cherán, Michoacán, se levantaron contra narcotraficantes y talamontes que, en complicidad con el gobierno, talaban de forma ilegal los bosques de Michoacán y amenazaban con su deforestación. Hoy, los habitantes impulsan proyectos ecológicos como un captador de agua de lluvia y la reforestación masiva.

De acuerdo con los habitantes, los grupos delictivos buscaban deforestar la zona para convertir los terrenos en campos de aguacate. Aunque pareciera un actividad progresista, el aguacate daña los suelos al requerir grandes cantidades de agua.

Se calcula que el crimen organizado deforestó 17,000 hectáreas a partir de 2008. Actualmente, la comunidad de Cherán lleva reforestadas 3,000. Aunque Cherán recibe presupuesto federal y estatal, se reconoce y protege su autogobierno.

Entre los logros ambientalistas de Cherán se encuentra la construcción de un captador de aguas de lluvia en el cerro Kukundicata. Su construcción inició en 2015 y fue echado a andar en 2016. Para formar la olla no se requirió de excavaciones ni deforestación, ya que el cerro de Kukundicata contaba con un cráter natural que fue cubierto con una membrana plástica que evita que el agua se filtre al suelo.

El captador de agua de lluvia más grande América Latina

El captador benefició a más de 16 mil habitantes, ya que la recolección permite una reserva de agua de cuatro meses. Con el agua filtrada se abastecen a edificios públicos, escuelas y casas. También existe una planta purificadora para la venta de garrafones de agua, cuyo costo es 97% menor a los que existen en el mercado. El costo de un garrafón de agua captada en el Kukundicata es de 13 pesos, frente a los casi 40 pesos que se paga un garrafón de grandes empresas.

“De la captación pluvial se baja el agua a la purificadora comunal, ahí lleva su adecuado proceso y eso mismo se distribuye a un costo muy accesible, en comparación del agua de otras marcas de afuera”, explicó Yunuen Torres, exintegrante del Consejo de Jóvenes, que forma parte de la Estructura de Gobierno Comunal de Cherán.

[Fuente: http://www.mexicodesconocido.com.mx]

 

A esquerda equatoriana e toda a esquerda latino-americana têm de aprender com essa dolorosa derrota, valorizar ainda mais sua unidade interna e a centralidade do enfrentamento ao neoliberalismo.

Guillermo Lasso, presidente eleito do Equador

Guillermo Lasso, presidente eleito do Equador

 

Escrito por EMIR SADER*

A esquerda equatoriana ficou profundamente dividida no segundo turno eleitoral presidencial. Os três candidatos (três antineoliberais) obtiveram 66% dos votos: Arauz 32%, Yaku 19%, Xavier 15%. No segundo turno, Arauz subiu apenas 17 pontos, chegando a 47%. Os demais candidatos não apoiaram formalmente ninguém, mas em vez disso concentraram suas críticas em Arauz, que consideravam o principal inimigo.

Enquanto isso,  Lasso tinha 19% no primeiro turno, mas subiu 33% no segundo turno – quase igual à soma dos votos de Yaku e Xavier: 34%. O certo é que a esquerda, com essa transferência de votos, perdeu a maioria do primeiro turno, sendo derrotada no segundo. A análise das regiões de concentração de votos da Conae aponta para onde Lasso acaba ‘conquistando’ mais votos no segundo turno.

Assim, a esquerda, majoritária no país, terminou perdendo a eleição. E a direita, claramente minoria no primeiro turno (19%), por causa da divisão da esquerda, acabou elegendo o seu candidato.

Por que isso se deu? Em primeiro lugar, é claro, pela falta do sentido de unidade dos candidatos de esquerda, Yaku e Xavier. Porque eles privilegiaram contradições secundárias privilegiadas com o governo de Rafael Correa – conflitos com o movimento indígena, questões de preservação ambiental – em face da contradição fundamental de nosso período histórico, aquele entre o neoliberalismo e pós-neoliberalismo. A Conae propôs um estranho “voto nulo ideológico”. Esse fluxo de votos -1.600,00, que no segundo turno de 2017 foram 980.000 –  teve peso decisivo no resultado final, pois Lasso acabou vencendo por cerca de 400.000 votos.

A esquerda majoritária no partido não conseguiu restaurar a unidade de seu campo no segundo turno e foi derrotada. Também tem a ver com a forma como o governo de Rafael Correa – o mais importante da história do Equador – abordou as questões de divergência no campo popular.

A oposição, tanto de direita quanto de esquerda, explorou, de forma priorizada, o ‘anticorreísmo’. De forma consciente, pela direita. De forma irresponsável por setores da esquerda, que acabaram fazendo dessa questão a central na campanha, justificando o jogo que acabaram por fazer e que decidiu o resultado final da eleição a favor da direita.

Às vezes confessavam que preferiam Lasso – o maior banqueiro do país, um neoliberal ortodoxo -, às vezes de má-fé, favorecendo-o, erigindo o retorno do correísmo como seu inimigo fundamental.

O problema da falta de unidade da esquerda e da ascensão de Lasso vem já da eleição presidencial anterior, em 2017. Lenin Moreno, escolhido pelas eleições internas da Aliança País como o candidato da continuidade da Revolução Cidadã, de Rafael Correa, venceu com apenas pouco mais de dois pontos a Guillermo Lasso, após 10 anos do governo que fez mais transformações na história do Equador. Algo estava errado. Mas não foram feitas as análises correspondentes. A esquerda costuma aprender mais com as derrotas do que com as vitórias.

Decisiva pela divisão do campo correísta foi a traição de Lenin Moreno, que acabou praticamente por liquidar a Aliança País, o partido da Revolução Cidadã, e enfraqueceu esse campo pelo desconcerto que provocou e também pela repressão direta dos dirigentes do correísmo e do próprio Rafael Correa, que precisou pedir asilo para não ser preso, por meio de um processo de judicialização, característico da direita latino-americano contemporânea.

Enquanto isso, setores do movimento indígena consolidaram-se como um campo político próprio –  a Conae e Pachakutik -, com forte oposição ao correísmo. Outros setores da esquerda – como a candidatura de Xavier – também contribuíram para essa posição.

Ao contrário da Bolívia, onde, apesar de alguns conflitos com o movimento indígena, o governo do Evo continuou contando com o apoio massivo desse movimento, que acabou sendo decisivo na grande vitória do MAS no primeiro turno das últimas eleições. A Aliança País e o governo de Rafael Correa tiveram muitos conflitos com o movimento indígena, que se autonomizou e passou a opor-se, na sua grande maioria, ao governo. O MAS reunificou todo o campo popular e reafirmou-se como a força hegemônica, mantendo no seu interior as diferenças e conflitos dentro do campo da esquerda.

O conjunto desses fenômenos levou à incapacidade do correísmo de restabelecer a unidade da esquerda e afirmar-se como força hegemônica no campo popular, fez com que uma esquerda majoritária no Equador fosse derrotada por uma direita minoritária, que irá governar o país pelos próximos quatro anos, restabelecendo seu modelo neoliberal, que recomeça com a privatização do Banco Central do Equador.

A esquerda equatoriana e toda a esquerda latino-americana têm de aprender com essa dolorosa derrota, valorizar ainda mais sua unidade interna e a centralidade do enfrentamento ao neoliberalismo.

 

[Foto: REUTERS/Maria Fernanda Landin – fonte: http://www.brasil247.com]

Carlos Hermenegildo

Publicat per Anna Mateu i Martí Domínguez

La pandèmia del coronavirus va agafar per sorpresa tota la societat a començament de 2020. Per a les universitats va representar de colp un canvi total en l’organització de la docència i en la investigació per al qual ningú estava preparat. Quan està a punt de complir-se l’any de la declaració de l’estat d’alarma i de l’inici del confinament domiciliari que es va allargar fins a juny, conversem amb Carlos Hermenegildo (Osca, 1966), vicerector d’investigació de la Universitat de València i catedràtic de Fisiologia, perquè ens explique com s’ha gestionat la crisi sanitària des de l’àmbit universitari, però també perquè ens oferisca el seu punt de vista com a especialista en salut sobre tot el que ha portat amb si la pandèmia.

El segon quadrimestre del curs 2019-2020 havia començat amb normalitat quan, de sobte, va haver de passar a impartir-se totalment en línia. Els laboratoris i els centres d’investigació de la universitat es van veure obligats a tancar les portes fins a l’estiu, a excepció d’aquells relacionats directament amb la investigació en coronavirus. Tota la comunitat universitària va fer un enorme esforç d’adaptació per a poder continuar duent a terme les activitats universitàries de la manera més eficaç possible. Un any després, amb un nou estat d’alarma, i a l’espera de l’arribada de la vacuna a tota la població, la situació encara està lluny de ser la d’un curs universitari habitual.

De tots aquests mesos, el professor Carlos Hermenegildo destaca el compromís que la comunitat universitària ha demostrat amb la societat, i lamenta la visió negativa que s’ha oferit de vegades de l’alumnat universitari. «La universitat ha sigut un lloc segur, i la immensa majoria de l’alumnat s’ha comportat de manera exemplar, igual que la major part de la societat», subratlla el catedràtic.

Carlos Hermenegildo

Quins reptes ha suposat la pandèmia des del punt de vista de la gestió universitària?

Al març la prioritat va ser salvar la docència. Passar d’una modalitat presencial a haver d’utilitzar unes tecnologies que no estaven ni tan sols posades a punt va implicar molt d’esforç per part nostra, però sobretot per part del professorat i l’alumnat. En aquell moment, quan ens trobàvem en el confinament més estricte, es va paralitzar totalment la investigació, cosa amb la qual personalment no vaig estar d’acord. Vam aconseguir mantenir oberts uns quants centres i laboratoris que investigaven sobre COVID, però ens va costar molt. Vam rebre moltes crítiques per part dels investigadors, i pense que d’una manera justificada. No era el mateix un investigador en ciències socials o en humanitats, al qual se li podia facilitar l’accés a bases de dades o xarxes per a poder continuar treballant, que aquells que havien de seguir amb els seus experiments en el laboratori i no van poder fer-ho. Ací és on vam trobar més dificultats des del principi, perquè legalment no estava permès dins de l’estat d’alarma.

Com és la nova normalitat a la universitat?

Des de l’estiu, des del punt de vista de gestió de la investigació ha sigut un poc més senzill. Els laboratoris estan oberts, amb restriccions d’aforament i algunes dificultats produïdes per la pandèmia, però s’ha pogut mantenir la investigació. Fins i tot ara quan es parla de disminuir la presencialitat, tothom entén que els laboratoris i la investigació no han de tancar. Els que considerem que la investigació és una activitat essencial estem més tranquils en aquest sentit. Però després la part de gestió administrativa i de la docència continua sent complicada. Per molt bé que puguem realitzar el teletreball, no és el mateix fer les teues gestions des del teu lloc de treball i interaccionant de manera normal amb la resta de companys i serveis, que treballar des de casa i dependre d’altres vies. A més, la pandèmia afecta tothom i, per exemple, enguany teníem diverses infraestructures científiques en construcció o pendents de dotar amb instruments, i molts subministraments no poden arribar, amb la qual cosa tot s’alenteix i estem tenint dificultats per a complir els objectius de realització dels projectes, malgrat l’ampliació dels terminis en investigació. Tot això està desesperant els investigadors i també ens desespera a nosaltres.

Quin impacte tindrà a mitjà i llarg termini en els resultats de la investigació?

Hem observat en la Universitat i en altres centres associats que probablement en la memòria d’investigació de 2020 no es notarà tant, perquè hi ha hagut molts investigadors que han publicat tot el que tenien pendent i per tant la producció científica no es veurà massa minvada. Però és clar que en els pròxims anys es notarà. Els laboratoris han estat tancats durant mesos, i des de l’estiu no estem treballant a un rendiment normal, per totes les restriccions i dificultats associades. Ara bé, una de les coses de les quals estem més orgullosos com a institució, i és una sensació compartida amb totes les universitats i centres d’investigació, és de la resposta que hem donat a la pandèmia. A la Universitat de València hi ha hagut més de 60 projectes d’investigació, sols o en col·laboració amb altres institucions sanitàries, amb el CSIC o altres universitats, que s’han posat en marxa per a dissenyar protocols d’actuació, aparells, màscares, kits de diagnòstic. Hi ha hagut un esforç molt generós per part del personal d’investigació, més enllà dels seus horaris i de les limita­cions de la mateixa Universitat. Els grups d’investigació i els centres han entès que era un moment de molt d’estrès i de molta necessitat, i els investigadors i treballadors de la universitat han respost molt més enllà del que se’ls podia exigir.

Pensa que la societat ha percebut aquest esforç i la importància de la investigació que s’ha realitzat des de la Universitat de València?

Sospite que no, però això és més aviat culpa nostra com a institució. A la Universitat de València hi ha aspectes a millorar, però trobe també que no sabem destacar allò que fem bé. Però, com dic, durant la pandèmia s’han fet moltes coses, i no sols des dels grups de bioquímica o virologia que podien estar més relacionats amb el coronavirus. En àrees com ara economia, dret, cièn­cies socials o psicologia, per posar alguns exemples, s’han adaptat les línies d’investigació per a ajudar en la pandèmia. Per no parlar de tot el personal que és sanitari, personal mèdic, d’infermeria, de fisioteràpia… que han estat treballant en primera línia. Així que la satisfacció està ací, si el reconeixement social del paper de les universitats no es correspon, haurem de millorar-lo també. Hem d’aprendre a vendre millor la nostra activitat, no sols durant la pandèmia, sinó el paper que realitzem en investigació en general.

Arran de la pandèmia, allò que sí que s’ha produït és una major visibilitat social de la ciència, i també d’alguns problemes que els investigadors fa anys que denuncien, com ara la precarietat. Pot ajudar aquesta visibilització a solucionar les mancances del sistema?

Crec que la societat en general reconeix la importància de la investigació, però sóc prou escèptic amb la possibilitat que açò es traduïsca en millores de la situació laboral o en un millor finançament. Ara mateix és més fàcil aconseguir el millor aparell del món per a fer investigació que aconseguir un contracte d’un tècnic per als pròxims cinc o deu anys perquè el pose en marxa i li traga profit. I ací, tant des de l’administració estatal i l’autonòmica com des de la de la mateixa universitat, no som capaços de donar resposta a aquestes situacions. Disposem d’infraestructures molt bones, que possiblement no tenen res a envejar a altres universitats similars, però tenim un problema amb el personal tècnic i d’investigació, que està mal pagat i té males perspectives laborals. Estem molt lluny de països del nostre entorn quant a inversió i a retorn de la investigació.

Carlos Hermenegildo

Aprendrem alguna cosa d’aquesta crisi sanitària com a societat?

Sóc de naturalesa optimista, i trobe que ara tenim una oportunitat. Les ajudes europees ens proporcionen una part dels diners necessaris per a canviar l’economia i la manera de fer les coses. Ara bé, no sé si serem capaços de fer-ho i promoure un canvi substancial. És evident que les pandèmies que vindran seran fruit del canvi climàtic i altres problemes ambientals com la desforestació. Malalties com la sida, l’ebola o la COVID-19 són provocades per virus provinents d’animals salvatges amb els quals pràcticament no havíem interaccionat, però que ara han de conviure amb nosaltres perquè destruïm els seus hàbitats o envaïm els seus espais. Tant de bo férem un esforç de veritat per a aconseguir una economia i unes fonts d’energia sostenibles, a les quals en teoria estan enfocades les ajudes de reconstrucció econòmica.

Què podem fer des de la universitat per a contribuir a aquest canvi de model?

En primer lloc, intentar convèncer els gestors de les diferents administracions perquè les ajudes es destinen a canviar les formes de producció, de generació d’energia, de comunicació, etc. Per exemple, el teletreball pot tindre una part negativa per al nostre dia a dia dins de la universitat per la falta de contacte, però també té aspectes positius, com una reducció de la pèrdua de temps, dels desplaçaments i, per tant, de la petjada de carboni de la nostra activitat. Es pot intentar millorar, i això exigeix un procés de digitalització i de millora de les comunicacions. La digitalització, de fet, és un repte per a l’àmbit de la investigació, però no sols per a la universitat, també per a l’estat i probablement per a la Unió Europea, perquè ens facilitaria molt el treball. Estem en un sistema garantista de control absolut dels fons, en el qual en comptes de confiar en l’investigador se li exigeix contínuament que demostre que està utilitzant bé aquells fons, la qual cosa implica una pèrdua de temps terrible. Podríem canviar molt la gestió en aquest sentit, per a estalviar temps i poder-lo dedicar al que realment ens agrada, que és investigar.

Tanmateix, en lloc d’estar promovent-se un debat se­­riós sobre un possible canvi de model, fa l’efecte d’estar desitjant tornar al sistema anterior el més ràpidament possible. Som excessivament curtterministes?

Fixeu-vos, un dels problemes que ha posat de manifest la pandèmia és que no teníem mascaretes a Espanya ni pràcticament a Europa, perquè no es produïen ací. És absurd. Ara ja estem fabricant-ne, i pràcticament al mateix preu que si venen de la Xina. Així que econòmicament a mi em costa entendre-ho. Necessitem ser capaços de mantenir l’agricultura, la indústria i els serveis. La pandèmia obre moltes possibilitats, perquè una de les coses que trobe que es quedarà serà l’ús de les noves tecnologies per a treballar, per a comunicar-nos i per a relacionar-nos, i cada vegada tindrà menys sentit viure concentrats en quatre ciutats d’Espanya. Moltes activitats laborals serà possible realitzar-les a distància i això té molts avantatges per al territori i el medi ambient. Des de la universitat pense que hauríem de fer un esforç per encaminar estudis en aquest sentit, i des dels governs realitzar accions perquè això tinga un impacte real en la societat, des d’un punt de vista econòmic, ecològic, productiu, i també humà. Però sembla que, en lloc de treballar per una economia més diversificada o amb major valor afegit, com a societat el que estem esperant és que tornen els turistes. A curt termini és el més eficaç, però a mi em preocupa aquesta situació. Si tornem a tenir 70 milions de visitants, l’economia millorarà, però a llarg termini no és ni sostenible ni raonable.

Carlos Hermenegildo

Un debat que s’ha plantejat també és el del model biofarmacèutic arran del desenvolupament de les vacunes i els problemes de producció. Hi ha alternatives al model actual?

És un problema amb molts matisos. Per a les companyies farmacèutiques, com per a qualsevol empresa, la premissa és guanyar diners. I per a això necessiten tenir una patent que els permeta rendibilitzar el que han invertit en investigació, que és molt. El que ocorre és que, en els últims anys, el nombre de farmacèutiques internacionals s’ha reduït de manera considerable, fins a formar pràcticament un oligopoli amb el qual és difícil negociar. Són capaços de doblegar estats importants en aquest sentit. La col·laboració publicoprivada fun­ciona, sobretot en situacions de molta emergència. Però la producció de fàrmacs per part dels estats, excepte a Rússia o la Xina, no ha avançat el que es necessitava. A Espanya hi ha hagut alguns intents en el passat, però es van limitar a comprar patents i produir fàrmacs barats. Així que, en aquest moment, el que tenim és un problema de subministrament de vacunes. Cal tenir en compte que fabricarem vacunes durant un any o dos, i després ja no seran necessàries, o almenys no en les quantitats en les quals es requereixen en el moment actual, així que a les empreses no els ix rendible invertir per a produir a un nivell que en uns anys no els farà falta. És molt fàcil condemnar les companyies farmacèutiques, però sense elles no tindríem la vacuna. És una situació complexa, perquè, a més, hi ha molts països que tindran molts problemes per a adquirir-les, amb la qual cosa la solidaritat internacional ací sí que tindrà un paper important. Però demanar-los solidaritat a les grans empreses és molt més complicat.

A Espanya s’estan desenvolupant diverses vacunes, però el problema és traslladar després els resultats al sector empresarial i al mercat. És viable una vacuna espanyola?

Les vacunes que s’estan investigant a Espanya són quasi totes públiques, les està desenvolupant el CSIC o universitats públiques, soles o en col·laboració. Però si s’aconsegueix una vacuna que funcione i que millore les que ja tenim, és a dir, que siga més eficaç o que tinga menys efectes adversos, el problema serà la fabricació. Si tenim vocació que servisca per a altres països s’haurien de buscar col·laboracions o acords amb farmacèutiques. A Espanya no tenim aquesta capacitat de producció, i això és un problema de visió a llarg termini i de sostenibilitat del sistema. No depenem només de les patents, sinó de la capacitat de producció i distribució d’altres països.

Des de la comunitat científica, ha de fer-se una autocrítica també de la manera com s’ha gestionat i comunicat la pandèmia? S’han transmès missatges confusos a la població?

Hem fallat com a comunitat científica. Però també és prou evident que això ho sabem ara. Les primeres notícies que van arribar des de Xina era que havien tingut 20 casos i que s’havia confinat una ciutat de 10 milions d’habitants, i semblava desproporcionat. Si mirem cap enrere, pràcticament tots els epidemiòlegs es van equivocar, excepte alguns que des del començament van avisar que això anava a ser terrible i són els que ara diuen «jo ja ho vaig dir». Però ara és més fàcil veure que ens hem confós. Cal tenir en compte que els temps en ciència no són els temps del virus. Fins que es té una evidència científica suficientment establerta passa molt més temps, i cada setmana calia prendre una decisió política o de gestió. En un any hem après moltíssim del virus, sobre epidemiologia, genètica i s’han desenvolupat diverses vacunes en pocs mesos, que ha sigut una fita científica de primer ordre. És veritat que s’ha fallat en comunicació, però també és cert que no és gens fàcil informar en temps real de la pandèmia. Hem seguit quasi en directe tot el desenvolupament de les vacunes, fins al punt que s’entrevistava els voluntaris dels assajos per a veure com es trobaven, s’analitzaven els símptomes, etc., quan és una situació habitual en qualsevol tipus d’assaig clínic. I aquesta sobreinformació ha dut a errors, i també al fet que la població fóra conscient de la manera com canviaven alguns missatges. Qualsevol persona de ciències sap que les veritats no són immutables i que el que avui és veritat demà es pot demostrar que no ho era. No obstant això, la societat el que demanda són veritats inamovibles.

En aquest sentit es parla d’una infodèmia, d’una pandèmia d’informació i de notícies falses. És important que la Universitat de València, a través de revistes com Mètode, cree el seu propi contingut i intente contrarestar d’alguna manera aquesta informació que ens arriba a través de les xarxes socials?

La veritat és que a mi em sorprèn molt la facilitat amb què com a societat ens creiem determinades mentides amb un cert to científic. I sí, per descomptat tenim una labor important per a combatre-les des de l’àmbit universitari. He pogut assistir a algunes reunions de la CRUE [Conferència de Rectors de les Universitats Espanyoles] en les quals es tractava aquest tema, perquè fins i tot en algunes universitats s’havia donat espai a negacionistes que directament recomanaven productes que atemptaven clarament contra la salut. Em preocupa la facilitat amb què com a societat estem disposats a creure’ns coses absurdes.

 

[Fotos: Miguel Lorenzo – font: http://www.metode.cat]

Arte diffusera les 9 et 12 mars 2021 « Fast fashion – Les dessous de la mode à bas prix » (Fast Fashion – Die dunkle Welt der Billigmode ; « Fast Fashion: The Real Price Of Low-Cost Fashion« ), documentaire de Edouard Perrin et Gilles Bovon. « En quelques décennies, la « fast fashion », ou mode jetable, a révolutionné l’industrie textile à bas prix. Enquête sur l’impact social et le coût environnemental d’un secteur qui ne connaît pas la crise ».

Publié par Véronique Chemla

«Avec la mode des vêtements bon marché proposés par de grandes chaînes internationales, quel est l’impact de cette industrie qui se prétend équitable et verte?? Salaires de misère dans des usines au cœur du Royaume-Uni, dégâts environnementaux autour des usines de viscose, copies de vêtements de marque, le tableau est sombre. Les consommateurs sont-ils prêts à renoncer à leur t-shirt à trois francs ?  »

« Fabriquer une robe pour une douzaine d’euros, au cœur de l’Europe et en moins de 15 jours. C’est non seulement possible, mais c’est en passe de devenir la norme. Depuis que l’industrie du vêtement a pris le virage de la Fast Fashion, c’est toujours plus vite, toujours moins cher. Qu’importent les conséquences?! À commencer par celles subies par les travailleurs du secteur : ils travaillent entre 12 et 15 heures par jour, pour des salaires inférieurs de moitié au minimum légal. Les conditions de travail ne sont pas sans risques : les produits chimiques des usines textiles empoisonnent toujours les ouvriers et les riverains. »
« Quant aux marques, elles n’ont plus le temps de créer. Pour rassasier le consommateur avide de nouveautés, copier des modèles chez le voisin, ça va plus vite et c’est moins cher, quitte à risquer un procès de temps en temps.  »

« Renouveler en permanence sa garde-robe sans se ruiner : rien de plus simple aujourd’hui. Tandis que les marques qui font le pari de vendre exclusivement en ligne se multiplient, l’achat de vêtements tient désormais pour beaucoup d’entre nous du loisir à part entière ».

« Une tendance entretenue par les nouveaux acteurs de la fast fashion sur les réseaux sociaux qui, via un marketing subtil, rémunèrent les influenceurs pour placer leurs produits ».
Plusieurs collections par saison, voire par mois, fabrication en petites séries à très faibles coûts sociaux et environnementaux, soit au cœur de villes occidentales soit dans des pays asiatiques ou nord-africains, fashionistas incitées à renouveler leur garde-robe tout en vendant sur Internet une partie de leurs vêtements qui s’abîment rapidement, surproduction induisant des invendus…

Un système de production/vente/consommation qui détruit les industries nationales textiles et de la confection et boutiques de prêt-à-porter en France, en Israël, et dans bien d’autres pays où taxes, impôts et normes accablent des producteurs soumis à des concurrences déloyales.

Des industries nationales textiles occidentales qui se sont révélées réactives et précieuses lors de la pandémie de coronavirus en fournissant des masques en pleine pénurie de ces articles.
« Ces dernières années, des marques d’ultra fast fashion se sont même lancé le défi de produire et de livrer encore plus vite et moins cher que les vendeurs traditionnels ».
« Mais leur efficacité se paie au prix fort ».

« En Grande-Bretagne, ces vêtements sont fabriqués dans des ateliers insalubres par des ouvriers payés la moitié du salaire minimum ».

« Au-delà de son impact social, la fast fashion, deuxième industrie la plus polluante au monde, a aussi un coût environnemental ».
« Même quand ce modèle industriel promet de s’amender en proposant une mode plus durable, sa facture écologique reste lourde. »

« Alors que 56 millions de tonnes de vêtements sont vendues chaque année dans le monde, les journalistes d’investigation Gilles Bovon (Starbucks sans filtre) et Édouard Perrin ont enquêté sur l’impact social, environnemental et sanitaire de ce secteur en plein boom ».

« En Europe, aux États-Unis et en Inde, ils ont rencontré des acteurs du secteur  − anthropologue, professeur d’économie, chercheur en neuromarketing… − et se sont infiltrés au cœur de l’industrie textile ».
« Au Royaume-Uni, ils ont pu filmer des ateliers de fabrication illégaux et interviewer des personnes qui ont côtoyé de près la fast fashion (ex-styliste, influenceuse mode, ancien associé du fondateur de Zara…) »
« Riche de témoignages, leur film dresse le bilan trop peu écoresponsable d’une industrie qui brasse des milliards. »

Le 24 avril 2013 au matin, l’immeuble Rana Plaza à Dhaka (Bangladesh), où étaient fabriqués des vêtements pour des grandes marques occidentales, s’est effondré. Bilan : 1 138 morts et 2 500 blessés. La veille, des fissures avaient été constatées, mais les dirigeants des ateliers de confection avaient ignoré les consignes d’évacuation.

Catherine Dauriac, coordinatrice nationale de l’association Fashion Revolution France pour une mode plus transparente et éthique, remet les choses en perspective pour Madmoizelle (2 mars 2021) : « Je ne suis pas du tout surprise par ce nouveau drame. Il ne s’agit jamais de faits divers isolés mais bien d’un problème structurel de la mode : la façon dont on fait de l’argent sur le dos des travailleurs, et surtout des travailleuses, a fortiori racisées. Car le colonialisme ne s’est pas arrêté à la fin des colonies, comme en attestent ces relations entre pays du Nord qui passent commande et pays du Sud exploités. »

« Pour la responsable France de cette organisation internationale née suite à l’effondrement du Rana Plaza, le fait qu’il s’agisse d’une industrie majoritairement féminine joue également sur la sous-considération de ces problèmes pourtant majeurs : « 80%

des ouvriers et ouvrières textile dans le monde sont des femmes, donc c’est aussi une question de droits des femmes qui ne sont pas respectés. Au Maroc, en l’occurrence, beaucoup de ces femmes sont payées rien que la moitié du salaire minimum du pays. Le patriarcat et le capitalisme fonctionnent main dans la main pour faire en sorte qu’une certaine partie de la population soit exploitée. »

Contre la Fast fashion, la Slow fashion, une mode au mode de production respectant les ouvriers, l’environnement et les animaux. Des ONG dont OXFAM préconisent d’acheter des vêtements « responsables de seconde main » dans des « boutiques solidaires », des vêtements « issus du commerce équitable », de « labels FairTrade International, WFTO), mais aussi fabriqués à partir de fibres biologiques (GOTS), dans des conditions éthiques (Fair Wear Foundation). Il peut s’agir d’une fabrication locale (comme Hopaal ou Loom) de systèmes de création collaborative et de précommande qui limitent la surconsommation (comme Atelier Unes), de démarches « upcycling » (récupérer une matière ou un objet usagé pour créer un produit de qualité supérieure), de location de vêtements, et aussi bien sûr de seconde main ! » Autres pistes : réparer un vêtement, améliorer le tri.

« Dans une enquête alarmante sur l’industrie de la fast fashion cosignée avec Gilles Bovon, le journaliste Édouard Perrin constate les dégâts sociaux et environnementaux causés par un secteur en plein essor. Propos recueillis par Élise Pontoizeau ».

« Quelle découverte vous a le plus interpellé lors de votre enquête ?

Édouard Perrin : La fast fashion, qui consiste en un renouvellement très rapide des collections, a fait accélérer toute la mode classique, si bien qu’on en est aujourd’hui à l’ultra fast fashion. Elle a presque inversé, avec une rapidité surprenante, la tendance de ces cinquante dernières années à fabriquer les vêtements dans des pays du tiers-monde. En effet, certaines marques ne peuvent plus attendre des livraisons depuis l’Asie tant le système s’est accéléré. Elles ont donc réimporté des ateliers en Europe de l’Est, en Turquie et en Grande-Bretagne notamment, où les conditions de travail et les salaires des ouvriers sont à peu près dignes de ce qui se passe dans les pays pauvres. J’ai rencontré des acteurs du textile britannique qui me disaient avoir arrêté de s’approvisionner à Leicester parce qu’ils savaient ce qu’il s’y passait. Ils affirmaient avoir moins de difficultés à surveiller leurs usines au Bangladesh !
Vous évoquez les impacts sociaux de la fast fashion. Qu’en est-il des conséquences environnementales ?

Aujourd’hui, vous pouvez, en restant chez vous, commander des vêtements quasiment sans vous en rendre compte et très rapidement via les différentes plates-formes ou les réseaux sociaux. On a réduit ce que les spécialistes du marketing appellent les « frictions », c’est-à-dire tous les moments qui pourraient freiner l’acte d’achat, pour faire consommer plus. Comme les vêtements sont moins chers, leur quantité vendue chaque année a explosé. Les filières de recyclage sont littéralement étouffées par la masse de textile à gérer. On a beau mettre nos vêtements usagés dans des bennes, s’ils ne sont pas suffisamment solides pour être réutilisés, ils ne seront pas recyclés. Ils le seront peut-être pour fabriquer autre chose, mais les dispositifs techniques sont soit non écologiques, soit non économiques.

La législation ne freine-t-elle pas ces dérives industrielles ?

Il existe des textes sur les responsabilités des multinationales. Mais, du fait de l’addition de nombreux sous-traitants, une marque peut toujours affirmer n’être pas responsable de ce qui se passe dans les ateliers de tel ou tel intermédiaire qui collabore avec elle. C’est justement pour pallier l’absence de législation que les ONG, avec lesquelles nous avons travaillé, ont forcé les marques à donner des informations sur leurs chaînes d’approvisionnement, lors de nombreuses campagnes. Certaines s’y prêtent plus que d’autres. Zara, par exemple, refuse de dévoiler le nom de ses fournisseurs. »

Fast fashion – Les dessous de la mode à bas prix » de Edouard Perrin et Gilles Bovon
France, ARTE France, Premières lignes, 2020, 92 min
Auteur : Edouard PERRIN
Sur Arte les 9 mars 2021 à 20 h 50, 12 mars 2021 à 9 h 25, 8 avril 2021 à 9 h 20
Disponible du 02/03/2021 au 06/06/2021
Visuels :
Zara
Shooting  » Little pretty things »
Atelier à Leicester
Usine en Inde
oholita
Shooting de mode
© Premiere Ligne
Les citations sont d’Arte.

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Créditos de las fotos, de izquierda a derecha: Romina Navarro en Global Voices [1], Lara Va vía Wikimedia [2]Commons [2](CC BY-SA 4.0), Juan Diez vía Wikimedia Commons [3] (CC BY-SA 4.0).

Escrito por

Después de que Argentina legalizara el aborto en diciembre de 2020, una ola de debates sobre los derechos reproductivos se extendió por toda Latinoamérica. Algunos países de la región aún imponen una prohibición total del aborto, y en otros, la oposición de los grupos provida sigue vigente, aunque el aborto se haya legalizado total o parcialmente.

Únete a nuestro webinar en vivo, donde intentaremos contestar a esta pregunta:

Después de Argentina, ¿se extenderá la marea verde por la región, llevando un cambio de leyes y de actitud en América latina en cuanto al aborto?”

Para seguir reflexionando sobre los derechos de la mujer después del 8 de marzo, esta reunión se llevará a cabo el 9 de marzo a las 6PM UTC (12PM CDMX y Centroamérica, 1PM Bogotá, 3PM Buenos Aires y 7PM Madrid).

La sesión es gratuita y abierta al público. Se transmitirá en directo por Facebook Live [4], YouTube [5]y Twitch [6].

Las siguientes periodistas y activistas animarán la conversación:

  • Anette Eklund, traductora y transcreadora de contenidos, periodista y profesora apasionada por los lenguajes y la cultura. Activista por la democracia lingüística y los derechos humanos. Contribuidora en Global Voices [7].
  • Vienna Herrera, reportera multimedia de Contracorriente en Honduras. Enfocada en género, derechos sexuales y reproductivos, extractivismo, medio ambiente y estructuras de poder. Integró el equipo del proyecto “Tierra de resistentes”, finalista del Premio Gabo 2020.
  • Gabriela Mesones Rojo, periodista venezolana especialista en género y derechos humanos, coordinadora editorial de Caracas Chronicles y Cinco8. Contribuidora en Global Voices [8].
  • Giselle Carino, CEO de IPPFRHO (Federación Internacional de Planificación de la Familia, Región del Hemisferio Occidental), un ecosistema feminista y progresista en proceso de crecimiento, conformado por 26 organizaciones socias locales, en su mayoría del Sur. La misión de Giselle (politóloga y activista argentina, que ha demostrado ser una agente de cambio y una líder de alto impacto) es impulsar el cambio en pos de la igualdad de género en todo el Sur global.

La discusión será moderada por Melissa Vida [9], editora regional de Global Voices para América Latina.

Te esperamos el martes 9 de marzo 6pm UTC (haga clic aquí [10] para convertir a su zona horaria local).

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo: https://es.globalvoices.org/2021/03/03/en-directo-este-9-de-marzo-habra-una-marea-verde-en-america-latina/

URLs en este posteo:

[1] Global Voices: https://es.globalvoices.org/2021/01/06/vivi-desde-adentro-la-marea-verde-por-el-aborto-legal-en-argentina/

[2] Wikimedia : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:8M_2019_Santa_Fe,_Argentina_-_Lara_Va_07_(cropped).jpg

[3] Wikimedia Commons: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vigilia_en_el_Congreso_de_Argentina_10.jpg

[4] Facebook Live: https://www.facebook.com/globalvoicesonline/posts/10158549908948876

[5] YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=jfK3AENRUaA

[6] Twitch: https://www.twitch.tv/globalvoicesonline

[7] Global Voices: https://es.globalvoices.org/author/anette-eklund/

[8] Global Voices: https://es.globalvoices.org/author/gabriela-mesones/

[9] Melissa Vida: https://es.globalvoices.org/author/melissa-vida/

[10] clic aquí: https://www.timeanddate.com/worldclock/fixedtime.html?msg=Webinar+Derecho+al+aborto+Am%C3%A9rica+Latina&iso=20210309T18&p1=1440&ah=1

A obsolescência programada produz milhões de toneladas de lixo eletrônico por ano e submete usuários às corporações tecnológicas. Em vários lugares, surgem os “cafés de conserto”, que se insurgem contra o desperdício e a dependência

Lote de computadores em uma lata de lixo

Consertar é uma forma de ajudar o meio ambiente.

Escrito por Peter Yeung, na BBC Brasil

“Hmm”, murmura Bruno Mottis, enquanto aperta os olhos atrás dos óculos. “Você derramou água nele? Ou colocou mais de um quilo de peso em cima? A fiação interna parece ter fritado ou desconectado de alguma maneira”, explica.

Mottis, um técnico voluntário, vira de ponta cabeça a balança de cozinha vermelha (decorada com a frase “keep calm and make jam“, ou “fique calmo e faça geleia”) e inspeciona sua placa de circuito com um detector de voltagem portátil.

“Pode ter molhado quando eu a estava limpando”, responde Imene, uma parisiense que participa de um workshop de conserto em um prédio público no nono arrondissement da capital francesa.

“Espero que dê para consertar, para não ter que comprar outra. Se tiver que comprar, eventualmente haverá outro problema e terei que comprar outra. É um ciclo vicioso”, reclama.

Paris é o lar de uma dúzia dessas oficinas ou “cafés de conserto”, iniciativas mensais gratuitas que permitem aos moradores locais consertar utensílios domésticos e eletrônicos com a ajuda e o conselho de voluntários entusiasmados.

Inspiradas na iniciativa lançada pela jornalista Martine Postma em Amsterdã em 2009, centenas de oficinas semelhantes operam em toda a Europa.

“Somos uma sociedade de desperdício e consumo excessivo”, explica Emmanuel Vallée, organizador do Repair Café Paris, que, desde o seu lançamento, em maio de 2019, costuma atrair cerca de 25 pessoas por evento, incluindo algumas que participam online.

“Jogamos fora coisas que não necessariamente precisaríamos jogar”, lamenta.

Martine Postma

Martine Postma foi a pioneira dos cafés de conserto na Holanda, inspirando iniciativas semelhantes em toda a Europa.

Para Vallée e técnicos como ele, há muito trabalho a ser feito.

O mundo produziu cerca de 45 milhões de toneladas de lixo eletrônico em 2016, quando consumidores e empresas jogaram fora smartphones, computadores e eletrodomésticos avaliados em US$ 62,5 bilhões.

E apenas 20% de todo esse equipamento é reciclado de maneira adequada.

Na Europa, onde o problema é particularmente grave, os pesquisadores estimam que somente de algo entre 12% e 15% dos telefones celulares são reciclados de forma apropriada, apesar de cerca de 90% da população possuir um.

E a previsão é de que o lixo eletrônico, que muitas vezes é enviado ilegalmente do Ocidente para enormes aterros tóxicos em países como Filipinas, Gana, Nigéria e China, deve chegar a mais de 52 milhões de toneladas até o fim de 2021 — e dobrar de volume até 2050, se tornando o tipo de lixo doméstico que mais cresce no mundo.

O impacto ambiental varia de emissões gigantescas de carbono à contaminação de fontes de água e de cadeias de abastecimento de alimentos.

Mas, com os consertos, uma parte significativa desse desperdício poderia ser evitada.

Café de conserto em Paris

Cafés de conserto, como este em Paris em 2014, oferecem às pessoas a oportunidade de aprender como consertar seus próprios dispositivos e eletrodomésticos quebrados.

De acordo com um estudo da Agência Francesa de Meio Ambiente e Gestão de Energia, apenas 40% das avarias eletrônicas são consertadas na França.

As pesquisas, no entanto, indicam que quase dois terços dos europeus preferem consertar seus produtos do que comprar novos.

É por isso que as autoridades francesas acreditam que, assim como a balança da cozinha de Imene, o sistema atual não funciona e precisa ser reparado.

Em um esforço para reduzir essa enorme quantidade de resíduos evitáveis, a Assembleia Nacional Francesa votou no ano passado para instituir um índice de classificação de “reparabilidade” para eletrodomésticos como máquinas de lavar, cortadores de grama, televisores e smartphones.

Ao fazer isso, o governo francês espera aumentar a taxa de conserto de dispositivos eletrônicos em 60% em cinco anos.

Medidas de eficiência energética

A lei francesa exige o uso de um sistema de classificação de reparabilidade do produto semelhante ao que já é usado para medir a eficiência energética.

As regras entraram em vigor em janeiro e exigem que os fabricantes coloquem classificações em seus produtos — algo semelhante ao sistema de classificação de eficiência energética que já está amplamente implementado.

Elas são calculadas com base em cinco critérios: facilidade de conserto, preço das peças de reposição, disponibilidade de peças de reposição, disponibilidade de documentação para conserto e uma medida final que varia dependendo do tipo de dispositivo.

Depois do primeiro ano, uma multa de até 15 mil euros será imposta aos produtores, distribuidores e vendedores que não cumprirem a medida.

O projeto de lei também prevê um índice de “durabilidade”, a partir de 2024, que levará em conta novos critérios como confiabilidade e robustez do produto.

“Queremos limitar o consumo dos recursos naturais do mundo”, explica Véronique Riotton, deputada francesa que foi relatora da legislação.

“Todo mundo está preocupado. O objetivo é melhorar o mercado de consertos, e espero que esse índice deixe o consumidor mais consciente em relação a esta crise ecológica”, afirma.

O esquema de classificação foi apresentado como o primeiro do tipo no mundo, preparando o terreno para que outros países sigam essa tendência.

A expectativa é de que o sistema francês dê início a uma corrida entre as empresas para melhorar a “reparabilidade” dos produtos.

Telefone sendo jogado no lixo

Na Europa, apenas algo entre 12% e 15% dos telefones celulares são reciclados de maneira adequada.

Os ativistas acreditam que as medidas vão permitir que um número maior de pessoas, assim como partes interessadas, como oficinas de conserto, realizem os trabalhos, o que pode levar a uma maior aceitação do ato de consertar.

“O conserto não está no topo da lista de prioridades da indústria [eletrônica]”, diz Maarten Depypere, engenheiro de políticas de reparos da iFixit Europe, empresa privada que produz avaliações de reparabilidade de produtos.

“Mas a França realmente levou os consumidores em consideração com essa lei. É uma solução muito equilibrada, que acho que vai gerar mais concorrência entre as empresas. Acredito que todos os países deveriam adotá-la”, afirma.

Os estudos preliminares sugerem que o aumento dos consertos pode ter um grande impacto.

Uma análise do Escritório Europeu de Meio Ambiente (EEB, na sigla em inglês), uma rede de organizações ambientais na Europa, concluiu que estender a vida útil de todas as máquinas de lavar, laptops, aspiradores de pó e smartphones na União Europeia em um ano economizaria quatro milhões de toneladas de dióxido de carbono anualmente até 2030, o equivalente a tirar dois milhões de carros de circulação das estradas todos os anos.

No entanto, os ativistas veem uma falha grave no índice de reparabilidade da França: o fato de que a avaliação será feita pelos próprios fabricantes, e não por um órgão independente.

“Obviamente, há um risco de parcialidade se os fabricantes fizerem sua própria classificação”, afirma Jean-Pierre Schweitzer, responsável pelas políticas de produtos e economia circular da EEB.

“Mas esse é o primeiro selo nacional do gênero. Mostra que a questão do conserto tem se tornado cada vez mais importante. Não precisamos ser luditas [referência ao movimento ocorrido na Inglaterra no século 19 que reuniu trabalhadores da indústria contrários aos avanços tecnológicos em curso]. Trata-se de reinventar como usamos a tecnologia”, explica.

De acordo com Schweitzer, vários avanços políticos recentes refletem o apoio ao que tem sido chamado de “direito de consertar” dos consumidores.

Em dezembro de 2019, a União Europeia adotou seus primeiros requisitos de design ecológico para eletrodomésticos, como geladeiras, máquinas de lavar, iluminação e telas.

Homem em usina de reciclagem de eletrônicos

Muitos países não possuem sistemas de reciclagem adequados.

Isso foi seguido pelo Acordo Verde da União Europeia e pelo novo Plano de Ação da Economia Circular, com o compromisso explícito de explorar o “direito de consertar”.

Desde então, a Comissão Europeia lançou processos de consulta que analisaram conjuntos mais amplos de produtos, como tecidos, móveis e pilhas.

Mais recentemente, em novembro, o Parlamento Europeu aprovou um relatório a favor do estabelecimento de regras mais rígidas sobre o “direito de consertar”.

Também há avanços a nível nacional.

Na Áustria, o governo reduziu pela metade o IVA (imposto sobre valor agregado) sobre certos consertos para 10%, e vários estados introduziram um sistema de vouchers de até 100 euros para financiar os reparos.

Na Hungria, o governo estendeu o período de garantia de certos eletrodomésticos para até três anos.

Além disso, a Austrália divulgou um relatório sobre o “direito de consertar”, e as conclusões devem ser apresentadas em breve, enquanto alguns estados dos EUA têm o direito de consertar em vigor há uma década, embora seja focado sobretudo em veículos.

Esses avanços também vão exigir mudanças significativas na forma como os fabricantes de bens de consumo operam atualmente e nos produtos que eles produzem, diz Chloe Mikolajczak da campanha Right to Repair, uma coalizão de 40 organizações em 15 países europeus.

Muitos fones de ouvido sem fio, observa ela, não podem ser desmontados, tampouco consertados; uma vez que as baterias se esgotam, precisam ser descartadas; enquanto os smartphones estão cada vez mais complexos com várias câmeras, o que os torna mais difíceis de consertar.

iPhone

A Apple é uma das empresas acusadas de reduzir intencionalmente a durabilidade de seus produtos.

As atualizações de software são parte dessa reparabilidade, acrescenta Mikolajczak, e os fabricantes precisarão manter os dispositivos mais antigos.

No entanto, nem sempre é o caso.

A fabricante de alto-falantes Sonos foi criticada em 2019 por um recurso de software que tornava os dispositivos mais antigos inutilizáveis.

E a Apple gerou polêmica ao reduzir intencionalmente a capacidade de computação dos iPhones mais antigos em uma prática conhecida como “obsolescência programada”.

A DigitalEurope, órgão da indústria de tecnologia digital que representa empresas como Amazon, Apple e Google, recusou-se a comentar o assunto quando contatada pela BBC Future Planet.

Mas um porta-voz fez referência a um posicionamento oficial da DigitalEurope, que observa que os seus “membros há muito tempo abriram caminho para o avanço ambiental” e que “enfatiza a necessidade de garantir requisitos equilibrados” para o direito de consertar.

O documento exige que as regras sobre o direito de consertar sejam “proporcionais, viáveis, rentáveis e respeitem o sigilo comercial” e defende que “os fabricantes devem continuar a optar por um serviço profissional por meio de uma rede de parceiros técnicos certificados, que, segundo eles, são preferíveis a técnicos externos por questões de qualidade, de segurança, comerciais e ambientais.

“Não acreditamos que esses argumentos se sustentem”, diz Mikolajczak, no entanto.

“Não há razão para pensar que consertos de terceiros resultariam em danos. E, se as empresas concorrentes realmente quisessem olhar dentro dos dispositivos da concorrência, não precisariam de um técnico terceirizado para fazer isso. Essas restrições apenas tornam mais difícil e mais caro para os consumidores consertar os dispositivos”, acrescenta.

Café de conserto

Nos cafés de conserto, todos os tipos de aparelhos são consertados: de máquinas de costura a brinquedos, telefones e computadores.

Para quem vai aos cafés de conserto de Paris, a realidade dos reparos é completamente diferente.

As conversas animadas, o cheiro de bolo recém saído do forno e o barulho das ferramentas tomam conta da sala, que conta com cerca de uma dúzia de estações de conserto ocupadas pelos participantes.

“Me disseram que não poderia ser consertado”, diz Caroline, mostrando o parecer do fabricante atestando que sua máquina de costura de 20 anos é irreparável.

“Mas identificamos o problema em questão de minutos. As coisas funcionam melhor quando resolvemos o problema com nossas próprias mãos.”

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]
  • Leydy Pech, indígena maya que lideró la coalición que enfrentó en tribunales a la compañía Monsanto para detener la siembra de soya transgénica, es una de las seis galardonadas con el Premio Goldman 2020, el máximo reconocimiento para activistas ambientales.
  • “Los pueblos indígenas estamos pagando un costo muy alto por el modelo de desarrollo impuesto por los gobiernos”, dice Leydy Pech, para quien el premio es un reconocimiento a la larga lucha dada por el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes.

Leydy Pech Martín está rodeda de la flor de tajonal, para ella es muy simbólico pues es una fuente de nectar y polen para las abejas y los insectos polinizadores de la región. A través de la conservación de apicultura tradicional maya, Leydy lucha contra empresas trasnacionales y por el respeto de los derechos de la mujer maya, por un medio ambiente sano.

Escrito por Thelma Gómez Durán

Todo comenzó por las abejas. No se trataba de las abejas que más abundan y que son más conocidas, aquellas que la ciencia llama Apis mellifera. La historia de Leydy Pech como defensora del ambiente, el territorio y la identidad maya puede empezar a contarse a partir de su interés por conservar a una abeja más pequeña, que no tiene aguijón, que hace sus colmenas dentro de troncos huecos y que solo se encuentra en la península de Yucatán. Una abeja bautizada por los científicos como Melipona beecheii, pero que los mayas llaman Xunáan Kab, “la dama de la miel”.

Hace poco más de dos décadas, Leydy Pech y otras mujeres mayas de la comunidad de Ich Ek —municipio de Hopelchén, en el estado de Campeche, al sur de México— se organizaron para comenzar a rescatar una práctica que habían desarrollado los antiguos mayas, pero que se perdía en su territorio: la meliponicultura, es decir la crianza de la Xunáan Kab para producir miel.

Esas “abejitas” —como les llama Leydy— provocaron una pregunta que se convirtió en un motor de acción: “¿Cómo se van a conservar a las abejas si cada vez hay menos condiciones ambientales para que ellas sobrevivan? Las abejitas permitieron darme cuenta de todo lo que estaba pasando en mi territorio”.

FOTO EMBARGADA HASTA EL 30 DE NOVIEMBRE DE 2020

Leydy Pech es una mujer maya que practica la apicultura tradicional maya, a través del manejo de la abeja melipona. Esta labor permite el cuidado de la selva y brinda un servicio ambiental importante. Foto: Robin Canul

Desde entonces, Leydy Pech —hoy de 55 años— y sus compañeros del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes han recorrido un largo camino que los ha llevado a denunciar las consecuencias ambientales, sociales y culturales que está provocando el avance de la agroindustria en el municipio de Hopelchén, Campeche, y en otras áreas de la península de Yucatán.

En ese caminar se han enfrentado a grandes empresas como Monsanto, así como a las dependencias gubernamentales que en 2012 otorgaron permisos a la empresa para la siembra de soya transgénica, sin realizar consultas previas. “Nunca imaginé —dice Pech— que al decidir conservar a estas abejitas nos íbamos a enfrentar a tantas dificultades”.

En 2015, después de un largo litigio, la Suprema Corte de la Nación dictaminó que el gobierno mexicano violó los derechos constitucionales de los mayas al entregar los permisos a Monsanto. En 2017, el Servicio Nacional de Sanidad, Inocuidad y Calidad Agroalimentaria revocó el permiso que tenía la compañía para cultivar soya genéticamente modificada en seis estados de México.

FOTO EMBARGADA HASTA EL 30 DE NOVIEMBRE 2020

Leydy Pech, indígena maya de Hopelchén, Campeche, recalca que el premio es un reconocimiento al trabajo de las comunidades mayas. Foto: Robin Canul

Por ese logro y por su trabajo por la defensa del territorio maya, Leydy Pech es una de las seis personas que este año obtuvieron el Premio Goldman, galardón que desde 1989 otorga la Fundación Ambiental Goldman y que es considerado como el más importante reconocimiento para defensores ambientales.

“Este premio es un reconocimiento al trabajo colectivo que se ha hecho en Hopelchén; es también una gran responsabilidad y un compromiso por continuar, porque durante nuestra lucha hemos logrado varias cosas, pero aún nos falta mucho por hacer”, dice Leydy Pech. Es discreta al mostrar su felicidad por el galardón; en sus palabras no hay aspavientos; en su voz no hay prisa ni titubeos. En sus frases predomina el plural: “Como sucedió con el fallo de la Suprema Corte, este reconocimiento nos da la razón: vamos por buen camino”.

Mujeres que forman parte del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes. Foto: Robin Canul

El poder de las comunidades organizadas

Leydy Pech nació y creció en la comunidad maya de Ich Ek, en el municipio de Hopelchén, en Campeche; una región conocida como Los Chenes, un territorio que forma parte de la selva maya y en donde la apicultura es una de las principales actividades económicas: 40 % de la producción nacional de miel proviene de la península de Yucatán.

Cuando un grupo de mujeres de Ich Ek comenzaron a trabajar con las abejas Xunáan Kab —recuerda Leydy Pech— se dieron cuenta de que los conocimientos de sus ancestros mayas se estaban perdiendo: solo en algunos lugares se realizaba meliponicultura y la introducción de las abejas Apis mellifera ya había desplazado a las abejas nativas.

“Estas abejitas —explica Pech— han vivido en este territorio desde hace miles de años, son mayas, pero se les estaba desplazando, porque ellas no producen tanta miel como la Apis, pero no por eso se les debe hacer a un lado. Ellas son de este territorio y gracias a ellas existen ciertas plantas. Pero cada vez es más difícil que tengan las condiciones ambientales para que vivan”.

Los cambios en el paisaje comenzaron a notarse más a partir de finales de la década de los ochenta, cuando en el municipio de Hopelchén empezaron a instalarse colonias de comunidades menonitas procedentes del norte de México. Los menonitas compraron y rentaron tierras las cuales transformaron en grandes campos de cultivo sin que ninguna autoridad federal, estatal o municipal lo impidiera.

Campo de Soya en Campeche

Campo cultivado con soya en Hopelchén, Campeche; ejemplo de la agricultura intensiva que propicia el declive en la diversidad de las abejas. Foto: Eric Vides

Cuando Leydy Pech, sus compañeras y habitantes de otras comunidades de Hopelchen miraron cómo la diversidad de la selva maya se sustituía por extensos campos de monocultivos decidieron organizarse, formaron el Colectivo Apícola de los Chenes, que después cambió su nombre a Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes.

“Primero eran un grupo de representantes de unas ocho comunidades que, entre 2008-2009, empezaron a reunirse para reflexionar sobre los cambios que veían en su región, provocados por la agricultura industrial que estaba modificando toda la geografía de la zona y la selva en Hopelchén”, recuerda Irma Gómez, ingeniera agrícola e investigadora que ha acompañado a las comunidades mayas.

Ese colectivo creció aún más a partir de 2012, cuando en la región se enteraron de que el gobierno mexicano, sin consultar previamente a las comunidades, había otorgado permisos a la empresa Monsanto para la siembra de soya transgénica, y esas semillas y plaguicidas, como el glifosato, se estaban utilizando en terrenos agrícolas de Hopelchén.

Menonitas Campeche

En Hopelchén, Campeche, la expansión de la agroindustria se realiza en tierras compradas y rentadas por los menonitas. Foto: cortesía de Gabriela Torres M.

Irma Gómez recuerda que entre las primeras preocupaciones de los apicultores estaban las consecuencias que traerían los transgénicos a la producción de miel.

Pero, poco tiempo después, las comunidades y sobre todo las mujeres comenzaron a reflexionar sobre cómo la expansión de la agroindustria afectaba a la biodiversidad, contaminaba sus fuentes de agua y provocaba daños en su salud. También se comenzó a hablar de la importancia de conservar sus conocimientos y su identidad maya. “Las mujeres del colectivo —recuerda Gómez— subieron a la mesa de discusión temas como el respeto al territorio y a la cultura”.

La académica Naayeli Ramírez, quien durante un tiempo fue la asesora legal del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes, resalta que el “colectivo logró dar el salto gracias al liderazgo de muchas mujeres”.

Cuando en 2015 la Suprema Corte les dio la razón y señaló que el gobierno mexicano violó sus derechos al entregar los permisos a Monsanto, el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes logró mostrar que las comunidades organizadas pueden enfrentar con éxito a grandes empresas.

Pero además, cuando en 2017 se cancelaron los permisos para la siembra de transgénicos, “muchas comunidades del país miraron que es posible litigar contra el estado y contra las empresas. Ese triunfo impulsó a otras comunidades a decir: sí se puede organizarse para pelear contra políticas públicas que nos afectan”, resalta Jorge Fernández, abogado de Equipo Indignación, una de las organizaciones civiles que ha acompañado en su lucha a las comunidades mayas.

Abejas nativas-Campeche

Leydy Pech en su comunidad de Ich Ek. Foto: Thelma Gómez Durán

Mujeres que cuidan

Leydy Pech y sus compañeras mayas que han trabajado en el rescate de las meliponas y la defensa de su territorio abrieron nuevos caminos: no solo visibilizaron la importancia de conservar a una abeja nativa, también mostraron que ellas —no sus esposos, hermanos o padres— podían crear una organización —llamada Koolel-Kaab Muuch Kambal— para hacer que su voz se escuche y desarrollar sus propios productos de agricultura orgánica.

Leydy Pech reconoce que “no ha sido nada fácil abrir esas brechas. Porque uno empieza a romper roles en la propia familia y en la comunidad para impulsar cambios. Y eso cuesta”.

Entre las mujeres mayas que, junto con Pech, asumieron la defensa de su territorio están Angélica Ek, Alicia Poot, Andrea Pech Moo, Juanita Keb, Socorro Pech, Hilda Chávez, Guadalupe Correa, Cándida Che, Teresa Lugo, Martha Trejo, Consuelo Tec, Gina Naal, Ana Pech Nal y otras más.

Koolel-Kaab, “mujeres que trabajan con abejas”, es un grupo de señoras del poblado de Ich Ek que desde 1995 se dedican al cuidado y la conservación de la abeja melipona. Foto: Robin Canul

Naayelli Ramírez, hoy directora del departamento regional del Tec de Monterrey, resalta que las mujeres de las comunidades mayas que defienden el territorio en el estado de Campeche “lograron pensarse a sí mismas de otra manera en un contexto que todo el tiempo las reta”.

Quienes conocen a Leydy Pech la definen como una mujer con una capacidad analítica sorprendente, que apuesta al diálogo, que es empática y que no busca el conflicto. También resaltan su capacidad para transformarse, adaptarse, mejorar y enfrentar sus miedos. Su liderazgo, coinciden, se ha dado en forma natural.

Pech prefiere no mirarse como “líder” o “activista”. Incluso, acepta que se negaba a mirarse como defensora ambiental. “A mí, como mujer, me han enseñado a cuidar, a proteger”, dice. Por eso, cuando ella miró cómo se estaba perdiendo ese ambiente, eso que formaba su territorio y su identidad como maya, era lógico que tenía que tomar el camino de la defensa.

Las mujeres de Koolel-Kaab tienen sus propios proyectos productivos; uno de ellos es la comercialización de productos derivados de la apicultura. Foto Robin Canul

“En menos de 15 años se perdieron esos grandes espacios de selva que teníamos y en donde escuchábamos a los pájaros, veíamos las plantas y a las abejas pecoreando; uno sentía el olor de las flores. Todo eso ya no está cerca; ahora está cada vez más lejos. Yo lo pude mirar, pero las nuevas generaciones ya no lo tienen tan cerca… Nosotras estamos luchando por conservar el territorio para las demás generaciones”.

La ganadora del Premio Goldman confiesa que se identifica con las abejas porque como ellas necesita las plantas, un territorio conservado para mantener su identidad: “para que nosotros, los mayas, podamos seguir necesitamos nuestras plantas medicinales, a los animales, a la biodiversidad. Yo vivo gracias a que mis antepasados, mis abuelos, mis padres cuidaron y conservaron. Esa es la parte que a nosotros ahora nos toca: conservar y cuidar para las nuevas generaciones”.

Abeja nativa de la Península de Yucatán

La Melipona beecheii es una de las abejas nativas de la península de Yucatán. Foto: Thelma Gómez Durán

Defender el territorio y la identidad

En 2019, el estado de Campeche perdió poco más de 53 mil hectáreas de cobertura arbórea. Entre 2001 y 2019, tan solo en el municipio de Hopelchén esa pérdida fue de 186 000 hectáreas, lo que equivale a una disminución del 20 % de lo que se tenía en el 2000, de acuerdo con datos de la plataforma Global Forest Watch.

Investigadores como el doctor Edward Allan Ellis, del Centro de Investigaciones Tropicales de la Universidad Veracruzana, han documentado que en Hopelchén la tasa de deforestación es cinco veces más alta que el promedio nacional.

A Leydy Pech no le convence el término “deforestación”; siente que la palabra se queda corta, que no es suficiente para dar una idea clara de todo lo que se pierde cuando se transforma una zona que antes era selva. “Cuando se habla de deforestación —explica— pareciera que solo se habla de que se tala cierto número de árboles. No, en esa tala de árboles se perdieron más cosas: se pierden las aguadas —lugares donde se concentra el agua—, se pierden especies de animales, se pierden conocimientos sobre esos lugares”.

Deforestación-Hopelchén

Hopelchén, Campeche. Desmonte y quema de la selva. Foto: Franz López

Es por eso que para Leydy Pech la defensa del territorio está ligada con la defensa de la identidad maya. “Estamos luchando para conservar no solo la biodiversidad, también nuestra identidad y los conocimientos que tenemos como pueblos originarios”.

Y por eso, Pech y sus compañeras mayas se han ocupado en trabajar con los jóvenes. Para ella es importante que las nuevas generaciones de indígenas mayas tengan un sentido de pertenencia al territorio y a la cultura. “Esa es una responsabilidad que tenemos, que no se pierdan los conocimientos de nuestra cultura maya”.

Jorge Fernández, abogado de Equipo Indignación, resalta que el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes es hoy un espacio en donde la defensa del territorio va de la mano con la defensa de la identidad maya.

“Ese proceso de búsqueda y encuentro con la identidad maya que ha tenido el colectivo —resalta Fernández— es uno de los procesos más interesantes que he visto. Han construido nuevas estrategias jurídicas y políticas donde se liga lo ambiental con lo cultural y la defensa de sus derechos como pueblo indígena”.

FOTO EMBARGADA AL 30 DE NOVIEMBRE DE 2020

Como parte de sus actividades comunitarias, Leydy Pech y el Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes realizan actividades de educación ambiental. Foto: Robin Canul

 

Seguir la lucha contra un “desarrollo” impuesto

En las últimas dos décadas, la selva maya pierde territorio no solo por el avance de la agroindustria. La península de Yucatán ha sido invadida por proyectos que van desde la instalación de granjas porcinas —un estudio de Greenpeace-México documentó 257; 43 de ellas dentro de Áreas Naturales Protegidas—, parques eólicos, granjas solares e instalaciones turísticas. Además, el gobierno federal impulsa la construcción del llamado “Tren Maya”.

En estos años Leydy Pech ha mirado cómo se utiliza el discurso del “desarrollo” para impulsar megaproyectos agroindustriales, turísticos o de infraestructura. Ese mismo discurso es con el que hoy el gobierno actual impulsa al llamado Tren Maya: “Este gobierno sigue cometiendo el mismo error que los gobiernos anteriores: se plantea el desarrollo desde los escritorios, sin escuchar a las comunidades. Por eso, nosotros nos preguntamos: el desarrollo, ¿para quién es? Los proyectos eólicos, de extractivismo, de agroindustria, de turismo y el del tren no son nuestros proyectos. Son proyectos que llegan, se imponen y solo provocan desequilibrio, más pobreza y pérdida de conocimientos”.

Los integrantes del Colectivo de Comunidades Mayas de los Chenes han visto en su región esos desequilibrios ambientales, sociales, económicos y culturales que provoca, por ejemplo, la agroindustria.

En junio pasado, por ejemplo, el paso de las tormentas tropicales Amanda y Cristóbal dejó graves afectaciones en 122 comunidades de la península de Yucatán; 22 poblados de Hopelchén se inundaron durante días y se afectó a 93 % de las colmenas en Campeche. El colectivo documentó que las zonas más afectadas fueron aquellas donde se ha perdido selva, se cambió el uso de suelo y se transformaron los sistemas hidrológicos naturales.

Hopelchén-deforestación-inundaciones

En el municipio de Hopelchén, 93 % de las colmenas sufrieron daños durante las inundaciones de junio de 2020. Foto: Robin Canul

“Ahora las comunidades nos estamos inundando cuando hay un evento natural como una tormenta o un huracán. La diversidad de alimentos se está reduciendo. Todo este modelo de agroindustria nos está afectando; los plaguicidas están contaminando nuestros suelos y el agua; se están perdiendo plantas nativas… Y todo —reclama Leydy Pech— por un modelo de desarrollo impuesto por los gobiernos y las empresas. Los pueblos indígenas, los pueblos originarios, somos los que pagamos el costo más alto de ese modelo”.

Cuando se le pregunta sobre el Tren Maya, Pech recuerda los argumentos que escucharon cuando daban la lucha contra la siembra de soya transgénica: “Nos dijeron: tienes muchos años comiendo soya y no te has muerto. Pero no hablaban de todo lo asociado a la siembra de la soya transgénica, la pérdida de selva, de plantas, animales y la afectaciones por los plaguicidas. Con el tren pasa lo mismo. El tren en sí, solo la vía del tren, no es el problema. El problema es todo lo que va asociado a ese proyecto. No nos pueden hablar solo del tren sin mencionar sus impactos culturales, ambientales, económicos y sociales”.

Ante este panorama, Leydy Pech menciona que el recibir el Premio Goldman es un impulso para seguir en la defensa del ambiente, el territorio y la identidad maya. “Estas luchas son muy largas. Esto nos permitirá fortalecer la lucha y nos abre la oportunidad para que se sumen más mujeres”.

FOTO EMBARGADA HASTA EL 30 DE NOVIEMBRE DE 2020

Leydy Peche fue reconocida con el Premio Goldman 2020 por su trayectoria en la defensa del territorio y su lucha contra los cultivos transgénicos. Foto: Robin Canul

Acciones para el beneficio de todos

Además de Leydy Pech, el Premio Goldman 2020 también se entregó a cinco activistas ambientales más; entre ellos a la ecuatoriana Nemonte Nenquimo, quien lideró una campaña indígena y una acción legal que tuvo como resultado un dictamen de la corte para la protección de la selva amazónica y el territorio waorani contra la extracción petrolera.

Otros de los galardonados este año son Chibeze Ezekiel, de Ghana, quien logró detener la construcción de una central de carbón; Kristal Ambrose, de Las Bahamas; quien logró que su país prohibiera las bolsas plásticas de uso único; Lucie Pinson, cuyo activismo permitió que en 2017 los tres bancos más importantes de Francia eliminaran el financiamiento para nuevos proyectos de carbón; y Paul Sein Twa, del pueblo indígena karen de Myanmar, quien impulsó la creación de un parque de la paz, un modelo comunitario de colaboración para la conservación en la cuenca del río Salween.

“Estos seis defensores del medio ambiente son los mejores ejemplos del impacto que una persona puede tener en muchas”, de acuerdo con John Goldman, presidente de la Fundación Ambiental Goldman.

Leydy Pech insiste que el premio es un reconocimiento para un trabajo en colectivo; un trabajo que comenzó por las abejas y que ahora sigue siendo por ellas, por esas abejas nativas que son una pequeña pieza de todo aquello que integra la identidad cultural maya.

 

[Fuente: http://www.mongabay.com]

Apicultores de la Sociedad Rural Kabi Habin, en Blanca Flor, Quintana Roo, México.

Tierra, semillas y territorios libres de violencias. La crisis alimentaria a nivel mundial cobra mayor vigencia cada día. Por un lado, la calidad de los alimentos preocupa a quienes pueden acceder a ellos; por otro, es cada vez mayor la cantidad de gente que no accede a una alimentación saludable.

Los dos aspectos de este conflicto comparten una misma raíz: un sistema agroalimentario industrial que se ha desviado del objetivo de alimentar a los pueblos, para convertirse en un multimillonario negocio que está destruyendo el planeta y la salud de las personas.

Como respuesta a la crisis generada por el agronegocio surge, en la década de 1980, la agroecología: una propuesta para resolver integralmente las problemáticas que el propio agronegocio genera. Hoy, sin embargo, el modelo agroindustrial (inmerso en una inevitable crisis) pretende reinventarse buscando una imagen que lo desligue de los crímenes que, desde hace décadas, viene perpetrando contra la naturaleza y los seres humanos.

Agroecología es hoy, entonces, un término en disputa.

Desde las organizaciones campesinas, de productoras y productores socioambientales y medios de comunicación alternativos, proponemos una agroecología de base campesina, heredera de 10 mil años de agricultura, cuyo objetivo principal es la soberanía alimentaria de nuestros pueblos. Cuando hablamos de agroecología de base campesina, creemos esencial tener en cuenta dimensiones sociales, políticas y medioambientales, y no solo las técnicas o prácticas agronómicas para producir alimentos. Eliminar el uso de agrotóxicos es central para tener una alimentación sana, pero hay muchos otros aspectos importantes a tener en cuenta. No podemos, por ejemplo, pensar en la producción de alimentos sin cuestionar profundamente las condiciones en que se producen, y sin reconocer y visibilizar los saberes que hace años forman parte de los sistemas productivos. Una agroecología de base campesina debe construirse a partir de la lucha por el territorio en manos de los pueblos, con circuitos de comercialización locales y de intercambio justo, donde las relaciones no prioricen el negocio, sino la solidaridad, la defensa de los bienes comunes, la biodiversidad y la construcción de relaciones más justas y espacios libres de violencias.

¿Por qué decimos que el concepto de agroecología está en disputa? Porque, desde hace algunos años, las corporaciones y los Estados se están apropiando de la palabra agroecología, otorgándole un sentido muy distinto. Plantean, sí, la eliminación del uso de agrotóxicos en la producción; pero no cuestionan el resto de sus prácticas que son igual de dañinas, como el uso de maquinaria pesada, la concentración de la tierra, el control corporativo de las semillas, las plantaciones de monocultivos o las relaciones desiguales con trabajadoras y trabajadores rurales. Así se pretende quitar a la agroecología sus múltiples dimensiones, para reducirla a una técnica uniforme y estandarizada que no cambie la esencia del modelo agrícola dominante. Es importante resaltar que la agroecología, para estos sectores, es entendida solo como un negocio y no como una forma de alimentar a los pueblos.

Nos proponemos pensar disparadores que contribuyan a fomentar y enriquecer el debate colectivo. Nos enfocamos en tres ejes que consideramos esenciales a la hora de pensar una agroecología de base campesina: la construcción, desde las bases, de un feminismo campesino acorde a las realidades y necesidades de los territorios y sus habitantes; el rescate y la difusión de los saberes ancestrales que permitieron preservar y reproducir las semillas nativas y criollas durante generaciones; el reclamo por el acceso a la tierra por parte de campesinas y campesinos que la trabajan, con la reforma agraria integral como única forma de lograrlo.

Agroecología no es slo una forma de producción sin químicos, es un montón de cosas más. Es una forma de vida. Es estar vinculado con el lugar donde uno está, en el lugar de producción y en el lugar de venta. Para todo lo que producimos, el principal lugar de venta es la misma comunidad. No nos ponemos como objetivo la venta de productos orgánicos hacia otros lados; queremos que estos alimentos se aprovechen en nuestra zona. Creemos en pertenecer a un grupo, en el trabajo en red y en las relaciones. No nos interesa estar produciendo en el campo y desvincularnos de lo que pasa después con nuestros alimentos, ni tendría sentido producir sin agrotóxicos para que ese alimento sea destinado a la clase social que más poder adquisitivo tiene, ni trasladarlo lejos de donde estamos. En la agroecología está presente lo productivo, pero también lo ambiental, lo social, lo cultural, lo económico, el acceso a la tierra y tener una mirada colectiva.

 

Andrea Tortorolo y Gabriel Arisnabarreta, de la chacra La Bonita, Saladillo, provincia de Buenos Aires, Argentina

Construcción de un feminismo campesino. Cada uno de los alimentos que llega a nuestra mesa es producido y sostenido por una trama de relaciones sociales. Muchas veces, estas relaciones están cargadas de violencia y opresiones. La agroecología que queremos apunta a construir vínculos más justos, más solidarios, más cooperativos, para que todos los ámbitos de producción y reproducción de la vida sean sostenibles y saludables. Pensar este tipo de relaciones nos lleva, necesariamente, a pensar en las opresiones instauradas por el sistema patriarcal; sistema del que también forman parte los ámbitos rurales.

La realidad de las mujeres está atravesada por múltiples violencias, de índoles física, económica y simbólica. Ante estas situaciones, el diálogo y la escucha entre compañeras comenzó a crecer y a naturalizarse, generando debates y fomentando la organización como forma de enfrentar estas violencias en forma conjunta. Así, fue quedando en evidencia que lo que le pasa a una es parte de un relato colectivo que da cuenta de un problema estructural, y no solo de experiencias individuales.

La doble carga de tareas que representan el trabajo productivo y el sostenimiento de las tareas de cuidado, sumada a la devaloración de los saberes en torno a la salud, al uso de plantas medicinales y al manejo de cultivos que históricamente han realizado, son aspectos que forman parte de un sistema que subordina a las mujeres, y que se expresa de forma violenta. Por fortuna, esta forma de opresión es cada vez más cuestionada y, poco a poco, la reemplazan nuevas configuraciones.

Teniendo en cuenta este panorama, destacamos el rol de las mujeres rurales, quienes, históricamente, han cuidado y compartido las semillas, los saberes de plantas medicinales, el suelo y la salud a la vez que, paradójicamente, son quienes menos participación tienen a la hora de decidir qué producir, cómo producir y cómo administrar los ingresos que reciben por sus producciones. Cuando decimos que la agroecología no puede pensarse de manera aislada, damos cuenta también de este proceso de visibilización de las desigualdades sufridas por las mujeres rurales. Hablamos de la urgencia de la plena conquista de derechos, en defensa de su autonomía, de la biodiversidad y, en definitiva, de sus saberes.

Es necesario un cambio de paradigma en las relaciones, y con ello también el cambio en la forma de producir alimentos, cargada de violencia y dominación hacia las mujeres y las diversidades sexuales. Sin lugar a dudas, el feminismo campesino y popular es una respuesta colectiva a estas problemáticas.

Cuando hablamos de feminismo, al igual que cuando hablamos de soberanía alimentaria, nosotras hablamos de derechos: de los derechos de las mujeres, de los derechos de la madre tierra, de campesinas y campesinos. Entonces ¿cómo hacemos una mixtura, desde nuestros derechos, que nos dé un marco frente a la sociedad a la que aspiramos?

Francisca “Pancha” Rodríguez, de Anamuri, Chile

Semillas nativas y criollas. Nuestra historia como pueblos está, en gran parte, relacionada con el camino de las semillas agrícolas, que vienen siendo seleccionadas, mejoradas, conservadas e intercambiadas por las mujeres desde hace más de 10 mil años. Alrededor de las semillas se construyeron comunidades, mercados y, más tarde, ciudades. Decimos que ellas son la base de nuestra alimentación y, por eso, quien controla la semilla controla toda la cadena de producción y comercialización de alimentos.

Si hoy la tierra es uno de los puntos fundamentales para poder producir, las semillas vienen inmediatamente después. Sin semillas no tenemos cómo discutir un nuevo modelo de agricultura. Ahí los conocimientos técnicos y científicos junto a las prácticas agrícolas campesinas son fundamentales. La defensa de las semillas criollas junto a la lucha contra los transgénicos fueron centrales para el MPA desde el inicio.

Gilberto Schneider del Movimiento de Pequeños Agricultores (MPA), Brasil

A partir de la instauración de la agricultura industrial, las semillas nativas y criollas y sus saberes están en peligro. Tras la denominada Revolución Verde —impuesta por el agronegocio en la década de 1960— se fueron creando mecanismos para que las familias agricultoras dependan de las semillas corporativas, bajo el discurso que anunciaba que no era posible alimentar al mundo sin semillas híbridas o, como las publicitaban, “mejoradas”. Luego, se las modificó genéticamente para ser “más productivas”, tóxicas a los insectos, y resistentes a los agrotóxicos; lo que permitió a las empresas adueñarse de las semillas por medio de los derechos de propiedad intelectual, ya sea a través de leyes de semillas o de su patentamiento.

Cuando decimos que quien controla la semilla controla toda la cadena de producción de alimentos, hacemos referencia a que, al convertir la semilla en un eslabón productivo, las corporaciones definen qué se produce y cómo se produce en cada región, determinando qué alimentos llevamos a nuestras mesas y a qué precio, desconociendo —además— las prácticas que los pueblos realizan y realizaron a lo largo de su historia.

La construcción de una agroecología de base campesina requiere que las semillas agrícolas mantengan su camino de la mano de quienes históricamente las crearon, cuidaron y multiplicaron. Para ello es necesario, en primer lugar, que se eliminen todos los obstáculos que impiden su libre circulación, cultivo y multiplicación. Pero también es fundamental que se recupere su valor simbólico, político y cultural, como “corazón de la soberanía alimentaria”.

Las semillas son patrimonio de los pueblos y, por lo tanto, no pueden pensarse como mercancías. Necesitan del cuidado de agricultoras y agricultores que son quienes las defienden y quienes, al compartirlas y sembrarlas, las mantienen vivas. Este cuidado es una de las estrategias más antiguas de la humanidad; por eso, las semillas solo pueden ser libres en tanto los pueblos y comunidades que las defienden y mantienen puedan gozar de los bienes que las semillas nos brindan.

Acceso a la tierra. Pensar la producción de alimentos exige, necesariamente, pensar el acceso a la tierra. Los datos del último censo agropecuario (2018) en Argentina señalan que el 1% de las explotaciones agropecuarias controla el 36,4% de la tierra, mientras que el 55% de productores y productoras en pequeña escala (con menos de 100 hectáreas) cuentan con solo el 2,2% de la tierra.

Estas cifras muestran la continuidad y profundización de un proceso histórico de concentración de la tierra y desplazamiento de población rural que ha ido “vaciando el campo” y permitiendo que grandes terratenientes (argentinos o extranjeros) se apropien de la mayor parte del territorio. Estos datos dan cuenta de la situación —cargada de violencia y despojo— que sufren quienes viven y producen en el campo, con la amenaza, a la orden del día, de ser desplazadas de sus territorios.

Las familias que cada día trabajan la tierra produciendo los alimentos que consumimos deben pagar alquileres excesivos y habitar espacios en condiciones precarias, muchas veces siendo expuestas al envenenamiento por agrotóxicos aplicados en terrenos linderos. Su condición arrendataria, para colmo, conlleva la imposibilidad de construir una vivienda digna. Las personas que habitan territorios rurales desde hace décadas, pero no poseen los títulos de propiedad de sus tierras, están expuestas constantemente a desalojos violentos. En ese sentido, las familias organizadas, pequeñas productoras, el movimiento campesino e indígena, reclaman una reforma agraria integral para la soberanía alimentaria.

Para que exista un verdadero acceso a la tierra —condición necesaria para la producción agroecológica y para la construcción de soberanía alimentaria— es necesario iniciar un proceso de reforma agraria integral, entendida en el sentido amplio en que lo plantea La Vía Campesina: dando cuenta de las relaciones que se dan en el territorio para acceder a condiciones de vida digna en el campo. La reforma que se propone debe considerar las necesidades de los pueblos, sus formas culturales y su organización.

El trabajo de la soberanía alimentaria como dimensión política es esencial en la agroecología, lo mismo que la reforma agraria. Sin tierra tenemos que luchar por la reforma agraria, y sin agroecología no podemos concebir la producción de alimentos sanos y para el pueblo.

Marta Greco, coordinadora de la Escuela Campesina de Agroecología (UST-MNCI Somos Tierra), Argentina

Dejando abiertos los debates, compartimos la firme idea de que, desde las organizaciones, tenemos que defender a la agroecología de base campesina, aquella que retoma la agricultura que practican los pueblos desde hace miles de años.

Les invitamos a apropiarnos de esa agroecología, y a ligarla a la lucha de quienes producen alimentos en nuestro país, con el objetivo de seguir pensando en la recuperación de saberes, en la vuelta al campo, en la comercialización en mercados locales, en las juventudes. Porque no puede haber agroecología si no hay vida digna, y sin territorio en manos de los pueblos.

Las citas textuales de este cuadernillo pertenecen a entrevistas de la serie #QuéAgroecologíaNecesitamos, que recoge experiencias de productoras y productores, organizaciones campesinas y socioambientales, y medios de comunicación alternativos. Las entrevistas forman parte del cuadernillo Construyendo una agroecología para alimentar a los pueblos disponible en www.biodiversidadla.org.

 

 

[Foto: Henry Picado – fuente: http://www.grain.org]

Fueron instalados más de 300.000 paneles fotovoltaicos en una extensión de 214 hectáreas de tierra.

El pasado miércoles 10 de febrero, Bolivia inauguró su planta de captación energética fotovoltaica más grande del país y la de más altura a nivel mundial, esta es capaz producir 100 megavatios e introducirlos al sistema de red eléctrica nacional.

La planta se encuentra ubicada en el departamento de Oruro, a una altura de 3.700 metros sobre el nivel del mar.

Según el ministro de Hidrocarburos y Energía, Franklin Molina, se trata de “más de 300.000 paneles fotovoltaicos emplazados en 214 hectáreas”.

“Este suelo altiplánico tiene la fuerza suficiente para generar la energía que los bolivianos necesitamos y que convierte a Oruro en un departamento generador de electricidad con capacidad de inyectar hoy 100 megavatios al sistema interconectado nacional”, señaló Franklin Molina durante la inauguración de la planta solar.

 

“La reconstrucción de nuestro sector eléctrico está en proceso y no pararemos, estamos trabajando para dotar de la mejor infraestructura posible al país, para que los bolivianos  mejoremos nuestra calidad de vida”, concluyó el ministro.

La primera etapa de la instalación fotovoltaica fue entregada durante el mes de septiembre del año 2019. En ese entonces Evo Morales era el presidente del país.

La instalación fue realizada por la Empresa Nacional de Electricidad Bolivia utilizando recursos del país, 14 millones de dólares que fueron donados por la Unión Europea y un crédito de la AFD de casi 70 millones.

Durante un discurso del embajador de la Unión Europea en Bolivia, este señaló que “la promoción de estas energías renovables y la lucha contra el cambio climático y la protección de la Pachamama son absoluta prioridad para la Unión Europea”.

A su vez, el presidente del país Luis Arce señaló que la obra hace parte del nuevo desarrollo económico que quieren implementar en el país y que este sea capaz de “proteger y respetar” el medio ambiente y los ecosistemas.

 

También afirmó que la mayor parte de la generación eléctrica actual del país se encontraba concentrada en las termoeléctricas las cuales usan gas. Por lo que buscarán durante su gobierno “ir cambiando a la producción de energías limpias“.

 

[Fuente: http://www.eltierrero.com]

Avalanche de prazeres fúteis oferecidos pelo sistema é cada vez mais enfadonha. Mas alternativa seriam o sacrifício e o puritanismo? Ou acenar com o tempo livre, o fim do trabalho alienado e novas relações com a natureza e a sensualidade?

Por mais que aceitemos que somos responsáveis pelas mudanças climáticas, recusamo-nos a ver a oportunidade que elas oferecem para criar modos de vida que sejam melhores para o meio ambiente e mais agradáveis para nós. Isso não só é verdade para pessoas comuns, como também para economistas e outros “especialistas” que levam o aquecimento global muito a sério, mas que não conseguem pensar para além das soluções técnicas que podem nos permitir continuar com nossos modos de vida atuais. A maioria dos políticos e líderes empresariais parece igualmente incapaz de pensar “fora da caixa” do consumismo.

Obcecados como são pelo crescimento econômico e o PIB, não convidam a população e os eleitores a pensar em novas ideias de progresso e prosperidade, e ficam mais do que felizes com os publicitários mantendo o monopólio da imagem e da representação do prazer e de uma “vida boa”.

Até os críticos do capitalismo à esquerda têm-se preocupado mais com as desigualdades de acesso e distribuição que o sistema do que com as maneiras como nos confina a modos de vida orientados pelo mercado. A militância socialista e a atividade sindical no Ocidente têm sido amplamente limitadas à proteção da renda e dos direitos dos empregados dentro das estruturas já existentes do capital globalizado — e pouco fazem para desafiar, muito menos transformar, a dinâmica de “trabalhar e gastar” das culturas mais abastadas.

Mesmo quando a esquerda aborda questões relacionadas à necessidade e ao consumo de forma mais direta, ela tende a defender narrativas de uma “vida simples” para a realização humana, em vez de pensar de forma mais inspiradora nas complexidades e potencialidades do prazer humano, e nas direções barrocamente enriquecedoras que elas poderiam adquirir em uma sociedade pós-capitalista.

Mas a presunção, em todo o espectro político, de que o consumo mais sustentável sempre envolverá sacrifícios, em vez de melhorar o bem-estar, precisa ser enfrentada.

A nossa “vida boa”, hoje é reconhecida como uma das principais causas de estresse e de problemas de saúde. É uma vida muito barulhenta, poluente e desperdiçadora. Nossas rotinas de trabalho e prioridades comerciais forçaram as pessoas a direcionar todas as suas forças para a busca por empregos e carreiras. Muitos, durante a maior parte de suas vidas, começam seus dias em engarrafamentos ou sofrendo outras formas de desconforto causadas pelo trânsito. E passam grande parte do resto delas colados na tela do computador, muitas vezes envolvidos em tarefas entorpecentes.

Grande parte da atividade produtiva em nossas vidas é projetada para aprisionar o tempo na criação de uma cultura material de contínua melhoria da casa, expansão urbana, rotatividade de produção cada vez mais rápida e obsolescência programada. Em outras palavras, excluindo formas de realização humana mais dignas, duradouras ou fascinantes. Nosso sistema atual também lucra enormemente com a venda de bens e serviços para os quais temos muito pouco tempo ou espaço (aqui entra o papel dos setores de fast food, lazer e terapia, ou as academias onde pagamos para caminhar numa esteira porque a ditadura do carro tornou a caminhada em outros lugares impossível ou muito desagradável).

Os movimentos verdes são rejeitados e vistos por alguns como estraga-prazeres, como se estivessem empenhados em nos levar de volta à Idade da Pedra. Mas a “abundância” dos dias de hoje, contaminada por trabalho, escassez de tempo e excesso de lixo, é em muitos aspectos puritana e ofensiva para com a sensualidade. Muito disso nem corresponde a um desejo inato nosso de trabalhar constantemente e consumir mais. Se assim fosse, os bilhões gastos em publicidade e preparação de crianças para uma vida de consumo dificilmente seriam necessários.

Um número cada vez maior de pessoas vem percebendo isso e descobrindo, após refletir, que a vida não se reduz a “trabalhar e gastar”. Desencantados com seu estilo de vida estressante, elas começam a revisar ideias sobre o que mais valorizam e desejam. O fato de ansiarmos outra vida com a qual sentiríamos mais prazer é corroborado por uma pesquisa recente que mostra que mais riqueza não nos torna necessariamente mais felizes, e sugere que há algo inerentemente autodestrutivo na busca incessante pelo consumo.

É verdade que as pesquisa precisam ser analisadas com cautela. O que relatamos sobre nosso grau de satisfação nem sempre é o melhor guia sobre como realmente nos estamos saindo. E nem sempre a falta de correlação relatada entre uma renda mais alta e maior satisfação com a vida significa que um consumo maior não melhore o bem-estar. Isso ocorre porque os padrões que usamos para avaliar nosso nível de satisfação podem tornar-se mais exigentes à medida em que nossa experiência de vida muda com o aumento da renda.

Experiência e educação podem melhorar nosso senso de liberdade e potencial pessoal justamente ao gerar descontentamento com nossa situação de vida existente. À medida que aprendemos uma nova habilidade, frequentemente criamos novas formas de frustração e exigências sobre nós mesmos (quanto melhores nos tornamos em um determinado esporte ou tocando um instrumento musical, mais conscientes estaremos daquilo que faz falta em nosso desempenho).

O que deveria, então, ser considerado na estimativa da “boa vida” — a intensidade de seus momentos de prazer mais raros ou seu nível geral de contentamento? A fuga da dor e da dificuldade ou sua superação bem-sucedida? E quem está na melhor posição para decidir se o bem-estar pessoal aumentou: seria inteiramente uma questão de relato pessoal ou aberto a uma avaliação mais objetiva?

Há muito que essas questões estão no centro dos debates, entre a abordagem utilitarista e a aristotélica, para refletir sobre o bem-estar. Enquanto a ênfase da primeira está no prazer e em sua quantificação (deve contar, na estimativa da felicidade, o número de prazeres experimentados ou dores evitadas), o foco aristotélico baseia-se no curso geral de uma vida (o que você foi capaz de fazer com ela — tomando em conta,  portanto, as capacidades, funções e realizações, ao invés de sentimentos mais imediatos de gratificação).

Em defesa de sua posição, os aristotélicos argumentarão que as pessoas nem sempre são os melhores juízes de seu próprio bem-estar e que muito prazer imediato pode também ser obtido com um comportamento autodestrutivo. Além disso, se proibirmos quaisquer avaliações objetivas da “vida boa”, também seremos privados de motivos para criticar formas egoístas e ambientalmente agressivas da busca pelo prazer. Também foi afirmado, de forma relacionada, que uma “felicidade” concebida ou medida em termos de sentimentos subjetivos desestimularia o desenvolvimento do senso de cidadania e solidariedade intergeracional — que é essencial para o bem-estar social e ambiental.

No entanto, a abordagem mais utilitarista não precisa excluir as formas de prazer com orientação cidadã, que vêm com o consumo responsável para com os outros e o meio ambiente. Afinal, o prazer de muitas atividades, como andar de bicicleta, inclui tanto os prazeres sensuais pessoais mais imediatos, quanto aqueles que vêm do fato de não contribuir para o perigo e a poluição do transporte automotivo. Além disso, é difícil, em última análise, legitimar reivindicações sobre o bem-estar de alguém sem alguma medida de endosso da pessoa em questão.

Há, então, uma tensão nas discussões sobre o hedonismo e “boa vida”, entre o privilégio utilitarista do prazer experimentado e o viés mais objetivo da tradição aristotélica. Enquanto o primeiro corre o risco de ignorar os componentes mais objetivos da “boa vida” e da “boa sociedade”, o último faz justiça a esses pilares, mas corre o risco de superestimar, ou até mesmo de preferir o conhecimento superior de “especialistas” por sobre os próprios indivíduos.

Mas aceitar a complexidade de avaliar as afirmações sobre a qualidade de vida e a satisfação pessoal é uma coisa. Negar que haja hoje evidências da natureza autodestrutiva do consumo em constante expansão seria outra bastante diferente. De fato, é consenso de ambos os lados do debate hedonista que a felicidade não reside no acúmulo infinito de coisas. E embora não tenha — e nem possa — a aspiração de resolver as questões filosóficas dessa área, a perspectiva hedonista alternativa destaca as narrativas sobre prazer e bem-estar que estão implícitas nas formas emergentes de insatisfação com a cultura afluente. Assim, busca abrir uma ótica pós-consumista sobre a “boa vida”, que pode se conectar com os sentimentos dos consumidores no aqui e agora.

O “hedonismo alternativo” nesse sentido tenta evitar moralizar a questão do que as pessoas deveriam precisar ou querer (apesar de ser verdade que esses dois não podem ser evitados ao mesmo tempo…), enquanto se relaciona com novas respostas de anticonsumismo. Seu principal interesse, assim, (evocando um conceito do crítico cultural Raymond Williams) é em uma “estrutura de sentimentos” em ascensão, que é ao mesmo tempo perturbada por formas de consumo que antes eram tidas como certas, ciente de antigos prazeres perdidos, e sensível pela primeira vez ao convite a uma nova forma de viver.

Com o aquecimento do planeta, precisamos construir uma resposta que apele para essa “estrutura de sentimentos”. Seu apoio irá desafiar o estrangulamento da ética de trabalho no modo de vida ocidental, será um esforço para alcançar uma ordem socioeconômica na qual trabalho e renda sejam distribuídos de maneira mais justa, em que a coparentalidade e que o trabalho doméstico compartilhados sejam regra, e na qual todos tenham os meios e o tempo para formas sustentáveis de atividades e melhorias de vida.

Se fizéssemos a mudança para uma economia de trabalho menos intensiva, ela iria reduzir o ritmo em que as pessoas, os bens e as informações têm que ser entregues ou transmitidas, e o impacto nas fontes de atrito e nas emissões de carbono seriam de grande impacto para todos. Poderíamos recuperar tempo para nossa vida pessoal e familiar. Diminuiríamos as viagens diárias e adotaríamos maneiras mais saudáveis de deslocamento, como as caminhadas, a bicicleta e os barcos. Supermercados e compras online seriam substituídos por um ressurgimento do varejo de rua, evitando a síndrome da “cidade clone” e dando força às comunidades locais, de maneira que poderíamos reduzir o crime e adotar novas formas de convívio e troca intergeracional.

Tudo isso transformaria a vida rural e urbana, especialmente para as crianças, e proporcionaria mais espaço para a reflexão, além de oportunidades para experiências sensoriais negadas pela rotina atormentada e isolada de trabalho e deslocamento. E os custos para isso acontecer seriam insignificantes em relação aos representados pela organização atual, especialmente se as despesas médicas pudessem ser substituídas por uma saúde pública de mais qualidade, com menos acidentes.

Há, é claro, algumas vantagens e prazeres que teríamos de sacrificar em uma economia de baixo carbono: confortos de vários tipos; algumas das excitações de uma vida acelerada; a facilidade de que dispúnhamos até recentemente das viagens ao exterior. Mas o conforto constante pode tanto satisfazer quanto entorpecer os apetites. A inventividade conseguirá certamente criar uma série de emoções mais ecológicas. Mesmo viagens a lugares distantes nem sempre cumprem sua promessa de oferecer experiências raras, e o ritmo diferente das férias perto de casa também pode ser fonte de formas inesperadas de encantamentos e escape da vida banal.

A mudança para um modo de vida pós-consumismo traz uma perspectiva chocante, dada a estrutura da existência moderna e a subordinação das economias nacionais ao sistema globalizado. Além disso, é irrealista supor que podemos continuar com as taxas atuais de expansão de produção, trabalho e consumo material do último século, para não falar das últimas décadas. Tecnologias mais verdes ajudarão a conter o aquecimento global.

Mas a adoção de alternativas ao crescimento econômico tem que se tornar uma preocupação central no planejamento e na criação de políticas — não ser ignorada ou desprezada, como se fosse uma fantasia impraticável. Além disso, em abalos climáticos ou financeiros, somados a um grande cinismo em relação aos comprometimentos dos governos com o aquecimento global, mais honestidade a respeito desse assunto pode também gerar mais cooperação e respeito de parte do eleitorado — especialmente se for acompanhado de imaginação sobre as singularidades de viver em uma sociedade sustentável. Essas ideias transformadas de “vida boa” podem também ser projetos que os países menos desenvolvidos terão, se quiserem reconsiderar as convenções e objetivos de seu próprio “desenvolvimento”, e evitar algumas das consequências mais indesejáveis do modelo dominante.

Meu argumento sobre o hedonismo alternativo é frequentemente rejeitado e taxado de utópico. Mas há algo bem irrealista na projeção de futuro focada nos “negócios, como sempre”. E dada a urgência atual de políticas de prosperidade que dissociem prazer e realização de consumo de uso intenso de recursos, é importante evitar suposições fantasiosas sobre o que seriam formas globalmente sustentáveis de indústria e estilo de vida. Nós não podemos, é claro, defender acesso igualitário e universal à riqueza e ao estilo de vida ocidental. A demanda por pleno emprego, o fim da austeridade e a segurança econômica para todos devem estar ligadas a demandas de expansão do tempo livre, da diminuição de ritmo da economia e do estabelecimento de uma ordem baseada em uma forma de consumo material essencialmente reprodutiva. A reconceitualização de “progresso” segundo  essas linhas deve oferecer as bases em que nos apoiaremos para pensar sobre arranjos de trabalho e instituições políticas para um futuro socialmente justo e viável.

[Imagem: María Berrio – fonte: outraspalavras.net]

Escrito por BIEITO ROMERO

Hai certos recordos da infancia que se fan inesquecibles malia o implacable paso do tempo. Lembro un que ten como protagonistas aos meus avós recollendo o mel nos cortizos que tíñamos na parte traseira da casa da aldea. Era un día calquera e verán. Os dous manipulaban o panal con total tranquilidade; estaban rodeados dunha nube de abellas, sen apenas protección e empregando tan só un tizón de madeira fumegante. Con aquela escena que tanto me chocou, como neno de cidade que era, dinme conta de que as abellas tiñan un status importante na nosa casa polo agarimo e a complicidade que eu notaba entre os meus avós mais elas.

Aquela situación, coa distancia preventiva, revivina moitas máis veces, pero xa con total normalidade, como cando se muxían as vacas. Foi un momento que espertou en min a curiosidade por aqueles animaliños invertebrados tan próximos, laboriosos, útiles e importantes para nós. Lembro aquel mel cunha textura case que sólida e cun sabor forte, intenso e absolutamente natural, sabía a como recendían os montes. Segundo se traía dos cortizos viñan os panais de cera co prezado alimento que despois había que separar e coar debidamente. A cera sobrante da extracción do mel servía para facer candeas, para reforzar cordas e apenas había desperdicio ningún. Anos máis tarde descubrín as alvarizas e as diferentes variantes que hai por distintas zonas de Galicia, unhas estruturas que protexían os cortizos das incursións dos osos, arquitecturas deseñadas en redondo e tradicionais fundamentalmente das zonas de montaña onde noutrora habitaba este fermoso animal ao que tanto lle gustaba o mel.

Co paso do tempo fun sabendo do dramático e perigoso descenso da poboación de abellas a nivel mundial e do que iso significa e repercute na nosa propia supervivencia. Un gran problema debido a múltiples factores entre os que están os pesticidas e o mal trato ambiental que lle damos ao planeta ao que se suma, no noso caso, a chegada masiva de especies invasoras e letais para aos nosas abellas autóctonas como poden ser as avespas velutinas. De nós depende en parte reverter este problema e nisto precisamente é onde pode estar a nosa maior desgraza.

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

El proyecto ferrocarrilero pretende conectar las principales ciudades y zonas turísticas de la península de Yucatán.

Diferentes colectivos sociales han denunciado que el proyecto invade territorio ocupado por pueblos originarios mayas.

Diferentes colectivos sociales han denunciado que el proyecto invade territorio ocupado por pueblos originarios mayas.

La organización Kanan Derechos Humanos y la Asamblea de Defensores del Territorio Maya Múuch’ Xíinbal informaron en sus cuentas oficiales de redes sociales que el Juzgado Tercero de Distrito con sede en Yucatán otorgó la suspensión provisional del Tren Maya en México.

El comunicado emitido por estas organizaciones mexicanas resalta que esta decisión es para que las autoridades se abstengan de realizar nuevas obras públicas mientras se decide la suspensión definitiva y el juicio de amparo interpuesto por las comunidades mayas.

“Personas habitantes en los municipios de Chocholá, Mérida e Izamal, el pasado julio de 2020, decidieron promover, un juicio de amparo por la falta de información durante la consulta pública de la Manifestación de Impacto Ambiental del Proyecto”, precisó la declaración.

Las comunidades denunciaron que la falta de información ha sido responsabilidad de la Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales (Semarnat) y del Fondo Nacional de Fomento al Turismo (Fonatur).

Con la decisión del tribunal, las organizaciones esperan “que se mantenga la suspensión provisional y el Juzgado conceda la definitiva. Asimismo instamos a las autoridades federales a cumplir con las resoluciones judiciales”.

Diferentes colectivos sociales han denunciado que el proyecto invade territorio ocupado por pueblos originarios mayas e intenta convertirlo en « centro comercial y turístico de manera que sea redituable para el gran capital”.

El polémico Tren Maya es uno de los más importantes proyectos de desarrollo y turismo promovido por Gobierno de Andrés Manuel López Obrador. El plan consiste en establecer un servicio de transporte férreo que interconecte a las principales ciudades y zonas turísticas de la Península de Yucatán.


[Foto: EFE – fuente: http://www.telesurtv.net

Descoberta de conjunto monumental de arte indígena na Amazônia, com pinturas de 20 mil anos, revela quanto é preciso descobrir da riquíssima história pré-colonial da América — e como o eurocentrismo cega a ciência para isso

Escrito por Verioni Ribeiro Bastos

Uma palavra antes do início

A marcha da perseguição, invisibilização e etnocídio aos povos originários continua em curso sustentada pelo projeto de colonialidade eurocêntrico. Vigente com seus tentáculos longos e pegajosos, sempre a se fixarem no inconsciente coletivo. A colonialidade eurocêntrica age de forma subliminar através de reforços por meio de elementos semióticos dirigindo percepções para a construção de um amalgamado de noções com aparência verossímil.

Recentemente esse esforço hercúleo de invisibilidade e inferiorização, através de hierarquizações forçadas da arte e das práticas espirituais dos povos originários, apresentou-se na manchete da History sobre Chiribiquete onde se lê: “Chiribiquete: Amazônia abriga a ‘Capela Sistina’ da pintura rupestre”.

Vamos nos deter somente na própria matéria da History e fazer um pouco de análise etno-histórica-arqueológica sobre esse tratamento colonializante e eurocêntrico dado pela revista e pelos próprios pesquisadores. Estes em nenhum momento se referem aos nativos deixando inferir-se ter sido por obra e graça de um esforço próprio ou de uma alétheia que vieram a encontrar Chiribiquete.

Chiribiquete ou Colina onde se desenha, no idioma construído e usado até hoje pelos povos originários, o karijuna, está encravada no seio da Amazônia com, até agora, 75 mil pinturas rupestres catalogadas e, segundo a arqueologia clássica, revelam a diversidade biológica da região. Importante ressaltar que a área de conhecimento “Arqueologia” hoje abriga diferentes formas de fazer Arqueologia. A supracitada está ligada à maneira etimológica apontada para o estudo do conhecimento do passado histórico oitocentista, baseado em vestígios materiais e servis ao colonialismo e, até hoje, ao processo colonializante.

Todavia, para os, realmente, interessados em compreender as práticas dos povos originários, cada pintura, cada grafismo, cada conjunto desses elementos está para além de uma representação do meio ambiente e seus elementos. Animais e plantas e os povos originários – “diversidade biológica” – são um só ser.

Esta afirmação parte de dois pilares incompreendidos e repudiados pelos acadêmicos clássicos, a saber: os ensinamentos dos Bidzamus – os que seriam os pajés para os kariris – ensinam que nós somos um só ser: os povos originários e toda a mãe terra. Isso não significa uma vida estática, imóvel, mas sim, o contrário. É a condição de tudo estar reunido que permite a transformação. Entretanto, a academia resiste em aceitar os Bidzamus e as Troncos-Velhas (os) como referências nos trabalhos acadêmicos.

Para não fugir às exigências acadêmicas, cito um segundo pilar: Parmênides – surgido muito tempo depois dos povos originários de Pindorama – e, que para além de um filósofo abordado analiticamente, tinha suas reflexões estreitamente ligadas ao que hoje é chamado de mitologia grega. Sabemos que os gregos se relacionavam com seus espíritos ancestrais e seus pensadores eram considerados como conectores entre os planos transcendente e imanente.

No texto O poema de Parmênides encontramos a narrativa onde as Filhas do Sol o levam à Deusa das Revelações (I, 8-22). Lá, Parmênides, então, encontra-se com a compreensão do Ser que “é todo pleno do que é. Por isso é todo contínuo: pois ente a ente acerca” (VIII, 24 e 25). “pois de todo lado igual a si, se estende nos limites por igual” (VIII, 49).

Parmênides vai ao encontro do pensamento dos Bidzamus – posto estes existiam bem antes do filósofo – quando indica a ilusão de muitos pensarem existir em uma bolha individual capaz de manter o isolamento entre os entes em suas inter-relações societais. Nessa direção, Chiribiquete guarda expressões do Ser como conjunto de entes, ressaltando que fazemos aqui um esforço de interpretar os ensinamentos dos Bidzamus, como também, dos autores das pinturas rupestres.

A mitigação pela academia

Chiribiquete é fruto da compreensão dos povos originários de que o humano, a terra, as matas e os sencientes são um só. Deixaram isto expresso nessa herança cosmológica e cosmogônica. Suas pinturas rupestres tiveram suas datações estimadas em 20 mil anos… 20 mil anos. Estética impecável – aceitando usar aqui o pensamento do invasor – técnicas avançadas de produção configuradas na conservação e durabilidade, domínio estratégico do território e do espaço geográfico. 20 mil anos!

O teto da Capela Sistina foi pintado por Michelangelo Buonarroti – nascido em 1475 – e levou apenas quatro anos para ser terminado – 1508-1512 – composto por nove painéis com representações da busca humana pela salvação a partir da visão bíblica católico-judaica. Mundo este tomado pela manipulação de dominadores para obtenção de poder mediante um sistema de castigo e recompensa de acordo com os interesses de uma elite eurocêntrica dominante.

Essa elite lançou suas raízes profundas na mentalidade dos povos ocidentais e estendeu seus tentáculos por todos os campos da sociedade, principalmente na educação, com o projeto de limitar e estreitar a capacidade crítica e o pensamento livre dos povos. A manchete da History é um claro exemplo dessa realidade vigente até os dias atuais.

Dessa forma, perguntamos: como uma arte, expressão cosmológica e cosmogônica de gerações com heranças milenares, encontrada organizada e compartida através de um sistema de códigos, que são, alguns, para conhecimento geral, e outros, evidentemente, com mensagens para iniciados, pode ter como referência arte horror vacui, com nove estórias, em pouco mais de 1000m² tendo, segundo alguns autores, trezentas representações – um trabalho metaforicamente, quase simplista, dada a comparação feita pelos acadêmicos – por exemplo, foram revisados em Chiribiquete 36 conjuntos pictográficos em uma área aproximada de 200m².

Sob esses pilares afirmamos a impossibilidade de o teto da Capela Sistina ser referencial para Chiribiquete. A autenticidade de Chiribiquete ultrapassa e supera a prisão do enquadramento, dada a necessidade de impressionar pela exterioridade e aspectos a serem julgados por quem se erigiu erudito.

Portanto, demonstramos a mão pesada do eurocentrismo no processo colonizante insistente e tenaz no projeto de mitigação da herança ancestral dos povos originários e do contínuo etnocídio cujas bases são claramente identificadas aqui, a saber: a imposição de uma escala hierarquizante onde sempre se busca inferiorizar os povos originários e a consequente invisibilização pela semiótica e o discurso construído.

Uma palavra antes do fim

“É um lugar absolutamente transcendente devido ao seu significado simbólico e cosmogônico, que talvez remeta aos primeiros momentos na América. Os pesquisadores estimam que alguns dos desenhos possam ter sido feitos há cerca de 20 mil anos. Segundo o especialista, o apelido de ‘Capela Sistina’ é perfeito para definir o local. Isso porque os desenhos que estão ali apresentam grande qualidade e requinte, além de ter um caráter sagrado”1.

O anacronismo e a incoerência – para não dizer empáfia, postura egóica e colonializante – da “academia” travestida pela semiótica do texto, na direção de mitigar e invisibilizar, nas próprias palavras dos pesquisadores, a “grande qualidade e requinte” das pinturas rupestres dos povos originários é violenta e flerta com o neofascismo que busca a reimplantação de formas de eugenia no próprio sentido de segregação hierárquica.

Afirmamos ser a Capela Sistina a expressão de imagens tradicionais, uma arte manipulada pela idealização dos invasores dominantes não passando de uma branca sombra pálida, como diria Lygia Fagundes Telles, de Chiribiquete. Entretanto, podemos dar às expressões artísticas em questão, no máximo, a possibilidade de serem formas de expressões artísticas, não contemporâneas, mas dotadas de sincronicidade no tempo e no espaço, segundo Jung (1973). De toda forma, jamais Chiribiquete poderia ser mitigada a essa comparação sensacionalista da matéria.

Enfim

Repousamos em Johannes Fabian nosso terceiro pilar: a coetaneidade; para que o Outro, citado por este autor, não seja exotizado como um objeto naturalizado. Mas, sim compreendido a partir de uma etnografia que não anule nem contorne o pressuposto do Tempo intersubjetivo. Chiribiquete não está fora dos processos dinâmicos que regem as relações societais e só pode ser compreendida sem uma naturalização advinda da imposição de percepções semióticas hierarquizantes.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

« La table à la montagne » dans une cascade de glace. Thibault Cattelain

Écrit par Hélène Michel

Enseignant-Chercheur – Gamification & Innovation, Grenoble École de Management (GEM)

et Marielle Salvador

Enseignant chercheur, comportement du consommateur, marketing de l’alimentation, Institut Paul Bocuse

 

Les beaux jours sont là. Poussés par l’appel de la nature, vous préparez votre prochaine microaventure, cette aventure « courte, proche de chez soi et qui s’insère dans le quotidien ».

Vous avez vérifié vos chaussures de randonnée ou votre vélo. Vous avez repéré l’itinéraire et contacté vos compagnons. Vous prenez votre sac à dos, votre duvet… Mais qu’emportez-vous à manger ? Sardines à l’huile, nourriture lyophilisée, fromage local, grand vin pour un repas de roi ?

Cette question est tout sauf anodine car le repas contribue à forger des souvenirs. Chargé de symboles, il constitue un rituel dont la saveur se décuple en pleine nature. Au menu : lieux et temporalité, aliments, arts de la table, modes de préparation, choix des invités… et un ingrédient magique. À table !

Réenchanter un été pas comme les autres

Au regard des restrictions actuelles en matière de voyage, le tourisme en 2020 devrait faire la part belle au staycation, ce mode de vacances où l’on reste à proximité de chez soi. L’occasion de redécouvrir sa région, mais comment remettre du merveilleux dans un territoire qui nous semble si familier ? Par exemple en décalant le regard et en créant de nouveaux rites. C’est ce que propose la microaventure.

Par rite, on entend une pratique sociale de caractère sacré ou symbolique, qui rend le moment esthétique, le scénarise et marque la mémoire. Il est composé de rituels, c’est-à-dire de pratiques prescrites ou interdites, liées à des croyances magiques ou religieuses, à des cérémonies et à des fêtes, selon les dichotomies du sacré et du profane, du pur et de l’impur.

Le rituel du feu en randonnée. David Lebrun

Dans le contexte de la microaventure, les adeptes se retrouvent et se reconnaissent autour de pratiques susceptibles de devenir des rituels dès lors qu’elles se chargent de symboles. La microaventure requiert ainsi un engagement du corps, elle nécessite au moins que l’on sorte de sa zone de confort, par exemple, en dormant à la belle étoile. Elle renvoie également à la façon de se nourrir durant l’expérience, or l’alimentation se pense traditionnellement à travers des rites.

Nous avons interrogé 10 personnes (5 hommes et 5 femmes) de 35 à 49 ans, vivant dans des Alpes ou à proximité (Savoie, Isère, Hautes-Alpes, Rhône). Cadres moyens, ils vivent pour la majorité en ville, en appartement, et s’échappent régulièrement pour des microaventures en pleine nature, généralement en couple ou entre amis. Nous leur avons demandé de choisir leurs photos favorites de repas et de nous en raconter l’histoire. L’analyse révèle cinq éléments-clés structurant le rituel culinaire de la microaventure.

Lieux et temporalité : un cadre magique

Une constante dans les réponses données est celle de la beauté du lieu : un cadre « magique », parfois un point de vue « exceptionnel » voire même un lieu « secret » et donc rare qui donnent à cette expérience certaines caractéristiques propres au luxe.

Premières neiges. Fabien Cartier-Moulin

Le cadre est toujours associé au repas, ce qui suggère une reconstruction de l’expérience culinaire par nos microaventuriers : l’assiette seule ne suffit pas, elle doit s’enrichir d’un environnement adéquat pour lui permettre de magnifier le moment et de s’inscrire durablement dans les mémoires, comme lors d’une expérience gastronomique.

« Ce qui prévaut c’est de se trouver un beau spot, avec une jolie vue. Pour magnifier le repas. Pour que ce soit impressionnant. » (Fabien)

« On est monté dans un endroit tenu secret. De là où on était, on avait une supervue sur les glaciers et les montagnes. » (Yoann)

L’ergonomie du lieu est minutieusement étudiée avant de s’installer. Une forme de confort est recherchée afin de prendre le temps et profiter de l’instant :

« On choisit en fonction du vent. Si c’est humide ou pas. En fonction de l’inclinaison pour être bien posée tranquille. » (Marianne)

« Tu trouves des pierres tapées par le soleil pour être bien. » (Fabien)

Tea time. Marianne Brun

De même, le moment du repas n’est pas laissé au hasard. Il n’est pas fixé par un horaire mais par les éléments naturels. « Tu manges toujours au sommet. Ou à la redescente. Mais pas à la montée sinon tu n’as plus le jus. Quand il fait beau, selon le programme, tu peux même enchaîner avec une sieste derrière. » (Fabien)

Une fois la contrainte technique ou physique prise en compte, le choix est souvent lié au soleil qui dicte d’autres temporalités.

Des aliments chargés de sens

L’aliment est perçu comme récompense : pour de nombreux adeptes, il est synonyme d’effort accompli. Chacun a alors un aliment qui lui est propre, qu’il met souvent en scène sur les photos : bières pour certains, carottes pour d’autres !

« Parfois en montagne, nous sommes dans un environnement où on ne fume pas. Un copain a proposé de remplacer la clope par une carotte. Tu la mets dans ton sac et quand tu arrives en haut tu as envie de la croquer. C’est la carotte du sommet ! » (France)

La bière au sommet. Marianne Brun

Une distinction s’opère ensuite entre le cuit et le cru. Les aliments crus ou pouvant être ingérés dans l’instant sont réservés aux repas et en-cas de la journée alors que le cuit, nécessitant une phase de préparation, est souvent réservé au soir.

La nourriture lyophilisée est évoquée par les nouveaux initiés. Elle semble faire partie de leurs représentations mentales liées à la microaventure.

« Manger lyophilisé, c’était ma première fois. Et ça m’a plu. C’était rigolo, sympa et adapté à l’aventure. » (Delphine)

Certains se réapproprient cet aliment industriel, en y ajoutant un ingrédient.

« On a emmené de la fondue lyophilisée. Ce n’est pas si mal mais on y a rajouté des morilles séchées pour améliorer cela. » (Hélène)

Pour les microaventuriers confirmés, les plats consommés sont généreux, revigorants (raclette, fondue, riz) et surtout partagés : un plat où chacun a mis la main à la pâte. Au centre, le feu sert à la cuisson mais fait aussi office de lieu de rassemblement, de partages et d’échanges. Enfin, le breuvage est une autre constante : si la bière, bue individuellement, est associée à la récompense, le vin est destiné à être partagé pour sublimer la magie de l’instant.

L’alimentation sert aussi à s’approprier le lieu. La boisson ou l’aliment est un facteur de lien avec l’histoire de l’endroit et ceux qui ont tracé la voie.

« Il y a du fromage et du saucisson, de la bière ou du rouge. Comme les anciens faisaient en montagne. » (Clément)

Une place centrale est faite aux produits locaux qui participent à une appropriation symbolique du lieu par leur ingestion. Cela va même jusqu’à boire l’eau des rivières (pour Marianne) ou n’utiliser que le bois du lieu pour faire cuire des aliments (pour Clément).

Les arts de la table en pleine nature

Mettre une bouteille de vin dans son sac à dos nécessite d’anticiper le transport et la dégustation. Certains le transvasent dans un contenant en plastique mais l’expérience s’avère décevante.

« J’avais mis du vin dans deux petites bouteilles en plastique pour le soir. Il aurait dû être pas mal mais une fois arrivé là-haut, bu dans la bouteille plastique, il n’avait pas le même goût. Je ne l’ai même pas fini. » (Delphine)

D’autres conservent la bouteille et emportent même un verre à pied. Quitte à s’encombrer, transformons le transport en défi !

« J’ai un verre à vin grand, gros, fragile. C’est un challenge de l’emmener ! Ça a un côté rigolo. Et ça valorise le breuvage. » (Yann)

À chaque couteau son aventure. Fabien Cartier-Moulin

Le couteau fétiche, l’Opinel, tient quant à lui une place à part. Il est évoqué comme élément déterminant, moins dans son usage que pour ce qu’il évoque pour ses propriétaires. Souvent reçu en cadeau, il rappelle non seulement la personne qui l’a offert mais également « l’esprit du lieu ».

À l’image des produits locaux, l’Opinel par sa filiation avec un terroir devient un élément d’incorporation symbolique du lieu pour son propriétaire. « Je suis en Savoie donc j’emmène un Opinel ! » nous explique Clément. Certains, comme Fabien, en ont même plusieurs, en fonction des aventures à vivre. Ils sont alors exposés tels des trophées.

Les modes de préparation et les ustensiles

Nous avons évoqué la place importante du feu dans le rituel culinaire de la microaventure. Certains parlent même de cérémonial, à l’image de la cérémonie du thé. Les interviews réalisées ont révélé l’utilisation d’ustensiles de préparation encombrants voire surprenants mais partie intégrante du rituel culinaire : plat à paëlla qui permettra le partage du repas du soir (David), marmite (Clément) ou encore… tronçonneuse (Yoann) !

« On a fait une bûche finlandaise. On creuse à l’intérieur d’une bûche à la tronçonneuse. On a pris des pommes de pin, des morceaux de sapin et épicéa pour allumer le feu. On a trouvé une ardoise pour mettre sur la bûche. Le temps de tout mettre en place, cela nous a pris une heure. » (Yoann)

Les chamallows grillés. David Lebrun

La commensalité désigne l’art de partager son repas. Le plaisir gustatif grandit dans le partage. Le feu apparaît comme un de ces éléments : cercle autour duquel on se rassemble, pour se réchauffer, pour échanger tout en cuisinant ensemble. C’est aussi une sorte de « retour aux sources », fait le soir et le matin au lever du soleil.

« Le feu prend une grande place là-dedans. Cela a un côté rassurant. C’est aussi la chaleur. Et le fait de cuisiner sur le feu, cela lui donne une autre fonction, une autre dimension. » (David)

« Cette commensalité s’obtient chez certains lorsque l’on « apporte un truc (à manger) qui a de l’affect. » (Fabien)

À la manière d’un hôte qui reçoit, chacun doit apporter un cadeau pour rentrer dans le cercle des autorisés à vivre pareil moment. On est là dans le don cérémoniel qu’ont développé des chercheurs à la suite de Mauss (1923) sur les marqueurs anthropologiques de l’échange.

Parfois même, le cadeau doit avoir été fait par la personne elle-même.

« Je dis aux copains : tu prends ce qui te fait plaisir et tu partages. Un truc qu’ils ont fait eux. Moi je fais des conserves. Des tomates séchées. » (Fabien)

« J’emmène du génépi, que j’ai fait moi-même en allant cueillir les fleurs près du Grand Paradis l’été précédent. » (Hélène)

Raclette sauvage sur bûche finlandaise. Yoann Genier

Lacommensalité de la microaventure s’exprime par des éléments de partage mais ne s’immortalise pas sur pellicule : presque aucune des photos données par nos répondants ne met en scène les participants.

L’expérience sensorielle suffit à satisfaire nos répondants dans la construction de souvenirs mémorables. D’autant plus que d’autres éléments favorisant la mise en scène du rituel culinaire sont parfois mobilisés pour ajouter une touche de magie à l’expérience.

La guirlande magique. Hélène Michel

Guirlande ou nappe blanche : la mise en scène du rituel

En microaventure, l’individu dirige sa propre mise en scène et mobilise pour cela tous les éléments qu’il a à sa disposition : aliments, ustensiles, éléments naturels (le bois, le feu, l’eau des rivières). Mais il arrive qu’un adepte apporte un élément supplémentaire qui participera, via la surprise que son introduction suscite, à enrichir l’expérience.

« Manger dehors, mais avec une guirlande. J’adore cette rupture. La surprise générée. Souvent j’apporte un aliment ou un accessoire surpris. Pour surprendre et faire plaisir. Et on se souvient ainsi encore plus fortement du moment. » (Hélène)

« Ce que j’adore faire en randonnée, et surtout avec les citadins, c’est juste avant de manger tu dis “oh… ça aurait été bien de prendre une bonne bouteille de rouge ! Puis au deux tiers du repas tu sors une bonne bouteille. Et tout le monde fait « Ahhhhh”. » (Fabien)

Cet élément, un objet banal de la vie quotidienne, devient incongru dans le contexte de la microaventure : guirlande d’Hélène, grand verre à pied de Yann ou bouteille de vin surprise de Fabien. L’objet se révèle source de satisfaction et de ravissement.

« La table à la montagne » à Saint Honoré. Nadia Probst

Dans une démarche poétique, Nadia pousse la théâtralisation encore plus loin en emmenant « la table à la montagne », avec nappe blanche et vaisselle pour recevoir son invité devant des mets locaux soigneusement cuisinés.

Peut-on mettre la microaventure en boîte ?

L’instauration de rituels culinaires magnifie l’expérience et donne une saveur nouvelle à la microaventure. Mais sommes-nous tous capables d’organiser une telle cérémonie quand il s’agit de détecter les produits typiques à emporter, porter sur son dos un wok ou une table en bois pliante, ou découper une « bûche finlandaise » ?

Insidentes : chaise grandeur nature. David Lebrun

Heureusement, la gamme de l’équipement outdoor s’élargit pour accompagner ce rituel en proposant des ustensiles permettant de cuisiner en pleine nature. Pour procéder aux rituels culinaires, des espaces sont scénarisés pour créer des lieux d’exception : ainsi David disposera sa chaise géante en bois en pleine nature tel un objet spectaculaire qui nous fait sentir encore plus petit devant un paysage. En ajoutant de l’incongru, en décalant les proportions, on accentue le côté dramaturgique du moment.

Mais ces pistes restent volontairement brouillées. Il ne s’agit pas ici de signaler les aires de pique-nique ou d’installer des barbecues. Une façon d’accompagner la microaventure pourrait être d’autoriser plus largement feux et bivouacs en responsabilisant ses adeptes. Car la magie du rite tient à son côté symbolique, libre et éphémère. Il n’est pas question de la formater pour la rendre totalement accessible. À l’idée de se rendre dans un lieu aménagé pour faire du feu, Clément rigole : « Je ne suis pas un Américain, moi ! »

 

[Source : http://www.theconversation.com]

El primero de enero comenzó la ruta para eliminar, en un plazo de tres años, el uso de glifosato en México y prohibir el maíz transgénico, de acuerdo con el decreto que el gobierno federal emitió en una edición vespertina del Diario Oficial de la Federación en el último día de 2020.

Se definió que a más tardar en el primer semestre de 2023, las secretarías de Medio Ambiente y Recursos Naturales (Semarnat), de Salud (Ssa) y de Agricultura y Desarrollo Rural (Sader), así como el Consejo Nacional de Ciencia y Tecnología (Conacyt) promoverán las reformas legales correspondientes.

Se instruye a las dependencias y entidades de la Administración Pública Federal para que, a partir de la entrada en vigor del presente decreto, se abstengan de adquirir, utilizar, distribuir, promover e importar glifosato o agroquímicos que lo contengan como ingrediente activo, en el marco de programas públicos o de cualquier otra actividad del gobierno, ordena la publicación.

Greenpeace México celebró la publicación del decreto y consideró que este es un paso muy importante en la dirección correcta para avanzar hacia la agricultura ecológica, lo que resulta fundamental para la producción de alimentos saludables y gozar de soberanía y autosuficiencia alimentaria.

Señaló que se salda una deuda histórica con la diversidad genéticadel país », ya que desde hace 21 años, junto con organizaciones campesinas, académicos, investigadores artistas e intelectuales, impulsaron su eliminación.

Se establece que la Sader y la Semarnat promoverán alternativas sostenibles y culturalmente adecuadas que resulten seguras para la salud humana, la diversidad biocultural del país y el ambiente, para remplazar el uso del glifosato.

Asimismo, el Conacyt emitirá recomendaciones anuales para las autoridades competentes que les permitan sustentar, en su caso, la cantidad de glifosato que autorizarán a los particulares para su importación.

 

Il existe 1900 variétés d’insectes comestibles dans le monde. Karen Bleier / AF

 

Écrit par Gaëlle Pantin-Sohier

Professeur des universités en science de gestion, Université d’Angers

 

Coléoptères, chenilles, sauterelles… ça se mange, et c’est écologique ! Cette pratique, l’entomophagie, est pourtant encore balbutiante dans l’Hexagone, même si les enjeux environnementaux et nutritionnels modifient les comportements alimentaires des Français. Ceux-ci prennent conscience de l’impact majeur de la production et de la consommation alimentaire sur l’environnement et la santé. Une prise de conscience renforcée par la crise de la Covid-19 et le confinement.

La recherche d’alternatives et l’adoption de nouveaux régimes alimentaires (flexitarisme, véganisme, végétarisme) mettent en évidence l’intérêt que pourrait revêtir l’entomophagie.

En effet selon la FAO (Food and Agriculture Organisation), les insectes sont considérés comme une alternative durable aux protéines animales face à la raréfaction des ressources naturelles et à l’augmentation de la population mondiale.

La question de la réhabilitation de la consommation d’insectes dans les pays occidentaux est donc sur la table en raison des enjeux nutritionnels, économiques et écologiques qu’elle implique. Car les atouts de ce mets surprenant sont nombreux.

Leur taux de conversion alimentaire (quantité de nourriture requise pour produire une augmentation de poids de 1 kg d’insectes) est par exemple quatre fois plus élevé que celui des bovins. Ainsi, en moyenne, 2 kg d’aliments sont nécessaires pour produire 1 kg d’insectes, tandis que les bovins exigent 8 kg d’aliments pour produire 1 kg d’augmentation de la masse corporelle animale.

Autre avantage, leur faible production de gaz à effet de serre, qui est 10 à 100 fois plus faible que celle des porcs. De plus, ils consomment beaucoup moins d’eau qu’un élevage de bétail conventionnel, fournissent des protéines de haute qualité et présentent un faible risque de transmission de maladie zoonotique (grippe aviaire ou coronavirus).

Mais face à ces atouts majeurs se dresse un problème de taille : celui de l’acceptation des insectes en tant qu’aliment dans les pays occidentaux.

L’entomophagie, pratique émergente en Europe

Si quelques pratiques émergent en France et en Europe, la consommation reste marginale et expérientielle. Pour la majorité des consommateurs, les insectes sont considérés comme culturellement non comestibles, porteurs de dégoûts, de peurs, et associés à des comportements primitifs.

Pourtant, il existe, toujours selon la FAO, 1900 espèces d’insectes comestibles dans le monde (dont 250 en Afrique, plus de 500 au Mexique, 170 en Chine ou encore 428 dans le bassin amazonien).

Les plus couramment consommés sont les coléoptères (coccinelles, scarabées, hannetons, 31 %), les lépidoptères (chenilles, 18 %), les hyménoptères (abeilles, guêpes et fourmis, 14 %), orthoptères (sauterelles, criquets et grillons, 13 %) et hémiptères (cigales, cicadelles, cochenilles et punaises, 10 %).

Des sauterelles frites au Laos (Vientiane, 2010). Source : Chaoborus, Wikimedia Commmons. CC BY

Les consommateurs occidentaux ingèrent, sans le savoir, près de 500 grammes d’insectes par an via les colorants alimentaires, principalement la cochenille, à l’origine du carmin, un colorant rouge foncé.

Mais l’acceptation de cette alternative alimentaire implique une évolution des comportements et passe par une meilleure connaissance des déterminants sociaux, culturels, psychologiques et sensoriels des préférences et pratiques alimentaires.

Notre étude, publiée en 2019, explique pour quelles raisons les consommateurs ont des difficultés à adopter cette innovation alimentaire et quels mécanismes cognitifs (catégorisation, familiarisation) peuvent produire des effets positifs en matière d’acceptation.

Représentations des insectes : comestibles ou pas ?

Dans le domaine alimentaire, il est difficile de rattacher les insectes à une catégorie mentale existante. Or, la catégorisation joue un rôle majeur, notamment pour distinguer le « comestible » du « non comestible ».

En Occident, les insectes s’inscrivent dans la catégorie non comestible puisqu’ils sont considérés comme « non mangeables dans ma culture ».

Selon Rozin et Fallon, trois motifs de rejet de ces aliments sont identifiables : les propriétés sensorielles (liées à l’aversion), les conséquences anticipées de l’ingestion (liées au danger) et la dimension idéationnelle (liée au dégoût).

L’autre facteur dont dépend la catégorisation est l’expérience qui développe la familiarité et conduit ainsi à une augmentation de l’appréciation et de l’acceptation d’un nouveau produit.

Un ver au curry, plutôt appétissant !

Les résultats de notre étude qualitative portant sur 37 sujets âgés de 18 à 30 ans confirment la difficulté des répondants à catégoriser l’insecte comme aliment, ce qui provoque un rejet de sa consommation. Néanmoins, la nature des produits testés (insectes entiers nature, aromatisés et sous forme transformée) modère l’évaluation gustative des produits et leur degré d’acceptabilité.

Pour les insectes nature (vers de farine, vers à soie, vers de bambou, grillons, courtilière, sauterelle), l’aversion des répondants s’est exprimée spontanément – avant même que le produit ne soit goûté – en raison du caractère prétendument dangereux ou dégoûtant des insectes.

Le sentiment de danger provient de leur association à la saleté, à leur petite taille (qui les rend incontrôlables), à leur nombre très important. Autres associations négatives : leur capacité à se dissimuler, leurs mouvements et bruits (ils bourdonnent et grouillent), leur nuisibilité lorsqu’ils détruisent les champs, leur piqûre parfois dangereuse.

Le dégoût, quant à lui, se manifeste vivement car les insectes sont jugés répugnants notamment en raison des propriétés texturales qu’ils véhiculent (visqueux, gluants, craquant sous la dent, farineux).

Cependant, la transformation des produits impacte très fortement la comestibilité des insectes. En effet, lorsque les insectes sont aromatisés ou dissimulés dans des aliments connus, la familiarisation s’accroît et les insectes sont envisagés comme comestibles.

Le fait d’utiliser des marqueurs gustatifs connus (curry et goût barbecue dans notre étude) a permis d’atténuer le rejet. Certains répondants affirment même passer le cap de la dégustation en raison de leur appétence pour les arômes utilisés.

De façon plus marquée, lorsque les insectes sont intégrés dans une préparation connue (sablés au fromage ou gâteau au chocolat à base de vers de farine broyés), les consommateurs oublient tout simplement leur présence et leur attribuent d’emblée un statut comestible.

Gâteau au chocolat aux vers de farine. Dieter Nagl/AFP

Le fait que 36 répondants sur 37 aient ainsi goûté aux sablés et au gâteau au chocolat démontre l’importance de dissimuler les insectes, visuellement et gustativement, pour favoriser leur acceptation.

Accroître la familiarisation

Notre étude montre que pour favoriser la comestibilité des insectes, il semble intéressant, dans un premier temps, de proposer des catégories de produits connues et valorisées à base d’insectes avant de mettre en avant les produits sous leur forme brute. Les insectes sous forme de poudre peuvent ainsi être incorporés dans des pâtes ou des barres de céréales, tandis que les insectes entiers peuvent être recouverts de chocolat.

Ensuite, il s’agit d’accroître la familiarisation et la probabilité d’essai en présentant les nouveaux produits à base d’insectes à côté de produits familiers : des chips à la farine de criquets dans le rayon chips, des burgers aux insectes à côté des burgers aux steacks végétaux…

Il est également important de renforcer la confiance des consommateurs en vendant ces innovations sous des noms de marques connues, de proposer des packagings valorisant le produit et de mettre en avant des ambassadeurs reconnus et appréciés du grand public (chefs, influenceurs ou sportifs médiatiques).

Ces différents leviers devront être accompagnés de campagnes de sensibilisation sur les avantages de l’entomophagie (en s’adressant aux enfants qui pourraient être de puissants vecteurs de changement sur le plan alimentaire) mais aussi d’un cadre juridique européen incorporant les insectes comme denrée alimentaire pour les humains.

Prix élevé

En effet, dans le cadre de la législation sur les « nouveaux aliments », l’Union européenne a la charge d’évaluer les risques sanitaires liés à la consommation de ces denrées et d’autoriser leur mise sur le marché, mais tarde à fournir ses conclusions. En attendant ces conclusions, la France suit les recommandations de l’UE en interdisant la commercialisation des insectes comestibles, mais la Belgique tolère la mise sur le marché de quelques espèces.

Reste enfin la question du prix, qui demeure très élevé. Afin de rendre ces nouveaux produits accessibles au plus grand nombre, l’automatisation et l’intensification de la production et de l’élevage d’insectes est nécessaire.

C’est le projet de la start-up française Ynsect, qui se lance dans l’élevage et la transformation à grande échelle de vers de farine.

Mais les insectes produits par Ynsect sont à destination de la filière animale, sept espèces étant actuellement autorisées à nourrir les poissons et animaux de compagnie. Pour la production d’insectes à destination des humains, il faut encore attendre…

 

[Source : http://www.theconversation.com]