Archives des articles tagués Eventos

Cette 74e édition montre les hommes sous leur côté sombre à travers des récits d’artistes toxiques, de virilité douloureuse et de personnages masculins violents ou décevants.  

Dans Titane, Palme d’or 2021, le personnage en apparence viril de Vincent Lindon lutte avec ses émotions et son corps vieillissant. Mais alors que le film plonge dans un univers de plus en plus masculin, il devient aussi de plus en plus froid et oppressant. | Capture d’écran Diaphana Distribution via YouTube

Écrit par Anaïs Bordages

Il doit y avoir quelque chose dans l’air: si l’on devait résumer très grossièrement le Festival de Cannes 2021, on pourrait dire qu’il s’agissait de l’édition «men are trash». Lors du dernier festival en 2019, on avait noté et salué la multiplication d’œuvres plus focalisées que jamais sur l’expérience féminine. Cette année, le Festival de Cannes a une nouvelle fois brillé par la diversité de ses récits initiatiques féminins, avec des films comme Robuste,Rien à foutre, ou Compartiment n°6(qui a remporté le Grand Prix du jury, voir le palmarès complet de la compétition).

Mais une autre tendance semble clairement se dégager de la sélection: une remise en question, parfois brillante, d’autres fois moins aboutie, du rôle des hommes dans la culture et dans la société.

Artistes toxiques

Le premier constat, c’est une multitude de films centrés autour de créateurs masculins, en proie aux doutes sur la valeur de leur art, et la toxicité de leurs comportements. En ouverture du festival, Leos Carax, également primé, nous interrogeait avec Annette sur la séparation entre l’œuvre et l’artiste.

Cette sombre comédie musicale suit un humoriste charmant et subversif, qui cache en fait un comportement violent avec les femmes. En créant la confusion entre le personnage d’Adam Driver et le sien, Leos Carax semble lui-même se questionner sur son image d’enfant maudit, et sur sa responsabilité en tant qu’artiste –«C’est ma vision de (…) ce que le cinéma met en scène, condamne, pardonne… les films étant faits en grande majorité par des hommes», avait-il observé pendant la conférence de presse.

Le Genoud’Ahed,film israélien de Nadav Lapid (récompensé lui aussi), présente quant à lui un réalisateur antipathique, dévoré par la colère contre son pays. Après avoir passé une bonne partie du film à mansplainer la vie à une jeune femme qui l’admire, il la manipule et doit faire face à la vindicte populaire. Dans Tromperie d’Arnaud Desplechin, adapté d’un livre de Philip RothDenis Podalydès incarne un auteur arrogant qui puise son inspiration dans les conversations qu’il partage avec sa maîtresse (Léa Seydoux). Dans une séquence qui semble déconnectée du reste de l’intrigue, l’homme se retrouve jugé au tribunal pour ses écrits sexistes, et se défend en râlant que «ce n’est pas parce que j’écris sur une femme, que j’écris sur toutes les femmes».

On retrouve une scène similaire dans Julie (en 12 chapitres), charmante comédie romantique du Norvégien Joachim Trier, où l’un des personnages masculins est dessinateur de BD graveleuses. Sa plus grande réussite? Avoir créé «un des trous de balle les plus iconiques» de la pop culture. Dans une séquence un peu maladroite, l’homme se retrouve sur un plateau de télévision, à débattre du supposé sexisme de son œuvre avec deux présentatrices qui lui sont hostiles, et semble à deux doigts de se plaindre qu’on ne peut plus rien dire. Dans une autre scène, l’héroïne du film (dont l’actrice a reçu le prix d’interprétation) se demande s’il est possible d’être féministe et d’apprécier «la fellation à l’ère #MeToo»,illustrant un peu plus les ruminations du cinéaste sur l’époque actuelle.

Hommes décevants

Cannes 2021, c’était aussi l’édition des hommes décevants. Toujours dans Julie (en 12 chapitres), le personnage éponyme tombe sous le charme d’un jeune homme tendre et rassurant. Mais au fil de leur relation, Julie commence à s’ennuyer et à nourrir un certain ressentiment envers lui. Cependant, le film s’intéresse moins aux défauts des hommes avec lesquels Julie se met en couple, et plutôt à son profil d’anti-héroïne, trentenaire, paumée et indécise.

«Avec “L’Histoire de ma femme”, j’invite tous les hommes tendres et honnêtes à rafraîchir et à réinventer leurs méthodes.»

Ildikó Enyedi, cinéaste

Dans Bergman Island, Mia Hansen-Løve s’inspire de sa propre relation avec le réalisateur Olivier Assayas pour raconter le déséquilibre entre un couple de cinéastes, incarnés par Vicky Krieps et Tim Roth. Elle est plus jeune que son mari, et manque d’assurance. Lui est célèbre, très charmant, et ne lui offre aucun soutien. Pour renforcer un peu plus le thème, Mia Hansen-Løve nous livre un récit dans le récit: en parallèle de l’histoire d’amour entre les deux cinéastes, on plonge dans le film conçu par l’héroïne. On y découvre une romance désenchantée entre Mia Wasikowska et Anders Danielsen Lie –qui jouait aussi le dessinateur dans Julie (en 12 chapitres), preuve que les échos entre les œuvres sont plus nombreux que jamais cette année à Cannes.

Les amours déçues sont aussi centrales dans Olympiades de Jacques Audiard, avec un personnage masculin qui ne sait pas se montrer à la hauteur de l’affection que sa colocataire lui porte… Mais aussi et surtout dans L’Histoire de ma femme, un film que la réalisatrice Ildikó Enyedi dit avoir abordé d’un point de vue masculin. On y suit un capitaine de navire effacé et de plus en plus jaloux de sa femme (incarnée par Léa Seydoux). «Avec ce film, j’invite tous les hommes tendres et honnêtes à rafraîchir et à réinventer leurs méthodes», affirmé la cinéaste, même si le récit lui-même aurait sans doute mérité un peu plus de fraîcheur.

Quand ce ne sont pas les amants qui nous laissent tomber, ce sont les pères. Dans Flag Day de Sean Penn, l’acteur et réalisateur incarne un charmant criminel qui ne parvient jamais à être à la hauteur pour sa fille.

Culture du viol et masculinité nocive

Enfin, on a aussi croisé à Cannes de nombreux récits qui explorent une certaine violence masculine et font la peau à la culture du viol. Dans le puissant Rehana Maryam Noor, premier film du Bangladesh à être sélectionné à Cannes, une prof de fac de médecine vient en aide à une étudiante violée par un enseignant –et paiera un lourd tribut pour avoir osé le dénoncer.

On suit aussi un personnage toxique dans Red Rocket de Sean Baker (qui avait auparavant réalisé Tangerine et The Florida Project). Superbement incarné par Simon Rex, Mikey est un ancien acteur porno d’abord très attachant. Mais plus le film progresse, plus il révèle une personnalité détestable, obnubilé par sa survie et son propre succès au détriment de tous ceux qui l’entourent. Situé dans l’Amérique de Trump, le film explore la dégringolade du rêve américain, rongé par le narcissisme et la violence désinvolte.

Julia Ducournau souligne que la virilité est un piège tendu à la fois aux femmes et aux hommes en les aliénant.

Mais la proposition la plus forte sur la question du genre (et peut-être la plus forte, tout court, du festival), c’est Titane de Julia Ducournau, Palme d’or de cette 74e édition. Dans ce drame fantastique, l’héroïne se transforme progressivement en personnage a-genre, adoptant une identité masculine tout en cachant une grossesse inquiétante et surnaturelle. À travers les injections de testostérone (chez le personnage de Vincent Lindon), le binding ou les scènes de sexe entre lesbiennes, Titane explore clairement l’identité queer.

Mais elle souligne aussi que la virilité est un piège tendu à la fois aux femmes et aux hommes en les aliénant. Alors que le film plonge dans un univers de plus en plus masculin, il devient aussi de plus en plus froid et oppressant. Dans une scène remarquable, un groupe de jeunes pompiers se défoulent sur une musique assourdissante, traduisant toute la tristesse d’une masculinité qui ne sait s’exprimer autrement que par la violence. Lorsque Alexia/Adrien, sans cheveux ni sourcils, et en tenue de pompier, se met à danser de manière lascive, renversant la scène d’ouverture où elle se déhanchait superbement en lingerie, c’est l’absurdité de la sexualisation féminine à outrance qui est soulignée. Que les partisans du #NotAllMen se rassurent: le festival nous a malgré tout offert une poignée d’hommes honorables et bouleversants.

C’est notamment toute la problématique d’Un Héros (primé), nouveau film d’Asghar Farhadi dans lequel un personnage masculin tente coûte que coûte de conserver son honneur. Dans Titane, le personnage en apparence viriliste de Vincent Lindon lutte avec ses émotions et son corps vieillissant. Dans La FracturePio Marmaï crève l’écran en «gilet jaune» rustre mais généreux, qui vient sans cesse au secours des autres personnages et se bat pour conserver son travail. Et dans Compartiment n°6, Iouri Borissov incarne un jeune Russe qui, derrière ses airs de voyous, révèle une vulnérabilité touchante, et accompagne l’héroïne du film dans un voyage initiatique plein de tendresse. À Cannes, 2021 aura été l’année de la déconstruction: du genre, du sexe, et même des vaches. Le résultat, c’est un cinéma riche et divers, qui signale son grand retour après plus d’un an d’arrêt imposé.

 

[Source : http://www.slate.fr]

Avec The French Dispatch, Wes Anderson revient en Sélection officielle presque dix ans après sa dernière venue à Cannes pour Moonrise Kingdom (2012). Le dernier film du réalisateur texan était un des plus attendus de cette édition cannoise, à cause de cette attente prolongée, mais aussi de sa présence dans la sélection, avortée, de l’édition 2020.

Écrit par Louise Masson

Si la première du film, au Grand Théâtre Lumière, a été suivie de vingt bonnes minutes de standing ovation, les retours critiques ont ensuite été assez mitigés, voire dépités. Difficile de faire la part des choses entre une attente exacerbée par l’accueil critique exalté accordé au Grand Budapest Hotel il y a huit ans et le film lui-même. Spectaculaire par sa prouesse technique et par le perfectionnisme de son réalisateur, The French Dispatch laisse après vision un amer sentiment de frustration.

Prenant pour sujet l’ultime numéro d’un magazine américain, « The French Dispatch », dont le rédacteur en chef (Bill Murray en Steve Zissou dévitalisé) vient de décéder, le film plante le décor à Ennui-sur-Blasé (un Angoulême pittoresque aux faux airs parisiens). Le récit consiste en une succession d’histoires tirées du sommaire de celui-ci, des articles de différentes rubriques dont les auteurs, souvent vus interagissant avec leurs interviewés, s’attardent tour à tour sur un peintre contemporain incarcéré, les divergences militantes de jeunes étudiants et un chef cuisinier prodige qui exerce au commissariat de police. The French Dispatch ose aller encore plus loin que le Grand Budapest Hotel : casting toujours plus fourni, continuité du travail de cadrage avec l’usage du split screen comme manière de démultiplier les possibilités du cadre à l’infini, palette de matières et de couleurs toujours plus étendue (du rose et jaune pastels au noir et blanc en passant par l’animation), foisonnement du récit et méticulosité extrême de la mise en scène. Cette machine bien huilée entraîne le spectateur dans un tourbillon d’informations et de sensations qui permet à peine de suivre le défilement des images, vives mais fugaces, et d’ingérer ce qui se déploie sur l’écran. Comme on tournerait les pages d’un magazine, on feuillette l’écran du regard et les nombreux textes, indications et titres qui s’ajoutent à l’image ne font que renforcer cette impression d’être face à un film à lire plutôt qu’à voir ou à entendre.

Le rythme effréné des histoires de la gazette, cadencé et millimétré sur celui de la musique de Desplat, refuse alors au film ses rares moments en apesanteur : une déclaration d’amour faite conjointement à deux femmes par Timothée Chalamet se voit expédiée, une berceuse chantée à travers une porte par Saoirse Ronan est coupée bien trop tôt, une émouvante confidence d’un grand chef en crise paraît écourtée. Auparavant chez Anderson, de la rigidité du cadre surgissait le mouvement, de l’ordre naissait le désordre et de sa maitrise jaillissait l’émotion. D’une descente au ralenti du Green Line bus dans La Famille Tenenbaum à une fleur déposée sur le museau d’un chien de L’Île aux chiens en passant par les valises du père finalement jetées dans la joie à la fin de The Darjeeling Limited, son cinéma n’était pas avare de ces instants flottants, nœuds d’affects indélébiles.

Ne reste ici qu’un geste – la tentative de tout appréhender, de tout contenir au sein d’un même film. La très grande maitrise d’Anderson avait réussi jusqu’à présent à exister non pour elle-même mais au service de l’émotion et des personnages qui s’y incarnaient. Ils sont désormais réduits à des apparitions (certains acteurs, comme Elizabeth Moss, ont à peine une réplique et d’autres, comme Vincent Macaigne, ont été coupés au montage). Dispatcheur virtuose, Anderson oublie de prendre le temps d’un plan un peu plus long, d’un silence un peu plus dense, d’un mouvement un peu plus ample. Le temps aussi de prendre des risques, de surprendre, voire de (se) tromper.

[Source : http://www.cahiersducinema.com]

Escrito por Miqui Otero

Uno.

“A veces mi voz suena a grava; a veces, a café con leche y azúcar”, dice Nina Simone, que masca, quizá por eso, un chicle cuando se sienta al piano Hoffmann.

Hace solo cinco minutos gritaba en el camerino, pedía salchichas y cocaína y champán, abroncaba a quien le mantenía la mirada; la ropa le molestaba, como si fuera de lija. Hace cinco años iba envuelta en harapos, malvivía en un apartamento parisino desastroso, sucísimo, actuaba en un club nocturno a cambio de 200 dólares. Casi como cuando, de adolescente, se buscaba la vida en los tugurios de Atlantic City. ¿Cómo ha llegado hasta aquí?

Ahora, en el escenario, es casi otra persona: estira el cuello y mira al público con los ojos como platillos de café. Parece un suricata vigilando a un enemigo invisible que se acerca.

Hoy es jueves, 1 de julio de 1999. Actúa en el Meltdown Festival, comisariada por Nick Cave, que la mira con arrobo desde el lateral. También está Warren Ellis, su compinche, con barba de rabino y camisa de paramecios. Han visto ese volcán en el camerino y dudaban seriamente de que hoy pudiera tocar. Pero ahí está. Su voz a veces suena a grava y otras a café dulzón, y por eso masca clorofila o fresa.

Y, solo entonces, justo antes de empezar, se saca el chicle de la boca con el índice y el pulgar que luego corretearán por las teclas. Y, como una niña gamberra y silenciosa en su pupitre, justo antes de la explosión de la travesura, lo engancha en un lateral del piano.

Desde que ha descartado el chicle es otra persona. Quizá el chicle sea una bomba, pero en lugar de ruido trae melodía, en lugar de guerra, cierta paz. Entonces, solo porque es 1 de julio, empieza el recital y es muy posible (yo no estaba allí para verlo) que toque “July Tree”: “True love blooms for the world to see / Blooms high upon the July tree”.

Dos.

También masca chicle cuando cruza las vías. Es una niña negra de Tyron, Colorado, donde el tren, que ninguno de los suyos puede coger, deslinda el barrio blanco del negro.

Ella se ha fogueado al piano en la iglesia, con su madre predicadora, hasta que una ojeadora blanca atrapó el talento y quiso coger el esqueje y que brotara un tulipán negro. La invitó a darle clases en su casa y por eso Nina Simone, que aún no se llama Nina Simone, cruza las vías para practicar cada día siete u ocho horas. Aún no ha descubierto esta canción: “True love seed in the autumn ground / When will it be found?”.

Ninguno de los niños quiere jugar con ella. Solo quieren que toque el piano, una y otra vez, para poder bailar. No solo es una negra que toca el piano, sino que es el proyecto de la primera mujer negra pianista de música clásica. Toca a Bach y Debussy y a todos esos otros genios blancos que tanto le gustan. Quizá masca chicle mientras lo hace. O lo deja, fuera de la mirada de la profesora, bajo el piano.

También da recitales para financiar sus estudios futuros. Su carrera es más improbable que la carrera espacial, casi tanto como un tulipán negro, así que tiene que ahorrar. Pero cuando ha reunido el dinero y los años, cuando toda su familia se ha mudado a Filadelfia, la rechazan en el Instituto de Música Curtis. Quizá por ser negra. Quizá por querer tocar música clásica: “True love deep in the winter white snow / How long will it take to grow?”.

Tres.

Se busca la vida en Atlantic City, la ciudad del juego y los trapicheos. Como a su madre no le gusta que cante y toque canciones del diablo, se convierte en Nina Simone. Pierde su nombre y gana una carrera.

El salto a la fama merece una elipsis, pero el caso es que ya ha grabado su primer disco, “The Amazing Nina Simone” (1959), en el circuito de jazz, y es toda una sensación. Toca su éxito en la mansión Playboy (ni un negro entre tanto terciopelo) y se casa con un sargento de policía.

Gira y gira y gira mascando chicle y se marea. No le encuentra sentido a esa vida. Tampoco lo tiene la relación con su mánager y marido, que le golpea el rostro, la encañona con pistolas, la viola por haberse metido en el bolsillo un papel entregado por un admirador.

Su voz sabe a grava o a café con leche, porque su voz quiere y puede expresar siempre una moción. Pero el caso es que luego es difícil abandonarla. En 1965, saca “I Put A Spell On You”, el disco donde se esconde esa canción discreta pero preciosa, la mejor canción sobre la promesa de julio: “July Tree”.

Recuerda su rechazo en el instituto, e intenta rellenar su vida vacía sumándose a las marchas por los derechos civiles con la furia del converso. Es como esos músicos que se unen a un culto evangélico y solo cantan canciones sobre Dios, descartando todos los otros temas. Ella pierde contratos y diamantes porque solo canta sobre su raza, sobre lo sometida que está, sobre hasta qué punto cogería una metralleta y (“Mississippi Goddam”) se plantaría en el Sur a aniquilar a todos los blancos más allá de las vías del tren. Algo tendrá que hacer con la violencia del sistema, también con la de su casa.

Le grita a Martin Luther King: “Escuche, ¡yo no soy pacifista!”, pero llora cuando lo matan.

Por primera vez en mucho tiempo se siente llena, imbuida de una fe ciega. La respuesta está en el viento y todas esas cosas: “You know true love buds in the April air / The April air / Was there ever a bud so fair?”.

Cuatro.

Ha pasado el huracán y ha dejado un mundo, el suyo, arrasado. Ha dejado el anillo de matrimonio encima de la mesa, al lado de una nota, y se ha ido. Ha abandonado a su familia, también a su hija, y se ha mudado a Liberia. El paraíso. No tocará un piano en años.

Pero también se necesita dinero en el paraíso y ella solo tiene una forma de reunirlo: tocando. Se muda a Suiza y luego a París. Vuelve a dar conciertos a cambio de chatarra. Fue, hace solo unos años, la gran estrella negra de la música, la más respetada, la que engarzaba la técnica de la clásica con el primer latido negro de la música. Imbatible. Hoy es casi una vagabunda que delira en las farolas.

Unos amigos la rescatan del apartamento de París, lleno de colillas y botellas y vestidos sucios de tela barata; la perfecta imagen de cómo se siente. De la euforia a la violencia, salvo cuando está en escena con la mirada perdida. No tiene ni familia: ha dejado de hablar a su marido y ha pegado, como él hacía con ella, a su hija.

La aíslan, la medican con toneladas de Trilafon y le prometen que recuperará la música y la vida. Vuelve a tocar. Y lo hace. Con un tic en la boca, como si un anzuelo tirara de su comisura derecha para sacarla del agua y de la vida. Y usan su canción para un anuncio de Chanel y vuelve a ser famosa y está algo apelmazada, pero agradecida, como un tigre de zoo, domado, pero a ratos feliz.

Cinco.

Cuando alguien se despiste en el concierto de este 1 de julio de 1999, Warren Ellis recogerá ese chicle. No se lo dirá a nadie, ni a su amigo Nick Cave, hasta tres lustros después, cuando ruedan una escena para el documental “20.000 días en la Tierra” (2014). Ese chicle es una piedra de Rosetta, o un diamante antiguo: en él está el secreto para poner tu talento al servicio de la emoción y para autodestruirte precisamente por lograrlo.

Entonces, a cuatro patas, con su barba de rabino limpiando el suelo, Warren Ellis gatea hasta el escenario, despega el chicle de la madera del piano Hoffman y se lo mete en el bolsillo de la americana. Luego lo fundirá en oro, lo enmarcará en plata, pero nunca tendrá tanto valor como ahora mismo. Es Indiana Jones, y Rififí, y el atracador más afortunado de todos los tiempos, movido no por la codicia, sino por la admiración.

Ella, Nina Simone, ya muy mayor, inflada pero de dedos aún veloces, diagnosticada como maníaco-depresiva, por fin de vuelta a los escenarios (y que dentro de cuatro años, poco antes de morir, recibirá una carta del Instituto de Música Curtis aceptándola como alumna honorífica), no repara en el robo. Quizá porque, con voz de grava o de café con leche, canta justo ahora, un 1 de julio: “True love blooms for the world to see / Blooms high upon the July tree”. ∎

 

[Fuente: http://www.rockdelux.com]

Albert Richter (1912-1940) est, l’un des plus grands coureurs cyclistes allemands de l’entre-deux-guerres. Ce champion refusa d’incarner le modèle aryen, s’opposa à l’utilisation du sport à des fins de propagande nazie et aida Ernst Berliner, son entraîneur juif victime des persécutions antisémites du régime hitlérien. Ce qui lui coûta la vie. Un livre et un film diffusé sur Arte ont restitué la haute stature morale de ce champion. Le Tour de France a lieu du 26 juin au 18 juillet 2021.

Publié par Véronique Chemla

Pour les amoureux de la « petite reine », la figure d’Albert Richter est connue et source d’admiration.

Pour les autres, Albert Richter, le champion qui a dit non, documentaire passionnant, riche de photos et de témoignages inédits, réalisé par Michel Viotte (2005), diffusé par Arte, a restitué la stature d’un sportif exceptionnel, d’un homme attachant aux qualités physiques et morales – fidélité en amitié, courage, rectitude morale – remarquables.

Renate Franz, Andreas Hupke et Bernd Hempelmann ont également consacré une biographie « Der vergessene Weltmeister, Das rätselhafte Schicksal des Radrennfahrers Albert Richter » (Le Champion du monde oublié, l’énigmatique destin du cycliste Albert Richter) publiée aux éditions Emons (1998, rééditée en 2007 par Covadonga) à ce sportif au destin fulgurant hors du commun.

Ce champion est aussi évoqué dans l’exposition itinérante Le sport européen à l’épreuve du nazisme. Des J.O. de Berlin aux J.O. de Londres (1936-1948) au Mémorial de la Shoah (Paris).

Une passion précoce

Albert Richter est né en 1912 à Ehrenfeld, « quartier populaire de Cologne, une ville rattachée arbitrairement à la Prusse au XIXe siècle et dirigée par Konrad Adenauer, un homme à l’esprit indépendant ». Il grandit au sein une famille modeste et mélomane. Le père désigne un instrument à chacun de ses trois fils : le saxophone pour Charles, la clarinette pour Josef et la violon pour Albert.

Passionné par le vélo dans une ville qui vibre lors des manifestations sportives, le jeune Albert s’inscrit en cachette dans un club de cyclisme, sport populaire.

À 15 ans, il quitte l’école pour travailler dans une fabrique de figurines d’art et s’entraîne chaque soir, après son travail.

À 16 ans, il dispute des courses sur piste et sur route. Sa carrière débute, fulgurante. À 19 ans, il est déjà un amateur remarqué et prometteur : ses pointes de vitesse impressionnent. « Il dépasse les professionnels à l’entraînement et dans les courses », rappelle Lilo Nitsche, sa nièce. Les photos le montrent grand, blond, les yeux clairs, souriant. Ses proches évoquent son humour, son caractère chaleureux, sympathique et calme, voire un peu naïf, et un sportif très rigoureux dans sa pratique.

En juillet 1932, à l’âge de 20 ans, Albert Richter gagne le Grand Prix de Paris. Pour un photographe, il pose devant un magasin de cycles à Cologne dont la vitrine indique : « Notre Albert Richter a gagné le Grand Prix de Paris ». Le public le surnomme « le canon de Ehrenfeld ».

Ernst Berliner, ancien cycliste devenu entraîneur à Cologne, le remarque alors. « Une relation profonde, respectueuse, fidèle se noue entre le cycliste et son entraîneur, dépassant la différence d’âge et de religionBerliner lui révèle dès 1932 ses talents de coureur sur piste et de sprinter, et l’aide par ses conseils avisés à atteindre les plus hauts sommets » : champion du monde amateur en 1932, puis champion d’Allemagne professionnel sans discontinuité jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

« Mon père se revoyait en Albert. C’est pourquoi il a donné le meilleur de lui-même, pour qu’Albert soit parfait. Il n’a jamais eu de fils et cela lui manquait. Albert était un perfectionniste. Il savait que s’il écoutait mon père, il réussirait. Il passait du temps à la maison. Il aimait la cuisine de ma mère », se souvient Doris Markus, fille d’Ernst Berliner.

En septembre 1932, Albert Richter gagne sa première grande victoire lors du Championnat du monde de vitesse amateur à Rome, comme son compatriote Mathias Engel, médaille d’or en 1927.

Janvier 1933. Hitler arrive au pouvoir et impose en quelques mois sa dictature. Bientôt, Konrad Adenauer est destitué et banni.

Pour aider sa famille, et dans un contexte de grave crise économique, Albert Richter devient professionnel.

Il ne se sent pas d’affinités avec la nouvelle Allemagne qui se construit sur la haine, la violence, la fin de la démocratie et les discriminations.

Sur les conseils de Ernst Berliner, il s’installe à Paris. La France est le pays où « les champions de vitesse gagnent le mieux leur vie : la capitale compte quatre vélodromes et des courses y sont organisées toute l’année  ».

Albert Richter « apprend le français en fréquentant les cinémas et, après des débuts difficiles, triomphe au Vel d’Hiv, le Saint des saints, en remportant le Prix du sprinter étranger. En quelques mois, il devient l’idole du public qui apprécie son style fluide et puissant et le surnomme « la 8-cylindres allemande » ».

Il passe sa vie entre Paris, Cologne, où il passe quelques semaines par an pour voir sa famille, et les circuits internationaux, où il retrouve ses amis coureurs.

De 1933 à 1939, en six ans, ce champion international de la vitesse sur piste devient un familier des podiums internationaux, sans accéder à la plus haute marche. Il est l’un des « trois Mousquetaires » sprinters, avec le Français Louis Girardin, dit « Toto », et le Belge Jef Sherens.

« La force de caractère de s’opposer au régime »

Son aversion pour le régime hitlérien et sa résistance au nazisme, Albert Richter les manifeste tôt : en juillet 1934, il vient de remporter le championnat d’Allemagne de vitesse à Hanovre. Des spectateurs enthousiasmés affluent auprès de lui. Ils font le salut nazi. Seul, Albert Richter garde ostensiblement sa main droite sur sa cuisse et sa coude gauche posé sur l’épaule de son entraineur Ernst Berliner. Cette image est immortalisée par un photographe et publiée à la une d’un journal outre-Rhin. « Albert ne voulait pas saluer. Il était totalement anti-nazi. Les Nazis ont pris ça comme une gifle en pleine figure », commente Doris Markus.

En août 1934, Albert Richter concourt aux championnats du monde de vitesse à Leipzig en arborant l’ancien maillot sportif décoré de l’aigle impérial, alors que tous les autres membres de l’équipe allemande portent celui officiel à la croix gammée.

Fidèle à l’éthique sportive et à son ami juif, Albert Richter s’oppose au dévoiement qu’opèrent les Nazis. Ces derniers assignent au sport plusieurs missions : « restaurer le prestige de l’Allemagne, embrigader les esprits, former une élite militaire et préparer les Allemands à combattre ».

Cette opposition ferme, déterminée et calme aux Nazis, Albert Richter, protégé un certain temps par sa célébrité, est amené à la modifier sur les conseils de son entraîneur : il nuance ses propos et effectue à contrecœur le salut nazi. La surveillance dont il fait l’objet à partir de 1938, les pressions sur les cyclistes et la nomination d’un officier SS à la direction de la Fédération cycliste l’amènent à s’interroger sur son avenir en Allemagne. Il envisage de changer de nationalité.

Interdit en 1934 d’exercer son métier en raison de sa religion, Ernst Berliner est informé par un ami de son arrestation imminente par la Gestapo. Il parvient à fuir l’Allemagne avec sa femme et leur fille et rejoint en 1937 les Pays-Bas. Albert Richter refuse un entraîneur aryen et lui demeure fidèle. Tous deux se retrouvent dans les compétitions, notamment lors des championnats du monde d’Amsterdam en 1938.

1er septembre 1939. Albert Richter vient de remporter la médaille de bronze aux Championnats du monde de Milan. Pour gagner la médaille d’or, se préparent Jef Scherens et Arie Van Vliet. Soudain, on apprend l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. La compétition est interrompue.

9 décembre 1939, Albert Richter est vainqueur au Grand Prix de Berlin. Ce francophile convaincu pressent que le conflit touchera bientôt la France, un pays qu’il aime et qui l’adule : « Richter, pas Hitler » crient les spectateurs du Vel d’Hiv. Cet homme refuse de combattre : « Je ne peux pas devenir soldat. Je ne peux pas tirer sur des Français, ce sont mes amis ! ».

Conscient que l’étau se resserre autour de lui dans son pays, refusant d’espionner à l’étranger au profit de l’Allemagne nazie, Albert Richter décide de fuir en Suisse par le train, emportant une paire de skis, son vélo et une valise où est cachée une importante somme d’argent destinée à un ami juif réfugié à l’étranger. Bien informés, les douaniers fouillent ses bagages et y découvrent l’argent. Albert Richter est incarcéré.

Trois jours plus tard, la Gestapo annonce le 3 janvier le suicide du champion … par pendaison. Son cercueil est scellé et on en interdit l’ouverture. Les Nazis salissent sa mémoire, et « condamnent au déshonneur et à l’oubli cette idole ». La Fédération allemande de cyclisme (DRV) diffuse alors un communiqué : « En trafiquant des devises pour un Juif, Albert Richter a commis un terrible crime, et le suicide était pour lui le seul geste qui lui restait à faire. Son nom est effacé de nos rangs, de nos mémoires, à jamais ». Malgré l’absence d’annonce du décès, « le cimetière est noir de monde », se souvient Lilo Nitsche, nièce du champion.

Albert Richter avait 27 ans. Le mystère demeure sur les circonstances de sa mort. Ce documentaire suggère qu’un ami cycliste de Albert Richter souhaitait en devenir l’entraîneur et l’aurait dénoncé pour le forcer à se séparer de Ernst Berliner, sans soupçonner l’issue tragique de son acte.

Ernst Berliner ne s’est jamais remis de la mort de son ami. Après-guerre, il vit aux États-Unis et se rend à Cologne pour persuader les autorités de mener une enquête afin d’élucider ce mystère et de réhabiliter le nom de son ami. Son action provoque « gêne et colère chez les anciens sportifs ». Ernst Berliner cherche à découvrir « les sportifs qui travaillaient alors pour les Nazis, pour établir la vérité. Quand mon père est revenu, ils ont été surpris de le voir vivant », se souvient sa fille.

À Cologne, un vélodrome porte le nom de ce champion.

Grâce soit rendu au documentaire de Michel Viotte de retracer sa vie trop brève, mais admirable. « Albert Richter est resté fidèle à ses convictions. Il ne s’est jamais renié : il a dit non, contrairement à la majorité des Allemands à l’époque », résume Mme Franz.

« Albert Richter, le champion qui a dit non »

Réalisé par Michel Viotte d’après une idée originale de Jean-François Joyet

ARTE France, Gedeon Programmes avec la participation de la RTBF, TSR et Ciel Ecran, France, 2005, 52 mn

Visuels : © DR

Départ de course. Sur la droite : Albert Richter et Ernst Berliner, son manager.

Albert Richter devant un magasin de cycles à Cologne. Sur la vitrine est inscrit : « Notre Albert Richter a gagné la Grand Prix de Paris ».

Les citations sont extraites de ce documentaire.

Mon article avait été publié en 2005 par Guysen en une version plus courte et sous le pseudonyme de Ray Archeld. Il a été publié sur ce blog le :
– 15 avril 2012 à l’occasion de l’exposition Des JO de Berlin aux JO de Londres (1936-1948) au Mémorial de la Shoah (Paris) ;

– 2 juillet 2015. Le Tour de France a eu lieu du 4 au 26 juillet 2015 ;

– 5 juillet 2016. Le Tour de France a eu lieu du 2 au 24 juillet 2016 ;

-20 juillet 2017. Le Tour de France a eu lieu du 1er au 23 juillet 2017 ;

– 26 juillet 2018 ;

– 18 juillet 2019. Le Tour de France a eu lieu du 6 au 28 juillet 2019 ;

– 18 septembre 2020. Le Tour de France a lieu du 29 août-20 septembre 2020.

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Marcado polo Holocausto na infancia, enfrontouse á fraxilidade do ser humano con instalacións nos grandes museos do mundo

O artista francés Christian Boltanski (París, 1944-2021). Mauro Franceschetti

Escrito por GERARDO ELORRIAGA

O falecemento de Christian Boltanski, unha de figúralas da arte contemporáneo, é un paradoxo. O artista que falou obsesivamente da vida e a morte, do recordo e o esquecemento, converteuse en obxecto do seu propio estudo. O autor francés, de 76 anos, morreu este mércores no suburbio parisiense de Malakoff. Aínda que de formación autodidacta e posuidor dunha traxectoria radicalmente persoal e afastada dun marco teórico, a súa obra mantén vínculos con diversas correntes estéticas da segunda metade do século XX, como a arte pop, o movemento conceptual ou o novo realismo.

A experiencia persoal foi o caldo de cultivo da súa expresión artística. Fillo dun emigrante ucraíno de orixe xudía, viviu unha infancia sumida no temor. O seu pai permaneceu escondido nun soto durante dous anos na ocupación nazi de Francia e a maioría dos amigos da familia foron sobreviventes do Holocausto.

Esa bagaxe acompañouna durante o resto da súa existencia e, sobre todo nas súas primeiras manifestacións, alimentou un traballo que aborda continuamente a traxedia do individuo. O autor apela á interpretación desde a emoción, pero mantendo unha prudente distancia e sobriedade formal que evita o sentimentalismo ou unha lectura humanística convencional.

O artista abandonou a pintura en 1967 para iniciar os seus experimentos coa fotografía, o vídeo e os fondos documentais asociados ao utillaxe propio da nosa vida cotiá. Boltanski emprendeu unha serie de proxectos ligados á idea de arquivo e inventarios que falan insistentemente da memoria e sintan as bases da súa poética persoal. A proxección internacional chegou coa súa presenza en Documéntaa de Kassel de 1970.

Efecto dramático

As instalacións, sumamente heteroxéneas, foron o vehículo da súa expresión durante as seguintes décadas, cando se confirmou como un dos artistas máis relevantes do panorama internacional, modelo de interdisciplinariedade e de compromiso. As obras adquiren unha progresiva complexidade.

Os dispositivos válense de coidadas postas en escena que alimentan o efecto dramático. O artista emprega elementos como o son e as tebras, a iconografía relixiosa, os obxectos atopados e empilados, e recorre, a miúdo, ao uso de mecanismos que resaltan o azar como outra condición inherente ao ser humano. Chance, a súa proposta para a Bienal de Venecia do 2011, acentúa ese factor da casualidade como determinante da nosa condición.

Instalación artística de Boltanski en el Grand Palais de París, en el 2010.

Instalación artística de Boltanski no Grand Palais de París, no 2010. Giovanni Sighele

A loita contra a fugacidade do ser humano, anónimo e aparentemente intranscendente, foi o eixo transversal dunha obra que percorreu os grandes museos do mundo, entre eles o Guggenheim de Bilbao. Boltanski decántase polas imaxes como medio efectivo para combater a fraxilidade da memoria e a desaparición, a loita contra a morte e a súa reivindicación da existencia, representada nos nosos sorrisos, roupas, mobiliario ou, incluso, os simples latexados que nos acompañan ata o final.

O autor ata manifestou o seu inconformismo co confinamento provocado pola pandemia. Fronte ao habitual enclaustramento laboral dos seus colegas, el reivindicaba o seu desexo de entrar e saír do seu estudo, de viaxar e relacionarse, de vivir.

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Los actors del filme Let There Be Morning protèstan contra lo fach que lo filme siá etiquetat coma israelian

Los actors del filme Let There Be Morning, realizat per l’israelian Eran Kolirin, an decidit d’assistir pas al Festenal de Cinèma de Canas. “Podèm pas ignorar la contradiccion que lo filme passe a Canas jos l’etiqueta de «filme israelian» del temps qu’Israèl contunha de menar sa campanha coloniala de netejatge etnic, percaça e apartheid contra nosautres, lo pòble palestinian, dempuèi de decennis”, çò dison los actors dins un comunicat publicat suls rets socials. Lo realizaire afortís que compren lor accion e sosten lor decision.

Let There Be Morning es un filme adaptat d’un roman de Sayed Kashua, un escrivan palestinian de ciutadanatge israelian. Conta l’istòria de Sami, un ciutadan palestinian d’Israèl que torna dins son vilatge natal amb sa familha per las nòças de son fraire. Puèi, de soldats israelians li permeton pas de rintrar e l’obligan de demorar al vilatge.

Lo Festenal de Cinèma de Canas es lo mai important d’Occitània e un dels mai prestigioses de la planeta. Ongan se debana excepcionalament del 6 al 17 de julhet  a causa de las circonstàncias sanitàrias, mas de costuma se ten al mes de mai.

 

 

[Poblejat dins http://www.jornalet.com]

Pep Tosar uneix literatura, música en directe, audiovisuals i circ a l’espectacle ‘El fingidor’.

Pep Tosar ha escrit i dirigeix 'El fingidor', un espectacle sobre Fernando Pessoa. © Martí Fradera

Pep Tosar ha escrit i dirigeix ‘El fingidor’, un espectacle sobre Fernando Pessoa.

Escrit per Ana Prieto Nadal, investigadora teatral

En el marc del Festival Grec –i en coproducció amb el Teatre Principal de Palma de Mallorca i la companyia Oblideu-vos de nosaltres– s’ha estrenat, al Teatre Sagarra de Santa Coloma de Gramenet, el darrer espectacle de Pep TosarEl fingidor, una filigrana multidisciplinària –literatura, música en directe, document audiovisual i circ– que homenatja el poeta portuguès Fernando Pessoa.

El títol, extret d’un poema del Cançoner de Pessoa titulat Autopsicografia, remet als coneguts versos: “O poeta é um fingidor / Finge tão completamente / Que chega a fingir que é dor / A dor que deveras sente”. El dispositiu escènic posa al centre l’equip artístic –situat rere el tul o pantalla transparent de projeccions– i la biografia del poeta en tota la seva complexitat i heteronímia. Pep Tosar, dramaturg –amb Evelyn Arévalo– i director de la proposta, recita poemes i al·ludeix a cartes i retalls biogràfics o assagístics. La paraula, curosa, harmonitza amb el cant de Joana Gomila i el piano d’Elisabet Raspall, que interpreten un reguitzell de temes –del But Not For Me de Gershwin al Nowhere Man de The Beatles, passant per Amália Rodrigues i Simon and Garfunkel– i desgranen sonoritats portugueses més enllà del fado. És de gran rellevància l’apartat documental, bastit a partir d’entrevistes realitzades per Agustí Torres a diferents especialistes, biògrafs i traductors de l’obra de Pessoa –Perfecto E. Cuadrado, Nicolau Dols, Maria José de LancastreJerónimo Pizarro i Richard Zenith–, i també a la neboda del poeta, Manuela Nogueira, que contrapunteja les reflexions dels estudiosos amb records familiars plens de tendresa. I, si en espectacles biogràfics anteriors com Federico García –dedicat a Lorca, és clar– es recorria a la dansa per il·lustrar sensibilitats afins i acordades, aquí, extremant la càrrega metafòrica, es vincula l’equilibrisme circense al joc ingràvid del poeta amb els seus heterònims: Tomeu Amer s’enfila a l’escala lliure o maniobra amb la roda alemanya i Griselda Juncà es gronxa al trapezi mentre es projecten suggeridores imatges de Lisboa.

Tant la disposició dels fragments d’entrevistes com la selecció literària i documental segueixen un ordre cronològic que permet traçar un recorregut biogràfic i que abasta els episodis vitals més representatius del poeta: el naixement al número 4 de Largo de Sâo Carlos, la infància truncada per la mort del pare, un món de tietes protectores i l’entranyable figura de l’oncle Cunha, el viatge en vaixell a Durban, l’educació exclusivament anglesa a Sud-àfrica –s’aporten fotos seves d’adolescent, el testimoni del seu company de pupitre i cartes dels familiars–, el retorn a Lisboa amb disset anys, les tertúlies als cafès, el suïcidi del poeta Mário de Sá-Carneiro, la relació amorosa amb Ofélia Queirós, la mort. A través de cites minuciosament escollides i combinades, l’espectacle traspua una mena de neopaganisme i panteisme sentimental. També s’insinua un eros ambigu, així com s’assenyalen l’esoterisme –“tot és símbol i analogia”, cita Tosar del Faust– i l’impuls messiànic que animaven Pessoa, en especial a través de la profecia del supra-Camões i l’autoimposada, megalòmana missió de renovació de la poesia portuguesa.

Poesia, música i circ a 'El fingidor', un espectacle sobre Fernando Pessoa. © Martí Fradera

Poesia, música i circ a ‘El fingidor’, un espectacle sobre Fernando Pessoa.

Un dels punts culminants de la peça és l’assenyalament de la data –8 de març de 1914– que Pessoa xifra per al naixement, certament novel·lat o idealitzat, dels seus heterònims, que ell considerava independents de la seva personalitat fins al punt de dotar-los d’una biografia i d’una poètica definides. Sens dubte, hi ha la temptació, expressada per més d’un especialista, d’enllaçar aquesta proliferació d’alter egos poètics amb els personatges imaginaris que Pessoa s’inventava ja de nen –el primer heterònim el va crear amb sis anys i es deia Chevalier de Pas–. Aquesta explosió de personalitats múltiples, que casa amb una declarada “tendència orgànica a la despersonalització i a la simulació”, s’orienta a la finalitat última de poblar la literatura portuguesa de poetes que inaugurin nous moviments i avantguardes. Tosar ens fa un tast de poemes dels tres heterònims pessoans més representatius: el sensorial i objectivista Alberto Caeiro; l’epicuri i neoclàssic Ricardo Reis; l’avantguardista i tumultuós Álvaro de Campos. Més tardà és el semiheterònim Bernardo Soares, autor d’El llibre del desassossec, obra magna que, malgrat la posteritat que aportarà al poeta, funciona com una mena de conjur de desaparició –ja apuntat al poema Lisbon revisited, que també s’invoca a l’espectacle–.

A la proposta, exquisida, hi tenen cabuda un enginyós joc de dobles entre rapsode i equilibrista, un brindis pel saudosisme i la proclamació del fingiment com a veritat suprema. Dos dels moments més potents i captivadors de l’espectacle són la breu ruptura de la quarta paret i el testimoni al trapezi de l’únic amor conegut del poeta, Ofélia de Quirós –assumida per l’acròbata Griselda Juncà–, que retrata el poeta com un tímid excèntric i absent. Els artistes de circ performen en clau acrobàtica la malenconia i el desassossec d’un artista a qui la vida –i la imaginació!– li va doldre sempre. I Pep Tosar, somiat per Antonio Tabucchi, convida Pessoa a un “llenguado interseccionista” en  un restaurant postmodern. Tot plegat, una delicada experiència estètica.

Dibuix a aquarel·la sobre l'espectacle de Pep Tosar 'El fingidor'.

Dibuix a aquarel·la sobre l’espectacle de Pep Tosar ‘El fingidor

[Fotos: Martí Fradera – font: http://www.nuvol.com]

« Destruction de Jérusalem et du Temple par les Romains », par David Roberts (1850)

Écrit par Zo Flamenbaum *

C’est l’été, le soleil brille de mille feux mais le calendrier hébraïque commémore une période de ténèbres et de destruction. Trois semaines qui se terminent par le jour le plus triste de l’année, une période de deuil dont le point culminant est le jeûne de Tisha B’Av suivi par Tu B’Av, son opposé émotionnel, célébré aujourd’hui à l’instar de la tradition occidentale de la Saint Valentin, alors qu’historiquement il marque le début des vendanges et des danses d’allégresse dans les champs.

Tisha B’Av, qui signifie le neuvième jour du mois, est connu comme le jour le plus sombre de l’année. D’innombrables tragédies se sont produites ce jour-là : la destruction du Premier Temple en 586 avant notre ère, puis celle du Deuxième Temple en 70. La tradition juive a ensuite associé à ce jour toutes sortes d’événements dramatiques : la signature de l’édit bannissant tous les Juifs d’Angleterre, leur expulsion d’Espagne en 1492, le déclenchement de guerres….

Ceux qui observent le jeûne ce jour-là s’assoient par terre et lisent le Livre des Lamentations afin de témoigner de leur profonde tristesse, si profonde qu’il est concevable qu’il leur faille trois semaines pour s’y préparer. Le jour de Tisha B’Av il ne suffit pas d’être triste. Il faut éprouver une véritable désolation. Pourquoi cette désolation pendant l’un des mois les plus ensoleillés de l’année ? Et quelle relation ce jour commémorant la destruction a-t-il avec notre présent ?

C’est l’été en effet et la chaleur peut être intense. Or, les fortes températures font bouillir le sang, stimulent nos émotions. On se maîtrise moins bien et on peut lâcher une méchanceté, enflammer la discussion, détruire une relation et laisser derrière soi un champ de mines.

Il est dit que Tisha B’Av est la punition qu’a reçue le peuple juif pour s’être mal comporté vis-à-vis des autres et vis-à-vis de D.ieu. Il est dit que cette punition a été infligée aux Juifs parce qu’ils avaient perdu la foi, perdu tout contrôle sur leurs paroles et leurs actes, parce qu’ils se sont laissés submerger par leurs émotions et qu’ils ont détruit tout ce qu’ils avaient construit jusque-là.

Le mois d’Av est une invitation à se remémorer intentionnellement, à travers des rituels et dans un esprit communautaire, les hauts et les bas du grand huit des émotions. Pour rester maître de ses sentiments, il est vital de leur laisser suffisamment d’espace pour les ressentir. Une meilleure prise de conscience nous permet de mieux contrôler nos paroles et nos actes qui débouchent sur des séparations ou sur un resserrement des liens, sur la peur ou sur la confiance. Tisha B’Av nous invite à ressentir pleinement la douleur pour déplorer ce qui fut, nous permettant ainsi d’avancer l’esprit plus ouvert vers la bonté et l’amour.

Aujourd’hui encore, nous luttons contre les forces du mal et il est facile de perdre la foi et de laisser nos émotions prendre le pas sur la raison. Mais si nous voulons changer le cours de notre histoire il nous faut également nous transformer. Nous devons modifier notre comportement, surveiller nos paroles, ouvrir notre cœur. Si nous ne devions retenir q’une seule chose de notre passé, que ce soit celle-là. Chaque parole, chaque acte nous sépare ou nous rapproche.

À notre tour de croire en l’autre, de cultiver la confiance avec des mots, des actes de bonté, de compassion et d’empathie car tout comme Tisha B’Av a pour but de nous rappeler les tragédies vécues par le peuple juif Tu B’Av est là pour nous rappeler l’importance de l’amour.

 * Zo Flamenbaum est la rédactrice de notre publication en anglais « ISRAEL-BETWEEN THE LINES » – https://israelbetweenthelines.com

 

 

[Source : http://www.israelentreleslignes.com]

Franceinfo a appris le décès de l’artiste plasticien Christian Boltanski des suites d’un cancer. L’homme était considéré comme l’une des figures majeures de l’art contemporain.

L'artiste français Christian Boltanski en juin 2014. (MIGUEL RIOPA / AFP)

L’artiste français Christian Boltanski en juin 2014. (MIGUEL RIOPA / AFP)

Écrit par Carla Loridan

Il avait marqué le monde de l’art contemporain en 2010 lors de l’exposition Monumenta au Grand Palais avec sa spectaculaire installation Personnes. Franceinfo a appris le décès de l’artiste plasticien français Christian Boltanski ce mercredi 14 juillet, à l’âge de 76 ans.

« Il est mort ce matin à l’hôpital Cochin (à Paris), où il était depuis quelques jours. Il était malade. C’était un homme pudique, il a caché les choses aussi longtemps qu’il a pu », a également déclaré à l’AFP Bernard Blistène, ancien directeur du musée d’art moderne au centre Pompidou, qui lui avait consacré une exposition en 2020 -.

Il était également le compagnon de longue date d’Annette Messager, autre artiste-plasticienne de renom.

Artiste autodidacte

Christian Boltanski fait ses premiers pas dans l’art à l’âge de 14 ans. En 1958, sans avoir connu de véritable scolarité ni suivi de formation artistique, cet autodidacte réalise des tableaux représentant des scènes historiques ou des personnages isolés dans des situations macabres, par exemple dans des cercueils.

Installation "Archives des Suisses Morts" de l'artiste français Christian Boltanski (2007) (DIMITAR DILKOFF / AFP)

Installation « Archives des Suisses Morts » de l’artiste français Christian Boltanski (2007) (DIMITAR DILKOFF / AFP)

L’artiste, qui se qualifiait lui-même de peintre s’éloigne en 1967 de la peinture et expérimente l’écriture, par des lettres, des installations ou des dossiers qu’il envoie à des personnalités artistiques. Par la suite, ses modes d’expression vont s’étendre à de nombreuses disciplines comme la photographie, la sculpture, le témoignage sonore, les installations, les assemblages ou les films.

Une enfance marquée par la Shoah

Christian-Liberté Boltanski naît le 6 septembre 1944 à Paris d’une mère écrivaine, corse et catholique; et d’un père médecin, juif converti d’origine ukrainienne. Pendant l’Occupation, sa mère atteinte de polio cache son père sous le plancher de leur appartement. Ils simulent un divorce et prétendent que le père a quitté Paris.

« Mon père était juif. Pendant la guerre, ma mère a eu peur. Un jour, elle a fait semblant de s’engueuler avec lui. Ensuite elle l’a caché sous le plancher et a demandé le divorce. Il est resté un an et demi dans cette cachette… Puis mes parents se sont remariés. […] Ma vie et mon œuvre ont été très marquées par la Shoah, et je crois que tous les survivants de la Shoah n’ont cessé de se poser la question : pourquoi j’ai survécu ? », expliquait Boltanski lors d’un entretien à Télérama. Son neveu, le romancier Christophe Boltanski; raconte cette famille atypique dans La Cache, salué par le prix Femina 2015.

L'artiste français Christian Boltanski pose devant son installation à la veille de l'inauguration de l'événement "Monumenta 2010", le 12 janvier 2010 au "Grand Palais" à Paris.  (PIERRE VERDY / AFP)

L’artiste français Christian Boltanski pose devant son installation à la veille de l’inauguration de l’événement « Monumenta 2010 », le 12 janvier 2010 au « Grand Palais » à Paris.  (PIERRE VERDY / AFP)

En 2010, son installation monumentale Personnes dans la nef du Grand Palais évoque la Shoah sans y faire directement allusion. La pince d’une grue prélève inlassablement des habits tirés d’une pile d’une quinzaine de mètres et les relâche au hasard. Au sol, 69 « carrés » recouverts de vêtements étalés comme autant de pierres tombales. Le son, très fort, anime l’atmosphère glaciale de battements cardiaques recueillis par l’artiste à travers le monde. Le visiteur est immergé dans l’œuvre gigantesque. Il n’est plus un simple spectateur.

L'oeuvre "Personnes" de Christian Boltanski, pour l'exposition Monumenta 2010 au Grand Palais. (FRED DUFOUR / AFP)

L’œuvre « Personnes » de Christian Boltanski, pour l’exposition Monumenta 2010 au Grand Palais. (FRED DUFOUR / AFP)

La mémoire, l’oubli et l’absence

Boltanski est apparenté au courant des Mythologies Personnelles. L’artiste développe sa créativité en mettant en scène sa vie mais de façon imaginaire, idéale, et à travers cette vie unique, il en appelle à l’émotion de chacun. Sa particularité : reconstituer des instants de vie avec des objets qui ne lui ont jamais appartenu mais qu’il expose pourtant comme tels. Il imagine une vie, se l’approprie et tous les objets de ses dossiers, livres, collections sont les dépositaires de souvenirs.

Des visiteurs devant l'œuvre d'art "les registres du Grand Hornu" de l'artiste français Christian Boltanski pendant l'exposition " Manifesta " à Waterschei en 2012. (JOHN THYS / AFP)

Des visiteurs devant l’œuvre d’art « les registres du Grand Hornu » de l’artiste français Christian Boltanski pendant l’exposition  » Manifesta  » à Waterschei en 2012. (JOHN THYS / AFP)

Toute sa vie, Christian Boltanski a travaillé sur l’absence, la disparition et l’inquiétude universelle face à la mort. Ses œuvres font écho à la mémoire, l’oubli et la trace que chacun laisse ou laissera derrière lui. L’émotion est partout dans l’œuvre de Boltanski, qui interpelle chacun dans la fugacité de son humanité.

On retiendra aussi de l’artiste certains de ses projets iconoclastes : Boltanski avait compilé sur une île japonaise les battements de 75 000 cœurs, vendu sa vie en viager à un collectionneur en Tasmanie et tenté de parler avec les baleines de Patagonie.

Rétrospective à Pompidou

En 2020, le Centre Pompidou lui avait consacré une exposition, Faire son temps, conçue comme une gigantesque oeuvre unique. Avec lui, « une exposition était comme un véritable récit, comme un grand mouvement », se souvient encore Bernard Blistène, qui le côtoyait depuis une quarantaine d’années.

L’évènement s’ouvrait sur un choc visuel : une vidéo d’un homme assis qui ne cesse de vomir. Vidéo qui dit l’enfermement connu par sa famille durant la guerre et les années qui suivirent, imprégnées du récit de la Shoah omniprésent.

« C’est une très grande perte, a déploré Bernard Blistène. Il aimait par-dessus toute cette transmission entre les êtres, par des récits, par des souvenirs. Il restera comme un des plus grands conteurs de son temps. C’était un inventeur incroyable. »

[Source : http://www.francetvinfo.fr]

Governo Bolsonaro barra apoio a Festival de Jazz do Capão sob a justificativa de que a “finalidade maior de toda música não deveria ser nenhum outro além da glória de Deus”. Mario Frias reforçou a decisão: “Enquanto eu for secretário da Cultura, ela será resgatada desse sequestro político/ideológico”.

Mario Frias

Mario Frias

Em sua oitava edição, o Festival de Jazz do Capão teve o projeto recusado pela Lei Federal de Incentivo à Cultura. Desde 2017, no governo Temer, o festival conta com captação de recursos por meio da Lei Rouanet.

No parecer técnico da Funarte, justifica-se a recusa como “desvio de objeto e risco à malversação do recurso público”. No documento, afirma-se que “o objetivo e finalidade maior de toda música não deveria ser nenhum outro além da glória de Deus e a renovação da alma”.

O repertório de imagens religiosas estrutura a argumentação do parecer: “Por inspiração no canto gregoriano, a música pode ser vista como uma arte divina, onde as vozes em união se direcionam à Deus”, “a arte é tão singular que pode ser associada ao Criador”.

Uma postagem de junho de 2020 na página do festival no Facebook, também é apontada como motivo da recusa. A frase “festival antifascista e pela democracia”, na argumentação do parecerista, “complementou os fundamentos para emissão deste parecer técnico”.

Publicado no dia 25 de junho de 2021, o documento é assinado pelo coordenador do Programa Nacional de Apoio à Cultura da Funarte, Ronaldo Gomes.

Em suas redes sociais, o secretário de Cultura do Governo Bolsonaro, Mario Frias, afirmou que “enquanto eu for secretário Especial da Cultura, ela será resgatada desse sequestro político/ideológico”.

Realizado desde 2010 na Chapada Diamantina, no município de Palmeiras, Bahia, o festival já trouxe mais de 40 atrações musicais para o Vale do Capão. Hermeto Pascoal, Toninho Horta, Naná Vasconcelos, Ivan Lins, João Bosco e Dori Caymmi são alguns dos músicos que participaram em edições anteriores.

 

[Fonte: http://www.pragmatismopolitico.com.br]

 

A trompetista, xenio precoz, que sacou o seu primeiro disco con 15 anos, traballa nun disco cunha banda neoiorquina en que amplía a súa paleta de cores cunha fusión de funk e groove

Por HÉCTOR J.

«Ojazz moi contemporáneo vólvese ás veces demasiado elitista e duro de escoitar, déixache fría», confesa a trompetista, saxofonista e cantante Andrea Motis (Barcelona, 1995), que sempre se moveu nun terreo jazzístico máis clásico, con especial querenza polo swing. Pasa con algunhas composicións orixinais, prosegue, que sacan ao público do concerto se o oínte non é moi experimentado. «Versionar estándares achega máis á xente ao jazz, dunha forma máis rápida, e dar un toque persoal ao tema é sempre un desafío», incide.

A nivel de pensamento e de teoría, cre, «habería que falar máis a favor de versionar moitas cancións xa feitas e que son marabillosas». E é que, sostén, prexudica que a crítica sexa sempre máis proclive a eloxiar ao artista que se presenta ao concerto ou á gravación con obra propia. «No mundo dos músicos e a cultura hai preferencia polo orixinal. Pero a min ségueme interesando moito saber como tal intérprete afronta e recrea este ou aqueloutro tema que coñezo», defende para matizar que ela se sente recoñecida a nivel de público: «Sempre fixen isto e tiven audiencia, sempre puiden tocar, e prográmanme en ciclos e festivais», corrobora Motis.

E lembra o que facían Chet BakerLouis ArmstrongSara VaughanSinatra ou Ela Fitzgerald. «O jazz era entón -argúe- tamén a interpretación de estándares, que non deixaban de ser a verdadeira música pop da época», as cancións de Cole Porter, Irving BerlinJerome KernHoagy Carmichael e tantos outros.

Cando unha intérprete de 26 anos di que sempre fixo este tipo de música pode parecer que cae na frivolidade, pero hai que valorar que con só 15 anos gravou, xunto ao seu profesor, o primeiro disco: Joan Chamorro presenta Andrea Motis. E antes xa actuara en festivais coa Sant Andreu Jazz Band, a formación infantil e xuvenil do seu barrio, da Escola Municipal de Música de Sant Andreu, que dirixe o saxofonista e contrabajista Joan Chamorro, o seu mentor.

Aínda que entende que lla encasille así, nega ser unha nena prodixio. «Só son afortunada. Tocar, sendo unha nena, cunha banda con profesionais foi unha auténtica escola, unha aprendizaxe. Foi o meu inicio no mundo do jazz, empezoume a enganchar así, a miña primeira experiencia profesional e o meu ambiente. Eu era consciente de que non tiña un nivel moi alto, non sabía improvisar. Foi a experiencia e o coñecemento de Chamorro e [o pianista] IgnasiTerraza ; apoiáronme sempre, creron moito en min e só por iso dediqueime á música».

Logo viría liderar unha banda, con novos proxectos e espectáculos. Foi un crecemento moi natural, ao que axudou que ao seu pai (e xestor) gústalle o jazz. A ela, a medida que ía tocando, tamén lle ía gustando máis. Empezou a gozar da escoita e foi avanzando no coñecemento dos distintos estilos, ampliando os seus horizontes. «Sempre estás a empezar de novo, aprendendo», confirma para engadir que aos poucos ha ir practicando «unha visión máis aberta do jazz» e atrévese con «unha vía máis moderna». Non quere quedar estancada: «Agora xa non toco tanto swing. Admiro a creadores heterodoxos como o trompetista Roy Hargrove e a contrabajista Esperanza Spalding. Gústanme moitas músicas que están nesta onda, e, aínda que non me obsesiona un cambio radical, camiñarei cara a unha fusión máis atrevida. Sempre se pode crecer cara a outros horizontes, pero non me impoño obxectivos. E son do estilo máis clásico e seguirei gozando co estándar, co swing».

Música brasileira

E é certo que algo comezou a virar. O seu último disco, o oitavo, Do outro lado do azul (2019) -segundo que publicou cunha compaña multinacional-, foi un proxecto de fusión brasileira, con músicas de raíz e tamén temas orixinais, gravado co seu quinteto e músicos brasileiros.

Profundando nesa senda, a trompetista, saxofonista e cantante traballa xa nun álbum cunha banda de músicos neoiorquinos no deixa temporalmente a tutela de Chamorro e Terraza e amplía definitivamente a súa paleta de cores internándose nunha fusión máis audaz que dá entrada ao funk, o groove e o hard bop.

Acepta que o seu público sempre foi maior que ela, aínda que cre que nos concertos vai gañando sitio un espectro máis familiar, de pais que levan aos seus fillos, que rexuvenece a media. «Alégrame ver xente nova, identifícome máis co público. É que tiña 15 anos cando empecei e o público non estaría lonxe dos 60. Pero os mozos non teñen diñeiro, é difícil independizarse, ter traballo. ¡Como para gastar en concertos de jazz! E non se forman novos públicos tan facilmente», advirte. Motis sabe que a industria se move nos medios de comunicación, «e aí están os grupos que o petan entre os mozos» e que invisten en promoción: «Nas cadeas de radio máis novos todo está comprado, é pura mercadotecnia, sen cabida para sorpresas, non se programa ao azar ou por gusto, o diñeiro manda. Isto provoca que sexa aburrido, sempre o mesmo, a música de masas acapárao todo».

Agora tras superarse o máis grave da pandemia, volve retomar os escenarios. A comezos deste mes actuou co seu quinteto no festival Música en Segura, en Segura de la Sierra (Xaén). Admite que durante o confinamento se dedicou a gozar da súa nai e a coidar o seu propio embarazo -aínda que deu algún pequeno recital-. Por fin dispuña de tempo para crear unha familia. Tivo un neno en outubro, que agora rolda os nove meses. Non todo foi feliz, porque perdeu á súa avoa. Pero quere extraer unha lectura positiva dun parón que evidenciou algo preocupante: «Vivimos metidos dentro dun ritmo moi acelerado e impómonos obxectivos que nos impiden vivir, gozar, saborear as cousas».

 

 

[Imaxe: Jean-Marc Viattel – fonte: http://www.lavozdegalicia.e]

 

 

«Aline», «Suprêmes», «Annette»… La sélection du festival brille d’œuvres qui s’expriment fort et passionnément par la musique, résonnant comme un cri après un long silence.

Le groupe The Velvet Underground est à l'honneur avec un document très créatif réalisé par Todd Haynes. | Capture d'écran The Upcoming via YouTube

Le groupe The Velvet Underground est à l’honneur avec un document très créatif réalisé par Todd Haynes. | Capture d’écran The Upcoming via YouTube

 

Écrit par Lucile Bellan 

Les plus belles comédies musicales naissent souvent des plus grandes épreuves socio-économiques et politiques. Dans les années 1930, Fred Astaire, Ginger Rogers et leurs contemporains font rêver le public. La comédie musicale s’offre son premier âge d’or. La musique et la danse sont sublimées par de splendides décors de cinéma et des tableaux avec quantité de figurants. Les thèmes sont souvent classiques: l’amour et les destins exceptionnels ont les bonnes grâces du public qui s’échappe ainsi d’un quotidien difficile avec du rêve sur grand écran.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la comédie musicale connaît son second âge d’or avec des productions toujours plus outrancières comme Ziegfield Folies (un film inspiré des productions Ziegfield à Broadway) et créatives comme Un Américain à Paris. Une quantité de ces films deviennent instantanément des classiques du cinéma et ravissent le public.

La comédie musicale, loin de se cantonner à passer de la pommade sur les plaies béantes des spectateurs et spectatrices du monde entier, s’approprie aussi des sujets difficiles qu’elle vient adoucir: Cabaret de Bob Fosse avec Liza Minelli aborde la violence nazie, quand Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy fait de la guerre d’Algérie un véritable enjeu de son intrigue. West Side Story place son Roméo et Juliette new-yorkais sur fond de tragique guerre raciale. Il n’est plus nécessaire d’attacher les paillettes à des sourires: le divertissement peut sans mal s’offrir une profondeur qui l’honore.

Place à la musique

Le Festival de Cannes 2021, pour son grand retour après une année blanche, s’inscrit dans cette tradition avec une sélection où brillent des œuvres qui s’expriment fort et passionnément par la musique. C’est d’ailleurs Annette, le drame musical concocté par les Sparks et Leos Carax, qui a ouvert le bal.

Au-delà de ses morceaux musicaux entraînants et addictifs, le film a surtout pour sujet les ravages de la masculinité toxique et la responsabilité du public dans la starification d’artistes dont l’humour et l’œuvre, quelle qu’elle soit, sont basés sur des aveux de comportements inappropriés (comme ça a été le cas avec l’humoriste Louis CK par exemple). Malgré ses magnifiques grands tableaux musicaux, Annette nous interroge avec brutalité sur l’éternel débat de la séparation entre l’œuvre et l’artiste et adresse, sans grande subtilité, ce qui semble être un mea culpa personnel. Leos Carax, spécialiste de la romantisation à l’extrême de situations dramatiques, est bien conscient de la noirceur de son personnage principal et de son film. Il le dit d’ailleurs lui-même en conférence de presse, à Cannes: «Un film n’est pas un procès. Mais il n’y a aucune indulgence envers le personnage d’Adam Driver dans Annette. C’est un mauvais père, un mauvais homme, un mauvais artiste.»

Dans un tout autre genre, les débuts du groupe de rap NTM sont revisités dans le film Suprêmesprésenté dans la sélection Hors compétition. Si une grande place est laissée, à raison, aux morceaux coups de poing de l’un des plus grand groupe de rap français, un propos engagé sur les violences policières actuelles ancre le film dans notre présent. L’énergie musicale est toujours là et la rage des concerts de MJC des débuts chaotiques du groupe n’est jamais détachée des raisons de cette colère et de cette soif de s’en sortir: la pauvreté, un climat délétère fait de drogue et de vols, l’abandon de la jeunesse de banlieue par les pouvoirs publics mais aussi la pression insupportable mise sur la jeunesse par les forces de l’ordre.

Il existe par ailleurs une tradition de la mise en avant de documentaires musicaux signés de grands réalisateurs à Cannes. Cette année, c’est le groupe The Velvet Underground qui est à l’honneur avec un document très créatif réalisé par Todd Haynes.

Un film sur une époque révolue, et dont un nombre considérable de protagonistes ne sont d’ailleurs plus là pour en témoigner, mais dont l’esprit de liberté fait particulièrement envie après plus d’un an et demi de Covid.

Une chanson récompensée

Le Genou d’Ahed, de Nadav Lapid, présenté en compétition officielle, n’est pas une comédie musicale. Mais au cœur de sa charge atomique contre l’État d’Israël, le réalisateur en grande forme glisse plusieurs scènes musicales chantées et dansées (dont une sur le morceau «Be My Baby» de Vanessa Paradis). Cette porosité entre les genres est aujourd’hui très prisée sur la Croisette; elle a été largement nourrie ces dernières années par l’amour de la musique du réalisateur Xavier Dolan.

On retrouve aussi la musique pour prendre le contrepied de la pandémie à la remise du prix Nespresso Talents, concours de films verticaux de la célèbre marque de café partenaire de la Semaine de la critique où «Doing is Love» de Cristina Aguilera Ochoa a été récompensé d’un prix.

Enfin, Aline, film musical de et avec Valérie Lemercier et inspiré de la chanteuse Céline Dion, est présenté Hors compétition. Ce faux biopic très attendu du public, maintes fois repoussé à cause de la pandémie mondiale, sera à découvrir dans les salles en novembre prochain. Nul doute que cette comédie en forme d’hommage à la diva saura mettre des étoiles dans les yeux des festivaliers avec ce qui s’annonce comme un show à la hauteur du talent de la chanteuse québécoise.

Le Festival de Cannes est toujours un moment de grande intensité. On voit trop de films. On pleure beaucoup, on rit plus fort que d’habitude, on s’insurge là où on aurait normalement fait preuve d’indifférence. La musique a toujours une place importante dans ce trop-plein d’émotions.

Mais cette année, probablement un peu plus que les précédentes, elle est là pour faire battre nos cœurs un peu endormis, pour enflammer nos esprits avec l’idée qu’il faut reprendre la vie et continuer à s’engager et à s’insurger. Elle résonne comme un cri après un long silence. Une décharge d’énergie après notre engourdissement. Oui, nous avons vécu des moments difficiles, qui ne sont pas totalement derrière nous, mais la musique et le cinéma sont toujours là. Pour nous offrir le spectacle, l’exutoire à nos frustrations, à notre ennui, à notre colère. Comme pour nous rappeler avec véhémence qu’on peut toujours compter sur la danse et la chanson (et le Festival de Cannes) pour enflammer nos corps et nos esprits.

 

[Source : http://www.slate.fr]

Organizadores: Universidad de Córdoba
Tipo de actividad: Congreso, jornada, encuentro
Fecha límite de solicitud: Lunes, 20 septiembre de 2021
Descripción: 

El Departamento de Ciencias Sociales, Filosofía, Geografía y Traducción e Interpretación de la Universidad de Córdoba (España) celebra este congreso en la modalidad virtual del 21 al 22 de octubre de 2021. El propósito es ofrecer un foro de debate científico en el que se favorezcan y presenten los nuevos avances y estudios que aborden la relación entre lengua, literatura, comunicación intercultural, traductología y el discurso turístico.

Líneas temáticas:

I. Traductología y discurso turístico: traducción e interpretación en contextos turísticos, traducción de culturemas, el traductor intérprete como mediadores interingüisticos e interculturales.

II. Enfoques lingüísticos y discurso turístico: lingüística, semántica, pragmática y lexicología aplicadas al discurso y a los textos turísticos.

III. Lenguas, textos de especialidad y discurso turístico: terminología, terminografía, textología, textos especializados, textos híbridos en contextos turísticos.

IV. Enfoques literarios y discurso turístico: recepción y traducción de la literatura de viajes, viajes y turismo en obras literarias, entre otros.

V. Didáctica y discurso turístico: didáctica de las lenguas para fines específicos, didáctica de la traducción y de la interpretación turísticas.

Las personas interesadas en participar como ponentes deberán remitir, a la dirección electrónica traditur@uco.es, el título de su propuesta, un resumen no superior a 10 líneas, cinco palabras clave en español e inglés, y una breve bionota.

Los ponentes pagarán la cuota ordinaria o extraordinaria, de acuerdo a los plazos que se pueden consultar en la página web.

El acceso para los asistentes es libre y gratuito.

Ciudad: Córdoba
País: España
Fecha de inicio: Jueves, 21 de octubre de 2021
Fecha de finalización: Viernes, 22 de octubre de 2021
Dirección postal completa:

Departamento de Ciencias Sociales, Filosofía, Geografía y Traducción e Interpretación
Facultad de Filosofía y Letras – Universidad de Córdoba, Plaza del Cardenal Salazar, 3, 14003-Córdoba (España)

Correo electrónico: traditur@uco.es
Página de Internet:  https://traditur.es/
Materias de especialidad: 

Enseñanza de ELE, Enseñanza de la lengua, Enseñanza y tecnología, Lingüística, Lingüística, Lingüística aplicada, Lingüística comparada, Lingüística computacional, Lingüística de corpus, Lingüística descriptiva, Lingüística románica, Lingüística textual, Literatura comparada, Literatura contemporáneaLiteratura de los Siglos de Oro, Literatura del siglo XVIII, Literatura del siglo XIX, Literatura del siglo XX, Literatura del siglo XXI, Pragmática, Semántica, Sociolingüística, Traducción

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

Estuvo nominado al León de Oro en el Festival de Venecia (2020); también, al Premio Oscar 2021 a Mejor Filme en Lengua No Inglesa, siendo la representante de Bosnia y Herzegovina. Asumamos que no fue únicamente una elección artística, sino también política. En el mes en el que se conmemora el genocidio cometido por fuerzas serbias en la ciudad de Srebrenica, vale la pena hablar de acontecimientos históricos tanto como de buen cine.

Escrito por Andrés Vartabedian

1.

La cámara recorre lentamente los rostros y cuerpos de tres hombres, casi inmóviles, sentados en el living de una casa. Inmediatamente, vemos una mujer, también sentada, sola en el cuadro, pero que parece compartir ese espacio, con la mirada fija hacia adelante, como perdida; la postura rígida de su cuerpo y una respiración casi agitada, la hacen ver tensa, a la vez que distante. Quizá no comparta el mismo tiempo. El plano comienza a cerrarse sobre ella.

La imagen siguiente nos distiende y distrae mínimamente: las ramas de un árbol se sacuden al compás de un viento suave; a través suyo contemplamos el sol por unos segundos… El cañón de un tanque de guerra lo cubrirá; acto seguido, el propio tanque destrozará el pequeño árbol. Nos encontramos, ahora, acompañando el avance de ciertas fuerzas de combate a campo traviesa. Aquí no hay lugar para la mirada bucólica.

2.

El 6 de julio de 1995, el ejército serbio de Bosnia y Herzegovina, comandado por Ratko Mladic, inició el ataque a la ciudad de Srebrenica; ciudad de 40.000 habitantes, mayoritariamente bosnios de religión musulmana, que había sido declarada, por la ONU, como una de las seis “zonas de seguridad” dentro de aquel territorio que fuera una de las repúblicas que integraron Yugoslavia hasta su disolución como régimen socialista, federal y multicultural, a inicios de los años 90.

Para el día 11 de julio, las fuerzas serbias habían tomado el control total del lugar. Habían comenzado disparando a los puestos de control de la ONU, intentando amedrentar a los cascos azules holandeses para que los abandonasen, y habían tomado rehenes entre ellos; posteriormente, avasallaron las defensas de la misión de paz, que contaba únicamente con unos 600 soldados. Alrededor de 25.000 personas habían huido y se habían congregado a las puertas del predio ocupado por dicha misión, en las afueras de la ciudad. Los mandos militares holandeses allí a cargo, esperaron y alentaron el accionar de la ONU o, en su defecto, el de la OTAN, para frenar el avance serbio y colaborar en la evacuación de la población. Nunca se produjo. Todo quedó en palabras -o silencios ensordecedores- y en dilaciones burocráticas. Lo atroz se catapultó.

“Bajo la dirección del general Radislav Krstic, el 12 de julio, 50 o 60 camiones y autobuses realizaron la deportación. Separaron a padres, hermanos, hijos, de sus esposas, hermanas o madres, bajo la consigna de que se volverían a ver pronto; debían saber si eran responsables de crímenes de guerra, decían. Los transportes que trasladaron a las mujeres a las proximidades de Tuzla -otra zona de seguridad- fueron detenidos en el camino para que los paramilitares serbios pudieran violar a quienes eligieran. El trayecto resultó tortuoso también por las imágenes de cadáveres de hombres al costado de la ruta, muchos degollados, mutilados.

Miles de los varones que nunca volverían fueron trasladados a un gimnasio, se les ordenó quitarse hasta la ropa interior para luego transportarlos, vendados, a plazas de ejecución en la pradera. Mientras llegaba su turno, debían esperar en autobuses o depósitos. En oportunidades, esos depósitos sirvieron para que los soldados serbios se apostaran en puertas y ventanas y abrieran fuego con sus rifles o arrojaran granadas dentro. Luego de los asesinatos, las topadoras preparaban el terreno para el siguiente grupo, llevando los cuerpos a las fosas comunes”.[1]

En pocos días, más de 8.000 varones musulmanes -se habla de 8.372- de esa localidad de Bosnia y Herzegovina fueron asesinados.

Aquellas guerras de los Balcanes o guerras yugoslavas, fueron las que introdujeron definitivamente en nuestro vocabulario el concepto de “limpieza étnica”. Sin embargo, no es un concepto jurídico en sí mismo, sino que se enmarca dentro de lo que conocemos como crímenes de guerra, crímenes de lesa humanidad y crímenes de genocidio.

A partir de la masacre de Srebrenica, y luego de los dictámenes del Tribunal Penal Internacional para la ex Yugoslavia, siguiendo el espíritu de la Convención sobre Genocidio, quedó en evidencia que la comisión del delito de genocidio no implica, como suele suponerse erróneamente, centenares o millones de muertes y que, ante la ausencia de documentos probatorios de la intención de destruir al grupo, esta puede deducirse de las circunstancias que rodean la ejecución del crimen.

“En ese sentido, es sintomática la exposición que el fiscal estadounidense Mark Harmon realizara ante el tribunal al iniciarse el juicio a Krstic, el 13 de marzo de 2000. En ella señalaba cómo las pruebas demostraban la cuidadosa elaboración del plan de exterminio de la población de hombres y muchachos de Srebrenica y la celeridad con que se lo había llevado a cabo:

«Consideren por un momento lo que hizo falta para poner en marcha este operativo de matanza masiva:

    • Impartir, transmitir, y distribuir órdenes a todas las unidades que participaron o asistieron en el movimiento, la matanza, entierro y reentierro de las víctimas.
    • Reunir un número suficiente de autobuses y camiones para transportar a las miles de víctimas musulmanas hacia los centros de detención cercanos a los lugares de ejecución.
    • Obtener suficiente combustible para estos vehículos, en una época en que era escaso a causa del embargo de combustibles.
    • Identificar y obtener instalaciones de detención adecuadas cerca de los lugares de ejecución en donde reunir a los prisioneros antes de matarlos.
    • Conseguir vendas para los ojos y ligaduras suficientes para estos prisioneros.
    • Organizar los escuadrones de la muerte.
    • Requisar y transportar equipo pesado necesario para cavar fosas comunes.
    • Enterrar a las miles de víctimas ejecutadas en variadas localidades (y más tarde hacer lo mismo al reenterrarlas).
    • Preparar y coordinar propaganda de la división Drina y de todos los niveles militares y gubernamentales (…) para rebatir las bien fundadas afirmaciones de que se cometieron atrocidades». (POWER, 2005: 568)

En agosto de 2001, luego de 16 meses de juicio, Krstic fue declarado culpable de genocidio. La Convención no establece que se deba eliminar a todos los miembros del grupo para que se configure el delito. Krstic había sido absolutamente consciente de los efectos que causaría la muerte de todos los hombres para el futuro del grupo víctima. Las bases de reproducción de los musulmanes bosnios en ese lugar habían sido definitivamente atacadas”.[2]

3.

Como corresponde a la toma de ciertas decisiones vinculadas a la construcción de la narración dramática, Jasmila Zbanic, la directora bosnia (Sarajevo, 1974), también guionista, se saltea algunos de estos sucesos o los sintetiza de forma diferente a su desarrollo cronológico, de acuerdo a los intereses de la obra, variando detalles, creando personajes… Nada extraño: el cine no es Historia y no debe siquiera pretenderlo. Sin embargo, ello no es óbice para establecer que Zbanic se mantiene fiel a los acontecimientos en muchos sentidos y recrea buena parte de los terribles momentos que la población de Srebrenica debió padecer. En ese sentido, y de acuerdo a los conocimientos de este comentador, es la primera vez que la ficción cinematográfica los aborda con esta magnitud, transformándolos en el centro del relato.

Ese relato se concentra en aquellos pocos y lamentablemente inolvidables días de julio, en materia temporal y, básicamente, en torno a la base militar de las fuerzas de paz -interior y exterior-, en materia espacial. Zbanic (Sarajevo, mon amourEn el caminoFor those who can tell no tales) nos sumerge de lleno en las vicisitudes vividas por la población civil, en las falsas negociaciones entre serbios y cascos azules, en lo atroz, estrictamente dicho, y en un hoy que se ubica entre la memoria y el olvido -o su intento-, permeando la convivencia entre víctimas y victimarios o entre víctimas y negacionistas -incluyendo la descendencia de todas las partes-. Lo hace sin melodías delicadas acompañando imágenes dolorosas, sin pomposas editorializaciones discursivas, sin utilizar a las víctimas y su sufrimiento para proporcionarnos golpes bajos, sin regodearse en el encarnizamiento y la violencia…  En ciertas circunstancias, el ruido de la metralla y el silencio de la muerte pueden ser lo suficientemente expresivos para dar cuenta del horror. Nuestros conocimientos históricos también harán su parte. En otros momentos dentro del filme, contaremos con todos los elementos necesarios para completar perfectamente el fuera de campo que nos propone.[3] Zbanic es simple y directa, su construcción cinematográfica es su mejor editorial. Basada en su puesta en escena y en el pulso con el que sostiene el ritmo de la acción, Quo vadis, Aida? se torna ágil, tensa y contundente; por momentos, trepidante, logrando transmitir todo el nerviosismo de la hora. Lo hará a través de su eje transversal, el personaje que encarnará y sintetizará todo el vaivén emotivo de los acontecimientos: Aida (Jasna Djuricic, notablemente intensa).

Aida es maestra, pero, desde la instalación de la misión de paz, trabaja como intérprete de inglés para esta. Está casada con Nihad y tiene dos hijos varones: Hamdija y Sejo, ambos muy jóvenes. Se encuentra ubicada en el centro de todos los sucesos, maneja información que otros no poseen, es el puente entre la población indefensa y sus “protectores” y, en ocasiones, entre alguna de esas partes y los agresores. Es quien dará voz a una buena porción de lo que allí acontezca; también, será la voz del drama al que asistiremos; será, de algún modo, nuestro guía. A la vez que ejerce su función, intentará salvar a sus seres queridos por todos los medios. A pesar de sus fundados temores, su resistencia y coraje serán el sostén psicológico y emocional de ese núcleo familiar. Su esposo, profesor de Historia, director de una escuela secundaria, se muestra timorato, dubitativo y hasta con cierta inocencia en relación a los hechos que lo rodean. Mientras tanto, su hijo menor posee rasgos suyos, pero aún es un adolescente, y su primogénito, más parecido a su padre, sumará problemas nerviosos, producto de la situación límite a la que se ven expuestos. Aida será el relato y la memoria.

Su rol no es meramente funcional a la historia. En Srbrenica, son las mujeres las portadoras de la lucha por verdad y justicia, las que aún se reúnen para reclamar, las que siguen buscando y tratando de identificar los restos de las fosas comunes que aún hoy continúan hallándose, las que resisten la desmemoria y el negacionismo y sostienen la esperanza… Las que continúan cumpliendo sus labores cotidianas, tanto dentro como fuera de sus casas, incluso a cuenta de sus propias llagas. Zbanic las reivindica en su cotidianidad, sin epopeyas ni monumentos.

Atrás (¿atrás?), el calor de los platos que se preparaban cuando la ciudad les fue arrebatada; la convivencia de décadas entre seres a los que luego convencieron de que su vecino era su enemigo y de que la pertenencia a cierta “nación” los hacía superiores; los gritos del bullicio y del desorden de multitudes apiladas, el hedor de tanta reunión sin condiciones de aseo e higiene mínimas; la falta de pan y de agua; la humillación del otro al proporcionárselos cual dádiva a un animal encerrado en un viejo zoológico; el engaño al que fueron sometidos, ya que el pan no era sinónimo de vida; la desidia, la inoperancia y el desinterés político y humano de una comunidad internacional que de “comunidad” tiene muy poco; el registro fílmico que realizó Ratko Mladic de todas estas instancias -con tenor falseado-, tanto para su « gloriosa posteridad », como para estafar al mundo, preparando ya la negación ulterior del delito (varios de estos registro ubicables en internet)… Zbanic es clara y dura con todo ello, además de profundamente humana.

Pero la vida puede más, y las sociedades se reconstruyen. Los niños vuelven a la escuela y las maestras a sus lugares de trabajo; en ocasiones, para educar, también, a los hijos de los asesinos. Y aunque haya quienes escondan los lugares de enterramiento, las fosas se siguen abriendo y las mujeres persisten en identificar a sus familiares, recorriendo los restos encontrados… esos huesos, esos retazos de ropa, esos zapatos, esas piezas dentales… Alguien cae arrodillada… los sollozos forman parte del sonido ambiente de la consuetudinaria búsqueda… Ello no impide continuar.

Lamentablemente, las sociedades se mueven entre el deseo de ver y el de esconder, y no sabemos si asumirán cerrar los ojos o abrirlos definitivamente.

Ficha técnica

Título originalQuo vadis, Aida?
Bosnia-Herzegovina/Austria/Rumania/Países Bajos/Alemania/Polonia/Francia/Noruega/Turquía, 2020, 101 min.

Dirección: Jasmila Zbanic
Producción: Jasmila Zbanic, Damir Ibrahimovich
Guion: Jasmila Zbanic
Fotografía: Christine A. Maier
Música: Antoni Lazarkiewicz
Edición: Jaroslaw Kaminski

Elenco: Jasna Djuricic (Aida Selmanagic), Izudin Bajrovic (Nihad), Boris Ler (Hamdija), Dino Bajrovic (Sejo), Johan Heldenbergh (coronel Karremans), Raymond Thiry (mayor Franken), Boris Isakovic (general Ratko Mladic)

[1] Srebrenica: el genocidio que Europa intentó no ver, por Andrés Vartabedian, Vadenuevo, año 9, núm. 97, octubre de 2016.

[2]  Ibid..

[3] Sintéticamente, se llama fuera de campo a todas las acciones que acontecen fuera, justamente, de lo que la cámara encuadra, tanto en materia de imagen como de sonido.

[Fuente: http://www.vadenuevo.com.uy]

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue français. Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, il a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation. Il a tenu des propos anti-israéliens. Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian. À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla. 

Publié par Véronique Chemla

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue et philosophe français, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères.

Dans sa bibliographie pluridisciplinaire souvent traduite : Le Cinéma ou l’homme imaginaire (Éditions de Minuit, 1956), Les Stars (1957), Autocritique, (Le Seuil, 1959)L’Esprit du temps (1960), L’esprit du temps. Essai sur la culture de masse (1962), Mai 68, La Brèche (avec Claude Lefort et Cornelius Castoriadis) édité par Fayard (1968), Journal de Californie (Le Seuil, 1970), De la nature de l’URSS (1983), Les Fratricides : Yougoslavie-Bosnie (1991-1995) publié par Arléa (1995), Pour une politique de civilisation (Arléa, 2002), La Méthode en six volumes (Le Seuil, 2008), Le Monde moderne et la question juive (Le Seuil, 2006 ; réédition, Le Seuil, 2012).

En 1989, est publié « Vidal et les siens » d’Edgar Morin avec Véronique Grappe-Nahoum et Haïm Vidal Séphiha (Le Seuil). « Avec Vidal Nahoum mourut en 1984 l’un des survivants du monde englouti de la Salonique séfarade où il était né en 1894. Son grand-père venait de Toscane et parlait italien, sa langue maternelle était l’espagnol du XVe siècle, mais, tout jeune, il sut s’exprimer en français et en allemand. Naïf et malin, animé d’un optimisme et d’une gaieté sans faille, d’un sens de la famille quasi religieux et d’un goût inépuisable pour la nourriture, il traversa les guerres balkaniques, l’écroulement de l’Empire ottoman et les deux guerres mondiales. À partir de documents historiques et personnels, Edgar Morin, son fils, restitue ici son histoire irremplaçable, celle des hommes et femmes de sa famille, celle d’un XXe siècle marqué par la complexité des relations entre l’Orient et l’Occident. »

Dans La Rumeur d’Orléans (1969), Edgar Morin et son équipe analysent une rumeur antisémite dans une ville de province française. « Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d’essayage de commerçants juifs) s’est répandue, sans qu’il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l’équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l’enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ? Des questions se posent : un antisémitisme jusqu’alors latent s’est-il à nouveau éveillé ? N’y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Âge qui ne demande qu’à surgir à tout moment ? »

Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, Edgar Morin a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation.
En 1960, Edgar Morin et Jean Rouch réalisent « Chronique d’un été », qui a contribué au cinéma-vérité. Intéressés par l’idée du bonheur, ils suivent des jeunes alors inconnus et de tous horizons – étudiants, ouvriers, etc. – durant l’été 1960 : Marceline Loridan-Ivens, Régis Debray, Marilù Parolini…

En 1963, Edgar Morin et le réalisateur Henri Calef coécrivent le scénario de L’Heure de la vérité. « Un ancien officier SS, Hans Wernert, a pris l’identité d’un juif allemand liquidé, Jonathan Strauss, et a trouvé refuge en Israël où il s’est intégré dans la vie quotidienne. Mais survient un jeune étudiant américain qui enquête sur le camp dont l’imposteur serait le seul survivant… » Le tournage se déroule en Israël, avec Karlheinz Böhm, Daniel Gélin et Corinne Marchand. Des dissensions surgissent entre Henri Calef et Edgar Morin qui apparait au générique sous le pseudonyme de Beressi, nom de jeune fille de sa mère. Le film n’est pas distribué en France car les producteurs font faillite.

En 1946, il se marie avec la philosophe Violette Chapellaubeau. Le couple a deux filles, Irène Nahoum et Véronique, anthropologue. En 1970, Edgar Morin épouse Johanne Harelle. En 1982, il épouse Edwige Lannegrace. Veuf en 2008, il se remarie en 2012 avec la sociologue Sabah Abouessalam. Tous deux sont les auteurs du livre « L’homme est faible devant la femme » (Presses de la Renaissance, 2013), et « Changeons de voie – Les leçons du coronavirus » (Denoël, 2020).

Edgar Morin a tenu des propos anti-israéliens durant la deuxième Intifada déclenchée par Yasser Arafat. Le 4 juin 2002, le quotidien Le Monde, la tribune partiale « Israël-Palestine : le cancer » signée par Edgar Morin, Danièle Sallenave et Sami Naïr. Ces derniers écrient notamment que « ce cancer israélo-palestinien s’est formé, d’une part, en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté par le passé et de son insécurité géographique ; d’autre part, du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique ».
Les auteurs fustigent « l’unilatéralisme » de la vision israélienne. « C’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le terme Shoah qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du Goulag, des Tsiganes, des Arméniens, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amérique) devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens ».
France-Israël et Avocats sans frontières poursuivent judiciairement les auteurs pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme ». Relaxés en première instance en 2004, condamnés par la Cour d’appel de Versailles en 2005, les auteurs sont relaxés en 2006 par la Cour de cassation : « Les propos poursuivis, isolés au sein d’un article critiquant la politique menée par le gouvernement d’Israël à l’égard des Palestiniens, n’imputent aucun fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de la communauté juive dans son ensemble en raison de son appartenance à une nation ou à une religion, mais sont l’expression d’une opinion qui relève du seul débat d’idées, la cour d’appel a violé les textes susvisés. » Une procédure judiciaire d’une rare rapidité.
« Je suis juif par le sentiment de fidélité à tous ceux qui dans le passé ont été persécutés en tant que Juifs. Je suis juif en tant que membre du peuple maudit. Je refuse d’être du peuple élu », a déclaré Edgar Morin au Journal du Dimanche (4 juillet 2021).
« Edgar Morin, journal d’une vie »

Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » (Ein Philosoph mit Einfluss: Edgar Morin) de Jean-Michel Djian.

« Embrassant les disciplines académiques, le sociologue Edgar Morin, né en 1921, a traversé son siècle en observateur éclairé et en chercheur indiscipliné. Jean-Michel Djian lui consacre un lumineux portrait, tissé de ses interviews passées et récentes. »
« Philosophe de la complexité, sociologue des pratiques culturelles et pourfendeur de l’incurie de l’enseignement de la pensée, Edgar Morin a renouvelé, avec autant de rigueur que de conviction, la figure de l’intellectuel ».
« Au seuil des années 1980, il figure parmi les premiers à pressentir les ravages de la « mondialisation techno-économique » sur notre fragile Terre-Patrie (titre de l’un de ses ouvrages) et les désastres dont elle menace l’humanité ».
« Né Edgar Nahoum à Paris, en 1921, dans une famille de commerçants juifs originaire de Salonique, il rejoint encore adolescent le courant pacifiste et antifasciste ».
« La guerre venue, tout juste diplômé en histoire et en droit, il s’engage à Toulouse, en 1942, dans les rangs de la Résistance communiste, où il adopte le pseudonyme de Morin dont il ne s’est plus départi ».
« Auteur d’une centaine d’ouvrages, docteur honoris causa d’une quarantaine d’universités dans le monde, Edgar Morin n’a eu de cesse de s’interroger et d’interroger ses contemporains afin de donner du sens à la fraternité qui nous fait tenir ensemble, malgré l’adversité. »
« Comment esquisser les grandes lignes d’une vie aussi féconde, tout entière dédiée à la pensée et à l’engagement humaniste ? »
« Suivant un fil chronologique, du Paris de l’avant-guerre à son refuge sur les rives de la Méditerranée d’aujourd’hui, en passant par son incursion au californien Salk Institute, où directeur de recherche du CNRS il posa un temps ses valises, ce portrait retrace ses compagnonnages intellectuels (avec le philosophe Régis Debray, les idéaux du communisme), ses fidélités indéfectibles (avec le couple Duras-Antelme) comme les rares frictions avec ses pairs, notamment Pierre Bourdieu ».
« Alors qu’Edgar Morin fête ce 8 juillet son centième anniversaire, Jean-Michel Djian, en tissant ensemble un choix éclairant d’archives filmées, de ses interviews, passées et récentes, et de ceux qui l’ont côtoyé, donne à entendre la voix de l’un de nos plus vaillants résistants au conformisme des idées ».
Conférence de presse
Lors de la 75e édition du Festival d’Avignon (5-25 juillet 2021), aura lieu le 13 juillet 2021 à 12 h 30 une conférence de presse avec Eva Doumbia, Victoria Duhamel, Théo Mercier, Edgar Morin et Nicolas Truong.
« Se souvenir de l’avenir »

À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla.

« Le 13 juillet dans la Cour d’Honneur du Festival d’Avignon, à travers l’évocation de ses souvenirs les plus marquants, Edgar Morin lancera, en compagnie d’invités inspirés par ses idées, quelques salves d’avenir afin de dessiner une nouvelle voie pour notre temps. »
« VERBATIM »
 
« On est à nouveau dans une époque barbare, où barbarie et civilisation se mêlent étroitement mais où, de plus, on se rend compte que nous sommes sur une planète totalement rétrécie, mais en même temps entièrement déchirée, incapable de résoudre ses problèmes et livrée à des monstres paranoïdes que sont les États-nations modernes. »
« Dans les processus dominants, on ne peut qu’être inquiet. Que ce soit la dissémination nucléaire, les périls sur la biosphère, le dérèglement économique, la démographie galopante, la marche incontrôlée de la technique et de la science… Tous ces processus semblent aller probablement vers on ne sait quelle catastrophe. Or, dans l’histoire, le probable n’arrive pas toujours. Et souvent, l’improbable heureux arrive. »
« Le fait de vivre aujourd’hui comme j’ai toujours vécu, et d’une façon même exceptionnelle à mon âge, en ayant les mêmes sentiments juvéniles que je peux avoir pour mon épouse, et ou bien pour mes amis, c’est quelque chose qui fait que je ne me laisse jamais submerger par la nostalgie. »
 
« Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian
France, 2021, 54 mn
Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici Méditerranée, Les Films d’Ici, INA
Sur Arte le 8 juillet 2021 à 23 h 55
Disponible sur Arte.tv du 01/07/2021 au 05/09/2021
Visuels :
Edgar Morin en 1968
© Michèle Bancilhon / AFP
Edgar Morin
Les Films d’Ici Méditerranée
Edgar Morin à la Seyne-sur-mer en 2020
© Les Films d’ Ici Méditerrané
« Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin » réalisé par Stéphane Pinot
Production : La Compagnie des Indes/Gildas le Roux – – Festival d’Avignon avec la participation d’Arte (1h)
Avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla

 

 

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

Edgar Morin à l’Unesco, le 2 juillet 2021.

Écrit par Ousama Bouiss

Doctorant en stratégie et théorie des organisations, Université Paris Dauphine – PSL

Un « être humain ». Voilà comment répond d’abord Edgar Morin à la question « qui suis-je ? ». Un être humain qui, le 8 juillet 2021, célébrera ses 100 ans. Une vie qui, au plan personnel et historique, fut riche, aventureuse, traversée par les amours et les solitudes, les guerres – comme celle de 1939-1945 où il entra en Résistance – les évènements nationaux majeurs – comme ceux de mai 1968 – mais aussi l’émergence de la culture de masse ou, plus récemment, la crise du Covid.

Il serait bien difficile de retracer toute la richesse de cette longue expérience de l’architecte de la « pensée complexe ». Aussi préférerons-nous ici partager quelques éléments de sagesse issus de son livre Leçons d’un siècle de vie. Parce que cet ouvrage – dont chaque page est une leçon de raison, d’amour et de sagesse – est à la fois court et riche, nous ne chercherons pas à en faire la synthèse mais à en restituer trois propositions qui, nous l’espérons, sauront donner envie au lecteur d’en faire une de ses lectures estivales.

Sagesse n°1 : Résister à toute forme de domination

Déjà, le préambule constitue une leçon de sagesse en soi. Bien que l’intitulé du livre soit Leçons d’un siècle de vie, Edgar Morin ne prétend nullement donner des leçons. Plutôt, il cherche, à partir de son expérience singulière, à tirer quelques leçons dont il « souhaite qu’elles soient utiles à chacun, non seulement pour s’interroger sur sa propre vie, mais aussi pour trouver sa propre Voie ».

Si on peut voir dans ces propos une modestie intellectuelle qui le caractérise si bien, on y retrouve surtout son souci premier qui anima son travail autour de la « pensée complexe » : résister à toute forme de domination, d’idéologie, de dogmatisme ou encore d’idolâtrie. Ainsi, ce préambule ne manque pas de faire écho à sa conclusion du premier tome de La Méthode (1977, p. 387) :

« Disons dès maintenant qu’une science complexe n’aura jamais à se valider par le pouvoir de manipulation qu’elle procure, au contraire. […] En enrichissant et changeant le sens du mot connaître, la complexité nous appelle à enrichir et changer le sens du mot action, lequel en science comme en politique, et tragiquement quand il veut être “libération”, devient toujours de façon ultime “manipulation” et “asservissement”. »

Dès lors, pour résister à la domination, comme à toute forme de cruauté et de barbarie, il propose « un principe d’action qui non pas ordonne mais organise, non pas manipule mais communique, non pas dirige mais anime » (1977, p. 387).

Sagesse n°2 : Prendre conscience de la complexité humaine

Alors que les luttes identitaires sont vives, quel doux rappel que celui d’Edgar Morin sur la complexité humaine. Lui-même associé à plusieurs adjectifs en fonction des circonstances, « français, d’origine juive séfarade, partiellement italien et espagnol, amplement méditerranéen, Européen culturel, enfant de la Terre-Patrie », il nous rappelle que « chacun à une identité complexe, c’est-à-dire à la fois une et plurielle » (p. 9).

Ainsi, sur la question de l’identité humaine (dont il a largement développé le propos dans cinquième tome de La Méthode), il en tire cette sagesse salutaire qui va de pair avec la précédente : « Le refus d’une identité monolithique ou réductrice, la conscience de l’unité/multiplicité (unitas multiplex) de l’unité sont des nécessités d’hygiène mentale pour améliorer les relations humaines ».

Dès lors, il s’agit de se voir et de voir en l’autre cette complexité trinitaire de l’être humain : individu-société-espèce. D’ailleurs, permettre à chacun de s’accomplir individuellement, socialement et anthropologiquement constitue une des finalités éthiques de la « pensée complexe » (aux côtés de la résistance et de la barbarie). Aussi, cette « complexité humaine s’exprime par une série de bipolarités :

  • Homo sapiens (raisonnable, sage) est aussi Homo demens (fou, délirant) ;
  • Homo faber (créateur d’outils, technicien, constructeur) est aussi Homo […] mythologicus (croyant, crédule, religieux, mythologique) ;
  • Homo œconomicus voué à son profit personnel est également insuffisant et doit faire place à Homo ludens (joueur) et à Homo liber (pratiquant des activités gratuites » (p. 74).

Sagesse n°3 : Vivre poétiquement, donc avec amour

Évoquons enfin la sagesse du « Savoir Vivre ». Résister à la domination donc à la cruauté et à la barbarie, prendre conscience de la complexité humaine et veiller à son accomplissement et, enfin, mener une vie poétique et avoir foi en l’amour. En effet, pour Edgar Morin, « les malheurs, les efforts pour survivre, le travail pénible et sans intérêt, l’obsession du gain, la froideur du calcul et de la rationalité abstraite, tout cela contribue à la domination de la prose […] dans nos vies quotidiennes » (p. 56).

L’urgence est alors de retrouver le chemin de la poésie, de l’extase, de la convivialité, de la chaleur humaine et de la bienveillance aimante. Ainsi, peut-on espérer trouver cet « état poétique » c’est-à-dire « cet état d’émotion devant ce qui nous semble beau et/ou aimable […] qui est un état second de transe qui peut être très douce, dans un échange de sourires, la contemplation d’un visage ou d’un paysage, très vive dans le rire, très ample dans les moments de bonheur, très intense dans la fête, la communion collective, la danse, la musique, et particulièrement ardente, enivrante, exaltante dans l’état amoureux partagé » (pp. 55 – 56).

Pour Edgar Morin, « la poésie suprême est celle de l’amour ». Certes, « tout ce qui est passion, pour ne pas succomber à l’égarement, doit être surveillé par la raison » (une coopération nécessaire entre la raison ouverte et la bienveillance aimante). Aussi, « toute raison doit être animée par une passion, à commencer la passion de connaître ». Ainsi, amoureux de la connaissance, de la vie, des personnes qui l’ont accompagné dans l’aventure d’un siècle de vie, on pourrait attribuer à Edgar Morin ces beaux vers de Victor Hugo dans le poème « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » (Les Châtiments, 1848) :

Quoi, ne point aimer ! suivre une morne carrière,
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière !

[…]

Regarder sans respect l’astre, la fleur, la femme !
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l’âme !
Pour de vains résultats faire de vains efforts !

[…]

Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d’immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j’aimerais mieux être, ô fourmi des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu’une âme en vos cohues !

Il resterait beaucoup à dire sur ce concentré de sagesse que constitue ces Leçons d’un siècle de vie. Qu’il s’agisse de garder la raison ouverte à la complexité, l’incertitude et l’erreur, de la nécessité de régénérer sans cesse sa pensée par l’autoexamen ou encore des périls politiques, l’ouvrage est riche de ressources pour « trouver sa propre Voie ».

Merci mon cher Edgar et joyeux anniversaire !

 

 

[Photo : AFP – source : http://www.theconversation.com]

Organizado en charlas, talleres y lecturas, todas gratuitas y con inscripción previa, el encuentro busca difundir la obra de Borges (1899-1986), de quien se cumplieron 35 años de su muerte y « generar un puente entre el autor y el lector ».

El festival contará con charlas, talleres y lecturas, todas gratuitas y requiere inscripción previa.

Autores como Sylvia Iparraguirre, Martín Kohan, Darío Sztajnszrajber y Pedro Mairal son algunos de los invitados al Festival Borges, « el primero dedicado totalmente a la figura de uno de los máximos exponentes de la literatura universal », que se hará del 23 al 28 de agosto de manera virtual.

Organizado en charlas, talleres y lecturas, todas gratuitas y con inscripción previa, el encuentro busca difundir la obra de Borges (1899-1986), de quien se cumplieron 35 años de su muerte y « generar un puente entre el autor y el lector ».

El objetivo es « revisitar distintos perfiles de su trabajo para que nuevos públicos accedan a él, como la influencia de sus textos en el cine, la Buenos Aires que creó en sus relatos, sus manuscritos, sus motivos filosóficos, su lectura de los clásicos universales y los mecanismos de su poética », indicaron las organizadoras.

El festival contará con la participación de los escritores Santiago Llach, Carlos Gamerro, Pablo Gianera y Patricio Zunini; del director y guionista venezolano Luis Bond y del estadounidense Daniel Balderston, especialista en manuscritos de Borges.

Además habrá talleres sobre algunos textos, en particular « Funes el memorioso”, “La muerte y la brújula”, “Biografía de Tadeo Isidoro Cruz” y “Tema del traidor y del héroe”, a cargo de Pablo Gaiano y Marcos Liyo.

“La intención es mostrar que Borges no es un escritor inaccesible y complejo, sino que puede estar más cerca de lo que pensamos », resumió la editora y codirectora del festival, Marisol Alonso.

« Borges nos dejó muchas puertas para acceder a su obra, solo hay que encontrar cuál es la que cada persona tiene que abrir para conocerlo”, agregó la otra directora, Vivian Dragna.

Los interesados encontrarán más información en la cuenta de Facebook FestivalBorges, en el Instagram @FestivalBorges y en la página web.

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

À Tel-Aviv, des dizaines de milliers de personnes ont fêté le week-end dernier la première Marche des Fiertés depuis deux ans. Six camions décorés ont défilé le long de la promenade et le parc Charles Clore a proposé des concerts et des spectacles.  Juste avant le début de la parade, Israël avait réimposé le port du masque en intérieur et conseillé de le porter également lors des grands rassemblements en plein air. Le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, lui-même ouvertement homosexuel, a demandé aux participants de veiller à leur santé : « Faites la fête, amusez-vous mais respectez les consignes afin d’assurer la sécurité et la santé de tous et de nous permettre de continuer à vivre normalement ».

Depuis qu’en 2015 une jeune fille a été poignardée par un extrémiste ultra-orthodoxe lors de la Marche des Fiertés à Jérusalem les mesures de sécurité sont devenues draconiennes. Lors de la parade à Tel-Aviv plusieurs personnes en possession de couteaux et envisageant de s’attaquer aux participants ont été arrêtées. À noter toutefois que la Marche des Fiertés de Tel-Aviv est la plus importante du genre dans tout le Proche-Orient où l’homosexualité est punie par la loi, voire est passible de la peine de mort dans de nombreux pays de la région. Pour la première fois, le drapeau arc-en-ciel a été hissé sur le bâtiment abritant le ministère de l’Intérieur à Jérusalem.

Les personnes critiquant la parade lui reprochent de seulement faire la fête sans s’attaquer aux vrais problèmes de la communauté homosexuelle en Israël. C’est ainsi qu’il est impossible à des partenaires de même sexe de se marier et, pour les hommes homosexuels, faire reconnaître un enfant né d’une mère porteuse s’apparente à une mission difficile et éprouvante.

 Visiteurs de la Marche des Fiertés à Tel-Aviv (photo : KHC)

 

[Source : http://www.israelentreleslignes.com]

Yaron Zilberman est un scénariste, réalisateur – Watermarks (Les sirènes de l’Hakoah, 2004), « Le quatuor » (A Late Quartet), Incitation (2019) – et producteur israélo-américain. Arte diffusera le 7 juillet 2021 « Le quatuor » (Saiten des Lebens) de Yaron Zilberman. 

Publié par Véronique Chemla

Né en 1966, Yaron Zilberman est un scénariste et producteur israélo-américain.
Diplômé du Massachusetts Institute of Technology (MIT), époux de la productrice Tamar Sela, il vit à New York.
Son documentaire Watermarks (Les sirènes de l’Hakoah, 2004) rend hommage aux championnes de natation du club juif autrichien Hakoah Vienna, contraintes de fuir l’Autriche nazie et les réunit dans leur ancienne piscine 65 ans après leur exil. Ce film a été distingué par neuf prix de festivals de cinéma.
Yaron Zilberman coécrit, coproduit et réalise Le Quatuor, généralement bien accueilli par la critique de plus de trente pays, puis Incitation (2019).
« Le quatuor »

Arte diffusera le 7 juillet 2021 « Le quatuor » (Saiten des Lebens ; A Late Quartet) de Yaron Zilberman.

« L’un des membres d’un quatuor à cordes est atteint de la maladie de Parkinson. L’équilibre du groupe et la longue amitié qui le lie s’en trouvent menacés… Avec Christopher Walken et Philip Seymour Hoffman, un drame musical bien orchestré et profondément humain. »
« Lorsqu’on lui annonce qu’il est atteint de la maladie de Parkinson, le violoncelliste Peter Mitchell voit son monde s’effondrer, et le quatuor dont il est membre depuis de nombreuses années, vaciller. Ce diagnostic réveille en effet les ego et les rivalités longtemps étouffées au sein de l’ensemble à cordes. À l’approche du concert célébrant son vingt-cinquième et probablement ultime anniversaire, le groupe, lié par une amitié qui semblait inébranlable, menace de se désintégrer. Peter, malade, tente désespérément de réunir la formation musicale pour la représentation. »

« Caractères divergents, approches variées de la musique et visions du monde hétérogènes faisaient auparavant la richesse de ce quatuor à la renommée internationale, avant de devenir la source d’importants conflits ».

« Ce premier long métrage de l’Israélo-Américain Yaron Zilberman donne à voir, à travers les profondes remises en question professionnelles et personnelles de ses personnages, un large éventail des fragilités humaines, allant de l’orgueil aux pulsions sexuelles incontrôlées, en passant par la jalousie ».
« La bande originale, composée quasi exclusivement de musique classique – dont le « Quatuor à cordes n°14 » « en « ut » dièse mineur », op. 131 de Beethoven, que l’ensemble répète en vue du concert anniversaire – est signée Angelo Badalamenti, compositeur fétiche de David Lynch ».
« Son omniprésence accentue la puissance de ce drame admirablement interprété par un casting au diapason, réuni autour de Christopher Walken (Peter Mitchell), grave et intense, en parfaite maîtrise de son jeu. »

 

 

 

https://www.arte.tv/fr/videos/095666-000-A/le-quatuor/

« Incitation »

Incitement (Yamim Noraim ; Incitation) est un thriller israélien réalisé par Yaron Zilberman (2019), coécrit par le réalisateur Yair Hizmi et Ron Leshem, interprété par Yehuda Nahari Halevi, Amitay Yaish Ben Ousilio et Anat Ravnitzki.

Après le déclenchement de la première Intifada, est signée le 13 septembre 1993, à Washington (États-Unis), la Déclaration de principes des accords d’Oslo, dénommés aussi « guerre d’Oslo » en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, président du comité exécutif de l’organisation terroriste OLP (Organisation de libération de la Palestine) et de Bill Clinton, alors président des États-Unis. Étudiant en droit, Yigal Amir s’y oppose, et projette d’assassiner Yitzhak Rabin.
Le film est présenté, en avant-première dans la section Contemporary World Cinema au Festival international du film de Toronto 2019. Sa projection a été perturbée – projection arrêtée, spectateurs évacués, puis autorisés a rentrer dans la salle – par une menace reçue.
Prix Ophir 2019 du meilleur film, Incitement a été sélectionné, dans la catégorie du Meilleur long métrage international à la 92e cérémonie des Oscars.
« Le quatuor » de Yaron Zilberman
États-Unis, 2012
Scénario : Seth Grossman, Yaron Zilberman
Production : Opening Night Productions
Producteurs : Vanessa Coifman, David Faigenblum, Emanuel Michael, Tamar Sela, Mandy Tagger, Yaron Zilberman
Image : Frederick Elmes
Montage : Yuval Shar
Musique : Angelo Badalamenti
Avec Catherine Keener (Juliette Gelbart), Christopher Walken (Peter Mitchell), Philip Seymour Hoffman (Robert Gelbart), Mark Ivanir (Daniel Lerner), Imogen Poots (Alexandra Gelbart), Madhur Jaffrey (Dr. Nadir), Liraz Charhi (Pilar), Wallace Shawn (Guideon Rosen)
Sur Arte le 7 juillet 2021 à 20 h 55
Visuels : © Frederick Elmes/Senator Film

Les citations proviennent d’Arte.

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]