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Panier, viande, poulain, pommade… Bien des termes que nous utilisons aujourd’hui avaient jadis une tout autre signification. Pourquoi ne l’ont-ils pas gardée ?
Écrit par Michel Feltin-Palas
Avouez-le. Vous pestez régulièrement contre votre neveu lorsqu’il emploie un mot dans un sens « fautif ». « Conséquent », par exemple, au lieu d' »important ». Ou « trop » à la place de « très ». Alors un conseil : arrêtez de lui adresser des remarques dans ce domaine car si, par manque de chance (pour vous), il suit plus tard des études de linguistique, il vous expliquera que tout le monde fait pareil depuis la nuit des temps, vous compris. Et il aura raison.
Par exemple, il m’étonnerait que vous ne partiez pas faire le marché avec votre panier alors que, stricto sensu, celui-ci ne servait au départ qu’à transporter du pain… Le cas est loin d’être isolé. « Il arrive en effet souvent que nous ne connaissions qu’une seule des acceptions d’un mot que nos ancêtres utilisaient ou que nous utilisions ce mot avec sens différent », souligne le linguiste André Thibault en citant cet autre exemple : »Saoul voulait dire autrefois « rassasié, repu » (appliqué à quoi que ce soit, c’est-à-dire autant à de la nour­ri­ture qu’à une boisson quelconque ou à une boisson alcoolisée) ; à force de l’entendre surtout en référence à l’alcool, on a fini par interpréter ce mot comme signifiant uniquement « ivre » » .
C’est ainsi : au fil du temps, de nombreux termes changent de sens. Il suffit pour le constater de plonger dans un livre écrit voilà quelques siècles. Chez Molière, par exemple, tout à l’heure signifie « immédiatement » ; bailler veut dire « donner » et la fortune correspond au sort, propice ou funeste, comme le souligne le linguiste Jean Pruvost dans un ouvrage que j’ai déjà chroniqué et que je recommande vivement (1).
Les linguistes se sont efforcés de classer ces évolutions en plusieurs catégories.
· Les restrictions de sens. Comme saoul, bien des termes ont vu leur emploi se spécialiser. Viande, comme son nom l’indique, désignait originellement tous les aliments servant à entretenir la vie. Traire signifiait « tirer » de manière générale, avant qu’il ne finisse par désigner uniquement l’extraction du lait des animaux domestiques. Conformément au latin pullus (« jeune animal »)poulain s’employait pour les petits de tous les animaux, et pas seulement pour celui du cheval (poulet a d’ailleurs la même origine). Le verbe trépasser ne fait plus aujourd’hui référence qu’à la mort alors qu’il signifiait simplement « aller au-delà ». Quant à accident, il a longtemps eu le sens d' »événement », heureux ou malheureux, avant de n’être utilisé que dans les circonstances néfastes.
· Les extensions de sens. À l’exemple de panier, d’autres termes ont vu inversement leur emploi s’élargir. La pommade n’était au départ qu’une pulpe de pomme ; un épicier ne vendait que des épices ; on arrivait exclusivement sur une rive tandis qu’un boucher tuait uniquement les boucs…
· Les affaiblissements de sens. Certains mots n’ont pas vraiment changé de signification, mais ont perdu leur intensité initiale. À l’origine, un ravissement était un enlèvement au ciel. Charmer était l’équivalent de ensorceler (d’où l’expression jeter un charme). Être étonné signifiait que l’on semblait avoir été frappé d’un coup de tonnerre. Gâter avait la force de dévaster. L’inquiétude désignait une forte agitation ; le déplaisir, une profonde douleur ; l’ennui, un chagrin violent… Formidable signifiait « qui inspire la crainte » et terrible renvoyait à la terreur.
· Les mots qui ont acquis une connotation péjorative. L’expression art nègre en témoigne : originellement, cet adjectif n’avait pas une valeur péjorative. C’est à force d’être utilisé dans les discours racistes qu’il a fini par l’acquérir. C’est d’ailleurs aujourd’hui au tour du mot noir de subir le même sort, si bien que certains préfèrent recourir à la formule personne de couleur ou à l’anglicisme black.
· L’influence des langues étrangères. Précisément, une partie de notre lexique subit l’influence de l’anglais. Ainsi, réaliser est souvent utilisé pour « se rendre compte » alors qu’il signifie théoriquement « faire, élaborer ». Supporter prend la place de « soutenir » alors que ses sens premiers étaient « recevoir le poids », « endurer », « tolérer ».
· Les évolutions technologiques. Une invention donne souvent naissance à un nouveau mot, mais, parfois, on se contente de recycler un objet proche qui lui ressemble. La voiture était un mode de transport tiré par des chevaux ? Elle désigne aujourd’hui une automobile bénéficiant de la force d’un moteur.
· Les inversions de sens. De manière plus surprenante, quelques termes signifient aujourd’hui le contraire de ce qu’ils voulaient dire primitivement. Une personne énervée était celle qui avait subi une énervation et était donc dénuée de nerfs ? L’adjectif s’applique aujourd’hui à celle qui se trouve dans un état de nervosité inhabituel. Du temps où l’Espagne était occupée par les Arabes, les laquais étaient de hauts fonctionnaires. Ce n’est qu’à la suite de la Reconquista qu’ils ont été ravalés au rang de « valets d’armée », puis de « valets » tout court, et c’est ce sens qui s’est imposé en français, comme le souligne Henriette Walter (2). Autre exemple frappant avec rien – issu du latin rem, c’est-à-dire « chose ». À force d’être utilisé dans des formules négatives, pour renforcer ne, ce nom signifiant « chose » a fini par être senti comme un pronom signifiant « aucune chose » !
· Les erreurs. Terminons cette liste par la catégorie qui m’amuse le plus : les bévues. Celles-ci peuvent provenir d’une fausse étymologie, comme je l’ai déjà évoqué dans une lettre précédente. Souffreteux, par exemple, se rapportait à l’origine aux indigents, considérés comme des personnes en rupture avec la société, conformément à son origine latine suffringere, « rompre par le bas ». Mais sa ressemblance avec souffrir l’a conduit peu à peu à désigner un individu de santé fragile… Même attraction fatale pour rustre sur fruste alors que ces deux termes n’ont pourtant rien à voir. Frustum en latin, voulait dire « mis en morceaux » alors qu’un rustre est un homme grossier et brutal. Mais voilà : à l’oreille, les deux mots se ressemblent et fruste a fini par signifier « rude, inculte, lourdaud, primitif ».
Comme quoi, même les dictionnaires recèlent leur lot d’injustices…
(1) Jean Pruvost, Les secrets des mots, La librairie Vuibert

 

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Paru en italien en 2013, puis aux éditions Gallimard en avril 2014, La fête de l’insignifiance fait désormais l’objet d’une édition en tchèque. Anna Kareninová — traductrice éminente et reconnue — a la responsabilité de rendre les textes de Milan Kundera en tchèque. Elle signe également la postface de cette édition (dans une traduction opérée par Anna Kubišta). Les éditions Atlantis, qui ont publié ce livre en 2020, nous offrent ainsi un regard inédit, personnel et complexe sur le travail même de traduction.

ActuaLitté

Pour moi, la traduction se conjugue sans cesse au conditionnel : « Comment l’écrivain aurait-il écrit ceci s’il écrivait en tchèque ? » Quand Milan Kundera en est venu à l’idée que je pourrais traduire en tchèque ses romans écrits en français, le conditionnel a changé : « Comment l’écrivain aurait-il écrit ceci lorsqu’il écrivait en tchèque ? » Cet écrivain mondial, dont le tchèque et le français sonnent à l’unisson et dont nous découvrons la musique. Admettons que le traducteur joue sur son instrument une musique écrite pour un autre instrument et qu’il doit rester fidèle à cette musique — voilà que je me retrouvais avec la musique d’un compositeur qu’il avait écrite pour « un autre instrument » tout en jouant du mien d’une main de maître.

Et que je devais insuffler à mon instrument non seulement sa musique, mais aussi son jeu.

Le conditionnel s’en est trouvé changé, tout comme l’ont été les travaux préparatoires. Ma vision du sens et de l’éthique du rôle même du traducteur s’est formée au tournant du millénaire sous l’influence du poète Ezra Pound, de ses traductions et de ses réflexions sur la traduction. Sur ces questions, je considère également comme mon maître le poète Petr Kabeš ainsi que sa devise : « La précision est poésie. »

Traduire, trahir, trahir mieux

Milan Kundera lui-même et ses positions sur le traitement des œuvres littéraires ont également représenté un soutien solide auquel je me réfère. Pour moi, son essai Une phrase (L’ombre castratrice de saint Garta, dans Les Testaments trahis, Gallimard, 1993) fait école en matière de traduction. Milan Kundera y cite un extrait de la lettre de Stravinski au chef d’orchestre Ansermet : « Mais, vous n’êtes pas chez vous, mon cher, je ne vous avais jamais dit : Tenez, vous avez ma partition et vous en ferez ce que bon vous plaira. » (Extrait de l’essai Là, vous n’êtes pas chez vous, mon cher, dans Les Testaments trahis, Gallimard, 1993.)

On ne peut dire mieux. Et quand Milan Kundera écrit dans L’art de la fidélité : « On dit : la traduction est comme une femme, ou bien fidèle ou bien belle. L’adage le plus crétin que je connaisse. Car la traduction est belle si elle est fidèle », c’est un soulagement : enfin, quelqu’un l’a dit !

Afin de ne pas faire « comme chez moi », les travaux préparatoires visant à être précise et fidèle se sont cette fois concentrés non sur la lecture de sources secondaires, la perception et la reconstitution de la musique originelle comme dans le cas des traductions des romans de Céline ou des Cantos de Pound, mais avant tout sur l’analyse minutieuse des livres tchèques de Milan Kundera du point de vue de la langue, du vocabulaire, de la syntaxe. Et ensuite sur celle de leurs traductions françaises autorisées par l’écrivain.

Je savais que certes, j’allais lui donner une apparence tchèque à partir de sa langue française, mais que, dans le même temps, il fallait que son tchèque soit ma source. Grâce à la maison d’édition Atlantis et à ses versions électroniques des livres de Milan Kundera, j’ai eu la possibilité de chercher de façon détaillée l’emploi des mots et des expressions, voire même de conjonctions a priori insignifiantes ou d’adverbes courants. Cela m’a été d’une aide inestimable.

Milan Kundera

Rapport à la langue et à l’autre

Pendant mon travail sur la traduction, j’ai également découvert une chose que je n’avais pas remarquée auparavant en tant que lectrice et qui m’avait sans doute échappée en analysant les textes : en réalité, Milan Kundera écrivait en français bien avant de partir pour la France, il écrivait déjà en français dans ses romans tchèques, son écriture tchèque pense avec la précision syntaxique du français.

Je me suis retrouvée dans cette situation à chaque fois que j’ai eu recours à la méthode typique d’une traduction franco-tchèque : je voulais éviter ce que l’on considère comme étant « une conformité maladroite au français », je voulais lisser la phrase… et j’ai réalisé que le résultat n’était ni précis, ni fidèle, mais simplement muet.

À chaque fois, j’ai retrouvé dans les livres tchèques de Milan Kundera une de ces tournures « maladroitement conformes au français », mais dont le sens était éclatant. À titre d’exemple, référons-nous à ce que reprochait jadis l’article « Se traduire soi-même » à la version tchèque de l’essai, Là, vous n’êtes pas chez vous, mon cher : « Au hasard, quelques exemples : des constructions clivées telles que “Ce qui m’intéresse, c’est le romancier”, ou “Ce qui caractérise les biographies des gens célèbres, c’est qu’ils voulaient être célébrés” sont laborieuses et surtout inutiles, car la langue tchèque permet de trouver une solution élégante à ce genre de situation grâce à l’ordre des mots : Le romancier est ce qui m’intéresse. Les biographies des gens célèbres se caractérisent par le fait qu’ils voulaient être célèbres. »

Seulement, l’ordre « élégant » des mots parle manifestement une autre langue que celle de l’écrivain, l’urgence s’en trouve éclipsée. Ce qui importe à Milan Kundera, c’est la précision du sens, la fidélité à la pensée — voilà pourquoi il a utilisé avec virtuosité des constructions clivées depuis le début, bien avant que l’on puisse lui reprocher l’aspect « laborieux » de sa traduction. C’est étonnant : l’auteur a droit à sa langue originale, mais dès qu’il traduit sa langue originale avec une autre qui lui est propre, on exige de lui un objet linguistique élégant, lisse et sans originalité.

En tant que traductrice, je m’expose à être une cible encore plus aisée que l’écrivain. Je le dis ici : la traduction de La fête de l’insignifiance a généré dix versions que je n’ai cessé de retravailler en prenant justement en considération les livres tchèques de Milan Kundera, afin de me rapprocher au plus près de l’originalité de sa langue, de m’éloigner le plus possible d’une traduction lisse. Milan Kundera a reçu ma traduction en janvier 2020.

Grâce à son épouse Věra, j’ai eu la possibilité rare d’affiner la traduction à la faveur de deux mois de correspondance quotidienne. Cette proximité que j’ai vécue entre Paris et Prague restera dans mon cœur, mes pensées et mes futures traductions. Si le traducteur est un passeur entre la maison de l’écrivain et la sienne, alors ce fut là un voyage au cours duquel il a transporté l’écrivain de chez lui à chez lui. Ainsi, le passeur a-t-il peut-être, au moins en partie, rendu la joie du paysage qu’il a parcouru.

À Prague, le 9 mars 2020

En partenariat avec le Centre tchèque de Paris et Czechlit – Centre littéraire tchèque.

[Photos : CC BY SA 2.0 ; dessin de Milan Kundera – source : http://www.actualitte.com]

O lingüista Xosé Antonio Pena Romay publica unha nova entrega da sección de fraseoloxía « Verbas sisudas non queren testemuñas ».

Entroido de Viana do Bolo

Entroido de Viana do Bolo

 

Por Xosé Antonio Pena Romay

Para manifestar que non todo o que parece ser dun determinado xeito é en realidade dese xeito, dando polo tanto a entender que o aspecto ou visión externa de persoas e cousas pode provocar que formemos unha opinión equivocada acerca delas, en castelán é moi habitual botar man da secuencia expresiva las apariencias engañan.

Vexamos expresións galegas que veñen a incidir no mesmo contido.

Las apariencias engañan

{= Expresión con que se dá a entender que non todo o que parece ser dun determinado xeito é en realidade dese xeito.}

As aparencias enganan

O parecer non é ser

As aparencias menten

O parecer non é querer nin é ser

Ex.: El profesor insiste en que no nos dejemos guiar solo por lo que vemos, que las apariencias engañan y muchos de esos malotes lo que tienen en realidad es un problema de inseguridad y autoestima… aunque yo no lo tengo tan claro como él.

O profesor insiste en que non nos deixemos guiar só polo que vemos, que as aparencias enganan  que o parecer non é ser  que as aparencias menten  que o parecer non é querer nin é ser e moitos deses malandros o que en realidade teñen é un problema de inseguridade e autoestima… inda que eu non o teño tan claro coma el.

 

● Tamén, en contextos en que se dá conta de alguén ou algo, ou se advirte de alguén ou algo, que baixo unha aparencia inocua, ou mesmo benigna, pode ser falso ou perigoso:

Ás veces o demo ten cara de coello

Ex.: —¡Con lo agradable y simpático que se hacía para todos, cualquiera diría que era un puto maltratador! —Sí, amigo mío, pero las apariencias engañan.

—¡Co xeitoso e simpático que se facía para todos, calquera diría que era un puto maltratador! —Si, meu home, pero as aparencias enganan  pero o parecer non é ser  pero as aparencias menten  pero o parecer non é querer nin é ser  pero ás veces o demo ten cara de coello.

Ex.: —Es la mejor inversión que puedes hacer, y, por lo que me han asegurado, sin riesgo alguno. —No te fíes, chico, que muchas veces las apariencias engañan.

—É o mellor investimento que podes facer, e, polo que me aseguraron, sen risco ningún. —Non te fíes, meu rei, que moitas veces as aparencias enganan  que moitas veces o parecer non é ser  que moitas veces as aparencias menten  que moitas veces o parecer non é querer nin é ser  que ás veces o demo ten cara de coello.

● E inda tamén, nunha liña semellante e só nalgún ca outro contexto, dando sobre todo a entender que non se deben facer xeneralizacións ou extrapolacións xerais a partir de certos detalles:

Non todos os que asubían son arrieiros nin todos os que montan son cabaleiros && Non todos os que asubían son castradores && Non todo o que pon chistera é persoa principal && [E MAIS TAMÉN, NALGÚN CA OUTRO CONTEXTO]: Un burro cargado de libros non é doutor

● E inda, igualmente en contextos e tamén nesta mesma liña, asociada a ámbitos de uso populares e familiares:

Non son homes todos os que mexan contra a parede

NOTAS:

1. Nótese que hai contextos nos que varias destas expresións poderían confluír coas que veremos na vindeira entrega, que son as equivalentes á castelá no es oro todo lo que reluce.

2. As expresións galegas están tiradas das seguintes fontes:

– Recolleita propia da oralidade galega.

– Recolleita propia documental (artigos de prensa, artigos ou comentarios na Rede, obras escritas, folletos publicitarios, etc.).

– Ferro Ruibal, Xesús: Refraneiro Galego Básico. Biblioteca da Cultura Galega. Ed. Galaxia, Vigo, 1995.

– Ferro Ruibal, Xesús & Veiga Novoa, Cristina: “Paremias selectas. Un manuscrito bonaerense (1956) de Vicente Llópiz Méndez”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 8, 2006, páxs. 265-315. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Groba Bouza, Fernando: “Nas uñas, nas mans ou nos pés has saír a quen es”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 16, 2014, páxs. 357-437. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Losada Álvarez, Ramón & Fernández Pampín, Vanesa: “Falares de Boqueixón”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 19, 2017, páxs. 151-213. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Vázquez Saco, Francisco: Refraneiro galego e outros materiais de tradición oral. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 5, 2003. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

 

[Imaxe: Europa Press.- fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]

une chose qui s’est produite deux fois se produira une troisième ; les bonnes nouvelles s’enchaînent ; les malheurs se répètent

Origine et définition

Voilà un proverbe bien étrange dont l’origine reste mystérieuse.
En effet, qu’est-ce qui a pu justifier le fait qu’un jour, quelqu’un ait décidé que tout évènement se produisant deux fois, se produirait aussi et automatiquement une troisième ?
Ou, autrement dit, que cet évènement se produirait une ou trois fois, mais pas seulement deux.
Le maintien de l’usage de ce proverbe est d’autant plus bizarre qu’on peut vérifier quasiment tous les jours qu’il n’est pas vrai : ce n’est parce que vous avez éternué deux fois qu’il y aura une troisième fois, ou bien parce que vous avez bu deux cafés dans la journée que vous allez en boire un troisième.
Au XIIIe siècle, on utilisait « tierce fois, c’est droit » pour signifier, entre autres, qu’une action ne pouvait être correctement réussie que si elle était exécutée trois fois, ce qui impose qu’après la deuxième fois, il y en avait nécessairement une troisième pour arriver à ses fins.
On disait aussi « de deux en trois » qui était un équivalent de notre « en moins de deux » d’aujourd’hui.
Mais tout cela ne nous explique pas cette affirmation très souvent contredite dans la réalité.
À moins, comme l’imaginent certains mais sans apporter de réelle preuve, qu’il s’agisse à l’origine d’une partie de règle d’un jeu autrefois populaire et qui serait tombé dans l’oubli. D’abord une expression utilisée au cours du jeu, elle se serait transformée en proverbe lorsqu’utilisée hors de son contexte initial.
Le sens du proverbe s’est ensuite étendu pour indiquer que des bonnes ou des mauvaises nouvelles n’arrivent en général pas seules.

Compléments

Il ne faut non plus oublier que c’est en 1948 que Peugeot, qui avait déjà compris qu’il ne fallait jamais dire jamais, a sorti la 203 ().

Exemples

Et comme on dit, [jamais deux sans trois].
[Jamais deux sans trois] ! « Le Vendée Globe est bien plus qu’une course », avoue le skipper d’Edmond de Rothschild « c’est un morceau de vie… une course à la fois intense, engagée et magique qui mérite de nombreux sacrifices. ». Comme les humains disent : « [jamais deux sans trois] » ; donc si « [jamais deux sans trois] », chérie, Tu seras la troisième d’une lignée de femmes qui ont élevé une famille heureuse ici…
Sergent, [jamais deux sans trois].

Comment dit-on ailleurs ?

Langue

Expression équivalente

Traduction littérale

Allemand aller guten Dinge sind drei toutes les bonnes choses sont trois
Allemand alle gute Dinge sind drei toutes les bonnes choses vont par trois
Anglais (USA) it never rains, but pours il ne pleut jamais, mais il pleut à verse
Anglais it’s a hat-trick c’est un tour de chapeau
Anglais misery loves company la misère aime la compagnie
Anglais never twice without thrice jamais deux fois sans trois
Anglais

things always happen / come in threes

les choses se produisent / arrivent toujours par trois

Anglais

things are never so bad that they can’t get worse

les choses ne sont jamais tellement mauvaises qu’elle ne pourront pas s’empirer

Anglais third time lucky troisième fois chanceuse
Arabe filiâdah ifadah la répétition est bénéfique
Chinois 第三次 troisième fois
Espagnol (Argentine) sobre llovido, mojado

non seulement il pleut qu’en plus on est mouillé !

Espagnol (Espagne) Llueve sobre mojado Il pleut sur ce qui est déjà mouillé
Espagnol (Espagne) no hay dos sin tres il n’y a pas deux sans trois
Estonien kolm on kohtu seadus trois est la loi du tribunal
Gallois ni ddaw helynt ei hunan les problèmes ne viennent pas seuls
Hongrois a baj nem jár egyedül le malheur vient rarement seul
Hébreu שתים לא באים בלי שלוש (chtayim lo vaim bli chaloch)

deux d’entre eux ne viennent pas sans trois

Italien mai due senza tre jamais deux sans trois
Italien non c’è due senza tre il n’y a pas de deux sans trois
Japonais 二度あることは三度ある (nidoarukotoha sandoaru)

ce qui est arrivé deux fois arrivera la troisième fois

Latin

nulla calamitas sola ; fortuna obesse nulli contenta est semel. Ou : aliud ex alio malum

un accident/malheur n’arrive jamais seul Ou : Un accident provient de l’accident précédent

Néerlandais (Belgique) derde keer goede keer troisième fois meilleur fois
Néerlandais

een ongeluk komt nooit/zelden alleen

un malheur ne vient jamais seul
Néerlandais (Belgique) driemaal is scheepsrecht trois fois devient droit maritime
Néerlandais

alle goede dingen bestaan in drieën

toutes bonnes choses consiste en trois
Néerlandais driemaal is scheepsrecht trois fois est droit maritime
Néerlandais de derde streng houdt de kabel la troisième tresse tien le cable
Néerlandais (Belgique) geen twee zonder drie pas deux sans trois
Portugais (Brésil) desgraça pouca é bobagem

peu de catastrophe, c’est de la bêtise

Portugais (Portugal) não há dois sem três jamais deux sans trois
Portugais (Brésil) Não há uma sem duas, nem duas sem três. Il n’y a pas une sans deux ni deux sans trois
Roumain un necaz nu vine niciodata singur un malheur jamais ne vient pas tout seul
Russe бог троицу любит dieu aime trinité
Serbe nikad dva bez tri jamais deux sans trois
Wallon (Belgique) i n’ tome mâie in pire tot seule

il ne tombe jamais une pierre toute seule

Wallon (Belgique) on mâ n’ n’ amône in aute un mal en amène un autre
Wallon (Belgique) on mâlheûr ni vint mâie tot seu

un malheur ne vient jamais tout seul

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[Source : www.expressio.fr]

partir sans dire au revoir ; partir sans se faire remarquer ; se retirer discrètement ; filer rapidement ; s’échapper ; fuir discrètement ; filer en douce

Origine et définition

L’origine de cette expression n’est pas certaine.
Il peut s’agir d’une vengeance relativement récente vis-à-vis du peuple d’Outre-Manche qui utilise l’expression « to take French leave » (filer à la française) pour signifier la même chose.
Il peut aussi s’agir d’une déformation orale du mot anguille.
Parmi d’autres explications, au XVIe siècle, un créancier était appelé un Anglais, et on imagine bien le débiteur filer à l’anglaise lorsque son créancier « préféré » était dans les parages.

Exemples

Désolé, vous deux, j’aurais pas dû [filer à l’anglaise].
[Nous filons à l’anglaise].
Donc, veuillez m’excuser, je ferais mieux de [filer à l’anglaise] pour commencer à rechercher intensément mon prochain sujet.
Elle va [filer à l’anglaise] en leur absence ?
Le mieux, c’est d’attendre le soir et de [filer à l’anglaise].

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand abhauen, verduften filer, s’éclipser
Allemand sich französisch empfehlen se recommander français
Allemand französischen Abschied nehmen prendre congé à la française
Anglais (USA) to take Dutch leave prendre congé à la Hollandaise
Anglais to take a French leave prendre un congé à la française
Anglais (USA) take French leave prendre un depart français
Catalan tocar el dos toucher le dos
Catalan acomiadar-se a la francesa s’en aller à la française
Espagnol (Espagne) despedirse a la francesa filer à la française
Espagnol (Espagne) tomar las de Villadiego fuir
Espagnol (Espagne) poner pies en polvorosa fuir
Grec την κάνω με μικρά πηδηματάκια filer à petits bonds
Grec τη στρίβω αλα γαλλικά tourner à la française
Hongrois angolosan távozik sortir à l’anglaise
Hébreu

הסתלק כגנב בלילה (histalek ké ganav balayla)

il est parti comme un voleur dans la nuit

Hébreu עזב בלי לקבל רשות laissé sans permission
Italien andarsene all’inglese s’en aller à l’anglaise
Italien svignarsela se défiler
Néerlandais zijn snor drukken presser sa moustache
Néerlandais er tussenuit glippen

partir en douce, sans se faire remarquer (et sans saluer)

Néerlandais

vertrekken als een dief in de nacht

partir de nuit comme un voleur
Néerlandais er stiekem tussenuit knijpen s’en aller vite et sournoisement
Néerlandais met de noorderzon vertekken partir avec le soleil du Nord
Polonais wyjść po angielsku sortir à l’anglaise
Portugais (Brésil) sair à francesa filer à la française
Portugais (Brésil) sair de fininho sortir sans faire bruit
Portugais (Portugal) sair à francesa sortir en français
Portugais (Portugal) sair de fininho sortir en douceur
Roumain a o şterge englezeşte filer à l’anglaise
Russe уйти по-английски s’en aller à l’anglaise
Wallon (Belgique) pârti sins tabeur ni trompette partir sans tambour ni trompette
Wallon (Belgique) pèté â dial s’en aller au diable

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[Source : www.expressio.fr]

Con motivo de la celebración en Barcelona del Mobile World Congress (MWC) se ofrecen a continuación algunas claves para una buena redacción de las informaciones relacionadas con ese sector.

1. Teléfono y reloj inteligente

Teléfono inteligente y reloj inteligente son, respectivamente, alternativas adecuadas en español a las voces inglesas smartphone y smartwach.

2. Flagship equivale a buque insignia

Según los principales diccionarios, flagship puede traducirse en español por buque insignia. Esta última voz se aplicaba originalmente al buque que comandaba una escuadra y está asentada en español para aludir, de modo figurado, a un elemento muy representativo y distintivo de una serie de personas, objetos, etc. Así, del mismo modo que se habla de equipo, edificio tienda insignia, puede emplearse para aludir a los modelos más destacados de teléfonos que las empresas suelen presentar en esta clase de eventos.

3. Tecnología táctil

Tecnología táctil es un equivalente adecuado en español a tecnología touch para referirse a los aparatos electrónicos que se manejan con el contacto directo de los dedos sobre la pantalla, sin necesidad de un teclado.

4. Cámara selfi, mejor que cámara selfie

La grafía selfi, plural selfis, es la adaptación de la forma inglesa selfie que recoge el diccionario académico. Es un término empleado para referirse a las fotografías que uno toma de sí mismo, solo o en compañía de otros, y, por extensión, a las cámaras frontales de los dispositivos con los que se hacen estas fotografías.

5. Empresa emergente, mejor que start-up

Con el anglicismo start-up se conoce en el mundo de los negocios y la innovación a aquellas sociedades que, pese a su juventud y falta de recursos, consiguen obtener buenos resultados en el mercado y pasan a ser impulsadas por otros inversores o absorbidas por empresas ya consolidadas. Se recomienda emplear la traducción empresa emergente.

6. Tecnología ponible, mejor que wearable technology

Es preferible la traducción tecnología ponible a la denominación inglesa wearable technology y a la fórmula mixta tecnología wearable. Para aludir en general al conjunto de estos dispositivos se empieza a usar, y es adecuado, el término ponibles: «Es probable que las compañías introduzcan innovaciones en los ponibles».

7. El internet de las cosas y el internet de los datos

Las expresiones internet de las cosas, que se emplea para referirse a la conexión digital de objetos cotidianos con internet, e internet de los datos son denominaciones comunes que no necesitan comillas ni cursiva y que se escriben con minúscula inicial en cosas y datos. Respecto al sustantivo internet, la Academia admite tanto la mayúscula como la minúscula; además, puede emplearse en masculino y en femenino. La sigla IdC es una alternativa adecuada en español a IoT, con la que frecuentemente se abrevia la denominación internet de las cosas.

8. 5G 3D, mejor sin guion

La forma 5G, que se usa para aludir a la quinta generación de tecnología móvil, se escribe preferiblemente sin guion entre la cifra y la letra. Esta recomendación también se aplica a otras siglas como 3D, por ejemplo, en comunicación 3D.

9. Pantalla, mejor que display

La voz inglesa display puede sustituirse en español por pantalla (de visualización) o visualizador.

10. Píxel pixel, ambas válidas

Tanto píxel (llana) como pixel (aguda) son válidas para aludir al elemento mínimo de ciertos tipos de imágenes. La primera es habitual en España y la segunda es la mayoritaria en muchos países de América. El plural se forma añadiendo -es, es decir, píxeles y pixeles. Los de megapíxel y megapixel (escritos en una sola palabra) son megapíxeles y megapixeles.

11. Teléfono básico, mejor que feature phone

Las expresiones teléfono básico/común terminal sin conexión son alternativas en español a feature phone. Coloquialmente, también se utiliza con este sentido teléfono tonto, traducción de la variante informal inglesa dumb phone.

12. Light, en cursiva

La ausencia de algunas empresas grandes en el congreso hace que los medios empleen con frecuencia la voz inglesa light como calificativo de esta edición. Esta palabra está recogida en letra cursiva en el diccionario académico, por lo que adecuado es escribirla con este tipo de letra o, si no fuera posible, entrecomillada. Además, el Diccionario panhispánico de dudas ofrece algunas alternativas como livianoligero o descafeinado, que pueden ser más o menos adecuadas en función del contexto y del distinto matiz que se quiera comunicar.

 

[Foto: archivo Efe/Andreu Dalmau – fuente: http://www.fundeu.es]

El lenguaje del amor y del desamor se expresa con esa manera de hacer que exista lo que no se nombra

Una pareja en una playa de Barcelona, el pasado domingo 20 de junio.

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Hay que afrontar a veces el brete de explicarle a la pareja que la relación se va a terminar porque el amor ha cambiado de destino. En esos casos, y de un tiempo a esta parte, se usa una oración que no dice nada pero que lo expresa todo: “He conocido a alguien”.

Ese truco de decir la mitad de lo que en realidad se manifiesta viene de lejos, y tiene que ver con las implicaturas, las presuposiciones, las insinuaciones, los sobrentendidos…

El lenguaje del amor y del desamor está lleno de trucos consistentes en expresar mensajes completos de una manera incompleta. Lo mismo pasa con el sexo, asunto que no desmenuzaremos aquí porque en vez de una columna haría falta un Partenón.

En el lado del amor, alguien puede decir: “¿Quieres subir a mi casa a tomar una copa?”. Generalmente, esa pregunta entraña una implicatura (o sea, una información que se transmite sin explicitarla). Otro tanto ocurre con expresiones como “Edelmira y Pancracio están juntos”, lo cual se entiende por lo común como una forma de decir que no es que se hallen juntos en algún sitio cuando se pronuncian las palabras, sino que están juntos todo el día o al menos toda la noche. En una fase anterior de su relación quizás se habrá comentado de ellos que “salen juntos”, de lo cual se deduciría que no sólo salen sino que también entran. O sea, que mantienen una “relación sentimental”, locución asimismo imprecisa porque, en teoría, se puede aplicar incluso a la que une a nietos y abuelos, por ejemplo.

La palabra “juntos” (salen juntos, están juntos) agranda en estos casos su sentido porque se hace evocadora y engañosa. Abarca una simple yuxtaposición paralela: dos personas que caminan una al lado de la otra pero sin tocarse, como las vías del tren. Y a la vez la mayor unión posible, la de co-ire (de donde sale “coito”, por cierto; o sea, los que van –y llegan– juntos).

En el lado del desamor, los eufemismos y los sobrentendidos funcionan de la misma manera. Por ejemplo, cuando alguien pronuncia “tenemos que hablar”. El otro podría responder: “Si ya hablamos todos los días…”. Pero “tenemos que hablar” dice una parte (han de hablar) y omite otra: el tema; que se deduce.

Quizás en esa conversación alguien diga “démonos un tiempo”. Y ahí entrará también la gran capacidad del lenguaje para decir sin decir. ¿Un tiempo de cuánto tiempo? Porque ¿cuántos días deben pasar para que expresiones como “no fumo” o “dejé de beber alcohol” se conviertan en verdad? (Pinker, 2007: 277). “No fumo” y “no bebo” pueden ser afirmaciones verdaderas incluso si hace dos minutos que consumimos el último cigarro y la última copa. En cambio, “démonos un tiempo” puede abarcar un tiempo de años y años. Ay, cómo explotamos a veces la imprecisión de algunas palabras.

Y aún alcanza un grado mayor en esta escalada de formas eufemísticas la expresión “necesito mi espacio”. Claro, el espacio lo estamos compartiendo y lo tengo dividido, así que “mi” espacio lo estás ocupando “tú”. Y yo necesito el mío, donde se incluye ese trozo en el que te hallas.

El lenguaje del amor y el desamor se expresa así en muchas parejas, con esa manera de hacer que exista lo que no se nombra. No se acaba de decir todo del todo, ni al empezar ni al terminar una relación; pero aun no diciendo todo, lo que no se pronuncia sí existe. Existe y se comunica, a pesar de no decirse.

 

[Foto: EMILIO MORENATTI / AP – fuente: http://www.elpais.com]

Dans un essai grinçant, la linguiste Françoise Nore examine le « politiquement correct » et explique comment il débouche sur des formes de « police de la pensée ».

Écrit par Aline Cordier Simonneau

L’objectif du politiquement correct est de faire disparaître « des termes considérés comme offensants ou dévalorisants », pour leur substituer d’autres mots plus flatteurs. Différentes techniques sont utilisées :

  • remplacer un mot par un autre (« désinformation » pour « mensonge ») ;
  • utiliser un euphémisme (« conflit armé » au lieu de « guerre ») ;
  • produire une périphrase (« agent de sécurité » pour « vigile ») ;
  • utiliser des mots étrangers (« addiction » au lieu d’« accoutumance ») ;
  • substituer à des termes ordinaires des mots qui sont leur contraire (« plan social » pour « licenciement »)…

En cherchant à atténuer et adoucir la réalité, cette manière artificielle de parler conduit à faire un mauvais usage des mots au quotidien, voire à imposer une idéologie. Dans son dernier ouvrage Appelons un chat, un chat !, grinçant à souhait, la linguiste Françoise Nore revient sur les origines du politiquement correct, ses différentes constructions et son omniprésence dans la langue française. En s’interdisant de nommer les réalités telles qu’elles sont, la « police du langage » laisse alors place à la « police de la pensée ».

Dans cet entretien, Françoise Nore revient sur son approche et sur la mise en garde que la linguistique et la lexicologie peuvent adresser contre un tel usage de la langue.

Appelons un chat, un chat ! Françoise Nore 2021 Éditions de l’Opportun 282 pages

Nonfiction : Qu’est-ce que la linguistique et quel est le rôle du linguiste aujourd’hui ?

Françoise Nore : La linguistique est une discipline, c’est la science du langage. Elle étudie tous les aspects des langues en général ou d’une langue en particulier. La linguistique est découpée en plusieurs sous-branches : histoire des langues, lexicologie, grammaire, sociolinguistique…

Le lexicologue est spécialisé en lexicologie. L’étude d’un phénomène comme le langage politiquement correct relève donc de son domaine d’étude. Pour autant, il est difficile d’étudier ce phénomène sans avoir une opinion personnelle à son sujet : on est pour ou contre.

Comment fonctionne le politiquement correct ?

Le politiquement correct est une manière de s’exprimer qui supprime des mots considérés comme dévalorisants pour les remplacer par d’autres mots ou expressions jugés plus positifs ou flatteurs. C’est une forme d’hypocrisie. En quoi le fait d’appeler une « cantine » un « restaurant d’entreprise » améliore-t-il la situation des gens qui y déjeunent ou la qualité de ce qui y est servi ?

Le politiquement correct peut également renforcer des termes pour leur donner plus de poids. Peut-être est-ce la peur de ne pas tenir des propos assez percutants ? On utilise souvent un adjectif pour renforcer le nom, par exemple une « malheureuse victime ». Cela peut aussi créer des pléonasmes dont on ne se rend parfois même plus compte, par exemple « tri sélectif ».

Le politiquement correct semble envahir notre quotidien, à tel point qu’on ne s’en rend parfois pas toujours compte. Que peut-on faire au niveau individuel pour y échapper ?

Certaines expressions « politiquement correctes » s’imposent dans le langage. Il est difficile, voire impossible de revenir en arrière. On peut lutter en employant les anciennes expressions qui ne sont pas encore jugées trop insultantes, par exemple continuer à dire « vendeur » au lieu de dire « conseiller clientèle ». Pourquoi l’instituteur est-il désormais appelé « professeur des écoles » ? Il n’y avait rien de dégradant dans l’emploi du terme « instituteur ».

En s’attardant sur certaines expressions comme « phase terminale », « nettoyage ethnique », « frappe chirurgicale », il apparaît que certaines de ces expressions « politiquement correctes » sont en fait assez violentes.

L’un des grands défauts du politiquement correct est de vouloir masquer des réalités qu’il juge dégradantes, choquantes, traumatisantes… en utilisant en réalité des expressions encore plus fortes et choquantes. Le politiquement correct « appuie » sur la réalité alors qu’il voudrait masquer, atténuer, adoucir…

Pensons aux expressions utilisées dans le monde du travail : « plan social », « plan de sauvegarde de l’emploi »… Ces expressions disent le contraire de la réalité.

Dans votre ouvrage, vous conseillez souvent de réemployer les « mots d’avant ». Pourquoi ?

Parce que certains mots anciens étaient plus simples, plus clairs, sans fioritures. Je suis pour une façon de parler simple et claire, accessible au plus grand nombre. Le « politiquement correct » encourage l’entre-soi et l’usage de codes lexicaux. Les gens finissent par ne plus se comprendre. Le « politiquement correct » masque la réalité et complique les choses.

 

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

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Escrito por Mariángeles García          

Hablar ya no es solo una capacidad humana. También lo hacen las máquinas y cada vez mejor. En este nuevo espectro que se abre ante la inteligencia artificial, enseñar a hablar a una máquina no puede recaer solo en los programadores e ingenieros. Que las máquinas hablen y sean capaces de entendernos es gracias, entre otras cosas, a los lingüistas computacionales

Leticia Martín-Fuentes trabaja como lingüista computacional de Adecco para Google y da clases en línea de introducción a la programación. Es una de las personas que enseña a entender y a hablar a las máquinas como un humano. En eso consiste el procesamiento de lenguaje natural (PLN). Y lo hace en español.

Lingüística computacional: el español que hablarán las máquinas

«Si hablamos de PLN en IA, siempre hay dos vertientes: el natural language generation (NLG) o producción de lenguaje natural, y el natural language understanding (NLU) o comprensión del lenguaje natural. Para los humanos parece parte de lo mismo: hablar, porque pasamos de una a otra tarea en cuestión de milisegundos. Pero constantemente estamos mandando y recibiendo mensajes, que son tareas muy distintas».

Para tratar de lograr que esos mensajes sean entendidos por la mayor parte de los hablantes cuando hablan las máquinas, los lingüistas computacionales utilizan el lenguaje normativo. Dentro de esa norma, explica Martín-Fuentes, se busca que los mensajes sean naturales, que huyan de expresiones esquemáticas como «Salida programada para el vuelo: 17.00» y usen otras más fluidas como «El vuelo saldrá a las cinco de la tarde». El objetivo es que una máquina no diga nada que no diría un humano. De ahí que se busque un español lo más neutro y sujeto a las reglas posible.

Sin embargo, afirma, también se busca que esos sistemas de inteligencia artificial sean capaces de entender a la mayor cantidad posible de hablantes, por lo que deben entrenar a ese NLU con ejemplos tanto normativos como no normativos. «Los asistentes están pensados para acompañarte en el día a día, así que están presentes en todo tipo de ámbitos. Así, tenemos que tener en cuenta rasgos de la lengua informal como leísmos, laísmos, anacolutos, redundancias… ¡incluso el lenguaje keyword! [usar frases del estilo: “activación subtítulos español”]». Es decir, transmitimos nuestros propios sesgos lingüísticos a las máquinas para que sean capaces de entendernos hablemos como hablemos.

Cuenta Leticia Martín-Fuentes que lo más difícil de enseñar a hablar a una máquina son las ambigüedades. El ejemplo más divertido lo aportó el escritor Juan José Millás en un programa de la Cadena SER cuando contaba que Siri le llamaba Mañana porque la IA había entendido que lo que le pedía no era que hiciera una llamada telefónica (un intent –lo que el usuario quiere que haga la máquina– que seguramente no debía existir en su programación), sino que lo que le estaba solicitando es que cambiara la forma en que debía dirigirse a él.

«Los problemas más grandes provienen de que la máquina no sabe lo que es hablar, porque los humanos tampoco sabemos absolutamente todo lo que ocurre en el acto de habla. Pero la buena noticia es que, gracias a este desarrollo en la industria y en la investigación, cada vez estamos más cerca de ello».

IA, TIENES EXAMEN DE LENGUA

Santiago Muñoz Machado, actual director de la RAE, abogaba en una entrevista publicada conjuntamente en Archiletras y en Telos por que la inteligencia artificial hable «un español correcto, adecuado a las normas, que no lo diversifiquen ni lo fragmenten». En este sentido, la Academia ha impulsado junto con grandes empresas tecnológicas como Telefónica, Facebook, Microsoft, Google, Twitter y Amazon el proyecto LEIA (Lengua Española e Inteligencia Artificial). Con él, esas empresas se comprometen a velar por el buen uso del idioma siguiendo los criterios aprobados por la RAE y a que el español esté disponible como lengua de uso de sus productos y servicios.

Pero Martín-Fuentes no comparte con el director de la RAE ese miedo a la diversificación ni a quienes pronostican un empobrecimiento lingüístico. «A mí, en realidad, me da más miedo que con los asistentes virtuales la lengua tienda a la unidad y la homogeneidad, ya que las máquinas no poseen (de momento) la creatividad lingüística que tenemos los humanos, que nos lleva a crear nuevas palabras cada día». Basta pensar, dice, en los SMS y en cómo nos llevábamos las manos a la cabeza con la forma y el estilo en el que se escribían. «El legado que nos han dejado es un puñado de acortamientos y abreviaturas nuevas, así que, si hacemos balance, más bien hemos ganado algo».

El peligro real, sin embargo, podría estar en la falta de contenidos tecnológicos y científicos creados en español. Según el estudio El español, una lengua viva, de Daniel Fernández Vítores, profesor de la Universidad de Alcalá de Henares, realizado en 2018 para el Instituto Cervantes, el español es la segunda lengua más utilizada en redes sociales, pero ocupa el noveno lugar en las entradas de Wikipedia, por debajo de otras lenguas como el inglés, el alemán, el ruso o incluso el sueco.

Y eso, para expertos y periodistas como Arsenio Escolar, director de Archiletras, supone una amenaza para el futuro de nuestro idioma. «Hay un déficit de contenidos científicos, desde la medicina a la neurociencia, donde nos superan lenguas que en hablantes totales son muy inferiores, como, por ejemplo, el ruso o el alemán», afirmaba en un artículo de El Cultural. «Hay que intentar convencer a los científicos de que publiquen también en su lengua materna. Ese es el reto, y a ver si somos capaces de afrontarlo».

Lingüística computacional: el español que hablarán las máquinas

En ese sentido también se pronunció Muñoz Machado en la presentación del proyecto LEIA durante el acto de clausura del XVI Congreso de la Asociación de Academias de la Lengua (ASALE) que tuvo lugar en Sevilla a principios de noviembre. «Su lengua [la de las máquinas y la IA] tiende a diversificarse y hay que tomar medidas. La IA habla inglés, fundamentalmente, y tenemos que procurar que, poco a poco, el español coja una posición eminente en el mundo de la IA, pero también en el mundo general de las redes».

Mientras eso llega, Mario Tascón, presidente de la Fundéu, ve un problema derivado de esa falta de terminología en español para denominar nuevas realidades: la traducción y adaptación a nuestro idioma de esas palabras que no deja de crear la tecnología. «Un smart speaker es un altavoz inteligente, pero también es un micrófono con altavoz, ¿cómo lo traducimos?», se preguntaba en una entrevista para El País. «Nos cuesta, pero usamos sin problema los anglicismos crudos», concluía Martín-Fuentes. Sin embargo, ve más problemático que al estar escrita en inglés, esa documentación e información no pueda llegar a quienes no dominen ese idioma. «Además, el problema no es solo que la ciencia y la tecnología se estén documentando prácticamente en un idioma, sino que el procesamiento del lenguaje natural también tiende a trabajar únicamente en un idioma. Coincido con Rodrigo Agerri en que en español hacen falta corpus anotados al nivel de los que están disponibles en inglés; por ejemplo, sería estupendo poder descargar el CORPES o el CREA anotados, pero ahora mismo solo se pueden consultar».

Agerri es investigador en procesamiento de lenguaje natural y trabaja actualmente en el Centro para el Lenguaje Tecnológico de la Universidad del País Vasco. Fue uno de los participantes, junto con Leticia Martín-Fuentes, en el XIV Seminario de Lengua y Periodismo organizado por la Fundéu y la Fundación San Millán el pasado mes de octubre, que llevaba como lema El español y las máquinas: lenguaje, ética y periodismo.

Los corpus a los que hace referencia la lingüista computacional se crean a través del etiquetado de palabras y se incorporan parámetros para detectar ambigüedades, diferentes significados y usos. Esos corpus son la herramienta básica de la que se valen los lingüistas computacionales para entrenar a los sistemas de PLN. Y en opinión de Agerri, debido a que no existe ninguno de calidad en español, las herramientas acaban desarrollándose en inglés, puesto que en España no hay interés en desarrollarlos, ya que implica un proceso muy costoso.

«Todas esas aplicaciones necesitan elementos básicos para su desarrollo y en eso no estamos avanzando en el español, aunque debería ser una cuestión estratégica que nos afecta a todos», afirmó en el seminario. «Si no lo hacemos nosotros, lo harán otros, en China o Estados Unidos, y seremos tecnológicamente dependientes».

AMENAZAS DE CIENCIA FICCIÓN

Cada vez es más frecuente encontrar noticias en diarios cuyo autor no es humano. La existencia de robots periodistas está dejando de ser un fenómeno de la ciencia ficción para convertirse en una realidad. Dail Software, empresa española experta en inteligencia artificial, PLN y machine learning ha creado LeoRobotIA, una herramienta que nace de la colaboración entre expertos en IA, lingüistas computacionales y periodistas especializados en tecnología. Leo es capaz de escribir textos en lengua castellana de miles de palabras en milésimas de segundo partiendo de datos estructurados y convertirlos en escritos que sean perfectamente comprensibles para el lector.

«Con los datos que nos proporciona un proveedor, enseñamos a la máquina a escribir de fútbol, de smartphones, de coches, de resultados financieros… y le enseñamos a escribir, además, como quiere el cliente», explica Juan Carlos F. Galindo, cofundador de LeoRobotIA en el blog de Dail Software. Sus creadores presentan la herramienta como una ayuda al periodista y no como una amenaza, ya que le permitirá dedicar su tiempo a la creación de contenidos de valor, más creativos, dejando el rutinario análisis de datos, que es donde más efectivo se presenta Leo, en manos de esos robots.

Pero el miedo es libre y no todos lo ven de una manera positiva. ¿Llegarán estos sistemas de inteligencia artificial a sustituir a los humanos en la tarea de creación de textos? Leticia Martín-Fuentes no lo tiene tan claro. «Se necesitaría una máquina que no solo procesara datos estructurados, como ahora, sino que hiciera tareas complejísimas como leer entre líneas lo que quiere decir una persona, entender su actitud, tener una visión de cómo funciona el mundo… para que pudiera producir textos complejos de la misma forma que un periodista. Y para eso queda mucho, pero, por qué no, podría llegar».

Lingüística computacional: el español que hablarán las máquinas

Y ya puestos a imaginar, supongamos que un día los humanos desaparecen de este mundo y solo las máquinas habitaran la Tierra. ¿Seguirían ellas haciendo evolucionar los idiomas? ¿Acabaría el español estancado, sonando a circuito y metal? Como diría don Juan, cuán largo me lo fiais. Dependería, dice Martín-Fuentes, de cuánta creatividad humana hubiéramos conseguido enseñarles antes.

«A los lingüistas nos interesa el lenguaje humano, las innovaciones que las personas vamos introduciendo en la lengua, porque es donde se deja ver su funcionamiento interno». Esa clase de innovación, se pregunta, ¿nos interesa enseñársela a las máquinas?

«Y aunque nos interesara y lo hiciéramos, y pudiéramos hablar de creatividad real porque las máquinas hayan inventado sus propias normas nuevas, mucho descontrol tendríamos que tener sobre ellas para que los que las hayan programado no sepan a qué se debe esa innovación. Así que, resumiendo, puede que evolucionen en la misma dirección que si las hablaran también humanos, o en una distinta, dependiendo de lo que les enseñemos, pero creo que nunca serían objeto de estudio de la lingüística».

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

¿Un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

 

La Administración muestra problemas a la hora de dar nombre a cosas o ideas. Ya se vio, por ejemplo, con las etapas pandémicas de hace un año, cuando la “fase cero” resultó ser la primera fase; la segunda fase o fase número dos era oficialmente la “fase uno”, y la tercera fase se llamó “fase dos”, de modo que a la “fase 3” le tocaba ser en realidad la cuarta. Por no hablar de la “cita previa”: menos mal que nos la dan antes de ir, y no después.

Fernando Beltrán, poeta y especialista en nombrar (algunos lo llaman naming), ha creado denominaciones como la del centro La Casa Encendida y las marcas Opencor o Amena, entre otras. El Parque Biológico de Madrid, de inversión privada y creado con ese nombre en 2001, pasó de ruinoso a masivo en 2002, a partir de que Beltrán lo llamase Faunia.

No contratarán a Beltrán en la Administración, porque sería un lío burocrático. Haría falta convocar un concurso en el que al final se elegiría la oferta más barata. Pero un buen nombrador, profesional o aficionado, habría pensado un rato antes de lanzar las nuevas franjas para las tarifas de la luz: “horas punta”, “horas valle” y “horas llanas”.

La locución “hora punta” habita entre nosotros desde hace decenios, para designar los momentos del día en que se producen aglomeraciones de personas o concentraciones de consumo. “La hora valle” se venía oponiendo a la anterior, para reflejar la metáfora de la llanura entre dos picos, como suelen mostrar las curvas de consumo. Ambas expresiones figuran en el Diccionario con esos sentidos y con referencia a los transportes y al suministro de agua y electricidad. Y para saber lo que expresan no se precisa consultar la obra académica, si se tienen en la cabeza los significados de punta y de valle.

Pero ahora las tarifas eléctricas han sumado una tercera locución: “hora llana”, que a diferencia de las anteriores no aparece en el Diccionario como formación estable. Así que tenemos hora punta, hora llana y hora valle. Pero ¿un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

El tramo más caro para el consumo eléctrico corresponde a los dos segmentos de “horas punta” (de 10.00 a 14.00 y de 18.00 a 22.00). Después viene la tarifa media para la “hora llana” (de 8.00 a 10.00, de 14.00 a 18.00 y de 22.00 a 24.00). Y la tarifa más baja (de las 0.00 a las 8.00) se llama “hora valle”. Todo un despropósito.

El valle se define como “un llano entre montañas”. Por tanto, deberíamos imaginarlo entre las horas punta. Sin embargo, aquí la hora comprendida entre horas punta (o picos metafóricos) no es la hora valle, sino la hora llana. Aún más: el valle de la factura no está comprendido entre montañas, sino entre llanos.

Quizás habría sido más adecuado para la mejor comprensión intuitiva elegir los términos “hora llana”, “hora meseta” y “hora punta”. Eso sí, con la licencia de que en realidad se trata de unas puntas muy mesetarias: de cuatro horas cada una.

El lenguaje del poder tiende a aplastar al ciudadano que aspire a descifrar lo que no conviene que entienda. Así venía ocurriendo con el oscuro recibo de la luz y sus datos ininteligibles, que nos hacen creer mal empleado el tiempo que dedicamos en el colegio a las matemáticas. Ahora nos oscurecen también las palabras, en una maniobra consecuente con la anterior y que nos deja en la duda de si aprendimos correctamente la lengua. Lo que ya no se comprende es por qué además pretenden que nos sintamos idiotas con la geografía.

[Foto: VÍCTOR SAINZ – fuente: http://www.elpais.com]

A los que cumplieron 40 y no deseamos llamar “cuarentones” les correspondería ser “cuadragenarios”

Decenas de personas hacen cola para recibir la vacuna en el Hospital Isabel Zendal durante la Semana Santa.

Las informaciones sobre las personas vacunadas y por vacunar se refieren con frecuencia a los octogenarios, los septuagenarios, los sexagenarios…

En el habla común nombramos las décadas de edad con un notable sesgo: quinceañero, veinteañero, treintañero; cuarentón, cincuentón; sexagenario…, nonagenario. (No existen los cincoañeros ni los decañeros; hasta los quince no hay sufijo asociado a la edad). Como se ve, la terminación -añero se transmuta en –genario (no confundir con “geranio”) tras una doble parada en -entón:

La Gramática advierte (página 532) de esa connotación irónica o despectiva que acompaña a los vocablos donde se acopla el sufijo –entón, a la que se acude incluso en ambientes familiares: es decir, en contextos donde no llega la sangre al río pero maldita la gracia. Por tanto, al tratarse de expresiones de andar por casa, las referencias formales a edades de vacunación no mencionarán los términos “cuarentones” y “cincuentones”. He ahí dos décadas lingüísticamente vulnerables. Antes de ellas, los veinteañeros y demás gozarán de una asignación bien acogida; y después, los sexagenarios y siguientes serán nombrados con distante respeto mediante vocablos considerados cultos, lo cual no impedirá que los reciban con incómoda resignación.

Con el Diccionario en la mano, los treintañeros pueden ser también “treintones”, pero esto se marca como despectivo. Y a los que han cumplido 40 y no deseamos llamar “cuarentones” porque no se dejan, les correspondería también el adjetivo “cuadragenarios”, ya sin matices problemáticos para quien reciba el término, aunque probablemente tildemos de pedante a quien lo pronuncie: será raro oír “cuadragenario” en una conversación de chiringuito veraniego, por ejemplo. A su vez, los que tienen entre 50 y 59 son “cincuentones” si hablamos en confianza o con desprecio (eso tendrá que deducirlo cada cual), y “quincuagenarios” si usamos un lenguaje más formalista. Al cumplir los 60 se pasa a “sexagenario” (o “sesentón” si asumimos el riesgo ponderativo). Y lo mismo sucede con septuagenarios o setentones, octogenarios u ochentones, nonagenarios o noventones. A los que han cumplido los 100 se les llamaba antaño también “quintañones” (por las 100 libras de un quintal), pero ahora nos basta a todos con la admiración y el respeto de la sola palabra “centenario”.

Por desgracia, ahí se detiene la lista.

Podríamos reclamar ahora una nueva faceta del lenguaje políticamente correcto: que la terminación –añero se extendiese a las demás edades. La obra académica no recoge tal opción. En cambio, el diccionario de uso de Seco, Andrés y Ramos sí incluye “cuarentañero” (pero no “cincuentañero” y siguientes). Ahora bien, ¿serían sinónimas, por ejemplo, “sexagenario” y “sesentañero”? Tal vez no. Cuando alguien dice “sesentañero” está usando una connotación adicional. Porque ese término señala a una persona de más de 60 años, sí, pero que muestra trazas juveniles, bien por su espíritu o bien por su forma física. Por el contrario, “sesentón” y “sexagenario” connotan a alguien que ha cumplido las mismas seis décadas… con otra actitud vital.

Quizás pronto convivan en el Diccionario académico “cuarentón” y “cuarentañero”, “sexagenario” y “sesentañero”… Eso sí, para designar realidades distintas: “No es una cincuentona, es una cincuentañera”, aclararíamos. Pero este sufijo amable no llegará por la compasión general. Habrá que ganárselo a pulso.

 

[Foto: DIEGO RADAMES/SOPA IMAGES/LIGHTROCKET VIA GETT – fuente: http://www.elpais.com]

trouver ce dont on a besoin ; rencontrer la personne qui convient ; trouver ce l’objet recherché ; trouver un partenaire amoureux compatible ; trouver l’amour

Origine et définition

Cette locution apparaît au début du XVIIe siècle, mais avec un sens bien différent puisqu’elle voulait dire « trouver quelqu’un qui résiste », le ‘à’ signifiant ‘contre’, à l’époque, et l’image étant celle d’un pied chaussé appuyant contre le sien.
Son sens actuel est une métaphore basée sur quelque chose de parfaitement compréhensible : une chaussure de taille inadaptée peut très vite devenir extrêmement désagréable et douloureuse ; pour se chausser, mieux vaut donc trouver des souliers à la fois à la bonne taille et ayant une forme adaptée aux pieds qu’ils vont chausser.
De là la généralisation au fait de trouver quelque chose dont on a besoin (et donc qui convient).
Mais on ne peut pas faire l’impasse sur le singulier (on ne dit pas « trouver chaussures [adaptées] à ses pieds ») qui n’est pas si singulier que ça quand on comprend les sous-entendus sexuels que véhicule cette expression, ‘le’ pied et ‘la’ chaussure étant bien deux choses situées sous la ceinture et destinées à rentrer l’un dans l’autre[1].
Il en reste d’ailleurs le sens de la rencontre de la personne qui convient.
[1] On pourrait presque en faire une charade, puisque lorsque le premier est dans la deuxième, les deux prennent leur premier…

Exemples

« Et si Rogron trouvait chaussure à son pied parmi les héritières de Provins, ne valait-il pas mieux réserver toute leur fortune pour ses enfants ? Selon Sylvie, une chaussure au pied de son frère était une fille bête , riche et laide, qui se laisserait gouverner par elle. »
Honoré de Balzac – Pierrette

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente

Traduction littérale

Allemand

jedes Töpfchen findet sein Deckelchen

à chaque pot son couvercle
Anglais if the shoe fits, wear it si la chaussure s’adapte, portez-la
Arabe (Maroc) tah el hak ou sab ghtah

la boîte est tombée et elle a trouve son couvercle

Espagnol (Colombie) encontrar su media naranja trouver sa demi-orange
Espagnol (Espagne) encontrar la horma de su zapato trouver la forme de sa chaussure
Espagnol (Espagne)

siempre hay un roto por un descosido

il y a toujours un accroc pour un décousu

Français (Canada)

chaque torchon trouve sa guenille

chacun trouve sa dulcinée
Hébreu

מצא עזר כנגדו (matsa èzèr kenègdo)

trouvez son aide
Hébreu מצא מין את מינו trouver une sorte de nos jours
Hébreu מצא זיווג נאה (matsa zivoug naa)

trouver une bonne correspondance

Hébreu מצא את מבוקשו trouver ce qu’il voulait
Hébreu

התחלק על השכל (hitkhalèk al hasèkhèl)

partager la partie fractionnaire commune

Italien trovare la propria metà trouver sa propre moitié
Italien

trovare quello di cui si ha bisogno

trouver ce dont on a besoin
Néerlandais (Belgique) op elk potje past een dekseltje

chaque casserole a son couvercle assorti

Néerlandais de ware Jacob vinden trouver le Jacques vrai
Néerlandais op ieder potje past een dekseltje

pour chaque pot il y a un couvercle de la bonne taille

Portugais (Brésil) dar no número que calça être sa pointure
Portugais (Brésil) ser a tampa da panela être le couvercle de la casserole

 

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[Source : www.expressio.fr]

 

O lingüista Xosé Antonio Pena Romay publica unha nova entrega da sección de fraseoloxía « Verbas sisudas non queren testemuñas ».

Cunca de caldo galego

Cunca de caldo galego. Fonte: carlosviajero.blogspot.com

Por Xosé Antonio Pena

Para dar a entender que unha comida, ou un produto alimentario, é moi sabedor, en castelán acostuma dicirse que está de/para chuparse los dedos.

En galego, e partindo xa da base de que a utilización da forma reflexiva indirecta é incorrecta en galego (véxase unha información máis detallada ó respecto no artigo “¡Vaites + substantivo!” ou “¡Vaia + substantivo!”, en troques de “¡Menudo/a + substantivo!”), dispomos de varias secuencias expresivas que dan conta dese mesmo significado, como imos ver a seguir:

Estar de/para chuparse los dedos

{= Saber moi ben unha comida ou un produto alimentario.}

Caldo de ósos

Caldo de ósos | Fonte: colineta.com

Estar de/para lamber o(s) bico(s)

Estar de/para lamber os dedos

Estar de/para chupar os dedos

Estar de/para zugar os dedos

[E MAIS]:

Estar de/para lapar os dedos

Estar de/para lamber os peteiros

Estar de/para lamber o(s) fociño(s)

Estar de/para lamber os beizos

Estar de/para lamber a cuncha

Estar de/para lamber os barbos

Ex.: Hace un arroz con calamares que está de/para chuparse los dedos.

Fai un arroz con luras que está de/para lamber o(s) bico(s)  de/para lamber os dedos  de/para chupar os dedos  de/para zugar os dedos  de/para lapar os dedos  de/para lamber os peteiros  de/para lamber os fociños  de/para lamber a cuncha  de/para lamber os barbos.

 

● Tamén:

Estar de rechupete # de chupete

Estar de repicapaxaro && [E MAIS]: (Estar que) Chegarse ó corpo && (Estar que) Pegarse ó corpo

Ex.: Fai un arroz con luras (que está) de repicapaxaro  que se chega ó corpo  que se pega ó corpo.

 

● Tamén:

Estar de vicio && Estar de muerte # de morirse

Estar de vicio && Estar de morte # de morrer

 

● Tamén, asociada a un rexistro máis familiar ou coloquial:

(Estar que ) Comerse na cabeza dun tiñoso

Ex.: Fai un arroz con luras que está de vicio  que está de morte  que (está que) se come na cabeza dun tiñoso.

 

● E inda tamén, nesta mesma liña:

Saber que alimenta

Saber que gorenta # que dá gusto # que dá o ceo # que relouca # que alimenta # que rabia # que coroa # que esgurricha && Saber a amores # a resolio && Saber coma as noces && [SE CADRA ASOCIADAS EN MAIOR MEDIDA A CONTEXTOS DE USO MÁIS FAMILIARES E POPULARES]: Saber que leva a rabia # que mete medo # que nin o demo # que é moito saber (do Noso Señor # de María Santísima # dos santos).

NOTAS:

1. Os barbos, na secuencia expresiva estar de/para lamber os barbos, designan os “pelos longos e ríxidos que teñen os animais ós dous lados no labio superior” (blog dacerna).

E, tal e como se pode comprobar no dito blog, no seu sentido máis recto a expresión lamber os barbos vén a significar “Pasar a lingua polos labios (ou os barbos no caso dos animais) cando se agoa por unha comida”  (ou sexa, relamberse antes de comer, relamberse polo desexo de comer).

2. Mantemos desta volta, na secuencia saber que esgurricha, o verbo esgurrichar, que se viría a corresponder co normativo escorrichar.

3. As expresións galegas están tiradas das seguintes fontes:

– Recolleita propia da oralidade galega.

– Recolleita propia documental (artigos de prensa, artigos ou comentarios na Rede, obras escritas, folletos publicitarios, etc.).

– Asociación de Escritores en Lingua Galega: Sección “Palabras con memoria”1, á que se pode acceder a través de Internet no enderezo seguinte: https://www.aelg.gal/palabras-con-memoria.

– Da Cerna: “Ditos, frases feitas e refráns”, no blog “Da Cerna”, accesible no enderezo https://dacerna.blogspot.com/p/ditos-e-frases-feitas.html.

– Ferro Ruibal, Xesús: “Cadaquén fala coma quen é. Reflexións verbo da fraseoloxía enxebre”. Discurso de ingreso do profesor Ferro Ruibal na Real Academia Galega o 4 de maio de 1996.

– Ferro Ruibal, Xesús & Veiga Novoa, Cristina: “Paremias selectas. Un manuscrito bonaerense (1956) de Vicente Llópiz Méndez”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 8, 2006, páxs. 265-315. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– García González, Constantino: Glosario de voces galegas de hoxe (1985). Universidade de Santiago, Verba, anexo 27. Consultado no Dicionario de Dicionarios da lingua galega (dirixido por Antón Santamarina).

– García Represas, Delio: Estudio na fala de Xinzo, Ponteareas. Contribución á lingüística descriptiva do galego. Tese de licenciatura, 1996. Universidade de Santiago de Compostela.

– Groba Bouza, Fernando: “Nas uñas, nas mans ou nos pés has saír a quen es”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 16, 2014, páxs. 357-437. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Irmandades da Fala: Vocabulario Castellano-Gallego de las Irmandades da Fala. Imprenta Moret-Galera, 48, A Coruña 1933.

– López Barreiro, Margarita: “Frases feitas do Cachafeiro (Forcarei)”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 8, 2006, páxs. 317-327. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Martínez [agora, Martíns] Seixo, Ramón Anxo (dir.): Dicionario fraseolóxico galego. Edicións A Nosa Terra, Vigo, 2000.

– Martíns [antes, Martínez] Seixo, Ramón Anxo: “Hai cousas que parecen lousas. Unha nova achega á fraseoloxía do Cachafeiro”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 18, 2016, páxs. 211-247. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Real Academia Galega: Diccionario gallego-castellano, de entre 1913 e 1928. Consultado no Dicionario de Dicionarios da lingua galega (dirixido por Antón Santamarina).

– Rodríguez González, Eladio: Diccionario enciclopédico gallego castellano, vols. I (1958), II (1960) e III (1961). Consultado no Dicionario de Dicionarios da lingua galega (dirixido por Antón Santamarina).

– Taboada Chivite, Xesús: Refraneiro Galego. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 2, 2000. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Valladares Núñez, Marcial: Diccionario castellano-gallego. Publicado en 1884. Consultado no Dicionario de Dicionarios da lingua galega (dirixido por Antón Santamarina).

– Vázquez Saco, Francisco: Refraneiro galego e outros materiais de tradición oral. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 5, 2003. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Veiga Díaz, Maite: “Pequena contribución á fraseoloxía galega”. Cadernos de Lingua, 14, 1996, páxs. 85-100.

– Ventín Durán, José Augusto: “Fraseoloxía de Moscoso e outros materiais de tradición oral”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, anexo 1, 2007.

– Vidal Castiñeira, Ana: “Un manuscrito paremiolóxico de Murguía”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 4, 2003, páxs. 117-128. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

 

Un voluntario (i) trae comida a unha persoa (d) como parte da repartición diaria de alimentos do Comedor Social San José, en Puente de Vallecas, Madrid

Un voluntario (i) trae comida a unha persoa (d) como parte da repartición diaria de alimentos do Comedor Social San José, en Puente de Vallecas, Madrid | Fonte: Marta Fernández Jara – Europa Press

 

[Fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]

Se endosa al contribuyente la acción de haberse apoderado del dinero como si lo hubiera hecho con engaño

Una mujer entra en una oficina del Servicio Público de Empleo Estatal, en Madrid, el pasado mes de abril.

Una mujer entra en una oficina del Servicio Público de Empleo Estatal, en Madrid, el pasado mes de abril.

[Foto: ALEJANDRO MARTÍNEZ VÉLEZ / EUROPA PRESS – fuente: http://www.elpais.com]

Thomas Mann. Foto: Bundesarchiv Bild. (CC)

Publicado por Luis Sanz Irles

En la relectura de La montaña mágica, en la que ando maravillándome estos días, me he topado con una imagen de las que te echa el alto de inmediato, por su salvaje frescura y por su eficacia descriptiva. También me admiró su originalidad, que luego resultó no ser tal.

Los sitúo:

Capítulo V, subcapítulo Humaniora, (pg. 330 en la edición de Edhasa, 2005. Traducción de Isabel García Adánez.

Los lectores ya sabemos que Hans Castorp se ha enamorado trepidantemente de Clavdia Chauchat, una rusa que anuncia sus apariciones con estrepitosos portazos que irritan sobremanera a Hans (hasta que dejan de hacerlo, claro). Madame Chauchat, joven, pese a ser Madame, nos ha sido descrita fragmentariamente, a lo largo de muchas páginas, con una maestría narrativa sobresaliente, sobre todo por la estupenda gradación con la que nos van llegando esas noticias. Cuando se produce la escena de la que voy a ocuparme, de Clavdia Chauchat tenemos ya un largo rosario de datos y comentarios, que van entremezclando el retrato físico y el psicológico (o más pedantemente, la prosopografía y la etopeya. ¡Qué le vamos a hacer!). Sabemos, por ejemplo, que:

  • es maleducada;
  • de cabello rubio rojizo;
  • con manos no muy femeninas;
  • dedos cortos que no conocen la manicura;
  • modales horribles y se deja caer en la silla como un fardo.

Pero también hemos venido a saber que:

  • parece una gatita contoneándose hacia su plato de leche;
  • es una delicia contemplarla;
  • tiene un gracioso hoyuelo en la mejilla;
  • es lánguida, enferma y con ojos de tártara;
  • es de mediana estatura;
  • tiene andares de gata y ojos de tártara (sí, se insiste en felinos y tártaros al hablar de ella).

El lector con cierta experiencia no puede no advertir cómo las descripciones de la rusa se van deslizando, poco a poco, casi sibilinamente, de las negativas a las favorables, acompañando el paulatino pero fatal encantamiento que sufre Hans Castorp. Esa sutil evolución de sus sentimientos es otro alarde de la maestría novelística de Thomas Mann, que nos deja con la boca abierta.

Cuando se produce la escena en cuestión, Castorp ya está hechizado, es presa de un enamoramiento febril, pero no tenemos noticias de que sea correspondido por Clavdia. Sí sabemos, no obstante, que siente celos de una supuesta intimidad que ella podría estar teniendo con el Dr. Behrens, pues ha tenido noticia de que lo visita con cierta frecuencia en sus aposentos privados. El motivo de esas visitas parece ser el retrato que el médico, pintor aficionado, está haciendo de la dama. Naturalmente Hans no sabe si esa es la razón verdadera o un vil ocultamiento de otra verdad más dolorosa y lúbrica.

Movido por los celos y la necesidad de saber (¿qué amante celoso no necesita saber?), Hans consigue con astucia que Behrens lo invite a ver sus cuadros y nada más entrar ve, en efecto, colgado en una pared, un retrato de su amada. El retrato es malo, con poco o ningún parecido, apenas digno de un pintor aficionado en baja forma, pero la reconoce y se emociona: ¡ella está allí!

Hans dialoga con el médico —cuyos méritos pictóricos elogia sin comedimiento ni rubor, con el fin de sonsacarle cuanto pueda acerca de su relación con Madame Chauchat—, y en ese diálogo llegamos a una parte en la que hablan, precisamente, del supuesto parecido del retrato con la modelo y de las dificultades técnicas de captar ese parecido, y entonces leemos este sorprendente fragmento:

«Parece fácil captar su esencia, con esos pómulos tan marcados y esos ojos que parecen dos puñaladas en un tomate». (Trad. Isabel García Adánez).

¡Dos puñaladas en un tomate!

Como dije antes, esta comparación me hizo frenar en seco. ¿Puñaladas? ¿Tomates?

El insólito símil me produjo, instantáneamente, dos reacciones simultáneas y casi opuestas: por un lado, ya lo he dicho, me admiraron su frescura hortelana, su audacia y su brillo descriptivo. Antes de llegar a este punto se nos había hablado con cierta insistencia de los ojos «tártaros» de Clavdia, ojos, pues, asiáticos, esteparios de alguna manera, exóticos sin duda, diferentes de los ojos europeos, pero no se nos había dado ninguna descripción más o menos anatómica y precisa de ellos; solo nos cabía suponerlos rasgados y tal vez con los párpados poco visibles.

El símil con el que se atreve la traductora resulta, con esos antecedentes, eficacísimo, pues enseguida podemos «ver» el corte que el cuchillo hace en la piel fina, pero dura, del suculento fruto, y asociarlo con unos ojos rasgando un rostro terso. Eso, claro, siempre que el puñal (¡un puñal!) esté afilado y el tomate no demasiado maduro, pues entonces no habría un sutil corte, sino un brutal despanzurramiento. («Despanzurrar», por cierto, ¡un verbo con un par!). El símil, como se ve, no funciona incondicionalmente; deben cumplirse ciertas condiciones.

La otra reacción, en paralelo, fue la de dudar de que se tratase de un símil de Thomas Mann. No me parecía su tono, no me sonaba centroeuropeo. Esa puñalada y esos tomates me hacían pensar en algo más mediterráneo y también más teatral (My name is Iñigo Montoya. You killed my father. Prepare to die) de modo que no hubo más remedio que ir al original.

He aquí lo que dice Mann:

«Man denkt, sie muß leicht zu erwischen sein, mit ihren hyperboreischen Jochbeinen und den Augen, wie aufgesprungene Schnitte in Hefegebäck».

Sospecha confirmada: Mann no apuñala tomates. El símil original no pertenece al ámbito hortofrutícola, sino al de la panadería, a las masas y las levaduras, a las artesas y los hornos.

Hay, además, otra cosa significativa en la traducción de García Adánez: la eliminación de ese característico «hiperbóreos» con el que adjetiva los pómulos. De entre todas las traducciones que he cotejado, es la única que lo hace, y me parece una decisión desafortunada. No sé qué razones haya tenido la traductora para tomarla, aunque puede aventurarse que «hiperbóreos» le pareciera superfluo o poco claro para el lector hispanohablante, y haya preferido traducírnoslo a su vez con «pómulos marcados». Sin embargo, la elección de Mann fue esa adjetivación tan particular y característica y no creo que sea función del traductor convertirla en papilla para lectores supuestamente desdentados. Como lector habría preferido que no se me hurtase la decisión del escritor en este caso.

thomas mann
CC.

Volvamos a los ojos

El tuitero Fernando Ramos, al comentar este asunto, me hizo llegar la traducción de Mario Verdaguer (Plaza y Janés, 1962), que dice así:

«Uno cree fácil cogerla con sus pómulos hiperbóreos y con sus ojos que son hendiduras en un pastel».

La versión de Verdaguer (y prefiero no demorarme ahora en ese «cogerla») está más próxima al original, pero esto no es ningún mérito de por sí, y comparar los ojos con hendiduras en un pastel nos dice poco de ellos; no nos invita a imaginarnos esos ojos. ¿Qué pastel? ¿Grande, pequeño? ¿Qué hendiduras? Y más aún ¿Qué son exactamente  —y cómo— «hendiduras de pastel»? ¿De verdad que los pasteles tienen «hendiduras»? El esfuerzo de literalidad no rinde frutos literarios. No hay ni asomo de la repentina fulguración con que nos sorprenden y hechizan, en un luminoso instante, los tomates acuchillados de García Adánez.

El asunto de la originalidad

Azahara Palomeque, desde su lejanía americana, me avisa por Twitter de que esa comparación se la tenía oída de niña a su abuelo cordobés, para quien los ojos de Juanito Valderrama (gran patrón de los emigrantes de ayer, hoy y mañana) también eran puñalás en un tomate. Me añade que solo se la oyó a su abuelo y a nadie más, pero me pareció demasiada casualidad y me puso en guardia. El avezado lector y escritor José Antonio Montano, andaluz también, me dijo que la tenía muy oída y una busca en Google resolvió la duda: hay montones de ejemplos de puñaladas en tomates. Por eso podemos creer que la traductora ya conocía la plástica expresión: la recordó, le pareció estupenda —como me lo parece a mí— y la rescató para para su traducción. Volveremos a esta decisión, pero antes comparemos.

Traducciones a lenguas europeas

En francés he mirado dos traducciones. La de Maurice Betz es esta:

«On la croit facile à attraper avec ses pommettes hyperboréennes et avec ses yeux, qui sont des crevasses dans une pâtisserie».

Vemos que se respeta, comme il faut, el hyperboréennes, pero también vemos las hendiduras del pastel, y en realidad podemos sospechar que Verdaguer se remitió a la versión de Betz para este fragmento. Por su parte, la más reciente traducción de Claire de Oliveira nos propone:

«On se dit que cette femme doit être facile à saisir, avec ses pommettes hyperboréennes et ses yeux, qui sont comme des entailles dans de la pâte levée».

Esta segunda me parece más cumplida. El entaille nos lleva a un corte, algo que muchos lectores imaginarán como más fino y sutil que una hendidura. Aquí es mucho más fácil imaginarse esos famosos cortes que los reposteros le hacen a la masa fermentada por la levadura antes de meterla en el horno, en cruz, en diagonal o en formas caprichosas. Quien haya preparado masas para hornear entenderá cómo son esos sutiles cortes que luego se abren lentamente y por sí solos, un poco más. Mann transmite eso con precisión, mediante un aufgesprungene que muchos traductores dejan de lado.

El danés Ulrich Horst Petersen respeta lo hiperbóreo de los pómulos, el ámbito de las panaderías y el carácter de los cortes en la masa fermentada.

«Man tror, det må være let at få fat på med sine hyperboreiske kindben og med øjne som opsprungne snit i hævet brød».

La traducción al neerlandés de Hans Driessen tampoco nos depara sorpresas. Siguen lo hiperbóreo, los cortes, los panes y las levaduras:

«Je denkt dat je het makkelijk kun treffen, met die hyperboreïshce jukbeenderen en die ogen als opengesprongen sneden in een gistbrood».

En italiano, Ervino Porcar propone:

«Sembra facile coglierlo, con quegli zigomi iperborei e quegli occhi come spacchi in una pasta lievitata». 

La elección de spacchi me resulta poco precisa, porque puede ser «cortes», pero también «roturas», «rasgaduras», «abolladuras» e via dicendo. Adolece de la relativa imprecisión que le atribuyo a «hendiduras».

En portugués tengo la traducción de Herbert Caro:

«A gente imagina que deve ser fácil apanhá-la, com seus zigomas hiperbóreos e aqueles olhos rasgados como riscas na casca de um pão».

Aquí el traductor sencillamente no se fía, ora de la eficacia (la credibilidad, casi) del símil, ora de la capacidad imaginativa de sus lectores, y opta por explicar el asunto, eliminando cualquier espacio para la duda, lo que consigue recordándonos de que los ojos eran, en efecto, rasgados.

Por último, la traducción inglesa de Helen Lowe Porter compara los ojos tártaros con las grietas o, más violentamente, rajas, en una barra de pan, solo que con loaf parece referirse al pan ya horneado y no a la masa fermentada en la que se realizan los cortes antes de meterla en el horno (igual que hace la traducción al portugués al hablar de casca):

«You might think she would be easy to capture, with those hyperborean cheek-bones, and eyes like cracks in a loaf of bread».

A modo de resumen, tenemos lo siguiente:

  • Todas las traducciones cotejadas respetan la caracterización de los ojos de Madame Chauchat como «hiperbóreos», excepto García Adánez, que prefiere masticárnoslo más con sus «pómulos marcados».
  • Todas se ciñen también al ámbito de la panadería para traducir el símil sobre los ojos, excepto —de nuevo— García Adánez.
  • Solo las traducciones a lenguas muy próximas al alemán (la holandesa y la danesa) han respetado la descripción de esos cortes o hendiduras o grietas en la masa fermentada como aufgesprungene, que ofrece también una variada gama de opciones (por ejemplo la idea de una erupción volcánica que abre un nuevo cráter para que salga la lava). Las demás traducciones, incluida la inglesa, han optado por suprimirla.
  • La imagen elegida por García Adánez ye estaba «hecha» y forma parte del acervo popular de algunas regiones o comarcas.

Hace poco me ocupé en Lapsus calami de otra comparación de Mann, hecha con elefantes y grúas portuarias, donde explicaba algunas nociones teóricas sobre metáforas, que vuelvo a necesitar para explicar mi cauta predilección por la traducción de Isabel García Adánez. Aunque son conceptos que se aplican sobre todo a las metáforas, explican también el funcionamiento de los símiles.

Tenor, vehículo, fundamento y tensión

En el original de Thomas Mann, el término real (a veces los retóricos lo llaman el tenor) del símil son los ojos, mientras que el vehículo o término imaginario son los cortes en la masa del pan. Con qué naturalidad, fluidez y creatividad se llega al término real a bordo del vehículo, está en función del fundamento del símil (el grado de proximidad entre ambos términos) y de su tensión (que es lo contrario del fundamento, o sea, su lejanía).

Nótese que la diferencia entre un símil y una metáfora está en que en la última solo aparece el vehículo, el término imaginario, pero no el término real al que tenemos que llegar, mientras que en el símil están ambos términos a la vista del lector. Por eso la metáfora añade un grado de dificultad al símil, ya que el lector no solo debe entender por qué razones lo que leen es un vehículo para llegar a otra cosa que no leen, sino que antes deben darse cuenta de que las palabras que acaban de leer no valen por sí mismas, sino que se refieren a algo que no se ve. También se entiende ahora que los símiles soporten una tensión mayor que las metáforas entre sus dos términos: al estar presentes ambos, la mitad del trabajo interpretativo del lector ya está hecha.

En el caso que tratamos, García Adánez es la única que recurre a un vehículo distinto del original, y de los panes pasa a los tomates, así que está permitido preguntarse por qué.

Como no tengo el gusto de conocerla ni he hablado con ella, solo puedo ponerme a imaginar cosas, y se me ocurren dos explicaciones. La primera es que le haya parecido que el vehículo de Mann —los cortes en la masa—, no guarda una relación suficientemente equilibrada con el término real, y que podría ser aceptable usar otro vehículo para que esa relación fuese más eficaz.

Para entender mejor el asunto, hagamos el ejercicio de convertir en metáfora el símil de las dos traducciones españolas.

En la de Verdaguer esta operación daría algo como:

«Uno cree fácil cogerla con sus pómulos hiperbóreos y con esas hendiduras de pastel».

O incluso, para facilitarlo más:

«Uno cree fácil cogerla con sus pómulos hiperbóreos y con esas hendiduras de pastel en su rostro».

No sé a ustedes, pero me parece que esta metáfora, si la consideramos aisladamente, tiene una gran tensión, y el viaje desde hendiduras de pastel a ojos es harto caprichoso; las hendiduras de pastel podrían ser también, por ejemplo, unos supuestos hoyuelos en las mejillas, o unas indeseables arrugas. Esta explicación, no obstante, no pretende enmendarle la plana a Mann y ni siquiera a la traducción de Verdaguer, ya que a esta metáfora se llegaría en la novela tras varias alusiones al rostro y ojos de Madame Chauchat. Habiendo sido advertidos del carácter tártaro de sus ojos, esas hendiduras se harían más inteligibles: la tensión de la metáfora habría disminuido; su fundamento, aumentado.

Convirtamos ahora en metáfora el símil de García Adánez. Para hacerlo hay que retorcerlo algo, ya que sería muy raro hablar de «puñaladas en un tomate en su rostro», de modo que nos saldría algo como esto:

«Parece fácil captar su esencia, con esos pómulos tan marcados y esos dos tomates apuñalados en su rostro».

Convendrán conmigo en que si el símil «ojos que parecen dos puñaladas en un tomate» es atrevido y chocante, transformado así en metáfora los ojos ya no son los cortes en la piel del tomate, sino que son los tomates mismos: sencillamente chusco y rechazable sin mayor análisis. En este caso la tensión de la comparación expresada con una metáfora es excesiva y no funciona, pero expresada con un símil, sí.

Dejemos ahora de lado el asunto de las metáforas y vayamos al símil, que es lo que encontramos en el original de Mann.

Los cortes, cortes son, ya en una masa panadera, ya en un tomate. Por eso no creo que rebajar la tensión del símil haya sido la razón de la traductora para alejarse del obrador de Mann, de manera que, descartada esta hipótesis, me adhiero más a la segunda. A saber: enfrentada al símil original, le vino a la memoria la superferolítica imagen de los tomates acuchillados y no se resistió: la tentación fue muy fuerte.

En otras palabras, la decisión de Isabel García Adánez fue, sobre todo, de naturaleza estética y estilística. Fue también audaz, como ya he señalado, y la audacia tiene su precio. En este caso el precio es el de un cierto derrame —o desparrame— cultural (porque sería excesivo hablar de una operación de aculturación). En efecto, el símil de Mann está hecho de domesticidad, de hogar, de cocinas con aromas a harinas y levaduras y con el calor del horno listo para cocer. Hay una amabilidad casera, hogareña, en esa imagen, que desaparece ante la de alguien asestando una puñalada a un tomate, el frío y dramático acero violando el fruto rojo, como roja es la sangre; violencia en la cocina, que venga la policía. Hay una carga dramática, mediterránea, de tragedia griega, en ese apuñalamiento de un fruto tan propio de la Europa meridional. Comprendo que a muchos lectores le parezca excesivo y piensen que la traductora ha ido demasiado lejos.

Admito la acusación porque la entiendo, pero me inclino por la indulgencia en este caso; todo lo más me avendría a un cariñoso reproche. La traducción de García Adánez, con su carga dramática y pasional, es un chorro de originalidad y frescura que produce alegría literaria, estética, en cualquier lector que aprecie estos arranques de valentía y genio. No obstante, el tuitero Marcial Delgado, que admira la labor de esta traductora, de la que ha leído otros trabajos, añade una preocupación a su reproche: «Entiendo el símil buscado por la traductora, pero el salto al tomate me parece excesivo. Lo peor es no saber cuántos saltos más de este tipo estarán escondidos en la traducción y no advertiremos».

Esa sospecha, estimado Marcial, hay que tenerla siempre cuando se leen traducciones, ¿o es que cree que la bobadita italiana sobre los traductores carece de todo fundamento?

Así pues, a pesar del dolor que nos causa García Adánez arrancándonos tan violentamente de las coordenadas culturales centroeuropeas en el símil de Mann, aplaudo el desparpajo y la brillantez de sus puñaladas tomateras.

 

 

[Fuente: http://www.jotdown.es]

Los insultos poseen distintos significados y sentidos de acuerdo con la cultura. Conoce algunos en náhuatl antiguo y contemporáneo.

groserias-nahuatl-2

Los insultos son una expresión a través de la cual un emisor busca ofender a un receptor o receptores con la intención de causarle molestia. Las groserías son diferentes para cada cultura y su composición depende de una gran cantidad de factores.

Las estructuras de justicia en el México precolombino -Más de México

Las culturas prehispánicas de México también tuvieron sus propios insultos ligados a sus culturas, lenguas y cosmovisiones, como es el caso del náhuatl. Aunque pudieran existir equivalencias entre las groserías del náhuatl y el castellano, estas difieren en su sentido original; algunos otros fueron reelaboradas con la influencia del español. A continuación te mostramos algunas de ellas:

Insultos en la antigüedad:

  • Xolopitli: tonto, sonso, idiota, estúpido
  • Xolopiyotl: idiotez, estupidez, ignorancia
  • Xolopinemiliztli: imbecilidad, tontería
  • Xolopiti (ni): volverse tonto, imbécil
  • Xolopitica: tontamente, groseramente
  • Xolopitinemi: vivir torpemente
  • Xolopihuia: hacer, decir tonterías

Insultos en la actualidad:

  • Xolopitli: malvado, se dice de alguien que es calumniador, mentiroso
  • xolopitli: como ave de mal agüero
  • Xolopitinemi: vivir como el maligno, con maldad
  • Xolopihayutl: bebida del demonio, alcohol

Groserías híbridas:

  • Tlacapendejo: hombre pendejo
  • Ticaponchicactic: eres capón viejo
  • Diablopiltzin: niño demonio
  • Diablopitzome: diablo marrano
  • Xicholo cuitlamula: lárgate, mula de mierda
Picor ancestral. Una untada de chile en los ojos | Artes de México

Genéricos: corrompido, inmoral, egoísmo, perezoso, tragón etc.

  • Axixpa cuitlapan tlazolpa ichan: su casa está en orines, en suciedad
  • Huey tlacazolli: gran hombre basura
  • Teconeuh in ahmo cualli […] teuhyo, tlazollo: la perversa hija, está llena de suciedad
  • Inextica imapa tinemi: vives en los brazos de la ceniza, junto a las cosas del inframundo
  • Titlahuelilocamachoz: eres un ser perverso, despreciado y malvado
  • Titechchichichaz, titeaxixaz teicpac timomapopolhuaz: escupes en nosotros (la gente), nos orinas y, sobre la gente te limpias las manos

Con relación al comportamiento sexual

  • Ahuiani: ramera
  • Ahuiani: puta
  • Ahuilnenqui: perversa
  • Cihuatlahueliloc: mujer malvada
  • Mahuiltiani: con su cuerpo hace perversidad
  • Macanamacac: dadora de su carne
  • Manacanamacac: vendedora de su cuerpo
  • Ichpuchtlahueliloc: joven perversa
  • Ilamatlahueliloc: anciana depravada
  • Tlahuanqui: borracha
  • Xocomicqui: ebria
7 terribles castigos prehispánicos que eran aplicados en niños traviesos |  Aweita La República

Términos religiosos usados como insultos

  • Tlacatecolotl: hechicero, malvado, destructor de lo humano, brujo malvado
  • Quitlacatecolohuia: lo hechiza, lo embruja, le hace daño
  • Teyolloquani: la que come corazones, la que chupa la sangre
  • Tlacihque: la chupadora de sangre
  • Nahual: brujo
  • Xolopitle: el maligno
  • Diablopitzotl: diablo marrano
  • Tlacademunio: hombre malévolo

De carácter sexual

  • Nimitzmacaz motuto: te voy a dar tu pajarito, te voy a fornicar
  • Xitemulli: genital que tiene varios sabores
  • Ye ticapunchicactic: ya te castraron cuando estabas estropeado

De carácter mental

  • Tipopuyoctic: eres ciego
  • Ixtepetla: ciego con carnaza en los ojos
  • Ixtecuitla: chinguiñoso
  • Amixco mocpa tonmati: no sabes nada de tu cara, de tu cabeza
  • Ye cececui notlecomiz: ya hace frío, mi gato busca en el lugar del fuego
  • Ticuitlatepolli: eres como un teporingo, chaparro, enano
  • tixicahualquiza: eres como el terreno abandonado
  • Tlein monexquextoc: ¿qué es lo que estás martajando (moliendo)?, ¿qué huevonada haces?

Comparación con animales

  • Tlazolli in teuctli ic mo-nelotinemi: es vicioso, perverso, vive como un animal
  • Cuitlatepolli: teporingo
  • Tocante icniu: mi compañero cachetón (s.f. como el cerdo)
  • Cuacuahtetl nocniu: nuestro hermano burro
  • Xictzacua mocamac zan titlahualoctoc: cierra el hocico porque nomás ladras
  • Titenchicahuac: eres fuerte del hocico (testarudo)
  • Chichi icniu: mi compañero perro (animal)
  • Cihuachichicocohtli: perra flaca (s.f. animal hambriento)
  • Tinoyulcaicniu: mi compañero animal (salvaje)
  • Ichichi tlacuacualoa: muerde como perro
  • Cececui notlecomine: ya tiene frío mi gatito

[Fuente: TETLAHUALCHILIZTLI IPAN TOMACEHUALTLAHTOL “EL INSULTO EN NÁHUATL, Javier García Silva – reproducido en http://www.mexicodesconocido.com.mx]

se faire brutalement répudier ; se faire éconduire désagréablement ; aller se faire voir ; se faire renvoyer brutalement

Origine et définition

Les Grecs avaient autrefois une réputation affirmée de pédérastie (je ne suis pas allé vérifier ce qu’il en est aujourd’hui, mais on me susurre dans mon oreillette qu’elle est très surfaite).
Alors quand on propose à quelqu’un d’aller chez eux, c’est parce qu’on veut rapidement s’en débarrasser et qu’on lui souhaite « bien du plaisir » une fois arrivé là-bas.
C’est tout aussi aimable que de proposer à quelqu’un « d’aller au Diable » afin qu’il aille brûler dans les flammes de l’enfer.

Compléments

Aujourd’hui, pour éconduire quelqu’un, on a aussi « casse-toi ! ». C’est plus court, mais ça fait moins travailler l’imagination.
Des variantes de cette expression existent avec des verbes nettement plus vulgaires à la place de ‘voir’, ce qui en accentue encore le côté désagréable.
Parmi ceux-ci, il y a le très imagé ‘empapaouter‘, qu’on comprend actuellement comme ‘enculer’ (‘sodomiser’ pour les oreilles chastes). Ce mot est en fait issu de l’occitan ’empapautar’, légèrement plus raffiné car il veut normalement dire ‘rouler’, ‘arnaquer’.

Exemples

En France, on a une expression injurieuse pour éconduire un individu, on dit « aller se faire voir chez les Grecs« .
C’est pour beaucoup le summum de l’impolitesse! (lire plus) France – Belgique – Luxembourg – Suisse « Aller se faire voir chez les Grecs » Quelle vulgarité!

Comment dit-on ailleurs ?

Langue

Expression équivalente

Traduction littérale

Allemand

geh doch dahin, wo der Pfeffer wächst

va où pousse le poivre!
Anglais fuck off ! / Piss off ! va te faire foutre ! / Va chier !
Anglais get lost vas te perdre, perds-toi !
Anglais go to bath aller au bain
Anglais go to Halifax aller à Halifax
Anglais go to Jericho aller à Jericho
Anglais (USA) fuck you ! va te faire foutre !
Anglais (USA) go get fucked vas te faire baiser, sodomiser
Arabe (Tunisie) mché yaq’dhi il est allé faire des courses
Espagnol (Espagne) ir a freír espárragos aller faire frire des asperges
Espagnol (Espagne) que te den por el culo va te faire foutre
Espagnol (Espagne) mandar a hacer puñetas envoyer faire des poignets
Espagnol (Espagne) ir a tomar por culo aller se faire foutre
Espagnol (Espagne) ¡Que te zurzan! va te faire reprendre !
Espagnol (Colombie) vaya que lo bañen va te faire laver
Espagnol (Argentine) andar a freír churros aller se faire frire des churros
Finnois painu helvettiin! va dans l’enfer
Français (Canada) aller jouer sur la ligne jaune
Français (Canada) aller se faire voir ailleurs aller se faire voir ailleurs
Français (Canada) envoyer jouer dans le trafic

se débarrasser de quelqu’un ou envoyer promener quelqu’un

Grec καλά ξεκουμπίδια! bon debarras !
Grec άντε και πηδήξου! va te faire sauter !
Hébreu נתבקש בישיבה של מעלה

on nous demandera de nous asseoir

Italien va fan culo ! va te faire foutre !
Italien vaffanculo! – Va al diavolo!

va dans le derrière – Va chez le diable

Italien vatti a far friggere va te faire frire
Néerlandais (Belgique) je kan de boom in tu peux monter l’arbre
Néerlandais (Belgique) kus mijn kloten ! embrassez mes couilles
Néerlandais (Belgique) loop naar de haaien! vas-t`en
Néerlandais de deur wijzen montrer la porte
Polonais idz do diabla! va au diable!
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[Source : http://www.expressio.fr]