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Silencier une victime, c’est la ou le réduire au silence par la censure menaçante, l’indifférence ou une écoute inadéquate.

Écrit par Viviane Albenga

Maîtresse de conférences en sociologie, Université Bordeaux Montaigne

« Réduire (qqn) au silence. Silencier et invisibiliser les minorités. Faire taire (qqch.). Silencier nos désirs. » Voilà la définition que donne le dictionnaire Le Robert au terme silencier. Cette entrée fait écho à ce qui a été plus communément appelé « la libération de la parole » au moment du mouvement #MeToo. Repris de manière virale fin 2017, ce hashtag a déclenché un mouvement massif de dénonciations de violences sexuelles qui s’est étendu à de nombreuses sphères et catégories de victimes (comme avec le #MeTooinceste).

Nombre de chercheuses et d’activistes soulignent que par ces dénonciations massives, c’est l’écoute sociale accordée aux violences vécues qui s’est ouverte. Le terme silencier vient souligner la nécessité de conditions d’écoute bienveillante et bien informée pour que la parole puisse s’exprimer.

Lorsque cette parole advient mais se trouve minimisée ou niée, on assiste à ce qu’on appelle « revictimisation » ou « victimisation secondaire ». Ce phénomène touche d’autres types de violences, racistes, homophobes, transphobes. La question des violences sexuelles, fortement médiatisée et reconnue comme légitime, permet d’illustrer ce processus transposable à d’autres situations.

Silencier une victime, c’est la ou le réduire au silence de diverses manières : il ne s’agit pas nécessairement d’une censure menaçante, mais d’une absence d’écoute ou d’une écoute qui n’a pas le positionnement adéquat, par manque d’impartialité (proximité personnelle avec l’agresseur présumé) ou de formation. Les témoins peuvent également être « silencié·e·s » quand parler entraîne des préjudices (plainte pour diffamation, risque d’ostracisation dans son cercle professionnel ou personnel).

En pratique, le risque de revictimisation pointe la nécessité de la sensibilisation à une échelle générale, et de la formation des écoutant·e·s aussi bien que des encadrantes et encadrants dans les institutions publiques amenées à recevoir des témoignages.

On pense spontanément à la police et aux questions qui peuvent décourager une victime de viol de raconter son expérience – comment était-elle habillée, avait-elle consommé de l’alcool – en la renvoyant à une culpabilité implicite de sa part.

On peut évoquer le rôle d’autres institutions, comme les universités. Les recherches menées sur les appropriations des étudiantes du problème des violences sexistes et sexuelles montrent que celles-ci se méfient des institutions mais somment celles qui leur sont le plus proches, comme l’université, de prendre ses responsabilités. Les institutions peuvent apporter une reconnaissance du préjudice subi, par la voie pénale et/ou disciplinaire.

Toutes les institutions publiques sont tenues depuis un décret de mars 2020 de mettre en place une cellule de signalements pour toute forme de harcèlement, violence ou discrimination. La manière dont ces dispositifs peuvent fonctionner de manière confidentielle et impartiale est actuellement un enjeu crucial. Si cet enjeu est visible pour les affaires qui frappent ceux des partis politiques qui sont dotés de ces cellules, il touche actuellement le service public dans son ensemble.

« Silencier » renvoie de manière plus large à la domination symbolique qui consiste à priver les personnes dominées de parole et de récit sur soi. C’est au tournant des années 1960-1970 que cette réappropriation de la parole permettant de se réapproprier soi-même et son corps a éclos dans les mouvements féministes : les groupes de conscience non mixtes ont ainsi permis de rendre collectifs des problèmes qui apparaissaient comme privés et individuels, tels que les violences mais aussi la sexualité non procréative.

Ces groupes ont agi comme des lieux de politisation de sujets qui paraissaient relégués à l’intimité. On peut considérer que leur fonction a été amplifiée par les réseaux sociaux à l’époque contemporaine, qui multiplient les échanges en ligne et hors ligne. Ils jouent un rôle fondamental dans la légitimation de sexualités consenties, en dehors de l’hétérosexualité ou en redéfinissant les représentations traditionnelles de celle-ci.

Enfin, l’engagement des jeunes générations dans les collectifs de collages féministes, qui portent dans l’espace public des messages également transinclusifs (« la transphobie tue ») ou antiracistes (« stop Asian hate »), participent de cette volonté de porter une parole dont on s’assure qu’elle ne sera plus réduite au silence, comme l’exprime le collage : « décoller, on recollera ».

 

[Illustration : Shutterstock – source : theconversation.com]

 

Chantal Goya no filme Masculin Féminin, de Jean-Luc Godard (1966)

Escrito por Pedro Correia

Oiço muitas vezes por aí chamar « o » Iniciativa Liberal ao quarto maior partido parlamentar português. No seu programa de domingo à noite, Ricardo Araújo Pereira pôs a ridículo este absurdo desnorte gramatical exibindo excertos de noticiários televisivos (incluindo da própria SIC) que mencionavam a IL, alternadamente, como pertencente aos géneros feminino e masculino. Chegando-se ao ponto de ouvir jornalistas diferentes, no mesmo telediário, usarem as duas fórmulas. Questiono-me se não haverá livros de estilo e editores que assegurem o controlo de qualidade nestes canais para impedir esta algaraviada sem senso algum.

A norma gramatical é clara: artigo e substantivo concordam em género e número. Aqui não há transgénero: masculino é masculino, feminino é feminino. Nem há transnúmero: singular é singular, plural é plural.

Assim, dizemos os Verdes ao aludirmos a um partido que integra a actual coligação governamental na Alemanha – no plural. E a UNITA ou a FRELIMO quando mencionamos estes partidos políticos, um em Angola (União para a Independência Total de Angola), outro em Moçambique (Frente de Libertação de Moçambique).

A sigla IL só deve ser lida com artigo feminino – por a primeira letra ser abreviatura de Iniciativa. Ninguém diz « o FRELIMO » ou « o UNITA ». Diferente é se disserem « o partido Iniciativa Liberal » – só aí o artigo é masculino. Mas faz pouco sentido usar 24 letras para aquilo que pode ser dito só com duas.

Enfim, regras que deviam ser fixadas desde as aulas da instrução primária, mas que jornalistas supostamente com formação universitária são incapazes de aplicar. O que diz muito sobre a qualidade do nosso ensino. E sobre a qualidade do nosso jornalismo.

 

[Fonte: delitodeopiniao.blogs.sapo.pt]

Le parcours hors normes du New-Yorkais avait tout d’une success-story. C’était trop beau pour être vrai: il a menti sur (presque) chaque détail de sa vie, privée comme professionnelle.

L’élu américain George Santos assiste aux débats au cours du quatrième jour des élections pour le président de la Chambre aux États-Unis, le 6 janvier 2023, à Washington, DC.

Écrit par Théo Laubry  — Édité par Natacha Zimmermann 

À la suite des élections de mi-mandat, de nouveaux élus ont fait leur entrée au Capitole en ce début d’année, notamment à la Chambre des représentants, où le Parti républicain a repris de justesse la majorité. Si la plupart d’entre eux bénéficie encore d’un certain anonymat et d’une relative tranquillité, ce n’est pas le cas du désormais tristement célèbre George Santos, représentant du troisième district de New York qui a défait le Démocrate Robert Zimmermann en novembre dernier.

Fils d’immigrés brésiliens et petit-fils de réfugiés européens ayant fui la Shoah lors de la Seconde Guerre mondiale, conservateur assumant pleinement son homosexualité, diplômé en finance d’une grande école new-yorkaise, cadre à Wall Street au sein de grands groupes, devenu ensuite chef d’une entreprise, puis homme politique d’importance, le parcours hors normes de l’élu new-yorkais a tout d’une success-story à l’américaine. Problème: tout est faux, ou presque.

Alors que les enquêtes se multiplient, les Américains découvrent jour après jour l’étendue des mensonges de George Santos sur son passé. Désormais, le doute a laissé place à la certitude: le Congrès compte en son sein l’un des plus grands mythomanes de l’histoire politique des États-Unis.

Un serial-menteur au CV bidon

La recension des affabulations du nouveau représentant par le New York Magazine et le Time Magazine donne le vertige, à tel point que dix doigts ne suffisent pas pour les compter. Absolument toutes les déclarations de George Santos sont sujettes à caution et la plupart des éléments sur son histoire personnelle mis en avant lors de sa campagne électorale sont erronés.

Il n’a par exemple jamais fréquenté la prestigieuse académie privée Horace Mann, ni l’université de New York et n’a pas été diplômé de Baruch College. Il n’a pas travaillé à Wall Street chez Goldman Sachs ou Citigroup et n’a jamais eu de collègues morts lors de l’attaque terroriste qui a visé la boîte de nuit LGBT+ Pulse à Orlando en juin 2016. L’entreprise quasi fantôme Devolder, qu’il a créée en Floride dans le courant de l’année 2021, n’a jamais eu d’activité commerciale, de site internet, de page LinkedIn ou encore de client. Aucune trace non plus de la fondation pour la défense des animaux Friends of Pets United, qu’il affirme avoir dirigée.

À une vie professionnelle largement exagérée, s’ajoute une vie privée totalement imaginaire. Son mari pourrait lui aussi être un personnage fictif: il n’est jamais apparu à ses côtés lors de sa campagne et aucun dossier de mariage n’a pu être retrouvé dans la ville de New York.

Pire encore, l’élu a menti sur la cause du décès de sa mère pour s’attirer la sympathie des électeurs, en affirmant qu’elle souffrait de problèmes de santé dus à sa présence au World Trade Center le 11 septembre 2001. Si cette dernière est bien morte en 2016, elle n’a cependant jamais travaillé dans les tours jumelles et se trouvait au Brésil lors des attaques terroristes. L’histoire de ses grands-parents n’est pas vraie non plus: ils n’ont pas fui la Shoah, n’ont pas changé de nom et ne sont pas originaires d’Europe. Il n’a donc, a priori, aucun héritage juif, contrairement à ce qu’il a pu dire lors d’interviews.

Escroqueries en tout genre

Si George Santos a la capacité d’imagination d’un scénariste de Hollywood ou d’un auteur de roman, il semble aussi être un amateur d’escroqueries en tout genre. L’élu est notamment soupçonné par la justice brésilienne d’avoir volé le chéquier d’un homme lorsqu’il était plus jeune, puis d’avoir émis plusieurs chèques frauduleux. Une affaire qui pourrait lui valoir une peine de prison au Brésil.

Il est également accusé par plusieurs personnes d’avoir utilisé sa fondation fictive de protection des animaux pour détourner l’argent d’une collecte de fond qui s’est tenue en 2017 dans le New Jersey, ainsi que celui d’une cagnotte en ligne destinée à payer les frais médicaux du chien malade d’un vétéran handicapé sans domicile du même État. La gestion financière de sa campagne électorale pose aussi question que ce soit au niveau des dons, des prêts et des dépenses. Plusieurs enquêtes sont en cours pour éclaircir la situation et déterminer s’il a violé la loi.

Après toutes ces révélations, les appels à la démission se sont multipliés aussi bien au niveau local que national. Si le principal intéressé refuse pour l’heure de laisser sa place, l’affaire a créé un petit séisme dans le microcosme conservateur new-yorkais et une partie des responsables locaux du Parti républicain l’ont tout bonnement lâché, alors que le troisième district de New York pourrait être repris par les Démocrates en cas de nouvelle élection.

À question simple, réponse (extrêmement) complexe

Joseph G. Cairo, l’un d’entre eux, n’a pas mâché ses mots«Ses mensonges n’étaient pas de simples mensonges. Il a déshonoré la Chambre des représentants. Il n’est pas le bienvenu ici, au siège républicain.» Au Congrès, le sujet est sensible et dans les couloirs, un mélange de malaise, de méfiance et d’humour est palpable. Les conservateurs, qui n’ont qu’une très courte majorité à la Chambre, sont en proie à des tensions internes et l’affaire George Santos n’est pas une priorité pour l’instant. D’autant que Kevin McCarthy, le nouveau speaker républicain, a pu compter sur son vote lors de sa difficile élection au perchoir de l’assemblée.

Très contesté, le président de la Chambre sait qu’il doit préserver chacun de ses soutiens pour rester à son poste au cours des deux prochaines années. Interrogé à plusieurs reprises, il a donc préféré esquiver le sujet en rappelant que les électeurs avaient fait leur choix lors des élections, oubliant volontairement, au passage, que ces derniers ont été dupés.

Que sait-on alors réellement de George Santos? La réponse à cette question pourtant simple s’avère complexe. En dehors du fait qu’il a 34 ans, des origines brésiliennes et qu’il vient d’être élu à la Chambre des représentants, pas grand-chose. À l’heure où ces lignes sont écrites, une nouvelle révélation affole les réseaux sociaux. D’après plusieurs témoignages, photos et vidéos à l’appui, l’élu new-yorkais aurait été drag queen au Brésil . Rien d’exceptionnel a priori. Sauf si l’on se rappelle qu’il a épousé toute la rhétorique anti-LGBT du camp conservateur lors de sa campagne.

[Photo : Anna Moneymaker / Getty Images North America / Getty Images via AFP – source : http://www.slate.fr]

Deixa una gran obra escrita sobre els quítxues i els aimares, i un gran compromís social

Escrit per Lluís Bou
El jesuïta català Xavier Albó, defensor dels pobles indígenes de Bolívia i antropòleg, ha mort aquest divendres a la ciutat de Cochabamba, on l’estaven tractant d’un accident cerebrovascular que va patir fa uns dies. Tenia 88 anys. La Companyia de Jesús ha recordat que Albó es definia com a sociolingüista i que era un dels màxims experts en la cultura i la llengua dels pobles indígenes de Bolívia.

Albó va néixer a la Garriga (Vallès Oriental) el 1934, i era germà de l’escriptora i exalcaldessa de la localitat, Núria Albó. Als 16 anys va ingressar als jesuïtes. I un any després, l’any 1952, es va traslladar a Bolívia, on va quedar corprès per la idiosincràsia del país i es va comprometre amb els pobles indígenes, que són majoritaris en àmplies àrees. Es va preocupar i especialitzar en la llengua i la cultura dels pobles andins, sobretot dels quítxues i dels aimares, i va defensar aquestes comunitats, motiu que li va suposar problemes i li va despertar la consciència social. Enfrontat amb la dictadura, va promoure projectes per desenvolupar les comunitats indígenes rurals, com ara el Centro de Investigación y Promoción del Campesinado (CIPCA), que va ser fundat el 1971 i que va dirigir fins al 1976.

Va defensar la idea d’una Bolívia plurinacional amb autonomia per als indígenes. En un article, Albó va apostar el 2017 per “la capacitat de poder ser alhora un Estat unitari i també plurinacional. El punt de partida és que el concepte de nació té una història molt més antiga que el d’Estat, dins d’un ampli marge de maniobra de tots dos en la seva concepció”. La influència catalana era evident. El 1995 va ser designat coordinador llatinoamericà de jesuïtes en àrees indígenes.

Va publicar nombrosos llibres de temàtica andina, sobre la qual era un especialista: El futuro de los idiomas oprimidos (1974), Achacachi: medio siglo de lucha campesina (1979), Khitipxtansa ¿quiénes somos? Identidad localista, étnica y clasista en los aymaras de hoy (1979), Lengua y sociedad en Bolivia 1976 (1980), La cara india y campesina de nuestra historia, amb Josep Maria Barnadas (1984), Raíces de América: El mundo aymara, com a compilador (1988), Comunidades andinas desde dentro (1994), o La integración surandina: cinco siglos después (1996).

Segons l’escriptor Juan Carlos Salazar, l’interès per les llengües andines menystingudes prové de la persecució històrica a la llengua catalana que va viure en pròpia pell. Indica que la seva afició per les llengües originàries li venia de l’experiència infantil, quan la seva mare el va ensenyar a llegir i escriure en català a casa en ple franquisme, perquè l’idioma estava prohibit en l’ús públic. “Aquesta pressió contra la meva llengua originària em va marcar molt des de petit”, va rememorar en una ocasió, descriu Salazar.

 

 

[Foto: Companyia de Jesús – font: http://www.elnacional.cat]

Os Fabelmans, novo filme do diretor, esbarra no melodrama, mas é uma carta de amor ao cinema. A saga do menino com câmera na mão mostra: diante do universo em desarranjo, a Sétima Arte transforma o caos em espetáculo catártico.

Escrito por

Os Fabelmans, de Steven Spielberg, é três coisas ao mesmo tempo: romance de formação, melodrama familiar e reflexão sobre a natureza do cinema. É sobretudo este último aspecto que nos interessa aqui.

O cinema marca presença em outros grandes filmes de inspiração autobiográfica, como Amarcord, de Fellini, Os incompreendidos, de Truffaut, ou Esperança e glória, de John Boorman. Mas em Os Fabelmans seu papel é de protagonista: da primeira à última cena, tudo passa por ele.

Na saga pessoal do menino judeu Sammy Fabelman (Mateo Zoryan/ Gabriel LaBelle), dos sete aos dezessete anos, do Arizona a Hollywood, o cinema desdobra suas inúmeras dimensões e possibilidades.

Tudo começa com um trauma de infância: na tela grande, as imagens de um desastre de trem em O maior espetáculo da terra (1952), de Cecil B. De Mille, lançam o pequeno Sammy num estado de perturbação que produz febre e pesadelos. Se o cinema ocasionou o choque, é também o cinema que propicia a cura. Munido de sua câmera super-8 e de seu trenzinho de brinquedo, Sammy reproduz o desastre e, ao filmá-lo, acaba por “domesticá-lo”, apaziguando seu espírito.

A montagem de um mundo

O cinema reorganiza um universo em desarranjo, transforma o caos em espetáculo catártico. Se olharmos bem, muito da cinematografia de Spielberg nasce dessa ideia.

Mas ao longo do filme a câmera de Sammy, trocada alguns anos depois por uma de 16 milímetros, vai cumprir outras funções e desvendar outras realidades, sobretudo depois de ganhar a companhia de uma pequena moviola. No cinema de Spielberg, a montagem é essencial. É o contracampo que confere a cada imagem seu peso dramático ou cômico, ou até mesmo seu sentido. A reação do personagem que vê é tão importante quanto o que é visto. A montagem cria um mundo.

A profundidade de campo também pode ser reveladora. Um filme caseiro de acampamento da família expõe inadvertidamente o caso extraconjugal de Mitzi Fabelman (Michelle Williams), a mãe de Sammy. Mais um trauma, mas desta vez o cinema, sozinho, não o será capaz de curar. As imagens em movimento podem muito, mas não podem tudo.

A moviola citada acima ganhará papel de destaque alguns anos depois, quando o tímido e franzino Sammy sofre com o bullying dos colegas valentões e o antissemitismo reinante no colégio. A filmagem de uma excursão de final de curso, na praia, converte-se, mediante a montagem, numa sátira que expõe o ridículo de cada um.

Talento e sentimentalismo

Escrevi uma vez, décadas atrás, que os filmes de Spielberg são sempre uma queda de braço entre o imenso talento do diretor e sua propensão para o sentimentalismo e a pieguice, com resultados diversos. Em Os Fabelmans o talento leva grande vantagem, embora o sentimentalismo esteja presente no modo enfático e redundante como é tratado o drama familiar.

O que equilibra o melodrama é a presença pontual de personagens cômicos, como o excêntrico tio Boris (Judd Hirsch) e a avó paterna de Sammy (Jeannie Berlin), espécie de protótipo da mãe judia dominadora. Ambos parecem saídos de um filme de Woody Allen.

Se, em suas duas horas e meia, Os Fabelmans nunca chega a aborrecer, é porque há sempre ideias e soluções visuais brilhantes, puramente cinematográficas, desde as imagens projetadas na mão do pequeno Sammy até o magnífico plano final, em que um sutil movimento de câmera responde ao conciso conselho dado por John Ford (David Lynch, num grande achado de casting) ao jovem aspirante a cineasta.

Assim como John Ford, o nome Steven Spielberg, goste-se dele ou não, é sinônimo de cinema. Em vista disso, o vídeo que antecede o longa-metragem, em que o cineasta agradece a presença do público e enaltece a “experiência única” de ver filmes coletivamente na sala escura, soa como um lamento e um pedido de socorro. Se, tomado isoladamente, Os Fabelmans é uma ode ao cinema, em conjunto com esse prólogo ele adquire o peso de um réquiem.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Foto de cabecera del blog de Claudio Ferrufino-Coqueugniot

 

Por Fadrique Iglesias Mendizábal 
 
La foto de un gallo ilustra la parte superior, con fondo oscuro. Un gallo formado por motosas hojas que pudieran ser pedazos de espadas u hoces, dispuestas a segar todo aquello que consideran maleza. El gallo, que podría ser de pelea, de raza malaya, está formado por trozos de latas de conservas viejas, por despojos. Tiene patas de alambres doblados, y clavos otrora oxidados, ahora barnizados. El animal, aun siendo frágil, apunta su alarido al cielo, en forma de queja, con la cola abierta, pavoneándose y pretendiendo amedrentar, pero, debajo del plumaje, es delicado.
 
Esa foto encabeza el blog de Claudio Ferrufino-Coqueugniot, Le Coq en Fer, el gallo de hierro en francés, bitácora literaria de uno de los más talentosos y polémicos narradores y poetas bolivianos de la actualidad. El último escritor pendenciero de las letras nacionales, esas grandes desconocidas más allá de los Andes, que retoma uno de los motivos más repetidos por el conocido pintor cochabambino Gíldaro Antezana.
 
Son más de mil doscientas notas las que abordan temas tan dispares como la revolución rusa, la pintura de Kazimir Malévich, feroces críticas al gobierno de Evo Morales y relatos de personajes marginales, amorales, a través de su daguerrotipo mental, aquel que va dejando efigies filtradas por su imaginación y una prosa rotunda y robusta, publicada a lo largo del último cuarto de siglo en muchos de los periódicos más importantes del país, bajo las columnas EclécticaMonóculo y Mirando de abajo.
 
Por otro lado, su Facebook está poblado de fotos clásicas de torsos femeninos semidesnudos –lo que ya le ha valido un par de suspensiones de la cuenta– y por cromos de boxeadores de principios de siglo como Tommy Burns, Jack Johnson, Harry Wills, Joe Jeannette y Sam McVey, esa casta de pugilistas previos a la testosterona sintética y a los anabólizantes, luchadores de nervio y orgullo, aficionados al deporte pero profesionales de la gresca dentro del ring, como Claudio en sus cuadernos. Y en algunas parrandas también.
 
 
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Sus letras, además de ser pendencieras, contienen flashes, sensaciones, ruidos e imágenes de parcelas específicas, que juntas tienen un significado coral de una vida entregada al oficio artístico, reflexivo, sensible. Precisamente con esas ideas describe su penúltima novela, Diario secreto (Alfaguara, 2011), que le valió ese mismo año el máximo galardón de las letras bolivianas, el Premio Nacional de Novela, y en la que describe el retrato de un psicópata, potencial asesino en serie que no tiene compasión por los insectos que descuartiza, ni por la madre a quien tiene toda una vida en vilo, ni mucho menos por una pareja a la que desprecia con una importante dosis de misoginia.
 
Llama la atención que esta novela precisamente haya sido escrita en su morada de Aurora, ciudad dormitorio de Denver, en Colorado, un año antes de la masacre del caballero oscuro.  
 
Aurora sonó en los noticieros de todo el mundo en 2012, cuando el desquiciado James Holmes abrió fuego contra el público que abarrotaba el estreno de una de las películas de la saga de Batman, El caballero oscuro, narración que podría ser perfectamente la segunda parte de Diario secreto, el corolario alternativo, un ensayo al estilo del libro juvenil Elige tu propia aventura: “si eliges al descarnado emboscando a su esposa, a la postre autora del crimen y de su propia condena, dando un tiro al protagonista, lee el final de la novela premiada el 11 de octubre de 2011, Diario secreto; si eliges al protagonista entrando a una película de superhéroes y desollando a tiros al público asistente, dirígete al New York Times del 26 de agosto de 2012”. 
 
Allí precisamente, en Denver, Claudio parece haber encontrado un gallinero tranquilo, donde puede trabajar en la parte administrativa del Denver Post durante el día y dedicarse a escribir al ritmo frenético al que tiene acostumbrados a sus lectores en los últimos años por la noche.
 
En Denver también, pero dos décadas atrás, a los pocos años de haber emigrado de Bolivia, en 1992, Claudio abrió un pequeño restaurante de delicatessen en el pueblo minero de Lakewood, morada de forajidos, truhanes y bandidos al más puro estilowestern, por donde pasó hasta Oscar Wilde desparramando relatos.
 
El poblacho aquel de las montañas de Colorado, que conserva una imagen decimonónica de cowboy de bota y flequillos en el chaleco, de saloon y escupideros de tabaco, con hombres de gruesos cinturones en los que cuelgan pistolas que salvaguardan los riñones como en las películas de John Wayne, es un espacio hostil, proclive al enfrentamiento. Así lo recuerda Ferrufino:
 
“Un mexicano, como nos califican a todos, en un ambiente así, huele a víctima. Pero me senté con ellos y, a partir de sus apellidos, hablamos de sus orígenes: alemán, irlandés, galés, etc., abriendo un espacio que podíamos compartir. La mayoría eran tipos rudos, ignorantes, no con un esquema ideológico sólido, llenos de lugares comunes, maleables. Terminaban abrazándote y secando vaso tras vaso de cerveza contigo. ¿Don de gentes que tengo? Tal vez, pero ha sido mi experiencia”.
 
Más adelante abrió un restaurante más efímero todavía en otro pueblo vecino: Leadville. El establecimiento, llamado The New West Café, tuvo un éxito moderado en un principio, pues aquellos cowboys no sabrían qué esperar de aquel plato de chupe de maní que servía, distinto de la peanut soup tan tradicional del colonial pueblo de Williamsburg, en su añorada y lejana Virginia. Con el tiempo amplió la oferta a una sopa de quinua, luego evolucionada en forma de chaque, hasta tomarle el pulso a lo que sería su mina de oro: sus fideos uchu, especialidad de la casa, que vendía en dosis importantes puesto que lo tenía listado como Latin American Stew o guiso latinoamericano.
 
La aventura emprendedora acabó con Claudio entre rejas, luego de tener diferencias –de haberlas ajustado– con el socio propietario.
 
Según Ferrufino, la marihuana desquició al accionista protagonista de su ira, dejándolo en un permanente estado, no ya de felicidad, ni de relajación, mucho menos de excitación, sino más bien de ansia constante:
 
“Mi socio chocó con la férrea voluntad y responsabilidad que con los años desarrollé en Estados Unidos. Discrepábamos en muchas cosas. Exploté porque a pesar de la mesura que uno adquiere sigo siendo un individuo belicoso. Estaba todo tendido para el escenario que vino después: la ruptura, la pérdida, la detención, dormir entre rejas, asegurar a la sociedad que te comportarías acorde con las reglas”.
 
“El estado policial y sus recursos”, llama Ferrufino a las normas impuestas, atribuyéndole virtud muy excepcional y no universal, dejando salir a flote su sentido anarquista, casi como inspirado en una obra dramática de Darío Fo.
 
Luego el The New West Café le daría una oportunidad más a su voluntad emprendedora y decidió asociarse esta vez con un bosnio emigrado de la guerra, de esos que dejaron a sus mujeres haciendo crêpes en los campos de refugiados, para intentarlo en aquella ocasión con sándwiches y sopas neoyorquinas. El negocio quedó atrás en la memoria, pero el acercamiento a la cultura eslava, bosnia y croata permaneció con Claudio.
 
El roce con los clientes, gringos y cowboys, ayudó a Claudio a conocer más la esencia del norteamericano, si es que ese individuo-tipo existe. Aún hoy se sorprende al ver los contrastes que emanan del arquetipo gringo. Aunque pueda mostrar su faceta más reaccionaria, conservadora, prejuiciosa y racista, al conversarle de igual a igual las figuras predispuestas se diluyen.
 
 
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Claudio es un tipo que admira la calle y desconfía de aquellos que todavía no han sido capaces de abandonar las faldas de madres y abuelas en busca de una o varias historias vitales. Se trata de una persona que encarna el sueño americano y también la pesadilla.
 
En aquel país lidió y aprendió de lo profundo del gueto, especialmente de un personaje al que recuerda con especial cariño: Big Mike, amigo que conoció mientras trabajaba de estibador, cargando quintales de fruta cual aparapita, con algunos grados bajo cero y que sazona las páginas de El exilio voluntario.
 
Luego trabajó como traductor, administrador de restaurante, frutero, escritor de cuentos infantiles, albañil, profesor, panadero, canillita y verdulero, entre otros oficios.
 
Cuando se le pregunta qué motivó su precipitada migración a Estados Unidos sin un proyecto claro de vida, explica:
 
“Es raro lo que pasó. Una decisión clara que a veces creo fue errada pero de la que no me arrepiento. Quise ir contra todo lo que era y podía ser. Tenía que probarme que incluso descendiendo al fondo sería capaz de salir sin ayuda de nadie, con mis manos. Creo que esa victoria se transmitió al carácter de mis hijas, y al sosiego que en el fondo me habita y me hace pensar que la modestia no es una mala opción. He vivido y puedo escribir. Escribía antes también, pero pienso que como ser humano aquello me sirvió de mucho. A ratos creí que debía alterar el rumbo y dedicarme a la docencia o algo similar, pero, igual que le sucedía a Isaak Babel, me gustaba –y me gusta– compartir con gente simple. Allí están las historias. Tarde para volverse atrás. Ahora hay que recordar, analizar, sopesar las experiencias y escribir”.
 
Estos lances motivaron al escritor a largarse a Miami, primera parada en el norte, hace 24 años, enfundado en un añoso terno gris de corte inglés que usó en la fiesta de promoción en la secundaria. El detonante del autoexilio fue una decepción amorosa poco relevante, asunto potenciado por una afición al viaje que ha ido perdiendo. La opción norteamericana llegó por azar, para buscar bálsamo y dinero, aquel que en Bolivia le era escaso y que ya se había gastado en chicherías y buenos libros, para apaciguar ánimos extravagantes y una ruinosa vida de vago, como él mismo la define.
 
Con un ticket de ida solamente, aterrizó con una vieja maleta, una mochila militar y cuatro billetes de cien dólares otorgados por sus padres y hermano, que dilapidó en putas y alcohol en menos de una semana.  
 
 
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Las novelas de Claudio, así como las crónicas que va publicando, suelen dar saltos temporales muy bien hilvanados, con menciones y referencias frecuentes a una época que parece haberle marcado profundamente: sus años alrededor de la capital de Estados Unidos, principalmente en el Estado de Virginia.
 
Claudio llegó al área metropolitana de Washington D.C. el otoño de 1988, con las hojas todavía en los árboles, doradas, rojizas, a punto de caer. En tan solo un par de años ya era un virginiano más.
 
Con los ojos muy abiertos, Ferrufino parece haber explorado profundamente el lenguaje subyacente de los barrios bajos que circundan Washington D. C., una ciudad muy distinta a la actual, donde la población hispana ha crecido de un 2 % a un 14% entre los años 80 y esta década. A Arlington, ciudad- condado por la que desfilan los personajes de su libro de relatos Virginianos (Los amigos del libro1992) y de la novela El exilio voluntario (El País2009), llegaron muchos pobladores del Valle Alto cochabambino que emigraron tras un peculiar auge de la construcción.
 
En sus textos poco rastro hay de los monumentos nacionales y de las happy hours de los burócratas de la capital. Mucho de las casas postindustriales de ladrillo, donde yacen hacinados aquellos ciudadanos oriundos de Arbieto, de Punata, de Esteban Arce, de Tiraque, que han cambiado el quechua por el inglés.
 
Más bien Claudio se remanga la raída camisa y se sumerge sin miedo a mancharse en el fango de las miserias de los inmigrantes que habitan a la sombra y a espaldas del Capitolio. Ese lugar paradójico que aguanta la coexistencia de prostíbulos –callejeros o albergados en bares– con lujosos hoteles para dignatarios de estado, polígonos industriales donde los domingos bailan caporales muy cercanos a barrios de embajadores que no pierden su condición una vez perdido el cargo, almacenes de bancos de alimentos para indigentes alternando al otro lado de la carretera con lujosos centros comerciales.
 
A fines de los años 80, Washington, D. C. era la ciudad más peligrosa del país. Por  la llamada “epidemia del crack” en 1990 era considerada la capital del crimen, aun siendo la sede del FBI y la CIA.
 
Incluso hoy día, casi tres de cada cien habitantes en D. C. está infectado con HIV, mayoritariamente entre la población afroamericana que, por lo general, vive poco integrada con la población blanca. Algo similar pasa con los hispanos y asiáticos, aunque no tan marcadamente.
 
A causa del sida precisamente algunos de los amigos de Ferrufino se dejaron la vida. Otros fueron tragados por sus propias adicciones –crack seguramente–, por sus propias miserias, cansados de pasar noches en vela mendigando trabajo en esos mercados donde fungían como estibadores, esperando un reducido jornal que al final del día, después de comer un plato de pasta o un burrito, de pagar diez dólares por el servicio de una prostituta y de pasar por un comedor social para completar la incompleta dieta, les permitiese comenzar un nuevo día al terminar la precedente jornada.
 
Uno de los lugares que precisamente frecuentaba Ferrufino era Morse Street para ganarse el plato de comida. Así lo recuerda:
 
“En el mercado de abasto de Washington era así. Willy, chofer negro, había asesinado a su madre siendo casi un niño, ofuscado en droga. Tyronne pasó trece años en prisión por robo con ‘asalto’. En las noches de la calle Morse se contaban historias; ron y licor malteado entre los dientes. Olor a mariscos; húmedas paredes y autos policías que cruzan lentos sin parar. Cada hombre hundido en su miseria. Olvidado ya el tiempo en que se preguntaba ¿qué hago aquí? Cuando las esperanzas brillan mal. Wayne y yo caminamos hacia la esquina de los mendigos. Allí hay droga fácil y prostitutas de a diez dólares. Un amigo cuyo nombre me es borroso se sentaba en un desvencijado sillón, en medio de la calle: el trono de la oscuridad. Wayne compra piedrecillas blancas, opacas: cocaína adulterada. Al lado de una reja de amontonada basura, fuma. Medianoche de verano, sin sueños ni futuro. No está la luna, se oculta en las callejas. Los pobres no tienen sombra, son pálida oscuridad”. 
 
 Cuando lo recuerda, se atreve a decir que está seguro de que pocos de los amigos negros que conoció en aquellas épocas estarán vivos ahora:
 
“Trabajé dos años y medio en los mercados. El primer día era para llorar, con los guantes mojados y el hielo punzando la cara. ¿Qué hago aquí? Quise retornar al café con leche de casa, a mi mullida y caliente cama, pero no lo hice, aguanté en medio de hombres toscos, negros, entonces nada simpáticos y con otra lengua. Pequeña épica de humanidad”.
 
En sus escritos y crónicas aparecen muy poco las placas de mármol de la calle K, del Banco Mundial y el FMI. Sobresalen más bien las penurias de los alrededores de Gallaudet, barrio afroamericano conocido por una universidad.
 
Ferrufino no le teme a los desprecios de gringos ignaros y limitados. Los asume gallos de pelaje no intimidante. No se amilana ante los pergaminos de la docta y jesuítica Georgetown, no se achica ante casas estudiantiles como la de Maryland, donde dictara cátedra Borges o la propia universidad de Virginia, donde fue un virginiano más –por un tiempo– Edgar Alan Poe. Claudio no se acompleja para hablar de ideas, no lo hizo en su juventud en Francia, donde retaba a sus condiscípulos a debatir sobre literatura gala dejando patente lo que llama racismo cultural. No se inhibe al ser identificado como parte de las márgenes, porque es su mundo también, tanto los extremos superiores como los inferiores.
 
Los días, o la noche que tenía libre –en el sentido más literal del término–, la de los sábados, eran destinados a probar un poquito del manjar que a la mayoría de sus compañeros se le tenía vedado: la visita a los pasillos gratuitos del museo más profundo y diverso del mundo, el Smithsonian, en Hispania Books –hoy sucedida por la librería Pórtico y Politics and Prose–, y horas perdidas en Common Grounds, probablemente lo que hoy se llama Krammer Café, de las primeras cafeterías literarias, lugar chic que tiñe sus paredes con multicolores lomos de libros y que sirve café y comida americana, en el barrio burgués de Dupont Circle.
 
Esas épocas virginianas de Claudio eran de triple vida. Por el día de gallo fino, por la noche de gallina ponedora que se aboca al trabajo, y al amanecer de gallo de peleas, todo para sobrevivir.
 
En esos años salió por algún tiempo con una mujer que entonces era presidenta de la asociación de antropólogos norteamericanos, PhD con tesis en Teresina, Brasil, ese primer engendro de laboratorio que luego se cristalizaría en Brasilia: la ciudad de la teoría. Así recuerda esas citas:
 
“Nada más dispar, pero que me permitía un amplio espectro de aprendizaje, sufrimiento y gozo. Era joven, fuerte, casi no dormía, y lleno de interrogantes acerca de un mundo nuevo, en extremo diverso”.
 
 
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La imaginación de este cochabambino y sus fuertes emociones evocan a una vibrante movida cultural en la ciudad. Si a fines de los 80 Ferrufino disfrutaba de conciertos de aquel surgente rock alternativo, mezclados con asistencias a ver Rubén Blades y Seis del Solar, hoy en día se puede disfrutar del apabullante influjo de la música electrónica, de las mezclas bastardas del grupo narcoelectro Mexican Institute of Sound o del ya famoso matrimonio entre los samples y bandoneón de Bajofondo.
 
Aquellas  exposiciones de arte que recuerda como impresionantes, algunas de Malévich, Matisse, Rembrandt, entre las que más le marcaron, se suceden año tras año, de la mano de millonarias fundaciones como la Colección Philips o la elitista Dumbarton Oaks.
 
Ferrufino nunca fue una persona de cultura de gueto apartado, sometido al cacique. No era un tipo de sindicarse a los “suyos”. Fue y quiso ser un alma libre que salía solo, llevando una vida de completa independencia. Aunque se juntaba con amigos bolivianos, no lo hacía con la frecuencia que ellos demandaban. Así lo recuerda:
 
“Entraba al mundo de los otros y me desenvolvía con soltura; mientras mis amigos jugaban fútbol los sábados, con las consabidas cervezas nuestras que vienen detrás, yo andaba en el National Mall, el centro de los museos de la ciudad, flirteando con hermosas muchachas anglosajonas y escribiendo mis Virginianos en papelitos, debajo de fotos de Lee Miller o de Man Ray. Culturalmente fue para mí un mundo insólito y exuberante. Lo recuerdo bien, dichoso. Por otro lado, en el mundo paralelo, visitaba las casas de mis amigos negros en el North East y South East, un mundo prohibido para blancos o gente como yo (nunca nos han considerado blancos, ni siquiera a los españoles). Fumaderos de crack, muchachas negras que se abrían de piernas con facilidad; deliciosas y viciosas. Sexo en autos, borrachera en las calles, recostados contra la pared, bebiendo Cisco, un licor de variadas frutas y colores que luego sacaron de circulación por ser letal. Detestábamos la cerveza normal; bebíamos licor malteado, con mayor grado de alcohol: Colt 45 y otros. Iba de ayudante de los choferes negros en los camiones de la empresa. Repartíamos productos a los hoteles y restaurantes de DC, Virginia y Maryland. Al terminar el día, antes de regresar al warehouse, alcohol y droga, sexo y droga. E historias inverosímiles que me contaban como a un hermano. He sido afortunado en oírlas y recordarlas. Y en sobrevivir también”.
 
Ferrufino vivió allí durante la década siguiente a los años de explosión psicotrópica. “Había mucha, excesiva, demasiada droga”, recuerda y apunta:
 
“Esta empresa de verduras en la que trabajaba era la mayor del mercado, dirigida por tres hermanos de origen irlandés. El mundo de ellos era la marihuana, que compartían en los gigantescos refrigeradores con algunos cargadores negros, que eran, a su vez, proveedores. Crack, hachís con profusión. La labor nocturna era febril, con camiones de 21 metros trayendo cosas desde California, México, cangrejos vivos desde Maine, frambuesas y moras desde Chile. Cualquier instante de descanso: droga. Dos, diez veces por noche. Cuando el día terminaba, ya casi a mediodía, los managers se encerraban en uno de los autos y… droga. Sin parar, seis días por semana. Yo no era afecto a ella, pero no evitaba compartirla de cuando en cuando. Me sorprendía que tipos muy ricos, duros trabajadores tengo que reconocer, no deseaban volver a sus mansiones, a sus hermosas mujeres que a veces visitaban el almacén y deslumbraban a los miserables estibadores. Preferían quedarse a hablar mierda, con las ventanas cerradas, en el mundillo de la droga. Los imagino llegando al hogar, tirándose en la cama, recuperando unas horas para volver a aquel frenesí. No tenían más de 30 años y confesaban que tenían sexo con sus mujeres una o dos veces al mes. ‘White boys’, decían los negros con desprecio”.
 
Al calor idealizante, Ferrufino recuerda esos años suyos como un elixir creativo. Se recuerda como con una cámara en el hombro, como filmando para sus adentros lo que observaba, y aquello que miraba, lo veía como fotógrafo. Le hubiese gustado filmar una película de David Lynch o algo similar. ¿Una actriz? Alguna de las de Fassbinder, responde, a quien idolatraba entonces –y hoy– pero en un escenario ya lleno de muchos otros. Quizás actrices como Barbara Sukowa, Jeanne Moreau, Hanna Schygulla, Brigitte Mira quizás, Ferrufino no lo especifica. Sí abunda en el plató imaginado:
 
“Imaginaba exhibiciones de fotografías sobre el universo de las frutas y las verduras. Increíbles colores, escenas, depósitos llenos de naranjas de distintos tonos, el contraste entre las papas de Idaho y las verdes paltas, aguacates, californianos. Los tomates ni qué decir, que eran la élite de los productos, con una sección especial de empaque por tamaños y colores. En esa gran bodega de DC, de noche, negros borrachos y perdidos, algún turco, algún latino, manipulaban lo que se serviría en las reuniones de embajadores, del jet set, de la CIA en Langley, a donde llevábamos cargamentos sin que jamás nos pidiesen identificación. Eran otros tiempos”.
 
 
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A esos días virginianos vuelve una y otra vez. Su prosa fluida sugiere muchos adjetivos, el más suave, sorprendente. Se mueve muy bien entre el ensayo, la crítica de arte, la opinión política, la ficción y también la crónica periodística. Precisamente en su antología Crónicas de perro andante (La Hoguera, 2012), escrita a cuatro manos con Roberto Navia, premio de periodismo Ortega y Gasset, y en otras piezas publicadas en los años 80 y 90, aparecen intensos relatos en los que describe Mizque, Tiquipaya, Pairumani y Suticollo, lugares donde quizás tomó afición por la chicha, y en las que lamentó no haber atendido las enseñanzas de la lengua quechua de su padre.
 
Una parcial autoficción de aquellos años en Arlington le ha valido el Premio Casa de las Américas de Literatura en Cuba. El rito de entrega no es precisamente la ceremonia de los Oscar. No hay alfombra roja, pero sí una rica historia de más de medio siglo.
 
Ferrufino es uno de los escasísimos casos de escritores bolivianos reconocidos internacionalmente, que ha ganado en 2009 el premio, sucediendo en el palmarés a personajes como Jorge Ibargüengoitia, Eduardo Galeano, Marta Traba o Gioconda Belli, e incluso a escritores bolivianos como Renato Prada, Wolfango Montes y Pedro Shimose. El jurado de la edición 2009, conformado por gente como la mexicana Carmen Boullosa, el venezolano Carlos Noguera, el chileno Grínor Rojo, el argentino Héctor Tizón y la cubana Lourdes González Herrero, se decidió a separar la paja del trigo entre casi 700 trabajos provenientes de América Latina y España, justificando su decisión en la capacidad de observar el “sueño americano” de una forma vertiginosa, vital y dominando el oficio, desplegando en su narración diversos planos a lo largo de tres décadas, con humor y referencias literarias, culturales y políticas”.
 
Claudio ya había logrado una mención en este premio en 2002, por El señor don Rómulo (Nuevo Milenio, 2002). Durante su discurso en 2009, recordó, cómo no, a la gente del gueto. A aquellas personas que seguramente nunca escribirían y publicarían sus historias y que tampoco se enterarían de que su colega, broderpana y cuate, aquel latino de ojos achinados y de bigote poblado, lo haría. Aquella noche en La Habana, recordó su llegada a Washington, las dificultades iniciales con el idioma, la excusa que le diera a su hermana para financiarle algo de comida y no morir de hambre –alegando atraco– que luego interpretaría como robo de alma: la transición de la plácida vida en el valle cochabambino hacia el crudo invierno en el que las noches transitaban en el viejo sillón desvencijado que le alquilaba un conocido temporalmente. Ya no estaría el calor del hogar, recuerda Ferrufino, sólo le quedaría esa cuadrilla que le rodea con las manos encalladas, ahogada en adicciones. Del intelectual de clase media bien vestido, quedaría menos aún.
 
Aquella noche en Cuba mencionó también el lugar de donde salían los vectores radiales de los trenes que llevaban la carga hacia Nueva York, los alrededores de la vieja Union Station, epicentro de su exilio, que aunque voluntario y reconocido aquella noche por funcionarios cubanos, que comparten el régimen con un político al que desprecia, Fidel Castro, no fue por ello menos exilio.
 
Tras el paso del Che Guevara por Bolivia, con los coletazos que dejaron los tupamarosy luego de las desapariciones de posibles herederos como los hermanos Peredo o Monika Ertl, la izquierda de los 70 se encontraba en proceso de segmentación en la universidad pública boliviana, reducto de las ideas progresistas durante la dictadura banzerista. Había divisiones internas entre trotskistas, maoístas, leninistas, hasta los más independientes anarquistas.
 
A esta subespecie pertenecía Ferrufino. Seguidor riguroso de las enseñanzas de Bakunin, Durruti y Malatesta, defendía cáustica y violentamente sus ideas ácratas por los pasillos de la carrera de sociología, más con los puños y a la gresca que con las ideas, recuerda su amiga Estela Rivera, hoy jefa de la Unidad de Cultura de la Gobernación de Cochabamba.
 
Se recuerda de Claudio su muy particular resistencia al alcohol, lo que hacía que bebiera como cosaco, generalmente ingentes cantidades de chicha, aguante que permitía que se mantuviera en sus cabales más que el resto, asunto que lo cubría de cierta mística en aquellos círculos.
 
Luis René Baptista, editor de opinión del periódico Los Tiempos, recuerda cierta vez en la que Claudio estuvo a punto de clavarle un cuchillo de carnicero, a causa de discrepancias ideológicas y de pactos incumplidos en las andanzas universitarias, detenido in extremis, cuando ya se veía ensartado y resignado, por un grupo de compinches anarcos que bloquearon la inminente faena.
 
Aquella misma vez, recuerda Rivera, Ferrufino y sus amigos anarquistas amenazaron también al propio rector electo y, luego de dedicarle furiosos insultos, procedieron a incendiar contenedores y papeleras con basura dentro del edificio.
 
Aun así, la violencia no era exclusiva. Se alternaba con guitarras y huayños en las chicherías aledañas, música campesina del Norte de Potosí, boleros centroamericanos y largas tardes de borracheras, para luego recogerse por la noche rompiendo letreros de neón y cabinas públicas, como forma de resistencia al sistema, siguiendo al caudillo bravucón y amenazante anarquista de fama algo contradictoria a la vez que ambivalente, dada su otra faceta, la de amigo fiel y cariñoso.  
 
En esos ambientes se movía Ferrufino nada más salir bachiller del colegio Maryknoll de Cochabamba en 1977, ya acabada la dictadura de Bánzer, y lo recuerda:
 
“Mi hermano Armando y yo fuimos muy peleadores en  la escuela. ‘Nos vemos a la salida’ fue parte de nuestro crecimiento. Dimos palizas y nos las dieron. Muchísimas. Eso paró luego de los tres primeros años aquí. El Estado policial. Aquí no se podía hacer lo mismo y lo acepté. Aunque de boca todavía me peleo mucho cuando conduzco. Hay que provocar cuando se debe provocar, como es el caso ahora con el gobierno de Morales, como fue el caso con el gobierno de G. W. Bush. Un hombre tiene que decir lo que piensa, le duela a quien le duela. Y si es contra el poder, mejor”.
 
 
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Ramón Rocha Monroy, cronista de Cochabamba y también Premio Nacional de Novela, conoció a Claudio en una habitación del psiquiátrico de Sumumpaya, a ocho kilómetros de Cochabamba hacia La Paz, a las órdenes del doctor Argandoña. Estuvieron todo un día, pero ni cruzaron palabra. “Aquel era un Claudio enamoradizo, exitoso con las mujeres, amigo de la chicha y de la noche cochabambina y alguna vez bordeó el suicidio”, en palabras de Rocha.
 
El Ferrufino de aquellos años, los previos a su viaje, era lo más parecido a los poetas inventados por Bolaño en Los detectives salvajes, esos trepidantes real visceralistas.
 
Sí hablaron y hasta se hicieron amigos años después, en el contexto de los bares, cafés y la noche cochabambina. Dice Rocha:
 
“Teníamos el ánimo inestable y ahogábamos nuestras penas en trago. Ni adicciones a drogas ni problemas mentales, sino excesos… Las cosas que cuenta Claudio tienen la identidad de lo vivido… Él no mira, sospecha. Tiene astucia y sus reacciones a veces son desconcertantes. Es agua mansa, pero puede alborotarse y estás perdido. Es un valluno bravo pero de ningún modo malo”.
 
Claudio por su parte, recuerda este episodio con su propio lente:
 
“Siempre nos acordamos de eso con Ramón. Un día o dos, alcoholes y sentimentalismos. No jugábamos a la ‘maldición privilegiada’, no. Sucedió porque creo que ambos somos apasionados con lo nuestro. Yo tenía una hermosa chica inglesa entonces, que me visitó una tarde, y Ramón, al verla, puso lo mejor que tenía de su acento inglés para flirtear con ella. Divertidas memorias hoy, tristes entonces”.
 
Ferrufino hoy es considerado un escritor preclaro en Bolivia, y se lo ha ganado a pulso. Un país en el que la vida rosa a veces parece más importante que lo que escribe, y donde los licenciados son más valorados por sus títulos académicos y premios ganados. Después de varias décadas ejerciendo, recién es en este siglo, cuando se ha titulado en la universidad pasados los cuarenta años, luego de estudiar lenguas modernas en la Universidad de Denver en Colorado graduándose cum laude y tras dejar atrás lo que parecía en Bolivia una maldición: el abandono de las carreras de química, idiomas y sociología, lugares en los que acuñó algunos amigos y enemigos que le duran hasta hoy.
 
Trofeos tardíos también serán, ya pasados los cincuenta años, los mencionados premios Casa de las Américas y Nacional de Novela, algo así como una justicia poética con su tenacidad.
 
Tenacidad y empeño que lo han acompañado durante su proceso creativo, que emergen espontáneamente cuando pueden y donde pueden, pues es de esos narradores que son capaces de protegerse con una escafandra que lo aísla del mundo exterior en beneficio de su planeta inventado. Tampoco es supersticioso ni caprichoso en el ambiente, ya que guarda las manías para la estética no lineal de sus textos. Claudio no necesita andar de boina y barba crecida de dos días, ni flores amarillas como las que dice que requiere Gabo para acceder a las musas. “Me parecen pajas que les sirven a unos; no a mí”, subraya.
 
En contraste con el mito del psicodelismo creativo de las épocas de Hendrix, Morrison y Joplin, Ferrufino no considera el alcohol como aditivo urgente, ni siquiera necesario y siente que la maldición de algunos poetas está en su escritura y no en sus catalizadores:
 
“Maurice Utrillo, el pintor, importa por sus colores de París más que por sus tragedias de beodo. Hacer de algo así el punto de partida de una leyenda, tu leyenda, a no ser que suceda inevitable por las circunstancias, es un paso en falso”.
 
Sin llevar vida de cartujo, admite que ya casi no sale, aclarando que tampoco era tan amigo de los bares en sus etapas pasadas. En Colorado se ha vuelto un tipo casero de vida intensa puertas para adentro. Sí admite que era de beber en las calles, con sus amigos negros, pero que ninguno de ellos supo jamás dónde y con quién vivía. Lo mismo las mujeres que pueblan sus recuerdos: “de pronto, en algún momento, retornaba a la caverna y desaparecía sin rastro. Así, simple”.
 
La simpleza es un rasgo que magnetiza a este hombre, sencillez que busca tanto en amigos gringos como latinos y de otros varios orígenes, destacando el colectivo ruso, quizás por esa propensión a admirar a Tarkovski, Tolstoi o Chéjov. Suele invitarlos a casa a disfrutar de comilonas con bebida abundante, bailando cumbias, escuchando kaluyos antiguos o canciones revolucionarias del Ejército Republicano Irlandés. Inclusive clásicos rusos: Kalinka, Ojos negros, además de tangos y corridos norteños y rancheras. Una frase lo define: “En casa se come y se bebe bien. Eso casi diría que te impide salir”.
 
Es un tipo familiar que ya comparte lecturas con sus hijas, aunque ellas han tomado caminos propios. Su relación es estrecha. No es enemigo de su primera esposa, aunque tampoco tiene contacto. “Mi mujer actual, me parece atractiva, interesante, pausada”, resalta.
 
Y tanto en cuanto se nutre de experiencias de la calle por inclinación natural, complementa sus fantasías con poesía y sobre todo con novela, placer que le suele ocupar la mayor parte de su tiempo de lectura. No tiene referentes literarios, sino gustos, placeres. Vicios quizás. Algunas de las fuentes de las que ha bebido son Borges, César Vallejo, Carpentier, Güiraldes, Arlt, Rulfo y en su juventud de los peruanos Ciro Alegría, Manuel Scorza y José María Arguedas.
 
Y si su espectro literario es francamente amplio, no lo es tanto el del estado del arte, moda o novedad, ahora llamado trend, en perjuicio de clásicos, muchos de ellos polemistas de distinta índole, aunque considera que se los lee poco, en detrimento de aquellas historias que evocan un mundo de aventura, de rebelión, de bravura.
 
 
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Claudio Ferrufino-Coqueugniot responde pacientemente a las preguntas de este cronista desde su casa en Colorado. Tiene ya 54 años, y una vida llena de historias. Han pasado ya varios lustros desde que obtuvo su green card poco tiempo después de casarse con su primera mujer, aunque ese no fue el motivo para hacerlo.
 
Se considera un librepensador que bebió en fuentes anarquistas clásicas, pero detesta ser orgánico o gregario, y añade: “Soy demasiado individualista para pertenecer a ningún núcleo, social, político, literario… No podría asociarme con los republicanos, ni siquiera en simpatía. Con muchos peros, prefiero a los demócratas”. Pocos políticos le causan simpatía. Uno de ellos es un exalcalde de Cleveland, Dennis Kucinich, demócrata, minoritario, una voz perdida en el desierto –así lo califica Claudio–, conocido por ser partidario de la no intervención en Irak, en beneficio de la negociación.
 
Ya no pelea en las calles, aunque tampoco es un tipo mesurado. Acuña cada vez que puede rabiosas –y cáusticas– críticas a Evo Morales y Álvaro García Linera, según él escritas no desde una perspectiva racista o elitista sino a partir de lo que el autor es, de su sangre:
 
“Me entiendo y comprendo a mi gente y sé bien cómo de pelotudos y cobardes somos, y cómo de sufridos y valientes también. Y al poder, a los jerarcas de cualquier tendencia o color, no les hago el juego, nunca. No orino delgado por el poder ni las charreteras; seguro que no…
 
No comparto ese lugar común del pueblo enfermo. Que somos uno llorón y malacostumbrado, sí. Es más sencillo dejarse guiar que decidirse por un camino. Y a eso apuntan los populistas, a hacerte confortable en su medida la existencia, coartar tu capacidad de reacción, de crítica”.
 
 
*     *    *
 
Claudio al salir de Bolivia le prometió a su padre que volvería al cabo de un año. Todavía no lo ha hecho, aunque asegura que sucederá aunque ello ni es ni fue motivo de sufrimiento, puesto que vive feliz donde está. Quizás con el tiempo le llegue la hora de pensar en la muerte más frecuentemente. De momento, la percibe como un hermoso destino, querido y cercano. “La tomo como es, presente. Me refiero a la delicia de saberse efímero, en contraposición a la pesadilla de sentirse eterno”.
 
Pasadas las 4 de la madrugada, hora de Denver, y tras una larga entrevista, Ferrufino responde a la última pregunta.  
 
“Le pregunté a Ligia, mi esposa, ¿crees que soy un tipo violento? Respondió con una carcajada. Habrá que analizarlo. Al meterme en un mundo que por nacimiento no me pertenecía, en Bolivia, en Argentina, en España, en Francia, en Estados Unidos, observé y compartí la peor violencia que existe, que es la de ser pobre. Una violencia que se dirige y esgrime desde arriba con saña contra los de abajo. Eso me irrita y me hace reaccionar con mayor violencia. Por eso soy vehemente y feroz cuando escribo de asuntos sociales o políticos. Sin aliento y sin concesiones”.
 
 
 
 
Fadrique Iglesias Mendizábal fue atleta olímpico y es especialista en gestión cultural y desarrollo local con estudios de licenciatura y maestría por la Universidad de Valladolid. Ha colaborado con columnas en varios medios de comunicación como Los Tiempos -desde su columna ‘El clavo en el zapato’- y Página Siete (Bolivia), así como con El País, Noticias Culturales Iberoamericanas (NCI) y FronteraD, donde ha publicado Afilando los cuchillos del Carnicero de Lyon en Bolivia y Del Gran Sueño a la somnolencia: la decadencia del deporte profesional. Ha publicado un libro junto a Peter McFarren, Klaus Barbie en Bolivia, que se publicará este año en español.
 
[Fuente: http://www.fronterad.com]

Escrito por Rui Martins

https://www.observatoriodaimprensa.com.br/wp-content/uploads/2023/01/disturbios_antidemocraticos_supremo_tribunal_federal_vac_abr_1001233738-300x225.jpg

Onde está o ovo da serpente responsável por essas violências em Brasília, praticadas com tanto ódio à democracia e feitas com o uso indevido da nossa bandeira e da camiseta da seleção canarinho? Onde foi fecundada a semente do mal, onde ela germinou discretamente e cresceu, até chegar ao quebra-quebra da versão brasileira do Capitólio norte americano?

Houve quase uma coincidência de datas entre os dois ataques golpistas: os extremistas trumpistas atacaram, há dois anos, o Capitólio em Washington, no dia 6 de janeiro, enquanto o ataque dos extremistas bolsonaristas ocorreu no dia 8 de janeiro, felizmente sem mortes, mas com alguns feridos.

Toda imprensa internacional comentava, na TV e nos onlines, no domingo, a tentativa de putsch ou golpe de bolsonaristas, com a invasão e atos de depredação em Brasília dos prédios da Presidência, do Congresso Nacional, do Supremo Tribunal e da Esplanada dos ministérios, felizmente vazios com o recesso parlamentar e com a viagem de Lula a Araraquara.

Na segunda-feira, 9 de janeiro, o ataque dos golpistas ocupava as manchetes e as principais páginas dos jornais impressos em todo mundo, com declarações de apoio de políticos e governantes ao presidente democraticamente eleito Lula, cogitando a ONU em Genebra, por proposta latinoamericana, aprovar um postulado mundial em favor do respeito à democracia.

O Brasil não precisava dessa propaganda negativa deflagrada por um bando de bolsonaristas vândalos, movidos pelo ódio e pelas teorias golpistas. Mas esse ataque vinha sendo minuciosamente preparado, embora seu incitador não esteja mais no Brasil e tenha fugido há alguns dias apenas para Orlando, na Flórida, nos EUA. Isso também está contando a imprensa internacional.

A ideia de golpe vinha sendo lançada e alimentada há quatro anos – e isso poucas pessoas alertaram – por pastores nos púlpitos, nas congregações ou tendas evangélicas, agindo junto a pessoas simples crédulas e sem cultura, chamadas geralmente de massa de manobra. Uma grande maioria dos dirigentes protestantes, agora também conhecidos como evangélicos, aceitaram aderir à extrema-direita fascista bolsonarista para ter acesso ao Poder político. É o exemplo da conhecida ex-ministra Damares Alves e do ex-ministro Milton Ribeiro.

A evangelização deixou de ser voltada exclusivamente para Cristo e passou também a ser utilizada para endeusar o candidato e depois presidente Messias Bolsonaro, em troca de ministérios, cargos no governo e possibilidade de agir nos setores formadores da opinião como escolas, controle do ensino, intervindo também na deformação da cultura brasileira. Era o toma lá dá cá.

As igrejas com cultos duas vezes por semana, escolas dominicais, reuniões semanais de jovens e idosos são hoje o setor mais politizado do país, um verdadeiro viveiro ou berçário de ideias, onde se cultivam as vertentes fundamentalistas de extrema-direita vindas dos Estados Unidos, porém de maneira discreta, mesmo imperceptível para os profanos. A grande imprensa leiga, que não frequenta os evangélicos, desconhece esses lugares onde se abastecem os cérebros do gado bolsonarista.

Foram elas, as igrejas, com seu proselitismo a base da vitória de Bolsonaro de 2018. A senadora Damares Alves, exploradora desse filão, eleita com mais de novecentos mil votos é uma prova. “Santa” Michelle uma versão evangélica da católica Maria, poderá ser uma ameaça, caso o marido se torne inelegível.

Qual o segredo do rápido crescimento político do evangelismo? Não há necessidade de uma plataforma de promessas econômicas, salariais, profissionais, de saúde, nada disso. Cria-se um clima de comunidade na qual os pastores prometem o céu e as pessoas simples aceitam, serão felizes depois da morte. O investimento é quase zero, os chamados pastores não fazem curso de teologia, muitos mal frequentaram o curso primário, basta distribuírem-se algumas Bíblias, ter alguns bancos cadeiras e principalmente ter lábia de vendedor, sem esquecer de ameaçar com o inferno quem não se converter.

Mas, além das igrejas, há as redes sociais misturando o reino dos céus com o perigo do comunismo, a receita infalível! Ninguém viu o reino dos céus, ninguém sabe o que é o comunismo, exceto ser vermelho, mas a pregação dá resultado. O comunismo aqui na vida terrena e o inferno no além assustam e dão calafrios, que só passam com muita oração! Os evangélicos eram 5% nos anos 1960, e hoje já são mais de 35%, dos quais cerca de 30% rezam ou oram segundo o rito bolsonarista.

Não podemos esquecer o efeito das pregações e os gritos golpistas de Silas Malafaia, os apelos golpistas de Cláudio Duarte e de outros pastores usando sem vergonha a Bíblia para justificar suas falas antidemocráticas em favor de uma ditadura teocrática bolsonarista. Em Brasília, havia, sem dúvida, seguidores de Malafaia e Duarte.

E quando não são os pastores são os chamados jornalistas formadores de opinião da Jovem Pan ou da Record e deve haver outras rádios e jornais e redes sociais na mesma linha. Há mesmo gente falando dos EUA, onde se sentem seguros para pregar o golpe. Ainda agora, descrevendo as invasões em Brasília, Jovem Pan e Record chamavam os vândalos criminosos de manifestantes e não de golpistas.

Para eles, tudo é permitido em nome da liberdade, inclusive pregar um golpe de Estado, querer fechar o STF e depredar os prédios dos três poderes em Brasília. Pouco antes dos ataques, circulavam vídeos pela Internet falando da criação de uma Ditadura do PT em Brasília, como o vídeo de Carla Ceccato, contra as intenções do novo governo de acabar com os acampamentos e fechamento de redes sociais golpistas. Eles acreditam, como acreditava o ministro José Múcio, ser uma simples questão de liberdade de expressão pedir golpe e pregar a destruição do STF com o ministro Moraes dentro.

Lembram-se do quebra-quebra em Brasília, no 12 de dezembro, dia da diplomação de Lula como presidente, quando incendiaram carros e ônibus? Com a maior cara de pau e o maior cinismo, falavam terem sido petistas infiltrados os autores das depredações e, agora, devem estar falando a mesma coisa… Não é, Rodrigo Constantino e Roberto Motta? Mas há outros, que se dizem jornalistas…

E falar em Distrito Federal ou Brasília, no 12 de dezembro, a polícia do governador Ibaneis Rocha não prendeu ninguém! Verdade, não houve prisões, e ficou por isso mesmo. Essa cegueira era meio difícil de engolir, mas o presidente ainda era o Bolsonaro e ficou por isso mesmo.

Ainda agora, no começo da tarde do domingo 8 de janeiro, quando centenas de bolsonaristas invadiram a Esplanada e iam chegando ao Palácio do Planalto, ao Congresso e ao STF, não havia reforço policial e provavelmente também não haveria prisões, se não houvesse a intervenção federal no Distrito Federal.

E diante dos estragos feitos, inclusive em obras de arte depois dos ataques dos golpistas, o que fez Rocha? Escreveu uma carta de desculpas ao presidente Lula. Ora, deveria ter apresentado sua demissão, embora seja agora provável que ela ocorra depois de processo por imprevidência, conluio ou cumplicidade com os golpistas. O ministro Alexandre de Moraes do STF quer saber por que Ibaneis não agiu contra os golpistas e aplicou-lhe uma suspensão do cargo por três meses.

Mas não foram só falsos jornalistas, mentores de redes sociais, pastores e governadores que vinham preparando o golpe na água morna, nestes quatro anos, havia parlamentares como Carla Zambelli, PMs de Brasília tomando água de coco enquanto se quebravam as portas do Palácio do Congresso ou do STF. Outros conduzindo mesmo os golpistas aos seus alvos.

Tudo isso poderia ter sido evitado se o procurador geral da República, Augusto Aras, ou sua substituta, Lindora Araújo, tivessem aplicado a lei. Por que não aplicaram? Devem ter razões bem fortes… logo iremos saber. Renan Calheiros e outros querem também saber!

E o responsável por tudo isso já foi para bem longe, de onde agora será difícil de voltar. Jair Bolsonaro o presidente instigador do golpe, que negociou o apoio com os pastores evangélicos, pensava ir pedir a nacionalidade italiana, que lhe daria imunidade na Itália, mas a chefe do governo italiano Giorgia Meloni, embora sendo também de extrema-direita, já criticou os ataques em Brasília, juntando-se na condenação aos golpistas feita também por Emmanuel Macron, Joe Biden e outros. Vai ser difícil para Bolsonaro tornar-se italiano para escapar de uma condenação no Brasil e será também difícil renovar o visto de sua presença em Orlando, nos EUA. Joe Biden cuidará disso…

[Foto: Valter Campanato/Agência Brasil – fonte: http://www.observatoriodaimprensa.com.br]

Escrito por Luis Castellví Laukamp

Jaime Gil de Biedma (1929-1990) fue autor de una breve pero importante obra poética, cuya recepción ha quedado un tanto empañada por alguna controversia sobre su vida. En parte es responsable el propio Gil de Biedma, que no llevó una vida ordenada; pero también la única biografía existente, publicada en 2004 por Miguel Dalmau, que inspiraría un escabroso biopic sobre el escritor (El cónsul de Sodoma, 2009). Dalmau escribe menos de 100 páginas sobre la vida familiar/profesional de Gil de Biedma, poco más de 100 sobre su poesía, y unas 250 sobre su vida sexual/amorosa. La película dedica proporciones parecidas a cada tema. Abundan los chismes y el rigor brilla por su ausencia. No sorprende que fuera mal recibida.

La vida de Gil de Biedma daría para biografías y biopics de mayor vuelo lírico. Nacido en Barcelona en el seno de la alta burguesía, su infancia transcurrió entre algodones. La Guerra Civil sorprendió a los Gil de Biedma en la casa familiar de la Nava de la Asunción (Segovia), donde se mantuvieron ajenos a los horrores del frente. Al terminar la contienda, volvieron a Barcelona, donde Gil de Biedma fue educado en un colegio laico. En 1946 comenzó derecho en la Universidad de Barcelona, estudios que terminaría en Salamanca. Como tantos escritores de su generación, no estudió leyes por vocación sino por pragmatismo. La influencia del padre fue determinante en este sentido. Durante la carrera Gil de Biedma empezó a escribir poesía. También trabó amistad con Carlos Barral, los hermanos Goytisolo y Gabriel Ferrater.

Tras licenciarse, Gil de Biedma no tenía claro su futuro profesional. Pasó buena parte de 1953 en Inglaterra (Londres y Oxford), una experiencia que le resultaría decisiva como poeta. En sus entrevistas habla con conocimiento de autores como Lord Byron y W. H. Auden, a quien tradujo más tarde. Llegaría a mantener correspondencia con T.S. Eliot, a quien también tradujo. Gil de Biedma pasó el verano de 1953 en París (Baudelaire sería otra influencia crucial). Acabado el Grand Tour, regresó a España para preparar las oposiciones a diplomático (1953-1954), pero las suspendió. En 1955 su padre le ofreció trabajo en la empresa familiar, la Compañía de Tabacos de Filipinas. Gil de Biedma desarrolló toda su carrera como ejecutivo en esta multinacional, también conocida como La Tabacalera.

Este trabajo le permitió mantener el tren de vida al que estaba acostumbrado. Pero la contrapartida fue desarrollar su carrera laboral bajo la sombra del padre, que fue su jefe durante décadas. Si bien desempeñó cargos empresariales con solvencia, Gil de Biedma nunca pudo quitarse el sambenito de niño de papá. Aunque este no fue su problema más grave. Consciente de su homosexualidad desde joven, Gil de Biedma llevó una doble vida (empresarial/ejecutiva de día, literaria/bohemia de noche) que le procuró temas para su obra poética, mas también grandes sufrimientos. Sus amigos más cercanos conocían su orientación sexual, pero no sus padres, que no la hubieran aceptado. Gil de Biedma nunca quiso salir del armario públicamente, ni siquiera tras la muerte de Franco y la Transición.

Precisamente, 1975 es el año de la publicación de su poesía completa: Las personas del verbo. La obra poética de Gil de Biedma, escrita en las décadas de 1950 y 1960, produjo una honda impresión en sus lectores. Por ejemplo, Carme Riera considera Pandémica y celeste uno de los mejores poemas de la literatura española contemporánea. Apología y petición es otro clásico que entronca con la visión de España como preocupación de la generación del 98. No volveré a ser joven fue musicado por Joan Manuel Serrat, y desde entonces es uno de sus poemas más populares. De vita beata tiene imágenes memorables que han perdurado, como las ruinas de la inteligencia. Contra Jaime Gil de Biedma revolucionó la poesía autobiográfica. Lágrima revela el impacto que le produjo el Tercer Mundo tras su descubrimiento de Filipinas. También deslumbran los homenajes poéticos a Luis Cernuda, James Baldwin y Gabriel Ferrater. Poetas contemporáneos como Luis García Montero y Luis Alberto de Cuenca reconocen su deuda con Gil de Biedma. Las personas del verbo supuso una bocanada de aire fresco tras el tardofranquismo.

Muerto el dictador, Gil de Biedma prácticamente dejó de escribir poesía, lo cual aumentó su leyenda. Pero llevó un diario durante casi toda su vida. Aunque su poesía ha atraído más atención crítica, últimamente sus diarios están despertando el interés de los investigadores. Álvaro González Montero, por ejemplo, dedica su trabajo de investigación a este corpus. En este sentido, hay una diferencia notable entre el Diario de 1956 y el Diario de Moralidades (1959-1965), por un lado, y el Diario de 1978 y el Diario de 1985, por el otro. El primero es el diario de un escritor en ciernes. El segundo es un diario de trabajo de un poeta que controla su quehacer literario. Por el contrario, el tercero tiene un tono más apático, como de escritor bloqueado. El último consta de apenas unas páginas; está escrito después de que a Gil de Biedma le diagnosticaran el VIH/sida.

Sus últimos cinco años fueron muy duros. Si bien su amigo y jefe de La Tabacalera, Manuel Meler, le dio todo tipo de facilidades para ser tratado en el Hospital Claude Bernard de París, los médicos no pudieron hacer nada por su vida. Y Gil de Biedma se fue consciente de que se moría. Ahora bien, para él lo más angustioso era la posibilidad de causar un escándalo que salpicara a su madre: “Mantener mi enfermedad en secreto, salvo para unos poco íntimos, me parece cada vez más difícil […] si salgo adelante será por el canto de un duro”. El sida era (y sigue siendo) considerado una desgracia social. De ahí que Gil de Biedma lo ocultara, pese a su fama y prestigio, que alcanzaron cotas insospechadas para un poeta. Finalmente, la madre murió en noviembre de 1989, y el escritor el 8 enero del año siguiente. Como explica Isaías Fanlo en su tesis doctoral, Gil de Biedma fue el intelectual barcelonés más célebre muerto de sida. Tenía sesenta años.

El Retrato del artista en 1956

Antes de morir, Gil de Biedma dejó instrucciones para la publicación póstuma de sus diarios. Entrevistado en 1978, ya había contado que en el primero (publicado originariamente como Diario del artista seriamente enfermo en 1974) faltaba “todo el período de mi estancia en Filipinas, desde principios de enero [de 1956], en el que hay demasiadas historias que todavía no puedo publicar”. El texto vio la luz en su integridad en 1991 con el título de Retrato del artista en 1956. Posteriormente, en 2015 Andreu Jaume publicó los diarios completos de Gil de Biedma en una edición impecable. Ahora bien, el más conocido sigue siendo el Retrato del artista en 1956, sobre todo por su primera parte, que describe la estancia del poeta en Filipinas. La bibliografía existente se ha ocupado principalmente de la crónica sexual del autor, tan libre y desenfadada que recuerda al Reinaldo Arenas de Antes que anochezca (1991). Como apunta David Vilaseca, en Gil de Biedma hay una tensión entre una mentalidad pretendidamente anticolonial y un retrato exotizante del hombre asiático (no solo filipino), identificado con la disponibilidad sexual. En este sentido, un pasaje tristemente célebre se lleva la palma. Me refiero al encuentro entre Gil de Biedma y un menor prostituido, que ha generado ríos de tinta, e incluso una polémica entre el director del Instituto Cervantes (Luis García Montero) y uno de los críticos más destacados de Gil de Biedma (Andrés Trapiello). Remito al artículo de Luis Alemany para un examen de esta controversia, de la que no me ocuparé, pues quiero dedicar el espacio que me queda a un tema menos conocido: el retrato que Gil de Biedma ofrece de Filipinas como país (pos)hispánico.

Gil de Biedma escribe una década después de que Filipinas obtuviera su independencia de Estados Unidos. Como ciudadano de la primera metrópoli, contempla Manila con una mirada poscolonial: “… me sorprendo del perfecto español de los cantantes […] González Díaz me explica que cantan en español de oído, sin tener idea de lo que dicen”. La confusión identitaria resultante de la anglosajonización del archipiélago es precisamente el tema de The Woman Who Had Two Navels [La mujer con dos ombligos] (1961), una novela filipina clásica. Traduzco del inglés a su autor, Nick Joaquin: “Los jóvenes que escribían en la década de 1900 se encontrarían con que sus hijos no podrían leerlos. Los padres hablaban europeo; los hijos, americano”. Gil de Biedma no escribe del asunto con el mismo pathos. Pero atestigua la presencia cada vez más marginal de la lengua española en Filipinas, una reliquia colonial del pasado como la propia Tabacalera en la que él trabajaba. Además, este proceso de deshispanización impidió a los filipinos leer a José Rizal en su lengua.

El héroe nacional es una suerte de santo intocable en Filipinas. El propio Gil de Biedma participa, hasta cierto punto, de la fascinación con el personaje (“Casi diría que estoy un poco enamorado de él”). Pero muestra un juicio crítico notable. En primer lugar, sigue los debates que dieron lugar a la Rizal Law de 1956, que estableció la lectura obligatoria de sus dos novelas, el Noli me tangere y El filibusterismo. La primera es la “ficción fundacional” de Filipinas, en el sentido que daría al término Doris Sommer. Nuestro poeta tiene sentimientos encontrados al respecto. Por un lado, celebra que estas novelas incomoden a la Iglesia, cuyos frailes Rizal caricaturiza sin piedad. Por otro lado, cuestiona que la canonización de un escritor contribuya a fomentar su lectura. No hay que olvidar que Gil de Biedma, que nunca ganó ningún premio literario, consideraba la marginalidad ventajosa desde el punto de vista intelectual. Lo cierto es que Rizal, convertido en estatua tras su muerte, en vida mantuvo una relación tensa tanto con Filipinas como con España. Quizás lo más interesante sea el juicio ponderado de Gil de Biedma, ajeno a exaltaciones nacionalistas en uno u otro sentido. Del Rizal novelista reconoce los méritos satíricos y costumbristas, aunque critica su dispersión y su “retórica posromántica”; del poeta admira Mi último adiós, su composición más conocida y conmovedora, escrita en la víspera de su fusilamiento a los 35 años.

Gil de Biedma afirma sentir “simpatía, piedad, admiración” y “vergüenza española por la brutal injusticia” cometida con Rizal. Estos sentimientos se extienden a todo el período colonial español: “España […] fue un amo tiránico y un explotador tan cruel como incompetente que se ganó a pulso la pérdida de sus colonias”. La segunda parte del Retrato del artista en 1956, escrita por Gil de Biedma para su padre, llega a describir la economía de Filipinas, basada en la exportación de materias primas, como “todavía fundamentalmente colonial”. La crítica resultaría más convincente si incluyera una autocrítica, pues el propio Gil de Biedma, alto ejecutivo de La Tabacalera, fue instrumental en este proceso. Cuando en la tercera parte del diario, ya de vuelta en España y enfermo de tuberculosis, nuestro autor dice sentirse “nostálgico de Filipinas”, uno se pregunta si lo que de verdad echa de menos no sería el privilegio del que gozaba. Ahora bien, resulta más fructífero tratar de entender a Gil de Biedma que juzgarlo. Él pone todas las cartas sobre la mesa, lo que es de agradecer. Los géneros autobiográficos a menudo sirven para ajustar cuentas (con enemigos, rivales, etc.). Gil de Biedma, en cambio, expone sus propios fracasos, miedos, inseguridades, y por supuesto la aceptación de su homosexualidad. Al igual que Juan Goytisolo en sus memorias, publicadas en vida del poeta, Gil de Biedma es despiadadamente sincero, sobre todo respecto a sí mismo. A veces se desnuda con elegancia, otras con cierto exhibicionismo, pero siempre con honestidad. El ajuste de cuentas es sobre todo (aunque no solo) con Gil de Biedma, como en el mencionado poema (Contra Jaime Gil de Biedma). En definitiva, si bien nuestro autor será recordado como poeta, sus diarios tienen un interés considerable, en especial en lo que atañe a Filipinas.

Luis Castellví Laukamp es profesor de literatura española en la Universidad de Manchester. Ha publicado el libro Hispanic Baroque Ekphrasis: Góngora, Camargo, Sor Juana (Cambridge: Legenda, 2020).


NOTA: El presente ensayo anticipa una contribución más extensa sobre Gil de Biedma que aparecerá en el volumen Galería de viajeros. El autor agradece a los editores Roger Friedlein y Beatriz Friedel su autorización para publicar este adelanto.

 

[Fuente: http://www.letraslibres.com]

O Pleno da Real Academia Galega nomeou esta mañá a Kathleen Nora March (Rochester, Nova York, 1949) membro de honra. A catedrática emérita de Español na University of Maine e responsable do Centro de Estudos Galegos de dita universidade foi a primeira directora da Galician Studies Association (actual Asociación Internacional de Estudos Galegos), traduciu obras do galego ao inglés de autoras e autores de distintas xeracións e desenvolveu investigacións sobre as letras galegas que tamén contribuíron á súa proxección internacional. O nomeamento produciuse no pleno ordinario celebrado antes da sesión extraordinaria pública de ingreso de María Dolores Sánchez Palomino como académica de número.

Kathleen March formouse na State University of New York en Buffalo, onde se especializou en estudos latinoamericanos, cunha investigación sobre as actitudes no Brasil cara aos portugueses continentais, e doutorouse pola mesma institución en Español cunha tese sobre o autor peruano José María Arguedas. Logo de estadías nas universidades de Nova York, Missouri-Columbia, Santiago de Compostela e o Estado de Ohio, desde 1984 ata a súa xubilación impartiu docencia na University of Maine e no ano 2002 doutorouse por dita institución en Creación Literaria coa tese Sea Worlds: De mar a mar. A partir do ano 2000 desenvolveu un método de ensino estruturado como un servizo aberto á comunidade, o que a levou a traballar xunto ao seu alumnado en Honduras desenvolvendo diversos proxectos sociais, culturais e pedagóxicos. Ao longo da súa traxectoria dirixiu numerosas teses e proxectos de investigación.

A relación con Galicia de Kathleen March remóntase ao ano 1975, cando chegou por primeira a esta terra para investigar sobre a poesía de Manuel Antonio, e desde entón dedicouse de forma intensa ao estudo da literatura galega contemporánea, de autoras e autores como Carvalho Calero, Castelao, Luz Pozo Garza, Xohana Torres ou Rosalía de Castro.

A lectura e análise de La hija del mar levouna a estudar desde 1988 a intersección entre literatura, feminismo e nacionalismo en Galicia. Esta foi, en 1995, a primeira das moitas obras literarias que traduciu do galego ao inglés, contribuíndo á proxección da literatura galega no ámbito anglosaxón. Seguíronlle, dentro da narrativa, os volumes Arredor de si de Ramón Otero Pedrayo (1995 e 2007), Xente de aquí e acolá de Álvaro Cunqueiro (2011), Un nicho para Marlyn (2016) e Lume de cobiza (2018) de Miguel Anxo Fernández, Bibliópatas e fobólogos de Emma Pedreira (2022), Pensa nao de Anxo Angueira (2019), Seique de Susana Sánchez Aríns (2021), Memoria para Xoana (2021) e Confusión e morte de María Balteira (2022) de Marica Campo (2022).

No campo da poesía traduciu Tigres de ternura de Claudio Rodríguez Fer (2012) e tamén verteu os volumes colectivos Festa da Palabra. An Anthology of Contemporany Galician Women Poets (1988) e An Anthology of Galician Short Stories (1991) e mais o texto Rosalía’s Revolution in New York de Claudio Rodríguez Fer (2014). Ademais, traduciu do inglés ao galego o ensaio de Noam Chomsky Sobre o poder e a ideoloxía: as conferencias de Managua (1993). No ámbito da creación publicou diversos relatos e poemas, tanto en inglés coma en galego.

Kathleen March fundou a Galician Studies Association, precursora da actual Asociación Internacional de Estudos Galegos, creada co obxecto de impulsar os estudos galegos na academia norteamericana e despois ampliada ao ámbito internacional. Foi a súa primeira directora, e despois recuncou nunha segunda etapa entre 2000 e 2003. Ten participado en numerosos congresos e conferencias, con disertacións sobre autoras como Rosalía de Castro, Xohana Torres, Eiléan Ní Chuilleanáin, María Mariño Carou, Carmen Blanco ou Pilar Pallarés, entre outras moitas.

As contribucións da investigadora e tradutora á divulgación da literatura e da cultura galegas foron recoñecidas co Premio da Cultura Galega no apartado de Proxección Exterior (2015). En abril de 2021 obtivo ademais a I Bolsa en Residencia Xacobeo para tradutores en lingua galega, convocada pola Xunta de Galicia coa colaboración da Residencia Literaria 1863 da Coruña, proxecto este último impulsado pola escritora Yolanda Castaño e apoiado polo Concello da Coruña.

 

 

[Fonte: http://www.academia.gal]

L’autora, María José Garcia Hernandorena, fa memòria d’aquest important corrent migratori

Publicat per DLV

La Institució Alfons el Magnànim-Centre Valencià d’Estudis i d’Investigació acaba de publicar De la colla a la guenga. Memòries, xarxes i estratègies de l’emigració valenciana als EUA (1920-1933), de María José Garcia Hernandorena, dins de la col·lecció Estudis Universitaris. Antropologia, dirigida per les antropòlogues Josepa Cucó i Beatriz Santamarina.

L’emigració de valencians als EUA de les primeres dècades del segle XX i les seues conseqüències en la societat del País Valencià és un fenomen molt desconegut, tot i que va ser molt important i va afectar molt comarques com ara la Marina Alta (a Orba, per exemple, més del 40% de la població va migrar als Estats Units), la Safor, la Ribera Alta, i el Comtat, en les quals se centra l’estudi. Es calcula que entre el 10% i el 20% del total de migrants de l’Estat als EUA van ser valencians.

Aquest corrent migratori es va inserir dins d’un flux més ampli i global que va portar desenes de milers de persones cap al continent americà entre finals del segle XIX i principis del segle XX: treballadors de països del sud i l’est d’Europa cap als grans centres industrials i productius del nord-est dels EUA. Majoritàriament, eren homes, amb escassa qualificació professional i elevada taxa de retorn.

La tesi de l’autora és que les colles, de parentiu i d’amistat, van facilitar l’emigració des de pobles concrets a zones determinades, que van ajudar a trobar allotjament i feina, sobretot, a partir de reclutadors o persones claus, com els caps de colla. D’ací ve el títol: De la colla a la guenga (de l’adaptació de l’anglés gang, banda o grup).

L’objecte del llibre és fer memòria: activar la recuperació de records i experiències relacionades amb aquest corrent migratori. Pretén omplir un buit i seguir les seues petjades i la presència de tants valencians. El volum és el resultat d’entrevistes biogràfiques, anàlisi de contingut de documents personals (cartes, diaris, autobiografies, fotografies) amb la finalitat de reconstruir algunes de les xarxes migratòries que van dur milers de jornalers valencians a treballar a les fàbriques i foneries, a la construcció de vies i carreteres nord-americanes, així com els efectes del seu retorn.

Mª José Garcia Hernandorena (Carlet, Ribera Alta, 1967) és llicenciada en Ciències Polítiques i Sociologia, amb l’especialitat d’Antropologia Social, per la Universitat Complutense de Madrid. L’any 2018 va obtindre el doctorat en Ciències Socials per la Universitat de València. Guanyà el VIII Premi d’investigació Joan Francesc Mira, concedit per l’Associació Valenciana d’Antropologia (AVA), amb un treball fruit de la seua tesi doctoral, que analitza el fenomen de l’emigració valenciana als EUA durant el primer terç del segle XX a través de testimonis i documents personals. En l’actualitat treballa a l’Asociación de Antropología del Estado Español (ASAEE), i desenvolupa recerca en l’àmbit de l’etnologia i l’antropologia, sent el seu objecte d’investigació les memòries: com es transmeten, la importància del gènere o la seua materialitat, entre altres.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

Traducció d’Arnau Barios

Victoria Lomasko

Escrit per Josep Ballester

Recentment se li ha atorgat el Premi Veu Lliure del Pen Català 2022 al llibre L’última artista soviètica de Victoria Lomasko, una creadora amb una llarga trajectòria internacional. Ja abans havíem tingut l’oportunitat de llegir i de gaudir la seua primera obra traduïda al català, Altres Rússies (Godall, 2020) realitzada per Marta Nin. En els seus llibres explora, amb una òptica ben perspicaç i sense embuts, la societat russa contemporània, en especial tots aquells col·lectius més amagats, invisibilitzats i discriminats per l’oficialitat. Una alenada d’aire fresc dins d’una atmosfera resclosida i inquietant com és la Rússia que se’ns mostra de les darreres dècades.

Aquesta artista gràfica i escriptora, nascuda a Sérpukhov el 1978, ha fet del reportatge gràfic o periodisme il·lustrat la seua manera de retratar la realitat de Rússia i de les antigues repúbliques soviètiques. Amb dibuixos fets en directe i amb textos que els expliquen i els acompanyen, ens conta una història molt diferent d’aquella que podem copsar als mitjans de comunicació que són ben a prop del règim governamental. Lomasko es va graduar en arts gràfiques i disseny a la Universitat Estatal de Belles Arts de Moscou i ha realitzat exposicions en diferents indrets d’Europa. No ha deixat mai de col·laborar amb diferents ONGs, tant fent-los materials com impartint tallers, tant en presons com en altres indrets on es barreja l’activisme, la solidaritat i l’art.

una societat que pateix i que protesta, millor dit que protestava, ara la situació s’hi ha acarnissat d’una manera brutal. Podem observar des d’activistes del moviment LGTBIQ+ als creients ortodoxos

El seu primer llibre publicat en català, Altres Rússies, no sols ens mostra, així mateix ens suggereix a voltes de forma subtil, d’altres, sense cap filtre, una societat que pateix i que protesta, millor dit que protestava, ara la situació s’hi ha acarnissat d’una manera brutal. Podem observar des d’activistes del moviment LGTBIQ+ als creients ortodoxos o les penúries dels treballadors immigrants o les vagues dels sindicats dels camioners, sense oblidar-se de la diversitat de situacions de penúria dels camperols fora de Moscou. Un quadre ben polièdric i gens oficial de la realitat. Aquests llibre va guanyar l’any 2018 el prestigiós premi Pushkin House Best Book in Translation, a la millor obra traduïda publicada en anglés.

Godall (2022)

Ara fa uns mesos Godall Edicions ha publicat en primícia mundial i en català la primera edició de L’última artista soviètica (2022), amb traducció d’Arnau Barios. En aquesta ocasió retrata la diversitat cultural i de tota mena de l’antic espai soviètic, negada i amb clars intents d’eliminació pel discurs oficial que defensa la russificació i l’opressió de les minories i d’algunes de les manifestacions multitudinàries en tota la geografia de l’antiga URSS. Un intent de documentar, però no ha estat possible, primer per la pandèmia i després per l’esclat de la guerra d’Ucraïna, de recórrer aquell vast espai exsoviètic. Sí que visita entre altres Armènia, Kirguizistan, Geòrgia o Ingúxia.

El llibre està estructurat en dues parts: en la primera Lomasko recull aquest itinerari per les exrepúbliques entre el 2014 i el 2017; la segona part es dirigeix directament a la lluita clandestina dels opositors al règim tant a Bielorrússia i a Rússia durant el temps de pandèmia. Un bon exemple és el judici contra les Pussy Riot. Per tant aquella feina artística de dibuixar allò que observa en directe s’ha transformat en fet subversiu. Naturalment s’ha hagut d’exiliar.

la tècnica tradicional del dibuix en directe i al moment que s’esdevé un fet que li interessa contar-nos. Aquella manera d’esbossar amb un traç ràpid i instantani que es va practicar durant el setge de Leningrad o als gulags

Intentar fer una definició de la tipologia textual o gènere que pràctica aquesta artista és realment complicat, encara que ella no li agrada que l’anomenen ni dibuixant ni il·lustradora, això per a començar. La mena d’obra que realitza sovint està a mitjan camí entre l’assaig gràfic més directe i el reportatge, que potser seria la nomenclatura on es pot sentir més còmoda i que millor enquadra en el treball que fa de manera quotidiana. De capítol a capítol ha crescut el text i la reflexió al voltant de l’art i d’allò que hi contempla amb ulls penetrants. Encara que amb més espai podríem intentar afinar molt millor la seua creació ben radical i trencant molts dels motles que tenim a l’ús. Ha recuperat, i li agrada reivindicar-ho, la tècnica tradicional del dibuix en directe i al moment que s’esdevé un fet que li interessa contar-nos. Aquella manera d’esbossar amb un traç ràpid i instantani que es va practicar durant el setge de Leningrad o als gulags. Fins i tot aquella manera que també va servir per a la propaganda soviètica, ara la transforma, la desconstrueix. Ja no és possible ser artista i soviètica. Sols entén l’art com un exercici cívic de contar el temps i el context en el qual li ha tocat viure. L’art com a dissidència.

Godall (2020)

Cal agrair l’aposta que ha fet Godall Edicions, primer amb la publicació d’Altres Rússies i ara, sent la primera traducció que s’ha publicat del rus, amb L’última artista soviètica. Tot un encert ben radical.

 

[Foto: Eleonora Faust – font: http://www.laveudelsllibres.cat]

 

 

 

“Vòstra politica, las declaracions dels ministres de vòstre govèrn e las intencions de legislacion son contràrias a ma consciéncia”, çò li a dich

L’ambaissadora de l’estat d’Israèl en França, Yaël German, a demissionat a causa del retorn al poder de Benjamin Netanyahu amb lo govèrn mai drechista de l’istòria d’aquel jove estat. “Vòstra politica, las declaracions dels ministres de vòstre govèrn e las intencions de legislacion son contràrias a ma consciéncia, a ma vision del Mond e als principis de la declaracion d’independéncia de l’estat d’Israèl”, çò a dich German en tot precisar que demissiona perque se pòt pas “mentir a se meteissa”, çò rapòrta Le Monde.

Yaël German es istoriana de formacion. Aviá entamenat sa carrièra politica dins lo partit Meretz (« Energia »), d’esquèrra. Foguèt consolessa màger de la vila d’Herziliya e puèi elegida deputada en 2013 jos las colors del partit Yesh Atid (« I a un avenir ») del primièr ministre sortent Yaïr Lapid. De març de 2013 a decembre de 2014, foguèt ministra de la santat, e en 2021 la nomenèron ambaissadora a París.

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

A Asociación Galega de Profesionais da Tradución e da Interpretación (AGPTI) revela a Nós Diario que remitirá unha queixa á Xunta da Galiza en relación co proceso selectivo de persoal laboral de tradución e interpretación para a Administración de Xustiza, publicada no Diario Oficial da Galiza (DOG) do pasado 26 de decembro de 2022. Nós Diario conversa con Iria Taibo, presidenta da AGPTI, sobre os dereitos laborais dos profesionais da tradución e o dereito da poboación a recibir un servizo público de calidade.

Persoal tradutor e intérprete no ámbito da Xustiza é necesario para prestar un servizo de calidade.

Escrito por ELVIRA BRANCO

Asociación Galega de Profesionais da Tradución e da Interpretación (AGPTI) revela a Nós Diario que remitirá unha queixa á Xunta da Galiza en relación co proceso selectivo de persoal laboral de tradución e interpretación para a Administración de Xustiza, publicada no Diario Oficial da Galiza (DOG) do pasado 26 de decembro de 2022.

A convocatoria do concurso indica como único requisito relativo á formación para que as persoas sexan admitidas no proceso selectivo « estar en posesión ou en condición de obter antes da publicación no DOG da resolución de persoas aprobadas […] o título de bacharel ou técnico ».

Titulación de Tradución e Interpretación na Uvigo

Para a AGPTI a titulación de bacharelato é « totalmente insuficiente, pois non cualifica para un traballo de tradución nin de interpretación ». O colectivo de tradutores e intérpretes galegos considera que, con este criterio, a Administración « ignora e non ten en conta » a titulación de Tradución e Interpretación que imparte no Campus de Vigo da Universidade de Vigo (UVigo).

A presidenta da AGPTI, Iria Taibo, explica en declaracións a Nós Diario que a queixa que a asociación está a elaborar encádrase cunha loita de vello dos colectivos de persoal tradutor e intérprete. « Dalgunha maneira entendemos que a Administración non sempre é consciente do traballo técnico que implica facer unha tradución« , aclarou Iria Taibo.

[Imaxe: Aerogondo – fonte: http://www.nosdiario.gal]

La ciudad de Soroca hoy no tiene una gran vida hebrea, pero en el pasado, concretamente hasta los años treinta, contaba con una rica y pujante comunidad judía.

Castillo de Sorsoca

Escrito por  Ricardo Angoso

El Holocausto truncó todo y apenas quedan las cenizas de lo que un día fue.

La primera referencia de un asentamiento en Soroca data de 1499, según la Enciclopedia Judía Yiyo dedicada a Europa Central y del Este, que detalla con profusión de datos la vida judía de varias comunidades de Moldavia. La ciudad albergaba una de las comunidades judías más antiguas de Besarabia y aparece mencionada, en 1653, por el predicador sueco Conrad Jacob Hildebrandt. La primera mención de la existencia de algunas familias judías en Soroca como núcleo de una primigenia comunidad data de 1657, aunque como entidad organizada solamente tenemos noticias de la existencia de la misma desde principios del siglo XVIII. Puede que, seguramente, el asentamiento es anterior, pero sin fuentes documentales que lo prueben.

Cementerio judío de Soroca

Pese a las controversias que pueda haber sobre su antigüedad, en el cementerio nos encontramos con lápidas judías muy antiguas que datan del siglo XVI y las primeras anotaciones en los libros locales de registro de la comunidad son de 1770. La sinagoga principal fue construida en 1775 y, en 1772, tenemos noticia de la existencia que una docena de familias judías -de un total de 170 hogares- vivían en Soroca. En 1817, según hemos podido leer en una web local, había en la ciudad 157 familias y hay constancia en ese periodo de que el rabino de la comunidad era R. David Solomon Eibeschutz, que aparte de que sirvió como jefe religioso alentó el estudio de la Torá en la población.

Durante todo el siglo XIX la comunidad judía de Soroca creció mucho, como en toda la región de Besarabia, aunque eso no fue óbice para que los judíos de la zona tuvieran una vida tranquila, ya que se produjeron numerosas expulsiones y ataques antisemitas. Los famosos y tristemente conocidos pogromos que asolaron a esta zona de Europa durante décadas fueron moneda corriente en el trato a los judíos de la región.

La ciudad de Soroca era conocida, entre 1861 y 1862, como uno de los cinco principales centros de actividad agrícola judía en Rusia. Soroki en ruso, o Soroca en rumano, y sus asentamientos agrícolas periféricos producían tabaco, uvas, vinos y otras frutas, compitiendo en su producción con otras ciudades cercanas, tales como Alexăndreni, Capreşti, Coloniţa, Dombroveni, Mărculeşti , Vertujeni y Zgurița. Un vivero y un viñedo cercanos a la ciudad, en épocas más tardías a las que nos referimos, sirvieron como campo de entrenamiento para los pioneros sionistas que algún día partirían hacia la anhelada Palestina.

Los judíos de Soroca, a diferencia de otras partes de Besarabia, que eran comerciantes y artesanos, se dedicaban mayoritariamente a la agricultura, según fuentes de la comunidad de la época. En 1864, un censo revelaba que había 4.135 judíos en Soroca y, en 1897, la población se dobló, habiendo constancia en otro censo que había 8.783 judíos en la ciudad, lo que significaba que eran el 57,2% de la población total de la urbe, casi una gran capital judía de Moldavia. En 1863, se abrió una escuela judía financiada por las autoridades y entre los maestros judíos destinados en Soroca se cuentan los escritores Noah Rosemblum y Kadish-Isaac Abramowich-Ginzburg, dos grandes educadores que, al parecer, pusieron los cimientos para el establecimiento de un nuevo centro de educación judía entre los hebreos de Soroca.

A partir de 1880, hay que reseñar que hubo un cierto deterioro en la situación económica y numerosos judíos migraron hacia los Estados Unidos, produciéndose una caída en la población de la ciudad. En 1900, se crea una Asociación de Colonización Judía que establece un plan de formación para jóvenes ya bajo influencia sionista. El censo de 1930 revelaba una fuerte emigración de los judíos hacia otros lugares del planeta, principalmente Estados Unidos y Europa occidental, y la población hebrea está conformada por 5.462 judíos -el 36% de la población total de la ciudad-, una de las mayores de Moldavia. Antes de la Segunda Guerra Mundial, en los años treinta, había numerosas instituciones sociales, educativas y religiosas en Soroca, tales como escuelas primarias y secundarias, diecisiete sinagogas en funcionamiento, un hogar para huérfanos e incluso un hospital.

En 1941, las tropas alemanas y rumanas irrumpen en Soroca y muy pronto es puesta en marcha la maquinaria del exterminio de los judíos, en la que colaboran activamente los militares rumanos que asisten a los nazis en su ofensiva contra la Unión Soviética. Entre los judíos propios de Soroca y otros que se encontraban refugiados huyendo de los nazis y los rumanos, se cree que unos 6.000 judíos fueron asesinados en la urbe, siendo una de las mayores matanzas y ejecuciones masivas en el año 1941 en Moldavia; muy pocos judíos de la ciudad sobrevivieron al Holocausto. La vida judía de Soroca es descrita por Shelomo Hillels en la novela Har Ha-Keramin y hay una canción muy conocida sobre la ciudad escrita por el poeta local Arkady Gendler titulada “Mayn shtetele Soroke” -Mi amada Soroca-, en donde se describen las vivencias de los judíos locales a través de la creación literaria.

Un censo después de la Segunda Guerra Mundial señalaba que la población judía apenas eran unos 1.426 miembros censados, nada comparable a su vida anterior. Un censo de la época soviética, concretamente de 1960, señalaba que la población judía rondaba en torno a los 1.000 integrantes y, sin embargo, tras la caída del comunismo y la independencia de Moldavia (1991) tan sólo aparecían en el censo de la ciudad unos dos centenares de judíos. Reseñar que durante la vida soviética la vida judía se fue apagando paulatinamente debido a la represión de la misma por parte de las autoridades comunistas, a la marcha de miles de judíos de Besarabia hacia Israel y otras partes del mundo y a los impedimentos por parte del gobierno al libre desenvolvimiento de la vida religiosa de todas las confesiones en la extinta Unión Soviética.

En censos más recientes, concretamente el del 2002, el número de judíos ya era insignificante (107) y se trataba de una comunidad muy envejecida, escasamente organizada y muy poco activa, aunque la denominada Gran Sinagoga -en realidad, un pequeño recinto- de la ciudad estaba activa y funcionando.

LUGARES DE LA SOROCA JUDIA

1. El cementerio judío Soroki o Soroca.  Este gran campo santo se estableció a mediados del siglo XIX y se divide en dos áreas separadas: una se considera como el cementerio antiguo (las lápidas están grabadas en idish con nombre y apellido del padre, fecha de nacimiento y muerte); y la otra parte constituye el nuevo cementerio, cuyos lápidas comienzan su cronología a partir de 1880 y sus inscripciones están escritas principalmente en ruso. Entre 1996 y 2008, la Sociedad de Cultura Judía de Soroca inventarió las lápidas del cementerio y fruto de ese arduo trabajo, tanto gráfico como documental, hay una página web local que da fe del mismo (www.soroki.com). También podemos encontrar documentación y una buena base de datos del cementerio judío con miles de nombres en las páginas del proyecto denominado JOWR (www.jewishgen.org.). El lugar se encuentra bien cuidado, limpio, aseado y atendido, como fruto del trabajo que realiza la ya citada Sociedad Judía de Soroca, y la ayuda financiera de algunas organizaciones judías de carácter caritativo, principalmente norteamericanas. En el interior del recinto, hay documentadas unas 25.000 lápidas de varios periodos históricos.

2. Gran Sinagoga de Soroca. Es un edificio pequeño, de apenas 300 metros de extensión, que hace sus veces de sede comunitaria, lugar para el culto y la oración y pequeño museo. Data del año 1804 y su gran mérito es que sobreviviera al Holocausto y los ataques contra la comunidad judía en la Segunda Guerra Mundial. Se encuentra en la calle Tolstoy 14, y se puede visitar si te permiten la entrada y está abierto.  Cuenta también con un buen archivo sobre la comunidad y algunos listados del censo de la población judía a lo largo de los últimos años.

Fotos: del autor de la nota

Vídeo sobre el Cementerio Judío de Soroca:
https://www.youtube.com/watch?v=V1MCaMWpoNE&t=67s

Vídeo del poeta y músico Arkady Gendler con una canción en yidish dedicada a Soroca:
https://www.youtube.com/watch?v=UoJMEcLLVcs

 

[Fuente: aurora-israel.co.il]

Prezentado por Süzet FRANSEZ

Estos dias, en el Palais d’Orsay (Paris), ay la ekspozision del pintor, Edward Munch. Kon su tablo “El Grito” (1893), se izo konoser mundialmente. Nasido en Loten, un kazal de la Norvejia, perdio a su madre kuando tenia 5 anyos i despues a su ermana kerida Sofi, de tuberkuloz. Su padre, doktor pratisien, muy relijiozo i muy strikto, lo terrorizo a el i sus ermanos,  durante toda su chikes. Despues del lise, se inisio para azerse injenior, ma abandono sus estudios para empesar una kariera artistika i se dediko a la pintura. En 1889, resivio una burs para estudiar en Paris. Esta epoka marko su formasion i su sentido de la perspektiva i de la estetika. Van Gogh, Gaugin i Toulouse Lautrec fueron los pintores ke lo influensaron lo mas muncho.

Desde su difisil istoria familial, asta su propia eksperiensia de depresion i todos los evenemientos de su vida, lo yevaron a ser un kreador de una de las pinturas mas famozas de la istoria: “El Grito”.  Konsiderado komo un jenio, fue uno de los grandes del ekspresionizmo i prekursor del modernizmo. Sus temas de pintura fueron liados a su depresion i a su mirada negativa a la egzistensia. Pintor de la ansia, del espanto, de la hazinura i de la muerte, se dediko a pintar la kara de la psikolojia umana.

Malgrado su vida difisil, fue un pintor eksentriko, inovativo i muy produktivo. Desho mas de 1000 kuadros, 15400 gravures i mas de 4500 akuareles. Los Nazis klasifikaron su ovra komo arte dejenerado i konfiskaron 82 de sus kuadros de varios muzeos alemanes. 72 fueron rekuperados a traves de koleksionarios. “El grito” i “El ninyo enfermo” fueron las ovras ke refletaron la perdidad de su madre i de su ermana, viktimas de tuberkuloz. En 2012, “El grito” se vendio en New York por 119.9 miliones de dolares i esto fue un muevo rekor istoriko.

Malorozamente, este jenio melankoliko i alkoliko murio kompletamente solo, siendo el mijor pintor norvejiano. “La erensia de los jenes hazinos ke resivi de mis parientes me izo detener de kazarme, para no kometer una kulpa enverso yo mizmo”, disho el artisto.

Si par azardo pasash por Paris, malgrado su vida oskura, la ekspozision vale la pena de ser vijitada.

 

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Demanen la retirada del decret perquè desincentivarà l’adquisició de la llengua i en consolidarà el desprestigi social

Les Unitats per a l’Educació Multilingüe de les Universitat d’Alacant, València i Jaume I, el Departament de Filologia Catalana de la Universitat d’Alacant i Escola Valenciana demanen la retirada del projecte de decret del Consell que regula el reconeixement de la competència lingüística de valencià per a l’homologació dels estudis en el sistema educatiu del País Valencià.

La proposta de decret aporta com a novetat que acredita un nivell B2 a l’alumnat que acaba el Batxillerat havent aprovat l’assignatura de Valencià: Llengua i Literatura en els dos cursos d’aquesta etapa, i que reconeix un nivell de C1 a l’alumnat que acaba el Batxillerat amb més d’un 7 en aquesta matèria en els dos cursos.

Segons les entitats, la proposta no té un fonament suficient i comportarà un perjudici no sols al coneixement que té la població del valencià formal, sinó, més encara, al prestigi social de la llengua, perquè la proposta pressuposa que és equivalent una qualificació numèrica d’una matèria a un nivell de competència lingüística d’acord amb el MECRL, però no té en compte que aquesta assignatura té continguts i competències no lingüístiques que també formen part de l’avaluació.

A més, en aquest moment l’administració no té informació suficient per a acreditar que l’alumnat que finalitza els estudis del Batxillerat ha assolit el nivell mínim exigit de B2 de valencià. No hi consta que s’haja avaluat el nivell de llengua amb què acaba l’alumnat aquesta etapa educativa, i aquesta hauria de ser una mesura prèvia a qualsevol proposta d’homologació. Si s’ha fet l’avaluació, els resultats haurien de ser públics i, en cas de confirmar-se l’assoliment del nivell, aquest seria un argument a favor de l’homologació.

La concessió d’un nivell de C1 segons el MECRL en les condicions esmentades traeix directament l’esperit del MECRL: la distinció entre un nivell i un altre en el MECRL no respon a una qualificació numèrica major o menor en l’avaluació, sinó a l’adquisició d’uns graus de competència i d’uns coneixements diferents que requereixen, doncs, instruments d’avaluació també diferents. La proposta simplifica en extrem l’avaluació de la competència lingüística i no s’ajusta al marc de referència al qual es vol encabir.

En conseqüència, les entitats consideren que la mesura comportarà la devaluació dels títols de coneixement de valencià, que actualment són expedits per entitats acreditades, centres d’idiomes o institucions universitàries; desincentivarà l’adquisició efectiva de la competència comunicativa en aquesta llengua i consolidarà la percepció del valencià com una llengua de segona. Es tracta d’una mesura que es proposa, a més, en un context preocupant de minorització del valencià, tal com demostren les dades d’ús social de la llengua que recull la darrera enquesta de Coneixement i ús social del valencià (2022) de la mateixa Conselleria d’Educació, Cultura i Esport.

En el cas que l’administració vulga establir un mecanisme d’homologació del nivell B2 de valencià a l’alumnat que finalitze el Batxillerat, les entitats insten la Conselleria competent a fer una avaluació rigorosa dels resultats de la implantació del PEPLI en el quadrienni 2019-2022 que demostre que s’assoleixen els objectius que estableix la llei quant al nivell de valencià de l’alumnat en acabar l’etapa. A més, les entitats demanen retirar la proposta d’homologació d’un C1 d’acord amb el MECRL a l’alumnat que supere l’assignatura de Valencià al Batxillerat amb una puntuació igual o superior al 7.

 

[Imatge: Carquinyol – font: http://www.racocatala.cat]