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Des gourmets du monde entier viennent en pèlerinage dans ce petit restaurant berlinois, où un jeune chef canadien, Dylan Watson-Brawn, a érigé la cuisine en grand art. L’hebdomadaire allemand “Die Zeit” a passé une journée avec lui, des courses du matin à la fermeture du soir.

Dylan Watson-Brawn, le chef canadien du Ernst, à Berlin.

La veille, ils ont vaguement célébré l’événement dans un obscur petit restaurant vietnamien du quartier de Lichtenberg, à Berlin. Mais, peu après minuit, Dylan Watson-Brawn s’en était déjà retourné chez lui pour pouvoir se trouver aujourd’hui, maintenant, à 7 heures du matin, le jour de son vingt-neuvième anniversaire, ici, devant la porte de l’immeuble de l’appartement qu’il loue à Wedding [un quartier tranquille du centre-nord de la capitale allemande]. Il a l’air encore un brin fatigué, ce grand gars maigre, à l’air presque monacal, avec ses sabots blancs et ses chaussettes de tennis, un pantalon noir douteux, un sweat à capuche noir – mais qui a le temps de dormir suffisamment dans cette vie, qui peut se permettre de réfléchir des heures à sa tenue ?

Dylan monte dans une voiture qui attend. Au volant, son associé, Spencer, lui aussi tout en noir, lui aussi efflanqué, au point de devoir sans cesse remonter son pantalon. Ils traversent Berlin, pour arriver à Potsdam, dans le quartier campagnard de Bornim, où ils s’arrêtent à Florahof, une petite exploitation d’agriculture biodynamique dont les 10 hectares de terres – quelques champs, des serres en plastique, un verger – commencent à fumer sous un ciel de nuages gris, en cette chaude journée de fin d’été, quand Dylan et Spencer arrivent pour faire leurs courses.

L’héritier du chef catalan Ferran Adrià

Les deux Canadiens Dylan Watson-Brawn et Spencer Christenson dirigent ensemble le restaurant berlinois Ernst, dont le nom veut dire “Sérieux”. Récemment, l’établissement a fait parler de lui dans la presse : Dylan, ce chef d’alors 28 ans, a été couronné cuisinier allemand de l’année 2022 par le guide Gault & Millau (ses cinq prédécesseurs avaient en moyenne 44 ans au moment de leur consécration). Mieux : en janvier 2020, peu avant qu’Ernst ait dû fermer pendant près d’un an et demi pour cause de pandémie, le magazine Fool, bible de la gastronomie [rédigée en anglais et publiée à Malmö, en Suède], a consacré un article de 24 pages à l’établissement.

La célèbre critique Lisa Abend y compare Ernst à El Bulli, le restaurant catalan [de Ferran Adrià], dont la cuisine fait encore parler aujourd’hui dans le monde de la gastronomie et dont la fermeture en 2011 a été vécue par les fines bouches de la planète comme une exclusion de l’Eden. Un petit resto de Wedding, à peine une étoile au guide Michelin, exécute un travail, y lit-on, potentiellement légendaire.

Dylan et Spencer trouvent du reste qu’ils cuisinent aujourd’hui encore mieux qu’avant. Questions pour cet article : un profane de la haute cuisine mondiale est-il capable de comprendre cela ? Qu’est-ce qu’ils cuisinent donc dans ce restaurant, et comment ? Est-ce que cela vaut vraiment la peine d’en faire tout un fromage ?

“Sans efforts, on ne devient bon en rien”

Dylan et Spencer arpentent Florahof, en compagnie de son exploitant, Markus Schüler. Ils goûtent la coriandre bolivienne, les miniconcombres du Mexique, tout ce qui est mûr dans cet étonnant jardin. “Markus, les edamames, ils sont prêts ?” s’enquiert Dylan. “Ils sont petits à cause de la sécheresse, mais sûrement très bons”, répond Schüler. Dylan goûte. “Mmm, mmm ! Nice one ! High five ! Aux anges, Dylan et Spencer cueillent chacun une poignée de fèves et les fourrent dans leur poche de pantalon. “D’ailleurs, j’ai lu, commence Dylan, que les edamames adorent les changements de température. Une copine du Japon vient de m’envoyer un texte très intéressant, des instructions que lui a notées un agriculteur de Kyoto qui cultive des edamames fantastiques.”

Voilà donc le genre de lecture de Dylan Watson-Brawn – des instructions pour bien cultiver les fèves de soja. Il apporte régulièrement à Markus des graines de fruits et légumes exotiques, dans l’espoir que celui-ci les fasse pousser pour lui. C’est d’ailleurs un fait connu que Dylan a déjà demandé à son éleveuse de volailles d’expérimenter divers croisements de races de canard et qu’il connaît vraiment le nom des vaches dont le lait sert à fabriquer les produits laitiers d’Ernst – sans oublier les qualités du lait de la traite du matin et celles de la traite du soir. “Si tu veux devenir bon dans quelque chose, articule Dylan de sa voix basse et intense à la fois, tu dois y consacrer beaucoup de temps. C’est comme le basket-ball. Kobe Bryant s’entraînait douze, quatorze, seize heures par jour. C’est pour cela qu’il était si bon. Et c’est comme ça dans la vie. Sans efforts, on ne devient bon en rien.”

Formé au Japon

Dylan et Spencer quittent la ferme avec à peine deux petites caisses de fruits et légumes : aubergines japonaises, nashis, reines-claudes ; dans la poche avant de son sweat-shirt, Dylan emporte aussi des pêches. Un instant on pense, naïvement, à la fermière italienne qui, après avoir fait un tour de son beau jardin, met dans son panier ce que la journée a apporté de fruits et légumes mûrs, rentre chez elle et se demande ce qu’elle va bien pouvoir concocter avec tout cela pour sa petite famille.

Spencer et Dylan ne savent pas non plus ce qu’ils serviront ce soir. Comme toujours, le restaurant est complet. Seize clients sont attendus à Ernst, huit au service de 18 heures, huit à celui de 21 h 15. Chaque fois, le menu comprend 40 plats.

Dylan Watson-Brawn, fils d’une libraire et d’un dentiste, a grandi à Vancouver [dans l’ouest du Canada]. Il n’aimait pas franchement aller à l’école – “ennuyant ; quand on posait des questions, en général, les profs ne savaient pas répondre”. À 13, 14 ans, souffrant de troubles du sommeil, il passait ses nuits à cuisiner tout ce qu’il trouvait dans un célèbre livre français de cuisine, “mais très mal”, dit-il. À 17 ans, Dylan est parti en… 

 

 

[photo : MARZENA SKUBATZ/DIE ZEIT – lisez l’intégralité de cet article sur http://www.courrierinternational.com]

Dus restaurants de Bossòst e un bar gastronomic de Barcelona dirigit per un aranés empòrten es mès nautes distincions gastronomiques

Er Occitan

Era restauracion aranesa se destaque enguan enes distincions dera Guida Michelin des estats espanhòu e portugués 2023. Dus restaurants de Bossòst (Quate Lòcs), Er Occitan e El Portalet, an obtengut era mès grana reconeishença gastronomica. Ath delà, eth Mont Bar de Barcelona, dirigit per aranés Iván Castro, obten era sua estela Michelin quauqui dies dempús qu’eth sòn codinèr en cap, Fran Agudo, ei estat nomentat melhor codinèr der an 2022 peth Forum Gastronomic de Barcelona.

Castro ei originari deth pòble de Mont (Marcatosa) e proven d’ua familha de restauradors de Vielha. Eth Mont Bar, en Barcelona, a creat eth concèpte de bar de nauta gastronomia damb productes de prumèra qualitat, fòrça d’eri originaris des uarts aranesi.

Quant as restaurants de Bossòst, era Guida Michelin soslinhe qu’Er Occitan prepause modernitat “en tot combinar productes deth parçan e dera sason damb sabors asiatics e indians”, e qu’El Portalet “demòstre bones idèes e amasse tecnica e creativitat”.

Era Guida Michelin a diuerses edicions estataus en mon entièr. Ei ua seguida de libres publicadi, des quaus era guida vermelha ei era mès anciana e coneishuda des guides d’ostalaries e de restaurants d’Euròpa, qu’autrege es prestigioses esteles.

 

 

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

 

 

Hubo tiempos pasados en que a la palabra “explorar” tenía implicaciones de vida y muerte. Eran tiempos en que la floreciente industria marítima del siglo XVI atraía a las mejores mentes de la época.

Shmuel Pallachi falleció el 4 de febrero de 1616 en La Haya, y fue enterrado en el Beth Haim de Ouderkerk aan de Amstel, cerca de Amsterdam, en un cementerio de la comunidad judía portuguesa. Foto: Wikipedia – dominio público

La “nación start-up” de aquella época en esa industria fue Portugal, que dio al mundo a exploradores famosos como Fernando de Magallanes y Vasco de Gama. Al igual que hoy, muchos inventos y desarrollos marítimos surgieron de las mentes febriles de los judíos, matemáticos, físicos y cartógrafos, como Abraham Zacuto y Pedro Núnez. Ellos desarrollaron instrumentos de navegación basados en el movimiento del sol y los cuerpos espaciales, muchos años antes de la invención del GPS y la aplicación Waze.

Pero los judíos no se limitaron solo a desarrollos técnicos, sino que también experimentaron personalmente los instrumentos de navegación que inventaron. En aquellos tiempos, y especialmente después de la expulsión de España en 1492, una de las ocupaciones más comunes de los judíos marranos, en Holanda y Marruecos, fue el asesoramiento y la guía de los capitanes de las embarcaciones mercantes y de los exploradores durante sus viajes marítimos. Y si nos resulta difícil imaginarnos judíos como gente de mar, mucho menos podríamos pensar en ellos como piratas.

El libro “Los Piratas Judíos”, escrito por Edward Kritzler, describe una escena fascinante y única en los anales de la historia: la historia de un grupo de piratas judíos que operaron después de la expulsión española y que asaltaban principalmente embarcaciones españolas, en represalia por la expulsión. Uno de los piratas más destacados fue Don Shmuel Pallachi, un rabino de la comunidad y capitán, embajador y pirata, espía y agente doble.

Pallachi nació en el año 1550, en Marruecos. Como muchos de las decenas de miles de judíos que vivían en el barrio judío, el “Malaj”, en la ciudad de Fez, su familia también fue expulsada de España. El padre de Shmuel, que oficiaba de rabino y educador, predestinó a su hijo a que se dedicara al estudio de la Torá y al cumplimiento de los mandamientos y así fue como se consagró como Rabino. La leyenda dice que un pariente cercano despertó su imaginación con historias sobre marinos y marineros judíos, como Sinan Reis, un famoso pirata judío conocido como “El Gran Judío” que luchó junto a los hermanos Barbarosa en el marco de la flota otomana.

Volando en las alas de su imaginación, Shmuel deambuló junto a su hermano Yosef, hasta la ciudad de Tetuán, en el norte de Marruecos, donde los dos se convirtieron rápidamente en sofisticados y pícaros marinos y piratas. Los hermanos Pallachi solían atacar barcos mercantes españoles que venían de América del Sur. Luego, se disfrazaban de comerciantes españoles y vendían los bienes que acababan de robar en las ciudades portuarias españolas.

El nombre Pallachi se hizo famoso, y pronto llegó a oídos del sultán de Marruecos, Ahmed El Mansour, apodado “El Rey Dorado”, debido a su enorme riqueza. El sultán, que buscaba fortalecer sus lazos con la Nueva República Holandesa, nombró a Shmuel como el embajador de Marruecos en Holanda. Además de su reputación como hombre de mar, Shmuel dominaba también varios idiomas: español, portugués, árabe y francés, lo que lo convirtió en un valioso recurso diplomático para el sultán.

Y así fue que, en 1596, Shmuel Pallachi convirtió su profesión de pirata en diplomático, instalándose en la ciudad de La Haya, donde funcionaba el parlamento holandés y se radicaron los representantes de países extranjeros. Pallachi estableció uno de los primeros minianim (es un número mínimo de diez varones judíos adultos, entiéndase mayores de 13 años, requerido por el judaísmo ortodoxo para la realización de ciertos rituales, el cumplimiento de ciertos preceptos, o la lectura de ciertas oraciones) en la ciudad, y además de su misión diplomática ejerció también de rabino de la comunidad. La comodidad de la rutina diplomática fue interrumpida por un incidente que tuvo lugar a fines del siglo XVI, cuando el sultán marroquí, un apasionado por reliquias, obligó a Pallachi a navegar a la ciudad de Lisboa y adquirir allí piedras preciosas a cambio de toneladas de cera. Ya por ese entonces, España había conquistado Portugal y, de hecho, dominaba toda la península ibérica. Según una de las hipótesis, Pallachi, que en ese entonces sufría de problemas financieros, les ofreció a los españoles, a cambio de dinero, informaciones confidenciales sobre la corte del sultán. Las autoridades de la Inquisición, sospechando de que el rabino judío estaba tratando de ganar tiempo para reconvertir al judaísmo a conversos y marranos, siguieron los pasos de Pallachi, quien a último momento consiguió salvarse de sus garras y escabullirse de España.

Arruinado financieramente, Pallachi emprendió el viaje de regreso a Holanda e inmediatamente después de su regreso, apeló a las relaciones que tenía con gente en las altas esferas para que le concertaran una entrevista con el príncipe Mauricio de Nassau, hijo de Guillermo “el Taciturno”, fundador de la República Holandesa.

Pallachi le sugirió al príncipe holandés que cooperara con Marruecos contra el enemigo común: España. El príncipe, un talentoso estratega militar, que despreciaba a los españoles tanto como Pallachi, tuvo una idea. Debido a que en ese momento España y Holanda habían firmado un acuerdo de armisticio, le propuso a Pallachi establecer una flota pirata compuesta por marineros aventureros, y ellos estarían bajo la protección de Holanda pero bajo bandera de Marruecos. Pallachi, que odiaba a los españoles que lo expulsaron de España a él y sus ancestros, se entusiasmó con la idea de poder vengarse de sus verdugos. No pasó mucho tiempo, hasta que una gran flota de barcos piratas, equipada con sinagoga y una cocina casher, anclara en el puerto de Ámsterdam.

En el año 1614, en uno de los ataques de los piratas a los barcos españoles en alta mar, se propagó una enfermedad entre la tripulación del barco, y Pallachi se vio obligado a atracar en el puerto de Plymouth, Inglaterra. Cuando el embajador español en Londres se enteró del arribo de Pallachi, exigió que el rey inglés lo arrestara y lo ejecutara por el asalto a los barcos españoles. Pallachi compareció ante el juez inglés, quien quedó profundamente impresionado de él, y decidió dejarlo en libertad. Durante el viaje de regreso desde Inglaterra, Pallachi logró asaltar otro barco español, pero ya había adquirido una grave enfermedad durante su encarcelamiento en Londres.

Shmuel Pallachi falleció dos años después, cuando tenía 66 años de edad. Durante su sepelio, decenas de miles de judíos y no judíos lo escoltaron hasta su entierro en un cementerio en las cercanías de Ámsterdam, con la participación del príncipe Mauricio y su familia. En su lápida, está grabado el versículo del libro de los Proverbios: “El que lleva el bien con Dios y con el hombre”.

Resumen de una nota de Ushi Derman

[Fuente: grupo de Facebook Personalidades judías de todos los tiempos – compilado por Raúl Voskoboinik – reproducido en aurora-israel.co.il]

Unha guía aberta e en constante actualización ao redor de cuestións tecnolóxicas.

Páxina principal da web ‘O Meu PC’

Divulgar e compartir coñecemento sobre aplicacións e computadoras, de xeito libre e en lingua galega. Este é o obxectivo co que nace ‘O Meu PC‘, a guía do software en galego, que publicará un artigo sobre un tema concreto cada 2 días. Leva actualmente 16 e espera chegar a máis de 40 antes de rematar 2022.

« É difícil estar á última en cuestións tecnolóxicas, e máis nun mundo que parece que está acelerando constantemente. Por iso desde O Meu PC pénsase que é preciso ter espazos onde poder atopar información accesible, sinxela, ben documentada, ben redactada e organizada. E claro que si, por que non, en galego », preséntanse dende O Meu PC.

Nesta web poderanse atotar todo tipo de artigos sobre programas e aplicacións, en definitiva, Software que se instala na computadora. Os artigos están ordenados por categorías temáticas que a persoa usuaria pode utilizar para navegar e atopar contidos relacionados. Diríxense, segundo explican, ao público xeral, non técnico, con escasos coñecementos en informática e aplicacións, que necesitan saber máis de todo o mundo que os rodea.

Algúns dos artigos que xa teñen publicado tratan os Sistemas Operativos máis importantes, que é e como protexernos dun virus, que é a Internet, os principais navegadores ou os procesadores de textos máis usados. Trátase, en definitiva, dunha guía aberta, en constante actualización e en galego. E ademais, con licencias de cultura libre para que calquera persoa poida copiar e difundir o que desexe.

 

[Fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]

Un día como hoy de 2012 falleció el poeta peruano Antonio Cisneros. En uno de sus múltiples hallazgos literarios Ricardo Bada recobra un texto prácticamente desconocido.

Antonio Cisneros
Hallazgo y nota: Ricardo Bada

El libro favorito de Antonio Cisneros

El 25 de febrero de este año publiqué en estas mismas páginas un texto inédito de Severo Sarduy acerca de su libro favorito. En la introducción a dicho texto dejé explicado el porqué de su escritura, para la contratapa del suplemento cultural de Diario 16 en Madrid. Expliqué asimismo por qué a causa del cierre del diario y la desaparición del suplemento, algunos textos de los que encargué en nombre de la redacción quedaron sin publicarse. Para no repetir la historia les sugiero acceder a mi publicación del 25 de febrero pulsando aquí.

Ahora, al cumplirse diez años de la muerte de nuestro entrañable Toño Cisneros, les ofrezco acá el texto inédito que escribiera acerca de su libro favorito.
Ricardo Bada

Mi libro favorito: Como comprar un gato en el mercado o El T’ung Shu

Mi libro favorito no se halla entre la poesía de mis grandes abuelos, C. Vallejo, P. Neruda, J. L. Borges. Ni en la bienamada de Rimbaud, Eliot, Pound, Lowell, Cummings, Stevens o William Carlos Williams.

Tampoco entre las voces que fundan la palabra. Wang Wei, Po Hui, Li Tai Po, Basho, Safo, Propercio, Horacio, Francisco de Quevedo, Juan de la Cruz.

Y ni siquiera entre los versos de Cavafis, Pasternack o Pessoa que, hasta hace muy poco, compartían mi mesa de noche con el reloj despertador y la botella de agua.

Por lo demás, siempre me he negado a responder aquello de “qué único libro llevaría a una isla desierta”. Adelanto, en todo caso, que ni el Quijote ni la Sagrada Biblia.

Amo los libros como amo las cambiantes estaciones. O el paso de los peces y otras bestias de mar, cada día del año, en mis almuerzos. Por eso me es difícil hablar de algún amor unívoco y perenne.

La semana pasada me entregué con pasión (y corazón) a sendas relecturas: Drácula, de Bram Stocker, y El laberinto de la soledad, de Octavio Paz. Pero mi libro favorito, en estos días, es el viejo T’ung Shu.

§

Los bestsellers suelen ser obras de éxito fastuoso y corta duración. Como buena parte de las novelas del llamado boom latinoamericano o, en el peor de los casos, como ciertos libros de pacotilla, flor de publicidad, destinados a las almas poco alertas, es decir casi todas. Duran lo que dura un verano o dos.

Los clásicos son, más bien, los textos eternos. Nadie se los arrebata en los comercios y reposan en las bibliotecas o en las buenas conciencias. Pocos los leen pero todos los citan con primor. El Quijote, la Biblia, la Divina Comedia, la Guerra de las Galias, por ejemplo.

Unos meses atrás, en una soleada librería del sur de California, me topé con el T’ung Shu. Su carátula roja cual la puerta de un restaurante chino o un paquete de cohetones, lucía un cintillo: “El bestseller más antiguo del mundo”.

Hace 1 200 años que, en cada primavera, aparece una nueva edición del T’ung Shu. Deleite clásico de las familias chinas desde Pekín a Singapur. Cerca de 40 millones de ejemplares cada vez.

El libro es, en realidad, un almanaque. Como en su época lo fueron el de Sal de Uvas Picot o el de Ross, sucedidos malamente por una pálida publicación del Reader’s Digest. Magia, religión, literatura. Confucio y el Tao. Consejos cotidianos, recetas, santorales. La vida en suma.

En estos tiempos, ante el letargo o muerte de los oráculos, he decidido atar mis tristes días a los designios del T’ung Shu. Que amén de sabrosa lectura ofrece, cómo no, sabiduría.

Un muchacho y una vaca son el símbolo de la primavera, con la que se abre el libro. Y primero viene lo primero. Instrucciones para confeccionar, sobre papel de arroz, ese modelo primaveral. La vaca tiene cuatro pies de altura y ocho de largo. Su cabeza es verde claro, el lomo amarillo, la barriga blanca, cuernos, orejas y cola de color verde oscuro, las ancas rojas. Siempre lleva el hocico cerrado. El joven vaquero tiene tres pies y seis pulgadas de altura y se llama Meng Shen.

El almanaque abunda en útiles consejos. Cómo reconocer, por ejemplo, un gato de calidad en el mercado. El mejor gato debe tener el cuerpo corto, ojos seductores y una larga cola. Su expresión, la del tigre feroz. Sus uñas deben servirle para clavarse en las tejas de piedra. Y su maullido ha de ser tan poderoso que las ratas mueran con solo oírlo.

El gato malo, en cambio, tiene el cuerpo largo. Es callejero, perezoso y mata a las gallinas. Además, no es conveniente comprar ningún felino bajo las estrellas Tin Kau, Yeut Yim, Yan Kag, Pei Ma Sark que, sin embargo, son las más propicias para contraer matrimonio.

Hay una guía para el manejo del hogar donde Buda, Confucio, el Tao y el gran lugar común se dan la mano. Hay que levantarse con el sol y acostarse con el crepúsculo. Barrer bien el patio y el interior de la morada. Cerrar con candado puertas y ventanas al caer la noche.

Los preceptos de conducta son más ladinos. Ante un vecino que ha caído en necesidad, hay que ser generosos con comida abundante y consuelo. De modo que, en los días de infortunio, podamos esperar la misma caridad.

Así los sirvientes deben ser bien tratados. No sea que algún día, encumbrados por la fortuna, nos hagan pasar la vergüenza del maltrato en sus manos de antiguos sirvientes. Toma y daca es el juego.

Por lo demás, nunca hay que emplear criados bien parecidos. Ni permitir que la esposa se maquille. Aun en nuestra ausencia sus conductas tienen que ser delicadas. No deben olvidar que los ancestros, aunque muertos en cuerpo, están siempre presentes en la casa.

Hay que evitar la compañía de los jóvenes. Sólo causan problemas y tribulaciones. Charlar con ellos es perder el tiempo. La compañía de los ancianos, en cambio, nos llenará de sabiduría y gozo.

Y siguen muchas páginas con instrucciones para el comercio, el amor, la convivencia. “Si estás feliz no lo demuestres, deja que tus vecinos te crean en congoja”. Hasta el consejo final, de un dramatismo incontestable: “Si colapsa tu país, te quedarás sin casa”.

La sección de remedios hogareños es, claro está, imprescindible. Aparte de las hierbas, el T’ung Shu ofrece un sinfín de encantamientos. Lejos de los incas, maestros en el pase del huevo y el cobayo,1 la milenaria China reposa sobre la escritura. Es cosa de pintar los ideogramas que nombran la enfermedad sobre un papel rojo y luego hacerlo arder. El humo es beneficioso para los males del corazón y los pulmones. En el caso de hígado o estómago, hay que disolver las cenizas en un tazón de agua y beberlas sin respirar.

Los zumbidos en el oído se hallan plenos también de significados. En la oreja izquierda, llaamado Tzu, quiere decir que alguien nos ofrecerá un banquete. En la oreja derecha, llamado Wei, nos anuncia la inminente visita de un monje con ansias de conversar. Si el Wei es a medianoche, entonces llamado Hsu, caeremos en bancarrota. Si el Tzu, en este caso Sheo, sucede en el último día del otoño, la muerte llama a la puerta.

Antonio Cisneros
Poeta, periodista y catedrático. Entre otros premios, ganó en 2010 el Premio Iberoamericano de Poesía Pablo Neruda. Algunos de sus libros son: Canto ceremonial a un oso hormiguero y Por la noche los gatos.


1 “El pase del huevo y el cobayo” alude a prácticas médicas tradicionales: cuando un niño enferma, se le pasa por la cabeza un huevo crudo para que su yema absorba el mal; y lo mismo sucede con los adultos y el conejillo de Indias, que en el Perú llaman “cuy”, aunque Cisneros usa “cobayo” pensando con toda seguridad en los lectores de Diario 16, predominantemente peninsulares.

 

[Ilustración: Estelí Meza – fuente: http://www.nexos.com.mx]

 

Roma desordenada. La ciudad y lo demás
Juan Claudio de Ramón
Siruela, 2022, 342 pp.
Escrito

En la época del turismo de masas se siguen escribiendo libros de viajes, quizás más que cuando el viaje era el privilegio de unos pocos y la mayoría solo lo imaginaba a través de un libro o de las escenas de una película. Muchas de esas obras, y no digamos las guías de todo tipo, no pasan de ser una abultada reseña de las impresiones del viajero, acaso no muy diferente de las que aparecen en las redes sociales. Pocas alcanzan la categoría de obra literaria, aunque para conseguirla no solo hace falta erudición sino, ante todo, estilo, cercanía, capacidad de suscitar en el lector impresiones, evocaciones y reflexiones que invitan a una lectura lenta y sabrosa, muy alejada de la inmediatez obligada de los best sellers veraniegos.

Entre estos libros está Roma desordenada. La ciudad y lo demás del escritor y diplomático Juan Claudio de Ramón, que estuvo destinado cuatro años en la capital italiana. Uno de los rasgos principales de esta obra es subrayada en el prólogo de Ignacio Peyró: es un libro de paseos más que de viajes. Lo ha escrito un residente de la Ciudad Eterna, que sabe muy bien que nunca podría abarcarla, ni en su cuerpo ni en su espíritu, aunque viviera en ella el resto de su vida. Su título nos indica que no es una obra para ser sistematizada y menos aún clasificada. Es de esos libros que, a mi juicio, tienen la cualidad de poder empezar su lectura en cualquier capítulo sin desmerecer nada. Los paseos se pueden programar, ciertamente, pero lo que no se puede programar es la memoria involuntaria, al estilo de Marcel Proust, esa presencia viva del pasado en el presente que para el escritor francés era una fuente de felicidad, y toda una religión estética. En este sentido me parece intuir que Juan Claudio de Ramón ha debido ser un lector habitual de Proust. Su Roma desordenada, con el paso de los años, podría estar destinada a ser una crónica particular del tiempo perdido y del tiempo recobrado. Nuevos y continuos ojos para paisajes con o sin figuras.

El libro es desbordante en temáticas o acaso habría que decir en rostros. A algunas de ellas me refiero a continuación, a sabiendas de que otras se quedan fuera y que, por lo general, las temáticas, y más aún los rostros, son difícilmente clasificables.

Un libro de lugares y cosas

Ni que decir tiene que este es un libro de lugares y cosas. Su autor asume aquello de est anima in rebus, que, por cierto, me parece muy proustiano. Tomemos como ejemplos las fuentes y los pinos. Las primeras, como dice nuestro autor, son oídas antes de que podamos ver la lograda combinación entre el agua y el mármol travertino. Son presentadas casi como un símbolo religioso, en la que la fe resulta ser una creencia fluctuante capaz de cortar las vías de agua de la incredulidad. Los pinos, cuyo número se calcula en ciento veinte mil, están inexorablemente vinculados a la historia de la Roma imperial, algo que movió al régimen de Mussolini a multiplicar estos árboles por toda la ciudad, aunque los expertos nos recuerdan que el pino romano procede en realidad de Asia Menor. Las profundas raíces de los pinos provocan más de una catástrofe, aunque en eso no solemos reparar los que los relacionamos con el poema sinfónico de Respighi, al que también alude Juan Claudio de Ramón.

Entre las múltiples ocupaciones del paseante romano está reflexionar sobre los lugares que en otro tiempo fueron famosos. Una muestra es la Via Veneto, cuya denominación completa es Vittorio Veneto, un éxito de las armas italianas en la Primera Guerra Mundial que no satisfizo al irredentismo de la inmediata posguerra. Fotodepredadores, pronto conocidos como paparazzi, estrellas del cine italiano y del norteamericano, pero, ante todo, un ambiente de indolencia, apatía y sedentarismo, como señala el autor. Una ociosidad perpetua en la que también tenía cabida un tipo de intelectual italiano, una persona culta incapaz de desprenderse de su pose irónica y de un escepticismo laico con el que pretendía situarse al margen del catolicismo y del marxismo. Acaso se pareciera un tanto al Petronio de la corte de Nerón, al menos al del Quo Vadis de Hollywood, el gran enemigo de todo lo que consideraba vulgaridad. Ese Petronio también debió de vivir su particular dolce vita. Pero lo cierto es que poco queda ya de la vieja Via Veneto y ni siquiera es fácil descubrir la huella de la fama efímera en los hoteles de lujo, tal y como atestigua el autor.

Por lo demás, Juan Claudio de Ramón pasea por lugares menos céntricos. Unas veces lo hace en bicicleta por la Via Appia, remoto origen de la autopista, aunque su finalidad más primaria fuera la de instrumento de la expansión militar romana. Otras veces camina a pie por el EUR, la ciudad que no fue, levantada por el fascismo italiano con la ambición de repetir la Roma imperial. Ese mismo régimen se llevó por delante la Roma medieval y proyectaba más tropelías urbanísticas. En cambio, la república italiana no ha aplicado al urbanismo fascista el consabido método de la memoria selectiva.

Cuando el arte se hace filosofía y la historia atraviesa el tiempo

Muchos alumnos de historia del arte siempre recordarán que esa asignatura les fue explicada con un método descriptivo muy atento a las formas y los materiales, pero que ignoraba la estética y el contexto cultural. Eso contribuyó a matar su sensibilidad. Un método ajeno por completo a este libro. El autor de Roma desordenada posee muchas cualidades para describir con soltura y amenidad la Roma artística, bien se trate del templete de Bramante, de la Fornarina de Rafael, de las controvertidas obras religiosas de Caravaggio, de los jardines romanos plasmados por Velázquez, de las arquitecturas rivales de Bernini y Borromini o de la ternura presente en algunas de las esculturas de Canova. Son todas ellas páginas de grata lectura, y que no nos obligan a caer en ese trivial culto a la religión del arte que inventó Johann Winckelmann, el alemán de la Ilustración que a partir de una escultura de Apolo trazó toda una serie de elucubraciones, perdurables durante siglos, y que hicieron de Grecia un supuesto paraíso perdido del arte. A partir de ahí surgió la estúpida idea, en acertada opinión de Juan Claudio de Ramón, de que el arte es el alma de los pueblos. En contraste, nuestro autor guarda sus simpatías para una sonrisa de terracota, la famosa sonrisa arcaica de los etruscos: «La historia del arte occidental consiste en borrar del rostro esa sonrisa que hoy nos parece boba y ficticia». Es un acertado comentario contra la artificiosidad y, en definitiva, contra la pérdida de la inocencia. En esa sonrisa, salpicada de una cierta melancolía, el autor de este libro encuentra nobleza e inteligencia. Todo lo contrario a ese dejar de sonreír y pretender hacerse el interesante, que algunos identifican con la madurez.

Por las páginas de Roma desordenada cruza también la historia, sin orden cronológico por supuesto. Leemos capítulos sobre la matanza de las Fosas Ardeatinas, la terrible represalia ordenada por Herbert Kappler en 1944, durante la ocupación alemana de Roma; sobre Garibaldi y la efímera república romana de 1848; sobre el saqueo de Roma en 1527 interpretado por muchos soldados de Carlos V como un castigo a una ciudad corrupta y libertina que necesitaba un fuego reparador; sobre la antigua Roma de Rómulo a Constantino pasando por Augusto y Nerón; o sobre la Roma de Pedro y Pablo de los que el autor resalta sus diferencias. Son unas páginas que nos invitan a profundizar en la historia de la Ciudad Eterna y en sus múltiples interpretaciones, a menudo opuestas entre sí. T.S. Eliot dijo que «Roma es el momento presente del pasado» y Juan Claudio de Ramón asegura que el tiempo no es un enemigo. Tampoco lo era para Proust, siempre deseoso de reencontrarse con él. Cabría añadir que en Roma la historia atraviesa el tiempo, salta a los ojos del paseante, pues el turista suele estar demasiado ocupado en otras cosas. Libros como el presente son una invitación a desplegar otros sentidos a través de Roma y su historia.

Paseos por la literatura y el cine

Tan solo algunos escritores, de los muchos que visitaron la Ciudad Eterna, aparecen en las páginas de esta obra, si bien todos ellos son mirados con gran simpatía por su autor. En primer lugar, Goethe, que procede de un norte rígido y brumoso, disfruta de Roma con los cinco sentidos y encuentra una magnífica fusión entre arte, naturaleza y vida. Más adelante, surgen dos escritores del siglo XIX. El primero es Chateaubriand, diplomático como el autor, que encontraba a Roma bella y triste a la vez, y que vive allí un amor romántico, del que hay recuerdo en la iglesia de San Luis de los franceses. El segundo es el poeta Gioachino Belli, funcionario de los Estados Pontificios y al mismo tiempo anticlerical, famoso por sus sonetos escritos en romanesco. Es el poeta del pueblo romano, un pueblo amante por tradición de la sátira. Dos escritores españoles del exilio republicano se encuentran también en el libro, María Zambrano y Rafael Alberti. La primera, de la que se resalta su amistad con el pintor Ramón Gaya, quizás comprendió a Roma, y la amó, mejor que el segundo. En el libro se describen además los escenarios urbanos en que vivieron.

En mi opinión el cine, italiano por supuesto, es de gran ayuda para disfrutar de este libro. En más de un momento se puede pensar en La gran belleza de Paolo Sorrentino, citada en varias ocasiones. Algunos críticos la destrozaron en su momento, sobre todo por no soportar su frecuente comparación con La dolce vita de Fellini. Por mi parte, pienso en esa película cuando Juan Claudio de Ramón nos relata su conversación con el príncipe Scipione Borghese, aunque esa charla daría para muchos otros paralelos literarios, cinematográficos o simplemente periodísticos. Urbanismo y paseos en motocicleta van de la mano de Caro diario de Nanni Moretti, película citada y en cierto modo vivida por el autor. No faltan alusiones a Pasolini, sobre todo el de las periferias romanas de sus primeras realizaciones. Se incluye además una referencia a una particular villa romana, la del profesor Mario Praz, presente en Confidencias de Visconti, visitada por el autor y con sorpresa final incluida. Sin embargo, no deja de ser significativo que en el último capítulo aparezca el escritor y guionista Ennio Flaiano, tan vinculado al cine italiano y en particular a La dolce vita. La playa de Fregene, próxima a Roma y frecuentada por Flaiano, es inseparable de unas perdurables imágenes en blanco y negro.

Quizás el autor haya querido trazar aquí una pincelada de melancolía, porque al final del capítulo nos anuncia que él y su familia tienen que regresar en una semana a España. Se podría afirmar que Roma desordenada es una invitación a volver a Roma, aunque no se haya estado físicamente allí. Roma, «la capital de mi mundo» según Juan Claudio de Ramón, es un sitio que siempre se añora, aunque haya otros lugares en que se puedan tener más y mejores comodidades. Por eso se entiende que uno de los proyectos, del autor y su familia, sea volver a Roma.

[Fuente: http://www.revistadelibros.com]

Escrito por XESÚS ALONSO MONTERO

É o segundo verso de Aceituneros, o poema de Miguel Hernández (1910-1942) que se canta hoxe como himno da provincia de Jaén coa música de Paco Ibáñez: «Andaluces de Jaén, / aceituneros altivos, / pregunta mi alma ¿de quién, / de quién son estos olivos?». Son versos que suxiren unha reforma agraria, escritos por quen estaba comprometido moi a fondo con esa e outras reformas: a educativa, a social… Nado nas estreiteces, e ben consciente desas orixes, loitou, coas armas da palabra, nomeadamente nos anos da Guerra Civil. Pero foi algo máis, moito máis, que unha musa cívica posta ao servizo dos mellores ideais da II República.

Dispomos agora dun ensaio modélico de Luis García Montero, El viento de la vida y Miguel Hernández, publicado como limiar dunha Brevísima antología poética, da que é responsable Marcelino Sánchez Ruiz. Editouna a Deputación de Jaén, institución que, no 2012, adquiriu o fermoso e rico legado do poeta de Orihuela, ao parecer non ben entendido polas institucións da súa localidade e provincia natais. Desde entón, a institución xaenense non só custodia con agarimo os importantísimos fondos hernandiáns senón que promove canta actividade cultural leve o nome e a obra literaria do escritor aos máis diversos ámbitos. En Quesada, patria da muller do poeta, Josefina Manresa, funcionan con moito éxito, no gran museo dedicado ao pintor Zabaleta, varias salas moi visitadas polos escolares andaluces, que agora teñen, no preciso e esclarecedor ensaio de García Montero, unha guía axeitada e moi útil para achegárense a Perito en lunasEl rayo que no cesaViento del puebloEl hombre acecha

Sería un acerto pedagóxico ofrecer unha breve biografía dos últimos anos do escritor non só para entender mellor estes libros senón algunhas das heroicidades íntimas do poeta, nomeadamente cando tivo que enfrontarse co vigairo Luis Almarcha (logo, bispo con Franco e procurador nas súas Cortes). A ese magnate eclesiástico dedicoulle un poeta de Lugo, Rafael Bárez, en 1973, uns versos xustos: xustos contra as súas inxustizas. Delas, en boa parte, morreu Miguel Hernández.

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Aleix Renyé

Aleix Renyé

 

Escrit per Salvador Vendrell

La llesqueta del septentrió és un subtítol, una idea, que Aleix Renyé, segurament, ha tret de la Cançó del cansat de l’Ovidi:

Em va tocar tocant Mediterrani
Per barret Pirineus, i una llesqueta
Per sabata Oriola d’estranquis
I per cor duc a Alcoi, la terreta
Per senyera, senyors, quatre barres
Per idioma, i senyores, català
Per condició, senyors, sense terres
Per idea, i senyores, esquerrà

El Canigó

Una «llesqueta» que ha incorporat al títol d’un llibre en què ens vol explicar què és i com és la Catalunya Nord, la Catalunya original, allà on diuen que va nàixer Guifré el Pelós, l’origen de la dinastia catalana.

Un llibre que ens obri els ulls per poder veure que la situació d’aquest territori no la podem analitzar amb els paràmetres de la resta dels Països Catalans, ja que la comunitat catalana sota administració francesa ja fa més de tres segles que és immersa en un marc històric social i cultural diferent a la resta de la nació.

Des que, l’any 1659, en el tractat dels Pirineus, les monarquies espanyola i francesa es van repartir el territori de Catalunya, el reialme de França va esclafar revoltes, exercir repressions, prohibir la llengua… Però, a poc a poc, la diferència de desenvolupament amb la «Catalunya espanyola» va eixamplar la creença que l’assimilació a França, a través de les conviccions republicanes jacobines, era el preu a pagar per aconseguir el benestar que no tenien els «catalans de l’estat espanyol».

El Jonc (2017)

L’obra és una sèrie de relats en què Renyé ens conta la seua experiència en aquestes terres que encara són «una trinxera on la catalanitat resisteix, encara que la reraguarda nacional ens tinga abandonats i oblidats» sense cap ajuda efectiva. La veu del narrador és la d’un català de l’altre costat de la carena, que ha anat a viure a la Catalunya Nord, venint d’un altre món educatiu i que, simplement, ens conta com ha viscut la seua experiència: «No sóc historiador, tampoc sociòleg ni lingüísta. No espereu trobar en aquest llibre, doncs, cap tesi doctoral». Des que va marxar exiliat, el 1981, ha passat tres quartes parts de la seua vida en la frontera extrema de la nació. S’ha dedicat al periodisme i li agrada dir que va ser el primer periodista professional de la Catalunya Nord que es va poder guanyar la vida en català. Renyé ha construït una guia molt personal de Catalunya Nord que ens demostra que tenim moltes idees preconcebudes i equivocades de la llesqueta del septentrió. Perquè, si podem afirmar que els nord-catalans són afrancesats, ells poden dir, de la mateixa manera, i amb la mateixa raó, que nosaltres, els del sud de la llesqueta, estem espanyolitzats.

El Castellet, a Perpinyà

Renyé explica, com és evident, que no n’hi ha prou de tindre una llengua comuna per entendre’s, que caldria també compartir algunes coses que no tenim: un espai comunicacional comú, interessos econòmics, un estàndard lingüístic entenedor, referents culturals… Però, sobretot, una clara voluntat de construir un projecte nacional. Com que no tenim aquestes coses, no podem entendre que el vint-i-cinc per cent de catalanoparlants que hi ha a la Catalunya Nord no ens parlen català a la primera. Només el parlen en l’àmbit restringit d’amics, perquè els fa vergonya parlar-lo amb gent estranya, amb desconeguts. I això sobta el visitant sud-català que, decebut, busca i no troba signes vius de la presència de la llengua. I és que els catalans del nord de l’Albera tenen vergonya de parlar una llengua que no consideren el veritable català i decideixen parlar en francés al visitant.

Renyé es queixa que l’Institut d’Estudis Catalans no ha ajudat gaire per poder escriure sense incorreccions normatives en dialecte rossellonés o septentrional. Diu que ha fet ben poca cosa per normativitzar un parlar moribund. Moltes vegades, els autors han tingut complex de dialecte i prevenció de ser acusats de blaverisme rossellonés, llevat d’algunes excepcions com ara Joan-Daniel Bezsonoff i el músic i poeta Gerard Jacquet. Encara com les noves generacions, a la dècada dels 90, van fer una empenta considerable a les lletres nord-catalanes, amb autors d’edats i estils diferents, que assumien sense complexos la varietat rossellonesa.

Sant Miquel de Cuixà

La Reforma territorial de l’estat francés, 2016, imposada per París, ha tingut, a Catalunya Nord, un efecte inesperat. Ha fet renàixer una catalanitat que semblava extingida o reduïda a les mínimes expressions folkloritzants. Malgrat la pèrdua de la llengua, el catalanisme sembla reviure. La reforma territorial ha creat a França grans regions administratives amb competències ridícules. Res a veure amb els lands alemanys o les autonomies espanyoles. A Catalunya Nord l’han posada dins una gran regió anomenada Occitanie amb capital a Tolosa de Llenguadoc. La regió no inclou tota Occitània, que ha quedat partida i repartida en diferents regions i que els occitanistes també denuncien. Catalunya Nord s’ha revoltat perquè no han volgut incloure el terme Pays Catalan. S’han revoltat partits de totes les tendències excepte el Front National. Això, però, sense posar en qüestió la nacionalitat francesa.

L’autor ha comprovat com la societat que va conéixer als anys vuitanta, quan hi va arribar, ha canviat en dues direccions oposades. Ha comprovat com l’ús social del català s’ha reduït considerablement. Segons els criteris d’alguns sociolingüistes, està sota mínims, amb perill d’extinció. Al mateix temps, però, ha crescut el sentiment de la catalanitat de la població. Per la reforma territorial que ja hem comentat i pel procés d’independència del sud, que ha produït un sentiment que crea orgull de ser catalans, però també por a la vegada. Por perquè els trenca els esquemes de la seua educació francesa.

Alberg Pau Casals, a Prada, seu de la Universitat Catalana d’Estiu

En definitiva, Catalunya Nord. La llesqueta del septentrió és un llibre que ens aclareix molts dubtes sobre la realitat nord-catalana i que ajuda a comprendre la realitat d’aquest territori dels Països Catalans. Sobretot, però, és una mena de guia que ens convida a reflexionar sobre les diferències de les nostres realitats. A les seues pàgines trobarem com el folklorisme nord-català, que enarbora senyeres i, fins i tot, estelades, confon la catalanitat amb l’amor a un club esportiu, a un equip de rugbi. Podrem visitar cementiris on trobarem moltes de les nostres identitats. Coneixerem per què la mona de Pasqua la veuen com un costum de fora, dels pieds-noirs. Assistirem com a testimonis a la violenta batalla dels magribins amb els gitanos en el barri de Sant Jaume de Perpinyà i al creixement de l’extrema dreta. Fins i tot, llegirem la història de la quasi santa incorrupta de Perpinyà. Veurem el desgavell toponímic i com s’intentà resoldre i moltes coses més que ens ajuden a comprendre molt millor el nostre país. Ah! no ho oblideu: si podeu anar-hi, esteu convidats a collir unes cireres a Ceret.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

Guía de nomes galegos, un recurso en liña coa forma estándar de máis de 1500 antropónimos que forman parte da tradición galega, moitos deles dende a Idade Media, xa pode consultarse en liña nesta mesma páxina web. Cada entrada explica a orixe e o significado do antropónimo, achega a historia ou as lendas dos personaxes que primeiro o levaron ou que o fixeron popular e recompila as correspondencias con outras linguas, entre outra información. O recurso complétase cunha listaxe de nomes femininos e outra de masculinos descargables.

A Guía de nomes galegos é un traballo do Seminario de Onomástica da Real Academia Galega coordinado por Ana Boullón Agrelo. “A finalidade principal desta obra é dar a coñecer á comunidade galega as formas estándares dos nomes persoais; esta ferramenta permitiralle galeguizalos ou escollerlles nomes ben xeitosos para as fillas ou fillos”, explica a académica de número.

Ana Boullón, o coordinador do Seminario de Onomástica, Antón Santamarina, e o presidente da Academia, Víctor F. Freixanes, presentaron esta mañá na sede da institución este novo recurso. “Con el a Academia culmina un proceso que responde a unha demanda que dende hai tempo viñan facendo os nosos usuarios: unha guía de nomes actualizada, documentada, que serve de orientación para pais e nais que queren para os seus fillos e fillas nomes propios da nosa cultura, da nosa tradición e da nosa memoria histórica. Un servizo máis da RAG á sociedade galega”, salienta o presidente.

A Academia agarda ofrecer tamén proximamente unha guía de apelidos, na que vén traballando dende hai tempo o Seminario de Onomástica, ”igual que traballa na actualización permanente do Nomenclátor”, engade Víctor F. Freixanes, en referencia ao labor de estudo e preservación dos nomes da terra que desenvolve a RAG.

Nomes silenciados nos rexistros e transmitidos oralmente
O repertorio antroponímico do galego, como acontece en todas as linguas, foise compoñendo ao longo do tempo con elementos culturais de moi diverso signo. “A relixión, a literatura, a política ou préstamos doutras linguas son parte deles. No caso dos nomes galegos, a partir do século XVI non se pode obviar o proceso de substitución polos seus correspondentes casteláns nos textos escritos, pero cómpre ter en conta que moitos seguiron a existir ata a actualidade fóra dos rexistros oficiais mais con moita vitalidade oral”, apunta Ana Boullón.

Estes nomes silenciados nos documentos escritos nalgúns casos seguiron a empregarse como nomes de casas (casa de Lourenzo) ou mantivéronse como apelidos, continuando co antigo uso patronímico (Lois) ou como haxiotopónimos, é dicir, nomes de lugar baseados en nomes de santos (Uxía, Tomé); e outro grupo conservouse nos refráns, a partir das calidades atribuídas ao santo portador (Brais). O elenco recólleos xunto a nomes galegos que non teñen unha forma diferencial con respecto ao castelán ou outras linguas da Península Ibérica, como María (nome feminino máis frecuente dende que se conservan rexistros escritos) ou Manuel. Todos eles son antropónimos con presenza significativa en Galicia –en calquera momento dende a Idade Media–, un dos criterios que se tivo en conta para a confección da guía.

Os novos nomes: dos hipocorísticos aos nomes de lugar
O repertorio tamén inclúe, xunto ás formas tradicionais, moitos nomes novos que irromperon nos rexistros dende a eliminación legal da prohibición de escoller antropónimos galegos para as nenas e os nenos (1977). É o caso de numerosos nomes de lugar (Ézaro, Deva, Aldán, Xalo, Sarela, Eume…) ou formas do léxico común (Area, Eira, Dorna), que ata daquela non foran empregados para nomear persoas.

Outra fonte importante foron as variantes familiares (hipocorísticos) que apareceron nas últimas décadas nos rexistros (Catuxa, Maruxa, Xandre, Xela). Algúns deles, dado o considerable número de concorrencias que suman, segundo o Instituto Galego de Estatística, entran na guía como lemas propios.

Finalmente, o Seminario de Onomástica tamén considerou os nomes que, procedentes doutras linguas, se acomodan ás características do galego (Xeila ou Aixa). O repertorio é, en calquera caso, un elenco aberto, porque a creatividade segue a mostrarse en novos nomes que van aparecendo nos rexistros oficiais. Cóntase tamén coa participación da cidadanía para suxerir novas incorporacións, emendar deficiencias e incrementar a información das entradas.

Unha fonte de divulgación da historia e das lendas
A entrada de cada nome ofrece información etimolóxica, as equivalencias noutras linguas, variantes e hipocorísticos, un mapa da distribución municipal proporcionado polo Instituto Galego de Estatística e un apartado de motivación que procura satisfacer a curiosidade sobre a historia ou a lenda de personaxes que se chamaron así.

O Seminario de Onomástica prestoulles especial atención aos nomes de figuras importantes da historia e da mitoloxía galegas. “Consideramos que esta guía tamén debe contribuír a un maior coñecemento da historia de Galicia, a medieval en particular, tan esquecida, agochada e mesmo negada, pois poucas veces aparece na historiografía oficial peninsular -española ou portuguesa- coa importancia que tivo o reino medieval de Galicia”, sinala o equipo na presentación da obra. E canda reis e raíñas como Afonso e Orraca, tamén abondan as referencias a persoeiros da cultura galega e universal (Rosalía, Begoña Caamaño, Xela Arias, Celso Emilio Ferreiro, Gabriela Mistral ou Óscar Wilde) e mais a autores que falaron de Galicia nas súas obras, como Isidoro de Sevilla ou Gregorio de Tours.

O equipo
A comisión académica do Seminario de Onomástica encargada da redacción e actualización da Guía de nomes galegos está formada por Xesús Ferro Ruibal, Xosé María Lema, Gonzalo Navaza, Luz Méndez, Xosé Antón Palacio, Ramón Lorenzo, Vicente Feijoo, Ana Boullón e Antón Santamarina. A obra contou ademais coa contribución de María Teresa Amado. na revisión das etimoloxías dos nomes de orixe grega, e de Patxi Salaberri, para os nomes de orixe éuscara. A edición correu a cargo de Nélida Cosme, que tamén traballou na revisión textual xunto a Carme Cambre e Adrián Estévez.

O repertorio partiu do Diccionario dos nomes galegos (Ir Indo, 1992), dirixido polo académico Xesús Ferro Ruibal e redactado no seu día por un equipo do que formaron tamén parte a académica de número Ana Boullón, o académico correspondente Xosé María Lema, Fernando Tato Plaza e Xosé María García, lembra Antón Santamarina. A Guía de nomes galegos actualiza e amplía a información daquela obra, esgotada na actualidade, e pona a disposición de toda a cidadanía na Rede, facilitando así a súa consulta e a interacción coas persoas usuarias de cara á introdución de novas entradas e a corrección de posibles erros.

 

[Fonte: http://www.academia.gal]

Escrito por EDUARDO SUÁREZ FERNÁNDEZ-MIRANDA

James Joyce pedía al lector de Ulises que dedicara su vida entera a leer su libro. Pero al mismo tiempo, le asaltaba la duda de si esos mismos lectores tendrían la suficiente paciencia para hacerlo. Conocida es la complejidad de un libro extenso y lleno de claves internas, para el que su mejor lector, únicamente, sería el propio Joyce.

Con ocasión de la celebración del centenario de Ulysses, la editorial «Galaxia Gutenberg» ha publicado el libro Todos somos Leopold Bloom. Razones para (no) leer el Ulises, de Eduardo Lago. El escritor madrileño, autor de las novelas Llámame Brooklyn o Siempre supe que volvería a verte, Aurora Lee, ha sentido auténtica devoción por la obra de James Joyce desde que leyó Ulises en su adolescencia. Junto a Enrique Vila-Matas o Antonio Soler, entre otros escritores, creó la Orden del Finnegans –toma su nombre de un pub de Dalkey, ciudad irlandesa cercana a Dublín-, una sociedad nacida “entre el humor y la solemnidad y entre la más rigurosa disciplina y el espíritu más lúdico cuyo único ánimo era la veneración” del Ulises de Joyce, y que se reunían cada 16 de junio para celebrar el Bloomsday.

Todos somos Leopold Bloom. Razones para (no) leer el Ulises tiene su origen en las continuas peticiones que recibió Eduardo Lago para reproducir dos textos fundamentales para comprender la obra de James Joyce: Todos somos Leopold Bloom, una conferencia dictada en las Bibliotecas Nacionales de Madrid y Buenos Aires en 2015, y El íncubo de lo imposible, un ensayo que se había publicado en 2001 en Revista de Libros, donde el autor “comparaba las tres traducciones al español de la novela de Joyce entonces existentes; el ensayo obtuvo el premio Bartolomé March al mejor artículo de crítica literaria de ese año.

El libro de Eduardo Lago es una guía para adentrarse en uno de los libros más difíciles jamás escritos. Con un lenguaje claro y conciso, no exento de amenidad, nos va introduciendo en cada uno de los capítulos de Ulises, uno de esos libros en los que “cabe la totalidad de la experiencia humana, libros cuya lectura nos explica lo que somos, libros en los que caben todos los libros, el resto de los libros, los que están escritos y los que están por escribir. (…) El Ulises es como un gigantesco inventario de recursos que su autor pone a disposición de quienes formamos parte de su gremio”.

La obra del genio irlandés tuvo sus fieles seguidores, pero también encontró en su camino, feroces detractores que llegaron a quemar ejemplares de su novela. Ezra Pound o T.S. Eliot pusieron todo de su parte para que la novela viera la luz. Este último se refería al Ulises de Joyce como un libro “con el que todos estamos en deuda, y del que ninguno de nosotros puede escapar”.

Y para que ninguno de nosotros pueda escapar de su lectura, Todos somos Leopold Bloom. Razones para (no) leer el Ulises nos facilita la entrada a su fascinante universo y, de esta forma, recibir una de las “mayores recompensas estéticas e intelectuales que puede tener jamás quien de verdad ame la literatura”.

 

[Fuente: http://www.culturamas.es]

Primero fue el @, después la x, ahora la e. Una lengua fugitiva y expansiva se planta como antídoto a aquella que borró a la mitad de la población y rompe el binarismo del todos y todas: el lenguaje inclusivo. No es obligatorio, ni hay sanciones por no usarlo pero preguntate ¿por qué tanta resistencia a usar la palabra “presidenta” y tan poca a “sirvienta”?

Escrito por María Florencia Alcaraz

La molotov feminista y disidente estalló contra el lenguaje. Primero fue el @, después la x, el asterisco * y, por último, la letra más certera, la que dio de lleno donde tenía que dar: la e. La piedra filosofal del patriarcado está prendida fuego. Arden en sus llamas las dicotomías y los binarismos. Lo universal está en la fogata. No es una conquista, ni una convención, ni pretende la bendición institucional y burocrática de la Real Academia Española (RAE) (¿o sí?) pero se ha vuelto una molestia, clavada como astilla en el talón del cisheterosexismo. Una astilla que jode a Ivo Cutzarida y a Arturo Pérez-Reverte. Se llama lenguaje inclusivo o incluyente pero es más bien una lengua fugitiva y expansiva, un antídoto a aquella que borró a la mitad de la población.

Estamos ante un aquelarre que verá nacer, como los dragones que salieron de los huevos de Daenerys Targaryen, una nueva lengua. Bienvenides a un ejercicio de desobediencia lingüística. Antes de iniciar este recorrido van algunas advertencias: no es obligatorio, ni se activan sanciones punitivas por no usarlo. No debe ser una pose ni una cuestión estética o impostada. Y, si bien es claro que el lenguaje por sí solo no cambiará las bases materiales de desigualdad, es un mensaje en especial para el varón cis hetero progre que ya hace alarde de la e cuando habla. Si todavía no revisaste tus privilegios, si no vas a ceder espacios a mujeres, lesbianas, travestis y trans, si aún no repensaste las violencias de tus masculinidades con otros varones cis hetero volvé al primer casillero y empezá por estos tres paso antes de hablarnos con e.

Estas líneas son un posible instructivo para ejercitar la desobediencia lingüística, un kit de intuiciones. Para empezar, lean e imaginen estos sintagmas: los ministros, los diputados, los compañeros, los candidatos. ¿Alguien piensa en mujeres, maricas, tortas, travas, negras, indígenas, personas no binaries, personas con discapacidad? Nuestra imaginación, el disco rígido mental, fue alimentada con imágenes de varones cis blancos heterosexuales sin discapacidad prolijamente vestidos. La presunción androcéntrica del masculino genérico parte de la siguiente premisa: “Todes somos varones hasta que se demuestre lo contrario”.

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Ante el masculino genérico, desde chicas tuvimos que poner en práctica los poderes de brujas y desarrollar lo que la filóloga española y feminista Teresa Meana define como la verdadera “intuición femenina”. Para ella es el talento que tenemos niñas, adolescentes y mujeres cis, lesbianas cis, lesbianas trans e identidades feminizadas para saber cuándo, en qué momento hablan de nosotras. Meana, quien ha estudiado y escrito sobre el uso sexista del lenguaje, lo explica con un ejemplo similar al siguiente.

– Los niños que terminaron el ejercicio pueden salir –dice la maestra.

La nena a la que siempre llamaron nena no se mueve.

– ¿Por qué no salís?

– Porque dijo los niños, seño.

– Cuando digo los niños es todo el mundo. Vos también.

La nena sale y piensa: “Cuando dice los niños también soy yo”. Vuelven del recreo y la maestra dice: “Los niños que se quieran anotar en fútbol levanten la mano”. La nena levanta la mano.– ¡Dije los niños!

La nena aprende: todo el mundo a veces es ella y otras veces no. Saber cuándo, en qué momento habla de ellas es pura intuición femenina.

Ahora lean e imaginen estos sintagmas: les niñes, les ministres, les chiques, les amigues, les compañeres, les candidates. Para destruir el inconsciente cisheteropatriarcal esta nueva lengua expansiva advierte a priori: “Todes somos diverses hasta que se demuestre lo contrario”.

“Reuniones de padres” a las que mayoritariamente van madres pero no las nombran en la convocatoria. Un Día del Niño que excluye, al menos, a la mitad de quienes vivencian la niñez. Una Asociación de Mujeres “Jueces” de Argentina integrada por juezas. Un “Bienvenido” en la entrada del banco que no da la bienvenida a todes. Un cartel de “hombres trabajando” en la calle que invisibiliza y obtura la existencia de obreras. Una egresada en Economía a la que en su mención de honor le escriben “Licenciado”. Profesoras, expositoras, oradoras que cuando se refieren a ellas mismas hablan de “uno”, “nosotros”. Clases grupales de *complete aquí con lo que quiera* donde la mayoría es femenina pero la presencia de un solo varón cis -un so lo va rón cis- hace que la persona que está al frente de la clase generalice en masculino. La fuerza heteronormativa está en el lenguaje.

No hay dudas que el lenguaje, la lengua y el ejercicio del habla son un campo minado: mutilaron, en principio, la existencia de las mujeres y dejaron a les hablantes trampas por todos lados. El género gramatical masculino del español es considerado el género no marcado, mientras que el femenino es el marcado. En la práctica esto implica que el género masculino posee un doble valor, específico y genérico, mientras que el femenino solo puede usarse con un valor específico. Así lo entiende la RAE, una institución tricentenaria para la cual el uso de @ o de “e” y “x” « como marcas de género son recursos ajenos a la morfología del español, además de innecesarios, pues el masculino gramatical funciona ya como forma inclusiva por su condición de término no marcado de la oposición de género”. Lo dejó en claro en las #RAEConsultas que hacen usuaries en Twitter.

Ya en 2010 la Real Academia Española se había manifestado contra el desdoblamiento indiscriminado del sustantivo en su forma masculina y femenina porque “va contra el principio de economía del lenguaje”. Dos años después el lingüista Ignacio Bosque, miembro de la RAE, publicó el informe “Sexismo lingüístico y visibilidad de la mujer”, que fue aceptado por todes les miembres que asistieron al pleno de la organización, el 1 de marzo de 2012. En el documento, Bosque analiza “numerosas guías de lenguaje no sexista” en centros de estudios, ayuntamientos y otras organizaciones y parece quejarse de que “han sido escritas sin la participación de los lingüistas”.

El último 17 de septiembre el Consejo de la Magistratura de Chubut por mayoría rechazó el planteo de una concursante para jueza de familia que pidió que el dictamen de una jurista invitada, escrito por ella en lenguaje inclusivo, fuera « cambiado y adaptado a las reglas de la Real Academia Española ». La abogada feminista Ileana Arduino explicó que por siete votos contra cinco el Consejo rechazó el pedido y dijo que cada quien escribe sus dictámenes como quiera, mientras se entienda.

También hay litigios que se dan por fuera de los estrados judiciales o los encorsetados espacios institucionales. En este caso la batalla se está ganando a nivel institucional desde otros lugares más vitales. En Chile, la Universidad Diego Portales anunció a mediados de año que incorporará el lenguaje inclusivo en distintas actividades institucionales y documentos oficiales. Era uno de los pedidos para levantar la toma feminista que hicieron les estudiantes. La Academia Nacional de Letras de la Argentina publicó en abril un documento donde aborda “el caso del lenguaje inclusivo” como si se tratara de una misión imposible. La filósofa española Amelia Valcárcel y la escritora y periodista mexicana Sabina Berman invitaron a pensar la lengua viva y suscribir a lo que denominaron el Manifiesto de Monterrey, publicado en octubre.

Emmanuel Theumer es docente Investigador de la Facultad de Ciencias Jurídicas y Sociales de la Universidad Nacional del Litoral. Indagó y escribió distintos artículos sobre lo que llama “lenguaje incisivo”. “La inclusión a través de la lengua puede, en el mejor de los casos, ser una voluntad de inclusión, un horizonte en sucesiva expansión”, dice. Y explica: “La lengua es finita y no puede contener las experiencias para con el género, más bien todo lo contrario, ha sido y es una tecnología de gobierno del género en el sentido de contribuir al sostenimiento y naturalización de una bicategorización del género. A mi me gusta pensar el uso de la x o e la e como ejercicios de desestabilización de una lengua generizada, como fisuras a la seguridad ontológica que produce esa lengua. Por algo suscita enojos, risas, escollos, incomoda. Un modo de asumir que estamos arrojados a la cultura”.

Sobre si es necesario el reconocimiento de la RAE, Theumer dice que “quizás una improbable institucionalización podría contribuir a facilitar la introducción de este tipo de intervenciones en instituciones como las escuelas y universidades, pero no creo que resuelva el asunto. A lo sumo facilitará un uso superficial políticamente correcto como el que ya sucede con el todos/as”.

En sus artículos Theumer trazó una genealogía para derribar con argumentos el mito circulante que dice que el lenguaje inclusivo es una moda. Las feministas denuncian las marcas masculinas de la lengua castellana desde los ‘70. La argentina Delia Suardíaz fue la primera en diagramar sus tramas problemáticas en 1973: analizó el modo en que las mujeres estaban ausentes en diversos usos sexistas de la lengua castellana y apostó a la necesidad de un cambio lingüístico.

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Una apología de la e. La “e” como reemplazo de las desinencias genéricas masculinas tiene varios méritos. Puede mudarse del lenguaje escrito al oral con facilidad y eso también facilita la oralidad a los software lecto-parlantes que utilizan personas con discapacidad. ¡Albricias! Además de inclusiva la e no es capacitista.

Y lo más importante: rompe el binarismo imposible del todos y todas. Se trata de destruir política, filosófica y simbólicamente las categorías de varones y mujeres. No es suficiente, no alcanza con el desdoblamiento que en Argentina propuso una presidenta mujer. Preguntate de paso: ¿Por qué tanta resistencia a usar la palabra “presidenta” y tan poca a “sirvienta”?

El lenguaje es una herencia de otrOs con O: las mujeres y las disidencias no fueron invitadas a su construcción. Es androcéntrico y sexista pero, ojo, también tiene un componente clasista. Por eso la insistencia: la apuesta de un lenguaje incluyente y de una lengua inclusiva no es un simple cambio de letras.

Furiosa, una maestra se dirige a un aula de niñes: “¿Cuántas veces les dije que no pueden ir a la planta alta porque están los chicos más grande? A partir de ahora los que vayan a la planta alta pasan directo a dirección. ¿Entendido?”. Unos días más tarde, en el patio de la escuela de la zona sur de Rosario, un nene señala los dos árboles que están en el centro del patio y le pregunta a la maestra ahora calma: « Seño, ¿cuál es la planta a la que no podemos subir? ». La e es una puerta que se abre.

Además de androcéntrico, sexista, clasista, el uso de la lengua muchas veces es racista y está totalmente normalizado ese racismo lingüístico. Es que los privilegios no se ven, aparecen solo cuando se desglosan como las capas de una cebolla.

El ejemplo más enraizado en el habla cotidiana y estándar es el uso del “empleo en negro” para hablar del empleo no registrado. “Estoy en contra de hablar del trabajo en blanco o en negro. No hay por qué asignar categorías a priori positivas y negativas a los colores. Desde el feminismo criticamos esa asignación racista de los trabajos”, dijo la periodista y economista feminista Julia Strada en el Congreso durante su intervención sobre la ley de equidad salarial oficialista.

Otro ejemplo es el empleo de la palabra kilombo o quilombo que es usada con una carga negativa, pero la historia señala una trayectoria afrodescendiente invisibilizada: es un término proveniente del lenguaje kimbundu del pueblo bantú originario de Angola en África, que en Latinoamérica denominó concentraciones políticamente organizadas de población esclava escapada y reunida en lugares con fuentes de agua y cuevas, con autoridades y ejércitos en defensa de la condición de libres adquirida en los hechos.

Si sos varón cis y querés referirte a un grupo de varones cis que te rodean decí nosotros, no nosotres. No se trata de esconder tus privilegios. Si sos una chica cis y tu pareja es un varón cis, no es necesario que digas compeñere. Tampoco se trata de invisibilizar la heternorma. Varón cis hetero: ¿Hablás con e pero no cuestionas tus privilegios y vas a paneles donde solo hay otros varones cis hetero?

Un consejo para no caer en la sobreactuación: la escucha antes que la imposición. En un aula, en un grupo, entre muches, preguntar: “¿Con qué pronombre se identifican? ¿Cómo se nombran?”

Yo, tú, el, ella, elle, nosotres, elles. Habrá que imaginar nuevos pronombres personales. Desobedecer a lo aprendido de memoria y recitado en las escuelas sin quedar atrapades en nuestras propias palabras. Hace poco, en una reunión de activistas feministas, alguien dijo: “Le compañere Manuele”. La e no aplica a los nombres propios. Tampoco a los objetos. No decimos “les ventanes”.

Clavamos la e en sustantivos, adjetivos, determinantes y pronombres.

Las palabras en las que el género lo marca la “e” no se modifican pero si se modifican el artículo y los adjetivos. Si decimos “les concejales” ya estamos incluyendo. ¿Qué pasa con los sustantivos irregulares que se desdoblan de dos maneras distintas como príncipe y princesa?

Cuando no se conoce la identidad de género de la persona de la que se está hablando, o esta no se identifica binariamente, usamos singular neutro. Cuando se trata de un grupo diverso de personas y no sabemos la identidad de género autopercibida de cada une usamos la “e” para definir el plural.

Si la apuesta es a cambiarlo todo: se trata de un esfuerzo mayor que colocar una “e” en el lugar que antes estaba cómoda la “o”. La “e” es el síntoma de una conversación que está abierta a repensar una herencia que no nos pertenece, que impugnamos y que tampoco queremos dejar a las futuras generaciones. El pacto feminista que propone esta época tiene mucho de saber heredado, de acción directa pero también de futuro: que las imaginaciones que vengan sean infinitas. Doble desafío: que la e nunca se estabilice en su institución y que siga abriendo posibilidades de escucha. Eso sí, si me querés, quereme con e.

 

[Arte: Julieta De Marziani – fuente: http://www.revistaanfibia.com]

Autor:  López Medel, María
Directores: Gómez González-Jover, Adelina; Franco Aixelá, Javier
Editorial/Institución editora:  Universidad de Alicante
Ciudad: Alicante
País: España
Año 2021
Tipo de publicación: Tesis
Tipo de tesis: Tesis doctorales
Materias de especialidad:  Estudios de género, Lingüística, Lingüística aplicada, Traducción, Traducción
Descripción: 

Esta tesis a cargo de María López Medel, defendida en la Universidad de Alicante en 2021, analiza la aplicación de más de cuatrocientas directrices europeas vigentes en un gestor automatizado en línea de corpus multilingües especializados, con énfasis en la correspondencia de las marcas de género entre versiones lingüísticas. El estudio hace hincapié en la sexualización de los cargos profesionales y la redacción discriminatoria de las ofertas de empleo, que contraviene el Reglamento de personal europeo. De la comparación de las guías entre instituciones y lenguas, y del análisis de la frecuencia de las indicaciones en el corpus, se ha elaborado una propuesta interinstitucional de normas de traducción europea no sexista inglés-español que cumplan unos criterios de naturalidad, normatividad y economía lingüística, y sean exigibles en todo tipo de textos, instituciones y agencias, aunque transgredan la hegemonía del masculino en español, unificándose su erradicación en todas las lenguas. La viabilidad de la propuesta se pone a prueba mediante la aplicación de las directrices en una selección de textos europeos.

Más información en la página web.

Página de Internet:  http://rua.ua.es/dspace/handle/10045/118197
Fecha de publicación: Viernes, 3 de junio de 2022

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

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UMA VIAGEM MÁGICA

 

O “Guia de Portugal” constitui uma obra fundamental, escrita sob o impulso de Raul Proença, a partir de 1924, reeditada e completada na sua versão original pela Fundação Gulbenkian, graças a Santana Dionísio com o grafismo de Raul Lino. O país descrito é muito diferente do atual, mas a colaboração de personalidades marcantes da cultura portuguesa faz dos seis volumes, divididos em oito tomos, um precioso instrumento para a compreensão das raízes portuguesas. Jaime Cortesão, Miguel Torga, Jorge Dias, Aquilino Ribeiro, Reinaldo dos Santos, Teixeira de Pascoais, Vitorino Nemésio, Ferreira de Castro, Egas Moniz, Rodrigues Miguéis, Afonso Lopes Vieira e António Sérgio são os autores de textos essenciais que mantêm atualidade. E Proença cita Unamuno: “Estas excursões não são só um consolo, um descanso e um ensinamento; são, além disso e porventura sobretudo, um dos melhores meios para encontrar apego e amor à pátria”.

Se refiro o “Guia de Portugal” como pequeno monumento pátrio, é para salientar a importância do conhecimento e da compreensão do património cultural, como realidade aberta e viva. Quando lemos a “Viagem a Portugal” de José Saramago, compreendemos como esse percurso tem subjacente o exemplo deixado por Raul Proença. “Ver o que não foi visto, ver outra vez o que se viu já”. Eis o que está em causa. Se fomos mundo afora, temos de conhecer o que temos dentro. E quando hoje se exige um esforço sério e determinado para a recuperação económica – num tempo em que o trabalho cultural foi seriamente afetado pela pandemia, como pela crise financeira, urge delinear uma ação capaz de ligar os objetivos de desenvolvimento sustentável e de recuperação do atraso. A reforma que se nos exige é assim educativa, profissional, científica, cultural e artística. Não falamos de medidas avulsas ou de uma visão centrada no consumismo e no curto prazo. A qualidade na aprendizagem, a exigência e o rigor são mais importantes que nunca. Só poderemos recuperar e avançar se cuidarmos de adequar os objetivos e os meios. E, na introdução histórica, ao “Guia”, António Sérgio salienta a necessidade de conhecer melhor a história, de impulsionar os estudos científicos e de favorecer a fixação e o investimento reprodutivo, reformando o organismo da produção.

Pôr a cultura no centro das nossas preocupações não é a considerar como mero ornamento, mas como catalisador, numa palavra, como um incentivo ou um impulso criativo e inovador. E assim as artes e a investigação científica tornar-se-ão naturalmente complementares, tendo em vista a equidade, a eficiência e o progresso. Eis por que razão por exemplo o turismo cultural, pedagógico e científico e a mobilidade das pessoas devem ganhar em rigor e qualidade. Valorizemos a relação com a natureza e a paisagem, as artes tradicionais, o artesanato, a gastronomia, mas também a capacidade inovadora dos cientistas, pensadores e artistas contemporâneos. O turismo literário é apenas um exemplo e permite-nos usufruir do talento e da sensibilidade dos nossos escritores. E as qualidades da natureza, do clima e das gentes serão fatores de enriquecimento da qualidade de vida e da criatividade. Poderíamos falar de outros artistas e de outras artes, mas lembremo-nos de Eça de Queiroz, de Camilo Castelo Branco, de Guerra Junqueiro, de Teixeira de Pascoais, de José Régio, de Fernando Pessoa, de Miguel Torga, de Aquilino Ribeiro, de Agustina Bessa Luís, de Fernando Namora, de Orlando Ribeiro ou de Ruben A. – e a riqueza dos roteiros que podemos construir em torno da sua memória, das suas casas, numa integração natural, enriquecida pelo talento literário…  O património cultural é vida. Sejamos capazes de ligar com imaginação essa referência à capacidade de sermos mais exigentes, de modo a recusarmos o fatalismo e a inércia.

O célebre quadro de José Malhoa «Praia das Maçãs» (1926) constitui a ilustração do que dissemos. Aqui está o mar e o encontro da terra. Estamos no limite do Mediterrâneo no Atlântico. Como compreender Portugal sem esta ligação que torna a Península Ibérica base para a aventura do mundo?

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GOM

 

[ligação original: https://e-cultura.blogs.sapo.pt/cada-roca-com-seu-fuso-1252933%5D

L’Ajuntament edita uns fulletons en set idiomes per impulsar l’ensenyament del català

Portada de la \'Guia de Recursos de la Llengua Catalana\'

Portada de la ‘Guia de Recursos de la Llengua Catalana’

L’Àrea d’Educació i Política Lingüística de l’Ajuntament de Palma repartirà fulletons en set idiomes -català, castellà, anglès, xinès, francès, àrab i alemany- per acostar el català als nouvinguts i explicar-lis les raons i les avantatges personals i socials que implica l’aprendre de l’idioma. Aquests fulletons inclouen un codi QR per accedir a la ‘Guia de Recursos de la Llengua Catalana’, on es dona informació sobre on aprendre i millorar el català, fer voluntariat, obtenir certificats de llengua catalana i assessorar-se sobre drets lingüístics, i ofereix recursos per conèixer bones pràctiques lingüístiques.

La versió física de la guia està disponible a les Oficines d’Atenció a la Ciutadania. L’Àrea d’Educació i Política Lingüística de l’Ajuntament de Palma, de recent creació, també organitza activitats per promoure el coneixement i l’ús del català com un Club de Lectura, un de Conversa per practicar l’idioma, a més de rutes i itineraris per indrets de la ciutat. Un total de 370 persones estan apuntades a aquestes activitats.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

El humor es una de las consignas del peruano Alfredo Bryce Echenique, esta página de autor pretende acercarnos a la figura y a la obra del autor de Un mundo para Julius.

Una aproximación irónica a la vida y a su metáfora, la escritura, verifica el detallado análisis de la sociedad de las últimas décadas del siglo que lleva a cabo el autor, quien se convierte en el mejor guía para poder comprender la sustancia más íntima de la sociedad actual.

En la obra de Bryce las ficciones buscan en la autobiografía y la autobiografía encuentra en la ficción.

 

[Fuente: blog.cervantesvirtual.com]

Un groupe d’experts issus des États membres de l’Union européenne s’est penché sur les questions de multilinguisme et de traduction. Leurs conclusions, établies dans un document de quelque 200 pages, apportent recommandations et guide des meilleures pratiques concernant le secteur. 

Publié par Clément Solym

Les informations réunies par le groupe Open Method of Coordination (OMC), s’adressent plus spécifiquement aux décideurs politiques, qu’ils œuvrent au niveau national, régional ou local — mais également européen. Pour autant, les auteurs du document estiment nécessaire que « le rapport doit atteindre toutes les parties prenantes de la chaîne du livre à travers l’Europe ». Et ce, pour exercer sur les pratiques, la meilleure influence.

Outre les éléments concernant l’édition, il aborde également le secteur de l’audiovisuel — sous-titrage —, théâtral — surtitrage —, etc. Il se concentre principalement sur le secteur de la traduction littéraire, attendu que les experts sont principalement éditeurs, traducteurs, ou issus d’organismes de financements publics, aussi bien que de ministères de la Culture.

Reconnaissance et métier

Dans son organisation, le rapport établit deux grandes catégories. Son premier chapitre porte sur le renforcement de la traduction et traite de l’épineuse question de la formation initiale et continue dans le domaine. Il évoque également le statut des traducteurs, les spécificités en matière d’audiovisuel et de théâtre, ainsi que l’incidence de la traduction automatique.

On y trouvera également une analyse portant sur la visibilité et l’inclusion.

La seconde partie touche en revanche aux financements publics, et leur apport dans la circulation des œuvres traduites à travers les États. Il s’agit de prendre en considération non seulement les aides à la publication, mais aussi la promotion même de la traduction.

De là, le renforcement nécessaire de la capacité de vente et de placement dans des réseaux, tout en ajoutant une dimension européenne à la promotion de la lecture. Mais l’Europe ne s’arrête pas à ses frontières : le rapport plaide aussi pour une coopération régionale et européenne accrue.

Améliorer les conditions de travail

Augmenter la circulation des œuvres, notent les experts, « nécessitera de rendre les conditions de travail et de rémunération des traducteurs plus attractives, de renforcer les associations de traducteurs et d’assurer une meilleure reconnaissance de la contribution des traducteurs à la diversité européenne et culturelle ». On croirait lire Umberto Eco, affirmant que la langue de l’Europe, c’est la traduction.

De fait, le défi tient en ce que, par la traduction d’œuvres, sera préservé le patrimoine multilingue et multiculturel de l’Union. Pour ce faire, les autorités reconnaissent l’impératif d’un marché du livre durable, auprès des éditeurs, libraires et organismes de financement, pour que les titulaires de droits (écrivains, illustrateurs, traducteurs) puissent produire en toute quiétude.

Une hausse des dépenses publiques, fléchée vers un meilleur financement, contribuera également à maintenir d’une part la diversité culturelle, d’autre part, une rémunération plus équitable.

Traduire is sexy…

Car, déplorent les experts, si les traducteurs sont un pilier fondamental de l’accès aux œuvres, le métier « est devenu peu attractif en raison de mauvaises conditions de travail, de faibles rémunérations et d’un statut précaire — ainsi qu’un manque de reconnaissance et de visibilité ».

Encourager les jeunes à apprendre les langues participe d’une formation au long cours et d’un regain possible d’intérêt. Pour autant, chez les éditeurs, la traduction « représente généralement un investissement substantiel », voire, « un risque financier ». L’incertitude propre à l’édition complique la donne — dès que l’on sort du marché des best-sellers.

« Par conséquent, les éditeurs ont du mal à rémunérer les traducteurs par ce qui représenterait une juste rétribution, compte tenu de la complexité de la tâche et du temps qu’implique une œuvre de fiction », poursuit le rapport. Entre hésitation et contraintes financières, la situation ne sera pas viable sur le long terme — et n’est dans l’intérêt d’aucune des parties.

La devise de l’UE, Unis dans la diversité, doit s’ancrer dans le réel, et tout ne peut qu’être amélioré en la matière.

L’intégralité du rapport (en anglais) peut être consultée et/ou téléchargée, ci-après :

https://bit.ly/33kfARK

 

[Photo : Tessakay CC 0 – source : http://www.actualitte.com]

Trayectoria. Originaria del pueblo shipibo-konibo, es docente de educación primaria y tiene diplomados en Derecho y Gestión Territorial.

"Las comunidades amazónicas tienen los índices más bajos de inmunización", agregó Rocilda Nunta, viceministra de Interculturalidad. Foto: Antonio Melgarejo

« Las comunidades amazónicas tienen los índices más bajos de inmunización », agregó Rocilda Nunta, viceministra de Interculturalidad.

Escrito por Juana Gallegos

Es la cuarta de siete hermanos, proviene de una familia shipibo-konibo, creció en una comunidad indígena de Ucayali y hoy es la primera lideresa amazónica que ocupa un alto cargo en el Ministerio de Cultura. Rocilda Nunta es, desde hace más de dos meses, viceministra de Interculturalidad. Su nombramiento despertó altas expectativas en las asociaciones indígenas, ya que su despacho es clave para promover políticas públicas inclusivas de los pueblos andinos, amazónicos y afrodescendientes. Su gran reto, a corto plazo, es promover la vacuna en las comunidades que tienen el índice más bajo de inmunización.

Usted tiene 37 años y vivió hasta su adolescencia en la comunidad indígena Nuevo San Rafael, distrito de Masisea, en Ucayali. ¿Hacia dónde emigró y por qué?

Yo tuve que migrar a la ciudad para poder estudiar. Fui a Yarinacocha, al Instituto Superior Pedagógico Público Bilingüe, y estudié Pedagogía. Tuve un padre que quería ver a sus hijos e hijas salir adelante a través del estudio, pero sin dejar de lado nuestra identidad, en mi caso, la del pueblo shipibo-konibo. Si me hubiera quedado en la comunidad hubiera sido, quizás, una mujer que estaría cumpliendo un rol más familiar y de agricultura, o, quien sabe, sería dirigenta de alguna federación. Somos siete hermanos, tres somos docentes. Gracias a la educación hemos salido adelante. Ser indígena y mujer en este mundo es difícil.

Su hermana Judith, que también es lideresa de su comunidad, dijo que usted se formó como profesora porque creía que, educando a las niñas, su pueblo saldría adelante. ¿Por qué esa inquietud por cambiar el porvenir de las niñas de su comunidad?

Siendo profesora podía garantizar el desarrollo de una educación intercultural bilingüe en nuestras comunidades porque es un derecho colectivo que tenemos como pueblos indígenas. La niñez así tiene la oportunidad de terminar sus estudios secundarios para también ser reconocidos en la sociedad y poder aportar al país.

Se sabe que las adolescentes de las comunidades amazónicas suelen ser madres tempranamente.

Es uno de los grandes problemas que tenemos, por eso debemos direccionar hacia otro norte a la niñez indígena, y una de las principales herramientas es la educación. Las adolescentes deben saber que pueden aportar a su patria educándose.

Es la primera vez que una mujer indígena amazónica ocupa un alto cargo en el Ministerio de Cultura; algunos dicen que su nombramiento es histórico. ¿Cómo reaccionó la comunidad shipibo-konibo?

No esperaban la designación, mi familia reaccionó con sorpresa, y los grandes líderes de mi pueblo dijeron que es una reivindicación histórica para la comunidad amazónica. Que una mujer indígena llegue a ocupar un cargo tan grande en el Estado es muy importante.

"La desinformación contra la vacuna proviene de las iglesias evangélicas", indicó la funcionaria Rocilda Nunta. Foto: Antonio Melgarejo/La República

« La desinformación contra la vacuna proviene de las iglesias evangélicas », indicó la funcionaria Rocilda Nunta.

Ahora, usted no es nueva en un puesto de mando, fue coordinadora del Programa Mujer Indígena de la Asociación Interétnica de la Selva Peruana (Aidesep). ¿De dónde nace su activismo?

Cuando tenía siete años, mi comunidad, Nuevo San Rafael, era visitada por distintas oenegés y mi familia recibía muchos talleres de capacitación, y yo participaba de ellos. Y es así que desde mi adolescencia fui participando en los procesos del movimiento indígena y desarrollando liderazgo desde mi rol de mujer. Me involucré para defender los derechos colectivos y espirituales de los pueblos, reivindicar nuestra identidad cultural, visibilizar la existencia de las comunidades que no se ven en las grandes ciudades. Empecé siendo presidenta de la Organización Regional de Jóvenes Indígenas de la región Ucayali, fui la primera la mujer. Luego ocupé cargos dentro de Adeisep Ucayali como directora del programa Mujer Indígena. Así nace el liderazgo que vengo desarrollando.

¿Qué acciones tenía el programa?

Encontré que las hermanas ashaninkas, shipibo-konibo y sharanahuas no tenían la misma oportunidad de nuestros hermanos, grandes líderes, y me enfoqué en valorar sus propuestas, en prestar atención a las actividades que querían desarrollar, y que no habían sido consideradas. Se sabe que culturalmente los pueblos indígenas son machistas, y las mujeres también lo somos porque muchas veces no nos apoyamos en las acciones que queremos desarrollar. Muchas veces apostamos por los hombres en vez de dar oportunidad a una mujer que quiere ocupar un cargo dentro de la comunidad o de alguna organización. El liderazgo de la mujer indígena no estaba siendo valorado, por eso la importancia de desarrollar este proceso de trabajo con las mujeres.

Dijo hace un momento que ser indígena y mujer es difícil. ¿Por qué?

Sí, yo aprendí a hablar castellano a los 14 años, y he vivido discriminación en carne propia cuando mi padre me matriculó en el colegio secundario (hace una pausa).

¿Y qué pasó?

Mira, mi historia es muy larga, pero quiero contarte algo. Yo vivía en la comunidad Nuevo San Rafael y para poder llegar a mi colegio tenía que caminar una hora y media. Todos los días me levantaba a las 5 de la mañana. Entonces, durante ese trayecto, me topaba con las lluvias, y un día, regresando, llovió tanto que se mojó mi mochila y mis cuadernos. Tuve que secarlos con candela para poder presentar al día siguiente mi trabajo. Cuando se lo presenté a mi profesora su respuesta no fue adecuada, el cuaderno estaba arrugado y lo tiró al piso porque, según ella, estaba impresentable. No entendió que yo venía caminando todos los días de una comunidad, yo me sentí muy mal. Todo el salón se burló.

Qué importante es que un profesor tenga una formación intercultural para entender las circunstancias de sus alumnos. Hablando de esto, el Ministerio de Educación quiere contratar solo profesores monolingües en las escuelas rurales ante la falta de docentes de lenguas originarias. ¿Cuál ha sido la respuesta del viceministerio?

Tuvimos una reacción inmediata desde el ministerio porque somos garantes de los derechos colectivos de los indígenas. En este caso, el derecho a la educación intercultural bilingüe de calidad. Nos reunimos con la viceministra de Gestión Pedagógica, Nelly Palomino, y nos hemos comprometido en articular acciones en coordinación con las organizaciones indígenas, tenemos siete en el país, escucharemos sus propuestas. No podemos retroceder en el derecho ganado históricamente gracias a la lucha incansable de nuestros pueblos indígenas.

Otro pendiente de su despacho es saber con certeza cuál es la cifra de muertes indígenas que ha dejado la pandemia. ¿Ya se tienen datos claros?

Desde el ministerio se ha elaborado la guía para la variable étnica, que permite que las instituciones estatales a nivel nacional registren la diversidad etnicorracial de los ciudadanos. Desde el viceministerio venimos socializando este instrumento para así saber, por ejemplo, cuántos muertos ha dejado el covid en hombres y mujeres andinos, amazónicos y afroperuanos.

Y sobre la vacunación, se supo que algunas comunidades se resisten a inmunizarse. ¿Qué estrategias de sensibilización está ideando su viceministerio para remediarlo?

Las cifras son preocupantes. Según el último reporte, en los pueblos amazónicos el 26.3% tiene las dos dosis, y en los pueblos andinos, solo el 10.7%. Desde Cultura, y dada esta tercera ola y la presencia de Ómicron, redoblaremos el diálogo con los apus y ciudadanos indígenas en las comunidades nativas y campesinas para seguir informando sobre la importancia de la vacunación. La vacuna es vida y protege, este es el mensaje que en las lenguas originarias venimos difundiendo a través de nuestros traductores y gestores interculturales andinos y amazónicos.

¿Los bajos índices de la vacunación se deben a la resistencia a vacunarse o la lejanía de las comunidades?

La mayor resistencia es porque terceras personas les dicen que la vacuna les generará el 666 en la frente o que solo les quedará dos años de vida, sabemos que esta desinformación proviene de las iglesias evangélicas y atemoriza a nuestros hermanos. Por eso, desde el despacho empezaremos a dialogar con ellos y entregaremos la información adecuada con enfoque intercultural.

 

 

[Fotos: Antonio Melgarejo – fuente: http://www.larepublica.pe]

 

Escrito por Paula Klein

Al inicio de Especies de espacios (1974), Georges Perec nos recuerda que el problema no es inventar o reinventar el espacio sino cuestionarlo o simplemente saber cómo leerlo. En nuestra cotidianidad, el espacio se vuelve opaco y hay libros, como El meridiano de París, que se vuelven guías indispensables o diarios de ruta para pensarlo. El ensayo —histórico, literario, pero sobre todo teórico— de Lluís Calvo es, como el libro de Perec, una “máquina de contar” que toma como punto de partida una línea geométrica imaginaria y nos conduce por una sucesión de capas y de recorridos que son también múltiples entradas para pensar la historia de Europa. Una historia que “se construye desde las ruinas de sus errores”.

Como Calvo lo precisa, “el meridiano de París” fue trazado, en buena parte, por Francesc Aragó, un geómetra nacido en 1786 en el pueblo de Estagell, en el Rossellón. El meridiano es una línea, una abstracción geográfica que atraviesa nuestro planeta de polo a polo y, sobre todo, un exponente del racionalismo y del espíritu de la Ilustración francesa que buscaba definir con exactitud matemática las distancias. El meridiano de París cruza la capital francesa y recorre Europa de norte a sur, extendiéndose más allá del continente africano. Antes de ser remplazado como referencia universal por el meridiano de Greenwich, en 1884, el meridiano de París fue también una de las tantas “coartadas políticas” que utilizó el discurso científico “para convertir París en el centro del mundo”. Hasta que “el Reino Unido derrotó a Francia”, explica Calvo, dando inicio a un libro en el que la idea del “meridiano” sirve de hilo conductor y de punto de fuga para pensar una historia alternativa de Europa. El autor traza así su cartografía y muestra que del “tronco de las ideas que conforman Europa brotan centenares de ramas, algunas de las cuales —tal como ocurre en los árboles más viejos— proyectan su sombra en lugares alejados del tronco”.

El meridiano de París intenta volver visible lo invisible, conectando algunas de las grandes utopías europeas y sus fracasos, a través del tiempo y del espacio. Con una escritura arborescente que se sirve de la teoría literaria para desarmar todo discurso puramente lineal y lógico, Calvo nos propone un libro hecho de capas, de sedimentos, de ruinas y sustratos. Un libro que utiliza la metáfora del recorrido, en un sentido horizontal de desplazamiento en el espacio, pero también vertical, es decir, como una excavación. A partir de reflexiones que recuerdan la “arqueología del saber” y los “dispositivos” de Michel Foucault, hace emerger un conjunto de constelaciones teóricas: mapas, personajes, ciudades y paisajes. Una historia de las ideas que analiza con lupa para considerar, luego, desde una óptica de gran focal, el entramado de decisiones, nombres propios y circunstancias con las que se tejen las grandes estrategias geopolíticas de nuestra modernidad: desde el proyecto de “embellecimiento estratégico” de París emprendido por el Barón de Haussmann durante el Segundo Imperio de Napoleón III —que además de crear un efecto de modernidad debía “impedir la eventualidad de una guerra civil” — y la construcción de barricadas hasta la guerra civil española, pasando por los no-lugares de las autopistas y los centros comerciales contemporáneos.

Lluís Calvo, El meridiano de París, traducción de Damià Alou, Godot, 2021, 224 págs.

[Fuente: http://www.revistaotraparte.com]

Una guía convincente basada en los principios del estoicismo que nos muestra cómo lidiar de manera más efectiva con cualquier cosa que nos depare la vida y vivir a la altura de nuestro mejor yo.

Ediciones Urano España | Sala de prensa

Con una mezcla de sabiduría atemporal y consejos empoderadores, el libro nos señala el camino para vivir una vida tranquila y sabia en un mundo caótico.

Su autor, Jonas Salzgeber, un joven emprendedor y escritor cuya web es un referente internacional del desarrollo personal, considera que el estoicismo es la clave de la confianza en uno mismo y la excelencia.

El estoicismo está de moda. El éxito de esta escuela filosófica en los tiempos de internet, más de dos milenios después de su aparición, radica en que nos ofrece un camino para vivir bien sean cuales sean las circunstancias. Porque en eso consiste el estoicismo: en adquirir resiliencia emocional, descartar lo superficial, desarrollar autoconfianza y centrarnos en lo que podemos cambiar para construir una existencia feliz y significativa.

El estoicismo nos hace mejores personas y nos conduce a la excelencia. En definitiva, nos enseña cómo vivir de la mejor manera posible, centrándonos en lo que podemos cambiar para dar lo mejor de uno mismo, por complicado que sea el mundo. Para el estoicismo, las circunstancias no importan tanto como lo que se hace con ellas. Una buena vida pasa por el cultivo del carácter, las elecciones y las acciones, no por las cosas que escapan a nuestro control.

En parte introducción a la filosofía estoica y en parte manual práctico, El pequeño libro del estoicismo nos presenta brevemente a los filósofos estoicos más importantes —de Séneca a Epicteto o Marco Aurelio— y nos explica las claves de esta maravillosa filosofía en un tono cercano y ameno. Además, incluye 55 prácticas estoicas diseñadas para adquirir resiliencia, voluntad y autoconocimiento: posponer el disfrute voluntariamente, escoger bien nuestras compañías, no entregar nuestro corazón al primero que pasa y

muchas otras propuestas de la vida estoica, a cual más reveladora. Todo ello acompañado de ejemplos y citas inspiradoras que convierten este pequeño tratado en todo un manual de instrucciones para la vida.

  • El autor

Jonas Salzgeber es un autor de éxito internacional que escribe libros y artículos sobre estoicismo, productividad y autodisciplina. Además, es un joven emprendedor y escritor, creador, junto con su hermano, de una web de desarrollo personal que recibe más de 50.000 visitas al mes. Su pasión es el desarrollo personal y ha viajado por todo el mundo para aprender a vivir mejor.

En la actualidad, después de tanto buscar, considera el estoicismo la clave de la confianza en uno mismo y la excelencia. El pequeño libro del estoicismo, definido por la prensa como el libro sobre filosofía estoica «más práctico y adecuado para principiantes», ha sido número uno en Amazon.

 

[Fuente: http://www.culturamas.es]

La Universidad de Sevilla organiza la exposición Imago Mundi, dedicada al libro como representación del mundo, en la que dialogan incunables, obras maestras del pasado y artistas del presente. En esta exposición podremos contemplar desde el Astronomicum caesareum de Petrus Apianus a una de las veintidos Biblias de Gutenberg que aún se conservan en la actualidad.

Cardenal Petrus de AlliacoTractatus de ymagine mundi, et al. Lovaina, 1480-1482 Catedral de Sevilla. Biblioteca Capitular Colombina

Publicado por Luis Méndez

La imagen y la palabra han ido conformando a lo largo de la historia la visión del mundo, siempre en continuo proceso de construcción simbólica y real, mutable unas veces, sólida otras, tanto como la propia conformación de los relatos de viajes o de los mapas cartográficos que fueron ensanchando los límites de lo real y arrinconando los relatos fantásticos y mitológicos de lo diferente y de las tierras allende los mares, de lo no conocido y cambiante. El orden y la simetría del mundo se encerraba en cada página, en cuarenta renglones, cada renglón en ochenta letras de color negro que uniformaban cada libro de la biblioteca infinita soñada de Borges.

Son libros que poseen una narrativa y una armonía interna que se mantiene por sí misma, a la que cada tiempo, cada civilización vuelve una y otra vez. Por este motivo, estas obras dialogan con un conjunto de libros de artistas contemporáneos y fruto de esa conexión surgen reflexiones sobre cómo se ha observado, leído y representado el mundo a lo largo de la historia.

La creación de archivos y bibliotecas ha permitido salvaguardar el germen y el desarrollo de la civilización frente a la estrategia y amenaza de la desinformación. El esfuerzo por mantener viva la herencia de la cultura clásica, la elaboración costosa de manuscritos e incunables y, posteriormente, las ediciones impresas que difundieron universalmente los saberes, conformaron el conocimiento y la imagen del mundo.

Esta muestra reflexiona sobre el libro como fuente de conocimiento y cómo ha ido moldeando la vida, la representación y la transformación del territorio y de la ciudad. Los libros y los documentos fueron los depositarios del conocimiento y permitieron consolidar paso a paso los cimientos de la civilización como se refleja en las bibliotecas públicas o privadas que se fueron abriendo en las principales ciudades. La incorporación de xilografías, grabados, fotografías… a los libros permitió moldear el mundo, darlo a conocer masivamente y transformarlo merced a este conocimiento en una civilización cada vez más subyugada por la cultura de la mirada. Pero a su vez, la destrucción de esos contenedores del saber que son las bibliotecas y la quema o expurgo de los libros se convierten en epítomes de la barbarie, de la erradicación del individuo, de la comunidad y de su obra.

Los libros han permitido a sus lectores viajar con ellos a través de sus páginas y han ensanchado también el horizonte al divulgar a través de los descubrimientos nuevos continentes o al ilustrar el conocimiento del cielo y el firmamento. Libros que se convierten en maletas para viajar en tiempos de incertidumbre.

De acuerdo con estos propósitos, la exposición se articula en cuatro niveles:

La ciudad y los libros. Fragmentos del individuo
La palabra revelada
El control de la memoria. El naufragio del papel
El viaje de los libros

Útiles de escritura y soportes de papel

Se exponen un conjunto de instrumentos y soportes de la escritura, desde los metales y pétreos, como los mandamientos de la antigua ley judía, hasta los cerámicos, el pergamino y el papel, a la vez que se reúnen además aquellos utensilios que permitieron la escritura manuscrita desde estilos hasta cáñamos y tinteros que conformaron con el tiempo los libros como los conocemos.

Los estudios monásticos permitieron salvaguardar el conocimiento mediante la copia manuscrita. Esos estudios se recrean en grabados como el de Cicerón o en aquellas representaciones como la de san Jerónimo que nos lo muestran trabajando en el estudio, pues la única forma de escritura de los libros era a mano. Producir un libro de varios ejemplares se realizaba con el arduo trabajo de escribirlos al dictado. El resultado en el Medievo eran obras únicas, muy caras y de muy limitada difusión como las que se copiaron en los monasterios que permitió que llegase el conocimiento de la cultura clásica, aunque estuviesen al alcance de una minoritaria élite alfabetizada. Poetas y filósofos fueron retratados y sus esculturas aparecían en las bibliotecas donde se concentraba la cultura grecorromana.

Torre de Babel

La Torre de Babel representa al mismo tiempo la capacidad técnica imprevisible del ser humano y el recordatorio de que no se debe pretender ser más que los dioses. Es una metáfora pionera de la construcción en un ignoto lugar donde surgió la palabra arquitectura, acontecimiento que viene a narrar el origen común del lugar y la palabra. Partiendo del mito bíblico de la Torre de Babel, expuesto en la pintura en la que Dios castiga la osadía de la humanidad con la confusión de las lenguas; Luis Mayo ha codificado desde la matriz común de la tradición iconográfica, una moderna Babel, en proceso de construcción, inspirándose en la tabla de Brueghel el Viejo.

Babel simboliza el gran mito bíblico sobre la narración del lenguaje y de la arquitectura, cuyos ecos iconográficos, semánticos, políticos y sus significados esotéricos y masones han reactualizado un tema que ha evolucionado a lo largo de los siglos en la cultura visual occidental como un hogar inicial del conocimiento y de la arquitectura, una utopía humana en proceso de elaboración acorde al proceso de cambio que vivimos, a la metamorfosis y arquetipos de la cultura vigente en tiempos efímeros y cambiantes, en las versiones de Pérez Villalta o de Curro González, más cercanas al tratado que le dedicó Athanasius Kircher. Un símbolo de la ciudad de un mundo que se ha hecho inacabable.

Imago mundi

El libro escrito por Pierre d’Ailly (1350-1420), prelado y teólogo francés, compendiaba el estado de la cosmografía, geografía y astronomía en la primera mitad del siglo XV. Es una edición incunable, conservada en la Biblioteca Colombina, que fue impresa en Lovaina por Johannes de Westfalia entre 1477 y 1483. El ejemplar contiene manuscrita las tablas de los equinoccios y horas de salida y puesta de sol. Comienza, además, con una advertencia relativa a las ocho figuras, esferas celestes y terrestres, que aparecen en las cuatro hojas, coloreadas, que siguen a estas tablas. Existen otras figuras, también con vistosos colores, que ilustran el texto, como la consistente en dos círculos destinada a calcular el día en que se debe celebrar la Pascua.

El libro era propiedad de Cristóbal Colón, dejado junto a otros impresos y el volumen manuscrito Libro de las Profecías, a su hijo Hernando Colón. Fue consultado por el almirante y su hermano Bartolomé, que incorporaron notas manuscritas, que se aprecian en los márgenes con llamadas, noticias u observaciones propias del apostillador para aclarar y corregir ideas del libro. Así, por ejemplo, Colón señala su extrañeza por la duración del viaje de las naves romanas a la isla de Tapróbana o en otra identifica Sophora como la isla Española. Bartolomé de las Casas consultó este ejemplar para componer noticias relativas a la vida de los hermanos Colón.

San Isidoro

El retrato que hace Murillo de san Isidoro determina la relación con la Iglesia de Sevilla, de la que fue arzobispo durante más de tres décadas. Isidoro de Sevilla llevó a cabo una intensa actividad literaria, de la que son fruto numerosas obras de carácter teológico, escriturístico, litúrgico, monástico, histórico y cultural. Las Etimologías constituyen la primera enciclopedia conocida, siendo concluida en torno al 634. Se trata de su obra más estudiada, de todas las que escribió el gran polígrafo hispalense y constituye uno de los pilares fundamentales del Medievo. El libro que se expone es una edición del siglo XVI, destacando por su rigor científico, su extraordinaria erudición y su enorme dominio del saber antiguo. Las Etimologías transmitieron al Medievo una buena parte del conocimiento del caudal enciclopédico de la cultura clásica.

En sus veinte libros divididos en 448 capítulos se tratan todos los ámbitos del conocimiento y de la vida cotidiana: Astronomía, Geometría, Geografía, Derecho, Arte, Teología, Historia, Literatura, Ciencias Naturales, desde los saberes clásicos a aspectos cotidianos como la agricultura, los adornos, los vestidos o el calzado de la época.

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Andrea PalladioI quattro libri dell’architettura – Venecia, 1570. Universidad de Sevilla

sección 1

La ciudad y los libros

La urbe es el espacio donde residen las palabras, cuyo eco resuena entre los edificios y las calles que habitamos. El comienzo de toda invención, como atestigua el origen filológico de la arquitectura, se compendia en los tratados que reunían los saberes teóricos y las habilidades técnicas. Los planos de las ciudades americanas reflejan los nuevos planteamientos urbanos llevados al Nuevo Mundo, equilibrando forma y contenido para dominar la naturaleza.

Los tratados de VitrubioSerlioPaladio o Vignola tuvieron una enorme importancia por la facultad de fijar los cánones de las formas en el espacio a partir de los modelos de la cultura clásica. La difusión de sus repertorios grabados permitió la asimilación del nuevo lenguaje renacentista que vemos en la Giralda o en la custodia de la Catedral de Sevilla.

En el Siglo de Oro el teatro y la novela centraron su acción en la vida urbana, dando protagonismo a pícaros y valentones en las escenas populares que transcurren en ciudades como Sevilla, convertida en escenario literario. La difusión de las impresiones y la formación de la novela como género literario difundieron el placer de leer. Las notas manuscritas, las epístolas, las partituras musicales, los impresos… circulaban con noticias, poemas, guías o documentos como representan los trampantojos de Frans GysbrechtsMarcos Fernández Correa o Bernardo Lorente Germán.

La difusión de las impresiones y la asistencia a los corrales de comedias difundieron el placer de leer, que unas veces llevó a la locura del Quijote o a embriagarse en la cárcel de amor que contienen sus páginas, como el libro abierto de la pintura de La muerte y el caballero de Pedro de Camprobín.

América y los libros

Sevilla fue uno de los principales centros del libro de España, no solo por su prolífica producción, sino también por las colecciones que se atesoraron en la ciudad, siendo la mejor muestra de ello la fabulosa biblioteca de Hernando Colón. Desde Sevilla se mandaron numerosas partidas de libros en los galeones hacia América. Ya desde 1550 se obligaba a los cargadores de libros a América a registrarlos con el título de cada uno. En 1534 el obispo de México Juan de Zumárraga y el librero Benito Martínez gastaron cien mil maravedíes comprando a Juan Cromberger un conjunto notable de libros con el que construirían el núcleo de la primera biblioteca mexicana. En 1539 Juan Cromberger emprendió el establecimiento en México de la primera imprenta en el Nuevo Mundo.

Miguel de Cervantes intentó en 1590 marchar a América con un puesto, pero se le negó. Cervantes no irá a América, pero don Quijote sí que cruzó el océano acomodado en las entrañas de una nao para triunfar tanto allí como en España. Quizás los primeros ejemplares viajaron a tierras americanas en el equipaje de los viajeros o en algún lote de los libreros españoles para su venta en América, como los cuarenta libros que se envían desde Sevilla a Perú en 1605. Las aventuras del hidalgo se hicieron muy populares en el Nuevo Mundo como demuestra que en Lima en 1607 un Quijote se incluyese en la mascarada de las fiestas de la población minera de Pausa. Desde entonces, el Quijote recorrió toda América, siendo el mejor símbolo de los vínculos tejidos en la lengua de Cervantes, con la que seguimos hablando, pensando y sintiendo a uno y otro lado del Atlántico.

Trampantojos

Engañar al ojo era uno de los objetivos de los trampantojos de Frans Gysbrechts, como el que se expone procedente de Patrimonio Nacional, que representa una alacena abierta con libros y objetos en su interior. Este género fue introducido en Sevilla por el pintor Marcos Fernández Correa (activo entre 1667–1673), al que siguió Bernardo Lorente Germán con composiciones que aluden a los cinco sentidos.

Son composiciones muy similares que muestran diversos elementos propios del taller de un artista (cartillas, yesos), dispuestos sobre una repisa fingida o colgados en el empanelado de madera. La simbología de algunos objetos pretende aludir al inevitable deterioro que las cosas, al igual que la vida humana, sufren con el paso del tiempo. Las rasgadas cubiertas de los libros, los grabados doblados insisten en lo frágil de todo lo humano.

Las bibliotecas

Retratarse mientras que se escribía o leía un libro era un signo de distinción y un símbolo de la cultura y el intelecto. Algunos comitentes preferían posar frente a los libros que componían su biblioteca para demostrar su erudición, distinción, mecenazgo o poder. Poetas y filósofos fueron retratados y sus esculturas aparecían en las bibliotecas donde se concentraba la cultura grecorromana. Durante el Renacimiento, el conocimiento se concentra en los studioli de los humanistas, donde se encontraban retratos en forma de busto o pintura de sus propietarios o series de hombres y mujeres ilustres como la de Villa Carducci de Legnaia o en Sevilla el friso de la Casa de Pilatos. Juristas, religiosos o nobles posaron con sus libros para mostrar su condición letrada y erudita como se observa en los retratos expuestos.

La exposición incluye retratos de individuos proclamando sus aficiones intelectuales, representados mientras escriben, posan con un libro en la mano o con su biblioteca demostrando sus aspiraciones sociales o su condición letrada y erudita. La iconografía del escritor o del religioso en su estudio proyectan al retratado más allá del plano pictórico como sucede con los retratos de san Pedro Canisio o fray Jerónimo de Guadalupe, mientras que otros mostraban su vinculación con la jurisdicción en el del jurista del siglo XVII. Un buen ejemplo del retrato del siglo XVIII lo representa el del arquitecto Torcuato Benjumeda en pleno reformismo borbónico, que evidencia las lecturas y los libros de ciencia reflejo del esfuerzo del país por modernizarse.

Gaspar de Molina

Uno de los grandes impulsores de la cultura en el XVIII sevillano fue fray Gaspar de Molina y Oviedo, a quien Felipe V encargó misiones de gran complejidad diplomática. Retratado aquí por Alonso Miguel de Tovar, fue nombrado cardenal en 1738, momento en el que se puede datar esta obra. En los años que pasó en Sevilla estuvo dedicado a su tarea docente en el Colegio de san Acacio donde se ocupó de formar su excelente biblioteca, integrada por más de 7.500 libros, algunos de ellos ediciones muy raras.

Las estanterías que aparecen al fondo del lienzo son las que se enviaron desde Madrid a Sevilla para ser instaladas en la biblioteca, junto con los libros que llegaron de la Corte. Esta fue la primera biblioteca pública de la ciudad, siendo inaugurada en 1749 con un índice publicado para uso de sus lectores, lo que era muy excepcional. Tras la desamortización sus fondos pasaron a formar parte de la biblioteca de la Universidad de Sevilla.

Isidor von Sevilla

Bartolomé Esteban MurilloSan Isidoro,1655 – oleo sobre lienzo. Catedral de Sevilla

sección 2

La palabra revelada

Hay libros que tienden a convertirse en representación física de la divinidad. Hay una necesidad de compilar códigos, categorías morales más allá de las leyes de los hombres. Esos libros y documentos generan una forma de edición, de representación física y de capacidad simbólica única. Hay una manera de tratar, de asir lo inexplicable, de representar lo que no es legible y sobre estos libros se fundamenta buena parte de la historia universal.

Los escritos canónicos de la Iglesia están codificados por algunos eruditos. De los Padres de la Iglesia se muestra el lienzo de Louis Cousin, así como la figura de san Jerónimo tanto en su estudio como en el desierto, pintado por Ribera, acompañado de los útiles de escritura y rollos de libros. Responsable de la Vulgata, realizó la traducción de la Biblia hebrea y griega a un latín corriente a finales del siglo IV, con el objetivo de que fuese más fácil de entender. Toma su nombre de la frase vulgata editio, edición divulgada, para distinguirla de los anteriores textos en latín conocidos como Vetus Latina. El conocimiento teológico de la Sagrada Escritura ha sido representado en la iconografía cristiana con la meditación frente al libro como en la escultura de san Antonio de Padua.

Los textos revelados han sido una constante a lo largo de la historia de la humanidad, teniendo como carácter profético el Apocalipsis de san Juan Evangelista, también conocido como el libro de las Revelaciones. También lo han sido la experiencia mística que ha dejado algunos de las cimas más importantes de la literatura como los escritos de san Juan de la Cruz o de santa Teresa, quien señalaba la importancia de los libros: «Lee y conducirás, no leas y serás conducido».

San Jerónimo

Los cuadros dedicados a San Jerónimo en su estudio nos lo muestran como pensador, como la transposición del humanista, la personificación del estudioso consagrado al saber a través de la lectura y la escritura. Es la imagen del conocimiento racional y de la sabiduría. San Jerónimo se muestra en su estudio, con su figura recortada sobre el fondo, con la atención reflejada en la cara y las manos como centros de acción del trabajo intelectual. La inmanencia del trabajo intelectual que pone constantemente los pensamientos por escrito. Una pluma y un tintero refuerzan la dedicación de san Jerónimo a la escritura, al verbo y la sabiduría que siembran los surcos del tiempo, mientras que la calavera recuerda lo finito y es a la vez símbolo de la penitencia.

Michal Rovner

La artista explora una temática que trata el tiempo, la memoria y la escritura a través de diferentes dimensiones temporales como son el uso de papel reciclado, el proceso de impresión y la proyección de las masas cinéticas. Sobre las quince hojas de papel reciclado, interactúan la imagen en movimiento de sus característicos individuos tipográficos que se proyectan sobre el papel impreso. Estas «tipografías» se presentan en un eterno bucle de movimiento procesionario, que se repite de manera hipnótica y meticulosa.

La repetición del movimiento humano nos recuerda que la historia se escribe y reescribe en un ciclo infinito. A medio camino entre el arte y la arqueología, el libro nos ofrece un testimonio enigmático aparentemente escrito en una lengua aún por descifrar. Rovner no circunscribe su obra a un mensaje acotado, al contrario, deja que el subtexto hable por sí mismo.

Biblia de Gutenberg

A partir de mediados del siglo XV hay un antes y un después en la historia gracias a Gutenberg, quien fue capaz de sintetizar y dar forma a los elementos mecánicos que ya existían y a los tipos de metal móviles de fundición de cada letra o símbolo, que facilitaron la edición para convertirlos en una producción asequible y funcional. Y así ocurrió con el primer libro impreso masivamente, la Biblia de 42 líneas, conocida como la Biblia de Gutenberg, limitadas a solo 42 líneas por página por el tamaño de la fuente, que aunque era grande, también facilitaba la lectura del texto y por este motivo se hizo muy popular entre los sacerdotes.

De las doscientas copias que se realizaron, solo se conservan veintidós en la actualidad, y una de ellas engrosa el patrimonio de la Universidad de Sevilla. La incorporación de la imprenta fue trascendental en la difusión del Renacimiento, la Reforma protestante y posteriormente la Ilustración. La imprenta, que permitió mediante un método mecánico la difusión masiva del conocimiento en los libros fue uno de los descubrimientos que tuvo un mayor impacto en la historia de la humanidad.

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Gervasio SánchezBiblioteca de Sarajevo. Fotografía: Universidad de Sevilla

sección 3

El control de la memoria.
El naufragio del papel

El desarrollo del conocimiento ha ido aparejado a la aparición de las bibliotecas y archivos que se han convertido en los depositarios de aquellos documentos, sobre los que se ha construido el fundamento de la ciencia histórica otorgando veracidad a los hechos del pasado y de juicio ante un presente en el que parece fácil la manipulación de la memoria.

Frente a la avidez de contar y representar el mundo, ha existido en paralelo otra necesidad humana por destruir el conocimiento, los libros físicamente. Cervantes debía ser consciente de la imagen que creaba en la mente de los lectores la pila de libros quemándose bajo la ventana de don Quijote, o del choque emocional que debía suponer la necesidad de tapiar y esconder los libros en un muro de la casa. La destrucción de los libros se ha debido a fenómenos físicos o materiales, aunque los peores han sido causa de la ignorancia y el fanatismo, configurando una iconografía aterradora que nos lleva a Sarajevo.

La lucha titánica por conservar un legado se ha construido también sobre las ausencias, pues la historia de los libros está hecha a partir de los que conocemos, pero también de los muchos que se han perdido o de los que nunca tuvimos constancia de su existencia. A lo largo de la historia los libros se han considerado peligrosos, influyentes o transgresores para la moral y, por lo tanto, era necesario destruirlos, prohibirlos o censurarlos. La energía que la humanidad ha puesto en escribirlos ha sido en ocasiones la misma con la que ha tratado de destruirlos.

Libros de artistas

Una constante histórica ha sido el control de lo que se podía leer, condenando a autores al ostracismo, configurando listados de libros prohibidos o expurgando aquellos fragmentos que por índole política, moral o religiosa no era conveniente que se leyesen.

Las heridas del libro son recurrentes. La barbarie ha dejado su huella en la destrucción de tantos volúmenes. Y ante esto el libro ha tenido en ocasiones un poder sanador, telúrico, para restañar las heridas de tanta desolación y muerte. Libros de artistas como los de Anish Kapoor o Edmund de Waal nos hablan de esas simas de la barbarie, restañar las heridas a través de la poesía de Paul Celan.

Las cicatrices del libro están presentes en la obra de Idoaia Zabaleta con los volúmenes perforados. Anish Kapoor realiza en su obra Wound (Ivorypress) la grieta, la sima y la herida en el papel. Tiene un marcado interés para reflexionar sobre la dualidad del significado. Esta obra muestra la oposición entre lo voluminoso y el vacío, lo abierto y lo cerrado, entre presencia y ausencia, entre lo concreto y lo inespecífico. En estas obras se evidencia la conexión conceptual con su obra escultórica, expresado de un modo más desnudo, más místico para que el espectador conecte con la herida a nivel corporal y simbólico. El concepto del espacio interior que anida en sus pliegos parece asemejarse a otras cicatrices en la piel de los volúmenes expurgados, pues la tinta ácida con la que se taparon frases, párrafos o páginas enteras para no leer lo prohibido, con el paso del tiempo acabó destruida como un signo del vacío y de la ausencia.

Fahrenheit 451

La quema de libros fue abordada por el director austriaco Georg-Wilhelm Pabst en su película Don Quichotte, rodada en Francia en 1933. Pabst alteraba el orden de la novela y finalizaba la película con la destrucción de los libros del hidalgo, en una fecha en la que el director tenía muy presente la reciente quema de libros por los nazis. El saqueo de bibliotecas y la quema de miles de libros considerados perniciosos para el Reich, constituían una clara advertencia del ataque al conocimiento y un modo de garantizar la erradicación de su memoria, pues como escribió Heinrich Heine, «allí donde queman libros, acaban quemando hombres». Los totalitarismos del siglo XX eliminaron cualquier titulo que contuviese una crítica al poder, incorporando listas de índices prohibidos, requisas y destrucciones.

Para un director austriaco que había dejado la Alemania de Hitler detrás, el simbolismo de esta escena era muy importante y, de hecho, cierra la película con un plano fijo de la hoguera en la que se arrojan los volúmenes de la biblioteca del hidalgo. El último libro que aparece en la hoguera es el del propio Quijote, prefigurando la pesadilla de un mundo sin libros que llevaría a la pantalla François Truffaut en Fahrenheit 451 en 1966, cuando la brigada de bomberos se dedica a quemar los libros. Un mundo sin libros es lo que imaginó Ray Bradbury en 1953 en su novela Fahrenheit 451. Siguiendo instrucciones del gobierno, la lectura impide que las personas sean felices y genera preguntas, inquietud y ansiedad, por lo que los libros destruidos son sustituidos por las imágenes en programas de televisión anodinos, que se consumen compulsivamente, aunque carecen de sentido, pero que mantienen adictos a la audiencia, produciendo la pobreza cultural y la degradación del conocimiento. Un mundo donde los libros eran un arma subversiva, y poseerlos era el delito más grave.

Sarajevo

La destrucción de la biblioteca de Sarajevo se produjo el 25 de agosto de 1992 y quedó inmortalizada en la fotografía de Gervasio Sánchez, convertida en un icono contemporáneo de la inquina y la barbarie. La guerra de los Balcanes es un ejemplo más de la aniquilación cultural, pues la biblioteca se convirtió en objetivo de la artillería serbia que bajo el mando de Ratko Mladi la bombardeó durante tres días con obuses incendiarios hasta destruirla. La destrucción de este símbolo era un paso más de la política de limpieza étnica de Karadzic para aniquilar todo cuanto evocaba a la cultura de los musulmanes de Bosnia-Hezergovina. El incendio supuso una pérdida fundamental del patrimonio y del saber universal, pero como escribió Goytisolo evocando las palabras de Ben Hazm a sus inquisidores: «Aunque queméis el papel, no podréis quemar lo que encierra».

Libro del peligro

El olor a pólvora, a posible fuego, envuelve la obra Libro del peligro: fuegos artificiales del suicidio (2007) del artista chino Cai Guo-Quiang (Quanzhou, China, 1957). La pólvora empleada como un material para la guerra y la destrucción es la base de sus creaciones, pues para él es como un pincel. En sus Danger Book realiza los diferentes dibujos con una mezcla de cola y pólvora, dejando su energía potencial y su impronta en el papel lista para detonar. Así, incorpora un conjunto de fósforos a lo largo del lomo unidos a una cuerda para que el lector pueda sentirse tentado de tirar de ella. Ya sea de manera intencional o accidentalmente, las imágenes hechas con pólvora, y el libro entero por supuesto, arderá en llamas y se destruirá en segundos, haciendo partícipe a su poseedor del momento de creación y destrucción. El artista quiere expresar que hay que tener cuidado con los libros, pues pueden convertirse en un arma y si uno lo tiene, puede convertirse en su víctima, encarnando la sutil relación entre el coleccionista, el artista y la obra de arte.

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Francis BaconDetritus, 2006 – © Stephan Van Der Linden. Cortesía Ivorypress

sección 4

El viaje de los libros

Una de las historias más antiguas de la humanidad ha sido la narración del viaje, vinculado con aquel que emprende el camino. Sófocles en Antígona describía que «muchas eran las cosas sorprendentes, pero no existe nada tan asombroso como la especie humana. Esa es la que atraviesa el mar grisáceo con viento sur tormentoso». El deseo de aventura y la fascinación por lo desconocido vertebraron las travesías y las exploraciones. El mundo se fue plasmando en cartas y mapas cartográficos que fueron ensanchando los límites de lo real y arrinconando los relatos fantásticos y mitológicos de lo diferente y de las tierras allende los mares, de lo no conocido y cambiante, como ya avanzaban los viajes comerciales de Marco Polo o los de exploración de las tierras americanas.

El concepto de viaje se modificó a medida que se produjeron los grandes cambios que trajo consigo la revolución industrial, científica y tecnológica. Bajo estas ideas, el objetivo del viaje fue el conocimiento, siendo sinónimo de ciencia y certeza. Se viajará por la necesidad de conocer, recogiendo en los cuadernos de viaje el conjunto de observaciones tomadas con instrumentos científicos, las narraciones de culturas y costumbres diferentes, los repertorios grabados de descripciones geográficas, vistas de ciudades y de sus habitantes, que siguen ilustrando trabajos contemporáneos como los de Ai Weiwei sobre el aeropuerto de Beijing de Norman Foster. El cielo fue objeto también de investigación, la astronomía y la física fueron dejando atrás la astrología, los mapas celestes y las constelaciones por una observación científica del cielo, para medir el tiempo y los fenómenos naturales, que son ese ámbito todavía desconocido de exploración. El viajero árabe Ibn Battuta decía en un íncipit «viajar te deja sin palabras y después te convierte en un narrador de historias».

Pedro Apiano. Astronomicum caesareum

Petrus Apianus publicó esta obra en 1540, dedicada al emperador Carlos V. Es la obra maestra de la imprenta del siglo XVI y una verdadera obra de arte por el cuidado de su impresión y el valor de sus ilustraciones, siendo el trabajo astronómico más importante antes de la edición del libro de Nicolás Copérnico De revolutionibus orbium coelestium, de 1543. Apiano resume el conocimiento sobre astronomía e instrumentos astronómicos, explicando el uso del astrolabio y otros instrumentos utilizados para calcular la posición de los planetas. Para ello el autor recurre al diseño de unos discos móviles de papel, coloreados a mano, que crean soberbias ilustraciones simulando verdaderos astrolabios. Apiano inicia la revolución científica que continúan CopérnicoKeplerGalileo o Newton, que rompieron las estructuras que consideraban la Tierra como el centro de Universo.

La maleta

Ivorypress ha realizado un libro de artista que recoge setenta y cinco fotografías, páginas de revistas, dibujos, instrumentos, cartas y notas de Francis Bacon encontrados en el estudio del artista en su casa en Reece Mews. Detritus es una metáfora del viaje a la vida y obra; a las pasiones y obsesiones; al proceso creativo y a los recovecos de Francis Bacon. Se presenta en un facsímil de una vieja maleta de cuero del estudio del artista. Un lugar al que no permitía que acudiesen visitas y al que aludía como si fuese un estercolero, lleno de objetos, notas, libros, pinturas que se acumulaban sin orden aparente en su interior.

Cada copia reproduce escrupulosamente el aspecto usado y polvoriento de la valija, que incluye setenta y seis facsímiles de elementos encontrados en el estudio del artista que actualmente se encuentran conservados en la Dublin City Gallery (Irlanda). Cada elemento está creado individualmente a mano usando técnicas especiales para hacer de cada uno de ellos un nuevo original. Pueden verse fotos, cartas, gotas de pintura, bosquejos, anotaciones en un calendario, libros que le inspiraron y fotografías dobladas, arrugadas, manipuladas, con las huellas de los dedos de Bacon manchados de pintura impresos en muchos de ellos. El alma de Bacon encerrada en su vieja maleta de cuero.

Una maleta reúne recuerdos, secretos y esperanzas. Son artefactos físicos con los que partimos al viaje o imaginarios que encierran los relojes del tiempo y el vacío desolador del abandono incrustado en sus costados de aquel que deja atrás todo lo que quiere, todo lo que es.

Los zapatos y las maletas son símbolos universales del viaje y del desplazamiento voluntario o forzoso. Memoria, exilio y huida con equipajes que llevaban libros perdidos para siempre como el manuscrito de Tesis sobre la filosofía de la Historia, de Walter Benjamin. El documento lo portaba en la maleta que dejó en su habitación del Hotel de Portbou donde se suicidó en 1940 al saber que sería detenido por la Gestapo. Su pérdida deja al lector la posibilidad de recordar la célebre frase del escritor alemán: «No hay documento de la cultura que no lo sea también de la barbarie». Benjamin analizó las consecuencias del avance técnico sin humanismo, que reflejaba la obra de arte en la época de su reproducción mecánica, muchas de las que pueden en la actualidad percibirse en la frialdad patológica de los algoritmos que deciden nuestras vidas.

El 13 de julio de 1942 fue detenida por la policía del régimen de Vichy Irène Némirovsky. Se despidió de sus hijas de trece y cinco años diciéndoles que se iba de viaje. Nunca volvió a verlas. Un mes después murió en Auschwitz. Su marido, el mismo año en la cámara de gas. Las pequeñas cargaron con las pertenencias de sus padres, entre ellas, una maleta que contenía una de las obras más conmovedoras del siglo XX, la Suite francesa, que no fue publicada hasta 2004 y sin la que no se puede entender la Europa del período de entreguerras.

Homero, Eneas, ladrillo de la Eneida

El viaje de los libros es, al fin, el viaje introspectivo, el encuentro después de todo el periplo expositivo. El mundo podría existir perfectamente sin la literatura, pero ya no sería lo mismo. Tampoco lo somos nosotros sin esos artefactos perturbadores que son los libros. Ninguno nos pareceríamos a lo que somos si no hubiese caído en nuestras manos y en algún momento un libro que nos cambió la vida. Borges decía no ser quién era por lo que escribió, sino por lo que había leído. Como la persona que dejó grabados en un ladrillo de Itálica los tres primeros versos de la Eneida. Eneas, quien destruida su patria tiene que buscar un nuevo hogar como tantos que son empujados a migrar, acompañados de sus documentos vitales que identifican quién soy, de dónde vengo.

El espíritu del viaje, de la aventura de los libros se cierra con esa idea y metáfora de que un libro es también una maleta, que cada persona encierra el poso de sus lecturas.

Tres milenios después, todavía resulta difícil retornar a Ítaca. Pero al llegar, como escribía Pablo García Baena, bajo el árbol de la vida, podemos sentarnos a ojear un libro hermoso, ya leído.

«Y la mañana al sol, junto a la barca,
leer el mismo libro de mis días».

ExpoImagoMundi03

 

[Fuente: http://www.jotdown.es]