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Concluant sous les auspices hautement symboliques de Charles Péguy sa volumineuse étude, François Azouvi estime que les résistants auraient pu, dès 1940, dire de leur action qu’elle avait été une mystique. Étonné par cette généralisation et par tant d’assurance, on peut se demander de quels résistants et de quelle résistance il s’agit dans Français, on ne vous a rien caché.

François Azouvi, Français, on ne vous a rien caché. La Résistance, Vichy, notre mémoire

Tag en périphérie de Lille (2 novembre 2020)

 

François Azouvi, Français, on ne vous a rien caché. La Résistance, Vichy, notre mémoire. Gallimard, 600 p., 24 €


Écrit par Philippe Mesnard

François Azouvi adopte le même positionnement démystificateur que pour son précédent ouvrage, Le mythe du grand silence. Auschwitz, les Français, la mémoire (Fayard, 2012), qui réfutait l’idée selon laquelle l’extermination des juifs avait été passée sous silence par les Français d’après 1945. Dans Français, on ne vous a rien caché, qui est comme un second volet, il dénonce maintenant l’idée, trop communément admise selon lui, que la Résistance aurait été, sitôt la France libérée, une sorte de glorieux cache-misère, connue sous le nom de « résistancialisme » (expression utilisée par l’historien Henry Rousso), mettant entre parenthèses la réalité de Vichy pour éviter aux Français de la voir en risquant de s’y retrouver.

Pour cela, l’étude se divise en trois périodes qui vont de 1944 au début des années 2000. La première couvre plus de la moitié du livre, en s’employant à montrer que, si la Résistance a été le récit fondateur de l’« identité narrative » française d’après-guerre, ce n’est pas pour autant que les accommodements des Français avec l’Occupation et la collaboration d’une partie de ceux-ci avec Vichy et les nazis aient été occultés. Les Français avaient tout loisir de reconnaître cette histoire dans le miroir que leur ont tenu de nombreuses œuvres littéraires, puis cinématographiques, s’inscrivant en faux contre quelques mythes combattants dont François Azouvi estime qu’ils n’étaient pas si hégémoniques qu’on l’a laissé entendre.

D’ailleurs, souligne-t-il à juste titre, la Résistance a nourri « mille et un récits », passant par des « poèmes, et par tant d’autres écrits », dont les diverses strates sont comparées à un « mille-feuille » pour, finalement, brosser un portrait « éclaté » de la Résistance, tout en fragilité. Il est vrai qu’au lendemain de la loi d’amnistie de 1953, nombre des idéaux de la France libre ont dû paraître affaiblis. C’est alors avec un certain sens de la composition que la première partie se termine par un chapitre signalant l’existence d’une « contre-mémoire » nourrie par des gens comme Bardèche, Fabre-Luce et Nimier.

Cette dernière touche apportée au paysage des années 1940-1950 assure la transition vers la deuxième partie du livre, qui débute en exhumant le projet de la Communauté européenne de défense (CED), dans lequel s’engagent quelques anciens résistants. Si l’épisode indochinois ne trouve pas de place dans l’analyse, en revanche c’est sur la guerre d’Algérie que celle-ci révèle ses partis pris à travers le prisme d’une Résistance entièrement revisitée. Que cette guerre de huit ans ait représenté une scène sur laquelle se sont réactualisés des enjeux que ni la Seconde Guerre mondiale ni l’après-guerre n’avaient permis de résoudre est une chose ; l’importance des références à l’Occupation, à la Gestapo et à la persécution des juifs dans la grille d’interprétation du conflit a largement été mise en évidence depuis une vingtaine d’années. Mais faire des formes de refus de la guerre d’Algérie une réactualisation de l’esprit français de la « Résistance » fausse le sens de l’opposition à l’appropriation coloniale et aux violences qu’elle légitimait. D’ailleurs, citer sans précaution de contexte une phrase de Guy Pervillé selon laquelle les « deux camps de la guerre d’Algérie se sont identifiés aux résistants et ont identifié leurs ennemis aux nazis et aux “collaborateurs” » est un raccourci symptomatique de l’étroitesse de la lecture d’Azouvi.

Cette partition strictement binaire confine à la caricature quand on lit que, parmi les significations du mot « résistance », « la gauche choisit plutôt celles qui ont rapport à sa dimension morale, aux principes, et la droite plutôt celles qui ont rapport à sa dimension combattante et aux valeurs du refus ». Si, effectivement, les coups d’éclat et les actions directes, après la venue de de Gaulle en 1958, ont plutôt été menés par les partisans de l’Algérie française, faut-il pour autant y discerner une filiation avec l’esprit de la Résistance ? Ou bien y reconnaître la défense d’une France impériale dans laquelle se retrouvaient aussi bien Vichy que les gouvernements qui lui ont succédé ?

C’est là un des problèmes que pose Français, on ne vous a rien caché : le livre fait de questions politiques, dont certains anciens résistants pouvaient être devenus des acteurs à part entière, des questions mémorielles. « Le passé résistant de ces hommes constitue une communauté d’appartenance plus puissante que la position politique », écrit François Azouvi. Il oublie que la guerre d’Algérie s’est inscrite dans une lutte de libération nourrie de références internationalistes qu’il ne veut pas citer, soucieux de ne penser la Résistance que dans le cercle restreint d’une culture strictement française dont le 18 juin 1940, écrit-il sans hésitation, est le « commencement absolu ».

François Azouvi, Français, on ne vous a rien caché. La Résistance, Vichy, notre mémoire

Tag en périphérie de Lille (4 novembre 2020)

Qu’il y ait eu une résistance antifasciste, née dans les années 1920, que celle-ci se soit manifestée contre Mussolini, Franco, Hitler et qu’elle ait perduré après-guerre sur de multiples fronts – en dépit de sa récupération par la propagande des États communistes –, que la résistance de gauche ait pu être irriguée par le sens du refus radical et non par celui des circonlocutions diplomatiques ayant mené à « Munich », qu’il ait même pu exister des fronts populaires, François Azouvi ne le retient pas. De même que n’a pas droit de cité cette forme de résistance désormais qualifiée de « civile » grâce à laquelle de nombreux persécutés, dont majoritairement des juifs, ont pu être sauvés de la mort – une résistance pas assez héroïque ? François Azouvi écarte toute considération politique, au point de prendre pour exemples d’affrontements mémoriels les procès où se sont successivement opposés Arthur Koestler, Viktor Kravchenko et David Rousset au Parti communiste français, alors qu’il s’agissait bien là d’une brûlante actualité politique sans le poids de laquelle ces « affaires » n’auraient pas eu, à la fin des années 1940, de tels retentissements.

À ces surprenants aménagements, s’ajoute la question des sources, où n’apparaît aucune trace d’archives. Même si une grande partie des résistants ont disparu, nombreuses sont les associations et les musées de province porteurs de cette mémoire facilement consultable. Les impressionnantes bibliothèque et cinémathèque que convoque l’étude de François Azouvi suffisent-elles à pallier ce manque ? Comme dans son précédent ouvrage, la méthode s’appuie sur des séries de références livresques et filmiques s’enchaînant de page en page, accumulation d’ailleurs justifiée dès le liminaire pour défendre la solidité de la démonstration. Même le chapitre « Les attentes des Français » ne nous donne rien à lire qui ressemblerait à du terrain.

Et cette histoire de la Résistance ne s’arrête pas là. Après une période qualifiée de désenchantement où « résistants gaullistes et résistants antigaullistes partagent le même sentiment nostalgique », il semblait difficile que « Mai 68 » échappât à une lecture équivalente à celle de la guerre d’Algérie. Expurgé de sa portée politique, l’événement est présenté comme le moment charnière où « la mémoire juive prend le pas sur la mémoire résistante ». S’il y a, vers la fin des années 1980, l’émergence d’un discours de ladite « mémoire juive » qui concourt à l’instituer à partir de la reconnaissance des spécificités de la Shoah, il est là encore bien hâtif de faire de 68 son premier acte fondateur, le second étant le procès Barbie qui, en 1987, consacre ce que François Azouvi nomme, comme de nombreux détracteurs, l’ère victimaire où les « héros » perdent leur place.

Outre que ce tournant ne peut être strictement défini par la mémoire juive qui n’en est qu’un facteur, on comprend que cet ouvrage s’emploie d’un chapitre à l’autre à défendre une thèse qui essentialise, non la Résistance, mais la résistance bleu blanc rouge – sans aucun élément de comparaison hors de l’Hexagone, sinon en Algérie. François Azouvi ne laisse planer aucun doute sur son positionnement : si la résistance est pour lui un « fait moral », c’est parce que l’authentique résistance relève du « sacré ». Aussi écrit-il, sans ambages, que la « Résistance fut, comme les résistants l’ont tous dit, une “mystique” » (je souligne) – sans que l’on sache, évidemment, qui sont ceux qu’inclut une telle totalisation. La condition mystique de la Résistance place celle-ci au-dessus non seulement de la politique mais également de l’histoire. Elle trace sa route hors des « grilles historiques », au sens disciplinaire, mais aussi du déroulement même de l’histoire politique et sociale.

Ainsi, au-delà d’un présent qui aurait éludé ses héros, la résistance éternelle de François Azouvi – ou qu’il appelle de ses vœux –, à elle seule « fabrique la véritable légitimité quand il s’agit d’affaires mettant en question l’honneur de la France ». En dépit de l’esprit du temps, elle « continue de constituer un réservoir de grandeur ». Ces propos aux résonances gaulliennes laissent ouverte la question – dont l’inquiétude n’a pas décru au fil de ces six cents pages – de savoir qui, dans cette perspective, sera identifié comme un danger pour l’honneur de la France.

 

[Photos de l’auteur – source : http://www.en-attendant-nadeau.fr]

Parmi les textes historiques de langue grecque des IIe-VIIIe siècles, ceux qui nous sont parvenus sous forme de fragments sont particulièrement nombreux. Ce livre fait sortir de l’ombre de multiples auteurs, oubliés ou méconnus. Leur rassemblement inédit dessine ici une nouvelle physionomie de l’Orient romain en révélant, par une trame continue de la textualité grecque, une rémanence millénaire de la culture hellénistique entre le IIe et le XIIe siècle.

Avec le soutien de l’université de Nantes.

2021

Eugenio Amato, Pasqua De Cicco, Bertrand Lançon et Tiphaine Moreau (dir.)

Domaine : Histoire | Histoire ancienne
Collection : Hors série

Format : 15,5 x 24 cm
Nombre de pages : 352 p.

ISBN : 978-2-7535-8008-4

Disponibilité : en librairie
Prix : 32,00 €

 

Sommaire :

  • L’édition de textes
  • Excerpta
  • Épitomés et compilations
  • Les sources et la transmission de fragments
  • Profils d’historiens. Contexte littéraire et historique
  • L’histoire vue par le fragment

[Source : http://www.pur-editions.fr]

Investigadores de TAU exploran cómo la crítica artística da forma a la memoria del trauma histórico.

El director Steven Spielberg con el elenco de la película La lista de Schindler (1993).

Escrito por Lindsey Zemler

La lista de Schindler es una representación clásica del género cinematográfico del Holocausto porque representa el evento histórico fundamental a través de una figura « icónica » o heroica, según la candidata a doctorado de TAU, Yael Mazor, profesora de la Escuela de Cine y Televisión Steve Tisch, quien explica que, junto con las representaciones tradicionales del Holocausto, debemos dejar espacio para nuevas interpretaciones para mantener vivo el discurso sobre él.

Mazor y su compañero estudiante de cine Mooki Toren se encuentran entre varios investigadores de TAU cuyas nuevas perspectivas sobre el Holocausto están ampliando la conversación sobre el evento decisivo.

Hoy en día, a medida que disminuye el número de supervivientes, es crucial « dar forma a nuevas formas de recordar », dice Mazor. « Un día, el cine se convertirá en la principal forma de entender el Holocausto ».

“El cine siempre ha jugado un papel importante a la hora de llevar la historia a un primer plano, pero durante mucho tiempo no era aceptable tratar el Holocausto en el cine”, dice Mazor. « Con el tiempo, en los años 70 y 80, se convirtió en un género cinematográfico popularizado y se hicieron más películas sobre el tema, especialmente en Hollywood y Europa ». La definición de formas aceptables de representar el Holocausto ha evolucionado con cada década que pasa, dice.

La investigación de Mazor sobre el cine alemán incluye numerosos ejemplos de ruptura de las convenciones cuando se trata de películas sobre el Holocausto. Entre ellos, cita a Phoenix (2014), que abordó la identidad judía en la Alemania de la posguerra de una manera sin precedentes, lo que llevó a una mejor comprensión de la conmemoración de la guerra por parte de los alemanes. Otras películas, como Radical Evil (2013) y Downfall (2004) han sido criticadas por representar la perspectiva o humanizar a los nazis. Sin embargo, Mazor dice que este enfoque controvertido es importante porque nos ayuda a comprender cómo la gente común se convierte en asesinos de masas.

Yael Mazor

El interés de Mazor por el Holocausto y el cine alemán proviene de la experiencia personal. Su padre era diplomático y, de niña, pasó varios años viviendo en Alemania. A su regreso a Israel, notó que, para la mayoría de los israelíes, la principal asociación con Alemania es el Holocausto.

“Observé que mis asociaciones personales con Alemania, después de vivir entre alemanes, son diferentes de la memoria colectiva del pueblo israelí”, explica. Con este fin, le interesa cómo las películas sirven como indicadores de cómo los países afrontan su pasado y afectan las percepciones culturales nacionales.

« Sin lugar a dudas, el Holocausto es uno de los eventos más extremos en la historia de la humanidad, llegando al límite de nuestra comprensión », dice el profesor Eran Neuman, decano de la Facultad de Artes Yolanda y David Katz de TAU. « Las artes intentan hacerlo más comprensible, utilizando varias representaciones como imágenes extensas, imágenes en movimiento y representación espacial. Es esta diversidad la que hace que la intersección del arte y el Holocausto sea tan interesante ».

De manera similar, Mazor dice que la identidad institucional de TAU fomenta el « pensamiento innovador » y esto es lo que permite a los investigadores de TAU, desde la Escuela Tisch y más allá, refrescar el discurso en sus respectivos campos.

Mooki Toren

Mooki Toren, también Ph.D. de la Escuela Tisch, examina las representaciones indirectas del trauma y el Holocausto. Su investigación propone que aunque la mayoría de las películas del director Roman Polanski no pertenecen al género del Holocausto, están muy influenciadas por su experiencia como sobreviviente del Holocausto. Como Mazor, el interés de Toren en el tema no es una coincidencia; su madre nació en Berlín y su familia huyó de Alemania a Israel en 1936. “A veces me persigue la idea de que debo mi existencia personal a los nazis, porque de lo contrario mi madre no habría conocido a mi padre, que nació en Israel”, dice.

Toren explica que los cineastas se enfrentan al desafío de encontrar la mejor manera de representar eventos traumáticos; incluso si no abordan el Holocausto directamente, pueden usar imágenes visuales. Por ejemplo, La lámpara (1959) retrata un taller de títeres ardiendo como una metáfora del mundo que observa con indiferencia el abandono de los niños. “Esta imagen nos lleva a la conclusión de que no hay esperanza en un mundo en el que el Holocausto fue posible. Señala una advertencia de que esto puede volver a suceder ».

En última instancia, tanto los pensamientos de Mazor como los de Toren son importantes a la hora de repensar la conversación sobre el Holocausto. El análisis de Mazor de las películas alemanas va más allá de las etiquetas de « ofensivo » o « inaceptable » para considerar qué perspectivas valiosas fueron presentadas por películas que fueron rechazadas por la corriente principal. El nuevo enfoque de Toren para analizar metódicamente el trabajo de un solo cineasta sienta un precedente para el estudio adicional de películas que no están dentro del género del Holocausto, pero que pueden representar el Holocausto.

El profesor Raz Yosef, director de la escuela Tisch, refuerza la importancia del cine y las artes en la memoria del Holocausto. “El Holocausto no es representable en su insondable e inhumana enormidad y, sin embargo, es un horror que tenemos el deber de transmitir a las nuevas generaciones y proteger del olvido, la negación, la politización y la trivialización”, explica Yosef.

Toren va un paso más allá. “Conmemorar el Holocausto a través de películas puede funcionar como un llamado a la acción para garantizar que no vuelva a suceder”, dice.

[Fuente: http://www.diariojudio.com]

Un artigo de Xulio Sousa

Na década dos oitenta do século pasado o xenetista italiano Luigi Luca Cavalli-Sforza comezou a publicación dunha serie de traballos que descubrían a existencia de similitudes entre a diversificación e distribución territorial de grupos xenéticos e de familias lingüísticas.

Desde os anos cincuenta Cavalli-Sforza, formado en xenética bacteriana, interesouse pola xenética de poboacións, movido polo propósito de reconstruír a historia de dispersión das poboacións humanas. Ao longo dos tempos, os humanos organizáronse en grupos que comparten tradicións culturais, características lingüísticas e trazos xenéticos. Cavalli-Sforza suxeriu que a análise dos datos xenéticos podería permitir trazar unha árbore das liñaxes das poboacións humanas, e comezar a recoñecer a existencia de paralelismos entre a clasificación xenética, e a clasificación das linguas e outros trazos culturais.

Luigi Luca Cavalli-Sforza nun encontro en 2010. Foto: Luca Giarelli CC-BY-SA 3.0

As conclusións dos traballos de Cavalli-Sforza e dos seus colaboradores orixinaron controversias que resultaron moi frutíferas para o avance dos distintos ámbitos científicos concernidos: derivan as linguas actuais dunha única lingua?, teñen as linguas africanas características máis arcaicas que o resto?, apoian as diferenzas xenéticas a singularidade lingüística de linguas como o vasco? Como todos os traballos sólidos e singulares, serviron tamén de acicate para moitas investigacións interdisciplinares.

Os traballos do grupo de Cavalli-Sforza fundamentábanse no estudo de xenes e tiñan como obxectivo poboacións e familias lingüísticas de continentes enteiros, ou ben de todo o mundo. Investigacións posteriores comezaron a indagar se existía tamén algún paralelismo entre a diversidade xenética e lingüística a menor escala. No ámbito europeo realizáronse estudos fundamentalmente nos dominios das linguas xermánicas e románicas, moitos deles botando man dun indicador menos preciso que os xenes, e que fora aproveitado no estudos de poboacións desde había tempo: os apelidos. Como exemplo, en 2015 un grupo de investigadores identificaron conexións entre a fragmentación dos reinos medievais de España, os romances peninsulares e a organización rexional dos apelidos contemporáneos.

Apelidos e poboacións

O uso dos apelidos nos estudos xenéticos remóntase ao século XIX, cando George Darwin, fillo de primos irmáns (Charles e Emma), estudou a consanguinidade en poboacións rurais de Inglaterra a partir da coincidencia de apelidos dos dous membros da mesma parella (a estimación da isonimia). Na maioría das sociedades europeas, os apelidos fixéronse hereditarios a partir da Idade Media, e desde o século XVIII, boa parte dos Estados oficializaron o seu uso.

Henry Brougham Guppy. Foto cortesía do Nationaal Herbarium Nederland

Poucos anos despois do estudo de Darwin, o seu compatriota Henry Guppy demostrou que os apelidos (family names) distribuíanse territorialmente de forma organizada, e tiñan límites de difusión similares ás fronteiras políticas e naturais. Traballos posteriores descubriron que algúns apelidos, como os orixinados a partir de nomes de lugar (Ariza, Barceló, Orozco, Ares, etc.), estendíanse trazando un radio que marcaba a mobilidade e extensión dos grupos poboacionais. Os apelidos, como os xenes, funcionan como contedores de información que podían ser aproveitados para indagar na historia, as vinculacións e a distribución das poboacións.

Apelidos e dialectos

Seguindo o método empregado nalgúns destes traballos, un grupo interdisciplinar de lingüistas e matemáticos emprendemos o estudo dos apelidos de distintas zonas peninsulares, para descubrir que nos poden dicir estes nomes propios sobre as poboacións que os portan. No noso estudo, publicado na revista Journal of Linguistic Geography, analizamos a distribución territorial dos apelidos de Asturias.

A diferenza de traballos previos baseados en datos provinciais e máis parciais, a nosa investigación parte de censos completos dos 78 municipios asturianos. Estes rexistros foron filtrados de dous modos para obter un conxunto máis significativo:

  1. Elimináronse aqueles apelidos que pola súa frecuencia dificultan o descubrimento das agrupacións rexionais (os máis frecuentes –García, Fernández, Rodríguez, etc.– e os máis raros);
  2. Ademais, realizouse un corte temporal (apelidos de persoas nadas antes de 1960) para minimizar a repercusión dos movementos de poboación consecuencia das migracións ás cidades.

O conxunto resultante tratouse con procedementos estatísticos que permitiron identificar as principais rexións de apelidos de Asturias.

O resultado mostra catro agrupacións compactas, separadas por barreiras que corren de norte a sur e que se asemellan bastante no seu trazado ás isoglosas, que separan as variedades lingüísticas asturianas.

Así mesmo, é posible recoñecer que os dous primeiros grandes bloques da fragmentación dos apelidos amosa coincidencias evidentes coa partición do territorio asturiano entre unha área lingüística occidental, con características compartidas co galego, e outras tres zonas, identificadas con trazos exclusivos do asturiano.

Rexións de apelidos e límites lingüísticos en Asturias.

Un campo de datos a explotar

Os lingüistas interesados pola variación lingüística investigamos os datos coa intención de descubrir as causas que axuden a comprender como e por que diverxen as linguas. O estudo da distribución de apelidos nunha poboación permite obter información sobre a súa mobilidade e sobre a extensión das relacións grupais.
As características lingüísticas difúndense socialmente na interacción e, por tanto, son dependentes das relacións e movementos das comunidades, que poden ser observadas a partir da información proporcionada polos apelidos.
Os resultados destacados no noso traballo dan conta de que as similitudes entre as dúas clases de datos poden ser consecuencia de formas de ocupación do territorio do pasado. Con seguridade, a cooperación de investigadores de distintas disciplinas contribuirá a continuar explotando todo o valor informativo desta clase tan peculiar de nomes propios.

The Conversation

Xulio Sousa é profesor titular e investigador na Universidade de Santiago de Compostela

[Foto de apertura: Shutterstock / paula sierra – fonte: http://www.luzes.gal]

‘Chegadas, saídas. O antigo camiño de ferro Santiago de Compostela-A Coruña é o título do volume compilado por Manuel Pazos no que fai un percorrido exhaustivo e emocional pola vella vía de tren entre Compostela e A Coruña. Unha viaxe á situación na que está a infraestrutura que logrou manterse en pé até hoxe.
Imaxe da antiga estación de Oroso, hoxe derruída. (Foto: Enrique Castillo)

Imaxe da antiga estación de Oroso, hoxe derruída.

Escrito por Ana Triñáns

« Tentei elaborar un volume que constituíse unha documentación complementaria, non só con carácter técnico senón tamén literaria, con poemas e con fotografía, o que nomeei ‘fotopoemas’, cos testemuños da xente… Un libro para o público xeral ». Así presenta Manuel Pazos o seu volume Chegadas, saídas. O antigo camiño de ferro Santiago de Compostela-A Coruña, editado pola A. C. Obradoiro da História e co patrocinio do Concello de Oroso.

Esta publicación de case 200 páxinas e que combina documentación técnica, mapas, fotografías, versos e memoria oral, tardou en xestarse arredor de ano e medio. Un tempo no que o autor percorreu o tramo da vía férrea da liña Zamora-A Coruña que comunicaba a capital galega, Compostela, e a cidade herculina. Neste camiño puido comprobar en primeira persoa o abandono no que permanece este capítulo da historia socioeconómica da área noroccidental da Galiza.

A obra dos autores Lluís Prieto e Pedro Pintado, O ferrocarril directo á Galiza, foi para Manuel Pazos un cimento importante a partir do que construír a súa obra, coa que, entre outras cuestións, consegue darlle á historia do tren « o carácter galego necesario para entender a xente », e o seu vencello co tren.

A estrutura deste volume

Chegadas, saídas. O antigo camiño de ferro Santiago de Compostela-A Coruña constitúe un documento pormenorizado da historia deste tramo da vía Zamora-A Coruña. Nel, Manuel Pazos compila a cronoloxía dun século de comunicación entre Galiza e Castela por tren, entre 1858 e 1958.

A construción e posta en funcionamento do cuarto treito desta vía, o que uniría as cidades de Compostela e da Coruña, é outro dos capítulos do libro, no que non se pasan por alto nin os anos da represión nin a visita do ditador Franco para inaugurar o tramo, en 1943. « Moita xente maior acórdase da apertura da vía, cando veu Franco », explica Pazos, « moita desa rapazada agora ten arredor dos 80 anos e viron inaugurar o tren, fechar a vía… Nesas persoas ten un impacto que só pasaran 60 anos », recalca o autor.

A partir de aí, a arquitectura que rodeaba cada unha das estacións (con vivendas, almacéns, apeadoiros, depósitos da auga, aseos, túneles…) e a fiel descrición das súas estacións e dos elementos máis destacados do percorrido completan un catálogo ao que se une a memoria oral da xente coa que se entrevistou Manuel Pazos e a combinación poética que elixiu.

Unha ollada desde a lírica

O que le chama « fotopoemas » son conxuntos de fotografías e fragmentos poéticos de autores e autoras de todo o mundo nos que o tren é protagonista. Desde o afamado « Na chegada a Ourense da primeira locomotora » de Curros, até « O tren » que cantaba Andrés do Barro, pasando por Gerardo Diego, Pablo Neruda ou Fernando Pessoa, percorren o volume de Manuel Pazos ilustrando imaxes dos anos 50 e 60 até instantáneas máis recentes daqueles puntos máis importantes da vella vía.

Do abandono á Vía Verde

« O que pasou con esta vía está a pasar con outras, onde se comezan a transformar os percorridos co gallo de habilitalos para os trens de alta velocidade », advirte Manuel Pazos, quen lembra que as estacións « quedaron abandonadas e a xente entrou e levou fotografías, reloxos… ». « Ninguén desde Madrid, desde Adif (Administrador de Infraestruturas Ferroviarias), tivo a preocupación de protexer ese patrimonio, non só arquitectónico senón tamén documental », denuncia.

E o fío da creación da Vía Verde entre a Sionlla e Meirama, o tramo no que xa non queda vía, Manuel Pazos expón que entre o abandono da vía e esta iniciativa « o que non se fixo foi aproveitar os raís, como se fai por exemplo en Escocia, onde se lle dá ao tren un sentido turístico e de proximidade, utilizando locomotoras a vapor con vagóns de época que levan xente e turistas, cobren unha dupla función ». Por iso, o autor de Chegadas, saídas. O antigo camiño de ferro Santiago de Compostela-A Coruña lamenta a chegada desta Vía Verde sobre o que foi parte da nosa historia.

Abandono de túneles e pontes

A vía que unía Compostela e Meirama (Cerceda) desapareceu case por completo e, con ela, chegaron as silvas e as matogueiras aos camiños, aos túneles e aos viadutos. O abandono das estacións e dos apeadoiros carrexou o estrago e espolio do patrimonio arquitectónico e documental que supuña a contorna dunha estación de tren. Este tramo da liña Compostela-A Coruña é o que agora pasará a formar parte da chamada Vía Verde da Sionlla a Meirama.

 

[Imaxe: Enrique Castillo – fonte: http://www.nosdiario.gal]

Eduardo Torres-Dulce publica un detallado análisis del filme de John Ford

John Ford, entre las estrellas del filme, James Stewart y John Wayne.

Escrito por XESÚS FRAGA

Hay películas que marcan de por vida. En las Navidades de 1962, Eduardo Torres-Dulce Lifante (Madrid, 1950) vio por primera vez El hombre que mató a Liberty Valance en compañía de sus hermanos Miguel Ángel y Conchita, quien a sus 8 años se refería a la película como «Tipi Balas». Las entradas las costearon con los ahorros de pagas y aguinaldos -«nuestra isla del tesoro», rememora torres-Dulce-, un dinero que invirtieron hasta las últimas pesetas en ver repetidas veces la película de John Ford. Fueron aquellas proyecciones que plantaron una semilla, que ha ido creciendo con la lenta y silenciosa solemnidad de los árboles majestuosos, hasta aflorar en un libro: El asesinato de Liberty Valance (Hatari! Books).

El director supervisa el rodaje de una escena
                El director supervisa el rodaje de una escena

Diferentes lecturas

El asesinato de Liberty Valance propone múltiples acercamientos a una película que admite diferentes lecturas. «Puede entenderse como un wéstern noir o un thriller político, un melodrama amoroso o un ensayo sobre la Historia y la historia, la ley y la violencia. La riqueza de la película es que abarca todos esos géneros», escribe Torres-Dulce.

El autor acude a las mismas raíces de la historia, el relato que Johnson publicó en 1949 en Cosmopolitan y por cuya adaptación Ford pagó 7.500 dólares. El director trabajó con dos guionistas de ideas contrapuestas, Goldbeck -liberal- y Bellah -reaccionario-, para trasladar la narración a la gran pantalla, un tránsito que dotó a la historia de mayor lirismo y épica que sobre la página.

El elenco también merece un análisis minucioso en el libro, empezando por las dos estrellas, James Stewart y John Wayne. Torres-Dulce documenta las tensiones entre este último actor y Ford, para abordar también los trabajos de Lee Marvin y Vera Miles, además de una amplia galería de secundarios que son tratados con la minuciosidad a la altura del propósito enciclopédico del libro: 400 páginas que no dejan aspecto de El asesinato de Liberty Valance sin tratar.

La fotografía, con un blanco y negro casi «claustrofóbico», una decisión de autor frente a la popularización del color, merece también su propio estudio, al igual que cuestiones de narrativa y simbología. Por ejemplo, las secuencias de trenes en movimiento que abren y cierran el filme, o la impactante escena del ataúd, clave en la manera de contar de Ford, que huye de planteamientos retóricos y que muchas veces condensa en planos fugaces los auténticos significados. «En John Ford ningún plano es superfluo, ninguna secuencia puede entenderse aislada del conjunto armonioso, muchas veces sutil, aparentemente ambiguo, cuando en realidad es misterioso, por la compleja personalidad del artista empeñado en no revelar del todo su propósito, en reservarse, muy en el estilo de Henry James, una decisión que solo pertenece al narrador y aún más allá a los propios personajes del relato y a los espectadores cuando se adentran en la poesía de los planos», subraya Torres-Dulce.

Traidores y héroes

Localizaciones emblemáticas en la película, como el rancho o la escuela, ocupan varias páginas del libro, al igual que el uso de Ford de las elipsis, el tratamiento de los arquetipos del héroe y el traidor o el papel de la música en la narración cinematográfica. Todo un abanico de perspectivas sobre un clásico del cine que se completa con una biografía, cartas entre Ford y Dorothy M. Johnson y el relato original de El hombre que mató a Liberty Valance. Una declaración de amor, también, al cine, que solo puede acabar de una manera: con el rótulo «The End».

 

[Imágenes: HATARI! BOOKS – fuente: http://www.lavozdegalicia.es]

 

Comentário sobre a trajetória política e intelectual do marxista peruano

Escrito por YURI MARTINS-FONTES

Em 1930, antes de completar 36 anos, faleceu José Carlos Mariátegui. Sua tão breve vida não o impediu de legar à história uma obra ampla, que quase um século depois mantém sua atualidade.

Considerado um dos mais influentes marxistas da América, esse intelectual-militante – tipógrafo, jornalista, editor, historiador, filósofo – foi um pioneiro em interpretar a questão nacional latino-americana segundo os princípios do marxismo.

Comunista dialético e de práxis

Autodidata erudito, o pensador peruano ainda bem jovem se declara um comunista “convicto e confesso”. Em seus escritos teóricos, pode-se apreciar o exame minucioso dos conflitos e contradições socioculturais do período entreguerras – tanto relativos a sua realidade periférica andina e latino-americana, como acerca de questões do centro do mundo capitalista, que ele conheceu de perto.

Em sua polêmica filosófica “Defesa do marxismo [1], afirma que suas investigações histórico-científicas e filosóficas se guiam pela metodologia dialética: o marxismo “não é um itinerário, mas uma bússola”; “pensar corretamente é, em grande medida, uma questão de direção”.

Por outro ângulo, enquanto homem político revolucionário, Mariátegui valorizou o princípio ético da práxis como sendo o núcleo do pensamento começado por Marx e Engels. Entende que a teoria só se verifica na prática, e nela se corrige; que ao existir na realidade, a teoria transforma o mundo real, sendo por sua vez transformada por este novo real.

Segundo manifesta em suas reflexões críticas à “passividade” da Segunda Internacional (parlamentarista, pacifista), Mariátegui não escreve porque meramente aprecia ou deseja escrever, mas porque precisa dizer: porque se sentia eticamente compelido a comunicar o que analisara, o que descobrira. Para ele, as “certezas positivistas” (a pretensão cientificista por uma verdade exata e única) do socialismo da Segunda Internacional são uma “fossilização” acadêmica do marxismo [2].

Trata-se de uma postura existencial combativa (ativa, de luta), tão oposta ao conformismo de certo marxismo academicista, regular, “profissional” – com sua crítica acomodada pelo hábito da boa posição intermuros, com sua moral de pena limpa que, ao meramente escrever sobre realidades que não vivencia, limita sua própria crítica, e mais: isenta-se da autocrítica com que poderia vislumbrar seu próprio elitismo (na prática social concreta do cotidiano).

Eis a contraditória corrupção do marxismo asséptico a que Mariátegui tanto criticou: um “marxismo” sujeitado aos moldes capitalistas da competição (intelectual, midiática). Um “marxismo” autorizado pelo sistema que continua “validando” os discursos acerca do que “é” ou “não é” verdade. E isto, sobretudo em certos meios vira-latas periféricos (editoriais, acadêmicos), que continuam copiando e idolatrando o que vem de fora. Veja-se por exemplo a sintomática proliferação – até no campo das “esquerdas” (!) – de publicações filiais de meios estrangeiros (revistas e portais que sequer ousam modificar o nome de sua matriz estrangeira).

Mariátegui na história

Desbravador de um marxismo atento às peculiaridades da realidade americana colonizada, Mariátegui exerce até hoje grande influência sobre variados movimentos sociais: de agrupamentos de resistência camponesa e indígena, a grupos de distintas tendências socialistas.

Aliás, por incrível que pareça, ele é aclamado inclusive por “liberais”: como instituições oficiais, políticas e culturais peruanas, que se vangloriam de seu “grande nome das letras nacionais” em arrastados textos “históricos” que sequer mencionam sua posição político-filosófica marxista.

Há quase um século de seu decesso, a herança mariateguiana pode ser observada hoje pelo mundo, e se expande – como se vê na crescente pesquisa sobre sua obra que se tem desenvolvido no Brasil, América Latina e até mesmo no centro capitalista – em espaços normalmente dominados pela anglofonia.

Seu pensamento se faz presente nos debates políticos e táticas de ocupação comunitária (de latifúndios) do Movimento dos Trabalhadores Sem-Terra do Brasil (MST); ou na ideologia guerrilheira autóctone do Exército Zapatista de Libertação Nacional (EZLN); ou mesmo na tática ofensiva de grupos armados, como os marxistas-leninistas das Forças Armadas Revolucionárias da Colômbia–Exército do Povo (FARC) – guerrilha de meio século hoje rachada entre um movimento político legal e uma parcela que dá continuidade à “crítica das armas”.

Além desses exemplos, como bem observou a professora Zilda Iokoi, é simbólico o caso do “Partido Comunista de Perú por el Sendero Luminoso de José Carlos Mariátegui” (PCP – Sendero Luminoso), histórica guerrilha camponesa de tendência maoista que, apesar de só parcialmente apoiar-se no pensamento do autor (a quem homenageia), procurou articular a “estrutura do processo da Revolução Cultural” chinesa com os “princípios da mística andina” [3].

Formação política e contexto histórico

Nascido em Moquegua (Peru), em 1894, Mariátegui se muda cedo para a capital. Sua mocidade se dá em um momento histórico conturbado. Por um lado, com a Primeira Guerra Mundial, as potências capitalistas tinha levado a humanidade a conhecer uma de suas maiores carnificinas. De outro, na Eurásia, a Revolução Bolchevique propunha na prática uma alternativa às misérias gritantes do capitalismo.

Ele inicia a carreira profissional como tipógrafo aprendiz, no diário “La Prensa”, ainda adolescente. No prelúdio da Primeira Guerra, se lança na escrita, elaborando críticas literárias e  versos. Pouco depois já publicaria seus primeiros artigos políticos.

Com a atividade jornalística, se aproxima do movimento operário, que se gestava desde o fim do século XIX – de linha anarquista bakuninista, migrado à América por militantes europeus.

Destacando-se como jornalista, Mariátegui em 1916 se torna cronista regular do jornal “El Tiempo”, dedicando-se ao embate político, denunciando a “democracia mestiça” de fachada – a demagógica fonte de “divertimento” que tinha a função de desviar a atenção do povo quanto ao fato de que a burguesia da costa peruana aliada aos grandes proprietários rurais tornavam o país cada vez mais um “setor colonial” do imperialismo estadunidense.

Esta foi uma época de grande alta nos preços dos alimentos. Em consequência do mal-estar popular, a movimentação operária se fortalece. Os escritos de Mariátegui – já de tendência socialista, embora ainda não “marxista” –, apoiam as greves, criticando a classe dirigente limenha.

Em 1918, em Córdoba (Argentina) começa um intenso movimento pela Reforma Universitária, manifestações que abrangeriam todo o continente. Entusiasmado, o pensador andino afirma ser este o “nascimento da nova geração latino-americana” [4].

Outro marco mariateguiano na política peruana foi a fundação revista “Nuestra Época” (1918), publicação que não traçava um “programa socialista”, mas aparecia como um esforço ideológico nesta direção. Mariátegui dava então início a suas atividades como editor, o que perfaria importante parcela de sua atuação política de orientação socialista.

O fim da Primeira Guerra assinala na América Latina e no mundo um período de agitação da classe trabalhadora. Mariátegui, em 1919, funda o jornal “La Razón”. Neste mesmo ano, uma greve geral é reprimida com violência e prisões de líderes operários. Inicia-se no Peru uma década de populismo direitista – economicamente pró-ianque, mas que flerta também com parte do movimento indigenista.

A defesa de líderes operários presos, promovida por Mariátegui através de seu jornal, faria com que ele fosse aclamado em Lima por uma multidão. Um mês depois, seu periódico é fechado, e Mariátegui é discretamente deportado à Europa, sob o discurso oficial de “propagandista do Peru no estrangeiro” – um exílio “conciliador”, já que coincidentemente ele (de origem trabalhadora) era parente da mulher do presidente.

A Europa: uma mulher e algumas ideias

Mariátegui segue viagem, rompendo com suas primeiras experiências de literato “contaminado de decadentismo” (como depois expressaria em autocrítica). A partir de então, volta-se “resolutamente ao socialismo”. Passará três anos em viagem pela Europa, conhecendo alguns países do Leste e do Oeste, em especial a Itália – onde passa a residir.

Em meio à influência da conjuntura ali vivida – na qual ecoava alto a Revolução Russa – a Europa o aproxima das obras de Marx, Engels e Lênin, além do movimento comunista italiano e do surrealismo.

No Partido Bolchevique, Mariátegui enxerga a convergência entre teoria e prática, entre filosofia e ciência. Afirma ser Lênin “incontestavelmente” o revigorador “mais enérgico e fecundo do pensamento marxista” [5].

Durante esse período italiano, Mariátegui afirma ter se casado com “uma mulher e algumas ideias”. Sua companheira, Ana Chiappe, lhe transmite um “novo entusiasmo político” que o ajuda a superar seu juvenil decadentismo de fim de século [6].

A família de Ana é próxima à do filósofo Benedetto Croce, por meio de quem conhece a obra de Georges Sorel: sindicalista revolucionário de quem aprecia a ideia do “mito da greve geral”, bem como sua defesa ética da “violência revolucionária” contra a “violência instituída” [7].

Na convulsiva Itália, presencia ocupações de fábricas e congressos de trabalhadores, além de se aproximar do grupo da revista “Ordine Nuovo”, dentre o qual figurava Antonio Gramsci. Por este tempo, vivencia a criação do Partido Comunista da Itália, estreitando contato com o pensamento gramsciano e de outros marxistas italianos (como Terracini).

Fascismo: consequência da decrepitude social

A estadia europeia de Mariátegui foi também um mirante donde pôde observar o Oriente: desde a Revolução Chinesa e o despertar da Índia, aos movimentos árabes e diversos grupos resistentes do pós-Guerra. Nestes acontecimentos, percebe o declínio da envelhecida sociedade ocidental moderna.

Sua análise sobre a decrepitude moderno-ocidental ganha força quando observa de perto a ascensão fascista italiana. No fenômeno, logo identificaria uma resposta do grande capital a uma crise social e política profunda: a “crise da democracia”.

Note-se que, se no início de sua estada europeia, Mariátegui traz a humildade de um discípulo aberto ao centro do pensamento moderno, progressivamente ele passa a se decepcionar com os infortúnios que presencia na Europa, passando a assumir uma “perspectiva antropológica invertida” (de sujeito periférico que analisa criticamente a cultura eurocêntrica dominante).

Com tal olhar reverso, o marxista latino-americano logra captar detalhes da crise ocidental que eram, até então, negligenciados pelos próprios europeus. É o caso da decadência da dita “democracia burguesa”, que ele logo concebe como sendo uma nova farsa a se redesenhar com os traços autoritários do fascismo.

Para Mariátegui, o fascismo foi a solução encontrada pela ordem burguesa como reação à “crise da democracia”; ou de outro modo, uma adaptação estrutural diante dos novos tempos de imperialismo monopolista, em que a democracia-liberal com suas instituições parlamentares, já não servia aos interesses da burguesia [8].

Marxismo intuitivo: por uma crítica da impotência burguesa

Em paralelo a toda esta efervescência sociopolítica, Mariátegui tem na Europa acesso às obras de pensadores como Freud, Nietzsche, Unamuno. Interessa-se muito pela recém-criada psicanálise, bem como pela filosofia intuitiva do filósofo alemão – sobretudo no que tais análises ajudam a compreender a evidente irracionalidade humana. Nestes pensamentos ele encontra ferramentas críticas para a denúncia da alienação, da impotência e artificialidade do homem moderno: um ser castrado, inserido em uma repressiva estrutura sociocultural burguesa e cristã.

Entretanto, antes que os puristas do academicismo marxista o acusem: o marxismo de Mariátegui se manteve fiel aos princípios do materialismo-histórico; jamais flertou com nenhuma proposta de síntese eclética – mas se utilizou de alguns específicos conceitos psicológicos e filosófico-vitalistas como instrumental auxiliar em sua empreitada contra o reformismo e o determinismo mecanicista (ou seja, contra a mencionada fossilização acadêmica do marxismo).

É a partir da enorme tragédia da Europa que Mariátegui viria a compreender com nitidez o alcance histórico da tragédia da América. Quando retorna a Lima, em 1923, o ainda moço pensador já defende abertamente a causa comunista.

*Yuri Martins-Fontes é doutor em História pela FFLCH-USP/ Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS). Autor, entre outros livros, de Marx na América – a práxis de Caio Prado e Mariátegui (Alameda).

 

Notas


[1] MARIÁTEGUI. J. C.; MARTINS-FONTES, Y. (org., trad. e introdução). Defesa do marxismo: polêmica revolucionária e outros escritos. São Paulo: Boitempo, 2011.

[2] Sobre o tema: MARTINS-FONTES, Y. Marx na América: a práxis de Caio Prado e Mariátegui. São Paulo: Alameda/Fapesp, 2018.

[3] IOKOI, Z., “A atualidade das proposições de Mariátegui, um revolucionário latino-americano”, em Projeto História (PUC-SP, 2005).

[4] MARIÁTEGUI. J. C. Sete ensaios de interpretação da realidade peruana. São Paulo: Expressão Popular/Clacso, 2008.

[5] Defesa do marxismo [idem].

[6] MARIÁTEGUI. “Apuntes autobiográficos”. Em La Vida Literaria, 1930, Buenos Aires.

[7] Marx na América [idem].

[8] “Crisis de la democracia”. Em La escena contemporánea y otros escritos (Obras completas/ tomo I). Lima: Editora Amauta, 1925.

 

 

[Imagem: Ciro Saurius – fonte: http://www.aterraeredonda.com.b]

Atitude de vereador negro, que protestou diante de música com frase ambígua, merece ser analisada em detalhe. E um exame da história, sem preconceitos, mostrará que a presença racista em símbolos pátrios vai muito além do Rio Grande

Matheus Gomes (Psol) fala durante a cerimônia de posse da Câmara de Vereadores de Porto Alegre | Imagem: Ederson Nunes/CMPA

A Luta Antirracista na Câmara Municipal de Porto Alegre

Escrito por Florence Carboni e Mário Maestri

O hino rio-grandense é racista? Ou melhor, as estrofes que propõe “Povo que não tem virtude/ Acaba por ser escravo” são racistas? Em um primeiro grau, não. E um segundo, podemos dizer que são classistas, e, apenas em um terceiro, racistas. Mas não racistas antinegro, como sugeriu o vereador-historiador porto-alegrense negro, recém-eleito. Ao menos no sentido da emissão original do texto, diversa da eventual recepção atual pela comunidade rio-grandense, sobretudo negra.

Os “escravos”, na estrofe, não se referem a trabalhadores escravizados africanos ou crioulos. A letra foi desenvolvida no espaço da simbologia do século 19, tributária das representações da época sobre o mundo greco-romano. Como comprovam as estrofes retiradas do verso: “Entre nós/ reviva Atenas/ para assombro dos tiranos/ Sejamos gregos na glória/ e na virtude, romanos.”

Na escravidão clássica greco-romana, boa parte dos cativos eram “germanos”, de tranças loiras, primos distantes da Merkel, na época desprezados por sua “inferioridade racial” pelos romanos, napolitanos e sicilianos da época, meio-africanos. Há descrição clássica de um escravista da Itália meridional, possivelmente de pele escura, sobre o fenótipo germano que, segundo ele, denotava a inferioridade racial!

Entretanto, a visão de “escravo” como aquele que não tem virtude, ou seja, a qualidade suficiente – coragem, consciência, etc – para lutar por sua liberdade, de viés platônico, propõe a inferioridade de todo ser submetido, “escravo”, “servo”, “proletário”, pelo pretenso ato de se submeter, e não de ser submetido. Na elaboração narrativa, desaparece, assim, a ação daquele que submete, o escravizador, o senhor feudal, o burguês, etc. Em todo caso, a visão platônica já era uma evolução e avanço em relação ao sentido aristotélico de “escravo”, um ser inferior por natureza, que nasceu inferior, visão dominante em boa parte da escravidão colonial americana.

A enorme midiatização do ato do vereador Matheus Gomes, da bancada negra do PSOL de Porto Alegre, deve-se possivelmente em boa parte ao preciosismo da denúncia. O fato de se ter mantido sentado quando tocaram o Hino do Rio Grande do Sul deve ser vivamente aplaudido e apoiado, sobretudo como denúncia do regionalismo que corre solto no Sul e, ainda mais, por irritar a tal comandante Nádia. Não é uma Brastemp, mas …

Certamente a bancada do PSOL terá o mesmo comportamento quando da execução do Hino Nacional, da Semana da Pátria e, sobretudo, quando das celebrações farroupilhas, rememoração de levante dos estancieiros escravistas rio-grandenses. E, em vez de ficarem elogiando os “lanceiros negros”, que aceitaram lutar pelos seus senhores, homenagearão finalmente aos milhares de quilombolas e negros fujões da Era Farroupilha.

Aproveitamos o ensejo para encomendar, à bancada negra da Câmara Municipal de Porto Alegre, movimento para trocar o nome do Arquivo Municipal “Moisés Velhinho”, racista entre os racistas!

 

Florence Carboni, 68, linguista (carboniflorence@gmail.com), & Mário Maestri,  72, historiador  (maestri1789@gmail.com), são autores de A linguagem escravizada: língua, história, poder e luta de classes. São Paulo: Expressão Popular. 

 

Não é apenas sobre o hino

Escrito por Jocelito Zalla

No dia primeiro de janeiro, durante a posse dos vereadores eleitos de Porto Alegre, a bancada negra recusou-se a cantar o hino do Rio Grande do Sul. Houve, então, reação imediata de membros de partidos conservadores, que inicialmente se indignaram com a suposta “indisciplina” observada no plenário, acusação bastante significativa no contexto brasileiro de racismo estrutural, fundado sobre o controle de corpos negros.

Não é de hoje que se aponta para o conteúdo racial implícito de uma das estrofes da composição, facilmente compreendido como racista à luz de teorias sociais comprometidas com a descolonização das ideias. Em razão disso, também não é a primeira vez que se protesta contra sua execução pública. Na Universidade Federal do Rio Grande do Sul (UFRGS), a cena foi repetida com frequência nas últimas décadas, durante as formaturas do curso de História, o que reverberou em outras cerimônias do gênero, em anos mais recentes, com a democratização relativa da crítica histórica e a ampliação do acesso à educação superior. Em 2018, a instituição parou de reproduzir o hino em seus eventos.

Historiador formado pela UFRGS, o vereador Matheus Gomes (PSOL) subiu à tribuna para explicar aos colegas o motivo do ato, a persistência de uma memória escravocrata, reforçada por versos que alegam responsabilidade às vítimas de sistemas escravistas: “povo que não tem virtude acaba por ser escravo”. Ao longo da semana, a contenda se ampliou com a adesão do Movimento Tradicionalista Gaúcho (MTG) à defesa do hino e com o apoio de historiadoras e historiadores profissionais aos vereadores da bancada negra da capital gaúcha.

O hino e seu tempo

Quem estuda produção cultural sabe que um de seus traços principais é a forma aberta, quer dizer, a capacidade de evocar mensagens sem declará-las diretamente. Assim, bens simbólicos apelam à sensibilidade de seus consumidores e os convidam à tarefa de interpretação. Portanto, compete nesse tipo de discurso um peso maior à sua recepção, que preenche as lacunas de sentido com as experiências vividas em seu tempo. Parece óbvio, mas não custa lembrar que hinos são, desde a emergência dos movimentos nacionalistas, canções com função de propaganda, ou seja, produtos culturais com convenções próprias, que se alternam entre o artístico e o político.

Essa característica de maleabilidade interpretativa ajudou na sobrevivência da letra que o militar Francisco Pinto da Fontoura redigiu, provavelmente em 1839, num dos momentos mais tensos da rebelião sulina, quando se apostou na independência política das áreas sob controle farrapo. Traço que também possibilita as apropriações do verso problemático como uma metáfora liberal a-histórica contra qualquer forma de tirania. Não tenho dúvidas de que, nos dias de hoje, uma parcela da população do estado desvincula a palavra “escravo” da situação concreta de escravizado no Brasil. Mas também não se pode esquecer que esse era o horizonte de leitura original do texto. A contextualização da fonte exige o reconhecimento dessa natureza, algo que parece ter escapado a um e outro historiador que ainda insiste em receber o hino apenas como espectador de nosso tempo, em atitude que valida uma interpretação muito estreita e um anacronismo de uso político hoje conservador.

Já se argumentou que os versos não poderiam ser racistas tendo em vista que seu compositor era um homem negro livre do século 19. Mesmo que não consideremos a cultura geral na qual Fontoura vivia – em que a escravidão com critério racial era uma instituição sólida – atuando sobre a autoria da letra, é impossível pensar historicamente que o público destinatário não entenderia a palavra “escravo” como uma menção à dinâmica social brasileira, que legava aos povos negros escravizados a condição de objeto e propriedade. O quadro de referências que lhe dava sentido era a sociedade escravista colonial/colonizada racista. 

Essa relação de significado persistiria na Primeira República, tanto por proximidade e lembrança do regime de escravidão, tanto pelos novos debates raciais pseudocientíficos, que alimentavam preconceitos contra afro-ameríndios, criminalizando a mestiçagem na formação do Brasil e recomendando políticas de branqueamento (como o recurso da imigração europeia). Portanto, uma relação de significado original que também sobreviveu ao tempo e, dessa forma, ainda ofende a memória de outra parcela considerável da nossa população. 

A invenção de uma tradição  

A escolha da letra de Francisco da Fontoura como hino estadual, aliás, não dista muito dessa época. No século 19, três versões circulavam como o “Hino da Nação” originário da República de Piratini, mesmo após a reintegração da elite farrapa à ordem imperial. Consta que a mais popular era a de Fontoura, o que justificou seu resgate, em 1933, por uma comissão de intelectuais liderada pelo Instituto Histórico e Geográfico do Rio Grande do Sul, às vésperas das comemorações do centenário da então chamada Revolução Farroupilha.

A sua oficialização, no entanto, só viria em 1966, com a lei que também instituiu o brasão de armas e a bandeira farrapa como símbolos estaduais. Nesse momento, uma estrofe inteira foi suprimida: Entre nós, reviva Atenas,/ Para assombro dos tiranos./ Sejamos gregos na glória,/ E na virtude, romanos”. Não é absurdo especular que outra referência implícita, à democracia ateniense, melindrasse a ditadura militar inaugurada dois anos antes no Brasil. Mas o que parece ter justificado mesmo a mudança foi a falta de conteúdo local no trecho, conforme justificativa do projeto de lei original de 1961, algo sobrevalorizado durante a efervescência cultural regionalista da década anterior. Nos anos 1950, os novos Centros de Tradições Gaúchas (CTGs), fundados por jovens de classe média urbana ou filhos da elite rural que viviam nas principais cidades do estado, formalizaram rituais que ainda hoje identificamos equivocadamente com folclore e cultura popular. Seu sucesso consolidou uma identidade política regional de inspiração gauchesca para o estado, o que se verifica na adoção irrestrita do adjetivo pátrio “gaúcho” para seus habitantes, ao invés do histórico termo “sul-rio-grandense”.  

O hino estadual é, portanto, produto de ao menos três temporalidades diferentes: a da composição (incluindo a melodia do maestro Joaquim José Mendanha, legalista feito prisioneiro pelos farrapos), a da seleção como símbolo (entre as outras possibilidades disponíveis), e a da alteração da letra de Fontoura. Duas delas estreitamente ligadas à construção regionalista do mito do gaúcho (historicamente um tipo popular) em sua confusão ideológica com a elite estancieira, num processo mais amplo de reivindicação da singularidade e do protagonismo do Rio Grande do Sul no cenário brasileiro. Não é difícil concluir que, enquanto tradição – um dos argumentos recorrentes para sua manutenção na forma atual – se trata de uma invenção do século 20.   

Cabe ainda lembrar que tradição é algo diferente de costume. É praticamente consenso nos estudos históricos e sociológicos que ela é uma tentativa deliberada de fixação no tempo de elementos supostamente representativos da nação ou da região, tratados publicamente como em vias de extinção. Ou seja, um projeto de grupos específicos da sociedade e, eventualmente, do próprio aparato de Estado, como no caso de hinos e demais símbolos oficiais. Logo, ainda que a invenção da tradição possa recorrer a práticas culturais atribuídas a um passado imaginado, trata-se sempre de um artefato do tempo presente, que atende a necessidades simbólicas do momento de sua formalização. E, à revelia do controle institucional, acaba periodicamente por ser atualizada.    

A memória farroupilha  

Assim como a tradição, a memória histórica – entendida como uma narrativa sobre fatos, episódios e personagens socialmente considerados históricos –, sempre fala em perspectiva presentista. Portanto, também varia ao longo do tempo, de acordo com as mudanças nas relações de força e nas demandas de representação de cada sociedade.  

A memória do episódio farroupilha acompanhou as tendências políticas e sociais mais amplas no Brasil. Foi assunto tabu nos anos posteriores à sua saída conciliatória. Por algumas décadas, no século 19, foi abertamente combatida, até mesmo pela elite letrada dominante no estado, como uma lembrança já superada de sua aventura separatista. Com a crise do Império, e a ascensão de novos grupos sociais, acabou sendo ideologicamente recuperada e ressignificada como prenúncio da vocação republicana do Rio Grande do Sul. E quando a elite regional desenvolveu um projeto de tomada do poder central, efetivado com a candidatura presidencial de Getúlio Vargas e o golpe político que originou a Revolução de 1930, a memória da farroupilha se tornou um emblema da bravura gaúcha: “sirvam nossas façanhas…”  

Reconstruída dessa maneira, ela legitimava o lugar social e as ambições da elite latifundiária, de origem autoproclamada portuguesa. Quer dizer, um mito histórico e político que afirmava, ao mesmo tempo, a sua branquitude e a sua brasilidade (nesse caso, algo importante para uma região culturalmente suspeita de hispanismo, dada a proximidade geográfica e as consequentes relações com Uruguai e Argentina, e com notório desejo de autonomia política). Para tanto, obliterou outras memórias e contribuições culturais, especialmente aquelas de origem africanas, combatidas pela já citada voga do racismo científico, e que também lembravam um inconveniente passado escravocrata dos próprios líderes farrapos, agora transformados em heróis do panteão local, identificados a lutas abstratas por liberdade e justiça.   

Na Primeira República, a descoberta do massacre de lanceiros negros em Porongos, no desfecho da revolta farroupilha, com a provável conivência do general farrapo Davi Canabarro, levou à crítica de alguns historiadores. Alfredo Varella denunciou o episódio, considerando a possível articulação entre farrapos e legalistas para contornar os compromissos abolicionistas assumidos pela República Rio-Grandense, durante a guerra contra o Império. Ou seja, uma traição. Mas a maioria da intelectualidade republicana da época reagiu ao debate de forma conservadora, criando versões deturpadas e ainda mais elitizadas da história regional. Comprometidos com a ditadura positivista-castilhista então vigente, defensora do legado farrapo, passaram a insinuar que o emprego de mão de obra escrava nas estâncias de criação de gado era mínimo e, assim, a libertação dos cativos não ofereceria um problema efetivo à elite sul-rio-grandense. Essa tópica de memória é reveladora da invisibilidade do negro para a classe dirigente, a qual começava, dessa maneira, a ensaiar o “mito da democracia racial gaúcha”, com a ideia de que peões, livres ou escravizados, e patrões gozavam de idênticas condições de trabalho no campo, e o “mito da escravidão que não houve”, esquecendo até mesmo seu emprego massivo na indústria do couro e do charque.  

Essa mitologia política foi fundamental para o branqueamento discursivo do gaúcho rio-grandense, o apagamento de memórias populares alternativas, a condenação de matrizes culturais africanas e, até mesmo, para a negação da presença negra no Rio Grande do Sul, apesar da realidade objetiva de sua população.   

Outras memórias 

Isso explica porque boa parte da historiografia profissional universitária tem-se empenhado, desde a década de 1970, em desmistificar a história gaúcha, revelando o papel e o peso da escravidão na economia regional, mas também as contribuições sociais e culturais de afrodescendentes na formação da região. Evidentemente, têm sido décadas de choques com o senso comum, que segue alimentado em parte pela memória histórica tradicional e pela ritualística cetegista, encenada anualmente na Semana Farroupilha.   

Ao que me parece, a bancada negra de vereadores de Porto Alegre, assim como fizeram muitos braços do movimento negro no Rio Grande do Sul desde o fim do século 20, busca chamar a atenção para essa história excludente da representação histórica e promover uma nova atualização da tradição. Como vimos, isso já foi feito no estado e segue sendo feito no mundo inteiro, à medida que se ampliam e se complexificam as visões de história e de sociedade. Na mesma semana da polêmica gaúcha, por exemplo, a Austrália anunciou a mudança da letra de seu hino nacional, com o objetivo de incorporar a memória indígena pré e pós-colonial, reconhecendo a historicidade (e a violência) da composição original. 

Aqui, ainda que consideremos a interpretação liberal abstrata da estrofe polêmica como dominante na atualidade (o que, na verdade, exigiria uma pesquisa empírica rigorosa de sociologia da recepção), é inegável que ela carrega um ponto de vista muito parcial da memória coletiva, e que tem o agravante de ser o ponto de vista da elite escravocrata. Em comunicado oficial sobre a polêmica, o MTG declarou que a comunidade negra “perde um precioso tempo de ser protagonista de uma nova história que cabe aos próprios negros e brancos escreverem” (grifo meu). Visão que, mais uma vez, esquece que o passado gaúcho também foi escrito com sangue, suor e ideias do povo negro.  

Percebe-se que esse debate tem raízes profundas e é muito mais amplo do que a simples alteração do trecho em disputa. Por que já abrimos mão de uma referência implícita à democracia em nosso hino oficial, mas resistimos tanto a abandonar outra referência implícita à escravidão? É, portanto, uma demanda de reparação histórica e de representatividade. É contra aquilo que a escritora nigeriana Chimamanda Ngozi Adichie chamou de “o perigo de uma história única”. Não é apenas sobre o hino, nem apenas sobre o passado, é sobre uma sociedade melhor.

 

Jocelito Zalla, professor do Colégio de Aplicação e do Programa de Pós-Graduação em História da UFRGS. Doutor em História Social pela UFRJ. Autor de O centauro e a pena: Barbosa Lessa e a invenção das tradições gaúchas (Editora da UFRGS, 2018).

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

 

 

Il ne faudrait surtout pas que les romans d’autrefois stigmatisent quiconque !

Patrice Jean

Avec l’aval de nombreux professeurs, les éditeurs réécrivent les romans pour les mettre en conformité avec la doxa féministe. Une absurdité moderne qui aurait fait rire Philippe Muray.


Écrit par Didier Desrimais

Dans son très réjouissant roman L’homme surnuméraire, Patrice Jean fait le portrait d’un personnage dont le métier pourrait bien devenir un métier d’avenir. Clément Artois, en effet, réécrit pour une maison d’édition à la pointe du progressisme les grands classiques de la littérature en les « expurgeant » des passages racistes, sexistes ou antihumanistes. Ce toilettage forcené permet de mettre à la disposition des lecteurs modernes, fragiles et susceptibles, des livres ne heurtant aucune sensibilité sexuelle, religieuse, communautaire, politique, etc. Pas de caillou dans la chaussure. Pas de « coup de poing sur le crâne » (Kafka). Du sirop, du sucre, de la crème par petites doses et en peu de pages – Voyage au bout de la nuit est ainsi réduit à une vingtaine de pages.

C’était écrit…

Ce qui était une fiction devient, jour après jour, la triste réalité. Le politiquement correct ronge les œuvres contemporaines comme celles du passé. Il faut nettoyer, raccourcir, remplacer. L’acte « révolutionnaire » et progressiste par excellence consiste aujourd’hui à déboulonner des statues, à débaptiser des rues, à simplifier l’histoire et à aseptiser la littérature, en commençant par la « littérature jeunesse ».

La directrice des Bibliothèques rose et verte (Hachette), après avoir accepté et promu les nouvelles traductions réductrices du Club des cinq d’Enid Blyton, avait expliqué : « Notre propos est de s’adresser aux enfants du moment, d’où un travail non pas de simplification mais de modernisation. » Le travail de « modernisation” en question consiste en ceci : on conjugue tout au présent ; on remplace le « nous » par « on » ; on vire les métaphores et les expressions « désuètes » ; on raccourcit les phrases ; on élimine les mots soi-disant discriminants ou qui “véhiculent des stéréotypes” : Le Club des cinq et les Gitans devient Le Club des Cinq pris au piège ; les mots « saltimbanques » et « roulotte » (sic) disparaissent, etc. En un mot, on javellise les œuvres et on récure les têtes.

Quand des mots tombent en désuétude, Casterman les enterre

Après le stigmatisant Club des Cinq, il était temps de faire un sort à la dévergondée Martine.

Ce n’est pas un hasard si « un ou deux hommes sur trois sont des agresseurs sexuels » (Caroline De Haas). Certaines couvertures de Martine n’y étaient sûrement pas pour rien. Par conséquent, à la faveur d’une réédition de Martine au zoo de 1969, la petite culotte apparente en couverture a été effacée. « Martine, ce n’est pas Lolita », était-il écrit dans le dossier de presse de l’éditeur Casterman qui, plus lubrique que ses lecteurs, voit le vice partout.

 

Lorsqu’ils ne sont pas raccourcis, les textes et les titres de Martine sont revus à l’aune du politiquement correct contemporain, comme le souligne un des derniers articles de Causeur. Les éditions Casterman ont décidé que « certains expressions, syntaxes, vocabulaires étaient devenus désuets. C’était important que Martine porte quelque chose de l’ordre de cette vision intemporelle plutôt qu’ancrée dans un passé spécifique. » Plutôt que de dépayser les enfants en les confrontant à d’anciens mots « désuets » qui auraient pu à cette occasion retrouver une place dans la conversation ou, pour le moins, éveiller la curiosité, les éditeurs de Martine comme ceux du Club des Cinq préfèrent « réactualiser » les œuvres en les affadissant le plus possible.

Céline Charvet, la directrice de Casterman Jeunesse, estime que le rôle des éditeurs n’est « pas juste de réimprimer des livres qui ont été écrits il y a soixante ans, mais aussi d’essayer de faire en sorte qu’ils puissent parler aujourd’hui ». Tout est malheureusement dit. Ceci explique pourquoi il est proposé maintenant aux jeunes lecteurs des versions (très) abrégées des livres de Balzac, Hugo ou Zola. Virginie Leproust (!), éditrice de la collection Le Livre de Poche Jeunesse, argumentait : « Contrairement à certaines idées reçues, cela répond directement à une demande des enseignants, en conformité avec les Instructions Officielles de l’Éducation nationale qui peinent à motiver leurs élèves. » Tous unis dans le travail de découpe à l’abattoir littéraire, de destruction de notre langue et de notre culture.

Émergence d’une littérature misandre

Dans L’homme surnuméraire, Patrice Jean imagine des maisons d’éditions appliquant à la lettre les préceptes de Mmes Charvet et Leproust et créant de nouvelles collections « expurgées ». Ces collections portent de jolis noms qui sonnent le triomphe du politiquement correct : « Littérature humaniste », « Belles-lettres égalitaires », « Romances sans racisme » ou « La Gauche littéraire ». Un des personnages du roman résume l’objectif de cette « littérature » nettoyée jusqu’à l’os : « Grâce à nos livres, les gens sont plus heureux, et la société tout entière marche dans le sens du progrès moral. » Patrice Jean, un des plus doués de nos écrivains, n’aura pas manqué de voir émerger cette nouvelle école littéraire inaugurée par Alice Coffin (Le génie lesbien) et Pauline Harmange (Moi, les hommes je les déteste), la « Littérature misandre ». Des livres courts et écrits dans une langue approximative qui annoncent de prochaines collections : « Belles-lettres émasculées », « Romances sans masculinisme » ou « La Gauche sororitaire ».

« Comment rire de tout le comique qui court les rues sans faire rire personne ? Et comment voir tout cela sans en faire un roman ? », questionnait Philippe Muray. Patrice Jean, romancier malicieux et pourfendeur des absurdités modernes, en a déjà fait plusieurs, tous excellents. Nous attendons avec impatience le prochain.

L’homme surnuméraire

Price: 20,00 €

11 used & new available from 15,30 €

 

[Source : http://www.causeur.fr]

O fenómeno da utilización do folclore e dos seus símbolos por parte do fascismo. Este é o tema da obra De imperios e danzas: poéticas da pluralidade territorial no fascismo español (1930-1975) do prestixioso historiador Xosé Manoel Núñez Seixas que resultou gañador da XX edición do Premio Ramón Piñeiro de ensaio 2020.

A obra do catedrático e tamén Premio Nacional de Ensaio facíase co galardón convocado conxuntamente pola Editorial Galaxia e o goberno galego, co apoio de Caixa Rural Galega. O xurado, concedeu o premio por maioría, destacando a calidade e variedade temática dos orixinais presentados, así como a capacidade analítica do traballo seleccionado. O galardón está dotado con 3.000 euros e coa publicación da obra pola devandita editorial.

Xosé Manoel Núñez Seixas

Un estudio sobre o fascismo para o XX aniversario do galardón

De imperios e danzas: poéticas da pluralidade territorial no fascismo español (1930-1975) é unha obra sobre o fenómeno da utilización do folclore e dos seus símbolos por parte do movemento fascista na España do pasado século. O xurado valorou o seu estilo diáfano e crítico que se basea nunha ampla e rigorosa documentación e que aplica un enfoque contrastivo entre as diferentes nacionalidades históricas.

Xosé Manoel Núñez Seixas, nado en Ourense en 1966, é doutor en Historia Contemporánea polo Instituto Universitario Europeo de Florencia e catedrático da Universidade de Santiago de Compostela, vicepresidente do Consello da Cultura Galega e autor de numerosos artigos e  monografías sobre os diferentes nacionalismos presentes en España, sempre cunha análise comparada, así como nos estudos migratorios e na historia cultural da guerra. En 2019 foi Premio Nacional de Ensaio.

De imperios e danzas é o ensaio que neste 2020 faise co Premio Ramón Piñeiro de Ensaio, neste ano en que o galardón chega ao seu vixésimo aniversario. Nado no ano 2001, o premio trata de homenaxear e lembrar a figura do filósofo e político galeguista que lle dá o nome. No fallo saliéntase ademais a actualidade do tema ó vincular os feitos históricos que trata co presente.

A historia da Galicia emigrante e o “soño da Galiza ideal”

 

[Foto: Editorial Galaxia – fonte: http://www.historiadegalicia.gal]

 

Eleanor Marx (1855-1898) parle couramment plusieurs langues. Elle est traductrice de l’allemand, du français et du norvégien vers l’anglais. Elle a traduit non seulement les œuvres de son père Karl Marx, mais aussi d’autres œuvres politiques et littéraires. Elle est notamment la première traductrice de Madame Bovary en anglais..

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Écrit par Marie Lebert

Née à Londres et connue dans sa famille sous le nom de Tussy, elle est la fille cadette de Karl Marx et joue souvent dans le bureau de son père pendant qu’il écrit le Capital, texte fondateur du marxisme.

Selon Rachel Holmes, la biographe d’Eleanor Marx, l’intimité de Tussy avec Marx pendant l’écriture du Capital est le prélude d’une connaissance approfondie de l’histoire économique, politique et sociale britannique dès son plus jeune âge. Tussy et le Capital grandissent ensemble, écrit sa biographe dans Eleanor Marx : A Life (Bloomsbury, 2014).

Eleanor Marx devient la secrétaire de son père à l’âge de 16 ans et l’accompagne dans ses conférences à travers le monde. Elle traduit certaines parties du Capital de l’allemand vers l’anglais. Elle révise les traductions des conférences de Marx sur le profit capitaliste et les salaires des travailleurs pour que celles-ci soient publiées dans ses livres. Après la mort de Karl Marx en 1883, elle publie les manuscrits inachevés de son père puis l’édition anglaise du Capital en 1887.

Elle rencontre le socialiste révolutionnaire français Prosper-Olivier Lissagaray, qui a fui en Angleterre après avoir participé à la Commune de Paris en 1871. Elle traduit en anglais son Histoire de la Commune de 1871 (History of the Paris Commune of 1871), avec publication de l’édition anglaise en 1876. Elle participe à la fondation de l’Internationale ouvrière à Paris en 1889.

Elle est l’auteure d’écrits politiques, seule ou avec le marxiste anglais Edward Aveling, et elle traduit aussi des œuvres littéraires, par exemple Madame Bovary, roman de Flaubert, dont elle assure la première traduction en anglais, publiée en 1886.

Elle apprend expressément le norvégien pour traduire en anglais les œuvres du dramaturge Henrik Ibsen. Elle traduit par exemple Un ennemi du peuple ( An Enemy of the People) en 1888 et La Dame de la mer (The Lady from the Sea) en 1890.

Elle se suicide à l’âge de 43 ans après avoir découvert qu’Edward Aveling, devenu son compagnon, a secrètement épousé une jeune actrice l’année précédente.

[Source : http://www.actualitte.com]

La pequeña comunidad judía de Oporto, Portugal, hizo un largometraje sobre su historia que es probablemente la producción más costosa de cualquier comunidad judía europea.

Comunidad judía de Portugal realiza película sobre su historia - Reuters

La película de 90 minutos, titulada “Sefarad”, cubre siglos de historia judía en Portugal, alternando entre las edades y siguiendo historias individuales de figuras históricas reales que abarcan desde el siglo XV hasta líderes de la comunidad en los tiempos modernos.

La película, que tenía un presupuesto de más de 1,2 millones de dólares, se estrenó el viernes en Amazon Prime y está programada para el 15 de diciembre en iTunes.

La escena de apertura cuenta con docenas de extras en trajes medievales y técnicas de filmación teatral de época que rara vez se ven en videos promocionales de pequeñas comunidades judías.

La película se centra en Artur Carlos de Barros Basto, un capitán del ejército que en la década de 1920 ayudó a promover la vida judía en Oporto y que posteriormente fue acusado falsamente de crímenes sexuales y despedido del ejército.

Un antiguo miembro destacado de la comunidad dijo a la Agencia Telegráfica Judía, con la condición de que fuera anónimo, que el presupuesto de la película provenía de los ingresos obtenidos al examinar las solicitudes de cientos de personas que decían ser descendientes de judíos sefardíes.

En 2015, Portugal y España aprobaron una ley que autoriza a esos descendientes a convertirse en ciudadanos como expiación por la persecución del pasado. Las comunidades judías examinan las solicitudes. Porto’s dice que tiene 400 miembros.

Un especialista en comunicaciones que trabaja para la comunidad dijo que la producción es “financiada privadamente”. Michael Rothwell, un portavoz de la comunidad, se negó a hablar sobre el tema con la JTA.

 

[Fuente: http://www.israelnoticias.com]

salazar e ferro.jpg

Escrito por jfsimas
Em uma  das raras entrevistas autorizadas e oficiais de Salazar, a António Ferro, numa obra de propaganda do regime, em que o entrevistado leu, releu, fez anotações, autorizou e fez prefácio. Várias vezes se refere a Mussolini. António Ferro usa um estilo laudatório e subserviente, embevecido com Salazar (que o utilizou tendo-o posto mais tarde na prateleiro, como a muitos). A edição é de 1933, ano fundamental para a implantação do regime:
« E o dr. Salazar, sem a mais leve hesitação, tomando, como sempre, o caminho mais curto e directo:
– A nossa Ditadura aproxima-se, evidentemente, da Ditadura fascista no reforço da autoridade, na guerra declarada a certos princípios da democracia, no seu caracter acentuadamente nacionalista, nas suas preocupações de ordem social.
[…] Sentimo-lo, constantemente, entre o escol que êle soube formar, que o serve com tanta inteligência, e a rua, a que é forçado a agradar, de quando em quando. […] O seu caso é, portanto, admirável, único, mas um caso nacional.
[…] Ponho uma objecção:
– Mas Benito Mussolini é, justamente, um dos ditadores mais severos, nessa ordem moral, que a História conhece. A sua legislação é rigorosa, implacavel, para todos os desvios: adultérios, maus costumes, corrupções …Roma, por exemplo, é hoje uma das cidades mais pacatas do Mundo …
E Salazar, completando o seu pensamento, aparando-o como se apara um lápis que já escrevia bem mas que se aguça ainda mais para escrever mais fino:
– Entendamo-nos. Não duvido da obra moralizadora de Mussolini. Digo que certas afirmações e atitudes na ordem moral são impostas por Mussolini ao fascismo, não são impostas pelo fascismo a Mussolini.
(pág. 74 e 75). »
Nota: em itálico as frases de Salazar

 

 

[Fonte: ruadealconxel.blogs.sapo.pt]

Os lírios têm sua origem na Ásia, Oriente Médio, Europa e na América do Norte. Foram introduzidos na América Latina pelos portugueses e espanhóis. Lírio é denominação genérica das espécies da família das liláceas. 

Escrito por Arnaldo Silva
Algumas espécies de lírios recebem o nome de açucena. São cerca de 100 espécies existentes no mundo, mais da metade dessas espécies são nativas do Japão e China. Algumas são híbridas, oriundas do cruzamento de espécies diferentes, resultado em cores variadas ou modificadas naturalmente, adaptadas às regiões onde foram plantadas, no caso no clima de Minas Gerais.

Os lírios são plantas resistentes às intempéries do tempo, como secas prolongadas, e podem chegar até dois metros de altura, dependendo da espécie. Uma das quais, a Lirium candidum, foi a que mais se adaptou ao clima do Brasil, especialmente de Minas Gerais, onde se aclimatou muito bem, dando origens a diversas plantações nativas no território mineiro.
A espécie foi introduzida no Brasil no século 19, adaptando-se a algumas regiões mineiras como na Serra da Canastra e no Vale do Jequitinhonha, com poucas modificações, tornando-se com o tempo adaptados e nativos dessas regiões. No Vale do Jequitinhonha, os lírios nascem espontaneamente e com florada sempre no mês de outubro. Os campos de lírios são comuns em Araçuaí, Itinga e arredores. É difícil não parar para ver, adentrar-se nos campos floridos e sentir o perfume dos lírios do campo.
No Vale do Jequitinhonha os lírios nativos são chamados de “Cebolinha” e “Neve do Sertão” pelo sertanejo. Surge na primeira grande chuva da primavera, com florada entre 20 a 30 dias de duração. No final de setembro e início de outubro, são comuns os campos de lírios em Araçuaí e arredores.
Sua beleza é impactante, presente em decoração de eventos, em arranjos florais e buquês. Embora suas flores simbolizem uma delicada simplicidade, é considerada a rainha das flores, evocando ainda a castidade, a pureza e a inocência. Junto com as rosas, são as flores mais perfumadas do mundo. Seu perfume é inebriante e transmite uma gostosa sensação de paz e tranquilidade.
Presente na história da humanidade, desde os tempos antigos encantam por sua beleza, resistência e perfume inigualável. Era uma das flores mais admiradas por Jesus Cristo, citada inclusive em suas mais belas pregações, o Sermão da Montanha: “Olhai para os lírios do campo, como eles crescem: não trabalham nem fiam…” Mt. 6.28.
Ao longo da história, foi retratada em telas de artistas famosos, desde os tempos da Grécia e Roma antigas, até os dias de hoje. A magia dos lírios, que há milhares de anos encanta e perfuma o mundo, está presente sempre em jardins, campos e também em lendas, misticismo, simpatias, crendices populares e na religiosidade.
Na Grécia antiga desenhos de lírios homenageiam a deusa Hera. Na Igreja Católica, o lírio é o símbolo da Virgem Maria. Os antigos acreditavam também que os lírios tinham o poder de reconciliar casais em fim de relacionamento. Não é à toa que o significado de lírio é “amor eterno”. É a flor, ao lado da rosa, símbolo do amor. Na China, onde a planta é cultivada há mais de três mil anos, sua florada densa é sinal de fartura.
Os lírios nativos estão presentes em várias partes do estado de Minas Gerais, sendo notados ou não, estão lá, perfumados, lindos, delicados e frondosos. Quem quiser conhecer os lírios nativos do Vale do Jequitinhonha, um convite para o mês de outubro, visitar Araçuaí, Itinga e arredores. É um espetáculo deslumbrante e perfumado.

 

[Fotos: Ernani Calazans – fonte: http://www.conhecaminas.com]

Escrito por Ramón Nicolás

Tzvetan Todorov,  lingüista, teórico literario e historiador búlgaro, afirmou que unha sociedade, calquera que esta fose, precisaba coñecer a Historia, non só ter memoria, e aquela debería ter a verdade e a xustiza como únicos imperativos.

          Neste ronsel, paréceme, sitúanse desde a súa concepción os dous libros que aquí nos ocupan e que, malia seren diferentes, comparten esa vontade implícita que os irmanda no obxectivo de difundir a nosa propia historia para que, dalgún xeito, poidamos tamén explicarnos o noso presente con ela.

          Murado confesa que o seu libro, Outra idea de Galicia, é un ensaio, literario e non científico, nucleado no que denomina o “ser” de Galicia. Para construílo aprópiase de ferramentas divulgativas e dun meditado ton narrativo co confesado obxectivo -quizais unha verdadeira técnica narrativa- de desfacer tópicos e lugares comúns. Dáse aquí, deste xeito, un proceso dinámico, por veces un auténtico rodopío, conformado por numerosos interrogantes que se formulan con recorrencia: algúns deles sobre a invención, ou non, dalgúns mitos que se converten en verdade, outros sobre certas imaxes falsas, por veces verdadeiras fantasías, que o tempo foi asentando e que, daquela, enriquecen este libro converténdoo nunha proposta activa e envolvente, guiada asemade desde o comezo polo marabilloso mapa de Domingo Fontán, que o enchoupa cunha sorte de espírito cartográfico que moito gustaría ao propio Otero Pedrayo. Aquí e acolá, así pois, por moito que sospeitemos coñecer sobre o noso pasado, agroman con certeza datos, referencias ou informacións que non deixan de sorprender, por agochadas, silenciadas ou, simplemente, porque non gozamos da sorte de alguén nolo contara.

          Respecto do libro de Ramón Villares hei de confesar que me acompaña, desde a primeira das súas diversas edicións, como unha achega insubstituíble para calibrar e entender os socalcos históricos  que Galicia percorreu ata o presente. Un libro que contribuíu e contribúe, con solvencia e rigor, desde as ferramentas do especialista, isto é, do historiador, a deseñar as liñas de sentido máis relevantes do noso pasado e a desvelar as claves da nosa singularidade, se se quere da nosa propia identidade sobre a que en tantas ocasións paira unha sombra escura e inextricable. O libro axudou, malia que talvez  o autor non considerase ese como un obxectivo primordial, a que tras saber de nós medrase a conciencia dunha autoestima que, por veces, tanto nos falta.

          Desde a edición de 1984 na editorial Galaxia, con aquela cuberta azul da “Biblioteca Básica da Cultura Galega” e publicada baixo o título de Galicia. A historia, ata esta que acolle La Voz de Galicia, o seu autor foi alimentando a idea inicial con achegas monográficas, que ampliaron o proxecto inicial ao reparar na entidade substantiva que, na propia historia, foron cobrando tanto as cidades galegas ou como aqueloutra capital de Galicia alén mar e que representaba a cidade de Bos Aires. Un libro, como o de Murado, que ben merece estar en todos os fogares galegos.

Este artigo publicouse nas páxinas do suplemento Fugas, de La Voz de Galicia, o 11 de decembro de 2020, na sección « Ex umbra in solem ».

 

[Fonte: cadernodacritica.wordpress.com]

A esquerda revolucionária no Brasil e na Argentina

Escrito por VALERIO ARCARY*

Quem são os revolucionários? Quais devem ser os critérios para a classificação das distintas correntes na esquerda brasileira? Alguns parâmetros simples podem nos ajudar para definir o que é suficiente para ganhar a medalha revolucionária.

Ter uma posição revolucionária nas polêmicas sobre o que aconteceu em outro lugar do espaço-tempo, por exemplo, na Rússia em 1927, na Alemanha em 1933, ou na Argentina em 2002, não é o bastante. A história conta muito, mas não pode ser o que decide. Quem usa esta régua são os partidos-museu. Vivem no passado. Podemos ser melhores do que isso. Há três possíveis grandes parâmetros para responder a esta pergunta.

(a) O mais simples é aceitar a autodeclaração. Revolucionários são todos os que assim se definem. Não parece muito marxista, porque não deveríamos fazer juízos a partir daquilo que indivíduos ou organizações pensam de si mesmas. Mas é o mais simples.

(b) O mais restrito é cada corrente, militante ou intelectual classificar como revolucionários somente aqueles que concordam com seus critérios. Ou seja, quem tem identidade com suas posições. Não parece, também, muito razoável, porque cada tendência estaria somente romantizando a sua solidão política autoproclamatória.

(c) O terceiro é mais rigoroso que o primeiro e menos sectário que o segundo e, talvez, mais útil. Revolucionários seriam aqueles coletivos que, nos momentos chaves da luta de classes no Brasil, passaram pelas provas do laboratório da história, portanto, defenderam uma política de independência de classe, ainda que com diferenças táticas uns com os outros.

Na sequência, se usa o primeiro critério. Três apostas estratégicas dividem aqueles que na esquerda brasileira se apresentam como revolucionários. São três projetos distintos: a refundação/renovação do PT, a construção de uma organização revolucionária homogênea e independente, e o PSol como um projeto anticapitalista amplo. Há marxistas de distintas tradições engajados nos três: trotskistas, neoestalinistas, neomaoistas, gramscianos, luckacianos, e outros. As diferenças não se resumem, somente, ao programa, o que é muito importante, mas, também, à localização de espaço político. Qual deles se demonstrou até agora mais promissor? E por quê?

(1) O projeto de que o PT poderia interromper a sua dinâmica de crise era uma hipótese plausível, e ainda permanece viva, ainda que debilitada, em função de variados fatores. Não seria a primeira vez que um partido reformista seria capaz de fazer um giro à esquerda, depois de uma grande derrota. Parecia mais animadora em 2018, quando se demonstrou irrefutável a autoridade política de Lula, mesmo preso, de transferir apoio para Fernando Haddad, e levá-lo ao segundo turno contra Bolsonaro. Ficou confirmado que a experiência com o reformismo não tinha sido esgotada, mas interrompida. Dois anos depois parece improvável, ou muito mais difícil, ainda que não seja impossível, que a corrente majoritária do PT se venha a dividir liberando forças para uma nova direção, uma condição sine qua non de uma revolução interna;

(2) O projeto das organizações marxistas de construção de um partido ou frente revolucionária independente, inspirado na experiência argentina que culminou na FIT, e que se apoia na premissa de que a experiência de ruptura com o PT abre, sem a necessidade de mediações, o caminho para que a política revolucionária conquiste influência de massas não se confirmou. Ao contrário, parece estar estagnado, talvez, em um beco sem saída, com crescente enfraquecimento dos núcleos que fizeram esta aposta, como revelou o desempenho eleitoral invisível de 2020;

(3) O projeto de construção do PSol como um partido anticapitalista amplo unindo correntes revolucionárias, reformistas radicais e tendências intermediárias foi, até momento, aquele que conseguiu avançar de forma mais sólida, conquistando respeito na juventude trabalhadora de escolaridade média e superior, nos movimentos de mulheres, negros, LCBTIQ’s, ambiental de direitos humanos, indígenas, de direitos humanos e antiproibicionistas.

O fracasso da tática de construção de um partido ou frente revolucionária independente nos remete ao paralelismo da evolução econômico-social e política nos dois países mais importantes do Cone Sul. No Brasil, em comparação com a Argentina, quando pensamos em perspectiva histórica, esse projeto não somente não avançou como retrocedeu. Por quê?

Há dois campos de análise para responder a este problema. O primeiro é que a explicação seria subjetiva. Mas a “argentinização” da análise da situação da esquerda revolucionária brasileira favoreceu comparações improdutivas. A esquerda brasileira não é menos revolucionária, menos proletária, ou menos marxista que a argentina. Tampouco é, infelizmente, menos sectária. A explicação mais complexa ou madura nos remete às diferenças nas condições objetivas, ou seja, nas peculiaridades de cada país. No Brasil as mediações foram muito maiores, portanto, situações mais adversas:

A primeira é que no momento decisivo da luta pelo fim da ditadura militar a Argentina viveu a derrota na Guerra das Malvinas, o que impulsionou mobilizações que radicalizaram as massas populares e impulsionaram uma ruptura democrática, incomparavelmente, mais profunda. Os líderes da ditadura militar foram a julgamento e foram condenados. No Brasil, o fim da ditadura militar só foi possível com as maiores mobilizações políticas de nossa história, mas a direção nunca escapou das mãos dos representantes da fração burguesa liberal, e prevaleceu uma concertação que manteve intacto o aparelho militar. Nesse contexto, o peronismo estava em relativa decadência na Argentina, e o PT em vigorosa ascensão. Quem na esquerda brasileira não se uniu à construção do PT ficou condenado à marginalidade do processo de reorganização mais dinâmico.

A segunda é que, no Brasil, a estabilização do regime democrático-eleitoral foi menos turbulenta. Ou, por outro ângulo de análise, a longa decadência do capitalismo argentino foi sempre mais acelerada, intensa, e contínua. Nos dois países a aposta das organizações revolucionárias mais estruturadas foi que a crise do capitalismo semiperiférico seria tão aguda que estava no horizonte estratégico a abertura de uma situação revolucionária. Essa hipótese, que se apoiava no conceito de que nas nações da periferia do capitalismo regimes democráticos não poderiam ter a longevidade das democracias nos países centrais, não se confirmou.

Não foi, evidentemente, um processo linear em nenhum dos dois países. A crise final do governo dos liberais do Partido Radical liderado por Alfonsín culminou com uma semi-insurreição que antecipou a posse de Menem, no final dos anos oitenta, levando o peronismo ao poder, mais de uma década antes de o PT vencer as eleições em 2002. O primeiro governo eleito depois de trinta anos no Brasil em 1989 perdeu a legitimidade em dois anos, e foi deslocado por um impeachment de Collor em 1992. Em nenhum dos dois processos foi possível a esquerda revolucionário dar o salto de organizações de vanguarda com implantação nacional para a influência de massas. Mas no Brasil, depois de hesitações, o PT esteve na primeira linha. E nos dez anos seguintes não existiu espaço político à esquerda do PT na oposição aos governos de FHC e do PSDB.

No Brasil não se abriu uma situação pré-revolucionária depois da terrível década dos anos noventa e, na Argentina, sim. Ao final de 2001/02 – um ano após a queda da gestão peronista de Menem – a Argentina conheceu uma semi-insurreição. Em paralelo, em 2002, o Brasil viveu a eleição de Lula e a formação do primeiro governo do PT, que depois venceu as quatro eleições presidenciais seguintes.

A diferente natureza e influência do peronismo e do PT, ou mesmo do lulismo.

O peronismo foi uma corrente burguesa nacional-desenvolvimentista, que permite comparações com o getulismo, ainda que mais radical, porque ambas mantinham influência no movimento sindical atrelado ao Estado. Mas o varguismo sucumbiu, politicamente, como a principal corrente entre os trabalhadores, depois do golpe de 1964, ainda que o brizolismo tenha sido seu herdeiro. O PT ocupou o lugar de partido hegemônico entre os trabalhadores organizados desde os anos oitenta.

Já o peronismo sobreviveu, depois de Perón e da experiência da ditadura militar de 1976/82, mas na forma de um movimento fracionado em diversas alas e, comparativamente, menos poderoso que o PT. O espaço político para a construção de uma esquerda marxista independente na Argentina foi, durante os governos Kirchner, comparativamente, muito maior que o espaço para construção no Brasil pela esquerda e exterior ao PT, onde a reorganização assumiu maior dinâmica nos movimentos sindical e popular.

2013

Outra grande e decisiva diferença, embora de signo oposto, foi a mudança na situação brasileira com as jornadas de junho de 2013, um profundo divisor de águas. O governo liderado pelo PT foi desafiado pela maior mobilização de massas desde a luta pelas Diretas Já em 1984. Junho de 2013 foi uma onda explosiva, porém, acéfala e fugaz que levou às ruas uma nova geração de assalariados com escolaridade mais elevada, mas, também, as camadas médias exasperadas com o desgaste de suas condições de vida. O impulso progressivo prevaleceu, mas foi breve e confuso. A disposição de luta se esgotou, rapidamente, muito antes de que a esquerda revolucionária se pudesse se posicionar. Dilma Rousseff ainda venceu as eleições de 2014. Mas em 2015/16, foram as forças mais reacionárias que conquistaram a hegemonia nas ruas.

Na Argentina o governo de Cristina Kirchner terminou, melancolicamente, com uma derrota eleitoral que levou Macri à presidência. No Brasil, Dilma Rousseff foi derrubada por um golpe institucional, o PT passou a ser criminalizado por uma operação judicial, Lula foi condenado, preso, e impedido de ser candidato em 2018. Este desenlace desfavorável, dialeticamente, permitiu uma contenção da crise do PT, embora não tenha bloqueado o espaço à esquerda. Mas desqualificou aqueles que importaram da Argentina o “Que se vayan todos” de 2002, na forma de “Fora Todos” no auge da crise em 2016.

*Valério Arcaryé professor aposentado do IFSP. Autor, entre outros livros, de O encontro da revolução com a história (Xamã).

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

Carrers i barris de Barcelona, l’any 1858. Ramon Alabern (AMCB)

Las calles de Barcelona de de l’escriptor i historiador Víctor Balaguer (Barcelona, 11 de desembre de 1824 – Madrid, 14 de gener de 1901) és una obra imprescindible si es vol conèixer la història dels carrers de la Barcelona d’intramuralles, com anuncia el seu subtítol: « Origen de sus nombres, sus recuerdos, sus tradiciones y leyendas, biografías de los personajes ilustres que han dado nombre a algunas; historia de los sucesos y hechos célebres ocurridos en ellas y de los edificios más notables, así públicos como particulares, que existen en cada una, con la reseña y noticia de todo lo más importante relativo a la capital del Principado, ed. de gran lujo adornada con preciosas láminas« .

L’obra ens ofereix tota una sèrie de dades i anècdotes antigues (no sempre documentades històricament), que no és possible trobar enlloc més, tret d’Històries i llegendes de Barcelona, de Joan Amades.
Si la voleu consultar, Google ens n’ofereix la versió digitalitzada dels dos volums, en l’edició original de Salvador Manero de 1865, amb la possibilitat de fer cerques sobre tot el text. Cliqueu els enllaços següents per accedir a cadascun dels dos volums.
 
Víctor Balaguer és també l’autor del projecte de nomenclatura per als carrers de l’Eixample de Barcelona, amb noms dedicats als territoris de la Corona d’Aragó (Aragó, València, Mallorca, Rosselló, Còrsega, Sardenya, Sicília, Nàpols…), a les institucions catalanes (les Corts Catalanes, la Diputació, el Consell de Cent) o a personatges històrics importants (Pau Claris, Roger de Llúria, Roger de Flor…), que va ser adoptat en bona part, però amb modificacions i canvis de localització que en van trencar la lògica urbana (per exemple, els carrers amb els noms dels territoris van acabar separats en dos blocs). Posteriorment, durant la dictadura, alguns d’aquests noms van ser alterats, i no es van recuperar fins a la democràcia. Alguns, però, perdent el seu sentit inicial, com el Carrer del Compromís de Casp, que s’ha mantingut com a carrer de Casp.

Publicat per Enric H. March 

 

[Font: enarchenhologos.blogspot.com]

O autor nado no Líbano publica «Os nosos inesperados irmáns»

El escritor libanés Amin Maalouf, Premio Príncipe de Asturias de las Letras 2010

O escritor libanés Amin Maalouf, Premio Príncipe de Asturias das Letras 2010

Escrito por ENRIQUE CLEMENTE

De súpeto, nunha diminuta illa da costa atlántica, as luces apáganse, a radio deixa de emitir, o móbil non funciona. ¿Que pasou? ¿Sucedeu en todo o país?, ¿no mundo enteiro? ¿Sufriu o planeta un cataclismo? A partir de aí desenvolver Os nosos inesperados irmáns (Alianza), a última novela Amin Maalouf (Beirut, 1949), gañador dos premios Goncourt e Príncipe de Asturias 2010, membro da Academia Francesa e un dos intelectuais máis influentes e prestixiosos do mundo. Unha obra dacabalo entre a distopía, a ciencia ficción, a alegoría e a mitoloxía, na que uns descoñecidos e misteriosos «amigos de Empédocles» interveñen para salvar un mundo ao bordo da catástrofe.

-Ao comezo da novela hai unha cita de Novalis: «A novela xorde das carencias da Historia». ¿Así xurdiu a súa?

-Necesitaba buscar na ficción a esperanza que xa non podo atopar na Historia. A novela naceu da miña angustia ante a situación do mundo. Desde hai anos estou bastante aterrado pola súa evolución. Eu imaxinaba un mundo que avanzase cara á universalidade, reconciliado, harmonizado, pero estamos noutro onde as relacións son cada vez máis duras e antagónicas entre os seus compoñentes.

-Debuxa un mundo en perigo, ao bordo dunha guerra nuclear, pero á vez é optimista porque hai lugar para a esperanza.

-Ten razón. Diría que é un libro que, por unha banda, é unha descrición, espero que lúcida, do mundo tal como é hoxe, que está a evolucionar nun sentido moi preocupante e vai moi mal. Pero tamén está a esperanza de que a humanidade produza algo que non nos esperamos, aínda que parece moi improbable. No fondo de min hai un optimista que pensa que talvez aínda haxa unha solución.

-Nesa solución da que fala, ¿quen serían o noso «amigos de Empédocles», que traerían o cambio que o mundo necesita?

-Se me puxese a soñar, diría que o meu desexo máis querido, que talvez é un tanto tolo, é que no mundo haxa, non xa unha poboación exterior que non vimos nunca, senón que xurda unha liga de cidadáns entre nós. Porque hai xente lúcida, competente, que ve as cousas con certa elevación. O meu soño é que houbese unha liga de cidadáns que viñesen de todas partes e reunísense, máis ben de forma virtual que fisicamente, que reflexionasen e contribuísen a resolver xuntos os problemas nos que se debate a humanidade actualmente e aplicasen as solucións. Cando falo dos «amigos de Empédocles» é isto o que teño na miña mente. Os valores máis construtivos e máis nobres residen na humanidade de hoxe, pero ven perdidos e esmagados pola mediocridade, a corrupción e a incompetencia.

-¿Nesa hipotética liga de cidadáns incluiría aos políticos? ¿Pódeme dar algún nome?

-Hai unha figura que me gusta moito, Angela Merkel, pero hai outras. Mandela tamén podería ter formado parte perfectamente da liga. En todos os ámbitos da vida, incluso entre os políticos, e sen dúbida entre os sabios, os universitarios, os académicos ou os profesionais dos medios de comunicación, hai xente capaz de reflexionar xunta. Gustaríame ver iso, aínda que seguramente sexa improbable, pero non é imposible totalmente. Se de verdade temos conciencia de estar ao bordo do abismo, reaccionaremos e talvez se produza ese movemento de solidariedade e fraternidad entre concidadáns do mundo.

-¿Imos á autodestrución?

-Non diría que á autodestrución, senón que avanzamos cara a un naufraxio, talvez o esteamos vivindo xa, pero creo que hai vida despois do mesmo. Cando hai desastres debemos intentar superalos, ver como volver empezar. O mundo está atravesando un período delicado, pero se conseguimos reorientar ese transatlántico da humanidade para tomar outro rumbo e establecer unhas relacións diferentes entre todos os seus compoñentes aínda poderiamos evitar o peor. Simplemente non temos un tempo ilimitado. Deberiamos aproveitar este momento de pausa da pandemia, onde todo se detén, para reformularnos o mundo, para imaxinar un mundo diferente e reorientalo, porque estou convencido de que estamos realmente a dous dedos dunha crise fundamental. A crise que estamos a vivir agora non é destrutora, pero talvez sexa o último aviso antes dunha crise moito máis destrutiva.

«Hai que repensar o mundo a partir da pandemia»

«Creo que a pandemia nos vai a cambiar moitísimo, probablemente sexa demasiado pronto para saber como, pero farao», sinala o autor de novelas como León o Africano ou A roca de Tanios e de ensaios como As cruzadas vistas polos árabesIdentidades asasinas ou o recente O naufraxio das civilizacións. «Moitas cousas na nosa vida diaria, persoal e profesional, cambiaron, xa non traballamos nin nos desprazamos igual que antes, vémonos e saudamos doutro xeito; non creo que volvamos á situación anterior», explica. «Hai países que demostraron estar moito mellor equipados e preparados para facer fronte a este tipo de crise que outros como Francia, España ou EE.UU.», asegura. «É sorprendente ver que países entre os máis adiantados, que teñen sistemas sanitarios moi sofisticados, saíron menos seguros de si mesmos do período actual», continúa. «Quen ía pensar que nun país como Taiwan, que ten 23 millóns de habitantes, só ía haber sete mortos en toda a pandemia», sinala. «¿O que estamos a ver débese a causas inmediatas ou ben é o comezo dun corremento do centro do mundo noutra dirección? Non o sei, pero en calquera caso merece a pena pensar e repensar o mundo a partir do sucedido este ano», sostén. «O que é seguro é que non é un ano que esqueceremos sen máis, está claro que o mundo non será o mesmo despois da pandemia, algo tivominado e empeza unha nova fase da historia que aínda non coñecemos, pero temos que adiviñar como vai ser», conclúe.

«Un fenómeno moralmente equivalente á Grecia clásica poderíanos axudar»

Maalouf escribiu a novela antes do covid-19 e decidiu publicala sen cambiar nada. «Pensei que non había que cambiala en función da actualidade nin intervir para rectificar nin para achegarme ou afastarme do que sucedeu despois», explica. De feito, «cando lin o manuscrito durante a pandemia tiven a sensación de que había resonancias co estado de ánimo dos protagonistas da novela no momento no que o mundo se parou».

-Na novela reivindica a Grecia clásica. ¿Que ensinos podemos aprender?

-O que sempre me fascinou do milagre grego é que houbo un momento da historia en que a humanidade parecía aínda moi balbuceante, non parecía capaz de desenvolver unha civilización avanzada, e con todo esta xurdiu. O que ocorreu hai 24 séculos en Grecia, que inventou o teatro, a filosofía ou a democracia, que elevou a arte a un nivel altísimo, o feito de que o espírito humano teña podido producir unha civilización tan avanzada nun momento no que a contorna non parecía preparado, é unha fonte de esperanza. Nesta fase tan difícil na que o mundo parece avanzar cara a un naufraxio é posible que vexamos aparecer un fenómeno que sexa moralmente equivalente ao milagre grego e que nos axude a achar unha solución.

-¿A non reelección de Trump é unha boa noticia nun ano catastrófico?

-Alegroume moito porque tería sido preocupante que fose reelixido tras os seus comportamentos disparatados. Ao mesmo tempo, que teña obtido tantos votos é preocupante. Non estou seguro de que o movemento político representado por Trump estea xa no cubo do lixo da historia, segue sendo moi virulento. Creo que volveremos ter o mesmo problema dentro de catro anos, ou ben con el ou con outro que terá as mesmas conviccións e obxectivos e talvez sexa menos pantasma e xa que logo moito máis perigoso.

-¿Parécelle inquietante que unha ditadura como China saia reforzada desta crise?

-Si. Avanzamos cara a unha nova forma de guerra fría. Temos unha potencia ascendente, China , e a EE.UU., instalada como a gran superpotencia desde hai varias décadas, que se sente ameazada e sen dúbida reaccionará. Dá a sensación de que a confrontación entre ambos é practicamente ineludible. Estamos en vésperas de algo novo, dunha nova realidade global e estratéxica e hai moitos motivos de preocupación.

 

[Imaxe: LUCA PIERGIOVANNI – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

 

Frontera entre Luxemburg i Alemanya, al lloc exacte on l’exèrcit aliat s’endinsà per primera vegada al Tercer Reich.

Escrit per Carles Domènec

Què es devien dir el sergent Warner W. Holzinger i el caporal Ralph E. Diven en el moment de travessar el pont que separa Luxemburg d’Alemanya, a l’alçada de Stolzemburg? No ho sabem, però sí coneixem el paisatge que van veure. Van creuar la frontera a les 16.30 hores, de l’11 de setembre de 1944, quan la tardor regala per aquestes contrades l’espectacle dels mil colors del bosc: verd, grocs, marrons, daurats… i el blau del cel amb el negre del riu. Les aus segueixen el curs del riu, que en aquest punt té forma de essa, envoltada per turons. El costat luxemburguès és més ombrívol. L’alemany té més cases a vorera del riu.

Holzinger i Riven foren els primers soldats aliats, pertanyents a la Cinquena Divisió, que entraren al Tercer Reich. Els acompanyava el tinent francès Lionel Delille. Noranta-sis dies abans, Holzinger i Diven formaven part del desembarcament de Normandia. També hi havia els oficials Coy T.Locke, William McColligan, George F. McNeal i Jesse Stevens.

A les 18 hores de l’11 de setembre de 1944, la notícia de les tropes nord-americanes entrant en territori alemany fou transmesa a l’estat major que informà de la notícia al món sencer. A partir del 14 de novembre, els soldats aliats aconseguiren alliberar dels alemanys diverses poblacions properes al pont que separa Luxemburg i Alemanya, però els combats se succeïren.

Costat alemany a la frontera amb Luxemburg, al lloc exacte on l’exèrcit aliat s’endinsà per primera vegada al Tercer Reich. © Fotografies de Carles Domènec.


A la matinada del 16 de desembre, la
352 Volksgrenadier i la 5a divisió de paracaigudistes alemanys travessaren la zona, cap a l’Our. Hi hagué combats cos a cos, entre alemanys i nord-americans. No fou fins al febrer de 1945 que les unitats de la Divisió 80 d’infanteria trencaren la línia Sigfrid.

 

Soldats nord-americans entrant a Luxemburg, 1944.

 

 

[Font: http://www.revistabearn.com]

Foto

La història es conforma de fets i persones. Si a la Història mundial de Catalunya ens vam fixar sobretot en els fets, aquest nou projecte es centra en les persones i en les moltes personalitats rellevants i influents que ha tingut el nostre país.

Un llibre d’història rigorós i alhora divulgatiu en el qual més d’un centenar d’historiadors i experts ens ofereixen un retrat de Catalunya a través de la vida de les persones que al llarg dels segles amb els seus fets i obres, i en el seu dia dia, han canviat la història i el món, des dels temps antics fins als nostres dies.

Biografia de l’autor

Borja de Riquer i Permanyer és catedràtic emèrit d’Història Contemporània a la Universitat Autònoma de Barcelona. Especialista en història del catalanisme polític i del franquisme, les seves darreres publicacions han estat La Dictadura de Franco (2010), Reportaje de la Historia (2010, en col·laboració amb Martí de Riquer), Alfonso XIII y Cambó. La monarquía y el catalanismo político (2013), Cambó en Argentina. Negocios y corrupción política (2016) i Anar de debò. Els catalans i Espanya (2016). Ha dirigit l’obra Història, Política, Societat i Cultura dels Països Catalans (1995-1999) i La corrupción política en la España Contemporánea (2018).

Títol: Vides catalanes que han fet història
Autor: Borja de Riquer
Editorial: Edicions 62
Col·lecció: Llibres a l’Abast
Pàgines: 912
ISBN: 978-8429778847

 

[Font: http://www.racocatala.cat]