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Félicien Rops est un artiste majeur du XIX ème siècle. Se moquant ouvertement du puritanisme de son époque et mettant en lumière l’hypocrisie de toute une génération, il fait partie des artistes les plus sulfureux. Qui était donc cet artiste controversé et comment procédait-il pour imposer ses propres idées ?

Félicien Rops

Félicien Rops est un artiste belge ayant de multiples cordes à son arc. Né à Namur en 1833 dans une famille de bourgeois, il se passionne par les arts et plus particulièrement pour la peinture, le dessin et la gravure. A l’abri du besoin grâce à la fortune de sa famille, il peut se concentrer sur ses études et suivre des cours de peinture en parallèle. En 1849, son père décède et il se retrouve alors sous la tutelle de son cousin Alphonse. L’entente entre ces deux-là n’est vraiment pas au beau fixe. Rops ne supporte pas les attitudes de ce bourgeois et rêve alors de liberté. Très vite, il quittera Namur en 1851 pour aller à Bruxelles où il entrera dans différents cercles d’artistes. Il y rencontre du beau monde notamment dans les cercles littéraires.

Il commence sa carrière en réalisant des caricatures pour de petits journaux. Celles-ci sont scandaleuses mais participent à son succès. Il réalise ensuite de nombreuses illustrations. Il est aussi très présent dans la vie artistique de Bruxelles puisqu’il fait partie de nombreuses associations tout au long de sa carrière.

En 1857, il épouse Charlotte Polet de Faveaux, la fille d’un juge. Leur mariage bat grandement de l’aile à cause des infidélités répétées de l’artiste. Félicien Rops est un homme faible fasse à la beauté des femmes, et cette faiblesse masculine sera très souvent abordée dans ses œuvres.

Ayant rencontré de nombreux artistes au cour de sa carrière dont l’écrivain Alfred Delveau avec qui il a collaboré plusieurs fois, il part à Paris poursuivre sa vie dans les années 60. Paris aura toujours été un refuge pour les artistes. La capitale française permettait une liberté qui n’était sans doute pas possible ailleurs. Rops s’est créé une réputation des plus sulfureuses. Ses œuvres étaient parfois sévèrement jugées. N’oublions pas que nous nous trouvons au XIXème siècle, à une époque encore très catholique et puritaine. L’artiste, étouffé par un milieu bourgeois qu’il considère hypocrite souhaite montrer l’envers du décors.

 

Se détachant énormément des canons de beauté académiques, des déesses, des muses et des allégories en tout genre, Félicien Rops va représenter dans ses œuvres des femmes très modernes. Parfois habillées de manière bourgeoise, il les représente dominantes. L’artiste est considéré comme étant un symboliste, ses œuvres doivent donc être décortiquées !

Il réalise à plusieurs reprise « La Dame au Pantin« . Les femmes dans ces œuvres sont toutes puissantes. Les pantins, grotesques et désarticulés, symbolisent les hommes. Ceux-ci seraient complètement assujettis devant le pouvoir de séduction des femmes. C’est quelque chose que Rops vit lui-même puisqu’il est très sensible aux charmes de ces dames malgré le fait qu’il soit marié et ait donc promis fidélité.

La version de 1877 est pour moi la plus intéressante ! On y trouve de nombreux symboles et références ! D’abord, on peut voir cette femme tenant fermement un pantin dans son poing levé qui symbolise clairement sa toute puissance. Dans sa main gauche, elle tient fermement un couteau, symbole phallique ultime. Celui-ci est ensanglanté. La femme est clairement celle qui domine. Des pièces d’or tombent du pantin et rappelle fortement le tableau de Danaé de Chantron réalisé plus tard en 1891. Chantron s’est-il peut-être inspiré de Rops pour symboliser la cupidité ? Ces pièces d’or font rappellent la vénalité.

Félicien Rops a souvent fait référence à la prostitution à Paris et aux courtisanes donc j’imagine que les pièces d’or peuvent aussi très bien faire référence à ces échanges tarifés. On retrouve aussi aux pieds de cette femme un petit cupidon tourné en ridicule et habillé en bouffon. On le reconnait grâce à ses deux ailes. À la place de son arc et ses flèches, il tient une espèce de sceptre avec un crâne, symbole de la mort… La vasque aussi est très intéressante puisque l’on y distingue l’arbre de la connaissance et le serpent de la tentation.

Le symboliste aborde ici tout ce qu’il déteste en réalité c’est-à-dire l’hypocrisie de la religion et du puritanisme de son époque. Les bourgeois faisant tout pour apparaitre en public comme lisses et bien sous tout rapport sont pourtant ceux qui entretiennent des relations scandaleuses avec des femmes qui ne sont pourtant pas leur épouse. Toute la symbolique du pantin est aussi très intéressante puisque pour Rops, l’homme est la marionnette de la femme, elle peut en faire ce qu’elle souhaite mais la femme elle, est la marionnette du diable… Encore une fois, la femme est rattachée au vice et à la tentation. Elle est celle qui détourne les hommes de leur droit chemin.

Dans les coulisses, Félicien Rops, 1878

Dans les coulisses, 1878-1880

Félicien Rops a de nombreuses fois représenté ces relations entre homme et femme. Ici, dans cette œuvre, on se trouve sans doute dans les coulisses d’une pièce de théâtre. On sait très bien que les actrices de théâtre ainsi que les danseuses d’Opéra à Paris ne gagnaient vraiment pas bien leur vie. Pour subvenir à leur besoin, elles se prostituaient très souvent. Les bourgeois d’ailleurs qui allaient au théâtre ou à l’Opéra y allaient la plupart du temps juste pour se trouver une courtisane. C’est quelque chose que Edgar Degas a abordé de nombreuses fois, de même pour Henri de Toulouse-Lautrec. N’hésitez pas à regarder plus précisément les tableaux de Degas car vous y verrez souvent, caché au fond de la scène, un homme regardant les petites danseuses… Il n’est pas là juste pour regarder.

Face à un public délicat, Rops n’hésite donc pas à montrer justement, ce qu’il se cache en coulisse ! Les titres de ses œuvres sont d’ailleurs souvent très importants et en disent longs, ils ne sont jamais choisis au hasard.

Pornocratès, Félicien Rops, 1878

Pornocratès, Félicien Rops, 1878

Pornocratès est sans doute l’œuvre la plus connue de l’artiste. On y voit une femme nue, seulement chaussée et gantée. Ses yeux sont bandés et elle se laisse guidée par un cochon. Trois chérubins, souvent représentés dans l’art avec Vénus, la déesse de l’amour et de la beauté, fuient la scène, horrifiés. La femme piétine une frise où l’on y voit plusieurs représentations d’art comme la sculpture, la musique, la poésie et la peinture. Celles-ci se lamentent. Ces représentations symbolisent l’art classique et académique. Rops décide une nouvelle fois d’enterrer symboliquement le passé afin de montrer la modernité. Le cochon ici pourrait symboliser deux choses. Dans un premier temps, l’homme, qui serait tenu en laisse par la femme et dominé. Puis dans un second temps, on peut penser que la femme se laisserait simplement guider par ses instincts, son propre désir. Le cochon souvent associé à quelque chose de sale serait une nouvelle fois pour Rops une manière de montrer que la sexualité et l’érotisme ne sont pas sales puisqu’ils font parties de la vie et que c’est quelque chose de naturel.

La Tentation de Saint Antoine, Félicien Rops, 1878

La Tentation de Saint Antoine, Félicien Rops, 1878

En 1884, le Groupe des Vingt, un cercle artistique bruxellois dont fait partie Félicien Rops, organise une exposition. La Tentation de Saint Antoine réalisée des années plus tôt y est alors exposée et là, c’est le SCANDALE. Rops connu pour son côté sulfureux dépasse pour certains les limites puisqu’il blasphème ouvertement. Ici, il tourne en ridicule la religion. On y voit Saint Antoine, interrompu dans sa réflexion par une vision presque diabolique. Le Christ, est remplacé par une rousse incendiaire complètement nue offerte au regard du saint. derrière elle se trouve le diable et des chérubins tout droit venus des enfers les accompagnent. Un cochon est aussi présent et symbolise une nouvelle fois les instincts humains. À travers ce pastel, Félicien Rops remet en question la religion et ses préceptes en affirmant que la sexualisé ne peut être refoulée puisqu’elle fait partie intégrante des Hommes. Même le plus saint des saints ne peut nier cela…

La Chanson de Cherubin, Felicien Rops, 1878-1881

La Chanson de Cherubin, 1878-1881

Félicien Rops est donc un artiste plus que sulfureux. Ne reculant pas devant son envie de choquer mais surtout devant son envie de mettre en lumière l’hypocrisie de tous ces bourgeois bien pensants, il n’hésite pas à aller aussi contre un style artistique bien défini. Antiacadémique, il fait preuve d’une certaine modernité. Il s’inspire pourtant énormément de l’histoire des arts, c’est un homme très cultivé et connu pour avoir une très bonne mémoire. Il reprend très souvent les codes de grands maitres dans ses tableaux surement parfois pour les tourner en ridicule d’ailleurs. L’artiste décède en 1898 dans sa demeure en Essonne. Jusqu’à la fin de sa vie, il continuera de dessiner et de peindre.

Son travail ne résume bien évidemment pas à ces œuvres vues ici plus haut mais j’ai décidé de me pencher sur l’image donnée aux femmes.

 

[Source : http://www.unebrevehistoiredart.com]

Escrito por ÁLVARO ALCÁZAR

Cuando Fernando de Magallanes partió del puerto de Sevilla el 10 de agosto de 1519 su objetivo era llegar hasta las islas de la Especiería, que hasta ese momento estaban controladas por los portugueses. Magallanes era consciente que el negocio de las especies podría traer mucha riqueza a España y en su opinión aquellas islas estaban en el llamado hemisferio español. Los coordinadores de « En el archipiélago de la Especiería« , Javier Serrano Avilés y Jorge Mojarro, han conseguido unas colaboraciones extraordinarias donde se cuenta la historia de las islas Molucas desde diversas perspectivas.

Cuando se cumplen cinco siglos (1521-2021) de la llegada de la expedición de Magallanes-Elcano a las islas de las anheladas especias, nos damos cuenta de lo poco que sabemos de la presencia de España en un lugar tan estratégico como las Molucas. Una carencia que, de la mano de especialistas españoles e indonesios, pretende desterrar esta obra.

De manera admirable los historiadores que han aportado sus trabajos sobre la historia de las Molucas reflejan la importancia de las especias en la economía mundial. Hay que recordar que cuando llegó Juan Sebastián Elcano al puerto de Sanlúcar de Barrameda en 1522, tres años después de la partida, en la nao Victoria se pudo pagar todos los gastos de la expedición gracias a las especias que trajeron en la nave.

En el libro han colaborador ocho prestigiosos investigadores españoles e indonesios. Mención especial merece Antonio C. Campo López, que ha contribuido con cuatro capítulos de los once de los que constan el libro. Magníficamente editado, cuenta con excelentes ilustraciones de la época que han sido seleccionadas por María Prada González. El resultado es una obra imprescindible para conocer la huella que España dejó en un archipiélago que está en las antípodas de nuestro país.

El nombre Molucas sigue sonando tan evocador en el siglo XXI como sonaba en el XVI, preñado de exotismo y aventura, de especias y de océano. Ese pequeño archipiélago, las denominadas islas de la Especiería, fue el destino original y anhelado al que se dirigieron las primeras grandes expediciones transoceánicas y, sin embargo, una de las paradojas más extraordinarias de los estudios acerca de la monarquía hispánica es que los avatares de su exploración y la presencia española –que se prolongó durante casi seis décadas– no habían sido objeto de una monografía. Las Molucas no solo constituyeron uno de los confines del Imperio, sino que fueron un escenario clave dentro del intrincado juego de intereses comerciales y rivalidad militar que enfrentó a las pujantes potencias europeas en ese orbe por vez primera globalizado. Una obra, publicada en colaboración con AECID, en la que han contribuido los principales expertos del tema, y que se ha dotado de un apabullante aparato gráfico, se pretende arrojar luz sobre uno de los episodios más fascinantes, pero peor conocidos, de la presencia española en el sudeste asiático, desde la primera circunnavegación del planeta hasta el abandono definitivo de los últimos fuertes de las Molucas en la segunda mitad del siglo XVII. Marinos y cosmógrafos, piratas y misioneros, sultanes y mercaderes reunidos en un libro que huele a clavo y nuez moscada: naveguemos en este barco de papel hasta las islas de la Especiería.

Javier Serrano Avilés (Málaga, 1975) es coordinador del Aula Cervantes de Yakarta (Indonesia). Estudió filosofía, literatura comparada e hispánica en las universidades de Comillas (Madrid), Autónoma (Madrid), Barcelona (UB) y Granada. Es miembro vitalicio de la Uganda Society y editor del volumen La enseñanza del español en África subsahariana (2014). Posee la Cruz de Oficial de la Orden la Isabel la Católica (2018).

 

[Fuente: http://www.todoliteratura.es]

Paranaländer presenta la obra del ilustrador británico Aubrey Beardley (1872-1898), asociado al movimiento «art nouveau» en su país, con un estilo fuertemente influido por la pintura japonesa. En sus solo 25 años de vida, Beardley fue elevado por editoriales innovadoras a puestos de responsabilidad que le permitieron iniciar una revolución artística en Londres.

Escrito por Paranaländer

«Si no soy grotesco, no soy nada»

“Los dibujos de Aubrey Beardsley” (1970, editorial La Brújula, Buenos Aires, Argentina), intempestivo regalo de una amiga, artista parawayensis, les quiero comentar en esta columna. El libro trae 110 dibujos, entre ellos están ilustraciones de Mallarmé, Luciano de Samosata, Alexander Pope, Dowson, Mallory, Aristófanes, Dumas hijo, Balzac.

AUBREY BEARDSLEY (1872-1898), un ilustrador joven e iconoclasta de Brighton, casi sin formación formal, fue elevado por editoriales innovadoras a puestos de responsabilidad que le permitieron iniciar una revolución artística en Londres. Entre 1893 y 1898, los años principales de su corta carrera, los pocos mentores de Beardsley en publicaciones le dieron la enorme tarea de ilustrar libros completos y servir como editor de arte e ilustrador principal de nuevas revistas.

En 1893 (cuando contaba con solo 20 años) se le encargó a Beardsley que ilustrara “Salomé” de Oscar Wilde, que se publicará el año siguiente. Al ilustrar esta obra erótica sobre la ejecución de Juan el Bautista por Herodes Antipas, Beardsley se tomó grandes libertades (a menudo se dice que trató de ridiculizar la obra), produciendo imágenes sensuales y horripilantes que a veces estaban completamente fuera de consonancia con el texto. Estilísticamente, estas ilustraciones en particular parecen revelar la influencia del arte japonés, que Beardsley admitió emular en algunas de sus obras.

En 1894, John Lane nombró a Beardsley editor de arte e ilustrador jefe de The Yellow Book. Una nueva revista de arte trimestral, fundada y publicada por John Lane, de la editorial The Bodley Head. Comenzó su publicación en 1894 y publicó 13 volúmenes hasta acabar en 1897. Su director literario fue un norteamericano, Henry Harland, y el director artístico Aubrey Beardsley (hasta el cuarto número, en que se vio obligado a retirarse a causa de la petición del público de que se suprimiese su obra). Era una miscelánea inorgánica de recensiones, narrativa y poesía y algunas de las páginas más típicas del fin de siglo aparecieron en ella. Entre sus colaboradores figuraron Henry James, William Butler Yeats, Ernest Dowson, Baron Corvo, Wells, Kenneth Graham, Gosse y Max Beerbohm e ilustradores como Sir Frederic Leighton. Poco después, encontró un nuevo apoyo en Leonard Smithers, otro editor de libros y revistas.

Beardsley fue nombrado editor de arte de The Savoy, una revista de arte publicada por Smithers. Havelock Ellis, George Bernard Shaw, Yeats y Beerbohm se encuentran entre los muchos escritores e ilustradores destacados de Londres que aparecen en sus páginas. Beardsley ilustró ocho números de The Savoy entre 1895 y 1896. Además de obras de arte, contribuyó con sus propios escritos, incluidos los poemas «Los tres músicos» y «La balada de un barbero», una traducción del Carmen CI de Catullus y una novela inacabada titulada “Bajo la colina” (una versión expurgada de otra novela que nunca terminó, “La historia de Venus y Tannhäuser”).

Aubrey Beardsley murió de tuberculosis en 1898, a la edad de 25 años.

 

[Fuente: http://www.eltrueno.com.py]

Paranaländer se refiere al número 2 de la revista surrealista «Arsenal» (1973), editada en Chicago, donde se publicaron dos textos dedicados al pintor boliviano Benjamín Mendoza y Amor (1933-2014), quien intentó, en noviembre de 1970 en Manila, asesinar al papa Paulo VI.

Por Paranaländer

El acto surrealista par excellence según el papa del surrealismo André Breton: “salir a la calle con una pistola y empezar a disparar al azar” (no al bazar).

El único surrealista realmente demente que intentó poner en práctica tal consigna estética (a medias, porque no eligió el azar sino una criatura de dios bien concreta: el papa Paulo VI) fue el pintor surrealista boliviano Benjamín Mendoza y Amor. El 27 de noviembre de 1970, disfrazado de sacerdote, en el aeropuerto de Manila, atacó con un cuchillo de 12 pulgadas al papa hiriéndolo en la yugular. Según el libro “No disparen contra el Papa” (Cochabamba, 1989) de Néstor Taboada Terán, que novelizó el conato de magnicidio con espíritu conspiranoico típico de la guerra fría, el pintor era un agente de la CIA. Esto liquida toda aura poética que haya portado el acto.

La revista “Arsenal. Subversión surrealista”, del grupo surrealista de Chicago, en el número (2) del verano de 1973 dedica dos textos a su ídolo boliviano. “Guerra contra el Papa” y “Carta de los surrealistas a Benjamín Mendoza y Amor”, ambos en la página 20 (la carta termina en la 21) que lleva una ilustración de José Guadalupe Posada titulada “Asesinato de un cura”. En el primero (que empieza citando un texto de Breton de 1925 donde pide una guerra contra el papa, a quien tilda de perro) se celebra “el acto más puro de audacia individual” y lamenta que esté cumpliendo una condena de 20 años (en realidad salió en 1974 de la prisión Quezón City) en Filipinas, un país -dicen- con el régimen más corrupto y bárbaro del mundo.

La carta firmada por Stephen Schwartz (uno de los agitadores de la revista), y dirigida al “querido camarada”, fue emitida inmediatamente después de las noticias radiales del día de Acción de Gracias de 1970. Se lo posiciona a Mendoza y Amor al lado de otras grandes víctimas de la Inquisición como Tupac Amaru, Montezuma, Atahualpa, Cuautemoc, Bruno, Hus, y de héroes espirituales en la cruzada contra la Iglesia y sus espantosos engaños, como Benjamin Péret (su tocayo) y “el más noble ser humano”: el Marqués de Sade.

Sí, hablamos del papa surrealista no solo por ser una obsesión y chivo expiatorio de ese grupo artístico sino porque Breton llegó a tener esa aureola papal sobre sí y, en ultimo caso, este oscuro pintor no afiliado al surrealismo aunque reconocido como tal (sus cuadros son apreciados por Arsenal y en su declaración ante el comisario Serafín Fausto dijo “que deseaba matar al papa porque alentaba la superstición del mundo”, y que lo quiso matar “no físicamente sino de forma surrealista”) llevó las trazas de Cristo y de su representante en la tierra. Para tal comprobación solo falta leer una parte del panfleto del grupo Arsenal de dos años antes:

“La destrucción de la Iglesia de San Pedro debería comenzar en Navidad (…). Sobre las ruinas y cenizas de esta iglesia ridícula el Grupo Surrealista propone erigir un enorme monumento en honor de nuestro camarada Benjamín Mendoza y Amor”.

 

[Fuente: http://www.eltrueno.com.py]

Paranaländer reseña el cómic «Una metamorfosis iraní» del ilustrador Mana Neyestani, quien, a raíz de una viñeta que dibujó en el suplemento para niños del diario «Irán», comenzó a ser perseguido políticamente, pues la comunidad azerí de ese país interpretó su obra como un insulto. El cómic, autobiográfico, narra este episodio que transformó la vida de Neyestani y lo obligó a exiliarse.

Por Paranaländer

Toda esta historia es por culpa de una cucaracha, una cucaracha escapada de un diario iraní que habla en azerí.

Soheil, personaje niño del suplemento dominical “Irán Jomeh” del diario “Irán”, dedicada a los jóvenes de cuyas páginas Mana Neyestani es coordinador desde 2004, le aburría un día a su creador y le inventa una cucaracha, que tiene la mala idea de pronunciar una palabra azerí: namana.

Bueno, la minoría azerí (los azeríes de Irán se consideran turcos a veces) se cabrea e indigna y llega a organizar una manifestación juvenil por el uso de la palabra namana, no solo eso, el mercado más popular del país entra en huelga, todo por una palabra extranjera que los iraníes usan cuando no encuentran la palabra que buscan para expresarse. Los azeríes han quemado oficinas del diario en varias ciudades pues piensan que los iraníes los consideran como cucarachas (razonan así: si en el suplemento juvenil del diario Irán -estatal- sale una cucaracha hablando en azerí…).

“Una metamorfosis iraní” (2012, La Cúpula, Barcelona, España), es la novela gráfica autobiográfica del dibujante iraní Mana Neyestani, que por el asunto de la cucaracha diciendo namana en azerí terminará en la prisión de Evin. Las vicisitudes que sufre son infinitas hasta lograr salir de Irán y poder contar su historia gracias a una beca en París, después de interminables pedidos de asilo a países europeos, Canadá, EE. UU todos denegados. Por ejemplo, en Malasia, de donde tiene que salir nuevamente porque denuncia fraude electoral iraní en 2009 y ambos países son aliados, en Turquía, donde lo interrogan otra vez no para condenarlo sino para ayudarlo, etc.

La tapa del libro fue creación de Hassan Karimzadeh, artista iraní dos veces vencedor del premio World Press Cartoon. Es famoso por la condena de 10 años de prisión a inicios de 1990 por su dibujo del Ayatollah Khomeini (ídolo de Foucault) como jugador de fútbol. Juaz.

Mana Neyestani (Teherán, 1973), estudió arquitectura, comenzando su carrera como dibujante e ilustrador en 1990 para muchas revistas culturales, literarias, económicas y políticas. Se convierte en dibujante de prensa gracias al aumento de periódicos reformadores iraníes en 1999. En el 2000 publica su primer libro de ilustraciones, “Pesadilla”. El protagonista, M. Ka, es también el personaje principal en “Casa fantasma” (2001) y “El rompecabezas de amor de M. Ka” (2004). Catalogado como dibujante político, es obligado rápidamente a hacer dibujos para niños. El que realizó en 2006 le costó la cárcel y posterior huida del país. Entre 2007 y 2010 vive exiliado en Malasia, realizando ilustraciones para webs disidentes iraníes de todo el mundo. Premio al Valor 2010 de CRNI. Hoy vive en París con su esposa Mansoureh.

 

 

[Fuente: http://www.eltrueno.com.py]

 

O valor da palavra na sua dimensão poética e musical assume em Paul Verlaine um estatuto da maior relevância.

O preciosismo da sua escrita, que lhe permite através do artifício poético convocar ideias ou mesmo sensações, coloca-o numa plataforma privilegiada entre os seus pares simbolistas, Baudelaire, Rimbaud, Mallarmé.

Se o caráter inquieto do poeta contribuiu de forma indelével para a sua escrita, a conversão ao catolicismo, o alcoolismo, a relação tempestuosa com Rimbaud, os internamentos hospitalares e a passagem pela prisão fazem igualmente parte da sua agitada biografia.

Paul Verlaine, «Fêtes Galantes», ilustrado por George Barbier, encadernação de Georges Cretté. Paris: H. Piazza et Cie, Éditeurs, 1928.

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Paul Verlaine, «Fêtes Galantes», ilustrado por George Barbier, encadernação de Georges Cretté. Paris: H. Piazza et Cie, Éditeurs, 1928.

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À exceção dos «Poemas Saturninos» (1866), que não integram a Coleção Calouste Gulbenkian, podemos sinalizar no conjunto de obras aqui exposto alguns dos momentos-chave do percurso literário de Verlaine. Refira-se ainda que a intenção de Calouste Gulbenkian ao reunir estas obras não foi literária, mas sim o gosto pela raridade das edições e a qualidade das encadernações e das ilustrações. Assim, procurou-se nesta seleção o justo equilíbrio entre revelar a poesia de Verlaine e a sua materialização gráfica através da ilustração. A exceção refere-se ao poema «Le ciel est, par-dessus…», incluído na primeira edição de Sagesse (1881), que embora não ilustrado, convoca a musicalidade sempre presente na obra poética de Verlaine, que inspirou composições de Gabriel Fauré e de Déodat de Séverac.

[Fonte: http://www.gulbenkian.pt]
Sur fond blanc, il y a écrit une insulte en russe, sa traduction littérale anglaise et la bonne traduction, et la prononciation russe

Capture d’écran du compte Instagram Curselikearussian [1]. Sur fond blanc, il y a écrit une insulte en russe, sa traduction littérale anglaise, la bonne traduction et la prononciation russ.

Écrit par Filip Noubel – traduit par Ophélie Guenaud

[Sauf mention contraire, tous les liens de cet article renvoient vers des pages en anglais, ndlt.]

Essayer de jurer dans une langue que vous ne parlez pas couramment peut être compliqué [2], mais pour ceux qui veulent prendre le risque, il existe désormais un compte Instagram [3] qui apprend aux anglophones à jurer en russe.

curselikearussian [3] s’est proposé d’enseigner aux utilisateurs l’usage du « мат [4] [fr] », qui désigne cette véritable mine de jurons en russe et dans d’autres langues slaves. Le terme « мат » provient de l’expression russe « Ёб твою мать », qui signifie « n**** ta mère ».

Bien que largement utilisé au quotidien, мат a été passé sous silence pendant l’ère soviétique, puis accepté à nouveau après la chute de l’URSS en 1991. Ce concept a fait l’objet de nombreuses études par des universitaires et des lexicographes. En Russie, l’utilisation de мат a été interdite dans les espaces publics en 2014, sous l’article 20.1.1 [5] [ru] du Code des infractions administratives [6], qui considère cette pratique linguistique comme une forme de hooliganisme, et impose des amendes ou des arrestations administratives aux contrevenants. Cela signifie en grande partie que les cas de мат sont censurés dans les films, à la télévision et à la radio, et dans les débats ou discours publics.

Rien de tout cela n’a empêché le blasphème de prospérer en Russie et dans d’autres contextes multilingues : les locuteurs du kirghiz, par exemple, utilisent les injures russes dans des conversations en langue kirghize, juste pour le style.

Dans un entretien avec Global Voices, les créateurs de curselikearussian [3], la journaliste russe Elmira Kuznetsova et le dessinateur de BD et de dessins animés Jess Pollard, ont déclaré que leur but était d’honorer la richesse et la créativité des injures russes, mais aussi de souligner leur complexité. Kuznetsova explique comment tout a commencé :

Jess is learning Russian and one night I was trying to translate to her the Russian curse “На хую я вертел.” The phrase translates as “I don’t care” but the literal meaning is “I spun it on my dick”. Just for laughs, Jess drew a sketch depicting random things being spun on male genitalia. We laughed so hard both at the image and at the absurdity of the literal translation, we decided to make more illustrations. This turned into a comic magazine that we called “An Illustrated Treasury of Russian Curses” that was printed in a batch of 50 copies and sold to our friends.

Jess apprend le russe et un soir j’essayais de lui traduire l’injure russe « На хую я вертел.» L’expression se traduit comme « j’en ai rien à foutre », mais le sens littéral est « Je l’ai fait tourner sur ma bite ». Juste pour rire, Jess a dessiné un croquis illustrant des choses au hasard tournant sur les organes génitaux masculins. Cela a fini en BD que nous avons appelée Un trésor illustré des injures russes et que nous avons imprimée en 50 exemplaires et vendu à nos amis.

Ils ont créé le compte Instagram [3] en octobre 2020 pour faire la promotion du fanzine. Ensuite, encouragés par des amis et collègues, ils se sont mis à ajouter des choses à leur collection. Le compte a désormais plus de 50 000 abonnés.

À la question de savoir quelles étaient ses expressions préférées, Pollard a répondu :

My Russian teacher explained that “Я скучаю по тебе” does mean I miss you, but it is also connected to the word “bored”: in a way, we are almost saying “I have lost my zest for life without you.” While learning Russian has resulted in many laughs, I also find it an extremely beautiful and complex language.

Ma professeur de russe m’a expliqué que « Я скучаю по тебе » veut bien dire « Tu me manques », mais c’est également lié au verbe « s’ennuyer » : d’une certaine façon, c’est comme si on disait « J’ai perdu goût à la vie sans toi. » Même si mon apprentissage du russe a provoqué beaucoup de rires, je trouve également que c’est une langue très belle et complexe.

Pour Kuznetsova, la meilleure insulte russe est « сказочный долбоёб », qu’elle traduit comme « un merveilleux branleur ». Elle aime également cette expression car elle a fait l’objet de plusieurs procès ridicules en Russie.

Interrogés sur leurs stratégies face au défi de traduire des expressions très idiomatiques, Kuznetsova et Pollard ont répondu :

We go with the most literal, word-by-word translation of the curse. So there’s no need to borrow. The process is usually pretty quick, although there are cases when even basic words or grammatical constructions in Russian require some adaptation to retain their meaning in English. Once we were stuck for an hour working on the phrase “Хуем груши околачивать”. We couldn’t decide whether it was “to knock off” or “to knock from” that preserved the meaning of the verb better. The consensus was reached only after a Canadian friend with a Master’s degree in English was invited to join this most heated discussion.

Nous utilisons la traduction la plus littérale, mot-à-mot, de l’insulte. Donc pas besoin d’emprunter. D’habitude, le processus est plutôt rapide, bien qu’il existe des expressions ou même des mots simples ou des constructions grammaticales en russe qui demandent une certaine adaptation pour garder le sens en anglais. Une fois, on est restés bloqués une heure sur l’expression « Хуем груши околачивать ». On n’arrivait pas à choisir entre « to knock off » ou « to knock from » pour préserver au mieux le sens du verbe. Nous sommes parvenus à un accord seulement après avoir invité un ami Canadien titulaire d’un master en anglais à prendre part à cette discussion animée.

Pollard a remarqué que les traductions peuvent combiner à la fois des éléments linguistiques et visuels :

There are so many aspects to consider when translating: flow, comedy, meaning, and the emotional aspect. The illustrations are themselves a kind of translation that supports the phrase. Should this character look happy? Angry? Amazed? A further layer is added when we connect the two languages together: sometimes curse translations can be “supported” by existing English phrases, as in the case of “whackerfucker” (which mirrors the construction of “motherfucker.” This is why we chose to not add a dash between “whacker” and “fucker.”) While this makes the translation both accurate and easily understandable to English speakers, some of our Russian fans were convinced “whackerfucker” is a real English word. Perhaps, the translation was too good… This is the most swearing I’ve ever done in an interview. My hands are shaking!

Il existe tellement d’éléments à prendre en compte quand on traduit : le flux, l’humour, le sens, et l’aspect émotionnel. Les illustrations sont elles-mêmes une sorte de traduction qui appuie l’expression. Ce personnage devrait-il avoir l’air heureux? énervé? émerveillé? Une couche de plus s’ajoute quand on fait le lien entre les deux langues : parfois, la traduction d’injures peut être « soutenue » par des expressions anglaises existantes, comme c’est le cas pour « whackerfucker » [branleur] (qui reflète la construction de « motherfucker » [fils de pute] C’est pourquoi on choisit de ne pas ajouter de tiret entre « whacker » et « fucker».) Tandis que cela rend la traduction à la fois exacte et facile à comprendre pour les locuteurs anglophones, certains de nos fans Russes étaient convaincus que « whackerfucker » était un vrai mot anglais. Peut-être que la traduction était trop bonne… Je n’ai jamais autant juré dans une interview. Mes mains tremblent!

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

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« Pionnier de l’aviation, héros de l’Aéropostale, écrivain… : Antoine de Saint-Exupéry ne saurait être réduit au « Petit prince », l’émouvant conte pour enfants qu’il a écrit et illustré lui-même au cours de son exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Portrait sensible d’un idéaliste au destin fascinant ». Histoire présentera le 25 janvier 2021 « Visages de Saint-Exupéry« , documentaire réalisé par Ange Casta, et  « L’Aéropostale, mythe et réalité » par Isabelle Mille et Thierry Colombie.

 

Publié par Véronique Chemla 

« Antoine de Saint-Exupéry, le dernier romantique » (Antoine de Saint-Exupéry. Flieger, Schriftsteller und Romantiker) est un documentaire réalisé par Marie Brunet-Debaines.

« Pionnier de l’aviation, héros de l’Aéropostale, écrivain… Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)  ne saurait être réduit au « Petit prince », l’émouvant conte pour enfants qu’il a écrit et illustré lui-même au cours de son exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale ».

« Livre français le plus traduit et vendu au monde, l’ouvrage lui a apporté, dès sa publication posthume en France, une renommée planétaire ».

« Mais qui était vraiment « Saint-Ex », cet auteur singulier qui a multiplié de son vivant les expériences et fut tout à la fois pilote et journaliste, poète et combattant ? »

« Dans un film délicatement mis en images, notamment avec de superbes dessins de Benjamin Flao, Marie Brunet-Debaines retrace l’aventure personnelle et spirituelle d’un idéaliste qui, longtemps après sa mort, continue de fasciner ».

Antoine de Saint-Exupéry assure l’acheminement du courrier dans un contexte périlleux en Afrique du nord. Il est chargé de renouer les relations entre Espagnols et Maures. Il réussit des exploits. Il résiste à la solitude grâce à la méditation, à la lecture, à l’écriture et au dessin.

En 1928, Courrier Sud raconte les aventures de la ligne. Ce premier livre est publié par Gallimard. Un succès.

Nouveau défi avec l’Aéropostale : la conquête de l’Amérique du sud. La nouvelle fonction de Saint-Exupéry lui assure un revenu appréciable. La célébrité lui pèse. Triste, en manque d’affection, il a pour consolation les opérations en vol. En juin 1930, son ami et pilote Henri Guillaumet est pris dans une tempête. Saint-Exupéry part à sa recherche. L’héroïsme de Guillaumet, retrouvé cinq jours après sa disparition, est un exemple pour Saint-Exupéry.

Directeur de l’Aéroposta Argentina, Saint-Exupéry rencontre Consuelo Suncín-Sandoval, jeune veuve pleine de fantaisie.

Vol de nuit reçoit le Prix Fémina en 1931. La MGM adapte le livre en confiant la réalisation à Clarence Brown et le rôle principal à Clark Gable.

En 1933, l’Aéropostale dépose son bilan.

En 1935, un voyage à Moscou ouvre les yeux de Saint-Exupéry sur le communisme.

Ce documentaire présente des images inédites d’Antoine de Saint-Exupéry au Maroc, lors du tournage en 1936 de Courrier Sud, film dont il a écrit l’adaptation cinématographique.

« La Succession Antoine de Saint-Exupéry-d’Agay connaissait l’existence d’une cassette VHS très abîmée, qui se trouvait quelque part en France. La propriétaire de ces images, tournées en 1936, hésitait à les rendre publiques car la pellicule originale du film a été égarée. Il a fallu retrouver cette femme et la convaincre de nous montrer la cassette. Dès que j’ai vu ce document dans son salon, j’ai eu le sentiment de découvrir quelque chose d’extraordinaire ! À l’automne 1936, le père de cette dame, restaurateur au Maroc, a filmé avec sa petite caméra le tournage de Courrier Sud, adapté du roman de l’écrivain qui avait d’ailleurs collaboré au scénario. C’était une véritable attraction sur place : les habitants de Mogador (l’ancien nom de la ville d’Essaouira, avant l’indépendance du Maroc, ndlr) se précipitaient pour venir observer le plateau – Charles Vanel, Jany Holt et Pauline Carton sont au générique de ce film de Pierre Billon (qui sortira sur les écrans en 1937, ndr). Même si ce film amateur est très détérioré, on distingue bien la carrure majestueuse de l’auteur qui déambule devant la caméra… Nous avons sauvé deux moments du tournage, où l’on voit Saint-Ex en plan large et en gros plan. Le film est beaucoup plus long, mais difficilement exploitable », a confié la réalisatrice Marie Brunet-Debaines à Télérama.

Saint-Exupéry est outré par les mesures antijuives du régime de Vichy. Il se rend aux États-Unis pour mobiliser l’opinion américaine. À Hollywood, il rencontre Jean Renoir qui veut adapter Terre des Hommes. Tous deux ne trouvent pas de producteurs pour financer leur projet.

Pilote de guerre est un succès aux États-Unis, mais interdit par la France de Vichy.

Autre document rare : des images de Saint-Exupéry en couleurs en 1942. « Extraite d’un film amateur tourné en 16 mn, cette scène a été enregistrée en mai 1942, lors d’une escapade en bateau, sur un lac au Canada. L’homme qui a vendu la pellicule aux enchères, à Sotheby’s, à Paris, en 2010, est le fils du caméraman. Sur le carnet de bord de l’embarcation paternelle, il avait repéré un dessin qui ressemblait fort à la silhouette du Petit Prince ! Intrigué, il a épluché ce journal et s’est aperçu qu’il était signé de la main d’Antoine de Saint-Exupéry. Comme son père possédait une petite caméra, il a exploré les films familiaux et il a fini par tomber sur ces deux minutes quarante, dont une minute cinquante est consacrée à l’écrivain. À ce jour, ce document en couleur, format de luxe pour l’époque, constitue les toutes dernières images filmées du romancier. On ignore qui est le monsieur en short à sa droite. Plusieurs invités étaient réunis pour cette sortie, et dans une autre séquence, on voit l’auteur plaisanter devant tout un auditoire. Exilé en 1940, à New York, Saint-Ex avait été convié par son éditeur canadien à venir faire des conférences à Montréal, pour la parution de Pilote de guerre. Saint-Exupéry qui devait rester deux jours au Canada y sera bloqué deux mois, car il était entré sans visa ! Ce type de mésaventure était fréquent avec lui qui avait toujours la tête dans les nuages ! Depuis 2010, aucune image postérieure n’a refait surface. Une nouvelle pépite peut bien sûr resurgir un jour, puisque le romancier a encore vécu deux ans. Mais de telles vues en couleur où Saint-Ex – qui détestait les objectifs – apparaît en gros plan sont rarissimes », a observé Marie Brunet-Debaines.

Les circonstances exactes de la mort de Saint-Exupéry en 1944 sont inconnues.

Le Petit Prince est publié alors aux États-Unis, en anglais et en français. Il est « l’héritage bienfaisant d’un homme romantique ».

D’excellents comédiens, dont Gérard Philipe, ont enregistré le texte du Petit Prince.

En 2011, Gallimard a publié « Le Petit Prince » de Joann Sfar d’après l’œuvre de Saint-Exupéry. Couleurs de Brigitte Findakly et illustrations de Joann Sfar (Collection Folio BD, n° 5329).

« Joann Sfar met son art au service du livre de son enfance. À la fois fidèle au récit d’Antoine de Saint-Exupéry et libre de son mouvement, l’auteur du Chat du Rabbin donne un corps à l’aviateur, un sourire au petit prince. Il nous offre une œuvre inclassable, encensée par la critique et les lecteurs, restituant avec grâce et générosité l’esprit du texte original. »

Épave du Lightning
Au printemps 2000, le plongeur marseillais Luc Vanrell, alors âgé de 41 ans, avait localisé les restes de l’appareil. En 2004, une « équipe de chercheurs, œuvrant sous les auspices du ministère de la Culture et de la direction régionale de l’archéologie et du patrimoine », a conclu que « l’épave du Lightning P 38, disparu le 31 juillet 1944, a été localisée : elle gît par 80 m de fond en Méditerranée, au large de l’île de Riou,  près de Marseille… Plusieurs pièces déterminantes ont été remontées à la surface, en particulier un moteur de compression et un aileron qui, débarrassés de leurs concrétions, ont pu être minutieusement étudiés, avec le concours de la société américaine Lockheed qui construisait ces appareils… Des morceaux de Messerschmitt se mêlent à ceux du Lightning ». (Le Figaro, 7 avril 2004)

« Dans le cadre du centenaire des as de l’aviation et de l’épopée des pionniers de La ligne Latécoère, la direction des patrimoines, de la mémoires et des archives (D.P.M.A.) du ministère des armées lance l’appel à projets « Le petit prince explore la défense ». Cet appel à projets d’enseignement de défense, conduit avec l’éducation nationale et l’enseignement agricole, en partenariat avec l’armée de l’air, le musée de l’air et de l’espace, le panthéon et la fondation Saint-Éxupéry pour la jeunesse, est ouvert durant l’année scolaire 2017-2018 aux établissements scolaires, aux associations et collectivités locales. Il permet une diversité d’exploration du thème et d’approches pluridisciplinaires. Les projets pourront, sous réserve de leur qualité, faire l’objet d’un soutien financier de la D.P.M.A. et d’une mise en valeur au plan national (documentaire, exposition…) »

« Vol de nuit en Patagonie »

Dans le cadre d' »Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst) réalisé par Fabrice Michelin, Arte diffusa le 26 mars 2018 à 16h30 « Vol de nuit en Patagonie pour Saint-Exupéry » (2017). « Linda Lorin nous emmène à la découverte de trois lieux de notre patrimoine artistique, culturel et naturel. « En 1929, Antoine de Saint-Exupéry, alors jeune pilote pour l’aéropostale est chargé d’ouvrir une nouvelle ligne du nord au sud de la Patagonie argentine. Des vols au péril de sa vie dont l’auteur tirera le célèbre Vol de nuit« .

Le Petit Prince en yiddish
Le 24 novembre 2018 à 20h30 et le 25 novembre 2018 à 15h30, la Salle Braun à Metz présentera « Le Petit Prince« , pièce en yiddish sur-titrée en français d’après « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry.

L’adaptation et la mise en scène est d’Amos Oren. Un spectacle tout public d’une heure du Troïm Teater (Paris). « Invité par l’association Journées Européennes de la Culture Juive-Lorraine, le Troïm Teater donne cette pièce en partenariat avec EPRA/Salle Braun et JEJC-Lorraine.

« Le Petit Prince d’Antoine Saint-Exupéry a fêté ses 70 ans ! À cette occasion, le Troïm Teater a désiré monter une adaptation en yiddish de l’œuvre de Saint-Exupéry. Le Petit Prince, pur et compatissant, voit au cœur des choses sans jamais les juger selon les apparences. Il vous permet de ne pas oublier l’enfant que chacun de vous a été. L’adaptation théâtrale reste fidèle à la trame du texte. Un narrateur conte la rencontre du pilote et du Petit Prince, première d’autres étranges et poétiques découvertes qui suscitent questionnement et émerveillement chez le jeune héros. Son désir de comprendre l’amènera toujours à la tolérance. »

« La mise en scène insiste sur la vision humaniste du monde proposée par Le Petit Prince, sur l’importance de conserver sa singularité, de ressentir amour et compassion envers les vulnérables, de préserver une part de rêve. Faire résonner cette œuvre en yiddish est le rêve du TroïmTeater et d’Amos Oren, le metteur en scène qui en a fait l’adaptation. »

« Le petit Rouge commence un long voyage initiatique. Il rencontrera un vieux bricoleur, puis un dragon affamé, enfin une sorcière…. »

« Visages de Saint-Exupéry »

Histoire présentera le 25 janvier 2021 « Visages de Saint-Exupéry« , documentaire réalisé par Ange Casta. « Un documentaire qui rend hommage au parcours et à la personnalité de Saint-Exupéry, s’appuyant sur des archives et des témoignages. Le romancier, poète et aviateur est connu avant tout pour ses œuvres largement inspirées de sa vie de pilote, hormis Le Petit Prince, conte poétique qui fut son succès le plus populaire. »

« L’Aéropostale, mythe et réalité »

Histoire diffusera le 25 janvier 2021 « L’Aéropostale, mythe et réalité » par Isabelle Mille et Thierry Colombie. « Sur la base d’extraits de long-métrage, de téléfilms et de séries, ainsi que d’archives amateurs ou professionnelles, ce documentaire retrace l’épopée extraordinaire de la liaison postale entre Toulouse et Santiago-du-Chili. Du premier vol réalisé en 1918 jusqu’à la constitution d’Air France en 1933, ce film a pour principale ambition de mettre en relief les deux principaux promoteurs de l’Aéropostale : le célèbre Pierre-Georges Latécoère et le méconnu Marcel Bouilloux-Lafont. Sans oublier le directeur Didier Daurat, les trois pilotes légendaires (Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet), mais aussi les autres aviateurs, mécaniciens, chefs d’escale, connus ou anonymes, qui tous ont permis à l’Aéropostale d’entrer dans l’Histoire de notre pays. »

CITATIONS

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité ».

« Je crois aux actes et non aux grands mots »

Pilote de Guerre

« D’où suis-je ? Je suis de mon enfance. Je suis de mon enfance comme d’un pays  ».

Terre des hommes, éd. Le Livre de Poche, 1939, p. 225

« L’expérience nous montre qu’aimer ce n’est point nous regarder l’un l’autre mais regarder ensemble dans la même direction  ».

Le Petit Prince

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent ».

« Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça c’est la condition de l’existence. Se faire printemps, c’est prendre le risque de l’hiver. Se faire présent, c’est prendre le risque de l’absence. C’est à mon risque de peine, que je connais ma joie ».

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ».

« Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d’elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et était devenu très malheureux.

« J’aurais dû ne pas l’écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m’en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m’avait tellement agacé, eût dû m’attendrir… »

Il me confia encore :

« Je n’ai alors rien su comprendre J’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m’embaumait et m’éclairait. Je n’aurais jamais dû m’enfuir ! J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires ! Mais j’étais trop jeune pour savoir l’aimer . »

« C’est alors qu’apparut le renard.

Bonjour, dit le renard.

Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

Je suis là, dit la voix, sous le pommier.

Qui es-tu?, dit le petit prince. Tu es bien joli…

Je suis un renard, dit le renard.

Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion il ajouta :

Qu’est-ce que signifie apprivoiser (…)

C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie créer des liens…

Créer des liens ?

Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

Je commence à comprendre, dit le petit prince. (…)

Mais le renard revint son idée:

Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regard e! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est d’or, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

Sil te plait… Apprivoise-moi ! dit-il  ».

« L’Aéropostale, mythe et réalité » par Isabelle Mille et Thierry Colombie

France, 2018

Produit par Pascal Bonnet, Les Films du Sud et Histoire TV

Auteurs : Isabelle Mille, Thierry Colombie et Thierry Gentet

Sur Histoire les 20 janvier 2021 à 10 h 35 et 25 janvier 2021 à 10 h 45

« Visages de Saint-Exupéry » par Ange Casta 

France, ORTF, 1962
Auteur : Michèle Angot

Sur Histoire les 19 août 2019 à 9 h 40, 29 août 2019 à 9 h 10 et 3 septembre 2019 à 9 h 2520 janvier 2021 à 11 h 30 et 25 janvier 2021 à 11 h 40

« Vol de nuit en Patagonie pour Saint-Exupéry« 
Sur Arte le 26 mars 2018 à 16h30

Visuel :
Dominée par les dunes du Sahara, la moitié sud du Maroc servit de terrain de conquête pour l’Aéropostale dans les années trente. Dans ce désert que les hommes venus d’Europe se sont échinés à domestiquer, Antoine de Saint Exupéry ne trouve au départ que solitude. Mais la vie au milieu des dunes, l’humanité de ceux qui vivent le désert, va devenir un dialogue avec l’immensité, apportant à son écriture sa puissance et sa poésie.
© Eléphant Doc

« Antoine de Saint-Exupéry, le dernier romantique » par Marie Brunet-Debaines

Camera Lucida productions, Lobster films, INA, ARTE France, 2015, 54 min

Sur Arte les 15 octobre à 17h35 et 4 novembre 2017 à 5h55

Les citations sur le documentaire sont d’Arte et du documentaire. Cet article a été publié le 15 octobre 2017, puis le 27 mars et 25 novembre 2018, 28 août 2019.

[Source : www.veroniquechemla.info]

Traducido por Íñigo Jáuregui
Ilustrado por Fernando Vicente
Capitán Swing y Nórdica
«Si el inglés E. H. Carr ha sido el mejor historiador, a mucha distancia, de la revolución bolchevique, John Reed ha sido su mejor periodista».
Manuel Vázquez Montalbán
John Reed fue testigo de la Revolución de Octubre, asistió en Petrogrado al II Congreso de los Sóviets de Obreros, Soldados y Campesinos de toda Rusia y vivió los acontecimientos que cambiaron la historia del siglo xx. Esta es la crónica diaria y exhaustiva del proceso revolucionario, con entrevistas a los líderes de las diferentes facciones, que supone un excepcional relato del hervidero político que se vivió en Rusia en 1917. Reed, que años atrás acompañó a Pancho Villa durante la Revolución Mexicana como corresponsal y viajó a lo largo de todo el frente oriental durante la Primera Guerra Mundial, ofrece aquí un apasionado relato de los acontecimientos vividos en Petrogrado mientras Lenin y los bolcheviques se hacían con el poder. Captura el espíritu de las masas embriagadas de idealismo y excitación ante la caída del Gobierno provisional, el asalto al Palacio de Invierno y la toma del poder. Desde su publicación en 1919, este apasionante relato de un periodista occidental, se convirtió en uno de los grandes textos del periodismo norteamericano. Una obra maestra del reportaje que Lenin definió como «la exposición más veraz y vívida de la Revolución».
John Reed (Portland, 1887 – Moscú, 1920).
Fue testigo excepcional de los acontecimientos que cambiaron el rumbo de la historia en la primera mitad del siglo xx. Acompañó a Pancho Villa durante la Revolución Mexicana como corresponsal de guerra y viajó a lo largo de todo el frente oriental durante la Primera Guerra Mundial.
En Petrogrado (hoy San Petersburgo) presenció el II Congreso de los Sóviets de Obreros, Soldados y Campesinos de toda Rusia, que coincidió con el inicio de la Revolución de Octubre. Al regresar a Estados Unidos, fundó el Partido Comunista de Estados Unidos. Fue acusado de espionaje, se vio obligado a escapar de su país y a refugiarse en la Unión Soviética, donde murió el 17 de octubre de 1920.
Le enterraron en la Necrópolis de la Muralla del Kremlin, en Moscú, junto a los más notables líderes bolcheviques.

Fernando Vicente (Madrid, 1963). Comienza su trabajo de ilustrador a principios de los años 80 colaborando en la desaparecida revista Madriz. Gana el Laus de oro de ilustración en 1990. Colabora asiduamente con el suplemento cultural Babelia del diario El país desde el que muestra su trabajo más literario cada sábado y donde ha ido perfilando su actual estilo como ilustrador. Con este trabajo ha conseguido tres Award of Excellence de la Society for News Design. Para Nórdica ha ilustrado El juego de las nubes, La saga de Eirík el Rojo, El manifiesto comunistaEstudio en escarlata y Alicia a través del espejo.

Enlaces:
https://es.wikipedia.org/wiki/Revoluci%C3%B3n_de_Octubre
https://es.wikipedia.org/wiki/Revoluci%C3%B3n_rusa
http://www.culturamas.es/blog/2017/09/17/luz-en-las-grietas-de-ricardo-martinez-llorca/

[Fuente: http://www.culturamas.es]

Berlai, en concerto. GabyOneagle

Escrito por Montse Dopico

O confinamento deu lugar á creación de diversos produtos culturais e un deles foi o novo disco de Berlai, Cas Berlai. Un percorrido pola casa, partindo da máis precaria: a que queda en estrutura, sen teito nin paredes. Un ollar, en realidade, ao pasado que nos conforma, os afectos que deixamos atrás e que nos acompañan, e un convite a aproveitar o tempo, o que nos ofrece a vida cotiá. Falamos con Xiao Berlai.

Este disco non vén acompañado de banda deseñada coma Descoñecido, non?

En Descoñecido veu primeiro a música e despois fíxose a banda deseñada. Neste non temos banda deseñada, non.

Mais o deseño do propio disco está moi ben. As fotos son boas…

As fotos son de Ignacio Nachok, que traballou o deseño con Ernesto Torterolo, que fixera o deseño e ilustración de Descoñecido. Ernesto fai figuras da arquitectura galega con legos. Vai haber un audiovisual que acompañe o disco no que se van ver esqueletos de formigón de casas que quedaron a medio facer. Casas sen paredes nin tellados. Faremos videoclips neste tipo de arquitecturas, mais non serán as típicas fotos diso que moitas veces chaman “feísmo”.

O disco defínese como un canto á beleza do cotián. E de feito é unha sorte de percorrido polas estancias dunha casa durante o confinamento…

Ese é o fío argumental. Gústanme os discos con liña argumental, coma The Wall de Pink Floyd… No meu disco hai un concepto, que é a casa, espazo onde conflúen pasados e futuros. Pode entenderse coma unha xornada, como o que acontece nun día, cos pasados que o atravesan. A partir de aí hai varias cousas, coma un canto á perda do meu pai, ou a Lista da compra da viúva, un poema de Emma Pedreira. Comecei a compoñer antes do confinamento. Gravamos xa co covid, na casa. Os músicos nunca escoitaran nada das composicións antes de enviárllelas. O disco naceu así, pola necesidade de cantar a temas moi da vida diaria.

Xiao Berlai. Ithpro Streaming

Dicías antes que non che interesaba o típico discurso sobre o feísmo. O primeiro tema, Na casa, xa fala de casas sen teito… E a casa sen nada é como o punto de partida do disco. Por que?

“O que para min representan estas casas sen acabar son as ilusións rotas”

O lugar desde o que comezamos é a casa, si. Que é un lugar que puido ser e non chegou a ser, e iso puido ser por distintos motivos. O que para min representan estas casas sen acabar son as ilusións rotas. Coñezo por exemplo a historia dunha parella que estaba construíndo pero o tipo era un desgraciado, un alcólico… Entón non puido ser, e mellor para ela, pero a casa quedou como símbolo dunha ilusión perdida. Despois, a letra xoga co Alalá das marinhasTenho uma casinha aberta branca…, e coa letra da Vinícius de Morais: tenho uma casa muito engraçada, não tinha teto, não tinha nada

Na cama fala simplemente de estar na cama e “habitar o dia en pijama” e introduce un tema bastante presente no disco: os afectos. Presentes e ausentes. Na cama ten un ronsel erótico… 

As persoas estamos feitas de moitos pasados, moitas vivencias. E a casa é, tamén, claro, un lugar de afectos. Hai un libro de Paco Roca, Memorias de un hombre en pijama, no que conta que a súa ilusión era traballar en pixama e acabou conseguíndoo… Eu non son moito de estar na cama, pero póñome nesta letra no lugar das persoas ás que lles gusta. Canto á parte erótica que citas, para min ten relación coa bisexualidade. Fala de baixarche á ferreira e de baixarche ao grelo… O grelo suponse que o órgano sexual masculino…

No corredor parece representar a sensación que tivo moita xente durante o confinamento de non ser quen de facer nada, de andar despistado… 

Si, durante o confinamento moita xente comentaba no facebook que non era quen de facer nada. A min pasoume sempre, que me poño a facer varias cousas ao mesmo tempo e cústame acabar algunha. Teño unha mente saltimbanqui. Non estou diagnosticado, pero se estivese indo á escola agora, seguro que me dicían que son TDAH.

No espelho é o tema dedicado ao pai ausente. Pero podería ser a ausencia de calquera persoa que se amou. 

Si. Hai xente que me dixo que lle fixera pensar na súa avoa, nun amigo… Podería falar de calquera das persoas que nos marcaron e que marcharon. Fala de distancia, de ausencia, que pode ser salvable se a persoa está viva, pero que é radical se a persoa morreu. Diso fala o tema: de ausencias obrigadas, de persoas que levas contigo aínda que non estean. Para min foi moi difícil cantarlle a meu pai. Tentárao xa antes e sempre me botaba a chorar cando empezaba. A miña irmá non fora quen de chorar moito no enterro, pero cando escoitou esta canción chorou moito… É melancólica, mais chea de cariño.

Lista da compra (da viúva) tamén fala de ausencia, pero desde outra perspectiva. 

Estiven tempo dándolle voltas a este poema de Emma Pedreira porque é difícil de musicar. Volveu a chispa durante o confinamento, comuniqueime con Emma para pedirlle permiso para mudar algunhas cousas… e saíu. A muller da que fala o poema poderían ser moitas mulleres. Podería ser a viúva que deixa a morte do pai, enlazando co tema anterior. Pero neste caso os versos finais do poema deixan ver que é unha viúva de vivo.

Unha muller maltratada que se enfronta á ausencia. Unha muller que foi maltratada pode gardar cariño polo maltratador, e ese é ademais un dos motivos polos que lles custa tanto deixalos… Pois unha maneira de vivir a ausencia é facer a lista da compra para unha soa persoa. Paréceme unha moi boa forma de explicalo. Ademais, así canto poñéndome na pel dunha muller. Estamos afeitos a que os homes compoñan e as mulleres canten… No meu seguinte disco haberá varias letras escritas por min que tratan de adoptar unha óptica feminina.

Xiao Berlai. Ithpro Streaming

No water fala de algo bastante máis simple, que é enredar no baño. E unha mostra dun dos elementos presentes no disco, que é o humor.

“Houbo xente que me dixo que estivera sorrindo desde o principio ata o final ao escoitar o disco. Iso gústame”

A presenza do humor é unha maneira de quitar ferro despois das letras anteriores, algo dramáticas: o maltrato, a perda do pai… E, ben, seguindo co humor, penso que hai dous tipos de persoas no mundo, as lentas e as rápidas no baño. As lentas teñen unha grande actividade intelectual no baño: poden ata ler a Joyce. Eu tenteino, pero para ler prefiro un sofá… Descoñecido era tamén un disco máis tráxico e neste procurei que houbese máis alegría, humor… Houbo xente que me dixo que estivera sorrindo desde o principio ata o final ao escoitar o disco. Iso gústame.

Na cas de Tróski é a miña favorita, tanto pola música como pola letra. Imaxinas ser un can…

Como falo do cotián, unhas persoas identifícanse máis cunhas cancións que con outras… Está ben que cada persoa che diga cal é a súa favorita e por que… Eu teño varios cans. Sempre tiven can. O meu avó dicíalle ás veces ao can o típico, de “ai, que ben vives”. Como tendo envexa dos animais, da felicidade de ser sen máis. Troski é, ademais, un can que recollemos hai un par de anos. Era un can moi medoso que non se deixaba tocar. O meu fillo de sete anos, durante o confinamento, conseguiu achegarse a el, e así achegalo a nós.

Na sala fala de visitas imposibles durante o confinamento. Soa o timbre, así que deben ser pantasmas.

Si, son as visitas imposibles do confinamento e tamén as pantasmas que habitaron a casa e regresan. As persoas do noso pasado.

Bota-te ao mar, o bonus track, fala de aproveitar o tempo. E iso ten moito que ver co sentido de todo o disco. Aproveitar o día o día, o bo que ten o cotián. 

Este tema non foi gravado no confinamento e é distinto dos outros do disco, que son máis acústicos. Ía ir, de feito, noutro disco, que será o terceiro, aínda que ía ser o segundo. Este terceiro disco irá con ilustracións. A escritora Iolanda Zúñiga axudoume cos textos. Será unha homenaxe a Cousas de Castelao. Este tema é como o colofón da xornada que se conta no disco. Como a noite, despois do día. Unha maneira de concluír o percorrido por Cas Berlai. E si, fala de aproveitar o tempo, de aprender a lambelo, a chuchalo.

Gravastes entón cada un na súa casa? Este disco é máis acústico co anterior. Ten menos instrumentos.

Si, hai menos instrumentos. Está Bruno Couceiro coa batería, Iago Mourinho co piano, Pablo S. Sanmamed co contrabaixo e eu coa guitarra e kazoo. Queriamos unha sonoridade acústica. E si, cada un gravou a súa parte na súa casa. Eu enviaba o tema xa coa guitarra e a voz, e os tempos, estruturas, harmonías…

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

Loin de tomber en désuétude, la correspondance par écriture manuscrite se réinvente.

«Les jeunes reçoivent aujourd'hui une belle feuille de papier comme un cadeau», selon Françoise Cahen, professeure de lettres. | Green Chameleon via Unsplash

«Les jeunes reçoivent aujourd’hui une belle feuille de papier comme un cadeau», selon Françoise Cahen, professeure de lettres. | Green Chameleon via Unsplash

Écrit par Clea Chakraverty 

Il y a quelques semaines, ma mère a décidé de me renvoyer les lettres que j’avais écrites à ma grand-mère, décédée en 2011. Je me revois choisissant avec soin les cartes postales de vacances (un âne grec à lunettes de soleil, un champ de lavande banal) ou fabriquant une carte de vœux –souvent une vieille feuille morte peinte et collée avec un bout de scotch– relatant sur un papier, à en-tête de renard, mes aventures interminables avec mes copines, mes exploits ou mes déceptions scolaires enrobées de quelques futilités sur la vie. Ces mots, souvent malhabiles malgré l’attention toute particulière que j’y portais, reflétaient aussi leur époque: gommettes, feutres à paillettes, lettrines épaisses ou dessins moches de poneys venaient agrémenter mes missives, qui, je n’en doutais pas à l’âge de 8 ans, faisaient toujours plaisir à leur destinataire. Qui ne manquait jamais de me répondre.

Trente ans plus tard, les seules cartes que je reçois sont plus souvent envoyées en fonction du rythme de reproduction de mes copines –et rarement manuscrites– que pour s’enquérir de mon bien-être.

Normal, internet est passé par là. Et, après l’expérience de premiers longs mails d’amoureux reçus au tournant des années 2000, mes communications épistolaires se résument souvent à quelques envois saccadés sur diverses applications. Pire: je n’écris plus à personne puisque la vie de tout le monde s’affiche désormais partout.

Et pourtant. «Les jeunes reçoivent aujourd’hui une belle feuille de papier comme un cadeau», raconte Françoise Cahen, professeure de lettres au lycée d’Alfortville et doctorante à l’université Sorbonne Nouvelle.

Depuis une dizaine d’années environ, la lettre et la carte connaissent un regain d’intérêt auprès du grand public, toutes classes sociales et d’âges confondues, remarquent Sophie et Valentine Bastide. La première a fondé L’Écritoire en 1975, une modeste papeterie tout en bois et joliment agencée dans un ancien café rue Saint-Martin à Paris. La seconde reprend progressivement la boutique, et poursuit ainsi une tradition familiale née au XIXe siècle, lorsque l’arrière-grand-père fabriquait des godets scolaires.

Effet Harry Potter

Mère et fille tiennent à la dimension artisanale de leurs produits dont elles peuvent pour chacun raconter l’histoire: papier, carte, stylos, cahiers sont sélectionnés avec soin. «Dans les années 1980, écrire tenait de la tradition, on ne se posait pas vraiment la question. Entre 1990 et 2010, ça a été le déclin. Je n’ai plus commandé de papier à lettres car la demande s’essoufflait. Puis c’est revenu, avec une particularité: une forte envie de se démarquer chez les jeunes. Je me suis interrogée sur un effet Harry Potter qui a peut-être permis de poser un autre regard sur les objets d’écriture», raconte Sophie Bastide. Chez L’Écritoire, les sceaux en cire ont par exemple retrouvé la cote chez les agences de communication et les artisans, note Valentine Bastide. «L’idée qui émerge c’est une envie de faire différemment, d’être exclusif.»

Le sceau en cire sert désormais à se distinguer. | Post of Russia via Wikimedia

Même constat pour Maxime Brenon, cofondateur de Papier Tigre, maison branchée de la papeterie française depuis 2012, plumes d’oie et sceaux à cacheter en moins.

«Quand nous nous sommes lancés, ça a été un pari un peu fou. Ceci dit, on avait remarqué que la papeterie restait forte dans d’autres pays, alors pourquoi pas en France?» Le jeune entrepreneur mise sur un savoir-faire étroitement lié au monde de la communication et des agences de graphisme. Très vite, le produit phare est le «pli postal», un kit de correspondance prêt à poster composé de bloc de lettres aux motifs originaux à plier et… d’un mode d’emploi.

Liaisons de papier

Mais a-t-on vraiment besoin d’apprendre à écrire? Pour Françoise Cahen, la pratique n’est pas si évidente auprès de jeunes n’ayant pas été habitués à correspondre et surtout à s’épancher de cette manière. «Je me souviens d’une classe de garçons de Seconde technologique qui avait des difficultés. Pourtant, ils ont adoré l’exercice d’écriture de lettres d’amour, car cela leur permettait d’exprimer leurs sentiments différemment. Ces exercices nous montrent aussi l’importance de leur apprendre à bien rédiger et à être attentif à la forme comme au fond, notamment pour l’envoi d’e-mail, ce qui n’est d’ailleurs pas au programme.»

Si Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos reste un best-seller au programme, c’est aussi la matérialité de la lettre qui motive, note la chercheuse. «Ils découvrent une autre liberté avec ce support et déploient des trésors de créativité pour l’embellir. Certains m’ont rendu leurs lettres enroulées d’un beau ruban par exemple.»

La lettre et la carte permettent aussi un rapport beaucoup plus intime à l’écriture. «Il s’agit vraiment d’une énonciation d’un individu à l’autre, il y a moins de médiation par l’interface. Cette forme d’écriture permet aussi d’échapper aux architectes de formats que sont les Instagram, Snapchap et autres Twitter», souligne Françoise Cahen, elle-même par ailleurs très active sur les réseaux sociaux.

Ce mode de communication était subi, à présent il est choisi. | Álvaro Serrano via Unsplash

Sans compter que, à en croire un sondage Opinion Way commandé par la filière papetière UFIPA, la pratique de l’écriture manuscrite donnerait «une bonne image de soi» selon 90% des enquêtés.

Le numérique n’est pourtant pas un repoussoir, souligne Maxime, qui voit au contraire dans l’engouement pour le papier une réaction au numérique: «C’était un mode de communication subi, maintenant il est choisi.» Ainsi, Papier Tigre joue sur l’innovation en phase avec le monde numérique et détonne avec l’univers plus classique de la papeterie traditionnelle: notes-stickers pour ordinateur, semainiers à poser à côté de son écran, couleurs pastel et lignes épurées accompagnent l’usager tout-numérique. «Nous concevons nos produits comme des accessoires de mode», explique le cofondateur de l’entreprise qui, dès ses débuts, s’est associée à des marques prestigieuses comme Colette.

Pour Valentine Bastide aussi cette complémentarité est importante, et parfois exemplaire dans certains pays de forte tradition calligraphique, comme le Japon. C’est d’ailleurs à Tokyo que Papier Tigre a ouvert sa troisième boutique fin 2017.

Laser et magie

Pour les papeteries plus traditionnelles comme L’Écritoire, les années de fort engouement pour internet et ses diverses applications n’ont pas été si évidentes. Mais, paradoxalement, c’est le développement de certaines technologies comme le découpage au laser ou l’imprimerie 3D qui ont réveillé la carterie. «Un énorme travail artisanal s’est développé autour des années 2010/2015. On a vu apparaître des cartes de vœux dites “pop-up” par exemple, très créatives, des cartes-objets qui ne sont plus des messages éphémères mais bien des cadeaux que l’on garde», expliquent Valentine et Sophie Bastide. De nouvelles maisons d’édition s’installent à base de joli papier, graphisme tendance, couleurs chatoyantes, motifs originaux en privilégiant l’ancrage local, comme Monsieur Papier, à Plogoff (29) Pascale Éditions, ou encore MH éditions à Montreuil (93). Cette maison pratique le collage et le pliage à la main en plus de la découpe laser. Jeux d’ombre et lumière, découpes dentelées dans un papier recyclé ou ultra-travaillé, illustrations faites à la main: la carte devient un objet magique.

Le 23 décembre 2020, la mairie de Chateaulin, dans le Finistère (29), recevait 800 lettres au Père Noël, toutes manuscrites et illustrées. Certaines donnaient même des conseils au vieil homme barbu, rapportait Le Télégramme de Brest, illustrant les préoccupations sanitaires des enfants. Écritures invocatrices, pleines d’espoirs, quasi prophylactiques, mais aussi essentielles pour le développement moteur et sensoriel, comme le montre une étude récente portant sur des jeunes de 12 ans et plus, publiée fin juillet 2020 par une équipe de recherche de Trondheim, en Norvège.

La lettre recèle ainsi une magie indéniable grâce à ce qu’elle suscite chez l’autre: plaisir, surprise, attention. Françoise Cahen se souvient d’une classe de Première, qui, à la lecture de l’ouvrage Les Années d’Annie Ernaux, avait envoyé une série de textes à l’autrice par le biais de sa maison d’édition. «Elle était si émue qu’elle leur a répondu à tous, dans une très longue lettre. Personne ne s’y attendait. C’était si fort que certains élèves en ont pleuré.» Ce pouvoir de l’écrit, Sophie Bastide y croit toujours. «Ce que nous vivons aujourd’hui bouleverse notre appréhension du monde, les jeunes remettent en question leurs projets de vie et de travail. L’un des dérivatifs de ce changement s’illustre peut-être dans ce goût pour l’écrit et le temps long.»

 

[Source : http://www.slate.fr ]

Arte diffusera le 13 janvier 2021 « Née à Auschwitz » (Geboren in Auschwitz , Born in Auschwitz) réalisé par Eszter Cseke et András Takács. « De Budapest à Dresde en passant par Jérusalem, l’extraordinaire épopée de deux générations de femmes déterminées à se libérer de l’horreur d’Auschwitz et de blessures transgénérationnelles tenaces ».

Publié par Véronique Chemla

« Née sans aucun cri dans un baraquement d’Auschwitz peu avant la libération du camp, Angela Orosz a survécu par miracle » pendant cinq semaines avant la découverte du camp par l’Armée Rouge.

« Son père est mort d’épuisement, mais sa mère Vera a tenu malgré les coups, le froid et la famine ». Elle était enceinte de deux mois à son arrivée à Auschwitz.

« Cette dernière, soumise aux expérimentations du funeste docteur Mengele, est parvenue à mettre miraculeusement au monde puis à allaiter son enfant, qui ne pesait qu’un kilogramme à la naissance ».

« En devenant mère à son tour, Angela a inévitablement transmis à sa fille Kati des traumatismes hérités de sa prime enfance dans l’univers concentrationnaire, obstinée à l’éduquer pour qu’elle survive ».

Effectuant des recherches contre le cancer, « Kati, quant à elle, s’est tournée à un moment de sa vie vers le judaïsme ultra-orthodoxe afin de s’apaiser et fait son possible pour ne pas transmettre ses traumas à ses propres enfants ».

Vera et sa fille Kati rencontrent des personnalités comme le pape François et un psychothérapeute allemand.

Elles s’efforcent d’établir des relations plus affectueuses. Et de mettre un terme à l’empreinte des Nazis sur les générations post-Shoah.

Les documentaristes avaient gagné le Best History Pitch Award au Sunny Side of the Doc 2016.

« Nous avons refusé d’utiliser des images d’archives d’Auschwitz. Vues tant de fois à la télévision, ces images bien connues sont devenues des illustrations. En tant que cinéastes, nous nous efforçons d’éviter tout ce qui ressemble à de l’illustration, surtout en ce qui concerne un lieu comme Auschwitz. À la place, les téléspectateurs écoutent un vieil enregistrement audio très personnel d’une conversation entre la grand-mère, qui a accouché à Auschwitz, et sa petite-fille, qui l’a interviewée pour un projet scolaire il y a 40 ans. Nous avons aussi créé une animation de 11 minutes, dont une partie du point de vue du fœtus dans l’utérus, en essayant d’imaginer les impacts et les impressions du camp de la mort sur un enfant à naître. Ce qui fait d’ailleurs l’objet de plusieurs études scientifiques actuellement », ont déclaré Eszter Cseke et András Takács.
Pourquoi Arte ne diffuse-t-elle qu’une seule fois, au milieu de la nuit, ce documentaire intéressant sur des générations marquées par la Shoah ?
« Gaza: Chronicles of a Conflict »
Ils avaient été distingués par le Nymphe d’Or du Meilleur documentaire au Festival du film de télévision à Monte-Carlo pour le volet de leur série documentaire « On the Spot » intitulé « Gaza: Chronicles of a Conflict » (2013, 27 minutes). Un film sélectionné par l’American Documentary Film Festival en California et loué par The Financial Times.
Ce court métrage est ainsi résumé dans IMDB : « Un combattant d’Al-Qassam est en train de récupérer les restes du corps d’Ahmed Jabari dans son épave après un raid aérien israélien qui a tué le chef de la brigade Al-Qassam. Un journaliste palestinien qui ne croit pas à la violence reçoit un appel téléphonique, sa fille de 8 ans a été blessée. Un fragment lui a coupé trois doigts. Histoires parallèles du combattant d’Al-Qassam dont le rêve est de se faire exploser pour se venger et du journaliste qui est prêt à tout pour amener sa fille dans un hôpital israélien – le seul endroit où elle peut être sauvée. La naissance de la haine et de l’espoir – les chroniques du dernier conflit à Gaza ». Jabari était un terroriste, un dirigeant des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, celui qui a envoyé un commando enlever des soldats israéliens, en l’occurrence Gilad Shalit.

« Quand vous êtes si près [des gens], peu importe de quel côté vous êtes. Ces problèmes disparaissent… Vous devez être bon pour savoir quand vous êtes utilisé comme un outil pour diffuser une idéologie », a déclaré András Takács au Financial Times.

« Notre travail ne consiste pas à expliquer ou à résoudre le conflit au Moyen-Orient. Ce serait prétentieux. En racontant toutes ces petites histoires, nous nous efforçons de donner une vue d’ensemble », a renchéri Eszter Cseke au Financial Times.

Une vue partielle, et en ayant choisi un camp. Qui peut travailler librement dans la bande de Gaza contrôlée par le mouvement terroriste Hamas ?

« Née à Auschwitz » par Eszter Cseke et András Takács

Hongrie, Allemagne, Spot Productions, Laokoon Filmgroup, AMC Networks International Central Europe, 2019, 58 minutes

Sur Arte le 13 janvier 2021 à 23 h 50

Disponible du 13/01/2021 au 12/04/2021

Visuels :

© Oros-Klein Family Archiv

© Cseke-Takacs

Les citations proviennent d’Arte.

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

 

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Escrito por Mariángeles García

Hace 100 años, Walter Gropius creó en Alemania la Bauhaus, una escuela que en solo 14 años (1919-1933) se convertiría en todo un movimiento artístico y un referente internacional de la arquitectura, el arte y el diseño.

El objetivo de la escuela era reformar la enseñanza de las artes para alcanzar, así, una transformación también en la sociedad. Para Gropius, la artesanía era la base del arte, el punto de unión de todas las demás. Buscaba eliminar las barreras entre artesanos, arquitectos, escultores y pintores para crear un artista total.

Bauhaus

99designs. Natalia Maca

Uno de los campos artísticos donde más influyó este movimiento ha sido el diseño. La escuela de Gropius quiso proporcionar una nueva filosofía asequible, sencilla y utilitaria que pudiera ser empleada por cualquier persona y en cualquier lugar, «desde la silla en que usted se sienta hasta la página que está leyendo», tal y como afirmó Heinrich von Eickardt.

Para conmemorar su centenario, que tendrá lugar el próximo mes de abril, la comunidad digital de diseño 99designs ha convocado un concurso entre sus miembros para que reinterpreten los logos de grandes corporaciones como Adidas, Apple, Google, Netflix o Starbucks siguiendo las líneas estéticas de la Bauhaus.

Bauhaus

AC-DC. Ruizemanuel87

Bauhaus

Adidas. Janseng99

Bauhahus

Android. SSUK

99designs resume así los principios estéticos de la escuela:

– La forma sigue a la función. Ambos aspectos tienen la misma importancia para este movimiento. Fuera el embellecimiento innecesario, el arte debe tener un propósito.

– Artesanía y producción en masa unidos. El arte y la artesanía se fusionan usando las nuevas tecnologías.

– Menos es más. El minimalismo no es solo una elección de estilo, sino una visión holística de todo el proceso. Un buen diseño debe ser simple.

Bauhaus

Apple. Vladimir Nikolic

El estilo Bauhaus

La geometría simple y sus formas limpias y abstractas está presente en cualquier diseño que lleve el sello Bauhaus. Siguiendo esa búsqueda de la sencillez, también los colores se simplificaban. Son típicos el amarillo, el azul y el rojo, colores primarios, además del blanco y el negro.

Bauhaus

Bauhaus

WWF. Rosse

Bauhaus

Lego. Sense Design

Logo Netflix, por Enrique Arredondo. Logo WWF, por Rosse. Logo Lego, por Sense Design

La tipografía tomó gran relevancia en la Bauhaus a partir de la incorporación de la figura del búlgaro Laszlo Moholy-Nagy. «La tipografía es un instrumento de comunicación, ha de comunicar claramente y de la manera más urgente», escribía en 1923. «La claridad se ha de enfatizar, puesto que, en comparación con los pictogramas prehistóricos, es la esencia de la escritura… Por lo tanto, y sobre todo, la tipografía debe ser inequívocamente clara. La legibilidad de la comunicación nunca debe sufrir debido a un código estético adoptado de antemano».

Bauhaus

BBC. Yuleha

Bauhaus

BMW. Enrique Arredondo

 

BBC, por Yuleha. BMW, por Enrique Arredondo

Siguiendo sus enseñanzas, la Bauhaus buscó fuentes simplificadas y evitó representaciones mucho más pesadas, como lo que se venía haciendo en la jtipografía alemana hasta ese momento. Los diseñadores comenzaron a envolver el texto alrededor de los objetos y aprendieron a ordenarlo en cualquier sentido, no solo horizontal. «También se negaron a combinar tipos de letra minúscula y mayúscula en un mismo trabajo y prefirieron el uso de fuentes sans-serif», explican desde 99designs.

Bauhaus

Starbucks. Dellfi

Bauhaus

Google. Artopelago

No hay briefing para este concurso y la elección del logo que se va a reinterpretar es libre, pero para romper el hielo, la plataforma digital de diseñadores ofrece algunas sugerencias, si no se tiene una opción clara.

Bauhaus

Burger King. Ponomarev Dmitry

 

Bauhaus

Ferrari. Asaad

«Cuando comenzó el movimiento de la Bauhaus, fue en un momento en que el mundo estaba al borde de un cambio tecnológico masivo», comenta Patrick Llewellyn, CEO de 99designs. «Mientras que a muchos artistas les preocupaba que la adopción generalizada de la electricidad y la producción en masa fuera el fin del arte tal y como lo conocíamos, el grupo Bauhaus se inspiró en el cambio y el progreso que veían a su alrededor».

Bauhaus

Domino’s. Enrique Arredondo

Bauhaus

WhatsApp. Hawnit Studio

Bauhaus

Haribo. Sense Design

En opinión de Llewellyn, no resulta extraño establecer paralelismos entre lo que sintió la gente de aquella época ante la automatización y el temor que pudiera sentirse hoy en día ante la inteligencia artificial, por ejemplo. «Pero es inspirador ver cómo la tecnología puede unir una comunidad global de talento creativo y demostrar cómo los principios atemporales del diseño de la Bauhaus siguen resonando hoy en día».

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]


Isacco Hazan
Ed. Divit
ISBN: 978-2-9544562-0-1

Uno de los prinsipales obstakolos al estudio del ladino, durante largos anyos fue la falta de diksionarios. Grasias al Dio, la situasion en este kampo se mijoro muncho ultimamente i ya tenemos agora una media dozena de diksionarios (del ladino al ebreo, al inglez, fransez i turko) lo ke permete a la mayoria de los ke keren estudiar esta lengua de konoser la sinyifikasion de las miliarias de palavras ke forman el vokabulario djudeo-espanyol.

A estos diksionarios viene de djuntarse agora uno mas: el « Dictionnaire Illustré du Judėo-Espagnol de Turquie » de Isacco Hazan, publikado por la Kaza de Edisiones Divit.

Segun se puede ver del titolo de este diksionario, el reflekta el ladino de los djudios de Turkia, paiz ande nasieron los djenitores del autor ke se embezo de eyos a avlar en esta lengua.

En desparte del karakter autentiko de este diksionario, bazado sovre una buena konosensia de la lengua i de sus ekspresiones, el se distinge tambien por las numerozas illustrasiones i las informasiones ke las akompanyan, lo ke da a esta ovra una dimension kulturala muy apresiable.

 

[Orijin: http://www.akiyerushalayim.com]

Publicado por

De Granada a Nantes, la amistad no conoce obstáculos. Javier Gilabert (1973), desde Andalucía, y Diego Medina (1985), allá, en la Bretaña, han ideado un libro, Sonetos para el fin del mundo conocido, que publica la editorial granadina Esdrújula ediciones, con un fin solidario. Es uno de esos libros que despertará el nuevo amanecer literario, siendo presentado el día 8 de enero de 2021 en la ciudad de Granada.

La pandemia del coronavirus está dejando miles de pérdidas; y, por contra, fuertes lazos de amistad y, aún más, muestras de solidaridad. La entrega lírica de estos dos jóvenes poetas obedece a nuestra terrible circunstancia. Ambos poetas andaluces escriben sobre las dificultades halladas en estos tiempos tan oscuros con una finalidad solidaria: reconocer la labor de Médicos del Mundo España y, para ello, el coste de los libros irán derecho a los fondos de esta ONG.

En palabras de la profesora y critico literaria, Remedios Sánchez, autora del prólogo, este conjunto de poemas, Sonetos para el fin del mundo, «que han construido juntos como espejo del sufrimiento de lo que han supuesto las variantes de infinito dolor de la pandemia en las fechas más oscuras, las del confinamiento».

Tras el prólogo, aparece un poema preliminar seguido de catorce sonetos, la mitad de ellos escritos a cuatro manos, más un apartado personal que cada autor contribuye a la colección con cuatro composiciones. El ejemplar cuenta, además, con cinco ilustraciones alusivas a otros tantos sonetos, obra de la ilustradora María Gómez, quien también se ocupa de la portada.

A través del molde clásico elegido, los autores han querido hacer un guiño a la tradición poética del soneto, demostrando, al mismo tiempo, que continúa siendo una forma válida para expresar temas actuales; así lo constata Remedios Sánchez: «Los Sonetos para el fin del mundo conocido no están dedicados al amor cortés, tampoco a la belleza de una naturaleza magnificente, ni de la infinitud de Dios ni se burlan del poeta contrario en estética o pensamiento. Los autores están a otra cosa: a la meditación ante un momento inédito y cómo se refleja eso en el discurrir de la vida».

El libro, además del fin solidario que persigue, pretende ser también un homenaje al colectivo humano cuya labor ha sido determinante en estos momentos, y así queda reflejado en la dedicatoria del mismo: «A los profesionales y voluntarios que trabajan por mejorar y mantener la salud en todos sus ámbitos, en todos los rincones del mundo». El volumen se publicará tanto online en formato electrónico (en PDF, para facilitar su lectura en cualquier dispositivo) como en papel, con una pequeña tirada inicial cuyos ejemplares podrán encontrarse en cualquier librería española, gracias a la magnífica distribución con la que cuenta la editorial.

 

[Fuente: http://www.culturamas.es]

Detalle da portada de Os animais de Fraguas presentado o pasado día 28 no Museo do Pobo Galego

As crenzas populares arredor dos animais. Este é o singular tema dun texto do historiador, etnógrafo, antropólogo e xeógrafo galeguista Antón Fraguas, que o Museo do Pobo Galego e a fundación que leva o seu nome acaban de publicar. Trátase dun texto inacabado e ata o de agora inédito que será publicado como libro ilustrado baixo o título Os animais de Fraguas.

O libro foi presentado o pasado día 28 polo presidente da Fundación Antón Fraguas e do Museo do Pobo Galego, Xusto Beramendi, no mosteiro de San Domingos de Bonaval. No acto tamén participaron Miguelanxo Prado e Kiko da Silva, ó secretario xeral de Política Lingüística, Valentín García artística e Fuco Sanjiao, coordinador editorial.

O libro Os animais de Fraguas recupera un texto inacabado e ata agora inédito de Antonio Fraguas sobre crenzas populares arredor de distintos animais, editado coa colaboración do filólogo Antón Santamaria e ilustrado por Miguelanxo Prado baixo a dirección artística de Kiko da Silva e a coordinación editorial de Fuco Sanjiao.

No libro, as linguaxes visual e textual dialogan para compartir lendas, consellos, coplas populares e crenzas arredor  de animais. As serpes, o lagarto, a sabandixa, o sapo, a toupeira, as arañas, o alacrán, a denociña, o lobo, o raposo, o can, a galiña, o galo, as pegas, o cuco, do paspalló, o pimpín, o chasco, as anduriñas, a lavandeira, a carriza, o crego marelo, o corvo, a rapiña, a curuxa ou os biosbardos son os protagonistas desta singular obra.

Portada do libro Os animais de Fraguas presentado o pasado día 28 no Museo do Pobo Galego

 

[Fonte: http://www.historiadegalicia.gal]

Se trata de cinco ensayos sobre la naturaleza que muestran al escritor estadounidense decimonónico en su lado más bucólico y poético, enmarcado dentro del pensamiento trascendentalista y con una erudición que actualizada se convierte en una exquisita obra literaria.

"La noche y la luz de la luna", recientemente publicado en la Argentina.

« La noche y la luz de la luna », recientemente publicado en la Argentina.

Escrito por Carlos Daniel Aletto

Los cinco ensayos sobre la naturaleza que conforman el cuidado libro « La noche y la luz de la luna » de Henry David Thoreau, recientemente publicado en la Argentina, muestran al escritor estadounidense decimonónico en su lado más bucólico y poético, enmarcado dentro del pensamiento trascendentalista y con una erudición que actualizada se convierte en una exquisita obra literaria.

La editorial Godot acaba de publicar, en una edición muy cuidada, cinco ensayos de los cuales cuatro (« La noche y la luz de la Luna », « Los colores del otoño », « La sucesión de los bosques » y « Manzanas silvestres ») formaron parte de la antología « Excursions » publicada en 1863 por « Ticknor and Fields », la prestigiosa editorial de Boston, Massachusetts. En esta nueva edición en español traducida por María Paula Vasile se suma el ensayo « El mar y el desierto ».

El libro tiene un especial encanto por presentar el pensamiento naturalista del escritor nacido en Concord, Massachusetts, en 1817, en una edición ilustrada con grabados de la naturaleza, con dos guardas en negro -una con constelaciones- al principio y al final, lo que convierte a la edición rústica de tapas blanda en un objeto vistoso, único.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense. Es conocido por su libro « Walden », una reflexión sobre la vida sencilla en un entorno natural, y por su ensayo « Desobediencia civil », un argumento a favor de la insubordinación a un Estado injusto. Sus artículos, ensayos y poesía suman más de veinte volúmenes y es su costado menos frecuentado.

Entre sus contribuciones de mayor influencia se encuentran sus escritos sobre historia natural y filosofía, donde anticipó los métodos y hallazgos de la ecología y la historia ambiental, dos fuentes del ambientalismo moderno. Su estilo literario entrelaza observación natural cercana, experiencia personal, una retórica clásica, significados cargados de simbolismos y tradición histórica, mientras muestra una sensibilidad poética, austeridad filosófica y la típico pasión americana por el pragmatismo.

A pesar de que « La noche y la luz de la Luna » es uno de los textos menos conocidos de Thoreau, con su lectura se revela que es una de las obras más significativas en cuanto a su concepción de la oposición entre naturaleza y sociedad. No solo por esto, sino por los numerosos temas que, como de costumbre, toca de forma lateral, por ejemplo la relación entre lo natural y lo civil, la reflexión que dedica a la confusión entre lo nuevo y lo viejo, lo que se construye y lo que se destruye, que, como explica en el texto, por la noche, bajo la luz lunar, se confunde.

Pero esas son particularidades, ya que en su conjunto, estos ensayos son una ilustración de una idea más genérica sobre la naturaleza que expone continuamente Thoreau en casi todos sus textos, la cual es la base de su pensamiento. El escritor sostiene que alejado del contacto de la naturaleza no hay vida humana ni reflexión, que esta sirve más que los libros y los diarios a los caminantes y a los poetas; que en la naturaleza está la ley.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense.

Henry David Thoreau (1817-1862) fue poeta, filósofo, abolicionista, naturalista, agrimensor e historiador estadounidense.

El ensayista muestra su amor por el mundo natural y su sentido respeto por los cambios orgánicos provocados por las estaciones. En estos ensayos, principalmente en el segundo en el libro, « Los colores del otoño », hace una lectura perfecta a medida que llega el otoño y admira el follaje multicolor. Thoreau disfruta la contemplación de las hojas de los árboles y no comprende como sus vecinos de Concord se dedican a sus actividades diarias sin siquiera echar un vistazo a las gramíneas púrpuras o los arces rojos.

El ensayo « Los colores del otoño » es una permanente oda a estos cambios, comparando las hojas rojas y amarillas con frutas maduras que parecen dulces. Las descripciones que realiza Thoreau, mientras admira los olmos, los arces y los robles escarlatas recuerdan a la poesía de Virgilio y al renacimiento bucólico de Garcilaso.

« Sus hojas están perfectamente maduras. Me pregunto si también maduran, en respuesta los hombres que viven a su sombra », escribe. El otoño recuerda al escritor que debe elevarse y respetar el mundo que nos rodea, el cual brinda belleza en su constante y pacífica evolución.

Thoreau señala que los estadounidenses se comportaban con el mundo como si vivieran en un estado de naturaleza hobbesiano, tratando de manera rutinaria las tierras que habían encontrado, como si solo se tratara de un espacio para seguir conquistado y explotando, sin reparar en los daños que pudieran resultar de este esfuerzo.

Los ensayos de este libro, y el pensamiento en general de Thoreau, discuten con la famosa promesa del clérigo John Cotton pronunciada en 1630 en las colonias americanas de Massachusetts, quien en su recordado sermón señala que « quien toma posesión de un terreno baldío y le otorga cultura y cría, es su derecho a poseerlo ». Cotton se basaba en el mensaje de Dios a Adán sobre el Paraíso en el Génesis: « Sean fructíferos y multiplíquense; llenen la tierra y sométanla; dominen a los peces del mar y a las aves del cielo, y a todos los reptiles que se arrastran por el suelo ».

El pensamiento americano alineado a Cotton, al que Thoreau se enfrentaba, sostenía que la causa del daño ambiental era la naturaleza misma, producto de las inundaciones, heladas y tormentas, así como las plagas de insectos y malas hierbas. Por lo tanto, la naturaleza estaba sujeta a una especie de deterioro que debía combatirse con atención mediante la cría y el mejoramiento.

"La noche y la luz de la Luna" es uno de los textos menos conocidos de Thoreau.

« La noche y la luz de la Luna » es uno de los textos menos conocidos de Thoreau.

Thoreau dialoga en sintonía con las ficciones clásicas de James Fenimore Cooper. En « Los pioneros », la primera de las novelas de « Leatherstocking Tales », el autor de « El último mohicano » tiene una mirada diferente sobre la naturaleza. Uno de los momentos más conmovedores de la novela es un gran incendio forestal causado por un descuido humano: la explosión de un barril de pólvora.

Cooper también se refiere al daño causado por la minería de plata, un capítulo trata detenidamente el saqueo de los leñadores durante la tala de los bosques, otro sobre la matanza desenfrenada de palomas y se detiene en el daño que genera la pesca excesiva. Este es el momento en que los norteamericanos toman consciencia de que son la fuente del daño ambiental.

Cada uno de los ensayos de están marcados por el sentido de pérdida y culpabilidad. A veces, Thoreau simplemente se entristece, como cuando observa con angustia que: « Los tiempos de la manzana silvestre pronto serán parte del pasado. Es un fruto que probablemente se extinga en Nueva Inglaterra ». Sin embargo, durante estos cinco ensayos lo domina la indignación. El libro en su totalidad es un intento de convencer a sus compatriotas para detener o revertir la autodestrucción.

Thoreau siente en el fondo la decepción que con estos escritos no podrá convencer a sus conciudadanos, al menos no en ese momento, porque todavía no ocupa un lugar para poder vigilar el comportamiento de los humanos sobre la naturaleza. Al mismo tiempo, sin embargo, el naturalista claramente espera que sus comentarios demuestren ser lo suficientemente provocativos y persuasivos como para cambiar la opinión de sus lectores.

En esta vistosa edición, además de mostrar su pensamiento filosófico y la erudición permanente, Thoreau tiene una mirada idílica sobre el mundo. Las imágenes, las metáforas con la que describe los frutos, los árboles y su mirada sobre los colores hacen de este conjunto de ensayo -que se complementa con las ilustraciones de Liliya Shlapak, Lubow Chipurko, Nikolayenko Yekaterina y Melok- una oda narrativa a la Naturaleza.

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

imatge d'uns ocells

El TERMCAT amplia novament el cabal terminològic del Diccionari dels ocells del món. L’obra, elaborada per la Fundació Barcelona Zoo, l’Institut Català d’Ornitologia i el TERMCAT, incorpora en aquesta actualització 691 denominacions catalanes relatives a 677 espècies d’11 famílies d’ocells passeriformes. També s’hi inclouen noves il·lustracions cedides per Àlex Mascarell, il·lustrador i membre de l’equip de coordinadors científics de l’obra.

El Diccionari dels ocells del món, disponible en línia des de l’any 2017, és un projecte en curs d’elaboració que, inicialment, es va presentar amb 4.510 fitxes terminològiques corresponents a les espècies de les 105 famílies d’ocells no passeriformes, i que s’amplia progressivament a mesura que avança el treball de validació de noves fitxes terminològiques de les espècies pertanyents a les 138 famílies d’ocells passeriformes existents.

Amb aquesta nova actualització que es presenta avui, el diccionari permet la consulta de 8.056 fitxes terminològiques, que contenen 8.193 denominacions catalanes, corresponents a totes les espècies d’ocells no passeriformes i a les espècies de 85 famílies d’ocells passeriformes. Cada fitxa inclou una denominació catalana (o més d’una), els equivalents en castellà, en francès, en anglès i en alemany, i el nom científic de l’espècie. El diccionari també inclou 435 il·lustracions i, quan s’ha cregut convenient, notes amb informació complementària sobre els termes.

El diccionari, elaborat sota la coordinació científica dels especialistes iniciadors d’aquest projecte, Raül Aymí, Rafel Cebrian, Jordi Clavell, Manuel-Enric Giménez i Àlex Mascarell, i dels que, com Ponç Feliu, s’hi han incorporat posteriorment, vinculats majoritàriament a la Fundació Barcelona Zoo i a l’Institut Català d’Ornitologia, conté un bon nombre de denominacions catalanes de nova creació, com ara angúbulbul orfeuescuat xinèshília verda o tetraka becllarg, entre d’altres, que han estat proposades seguint els Criteris per a la denominació catalana dels ocells, elaborats pel TERMCAT i aprovats pel Consell Supervisor.

El Diccionari dels ocells del món forma part de la col·lecció Diccionaris en Línia del TERMCAT, que ofereix actualment prop de 160 títols dedicats a diversos camps d’especialitat.

 

[Font: http://www.termcat.cat]

Roxana Frontine (Rox), presenta “Reina”, una serie de obras de arte en la que resalta los diferentes roles de la mujer en la sociedad con efectos tridimensionales y con un toque exquisito de realismo mágico.

La artista venezolana Roxana Frontine (Rox), presenta “Reina”, una serie de obras de arte en la que resalta los diferentes roles de la mujer en la sociedad con efectos tridimensionales y con un toque exquisito de realismo mágico.

La serie “Reina” está caracterizada por mujeres absolutamente distintas cuyo elemento común es el uso de sus coronas modernas, representadas por sombreros de diversos estilos.

La idea de crear esta serie plástica surgió al ritmo de la composición de la canción “Cristal” ( VIDEO ) que lanzó Roxana el pasado tres de diciembre, con la producción e ingeniería de Arturo Cabrera, nominado en múltiples ocasiones a los Premios Grammy, mientras la masterización estuvo a cargo de Ibeat House Mastering.

La obra “Reina” es una serie que “surgió mientras trabajaba en la composición del tema ‘CRISTAL’. Cada vez que avanzaba con una estrofa de la canción, surgía una nueva obra en mi cabeza”, contó Rox, quien es hija de padres italianos y argentinos.

En esta serie se combina el uso de medios mixtos y alta costura que producen efectos tridimensionales en cada una de las obras, dándole un toque de realismo mágico que logran que la artista pueda « vestir » con alta costura de manera real cada una de sus obras.

En esta serie se combina el uso de medios mixtos y alta costura que producen efectos tridimensionales

Las líneas limpias en su obra, colores potentes y composiciones elegantes han marcado siempre su estilo fresco, profundo e innovador. Tras años de expresarse como ilustradora, Roxana sintió la necesidad de desarrollar su obra autónoma con un estilo propio como artista plástico, integrando medios mixtos con alta costura.

Sus obras de arte son consideradas esculturas multifacéticas. Roxana es pionera en combinar técnicas de diseño digital, pintura e ilustración, con trabajo de alta costura confeccionado a mano por la artista.

Todos los elementos de alta costura son aplicados a las obras por la propia Roxana, quien de pequeña pasó incontables horas en los talleres de sus dos abuelas, ambas talentosas costureras. Con ellas, Roxana aprendió a cortar, coser, bordar, tejer y hacer patrones; habilidades que hoy utiliza en el desarrollo de sus obras de arte.

Para la crítica de arte, en esta serie de Roxana se encuentra una mezcla única de elementos contrastantes que generan tridimensionalidad y movimiento. La artista venezolana encuentra inspiración en las cualidades del ser humano, en la vida misma y en la naturaleza.

 Para Roxana cada una de sus obras revela un mensaje “profundo y sublime dirigido a expandir la consciencia humana a través de la belleza”.

Como ilustradora, pintora, diseñadora y directora creativa, la pasión de Roxana por la moda, la música, la vida, la evolución consciente y el poder interior se deja ver en cada una de las obras que integran la serie “Reina”. FIN/Notistarz

La idea de crear esta serie plástica surgió al ritmo de la composición de la canción “Cristal”

 

 

[Fotos: MinayaPR – fuente: http://www.globedia.com]