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À l’occasion de la 19e édition du festival Jazz’n’Klezmer, nous recevons sa directrice Laurence Haziza, Lembé Lokk et Boris Bergman, qui chantent dans la #SessionLive, et Arthur Bacon, qui présente son nouveau projet Deli Teli autour du répertoire pop grec des années 1960.

Lembé Lokk album Secret Chords (France/Estonie), autour du répertoire de Leonard Cohen.

Les arrangements originaux qui résultent de la rencontre entre la chanteuse estonienne Lembé Lokk et les musiciens François Puyalto à la basse et Michel Schick aux clarinettes, ukulélé et harmonica, sont à la fois exigeants et bouleversants de justesse.

Leur Cohen devient tour à tour cri de révolte rocailleux, mais aussi blues et poésie aérienne. On retrouve les chansons qu’on aime sans chercher de comparaison avec la version originale. Les trois musiciens apportent chacun un univers fort et maîtrisé qui dialogue avec les autres dans une complicité qui en fait un spectacle séduisant pour les oreilles comme pour les yeux.

                           Laurence Aloir/RFI / Lembé Lokk

Lembé Lokk à RFI (L.Aloir) et Lembé Lokk trio (Lembé Lokk)

#SessionLive Lembé Lokk en solo guitare-voix, titres interprétés

– Everybody Knows LIVE RFI Lembé Lokk

– Waltz extrait de l’album Secret Chords de Lembé Lokk

– Suzanne Live RFI Lembé Lokk.

Son Benoît Letirant + Fabien Mugneret

 

Puis Laurence Haziza, directrice et programmatrice du festival Jazz’n’Klezmer propose sa playlist : Omer Klein, Yaïa et Liraz.

                          Omer Klein Trio – Warner Jazz

Omer Klein Baghdad Blues, album Personal Belongings.

Dans son dernier album,  Personal Belongings, le plus personnel à ce jour, Omer Klein – membre du cercle fermé des maîtres du piano d’après le Süddeutsche Zeitung – nous offre un regard avisé sur le monde contemporain. Nés en 2020 pendant la pandémie, ces dix morceaux reflètent son point de vue en tant qu’être humain, pianiste, compositeur, leader de formation, père de famille et artiste à la croisée des cultures.

Interprétés avec ses partenaires de longue date Haggai Cohen-Milo à la basse et Amir Bresler à la batterie, les 10 titres qui constituent l’album soulignent les contrastes palpitants entre les instants contemplatifs et l’énergie vitale du trio ; se mêlent le romantisme du Moyen orient à l’improvisation jazz.

Omer Klein est né en Israël en 1982 et a grandi à Netanya. Il est le fils de parents nés en Israël et le petit-fils d’immigrants venant de Tunisie.

Concert de sortie d’album

Label Warner Jazz

Avec :

Omer Klein : piano

Amir Bresler : batterie

Haggai Cohen-Milo : basse

 

                          Yaïa – Jazznklezmer

Yaïa  Alija Se Do Jezer album Annette de Mare A Hija voir le clip.

Le groupe Yaïa voit le jour fin 2013 avec la rencontre de quatre musiciens pour reprendre et explorer les chants judéo-espagnols. Ces chants du temps de l’exil des juifs le long de la Méditerranée datent de la fin du XIXe siècle, et sont le résultat d’un métissage kaléidoscopique au cours de leurs voyages.

Les musiciens de Yaïa arrangent et composent de façon moderne, électrique et déjantée ce répertoire profane de la culture séfarade ; non comme les gardiens du temple mais plutôt comme les passeurs d’une musique toujours en mouvement.

Annette De mare a hija, l’histoire : En juin 2020, Leïla Mendez du groupe Yaïa rencontre Annette Cabelli-Florentin, 95 ans, rescapée d’Auschwitz, une des dernières personnes vivantes dont la langue maternelle est le judéo-espagnol, avec la volonté de recueillir des brides de cette culture séfarade qui compose l’essentiel du répertoire de Yaïa. L’entretien a été filmé.

« Avec Annette, nous avons échangé un peu en judéo-espagnol, surtout en français. Elle a chanté pour moi et nous avons chanté ensemble. Elle m’a récité des poèmes et nous avons mangé des gâteaux. Elle s’est racontée de l’enfance jusqu’à sa déportation en 1943, puis sa vie dans les camps et son arrivée en France après la guerre ». Bouleversée par cette rencontre, Leïla, rejointe par le groupe, décide de partager ce moment en imaginant un concert-témoignage qui mêlerait le récit filmé d’Annette Florentin-Cabelli aux romances « ladino-électriques » de Yaïa, accompagné d’un album parsemé d’interventions sonores d’Annette, aux Éditions Miliani.

Liraz – Ronen Fadida

Liraz Zan Bezan album Zan voir le clip

En 2017 le titre Nozi Nozi – qui moque l’épouse parfaite – servait de bande de son à des vidéos de fêtes clandestines en Iran. Mais ce que crée Liraz, quadra solaire, dépasse le seul combat des femmesElle propose une expérience sonore de la liberté !

Très influencée par les années funk et psyché qui précèdent la révolution islamiste iranienne de 1979, Liraz a découvert son ADN musical dans un bac à disques.

Née en Israël de parents qui ont fui la révolution iranienne, Liraz 43 ans, a commencé sa carrière en chantant en hébreu avant de changer de langue et de mêler psychédélisme pop et sonorités persanes.

La véritable dimension de Liraz est sa double culture, et le fait de les assumer toutes les deux et de construire des ponts entre ces deux pays que tout oppose, en prenant le risque de travailler avec des musiciens iraniens via Telegram Skype ou Instagram, « Parfois la connexion était mauvaise, d’autres fois les musiciens disparaissaient du projet parce qu’ils avaient peur, ils détruisaient leur profil ou le changeaient. J’espère seulement pouvoir rencontrer un jour les artistes avec lesquels j’ai travaillé sur ‘Zan’ « .

Dans son dernier album, ZAN Femme, Liraz mélange cette pop iranienne vintage reçue via messagerie cryptée aux aux rythmes rap et électro des boîtes de Tel-Aviv.

Laurence Haziza et Arthur Bacon à RFI – Laurence Aloir/RFI

Puis nous recevons Arthur Bacon du groupe Deli Teli  pour la sortie du 1er album Tsifteteli.

Deli Teli prêche, avec une subtile dose de mélodrame méditerranéen, un déhanchement collectif sensuel, solaire et insouciant, sur les pistes de danse du reste du mondeBouzouki électrisé, sons d’orgue farfisa psychédéliques, duo basse/batterie hypnotique et chaloupé font revivre les chansons des années 1960-70 grecques.

Tsifteteli ! “Né au printemps 2020, en plein confinement sur une terrasse de Marseille, le jour s’est transformé en nuit blanche. Kitsch 60’s et déhanchements virevoltants.”

Dans leur premier clip, ils reprennent Boumpam, une chanson du célèbre et sulfureux Aris San, composée à l’origine par Panos Gavalas.

Deli Teli – Lamparo
Titres joués de Deli Teli

– Boumpam voir le clip

– Ekso.

Enfin Boris Bergman et Renaud Bernal entrent dans la #SessionLive.

Au festival Jazz’n’klezmer, Le « Quartet Moins 1″ fait son Yiddishrock !

« Le chant des partisans de Vilna existe en yiddish et c’est bien.

Il en est de même pour « Avram  le voleur », ma sœur Raye et tant d’autres qui n’ont jamais connu d’adaptations en d’autres langues …

Cela a donné quelques idées au trio infernal : le quartet moins 1

En fait … le quartet moins 1…+1 …

…+1 ?  Mais pourquoi me direz-vous ?

En effet, le bassiste-chanteur Brad Scott s’est joint à Renaud BernalNorbert Miguel et Boris Bergman pour quelques versions franco-yiddishes du répertoire judéo-hassidico-tzigane…

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous le 7 novembre au New Morning ».

 

En concert, il y aura :

Renaud Bernal : guitare banjo Ukulélé

Norbert Miguel : guitares

Boris Bergman, à la tchatche et au chant

Brad Scott : basse

                           Boris Bergman (S. de Bourgies) et Renaud Bernal – S. de Bourgies / Laurence Aloir/RFI

Boris Bergman (S. de Bourgies) et Renaud Bernal et Boris Bergman à RFI (L.Aloir).Photos 9 et 10 à coller ensemble

À RFI, nous vous proposons une formule duo avec :

Renaud Bernal, guitare

Boris Bergman, voix.

 

Titres interprétés

– Medley Vertige de l’amour/Gaby en yiddish Live RFI Boris Bergman Voir le clip RFI Vidéos.

Publié par Laurence Aloir

 

 

[Source : http://www.rfi.fr]

Fugidos de massacres, eles vivem entre índios e seringueiros.

Escrito por Mendy Tal

A presença judaica no Brasil é muito mais antiga do que se pensa e faz parte, inclusive, do imaginário popular: lendas sobre expedições judaicas à Amazônia em tempos bíblicos são frequentes no Norte do país.

Fugidos de massacres, há séculos eles vivem entre índios e seringueiros e foram importantes personagens na história da região.

Os protagonistas dessa história eram judeus que moravam principalmente em Tetuan e em Tânger, cidades no norte do Marrocos, África, e que foram parar em pleno coração da floresta amazônica.

Esta imigração é uma parte relevante da grande epopeia do sefardismo ocidental.

Obrigados a viverem fechados em pequenos guetos, passando fome e sofrendo perseguições, os judeus marroquinos viram na misteriosa Amazônia uma chance de escapar da insuportável discriminação que enfrentavam.

E começaram a migrar em massa logo no começo do século 19. O êxodo continuou por quase todo o século e formou na Amazônia uma comunidade que contava, no fim da década de 1880, com mais de 50 mil descendentes.

Os judeus que saíram do Marrocos e vieram para o Brasil tinham origem ibérica. Haviam sido expulsos da Espanha em 1492 e de Portugal quatro anos mais tarde. Com a expulsão, um dos lugares escolhidos para a nova morada foi o Norte da África.

A guerra hispano-marroquina, em 1870, ou a pobreza das comunidades judaicas no Marrocos, espalhadas pelas áreas de influência espanhola, como Tanger, Tetuan ou Casablanca, e árabe, como Rabat, Fez e Marrakesh, entre muitas outras, poderiam ser apontadas também como fatores que motivaram a saída dos judeus naquele tempo.

No Marrocos, eram conhecidos como megorachim – espanhóis exilados sem pátria. Apesar de tudo, alguns conseguiram prosperar. Mesmo assim, os judeus continuavam a sofrer constrangimentos, humilhações e confisco de seus bens – fora os já rotineiros massacres.

O auge do ciclo da borracha, entre 1880 e 1910, do mesmo modo, atraiu comerciantes e outros trabalhadores, esse período coincidiu com o pico da imigração judaica para a Bacia Amazônica; eles estabeleceram novas comunidades ao longo do interior do rio Amazonas, em Santarém e Manaus, Brasil, e tanto quanto Iquitos, no Peru, no lado leste da Cordilheira dos Andes.

Proclamada a República no Brasil, em 1889, o decreto 119 do governo provisório de Deodoro da Fonseca aboliu a união legal da Igreja com o Estado e instituiu o princípio da plena liberdade de culto. Nessa época, os judeus oriundos do Marrocos viviam, na Amazônia, o pleno apogeu do ciclo da borracha – o que serviu para incentivar ainda mais a já contínua migração.

A primeira parada dos judeus marroquinos costumava ser Belém, no Pará, onde eram recebidos por famílias como os Nahon, Serfatty, Israel e Roffé, que já estavam aqui porque tinham negócios com empresas inglesas e francesas. Eles providenciavam roupas para os recém-chegados e os alojavam numa hospedaria. Lá, os rapazes recebiam rápidas e singelas informações sobre como deviam comportar-se nos sítios ao longo dos rios onde iriam viver nos próximos anos.

Não havia muita dificuldade quanto ao idioma, já que todos falavam espanhol e haketia (uma mistura de espanhol, português, hebraico e árabe desenvolvida no Marrocos).

 Os judeus foram os primeiros regatões (caixeiros-viajantes) da Amazônia. Suas embarcações levavam as mercadorias para serem trocadas nos seringais mais distantes por borracha, castanha, copaíba (cujo bálsamo era, então, a medicação por excelência das doenças venéreas na Europa), peles e couros de animais silvestres.

A preocupação em adaptar-se, sem perder a própria identidade, fez com que adotassem estratégias diversas de relacionamento com a sociedade em torno. Alguns traduziram seus nomes para parecerem-se menos diferentes, como, por exemplo, Elmaleh para Salgado ou Bar Moshé para Alves.

Apesar do convívio cordial, os judeus foram, eventualmente, alvo de manifestações de intolerância. Mas o horror, mesmo, ocorreu em 1901, nas localidades de Cametá, Baião, Mocajuba, Araquereruba, Mangabeira, Prainha, avançando pelas margens dos rios, onde os judeus tinham suas casas-armazéns.

Entretanto, de um modo geral, os judeus marroquinos que vieram para a Amazônia conseguiram adaptar-se bem às novas condições. Eliezer Salgado (Elmaleh) trabalhava no regatão, no rio Purus, para sustentar nove filhos. Servia, também, de chazan e mohel, oficiava casamentos e brit-milot e, em sua casa, como em outras ribeirinhas, oficiavam-se os serviços de Rosh Hashaná e Yom Kipur, segundo relato de seus filhos e descendentes.

Para esses judeus marroquinos, a família era o núcleo a partir do qual construíam sua judeidade em plena Amazônia. A identidade judaica não era apenas profundamente enraizada, mas admitida com orgulho e alegria. As histórias contadas pelos descendentes remetem à tradição dos antepassados: os que moravam longe pegavam seus batelões para passar os Yamim Noraim nas cidades maiores, como Alenquer ou Cametá.

Na sexta-feira à tarde, depois de fechar a loja, iniciavam-se os preparativos para o Shabbat com toda a hiba (pompa), vestindo-se de linho branco, engomado e gravata. A mãe, numa cadeira de espaldar, punha-se a meldar (rezar) e pitnear (cantar) o Shir Hashirim (Cântico dos Cânticos), mizmorim (canções) e, durante o Arbit (reza da noite), reuniam-se em casa de um ou outro.

Os filhos aos poucos deixavam de falar haketia, uma mistura de árabe, hebraico e ladino, mantendo apenas expressões muito significativas e sem paralelo em português (como traduzir, por exemplo, achlash, fecheado, abu, chosmin e sachorita?), e o ladino ficava como uma segunda língua falada em casa, entre los muestros.

Mesmo na ausência de rabinos, shlichim zelavam pelo rigor ritual, incluindo a lavagem do corpo e providências para o enterro. Ainda hoje estes cemitérios sobrevivem como testemunhos da história judaica na Amazônia.

Os tzadikim eram venerados e dentre eles destacava-se Shimon Bar Iochai. À mesa, a cashrut era adaptada às condições locais, sem ferir a Halachá. Em vez do vinho, a cachaça, as frutas tropicais, matzá de tapioca e peixes para substituir as iguarias marroquinas. Com exceção da dafina e do couscous, de que não abriam mão de forma alguma.

Com o fim da riqueza propiciada pela borracha, muitos judeus abandonaram o « sertão » e estabeleceram-se em Belém ou emigraram para o Sul.

Hoje, a comunidade de Belém conta com cerca de 300 a 400 famílias; a de Manaus, com 200 famílias. Há uma integração completa no novo ambiente, sem perda, contudo, da identidade ancestral.

 

Mendy Tal é cientista político e ativista comunitário
[Fonte: http://www.jornaldaorla.com.br]
Organizadora: Universidad de Salamanca
Tipo de actividad: Congreso, jornada, encuentro

 

 

Fecha límite de solicitud:

 

 

Lunes, 20 de septiembre de 2021

 

 

Descripción: 

 

 

La Universidad de Salamanca celebra este congreso los días 5 y 7 de noviembre de 2021 en Aldeadávila de la Ribera (Salamanca). Su objetivo es abordar la frontera hispanoportuguesa desde un enfoque interdisciplinar, por lo que dedicarán varias sesiones a las diferentes líneas temáticas (historia, política, educación, medioambiente, ecosistema etc.).

El encuentro se retransmitirá en directo vía web y tanto comunicantes como ponentes podrán participar mediante videoconferencia. Se invita a todos los investigadores a participar en este encuentro científico.

La fecha límite para el envío de comunicaciones expira el 15 de septiembre.

Para más información, puede visitarse la página web.

Ciudad:  Aldeadávila de la Ribera, Salamanca
País:  España
Fecha de inicio:  Viernes, 5 de noviembre de 2021
Fecha de finalización:  Domingo, 7 de noviembre de 2021
Dirección postal completa:  Centro Cultural de Aldeadávila de la Ribera

 

C/ Guarda Civil, s/n

C.P.: 37250 – Aldeadávila de la Ribera. Salamanca (España)

Correo electrónico:  citer2020.organizacion@gmail.com
Página de Internet:  https://citer2020.wordpress.com/
Materias de especialidad: 

Artes plásticas, Demolingüística, Dialectología, Enseñanza de la lengua, Enseñanza de la lengua, Enseñanza y tecnología, Estudios culturales, Fonética, Fonología, Gallego, Historia de España, Historia del español, Judeoespañol, Lexicografía, Lexicología, Lingüística, Lingüística aplicada, Lingüística comparada, Lingüística computacional, Lingüística de corpus, Lingüística descriptiva, Lingüística románica, Lingüística textual, Literatura comparada, Literatura contemporánea, Literatura de la Edad Media, Literatura de los Siglos de Oro, Literatura del siglo XVIII, Literatura del siglo XIX, Literatura del siglo XX, Literatura del siglo XXI, Literatura española, Literatura infantil y juvenil, Literatura peninsular, Literaturas orales, Morfología, Música, Narrativa, Ortografía, Poesía, Pragmática, Semántica, Semiótica, Sintaxis, Sociolingüística, Teatro y artes escénicas, Teoría de la literatura, Traducción

Redes sociales – Facebook: https://www.facebook.com/CITER2020/

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

Oso de Oro y Premio Fipresci (el de la crítica) en el Festival de Berlín (2019), Mejor Dirección en el Festival de Sevilla para Nadav Lapid (su último filme, Ahed’s knee, ha obtenido recientemente el Premio del Jurado en Cannes), entre otros reconocimientos. Una película que respira libertad, singularidad, audacia, introspección… si es que la hemos podido descifrar.

Escrito por Andrés Vartabedian

Alguien camina firme y rápidamente por una zona muy transitada de la ciudad. La cámara acompaña el movimiento agitado de sus piernas, camina algunos metros con él; lo recorre brevemente para tomarlo de espaldas, elevándose hasta la altura de su nuca; vemos apenas por encima de su cabeza. Es un hombre y carga una mochila. Parece alejarse, pero está llegando. Cruza la calle, la cámara sigue a sus espaldas; se mueve con él. Se detiene luego de pasar -y atisbar hacia- el café de la esquina. El hombre sigue su rumbo. No parece hacer buen tiempo. El día se presenta gris y lluvioso.

Su primera noche, la pasará en un enorme y glamuroso apartamento vacío y frío. Mientras se ducha y se masturba, alguien roba misteriosamente sus pocas pertenencias. Nunca sabremos quién. Probablemente, no importe; o importe menos que el signo.

Yoav, que así se llama, es un hombre joven, alto, esbelto y fornido. Está circuncidado. Observamos todo el esplendor de su figura. Es un adonis. Es apolíneo. Es israelí y está desnudo. Es su primera noche en París.

Una joven pareja de amigos, o algo más que amigos -no sé si lo sé-, lo socorre en ese, su primer e importante contratiempo parisino. Durante su estancia de siete meses en Francia, entablará con ellos una estrecha relación. Serán sus amigos, sus amantes, sus “mecenas”… Mejor dicho, él quizá sea una especie de mecenas o cierto sostén económico; ella llegará, incluso, a ser su esposa. Son Emile y Caroline, y disfrutarán de su compañía en diversos sentidos. Cultivarán el arte, el sexo, la seducción… Compartirán sus historias personales mientras construyen la suya propia, hecha de entrecruzamientos no siempre claros ni precisos. También compartirán el vino, el pan y la risa… algunos silencios.

Yoav viene huyendo de Israel, su país de origen, al que adjetiva de decenas de formas diferentes, todas negativas (“Ningún país es todo eso a la vez”, sostiene Emile). Una huida interior que intenta reforzar con la exterior. En cierto momento y lugar, dirá que es perseguido por los servicios secretos israelíes, lo que resulta, a todas luces, falso (también dirá por allí que nunca se masturba). Pretende transformarse en francés. Abandona el hebreo como símbolo de su rechazo (¿cómo se abandona una lengua, la primera?). Solo hablará francés. Además de sus conocimientos previos, compra un diccionario. En sus salidas por la ciudad, mientras camina, repetirá palabras cual ritual, cual imposición, cual enfermedad: adjetivos, sustantivos, verbos… Resultará prosódico. Tendrá un efecto poético en nosotros, será cuasi litúrgico.

Yoav habla en forma “literaria”, como repitiendo lecciones aprendidas, lecturas incorporadas, como ensayando algo que no está muy claro qué es; el nuevo idioma, la nueva realidad. Suena impostado; intentando pertenecer. ¿Se puede “ser” por autoimposición? La identidad no se decreta. La identidad no es algo únicamente adquirido, deseado. ¿Todo se puede elegir? Oprimido y opresor conviven. Somos pasado y presente a la vez, con idea de futuro. Su abuelo materno fue un terrorista, o un revolucionario -según el cristal…-, quien luchó por liberar a Israel del yugo británico. Yoav se cruza con una joven palestina.

Otros antes que él abandonaron el yidis y el ladino en pos de Israel. Yoav dirá en hebreo solo lo procaz, será blasfemo. Nadav Lapid provoca, desafía, se cuestiona, se piensa a sí mismo permanentemente. Valentía y cobardía se confunden por momentos; anverso y reverso de la misma moneda. Tal vez Francia… pero no. La separación de la Iglesia y el Estado, los valores de la República, la libertad de expresión… Reluce, pero es solo una pátina. La satisfacción material oculta otros vacíos, otros tedios. La insatisfacción nos abraza. Cargamos una nueva mochila. Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé !

Algunas puertas ya no se abren. Yoav, estructurado, como su Estado, en la violencia, la deja ver. También es un síntoma de desvalimiento.

Mientras tanto, Lapid nos seduce. Música, texturas, sonidos, palabras, movimientos de cámara, contrastes, humor, miradas… Todo asoma sensual, irreverente, por momentos absurdo… despierta deseos y fantasías. ¿Qué es lo que nos interesa, nos conmueve, nos identifica? ¿Cuáles son sus formas? ¿Dónde se ubican las fronteras? ¿De qué se trata la identidad?

Ficha técnica

Título originalSynonymes
Francia/Israel/Alemania, 2019, 123 min
Dirección: Nadav Lapid
Producción: Said Ben Said, Michel Merkt
Guion: Nadav Lapid, Haim Lapid
Fotografía: Shai Goldman
Edición: Neta Braun, François Gédigier, Era Lapid
Elenco: Tom Mercier (Yoav), Quentin Dolmaire (Emile), Louise Chevillotte (Caroline), Uria Hayik (Yaron), Olivier Loustau (Michel)

 

 

[Fuente: http://www.vadenuevo.com.uy]

Le Brésil fut officiellement découvert par le Portugais Cabral assisté de son pilote juif, le Marrane Gaspar de Gama en 1500. D’autres sources affirment qu’un autre Marrane les avait précédé en 1497 : Jaro Ramalho. Il avait accosté les côtes du Brésil fuyant le Portugal cette même année 1497 où le roi Manuel obligea tous les Juifs résidant au Portugal à se convertir au catholicisme.

Écrit par Pierre Mamou

Dés l’installation de l’Inquisition en 1540, de nombreux Marranes portugais appelés nouveaux chrétiens, réussirent à s’installer au Brésil. Certains d’entre eux d’abord passés par les îles de Sao Tomé et du Cap vert au large de l’Afrique et ayant maîtrisé la culture de la canne à sucre, l‘introduisirent au Brésil. Bientôt à Bahia et au Pernambouc, une partie importante de l’aristocratie sucrière était composé de Marranes.

Mais l’inquisition s’installa aussi en Amérique du sud. Elle poursuivit impitoyablement les nouveaux chrétiens soupçonnés de judaïser en secret. Les Marranes prospéraient aussi dans l’artisanat le commerce. Ils étaient également juristes, militaires et même ecclésiastiques. En somme, ils occupaient des postes importants dans l’administration des nouveaux territoires.

Mais ces obstacles à une vie tranquille cessèrent quand les Hollandais secondés par des Marranes portugais installés à Amsterdam firent la conquête du nord du Brésil de 1630 à 1654. Ils autorisèrent les nouveaux chrétiens à revenir ouvertement au judaïsme comme en Hollande. 200 Marranes accueillent à Bahia la flotte hollandaise ainsi que Moise Cohen Henriqués, second de la flotte hollandaise. Il s’était illustré auparavant dans des attaques de la flotte espagnole, prenant ainsi une revanche sur les souffrances infligées aux Juifs.

Le retour des Portugais

Toutefois, les Portugais reconquirent le nord du Brésil. Face à de nouvelles persécutions beaucoup de Juifs quittèrent le Brésil pour l’Amérique centrale et les colonies anglaises tolérantes. Ils partirent aussi pour une ville de l’Amérique du nord, autre colonie anglaise qui s’appelait la Nouvelle Amsterdam. Cette ville allait bientôt changer de nom pour devenir New York. C’était au 17e siècle. Avec Newport, ces villes allaient devenir les premières communautés juives séfarades d’Amérique du nord. Ceci, 200 ans avant l’arrivée massive des Ashkénazes au 19e siècle.

Il faudra attendre aussi le début du 19e siècle pour voir arriver au Brésil des Juifs marocains d’origine ibérique s’installer au Pernambouc, Bahia et surtout en Amazonie. Dés 1810, ils s’installèrent le long du fleuve Amazone, en passant par Manaus. Puis, ils remontent jusqu’au Pérou où malgré de multiples difficultés, ils réussissent à s’implanter définitivement, et pour certains, à y faire fortune.

Les Juifs marocains du Pérou

Au Pérou, le groupe juif est issu d’immigrants marocains venus du bassin brésilien d’Amazonie parlant le ladino, l’hébreu et l’hatekia, le dialecte judéo-marocain. Ils venaient de Fès, Tanger, Tétouan, Casablanca, Salé, Rabat et Marrakech. Ils travaillent dés la fin du 19e siècle dans les villes amazoniennes, attirés par le boum du caoutchouc.

À l’époque moderne, l’inexistence d’un antisémitisme significatif au Brésil a contribué à l’identification des Juifs comme des Brésiliens très attachés à leur pays qui ont fondé de nombreuses institutions juives et se sont impliqués dans la vie politique.

Les Évangéliques au Brésil soutiennent fortement, comme aux États Unis, l’État d’Israël.

Une étude génétique récente, révèle que 16% de la population blanche d’Amazonie descend de Juifs marocains qui restent attachés au judaïsme. Ceci est une proportion plus importante qu’à Sao Paulo, où vivent 60% des 120 000 Juifs brésiliens actuels.

Par des mariages mixtes contractés par ces descendants de Juifs marocains avec des Amérindiens et Amérindiennes, Israël a accueilli ces dernières années des « Peaux rouges » qui ont effectué leur alya !

[Source : http://www.coolamnews.com]

Como muchos de los países considerados árabes o de habla árabe, el nombre de Siria no tiene nada que ver con la lengua árabe (añádase a la lista Líbano, Jordania, Egipto o Misr/Masr, Túnez, Mauritania e Irak). En árabe y en siríaco, hay una disputa constante sobre cómo se escribe y dónde se acentúa el nombre de Siria. El siríaco (véase sursi en el Talmud) es una especie de arameo cristiano con una enorme literatura; los hablantes llamaban a su lengua aramea por el nombre griego y, al parecer, a su país, el de la Aram bíblica.

¿Son árabes los judíos sirios?

Escrito por DAN SHAPIRA

La cuestión es que los cristianos de habla aramea llamaban a Siria antes de que se arabizara lingüísticamente (el proceso aún no se ha completado e incluso se ha invertido a veces, con algunos cristianos israelíes aprendiendo de nuevo el siríaco e incluso intentando hablarlo).

Antes de la desintegración del Imperio otomano, el uso occidental de “Siria” o “Siria y Palestina” incluía las posesiones otomanas del Mediterráneo oriental, o el Levante propiamente dicho. El nombre árabe correspondiente era y es Bilād al-Shām (pronunciado belaad ash-shaam), las tierras de Sham.  Al-Shām puede significar Damasco, el Norte, la Gran Siria, o incluso Jerusalén y la Tierra de Israel, en el uso judeoárabe medieval.

Así, los judíos de Jerusalén y de la Tierra de Israel, junto con los judíos de Damasco, fueron llamados Shāmīs en Yemen y en otros lugares; el muftí pronazi de Jerusalén comenzó su carrera antisionista y profrancesa como defensor de la idea de que “Palestina es el sur de Siria”; y en la Knesset israelí se sentaban personas opuestas al Estado israelí que también negaban la existencia de un “pueblo palestino”, confesándose “sirios” o “panarabistas”.

Ahora tratemos de definir “árabes” -lo necesitaremos cuando hablemos de los mustaʿrib, o judíos arabizados-. La mayoría de la gente tiende a pensar que todos los que hablan árabe son árabes. Los judíos solían hablar y siguen hablando muchas lenguas no judías, y la mayoría sabe que antes había o sigue habiendo judíos arabófonos.

La gran mayoría de los hablantes de árabe en otros lugares no son árabes, no solo en términos históricos, sino simplemente por las convenciones de la lengua árabe. En la lengua árabe y en la cultura relacionada con esta lengua, los hablantes de árabe se agrupan en tres grupos:

“Árabes antiguos”, o al-‘umam a’-bā’idah, las naciones desaparecidas, como ʿĀd por las dunas que desaparecieron en el Barrio Vacío o ‘Amaliq. Ya no existen.

“Los árabes puros”, o al-‘Arab al-‘āribah, “los árabes árabes” del sur de Arabia, descendientes de Qaḥṭān.

Los “árabes arabizados” (mustaʿribah), de Nayd, Jordania, el desierto de Siria y otras partes de Arabia del Norte. Incluso la palabra “árabe” en el Corán podría ser un préstamo de Arabia del Sur (¡no árabe!).

En la Edad Media, mustaʿrib o arabizado se refería a personas que hablaban árabe pero que carecían de referencias tribales, y la palabra ʾaʿrāb se refería a beduinos puramente tribales (en los nombres geográficos, ‘Arab-XXX significa que el lugar está poblado por beduinos tribales). La rapidez con la que los judíos se arabizaron en todas partes tras las conquistas islámicas es en cierto modo sorprendente: en el transcurso de 100 a 300 años los judíos se convirtieron en mustaʿrib, excepto en Irán, Kurdistán y los valles bereberes de Marruecos.

Durante la mayor parte del siglo XX, los gobiernos intentaron convertir a sus súbditos en árabes, en el sentido del nacionalismo europeo del siglo XIX, con poco efecto. Ahora este proyecto parece haber sido archivado, como se desprende de la muerte del panarabismo, la fallida Primavera Árabe, las guerras civiles en Siria e Irak y la caída del Estado Islámico. En lugar del arabismo, el Levante alberga un nuevo particularismo.

¿Quiénes son los judíos sirios?

Solía haber al menos tres comunidades judías litúrgico-lingüísticas-culturales diferentes, ninguna de las cuales se consideraba a sí misma bajo una rúbrica general de “judíos sirios”, que es una construcción hecha para proporcionar a los estadounidenses y a otros una idea general de quiénes son y fueron estas (o aquellas) personas. Por supuesto, décadas de vida bajo dictaduras militares, baazistas medio comunistas y entre revivalistas suníes dejaron su huella en los judíos de Damasco, Haleb/Aleppo y Qamishly. Sin embargo, sus identidades, culturas e historias eran muy diferentes entre sí.

Empezaré por la última y menos conocida, la de Qamishly. Antaño, era una ciudad soñadora al otro lado de la frontera de la Nusaybin turca, Neṣibin/Nisibis. En los primeros años de la dominación francesa, llegaron oleadas de refugiados procedentes de Turquía: cristianos de habla aramea (que acababan de empezar a llamarse “asirios”), armenios y algunos judíos “kurdos” de habla aramea procedentes de Neṣibin y dirigidos por la familia Beṣaleli. La vida era buena bajo los franceses, y la comunidad judía contaba con más de 3.000 personas en su apogeo.

Después de la partición de Palestina por parte de la ONU, a los judíos de la Siria independiente se les prohibió, al estilo nazi, el acceso a los jardines públicos, a los cines, etc., y, por supuesto, se les despidió de sus trabajos en el gobierno. Como en toda la región, las niñas y mujeres judías fueron secuestradas, violadas y maltratadas; el mensaje a los hombres era “no son hombres, no pueden mantener puras a sus mujeres, ni defenderlas”.

Diez años después, todavía había 800 judíos en Qamishly. Había 150 judíos allí después de la Guerra de los Seis Días. Nunca entendí por qué tantos judíos que vivían en países fronterizos con Israel y que eran brutalmente discriminados por la existencia de Israel, decidieron quedarse. No fue solo por dinero, no fue (en la mayoría de los casos) por patriotismo local, y no fue, en muchos casos, por la incapacidad física de irse. La historia de Israel demuestra que cuando los judíos querían venir a Israel, este podía, en mayor o menor medida, ayudarles a hacerlo.

Como se ha dicho, Qamishly se pobló primero con refugiados asirios y armenios que habían huido para salvar sus vidas de Anatolia y Kurdistán. Luego llegaron kurdos desde Turquía, en su mayoría de forma ilegal. Más tarde, los gobiernos baasistas empezaron a arabizar las zonas rurales pobladas de kurdos que lindaban con Turquía, la misma política que aplicaba Saddam Hussein del país rival -y también baasista- de Irak. Ahora, Qamishly y la región están bajo la kurdificación para revertir la arabización de Assad. Los informes sobre los pocos judíos que quedan allí son confusos.

¿Y qué hay de los judíos de Damasco?

Damasco era considerada la quinta de las ciudades santas de la Tierra de Israel; muchos de nosotros lo hemos olvidado. Los judíos poblaron la ciudad durante la mayor parte de la historia, remontándose mucho más allá de los dos milenios. El Documento de Damasco, encontrado primero en la Genizah de El Cairo y luego en Qumrán, atestigua el estatus especial de Damasco. Pablo se convirtió de camino a la ciudad. Un antiguo midrash dice que la Era Mesiánica comenzará cuando נִירוֹן מִזְרָחִי שֶׁבְּדַמֶּשֶׂק caiga, sea lo que sea que “caiga”.

Durante las Cruzadas, los judíos y samaritanos de los territorios tomados por los cruzados buscaron refugio en Damasco (la presencia samaritana en Damasco terminó en el siglo XVII y su sinagoga pasó a manos de los judíos rabinos).

Damasco fue también un importante centro caraíta durante siglos. El último judío caraíta de Damasco se marchó a finales de la década de 1830 a Crimea, y luego lo encontramos a él y a sus descendientes en Jerusalén y El Cairo. Muchos manuscritos hebreos y judeoárabes importantes proceden de las sinagogas caraítas de Damasco. El barrio judío de Damasco estaba en la parte sureste de la ciudad amurallada.

Fuera de la ciudad, a unos dos kilómetros al este de la Ciudad Amurallada, en Jobar, se encontraba el lugar más importante de los judíos de Damasco, la cueva de Elías, de dos milenios de antigüedad, y una sinagoga. Fue objeto de numerosos actos de vandalismo y de bombas de mortero. Finalmente fue destruida intencionadamente a finales de mayo de 2014.

Un judío francés, Shemuel ben Shimshon, la describió en 1281 como una hermosa sinagoga situada en las afueras de la ciudad. En los primeros años de la dominación otomana, un viajero judío anónimo que visitó el lugar encontró allí a unas 60 familias judías que vivían en el pueblo de Jobar. Admiró especialmente su hermosa sinagoga y escribió: “Nunca he visto nada igual… está sostenida por trece columnas”.

A finales del siglo XVII, Yosef Sambari, autor de una importante crónica hebrea, dice que la comunidad judía de Damasco vivía principalmente en Jobar, y nombra la sinagoga de Eliseo y la cueva de Elías. La sinagoga de Jobar se construyó sobre una cueva que se creía era el escondite de Elías. Se dice que el centro de la sala es el lugar donde Elías ungió a Eliseo. A mediados del siglo XIX, la sinagoga fue descrita como una reminiscencia de la mezquita de Mu’awiyah:

“El interior está sostenido por trece pilares de mármol, seis a la derecha y siete a la izquierda, y tiene incrustaciones de mármol por todas partes. Solo hay un portal por el que se puede entrar. Bajo el santuario… hay una gruta… a la que se desciende por un tramo de unos 20 escalones. Según los judíos, se dice que el profeta Eliseo encontró en esta gruta un lugar de refugio… A la entrada de la sinagoga, hacia la mitad del muro de la derecha, hay una piedra de forma irregular, en la que se observan las huellas de varios escalones. La tradición afirma que sobre este escalón se sentó el rey Hazael cuando el profeta Eliseo lo ungió como rey”.

Junto a la sinagoga, se encuentra la tumba de R. Shemuel Elbaz Abu-Haseira.

¿Eran sirios los judíos de Damasco?

Los judíos de Damasco y Halab/Aleppo tienen su origen en dos grupos principales: de los judíos mustaʿrib que vivían allí al menos desde los primeros períodos musulmanes y mamelucos, y de los judíos expulsados de la Península Ibérica, que vinieron a establecerse en otros lugares del Imperio otomano, y se reasentaron en Damasco, Halab/Aleppo (así como en la Galilea) un par de generaciones más tarde, cuando el Imperio otomano entró en posesión del Levante.

El Imperio otomano favoreció claramente a los refugiados ibéricos, y esto, junto con su cultura más “avanzada” y el acceso a tecnologías inéditas, fueron algunos de los factores de sefardización de los judíos de Levante. La gente empezó a inventarse genealogías españolas, se pasó al judeoespañol en entornos de habla árabe o griega, y finalmente casi se convenció de que era sefardí. Este proceso fue similar a lo que ocurrió con los judíos de habla eslava anteriores a los asquenazíes de Europa del Este, que fueron inundados por la inmigración asquenazí en el siglo XVI. Otros judíos mediterráneos, en su mayoría también de origen sefardí, llegaron a Damasco desde Europa, especialmente desde Ljubljana, Venecia, etc., los llamados franquistas.

Damasco desempeñó un papel crucial en la historia judía moderna cuando los dirigentes judíos de Europa occidental se dieron cuenta de que estaban obligados a ayudar a sus hermanos menos favorecidos de Oriente. El libelo de sangre de Damasco en 1840 consolidó el liderazgo judío en Francia y en el Reino Unido, y fue el punto de partida de los exitosos esfuerzos de presión judíos desde entonces. En consecuencia, nació la Alianza Israelita Universal, con su enorme impacto en la judería sefardí. En 1860, los musulmanes atacaron a los cristianos en Damasco y en Siria en general, mientras que los judíos italianos que actuaban como cónsules europeos rescataron a algunos importantes clérigos cristianos de las turbas de linchamiento.

¿Cuándo abandonaron los judíos Siria?

Tras la apertura del Canal de Suez a los barcos a finales de 1869, los judíos, los cristianos y, más tarde, también los musulmanes, empezaron a abandonar el Levante: Damasco y Halab/Alepo, entre otros lugares. El canal arruinó económicamente los territorios situados en las rutas hacia el este. Los emigrantes primero pulularon por Egipto, y estos siro-libaneses, algunos de ellos educados en escuelas americanas y francesas, hicieron a Egipto lo que los refugiados alemanes y judeo-alemanes de las revoluciones de 1848 hicieron a América. Los inmigrantes del Levante continuaron hacia Sudamérica y, a veces, hacia Estados Unidos. En Sudamérica, estos inmigrantes levantinos procedentes del Imperio otomano pasaron a ser conocidos como “turcos”, un término peyorativo para referirse a los inmigrantes cristianos, judíos y, más tarde, drusos, chiíes y suníes.

¿Qué pasa con Alepo?

Los judíos de Halab/Alepo tienen fama de ser excepcionalmente piadosos y también astutos negociantes muy acomodados.

Esta ciudad, Aram-Soba, o Aram-Tsova en la pronunciación israelí moderna, fue en su día una de las más importantes del mundo antiguo. El famoso códice bíblico se mantuvo allí durante siglos, sirviendo de paladín de la comunidad judía local. Muy dañado en los disturbios que acompañaron al nacimiento del Estado de Israel, desapareció entonces, y reapareció en parte en Brasil y otros lugares, lo que constituye una historia por sí misma. El padre del espía israelí nacido en Egipto en Siria, Eli Cohen, llegó a Egipto desde Halab/Aleppo.

El dialecto del árabe que se habla en el norte de Siria es diferente del que se habla en Damasco, Líbano, Antioquía y Galilea. Está más cerca, en muchos aspectos, de las formas de árabe que se hablan en el sur de Turquía. En cualquier caso, los diccionarios de “árabe sirio” se leen como diccionarios de dos lenguas diferentes, aunque estrechamente relacionadas. En muchos otros aspectos, el hinterland de Halab/Aleppo se encontraba en lo que ahora es Turquía: Urfa, Mardin, y más al norte y al este.

Tras la apertura del Canal de Suez y, sobre todo, tras el establecimiento de la nueva frontera franco-turca, que aisló a Alepo de sus vecinos económicos naturales, comenzó el declive de la ciudad. Los judíos, que a veces hablaban árabe, turco, judeoespañol, francés e italiano, perdieron la vida y emigraron a otros lugares.

¿Todavía hay judíos en Siria?

A los últimos judíos de Siria se les permitió emigrar con la condición de no ir a Israel, ya que fueron evacuados entre 1992 y 2016.

La mayoría vive en Israel, y decenas de miles residen en Brooklyn (Nueva York), Deal (Nueva Jersey) y Miami.

 

[Fuente: http://www.israelnoticias.com]

 

 

 

 

 

Prezentado por Silvyo OVADYA

La semana pasada el prezidente de la Munisipalidad de Edirne kon los responsables de los echos de la kultura i del turismo vinyeron a vijitarmos a Estanbol. Ande vinieron? En primero a muestro Muzeo Djudio ke se topa al lado de la Sinagoga Neve Shalom. I ay anyos ke el Sinyor Recep Gürkan keriya vijitar muestro muzeo i la publikasyon de los livros sovre las komidas djudias de Edirne fue una okazyon. Izimos en primero el torno del muzeo, i Nisya Allovi i yo dimos eksplikasyones durante una ora i medya. I despues mos asentimos avlando de diferentes sujetos. El prezidente mos prezento los muevos livros. El livro “Komidas djudias de Edirne” publikado en tres diferentes linguas: en judeo-espanyol (ladino); en turko i en inglez. Kero felisitarlos por este esforso. Despues vijitimos endjuntos el Hahambashi İzak Haleva en el Gran Rabinato.

El livro en turko fue eskrito por Aydemir Ay i Yılmaz Seçim. Aydemir Ay kon su mujer gizaron en kaza todas las komidas ke se topan en el livro. Es Forti Barokas ke izo la traduksyon del livro al judeo-espanyol. Vos djuro ke lo traduizo en unos kuantos dias. Ma despues yo me meti a meldar i troki syertas kozas. Despues ke eskapi dishe a Karen: « Hanum deves de meldar este livro para ke no se tope yerros de lingua i yerros tipografikos. Para syertos byervos Forti empleo los byervos espanyoles; ma yo para kada byervo demandi a muestro grupo lo ke se deve emplear para kada palavra ke no estava siguro. I a la fin kreo ke reushimos a tener un livro de komidas en judeo-espanyol. No se si es el primero en esta lingua, ma se ke es el primero en Turkiya.

En primero kuando eskaparon el livro syertos amigos disheron ke este livro no esta muy djusto. Kualo keresh hanumas? Azeremos una seduta en el Muzeo Djudio? Me disheron si, i arekojimos munchas dammas, mizmo Hayim Hason ke tyene sus avuelos de Edirne i se entyende de gizar, vino a esta seduta i mos dyo un alay de konsejos i de ideas asta ke le dishimos: “Ya basta pasha”. Esta seduta fue mizmo filmada por los enteresados de Edirne. I a la fin eskaparon de eskrivir el livro. Karen komo es perfeksyonista les disho ke kere ver la version en inglez i empeso a meldar. Eskapo en eskrivyendo kaji todo de muevo. I en el livro en inglez se topa su nombre para el “editing”.

En primero el muzeo i despues muestro Sentro Sefaradi empesaron a presentar estos livros en la media elektronika i kon esta Corona ande es muy difisil de salir a la kaye devemos de embiyar serka de sinkuenta livros en diferentes linguas. Embiyar para presentar el livro, o para afrontar las vendidades.

No vos avli de lo ke se topa en el livro. Ya puedesh topar komidas kon mása: komo boyos, borekitas, frojalda, bulemas, empanadas, tapadas… komidas de zarzavat, komo almodrote, endjinaras, kalavasucho, komida de sevoya, sfongos…  komidas de peshkado, komo agristada de peshkado… Komidas de karne, komo agristada de koftes, takayut, koftes de prasa, dolmas de espinaka, merendjena asada kon gayna, dolmayikas frenkes, komida de sevoya kon ligado… i dulsuryas komo biskochos de anason, masapan, dulse blanko, tezpishti, tejadikas, dulse de igo, de roza, de vishna i halva de semola.

 

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue français. Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, il a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation. Il a tenu des propos anti-israéliens. Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian. À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla. 

Publié par Véronique Chemla

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue et philosophe français, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères.

Dans sa bibliographie pluridisciplinaire souvent traduite : Le Cinéma ou l’homme imaginaire (Éditions de Minuit, 1956), Les Stars (1957), Autocritique, (Le Seuil, 1959)L’Esprit du temps (1960), L’esprit du temps. Essai sur la culture de masse (1962), Mai 68, La Brèche (avec Claude Lefort et Cornelius Castoriadis) édité par Fayard (1968), Journal de Californie (Le Seuil, 1970), De la nature de l’URSS (1983), Les Fratricides : Yougoslavie-Bosnie (1991-1995) publié par Arléa (1995), Pour une politique de civilisation (Arléa, 2002), La Méthode en six volumes (Le Seuil, 2008), Le Monde moderne et la question juive (Le Seuil, 2006 ; réédition, Le Seuil, 2012).

En 1989, est publié « Vidal et les siens » d’Edgar Morin avec Véronique Grappe-Nahoum et Haïm Vidal Séphiha (Le Seuil). « Avec Vidal Nahoum mourut en 1984 l’un des survivants du monde englouti de la Salonique séfarade où il était né en 1894. Son grand-père venait de Toscane et parlait italien, sa langue maternelle était l’espagnol du XVe siècle, mais, tout jeune, il sut s’exprimer en français et en allemand. Naïf et malin, animé d’un optimisme et d’une gaieté sans faille, d’un sens de la famille quasi religieux et d’un goût inépuisable pour la nourriture, il traversa les guerres balkaniques, l’écroulement de l’Empire ottoman et les deux guerres mondiales. À partir de documents historiques et personnels, Edgar Morin, son fils, restitue ici son histoire irremplaçable, celle des hommes et femmes de sa famille, celle d’un XXe siècle marqué par la complexité des relations entre l’Orient et l’Occident. »

Dans La Rumeur d’Orléans (1969), Edgar Morin et son équipe analysent une rumeur antisémite dans une ville de province française. « Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d’essayage de commerçants juifs) s’est répandue, sans qu’il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l’équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l’enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ? Des questions se posent : un antisémitisme jusqu’alors latent s’est-il à nouveau éveillé ? N’y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Âge qui ne demande qu’à surgir à tout moment ? »

Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, Edgar Morin a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation.
En 1960, Edgar Morin et Jean Rouch réalisent « Chronique d’un été », qui a contribué au cinéma-vérité. Intéressés par l’idée du bonheur, ils suivent des jeunes alors inconnus et de tous horizons – étudiants, ouvriers, etc. – durant l’été 1960 : Marceline Loridan-Ivens, Régis Debray, Marilù Parolini…

En 1963, Edgar Morin et le réalisateur Henri Calef coécrivent le scénario de L’Heure de la vérité. « Un ancien officier SS, Hans Wernert, a pris l’identité d’un juif allemand liquidé, Jonathan Strauss, et a trouvé refuge en Israël où il s’est intégré dans la vie quotidienne. Mais survient un jeune étudiant américain qui enquête sur le camp dont l’imposteur serait le seul survivant… » Le tournage se déroule en Israël, avec Karlheinz Böhm, Daniel Gélin et Corinne Marchand. Des dissensions surgissent entre Henri Calef et Edgar Morin qui apparait au générique sous le pseudonyme de Beressi, nom de jeune fille de sa mère. Le film n’est pas distribué en France car les producteurs font faillite.

En 1946, il se marie avec la philosophe Violette Chapellaubeau. Le couple a deux filles, Irène Nahoum et Véronique, anthropologue. En 1970, Edgar Morin épouse Johanne Harelle. En 1982, il épouse Edwige Lannegrace. Veuf en 2008, il se remarie en 2012 avec la sociologue Sabah Abouessalam. Tous deux sont les auteurs du livre « L’homme est faible devant la femme » (Presses de la Renaissance, 2013), et « Changeons de voie – Les leçons du coronavirus » (Denoël, 2020).

Edgar Morin a tenu des propos anti-israéliens durant la deuxième Intifada déclenchée par Yasser Arafat. Le 4 juin 2002, le quotidien Le Monde, la tribune partiale « Israël-Palestine : le cancer » signée par Edgar Morin, Danièle Sallenave et Sami Naïr. Ces derniers écrient notamment que « ce cancer israélo-palestinien s’est formé, d’une part, en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté par le passé et de son insécurité géographique ; d’autre part, du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique ».
Les auteurs fustigent « l’unilatéralisme » de la vision israélienne. « C’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le terme Shoah qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du Goulag, des Tsiganes, des Arméniens, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amérique) devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens ».
France-Israël et Avocats sans frontières poursuivent judiciairement les auteurs pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme ». Relaxés en première instance en 2004, condamnés par la Cour d’appel de Versailles en 2005, les auteurs sont relaxés en 2006 par la Cour de cassation : « Les propos poursuivis, isolés au sein d’un article critiquant la politique menée par le gouvernement d’Israël à l’égard des Palestiniens, n’imputent aucun fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de la communauté juive dans son ensemble en raison de son appartenance à une nation ou à une religion, mais sont l’expression d’une opinion qui relève du seul débat d’idées, la cour d’appel a violé les textes susvisés. » Une procédure judiciaire d’une rare rapidité.
« Je suis juif par le sentiment de fidélité à tous ceux qui dans le passé ont été persécutés en tant que Juifs. Je suis juif en tant que membre du peuple maudit. Je refuse d’être du peuple élu », a déclaré Edgar Morin au Journal du Dimanche (4 juillet 2021).
« Edgar Morin, journal d’une vie »

Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » (Ein Philosoph mit Einfluss: Edgar Morin) de Jean-Michel Djian.

« Embrassant les disciplines académiques, le sociologue Edgar Morin, né en 1921, a traversé son siècle en observateur éclairé et en chercheur indiscipliné. Jean-Michel Djian lui consacre un lumineux portrait, tissé de ses interviews passées et récentes. »
« Philosophe de la complexité, sociologue des pratiques culturelles et pourfendeur de l’incurie de l’enseignement de la pensée, Edgar Morin a renouvelé, avec autant de rigueur que de conviction, la figure de l’intellectuel ».
« Au seuil des années 1980, il figure parmi les premiers à pressentir les ravages de la « mondialisation techno-économique » sur notre fragile Terre-Patrie (titre de l’un de ses ouvrages) et les désastres dont elle menace l’humanité ».
« Né Edgar Nahoum à Paris, en 1921, dans une famille de commerçants juifs originaire de Salonique, il rejoint encore adolescent le courant pacifiste et antifasciste ».
« La guerre venue, tout juste diplômé en histoire et en droit, il s’engage à Toulouse, en 1942, dans les rangs de la Résistance communiste, où il adopte le pseudonyme de Morin dont il ne s’est plus départi ».
« Auteur d’une centaine d’ouvrages, docteur honoris causa d’une quarantaine d’universités dans le monde, Edgar Morin n’a eu de cesse de s’interroger et d’interroger ses contemporains afin de donner du sens à la fraternité qui nous fait tenir ensemble, malgré l’adversité. »
« Comment esquisser les grandes lignes d’une vie aussi féconde, tout entière dédiée à la pensée et à l’engagement humaniste ? »
« Suivant un fil chronologique, du Paris de l’avant-guerre à son refuge sur les rives de la Méditerranée d’aujourd’hui, en passant par son incursion au californien Salk Institute, où directeur de recherche du CNRS il posa un temps ses valises, ce portrait retrace ses compagnonnages intellectuels (avec le philosophe Régis Debray, les idéaux du communisme), ses fidélités indéfectibles (avec le couple Duras-Antelme) comme les rares frictions avec ses pairs, notamment Pierre Bourdieu ».
« Alors qu’Edgar Morin fête ce 8 juillet son centième anniversaire, Jean-Michel Djian, en tissant ensemble un choix éclairant d’archives filmées, de ses interviews, passées et récentes, et de ceux qui l’ont côtoyé, donne à entendre la voix de l’un de nos plus vaillants résistants au conformisme des idées ».
Conférence de presse
Lors de la 75e édition du Festival d’Avignon (5-25 juillet 2021), aura lieu le 13 juillet 2021 à 12 h 30 une conférence de presse avec Eva Doumbia, Victoria Duhamel, Théo Mercier, Edgar Morin et Nicolas Truong.
« Se souvenir de l’avenir »

À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla.

« Le 13 juillet dans la Cour d’Honneur du Festival d’Avignon, à travers l’évocation de ses souvenirs les plus marquants, Edgar Morin lancera, en compagnie d’invités inspirés par ses idées, quelques salves d’avenir afin de dessiner une nouvelle voie pour notre temps. »
« VERBATIM »
 
« On est à nouveau dans une époque barbare, où barbarie et civilisation se mêlent étroitement mais où, de plus, on se rend compte que nous sommes sur une planète totalement rétrécie, mais en même temps entièrement déchirée, incapable de résoudre ses problèmes et livrée à des monstres paranoïdes que sont les États-nations modernes. »
« Dans les processus dominants, on ne peut qu’être inquiet. Que ce soit la dissémination nucléaire, les périls sur la biosphère, le dérèglement économique, la démographie galopante, la marche incontrôlée de la technique et de la science… Tous ces processus semblent aller probablement vers on ne sait quelle catastrophe. Or, dans l’histoire, le probable n’arrive pas toujours. Et souvent, l’improbable heureux arrive. »
« Le fait de vivre aujourd’hui comme j’ai toujours vécu, et d’une façon même exceptionnelle à mon âge, en ayant les mêmes sentiments juvéniles que je peux avoir pour mon épouse, et ou bien pour mes amis, c’est quelque chose qui fait que je ne me laisse jamais submerger par la nostalgie. »
 
« Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian
France, 2021, 54 mn
Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici Méditerranée, Les Films d’Ici, INA
Sur Arte le 8 juillet 2021 à 23 h 55
Disponible sur Arte.tv du 01/07/2021 au 05/09/2021
Visuels :
Edgar Morin en 1968
© Michèle Bancilhon / AFP
Edgar Morin
Les Films d’Ici Méditerranée
Edgar Morin à la Seyne-sur-mer en 2020
© Les Films d’ Ici Méditerrané
« Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin » réalisé par Stéphane Pinot
Production : La Compagnie des Indes/Gildas le Roux – – Festival d’Avignon avec la participation d’Arte (1h)
Avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla

 

 

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

El treball de final de grau de Cenk Bonfil (Istanbul, 1996) va ser el documental Sefarad Müziği: Otantik Şarkılardan Kayıt ve Aranjmanlara”, que explica la presència de la cultura i la música sefardita en judeocastellà a Istanbul. Diuen que una llengua en una comunitat de diàspora només perdura quatre generacions, però el judeocastellà el continuen parlant les famílies sefardites que van ser expulsades de la península Ibèrica fa més de 500 anys. Tot i això, cada cop el seu ús és més minoritari: “Ara, si els meus avis o jo parléssim judeocastellà al carrer, molta gent no sabria ni que és judeocastellà, pensarien que parlem castellà i que no som de Turquia”.

Bonfil al pati de la sinagoga Beth Yaakov, a Kuzguncuk (Istanbul).

Bonfil al pati de la sinagoga Beth Yaakov, a Kuzguncuk (Istanbul).

Escrit per ANNA MONTRAVETA RIU

Fill d’una família sefardita per part materna i paterna, és un dels 15.000 jueus que es calcula que viuen a Turquia: un 0,02% de la població, tot i que el càlcul no és precís, ja que no hi ha un cens oficial que els comptabilitzi, sinó que ells mateixos s’encarreguen de comunicar de forma voluntària al rabinat els casaments, naixements o defuncions.

Bonfil estudia música i composició a la Universitat Tècnica d’Istanbul. Està orgullós de formar part de la comunitat jueva d’Istanbul, i no se n’amaga perquè diu que està fart dels kayades. A la vegada, però, defensa una postura crítica sobre la gestió de la comunitat. Els jueus a Istanbul són considerats una de les minories religioses del país, com va determinar el Tractat de Lausana (1923), però hi ha hagut diversos episodis d’antisemitisme a Turquia que encara es consideren un problema greu en la societat turca.

Nationalia: Com s’ha preservat la llengua i la cultura a la teva família?

Cenk Bonfil: Jo no parlo judeocastellà, però els meus avis sí. Els pares l’entenen i el parlen una mica només. Com que a l’institut jueu fèiem classes de castellà (tot i que no de judeocastellà) vaig tenir eines per a poder entendre més els avis. La meva experiència més gran amb el judeocastellà va ser al cor infantil que apareix al documental, les Estreyikas d’Estambol, on vaig cantar de nen. Per tant, conec les cançons tradicionals sefardites en judeocastellà. Quan cantava al cor, ni jo ni cap altre infant no les enteníem, només les memoritzàvem. Tot i així, el director de la coral, Izzet Bana, intentava explicar-nos-en el significat i ens ensenyava a fer gestos quan cantàvem perquè n’entenguéssim la lletra.

N: Per què no et parlaven en judeocastellà a casa?

C. B.: Tant de bo me n’haguessin ensenyat. Però pels meus avis o pels meus pares, el judeocastellà és la llengua que parlaven quan no volien que jo, de nen, entengués el que deien. Per mi ha estat sempre la llengua dels adults. No sé si se’n penedeixen a casa meva, potser ara la gent és més conscient que s’hauria d’haver ensenyat a les noves generacions, però de forma natural s’ha anat perdent. De totes maneres, els meus pares no tenen el nivell per poder-me’n ensenyar perquè els meus avis mai no van utilitzar el judeocastellà per comunicar-s’hi.

El motiu és històric. Amb la fundació de la República de Turquia per Mustafa Kemal Atatürk (1923) es volia que la gent parlés turc, hi va haver una revolució en la qual es va canviar de l’alfabet àrab al llatí i hi va haver una gran alfabetització de la societat. Un dels eslògans principals de la República era “Vatandaş, Türkçe konuş!” que significa “Ciutadà, parla turc!”, així que tothom que parlava un altre idioma se n’avergonyia i se n’amagava. Quan dos jueus es trobaven al carrer i n’hi havia un que començava a parlar judeocastellà, l’altre li deia: “Kayades”. És a dir, que no parlés tan alt. Per això el judeocastellà va anar desapareixent. Després, durant la generació dels meus pares estava socialment més acceptat parlar-lo al carrer, tot i que ja era indiferent perquè molt poca gent el sabia.

N: Des del Centre Sefardita a Istanbul, creat el 2003, s’han fet accions per mantenir viu el judeocastellà. Però tu, en una entrevista que et van fer al diari Shalom, dius que el que s’hauria de fer és institucionalitzar la llengua. Què proposes?

C. B.: Considero que la feina que estan fent des del centre és genial, però no n’hi ha prou. No vull jutjar-los perquè no sé què poden fer i què no, però tant de bo que el judeocastellà es pogués potenciar d’una forma més professional. Sí que la Karen Gerson hi treballa, parla i ensenya judeocastellà, perquè és lingüista, però la majoria que formen part del centre ho fan de manera voluntària. De forma més professional em refereixo, per exemple, a través de col·laboracions amb universitats o amb acadèmics, o també es podrien fer gravacions de la llengua per poder-la estudiar.

N: Com has conegut la teva herència cultural?

C. B. De nen, fins que vaig començar la universitat, vaig créixer en un ambient jueu. Al sisè curs vaig començar a anar a l’Escola Jueva d’Ulus, fins que vaig acabar l’institut. Per tant, estava envoltat de jueus. A l’escola celebràvem els dies festius jueus i les celebracions tradicionals, i també fèiem classes d’hebreu. A més, anava als clubs de joves, on es feien esdeveniments i se celebraven les festes jueves. A casa, tot i no ser una família religiosa, celebrem les festes. Els divendres al vespre fem el Shabbat, i també celebrem el Péssah o el Iom Kippur. Quan formes part d’una minoria, tot i que la família sigui més aviat laica ho celebres, no necessàriament des d’una vessant religiosa sinó perquè és una tradició i manté la comunitat unida.

N: Així, consideres que la sefardita és més una comunitat ètnica o religiosa?

C. B. És més una comunitat religiosa, oficialment comptem com a minoria religiosa. A Turquia oficialment només es compten com a minories les religioses. És a dir, minories musulmanes com la kurda o l’aleví no s’entenen com a minories. Tot i comptar-nos com a minoria religiosa, et pots definir alhora com a ateu i jueu. D’altra banda, els casaments mixtos han augmentat durant els últims anys: molts jueus s’han casat amb no jueus. Objectivament això és un problema per la comunitat, perquè cada cop és més petita, i per tant, els que gestionen la comunitat ens animen a casar-nos entre nosaltres, però personalment considero que els casaments mixtos són inevitables i forma part d’un procés natural.

N: Com s’organitza i es finança la comunitat?

C. B. El rabí és el màxim representant religiós i el president de la comunitat és el màxim representant davant les altres comunitats o les institucions turques. Jo sempre he conegut el mateix rabí, İsak Haleva, tot i que hi va haver eleccions quan estava a l’institut, però va sortir elegit ell mateix per davant d’un altre únic opositor. En el cas del president, és el comitè que gestiona el rabinat qui l’elegeix i la seva feina és voluntària. Actualment hi ha una copresidència entre İshak İbrahimzadeh i Erol Kohen. Hi ha diferents serveis de la comunitat per tot Istanbul: sinagogues, dos clubs de joves, un hospital, una escola, una guarderia, residències i cases de la caritat. Tot això està connectat amb el rabinat. També tenim un diari oficial de la comunitat, el Shalom. Existeix també lAmaneser, l’únic diari íntegrament en judeocastellà del món [vegeu-ne la fotografia]. El major ingrés que té el rabinat és la kisba, una donació voluntària que paguem els que en formem part. Altres ingressos provenen de l’escola, l’hospital o la residència, que són privats i, per tant, has de pagar per utilitzar-ne els serveis. Les institucions tenen també els seus ingressos com els esdeveniments que organitzen o el suport que reben de comunitats jueves d’altres països.

N: Per què estàs orgullós de mostrar la teva identitat?

C. B. No ho sé, suposo que estic intentant trencar aquesta norma. La norma de “kayades”. Penso que si sobrevivim, és així com ho farem. No ens podem amagar, no hauríem de fer-ho. Puc entendre per què la gent prefereix amagar la seva identitat —jo tampoc em sento còmode cridant que sóc jueu a tot arreu—, però hauríem de ser més coratjosos i dir: “Som jueus i existim, vivim aquí i hi hem viscut durant segles, som aquí i hem de conviure junts, no hi ha altra opció”. Per tant, estic intentant no amagar-me i informar la gent sobre com vivim i què fem i hi ha gent que s’interessa i m’ho demana.

N: Creus que els jueus que viuen a Turquia no volen mostrar la seva identitat perquè tenen por?

C. B.: Sí, aquesta n’és la raó. Fins i tot els estudiants que van a l’escola jueva i agafen un taxi per anar de casa a l’escola no diuen que van a l’escola jueva, diuen que van a algun altre lloc, i si el taxista els pregunta a quina escola van, s’ho inventen. També he vist jueus que, anant al Starbucks, en lloc de dir el seu nom real n’utilitzen un de turc.

N: Amaguen la seva identitat perquè viuen a Turquia o perquè són jueus?

C. B. Pels dos motius. L’antisemitisme és un problema greu a Turquia. Segurament hi ha antisemitisme als països europeus també, però allà he vist jueus sentint-se còmodes passejant pel carrer amb kippah. Segurament hi ha llocs on han d’amagar la seva identitat, però no crec que tant com a Turquia. Després dels atemptats a dues sinagogues d’Istanbul el 2003, s’han augmentat molt les mesures de seguretat als espais de la comunitat com les sinagogues, els clubs de joves o l’escola. No és permès d’entrar-hi si no formés part de la comunitat. Les úniques maneres de fer-ho si no en formés part és demanant una cita i un permís, o que et convidin a algun esdeveniment. L’únic que pots visitar amb facilitat és el Museu Jueu que hi ha dins la sinagoga Neve Shalom.

N: Hi ha hagut mai representació sefardita en la política turca? Quines opcions teniu que defensin els vostres interessos?

C. B.: Només hi ha hagut un representant jueu al Parlament turc. Ara no n’hi ha cap. Les persones jueves votem però no hi ha cap partit en concret que defensi els nostres interessos i pel qual votem majoritàriament els membres de la comunitat.

N: Afecten a la comunitat les relacions polítiques entre Turquia i Israel?

C. B.: Desafortunadament hi afecten. Tot i que no hauria de ser així, la gent confon els jueus amb Israel i quan hi ha tensions entre Israel i Turquia el públic es gira contra la comunitat jueva de Turquia, cosa que no té sentit. No rebem cap tipus de suport del govern israelià com a comunitat. La gent espera que la comunitat jueva de Turquia es posicioni públicament contra les polítiques d’Israel, però nosaltres no tenim res a veure amb el govern d’Israel, així que per què hem de demostrar que estem en contra d’Israel? Cadascú pot estar-hi a favor o no. En altres casos no demanen l’opinió a altres comunitats. Som aquí, vivim aquí i votem aquí, per tant, no tenim res a veure amb les relacions polítiques entre els països.

N: Tot i així, hi ha hagut onades migratòries cap a Israel causades per episodis antisemites de la història de Turquia.

C. B.: Sí, ha passat molt. No puc assegurar-te si específicament després dels atemptats del 2003, però sí per exemple després dels esdeveniments de Tràcia, a la dècada de 1930, quan hi va haver un pogrom al voltant de la ciutat d’Edirne i altres. La gent va sortir al carrer i van atacar cases i botigues de gent jueva. Després d’aquest episodi molta gent va emigrar cap a Istanbul i cap a Israel. Un altre exemple és el 6 i 7 de setembre del 1955, quan es es van filtrar unes notícies falses a la premsa que deien que la casa d’Atatürk a Salònica havia estat atacada. Com a conseqüència hi va haver actes de vandalisme a les cases de les minories religioses turques: jueves i cristianes armènies i gregues. Durant els dos dies següents van cremar cases i botigues, va haver-hi segrestos… va ser horrible. Això va causar una altra onada migratòria cap a Israel. Durant els últims 10 o 20 anys també hi ha hagut gent que hi ha emigrat per raons econòmiques, perquè Israel posa moltes facilitats si ets jueu i vols emigrar: per exemple, t’exclou de pagar alguns impostos.

N: De 2015 a 2019 el govern espanyol va donar l’oportunitat a les persones de la comunitat sefardita d’aconseguir la nacionalitat espanyola si superaven un examen de castellà i un examen sobre la cultura espanyola i la Constitució.

C. B.: Per molta gent va ser vist com una oportunitat d’esdevenir ciutadà de la Unió Europea, una oportunitat molt gran si ets de Turquia. Per aconseguir-la havies de demostrar que eres sefardita. El rabinat comprovava a quina sinagoga s’havien casat els teus pares i avis i si havien fet un casament sefardita. D’aquesta manera podies justificar-ho, ja que ningú coneix exactament d’on van venir els seus avantpassats. Al principi Espanya no demanava passar aquests exàmens, segurament esperaven que la gent hi emigrés, i no va ser així. En general la gent només veu el passaport com una oportunitat per viatjar més fàcilment i més econòmicament. Així que Espanya va decidir posar-ho més difícil i va establir aquests exàmens. Això va fer enfadar a molta gent d’aquí, perquè Espanya havia promocionat aquesta política com una manera de demanar perdó a la comunitat sefardita i la gent va començar a reaccionar dient: “Un examen, de veritat? Així és com demaneu perdó?”. També podem demanar la nacionalitat portuguesa, que és la que tinc jo, només demostrant que ets sefardita i pagant —menys que per obtenir l’espanyola.

N: En el cas de la teva família, en coneixes els orígens? Part dels sefardites que es van establir arreu de la Mediterrània eren provinents de territoris de llengua catalana i, de fet, consta que van mantenir l’ús del judeocatalà durant molt de temps. Creus que el teu cognom, Bonfil, podria ser d’origen català?

C. B.: Sincerament, ho desconec. Formo part d’una família sefardita jueva total, tant per part de la família materna com de la paterna. Desconec l’origen del meu cognom, però és un de molt poc comú entre els jueus a Turquia. Pel que sé, hi ha tres famílies que responen a aquest cognom: dues a Istanbul i una a Esmirna. Alguns amics francòfons em van dir que significava “bon noi” en francès. És l’únic que sé. No sé si és català o francès, i de fet no sabia que podria ser català, però té sentit —potser més sentit que d’origen francès.

N: Vas participar en unes trobades organitzades pel World Ort enfocades a formar nous líders per mantenir vives les comunitats jueves. Quines són les teves propostes?

Això va ser quan estava a l’institut. Més que un líder, m’agradaria estar més involucrat a la comunitat, però crec que és difícil. Segur que estarien molt contents que més gent jove s’involucrés, però crec que xocaríem. La comunitat s’està fent vella, i amb ella, la manera com està gestionada. A més, molta gent jove està marxant de Turquia. M’agradaria poder promoure la comunitat més enllà d’ella mateixa. Sé que és difícil, sobretot en l’ambient polític i econòmic actual. Penso que la comunitat ha d’enfrontar-se als problemes i actuar. Cada cop som una minoria més petita, la població està disminuint, hi ha molts casaments mixtos… això són realitats. No pots gestionar la comunitat amb la mentalitat de fa 40 anys si tens aquesta realitat. Hi continua havent antisemitisme, i molt, però no vivim als anys de 1940; per tant, potser no hauríem de dir més “kayades”.

Sé que és difícil, però hi ha moltes coses que es podrien fer. Per exemple, m’agradaria que hi haguessin més esdeveniments a l’aire lliure. Recordo que quan era petit hi havia una diada internacional, el Dia Europeu de la Cultura Jueva, en què es feien esdeveniments per tot Europa per posar en valor la cultura jueva de cada país. Quan era petit, per celebrar aquest dia a Istanbul recordo que s’organitzaven moltes activitats al carrer, com un concert sota la torre de Gàlata. Era un esdeveniment jueu, s’hi cantaven cançons jueves, i tothom hi podia assistir. Durant tot el dia s’organitzaven més actes tant en llocs propis de la comunitat com en espais públics. Era molt bonic. Penso que va ser a finals del 2000, quan les relacions entre Turquia i Israel van fer-se més tenses, que l’antisemitisme va augmentar i es van deixar de fer aquest tipus de celebracions. L’únic que es conserva és una representació teatral a la sinagoga Neve Shalom que escenifica un casament jueu. Tant de bo hi haguessin més esdeveniments oberts al públic. Ens hauríem de promocionar més, hem de reivindicar que som aquí, que vivim aquí: doncs coneguem-nos.

 

 

[Font: http://www.nationalia.cat]

Contemplar, honrar y celebrar el Mes de la Herencia Judía Estadounidense más allá de los Estados Unidos

Mayo fue proclamado el Mes de la Herencia Judía Estadounidense por el presidente George W. Bush en 2006, en parte para reconocer y celebrar más de 350 años de historia judía estadounidense. Es un período de tiempo designado que se reserva anualmente para reconocer y honrar los logros de los judíos estadounidenses y sus contribuciones al tejido de la sociedad en los Estados Unidos. También es un momento para reflexionar sobre la presencia histórica y el reciente resurgimiento del antisemitismo virulento en ese país y en otras partes del mundo como un fenómeno global y para oponerse a él y a todas las manifestaciones de odio.

Además, es una oportunidad para pensar en lo que significa « judío estadounidense », o también podría significar. Ser judío abarca múltiples componentes de identidad que incluyen facetas religiosas, étnicas, culturales y lingüísticas que pueden ser variadas y bastante diversas. Del mismo modo, « estadounidense » no significa lo mismo para todos. Fuera de los Estados Unidos – y más ampliamente, el mundo de habla inglesa – América se entiende como el continente americano, a veces referido en plural como las Américas; en países de habla hispana y portuguesa, América o las / as Américas .

Página final de la autobiografía de Carvajal

Página final de la autobiografía de Carvajal. (1596)

Las personas fuera de América Latina suelen reaccionar con sorpresa al saber que hay judíos latinoamericanos en las Américas que constituyen una parte significativa de la (s) diáspora (s) judía (s) global (es). El encuentro con el Nuevo Mundo llevó a muchos judíos a lo que se conocería como el continente americano. Muchos de ellos eran conversos sefardíes o criptojudíos que, tras la expulsión de judíos y musulmanes de España, buscaron un lugar lejos del alcance de la Inquisición. Desafortunadamente, la Inquisición pronto los siguió y se estableció en las colonias españolas y portuguesas de América Latina. Uno de los criptojudíos más famosos del Nuevo Mundo fue Luis de Carvajal, el Mozo (1567-1596), cuya historia, y la de su familia, está bien conservada en los documentos históricos de la Inquisición española en México. Fue acusado y juzgado por judaizar (practicar judaísmo) en dos ocasiones. Más tarde fue sometido a tortura y obligado a revelar los nombres de más de 100 judaizantes, incluidos los miembros de su propia familia. El 8 de diciembre de 1596 fue quemado en la hoguera en un auto de fe junto a su madre Francisca de Carvajal, y sus hermanas Leonor, Isabel y Catalina. Esta escena está claramente representada en el mural de Diego Rivera “Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central” (Sueño de una tarde dominical en el parque de la Alameda [1946-47]) como uno de los momentos clave de la historia de México. Luis de Carvajal dejó un registro de su vida y práctica religiosa en el México del siglo XVI, conocido simplemente como Vida, escrito entre 1592 y el momento de su muerte.

La primera sinagoga en las Américas , Kahal Zur , se estableció en Recife, Brasil en 1636. En 1642, tenía su propio rabino, Isaac Aboab da Fonseca, y floreció a mediados del siglo XVII cuando esta parte del noreste de Brasil fue controlada por los holandeses. La sinagoga original ya no existe, pero hay un museo en el sitio original. La sinagoga Mikvé -Emanuel en Willemstad, Curazao, fue establecida en la década de 1650 por judíos sefardíes y es la sinagoga más antigua que sobrevive y funciona continuamente en las Américas. Se conoce localmente como Snoa, una forma abreviada de la palabra esnoga, en judeoespañol, o ladino, palabra que significa sinagoga.

Portada del primer día brasileño y sello conmemorativo de la primera sinagoga de las Américas, Kahal Zur Israel

Sobre y sello del primer día brasileño que conmemora la primera sinagoga de las Américas, Kahal Zur .

Dada esta historia colonial temprana, uno de los principales conceptos erróneos sobre la judería latinoamericana es que está compuesta principalmente por descendientes de los primeros judíos sefardíes. Sin embargo, la gran mayoría de los judíos latinoamericanos son asquenazíes (judíos de Rusia y Europa del Este) que llegaron a América Latina a finales del siglo XIX y principios del XX. En 1891, el filántropo judío-alemán barón Maurice de Hirsch formó la Asociación de Colonización Judía y compró miles de hectáreas de tierra principalmente en Argentina (pero también en Brasil) con el propósito de reasentar a los judíos rusos y de Europa del Este perseguidos en colonias agrícolas. Entre 1891 y 1932, se establecieron más de una docena de colonias y miles de judíos asquenazíes emigraron a la Tierra Prometida de Argentina. En un momento a principios del siglo XX, Argentina albergaba la quinta población judía más grande del mundo. Hoy en día, sigue siendo el hogar de la población judía más grande de América Latina, aunque también existen comunidades importantes en Brasil, México, Uruguay y Chile, junto con prácticamente todos los demás países de América Latina. La mayoría de los países albergan comunidades judías sefardíes, asquenazíes y mizraje (Oriente Medio). Algo único en la Ciudad de México son sus grandes comunidades de judíos halabi (Aleppan) y shami (damasceno) que emigraron de Siria a México en las décadas de 1920 y 1930. Comunidades judías asquenazíes y mizraje.

Página del diario Di Idishe tsayṭung (El Diario Judío) Buenos Aires

Página del diario Di Idishe tsayṭung (El diario judío) Buenos Aires

Buenos Aires, al igual que Nueva York, tenía un vibrante componente judío con varios periódicos en yiddish y una próspera escena teatral en yiddish. Los primeros escritores en producir relatos literarios de la inmigración judía a Argentina escribieron en yiddish, algunos más tarde hicieron la transición al español para convertirse en figuras importantes de la literatura argentina. El yiddish también prevaleció en México, tanto en forma de periódicos como de literatura. Uno de los primeros y más renombrados poetas yiddish en México fue Isaac (Yizhak) Berliner, cuyos poemas aparecieron por primera vez en el diario yiddish Der Veg, que luego publicó su principal obra de poesía en forma de libro bajo el título Shtot fun Palatsn (1936; Ciudad de los Palacios). Fue un esfuerzo de colaboración con Diego Rivera, quien ilustró el volumen con sus bocetos. Shtot fun Palatsn fue traducido al inglés en 1996 como Ciudad de los Palacios, en una edición que también contiene los dibujos de Rivera.

La literatura ha sido tradicionalmente una expresión importante de la experiencia e identidad judía latinoamericana. Hay aproximadamente 1,000 autores judíos que han contribuido y continúan contribuyendo a la literatura latinoamericana. El siglo XXI ha sido testigo del florecimiento del cine judío latinoamericano con películas como Esperando al mesías (Waiting for the Messiah, 2000) y Judíos en el espacio (o por qué es diferente esta noche a las demás noches (Is this Night Different of All Other Nights, 2005) de Argentina; Morirse está en hebreo (My Mexican Shivah, 2007) y Cinco días sin Nora (Nora’s Will, 2008) de México; O ano em que meus pais saíram de férias (El año en que mis padres se fueron de vacaciones, 2006), Brasil; y Sr. Kaplan (2014), Uruguay, basado en una novela del autor judío colombiano Azriel Bibliowicz.

Para terminar, mientras contemplamos, honramos y celebramos el Mes de la Herencia Judía Estadounidense, exploremos y pensemos en la variedad, diversidad y profundidad de la herencia judía en un sentido mucho más amplio en las Américas y no solo en los Estados Unidos.

[Publicado originalmente en Nevada Today – reproducido en http://www.diariojudio.com]

Traduksyon del livro “Le Petit Prince” de Saint-Exupery

Prezentado por Klara PERAHYA

Es kon el korason ke se ve byen.

Lo ke es esensyal es invizivle a los ojos:

Antoine de Saint Exupery

La semana pasada muestro grande amigo Jean Carasso, fundador de la tan interesante revista “Lettre sépharade”, ke malorozamente interrumpyo su aktividad jurnalistika ma ke syempre kontinuo su partisipasyon dinamika a la promulgasyon de muestra lingua etnika, me mando (regalo ke me izo kaji yorar de alegria) la traduksyon en ebreo i djudeo-espanyol del maraviyozo livo de St. Exupery “Le Petit Prince”, traduksyon echa por Avner Perez i Gladys Pimienta, kon la mizma sensibilidad ke karakteriza esta ovra unika en su djenero.

Esto me permetyo de realizar de muevo el kamino ke fue echo en el esforso para la ekspansyon de muestra lingua ansestral, lingua ke fue un tyempo menospresyada i ke un prejuisyo estupido, vazio de kualkyer lojika, konsidero komo moribunda, kapavle unikamente de kontar chikas anekdotas o de azer “shakaikas” popularyas.

“Le Petit Prince de Saint Exupery” es una ovra muy difisil a traduzir, una ovra de una maraviyoza simplisidad, echa de poezia i de simbolos filozofikos, ande kada alegoria mos mete delantre una verdad i una refleksyon.

El sujeto es muy simple: el enkontro del narrador, un aviador pedrido en el dezyerto, kon un ninyo ke kere no solo deskuvrir el mundo, ma vizyonarlo a su manera kon sus propyas intuisyones i valores, su propya persepsyon de las kozas i su propyo sonyo.

El fakto de tresladar un semejante lavoro ande todo es “subtilidad” i “pensamyento profundo ekspresado kon kandor por la boka de un ninyo” es (a el solo) la afirmasyon ke muestra lingua es un dialekto kon el kual todo puede ser ekspresado. Gladys Pimienta i Avner Perez lo izyeron kon una grande delikadeza.

Komo fue dicho mas arriva, este livro pudo ser editado grasyas al ayudo finansyero de la “Lettre séfarade”, lo ke una vez mas mos prova ke (malgrado la interrumpsyon de su aktividad jurnalistika) Jean Carasso es syempre fidel al esforso de no deshar murir el patrimonyo kultural de muestros ansestros i de azer kontinualmente “un paso dirijido verso el futuro”.

Por seguro ke el lavoro echo aktualmente en varias universidades, kon el objektivo espesyal de rekojer i konservar la erensya intelektual de muestros antepasados, es de una valor primordyal, “No se puede nada krear sovre nada” i la grande baza del sefaradizmo es por seguro echa de los vyejos tekstos, romansas, proverbyos, dichas, kuentos ets… eyos aseguran la perenidad de muestra kultura….. ma, para ke eya kontinue a bivir, kale dirijirmos tambyen verso los tyempos prezentes, adjuntar, syempre adjuntar; sin nunka nada nyegar.

Komo se save byen, detras de kada lingua ay una sivilizasyon i sovre todo una sensivilidad ke deve ser ekspresa a ke nivel ke sea.

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

La filóloga y escritora Paloma Díaz-Mas, elegida para ocupar la silla «i» de la Real Academia Española.

Esta autora es especialista en estudios sefardíes, en particular en literatura en judeoespañol, y novelista.

El Pleno de la Real Academia Española (RAE) ha elegido en su sesión del pasado jueves, 22 de abril, a la filóloga y escritora Paloma Díaz-Mas (Madrid, 1954) para ocupar la silla i, vacante desde el fallecimiento de Margarita Salas el 7 de noviembre de 2019.

Puede consultar la obra incluida en la Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes en este enlace.

 

 

[Fuente: blog.cervantesvirtual.com]

Lo del titular no son erratas. Está escrito en ladino. Esta vieja ‘lingua’ está viviendo una segunda juventud. Aún evoluciona y se esparce por el mundo a través de internet. La comunidad judía sefardí habla, conserva y difunde el español heredado de sus antepasados medievales

Escrito por Lucía Mos

Liliana Benveniste bromea al otro lado del teléfono: de haber existido Twitter en el siglo XV, los españoles de la época chuchulearían sus ocurrencias en lugar de tuitearlas. Esta argentina riega de vocablos arcaicos la conversación transoceánica que mantiene vía Whatsapp. El ladino está mayor, pero viaja rápido con una buena conexión wifi.

Allá por 1492, los tatarabuelos de Liliana fueron obligados a marcharse de España. Los Reyes Católicos ordenaron la expulsión de los judíos con la firma del Edicto de Granada; de modo que la comunidad judeoespañola se dispersó para asentarse en otros rincones del planeta. Con el tiempo, el ladino, el español que hablaban los judíos, evolucionó por su cuenta y dejó de parecerse a la lengua que se quedó en la península.

Liliana dedica su carrera a insuflar vida a ese español que suena raro pero extrañamente familiar a los hispanohablantes del siglo XXI. Y no es la única: la comunidad sefardí se afana en reanimar su antigua lingua con el empuje digital y el alcance infinito de las redes sociales.

La gramática del ladino es fácil de descifrar por un hispanohablante actual: entra por los ojos como una lengua medieval que parece haber colisionado con la grafía clásica de los pokeros contemporáneos

ESTA FRAZA NO TIENE DINGUN YERRO: ESTA ESKRITA EN LADINO

La base lingüística española y hebrea del ladino, también conocido como sefardí y judeoespañol, queda patente incluso en el nombre del idioma. La palabra sefardí procede de Sefarad, que es el topónimo con el que se conoce a España en el Antiguo Testamento; y ladino viene de ladinar, la acción de traducir textos semíticos al castellano.

La gramática del ladino es fácil de descifrar por un hispanohablante actual: entra por los ojos como una lengua medieval que parece haber colisionado con la grafía clásica de los pokeros contemporáneos, con su abundancia de kas, la alternancia de bes y uves y de eses y ces, y una característica omnipresencia de la i latina.

Tanto es así que medio Twitter puso el grito en el cielo cuando la Embajada de España en Turquía compartió una serie de mensajes por el Día Internacional del Ladino, celebrado en este país cada 21 de febrero. Donde los puristas lingüísticos de la red social creyeron ver faltas de ortografía en realidad había un español de hace 500 años que, a día de hoy, todavía podemos entender sin apenas esfuerzo.

EL LADINO KONTINUA A VIVIR EN INTERNET

Los arcaísmos tan notorios del ladino dan la sensación de que es una lengua estancada en el tiempo, pero ni mucho menos. El judeoespañol se salpicó de francés, italiano, holandés, griego y turco cuando los sefardíes abandonaron España, y sigue en una continua actualización para adaptarse a los tiempos que corren.

Prueba de ello son los chuchuleos de los que habla Liliana, que es la copropietaria y editora del portal eSefarad, dedicado a las noticias de la comunidad sefardí. Además, organiza espectáculos, da clases de ladino y canta en la lengua que escuchaba en casa de sus abuelos, judíos procedentes de Turquía, cuando era pequeña.

La argentina forma parte de Erensya, la plataforma online del Centro Sefarad-Israel que aúna proyectos internacionales destinados a difundir el ladino. También es miembro Karen Gerson, directora del Centro Sefardí de Estambul desde 2003 y responsable de El Amaneser, el único periódico publicado enteramente en judeoespañol en todo el mundo. El diario ladino tiene una tirada de 4.000 ejemplares en papel y cuenta con una edición online.

Karen ha publicado libros, música, diccionarios, compilatorios de dichos y proverbios y es la cantante solista del grupo Los Pasharos Sefaradis. Según dice, cientos de personas se conectan a sus clases y actividades en torno al judeoespañol impartidas por Zoom.

Lo cierto es que no escasean las iniciativas que promueven el ladino desde distintos países: hay grupos (como la Ladinokomunita), foros, encuentros, conferencias, clases, vídeos, canciones, programas en la Radio Exterior de España y hasta un Centro de Estudios Sefardíes en la Universidad de Washington. El español más antiguo pervive en las páginas webs, Twitter y YouTube.

Aitor García Moreno: «Esta lengua está y estará seriamente amenazada siempre que no sea útil su uso. Si no sirve en la vida diaria, no será una lengua viva»

ESTA EL LADINO EN RIZGO DE MURIR?

Del número total de hablantes del ladino en la actualidad solo se conocen estimaciones. Se calcula que unas 150.000 personas lo hablan en todo el mundo, aunque «los niveles de competencia lingüística pueden variar muchísimo de unos hablantes a otros», afirma Aitor García Moreno, investigador distinguido del departamento de Estudios Judíos e Islámicos del Instituto de Lenguas y Culturas del Mediterráneo y Oriente Próximo.

El experto explica a Yorokobu que hay quienes solo conocen palabras sueltas o hablan de temas concretos, de tipo biográfico o del ámbito doméstico. «Esta lengua está y estará seriamente amenazada siempre que no sea útil su uso», advierte. «Si no sirve en la vida diaria, no será una lengua viva, como apenas lo es hoy en día. Otra cosa es su preservación y estudio, que puede (y debe) acrecentarse».

La Autoridad Nasionala del Ladino de Israel, creado en 1997, y la Academia Nasionala del Ladino, organismo fundado por la RAE en 2019, también con sede en Israel, son las instituciones lingüísticas oficiales que tratan de proteger y regular un idioma que se ha desarrollado sin la pauta de una norma común.

El Gobierno de España aprobó en 2015 una ley para devolver la nacionalidad española a los descendientes de los judíos desterrados por los Reyes Católicos. A Liliana, que recuerda el anhelo de los sefardíes por regresar a su hogar, le concedieron la suya en 2017.

Una de sus palabras favoritas es ambezar, que puede significar aprender o enseñar en función del contexto. Mientras los lingüistas se ponen de acuerdo, el ladino evoluciona a su aire, como siempre lo ha hecho.

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

     

Por Mohorte / Magnet

Un mensaje de la embajada española en Turquía fue suficiente para desatar la tormenta: « Keridos amigos i amigas de la Komunidad Sefaradi. Para mi es una grande onor i un privilejio de pueder adresarme a vozotros en una data tan importante komo la de oy ». La confusa grafía generó toda suerte de chanzas y preguntas. ¿Habían abrazado las instituciones públicas la venerable lengua « hoygan », la variante castellana del badspellingen el que la ortografía de cada palabra se retuerce con propósitos cómicos?

No. Había abrazado el judeoespanyol.

La explicación. Ante el revuelo montado la propia embajada se vio en la obligación de aclararlo poco después: « Hoy hemos celebrado en Turquía el día del judeoespanyol, la lengua de la comunidad sefardí, y nuestro embajador se ha dirigido a ella en su lengua ». En efecto, no se trataba de una burda equivocación ortográfica, sino de un idioma que ha pervivido en los márgenes durante más de cinco siglos, y cuyo origen se remonta a la comunidad de judíos ibérica expulsada de los reinos cristianos en 1492.

La marcha. La expulsión de los judíos es uno de los episodios más controvertidos de la historia de España y ha rellenado toneladas de páginas en la historiografía. Reducido a su interpretación más simple, el interés de los reyes católicos por homogeneizar sus estados en la recta final del siglo XV condujo a una persecución sostenida de la comunidad judía en la península, largamente asentada, concluida en o bien conversiones forzosas o bien el exilio para quien se negara a abandonar su fe.

Se calcula que unos 100.000 judíos abandonaron España en 1492. Fue el último episodio de un largo historial de antisemitismo y fricciones con las poblaciones cristianas dominantes que encuentra en los pogromos y exterminios de 1391 su episodio más negro y funesto.

El contexto. La ascendencia de la población hebrea en los territorios ibéricos se remontaba siglos atrás. La monarquía española no fue una excepción en su persecución de los judíos. Si acaso llegó más tarde. Francia había concluido su proceso de expulsión en 1394; Inglaterra había emitido su edicto mucho antes, en 1290; Austria institucionaliza su persecución y exilio forzoso en 1421; y una miríada de estados centroeuropeos hacen lo propio durante el siglo XV, punto culminante de las desavenencias cultivadas durante años por los cristianos europeos.

En el exilio, judeoespanyol. Sobre los porqués también hay infinidad de análisis y estudios. La baja Edad Media supone un cambio en las actitudes (políticas, sociales, económicas) de Europa occidental, disparando los episodios de antisemitismo y las persecuciones hacia los judíos. Lo que nos interesa para el caso que nos ocupa es el arrastre que aquellos judíos hicieron con sus costumbres, hábitos, prácticas culturales e idiomas. La población hebrea española era… Tan española como la cristiana. Y cuando se marcharon (forzosamente) se llevaron su cultura con ellos.

Entre ella, la lengua. El judeoespanyol.

Un romance. Si las palabras escritas por la embajada nos resultan tan familiares, si bien impactantes, es porque el judeoespanyol es una lengua romance. Una derivación del latín vulgar que adaptó los dejes de la comunidad hebrea (con sus formas, acentos y variedad léxica). Hoy su esqueleto más básico se compone del castellano antiguo hablado en la España peninsular de la Edad Media, complementado por una miríada de particularidades deudoras del turco y de varias lenguas semíticas (entre ellas, obvio, el hebreo). Un proceso calcado al del yiddish, lengua germánica.

Las lenguas que pueblan hoy la península y que todos conocemos (español, catalán, gallego, portugués; a sumar al asturiano y al aragonés, hoy en peligro) no son las únicas que lo hicieron en el pasado. El judeoespanyol corrió mejor suerte que el mozárabe, el idioma de los cristianos residentes en territorios musulmanes extinto, en parte por el exilio y por la más compleja asimilación de la población hebrea. Durante siglos, los judíos sefardíes mantuvieron viva su lengua, siempre en los márgenes de los estados, a menudo perseguidos, lejos de los centros de poder.

A día de hoy. La perseverancia del judeoespanyol quinientos años después sólo puede ser motivo de admiración y respeto. Es parte de la cultura española. Hoy cuenta con 500.000 hablantes, la mayoría de ellos residentes en Israel. Es allí donde en diciembre se inauguró la Real Academia del judeoespanyol, auspiciada por la RAE, cuyo reconocimiento de la lengua se remonta a 2015. Otras comunidades numerosas se cuentan en Turquía, Marruecos o Bosnia-Herzegovina, donde tiene cuenta con cierto reconocimiento oficial. Testigos todos ellos de la larga diáspora sefardí.

España lleva cierto tiempo reparando el calamitoso (a nivel humano, pero también social y económico) edicto de expulsión de 1492. Desde principios del siglo XX los judíos sefardíes cuentan con la posibilidad de compaginar su nacionalidad con la española sin mayores trabas. Y de ahí los mensajes de la embajada española en Turquía. Mensajes que contribuyen a mantener viva una lengua siempre al borde de la extinción (cuenta con su propia placa en Auschwitz) y siempre superviviente.

[Fuente: magnet.xataka.com]
Uno de los livros mas populares del Premio Nobel de Literatura, Elias Canetti, ke agorananyo kumplieron los 100 anyos de su nasimiento, es ‘Die Gerrettete Zunge”, el primer tomo de su auto-biografia, publikado en traduksion al espanyol en 1980, por la Kaza de Edisiones Muchnik, kon el titolo de “Lengua Absuelta”.
 
Canetti ke eskrivio todos sus livros en alman toka en ”La Lengua Absuelta” al lugar ke djugo en su chikez el ladino avlado por los sefaradis de su sivdad natala, Ruschuk. Aki abasho traemos, en traduksion al ladino, los paragrafos de este livro ke se referan a esta lengua de la kuala el autor se akodra kon nostaljia. 
Los sefaradis se konsideravan djudios espesiales, lo ke estava estrechamente atado a sus tradision espanyola. En el korso de los siglos el espanyol ke avlavan desde sus ekspulsion avia evolusionado muy poko. Avian adoptado algunas palavras turkas ma eyas eran rekonosidas komo viniendo del turko i kaje siempre tenian palavras ekivalentes en espanyol. Las primeras kantigas ke oyi eran viejas romansas espanyolas. 
Mi padre i mi madre avlavan entre eyos en alman, lengua ke no devia entender. A parientes i amigos ansi komo a mozotros los chikos, mos avlavan en ladino. Esta era la lengua vernakula, de kada dia, un kastiliano antiguo; mas tadre lo oyi frekuentamente i nunka me lo olvidi. Las kazalinas ke lavoravan en muestra kaza avlavan en bulgaro i fundamentalmente duvi averlo embezado kon eyas, ma nunka fui a una eskola bulgara i despues ke partimos de Ruschuk, kuando tenia 6 anyos, lo olvidi rapidamente. Todos los akontesimientos de akeyos primeros anyos fueron en ladino i en bulgaro. Despues me se trezladaron, en sus mayor parte, al alman. Solo los akontesimientos espesialmente dramatikos, muertes i matansas ansi ke los peores terrores, me se gravaron en ladino, de manera exakta, ke no puede ser efasada.
Despues de la deskripsion del eskandalo ke ezbrocho kuando kanto un kante de amor a Mary, una chika eleva en la eskola onde estudiava, en Manchester, despues ke su padre fue a lavorar ayi, el eskrive:
Ni mi padre savia kuanta razon tuvo al sospechar ke todo akeyo era atado direktamente a las karikas koloradas de la ninia. Mas tadre pensi a este amor infantil i un dia me vino a la memoria la primera kantiga en ladino ke oyi en Bulgaria. 
Ainda me yevavan en brasos kuando alguna mujer se aserko de mi i empeso a kantar: “Mansanikas koloradas las ke vienen de Stambol”; i entonses aserkando su dedo a mi kara lo undio en eya. Yo griti de plazer, eya me tomo en sus brasos i me bezo. Esto se repeto tantas vezes ke en fin embezi a kantar esta kantiga yo mizmo. Desde entonses los ke kerian azerme kantar djugavan ansi kon mi.


[Orijin: http://www.diariojudio.com]

Escrito por Sophie Goldberg

Viernes 19 de agosto de 1994. El periódico Reforma, en su sección de Cultura, con tipografía de 120 puntos o más, anunciaba la muerte de Elias Canetti. “Muere el 14 de agosto el escritor de origen búlgaro, ganador del Premio Nobel de Literatura en 1981. Dejó inconclusa su autobiografía. Sus restos descansan en Zúrich, Suiza, junto a los de James Joyce”. Yo sabía perfectamente quién era Canetti, sin embargo desconocía que era de Bulgaria. Ese día, muy temprano, recibí la llamada tradicional de mis padres, era mi cumpleaños. Después de las cálidas felicitaciones, le pregunté a mi papá si ya había leído la noticia y comenté que me llamó la atención que el célebre escritor fuera búlgaro, como él.

—¡Claro, Elias era de Rustschuk, como tu abuela Sofía; de hecho, eran primos! —me respondió con naturalidad.

—¿Quééé? —vociferé. ¿Me estás diciendo que Elias Canetti era de nuestra familia, que era tu tío y, más importante aún, que era, de alguna manera, mi tío abuelo?

De momento fue tal la magnitud de la sorpresa que hice un largo silencio para poner la información en orden. Para cuando pude colocar la mandíbula de regreso en su lugar, el enojo ya había surgido.

—¡Papá, cómo nunca me dijiste! Me has platicado tu vida entera en Bulgaria, la de tus padres y abuelos. Conozco las penas, las anécdotas, el dolor de las separaciones forzosas y las carencias que pasaste como niño durante la Segunda Guerra Mundial y este dato no me lo habías compartido.

—Bueno, no pensé que fuera tan relevante para ti. Mi abuela Raquel Cappón y la tía Mathilde Arditti, la mamá de Elias, vivieron desde muy jovencitas en la misma calle, eran primas y vecinas, una casa en frente de la otra. Conocida como la Pequeña Viena, Rustschuk fue apodada así por haber sido un centro de celebraciones y fiestas de los turcos en tiempos del Imperio. Ahí, en su Pequeña Viena, mi madre —tu abuela Sofía— y sus hermanos gozaban de los largos veranos junto a sus primos, los Canetti —agregó.

Cuando mi padre me dijo esto, me imaginé a las dos familias paseando por los márgenes del Dunav, de ese Danubio que nace en la Selva Negra de Alemania, y que, en su curso, va acariciando las costas austriacas y húngaras, las de Croacia y Serbia, para después morir con una entrada triunfal en el mar Negro de Rumania. Ese Danubio, inspiración de músicos y poetas, ese que es musa y voz, que es soplo y arrebato, que incita a la furia creadora. Danubius, veterana corriente, aguas que danzan en el azul de Strauss, que se dibujan en los paisajes de Albrecht Altdorfer y en los grabados del gran Cranach.

—Las primas se reunían, además, todos los viernes en la sinagoga de la calle de Aksakov para celebrar el sabbat. Eran muy cercanas: cuando los Canetti se mudaron a Manchester las misivas de un lado para el otro no cesaban; pero después de unos años, cuando el padre de Elias murió, la tía Mathilde se trasladó con sus hijos a Viena. Perdieron poco a poco la comunicación que era, de por sí, muy difícil en ese entonces. Luego llegó la guerra y pues menos —dijo papá, como exculpándose.

Tomé nuevamente el periódico y releí el artículo, ahora con otros ojos, ahora con otra emoción. “Descendiente de judíos sefarditas”, “novelista, dramaturgo, curioso de todo, políglota y viajero; Canetti hablaba el español antiguo de su familia”. Como mi abuela, pensé. Como yo, que lo heredé en lo oral y en escritura. De haberlo contactado o haber tenido un encuentro, hubiéramos podido comunicarnos perfectamente en ese ladino o judeoespañol que los sefarditas llevamos en el alma y a través del cual mantenemos nuestras primeras aproximaciones con la literatura, con refranes, con canciones infantiles, con romances españoles y con nuestro pasado.

¡Qué desperdicio, qué coraje enterarme hasta ahora! No haber podido preguntarle qué le hacía sentir esa peculiar fascinación de todo lo que representaba Karl Kraus, el polémico personaje a quien siguió y reconoció como maestro. Qué era lo que le obsesionaba tanto respecto a la muerte, de la que escribió como tarea de vida. Qué pensaba de la guerra, dado que dijo que la palabra, capaz de llevarnos a la discordia, debiera ser capaz también de lo contrario, de evitarla. Me imagino que precisamente por esta preocupación habrá escrito el magnífico libro La conciencia de las palabras; la sola oración como título da para pensar y analizar sin siquiera leer la obra. Hubiera querido preguntarle qué opinaba sobre la ética de la escritura, ahora que yo soy escritora también y una enamorada de la palabra como lo fue él. Hablar de cómo debe haber sido crecer en el ambiente de Rustschuk, con su multiculturalidad de una Babel de diversidad idiomática que seguramente estimuló sus metáforas, su prosa y su meticulosidad; primero en La lengua absuelta, un autorretrato de su infancia en el que habla de nuestra familia al referirse a primos, tíos y demás parientes en aquel barrio sefardí, y en el resto de su magnífica e intensísima obra. Su madre, la prima de mi abuela, le alimentó la pasión por la lectura, por el saber, por los conceptos y la expansión intelectual que para él no tuvo finitud. El recuerdo de sus años de niñez, de su vida familiar y del ladino sería indeleble en sus escritos. De ese paraíso en el que vivió también mi abuela Sofía, Canetti dijo: “Todo lo que viví después, ya había ocurrido alguna vez en Rustschuk”.

Me hubiera gustado interrogarle acerca de sus sentimientos tras el desprecio racista que sufrió por ser judío. Preguntarle acerca de su visión única de la Viena de entreguerras que produjo una de las concentraciones de talento y de creatividad más extensa que hayamos conocido. Un despliegue de figuras de primera línea en todos los campos de las artes en donde figura él, que fue testigo prácticamente de todo el siglo XX, él y su prosa que ofrece uno de los testimonios más genuinos. Imagino que me cuenta acerca de sus amistades y tertulias con Alban Berg, Alma Mahler, Hermann Scherchen, Hermann Broch, Isaak Bábel o Bertolt Brecht. Qué ganas de haber tenido esta charla, de saber de qué platicaban entre dramaturgos, músicos e intelectuales; si se interrumpían unos a otros por su prisa de expresar una nueva idea, si llegaban puntuales a la cita, si eran reuniones en las que lo cotidiano tuviera un espacio o si todo lo que ahí se trataba era profundo y elevado. Si en algún momento se hablaba del amor o si existían relaciones amorosas en ese selecto ambiente. No faltó quien calificara a Elias de esquivo, difícil y cascarrabias; todos esos adjetivos en una sola palabra para los búlgaros sefardíes se conoce como “axí”. Los búlgaros son de esa manera: malhumorados, irritables y gruñones; coraza que usan para defender su buen corazón, si lo sabré yo, que viví toda mi infancia y adolescencia con uno, mi padre.

Sus agudas observaciones sobre el lenguaje en frases como: “Enmudeció por miedo a los adjetivos” o “Hay que abusar de una palabra, para descubrirla”, me han sido de suma valía en mis textos. Yo también considero a la palabra sagrada y a la palabra escrita, aún más. Yo también me detengo a desmenuzar cada vocablo antes de entregarlo a mis lectores. Busco el término idóneo, la expresión que haga magia, la metáfora que asombre, el lenguaje magnético. En mi más reciente novela, El Jardín del Mar, relato precisamente el extraordinario periplo de los judíos de Bulgaria y de mi propio padre durante la Segunda Guerra Mundial. Acontecimientos que muestran valor, piedad y hermandad de un pueblo que se atrevió a ir a contracorriente de lo exigido para salvar a sus ciudadanos de los campos de exterminio. Este extraordinario episodio es poco conocido en los anales de la historia universal, ya que el comunismo mantuvo el suceso en secreto hasta 1991, pero es mi historia familiar, por lo que yo he tenido conocimiento de los hechos desde siempre. La narración comienza justamente en Rustschuk con la familia de mi abuela.

Hasta antes de ese 19 de agosto de 1994, mis lecturas de la obra de Elias Canetti habían sido objetivas, espontáneas y, debo decirlo, por momentos difíciles en su comprensión; pero después de mi descubrimiento tardío de nuestra relación familiar, lo comencé a leer poniendo especial atención en sus obsesiones, en su escritura multigénero, ya que escribió novela, ensayo, apuntes, aforismos, en fin, combina su capacidad de concentración con la avidez insaciable de aprender. Me hubiese gustado agradecerle el haber calibrado, medido y sopesado cada palabra publicada. El haber avalado cada vocablo en la medida en que tomaba responsabilidad al pronunciarlo, y más aún, al escribirlo. Por algo se tardó treinta años en escribir su gran obra Masa y poder. Un tema candente en la época, tema que lo marcó al ser testigo de varias protestas y de las formaciones de las masas tratando de entender el concepto desde la antropología, no desde la política. Para mí, Elias Canetti representa la profesión del escritor, un legado que acabará de ser descubierto en el 2024, cuando se saquen de una bodega en la biblioteca de Zúrich los manuscritos de diarios que bajo sus estrictas órdenes permanecerán sellados hasta que llegue la fecha indicada.

Su idea de que el hombre tiene el poder de la metamorfosis le hacía aseverar que en el ser polifacético reside el don que constituye la verdadera singularidad del ser humano. Estaba seguro de que todos poseemos diferentes dotes y que podríamos vivir a fondo nuestras distintas inclinaciones. Este es un reflejo de su propia avidez por cumplir sus múltiples facetas. Canetti decía que el escritor se caracteriza por dos cosas: porque usa la palabra para enfrentarse a la muerte y atrapar la vida y porque el escritor es el custodio de las metamorfosis; es el hombre capaz de vivir muchas vidas y de dar vida a sus personajes. Así, se puede volver una y otra vez a su obra y encontrar cosas nuevas dentro de una calidad de lengua y de pensamiento de “un clásico”, como lo calificó Ignacio Echevarría, filólogo, editor y crítico, en la conferencia que dictó a principios del 2020 para la Fundación Juan March en Madrid.

Me quedo con las ganas de haberle preguntado, de haber discutido, de haber hablado en judezmo, su primera lengua, y de haber descubierto bajo la máscara del escritor al ser humano: al que añoraba a su padre, al que sufría la profunda tristeza del emigrado, al que le era importante ser reconocido, al que perseguían sombras que lo acompañaron hasta la muerte. Me quedo con las ganas de que, quizá, él hubiese leído mis escritos, de que me hubiera corregido una palabra o hubiera sugerido un símil, de que me firmara un libro, de que tomáramos un café, de prepararle un tradicional gyuvech búlgaro con mucha berenjena, mucha okra y la sazón de los Balcanes. Seguramente hubiese gozado hasta chuparse los dedos porque mi receta es la de nuestra familia, la que llevamos en el paladar. Me quedo con las ganas de que me hubiera conocido, y yo a él; de que me hubiera visto como una manifestación más de la diversidad de la vida, porque las personas éramos su materia prima para hacer sus observaciones más penetrantes. Me quedo con sus interrogaciones, con el sentido de su obra, con la bilis de sus textos autobiográficos. Me quedo con una de sus muchas frases: “Nadie es más solitario que aquel que nunca ha recibido una carta”. Me quedo con esa solitud, porque nunca recibí una carta suya.

Sophie Goldberg es escritora. Entre sus libros: Lunas de Estambul y Vida y pasiones.

[Ilustración: David Peón – fuente: http://www.nexos.com.mx]

 

Le ladino, ou judéo-espagnol, est une langue historiquement parlée par les Séfarades de la péninsule Ibérique et de l’Empire ottoman. Naguère en danger de disparition, l’idiome est désormais remis au goût du jour par des apprenants venus renouer avec leurs racines ou découvrir une nouvelle culture.

Des touristes visitent la synagogue historique de Tolède, érigée au XIIe siècle (et transformée en église catholique, Santa María la Blanca, au XVe siècle). Les Juifs séfarades expulsés de la péninsule Ibérique à la fin du XVe siècle se retrouvent pour une partie dans l’Empire ottoman. La langue judéo-espagnole qui y prospérait a connu un fort déclin, avant, aujourd’hui, d’attirer de nouveau de nombreux apprenants. (Espagne, 13 avril 2006.)

Écrit par Kenan Cruz Çilli

On le disait sur le point de disparaître, mais voilà qu’aujourd’hui le ladino suscite un engouement surprenant. Derrière le regain d’intérêt mondial pour cette langue se cache un événement pourtant peu exaltant : l’épidémie de Covid-19. L’une des conséquences inattendues de la pandémie est l’augmentation significative de la pratique du ladino… en ligne. Cette langue est en plein essor, comme en témoignent les nombreux cours et les conférences internationales hebdomadaires organisés sur Zoom ainsi que la multiplication des publications en ladino. Résultat : de nombreux spécialistes réajustent leurs prédictions pessimistes sur la vitalité de cet idiome.

Le phénomène ne se résume pas à l’augmentation du nombre de locuteurs et d’apprenants : les confinements successifs et le développement des activités en ligne ont également contribué à resserrer les liens de communautés séparées par des milliers de kilomètres, redonnant ainsi un second souffle à leur langue commune.

Une histoire méditerranéenne

Il suffit de jeter un œil à El Amaneser, un mensuel d’Istanbul exclusivement rédigé en ladino qui paraît depuis 2005, pour constater la forte hausse mondiale des activités liées à cette langue. En réaction à la demande florissante, le journal a décidé de publier chaque mois plusieurs pages d’articles écrits par des lecteurs, juifs ou non, qui apprennent le ladino en ligne. Ces étudiants, d’âges et d’horizons divers, contribuent à bousculer l’idée que cette langue, à l’écrit ou à l’oral, est réservée aux personnes d’un certain âge.

Avant la pandémie, les estimations du nombre de locuteurs du ladino, également connu sous le nom de judéo-espagnol, judesmo, spanyolit et djidio (en Bosnie-Herzégovine), oscillaient entre 60 000 et 400 000 individus. La base de données Ethnologue, qui recense toutes les langues…

[photo : REUTERS/Victor Fraile – lisez l’intégralité de ce billet sur http://www.haaretz.com : https://bit.ly/3kaAyGJ%5D

 

 


Isacco Hazan
Ed. Divit
ISBN: 978-2-9544562-0-1

Uno de los prinsipales obstakolos al estudio del ladino, durante largos anyos fue la falta de diksionarios. Grasias al Dio, la situasion en este kampo se mijoro muncho ultimamente i ya tenemos agora una media dozena de diksionarios (del ladino al ebreo, al inglez, fransez i turko) lo ke permete a la mayoria de los ke keren estudiar esta lengua de konoser la sinyifikasion de las miliarias de palavras ke forman el vokabulario djudeo-espanyol.

A estos diksionarios viene de djuntarse agora uno mas: el « Dictionnaire Illustré du Judėo-Espagnol de Turquie » de Isacco Hazan, publikado por la Kaza de Edisiones Divit.

Segun se puede ver del titolo de este diksionario, el reflekta el ladino de los djudios de Turkia, paiz ande nasieron los djenitores del autor ke se embezo de eyos a avlar en esta lengua.

En desparte del karakter autentiko de este diksionario, bazado sovre una buena konosensia de la lengua i de sus ekspresiones, el se distinge tambien por las numerozas illustrasiones i las informasiones ke las akompanyan, lo ke da a esta ovra una dimension kulturala muy apresiable.

 

[Orijin: http://www.akiyerushalayim.com]

Tenía los 77 años. Fue autor de grandes obras literarias, editor y exdirector de la Biblioteca San Martín.

https://elsol-compress-release.s3-accelerate.amazonaws.com/images/large/1608917002584Carlos_Levy_-_foto_de_Camila_Toledo.jpg

El escritor y poeta mendocino Carlos Jacobo Levy murió este viernes, a los 77 años. La noticia se dio a conocer cuando varios de los referentes culturales de la provincia lo despidieron en sus redes sociales este mediodía.

El escritor y poeta mendocino fue un referente de las letras y la cultura de la provincia por más de 50 años. Fue director de la Biblioteca Pública General San Martín y de Radio Nacional Mendoza, miembro del grupo Aleph y recibió la Orden Mercedes de San Martín en los 50 años que lleva trabajando por la cultura mendocina.

Incluso, durante el gobierno de Francisco Pérez, fue nombrado embajador cultural de Mendoza, en el marco del Ciclo de Reconocimientos a Artistas Mendocinos.

Trabajó infatigablemente por la cultura de la provincia. Maestro de nuevas generaciones y librero.

Su vida

Levy nación en 1942 en Tunuyán. Durante su juventud entabló grandes amistades con personalidades del arte y las letras de la época como Víctor Hugo Cúneo, Fernando Lorenzo y el artista plástico Ricardo Embrioni. Incluso llegó a conocer a Armando Tejada Gómez.

En la década del 60 se mudó a Buenos Aires con el objetivo de dedicarse de lleno a la escritura. Su primer libro, Inmensamente ciudadano, se publicó en 1967. Allí dejó entrever su eterna preocupación por la « cuestión judía ».

Diecisiete años pasarían para su regreso a Mendoza. A partir de allí se dedicaría a varios oficios, entre ellos la venta de libros. Y durante la década del 90 también trabajó como editor. Llegó a ser director de Radio Nacional y de la emblemática Biblioteca San Martín.

También abrió su propia biblioteca, La Anticuaria, que primero funcionó en Galería Bamac y luego se trasladó a la galería Tonsa.

En el año 2005 publicó la traducción al judeoespañol (sefardí) del Martín Fierro, de José Hernández, experiencia que le valió numerosos elogios. Diez años después el entonces gobernador Pérez lo nombró embajador cultural de Mendoza.

Luego de hacerse cargo de las diversas Ferias del Libro realizadas en el Espacio Le Parc, le vendría un retiro efectivo de la actividad pública.

[Fuente: http://www.elsol.com.ar]