Archives des articles tagués Ladino

 

Prezentado por Eliz GATENYO

Ay unos biervos ke tienen otra sinyifikasyon en linguas diferentes. Por egzemplo kuando ampesi a ambezarme el ingles en la eskola, me aviya enkantado muncho de oyir el biervo “engineer” ke kere dizir injenyor. En ladino dizimos “endjinara” a lo ke komemos. I este biervo era el primer i solo biervo ke me kedo en el tino en la primera leson. Otro biervo es el biervo “ahbar” en ivrit ke kere dizir raton. Ma en ermenesko kere dizir “ermano”.  Otro biervo “gift” en ingles es regalo i en aleman es tosigo.

Yo vos kero kontar una memorya kon este paresimyento de biervos.

Mi famiya i yo, mos ivamos desde mi chikes a Yeshilköy a la kampanya. La famiya de mi marido se ivan a las islas. En primero a Burgaz i despues a Buyukada. Despues ke mos kazimos, disho mi marido: “Ven este anyo mos iremos a Buyukada, vas a ver, te va plazer muncho. Si no te plazyo, no mos vamos mas.” Yeshilköy era “el piye en la tierra”. Ma para mi, Buyukada era de espantar akel tiempo. Porke kuando se alevantava el vapor dalkavo de la noche, mas no teniyamos raporto kon la sivdad. Estavamos izolados. Agora ni ke pensamos a esto porke ya mos auzimos i agora ay taksis de mar i motores, en una ora de sar, el Dio ke mos guadre.

Peki, ya aksepti a aprovar. Dishimos moraremos en una pansyon famoza ke aparteniya a una fundasyon de la komunita grega. El direktor era sinyor Nisim Behar. Era un koshk de grandes kamaretas kon tavanes altos. Una kaza muy antigua. En kada kamareta morava una famiya. Las kamaretas eran komo dos kamaretas grandes, una aryentro de otra. Los moradores eran judios i gregos. Ariva ariva era un kat grande kon una kula ke viya la isla kon 360 grados. Aya morava una famiya grega. Marido i mujer i una ija bien grande, Atinula. Aviya un vizindado muy muy bueno. Mos vijitavamos de una kamareta a la otra o mos arekojiyamos en la veranda de delantre de la kaza.

Kuando mos ivamos ande esta vizina grega de ariva, despues de 15 puntos, Atinula se alevantava i le demandava a su madre: “Mama, na psiso?” La madre le diziya “Ne”, i se iva aryentro al koridor ke aviya la kozina i la tualet. Me viniya muy kuriozo.

Un diya vino mi mama. Estavamos avlando, le dishe saves mama, esta ijika Atinula, kada ves ke se kere ir a la tualet, le toma permisyon de su madre. Mi mama se enkanto. De ande saves? Le dishe, por ke kada ves ke me vo aya, le demanda a su madre: Na psiso? Me ire a pishar? Le tomo una riza a mi mama. Eya saviya muy bien en grego. Me disho no es ke kere irse a pishar. Na psiso kere dizir “ke kozga”. Le demanda a su madre si se puede ir a kozervos kafe.

Komo vos avli ariva “psiso” me vino al oyido komo “pisho”. El “S” se oye komo “SH” en grego.

Vos dizere ke yo teniya 21 anyo akel tiempo.

 

 

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Prezentado por İsak ESKİNAZİ

Despues ke salyo el livro de “Tenten” en ladino, se topo otro Tenten kon su aventura en Hayfa.

En supito se oyo un anunsyo: “Rezidentes de la Tyerra de İsrael”, un sivdadano de Beljika, de tendensya a kitar bela, vistido komo un arabo, se vido en Hayfa. Esta persona se dyo el nombre de “Tenten”. El es konosido komo uno ke aze envestigasyones ande no deve de azer i demanda munchas demandas. Si alguno save ande se topa esta persona, rogamos de yamar la polisiya”.

Komo lo entenditesh, este anunsyo salyo en uno de los livros de la famoza koleksyon de “Las Aventuras de Tenten” publikado en 1939-1940 kon el nombre “Tenten en la Tyerra del Oro Preto”.

La istorya mos avla de un komplo sekreto de sabotaj ke se deviya de azer en pozos de petrol en el Medyo Oriyente i la persona mala de esta istorya es el aleman Dr. Müller. Muestro Tenten, vistido komo un arabo, i kaminando en las kayes de Hayfa, fue arevatado por el Irgun, la organizasyon sekreta ke lucho i kon los arabos, i kon los inglezes.

El pintor de estas aventuras, Georges Prosper Remi, konosido kon el nombre “Hergé”, estava embiyando sus ovras estando en el servisio militar. Djusto el diya ke los almanes entraron a Beljika, lo kitaron del servis militar porke tuvo una fuerte sinuzita. Naturalamente por modo de la gerra, korto de pintar las aventuras, i los lektores tuvieron de esperar anyos para saver komo Tenten se salvo de la furtuna de arena en el dezyerto i de las negriguras del malo Dr. Müller.

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Retour sur la vie et l’œuvre de A.B. Yehoshua, l’un des plus grands écrivains israéliens, lauréat du prix Médicis étranger en 2012.

 

Écrit par Myriam ANISSIMOV

A.B. Yehoshua, l’un des plus grands écrivains israéliens de sa génération, est mort le 14 juin dernier des suites d’un cancer à l’Hôpital Ichilov, à Tel Aviv. Il avait 85 ans. La psychanalyste Rivka Yehoshua, son épouse-amie et mère de ses trois enfants, avait disparu en 2016. Ils avaient tout partagé pendant cinquante-six ans de mariage, et les romans de l’écrivain étaient sans exception dédiés à sa chère Ika. Le couple et le mariage étaient au cœur de son œuvre. En larmes, il avait confié à Michaël Grynszpan, venu l’interviewer :

« Nous étions très attachés l’un à l’autre. Elle était une excellente compagne et je souhaitais décrire le mariage dans son côté positif. Parce que le mariage est tellement attaqué dans les romans. Les écrivains parlent tellement de conflits dans le mariage… ils écrivent à propos des divorces, à propos des déceptions… Et moi je voulais montrer la lumière qu’il y a dans le mariage. Et cela est un élément important dans mon écriture. »

Une jeunesse israélienne

Amos Oz, son ami de toujours, qui partageait ses idées en matière de politique, est décédé en 2018. Avec Aharon Appelfeld, disparu en 2018 et Yehoshua Kenaz, en 2020, les écrivains témoins de la naissance de l’État laissent, pour ainsi dire, la scène clairsemée.

Esseulé, Avraham Gavriel Yehoshua, appelé familièrement Boolie (le petit taureau) depuis l’âge de douze ans, vivait dans sa maison de Givataym, dans la banlieue de Tel Aviv. Sa famille était établie en terre d’Israël depuis cinq générations. Il était né en 1936 à Jérusalem, l’année de la Grande révolte des Arabes de Palestine sous mandat britannique, qui réclamaient la fin de l’immigration juive et s’opposaient à l’établissement d’un « Foyer national juif », selon les termes de la déclaration de Balfour.

Boolie avait grandi dans le quartier de Keren Abraham.

Du côté paternel, ses ancêtres venaient de Salonique, où un arrière-grand-père avait été rabbin. La famille de sa mère était originaire du Maroc.

Son père, orientaliste de renom, qui avait rédigé sa thèse de doctorat en arabe, était l’auteur de douze ouvrages sur la communauté sépharade. Il avait été interprète (hébreu-arabe-anglais), au Secrétariat général du mandat britannique en Palestine.

Avraham a fait ses études au gymnasia ivrit, le lycée laïc de Jérusalem qui formait l’élite du futur État d’Israël. Puis il a réalisé son service militaire en tant que parachutiste au sein de l’unité d’élite Golani, avant de participer à la « Guerre de Suez », en 1956.

Après quelques mois passés au kibboutz Hatzerim Neguev où il écrivit sa première nouvelle, La Mort du vieux, il étudia la littérature et la philosophie à l’Université hébraïque de Jérusalem, la seule qui existait à l’époque.

Pacifiste et sioniste convaincu

Débonnaire, généreux, souvent provocateur, et surtout plein d’humour, il appartenait à ce qu’on appelle en Israël « le camp de la paix ». Il évoquait le conflit entre les Juifs et les Palestiniens avec passion, n’évitant pas les paradoxes, mais se défendait d’être un donneur de leçon solennel. Il ne lançait pas d’anathèmes.

Il lui arrivait de changer d’avis, notamment sur ce sujet brûlant : longtemps, il avait soutenu avec véhémence la création d’un État palestinien mais, à la fin de sa vie, en 2018, il s’était dit favorable à un État binational, compte tenu de la situation sur le terrain, qu’il avait qualifiée d’« apartheid ». Il ne redoutait pas la dissolution du caractère juif de l’État dans l’éventuel État binational.

Et pourtant, il était un sioniste convaincu, voire radical, ainsi qu’il l’avait écrit dans un essai intitulé Pour une normalité juive (Liana Levi, 1998). Il avait une idée toute personnelle de l’identité juive. Il se qualifiait de « Juif total » parce qu’il était un citoyen de l’État juif et qu’il parlait l’hébreu. Selon cette conviction, les Juifs de la diaspora ne seraient que des portions de Juifs ! Le ladino et le yiddish, pourtant parlé par dix millions de locuteurs avant la Shoah, n’auraient donc pas à ses yeux le statut de « langue des Juifs ».

Cette idée peut laisser perplexe : Franz Kafka, Joseph Brodsky, Vassili Grossman, Isaac Bashevis Singer, Baruch Spinoza, Elias Canetti, ou encore Albert Einstein et Sigmund Freud n’auraient été que « des Juifs partiels, inachevés ! ».

Aurait-il acquis cette conviction au cours de son séjour en France de 1963 à 1967, en tant que délégué israélien de l’Union mondiale des étudiants juifs ? Il avait affirmé en 2006, lors d’un entretien avec le journaliste Michel Zlotowski pour Akadem, « qu’Israël est le nom du peuple juif, ainsi qu’il est écrit dans la Bible. »

Le roman d’Israël

Son engagement politique allait de soi, ainsi qu’il l’a exposé dans un essai intitulé Comment construire un code moral sur un vieux sac de supermarché (Éditions de l’Éclat, 2004). Ses romans, fourmillant d’intrigues ingénieuses et haletantes, sont le miroir des événements, des soubresauts de l’histoire mouvementée d’Israël. Il décrit les bouleversements de la société dans de vastes fresques, comme dans Monsieur Mani (Calmann-Lévy, 1994), son roman préféré.

Il avait pris son temps pour devenir écrivain, publiant à quarante ans son premier roman, L’Amant, paru en 1973 en Israël, et en 1977, en traduction française, chez Calmann-Lévy. L’intrigue avait pour toile de fond la guerre de Kippour.

Dans Le Responsable des ressources humaines (Calmann-Lévy, 2015), il évoquait le cas d’une travailleuse venue d’Europe centrale, tuée lors d’un attentat, et dont personne ne connaissait l’identité, y compris au sein de la boulangerie industrielle qui l’employait comme femme de ménage.

Un de ses derniers ouvrages paru en 2019, Le Tunnel, abordait sans complaisance le problème des villes construites par Israël au-delà de ce qu’on appelle « la ligne verte », c’est-à-dire la ligne de cessez-le-feu de la Guerre des Six jours, en 1967.

Trois jours et un enfant, son premier recueil de nouvelles, publié dans la collection de Geneviève Serreau, est paru en 1974 chez Denoël.

Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma, tels Trois jours et un enfant en 1967 par Uri Zohar (1935-2022) et Le Directeur des ressources humaines, adapté par Eran Riklis en 2010.

Yehoshua avait reçu le Prix d’Israël pour l’ensemble de son œuvre en 1995, et le prix Médicis étranger en 2012 pour son roman Rétrospective, paru chez Grasset.

Se sachant proche de la fin, il avait dit, avec un grand sourire fatigué à l’hôpital à ceux qui l’entouraient : « Les amis, ça suffit. J’ai vécu une vie bonne, riche et bien remplie, et même réussie, laissez-moi partir tranquillement, ne soyez pas trop désolés. Soyez sages. »

Boolie a été inhumé au cimetière du kibboutz Ein Carmel, près de Haïfa.

Signalons la parution cette année chez Grasset de La Fille unique, traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche.

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

bustan judeoespañol

Pegatinas de izquierda a derecha: Shalom, jaber (paz, amigo), Shalom, ata jaser (paz, haces falta), Dor shalem doresh shalom (una generación entera pide la paz).

Publicado por Berta Ares Yáñez

Aterricé en el aeropuerto de Ben Gurion una madrugada de julio de 1996. Había recibido una beca MAEC para estudiar en la Universidad de Tel Aviv y desarrollar un proyecto de investigación. Este consistía en bucear en diferentes archivos del país para establecer una relación de la prensa en judeoespañol, y luego analizar la función que una parte determinada de esta prensa había desempeñado durante la creación del Estado. En aquel entonces, este país todavía no tenía medio siglo de existencia.

Lo que más me llamó la atención nada más llegar fue el afán absoluto de expresión que se vivía en sus calles, donde todo se discutía y matizaba. Cualquier tema de actualidad era causa de debate en el que cada cual marcaba su línea ideológica. Prueba de ello eran las innumerables pancartas expuestas en los comercios y en los balcones de las casas, o las pegatinas que se exhibían en todo tipo de vehículos, en los cascos de moto o en las carpetas de los universitarios. Antes de Twitter, pancartas y pegatinas eran los soportes ideales para el eslogan.

Cuando llegué, el país estaba de luto. Isaac Rabin había sido asesinado hacía apenas unos meses por un ultranacionalista opuesto al proceso de paz y a los Acuerdos de Oslo. A su entierro había acudido Bill Clinton, quien en su discurso de despedida acabó con un «Shalom, jaber» (Adiós y paz, amigo). Esta frase se convirtió en el eslogan mayoritario de los pacifistas y de los que querían mantener vivo el proceso de paz. A esta consigna le siguieron «Jaber, ata jaser» (Amigo, haces falta) y «Jaber, ani zojer (Amigo, yo recuerdo). Algunos recortaban las frases y hacían collage con las pegatinas: «Shalom, ata jaser» (Paz, haces falta).

Tras estos eslóganes iniciales hubo muchos más, que cada uno argüía desde su posición ideológica. Los tres más claros eran el izquierdista «Un pueblo fuerte hace la paz», el conservador «Paz, con prudencia», y el ortodoxo «Una generación de arrepentimiento traerá la paz». Al final, todo derivaba en dos modelos de redención: el laico «Una generación entera pide la paz», y el ortodoxo «Generaciones enteras solicitan al Mesías». Se temía entonces la existencia de una guerra civil, y las instituciones colgaban carteles en los que se leía «Opiniones diferentes sí, guerra de hermanos no».

También los problemas caseros se aireaban en pegatinas y pancartas. La compañía nacional de autobuses Eged —creada en su día por fuerzas sindicales y a cuyo volante estaban, al menos así me dijeron, curtidos soldados— expresaba sus desacuerdos con el entonces presidente Benjamin Netanyahu, a quien todos llaman «Bibi»: «Bibi no respeta pactos», «Eged en tu camino, Bibi en el camino que no».

Como ahora sucede con las redes sociales, entonces las consignas avivaban debates que parecían inaplazables, pero que tarde o temprano se desvanecían sin pena ni gloria. Veinticinco años después, el proyecto de paz está completamente abandonado, dejado a la lógica del capitalismo.

La diversidad de opciones e ideologías existentes antes de la fundación de Israel como Estado moderno en 1948 también es mucho mayor de lo que cabe suponerse en la actualidad. Es algo evidente cuando se lee la prensa de la época, en la que también se observa la continua metamorfosis que experimenta el país —y las variaciones de voto en las urnas— a medida que llegan diferentes oleadas de inmigrantes judíos, especialmente desde la creación del Estado y hasta finales de los noventa, tras la caída del muro de Berlín.

Llegan de Alemania, Polonia, Rusia, Ucrania, Rumanía, Grecia, Bulgaria, Yemen, Etiopía, Argentina, México, Irak, Marruecos, Francia, Estados Unidos, y un largo etcétera de países. A modo de ejemplo diré que durante mi estancia allí, la televisión pública subtitulaba simultáneamente en los dos idiomas oficiales, el hebreo y el árabe, pero también en ruso, cuya población era entonces mayoritaria.

He escrito inmigrante y es un error llamarlo así. El término adecuado es olé (en masculino; olá, en femenino; olím, masculino plural; olot, femenino plural), pues no es un movimiento migratorio al uso, sino una aspiración sionista. Significa «el que sube a Israel».

Si sumamos a la necesidad de expresión y comunicación, la diversidad ideológica existente, podemos comprender la abundantísima cantidad de publicaciones periódicas surgidas durante los años de fundación del Estado.

Sin embargo, cuando empecé mi trabajo no existía una bibliografía que las reuniera, más allá del extraordinario trabajo que entonces desarrollaba el centro asociado a la Universidad de Tel Aviv, el Institute for the Study of Jewish Press; pero no tenían casi referencias de la prensa sefardí.

Seguí buscando, pues sabía que miembros de la comunidad judía expulsada de Sefarad habían sido los encargados de introducir la imprenta en tierras del Imperio otomano. Contaba al menos con la referencia del primer periódico en ladino del que entonces había constancia: el Shaare Mizrah, fundado en 1845 por Raphael Uziel.

El Big-Bang de mi investigación, por así llamarlo —meses después de búsqueda de diarios en la Biblioteca Nacional y otros centros culturales, sin apenas éxito—, tuvo lugar cuando me lancé de lleno a investigar los archivos del Ben-Zvi Institute. Allí había un montón de información dispersa sobre publicaciones periódicas en judeoespañol y también ejemplares físicos procedentes de diversos lugares de la diáspora sefardí: especialmente de Bulgaria, de Nueva York, de la antigua Yugoslavia y de los territorios que formaban o estuvieron sometidos al Imperio otomano, como Salónica (Grecia), Estambul e Izmir (Turquía), y también de territorios de la llamada Erez Israel, especialmente en Jerusalén.

Los periódicos impresos en Estambul a veces llevaban el nombre de la ciudad en españolico «Istambul», pero tampoco era raro encontrarlos con el topónimo «Costa», que es como los sefardíes de origen griego se referían a la antigua Constantinopla.

Una vez hallado y ordenado el material, delimité la investigación a las publicaciones distribuidas en Israel y a un país de diáspora, el elegido fue Turquía. En total, analicé una veintena. Explicaré brevemente lo que hallé. Dividiré mi exposición en dos partes: una primera parte dedicada a la descripción de la prensa en judeoespañol distribuida en Turquía, y una segunda parte dedicada a la descripción de la prensa en judeoespañol distribuida en Israel.

Esta segunda parte tiene como colofón un aliciente especial: está traducida al judeoespañol por el académico de la RAE en Israel Moshe Shaul, una de las personas vivas que mejor conocen y más ha cuidado este tesoro lingüístico.

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La gran pegatina reza: «No tenemos en quien apoyarnos, solo en nuestro Padre que está en los cielos».

Los medios en Turquía: del drama de la guerra mundial a la asimilación

Una publicación será clave en la historia de la comunidad sefardí que decide no emigrar y prefiere quedarse en Turquía durante el delicadísimo periodo que comprende la Segunda Guerra Mundial y la posguerra: La Boz de Türkiye.

Bajo la dirección de Albert Cohen, esta publicación periódica de frecuencia quincenal comienza a publicarse el 1 de agosto de 1939, y de forma ininterrumpida hasta su cierre en 1949. Con sede en Estambul, mantuvo diversas corresponsalías y tuvo acceso a información internacional de calidad procedente de fuentes sobre el terreno, a través de la Agencia Telegráfica Judía —de la que el director de esta publicación era representante en Turquía— y de la Overseas News Agency, ambas dirigidas por Jacob Landau.

Esta publicación hace un repaso del estado de los judíos en diferentes lugares en los que el nazismo se ensaña. El que expongo a continuación es un fragmento del suplemento especial titulado «Israel en el Galouth» (Israel en la diáspora), publicado el 15 de febrero de 1944:

La aniada 1943 fue un anio de destruccion y de ruinas, de muerte y de exterminacion. Miles y milarias de nuestros hermanos fueron hundidos en mares de miserias, angustias y matansas, cienes de comunidades judias fueron enteramente destruidas; cienes de miles de seres humanos fueron integrados en manos de persecutores sin que sus hermanos en los paises liberos puedan hacer nada por salvarlos. El Judaismo en Europa ocupada fue enteramente destruido. Esta destruccion fue el mas grande golpe dado a nuestra nacion en el mundo entero. La entera elita de sus hijos y de sus aglomeraciones, las mas mejores intelligencias, las mas grandes fuerzas creaderas del Judaismo Occidental, fueron atemados. En algunos paises los Judios fueron literalmente atemados fisicamente; en otros paises, ellos fueron deportados, exilados y matados. La mas grande parte de los exilados murieron en los wagones, otros no yegaron mismo a la frontera, siendo ellos fueron torturados y asasinados. Los jovenes fueron tomados a los travajos forsados, en fabricas o en fraguas, de fortificaciones en la Francia o en el fronte oriental. Los que no pueden travajar fueron matados sin otra forma de proceso.

La Boz de Türkiye desempeñó una función esencial para la seguridad de las comunidades judías en la todavía joven república turca, inmersa en un intenso proceso nacionalista y cuya posición durante la guerra fue inicialmente de neutralidad, luego de relaciones diplomáticas con la Alemania nazi y finalmente su posición se decantó por los aliados.

Esta publicación desempeñará un papel de mediador y portavoz entre el Estado, la sociedad turca y las comunidades judías dispersas por el país. Con un estilo sencillo y claro, el contenido se distribuye entre noticias y reportajes sobre las comunidades judías asentadas a lo largo y ancho del planeta. Al igual que se hace eco de las principales noticias sociales y políticas de carácter mundial, tampoco descuidan el contenido dedicado a la tradición.

Sin embargo, el movimiento nacionalista de la joven república no ve con buenos ojos estas actividades cosmopolitas y de singularidad cultural. De hecho, durante estos años se prohíbe a la ciudadanía mantener cualquier actividad independiente o asociación afiliada al extranjero.

Algunos miembros de la comunidad judía tienen que enfrentarse a acusaciones de otros ciudadanos. Comienza a extenderse el rumor de que los judíos «mantienen una postura de indiferencia ante los hechos del país». Se les critica que empleen el judeoespañol en detrimento del turco. En este difícil contexto, el equipo editorial decide poner en marcha una campaña de difusión con un doble mensaje:

El primero es: «Somos turcos, hablemos el turco». Tratan de mentalizar a sus lectores de que en la calle solo deben hablar turco, incluso entre ellos. Les avisan que no deben automarginarse ni diferenciarse hablando otras lenguas.

El segundo mensaje es: «Formamos parte del pueblo judío». A través del contenido se fomenta el sentido de pertenencia a esta comunidad milenaria y se sugiere que se hable judeoespañol en casa.

Entre los colaboradores de La Boz de Türkiye destacan Abraham Galante —un reputado escritor y periodista admirado por Atatürk—, quien defendió la lealtad de las autoridades judías como elemento indispensable en la construcción del Estado turco; y Abraham Elmaleh, quien años después será dirigente de la comunidad sefardí en Jerusalén.

Como señalé, esta publicación da cuenta de lo que acontece en el mundo. Tiene a sus lectores bien informados. El tono no es sensacionalista, sino que procura el análisis reposado. La situación de los judíos en Europa se agrava de día en día, por tanto, la situación es muy delicada.

Se hacen eco de las noticias trágicas relativas a la guerra en Europa, pero también de las procedentes de Palestina, muchas de las cuales dan cuenta del desarrollo social y comercial del yishuv (asentamiento en Eretz Israel).

El periódico hace una amplia cobertura de la guerra y de la dramática situación de sus correligionarios. Parecen llegar a casi todos los rincones. Veamos, por ejemplo, lo que escriben sobre los judíos en Finlandia, en una noticia de mayo de 1944:

La situacion de los Judios resfuidos en Finlandia se amejoro considerablemente desde el trocamiento del governo en Marso ultimo segun un raporto de stokcholm. Algunos resfuidos que se topaban en un campo de concentracion en una isla del golfo de Finlandia, mientras la perioda del gobernamiento precedente, fueron transferados en ariendas agricoles en Tavastland. El campo fue serrado a precipio del autonio y los Judios fueron autorisados a establecerse en dos communas de la region onde ellos se topavan en mesura de ganar su vida, independientemente de los reglamientos del servicio del Travajo. Los resfuidos judios en cuenta de 117, fueron autorisados desde el mez de Deciembre a vivir en no importa cuala partida del pais onde los extranjeros tienen la permision de morar sin restricciones.

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Peores noticias, noticias fatales, llegan de la vecina Salónica. Al leer el fragmento que destacaré a continuación, no puedo sino preguntarme si Hannah Arendt estaba informada del proceso que había tenido lugar en Grecia, quince años antes de que ella misma atendiera el juicio de Eichmann para escribir su artículo en The New Yorker en 1963, y que tantas pesadumbres le acarreó. Quizá ella no, pero sí los lectores de La Boz de Türkiye, quienes debieron de leer con una enorme tristeza la crónica del corresponsal Baruch Schiby con fecha 1 de octubre de 1946. Se titula, «El judaísmo exterminado en Grecia. Un proceso histórico». Algunos fragmentos:

Los evenementos de Palestina no permitieron a la prensa Judia mundiala de prestar toda la atencion querida a un proceso unico en la historia del pueblo judio que se desarrollo en el empesijo de este mez en Salonique. Se trata del proceso de los Judios que se avian metido al servicio de los Allemanes mientras la ocupacion nazi. Vital Hasson, Leon Simon (Tipouz), Jacques Alabala, Edgar Cugue, etc y que servieron el enemigo mortal de nuestro pueblo con mas ardor que los mas feroces S.S. […] La prensa greiga locala entendio toda la importansa historica del proceso. Es por cualo antes y despues de este, los journales de Salonico le consacraron colonas entereras. La “Makedonia”, el mas grande journal de la Maccedonia, le consacro mismo medias paginas enteras. […] Fue establecido en el tribunal que si los acusados no se uvieren metido al servicio de los nazis de la manera que ellos lo hicieron, la mitad o al menos 20.000 judios de Salonica pudieren ser salvados. Los acusados provocaron dunque la muerte gracias a sus sola actividad de estos 20.000 Judios.

A diferencia de la prensa escrita en hebreo que entonces se publica en Palestina, La Boz de Türkiye no participa activamente de la teoría de que el yishub o asentamiento en Eretz Israel —«Tierra de Israel» en relación al territorio israelita bíblico— podría ejercer una presión moral sobre las naciones del mundo para salvar a la judería europea durante la guerra. También hay una especie de silencio administrativo en torno a temas candentes como los actos de violencia cometidos por algunos correligionarios bajo el mandato británico o las medidas políticas tomadas por los mandatarios contra la inmigración que llegaba a Palestina.

No hicieron suyo el eslogan entonces extendido «Inmigración, defensa y asentamiento»; pero tampoco descuidaban la necesidad de consejo que podrían necesitar los conciudadanos que tenían el deseo de «subir» a Eretz Israel.

Escribían con mucha diplomacia y cuidado para mantener las relaciones con su país anfitrión, Turquía; para «cimentar la unión y predicar la harmonía», como ellos mismos señalan entre sus objetivos. Y podemos decir que lo lograron. Hacia finales de la década de los cuarenta, y gracias a las buenas relaciones que la comunidad ha ido forjando con las autoridades turcas, puede observarse una mayor apertura en materia de libertad de expresión que a su vez provocará una verdadera explosión de publicaciones en ladino. Precisamente, esta nueva oleada de publicaciones acabará arrinconando a La Boz de Türkiye, que deja de publicarse en 1949.

La primera publicación en aparecer fue Atikva (1947), cuyo nombre de cabecera en hebreo significa «Esperanza», como el himno nacional de Israel, y es el primer periódico judeoespañol distribuido en Turquía esencialmente sionista. Su director, Sabetay Leon, emigrará a Israel en 1949, donde se incorpora al partido presidido por Ben Gurión (Mapai). Le sigue Salom (1948), fundado por Abraham Leon, que todavía se publicaba cincuenta años más tarde. Otras cabeceras son Sabat (1947) reconvertido tres años más tarde en La Vara (1950), ambos bajo la dirección de Mose Benbassat, de carácter laico y modernizador.

Otro semanal político e independiente es La Luz (1950), creado bajo la dirección de Eliezer Menda y Robert Balli. Luego, ambos se separan y el primero funda La Vera Luz (1953), y el segundo La luz de Turkiya (1953). Ambos se describen como continuadores de La Luz para adjudicarse a sus lectores.

La Vera Luz es un periódico conservador, dirigido por el talmudista Eliezer Menda. El gran Rabinato, la comunidad, las noticias que llegan de la creación del Estado de Israel y la política internacional son los temas que definen el carácter del periódico, cuyo interés principal es el de contener al máximo el deseo de asimilación de los correligionarios que quedaban en Turquía. Por otro lado, La luz de Turkiya se apoya más en sostenes comerciales y sus noticias son más variadas, con especial atención a las informaciones que llegan de Israel. Su línea editorial se apoya prácticamente en su totalidad en la cuestión del antisemitismo.

Finalmente, otros dos periódicos son: La Boz (1952), que tuvo una breve duración y reducida plantilla; lo dirigía M. Levi-Belman, un periodista mordaz que utilizaba este medio para criticar las decisiones tomadas por los dirigentes de la comunidad. Y El Tiempo (1957) del ortodoxo Levi Belman: conservador, antisionista, crítico con la gestión de la comunidad y observante estricto de la ley, denuncia toda reforma o ápice de liberalismo ante una comunidad que a sus ojos se torna abiertamente laica y asimilada.

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«Opiniones diferentes sí, guerra de hermanos no» (la pegatina del gato que alguien puso encima dice así: (¡Hay un gato nuevo en la ciudad! Y la verdad, tanto Tel Aviv como Jerusalén eran ciudades muy gatunas).

Los medios en Israel. La forja de un Estado

Buena parte de los periódicos en judeoespañol que se publican en Israel durante la creación del Estado son dirigidos por y para sefardíes recién llegados de Turquía. Tres ejemplos de periódicos, independientes pero efímeros, son La Boz de IsraelLa Boz de Jerusalaim y La Unión. Otros recibieron ayudas de grupos políticos con los que simpatizaban, así sucede con Libertad, afín al partido Herut; y El AvenirDeretcho al Buto y Faktos afines al Mapai, los dos últimos explícitamente propagandísticos. Dos periódicos de mayor duración fueron apoyados parcialmente por partidos políticos: La Verdad, por el centrista General Zionists, y El Tiempo, por Mapai.

El denominador común de estas publicaciones es el de facilitar a la vez que influir en el proceso de absorción de los inmigrantes (olím) sefardíes en Israel, al proporcionar la máxima información sobre su nueva patria, incluidas las explicaciones de problemas tan complejos que enfrenta el nuevo país como la internacionalización de Jerusalén, la educación secular en clara confrontación con la religiosa, las diferencias no superadas entre askenazis y sefardíes, y el contexto político en el Oriente Medio.

El periódico que gozó de un mayor protagonismo en la orientación de esta comunidad inmigrante fue El Avenir, subvencionado por Mapai o Partido de los Trabajadores de la Tierra de Israel, que lideraba Ben Gurion. Este periódico se publica, además de en ladino, en otros cinco idiomas simultáneamente: yidis, francés, húngaro, búlgaro y rumano.

Su oponente fue La Verdad, un periódico crítico con la administración laborista, especialmente con el sistema de favoritismo, amiguismo y clientelismo que, señalan, campaba en la política. El término empleado, de origen ruso, y que se ha incorporado al hebreo para describir esta práctica es «proteksia».

Este extendido uso de la «proteksia» —el libro Israel: Pluralism and Conflict del sociólogo Sammy Smooha trata esta cuestión—, desmoralizó a un buen número de inmigrantes hasta el punto de que hubo quien regresó a su país de origen, o cambió la dirección de su migración hacia Estados Unidos. El hecho de que judíos decidan «bajar» de Israel, es decir, irse del país y abandonar la idea del yishuv es una preocupación constante del nuevo Estado, desde entonces y todavía hoy.

Como en toda la prensa mundial, pero quizá con mayor importancia en un contexto de continuo conflicto bélico como el que viven los israelíes al arrancar su Estado, las columnas de humor y las novelas por entregas o folletín, fuente la primera de catarsis y la segunda de evasión, son decisivas.

Solo el periódico Libertad —afín al partido Herut, procedente del movimiento paramilitar Irgun—prescinde del humor: mecanografiado y con grapas, austero, sin fotografías, este semanal dirigido expresamente a los inmigrantes recién llegados a Israel busca minar el trabajo del partido en el gobierno y suele incidir en el aumento de discriminación sobre los sefardíes en todos los ámbitos de la vida política, profesional y cotidiana.

El partido en el poder subvenciona otras publicaciones menores, también en judeoespañol y también dirigidas al olé procedente de Turquía: Deretcho al buto, que significa «directo al grano», aparece en 1959, y Faktos en 1961. Ambas tienen muy buena calidad de impresión y son gratuitas. Con ellas pretenden hacer sordina para las voces críticas.

Pero lo mejor es reproducir el texto resumen de mi investigación y que el erudito Moshe Shaul tradujo al judeoespañol para su publicación en 1998 en Aki Yerushalayim, la más importante revista cultural en ladino, que se editó en papel desde 1979 a 2016. Valga a modo de resumen y conclusión. Espero que disfruten del color y musicalidad de este precioso lenguaje.

bustan judeoespañol

La prensa en djudeo-espanyol. La kreasion del estado de Israel 

Kuando el eskritor espanyol Miguel de Unamuno oyo avlar por primera vez de la existensia del djudeo-espanyol, el se maraviyo al deskuvrir ke esta lengua pudo mantenerse biva, malgrado la falta de kontakto fiziko de los djudios sefaradis kon Espanya. El yego a la konkluzion ke una lengua ke proviene del rekuerdo i de la nostaljia devia poseder una ermozura espesiala i romantika. Otra konkluzion suya, aun ke yerrada, fue ke el djudeo-espanyol meresia ser alavado por no ser uzado para la redaksion de periodikos.

El se yerro siendo ke ya avia desdel siglo XIX una muchidumbre de periodikos en djudeo-espanyol, publikados en Saloniko, Estambol, Izmir, Sofia i Viena i mas tadre en New York i Tel Aviv, por dar algunos eshemplos solo. No en vano fueron los ekspulsados de Espanya i Portugal los ke yevaron la imprimeria al Imperio Otomano. Eyos fueron tambien los primeros en este imperio a imprimir livros, aun ke al prinsipio sovresalieron los djeneros rabinikos i relijiozos i es solo en el siglo 19 ke se empeso a publikar romanes i livros de otros djeneros literarios ansi ke periodikos tambien en djudeo-espanyol. Desde su prinsipio la prensa djudeo-espanyola okupo un lugar importante en la vida kulturala de los sefaradis, sigun lo prova el echo ke en Saloniko onde los sefaradis resivian edukasion i kultura en fransez, italiano i alman, la lektura del djudeo-espanyol era embezada solamente para poder meldar los jurnales i algunas orasiones en ladino.

Es posible ke kon la prensa eskrita, el djudeo-espanyol se alesho del kamino romantiko imajinado por Unamuno a kaminos mas pragmatikos, ma esta fue una eleksion de los ke no kijeron enmudeser frente a la istoria. Ansi fue despues del establesimiento del Estado de Israel onde de 1948 i asta los anyos 60, uvo a lo menos una diezena de periodikos redaktados enteramente en djudeo-espanyol, kon karakteres latinos, organizados i redaktados en sus mayoria por jurnalistas i colaboradores de orijin turko.

Algunas de estas publikasiones partieron de inisiativas privadas i se mantuvieron independientes, del punto de vista politiko i ekonomiko, de kualker partido. Ansi fue kon «La Boz de Israel» (1949) i «La Boz de Yerushalayim» (1953-1954). Otras publikasiones fueron finansadas por partidos politikos i redaktadas i dirijidas por sus miembros. De este modo nasio el jurnal «Libertad» (1950) del partido Herut enkavesado por Menahem Bejín, i los ke eran finansados por el MAPAI, enkavesado por David Ben Gurion: «El Avenir» (1949-1950), «Deretcho al Buto» (1959) i «Faktos» (1961). Djuntos kon esto los dos periodikos kon mas grande tiraje i durasion eskojeron el kamino de en medio: no fueron prensa de partido aun ke eran partidistas; no estuvieron finansados yenamente por sus partidos ma resivieron de eyos ayudo ekonomiko. Estos son: «La Verdad» (1950-kontinua en 1965) ke apoyava la politika de lo Sionistas Jenerales i «El Tiempo» (1950-1967), ke fue todo el tiempo portavoz de la politika del Mapai, el partido socialista al poder.

Al marjen de los argumentos kontra i en favor de una prensa en djudeo-espanyol o en otra lengua afuera del ebreo –tema sovre el kual uvo una fuerte polemika en los primeros anyos despues de la kreasion del Estado- se puede afirmar kon yena seguridad ke la prensa dirijida a los sefaradis, i mas konkretamente a los orijinarios de Turkia, a la fin de los anyos 40 i durante toda la dekada de los 50, kumplio una importante funksion, esensiala para la buena marcha del paiz: ayudar al ole (imigrante) a integrarse en su mueva vida en Israel. Komo? Ofresiendo kursos de ebreo, dando a konoser al ole el programa sionista, manteniendolo informado sovre todo tema de interes a la vida en Israel, i aziendolo partisipar en los diversos debates politikos ansi ke en los prinsipales akontesimientos ke tenian lugar adientro i afuera de las frontieras de Israel.

Komo prensa dedikada a la formasion i integrasion del ole, eya no kijo i no pudo tener una influensa direkta en la politika nasionala. Ma los jurnales djudeo-espanyoles reflektaron en sus pajinas los prinsipales debates ke tuvieron lugar al seno del publiko israeli, ofresiendo a sus lektores diferentes pozisiones i opsiones politikas. Eyos denunsiaron tambien a traves de sus pajinas las difikultades ke enfrentavan a los olim, para ke el governo i los lideres politikos tengan yena konosensia de la situasion a traves de la prensa. De este modo, fueron munchas las linyas dedikadas a la internasionalizasion o no de Yerushalayim, a la edukasion laika o relijioza en las eskolas, a las diferensias entre eshkenazis y sefaradis, a la politika internasionala, sovre todo en el Oriente Medio, i fundamentalmente a los problemas atados al yishuv i al aresentamiento de los imigrantes en el nuevo Estado.

Es interesante sinyalar las diferentes pozisiones de los dos prinsipales periodikos: «El Tiempo», dirijido por Yitshak Ben Rubi, i «La Verdad», dirijido por Yitshak Yaesh. Los dos se preokuparon enormemente de elevar el moral de los olim i fasilitarles sus integrasion sosial: ma mientres ke «El Tiempo» apoyo siempre la politika del governo dirijido por Ben Gurion, «La Verdad» adopto kontinualmente una pozision de kritika enverso esta politika. Uvo entonses en la prensa opiniones diferentes i mizmo kontrarias i no solo un uniko punto de vista, lo ke kreo una situasion de rikeza komunikativa i ekspresiva.

El premio Nobel de literatura Gabriel García Márquez, apuntava ultimamente ke la fleksibilidad de la lengua espanyola desde hace tiempo no cabe en su pellejo. Ke diria el gran eskritor kolombiano frente a la rikeza i fleksibilidad del djudeo-espanyol en su larga trajektoria? Ke diria del karakter umano ke esta lengua estuvo dezvelopando? El djudeo-espanyol no enmudesio en Israel sino ke al kontrario: si en un primer momento esta prensa kumplio una importante funksion sosiala, formando i ayudando a los olim, sin pedrer el karakter periodistiko propio, al pasar los anyos esta prensa se esta konvertiendo ademas, en un dokumento istoriko de imenso valor. No solo porke en eyos se arekojeron para siempre los artikolos i las opiniones de tantos jurnalistas i kolaboradores, ke las muevas jenerasiones podran meldar, sino tambien porke en eyos se reflektan los akontesimientos de kada dia en la konstruksion del Estado de Israel.


Notas

(1) En farsi, la lengua de los persas, «bustan» hace referencia al huerto doméstico, compuesto por árboles frutales y hierbas aromáticas. Una importante obra de teatro en judeoespañol representada en las últimas décadas en el Teatro Nacional de Israel con gran éxito se titula Bustan sefaradí, del escritor y político Yitzjak Nabon, y recrea los años treinta del pasado siglo en uno de los barrios sefardíes de Jerusalén.

(2) Publicado originalmente en «AKI YERUSHALAYIM» Revista Kulturala DjudeoEspanyola, Anyo 19, 1998, nº 57, pp. 27-29.

 

[Fotos: Berta Ares Yáñez – fuente: http://www.jotdown.es]

Créée par les Ottomans en 1461, Sarajevo est la capitale de la Bosnie-Herzégovine et compte environ 405 000 habitants. Elle a été surnommée la « Jérusalem de l’Europe » en raison de la coexistence entre judaïsme, christianisme et islam et du rayonnement du judaïsme dans cette cité. Arte diffuse dans le cadre de « Voyages et découvertes », la série documentaire « Flâneries dans les Balkans, de Bucarest à Sarajevo » (Metropolen des Balkans).

 

Publié par Véronique Chemla

Arte diffuse dans le cadre de « Voyages et découvertes », la série documentaire « Flâneries dans les Balkans, de Bucarest à Sarajevo » (Metropolen des Balkans). Autrefois surnommée « la poudrière de l’Europe », la région des Balkans a connu bien des maux. »
« Aujourd’hui les métropoles renaissent et se transforment, façonnées par leurs histoires et leurs cultures diverses mais ô combien entrelacées. Témoins d’un temps révolu, Sofia, Bucarest, Ljubljana, Belgrade et Sarajevo se tournent désormais vers la modernité. Un voyage à travers cinq capitales des Balkans, entre histoire, culture et perspectives d’avenir ».
À Sarajevo, a été assassiné l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche par Gavrilo Princip. Ce qui déclencha la Première Guerre mondiale.
Dans les années 1990, la ville a été assiégée durant plus de trois ans.
En 2019, Sarajevo a été admise dans le Réseau des villes créatives de l’UNESCO. « Ce réseau rassemble des villes qui fondent leur développement sur la créativité, qu’il s’agisse de musique, d’artisanat et des arts populaires, de design, de cinéma, littérature, d’arts numériques ou encore de gastronomie ».

« Dans aucune autre ville européenne, les religions n’ont aussi fortement coexisté : mosquées, synagogues et églises font partie intégrante de l’identité de Sarajevo, métropole des Balkans historiquement multiculturelle. »

La présence de Juifs en Bosnie-Herzégovine remonterait à l’Antiquité romaine, à Sarajevo à 1541, et dans toute la contrée en 1565. Dans ce territoire de l’empire ottoman, ces Juifs sépharades parlant le judéo-espagnol sont des commerçants.

Œuvre remontant au XIVe siècle et provenant d’Espagne, la Haggada de Sarajevo est un manuscrit très richement enluminé en hébreu contenant le texte lu lors du Seder de Pessa’h. Protégée durant la guerre dans les Balkans dans les années 1990, elle est inscrite sur la liste des monuments nationaux de Bosnie-Herzégovine et est conservée au musée national de Sarajevo.

En 1581 est édifiée à Sarajevo la synagogue Il Kal Grande où se trouve l’actuel musée juif. Autres synagogues : le Vieux Temple (Il Kal Vijezu) et le Nouveau Temple (Il Kal Muevu) qui remonte XVIIIe siècle.
En octobre 1819, eut lieu le « Pourim de Sarajevo ». Ruzdi-pacha, gouverneur ottoman de la Bosnie, avait emprisonné l’élite de la communauté juive de Sarajevo, soit 11 personnes dont le rabbin Mose Danon, et menaçait de la tuer si une rançon au montant élevé ne lui était pas versée. « Des musulmans de Sarajevo se sont soulevés, ils sont allés devant la prison et ont menacé de tout détruire et incendier si Rav Mose Danon et les autres n’étaient pas libérés », a raconté Jakob Finci, président de la communauté juive. La fête juive de Pourim « rappelle la délivrance de la communauté juive exilée en Perse (vers – 520), grâce au courage d’Esther et de son cousin Mardochée pour contrecarrer le décret d’extermination d’Aman. »
En raison de la croissance urbaine (1879-1910), plus de 93 % des Juifs vivent dans des villes, et près de 6 % dans des villages. Dès 1879, des Juifs ashkénazes rejoignent leurs coreligionnaires sépharades. La population juive vit alors « dans 30 villes, en 1885 dans 50 villes, en 1895 dans 58 villes et en 1910 dans 62 villes de Bosnie-Herzégovine ».
Au début de la Deuxième Guerre mondiale, « en 1940, environ 14 000 Juifs vivent en Bosnie-Herzégovine, dont 10 000 à Sarajevo. »
Les forces de l’Axe envahissent la Yougoslavie. Le 10 avril 1941, est créé l’État indépendant de Croatie qui comprend la Bosnie-Herzégovine et a, à sa tête, le gouvernement pronazi des oustachis d’Ante Pavelić.
Débutent alors les persécutions antisémites. Le 16 avril 1941, les nazis détruisent les quatre synagogues de Sarajevo. D’août à novembre 1941, l’État croate interne la quasi-totalité des Juifs de Bosnie dans des camps de concentration. « Les prisonniers (femmes et enfants compris) juifs ainsi que serbes chrétiens orthodoxes, Tziganes, résistants aux nazis et aux oustachis sont déportés, notamment dans le camp de Jasenovac créé entre août 1941 et février 1942 par les autorités de l’État indépendant de Croatie, le plus grand en Croatie, le plus sadique et cruel, dirigé par le général oustachi Vjekoslav Luburić. Ce camp ne possédant pas de chambres à gaz, les victimes y sont tuées de « 57 façons différentes », par épuisement au travail, par maladies, en les affamant, avec des armes à feu et des armes blanches (marteaux, couteaux) ou des pierres. Elles sont enterrées alors que d’autres sont brûlées dans des fours crématoires. Gideon Greif, historien israélien spécialisé dans l’histoire de l’Holocauste, déclare en octobre 2017 « que le camp de Jasenovac était le camp de concentration le plus monstrueux de la Seconde Guerre mondiale, bien pire qu’Auschwitz ou les autres camps, et cela en raison du fait que le camp n’était pas tenu par des Allemands, mais par des Croates qui jouissaient de la souffrance de leurs victimes. Il a ajouté que le révisionnisme à ce sujet est une autre façon de tuer les victimes. » Des Bosniaques sauvent des Juifs persécutés.
Sur les 12 000 Juifs de Bosnie, 10 000 Juifs sont tués.

Le grand mufti de Jérusalem Haj Mohammad Amin al-Husseini (1897-1974) « participe à la création de la division SS Handschar, appelée ainsi en référence à une épée orientale. À cette occasion, les nazis inventent le néologisme de « musulgermain ». L’unité comptera jusqu’à 20 000 hommes ». Al-Husseini est chargé de la formation culturelle et philosophique de ces soldats qui jurent d’obéir jusqu’à la mort à Hitler et de « rapprocher le monde germain et le monde arabe. Himmler lui accorde mollahs et imams pour encadrer les troupes ». Le grand mufti al-Husseini les choisit et les forme dans une école particulière.

 

                                                                                                                                    Son antisémitisme imprègne le pamphlet Islam i židovstvo (Islam et Judaïsme) destiné aux musulmans bosniaques engagés dans les SS. En 2015, Boris Havel a traduit ce texte en anglais pour le Middle East Quaterly.

Dans « La croix gammée et le turban, La tentation nazie du grand mufti«  (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis), documentaire intéressant de Heinrich Billstein, Nasr ad-Din an-Nashashibi, écrivain, déplorait ce « triste jour », la défaite du maréchal Rommel. Fuad Mujakić, imam de la division Handschar, rappelle : « Pour tenter de rassurer mes camarades, je leur expliquais que… tout musulman qui perdait la vie au combat pour l’islam serait un shahid, un martyr. Ils savaient ce que cela signifiait ».
Alors que la Bosnie faisait partie de l’État indépendant de Croatie  – un État dans l’orbite des Forces de l’Axe – proclamé en 1941 par les Oustachis (Insurgés), fascistes et antisémites croates, Alija Izetbegović (1925-2003), futur président de la république de Bosnie-Herzégovine, a rejoint les rangs du mouvement panislamiste Les Jeunes musulmans (Mladi Muslimani). Quand cette organisation se divise sur la question de soutenir les partisans communistes yougoslaves ou la Division Waffen-SS Handschar, Izetbegović décida de soutenir cette Division SS. Brièvement détenu vers la mi-1944 en prison par les Serbes royalistes Chetniks, Izetbegović est libéré en signe de reconnaissance à l’égard du rôle de son grand-père en 1914 à l’égard de la libération d’otages serbes. Il est condamné par la justice yougoslave à trois années d’emprisonnement.
En 1969, il publie en 1969 la Déclaration islamique, « un manifeste totalitaire dans lequel il affirme que « tout est religion » et revendique la « fusion entre État et religion ». Il souhaite « l’introduction de l’Islam dans tous les domaines de la vie des individus, dans la famille et dans la société », et assène que « le musulman n’existe pas en tant qu’individu indépendant ». « Si  Izetbegović proclame l’impossibilité d’instaurer un « État islamique » dans un pays qui n’est pas à majorité musulmane, il y prétend aussi « l’impossible coexistence pacifique entre religion islamique et institutions non-islamiques », d’où la glorification du djihad contre les Infidèles ».En 1990, Izetbegovic fonde le Parti d’Action démocratique (SDA). Il bénéficie alors de soutiens en Europe et aux États-Unis, où il est présenté comme un « islamiste modéré ». Pendant la guerre civile, les nationalistes islamistes bosniaques vont accueillir plusieurs milliers de moudjahidin albanais, afghans, algériens financés par de, l’argent saoudien et des Émirats. Ils forment le noyau de la sinistre 7e Brigade musulmane qui brilla par ses atrocités. Izetbegović va même recréer la division Handjar, un hommage à la fameuse division de la SS à laquelle il a participé pendant la Seconde Guerre mondial ». La couverture ci-contre du numéro d’octobre 1991 du magazine de Sarajevo Novi Vox montrait un officier bosniaque musulman nazi posant son pied droit sur la tête décapité et sanglante du leader Serbe bosniaque Radovan Karadzic. Le titre : “La Division Handzar Division est prête.”

Quand la guerre éclate en Yougoslavie en 1992, la communauté juive transporte les personnes âgées en Croatie et Serbie et envoie des enfants en Israël. Elle se constitue des réserves alimentaires et en médicaments.
À Sarajevo, elle aide les Bosniaques de toute religion. Elle bénéficie du soutien d’organisations juives européennes, de l’American Jewish Joint Distribution Committee (JDC) et du World Jewish Relief. La « Benevolencijia, société culturelle et éducative juive en activité de 1892 à 1941 et depuis la fin de la Guerre froide, aide tous les citoyens de Sarajevo et, plus largement, de Bosnie-Herzégovine, sans distinction de croyance, procédant notamment à l’évacuation de 3 000 réfugiés musulmans, serbes et croates en dehors de la capitale bosniaque. Elle s’est ainsi imposée comme l’unique organisation humanitaire bosniaque partenaire du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR). Le club de femmes de l’association Bohoreta – du nom de Laura Papo-Bohoreta, écrivain féministe sépharade de Sarajevo du début du XXe siècle –, s’est particulièrement distingué durant la guerre, entre 1992 et 1995 en portant assistance aux personnes âgées et malades et aux enfants, distribuant des repas et des vêtements et servant de centre de distribution du courrier à tous les citoyens de Sarajevo quand les services postaux n’étaient pas opérationnels pendant le conflit. »
En 2018, sur les 1000 Juifs de Bosnie, 700 à 800 vivent à Sarajevo dont la synagogue est toujours en activité. Les trois quarts des Juifs de la capitale bosniaque sont sépharades ; le ladino est parlé par les plus âgés. La vie juive culturelle et sociale est dense.

« Flâneries dans les Balkans. Sarajevo » de Caroline Haertel et Mirjana Momirovic

Allemagne, 2018
Sur Arte les 24 février 2022 à 18 h 55 et 10 mars 2022 à 7 h 50
Sur arte.tv du 23/02/2022 au 25/03/2022
Visuels :
© DR

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

EL  FILMO, “KULÜP”

Prezentado por Şeli GAON

Matilda, ke aparteniya a una famiya sefaradi, morava en los anyos 1950 en Estambol, en el doredor de la “Kula” i “Pera”.

Este filmo es bazado sovre los evenementos ke paso Matilda en su vida, i la vida de Raşel, su ija.

Esta seria fue diskutida en munchos platformes, sovre todo ke avyo un espasyo para konfrontar la istorya. Es emportante, sovre el punto de vista ke dyo la posibilita de sintir el ladino ke se esta desparesyendo a poko a poko malorozamente, en la sosyeta djudiya ke bive en la Turkiya.

El sujeto de este filmo: Matilda, ke ay 17 anyos ke estuvo en la prizion, salyo kon el « perdon » en los anyos 1950, pensando de tener buenas relasyones kon la ija, Raşel, ke no konose a su madre.

Kuando Matilda estava en la prizion, Raşel se engrandesyo en un orfelinato i le kontaron una istorya diferente por su famiya.

Kuando se rankontraron madre i ija, tuvyeron difikultades para tener relasyones kayentes entre eyas.

Raşel, kuando empesa a ambezarse las verdades de su madre, una solidarita krese entre eyas.

Matilda empesa a lavorar komo lavandera en un klub de noche, ande el direktor fue amorozo de eya.

Raşel, su ija, esta amoroza de un musulmano, ke es el “belali de la maalle”. Raşel no le disho ke es djudiya. La madre esta muy anksyoza por este kavzo.

Matilda, de ke empeso a lavorar en el klub de noche, troko la vida de todos los lavorantes en este klub. Todos se ampesaron a komportarsen komo una famiya.

El eskritor kritiko del jurnal “Şalom”, Viktor Apalaçi, afirma ke es el filmo mas realista i mitikulozo realizado en el sinema turko, sovre los turkos no-musulmanos, las minoridades komo los djudyos ke syempre fueron karikaturizados sovre todos los espasyos. En munchos jurnales todo lo ke se eskrivyo sovre este filmo esta muy pozitivo.

La seria Kulüp, ke konta la istorya de los djudyos sefaradis ke bivyeron en Galata, atiro la atansyon del puevlo i vido grande entereso. Es por la primera vez ke los djudyos de Estambol se sorprendyeron de ver avlar el ladino sin yerro, azyendo las tradisyones komo la noche de shabbat, asender las kandelas de shabbat, el mantel blanko enriva la meza, todo djusto.

En esta seria ke refleto la vida i las tradisyones djudiyas de los djudyos ke biven en Turkiya, en akeya epoka, en la shena se avlava en ladino, partisiparon unas 70 personas ke avlan esta lingua. Los miembros de la komunita djudiya turka ke son ekspertos del ladino fueron los konsejeros en este filmo para la lingua i para las tradisyones.

“Kulüp” esta reprezantando Estambol, ke kontyene el musulmano, el grego, el djudyo, el armenio, el kurdo, el aristokrato, el kazalino, el ke emigro del kazal a la sivdad kon su “Saz” en la mano, los ijos ke no fueron akseptados por sus famiyas aristokratas a kavza ke son omoseksuales, komo el kantador, i los ke no vyeron famiyas…

Esta perioda fue refletada de una fason muy reushida.

La kaye “İstiklal”, los kostumes, las arabas, las vistimyentas de las personas, todo muy realisto…

Los evenementos de “Trakya”, ke todos los djudyos fueron ovligados de deshar sus bienes para emigrar a Estambol i a otros paizes, el “Varlık Vergisi”, el “6-7 Eylül Olayları” echo para ke los gregos deshen todo aki i ke se vayan a la Gresya. Estos evenementos manejados kon muncha sensibilidad i de una manera muy realista.

Un grande “BRAVO” a los produktores, a los djugadores i a los ke metyeron esta ovra a la shena…

Felisitasyones…

 

[Orijin: salom.com.tr]

Publié le mardi 11 janvier 2022 par Lucie Choupaut

RÉSUMÉ

Cette journée d’étude vise à étudier le théâtre juif (dans toutes ses formes d’expression, langagières et esthétiques à la fois) dans une perspective anthropologique. Prenant comme point de départ la proscription talmudique de la performance théâtrale et circassienne (Talmud de Jérusalem, Avoda Zara, 18b) et en la confrontant aux témoins textuels qui attestent, malgré tout, la présence du théâtre parmi les Juifs, nous formulons plusieurs questionnements. Comment penser le théâtre au sein du judaïsme ? Comme un objet anthropologique travaillant à la construction et à l’affirmation d’une judéité appréhendée selon son rapport au théâtre ? Autrement dit, est-ce que le théâtre peut être conçu comme un médium du sujet juif ? Peut-on considérer le théâtre juif indépendamment de ses liens avec la Bible ? Sous quelles formes ? Qu’en est-il des sujets historiques et bibliques que l’on trouve chez la plupart des auteurs ?

ANNONCE

Argumentaire

Depuis des siècles, le théâtre (dans toutes ses déclinaisons esthétiques) s’affirme comme une forme d’expression culturelle, à la fois en Occident et en Orient. Dans le monde dit « occidental », le théâtre est présent, malgré les méfiances (voire proscriptions) d’ordre philosophique (Platon, République III, 394 et X, 604-6) et théologique (Saint Augustin, Confessions, Livre III, 3), et la production théâtrale s’avère foisonnante. Le lien entre théâtre et société – mêlant haine et fascination – a fait émerger des champs de réflexions socio-anthropologiques divers. En 1956, Erving Goffman postulait « la mise en scène de la vie sociale », c’est-à-dire une théorie à travers laquelle il opérationnalisait la notion de théâtre au profit d’une interprétation de la vie humaine comme performance scénique et comme jeu d’acteur.

Au sein du judaïsme, le théâtre fait l’objet de prises de position contradictoires, et ce, sous le fond d’une pénurie de témoins textuels, de l’Antiquité jusqu’à la Renaissance italienne précisément. La condamnation du théâtre dans le judaïsme n’est attestée que tardivement, dans le Talmud de Jérusalem Avoda Zara (18b9, 16, 18), dans une baraïtha datant probablement des premiers siècles de l’ère chrétienne : « Nos maîtres ont enseigné : il est interdit d’aller au théâtre et au cirque car on y fait des sacrifices idolâtres : paroles de Rabbi Meïr. »

Nonobstant la tension entre la pratique et la norme, le théâtre est bel et bien présent parmi les Juifs. Outre quelques mentions dans la Lettre d’Aristée, chez Philon et dans des inscriptions, nous savons qu’un dramaturge juif se trouvant en exil à Alexandrie écrit en grec, en 200 av. J.C., une pièce intitulée L’Exagôgué, dont seulement quelques fragments nous sont parvenus. La pièce, connue comme tragédie, reprend l’épisode de l’Exode biblique.

Des siècles plus tard, Yehuda Sommo, un érudit juif vivant à Mantoue, en pleine Renaissance italienne, écrit une première pièce de théâtre en hébreu (Éloquente comédie du mariage-farce), ainsi qu’un premier traité d’esthétique théâtrale (Quatre dialogues en matière de représentation théâtrale). Ce dernier, écrit en italien, constitue à la fois un « dialogue » polémique avec la Poétique d’Aristote et une réévaluation des origines du théâtre qui seraient, selon lui, bibliques et kabbalistiques. Chez Yehuda Sommo, la question du corps (et de ses potentiels scéniques) passe avant le texte théâtral (comme dramaturgie) et affirme ainsi une nouvelle histoire du théâtre reliée au judaïsme, d’autant plus que ces pièces sont d’inspiration biblique et talmudique.

L’influence juive-italienne sera déterminante pour la suite des développements dans l’écriture dramatique et les formes poétiques de la langue italienne conditionneront l’évolution de la métrique de la langue hébraïque. En même temps, fleurit l’intérêt pour la traduction en hébreu des œuvres littéraires diverses, parmi lesquelles l’écriture et la réécriture dramatiques. Cette double influence est percevable, par exemple, chez un auteur hollandais comme David Franco Mendes, influencé dans son écriture du drame Athalie, à la fois par Moshe Haïm Luzzatto, par le théâtre français et par l’oratorio viennois.

Dans tous ces cas, le rapport à la langue hébraïque reste fondamental, car la question – parfois implicite et parfois explicite (voir Moshe Haïm Luzzatto, Lishon Limmudim sur les lois de la poésie hébraïque) est de savoir si l’hébreu, en tant que langue, peut être aussi véhicule de littérature profane.

Au vu de ces témoins textuels et de ces auteurs qui font figure de fondateurs, comment penser le théâtre au sein du judaïsme ? Comme un objet anthropologique travaillant à la construction et à l’affirmation d’une judéité appréhendée selon son rapport au théâtre ? Autrement dit, est-ce que le théâtre peut être conçu comme un médium du sujet juif ? Est-il (aussi) un objet polémique suscitant une relecture de la Poétique d’Aristote à l’aune du postulat des origines hébraïques (et religieuses) du théâtre ? Y’a-t-il une pensée esthétique juive du théâtre décelable depuis Ézéchiel le Tragique, en prenant en compte les œuvres postérieures à lui (adaptations bibliques, Purimspiel, théâtre yiddish, théâtre judéo-espagnol, théâtre mémoriel, théâtre israélien contemporain, théâtre juif en d’autres langues que l’hébreu) ? Peut-on considérer le théâtre juif indépendamment de ses liens avec la Bible ? Sous quelles formes ? Qu’en est-il des sujets historiques et bibliques que l’on trouve chez la plupart des auteurs ?

Modalités de soumission

Cette journée d’étude s’adresse principalement aux doctorant.e.s issu.e.s des champs disciplinaires divers, qui portent un intérêt particulier aux langues juives dans leur rapport au théâtre et/ou aux dimensions anthropologique du spectacle vivant. Toute autre contribution issue de la communauté académique ou artistique est la bienvenue.

Les propositions (en français ou en anglais), d’environ 250 mots, doivent être adressées aux membres du comité d’organisation : alexandru.bumbas@inalco.fr et anamarija.vargovic@inalco.fr avant le 20 février 2022, à minuit (heure de Paris).

Les propositions seront accompagnées d’un bref profil bio-bibliographique. Les interventions retenues seront communiquées courant mars 2022. Les langues de l’événement sont le français et l’anglais.

La journée d’étude aura lieu le 28 juin 2022 à l’INALCO, Paris.

Les actes de la journée d’étude pourront être publiés dans un numéro spécial sur la plateforme artistique-académique en ligne IN VIVO ARTS.

Manifestation scientifique mise en place par

L’ÉCOLE DOCTORALE 265 Langues, littératures et sociétés du monde, INALCO

PLIDAM (Pluralité des Langues et des Identités : Didactique, Acquisition, Médiations), INALCO

CERMOM (Centre de Recherches Moyen-Orient Méditerranée), INALCO

Comité scientifique

  • Frosa Bouchereau-Pejoska – PR (PLIDAM)
  • Elisa Carandina – MCF (CERMOM)
  • Alessandro Guetta – PR (CERMOM)
  • Zeljko Jovanovic – MCF (CERMOM)
  • Madalina Vartejanu-Joubert – MCF/HDR (PLIDAM)

Comité d’organisation

  • Alexandru Bumbas, docteur en Études Théâtrales (Sorbonne Nouvelle) et doctorant en Études Juives (INALCO)
  • Anamarija Vargovic, doctorante en Études Juives, INALCO

 

[Source : http://www.calenda.org]

 

 

La série, dont la seconde saison vient de sortir, revient sur un pan oublié de l’histoire de la Turquie, à travers la persécution de la communauté juive.

La deuxième saison de The Club est sortie sur Netflix le 6 janvier 2022. | Capture d'écran via YouTube

La deuxième saison de The Club est sortie sur Netflix le 6 janvier 2022. | Capture d’écran via YouTube

 

Écrit par Ariane Bonzon

Édité par Léa Polverini 

Décidément, les séries turques aiment à s’affranchir des tabous. En 2020, Bir Başkadır (Ethos) s’attaquait aux multiples lignes de fracture sociales, ethniques et religieuses qui traversent la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan.

Sur Netflix toujours, The Club (Külüp), réalisé par Seren Yüce et Zeynep Günay Tan, et dont la seconde saison est en ligne depuis le 6 janvier 2022, sort quant à elle les cadavres du placard de l’histoire turque, en plongeant dans le passé récent des Juifs d’Istanbul, à travers le racisme et les persécutions subis par la communauté durant les années 1940-1960.

Une persécution d’État

The Club rompt d’abord avec une connivence du silence. En Turquie, l’antisémitisme de la droite et l’antisionisme de la gauche s’étaient comme donné le mot pour laisser de côté le sort des Juifs de Turquie.

Dès la première séquence, le ton est donné. Dans une prison turque, parmi les rangées de lits superposés et à l’écart des autres détenues, l’une d’entre elles, juive, récite la prière du shabbat en ladino (judéo-espagnol), avant d’entamer le repas rituel. Libérée par la suite, Matilda retrouve sa fille, Rachel, qui a grandi dans un orphelinat. Couturière, en charge des tenues de scène, Matilda devient la confidente et le soutien, du fantasque et magnifique Selim Songür, extravagante vedette gay de music-hall qui fait la réputation de «The Club». Elle va batailler, en particulier contre le manager des lieux qui nourrit une haine inextinguible à son égard, sans rien céder de sa fierté et de son honneur, c’est-à-dire de son identité.

Tout est là du quotidien, des joies et des drames, des révoltes, du courage et des petites lâchetés, aussi, vécus par la communauté juive de Turquie dans une période de turbulence politique qui conduisit de nombreux séfarades à quitter leur pays pour Israël.

«J’ai eu les larmes aux yeux en regardant cette série, s’exclame la réalisatrice Ilana Navaro, qui vit désormais à Paris. C’est la première fois, de toute ma vie, que je me suis sentie représentée à l’écran, que j’ai pu me projeter, que toute mon histoire, celle de ma communauté, notre langue, avaient le rôle principal dans un film. Bref la première fois que j’ai pu à ce point là m’identifier.»

Vice-président de l’association judéo-espagnole Aki Estamos, François Azar reconnaît quant à lui avoir d’abord craint que «cette série soit très kitsch, mais il y a eu un vrai travail de recherche. Y entendre parler ladino est inespéré, et puis la série aborde courageusement le sujet de l’impôt sur la fortune [le Varlık Vergisi, en vigueur de 1942 à 1944] dont les Arméniens, les Juifs et les Grecs ont été l’objet.» Un impôt inique, destiné à redresser l’économie d’après-guerre en visant ces minorités qui, si elles n’étaient pas en capacité de le payer, étaient expédiées à l’est de la Turquie pour y casser des pierres. Le père de Matilda n’en est jamais revenu.

«Cet impôt est l’une des retombées de la guerre, explique la traductrice littéraire Rosie Pinhas-Delpuech, dont le père fut également envoyé dans un camp de travail. Outre l’antisémitisme à l’égard des Juifs, les minoritaires étaient perçus comme des espions de l’“ennemi”, quel que soit celui-ci; il fallait donc les éloigner des centres stratégiques.» Résultat: autour de 30.000 Juifs auraient quitté la Turquie après la Seconde Guerre mondiale.

Ce n’est cependant pas la première fois que le sujet de l’impôt sur la fortune est abordé par le cinéma. En 1999, le film Salkım Hanımın Taneleri (Les Diamants de Mme Salkım) s’était saisi du sujet. Au début des années 2000, l’homme d’affaires turc juif İshak Alaton –dont le père avait lui aussi été envoyé «casser des pierres»– avait même publié une tribune à ce sujet.

De la gifle au départ

Mais The Club va bien au-delà de la dénonciation d’une injustice. Parsemée de détails et d’anecdotes qui ne résonneraient pas nécessairement chez le spectateur lambda, la série fait vraiment écho dans la communauté.

«Prenez l’histoire de la gifle que Rachel [la fille de Matilda] reçoit de son amant musulman et turc quand il découvre qu’elle ne s’appelle pas Aysel mais Rachel, donc qu’elle est juive. Eh bien cette gifle on l’a tous reçue, nous les Juifs de Turquie, des milliers de fois, de façon symbolique, et c’est hyper novateur de le montrer», explique Ilana Navaro.

«Pour une fois, on ne nous montre pas un “korkak yahudi”, un juif apeuré, obséquieux, qui accepte tout ce qu’on lui demande.» Esther Benbassa, sénatrice, spécialiste de l’histoire du peuple juif

Autre vérité révélée par The Club: le fait que la plupart des Juifs de Turquie partis pour Israël ne l’ont pas fait pour des raisons idéologiques, c’est-à-dire par sionisme, mais pour y trouver un meilleur avenir. «Le départ pour Israël n’avait rien de joyeux, c’était des départs forcés, essentiellement liés à des raisons économiques, et les Juifs qui arrivaient des pays musulmans n’ont pas toujours été très bien accueillis en Israël», affirme la sénatrice française Esther Benbassa, qui n’était pas née lors des grands départs amorcés en 1949, et quitte Istanbul pour rejoindre Israël des années plus tard, pour des raisons personnelles, avant de partir en France et d’y poursuivre ses études. De 81.000 en 1927, les juifs ne sont désormais en Turquie plus que 13.000.

Sortir du silence

Mais là où The Club se distingue, c’est que les Juifs y sont représentés comme des types normaux, aux fins de mois difficiles, et non comme des banquiers ou des héritiers. C’est l’une des rares fois qu’un film «montre des Juifs qui ne sont pas riches, une femme juive qui doit gagner sa vie», assure la journaliste Gila Benmayor. En 2009, celle-ci avait rédigé une lettre ouverte à Recep Tayyip Erdoğan, alors Premier ministre, «pour lui rappeler que les Juifs n’étaient pas tous des nantis, au contraire du discours qu’il avait tenu dans une université».

Dans The Club, le Juif n’est pas non plus un espion, un traître, ou un type apeuré, isolé et déconnecté de sa communauté. «Pour une fois, on ne nous montre pas un “korkak yahudi”, un juif apeuré, obséquieux, qui accepte tout ce qu’on lui demande. Les personnages dans la série ne cachent pas leur judéité, alors que nos parents, pour ne pas avoir de soucis, nous enseignaient qu’il fallait rester discrets», se souvient Esther Benbassa.

C’était la fameuse politique de la «kayadez» (le silence), du juif taiseux, qui a intégré l’idée qu’il ne lui fallait surtout pas dépasser un certain niveau social, ni de se mêler de politique alors que le nationalisme turc allait grandissant. L’Orphelin du Bosphore, de Nissim M. Benezra (Lior éditions, 2019), formidable récit de la vie des Juifs d’Istanbul à la fin de l’Empire ottoman et au début de la République, situe l’origine de la «kayadez» en 1927, après l’assassinat d’Elza Niego, une jeune fille de la communauté juive tuée par un Turc déséquilibré amoureux d’elle. Ce meurtre avait donné lieu à d’importantes manifestations des Juifs d’Istanbul, très sévèrement réprimées. D’où la chape de plomb qui s’en est suivie.

«En Turquie, le terme “yahudi” (juif) est une insulte [on utilise plutôt le mot “musevi” qui signifie “descendant de Moïse”, une manière “d’adoucir” ce qui est considéré comme une insulte]; or Matilda dit haut et fort “je suis yahudi”, affirmant ainsi son identité, et c’est énorme», considère Ilana Navaro.

Plutôt bien reçu, The Club a cependant donné lieu à certaines critiques«C’est une série magnifiquement écrite et produite qu’il ne convient cependant en aucune manière de prendre comme une leçon d’histoire», prévient l’universitaire Louis Fishman. D’autres ont pu regretter que les rôles juifs principaux ne soient pas joués par des acteurs juifs.

Un argument qu’Ilana Navarro balaie d’un revers de main: «Vouloir que des acteurs juifs jouent le rôle des Juifs, c’est très américain comme vision! Moi je me fiche que les acteurs ne soient pas juifs et même au contraire: je pense que c’est génial, surtout pour le contexte turc, ça veut dire que cette histoire devient l’histoire de tous, des Turcs dans leur ensemble, et je me sens épaulée.»

«L’instauration de l’impôt sur la fortune n’est pas enseignée dans les écoles ni évoquée dans les médias. En en parlant haut et fort, The Club va permettre au peuple turc de réaliser les fondements sur lesquels l’Istanbul d’aujourd’hui s’est construite», veut croire Nesi Altaras qui dirige les éditions Avlaremoz.

Plus dubitative, l’écrivaine et avocate Rita Ender, qui vit aussi à Istanbul et a publié Objets portraits: Conversations avec de jeunes juifs de Turquie (éditions Lior, 2019), avertit: «Quand un sujet est dans l’agenda de sa petite intelligentsia, on s’imagine que toute la Turquie en parle. Méfions-nous! Même si je reconnais qu’en traitant des minorités, The Club marque un tournant important. L’antisémitisme restera à l’agenda de certains et malheureusement cela ne contribuera pas à l’élimination des injustices.»

De fait, il reste du travail à mener: jusqu’au plus haut niveau de l’État, on fait remonter la présence juive sur les terres ottomanes à 1492, lorsque les Juifs, chassés d’Espagne, y ont trouvé refuge. Or l’arrivée de ces derniers en Anatolie fut concomitante aux Romains: entre le VIe et le IIe siècle avant Jésus-Christ. De quoi nourrir The Club de quelques épisodes historiques supplémentaires.

 

[Source : http://www.slate.fr]

Uno de los livros mas populares del Premio Nobel de Literatura, Elias Canetti, ke agorananyo kumplieron los 100 anyos de su nasimiento, es ‘Die Gerrettete Zunge”, el primer tomo de su auto-biografia, publikado en traduksion al espanyol en 1980, por la Kaza de Edisiones Muchnik, kon el titolo de “Lengua Absuelta”.
 
Canetti ke eskrivio todos sus livros en alman toka en ”La Lengua Absuelta” al lugar ke djugo en su chikez el ladino avlado por los sefaradis de su sivdad natala, Ruschuk. Aki abasho traemos, en traduksion al ladino, los paragrafos de este livro ke se referan a esta lengua de la kuala el autor se akodra kon nostaljia. 

Los sefaradis se konsideravan djudios espesiales, lo ke estava estrechamente atado a sus tradision espanyola. En el korso de los siglos el espanyol ke avlavan desde sus ekspulsion avia evolusionado muy poko. Avian adoptado algunas palavras turkas ma eyas eran rekonosidas komo viniendo del turko i kaje siempre tenian palavras ekivalentes en espanyol. Las primeras kantigas ke oyi eran viejas romansas espanyolas. 

Mi padre i mi madre avlavan entre eyos en alman, lengua ke no devia entender. A parientes i amigos ansi komo a mozotros los chikos, mos avlavan en ladino. Esta era la lengua vernakula, de kada dia, un kastiliano antiguo; mas tadre lo oyi frekuentamente i nunka me lo olvidi. Las kazalinas ke lavoravan en muestra kaza avlavan en bulgaro i fundamentalmente duvi averlo embezado kon eyas, ma nunka fui a una eskola bulgara i despues ke partimos de Ruschuk, kuando tenia 6 anyos, lo olvidi rapidamente. Todos los akontesimientos de akeyos primeros anyos fueron en ladino i en bulgaro. Despues me se trezladaron, en sus mayor parte, al alman. Solo los akontesimientos espesialmente dramatikos, muertes i matansas ansi ke los peores terrores, me se gravaron en ladino, de manera exakta, ke no puede ser efasada.

Despues de la deskripsion del eskandalo ke ezbrocho kuando kanto un kante de amor a Mary, una chika eleva en la eskola onde estudiava, en Manchester, despues ke su padre fue a lavorar ayi, el eskrive:
 

Ni mi padre savia kuanta razon tuvo al sospechar ke todo akeyo era atado direktamente a las karikas koloradas de la ninia. Mas tadre pensi a este amor infantil i un dia me vino a la memoria la primera kantiga en ladino ke oyi en Bulgaria. 

Ainda me yevavan en brasos kuando alguna mujer se aserko de mi i empeso a kantar: “Mansanikas koloradas las ke vienen de Stambol”; i entonses aserkando su dedo a mi kara lo undio en eya. Yo griti de plazer, eya me tomo en sus brasos i me bezo. Esto se repeto tantas vezes ke en fin embezi a kantar esta kantiga yo mizmo. Desde entonses los ke kerian azerme kantar djugavan ansi kon mi.


 [Orijin: http://www.diariojudio.com]

À l’occasion de la 19e édition du festival Jazz’n’Klezmer, nous recevons sa directrice Laurence Haziza, Lembé Lokk et Boris Bergman, qui chantent dans la #SessionLive, et Arthur Bacon, qui présente son nouveau projet Deli Teli autour du répertoire pop grec des années 1960.

Lembé Lokk album Secret Chords (France/Estonie), autour du répertoire de Leonard Cohen.

Les arrangements originaux qui résultent de la rencontre entre la chanteuse estonienne Lembé Lokk et les musiciens François Puyalto à la basse et Michel Schick aux clarinettes, ukulélé et harmonica, sont à la fois exigeants et bouleversants de justesse.

Leur Cohen devient tour à tour cri de révolte rocailleux, mais aussi blues et poésie aérienne. On retrouve les chansons qu’on aime sans chercher de comparaison avec la version originale. Les trois musiciens apportent chacun un univers fort et maîtrisé qui dialogue avec les autres dans une complicité qui en fait un spectacle séduisant pour les oreilles comme pour les yeux.

                           Laurence Aloir/RFI / Lembé Lokk

Lembé Lokk à RFI (L.Aloir) et Lembé Lokk trio (Lembé Lokk)

#SessionLive Lembé Lokk en solo guitare-voix, titres interprétés

– Everybody Knows LIVE RFI Lembé Lokk

– Waltz extrait de l’album Secret Chords de Lembé Lokk

– Suzanne Live RFI Lembé Lokk.

Son Benoît Letirant + Fabien Mugneret

 

Puis Laurence Haziza, directrice et programmatrice du festival Jazz’n’Klezmer propose sa playlist : Omer Klein, Yaïa et Liraz.

                          Omer Klein Trio – Warner Jazz

Omer Klein Baghdad Blues, album Personal Belongings.

Dans son dernier album,  Personal Belongings, le plus personnel à ce jour, Omer Klein – membre du cercle fermé des maîtres du piano d’après le Süddeutsche Zeitung – nous offre un regard avisé sur le monde contemporain. Nés en 2020 pendant la pandémie, ces dix morceaux reflètent son point de vue en tant qu’être humain, pianiste, compositeur, leader de formation, père de famille et artiste à la croisée des cultures.

Interprétés avec ses partenaires de longue date Haggai Cohen-Milo à la basse et Amir Bresler à la batterie, les 10 titres qui constituent l’album soulignent les contrastes palpitants entre les instants contemplatifs et l’énergie vitale du trio ; se mêlent le romantisme du Moyen orient à l’improvisation jazz.

Omer Klein est né en Israël en 1982 et a grandi à Netanya. Il est le fils de parents nés en Israël et le petit-fils d’immigrants venant de Tunisie.

Concert de sortie d’album

Label Warner Jazz

Avec :

Omer Klein : piano

Amir Bresler : batterie

Haggai Cohen-Milo : basse

 

                          Yaïa – Jazznklezmer

Yaïa  Alija Se Do Jezer album Annette de Mare A Hija voir le clip.

Le groupe Yaïa voit le jour fin 2013 avec la rencontre de quatre musiciens pour reprendre et explorer les chants judéo-espagnols. Ces chants du temps de l’exil des juifs le long de la Méditerranée datent de la fin du XIXe siècle, et sont le résultat d’un métissage kaléidoscopique au cours de leurs voyages.

Les musiciens de Yaïa arrangent et composent de façon moderne, électrique et déjantée ce répertoire profane de la culture séfarade ; non comme les gardiens du temple mais plutôt comme les passeurs d’une musique toujours en mouvement.

Annette De mare a hija, l’histoire : En juin 2020, Leïla Mendez du groupe Yaïa rencontre Annette Cabelli-Florentin, 95 ans, rescapée d’Auschwitz, une des dernières personnes vivantes dont la langue maternelle est le judéo-espagnol, avec la volonté de recueillir des brides de cette culture séfarade qui compose l’essentiel du répertoire de Yaïa. L’entretien a été filmé.

« Avec Annette, nous avons échangé un peu en judéo-espagnol, surtout en français. Elle a chanté pour moi et nous avons chanté ensemble. Elle m’a récité des poèmes et nous avons mangé des gâteaux. Elle s’est racontée de l’enfance jusqu’à sa déportation en 1943, puis sa vie dans les camps et son arrivée en France après la guerre ». Bouleversée par cette rencontre, Leïla, rejointe par le groupe, décide de partager ce moment en imaginant un concert-témoignage qui mêlerait le récit filmé d’Annette Florentin-Cabelli aux romances « ladino-électriques » de Yaïa, accompagné d’un album parsemé d’interventions sonores d’Annette, aux Éditions Miliani.

Liraz – Ronen Fadida

Liraz Zan Bezan album Zan voir le clip

En 2017 le titre Nozi Nozi – qui moque l’épouse parfaite – servait de bande de son à des vidéos de fêtes clandestines en Iran. Mais ce que crée Liraz, quadra solaire, dépasse le seul combat des femmesElle propose une expérience sonore de la liberté !

Très influencée par les années funk et psyché qui précèdent la révolution islamiste iranienne de 1979, Liraz a découvert son ADN musical dans un bac à disques.

Née en Israël de parents qui ont fui la révolution iranienne, Liraz 43 ans, a commencé sa carrière en chantant en hébreu avant de changer de langue et de mêler psychédélisme pop et sonorités persanes.

La véritable dimension de Liraz est sa double culture, et le fait de les assumer toutes les deux et de construire des ponts entre ces deux pays que tout oppose, en prenant le risque de travailler avec des musiciens iraniens via Telegram Skype ou Instagram, « Parfois la connexion était mauvaise, d’autres fois les musiciens disparaissaient du projet parce qu’ils avaient peur, ils détruisaient leur profil ou le changeaient. J’espère seulement pouvoir rencontrer un jour les artistes avec lesquels j’ai travaillé sur ‘Zan’ « .

Dans son dernier album, ZAN Femme, Liraz mélange cette pop iranienne vintage reçue via messagerie cryptée aux aux rythmes rap et électro des boîtes de Tel-Aviv.

Laurence Haziza et Arthur Bacon à RFI – Laurence Aloir/RFI

Puis nous recevons Arthur Bacon du groupe Deli Teli  pour la sortie du 1er album Tsifteteli.

Deli Teli prêche, avec une subtile dose de mélodrame méditerranéen, un déhanchement collectif sensuel, solaire et insouciant, sur les pistes de danse du reste du mondeBouzouki électrisé, sons d’orgue farfisa psychédéliques, duo basse/batterie hypnotique et chaloupé font revivre les chansons des années 1960-70 grecques.

Tsifteteli ! “Né au printemps 2020, en plein confinement sur une terrasse de Marseille, le jour s’est transformé en nuit blanche. Kitsch 60’s et déhanchements virevoltants.”

Dans leur premier clip, ils reprennent Boumpam, une chanson du célèbre et sulfureux Aris San, composée à l’origine par Panos Gavalas.

Deli Teli – Lamparo
Titres joués de Deli Teli

– Boumpam voir le clip

– Ekso.

Enfin Boris Bergman et Renaud Bernal entrent dans la #SessionLive.

Au festival Jazz’n’klezmer, Le « Quartet Moins 1″ fait son Yiddishrock !

« Le chant des partisans de Vilna existe en yiddish et c’est bien.

Il en est de même pour « Avram  le voleur », ma sœur Raye et tant d’autres qui n’ont jamais connu d’adaptations en d’autres langues …

Cela a donné quelques idées au trio infernal : le quartet moins 1

En fait … le quartet moins 1…+1 …

…+1 ?  Mais pourquoi me direz-vous ?

En effet, le bassiste-chanteur Brad Scott s’est joint à Renaud BernalNorbert Miguel et Boris Bergman pour quelques versions franco-yiddishes du répertoire judéo-hassidico-tzigane…

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous le 7 novembre au New Morning ».

 

En concert, il y aura :

Renaud Bernal : guitare banjo Ukulélé

Norbert Miguel : guitares

Boris Bergman, à la tchatche et au chant

Brad Scott : basse

                           Boris Bergman (S. de Bourgies) et Renaud Bernal – S. de Bourgies / Laurence Aloir/RFI

Boris Bergman (S. de Bourgies) et Renaud Bernal et Boris Bergman à RFI (L.Aloir).Photos 9 et 10 à coller ensemble

À RFI, nous vous proposons une formule duo avec :

Renaud Bernal, guitare

Boris Bergman, voix.

 

Titres interprétés

– Medley Vertige de l’amour/Gaby en yiddish Live RFI Boris Bergman Voir le clip RFI Vidéos.

Publié par Laurence Aloir

 

 

[Source : http://www.rfi.fr]

Fugidos de massacres, eles vivem entre índios e seringueiros.

Escrito por Mendy Tal

A presença judaica no Brasil é muito mais antiga do que se pensa e faz parte, inclusive, do imaginário popular: lendas sobre expedições judaicas à Amazônia em tempos bíblicos são frequentes no Norte do país.

Fugidos de massacres, há séculos eles vivem entre índios e seringueiros e foram importantes personagens na história da região.

Os protagonistas dessa história eram judeus que moravam principalmente em Tetuan e em Tânger, cidades no norte do Marrocos, África, e que foram parar em pleno coração da floresta amazônica.

Esta imigração é uma parte relevante da grande epopeia do sefardismo ocidental.

Obrigados a viverem fechados em pequenos guetos, passando fome e sofrendo perseguições, os judeus marroquinos viram na misteriosa Amazônia uma chance de escapar da insuportável discriminação que enfrentavam.

E começaram a migrar em massa logo no começo do século 19. O êxodo continuou por quase todo o século e formou na Amazônia uma comunidade que contava, no fim da década de 1880, com mais de 50 mil descendentes.

Os judeus que saíram do Marrocos e vieram para o Brasil tinham origem ibérica. Haviam sido expulsos da Espanha em 1492 e de Portugal quatro anos mais tarde. Com a expulsão, um dos lugares escolhidos para a nova morada foi o Norte da África.

A guerra hispano-marroquina, em 1870, ou a pobreza das comunidades judaicas no Marrocos, espalhadas pelas áreas de influência espanhola, como Tanger, Tetuan ou Casablanca, e árabe, como Rabat, Fez e Marrakesh, entre muitas outras, poderiam ser apontadas também como fatores que motivaram a saída dos judeus naquele tempo.

No Marrocos, eram conhecidos como megorachim – espanhóis exilados sem pátria. Apesar de tudo, alguns conseguiram prosperar. Mesmo assim, os judeus continuavam a sofrer constrangimentos, humilhações e confisco de seus bens – fora os já rotineiros massacres.

O auge do ciclo da borracha, entre 1880 e 1910, do mesmo modo, atraiu comerciantes e outros trabalhadores, esse período coincidiu com o pico da imigração judaica para a Bacia Amazônica; eles estabeleceram novas comunidades ao longo do interior do rio Amazonas, em Santarém e Manaus, Brasil, e tanto quanto Iquitos, no Peru, no lado leste da Cordilheira dos Andes.

Proclamada a República no Brasil, em 1889, o decreto 119 do governo provisório de Deodoro da Fonseca aboliu a união legal da Igreja com o Estado e instituiu o princípio da plena liberdade de culto. Nessa época, os judeus oriundos do Marrocos viviam, na Amazônia, o pleno apogeu do ciclo da borracha – o que serviu para incentivar ainda mais a já contínua migração.

A primeira parada dos judeus marroquinos costumava ser Belém, no Pará, onde eram recebidos por famílias como os Nahon, Serfatty, Israel e Roffé, que já estavam aqui porque tinham negócios com empresas inglesas e francesas. Eles providenciavam roupas para os recém-chegados e os alojavam numa hospedaria. Lá, os rapazes recebiam rápidas e singelas informações sobre como deviam comportar-se nos sítios ao longo dos rios onde iriam viver nos próximos anos.

Não havia muita dificuldade quanto ao idioma, já que todos falavam espanhol e haketia (uma mistura de espanhol, português, hebraico e árabe desenvolvida no Marrocos).

 Os judeus foram os primeiros regatões (caixeiros-viajantes) da Amazônia. Suas embarcações levavam as mercadorias para serem trocadas nos seringais mais distantes por borracha, castanha, copaíba (cujo bálsamo era, então, a medicação por excelência das doenças venéreas na Europa), peles e couros de animais silvestres.

A preocupação em adaptar-se, sem perder a própria identidade, fez com que adotassem estratégias diversas de relacionamento com a sociedade em torno. Alguns traduziram seus nomes para parecerem-se menos diferentes, como, por exemplo, Elmaleh para Salgado ou Bar Moshé para Alves.

Apesar do convívio cordial, os judeus foram, eventualmente, alvo de manifestações de intolerância. Mas o horror, mesmo, ocorreu em 1901, nas localidades de Cametá, Baião, Mocajuba, Araquereruba, Mangabeira, Prainha, avançando pelas margens dos rios, onde os judeus tinham suas casas-armazéns.

Entretanto, de um modo geral, os judeus marroquinos que vieram para a Amazônia conseguiram adaptar-se bem às novas condições. Eliezer Salgado (Elmaleh) trabalhava no regatão, no rio Purus, para sustentar nove filhos. Servia, também, de chazan e mohel, oficiava casamentos e brit-milot e, em sua casa, como em outras ribeirinhas, oficiavam-se os serviços de Rosh Hashaná e Yom Kipur, segundo relato de seus filhos e descendentes.

Para esses judeus marroquinos, a família era o núcleo a partir do qual construíam sua judeidade em plena Amazônia. A identidade judaica não era apenas profundamente enraizada, mas admitida com orgulho e alegria. As histórias contadas pelos descendentes remetem à tradição dos antepassados: os que moravam longe pegavam seus batelões para passar os Yamim Noraim nas cidades maiores, como Alenquer ou Cametá.

Na sexta-feira à tarde, depois de fechar a loja, iniciavam-se os preparativos para o Shabbat com toda a hiba (pompa), vestindo-se de linho branco, engomado e gravata. A mãe, numa cadeira de espaldar, punha-se a meldar (rezar) e pitnear (cantar) o Shir Hashirim (Cântico dos Cânticos), mizmorim (canções) e, durante o Arbit (reza da noite), reuniam-se em casa de um ou outro.

Os filhos aos poucos deixavam de falar haketia, uma mistura de árabe, hebraico e ladino, mantendo apenas expressões muito significativas e sem paralelo em português (como traduzir, por exemplo, achlash, fecheado, abu, chosmin e sachorita?), e o ladino ficava como uma segunda língua falada em casa, entre los muestros.

Mesmo na ausência de rabinos, shlichim zelavam pelo rigor ritual, incluindo a lavagem do corpo e providências para o enterro. Ainda hoje estes cemitérios sobrevivem como testemunhos da história judaica na Amazônia.

Os tzadikim eram venerados e dentre eles destacava-se Shimon Bar Iochai. À mesa, a cashrut era adaptada às condições locais, sem ferir a Halachá. Em vez do vinho, a cachaça, as frutas tropicais, matzá de tapioca e peixes para substituir as iguarias marroquinas. Com exceção da dafina e do couscous, de que não abriam mão de forma alguma.

Com o fim da riqueza propiciada pela borracha, muitos judeus abandonaram o « sertão » e estabeleceram-se em Belém ou emigraram para o Sul.

Hoje, a comunidade de Belém conta com cerca de 300 a 400 famílias; a de Manaus, com 200 famílias. Há uma integração completa no novo ambiente, sem perda, contudo, da identidade ancestral.

 

Mendy Tal é cientista político e ativista comunitário
[Fonte: http://www.jornaldaorla.com.br]
Organizadora: Universidad de Salamanca
Tipo de actividad: Congreso, jornada, encuentro

 

 

Fecha límite de solicitud:

 

 

Lunes, 20 de septiembre de 2021

 

 

Descripción: 

 

 

La Universidad de Salamanca celebra este congreso los días 5 y 7 de noviembre de 2021 en Aldeadávila de la Ribera (Salamanca). Su objetivo es abordar la frontera hispanoportuguesa desde un enfoque interdisciplinar, por lo que dedicarán varias sesiones a las diferentes líneas temáticas (historia, política, educación, medioambiente, ecosistema etc.).

El encuentro se retransmitirá en directo vía web y tanto comunicantes como ponentes podrán participar mediante videoconferencia. Se invita a todos los investigadores a participar en este encuentro científico.

La fecha límite para el envío de comunicaciones expira el 15 de septiembre.

Para más información, puede visitarse la página web.

Ciudad:  Aldeadávila de la Ribera, Salamanca
País:  España
Fecha de inicio:  Viernes, 5 de noviembre de 2021
Fecha de finalización:  Domingo, 7 de noviembre de 2021
Dirección postal completa:  Centro Cultural de Aldeadávila de la Ribera

 

C/ Guarda Civil, s/n

C.P.: 37250 – Aldeadávila de la Ribera. Salamanca (España)

Correo electrónico:  citer2020.organizacion@gmail.com
Página de Internet:  https://citer2020.wordpress.com/
Materias de especialidad: 

Artes plásticas, Demolingüística, Dialectología, Enseñanza de la lengua, Enseñanza de la lengua, Enseñanza y tecnología, Estudios culturales, Fonética, Fonología, Gallego, Historia de España, Historia del español, Judeoespañol, Lexicografía, Lexicología, Lingüística, Lingüística aplicada, Lingüística comparada, Lingüística computacional, Lingüística de corpus, Lingüística descriptiva, Lingüística románica, Lingüística textual, Literatura comparada, Literatura contemporánea, Literatura de la Edad Media, Literatura de los Siglos de Oro, Literatura del siglo XVIII, Literatura del siglo XIX, Literatura del siglo XX, Literatura del siglo XXI, Literatura española, Literatura infantil y juvenil, Literatura peninsular, Literaturas orales, Morfología, Música, Narrativa, Ortografía, Poesía, Pragmática, Semántica, Semiótica, Sintaxis, Sociolingüística, Teatro y artes escénicas, Teoría de la literatura, Traducción

Redes sociales – Facebook: https://www.facebook.com/CITER2020/

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

Oso de Oro y Premio Fipresci (el de la crítica) en el Festival de Berlín (2019), Mejor Dirección en el Festival de Sevilla para Nadav Lapid (su último filme, Ahed’s knee, ha obtenido recientemente el Premio del Jurado en Cannes), entre otros reconocimientos. Una película que respira libertad, singularidad, audacia, introspección… si es que la hemos podido descifrar.

Escrito por Andrés Vartabedian

Alguien camina firme y rápidamente por una zona muy transitada de la ciudad. La cámara acompaña el movimiento agitado de sus piernas, camina algunos metros con él; lo recorre brevemente para tomarlo de espaldas, elevándose hasta la altura de su nuca; vemos apenas por encima de su cabeza. Es un hombre y carga una mochila. Parece alejarse, pero está llegando. Cruza la calle, la cámara sigue a sus espaldas; se mueve con él. Se detiene luego de pasar -y atisbar hacia- el café de la esquina. El hombre sigue su rumbo. No parece hacer buen tiempo. El día se presenta gris y lluvioso.

Su primera noche, la pasará en un enorme y glamuroso apartamento vacío y frío. Mientras se ducha y se masturba, alguien roba misteriosamente sus pocas pertenencias. Nunca sabremos quién. Probablemente, no importe; o importe menos que el signo.

Yoav, que así se llama, es un hombre joven, alto, esbelto y fornido. Está circuncidado. Observamos todo el esplendor de su figura. Es un adonis. Es apolíneo. Es israelí y está desnudo. Es su primera noche en París.

Una joven pareja de amigos, o algo más que amigos -no sé si lo sé-, lo socorre en ese, su primer e importante contratiempo parisino. Durante su estancia de siete meses en Francia, entablará con ellos una estrecha relación. Serán sus amigos, sus amantes, sus “mecenas”… Mejor dicho, él quizá sea una especie de mecenas o cierto sostén económico; ella llegará, incluso, a ser su esposa. Son Emile y Caroline, y disfrutarán de su compañía en diversos sentidos. Cultivarán el arte, el sexo, la seducción… Compartirán sus historias personales mientras construyen la suya propia, hecha de entrecruzamientos no siempre claros ni precisos. También compartirán el vino, el pan y la risa… algunos silencios.

Yoav viene huyendo de Israel, su país de origen, al que adjetiva de decenas de formas diferentes, todas negativas (“Ningún país es todo eso a la vez”, sostiene Emile). Una huida interior que intenta reforzar con la exterior. En cierto momento y lugar, dirá que es perseguido por los servicios secretos israelíes, lo que resulta, a todas luces, falso (también dirá por allí que nunca se masturba). Pretende transformarse en francés. Abandona el hebreo como símbolo de su rechazo (¿cómo se abandona una lengua, la primera?). Solo hablará francés. Además de sus conocimientos previos, compra un diccionario. En sus salidas por la ciudad, mientras camina, repetirá palabras cual ritual, cual imposición, cual enfermedad: adjetivos, sustantivos, verbos… Resultará prosódico. Tendrá un efecto poético en nosotros, será cuasi litúrgico.

Yoav habla en forma “literaria”, como repitiendo lecciones aprendidas, lecturas incorporadas, como ensayando algo que no está muy claro qué es; el nuevo idioma, la nueva realidad. Suena impostado; intentando pertenecer. ¿Se puede “ser” por autoimposición? La identidad no se decreta. La identidad no es algo únicamente adquirido, deseado. ¿Todo se puede elegir? Oprimido y opresor conviven. Somos pasado y presente a la vez, con idea de futuro. Su abuelo materno fue un terrorista, o un revolucionario -según el cristal…-, quien luchó por liberar a Israel del yugo británico. Yoav se cruza con una joven palestina.

Otros antes que él abandonaron el yidis y el ladino en pos de Israel. Yoav dirá en hebreo solo lo procaz, será blasfemo. Nadav Lapid provoca, desafía, se cuestiona, se piensa a sí mismo permanentemente. Valentía y cobardía se confunden por momentos; anverso y reverso de la misma moneda. Tal vez Francia… pero no. La separación de la Iglesia y el Estado, los valores de la República, la libertad de expresión… Reluce, pero es solo una pátina. La satisfacción material oculta otros vacíos, otros tedios. La insatisfacción nos abraza. Cargamos una nueva mochila. Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé !

Algunas puertas ya no se abren. Yoav, estructurado, como su Estado, en la violencia, la deja ver. También es un síntoma de desvalimiento.

Mientras tanto, Lapid nos seduce. Música, texturas, sonidos, palabras, movimientos de cámara, contrastes, humor, miradas… Todo asoma sensual, irreverente, por momentos absurdo… despierta deseos y fantasías. ¿Qué es lo que nos interesa, nos conmueve, nos identifica? ¿Cuáles son sus formas? ¿Dónde se ubican las fronteras? ¿De qué se trata la identidad?

Ficha técnica

Título originalSynonymes
Francia/Israel/Alemania, 2019, 123 min
Dirección: Nadav Lapid
Producción: Said Ben Said, Michel Merkt
Guion: Nadav Lapid, Haim Lapid
Fotografía: Shai Goldman
Edición: Neta Braun, François Gédigier, Era Lapid
Elenco: Tom Mercier (Yoav), Quentin Dolmaire (Emile), Louise Chevillotte (Caroline), Uria Hayik (Yaron), Olivier Loustau (Michel)

 

 

[Fuente: http://www.vadenuevo.com.uy]

Le Brésil fut officiellement découvert par le Portugais Cabral assisté de son pilote juif, le Marrane Gaspar de Gama en 1500. D’autres sources affirment qu’un autre Marrane les avait précédé en 1497 : Jaro Ramalho. Il avait accosté les côtes du Brésil fuyant le Portugal cette même année 1497 où le roi Manuel obligea tous les Juifs résidant au Portugal à se convertir au catholicisme.

Écrit par Pierre Mamou

Dés l’installation de l’Inquisition en 1540, de nombreux Marranes portugais appelés nouveaux chrétiens, réussirent à s’installer au Brésil. Certains d’entre eux d’abord passés par les îles de Sao Tomé et du Cap vert au large de l’Afrique et ayant maîtrisé la culture de la canne à sucre, l‘introduisirent au Brésil. Bientôt à Bahia et au Pernambouc, une partie importante de l’aristocratie sucrière était composé de Marranes.

Mais l’inquisition s’installa aussi en Amérique du sud. Elle poursuivit impitoyablement les nouveaux chrétiens soupçonnés de judaïser en secret. Les Marranes prospéraient aussi dans l’artisanat le commerce. Ils étaient également juristes, militaires et même ecclésiastiques. En somme, ils occupaient des postes importants dans l’administration des nouveaux territoires.

Mais ces obstacles à une vie tranquille cessèrent quand les Hollandais secondés par des Marranes portugais installés à Amsterdam firent la conquête du nord du Brésil de 1630 à 1654. Ils autorisèrent les nouveaux chrétiens à revenir ouvertement au judaïsme comme en Hollande. 200 Marranes accueillent à Bahia la flotte hollandaise ainsi que Moise Cohen Henriqués, second de la flotte hollandaise. Il s’était illustré auparavant dans des attaques de la flotte espagnole, prenant ainsi une revanche sur les souffrances infligées aux Juifs.

Le retour des Portugais

Toutefois, les Portugais reconquirent le nord du Brésil. Face à de nouvelles persécutions beaucoup de Juifs quittèrent le Brésil pour l’Amérique centrale et les colonies anglaises tolérantes. Ils partirent aussi pour une ville de l’Amérique du nord, autre colonie anglaise qui s’appelait la Nouvelle Amsterdam. Cette ville allait bientôt changer de nom pour devenir New York. C’était au 17e siècle. Avec Newport, ces villes allaient devenir les premières communautés juives séfarades d’Amérique du nord. Ceci, 200 ans avant l’arrivée massive des Ashkénazes au 19e siècle.

Il faudra attendre aussi le début du 19e siècle pour voir arriver au Brésil des Juifs marocains d’origine ibérique s’installer au Pernambouc, Bahia et surtout en Amazonie. Dés 1810, ils s’installèrent le long du fleuve Amazone, en passant par Manaus. Puis, ils remontent jusqu’au Pérou où malgré de multiples difficultés, ils réussissent à s’implanter définitivement, et pour certains, à y faire fortune.

Les Juifs marocains du Pérou

Au Pérou, le groupe juif est issu d’immigrants marocains venus du bassin brésilien d’Amazonie parlant le ladino, l’hébreu et l’hatekia, le dialecte judéo-marocain. Ils venaient de Fès, Tanger, Tétouan, Casablanca, Salé, Rabat et Marrakech. Ils travaillent dés la fin du 19e siècle dans les villes amazoniennes, attirés par le boum du caoutchouc.

À l’époque moderne, l’inexistence d’un antisémitisme significatif au Brésil a contribué à l’identification des Juifs comme des Brésiliens très attachés à leur pays qui ont fondé de nombreuses institutions juives et se sont impliqués dans la vie politique.

Les Évangéliques au Brésil soutiennent fortement, comme aux États Unis, l’État d’Israël.

Une étude génétique récente, révèle que 16% de la population blanche d’Amazonie descend de Juifs marocains qui restent attachés au judaïsme. Ceci est une proportion plus importante qu’à Sao Paulo, où vivent 60% des 120 000 Juifs brésiliens actuels.

Par des mariages mixtes contractés par ces descendants de Juifs marocains avec des Amérindiens et Amérindiennes, Israël a accueilli ces dernières années des « Peaux rouges » qui ont effectué leur alya !

[Source : http://www.coolamnews.com]

Como muchos de los países considerados árabes o de habla árabe, el nombre de Siria no tiene nada que ver con la lengua árabe (añádase a la lista Líbano, Jordania, Egipto o Misr/Masr, Túnez, Mauritania e Irak). En árabe y en siríaco, hay una disputa constante sobre cómo se escribe y dónde se acentúa el nombre de Siria. El siríaco (véase sursi en el Talmud) es una especie de arameo cristiano con una enorme literatura; los hablantes llamaban a su lengua aramea por el nombre griego y, al parecer, a su país, el de la Aram bíblica.

¿Son árabes los judíos sirios?

Escrito por DAN SHAPIRA

La cuestión es que los cristianos de habla aramea llamaban a Siria antes de que se arabizara lingüísticamente (el proceso aún no se ha completado e incluso se ha invertido a veces, con algunos cristianos israelíes aprendiendo de nuevo el siríaco e incluso intentando hablarlo).

Antes de la desintegración del Imperio otomano, el uso occidental de “Siria” o “Siria y Palestina” incluía las posesiones otomanas del Mediterráneo oriental, o el Levante propiamente dicho. El nombre árabe correspondiente era y es Bilād al-Shām (pronunciado belaad ash-shaam), las tierras de Sham.  Al-Shām puede significar Damasco, el Norte, la Gran Siria, o incluso Jerusalén y la Tierra de Israel, en el uso judeoárabe medieval.

Así, los judíos de Jerusalén y de la Tierra de Israel, junto con los judíos de Damasco, fueron llamados Shāmīs en Yemen y en otros lugares; el muftí pronazi de Jerusalén comenzó su carrera antisionista y profrancesa como defensor de la idea de que “Palestina es el sur de Siria”; y en la Knesset israelí se sentaban personas opuestas al Estado israelí que también negaban la existencia de un “pueblo palestino”, confesándose “sirios” o “panarabistas”.

Ahora tratemos de definir “árabes” -lo necesitaremos cuando hablemos de los mustaʿrib, o judíos arabizados-. La mayoría de la gente tiende a pensar que todos los que hablan árabe son árabes. Los judíos solían hablar y siguen hablando muchas lenguas no judías, y la mayoría sabe que antes había o sigue habiendo judíos arabófonos.

La gran mayoría de los hablantes de árabe en otros lugares no son árabes, no solo en términos históricos, sino simplemente por las convenciones de la lengua árabe. En la lengua árabe y en la cultura relacionada con esta lengua, los hablantes de árabe se agrupan en tres grupos:

“Árabes antiguos”, o al-‘umam a’-bā’idah, las naciones desaparecidas, como ʿĀd por las dunas que desaparecieron en el Barrio Vacío o ‘Amaliq. Ya no existen.

“Los árabes puros”, o al-‘Arab al-‘āribah, “los árabes árabes” del sur de Arabia, descendientes de Qaḥṭān.

Los “árabes arabizados” (mustaʿribah), de Nayd, Jordania, el desierto de Siria y otras partes de Arabia del Norte. Incluso la palabra “árabe” en el Corán podría ser un préstamo de Arabia del Sur (¡no árabe!).

En la Edad Media, mustaʿrib o arabizado se refería a personas que hablaban árabe pero que carecían de referencias tribales, y la palabra ʾaʿrāb se refería a beduinos puramente tribales (en los nombres geográficos, ‘Arab-XXX significa que el lugar está poblado por beduinos tribales). La rapidez con la que los judíos se arabizaron en todas partes tras las conquistas islámicas es en cierto modo sorprendente: en el transcurso de 100 a 300 años los judíos se convirtieron en mustaʿrib, excepto en Irán, Kurdistán y los valles bereberes de Marruecos.

Durante la mayor parte del siglo XX, los gobiernos intentaron convertir a sus súbditos en árabes, en el sentido del nacionalismo europeo del siglo XIX, con poco efecto. Ahora este proyecto parece haber sido archivado, como se desprende de la muerte del panarabismo, la fallida Primavera Árabe, las guerras civiles en Siria e Irak y la caída del Estado Islámico. En lugar del arabismo, el Levante alberga un nuevo particularismo.

¿Quiénes son los judíos sirios?

Solía haber al menos tres comunidades judías litúrgico-lingüísticas-culturales diferentes, ninguna de las cuales se consideraba a sí misma bajo una rúbrica general de “judíos sirios”, que es una construcción hecha para proporcionar a los estadounidenses y a otros una idea general de quiénes son y fueron estas (o aquellas) personas. Por supuesto, décadas de vida bajo dictaduras militares, baazistas medio comunistas y entre revivalistas suníes dejaron su huella en los judíos de Damasco, Haleb/Aleppo y Qamishly. Sin embargo, sus identidades, culturas e historias eran muy diferentes entre sí.

Empezaré por la última y menos conocida, la de Qamishly. Antaño, era una ciudad soñadora al otro lado de la frontera de la Nusaybin turca, Neṣibin/Nisibis. En los primeros años de la dominación francesa, llegaron oleadas de refugiados procedentes de Turquía: cristianos de habla aramea (que acababan de empezar a llamarse “asirios”), armenios y algunos judíos “kurdos” de habla aramea procedentes de Neṣibin y dirigidos por la familia Beṣaleli. La vida era buena bajo los franceses, y la comunidad judía contaba con más de 3.000 personas en su apogeo.

Después de la partición de Palestina por parte de la ONU, a los judíos de la Siria independiente se les prohibió, al estilo nazi, el acceso a los jardines públicos, a los cines, etc., y, por supuesto, se les despidió de sus trabajos en el gobierno. Como en toda la región, las niñas y mujeres judías fueron secuestradas, violadas y maltratadas; el mensaje a los hombres era “no son hombres, no pueden mantener puras a sus mujeres, ni defenderlas”.

Diez años después, todavía había 800 judíos en Qamishly. Había 150 judíos allí después de la Guerra de los Seis Días. Nunca entendí por qué tantos judíos que vivían en países fronterizos con Israel y que eran brutalmente discriminados por la existencia de Israel, decidieron quedarse. No fue solo por dinero, no fue (en la mayoría de los casos) por patriotismo local, y no fue, en muchos casos, por la incapacidad física de irse. La historia de Israel demuestra que cuando los judíos querían venir a Israel, este podía, en mayor o menor medida, ayudarles a hacerlo.

Como se ha dicho, Qamishly se pobló primero con refugiados asirios y armenios que habían huido para salvar sus vidas de Anatolia y Kurdistán. Luego llegaron kurdos desde Turquía, en su mayoría de forma ilegal. Más tarde, los gobiernos baasistas empezaron a arabizar las zonas rurales pobladas de kurdos que lindaban con Turquía, la misma política que aplicaba Saddam Hussein del país rival -y también baasista- de Irak. Ahora, Qamishly y la región están bajo la kurdificación para revertir la arabización de Assad. Los informes sobre los pocos judíos que quedan allí son confusos.

¿Y qué hay de los judíos de Damasco?

Damasco era considerada la quinta de las ciudades santas de la Tierra de Israel; muchos de nosotros lo hemos olvidado. Los judíos poblaron la ciudad durante la mayor parte de la historia, remontándose mucho más allá de los dos milenios. El Documento de Damasco, encontrado primero en la Genizah de El Cairo y luego en Qumrán, atestigua el estatus especial de Damasco. Pablo se convirtió de camino a la ciudad. Un antiguo midrash dice que la Era Mesiánica comenzará cuando נִירוֹן מִזְרָחִי שֶׁבְּדַמֶּשֶׂק caiga, sea lo que sea que “caiga”.

Durante las Cruzadas, los judíos y samaritanos de los territorios tomados por los cruzados buscaron refugio en Damasco (la presencia samaritana en Damasco terminó en el siglo XVII y su sinagoga pasó a manos de los judíos rabinos).

Damasco fue también un importante centro caraíta durante siglos. El último judío caraíta de Damasco se marchó a finales de la década de 1830 a Crimea, y luego lo encontramos a él y a sus descendientes en Jerusalén y El Cairo. Muchos manuscritos hebreos y judeoárabes importantes proceden de las sinagogas caraítas de Damasco. El barrio judío de Damasco estaba en la parte sureste de la ciudad amurallada.

Fuera de la ciudad, a unos dos kilómetros al este de la Ciudad Amurallada, en Jobar, se encontraba el lugar más importante de los judíos de Damasco, la cueva de Elías, de dos milenios de antigüedad, y una sinagoga. Fue objeto de numerosos actos de vandalismo y de bombas de mortero. Finalmente fue destruida intencionadamente a finales de mayo de 2014.

Un judío francés, Shemuel ben Shimshon, la describió en 1281 como una hermosa sinagoga situada en las afueras de la ciudad. En los primeros años de la dominación otomana, un viajero judío anónimo que visitó el lugar encontró allí a unas 60 familias judías que vivían en el pueblo de Jobar. Admiró especialmente su hermosa sinagoga y escribió: “Nunca he visto nada igual… está sostenida por trece columnas”.

A finales del siglo XVII, Yosef Sambari, autor de una importante crónica hebrea, dice que la comunidad judía de Damasco vivía principalmente en Jobar, y nombra la sinagoga de Eliseo y la cueva de Elías. La sinagoga de Jobar se construyó sobre una cueva que se creía era el escondite de Elías. Se dice que el centro de la sala es el lugar donde Elías ungió a Eliseo. A mediados del siglo XIX, la sinagoga fue descrita como una reminiscencia de la mezquita de Mu’awiyah:

“El interior está sostenido por trece pilares de mármol, seis a la derecha y siete a la izquierda, y tiene incrustaciones de mármol por todas partes. Solo hay un portal por el que se puede entrar. Bajo el santuario… hay una gruta… a la que se desciende por un tramo de unos 20 escalones. Según los judíos, se dice que el profeta Eliseo encontró en esta gruta un lugar de refugio… A la entrada de la sinagoga, hacia la mitad del muro de la derecha, hay una piedra de forma irregular, en la que se observan las huellas de varios escalones. La tradición afirma que sobre este escalón se sentó el rey Hazael cuando el profeta Eliseo lo ungió como rey”.

Junto a la sinagoga, se encuentra la tumba de R. Shemuel Elbaz Abu-Haseira.

¿Eran sirios los judíos de Damasco?

Los judíos de Damasco y Halab/Aleppo tienen su origen en dos grupos principales: de los judíos mustaʿrib que vivían allí al menos desde los primeros períodos musulmanes y mamelucos, y de los judíos expulsados de la Península Ibérica, que vinieron a establecerse en otros lugares del Imperio otomano, y se reasentaron en Damasco, Halab/Aleppo (así como en la Galilea) un par de generaciones más tarde, cuando el Imperio otomano entró en posesión del Levante.

El Imperio otomano favoreció claramente a los refugiados ibéricos, y esto, junto con su cultura más “avanzada” y el acceso a tecnologías inéditas, fueron algunos de los factores de sefardización de los judíos de Levante. La gente empezó a inventarse genealogías españolas, se pasó al judeoespañol en entornos de habla árabe o griega, y finalmente casi se convenció de que era sefardí. Este proceso fue similar a lo que ocurrió con los judíos de habla eslava anteriores a los asquenazíes de Europa del Este, que fueron inundados por la inmigración asquenazí en el siglo XVI. Otros judíos mediterráneos, en su mayoría también de origen sefardí, llegaron a Damasco desde Europa, especialmente desde Ljubljana, Venecia, etc., los llamados franquistas.

Damasco desempeñó un papel crucial en la historia judía moderna cuando los dirigentes judíos de Europa occidental se dieron cuenta de que estaban obligados a ayudar a sus hermanos menos favorecidos de Oriente. El libelo de sangre de Damasco en 1840 consolidó el liderazgo judío en Francia y en el Reino Unido, y fue el punto de partida de los exitosos esfuerzos de presión judíos desde entonces. En consecuencia, nació la Alianza Israelita Universal, con su enorme impacto en la judería sefardí. En 1860, los musulmanes atacaron a los cristianos en Damasco y en Siria en general, mientras que los judíos italianos que actuaban como cónsules europeos rescataron a algunos importantes clérigos cristianos de las turbas de linchamiento.

¿Cuándo abandonaron los judíos Siria?

Tras la apertura del Canal de Suez a los barcos a finales de 1869, los judíos, los cristianos y, más tarde, también los musulmanes, empezaron a abandonar el Levante: Damasco y Halab/Alepo, entre otros lugares. El canal arruinó económicamente los territorios situados en las rutas hacia el este. Los emigrantes primero pulularon por Egipto, y estos siro-libaneses, algunos de ellos educados en escuelas americanas y francesas, hicieron a Egipto lo que los refugiados alemanes y judeo-alemanes de las revoluciones de 1848 hicieron a América. Los inmigrantes del Levante continuaron hacia Sudamérica y, a veces, hacia Estados Unidos. En Sudamérica, estos inmigrantes levantinos procedentes del Imperio otomano pasaron a ser conocidos como “turcos”, un término peyorativo para referirse a los inmigrantes cristianos, judíos y, más tarde, drusos, chiíes y suníes.

¿Qué pasa con Alepo?

Los judíos de Halab/Alepo tienen fama de ser excepcionalmente piadosos y también astutos negociantes muy acomodados.

Esta ciudad, Aram-Soba, o Aram-Tsova en la pronunciación israelí moderna, fue en su día una de las más importantes del mundo antiguo. El famoso códice bíblico se mantuvo allí durante siglos, sirviendo de paladín de la comunidad judía local. Muy dañado en los disturbios que acompañaron al nacimiento del Estado de Israel, desapareció entonces, y reapareció en parte en Brasil y otros lugares, lo que constituye una historia por sí misma. El padre del espía israelí nacido en Egipto en Siria, Eli Cohen, llegó a Egipto desde Halab/Aleppo.

El dialecto del árabe que se habla en el norte de Siria es diferente del que se habla en Damasco, Líbano, Antioquía y Galilea. Está más cerca, en muchos aspectos, de las formas de árabe que se hablan en el sur de Turquía. En cualquier caso, los diccionarios de “árabe sirio” se leen como diccionarios de dos lenguas diferentes, aunque estrechamente relacionadas. En muchos otros aspectos, el hinterland de Halab/Aleppo se encontraba en lo que ahora es Turquía: Urfa, Mardin, y más al norte y al este.

Tras la apertura del Canal de Suez y, sobre todo, tras el establecimiento de la nueva frontera franco-turca, que aisló a Alepo de sus vecinos económicos naturales, comenzó el declive de la ciudad. Los judíos, que a veces hablaban árabe, turco, judeoespañol, francés e italiano, perdieron la vida y emigraron a otros lugares.

¿Todavía hay judíos en Siria?

A los últimos judíos de Siria se les permitió emigrar con la condición de no ir a Israel, ya que fueron evacuados entre 1992 y 2016.

La mayoría vive en Israel, y decenas de miles residen en Brooklyn (Nueva York), Deal (Nueva Jersey) y Miami.

 

[Fuente: http://www.israelnoticias.com]

 

 

 

 

 

Prezentado por Silvyo OVADYA

La semana pasada el prezidente de la Munisipalidad de Edirne kon los responsables de los echos de la kultura i del turismo vinyeron a vijitarmos a Estanbol. Ande vinieron? En primero a muestro Muzeo Djudio ke se topa al lado de la Sinagoga Neve Shalom. I ay anyos ke el Sinyor Recep Gürkan keriya vijitar muestro muzeo i la publikasyon de los livros sovre las komidas djudias de Edirne fue una okazyon. Izimos en primero el torno del muzeo, i Nisya Allovi i yo dimos eksplikasyones durante una ora i medya. I despues mos asentimos avlando de diferentes sujetos. El prezidente mos prezento los muevos livros. El livro “Komidas djudias de Edirne” publikado en tres diferentes linguas: en judeo-espanyol (ladino); en turko i en inglez. Kero felisitarlos por este esforso. Despues vijitimos endjuntos el Hahambashi İzak Haleva en el Gran Rabinato.

El livro en turko fue eskrito por Aydemir Ay i Yılmaz Seçim. Aydemir Ay kon su mujer gizaron en kaza todas las komidas ke se topan en el livro. Es Forti Barokas ke izo la traduksyon del livro al judeo-espanyol. Vos djuro ke lo traduizo en unos kuantos dias. Ma despues yo me meti a meldar i troki syertas kozas. Despues ke eskapi dishe a Karen: « Hanum deves de meldar este livro para ke no se tope yerros de lingua i yerros tipografikos. Para syertos byervos Forti empleo los byervos espanyoles; ma yo para kada byervo demandi a muestro grupo lo ke se deve emplear para kada palavra ke no estava siguro. I a la fin kreo ke reushimos a tener un livro de komidas en judeo-espanyol. No se si es el primero en esta lingua, ma se ke es el primero en Turkiya.

En primero kuando eskaparon el livro syertos amigos disheron ke este livro no esta muy djusto. Kualo keresh hanumas? Azeremos una seduta en el Muzeo Djudio? Me disheron si, i arekojimos munchas dammas, mizmo Hayim Hason ke tyene sus avuelos de Edirne i se entyende de gizar, vino a esta seduta i mos dyo un alay de konsejos i de ideas asta ke le dishimos: “Ya basta pasha”. Esta seduta fue mizmo filmada por los enteresados de Edirne. I a la fin eskaparon de eskrivir el livro. Karen komo es perfeksyonista les disho ke kere ver la version en inglez i empeso a meldar. Eskapo en eskrivyendo kaji todo de muevo. I en el livro en inglez se topa su nombre para el “editing”.

En primero el muzeo i despues muestro Sentro Sefaradi empesaron a presentar estos livros en la media elektronika i kon esta Corona ande es muy difisil de salir a la kaye devemos de embiyar serka de sinkuenta livros en diferentes linguas. Embiyar para presentar el livro, o para afrontar las vendidades.

No vos avli de lo ke se topa en el livro. Ya puedesh topar komidas kon mása: komo boyos, borekitas, frojalda, bulemas, empanadas, tapadas… komidas de zarzavat, komo almodrote, endjinaras, kalavasucho, komida de sevoya, sfongos…  komidas de peshkado, komo agristada de peshkado… Komidas de karne, komo agristada de koftes, takayut, koftes de prasa, dolmas de espinaka, merendjena asada kon gayna, dolmayikas frenkes, komida de sevoya kon ligado… i dulsuryas komo biskochos de anason, masapan, dulse blanko, tezpishti, tejadikas, dulse de igo, de roza, de vishna i halva de semola.

 

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue français. Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, il a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation. Il a tenu des propos anti-israéliens. Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian. À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla. 

Publié par Véronique Chemla

Né en 1921 dans une famille juive originaire de Salonique, Edgar Morin est un sociologue et philosophe français, directeur de recherche émérite au CNRS et docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères.

Dans sa bibliographie pluridisciplinaire souvent traduite : Le Cinéma ou l’homme imaginaire (Éditions de Minuit, 1956), Les Stars (1957), Autocritique, (Le Seuil, 1959)L’Esprit du temps (1960), L’esprit du temps. Essai sur la culture de masse (1962), Mai 68, La Brèche (avec Claude Lefort et Cornelius Castoriadis) édité par Fayard (1968), Journal de Californie (Le Seuil, 1970), De la nature de l’URSS (1983), Les Fratricides : Yougoslavie-Bosnie (1991-1995) publié par Arléa (1995), Pour une politique de civilisation (Arléa, 2002), La Méthode en six volumes (Le Seuil, 2008), Le Monde moderne et la question juive (Le Seuil, 2006 ; réédition, Le Seuil, 2012).

En 1989, est publié « Vidal et les siens » d’Edgar Morin avec Véronique Grappe-Nahoum et Haïm Vidal Séphiha (Le Seuil). « Avec Vidal Nahoum mourut en 1984 l’un des survivants du monde englouti de la Salonique séfarade où il était né en 1894. Son grand-père venait de Toscane et parlait italien, sa langue maternelle était l’espagnol du XVe siècle, mais, tout jeune, il sut s’exprimer en français et en allemand. Naïf et malin, animé d’un optimisme et d’une gaieté sans faille, d’un sens de la famille quasi religieux et d’un goût inépuisable pour la nourriture, il traversa les guerres balkaniques, l’écroulement de l’Empire ottoman et les deux guerres mondiales. À partir de documents historiques et personnels, Edgar Morin, son fils, restitue ici son histoire irremplaçable, celle des hommes et femmes de sa famille, celle d’un XXe siècle marqué par la complexité des relations entre l’Orient et l’Occident. »

Dans La Rumeur d’Orléans (1969), Edgar Morin et son équipe analysent une rumeur antisémite dans une ville de province française. « Une rumeur étrange (la disparition de jeunes filles dans les salons d’essayage de commerçants juifs) s’est répandue, sans qu’il y ait la moindre disparition, dans la ville dont le nom symbolise la mesure et l’équilibre : Orléans. Edgar Morin et une équipe de chercheurs ont mené l’enquête sur place. Pourquoi Orléans ? Pourquoi des Juifs ? Pourquoi et comment se propage une rumeur ? Cette rumeur véhicule-t-elle un mythe ? Quel est ce mythe et que nous dit-il sur notre culture et sur nous-mêmes ? Des questions se posent : un antisémitisme jusqu’alors latent s’est-il à nouveau éveillé ? N’y a-t-il pas, dans nos cités modernes, un nouveau Moyen Âge qui ne demande qu’à surgir à tout moment ? »

Pacifiste, libertaire, anti-fasciste, Edgar Morin a été membre du Parti communiste de 1941 à 1951 et a résisté durant l’Occupation.
En 1960, Edgar Morin et Jean Rouch réalisent « Chronique d’un été », qui a contribué au cinéma-vérité. Intéressés par l’idée du bonheur, ils suivent des jeunes alors inconnus et de tous horizons – étudiants, ouvriers, etc. – durant l’été 1960 : Marceline Loridan-Ivens, Régis Debray, Marilù Parolini…

En 1963, Edgar Morin et le réalisateur Henri Calef coécrivent le scénario de L’Heure de la vérité. « Un ancien officier SS, Hans Wernert, a pris l’identité d’un juif allemand liquidé, Jonathan Strauss, et a trouvé refuge en Israël où il s’est intégré dans la vie quotidienne. Mais survient un jeune étudiant américain qui enquête sur le camp dont l’imposteur serait le seul survivant… » Le tournage se déroule en Israël, avec Karlheinz Böhm, Daniel Gélin et Corinne Marchand. Des dissensions surgissent entre Henri Calef et Edgar Morin qui apparait au générique sous le pseudonyme de Beressi, nom de jeune fille de sa mère. Le film n’est pas distribué en France car les producteurs font faillite.

En 1946, il se marie avec la philosophe Violette Chapellaubeau. Le couple a deux filles, Irène Nahoum et Véronique, anthropologue. En 1970, Edgar Morin épouse Johanne Harelle. En 1982, il épouse Edwige Lannegrace. Veuf en 2008, il se remarie en 2012 avec la sociologue Sabah Abouessalam. Tous deux sont les auteurs du livre « L’homme est faible devant la femme » (Presses de la Renaissance, 2013), et « Changeons de voie – Les leçons du coronavirus » (Denoël, 2020).

Edgar Morin a tenu des propos anti-israéliens durant la deuxième Intifada déclenchée par Yasser Arafat. Le 4 juin 2002, le quotidien Le Monde, la tribune partiale « Israël-Palestine : le cancer » signée par Edgar Morin, Danièle Sallenave et Sami Naïr. Ces derniers écrient notamment que « ce cancer israélo-palestinien s’est formé, d’une part, en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté par le passé et de son insécurité géographique ; d’autre part, du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique ».
Les auteurs fustigent « l’unilatéralisme » de la vision israélienne. « C’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le terme Shoah qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du Goulag, des Tsiganes, des Arméniens, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amérique) devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens ».
France-Israël et Avocats sans frontières poursuivent judiciairement les auteurs pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme ». Relaxés en première instance en 2004, condamnés par la Cour d’appel de Versailles en 2005, les auteurs sont relaxés en 2006 par la Cour de cassation : « Les propos poursuivis, isolés au sein d’un article critiquant la politique menée par le gouvernement d’Israël à l’égard des Palestiniens, n’imputent aucun fait précis de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de la communauté juive dans son ensemble en raison de son appartenance à une nation ou à une religion, mais sont l’expression d’une opinion qui relève du seul débat d’idées, la cour d’appel a violé les textes susvisés. » Une procédure judiciaire d’une rare rapidité.
« Je suis juif par le sentiment de fidélité à tous ceux qui dans le passé ont été persécutés en tant que Juifs. Je suis juif en tant que membre du peuple maudit. Je refuse d’être du peuple élu », a déclaré Edgar Morin au Journal du Dimanche (4 juillet 2021).
« Edgar Morin, journal d’une vie »

Arte diffusera le 8 juillet 2021 à 23 h 55 « Edgar Morin, journal d’une vie » (Ein Philosoph mit Einfluss: Edgar Morin) de Jean-Michel Djian.

« Embrassant les disciplines académiques, le sociologue Edgar Morin, né en 1921, a traversé son siècle en observateur éclairé et en chercheur indiscipliné. Jean-Michel Djian lui consacre un lumineux portrait, tissé de ses interviews passées et récentes. »
« Philosophe de la complexité, sociologue des pratiques culturelles et pourfendeur de l’incurie de l’enseignement de la pensée, Edgar Morin a renouvelé, avec autant de rigueur que de conviction, la figure de l’intellectuel ».
« Au seuil des années 1980, il figure parmi les premiers à pressentir les ravages de la « mondialisation techno-économique » sur notre fragile Terre-Patrie (titre de l’un de ses ouvrages) et les désastres dont elle menace l’humanité ».
« Né Edgar Nahoum à Paris, en 1921, dans une famille de commerçants juifs originaire de Salonique, il rejoint encore adolescent le courant pacifiste et antifasciste ».
« La guerre venue, tout juste diplômé en histoire et en droit, il s’engage à Toulouse, en 1942, dans les rangs de la Résistance communiste, où il adopte le pseudonyme de Morin dont il ne s’est plus départi ».
« Auteur d’une centaine d’ouvrages, docteur honoris causa d’une quarantaine d’universités dans le monde, Edgar Morin n’a eu de cesse de s’interroger et d’interroger ses contemporains afin de donner du sens à la fraternité qui nous fait tenir ensemble, malgré l’adversité. »
« Comment esquisser les grandes lignes d’une vie aussi féconde, tout entière dédiée à la pensée et à l’engagement humaniste ? »
« Suivant un fil chronologique, du Paris de l’avant-guerre à son refuge sur les rives de la Méditerranée d’aujourd’hui, en passant par son incursion au californien Salk Institute, où directeur de recherche du CNRS il posa un temps ses valises, ce portrait retrace ses compagnonnages intellectuels (avec le philosophe Régis Debray, les idéaux du communisme), ses fidélités indéfectibles (avec le couple Duras-Antelme) comme les rares frictions avec ses pairs, notamment Pierre Bourdieu ».
« Alors qu’Edgar Morin fête ce 8 juillet son centième anniversaire, Jean-Michel Djian, en tissant ensemble un choix éclairant d’archives filmées, de ses interviews, passées et récentes, et de ceux qui l’ont côtoyé, donne à entendre la voix de l’un de nos plus vaillants résistants au conformisme des idées ».
Conférence de presse
Lors de la 75e édition du Festival d’Avignon (5-25 juillet 2021), aura lieu le 13 juillet 2021 à 12 h 30 une conférence de presse avec Eva Doumbia, Victoria Duhamel, Théo Mercier, Edgar Morin et Nicolas Truong.
« Se souvenir de l’avenir »

À voir également sur Arte.tv le 17 juillet 2021 : « Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin« . « Une lecture-spectacle de Nicolas Truong et Edgar Morin dans la cour d’honneur du Palais des papes d’Avignon », réalisée par Stéphane Pinot, avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla.

« Le 13 juillet dans la Cour d’Honneur du Festival d’Avignon, à travers l’évocation de ses souvenirs les plus marquants, Edgar Morin lancera, en compagnie d’invités inspirés par ses idées, quelques salves d’avenir afin de dessiner une nouvelle voie pour notre temps. »
« VERBATIM »
 
« On est à nouveau dans une époque barbare, où barbarie et civilisation se mêlent étroitement mais où, de plus, on se rend compte que nous sommes sur une planète totalement rétrécie, mais en même temps entièrement déchirée, incapable de résoudre ses problèmes et livrée à des monstres paranoïdes que sont les États-nations modernes. »
« Dans les processus dominants, on ne peut qu’être inquiet. Que ce soit la dissémination nucléaire, les périls sur la biosphère, le dérèglement économique, la démographie galopante, la marche incontrôlée de la technique et de la science… Tous ces processus semblent aller probablement vers on ne sait quelle catastrophe. Or, dans l’histoire, le probable n’arrive pas toujours. Et souvent, l’improbable heureux arrive. »
« Le fait de vivre aujourd’hui comme j’ai toujours vécu, et d’une façon même exceptionnelle à mon âge, en ayant les mêmes sentiments juvéniles que je peux avoir pour mon épouse, et ou bien pour mes amis, c’est quelque chose qui fait que je ne me laisse jamais submerger par la nostalgie. »
 
« Edgar Morin, journal d’une vie » de Jean-Michel Djian
France, 2021, 54 mn
Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici Méditerranée, Les Films d’Ici, INA
Sur Arte le 8 juillet 2021 à 23 h 55
Disponible sur Arte.tv du 01/07/2021 au 05/09/2021
Visuels :
Edgar Morin en 1968
© Michèle Bancilhon / AFP
Edgar Morin
Les Films d’Ici Méditerranée
Edgar Morin à la Seyne-sur-mer en 2020
© Les Films d’ Ici Méditerrané
« Se souvenir de l’avenir. Autour d’Edgar Morin » réalisé par Stéphane Pinot
Production : La Compagnie des Indes/Gildas le Roux – – Festival d’Avignon avec la participation d’Arte (1h)
Avec Edgar Morin, Christiane Taubira et Judith Chemla

 

 

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

El treball de final de grau de Cenk Bonfil (Istanbul, 1996) va ser el documental Sefarad Müziği: Otantik Şarkılardan Kayıt ve Aranjmanlara”, que explica la presència de la cultura i la música sefardita en judeocastellà a Istanbul. Diuen que una llengua en una comunitat de diàspora només perdura quatre generacions, però el judeocastellà el continuen parlant les famílies sefardites que van ser expulsades de la península Ibèrica fa més de 500 anys. Tot i això, cada cop el seu ús és més minoritari: “Ara, si els meus avis o jo parléssim judeocastellà al carrer, molta gent no sabria ni que és judeocastellà, pensarien que parlem castellà i que no som de Turquia”.

Bonfil al pati de la sinagoga Beth Yaakov, a Kuzguncuk (Istanbul).

Bonfil al pati de la sinagoga Beth Yaakov, a Kuzguncuk (Istanbul).

Escrit per ANNA MONTRAVETA RIU

Fill d’una família sefardita per part materna i paterna, és un dels 15.000 jueus que es calcula que viuen a Turquia: un 0,02% de la població, tot i que el càlcul no és precís, ja que no hi ha un cens oficial que els comptabilitzi, sinó que ells mateixos s’encarreguen de comunicar de forma voluntària al rabinat els casaments, naixements o defuncions.

Bonfil estudia música i composició a la Universitat Tècnica d’Istanbul. Està orgullós de formar part de la comunitat jueva d’Istanbul, i no se n’amaga perquè diu que està fart dels kayades. A la vegada, però, defensa una postura crítica sobre la gestió de la comunitat. Els jueus a Istanbul són considerats una de les minories religioses del país, com va determinar el Tractat de Lausana (1923), però hi ha hagut diversos episodis d’antisemitisme a Turquia que encara es consideren un problema greu en la societat turca.

Nationalia: Com s’ha preservat la llengua i la cultura a la teva família?

Cenk Bonfil: Jo no parlo judeocastellà, però els meus avis sí. Els pares l’entenen i el parlen una mica només. Com que a l’institut jueu fèiem classes de castellà (tot i que no de judeocastellà) vaig tenir eines per a poder entendre més els avis. La meva experiència més gran amb el judeocastellà va ser al cor infantil que apareix al documental, les Estreyikas d’Estambol, on vaig cantar de nen. Per tant, conec les cançons tradicionals sefardites en judeocastellà. Quan cantava al cor, ni jo ni cap altre infant no les enteníem, només les memoritzàvem. Tot i així, el director de la coral, Izzet Bana, intentava explicar-nos-en el significat i ens ensenyava a fer gestos quan cantàvem perquè n’entenguéssim la lletra.

N: Per què no et parlaven en judeocastellà a casa?

C. B.: Tant de bo me n’haguessin ensenyat. Però pels meus avis o pels meus pares, el judeocastellà és la llengua que parlaven quan no volien que jo, de nen, entengués el que deien. Per mi ha estat sempre la llengua dels adults. No sé si se’n penedeixen a casa meva, potser ara la gent és més conscient que s’hauria d’haver ensenyat a les noves generacions, però de forma natural s’ha anat perdent. De totes maneres, els meus pares no tenen el nivell per poder-me’n ensenyar perquè els meus avis mai no van utilitzar el judeocastellà per comunicar-s’hi.

El motiu és històric. Amb la fundació de la República de Turquia per Mustafa Kemal Atatürk (1923) es volia que la gent parlés turc, hi va haver una revolució en la qual es va canviar de l’alfabet àrab al llatí i hi va haver una gran alfabetització de la societat. Un dels eslògans principals de la República era “Vatandaş, Türkçe konuş!” que significa “Ciutadà, parla turc!”, així que tothom que parlava un altre idioma se n’avergonyia i se n’amagava. Quan dos jueus es trobaven al carrer i n’hi havia un que començava a parlar judeocastellà, l’altre li deia: “Kayades”. És a dir, que no parlés tan alt. Per això el judeocastellà va anar desapareixent. Després, durant la generació dels meus pares estava socialment més acceptat parlar-lo al carrer, tot i que ja era indiferent perquè molt poca gent el sabia.

N: Des del Centre Sefardita a Istanbul, creat el 2003, s’han fet accions per mantenir viu el judeocastellà. Però tu, en una entrevista que et van fer al diari Shalom, dius que el que s’hauria de fer és institucionalitzar la llengua. Què proposes?

C. B.: Considero que la feina que estan fent des del centre és genial, però no n’hi ha prou. No vull jutjar-los perquè no sé què poden fer i què no, però tant de bo que el judeocastellà es pogués potenciar d’una forma més professional. Sí que la Karen Gerson hi treballa, parla i ensenya judeocastellà, perquè és lingüista, però la majoria que formen part del centre ho fan de manera voluntària. De forma més professional em refereixo, per exemple, a través de col·laboracions amb universitats o amb acadèmics, o també es podrien fer gravacions de la llengua per poder-la estudiar.

N: Com has conegut la teva herència cultural?

C. B. De nen, fins que vaig començar la universitat, vaig créixer en un ambient jueu. Al sisè curs vaig començar a anar a l’Escola Jueva d’Ulus, fins que vaig acabar l’institut. Per tant, estava envoltat de jueus. A l’escola celebràvem els dies festius jueus i les celebracions tradicionals, i també fèiem classes d’hebreu. A més, anava als clubs de joves, on es feien esdeveniments i se celebraven les festes jueves. A casa, tot i no ser una família religiosa, celebrem les festes. Els divendres al vespre fem el Shabbat, i també celebrem el Péssah o el Iom Kippur. Quan formes part d’una minoria, tot i que la família sigui més aviat laica ho celebres, no necessàriament des d’una vessant religiosa sinó perquè és una tradició i manté la comunitat unida.

N: Així, consideres que la sefardita és més una comunitat ètnica o religiosa?

C. B. És més una comunitat religiosa, oficialment comptem com a minoria religiosa. A Turquia oficialment només es compten com a minories les religioses. És a dir, minories musulmanes com la kurda o l’aleví no s’entenen com a minories. Tot i comptar-nos com a minoria religiosa, et pots definir alhora com a ateu i jueu. D’altra banda, els casaments mixtos han augmentat durant els últims anys: molts jueus s’han casat amb no jueus. Objectivament això és un problema per la comunitat, perquè cada cop és més petita, i per tant, els que gestionen la comunitat ens animen a casar-nos entre nosaltres, però personalment considero que els casaments mixtos són inevitables i forma part d’un procés natural.

N: Com s’organitza i es finança la comunitat?

C. B. El rabí és el màxim representant religiós i el president de la comunitat és el màxim representant davant les altres comunitats o les institucions turques. Jo sempre he conegut el mateix rabí, İsak Haleva, tot i que hi va haver eleccions quan estava a l’institut, però va sortir elegit ell mateix per davant d’un altre únic opositor. En el cas del president, és el comitè que gestiona el rabinat qui l’elegeix i la seva feina és voluntària. Actualment hi ha una copresidència entre İshak İbrahimzadeh i Erol Kohen. Hi ha diferents serveis de la comunitat per tot Istanbul: sinagogues, dos clubs de joves, un hospital, una escola, una guarderia, residències i cases de la caritat. Tot això està connectat amb el rabinat. També tenim un diari oficial de la comunitat, el Shalom. Existeix també lAmaneser, l’únic diari íntegrament en judeocastellà del món [vegeu-ne la fotografia]. El major ingrés que té el rabinat és la kisba, una donació voluntària que paguem els que en formem part. Altres ingressos provenen de l’escola, l’hospital o la residència, que són privats i, per tant, has de pagar per utilitzar-ne els serveis. Les institucions tenen també els seus ingressos com els esdeveniments que organitzen o el suport que reben de comunitats jueves d’altres països.

N: Per què estàs orgullós de mostrar la teva identitat?

C. B. No ho sé, suposo que estic intentant trencar aquesta norma. La norma de “kayades”. Penso que si sobrevivim, és així com ho farem. No ens podem amagar, no hauríem de fer-ho. Puc entendre per què la gent prefereix amagar la seva identitat —jo tampoc em sento còmode cridant que sóc jueu a tot arreu—, però hauríem de ser més coratjosos i dir: “Som jueus i existim, vivim aquí i hi hem viscut durant segles, som aquí i hem de conviure junts, no hi ha altra opció”. Per tant, estic intentant no amagar-me i informar la gent sobre com vivim i què fem i hi ha gent que s’interessa i m’ho demana.

N: Creus que els jueus que viuen a Turquia no volen mostrar la seva identitat perquè tenen por?

C. B.: Sí, aquesta n’és la raó. Fins i tot els estudiants que van a l’escola jueva i agafen un taxi per anar de casa a l’escola no diuen que van a l’escola jueva, diuen que van a algun altre lloc, i si el taxista els pregunta a quina escola van, s’ho inventen. També he vist jueus que, anant al Starbucks, en lloc de dir el seu nom real n’utilitzen un de turc.

N: Amaguen la seva identitat perquè viuen a Turquia o perquè són jueus?

C. B. Pels dos motius. L’antisemitisme és un problema greu a Turquia. Segurament hi ha antisemitisme als països europeus també, però allà he vist jueus sentint-se còmodes passejant pel carrer amb kippah. Segurament hi ha llocs on han d’amagar la seva identitat, però no crec que tant com a Turquia. Després dels atemptats a dues sinagogues d’Istanbul el 2003, s’han augmentat molt les mesures de seguretat als espais de la comunitat com les sinagogues, els clubs de joves o l’escola. No és permès d’entrar-hi si no formés part de la comunitat. Les úniques maneres de fer-ho si no en formés part és demanant una cita i un permís, o que et convidin a algun esdeveniment. L’únic que pots visitar amb facilitat és el Museu Jueu que hi ha dins la sinagoga Neve Shalom.

N: Hi ha hagut mai representació sefardita en la política turca? Quines opcions teniu que defensin els vostres interessos?

C. B.: Només hi ha hagut un representant jueu al Parlament turc. Ara no n’hi ha cap. Les persones jueves votem però no hi ha cap partit en concret que defensi els nostres interessos i pel qual votem majoritàriament els membres de la comunitat.

N: Afecten a la comunitat les relacions polítiques entre Turquia i Israel?

C. B.: Desafortunadament hi afecten. Tot i que no hauria de ser així, la gent confon els jueus amb Israel i quan hi ha tensions entre Israel i Turquia el públic es gira contra la comunitat jueva de Turquia, cosa que no té sentit. No rebem cap tipus de suport del govern israelià com a comunitat. La gent espera que la comunitat jueva de Turquia es posicioni públicament contra les polítiques d’Israel, però nosaltres no tenim res a veure amb el govern d’Israel, així que per què hem de demostrar que estem en contra d’Israel? Cadascú pot estar-hi a favor o no. En altres casos no demanen l’opinió a altres comunitats. Som aquí, vivim aquí i votem aquí, per tant, no tenim res a veure amb les relacions polítiques entre els països.

N: Tot i així, hi ha hagut onades migratòries cap a Israel causades per episodis antisemites de la història de Turquia.

C. B.: Sí, ha passat molt. No puc assegurar-te si específicament després dels atemptats del 2003, però sí per exemple després dels esdeveniments de Tràcia, a la dècada de 1930, quan hi va haver un pogrom al voltant de la ciutat d’Edirne i altres. La gent va sortir al carrer i van atacar cases i botigues de gent jueva. Després d’aquest episodi molta gent va emigrar cap a Istanbul i cap a Israel. Un altre exemple és el 6 i 7 de setembre del 1955, quan es es van filtrar unes notícies falses a la premsa que deien que la casa d’Atatürk a Salònica havia estat atacada. Com a conseqüència hi va haver actes de vandalisme a les cases de les minories religioses turques: jueves i cristianes armènies i gregues. Durant els dos dies següents van cremar cases i botigues, va haver-hi segrestos… va ser horrible. Això va causar una altra onada migratòria cap a Israel. Durant els últims 10 o 20 anys també hi ha hagut gent que hi ha emigrat per raons econòmiques, perquè Israel posa moltes facilitats si ets jueu i vols emigrar: per exemple, t’exclou de pagar alguns impostos.

N: De 2015 a 2019 el govern espanyol va donar l’oportunitat a les persones de la comunitat sefardita d’aconseguir la nacionalitat espanyola si superaven un examen de castellà i un examen sobre la cultura espanyola i la Constitució.

C. B.: Per molta gent va ser vist com una oportunitat d’esdevenir ciutadà de la Unió Europea, una oportunitat molt gran si ets de Turquia. Per aconseguir-la havies de demostrar que eres sefardita. El rabinat comprovava a quina sinagoga s’havien casat els teus pares i avis i si havien fet un casament sefardita. D’aquesta manera podies justificar-ho, ja que ningú coneix exactament d’on van venir els seus avantpassats. Al principi Espanya no demanava passar aquests exàmens, segurament esperaven que la gent hi emigrés, i no va ser així. En general la gent només veu el passaport com una oportunitat per viatjar més fàcilment i més econòmicament. Així que Espanya va decidir posar-ho més difícil i va establir aquests exàmens. Això va fer enfadar a molta gent d’aquí, perquè Espanya havia promocionat aquesta política com una manera de demanar perdó a la comunitat sefardita i la gent va començar a reaccionar dient: “Un examen, de veritat? Així és com demaneu perdó?”. També podem demanar la nacionalitat portuguesa, que és la que tinc jo, només demostrant que ets sefardita i pagant —menys que per obtenir l’espanyola.

N: En el cas de la teva família, en coneixes els orígens? Part dels sefardites que es van establir arreu de la Mediterrània eren provinents de territoris de llengua catalana i, de fet, consta que van mantenir l’ús del judeocatalà durant molt de temps. Creus que el teu cognom, Bonfil, podria ser d’origen català?

C. B.: Sincerament, ho desconec. Formo part d’una família sefardita jueva total, tant per part de la família materna com de la paterna. Desconec l’origen del meu cognom, però és un de molt poc comú entre els jueus a Turquia. Pel que sé, hi ha tres famílies que responen a aquest cognom: dues a Istanbul i una a Esmirna. Alguns amics francòfons em van dir que significava “bon noi” en francès. És l’únic que sé. No sé si és català o francès, i de fet no sabia que podria ser català, però té sentit —potser més sentit que d’origen francès.

N: Vas participar en unes trobades organitzades pel World Ort enfocades a formar nous líders per mantenir vives les comunitats jueves. Quines són les teves propostes?

Això va ser quan estava a l’institut. Més que un líder, m’agradaria estar més involucrat a la comunitat, però crec que és difícil. Segur que estarien molt contents que més gent jove s’involucrés, però crec que xocaríem. La comunitat s’està fent vella, i amb ella, la manera com està gestionada. A més, molta gent jove està marxant de Turquia. M’agradaria poder promoure la comunitat més enllà d’ella mateixa. Sé que és difícil, sobretot en l’ambient polític i econòmic actual. Penso que la comunitat ha d’enfrontar-se als problemes i actuar. Cada cop som una minoria més petita, la població està disminuint, hi ha molts casaments mixtos… això són realitats. No pots gestionar la comunitat amb la mentalitat de fa 40 anys si tens aquesta realitat. Hi continua havent antisemitisme, i molt, però no vivim als anys de 1940; per tant, potser no hauríem de dir més “kayades”.

Sé que és difícil, però hi ha moltes coses que es podrien fer. Per exemple, m’agradaria que hi haguessin més esdeveniments a l’aire lliure. Recordo que quan era petit hi havia una diada internacional, el Dia Europeu de la Cultura Jueva, en què es feien esdeveniments per tot Europa per posar en valor la cultura jueva de cada país. Quan era petit, per celebrar aquest dia a Istanbul recordo que s’organitzaven moltes activitats al carrer, com un concert sota la torre de Gàlata. Era un esdeveniment jueu, s’hi cantaven cançons jueves, i tothom hi podia assistir. Durant tot el dia s’organitzaven més actes tant en llocs propis de la comunitat com en espais públics. Era molt bonic. Penso que va ser a finals del 2000, quan les relacions entre Turquia i Israel van fer-se més tenses, que l’antisemitisme va augmentar i es van deixar de fer aquest tipus de celebracions. L’únic que es conserva és una representació teatral a la sinagoga Neve Shalom que escenifica un casament jueu. Tant de bo hi haguessin més esdeveniments oberts al públic. Ens hauríem de promocionar més, hem de reivindicar que som aquí, que vivim aquí: doncs coneguem-nos.

 

 

[Font: http://www.nationalia.cat]

Contemplar, honrar y celebrar el Mes de la Herencia Judía Estadounidense más allá de los Estados Unidos

Mayo fue proclamado el Mes de la Herencia Judía Estadounidense por el presidente George W. Bush en 2006, en parte para reconocer y celebrar más de 350 años de historia judía estadounidense. Es un período de tiempo designado que se reserva anualmente para reconocer y honrar los logros de los judíos estadounidenses y sus contribuciones al tejido de la sociedad en los Estados Unidos. También es un momento para reflexionar sobre la presencia histórica y el reciente resurgimiento del antisemitismo virulento en ese país y en otras partes del mundo como un fenómeno global y para oponerse a él y a todas las manifestaciones de odio.

Además, es una oportunidad para pensar en lo que significa « judío estadounidense », o también podría significar. Ser judío abarca múltiples componentes de identidad que incluyen facetas religiosas, étnicas, culturales y lingüísticas que pueden ser variadas y bastante diversas. Del mismo modo, « estadounidense » no significa lo mismo para todos. Fuera de los Estados Unidos – y más ampliamente, el mundo de habla inglesa – América se entiende como el continente americano, a veces referido en plural como las Américas; en países de habla hispana y portuguesa, América o las / as Américas .

Página final de la autobiografía de Carvajal

Página final de la autobiografía de Carvajal. (1596)

Las personas fuera de América Latina suelen reaccionar con sorpresa al saber que hay judíos latinoamericanos en las Américas que constituyen una parte significativa de la (s) diáspora (s) judía (s) global (es). El encuentro con el Nuevo Mundo llevó a muchos judíos a lo que se conocería como el continente americano. Muchos de ellos eran conversos sefardíes o criptojudíos que, tras la expulsión de judíos y musulmanes de España, buscaron un lugar lejos del alcance de la Inquisición. Desafortunadamente, la Inquisición pronto los siguió y se estableció en las colonias españolas y portuguesas de América Latina. Uno de los criptojudíos más famosos del Nuevo Mundo fue Luis de Carvajal, el Mozo (1567-1596), cuya historia, y la de su familia, está bien conservada en los documentos históricos de la Inquisición española en México. Fue acusado y juzgado por judaizar (practicar judaísmo) en dos ocasiones. Más tarde fue sometido a tortura y obligado a revelar los nombres de más de 100 judaizantes, incluidos los miembros de su propia familia. El 8 de diciembre de 1596 fue quemado en la hoguera en un auto de fe junto a su madre Francisca de Carvajal, y sus hermanas Leonor, Isabel y Catalina. Esta escena está claramente representada en el mural de Diego Rivera “Sueño de una tarde dominical en la Alameda Central” (Sueño de una tarde dominical en el parque de la Alameda [1946-47]) como uno de los momentos clave de la historia de México. Luis de Carvajal dejó un registro de su vida y práctica religiosa en el México del siglo XVI, conocido simplemente como Vida, escrito entre 1592 y el momento de su muerte.

La primera sinagoga en las Américas , Kahal Zur , se estableció en Recife, Brasil en 1636. En 1642, tenía su propio rabino, Isaac Aboab da Fonseca, y floreció a mediados del siglo XVII cuando esta parte del noreste de Brasil fue controlada por los holandeses. La sinagoga original ya no existe, pero hay un museo en el sitio original. La sinagoga Mikvé -Emanuel en Willemstad, Curazao, fue establecida en la década de 1650 por judíos sefardíes y es la sinagoga más antigua que sobrevive y funciona continuamente en las Américas. Se conoce localmente como Snoa, una forma abreviada de la palabra esnoga, en judeoespañol, o ladino, palabra que significa sinagoga.

Portada del primer día brasileño y sello conmemorativo de la primera sinagoga de las Américas, Kahal Zur Israel

Sobre y sello del primer día brasileño que conmemora la primera sinagoga de las Américas, Kahal Zur .

Dada esta historia colonial temprana, uno de los principales conceptos erróneos sobre la judería latinoamericana es que está compuesta principalmente por descendientes de los primeros judíos sefardíes. Sin embargo, la gran mayoría de los judíos latinoamericanos son asquenazíes (judíos de Rusia y Europa del Este) que llegaron a América Latina a finales del siglo XIX y principios del XX. En 1891, el filántropo judío-alemán barón Maurice de Hirsch formó la Asociación de Colonización Judía y compró miles de hectáreas de tierra principalmente en Argentina (pero también en Brasil) con el propósito de reasentar a los judíos rusos y de Europa del Este perseguidos en colonias agrícolas. Entre 1891 y 1932, se establecieron más de una docena de colonias y miles de judíos asquenazíes emigraron a la Tierra Prometida de Argentina. En un momento a principios del siglo XX, Argentina albergaba la quinta población judía más grande del mundo. Hoy en día, sigue siendo el hogar de la población judía más grande de América Latina, aunque también existen comunidades importantes en Brasil, México, Uruguay y Chile, junto con prácticamente todos los demás países de América Latina. La mayoría de los países albergan comunidades judías sefardíes, asquenazíes y mizraje (Oriente Medio). Algo único en la Ciudad de México son sus grandes comunidades de judíos halabi (Aleppan) y shami (damasceno) que emigraron de Siria a México en las décadas de 1920 y 1930. Comunidades judías asquenazíes y mizraje.

Página del diario Di Idishe tsayṭung (El Diario Judío) Buenos Aires

Página del diario Di Idishe tsayṭung (El diario judío) Buenos Aires

Buenos Aires, al igual que Nueva York, tenía un vibrante componente judío con varios periódicos en yiddish y una próspera escena teatral en yiddish. Los primeros escritores en producir relatos literarios de la inmigración judía a Argentina escribieron en yiddish, algunos más tarde hicieron la transición al español para convertirse en figuras importantes de la literatura argentina. El yiddish también prevaleció en México, tanto en forma de periódicos como de literatura. Uno de los primeros y más renombrados poetas yiddish en México fue Isaac (Yizhak) Berliner, cuyos poemas aparecieron por primera vez en el diario yiddish Der Veg, que luego publicó su principal obra de poesía en forma de libro bajo el título Shtot fun Palatsn (1936; Ciudad de los Palacios). Fue un esfuerzo de colaboración con Diego Rivera, quien ilustró el volumen con sus bocetos. Shtot fun Palatsn fue traducido al inglés en 1996 como Ciudad de los Palacios, en una edición que también contiene los dibujos de Rivera.

La literatura ha sido tradicionalmente una expresión importante de la experiencia e identidad judía latinoamericana. Hay aproximadamente 1,000 autores judíos que han contribuido y continúan contribuyendo a la literatura latinoamericana. El siglo XXI ha sido testigo del florecimiento del cine judío latinoamericano con películas como Esperando al mesías (Waiting for the Messiah, 2000) y Judíos en el espacio (o por qué es diferente esta noche a las demás noches (Is this Night Different of All Other Nights, 2005) de Argentina; Morirse está en hebreo (My Mexican Shivah, 2007) y Cinco días sin Nora (Nora’s Will, 2008) de México; O ano em que meus pais saíram de férias (El año en que mis padres se fueron de vacaciones, 2006), Brasil; y Sr. Kaplan (2014), Uruguay, basado en una novela del autor judío colombiano Azriel Bibliowicz.

Para terminar, mientras contemplamos, honramos y celebramos el Mes de la Herencia Judía Estadounidense, exploremos y pensemos en la variedad, diversidad y profundidad de la herencia judía en un sentido mucho más amplio en las Américas y no solo en los Estados Unidos.

[Publicado originalmente en Nevada Today – reproducido en http://www.diariojudio.com]