Archives des articles tagués Le vidéoclip du jour

 

desta vez não vai ter neve como em petrogrado aquele dia
o céu vai estar limpo e o sol brilhando
você dormindo e eu sonhando

nem casacos nem cossacos como em petrogrado aquele dia
apenas você nua e eu como nasci
eu dormindo e você sonhando

não vai mais ter multidões gritando como em petrogrado aquele dia
silêncio nós dois murmúrios azuis
eu e você dormindo e sonhando

nunca mais vai ter um dia como em petrogrado aquele dia
nada como um dia indo atrás de outro vindo
você e eu sonhando e dormindo

On m’a vu dans le Vercors

Sauter à l’élastique

Voleur d’amphores

Au fond des criques

J’ai fait la cour à des murènes

J’ai fait l’amour

J’ai fait le mort

T’étais pas née

À la station balnéaire

Tu t’es pas fait prier

J’étais gant de crin, geyser

Pour un peu, je trempais

Histoire d’eau

La nuit je mens

Je prends des trains à travers la plaine

La nuit je mens

Je m’en lave les mains

J’ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho

Où subsiste encore ton écho

J’ai fait la saison

Dans cette boite crânienne

Tes pensées, je les faisais miennes

T’accaparer, seulement t’accaparer

D’estrade en estrade

J’ai fait danser tant de malentendus

Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque, un autre à chercher à te plaire

Dresseur de loulous, dynamiteur d’aqueducs

La nuit je mens Je prends des trains à travers la plaine

La nuit je mens

Effrontément

J’ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho

Où subsiste encore ton écho

On m’a vu dans le Vercors

Sauter à l’élastique

Voleur d’amphores

Au fond des criques

J’ai fait la cour à des murènes

J’ai fait l’amour

J’ai fait le mort

T’étais pas née

La nuit je mens

Je prends des trains à travers la plaine

La nuit je mens

Je m’en lave les mains

J’ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho

Où subsiste encore ton écho

La nuit je mens

Je prends des trains à travers la plaine

La nuit je mens

Je m’en lave les mains

J’ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho

 

Paroles : Alain Bashung, Jean Fauque, Edith Fambuena, Jean-louis Pierot

 

No hay tiempo, no hay hora, no hay reloj
No hay antes ni luego ni tal vez
No hay lejos, ni viejos, ni jamás
En esa olvidada invalidez

Si todos se ponen a pensar
La vida es más larga cada vez
Te apuesto mi vida una vez más
Aquí no hay durante ni después

Deja, no me lo repitas más
Nosotros y ellos vos y yo
Que nadie se ponga en mi lugar
Que nadie me mida el corazón

La calle se empieza a incomodar
El baile del año terminó
Los carros se encargan de cargar
Los restos del roto corazón

Acá en esta cuadra viven mil
Clavamos en tiempo en un cartel
Somos como brujos del reloj
Ninguno parece envejecer

Mi abuelo me dijo la otra vez
Me dijo mi abuelo que tal vez
Su abuelo le sepa responder
Si el tempo es más largo cada vez

Discrepo con aquellos que creen
Que hay una sola eternidad
Descrean de toda soledad
Se engaña quien cree la verdad

Acá no hay tango
No hay tongo ni engaño
Aquí no hay daño
Que dure cien años
Por fin buen tiempo
Aunque no hay un mango
Estoy llorando
‘Toy me acostumbrando

Se pasa el año se pasa volando
Ya no hay mas nadie que pueda alcanzarnos
Y yo mirando sentado en el campo
Cómo se pasa el año volando

No pasa el tiempo no pasan los años
Inventa cosas con cosas de antaño
A nadie espera la casa de al lado
Se va acordando, se acuerda soñando, se va acordando

Por eso te pido una vez más
Tomátelo con tranquilidad
Puede ser ayer, nunca o después
Pero tu amor dame alguna vez.

 

Camina Don Boyso

mañanita fría

a tierra de moros

a buscar amiga.

Hallóla lavando

en la fuente fría.

—¿Qué haces ahí, mora,

hija de judía?

Deja a mí caballo

beber agua fría.

—Reviente el caballo

y quien lo traía,

que yo no soy mora

ni hija de judía.

Soy una cristiana

que aquí estoy cautiva.

—Si fueras cristiana,

yo te llevaría

y en paños de seda

yo te envolvería,

pero si eres mora

yo te dejaría.

Montóla a caballo

por ver qué decía;

en las siete leguas

no hablara la niña.

Al pasar un campo

de verdes olivas

por aquellos prados

qué llantos hacía.

—¡Ay, prados! ¡Ay, prados!

prados de mi vida.

Cuando el rey, mi padre,

plantó aquí esta oliva,

él se la plantara,

yo se la tenía,

la reina, mi madre,

la seda torcía,

mi hermano, Don Boyso,

los toros corría.

—¿Y cómo te llamas?

—Yo soy Rosalinda,

que así me pusieron

porque al ser nacida

una linda rosa

en el pecho tenía.

—Pues tú, por las señas,

mi hermana serías.

Ábrela, mi madre,

puertas de alegría,

por traer la nuera

te traigo un hija.

 

 

Vendrá la guerra, amor, y en el combate

No habrá tregua ni freno para el canto

Sino poesía haciendo incontenible

Del cañón de fusiles libertarios…

 

Vendrá la guerra, amor, y en el combate

Nos fundiremos en las barricadas

Deteniendo las hordas criminales

Apunta de corazón fuego y metralla

Cavando sudorosos el futuro

En las faldas de la paz

 

¡¡¡Aquí están los cachorros de Sandino!!!

No pasarán

 

Los venceremos, amor, no pasarán

Si mañana que irrumpa el nuevo día

Con su fiesta de pájaros y niños

Aunque no estemos juntos, (ese rugido) te lo juro,

No, no pasarán

 

Vendrá la guerra, amor,

Yo me envolveré en su sombra invencible

Como un fiero león protegeré esta tierra,

Mis cachorros,

Nadie, nadie detendrá esta victoria

Armada de futuro, hasta los dientes

Que truene hasta la frontera

Luchamos para vencer

No pasarán…

 

Letra y música: G. Belli y Carlos Mejía Godoy

Álbum: «Abril en Managua, Vol. 2»

 

 

 

Qu’en est-il de ces heures troubles et désabusées
Où les dieux impuissants fixent la voie lactée ?
Où les diet nazi(e)s s’installent au Pentagone
Où Marilyn revêt son treillis d’Antigone ?
On n’en finit jamais de r’faire la même chanson
Avec les mêmes discours les mêmes connotations
On n’en finit jamais de rejouer Guignol
Chez les Torquemada chez les Savonarole

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?
Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Lassé de grimacer sur l’écran des vigiles
Je revisite l’Enfer de Dante et de Virgile
Je chante des cantiques mécaniques et barbares
À des poupées Barbie barbouillées de brouillard
C’est l’heure où les esprits dansent le pogo nuptial
L’heure où les vieux kapos changent ma pile corticale
C’est l’heure où les morts pleurent sous leur dalle de granit
Lorsque leur double astral percute un satellite

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?
Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Crucifixion avec la Vierge et dix-sept saints
Fra Angelico met des larmes dans mon vin
La piété phagocyte mes prières et mes gammes
Quand les tarots s’éclairent sur la treizième lame
On meurt tous de stupeur et de bonheur tragique
Au coeur de nos centrales de rêves analgésiques
On joue les trapézistes de l’antimatière
Cherchant des étoiles noires au fond de nos déserts

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête
Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Je dérègle mes sens et j’affûte ma schizo
Vous est un autre je et j’aime jouer mélo
Anéantissement tranquille et délicieux
Dans un décor d’absinthe aux tableaux véroleux
Memento remember je tremble et me souviens
Des moments familiers des labos clandestins
Où le vieil alchimiste me répétait tout bas :
Si tu veux pas noircir, tu ne blanchiras pas

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête
Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?

Je calcule mes efforts et mesure la distance
Qui me reste à blêmir avant ma transhumance
Je fais des inventaires dans mon Pandémonium
Cerveau sous cellophane coeur dans l’aluminium
J’écoute la nuit danser derrière les persiennes
Les grillons résonner dans ma mémoire indienne
J’attends le zippo du diable pour cramer
La toile d’araignée où mon âme est piégée
J’attends le zippo du diable pour cramer
La toile d’araignée où mon âme est piégée

Qui donc pourra faire taire les grondements de bête
Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête
Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
Qui donc pourra faire taire les grondements de bête ?
Qui donc ?

 

Paroliers : Hubert-Félix Thiéfaine

Album  : Séquelles (2009)

Bien sûr il y a les guerres d’Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendre
Et il n’y a plus d’Amérique
Bien sûr l’argent n’a pas d’odeur
Mais pas d’odeur vous monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer.

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Le corps incline déjà la tête
Étonné d’être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes
Mais voir un ami pleurer.

Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métros remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer.

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d’être juif
Ni l’élégance d’être nègre
On se croit mèche, on n’est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu’on n’est plus étonné
Que par l’amour, ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer.

 

Album d’Arno : French Bazaar (2004)

Paroles : Jacques Brel

Les joyeux éboueurs des âmes délabrées
Se vautrent dans l’algèbre des mélancolies
Traînant leurs métastases de rêve karchérisé
Entre les draps poisseux des siècles d’insomnie
Ça sent la vieille guenille & l’épicier cafard
Dans ce chagrin des glandes qu’on appelle l’amour
Où les noirs funambules du vieux cirque barbare
Se pissent dans le froc en riant de leurs tours
J’ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock&roll cartoon
J’ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J’ai volé mon âme à un clown
Je rêve d’être flambé au dessus du Vésuve
Me défonce au gaz échappé d’un diesel
À la manufacture métaphysique d’effluves
Où mes synapses explosent en millions d’étincelles
Reflets de flammes en fleurs dans les yeux du cheval
Que j’embrasse à Turin pour en faire un complice
Ivre de prolixine & d’acide cortical
Je dégaine mon walter ppk de service
J’ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock&roll cartoon
J’ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J’ai volé mon âme à un clown
Bien vibré bien relax en un tempo laid back
Rasta lunaire baisant la main d’oméga queen
Je crache dans ma tête les vapeurs d’ammoniac
D’un sturm und drang sans fin au bout du never been
Fac-similé d’amour & de tranquillisants
Dans la clarté chimique de ma nuit carcérale
Je suis l’évêque étrusque, un lycanthrope errant
Qui patrouille dans le gel obscur de mon mental
J’ai volé mon âme à un clown
Un cloclo mécanique du rock&roll cartoon
J’ai volé mon âme à un clown
Un clone au cœur de cône du rêve baby baboon
J’ai volé mon âme à un clown

 

 

Artiste : Hubert-Félix Thiéfaine
Paroliers : Jean-Philippe Nataf et Hubert-Félix Thiéfaine
Album : Scandale mélancolique (2005)

Cimetière de Charleville, cimetière d’Auvers-sur-Oise
Mon âme funérailleuse me fusille le cerveau
Il est fini le temps des laudanum-framboise
Et le temps des visites au corbeau d’Allan Poe
Voici la voile noire du navire de Thésée
Qui me déchire les yeux au large de Sounion
Ou un stupide Anglais prétentieux a gravé
Comme un vulgaire touriste le nom de Lord Byron

Le jeu de la folie est un sport de l’extrême
Qui se pratique souvent au bord des précipices
Où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
Des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices

Ne m’attends pas ce soir car la nuit sera noire
& blanche, illuminée, rue de la vieille lanterne
Où Nerval a pendu son linge & sa mémoire
Sous le regard des dieux, au bout d’un drap en berne
Je rêve de transparence & d’épouvantes mystiques
Le long de la frontière qui jouxte l’inconnu
En traînant mon cadavre & mon vide pathétique
& ma douleur femelle sur mon dos de bossu

Le jeu de la folie est un sport de l’extrême
Qui se pratique souvent au bord des précipices
Où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
Des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices

Baudelaire est mort hier, à 11 heures du matin,
En zoomant d’apaisantes nuées crépusculaires,
Fatigué d’un été qui le rongeait sans fin
& de l’hargneuse odeur des furies sanitaires
Moi, je pars pour Dublin sur un nuiteux cargo
Qui traverse le temps perdu de la sagesse
& rejoins le bateau ivre d’Arthur Rimbaud
Dans le flux des bateaux tankers d’Arthur Guiness

Le jeu de la folie est un sport de l’extrême
Qui se pratique souvent au bord des précipices
Où dans les yeux des filles au bout des couloirs blêmes
Des labyrinthes obscurs aux fumeux artifices

 

Paroliers : Hubert-Félix THIÉFAINE / Philippe PARADIS

Mary, Peggy, Betty, Julie rubias de New York
Cabecitas adoradas que vierten amor
Dan envidia a las estrellas
Yo no sé vivir sin ellas
Mary, Peggy, Betty, Julie de labios en flor

Es como el cristal la risa loca de Julie
Es como el cantar de un manantial
Turba mi soñar el dulce hechizo de Peggy
Su mirada azul honda como el mar

Deliciosas criaturas perfumadas
Quiero el beso de sus boquitas pintadas
Frágiles muñecas del olvido y del placer
Ríe su alegría como un cascabel

Rubio cóctel que emborracha, así es Mary
Tu melena que es de plata quiero para mí
Si el amor que me ofrecías
Solo dura un breve día
Tiene el fuego de una brasa tu pasión, Peggy

Es como el cristal la risa loca de Julie
Es como el cantar de un manantial
Turba mi soñar el dulce hechizo de Peggy
Su mirada azul honda como el mar

Deliciosas criaturas perfumadas
Quiero el beso de sus boquitas pintadas
Frágiles muñecas del olvido y del placer
Ríe su alegría como un cascabel

 

Composición: Carlos Gardel / Alfredo Le Pera

Registro: película «El Tango en Broadway», dirigida por Louis Gasnier (1934) – Paramount

 

El hielo cubre la ciudad,
el cielo ya no existe aquí.
Un congelado amanecer
tiñe de blanco hasta mi hogar.

Cuando la luz ya no puede llegar
la gente en vano se pone a rezar.
No es el diluvio, no es el infierno,
voy a perforar el hielo,
voy a remontarme al cielo
para observar hoy todo el hielo en la ciudad.

Siendo las doce en mi reloj
parece haberse puesto el sol.
Inmóvil ha quedado un tren
entre el hielo de la estación.

Mientras no hay nadie que pueda ayudar
los niños saltan de felicidad
No es el diluvio, no es el infierno,
voy a perforar el hielo,
voy a remontarme al cielo
para observar hoy todo el hielo en la ciudad.

Víctima de soledad
Víctima de un mal extraño
Mi corazón se ha partido en dos

¿Quién te ha visto y quién te ve?
Quien te ama, te hace daño
Mi corazón se ha partido en dos

Veo esa sangre en la pared
Y no veo mi ser, algo va a caer
Veo tu sombra y ya no sé
Ya no sé qué hacer, algo va a caer

Víctima de libertad
Víctima de un sol extraño
Oh, mi corazón se ha partido en dos

Cuando todos van a ver
¿Cuándo va a nacer? Todo va a caer
Tengo que salir y volver
Desaparecer y alguien va a caer

Víctima de libertad
Víctima de soledad
Víctima de soledad
Víctima de soledad

 

Álbum: La hija de la lágrima, 1994

 

 

 

Cuando canta el gallo negro

es que ya se acaba el día.

Si cantara el gallo rojo

otro gallo cantaría.

Ay, si es que yo miento,

que el cantar que yo canto

lo borre el viento. 

Ay, qué desencanto

si me borrara el viento

lo que yo canto. 

Se encontraron en la arena

los dos gallos frente a frente.

El gallo negro era grande

pero el rojo era valiente.

Se miraron cara a cara

y atacó el negro primero.

El gallo rojo es valiente

pero el negro es traicionero.

Gallo negro, gallo negro,

gallo negro, te lo advierto:

no se rinde un gallo rojo

mas que cuando está ya muerto.

Autor: Chicho Sánchez Ferlosio ((1940-2003)

 

Voy pensando en árboles y en veredas…
¡Ay! niñez del hombre ¿dónde te quedas?
Aunque hayas crecido niño en una esquina
Lejos en el tiempo hoy se te adivina.

Tal vez no pensaste por aquellos días
Qué desamparado te sentirías…
¡tanto que soñaste con crecer contento!
Y hoy que estás crecido… ¡qué distinto el viento!

Vuelvo a ser el niño que fui en El Buceo;
Junto a otros gurises jugando me veo.
En Tiburcio Gómez ¿quién en esta hora
Sabrá que el que canta recordando llora?
Todo está cambiado y hay muros extraños
¡Qué distintas caras trajeron los años!
Esa calle es mía aunque sea de ustedes
Con aquella gente y con sus paredes.

Sin Don Juan ni Tina,
Si no está mi padre,
Don Sabás ¿dónde anda?
¿Adónde mi madre?
Hoy quisiera verlos
Junto a mis hermanos
Que por sobre todo
Sé que son las manos…

Aunque nadie sabe las cosas que tiene
Y que en avalancha, la vida se viene…
Yo puedo decirles que le supe el talle:
Que Montevideo cabe en una calle.

Vuelvo a ser el niño que fui en El Buceo…

 

Letra: Lucio Muniz
Música: Carlos Gutiérrez

Álbum: «En tu imagen» [1976]

He llegado tan lejos

que solo quedan tus ojos

Arropados como abrojos,

redonditos y curiosos

 

Ni la carne ni los huesos

ni los besos me han quedado

Más no estoy abandonado

sino tibio en tu recuerdo

 

Don Frío se ha encaprichado

con mi cuerpito dormido

El muy tonto no descubre

que hace rato que he partido

 

No hay hambre no hay dolor

solo viento alrededor

No hay miedo ni angustia

los infieles no me asustan

 

Porque nada podrá quebrarme

no volveré ni un paso

He llegado para quedarme

y nunca más estaré solo

 

Está todo tan callado

que te escucho los latidos

Y tus bromas me divierten

aunque ya no puede verte

 

Te suplico que te rías

que por mí no tengas pena,

No ves que he roto las cadenas

de ese odio que te aplasta

 

Me ves bailando,

jugando con las nubes,

Paseándome en cardumen

por la falda de los soles

 

No hay hambre no hay dolor

solo agüita alrededor

No hay miedo ni angustia

las heridas no me asustan

 

Porque nada podrá quebrarme

no volveré ni un paso

He llegado para quedarme

y nunca más estaré solo.

 

Álbum: «En vivo en Wara Wara» [2019]

http://www.youtube.com/watch?v=qEoPcs5WRCo

 

Je veux vivre dans un monde
Sans jalousie, sans amants
Et où les pessimistes sont contents
Je veux vivre dans un monde sans papiers
Et où mon foie arrête de pleurer

Je veux vivre dans un monde sans pilules
Où les riches, et les pauvres
N’existent plus
Je veux vivre dans un monde
Où les chiens embrassent les chats
Et où ils dansent
Ils dansent une rumba

Je veux vivre dans un monde
Où les malheureux sont heureux
Je veux vivre dans un monde
Où Dieu, il est amoureux
Je veux vivre dans un monde
Sans chichis
Et où les cons font pas

Font pas de bruit

Je veux voler très haut, libre
Comme un poisson dans l’eau
Et dans ma bouche, pas de mots
Je veux vivre dans un monde
Sans cholestérol
Avec une overdose de Rock’n’roll

Je veux vivre dans un monde
Où on doit pas chercher ..
Chercher la beauté
Chercher la vérité

 

Paroles : Arnold Charles Ernest Hintjens

Album : Vivre [2021]

 

 

Saudades trago comigo
Do teu corpo e nada mais
Saudades trago comigo
Do teu corpo e nada mais
Pois a lei porque me sigo
Não tem pecados mortais.

Talvez tu queiras saber
Porque em vida já estou morto
Talvez tu queiras saber
Porque em vida já estou morto
São apenas, podes crer,
As saudades do teu corpo.

E tu, o que sentes por mim
Desde essa noite perdida?
E tu, o que sentes por mim
Desde essa noite perdida?

Sentes esse frio em ti
Que eu sinto na minha vida?
Sentes esse frio em ti
Que eu sinto na minha vida?

Eu sei que o teu corpo
Há de sentir a falta do meu
Por isso eu tenho a saudade
Que o meu corpo tem do teu
Por isso eu tenho a saudade
Que o meu corpo tem do teu.

Eu tenho um sonho doirado
Sonho que a minha alma quer
Eu tenho um sonho doirado
Sonho que a minha alma quer

É morrer e cantando o fado
Nos braços de uma mulher
É morrer e cantando o fado
Nos braços de uma mulher.

Guitarra portuguesa: José Manuel Neto

Viola: Carlos Manuel Proença

Contrabaixo: Paulo Paes

Letra: António Calem

 

 

Le soir descend, porteur de paix et d’amertume

Le sang bat dans les veines au rythme ralenti

De la fin de journée les corps sont abrutis,

Demain matin le ciel se couvrira de brume.

 

Un air calme et cuivré circule entre les corps

Qui se recouvrent d’huile et sourient à la mort,

Programmés dans leurs gènes et dans leurs habitudes

Un cerf-volant hésite, ivre de solitude.

 

Le soir s’immobilise, le cerf-volant retombe

L’enfant est devant lui, il contemple la tombe

Dans les bâtons brisés, les restes de voilure,

Dans la parfaite indifférence de la nature.

 

L’enfant fixe le sol et son âme s’épure

Il faudrait un grand vent qui disperse le sable,

L’océan redondant, l’huile et la chair minables

Il faudrait un vent fort, un vent inexorable.

Il faudrait un grand vent qui disperse le sable.

 

Il faudrait un vent fort

 

Il faudrait un grand vent qui disperse ce sable.

L’océan redondant, l’huile et la chair minables

Il faudrait un vent fort, un vent inexorable.

Il faudrait un grand vent qui disperse le sable.

 

Album : Les parages du vide

Date de sortie : 2014

 

Están tocando aquella canción que no es mi canción

Ya ves, no tengo nada que hacer en esta función

No quiero conocer a nadie, quiero salir a ver la calle.

 

Estoy en la vereda del sol que ya va a nacer

Nacer, dar media vuelta al cordón para no volver

Mirar toda la fiesta de afuera, buscando la emoción verdadera.

 

Lejos, los barcos llevan la fiesta hacia el mar

Ella tira monedas al agua

Con el viento sus enaguas blancas

Despiden al amor que se ha ido

En busca de ese tiempo perdido.

 

Lejos, los barcos llevan la fiesta hacia el mar

Yo estoy volviendo al pueblo allá abajo

Los primeros habitantes salen

A celebrar el sol de los vivos

A despertar a un mundo dormido

Dormido

Dormido

 

Disco: Peperina (1981)

Música: David Lebón y Charly García

Letra: Charly García

 

Sou da geração sem remuneração
E nem me incomoda esta condição
Que parva que eu sou!

Porque isto está mal e vai continuar
Já é uma sorte eu poder estagiar
Que parva que eu sou!

E fico a pensar
Que mundo tão parvo
Onde para ser escravo
É preciso estudar

Sou da geração ‘casinha dos pais’,
Se já tenho tudo, para quê querer mais?
Que parva que eu sou!

Filhos, maridos, estou sempre a adiar
E ainda me falta o carro pagar
Que parva que eu sou!

E fico a pensar
Que mundo tão parvo
Onde para ser escravo
É preciso estudar

Sou da geração ‘vou queixar-me para quê?’
Há alguém bem pior do que eu na TV
Que parva que eu sou!

Sou da geração eu já não posso mais
E esta situação dura há tempo demais
E parva eu não sou!

E fico a pensar
Que mundo tão parvo
Onde para ser escravo
É preciso estudar

Que mundo tão parvo
Onde para ser escravo
É preciso estudar

 

Música e Letra: Pedro da Silva Martins

Arranjo: Deolinda

Músicos: Ana Bacalhau, voz

Luís José Martins, guitarra

Pedro da Silva Martins, guitarra

Zé Pedro Leitão, contrabaixo