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Dans les flaques de goudron bleu les talons de Remington
Claquent au vent leurs bas résille,
Choquent au vent leur barillet,
Nuit et Rubis dernier pétard sous le ciel de Chatterton,
Les madones font le trottoir, au black vendent leurs billets.

Tailleur Beretta chic,
Cheveux kérosène,
Nana narcotique claudique
Sick Marlène,
Marlou dans la ligne de mire doum doum,
Pourront mieux dormir après leur boum boum.

Dans les flaques de goudron bleu les talons de Remington
Claquent au vent leurs bas résille,
Choquent au vent leur barillet,
Nuit de noce dans le brouillard, silencieuse et monotone,
Les madones fardées de noir portent au cœur un poudrier.

Flanelle métallique, paupières incendiaires,
Semi-automatiques au creux des meurtrières,
Pique-pique zibeline, am stram gram pic et bam,
Gorgé de grenadine, paradise télégramme.

Dans les flaques de goudron bleu les talons de Remington
Claquent au vent leurs bas résille,
Choquent au vent leur barillet,

Nuit et rubis dernier pétard sous le ciel de Chatterton,
Les madones font le trottoir, au black vendent leurs billets

Les madones font le trottoir, au black vendent leurs billets
Les madones font le trottoir, au black vendent leurs billets

les madones font le trottoir
les madones font le trottoir…

Son centre-ville inspiré des préceptes haussmanniens a souvent valu à Buenos Aires, ville d’immigration européenne, d’être qualifiée de “Paris austral”. Encore aujourd’hui, la francophilie garde de beaux restes dans la capitale argentine. Visite guidée, pauses gourmandes incluses. 

Le palais Ortiz Basualdo héberge l’ambassade de France en Argentine. Diplomatiquement comme architecturalement, c’est un vrai morceau de Paris à Buenos Aires.

Écrit par Pierre Dumas

Pendant qu’à l’aube du XXe siècle Buenos Aires se transformait en un Paris d’Amérique latine, les Français s’émerveillaient réciproquement devant les riches et excentriques Argentins, émirs de leur temps. Le monde a changé, et le français retentit moins dans le paysage sonore de la capitale argentine, mais la francophilie reste suffisamment forte chez les porteños pour que l’on puisse s’offrir une grande exploration bleu blanc rouge* de la ville, le temps d’une promenade ou d’un week-end.

Outre les produits à dénicher dans les boutiques et les supermarchés, ou les événements proposés par les festivals et autres manifestations ponctuelles, le circuit “Buenos Aires français” se découvre trois cent soixante-cinq jours par an. Dans plusieurs quartiers et en particulier à Recoleta [dans le centre], bars avec terrasse, façades haussmanniennes et enseignes en francés créent de vrais îlots de parisianité. Ici se dressent les grands palais de l’âge d’or argentin, lorsque Buenos Aires était le Paris austral : l’un d’eux, bâti par la famille Ortiz Basualdo, accueille même depuis 1939 l’ambassade de France. Avec leurs toits d’ardoise, leurs chiens-assis, leurs entrées monumentales et la symétrie de leurs façades, ces hôtels particuliers ayant appartenu à d’illustres familles, quand ils ne sont pas devenus des ambassades, abritent aujourd’hui des musées ou des hôtels de luxe.

Bâtiments, statues et verdure

Quelques pâtés de maisons concentrent les plus remarquables de ces édifices, au départ de la place Pellegrini, dont la forme originale rompt déjà avec le rigide damier espagnol [des rues de la ville] et évoque les squares parisiens*. Sur cette place se trouvent donc l’ambassade de France (qui donne également sur la place Pierre de Coubertin) mais aussi celle du Brésil, dont la façade reproduit celle du musée parisien Jacquemart-André. À deux pas et sur l’avenue Cerrito, le palais Álzaga Unzué est aujourd’hui intégré à l’hôtel [de la chaîne de luxe] Four Seasons.

En remontant l’avenue Alvear, l’hôtel particulier de la famille Fernández-Anchorena, œuvre d’Eduardo Le Monnier [un architecte français (1873-1931) qui a travaillé au Brésil, en Uruguay et en Argentine], abrite le siège de la nonciature apostolique, autrement dit de l’ambassade du Vatican, et a pour voisin immédiat le palais Duhau, transformé il y a quelques années en hôtel cinq étoiles. De là, la rue Rodríguez Peña conduit le promeneur au palais Sarmiento, siège du ministère argentin de l’Éducation, dont la façade souvent qualifiée de “

[…]

[Photo : Wally Gobetz CC2.0 via Flickr – lisez l’intégralité de cet article sur http://www.courrierinternational.com – lire l’article original]

« Montparnasse », chanson interprétée par Bernard Lavilliers, enregistrée sur l’album « 5 Minutes au Paradis » [2017]

Seul, face-à-face dans la glace, j’regarde les gens qui passent
C’est l’été, des gens qui rient, d’autres qui s’embrassent
C’est l’été à Montparnasse, l’été à Montparnasse
Des robes légères, des couples qui s’enlacent au bas de la Coupole, à Montparnasse
J’vais rester seul avec de la glace à Montparnasse
Je traîne mon vague à l’âme sur les terrasses
Je cherche encore, Madame, ses quelques traces
Qui inspirait Soutine, Appolinaire
Je vais passer de l’ombre à la lumière
Je vais passer de l’ombre à la lumière
Si cette nuit mes yeux billent, j’rencontre une âme seule
C’est l’été, j’parle de voyages d’autres paysages
C’est l’hiver à Buenos Aires, l’hiver à Buenos Aires
L’air est glacé, les gens séparés
Au café Margot à Buenos Aires
Des Italiens qui parlent espagnol
Au café Margot à Buenos Aires
Je traîne mon vague à l’âme sur les terrasses
Je cherche encore, Madame, ses quelques traces
Qui inspirait Borges, Neruda
Si je vous intéresse, je reste là
Je traîne mon vague à l’âme sur les terrasses
Je cherche encore, Madame, ses quelques traces
Qui inspirait Soutine, Appolinaire
Je vais passer de l’ombre à la lumière
Je vais passer de l’ombre à la lumière
À la lumière

Me acuerdo, fue en Balvanera
En una noche lejana
Que alguien dejó caer el nombre
De un tal Jacinto Chiclana

Algo se dijo, también
De una esquina y de un cuchillo
Los años no dejan ver
El entrevero y el brillo

Quién sabe por qué razón
Me anda buscando ese nombre
Me gustaría saber
Cómo habrá sido aquel hombre

Alto lo veo y cabal
Con el alma comedida
Capaz de no alzar la voz
Y de jugarse la vida

Nadie con paso más firme
Habrá pisado la tierra
Nadie habrá habido como él
En el amor y en la guerra
Sobre la huerta y el patio
Las torres de Balvanera
Y aquella muerte casual
En una esquina cualquiera

Solo Dios puede saber
La laya fiel de aquel hombre
Señores, yo estoy cantando
Lo que se cifra en el nombre

Siempre el coraje es mejor
La esperanza nunca es vana
Vaya, pues, esta milonga
Para Jacinto Chiclana

 

Os sonhos mais lindos sonhei

De quimeras mil um castelo ergui

E no teu olhar

Tonto de emoção

Com sofreguidão

Mil venturas previ.

O teu corpo é luz, sedução

Poema divino cheio de esplendor

Teu sorriso prende, inebria, entontece

És fascinação, amor.

 

 

Composição: F.D. Marchetti e M. de Feraudy

Versão: Armando Louzada

Álbum: Transversal do Tempo

Ano: 1978

https://fb.watch/35LB5ZpyBe/

Yo soñé con aviones

que nublaban el día,

justo cuando la gente

más cantaba y reía.

 

Yo soñé con aviones

que entre sí se mataban

destruyendo la gracia

de la clara mañana.

 

Si pienso que fui hecho

para soñar el sol

y para decir cosas

que despierten amor,

¿cómo es posible entonces

que duerma entre saltos

de angustia y horror?

 

En mi sábana blanca

vertieron hollín,

han echado basura

en mi verde jardín.

Si capturo al culpable

de tanto desastre

lo va a lamentar.

 

Yo soñé un agujero

bajo tierra y con gente

que se estremecía

al compás de la muerte.

 

Yo soñé un agujero

bajo tierra y oscuro y

espero que mi sueño

no sea mi futuro.

 

Anoche tuve un sueño

y anoche era verano.

Oh, verano terrible

para un sueño malvado.

 

Anoche tuve un sueño

que nadie merecía.

¿Cuánto de pesadilla

quedará todavía?

 

Disco: Causas y Azares [1986]

Hijo de inmigrantes rusos, casado en Argentina con una pintora judía
Se casa por segunda vez con una princesa africana en México

Música hindú contrabandeada por gitanos polacos
Se vuelve un éxito en el interior de Bolivia

Cebras africanas y canguros australianos en el zoológico de Londres
Momias egipcias y artefactos incas en el Museo de Nueva York
Linternas japonesas y chicles americanos en los bazares coreanos de San Pablo
Imágenes de un volcán en Filipinas
Salen en la red de televisión de Mozambique

Armenios naturalizados en Chile buscan a sus familiares en Etiopía
Casas prefabricadas canadienses hechas con madera colombiana
Multinacionales japonesas instalan empresas en Hong Kong
Y producen con materia prima brasilera para competir en el mercado americano
Literatura griega adaptada para niños chinos
De la comunidad Europea
Relojes suizos falsificados en Paraguay
Vendidos por camellos en el barrio mexicano de Los Ángeles
Turista francesa, fotografiada semidesnuda con su novio árabe
En el barrio de Chueca

Pilas americanas alimentan electrodomésticos ingleses en Nueva Guinea
Gasolina árabe alimenta automóviles americanos en África del Sur
Pizza italiana alimenta italianos en Italia
Niños iraquíes huidos de la guerra
No obtienen visa en el consulado americano de Egipto
Para entrar en Disneylandia

Para entrar en Disneylandia

 

Compositores: Antonio Bellotto / Paulo Miklos / Marcelo Fromer / Arnaldo Antunes / Jose Reis / Sergio Britto / Charles de Souza Gavin / Joaquim Jr.

 

Álbum: 12 segundos de oscuridad [2006]

 

Hoy viene a mí­ la damisela soledad
con pamela, impertinentes y botón
de amapola en el oleaje de sus vuelos.

Hoy la voluble señorita es amistad
y acaricia finalmente el corazón,
con su más delgado pétalo de hielo.

Por eso hoy, gentilmente, te convido a pasear
por el patio, hasta el florido pabellón
de aquel árbol que plantaron los abuelos.

Hoy el ensueño es como el musgo en el brocal,
dibujando los abismos de un amor
melancólico, sutil, pálido cielo.

Viene a mí­, avanza,
viene tan despacio,
viene en una danza
leve del espacio.

Cedo, me hago lacio
y ya vuelo, ave.
Se mece la nave
lenta, como el tul,
en la brisa suave,
Niña del azul.

Oh, melancolí­a, novia silenciosa,
í­ntima pareja del ayer;
oh, melancolí­a, amante dichosa,
siempre me arrebata tu placer;
oh, melancolí­a, señora del tiempo,
beso que retorna como el mar;
oh, melancolí­a, rosa del aliento,
dime quién me puede amar.

 

Nota: la introducción de esta canción fue tomada del segundo movimiento de la Sonata para piano nº 8 en C menor («Patética») Op. 13, de Ludwig van Beethoven, compuesta entre 1797 y 1798. (H.V.)

 

 

Navidad en el cielo,
Bubulina se llevó mi amor,
el tiempo exacto entre los dos
nunca murió.

Máscara de luna
esa puerta no debiste abrir,
pero ya abierta es tan real,
cómo se resuelve re, do, si, sol, la…

Para hacer esta armonía es preciso un nuevo ser,
capaz de nacer mil veces sin crecer,
cuatro notas separadas y la oscuridad total,
ya no queda tiempo de mirar atrás.

Pero veo el horizonte esta mañana
y de pronto todo parece estar bien,
es que no hay nada que pueda hacer?
es que no hay nada que pueda ver?

Dama de colores, lávame la cara y llévame
tan alto como para ver todo mi mal.
Diosa y heroína, déjame la llave antes de ir,
no esperes a la muerte aquí.

 

Autor: Charly García

Disco: La máquina de hacer pájaros (1976)

 

 

Écoutez la chanson 
Qui nous vient des bas-fonds 
Dans ces ruelles où le sang est vermeil, ici 

Et cruel comme la vie

C’est dans la rue de Lappe
Où vivaient les escarpes
Qu’elle est sortie cette valse bancale
Pour ceux qui crèvent la dalle
Pour ceux qui crèvent la dalle

Elle rôde sur Whitechapel
Séduit les rats d’hôtels
Plane sur la City, le palais aussi
Où Jack l’éventreur dort encore

Qui est Jack l’éventreur
Et quel est sont chauffeur
Longe les hôtels dans un ancien taxi
Et son scalpel aussi
Et son scalpel qui luit

Quelques chose déconne
Pas loin de la couronne
Ça vient de la City, du palais aussi
Où Jack l’éventreur dort encore

Mais pour que la vengeance 
Le pousse à la démence
Il est trahi par ceux de la City
Bien lessivé, fini
Bien lessivé, fini

Il ne tue que des hommes
Des banquiers qui bétonnent
C’est quand il agit, jamais leurs sosies
Dont il crève le cœur, l’éventreur

Tú no puedes volver atrás
Porque la vida ya te empuja
Como un aullido interminable.

Te sentirás acorralada
Te sentirás perdida o sola
Tal vez, querrás no haber nacido.

Entonces siempre acuérdate
De lo que un día yo escribí
Pensando en ti, como ahora pienso.

La vida es bella y ya verás
Cómo a pesar de los pesares
Tendrás amigos, tendrás amor.

Un hombre solo, una mujer
Así, tomados de uno en uno
Son como polvo, no son nada.

Pero tú siempre acuérdate
De lo que un día yo escribí
Pensando en ti
Como ahora pienso.

Nunca te entregues ni te apartes
Junto al camino, nunca digas
No puedo más y aquí me quedo.

La vida es bella y ya verás
Cómo a pesar de los pesares
tendrás amor, tendrás amigos.

Entonces siempre acuérdate
De lo que un día yo escribí
Pensando en ti, como ahora pienso.

Pero tú siempre acuérdate
De lo que un día yo escribí
Pensando en ti
Como ahora pienso.

 

Autores: José Agustín Goytisolo y Paco Ibáñez

 

Je t’attends, tu t’étends
Sur un autre sujet
Que moi
Je t’espère, je te perds
Comme un objet, un an
Et un mois

J’apprends que tu t’éprends
D’un plus grand, d’un plus beau
Pourquoi?
Je t’écoute, ça me coûte
Me dire combien c’est chaud
Dans ses bras

Je sais c’est moi qui t’ai
Quitté, mais toi qui t’es
Pour penser qu’après moi
L’herbe repoussera?
Après moi je veux
Qu’on soit malheureux

Je sais c’est moi qui t’ai
Quitté, mais toi qui t’es?
Ni Noé ni refuge
Après moi le déluge
Après moi la pluie
Sauve qui peut la vie
Et puis fini

Je m’ébats, tu t’en bats
Peut-on tomber plus bas
Que ça?
Je te cherche, tu te perches
C’est assez de jouer
À chat

Je t’appelle, tu m’appelles
F-I-C-H-E-moi
La paix
Je t’implore, tu déplores
D’avoir cédé une fois
Plus jamais

Je sais c’est moi qui t’ai…

Dentro de un surco abierto vi germinar
un lucero de infinita soledad
y con una canasta le vi regar
con agua de un arroyo de oscuridad

Amalaya la siembra se echó a perder
y el agua del arroyo se echó a correr
al lucero le gusta la claridad
y al agua del arroyo la libertad
no dio fruto el lucero, se fue a alumbrar
y el agua del arroyo la fue a cuidar

En una hora triste quise cantar
y dentro de mi canto quise gritar
y dentro de mi grito quise llorar
pero tan solo canto para callar

Amalaya la hora en que fui a cantar
Amalaya la hora en que fui a gritar
si gritando se llora para callar
y mi vaso sediento no llega al mar

Amalaya la hora en que fui a cantar
Amalaya la hora en que fui a gritar

Y así se fue el lucero a su claridad
Y así se fue el arroyo a su libertad
no le llegó la hora de clarinar
no le llegó la hora de clarinar
de clarinar, de clarinar, de clarinar

Autora: Chabuca Granda (Perú)

Incluida en el álbum «Postales del nuevo mundo», del año 2015

-o-

Chabuca Granda amaba la música. La cultivaba, la mimaba, la escribía, la estudiaba, fomentaba y cantaba. Nacida como María Isabel, mundialmente conocida como Chabuca, tenía un estilo de canto peculiarmente grave, pausado, como un susurro o una conversación. Sus composiciones más famosas se hicieron mundiales, como La Flor de la CanelaFina Estampa o José Antonio. Además fue una investigadora y cultora de la música peruana.

Sobre la canción El SurcoChabuca explica que fue compuesta como crítica al gobierno militar del general Velazco Alvarado, que gobernó el Perú del año 1968 hasta 1975. Cuenta ella que “Por segunda vez fui invitada a la Casa de Gobierno por el presidente Juan Velasco Alvarado a cantar ‘Paso de Vencedores’. Era un miércoles; la invitación fue hecha un viernes anterior. Contra mi costumbre, hice una canción en cinco días, esta. Es mi verdadero pensamiento; creo que así fue y no me gusta el secreto ni ocultar lo que creo. El presidente y el COAP (Comité de Oficiales Asesores de la Presidencia) no solo no se enojaron, sino que se emocionaron; trataron los generales de ponerle el título. Lo puso César Calvo”.

Así nació esta canción, que ha sido interpretada por muchos artistas, entre ellos Inti Illimani, León Gieco, Susana BacaJorge Drexler y Eva Ayllón.

La versión de El Surco de Jorge Drexler, que aparece en el disco A Chabuca fue nominado al Grammy Latino 2017.

[Fuente: http://www.dispoetica.com]

 

Maradona no es una persona cualquiera
Es un hombre pegado a una pelota de cuero
Tiene el don celestial
De tratar muy bien al balón
Es un guerrero
Es un ángel y se le ven las alas heridas
Es la biblia junto al calefón
Tiene un guante blanco calzado en el pie
Del lado del corazón

No me importa en qué lío se meta
Maradona es mi amigo
Y es una gran persona (el diez)
En el alma guardo la camiseta de Boca
Que me regaló alguna vez
Diego Armando,
Estamos esperando que vuelvas
Siempre te vamos a querer
Por las alegrías que le das al pueblo
Y por tu arte también

Nunha exacta foto do diario,
Señor ministro do destruír,
En pleno gozo e en plena euforia
E en plena risa o seu rostro aí.

Serei curiosa, señor ministro:
De que se ri, de que se ri?

Polas súas fiestras a praia vese
Mais non hai vistas aos barrios ruíns.
Teñen seus fillos ollos de mando
Pero hai ollares só de sufrir.

Aquí na rúa suceden cousas
Que nin sequera podo dicir,
A xente boa segue loitando,
Vostedes seguen a delinquir.

Por iso digo, señor ministro:
De qué se ri, de que se ri?

Vostedes saben perfectamente
A lei amarga deste País.
Son crueis e duros coa nosa xente,
Por que con outros son tan servís?

Mentres traizoan o patrimonio
Ao poderoso vanlle sorrir,
Así enganan vostede e outros,
Os arrastrados e os senís.

Por iso digo, señor ministro:
De que se ri, de que se ri?

Aquí na rúa os seus gardas matan
E os que morren son coma min,
E os que quedamos chorando rabia
Só contemplamos o resistir.

Aló no cárcere hai torturas
E iso a nada o vai conducir,
Despois de todo vostede é o pau
Maior dun barco que hai que afundir

Serei curiosa, señor ministro:
De que se ri, de que se ri?

« Seré curioso » de Mario Benedetti e Alberto Favero, tradución e adaptación: Mª Xosé Silvar

Disco: « Rabia ao silencio » [2019]

Fai anos cincuenta,
hoxe nin vinte hai,
chega o mes da sega
¿quen seiturará?

Quince na Suiza,
doce alén do mar,
tres no sul da Francia
¿quen seiturará?

Dos vinte que quedan
dez a traballar,
sete que son nenos
¿quen seiturará?

Tres vellos que agardan
a morte chegar,
co corpo engurrado
¿quen seiturará?

Homes e mulleres,
hai que sementar
a nosa verdade,
por ela loitar.

Pechemos las portas,
que non fuxan máis,
pois se van todos
¿quen seiturará?

 

Viejo Mercado del Puerto
campanea tu reloj
corvinas de ojos tuertos,
burbujas de Roldós.

Viejo Mercado del Puerto
tu portón y tu reloj,
candado siempre abierto
a un paso de entreport.

Depachantes laburando entre paella y champán,
los cirujas van coleando detrás del chorizo al pan.
La gloria cabaretera remendada con carmín,
sigue pichando miserias afilando un copetín.

El changador con su vino choca el whisky del “dotor”,
las copas abriendo camino entre alpacas y “overol”.
Los carritos bagalleros pasan cajas de coqueiro y porteño roquefort,
canta su fija el lotero, su canción del último entero,
la grande que nunca vendió
y el lustrador con su estribillo, muchos sueños, poco brillo,
su cepillo, su vida o facón.

Ronda del canilla vocero, personaje de couplé murguero
con su rayada canción.

Laburantes candombeando como en tiempos de Cugat,
Fosforito chapurreando su propaganda ga ga.
Un cantor perdió las notas y los dientes de Gardel,
sigue su tango cantando y luego pasa la viola al revés.

Viejo Mercado del Puerto
campanean tu reloj,
corvinas de ojos tuertos,
burbujas de Roldós.

Viejo Mercado del Puerto
tu portón y tu reloj,
candado siempre abierto
a un paso de entreport…

Canción dedicada al Mercado del Puerto de Montevideo, escuela infaltable de la ciudad donde, sobretodo a mediodía, todo se confunde entre si. La letra lo explica.

Letra: Carlos Soto 
Música: Jaime Roos

Caminito del indio
Sendero colla
Sembrao de piedras
Caminito del indio
Que junta el valle con las estrellas

Caminito que anduvo
De sur a norte
Mi raza vieja
Antes que en la montaña
La Pachamama se ensombreciera

Cantando en el cerro
Llorando en el río
Se agranda en la noche
La pena del indio

El sol y la luna
Y este canto mío
Besaron tus piedras
Camino del indio

En la noche serrana
Llora la quena su honda nostalgia
Y el caminito sabe
Quién es la chola
Que el indio llama

Se levanta en el cerro
La voz doliente de la baguala
Y el camino lamenta
Ser el culpable
De la distancia

Cantando en el cerro
Llorando en el río
Se agranda en la noche
La pena del indio

El sol y la luna
Y este canto mío
Besaron tus piedras
Camino del indio

 

 

Bonsoir, m’sieur dame. Z’auriez pas une pièce ou deux ? C’est pour manger.

J’suis l’homme trottoir, posé comme ça, comme une verrue sur ta vie sage.

J’suis l’homme trop boire, celui qu’tu vois pas mais pourtant qu’tu dévisages.

J’suis l’homme goudron, celui qui s’fond entre le mur et le passant : un parasite dans ton béton, un rat des villes au ras des gens.

Ne me juge pas, toi, l’homme costume, car cette chute-là ne prévient pas. Avant qu’mon sang d’vienne du bitume, j’avais autant de veine que toi. J’te parl’rai pas d’ma vie d’avant j’veux l’oublier une fois pour toute

Mais j’étais pas si différent de tous ces gens là qui m’écoutent.

Mais moi, mes emmerdes ont fini par me déposer au coin d’une rue.

J’me suis assis sur un « trop tard »…et puis j’me suis endormi d’sus. Aujourd’hui j’vis sur ton passage, piéton pressé qui passe en bref. L’indifférence dans le sillage, tu engoudronnes les SDF.

Mais, alors, toi, tu crois qu’c’est quoi d’être SDF hein ?

Qu’c’est l’mal de vivre presque glamour dont on te parle sur TF1 ?

Que c’est la liberté grand L, qu’on r’grette un peu quand vient l’hiver ?

Si tu crois qu’on crève que quand il gèle, passe un été le cul par terre.

Être SDF c’est l’âme et l’corps assis toute une vie sur trois lettres.

J’ai des escarres plein les remords et des hémorroïdes au « peut-être ».

Mais tu m’comprends pas ; toi, tu préfères croire que j’parle seul ou qu’je suis fou, mais quand j’suis saoul j’parle à la rue et puis j’écoute toute ses histoires…

Pendu aux lèvres d’une bouche d’égout.

Car plus t’es seul, plus tu parles fort

Moi j’crie quand j’parle et j’pleure quand j’crie, Je hurle quand j’prie ou quand j’implore.

La rue d’me rendre un vieil ami.

Mais tes amis et ta famille font comme tes fringues : ils s’effilochent. Avec le temps, t’as plus qu’des trous au fond des proches.

Les souvenirs se font fantômes et les fantômes résidus. Des résidus d’oubli qui s’entassent et pourrissent dans les rues.

Mais cette pourriture là est d’utilité publique ! Parce que tu rêves de liberté quand tu t’emmerdes au boulot.

Et parc’que t’aim’rais t’envoler la société te fabrique.

Des épouvantails à paresse plantés sur le ch’min du bureau.

Parc’qu’il faut qu’t’es peur de dev’nir moi ! Je suis ce que l’Etat a trouvé d’mieux pour que t’acceptes ta situation : « Ne te plains pas, tu es précaire mais t’as un toit ! » C’est son message sublivernal, et c’est dans ta télévision.

Car chaque année les journalistes viennent et nous polluent l’air, nous filment en gros plan pour mieux susciter ton effroi. Ils arrivent comme un ch’veu sur la soupe populaire. Et chaque hiver ils surfent sur la grande vague de froid.

Alors on crie « scandale », planté devant l’écran ; la fourchette à la bouche et la larme à l’œil.

Mais le pays se rendort vite, et au printemps suivant, Il fermera les yeux…et un centre d’accueil.

Et tout ça, ça s’passe là, dans nos rues, nos quartiers, et ça nous choque même plus. Il y’a des gens qui meurent quasiment à nos pieds, et ça nous choque même plus, et ça nous choque même plus… et ça nous choque même plus.

Para que bebamos la rubia cerveza del pescador Schiltigheim.
Para que amemos Carcassonne y Chartres, Chicago y Québec, torres y puertos.

Los blancos molinos harineros y la luz de las altas ventanas de la noche encendidas para los hombres de frac y los ladrones.

Y las islas en donde los kanakas comen plátanos fritos y bajo el sol
y bajo las palmeras entre ágiles mulatas suenan los ukeleles.

Islas, dije, las islas, soles rojos, platillos para Darius Milhaud.

¡Tener un corazón ligero! Vale decir, amar a todas las mujeres bellas.
Y una moral ligera, vale decir, andar con gitanos alegres
y dormir en un puerto un ocaso cualquiera y en otro puerto y otro
y andar con suavidad y con desenvoltura de fumador de opio.

Para que a cada paso un paisaje o una emoción o una contrariedad
nos reconcilien con la vida pequeña y su muerte pequeña.

Para que un día nos queden unos cuantos recuerdos: decir, estuve,
estuve en tal pasión, en tal recodo. Estuve, por ejemplo,
en la feria de Aubervilliers una mañana, con un trozo de asado,
una amistad tranquila, la mesa clara, el perro, el buen hablar
y afuera, las verduleras de París chapoteando con los zuecos en la nieve.

Para que bebamos la rubia cerveza del pescador de Schiltigheim
es necesario no asustarse de partir y volver, camaradas. Estamos
en una encrucijada de caminos que parten y caminos que vuelven.

De: La calle del agujero en la media, de RAÚL GONZÁLEZ TUÑÓN [1930]

 

Por las aceras de la madrugada
Baila con las porteras su milonga al sol,
Con las ojeras que le sobran a tus ojos, corazón,
Un dí­a después de lo que el viento se llevó

Las secretarias de las oficinas
Desayunan en la esquina un tentempié
Y cuando bajan de la luna al disco duro de roer,
Con el sueño del revés y un futuro sin mañana, lloran

Lágrimas de plástico azul rodando por la escalera,
Tribus de los mares del sur al oeste de la frontera,
Labios de papel de fumar, sabios que no saben nada,
Náufragos en la catedral, telarañas acostumbradas
A hacer noche en el cristal

Los cirujanos de las decepciones
Cercenan por lo sano la alegrí­a,
Las venas del amanecer almacenan sangre frí­a
Y cada lunes nace muerto el nuevo dí­a

El lápiz comisura de tu boca
Retoca los agravios del carmí­n,
Los proxenetas se colocan con aseo el peluquí­n
Y los Romeos se demoran y las Julietas se desenamoran

Lágrimas de plástico azul rodando por la escalera,
Tribus de los mares del sur al oeste de la frontera,
Labios de papel de fumar, sabios que no saben nada,
Náufragos en la catedral, telarañas amotinadas

Lágrimas de plástico azul con sabor a despedida
Cuándo cruzará el autobús este callejón sin salida?
Labios de papel de fumar, sabios que no saben nada,
Pétalos de flor de hospital, telarañas amotinadas

 

Autores: Fernando Emilio Della Maggiora y Joaquín Sabina