Archives des articles tagués Lecture

Florence Dupont critique la conception romantique de la « littérature » et resitue les lettres latines dans leur véritable contexte culturel.

Écrit par Jean-Patrick GÉRAUD

Histoire littéraire de Rome. De Romulus à Ovide. Une culture de la traduction                 Florence Dupont      2022                       Armand Colin           684 pages

Dans cet ouvrage, Florence Dupont retrace la constitution progressive des litteræ latinæ à Rome. Elle s’appuie pour cela sur les sources dont nous disposons (fouilles archéologiques, témoignages des Anciens) et sur la représentation que s’en faisaient les Romains eux-mêmes. Mais pourquoi une histoire littéraire de Rome plutôt qu’une histoire de la littérature latine ? Parce qu’une telle histoire relèverait de l’anachronisme.

En effet, notre définition de la littérature est née avec le Romantisme : nous voyons en elle l’expression d’un génie, que ce soit celui d’un individu, d’une langue ou d’une nation. Il n’en était pas de même à Rome, où l’écriture n’était pas un fait individuel, mais social, et où l’on pratiquait souvent des genres en vue d’une performance située (par exemple dans l’espace du banquet). Il serait donc vain, comme l’ont fait nombre d’historiens imprégnés du modèle romantique, de vouloir rattacher « notre » littérature à celle des Anciens, en faisant d’ailleurs comme si le latin avait toujours existé. Une telle démarche n’aurait pas plus de sens que celle qui consiste à vouloir rechercher, contre l’évidence des preuves, un prétendu indo-européen qui aurait été à l’origine de toutes les langues, ou encore un fonds légendaire commun à toutes les littératures.

L’ouvrage est constitué de deux parties. Dans la première, l’autrice s’intéresse à la constitution progressive des litteræ latinæ à Rome. Il s’agit de répondre à la question suivante : comment le latin est-il devenu à Rome une langue aussi éminente que le grec, susceptible d’être normée grammaticalement et même enseignée ? La deuxième partie s’offre comme une illustration et un approfondissement des thèses énoncées dans la première : Florence Dupont y reprend les grands noms qui président au corpus des litteræ latinæ et relit leurs œuvres en les resituant dans leur pragmatique ancienne, c’est-à-dire en étant sensible à leurs conditions d’énonciation réelles et en s’approchant du sens qu’elles pouvaient avoir pour les Romains eux-mêmes.

La première partie montre que la constitution des litteræ latinæ ne va pas de soi d’un point de vue historique. D’abord, parce que Rome a été fondée (en 754-753 av. J.-C., selon la légende) sur le modèle d’une cité grecque. Cet « hellénisme organique »   lui a été transmis par les Étrusques, qui ont joué le rôle de médiateurs entre les Grecs d’Italie du Sud et les autres peuples d’Italie. De fait, il est impossible de repérer un premier « noyau » latin à l’origine de Rome. À partir du IVe siècle av. J.-C. se produit ce que l’on pourrait nommer une deuxième hellénisation, c’est-à-dire que Rome développe son hellénisme propre (on le voit notamment dans les aménagements urbains)   . L’hellénisme de l’élite romaine est alors un signe de distinction ; si cette situation avait perduré, si le grec était resté la seule langue de culture à Rome, le latin n’aurait sans doute jamais existé.

Un tournant se produit au cours des IIIe-IIe siècles av. J.-C. Les Romains constituent alors leurs propres lettres latines sur le modèle des lettres grecques. Florence Dupont montre qu’il s’agit d’une exception, car aucune cité voisine n’a développé à ce point sa propre langue. Par exemple, le royaume numide, Aï Khanoum (dite « l’Alexandrie de l’Oxus ») et Carthage ont conservé les principales caractéristiques de l’hellénisme   . Nulle part les barbares hellénisés n’ont produit de littérature « nationale » comme il en existera à Rome   . Cependant, voir dans la création des lettres latines (entre le IIIe et le Ier siècle av. J.-C.) une réaction à l’hellénisation serait un contresens, car Rome n’a jamais subi d’acculturation et continuera d’être grecque même lorsque le corpus des litteræ latinæ sera constitué.

Mais d’où vient le latin, la langue latine ? On n’observe pas à Rome les indices d’un passage de l’étrusque au latin, comme c’est le cas dans les cités voisines. Au moment de la chute des rois, au VIe siècle av. J.-C., Rome devient pour ainsi dire « invisible » dans les inscriptions. Ainsi, on ne recense, entre le VIe et le Ier siècle av. J.-C., sur le site de Rome, qu’une vingtaine d’inscriptions funéraires. Le latin n’est donc pas la langue qui aurait remplacé celle de l’ancienne aristocratie étrusque   , son apparition est une énigme. Le latin tel que nous le connaissons, la langue de la Res publica, semble surgir de nulle part, seulement à partir du IIIe siècle av. J.-C.

Si l’on examine les traces du latin, plutôt que de s’en remettre à l’existence théorique d’un indo-européen originel, il existe à Rome trois « latinités ». La première est un statut politique ; la seconde consiste dans le respect des normes grammaticales ; la dernière est rituelle, puisque la pratique du latin est attestée dans les Féries latines (des fêtes religieuses qui rassemblaient les peuples du nomen latinum avant leur conquête par Rome). Florence Dupont formule l’hypothèse suivante : le latin, qui jusqu’à la conquête de ces cités n’était qu’une langue parmi d’autres du nomen latinum, serait devenue, après la chute des Tarquins, la langue commune à ces peuples   .

Ceux qui parlent latin sont ceux qui portent la toge, les togati. Rome est constituée d’une mosaïque de langues, mais le latin y acquiert un statut particulier : il s’impose comme l’autre langue commune (après le grec), formant pour l’ensemble des citoyens une nouvelle instance militaire et politique. Cependant, pendant les premiers siècles de la République, ceux qui exercent le pouvoir parlent grec et ne s’intéressent pas au latin comme à une langue susceptible de promouvoir l’image culturelle de Rome. Le latin que nous connaissons est donc d’abord une langue sénatoriale, qui rend visible les décisions prises au sein de la Res publica dans les espaces urbains. C’est une langue officielle, qui a sa syntaxe propre, comme le montrent son utilisation parodique chez Plaute   ou les injonctions présentes dans la Loi des Douze Tables   .

Ainsi, avant le IIIe siècle, le latin n’est pas la langue des élites cultivées (qui utilisent le grec), il n’est pas non plus un héritage ancestral : il s’agit d’une langue politique. Il est créé une « seconde fois » à partir du IIe siècle av. J.-C., dans le cadre d’un transfert culturel du grec au latin, dont le sous-titre de l’ouvrage de Florence Dupont dit bien l’importance   . Les jeux grecs inaugurés en 240 av. J.-C. le montrent. La langue de la religion devient alors celle de l’otium publicum, des plaisirs publics partagés   . Le théâtre va constituer un premier espace d’invention poétique et linguistique. Dans le domaine poétique, Ennius opère ce transfert : il est le premier à composer des hexamètres latins, donc à transférer l’épopée grecque à Rome   .

Les poetæ acquièrent une reconnaissance sociale qu’atteste la création d’un collège portant leurs noms. Cependant, la culture des Romains lettrés reste encore fondamentalement grecque ; les textes rédigés en latin ne sont pas encore enseignés comme modèles. C’est avec Caton l’Ancien que commence véritablement l’éloquence littéraire, puisque Caton fait publier ses discours   . Aux IIe et Ier siècles av. J.-C., les grammairiens vont transférer l’ensemble du savoir érudit grec au latin. Ce dernier devient l’égal du grec, à tel point que Cicéron cite les textes grecs aussi bien en latin qu’en grec   . Les grammairiens assoient sa légitimité en éditant et en publiant les textes latins ; ainsi se constitue le corpus des litteræ latinæ. Sous le règne d’Auguste (qui délimite la période étudiée par l’autrice), le latin est promu culturellement, il est devenu « l’autre grec ».

La deuxième partie offre une illustration éclairante, cette fois en partant des auteurs et des textes, de la manière dont s’est opéré à Rome cet ample transfert culturel des lettres grecques aux lettres latines. Florence Dupont resitue les œuvres dans leur pragmatique ancienne afin de rendre compte de leur originalité et de mettre fin à quelques interprétations erronées parce qu’anachroniques. On y apprend ainsi que le traité d’agriculture de Caton l’Ancien n’a rien d’un « vrai » traité : il s’agit d’un exercice de style destiné à alimenter les conversations que les Romains entretenaient dans le cadre de l’otium   . Ou encore que Catulle, considéré depuis l’âge romantique comme un poète lyrique, était avant tout un traducteur   .

Dans le même chapitre que celui consacré à Catulle, l’autrice consacre une analyse passionnante à La Nature de Lucrèce. Elle montre que l’ambition de ce dernier n’était pas de rédiger un ouvrage de philosophie épicurienne, mais de mener à bien un projet esthétique : créer un « chant cosmologique »   . Les pages consacrées à Cicéron montrent sa contribution décisive au corpus des litteræ latinæ. L’autrice s’intéresse notamment à la Seconde action contre Verrès, dont on apprend qu’elle est une fiction assumée par Cicéron et destinée au plaisir de la lecture   . Tout aussi passionnante est l’analyse consacrée aux dialogues philosophiques qui transposent un genre grec dans l’otium romain.

Chaque œuvre se prête ainsi à une relecture qui se veut plus proche de ses conditions réelles d’énonciation. S’il en ressort que les lettres latines se sont constituées par transfert, l’autrice n’en montre pas moins l’originalité de ses auteurs, comme celle de Virgile, qui invente le mythe d’Orphée tel que nous le connaissons aujourd’hui   .

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

Escrito por Lois Alcayde Dans

Unha das cousas máis sorprendentes vidas da introdución do novo abono «gratuíto» de Renfe é a enorme, e lóxica, afluencia de xente disposta a empregar o transporte público, neste caso un transporte público que se atopa entre os máis fermosos dos dispoñibles: o tren. A través do tren coñeces o país, sexa polo que ves pola ventá ou polas persoas coas que compartes vagón. Ao outro lado do cristal podes ver cantos eucaliptos decidiron colocar preto, ou dentro, do bosque autóctono, ves as corredoiras, as casas tradicionais e as casas máis vangardistas, cadansúa na súa finca, as pequenas estradas comarcais, nacionais e as pontes elevadas sobre os castiñeiros, outeiros ou piñeiros, dando sombra. Dentro, o mundo. O noso mundo. Dentro do vagón o incremento de xente nótase, multiplícanse as caras, as roupas, as mochilas e maletas.

Durante algúns anos dos meus estudos na universidade fixen uso cotián do tren. Recoñeces o funcionariado, os ocasionais, os outros estudantes e os turistas. E velaquí o máis fermoso do tren: a posibilidade de falar. Nos anos de pandemia era pouco ou nada recomendable facelo, os trens incrementaron a notada asepsia coa que se condena ao viaxeiro nos nosos días. As despedidas son detrás dunha pantalla de plástico, despois de pasar o billete polo escáner. Co pretexto da seguridade, as apertas postérganse, os bicos danse fóra da plataforma, non nel; case non cruzamos palabra coa xente coa que convivimos no vagón ou coas persoas –cada vez menos, se non se lle pon remedio– que traballan dentro de cada tren. Por iso é tan importante que a administración pública facilite algo que debera ser dereito: o dereito a un transporte público ou ben asequible ou ben, todavía máis preferible, gratuíto.

Durante algúns anos dos meus estudos na universidade fixen uso cotián do tren. Recoñeces o funcionariado, os ocasionais, os outros estudantes e os turistas. E velaquí o máis fermoso do tren: a posibilidade de falar.

As razóns ecolóxicas e o sentido común amparan esta lóxica do transporte público frecuente e accesíbel, o coidado dun planeta que precisa de entender máis cousas en común e non de xeito insolidario. Mais o transporte público engárzase, tamén, na mesma corda ca o resto de servizos públicos que van máis aló do servizo en si. Por que? Porque son unha proposta social, unha filosofía de vida, un xeito de ollar o mundo. Son, en fin, unha proposta política de convivencia democrática. Cando compartimos espazo nunha sala de espera, nun tren, nunha escola, nun lugar de traballo, convivimos con xente distinta. Xente de procedencias diversas unidas nun mesmo lugar. Falamos entre nós, intercambiamos ideas.

Os lugares públicos, sexa unha praza ou unha biblioteca, lémbrannos a importancia da solidariedade, da diferenza, da diverxencia e da conversa. Parte do urbanismo contemporáneo non escatima esforzos en crear lugares públicos que sexan tamén zonas de reunión, de ocio sen mercado mediante, de lecer agradable á sombra das árbores. Tamén ocorre nos espazos pechados, malia a idea de dispoñer as butacas dos nosos trens de xeito orientado cara a unha única dirección, coma se foran avións estreitos, e onde sería ideal atopar unha economía de materiais e de espazo harmoniosa co feito de que, nun ecosistema onde os lugares comúns son cada vez máis castigados, se prime o xeito de que a xente fale. Estes lugares brutais, asépticos, van no mesmo discurso ca as prazas eternas e pouco humanas ou da carencia de papeleiras e espazos de aseo públicos. O tren implica, en si mesmo, unha agarda, un café ou infusión no bar próximo ou na cafetería da estación, unha mirada cruzada, un sorriso, unha lectura dun libro fantástico ou unhas oposicións tediosas.

Os lugares públicos, sexa unha praza ou unha biblioteca, lémbrannos a importancia da solidariedade, da diferenza, da diverxencia e da conversa.

O noso presente esfórzase no político por aniquilar as distancias asociadas á reflexión e os tempos biolóxicos e aumentar as distancias, as desigualdades, no económico. Por iso o tren vale todo o que nos axuda a combater o desastre climático, pero vale, tamén, polo que implica tempo de traxecto, pola carga de proposta de vida que ten. Implica afondar no coñecemento das distancias, implica ver os danos do lume que, detrás da pantalla do televisor, fanse alonxados, alleos ao fulgor das lámpadas urbanas ou da vibración das multitudes e automóbiles, das bolsas da compra, da fascinación do neón, implica erguer a cabeza, levemente, do móbil ou do libro, e observar.

 

[Fonte: http://www.luzes.gal]

María Alonso Seisdedos, filóloga e tradutora, fala do Premio Plácido Castro -da fundación homónima-, no que foi recoñecida pola tradución do catalán ao galego da obra Canto eu e a montaña baila, de Irene Solá, e que lle será outorgado o día 30 de setembro. Alonso fala dos procesos internos no seu labor e dun panorama no que, como ela di, « as novidades literarias duran menos de tres meses ».
A filóloga María Alonso Seisdedos é a tradutora de 'Canto eu e a montaña baila', galardoada con dous premios. (Foto: Nós Diario)

A filóloga María Alonso Seisdedos é a tradutora de ‘Canto eu e a montaña baila’, galardoada con dous premios.

Escrito por LAURA VEIGA
—Como foi saber que gañara o Premio Plácido Castro?
Estou moi agradecida, sobre todo tendo en conta que é o único premio de tradución que ten dotación económica. Non deixa de ser curioso e non podo deixar de dicilo, e de agradecer, que esta dotación veña do cociñeiro Paco Feixó. Desde logo non o esperaba, nunca agardo recibir premios: podo desexalo, mais non esperalo porque a min gústame traducir. Fágoo o mellor que podo, como todos os outros tradutores, esforzándonos e dándoo todo. Alén, no caso da tradución literaria, se a fas é porque che gusta moito, porque economicamente non se pode dicir que compense.

Neste caso eu nin sequera me presentara ao premio, o xurado decidiu presentar Canto eu e a montaña baila como supoño que farían con outras das miñas compañeiras. O resto das obras eran boas traducións e non quero quitar méritos ao xurado nin moito menos, mais por que a min? Que ten a miña tradución que non teñan as outras? Supoño que hai que escoller unha e tocoume.

O mesmo pasou cando me deron o Follas Novas por esta mesma obra, podía saír calquera das outras finalistas. Eu nin sequera levaba un discurso preparado. De feito, a chamada polo Plácido Castro recibina o outro día pola tarde: vin un número descoñecido e pensei que era unha eléctrica, por iso contestei dunha forma bastante seca. En canto escoitei unha voz evidentemente galega xa me dei de conta de que non era Naturgy, porque os comerciais xa non están na Coruña, mais eu nin sabía que o premio se resolvía ese día.

—O xurado destacou o respecto á puntuación orixinal. Cal foi a parte más complicada da tradución?
Non o sei. Nestes días estaba falando sobre o Ulises e precisamente para min están Ulises por unha banda e pola outra todo o resto. Todo ten dificultades, tamén a literatura infantil. Eu métome no libro, mergúllome. Ao principio cústame todo e até a metade de calquera libro non acabo de entrar nel, é como subir unha pendente, mais despois é como se a mente se habituase a ese estilo.

Neste caso falamos de textos moi diferentes entre si, independentes mais cun nexo común que é a montaña. Non sei explicalo, eu traduzo e déixome levar. O da puntuación sorprendeume un pouco porque en moitas traducións non é o que máis respecto. Hai pouco traducín Léxico familiar de Natalia Ginzburg e desde logo non a respectei para nada porque non me parecía correcta en galego para unha lectura fluída. Entón, non sei canto respectei a puntuación orixinal neste caso, a tradución fíxena xa hai máis dun ano e, como eu si que vivo da tradución literaria, paso dun libro a outro e acabo esquecendo o anterior. Diso tamén ten moita culpa a miña desmemoria.

—Para vivir da tradución, como está o sector en xeral?
Na Galiza mellorou moito en todos os eidos. Ten un recoñecemento que antes non tiña porque só había un par de persoas que se dedicaran en exclusiva. Podo dicir que vivo dela, mais implica moitas horas de traballo.

O panorama véxoo espléndido, temos excelentes profesionais. Podería ser mellor claro, mais estamos nun momento no que as novidades literarias duran menos de tres meses. Para os tradutores é estupendo porque nos dá traballo, non sei se é tan bo para a literatura.

Con todo, doe que haxa escritores que se gaban das súas traducións a outros idiomas e que non citen a persoa que fixo ese traballo. Tanto eles coma nós somos autores, non todos somos creadores claro, iso ten un mérito incuestionábel, eu sería incapaz de crear unha historia, mais se as len noutros idiomas é grazas a nós. Parece que hai escritores que non o ven e a min dóeme. Queremos que se nos cite porque iso repercutiría nas nosas condicións de traballo.

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

Escrito por Pedro Correia

Durante anos, li Javier Marías com prazer e proveito na revista dominical do El País. Bastavam as crónicas dele (e guardei várias, arquivando-as entre as páginas de livros, como sempre faço quando gosto muito de certos textos) para justificar a compra do jornal, que há mais de um ano deixou de se publicar nos quiosques portugueses, ao contrário do ABC ou do El Mundo, outros diários do reino vizinho.

Era culto, cáustico e corajoso – três características que aprecio num cronista. Não hesitava em remar contra a maré das modas dominantes, não perdia tempo com bajulações nem ocultava a erudição para seduzir « novas camadas de leitores » em busca da facilidade. Se havia que romper consensos, contassem com ele. Para integrar coros afinados, podiam dispensá-lo.

Este meu interesse pelo Marías cronista alargou-se ao Marías ensaísta. Há um livro dele sobre escritores e leituras que sempre recomendo: Vidas Escritas, em que nos fala de vários dos seus autores preferidos em textos concisos mas luminosos. Ali desfilam Faulkner, Conrad, Rilke, Stevenson, Mishima, Nabokov. E mulheres mestras das letras, como Emily Brontë e a fabulosa Isak Dinesen.

Daí passei ao Marías romancista. Com obras como Todas as Almas (1989) e Coração Tão Branco (1992), em que exibe sem complexos a sua formação anglo-saxónica, a experiência como professor em Oxford, o gosto em ter traduzido Laurence Sterne e Thomas Hardy, a eleição de Shakespeare como autor de cabeceira.

Obra-prima da literatura espanhola, que incluo sem favor entre os cem melhores romances do século XX, Coração Tão Branco (título inspirado em frase de Lady Macbeth) tem um dos melhores parágrafos iniciais que conheço em ficção literária. Daqueles que nos agarram de imediato e nos prendem ao livro do princípio ao fim.

Eis essas primeiras linhas (com sábia tradução de Fátima Alice Rocha para a editora Alfaguara):
«Não queria saber, mas soube que uma das meninas, quando já não era menina e tinha regressado da viagem de núpcias havia pouco tempo, entrou na casa de banho, pôs-se diante do espelho, abriu a blusa, despiu o sutiã e procurou o coração com a ponta da pistola do próprio pai, que se encontrava na sala de jantar com alguns membros da família e três convidados.»

Perguntem-me o que é escrever bem. Respondo com esta admirável frase de abertura.

Grande escritor, Marías – prematuramente desaparecido, a escassos dias de completar 71 anos. E sem o Nobel, em nova injustiça cometida pela academia sueca: há muito que o merecia.

Ser politicamente incorrecto, e fazer gala disso, não o favoreceu nesta época de consensos bem comportados. Ele, que não fingia modéstia e exibia «o sorriso da inteligência», como dele disse Juan Cruz. Atributos nada valorizados nos dias que vão correndo.

Até por isso o aprecio. E continuarei a escrever sobre ele no presente, não no passado.

[Fonte: delitodeopiniao.blogs.sapo.pt]

 

 

 

Escrito por Marcello Musto

En febrero de 1867, después de más de dos décadas de trabajo hercúleo, Marx finalmente pudo darle a su amigo Friedrich Engels la tan esperada noticia de que había terminado la primera parte de su crítica a la economía política. Posteriormente, Marx viajó de Londres a Hamburgo para entregar el manuscrito del Volumen I (“El proceso de producción del capital”) de su magnum opus y, de acuerdo con su editor Otto Meissner, se decidió que El Capital se presentaría en tres partes. Rebosante de satisfacción, Marx escribió que la publicación de su libro era, “sin duda, el misil más terrible que se haya lanzado hasta ahora contra las cabezas de la burguesía”.

A pesar del largo trabajo de redacción antes de 1867, la estructura de El Capital se ampliaría considerablemente en los años siguientes, y el Volumen I también continuó absorbiendo energías significativas por parte de Marx, incluso después de su publicación. Uno de los ejemplos más evidentes de este compromiso fue la traducción francesa de El Capital publicada en 44 entregas entre 1872 y 1875. Este volumen no era una mera traducción, sino una versión ‘totalmente revisada por el autor’ en la que Marx también profundizó el apartado sobre el proceso de acumulación del capital, y desarrolló mejor sus ideas sobre la distinción entre ‘concentración’ y ‘centralización’ del capital.

La búsqueda de la versión definitiva del Volumen I

Tras algunas interrupciones debido a su mala salud, y de un período de intensa actividad política de la Asociación Internacional de Trabajadores, Marx se puso a trabajar en una nueva edición de El Capital, Volumen I, a principios de la década de 1870. Insatisfecho con la forma en que había expuesto la teoría del valor, pasó diciembre de 1871 y enero de 1872 reescribiendo lo que había publicado en 1867. En 1872 salió una reimpresión de Das Kapital que incluía los cambios efectuados por Marx. Ese año fue especialmente importante para la difusión de El Capital, ya que vio aparecer también las traducciones al ruso y al francés. Esta fue encomendada a Joseph Roy, que previamente había traducido algunos textos del filósofo alemán Ludwig Feuerbach, y apareció en entregas gracias al editor Maurice Lachâtre. La primera se publicó hace 150 años, el 17 de septiembre.

Marx estuvo de acuerdo en que sería bueno publicar una « edición popular barata ». “Aplaudo tu idea de publicar la traducción […] en entregas periódicas”, escribió. “De esta forma, el libro será más accesible a la clase trabajadora y para mí esa consideración supera cualquier otra”, argumentó con su editor. Consciente, sin embargo, de que había un ‘reverso’ de la moneda, anticipó que el ‘método de análisis’ que había usado ‘haría ardua para algunos la lectura de los primeros capítulos’, y que los lectores podrían ‘desanimarse’ si eran ‘incapaces de seguir adelante al comenzar’. No creía que pudiera hacer nada en relación con esta « desventaja », « aparte de alertar y advertir a los lectores preocupados por la verdad. No existe un camino real hacia el aprendizaje, y los únicos que tienen alguna posibilidad de alcanzar sus picos iluminados por el sol son aquellos que no temen agotarse mientras suben los empinados caminos ascendentes”.

Al final, Marx tuvo que dedicar mucho más tiempo a la traducción de lo que inicialmente había planeado para la corrección de las pruebas. Como escribió al economista ruso Nikolai Danielson, Roy “a menudo traducía demasiado literalmente” y le obligaba a “reescribir pasajes completos en francés, para hacerlos más aceptables al público francés”. A principios de ese mes, su hija Jenny le había dicho al amigo de la familia Ludwig Kugelmann que su padre estaba « obligado a hacer innumerables correcciones », reescribiendo « no solo oraciones completas sino páginas enteras ». Posteriormente, Engels escribió en una línea similar a Kugelmann que la traducción francesa había resultado ser un « verdadero tormento » para Marx y que « más o menos tuvo que reescribir todo desde el principio ».

Además, al revisar la traducción, Marx decidió introducir algunas adiciones y modificaciones. En la posdata de Le Capital, no dudó en atribuirle “un valor científico independiente del original” y afirmó que la nueva versión “debería ser consultada incluso por lectores familiarizados con el libro en alemán”. El punto más interesante, especialmente por su valor político, se refiere a la tendencia histórica de la producción capitalista. Si en la edición anterior de El Capital Marx había escrito que « el país más desarrollado industrialmente se limita a mostrar a los menos desarrollados la imagen de su propio futuro », en la versión francesa las palabras en cursiva fueron sustituidas por « a los que les siguen en el ascenso de la escala de la industrialización ». Esta aclaración limitó la tendencia del desarrollo capitalista exclusivamente a los países occidentales que ya estaban industrializados.

Ahora era plenamente consciente de que el esquema de progresión lineal a través de los « modos de producción asiático, antiguo, feudal y el moderno modo de producción burgués », que había perfilado en el Prefacio a Una contribución a la crítica de la economía política, en 1859, era inadecuado para comprender el movimiento de la historia y que, en efecto, era aconsejable alejarse de cualquier filosofía de la historia. No vio el desarrollo histórico en términos de un progreso lineal inquebrantable hacia un fin predefinido. La concepción multilineal más pronunciada que Marx desarrolló en sus últimos años lo llevó a mirar aún más atentamente las especificidades históricas y la desigualdad del desarrollo político y económico en diferentes países y contextos sociales. Este enfoque ciertamente incrementó las dificultades a las que se enfrentó en el ya accidentado curso de completar el segundo y tercer volumen de El Capital. En la última década de su vida, Marx emprendió investigaciones exhaustivas de sociedades fuera de Europa y se expresó sin ambigüedades contra los estragos del colonialismo. Es un error sugerir lo contrario. Marx criticó a los pensadores que, al tiempo que destacaban las consecuencias destructivas del colonialismo, utilizaban categorías propias del contexto europeo en su análisis de las áreas periféricas del globo. Advirtió varias veces contra aquellos incapaces de observar las distinciones necesarias entre los fenómenos y, especialmente después de sus avances teóricos en la década de 1870, desconfiaba mucho a la hora de transferir categorías interpretativas a campos históricos o geográficos completamente diferentes. Todo esto es más claro gracias a Le Capital.

En una carta de 1878, en la que Marx sopesaba los aspectos positivos y negativos de la edición francesa, le escribió a Danielson que contenía « muchos cambios y adiciones importantes », pero que « también se había visto obligado a veces -principalmente en el primer capítulo- a simplificar el asunto ». Engels era de esta opinión y no incluyó todos los cambios hechos por Marx en la cuarta edición alemana de El Capital que publicó en 1890, siete años después de la muerte de Marx. Marx no pudo terminar una revisión final de El Capital, Volumen I, que incluyera las correcciones y añadidos con los que pretendía mejorar su libro. De hecho, ni la edición francesa de 1872-75, ni la tercera edición alemana –que se publicó en 1881– pueden considerarse la versión definitiva que a Marx le hubiera gustado que fuera.

Marx a través de Le Capital

Le Capital tuvo una importancia considerable para la difusión de la obra de Marx en todo el mundo. Se utilizó para la traducción de muchos extractos a varios idiomas, el primero en inglés, por ejemplo. De manera más general, Le Capital representó la primera puerta de acceso a la obra de Marx para lectores de varios países. La primera traducción al italiano –publicada entre 1882 y 1884– se hizo directamente de la edición francesa, al igual que la traducción aparecida en Grecia, en 1927. En el caso del español, Le Capital permitió sacar algunas ediciones parciales y dos traducciones completas: una en Madrid, en 1967, y otra en Buenos Aires, en 1973. Dado que el francés era más conocido que el alemán, fue gracias a esta versión que la crítica de la economía política de Marx pudo llegar a muchos países de Hispanoamérica más rápidamente. Casi lo mismo ocurría con los países de habla portuguesa. En el mismo Portugal, El Capital circuló solo a través de la pequeña cantidad de copias disponibles en francés, hasta que apareció una versión abreviada en portugués poco antes de la caída de la dictadura de Salazar. En general, a los activistas políticos e investigadores tanto en Portugal como en Brasil les resultó más fácil acercarse a la obra de Marx a través de la traducción al francés que la original. Las pocas copias que llegaron a los países africanos de habla portuguesa también estaban en ese idioma.

El colonialismo también dio forma en parte a los mecanismos por los cuales El Capital estuvo disponible en el mundo árabe. Mientras que en Egipto e Irak fue el inglés el idioma que más se utilizó en la difusión de la cultura europea, la edición francesa desempeñó un papel más destacado en otros lugares, especialmente en Argelia, que en la década de 1960 fue un centro importante para facilitar la circulación de ideas marxistas en los « países no alineados”. La importancia de Le Capital se extendió también a Asia, como lo demuestra el hecho de que la primera traducción vietnamita del Volumen I, publicado entre 1959 y 1960, se realizó a partir de la edición francesa.

Esta, además de ser consultada a menudo por traductores de todo el mundo y ser cotejada con la edición de 1890 publicada por Engels, que se convirtió en la versión estándar de Das Kapital, la traducción francesa ha servido de base para traducciones completas de El Capital a ocho idiomas. Ciento cincuenta años después de su primera publicación, continúa siendo una fuente de debate estimulante entre académicos y activistas interesados ​​en la crítica de Marx al capitalismo.

En una carta a su antiguo camarada Friedrich Adolph Sorge, el propio Marx comentó que con Le Capital había “consumido tanto [de su] tiempo que no volvería a colaborar de ninguna manera en una traducción”. Eso es exactamente lo que sucedió. El esfuerzo y las molestias necesarios para producir la mejor versión francesa posible fueron realmente notables. Pero podemos decir que fueron bien recompensados. Le Capital ha tenido una circulación significativa, y los añadidos y cambios realizados por Marx, durante la revisión de su traducción, contribuyeron a la dimensión anticolonial y universal de El Capital que está siendo ampliamente reconocida hoy en día gracias a algunas de las más novedosas y perspicaces contribuciones en los estudios de Marx.

 

Marcello Musto es catedrático de Sociología en la York University (Toronto). Sus escritos han sido traducidos a veinticinco idiomas y están disponibles en http://www.marcellomusto.org. Su última monografía es Karl Marx, 1881-1883. El último viaje del Moro (Siglo XXI, 2020).

Traducción: G. Buster

[Fuente: sinpermiso.info]

Una edición de la ‘Odisea’ traducida del inglés en la que Homero convive con Margaret Atwood y Nick Cave demuestra la vitalidad de los clásicos, pero abre el debate sobre los límites de la divulgación

ALBERT MONTEYS

El dilema de las redes, el documental de Jeff Orlowski estrenado por Netflix el mes pasado, contiene una tonelada de preocupantes testimonios de ex altos cargos de compañías como ­Google o Facebook, pero también la acartonada recreación de la vida diaria de una familia estadounidense. En ese relato paralelo, la actriz Kara Hayward (Moonrise Kingdom, Paterson) interpreta a la hija mayor, que, siempre con un libro en las manos, advierte de la adicción a la tecnología de su hermano menor. El personaje de Hayward se llama, por supuesto, Casandra, como la hija de Príamo, rey de Troya, que profetiza la destrucción de la ciudad sin que nadie la crea.

Las voces de los clásicos grecolatinos desaparecen de los planes de estudio al tiempo que sus ecos se vuelven omnipresentes en los ámbitos más inesperados. En el mismo año en que ganan el Premio Nobel la autora de un poemario como El triunfo de Aquiles (Louise Glück) y el Princesa de Asturias otra poeta que se presenta como “profesora de griego” (Anne Carson), el ensayo más vendido en España es El infinito en un junco (Siruela), una historia sobre la invención de los libros en el mundo antiguo firmada por Irene Vallejo. Mientras, la catedrática de Cambridge experta en la Antigüedad Mary Beard se convierte en fenómeno de masas en Twitter (280.000 seguidores) y Jorge Javier Vázquez —filólogo de formación y “cansado de que todo el mundo considere frívola su labor en televisión”— continúa de gira con Desmontando a Séneca, un espectáculo teatral a partir de un célebre apólogo del filósofo hispanorromano: De la brevedad de la vida.

El mundo editorial vive también su propio renacimiento. “Nunca se ha editado tanto y tan bien a los clásicos”, subraya Carlos García Gual, miembro de la RAE, traductor de Homero e impulsor de la Biblioteca Clásica Gredos, que nació en 1977 para desarrollar una labor que en Europa llevaba 100 años en marcha: publicar el corpus grecolatino completo. A los autores populares y a los que no lo son. Ahí está todo Platón, pero también Elio Aristides o, con sus 20 tomos, Plutarco, “un autor apenas leído hoy, pero muy popular en el siglo XIX”. García Gual acaba de publicar Voces de largos ecos (Ariel), una recopilación de prólogos entre los que destaca el dedicado a los escritos científicos de Aristóteles, cuya influencia fue más allá de las humanidades.

El ataque de los letrigones. Ilustración de Calpurnio para la edición de la ‘Odisea’, publicada por Blackie Books

“Hasta el siglo XV”, explica el profesor Gual, “la ciencia era la ciencia griega, Plinio, Euclides, Aristóteles… Luego llegan los microscopios y todo cambia porque es un campo que caduca antes que la filosofía o la literatura”. Aun así, junto a errores clamorosos —como defender la superioridad del macho sobre la hembra o de la derecha sobre la izquierda—, en el haber del pensador hay que anotar el descubrimiento del carácter mamífero de los cetáceos o la descripción del estómago de los rumiantes y de la cópula de los cefalópodos, “una particularidad singular que no fue redescubierta hasta el siglo XIX”.

Más allá de colecciones canónicas y exhaustivas como la de Gredos o la Alma Mater del CSIC, García Gual destaca otro signo de vitalidad de un mundo que nunca caduca: “Los quioscos están llenos de libros sobre mitos y hay excelentes ediciones de bolsillo y nuevas traducciones”. En efecto, a sellos como Alianza, Cátedra o Akal se les podrían añadir las apuestas de otros, especializados o generalistas, como Guillermo Escolar, Mármara, Koan, Rhemata, Rinoceronte o Errata Naturae.

A ellos se acaba de sumar Blackie Books, que estrena su colección Clásicos Liberados con una Odisea que ya en la preventa, antes de su salida, colocó 5.000 ejemplares en las librerías. El Génesis, el QuijoteGargantúa y Pantagruel y la Ilíada esperan su turno. Ilustrada por Calpurnio, la Odisea de Blackie se completa con las recreaciones y subversiones del argumento clásico en una novela corta de Margaret Atwood, un poema de Dorothy Parker, una fábula de Augusto Monterroso y sendas canciones de Nick Cave y Javier Krahe. De James Joyce a Derek Walcott, la historia de la literatura está tan llena de odiseas que la original ya no es un libro sino una biblioteca. El volumen lleva además un curioso repertorio de notas que explican quién era Méntor (maestro de Telémaco) antes de convertirse en nombre común, en qué momento comienza la acción de la obra (el 8 de marzo de 1178 antes de Cristo, según resulta de aplicar el canon de eclipses de la NASA al que se describe en el canto XX) o cuántas personas se llaman Ulises en España (2.274 según el INE; ninguna usa el nombre griego del protagonista: Odiseo).

Mujer joven con tableta y estilete, conocida como Safo, en fresco pompeyano. ALAMY

La edición, no obstante, tiene una particularidad que sus responsables saben potencialmente polémica: la traducción, a cargo de Miguel Temprano, no se ha hecho del original griego, sino de la versión que Samuel Butler publicó en 1900, “la mejor” de entre las inglesas según Borges. La obra de Homero, dice la nota editorial, “fue escrita en hexámetros, para ser recitada en público, con acompañamiento musical, a la manera quizá del rap actual… Es decir, tan lejos de nuestros referentes culturales que, para hacérnosla llegar con eficacia, la cuestión del idioma es probablemente el menor de los problemas”. Jan Martí, fundador de Blackie Books, amplía esas razones: “Queríamos que fluyera como una novela. Más que arriesgada, fue una decisión desprejuiciada”.

Para Alberto Manguel, autor del ensayo El legado de Homero (Debate), todo depende de qué entendamos por traducción: “Puede significar una versión académica inspirada y lo más fiel posible al original. En ese caso, el traductor tiene que conocer a la perfección el griego antiguo, porque tendrá que resolver complejos problemas filológicos, históricos y culturales. También deberá considerar —como dice el editor de Blackie Books— el hecho de que el texto homérico mejor preservado es solo una parte del conjunto de la obra de Homero”. Esa es, recuerda Manguel, la teoría de la helenista Florence Dupont, entre otros investigadores, que considera lo que llamamos texto homérico como “equivalente al libreto de una ópera”, es decir, un fragmento de la obra original, sin la música, los gestos y el ritual que acompañaban a las palabras en la Grecia antigua. “Si por traducción entendemos, como quería Borges, un borrador más del texto original, entonces una traducción de la traducción de Butler es perfectamente válida”. Irene Vallejo celebra el gusto filológico por acudir a la fuente original, pero admite que una versión indirecta —“y esta es muy literaria, ágil”— puede ser una buena introducción para cualquier lector. “En el fondo no existe una versión pura. Los clásicos tienen tantas adherencias de todas las épocas que al final son un magma del que forman parte todas las lecturas que se han hecho de ellos”.

Carlos García Gual es más reticente. Y más rotundo: “No me parece buena idea. Butler en sí ya es antiguo”. Aurora Luque, poeta y traductora, añade un matiz en la misma línea: “Vivimos una fascinación por lo anglosajón, pero en castellano tenemos grandes traducciones del griego. Aunque claro que podemos saborear una retraducción. Lo importante es saber que estamos leyendo a Butler, no a Homero. Lo mismo pasa con Anne Carson y Safo”. La autora de libros como Gavieras y La siesta de Epicuro (ambos en Visor) se refiere al volumen trilingüe Si no, el invierno (Vaso Roto), que acaba de llegar a las librerías con los versos griegos de la poeta de Lesbos, la versión inglesa de la canadiense y su propia traducción al castellano del trabajo de esta.

Penélope. Ilustración de Calpurnio para ‘La versión de Penélope’, de Margaret Atwood, incluida en la edición de la ‘Odisea’, publicada por Blackie Books

Además de la bendición borgiana y de la fluidez narrativa de la versión de Butler, hay otro elemento detrás de la “herejía” —el término es de los editores— de traducir la Odisea del inglés. Tres años antes de verterla a su lengua, el autor británico publicó un ensayo en el que sostiene que la obra literaria más influyente de la historia fue escrita por una mujer y no por el supuesto bardo ciego, que, esta vez sí, habría escrito la belicosa Ilíada.

La apertura de miras tiene, no obstante, sus límites. La teoría de Butler, clérigo de formación, se fija menos en el papel activo de Calipso, Circe o Penélope que en supuestos errores que, según él, “podía cometer fácilmente una mujer, pero nunca un hombre”. Entre otros, pensar que un barco puede tener un timón en cada extremo (canto IX) o que un halcón puede desgarrar a su presa en pleno vuelo (canto XV). Alberto Manguel subraya que los especialistas desdeñaron por estrafalarias las teorías de Butler, pero le reconoce un mérito decisivo: inauguró la particular relación que la literatura del siglo XX ha tenido con los clásicos. Ya no son una cima inalcanzable sino una llanura que puede ser “transitada, habitada, reorganizada, recreada y reescrita”.

Eso es lo que hizo en 1983 la alemana Christa Wolf en Casandra y lo que, en 2005, hizo también Margaret Atwood en La versión de Penélope (The Penelopiad), que imagina la vuelta de Ulises desde el punto de vista de su esposa y de las 12 criadas que terminan ahorcadas por supuesta traición. Amigo de la escritora canadiense, con la que comparte nacionalidad, Manguel subraya en ese episodio los ecos de las violaciones masivas a mujeres en Bosnia, Ruanda o Darfur, pero expresa sus reparos desde el punto de vista literario: “Confieso que no me parece su libro más logrado. En su esfuerzo por dar vida a las casi invisibles y sacrificadas criadas de Penélope, y apuntar al desequilibrio de género en la Grecia de Homero, algo de la gran habilidad narrativa de Atwood se pierde. Y uno lee el texto menos como una recreación iluminada del poema que como un encendido panfleto que usa ese episodio de la Odisea tan solo como punto de partida”.

El caballo de Troya. Ilustración de Calpurnio para la edición de la ‘Odisea’, publicada por Blackie Books

En 2018 la británica Pat Barker dio voz a la esclava Briseida para narrar desde su punto de vista el argumento de la Ilíada en El silencio de las mujeres (Siruela). Ese mismo año la BBC y Netflix estrenaron la serie Troya: la caída de una ciudad, que desató la polémica porque los papeles de Aquiles y Zeus recayeron en dos actores negros: David Gyasi (Interstellar) y Hakeem Kae-Kazim (Hotel Rwanda). Irene Vallejo, que recomienda vivamente la novela de Barker, explica que todas las épocas han leído a los clásicos desde sus propios debates: “El Romanticismo y el nacionalismo del siglo XIX reivindicaron a Homero como depositario del genio colectivo de un pueblo frente a Virgilio, autor individual de la Eneida. También nosotros leemos nuestro tiempo a través de símbolos que vienen de antiguo. Lo hicieron los propios griegos. Eurípides, por ejemplo, le enmienda la plana a Homero diciendo que Helena no estuvo en Troya. Para ellos todo eran versiones, historias que circulaban y circulaban. No había un libro sagrado”.

Aurora Luque abunda en la misma idea: “El siglo XIX hizo una lectura de Safo descafeinada, misógina, pero los actuales estudios de género no se inventan nada, más bien enriquecen y aclaran aspectos que estaban en las obras y nadie había sabido ver”. Ella, de hecho, anda embarcada ahora en la traducción de Las suplicantes, una pieza de Esquilo que recoge la historia de un coro de mujeres —las danaides— que piden asilo en Argos porque se niegan a casarse obligatoriamente en Egipto. “Durante siglos”, explica Luque, “se tuvo por una obra menor. ¿Por qué? Porque no se entendía ni el asilo político ni el rechazo al matrimonio”.

Para Vallejo, los clásicos “lo son porque se adaptan a las pulsiones de cada época. Si no, habrían desaparecido”. Por eso lamenta que el interés popular por el imaginario grecolatino contraste con el desdén educativo hacia el latín y el griego. “Se trata de una profecía de autocumplimiento”, afirma. “Empiezas diciendo que son estudios sin salida profesional, luego pones trabas para que los alumnos los elijan, los mejores expedientes se van a otras carreras y los que quedan no encuentran salida”. La autora de El infinito en un junco subraya el rédito cultural que procuran los clásicos, pero no olvida su potencial económico. Y lo resume en un nombre: Christopher Vogler. Analista de guiones, Vogler descubrió la admiración que cineastas como George Lucas, Steven Spielberg o Francis Ford Coppola profesan a los ensayos sobre mitología de Joseph Campbell y a su estudio de los patrones que se repiten en todos los relatos heroicos. Por eso adaptó a la escritura cinematográfica los análisis del erudito neoyorquino en El viaje del escritor (Ma Non Troppo), pronto convertido en superventas mundial y en “uno de los manuales de uso corriente en Hollywood”. La distancia entre la guerra de Troya y La guerra de las galaxias es más corta de lo que parece.

 

Odisea. Homero. Traducción de Miguel Temprano de la versión inglesa de Samuel Butler. Blackie Books

Si no, el invierno. Fragmentos de Safo. Anne Carson. Traducción de Aurora Luque. Vaso Roto

Economía de lo que no se pierde. Leyendo a Simónides de Ceos con Paul Celan. Anne Carson. Traducción de Jeannette L. Clariond. Vaso Roto

Praderas. Louise Glück. Traducción de Andrés Catalán. Pre-Textos

El silencio de las mujeres. Pat Barker. Traducción de Carlos Jiménez Arribas. Siruela

Voces de largos ecos. Carlos García Gual. Ariel

Fidelidad a Grecia. Emilio Lledó. Taurus

Una Odisea. Un padre, un hijo, una epopeya. Daniel Mendelsohn. Traducción de Ramón Buenaventura. Seix Barral

El viaje del escritor. Christopher Vogler. Traducción de Jorge Conde. Ma Non Troppo

 

[Fuente: http://www.elpais.com]

Marcos Calveiro © Xerais

Escrito por Ana G. Liste

Hai tres meses que Marcos Calveiro (Vilagarcía, 1968) foi nomeado director de edicións da editorial Galaxia. Avogado, escritor e hostaleiro, agora suma editor ás súas profesións. Di que quixo ser escritor profesional e non lle saíu ben, tivo claro que non quería volver exercer como avogado e o de hostaleiro foi máis un accidente agradable e con antecedentes familiares. Con todo, esta nova andaina como editor non entra en conflito coa de escritor, aínda que de momento nin le escribe por pracer. Pero vén de comezar unha nova ′saga′, Curros & Holmes (Galaxia, 2022), e ten outros textos rematados na pandemia. Conversamos con el sobre o que está por vir desde seu despacho na sede da editorial en Vigo.

Que fai un director de edicións?

Pois ler orixinais, decidir cubertas, decidir textos de contras e axudar a todos os compañeiros e compañeiras no que podo. Fundamentalmente, son o primeiro filtro da editorial de todos os orixinais. Á parte, represento a Galaxia en todos os premios nos que está presente. E vén moitísimo traballo porque están coincidindo todos os premios xuntos un detrás doutro, ensaio, poesía e narrativa. Agora comezarei tamén a preparar –que xa me corresponde a min– o plan de edicións do ano que vén.

Marcos Calveiro (segundo pola esquerda) co xurado do Premio de Novela Manuel García Barros de 2022 © AELG

Por que aceptou a proposta?

Porque levo moitos anos sendo taberneiro e autónomo [ri]. Como comprenderás, chámate Galaxia para ser director de edicións e, xa que non me dá para vivir da escritura, deixo as tabernas e tirar cafés e cervexas e demais. Coincidiu que o día que mo comunicaron comecei coa COVID e estiven malo malo. Cando me reincorporei aquí dez días despois estaba destrozado e tardei mes e medio en recuperarme fisicamente.

Parece que haxa unha batalla interminable entre dedicarse ás artes e o prosaico de ter un soldo a fin de mes.

Son malos tempos para todos, para calquera traballador, e máis para os traballadores da cultura. E máis despois da pandemia. Pódense contar cos dedos dunha man a xente que neste país vive das artes única e exclusivamente, sexan música, literatura, audiovisual…

Porque dicir que un é de profesión escritor, non ten que supoñer que un vive diso; pero cando a profesión é editor si, non?

Evidentemente, si. Eu exercín de avogado moitos anos, logo deixeino. Logo me fixen escritor profesional e duroume dous anos porque escollín os anos da crise de 2008, cubrinme de gloria. E logo coa miña parella –que tamén quedara sen traballo– acabamos montando un bar. Ela é filla de taberneiros e eu son neto de taberneiros polas dúas bandas. Ao final era un mundo próximo, criámonos nas tabernas.

Chegou a comentar nas redes sociais que case non volve á literatura.

É que foi certo. Pasei case seis anos de seca. Recuperei a escrita en Curros & Holmes e outras novelas que escribín foi durante a pandemia. Entre os tres meses confinados e os oito que practicamente tivemos o bar pechado ou con horario reducido, recuperei moitas horas mortas na casa. Recoñezo que escribín moito durante a pandemia, ou escribía ou non sei que facía. Hai xente que se dedicou a cociñar e esgotar a fariña, outros fixeron pilates na casa ou se dedicaron á horta. Eu volvín ao que sabía, que era escribir. Pero publicada só está esta novela.

E esta historia de Curros & Holmes. No misterio d′O kapital xa a tiña previamente na cabeza?

É unha desas frikadas que teño desde hai anos na cabeza. A mítica viaxe de Curros a Londres, de oito meses ou un ano –os biógrafos discuten a data e algún incluso nega a súa existencia–, sempre me chamou a atención. Que faría Curros en Londres despois de fuxir das gadoupas do pai por unha mala relación ou buscando aventuras? Tampouco se exiliou por motivos políticos porque non coinciden as datas da represión polos seus artigos, isto parece que foi antes. Como son fan desas frikadas históricas galegas deses persoeiros un pouco cultos, pois cando foi o confinamento abrín un cartafol que teño alí no portátil de ideas e pinchei no arquivo de Curros. Comecei investigar, empecei a ler cuestións da época vitoriana inglesa e iso levoume a Sherlock, a Marx… É que son uns anos londinenses nos que hai un feixe de xente coñecida alí.

Roteiro arredor da novela ‘O xardineiro dos ingleses’, de Marcos Calveiro, organizado pola Deputación de Pontevedra en 2020 © O faiado da memoria

Desde o principio ía ser unha saga?

Si, a idea cando falei con Francisco Castro antes de incorporarme aquí era que fose unha saga. Sae fóra de colección e cun deseño específico, agardo que haxa máis. Agora tería que estar entregando unha segunda, pero o traballo como editor impídeme totalmente poñerme a escribir. Supoño que contra o final do ano, cando me libere dos premios, poderei volver escribir.

Porque mentres le por traballo é imposible escribir?

Si, non leo como ocio nin escribo. É imposible. Ademais, cheguei aquí –e faleino con Fran como director– co compromiso de responderlle a todo o mundo. E ata o de agora respondín a todos, xa aceptei un montón de novelas e xa rexeitei outro feixe de orixinais educadamente. Acuso recibo de todo e contesto a todo. Estiven na outra banda cando comecei e nada me horrorizaba máis que mandar un texto a unha editora e que nin se molesten en contestar.

Desde a posición do ata agora escritor, como pensa que quere actuar como editor?

A ver, hai un criterio obxectivo da calidade dos textos comezando pola calidade da lingua. Logo hai criterios subxectivos dos meus gustos persoais, pero evidentemente hai criterios persoais e eu o que quero é que se vendan os libros. Logo hai un criterio de Galaxia como institución que se teñen que publicar, somos –por así dicilo– o repositorio fundamental da cultura galega e hai cousas que tes que editar para que queden para as xeracións futuras. O difícil e casar todo iso, pero aí estou, comezando.

Pero ten a opción de apostar por libros que se saen da ′norma′?

Si. O ano que vén vou publicar catro ou cinco novelas de autores noveis. Algunhas chegáronme a min e outras busqueinas eu. Cando cheguei aquí o primeiro que fixen foi facerme unha listaxe de novas ilustradoras, para iso as redes sociais son fantásticas. Contactei con xente que vía que escribía ben e en galego nas súas redes, e ofrecinme a ler o que tiveran. Moita xente contestou, envioumo, e vouno publicar. Procurei polos finalistas do ‘Xuventude Crea’ dos últimos anos e contactei con algúns, hai xente facendo cousas moi interesantes e que curiosamente se están pasando ao castelán. Amazon é un inimigo potente.

Pola autoedición?

Si, hai moitos traducindo ao castelán a súa obra e autoeditando en Amazon.

Por que cre que se están a ′perder′ eses talentos para a cultura galega?

Pola nosa incapacidade de atopalos, seguramente. Estamos nuns tempos tan dixitalizados que seguro que moitos rapaces de vinte anos cando pensan en publicar non pensan nun libro físico. Ao mellor tampouco se lles ocorre mandar un orixinal a unha editorial, ou pensan que Galaxia, Xerais ou calquera outra editorial que haxa en Galicia son unha cousa de vellos e que non teñen posibilidade. De momento, a xente coa que fun contactando foi bastante receptiva e foron enviándome cousas, desde poesía a novela ou autoficción. Pero supoño que aquí inflúe moito que a Xeración Z le na pantalla. Eu recoñezo que tamén leo moito en formato PDF no móbil.

Cre que as editoras galegas teñen que subir un chanzo para estar máis presentes nesa lectura en pantalla?

Todas as editoras galegas teñen redes e fan comunicación nas redes. O malo é que é un nicho tan restrinxido… Eu teño Instagram e Twitter pero xa o do TikTok e o Twitch resúltame sorprendente, pero tes que meterte… Estamos nun momento de mudanza impresionante, agudizado pola pandemia. Pero non creo que se venda moita literatura galega en formato de libro electrónico, aínda que tampouco teño os datos concretos. O que si sucede é que se segue a vender moito libro físico online e non na libraría, que non deixa de ser sorprendente para min. Eu vivo en Teis, un barrio relativamente humilde de casiñas pequenas, e hai unha furgoneta de Amazon que vive alí de luns a domingo. Calquera colector do lixo de Teis está cheo de caixas de Amazon.

Capa do libro ‘Curros & Holmes. No misterio do kapital’ © Editorial Galaxia

É máis importante buscar autores novos ou lectores novos? Ou ambas van da man?

Eu busco autores novos para chegar a máis público. A masa crítica de lectores en galego é a que é, e haberá que tratar de buscar a outros lectores buscando a outra xente ou a través de voces máis novas que poidan conectar máis directamente con eles. Nese sentido, a miña procura é interesada porque busca ampliar esa masa crítica de lectorado e chegar a xeracións máis novas ás que ao mellor a literatura galega non chega ou que se están pasando ao castelán. Existe unha ruptura da cadea de lectura arredor de 3º ou 4º da ESO, cando a rapazada deixa de ler por ocio para ler só o que lle obrigan no instituto, pois é importante buscar novas voces que lles poidan falar máis directamente. Non é o mesmo ler unha novela xuvenil dun autor de 50 anos, que ten a súa adolescencia moi lonxe aínda que sexa profesor de instituto; que coller unha voz de vinte anos que está estudando na Universidade de Santiago que hai nada que deixou o instituto.

Cales son os seus retos persoais en Galaxia?

Hai retos persoais e retos da propia editorial aos que me teño que incorporar. O feito de que o Día das Letras estea dedicado a Francisco Fernández del Riego fai que gran parte do noso plan editorial vaia ir enfocado por aí, e hai que sumar esforzos entre todas e todos. Pero tamén imos iniciar novos proxectos como publicar banda deseñada o ano que vén, cunha colección específica e autores moi novos. Eu son lector de sempre de banda deseñada e contactei coa xente que está nese mundo agora en Galicia. Aínda estamos pensando formatos e pedindo orzamentos porque o do papel é unha chaladura. Tamén quero tirar por monografías específicas na colección Pantallas, que é sobre cine; e sacar algo máis de música, como o libro que se publicou sobre Suso Vaamonde ou o dos 100 discos galegos. Son cousas que aínda estamos pechando pensando no ano que vén.

A crise do papel afectará moito aos plans de publicación de 2023?

Pois si. É unha barbaridade o que subiu, pero hai que seguir. Ao mellor nalgunha colección tes que cambiar o papel porque non o hai, ou tes que cambiar a capa porque o custo é desproporcionado. Supoño que na subida do prezo hai de todo, desde carestía e especulación a acaparamento. Xuntáronse todas esas circunstancias e estamos nunha tormenta perfecta que é un problema.

Que pensa do actual ritmo de publicación editorial?

Aí entramos nunha cuestión difícil e complexa. É unha loucura, pero estamos todos nela. Se a túa competencia saca cen títulos, ti que vas facer? Sacar vinte para dedicarlles máis tempo cando as novidades se renovan cada semana ou 15 días nas librarías? É un problema no que estamos todos, as grandes están nesa treboada perfecta e obrígannos ás pequenas a seguir aí. Evidentemente, eu querería máis espazo para darlle visibilidade aos libros. E que non sacases dúas novelas con 15 días ou un mes de diferencia. Así poderíanse facer máis presentacións e promocións, pero o mercado é como é. E non creo que mude.

Ademais, como nas cifras tanto nacionais como internacionais ves que o 80% dos libros non venden practicamente nada e que as vendas se reducen ao outro 20%, ao mellor sacas cen títulos ao ano que sabes que vinte vanche vender e que os outros van vender aos poucos pero van ir sumando; ou moitas veces publicas cousas que sabes que van vender pouco pero consideras que deben estar publicadas. Supoño que se o papel segue disparado, chegará un momento no que haxa que reducir por cuestión de supervivencia. Este tema sempre sae nas reunións de edición, pero non chegamos a ningunha conclusión porque se non publicas perdes o teu espazo –que xa é escaso– entre as novidades.

Agora que está dentro, como ve que sobreviven as editoriais nun momento de gran dependencia das axudas públicas?

Aquí, por exemplo, todo o que traducimos é solicitando axudas públicas. Eu teño unha obsesión, considero que A montaña máxica, de Thomas Mann, ten que estar en galego. Pero é un libro de mil páxinas, se eu, como iniciativa privada, teño que contratar un tradutor e tratar de sacar ese libro dunha forma que para min sería inalcanzable.

Nós temos moitas colaboracións coas institucións públicas nos premios, pero no caso do galego entendo que unha das obrigas das institucións publicas –así vén no noso Estatuto de Autonomía– é fomentar a nosa lingua. Deberan dotar as bibliotecas de todo o que se publica en galego, como tamén debera existir un Instituto Rosalía –como hai o Cervantes ou o Ramon Llull– para a promoción. Se un país tan pequeno como Finlandia coloca a súa literatura en todos os lugares do mundo é porque ten un instituto que se dedica á promoción, e que hai axudas públicas para a tradución dos seus autores nas outras linguas. Iso debera tamén pasar aquí.

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

Pertenecen al profesor y licenciado en Letras Leonardo Schenardi, quien en « Divas de Hollywood » materializará las versiones en miniatura de las artistas más admiradas por el autor de « Boquitas pintadas »: Rita Hayworth, Greta Garbo y Marlene Dietrich.

Escrito por MARÍA EUGENIA SUÁREZ

Rita Hayworth, Greta Garbo y Marlene Dietrich son algunas de las divas de Hollywood que el escritor argentino Manuel Puig no solo admiró sino que inspiraron su universo y que, en el marco de los homenajes que el municipio de General Villegas realiza por el 90 aniversario de su natalicio, serán parte de una exhibición de muñecas que propone reconstruir la influencia del cine en la vida y en la obra del novelista.

Con el cine como telón de fondo y eje central, el homenaje comenzó este jueves por la mañana con un ciclo de conversatorios que reunió a especialistas y críticos de la obra del escritor como Juan Fiorini, autor de « Contar filmes: o cinema imaginario de Manuel Puig », Graciela Goldchluk, curadora del archivo de manuscritos del autor de « El beso de la mujer araña »; Julia Romero, autora de « Puig por Puig »; y el realizador Carlos Castro, director de « Coronel Vallejos », entre otros.

Con la propuesta « Luz, cámara, Puig », la doble jornada conmemorativa busca desandar el vínculo que el escritor tejió con el mundo cinematográfico, un universo que fue una influencia central en la obra del escritor.

En ese marco, este viernes se presentarán la muestra de muñecas « Divas de Hollywood », del profesor y licenciado en Letras Leonardo Schenardi, donde se pone en escena a las mujeres que Manuel Puig admiró desde cuando su madre lo llevaba por las tardes a ver películas al viejo Cine Español de General Villegas, aquel pueblo al que jamás quiso regresar y describió como « la ausencia total de paisaje ».

« Van a estar las réplicas de actrices que están vinculadas con el universo de Puig », contó a Télam Schenardi, y como si la personificación física fuese posible, agregó: « Van Rita Hayworth, Greta Garbo, Marlene Dietrich, Bette Davis, Joan Crawford, Marilyn Monroe, Vivien Leigh y su compañero en ‘Lo que el viento se llevó’ Clark Gable, y también Frankenstein y la novia de Frankenstein ».

El impulsor de la muestra lee a Puig desde que tiene 16 años, momento que coincide con el estreno de la versión teatral de « Boquitas Pintadas », de Oscar Araiz y Renata Schussheim, una obra que recuerda haberlo dejado fascinado. « A esa edad yo todavía no me había descloseteado, pero tenía muy clara cuál era mi identidad y quedé muy identificado con el personaje de Molina en El Beso de la Mujer Araña », destacó el docente.

« Veía películas de Hollywood de los años ’40, ’50, y me sentía identificado con algunas divas como le pasa a Molina. Me encontré leyendo a Puig, y creo que eso les pasó a muchos », agregó.

El gusto por las muñecas apareció de chico y comenzó a comprarlas con sus propios ahorros. Sin embargo, la colección de divas de Hollywood la inició hace algunos años durante un viaje a Río de Janeiro. « En una vidriera de una juguetería vi una Barbie replica de Tippi Hedren lookeada como en la película ‘Los Pájaros’ de Hitchcock, me fascinó. No me la pude comprar porque era carísima, pero cuando volví a Buenos Aires empecé a averiguar y me enteré de que Barbie tenía una colección de divas de Hollywood », contó sobre sus comienzos.

Una de las muecas de la muestra que homenajea a Rita Hayworth

Una de las muñecas de la muestra que homenajea a Rita Hayworth.

Apasionado de Puig, Schenardi hasta ahora nunca había podido viajar al pueblo que el escritor retrató en « La Traición de Rita Hayworth » y « Boquitas Pintadas » y por los que se ganó el mote de « puto mentiroso ». Sin embargo, tras construir de manera virtual una amistad con Patricia Bargero, conocida en Villegas como « la viuda de Puig » por cuidar y divulgar desde fines de los ’80 el legado del escritor, comenzó a planificar una muestra de cara al 90 aniversario de su nacimiento.

« Fue Patricia la que me convenció de que hiciera algún tipo de actividad con la colección de muñecas », destacó el docente, y agregó que en la muestra incluirá una réplica de la actriz argentina Mecha Ortiz. « No es Hollywood, claro, pero para mí tenía que estar sí o sí, porque era la actriz argentina preferida de Manuel », indicó sobre esta muñeca que mandó hacer especialmente con un artista local.

« La muñeca de Rita Hayworth me la hice traer de Estados Unidos y tiene una historia fuerte », explicó Schenardi, y contó que, ante la muerte de la actriz de « Gilda » por mal de Alzheimer, una de las hijas mandó a hacer muñecas que replicaran su fisonomía con el objetivo de recaudar fondos para investigar la enfermedad. « La muñeca viene con un certificado, con número de serie y va a aparecer en la serie biográfica sobre Manuel que hizo Carlos Castro y que se va a estrenar en unos meses en el canal Encuentro », agregó.

« Voy a montar una juguetería en la biblioteca », dijo entre risas el docente sobre el armado que mañana exhibirá a las muñecas personificando a las actrices con looks vinculados a películas, réplicas que van a estar acompañadas por una obra del artista Sebastián Chillemi, que ha hecho retratos de Puig, un video que explica la relación de las muñecas con el universo literario y personal del novelista, y de la lectura de textos por parte del escritor Daniel Tevini.

« Las locas siempre nos hemos sentido identificadas con las divas porque tienen algo de identidad híbrida. Por un lado, son frágiles, por el otro, son fuertes, son muy femeninas, pero a veces muy masculinas. Las locas nos identificamos con ellas porque quisiéramos ser como ellas », indicó Schenardi al momento de explicar el vínculo entre las actrices, Puig, su obra y la comunidad LGTBQ+ y agregó: « Manuel admiraba mucho e imitaba a Rita Hayworth, a Greta Garbo, hablaba de él mismo y de otros escritores en femenino. Hay una identificación de él como gay que toda loca tiene ».

« Además, la diva y el gay siempre estuvieron hermanados porque desde siempre han sido víctimas de la violencia machista », completó.

La muestra se exhibirá solo por mañana en la Biblioteca Pública Municipal de Villegas y estará abierta en horario matutino para estudiantes de los colegios secundarios que están abordando la obra del escritor y por la tarde para el público en general.

Según precisó la directora de la institución, Nieves Castillo, « la muestra de Leonardo se explica a través de textos que hablan de cada diva y su influencia en Puig, tanto en la autoría como en su forma de ver la vida ».

La actividad será gratuita y si bien se realizará de manera presencial, en simultáneo se emitirá en vivo en el canal de YouTube Biblioteca Villegas, donde quedará alojado, y en la fan page de Facebook @bibliotecavillegas.

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Traducció d’Arnau Barios

Anton Txékhov

 

Escrit per Isabel Canet

Entre tanta bona literatura com ompli llibreries i biblioteques, dir que aquest autor o autora és el preferit, sempre m’ha semblat d’una subjectivitat inconsistent. No gosaré, per tant, fer-ho amb Txékhov, simplement diré que el seu mestratge a l’hora de fer contes sempre aconsegueix embadalir-me de pura admiració. Ara, a més, gràcies a la traducció d’Arnau Barios, es poden llegir vint-i-quatre contes, seleccionats entre el millor de la seua producció, en un català que ha convertit el Iegor Semiónitx, la Mària Vassílievna o el Koroliov en persones d’una proximitat cordial, gràcies a una llengua tan fluïda, tan natural, com la de qualsevol parlant del país. Una traducció magnífica que permet gaudir intensament de les descripcions d’uns paisatges humans i geogràfics tan atractius com inoblidables.

Personatges que s’esforcen a gaudir del dolor de viure, perquè tots els èxits estan corcats i són fugissers, les esperances de llum aboquen sempre a la consciència d’ombra. Per a l’autor, la mort i la vida són germanes inseparables

La lectura de Txékhov transmet la sensació de viatjar en el temps a la Rússia de finals del XIX a través de la visió calidoscòpica que aporten uns personatges captivadors. Més que la flamant Rússia dels aristòcrates, la ploma de Txékhov s’ocupa dels burgesos, a fi de comptes la classe a la qual pertanyia i que va retratar amb una agudesa excepcional. També, però, les classes populars l’atreien i en presenta una visió crua i dolorosa, amargament lúcida, d’una gent aclaparada per la misèria i les penalitats i incapaç de sortir-se’n. La seua literatura, com la de molts autors finiseculars, reflecteix un pessimisme, una melangia encomanadissa que es posa de manifest en personatges de vegades mediocres i desconcertats, incapaços d’assimilar els girs de la vida, que busquen desesperadament un sentit que se’ls escapa fins que acaben sucumbint. Des del Grixa, l’infant que fa el seu primer passeig de la mà de la mainadera i aprèn que el món excitant que acaba de descobrir amaga el tast amarg de la incomprensió, fins al bisbe Piotr del monestir de Staro-Petrovski, que mor malalt d’enyorança i sense recança, conscient que la glòria mundana esdevé decebedora en compartir-la amb gent «petita, espantada, culpable» i que només la infantesa resulta «dolça i entranyable». Personatges que s’esforcen a gaudir del dolor de viure, perquè tots els èxits estan corcats i són fugissers, les esperances de llum aboquen sempre a la consciència d’ombra. Per a l’autor, la mort i la vida són germanes inseparables. Gent retratada al marge de qualsevol intent de moralitat, amb una honestedat que fa que aquests contes es puguen llegir després de cent anys i resulten absolutament actuals, ja que l’ànima humana no canvia amb el temps.

Club Editor (2021)

Igualment fascinants resulten les descripcions dels paratges de la Rússia rural, on s’esdevenen bona part de les narracions. Latifundis extensos amb «prats esponerosos i arbredes joves. Sota els núvols, emplenant l’aire de refilets de plata, s’estremien les aloses; sobre els sembrats verds, les graules planaven amb un moviment d’ala solemne i greu». O l’estepa, on «xerricaven els grills sense parar, les guatlles cantaven i, a una versta de distància del ramat, en una fondalada amb salzes per on passava un riuet, refilaven indolents els rossinyols joves». Descripcions vívides, d’una plasticitat poètica. En contes com «La Vérotxka» o «La bona fortuna», Txèkhov no amaga la preferència pel món rural respecte a la ciutat ni l’estima per la seua terra. Tot i així, sap valorar les distraccions i la vida cultural que ofereixen ciutats com Sant Petersburg o Moscou i que permeten a Gúrov, protagonista del famós conte «La senyora del gosset», anar a restaurants, clubs, banquets, homenatges que, amb tot, no aconseguiran dissipar el seu intens amor per l’Anna Serguéievna.

Temes universals que despleguen històries commovedores, narrades amb una estructura cristal·lina i un llenguatge de claredat diàfana i agraïda, amb adjectius evocadors i, alhora, una contenció en els detalls que revela el necessari i deixa la resta a la imaginació de lectors i lectores

Txékhov situa moltes de les seues històries en pobles, les cases amb jardí dels quals ofereixen als personatges ocasions d’intimitat, d’expressar sentiments contradictoris que creen situacions inesperades; i d’on surten camins que ofereixen falses oportunitats d’escapar d’una realitat que aclapara i impossibilita una llibertat autèntica.

Els contes recreen temes tan variats com la vida mateixa: l’amor anhelat i fugisser, les difícils relacions de família, l’egoisme com a recer de l’adversitat, la malaltia, tant física com psíquica, i la necessitat d’una curació provinent de l’afecte, l’error descobert massa tard i sense remei, la veritat i la bellesa que marquen l’existència humana, les conseqüències terribles de les pretensions inassolibles… Temes universals que despleguen històries commovedores, narrades amb una estructura cristal·lina i un llenguatge de claredat diàfana i agraïda, amb adjectius evocadors i, alhora, una contenció en els detalls que revela el necessari i deixa la resta a la imaginació de lectors i lectores.

Una lectura tan deliciosa per la qualitat literària com estimulant per la profunditat de les capes de sentit que converteixen cada conte en una invitació a la reflexió i la saviesa. Per què, com comenten els protagonistes del conte «Por (història d’un amic meu)»:

–Ens fa por allò que no entenem.

–I la vida, ¿que l’entenem, potser? Digui’m, vostè entén la vida més que el món d’ultratomba?

Sens dubte, la literatura de Txèkhov no sols ens planteja grans preguntes sinó que també ens dona algunes claus per construir les nostres pròpies respostes.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

No 150° aniversário da publicação da tradução francesa de « O Capital », Marcello Musto escreve sobre a participação ativa de Marx no processo de tradução e comenta a fortuna crítica desta tradução/nova edição no mundo.

Por Marcello Musto

Em fevereiro de 1867, depois de mais de duas décadas de trabalho hercúleo, Marx finalmente pôde dar a seu amigo Friedrich Engels a tão esperada notícia de que a primeira parte de sua crítica à economia política estava finalizada. A partir daí, Marx viajou de Londres a Hamburgo para entregar o manuscrito do Volume I (“O processo de produção do Capital”) de sua magnum opus e, de acordo com seu editor Otto Meissner, foi decidido que O Capital seria lançado em três partes. Cheio de satisfação, Marx escreveu que a publicação de seu livro foi “sem dúvida, o mais terrível míssil que já foi lançado contra as cabeças da burguesia”.

Apesar do longo trabalho de escrita antes de 1867, a estrutura do Capital seria consideravelmente expandida nos anos seguintes, e o Volume I também continuou a absorver um empenho significativo por parte de Marx, mesmo após sua publicação. Um dos exemplos mais evidentes desse compromisso foi a tradução francesa de O Capital, publicada em 44 fascículos entre 1872 e 1875. Este volume não era uma mera tradução, mas uma versão “totalmente revisada pelo autor” na qual Marx também aprofundou a seção sobre o processo de acumulação de capital e desenvolveu melhor suas ideias sobre a distinção entre “concentração” e “centralização” do capital.

A busca pela versão definitiva do Volume I

Depois de algumas interrupções devido à sua saúde precária, e após um período de intensa atividade política para a Associação Internacional dos Trabalhadores, Marx passou a trabalhar em uma nova edição do CapitalVolume I, no início da década de 1870. Insatisfeito com a maneira como havia exposto a teoria do valor, passou dezembro de 1871 e janeiro de 1872 reescrevendo o que havia publicado em 1867. Em 1872, uma reimpressão de Das Kapital foi lançada e incluía as mudanças feitas por Marx. Esse ano foi de fundamental importância para a divulgação do Capital, pois também viu nascer as traduções russa e francesa. Confiadas a Joseph Roy, que já havia traduzido alguns textos do filósofo alemão Ludwig Feuerbach, as traduções apareceram em lotes com o editor Maurice Lachâtre. O primeiro foi publicado há 150 anos, em 17 de setembro.

Marx concordou que seria bom lançar uma “edição popular e barata”. “Aplaudo sua ideia de publicar a tradução […] em parcelas periódicas”, escreveu. “Dessa forma o livro será mais acessível à classe trabalhadora e para mim essa consideração supera qualquer outra”, argumentou com seu editor. Consciente, no entanto, de que havia “outro lado reverso” da moeda, ele antecipou que o “método de análise” que ele havia usado iria “tornar uma leitura um tanto árdua nos primeiros capítulos”, e que os leitores poderiam “desanimar” quando eles fossem “incapazes de seguir em frente na leitura logo de cara”. Ele não sentia que pudesse fazer nada sobre essa “desvantagem”, “além de alertar e prevenir os leitores preocupados com a verdade. Não há estrada real para o aprendizado e os únicos com alguma chance de alcançar seus picos ensolarados são aqueles que não temem a exaustão ao subir os caminhos íngremes”.

No final, Marx teve que gastar muito mais tempo na tradução do que havia planejado inicialmente para a correção da prova. Como escreveu ao economista russo Nikolai Danielson, Roy “muitas vezes traduziu de forma muito literal” e o forçou a “reescrever passagens inteiras em francês, para torná-las mais palatáveis ​​para o público francês”. No início daquele mês, sua filha Jenny disse ao amigo da família Ludwig Kugelmann que seu pai era “obrigado a fazer inúmeras correções”, reescrevendo “não apenas frases inteiras, mas páginas inteiras”. Subsequentemente, Engels escreveu na mesma linha de Kugelmann que a tradução francesa se havia mostrado um “verdadeiro trabalho árduo” para Marx e que ele “mais ou menos teve que reescrever a coisa toda desde o início”.

Além disso, ao revisar a tradução, Marx decidiu introduzir alguns acréscimos e modificações. No posfácio de Le Capital, ele não hesitou em atribuir-lhe “um valor científico independente do original” e afirmou que a nova versão “deveria ser consultada até mesmo por leitores familiarizados com o alemão”. O ponto mais interessante, sobretudo pelo seu valor político, diz respeito à tendência histórica da produção capitalista. Se na edição anterior do Capital Marx havia escrito que “o país mais desenvolvido industrialmente só mostra, aos menos desenvolvidos, a imagem de seu próprio futuro”, na versão francesa as palavras em itálico foram substituídas por “àqueles que o seguem até a escada industrial”. Esse esclarecimento limitou a tendência do desenvolvimento capitalista apenas aos países ocidentais já industrializados.

Ele agora estava plenamente consciente de que o esquema de progressão linear através dos “modos de produção burgueses asiáticos, antigos, feudais e modernos”, que ele havia desenhado no Prefácio de Uma Contribuição à Crítica da Economia Política, em 1859, era inadequado para uma compreensão do movimento da história, e que era de fato aconselhável evitar qualquer filosofia da história. Ele não via o desenvolvimento histórico em termos de progresso linear inabalável em direção a um fim predefinido. A concepção multilinear mais pronunciada que Marx desenvolveu em seus últimos anos levou-o a olhar ainda mais atentamente para as especificidades históricas e as desigualdades do desenvolvimento político e econômico em diferentes países e contextos sociais. Essa abordagem certamente aumentou as dificuldades que ele enfrentou no já acidentado percurso de conclusão do segundo e terceiro volumes do Capital. Na última década de sua vida, Marx realizou investigações minuciosas de sociedades fora da Europa e expressou-se inequivocamente contra os estragos do colonialismo. É um erro sugerir o contrário. Marx criticou os pensadores que ao destacar as consequências destrutivas do colonialismo utilizaram em suas análises das áreas periféricas do globo categorias peculiares ao contexto europeu. Ele alertou várias vezes contra aqueles que não conseguiram observar as distinções necessárias entre os fenômenos e, especialmente após seus avanços teóricos na década de 1870, ele foi altamente cauteloso ao transferir categorias interpretativas para campos históricos ou geográficos completamente diferentes. Tudo isso fica mais claro graças a Le Capital.

Em uma carta de 1878, na qual Marx pesava os lados positivos e negativos da edição francesa, ele escreveu a Danielson que ela continha “muitas mudanças e acréscimos importantes”, mas que ele também fora “às vezes obrigado – principalmente no primeiro capítulo – a simplificar o assunto”. Engels era dessa opinião e não incluiu todas as mudanças feitas por Marx na quarta edição alemã do Capital que publicou em 1890, sete anos após a morte de Marx. Marx não conseguiu completar uma revisão final do Capital – Volume I, que incluía as melhorias e acréscimos que pretendia aprimorar seu livro. De fato, nem a edição francesa de 1872-75, nem a terceira edição alemã – que saiu em 1881 – podem ser consideradas a versão definitiva que Marx gostaria que fosse.

Marx através de Le Capital

Le Capital teve considerável importância para a difusão da obra de Marx pelo mundo. Foi usado para a tradução de muitos extratos em vários idiomas – o primeiro em inglês, por exemplo. De maneira mais geral, Le Capital representou a primeira porta de entrada para a obra de Marx para leitores em vários países. A primeira tradução italiana – publicada entre 1882 e 1884 – foi feita diretamente da edição francesa, assim como a tradução que apareceu na Grécia, em 1927. No caso do espanhol, Le Capital possibilitou algumas edições parciais e duas traduções completas: uma em Madri, em 1967, e outra em Buenos Aires, em 1973. Como o francês era mais conhecido do que o alemão, foi graças a essa versão que a crítica de Marx à economia política pôde chegar a muitos países da América hispânica mais rapidamente. O mesmo aconteceu com os países de língua portuguesa. Em Portugal mesmo, O Capital circulou apenas pelo pequeno número de exemplares disponíveis em francês, até que uma versão resumida em português apareceu pouco antes da queda da ditadura de Salazar. Em geral, ativistas políticos e pesquisadores em Portugal e no Brasil acharam mais fácil abordar a obra de Marx pela tradução francesa do que pelo original. Os poucos exemplares que chegaram aos países africanos de língua portuguesa também eram nessa língua.

O colonialismo também moldou parcialmente os mecanismos pelos quais O Capital se tornou disponível no mundo árabe. Enquanto no Egito e no Iraque foi o inglês que mais se destacou na difusão da cultura europeia, a edição francesa teve um papel mais proeminente em outros lugares, especialmente na Argélia, que na década de 1960 foi um importante centro para facilitar a circulação de ideias marxistas em países “não alinhados”. A importância de Le Capital estendeu-se também à Ásia, como demonstrado pelo fato de que a primeira tradução vietnamita do Volume I, publicada entre 1959 e 1960, foi realizada com base na edição francesa.

Assim, além de ser frequentemente consultada por tradutores de todo o mundo e confrontada com a edição de 1890 publicada por Engels, que se tornou a versão padrão de Das Kapital, a tradução francesa serviu de base para traduções completas do Capital em oito idiomas. Cento e cinquenta anos desde sua primeira publicação, continua sendo fonte de debate estimulante entre estudiosos e ativistas interessados ​​na crítica de Marx ao capitalismo.

Em uma carta ao seu companheiro de longa data Friedrich Adolph Sorge, o próprio Marx observou que Le Capital “consumiu tanto [seu] tempo que [ele] não colaboraria novamente de forma alguma em uma tradução”. Isso é exatamente o que aconteceu. O trabalho e o sofrimento que ele depositou para produzir a melhor versão francesa possível foram realmente notáveis. Mas podemos dizer que foram bem recompensados. Le Capital teve uma circulação significativa, e os acréscimos e mudanças feitas por Marx, durante a revisão de sua tradução, contribuíram para a dimensão anticolonial e universal do Capital, que hoje se torna amplamente reconhecida graças a algumas das contribuições mais recentes e perspicazes nos estudos de Marx.

Tradução de Marcelo Bamonte para o Blog da Boitempo.


O velho Marx: uma biografia de seus últimos anos (1881-1883), de Marcello Musto

O velho Marx apresenta uma análise perspicaz dos anos finais e ainda pouco explorados da vida de Karl Marx. Combinando rigorosa abordagem acadêmica com uma escrita acessível, Marcello Musto derruba a lenda de que a partir de meados de 1870, devido a problemas de saúde e dificuldades pessoais, o filósofo alemão teria suspendido quase inteiramente sua pesquisa. Ao contrário, ele não só deu continuidade a seu trabalho, mas estendeu-o a novas disciplinas e a outras áreas do planeta. A partir do estudo de manuscritos que vieram a público recentemente e ainda não foram traduzidos do alemão nem publicados em livro, Musto demonstra que Marx passa a interessar-se por antropologia, pelas sociedades não ocidentais e pela crítica ao colonialismo europeu.

***
Marcello Musto é professor de Sociologia na York University, em Toronto, Canadá. Suas publicações, disponíveis em seu site, foram traduzidas em vinte e cinco idiomas. Pela Boitempo publicou Trabalhadores, uni-vos!: antologia política da I Internacional e O velho Marx: uma biografia de seus últimos anos (1881-1883), além de colaborações com a revista Margem Esquerda.

 

 

[Fonte: http://www.blogdaboitempo.com.br]

Estes establecementos están en auxe desde a chegada da crise

A Vella Librería, local en Pontevedra dedicado ao comercio de libros usados que dirixe Paula.

Escrito por CARLOS PORTOLÉS

A crise mingua as carteiras. E as carteiras, canto máis minguan, menos invisten en cultura e entretemento. Son (con razón) os primeiros gastos sacrificados en tempos de frugalidad. Viuse coa necesidade de crear bonos de consumo cultural por parte das Administracións. E é que o esencial é encher a neveira e o tanque de gasolina.

Esta situación fai que, por exemplo, non se compren, coa mesma alegría, libros en papel. Non todo o mundo ten a posibilidade de gastar vinte ou trinta euros nun exemplar noviño da última novela do escritor de moda. Por iso o sector das librerías de segunda man preséntase, cada vez máis, como unha alternativa alcanzable. Unha ponte aberta cara ás letras. Vendendo volumes a prezos máis que razoables, estes establecementos serven tamén para darlle unha nova vida a tomos esquecidos de bibliotecas mortas.

Rafael Díaz leva á fronte da librería Incunable da Coruña case catro decenios. Desde 1984, ano moi literario. O local foi fundado pola súa nai. Leva tanto tempo tras o mostrador que foi testemuña e partícipe dos mil cambios recentes do sector. Algúns foron abafadores, como a chegada de Internet e as súas revolucións. «Se queres, hoxe podes montar unha librería completamente virtual desde a túa casa. Agora as cousas son distintas», admite.

Rafael é un dos moitos que loitan por manter vivo un mundo que xa non está (ou que, como mínimo, cada vez está menos). A arqueoloxía literaria, a veneración polo manuscrito atopado e polas páxinas amareladas de data antiga son cousas cada vez máis pequenas e remotas. «Algúns libros antigos que antes se vendían a 90 euros agora hai que vendelos por 20».

No entanto, os libreiros son unha dúctil estirpe, acostumada navegar o cambiar dos tempos. Por iso, Rafael tamén é capaz de dar un paso atrás e admitir algúns dos beneficios da dixitalización. «O electrónico tamén lle fixo un ben á literatura. Permite acceder de forma remota e libre a libros moi antigos que en físico son practicamente imposibles de atopar».

A de libreiro é unha das profesións máis románticas e romantizadas. Os tópicos, ás veces, fúndanse sobre verdades. Ante a pregunta «¿Que é o que máis lle gusta de vivir entre libros?», todos deixan entrever o seu lado máis sensible. Ese que os empurrou a dedicar os seus días e esforzos ao oficio das letras, e non a outros máis lucrativos. O borda a resposta de Rafael: «A min o que máis me gusta é que sempre se aprende algo e sempre che namoras de algo. Unha edición rara dun Shakespeare, un As mil e unha noites…».

No corazón de Pontevedra hai unha entrañable libreira. Chámase Paula, pero o seu alcume é a Vella. Un sobrenome cariñoso que a portadora leva con orgullo. Non é un insulto, é que é a dona da Vella Librería, un dos locais de compra-venda de libros clásicos da cidade.

A desta libreira é outra historia de vocación. «Este mundo é para os que nos gusta moito o libro en papel, lograr unha oportunidade de darlles unha segunda vida», conta. É aberta e atenta. Por iso ten tantos clientes fieis que confían no seu criterio e discuten con ela as súas últimas lecturas.

Tamén aproveita para desmontar algúns mitos inxustos. «Á tenda vén moita xente nova en busca de literatura de calidade. Deses títulos que aparecen en todas as listas de clásicos universais. Non é cuestión de idade, ás librerías veñen os que gustan de ler», argumenta.

Non só compran libros, tamén aceptan doazóns. Pero o diñeiro que sacan coa venda dos exemplares cedidos é abonado a dúas asociacións benéficas. Unha de rescate de animais e outra de loita contra o cancro. «Ademais, aquí —engade cunha voz calmadamente alegre— teño o privilexio de atopar tesouros todos os días». Falando con libreiros, deseguido se atopa unha constante. A case todos lles gusta dialogar e coñecer. Son curiosos como o son todos os ratos de biblioteca.

Javier Fita rexenta a librería Nigraponte, tamén en Pontevedra. Asegura que o que máis goza do seu traballo é «o espazo conversacional que se crea co cliente». Pero vai máis aló. Ve a súa tenda como algo a metade de camiño entre «un sofá psicoterapéutico e un negocio». Concíbeo así porque, no seu recuncho do mundo, as persoas entran para «falar sobre ideas e libros».

A lectura é unha testemuña que pasa de xeración en xeración. Así o confirma Fita, que observa a diario con satisfacción a «pais que veñen buscar libros para os seus fillos». Estas tendas son unha sólida liña de defensa para o papel. Ese a o que sempre matan pero nunca morre. Porque son moitos os seus usos e as súas vidas.

De franquías, bibliófilos, vocacións e feiras

En Galicia hai decenas de librerías de segunda man distribuídas ao longo e ancho das catro provincias. Mesmo hai algunhas cadeas, como Re-Read. É unha franquía que ten locais por toda España. En Galicia teñen puntos de venda en cidades como A Coruña, Vigo, Santiago e Ourense.

Pero para atopar exemplares máis raros e antigos, é mellor pasearse por sitios como Valín, en Lugo. É unha pequena pero moi recargada estancia. Os libros alagan cada esquina. Amontóanse aquí e alá. Un punto máis que interesante para bibliófilos. No entanto, José Manuel Valín, o dono, sinala que «está a baixar moito a venda do libro antigo». E que cousas que antes interesaban amplamente como edicións ben conservadas do século XIX, xa non teñen case saída. Achácao a un «cambio xeracional». Pero algo no que coinciden todos os entrevistados é en que uno non se mete neste negocio para facerse de ouro. «Nunha cidade non moi grande, como é Lugo, se che dedicas a isto é porque che gusta. Un ten que decidir que facer coa súa vida. Eu decidín dedicar a miña aos libros», referenda Valín.

Actualmente, a 31.ª Feira do Libro Antigo e de Ocasión de Galicia está a piques de acabar o seu itinerario. Como todos os veráns, este evento leva, durante uns días, a venda de libros de segunda man e de exemplares descatalogados a puntos céntricos das principais cidades galegas. Ata o 4 de setembro estivo aberta nos Xardíns de Méndez Núñez da Coruña. Levaba desde maio facendo xira. Pasou, como todos os anos, por Santiago, Ferrol, Vigo e Lugo. É unha cita que ofrece tantas pezas singulares para coleccionistas como exemplares de reventa máis modernos e baratos. O libro, cada vez máis facilmente accesible. Xa non hai escusas.

 

[Imaxe: RAMON LEIRO – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

El escritor y académico, figura indiscutible de las letras y candidato al Nobel, ha fallecido a primera hora de esta tarde en Madrid por complicaciones en una neumonía que le ha tenido ingresado y en coma desde hace más de un mês

https://www.abc.es/sociedad/muere-escritor-javier-marias-anos-edad-20220911182727-vi.html

Escrito por MARÍA JOSÉ SOLANO

«Nadie conoce el orden de la muerte», escribió en una ocasión Javier Marías. Hablaba del ingeniero y escritor Juan Benet, de su temprana marcha; de los premios que nunca le concedieron. Javier Marías había reconocido en numerosas ocasiones la importancia personal y literaria que Benet tuvo en su vida, de tal manera que la muerte de este, un 5 de enero del 93, agudizó la orfandad del escritor iniciada tal vez prematuramente con la de su madre, Dolores Franco o Lolita, como todos la llamaban, una lejana madrugada navideña de 24 de diciembre del 77, dos meses después del suicidio en París del médico y escritor Aliocha Call, con el que había mantenido «una breve pero estrecha amistad». Por entonces, y mientras la muerte ordenaba la vida en oleadas de ausencias, el joven Marías que apenas hacía unos años que había finalizado sus estudios de Filosofía y Letras, deja la ciudad de Barcelona donde trabaja y regresa a su Madrid natal para vivir junto a su padre viudo. Don Julián Marías, filósofo, académico y escritor, será otra de las figuras clave en la vida de Javier. Afortunadamente no lo abandonará tan deprisa, pues ambos compartirán hogar y libros hasta la muerte del padre a la edad de 91 años, un navideño 15 de diciembre, el mes que para Javier Marías ya siempre sería de lejana infancia feliz y definitiva orfandad.

Don Julián Marías, «una de las personas que más claro ha tenido el concepto de España, de lo que es este país, de lo que se le debe a España en el mundo y de lo que España podía ofrecer», como dijera de él Don Gregorio Salvador, fue injustamente represaliado por sus ideas políticas en un país que «ha sido bastante cicatero con mi padre», como recordaba Marías sin poder perdonar. Esa herida cicatrizó en un pensamiento argumental que el autor convirtió en la trama (y el envés) de ‘Tu rostro mañana’, un homenaje al padre, ingente proyecto literario considerado por él mismo como su «mejor novela», «la más compleja y ambiciosa» y «con mayor hálito, impulso y fuerza» en sus páginas. Una novela en tres volúmenes, volcada a 30 idiomas y de la que se llegaron a vender cerca de medio millón de ejemplares en todo el mundo. Con el interrogante de un rostro que ya no tendrá mañana, la desaparición de Javier Marías a los 70 años de edad a finales de este sofocante verano, ha transformado en un desolador diciembre el calendario de millones de lectores.

Tintín, Nabokov, París

Javier Marías nació bajo el signo de la literatura un 20 de septiembre de 1951. Es el pequeño de cinco varones (el mayor, Julianín, falleció con tres años) y el ambiente intelectual determinado por una madre profesora y un padre filósofo conforman su personalidad. Su padre, presionado por la situación política en España, pasa largas temporadas en EE.UU., donde imparte clases en diferentes universidades, como la Wellesley College de Massachusetts. Allí, la familia se aloja en la casa de Jorge Guillén, cuya planta superior ocupa Vladimir Nabokov. Tal vez los llantos del pequeño Javier de apenas un año de edad importunaron en ocasiones el sueño, el ajedrez o la lectura del escritor ruso a quien años después, aquel niño convertido en famoso novelista le rendiría homenaje, tal vez para compensar los disturbios involuntarios, en un hermoso álbum: ‘Desde que te vi morir’ (1999).

Desde los once años, Javier escribe para, según sus palabras, «seguir leyendo lo que me gusta»

El niño Marías lee a Richmal Crompton, Enid Blyton, Dumas, Salgari, Corbert, Paul Féval, Verne y por supuesto, los tebeos de Tintín. Pero como ha declarado en alguna ocasión su amigo, el novelista y académico Arturo Pérez-Reverte: «Yo quería ser Tintín y Javier quería escribirlo». Desde los once años Javier escribe para, según sus palabras, «seguir leyendo lo que me gusta». Pasa los veranos con su familia en Soria, en casa de Heliodoro Carpintero y las hermanas de este, Mercedes y Carmen, y allí termina ‘La víspera’, una novela escrita a los quince años que nunca publicó. Es cuanto menos singular que muchos años después de aquello, las dos mujeres más cercanas a la madurez de Javier (su amiga y ayudante Mercedes y su compañera sentimental Carmen), cierran el círculo nominal de una biografía planteada con la estructura narrativa de su obra: en extraña espiral.

Vida escrita

Sin haber cumplido los veinte, Javier se escapa a París, donde trabaja en ‘Los dominios del lobo’ (1971), su primera novela publicada. Por las mañanas escribe, por las tardes va al cine y por las noches canta acompañándose de una guitarra en los Campos Elíseos a cambio de unas monedas para su sustento, «básicamente pan con mostaza», según su propio testimonio. A partir de ahí, la escritura será su forma de vivir y relacionarse con el mundo: idea guiones de cine, completa sus estudios de Filología Inglesa, traduce a los autores clásicos, publica cuentos y relatos y comienza a colaborar con artículos en prensa, alternando todo aquello con la aparición de dos novelas: ‘Travesía del horizonte’ (1972) y ‘El monarca del tiempo’ (1978). Inaugura los años 80 con ‘El siglo’ (1982), su cuarta novela, e inicia una década viajera y universitaria, esta vez en calidad de docente: Oxford, Londres, Boston y Venecia, donde nace ‘El hombre sentimental’ (1986). Termina estos años fructíferos publicando ‘Todas las almas’ (1989), que destila ya un territorio personal muy reconocible: una falsa novela autobiográfica le permite construir un relato autobiográfico verdadero, pero sin parecerlo, en un ambiente inquietante y a veces cómico.

La década de los 90 será la de la consolidación del gran novelista: publica ‘Corazón tan blanco’ (1992), con la que obtiene un reconocimiento unánime por parte de la crítica nacional e internacional, que lo cataloga como uno de los mejores escritores en lengua española. Escribe, con enorme éxito ‘Mañana en la batalla piensa en mí’ (1994) y comienza la escritura de la que será una de sus obras de referencia dentro de este singular, complejo, exclusivo territorio Marías: ‘Negra espalda del tiempo’ (1998).

El Nobel que no fue

Con todo, y a pesar de consolidarse su trayectoria de novelista, Javier Marías nunca abandonó el gusto por la traducción, así como por la escritura de cuentos, relatos y artículos literarios. Muchos de ellos se publicaron en esta década, coincidiendo el final de la misma con un hecho extraordinario: el nombramiento de Xavier I de Redonda y la creación de una de las editoriales más singulares y emblemáticas del mundo (por su prestigioso catálogo de títulos, autores, prologuistas, traductores de relevancia internacional, así como por ser la editorial de un reino inexistente): Reino de Redonda. (No puedo dejar de decir que, en una tarjeta de agradecimiento por un artículo escrito por esta servidora, el rey Xavier I la nombra ‘ciudadana honoraria’ del Reino de Redonda, que es el máximo galardón que un lector puede obtener en un territorio de libros).

En los primeros años del presente siglo, el novelista acepta la propuesta de ser académico de la Lengua, que siempre rechazó por respeto a su padre. Ingresó con el discurso ‘La dificultad de contar’ que D. Francisco Rico, jocoso, resumió así: «JM ha empezado su discurso con una confesión de humildad y lo ha acabado con una manifestación de arrogancia».

Javier Marías ocupaba el Sillón R que había dejado vacante Don Lázaro Carreter y que vuelve a quedar tristemente vacío, al igual que su etiqueta del perchero académico, que hoy corre un lugar y engulle un nombre.

Marías nunca abandonó el gusto por la traducción, así como por la escritura de cuentos, relatos y artículos literarios

Con más de treinta premios nacionales e internacionales a sus espaldas, incluido el Premio Nacional de Narrativa que rechazó firmemente, el escritor pasará a la historia de la literatura como el eterno candidato al premio Nobel. Al elegante Vicente Aleixandre, penúltimo nobel español, le habría encantado contemplar vestido de frac a aquel muchacho un tanto tímido que a veces aparecía en las tertulias de Velintonia cargando con un futuro brillante de libros por recorrer.

Los que vamos quedando en este paisaje cada vez más desolador, luchamos todavía para que Velintonia no se desmorone, para que los versos del nobel Aleixandre no se olviden y ahora también lucharemos para mantener vivo el reproche al torpe jurado sueco por el error cometido al posponer inexplicablemente el Nobel de Javier Marías, que ya nunca podrá ser.

Sombra y adiós

Las últimas novelas de Javier Marías, las que siguen a su trilogía ‘Tu rostro mañana’ (2002-2007), son, quizás, las más intensas en cuanto a emociones; como si aquel hombre sentimental treintañero se hubiese apoderado de nuevo de la máquina de escribir Olympia Carrera de Luxe que el novelista de ahora, el Javier Marías septuagenario, volviendo locos a editores, correctores y ayudantes que nunca entendieron la elección vital de romanticismo frente a pragmatismo, se empeñaba en seguir usando para teclear sus textos: ‘Los enamoramientos’ (2011), ‘Berta Isla’ (2017) y ‘Tomás Nevinson’ (2021). Novelas reconocidas, galardonadas, leídas y admiradas que narran ‘a la manera Marías’ el presentimiento del fin del mundo que él trenzó en las vidas aparentemente cotidianas, simples pero cargadas de sombras, de mujeres silenciosas y hombres ausentes enlazados en sentimientos de culpa, muerte, lealtad y amor y tejidos con la madurez narrativa de casi tres décadas de caminar en los limes de la ficción.

Los lectores de Javier Marías que somos legión, querríamos imaginar que, en sus últimas horas de coma en el hospital, de repente despertó como un Don Quijote sereno y magnífico y que al no reconocer los rostros que le rodeaban, extrañado, preguntó por qué no habían venido a visitarlo sus amigos.

—Estamos aquí, Javier. Somos nosotros.

—No, no lo sois ¿Dónde están Baroja, Cervantes, Dumas, Sterne, Conrad, Melville, Stevenson? ¿Dónde se ha metido ese truhan de William; ese grandísimo bardo sinvergüenza? Decidle que, si no acude junto a mi lecho inmediatamente, no volveré a lucir jamás su rostro en mi solapa.

 

[Fuente: http://www.abc.es]

Foto

Una reflexió lúcida i urgent sobre les diferents formes de violència que sacsegen el nostre món. Una crida que ens encoratja a actuar. Sobre el paper, la pau, la justícia i els drets humans són valors indiscutibles de les societats democràtiques. No obstant això, és realment així? Vivim en un món sacsejat per múltiples formes de violència: guerres, militarisme, fam, pobresa, masclisme, racisme, agressió al medi ambient. Quina lògica tergiversada porta els nostres líders a fer bandera de la voluntat de millorar la societat, quan al mateix temps permeten (o bé activen directament) mecanismes de mort i misèria?

Jordi Armadans és un dels experts en conflictes internacionals i activistes per la pau més respectats del nostre país. En aquest llibre breu i lúcid, carregat de les dades més recents, Armadans fa una lectura crítica i rabiosament actual de l’estat de la violència al món i ens urgeix a respondre amb coherència i responsabilitat per tornar a posar la vida de les persones al centre de les nostres prioritats.

Biografia de l’autor

Jordi Armadans Gil és politòleg i periodista. Analista i formador en qüestions de conflictes, pau i seguretat, ha treballat de director a la Fundació per la Pau i ha estat vinculat a diverses ONG, campanyes i moviments socials a favor de la cultura de pau, els drets humans, la solidaritat i la justícia global. Com a representant de la societat civil, ha participat en diversos processos diplomàtics sobre desarmament i control d’armes a les Nacions Unides.

Títol: Pau. El valor de la vida als nostres dies
Autor: Jordi Armadans
Editorial: Ara llibres
Pàgines: 156
ISBN: 978-8418928536

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

Durante os últimos anos unhas cantas editoras galegas decantáronse por publicar literatura estranxeira traducida á lingua

Escrito por CARMEN NOVO

Cando Rinoceronte naceu, no ano 2005, a tradución de obras literarias ao galego constituían un panorama moi distinto ao actual. Á marxe das grandes editoras, que incluían no seu catálogo obras estranxeiras na lingua, Rinoceronte foi a primeira en especializarse no eido. O primeiro libro que veu a luz baixo a súa firma foi O bosque dos raposos aforcados, de Arto Paasilinna, unha tradución directa desde o finlandés. «Por aquel entón había moito que facer. A vía natural de chegar á literatura internacional era a través das traducións ao castelán», indica Anxa Correa, parte da editora.

Porén, nos últimos anos e desde ás marxes dos círculos de produción masivos, xurdiron un feixe de editoras que velaban para que as historias narradas por xente de todo o mundo puideran ser lidas en galego. Algunhas, como Hugin e Munin -fundada no 2011- e Irmás Cartoné -en funcionamento desde o 2014-, focalizan o seu traballo no eido da tradución. Outras, pese a non basear o seu catálogo completo en pasar obras estranxeiras ao galego, dotan ás traducións dun lugar importante. Entre estas, Aira, que desde o 2017 formula o seu plan editorial de xeito que entre un 30 % e un 40 % dos títulos publicados ao ano sexan traducións.

«É importante que a xente poida escoller lecturas en galego, tanto na libraría como na biblioteca», indica Carlos Valdés. Xunto a Cecilia Recarey forma Irmás Cartoné. A súa é a historia de dúas persoas que, tras anos de servicio interno e externo para varias editoriais, decidiron formar a súa propia. O motivo, «que aínda quedaba moita literatura por traducir ao galego».

Segundo datos do INE, no 2019, último ano do que se ten rexistro, o 40 % de libros publicados na comunidade foron en lingua galega. Iso significa, aproximadamente, 400 exemplares. Sobre o total correspondente ás traducións, non hai cifras. Porén, botando unha ollada ás publicacións en territorio estatal, pódense sacar algunhas conclusións. Nese mesmo ano editábanse en España uns cincuenta mil títulos, dos que o 14 % foron traducidos. Porén, Valdés explica que o mercado en castelán é «unha avespa enorme», polo que as comparacións serían inexactas. Tamén as competicións, xa que, para o editor, tendo en conta este contexto, buscar unha equidade a nivel dos prezos é unha tarefa que requeriría moito esforzo.

César Lorenzo, director de Aira, incide sobre a mesma cuestión: «Así como en castelán ou en portugués podes atopar practicamente todo o que se publica, en galego non é así». Para a selección dos títulos atenden a cuestións de relevancia. O obxectivo, propiciar o «enriquecemento da biblioteca galega». Para Lorenzo, unha cultura non se pode basear unicamente en autores propios, e o acceso á literatura universal é unha posibilidade para mellorala: «Non é o mesmo ler a James Joyce en galego que en castelán. A aprendizaxe destes libros na lingua propia é moito mais rendible».

Seguindo esta meta, durante os últimos anos Aira publicou títulos como Frankestein (tradución directa do inglés de Samuel Solleiro) e O nome da rosa (tradución directa do italiano de Maite Jiménez Pérez) que, pese a ser libros popularmente asimilados —«deses que todo o mundo ten xa no seu andel»—, funcionaron moi ben no mercado.

«Moita xente aposta por elas para ter outro punto de vista. A tradución son escollas e multiplica as posibilidades de lectura dun libro», reflexiona Anxa Correa. Antes de traducirse ao galego, moitas das obras estranxeiras do catálogo de Rinoceronte xa figuraban en idiomas próximos como o castelán. Un dos exemplos mais recentes, O verán no que a miña nai tivo os ollos verdes (tradución directa do romanés por Andreea Birsanu), que foi un supervendas na súa versión orixinal, na súa tradución ao castelán e tamén funcionou en galego.

Atopar tradutor

Rinoceronte carga ás súas costas as primeiras traducións ao galego de idiomas como o árabe (O edificio Yacoubian, de Alaa Al Aswany, traducido por Fátima Tourari) ou o xaponés (A casa das belas adormentadas, de Yasunari Wawabata, traducido por Mona Imai). Fai escasos meses, do coreano (A Vexetariana, de Hang Kang, traducido por Alba Verea Pérez). Agora, lonxe do estancamento, preparan a primeira tradución do acadio co Código de Hammurabi.

Porén, a gran maioría das traducións fanse desde os idiomas que domina o cadro de persoal: o ingléso francés e o italiano. Cando son traducións de idiomas mais «exóticos», externalízanse. O mesmo acontece en Hugin e Munin, onde estes tres idiomas enchen o 50 % do catálogo. O resto, unhas 60 obras, trouxéronse doutras linguas, como o ruso, o aranés ou o sueco.

«Ao publicar un libro en determinadas linguas que non son as canónicas, non tes demasiadas opcións», comenta César Lorenzo sobre a dificultade de atopar tradutor. Eles, ao igual que Hugin e Munin e Irmás Cartoné, traballan unicamente con tradutores externos. Carlos Valdés explica que, no proceso de búsquea, ábrense a diferentes formas de traballar. Atenden ás propostas que lles chegan dos profesionais e indagan pola súa conta. «Intentamos abrir o espectro de idiomas, pero non sempre é posible», engade. Sen ir mais lonxe, na Facultade de Tradución e Interpretación da Universidade de Vigo, a única na comunidade dedicada a esta rama, non se estudan todos os tipos de linguas posibles.

Porén, os editores coinciden en que tamén é unha responsabilidade corrixir ese rumbo ao que leva o mercado. «Hai autores que destacan desde sistemas literarios mais pequenos, e o catálogo do editor ten que estar atendo a iso», argumenta Lorenzo. Eles, desde Aira, publican obras escritas orixinalmente en euskera ou catalán, «linguas que aparentemente están moi próximas pero, na práctica, non gozan dunha gran traxectoria en galego». Tamén Hugin e Munin incorpora ao seu catálogo traducións doutras linguas minorizadas, como o aranés ou o bretón.

Para chegar ata elas, Alejandro Tobar apela á «sorte» de poder ler noutras linguas. Lonxe de atender á tradución en castelán como ponte de chegada, o catálogo de Hugin e Munin suma uns quince títulos que aínda non se atopan traducidos a noso idioma. Como exemplo, unhas das súas últimas edicións, O derradeiro americano, de John Ames Mitchel, traducido directamente desde o inglés por Iago Nicolás Ballesteros. Como único apoio, unha edición anotada en esperanto.

Afrontar o proceso

Os editores falan dun espazo a cubrir, das eivas que aínda quedan na literatura galega. Para Alejandro Tobar, no fondo, este feito tamén significa máis liberdade á hora da escolla. Fala, por exemplo, da obra de Albert Camus, un clásico que ata o momento no que decidiron traducilo por primeira vez desde Hugin e Munin, non contaba con versión en galego. Para decidir a escolma de textos a editar, primeiro, fan unha lectura intensiva. «Descartas 19 de cada vinte e, ao final, un chega», explica.

Tras isto, contactan coa persoa que precisan. Carlos Valdés, de Irmás Cartoné, explica que o tempo varía en función da extensión e a dificultade do texto. Pon como exemplo O conto da criada, de Margaret Atwood, traducido directamente do inglés xunto a súa compañeira Cecilia Recarey. «Non é o mesmo que unha obra dun autor xaponés do ano 1800».

Así mesmo, Tobar explica que entre os mercados galego e castelán, para o que tamén traballa, hai diferenzas significativas. No mais grande, os prazos son mais axustados. «Nos adoitamos dar preto dun ano desde que ofrecemos un título. Imaxina que é unha novela dunhas 150 ou 200 páxinas. Para esa mesma obra, en castelán, danche mes ou mes e medio», alega o editor e traductor. 

Á hora de afrontar unha tradución, cada un ten o seu método. «Tería que ir preguntando tradutor por tradutor e non creo que haxa dúas historias iguais», reflexiona o editor de Hugin e Munin, que tamén exerce labores de tradución. Para el, o fundamental é «botarlle horas», coñecer extremadamente ben a lingua de chegada e ter un bo corrector para un proceso de revisión pulido. No caso da súa editorial, os traballos pasan, primeiro, polos ollos do tradutor. Despois chega ao editor, que traballa co propio texto e envíao a un tercer corrector, esta vez externo. Por último, entrégase de novo ao traductor «por se quedou algún floco».

En canto aos recursos empregados, Tobar explica que «temos todos os necesarios, pero en galego non están centralizados». César Lorenzo, como vantaxe, apela á capacidad dos tradutores de coñecer varios idiomas. Así, a través de diferentes versións dunha mesma obra poden compoñer algo orixinal. Segundo Anxa Correa, ver como resolven otros autores noutras linguas maximiza a exixencia da tradución. 

 

[Ilustración: María Pedreda – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Narrativa

Silvestre Vilaplana

Silvestre Vilaplana

Escrit per J A Quesada Coves

Un assassinat i un grapat de personatges llançats damunt del paper que, aparentment, no mantenen cap relació. D’aquesta manera comença Suburbis del paradís, l’última novel·la de Silvestre Vilaplana.

Parlar de l’autor alcoià és parlar d’un dels escriptors valencians més guardonats de les últimes dècades, guanyador de nombrosos premis, com ara el Premi de Novel·la Ciutat d’Alzira, el Premi Alfons el Magnànim de Narrativa, el Premi Nacional de Poesia Miguel Hernàndez o el Premi de Poesia Festa d’Elx, per esmentar-ne alguns d’una llarga llista. Aquest fet seria més que suficient per a confiar en la lectura d’una obra d’un escriptor tan reconegut, encara que hi ha més factors que afavoreixen aquesta fiabilitat.

Alrevés (2022)

A les persones que han llegit Dones sense nom, l’anterior llibre de Vilaplana, els sonaran personatges com ara el capità Rodrigo, Jordi Guiu, Fidel Bonal, Roger Casafont, Santagustí o, sobretot, la inspectora Araceli Lavila, protagonista de la trama. En canvi, n’hi ha altres de nous: Enric Navarrete, Ricard Pomar, Alexis Solano o Maria. El nexe entre tots ells és la mort violenta de Salvador Lavila, pare d’Araceli. És aleshores quan s’engega l’acció i apareix el conflicte a resoldre: descobrir qui el va matar. Malgrat ser una continuació de Dones sense nom, no cal haver-la llegida per a gaudir de la nova lectura.

Les primeres investigacions semblen apuntar que ha sigut un crim polític, encara que descobreixen una situació molt més complexa darrere de la mort de Salvador Lavila

La inspectora Araceli, tot i estar de baixa per una malaltia greu, intenta trobar l’assassí del seu pare. No obstant això, el càncer provoca que no tinga prou forces per a continuar endavant a soles. Necessita la complicitat del seu company Jordi i del periodista Roger Casafont. Les primeres investigacions semblen apuntar que ha sigut un crim polític, encara que descobreixen una situació molt més complexa darrere de la mort de Salvador Lavila: un segrest, tortures, xantatges, assassinats i un munt de problemes que es plantegen al llarg de la trama. L’autor juga molt bé amb la intriga i porta el lector a voler saber més sobre aquest conjunt de dificultats. A més a més, durant la investigació la inspectora ha d’explorar en el seu passat i remoure records que creia soterrats. És en aquest moment quan hi apareixen fantasmes d’una altra època.

La lectura ens fa reflexionar sobre assumptes rellevants de la nostra societat, alguns dels quals ja estaven presents en Dones sense nom. És el cas del càncer, dificultat que semblava que Araceli ja havia superat, tot i que de nou hi recau. El lector pot imaginar com se sent una persona que ha patit la malaltia. Araceli no només està cansada a causa del patiment físic i mental que sent, que també, sinó, sobretot, de com és considerada per la societat pel fet d’estar malalta. Està farta que l’assenyalen i que tothom la tracte amb compassió.

l’estil àgil de Silvestre Vilaplana es fa present en el relat des de les primeres pàgines amb subtrames que semblen no estar connectades, amb capítols curts de ritme vertiginós i amb el desenvolupament d’un gènere que coneix a la perfecció

És important remarcar que l’estil àgil de Silvestre Vilaplana es fa present en el relat des de les primeres pàgines amb subtrames que semblen no estar connectades, amb capítols curts de ritme vertiginós i amb el desenvolupament d’un gènere que coneix a la perfecció. I és que Suburbis del paradís compleix moltes de les característiques de la novel·la negra, però també en té de la novel·la social. A través de la ficció narra una realitat molt actual que tracta temes com ara els crims polítics, el càncer, els moviments d’extrema dreta, els abusos de poder o les clavegueres del sistema. I és aquest últim punt el que li dona títol al llibre, assumpte d’especial rellevància al llarg de la lectura, que ens fa reflexionar sobre la societat en què vivim. En paraules del mateix autor, “la foscor podrida del poder ho cobria tot”, sentència que, malauradament, està de molta actualitat.

Comptat i debatut, Suburbis del paradís és una novel·la per a gaudir-la des de les primeres pàgines fins a la darrera. Crec que no és exagerat dir que Silvestre Vilaplana està al mateix nivell que altres autors europeus de novel·la negra, com ara la literatura nòrdica de les últimes dècades. L’alcoià ha aconseguit que el llibre tinga un bon lloc en la meua motxilla literària gràcies a la frescor i l’agilitat del seu estil, el carisma dels personatges o la intensitat de la trama, entre molts motius. En altres paraules, una obra molt recomanable que atraparà i farà reflexionar els lectors sobre aspectes significatius de la societat actual.

 

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

Bien des termes que nous utilisons chaque jour ont des origines étonnantes. Illustrations.

Écrit par Michel Feltin-Palas

Aucun d’entre vous ne me contredira : nous avons tous connu des ministres qui se gonflaient d’importance. Situation assez paradoxale, en réalité, quand on connaît l’origine de ce mot. « Ministre » provient en effet du latin minister, qui signifiait…. serviteur ou domestique. Surprenant ? Non, puisque minister est l’exact opposé de magister (« celui qui commande ») et est apparenté à « minuscule », « mineur », « minime », « moins » et même – ne faites pas lire cet article à Bruno Le Maire ou à Edouard Philippe -, à « minus ». À l’origine, le minister est donc celui qui se met au service de quelqu’un ou de quelque chose. Ce n’est qu’à partir du XIIe siècle qu’il a pris le sens spécialisé de « au service du roi » puis, au XVIe, celui de « conseiller direct du souverain ». « Étymologiquement, un ministre est un inférieur », conclut Françoise Nore, qui relève ces correspondances dans un ouvrage enlevé (1) dans lequel j’ai appris une foule de choses, et notamment celles-ci :

· Quel est le rapport entre la lecture et la cueillette ? Le verbe latin legere, qui signifiait « ramasser » ou « recueillir ». Lire, c’est « ramasser » des lettres avec les yeux, en quelque sorte. Le français moderne doit d’ailleurs beaucoup à ce legere, qui a également donné neglegere (ou negligere), c’est-à-dire « ne pas cueillir », lequel a évidemment abouti à notre « négliger ». Parmi ses autres descendants, on peut aussi citer « intelligence » (de intellegere, formé à partir de inter et de legere, « cueillir entre », donc choisir), « recueillir » (de colligere, « lier ensemble », soit rassembler, recueillir) et ses dérivés « collecte », « collection », « collectivité », « collectionneur »…
· Tant pis pour notre honneur national ! La vérité m’oblige à dire que notre bon vieux chiffon est un mot d’origine anglaise apparenté aux… chips de nos apéritifs. Eh oui ! Chip signifiait au XIVe siècle en anglais « petit morceau, copeau, éclat ». Il a pris peu à peu le sens de « tranche », puis celui de « tranche de pomme de terre » que nous lui connaissons encore. C’est ce sens de « petit morceau » qui se retrouve dans le mot « chiffe », dont l’acception initiale « morceau d’étoffe de mauvaise qualité » s’applique désormais à une personne sans caractère, une « chiffe molle ».
· Dans le genre « je passe par des détours étonnants pour arriver à mes fins », citons aussi le verbe grec kaien « brûler« , à l’origine du terme latin cauma « grande chaleur » et de son dérivé caumare « se reposer pendant la chaleur ». Ce terme est devenu au XIIe siècle « se chômer », au sens de « rester immobile », avant d’aboutir un siècle plus tard à « chômer« , « chômage » et « chômeur ».
– Le très sympathique ciao a pour sa part une histoire tragique puisqu’il a un lien avec l’esclavage. Le rapport, me direz-vous ? De nombreux Slaves avaient été réduits en esclavage pendant le haut Moyen Age, si bien que le mot s’est répandu avec ce sens dans différentes langues. Ainsi, le latin tardif sclavus signifiait à la fois « slave » et « esclave ». Il a eu pour héritier à Venise (haut lieu du marché des Slaves-esclaves) schiao. De là l’expression italienne Sciao tuo ! qui signifie littéralement « je suis ton esclave« . C’est elle qui a été abrégée en français en ciao.
· Restons sur une forme d’esclavage moderne avec robot, inventé en 1924 par l’écrivain Karel Capaek à partir du mot tchèque robota « travail forcé ». Issu lui-même du vieux slave rabota, son sens premier était là encore « esclavage », ce qui peut se comprendre puisqu’un robot est une machine programmée pour exécuter des tâches à notre place. Le plus surprenant est à venir car rabota se prononçait à l’origine orbota, avant que le -r ne se déplace (les linguistes parlent de « métathèse »). Or cet orbota vient d’un mot plus ancien encore, orbho, qui a donné notre « orphelin« . Longtemps, en effet, les enfants privés de père et de mère devaient exercer n’importe quel travail pour survivre…
· Plus étonnant encore : notre canapé doit son nom au… moustique. En effet, « canapé » a pour origine l’ancien français conopé, qui désignait à l’origine un rideau de lit, avant qu’un glissement de sens ne donne son nom au lit lui-même. Or ce rideau de lit avait notamment pour but de protéger le dormeur de ces fichus insectes. L’étymologie le prouve : conopé vient en effet du latin conopeum, lui-même issu du grec kônôpeôn, dérivé de kônôps, « moustique ». Désormais, vous ne confondrez donc plus un canapé avec un « sofa » (« estrade élevée couverte de tapis et de coussins où le grand vizir recevait ses hôtes ») ni avec un « divan », mot persan qui nous est arrivé par le turc avec le sens de « salle du conseil garnie de coussins ».
Je terminerai cette chronique avec biberon. Personnellement, j’aurais parié que ce terme venait de « bébé ». J’aurais perdu. En réalité, biberon descend du latin biber, « boisson » (qui a aussi donné « abreuver »). Au départ, le mot désignait le « bec d’un vase », puis le « vase à bec à l’usage des malades ». C’est seulement en 1835 qu’on le trouve avec le sens que nous lui connaissons : « petite bouteille munie d’un bec pour faire boire un enfant » (c’était avant que la tétine ne remplace le bec). Sachez enfin que « bébé » correspond à la francisation de baby, anglicisme en vogue au XIXe siècle dans les milieux aisés qui employaient, c’est logique, des nurses
(1) J’en perds mon latin. Étymologies étonnantes des mots de tous les jours, par Françoise Nore. Éditions de l’Opportun.

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Escrito por ÁLVARO VÁSQUEZ

Algunos cuentos o textos cortos (como columnas de opinión) suelen ser publicados en más de un libro y/o medio de comunicación. Los buenos cuentos pueden ser incluidos en alguna antología, luego de su publicación original. Ciertos blogs también les brindan espacio, así que uno puede encontrarse con esos textos en más de un libro o espacio virtual.

Normalmente, cuando reconozco uno de esos trabajos, por haberlo leído ya antes, paso al siguiente texto, al menos si el recuerdo permanece fresco en cuanto al contenido.

Sin embargo, cuando se trata de textos firmados por Claudio Ferrufino-Coqueugniot, eso no sucede. Lo tengo de contacto en redes sociales, sigo sus blogs y alguna vez chateamos por whatsapp, donde también publica enlaces a sus publicaciones, pero no recuerdo haber pasado por alguno de sus textos pensando “ya lo leí”. Nunca.

No sé bien cómo explicarlo, pero los textos de Claudio — en cuanto a la forma en que son “consumidos” — se parecen más a la música que a textos escritos. El oído tiende a ser perezoso una vez identificada una melodía que le resulta agradable, pues escuchamos la canción recién descubierta (o desempolvada de una época más feliz) una y otra vez. La vista, por otra parte, suele ser más inquieta. Una vez vista una película, por ejemplo, es muy difícil que se la vuelva a ver dos o tres veces más en el mismo día, y eso suele ocurrir también con los textos a los que se suele abandonar al menos por un tiempo, antes de una eventual relectura.

Quizás los escritos de Claudio estén hilvanados sobre un pentagrama invisible, que les confiere una cierta musicalidad que tampoco es evidente en la lectura, pero que les permite ser apreciados una y otra vez, como si de agradables melodías se tratasen. O tal vez las tantas referencias musicales que se encuentran en los trabajos de este autor contagien a sus letras esa manera sutil de deslizarse hasta nuestro yo más íntimo, a ese lugar donde habitan nuestras ilusiones (rotas o no), nuestros miedos y esperanzas, como solo la música puede hacerlo.

En alguna entrevista, este autor comentaba que escribe siempre con música de fondo, y que creía que esas melodías marcaban, de alguna manera, el ritmo de su escritura. Recuerdo que mencionaba que “El señor don Rómulo” habría sido parido a ritmo de cueca. Quizás esta sea la razón de que sus textos se lean — y se recuerden — como si de compases musicales se tratasen.

Hace poco leí un artículo de Claudio: “Romance para violín № 2 Opus 50”, un texto brutal, cuya lectura te mantiene en tensión permanente del primer al último párrafo. Al terminar la lectura, el gesto automático fue volver al principio y volverlo a leer, completo. Y lo leí nuevamente, ya otro día. Llamarlo adictivo, no sería nada exagerado.

Al escribir estas líneas, recordé un par de comentarios de sus textos antiguos. En uno, recordando a The Beatles, Claudio se imaginaba formando parte de la Banda de los corazones solitarios del Sargento Pepper. En ella, se ve a sí mismo tocando el trombón. En el otro, confiesa un sueño hasta entonces oculto (e irónicamente compartido por el suscrito), ser platillero en una banda boliviana.

Imposible negar la influencia musical en la obra de este gran escritor.

Ayer terminé de leer “Ecléctica”, el último de los libros de Claudio que me faltaba, de todos los que se hallan publicados y pueden ser encontrados en librerías. Quedo a la espera de que la editorial a cargo de publicar sus “Obras completas” cumpla con su parte, para seguir leyéndolo/releyéndolo. Porque textos ya leídos en una pantalla, y encontrados en sus libros luego, son y serán siempre releídos, como lo serán los que ya leí en alguna parte y se publiquen nuevamente.

Y es que cada relectura parece abrir una nueva puerta, mostrar una nueva vía, a través de un mención literaria, musical o cinematográfica. Textos con decenas de puertas abiertas a nuevas lecturas u otras fuentes de conocimientos. El autor muestra una erudición callada, humilde, pero contundente. En una de sus columnas de opinión decía: “Admiro la veracidad, incluso su invención, de la incansable búsqueda del conocimiento que hace Gurdjieff. Es un trazo que sin ninguna guía he seguido siempre”, refiriéndose a la labor del escritor y compositor ruso. Sin lugar a dudas, Claudio acumuló conocimiento de muchos libros y algunas aulas, pero me animo a asegurar que el conocimiento que rezuman sus textos se obtuvo sobre todo de caminos y kilómetros recorridos, de experiencias, de zapatos gastados, de ciudades caminadas, de amores y desamores disfrutados y sufridos por igual, ambos; de música cantada sobre el disco mientras conducía (a veces una hermosa canción es un castigo, escribió) para alivianar viajes que son al mismo tiempo búsqueda y huida; de risas y lágrimas, de noches en vela, de soledades que marcan… de vida vivida, al fin.

No hay primera sin segunda, se dice al terminar la primera estrofa de las cuecas, en un claro reclamo a que la música continúe. El mismo reclamo nace ante una primera lectura de los textos de Claudio.

Los de Palacagüina, al iniciar la segunda estrofa de “Son tus perjúmenes, mujer” añaden que la tercera es la vencida, para terminar diciendo que a la cuarta… ni los bueyes.

Cualquier texto de Claudio merece la segundita. En mi caso, muchos tuvieron la tercera, y aunque no me considero buey (en Nicaragua, tonto), seguro que varios llegaron a la cuarta que menciona el grupo nica… y vamos contando.

Alguna vez leí que todo hombre merece una segunda cita, y todo libro, una segunda lectura. Quisiera merecer segundas citas, por supuesto, aunque honestamente no creo que todos los libros merezcan una segunda lectura… salvo que los firme Claudio Ferrufino-Coqueugniot, claro.

_____

[Publicado en MEDIUM.COM, blog del autor – imagen: caricatura de ALIAGA – reproducido en lecoqenfer.blogspot.com]

Depuis quelques mois, certains états bannissent des livres (banned books) dans les écoles et les bibliothèques américaines.

livres censures usa

1 597 livres, c’est le chiffre correspondant aux ouvrages censurés dans plusieurs états américains depuis 2021. Cela représente le plus grand nombre d’interdictions depuis que l’ALA a commencé à compiler ces listes il y a 20 ans.

Parmi ces livres on trouve des ouvrages mondialement connus : MausLe journal illustré d’Anne Frank, ou encore La couleur pourpre d’Alice Walker… et aussi des livres sur l’homosexualité, la transidentité et l’homoparentalité.

Comme une réponse à ce vent de censure, la Bibliothèque publique de Brooklyn (BPL) a pris une initiative audacieuse.

Pendant un temps limité, l’institution propose aux jeunes de 13 à 21 ans de tout le pays, un accès gratuit à la lecture de 500 000 livres numériques, dont la totalité des livres censurés à ce jour.

La bibliothèque explique : « Partout dans le pays, les adolescents sont confrontés à des interdictions de livres, à la censure et à des blocages politiques dans leurs écoles et leurs bibliothèques publiques. »

« Il s’agit d’une initiative de liberté intellectuelle de lecture de la Brooklyn Public Library », déclare la bibliothèque.

Pour que les jeunes lisent les livres en question, la BPL a mis en ligne une page web spécifique afin de guider les lecteurs pour obtenir les livres, au nom de la liberté de pensée ! Ce portail délivre aussi de l’information sur les Banned Books et milite pour les Books Unbanned.

Par ailleurs, Margaret Atwood a lancé au printemps dernier une initiative coup de gueule avec une version de La servante écarlate très particulière (en savoir plus ici )

 

[Source : http://www.idboox.com]

 

Roma desordenada. La ciudad y lo demás
Juan Claudio de Ramón
Siruela, 2022, 342 pp.
Escrito

En la época del turismo de masas se siguen escribiendo libros de viajes, quizás más que cuando el viaje era el privilegio de unos pocos y la mayoría solo lo imaginaba a través de un libro o de las escenas de una película. Muchas de esas obras, y no digamos las guías de todo tipo, no pasan de ser una abultada reseña de las impresiones del viajero, acaso no muy diferente de las que aparecen en las redes sociales. Pocas alcanzan la categoría de obra literaria, aunque para conseguirla no solo hace falta erudición sino, ante todo, estilo, cercanía, capacidad de suscitar en el lector impresiones, evocaciones y reflexiones que invitan a una lectura lenta y sabrosa, muy alejada de la inmediatez obligada de los best sellers veraniegos.

Entre estos libros está Roma desordenada. La ciudad y lo demás del escritor y diplomático Juan Claudio de Ramón, que estuvo destinado cuatro años en la capital italiana. Uno de los rasgos principales de esta obra es subrayada en el prólogo de Ignacio Peyró: es un libro de paseos más que de viajes. Lo ha escrito un residente de la Ciudad Eterna, que sabe muy bien que nunca podría abarcarla, ni en su cuerpo ni en su espíritu, aunque viviera en ella el resto de su vida. Su título nos indica que no es una obra para ser sistematizada y menos aún clasificada. Es de esos libros que, a mi juicio, tienen la cualidad de poder empezar su lectura en cualquier capítulo sin desmerecer nada. Los paseos se pueden programar, ciertamente, pero lo que no se puede programar es la memoria involuntaria, al estilo de Marcel Proust, esa presencia viva del pasado en el presente que para el escritor francés era una fuente de felicidad, y toda una religión estética. En este sentido me parece intuir que Juan Claudio de Ramón ha debido ser un lector habitual de Proust. Su Roma desordenada, con el paso de los años, podría estar destinada a ser una crónica particular del tiempo perdido y del tiempo recobrado. Nuevos y continuos ojos para paisajes con o sin figuras.

El libro es desbordante en temáticas o acaso habría que decir en rostros. A algunas de ellas me refiero a continuación, a sabiendas de que otras se quedan fuera y que, por lo general, las temáticas, y más aún los rostros, son difícilmente clasificables.

Un libro de lugares y cosas

Ni que decir tiene que este es un libro de lugares y cosas. Su autor asume aquello de est anima in rebus, que, por cierto, me parece muy proustiano. Tomemos como ejemplos las fuentes y los pinos. Las primeras, como dice nuestro autor, son oídas antes de que podamos ver la lograda combinación entre el agua y el mármol travertino. Son presentadas casi como un símbolo religioso, en la que la fe resulta ser una creencia fluctuante capaz de cortar las vías de agua de la incredulidad. Los pinos, cuyo número se calcula en ciento veinte mil, están inexorablemente vinculados a la historia de la Roma imperial, algo que movió al régimen de Mussolini a multiplicar estos árboles por toda la ciudad, aunque los expertos nos recuerdan que el pino romano procede en realidad de Asia Menor. Las profundas raíces de los pinos provocan más de una catástrofe, aunque en eso no solemos reparar los que los relacionamos con el poema sinfónico de Respighi, al que también alude Juan Claudio de Ramón.

Entre las múltiples ocupaciones del paseante romano está reflexionar sobre los lugares que en otro tiempo fueron famosos. Una muestra es la Via Veneto, cuya denominación completa es Vittorio Veneto, un éxito de las armas italianas en la Primera Guerra Mundial que no satisfizo al irredentismo de la inmediata posguerra. Fotodepredadores, pronto conocidos como paparazzi, estrellas del cine italiano y del norteamericano, pero, ante todo, un ambiente de indolencia, apatía y sedentarismo, como señala el autor. Una ociosidad perpetua en la que también tenía cabida un tipo de intelectual italiano, una persona culta incapaz de desprenderse de su pose irónica y de un escepticismo laico con el que pretendía situarse al margen del catolicismo y del marxismo. Acaso se pareciera un tanto al Petronio de la corte de Nerón, al menos al del Quo Vadis de Hollywood, el gran enemigo de todo lo que consideraba vulgaridad. Ese Petronio también debió de vivir su particular dolce vita. Pero lo cierto es que poco queda ya de la vieja Via Veneto y ni siquiera es fácil descubrir la huella de la fama efímera en los hoteles de lujo, tal y como atestigua el autor.

Por lo demás, Juan Claudio de Ramón pasea por lugares menos céntricos. Unas veces lo hace en bicicleta por la Via Appia, remoto origen de la autopista, aunque su finalidad más primaria fuera la de instrumento de la expansión militar romana. Otras veces camina a pie por el EUR, la ciudad que no fue, levantada por el fascismo italiano con la ambición de repetir la Roma imperial. Ese mismo régimen se llevó por delante la Roma medieval y proyectaba más tropelías urbanísticas. En cambio, la república italiana no ha aplicado al urbanismo fascista el consabido método de la memoria selectiva.

Cuando el arte se hace filosofía y la historia atraviesa el tiempo

Muchos alumnos de historia del arte siempre recordarán que esa asignatura les fue explicada con un método descriptivo muy atento a las formas y los materiales, pero que ignoraba la estética y el contexto cultural. Eso contribuyó a matar su sensibilidad. Un método ajeno por completo a este libro. El autor de Roma desordenada posee muchas cualidades para describir con soltura y amenidad la Roma artística, bien se trate del templete de Bramante, de la Fornarina de Rafael, de las controvertidas obras religiosas de Caravaggio, de los jardines romanos plasmados por Velázquez, de las arquitecturas rivales de Bernini y Borromini o de la ternura presente en algunas de las esculturas de Canova. Son todas ellas páginas de grata lectura, y que no nos obligan a caer en ese trivial culto a la religión del arte que inventó Johann Winckelmann, el alemán de la Ilustración que a partir de una escultura de Apolo trazó toda una serie de elucubraciones, perdurables durante siglos, y que hicieron de Grecia un supuesto paraíso perdido del arte. A partir de ahí surgió la estúpida idea, en acertada opinión de Juan Claudio de Ramón, de que el arte es el alma de los pueblos. En contraste, nuestro autor guarda sus simpatías para una sonrisa de terracota, la famosa sonrisa arcaica de los etruscos: «La historia del arte occidental consiste en borrar del rostro esa sonrisa que hoy nos parece boba y ficticia». Es un acertado comentario contra la artificiosidad y, en definitiva, contra la pérdida de la inocencia. En esa sonrisa, salpicada de una cierta melancolía, el autor de este libro encuentra nobleza e inteligencia. Todo lo contrario a ese dejar de sonreír y pretender hacerse el interesante, que algunos identifican con la madurez.

Por las páginas de Roma desordenada cruza también la historia, sin orden cronológico por supuesto. Leemos capítulos sobre la matanza de las Fosas Ardeatinas, la terrible represalia ordenada por Herbert Kappler en 1944, durante la ocupación alemana de Roma; sobre Garibaldi y la efímera república romana de 1848; sobre el saqueo de Roma en 1527 interpretado por muchos soldados de Carlos V como un castigo a una ciudad corrupta y libertina que necesitaba un fuego reparador; sobre la antigua Roma de Rómulo a Constantino pasando por Augusto y Nerón; o sobre la Roma de Pedro y Pablo de los que el autor resalta sus diferencias. Son unas páginas que nos invitan a profundizar en la historia de la Ciudad Eterna y en sus múltiples interpretaciones, a menudo opuestas entre sí. T.S. Eliot dijo que «Roma es el momento presente del pasado» y Juan Claudio de Ramón asegura que el tiempo no es un enemigo. Tampoco lo era para Proust, siempre deseoso de reencontrarse con él. Cabría añadir que en Roma la historia atraviesa el tiempo, salta a los ojos del paseante, pues el turista suele estar demasiado ocupado en otras cosas. Libros como el presente son una invitación a desplegar otros sentidos a través de Roma y su historia.

Paseos por la literatura y el cine

Tan solo algunos escritores, de los muchos que visitaron la Ciudad Eterna, aparecen en las páginas de esta obra, si bien todos ellos son mirados con gran simpatía por su autor. En primer lugar, Goethe, que procede de un norte rígido y brumoso, disfruta de Roma con los cinco sentidos y encuentra una magnífica fusión entre arte, naturaleza y vida. Más adelante, surgen dos escritores del siglo XIX. El primero es Chateaubriand, diplomático como el autor, que encontraba a Roma bella y triste a la vez, y que vive allí un amor romántico, del que hay recuerdo en la iglesia de San Luis de los franceses. El segundo es el poeta Gioachino Belli, funcionario de los Estados Pontificios y al mismo tiempo anticlerical, famoso por sus sonetos escritos en romanesco. Es el poeta del pueblo romano, un pueblo amante por tradición de la sátira. Dos escritores españoles del exilio republicano se encuentran también en el libro, María Zambrano y Rafael Alberti. La primera, de la que se resalta su amistad con el pintor Ramón Gaya, quizás comprendió a Roma, y la amó, mejor que el segundo. En el libro se describen además los escenarios urbanos en que vivieron.

En mi opinión el cine, italiano por supuesto, es de gran ayuda para disfrutar de este libro. En más de un momento se puede pensar en La gran belleza de Paolo Sorrentino, citada en varias ocasiones. Algunos críticos la destrozaron en su momento, sobre todo por no soportar su frecuente comparación con La dolce vita de Fellini. Por mi parte, pienso en esa película cuando Juan Claudio de Ramón nos relata su conversación con el príncipe Scipione Borghese, aunque esa charla daría para muchos otros paralelos literarios, cinematográficos o simplemente periodísticos. Urbanismo y paseos en motocicleta van de la mano de Caro diario de Nanni Moretti, película citada y en cierto modo vivida por el autor. No faltan alusiones a Pasolini, sobre todo el de las periferias romanas de sus primeras realizaciones. Se incluye además una referencia a una particular villa romana, la del profesor Mario Praz, presente en Confidencias de Visconti, visitada por el autor y con sorpresa final incluida. Sin embargo, no deja de ser significativo que en el último capítulo aparezca el escritor y guionista Ennio Flaiano, tan vinculado al cine italiano y en particular a La dolce vita. La playa de Fregene, próxima a Roma y frecuentada por Flaiano, es inseparable de unas perdurables imágenes en blanco y negro.

Quizás el autor haya querido trazar aquí una pincelada de melancolía, porque al final del capítulo nos anuncia que él y su familia tienen que regresar en una semana a España. Se podría afirmar que Roma desordenada es una invitación a volver a Roma, aunque no se haya estado físicamente allí. Roma, «la capital de mi mundo» según Juan Claudio de Ramón, es un sitio que siempre se añora, aunque haya otros lugares en que se puedan tener más y mejores comodidades. Por eso se entiende que uno de los proyectos, del autor y su familia, sea volver a Roma.

[Fuente: http://www.revistadelibros.com]