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L’ONG critica la no-aplicació del marc legal vigent en defensa del català per part dels governs

Entitats en defensa del català, euskera i gallec protesten davant del Congrés per la llei audiovisual.

La vicepresidenta de Plataforma per la Llengua, Mireia Plana, ha criticat la deixadesa del Govern pel que fa a la defensa del català i ha afirmat que « la classe política no s’ha cregut » que la llengua estigui « en minorització ». « És evident que l’Estat espanyol ha iniciat des de fa temps una croada molt forta contra totes les llengües diferents al castellà, però tot i així, el Govern té marge de poder fer més coses dins del marc legal actual », ha assegurat en declaracions a ‘Rac1’. « Moltes lleis previstes per defensar el català no s’han aplicat », ha afegit Plana.

La vicepresidenta de l’ONG ha indicat que el Codi de consum, que preveu un règim de sancions pels comerços que no etiquetin com a mínim en català, o la Llei del Cinema de Catalunya, que estableix que un mínim del 25% de pel·lícules projectades al Principat han d’estar subtitulades o doblades al català, són dos grans exemples de la no-aplicació de la legislació per part dels successius executius. « En aquests moments, el percentatge de pel·lícules doblades o subtitulades al català és d’un 3% », ha apuntat Plana. « Fins al 25% hi ha encara molt camí per córrer ».

Mireia Plana també ha lamentat que es perdés l’oportunitat amb la Llei de l’audiovisual per garantir que el català i les « llengües diferents del castellà » estiguessin presents a les plataformes. « Necessitem que la llengua estigui en el món audiovisual perquè els més joves puguin triar referents en català », ha afirmat.

Entre altres dels factors que han propiciat « l’emergència lingüística » del català hi ha l’arribada de gent d’altres països que, en arribar a Catalunya, « ni tan sols coneixien que hi havia una altra llengua », la mala aplicació de la immersió i l’abandonament per part de la ciutadania de l’ús del català en tots els àmbits, segons la vicepresidenta de Plataforma per la Llengua.

 

[Imatge: Andrea Zamorano – font: http://www.racocatala.cat]

Reportages, critiques, interviews, éditos… On ne s’attend pas à les retrouver dans les magazines classés X. Pourtant ils y sont, dispersés au milieu des images aguicheuses.

«Dans notre secteur d'activité, on a appris à maîtriser la synergie.» | Marine Gachet

«Dans notre secteur d’activité, on a appris à maîtriser la synergie.»

Écrit par Marine Gachet — édité par Thomas Messias

On les a toutes et tous déjà vus. En allant acheter Le Monde ou Paris Match, ils vous ont sûrement déjà fait de l’œil du haut de l’étagère du buraliste. Entre des revues sur la cuisine et d’autres sur les automobiles, on peut apercevoir Union, Hot Vidéo, Busty, Chobix… Des noms qu’on lit à peine, car s’attarder devant risquerait de nous faire passer pour un pervers ou une femme un peu trop libérée.

Mais au-delà de leurs couvertures arborant des tétons en forme d’étoiles, que renferment véritablement les magazines pornographiques? Interviews, reportages, brèves, critiques de films, de livres et même éditos… On est loin du basique compagnon de masturbation que celles et ceux qui ne les ont jamais feuilletés peuvent imaginer.

Certes, les photographies de corps nus et de pénétrations diverses et variées sont omniprésentes, mais chacun a une ligne éditoriale claire: Union publie des récits illustrés de lecteurs, Hot Vidéo passe en revue les films X et Busty met à l’honneur les fortes poitrines. Des identités également présentes sur internet, en tout cas pour les titres qui ont opéré leur transition vers le numérique.

Les petites mains qui se cachent derrière les pseudos signant les articles ont un travail moins hors du commun que ce qu’on pourrait penser. «Dans certains magazines, on est proche d’une organisation de la rédaction classique», explique Béatrice Damian Gaillard, chercheuse en sciences de l’information et de la communication à l’université de Rennes 1.

Décliner les angles sur la double pénétration

«Mon travail chez Union était comparable à n’importe quel desk web: tu restes dans ton bureau et tu regardes ce qui se passe depuis le net. Tu ne fais pas vraiment de terrain», résume James Gregoire, qui a signé ses articles sous le nom de James Nicolas de Sade lors de son stage de six mois dans la rédaction web d’Union en 2020. Depuis, celui qui est passé par la rédaction web du journal Sud Ouest affirme que le rythme du magazine pornographique est particulièrement soutenu. Durant six mois, il écrit deux articles de 800 mots par jour sur le sexe.

Alors qu’il débute comme journaliste chez Union, on lui explique qu’il va travailler avec les techniques de SEO (Search Engine Optimization), qui se propagent également dans les rédactions généralistes. Il doit utiliser des mots-clés afin d’améliorer le positionnement des articles dans les résultats des moteurs de recherche. «On m’a dit d’emblée que le mot-clé de la semaine sur lequel on voulait être bien référencé était “double pénétration”. J’ai passé ma première semaine à faire des articles sur ce sujet», s’amuse le jeune homme de 23 ans. «Pour le coup, ça t’apprend vraiment ce qu’est un angle, puisque tu dois décliner plusieurs papiers sur un même thème.»

Le terrain n’est pas nécessairement exclu lorsqu’on travaille pour la presse pornographique. Chris Czerni a créé Bomb Magazine et 1998 et le magazine de petites annonces sexuelles Plans X en 2015. Avec un photographe et d’autres rédacteurs, il couvre l’actualité des événements sur la sexualité dans toute la région des Hauts-de-France et en Belgique«Je fais des comptes-rendus des salons érotiques, le photographe fait des reportages. Il nous arrive aussi de couvrir des soirées dans des clubs libertins, des événements comme la Pride de Lille», énumère-t-il lorsque nous le rencontrons à son stand du salon Erotix de Bruxelles en mars 2022.

Le terrain s’invite aussi parfois dans la rédaction de Dorcel Magazine. «Les journalistes vont souvent sur les tournages pour faire leurs articles», indique Fred Coppula, directeur de la publication des magazines Dorcel et de Chobix.

Lors de son stage à Hot Vidéo en 2012, Guillaume Oblet, actuellement journaliste web dans un journal luxembourgeois, affirme avoir appris les bases de son métier. «J’ai découvert la profession de journaliste là-bas. J’y ai appris des rudiments que j’utilise encore aujourd’hui, comme la façon de hiérarchiser l’information et la règle des 5W», affirme-t-il. C’est comme ça qu’à 22 ans, il réalise une de ses premières interviews avec une interlocutrice de choix: une camgirl.

L’étudiant en cinéma se souvient notamment d’un article sur la scatophilie qu’il a écrit pour Noël.

Il réalise une veille quotidienne en suivant des fils info américains dédiés au porno, comme AVN. Il reprend également des communiqués de presse qui viennent de studios de films X français, et garde un œil sur les réseaux sociaux des actrices et des producteurs.

«Quand il n’y avait pas beaucoup d’actu, je devais piocher un film X dans un bac plein de DVD et faire une critique, ce qui me faisait beaucoup rire», se remémore Guillaume Oblet avec un soupçon de nostalgie, même s’il pense que le fonctionnement du journal a dû changer depuis son rachat par l’entreprise Jacquie et Michel en 2016. À ce jour, ni Hot Vidéo ni Jacquie et Michel n’ont répondu à nos sollicitations.

Cette expérience le pousse à arrêter ses études en conception de sites internet pour se consacrer au journalisme. Car journaliste, c’est comme cela que se considèrent ceux qui écrivent pour les magazines porno.

C’est même la volonté de l’être qui a poussé Guillaume Oblet et James Gregoire à envoyer leur CV pour travailler dans ces revues. «Je faisais la prépa La Chance pour entrer dans une école de journalisme, et tout le monde avait un stage sauf moi. J’ai vu une annonce passer pour un stage à Union sur les réseaux sociaux et j’ai postulé», se souvient James.

Des CV qui excitent la curiosité

Quentin[1], qui a récemment fait un stage de six mois à Union, est également arrivé dans le secteur un peu par hasard. «J’avais choisi Union faute de choix. Je devais obtenir un stage avant une date imposée. Union s’est présenté, et au final, c’est une expérience incroyable», admet l’étudiant en cinéma, qui se souvient notamment d’un article sur la scatophilie qu’il a écrit pour Noël. S’il n’exclut pas de retravailler un jour pour une revue pornographique, il espère poursuivre sa carrière dans la presse dédiée au septième art.

Ceux qui sont passés par la case «magazine porno» n’ont pas de mal à se vendre en tant que journalistes à d’autres employeurs. Guillaume Oblet est passé par le data journalisme avant d’évoluer dans la presse quotidienne régionale. James Gregoire, lui, est actuellement en alternance dans un grand média national. «Quand on voit cette expérience à Union dans mon CV, ça suscite la curiosité», souligne celui aimerait devenir reporter de guerre.

«Lorsque j’ai passé mon entretien après Hot Vidéo pour faire un master en journalisme, on m’a posé des questions presque uniquement sur ça», se remémore Guillaume Oblet.

Actuellement, les rédacteurs qui travaillent pour les revues pornographiques ne peuvent pas obtenir leur carte de presse. Cela ne les empêche pas de se revendiquer journalistes, comme le rappelle James Gregoire. Ce n’est pas tant le thème du sexe sur lequel ils travaillent qui pose problème, mais bien les services proposés par les magazines qui les emploient.

Les entreprises de l’industrie du X l’ont bien compris: les magazines sont de véritables vitrines.

Quand il appartenait au groupe Lagardère, Union permettait à ses journalistes d’obtenir leur carte professionnelle. Mais le magazine n’aurait tout simplement pas renouvelé sa demande d’enregistrement auprès de la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) au moment de son acquisition par Reworld Media en 2014. Le fait que le magazine offre désormais des services comme la production de films pornographiques, un site de rencontre ou encore des «live cams» l’empêcherait d’obtenir cette reconnaissance.

Cette multiplication des activités dans certaines revues écarte parfois radicalement les rédacteurs de leur travail de journaliste.

Les membres des rédactions, souvent petites, sont généralement multi-tâches. Chez Hot Vidéo, la matinée de Guillaume Oblet commençait toujours par la publication d’une vidéo pour adulte. «Je devais faire le montage d’une scène d’un film que des producteurs avec qui on travaillait nous envoyaient. J’ajoutais le logo Hot Vidéo, une intro, un écran de fin, je choisissais des photos pour résumer la scène sur le site du journal et j’écrivais quelques phrases pour donner aux lecteurs envie de regarder la vidéo», relate-t-il en se rappelant les termes particulièrement vulgaires et racoleurs qu’il devait écrire.

En 2012, Clément[1] a travaillé six mois à Hot Vidéo. À côté de son travail de rédacteur, il devait ajouter des sous-titres français aux films X américains, dont les DVD étaient ensuite vendus avec le magazine. En raison de son bagage dans le milieu du cinéma, il travaillait aussi pour la plateforme VOD et la chaîne télévisée du magazine. Cela l’a conduit à filmer quelques reportages qui s’apparentaient plus à des scènes pornographiques qu’à du contenu journalistique.

De son côté, Plans X organise des soirées dans des clubs et est distribué en même temps que des stimulants sexuels dans les salons érotiques où se rend Chris Czerni, qui tire son chiffre d’affaire de ces différentes activités.

Le cul entre deux chaises

Travail journalistique ou promotionnel? S’il se sentait journaliste quand il écrivait ses articles pour Hot Vidéo, Clément reconnaît qu’à certains moments, il faisait plutôt un travail de promotion que d’information«Parfois je devais écrire des articles promotionnels, sur du contenu gonzo que je ne validais pas. Dans ces moments-là, j’utilisais mon pseudo.»

Les entreprises de l’industrie du X l’ont bien compris: les magazines sont de véritables vitrines. Jacquie et Michel et Dorcel ne se sont pas privés d’avoir la leur et éditent plusieurs magazines à leur nom respectif. «Ces titres développent une offre éditoriale intermédiaire, entre promotion et journalisme», écrit Béatrice Damian Gaillard, dans un article intitulé «L’Économie politique du désir dans la presse pornographique hétérosexuelle masculine française».

«Depuis que Hot Vidéo a été racheté, c’est devenu une pub pour Jacquie et Michel.»

                                   Jérôme, ancien abonné

Fred Coppula ne cache pas le but communicationnel des magazines Dorcel. Il y a une trentaine d’années, le fameux réalisateur et producteur de films X crée le magazine Chobix. La nouveauté: il est écrit par des actrices pornos. Et il cartonne. En 2009, il convainc Dorcel de lancer son propre magazine.

«Cela nous permettait de communiquer comme on voulait. Et à l’époque on avait le droit d’être affiché sur les kiosques, cela nous permettait de faire de la publicité pour Dorcel là où on n’avait pas le droit d’en avoir», reconnaît-il. À cela s’ajoutent les DVD introduits sous le blister des magazines, qui permettent aux lecteurs de faire un premier pas vers les films Dorcel. Promouvoir la marque Dorcel et ses films: voilà un but assumé du magazine.

Inutile de préciser que la reconnaissance de ce genre de magazine par la CPPAP, dont une des conditions est, comme on peut le lire sur son site internet, de «ne pas apparaître comme étant l’accessoire promotionnel d’une activité commerciale ou industrielle», est impossible. Tout comme l’obtention de la carte de presse par les personnes qui y écrivent.

Là encore, les rédacteurs ont plusieurs casquettes. D’abord en travaillant également pour le magazine Chobix, dont Fred Coppula est toujours directeur de la publication, puis en exerçant une autre activité pour Dorcel. Seuls le rédacteur en chef et le maquettiste n’ont pas d’autre fonction.

«Dans notre secteur d’activité, on a appris à maîtriser la synergie. Parmi nos rédacteurs, il y a une femme d’une cinquantaine d’années. Avec son expérience, on lui a également demandé d’aider sur les tournages et de conseiller les actrices quand elle va en reportage», raconte Fred Coppula. Impossible donc pour les journalistes de ne pas faire de promotion, étant à la fois commentateurs et acteurs des sujets qu’ils couvrent.

Cette fonction des magazines n’est pas vue d’un bon œil par tous les lecteurs. Jérôme[1], qui a longtemps été abonné à Hot Vidéo, a été témoin de son passage aux mains de Jacquie et Michel. «Hot Vidéo était un magazine professionnel de cinéma pour adultes. On n’achetait pas ce magazine pour se masturber, mais bien parce qu’il traitait du cinéma X comme un magazine de cinéma classique», se remémore-t-il. «Depuis que Hot Vidéo a été racheté, c’est devenu une pub pour Jacquie et Michel et les films qui vont avec le magazine sont bons à mettre à la poubelle.» Quant à Dorcel Magazine, Jérôme l’a acheté plusieurs fois, uniquement pour les DVD.

1 — Les personnes interrogées ont souhaité garder l’anonymat. abc

 

[Illustration : Marine Gachet – source : http://www.slate.fr]

bustan judeoespañol

Pegatinas de izquierda a derecha: Shalom, jaber (paz, amigo), Shalom, ata jaser (paz, haces falta), Dor shalem doresh shalom (una generación entera pide la paz).

Publicado por Berta Ares Yáñez

Aterricé en el aeropuerto de Ben Gurion una madrugada de julio de 1996. Había recibido una beca MAEC para estudiar en la Universidad de Tel Aviv y desarrollar un proyecto de investigación. Este consistía en bucear en diferentes archivos del país para establecer una relación de la prensa en judeoespañol, y luego analizar la función que una parte determinada de esta prensa había desempeñado durante la creación del Estado. En aquel entonces, este país todavía no tenía medio siglo de existencia.

Lo que más me llamó la atención nada más llegar fue el afán absoluto de expresión que se vivía en sus calles, donde todo se discutía y matizaba. Cualquier tema de actualidad era causa de debate en el que cada cual marcaba su línea ideológica. Prueba de ello eran las innumerables pancartas expuestas en los comercios y en los balcones de las casas, o las pegatinas que se exhibían en todo tipo de vehículos, en los cascos de moto o en las carpetas de los universitarios. Antes de Twitter, pancartas y pegatinas eran los soportes ideales para el eslogan.

Cuando llegué, el país estaba de luto. Isaac Rabin había sido asesinado hacía apenas unos meses por un ultranacionalista opuesto al proceso de paz y a los Acuerdos de Oslo. A su entierro había acudido Bill Clinton, quien en su discurso de despedida acabó con un «Shalom, jaber» (Adiós y paz, amigo). Esta frase se convirtió en el eslogan mayoritario de los pacifistas y de los que querían mantener vivo el proceso de paz. A esta consigna le siguieron «Jaber, ata jaser» (Amigo, haces falta) y «Jaber, ani zojer (Amigo, yo recuerdo). Algunos recortaban las frases y hacían collage con las pegatinas: «Shalom, ata jaser» (Paz, haces falta).

Tras estos eslóganes iniciales hubo muchos más, que cada uno argüía desde su posición ideológica. Los tres más claros eran el izquierdista «Un pueblo fuerte hace la paz», el conservador «Paz, con prudencia», y el ortodoxo «Una generación de arrepentimiento traerá la paz». Al final, todo derivaba en dos modelos de redención: el laico «Una generación entera pide la paz», y el ortodoxo «Generaciones enteras solicitan al Mesías». Se temía entonces la existencia de una guerra civil, y las instituciones colgaban carteles en los que se leía «Opiniones diferentes sí, guerra de hermanos no».

También los problemas caseros se aireaban en pegatinas y pancartas. La compañía nacional de autobuses Eged —creada en su día por fuerzas sindicales y a cuyo volante estaban, al menos así me dijeron, curtidos soldados— expresaba sus desacuerdos con el entonces presidente Benjamin Netanyahu, a quien todos llaman «Bibi»: «Bibi no respeta pactos», «Eged en tu camino, Bibi en el camino que no».

Como ahora sucede con las redes sociales, entonces las consignas avivaban debates que parecían inaplazables, pero que tarde o temprano se desvanecían sin pena ni gloria. Veinticinco años después, el proyecto de paz está completamente abandonado, dejado a la lógica del capitalismo.

La diversidad de opciones e ideologías existentes antes de la fundación de Israel como Estado moderno en 1948 también es mucho mayor de lo que cabe suponerse en la actualidad. Es algo evidente cuando se lee la prensa de la época, en la que también se observa la continua metamorfosis que experimenta el país —y las variaciones de voto en las urnas— a medida que llegan diferentes oleadas de inmigrantes judíos, especialmente desde la creación del Estado y hasta finales de los noventa, tras la caída del muro de Berlín.

Llegan de Alemania, Polonia, Rusia, Ucrania, Rumanía, Grecia, Bulgaria, Yemen, Etiopía, Argentina, México, Irak, Marruecos, Francia, Estados Unidos, y un largo etcétera de países. A modo de ejemplo diré que durante mi estancia allí, la televisión pública subtitulaba simultáneamente en los dos idiomas oficiales, el hebreo y el árabe, pero también en ruso, cuya población era entonces mayoritaria.

He escrito inmigrante y es un error llamarlo así. El término adecuado es olé (en masculino; olá, en femenino; olím, masculino plural; olot, femenino plural), pues no es un movimiento migratorio al uso, sino una aspiración sionista. Significa «el que sube a Israel».

Si sumamos a la necesidad de expresión y comunicación, la diversidad ideológica existente, podemos comprender la abundantísima cantidad de publicaciones periódicas surgidas durante los años de fundación del Estado.

Sin embargo, cuando empecé mi trabajo no existía una bibliografía que las reuniera, más allá del extraordinario trabajo que entonces desarrollaba el centro asociado a la Universidad de Tel Aviv, el Institute for the Study of Jewish Press; pero no tenían casi referencias de la prensa sefardí.

Seguí buscando, pues sabía que miembros de la comunidad judía expulsada de Sefarad habían sido los encargados de introducir la imprenta en tierras del Imperio otomano. Contaba al menos con la referencia del primer periódico en ladino del que entonces había constancia: el Shaare Mizrah, fundado en 1845 por Raphael Uziel.

El Big-Bang de mi investigación, por así llamarlo —meses después de búsqueda de diarios en la Biblioteca Nacional y otros centros culturales, sin apenas éxito—, tuvo lugar cuando me lancé de lleno a investigar los archivos del Ben-Zvi Institute. Allí había un montón de información dispersa sobre publicaciones periódicas en judeoespañol y también ejemplares físicos procedentes de diversos lugares de la diáspora sefardí: especialmente de Bulgaria, de Nueva York, de la antigua Yugoslavia y de los territorios que formaban o estuvieron sometidos al Imperio otomano, como Salónica (Grecia), Estambul e Izmir (Turquía), y también de territorios de la llamada Erez Israel, especialmente en Jerusalén.

Los periódicos impresos en Estambul a veces llevaban el nombre de la ciudad en españolico «Istambul», pero tampoco era raro encontrarlos con el topónimo «Costa», que es como los sefardíes de origen griego se referían a la antigua Constantinopla.

Una vez hallado y ordenado el material, delimité la investigación a las publicaciones distribuidas en Israel y a un país de diáspora, el elegido fue Turquía. En total, analicé una veintena. Explicaré brevemente lo que hallé. Dividiré mi exposición en dos partes: una primera parte dedicada a la descripción de la prensa en judeoespañol distribuida en Turquía, y una segunda parte dedicada a la descripción de la prensa en judeoespañol distribuida en Israel.

Esta segunda parte tiene como colofón un aliciente especial: está traducida al judeoespañol por el académico de la RAE en Israel Moshe Shaul, una de las personas vivas que mejor conocen y más ha cuidado este tesoro lingüístico.

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La gran pegatina reza: «No tenemos en quien apoyarnos, solo en nuestro Padre que está en los cielos».

Los medios en Turquía: del drama de la guerra mundial a la asimilación

Una publicación será clave en la historia de la comunidad sefardí que decide no emigrar y prefiere quedarse en Turquía durante el delicadísimo periodo que comprende la Segunda Guerra Mundial y la posguerra: La Boz de Türkiye.

Bajo la dirección de Albert Cohen, esta publicación periódica de frecuencia quincenal comienza a publicarse el 1 de agosto de 1939, y de forma ininterrumpida hasta su cierre en 1949. Con sede en Estambul, mantuvo diversas corresponsalías y tuvo acceso a información internacional de calidad procedente de fuentes sobre el terreno, a través de la Agencia Telegráfica Judía —de la que el director de esta publicación era representante en Turquía— y de la Overseas News Agency, ambas dirigidas por Jacob Landau.

Esta publicación hace un repaso del estado de los judíos en diferentes lugares en los que el nazismo se ensaña. El que expongo a continuación es un fragmento del suplemento especial titulado «Israel en el Galouth» (Israel en la diáspora), publicado el 15 de febrero de 1944:

La aniada 1943 fue un anio de destruccion y de ruinas, de muerte y de exterminacion. Miles y milarias de nuestros hermanos fueron hundidos en mares de miserias, angustias y matansas, cienes de comunidades judias fueron enteramente destruidas; cienes de miles de seres humanos fueron integrados en manos de persecutores sin que sus hermanos en los paises liberos puedan hacer nada por salvarlos. El Judaismo en Europa ocupada fue enteramente destruido. Esta destruccion fue el mas grande golpe dado a nuestra nacion en el mundo entero. La entera elita de sus hijos y de sus aglomeraciones, las mas mejores intelligencias, las mas grandes fuerzas creaderas del Judaismo Occidental, fueron atemados. En algunos paises los Judios fueron literalmente atemados fisicamente; en otros paises, ellos fueron deportados, exilados y matados. La mas grande parte de los exilados murieron en los wagones, otros no yegaron mismo a la frontera, siendo ellos fueron torturados y asasinados. Los jovenes fueron tomados a los travajos forsados, en fabricas o en fraguas, de fortificaciones en la Francia o en el fronte oriental. Los que no pueden travajar fueron matados sin otra forma de proceso.

La Boz de Türkiye desempeñó una función esencial para la seguridad de las comunidades judías en la todavía joven república turca, inmersa en un intenso proceso nacionalista y cuya posición durante la guerra fue inicialmente de neutralidad, luego de relaciones diplomáticas con la Alemania nazi y finalmente su posición se decantó por los aliados.

Esta publicación desempeñará un papel de mediador y portavoz entre el Estado, la sociedad turca y las comunidades judías dispersas por el país. Con un estilo sencillo y claro, el contenido se distribuye entre noticias y reportajes sobre las comunidades judías asentadas a lo largo y ancho del planeta. Al igual que se hace eco de las principales noticias sociales y políticas de carácter mundial, tampoco descuidan el contenido dedicado a la tradición.

Sin embargo, el movimiento nacionalista de la joven república no ve con buenos ojos estas actividades cosmopolitas y de singularidad cultural. De hecho, durante estos años se prohíbe a la ciudadanía mantener cualquier actividad independiente o asociación afiliada al extranjero.

Algunos miembros de la comunidad judía tienen que enfrentarse a acusaciones de otros ciudadanos. Comienza a extenderse el rumor de que los judíos «mantienen una postura de indiferencia ante los hechos del país». Se les critica que empleen el judeoespañol en detrimento del turco. En este difícil contexto, el equipo editorial decide poner en marcha una campaña de difusión con un doble mensaje:

El primero es: «Somos turcos, hablemos el turco». Tratan de mentalizar a sus lectores de que en la calle solo deben hablar turco, incluso entre ellos. Les avisan que no deben automarginarse ni diferenciarse hablando otras lenguas.

El segundo mensaje es: «Formamos parte del pueblo judío». A través del contenido se fomenta el sentido de pertenencia a esta comunidad milenaria y se sugiere que se hable judeoespañol en casa.

Entre los colaboradores de La Boz de Türkiye destacan Abraham Galante —un reputado escritor y periodista admirado por Atatürk—, quien defendió la lealtad de las autoridades judías como elemento indispensable en la construcción del Estado turco; y Abraham Elmaleh, quien años después será dirigente de la comunidad sefardí en Jerusalén.

Como señalé, esta publicación da cuenta de lo que acontece en el mundo. Tiene a sus lectores bien informados. El tono no es sensacionalista, sino que procura el análisis reposado. La situación de los judíos en Europa se agrava de día en día, por tanto, la situación es muy delicada.

Se hacen eco de las noticias trágicas relativas a la guerra en Europa, pero también de las procedentes de Palestina, muchas de las cuales dan cuenta del desarrollo social y comercial del yishuv (asentamiento en Eretz Israel).

El periódico hace una amplia cobertura de la guerra y de la dramática situación de sus correligionarios. Parecen llegar a casi todos los rincones. Veamos, por ejemplo, lo que escriben sobre los judíos en Finlandia, en una noticia de mayo de 1944:

La situacion de los Judios resfuidos en Finlandia se amejoro considerablemente desde el trocamiento del governo en Marso ultimo segun un raporto de stokcholm. Algunos resfuidos que se topaban en un campo de concentracion en una isla del golfo de Finlandia, mientras la perioda del gobernamiento precedente, fueron transferados en ariendas agricoles en Tavastland. El campo fue serrado a precipio del autonio y los Judios fueron autorisados a establecerse en dos communas de la region onde ellos se topavan en mesura de ganar su vida, independientemente de los reglamientos del servicio del Travajo. Los resfuidos judios en cuenta de 117, fueron autorisados desde el mez de Deciembre a vivir en no importa cuala partida del pais onde los extranjeros tienen la permision de morar sin restricciones.

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Peores noticias, noticias fatales, llegan de la vecina Salónica. Al leer el fragmento que destacaré a continuación, no puedo sino preguntarme si Hannah Arendt estaba informada del proceso que había tenido lugar en Grecia, quince años antes de que ella misma atendiera el juicio de Eichmann para escribir su artículo en The New Yorker en 1963, y que tantas pesadumbres le acarreó. Quizá ella no, pero sí los lectores de La Boz de Türkiye, quienes debieron de leer con una enorme tristeza la crónica del corresponsal Baruch Schiby con fecha 1 de octubre de 1946. Se titula, «El judaísmo exterminado en Grecia. Un proceso histórico». Algunos fragmentos:

Los evenementos de Palestina no permitieron a la prensa Judia mundiala de prestar toda la atencion querida a un proceso unico en la historia del pueblo judio que se desarrollo en el empesijo de este mez en Salonique. Se trata del proceso de los Judios que se avian metido al servicio de los Allemanes mientras la ocupacion nazi. Vital Hasson, Leon Simon (Tipouz), Jacques Alabala, Edgar Cugue, etc y que servieron el enemigo mortal de nuestro pueblo con mas ardor que los mas feroces S.S. […] La prensa greiga locala entendio toda la importansa historica del proceso. Es por cualo antes y despues de este, los journales de Salonico le consacraron colonas entereras. La “Makedonia”, el mas grande journal de la Maccedonia, le consacro mismo medias paginas enteras. […] Fue establecido en el tribunal que si los acusados no se uvieren metido al servicio de los nazis de la manera que ellos lo hicieron, la mitad o al menos 20.000 judios de Salonica pudieren ser salvados. Los acusados provocaron dunque la muerte gracias a sus sola actividad de estos 20.000 Judios.

A diferencia de la prensa escrita en hebreo que entonces se publica en Palestina, La Boz de Türkiye no participa activamente de la teoría de que el yishub o asentamiento en Eretz Israel —«Tierra de Israel» en relación al territorio israelita bíblico— podría ejercer una presión moral sobre las naciones del mundo para salvar a la judería europea durante la guerra. También hay una especie de silencio administrativo en torno a temas candentes como los actos de violencia cometidos por algunos correligionarios bajo el mandato británico o las medidas políticas tomadas por los mandatarios contra la inmigración que llegaba a Palestina.

No hicieron suyo el eslogan entonces extendido «Inmigración, defensa y asentamiento»; pero tampoco descuidaban la necesidad de consejo que podrían necesitar los conciudadanos que tenían el deseo de «subir» a Eretz Israel.

Escribían con mucha diplomacia y cuidado para mantener las relaciones con su país anfitrión, Turquía; para «cimentar la unión y predicar la harmonía», como ellos mismos señalan entre sus objetivos. Y podemos decir que lo lograron. Hacia finales de la década de los cuarenta, y gracias a las buenas relaciones que la comunidad ha ido forjando con las autoridades turcas, puede observarse una mayor apertura en materia de libertad de expresión que a su vez provocará una verdadera explosión de publicaciones en ladino. Precisamente, esta nueva oleada de publicaciones acabará arrinconando a La Boz de Türkiye, que deja de publicarse en 1949.

La primera publicación en aparecer fue Atikva (1947), cuyo nombre de cabecera en hebreo significa «Esperanza», como el himno nacional de Israel, y es el primer periódico judeoespañol distribuido en Turquía esencialmente sionista. Su director, Sabetay Leon, emigrará a Israel en 1949, donde se incorpora al partido presidido por Ben Gurión (Mapai). Le sigue Salom (1948), fundado por Abraham Leon, que todavía se publicaba cincuenta años más tarde. Otras cabeceras son Sabat (1947) reconvertido tres años más tarde en La Vara (1950), ambos bajo la dirección de Mose Benbassat, de carácter laico y modernizador.

Otro semanal político e independiente es La Luz (1950), creado bajo la dirección de Eliezer Menda y Robert Balli. Luego, ambos se separan y el primero funda La Vera Luz (1953), y el segundo La luz de Turkiya (1953). Ambos se describen como continuadores de La Luz para adjudicarse a sus lectores.

La Vera Luz es un periódico conservador, dirigido por el talmudista Eliezer Menda. El gran Rabinato, la comunidad, las noticias que llegan de la creación del Estado de Israel y la política internacional son los temas que definen el carácter del periódico, cuyo interés principal es el de contener al máximo el deseo de asimilación de los correligionarios que quedaban en Turquía. Por otro lado, La luz de Turkiya se apoya más en sostenes comerciales y sus noticias son más variadas, con especial atención a las informaciones que llegan de Israel. Su línea editorial se apoya prácticamente en su totalidad en la cuestión del antisemitismo.

Finalmente, otros dos periódicos son: La Boz (1952), que tuvo una breve duración y reducida plantilla; lo dirigía M. Levi-Belman, un periodista mordaz que utilizaba este medio para criticar las decisiones tomadas por los dirigentes de la comunidad. Y El Tiempo (1957) del ortodoxo Levi Belman: conservador, antisionista, crítico con la gestión de la comunidad y observante estricto de la ley, denuncia toda reforma o ápice de liberalismo ante una comunidad que a sus ojos se torna abiertamente laica y asimilada.

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«Opiniones diferentes sí, guerra de hermanos no» (la pegatina del gato que alguien puso encima dice así: (¡Hay un gato nuevo en la ciudad! Y la verdad, tanto Tel Aviv como Jerusalén eran ciudades muy gatunas).

Los medios en Israel. La forja de un Estado

Buena parte de los periódicos en judeoespañol que se publican en Israel durante la creación del Estado son dirigidos por y para sefardíes recién llegados de Turquía. Tres ejemplos de periódicos, independientes pero efímeros, son La Boz de IsraelLa Boz de Jerusalaim y La Unión. Otros recibieron ayudas de grupos políticos con los que simpatizaban, así sucede con Libertad, afín al partido Herut; y El AvenirDeretcho al Buto y Faktos afines al Mapai, los dos últimos explícitamente propagandísticos. Dos periódicos de mayor duración fueron apoyados parcialmente por partidos políticos: La Verdad, por el centrista General Zionists, y El Tiempo, por Mapai.

El denominador común de estas publicaciones es el de facilitar a la vez que influir en el proceso de absorción de los inmigrantes (olím) sefardíes en Israel, al proporcionar la máxima información sobre su nueva patria, incluidas las explicaciones de problemas tan complejos que enfrenta el nuevo país como la internacionalización de Jerusalén, la educación secular en clara confrontación con la religiosa, las diferencias no superadas entre askenazis y sefardíes, y el contexto político en el Oriente Medio.

El periódico que gozó de un mayor protagonismo en la orientación de esta comunidad inmigrante fue El Avenir, subvencionado por Mapai o Partido de los Trabajadores de la Tierra de Israel, que lideraba Ben Gurion. Este periódico se publica, además de en ladino, en otros cinco idiomas simultáneamente: yidis, francés, húngaro, búlgaro y rumano.

Su oponente fue La Verdad, un periódico crítico con la administración laborista, especialmente con el sistema de favoritismo, amiguismo y clientelismo que, señalan, campaba en la política. El término empleado, de origen ruso, y que se ha incorporado al hebreo para describir esta práctica es «proteksia».

Este extendido uso de la «proteksia» —el libro Israel: Pluralism and Conflict del sociólogo Sammy Smooha trata esta cuestión—, desmoralizó a un buen número de inmigrantes hasta el punto de que hubo quien regresó a su país de origen, o cambió la dirección de su migración hacia Estados Unidos. El hecho de que judíos decidan «bajar» de Israel, es decir, irse del país y abandonar la idea del yishuv es una preocupación constante del nuevo Estado, desde entonces y todavía hoy.

Como en toda la prensa mundial, pero quizá con mayor importancia en un contexto de continuo conflicto bélico como el que viven los israelíes al arrancar su Estado, las columnas de humor y las novelas por entregas o folletín, fuente la primera de catarsis y la segunda de evasión, son decisivas.

Solo el periódico Libertad —afín al partido Herut, procedente del movimiento paramilitar Irgun—prescinde del humor: mecanografiado y con grapas, austero, sin fotografías, este semanal dirigido expresamente a los inmigrantes recién llegados a Israel busca minar el trabajo del partido en el gobierno y suele incidir en el aumento de discriminación sobre los sefardíes en todos los ámbitos de la vida política, profesional y cotidiana.

El partido en el poder subvenciona otras publicaciones menores, también en judeoespañol y también dirigidas al olé procedente de Turquía: Deretcho al buto, que significa «directo al grano», aparece en 1959, y Faktos en 1961. Ambas tienen muy buena calidad de impresión y son gratuitas. Con ellas pretenden hacer sordina para las voces críticas.

Pero lo mejor es reproducir el texto resumen de mi investigación y que el erudito Moshe Shaul tradujo al judeoespañol para su publicación en 1998 en Aki Yerushalayim, la más importante revista cultural en ladino, que se editó en papel desde 1979 a 2016. Valga a modo de resumen y conclusión. Espero que disfruten del color y musicalidad de este precioso lenguaje.

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La prensa en djudeo-espanyol. La kreasion del estado de Israel 

Kuando el eskritor espanyol Miguel de Unamuno oyo avlar por primera vez de la existensia del djudeo-espanyol, el se maraviyo al deskuvrir ke esta lengua pudo mantenerse biva, malgrado la falta de kontakto fiziko de los djudios sefaradis kon Espanya. El yego a la konkluzion ke una lengua ke proviene del rekuerdo i de la nostaljia devia poseder una ermozura espesiala i romantika. Otra konkluzion suya, aun ke yerrada, fue ke el djudeo-espanyol meresia ser alavado por no ser uzado para la redaksion de periodikos.

El se yerro siendo ke ya avia desdel siglo XIX una muchidumbre de periodikos en djudeo-espanyol, publikados en Saloniko, Estambol, Izmir, Sofia i Viena i mas tadre en New York i Tel Aviv, por dar algunos eshemplos solo. No en vano fueron los ekspulsados de Espanya i Portugal los ke yevaron la imprimeria al Imperio Otomano. Eyos fueron tambien los primeros en este imperio a imprimir livros, aun ke al prinsipio sovresalieron los djeneros rabinikos i relijiozos i es solo en el siglo 19 ke se empeso a publikar romanes i livros de otros djeneros literarios ansi ke periodikos tambien en djudeo-espanyol. Desde su prinsipio la prensa djudeo-espanyola okupo un lugar importante en la vida kulturala de los sefaradis, sigun lo prova el echo ke en Saloniko onde los sefaradis resivian edukasion i kultura en fransez, italiano i alman, la lektura del djudeo-espanyol era embezada solamente para poder meldar los jurnales i algunas orasiones en ladino.

Es posible ke kon la prensa eskrita, el djudeo-espanyol se alesho del kamino romantiko imajinado por Unamuno a kaminos mas pragmatikos, ma esta fue una eleksion de los ke no kijeron enmudeser frente a la istoria. Ansi fue despues del establesimiento del Estado de Israel onde de 1948 i asta los anyos 60, uvo a lo menos una diezena de periodikos redaktados enteramente en djudeo-espanyol, kon karakteres latinos, organizados i redaktados en sus mayoria por jurnalistas i colaboradores de orijin turko.

Algunas de estas publikasiones partieron de inisiativas privadas i se mantuvieron independientes, del punto de vista politiko i ekonomiko, de kualker partido. Ansi fue kon «La Boz de Israel» (1949) i «La Boz de Yerushalayim» (1953-1954). Otras publikasiones fueron finansadas por partidos politikos i redaktadas i dirijidas por sus miembros. De este modo nasio el jurnal «Libertad» (1950) del partido Herut enkavesado por Menahem Bejín, i los ke eran finansados por el MAPAI, enkavesado por David Ben Gurion: «El Avenir» (1949-1950), «Deretcho al Buto» (1959) i «Faktos» (1961). Djuntos kon esto los dos periodikos kon mas grande tiraje i durasion eskojeron el kamino de en medio: no fueron prensa de partido aun ke eran partidistas; no estuvieron finansados yenamente por sus partidos ma resivieron de eyos ayudo ekonomiko. Estos son: «La Verdad» (1950-kontinua en 1965) ke apoyava la politika de lo Sionistas Jenerales i «El Tiempo» (1950-1967), ke fue todo el tiempo portavoz de la politika del Mapai, el partido socialista al poder.

Al marjen de los argumentos kontra i en favor de una prensa en djudeo-espanyol o en otra lengua afuera del ebreo –tema sovre el kual uvo una fuerte polemika en los primeros anyos despues de la kreasion del Estado- se puede afirmar kon yena seguridad ke la prensa dirijida a los sefaradis, i mas konkretamente a los orijinarios de Turkia, a la fin de los anyos 40 i durante toda la dekada de los 50, kumplio una importante funksion, esensiala para la buena marcha del paiz: ayudar al ole (imigrante) a integrarse en su mueva vida en Israel. Komo? Ofresiendo kursos de ebreo, dando a konoser al ole el programa sionista, manteniendolo informado sovre todo tema de interes a la vida en Israel, i aziendolo partisipar en los diversos debates politikos ansi ke en los prinsipales akontesimientos ke tenian lugar adientro i afuera de las frontieras de Israel.

Komo prensa dedikada a la formasion i integrasion del ole, eya no kijo i no pudo tener una influensa direkta en la politika nasionala. Ma los jurnales djudeo-espanyoles reflektaron en sus pajinas los prinsipales debates ke tuvieron lugar al seno del publiko israeli, ofresiendo a sus lektores diferentes pozisiones i opsiones politikas. Eyos denunsiaron tambien a traves de sus pajinas las difikultades ke enfrentavan a los olim, para ke el governo i los lideres politikos tengan yena konosensia de la situasion a traves de la prensa. De este modo, fueron munchas las linyas dedikadas a la internasionalizasion o no de Yerushalayim, a la edukasion laika o relijioza en las eskolas, a las diferensias entre eshkenazis y sefaradis, a la politika internasionala, sovre todo en el Oriente Medio, i fundamentalmente a los problemas atados al yishuv i al aresentamiento de los imigrantes en el nuevo Estado.

Es interesante sinyalar las diferentes pozisiones de los dos prinsipales periodikos: «El Tiempo», dirijido por Yitshak Ben Rubi, i «La Verdad», dirijido por Yitshak Yaesh. Los dos se preokuparon enormemente de elevar el moral de los olim i fasilitarles sus integrasion sosial: ma mientres ke «El Tiempo» apoyo siempre la politika del governo dirijido por Ben Gurion, «La Verdad» adopto kontinualmente una pozision de kritika enverso esta politika. Uvo entonses en la prensa opiniones diferentes i mizmo kontrarias i no solo un uniko punto de vista, lo ke kreo una situasion de rikeza komunikativa i ekspresiva.

El premio Nobel de literatura Gabriel García Márquez, apuntava ultimamente ke la fleksibilidad de la lengua espanyola desde hace tiempo no cabe en su pellejo. Ke diria el gran eskritor kolombiano frente a la rikeza i fleksibilidad del djudeo-espanyol en su larga trajektoria? Ke diria del karakter umano ke esta lengua estuvo dezvelopando? El djudeo-espanyol no enmudesio en Israel sino ke al kontrario: si en un primer momento esta prensa kumplio una importante funksion sosiala, formando i ayudando a los olim, sin pedrer el karakter periodistiko propio, al pasar los anyos esta prensa se esta konvertiendo ademas, en un dokumento istoriko de imenso valor. No solo porke en eyos se arekojeron para siempre los artikolos i las opiniones de tantos jurnalistas i kolaboradores, ke las muevas jenerasiones podran meldar, sino tambien porke en eyos se reflektan los akontesimientos de kada dia en la konstruksion del Estado de Israel.


Notas

(1) En farsi, la lengua de los persas, «bustan» hace referencia al huerto doméstico, compuesto por árboles frutales y hierbas aromáticas. Una importante obra de teatro en judeoespañol representada en las últimas décadas en el Teatro Nacional de Israel con gran éxito se titula Bustan sefaradí, del escritor y político Yitzjak Nabon, y recrea los años treinta del pasado siglo en uno de los barrios sefardíes de Jerusalén.

(2) Publicado originalmente en «AKI YERUSHALAYIM» Revista Kulturala DjudeoEspanyola, Anyo 19, 1998, nº 57, pp. 27-29.

 

[Fotos: Berta Ares Yáñez – fuente: http://www.jotdown.es]

Un groupe d’experts issus des États membres de l’Union européenne s’est penché sur les questions de multilinguisme et de traduction. Leurs conclusions, établies dans un document de quelque 200 pages, apportent recommandations et guide des meilleures pratiques concernant le secteur. 

Publié par Clément Solym

Les informations réunies par le groupe Open Method of Coordination (OMC), s’adressent plus spécifiquement aux décideurs politiques, qu’ils œuvrent au niveau national, régional ou local — mais également européen. Pour autant, les auteurs du document estiment nécessaire que « le rapport doit atteindre toutes les parties prenantes de la chaîne du livre à travers l’Europe ». Et ce, pour exercer sur les pratiques, la meilleure influence.

Outre les éléments concernant l’édition, il aborde également le secteur de l’audiovisuel — sous-titrage —, théâtral — surtitrage —, etc. Il se concentre principalement sur le secteur de la traduction littéraire, attendu que les experts sont principalement éditeurs, traducteurs, ou issus d’organismes de financements publics, aussi bien que de ministères de la Culture.

Reconnaissance et métier

Dans son organisation, le rapport établit deux grandes catégories. Son premier chapitre porte sur le renforcement de la traduction et traite de l’épineuse question de la formation initiale et continue dans le domaine. Il évoque également le statut des traducteurs, les spécificités en matière d’audiovisuel et de théâtre, ainsi que l’incidence de la traduction automatique.

On y trouvera également une analyse portant sur la visibilité et l’inclusion.

La seconde partie touche en revanche aux financements publics, et leur apport dans la circulation des œuvres traduites à travers les États. Il s’agit de prendre en considération non seulement les aides à la publication, mais aussi la promotion même de la traduction.

De là, le renforcement nécessaire de la capacité de vente et de placement dans des réseaux, tout en ajoutant une dimension européenne à la promotion de la lecture. Mais l’Europe ne s’arrête pas à ses frontières : le rapport plaide aussi pour une coopération régionale et européenne accrue.

Améliorer les conditions de travail

Augmenter la circulation des œuvres, notent les experts, « nécessitera de rendre les conditions de travail et de rémunération des traducteurs plus attractives, de renforcer les associations de traducteurs et d’assurer une meilleure reconnaissance de la contribution des traducteurs à la diversité européenne et culturelle ». On croirait lire Umberto Eco, affirmant que la langue de l’Europe, c’est la traduction.

De fait, le défi tient en ce que, par la traduction d’œuvres, sera préservé le patrimoine multilingue et multiculturel de l’Union. Pour ce faire, les autorités reconnaissent l’impératif d’un marché du livre durable, auprès des éditeurs, libraires et organismes de financement, pour que les titulaires de droits (écrivains, illustrateurs, traducteurs) puissent produire en toute quiétude.

Une hausse des dépenses publiques, fléchée vers un meilleur financement, contribuera également à maintenir d’une part la diversité culturelle, d’autre part, une rémunération plus équitable.

Traduire is sexy…

Car, déplorent les experts, si les traducteurs sont un pilier fondamental de l’accès aux œuvres, le métier « est devenu peu attractif en raison de mauvaises conditions de travail, de faibles rémunérations et d’un statut précaire — ainsi qu’un manque de reconnaissance et de visibilité ».

Encourager les jeunes à apprendre les langues participe d’une formation au long cours et d’un regain possible d’intérêt. Pour autant, chez les éditeurs, la traduction « représente généralement un investissement substantiel », voire, « un risque financier ». L’incertitude propre à l’édition complique la donne — dès que l’on sort du marché des best-sellers.

« Par conséquent, les éditeurs ont du mal à rémunérer les traducteurs par ce qui représenterait une juste rétribution, compte tenu de la complexité de la tâche et du temps qu’implique une œuvre de fiction », poursuit le rapport. Entre hésitation et contraintes financières, la situation ne sera pas viable sur le long terme — et n’est dans l’intérêt d’aucune des parties.

La devise de l’UE, Unis dans la diversité, doit s’ancrer dans le réel, et tout ne peut qu’être amélioré en la matière.

L’intégralité du rapport (en anglais) peut être consultée et/ou téléchargée, ci-après :

https://bit.ly/33kfARK

 

[Photo : Tessakay CC 0 – source : http://www.actualitte.com]

O Apalpador entregou na delegación do goberno español na Coruña as 10.000 sinaturas recollidas pola Mesa pola Normalización Lingüística a prol da igualdade para a dobraxe e a lexendaxe en galego na nova Lei Xeral de Comunicación Audiovisual, dentro da Iniciativa Netflix en galego: queremos todo o audiovisual na nosa lingua.

Apalpador

Escrito por JOSÉ ANTONIO SIERRA

As persoas asinantes instan a Vicepresidencia de Asuntos Económicos e Transformación Dixital a incluír as medidas a favor da lingua galega acordadas por unanimidade no Parlamento Galego: que a nova Lei Xeral do Audiovisual recoñeza a pluralidade lingüística como principio básico, igualando contidos e porcentaxes mínimas en galego e castelán na dobraxe, lexendaxe e audiodescricións, así como no financiamento anticipado de producións audiovisuais nas canles e plataformas de televisión lineais ou baixo demanda; e que a Corporación de Radio Televisión Española emita todos os seus contidos con opción dobrada ao galego nomeadamente na programación da canle específica infantil e xuvenil e nos contidos da súa App.

« O Apalpador quere agasallar audiovisual en galego », explicou o presidente da Mesa, Marcos Maceira, « e, por iso, lle fai entrega ao goberno español destas sinaturas que representan a vontade que ten a poboación galega de vivir en liberdade na súa lingua ». « A nova lei audiovisual comezará a se debater en febreiro », explicou Maceira, « e o único que se sabe dela con certeza é o que di o proxecto: nada de financiamento para producións en galego, nada de dobraxe e lexendaxe en todos os filmes e series ». « Queremos igualdade para todas as linguas », recordou, « queremos ter opción e liberdade para o galego no audiovisual« . « É posíbel un grande avance », asegurou, « mais dependerá do que nos activemos e nos mobilicemos para o conseguir ». « Todos os avances para o galego foron conquistas que se acadaron nas rúas », concluíu Maceira esta mañá na Coruña, « estaremos nas rúas se é preciso para termos galego no audiovisual« .

 

Más bien se trata del deseo irrefrenable de ser americanos y de vivir como en su país, convertido en estúpido en este siglo.

Escrito por JAVIER MARÍAS
Que la lengua española está destrozada por sus periodistas y hablantes salta a la vista y al oído desde hace ya décadas, y el estropicio va siempre en aumento. A él se han unido demasiados latinoamericanos: reinó el tópico de afirmar que su castellano era muy superior, con más vocabulario, más correcto y elocuente que el de nuestro país. Puede que así fuera en el pasado, ya no. Han abrazado de manera tan acrítica y con tal fervor los anglicismos de los Estados Unidos, que hoy hablan y escriben una especie de traslación literal del inglés. Los subtítulos de las películas y series traducidas por ellos son buena muestra de ese calco perezoso o ignorante. En España, desde luego, se sigue hablando y escribiendo cada vez peor, y también aquí los anglicismos nos han colonizado sin oposición. Hay millares de ejemplos, pero me llama la atención uno reciente y que he visto emplear hasta a escritores de prestigio: ahora todo “exuda”, en sentido figurado. Una película “exuda brío”, una novela “exuda ironía”, y así hasta el infinito. No es difícil deducir que ese verbo está emparentado con “sudar”, y, que yo sepa, lo único de lo que se puede decir que “exuda” son los cuerpos y los quesos y similares. Han caído en el olvido vocablos más adecuados y no tan malolientes, como “destilar”, “rezumar”, “rebosar” o “desprender”, según el caso.

Otro galimatías es el de las frases hechas. Hace poco oí a un periodista de TVE (gran fábrica de atentados lingüísticos) que el presidente del Barça “desgranaba la margarita” de si despedir o no al entrenador. Hasta donde alcanza mi conocimiento, las margaritas no tienen granos, sino hojas o pétalos, y la expresión siempre ha sido “deshojar la margarita”. Hace no mucho la conocían hasta los más ignaros del lugar.

Pero, más allá de la destrucción, observo las insistentes tentativas de expulsar al castellano, y no me refiero a los territorios cuyas autoridades se aplican con denuedo a ello (Cataluña, País Vasco, las copionas Baleares y Valencia), sino al resto del país, que en principio no dispone más que de esa lengua. Primero fueron los carteles de las tiendas y de los anuncios fijos: “vintage”, “bargain” (por “ganga”), “sold out”, por “vendido” o “agotado” o “no quedan entradas”), y un etcétera interminable. Esta catetada de recurrir a términos ingleses porque quienes los usan creen que suenan a cosmopolita y mejor, ha llegado también a lo oral, lo cual ya tiene el mérito de lo incomprensible. A la mayoría de nuestra población le resulta muy arduo aprender idiomas (como, por lo demás, a casi todas las poblaciones: la excepción serían las nórdicas y las balcánicas), así como su pronunciación. Más dificultad hay aún en entender. Sin embargo, muchos spots televisivos ya no están en español, sino en inglés. Algunos aparecen absurdamente subtitulados, para ayudar a la comprensión (¿no sería más lógico que estuvieran directamente en español?), otros ni siquiera, y otros hay que caen en la horterada máxima, como uno de desayunos y meriendas que no puede resistirse a terminar con la siguiente idiotez: “¿Estás ready?” A saber qué les impide decir “¿Estás listo?” La mezcla resulta pueblerina, si no patética.

Incurren en esta práctica productos extranjeros y nacionales, marcas cutres y elegantes (casas de moda finolis), de coches y de embutidos, de perfumes carísimos y de fabadas, se apuntan todas sin distinción. A menudo el espectador no entenderá qué se le dice ni tal vez qué se le vende. Pero como el objetivo de todo anunciante es vender más, hay que inferir que acaso la tendencia pedante-cateta tiene éxito. En tal caso, ¿qué le pasa a nuestro país con su lengua, por qué la ve tan inferior al inglés de América (nunca es el de Gran Bretaña), qué extraño complejo se ha instalado en nuestra sociedad? Quizá sea cultural, y, dados los planes de Educación en la Burricie de los Gobiernos socialistas y populares, es bien posible que un alto número de españoles desconozcan hoy a Cervantes, Lope, Quevedo, Clarín, Larra, Baroja, Machado, Pardo Bazán, Valle-Inclán y Lorca, por no mencionar contemporáneos. Pero yo creo que más bien se trata del deseo irrefrenable de ser americanos y de vivir como tales (algo que cuesta aceptar visto el país estúpido en que han convertido el suyo en este siglo). Todo nos lo han exportado mediante sus películas y series: desde su caricaturesca obsesión con el mal llamado “género” hasta sus zafias despedidas de soltero Halloween, desde el desmedido amor a los perros hasta los discursitos en las bodas y eso de que las novias lleven “something old, something new, something borrowed, something blue”, cuya versión española ni siquiera rima. Hace tiempo que no veo partidos de fútbol en grupo, pero me imagino que muchos futboleros patrios los contemplarán ahora entre eructos cerveceros (de Budweiser) y enormes conos de palomitas. Para satisfacer tamaño anhelo, el castellano es un gran incordio. Descuiden: la publicidad, escuela de lelos y cursis desde 1960, podrá añadirse otra muesca: la de boicoteadora de la lengua, sin ofrecer para ella recambio ni sustitución.

 

[Fuente: http://www.elpais.com]

Aquesta darrera setmana a Twitter hi ha hagut una espècie de « debat » entre la gent que defensa el doblatge i la subtitulació en català i la gent que prohibiria el doblatge, casualment aquesta gent només surt quan es parla de doblatge en català i no de doblatge castellà.

Mapa del doblatge a Europa

El doblatge en català és essencial per normalitzar la llengua, ja ho vam veure als anys 90 amb l’aparició de l’anime en català, veies fills i filles de pares castellanoparlants jugant a Bola de Drac en català, ara ja no, ara és just el contrari, veus fills i filles de catalanoparlants cantant la cançó de Doraemon en castellà. I tot i aquesta situació encara hi ha catalans que volen acabar amb el doblatge en català.

Volen que els catalans dominem més l’anglès, però no els importa si el català perd parlants pel camí, volen que no faltem al respecte a l’actuació verbal dels actors i actrius, volen que siguem la punta de la modernitat d’Europa i deixem d’utilitzar una imposició cinematogràfica que segons diuen alguns d’ells es va inventar la dictadura franquista. Deuen ser la mateixa classe de gent que diu que Churchill va dir « els feixistes de demà es diran a si mateixos antifeixistes », ni Churchill ho va dir, ni Franco va inventar el doblatge.

S’emmirallen a una suposada Europa (inventada) que no dobla res, consideren Espanya i Grècia endarreries al moment per doblar-ho tot, però no tenen en compte que la majoria de països ho doblen tot, altres doblen el contingut infantil i altres utilitzen doblatges d’altres països. Sempre anomenen Portugal i països nòrdics, com a països avançats que no doblen. Bé, sí que doblen, Portugal dobla tot el contingut infantil i part de la resta, el que no es dobla a Portugal, és cert, ho veuen en versió original subtitulada, però també ho veuen utilitzant els doblatges brasilers. També solen anomenar països nòrdics, bé Dinamarca destina a l’audiovisual en danès 100 € per habitant mentre que Catalunya destina 31 € per habitant. De fet, cada cop més països doblen el contingut audiovisual per al cinema, televisió i per les plataformes de streaming. Fins i tot Netflix dobla contingut per als Estats Units. Com experiència personal, fa més d’un any que visc a Irlanda, he conegut gent que ha vist « La casa de papel », ningú l’ha vist en castellà (versió original), els irlandesos que l’han vist, ho han fet en anglès i els portuguesos i brasilers l’han vist en portuguès.

Defensen la prohibició del doblatge per aprendre altres idiomes (bé idiomes, anglès). Perquè la gent ha d’aprendre anglès a l’escola i al cinema, però el català només a l’escola. L’anglès, com altres idiomes s’aprenen estudiant a l’escola i a les acadèmies, però també practicant, parlant, llegint, mirant pel·lícules. Amb les pel·lícules soles, no, i menys subtitulat al teu idioma i no a l’idioma de la pel·lícula, al final el teu cervell s’acostuma a només llegir. Si realment fos tan fàcil aprendre idiomes, no creieu que la majoria d’actors de doblatge catalans sabrien japonès nivell natiu, ja?

Volen que es vegi tot en versió original subtitulada per no perdre l’actuació verbal de l’actor i no falta al respecte al seu treball. Suposo que el treball de la gent de fotografia, vestuari, escenari i postproducció no és important, com tampoc ho és el llenguatge no verbal dels actors. Amb els subtítols es modifica la imatge, a més a més en estar llegint et perds els detalls del vestuari, de la fotografia, dels escenaris i la comunicació no verbal dels actors. No falta més al respecte del treball de la pel·lícula això que el doblatge? No ho sé, no ho vull valorar, però crec que el que falta més al respecte és voler imposar el que tu vols i no deixar als altres tranquils que gaudeixin del cinema com vulguin, amb els subtítols i el doblatge es perden detalls i matisos, cert, però es perd més si mires qualsevol contingut en una llengua que no domines i no disposes de doblatge o subtítols. També troben estrany escoltar Lebron James parlant en català, però no troben estrany escoltar a Juli Cèsar parlant anglès en lloc de llatí o a Aquil·les parlant anglès i no grec antic.

Pel que fa a l’argument típic de « el doblatge el va inventar Franco », dir que no, no el va inventar Franco, no sé d’on s’ho treuen, però no, si fos així l’any 1933 no s’hagués doblat la primera pel·lícula al català, si fos així l’animació americana que va arribar entre els 50 i 70 a l’estat espanyol hagués arribat amb el castellà d’Espanya, no de Mèxic. Si ho hagués inventat ell, no seria una pràctica habitual a Europa des de fa dècades.

Però el més important de tot i que no tenen en compte, com volen que un infant que encara no sap llegir vegi dibuixos en VOS? Com volen que una persona amb dificultats de visió o cega pugui gaudir del cinema sense el doblatge?

Per què hi ha catalans amb llaços grocs i estelades al Twitter que els preocupa més que els infants, joves i adults aprenguin angles i no català? No se n’adonen que gràcies al doblatge i a l’audiovisual en general es pot aprendre molt vocabulari nou de la teva pròpia llengua i a millorar la comunicació verbal? El millor que li va passar al català van ser les sèries doblades de TV3 des dels anys 80 fins a principis d’aquest segle, el que hem de fer és recuperar-ho i no destruir-ho tot. El que hem de fer és doblar i subtitular el màxim de contingut possible i fer-lo arribar a les plataformes, cinemes i televisions.

Necessitem l’audiovisual, la música i els llibres per salvar el català, ensenyant-lo només a l’escola no l’ajudem. Ara mateix per un infant és molt fàcil pensar que el català només és una assignatura avorrida més de l’escola que un idioma útil per comunicar-se i divertir-se, perquè la gran majoria de sèries, pel·lícules i videojocs estan en castellà, sobretot a les plataformes, si volem tornar a sentir català de forma normalitzada entre els infants, necessitem donar-los material per jugar i cantar en català com fèiem fa 20 anys. Si volem que els nouvinguts a Catalunya aprenguin català els hem de donar eines audiovisuals per millorar el seu català fora de les classes i el treball. També, necessitem audiovisual en català per tota la gent que vol gaudir del cinema i les series en la seva llengua i no l’original, és una opció tant valida com els subtítols, respectem-nos entre tots perquè si no l’únic que fem és ficar més pals a les rodes del català, i ja té prou pals, millor treure’n que ficar-ne més. Volem que el català a Catalunya sigui com el gaèlic a Irlanda, una llengua que estudia tothom a l’escola, però només la parlen 80 mil persones? Si acabem amb el doblatge no farem de Catalunya la Dinamarca del sud, farem del català el gaèlic del sud.

 

 

[Il·lustració: Wikipedia – font: http://www.racocatala.cat]

El Departament de Cultura de la Generalitat de Catalunya ha fet una nova ampliació del pressupost en subvencions per al doblatge i la subtitulació en català, que ha passat de 3.345.000 euros a 6.295.000 euros, 2.950.000 euros més, una quantitat que és gairebé el doble de la que hi havia fins ara.

Segons ha anunciat el departament en un comunicat, la primera línia ampliada està destinada al doblatge i la subtitulació en català de llargmetratges d’estrena en sales d’exhibició cinematogràfica. L’ampliació suma 800.000 euros a la dotació pressupostària, que queda fixada en 2.705.000 euros per al 2021.

La segona línia, dedicada al doblatge i la subtitulació en català de llargmetratges i a la subtitulació en català de sèries per a plataformes digitals i en suport físic, s’amplia en 2.000.000 d’euros i la dotació pressupostària queda fixada en 3.230.000 euros.

Finalment, s’ha ampliat amb 150.000 euros la tercera línia, destinada a la subtitulació en català de festivals i mostres audiovisuals a Catalunya per a l’any 2021. La dotació queda fixada en 360.000 euros.

El govern català s’ha fixat com a prioritat els darrers anys la introducció del català en el món audiovisual, tant a les sales de cinema com a les plataformes de continguts com Netflix o Disney +, amb un catàleg mot escàs en aquesta llengua tot i que, en moltes ocasions, ja hi ha el doblatge o la subtitulació fets, gràcies sovint a subvencions de l’administració. Política Lingüística, que amb el nou executiu ha pujat de rang i ha passat a ser una secretaria en lloc d’una direcció general, ha entomat el repte i ha anunciat l’ampliació del pressupost.

Organismes com el Consell de l’Audiovisual de Catalunya (CAC) i entitats com la Plataforma per la Llengua han publicat darrerament diversos informes sobre la migrada presència del català en les plataformes de continguts audiovisuals. Aquesta darrera entitat, a més, ha denunciat de forma repetida l’incompliment de la llei del Cinema de la Generalitat de Catalunya pel que fa a les quotes de pel·lícules en català.

Disney + i Netflix han incorporat els darrers mesos el català en algunes de les seves pel·lícules i sèries, però la proporció de la llengua en el seu catàleg continua sent ínfima, tot i que, segons un estudi de Política Lingüística, el 78% dels catalans volen sèries i pel·lícules doblades en català a les plataformes digitals, els canals de televisió tradicionals i les sales de cinema.

 

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]

Autora:  Marta González Quevedo
Directora: Laura Cruz García
Editorial/Institución editora:  Universidad de Las Palmas de Gran Canaria
Ciudad: Las Palmas de Gran Canaria
País: España
Año 2021
Tipo de publicación: Tesis
Materias de especialidad:  Lingüística, Lingüística aplicada, Traducción
Descripción: 

El presente trabajo, a cargo de Marta González Quevedo, presentado en la Universidad de Las Palmas de Gran Canaria en 2021, tiene como objetivo determinar el grado de diferencia entre las versiones dobladas y subtituladas (del inglés al español) de un corpus de películas de ciencia ficción. Con este propósito, se realiza un análisis contrastivo de estas dos versiones (doblaje y subtitulado) con el fin de determinar la naturaleza y tendencias de las decisiones de traducción en el campo de AVT. Cuando se trata de la traducción de textos audiovisuales (tanto para doblaje como para subtitulado), el traductor debe tener en cuenta una serie de restricciones específicas o `ruido` (Mayoral, Kelly y Gallardo, 1988) que determinarán sus decisiones de traducción. El concepto de restricción se puede definir como las características del texto que pueden dificultar que el traductor produzca una traducción fiel del texto original. Estas restricciones específicas no siempre son las mismas en ambas modalidades. De hecho, diferentes restricciones pueden afectar la traducción de las versiones de doblaje y subtitulado. Por tanto, a través de este estudio también esperamos conocer las tendencias actuales de las soluciones de traducción, analizando qué técnicas de traducción son las más utilizadas para resolver las restricciones de doblaje y cuáles son las más utilizadas para resolver las de subtitulado. Para lograrlo, se estudió un amplio número de muestras de películas a través de una metodología propuesta por Martí Ferriol (2013), que consiste en un análisis descriptivo de las restricciones, normas y técnicas utilizadas en el campo de la AVT. La investigación tiene un enfoque por producto, donde el objeto de estudio es el texto de destino (tanto la versión subtitulada como la doblada en español). Dado que esta metodología solo se había aplicado a películas independientes de Estados Unidos, en esta disertación se eligió un género cinematográfico completamente diferente, con el fin de comprobar el nivel de aplicabilidad del método de análisis. El género cinematográfico seleccionado fue el de ciencia ficción por las distintas características que presenta respecto al cine independiente, como un público objetivo más amplio o una trama que suele ser más fácil de seguir. A la hora de elegir las películas concretas que constituyen el corpus, también se tuvo en cuenta la fecha de estreno, la nacionalidad y el presupuesto. La metodología consistió en seleccionar y tabular extractos del texto audiovisual (las “muestras”) donde se encontró una diferencia significativa entre las versiones dobladas y subtituladas en español. Posteriormente, las muestras fueron analizadas y clasificadas en función de la restricción presente en el extracto y las normas y técnicas aplicadas por el traductor. Finalmente, se realizó un estudio de la ocurrencia de cada uno de estos elementos, para obtener algunas conclusiones sobre su comportamiento en películas de ciencia ficción.

Página de Internet:  https://accedacris.ulpgc.es/handle/10553/106433
Fecha de publicación: Sábado, 29 de mayo de 2021

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

O presidente da Xunta, Alberto Núñez Feijóo, na presentación da serie ‘3 Caminos’

 

Escrito por Silvia Caeiro

A estrea de ‘3 Caminos’ en Amazon Prime Video o pasado 22 de xaneiro abriu un melón que leva tempo madurando. Que dita serie recibira un financiamento de 1,5 millóns de euros por parte da Xunta de Galicia e que non se ofreza o galego como opción de visualización nin sequera entre os subtítulos foi motivo de gran crítica. 

Aínda que a empresa compostelá Ficción Producciones, impulsora do proxecto, declarase a través da súa conta de Twitter que isto se debe a que “a TVG ten os dereitos sobre o territorio e o idioma”, a cuestión reflota a indignación pola escasa presenza do galego nas principais plataformas. 

O certo é que os contidos en lingua galega nestas plataformas de ‘streaming’ resultan insignificantes, evitando ser tallante sinalándoos de practicamente inexistentes. Moitos poderían considerar que a difusión destes produtos poderían carecer de alcance, xa que é ben sabida a excesiva complicación que implica a comprensión dunha peza en versión orixinal coa axuda de subtítulos, claro. Sen embargo, se podería considerar que este argumento quedou baixo terra tras o éxito en Netflix con ‘O sabor das margaridas’. A plataforma incluía a comezos do 2019 a primeira temporada da serie, a cal fora rexeitada nun primeiro momento polas televisións e produtoras estatais por estar rodada en galego. Acabou sendo un éxito sen precedentes incluso a nivel internacional, para orgullo dos defensores de galego e para pesar daqueles que a prexulgaron polo idioma.

Esta escasa inclusión é unha demostración, como en tantos outros ámbitos, do desprezo e dos prexuízos que aínda sobrevoan a nosa lingua. A pesares da repercusión deste thriller en galego, a pesares dos numerosos éxitos que os audiovisuais galegos foron logrando cos anos, resulta evidente que as linguas cooficiais seguen supoñendo un obstáculo para aqueles que apostan polo seu uso. 

Por outro lado, a oferta de Netflix en catalán e euskera é lixeiramente superior á oferta de produtos en galego, polo que sen dúbida pódese cualificar de insuficiente para chegar ao punto de normalizar o uso destas linguas nas plataformas que xa supoñen un recurso diario de entretemento para gran parte da poboación.

En definitiva, a constante loita do galego por facerse un oco no mundo audiovisual libra actualmente unha nova batalla que ten como terreo de combate as plataformas de ‘streaming’, das cales é xusto esperar unha maior aposta pola nosa cultura.

 

[Imaxe: Xunta – fonte: http://www.praza.gal]

« Pionnier de l’aviation, héros de l’Aéropostale, écrivain… : Antoine de Saint-Exupéry ne saurait être réduit au « Petit prince », l’émouvant conte pour enfants qu’il a écrit et illustré lui-même au cours de son exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Portrait sensible d’un idéaliste au destin fascinant ». Histoire présentera le 25 janvier 2021 « Visages de Saint-Exupéry« , documentaire réalisé par Ange Casta, et  « L’Aéropostale, mythe et réalité » par Isabelle Mille et Thierry Colombie.

 

Publié par Véronique Chemla 

« Antoine de Saint-Exupéry, le dernier romantique » (Antoine de Saint-Exupéry. Flieger, Schriftsteller und Romantiker) est un documentaire réalisé par Marie Brunet-Debaines.

« Pionnier de l’aviation, héros de l’Aéropostale, écrivain… Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)  ne saurait être réduit au « Petit prince », l’émouvant conte pour enfants qu’il a écrit et illustré lui-même au cours de son exil aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale ».

« Livre français le plus traduit et vendu au monde, l’ouvrage lui a apporté, dès sa publication posthume en France, une renommée planétaire ».

« Mais qui était vraiment « Saint-Ex », cet auteur singulier qui a multiplié de son vivant les expériences et fut tout à la fois pilote et journaliste, poète et combattant ? »

« Dans un film délicatement mis en images, notamment avec de superbes dessins de Benjamin Flao, Marie Brunet-Debaines retrace l’aventure personnelle et spirituelle d’un idéaliste qui, longtemps après sa mort, continue de fasciner ».

Antoine de Saint-Exupéry assure l’acheminement du courrier dans un contexte périlleux en Afrique du nord. Il est chargé de renouer les relations entre Espagnols et Maures. Il réussit des exploits. Il résiste à la solitude grâce à la méditation, à la lecture, à l’écriture et au dessin.

En 1928, Courrier Sud raconte les aventures de la ligne. Ce premier livre est publié par Gallimard. Un succès.

Nouveau défi avec l’Aéropostale : la conquête de l’Amérique du sud. La nouvelle fonction de Saint-Exupéry lui assure un revenu appréciable. La célébrité lui pèse. Triste, en manque d’affection, il a pour consolation les opérations en vol. En juin 1930, son ami et pilote Henri Guillaumet est pris dans une tempête. Saint-Exupéry part à sa recherche. L’héroïsme de Guillaumet, retrouvé cinq jours après sa disparition, est un exemple pour Saint-Exupéry.

Directeur de l’Aéroposta Argentina, Saint-Exupéry rencontre Consuelo Suncín-Sandoval, jeune veuve pleine de fantaisie.

Vol de nuit reçoit le Prix Fémina en 1931. La MGM adapte le livre en confiant la réalisation à Clarence Brown et le rôle principal à Clark Gable.

En 1933, l’Aéropostale dépose son bilan.

En 1935, un voyage à Moscou ouvre les yeux de Saint-Exupéry sur le communisme.

Ce documentaire présente des images inédites d’Antoine de Saint-Exupéry au Maroc, lors du tournage en 1936 de Courrier Sud, film dont il a écrit l’adaptation cinématographique.

« La Succession Antoine de Saint-Exupéry-d’Agay connaissait l’existence d’une cassette VHS très abîmée, qui se trouvait quelque part en France. La propriétaire de ces images, tournées en 1936, hésitait à les rendre publiques car la pellicule originale du film a été égarée. Il a fallu retrouver cette femme et la convaincre de nous montrer la cassette. Dès que j’ai vu ce document dans son salon, j’ai eu le sentiment de découvrir quelque chose d’extraordinaire ! À l’automne 1936, le père de cette dame, restaurateur au Maroc, a filmé avec sa petite caméra le tournage de Courrier Sud, adapté du roman de l’écrivain qui avait d’ailleurs collaboré au scénario. C’était une véritable attraction sur place : les habitants de Mogador (l’ancien nom de la ville d’Essaouira, avant l’indépendance du Maroc, ndlr) se précipitaient pour venir observer le plateau – Charles Vanel, Jany Holt et Pauline Carton sont au générique de ce film de Pierre Billon (qui sortira sur les écrans en 1937, ndr). Même si ce film amateur est très détérioré, on distingue bien la carrure majestueuse de l’auteur qui déambule devant la caméra… Nous avons sauvé deux moments du tournage, où l’on voit Saint-Ex en plan large et en gros plan. Le film est beaucoup plus long, mais difficilement exploitable », a confié la réalisatrice Marie Brunet-Debaines à Télérama.

Saint-Exupéry est outré par les mesures antijuives du régime de Vichy. Il se rend aux États-Unis pour mobiliser l’opinion américaine. À Hollywood, il rencontre Jean Renoir qui veut adapter Terre des Hommes. Tous deux ne trouvent pas de producteurs pour financer leur projet.

Pilote de guerre est un succès aux États-Unis, mais interdit par la France de Vichy.

Autre document rare : des images de Saint-Exupéry en couleurs en 1942. « Extraite d’un film amateur tourné en 16 mn, cette scène a été enregistrée en mai 1942, lors d’une escapade en bateau, sur un lac au Canada. L’homme qui a vendu la pellicule aux enchères, à Sotheby’s, à Paris, en 2010, est le fils du caméraman. Sur le carnet de bord de l’embarcation paternelle, il avait repéré un dessin qui ressemblait fort à la silhouette du Petit Prince ! Intrigué, il a épluché ce journal et s’est aperçu qu’il était signé de la main d’Antoine de Saint-Exupéry. Comme son père possédait une petite caméra, il a exploré les films familiaux et il a fini par tomber sur ces deux minutes quarante, dont une minute cinquante est consacrée à l’écrivain. À ce jour, ce document en couleur, format de luxe pour l’époque, constitue les toutes dernières images filmées du romancier. On ignore qui est le monsieur en short à sa droite. Plusieurs invités étaient réunis pour cette sortie, et dans une autre séquence, on voit l’auteur plaisanter devant tout un auditoire. Exilé en 1940, à New York, Saint-Ex avait été convié par son éditeur canadien à venir faire des conférences à Montréal, pour la parution de Pilote de guerre. Saint-Exupéry qui devait rester deux jours au Canada y sera bloqué deux mois, car il était entré sans visa ! Ce type de mésaventure était fréquent avec lui qui avait toujours la tête dans les nuages ! Depuis 2010, aucune image postérieure n’a refait surface. Une nouvelle pépite peut bien sûr resurgir un jour, puisque le romancier a encore vécu deux ans. Mais de telles vues en couleur où Saint-Ex – qui détestait les objectifs – apparaît en gros plan sont rarissimes », a observé Marie Brunet-Debaines.

Les circonstances exactes de la mort de Saint-Exupéry en 1944 sont inconnues.

Le Petit Prince est publié alors aux États-Unis, en anglais et en français. Il est « l’héritage bienfaisant d’un homme romantique ».

D’excellents comédiens, dont Gérard Philipe, ont enregistré le texte du Petit Prince.

En 2011, Gallimard a publié « Le Petit Prince » de Joann Sfar d’après l’œuvre de Saint-Exupéry. Couleurs de Brigitte Findakly et illustrations de Joann Sfar (Collection Folio BD, n° 5329).

« Joann Sfar met son art au service du livre de son enfance. À la fois fidèle au récit d’Antoine de Saint-Exupéry et libre de son mouvement, l’auteur du Chat du Rabbin donne un corps à l’aviateur, un sourire au petit prince. Il nous offre une œuvre inclassable, encensée par la critique et les lecteurs, restituant avec grâce et générosité l’esprit du texte original. »

Épave du Lightning
Au printemps 2000, le plongeur marseillais Luc Vanrell, alors âgé de 41 ans, avait localisé les restes de l’appareil. En 2004, une « équipe de chercheurs, œuvrant sous les auspices du ministère de la Culture et de la direction régionale de l’archéologie et du patrimoine », a conclu que « l’épave du Lightning P 38, disparu le 31 juillet 1944, a été localisée : elle gît par 80 m de fond en Méditerranée, au large de l’île de Riou,  près de Marseille… Plusieurs pièces déterminantes ont été remontées à la surface, en particulier un moteur de compression et un aileron qui, débarrassés de leurs concrétions, ont pu être minutieusement étudiés, avec le concours de la société américaine Lockheed qui construisait ces appareils… Des morceaux de Messerschmitt se mêlent à ceux du Lightning ». (Le Figaro, 7 avril 2004)

« Dans le cadre du centenaire des as de l’aviation et de l’épopée des pionniers de La ligne Latécoère, la direction des patrimoines, de la mémoires et des archives (D.P.M.A.) du ministère des armées lance l’appel à projets « Le petit prince explore la défense ». Cet appel à projets d’enseignement de défense, conduit avec l’éducation nationale et l’enseignement agricole, en partenariat avec l’armée de l’air, le musée de l’air et de l’espace, le panthéon et la fondation Saint-Éxupéry pour la jeunesse, est ouvert durant l’année scolaire 2017-2018 aux établissements scolaires, aux associations et collectivités locales. Il permet une diversité d’exploration du thème et d’approches pluridisciplinaires. Les projets pourront, sous réserve de leur qualité, faire l’objet d’un soutien financier de la D.P.M.A. et d’une mise en valeur au plan national (documentaire, exposition…) »

« Vol de nuit en Patagonie »

Dans le cadre d' »Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst) réalisé par Fabrice Michelin, Arte diffusa le 26 mars 2018 à 16h30 « Vol de nuit en Patagonie pour Saint-Exupéry » (2017). « Linda Lorin nous emmène à la découverte de trois lieux de notre patrimoine artistique, culturel et naturel. « En 1929, Antoine de Saint-Exupéry, alors jeune pilote pour l’aéropostale est chargé d’ouvrir une nouvelle ligne du nord au sud de la Patagonie argentine. Des vols au péril de sa vie dont l’auteur tirera le célèbre Vol de nuit« .

Le Petit Prince en yiddish
Le 24 novembre 2018 à 20h30 et le 25 novembre 2018 à 15h30, la Salle Braun à Metz présentera « Le Petit Prince« , pièce en yiddish sur-titrée en français d’après « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry.

L’adaptation et la mise en scène est d’Amos Oren. Un spectacle tout public d’une heure du Troïm Teater (Paris). « Invité par l’association Journées Européennes de la Culture Juive-Lorraine, le Troïm Teater donne cette pièce en partenariat avec EPRA/Salle Braun et JEJC-Lorraine.

« Le Petit Prince d’Antoine Saint-Exupéry a fêté ses 70 ans ! À cette occasion, le Troïm Teater a désiré monter une adaptation en yiddish de l’œuvre de Saint-Exupéry. Le Petit Prince, pur et compatissant, voit au cœur des choses sans jamais les juger selon les apparences. Il vous permet de ne pas oublier l’enfant que chacun de vous a été. L’adaptation théâtrale reste fidèle à la trame du texte. Un narrateur conte la rencontre du pilote et du Petit Prince, première d’autres étranges et poétiques découvertes qui suscitent questionnement et émerveillement chez le jeune héros. Son désir de comprendre l’amènera toujours à la tolérance. »

« La mise en scène insiste sur la vision humaniste du monde proposée par Le Petit Prince, sur l’importance de conserver sa singularité, de ressentir amour et compassion envers les vulnérables, de préserver une part de rêve. Faire résonner cette œuvre en yiddish est le rêve du TroïmTeater et d’Amos Oren, le metteur en scène qui en a fait l’adaptation. »

« Le petit Rouge commence un long voyage initiatique. Il rencontrera un vieux bricoleur, puis un dragon affamé, enfin une sorcière…. »

« Visages de Saint-Exupéry »

Histoire présentera le 25 janvier 2021 « Visages de Saint-Exupéry« , documentaire réalisé par Ange Casta. « Un documentaire qui rend hommage au parcours et à la personnalité de Saint-Exupéry, s’appuyant sur des archives et des témoignages. Le romancier, poète et aviateur est connu avant tout pour ses œuvres largement inspirées de sa vie de pilote, hormis Le Petit Prince, conte poétique qui fut son succès le plus populaire. »

« L’Aéropostale, mythe et réalité »

Histoire diffusera le 25 janvier 2021 « L’Aéropostale, mythe et réalité » par Isabelle Mille et Thierry Colombie. « Sur la base d’extraits de long-métrage, de téléfilms et de séries, ainsi que d’archives amateurs ou professionnelles, ce documentaire retrace l’épopée extraordinaire de la liaison postale entre Toulouse et Santiago-du-Chili. Du premier vol réalisé en 1918 jusqu’à la constitution d’Air France en 1933, ce film a pour principale ambition de mettre en relief les deux principaux promoteurs de l’Aéropostale : le célèbre Pierre-Georges Latécoère et le méconnu Marcel Bouilloux-Lafont. Sans oublier le directeur Didier Daurat, les trois pilotes légendaires (Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet), mais aussi les autres aviateurs, mécaniciens, chefs d’escale, connus ou anonymes, qui tous ont permis à l’Aéropostale d’entrer dans l’Histoire de notre pays. »

CITATIONS

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité ».

« Je crois aux actes et non aux grands mots »

Pilote de Guerre

« D’où suis-je ? Je suis de mon enfance. Je suis de mon enfance comme d’un pays  ».

Terre des hommes, éd. Le Livre de Poche, 1939, p. 225

« L’expérience nous montre qu’aimer ce n’est point nous regarder l’un l’autre mais regarder ensemble dans la même direction  ».

Le Petit Prince

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent ».

« Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça c’est la condition de l’existence. Se faire printemps, c’est prendre le risque de l’hiver. Se faire présent, c’est prendre le risque de l’absence. C’est à mon risque de peine, que je connais ma joie ».

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ».

« Ainsi le petit prince, malgré la bonne volonté de son amour, avait vite douté d’elle. Il avait pris au sérieux des mots sans importance, et était devenu très malheureux.

« J’aurais dû ne pas l’écouter, me confia-t-il un jour, il ne faut jamais écouter les fleurs. Il faut les regarder et les respirer. La mienne embaumait ma planète, mais je ne savais pas m’en réjouir. Cette histoire de griffes, qui m’avait tellement agacé, eût dû m’attendrir… »

Il me confia encore :

« Je n’ai alors rien su comprendre J’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m’embaumait et m’éclairait. Je n’aurais jamais dû m’enfuir ! J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires ! Mais j’étais trop jeune pour savoir l’aimer . »

« C’est alors qu’apparut le renard.

Bonjour, dit le renard.

Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

Je suis là, dit la voix, sous le pommier.

Qui es-tu?, dit le petit prince. Tu es bien joli…

Je suis un renard, dit le renard.

Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

Ah! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion il ajouta :

Qu’est-ce que signifie apprivoiser (…)

C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie créer des liens…

Créer des liens ?

Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

Je commence à comprendre, dit le petit prince. (…)

Mais le renard revint son idée:

Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regard e! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé, qui est d’or, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

Sil te plait… Apprivoise-moi ! dit-il  ».

« L’Aéropostale, mythe et réalité » par Isabelle Mille et Thierry Colombie

France, 2018

Produit par Pascal Bonnet, Les Films du Sud et Histoire TV

Auteurs : Isabelle Mille, Thierry Colombie et Thierry Gentet

Sur Histoire les 20 janvier 2021 à 10 h 35 et 25 janvier 2021 à 10 h 45

« Visages de Saint-Exupéry » par Ange Casta 

France, ORTF, 1962
Auteur : Michèle Angot

Sur Histoire les 19 août 2019 à 9 h 40, 29 août 2019 à 9 h 10 et 3 septembre 2019 à 9 h 2520 janvier 2021 à 11 h 30 et 25 janvier 2021 à 11 h 40

« Vol de nuit en Patagonie pour Saint-Exupéry« 
Sur Arte le 26 mars 2018 à 16h30

Visuel :
Dominée par les dunes du Sahara, la moitié sud du Maroc servit de terrain de conquête pour l’Aéropostale dans les années trente. Dans ce désert que les hommes venus d’Europe se sont échinés à domestiquer, Antoine de Saint Exupéry ne trouve au départ que solitude. Mais la vie au milieu des dunes, l’humanité de ceux qui vivent le désert, va devenir un dialogue avec l’immensité, apportant à son écriture sa puissance et sa poésie.
© Eléphant Doc

« Antoine de Saint-Exupéry, le dernier romantique » par Marie Brunet-Debaines

Camera Lucida productions, Lobster films, INA, ARTE France, 2015, 54 min

Sur Arte les 15 octobre à 17h35 et 4 novembre 2017 à 5h55

Les citations sur le documentaire sont d’Arte et du documentaire. Cet article a été publié le 15 octobre 2017, puis le 27 mars et 25 novembre 2018, 28 août 2019.

[Source : www.veroniquechemla.info]

En el vigésimo aniversario de su estreno, llega la versión restaurada de ‘In The Mood For Love’, drama que ha marcado el siglo XXI, desde el cine a la moda y la publicidad

Maggie Cheung y Tony Leung, en la habitación 2046, en la que vive en ‘Deseando amar’ el personaje del actor

Escrito por GREGORIO BELINCHÓN

“Abres cualquier revista de moda, y ahí está: la estética de Deseando amar”, cuenta la cineasta Isabel Coixet. “Deseando amar va más allá de la influencia en el cine, sino que marca a todo el audiovisual del siglo XXI en campos como, de manera clara, la publicidad”, ratifica el historiador de cine Carlos F. Heredero. Hace dos décadas que se estrenó Deseando amar (In The Mood For Love), obra maestra de Wong Kar-Wai, y si la pandemia no hubiera acabado con todos los planes preexistentes, en el festival de Cannes 2020, en homenaje del certamen a un título que se proyectó allí por primera vez (y que ganó el premio al mejor actor), se hubiera visto una versión restaurada en 4K, la misma que desde este miércoles ha llegado a medio centenar de salas en España.

Además, en un cine en Madrid y otro en Barcelona, también hay sesiones de otros (no están todos) grandes títulos de Wong: As Tears Go By (1988), Days of Being Wild (1990), Chungking Express (1994), Fallen Angels (1995), Happy Together (1997) y 2046 (2004), remasterizados y restaurados en 4K bajo la supervisión de cineasta. “Durante el proceso de restauración de las imágenes que están a punto de ver, nos vimos envueltos en el dilema de restaurar estas películas tal y como el público las recordaba o hacerlo con la forma en que yo las había concebido originalmente. Había muchas cosas que podían cambiarse, y finalmente decidí tomar el segundo camino. Invito a la audiencia a acompañarme en este nuevo comienzo, porque ni estas películas son las mismas ni nosotros lo somos como público”, dice el director en una nota de promoción.

Es complicado encontrar una película que ahonde con esa profundidad en el amor imposible, la desolación sentimental, en la tristeza que sobrepasa la melancolía, con un despliegue audiovisual en el que el ritmo nace a la vez de la banda sonora y de la cadencia de las imágenes como Deseando amar (In The Mood for Love en su título internacional). Tampoco fue una sorpresa: Wong Kar-Wai (Shanghái, 64 años) no era un desconocido. Chungking Express deslumbró a media cinefilia. “Recuerdo la noche en que la vi: me sentía rara, rara, fui al cine con un amigo que ya murió, descubrí al final de la sesión que no era tan rara, y al día siguiente supe que estaba embarazada”, confiesa Coixet, que desde entonces siguió la carrera de Wong, al que incluso entrevistó para EL PAÍS en el estreno de Deseando amar. “Hay cineastas que se entremezclan con tu vida y ya no logras separarlos. Esa elegancia, esos personajes que hablan con los objetos… Uno de sus personajes dice: ‘Cuando estés jodido, corre, porque todo lo que sudes no lo llorarás’. Sentí que me hablaba a mí, me provocó un extraño sentimiento de familiaridad”. Al otro lado del Atlántico, Quentin Tarantino vivió algo parecido con Chungking Express y apadrinó el estreno de esta película en EE UU. Barry Jenkins, ganador del Oscar a mejor película con Moonlight, obvia heredera del arte de Wong, cuenta que esa fue la primera película que vio en versión original subtitulada en su vida.

La pareja protagonista de 'Deseando amar'

La pareja protagonista de ‘Deseando amar’

Así que cuando Wong cena en 1997 en París con una de sus actrices habituales, Maggie Cheung (que entonces vivía en Francia al estar casada con Olivier Assayas), tras ganar el premio a la mejor dirección en Cannes con Happy Together, posee ya toda una reputación. Cheung le propone repetir, y que lo hagan con Tony Leung, actor con el que ambos ya habían colaborado. Wong se plantea una película titulada Verano en Pekín, que no pasa la censura china porque el cineasta rueda sin guion y así no hay manera de censurar nada. Prepara un largometraje en tres partes y se queda con una de una pareja vecina cuyos respectivos cónyuges están viviendo un affaire, una idea cogida de un cuento japonés de los sesenta en el que los dos protagonistas ni se hablan, solo se cruzan. “Desde el principio me negué a mostrar al marido y a la esposa infieles”, cuenta a la revista Positif. “Quería mostrar el cambio a través de lo que no cambiaba. Por eso se repiten secuencias y música”. Carlos F. Heredero, autor de dos libros sobre el cineasta y director de la revista Caimán Cuadernos de Cine, incide: ”Nunca sabemos si estos dos protagonistas cuajan su propia relación sentimental”. Durante 15 meses —sí, más de un año— Wong reproduce en Bangkok el Hong Kong que recuerda de su infancia. “Como rueda sin guion”, recuerda Heredero, “los actores no saben a qué punto del arco dramático de su personaje pertenece lo que filman”. Ni siquiera si servirá para Deseando amar o para 2046 (se titula así por el número de la habitación de papel de Leung), porque durante un tiempo Wong piensa en hacerlas simultáneamente. “Es más, un día Cheung en el rodaje le pregunta si esa secuencia es antes o después de follar”. La respuesta: es que ni sabemos si se han acostado. “Lo fascinante es que al final todo resuena con coherencia y maestría”, resume el crítico.

Maggie Cheung, en la película.

Maggie Cheung, en la película.

Y eso ocurre a pesar de rodar año y medio, de que Cheung va y viene de París a Camboya y Tailandia según la necesite el cineasta, de que su habitual director de fotografía Christopher Doyle se marcha harto —en la copia final, quedará un tercio de su trabajo― de esperar (”Tampoco ayudaba que Doyle era alcohólico”, apunta Coixet, que le conoció), y Wong Kar-Wai le sustituye por Mark Lee, el cámara habitual de Hou Hsiao-Hsien. “Es que tanto Wong como Hsiao-Hsien son hijos por formación del cine de la modernidad de los años sesenta, beben de Godard o Antonioni”, explica Heredero. “Y el final de Deseando amar es El eclipse de Antonioni”.

Guardar los secretos

Probablemente Deseando amar sea la película más personal del cineasta, porque retrata el mundo de los emigrantes chinos huidos de Shanghái a Hong Kong, como Wong y su madre, en los sesenta, cuando aún mantienen su lengua, asisten a cines con películas en mandarín (a los que van mucho el creador y su progenitora), no abandonan su gastronomía. “La música latina, como los temas que se escuchan de Nat King Cole en la banda sonora, era la que triunfaba en los restaurantes y las verbenas de moda a las que me llevaba mi madre”, contó Wong a este periodista en la promoción de 2046. ”Y esos peinados y bigotillos masculinos… ¡es que a mi madre le encantaba Errol Flynn!”. Por eso, el cineasta acota de 1962 a 1966 la trama, porque así lo mandan los hechos históricos. “Hay algo de particular sobre el exilio: la experiencia es como vivir en un sueño, en una tradición que se pierde”, describe a Positif.

Wong Kar-Wai, en el rodaje de 'Deseando amar'

Wong Kar-Wai, en el rodaje de ‘Deseando amar’

En Deseando amar se afina el estilo de Wong Kar-Wai. Las cosas, las acciones, no se ven, se intuyen. “Los espectadores deben ser como vecinos, y que vean a la pareja a través de ventanas, puertas, espejos… Creo en Bresson, que no enseña todas las cosas”, apunta en una clase magistral en Cannes 2001. La música le impregna su tempo a las imágenes, y viceversa. “Encontré el vals de Shigeru Umebayashi en la película Yumeji, de Suzuki, y le pedí permiso para reutilizarlo. Ese era el ritmo de mi historia”. Un drama en el que lo que escuchamos ni siquiera asoma al abismo de la pasión de la pareja. “Porque las palabras no clarifican, todo en esta película se muestra con los cuerpos. Yo solo quería responder a cómo la gente guarda secretos de distintas maneras”.

 

[Fuente: http://www.elpais.com]

La pel·lícula inaugural del cicle de cinema alemany actual de la Filmoteca « Die Goldfische », és un xoc de realitats en tota regla.

Fotografia de la pel·lícula inaugural del cicle “Die Goldfische”

Escrit per Joana de Querol

La Filmoteca de Catalunya i l’Institut Goethe amb col·laboració de German Films presenta la 9a edició del “Cicle de cinema alemany actual 2020” del 22 d’octubre al 10 de novembre, on es presentaran deu de les pel·lícules més exitoses en el cinema alemany actual. El cicle se centra en cinema d’autor i independent per tal d’oferir un conjunt de cintes innovadores i originals, entre les quals s’inclouen un seguit de directors i cineastes joves debutants. Enguany moltes de les pel·lícules giren entorn d’un mateix eix, la diversitat i les relacions sentimentals, i els espectadors podran gaudir de temàtiques que van des de les discapacitats funcionals, la interculturalitat, les imposicions religioses, l’alliberament homosexual a l’exili, el racisme institucional, el xoc de cultures, i fins i tot la mecànica quàntica. Totes les pel·lícules del cicle es visionaran en versió original subtitulades en anglès.

La pel·lícula que dóna el tret d’inici del cicle és una obra d’Alireza Golafshan, director d’origen iranià, titulada Die Goldfische. Es tracta d’una pel·lícula còmica que se centra entorn de l’accident de tràfic d’Oliver, un magnat de les finances addicte a la feina i completament alienat de la seva pròpia humanitat. L’accident que pateix precisament a causa de la seva addicció al treball i a la impotència que sent cap a les cues del matí de primeres sembla que no li genera cap mena de reestructuració de les prioritats en el seu dia a dia i continua obsessionat a treballar, treballar i treballar. Aquest cop, el problema el té amb el wifi, ja que al centre de rehabilitació on es troba després d’haver-se quedat en cadira de rodes no té els recursos que es podrien esperar. En la trepidant recerca del senyal del wifi es troba amb un grup de persones amb discapacitat i la seva terapeuta. El grup que s’autoanomena Die Goldfische s’acaba convertint en l’oportunitat d’or d’Oliver per tal de transportar diners il·legals, ja que la policia no desconfiarà d’un grup de discapacitats, però finalment s’acaben convertint en molt més que això.

Tot i que la idea de l’home materialista que fa un canvi de mentalitat i redescobreix el valor de la vida en unes circumstàncies que li són imposades és força explotada en el món del gènere còmic, Golafshan aconsegueix donar-li un to tragicòmic propi i suggerent, introduint petites llavors de crítica social que la fan especial. El xoc del món capitalista de l’Oliver amb la realitat del grup Goldfische li dóna una nova perspectiva sobre la importància de les coses. I potser més aviat sobre la importància de les persones i no tant de les coses, i aquest canvi ens l’hauríem d’inculcar tots, i més en el temps que vivim. La pressa per arribar a la feina, l’obsessió de tenir més i més diners a costa del nostre temps vital, la falta d’interès i de respecte cap a les persones que ens envolten i que no ens aporten el que nosaltres busquem són qüestions que a tots ens poden arribar en major o menor mesura. Per aquest motiu Die Goldfische és una pel·lícula que ens fa reflexionar, ens fa riure i ens entendreix… Una combinació perfecta, i avui en dia qui no necessita desconnectar i reconnectar a la vegada.

El cicle de cinema s’inaugura amb la participació a través de videoconferència del mateix director, Alireza Golafshan, de manera que l’espectador tindrà l’oportunitat de conèixer de primera mà la intenció del director a l’hora de rodar el film i els detalls més íntims de tot el procés de producció de la pel·lícula. És sense dubte una gran oportunitat d’experimentar i viure el cinema per partida doble. En aquest enllaç podeu trobar la programació.

 

[Font: http://www.nuvol.com]

CINEMABEIRO, I Mostra Internacional de Cinema pola Paz e a Nonviolencia nace como a necesidade de crear un evento dedicado a promover, reflexionar e debater sobre os Dereitos Humanos, non só na cidade da Coruña senón tamén en Galicia.

O cinema é unha ferramenta moi importante para a denuncia e a visibilización da violencia exercida sobre os nosos dereitos. É unha xanela que nos pon en contacto con outras realidades; un altofalante reivindicativo que nos mobiliza e facilítanos a comprensión do mundo desde o compromiso cos Dereitos humanos.

CINEMABEIRO confórmase como unha plataforma de difusión doutro tipo de cinema, menos comercial e máis social, que pretende achegar ao público temas como a precariedade laboral, a emigración, a violencia de xénero, o cambio climático, a igualdade e a inclusión.

UN FESTIVAL ESPECIALIZADO

A 1º edición de CINEMABEIRO converterase nun escaparate do mellor cinema de Dereitos Humanos, ofrecendo unha coidada selección de longametraxes e curtametraxes recentes, de amplo percorrido polos mellores festivais do mundo. A Mostra desenvolverá tamén un programa divulgativo de intercambio e difusión, conformado por cinco debates que, debido a crise da COVID-19 se farán de forma online, nos que participarán relatores/relatoras das ONGs e asociacións colaboradoras que se centrarán en abordar as problemáticas dos seguintes colectivos:

inmigrantes, persoas racializadas, persoas con discapacidade funcional, psíquica ou mental, persoas do colectivo LGTBQ+ e mulleres. Ademais de tratar temas de candente actualidade relacionados cos Dereitos Humanos, tales como as consecuencias da Crise da COVID-19, o Cambio Climático ou a Deterioración da Democracia.

A mostra completarase cunha actividade radiofónica feita en colaboración coa asociación de pais e nais de persoas con parálise cerebral (ASPACE) Coruña e en colaboración coa radio comunitaria CuacFM.

TEMATICO

CINEMABEIRO é unha Mostra de carácter temático onde a programación configurarase en base a un tema ou varios nos seguintes eixos temáticos:

  • “A dificultade de vivir no exilio e o dereito a migrar”
  • “Feminismo e maternidade: cuestionando o sistema de reprodución heteropatriarcal”
  • “O dereito á educación das persoas con discapacidade funcional, psíquica, con trastornos mentais e en risco de exclusión social”
  • “O cambio climático e a deterioración da democracia como principais ameazas do noso planeta”
  • ”Discriminación por sexo, unha estigmatización máis das persoas en risco de exclusión social”

IDENTIDADE

CINEMABEIRO mantén un firme compromiso coa cultura e lingua de Galicia, facendo todas as súas comunicacións e presentacións en galego, promovendo, ademais, o seu uso á través dos subtitulados das obras audiovisuais e cinematográficas que proxecta. Tamén pon especial atención na difusión de obras de autoría galega promovendo aos seus autores e autoras. Como exemplo disto, CINEMABEIRO estreará na Coruña a película “Fillas de Galicia, Macorinas” dirixida por Xosé Lois Santiago “Pello” e Fran Naveira, que fala das mulleres emigradas galegas que sufriron enganos para entrar a formar parte da prostitución cubana a comezos do século pasado.Tamén proxectarase a curtametraxe “Sorrisos Transformadores” dirixida por Noemi Chantada e Oscar Pardo, unha curtometraxe impulsada pola Diputación de Pontevedra e feita en colaboración coa Asociación de Familias de Menores Trans de Galicia (ARELAS) para a visibilización, sensibilización e naturalización deste colectivo.

 

 

[Fonte: http://www.cinemabeiro.gal]

 

 

Magí Camps publica un manual de referència i consulta per als que volen parlar millor

Escrit per Núria Surrell

Parlar és com vestir-se: cadascú té el seu estil. I aquí parlar funciona com a sinònim d’escriure. Podem decidir com parlem de la mateixa manera que podem decidir com ens vestim, o això és el que creu Magí Camps (Barcelona, 1961), autor de Parla’m amb estil (Eumo Editorial), un llibre que pretén fer reflexionar sobre la llengua, sobre com parlem —un acte que sovint fem de manera inconscient i automàtica— centrant-se exclusivament en el català, la llengua materna de l’autor.

Magí Camps és filòleg, periodista de cultura de La Vanguardia i ha estat durant molts anys responsable de l’edició catalana del diari, una trajectòria que es veu plasmada en el llibre per la sensibilitat que mostra envers la llengua i la comunicació, l’èmfasi que dona a tasques com la traducció i la correcció, i també pels múltiples exemples i anècdotes que exposa al llarg dels capítols.

El llibre, que en un principi podria semblar un tractat de normes ortogràfiques, gramaticals i estilístiques, va molt més enllà d’això. En els vuit capítols en què es divideix l’obra, Camps aconsegueix cobrir els temes i àmbits diversos que afecten, directa o indirectament, la llengua catalana: l’argot importat, el paper de l’IEC, les polítiques d’immersió lingüística, eufemismes, el llenguatge sexista i l’inclusiu, anglicismes, la necessitat dels correctors, etc. El fil conductor de l’obra és clar: l’autor busca sensibilitzar al lector per lluitar contra la manca de consciència lingüística regnant entre molts parlants.

La traducció, la correcció o el periodisme són temes clau que es fan presents al llarg de tot el llibre, ja que els professionals d’aquests sectors tenen gran part de la responsabilitat envers la llengua. Però Camps va més enllà d’aquest àmbit. La llengua també juga un rol fonamental en la música catalana, en la literatura, on hi abunden sovint paraules artificioses, i, sobretot, en el teatre, on la riquesa del català sovint queda relegada per calcs castellans en un intent d’imitar una llengua més espontània i del carrer. Magí Camps remarca sovint aquesta idea: la necessitat de reforçar les paraules i expressions pròpies i genuïnes del català sempre que sigui possible. Cal evitar les badades o errors —que no s’han de confondre amb les transgressions intencionades—, sovint calcs del castellà, que empobreixen la llengua i la fan més vulnerable en un moment en què tant el castellà com l’anglès tenen una gran presència en un món cada cop més globalitzat i digital.

El català no és una llengua pobra, sinó que té la seva pròpia riquesa i tots podem parlar-la amb estil.

Cadascun dels vuit capítols està dividit en múltiples subapartats que funcionen com petites píndoles informatives, sucoses i breus però alhora clares i concises. El llibre vol ser una eina propera i de fàcil accés i, per això, l’autor es recolza en exemples o en anècdotes concretes, sovint personals, que acaben concloent en un missatge final més general d’aprenentatge. És un llibre que explica per què és millor per a la salut del català la subtitulació i no el doblatge, per què els pronoms febles costen tant d’aprendre malgrat ser el moll de l’os de la nostra llengua, per què és bo que els mitjans periodístics facin servir paraules com “enguany” o per què la cançó de Milionària de Rosalía fa transgressions deliberades i vàlides mentre que el “reflexada” de Boig per tu va ser una relliscada. L’obra tampoc s’està de tractar temes d’ortotipografia i puntuació, de neologismes, d’educació o de matisos dialectals i regionals.

Camps s’assegura d’utilitzar un estil planer i amè, amb ironia i humor, per tal de fer aquesta lectura agradable i, fins i tot, divertida. L’autor proposa, a nivell lingüístic, un estil natural, espontani i fluït; parlar bé el català no ha de voler dir parlar una llengua artificiosa o encarcarada. Camps remarca sovint que és essencial que el parlant se senti còmode amb la llengua i l’estil amb el qual tria expressar-se. Però la llengua, i en aquest cas el català, és una eina que es pot polir. Parla’m amb estil vol ser, doncs, una caixa d’eines, un manual de referència i consulta, i així ho demostra l’índex inclòs al final del llibre amb les paraules i conceptes tractats al llarg de l’obra per poder-hi retornar quan calgui.

En definitiva, Parla’m amb estil, lluny de ser un tractat de normes d’escriptura, d’ortografia o sintaxi, és un assaig on Camps dona consells i punts de vista molt personals que ajuden al lector a reflexionar sobre el català i l’ús que en fa en el seu dia a dia. L’autor, com a filòleg i periodista, vol apel·lar al lingüista que tots portem dins i acaba amb un missatge d’esperança per al català: la nostra llengua ens apassiona i ens l’estimem per la història tan convulsa que ha viscut, i fer-la servir és una declaració de principis i la continuació de la lluita per a la seva supervivència. Per això és important recordar que el català no és una llengua pobra, sinó que té la seva pròpia riquesa i tots podem parlar-la amb estil.

[Foto: Cristina Gallego – font: http://www.nuvol.com]

[1]
Affiche chinoise sur #blacklivesmatter. Image du compte Twitter de Liang Xiao Wen.

 

É

À mesure que les manifestations Black Lives Matter qui ont suivi le meurtre de George Floyd aux Etats-Unis évoluaient en mouvement antiraciste mondial, des groupes à travers le monde ont voulu traduire le slogan protestataire dans leurs propres langues.

Mais la tâche est parfois malaisée. Les médias sociaux chinois ont connu de multiples débats sur la traduction la plus appropriée de “Black Lives Matter” [rendu en français par “Les vies noires comptent”, ou “La vie des Noirs compte”, NdT]. La confusion a contribué, peut-être involontairement, à la propagation du discours raciste dans les communautés de langue chinoise.

La traduction la plus répandue du mot-clic #blacklivesmatter ou #BLM en chinois est #黑命貴, signifiant “les vies noires sont chères” ou “les vies noires sont précieuses”.

Mais décrire la vie de quelqu’un comme chère en chinois est généralement compris que la personne en question appartient à une classe sociale privilégiée, comme l’ont fait remarquer quelques internautes :

Note en marge, la traduction ‘黑命贵’ convient aux arrières-pensées de la droite xénophobe (je ne sais pas qui l’a forgée), car ‘贵’ signifie littéralement “précieux” et “de valeur”, et elle est utilisée pour propager la mésinformation que BLM est à propos de “les vies noires valent plus que les autres”.

Des alternatives ont été proposées, comme #黑人的命也是命 (“les vies noires sont aussi des vies”), #黑人同命 (“les Noirs vivent la même vie”), et #黑命攸關 / #黑人生命攸關 (“‘la vie des Noirs compte/les vies noires sont la question”), mais sont peu utilisées.

Au lieu de quoi, c’est la traduction fallacieuse qui paraît avoir pris. @SlowZhu, un internaute qui suit et soutient la contestation à Hong Kong, a constaté qu’elle est même apparue dans un débat sur Netflix, et il a exhorté l’émission à la modifier :

Voici la traduction en chinois simplifié de BLM sur l’émission @patrioticact de Netflix. 黑命贵 ne signifie pas les vies noires comptent en chinois, mais laisse entendre que les vies noires comptent plus, ou que seules les vies noires comptent. Ce n’est pas un secret que les communautés asiatiques portent certains types d’images des personnes noires.

En tant que bilingue, connaissant le mal que fait “黑命贵”, j’invite les personnes qui comprennent ce problème à demander à Netflix de bien vouloir réviser les sous-titres en chinois simplifié, et de vérifier les traductions trompeuses et/ou racistes. Les mots comptent. #BLM

La traduction “黑命贵” a été largement utilisée au sein de la diaspora chinoise, notamment les médias anti-PCC comme Epoch Times [9], Bannedbook.org [10], Aboluowang.com [11], et par les dissidents chinois de l’après-1989.

Quand l’étiquette chinoise #黑命貴 apparaît sur Twitter, le contenu inclut habituellement des opinions négatives sur le mouvement BLM.

Par exemple, une vidéo apparue [12] en haut des résultats d’une recherche pour #黑命貴 dépeignait la scène violente d’un homme à la peau sombre tabassant une femme chinoise à Guangzhou. La vidéo était étiquetée avec #BLM et en chinois #黑命貴 (“les vies noires sont chères”), #黃命賤 (“les vies jaunes sont bon marché”), et #廣州 (“Guangzhou”).

De nombreux tweets utilisant cette étiquette, tel celui-ci [13] de @Sumerian0 du 7 août et cet autre [14] de @lamfromorient du 5 août, ont rencontré un écho chez les soutiens de la théorie complotiste droitière selon laquelle les manifestations BLM sont organisées par les Antifa [15], que le président étasunien Donald Trump a menacé de désigner “organisation terroriste”. [16]

Le flux de discours #黑命貴 (#les vies noires sont chères) sur les médias sociaux chinois ont donné aux communautés de langue chinoise dans le monde l’impression que les Américains d’ascendance chinoise ne soutiennent pas la protestation BLM.

Nombreux sont pourtant les jeunes Sino-Américains à prendre des initiatives [17] dans leurs communautés contre le racisme anti-noir, en proposant des stratégies [18] pour discuter du problème à l’intérieur de leurs familles, et participer aux manifestations aux USA et à travers le monde :

Heureux Juneteenth Day [25] ! Nous participons à l’événement @JuneteethDay d’aujourd’hui au City Hall (Mairie) de New York. #ChinoisPourLesViesNoires #AsiatiquesPourLesViesNoires #JaunesPourLesViesNoires

De Seadyke (une marque de thé vert, NdT) #ChinoisPourLesViesNoires rejoignez le mouvement et soyez le changement ! Aucun de nous ne sera libre tant que nous ne serons pas tous libres ! #blacklivesmatter

Les protestataires de HK sont en accord avec BLM.

Des vies humaines sont en jeu, comment pouvez-vous voir des vies humaines comme des mauvaises herbes ?

Nous Hongkongais sommes contre les violences policières.

 

 

 

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2020/08/15/254954/

URLs dans ce post :

[1] Image: https://twitter.com/XiaowenLiang17/status/1270188456506011648

[2] June 9, 2020: https://twitter.com/thundy2002/status/1270286837882351618?ref_src=twsrc%5Etfw

[3] @netflix: https://twitter.com/netflix?ref_src=twsrc%5Etfw

[4] @patriotact: https://twitter.com/patriotact?ref_src=twsrc%5Etfw

[5] pic.twitter.com/613zTvQGMx: https://t.co/613zTvQGMx

[6] July 16, 2020: https://twitter.com/SlowZhu/status/1283666678685958145?ref_src=twsrc%5Etfw

[7] #BLM: https://twitter.com/hashtag/BLM?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[8] July 16, 2020: https://twitter.com/SlowZhu/status/1283666684700577793?ref_src=twsrc%5Etfw

[9] Epoch Times: https://www.epochtimes.com/b5/search.htm

[10] Bannedbook.org: https://www.bannedbook.org/

[11] Aboluowang.com: https://www.aboluowang.com/

[12] apparue: https://twitter.com/zixinho17/status/1282964508160319493

[13] celui-ci: https://twitter.com/Sumerian0/status/1291784696783921154

[14] cet autre: https://twitter.com/Iamfromorient/status/1291113085378293760

[15] Antifa: https://fr.wikipedia.org/wiki/Antifa_(%C3%89tats-Unis)

[16] menacé de désigner “organisation terroriste”.: https://www.nbcnews.com/politics/politics-news/trump-says-he-will-designate-antifa-terrorist-organization-gop-points-n1220321

[17] prendre des initiatives: https://chineseamerican.org/p/31571

[18] proposant des stratégies: https://chinesestorytellers.substack.com/p/talking-race-with-chinese-parents

[19] #JuneteenthDay: https://twitter.com/hashtag/JuneteenthDay?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[20] #chineseforblacklives: https://twitter.com/hashtag/chineseforblacklives?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[21] #asiansforblacklives: https://twitter.com/hashtag/asiansforblacklives?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[22] #yellowperilforblackpower: https://twitter.com/hashtag/yellowperilforblackpower?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[23] pic.twitter.com/CsmuHcd1p8: https://t.co/CsmuHcd1p8

[24] June 19, 2020: https://twitter.com/chineseforblac1/status/1274053338418610182?ref_src=twsrc%5Etfw

[25] Juneteenth Day: https://fr.wikipedia.org/wiki/Juneteenth

[26] #Chinese4BlackLives: https://twitter.com/hashtag/Chinese4BlackLives?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[27] #blacklivesmatter: https://twitter.com/hashtag/blacklivesmatter?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[28] pic.twitter.com/5idhlv0lvU: https://t.co/5idhlv0lvU

[29] June 13, 2020: https://twitter.com/chineseforblac1/status/1271645770748485632?ref_src=twsrc%5Etfw

[30] #BlackLivesMatter: https://twitter.com/hashtag/BlackLivesMatter?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[31] #黑人生命攸關: https://twitter.com/hashtag/%E9%BB%91%E4%BA%BA%E7%94%9F%E5%91%BD%E6%94%B8%E9%97%9C?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[32] #黑人命非草芥: https://twitter.com/hashtag/%E9%BB%91%E4%BA%BA%E5%91%BD%E9%9D%9E%E8%8D%89%E8%8A%A5?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[33] #PoliceBrutality: https://twitter.com/hashtag/PoliceBrutality?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[34] pic.twitter.com/43cr5fZFWo: https://t.co/43cr5fZFWo

[35] July 28, 2020: https://twitter.com/LynxEvil721/status/1287911346248380416?ref_src=twsrc%5Etfw