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À l’heure du numérique, le personnage inventé par Hergé est détourné par de nombreux internautes, y compris pour des motifs politiques, explique Numerama.

Les couvertures de Tintin inspirent de nombreux detournements. (Photo d'illustration)

Quand Hergé inventa le personnage de Tintin en 1929, il était loin d’imaginer à quoi ressemblerait le monde plus de 90 ans après. Mais alors que les aventures du journaliste à la houppette sont encore particulièrement populaires, ce dernier fait aussi l’objet de multiples détournements sur les réseaux sociaux, relève Numerama. Au-delà des « memes » souvent innocents, il fait aussi l’objet d’une véritable récupération de la part de mouvances de l’extrême droite.

« L’Affaire Tournesol » devient « l’Affaire Faurisson ». Des images du « Crabe aux pinces d’or », le neuvième album, qui se déroule en partie au Maroc, sont détournées pour donner naissance à de fausses couvertures « Tintin à Toulouse » ou « Tintin en France », censées illustrer la théorie du grand remplacement. Une stratégie appuyée par deux éléments. Tout d’abord, l’histoire d’Hergé, accusé de collaboration avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale et auteur de dessins antisémites, sous le couvert de la caricature. Mais surtout, c’est l’image même de son héros de bande dessinée qui est mise à profit. « Tintin est suffisamment connu de tous pour donner une image sympathique à nos idées », explique ainsi un internaute.

Quelle est la réaction de Moulinsart SA ?

Les récupérations de l’œuvre d’Hergé, qui sont légion sur les réseaux sociaux et les forums d’extrême droite, débordent aussi parfois dans le monde réel. Il y a quelques jours seulement, des affiches détournées de Tintin au Congo étaient même découvertes dans un commissariat de police de Nantes, comme le révélait Ouest-France.

Depuis des années, Moulinsart SA, la société qui gère les droits d’auteur du dessinateur, veille attentivement sur sa poule aux œufs d’or. Contactée par Numerama, l’entreprise confie accepter la parodie, « une exception autorisée par la loi », mais ne veut pas que « Tintin soit associé à certains thèmes, dont la politique ». Pour autant, sur une plateforme comme eBay, on découvre notamment en vente un détournement intitulé « Le jour viendra », imaginé dès 1995 par de jeunes militants du Front national alors dirigé par Jean-Marie Le Pen. Une situation connue par Moulinsart SA, qui assure « réagir auprès des personnes concernées ».

 

[Source : http://www.lepoint.fr]

 

 

La décision du « sultan » Erdogan est cohérente

Sainte Sophie à Istanbul. En haut à droite, la coupole.

Écrit par François Dubreil

L’Occident se désole de voir l’ancienne basilique transformée en mosquée par Erdogan. En s’emparant de Constantinople en 1453, Mehmed II avait déjà fait recouvrir l’image du Christ qui ornait la coupole par une calligraphie arabe, et caché les visages des anges qui la soutiennent.

Après une procédure judiciaire dont nul n’ignorait que son résultat était joué d’avance, il n’aura donc fallu qu’un simple décret au président Erdogan pour redonner à Sainte-Sophie le statut qu’elle avait avant 1934, à savoir celui d’une mosquée.

La décision du sultan est cohérente

Ce geste pourrait sembler normal à un observateur détaché de considération symboliques : la société turque est actuellement musulmane dans une proportion très largement majoritaire, et elle s’est engagée depuis une vingtaine d’années dans une politique de ré-islamisation qui la conduit à remettre en cause peu à peu tout l’héritage laïc issu de l’époque kémaliste. D’un point de vue strictement utilitariste, il est donc totalement cohérent que le pouvoir affecte à la religion professée par sa population un édifice religieux aussi vaste.

Mais le fait est que ni le geste d’Erdogan, ni sa réception en Occident, ne se cantonnent au registre strictement utilitaire. Car faire de Sainte-Sophie une mosquée n’est pas simplement changer l’affectation d’un musée : c’est poser un acte symbolique dont la portée conflictuelle ne peut être ignorée.

Une décision qui s’inscrit dans une Histoire longue

La basilique fut en effet construite au VIe siècle au cœur de Constantinople, précisément à l’époque où Justinien s’employait à reconquérir les terres de l’ancien empire d’occident en assumant la prétention à la domination universelle qui lui venait de Rome, bien qu’elle fût désormais placée sous le signe de la foi chrétienne. L’architecture même de la basilique fut donc conçue pour refléter cette ambition : elle fut dotée d’une gigantesque coupole, figure du cosmos, dominée par l’image triomphante d’un « Christ pantokrator ». Pendant plus de neuf cents ans Sainte-Sophie fut ainsi le « saint des saints » de l’empire byzantin, le lieu du couronnement de ses souverains et le siège de ses patriarches. Jusqu’à ce que le conquérant turc Mehmed II finisse par prendre la ville en 1453 pour en faire aussitôt sa capitale, transformant au passage la basilique en mosquée. Car les Ottomans reprirent à leur tour la prétention impériale de la seconde Rome, cette fois-ci sous le drapeau vert de l’islam : ils poursuivirent en son nom une vigoureuse politique d’expansion qui fit de la Sublime Porte le centre d’un empire étendu sur trois continents, de l’Afrique du Nord à la Mésopotamie et de la Hongrie au Yémen. À l’heure où la Turquie intervient politiquement face à l’Union Européenne, et militairement à la fois en Syrie et en Libye, le symbole est donc on ne peut plus clair : l’empire est de retour, à la fois dans sa dimension politique (influence directe dans l’ancienne aire ottomane) et religieuse (promotion de l’islam face christianisme).

Tous les partisans d’une entente paisible entre les religions ne peuvent que le déplorer, et ceux qui pensent que le « choc des civilisations » est un concept exclusivement occidental feraient bien d’y réfléchir…

Derrière les calligraphies

Une chose cependant semble échapper au président Erdogan, comme elle échappera certainement à la majorité des fidèles qui, le 24 juillet prochain, se presseront certainement pour la première prière musulmane célébrée dans la basilique depuis 1934 : le changement d’affectation d’un bâtiment, quel qu’il soit, ne sera jamais capable d’effacer sa destination première, pour laquelle il fut à la fois pensé et construit.

Lorsqu’on déambule à Cordoue sous les arcades rouges et blanches de la cathédrale, on ne peut ignorer que l’on est au sein d’un édifice conçu pour être une mosquée, dont le mihrab indiquera pour toujours la qibla. Et sous les calligraphies ottomanes, au sommet de la coupole de Sainte-Sophie, c’est à jamais l’image du Christ en gloire qui trônera sur l’univers…

 

 

[Photo : FRED SCHEIBER/SIPA/SIPA – numéro de reportage: 00972561_000002 – source : http://www.causeur.fr]

Contra a alienação e a obsolescência programada surge uma reivindicação prosaica, mas cheia de sentido. É preciso recobrar o poder de consertar os aparatos que se danificam — ao invés de descartá-los e afundar no consumismo

 

Escrito por Valerie Vande Panne

Tradução: Gabriela Leite Simone Paz

No final de 2018, conectei meu iPhone em meu MacBook usando um cabo genérico, comprado em um mercadinho. Comecei a fazer um backup. Tudo congelou. Meu iPhone não ligava, e ficou travado na tela inicial com o logo da Apple. Horas no chat de suporte da Apple e um dia depois (tirando os detalhes traumáticos), saí da loja mais próxima da empresa com meu celular “restaurado” para as configurações de fábrica.

Perdi todos os meus dados. Nada pôde ser salvo.

O técnico da Apple repreendeu-me por usar um cabo não autorizado pela empresa. Tirou sarro de mim por não usar o Cloud, serviço de armazenamento online. Minha pergunta foi: “Por que a Apple não avisou que não se podem usar esses cabos para backups?” Ele riu, e disse que eu deveria saber.

Senti que a Apple estava me punindo por gastar 10 dólares em um cabo no mercado perto de casa, ao invés de pagar os 20 dólares no cabo proprietário.

Comprar um cabo de carregamento de celular é quase um gasto anual. Por que eu não deveria gastar o dobro? Por que a Apple não me avisaria para não fazer backup com ele?

Mais tarde, falei com Danny Varghese, dono de uma loja de reparos técnicos em Nova York. Ele disse que eu provavelmente não tinha perdido nenhum dado, e que ele provavelmente conseguiria recuperar tudo e consertar o problema por um preço razoável.

Por que a Apple me faz perder todos os meus dados quando isso não é necessário? Varghese explicou que eu não era a única. Ele recebe clientes como eu regularmente.

“Uma cliente veio aqui dois dias atrás”, contou. “Ela levou seu iPhone X para a autorizada da Apple. Ele estava reiniciando sozinho. Disseram para limpar o aparelho.” Ela o levou a Varghese. “Mesmo sem o programa de diagnóstico”, ele conta, “descobri que o problema estava na bateria, troquei a peça, e resolvi o problema. O celular funcionou bem — até melhor do que antes.” A moça não perdeu seus dados, mas teria que mandar seu celular para fazer uma limpeza.

“Os clientes não têm que perder todos os seus dados só porque a Apple diz”, ponderou Varghese.

Não é só a Apple que nega ao consumidor o direito de consertar produtos que o consumidor compra. É a John Deere, que produz tratores. São os fabricantes de geladeiras. E mais ou menos tudo que é produzido hoje, que contenha partes eletrônicas, ou que se conecte à internet. Pode ser que você precise de uma peça de cinco centavos para consertar sua televisão de tela plana, mas sem os esquemas controlados pelo fabricante você jamais terá ideia de qual parte de cinco centavos você precisa, ou onde instalar. Então, você simplesmente compra outra TV.

Ao negar ao consumidor a estrutura, as ferramentas e a informação necessária para consertar os produtos que o consumidor possui, os fabricantes nos empurram para uma sociedade cada vez mais descartável, a um custo cada vez maior para nossos bolsos e para o planeta.

A consciência pública sobre essa questão cresceu, à medida que novos utensílios são programados para a obsolescência e as pessoas são pressionadas a comprar novas coisas — que talvez nem queiram, ou precisem. Um caso muito famoso é o da John Deere, que basicamente proíbe os agricultores — talvez algumas das pessoas mais hábeis a consertar seus equipamentos sozinhas — de fazer reparos em seus próprios tratores.

Os agricultores não são os únicos consumidores afetados. Quanto mais os eletrodomésticos incorporam tecnologias “inteligentes” de controle remoto, os fabricantes criam mais obstáculos para o reparo funcional. Colam as baterias dentro do produto, de maneira que não possam ser trocadas, e recusam-se a divulgar os esquemas para fazer reparos, tanto aos técnicos quanto ao público geral.

Se um grupo de ativistas, pensadores e cidadãos engajados tiverem êxito, no entanto, Nova York vai ser o primeiro estado dos EUA a resolver esse problema crescente.

O movimento é chamado de Direito ao Reparo. A Associação pelo Reparo lidera os esforços para conseguir que a legislação do Direito ao Reparo passe [em mais de doze estados]. 2019 marca o quinto ano em que um projeto de lei com esses parâmetros foi introduzido na Assembleia Legislativa de Nova York. Com projetos semelhantes em duas instâncias, os apoiadores acreditam que o Direito ao Reparo possa passar em breve.

Se isso acontecer, como Nova York tem uma grande influência no país, será criado um precedente que os fabricantes não conseguirão ignorar. “É altamente improvável que empresas como a Apple ou a John Deere digam ‘não vou fazer negócios em Nova York’”, disse Gay Gordon-Byrne, diretor executivo da Associação do Reparo. “Uma vez que passe em Nova York… os fabricantes terão que estabelecer uma versão do direito ao reparo”. Ela frisa: “O primeiro projeto é o que cria o padrão”, disse. Com isso, a oposição dos lobistas da indústria deverá ser “insana”.

Se quebrou, não conserte!

Os argumentos que as corporações utilizam para impedir que o público mexa em seus produtos costumam ser a respeito a softwares proprietários, preocupações com a segurança e perigos da bateria de lítio.

Os fato de os programas serem licenciados e terem copyright não significa que sejam um segredo. Gordon-Byrne explica que os livros também estão protegidos por direitos autorais, mas o texto serve para compartilhar informações, assim como os softwares são feitos para passar por sinais elétricos que representam os dados. “É completa e especificamente legal fazer o reparo de hardwares e fazer cópias de backup legal, e mexer com os softwares, inclusive fazer modificações e customizações”, completa.

Preocupações com a segurança são outras táticas de amedrontamento que os lobistas gostam de empregar, segundo Gordon-Byrne. O único problema é que a vulnerabilidade da segurança cibernética não está ligada aos reparos do dispositivo “a não ser nos filmes”, brinca. “Equipamentos são feitos ou para serem seguros, ou não.”

Um exemplo de equipamento inseguro deve ser um dispositivo que usa um chip que já carrega com um spyware. Mas Gordon Byrne argumenta que “é alarmista e ridículo dizer aos consumidores que levar seus equipamentos ao conserto fará com que fiquem mais expostos a algum novo risco — quando os grandes riscos [tais quais os assistentes pessoais que gravam todas as conversas ou outros relacionados à Internet das Coisas] vêm sendo ignorados.”

Profissionais de segurança uniram-se para apoiar o Direito ao Reparo.

Para além de softwares e segurança, a maior parte das pessoas só quer que os produtos nos quais gastam centenas (quiçá milhares) de reais funcionem. No fim das contas, se a bateria do seu fone de ouvido sem fio está acabando rápido, você deve mesmo comprar novos fones? Não é mais fácil trocar a bateria? Principalmente se você não tem dinheiro para ficar continuamente investindo em novas tecnologias. Mas, infelizmente, a bateria em seus fones de ouvido provavelmente está colada. Quando ela morre, também morrem os fones.

Mas nós não jogamos fora os carros quando sua bateria está com defeito. Nós consertamos a peça que quebrou. Pelo menos foi o que fizemos por dezenas de anos.

Outra tática de pânico é realçar o que é conhecido como o “escapamento térmico”: quando uma bateria de lítio-íon morre — a bateria que provavelmente está em seu celular, notebook e até nos carros elétricos — começa a pegar fogo. É assustador ver, ou imaginar crianças expostas a isso. Mas muito raramente acontece na assistência técnica — especialmente quando ferramentas de diagnóstico apropriadas existem, e seu funcionamento está disponível e referenciado.

Felizmente, os legisladores de Nova York ouviram o mesmo disco de lobistas pelos últimos quatro anos. Os mais experientes, segundo Gordon-Byrne, estão “muito bem inoculados” a táticas de pânico. Mas há sempre os novatos, que “ainda não foram vacinados”. Até agora.

“Quando você se senta pela primeira vez com um deputado, eles dizem que isso é muito óbvio”, diz Gordon-Byrne. “Então, ouvem a história dos lobistas e, de repente, ouvem que o jeito americano será destruído. Haverá acontecimentos catastróficos. Exige algum tempo até que eles sejam postos de volta nos eixos.”

Uma longa tradição de reparos

Os projetos de lei de Nova York estão baseadas no projeto de direito ao reparo estabelecido para automóveis e caminhões comerciais que passou em Massachusetts, em 2012. Essa lei diz que fabricantes de carros devem fornecer, a preços justos e razoáveis, diagnósticos, ferramentas, controle e manuais de serviço que sejam os mesmos da concessionária. A lei garante que se você vive em Massachusetts, você deve conseguir que seu carro seja consertado em uma mecânica que tenha o mesmo acesso à informação que a concessionária. A Auto Alliance e a Automotive Service Association — grupos de comércio para as grandes fabricantes de automóveis e de concessionárias de carros, respectivamente — chegaram a um acordo que diz que os fabricantes de carros cumprirão o que se exige em Massachusetts em todo o resto dos EUA.

Gordon-Byrne explica que a proposta de lei de Nova York opera de maneira semelhante. “Se algo tem eletrônicos em si, há variações dos mesmos componentes. Você consegue entender o que há de errado. Depois do diagnóstico, você consegue a nova peça, usa ferramenta, passa de novo pelo software de diagnóstico e… Está restaurado!”

Kyle Wiens é o novo presidente da iFixIt (um site de reparos) e um apoiador do Direito ao Reparo. A possível nova lei de Nova York “vai restaurar nosso direito de consertar nossas próprias coisas. Equipamentos de agricultura, eletrônicos — tudo, menos equipamento médico.” A concessão aos equipamentos médicos foi feita para conseguir com que o projeto consiga passar, mas a questão de hospitais é algo para se pensar adiante. Os hospitais podem querer ter o direito de consertar os equipamentos que possuem, mas os fabricantes de aparelhos médicos estão exigindo que sejam utilizados seus caros contratos de serviço.

Todo o resto, porém, está coberto pelo projeto de Nova York, diz Wiens. Considere, por exemplo, o novo Mac Pro básico de US$ 6 mil [preço nos EUA, cerca de R$ 22,8 mil reais. No Brasil, o modelo atual custa entre R$ 31 mil e R$ 55 mil], que foi anunciado recentemente pela Apple. “Você consegue consertá-lo?”, pergunta-se Wiens. “Essa é uma questão aberta.”

Obviamente, a questão é mais séria do que as piadas inspiradas pelo recente anúncio da Apple, que soou como algo que apareceria em uma série de comédia, mais do que um produto real que os humanos realmente queiram.

“Antigamente, havia oficinas técnicas para aspirador de pó e TV, e agora há apenas caminhões de lixo levando embora nossas coisas”, diz Wiens. Mesmo o direito de manter os produtos que você tem está sendo, há muito tempo, retirado — simplesmente porque os fabricantes promovem a sociedade descartável, em busca de mais lucros para seus acionistas.

O que aconteceu com os consertos manuais?

Quando Henry Ford criou os automóveis que marcaram o século XX, ele o fez remexendo peças — e queria que outras pessoas tivessem o direito de fazer o mesmo. Na verdade, Ford valorizava tanto o espírito do “faça você mesmo” que sua empresa produziu múltiplos “kits de conversão” pós-venda para o Modelo T. Quem o possuísse o poderia converter no que quer que precisasse, incluindo um trator, uma moto de neve e uma caminhonete. O modelo de negócio da Ford, naqueles dias, encorajava o consumidor a remexer e fazer reparos, com autossuficiência.

Benjamin Franklin era um remexedor de peças. Tomas Edison e Nikola Tesla também. Essa é a raiz da inovação — a liberdade de aprender como as coisas funcionam, e experimentar com a construção de coisas novas e melhores. O crescente controle corporativo parece estar esmagando o espírito inovador. 

[…]

Cultura do desperdício e a explosão do lixo eletrônico

Para além da inovação e do direito de simplesmente manter os produtos que funcionam (que empregam todos esses técnicos de bairro que ainda existem, e com quem você pode contar), Wiens vê o direito ao reparo como uma necessidade absoluta em contexto urbano.

“Remover uma geladeira antiga de um apartamento não é uma coisa fácil”, diz. Refrigeradores costumavam ter uma vida útil de 20 anos ou mais, e havia técnicos em sua comunidade que os poderiam consertar rápida e facilmente. “Hoje em dia, se você comprar uma geladeira, a vida útil esperada é de sete anos. É o menor tempo que se tem notícia. E as cidades acabam tendo que se responsabilizar por esse problema.”

Isso porque as cidades lidam com o fluxo de resíduos. Refrigeradores pesados e volumosos não entram em um caminhão de lixo comum. “Têm de ser manejados de maneira especial, pois há um motor refrigerador dentro”, lembra Wien. “Há instalações especializadas que lidam com o fim da vida útil dos refrigeradores.”

O mesmo acontece com televisões mais novas. “Não há nenhum bom motivo para trocar qualquer TV que você tenha comprado nos últimos cinco a dez anos”, declara Wien. Alguma peça barata e simples poderia ser trocada, mas ao invés disso, o aparelho inteiro vai para o lixo, e aí aparece mais um problema para a cidade.

Fabricantes que produzem geladeiras e TVs de vida útil curta, que não podem ser facilmente reparadas, criam um ônus para as cidades, que precisam lidar com um número crescente desses produtos que entram no fluxo de resíduos. Em grandes cidades, alguém pode fazer o atendimento do produto, mas as pessoas que moram em comunidades rurais e mais pobres não têm o mesmo acesso. Sem acesso fácil ao funcionamento e às partes, seu Direito ao Reparo — sua autossuficiência — é forçadamente diminuída.

Não são só as geladeiras e TVs que causam problemas para o fluxo de resíduos urbano. Ao fabricar produtos e treinar o consumidor a vê-los como descartáveis, como os telefones celulares, um perigo real pode acontecer. Baterias de lítio-íon são agora parte do fluxo de lixo, e quando esses componentes são esmagados em caminhões de lixo, podem criar o fogo de escapamento. Então, o próprio caminhão de lixo — ou a instalação de gerenciamento de resíduos — pega fogo.

O que está acontecendo agora, de acordo com Peter Mui, fundador da Fixit Clinic, na Baía de São Francisco, Califórnia, é que as seguradoras estão recusando-se a cobrir centros de reciclagem por causa do risco de alguém ter jogado um equipamento eletrônico com uma bateria. “Nós projetamos esses dispositivos em um buraco negro”, segundo Mui.

De acordo com o site do iFixIt, para cada mil toneladas de eletrônicos, o aterro cria zero empregos, a reciclagem gera 15 e o conserto cria 200.

Empregos de reparo técnico são ótimos. O costureiro, o sapateiro, as oficinas de TV e celulares “são as lojas que queremos em nossos bairros”, diz Wiens. “Antigamente, havia lojas de câmeras em toda cidade, nos EUA. Agora não há nenhuma. Esse é um resultado direto da decisão da Nikon e da Canon de não vender peças de reposição para lojas independentes. Essas empresas simplesmente decidiram ‘não haverá mais peças para você’, e foi assim o fim das lojas de câmera, por volta de 2012. Como resultado dessas políticas de fabricantes, afirma Wiens, perdemos parte importante da resiliência econômica de nossas cidades.

Dentro da oficina de conserto

Mas isso não faz com que parem de surgir pequenas lojas de conserto nas cidades. Na oficina da Fixit, pessoas de todas as idades e todos os níveis de experiência se encontram em oficinas de reparo comunitário, que acontecem principalmente em bibliotecas públicas. Mui descreve as oficinas como uma “desmontagem guiada”, e diz que é “como uma reunião do AA para coisas quebradas.”

As pessoas chegam, e alguém diz “‘Olá, sou Paulo e esse é meu aparelho de DVD. Ele faz esse barulho quando eu insiro um disco’. Nós dizemos ‘OK, vamos abrir e ver o que pode estar errado’”, conta Mui, mostrando que eles ajudam as pessoas a consertar seus próprios aparelhos. “Não estamos consertando isso para o cliente. Estamos guiando-o para o conserto. Estamos espalhando o ethos de que consertar é possível.”

Mui ensina reparos técnicos desde 2009, quando começou a Fixit na Universidade da Califórnia. “Antes, tratava-se de uma oportunidade humilde de disponibilizar ferramentas, apenas para ver o que poderíamos fazer”, conta. “Mas ao longo do tempo, eu me aproximei mais da política e da defesa de direitos. Há algumas escolhas civilizatórias que enviam as coisas para o aterro prematuramente. Quanto mais eu trabalho com isso, fica mais politicamente claro que estamos operando o planeta em um nível de consumo. Nosso consumo está matando o planeta. É insustentável continuar dessa maneira. É nosso interesse, como civilização, manter as coisas a seu nível mais alto de utilidade pelo mais longo tempo possível.”

Mui acredita que as pessoas se cansam de seus produtos, ou pensam “isso está velho, preciso de um novo.” Outro problema, no entanto, é que o produto tem uma coisa muito simples que poderia ter sido consertada, e as pessoas não pensam que poderia ser reparável — a mentalidade hipercapitalista e descartável penetrando em nossos modos de vida.

Para Mui, ajudar a consertar dá poder às pessoas para que possam fazer que com que o aparelho fique “melhor do que quando era novo. Não apenas restaurado, mas agora você entende como ele quebrou e pode solucionar os problemas dele e consertá-lo muitas vezes.”

“A taxa de sucesso nos consertos é de 70%, sem acesso à assistência autorizada ou manual do fabricante. Na maior parte do tempo, simplesmente aplicamos as habilidades de pensamento crítico”, explica Mui.

Mui conta que sua inspiração veio de momentos em que viu equipamentos eletrônicos que eram facilmente reparáveis, mas cujos fabricantes “usavam uma cabeça triangular estranha ou uma chave de fenda com chave de boca, e as pessoas comuns não têm essas ferramentas.”

À medida em que o hardware e o software se tornam mais e mais integrados, na eletrônica de hoje, a questão do direito ao reparo “fala sobre a natureza da propriedade em geral”, para Mui. “A Apple parou de fornecer atualizações para os iPhones 4 e 5. As informações pessoais contidas neles estão vulneráveis, e podem ser roubadas. Mas você tem direito à posse delas. Você gastou 500 ou 600 dólares naquilo. Ele faz tudo que você precisa. Mas a Apple decide que você não o vai mais usar. E se uma terceira parte fornece a atualização, só a Apple pode dar o código para desencriptar o telefone. A Verizon decidiu por conta própria não permitir mais a ativação de telefones 3G. Então, se você quer vender o aparelho para outra pessoa, você vai ter um tijolo de 400 dólares. Não pode usar mais com a Verizon, já que a frequência está bloqueada para a rede da empresa.”

Mui aponta que a indústria de moda chamada de fast-fashion, de descarte rápido, também é parte crítica do movimento pelo reparo. “São roupas, malas, barracas e toldos” que poderiam ser facilmente arrumados, ele diz, e ainda assim essa é a segunda indústria mais poluidora da terra, ao lado da de petróleo”.

“O conserto desapareceu. Não há mais reparos de terceiros em muitas cidades. Fica mais caro consertar do que comprar algo novo”, explica Mui.

Uma das coisas que ele espera que aconteça com a FixIt é inspirar a “como projetar para a durabilidade, facilidade de manutenção e capacidade de manutenção e reparo… desde o início.”

Treinando para abandonar o descarte

Na Ethical Culture Fieldston School, uma escola particular de Nova York, alunos do ensino fundamental e médio aprendem a fazer reparos em seus próprios dispositivos.

“Existe um centro e voluntários, como um centro de reforço de matemática”, conta Jeannie Crowley, diretora de tecnologia da escola. “Nós dizemos: ‘Ok, seu celular quebrou. Vamos orientá-lo para que você mesmo o possa consertar’. Falamos sobre os minerais e as ferramentas e a habilidade de fazer manutenção.”

Os estudantes, conta Crowley, passam muito tempo em seus celulares. Mas quando eles os abrem, conseguem ter um modelo mental de como os telefones funcionam, e sua relação com eles muda.

Não só a escola ajuda os alunos (e pais) a estender a vida útil de seus celulares, ela diz, “Queremos que as pessoas saiam da escola e façam projetos pensando em um ajuste para que possam prolongar a vida dos produtos que desenharem” . É assim que esperam levar as crianças para o movimento do reparo.

“As pessoas costumam pensar que crianças não devem se envolver com manutenção”, lembra Crowley. “Sentimos que o reparo é algo que as crianças precisam entender. Um de nossos objetivos é resolver os problemas para que as escolas que não têm recursos como nós possam pegar o que aprendemos e aplicar a seus estudantes”.

Até os alunos do ensino fundamental têm a oportunidade de abrir seus computadores, fazer uma limpeza, aumentar a memória RAM e deixá-los prontos para os estudantes do ano seguinte.

Crowley diz que o direito ao reparo diz respeito a muitas coisas fundamentais, incluindo a ideia de propriedade, e de economia de dinheiro. Para ela e os estudantes, também trata-se de prevenção às mudanças climáticas e sustentabilidade, contenção do lixo eletrônico, e prevenir que produtos vão para o aterro por causa de um software que tem data de validade, ou que a bateria esteja colada por dentro. “Nos tornamos uma sociedade descartável, e isso não é sustentável”, ela diz.

Reparo e sustentabilidade, ambos requerem que “os fabricantes nos deem as ferramentas, instruções e acesso a peças para completar o conserto.”

Crowley ri da ideia de que “‘é perigoso consertar seu próprio telefone, ou que crianças podem fazer algo errado.” Fazer a manutenção de seu próprio carro era uma tradição honrada — e podia ser perigoso também. As pessoas fazem reparos eletrônicos há muito tempo. Ao receber as instruções, podemos aumentar a segurança, mas os fabricantes não querem que isso aconteça, porque significa que vamos manter nossos aparelhos por mais tempo.”

Crowley diz que fabricantes querem “um ciclo de vida útil muito curta e muito lucro.” Reparos — e sustentabilidade — não se alinham a esses objetivos.

Pequenos consertos, enorme diferença

Varghese também é um grande defensor do Direito ao Reparo. “Digamos que o vidro da câmera traseira de seu iPhone quebre. A Apple dirá que você precisa de um telefone novo. É uma mentira. Você pode trocar aquele vidrinho”.

Está claro que Varghese sabe como os fabricantes operam. Ele explica por que não se tornaria um provedor de serviços autorizados pela Apple: “Eles exigem que você nunca conserte outros produtos — nem que faça isso com seus esforços, como no caso do vidro da câmera do telefone. Se você curte usar um produto, não deveria ser obrigado a trocá-lo por um melhor ou mais moderno só porque a Apple ou a Microsoft querem ganhar mais dinheiro”.

Varghese vem consertando telefones e computadores desde o colegial. “Se você lhes disser [à Apple] que caiu um pouco de água em seu computador, isso quer dizer… que sairá US$1.200 o conserto, mas que por US$1.300 você pode comprar um novo”, ele diz, evidentemente frustrado. Ele afirma que consegue fazer consertos de danos por líquido pelo preço de US$350 — mas mesmo assim, às vezes se vê envolvido em problemas. Por exemplo, recentemente, o aparelho de um cliente teve danos por líquido e ele conseguiu consertar tudo, menos a webcam. Se o Direito ao Reparo existisse, as instruções da máquina estariam disponíveis e Varghese poderia compreender como consertá-la.

Mais consumidores precisam saber do Direito ao Reparo, diz Varghese. A Apple pode ter dito que alguns problemas não podem ser consertados, mas com o Direito a Reparo, esses produtos podem tornar-se plausíveis de conserto. “Um mercado aberto é bom para os negócios e para os consumidores”, diz Varghese. “É bom para todos”.

E quando o Direito ao Reparo for implementado, diz Wiens, “poderemos trazer de volta uma cultura de engenharia e de ajustes que fazia parte da experiência popular”.

É bom que isso seja feito logo. Eu adoro meu iPhone SE. É do tamanho ideal, e um dos menores iPhones que já inventaram. Sou uma mulher miúda, não quero um celular maior do que um CD Walkman dos anos 80. Se eu conseguir manter este telefone funcionando até que a Apple perceba que não todos seus clientes são homens de um metro e oitenta com mãos gigantes, ficarei muito feliz”.

 
 

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net ]

 

Un artigo de ÍÑIGO MOUZO RIOBÓ

 

É unha tradición centenaria practicada en multitude de vilas galegas, algunhas, como no caso de Ponteareas, recoñecida co mérito de Festa de Interese Turístico Internacional. Unha tradición que se remonta á Idade Media e que en Galicia é conservada como herdanza histórica inmaterial en máis dun cento de igrexas galegas.

E é que esta tradición é posible que opte a ser Ben de Interese Cultural, a máxima protección coa que conta o patrimonio cultural galego, na categoría de patrimonio inmaterial. Pois a Federación de Alfombristas Galegos de Arte Efémera, piden ter en conta esta tradición e asegurar por lei a súa supervivencia no tempo, solicitando á Consellería de Cultura a incoación de expediente.

 

 

 

Acompáñase á solicitude de declaración un dossier cun inxente traballo documental. Nel se recolle a orixe desta singular tradición que, no caso galego remóntase a unha celebración na cidade de Ourense no século XIV. Dende o colectivo afirman que se ben é allea a Galicia, a nosa é a comunidade que máis conserva a práctica, e a única comunidade autónoma onde non está declarada Ben de Interese Cultural.

Ademais de Galicia, Cataluña e Canarias serían as outras dúas comunidades que máis a conservan. Mais dende a Federación alertan tamén do perigo de turistificación e consideran este un motivo máis para a protección legal da tradición. Para a historiadora e antropóloga Ana Filgueiras Rei, existe un perigo real de que a festa se converta “nun espectáculo turístico” e perda a súa esencia.

 

 

[Imaxes: Corpus de Ponteareas – Lameiro CCBy Wikimedia – fonte: http://www.historiadegalicia.gal]

 

 

 

 

 

 

 

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Durante el confinamiento sufrí un accidente casero con una estufa de bioetanol que marcó una nueva fecha en mi vida y me produjo, entre otras quemaduras, una grave en el antebrazo derecho. Cuando no podía estar más desconcertada por una situación de confinamiento totalmente novedosa para todos, tuve que gestionar también un accidente y sus secuelas. Cuando una persona pasa por un hecho traumático o muy doloroso, se cubre de cierto halo al que no le afectan las superficialidades; por otro lado, el dolor te aleja de la realidad inmediata y te permite ver las cosas con otra perspectiva, yo diría que más objetiva. Entre ellas, he reflexionado sobre el síndrome de tantos docentes ‘quemados’. Tenemos la profesión más interesante del mundo, pero nos sentimos ‘quemados’. ¿Por qué?

Escrito por Miriam Leirós    

Ahora soy casi una experta en fibrina, epidermis y dermis, en las posibles combinaciones de opiáceos y otros medicamentos para mitigar el dolor, en contar las horas reales de efecto y en contar el tiempo que me falta desde que me despierto hasta que me puedo volver a la cama para no sentir dolor. Esta circunstancia ha hecho que la mayor parte de mis horas las pasara en tiempo de introspección y solo cuando el dolor se convertía en “soportable” aprovechaba para escribir algún artículo, trabajar o hacer presencia en casa de una manera aparentemente normal.

El alejamiento de la realidad que sucedía más allá de mi dolor me permitió reflexionar sobre muchos temas. El político, cada vez más decepcionante, donde el intercambio de argumentos se ha convertido en un intercambio de descalificaciones. La oratoria y la dialéctica, el intercambio de oraciones de forma civilizada parecen ya asuntos de otros tiempos. El nivel del plantel político pone en evidencia la necesidad de que de verdad prestemos atención a la expresión oral, esa gran olvidada en educación, pero sobre todo a la ética. La bajeza de los trolls tuiteros parece haber llegado al Congreso y por momentos he sentido gran vergüenza ajena.

Respecto a la educación, ¿cómo no iba a pensar en ese tema si es uno de los pilares de mi vida? Este tiempo he prestado especial atención a los tuits de docentes que sufren burn out; ya sabéis, ese síndrome de estar quemado. Es increíble la cantidad de compañeros y compañeras que lo sufren, pero el denominador común de los tuits que he leído hacía referencia a que su situación de desánimo y desesperación no se debía al alumnado sino a las familias y mayormente a la Administración.

Desde la situación de emergencia sanitaria han sido cientos los artículos de expertos que han dicho a los docentes cómo deben proceder en la vuelta a las aulas o cómo dar clase en esta situación excepcional. Estos expertos también tienen una característica común: o nunca han estado en un aula o hace años que no la pisan. Los docentes, y especialmente los equipos directivos, están realizando auténticas cábalas para poder organizar el próximo curso, conjugando variables que todavía se desconocen. Lejos de los centros educativos se reúnen equipos de expertos que darán directrices, pero en ninguno de estos equipos de expertos se cuenta –al igual que cuando se hace una ley educativa o se tratan de resolver problemas educativos– con profesionales que trabajan en el aula día a día. La educación, siempre ninguneada. Por si fuese poco, leía atónita que la comunidad de Madrid suprimía más de 14.000 plazas de escuela pública para desviarlas a la concertada o privada. Precisamente en un momento de crisis económica, devenida de la crisis sanitaria, se desmantela un servicio público fundamental.

El dolor físico agudo durante una parte considerable de tiempo te hace buscar soledad en muchos momentos, y, en otros, empatizar con otros enfermos. Cierto es que el dolor es subjetivo y no todos tenemos la misma capacidad de aguante, pero el límite lo pone el cuerpo. Cuando el dolor es insoportable, puede llegarse al desmayo, y así, entre la consciencia y la inconsciencia, te haces todavía más consciente del tiempo, del tiempo útil o aprovechable. Así, he podido hacer repaso de personas y temas a los que había dedicado mi tiempo útil en los últimos años. Respecto a las primeras, los amigos y personas que te rodean, esta situación es un filtro estupendo para ver quién permanece en el día a día preocupándose y quién no. Respecto a los asuntos a los que he dedicado más atención en mi vida, hay uno que destaca especialmente: el medioambiente.

He destinado a este tema gran parte de mi tiempo libre y de tiempo que le he robado a mi familia. Ahora lo observo desde fuera y veo que, incluso en una lucha que debería unirnos, hay ansias de protagonismo. A ello se suma que la transmisión de los problemas ambientales no termina de calar en la gente, en la población en general. Los concienciados lo están cada vez más, pero a la sociedad general todo le suena a “rollo ambientalista”; algún error se está cometiendo cuando los que dedicamos energías a esto no somos capaces de adaptar más nuestro discurso para llegar a más gente. Quizá solo calen temas tan simples como la eliminación de plástico, algo que parecía superado pero que ha vuelto a nuestras vidas; quizá la falta de educación o comportamientos básicos que se presuponen solo llegan cuando nos tocan el bolsillo, o quizá el tema de la destrucción ambiental que estamos sufriendo esté condenado, como la educación, a ser uno de los ninguneados, por muchas zoonosis que suframos.

Mi dolor no lo he sufrido yo sola, lo ha padecido también mi familia; nuestra realidad se transformó mucho más allá de la covid19; mi cara desencajada se traducía en sus caras de desesperación. Cuando el dolor entra en una casa, afecta a todos, y a veces las personas de acompañamiento son las grandes olvidadas, los cuidadores y cuidadoras que están ahí ayudando no tienen un momento de respiro y son víctimas colaterales de la situación. Así que he podido empatizar con todas las personas cuidadoras en esta pandemia, y, por supuesto, con las miles de mujeres ­–sí, mujeres en su gran mayoría– que tras su trabajo dedican el tiempo al cuidado de sus hijos e hijas, sus padres y madres. También he podido empatizar con todas las personas que no tienen acceso a analgésicos, a asistencia sanitaria e incluyo a todas aquellas personas que sufren enfermedades crónicas o degenerativas, porque mi dolor, por agudo y desesperante que sea, tiene fecha de caducidad, pero el de miles de personas no, y para que su calidad de vida tenga un mínimo de dignidad es necesario una inversión grande en medios personales y materiales en una sanidad pública de calidad. Sobre esto ya ha llamado la atención la OMS a los países europeos, precisamente para que eviten recortes en sanidad tras la covid-19.

No sé a qué destinaré mi tiempo libre cuando termine de recuperarme. Me desanima ver una sociedad llena de odio en vez de palabra; me desanima ver que la causa de una crisis sanitaria, una zoonosis por pérdida de biodiversidad, no se trate con la importancia que requiere; me desanima que se hable de educación solo en temas de forma y no de contenido y que siga siendo tratada como un asunto menor.

Me desanima que los pilares que sustentan la vida y lo que se supone los cimientos del Estado de Bienestar en una sociedad civilizada y democrática –la educación y la sanidad– se tambaleen constantemente.

Me temo que todos estos temas seguirán causándome dolor mucho más allá de cuando me recupere de mi quemadura. Ahora me queda tiempo para valorar cuánto más restar de mi vida personal para invertir en ¿causas perdidas? Nos vemos a la vuelta del verano. Cuidaos (la salud y el ánimo).

[Foto: Pixabay –  fuente: http://www.elasombrario.com]

Arran de la mort de l’escriptor, fem una ullada al seu conegut conte ‘El cobrador’, paradigma de la seva narrativa directa, violenta i sexual

Escrit per Pol Castellanos

Aspectes com l’odi, la por o la violència, de què tendim a desviar l’atenció, són per a Rubem Fonseca, mort ahir als 94 anys, la matèria primera per revelar els límits d’una societat aparentment estable. L’escriptor brasiler, premi Camões l’any 2003 –el guardó més important de literatura en portuguès–, va començar la carrera literària als 38 anys amb el recull de contes Os prisioneiros (1963) després d’abandonar la policia de Rio de Janeiro, on hi havia estat comissari. Va ser conegut per la narrativa curta i per novel·les com El cas Morel (1973, en català a Bromera) o Agosto (1990).

Llegint els contes d’El cobrador (1979, en català a LaBreu Edicions), se’t queda aquell morbo d’haver dirigit la mirada cap a alguna cosa que no havies de veure. En el conte que dóna títol al recull, el protagonista decideix deixar de pagar per tot a tothom i començar a cobrar allò que el món li deu (entengui’s cobrar per prémer el gallet). Es tracta d’algú que s’ha passat la vida esperant una resposta de la societat, la que fos, i ha estat en va. Per què no pot ser lícit servir una venjança col·lectiva?

Si bé empra els clixés de la novel·la negra en l’estil –sec, directe–, els temes –mort, corrupció, venjança–, els personatges –torturats, marginals– o les escenes –assassinat, investigació–, Fonseca hi aporta una mirada corrosiva i amoral, deixant que el món s’esfondri davant nostre. A El cobrador, Fonseca parla de consciència de classe, d’injustícia social. Des de la primera escena es fa palès que el protagonista –sense dents, amb un llenguatge rude– té un estatus marginal i miserable. Les seves víctimes, en canvi, no tenen problemes econòmics i mostren ufanament la seva riquesa amb els seus actes –un matrimoni que surt d’una festa– o amb les seves propietats –el cotxe luxós d’un executiu. La seva violència, doncs, mai és gratuïta ni impulsiva.

Per al protagonista, la societat no és més que un grup podrit que sempre li ha donat l’esquena i del qual se sent apartat. Quan esdevé el «cobrador», decideix menysprear les lleis i emprar la violència com una eina per construir una societat més habitable. La violència com a últim recurs. En lloc de donar-nos una resposta, Fonseca ens dona un gir narratiu. Quan el protagonista troba l’amor en Ana Palindrômica (entengui’s amor per impuls sexual), decideix abandonar la seva causa. L’amor com a resposta, com a mínim argumental.

[Font: http://www.nuvol.com]

À l’heure où la plus grande forêt de la planète est si menacée, la romancière franco-brésilienne Nathalie Maranelli nous livre une série de récits sur ce monde qu’elle connaît bien. Episode 4.

Écrit par Nathalie Maranelli

Salvador de Bahia – 15 février 2020

En lisant le message du panonceau, au numéro 33 de la rue Alagoinhas, je ressens une paix intérieure. Je m’apprête à rentrer dans « A casa do Rio Vermelho » (la maison du fleuve rouge), achetée par Jorge Amado avec les droits de son roman « Gabriela, girofle et cannelle ». Je suis agréablement surprise d’être la seule visiteuse.

Une photo de Jorge avec son épouse Zélia déclenche une émotion soudaine. Je sens leur présence, ils me guettent. Je les salue, en levant ma tête vers le plafond, et fermant les yeux. Une prière s’invente dans mon esprit, se libère. Je remercie Jorge Amado pour ces années de transmission, chacun de ses livres m’a apporté une clef pour l’écriture. Cela restera entre lui et moi. J’attends tout de même un signe, comme une approbation.

En ouvrant les yeux, la tête me tourne légèrement, ma vue n’est pas immédiatement nette, devant moi se dresse une vitrine de personnages, les orishas (divinités religieuses). Eux aussi, me guettent. L’un d’eux m’interpelle, il me fixe d’un drôle d’air et semble insister. C’est bien Exú, le principal orixá messager-médiateur, celui qui ouvre les barrières et les chemins, et surveille les passages. Je me persuade qu’il est le signe que j’attends et que je marche sur les terres du candomblé (religion afro-brésilienne). Je prie à nouveau.

Exú n’est ni bon ni mauvais. Son jour est le lundi, ses couleurs sont le rouge et le noir, son métal est le bronze et son élément le feu. Il doit être traité comme il convient et je lui dois une offrande, sinon je m’expose à d’insoutenables maux de têtes, et des problèmes de foie. Je déposerai à ses pieds de la viande rouge, de la farofa (farine de manioc), une bouteille de cachaça (eau-de-vie de canne à sucre) et « Cacao » l’un des romans d’Amado.

Non loin des divines statuettes, je découvre une photo de Jorge enfant. Il doit avoir à peine deux ans. Il est debout sur un tabouret, proche d’une table basse où se trouve un bouquet de fleurs. Derrière lui un escalier en colimaçon fait face. Un détail m’interpelle, il porte une robe blanche, des chaussettes remontées jusqu’aux genoux et une coiffure de fille.

La nature ne pardonne pas

Jorge Amado est né le 10 août 1912 à Bahia, dans la ville de Itabanu, sous une chaleur accablante ; Eulália Leal Amado lui a donné la vie dans leur fazenda (ferme) de cacao nommée Auricídia. Le nourrisson n’a que quelques jours, les yeux demi-clos et la vue floue quand il pose son regard sur la fenêtre. L’arbre l’attire, ses différentes couleurs, sa forme ovale. Il découvre les cabosses d’un cacaoyer qui se met à briller sous un soleil lumineux, les reflets caressent son visage, et un sourire apparaît au coin de sa bouche. Sa mère s’émerveille : il sourit à la vie !

Un bruit régulier sur le toit de « la maison du fleuve rouge » me sort de mon songe. Une pluie s’abat derrière l’immense baie vitrée, comme au jour de sa naissance. Les planteurs de cacao s’étaient disputés armes au poing. Jorge Amado avait été rapidement mis à l’abri par son père le colonel João Amado de Faria, dans une pièce fermée à double tour. Ce jour-là, ce furent les divinités du candomblé qui déclenchèrent cette pluie et les colons n’eurent pas le choix. La nature ne pardonne pas. Ils durent lâcher leurs armes.

Jorge avait démarré sa vie sous la protection de puissantes divinités, j’en suis convaincue.

Je continue à déambuler : dans une nouvelle pièce, je découvre le portrait de l’écrivain habillé en écolier, un sourire en coin. Dès ses douze ans, il grandit et suit sa scolarité dans des écoles et collèges privés (jésuites). À treize ans, il s’enfuit du pensionnat, plein de rêves, feuille de papier et stylo à la main. À quatorze ans, son lien avec les lettres s’affirme : il fait partie de « l’académie des rebelles » et se met à écrire pour un petit journal distribué dans le voisinage. L’apprenti journaliste reprend ses études dans une école publique du quartier de Pelourinho à Bahia. Il continue d’écrire des articles mais cette fois-ci pour le journal officiel, « Dario da Bahia », comme reporter sur des enquêtes policières.

Aujourd’hui, la pluie est plus insistante que jamais, je prends ça comme un second présage. J’apprécie d’être toujours seule dans cette maison décorée de mosaïques et transformée en musée ; ma mélancolie a disparu. Tout y est, la collection de chemises à fleurs de Jorge, les robes de Zélia, leurs photos de famille, les objets rapportés de voyage, la vaisselle… La cuisine paraît intacte. Je reste figée devant une vitrine dans laquelle des fruits en papier mâché sont exposés. Je repense à l’histoire de « Gabriela, girofle et cannelle » : le patron d’un bar est obligé de remplacer la cuisinière qui prend de l’âge. Au « marché des esclaves », il découvre une nécessiteuse en quête de travail qui deviendra une fois lavée et bien vêtue, une belle mulâtresse au parfum de girofle et au teint cannelle ; Gabriela, est une merveilleuse cuisinière et une douce maîtresse. Nacib voudra l’épouser, elle tiendra à garder son indépendance. À force d’insistance, ils se marieront, et il deviendra extrêmement jaloux.

Je poursuis la visite, il me semble même sentir l’odeur de cannelle : mes souvenirs d’enfance me reviennent, les bolinhos de chuva (beignets de pluie) saupoudrés de cannelle, que ma mère gaucha (brésilien originaire du sud) confectionnait les jours d’averses afin d’éviter de m’envoyer acheter du pain. Après ce voyage gustatif, je tombe nez à nez avec la machine à écrire de Jorge Amado. Ses lunettes de vue attendent son retour. Je pourrais rester des heures à les regarder. J’aimerais poser mes doigts sur chaque touche, sur chaque lettre de l’alphabet, en prenant mon temps, puis introduire une feuille dans le rouleau, fermer les yeux, me laisser guider, sous l’impulsion du fantôme de Jorge, et peut-être découvrir un message.

Mes pensées s’évaporent puisqu’une épaisse vitrine me sépare, pour des mesures de sécurité, de cette ancienne amie de l’écrivain. Elle qui se faisait si discrète, et qui a su le suivre, d’exil en exil, avec dévouement et se plier à chacune de ses lubies. Malgré la vitre, j’aimerais qu’elle se confie. Combien d’heures passait-il à écrire par jour ? À quel moment de la journée ? Lui fallait-il du silence ? Combien de jours, mois, années pour écrire un roman ? S’est-il fâché contre elle ? Une drôle d’idée me traverse l’esprit : et si j’arrivais à la dérober, je pourrais la soudoyer et en savoir davantage.

Il y a un homme dans le jardin. La silhouette de dos déambule d’un pas lent et solennel comme s’il essayait de suivre la trace des cendres de Zélia et Jorge dispersées, selon leur dernière volonté. L’immense et lumineuse bibliothèque ravive mon imaginaire : ces années mouvementées où Jorge Amado côtoyait les intellectuels communistes de Rio de Janeiro et poursuivait des études en droit (il n’exercera jamais la profession d’avocat). À dix-neuf ans, il publie son premier roman, « O pais do carnaval » (Le pays du carnaval) avec un tirage à 1 000 exemplaires – un vrai record pour cette époque.

Peu après, à la veille de la dictature, « Cacau » (cacao), un deuxième roman sur les conditions de travail pénibles des ouvriers des plantations, est interdit puis brûlé par les militaires. Il est obligé de s’exiler en Argentine ; passe son temps à se cacher, à fuir, dans différents pays de l’Amérique du sud. J’essaie de trouver des similitudes entre nos vies. Les voyages ? L’expatriation n’a pas le même goût que l’exil.

De retour à Rio de Janeiro, il travaille avec Samuel Waine, un grand journaliste – entrepreneur et fondateur du journal brésilien « Ultima Hora ».

Ressentant l’appel de sa terre natale, il devient député du parti communiste de Bahia, (il fut à l’origine d’une loi, encore en vigueur, qui autorise tous les cultes religieux). C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de l’écrivaine paulista (habitante de São Paulo) Zélia Gattai, avec qui il partage des convictions. Ils se marient et restent ensemble pendant 56 ans et mettent au monde deux enfants, Joao Jorge et Paloma Jorge. Après des années d’exils en Europe, ils s’installent dans cette maison à Bahia, pour enfin vivre de littérature.

« Primeiro beijo », premier baiser – Zélia et Jorge

L’homme du jardin, rentre dans la maison face à moi. C’est un écrivain, le plus brésilien des Français. Au dernier salon du livre, j’avais tenté de faire sa connaissance, pour lui dire combien son univers littéraire me captive. J’aurais aimé une dédicace mais je n’avais aucun de ses livres sur moi. Il dédicaçait et échangeait avec ses lecteurs mettant au point d’honneur à prendre son temps, le sourire aux lèvres.

Avant lui, nombre d’écrivains ou artistes reconnus s’étaient déplacés pour visiter Jorge et Zélia : Sartre, Simone de Beauvoir, Pablo Neruda, Belafonte, Tom Jobim, Jack Nicholson et tant d’autres…

  • Vous êtes française ?
  • Franco-brésilienne.
  • Excusez-moi, c’est votre livre… Je vois que vous lisez « Cacao » en français.

Je n’ai pas su quoi lui répondre, sa présence me semblait irréelle. Dois-je lui dire que je connais une partie de son parcours, si similaire à celui d’Amado. Il a aussi démarré comme journaliste, et goûté aux injustices de la dictature brésilienne des années 1980. Son amour pour le Brésil et sa belle étoile l’ont porté jusqu’à interviewer : Baden Powell, Nara Leão, Ronaldo Bôscoli, Caetano Veloso, Gilberto Gil, Maria Bethânia, et le grand João Gilberto.

J’aimerais lui dire pour mes livres préférés sont : « Corcovado » et « Samba triste ».

Mon esprit est confus, il me semble qu’il est sur le point de partir.

  • Vous êtes bien Jean-Paul Delfino ?

Il acquiesce et me sourit.

  • Avez-vous lu « Bahia de tous les saints » ? Vous le trouverez aussi en français. Il raconte la lutte pour la libération du peuple noir, un chef-d’œuvre salué par Albert Camus. Lisez-le et écrivez bien !

Je n’ai jamais su comment était-il au courant que j’écrivais.

Avant de partir, il s’approche, pose sa main sur mon épaule et me lance un Vai com Deus ! (Expression brésilienne très courante : Allez avec Dieu, Dieu soit avec toi).

Je me trouve dans le jardin où se trouve la piscine à grenouilles (animaux fétiches de l’écrivain) et je déambule près de l’arbre où ont été déposées les cendres.

Zélia prend la parole, elle me raconte :

Ce fut un soir chez Jorge, nous nous connaissions depuis peu. Il m’avait demandé de récupérer des verres dans la cuisine, et m’avait suivi. Au retour vers le salon, nous avons passé la porte ensemble, côte à côte, et sans savoir pourquoi, nous nous sommes soudain arrêtés. Le plateau de verres entre nous n’empêcha pas nos bouches de se trouver. Sans nos bras pour nous enlacer, sans les mains pour nous caresser, ni nos voix pour susurrer des mots doux, rien que nos lèvres asséchées, pour un baiser délicat et ardent. Cette nuit, je ne suis pas rentrée chez moi. Ni cette nuit, ni jamais. Près de Jorge je resterai pour toujours, jusqu’à la fin de ma vie

Nathalie Maranelli, bio express

Née à Paris en 1971, d’une mère brésilienne et d’un père français, arrière petite fille d’un chamane chef de tribu, Nathalie Maranelli vit actuellement à Paris. Elle est l’auteure d’un premier roman, « De miel et de saké » (éditions Lazare et Capucine), et d’un récit autobiographique, « Parfums d’infancia » (L’Harmattan). Son site personnel se trouve ici : http://nathaliemaranelli.com

Nous remercions l’illustratrice Françoise Durand pour sa collaboration.

[Source : http://www.nouvelobs.com]

La poeta uruguaya Delmira Agustini

Escrito por Magdalena Martínez

Los cien años de la muerte de la poeta Delmira Agustini, asesinada por su exmarido, reabren el debate sobre el feminismo y la violencia doméstica en Uruguay. La autora de Los cálices vacíos es una de las fundadoras de la tradición más rica y singular de mujeres poetas de América Latina.

Rubén Darío, máximo exponente del Modernismo, fue su amigo personal y en el prólogo de una de sus obras la declaraba continuadora de Santa Teresa de Jesús por « la irrupción de su voz femenina » en las letras españolas de ese 1900. Pero nada más alejado de la santa española que Delmira Agustini, poeta de lo erótico, niña precoz de una familia adinerada de Montevideo, personaje absolutamente libertario que selló su desgracia con un matrimonio malogrado. Agustini es también el producto de algo que se estaba fraguando en la América Latina de principios del siglo XX, un nuevo mundo.

Para el secretario de la Academia Nacional de las Letras de Uruguay, Ricardo Pallares, las poetas uruguayas son « una anticipación de los movimientos de emancipación de la mujer de principios del siglo XX, fenómeno que se vincula indisolublemente con el carácter aluvional de la llegada de inmigrantes europeos. Esa población encontró en el Río de la Plata un ambiente de tolerancia, y esto produjo una conducta permisiva de la burguesía y de las clases intelectuales ».

Delmira Agustini se casa en 1913 con dudas, como revela su correspondencia con Rubén Darío — »internaré mi neurastenia para lanzarme al abismo medroso del matrimonio »—. En 1914 decide divorciarse amparada por la primera ley de divorcio de toda América Latina, votada en 1907 y ampliada en 1913 para que pudiera aplicarse con el consentimiento de tan solo uno de los cónyuges. Ese mismo año es asesinada de dos disparos por su exmarido, que se suicida después. La fotos de la escena del crimen tomadas por la policía técnica todavía causan horror. Hasta el día de hoy los estudiosos analizan los hechos y debaten sobre si hubo o no asesinato, mientras desde su obra Delmira declara “yo muero extrañamente… No me mata la Vida”.

Imagen de la Generación del 45 en Uruguay, figuran entre otros, Benedetti, Idea Vilariño, Amanda Berenguer y en el centro, Juan Ramón Jiménez.

Pallares descarta cualquier paralelo entre el final trágico de la poeta y la violencia de género que en Uruguay causa la muerte de una mujer cada nueve días. Por su parte, las feministas y las poetas uruguayas de hoy consideran el crimen que sesgó la vida de Agustini como el prototipo de la violencia machista.

En todo caso, todos coinciden en que Agustini y otra gran poeta de la época, María Eugenia Vaz Ferreira, iniciaron una « genealogía » de autoras uruguayas. Con su claro liderazgo, estas mujeres ocupan el mismo lugar (inmenso) que tiene la poesía en aquella época. En 1938 otra gran autora, Juana de Ibarburú, invitó a Montevideo a la chilena Gabriela Mistral (Premio Nobel de Literatura en 1945) y una lectura pública de sus versos fue retransmitida en directo por la radio y seguida con fervor por miles de personas.

A mediados de siglo siguieron apareciendo mujeres en la poesía, como Susana Soca, Esther de Cáceres o Clara Silva, y en 1945 surgió la generación más completa de autores uruguayos, con escritores como Juan Carlos Onetti y Mario Benedetti. Nuevamente, se destacaron poetas como Idea Vilariño, Amanda Berenguer o Ida Vitale.

« Si hay que buscar una característica común de las poetas uruguayas esta sería su intransigencia, ese no ceder a la facilidad, a la tentación de decir. Todas tienen una cosa muy tensa con el lenguaje », dice Silvia Guerra, poeta de 53 años.

La poeta uruguaya Idea Vilariño.
MICHEL SIMA

Idea Vilariño continuó con estilo propio la temática erótica de Delmira Agustini, aunque su obra ha sido calificada como una poesía del amor. La bella mujer que fuera amante de Onetti era discreta, casi secreta, y durante años se negó a promocionar o dar a conocer su obra. Compartía con Onetti el pesimismo; de su pasión y de su ruptura nacieron versos muy conocidos en Uruguay: « Ya no será, ya no, no viviré contigo, no criaré a tu hijo, no coseré tu ropa ».

Los poemas de Vilariño sorprenden por su modernidad, a veces con versos que podrían ser resumidos en un mensaje de texto o en un Tweet sin perder un ápice de su fuerza o belleza. En este aspecto se destaca Amanda Berenguer, menos conocida que Vilariño pero reverenciada por los críticos. Atea militante, Berenguer es la referencia absoluta en poesía experimental y trabaja constantemente el tema del paso del tiempo. Los amaneceres del Rio de la Plata, las frutas, los objetos de la modernidad componen una obra casi ausente de las librerías uruguayas pero luminosa: « Navío nictálope asumes el tríptico ilusorio/como una estrella presente pasada y futura ».

Los años de la dictadura (1973-1985) y el declive económico del país no detuvieron el flujo incesante de mujeres poetas, con la generación de los 60 integrada por Nancy Bacelo, Marosa di Giorgio o Circe Maia, entre otras. Muchas de ellas mostraron un claro compromiso militante, como Circe Maia, de 82 años, que relata en uno de sus poemas los viajes para visitar a su marido preso durante la dictadura. La tradición continúa en nuestros días, con autoras que surgen y mantienen una constante producción.

[Fotos: BIBLIOTECA NACIONAL DE URUGUAY, salvo cuando se señala – fuente: http://www.elpais.com]

Varios libros publicados ou reeditados rescatan a terrible e postergada experiencia das mulleres nos campos de concentración nazis contada por sobreviventes do xenocidio

Recluídas de Auschwitz  usadas como traballadoras escravas de camiño ás factorías nazis. MUSEO DO HOLOCAUSTO DE EE.UU.

Por HÉCTOR J. PORTO

Como ocorreu no 2019 cando se cumpriron 80 anos do inicio da Segunda Guerra Mundial, o 75.º aniversario da liberación de Auschwitz -o 27 de xaneiro de 1945 o Exército vermello abriu as portas do campo de exterminio, unha data que a ONU converteu no Día Internacional en Memoria das Vítimas do Holocausto– está a tirar da recuperación da literatura testemuñal, co rescate ou a reedición de libros nos que sobreviventes dan conta do horror vivido no lager. A abafadora nudez do relato de Primo Levi en Si isto é un home non podía ser unha excepción (máis un millón de persoas foron asasinadas o campo de Auschwitz).

É máis, nese doloroso proceso da memoria, botábase de menos a presenza de voces femininas, que permanecían postergadas, silenciadas na ampla historiografía da Shoah. Tampouco o diario do peche de Ana Frank podía ser un caso único. Á espera de que chegue ao castelán o gran proxecto da historiadora inglesa Agnes Grunwald-Spier (Budapest, 1944), que tamén pasou polo gueto húngaro, Women’s Experiences in the Holocaust. In Their Own Words, que erixe a partir de dietarios e cartas de setenta vítimas, esta urxencia non puido alcanzar mellor resposta que a publicación do traballo de investigación de Heather Dune Macadam no que exhuma a historia do tren das 999 mulleres de Auschwitz (Roca Editorial). Estudosa do Holocausto, seguiu a pista das sobreviventes para contar a peripecia esquecida destas mulleres que, sostén, chegaron ao campo no primeiro convoi, o 26 de marzo de 1942.

Vagón utilizado para transportar xudeus ao campo de Auschwitz durante o Holocausto, nunha imaxe tomada ahi uns días. NORA SAVOSNICK/REUTERS

Case un milleiro de xudías solteiras de entre 16 e 35 anos ás que o Goberno de Eslovaquia recrutou baixo o enganoso reclamo de ir traballar durante uns meses á Polonia ocupada. Elas aceptaron o servizo confiadas, seguras de que despois regresarían aos seus fogares. Foron enviadas a Auschwitz. Empregando licenzas de novelista, Macadam narra o antes destas mulleres, o durante e (para as sobreviventes) o despois de Auschwitz, como regresaron arrasadas, envellecidas, e, ademais de atoparse cos seus fogares baleiros, clausurados, tiveron que soportar a sombra da sospeita: ¿que terían feito elas para non morrer no campo como as súas amigas?

Detalle da ficha policial de Charlotte Delbo tras a sua detención en París como membro da Resistencia, antes de ser deportada. YAD VASHEM

O selo Libros do Asteroide -que dirixe o editor vigués Luis Solano– recupera o testemuño da escritora francesa Charlotte Delbo (Essonne, 1913-París, 1985) do seu confinamento nos campos de concentración de Auschwitz e Ravensbrück. O volume reúne os dous primeiros tomos da súa imprescindible triloxía Auschwitz e despois (Ningún de nós volverá e Un coñecemento inútil). Delbo, integrante da Resistencia francesa, foi deportada a Auschwitz en xaneiro de 1943. Viaxaba nun convoi con outras 230 mulleres -que pasaron a formar parte da súa narración, que adopta un novo punto de vista feminino-, das que 49 sobreviviron. Comezou a escribir o seu relato pouco despois da súa liberación, pero cando concluíu gardou o manuscrito nun caixón, medorenta de que o texto «non fixese xustiza ao horror do vivido», segundo apunta Solano. Así permaneceu durante dous decenios ata que en 1970 accedeu a publicar un libro que se converteu na primeira entrega da futura triloxía.

A memoria descarnada e fragmentaria de Ginette Kolinka queda ao fin sobre papel coa axuda da xornalista Marion Ruggieri en Regreso a Birkenau, que agora trae ao castelán Seix Barral. Ela, aos seus 94 anos, volveu en varias ocasións ao lugar do campo de exterminio, e alí, sobre o terreo, explicou a novos estudantes como funcionaba aquela maquinaria xenocida. Kolinka perdeu ao seu pai, o seu irmán pequeno e o seu sobriño, gaseados nada máis chegar. Ela houbo de pasar polos campos de Auschwitz-Birkenau, Bergen-Belsen e Theresienstadt (onde traballou nunha factoría de repostos para aviación) para finalmente verse liberada en 1945.

A nena Liliana Segre en brazos do seu pai, ambos acabaron en Auschwitz (el non sobreviviu). E, á dereita, Ginette Kolinka, nunha visita a Auschwitz, explicando aos mozos o funcionamento do campo. ARQUIVO CDEC, FONDO FOTOGRÁFICO LILIANA SEGRE/FRANCE 24

Tres italianas

O testemuño de tres mulleres italianas deportadas a Auschwitz –Liliana SegreGoti Bauer e Giuliana Tedeschi– conforma o volume Como unha ra no inverno (Altamarea), que preparou a escritora, ensaísta e guionista Daniela Padoan, que entrevistou a estas sobreviventes. É moi coñecido o caso de Liliana Segre, que, apenas contaba trece anos cando foi enviada, xunto ao seu pai, a Auschwitz. Ela foi un os 25 mozos que saíron con vida de Auschwitz de entre os case oitocentos menores de catorce anos italianos que alí foron confinados. O seu pai pereceu. Aos seus 89 anos, Segre -senadora vitalicia en Italia- tivo que soportar recentemente ameazas de grupos neofascistas tras a aprobación dunha moción contra o antisemitismo que impulsara, e ata tivo que aceptar a protección de escoltas.

Unha visitante observa un depósito de zapatos de prisioneiros de Auschwitz no museo do campo de concentración. EUROPA PRESS

No pequeno libro dos grandes valores (Alenta), Meirav Kampeass-Riess recupera a historia da súa avoa Edith Roth, que sobreviviu ao Holocausto e puido iniciar unha nova vida en Israel. O relato viaxa ata 1938 para mostrar a unha familia xudía a través dos ollos de Edith, que entón tiña 16 anos e vivía nunha contorna feliz na localidade húngara de Selish. Todo se esborralla coa invasión nazi, que dá paso ao gueto e despois a Auschwitz. A rapariga transfórmase en muller ás alancadas, farase forte e logrará sobrevivir.

Piera Sonnino, do silencio a un relato privado para as súas dúas fillas

Outra italiana sobrevivente -como Segre, Bauer e Tedeschi- foi Piera Sonnino (1922-1999), que gardou silencio sobre o seu cativerio en Auschwitz durante moito tempo. Ata 1960 non se decidiu a mecanografiar unhas páxinas (60) para que polo menos o seu esposo e as súas dúas fillas, Bice e Maria Luisa, albiscasen o inferno que vivira. Cando Piera faleceu, elas remitiron o texto -celosamente gardado nunha carpetilla vermella- a un xornal que impulsaba un proxecto para a recuperación da memoria cívica. Foi así como A noite de Auschwitz, un relato privado, tomou forma de libro. Traído ao castelán polo exquisito selo Ardicia a finais do 2018, narra a deportación e o exterminio en Auschwitz de todos os seus seres queridos. Comeza coa laminación das liberdades dos xudeus italianos -coas leis raciais que Mussolini adoptou do Terceiro Reich en 1938, e incluso antes coa chegada a Xénova en 1934 dos primeiros xudeus expulsados de Alemaña-, o arresto en 1944 da familia Sonnino (Piera, os seus pais, os seus cinco irmáns) e o seu traslado ao campo de tránsito de Bolzano e despois a Auschwitz. Ela pasou tamén por Bergen-Belsen e Braunschweig; foi liberada en maio de 1945. Con gran sobriedade e precisión -moi notables para alguén que non é escritora-, Sonnino ofrece un relato estremecedoramente digno da súa experiencia concentracionaria.

Vías de ferrocarril que daban acceso ao complexo de exterminio Auschwitz II-Bikernau e polas que chegaban os trens de prisioneiros xudeus, nunha imaxe tomada despois da liberación. AUSCHWITZ MUSEUM/REUTERS

Hélène Berr, Zofia Nalkowska, Etty Hillesum, Gertrud Kolmar, Némirovsky

Xa fai dez anos, no 65.º aniversario da liberación de AuschwitzAnagrama publicou o Diario que Hélène Berr (1921-1945), unha nova estudante da Sorbona, escribiu ata 1944, cando foi deportada (cos seus pais) a Bergen-Belsen, onde morreu un ano despois. Tamén apareceu no selo Minúscula Medallones, reunión de contos de Zofia Nalkowska nunha de cuxas pezas relata como centos de mulleres viaxan cara a un campo de concentración durante días nun vagón selado, no verán, aglomeradas, sen auga, enzoufadas de excrementos, ouveando toleadas. Escribiuno tras participar na comisión que investigou os crimes nazis en Polonia, cunha prosa espida e o espírito da reportaxe xornalística.

En Xa sabes que volverei (Galaxia Gutenberg, 2017) a escritora barcelonesa Mercedes Monmany indagou a vida e a obra de tres grandes escritoras mortas en Auschwitz: Etty HillesumGertrud Kolmar e Irène Némirovsky.

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Escrito por Claudio Ferrufino-Coqueugniot

A veces una hermosa canción es un castigo. Porque me lleva al Año Nuevo de 1997. Estaba Pink Floyd y no tú. Vivías en tu casa que no era mía, pero en pensamiento y en cuerpo me pertenecías, esa noche y 22 años de noches sumadas lo serías, hasta hoy, hasta mañana en que un papel será roto, cómo si importaran papeles, leyes.

I wish you were here. But not, you are not, not here not there, anywhere, nowhere, where I could find you. Me escriben hermosas ucranianas, toda pierna, pechos, hasta hijos me dan, me asoman pezones algo oscuros en senos blanquísimos, Calzones rojos y violetas, y cuellos como de diosa griega. Todo ofrecen, algo dan, pero ni rastro de ti, eso ya ni lo entregan el Dante ni Dios.

Vaga Petrus Borel en el desierto. Tengo hambre, dice, tengo hambre y soy caníbal. Así me revuelco, en el Malí ficticio que leo desde una terraza de Odessa, frente al mar negro, el mundo de Anastasias, Ekaterinas, Victorias, Natalias, Olgas, la noche de Odessa donde Luna me besa dulcemente y le acaricio el nacimiento de las nalgas como si fuera el mundo. Ríe, no nos entendemos. Da y Nyet, Sí y No, las palabras básicas del paraíso: redención o pecado cuando en el pecado sobrevivimos los irredentos. I wish you were here and you are not. Perhaps behind the door, watching the trembling steps of my desire, the hand that does not believe what it touches. No, ofrecen y dan, pero hay un hueco, un agujero negro que traga mi alma, en cuyo fondo habitas, en el imposible, la antimateria, la luz de las estrellas apagadas que brilla.

¿Por qué y para qué me he sentado esta tarde en una casa que no tengo, ni cama, apenas un cepillo de dientes y un peine, y una canción de los Beatles que ordena: come together y together ya no, ya nunca más, ya ni pronto ni tarde, nunca, jamás, atravesados por los piratas de Peter Pan, en el mundo onírico, lo que queda de pieles que se frotaban y ardían, del sexo maravilloso de cabellos negros que me encegueció.

I wish you were here, porque mañana yo me voy, me atrapan en el juzgado y me hacen firmar documentos que rubrico con tinta fantasma, porque con mi sangre no lo hago. La mía se queda en las paredes, como la del Pascin muriente que gritaba “te amo Lucy”, porque el amor habita en la muerte, es oscuro como el luto de tu entrepierna fantástica, del néctar de las hespérides, de membrillos y naranjas, higos y damascos, granadas que cuelgan cuarteadas en los mercados callejeros de Kiev. Victoria baila en video para mí, y mueve los pechos con dulzura de hetaira. Los beso, chupo, acaricio en el aire porque esa mujer se desvanece, pierde detrás de la sombra de un hijo fallecido en sábado a las tres de la mañana. Y Aliona y Marina y Yulia. Y Oksana la del vientre perlado que suda, que se escurre hasta los vellos de la perdición. Traición, deslealtad, infidelidad. Uno busca en todo lado la presencia de los seres idos, desaparecidos, Missing in action porque esto resultó una guerra con solo augurios de felicidad.

I wish you were here. Y solo está Katya con piernas largas de veinticuatro años, como si de tomar refresco se tratara. Que me pide dos hijos, hembra y varón. A pesar del verbo, de los descubrimientos y el antifaz quitado, te digo, pues, que quisiera que estuvieses aquí porque desde mañana lunes tampoco estoy yo. Bebo cerveza y la alterno con tragos de ron Zacapa. Un grupo brasilero canta en la noche rusa. Eisenstein camina desnudo por las escalinatas del Potiomkin; le sangra el culo: ha conocido el amor.

Deseo que estuvieras aquí, cuánto lo deseo, para contarte mis aventuras ficticias, los amores perniciosos y mochos, lo poco que agarré en mis vueltas por el mundo: la sonrisa de Ekaterina 1, los votos matrimoniales de Ekaterina 2. Pero ese mundo trajinado se acerca, llega ya a las fronteras de mi inexistente hogar. Y habrá que hacerle espacio porque en el mausoleo que supuestamente tengo hay lugar para dos.

I wish you were here, and you will never be again.

[Fuente: http://www.ramonacultural.com]

La dimensión territorial del genocidio indígena en Río Negro y sus efectos en el presente

Lorena CañuqueoLaura KropffPilar Pérez et Julieta WallaceAperturas

La incorporación de la Patagonia al Estado nacional se concretó a través de la violencia genocida sobre los pueblos originarios, violencia que instaló criterios racistas aún hoy presentes en las políticas públicas y el sentido común mayoritario. Este libro revela y constata esa continuidad histórica a través de la investigación interdisciplinaria sobre el acceso diferenciado al uso y la propiedad de tierras fiscales en la provincia de Río Negro.
En este sentido, si bien el punto de partida es el de los conflictos observados en la actualidad en diferentes localizaciones del territorio provincial, los trabajos reunidos en el volumen reponen los procesos históricos y los contextos etnográficos que permiten visualizar y comprender las múltiples dimensiones de una problemática cuya complejidad se remonta a –y se estructura por– las consecuencias de la Conquista del Desierto.
Además de la descripción de casos enriquecida por la investigación en archivos y la consulta de fuentes orales, el libro incluye el estudio de las leyes provinciales relativas a las tierras fiscales y los derechos de los pueblos originarios y de la aplicación de esas normas por parte del Estado rionegrino en distintas etapas históricas, con el objetivo de contribuir a la necesaria reformulación de las políticas públicas de ordenamiento territorial.

Editorial UNRN, 2019

[Fuente: http://www.openedition.org]

El indio se alzó en medio de un espeso caldo de cultivo plagado de rencillas ancestrales. Joaquín, el soldado, recuerda la noche en que un coronel murió con el cráneo triturado. De anécdotas está hecha la historia.

Escrito por Claudio Ferrufino-Coqueugniot

Encuentro

Domingo por la mañana, octubre. Joaquín se sienta en un k’ullu de árbol, remanente de un par de inmensos molles que teníamos acá –aclara–. Uno macho, uno hembra. El macho daba diminutas flores amarillas; el otro, frutitos rojos que devoran los chiwalos. 

El patio está entre dos casas. La principal, adelante, poblada de fantasmas, dice, porque cree que en su momento este fue lugar de crimen, en la pretérita oscuridad, cuando desde aquí hacia el oeste se extendían humedales que le ganaron el nombre de p’ujru (depresión, en quechua). La segunda es pequeña, práctica, de ladrillo visto y grandes ventanales. Allí vive. En la otra, su hija. 

El sol cae de lleno en el vestíbulo de cerámica. Las flores violetas de la Santa Rita se entrelazan con el tronco del paraíso dando un ferviente tono cochabambino a la cita. En la radio suenan tangos de la guardia vieja, con gusto argentinizado por el tiempo de estudio y disipación en Córdoba, en una fallida carrera de ingeniería, y luego en la sensatez de su esposa santafesina que terminó amando Cochabamba más que él y cultivando seis hijos.

fotografía colonos de hacienda / archivo Cordero


Ese año, el 46, salí bachiller. El 4 de enero del 47 me presenté voluntario al servicio militar que, siendo obligatorio, no consideraba para sus filas a menores de 18 años como yo. La Muyurina, donde aún sigue el cuartel, era una explanada llena de indios acurrucados y vendedoras de comida. Los reclutas, la mayoría de la clase baja citadina, pocos indígenas, se despedían de sus madres como si partiesen a una guerra inexistente. 

Se ensimisma. Tocan el tango Destellos en la radio. 

Me recuerda a mi mujer –susurra–. Escuela de Clases Sargento Maximiliano Paredes se llamaba el lugar donde me presenté. No pertenecía a la clase oligárquica, pero mi familia venía de antes, y era bien considerada en aquella esmirriada sociedad de abundantes mestizos y escasos blancos. Además, yo desciendo de héroes –afirma, en una frase que se evaporará en el espacio de nuestra charla y que me arrepiento de no haber agarrado por el cabo. Le pregunto por qué, ya que habló de ello, no había indios en las filas del ejército.

En otros lugares sería diferente, pero la Muyurina era cuartel de extramuros. Aunque a mediados de año llegaron muchos aymaras en camiones, levantados de pueblos del sur cochabambino o de la cercana Oruro, la mayoría de los internos pertenecía al lugar. Uno de esos aymaras, Valetín Apaza Ticona, recuerdo, fue designado para ocupar la litera encima de la mía. Caían los piojos, día y noche sobre las frazadas, el rostro, los cabellos. Ellos los trajeron. Los sábados, cuando salía de asueto, mi madre me hacía desvestir a la entrada de la casona de la calle Lanza y con un palo levantaba mi ropa y la ponía a remojar en gasolina en una usada lata de manteca. Luego me mostraba los animalitos muertos, en fila en todas las junturas, casi con instinto cuartelario. Así durante los nueve meses y veintiún días que presté servicio.

Las hijas de Joaquín desenvuelven unas salteñas de un papel sábana blanco. Me he desacostumbrado algo al picante, pero me animo con un par. No están mal, sabrosas. Las acompañamos de refresco de naranja en extremo dulce, lo anoto.

 Jóvenes oligarcas de la época.

Antecedentes

Largos y complejos son los antecedentes de la rebelión indígena del 47 en Ayopaya. Había una antigua tradición de levantamientos, pero, esta vez, los gérmenes venían del Congreso Indígena del 45 y las leyes dictadas durante el gobierno de Gualberto Villarroel. Se podría hablar, en síntesis, de que a partir de entonces comenzaba a gestarse un proceso en el que el indígena deseaba ser artífice de su propio destino, de elegir libremente a sus autoridades. Esto, en Ayopaya, ya en 1946, llevó a la población blanco–mestiza a percibir que la provincia había sido “tomada” por los indios. Al mismo tiempo que las autoridades comunitarias, o excomunitarias, tenían mayor peso que las elegidas por el Estado, la explotación de los colonos en haciendas alejadas como Yayani, especializada en la producción de papa a pesar de sus múltiples estratos climáticos, alcanzaba intolerables niveles.

El indio no se alzó reivindicando la figura del presidente mártir; algunos estudiosos señalan, sin embargo, que algo de ello hubo en la región cochabambina. Tampoco se llegó al extremo de demandar la abolición del pongueaje. Si bien las leyes del gobierno de Villarroel no eran ambiguas, no se podía decir que fuesen del todo claras. Es en ese confuso caldo de cultivo, plagado de rencillas ancestrales, ideas políticas nuevas, diversas perspectivas acerca de los fines, fragmentación, etcétera, que en febrero de aquel año la indiada dirigida, dicen, por el alcalde de Yayani, Hilarión Grájeda, atacó, precisamente, Yayani, matando a un teniente coronel e hiriendo al mayor Carlos Zabalaga.

El cuartel

Se había entrenado como boxeador en el gimnasio de un señor Roa, calle Colombia entre San Martín y 25 de Mayo. El boxeo sigue siendo su pasión, a pesar de que ya no recibe la revista de suscripción The Ring desde la época de Mike Tyson, el comeorejas. Es como si el deporte y sus ídolos se hubiesen congelado en la cronología. Muhammad Alí sigue siendo Cassius Clay para él. Inventó un ingenioso juego de tapitas de soda o de cerveza a las que les ponía nombres de boxeadores en un papel que cruzaba el metal, con fina letra. “Solo pesos pesados, porque no me gustan esos sietemesinos filipinos o mexicanos de otras categorías”. Me muestra las que sobrevivieron la debacle que significa que los hijos se van y los padres se quedan: Zora Folley, Sony Liston, Paulino Uzcudúm, Oscar Ringo Bonavena, Arturo Godoy, Jersey Joe Walcott, Primo Carnera…

Nunca pudo ser peso pesado, hasta que la edad, pasados ya los cincuenta, le trajo prestigiosos ochenta kilos. “Fui peso welter en el cuartel, en batallas de inexistente técnica y de pobre espectáculo. Boxeadores nativos peleando con la guardia abierta, tratando de conectar uno de esos letales waraq’azos (golpe de puño de costado, con los dedos cerrados sobre la palma, me muestra cómo) a los que están acostumbrados los indios”. Allí triunfó, y sus victorias le dieron la posibilidad de salir casi cada fin de semana a casa. Pero el deporte perdió su encanto. La vida militar no era como se pensaba. La comida parecía mierda sacada de las letrinas, se abusaba.

Al soldado Fenelón –rememora– lo mató un oficial a patadas. En el reporte dijeron que falleció por fiebre de Malta. Juré en voz alta que mataría al cabrón que lo había hecho, miembro de mi clase social y con conocidos o familiares mutuos. Los conscriptos rurales, que nos odiaban y que despectivamente nos apodaban “los bachilleres”, le fueron con el cuento. Me llamó y me dijo: qué pasa, Joaquín, he escuchado que amenazas matarme. Si yo no asesiné a ese pobre muchacho; estaba enfermo como denuncia el reporte del forense. Pero, si insistes en tu idea, cuando termine tu servicio y te den de baja, sabes dónde buscarme. Le prometí que lo haría y no hubo día en aquel antro en que no me deleitara con la idea de plantarle un tiro o al menos darle una gran tunda.

Llegó la fecha, y perdón que me adelante a tus preguntas, pero debo decirlo ahora. Aquel, como suele ser común entre milicos, tenía de característica la cobardía. Subió hasta el grado de coronel y me evitaba en las estrechas calles de la ciudad en el futuro posterior. Al minuto en que me licenciaron, fui a buscarlo. Estoy aquí porque me pediste venir. Se hizo el tonto. Pero, querido Joaquín, si eso está olvidado, eran los ánimos caldeados del instante. Si nosotros nos conocemos, hermano. Salí furioso, y recordé que un tío mío, coronel mimado del ejército boliviano, había quemado su uniforme y condecoraciones al dejar la institución. Apestaba. 

Militares en la Guerra del Chaco. Allí eran enviados los indígenas, como carne de cañón.
foto archivo C. Lanza

Casi cada año, si mal no me juega la memoria, los indígenas se sublevaban en Ayopaya, en Tapacarí. También en la parte de Tarata que linda con Potosí, más preciso en Sacabamba. Rebelión endémica, quizá, o extrema pobreza. O ambas. No en vano se asociaron republiquetas en la región, donde a los españoles que trepaban los riscos les machacaban cascos y cabezas con galgas de piedras gigantes. ¿Le dije que de allí viene mi familia?, de la provincia Ayopaya tirando hacia Inquisivi en La Paz. Hice, a pie, muy joven, la odisea de caminar cinco días desde Cochabamba hasta Palca–Independencia. Buscaba mis raíces. No pude llegar más lejos, como deseaba. Miré despojos de lo que habían sido los míos: mujercitas oscuras, vestidas de negro, cuyas reminiscencias se habían agotado o nunca tuvieron. Nada saqué en claro. Sin embargo, sentí en la piel algo que podría llamar la esencia india, ese nativo dormido que duerme en el colectivo mestizaje, que nunca han sepultado apellidos ni emblanquecimientos”. 

Lejos, muy lejos tal vez, hay aullidos de indias violadas, y luego, un largo maquillaje que quiso inventarnos, pero no liquidó la sangre escondida. Y eso se siente en la piel, en los poros, en la manera de sentir el sol de montaña calentándonos. Indescriptible, único para los diversos tonos de mixtura que somos los bolivianos, y que aflora en las festividades de carnaval, de vírgenes, de santos, del señor negro de Machaca y tanta historia no escrita y en peligro de extinción.

En la finca de los Zabalaga, en Yayani, los indios, de noche, le destrozaron el cráneo con rocas a un coronel José Mercado, creyendo, por la ubicación del lecho, que era el otro coronel, el Zabalaga, hacendado principio y fin de sus pesares. Justo pagó por pecador, solo por sacar a flote un dicho popular que tal vez no refleja la verdad. Lo cierto es que se pidió en la Muyurina sesenta voluntarios que fuesen a aprehender a los culpables. Me anoté: era ingenuo e impetuoso. Ni tanto aventurero, pero se dio el desafío y lo tomé. Mi madre lloraba mientras hacía un amarro con platillos maternos y con pito, polvo de maíz endulzado que sirve como alimento y deleite al mismo tiempo. Cuando llegamos a Morochata, caminaba cansina una procesión con el féretro del difunto Mercado. Se había cometido un crimen y llegábamos para castigarlo. Ceguera juvenil o simplemente tonterías de niños de clase media trasladados a un mundo que conocían de soslayo, de un exterior casi mimado que los hacía disfrutar del campo sin adentrarse en los detalles de la tragedia social.

foto de la publicación original de Frontera D

Don Joaquín se ha ido a hacer la siesta. Converso unos minutos con las dos hijas presentes y hago también un paquetito con mis páginas garabateadas y la pequeña grabadora que me sirve para no olvidar. Volveré mañana, aviso, lunes, después de la siesta. 

Lo esperamos para el té. A las cinco.

Perfil

Don Joaquín es un hombre de 84 años. A pesar de que las décadas lo han encorvado un poco, se nota que hubo gran vitalidad y sólido físico en su metro setenta de estatura, por encima de la media nacional. Su cuna no lo integró con la aristocracia valluna, pero menos lo puso con los del montón. “Hidalgos” los nombraron en la colonia, y en ese vocablo se reconocían.

Es afable, incluso cuando sus ojos verdes parecen incendiar el derredor. Nariz aguileña, casi de judío, suele decir. Tanto que, en una ocasión, con un primo suyo, rubicundo como rabino de Cracovia, persiguieron al nazi Klaus Barbie en la plaza principal de la ciudad. Lo insultaban en alemán ¡Scheisse! y el “enano” no atinó más que a correr, creyéndose atenazado por espectros.

“Tuve setenta primos – murmura con tristeza–; ninguno está ya”. Y desentierra historias que bien conformarían un libro. Me estremezco al pensar que la vida es muy injusta, que se escribe, narra, relata, una mínima parte de lo que se debiera, que con el último suspiro de cada uno de estos ancianos se pierde para siempre una historia oral, algún secreto cuya importancia jamás sabremos. Pero no puedo elucubrar acerca de la eternidad. Debo viajar pronto y le pido que sigamos, para terminar, en unos días más, nuestra conversación por teléfono. 

Los sublevados

Indios y mineros encontraron puntos comunes de protesta. La muerte del coronel Mercado mostraba la arista de una roca de extraordinarias dimensiones que comenzaba a moverse, o, mejor, que se reanimaba, siglo tras siglo. Los sesenta voluntarios de la Maximiliano Paredes miraron pasar el féretro cubierto con una bandera, como debería corresponder a los héroes. Nada sabían acerca del difunto, ni quién era ni qué hizo. El ataque se estrellaba contra la institución en particular y contra la sociedad “bien” en general. Merecía punición y desaire. Caso contrario, crecería como una avalancha de piedras, práctica de guerra de los guerrilleros republicanos contra la corona goda, aprendida de la indiada carente de recursos para tener armas. Palancas hechas de ramas reemplazaban a los cañones.

En esta ocasión, los mineros encabezaban el levantamiento, y disponían de temible dinamita. Algunos venían de la mina Kami, en el sur de la provincia; los más del altiplano. 

La rebelión de 1947 fue otro hecho premonitorio de la eclosión social de 1952, la llamada Revolución Nacional. Hubo muertos, bastantes en Tapacarí, pero los disturbios no alcanzaron magnitud revolucionaria. Síntomas y manifestaciones, año tras año, mes tras mes, hasta consolidarse en el movimiento posterior de masas indicado, que trajo mejoras, pero que también inició otro tipo de manipulación del indio boliviano, que nunca ha tenido, ni siquiera ahora, autonomía y decisión en gran escala.

ilustración Victoria Delgado Padilla / DGR-UCB

El viaje

Me da pena partir, pero debo retornar a mis obligaciones en el periódico. A lo largo de los días me he ido acostumbrando a la amistad de esta gente, su bonhomía, la tibieza de sentarse bajo el sol, al lado de un humeante té, a conversar sobre historia viva. Continuaremos por teléfono, un par de llamadas por día que según Joaquín han de aliviarle la jubilación. Muy lúcido para un hombre de su edad, leído, me incita a pensar que esta cita y este argumento abrirán otros: sabrosos, brutales, entretenidos como las digresiones pugilísticas.

Insurrección

Con los acordes de un bolero de caballería, el cuerpo del coronel asesinado fue bajando la calle del pueblo. Luego a montarse de nuevo al camión rumbo a Chinchiri, justo al frente de la sangrienta Yayani. Habilitaron una escuela para alojarnos. Algunos bancos de madera astillada y vieja se apilaban en el rincón. 

Piso de tierra apisonada, helada. Al anochecer caía la niebla. Por el solitario ventanuco se observaban blancas volutas de aire congelado. Al cabo de dos días, meábamos sangre. Por enfriamiento, decía el suboficial enfermero y repartía pastillas. Disparos aislados sonaban hacia Yayani, donde se habían apostado los carabineros. Nosotros debíamos aguardar al Regimiento Camacho, Primero de Artillería, de Oruro. El sitio de reunión se acordó en el puente Yakanko. Esperamos por horas y nada. El oficial a cargo pidió un voluntario para dejar un mensaje a los artilleros debajo de una roca que se observaba en el borde opuesto. Para cruzar, el “puente” no era otra cosa que una tronca atravesada. Debajo se oía el estruendo del torrente. Caer implicaba muerte y olvido. Nadie podría recuperar el cuerpo. Apolinar Holguín Espinoza, de Itapaya, camino de Capinota, dio un paso. Lo vimos balancearse en el vacío abrazándose como perezoso de los bordes de la húmeda corteza. En un papel, el militar había escrito un mensaje cifrado. Cómo sabrían los del Camacho que estaba debajo de esa piedra es algo sin respuesta. 

Era el 12 de febrero de 1947, en los bajíos de Chinchiri.

Verano, lluvioso como suele ser.

Alma en pena

Dirán que las difíciles circunstancias causan alucinación colectiva. Quizá. Absortos, tristes por la inacción, regresábamos a la escuela cuando, bien nítidos, a las cinco de la tarde, oímos lamentos con voz femenina. Lo primero fue pensar que algún indio borracho golpeaba a su esposa. Bajamos a la quebrada de donde habían salido, abriendo las matas con bayonetas, listos para ensartar al cabrón capaz de semejante barbaridad. No había nadie. Los arbustos luego del alboroto retornaban a su mutismo, apenas movidos por la brisa fría del atardecer. Al sentirla, suave, penetrando por los resquicios del uniforme, se nos pusieron los pelos de punta y comenzamos a retroceder. Ya en la cuesta le contamos a un mulero lo sucedido. Ah, dijo, es la tal, y echó un nombre; a la pobre la mató su esposo a hachazos; desde entonces pena. 

Lugar maldito. De pronto no veíamos a un palmo por donde caminábamos. Apresurados nos arremolinamos ante la puerta de la escuela para entrar cuanto antes, a refugiarnos en un café que no era café, sino una infusión de cáscaras. Pero sabía a gloria. Y el hombre desconocido de un costado y del otro se convertía en garantía solidaria de no hallarse solo. Comenzaba, como con reloj, el amedrentamiento de los alzados haciendo explotar dinamita. Pensé en mi madre, en casa, en lo lindo que sería estar parado en la puerta de la (calle) Lanza mirando a los ya pocos transeúntes volviendo a sus techos.

Comidas

Mote y papa cocida. Mote negro, rojo, amarillo. Lawa. Quesillo duro y quesillo fresco, comprado con el dinero de los reclutas. Una bolsita de sal en medio, ensuciada por el toque colectivo, para esparcirla sobre el montón de tubérculos amontonados sobre una manta en el piso. Comiendo con la mano, chupándonos los dedos negros de una semana sin baño. 

En el cuartel no era mejor. Luego del rancho de mediodía, y del de las seis, el sargento preguntaba quién quería cagar. Por lo general íbamos todos, pero había que levantar la mano. El río Rocha, que es torrentera y no río, corría detrás del cuartel. Se conocía como la “hora del caguis”, y en sus orillas, en fila, nos despojábamos de las inmundicias mientras fraternizábamos en sociedad. Los baños no se estilaban en la época. Incluso los patrones cagaban en el corral, permitiendo a los chanchos alimentarse de eso en un círculo vicioso. Con la temporada de lluvias, cuando el agua bajaba a raudales, limpiando, podíamos bañarnos, observar las generosas tetas de las lavanderas, que luego de dar de mamar al crío se quedaban a la intemperie, goteando como pilas mal cerradas.
 

El caudillo

No hubo uno –afirma Joaquín–. No uno visible que recuerde. Los focos eran dispersos, cada cual con sus jerarquías, seguro. Al menos en Ayopaya. 

No vimos combate. Los carabineros sí mataron a algunos. Nosotros la pasamos masticando coca, mezclándola con llujt’a, ceniza con papa. Nos atemorizaban con historias, con la ferocidad de los trabajadores de las minas de plomo, de cómo la indiada de Punacachi machacó la cabeza de un patrón en una estancia, como se llaman las haciendas de altura. Seguro que los rebeldes sabían más que nosotros de lo que pasaba en el país. No se hablaba de ello, ni siquiera de quién se sentaba en la silla. ¿Hertzog? ¿Urrilagoitia? Qué más daba.

Ante la inactividad, nos bajaron al valle, a la verde Parotani, donde ya el ejército se nos antojó jolgorio. Lo hicimos por Tapacarí, atentos porque la rebelión indigenal pululaba por los cerros. Ya tiempo de carnaval, fines de febrero, quizá marzo.

Ayopaya, la tierra de mis ancestros fue difuminándose. Nunca volví desde entonces. Una vez, enfermo de bocio tóxico y predicha mi muerte por los médicos locales, retorné a la Argentina, con tres hijos a cuestas. Me operaron gratuitamente, degollándome de oreja a oreja como puedes ver en esta marca igual a la que deja la soga al ahorcado. Sobreviví. Había hecho un voto de que si me salvaba iría en peregrinación al señor de Machaca, un Cristo negro entre dos ángeles de pie, muy milagroso. No lo hice, y te digo que me hubiese gustado hacerlo, más que por agradecer al santo, por conocer el lugar donde se afincaron mis dos tías viejas, hermanas de mi madre, luego de los despojos de tierras que les trajeron juicios y la reforma agraria. Anki y Uchipa les decíamos, diminutivos de Angélica y Josefina. De ellas conservo este vaso de plata. (Leo: Angélica, 1904) 

Teléfono y epílogo

Don Joaquín ¿me escucha bien? “Sí, no hay novedades por aquí. Rutina y cansancio ¿Y usted?” Quedamos en eso de los caudillos, si recuerda. ¿No hay nombres, al menos uno?

Cuando estábamos en Parotani nos informaron que traerían a un maestro rural que andaba exacerbando los ánimos de la población nativa. Al parecer era director en Tapacarí. Lo habían atrapado en la quebrada de Ramadas los carabineros. Venía amarrado. Me ofrecí a escoltarlo hasta Cochabamba, a pie el prisionero, unos cuarenta y cinco kilómetros. Dos otros voluntarios me acompañarían, un tal Benjamín –se me ha borrado el apellido–, que veinte años más tarde sería picado a cuchilladas cerca de Vinto por asuntos de narcotráfico. Tenía una finca en Villa Tunari y fue de los precursores de este negocio. Era beato, de oración y hostia. Del otro no tengo memoria, un muchacho de Sucre, creo, pero no importa. Preparamos los caballos, agua y comida, y partimos rumbo a la ciudad. Quisiera decirte la fecha, pero se atasca en la punta de la lengua.

A empujones lo arreamos. El tipo intentó aleccionarnos, llamándonos “juventud de Bolivia”, pero no le hicimos caso. Cállese, carajo de mierda. Lo entregamos en Cochabamba a la Séptima División.

Aquella noche, orgulloso al menos de este breve e ínfimo papel protagónico, me sorprendí de ver al rebelde paseándose ufano por la plaza 14 de Septiembre. Ignoro los detalles de lo que vino después. Sé que cuando dejé el cuartel, luego de la negativa del milico de batirse conmigo, como quisiera, a puño o a bala, agarré el terno con que me esperaban mis padres, puse pistola al cinto, y me fui a Potosí a visitar a mi novia, una alemanita interna del Colegio Alemán. 

Me despido. El clic del teléfono suena como un corte en el tiempo. Como periodista comprendo que no puedo ponerme nostálgico, perder objetividad, pero en este momento me es imposible sortear esta sensación de vacío.

Esta crónica fue publicada, en su versión original y completa, en la revista digital Frontera D, en 2014.

[Fuente: http://www.paginasiete.bo]