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Claude Berri (1934-2009), acteur, réalisateur, producteur, collectionneur d’art moderne, est né dans une famille juive d’origine polonaise. Après avoir réalisé des films inspirés de sa vie, Claude Berri s’oriente vers l’adaptation de romans. Personnage incontournable du cinéma français, mû par la volonté de produire des films populaires et d’auteur, il a ouvert une galerie d’art exposant des œuvres d’art contemporain qu’il collectionnait. CINE + CLASSIC diffusera le 23 juillet 2021 « Claude Berri, le donneur de cartes » de Jérôme Wybon.

 

Publié par Véronique Chemla 

 
« Autoportrait », de Claude Berri, c’est l’histoire émouvante de Claude Berel Langmann, le fils d’un fourreur polonais et d’une mère roumaine. Une autobiographie relatée sans fard. Ainsi, l’auteur révèle avoir causé involontairement l’accident de voiture ayant gravement blessé sa compagne, l’actrice alors débutante Marlène Jobert, évoque la maladie psychiatrique dont souffrait sa première épouse Anne-Marie Rassam, ses remords de n’avoir pas perçu à temps l’extrême sensibilité de son fils aîné Julien Rassam…

« Être celui qui donne les cartes, et à des gros »
Claude Berri grandit dans un quartier ouvrier, populaire, dans un domicile-atelier de confection au 8 passage du Désir, dans le 10e arrondissement de Paris. Son ex-beau-frère, Maurice Pialat s’inspirera de l’atmosphère familiale, parfois tendue de relations passionnelles, dans son film À nos amours (1983).

L’enfance de Claude Berri est marquée par l’Occupation. De son placement en « enfant caché » au sein d’une famille catholique en France campagnarde, Claude Berri réalise Le Vieil homme et l’enfant. Son premier long métrage, qu’il produit avec sa société de production, Renn productions, créée avec l’aide financière d’amies actrices, est salué par un François Truffaut, réalisateur admiré redevenu critique enthousiaste. Et son deuxième film, après son court métrage oscarisé Le Poulet (1966), inspiré d’un fait divers lu dans un journal.

Le garçon attaché à sa mère grandit en se rapprochant de son père. Et Claude Berri restera « le fils de son père », tant la relation entre tous deux demeure profonde. De son père, il retiendra la maxime : « Il faut être celui qui donne les cartes, et à des gros ». Un adage que l’un de ses fils, Thomas Langmann, heureux producteur césarisé et oscarisé pour The Artist, réalisé par Michel Hazanavicius, rappellera dans une déclaration publique de remerciement. Gardant un « souvenir éblouissant » de son père, Thomas Langmann, qui a débuté comme acteur, nomme sa société La Petite reine en clin d’œil à Renn productions.

Au célèbre cours Simon, Claude Berri se lie avec d’autres jeunes acteurs Gérard Lebovici, futur agent artistique et éditeur, Gérard Barray

Trop longtemps à son goût, il incarne des seconds rôles, vend des scénarios à des amis acteurs.

Il réalise son premier court métrage Le Poulet (1966), inspiré d’un fait divers lu dans un journal, et oscarisé.

Son premier long métrage Le Vieil homme et l’enfant, qu’il produit avec sa société de production, Renn productions, créée avec l’aide financière d’amies actrices, est salué par un François Truffaut, réalisateur admiré redevenu critique enthousiaste.

Cette veine personnelle se poursuit avec Mazel Tov ou le mariage (1968), Le Pistonné (1969), Le cinéma de Papa (1970) – un échec commercial qui le blessera -, Sex-Shop (1972), La Première fois (1976).

Admiratif du talent de Miloš Forman – avec son beau-frère Jean-Pierre Rassam, il amènera l’épouse et les fils jumeaux du réalisateur à Paris après le printemps de Prague (1968) – et de Roman Polanski – les soucis lors du tournage de Tess rendent diabétique Claude Berri, et des tensions avec le réalisateur empêcheront toute autre collaboration ultérieure -, marqué par des drames familiaux – divorce, suicide de sa première épouse Anne-Marie Rassam, issue d’une famille de la haute bourgeoisie chrétienne libanaise, accident puis suicide de son fils aîné Julien Rassam -, Claude Berri délaisse cette veine intimiste, pour adapter des romans, notamment Jean de Florette et Manon des sources (1986), Ensemble, c’est tout (2006).

Claude Berri compte parmi les réalisateurs dont il a (co)produit les films : Claude Zidi (Astérix et Obélix contre César), Pascal Thomas (Pleure pas la bouche pleine), Roman Polanski (Tess), Bertrand Blier (La Femme de mon pote), Patrice Chéreau (L’Homme blessé, La Reine Margot), Claude Sautet (Garçon !), Jean-Jacques Annaud (L’Ours et L’Amant), Milos Forman (Taking Off et Valmont), Pedro Almodovar (Tout sur ma mère), Dany Boon (Bienvenue chez les Ch’tis), Yvan Attal (Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants).

Après s’être séparé de la costumière Sylvie Gautrelet avec qui il a son troisième fils, prénommé Darius, Claude Berri vit avec Nathalie Rheims, actrice et romancière. Il se réjouit de la judéité de sa compagne, fille du commissaire priseur et académicien Maurice Rheims (1910-2003) et de Lili Krahmer (1930-1996), liée à la branche « von Worms » de la famille Rothschild. Nathalie Rheims a choisi comme nom de sa société de production : « Bérel ».
Quinquagénaire, Claude Berri découvre et a un coup de foudre pour l’art moderne, en particulier non figuratif, conceptuel. Collectionneur d’art contemporain, il  réalise en 1988 un documentaire  en trois volets, didactique et passionnant : Portrait de Leo Castelli (1907-1999), galeriste et marchand d’art juif américain ayant promu l’expressionnisme abstrait. Nurith Avvi assure la direction de la photographie. En 2008, il ouvre l’Espace Claude Berri afin de permettre à tous d’apprécier ses œuvres d’art. En février 2011, ses fils Thomas et Darius Langmann vendent la collection d’art contemporain de leur père, notamment quatre Robert Ryman, un Ad Reinhardt et Lucio Fontana, à semble-t-il l’émirat du Qatar pour la somme de 50 millions d’euros.  Pour le plus grand dépit du Centre Pompidou qui espérait une dation au profit de son musée national d’art moderne.

Luttant contre sa dépression, victime d’un accident vasculaire cérébral, il continue son activité professionnelle et décède lors du tournage de Trésor, film inspiré de son couple et terminé par François Dupeyron.

 
Claude Berri est enterré au cimetière de Bagneux, lors d’une cérémonie religieuse juive.
« Claude Berri, le donneur de cartes »
CINE + CLASSIC diffusera le 23 juillet 2021 « Claude Berri, le donneur de cartes » de Jérôme Wybon. « 
« Un portrait classique, mais solidement écrit, d’un exemple rare de polyvalence dans le cinéma français. Car Claude Berri était aussi bien acteur, producteur, scénariste et réalisateur. »
« Comme il aimait à le souligner, le destin de Claude Berri n’a jamais été tout tracé. Fils de fourreur, il se rêve acteur de cinéma, devient scénariste, puis réalisateur. Et par la force des choses, se transforme en producteur et en distributeur influent du cinéma français. Son histoire est aussi portée par des milliers de mineurs en Hauts-de-France avec qui il entretenait une grande complicité. Ce documentaire est la retranscription d’un lien étroit entre un réalisateur et une région. C’est ce parcours incroyable et inédit que raconte Claude Berri, le donneur de cartes, avec l’aide d’interviews de Roman Polanski, Arlette Langmann, Claude Zidi, Pierre Grunstein, Jérôme Seydoux, Yvan Attal, Josiane Balasko. »
Le vieil homme et l’enfant
Pendant la Seconde Guerre mondiale, lors de l’Occupation, Claude, fils d’un pelletier juif et petit garçon turbulent interprété par Alain Cohen, « est reconduit chez lui après avoir volé un tank dans un magasin de jouets. Craignant que son geste n’attire l’attention de la Gestapo, son père le confie à une voisine qui le conduit chez ses vieux parents près de Grenoble. Influencé par la propagande de Vichy, le vieil homme, ancien poilu et maréchaliste, « bouffe » du juif, du bolchevik et du franc-maçon à longueur de journée. L’arrivée de cet enfant dont il ignore tout va transformer l’existence du vieux couple et l’arracher à la solitude ».
Émouvant et drôle, le premier long métrage de Claude Berri s’avère inspiré de faits réels mêlés d’éléments fictifs. « Monstre sacré », Michel Simon apprend au jeune réalisateur qu’on « ne dirige pas Michel Simon ».
« Depuis vingt ans, j’attendais le film réel de la France réelle de l’Occupation réelle, le film des Français de la majorité, c’est-à-dire de ceux qui ne se sont frottés ni à la collaboration ni à la Résistance, ceux qui n’ont rien fait, ni en bien ni en mal, ceux qui ont attendu en survivant, comme les personnages de Beckett. À comparer notre hexagone à un jeu d’échecs, le cinéma nous donnait toujours le point de vue de la tour ou du fou, jamais celui des pions. (…) Si l’on prend un plaisir intense en regardant ce film, c’est qu’il nous mène de surprise en surprise, nous ne pouvons jamais anticiper la scène à venir et, lorsqu’elle arrive, nous l’approuvons et la reconnaissons comme vraie tout en nous nous émerveillant de la folie qu’elle recèle. Observons à ce propos que les films qui ne brassent que du mensonge, c’est-à-dire des personnages exceptionnels dans des situations exceptionnelles, sont finalement raisonnables et ennuyeux alors que ceux qui partent à la conquête de la vérité – personnages vrais dans des situations vraies – nous donnent une sensation de folie, et cela se vérifie de Vigo à Berri en passant par Guitry et Renoir », écrit François Truffaut (Le Nouvel observateur, 8 mars 1967).

« Mon grand-père fut l’un des premiers distributeurs de cinéma à Paris. Il passait notamment les films de Charlie Chaplin… On répétait avec une doublure de Michel et ensuite Claude ne faisait qu’une prise. Sauf lorsque je merdais trop. Claude, pour sa part, était très exigeant. Quand il arrivait sur le plateau, il fallait qu’on puisse dire Moteur tout de suite. En même temps, je me souviens, autour de délires de Michel Simon, d’incroyables fous rires sur des fins de scène… On le disait très misanthrope mais il aimait les enfants et les animaux. Pour moi, c’était un père Noël de cinéma qui m’a tout donné. J’ai appris, bien longtemps après le tournage, qu’il avait interdit qu’on m’engueule… J’avais 30 ans lorsque j’ai retrouvé un 33 tours avec des dialogues de Drôle de drame, mais aussi une interview de Michel Simon à la radio où il disait que le petit Cohen était un gamin merveilleux… J’avais craqué pour lui mais il avait aussi craqué pour moi », se souvient Alain Cohen, architecte reconverti dans la découverte et la vente d’excellents fruits, légumes et fleurs, à de célèbres chefs étoilés.


Mazel Tov ou le mariage

En 1969, Claude Berri réalise Mazel Tov ou le mariage (1 h 27), avec Claude Berri (Claude), Elisabeth Wiener (Isabelle), Grégoire Aslan (monsieur Schmoll), Gabriel Jabbour (le père de Claude), Betsy Blair (une prof d’anglais). Un film qu’il a co-produit, et dont il est le scénariste-dialoguiste.

Issu d’un milieu modeste, « un fils d’artisans juifs est contraint de se marier avec la fille d’un riche diamantaire, qui attend un enfant de lui ». Mais il s’éprend d’une jolie Britannique interprétée par Prudence Harrington.

Le 19 mai 2017, OCS Géants diffusa Mazel Tov ou le mariage.

Le cinéma de Papa 

« Printemps 1946. Dans un Paris à peine libéré, un garçon juif grandit dans une famille d’artisans fourreurs, d’origine polonaise, rescapée de la Shoah. Il accueille la naissance d’une petite sœur. Alors que son père le pousse à réussir son certificat d’études pour reprendre l’entreprise familiale de peaux de lapin, le petit Claude se rêve en haut de l’affiche en vedette de cinéma ».

« Dans ce film hommage à son père, dédié à sa mère, Claude Berri tisse un récit autobiographique à l’humour irrésistible. L’enfance cancre y est le brouillon fidèle d’une jeunesse où se mènent tambour battant les péripéties d’un piètre comédien. La recréation de l’univers – à l’époque déjà en voie de disparition – des fourreurs du faubourg Poissonnière est l’une des réussites de ce portrait d’un père au verbe haut et d’un fils qui resta à jamais inconsolable de la mort prématurée de son yiddishe papa ».
Après avoir tourné brièvement dans un court métrage, le père de Claude Berri confie à son fils son bonheur sur le tournage, partager et avoir compris sa passion pour le jeu d’acteur. Il décède peu après son premier et dernier tournage, sans avoir vu son fils réussir de manière éclatante dans le milieu cinématographique.
 
Un moment d’égarement 

« Pierre et Jacques, associés et amis de toujours, partent en vacances avec leurs filles respectives sur la Côte d’Azur. Au cours d’une fête, Françoise, la fille de Jacques, se jette dans les bras de Pierre. À la fois troublé et embarrassé, Pierre tente de mettre fin à cette idylle inattendue. Mais l’adolescente, très amoureuse, avoue bientôt à son père sa passion pour un homme de 40 ans… »

« Signée Claude Berri, une chronique acidulée des années 1970, qui a inspiré à Jean-François Richet un remake sorti récemment. Galeries de 504 surchargées, plages bondées, soirées bercées par « Y a d’la rumba dans l’air » et répliques machos (« Quand les femmes se mêlent de réfléchir, c’est jamais bon »)…« 
« Ancrée à Saint-Tropez dans des années 1970 moins libérées qu’il n’y paraît, cette chronique d’un Claude Berri au regard lucide sur son époque met en scène deux copains perdus au tournant de la quarantaine, l’un divorcé (le toujours impeccable Jean-Pierre Marielle), l’autre (Victor Lanoux, parfait en peignoir bleu) contraint à la pause conjugale. Et dans la torpeur estivale, l’idylle dérangeante, portée à l’origine par le seul désir assumé de l’adolescente – lumineux débuts d’Agnès Soral –, traduit surtout l’émancipation féminine en cours. Laquelle laisse l’attachant duo de moustachus pantois, la tête dans le sable, face à une évolution des mœurs qui les dépasse ».
 
Tchao Pantin

« Pompiste de nuit revenu de tout, Lambert noie sa solitude dans l’alcool, au fond d’une station-service. Il y rencontre un petit voleur de Mobylette, Bensoussan, auquel il s’attache peu à peu. Entre les deux hommes s’instaure une relation presque filiale. L’assassinat du jeune homme ravive les blessures de Lambert, dont le fils est mort d’une overdose. Ancien flic, Lambert se lance à la poursuite des meurtriers. Il est aidé dans son enquête par une amie de Bensoussan, une jeune punk, Lola ».

Une « balade sauvage dans un Paris nocturne, signée Claude Berri. Premier rôle dramatique et son plus beau rôle de Coluche, dont la carrière cinématographique restera essentiellement cantonnée aux comédies, Tchao pantin impressionne tout d’abord par la densité et la sensibilité de l’interprétation de l’humoriste. Anti-héros à la silhouette massive, Lambert traîne son dégoût de la vie dans un univers lugubre, entre ambiance nocturne glauque et petits matins blêmes. Situé dans un Paris quasi spectral où l’on ne croise que des marginaux, Tchao pantin est un véritable film noir, sans doute l’un des plus sombres de son réalisateur».
« Habitué jusque-là à mettre en scène ses propres récits, souvent plus ou moins autobiographiques, Claude Berri adaptait pour la première fois un roman, aux couleurs de série noire, avec la collaboration de son auteur, Alain Page. De l’aperçu du milieu punk (avec des images du concert du groupe Gogol Ier) à l’esprit nihiliste qui plane, quelque chose du désenchantement du début des années 1980 imprègne l’image ».
j« Si le film a marqué son époque, on en retient surtout la performance inoubliable de Coluche, impressionnant en pompiste alcoolique et torturé, dont l’amitié pour un petit dealer prendra une dimension tragique, mais aussi la prestation de Richard Anconina en jeune paumé, qui donne au récit et à son personnage principal une touche d’humanité salvatrice ».

Lucie Aubrac

Le 6 mars 2018 à 20 h 55, Chérie 25 diffusa Lucie Aubrac, réalisé par Claude Berri (France, 1996), avec Carole Bouquet, Daniel Auteuil, Jean-Roger Milo, Patrice Chéreau, Heino Ferch, Eric Boucher, Jean Martin, Bernard Verley, Alain Maratrat, Andrzej Seweryn, Maxime Henry, Franck de La Personne.

« Lucie et Raymond Samuel se sont engagés dans la Résistance active sous le pseudonyme d’«Aubrac». Ils organisent des attentats, transportent des messages, se déplacent de manière constante et risquent ainsi leur vie quotidiennement. Le 21 juin 1943, Raymond se fait arrêter en compagnie de Jean Moulin, chez le docteur Dugoujon à Caluire. Au premier étage du cabinet médical devait se tenir une réunion secrète, mais une dénonciation a permis à Klaus Barbie de mettre la main sur le réseau de résistants. Ils ont tous de faux papiers et risquent gros. Raymond est soumis à la torture. Pendant ce temps, Lucie fait tout ce qu’elle peut pour sortir son mari de prison… »
 
Une femme de ménage 
Le 6 décembre 2017Arte rediffusa Une femme de ménage de Claude Berri (2002) avec Jean-Pierre Bacri, Emilie Dequenne, Brigitte Catillon. 
« Ingénieur du son, quinquagénaire désabusé et passionné de jazz, Jacques vit seul dans son grand appartement parisien depuis que sa femme l’a quitté quelques mois auparavant. Il s’ennuie et a laissé le désordre et la saleté envahir les lieux.
« Jusqu’au jour, où, dans une boulangerie, il aperçoit une petite annonce d’une femme de ménage qui recherche du travail. Il la contacte et l’embauche. L’intéressée, Laura, est une jolie jeune femme. Petit à petit, elle prend de plus en plus de place dans la vie de Jacques, au sens propre comme au figuré. Jacques s’éprend de cette jeune femme simple au cœur volage. Sa vie s’allège un peu… »
Claude Berri « signe un film intimiste et empreint d’une mélancolie légère, servi par le joli duo Bacri-Dequenne. Scindé en deux parties, l’une se déroulant à Paris, l’autre sur la côte bretonne, Une femme de ménage est l’histoire d’une rencontre improbable et touchante entre un homme d’âge mûr, bougon et désabusé, soudain saisi par le démon de midi, et une jeune fille au cœur tendre toujours prête à s’enflammer, mais incapable de faire la différence entre le désir et l’amour. Claude Berri offre à deux excellents acteurs, Jean-Pierre Bacri (égal à lui-même en ours mal léché se laissant aller à la tendresse) et Émilie Dequenne (ex-Rosetta, très émouvante ici, tout en fraîcheur et candeur), cette variation amoureuse adaptée du roman éponyme de Christian Oster. Nuancée, leur interprétation évite le piège de la lourdeur et du convenu. Ce film intimiste est ainsi une jolie comédie romantique et légère, teintée de mélancolie » sur la solitude, le désarroi du personnage principal.
 
 
Claude Berri, « Autoportrait ». Editions Léo Scheer, 2003. 363 pages. ISBN 2 914172 68 0
« Claude Berri, le donneur de cartes » de Jérôme Wybon
France, 2018, 57 min
Image : Alexis Caillaud, Mehdi Manser
Son : Noël Paul
Montage : Jérôme Wybon, Mickaël Samson
Musique originale : Benjamin Ramón
Production / Diffusion : L’ Atelier d’images, Ciné+
Participation : Pathé Films, CNC
Sur CINE + CLASSIC les 16 juillet 2021 à 05 h 55 et 23 juillet 2021 à 19 h 50
« Le vieil homme et l’enfant » de Claude Berri
84 min, 1967
Producteur/-trice : Paul Cadéac, André Hunebelle ; P.A.C., Renn Productions, Valoria Films
Scénario : Claude Berri, Gérard Brach, Michel Rivelin
Musique : Georges Delerue
Image : Jean Penzer
Montage : Denise Charvein, Sophie Coussein
Son : Jean Labussière, Julien Coutellier
Avec Michel Simon, Alain Cohen, Charles Denner, Luce Fabiole, et Zorica Lozic
Sur Arte les 21 septembre à 20 h 55 et  24 septembre 2015 à 13 h 35, 18 juin 2018 à 13 h 35 et 1er juillet 2018
Visuels : © Pathé Renn Production
« Le cinéma de Papa » de Claude Berri
1970, 93 min
Sur Arte les 14 septembre à 22 h 25, 18 septembre à 13 h 35 et 22 septembre 2015 à 1 h 10
Production : Columbia France, Renn Productions
Producteur : Claude Berri
Musique : Lino Léonardi
Montage : Sophie Coussein
Image : Jean Penzer
Décor : Jacques Saulnier
Avec Yves Robert, Henia Suchar, Claude Berri, Alain Cohen
Visuels : © Pathé Distribution
« Un moment d’égarement » de Claude Berri 
1977, 82 min
Sur Arte les 21 septembre à 22 h 20 et 22 septembre 2015 à 13 h 35
Producteur : Pierre Grunstein
Production : Renn Productions, Société Française de Production (SFP)
Scénario et réalisation : Claude Berri
Musique : Michel Stelio
Montage : Jacques Witta
Image : André Neau
Son : Jean Labussière
Avec Jean-Pierre Marielle, Victor Lanoux, Christine Dejoux, Agnès Soral
Visuels : © Pathé Distribution
« Tchao Pantin  » de Claude Berri
1983, 91 min
Producteur : Pierre Grunstein
Production : Renn Productions
Musique : Charlélie Couture
Image : Bruno Nuytten
Montage : Hervé de Luze
Scénario : Claude Berri, d’après le roman d’Alain Page
Avec : Coluche(Lambert), Richard Anconina(Bensoussan), Agnès Soral(Lola), Mahmoud Zemmouri(Rachid), Philippe Léotard(Bauer), Albert Dray(Sylvio)
Sur Arte les 14 septembre à 20 h 55, 15 septembre à 13 h 35 et 25 septembre 2015 à 2 h 30
Visuels : © ARD Degeto

« Lucie Aubrac«  réalisé par Claude Berri 

France, 1996, 115 minutes

Scénario : Claude Berri et Lucie Aubrac
Production : Pierre Grunstein
Musique : Philippe Sarde
Photographie : Vincenzo Marano
Cadreur : Marc Koninckx
Montage : Hervé de Luze
Avec Carole Bouquet, Daniel Auteuil, Jean-Roger Milo, Patrice Chéreau, Heino Ferch, Eric Boucher, Jean Martin, Bernard Verley, Alain Maratrat, Andrzej Seweryn, Maxime Henry, Franck de La Personne
« Une femme de ménage » de Claude Berri
France, 2002, 85 min
Producteur : Claude Berri
Production : Hirsch, TF1 Films Production, Canal+, Centre National de la Cinématographie, Pathé Renn Productions
Montage : François Gédigier
Image : Eric Gautier
Scénario et réalisation : Claude Berri, d’après le livre de Christian Oster
Avec Jean-Pierre Bacri, Emilie Dequenne, Brigitte Catillon, Catherine Breillat, Jacques Frantz
Sur Arte les 9 septembre à 20 h 50 et 10 septembre 2015 à 13 h 35, 6 décembre 2017 à 20 h 55
Visuels : © Hirsch-Pathé Renn
 
 

Les citations viennent d’Arte. Cet article a été publié le 9 septembre 2015, puis les 9 juin 2016 et 17 mai et 5 décembre 2017, 7 mars et 18 juin 2018, 27 décembre 2019.

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Guerra cultural

Escrito por NICOLÁS MELINI

Cuestiones como “la lucha por la igualdad entre hombres y mujeres” y “la lucha contra el cambio climático” (también “la lucha contra el racismo”) se han convertido en omnipresentes en el debate cultural. Feminismo y ecologismo (veganismo, animalismo, capitalismo-anticapitalismo, decrecionismo…) son algunas de las creencias de nuestro tiempo. No es descabellado que las diferentes creencias de una época confluyan o se estimulen o colisionen para fundar un nuevo orden de valores, dejando atrás el anterior. Y, en efecto, puede observarse que, por medio de los acuerdos durante las “cumbres del clima”, se está cimentando cierto nuevo orden de creencias por combinación de las distintas ideas que se han ido desarrollando durante las últimas décadas en el interior de las universidades, en los medios de comunicación y a través de los mercados. Sí, también a través de los mercados, porque hoy nos hemos convertido en consumidores de ideas: las distintas creencias se desarrollan, no solo en las universidades y en los medios de comunicación, también por el carril de los distintos nichos comerciales. Hoy no hay ideas apreciables que, a parte de ser consumidas por sus correligionarios, no “produzcan” sus propios bienes de consumo y, además, no “profesionalicen” a sus miembros más destacados. Consumimos todo, desde productos específicos hasta comportamientos identitarios.

« ¿Qué es primero, el ecologismo o su mercado, el feminismo o su mercado, el antirracismo —este de la última generación— o su mercado? »

Tanto en el feminismo como en el ecologismo hay mucho que consumir y por lo que profesionalizarse: también en el caso de la lucha contra el racismo, en el veganismo, en el animalismo y en el decrecionismo se cuenta con productos y profesionalizaciones propias, en ocasiones como negación de los productos y las profesionalizaciones que se quiere menospreciar, demonizar o, incluso, cancelar. Las ciencias sociales se apoyan en el feminismo y el antirracismo para financiarse y para financiar sus movimientos, y la ciencia a secas se apoya en el ecologismo (y más concretamente en la lucha contra el cambio climático) para lo mismo. Algunos escritores y otros tantos periodistas tratan de hacerse indispensables en la transmisión de las ideas del feminismo, como activistas, muchas veces relegando literatura o periodismo a un término subordinado. Extraordinarias asignaciones estatales impulsan sendos nichos: España está aportando 150 millones de euros al Fondo Verde para el Clima en este periodo 2019-2023, un Fondo Verde que, desde su creación en 2010, ha aprobado 124 proyectos por importe de 5.600 millones de dólares. Y, por otro lado, a pesar de haber reconocido un escaso avance hacia las metas que se establecieron en Pekín en 1995 y en los Objetivos de Desarrollo Sostenible en 2015, el Foro Generación Igualdad ha anunciado 40.000 millones para acabar con la violencia y la discriminación que sufren las mujeres.

Este tipo de sinergias entre las personas, las ideas y los bienes son propias del tiempo que nos ha tocado vivir, y rara vez sabemos cuál es su causalidad. ¿Qué es primero, el ecologismo o su mercado, el feminismo o su mercado, el antirracismo —este de la última generación— o su mercado? ¿Qué es más determinante, las ideas en sí, o el nicho de mercado en el que nacieron esas ideas y a través del cual se desarrollan e implantan en la sociedad?

« No es lo mismo estar a favor de cuidar el hábitat (algo razonable, evidente) que estar de acuerdo con que las instituciones limiten o prohíban, con ese objetivo, el consumo de carne »

En nuestras creencias (últimamente) aparece también un elemento dogmático, religioso, que revoluciona las sinergias apartando otros valores y sometiendo lo económico a sí mismas. De pronto, son más importantes las causas que los valores sólidos; de pronto, lo rentable ha de ser, primero, “verde”, o no ser; o “inclusivo”, o no ser. De pronto, la inversión pública ha de ser pura en estos aspectos (contra el cambio climático, contra la discriminación racial, en igualdad de género), independientemente del signo ideológico de los gobernantes: la moralidad pasa por cumplir con los dogmas que dictan los líderes de las distintas causas, ahora ya desde las instituciones, obviando toda lógica y despreciando, en caso de que fuera necesario, el sentido común, ya que lo primero ha de ser siempre la causa, el dogma de la causa, subvirtiendo los valores ilustrados. Esto, si bien no es —en absoluto— revolucionario, sí puede suponer cambios esenciales en nuestra forma de vida. En principio no nos preocupa mucho —o no preocupa mucho a la gran mayoría de nosotros—, pero, en la medida que podría suponer un órdago a la totalidad de lo que conocemos, y en la medida que lo dogmático, tarde o temprano, alcanza los intereses particulares de cada persona, tal vez acabe por preocuparnos. No es lo mismo estar a favor de cuidar el hábitat (algo razonable, evidente) que estar de acuerdo con que las instituciones limiten o prohíban, con ese objetivo, el consumo de carne; o, más aún, no es lo mismo promover la investigación del cambio climático que se está produciendo, que, siguiendo la lógica de nuestras creencias hasta su extremo, aducir que solo un descenso drástico de la población mundial salvará el planeta, y, por tanto, postular el uso de armas biológicas o atómicas para producir ese descenso, sacrificando a millones de personas. El dogmatismo de las ideas se percibe —o debería percibirse— en cuanto el creyente muestra signos de querer imponer a los otros su visión del mundo: qué decir cuando lo que el creyente transmite es un convencimiento que alcanza extremos tales como la imposición de un decrecimiento económico de índole moral, hasta el retroceso y la miseria (Greta Thunberg), o el germen de una posible “solución final” con la coartada de la supervivencia del ser humano.

« La contradicción es: el feminismo, el antirracismo y el ecologismo, que son ideas convertidas en bienes de consumo promulgan la abolición de la sociedad de consumo »

Según nuestras creencias (que en la teoría no podríamos sino seguir coherentemente hasta el extremo, aunque la gran mayoría de nosotros, por sensatez, no lo hagamos), ahora no cabría otra posibilidad que el fin del capitalismo. Por un lado, el feminismo dogmático asocia las jerarquías a una estructura patriarcal que hay que abolir, se acusa a la economía de promover y perpetuar desigualdades raciales, también de ser responsable de las desigualdades de género, y, por el otro lado, el ecologismo acusa al sistema capitalista de ensuciar el hábitat y destruir el planeta, responsabilizando al ser humano, totalmente y sin ninguna duda, del cambio climático. Estas ideas se están difundiendo incluso en periódicos cuya existencia no se explica sino en un contexto económico capitalista: poderes centrales de la democracia capitalista apuntan contra el sistema económico que explica y hasta produce su existencia. También se difunden estas ideas en colegios y en programas de televisión de máxima audiencia. La contradicción es: el feminismo, el antirracismo y el ecologismo, que son ideas convertidas en bienes de consumo, consumidas por las personas que a su vez quieren ser consumidas (identificadas) por las ideas mencionadas, promulgan la abolición de la sociedad de consumo. En definitiva: son consumo, pero quieren destruir el capitalismo.

« Lo viable no es la abolición del capitalismo sino que el consumo se someta a las creencias de nuestro tiempo »

Cabría preguntarse si acaso quieren acabar consigo mismas, pero no es probable, al menos conscientemente: con semejante órdago a la totalidad, lo viable no es la abolición del capitalismo sino que el consumo se someta a las creencias de nuestro tiempo y, muy especialmente, que el sistema económico sea tomado —conquistado— por las creencias que dan más duro en este momento. Esto es, que el capital se ponga a su servicio. No que el capitalismo resulte abolido, sino que financie una “transición ecológica” (que, por cierto, además, confiera poder a sus mejores intérpretes), y que se ponga de parte del feminismo y el antirracismo, profesionalizando y confiriendo poder al activismo antirracista y a las y los feministas. Y lo viable es también que el sistema económico, que nadie en particular dirige, convierta en sí mismo nuestras creencias, es decir, que aproveche la estupenda positividad de determinadas causas nuestras para convertir esas causas en negocio.

Como suele suceder con las creencias, una cosa es la voluntad expresada y otra lo que se obtiene, y normalmente lo obtenido tiene que ver con el poder (de algunos), no con la voluntad expresada, ni siquiera con el bienestar de todos. Nada nuevo. Por decirlo con palabras de Nietzsche, “todo medio a través del cual la humanidad ha sido moralizada hasta ahora fue, en el fondo, inmoral”. Por supuesto, en la actualidad, esta cita de Nietzsche podría ser contestada, perfectamente, con el derribo de alguna estatua a manos de una horda vociferante, irracional. Cree el creyente, ese que observa que sus ideas caminan hacia el poder, que ese poder es el medio adecuado para hacer valer sus creencias y que el ser humano obtenga finalmente lo que dice querer obtener (en este caso la igualdad total o la salvación del planeta), pero eso no ha sucedido nunca. Jamás unas creencias aupadas al poder ofrecieron de vuelta, por fin, el paraíso o la salvación que por medio de ellas nos habíamos prometido.

 

[Fuente: http://www.zendalibros.com]

  • Los perros son una de nuestras mascotas favoritas por excelencia.
  • Tanto en el cine como en la televisión y los libros, son numerosos los perros que nos han dejado huella.

Ilustración perro sobre libro
Escrito por Yolanda Galiana 

Si preguntamos por el mejor amigo del hombre nuestra mente va directamente a la respuesta más obvia: el perro. No es de extrañar que lleguemos a esa conclusión —además de por la célebre cita que todos conocemos—, pues no hay ser más leal, noble y fiel que este animal que tantas alegrías nos da. Si tienes un perro en tu vida pocas cosas te vamos a decir que no sepas: que son uno más de la familia, que son el alma de la casa y que no hay momento tan gratificante como llegar a tu hogar y que te reciba ladrando y meneando la cola.

En el mundo de la ficción son muchos los perros que nos han marcado: por ejemplo, recordamos a Beethoven, aquel san bernardo que termina en casa de una familia cuyo padre, de buenas a primeras, no lo acepta, pero que termina encariñándose de él, o al mítico Rex, el perro policía que todo lo puede. Por descontado, en literatura también encontramos una larga lista de perros que tienen un lugar especial en nuestros corazones, y nosotros no queremos desaprovechar la oportunidad de hablar de algunos de ellos.

Milú (Tintín)

Seguramente Milú es uno de los primeros en los que has pensado cuando hemos hablado de los perros más famosos de la literatura. Desde luego, no cabe duda de que Las aventuras de Tintín, una de las historietas más influyentes del siglo XX, sería muy distinta si el protagonista no hubiese contado con un fiel acompañante, ese pequeño Fox Terrier blanco que tan presente está en nuestros recuerdos de la infancia.

Creado en 1929, amo y mascota son tan inseparables que durante muchos años la serie llevó por título Las aventuras de Tintín y Milú. A lo largo de la historia, Milú tiene un papel central, siendo este el único compañero y confidente de su dueño. Si algo caracteriza al can es que es tranquilo, racional —en ocasiones, mucho más que Tintín—, ingenioso y valiente, aunque como todo perro, tiene sus debilidades: los huesos y, curiosamente, también el whisky.

Tim (Los Cinco)

Si de aventuras se trata, no podemos olvidarnos de Los Cinco: tres hermanos (Julián, Dick y Ana), su primo (Georgina, pero odia ser tratada como una chica y solo responde al nombre de Jorge) y el perro de este (Tim), que se suelen reunir en vacaciones en la bahía de Kirrin y ejercen de detectives, buscan tesoros, resuelven misterios y desenmascaran a criminales.

Tim, un perro mestizo de pelaje marrón y tamaño mediano, es uno de los personajes más memorables de la serie infantil escrita por la autora inglesa Enid Blyton. Jorge lo encontró abandonado y decidió adoptarlo, aunque sus padres no le permiten tenerlo en casa y debe confiar su cuidado a otro chico del pueblo.

Es gracias al papel crucial que tiene en una de sus aventuras, Los cinco y el tesoro de la isla, que tío Quintín y tía Fanny cambian de opinión y dejan que se quede a vivir con ellos. Esta es la primera de muchas veces que el pequeño Tim saca las castañas del fuego al grupo de amigos; fiel, inteligente e incluso feroz cuando tiene que serlo, es el digno quinto miembro de Los Cinco.

Totó (El maravilloso Mago de Oz)

Totó y DorothyTotó es el perro que L. Frank Baum creó para que acompañara a Dorothy, la protagonista de El maravilloso Mago de Oz. Muchos le recordamos especialmente gracias a la adaptación que se hizo del cuento en el año 1939. Totó es un perrito negro de pelo largo y sedoso, aunque en la historia original no se menciona su raza. Sin embargo, unas ilustraciones posteriores mostraron que se trataba de un cairn terrier, originario de Escocia.

Totó aparece ya en el primer capítulo de la obra, presentándolo como la querida y leal mascota de Dorothy Gale, una huérfana adolescente que vive con el tío Henry y la tía Em en una granja de Kansas. Él es la mayor fuente de felicidad de su dueña, a quien hace compañía en las desoladas tierras de cultivo. Su carácter amable y enérgico fue lo que consiguió que Dorothy no se convirtiera en un ser gris, que es como se describe a todos los adultos en la historia.

Tras ser arrastrados ambos por un ciclón hacia la tierra mágica de Oz, será Totó el único vínculo de la protagonista con su hogar en Kansas, donde desea volver con todas sus fuerzas.

Buck (La llamada de la selva)

Jack Landon también nos trajo en una de sus novelas, La llamada de la selva, a uno de los personajes caninos más destacados de la literatura.

Buck, su protagonista, es un cruce de san bernardo y scotch collie que vive una apacible y acomodada vida en un rancho del Valle de Santa Clara, hasta que el jardinero lo roba y lo vende. Tras ir dando bandazos de un lugar a otro, termina en Alaska al cuidado de un par de canadienses que quedan impresionados por su buen estado físico. Allí trabaja tirando de un trineo junto a Curly (una terranova), Dave y Spitz (un husky).

Buck descubrirá en esta aventura su lado más salvaje y libre, que no había podido experimentar en su anterior vida, que vivió como una mascota consentida a la que nunca le faltó de nada.

Bull’s Eye (Oliver Twist)

Bull’s Eye y Bill SikesPor último, es necesario mencionar a Bull’s Eye, que aparece en una de las novelas cumbre de Charles Dickens. A diferencia de los otros perros que os hemos presentado, este bull terrier blanco con una mancha en el ojo derecho no es el protagonista de la historia; al contrario, se trata de un antihéroe que es maltratado por su dueño, el cruel y despiadado Bill Sikes.

Bull’s Eye es el ejemplo perfecto de que la naturaleza de un perro está marcada, en gran medida, por la educación que le da su amo. Debido a la manera en la que es tratado, es un animal con una personalidad tan odiosa como la de Sikes, a quien, a pesar de sus desprecios y continuas palizas, guarda total lealtad.

Son muchos los perros inolvidables de la literatura que nos dejamos en el tintero (Argos de La Odisea, Nana de Peter Pan, Fang de Harry Potter…), y desde aquí te animamos a leer sus historias para conocerlos mejor.

 

Yolanda Galiana (Valencia, 1993), lectora empedernida desde que tiene uso de razón. Disfruta compartiendo las reseñas de sus lecturas en su blog literario.

 

 

[Fuente: http://www.lecturalia.com]

Capture d’écran d’une vidéo sur YouTube [1] sur des manifestations au Pays Basque pour la protection de l’enseignement immersif

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La France a longtemps pratiqué une politique linguistique axée sur l’imposition du français comme seule “langue de la République” tout en ignorant, voire interdisant l’usage de plus de vingt autres langues parlées sur son territoire européen. Au 21ᵉ siècle, les attitudes ont changé grâce à un regain d’intérêt pour les cultures régionales, ainsi qu’à certaines mesures législatives. Une nouvelle loi censée protéger les langues régionales passée en mai de cette année vient relancer le débat.

La nouvelle loi, intitulée Loi du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion  [2](dite aussi Loi Molac du nom du député Paul Molac [3] qui avait proposé ce projet de loi), entérine certaines avancées sur l’usage des langues régionales. Le texte législatif reconnaît ainsi l’importance de ces langues en termes généraux en leur conférant d’une part un statut de “trésor national” et d’autre part en soutenant l’enseignement des langues régionales, obligeant les communes “à contribuer aux frais de scolarité des écoles privées proposant un enseignement bilingue”.

Toutefois, la loi butte sur de nombreux aspects et continue à discriminer les locuteurs de langues régionales dans deux domaines : l’enseignement immersif et l’emploi de signes diacritiques spécifiques aux langues régionales dans les papiers d’identité.

En France, l’enseignement immersif consiste à plonger de très jeunes enfants dans un cursus où toutes les matières ou presque sont enseignées dans la langue cible. Ainsi l’histoire ou les mathématiques sont par exemple enseignées en breton ou en basque. Cet enseignement concerne 14 000 élèves [4]ce qui représente 0,1 % des élèves français, un chiffre en augmentation régulière [5].

La Bretagne a montré le chemin en 1977 en créant les écoles Diwan qui proposent une éducation bilingue dans plus de 50 écoles [6]. Ce mouvement a été suivi pour l’occitan (écoles Calandreta [7]) ainsi que d’autres langues comme l’alsacien, le corse et le basque. Ces écoles sont dites associatives, financées par l’État et les familles, et dispensent un programme scolaire approuvé par le ministère de l’Éducation nationale avec un statut d’”enseignement privé sous contrat”, dont relèvent également la plupart des écoles privées catholiques, par exemple.

Dans la rédaction finale du texte de la loi du 21 mai, le Conseil Constitutionnel s’est référé à l’article 2 de la constitution française [8] qui déclare que “La langue de la République est le français” pour justifier l’interdiction de l’enseignement immersif en langues régionales.

Un État-nation qui impose une langue unique 

Pour l’État français, la centralisation est un élément constitutif de son identité, et ceci inclut le rôle de la langue française.

Le français est une langue romane qui a évolué à partir du latin qui se divise au Moyen-Âge en langues d’oc et d’oïl au sud et au nord du territoire de la France actuelle.

En 1539, un premier document impose l’usage du français, qui remplace le latin comme langue officielle pour tous les documents publics. Il s’agit de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts [9] du roi François Ier. Au départ, le français reste une langue minoritaire qui cohabite avec d’autres langues, mais peu à peu il s’impose comme langue dominante et exclusive dans tous les domaines : gouvernance, jurisprudence, éducation, commerce, religion, littérature et médias.

Au 19ᵉ siècle le système éducatif renforce ce rejet des langues autres que le français en particulier sous l’égide du ministre de l’Éducation de l’époque, Jules Ferry [10], qui interdit l’usage des langues régionales à l’école sous peine de châtiments. C’est la fameuse sentence énoncée dans les écoles publiques du pays: “Interdit de cracher par terre et de parler breton [11] (ou basque, occitan ou toute autre langue régionale).

Une diversité linguistique en net déclin

Aujourd’hui, une institution étatique est en charge des langues parlées en France, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France [12]. Elle répartit les langues en trois catégories en dehors du français: langues régionales [13] parlées en France métropolitaine, les langues non-territoriales [14]comme le yiddish, le romani ou la langue des signes, et les langues des Outre-mer [15] dont on compte plus de 50 et parmi lesquelles figurent le kanak, le tahitien, ou le créole.

Les 23 langues régionales officiellement reconnues représentent une grande diversité linguistique comportant des langues romanes (catalan, corse, occitan, francoprovençal), germaniques (flamand, alsacien), celtes (breton) et non-indo-européennes comme le basque.

Mais si ces langues étaient les principales langues maternelles de millions de Français et Françaises jusqu’au 19ᵉ siècle [16], aujourd’hui on estime le nombre de locuteurs de ces langues à 2 millions, soit un peu moins de 3 % de la population de France métropolitaine. Voilà pourquoi l’État devrait se mobiliser pour freiner ce déclin et encourager un renouveau linguistique pensé dans la diversité.

Une politique en zigzag qui semble systématiquement opposer reconnaissance de la pluralité et défense du français

Toutefois, l’État français maintient une position ambiguë au sujet des langues régionales, hésitant entre diversité linguistique et protection sourcilleuse du français. En 1992, il a tenu à faire amender la constitution de la 5ᵉ République pour stipuler pour la première fois la place officielle de la langue française, mentionnée dans ce fameux article 2 afin de défendre la langue française qui semblait en péril face à une progression de l’anglais.

De plus, la France refuse de ratifier les 39 articles de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires [17] qu’elle a signée, en évoquant encore une fois une contradiction avec le même article de sa constitution. Ce traité datant de 1992 du Conseil de l’Europe [18] se propose de sauvegarder la diversité linguistique en Europe et inclut “la nécessité d’une action résolue de promotion des langues régionales ou minoritaires, afin de les sauvegarder; la facilitation et/ou l’encouragement de l’usage oral et écrit des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique et dans la vie privée la mise à disposition de formes et de moyens adéquats d’enseignement et d’étude des langues régionales ou minoritaires à tous les stades appropriés.”

Des changements interviennent en 2008 lors d’une révision constitutionnelle [19]qui mentionne ces langues dans l’article 75-1 de la Constitution : “Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France.” À ce sujet, le seul domaine où on peut noter un relatif engagement de l’État est l’aide financière apportée à des programmes radio et télé qui s’ajoutent à des initiatives privées principalement pour l’alsacien, le basque [20], le breton [21], le corse [22] et l’occitan. [23]

Manifestations et retour en arrière du Conseil Constitutionnel 

Suite au passage de la loi du 21 mai, de nombreuses manifestations [24] ont eu lieu à travers toute la France principalement au mois de mai pour dénoncer une censure de l’enseignement immersif qui dépend largement d’un soutien financier de l’État. Des pétitions [25] ont été lancées qui rappellent que l’article 2 de la constitution avait été élaboré et présenté comme une défense du français à l’encontre de l’anglais. Fait à noter, de nombreuses écoles bilingues français-anglais pratiquent l’immersion linguistique en France et ne semblent pas tomber sous le coup de cette loi.

Les activistes rappellent également que le président français Emmanuel Macron avait pris la défense [26] des langues régionales dès le 26 mai, s’opposant clairement à la décision du Conseil Constitutionnel qui a fini par réagir le 16 juin [27] en précisant que l’enseignement immersif est anticonstitutionnel uniquement dans l’enseignement public, mais autorisé dans le secteur privé.

Les activistes se penchent maintenant sur la définition du terme d’école associative [28] qui peut être interprété comme faisant partie du service public. La partie de ping-pong politico-législative va donc continuer. Reste à savoir si le 2 septembre, les élèves qui parlent alsacien, basque, breton, corse ou occitan retrouveront le chemin de leurs écoles.

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2021/07/20/266601/

URLs dans ce post :

[1] sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=-hHvFsDdIEM

[2] Loi du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion : https://www.vie-publique.fr/loi/278001-loi-sur-les-langues-regionales-loi-molac#:~:text=25%20mai%202021-,Loi%20du%2021%20mai%202021%20relative%20%C3%A0%20la%20protection%20patrimoniale,r%C3%A9gionales%20et%20%C3%A0%20leur%20promotion&text=La%20proposition%20de%20loi%20apporte,enseignement%20et%20les%20services%20publics.

[3] Paul Molac: https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Molac

[4] 14 000 élèves : https://www.youtube.com/watch?v=aqhfv2-dvA8

[5] un chiffre en augmentation régulière: https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/07/29/01016-20130729ARTFIG00330-le-succes-des-langues-regionales-a-l-ecole.php

[6] éducation bilingue dans plus de 50 écoles: https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ecoles-diwan-40-ans-enseignement-bilingue-langue-bretonne-toujours-menacee-1354929.html

[7] (écoles Calandreta: http://calandreta.org/

[8] l’article 2 de la constitution française: https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur#:~:text=DE%20LA%20SOUVERAINET%C3%89-,ARTICLE%202.,Libert%C3%A9%2C%20%C3%89galit%C3%A9%2C%20Fraternit%C3%A9%20%C2%BB.

[9] ’Ordonnance de Villers-Cotterêts: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnance_de_Villers-Cotter%C3%AAts

[10] Jules Ferry: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ferry

[11] Interdit de cracher par terre et de parler breton: https://www.breizh-info.com/2016/05/25/44012/frederic-morvan-de-disparition-de-langue-bretonne/

[12] Délégation générale à la langue française et aux langues de France: https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9l%C3%A9gation_g%C3%A9n%C3%A9rale_%C3%A0_la_langue_fran%C3%A7aise_et_aux_langues_de_France

[13] langues régionales: https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-regionales

[14] langues non-territoriales : https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-non-territoriales

[15] langues des Outre-mer: https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Langues-de-France/Langues-des-Outre-mer

[16] 19ᵉ siècle: https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires_de_France

[17] Charte européenne des langues régionales ou minoritaires: https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_europ%C3%A9enne_des_langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires

[18] Conseil de l’Europe: https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_de_l%27Europe

[19] révision constitutionnelle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_constitutionnelle_du_23_juillet_2008

[20] basque: https://www.communaute-paysbasque.fr/basque-et-gascon/basque/vivre-en-basque/les-medias-bascophones

[21] breton: https://www.missionbretonne.bzh/liens/medias-bretons/

[22] corse: https://www.isula.corsica/linguacorsa/Approche-de-la-langue-corse-a-travers-les-medias_a81.html

[23] l’occitan.: https://www.cfpoc.com/accueil/liens-utiles/medias/

[24] nombreuses manifestations: https://www.ouest-france.fr/education/enseignement/langues-regionales-ce-qu-il-faut-retenir-du-debat-sur-la-loi-molac-7279489

[25] pétitions: https://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/justice-nos-langues/147179?utm_source=ocari&utm_medium=email&utm_campaign=20210608081501_23_nl_nl_lexpress_bout_des_langues_60bdc55a8a44675e7c7b23c6#EMID=4978ab130374749a14c630b07c77777415f957230f857034c02e5b56c20cdef9

[26] avait pris la défense: https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/05/26/langues-regionales-emmanuel-macron-defend-leur-enseignement_6081548_823448.html

[27] réagir le 16 juin: https://www.francebleu.fr/infos/education/langues-regionales-l-interdiction-de-l-enseignement-immersif-ne-concerne-que-le-public-selon-les-1624008746

[28] école associative: http://calandreta-milhau.fr/ecole-associative/

O objetivo é oferecer um apoio financeiro aos editores estrangeiros para cobrir até 75% dos custos de tradução. Dossiês devem ser enviados até 30/08.
O Ministério da Federação Valônia-Bruxelas (Bélgica francófona) abriu as inscrições para o seu programa de apoio a tradução.
O programa apoia traduções de obras literárias escritas por autores belgas de língua francesa (romances, contos, poesia, teatro, livros infantojuvenis, quadrinhos e ensaios literários).
O objetivo é oferecer um apoio financeiro aos editores estrangeiros para cobrir 75% dos custos de tradução.
Em relação aos autores já em domínio público, o apoio financeiro é de 50% dos custos de tradução.
A Bélgica francófona tem dois editais por ano – em abril e em agosto – e o dossiê deve ser submetido pelo menos seis meses antes da data prevista para a publicação da obra traduzida.
Os editores interessados devem submeter o dossiê até o dia 30 de agosto para os títulos que serão publicados a partir de janeiro 2022.
Para copiar o formulário, clique aqui, e para mais informações sobre o programa, é só entrar em contato com Elodie Meunier, adida das relações culturais da Valônia-Bruxelas Internacional no Brasil, pelo e-mail e.meunier@delwalbru.be.
[Fonte: http://www.publishnews.com.br]
El escritor rumano-nerlandeés Stefan Popa captura al pueblo arrumano olvidado en la literatura en « Si la adelfa sobrevive al invierno », quizás justo antes de que desaparezca para siempre.
Escrito por EVARISTO AGUADO

Una gran epopeya europea sobre la vulnerabilidad de los pueblos pequeños en un mundo en expansión Pitu se está muriendo. Y, sin embargo, tiene mucho por lo que vivir. Su hija, Samarina. Su pueblo, Crushuva, en las cimas de las montañas más altas y hermosas de Macedonia. Y su comunidad, los arrumanos, con su propia lengua —parecida al rumano con in!uencias griegas— que todavía es hablada por una gran minoría en toda la región. Hasta ahora, al menos. Todo el mundo los ha olvidado, aunque ellos fueron los que hicieron los Balcanes. Ellos son los Balcanes.

Si la adelfa sobrevive al invierno es una historia inolvidable y conmovedora de un hombre que está a punto de morir y un pueblo que está desapareciendo del mapa. Un libro sobre la identidad y su transitoriedad y sobre una pequeña comunidad de personas en una Europa en constante expansión. Con su libro, Stefan Popa captura al pueblo arrumano, olvidado en la literatura, justo antes de que se desvanezca para siempre.

Stefan Popa (Vleuten-De Meern,1989) es escritor y periodista independiente. De origen mitad holandés, mitad rumano, es también un experto en los Balcanes y a menudo es contratado por emisoras de radio y televisión para informar o reflexionar sobre la actualidad balcánica. Autor de multitud de relatos inéditos y cuatro novelas publicadas, su estilo de escritura ha sido descrito como lírico, poético, sin una palabra fuera de lugar. Este autor joven y comprometido tiene un enorme potencial aún por revelar fuera de los Países Bajos.

 

 

[Fuente: http://www.todoliteratura.es]

Imaxe dunha comida na casa madrileña que Emilia Pardo Bazán tiña no número 1 da antiga rúa Ancha de San Bernardo e que herdara do seu pai, José Pardo Bazán. Trasladáronse a Madrid cando este foi elixido deputado en Cortes. Dona Emilia aparece na foto sentada á esquerda.

Escrito por MATILDE FELPETO LAGOA

Emilia Pardo Bazán, a escritora máis importante do naturalismo español, escribiu sobre moitos e variados temas que lle apaixonaban, e un deles é a cociña. Na súa obra literaria abundan as referencias ás gastronomías galega, española e europea, tanto nas súas novelas como nas súas crónicas de viaxe.

O seu interese pola gastronomía móstrase, sobre todo, en dous libros: A cociña española antiga, publicado en 1913, e A cociña española moderna, en 1917. Ambos os libros forman parte dunha colección creada pola escritora A biblioteca da muller. O seu propósito era contribuír á liberación e o desenvolvemento intelectual da muller, pór de manifesto o problema feminista que se debatía no estranxeiro, publicando en castelán obras de tema sociolóxico, pedagóxico e histórico que se lían noutros países europeos.

Foi un proxecto inconcluso. Publicou once tomos de temas variados: relixioso, pedagóxico, sociolóxico, histórico, literario. Os últimos dous tomos son os libros de cociña. No prólogo da cociña española antiga explica cales eran as súas intencións ao crear esa colección e tamén as razóns que a levaron a publicar estes dous libros. En primeiro lugar, pretendía enriquecer a biblioteca con obras de economía doméstica, e en segundo lugar o seu desexo de ter encadernadas e manexables varias receitas antigas por coñecelas desde a súa nenez e ser da súa familia como de tradición.

Este prólogo que encabeza o primeiro libro é un variado aperitivo que non ten desperdicio. Fai unha defensa da cociña tradicional-rexional e insiste na necesidade de protexela para conservala porque forma parte do patrimonio cultural dos pobos. Seguen 583 receitas agrupadas en apartados segundo o ingrediente principal, empezando polos caldos e sopas e finalizando coas sobremesas. As receitas pertencen á gastronomía de todas as vilas de España e un pequeno número á americana, sobre todo da cociña cubana.

Recolle todo tipo de receitas, algunhas sinxelas como o caldo galego, faragullas, sopas de allo e destas, variadas versións desde as dunha cociña humilde ata a máis opulenta. Outras son máis sofisticadas, propias dunha cociña burguesa como lombo de porco fresco ás Torres de Meirás, pescada rechea, perdices con recoiro.

Na redacción da maioría das receitas non precisa a cantidade nin o peso exacto dos ingredientes, excepto nas das sobremesas. Explica a forma de elaborar cada unha deles dun xeito amena, mesturando coa descrición comentarios sobre os ingredientes, narracións de historias ou, ás veces, chascarrillos que lle lembran ou suxiren as receitas, sempre con intención didáctica.

Hai continuas referencias literarias, sobre todo ao Quixote. Se a súa obra literaria está trufada con Gastronomía, a gastronómica estao con Literatura. A súa paixón pola arte e a súa formación enciclopédica condimentan a narración. A orixinalidade, a riqueza do léxico, os seus comentarios lingüísticos sobre os significados dalgunhas palabras ou sobre o uso, segundo ela, inútil, de galicismos converten esta obra en algo máis que un recetario de cociña. É un gusto ler as receitas aínda que non se pretenda cociñalas.

As receitas da súa nai

Nalgunhas das receitas indica a fonte ou procedencia da mesma. As citas máis frecuentes son: a súa nai, a condesa viúva de Pardo Bazán; Martínez Montiño, cociñeiro de Felipe II; contemporáneos e amigos como Ignacio Doménech, Melquíades Brizuela, Anxo Muro, Manuel María Puga e Parga Picado, Elena Español e tamén Benito Pérez Galdós, entre outros.

No índice da obra advirte que as receitas probadas levan por sinal un asterisco. Chama a atención o feito de que, entre case seiscentas, só sete son receitas de sobremesas e ningunha delas está marcada con asterisco. ¿Será que a diabetes que padecía impedíalle probar estas delicias? ¿Ou será que certamente se reservaba para publicar un libro só de sobremesas?

O segundo tomo, A cociña española moderna, foi un libro moi vendido na súa época. Nas súas 539 receitas segue a mesma estrutura e estilo narrativo da obra anterior. No prólogo do primeiro tomo, a autora espera que neste segundo se atope algunha demostración de como os guisos franceses poden adaptarse á nosa índole. Era un momento en que a cociña francesa imperaba nas mesas da burguesía e dos restaurantes españois.

Sen tempo para guisar

«Sempre andei en guisar, e ata lle teño afección a estes quefaceres e sinto non ter tempo para practicalos. Non son doutora na arte de Muro, Dumas, Rossini, Brillat-Savarin e Picado, pero xamais vin incompatibilidade entre el e as letras». Así escribía nunha carta ao entón director de La Voz de Galicia en 1913.

Coa publicación destes libros de culinaria segue a senda doutros escritores que sen ser profesionais da cociña poñen a pluma ao seu servizo. Coetáneos e amigos da escritora, o xornalista Anxo Muro, autor do practicón, entre outras obras; o avogado coruñés Manuel María Puga e Parga, ao que a escritora prologou a súa obra culinaria máis importante, A cociña práctica (1905). O novelista e diplomático Juan Valera, en principio amigo e admirador de dona Emilia, púxose a mal con ela pola súa pretensión de acceder á Real Academia Española, temía que unha muller tan intelixente ocupase unha letra da douta institución. Tamén Valera tiña afección pola gastronomía, e á da súa terra, Córdoba, dedicou varios escritos.

Polígrafa, políglota, cultísima, viaxeira, curiosa, orixinal, valente, independente, libre, feminista… non foi admitida como membro da Real Academia, a pesar do seu dominio da lingua e o variadísimo e preciso léxico que manexa en toda a súa obra.

Mostrouse contraditoria nalgunhas formulacións e manifestacións sobre diferentes temas, por exemplo na súa relación de amor/odio co francés, en temas políticos, conservadora e progresista á vez ou na súa conciencia de clase. Pero esa contradición non pode ser xulgada cos ollos e a mentalidade dun mundo cen anos despois da súa morte. Do mesmo xeito, os adxectivos que se lle dedican no parágrafo anterior adquiren outra dimensión analizándoos no século XXI, porque Emilia Pardo Bazán foi unha adiantada ao seu tempo.

Matilde Felpeto Lagoa (Cervás, Ares, 1947), profesora xubilada de Lingua e Literatura Españolas, é escritora gastronómica e Premio Nacional de Xornalismo Gastronómico Álvaro Cunqueiro nos anos 2010 e 2017

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Psicografia de “Os demônios” no Brasil

Escrito por MARIANA LINS COSTA*

“Embora sejamos provincianos e por isso, é claro, dignos de pena, sabemos entretanto que

por enquanto ainda não aconteceu no mundo nada de tão novo que nos fizesse chorar”

(Dostoiévski, Os demônios).

É verdade que quando Dostoiévski afirmou que a sua época era a mais literária possível, ele justificou esse seu diagnóstico pela constatação de que a divisão interna e externa que então se via na sociedade era na verdade expressão de uma sede generalizada por convicção moral e direção.[i] Noutras palavras: se a sua época era a mais literária possível, isso se devia também às próprias convicções e direção estarem para ser novamente criadas, o que por sua vez implicava em que já estavam sendo efetivamente criadas, naquele momento mesmo, nas ruas. O que, como não poderia ser diferente, abria caminho para todo tipo de vigarice e vigarista.

“Ainda existem nos jornais muitos vestígios da inesperada falta de firmeza nas convicções, que leva à prática dos atos mais terríveis” – escreveu em carta, na ocasião em que rascunhava Crime e castigo.[ii] Uma falta de firmeza nas convicções que, de um lado, se fazia ver nos próprios fatos relatados nos jornais. E de outro, na forma mesma com que eles, os “fatos”, eram relatados, posto que nem sempre os jornalistas se manteriam fiéis à causa da verdade factual, fosse pela falta de cuidado na verificação das fontes, fosse porque a distorção mesma era o que efetivamente possibilitava uma “boa” história.[iii]

Que a “boa história” pudesse acarretar na destruição de vidas e reputações, tal como os mais atrozes dos fatos relatados, ora, isso era justamente o que se garantia tratar de uma boa história! E o ponto é que foi justamente aí, onde o escritor vislumbrou o “horror real” que então se anunciava na sua época: “A possibilidade de considerar a si mesmo – e algumas vezes ser efetivamente – uma pessoa honrada enquanto comete uma vilania óbvia e inegável”.[iv]

Lido tal paradoxo com as lentes estapafúrdias deste nosso triste ano de 2021, parece deveras surpreendente que Dostoiévski tenha chegado a tais conclusões sem conhecer o Brasil atual. Remetendo-nos a um dos casos mais recentes, o acompanhamento midiático das buscas pelo assassino e estuprador, Lázaro Barbosa, testemunhamos que fatos atrozes moldados em “boas histórias” são capazes não só de transformar um miserável numa espécie de anti-herói digno de Hollywood, como, justamente, por isso, espetacularizar a sua execução – que apesar de ter conseguido furar o cerco da invisibilidade estatística, de outro lado, a cada dia que passa se torna tão banal e pouco memorável quanto um blockbuster. Revelação de uma miséria tão nossa de convicção moral e direção, que faz até pensar com mais benevolência na grotesca declaração do grotesco “Abe” Weintraub de que somente a “pena de morte pode nos devolver a esperança”;[v] benevolência, porque se fosse mesmo o caso de ter de escolher entre um coliseu high-tech estrelado em meio à aula remota das crianças – num tempo em que sequer é mais possível distinguir quem é fera e quem é gladiador – e a assepsia de uma morte indolor, programada e privada, com direito a uma última refeição e um padre ou pastor para arrepender-se dos pecados caso deseje… a verdade é que coisa toda estaria em maus lençóis.

Mas Dostoiévski vai além. Assim, ainda mais surpreendente é que esse magnânimo tenha, já no seu tempo, antevisto que dentre as mais variadas espécimes de vigarista e vigarice, o caos e atrocidade absolutos poderiam ter os caminhos deliberadamente abertos, quando não só os fatos relatados fossem cada vez mais atrozes eles mesmos, mas quando os seus relatos, sob o formato de “boas histórias”, dispusessem dos mecanismos necessários para espraiá-los aos quatro cantos de maneira contraditória suficiente até o ponto de gerar uma descrença e desorientação tão absolutas que se transmutariam em perplexidade, quando não em desespero. Embora as fake news, hoje se apresentem a muitos de nós como uma amarga novidade, os seus métodos já se encontram descritos em Os demônios, há exatos 150 anos. E mais do que seus métodos, lá encontramos também os seus fins: o caos absoluto como preparatório de um regime político de dominação até então inaudito e que, segundo postulado em Os demônios, virá simplesmente por ser “ourivesaria” e “coisa do futuro”.[vi] Quiçá o Brasil seja mesmo o país do futuro! Ainda que num sentido bem outro do vislumbrado por Stefan Zweig que, de todo modo, visto de hoje, como se por vaticínio se suicidou.

Para confirmar o velho ditado apocalíptico “Quem tiver ouvidos para ouvir que ouça”! – é o caso de espiarmos um excerto justamente de Os demônios: “— Até onde pude compreender, […] o senhor mesmo, no início e depois mais de uma vez, desenvolveu […] um quadro da Rússia coberta por uma rede infinita de nós. Por sua vez, cada um dos grupos em ação, ao fazer prosélitos e disseminar-se em seções laterais ao infinito, tem como tarefa desacreditar constantemente, mediante uma propaganda sistemática de denúncias, a importância do poder local, gerar perplexidade nos povoados, engendrar o cinismo e escândalos, a total descrença no que quer que exista, a sede do melhor e, por fim, lançando mão de incêndios como meio predominantemente popular, no momento determinado lançar o país até no desespero em caso de necessidade. São ou não são suas essas palavras que procurei lembrar literalmente? É ou não é seu esse programa de ação, comunicado pelo senhor na qualidade de representante de um tal comitê central, ainda hoje absolutamente desconhecido e quase fantástico para nós?

— Está certo, só que o senhor delonga demais.”[vii]

Não foram poucos os intelectuais e estudiosos, caso de Charles Taylor e Albert Camus, que viram no ideal político prenunciado em Os demônios o que posteriormente veio a se chamar de totalitarismo e nos meios para um tal ideal certa sistematização do que, pouco tempo depois de publicada a obra, veio a ser designado terrorismo. Em Os demônios, testemunhamos a tessitura da relação entre terrorismo e totalitarismo como se passos subsequentes de uma única dança. Como se método e fim. Se o fim não for passível de ser imediatamente atingido não significa que o método não possa causar suficientes estragos, de modo inclusive a abrir caminho para a futura instauração desse fim mesmo.

É surpreendente observar como Dostoiévski estava consciente de que a desestruturação absoluta de uma sociedade era preparatória para o fanatismo e dominação. Conforme ilustrado no excerto acima, as táticas terroristas apresentadas em Os demônios já incluíam além do derramamento de sangue propriamente dito, sobretudo a desestabilização psicológica e social propiciada via a “propaganda sistemática” “por uma rede infinita de nós” com a “tarefa” de “desacreditar constantemente”, como se houvesse aí um esboço da cartilha da guerra híbrida com as suas Opsis, antes mesmo da sua existência.[viii]

E isso quando o escritor vivia numa sociedade czarista e não poderia, segundo os fatos, sequer suspeitar que o terrorismo ao invés de grupos clandestinos de jovens radicais viria a ser levado a cabo pelo próprio Estado – auxiliado quer deliberadamente ou não pelas chamadas big techs – com o fim da ampliação do poder de certos vigaristas até o ponto de tornar necessário reduzir à maioria se não à morte, à condição mais abjeta. É deveras terrível a insistência com que o teórico do totalitarismo do romance ou, segundo as suas palavras, o teórico “da organização social da sociedade do futuro que substituirá a atual”, assegura já não haver mais qualquer outra solução possível para a “fórmula social” – “Ne-nhu-ma!”, soletra.[ix]

Partindo da liberdade ilimitada que todos os vigaristas de todos os tempos buscaram atingir (e não só eles, convenhamos) chegar-se-á, garante-nos, por necessidade lógica, finalmente ao despotismo ilimitado; e se “rebaixar o nível da educação, das ciências e do talento” seria uma das primeiras ações necessárias, a dificuldade real que se lhe apresentava era a de não haver na sua época meios eficazes o suficiente para promover a morte em massa. Afinal, resume um dos seus entusiastas, se “é impossível curar o mundo por mais que tratemos dele”, cortar “cem milhões de cabeça” certamente facilitaria a coisa toda.

Em face de tamanha incurabilidade é que o teórico assegura não estar a propor qualquer infâmia, mas antes “o paraíso terrestre”.[x] Ou ainda, conforme berra aquele que disse saber como dar o primeiro passo para transformar a teoria em plano e ação: “Já sem a ciência há material suficiente para mil anos, mas precisamos organizar a obediência. No mundo só falta uma coisa: obediência”![xi] Sim, sob uma tal perspectiva, o nosso ex-ministro da Educação, a despeito do seu kafta, nem sabe que coisa profunda conseguiu predizer.

Se fosse o caso de não só compreender a vida como literatura, mas interpretá-la à luz da literatura, mesmo uma leitura superficial de Os demônios tornaria difícil, ao vivenciar o governo Bolsonaro, não se juntar às fileiras dos que aclamam Dostoiévski como profeta; uma aclamação que, de todo modo, no nosso caso, implica supor que o grande número do circo dos horrores orquestrado pelo presidente (ou do qual ele é o representante de um quase fantástico partido fardado absolutamente desconhecido para nós) talvez ainda esteja por vir.

Pois, se de um lado, a desestabilização social (acompanhada da morte em massa) tem sido levada a cabo, em múltiplas frentes, com maestria pelo seu governo, recentemente reunido com a CIA,[xii] essa mesma desestabilização é alimentada com ininterruptas ameaças de golpe – como a do dia 19 de março, em que o presidente apresentou ipsi literirs o caminho antevisto em Os demônios ao afirmar que “um terreno fértil para a ditadura é exatamente a miséria, a fome, a pobreza, onde o homem com necessidade perde a razão”.[xiii]

E que Bolsonaro pareça excessivamente tosco ou demasiadamente estúpido para algo como um golpe, talvez um motim, neste nosso país do pós-pré-sal, bem isso também está previsto no romance, na fala daquele que poderia ser compreendido como o seu duplo literário, o personagem Piotr Stiepanovitch Vierkhoviénski: “Pois bem, resolvi em definitivo que o melhor é a gente falar, e precisamente por mediocridade, isto é, muito, muito, muito, apressar-se muito em demonstrar e acabar sempre se enredando em suas próprias demonstrações, de modo que o ouvinte sempre se afaste de você, fique sem saber o que dizer, mas o melhor é que dê de ombros. […] Com licença, depois disso quem vai suspeitar de que você tem intenções misteriosas? Sim, qualquer um deles ficaria ofendido com quem dissesse que eu tenho intenções secretas. Além do mais, às vezes eu faço rir — e isso já é precioso. […] Eles vão me assediar e tornarei a mentir. Todos já me deixaram de lado; “É capaz, dizem, mas caiu da lua”.[xiv]

E eis que, para além dos fatos transmutados em boas histórias, ao olhar para a nossa realidade com as lentes de Os demônios, parece que estamos a nos aproximar do momento determinado em que este nosso país já desesperado será lançado numa outra qualidade de desespero. Pois é confirmado pelo prognóstico oferecido pelo romance que o fenômeno Bolsonaro não se encerrará com a sua tão sonhada derrocada, seja via impeachment ou pela derrota nas próximas eleições. E para o caso de um outro analista político surrealista e mais otimista vir a gritar “Lula presidente em 2022!”, baseando-se para isso, além de nas pesquisas de intenções de voto, inclusive no final mesmo do romance, dado que a cidadezinha em que se passam os terríveis acontecimentos narrados na obra volta aparentemente

, num jantar em Washington: “O Brasil não é um terreno aberto onde nós pretendemos construir coisas para o nosso povo. Nós temos é que desconstruir muita coisa. Desfazer muita coisa. Para depois nós começarmos a fazer. Que eu sirva para que, pelo menos, eu possa ser um ponto de inflexão, já estou muito feliz”[xvii]

*Mariana Lins Costa é pós-doutoranda em Filosofia pela Universidade Federal de Sergipe.

Notas


[i] Dostoiévski apud Moser, C. A. “Dostoevsky and the aesthetics of journalism”. Dostoevsky’s Studies, vol. 3, 1982.

[ii] Dostoiévski apud Frank, J. Dostoiévski: os anos milagrosos, 1865-1871. São Paulo: Edusp, 2003, p. 75.

[iii] Moser, C. A. “Dostoevsky and the aesthetics of journalism”. Dostoevsky’s Studies, vol. 3, 1982.

[iv] Dostoiévski. A writer’s diary. Volume One 1873-1876. Evanston, Illinois: Northwestern University Press, 1994, pp. 286-287.

[v] https://www.correiobraziliense.com.br/politica/2020/08/4871753-weintraub-defende-pena-de-morte—pode-nos-devolver-a-esperanca.html

[vi] Ou como diria Piero Leirner: Reboot. http://www.ihu.unisinos.br/610493-projeto-bolsonaro-e-finito-mas-e-preciso-ficar-atento-aos-militares-entrevista-especial-com-piero-leirner

[vii] Dostoiévski. Os demônios. Trad. Paulo Bezerra. São Paulo: Editora 34, 2004, p. 532-533.

[viii] É inevitável que pensemos aqui sobre quantas “narrativas” giraram – e ainda giram entre smartphones e farmácias –, em torno do fármaco hidroxocloroquina; o que, de outro lado, faz também pensar que para além de Bolsonaro, seus representantes e do follow the money (agora praticamente esquecido com a nova história da Covaxin), não só a Dra. Nise Yamaguchi (até junho deste ano, médica no Hospital Albert Einstein), como parte significativa da significativa classe médica aderiu ativamente (ou autonomamente) à recomendação do “kit”, vide o caso de nada menos do que o Conselho Federal de Medicina. Detalhe que traz alguma perturbação à verdadeiramente inspiradora história da ciência contra o genocídio contada, até outro dia, na CPI da covid, quando as duas coisas na História mesma, a com “H” maiúsculo, digamos assim, de um modo geral, sempre andaram juntas…

(https://www.diariodocentrodomundo.com.br/essencial/cfm-nao-nos-representa-diz-nota-da-rede-de-medicos-populares-e-medicos-pela-democracia/)

[ix] Dostoiévski. Os demônios, p. 391;392.

[x] Idem, p. 395.

[xi] Idem, p. 407.

[xii] https://oglobo.globo.com/mundo/em-visita-ao-brasil-diretor-da-cia-se-encontra-com-ministros-de-bolsonaro-1-25085980

[xiii] https://www.correiobraziliense.com.br/politica/2021/03/4912817-bolsonaro-o-caos-vem-ai–a-fome-vai-tirar-o-pessoal-de-casa.html

[xiv] Dostoiévski. Os demônios, p. 222; 227.

[xv] Idem, p. 649.

[xvi] Idem, p. 392.

[xvii] https://noticias.uol.com.br/colunas/rubens-valente/2020/05/24/reuniao-bolsonaro-governo.htm

[Imagem: Stanislav Kondratiev – fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

 

El escritor mantiene una conversación con su alter ego Pedro Juan sobre la vida y la literatura donde repasa su trayectoria literaria y vital.

Pedro Juan Gutiérrez, poeta, periodista, pintor, entre otros oficios, con más de 40 publicaciones a sus espaldas, el Prometeo sexual desatado, como le llamaba Roberto Bolaño, explora sus vivencias con su característico estilo crudo, fuerte y directo del downtown de la Habana.

Diálogo con mi sombra : sobre el oficio de escritor / Pedro Juan Gutiérrez. Anagrama, 2021

SINOPSIS

Pedro Juan entrevista a Pedro Juan. El escritor hace un ágil y exhaustivo repaso de su vida y su obra en el que no se deja nada en el tintero. Y es que, si hablamos de Pedro Juan Gutiérrez, vida y obra se entrecruzan y entremezclan hasta confundirse en la trayectoria de este autor vitalista, visceral y carnal.

En estas páginas evoca sus tempranos pinitos como enamoradizo poeta infantil en Matanzas, el descubrimiento del sexo y la masturbación, la vida en las calles, su juventud en la etapa más dura y represiva de la revolución en los setenta –cuando se prohibieron cosas como el jazz y el rock–, los inicios de su carrera como periodista en la radio, la llegada a La Habana, sus relaciones con mujeres maduras… Y nos habla también de su concepción de la literatura: de cómo el escritor debe vampirizar la realidad, de su teoría de la literatura construida como realidad enloquecida, de la relevancia de la oralidad en su obra, la construcción de sus antihéroes, la importancia del sexo en sus libros, el recurso a la irreverencia y la obscenidad, el rechazo a la actual corrección política… Y desgrana sus lecturas e influencias: los cómics americanos, Kafka, Juan Rulfo, Nicanor Parra, Cortázar, Capote, Malaparte, Carpentier, Sherwood Anderson, los cuentos de Hemingway y Grace Paley, Bukowski y hasta la Corín Tellado que su madre leía con fruición.

Fragmento del llibro disponible en la página web de Anagrama

 

[Fuente: http://www.americat.barcelona]

Wilcock

 

Escrito por Carlos Surghi

¿Qué hay en el misterio de toda amistad? ¿Distancia, frecuencia, tiempo? ¿Tal vez la resignada competencia que el afecto disimula? ¿Acaso la torpeza del querer que ya nos pierde? Sin duda las mejores páginas sobre esta pasión se las debemos a Adolfo Bioy Casares, y no por lo que en él hay de eterno aprendiz de ese culto, sino más bien por lo despiadado que ha sido cuando la amistad le reclamaba el perfil humano —demasiado humano— que siempre ha impulsado. Quién no recuerda, entonces, en una de las mil páginas de Borges (2006), esas anécdotas que despiertan su sorpresa al regresar el amigo ciego del cine, al recitar una saga mientras se orina el pantalón, o al luchar como un niño con los granos de arroz cuando, noche a noche, se escribiera “cena en casa Borges”. Sin embargo, ese Bioy infidente, desleal y traidor, es también quien en contadas ocasiones se deja ganar por lo que toda amistad tiene de intransferible: la emoción. Esta vez sus recuerdos sobre Juan Rodolfo Wilcock no escapan a ello. Una mañana de marzo de 1978, el autor de El perjurio de la nieve señala: “Cuando voy a tomar el desayuno al comedor, Silvina me anuncia la muerte de Johnny Wilcock. Me voy a llorar al baño […] Pienso que debiera escribir mis recuerdos de Johnny. La idea de nunca más verlo y conversar con él me entristece mucho”. Fiel a sí mismo, cuando no maniático de cuanto lo rodea, Bioy ya ha escrito esos recuerdos en diarios, cartas y entrevistas; tal vez porque sabía que el misterio de toda conversación con un amigo radica en la inteligencia literaria que en ella puede escucharse.

Para mediados de los años cuarenta, Wilcock no solo es un poeta premiado, sino también alguien “muy inteligente y muy capaz (a quien) la vanidad lo desequilibra”; por ese tiempo ya comparte la mesa en la casa de la calle Posadas, pero “es tan ávido que, durante las comidas, se sirve aun lo que no come”; además “es inteligente, culto, perspicaz, brillante y, a pesar de ser muy personal como individuo, es tan dependiente del prójimo, tan imitativo” que en literatura su juicio roza el esnobismo; admira a Eliot, Pound y Joyce. Para Borges, no es más que “un muchacho que se ha hecho odiar. Nadie lo quiere”. Pero, aun así, esa casa tiene otros accesos, las dependencias que controla Silvina Ocampo, quien no duda en abrirle las puertas al “Shelley argentino” que abandona su casa en la calle Montes de Oca, donde en cama y sin levantarse por semanas pasa el tiempo “escribiendo en el desorden y la mugre”. Está claro, entonces, que Wilcock es lo suficientemente diletante como para ser incomprendido y a la vez admirado, y por demás inteligente para “lograr la atención sobre sí”, como también para “crear situaciones incómodas”. Bastará nada más que le nieguen un premio y alguna que otra rabieta íntima para que en 1957 decida quedarse en Italia, cambiar de lengua, escribir prosa y transformarse en un ensayista implacable y temido. Sin embargo, aun a la distancia, jamás dejará de gestionar traducciones para sus amigos. Con el tiempo, las cartas de Bioy le restituyen el lugar del recuerdo; hasta que en 1970 lo visita en Roma, por última vez, buscando sin dudas su conversación, en la cual resalta “que los días se llenan con nada. Que de su día solo se salva un paseíto que da antes de almorzar: el resto es una porquería”. El brillante diarista que es Bioy escucha ahí una despedida; solo en la distancia del final los amigos saben que se han reencontrado. El destino está cumplido. El resto ya es literatura. Este reverso del monumental Borges —tal vez más franco y despiadado, pero también más sentido y apasionado— nos trae entonces un silencio ensordecedor, cuyo eco no hace tanto comenzamos a escuchar.

 

Adolfo Bioy Casares, Wilcock, Emecé, 2021, 248 págs.

 

 

[Fuente: http://www.revistaotraparte.com]

Numerosas escritoras latinoamericanas protagonizan una nueva tendencia en la literatura actual que se conoce como nuevo gótico latinoamericano. Una forma de narrar que toma tópicos del terror y las distopías para reflexionar de una manera diferente sobre nuestro presente.

Escrito por Carlos Madrid

En los últimos años, varios nombres de escritoras latinoamericanas copan las listas de novedades y son ampliamente leídas por el público y aplaudidas por la crítica. Autoras como Mariana Enríquez, Mónica Ojeda, Michelle Roche Rodríguez, Fernanda García Lao, Ana Llurba, Natalia García Freire o Giovanna Rivero están creando una nueva tendencia en la literatura actual que se conoce como nuevo gótico latinoamericano. Una forma de narrar que toma tópicos del terror y las distopías para reflexionar de una manera diferente sobre nuestro presente.

“Lo transhumano y la ansiada fusión con otros reinos —el animal, el vegetal, el reino cósmico— es el sello de estas búsquedas de la imaginación”, sostiene Giovanna Rivero

Pero, ¿es realmente una tendencia? ¿Es algo nuevo? Para Giovanna Rivero, que ha publicado bajo este género obras como Tierra fresca de su tumba (Candaya, 2021), hablar únicamente de gótico latinoamericano podría suponer una trampa que excluyera los matices. Sin embargo, sí que encuentra una “gran coincidencia, o incluso, una gran sincronía, en un buen número de escritoras que están revisitando desde ciertas especificidades geográficas y políticas algo que ya hizo Mary Shelley con Frankenstein. Este llamado gótico latinoamericano del siglo XXI está dando cuenta de un nuevo abismo que no es otra cosa que el fin de nuestra especie. Lo transhumano y la ansiada fusión con otros reinos —el animal, el vegetal, el reino cósmico— es el sello de estas búsquedas de la imaginación”, sostiene.

Ana Llurba, autora de Constelaciones familiares (Aristas Martínez, 2020), cree que este género no es algo nuevo, sino que se podría remontar hasta las crónicas de Indias, “como Guamán Poma de Ayala o la de Bartolomé de las Casas y su registro de las crueldades de la conquista y la colonización, que se podrá comparar bastante al gore y splatter contemporáneo”. Y, más cercano a nuestro tiempo, un antecedente importante para ella podría ser La amortajada de María Luisa Bombal (1938), que inspiró a Juan Rulfo para su Pedro Páramo (1955), una obra canónica sobre las fronteras entre la vida y la muerte, entre el realismo mágico, lo costumbrista y lo fantástico.

Una descripción a la que la escritora Natalia García Freire, autora de Nuestra piel muerta (La Navaja Suiza, 2019), añade nuevos matices. En su opinión, existe desde el siglo XIX cierta literatura que puede verse como los cimientos de este nuevo gótico. “Una base en la que se encuentran escritores como Borges, Silvina Ocampo, Bioy Casares, Julio Cortázar, Rosario Ferré, Felisberto Hernández, Juan Rulfo, Armonía Somers y muchísimos más que ya tocaban temas que entran en lo gótico: lo fantasmagórico, las casas embrujadas, los lugares oscuros, laberínticos. Pero en este siglo esa tendencia es quizá la que más predomina. Ese gótico latinoamericano ha venido a instalarse en la literatura, tomando a estos y estas autoras y también a los americanos como Faulkner o Stephen King, pero reinventando los escenarios para adecuarse perfectamente a temas locales”, sostiene.

Una tendencia liderada por mujeres

Como se puede apreciar, todas las autoras que se han citado en el artículo son mujeres. Un hecho que las tres escritoras relacionan con el signo de los tiempos: ya no se puede ignorar a las mujeres y son muchas las editoriales, sobre todo las pequeñas, que apuestan por escritoras jóvenes. “Esto hace que sea posible, por primera vez, que se vea ese boom. Pero si vamos a otras épocas también hubo muchas mujeres escribiendo fuera del canon y que están siendo hoy recuperadas, como Armonía Somers o Shirley Jackson”, apunta Natalia García Freire.

Unas palabras que también defiende Giovanna Rivero, quien añade que a esta visibilidad se ha llegado a través de muchísimas batallas. “Creo que sin los feminismos no estaríamos hoy hablando de este tema. Los feminismos han activado percepciones, incomodado formas de leer, cuestionado ideas enquistadas, y esto está formando otras sensibilidades lectoras. Y cuando digo ‘sensibilidades lectoras’ no me refiero solo a quien compra y lee un libro, sino también a quien decide publicarlo desde el ámbito editorial, a quien lo reseña, a quien lo incluye en un canon, en una lista o en la conversación pública”, sostiene.

Ana Llurba, por su parte, cree que es simplemente un momento en el que se está dando más visibilidad a las escritoras. “Una visibilidad que está tomando más fuerza por el efecto de eco de cierto periodismo caza tendencias y la necesidad ludópata de las editoriales por etiquetar y apostar por the next big thing”, apunta. “Aun así, hay calidad, escritoras excelentes y el reconocimiento internacional y las traducciones a otras lenguas son una prueba contundente de eso. Creo que es un buen momento para la literatura latinoamericana, en general. Es decir, que hay vida más allá de Bolaño” [risas].

Puntos en común y desavenencias

Como es natural, son muchos los temas que guardan en común los libros que se agrupan bajo esta etiqueta. Temas como la muerte, la violencia sobre las mujeres, la importancia de las almas o el uso del terror. Natalia García Freire sostiene que el más común es el sobrenatural, el cual se muestra como un elemento que más allá de que nos pueda hacer daño, nos atrae. “Un elemento que se aprecia muy bien en Las voladoras, de Mónica Ojeda. En este libro existe una seducción por las criaturas místicas en el que es el ser humano el que se vuelve un ser más monstruoso”, dice la autora.

“Estamos atravesando una época iconoclasta donde muchas autoras estamos volviendo a escribir sobre eso con nuestros estilos y obsesiones personales”, opina Ana Llurba

Unos puntos en común que Ana Llurba, más allá de los elementos, asocia a qué se hace con ellos. “Es decir, cómo se reactualizan, desde qué horizontes de lectura, con qué claves estéticas. Y creo que estamos atravesando una época iconoclasta donde muchas autoras estamos volviendo a escribir sobre eso con nuestros estilos y obsesiones personales”, sostiene.

Giovanna Rivero, en la línea de lo que dice Llurba, cree que no hay unos temas más importantes que otros, sino que ella apuesta por la complejidad, por la contradicción, por la contaminación y las distintas membranas. “Así, la violencia sobre los cuerpos de mujeres involucra métodos de muerte y la muerte siempre es política, es filosófica, es terrible”, matiza.

Y, respecto a sus diferencias, las tres muestran dificultad a la hora de señalarlas. Natalia García Freire encuentra esa distancia en sus referentes, los cuales son muy específicos y en el lugar en el que enmarca su obra. “Me refiero a Shirley Jackson o William H. Gass o el mismo Juan Rulfo, pero también a temas muy personales, familiares y del paisaje donde vivo”.

Ana Llurba, sin embargo, se desmarca de sus coetáneas por su “exploración temática de la religión como mitología y como fenómeno que da forma inconsciente a gran parte de nuestras experiencias vitales y, sobre todo, la tendencia a la sátira y el humor negro”. Y añade: “Me repele la solemnidad: si no me río, no es mi revolución”.

Por último, Rivero va un paso más allá y defiende que la escritura siempre busca ese pliegue, esa diferencia. “La utopía es encontrar la diferencia en eso que volvemos a contar”, sostiene. Así, no sabe qué la diferencia específicamente a estas escrituras del resto, pero tiene claro que “ese descubrimiento siempre sucede durante la lectura”. Leámoslas pues.

 

[Foto: Álvaro Minguito – fuente: http://www.elsaltodiario.com]

Pep Tosar uneix literatura, música en directe, audiovisuals i circ a l’espectacle ‘El fingidor’.

Pep Tosar ha escrit i dirigeix 'El fingidor', un espectacle sobre Fernando Pessoa. © Martí Fradera

Pep Tosar ha escrit i dirigeix ‘El fingidor’, un espectacle sobre Fernando Pessoa.

Escrit per Ana Prieto Nadal, investigadora teatral

En el marc del Festival Grec –i en coproducció amb el Teatre Principal de Palma de Mallorca i la companyia Oblideu-vos de nosaltres– s’ha estrenat, al Teatre Sagarra de Santa Coloma de Gramenet, el darrer espectacle de Pep TosarEl fingidor, una filigrana multidisciplinària –literatura, música en directe, document audiovisual i circ– que homenatja el poeta portuguès Fernando Pessoa.

El títol, extret d’un poema del Cançoner de Pessoa titulat Autopsicografia, remet als coneguts versos: “O poeta é um fingidor / Finge tão completamente / Que chega a fingir que é dor / A dor que deveras sente”. El dispositiu escènic posa al centre l’equip artístic –situat rere el tul o pantalla transparent de projeccions– i la biografia del poeta en tota la seva complexitat i heteronímia. Pep Tosar, dramaturg –amb Evelyn Arévalo– i director de la proposta, recita poemes i al·ludeix a cartes i retalls biogràfics o assagístics. La paraula, curosa, harmonitza amb el cant de Joana Gomila i el piano d’Elisabet Raspall, que interpreten un reguitzell de temes –del But Not For Me de Gershwin al Nowhere Man de The Beatles, passant per Amália Rodrigues i Simon and Garfunkel– i desgranen sonoritats portugueses més enllà del fado. És de gran rellevància l’apartat documental, bastit a partir d’entrevistes realitzades per Agustí Torres a diferents especialistes, biògrafs i traductors de l’obra de Pessoa –Perfecto E. Cuadrado, Nicolau Dols, Maria José de LancastreJerónimo Pizarro i Richard Zenith–, i també a la neboda del poeta, Manuela Nogueira, que contrapunteja les reflexions dels estudiosos amb records familiars plens de tendresa. I, si en espectacles biogràfics anteriors com Federico García –dedicat a Lorca, és clar– es recorria a la dansa per il·lustrar sensibilitats afins i acordades, aquí, extremant la càrrega metafòrica, es vincula l’equilibrisme circense al joc ingràvid del poeta amb els seus heterònims: Tomeu Amer s’enfila a l’escala lliure o maniobra amb la roda alemanya i Griselda Juncà es gronxa al trapezi mentre es projecten suggeridores imatges de Lisboa.

Tant la disposició dels fragments d’entrevistes com la selecció literària i documental segueixen un ordre cronològic que permet traçar un recorregut biogràfic i que abasta els episodis vitals més representatius del poeta: el naixement al número 4 de Largo de Sâo Carlos, la infància truncada per la mort del pare, un món de tietes protectores i l’entranyable figura de l’oncle Cunha, el viatge en vaixell a Durban, l’educació exclusivament anglesa a Sud-àfrica –s’aporten fotos seves d’adolescent, el testimoni del seu company de pupitre i cartes dels familiars–, el retorn a Lisboa amb disset anys, les tertúlies als cafès, el suïcidi del poeta Mário de Sá-Carneiro, la relació amorosa amb Ofélia Queirós, la mort. A través de cites minuciosament escollides i combinades, l’espectacle traspua una mena de neopaganisme i panteisme sentimental. També s’insinua un eros ambigu, així com s’assenyalen l’esoterisme –“tot és símbol i analogia”, cita Tosar del Faust– i l’impuls messiànic que animaven Pessoa, en especial a través de la profecia del supra-Camões i l’autoimposada, megalòmana missió de renovació de la poesia portuguesa.

Poesia, música i circ a 'El fingidor', un espectacle sobre Fernando Pessoa. © Martí Fradera

Poesia, música i circ a ‘El fingidor’, un espectacle sobre Fernando Pessoa.

Un dels punts culminants de la peça és l’assenyalament de la data –8 de març de 1914– que Pessoa xifra per al naixement, certament novel·lat o idealitzat, dels seus heterònims, que ell considerava independents de la seva personalitat fins al punt de dotar-los d’una biografia i d’una poètica definides. Sens dubte, hi ha la temptació, expressada per més d’un especialista, d’enllaçar aquesta proliferació d’alter egos poètics amb els personatges imaginaris que Pessoa s’inventava ja de nen –el primer heterònim el va crear amb sis anys i es deia Chevalier de Pas–. Aquesta explosió de personalitats múltiples, que casa amb una declarada “tendència orgànica a la despersonalització i a la simulació”, s’orienta a la finalitat última de poblar la literatura portuguesa de poetes que inaugurin nous moviments i avantguardes. Tosar ens fa un tast de poemes dels tres heterònims pessoans més representatius: el sensorial i objectivista Alberto Caeiro; l’epicuri i neoclàssic Ricardo Reis; l’avantguardista i tumultuós Álvaro de Campos. Més tardà és el semiheterònim Bernardo Soares, autor d’El llibre del desassossec, obra magna que, malgrat la posteritat que aportarà al poeta, funciona com una mena de conjur de desaparició –ja apuntat al poema Lisbon revisited, que també s’invoca a l’espectacle–.

A la proposta, exquisida, hi tenen cabuda un enginyós joc de dobles entre rapsode i equilibrista, un brindis pel saudosisme i la proclamació del fingiment com a veritat suprema. Dos dels moments més potents i captivadors de l’espectacle són la breu ruptura de la quarta paret i el testimoni al trapezi de l’únic amor conegut del poeta, Ofélia de Quirós –assumida per l’acròbata Griselda Juncà–, que retrata el poeta com un tímid excèntric i absent. Els artistes de circ performen en clau acrobàtica la malenconia i el desassossec d’un artista a qui la vida –i la imaginació!– li va doldre sempre. I Pep Tosar, somiat per Antonio Tabucchi, convida Pessoa a un “llenguado interseccionista” en  un restaurant postmodern. Tot plegat, una delicada experiència estètica.

Dibuix a aquarel·la sobre l'espectacle de Pep Tosar 'El fingidor'.

Dibuix a aquarel·la sobre l’espectacle de Pep Tosar ‘El fingidor

[Fotos: Martí Fradera – font: http://www.nuvol.com]

Barbet Schroeder, entre la heterodoxia y la alucinación

Escrito por JAVIER MEMBA

Suele creerse que el hundimiento de la exhibición cinematográfica en las grandes salas de proyección fue consecuencia de la popularización del vídeo a comienzos de los 80. Sí, pero no. Podría puntualizarse.

Unos años antes, desde finales de la década anterior, aquella cartelera madrileña que contaba con medio millar de establecimientos había empezado a verse reducida con los cierres de sus locales más entrañables: los populares cines de barrio. Por diferentes motivos, que iban desde las escapadas de fin de semana a la segunda vivienda, hasta las alienantes discotecas, que empezaban a hacer furor entre la juventud, la pantalla había dejado de ser el ocio por antonomasia del grueso de la población, sin olvidar los espectadores que también le restó la implantación de la televisión en color en el hogar moderno.

« En el vestíbulo nunca faltaba un tenderete de libros, donde podían adquirirse las primeras traducciones españolas de los clásicos de la literatura cinéfila »

Los exhibidores más astutos lo comprendieron: el nuevo modelo de negocio estaba en los multicines. Su acierto fue indudable. Junto a sus pares a gran escala, las multisalas de mucho aforo y más de una docena de pantallas que animan los centros comerciales de las afueras de nuestras ciudades —los megaplex, en el lenguaje de la industria y la afición—, los minicines son los únicos que han llegado hasta nuestros días, en que, tras una agonía de cuarenta años, la pandemia ha venido a rematar a aquella maravilla que fue la exhibición cinematográfica a la antigua usanza.

Con todo, quiero recordar que, al comienzo, al principio del fin, cuando la cartelera de otrora empezaba a declinar, no faltaron exhibidores que optaron por una fórmula nueva que a mí me ganó. Radicalmente opuesta a ese cine comercial —al que, más o menos, había respondido la programación de los cines de barrio que se cerraban—, se trataba de una suerte de filmotecas que fueron a llamar “cinestudios”. Gestionados y frecuentados por jóvenes cinéfilos —mi entrega empezaba entonces—, su programación —siempre doble y en sesión continua— se reducía única y exclusivamente a nuestro bienamado cine de autor, preferentemente en versión original. Todas las proyecciones iban acompañadas de esa hoja de sala, sobre la cinta en cuestión, que los filmófilos tenemos en tan alta estima. En el vestíbulo nunca faltaba un tenderete de libros, donde podían adquirirse las primeras traducciones españolas, casi siempre en Alianza o Fundamentos, de los clásicos de la literatura cinéfila: El cine según Hitchcock, de Truffaut, Fritz Lang en América, de Peter Bogdanovich, la Historia del cine universal, de Georges Sadoul…

« En 1979, cuando se anunció en el Griffith la proyección de More, me faltó tiempo para asistir a sus cinco primeros pases »

Mi cinestudio favorito era el Griffith, un local destartalado de la plaza de San Pol de Mar. Si lo tengo entre mis más caros recuerdos es porque en su pantalla descubrí una película que, transcendiendo mi itinerario cinéfilo, tocó de lleno mi experiencia personal. Se titula More, data de 1969 y hoy vengo a escribir sobre el gran Barbet Schroeder, su realizador. Basta un somero apunte del argumento de El valle (1972)su segunda cinta, para dejar constancia de lo alucinado y heterodoxo de su cine: Viviane (Bulle Ogier), la mujer del cónsul francés en Melbourne, conoce accidentalmente a Olivier (Michel Gothard) mientras busca plumas exóticas para su boutique parisina. Totalmente fascinada con Olivier, decide unirse a la comuna de hippies de la que este forma parte y todos juntos parten en busca de un valle de Nueva Guinea, un lugar mítico que solo puede verse en días determinados. El resto del año permanece oculto —oscurecido— por las nubes. De ahí que Pink Floyd titulase Oscured By Clouds el álbum en el que registró su banda sonora.

Cierto, en un principio, el cine del gran Schroeder me atrajo porque los scores de sus dos primeras cintas eran, respectivamente, la tercera y la séptima entregas de Pink Floyd, mi banda favorita con anterioridad a su popularización con The Dark Side of the Moon (1973). Antes muerto que gregario, mis Pink Floyd fueron aquellos en los que Syd Barrett perdió la cabeza, los de la psicodelia y cierto placer de entonces que el buen entendedor adivinará. De modo que, en 1979, cuando se anunció en el Griffith la proyección de More, me faltó tiempo para asistir a sus cinco primeros pases.

« Aún recuerdo la voz en off de Charlie (Michel Chanderli), siguiendo al ataúd de Stefan, cuando este se convierte en la última víctima de Stelle »

Cuarenta años después, en febrero del 19, tuve oportunidad de acudir a un encuentro con Barbet Schroeder, celebrado en la Filmoteca Española con motivo de una retrospectiva que se le dedicaba. Preguntado por la filmación de aquella cinta, recordó: “Fue en 1968, aún no se había muerto Franco y la rodé en mi casa de Ibiza en la clandestinidad. Cuando la acabé, ya en 1969, llamé a Pink Floyd porque eran mi banda favorita de entonces. A ellos, que habían pasado el verano anterior en Formentera, la película les gustó mucho y les pareció una buena idea componer la música, lo que hicieron en apenas una semana. Después les dio rabia que el disco en que la grabaron se vendiera mucho más que The Piper at the Gates of Dawn A Saucerful of Secrets, sus dos primeros álbumes, en los que habían estado trabajando un año”.

Llegado a More por su música, en sus secuencias descubrí una historia de amor fatal: el que Stelle Miller (Mimsy Farmer) inspira a Stefan (Stefan Brückner) en la Ibiza de los hippies auténticos, mientras la toxicomanía, que aún se creía una experiencia liberadora, va apoderándose de sus vidas.

Muy por el contrario, el que Stelle me inspiró a mí mismo en aquellos planos fue un amor platónico, como suelen serlo los de sus admiradores por las actrices. Pero también como aquel con el que me magnetizaban algunas chicas de finales de los años 70. Porque fue el caso de que en la vida real me gustaban las jóvenes como ella, que olían a pachuli —aquel aroma embriagador de puro dulzón— y se daban a esas embriagueces que el buen entendedor adivinará.

« More, junto con Los amantes crucificados (Kenji Mizoguchi, 1954), es mi película de amor favorita »

Aunque cuando se hicieron populares negué a Pink Floyd como se niega a un dios, aquella primera proyección en el Griffith de More me caló tan profundamente que Mimsy Farmer, Ibiza —o más concretamente Formentera— y el propio Schroeder desde entonces ocupan un lugar privilegiado en el Olimpo de mi mitología personal. Aún recuerdo la voz en off de Charlie (Michel Chanderli), siguiendo al ataúd de Stefan, cuando este se convierte en la última víctima de Stelle tras ser encontrado muerto de una sobredosis en Dalt Vila: “Aquellos bastardos se creyeron que se suicidó y le negaron un entierro religioso. Era invierno, pero el sol brillaba como en verano”.

El italiano Alberto Moravia, que como el comunista a carta cabal que fue abominaba del rock, de los hippies auténticos, porque a su juicio no eran revolucionarios, y de la deriva hedonista de la sociedad occidental a partir de los años 60, puso reparos a More. Aun así, en un volumen en el que criticaba “ciento cuarenta y ocho películas de autor” bajo el título de En el cine (Plaza & Janés, Barcelona 1979, pág. 191), estima: “En realidad, los dos amantes no se destruyen con la droga, sino con el amor, que es notoriamente un hecho destructivo si se lleva hasta determinados extremos (…).Vale [More] como descripción veraz de un tipo particular de pasión basada sobre una forma de vida extrema y decadente que precisamente en las Baleares tuvo, con la pareja Sand-Chopin, una primera manifestación ejemplar hace más de un siglo”.

« De nuevo en Europa, su carrera transcurrió por cintas próximas a sus primeras inquietudes. Así llegó el documental El abogado del terror (2007) »

More, junto con Los amantes crucificados (Kenji Mizoguchi, 1954), es mi película de amor favorita. Ya desde los comienzos de mi itinerario cinéfilo, Schroeder se convirtió en uno de mis cineastas de cabecera. No había acabado de descubrirle como realizador en cintas como El Valle, Maîtresse (1976) y otras maravillas de antaño, cuando supe de él como el gran epígono de la Nouvelle Vague, junto a Jean Eustache, que fue productor de Eric Rohmer, Jacques Rivette y el propio Eustache. Es una lástima que a la cartelera comercial española, siempre al servicio del adocenado agotamiento del Hollywood de las últimas décadas, haya llegado poco más que su derrotero estadounidense.

En efecto, el gran Schroeder cruzó el Atlántico para emplazar su tomavistas por primera vez en Barfly (1987). A mi juicio, aquella adaptación de Bukowski es lo mejor de su experiencia norteamericana. “La rodamos en tan solo veinte días, porque Menahem Golan puso mucho menos dinero del que prometió”, recordó el realizador en su visita a Madrid. “Tuve que reducir el guion a lo esencial. Afortunadamente, ya tenía cierta práctica en estos rodajes rápidos, adquirida durante unos trabajos previos para la televisión”.

El resto del Schroeder americano —El misterio Von Bülow (1990), Mujer blanca soltera busca (1992), Asesinato 1, 2, 3 (2002) …— ya me interesa menos. De nuevo en Europa, su carrera transcurrió por cintas próximas a sus primeras inquietudes. Así llegó el documental El abogado del terror (2007), un acercamiento a un personaje inquietante que, en cierto sentido, viene a ser lo que Général Idi Amin Dada: Autoportrait (1974), sobre el abominable dictador ugandés a los comienzos de la filmografía del gran Schroeder. Incluso he creído entender, sin haber tenido aún oportunidad de verla, que Inju, la bête dans l’ombre (2008), podría ser parangonable con Maîtresse.

Pero la más sorprendente de todas estas concomitancias, que se registran entre el final y el principio de la filmografía de Barbet Schroeder, es el regreso a su casa de Ibiza, donde rodó More, para la filmación de Amnesia (2015), su testamento fílmico.

« Fue la madre de Schroeder una violonchelista alemana que se negó a volver a hablar la lengua de Goethe porque para ella era la lengua de los nazis »

Hombre cosmopolita donde los haya, nació en Teherán en 1941 porque su padre, un geólogo francés, estaba empleado en Irán. Mas la infancia del cineasta transcurrió en Colombia. De ahí que una de sus cintas más celebradas sea La virgen de los sicarios (2000), sobre la novela de Fernando Vallejo. De ahí también que hable español. Fue la madre de Schroeder una violonchelista alemana que abandonó la patria del Reich de los mil años antes de la guerra y se negó a volver a hablar la lengua de Goethe porque para ella era la lengua de los nazis. Instalada en Ibiza, junto al resto de la numerosa colonia alemana que siempre ha habido allí, llegó mucho antes que los primeros hippies. A finales de los años 40, creo entender.

En cualquier caso, la madre de Schroeder no volvió a hablar alemán. Olvidó deliberadamente cuanto a su país se refería. Esa es la amnesia a la que alude el título de la última película de su hijo. Pero también a la famosa discoteca de la isla. Ya en las postrimerías del amado siglo XX, su sintonía con un joven compatriota, contratado para pinchar discos allí, hizo que la ya anciana antinazi se reconciliara con su idioma, volviéndolo a hablar.

Aunque no podía ser de otra manera, pues el tiempo discurre inexorable para todos, era todo tan rabiosamente joven en More —“los jóvenes han cambiado el mundo rechazándolo”, escribe Moravia al comienzo de su crítica— que, cuando estuve a unos pasos de él, no se me pasó por alto que Schroeder ya es un anciano. Como lo es Mimsy Famer y los que aún quedan vivos de Pink Floyd. Ancianos como empiezo a serlo yo. Las nubes ya solo pueden ocultarnos ese camino con destino al Sol poniente que marca el final.

 

 

[Fuente: http://www.zendalibros.com]

O autor arxentino reúne en «Traéndoo todo de regreso a casa» relatos de tres decenios

Escrito por XESÚS

O arxentino Patricio Pron (Rosario, 1975) confésase «moi fan» de Bob Dylan á hora de xustificar o título do seu volume de relatos Traéndoo todo de regreso a casa (Alfaguara), unha tradución do Bringing It All Back Home dylaniano. «Interésame tanto a súa música como as ideas que subxacen nela, como a da renovación continuada do artista», explica o escritor, quen presentou a súa obra este martes no ciclo Somos o que lemos, que coordina Javier Pintor na Fundación Seoane. Dylan e Pron tamén comparten un certo gusto polas preguntas aparentemente sinxelas pero de resposta complexa: «Hai máis no título, que leva a facernos preguntas, como que é o todo ao que alude, ou que é esa casa, ou que tipo de regreso expón e se é posible».

Esa reflexión sobre a renovación dun creador tamén informa a disposición cronolóxica das pezas reunidas no libro, escritas durante o dilatado período que vai de 1990 ao 2020. Pero o seu autor advirte dunha interpretación excesivamente lineal, xa que en toda carreira hai «avances e retrocesos». «É un xesto de sincerarme co lector, que consistía en ofrecerlle a oportunidade de acompañar ao autor que eu fun, desde que comezou ata que empeza a atopar a súa voz», explica. «Trátase de contarlle de onde veño, sobre todo porque vivín varias vidas como escritor. Mudanzas, formación, cambios…», engade, consciente tamén de que aínda que Traéndoo todo de regreso a casa é unha «porta de entrada» á súa narrativa breve, pero unha porta que non necesariamente debe abrirse co primeiro relato, senón que admite outros accesos. «E dou a oportunidade de que se poida comprobar se era mellor escritor nos meus comezos, que tamén é posible», sorrí Pron. Sobre ese autor que unha vez foi, declara que lle asombrou comprobar «a gran confianza que tiña nas súas capacidades».

Era inevitable que os últimos relatos, os do 2020, teñan acusado o impacto da pandemia, que Pron aborda desde unha mirada oblicua. O seu propósito non era ofrecer respostas, senón formular «mellores preguntas» sobre ese tempo, preguntas que non atopaba en textos que han ir aparecendo a modo de diarios máis ou menos literais. El prefire abordar o «2020 que puido ter sido», esas vidas posibles «pero non vividas ou, polo menos, vividas como un anhelo», o territorio por dereito da literatura.

 

[Imaxe: EDUARDO PEREZ – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

 

Escrito por Paulo Nogueira Batista Jr.

Já disse, e repito hoje: não sou um sonhador. Cético de temperamento, parece-me até meio ridícula, ligeiramente demagógica e sentimental, a frequente referência a sonhos e à necessidade de sonhar. E, no entanto, …

Manoel Bomfim, um dos grandes pensadores brasileiros (injustamente esquecido como são muitos grandes brasileiros – enquanto, diga-se de passagem, não poucos trastes e mediocridades são celebrados intensamente), Bomfim dizia que uma nação precisa inventar os seus próprios sonhos, sonhar os seus sonhos plausíveis.

Sonhos plausíveis – inspirados de alguma forma, ainda que tênue ou não tão evidente, na realidade histórica e atual da nação. Temos que sonhar nossos sonhos, sonhados por nós, cultivar nossas próprias imagens, nossas próprias noções de beleza, verdade e valor, dizia ele por outras palavras.

Bonito. Mas aí é que se abre o alçapão. Sonhos podem ser perigosos. Certo tipo de sonho, justamente os plausíveis que desejava Bomfim. O sonho possível carrega em si a possibilidade da decepção e do sofrimento.

E, por essa via, chego ao verdadeiro assunto desta pequena crônica – um outro gênio da nossa raça, este verdadeiramente monumental. Refiro-me, leitor, ao grande, imenso, gigantesco Fernando Pessoa. A poesia, como sabemos, resiste tenazmente à tradução. Se Pessoa tivesse escrito em francês ou inglês (até escreveu nesta última língua, mas pouco), seria conhecido e venerado no planeta inteiro. Ele deixa na poeira, a meu ver, muitos luminares da literatura francesa ou anglo-americana. Quantos deles parecem realmente minúsculos ao lado do poeta português!

Não só por sua poesia, que é fulgurante, mas também por sua prosa. E dela retiro uma observação acurada sobre dois tipos de sonhos. Vamos passar a palavra a ele diretamente. Diz Pessoa, ou o heterônimo Bernardo Soares, no Livro do Desassossego:

“Tenho mais pena dos que sonham o provável, o legítimo, e o próximo, do que dos que devaneiam sobre o longínquo e o estranho. Os que sonham grandemente, ou são doidos e acreditam no que sonham e são felizes, ou são devaneadores simples, para quem o devaneio é a música da alma, que os embala sem lhes dizer nada. Mas o que sonha o possível tem a possiblidade real da verdadeira desilusão. Não me pode pesar muito o ter deixado de ser imperado romano, mas pode doer-me o nunca ter sequer falado à costureira que, cerca das nove horas, volta sempre à esquina da direita. O sonho que nos promete o impossível já nisso nos priva dele, mas o sonho que nos promete o possível intromete-se com a própria vida e delega nela sua solução. Um vive exclusivo e independente; o outro submisso das contingências do que acontece.”

Maravilhoso, não? A relação ambivalente com o sonho permeia a sua obra, também a poética. Por exemplo, no lindo poema Manhã dos outros!, que sei de cor e cheguei a tentar, quando morava em Washington, traduzir para o inglês para benefício de alguns amigos estrangeiros:

“Manhã dos outros! Ó sol que dás confiança/ Só a quem já confia! / É só à dormente, e
não à morta esperança/ Que acorda o teu dia.”

E aí vem o verso cintilante:

“A quem sonha de dia e sonha de noite, sabendo/ Todo sonho vão, / Mas sonha
sempre, só para sentir-se vivendo/ e a ter coração.
A esses raias sem o dia que trazes, ou somente/ Como alguém que vem/ Pela rua,
invisível ao nosso olhar consciente, / Por não ser-nos ninguém.”

Em inglês, ficou assim o verso central:

“To those that dream by day and dream by night, knowing / that all dreams are vain/
But go on dreaming, just to feel what it´s like to be alive/ And to have a heart”

Falei em “amigos estrangeiros”. Não queria dar pinta de quem explora a poesia para fins espúrios e extrapoéticos. Mas a verdade é que a tentativa de tradução foi para uma namorada estrangeira, linda, linda, mas por desgraça totalmente ignorante da bela língua portuguesa.

Mas volto ao poema. Vê-se, claramente, que a morta esperança não está tão morta assim. E que continua sonhando de dia e de noite, sonhando sempre, mesmo declarando todo sonho vão, por saber que a vida e o coração deixam de existir propriamente sem a capacidade de sonhar.

Já estou resvalando para uma defesa meio ingênua do sonho. Na verdade, o mais interessante, tanto no texto como no poema de Pessoa, é o embate, dentro da mesma alma, entre o impulso de sonhar e a resistência a ele. Ou em outros termos, talvez mais precisos: o conflito entre a vontade de sonhar e a incapacidade de fazê-lo plenamente, com o coração inteiro. A sua obra está eivada de paradoxos ou hesitações desse tipo, sempre muito carregadas de conotações emotivas.

Dou outro exemplo, também retirado do Livro do Desassossego, este do âmbito da política, sobre a dualidade sincero/insincero ou ilusão/realismo prático:

“O governo do mundo começa em nós mesmos. Não são os sinceros que governam o mundo, mas também não são os insinceros. São os que fabricam em si uma sinceridade real por meios artificiais e automáticos; essa sinceridade constitui a sua força, e é ela que irradia para sinceridade menos falsa dos outros. Saber iludir-se bem é a primeira qualidade do estadista. Só aos poetas e aos filósofos compete a visão prática do mundo, porque só a esses é dado não ter ilusões. Ver claro é não agir.”

Raramente encontrei um parágrafo tão brilhante, tão iluminado por paradoxos certeiros! Não são os sinceros nem os insinceros que lideram. A sinceridade do estadista é fabricada e real ao mesmo tempo. E, contrariamente ao senso comum, a visão realista do mundo não é do estadista, mas do poeta e do filósofo, cuja clarividência, entretanto, impede a ação. Enfim, repito, um gênio da nossa raça.

Talvez me esteja perdendo do assunto inicial. Mas nem tanto. Em relação a sonhos, cabe a mesma ambivalência. Os sonhos plausíveis de Bomfim são fonte de equívocos, desastres e decepções. Mas sem eles o que sobra da vida? Ela não se esvazia? Sonhar não pede coragem? E o ceticismo pode ser, no fundo, sintoma de perda de vitalidade. Talvez uma forma de covardia.

E, assim, continuamos. Mesmo sabendo ou proclamando todo sonho vão, vamos sonhando, de dia e de noite, sonhando sempre, para sentirmo-nos vivendo e a ter coração.

 

[Fonte: http://www.terapiapolitica.com.br]

Escrito por ANDRÉS MUGLIA

CAPITANES INTRÉPIDOS - Visor Libros, S.L.

Nacido en Bombay en 1865, Kipling llevaba en sí la contradicción de miles de ciudadanos británicos que no habían nacido en suelo inglés. Quizás por eso nunca renegó del mote de «escritor del imperio». A los seis años, su padre, un militar británico con ciertas dotes artísticas (era escultor), lo envió junto a su hermana a educarse en un colegio internado en Inglaterra. Al terminar sus estudios se dirigió a Pakistán, donde comenzó a trabajar como periodista. Este trabajo como redactor le sirvió para emprender sus primeros viajes por el mundo. En 1892, ya siendo conocido como escritor, se casó y se mudó a Vermont, EE.UU. En campestre aislamiento, solo con su mujer y su primera hija, escribió su obra más célebre e imaginativa: El libro de la selva.

Considerado el escritor británico por excelencia, aunque rechazó todos los máximos honores que el gobierno inglés quiso concederle (incluso el título de Sir); aceptó el premio Novel de literatura de 1907. Tuvo la desdicha de sobrevivir a dos de sus tres hijos, su primogénita, muerta de pulmonía en 1899, y su único hijo varón, caído en combate a los dieciocho años en la Primera Guerra Mundial. Esto lo llevó a escribir artículos críticos hacia la estrategia británica durante la guerra, que fueron censurados. Sus últimos años los dedicó a viajar (aunque nunca dejó de escribir) junto a su esposa Carrie, con la que estuvo casado cuarenta y cuatro años, hasta su muerte en 1936.

Si bien Capitanes intrépidos no está a la altura de lo mejor de Kipling, sí tiene todo lo que lo hizo famoso como escritor. A media distancia entre un libro para jóvenes y uno para adultos, Capitanes intrépidos puede encajar bien en una colección de novelas de aventuras. Tiene además el personaje típico de Kipling como protagonista: un adolescente que debe superar peripecias dignas de un aventurero, sin flaquear y echando mano a su inteligencia y valentía más que a su fuerza; Kim y El libro de la selva van también un poco de eso.

A mí se me ha antojado hacer de Capitanes intrépidos (digo dentro de mi cabeza y en antojadiza clasificación) una suerte de continuación o libro complementario de Moby Dick. Porque si Moby Dick es (entre otras cosas) la mejor descripción hecha sobre la caza de ballenas, Capitanes intrépidos lo es de la pesca del  bacalao.

El Gran Banco de Terranova es el escenario donde transcurre la novela. El protagonista, Harvey Cheine, malcriado hijo único de un multimillonario americano, cae por la borda de un trasatlántico en el que viaja con su madre. Milagrosamente un pescador lo rescata y lo conduce en su bote hasta la goleta We´re Here. Allí el capitán Disko Troop (Spencer Tracy recibirá el Oscar en 1938 por su interpretación de este personaje en la pantalla grande) lo tomará por loco al escuchar sus historias de ricachón, y en lugar de conducirlo a Nueva York, donde Harvey le promete la recompensa de su padre, lo toma como segundo grumete (el último escalafón del barco) y lo pone a trabajar. Promete también pagarle treinta y cinco dólares al final de su viaje. Lo irónico es que Harvey llevaba ciento treinta y seis cuando cayó del paquebote – cantidad que por supuesto pierde.

Ante la protesta irrespetuosa de Harvey, el capitán le propina el primer golpe de su vida y lo manda a fregar la cubierta. El joven se resigna y encuentra en Dan, hijo del capitán y primer grumete, un amigo y un maestro en las artes de la pesca.

La novela, además de una parábola sobre el valor del trabajo para moldear la personalidad de un joven, es una descripción interesantísima y detallada de la vida en un pesquero pequeño (tripulado por ocho hombres) en las gélidas aguas del Atlántico Norte. Su fuerza reside en esa descripción de una tarea durísima y peligrosa, y de la comunidad de goletas que surcaban un mar del que parecían dueñas en busca del escurridizo banco del bacalao; del que el capitán Disko Troop, con una mezcla de conocimiento e intuición, es experto rastreador.

Harvey Cheine no solo tuvo la suerte de que lo rescatasen sino de caer en manos de un capitán religioso y puritano que mantiene a su tripulación lejos del alcohol y otros vicios. En contraste, el barco de un capitán borracho y cargado de deudas que forma parte de los habitués de la pesca del bacalao se hunde en el mar sin dejar sobrevivientes, en una no demasiado sutil parábola. Harvey atravesará una serie de aventuras entre la niebla y los bancos de hielo que rodean Terranova. De allí aprenderá un oficio y sacará las enseñanzas que lo convertirán en otro joven diferente del estirado petimetre que cayó al mar.

Sin ser un gran libro, Capitanes intrépidos es interesante por el universo que describe. La prosa de Kipling empuja todo el tiempo hacia adelante la historia, que nunca decae en su ritmo. Los personajes, aunque no están analizados profundamente en su psicología, están bien delineados en su personalidad. Kipling no es un estilista ni provoca admiración en el lector por descripciones, metáforas o diálogos agudos. Kipling sencillamente escribe bien y sabe contar una historia. En otras obras más ambiciosas, demuestra talento para crear ambientes ensoñados o poéticos (Puck), aquí sencillamente se propone escribir una aventura con cierta enseñanza o moraleja y lo hace muy bien. Un librito que se lee rápido (con tiempo en una vacación no puede llevar más de dos días) y con el que se puede aprender a pescar bacalao, una enseñanza que uno nunca sabe cuándo puede llegar a ser útil.

 

[Fuente: http://www.culturamas.es]

 

Publicado por Luis Sanz Irles

No nos consta que Joyce, que estuvo en Trieste y París y Zúrich y en otros Santos Lugares,

yo he seguido devotamente sus huellas por esas ciudades; yo he mojado mi croissant en el café con leche, exactamente en la silla en la que Joyce se tomaba una grappa después de comer,

estuviese jamás en Buenos Aires; pero aun sin haber estado, tiene allí un gran predicamento. (¿Estaba en lo cierto Borges cuando nos advirtió de que el esnobismo es la más sincera de las pasiones argentinas?).

De allí llegó la primera traducción al español de Ulysses, confeccionada con laboriosidad por Salas Subirat, un caballero que también escribió libros de autoayuda y de seguros. En un principio ponderó el título de ¡Che, Ulises!, pero desistió. Salas entró en la selva joyceana machete en mano y consiguió salir por el otro lado sin demasiados arañazos ni acribillado por jejenes. Digamos que podría haber salido peor parado. También de allí llega la última, por ahora, traducción a nuestra lengua de la Odisea dublinesa, hecha por Rolando Costa Picazo (llamarse Rolando obliga a las gestas) en dos voluminosos tomos editados por Edhasa en 2017. Poco antes había aparecido otra versión argentina más, la de Marcelo Zabaloy, que sacó la diligente editorial El cuenco de plata. Allá donde Salas empezaba con «Imponente, el rollizo Buck Mulligan», Zabaloy ve a un caballero majestuoso, pero rechoncho, y Costa Picazo evita (¿Evita?) lo imponente y lo majestuoso y prefiere lo solemne. Los traductores son así: si tú ves rojo, yo encarnado; si tú alegre, yo jacarandoso.

Zabaloy, por cierto, es también el intrépido traductor al español de Finnegans Wake, el libro indispensable más dispensado, como tengo escrito en algún sitio. Ahí es nada: seiscientas páginas de «lamés gatólica a su candydado de musgococo, un pregusto de curliflor arrepollado de su cerebro. ¡Athiacaro!».

El mexicano Elizondo tradujo una parte del extraordinario galimatías, pero se arrugó prontito, el cuate, y lo dejó estar. ¡Pinche Finnegans!

Cuando se enteró de que lo habían traducido, Mr. Finnegan (algunos lo conocen por Winnegan),

que —por razones que no hacen al caso— había resucitado y abandonado a escondidas su velorio y anda desde entonces dando ociosos barzones por donde le parece, ora invisible, ora reincorporado a la corporeidad de la corporación humana,

fue espoleado por una curiosidad invencible, se embarcó en un paquebote y cruzó el charco.

—¿Zabaluá?

—Zabaloy.

—Pues Zabaloy. Soy Finnegan. Mucho gusto.

—¿Cómo Finnegan?

—Bueno, en realidad soy HCE o Humphrey Chimpden Earwicker o Howth Castle and Environs o Here Comes Everybody, pero si ya como Finnegan solo me conoce una docena de histéricos, imagínese como HCE. Resucité hace algún tiempo y he venido a conocerlo. Soy impulsivo.

—Entiendo.

—En el fondo no importa. Los personajes de Finnegans Wake somos como los peronistas: muchos y los mismos, da igual uno que otro, lo que importa son las palabras que nos tejen. Oiga, me estoy enfriando, ¿puedo pasar?

—Pase, y cuando vuelva a irse, deje un poco de la felicidad que trae.

Así nomás se conocieron estos dos caballeros. Lo sé de buena tinta. Desde ahora, pues, lo llamaremos Finnegan, aunque su identidad plural (como la de Plurabelle, su mujer, la diosa fluvial, el Liffey que atraviesa Dublín) tuerza el gesto ante la reducción.

Finnegan —pronto se hizo evidente que era un charlatán irlandés— abrazó profusamente a Zabaloy y le dijo: «En su país me encuentro muy a gusto. Hablan ustedes tanto como yo. Y su traducción, ¡ah!, gran trabajo, gran trabajo». Y sin darle tiempo a abrir la boca le preguntó si había recurrido al lunfardo para verter al español las divagaciones de su onírica aventura.

—Me he documentado mientras cruzaba La Mar Océana para venir a verlo, ¿sabe? —aseguró Finnegan—. ¿Cómo lo traduce usted? Ah, sí: el mar verdemoco, el mar fruncescrotos.

—Mejor que «el mar acojonante», que tradujo el gallego García Tortosa —gruñó un rencorosillo Zabaloy por lo bajini.

—Sí, bueno, pero deje eso. Escuche lo que he inventado: «Tras amarrocar la garfiña, el culatero fuese a gedentear con el bacanaje en un quilombo cercano, pues su conciencia de clase despreciaba a las minursias jailaifes».

A todo esto, yo acababa de llegar, porque tenía acordada una reunioncita con Zabaloy. Cosas de trabajo.

Ring, ring.

—Usted debe de ser Sanz Irles.

—Para servirle.

—Tengo una visita inesperada, pero sé que no le molestará.

Me hizo pasar y nos presentó.

—El señor Sanz Irles, Mr. Finnegan. Bueno, Mr. HCE, pero prefiere que lo llamen Finnegan.

—Ah, Earles, ¿de origen irlandés?

—No, señor Winnegan, Irles, de origen valenciano. ¿Pero de verdad que es usted HCE?

—Insepulto y resurrecto, sí señor. Pero mire, justamente estaba yo ahora por felicitar al amigo Zabaluá por uno de sus grandes hallazgos, ese maravilloso «Y tú dando grandes manotazos para avellanarme el montecillo con tu eslinga».

—Gracias por el cumplido, señor Finnegan —cloqueó Zabaloy.

—La gente no lo sabe, pero esos dos grandes libros de Jaime Joyce (o Santiago, si prefiere, o Jacobo, sí, Jacobo; mejor Jacobo Joyce) que usted ha traducido son en realidad el mismo libro, el único libro: Ulises es el libro del día y la vigilia, Finnegans es el libro de la noche y de los sueños. Además, amigo Earles, amigo Zabala, ¿es que no han notado ustedes que ambos libros terminan igual? Dos mujeres, ¡y qué mujeres!, declamando dos grandes monólogos.

—Es muy cierto —apostillé.

—Cierto es ello —se apresuró a rematar Zabaluá, temeroso de quedarse arrinconado.

Agarré un ejemplar de su traducción del Ulises (había pilas de ellas por el salón) y declamé:

Y Gibraltar cuando era niña donde yo era una Flor de la montaña sí cuando me puse una rosa en el pelo como las chicas andaluzas o me pondré una roja sí y cómo me besó bajo la pared morisca bueno y pensé da lo mismo él que cualquier otro y después le pedí con los ojos que me lo pidiera otra vez sí y entonces me preguntó si yo quería sí decir sí mi flor de la montaña y primero lo rodeé con los brazos sí y lo atraje hacia mí para que pudiera sentir mis pechos todo perfume sí y su corazón golpeaba loco y sí dije quiero Sí.

—Sí, sí, sí —gritó un entusiasmado Finnegan—, y esos febriles síes de Molly, mi Molly, nuestra Molly que está en los cielos, continúan en los conjuros de ALP, mi mujer (soy HCE, recuerden), mi Anna, mi Livia, mi Plurabelle, que cierra la historia echando la vista atrás y buscando la aprobación a una vida entera y deseando hallar un último momento de comunión… ¡conmigo! Lea, amigo Irles, el final de Finnegans, se lo encarezco:

¡Lff! Tan suave esta mañana nuestra. Sí.

¿Lo ven?, ¡ahí está otro sí de los de Molly!

¡Llévame, papito, como lo hiciste en la feria de los juguetes! Si lo viera ahora inclinarse sobre mí bajo unas alas blanquiabiertas como si viniera de los Arkangels, me hundiría muerta a sus pies, humblimemente dumpisa, solo para adorarlo. Sí, tid. Es ahí dónde. Por primera vez. Pasamos a través del pasto trasilencio de los arbustos para. ¡Shtquiénes! Una gaviota. Gaviotas. Llamados lejanos. ¡Llegando, lejos! Termina aquí. Nosotros entonces. ¡Finn, again! Toma. ¡Persuaameente, mimimasmí! Hasta tusmilenvíos. Lps. Las llaves a. ¡Dadas! Una vía una sola una última una amada una larga.

Quedamos en silencio. Zabaloy parecía satisfecho. Zabaloy abrió una botella de vino mendocino y dijo que ningún traductor español se habría atrevido con el Winnegans y que en el fondo era mejor así, porque lo habría llenado de galleguismos. Le pregunté si le molestaban los mexicanismos o los cubanismos en las traducciones y me dijo que no (le fue imposible mentir, porque sabía que yo lo sabría). Le insinué que no había digerido bien el poscolonialismo y torció el gesto.

Finnegan alias Winnegan alias HCE, que no se enteraba de nada y que ya iba un poco piripi, nos interrumpió con energía irlandesa:

—Qué bien entendía Joyce a las minas y cómo las admiraba.

Indeed —dije—, el amigo Jacobo era un gran sororo avant la lettre.

Después hice notar como ALP —ondina concubina— deja atrás poco a poco su forma de mujer y se transforma en río, el ancho río Liffey, que yo recuerdo cobalto de mis tiempos dublineses de adolescente primerizo, tiempos primordiales de los primeros parties, las primeras festicholas, los primeros besos con lengua, los primeros pechos palpados bajo el soutien-gorge, pechos sin duda como los de Molly Bloom cuando se abandonaba a las adúlteras caricias del corneador Blazes Boylan, el odiado Príapo dublinés.

Sí, ALP es una diosa fluvial. Después la novela, sinuosa, inacabable —un poco como la novelarrío (el riverrun con el que arranca Finnegans) del pitiminí Proust—, al acabar vuelve a empezar sin acabar del todo.

—Che, el Finnegans es la Torá: sus letras se mezclan y entremezclan a cada lectura —dijo Zabaluá.

Propuse salir. Salimos. Winnegan dijo que tenía interés en visitar el cementerio de La Recoleta.

—¿Querrá usted visitar la tumba de Evita, imagino?

—¿Evita? ¿Pero qué dice, Zabalza? Quite, hombre, quite. Quiero visitar la tumba de Sarmiento, coronada por broncíneo cóndor, y también la de Borges.

Borges no está enterrado en Buenos Aires, señor Winnipeg —dije.

—¿Qué me dice usted?

—Lo que oye. Está en Ginebra, junto a Calvino y junto a Grisélidis Réal, escritora, pintora y puta, según informa una placa metálica. Y doña Kodama está que trina con el asunto.

—Qué tipo estrambótico, Borges, ¿no creen? He famously said que si hubiera que salvar de un incendio todo lo que se llama literatura moderna y se pudiera rescatar solo dos libros, esos dos libros habrían de ser el Ulises y el Finnegans Wake.

Hear hear —remaché.

—Pues Joyce dijo que, si un día el mundo era destruido por completo, se podría reconstruir, todo todito, a partir de su Finnegans, ¿qué me dicen a eso? —añadió Zamora, sin que pudiésemos discernir si en su pregunta había desplante hacia nosotros o genuina admiración por Jacobo. (Aunque habíamos elogiado su traducción varias veces, el hombre parecía necesitado de más).

Al terminar la visita del cementerio y salir, cansados pero vivos, de su fúnebre dédalo, Zabaleta consiguió que un compadre suyo nos hiciera hueco en el asado que estaba preparando para unos cuantos comensales estrepitosos. Bebió un poco más de lo prudente y ya con el mate y los cafés se ensoñó, miró al cielo y susurró: «Che, Buenos Aires se merece una novela mucho más de lo que se la merece Dublín, ¿viste?».

 

[Fuente: http://www.jotdown.es]

 

Que mellor que un libro, ou dous, ou dez para reencontrarnos co arrecendo dos clásicos ou con novelas recentes porque, sen libros, o verán nunca é o mesmo. Traen o bo tempo

Escrito por RAMÓN NICOLÁS

É esta unha época na que se amorean novelas e traducións de moi diverso carácter: desde as históricas aos thrillers, dos clásicos contemporáneos ás que retratan a nosa época baixo a peneira da ficción. Velaquí unha novela de temática moi actual: Coidadora, estrea literaria de María Marco que foi Premio Xerais e que aposta por unha perspectiva innovadora ao exhibir unha arquitectura poliédrica, insólita na produción literaria en lingua galega, para reflexionar sobre a precariedade dos coidados e non só.  Inxusto sería non recoller nesta selección A vida secreta de Úrsula Bas de Arantza Portabales (Galaxia): unha escritora máis en forma que nunca que, con ritmo trepidante, é quen de nos involucrar na desaparición dunha célebre escritora galega sen desatender outros focos de interese como os perigos que axexan nas redes sociais ou ese deseño da cara máis perversa da condición humana. Ao mesmo tempo, un autor de crecente presenza editorial nos últimos tempos como é Jorge Emilio Bóveda publica O libro cero (Galaxia) onde a viaxe estrutura unha historia a cabalo entre o realismo e o onírico, con certo pouso de novela de formación e, sempre, con ese distanciamento retranqueiro e crítico tan caro ao autor ourensán.

Asemade, regresa Rosa Aneiros con Sibila (Xerais): unha peza que nos introduce nunha estudada atmosfera de suspense, chea de segredos e misterios, que non decae en toda a novela e onde hai sempre ocasión de reflexionar sobre algúns dos grandes temas da literatura de sempre. Pola súa parte, Manuel Gago ofrece en Nus (Xerais) unha crónica novelada, chea de humor e retranca, da Galicia dos primeiros anos oitenta, cun evidente pouso de crítica sociolóxica e co pano de fondo dos conflitos sociais cos nudistas.

TRADUCIÓNS

A arañeira, do novelista e xornalista austríaco Joseph Roth, exiliado en Francia ao pouco do ascenso do nazismo, en tradución de David Á. Álvarez Martínez (Irmás Cartoné) é un retrato da figura de Theodor Lohse, un soldado desmobilizado ao concluír a Gran Guerra ao que a República de Weimar lle deparará certas solucións para colmar os seus desexos persoais. Outro rescate é o que nos posibilita o selo Hugin e Munin da man de Isabel Soto: Gobseckde Honoré de Balzac, que recrea a historia do usureiro que lle dá título á novela, deseñado a través da evocación que se fai del por un relato alleo de marcada intencionalidade didáctica que, ademais, afonda sobre os comportamentos das persoas nun tempo que pode ser tamén o noso.

E tres posibilidades máis que non defraudarán: Oliver Twist, de Charles Dickens (Rinoceronte) nunha fermosa edición en tapa dura forrada que traduce Moisés Barcia con limiar de Estela Villar; nel segue a brillar ese desexo de denuncia das condicións de vida da sociedade máis empobrecida da Inglaterra do momento. Tamén Barcia subscribe A trenza, de Laetitia Colombani (Rinoceronte): un éxito fulgurante da escritora francesa que axiña será levado ao cine e no que se conxugan tres biografías de mulleres -Smita, Giulia e Sarah-, distantes no espazo pero que se “trenzarán” entre si esplendidamente. Pola súa parte, Faktoría K ofrece, en tradución de Fernando Moreiras, as Confesións dun artista de merda, de Philip K. Dick: única novela do autor norteamericano allea ao xénero de ciencia ficción, a abalar entre o cómico e surrealista grazas á figura de Jack Isidore, personaxe de pouso permanente que acumula singulares ideas estrafalarias e teorías conspiranoicas.

Boas lecturas e feliz verán!

 

[Fonte: cadernodacritica.wordpress.com]

La página dedicada a Pablo Neruda, es una colaboración entre la Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes y la Biblioteca Nacional de Chile, con el apoyo de la Fundación Pablo Neruda. La página trata de contribuir a la difusión de la obra del poeta chileno a través de Internet. Para ello, la Biblioteca Nacional de Chile ha seleccionado algunos materiales que forman parte de su acervo bibliográfico y que representan una introducción a la figura de Pablo Neruda.

Manuscritos, obras como Residencia en la tierra o Canto general, ejemplares valiosos como el de España en el corazón, editado en plena guerra civil española, y algunos poemas significativos leídos por el poeta.

Esta selección de contenidos establece un recorrido por la evolución poética de Neruda guiada de forma crítica por el especialista José Carlos Rovira Soler (catedrático de Literatura Hispanoamericana de la Universidad de Alicante), que ha preparado una semblanza biográfica del Premio Nobel chileno y una amplia sección bibliográfica que pueda servir de base a posibles trabajos de investigación.

Además de la digitalización de los materiales, la Biblioteca Virtual Miguel de Cervantes ha contribuido también con la realización de numerosos vídeos, que contienen entrevistas a notables personalidades de la cultura chilena relacionadas con Neruda, y que tratan de establecer también un vínculo visual entre la obra del poeta y el paisaje de Chile.

 

[Fuente: blog.cervantesvirtual.com]