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Florence Dupont critique la conception romantique de la « littérature » et resitue les lettres latines dans leur véritable contexte culturel.

Écrit par Jean-Patrick GÉRAUD

Histoire littéraire de Rome. De Romulus à Ovide. Une culture de la traduction                 Florence Dupont      2022                       Armand Colin           684 pages

Dans cet ouvrage, Florence Dupont retrace la constitution progressive des litteræ latinæ à Rome. Elle s’appuie pour cela sur les sources dont nous disposons (fouilles archéologiques, témoignages des Anciens) et sur la représentation que s’en faisaient les Romains eux-mêmes. Mais pourquoi une histoire littéraire de Rome plutôt qu’une histoire de la littérature latine ? Parce qu’une telle histoire relèverait de l’anachronisme.

En effet, notre définition de la littérature est née avec le Romantisme : nous voyons en elle l’expression d’un génie, que ce soit celui d’un individu, d’une langue ou d’une nation. Il n’en était pas de même à Rome, où l’écriture n’était pas un fait individuel, mais social, et où l’on pratiquait souvent des genres en vue d’une performance située (par exemple dans l’espace du banquet). Il serait donc vain, comme l’ont fait nombre d’historiens imprégnés du modèle romantique, de vouloir rattacher « notre » littérature à celle des Anciens, en faisant d’ailleurs comme si le latin avait toujours existé. Une telle démarche n’aurait pas plus de sens que celle qui consiste à vouloir rechercher, contre l’évidence des preuves, un prétendu indo-européen qui aurait été à l’origine de toutes les langues, ou encore un fonds légendaire commun à toutes les littératures.

L’ouvrage est constitué de deux parties. Dans la première, l’autrice s’intéresse à la constitution progressive des litteræ latinæ à Rome. Il s’agit de répondre à la question suivante : comment le latin est-il devenu à Rome une langue aussi éminente que le grec, susceptible d’être normée grammaticalement et même enseignée ? La deuxième partie s’offre comme une illustration et un approfondissement des thèses énoncées dans la première : Florence Dupont y reprend les grands noms qui président au corpus des litteræ latinæ et relit leurs œuvres en les resituant dans leur pragmatique ancienne, c’est-à-dire en étant sensible à leurs conditions d’énonciation réelles et en s’approchant du sens qu’elles pouvaient avoir pour les Romains eux-mêmes.

La première partie montre que la constitution des litteræ latinæ ne va pas de soi d’un point de vue historique. D’abord, parce que Rome a été fondée (en 754-753 av. J.-C., selon la légende) sur le modèle d’une cité grecque. Cet « hellénisme organique »   lui a été transmis par les Étrusques, qui ont joué le rôle de médiateurs entre les Grecs d’Italie du Sud et les autres peuples d’Italie. De fait, il est impossible de repérer un premier « noyau » latin à l’origine de Rome. À partir du IVe siècle av. J.-C. se produit ce que l’on pourrait nommer une deuxième hellénisation, c’est-à-dire que Rome développe son hellénisme propre (on le voit notamment dans les aménagements urbains)   . L’hellénisme de l’élite romaine est alors un signe de distinction ; si cette situation avait perduré, si le grec était resté la seule langue de culture à Rome, le latin n’aurait sans doute jamais existé.

Un tournant se produit au cours des IIIe-IIe siècles av. J.-C. Les Romains constituent alors leurs propres lettres latines sur le modèle des lettres grecques. Florence Dupont montre qu’il s’agit d’une exception, car aucune cité voisine n’a développé à ce point sa propre langue. Par exemple, le royaume numide, Aï Khanoum (dite « l’Alexandrie de l’Oxus ») et Carthage ont conservé les principales caractéristiques de l’hellénisme   . Nulle part les barbares hellénisés n’ont produit de littérature « nationale » comme il en existera à Rome   . Cependant, voir dans la création des lettres latines (entre le IIIe et le Ier siècle av. J.-C.) une réaction à l’hellénisation serait un contresens, car Rome n’a jamais subi d’acculturation et continuera d’être grecque même lorsque le corpus des litteræ latinæ sera constitué.

Mais d’où vient le latin, la langue latine ? On n’observe pas à Rome les indices d’un passage de l’étrusque au latin, comme c’est le cas dans les cités voisines. Au moment de la chute des rois, au VIe siècle av. J.-C., Rome devient pour ainsi dire « invisible » dans les inscriptions. Ainsi, on ne recense, entre le VIe et le Ier siècle av. J.-C., sur le site de Rome, qu’une vingtaine d’inscriptions funéraires. Le latin n’est donc pas la langue qui aurait remplacé celle de l’ancienne aristocratie étrusque   , son apparition est une énigme. Le latin tel que nous le connaissons, la langue de la Res publica, semble surgir de nulle part, seulement à partir du IIIe siècle av. J.-C.

Si l’on examine les traces du latin, plutôt que de s’en remettre à l’existence théorique d’un indo-européen originel, il existe à Rome trois « latinités ». La première est un statut politique ; la seconde consiste dans le respect des normes grammaticales ; la dernière est rituelle, puisque la pratique du latin est attestée dans les Féries latines (des fêtes religieuses qui rassemblaient les peuples du nomen latinum avant leur conquête par Rome). Florence Dupont formule l’hypothèse suivante : le latin, qui jusqu’à la conquête de ces cités n’était qu’une langue parmi d’autres du nomen latinum, serait devenue, après la chute des Tarquins, la langue commune à ces peuples   .

Ceux qui parlent latin sont ceux qui portent la toge, les togati. Rome est constituée d’une mosaïque de langues, mais le latin y acquiert un statut particulier : il s’impose comme l’autre langue commune (après le grec), formant pour l’ensemble des citoyens une nouvelle instance militaire et politique. Cependant, pendant les premiers siècles de la République, ceux qui exercent le pouvoir parlent grec et ne s’intéressent pas au latin comme à une langue susceptible de promouvoir l’image culturelle de Rome. Le latin que nous connaissons est donc d’abord une langue sénatoriale, qui rend visible les décisions prises au sein de la Res publica dans les espaces urbains. C’est une langue officielle, qui a sa syntaxe propre, comme le montrent son utilisation parodique chez Plaute   ou les injonctions présentes dans la Loi des Douze Tables   .

Ainsi, avant le IIIe siècle, le latin n’est pas la langue des élites cultivées (qui utilisent le grec), il n’est pas non plus un héritage ancestral : il s’agit d’une langue politique. Il est créé une « seconde fois » à partir du IIe siècle av. J.-C., dans le cadre d’un transfert culturel du grec au latin, dont le sous-titre de l’ouvrage de Florence Dupont dit bien l’importance   . Les jeux grecs inaugurés en 240 av. J.-C. le montrent. La langue de la religion devient alors celle de l’otium publicum, des plaisirs publics partagés   . Le théâtre va constituer un premier espace d’invention poétique et linguistique. Dans le domaine poétique, Ennius opère ce transfert : il est le premier à composer des hexamètres latins, donc à transférer l’épopée grecque à Rome   .

Les poetæ acquièrent une reconnaissance sociale qu’atteste la création d’un collège portant leurs noms. Cependant, la culture des Romains lettrés reste encore fondamentalement grecque ; les textes rédigés en latin ne sont pas encore enseignés comme modèles. C’est avec Caton l’Ancien que commence véritablement l’éloquence littéraire, puisque Caton fait publier ses discours   . Aux IIe et Ier siècles av. J.-C., les grammairiens vont transférer l’ensemble du savoir érudit grec au latin. Ce dernier devient l’égal du grec, à tel point que Cicéron cite les textes grecs aussi bien en latin qu’en grec   . Les grammairiens assoient sa légitimité en éditant et en publiant les textes latins ; ainsi se constitue le corpus des litteræ latinæ. Sous le règne d’Auguste (qui délimite la période étudiée par l’autrice), le latin est promu culturellement, il est devenu « l’autre grec ».

La deuxième partie offre une illustration éclairante, cette fois en partant des auteurs et des textes, de la manière dont s’est opéré à Rome cet ample transfert culturel des lettres grecques aux lettres latines. Florence Dupont resitue les œuvres dans leur pragmatique ancienne afin de rendre compte de leur originalité et de mettre fin à quelques interprétations erronées parce qu’anachroniques. On y apprend ainsi que le traité d’agriculture de Caton l’Ancien n’a rien d’un « vrai » traité : il s’agit d’un exercice de style destiné à alimenter les conversations que les Romains entretenaient dans le cadre de l’otium   . Ou encore que Catulle, considéré depuis l’âge romantique comme un poète lyrique, était avant tout un traducteur   .

Dans le même chapitre que celui consacré à Catulle, l’autrice consacre une analyse passionnante à La Nature de Lucrèce. Elle montre que l’ambition de ce dernier n’était pas de rédiger un ouvrage de philosophie épicurienne, mais de mener à bien un projet esthétique : créer un « chant cosmologique »   . Les pages consacrées à Cicéron montrent sa contribution décisive au corpus des litteræ latinæ. L’autrice s’intéresse notamment à la Seconde action contre Verrès, dont on apprend qu’elle est une fiction assumée par Cicéron et destinée au plaisir de la lecture   . Tout aussi passionnante est l’analyse consacrée aux dialogues philosophiques qui transposent un genre grec dans l’otium romain.

Chaque œuvre se prête ainsi à une relecture qui se veut plus proche de ses conditions réelles d’énonciation. S’il en ressort que les lettres latines se sont constituées par transfert, l’autrice n’en montre pas moins l’originalité de ses auteurs, comme celle de Virgile, qui invente le mythe d’Orphée tel que nous le connaissons aujourd’hui   .

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

Tusquets reeditó « Escribir » que agrupa cinco textos de la autora de « El amante » sobre el alcohol, el dolor, el marido, los amantes, el hijo, las amistades, la pintura, el cine, la política.

Marguerite Duras

Marguerite Duras

Escrito por CARLOS DANIEL ALETTO

Cinco textos clave de Marguerite Duras publicados por primera vez en francés en 1993 que hablan sobre ese acto rodeado de soledad y silencio que hace reflexionar a la autora de « El amante » sobre los acontecimientos que han ido marcando su literatura y su vida, como el alcohol, el dolor, el marido, los amantes, el hijo, las amistades, la pintura, el cine, la política y también al piloto británico de veinte años, abatido en los últimos días de la Segunda Guerra Mundial al que ella dedica el texto, se acaban de reeditar en estos días en español con el título « Escribir ».

El libro, publicado por primera vez en la colección Andanzas de la editorial Tusquets, que edita en español la mayoría de la obra de Marguerite Germaine Marie Donnadieu, nacida en Gia Định, cerca de Saigón, Vietnam, el 4 de abril de 1914, tiene el esplendor del estilo ya maduro y desnudo de la autora de « Moderato Cantabile » e « Hiroshima, mon amor ».

En estas páginas aparece la teoría de la literatura de Duras, descripta por ella misma: comparando una mosca moribunda con el estilo literario; recordando el trance y el desorden incurable de la escritura; recreando los últimos momentos de un piloto británico fusilado durante la Segunda Guerra Mundial y enterrado junto a su casa; o bien dejando escapar un ¿y qué? para cuestionar seis décadas de narración. Todos estos ensayos en conjunto operan como una confesión engañosa pero indispensable.

En un fragmento de su clase magistral de escritura, la narradora escribe la muerte de una mosca. Recuerda la hora exacta en la que dejó de vivir el insecto. No puede apartar su mirada de esa agonía. Explica: « Está bien que el escribir lleve a esto, a aquella mosca, agónica, quiero decir: escribir el espanto de escribir. La hora exacta de la muerte, consignada, la hacía ya inaccesible. Le daba una importancia de orden general, digamos un lugar concreto en el mapa general de la vida sobre la tierra », compara la multipremiada autora.

Y agrega: « Esa precisión de la hora en que había muerto hacía que la mosca hubiera tenido funerales secretos » . En el párrafo siguiente se detiene: « Lo que aún sabía –lo que veía– es que la mosca ya sabía que aquel hielo que la atravesaba era la muerte. Eso era lo más espantoso. Lo más inesperado. Ella sabía. Y aceptaba ». El relato de Duras es escalofriante y reflexivo. La escritora acota: « Sí. Eso es, esa muerte de la mosca se convirtió en ese desplazamiento de la literatura. Se escribe sin saberlo. Se escribe para mirar morir una mosca. Tenemos derecho a hacerlo »

En este pequeño libro de 128 páginas, la narradora comparte con los lectores las preocupaciones del escritor sobre la distancia entre la vida y la escritura, y la contradicción entre la escritura y el silencio.

La ganadora del Prix Goncourt en 1984 por su novela « El amante », murió en París el 3 de marzo de 1996. Duras es sin duda una de las grandes figuras literarias del siglo XX. La escritura inquietante, el lenguaje característicamente lento y deliberado de sus novelas, aparece reforzado en este libro en el momento que ella intima con el lector y convierte su texto en un confesionario de su vida y su obra.

Los cinco capítulos que componen « Escribir » (« Escribir », « La muerte del joven aviador inglés », « Roma », « El número puro » y « La exposición de la pintura ») giran en torno a la entrada y salida del mundo de Duras. Su prosa despojada y poética, con una belleza especial de imágenes alrededor de la soledad, transmite ese mismo silencio que ella considera fundamental para cualquier escritor, y lo que supone que hay que pagar por atreverse a desnudar su interior.

El lector puede optar por navegar en el aspecto ficcional de Duras o elegir la fuga de la historia. Es lo que plantea la ambigüedad de la trama y la prosa de la escritora. Su escritura vaga, ambigua, plantea el ejemplo de la muerte de la mosca asociado a la literatura así como trata de capturar toda la vida de un joven piloto en el momento de su muerte.

Telam SE

Como se puede leer, Duras está segura de que « la muerte de esa mosca se ha convertido en este desplazamiento de la literatura » y que escribirla  » lo vuelve inaccesible ». Lo que queda es la desnudez de la escritura misma, y la escritora insiste con ese método.

En su último capítulo, « La exposición de pintura », dedicado al pintor argentino de 82 años Roberto Plate describe a un artista plástico en acción. Dentro de un pote « hay cincuenta pinceles, o cien. Todos parecen prácticamente destrozados. Están muy disminuidos, aplastados, explotados, también calvos, raídos en la pintura seca, cómicos además. No tienen la tangibilidad de la pintura en los tubos, ni la del hombre que habla. Diríanse hallados en una caverna, en una tumba del Nilo », describe Duras.

Y agrega en otro párrafo: « Entre ese conjunto de cosas, hay un hombre. Está solo. Lleva una camisa blanca y unos vaqueros azules. Habla. Señala metros cúbicos de telas alineadas, a lo largo de otra pared. Dice que son las que están pintadas, las de la exposición ». Este es el capítulo más emotivo sobre el acto de la creación. Un relato de otra semiótica: la pintura que « se libra en el ruido de un discurso continuo. El hombre habla para que el ruido del habla se produzca, y la pintura entra en la luz. Habla para producir un malestar, para que, por fin, surja la entrega del dolor », explica Duras.

La teoría de la escritora sobre la palabra escrita le deja observar el acto creativo del hombre, por eso se desplaza entre las distintas semiosis: para ella el debate entre la luz y la sombra o entre el silencio y el ruido es el mismo. Siempre entre el emisor y el receptor, en ese canal de comunicación los ruidos son los que provocan el malestar, la distorsión, por eso la escritora necesita separarse de su entorno, crear su espacio solitario.

Escribe Duras en el umbral del libro, en sus primeras páginas magistrales que « alrededor de la persona que escribe libros siempre debe haber una separación de los demás. Es una soledad. Es la soledad del autor, la del escribir. Para empezar, uno se pregunta qué es ese silencio que lo rodea. Y prácticamente a cada paso que se da en una casa y a todas horas del día, bajo todas las luces, ya sean del exterior o de las lámparas encendidas durante el día. Esta soledad real del cuerpo se convierte en la, inviolable, del escribir. Nunca hablaba de eso a nadie. En aquel periodo de mi primera soledad ya había descubierto que lo que yo tenía que hacer era escribir. Raymond Queneau me lo había confirmado. El único principio de Raymond Queneau era este: «Escribe, no hagas nada más ».

Y agrega luego del silencio que deja flotando entre párrafos: « Escribir: es lo único que llenaba mi vida y la hechizaba. Lo he hecho. La escritura nunca me ha abandonado ».

« Escribir », publicado en la prestigiosa colección « Andanza », es una reedición que vuelve a poner en palabras la armonía entre el silencio y la escritura, entre la soledad y el libro. Un deleite que los lectores se pueden dar durante más de un centenar de páginas « escuchando » la voz de Marguerite Duras.

Mientras Berlín se iluminaba fantasmagóricamente con las piras donde ardían libros prohibidos, los nazis llevaban a cabo un crimen cultural de proporciones aún mayores, un sistemático saqueo de bibliotecas sin precedentes en la historia con la intención dotar al Reich de armas ideológicas contra los enemigos del nacional-socialismo, al tiempo que se privaba a estos de su herencia cultural.

El otro plan de Hitler para dominar Europa: saquear millones de libros para borrar a sus enemigos

Escrito por ÁLVARO ALCÁZAR

Los anaqueles de judíos, comunistas, políticos liberales, activistas por los derechos LGTB, católicos, masones y de cualquiera que entrara en la larga lista de enemigos del régimen fueron expoliados y las obras que contenían esgrimidas como armas intelectuales contra sus dueños. Un saqueo sistemático de bibliotecas públicas y privadas y de librerías que, a lo largo y ancho de la Europa ocupada, llevaron a cabo las tropas alemanas en despiadada competencia entre las distintas organizaciones del Reich, y que por fin queda documentado gracias a la pormenorizada investigación de Anders Rydell.

En paralelo, Ladrones de libros es la historia cuasi detectivesca de cómo un heroico puñado de bibliotecarios, y con ellos el propio autor, han emprendido la tarea de devolver estos libros a sus dueños legítimos. Para ello, han peinado las bibliotecas públicas de Berlín con el fin de tratar de identificar los volúmenes robados y han intentado dar con los familiares de aquellos que fueron despojados. En muchos casos, estos libros son el único objeto que los descendientes de víctimas del Holocausto podrán tener entre las manos como un recuerdo.

La Segunda Guerra Mundial fue también un conflicto cultural y el estudio y refutación de toda la literatura «degenerada» que los nazis expoliaron pretendía justificar el deseo de Alemania de dominar el mundo y derrotar a sus enemigos con la «ciencia», así como sentar las bases intelectuales sobre las que descansaría el Reich de los mil años. Un Reich que se levantaría no solo sobre sangre y piedra, sino también sobre palabras.

Anders Rydell es un reconocido periodista, editor y autor de no ficción sueco. Exjefe de cultura de un importante grupo de medios sueco, ha publicado varios libros en su carrera como autor, entre ellos, de Ladrones de libros, que junto con la aclamada The Looters analiza el saqueo cultural durante la Segunda Guerra Mundial. Su trabajo ha sido galardonado con varios premios, entre ellos, Region Uppsala’s Culture Scholarship Sweden, Micael Bindefeld’s Foundation Scholarship Sweden, Wallquist Prize Sweden, The Foundation Bengt Janson’s Memorial Fund Prize Sweden, y ha sido finalista del August Prize Sweden-Plundrarna.

 

[Fuente: http://www.todoliteratura.es]

María Alonso Seisdedos, filóloga e tradutora, fala do Premio Plácido Castro -da fundación homónima-, no que foi recoñecida pola tradución do catalán ao galego da obra Canto eu e a montaña baila, de Irene Solá, e que lle será outorgado o día 30 de setembro. Alonso fala dos procesos internos no seu labor e dun panorama no que, como ela di, « as novidades literarias duran menos de tres meses ».
A filóloga María Alonso Seisdedos é a tradutora de 'Canto eu e a montaña baila', galardoada con dous premios. (Foto: Nós Diario)

A filóloga María Alonso Seisdedos é a tradutora de ‘Canto eu e a montaña baila’, galardoada con dous premios.

Escrito por LAURA VEIGA
—Como foi saber que gañara o Premio Plácido Castro?
Estou moi agradecida, sobre todo tendo en conta que é o único premio de tradución que ten dotación económica. Non deixa de ser curioso e non podo deixar de dicilo, e de agradecer, que esta dotación veña do cociñeiro Paco Feixó. Desde logo non o esperaba, nunca agardo recibir premios: podo desexalo, mais non esperalo porque a min gústame traducir. Fágoo o mellor que podo, como todos os outros tradutores, esforzándonos e dándoo todo. Alén, no caso da tradución literaria, se a fas é porque che gusta moito, porque economicamente non se pode dicir que compense.

Neste caso eu nin sequera me presentara ao premio, o xurado decidiu presentar Canto eu e a montaña baila como supoño que farían con outras das miñas compañeiras. O resto das obras eran boas traducións e non quero quitar méritos ao xurado nin moito menos, mais por que a min? Que ten a miña tradución que non teñan as outras? Supoño que hai que escoller unha e tocoume.

O mesmo pasou cando me deron o Follas Novas por esta mesma obra, podía saír calquera das outras finalistas. Eu nin sequera levaba un discurso preparado. De feito, a chamada polo Plácido Castro recibina o outro día pola tarde: vin un número descoñecido e pensei que era unha eléctrica, por iso contestei dunha forma bastante seca. En canto escoitei unha voz evidentemente galega xa me dei de conta de que non era Naturgy, porque os comerciais xa non están na Coruña, mais eu nin sabía que o premio se resolvía ese día.

—O xurado destacou o respecto á puntuación orixinal. Cal foi a parte más complicada da tradución?
Non o sei. Nestes días estaba falando sobre o Ulises e precisamente para min están Ulises por unha banda e pola outra todo o resto. Todo ten dificultades, tamén a literatura infantil. Eu métome no libro, mergúllome. Ao principio cústame todo e até a metade de calquera libro non acabo de entrar nel, é como subir unha pendente, mais despois é como se a mente se habituase a ese estilo.

Neste caso falamos de textos moi diferentes entre si, independentes mais cun nexo común que é a montaña. Non sei explicalo, eu traduzo e déixome levar. O da puntuación sorprendeume un pouco porque en moitas traducións non é o que máis respecto. Hai pouco traducín Léxico familiar de Natalia Ginzburg e desde logo non a respectei para nada porque non me parecía correcta en galego para unha lectura fluída. Entón, non sei canto respectei a puntuación orixinal neste caso, a tradución fíxena xa hai máis dun ano e, como eu si que vivo da tradución literaria, paso dun libro a outro e acabo esquecendo o anterior. Diso tamén ten moita culpa a miña desmemoria.

—Para vivir da tradución, como está o sector en xeral?
Na Galiza mellorou moito en todos os eidos. Ten un recoñecemento que antes non tiña porque só había un par de persoas que se dedicaran en exclusiva. Podo dicir que vivo dela, mais implica moitas horas de traballo.

O panorama véxoo espléndido, temos excelentes profesionais. Podería ser mellor claro, mais estamos nun momento no que as novidades literarias duran menos de tres meses. Para os tradutores é estupendo porque nos dá traballo, non sei se é tan bo para a literatura.

Con todo, doe que haxa escritores que se gaban das súas traducións a outros idiomas e que non citen a persoa que fixo ese traballo. Tanto eles coma nós somos autores, non todos somos creadores claro, iso ten un mérito incuestionábel, eu sería incapaz de crear unha historia, mais se as len noutros idiomas é grazas a nós. Parece que hai escritores que non o ven e a min dóeme. Queremos que se nos cite porque iso repercutiría nas nosas condicións de traballo.

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

Dans son dernier roman, le Colombien Juan Gabriel Vásquez retrace la vie du cinéaste Sergio Cabrera, sa formation politique, militaire mais aussi artistique, en l’inscrivant plus largement dans la trajectoire de sa famille : ses grands-parents, républicains espagnols exilés en République dominicaine puis au Venezuela, et en Colombie ; et son père, militant maoïste qui entraïna sa famille dans la Chine de la Révolution culturelle. 


Juan Gabriel Vásquez, Une rétrospective. Trad. de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon. Seuil, 464 p., 23 €


Écrit par Florence Olivier

« Être colombien est un acte de foi. » Qui n’a entendu cette réplique d’un personnage de Borges dans la bouche de tel ou tel intellectuel colombien ? Détournée de son sens premier – la mise à nu de tout sentiment national –, elle résume, non sans une salutaire dérision, la déception voire le désarroi du discoureur face à la persistance de la violence politico-militaire ou de celle du narcotrafic dans l’histoire colombienne. Si Juan Gabriel Vásquez ne reprend pas ce lieu commun, il tient à rappeler que, né en 1973, il n’a jamais connu de période de paix dans son pays. Ferme partisan de l’application des accords de paix de 2016, âprement négociés entre le gouvernement et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), l’écrivain entend apporter dans Une rétrospective des éclairages aussi crus que nuancés sur divers pans de ce passé toujours brûlant. Hanté par les métamorphoses de la violence politique qu’a connue la Colombie depuis le XIXe siècle, Juan Gabriel Vásquez renchérit dans ce dernier roman sur plusieurs de ses paris coutumiers : narrer l’incidence de l’histoire sur les vies privées des citoyens ; manier la relation entre père et fils comme métaphore du conflit historique ; mener son récit à la manière d’une enquête mémorielle ; façonner une fine marqueterie entre fiction et faits réels recueillis auprès de témoins. Le tout avec un talent de conteur qui tient son lecteur en haleine.

Une rétrospective de Juan Gabriel Vásquez : vie de Sergio Cabrera

Éditions Alfaguara

Une rétrospective, titre qui transpose éloquemment celui de la version originale – Volver la vista atrás est un vers d’Antonio Machado –, se veut une fiction fondée uniquement sur des faits réels, survenus dans la vie du cinéaste colombien Sergio Cabrera. À l’exacte façon du Limonov d’Emmanuel Carrère ? On suivra plutôt Juan Gabriel Vásquez, qui, dans une « Note de l’auteur », précise l’acception qu’il retient ici du verbe « feindre » : « Modeler, concevoir, donner forme à quelque chose ; a) pour désigner des objets physiques tels que des sculptures et objets similaires, tailler. »

C’est, en effet, dans la surabondance des péripéties d’une vie exceptionnelle qu’il lui aura fallu tailler son récit. Inséparable de l’histoire de sa famille, l’expérience de Sergio Cabrera est non moins inséparable de l’histoire colombienne et de celle, internationale, de la gauche révolutionnaire. Une geste tumultueuse et tout à la fois une vie picaresque dont les souvenirs, longtemps tus, occultés ou perçus de biais par celui-là même qui aura vécu ces événements, s’assemblent enfin pour trouver un sens. L’intime réconciliation du cinéaste avec son passé, et donc avec sa capacité de créer et d’aimer au présent, met en anamorphose celle qui pourrait advenir dans l’histoire colombienne et que l’auteur, tout comme le personnage de Sergio Cabrera, appelle ardemment de ses vœux.

Passé et présent du cinéaste se percutent violemment en 2016 tandis qu’à la Cinémathèque de Barcelone se déroule une rétrospective de l’œuvre de Sergio Cabrera. L’application des accords de paix vient d’être rejetée, lors d’un référendum, par une courte majorité de citoyens colombiens. Le cinéaste traverse une grave crise existentielle : en manque d’inspiration, en butte aux reproches de ses producteurs, il vit en Colombie tandis que sa dernière femme, portugaise, s’est réinstallée au Portugal, y emmenant leur fille de cinq ans. Lorsqu’à Lisbonne, sur le chemin de Barcelone, Sergio apprend la mort de son père, il décide, sans plus d’explications, de ne pas rentrer à Bogota pour assister aux obsèques de Fausto Cabrera. Dès cet instant, la rétrospective de son œuvre cinématographique se double d’une rétrospective intime qui, à travers les souvenirs du père, ramène Sergio à ceux de sa propre vie. Tel est le principe temporel que suit le récit d’Une rétrospective. Crise du personnage et crise nationale coïncident dans le temps, et il n’échappera à nul lecteur que le roman de Juan Gabriel Vásquez sonde le passé du premier pour rouvrir puis panser les plaies d’un pays qui les a laissées à vif.

Une rétrospective de Juan Gabriel Vásquez : vie de Sergio Cabrera

Affiche de « La stratégie de l’escargot » de Sergio Cabrera (1993)

Si le suspense de l’enquête mémorielle que le romancier manie en virtuose dans Le bruit des choses qui tombent (2012) est moindre dans cette chronique biographique, l’habile effet d’aller-retour entre présent et passé y supplée. Les lieux que traverse ou qu’aura habités Sergio Cabrera – mais aussi son père, Fausto, son grand-oncle, Felipe, son grand-père, Domingo, sa mère, Luz Elena, sa sœur, Marianella – ne jouent pas un rôle mineur dans l’afflux et l’ajustement de ses souvenirs sous un nouveau jour. Comme souvent chez Juan Gabriel Vásquez, une cartographie mémorielle surgit de la forme d’une ville ou d’une région, voire de celle d’un pays tout entier, car tout lieu, hanté, est lieu de mémoire.

Les trois longues parties de ce roman biographique embrassent l’histoire de trois générations de Cabrera, depuis les années qui ont précédé la guerre civile espagnole jusqu’en cette année 2016 où Barcelone accueille et célèbre le cinéma de Sergio Cabrera. C’est cette même ville qu’avaient dû fuir, peu avant qu’elle ne tombât aux mains des troupes franquistes, les républicains Felipe, officier et combattant héroïque de l’armée de l’air catalane, son beau-frère et garde du corps Domingo, les deux fils de ce dernier, Fausto et son frère Mauro. De cette histoire de lutte, de défaite et d’exil, nul membre de la famille, descendants y compris, ne pourra se dépêtrer avant bien longtemps. Les Cabrera exilés vivront une vie picaresque dans la République dominicaine du dictateur Trujillo, puis au Venezuela, enfin en Colombie, où ils se fixeront.

La vocation d’acteur du jeune Fausto – née de l’indéfectible alliance entre les idéaux de la République espagnole, côté communiste, et l’amour de la poésie que cultive sa famille – fera de lui une indispensable figure d’avant-garde dans les milieux du théâtre puis du théâtre télévisé en Colombie. C’est cet homme, fantasque et dogmatique, enjôleur et autoritaire, qui, convaincu d’œuvrer pour le bien de tous, façonnera les destins de ses enfants, Sergio et Marianella, qu’il ralliera à la cause de la révolution internationale à l’heure du maoïsme. Lui-même n’était-il pas fasciné, donc façonné, par l’image héroïque de son oncle Felipe ? Voici donc, illustrée à la perfection, l’une des approches de l’histoire que privilégie le romancier Juan Gabriel Vásquez : l’entrelacs indémêlable entre histoire individuelle et histoire collective. L’expérience de vie de Sergio Cabrera aura été modelée par celles de son père, de son grand-oncle, de son grand-père ; elle trouve son origine et sa couleur dans l’idéologie de la gauche internationale des années 1930 et dans la culture républicaine espagnole où art et politique se fondaient l’un dans l’autre. Et quelle expérience !

C’est dans la Chine de la Révolution culturelle, où Fausto a été recruté en tant qu’expert par l’Institut des langues étrangères de Pékin, que Sergio et sa sœur se formeront dans leur adolescence. De l’implacable solidité de cette formation font foi nombre de documents éloquents dans la deuxième partie et jusque dans l’épilogue du roman : des photographies, des extraits du journal de Marianella écrit en chinois ou des passages d’une fort longue lettre du père qui tient lieu de bréviaire ou de manuel de survie pour ses enfants restés seuls en Chine. Au lecteur de juger sur pièces. Portés par l’enthousiasme paternel pour le régime de la Chine populaire, endoctrinés, Sergio et Marianella ne cessent de solliciter de nouvelles tâches militantes : travail dans une commune à la campagne puis en usine, engagement dans des groupes de Gardes rouges, enfin, ultime privilège, entraînement militaire. C’est qu’ils doivent parfaire leur formation avant de rejoindre leurs parents, repartis sans eux en Colombie, pour s’engager à leur tour dans la lutte de la guérilla maoïste.

Une rétrospective de Juan Gabriel Vásquez : vie de Sergio Cabrera

Le récit de cette dernière période de leur jeunesse fait la matière de la troisième partie du roman. Et il serait bien court de dire que c’est celui d’un désenchantement. L’absurdité, l’égarement au sens propre comme au sens figuré, la folie, la violence meurtrière, y sont associés à la guérilla tout comme à la forêt tropicale où évoluent les troupes. On y lit un juste hommage à la tradition latino-américaine du roman de la selva, dont La Voragine (1924) du Colombien José Eustasio Rivera est l’une des illustrations magnifiques. Aliénés, les jeunes gens et leurs parents parviendront, au terme de rudes péripéties, à quitter la guérilla colombienne sans abjurer la cause maoïste. Sergio, Fausto et Luz Elena repartiront en Chine populaire.

Une rétrospective peut être lu comme un roman de (dé-)formation conté à rebours mais aussi comme un roman d’artiste. Car, au récit de l’initiation politique et militaire de Sergio Cabrera, se mêle celui de son précoce apprentissage artistique d’acteur puis de photographe aux côtés de son talentueux père. Plus tard, le jeune militant maoïste vole des instants à ses devoirs de révolutionnaire pour voir des films dès qu’il en trouve l’occasion. Tout comme Fausto avait su braver les obstacles de sa condition d’exilé pour devenir acteur, Sergio saura trouver dans sa vocation de cinéaste la force d’échapper à l’emprise de ce père tant aimé et tant admiré. Loyal, il fera jouer Fausto dans la plupart de ses films. Les chapitres consacrés à la rétrospective barcelonaise de 2016 revisitent avec acuité l’œuvre du cinéaste, politique et parodique tout à la fois. Où l’on voit qu’Une rétrospective propose une vision de l’engagement artistique qui, précisément, permettrait de libérer l’art de l’emprise de l’idéologie ou, mieux encore, d’user du premier comme d’un antidote contre la seconde.

L’épilogue du roman fait coïncider avec la rétrospective cinématographique de Barcelone l’ultime émancipation de Sergio Cabrera, tourné non plus vers le passé mais vers l’avenir, non plus vers son seul père défunt mais aussi vers son fils de dix-huit ans. À ce dernier, il aura transmis son histoire, enfin revue jusque dans ses recoins les plus sombres, ainsi que celle, inoubliable, de Fausto et de la famille Cabrera. L’art d’hériter sans soumission et l’art de transmettre, tels sont les épineux défis que relèvent et le personnage de Sergio Cabrera et le romancier Juan Gabriel Vásquez. Car on ne verra nul hasard dans le prix biennal de roman Vargas Llosa qu’a reçu, en 2021, Une rétrospective. Parmi les maîtres latino-américains de l’écrivain se côtoient en effet, réconciliés par leur libre héritier malgré leurs différends idéologiques, le Péruvien Mario Vargas Llosa et le Colombien Gabriel García Márquez. Négociateur hors pair, Juan Gabriel Vásquez sait confronter sans ciller les versions en conflit du passé politique et littéraire colombien, latino-américain, mondial. Être romancier est un acte de foi.

 

[Source : http://www.en-attendant-nadeau.fr]

 

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Escrito por Pedro Correia

Falta pouco para a atribuição do Nobel da Literatura. Deixo já a minha proposta ao Comité Nobel: deve ser galardoado Salman Rushdie. É mais que tempo, é mais que merecido. Para que não ocorra outra injustiça gritante, como a que agora se registou, ao morrer Javier Marías, grande escritor espanhol ignorado pelo júri sueco que teima em distinguir autores menores enquanto ignora gigantes da literatura – a lista é imensa, irei recordá-la aqui muito em breve.

A 12 de agosto, Rushdie foi alvo da mais recente tentativa de assassínio. Com uma diferença em relação às anteriores: esta quase chegou a ser consumada. O escritor britânico nascido em Bombaim há 75 anos recebeu vários golpes de faca no abdómen e no pescoço quando se preparava para fazer uma conferência em Nova Iorque. Escapou por pouco a esta nova demonstração do ódio que lhe dedicam os muçulmanos fanáticos desde que o sinistro aiatolá Khomeiny lhe lançou uma fátua – sentença de morte – em 1989 por alegado crime de «blasfémia contra o Islão» no romance Versículos Satânicos.

Desde então, vários tradutores desta obra têm sido ameaçados e perseguidos em todo o mundo. Um morreu assassinado. É muito provável que a persistente ameaça do totalitarismo islâmico continue a tolher as sumidades que todos os anos se reúnem na capital sueca para proclamarem o melhor escritor do ano. Como se também elas fossem alvo de uma fátua.

É intolerável que Rushdie, perseguido há 33 anos pelo mais repugnante extremismo que usa a religião como pretexto para impor a lei do silêncio, seja igualmente vítima da atmosfera de medo que vigora em Estocolmo. Se algum escritor merece o Nobel, neste ano concreto, é ele. Aliás já o merecia desde que publicou Os Filhos da Meia-Noite, em 1981 – fabuloso cruzamento de relato histórico com realismo mágico expondo as feridas entre hindus e muçulmanos no subcontinente indiano como tema central.

Dúvida nenhuma: o prémio deve ser para ele.

 

[Fonte: delitodeopiniao.blogs.sapo.pt]

Escrito por Pedro Correia

Durante anos, li Javier Marías com prazer e proveito na revista dominical do El País. Bastavam as crónicas dele (e guardei várias, arquivando-as entre as páginas de livros, como sempre faço quando gosto muito de certos textos) para justificar a compra do jornal, que há mais de um ano deixou de se publicar nos quiosques portugueses, ao contrário do ABC ou do El Mundo, outros diários do reino vizinho.

Era culto, cáustico e corajoso – três características que aprecio num cronista. Não hesitava em remar contra a maré das modas dominantes, não perdia tempo com bajulações nem ocultava a erudição para seduzir « novas camadas de leitores » em busca da facilidade. Se havia que romper consensos, contassem com ele. Para integrar coros afinados, podiam dispensá-lo.

Este meu interesse pelo Marías cronista alargou-se ao Marías ensaísta. Há um livro dele sobre escritores e leituras que sempre recomendo: Vidas Escritas, em que nos fala de vários dos seus autores preferidos em textos concisos mas luminosos. Ali desfilam Faulkner, Conrad, Rilke, Stevenson, Mishima, Nabokov. E mulheres mestras das letras, como Emily Brontë e a fabulosa Isak Dinesen.

Daí passei ao Marías romancista. Com obras como Todas as Almas (1989) e Coração Tão Branco (1992), em que exibe sem complexos a sua formação anglo-saxónica, a experiência como professor em Oxford, o gosto em ter traduzido Laurence Sterne e Thomas Hardy, a eleição de Shakespeare como autor de cabeceira.

Obra-prima da literatura espanhola, que incluo sem favor entre os cem melhores romances do século XX, Coração Tão Branco (título inspirado em frase de Lady Macbeth) tem um dos melhores parágrafos iniciais que conheço em ficção literária. Daqueles que nos agarram de imediato e nos prendem ao livro do princípio ao fim.

Eis essas primeiras linhas (com sábia tradução de Fátima Alice Rocha para a editora Alfaguara):
«Não queria saber, mas soube que uma das meninas, quando já não era menina e tinha regressado da viagem de núpcias havia pouco tempo, entrou na casa de banho, pôs-se diante do espelho, abriu a blusa, despiu o sutiã e procurou o coração com a ponta da pistola do próprio pai, que se encontrava na sala de jantar com alguns membros da família e três convidados.»

Perguntem-me o que é escrever bem. Respondo com esta admirável frase de abertura.

Grande escritor, Marías – prematuramente desaparecido, a escassos dias de completar 71 anos. E sem o Nobel, em nova injustiça cometida pela academia sueca: há muito que o merecia.

Ser politicamente incorrecto, e fazer gala disso, não o favoreceu nesta época de consensos bem comportados. Ele, que não fingia modéstia e exibia «o sorriso da inteligência», como dele disse Juan Cruz. Atributos nada valorizados nos dias que vão correndo.

Até por isso o aprecio. E continuarei a escrever sobre ele no presente, não no passado.

[Fonte: delitodeopiniao.blogs.sapo.pt]

 

 

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Escrito por Carlos Mayoral

Ahora que estas Romanzas y Donaires pasan del jueves al martes tras más de dos años, permitan que recapitule un poco a través de una pequeña y humilde reflexión: amo la vida de los autores y artistas que pasan por aquí, hasta el punto de que esta columna tiene como leitmotiv el brindarles a ustedes un comienzo con cualquier anécdota sobre ellos. De alguna manera, siento que su vida penetra en la obra. Los he novelizado, los he convertido en personajes en varios libros. Creo que la realidad por la que transitan y la ficción que elaboran se tocan en un punto que siempre me resultó atractivo. Y creo que, si conoces la vida de Cervantes, el Quijote adquiere otra dimensión. Ahora bien, siempre he mantenido que a la hora de valorar ambos mundos hay que marcar muy bien el límite. Baudelaire podría ser moralmente un canalla, pero Las flores del mal son un hito de la literatura universal. No son dos valoraciones excluyentes, como es obvio.

Sin embargo, esta generación adanista se empeña en no diferenciar ambos juicios. Hombres malos, obra mala. Además, despreciando la escala de moral por la que se movieron ellos, y aplicando únicamente la propia. Leo a gente masacrar a Machado por casarse con Leonor, que cumplía quince años por aquel entonces, obviando que en 1909 a esa edad se adquiría la mayoría de edad, por poner solo un ejemplo. A todo esto se añade que no solo no se diferencia entre vida y obra, sino que a menudo la realidad no importa, solo la percepción que de ella se tenga. El ejemplo más célebre, ¿qué importa si Woody Allen ha sido declarado inocente por la justicia? La masa ya ha dictado sentencia en una realidad paralela de la que el cineasta no puede escapar. Si esto ocurre en el presente, donde aún el acusado puede defenderse, qué no pasará con aquellos que han vivido en un pasado ajeno a esta moralina perversa, y que por supuesto no podrán defenderse.

La última víctima de este revisionismo maquiavélico es Pablo Picasso, como bien sabrán. Ha sido el propio Iceta, ministro de Cultura, quien ha tenido que salir al paso de las peticiones de cancelación del Año Picasso, argumentando que las agresiones que le achacan al artista no justifican el prescindir de su pintura. Es una obviedad, pero el talento que se vuelca en el Guernica está muy por encima de lo que este hombre haya podido hacer a lo largo de su prolífica biografía. A esto, añado yo, hay que añadir que esas acusaciones no se han ratificado en ninguna parte, más allá de testimonios a los que Picasso no puede responder, siquiera, con su propia palabra. Por tanto, prepárense para la turra que se nos viene con el Picasso mujeriego, el Picasso misógino, el Picasso agresor, y toda la serie de jugosos adjetivos que la moral neopuritana ya mantiene en su punto exacto de cocción. En paralelo, ojalá, espero que alguien salve al que realmente nos interesa: el Picasso pintor.

 

[Fuente: http://www.zendalibros.com]

Una edición de la ‘Odisea’ traducida del inglés en la que Homero convive con Margaret Atwood y Nick Cave demuestra la vitalidad de los clásicos, pero abre el debate sobre los límites de la divulgación

ALBERT MONTEYS

El dilema de las redes, el documental de Jeff Orlowski estrenado por Netflix el mes pasado, contiene una tonelada de preocupantes testimonios de ex altos cargos de compañías como ­Google o Facebook, pero también la acartonada recreación de la vida diaria de una familia estadounidense. En ese relato paralelo, la actriz Kara Hayward (Moonrise Kingdom, Paterson) interpreta a la hija mayor, que, siempre con un libro en las manos, advierte de la adicción a la tecnología de su hermano menor. El personaje de Hayward se llama, por supuesto, Casandra, como la hija de Príamo, rey de Troya, que profetiza la destrucción de la ciudad sin que nadie la crea.

Las voces de los clásicos grecolatinos desaparecen de los planes de estudio al tiempo que sus ecos se vuelven omnipresentes en los ámbitos más inesperados. En el mismo año en que ganan el Premio Nobel la autora de un poemario como El triunfo de Aquiles (Louise Glück) y el Princesa de Asturias otra poeta que se presenta como “profesora de griego” (Anne Carson), el ensayo más vendido en España es El infinito en un junco (Siruela), una historia sobre la invención de los libros en el mundo antiguo firmada por Irene Vallejo. Mientras, la catedrática de Cambridge experta en la Antigüedad Mary Beard se convierte en fenómeno de masas en Twitter (280.000 seguidores) y Jorge Javier Vázquez —filólogo de formación y “cansado de que todo el mundo considere frívola su labor en televisión”— continúa de gira con Desmontando a Séneca, un espectáculo teatral a partir de un célebre apólogo del filósofo hispanorromano: De la brevedad de la vida.

El mundo editorial vive también su propio renacimiento. “Nunca se ha editado tanto y tan bien a los clásicos”, subraya Carlos García Gual, miembro de la RAE, traductor de Homero e impulsor de la Biblioteca Clásica Gredos, que nació en 1977 para desarrollar una labor que en Europa llevaba 100 años en marcha: publicar el corpus grecolatino completo. A los autores populares y a los que no lo son. Ahí está todo Platón, pero también Elio Aristides o, con sus 20 tomos, Plutarco, “un autor apenas leído hoy, pero muy popular en el siglo XIX”. García Gual acaba de publicar Voces de largos ecos (Ariel), una recopilación de prólogos entre los que destaca el dedicado a los escritos científicos de Aristóteles, cuya influencia fue más allá de las humanidades.

El ataque de los letrigones. Ilustración de Calpurnio para la edición de la ‘Odisea’, publicada por Blackie Books

“Hasta el siglo XV”, explica el profesor Gual, “la ciencia era la ciencia griega, Plinio, Euclides, Aristóteles… Luego llegan los microscopios y todo cambia porque es un campo que caduca antes que la filosofía o la literatura”. Aun así, junto a errores clamorosos —como defender la superioridad del macho sobre la hembra o de la derecha sobre la izquierda—, en el haber del pensador hay que anotar el descubrimiento del carácter mamífero de los cetáceos o la descripción del estómago de los rumiantes y de la cópula de los cefalópodos, “una particularidad singular que no fue redescubierta hasta el siglo XIX”.

Más allá de colecciones canónicas y exhaustivas como la de Gredos o la Alma Mater del CSIC, García Gual destaca otro signo de vitalidad de un mundo que nunca caduca: “Los quioscos están llenos de libros sobre mitos y hay excelentes ediciones de bolsillo y nuevas traducciones”. En efecto, a sellos como Alianza, Cátedra o Akal se les podrían añadir las apuestas de otros, especializados o generalistas, como Guillermo Escolar, Mármara, Koan, Rhemata, Rinoceronte o Errata Naturae.

A ellos se acaba de sumar Blackie Books, que estrena su colección Clásicos Liberados con una Odisea que ya en la preventa, antes de su salida, colocó 5.000 ejemplares en las librerías. El Génesis, el QuijoteGargantúa y Pantagruel y la Ilíada esperan su turno. Ilustrada por Calpurnio, la Odisea de Blackie se completa con las recreaciones y subversiones del argumento clásico en una novela corta de Margaret Atwood, un poema de Dorothy Parker, una fábula de Augusto Monterroso y sendas canciones de Nick Cave y Javier Krahe. De James Joyce a Derek Walcott, la historia de la literatura está tan llena de odiseas que la original ya no es un libro sino una biblioteca. El volumen lleva además un curioso repertorio de notas que explican quién era Méntor (maestro de Telémaco) antes de convertirse en nombre común, en qué momento comienza la acción de la obra (el 8 de marzo de 1178 antes de Cristo, según resulta de aplicar el canon de eclipses de la NASA al que se describe en el canto XX) o cuántas personas se llaman Ulises en España (2.274 según el INE; ninguna usa el nombre griego del protagonista: Odiseo).

Mujer joven con tableta y estilete, conocida como Safo, en fresco pompeyano. ALAMY

La edición, no obstante, tiene una particularidad que sus responsables saben potencialmente polémica: la traducción, a cargo de Miguel Temprano, no se ha hecho del original griego, sino de la versión que Samuel Butler publicó en 1900, “la mejor” de entre las inglesas según Borges. La obra de Homero, dice la nota editorial, “fue escrita en hexámetros, para ser recitada en público, con acompañamiento musical, a la manera quizá del rap actual… Es decir, tan lejos de nuestros referentes culturales que, para hacérnosla llegar con eficacia, la cuestión del idioma es probablemente el menor de los problemas”. Jan Martí, fundador de Blackie Books, amplía esas razones: “Queríamos que fluyera como una novela. Más que arriesgada, fue una decisión desprejuiciada”.

Para Alberto Manguel, autor del ensayo El legado de Homero (Debate), todo depende de qué entendamos por traducción: “Puede significar una versión académica inspirada y lo más fiel posible al original. En ese caso, el traductor tiene que conocer a la perfección el griego antiguo, porque tendrá que resolver complejos problemas filológicos, históricos y culturales. También deberá considerar —como dice el editor de Blackie Books— el hecho de que el texto homérico mejor preservado es solo una parte del conjunto de la obra de Homero”. Esa es, recuerda Manguel, la teoría de la helenista Florence Dupont, entre otros investigadores, que considera lo que llamamos texto homérico como “equivalente al libreto de una ópera”, es decir, un fragmento de la obra original, sin la música, los gestos y el ritual que acompañaban a las palabras en la Grecia antigua. “Si por traducción entendemos, como quería Borges, un borrador más del texto original, entonces una traducción de la traducción de Butler es perfectamente válida”. Irene Vallejo celebra el gusto filológico por acudir a la fuente original, pero admite que una versión indirecta —“y esta es muy literaria, ágil”— puede ser una buena introducción para cualquier lector. “En el fondo no existe una versión pura. Los clásicos tienen tantas adherencias de todas las épocas que al final son un magma del que forman parte todas las lecturas que se han hecho de ellos”.

Carlos García Gual es más reticente. Y más rotundo: “No me parece buena idea. Butler en sí ya es antiguo”. Aurora Luque, poeta y traductora, añade un matiz en la misma línea: “Vivimos una fascinación por lo anglosajón, pero en castellano tenemos grandes traducciones del griego. Aunque claro que podemos saborear una retraducción. Lo importante es saber que estamos leyendo a Butler, no a Homero. Lo mismo pasa con Anne Carson y Safo”. La autora de libros como Gavieras y La siesta de Epicuro (ambos en Visor) se refiere al volumen trilingüe Si no, el invierno (Vaso Roto), que acaba de llegar a las librerías con los versos griegos de la poeta de Lesbos, la versión inglesa de la canadiense y su propia traducción al castellano del trabajo de esta.

Penélope. Ilustración de Calpurnio para ‘La versión de Penélope’, de Margaret Atwood, incluida en la edición de la ‘Odisea’, publicada por Blackie Books

Además de la bendición borgiana y de la fluidez narrativa de la versión de Butler, hay otro elemento detrás de la “herejía” —el término es de los editores— de traducir la Odisea del inglés. Tres años antes de verterla a su lengua, el autor británico publicó un ensayo en el que sostiene que la obra literaria más influyente de la historia fue escrita por una mujer y no por el supuesto bardo ciego, que, esta vez sí, habría escrito la belicosa Ilíada.

La apertura de miras tiene, no obstante, sus límites. La teoría de Butler, clérigo de formación, se fija menos en el papel activo de Calipso, Circe o Penélope que en supuestos errores que, según él, “podía cometer fácilmente una mujer, pero nunca un hombre”. Entre otros, pensar que un barco puede tener un timón en cada extremo (canto IX) o que un halcón puede desgarrar a su presa en pleno vuelo (canto XV). Alberto Manguel subraya que los especialistas desdeñaron por estrafalarias las teorías de Butler, pero le reconoce un mérito decisivo: inauguró la particular relación que la literatura del siglo XX ha tenido con los clásicos. Ya no son una cima inalcanzable sino una llanura que puede ser “transitada, habitada, reorganizada, recreada y reescrita”.

Eso es lo que hizo en 1983 la alemana Christa Wolf en Casandra y lo que, en 2005, hizo también Margaret Atwood en La versión de Penélope (The Penelopiad), que imagina la vuelta de Ulises desde el punto de vista de su esposa y de las 12 criadas que terminan ahorcadas por supuesta traición. Amigo de la escritora canadiense, con la que comparte nacionalidad, Manguel subraya en ese episodio los ecos de las violaciones masivas a mujeres en Bosnia, Ruanda o Darfur, pero expresa sus reparos desde el punto de vista literario: “Confieso que no me parece su libro más logrado. En su esfuerzo por dar vida a las casi invisibles y sacrificadas criadas de Penélope, y apuntar al desequilibrio de género en la Grecia de Homero, algo de la gran habilidad narrativa de Atwood se pierde. Y uno lee el texto menos como una recreación iluminada del poema que como un encendido panfleto que usa ese episodio de la Odisea tan solo como punto de partida”.

El caballo de Troya. Ilustración de Calpurnio para la edición de la ‘Odisea’, publicada por Blackie Books

En 2018 la británica Pat Barker dio voz a la esclava Briseida para narrar desde su punto de vista el argumento de la Ilíada en El silencio de las mujeres (Siruela). Ese mismo año la BBC y Netflix estrenaron la serie Troya: la caída de una ciudad, que desató la polémica porque los papeles de Aquiles y Zeus recayeron en dos actores negros: David Gyasi (Interstellar) y Hakeem Kae-Kazim (Hotel Rwanda). Irene Vallejo, que recomienda vivamente la novela de Barker, explica que todas las épocas han leído a los clásicos desde sus propios debates: “El Romanticismo y el nacionalismo del siglo XIX reivindicaron a Homero como depositario del genio colectivo de un pueblo frente a Virgilio, autor individual de la Eneida. También nosotros leemos nuestro tiempo a través de símbolos que vienen de antiguo. Lo hicieron los propios griegos. Eurípides, por ejemplo, le enmienda la plana a Homero diciendo que Helena no estuvo en Troya. Para ellos todo eran versiones, historias que circulaban y circulaban. No había un libro sagrado”.

Aurora Luque abunda en la misma idea: “El siglo XIX hizo una lectura de Safo descafeinada, misógina, pero los actuales estudios de género no se inventan nada, más bien enriquecen y aclaran aspectos que estaban en las obras y nadie había sabido ver”. Ella, de hecho, anda embarcada ahora en la traducción de Las suplicantes, una pieza de Esquilo que recoge la historia de un coro de mujeres —las danaides— que piden asilo en Argos porque se niegan a casarse obligatoriamente en Egipto. “Durante siglos”, explica Luque, “se tuvo por una obra menor. ¿Por qué? Porque no se entendía ni el asilo político ni el rechazo al matrimonio”.

Para Vallejo, los clásicos “lo son porque se adaptan a las pulsiones de cada época. Si no, habrían desaparecido”. Por eso lamenta que el interés popular por el imaginario grecolatino contraste con el desdén educativo hacia el latín y el griego. “Se trata de una profecía de autocumplimiento”, afirma. “Empiezas diciendo que son estudios sin salida profesional, luego pones trabas para que los alumnos los elijan, los mejores expedientes se van a otras carreras y los que quedan no encuentran salida”. La autora de El infinito en un junco subraya el rédito cultural que procuran los clásicos, pero no olvida su potencial económico. Y lo resume en un nombre: Christopher Vogler. Analista de guiones, Vogler descubrió la admiración que cineastas como George Lucas, Steven Spielberg o Francis Ford Coppola profesan a los ensayos sobre mitología de Joseph Campbell y a su estudio de los patrones que se repiten en todos los relatos heroicos. Por eso adaptó a la escritura cinematográfica los análisis del erudito neoyorquino en El viaje del escritor (Ma Non Troppo), pronto convertido en superventas mundial y en “uno de los manuales de uso corriente en Hollywood”. La distancia entre la guerra de Troya y La guerra de las galaxias es más corta de lo que parece.

 

Odisea. Homero. Traducción de Miguel Temprano de la versión inglesa de Samuel Butler. Blackie Books

Si no, el invierno. Fragmentos de Safo. Anne Carson. Traducción de Aurora Luque. Vaso Roto

Economía de lo que no se pierde. Leyendo a Simónides de Ceos con Paul Celan. Anne Carson. Traducción de Jeannette L. Clariond. Vaso Roto

Praderas. Louise Glück. Traducción de Andrés Catalán. Pre-Textos

El silencio de las mujeres. Pat Barker. Traducción de Carlos Jiménez Arribas. Siruela

Voces de largos ecos. Carlos García Gual. Ariel

Fidelidad a Grecia. Emilio Lledó. Taurus

Una Odisea. Un padre, un hijo, una epopeya. Daniel Mendelsohn. Traducción de Ramón Buenaventura. Seix Barral

El viaje del escritor. Christopher Vogler. Traducción de Jorge Conde. Ma Non Troppo

 

[Fuente: http://www.elpais.com]

A partir de numerosas anécdotas y personajes históricos, la autora de este ensayo cae en cuenta que los puños no son tan importantes en el cuadrilátero como parecen. Mayor peso tienen la palabra y la narrativa, no solo al apreciar la grandeza o miseria de las peleas, sino porque el lenguaje de este deporte es parte de nuestra vida cotidiana.

Escrito por Marina Porcelli

Nació en 1911, en Mazatlán, a los 16 años eran tantos los antecedentes, que de casualidad fue a parar a un gimnasio. Dicen que en la calle era un demonio, que seguido iba preso por pelearse en las cantinas y en los cabarets, contra cualquiera “que lo haya mirado mal”. Bar al que llegaba, bar que se convertía, dicen, en un campo de batalla. José Alejandro Petre Conde debutó en la Arena Nacional en 1932, según cuenta ese libro extraordinario sobre la historia del box en México: Pasión por los guantes, de Marco A. Maldonado y Rubén A. Zamora (1999). Dicen que después de esa primera función se dividieron las aguas: hubo bandos procondistas, y bandos anticondistas. Que Conde, tan pendenciero en cualquier galpón, era una figura sin chiste cuando subía al cuadrilátero. Que se esmeraba en el ring, cierto, pero con un esfuerzo improductivo, que parecía huir del contrincante, que perdía fuerza y aplomo, ganas de estar ahí. Cosa distinta a cuando se bajaba: nomás pisaba la calle, entraba derecho a la lucha tupida. Conde conquistó el campeonato nacional peso pluma en 1933 y le llovieron reproches. Le decían “el inventor de bicicletas”, por su intención de fugarse en cada pelea, mientras otros opinaban que era una demostración de cautela, de astucia, de inteligencia. Francamente, nunca se supo. Cuál de sus caras, o si las dos a la vez, eran su verdadera personalidad.


Jueces que discrepan, aficionados que cuentan la pelea como un encuentro formidable, y otros, como una vuelta aburridísima, leyendas de boxeadores que nunca ganan, perdedores heroicos. El caso es que el boxeo es un deporte de apreciación. O por lo menos así me comenta Federico Devesa, en su gimnasio, en Buenos Aires, en 2018. Devesa, que además es egresado de administración de empresas, fue campeón sudamericano y tuvo su período de actividad entre 2002 y 2014. La palabra articula resultados y definiciones. O estrategias de prensa. Hay otro pasaje, en este libro de Maldonado y Zamora, en el que luego de un debate en un periódico sobre cómo estuvo el encuentro, uno de los reporteros se pregunta: “¿El señor ha ido al Municipal Auditórium a ver la pelea, o solo se la habrán contado por teléfono?” Y escribe José Sulaimán, en el prólogo justamente sobre la historia de este deporte: “Si el boxeo no existiese, la televisión lo inventaría”.

Así, no deja de ser curioso que la narrativa sea clave de una de las disciplinas en las que el cuerpo es rotundamente explícito, enfatizado —y lo que sigue es una cita clásica de Joyce Carol Oates, al comienzo de On boxing (1987), cuando dice que el boxeador, como el bailarín, no usa su cuerpo sino que “el boxeador ‘es’ su cuerpo y está totalmente identificado con él”. Entonces esto parece una obviedad: la narrativa construye nuestra apreciación del box, y nuestra apreciación del box es todo lo que tenemos a la hora de mirar una pelea. Claro que sucede con otros deportes, también. Juan José Becerra, en una entrevista radial sobre cómo era escribir sobre fútbol (Era por abajo, 2021), reparó que, de alguna manera, “cada uno ve su propio partido”. A eso voy. Pero en el boxeo, pienso, los relatos se acentúan.

Un artículo del 13 de julio de 1921 registra la primera transmisión de boxeo por una radio mexicana. Ahí se relata que el público se ha quedado de pie, ante las puertas de El Universal, para escuchar “mediante unos altavoces colocados en cada una de las esquinas del edificio” la pelea de pesos pesados en Estados Unidos: Jack Dempsey contra George Carpentier. Al locutor le llegaba la transmisión justamente desde Estados Unidos, y la repetía en español sobre las bocinas, vale decir, el relato del encuentro se construía sobre una suerte de encadenamiento: el relato de allá se replicaba acá y cuando la gente la escuchaba acá, lo comentaba en la calle. Y el artículo del diario termina declarando: “Por primera vez en la historia del periodismo mexicano [se tuvo la] información precisa y directa de lo que sucedía en el ring instantes después de pasar”.

Hay, por supuesto, situaciones más inmediatas. Pensemos en las declaraciones de los boxeadores durante los promocionales, en el nivel mediático de la pelea, el espectáculo, el show. O en las huellas que, según señaló Jorge Lera, en Eso no estaba en mi libro de la historia del boxeo (2021), el boxeo deja en el lenguaje cotidiano. Giros tan omnipresentes —nos recuerda Lera— como “levantar la guardia”; “estar contra las cuerdas”; “tirar la toalla”; “que te salve la campana”; “recibir un golpe bajo” o “gancho al hígado”.

Pero quizá lo paradójico reside en que esta práctica deportiva hace presente el cuerpo en una dimensión a la que la narrativa nunca llega. A cómo se narra un sueño, a eso me refiero concretamente, o a la música, o a un orgasmo. O al dolor. La complejidad y la subjetividad que implica narrarlos. Porque es el propio cuerpo, dice Frantz Fanon (y esta frase yo se la leí a Alejandro de Oto), el que te obliga a una interrogación constante: el que hace que nos preguntemos quiénes somos. En esta relación entre cuerpo y palabra que el boxeo —uno de los deportes más populares de México, y el que, después de los clavados, ha dado más medallistas olímpicos—, va construyendo su historia.

Voces sobre el cuerpo que boxea

Maldonado y Zamora dan como fecha de origen 1893, cuando lo empezaron a practicar varones de clase alta, con intenciones de imitar las modas europeas. Resultaba útil, decían, para dirimir cuestiones de honor. A fines del porfiriato, y en Ciudad de México, se crea una serie de clubs, gimnasios y academias, lugares de entrenamiento, como el Club Olímpico, la Academia Metropolitana o el Colegio Militar. Otra narrativa de origen lo ubica en Tampico, como deporte que traen y practican los marineros ingleses en los tugurios del puerto. Y muchos críticos señalan que también se adopta el boxeo entre las filas del ejército de Álvaro Obregón, para instrucción militar.

Pronto este deporte crece y cambia: sucede una oscilación, se vuelve regular en las clases populares, y construye otro tipo de relato. El género del boxeo es la biografía, pienso. La posibilidad, para voces que nunca son escuchadas, de contar una historia. Se supone, de hecho, que las primeras memorias de un deportista moderno se publican en Inglaterra en 1816, y son, justamente, las Memorias de Daniel Mendoza (The Memoirs of the Life of Daniel Mendoza), las peleas sistemáticas en la calle, a nudillo pelado (bare knuckle).

Además de los títulos clásicos —pienso en los libros de Norman Mailer y en las muchas biografías sobre Alí, pienso también en Yo soy el boxeo (1981), el libro de Kid Chocolate, el púgil cubano de comienzo del siglo xx, o en el de la vida novelada de Panamá Al Brown, de Eduardo Arroyo, y en ese volumen de Ezequiel Fernández Moores sobre la figura de Ringo Bonavena, el peso pesado argentino, que construye su propio show, y termina enfrentándose a Alí en el Madison Square Garden en 1970—, pienso que la mayoría de estos libros son relatos de vida. La literatura sobre la disciplina en México se arraiga principalmente en crónicas deportivas, en los escritos de José Ramón Garmabella, y en la reedición en el país de los cuatro tomos compilados en Cuba, A puño limpio, que reúnen veinte autores variados, desde Nat Fleischer y sus crónicas sobre la fundación de The ring, hasta la poesía sobre el tema de Nicolás Guillén. A esta lista se suman, claro, las Memorias del Gran Púas de Ricardo Garibay, y Golpe a Golpe de Mauricio Mejía (retratos publicados por Proceso). Gran parte de estos libros recuperan la tradición inglesa, los cuentos de Jack London, las historias de Conan Doyle y las de Hammet.

Sin embargo, a pesar de la lista —y, sobre todo, si la comparamos con la producción caudalosa sobre fútbol— la bibliografía sobre boxeo no es abundante. Con excepción de algunos sectores casi de culto, y especializados del periodismo deportivo, es una disciplina sobre la que se ha reflexionado poco. Y vale preguntarse por qué esta resistencia de las academias, de las escrituras, a pensar el boxeo, a hablar tan frontalmente del cuerpo, de ese lugar tan huidizo y tan real a la vez, y feliz y dramático.

Una excepción brillante son los trabajos de Hortensia Moreno sobre boxeadoras. Sabemos que el boxeo femenil fue prohibido por decreto presidencial, acá en México, el 5 de diciembre de 1946. Que Laura Serrano, al interponer una demanda, consigue hacer la primera pelea en 1999. En Género, nacionalismo y boxeo, Hortensia Moreno propone que la mera presencia de las mujeres en los deportes cuestiona y reconstruye las maneras en que se representa el cuerpo humano para retratar la nación. Así, lo que hacen las boxeadoras es centralmente romper con los supuestos, con lo esperado, con lo que dictamina el imaginario para ellas. Y en la paráfrasis de Chatherine Mackinnon, teórica estadounidense: “El desafío de una boxeadora, de cualquier deportista, entraña en poseer una fisicalidad propia que le permita tener una relación con su cuerpo y con la violencia, en este caso regulada, diferente a los que la sociedad le permite tener a una mujer”.

Ilustración: Guillermo Préstegui

La palabra como réferi

Se cuenta (en el libro señalado arriba de Jorge Lera) que Conan Doyle recibió, en 1910, una propuesta insólita. Tex Richard, el promotor inglés, que en su historial tiene el haber organizado el campeonato mundial de pesos pesados entre Jack Jackson y Jim Jeffries, propuso a Arthur Conan Doyle, “por su prestigio y sus acreditados conocimientos”, como réferi de un encuentro que llevaba meses dilatándose. Los boxeadores aceptaron. Dicen que Conan Doyle dio el sí de inmediato, ilusionado, feliz por semejante reconocimiento, “pese a la oposición de amigos y familiares”. Y aunque finalmente la pelea no se hizo, porque Conan Doyle tenía otros compromisos y no pudo viajar para oficiar de árbitro, yo quiero dar cuenta de esa dimensión totalmente humana y existencial que construye el boxeo: en las declaraciones, Conan Doyle habla del honor que hicieron al elegirlo.

Ya dije que el libro de Maldonado y Zamora es extraordinario. Y lo digo por las historias que encierra, las narrativas que recopila, además de la semblanza de José Petre Conde. Está el caso, por ejemplo, de un boxeador que gana el título el día de su cumpleaños, y lo pierde después, también en su cumpleaños. Personajes que se golpean la cabeza con los micrófonos verticales que caen sobre el ring, y tienen hemorragias gravísimas, boxeadores que toman litros de café y lonchas de jamón para recuperar fuerzas en los break de un minuto, o la noche de un réferi armado, que se enoja, dispara sobre los jueces, lastima a alguien, llega la policía, se lo lleva preso, y después sigue la pelea. Siempre sigue, siempre continúa. Quién cuenta la historia y cómo se cuenta son marcas profundas de esta disciplina de apreciación. El primer nocaut documentado de la historia está en Homero. Reparemos, entonces, en todo lo que se sigue escribiendo y en todo lo que queda por escribir.

Marina Porcelli
Narradora, ensayista. Obtuvo el Premio Edmundo Valadés (2014) y el Premio Nacional de Ensayo Eduardo Mallea por su obra Nausicaa. Viaje al otro lado de la otredad.

 

[Ilustración: Guillermo Préstegui – fuente: http://www.nexos.com.mx]

«Hai que loitar polo galego, sen deixar que os malos prognósticos nos desanimen», alenta o profesor inglés

O tradutor e académico John Rutherford, desfrutando dá súa querida ría de Ribadeo.

Escrito por JOSÉ ALONSO

John Rutherford (Saint Albans, Inglaterra, 1941) está de volta en Galicia. O que foi definido como «un dos máis importantes valedores internacionais da cultura galega», co gallo do seu nomeamento como doutor honoris causa pola Universidade da Coruña, regresou a Ribadeo, onde ten una casa na parroquia de Vilaselán e onde vive unha das súas fillas, pola recuperación das xornadas culturais Mar por Medio. Ribadeo forma parte intrínseca da súa vida. Como Galicia e o galego, dende que dera con este recuncho, sendo un mozo, nun intercambio de estudantes. Dende entón, declárase medio galego, «de Ribadeo, para ser preciso».

Profesor emérito do Queen’s College da Universidade de Oxford, onde foi mestre de literatura española e onde fundou o Centro de Estudos Galegos, Rutherford foi presidente entre 1991 e 1997 da Asociación Internacional de Estudos Galegos. No ano 2008 foi nomeado membro honorario da Real Academia Galega, e ten recibido premios como a Medalla de Oro al Mérito en las Bellas Artes, a Medalla Castelao ou o Premio Trasalba. A súa contribución ó espallamento do galego é de difícil ponderación. Nos obradoiros do Centro de Estudos Galegos de Oxford tense traducido dende a obra de Carlos Casares á de Manuel Rivas, dende Cunqueiro a Castelao, Ferrín… Agora vén de publicar co selo Small Stations Press a tradución ó inglés do clásico de Xosé Neira Vilas Memorias dun neno labrego, nunha edición con ilustracións de Isaac Díaz Pardo. Como tradutor, Rutherford foi eloxiado polo seu Quixote, adaptando a linguaxe cervantina ao século XXI, e por A Rexenta, a obra maior de Clarín á que dedicou oito anos.

—Un centro de estudos galegos en Oxford… Habería quen o vira como algo quixotesco?

—Si, houbo xente, tanto en Oxford como en Galicia, que viu como quixotesca a idea de fundar un Centro de Estudos Galegos na Universidade de Oxford hai unha trintena de anos. Pero eu tamén son quixotesco, ata o extremo de ter traducido o Quixote ao inglés. E creo que foi bo o que se conseguiu, e o que aínda se está a conseguir por outras persoas nese centro. Souben dende o principio que a cantidade de alumnos nunca chegaría a ser grande, pero a súa calidade foi sempre moi alta, e varios deles son agora profesores de galego en distintas universidades dentro e fóra do Reino Unido. Deste xeito os lectores e lectoras de galego e máis eu fixemos a nosa modesta contribución ao espallamento da lingua e da cultura galegas.

—Como valora o traballo que ten realizado? Compensoulle persoalmente?

—Si, pola satisfacción que dá unha cousa ben feita, e sobre todo polas grandes e duradeiras amizades que fixen cos sucesivos lectores e lectoras de galego. Galicia tamén foi xenerosa comigo, concedéndome varios premios e outros honores que estimo moito. Ese traballo non me compensou economicamente, porque os directores dos Centros de Estudos Galegos non cobran. E está moi ben que así sexa.

—E como ve a saúde do galego? Os síntomas non son moi alentadores: unha lingua minoritaria, que os cativos non falan…

—Eu son por natureza optimista, así que creo que o galego si ten futuro. Os nenos o falan menos porque lles parece cousa de vellos e vellas nas aldeas, pero cos anos e coa madureza moitos deles se van dando conta da importancia das raíces, da identidade. De calquera xeito, hai que seguir loitando pola causa, sen deixar que os malos prognósticos nos desanimen.

—Morreu Javier Marías sen o premio Nobel. Vostede falou nalgunha ocasión de que Ferrín tamén o merecería.

—Sentín moito a morte de Javier Marías, porque conservo moi gratos recordos de dar con el clases semanais de tradución cando era lector de español na Universidade de Oxford, hai corenta anos. Está claro que Ferrín é moi merecedor do premio Nobel, pola enorme calidade da súa obra literaria. Pero poucos dos seus libros están traducidos ao inglés, e esta é a gran barreira que o separa do premio.

«Galicia cambiou decisivamente a miña vida para mellor»

Galicia ten un importante papel na vida de John Rutherford.

—Galicia, e en particular Ribadeo, cambiou a miña vida decisivamente e para mellor. Aos 17 anos eu era un estudante mediocre, pouco motivado, e os mestres dixéronme que se quería entrar na universidade para estudar español tiña que mellorar radical e rapidamente os meus coñecementos deste idioma indo a vivir uns meses a España. Apareceu, por casualidade, a posibilidade de facer un intercambio cun rapaz que resultou ser Tito, fillo maior do Castellano [un veciño ribadense], e cheguei a Ribadeo na primavera de 1958. Era como meterme nunha película en tecnicolor, vivir unha vida marabillosa que non tiña nada que ver coa miña aburrida existencia londiniense. Claro, aquel Ribadeo era moi diferente ao de agora. Era unha gran aldea entrañable que boto moito de menos. Foi a inspiración para que me dedicase con entusiasmo aos estudos de lingua e literatura españolas. Como se fose pouco, namoreime e casei cunha ribadense. Uns anos despois, tamén en Ribadeo, decidín que tiña que aprender a lingua galega, a lingua do país. Débolle moito a Ribadeo. Ribadeo definiu a miña vida.

—Coida Galicia aos seus escritores, aos seus referentes culturais?

—Os coida, pero podía coidalos máis.

Da man da Academia Xacobea, Ribadeo vén de recuperar as xornadas Mar por Medio, que hai trinta anos contribuíra a crear o propio John Rutherford co entón alcalde, e hoxe cronista oficial de Ribadeo, Eduardo Gutiérrez. En Mar por Medio analízase esta fin de semana o Camiño de Santiago no século XXI, unha rota que deixou pegada en Rutherford, que fixo seis peregrinacións, e inspirou a súa primeira novela, publicada pola editorial Galaxia, As frechas de ouro.

 

[Imaxe: Xaime Ramallal – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Marcos Calveiro © Xerais

Escrito por Ana G. Liste

Hai tres meses que Marcos Calveiro (Vilagarcía, 1968) foi nomeado director de edicións da editorial Galaxia. Avogado, escritor e hostaleiro, agora suma editor ás súas profesións. Di que quixo ser escritor profesional e non lle saíu ben, tivo claro que non quería volver exercer como avogado e o de hostaleiro foi máis un accidente agradable e con antecedentes familiares. Con todo, esta nova andaina como editor non entra en conflito coa de escritor, aínda que de momento nin le escribe por pracer. Pero vén de comezar unha nova ′saga′, Curros & Holmes (Galaxia, 2022), e ten outros textos rematados na pandemia. Conversamos con el sobre o que está por vir desde seu despacho na sede da editorial en Vigo.

Que fai un director de edicións?

Pois ler orixinais, decidir cubertas, decidir textos de contras e axudar a todos os compañeiros e compañeiras no que podo. Fundamentalmente, son o primeiro filtro da editorial de todos os orixinais. Á parte, represento a Galaxia en todos os premios nos que está presente. E vén moitísimo traballo porque están coincidindo todos os premios xuntos un detrás doutro, ensaio, poesía e narrativa. Agora comezarei tamén a preparar –que xa me corresponde a min– o plan de edicións do ano que vén.

Marcos Calveiro (segundo pola esquerda) co xurado do Premio de Novela Manuel García Barros de 2022 © AELG

Por que aceptou a proposta?

Porque levo moitos anos sendo taberneiro e autónomo [ri]. Como comprenderás, chámate Galaxia para ser director de edicións e, xa que non me dá para vivir da escritura, deixo as tabernas e tirar cafés e cervexas e demais. Coincidiu que o día que mo comunicaron comecei coa COVID e estiven malo malo. Cando me reincorporei aquí dez días despois estaba destrozado e tardei mes e medio en recuperarme fisicamente.

Parece que haxa unha batalla interminable entre dedicarse ás artes e o prosaico de ter un soldo a fin de mes.

Son malos tempos para todos, para calquera traballador, e máis para os traballadores da cultura. E máis despois da pandemia. Pódense contar cos dedos dunha man a xente que neste país vive das artes única e exclusivamente, sexan música, literatura, audiovisual…

Porque dicir que un é de profesión escritor, non ten que supoñer que un vive diso; pero cando a profesión é editor si, non?

Evidentemente, si. Eu exercín de avogado moitos anos, logo deixeino. Logo me fixen escritor profesional e duroume dous anos porque escollín os anos da crise de 2008, cubrinme de gloria. E logo coa miña parella –que tamén quedara sen traballo– acabamos montando un bar. Ela é filla de taberneiros e eu son neto de taberneiros polas dúas bandas. Ao final era un mundo próximo, criámonos nas tabernas.

Chegou a comentar nas redes sociais que case non volve á literatura.

É que foi certo. Pasei case seis anos de seca. Recuperei a escrita en Curros & Holmes e outras novelas que escribín foi durante a pandemia. Entre os tres meses confinados e os oito que practicamente tivemos o bar pechado ou con horario reducido, recuperei moitas horas mortas na casa. Recoñezo que escribín moito durante a pandemia, ou escribía ou non sei que facía. Hai xente que se dedicou a cociñar e esgotar a fariña, outros fixeron pilates na casa ou se dedicaron á horta. Eu volvín ao que sabía, que era escribir. Pero publicada só está esta novela.

E esta historia de Curros & Holmes. No misterio d′O kapital xa a tiña previamente na cabeza?

É unha desas frikadas que teño desde hai anos na cabeza. A mítica viaxe de Curros a Londres, de oito meses ou un ano –os biógrafos discuten a data e algún incluso nega a súa existencia–, sempre me chamou a atención. Que faría Curros en Londres despois de fuxir das gadoupas do pai por unha mala relación ou buscando aventuras? Tampouco se exiliou por motivos políticos porque non coinciden as datas da represión polos seus artigos, isto parece que foi antes. Como son fan desas frikadas históricas galegas deses persoeiros un pouco cultos, pois cando foi o confinamento abrín un cartafol que teño alí no portátil de ideas e pinchei no arquivo de Curros. Comecei investigar, empecei a ler cuestións da época vitoriana inglesa e iso levoume a Sherlock, a Marx… É que son uns anos londinenses nos que hai un feixe de xente coñecida alí.

Roteiro arredor da novela ‘O xardineiro dos ingleses’, de Marcos Calveiro, organizado pola Deputación de Pontevedra en 2020 © O faiado da memoria

Desde o principio ía ser unha saga?

Si, a idea cando falei con Francisco Castro antes de incorporarme aquí era que fose unha saga. Sae fóra de colección e cun deseño específico, agardo que haxa máis. Agora tería que estar entregando unha segunda, pero o traballo como editor impídeme totalmente poñerme a escribir. Supoño que contra o final do ano, cando me libere dos premios, poderei volver escribir.

Porque mentres le por traballo é imposible escribir?

Si, non leo como ocio nin escribo. É imposible. Ademais, cheguei aquí –e faleino con Fran como director– co compromiso de responderlle a todo o mundo. E ata o de agora respondín a todos, xa aceptei un montón de novelas e xa rexeitei outro feixe de orixinais educadamente. Acuso recibo de todo e contesto a todo. Estiven na outra banda cando comecei e nada me horrorizaba máis que mandar un texto a unha editora e que nin se molesten en contestar.

Desde a posición do ata agora escritor, como pensa que quere actuar como editor?

A ver, hai un criterio obxectivo da calidade dos textos comezando pola calidade da lingua. Logo hai criterios subxectivos dos meus gustos persoais, pero evidentemente hai criterios persoais e eu o que quero é que se vendan os libros. Logo hai un criterio de Galaxia como institución que se teñen que publicar, somos –por así dicilo– o repositorio fundamental da cultura galega e hai cousas que tes que editar para que queden para as xeracións futuras. O difícil e casar todo iso, pero aí estou, comezando.

Pero ten a opción de apostar por libros que se saen da ′norma′?

Si. O ano que vén vou publicar catro ou cinco novelas de autores noveis. Algunhas chegáronme a min e outras busqueinas eu. Cando cheguei aquí o primeiro que fixen foi facerme unha listaxe de novas ilustradoras, para iso as redes sociais son fantásticas. Contactei con xente que vía que escribía ben e en galego nas súas redes, e ofrecinme a ler o que tiveran. Moita xente contestou, envioumo, e vouno publicar. Procurei polos finalistas do ‘Xuventude Crea’ dos últimos anos e contactei con algúns, hai xente facendo cousas moi interesantes e que curiosamente se están pasando ao castelán. Amazon é un inimigo potente.

Pola autoedición?

Si, hai moitos traducindo ao castelán a súa obra e autoeditando en Amazon.

Por que cre que se están a ′perder′ eses talentos para a cultura galega?

Pola nosa incapacidade de atopalos, seguramente. Estamos nuns tempos tan dixitalizados que seguro que moitos rapaces de vinte anos cando pensan en publicar non pensan nun libro físico. Ao mellor tampouco se lles ocorre mandar un orixinal a unha editorial, ou pensan que Galaxia, Xerais ou calquera outra editorial que haxa en Galicia son unha cousa de vellos e que non teñen posibilidade. De momento, a xente coa que fun contactando foi bastante receptiva e foron enviándome cousas, desde poesía a novela ou autoficción. Pero supoño que aquí inflúe moito que a Xeración Z le na pantalla. Eu recoñezo que tamén leo moito en formato PDF no móbil.

Cre que as editoras galegas teñen que subir un chanzo para estar máis presentes nesa lectura en pantalla?

Todas as editoras galegas teñen redes e fan comunicación nas redes. O malo é que é un nicho tan restrinxido… Eu teño Instagram e Twitter pero xa o do TikTok e o Twitch resúltame sorprendente, pero tes que meterte… Estamos nun momento de mudanza impresionante, agudizado pola pandemia. Pero non creo que se venda moita literatura galega en formato de libro electrónico, aínda que tampouco teño os datos concretos. O que si sucede é que se segue a vender moito libro físico online e non na libraría, que non deixa de ser sorprendente para min. Eu vivo en Teis, un barrio relativamente humilde de casiñas pequenas, e hai unha furgoneta de Amazon que vive alí de luns a domingo. Calquera colector do lixo de Teis está cheo de caixas de Amazon.

Capa do libro ‘Curros & Holmes. No misterio do kapital’ © Editorial Galaxia

É máis importante buscar autores novos ou lectores novos? Ou ambas van da man?

Eu busco autores novos para chegar a máis público. A masa crítica de lectores en galego é a que é, e haberá que tratar de buscar a outros lectores buscando a outra xente ou a través de voces máis novas que poidan conectar máis directamente con eles. Nese sentido, a miña procura é interesada porque busca ampliar esa masa crítica de lectorado e chegar a xeracións máis novas ás que ao mellor a literatura galega non chega ou que se están pasando ao castelán. Existe unha ruptura da cadea de lectura arredor de 3º ou 4º da ESO, cando a rapazada deixa de ler por ocio para ler só o que lle obrigan no instituto, pois é importante buscar novas voces que lles poidan falar máis directamente. Non é o mesmo ler unha novela xuvenil dun autor de 50 anos, que ten a súa adolescencia moi lonxe aínda que sexa profesor de instituto; que coller unha voz de vinte anos que está estudando na Universidade de Santiago que hai nada que deixou o instituto.

Cales son os seus retos persoais en Galaxia?

Hai retos persoais e retos da propia editorial aos que me teño que incorporar. O feito de que o Día das Letras estea dedicado a Francisco Fernández del Riego fai que gran parte do noso plan editorial vaia ir enfocado por aí, e hai que sumar esforzos entre todas e todos. Pero tamén imos iniciar novos proxectos como publicar banda deseñada o ano que vén, cunha colección específica e autores moi novos. Eu son lector de sempre de banda deseñada e contactei coa xente que está nese mundo agora en Galicia. Aínda estamos pensando formatos e pedindo orzamentos porque o do papel é unha chaladura. Tamén quero tirar por monografías específicas na colección Pantallas, que é sobre cine; e sacar algo máis de música, como o libro que se publicou sobre Suso Vaamonde ou o dos 100 discos galegos. Son cousas que aínda estamos pechando pensando no ano que vén.

A crise do papel afectará moito aos plans de publicación de 2023?

Pois si. É unha barbaridade o que subiu, pero hai que seguir. Ao mellor nalgunha colección tes que cambiar o papel porque non o hai, ou tes que cambiar a capa porque o custo é desproporcionado. Supoño que na subida do prezo hai de todo, desde carestía e especulación a acaparamento. Xuntáronse todas esas circunstancias e estamos nunha tormenta perfecta que é un problema.

Que pensa do actual ritmo de publicación editorial?

Aí entramos nunha cuestión difícil e complexa. É unha loucura, pero estamos todos nela. Se a túa competencia saca cen títulos, ti que vas facer? Sacar vinte para dedicarlles máis tempo cando as novidades se renovan cada semana ou 15 días nas librarías? É un problema no que estamos todos, as grandes están nesa treboada perfecta e obrígannos ás pequenas a seguir aí. Evidentemente, eu querería máis espazo para darlle visibilidade aos libros. E que non sacases dúas novelas con 15 días ou un mes de diferencia. Así poderíanse facer máis presentacións e promocións, pero o mercado é como é. E non creo que mude.

Ademais, como nas cifras tanto nacionais como internacionais ves que o 80% dos libros non venden practicamente nada e que as vendas se reducen ao outro 20%, ao mellor sacas cen títulos ao ano que sabes que vinte vanche vender e que os outros van vender aos poucos pero van ir sumando; ou moitas veces publicas cousas que sabes que van vender pouco pero consideras que deben estar publicadas. Supoño que se o papel segue disparado, chegará un momento no que haxa que reducir por cuestión de supervivencia. Este tema sempre sae nas reunións de edición, pero non chegamos a ningunha conclusión porque se non publicas perdes o teu espazo –que xa é escaso– entre as novidades.

Agora que está dentro, como ve que sobreviven as editoriais nun momento de gran dependencia das axudas públicas?

Aquí, por exemplo, todo o que traducimos é solicitando axudas públicas. Eu teño unha obsesión, considero que A montaña máxica, de Thomas Mann, ten que estar en galego. Pero é un libro de mil páxinas, se eu, como iniciativa privada, teño que contratar un tradutor e tratar de sacar ese libro dunha forma que para min sería inalcanzable.

Nós temos moitas colaboracións coas institucións públicas nos premios, pero no caso do galego entendo que unha das obrigas das institucións publicas –así vén no noso Estatuto de Autonomía– é fomentar a nosa lingua. Deberan dotar as bibliotecas de todo o que se publica en galego, como tamén debera existir un Instituto Rosalía –como hai o Cervantes ou o Ramon Llull– para a promoción. Se un país tan pequeno como Finlandia coloca a súa literatura en todos os lugares do mundo é porque ten un instituto que se dedica á promoción, e que hai axudas públicas para a tradución dos seus autores nas outras linguas. Iso debera tamén pasar aquí.

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

Pertenecen al profesor y licenciado en Letras Leonardo Schenardi, quien en « Divas de Hollywood » materializará las versiones en miniatura de las artistas más admiradas por el autor de « Boquitas pintadas »: Rita Hayworth, Greta Garbo y Marlene Dietrich.

Escrito por MARÍA EUGENIA SUÁREZ

Rita Hayworth, Greta Garbo y Marlene Dietrich son algunas de las divas de Hollywood que el escritor argentino Manuel Puig no solo admiró sino que inspiraron su universo y que, en el marco de los homenajes que el municipio de General Villegas realiza por el 90 aniversario de su natalicio, serán parte de una exhibición de muñecas que propone reconstruir la influencia del cine en la vida y en la obra del novelista.

Con el cine como telón de fondo y eje central, el homenaje comenzó este jueves por la mañana con un ciclo de conversatorios que reunió a especialistas y críticos de la obra del escritor como Juan Fiorini, autor de « Contar filmes: o cinema imaginario de Manuel Puig », Graciela Goldchluk, curadora del archivo de manuscritos del autor de « El beso de la mujer araña »; Julia Romero, autora de « Puig por Puig »; y el realizador Carlos Castro, director de « Coronel Vallejos », entre otros.

Con la propuesta « Luz, cámara, Puig », la doble jornada conmemorativa busca desandar el vínculo que el escritor tejió con el mundo cinematográfico, un universo que fue una influencia central en la obra del escritor.

En ese marco, este viernes se presentarán la muestra de muñecas « Divas de Hollywood », del profesor y licenciado en Letras Leonardo Schenardi, donde se pone en escena a las mujeres que Manuel Puig admiró desde cuando su madre lo llevaba por las tardes a ver películas al viejo Cine Español de General Villegas, aquel pueblo al que jamás quiso regresar y describió como « la ausencia total de paisaje ».

« Van a estar las réplicas de actrices que están vinculadas con el universo de Puig », contó a Télam Schenardi, y como si la personificación física fuese posible, agregó: « Van Rita Hayworth, Greta Garbo, Marlene Dietrich, Bette Davis, Joan Crawford, Marilyn Monroe, Vivien Leigh y su compañero en ‘Lo que el viento se llevó’ Clark Gable, y también Frankenstein y la novia de Frankenstein ».

El impulsor de la muestra lee a Puig desde que tiene 16 años, momento que coincide con el estreno de la versión teatral de « Boquitas Pintadas », de Oscar Araiz y Renata Schussheim, una obra que recuerda haberlo dejado fascinado. « A esa edad yo todavía no me había descloseteado, pero tenía muy clara cuál era mi identidad y quedé muy identificado con el personaje de Molina en El Beso de la Mujer Araña », destacó el docente.

« Veía películas de Hollywood de los años ’40, ’50, y me sentía identificado con algunas divas como le pasa a Molina. Me encontré leyendo a Puig, y creo que eso les pasó a muchos », agregó.

El gusto por las muñecas apareció de chico y comenzó a comprarlas con sus propios ahorros. Sin embargo, la colección de divas de Hollywood la inició hace algunos años durante un viaje a Río de Janeiro. « En una vidriera de una juguetería vi una Barbie replica de Tippi Hedren lookeada como en la película ‘Los Pájaros’ de Hitchcock, me fascinó. No me la pude comprar porque era carísima, pero cuando volví a Buenos Aires empecé a averiguar y me enteré de que Barbie tenía una colección de divas de Hollywood », contó sobre sus comienzos.

Una de las muecas de la muestra que homenajea a Rita Hayworth

Una de las muñecas de la muestra que homenajea a Rita Hayworth.

Apasionado de Puig, Schenardi hasta ahora nunca había podido viajar al pueblo que el escritor retrató en « La Traición de Rita Hayworth » y « Boquitas Pintadas » y por los que se ganó el mote de « puto mentiroso ». Sin embargo, tras construir de manera virtual una amistad con Patricia Bargero, conocida en Villegas como « la viuda de Puig » por cuidar y divulgar desde fines de los ’80 el legado del escritor, comenzó a planificar una muestra de cara al 90 aniversario de su nacimiento.

« Fue Patricia la que me convenció de que hiciera algún tipo de actividad con la colección de muñecas », destacó el docente, y agregó que en la muestra incluirá una réplica de la actriz argentina Mecha Ortiz. « No es Hollywood, claro, pero para mí tenía que estar sí o sí, porque era la actriz argentina preferida de Manuel », indicó sobre esta muñeca que mandó hacer especialmente con un artista local.

« La muñeca de Rita Hayworth me la hice traer de Estados Unidos y tiene una historia fuerte », explicó Schenardi, y contó que, ante la muerte de la actriz de « Gilda » por mal de Alzheimer, una de las hijas mandó a hacer muñecas que replicaran su fisonomía con el objetivo de recaudar fondos para investigar la enfermedad. « La muñeca viene con un certificado, con número de serie y va a aparecer en la serie biográfica sobre Manuel que hizo Carlos Castro y que se va a estrenar en unos meses en el canal Encuentro », agregó.

« Voy a montar una juguetería en la biblioteca », dijo entre risas el docente sobre el armado que mañana exhibirá a las muñecas personificando a las actrices con looks vinculados a películas, réplicas que van a estar acompañadas por una obra del artista Sebastián Chillemi, que ha hecho retratos de Puig, un video que explica la relación de las muñecas con el universo literario y personal del novelista, y de la lectura de textos por parte del escritor Daniel Tevini.

« Las locas siempre nos hemos sentido identificadas con las divas porque tienen algo de identidad híbrida. Por un lado, son frágiles, por el otro, son fuertes, son muy femeninas, pero a veces muy masculinas. Las locas nos identificamos con ellas porque quisiéramos ser como ellas », indicó Schenardi al momento de explicar el vínculo entre las actrices, Puig, su obra y la comunidad LGTBQ+ y agregó: « Manuel admiraba mucho e imitaba a Rita Hayworth, a Greta Garbo, hablaba de él mismo y de otros escritores en femenino. Hay una identificación de él como gay que toda loca tiene ».

« Además, la diva y el gay siempre estuvieron hermanados porque desde siempre han sido víctimas de la violencia machista », completó.

La muestra se exhibirá solo por mañana en la Biblioteca Pública Municipal de Villegas y estará abierta en horario matutino para estudiantes de los colegios secundarios que están abordando la obra del escritor y por la tarde para el público en general.

Según precisó la directora de la institución, Nieves Castillo, « la muestra de Leonardo se explica a través de textos que hablan de cada diva y su influencia en Puig, tanto en la autoría como en su forma de ver la vida ».

La actividad será gratuita y si bien se realizará de manera presencial, en simultáneo se emitirá en vivo en el canal de YouTube Biblioteca Villegas, donde quedará alojado, y en la fan page de Facebook @bibliotecavillegas.

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Traducció d’Arnau Barios

Anton Txékhov

 

Escrit per Isabel Canet

Entre tanta bona literatura com ompli llibreries i biblioteques, dir que aquest autor o autora és el preferit, sempre m’ha semblat d’una subjectivitat inconsistent. No gosaré, per tant, fer-ho amb Txékhov, simplement diré que el seu mestratge a l’hora de fer contes sempre aconsegueix embadalir-me de pura admiració. Ara, a més, gràcies a la traducció d’Arnau Barios, es poden llegir vint-i-quatre contes, seleccionats entre el millor de la seua producció, en un català que ha convertit el Iegor Semiónitx, la Mària Vassílievna o el Koroliov en persones d’una proximitat cordial, gràcies a una llengua tan fluïda, tan natural, com la de qualsevol parlant del país. Una traducció magnífica que permet gaudir intensament de les descripcions d’uns paisatges humans i geogràfics tan atractius com inoblidables.

Personatges que s’esforcen a gaudir del dolor de viure, perquè tots els èxits estan corcats i són fugissers, les esperances de llum aboquen sempre a la consciència d’ombra. Per a l’autor, la mort i la vida són germanes inseparables

La lectura de Txékhov transmet la sensació de viatjar en el temps a la Rússia de finals del XIX a través de la visió calidoscòpica que aporten uns personatges captivadors. Més que la flamant Rússia dels aristòcrates, la ploma de Txékhov s’ocupa dels burgesos, a fi de comptes la classe a la qual pertanyia i que va retratar amb una agudesa excepcional. També, però, les classes populars l’atreien i en presenta una visió crua i dolorosa, amargament lúcida, d’una gent aclaparada per la misèria i les penalitats i incapaç de sortir-se’n. La seua literatura, com la de molts autors finiseculars, reflecteix un pessimisme, una melangia encomanadissa que es posa de manifest en personatges de vegades mediocres i desconcertats, incapaços d’assimilar els girs de la vida, que busquen desesperadament un sentit que se’ls escapa fins que acaben sucumbint. Des del Grixa, l’infant que fa el seu primer passeig de la mà de la mainadera i aprèn que el món excitant que acaba de descobrir amaga el tast amarg de la incomprensió, fins al bisbe Piotr del monestir de Staro-Petrovski, que mor malalt d’enyorança i sense recança, conscient que la glòria mundana esdevé decebedora en compartir-la amb gent «petita, espantada, culpable» i que només la infantesa resulta «dolça i entranyable». Personatges que s’esforcen a gaudir del dolor de viure, perquè tots els èxits estan corcats i són fugissers, les esperances de llum aboquen sempre a la consciència d’ombra. Per a l’autor, la mort i la vida són germanes inseparables. Gent retratada al marge de qualsevol intent de moralitat, amb una honestedat que fa que aquests contes es puguen llegir després de cent anys i resulten absolutament actuals, ja que l’ànima humana no canvia amb el temps.

Club Editor (2021)

Igualment fascinants resulten les descripcions dels paratges de la Rússia rural, on s’esdevenen bona part de les narracions. Latifundis extensos amb «prats esponerosos i arbredes joves. Sota els núvols, emplenant l’aire de refilets de plata, s’estremien les aloses; sobre els sembrats verds, les graules planaven amb un moviment d’ala solemne i greu». O l’estepa, on «xerricaven els grills sense parar, les guatlles cantaven i, a una versta de distància del ramat, en una fondalada amb salzes per on passava un riuet, refilaven indolents els rossinyols joves». Descripcions vívides, d’una plasticitat poètica. En contes com «La Vérotxka» o «La bona fortuna», Txèkhov no amaga la preferència pel món rural respecte a la ciutat ni l’estima per la seua terra. Tot i així, sap valorar les distraccions i la vida cultural que ofereixen ciutats com Sant Petersburg o Moscou i que permeten a Gúrov, protagonista del famós conte «La senyora del gosset», anar a restaurants, clubs, banquets, homenatges que, amb tot, no aconseguiran dissipar el seu intens amor per l’Anna Serguéievna.

Temes universals que despleguen històries commovedores, narrades amb una estructura cristal·lina i un llenguatge de claredat diàfana i agraïda, amb adjectius evocadors i, alhora, una contenció en els detalls que revela el necessari i deixa la resta a la imaginació de lectors i lectores

Txékhov situa moltes de les seues històries en pobles, les cases amb jardí dels quals ofereixen als personatges ocasions d’intimitat, d’expressar sentiments contradictoris que creen situacions inesperades; i d’on surten camins que ofereixen falses oportunitats d’escapar d’una realitat que aclapara i impossibilita una llibertat autèntica.

Els contes recreen temes tan variats com la vida mateixa: l’amor anhelat i fugisser, les difícils relacions de família, l’egoisme com a recer de l’adversitat, la malaltia, tant física com psíquica, i la necessitat d’una curació provinent de l’afecte, l’error descobert massa tard i sense remei, la veritat i la bellesa que marquen l’existència humana, les conseqüències terribles de les pretensions inassolibles… Temes universals que despleguen històries commovedores, narrades amb una estructura cristal·lina i un llenguatge de claredat diàfana i agraïda, amb adjectius evocadors i, alhora, una contenció en els detalls que revela el necessari i deixa la resta a la imaginació de lectors i lectores.

Una lectura tan deliciosa per la qualitat literària com estimulant per la profunditat de les capes de sentit que converteixen cada conte en una invitació a la reflexió i la saviesa. Per què, com comenten els protagonistes del conte «Por (història d’un amic meu)»:

–Ens fa por allò que no entenem.

–I la vida, ¿que l’entenem, potser? Digui’m, vostè entén la vida més que el món d’ultratomba?

Sens dubte, la literatura de Txèkhov no sols ens planteja grans preguntes sinó que també ens dona algunes claus per construir les nostres pròpies respostes.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

Estes establecementos están en auxe desde a chegada da crise

A Vella Librería, local en Pontevedra dedicado ao comercio de libros usados que dirixe Paula.

Escrito por CARLOS PORTOLÉS

A crise mingua as carteiras. E as carteiras, canto máis minguan, menos invisten en cultura e entretemento. Son (con razón) os primeiros gastos sacrificados en tempos de frugalidad. Viuse coa necesidade de crear bonos de consumo cultural por parte das Administracións. E é que o esencial é encher a neveira e o tanque de gasolina.

Esta situación fai que, por exemplo, non se compren, coa mesma alegría, libros en papel. Non todo o mundo ten a posibilidade de gastar vinte ou trinta euros nun exemplar noviño da última novela do escritor de moda. Por iso o sector das librerías de segunda man preséntase, cada vez máis, como unha alternativa alcanzable. Unha ponte aberta cara ás letras. Vendendo volumes a prezos máis que razoables, estes establecementos serven tamén para darlle unha nova vida a tomos esquecidos de bibliotecas mortas.

Rafael Díaz leva á fronte da librería Incunable da Coruña case catro decenios. Desde 1984, ano moi literario. O local foi fundado pola súa nai. Leva tanto tempo tras o mostrador que foi testemuña e partícipe dos mil cambios recentes do sector. Algúns foron abafadores, como a chegada de Internet e as súas revolucións. «Se queres, hoxe podes montar unha librería completamente virtual desde a túa casa. Agora as cousas son distintas», admite.

Rafael é un dos moitos que loitan por manter vivo un mundo que xa non está (ou que, como mínimo, cada vez está menos). A arqueoloxía literaria, a veneración polo manuscrito atopado e polas páxinas amareladas de data antiga son cousas cada vez máis pequenas e remotas. «Algúns libros antigos que antes se vendían a 90 euros agora hai que vendelos por 20».

No entanto, os libreiros son unha dúctil estirpe, acostumada navegar o cambiar dos tempos. Por iso, Rafael tamén é capaz de dar un paso atrás e admitir algúns dos beneficios da dixitalización. «O electrónico tamén lle fixo un ben á literatura. Permite acceder de forma remota e libre a libros moi antigos que en físico son practicamente imposibles de atopar».

A de libreiro é unha das profesións máis románticas e romantizadas. Os tópicos, ás veces, fúndanse sobre verdades. Ante a pregunta «¿Que é o que máis lle gusta de vivir entre libros?», todos deixan entrever o seu lado máis sensible. Ese que os empurrou a dedicar os seus días e esforzos ao oficio das letras, e non a outros máis lucrativos. O borda a resposta de Rafael: «A min o que máis me gusta é que sempre se aprende algo e sempre che namoras de algo. Unha edición rara dun Shakespeare, un As mil e unha noites…».

No corazón de Pontevedra hai unha entrañable libreira. Chámase Paula, pero o seu alcume é a Vella. Un sobrenome cariñoso que a portadora leva con orgullo. Non é un insulto, é que é a dona da Vella Librería, un dos locais de compra-venda de libros clásicos da cidade.

A desta libreira é outra historia de vocación. «Este mundo é para os que nos gusta moito o libro en papel, lograr unha oportunidade de darlles unha segunda vida», conta. É aberta e atenta. Por iso ten tantos clientes fieis que confían no seu criterio e discuten con ela as súas últimas lecturas.

Tamén aproveita para desmontar algúns mitos inxustos. «Á tenda vén moita xente nova en busca de literatura de calidade. Deses títulos que aparecen en todas as listas de clásicos universais. Non é cuestión de idade, ás librerías veñen os que gustan de ler», argumenta.

Non só compran libros, tamén aceptan doazóns. Pero o diñeiro que sacan coa venda dos exemplares cedidos é abonado a dúas asociacións benéficas. Unha de rescate de animais e outra de loita contra o cancro. «Ademais, aquí —engade cunha voz calmadamente alegre— teño o privilexio de atopar tesouros todos os días». Falando con libreiros, deseguido se atopa unha constante. A case todos lles gusta dialogar e coñecer. Son curiosos como o son todos os ratos de biblioteca.

Javier Fita rexenta a librería Nigraponte, tamén en Pontevedra. Asegura que o que máis goza do seu traballo é «o espazo conversacional que se crea co cliente». Pero vai máis aló. Ve a súa tenda como algo a metade de camiño entre «un sofá psicoterapéutico e un negocio». Concíbeo así porque, no seu recuncho do mundo, as persoas entran para «falar sobre ideas e libros».

A lectura é unha testemuña que pasa de xeración en xeración. Así o confirma Fita, que observa a diario con satisfacción a «pais que veñen buscar libros para os seus fillos». Estas tendas son unha sólida liña de defensa para o papel. Ese a o que sempre matan pero nunca morre. Porque son moitos os seus usos e as súas vidas.

De franquías, bibliófilos, vocacións e feiras

En Galicia hai decenas de librerías de segunda man distribuídas ao longo e ancho das catro provincias. Mesmo hai algunhas cadeas, como Re-Read. É unha franquía que ten locais por toda España. En Galicia teñen puntos de venda en cidades como A Coruña, Vigo, Santiago e Ourense.

Pero para atopar exemplares máis raros e antigos, é mellor pasearse por sitios como Valín, en Lugo. É unha pequena pero moi recargada estancia. Os libros alagan cada esquina. Amontóanse aquí e alá. Un punto máis que interesante para bibliófilos. No entanto, José Manuel Valín, o dono, sinala que «está a baixar moito a venda do libro antigo». E que cousas que antes interesaban amplamente como edicións ben conservadas do século XIX, xa non teñen case saída. Achácao a un «cambio xeracional». Pero algo no que coinciden todos os entrevistados é en que uno non se mete neste negocio para facerse de ouro. «Nunha cidade non moi grande, como é Lugo, se che dedicas a isto é porque che gusta. Un ten que decidir que facer coa súa vida. Eu decidín dedicar a miña aos libros», referenda Valín.

Actualmente, a 31.ª Feira do Libro Antigo e de Ocasión de Galicia está a piques de acabar o seu itinerario. Como todos os veráns, este evento leva, durante uns días, a venda de libros de segunda man e de exemplares descatalogados a puntos céntricos das principais cidades galegas. Ata o 4 de setembro estivo aberta nos Xardíns de Méndez Núñez da Coruña. Levaba desde maio facendo xira. Pasou, como todos os anos, por Santiago, Ferrol, Vigo e Lugo. É unha cita que ofrece tantas pezas singulares para coleccionistas como exemplares de reventa máis modernos e baratos. O libro, cada vez máis facilmente accesible. Xa non hai escusas.

 

[Imaxe: RAMON LEIRO – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jean-Luc Godard, sur le tournage d’À bout de souffle

Écrit par Alexandre Clement

Jean-Luc Godard était un réalisateur très controversé. Il avait débuté sa carrière d’une manière fulgurante avec À bout de souffle en 1960 qui avait connu un succès inattendu, recyclant les éléments du film noir, y compris la musique de jazz due ici à Martial Solal, et surtout donnant à Jean-Paul Belmondo l’occasion de faire étalage de son abattage en improvisant. Cinéphile convaincu, il avait appris des rudiments de technique cinématographique en visionnant des films, et particulièrement des films noirs. Les romans noirs, comme les films noirs, seront assez longtemps une source d’inspiration pour lui, avant qu’il ne décidât d’abandonner le cinéma pour faire autre chose qui s’apparentera plutôt à des tracts mis en forme avec des images animées. Ça donnera Bande à part, Pierrot le fou et Alphaville. Il détournait en quelque sorte une littérature et un cinéma populaire. Bande à part se disait une adaptation de Dolores Hitchens, Fool’s good, traduit à la série noire sous le titre Pigeon vole. Pierrot le fou était censé être une adaptation de Lionel White, Obsession, traduit à la série noire sous le titre, le démon d’onze heure. On se demande d’ailleurs bien pourquoi avec de tels écarts par rapport aux romans d’origine les producteurs payaient des droits à la série noire. Son cinéma s’inspirait des formes alternatives adoucies, notamment du cinéma lettriste. Ça donnera la succession d’écrans noirs dans Alphaville, écrans noirs inspirés certainement de Guy Debord et de son film Hurlements en faveur de Sade, film auquel il avait piqué l’idée d’une voix morne et sentencieuse pour commenter les images. De Debord il empruntera aussi le suicide, puisqu’on dit que suite à ses multiples pathologies il aurait eu recours à l’assistance au suicide. Souvent présenté comme un réalisateur révolutionnaire dans les formes, on oublie le plus souvent ce qu’il doit à ses prédécesseurs qui eux n’existaient pas dans « le système ». C’est en vérité d’une révolution épate-bourgeois qui a pignon sur rue dans les colonnes de Télérama. Certains le trouvent génial, « un classique » ai-je entendu, d’autres extrêmement nul et emmerdant.

Jean-Luc Godard est décédé à 91 ans

Akim Tamiroff, Eddie Constantine, Alphaville, 1965

Vers la fin des années soixante, il devint de plus en plus militant, et de moins en moins populaire. Plus il tentait de parler d’un cinéma prolétaire, et moins le prolétaire s’intéressait à lui. La diffusion de ses films devenait de plus en plus confidentielle, mais ils ne coûtaient pas très cher. Plus il vivait en retrait du système, sans couper les ponts toutefois, et plus une certaine critique le prenait pour modèle. Il a eu jusqu’au bout beaucoup d’influence sur les réalisateurs français qui apprenaient le cinéma dans les écoles du type IDHEC, avec les conséquences qu’on sait sur cette incapacité latente de créer un cinéma à la fois intéressant et populaire. L’idée de la Nouvelle Vague était que la technique ne comptait pas, du moment qu’on avait des idées. À partir de 1966 il s’orienta vers la révolution culturelle telle qu’elle était prônée par les maoïstes. Curieusement il était bien moins critiqué par la presse bourgeoise que par la mouvance révolutionnaire. La première le regardait comme une sorte d’enfant un peu agité, la seconde comme un homme prétentieux qui se trompait sur à peu près tout. Ces dernières années, l’idée de révolution sociale ayant à peu près disparue de la surface de la planète, il avait pris des positions nettement antisémites, comme Ken Loach ! Dans un roman intitulé Courts-circuits (2009), Alain Fleischer raconte qu’en aparté, lors d’une pause, Jean-Luc Godard aurait lâché cette phrase à son ami et interlocuteur Jean Narboni, ex-rédacteur en chef des Cahiers du cinéma : « Les attentats-suicides des Palestiniens pour parvenir à faire exister un État palestinien ressemblent en fin de compte à ce que firent les juifs en se laissant conduire comme des moutons et exterminer dans les chambres à gaz, se sacrifiant ainsi pour parvenir à faire exister l’État d’Israël. » L’antisémitisme – recouvert ici par le mot antisionisme – étant le dernier thème du bourgeois en mal de parodie de révolte. Godard faisait le malin, mais sur le plan politique il lui manquait une colonne vertébrale.

Jean-Luc Godard est décédé à 91 ans

Slogan situationniste en Mai 68

Beaucoup vont le pleurer, alors que vraiment très peu connaissent sa filmographie dont les deux tiers ressortent de la diffusion confidentielle. Seuls quelques films sont connus, À bout de souffle, Le mépris, Pierrot le fou. Ce sont les seuls qui ont fait des entrées en nombre sur les 150 qu’il a signés, moi-même je l’ai quasiment abandonné après Alphaville. Soyons juste, contrairement à Truffaut et Chabrol, il ne deviendra jamais un cinéaste académique, il restera dans la marge du « système ». En tous les cas, c’est bien une partie de notre jeunesse qui s’en va et cela nous fait une personne de moins à détester ! Personnage très médiatique, il avait été entarté par Noël Godin. 

« Le châtiment, You can’t get away with murder, Lewis Seiler, 1939

 

 

[Source : alexandreclement.eklablog.com]

L’autor de les ‘Aventures i desventures de l’insòlit i admirable Joan Orpí’ torna a la novel·la d’aventures amb ‘La veu del seu amo’, una història en clau d’humor sobre el maltractament animal.

Escrit per Joan Simó i Rodríguez

“Humanitzar els animals en la literatura és estúpid”. Així ho creu, com a mínim, el protagonista de la darrera novel·la de Max Besora. Té gràcia que ho digui, sobretot, perquè es tracta d’un gos, un gos humanitzat, tan afectat per les passions humanes que és capaç d’enganxar-se a sèries televisives, opinar sobre política i citar a Diògenes, que era cínic i, per tant, una mica caní. Referir-se a ell per un nom concret és difícil. De la mateixa manera que a Llucifer, al personatge principal de La veu del seu amo (Males Herbes, 2022) se’l pot mencionar de diverses formes -Milú, Petaner, King, Nipper…-, tantes com propietaris té durant el transcurs de la història. Jo, que, a més de tenir terres, soc amo i senyor d’aquestes línies, li diré Molècula, que és com l’anomenen els membres de la disfuncional família Holofernes i el brillant acadèmic Walter Colloni, el personatge del llibre que més simpatia m’ha despertat. Max Besora presenta La veu del seu amo a La Setmana del Llibre en Català dijous 15 de setembre a les 18h amb una conversa amb Jordi Nopca.

A aquests aclariments preliminars cal afegir-los un altre: en Molècula no és tan sols un animal humanitzat, és, també, una bèstia robòtica, víctima d’un experiment novedosíssim -obra de Colloni- que l’habilita per parlar diverses llengües i escriure la seva autobiografia, sorgida de la vocació literària amb la qual es distreu mentre es prepara per ser propulsat a l’espai exterior. La cosa és estranya, ho sé. I ho és encara més si partim de la base que tot plegat transcorre dins les fronteres de Terra nullius, un univers estrambòtic on es mesclen topònims com la Vall del Bronx, les Muntanyes Rocambolesques o Nova Barcelona, referències geogràfiques confuses que emparenten la narració amb Aventures i desventures de l’insòlit i admirable Joan Orpí, conquistador i fundador de la Nova Catalunya (Editorial Males Herbes, 2017 i Premi Ciutat de Barcelona 2018).

De fet, podríem dir que Besora practica un exercici semblant al que es pot apreciar en el llibre de títol quilomètric que li va valdre el Premi Ciutat de Barcelona. Tornem a tenir davant de nosaltres una novel·la d’aventures que dialoga amb l’obra de Miguel de Cervantes, tot i que, si en el seu text anterior era senzill trobar-hi paral·lelismes amb les gestes del Quixot, en aquest cas hauríem de fixar-nos en El coloquio de los perros, on el cànid Berganza explica al seu homòleg Cipión una sèrie d’anècdotes truculentes que podrien ser una versió arcaica d’aquelles a les quals s’enfronta en Molècula. El referents literaris no acaben aquí. A La veu del seu amo s’hi poden sentir ecos de Jack London (The Call of the Wild i White Fang), Natsume Sōseki (Wagahai wa Neko de Aru) i George Orwell (Animal Farm), alguns dels molts autors que, seguint la tradició fundada per Isop, han reincidit en “l’estupidesa” d’humanitzar els animals.

Besora ho fa, però, emprant un to còmic, hereu de la prosa de Luci Apuleu i el seu Asinus aureus. Suposo que l’humor és útil a l’hora de relativitzar els arguments, de fer-los menys feridors. Deu ser per això que l’autor camufla els seus al·legats contra el maltractament animal rere bromes obscenes i rodolins de volguda simplicitat. L’alternativa seria posar-se seriós i fer una crua tesi sobre el tema central de la novel·la, una tesi que, per força, hauria d’incloure arguments tan durs com els que expressa Isaac Bashevis Singer al seu The Letter Writer. Bashevis, únic autor de llengua ídix que ha guanyat el Nobel de Literatura, afirmava que “totes les criatures varen ser creades únicament per proporcionar aliment i vestimenta, per ser turmentades i exterminades”, que “tots els humans són nazis” i que “pels animals, la vida és un Treblinka sense fi”.

Això últim ho sé gràcies a un article de la Raquel Sanz, on, a través de l’anàlisi dels arguments animalistes que J.M. Coetzee posa en boca d’Elizabeth Costello, es parla de la sensible frontera que ens separa dels éssers no-humans. És un assumpte complicat, transcendental diria jo, cridat, tard o d’hora, a esdevenir la gran polèmica del nostre món. Mentrestant, però, és interessant topar-se amb novel·les com La veu del seu amo, llibres que s’anticipen a la seva època, com els Contes per a nens i nenes políticament correctes de James Finn Garner, propostes que no tenen res d’estúpid.

 

 

[Foto: Adrià Cañameras – font: http://www.nuvol.com]


Escrito por Claudio Ferrufino-Coqueugniot

En la pesca del calamar, cerca de las islas Falkland o Malvinas, se utilizan inmensos reflectores que apuntan a las aguas. Los moluscos cefalópodos son literalmente encandilados, por luz y embeleso, y suben hacia la superficie donde son atrapados. Terminarán en mercados de Taiwán y Corea, no dudo que seguidos de fantasías que prometen elixires sexuales.

¿Hace cuánto que leí a Melville? He perdido los detalles del Moby Dick siendo yo tan joven. Tal vez los años me concedan un retorno enamorado a sus páginas; más seguro que no. El tiempo avanza montado en tanques de Guderian, en la ofensiva ucrania de Kharkiv. Guerra rauda, Aquiles de los pies ligeros que no perdona a sus adversarios y los alcanza con prontitud para clavarles la lanza entre los omóplatos. Se le nubló la vista al guerrero y la vida lo abandonó. Lloran las troyanas su destino. Hécuba, la perra, ladra por la eternidad entre rocas del Ponto Euxino. Vio la garganta de su amado rey de Ilión abierta como granada.

El llamado Mar Argentino no es profundo. En él no habitan los monstruosos kraken del Pacífico, ni los pulpos gigantes de las islas británicas del Canal de la Mancha, según relatara Víctor Hugo. Los animales devoran kelp, alga del fondo. Cochayuyo, le dicen en Chile donde la comí primero en el mercado del puerto de Arica, junto a una humeante sopa marinera con bichos de rojo saltón y fuerte sabor: erizos. Y otras cosas que en realidad no quisiera ver en fotografía porque se me cortaría el hambre, seres de pesadilla.

No soy hombre de mar, ni siquiera de río tropical. Mis ríos son de provincia, pequeños riachos turbios de una idílica infancia. Nada que ver con las tenebrosas aguas negras del Chimoré en avenida, o las engañosas del Espíritu Santo que te arrastran para ahogarte entre piedras y desaparezca tu memoria hecha alucinación al no haber cuerpo presente. Misa de cuerpo ausente, festín de pirañas.

Ríos de niño. Suticollo y Payacollo. El Putina cerca de Sipe Sipe, que no es el de la famosa canción popular (hasta Gieco la cantó).

Río de tierra roja de Viloma, de montaña, en las faldas del cerro. Alborotada espuma. Agua de historia y desdén. Hamiraya. ¿Fue allí donde la virgen patriota, la del Carmen, perdió dedos a causa de balas? No quiero revisar si estoy en lo cierto o no, no hay que desvelar los misterios del recuerdo. La magia, magia es. Suda el cráneo de Melgarejo en un nicho enrejado de alguna iglesia, brilla, parece muñeco de Halloween. « Sopa de Vinto” era una invocación para nosotros durante los años felices. Apenas pasado el puente, en una modesta tienda con un par de toscas mesas sillas. ¿Qué de especial tendría? Me acuerdo del perejil picado sobre el líquido, el olor del perejil recién cortado y recolectado en el patio. Sopa extinta, nadie llora por ella aunque llore yo. Puedo imitar el aroma de la hierba, cortarla con un fino cuchillo de cerámica, crear esas manchas entre incoloras y amarillentas del aceite flotando, los puntos de la pimienta negra, el arroz y el trozo de carne con hueso acompañados de un verde locoto retostado, despellejándose. En teoría no sería difícil revivir aquel mítico caldo, reproducirlo, pero imposible de traer a los padres jóvenes de nuevo, a mamá con su enteriza malla negra o a papá con amplio pecho de caja resonante construida para bajo profundo.

Parotani.

Chocaya y Bellavista.

El río Rocha, si era él, hacia los cerros, arriba de Huayllani. O cerca de Tupuraya cuando el tiempo era todavía limpio y los eucaliptos azules.

En las heladas aguas del sur los marinos atrapan calamares carmesíes. Como si a Yemanyá congelada le hubiesen echado flores. Frank trae calamares cortados, salados y secos. Los apuramos en el vino. Ponemos viejas tonadas del valle de San Luis, Colorado, donde los mexicanos se reconocen españoles y vivan al rey. Por acá no pasó revolución, apenas algunos mencionan a Santa Anna, o a Iturbide emperador. En estas montañas, Rocosas les dicen, los ríos se asemejan a los de la memoria grande del tiempo pequeño. El ruido el mismo, rugiente, rememora las noches de Pocona, remojados pies en la corriente debajo del puente de Lope Mendoza, conquistador derrotado por el demonio Francisco de Carbajal, el Carahuajal.

Una vez pensé, en horas de modestia económica, irme a pescar cangrejos en los mares de Alaska. Pagaban bien. Era joven y tal vez lo hubiera hecho, pero estaba mi mujer recostada y el placer siempre vence al sacrificio. Son sendas más dulces que los asesinos brazos del cangrejo rey. Los hombres fuman por costumbre después del amor. Nunca aprendí a fumar. Preferí la dulce melodía del Epitafio de Seikilos, una de las más antiguas composiciones musicales, tallada en una columna de mármol de la tumba que para Euterpe hizo construir su esposo Sícilo en el Asia Menor. Dejé dormir a los animales marinos en sus refugios de las Diómedes y me sumí por veinte años entre los negros cabellos del lecho.

Quizá por eso amo la literatura de Iván Turgueniev en su inolvidable Aguas primaverales. Hasta en la muerte fue bucólico, que yo recuerde con el derecho que me toca de equivocarme cuanto quiera.

El Viloma bajaba presuntuoso. De rocas hacíamos diques y pozas para bañarnos. Leche condensada en latas diminutas, atunes y sardinas esparcidos sobre pan negro. Limonada casera. Refresco de ciruelo, púrpura y espumante. Un awayo tejido por la abuela en Sanipaya hacía de mantel en el cascajo y la arena. Cortábamos aromáticas retamas con cuchillo porque es imposible hacerlo a mano.

Del río al mar, un mar que en Rehoboth, Delaware, me engullía sutilmente. Grandes tiburones blancos con panza llena caminaron alrededor. Conté las olas y nadé contra el reflujo recordando las competencias estudiantiles de la piscina del estadio y al profesor Marquina. Luego me dediqué a la cerveza y no entregué amor a una desconocida que pensó que la carne venía porque sí. No imaginaba vulvas sino flores de las vertientes montañosas del Pamir.

 

[Fuente: lecoqenfer.blogspot.com]

Faleceu aos 70 anos por mor dunha afección pulmonar e deixa unha das obras máis sólidas e singulares das letras españolas

Javier Marías asinando unha das súas obras na Feira do Libro de Madrid

Escrito por MIGUEL LORENCI

O escritor, académico, articulista, tradutor, profesor e selecto editor Javier Marías faleceu na súa Madrid natal aos 70 anos. Levaba varias semanas loitando contra unha grave afección pulmonar que obrigou á súa hospitalización a mediados de agosto. Coa súa morte, as letras españolas perden a un dos seus grandes referentes, o noso escritor seica máis respectado e recoñecido internacionalmente, dono dunha obra tan sólida como persoal desenvolvida nunha vintena de títulos ao longo de medio século. «Pensar na posteridade é ridículo; é un concepto pasado», repetía Marías, que ten asegurado un lugar preeminente nos anais da literatura española do século XX. Shakespeariano ata a medula, era o único autor español contemporáneo incluído na colección Modern Classics do prestixioso selo inglés Penguin.

Eterno candidato ao premio Cervantes, que aseguraba estaba disposto a rexeitar -como rexeitou o Nacional de Narrativa no 2012, fixo nas quinielas do Nobel e multipremiado en Europa e Latinoamérica, a súa esixente ambición literaria foi o motor dunha carreira froito dunha temperá vocación. Vendeu máis de oito millóns de libros dunha obra traducida a medio centenar de idiomas e que se publica en case 60 países. O poeta John Ashbery comparou a súa prosa coa de Marcel Proust ou Henry James e J.M.Coetze e insistiu en que a Academia Sueca debía outorgarlle o galardón que xa ten o narrador surafricano.

Fillo do pensador, catedrático e académico Julián Marías, estudante brillante, precoz narrador e novo profesor, publicou a súa primeira novela, Os dominios do lobo, con só 19 anos. A última, Tomás Nevinson, apareceu hai dous anos. Pero Marías aseguraba que non se tiña «nin por un escritor profesional nin por un grafómano». «Escribín o que quixen», repetía o protagonista dunha carreira ascendente, balizada de recoñecementos, sostida co favor do público e o respecto da crítica dentro e fóra de casa.

Tradutor, profesor en Oxford e na Complutense de Madrid, era moi lido e especialmente admirado en Alemaña. Corazón tan branco, aparecido en 1992, foi o libro que lle cambiou a vida e a carreira. Con el rebentou o mercado cando catro anos máis tarde o pope da crítica alemá, Marcel Reich-Ranicki, púxoo polas nubes no seu programa de televisión e converteuno nun bestseller no seu país.

Insatisfeito

Pero Marías nunca estaba satisfeito dos seus logros. «Os meus libros parécenme unha porcallada mentres os escribo», declarou ao publicar Berta Illa, a súa penúltima novela, que, como sempre, anunciou como o seu adeus á narrativa.

Adoitaba recorrer a frases do seu loado Shakespeare para titular as súas novelas como Os namoramentos, que publicou en 2011, tras corenta anos de carreira. Era a décimo cuarta novela do titular da cadeira de brazos R na RAE, a primeira cunha voz feminina como narradora, e mereceu en 2012 o Premio Nacional de Narrativa outorgado polo Ministerio de Cultura, que Marías rexeitou. Foi elixida como mellor libro do ano por Babelia, recibiu o XIV Premio Que Ler e o internacional Giuseppe Tomasi dei Lampedusa. Foi finalista do National Book Critics Circle Award como mellor novela publicada nos Estados Unidos en 2013 e seleccionada por The New York Times entre as cen mellores obras de ficción de 2013.

Dixo entón que faría o mesmo de gañar o Cervantes, tras asegurar que o da Crítica, que obraba na súa poder «é un dos poucos premios dos que un pode estar seguro de que non interveñen nel factores extraliterarios, xa que os críticos españois non se van a deixar influír por nada ou ninguén». «¿Perdoaría que lle outorgasen o Cervantes?» expúxoselle. A pregunta debuxou un sorriso no rostro do polo común circunspecto escritor. «Deixei moi claro cando rexeitei o premio Nacional de Narrativa que non aceptaría máis premios dotados con diñeiro do Estado». «¿E quen pon o diñeiro no Cervantes?», repreguntó o académico. «O Estado», escoitou. «Pois aí ten a resposta; pero descoide que non mo darán» resolveu a cuestión auto excluíndose da carreira pola máxima distinción das letras hispanas.

Literato esixente onde os haxa, e alérxico á cursileza, lamentaba a superficialidade que non só afecta aos mozos, «que se contaxia e amplifica» nunha era dixital que nos fai retroceder en lugar de avanzar. «Ninguén le nada e o peor é que apenas se entende o que se le; critícanse os meus artigos sen ler os meus argumentos», lamentaba. «Non estou disposto a escribir novelas bobas, superficiais, con tontunas copiadas de autores americanos», dicía. Deixaba ese labor ás lexións de presentadores e famosos «que se creen capaces de crear unha novela por saber ler e escribir».

Refractario á tecnoloxía, usaba un móbil vetusto e escribía sempre a máquina. «¿Que fose do mundo se Goebbels tivese Twitter e Youtube?», preguntábase. E a resposta era aterradora. «O mundo sería nazi, se é que xa non o é. Os nazis terían gañado a guerra, seguro, se vemos o que lograron coa radio, a prensa e as películas de Leni Riefensthal», aventuraba. «Cada vez pénsase menos e funciónase con ideas recibidas e lugares comúns, e se non cuestionar as ideas recibidas, o panorama é terrible», lamentaba.

O seu non moi extensa bibliografía complétase con títulos como Travesía do horizonteO monarca do tempoO séculoO home sentimental (Premio Ennio Flaiano), Todas as almas (Premio Cidade de Barcelona), Corazón tan branco (Premio da Crítica, Prix l’Œil et a Lettre, IMPAC Dublin Literary Award), Mañá na batalla pensa en min (Premio Fastenrath, Rómulo Galegos, Prix Femina Étranger, Mondello dei Palermo), Negras costas do tempo; os tres volumes do teu rostro mañáFebre e lanza (Premio Salambó), Baile e soño, e Veleno e sombra e adeus e Así empeza o maloBertaIsla e Tomás Nevinson.

Gañou tamén o Premio Nacional de Tradución 1979 pola súa versión de Tristram ShandyVidas escritas e Miramientos reúne as súas descricións de escritores e os seus relatos están en Malaíndole e a antoloxía Contos únicos. Ademais de homenaxes a Faulkner e Nabokov, publicou dezaoito colecciones de artigos e ensaios.

O tradutor do «Tristram Shandy» e doutros autores ingleses

Ademais de escritor, Javier Marías tivo tamén unha faceta como tradutor, sobre todo ao principio da súa carreira. En 1978 traduciu nun só volume para Alfaguara A vida e as opinións do cabaleiro Tristram Shandy e Os sermóns de Mr. Yorick, de Laurence Sterne, alumno de Cervantes e unha das influencias máis queridas polo escritor madrileño. Con esas obras gañou o Premio Nacional de Tradución en 1979.

«A aquel que queira escribir, eu recomendaríalle que traducise. Eu notei na miña propia prosa máis flexibilidade e soltura despois de traducir. Notei o meu instrumento máis afinado que antes», dixo Marías.

Ademais da Sterne, traduciu ao tamén aos clásicos ingleses Thomas Browne e Thomas Hardy e a novelistas contemporáneos como Vladimir Nabokov e John Updike, e a poetas. Sempre traduciu do inglés, polo que se lle considerou o máis británico dos escritores en español.

Deixou a tradución porque, na súa opinión, é unha actividade que está demasiado preto da escritura, e temía unha influencia demasiado evidente das palabras doutros escritores.

 

[Imaxe: BENITO ORDÓÑEZ – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

El autor de ‘Todas las almas’, ‘Corazón tan blanco’ o ‘Los enamoramientos’ ha fallecido en Madrid por una neumonía bilateral. Deja una de las obras literarias en español más relevantes de los últimos 50 años

Escrito por ANTONIO LUCAS

Javier Marías ha muerto a los 70 años en la Fundación Jiménez Díaz de Madrid por los problemas derivados de una neumonía bilateral que le ha mantenido durante dos meses ingresado en el hospital.

La familia de Javier Marías distribuyó el pasado 14 de agosto una breve nota a través del departamento de Comunicación del grupo editorial de Marías, Penguin Random House, donde explicaba que el autor de Todas las almas estaba « en proceso de recuperación ». Pero la gravedad de la severa afección pulmonar fue en aumento en las últimas semanas, hasta lo insalvable. El escritor será incinerado en Madrid, su ciudad de nacimiento, en la absoluta intimidad y no habrá velatorio. En el barrio de Chamberí (habitual en algunas de sus novelas) pasó la infancia y juventud. Era hijo del filósofo Julián Marías y de la profesora y traductora Dolores Franco.

Javier Marías deja una obra literaria excepcional. Deja un rastro de literatura intensísimo. Deja una monarquía heredada donde era el cabeza de lista y que dio paso a una editorial sagaz y exquisita (Reino de Redonda). Deja un desacuerdo contra algunas cosas del presente. Deja el eco de una ironía ágil. Y también deja polémicas desplegadas en artículos. Y deja traducciones, recuerdos de muchas películas -era sobrino del excéntrico director Jesús Franco-, incluso una muesca de literatura infantil, Ven a buscarme. Sí, un cuento para niños del feroz Marías. Y es un escritor que, felizmente, incomoda. Y es, a la vez, un tipo que alumbra.

Sucede con las novelas de Javier Marías algo muy interesante. Una primera escena formidable enreda las cosas y deja cabos sueltos que seguirán sueltos a lo largo de la novela porque no aspiran a resolverse del todo, porque esa es la forma de indagar en la penumbra y lo visible, entre lo sabido y lo callado, entre lo oculto y lo aparente, entre lo apenas adivinado. Un juego de luces y sombras donde los individuos están expuestos a un misterio, a un vértigo, a una inquietud. Es lo que podríamos llamar « la voz Marías », esa condición de territorio propio que tienen los escritores que importan, lo reconocible, el estilo, esa poética que nunca suplanta, sino que propone y alumbra a quien se acerca. El motivo por el que gusta su literatura es obvio: se trata de un escritor inteligente de los que ofrecen, al salir de sus libros, una cierta idea de mundo.

Acorazado de libros (algunos en ediciones exquisitas), figuritas de plomo, fotografías dispersas y otros fetiches imprevistos, vivía cada vez más retirado del fervorín literario en su caserón del centro de Madrid, un tercero en una plaza (la de la Villa) donde el suyo es el único edificio habitado. Allí escribía y dispensaba una mirada sulfurosa sobre el presente de este país. Empezó en la narrativa a los 20 años, con un título recuperado ahora por Alfaguara (donde está toda la obra de Marías): Los dominios del lobo (1971). Continuó con la novela Travesía del horizonte (1973) y El monarca del tiempo (1978). En aquellos 70 empezó a colaborar en prensa -algo mantenido hasta el final- y se integró en el grupo que aglutinaba Juan Benet y donde destacaban Elías Querejeta, Javier Pradera, Eduardo Chamorro, Félix de Azúa, Juan García Hortelano, Vicente Molina Foix o Antonio Martínez Sarrión. La intermediación de Benet fue clave para que Marías publicase aquella primera novela. Las cartas entre Benet y Marías, numerosas, están inéditas. Solo se ha publicado una de Benet a su discípulo, bautizado como « el joven Marías », en la edición conmemorativa por el 25 aniversario de Corazón tan blanco. Aquel joven Marías, algunas noches de gracia, hacía unas piruetas gimnásticas espléndidas en el Paseo de la Castellana y desataba las ovaciones de sus amigos mayores.

Pérez-Rerverte, Vargas Llosa y Marías, en 2015.

Pérez-Rerverte, Vargas Llosa y Marías, en 2015. BERNARDO DÍAZ

A cada novela se fue ganando mejor el sitio entre los escritores más destacados de la narrativa española contemporánea. En 1986 gana el Premio Herralde por El hombre sentimental, se incorpora a la escudería de Anagrama y se mantuvo hasta mediados de los años 90, cuando rompió el fundador del sello, Jorge Herralde. En 1989 publica Todas las almas (título extraído de Shakespeare, como hará después en al menos cinco libros más), que lo sitúa en podio y donde da cuerda a la historia de un profesor español que imparte clases en la Universidad de Oxford. Un poco antes de la salida de Todas las almas, entre 1983 y 1985, Marías impartió clases de Literatura Española y Teoría de la Traducción en Oxford. En 1984 lo haría en el Wellesley College y entre 1987 y 1992 en la Complutense de Madrid. También fue profesor invitado de la Escuela de Letras de Madrid. La docencia era otra gimnasia para ganarse la vida mientras la literatura no se estiraba a tanto. Y como todo en Marías, la paradoja y el cálculo tienen una aleación en su escritura: los protagonistas de sus novelas escritas desde 1986 son intérpretes o traductores, « personas que han renunciado a sus propias voces », decía.

La escritura de Marías está a punto de alcanzar su potencia de distinción. Esa manera de contar que tiene una ondulación propia. Las elipsis. El pensamiento como impulso narrativo, más que la invención, las disyuntivas éticas y morales, el secreto como veneno, la traición como amenaza, la violencia, el arrepentimiento, la mentira: « Las mentiras son las mentiras, pero todo tiene su tiempo de ser creído », escribió… En 1990 publica el primer conjunto de relatos, Mientras ellas duermen; y un año después el primer volumen de recopilación de artículos, Pasiones pasadas (hoy son casi una veintena de títulos en este registro). Y entonces sí, en el año español de todos los fastos (1992), el de la abundancia y el horizonte de pan de oro, publica Corazón tan blanco. Es la lanzadera a un éxito vibrante. En España esta novela se convierte en la pieza más celebrada de Marías, de la generación y casi de la década en marcha. En Alemania alcanza cifras de fenómeno editorial cuando el mítico crítico literario alemán Marcel Reich-Ranicki mencionó a Marías como uno de los más importantes autores vivos de todo el mundo en el programa de la televisión alemana que él dirigía, El cuarteto literario.

Marías aún se dejaba ver, pero cada vez costaba más. En 1994, Víctor García de la Concha le sugirió presentar su candidatura a la Real Academia Española (RAE), pero no le sedujo la propuesta. Aceptaba premios españoles (Salambó, Premio de la Crítica, Premio Fastenrath de la Real Academia Española, Premio Ciudad de Barcelona…). Mantenía una cierta vida literaria… Ese año del « no » a la Academia estrena otra etapa de su obra con Mañana en la batalla piensa en mí‘, Negra espalda del tiempo (1998 y su inteligente aventura de autoficción), la trilogía Tu rostro mañana (2009) y Los enamoramientos (2011), otro éxito editorial con el que toma la decisión de no aceptar premios institucionales en España y rechaza el Nacional de Narrativa en una rueda de prensa en la que dice: « Creo que el Estado no tiene por qué dar nada a un escritor. Si alguna vez se me ofreciera algún premio de los que llamamos estatales pues no lo aceptaría. Así que tomo por norma no aceptar nada de lo que venga del Estado de mi país, menos aún algo que lleve aparejado dinero ». Eso descartaba, también, la concesión del Cervantes. El Nobel es otra cosa. Y es un reconocimiento extranjero. En los últimos años ha estado en todas las quinielas como posible receptor. Quizá este sea el premio que mejor mereció.

En 2005 sí aceptó asiento en la RAE, el sillón R ocupaba, y el 29 de junio de 2006 leyó el discurso de ingreso, Sobre la dificultad de contar, al que respondió el filólogo y cervantista Francisco Rico.

Javier Marías dedica una novela en la Feria del Libro de 2011.

Javier Marías dedica una novela en la Feria del Libro de 2011. ANTONIO HEREDIA

Marías, a la manera de uno de los escritores que admiró e impulsó en España, el austriaco Thomas Bernhard, escogió no tener vínculo con el establishment (así lo decía él: « establishment ») de los galardones nacionales. De Bernhard también asumió la actitud cada vez más despojada frente a los peajes literarios. Y la contundencia de opinión. En sus artículos de El País provocó (intencionadamente) algunas polémicas. Una vez exprimido el registro de vecino cabreado del centro de la ciudad (papel que jugó con perfecto humor, aunque no lo parezca), aprovechó para volcar su escepticismo o su rechazo en algunas manifestaciones cívicas como la creciente altavocía del feminismo, los montajes de teatro contemporáneo, lo patético de la mayor parte del cuerpo político, la televisión y sus derivas o la desconfianza que le generaban las redes sociales. Marías alcanzó los 70 años sin manejar un ordenador. Mantuvo la lealtad a la máquina de escribir eléctrica durante 16 novelas, miles de artículos, cientos de relatos y demás mercancía del oficio. « Cada vez me cuesta más encontrar cartuchos de tinta, pero no voy a dejarlo ahora… », decía.

Tuvo la poesía también cerca. Tradujo los poemas de Stevenson, de Ashbery, de Faulkner, de Nabokov… Todos estos autores estaban con fuerza en su santoral literario. A todos cumplimentó devoción y a su poesía dedicó siempre atención. El irlandés Seamus Heaney fue otro de sus poetas bien leídos.

Marías no era un ermitaño. Ni un eremita. Ni un trágico de balcón y penumbra. Mantuvo un compacto grupo de amigos: Agustín Díaz Yanes, Arturo Pérez-Reverte, Luis Antonio de Villena… La vida le concedió aventuras. Muchas expediciones singulares. Y de todas hizo lo que quería hacer: literatura. Pocos creadores hay tan cuidadosos de su estela de escritor. Hasta en el enigma de saber si estaba grave o no le salió la cosa literaria. Alrededor de Marías hubo dos compañeras incombustibles: Carme, su mujer, y Mercedes, su asistente. Todo el alrededor del escritor pasaba por ellas.

Fueron las primeras en leer los manuscritos de Así empieza lo malo (2014), Berta Isla (2017) y Tomás Nevinson (2021). Las tres últimas novelas. Hay en los argumentos de estas piezas algo de aquello que Borges dijo por otro asunto: « Cualquier destino, por largo y complicado que sea, consta en realidad de un solo momento: el momento en el que un hombre sabe para siempre quién es« . Ahí empieza o acaba todo. ¿Quién fue Javier Marías?

 

[Fuente: http://www.elmundo.es ]