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Comme l’observe le philosophe brésilien Vladimir Safatle dans sa préface, ce livre est important. Non seulement parce qu’en racontant l’histoire de Tito de Alencar (1945-1974), enlevé et torturé par la dictature avant son exil en France et son suicide, Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles nous aident à mieux comprendre l’histoire contemporaine du Brésil et de l’Amérique latine ; mais aussi et surtout parce que, dans le contexte brésilien d’oubli forcé, « l’usage de la mémoire est un acte politique majeur ». C’est aussi l’opinion du frère Xavier Plassat, l’ami de Tito lors de ses dernières années, pour lequel cet ouvrage est un « acte de mémoire insurgente », apte à réveiller chez ses lecteurs « la capacité d’indignation ».

Tito de Alencar, de Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles

Tito de Alencar dans les Alpes françaises, photographié son ami Daniel Béghin (été 1974) – source : archives personnelles Magno Vilela

Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles, Tito de Alencar. Un dominicain brésilien martyr de la dictature. Préface de Vladimir Safatle. Avant-propos de Xavier Plassat. Trad. du portugais par Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles. Karthala, coll. « Signes des Temps », 308 p., 29 €

Écrit par Michael Löwy

Ce que racontent Leneide Duarte-Plon – auteure d’un autre ouvrage mémorable, sur la torture comme arme de guerre, de l’Algérie au Brésil (non traduit en français) – et Clarisse Meireles, c’est la tragique histoire de ce jeune dominicain brésilien, Tito de Alencar, qui paya de sa vie son engagement contre la dictature brésilienne (1964-1985). Militant de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC), entré dans l’ordre dominicain en 1966, Tito partageait avec ses frères du couvent de Perdizes, à São Paulo, une même admiration pour Che Guevara et Camilo Torres, et le désir d’associer le Christ et Marx dans le combat pour la libération du peuple brésilien.

Cette radicalisation de la jeunesse chrétienne est bien antérieure au concile Vatican II : dès 1962, des militants de la JEC, lecteurs d’Emmanuel Mounier et du père Lebret, vont fonder un mouvement socialiste humaniste, l’Action populaire. Tito était proche de ce courant, qui était hégémonique dans le mouvement étudiant, et il contribua à l’organisation clandestine, en 1968, du congrès de l’Union nationale des étudiants dans le village d’Ibiuna. Comme tous les délégués, il sera arrêté par la police à cette occasion, mais bientôt libéré.

Suite au durcissement de la dictature militaire en 1968 et à l’impossibilité de toute protestation légale, l’aile la plus radicale de l’opposition à la dictature prendra les armes. La principale organisation de lutte armée contre le régime sera l’Action de libération nationale (ALN), fondée par un dirigeant communiste dissident, Carlos Marighella. Un groupe de jeunes dominicains – Frei Betto, Yvo Lesbaupin, et d’autres – va s’engager aux côtés de l’ALN, sans prendre les armes mais en apportant un soutien logistique ; sans être de ceux qui collaborent directement avec Marighella et ses camarades, Tito de Alencar est solidaire de leur engagement. Comme eux, il croit que l’Évangile contient une critique radicale de la société capitaliste ; et, comme eux, il croit à la nécessité d’une révolution. Comme il l’écrira plus tard, « la révolution c’est la lutte pour un monde nouveau, une forme de messianisme terrestre, dans lequel il y a une possibilité de rencontre entre chrétiens et marxistes ».

Le 4 novembre 1969, pendant la nuit, le commissaire Fleury et ses hommes envahissent le couvent de Perdizes et arrêtent plusieurs dominicains, dont « Frei » Tito. La plupart seront torturés et leurs aveux permettront à la police de tendre un piège à Carlos Marighella et de l’assassiner. Tito n’avait pas les coordonnées de l’ALN et répondait par la négative à toutes les questions. Il fut deux fois soumis à la torture, fin 1969 et début 1970, d’abord par Fleury, ensuite dans les locaux du service de renseignement de l’armée brésilienne – désigné par les militaires eux-mêmes comme  « la succursale de l’enfer ». On l’a pendu dans le Pau de arara – poings attachés aux pieds et une barre de fer sous le genou –, on l’a frappé, soumis à des chocs électriques dans tout le corps, y compris dans la bouche, attaché à la « Chaise du Dragon », une installation en fer connectée à l’électricité. Pour échapper à ses bourreaux, Tito tente de se suicider avec une lame de rasoir. Interné dans l’hôpital militaire, il reçoit la visite du cardinal de São Paulo, Agnelo Rossi, un triste personnage solidaire des militaires et qui refuse de dénoncer les tortures infligées aux dominicains.

Envoyé finalement dans une prison « ordinaire », Tito écrit un récit de ses souffrances qui sera publié par la revue américaine Look et distribué au Brésil par les militants de la résistance, avec un retentissement considérable. Le pape Paul VI finit par condamner « un grand pays qui applique des méthodes d’interrogation inhumaines » et remplace Agnelo Rossi par Paulo Evaristo Arns, nouveau cardinal de São Paulo, connu pour son engagement en défense des droits de l’homme et contre la torture.

Tito de Alencar, de Leneide Duarte-Plon et Clarisse Meireles

Église de Candelária, soir du 4 avril 1968 : messe à la mémoire de l’étudiant Edson Luis, tué par la police brésilienne le 28 mars. Les prêtres protègent les fidèles des policiers à cheval – source : Folhapress

Quelques mois plus tard, des révolutionnaires enlèvent l’ambassadeur suisse et l’échangent contre la libération de soixante-dix prisonniers politiques, dont Tito de Alencar. Le jeune dominicain hésite à accepter, tant l’idée de quitter son pays lui est étrangère. Les soixante-dix seront bannis du pays et interdits de retour. Après un bref séjour au Chili, Frei Tito s’établit chez les dominicains au couvent Saint-Jacques à Paris. L’exil est pour lui une grande souffrance : « C’est très dur de vivre loin de son pays et de la lutte révolutionnaire. Il faut supporter l’exil comme l’on supporte la torture. » Il participe aux campagnes de dénonciation des crimes de la dictature, et se met à étudier la théologie et les classiques du marxisme : « J’accepte l’analyse marxiste de la lutte de classes. Pour qui veut changer les structures de la société, Marx est indispensable. Mais la vision du monde que j’ai comme chrétien est différente de la vision du monde marxiste. » Le dominicain français Paul Blanquart, connu pour ses options « à la gauche du Christ », le décrit comme « le plus engagé et le plus révolutionnaire des dominicains ».

Cependant, avec le passage du temps, Tito donne des signes de plus en plus inquiétants de déséquilibre psychique. Il se croit suivi et persécuté par son tortionnaire, le commissaire Fleury. On lui propose, en 1973, un lieu plus tranquille : le couvent dominicain de L’Arbresle, dans le Rhône. Il devient l’ami du frère dominicain Xavier Plassat, qui tente de l’aider, et il suit un traitement psychiatrique chez le docteur Jean-Claude Rolland. En vain. Après le coup d’État au Chili, en septembre 1973, il devient de plus en plus angoissé, convaincu que Fleury le persécute encore, et que les dominicains, ou les infirmiers de l’hôpital psychiatrique, sont les acolytes du commissaire. Finalement, à bout de forces, désespéré, le 8 août 1974, il choisit le suicide par pendaison.

Faisant fi du droit canonique (qui excommunie les suicidés), les dominicains l’enterrent dans leur couvent. Plusieurs années après, en 1983, Xavier Plassat fait transporter ses restes à Fortaleza, au Brésil, où vit sa famille, et où il reposera définitivement. Lors de ses obsèques, on vit à Fortaleza, près du palais épiscopal, une énorme banderole : « Tito, le combat continue ! » À partir de cette date, le frère Xavier Plassat va s’établir au Brésil, où il deviendra l’organisateur de la campagne contre le travail esclave de la Commission pastorale de la Terre : « mon travail ici est un héritage laissé par Tito ».

[Source : http://www.en-attendant-nadeau.fr]

Le service des archives et du patrimoine canadien annonce l’acquisition et l’entrée dans ses collections d’un des premiers ouvrages alertant sur le génocide des populations juives d’Europe par le régime nazi. The Mass Extermination of Jews in German Occupied Poland a en effet été publié par le gouvernement polonais en exil, au début de l’année 1943.

ActuaLitté

Un rapport de 16 pages, rédigé en anglais, titré The Mass Extermination of Jews in German Occupied Poland, renseignait dès 1943 sur l’entreprise d’extermination de masse des populations juives d’Europe par le régime nazi et ses alliés.

Publié par le gouvernement polonais en exil, le rapport est signé par Edward Bernard Raczyński, ministre des Affaires étrangères, qui l’adressait aux Alliés en fin d’année 1942. De nombreux éléments du rapport furent transmis par Jan Karski, résistant polonais engagé au sein de l’Armia Krajowa (Armée polonaise de l’intérieur).

Le document détaille l’organisation du ghetto de Varsovie, mais aussi la funeste logistique de la déportation et des camps de la mort, notamment Treblinka, Bełżec et Sobibor. Selon le service des archives et du patrimoine canadien, il s’agit du premier rapport officiel évoquant l’Holocauste.

L’acquisition par le service fait suite à un don effectué par un résident de Toronto, fils d’un survivant de l’Holocauste.

« Plus de 75 ans après les faits, l’humanité est toujours hantée par l’Holocauste. Des institutions comme le service des archives et du patrimoine ont le devoir de dresser le bilan le plus complet des événements — aussi horribles soient-ils — qui ont façonné l’histoire du monde et de notre pays. Nous espérons que, grâce à l’éducation et à la prise de conscience, nous parviendrons à un avenir où de telles tragédies n’appartiennent qu’au passé », a souligné Leslie Weir, à la tête de Library and Archives Canada.

Selon un sondage de 2019 de l’Azrieli Foundation, environ 15 % des adultes canadiens n’ont jamais entendu parler de l’Holocauste ou ne sont pas certains de sa teneur.

L’ouvrage rejoindra la collection Jacob M. Lowy, qui accueille déjà des documents relatifs à l’Holocauste.

Le rapport peut être consulté ci-dessous en intégralité, grâce à Wikipédia.

Cliquer pour accéder à The_Mass_Extermination_of_Jews_in_German_Occupied.pdf

[Photo : Wikipedia – source : http://www.actualitte.com]

Una alianza entre diez editoriales independientes de América Latina y una española presenta un nuevo galardón: el Premio de No Ficción Latinoamérica Independiente, que promueve la publicación del texto ganador en cada uno de los sellos participantes. El objetivo es facilitar la publicación de autoras y autores, ampliar el alcance de sus obras y enfrentar los problemas logísticos de distribución en la región.

La obra deberá ser inédita y de no ficción, escrita originalmente en español o portugués y sus autores no deben haber publicado antes con ninguna de las editoriales: Alquimia de Chile; El Cuervo de Bolivia; Fósforo de Brasil; Godot de Argentina; Libros del Fuego de Venezuela; El Fakir de Ecuador; Elefanta de México; Trabalis de Puerto Rico; Criatura de Uruguay; Luna Libros de Colombia; y Barrett de España. El 15 de febrero cerrará la recepción de trabajos.

La preselección de los textos quedará en manos de los editores, mientras que la decisión final sobre el ensayo ganador, que se dará a conocer en agosto de 2021, estará a cargo de un jurado integrado por la actriz y escritora Nona Fernández, de Chile; la periodista cultural Diajanida Hernández, de Venezuela; y la autora Cristina Rivera Garza, de México, quienes además se encargarán de redactar un acta que será incluida en cada una de las ediciones de la obra.

Así, la convocatoria invita a escritores latinoamericanos a desarrollar ensayos críticos que piensen la crisis, las mutaciones que atravesamos, los fenómenos cruciales de nuestra era. “El premio es la publicación de la obra en todas aquellas editoriales. Atravesar con la reflexión propia las fronteras. Invitarnos a pensar en conjunto”.

Se realizará un contrato único de edición con el autor o la autora de la obra ganadora, el cual será firmado con los sellos que integran la alianza por una duración de siete años para todo el territorio latinoamericano y cinco para el resto del mundo y otras lenguas. Para consultar las bases y condiciones, ingresa al sitio oficial.

 

 

[Fuente: http://www.latempestad.mx]

La manca d’oxigèn dins los espitals, lo retard de l’arribada dels vaccins e la marrida gestion d’un president autoritari an entraïnat una enòrma caçairolada dins tot lo país

Lo desastre sanitari que lo patís Brasil a amodat una dimenjada de protèstas contra lo president, Jair Bolsonaro. Dissabte, a 20h30, una enòrma caçairolada ressonèt per tot l’estat sud-american en seguida d’una crida que s’èra lançada suls rets socials après la situacion desastrosa qu’aclapa tot lo país e mai que mai l’estat d’Amazònas, al nòrd, ont sa capitala, Manaus, manca de lièches d’espital e d’oxigèn per tractar los malauts. Al total, Brasil compta mai de 200 000 mòrts a causa de la covid-19.

Delà las caçairoladas, i a agut de manifestacions a São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Recife, Curitiba e Brasília, e d’autras vilas. Los manifestants acusavan Bolsonaro d’un “genocidi” e reclamavan lo “vaccin”.

Suls rets socials, plusors personalitats an sostengut las protèstas, dont l’èx-president Luiz Inácio Lula da Silva, que manifestèt sus Twitter son “ànsia” e son “indignacion” per “la situacion del pòble de Manaus”.

Las protèstas arribavan l’endeman que Bolsonaro aguèt anonciat tornarmai un repòrt de las vaccinacions per manca de logistica.

 

[Poblejat dins http://www.jornalet.com]

Biólogo relata estratégia de pastores para penetrar nas aldeias e dividi-las. Implica converter índios, durante afastamento temporário, e usá-los como ponta de lança da conversão. Prática multiplicou-se desde início do governo Bolsonaro

Escrito por Tatiana Merlino, para o projeto Bocado/O Joio e o Trigo

Localizar, proteger e monitorar povos indígenas isolados e de recente contato no sul do Amazonas era a principal tarefa do biólogo Daniel Cangussu, que entre 2010 e 2019 foi coordenador da Frente de Proteção Etnoambiental (FPE) Madeira Purus da Funai. Nos dois últimos anos em que ficou a cargo disso, porém, ele passou a receber pressões para ir na contramão da sua função e organizar expedições de missionários evangélicos a um território indígena onde não deveriam entrar.

Cangussu trabalhava junto ao povo de recente contato Suruwahá e em ações de localização dos isolados do Hi-Merimã e de todos os demais isolados não identificados da região. Embora avalie que a Funai tivesse uma vigilância eficiente, o monitoramento do território Hi-Merimã sempre foi um desafio, porque a população é grande e se movimenta por uma área extensa. “E no entorno há muitos missionários que querem evangelizar os isolados”, conta. “Nós tínhamos um controle grande da saúde dos funcionários quando atuávamos nesses territórios. Mas essa não é uma preocupação dos missionários”, critica.

“Por isso, quando me perguntam quais são as principais pressões territoriais para os isolados, respondo que não são os madeireiros, os garimpeiros e os povos do entorno. São os missionários.”

A terra indígena onde vivem os Suruwahá, no sul do Amazonas, é um dos alvo das investidas de missionários evangélicos.

Em 2018, por exemplo, ele expulsou o missionário Steve Campbell, ligado a igreja americana Greene Baptist, que havia entrado ilegalmente na terra Hi-Merimã. “Ele se sentiu confiante com a nova conjuntura [eleição do presidente Jair Bolsonaro] para fazer essa expedição. “Foram instaurados um processo de acompanhamento do Ministério Público Federal e um processo administrativo interno da Funai.”

Resistência e imposição

O servidor da Funai conta, no entanto, que o momento de maior tensão da sua vida profissional ocorreu um mês após Jair Bolsonaro vencer as eleições presidenciais, em outubro de 2018.

Cangussu foi designado pelo presidente da Funai a organizar uma visita à terra indígena dos Suruwahá. O objetivo era que a comunidade recebesse Muwaji Suruwahá, indígena que havia sido retirada de lá pela Secretaria Especial de Saúde Indígena (Sesai) anos antes, com o intuito de levar a filha para Brasília, onde teria tratamento de saúde. Muwaji e sua filha nunca mais voltaram.

A incursão, no entanto, não seria feita só por ela – já convertida em evangélica e integrante da Jovens com uma Missão (Jocum) – mas também por seus filhos e na companhia de um missionário da Jocum, Darci Azevedo Cunha. Anos antes, Azevedo havia morado na mesma terra indígena, antes de ser retirado por decisão do Ministério Público.

A solicitação para a visita havia sido feita pelo então senador e pastor evangélico Magno Malta, que à época tinha como assessora a hoje ministra da Mulher, Família e Direitos Humanos, Damares Alves. “Fui obrigado pelo presidente da Funai, por meio do assédio de Magno e Damares, a entrar na terra indígena com um missionário”, conta o biólogo. A ministra é fundadora da ONG Atini, investigada pelo Ministério Público Federal por tráfico e sequestro de crianças.

Cangussu conta que mostrou resistência à ideia. “Disse que estava havia quase 10 anos fazendo o contrário [impedir a entrada de missionários]. E o que me disseram foi que, se eu não quisesse, iriam providenciar alguém para fazer.”

A visita durou uma semana e foi “tensa”, ele diz. Por falar a língua dos Suruwahá, o missionário tinha conversas isoladamente com alguns deles. “Foi ruim ter que usar a logística da Funai em prol dos missionários. Foi uma espécie de prenúncio do que iria acontecer depois”, observa, referindo-se à nomeação de Ricardo Lopes Dias, ex-missionário evangélico, para coordenador na Coordenação Geral de Índios Isolados e de Recente Contato (CGIIRC) da Funai.

Casa de conversão em Brasília

Muwaji vive hoje em uma casa em Brasília com dois filhos, onde também moram outros indígenas retirados pela Sesai de outras terras e que nunca mais retornaram aos seus lares de origem. “Nessa casa moram indígenas formados para serem pastores”, explica o servidor. “A estratégia deles é: se não conseguem entrar nas terras com os missionários, entram com indígenas que se converteram, já que não se pode impedir a entrada de indígenas nas aldeias.”

A reportagem entrou em contato com Funai, Sesai, o Ministério da Mulher, da Família e dos Direitos Humanos e com o ex-senador Magno Malta. Nem o pastor nem os órgãos governamentais se pronunciaram.

As ações dos missionários entre os indígenas isolados e povos de recente contato se intensificaram com nomeações no governo Bolsonaro.

Cangussu afirma que teve conflitos com Damares e missionários durante nove anos, por conta das investidas em áreas de índios isolados ou de recente contato.  Tanto que pouco após a expedição, no começo de 2019, ele pediu para ser transferido. Hoje, ele é é chefe da Coordenação Técnica Local da FUNAI em Teófilo Otoni, em Minas Gerais. “Meu presidente [da Funai] é um delegado da Polícia Federal que nomeou um missionário para assumir a Coordenação Geral de Índios Isolados e de Recente Contato. Nosso chefe é nosso principal rival”, define. “É muito triste, coloca a gente na lama em todos os sentidos. Se meia dúzia de índios for evangelizada, para eles valeu o preço, caso muitos morram.”

O biólogo faz questão de ressaltar que esses não são casos isolados. Nos seus nove anos na Frente de Proteção Etnoambiental ele presenciou e teve conhecimento de outras ações que colocavam em risco povos indígenas e tradições ancestrais. Caso de um importante ritual de passagem das indígenas Banawá, que vivem no sul do Amazonas — um momento importante para as jovens, de orgulho, quando deixam de ser meninas para virarem mulheres.

A cerimônia, conta o biólogo, foi interrompida por missionários evangélicos que chegaram com doces e balões. A moça que seria “iniciada” ficou revoltada com a situação, sentiu-se desprestigiada. “E todo um rito se reduz a crianças comendo balas”, relata. Os missionários interromperam um costume ancestral para impor sua maneira de comemorar aniversários. Outra vez, como há 500 anos, a religião é uma forma de conquista.

Historicamente, não faltam casos de interferência de evangélicos fundamentalistas sobre o modo de viver dos povos indígenas, sejam eles isolados ou não. Mas o alerta em relação às investidas de missões evangélicas que têm como objetivo converter os índios ao cristianismo aumentou não apenas com a nomeação de Lopes Dias, mas também com a escolha de Damares como ministra. Ambos afirmaram ser a favor da revisão da política de isolamento de indígenas.

Contato mortal

No Brasil, os indígenas têm direito a permanecer isolados. É uma política instituída em 1987, em meio à elaboração da nova Constituição, que reconheceu uma série de outros direitos antes negados. A estrutura pública encarregada desse assunto foi criada para garantir a proteção dos indígenas e das terras onde vivem, impedindo invasões. Atualmente, há o registro de 114 grupos de isolados, dos quais 28 estão confirmados – os demais estão sob investigação.

Os isolados vivem de forma autossuficiente, com recursos oferecidos pela natureza, e contatá-los pode ser mortal. De acordo com Douglas Rodrigues, médico sanitarista da Universidade Federal de São Paulo (Unifesp) especializado em saúde indígena, após o contato, alguns povos perderam 90% de sua população. É o caso dos Nambikwara. Antes do contato, eram 10 mil indivíduos. Nove mil morreram em decorrência de epidemias de sarampo, gripe, coqueluche e gonorreia. A informação consta no documento “Cercos e Resistências: Povos Indígenas Isolados no Brasil”, produzido pelo Instituto Socioambiental (ISA).

A insatisfação com a nomeação de Lopes Dias é compartilhada por entidades indígenas como a Apib e a Coordenação das Organizações Indígenas da Amazônia Brasileira (Coiab). A preocupação é com que a presença dele abra caminhos para mudanças na política de proteção aos isolados da Funai e o órgão se torne uma ferramenta de proselitismo religioso. O censo do IBGE aponta que o percentual de indígenas evangélicos saltou de 14% para 25% entre 1991 e 2010. Uma pesquisa de 2020 do Instituto Datafolha mostra que essa fatia na população em geral já é de 32% e que, no Norte do país, os evangélicos representam 39% da população.

Ao inserir valores cristãos, a presença de missionários em aldeias pode impactar as tradições ancestrais e a organização social dos indígenas.

Os números indicam que as estratégias dos evangélicos para a região têm dado certo. E, com isso, o processo de evangelização dos indígenas vive hoje o que se chama de  “terceira onda missionária”.

A primeira das etapas da ação dos missionários em aldeias no Brasil corresponde à dos estrangeiros evangelizando indígenas, quando chegaram ao país. A segunda, de brasileiros evangelizando indígenas. E a terceira e atual é a formação de indígenas pastores que evangelizam outros indígenas. A fronteira final é acessar os isolados.

Demônios, rachas internos e lojinhas

Na primeira onda, no final dos anos 1940, duas grandes missões norte-americanas chegaram ao Brasil para evangelizar indígenas: a Missão Novas Tribos do Brasil (MNTB), então braço brasileiro da News Tribes Mission [e que hoje mudou o nome para Ethnos 360], e a Summer Institute of Linguistics (SIL).

“Nossa relação com os evangélicos e a MNTB é muito antiga, vem desde a década de 1940. E os resultados são a modificação da nossa vida tradicional do povo Marubo. Só perdemos. Eles condenaram determinadas práticas, que foram abandonadas com o tempo”, define Eliesio da Silva Vargas, representante jurídico da União dos Povos Indígenas do Vale do Javari (Univaja).

Além de levar doenças e causar mortes, os missionários alteram ritos e visões ancestrais indígenas, e consequentemente sua cultura e organização, ao inserir valores cristãos.

“Eles estão em vários lugares do mundo. Desde o século passado estão entrando em grupos indígenas sem nenhum controle. Têm uma coisa capilar, fundam igrejas locais, formam pastores locais e, quando não conseguem entrar numa aldeia, ficam na cidade em volta tentando entrar, fazendo tradução da Bíblia”, explica a antropóloga Aparecida Villaça, professora do Programa de Pós-Graduação em Antropologia Social do Museu Nacional da Universidade Federal do Rio de Janeiro (UFRJ).

“Há manipulações brutais, vi traduções de trechos selecionados, e o deus deles é todo poderoso, castiga, tudo vê, tudo olha, se zanga”, descreve Lúcia Helena Rangel, antropóloga e professora da PUC-SP. Ela cita a terra onde vivem os Jarawara, na região dos rios Juruá e Purus, onde os missionários chegaram a inventar um ser invisível e demoníaco, que só poderia ser combatido se os indígenas se convertessem à religião evangélica.

Outro prejuízo da atuação dos religiosos nas aldeias se dá na organização sociopolítica, aponta a antropóloga Adriana Maria Huber Azevedo, do Cimi. E o que se vê são comunidades divididas entre os que são crentes e os que não são, os que são amigos dos missionários e os que não são.

Também se introduz a relação com o dinheiro e o estímulo à venda do que produzem, descreve a antropóloga Beatriz de Almeida Matos, da Universidade Federal do Pará: “Nos Marubo, fizeram uma lojinha, coisa absurda para os indígenas, parente vendendo coisa para outro parente”.

* Uma versão ampliada desta matéria foi originalmente publicada no site Bocado – uma rede de repórteres latino-americanos especializados na cobertura sobre sistemas alimentares. Clique aqui para ler.

[Fotos: Daniel Cangussu-FPE Madeira Purus/Funai – fonte: http://www.reporterbrasil.org.br]

 

 

 

 

Écrit par Eddie Avila, Victoria Gimena Tinta Quispe – traduit par Margaux Beauvier

L’article d’origine [1] a été publié en anglais le 9 octobre 2020.

Global Voices en aymara [2] a récemment reçu une subvention d’Internews [3] pour créer une base de données sur la sécurité numérique en langue aymara, au sein du projet Apthapi Digital. Le terme « Apthapi » désigne une pratique traditionnelle dans les cultures andines où les familles partagent une partie de leur récolte alimentaire avec d’autres membres de la communauté en plaçant ce qu’ils ont à offrir sur un « aguayo » [4] (tissu) traditionnel. Dans ce même esprit de partage, un partage de connaissances dans le cas présent, le projet cherche à atteindre un nouveau public qui n’a généralement pas accès aux informations essentielles sur la sécurité numérique.

L’aymara est une langue parlée par plus de 2 millions de personnes dans la région andine, notamment en Bolivie, au Pérou et au Chili.

À compter de début octobre, deux membres de l’équipe de GV en aymara, la responsable du site Victoria Tinta [5] et le traducteur Elias Quispe Chura [6] traduiront cinq articles portant sur les bases de la sécurité des téléphones mobiles, les mots de passe plus sécurisés, les précautions à prendre contre les logiciels malveillants et le hameçonnage, les pratiques de navigation plus sûres sur le Web et l’importance de protéger ses données personnelles. Ces ressources seront adaptées au contexte local et publiées sur la page GV en aymara, accompagnées d’illustrations spécialement réalisées par Nicaela León, une artiste locale et cofondatrice du projet Phuyu [7]Jacobo Nájera [8], membre de GV en espagnol, a en outre supervisé le processus en raison de son expérience solide dans le domaine de la sécurité numérique. Rising Voices aidera à coordonner la logistique du projet.

Plutôt que de construire de nouvelles ressources à partir de zéro, le projet s’associera à deux organisations régionales : Código Sur [9], qui a produit des ressources de sécurité numérique accessibles en espagnol à travers un projet appelé Milpa Digital [10], et l’organisation équatorienne Huaira [11], qui a adapté les ressources mentionnées précédemment et qui les a traduites dans la langue kichwa via le projet Shigra Digital [12]. Ce nouveau projet s’appuiera sur ces ressources, mises à disposition sous licence Creative Commons.

Comme la plupart des personnes parlant l’aymara en Bolivie, au Pérou et au Chili ne lisent ni n’écrivent la langue, il est extrêmement important de rendre ces nouvelles ressources accessibles. Une fois les traductions terminées, de courtes versions audios en aymara seront adaptées à ce public cible grâce à une collaboration avec CEPRA [13], une organisation de production radiophonique basée à Cochabamba.

Une grande partie de la réflexion derrière ce projet est venue d’un projet antérieur [14] mené par GV en aymara pour produire des versions audios des traductions. L’équipe a identifié le besoin de toucher les personnes parlant aymara et qui, n’ayant pas un accès régulier à Internet, consomment et partagent l’information par des canaux de communication orale.

Enfin, au fil de l’élaboration des ressources, l’équipe communiquera avec les organisations aymaras en Bolivie, au Pérou et au Chili pour leur demander de partager ces ressources avec leurs réseaux et leurs membres. Une attention particulière sera portée aux radios locales qui diffusent régulièrement dans cette langue.

[Mise à jour au 29 novembre 2020 : le projet est désormais consultable sur le site de GV en aymara [15].]

 

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2020/11/29/258603/

URLs dans ce post :

[1] article d’origine: https://rising.globalvoices.org/blog/2020/10/09/global-voices-in-aymara-launches-new-project-to-make-digital-security-resources-available-in-aymara/

[2] Global Voices en aymara: https://ay.globalvoices.org

[3] Internews: https://internews.org/

[4] « aguayo »: https://en.wikipedia.org/wiki/Aguayo_(cloth)

[5] Victoria Tinta: https://aym.globalvoices.org/author/victoria-tinta

[6] Elias Quispe Chura: https://aym.globalvoices.org/author/eliasquispe

[7] projet Phuyu: https://www.instagram.com/phuyu.no/

[8] Jacobo Nájera: https://es.globalvoices.org/author/jacobo/

[9] Código Sur: https://codigosur.org/

[10] Milpa Digital: https://milpadigital.org/

[11] Huaira: https://huaira.org/en/

[12] Shigra Digital: https://rising.globalvoices.org/lenguas/2020/05/17/shigra-digital-capacitacion-en-kichwa/

[13] CEPRA: https://www.ceprabolivia.org/

[14] un projet antérieur: https://community.globalvoices.org/2015/07/repackaging-global-voices-posts-for-a-specific-listening-audience/

[15] le projet est désormais consultable sur le site de GV en aymara: https://aym.globalvoices.org/

 

Escrito por Roberto Grajales

El tren maya se presenta como el proyecto de infraestructura que detonará el desarrollo en la península de Yucatán. Su construcción es en apariencia simple, incluso democrática y, en palabras de sus promotores, necesaria para acabar con la pobreza y la marginación que históricamente se vive en el sureste mexicano. Sin embargo, desde el anuncio de su construcción se ha presentado una fuerte oposición de las comunidades por dónde atravesarán los caminos de hierro, pues es evidente que el tren trae consigo más daños que beneficios.

Ya se han escrito diferentes artículos analizando los daños ambientales, sociales y culturales que vienen con el tren. Si bien han aportado una gran cantidad de datos, analizan el tren como un megaproyecto aislado, asegurando que su construcción responde al actuar del capitalismo voraz, es decir del neoliberalismo. Otros académicos plantean que el tren es un proyecto colonial, y que por tanto su visión de desarrollo es occidental.

El problema de ambas posturas es que en su discusión no ponen en el centro de la problemática el desarrollo del capitalismo en general, sino de un tipo específico de capitalismo, neoliberal o colonial, y sus conclusiones suelen ser la construcción de “nuevas alternativas” en lo abstracto. Esta ambigüedad puede generar conclusiones erradas, como creer que se puede construir un capitalismo “humano” o más “democrático”, lo que es una total falacia.

No es que se menosprecie el trabajo de las organizaciones que han hecho aportes en la investigación de los daños ambientales, sociales y culturales. Se reconoce su labor. Pero no podemos quedarnos en el análisis aislado del proyecto, pues este es parte de las relaciones de producción existente y su implementación agudizará la contradicción capital-trabajo.

Pensar el tren maya como un proyecto aislado es desconectarlo del TLCAN, del PPP, del PM, del actual T-MEC y de todos los acuerdos imperialistas que se han dado durante los últimos 26 años para explotar los recursos naturales y a los seres humanos del sur-sureste de México. La intención de este trabajo es precisamente describir las contradicciones de clase, demostrar que existe una clase social interesada en la construcción del tren y que tienen nombres y apellidos. El tren responde al desarrollo capitalista en su fase imperialista.

Como lo ha mencionado el Partido Comunista de México, el imperialismo es una fase del capitalismo, una relación económica basada en la concentración y centralización de capital. Y no solo una nueva forma de dominación, como fueron los denominados imperios. El imperialismo se sustenta en el surgimiento de monopolios, en la formación del capital financiero [1]. Tras esta premisa es preciso conocer el desarrollo de las fuerzas productivas del capitalismo en la península de Yucatán en los últimos años, el establecimiento de monopolios extranjeros y el nacimiento de monopolios nacionales y regionales, para entender lo que significa para estos la construcción del tren.

Desde el invento del ferrocarril, este ha sido un elemento fundamental para el desarrollo del capitalismo, pues ha servido para hacer más eficiente y más barato el transporte de materias primas y mercancías, uniendo así la propiedad privada de los medios de producción de las principales ramas de la industria. Convirtiéndose en un medio para oprimir a miles de millones de seres humanos [2]. Para Marx, el ferrocarril es el couronnement de l’œuvre (coronamiento del edificio) del desarrollo capitalista pues no solo es uno de los medios de comunicación adecuado a los métodos modernos de producción, sino que también acelera la concentración del capital y amplía la actividad del capital financiero [3].

El Fondo Nacional de Fomento al Turismo (Fonatur) ha enfatizado que el tren es un proyecto “integral” y no solo un tren turístico. Se habla de aumentar la producción del campo, de crear infraestructura agrologística, de unir los campos de producción agropecuaria con la industria, de hacer más eficiente el traslado de mercancías de la industria manufacturera y de mejorar el comercio exterior. En pocas palabras, el tren pretende ampliar la estructura capitalista.

Fonatur ha establecido que este proyecto tendrá por lo menos 15 subcentros urbanos denominados “polos de desarrollo” en la cercanías de las estaciones del tren. Estos polos de desarrollo serán turísticos o agrologísticos y contaran con hoteles, hospitales, centros comerciales, central de autobuses, etc. Lo interesante de estos subcentros urbanos es de dónde se obtendrá la tierra para construirlos.

En un folleto promocional, Fonatur menciona que tanto los polos de desarrollo como las estaciones serán financiados por Fideicomisos de Infraestructura y Bienes Raíces (FIBRA). Para que esto sea posible, es necesario que la tierra sea cedida al fideicomiso para que esta entre a especulación en la Bolsa Mexicana de Valores (BMV) y de esta manera se generen inversiones. Los ejidatarios recibirán a cambio acciones que compartirán con quienes construyan sobre la tierra, en palabras de Fonatur se “volverán socios de los empresarios”. Esta innovación, como lo denominan Fonatur y TMSourcing, la empresa que está diseñando el funcionamiento del fideicomiso, es en realidad una innovación del despojo de tierras sin responsabilidad para los monopolios, pues la sociedad en cuestión presenta de entrada desigualdades económicas que pueden llevar a las y los ejidatarios a vender sus acciones o perderlas.

De tal manera que para los monopolios este tren es el couronnement de l’œuvre del desarrollo del capitalismo en la península de Yucatán. El cual inició su nueva fase desde la entrada en vigor del Tratado de Libre Comercio en 1994. Desde ese momento se han impulsado diferentes programas y políticas públicas para el fomento de la producción agropecuaria a niveles industriales, la instalación de la industria manufacturera y el crecimiento del turismo.

Analizar solo el tren físico nos puede arrojar en las conclusiones todo el perjuicio que provoca su construcción. Hacer un análisis del proceso que llevó a su construcción nos permitirá entender a fondo todas sus implicaciones. Para esto es importante tomar en cuenta dos aspectos fundamentales: las políticas públicas y planes de desarrollo que antecedieron a este proyecto y los monopolios de las diferentes ramas de la industria que se verán beneficiados con el tren.

En lo que compete a programas y políticas públicas, he tomado de referencia a los directamente relacionados con el desarrollo general del capitalismo en la península de Yucatán. En relación a los monopolios, he tomado en cuenta a los más significativos, pero esto no quiere decir que sean los únicos involucrados. Este artículo pretende abonar al debate con respecto al denominado tren maya desde la perspectiva del marxismo-leninismo.

Documentos y proyectos previos al tren maya

El  actual gobierno socialdemócrata presenta el tren maya como algo novedoso, sin relación con lo que sus representantes llaman la etapa neoliberal. Pero ¿realmente es así? Veamos.

A principios de los años noventa Alfonso Romo, quien es el jefe de gabinete del gobierno de Andrés Manuel López Obrador, redactó el Plan para el Sur Sureste de México. Este documento proponía la creación de infraestructura para impulsar el desarrollo agrícola del sur-sureste de México y hacer del campo un negocio rentable, así como impulsar el establecimiento de maquiladoras y potenciar el turismo en la región[4], es decir los puntos centrales del  proyecto integral conocido como el tren maya. Hay que recalcar que para este momento Romo tenía grandes campos de cultivo de tabaco y palma de aceite en Chiapas, por lo que el plan que proponía se ajustaba a sus intereses y a los de su clase.

En el 2001 se publicó el artículo titulado El sur también existe: un ensayo sobre el desarrollo regional de México. Este artículo escrito por Enrique Dávila, Georgina Kessel y Santiago Levy –este último antiguo subsecretario de Hacienda del gobierno de Zedillo y director del Instituto Mexicano del Seguro Social (IMSS) durante el gobierno de Fox–, planteaba como tema central la falta de infraestructura logística que favoreciera el desarrollo del campo en el sureste mexicano, la necesidad de vías férreas más rápidas y eficientes para el traslado de materias primas y mercancías y para conectar estas con Centroamérica y los Estados Unidos.

El documento señala que “con el inicio del conflicto armado en Chiapas se hizo patente la gravedad de la problemática socioeconómica de la entidad. Esta situación es compartida, en alguna medida, con el resto del sureste del país, región abundante en recursos naturales y con un rico acervo histórico pero que, a finales del siglo XX, no había logrado vencer el lastre del subdesarrollo.” Y continúa: “de no tomarse medidas estructurales en breve plazo, se corre el riesgo de ahondar los desequilibrios regionales del país.”[5] Para estos economistas burgueses era urgente acelerar el desarrollo capitalista en el sureste para contener el conflicto en Chiapas y evitar el surgimiento de otros conflictos en la región.

El siguiente documento relacionado es el Plan Puebla Panamá (PPP), del gobierno de Vicente Fox. En este se plantean los mismos ejes de desarrollo para el sur-sureste de México, pero involucrando a los países centroamericanos en la eliminación de aranceles y aduanas y el permiso de libre paso de mercancías hasta los Estados Unidos [6]. Ante la oposición que hubo al PPP, este proyecto fue reestructurado, evolucionando en el 2008 bajo el gobierno de Felipe Calderón, con el título de Proyecto de Integración y Desarrollo de Mesoamérica (PM).

Con el PM los gobiernos de Colombia, Centroamérica y México acordaron adecuar sus políticas para implementar los proyectos propuestos en el Plan Puebla Panamá y generar la integración de Mesoamérica como región económica [7]. Bajo esta institución multinacional se incrementaron las políticas públicas en infraestructura de transporte para el sur-sureste de México.

En 2011, en el contexto del PM, la gobernadora de Yucatán en turno, Ivonne Ortega, proponía la creación de un tren bala que uniera los principales puntos turísticos de la entidad. La funcionaria priísta presentaría su propuesta de tramo de tren entre Mérida y Valladolid. Este proyecto fue adoptado en el 2012 por la Secretaría de Comunicaciones y Transportes  (SCT) bajo el nombre de Tren Transpeninsular, en el que se amplía el tramo de Mérida hasta Punta Venado en Quintana Roo[8]. El proyecto fue cancelado en el 2015.

Durante el gobierno de Enrique Peña Nieto (EPN) se presentó el Programa Regional de Desarrollo del Sur–Sureste 2014-2018. En este programa existen 58 proyectos de infraestructura destinados a la península de Yucatán. Entre estos hay 8 dedicados a la rehabilitación de trenes, 6 de ellos con participación de capital privado. Estos proyectos consistían en la rehabilitación de los tramos: Palenque-Campeche; Campeche-Mérida; Mérida-Punta de Venado y la habilitación de un tren ligero de Punta de Venado a Tulum. Es decir, el 66% de lo que ahora se denomina tren maya. Hay también dos proyectos para rehabilitar y mejorar el ferrocarril del sureste, que conecta a la península con Coatzacoalcos, Veracruz. Y dónde ahora se construye el Corredor Transístmico.

En dicho documento también existen dos proyectos para rehabilitar y mejorar el tramo de ferrocarril Mérida-Progreso y esto se complementa con un proyecto para la modernización del Puerto de altura de Progreso, Yucatán, que incluye la construcción de una plataforma logística. Además, el documento plantea 20 proyectos turísticos, de los cuales 14 son de capital privado y 16 proyectos para la ampliación de carreteras, todas entre centros turísticos.

De esto podemos sacar dos conclusiones concretas: 1) los proyectos del Plan Nacional de Desarrollo 2019-2024 de López Obrador para el sur-sureste de México son la continuación de los proyectos destinados a convertir a los países mesoamericanos en una región económica; y 2) los acuerdos, proyectos y políticas públicas impulsados por los gobiernos de los países mesoamericanos son en realidad alianzas imperialistas para incrementar las ganancias de los monopolios.

De esto último podemos concluir que la tesis de Marx y Engels, “el gobierno del Estado moderno no es más que una junta que administra los negocios comunes de toda la clase burguesa”, es vigente; y que, no importa qué partido político gobierne, si no se destruyen las bases del capitalismo no habrá un “cambio verdadero”.

La construcción del tren

Desde el kilómetro cero, los monopolios ya están siendo beneficiados con la construcción del tren, pues es un proyecto que se realiza con recursos del Estado en alianza con el capital privado. El 21 de abril del 2020 se publicaba en el Diario Oficial de la Federación (DOF) la asignación que hiciera el ejecutivo a FONATUR Tren Maya S.A. de C.V. para la construcción del tren [9]. En este documento se especifica que Fonatur concesionará a terceros tanto para la construcción y operación del tren como al respecto de las actividades económicas, sociales y culturales que de este emanen.

Dos días después de la asignación Fonatur hizo la primera adjudicación a la empresa Mota-Engil México SAPI de C.V., empresa portuguesa de Antonio Mota y Jorge Cohelo, en convenio con China Communications Construction Company LTD y tres empresas mexicanas: Grupo Cosh S.A. de C.V., Eyasa y Gavil Ingeniería S.A.; para que en su conjunto construyan el tramo 1 del tren, con un costo total de $15,538,133,056.79.

El 30 de abril Fonatur anunció que la licitación del tramo 2 la había ganado Operadora CICSA S.A. de C.V., del grupo CARSO y propiedad de Carlos Slim, en convenio de asociación con FCC Construcción S.A., parte de Fomento de Construcciones y Contratas S.A. (FCC) también controlada por Carlos Slim al ser socio mayoritario (76%).  El costo total por la construcción de los 235 kilómetros del tramo será de $18,553,738,338.84.

La concesión para la construcción del tercer tramo se entregó a Construcciones Urales, S.A. de C.V en convenio de asociación con GAMI Ingeniería e Instalaciones, S.A. de C.V y AZVI, S.A.U.; aquí destaca el consorcio mexicano-español que construyó tramos del segundo piso en la capital mientras Andrés Manuel era jefe de gobierno del Distrito Federal. La construcción de los 172 kilómetros del tercer tramo tendrá un costo de $10,192,938,694.58.

Aunque los tramos 4, 5, 6 y 7 no han sido adjudicados, se presume podría ocurrir una adjudicación directa al grupo ICA para la construcción del tramo 4, y a la constructora Black Rock para la construcción del tramo 5. Esto con el argumento de que dichas empresas ya se encuentran trabajando en la construcción de carreteras cercanas a los derechos de vía del tren.

Los tramos 6 y 7 serán construidos por la Secretaría de la Defensa Nacional, según dio a conocer el Ejecutivo Federal en la conferencia mañanera del día 18 de marzo del 2020. En palabras de López Obrador: así se asegurará que la construcción sea eficiente, barata y esté a tiempo para su inauguración.

Fonatur también firmó contratos para estudios. El de ingeniería básica por 299 millones de pesos lo entrego a Key Capital y SENERMEX, esta última tuvo diversos contratos durante el gobierno de Enrique Peña Nieto. El contrato de asesoría económica lo entregó a Price Waterhouse Coopers por 32 millones de pesos. Un contrato más por asesoría legal, por 44 millones de pesos, fue entregado a CMS Woodhouse Lorente Ludlow, S.C.

En total se han entregado 102 contratos para la construcción y estudios del tren maya a empresas nacionales y extranjeras, por un total aproximado de 70,771 millones de pesos [10]. Sin embargo, estas empresas no serán las únicas beneficiadas con el tren. Los monopolios de la agroindustria, de la industria manufacturera y del turismo, que llevan años operando en la península de Yucatán, y que son los principales promotores de esta construcción, aumentarán la producción y potenciarán sus ganancias.

Agroindustria

Fonatur ha subrayado en diversas conferencias, entrevistas y demás declaraciones públicas que si bien el turismo es un sector económico que puede activarse en inmediato con el tren, este, como proyecto de desarrollo, enfatiza la industria agroalimentaria.

El tren articulará las actividades productivas, permitirá el ingreso de insumos, la salida de mercancías agropecuarias y el transporte interno de la producción. Para esto se construirá infraestructura agrologística como centros de acopio, empaques, almacenes frigoríficos y plantas procesadoras y certificadoras.[11]

Con el uso del tren de carga se reducirá el costo de la transportación, por lo que se espera aumentar la producción en su capacidad para la exportación en un 4 y 5%. En este sentido el corredor tendrá como puntos estratégicos de conexión puertos, aeropuertos; además de conexión con las vías ferroviarias nacionales, como las transístmicas, e internacionales hacía Centroamérica y los Estados Unidos.

En los estudios realizados para el proyecto se encontraron 14 productos que se han denominado estratégicos [12] por su demanda en el mercado mundial y por su capacidad para la exportación. Estos productos se encuentran divididos en tres sectores: agrícola, pecuario y pesquero. Entre los agrícolas destaca el maíz, la caña de azúcar, el plátano, el cacao, el limón, la palma de aceite, el chile verde y la papaya. En el sector pecuario se considera la carne bovina, la carne porcina y la miel. Para el sector pesquero se encontraron como productos estratégicos la mojarra, el pulpo y el camarón.

Con esto se pretende convencer a las y los campesinos y pescadores que su situación económica mejorará al incrementarse la demanda, pero lo cierto es que las ganancias aumentarán para los monopolios. Se incentivará el aumento en la producción de cultivos que no contribuyen a la dieta alimenticia, como la palma de aceite, la caña de azúcar y la soya que, aunque no forma parte de los 14 productos estratégicos, tiene vital importancia para la actividad pecuaria, como veremos más adelante.

Hay que considerar que uno de los factores que han provocado la marginación y pobreza de muchas comunidades en la península de Yucatán ha sido el aislamiento de estas como resultado de la falta de caminos que les permitan transportar de manera eficiente y redituable su producción. El tren no pretende unir estas comunidades aisladas, siendo evidente que las y los campesinos no podrán competir contra los terratenientes que tienen en su poder no solo la tierra, sino también los medios de transporte que les permiten mover grandes cantidades de producción hacia los centros de acopio que se habilitaran como consecuencia del tren.

En el caso de la azúcar, el ingenio la joya en Campeche fue vendido en el año 2010 al monopolio Grupo Azucarero del Trópico [13] que encabeza el empresario Carlos Seoane. Este monopolio no solo procesa en sus ingenios la caña, también provee el transporte y la venta de maquinaria a través de sus empresas filiales a los productores de caña [14]. El ingenio San Rafael Pucté de Chetumal Quintana Roo pertenece a Grupo Beta San Miguel que encabeza José Pinto Mazal y en el que participa Fernando Ponce García, dueño de Grupo BEPENSA, quien funge como la embotelladora de Coca Cola en el sureste de México. Grupo Beta San Miguel también produce energía a partir de biomasa, como subproducto del azúcar, que vende a la Comisión Federal de Electricidad [15].

Al articular los diferentes procesos de la producción se permite disminuir los costos de transporte interno para el suministro de azúcar a la industria de bebidas alcohólicas y no alcohólicas, y permite incrementar la exportación a los Estados Unidos lo cual es una meta de ambos monopolios azucareros.

La palma africana es otro de los productos estratégicos. A la fecha se han sembrado 29 mil hectáreas de palma en Campeche desde 1998 [16] y se espera llegar a la siembra de 100 mil hectáreas para convertir al estado en el principal productor de aceite de palma del país [17]. Para el estado, la exportación del aceite de palma despetrolizará Campeche.

El cultivo de palma presenta un riesgo potencial al medio ambiente por su alto consumo de agua y por la tala necesaria para el desarrollo de este monocultivo. Estos daños ya se han hecho visibles en Chiapas con las empresas de Alfonso Romo. En Campeche en el año 2014 el uso de furadán para el control de plagas de roedores causo la muerte de diferentes especies a orillas de la laguna de términos. Estos daños ambientales estuvieron en manos de la empresa Palma Tica, heredera de la United Fruit Company [18]. En 2017, tras el paso de la tormenta Beatriz, la planta extractora Oleofinos del Carmen S.A. de C.V sufrió desbordes de las lagunas de oxidación contaminando el río y la laguna de términos.

A pesar de esto, el estado mantiene su plan estatal de producción de aceite para exportación. Como producto estratégico, el tren permitirá la movilización oportuna del aceite de palma por lo que se prevé el aumento de daños ambientales en la región.

En el sector pecuario destaca como producto estratégico el cerdo. El principal productor de cerdo en la península de Yucatán es la empresa Kekén del Grupo Kuo, propiedad de Fernando Senderos Mestre. Kekén mantiene el monopolio de la producción cárnica, desde la genética, la cría y matanza, el procesamiento de la carne, su distribución y su comercialización en las tiendas Maxicarne. Además de la distribución regional, Kekén exporta carne de cerdo a Japón, Corea del Sur, Estados Unidos, Canadá, China, Chile y Singapur. [19]

Sus granjas son altamente contaminantes de los mantos acuíferos y la empresa ha sido denunciada en diferentes ocasiones. Además esta ha sido partícipe en despojo de tierras en la península de Yucatán para el asentamiento de granjas. Este monopolio, como todos, recibe la protección del estado, y este año fue galardonado con una distinción como “empresa socialmente responsable”, a pesar de todos los conflictos ambientales y sociales que ha causado en la región.

Kekén es, a su vez, el principal comprador de pasta y harina de soya para el alimento de cerdos a la empresa Proteínas y Oleicos del empresario Jacobo Xacur. Por tal motivo, aunque la soya no está considerada dentro de los productos estratégicos, su producción aumentará si aumenta la demanda de cerdos para exportación.

Los defensores del tren maya con frecuencia reclaman que quienes nos oponemos al proyecto no nos fijamos en otros problemas ambientales y suelen usar el cultivo de soya de los menonitas como ejemplo. Es verdad que la mayoría de la soya la cultivan los menonitas, pero es un error pensar que los menonitas decidieron de la nada cultivar soya. Si los menonitas cultivan soya es porque existe demanda en el mercado y es Proteínas y Oleicos quien les compra el 90% de su producción para, después de procesarla, venderla a su vez al Grupo Kuo. [20]

Proteínas y Oleicos participó en la producción de soya desde el periodo de experimentación, a principios del milenio, y fue un impulsor del consumo de las semillas de Monsanto (ahora Bayer); que es la que se siembra con permiso del estado desde el 2012. El argumento de Xacur para el uso de la semilla de Monsanto fue que al ser resistente al glifosato permite su cultivo en grandes cantidades, combatiendo la maleza con el poderoso herbicida.

Como resultado del uso de herbicidas en el 2012 la miel campechana fue rechazada en Alemania por contener residuos de glifosato. Esto y la muerte de las abejas a causa de los agroquímicos llevo a las y los apicultores a interponer un amparo contra el permiso para sembrar la semilla de Monsanto en Campeche, argumentando que no se informó a las comunidades de los daños ambientales que conllevaría su siembra y el uso de glifosato para esta. El amparo fue aceptado y el juez dicto la suspensión de la siembra de soya en la región, pero la siembra nunca se detuvo.

En 2016 la Universidad Autónoma de Campeche realizó un estudio [21] en las aguas de cinco cenotes, tres de Yucatán, uno de Campeche y uno de Quintana Roo. En los cuales encontraron residuos de herbicidas en límites mayores a los permitidos. A pesar de esto la siembra de la soya aumenta en la región. En 2017 se inauguró una planta procesadora de Enerall, propiedad de Alfonso Romo, en convenio con Cargill, para procesar soya. [22] Esto significó la siembra de 2 mil hectáreas más de soya en Yucatán. Esta empresa ha sido también denunciada por apoderarse de la mayor cantidad de agua de un cenote en Tizimín, lugar donde se encuentra asentada la planta.

A la fecha se ha sembrado soya en 43,363 hectáreas en Campeche, 2,215 hectáreas en Quintana Roo y 11,758 hectáreas en Yucatán, reduciendo así el cultivo del maíz en la península [23]. Esta reducción ha hecho que no se pueda cubrir la demanda total de maíz en la región por lo que se ha tenido que proceder a importación. Fonatur plantea que el tren facilitará el ingreso del maíz a la península de Yucatán.

Esta ironía pone al descubierto que el trazo de las líneas férreas servirá para hacer eficiente la agricultura industrial e incrementar las ganancias de los monopolios. Y no para resolver los problemas alimentarios en la región.

Industria manufacturera

Existe el tren de carga en la península, de hecho el que existe ya transporta la carga de la industria manufacturera. El nuevo tren promete ser más veloz y unir otras geografías que antes no estaban conectadas por completo, el campo y los parques industriales. De esta forma se hace más barato y más rápido el movimiento de las materias primas. Los nuevos caminos de hierro van a satisfacer la necesidad de comunicación y de intercambio como vimos con el ejemplo de la caña de azúcar. De la misma forma el tren impulsará el desarrollo del comercio exterior al estar conectado con las vías nacionales e internacionales, con puertos y aeropuertos, como se detalla en la ficha técnica de este proyecto.

Fonatur asegura que la industria automotriz depende del tren de carga para que las cadenas de producción queden integradas en América del Norte. El tren maya va a hacer más eficiente este servicio. Entre los monopolios de la industria automotriz que se encuentran en Yucatán está el Grupo Airtemp cuyo dueño es Jorge Alberto Habib Abimerhi, quien también es Senador por el PRI. Esta corporación tiene dos fábricas de autopartes, entre radiadores, calefactores y aires acondicionados, que venden principalmente a Chevrolet, General Motors y Ford en Estados Unidos y Canadá. [24]

Otro monopolio automotriz que se encuentra establecido en Yucatán es el alemán Leoni Wiring Systems, que envía cables para automóviles desde Puerto Progreso a Estados Unidos. Principalmente para BMW, Ford, General Motors y Audi. El tren le servirá para mover sus mercancías a otros centros de la cadena productiva al interior de México.

También en Yucatán se encuentra el monopolio estadounidense de la industria aeroespacial Precision Castparts Corp Airfoils (PCC Airfoils) que fabrica piezas de aviones, distribuidas a otras plantas en Estados Unidos e Inglaterra. A principios del 2019 el gobierno de Yucatán anunció que este monopolio abriría una nueva fábrica y un complejo de fundición, en la cual trabajarán hasta 1600 obreros y obreras. Por lo que puede verse, el monopolio planea expandir sus operaciones en la región.

La industria maquiladora textil tiene presencia en la península: Sportswear de Nike; Jerzees; Alabama México;  Aleph Fashion Industries; Louis Garneau; Industrias Oxford de México, de inversión estadounidense; Grupo Karim’s, de inversión árabe; MYLGroup, de inversión europea; entre otras maquiladoras de inversión extranjera y nacional en Campeche, Quintana Roo y Yucatán. Y las que también se verán beneficiadas con el tren [25].

El Grupo BEPENSA tiene las embotelladoras de Coca Cola en los tres estados de la península. Como vimos anteriormente también participa dentro de la industria azucarera en Quintana Roo. Grupo Modelo, que actualmente es parte del monopolio internacional Anheuser-Busch InBev, también tiene operaciones en Yucatán y tanto la materia prima que necesita como sus productos serán transportados a través de las vías del tren maya.

Además de estas, la industria de la orfebrería, la minería a cielo abierto, la industria de extracción de sal, de pastas y condimentos, podrán verse beneficiadas. Sin embargo, no hay que pasar por alto que como en todo proceso de desarrollo capitalista es probable que las industrias pequeñas sucumban en manos de los grandes monopolios o lleguen a acuerdos comerciales con estos.

Con la introducción de un medio de comunicación más eficiente para el traslado de mercancías la industria crecerá. Esto no necesariamente es un beneficio para la clase trabajadora, como se pretende vender en el discurso oficial, pues con el aumento de la producción aumentan las ganancias de  la burguesía, pero no los salarios del proletariado.

Turismo

Fonatur ha reconocido que si bien el tren no será exclusivamente de pasajeros, ni exclusivamente turístico, es el turismo el primer sector que se verá beneficiado con el tren. Se calcula que para el 2023 el turismo tendrá una derrama económica de 16 mil millones de pesos, como resultado de la reducción del tiempo de traslado a consecuencia del tren. [26]

Además de la construcción de polos de desarrollo dedicados al turismo se ha anunciado el plan “Cancún logística” que albergará en 450 hectáreas, entre otras cosas, una central de abastos que pretende ser el principal abastecedor de insumos alimenticios de la industria hotelera en el caribe mexicano.

Raúl Bermúdez, subdirector de Políticas Estratégicas y Vinculación Interinstitucional de Fonatur, mencionó que el tren es un proyecto “capitalista de a de veras”, que va a replicar el exitoso esquema de Cancún [27]. Teniendo en cuenta esto, le damos la razón a Bermúdez: el tren es un proyecto verdaderamente capitalista y en cuanto al turismo, está siguiendo los mismos pasos de planeación que tuvo Cancún.

A finales de la década de los sesenta del siglo pasado, el Gobierno Federal, a través del Banco de México, emprendía la búsqueda de puntos estratégicos para el desarrollo de centros turísticos integralmente planeados. En la península de Yucatán se detectaron 7 puntos de posible desarrollo turístico: Celestún y Progreso en Yucatán; y Xel-Ha, Isla Mujeres, Cozumel, Akumal y Cancún en Quintana Roo.

Cancún fue elegido por diferentes motivos, en primer lugar por la belleza de sus playas y porque la geografía del lugar se prestaba para el desarrollo ordenado de la zona hotelera a orillas de la playa. Además Cancún tenía cercanía con Cozumel e Isla Mujeres, por lo que existía la posibilidad de desarrollarlas a partir del crecimiento de la demanda turística. Cancún tenía espacio suficiente para el desarrollo urbano, la infraestructura turística y la construcción de un aeropuerto [28]. Así, el 10 de agosto de 1971 se decretó la fundación de Cancún e inició su construcción.

A partir de ese momento el turismo se ha impulsado como la promesa de desarrollo para la península de Yucatán. Esto ha traído consigo la privatización de las playas bajo el formato de concesión, entregadas principalmente a hoteles. También ha generado enajenación cultural, despojo del patrimonio cultural material e inmaterial del pueblo maya y la comercialización de la cultura. Esto permite que los indígenas mayas sean exhibidos en restaurantes, hoteles y parques temáticos como especímenes de zoológico.

Quienes se han beneficiado del turismo en la península de Yucatán, principalmente en el norte de Quintana Roo, han sido los monopolios turísticos. Entre estos podemos encontrar la sociedad RIUSA II SA de los hermanos Riu Güell; el grupo Barceló de  Simón Barceló Tous y Simón Pedro Barceló Vadell, quienes además de hoteles tienen la línea aérea Evelop que viaja de Madrid a Cancún. Existen otras compañías hoteleras que además venden servicios turísticos como las españolas  Oasis e Iberostar y las norteamericanas Hyatt y Hilton.

Los monopolios mexicanos también están presentes, entre ellos el Grupo Posadas de Gastón Azcárraga Tamayo y el Grupo Xcaret de Miguel Quintal Palí, quienes tienen 6 parques con cenotes y 2 hoteles, además de que ofrecen servicios turísticos en 4 rutas en Quintana Roo y Yucatán. Estos monopolios serán los primeros beneficiarios con el tren maya pues se espera que para el 2023 el tren pueda transportar a 21 mil turistas al día.

Los monopolios del transporte se verán favorecidos con las construcciones de los subcentros urbanos, entre ellos Grupo ADO de José Antonio Pérez Antón, quien es al mismo tiempo consejero patrimonial del grupo ASUR que tiene aeropuertos en Cancún, Cozumel, Mérida, Minatitlán, Huatulco, Oaxaca, Tapachula, Villahermosa, Veracruz y en San Juan, Puerto Rico. Este monopolio fue el principal beneficiario del proceso de privatización de los aeropuertos de la península durante 1997 [29] y será uno de los principales beneficiarios con el tren maya.

En el Consejo Ejecutivo de ASUR encontramos también a Bárbara Garza Lagüera Gonda, quien también es consejera de inmobiliarias como Valmex y la Sierrita, así como de FEMSA Coca Cola, que explota las aguas de Chiapas. Garza Lagüera Gonda incluso participa en el Gobierno Federal como miembro de la Comisión de Supervisión del Fondo Nacional para la Cultura y Artes (FONCA). Otro integrante es Ricardo Guajardo Touché, que fue parte de BBVA Bancomer y que actualmente es consejero de Grupo Bimbo y Almacenes Coppel.

Otro de los miembros del Consejo Ejecutivo de ASUR es Guillermo Ortiz Martínez. Antiguo Presidente del Consejo de Administración de Grupo Financiero Banorte; Gobernador del Banco de México durante dos períodos, de 1998 a 2003 y de 2004 a 2009; Secretario de Hacienda y Crédito Público de la República Mexicana de 1994 a 1997 (el periodo de privatización de los aeropuertos de México). Ortiz Martínez también fue Subsecretario de Hacienda y Crédito Público de 1988 a 1994. Además fue Director Ejecutivo del Fondo Monetario Internacional (FMI) de 1984 a 1988. Entre otros cargos públicos a nivel nacional e internacional.

También se encuentran Francisco Garza Zambrano, que fue presidente de CEMEX en México, Venezuela y Estados Unidos; Aurelio Pérez Alonso, de Grupo ADO; Luis Chico Pardo, ex funcionario del Banco de México; y su hermano Fernando Chico Pardo, Presidente de Inbursa y, con su hermano Luis, cofundador de la empresa de valores Promecap. Fernando Chico Pardo también fue consejero de Grupo CARSO y de Grupo Posadas; Rasmus Christiansen, que también forma parte de este Consejo, fue ejecutivo de Copenhagen Airports International A/S y de International Hotel Development & Operations.

Como puede verse, los monopolios de la construcción; del transporte terrestre, marítimo y aéreo; de hotelería y parques temáticos, se entrelazan a su vez con la bolsa de valores y monopolios de otras ramas de la industria. Por lo tanto, por mucho que se insista en que las comunidades pueden generar sus proyectos ecoturísticos para recibir los beneficios de la permanencia turística, es poco probable que estos puedan competir contra los grandes monopolios que llevan operando en Quintana Roo por casi 50 años.

La lucha contra el tren maya, una lucha contra el capitalismo

La burguesía industrial ha sentido ya la necesidad de transformar la península de Yucatán en una región productiva que les traiga ganancias, para esto pretenden conectar por medio de vías férreas los puntos más importantes para sus intereses. Sin embargo, la socialdemocracia ha intentado disfrazar este proyecto como una necesidad social en la península de Yucatán.

Para justificar su construcción, el Ejecutivo planteó que se buscarían mediante consultas acuerdos de beneficio y aprobación con las comunidades y pueblos originarios, he aquí el disfraz de democracia. Dicha consulta fue realizada de manera vertical, con la participación de solo el 2.8% del padrón electoral de los 84 municipios de los cinco estados en los que se construye el tren. Sin información previa sobre los impactos del proyecto y sin la participación directa de las comunidades y pueblos originarios. A pesar de ello, el Presidente aplaudía el “éxito” de la consulta con la supuesta aprobación del 92.3% de los que votaron.[30]

Terminada esta simulación de consulta se crearon comités de “seguimiento” para supuestamente escuchar y atender las demandas de los pueblos. Estos comités solo han servido para justificar las acciones del Gobierno Federal y no han resuelto las demandas fundamentales de las comunidades en donde se construyen y amplían las líneas férreas: agua potable, trabajo, resolver el problema de inseguridad y crimen organizado, vivienda, escuelas, salud. Es decir, lo fundamental para tener una vida digna. Estas consultas a modo constituyen una violación del derecho a la autodeterminación de los pueblos.

La respuesta de los pueblos ante estas violaciones han sido acciones legales y quejas de derechos humanos contra la construcción del tren maya. El pueblo cho’ol, que forma parte del Consejo Regional Indígena y Popular de Xpujil en Calakmul, Campeche, interpuso un amparo bajo el argumento de que la consulta se realizó sin tomar en cuenta los lineamientos del Convenio 169 de la OIT. El reclamo es justo, pues los pueblos exigen su derecho a la libre determinación. Fonatur respondió con un recurso de queja respaldado por la Consejería Jurídica de la Presidencia de la República e informó que cuentan con elementos suficientes para ganar el juicio. 14 días después del fallo de la juez, Andrés Manuel López Obrador anunciaba en su conferencia mañanera la participación del Ejército Mexicano en la construcción del tramo 6 y 7 del tren, justo el tramo en disputa.

Con lo anterior puede verse claramente que al Estado burgués poco le importa el derecho a la autodeterminación de los pueblos y que su sistema de justicia está diseñado para defender sus intereses de clase y, cuando este falla, están dispuestos a usar la fuerza.

Aunque el amparo ha servido para visibilizar que los pueblos originarios, por cuyos territorios atravesará el tren, se oponen a este; la lucha legal no puede ser el único frente contra el proyecto. Es necesario construir un frente anticapitalista y para esto hay que unir todas las luchas aisladas de la península contra el tren. De ahí la importancia de señalar que el tren no es solo un proyecto de infraestructura –es decir, el tren físicamente– sino que es el siguiente paso del desarrollo del capitalismo y con este van a acelerarse los procesos de despojo de los recursos naturales que ya ocurren en la península. El tren va a acelerar la producción y con esto la extracción de los recursos naturales y la siembra mecanizada de monocultivos como la soya y la palma africana.

La mayoría de los conflictos actuales que ocurren en los pueblos indígenas son conflictos con los monopolios. Los cuales ocasionan despojo del territorio, contaminación y en algunas ocasiones hasta desplazamiento; pero los monopolios se esconden detrás de los megaproyectos que se pintan como designios de un gobernante y no como lo que en verdad son: un paso obligado para el desarrollo de las fuerzas productivas del capitalismo. Por tal motivo luchar contra un megaproyecto, en este caso el tren, sin luchar contra el capitalismo que lo propicia es una lucha estéril. Luchar contra los megaproyectos es luchar contra los monopolios y no contra uno u otro gobierno o uno u otro partido político electoral.

Los monopolios buscan en todo momento apoderarse de los territorios en los que hay materias primas o que son propicios para la producción agrícola a escala industrial, esa es una característica de la fase imperialista del capitalismo. [31]Tener claro que existen monopolios nos permite saber que la lucha de las y los productores de miel; de los campesinos y ambientalistas contra la siembra de soya transgénica; la lucha de las y los campesinos y pobladores de las comunidades mayas contra las granjas porcinas; y la lucha de los pueblos contra la contaminación de los mantos acuíferos tienen un enemigo común, un monopolio que actúa en diferentes ramas de la producción, pero que acumula en una sola bolsa el capital.

De tal forma que es necesario vencer a los monopolios que ocasionan estos conflictos. De lo contrario, las victorias no serán completas. Es decir, el monopolio continuará insistiendo en utilizar ese territorio o trasladará sus operaciones a otro espacio geográfico. En cualquiera de las dos posibilidades los conflictos continuarán.

Algunas propuestas teóricas tienen a minimizar este hecho. Incluso afirman que la lucha de clases ya no es viable porque existen nuevos sujetos revolucionarios. Pero la evidencia demuestra que la burguesía se encuentra muy bien organizada, tanto que pueden seguir avanzando en la repartición de los territorios y dónde desarrolla sus fuerzas productivas  nace o se reproduce el proletariado.

Según los datos del INEGI [32], del total de la población económicamente activa en la península de Yucatán el 68% son proletarios y tan solo el 5% son burgueses. Además 23% son trabajadores por cuenta propia y 4% son trabajadores no remunerados.

En la península de Yucatán del total de trabajadores agropecuarios que existen 36.53% son jornaleros es decir, proletarios del campo. Es en Yucatán dónde más jornaleros existen, siendo el 44.45% del total de trabajadores agropecuarios; mientras que en Campeche la cifra es de 37.41% y en Quintana Roo de 22.16%.

Sin embargo no es en el campo donde está el mayor número de trabajadoras y trabajadores. Del total de la clase trabajadora en la península el 68% se emplea en la prestación de servicios, 16% en el comercio, 10% en la industria manufacturera, 10% en la construcción y el 5% en el campo.

Estas cifras dan muestra de la concentración de personas que existe en las ciudades a causa de la migración generada por la búsqueda de oportunidades laborales. Y que es en la prestación de servicios dónde existe más oferta porque la economía de la península se basa principalmente en el turismo. El proyecto integral tren maya y su apuesta por la industria manufacturera y la industria agroalimentaria busca equilibrar estas cifras aumentando la cantidad de proletarios industriales en el campo y la ciudad.

En la actualidad, la mitad de la clase trabajadora carece de seguridad social pues no tienen acceso a prestaciones de ley y 13% tiene las prestaciones incompletas. En la prestación de servicios el 38% no tiene ni una prestación, en la industria manufacturera el 53% no tiene prestaciones y en el sector de la construcción el 71% no tienen ni una prestación. En el campo el número es más crudo, pues el 90% no tiene prestaciones de ley y el 7% las tiene incompletas, es decir que solo el 3% tiene seguridad social y ese 3% pertenece seguramente a los capataces.

En cuanto a salarios, en la prestación de servicios el 22% percibe el salario mínimo, mientras que el 33% percibe hasta dos salarios mínimos. En la industria manufacturera el 39% percibe el salario mínimo y el 35% puede percibir hasta dos salarios mínimos. En la construcción el 45% percibe hasta dos salarios mínimos y el 29% puede percibir hasta 3 salarios mínimos y el 11% solo percibe el salario mínimo. En el campo las condiciones vuelven a ser catastróficas: el 38% percibe el salario mínimo y el 31% no recibe remuneración por su trabajo.

Bajo estas condiciones se construye el tren en la península. Y a pesar de que promete detonar la economía, lo cierto es que no se habla en ningún momento de mejorar las condiciones de trabajo, del incremento de salarios o de mejores condiciones laborales. Pero sí se está hablando de incrementar las ganancias a través de la exportación de productos estratégicos ¿Para quienes son esas ganancias? Para la burguesía, por supuesto.

Es claro que el 5% de la población económicamente activa impone por medio del Estado sus deseos por sobre las necesidades del 95% de la población. Para la clase trabajadora del campo y la ciudad, en la península de Yucatán, el tren no representa ni una sola ventaja, ni siquiera como medio de transporte, pues las estaciones y paraderos no atraviesan por las comunidades ni las interconectan.

Ahora bien, con la creación de los subcentros urbanos se iniciarán procesos de migración rural-urbana en la búsqueda de trabajo. Esto incrementará la demanda de trabajo, pero no aumentara la oferta. Por lo tanto no solo es probable que los salarios se mantengan, también es probable que disminuyan de acuerdo a la misma ley de la oferta y la demanda a la que están sujetos.

A los pueblos originarios y comunidades rurales se les ofrece dos posibilidades 1) trabajar en la industria agroalimentaria o 2) la migración a la ciudad para la búsqueda de trabajo. Ahí tienen también posibilidades limitadas, sumarse a la industria, emplearse en tiendas comerciales u otros servicios o dedicarse al trabajo informal. En este último las posibilidades son la venta de comida o de artesanías, entre otras cosas ¿Pero podrá competir el trabajador informal contra las grandes cadenas comerciales?

El proyecto integral tren maya contempla la participación del capital financiero en la construcción de estos subcentros urbanos a través de Fideicomisos de Infraestructura y Bienes Raíces (FIBRA). Los FIBRA proporcionarán la tierra para la edificación de estas nuevas ciudades, han mencionado tanto Fonatur como TMSourcing. ¿Pero cómo?

Para que los FIBRA puedan aportar la tierra tienen que tenerla. Para obtenerla, Fonatur pretende convencer a los ejidatarios para que sean ellos quienes pongan en el fideicomiso de la Bolsa Mexicana de Valores sus tierras, así serían “socios” de los empresarios que construyan hoteles, centros comerciales, etc.

Esto es por demás falso, y no solo porque exista una falta de comprensión en los conceptos de economía por parte de los ejidatarios, sino porque existen condiciones materiales que dejan en una clara desventaja a los ejidatarios frente a los grandes monopolios. Con esto se busca construir sobre las tierras ejidales sin comprarlas y crea la posibilidad de comprarlas a bajo precio  en otro momento, si es necesario. ¿Cuántos conflictos de tierras no pueden surgir por esto? Desde pleitos por dinero en las asambleas ejidales hasta la pérdida total de las tierras por la caída de la bolsa.

En las ciudades aumentará la concentración de la población, la construcción de centros comerciales, la construcción de hoteles. El tren va acelerar los procesos de desintegración política, social y cultural. No existe nada en lo que el tren, beneficie a la clase trabajadora. Por el contrario, el tren va a agudizar las contradicciones de clase generando situaciones de precariedad, miseria y servidumbre. /EM/

*Las imágenes presentadas en el cuerpo del presente artículo han sido retomadas de internet con el fin de complementar, diversificar y desdoblar las posibilidades comunicativas de los contenidos presentados en El Machete, sin ningún fin de lucro y como parte de una plataforma gratuita y libre.

**Texto inédito para El Machete.

[1] Tesis del V congreso del Partido Comunista de México, p. 10

[2] Lenin. El imperialismo, fase superior del capitalismo, pp. 4-5

[3] K. Marx, N. Danielson, F. Engels. Correspondencia 1865-1895. Compilación de José Aricó, p 126.

[4] Ornelas Delgado, Jaime (2002). “El Plan Puebla Panamá y la globalización neoliberal. Aportes”: Revista de la Facultad de Economía de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla. Año VII número 21. P. 144

[5] Dávila, Kessel y Levy (2001). “El sur también existe: Un ensayo sobre el desarrollo regional de México”. Revista Economía Mexicana Nueva Época. Volumen XI, Número 2. P. 206

[6] Plan Puebla Panamá 2001.

[7] Artículo 1 del Reglamento del Funcionamiento del Proyecto de Integración y Desarrollo de Mesoamérica.

[8] Secretaría de Comunicaciones y Transportes. Memoria documental “Construcción del Tren Transpeninsular”.

[9]  Consultado en: http://www.dof.gob.mx/nota_detalle.php?codigo=5591971&fecha=21/04/2020

[10] Estos datos pueden consultarse en la plataforma https://sites.google.com/site/cnetuc/contrataciones 

[11] Información tomada de la página tren maya de FONATUR

[12] Foro: “Iniciativas de Articulación Productiva del Sector Agroalimentario en torno al Tren Maya”. Transmitido por la Cámara de Diputados – H. Congreso de la Unión el Jueves, 9 de julio de 2020

[13] Datos de ZafraNet https://www.zafranet.com/2010/03/compran-ingenio-la-joya-en-campeche/

[14] Información obtenida de la página de internet del Grupo Azucarero del Trópico.

[15] Información obtenida de la página de internet de Grupo Beta San Miguel.

[16] SAGARPA (2019) Servicio de Información Agroalimentaria y Pesquera. Consultado en http://www.siap.gob.mx

[17] Plan rector sistema producto estatal de palma de aceite. Gobierno de Campeche 2003-2009.

[18] Información de la PROFEPA recuperada de https://www.gob.mx/profepa/prensa/atiende-profepa-desde-2014-dano-ambiental-de-empresa-por-siembra-de-palma-de-aceite-en-campeche

[19] Información obtenida de la página de internet de Keken.

[20] Echánove, Flavia (2016) La expansión del cultivo de la soja en Campeche, México: Problemática y perspectivas. P. 58

[21] Rendón, Borges y Laso (2016) Residuos de plaguicidas en cenotes de la península de Yucatán. Jaina: Boletín informativo de EPOMEX. Volumen 27, número 2

[22]  Información obtenida de la página de internet de Enerall.

[23] SAGARPA (2019) Servicio de Información Agroalimentaria y Pesquera. Consultado en http://www.siap.gob.mx 

[24] Información tomada de la página de internet de Airtemp

[25] Directorio Estadístico de Unidades Económicas (2020)

[26] Información tomada de la página de FONATUR https://www.trenmaya.gob.mx/turismo/

[27] Palabras del funcionario en la presentación del proyecto integral tren maya a los empresarios afiliados a la Asociación Mexicana de Profesionales Inmobiliarios de Quintana Roo. Información tomada de https://www.eleconomista.com.mx/estados/Tren-Maya-proyecto-capitalista-de-a-de-veras-Fonatur–20200807-0037.html

[28] García Villa, Adolfo (1992) La planificación de centros turísticos de México. Editorial Limusa. Pp. 23-24 y 73-75

[29] Información tomada de la página de internet del grupo ASUR

[30]  https://www.proceso.com.mx/611160/la-exitosa-consulta-del-tren-maya-en-la-que-voto-el-2-86-del-padron-electoral-de-la-zona

[31] Tesis del VI Congreso del Partido Comunista de México. Tesis sobre los pueblos indígenas. P. 171.

[32] Encuesta Nacional de Ocupación y Empleo (ENOE), población de 15 años y más de edad. INEGI (2020)

Bibliografía

Dávila, Kessel y Levy (2001) El sur también existe: Un ensayo sobre el desarrollo regional de México. Revista Economía Mexicana Nueva Época. Volumen XI, Número 2

García Villa, Adolfo (1992) La planificación de centros turísticos de México. Editorial Limusa

Lenin (1916) El imperialismo, fase superior del capitalismo.

Marx, Danielson, Engels. Correspondencia 1865-1895. Compilación de José Aricó, 1981

Marx, Engels (1848) Manifiesto del Partido Comunista

Ornelas Delgado, Jaime (2002) El Plan Puebla Panamá y la globalización neoliberal. Aportes: Revista de la Facultad de Economía de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla. Año VII número 21

Partido Comunista de México (2015) Tesis del V Congreso.

Partido Comunista de México (2019) Tesis del VI Congreso.

Rendón, Borges y Laso (2016) Residuos de plaguicidas en cenotes de la península de Yucatán. Jaina: Boletín informativo de EPOMEX. Volumen 27, número 2

Banco de datos consultados

Directorio Estadístico de Unidades Económicas (2020)

Encuesta Nacional de Ocupación y Empleo (ENOE), población de 15 años y más de edad. INEGI (2020)

SAGARPA (2019) Servicio de Información Agroalimentaria y Pesquera. Consultado en http://www.siap.gob.mx

 

[Fuente: http://www.elmachete.mx]

Os derrotados nas eleições bolivianas procuram rearticular o sentimento de ódio ao MAS

 

Escrito por FÁBIO FONSECA DE CASTRO

Introdução

Os resultados eleitorais das últimas eleições da Bolívia ainda estão sendo maturados pelos derrotados e podem gerar processos sociais e políticos ainda imponderáveis. A direita, conservadora e golpista, passou a falar em  “fraude científica” nas eleições, algo que ninguém sabe o que significa e que eles próprios não explicam, enquanto pastores evangélicos argumentam que “houve um feitiço sobre as urnas eleitorais”[i]. Os derrotados procuram, como possível, rearticular o sentimento de ódio ao MAS, o Movimento ao Socialismo, partido político do ex-presidente Evo Morales e dos presidente Luis Arce, eleito no último dia 18 de outubro e o porta-voz do partido, Sebastián Michel, denunciou um atentado ocorrido dia 6 de novembro contra a sede do partido, durante uma reunião que contava com a participação de Arce. Nesse atentado um bastão de dinamite teria sido lançado contra o prédio, mas sem deixar feridos[ii].

As notícias que nos chegam da Bolívia falam de movimentos que, mesmo havendo reconhecido a vitória eleitoral do MAS, passaram a incitar a violência e a desorganização com vistas a impedir a posse dos eleitos. Grupos paramilitares e extremistas se armam, articuladores da direita passam a falar por meio de fórmulas duvidosas, como “liberdade de expressão mobilizada” e “coordenação militar”, tal como informado pelo sociólogo Pinto Quintanilla, que também coloca que, apesar da retumbante vitória eleitoral do MAS, há um golpe em andamento e mobilizado[iii].

Parto dessa avaliação, acompanhando o que se tem escrito sobre o processo boliviano atual, para fazer algumas observações sobre essa conjuntura de obstrução democrática que assombra não apenas o país vizinho mas muitos espaços da América Latina e que se forja hibridizando ódio social, reposicionamento de classes, racismo, violência e irracionalidade.

As eleições realizadas na Bolívia no domingo 18 de outubro passado sugerem um retorno à democracia, concertando a ruptura institucional imposta pelo golpe de Estado de novembro de 2019. A depender das condições de governabilidade e da própria preservação da democracia, o projeto do socialismo comunitário e da refundação nacional construído durante 14 anos pelo MAS – o Movimento ao Socialismo – e por seus apoiadores, poderá ou não ser retomado.

Diante desse evento, gostaria de fazer algumas anotações sobre diversos elementos que gravitam em torno da situação: a experiência do MAS, seus acertos e erros; o ódio que elites e setores das classes médias produziram contra ele nos últimos anos; as dificuldades políticas de, ao mesmo tempo, governar e reformar um Estado tão marcado pelas diferenças sociais e étnicas; a semelhantes e diferenças em relação a outros movimentos e partidos de esquerda da América Latina, particularmente o PT, no Brasil e as condições de governabilidade numa sociedade tão polarizada e, sobretudo, diante da ruptura institucional do último ano.

O governo do MAS pode ser descrito como um socialismo comunitário estruturado e estruturante de um processo de refundação nacional – de refundação pluriétnica da nacionalidade. Trata-se de um movimento político que renova em grande medida a esquerda mundial e se há uma coisa que estas eleições na Bolívia demonstram é a força, importância e capacidade de invenção do MAS. Aliás, como observou o sociólogo Atillio A. Boron[iv], estas eleições demonstraram que o MAS é a única força social existente em toda Bolívia.

Numa vitória que foi muito mais ampla do que o esperado, o partido que elegeu Evo Morales e, agora, Luis Arce, tem base social camponesa e foi constituído na década de 1990. Desde seus primórdios foi um partido camponês, mas gradualmente, incorporou o movimento indígena boliviano, muito importante. O apoio do proletariado e das classes médias urbanos veio com os excelentes resultados econômicos do governo Evo, mas ao mesmo tempo despertou uma forte polarização política e um fenômeno cultural de ódio político muito semelhante ao existente, no Brasil, em relação ao PT.

Não que haja uma proximidade imediata entre o MAS e o PT. Evidentemente há compromissos similares entre o “movimento” boliviano e o partido brasileiro, mas as diferenças são, igualmente, muitas. O objetivo deste texto não é abordar essas diferenças, mas, de certa maneira, gostaria de assinalar alguns pontos em comum entre os tecidos socioculturais que produzem o ódio a políticas de esquerda, nesses dois países da América Latina, e, também, algumas semelhanças entre os desafios e erros dos dois partidos no governo.

O MAS no governo

Historicamente falando, a Bolívia é um país extremamente vulnerável. Tanto à política internacional como aos interesses de classes de seus nacionais. Da independência, em 1825, a 1982, quando se iniciou o período democrático interrompido pelo golpe do ano passado e espera-se que retomado com estas eleições, a Bolívia enfrentou nada menos que 193 golpes de Estado – embora o candidato derrotado pelo MAS nas últimas eleições, o historiador Carlos Mesa, contabilize apenas 23 em um de seus livros[v]. De todo modo, dos seus 84 regimes políticos, 32 foram encabeçados por ditadores.

O MAS surgiu como movimento de resistência de populações cocaleras, na região do Chapare, departamento de Cochabamba, na primeira metade dos anos 1990. Rapidamente agregou outros movimentos sociais, notadamente camponeses, e em seguida também indígenas, que, em 1995, realizaram uma Assembleia pela Soberania dos Povos (ASP), de grande repercussão política. Evo Morales despontou como uma das principais lideranças desse processo e disputou as eleições de 1997, pelo partido Izquierda Unida (IU), sendo eleito deputado à Assembleia Nacional. Dois anos depois assumiu o comando do Movimiento al Socialismo-Unzanguista (MAS-U), um grupo que fora criado por um empresário, David Añez Pedraza, em 1987 e que fizera um sinuoso percurso da direita em direção à esquerda.

Pelo MAS, Evo Morales disputou as eleições presidenciais de 2002, alcançando a segunda maior votação desse pleito e o partido obteve 27 das 130 cadeiras do Parlamento. Nesse momento a Bolívia experimentava um processo de consolidação do papel das esquerdas, que saíram amplamente fortalecidas da situação de convulsão social conhecida como a Guerra da Água, ocorrida dois anos antes em Cochabamba. Essa guerra, uma rebelião popular contra a privatização do sistema municipal de gestão da água, foi motivada pelo aumento abusivo das taxas cobradas pela empresa Aguas del Tunari, pertencente ao grupo norte-americano Brechtel. A rebelião tomou tal amplitude que o presidente Hugo Banzer declarou estado de sítio e ordenou a detenção dos líderes do movimento e de diversas estações de rádio. Em resposta, as forças populares se fizeram mais presentes nas ruas e conseguiram a anulação do contrato de privatização. Essa movimentação social teve o efeito de reunir diversos setores da sociedade civil, de associações camponesas e sindicatos de trabalhadores urbanos, das populações indígenas a setores da classe média.

Iniciou-se, com esse processo, a ruptura da estabilidade política conhecida como “democracia pactuada”[vi], o período iniciado com o governo Paz Estensoro em 1985 e que se concluiu em 2005 com a eleição de Evo Morales. Nas eleições desse ano Morales foi eleito presidente, recebendo 53,7% dos votos, sendo reconduzido ao cargo em 2009, com 64,2% e, novamente, em 2014, com 61,4% dos votos. Em todos esses pleitos o MAS também recebeu um expressivo número de cadeiras parlamentares: 72 de 130 deputados e 12 de 27 senadores em 2005; 88 de 130 deputados e 26 de 36 senadores, na de 2009; e o mesmo número de deputados e 25 de 36 senadores, em 2014.

Nos 14 anos de governo de Evo Morales a Bolívia viveu o mais longevo período de estabilidade política e econômica desde a sua independência. Isso se deveu ao Modelo Econômico Social, Comunitário e Produtivo, elaborado solidamente por Luis Arce – ministro da Economia de Morales e atual presidente eleito da Bolívia – juntamente com um grupo de intelectuais e economistas socialistas desde o ano de 1999. Arce, nesse momento, era professor universitário e a base de seu projeto era um processo de nacionalização dos recursos naturais e de reorganização da base produtiva. O modelo implementado diversificou a base produtiva, estimulando, notadamente, os setores industrial, agrário e do turismo e, por outro lado, criando mecanismos de distribuição social de riquezas.

Quando Morales assumiu a presidência, a Bolívia possuía um PIB de 5 bilhões de dólares. Em apenas um ano de governo, o PIB estava na casa dos 9 bilhões de dólares e, em 2018, apenas 14 anos depois, o PIB do seu país era de 40,8 bilhões de dólares. Em 14 anos o governo Evo multiplicou em oito vezes o PIB do país. Nesse período, a Bolívia cresceu ao ritmo de 4% ao ano e o PIB per capta cresceu de 900 dólares para 4 mil dólares.

Por que isso aconteceu? Basicamente porque os governos anteriores – para usar a expressão local, os governos terratenentes – que usavam o Estado para maior acúmulo de riqueza para si mesmos, que usavam o Estado para excluir e roubar as condições de vida dos mais pobres, foram apartados, afastados, do centro do poder. Perderam sua posição de controle do fluxo produtivo.

E como isso se deu? Primeiramente, porque houve uma decisão firme do governo de Evo Morales em modificar o trato do Estado boliviano com os recursos naturais. Evo promoveu uma transformação nos setores agropecuário, mineiro, energético e de hidrocarbonetos. Como o fez? Nacionalizando, recuperando para as mãos do interesse das pessoas comuns da Bolívia o controle e os lucros das empresas estratégicas. Ao mesmo tempo, o Estado boliviano iniciou um processo de participação na vida econômica das empresas pequenas e médias, investindo nelas da maneira consistente, injetando capital para permitir que essas empresas crescessem e fizessem oposição ao grande capital internacional.

A pedra angular do processo foi a nacionalização do setor energético, particularmente no setor da produção de gás natural. E para além da nacionalização, o governo do MAS taxou as empresas privadas que exploravam esse recurso com impostos que variavam de 50% a 85% dos seus rendimentos.

Essa política gerou um excedente, também corroborado por ações similares nos setores mineiro e agrícola, que permitiu investimentos importantes em infraestrutura, notadamente na logística de exportação, na construção de rodovias, transporte público urbano e aeroportos.

O Modelo Econômico Social, Comunitário e Produtivo também redistribuiu esse excedente por meio de políticas sociais e de emprego que impactaram na redução da desigualdade social. Com uma média de investimento anuais de US$ 7 bilhões em programas sociais, o MAS conseguiu uma redução expressiva nos índices de extrema pobreza, que passaram de 38,2%, em 2005, para 17,2%, em 2018, bem como uma taxa de desemprego de 4,2% – um mínimo histórico[vii].

As políticas de mobilidade social voltadas para os setores mais pobres e marginalizados produziu resultados importantes ao nível da remuneração média dos trabalhadores: o salário de uma empregada doméstica ou de um trabalhador de pequena oficina era, por exemplo, de 50 dólares em 2005 quando o MAS chegou ao poder. E chegou a uma média de 300 dólares em 14 anos seguintes. Por sua vez, o trabalhador básico, com formação média, acumulou aumento de 400% em 13 anos. No mesmo período, a inflação alcançou um máximo de 50%[viii].

Tudo isso modificou o próprio perfil do Estado boliviano, fazendo com que ele passasse da condição de um mero Estado colonial para a condição de um Estado plurinacional, ou seja, de um Estado que levasse em consideração os interesses dos das populações étnicas, dos movimentos indígenas e da participação política das minorias, expressivamente a participação política das mulheres.

O modelo político do MAS promoveu, sobretudo, uma costura social, contribuindo para a superação daquilo a que René Zavaleta Mercado[ix], conhecido sociólogo boliviano, chamou de sociedade abigarrada, ou seja, feita com muitos retalhos costurados e superpostos uns aos outros, desejando referir, com essa ideia, a justaposição entre diferentes sociedades e modos de produção que resultavam em diferentes campos de luta social e política.

A luta contra as elites nacionais: acertos e erros políticos do MAS

A concepção de Estado implementada pelo MAS envolveu políticas avançadas de justiça social, de sustentabilidade socioambiental e cultural e de reintegração das riquezas naturais do país aos interesses da soberania nacional. Evidentemente, esse conjunto de ações desagradou às elites nacionais e os interesses internacionais, geralmente relacionados a elas.

Não obstante, um conjunto de estratégias de desorganização e desorientação das forças nacionais conservadores foi acionado pelo MAS. Primeiramente, uma ação parlamentar geralmente coesa. Governando com ampla maioria parlamentar, o MAS deteve um controle eficaz do legislativo e permitiu um fluxo eficiente no relacionamento deste com o executivo.

Em relação às elites bolivianas, é preciso dizer que os governos do MAS se posicionaram, desde o primeiro momento e de maneira franca, aberta e direta, contra elas.

E esse posicionamento não foi rudimentar ou superficial: organizou-se sobre bases discursivas e sobre práticas políticas sólidas, que desconstruíam os posicionamentos históricos das elites com uma força discursiva centrada na racionalidade e na experiência. Assim, por exemplo, onde as elites falavam em meritocracia e advogavam mais espaço para os “mais capazes”, as lideranças do MAS rebatiam com os argumentos do igualitarismo e com a política de partilha corporativa de cargos entre os movimentos sociais.

Um efeito colateral da política de partilha corporativa de cargos foram as tensões com os meios universitários que se, tendencialmente, apoiavam o MAS, viram-se alijados de espaços e processos da gestão e, consequentemente, afastados da política, o que produziu permanentes tensões.

Outro ponto central da política do MAS foi o estatismo, marcado pela política tributária progressiva e pelo processo de nacionalização. Um efeito colateral desse estatismo foi o conflito de interesses entre o Estado e os pequenos empreendimentos privados e, consequentemente com a classe média, geralmente negligenciados pela política econômica.

Algumas críticas são constantemente feitas ao MAS: a não realização de uma reforma agrária (apesar da uma pequena redistribuição de terras devolutas entre os mais pobres) e a ausência de uma política transformadora para a educação, sobretudo no campo da educação básica e do enfrentamento do monopólio das elites no campo da educação privada.

Outra crítica importante e constante se deve à ausência de uma política de desenvolvimento específica para a região de Potosi, apesar da importância da sua participação na produção nacional de lítio. Não à toa, a cidade de Potosi, um dos bastiões históricos do MAS, desempenhou um papel importante no golpe, apoiando-o.

O velho problema das esquerdas: como governar e reformar ao mesmo tempo

As dificuldades políticas de governar a Bolívia são clássicas, do ponto de vista da teoria política socialista: o velho problema das contradições presentes nas propostas de “gestão socialista” do capitalismo. Dificuldades semelhantes às experiências pela maioria dos governos de esquerda da América Latina, inclusive, e talvez sobretudo, pelo PT, no Brasil.

Um problema que, apesar de clássico, é pouco debatido. Mas como creio que precisamos, em permanência, de uma reflexão sobre a própria experiência, não me furto de dizer aqui algumas palavras, observando que o central, da experiência latino-americana, é o grande enigma de como governar e reformar, ao mesmo tempo, tendo, de um lado, classes dominantes marcadas por um egoísmo histórico aparentemente não erradicável e, de outro lado, economias capitalistas que não são simplesmente “periféricas”, mas, visceralmente, desiguais.

O debate sobre isso surge com a reflexão do socialista francês Léon Blum – primeiro-ministro eleito por uma frente ampla de esquerda, que reunia socialistas, comunista e radicais, em 1936 – sobre a diferença entre “conquista do poder” e “exercício do poder”[x]. A experiência de Blum, nesse sentido, foi dramática. Nas duas primeiras vezes em que foi primeiro-ministro foi obrigado a renunciar ao ser pressionado pela direita quando tentou enviar armamentos para os republicanos espanhóis.

Sua reflexão porta sobre esse grande enigma que diz respeito à possibilidade de um partido de esquerda alcançar democraticamente o poder e trabalhar, “por dentro da máquina”, para a reformulação das estruturas de poder.  É claro que a reflexão de Blum[xi] constitui uma proposição socialista não revolucionária e que muitos outros autores não percebem nenhuma possibilidade de equilíbrio entre a “conquista do poder” e o “exercício do poder” e, por essa razão, indicam o caminho revolucionário como a única possibilidade concreta de transformação do Estado burguês.

Certamente podemos e devemos aspirar a mais do que isso, mas a gestão socialista do capitalismo resta o horizonte imediato das esquerdas na América Latina. Por isso mesmo, nesta época pouco revolucionária e, talvez em consequência, grandemente reacionária, precisamos formular a política produzindo marcadores de continuidade que sejam sólidos sem deixar de permitir renovações.

As tentativas de Blum no poder fracassaram, mas foram seminais enquanto reflexão, e colaboraram com muitos modelos. Os modelos vindos da experiência europeia não ajudam muito, no caso da América Latina,  porque, embora a tarefa de ao mesmo tempo governar e reformar seja sempre muito difícil, as estruturas sociais, políticas e econômicas encontradas por lá são bastante diferentes.

De todo modo, as experiências, soluções e modelos europeus devem sempre ser lembrados: a experiências exitosas mais conhecidas foram políticas anticíclicas propostas pela Escola de Estocolmo, de economia, centrada no pleno emprego e no incentivo ao desenvolvimento, aplicada pelos social-democratas suecos nos anos 1930; o modelo dos “pactos sociais”, centrados na regulação de preços e salários, aplicado pelos socialistas da Áustria, Bélgica, Holanda e pelos trabalhistas ingleses no imediato pós II Guerra; o grande modelo do “Estado de bem-estar social”, construído coletivamente pelos partidos e governos social-democratas e trabalhistas de toda a Europa, entre o final dos anos 1950 e 1970; e a tese do “capitalismo organizado de Estado”, elaborada com muitos detalhes pelo Partido Comunista Francês e que, embora tenha sido apenas parcialmente implementada na França, impactou bastante, teoricamente, no pensamento da esquerda latino-americana.

Retornando à América Latina, essa reflexão ganha novas dimensões e significados, justamente porque em todo o continente as forças reacionárias se movem contra experiências históricas e muitas vezes inéditas de alcance do Estado pelas vias democráticas. O caso da Bolívia, nesse sentido, parecer ser particularmente interessante como experiência porque, nos parece, no jogo entre “conquista do poder” e “exercício do poder” houve a produção de uma outra esfera estratégica, não presente no horizonte do pensamento de Blum ou de outras experiências de governo de esquerda que teve sua dimensão empírica na organização social do MAS, original em muitos aspectos, e que teve sua dimensão política numa equação referente à manutenção democrática do poder, temática à qual retornaremos mais à frente.

O golpe de 2019

O fato concreto é que, nas eleições de 20 de outubro de 2019 Evo Morales foi reeleito com uma vantagem de mais de 640 mil votos em relação ao 2º colocado, Carlos Mesa. Pelas normas eleitorais bolivianas o candidato do MAS venceu no primeiro turno: obteve 47,08% dos votos, contra 36,51% de Mesa, da Comunidad Ciudadana; 8,83% de Chi Hyun Chung, do Partido Democrata Cristão; e 4,26% de Óscar Ortíz, da coligação Bolivia dice No, candidato centrado na província de Santa Cruz e apoiado pelos Estados Unidos.

Porém, a atuação descabida da OEA, Organização dos Estados Americanos, por meio de seu secretário-geral, o uruguaio Luis Almagro, abalou, como se sabe, o resultado. Certamente a OEA agiu a serviço do governo dos Estados Unidos, interessado em desestabilizar a região tanto por motivos político-ideológicos como por razões econômicas – no caso, o acesso às riquezas naturais da Bolívia. Embora Almagro tenha sido chanceler do governo de Pepe Mujica no Uruguai, sempre houve fortes suspeitas de que ele atuara como agente da CIA.

Como se sabe, essa organização, cada vez mais distante de seus objetivos pan-americanos e cada vez mais um satélite político norte-americano, impôs uma auditoria e concluiu que “embora sem fraudes, o processo foi impreciso”. O que significa isso? Traduzindo os eufemismos democráticos, significa “não reconhecemos a vitória de Evo Morales”.

Sua participação no desfecho do golpe que depôs Evo Morales foi decisiva. É claro que Morales, com extrema ingenuidade, aceitou a recontagem dos votos das eleições proposta pela OEA, mas o uruguaio a procedeu com extrema má-fé: antes ainda da conclusão da recontagem, divulgou um relatório provisório repleto de dados falsos, insinuações e acusações. Essa fraude estimulou a direita boliviana a precipitar o golpe de Estado.

A oposição ao MAS mobilizou-se rapidamente e sem controle: casas de ministros e parlamentares incendiadas, humilhações públicas, extrema violência pelas ruas, repressão. O processo golpista iniciou em Santa Cruz e se espalhou por todo o país. A sede do Tribunal Eleitoral Departamental de Potosi foi atacada e juízes eleitorais foram agredidos nas cidades de Tarija, Chuquisaca, Oruro e La Paz. O cenário do golpe foi acionado: violência nas ruas, países da região, com seus governos conservadores, declarando não reconhecer o resultado das eleições, forças de segurança e meios de comunicação tomando partido político.

Houve dois grandes massacres nesse processo golpista, o de Sacaba, na cidade de El Alto, vizinha a La Paz, e o de Senkata, Cochabamba, ocorridos, respectivamente, nos dias 15 e 19 de novembro, deixando 36 pessoas mortas e dezenas de feridos. Com o posicionamento dos militares que “aconselharam” o presidente eleito a renunciar e a saída de Morales do país, abriu-se caminho para a usurpação do poder pela senadora golpista Jeanine Áñez, estabelecendo-se o governo que, no entanto, para preservar minimamente o poder, foi obrigado a planejar novas eleições, as que presentemente ocorreram.

Para Garcia Linera, ex-vice-presidente da Bolívia, o golpe de 2019 foi um repúdio à igualdade, uma mobilização contra a igualdade[xii]. Com efeito, tal como no Brasil do golpe de 2016, pode-se perceber a dominância de um ódio de classe, profundo e rancoroso, desejando impedir o avanço dos processos progressistas e da inclusão social.

Os opositores do MAS e a direita boliviana

Mas vejamos um pouco mais de perto a direita boliviana, os opositores do MAS. Efetivamente, são opositores inconsistentes, com propostas ambíguas, sem base social, e que gravitam entre proposições generalistas afeitas aos receituários neoliberal e retóricas nacionalistas. Inconsistências muito semelhantes, como se percebe, às que se fazem presentes nas direitas brasileira e argentina.

O mais credível desses opositores é Carlos Mesa, representante das elites intelectuais do país e de suas velhas burguesias mineradoras – seus pais foram acadêmicos respeitáveis e sua família sempre foi rica. Porém, ainda que “mais credível”, Mesa passa muito longe de representar uma alternativa real de poder. Neoliberal, suas propostas sempre passam pela desnacionalização e pela música cacofônica da diminuição do Estado… Além disso, Mesa é um grande covarde: é o sujeito que renunciou à presidência da República no meio da crise de 2005.

Tal como no Brasil, tal como na Argentina, as elites bolivianas não conseguiram construir uma alternativa ou projeto de poder minimamente credível e subsistem apoiadas, ou apoiando, os mesmos grupos de sempre: empresas de mídia, um judiciário fraco e canhestro, igrejas neoconservadoras e movimentos de extrema-direita.

A política boliviana é muito semelhante à política dos demais países latino-americanos. Primeiramente, há os velhos conservadores nacionalistas que foram ficando neoliberais, como o ex-presidente Tuto Quiroga e seu partido, a Acción Democrática Nacionalista (ADN), fundado por velho general Hugo Banzer – o mesmo que deflagrou a Guerra da Água, em 2000.

Em seguida, há os social-democratas, como Samuel Doria Medina, da Frente de Unidad Nacional, que igualmente se aproximam do neoliberalismo. Em outro plano, há a política carismática, representada por Luis Fernando Camacho, agente estrutural do golpe de 2019. Em torno dele há uma variedade de partidos e movimentos políticos, alguns com amplas relações com igrejas pentecostais, dente os quais a Unidade Cívica Solidária (UCS), o Partido Democrata Cristão (PDC) e a Ação Democrática Nacionalista (ADN).

É também possível perceber, nessa cena, as lideranças trabalhistas e neoconservadoras que vêm rompendo com o MAS e adotando um discurso conservador, como Marco Pumari, o presidente do Comité Cívico de Potosí, filho de mineiro e que rompeu com o MAS para exigir mais atenção para Potosi.

Como colocou Atilio Boron, “construir uma direita com bases sólidas em nível nacional é uma tarefa árdua, que na Bolívia, ainda mais com a violência terrorista de sua ditadura, a cumplicidade de juízes e promotores e o apoio da cloaca midiática a serviço do império, demonstrou ser uma missão destinada ao fracasso”[xiii].

Em artigo recentemente publicado, Jeferson Miola descreve claramente o que está em disputa na Bolívia: o controle do lítio, riqueza mineral de alto valor estratégico e econômico, empregado na fabricação de remédios antidepressivos, baterias de celulares, dispositivos eletrônicos e produção automotiva[xiv].

É a disputa por essa riqueza do presente e do futuro que produz, na Bolívia, o modelo opositor, antagônico do projeto do MAS, pautado pela desnacionalização e na entrega dessa riqueza a grupos multinacionais.

O retorno do MAS ao poder e suas condições de governabilidade

Como disse, diante da violência e dos excessos cometidos na ação golpista do ano passado, a direita boliviana não encontrou fundamentos que justificassem, perante a opinião pública internacional mas, sobretudo, diante da correlação de forças interposta pelos movimentos sociais e pela sociedade civil boliviana, condições mínimas de permanência no poder que não fossem sustentadas pela convocação de novas eleições.

Em função do coronavirus, as eleições foram adiadas por duas vezes. 7,3 milhões de bolivianos foram às urnas no último dia 18 de outubro e o resultado deu ao MAS uma vitória expressiva. Luiz Arce obteve 52,% dos votos, contra 31,5% de Carlos Mesa, 14,1% de Luis Camacho, 1,6% de Chi Hyun Chung e 0,4% de Feliciano Mamani. Nos executivos departamentais, o MAS elegeu 6 dos 9 governadores. No Senado, elegeu 19 senadores, contra 17 da oposição. Na Assembleia Legislativa, elegeu 73 dos 130 deputados.

O presidente eleito, Luis Alberto Arce Catacora, é economista pela Universidad Mayor de San Andrés, trabalhou no Banco Central da Bolívia entre 1987 e 2006 e foi ministro de Economia durante 13 anos do governo Evo Morales. Foi o principal responsável pelas políticas econômicas que levaram a Bolívia ao impressionante crescimento do país nesse período.

O parceiro de chapa de Arce, David Choquehuanca, indígena ayamará, também participou do governo Evo: foi ministro de Relações Exteriores entre 2006 e 2017 e também atuou como secretário geral da Aliança Bolivariana para os Povos da Nossa América – Tratado de Comércio dos Povos.

A vitória do MAS foi acachapante. Tanto a oportunista usurpadora Jeanine Áñez como o segundo colocado, o golpista Carlos Mesa, reconheceram imediatamente a derrota. Os observadores e analistas internacionais também deram sinais positivos de apoio ao processo eleitoral e a seus resultados.

Não obstante, considerando a situação de polarização política e social existente, é ponderável indagar sobre as condições de governabilidade do MAS nos próximos anos. O movimento de ódio ao MAS é muito semelhante ao movimento de ódio ao PT, na sociedade brasileira. Segundo Molina[xv] (2020, p. 5), esse sentimento de ódio deriva de uma memória dos prejuízos que teriam sido impostos a essas elites nos 14 anos de gestão do MAS. Prejuízos referentes aos rendimentos que teriam deixado de ter com a venda das riquezas naturais bolivianas e à perda dos espaços de poder em função da dissolução da tecnocracia vigente anteriormente e, ainda, referentes ao racismo histórico dessas elites em relação às populações tradicionais do país.

Na compreensão de Melo[xvi], além dos fatores internos, há fatores externos que tendem a comprometer a governabilidade na Bolívia durante o novo mandato presidencial, dentre os quais os interesses e pressões produzidas em torno do lítio, a liberalização dos cultivos transgênicos e da demanda internacional pela privatização de setores da Yacimientos Petroliferos Fiscales Bolivianos, principal estatal do país, em torno da qual se produzem grandes pressões.

Lições políticas

A luta das populações indígenas, camponesas e/ou desfavorecidas bolivianas não é, apenas, uma luta pela preservação dos recursos naturais do país. É contra o agrobusiness e as multinacionais que o representam. Não estão em luta projetos nacionais, sociais ou de Estado, mas, apenas, um projeto de Estado, construído pelo MAS, e o desejo mesquinho de lucrar, individualmente, entregando as riquezas bolivianas a essas multinacionais.

Recordo de um artigo do sociólogo argentino Atilio A. Boron no qual ele diz que“não importa o quanto a economia seja administrada de maneira exemplar, como o fez o governo de Evo, o crescimento, a redistribuição, os fluxos de investimentos são garantidos e todos os indicadores macro e microeconômicos são aprimorados, a direita e o imperialismo nunca aceitarão um governo que não serve a seus interesses”[xvii].

Na mesma direção escreveu Jeferson Miola, em seu blog: “O golpe na Bolívia atesta que o capitalismo neoliberal não aceita e não tolera a soberania popular. O golpe confirma que o neoliberalismo é incompatível com a democracia e com a manifestação da vontade majoritária do povo”[xviii].

Creio que essas ideias explicam tudo, inclusive o golpe brasileiro de 2016, e constituem uma lição a ser lembrada sempre.

Na bela e emocionante entrevista que concedeu a Mario Santucho, recentemente publicada, Álvaro García Linera[xix], ex-vice-presidente da Bolívia na chapa de Evo Morales, afirmou que o projeto do MAS “não foi derrotado, foi paralisado. Você derrota algo quando tira sua força moral ou sua energia. E isso não aconteceu (…) Nesse sentido, o projeto do MAS de inclusão social, crescimento econômico e distribuição de riqueza continua sendo o horizonte desta nova década que se avizinha”. Em seu ver, estas eleições também demonstraram que o projeto do MAS foi “capaz de manter a fonte de suas raízes, sua espinha dorsal muito popular, e ter força para mudar lideranças sem que isso seja produto de cisões ou rupturas entre uma nova geração e a anterior”.

Para Linera, a direita boliviana, como de resto em toda a América Latina, segue sem projeto, movida a “choques elétricos de ódio, ressentimento, racismo, e acabam obtendo um Frankenstein”, constatando, também, que não conseguirão “um projeto orgânico de sociedade dessa forma”[xx]. Na sua compreensão, a direita ficou sem projeto “preditivo”:

“O horizonte preditivo é quando você acorda, sabe o que vai fazer. E o que seu filho vai fazer, sua esposa e seu irmão, o que você pensou sobre o dia seguinte, ou o próximo mês, ou os próximos seis meses. É algo concreto, não uma abstração filosófica: como as pessoas preveem seu destino imediato. Quando você não consegue fazer isso, como está acontecendo agora com as forças conservadoras, esse processo caótico ocorre. O progressismo é uma resposta ao esgotamento do horizonte preditivo do neoliberalismo”.

O MAS ofereceu à sociedade boliviana, justamente, um projeto “preditivo”, composto por idealismo pragmáticos e centrado na inclusão social. Muitos consideram esse movimento político como a “esquerda do futuro”, e é preciso levar essa ideia em consideração quando se precisa e deseja reinventar e mobilizar as forças progressistas e estancar tudo aquilo que se conforma como repúdio à igualdade e à democracia.

Creio que podemos dizer que esses horizontes preditivos têm uma forma social específica: os movimentos sociais como agentes de manutenção e de garantia do projeto de poder. Na tarefa de equilíbrio entre a “conquista do poder” e o “exercício do poder” devemos colocar, ainda, a equação da “manutenção democrática do poder”. Ou seja, mecanismos de controle e garantia social. Creio que essa é uma das contribuições sociais do MAS para a práxis socialista: a produção de mecanismos sociais de continuidade a partir da organização social.

Percebendo a ação política do MAS não posso deixar de lembrar de que algumas das autocríticas mais recorrentes no processo da avaliação dos erros políticos do PT dizem respeito ao distanciamento do partido em relação aos movimentos sociais e mesmo às organizações de base da vida social. Um fenômeno que se relaciona, por um lado, com o processo histórico da burocratização partidária, bastante discutido e, por outro, com a entrada em cena de novos agentes políticos, associados a igrejas conservadoras e a milícias que acabaram ocupando o lugar rizomático que o PT possuiu, anos atrás, nas bases da vida social.

Pensando nos fenômenos recentes das investidas de ódio e de irracionalismo contra a esquerda, no Brasil – o golpe de 2016, o lawfare contra Lula, o militantismo partidarizado da Lava Jato, a violência bolsonarista, etc – parece evidente que nunca deixou de haver apoio massivo ao PT e que, apesar disso, não houve mecanismos políticos que permitissem uma articulação social e resistente a todos esses abusos do poder. Talvez tenha faltado equacionar a manutenção democrática do poder e no poder das forças progressistas, talvez tenha faltado garantias preditivas, narrativas preditivas a respeito da soberania popular.

 

*Fábio Fonseca de Castro, sociólogo, é professor no Programa de Pós-graduação em Comunicação, Cultura e Amazônia e na Faculdade de Comunicação da Universidade Federal do Pará (UFPA).

Notas


[i]PINTO QUINTANILLA, Juan Carlos. Contra o golpe de Estado, poder popular organizado. In: Carta Maior. Disponível em: https://www.cartamaior.com.br/?/Editoria/Pelo-Mundo/Contra-o-golpe-de-Estado-poder-popular-organizado/6/49206Publicado em 04/11/2020 e consultado em 05/11/2020.

[ii]Página Siete Digital, reproduzido no portal Carta Maior. Vocero del MAS denuncia atentado con dinamita em contra Luis Arce.Disponível em: https://www.cartamaior.com.br/?/Editoria/Pelo-Mundo/Vocero-del-MAS-denuncia-atentado-con-dinamita-en-contra-de-Luis-Arce/6/49221. Publicado em 07/11/2020 e consultado em 07/11/2020.

[iii]PINTO QUINTANILLA, Juan Carlos, referido acima.

[iv]Bolivia: el retorno de la izquierda. In: Pagina 12. Disponível em https://www.pagina12.com.ar/300208-bolivia-el-retorno-de-la-izquierda. Publicado em 20/10/2020 e consultado em 23/10/2020

[v]MESA, Carlos. Presidentes da Bolívia, entre urnas e fuzis. 1983.

[vi]OFMEISTER, Wilhelm. Bolivia: la construción de la democracia y la evolución del proceso político. In: OFMEISTER, W. (Org.). Reformas Políticas en América Latina. Rio de Janeiro, Fundação Konrad Adenauer, 2004.

[vii]MELLO, Michele. Quem é Luis Arce, favorito para as eleições presidenciais na Bolívia? In: Brasil de Fato. Disponível em: https://www.brasildefato.com.br/2020/10/17/quem-e-luis-arce-favorito-para-as-eleicoes-presidenciais-na-bolivia. Publicado em 17/10/2020 e consultado em: 22/10/2020.

[viii]GARCÍA LINERA, Álvaro. Entrevista com Álvaro García Linera: Bolívia não tem seu destino garantido (entrevista concedida a Mario Santucho). Publicada e24/10/2020 e consultado em 26/10/2020.

[ix]ZAVALETA MERCAO, René. Lo nacional popular en Bolivia, 2a ed. La Paz, Plural Editores, 2008.

[x]Refiro, aqui, o debate iniciado por José Luiz Fiori, no Jornal do Brasil, com o artigoA esquerda e o governo: suas ideias e lições históricas, publicado ainda em janeiro deste ano. Disponível em:https://www.jb.com.br/pais/artigo/2020/01/1021889-a-esquerda-e-o-governo–suas-ideias-e-licoes-historicas.html. Publicada e28/01/2020 e consultado em 02/11/2020.

[xi]BLUM, Léon. Bolchevisme et socialisme. Paris: Librarie populaire du Parti socialiste, 1931.

[xii]GARCÍA LINERA, Álvaro. Entrevista com Álvaro García Linera: Bolívia não tem seu destino garantido (entrevista concedida a Mario Santucho) In: Carta Maior (publicado originalmente em Crisis). Disponível emhttps://www.cartamaior.com.br/?/Editoria/Pelo-Mundo/Entrevista-com-alvaro-Garcia-Linera-Bolivia-nao-tem-seu-destino-garantido/6/49109. Publicado em24/10/2020 e consultado em 26/10/2020.

[xiii]BORON, Attilio A. Bolívia: o retorno da esquerda. In: Carta Maior (publicado originalmente em Página 12). Disponível em: https://www.cartamaior.com.br/?/Editoria/Eleicoes/Bolivia-o-retorno-da-esquerda/60/49081. Publicado em22/10/2020 e consultado em 26/10/2020.

[xiv]MIOLA, Jeferson. Eleição na Bolívia testará real compromisso da oligarquia continental e dos EUA com a democracia. Disponível em http://www.radiocom.org.br/?p=16256.Publicado em17/10/2020 e consultado em 28/10/2020.

[xv]MOLINA, Fernando. ¿A dónde conducirá la crisis boliviana? Elecciones y reconfiguraciones políticas. Nueva Sociedad. Buenos Aires, n. 288, jul.-ago., 2020, p. 4-14. Conjuntura. Disponível em: https://nuso.org/articulo/donde-conducira-la-crisis-boliviana/.Consultado em 27/10/2020.

[xvi]MELO, Marta Cerqueira. Eleições presidenciais de 2020 na Bolívia e o desafio da governabilidade pós-Golpe. In: Website do Núcleo de Estudos e Análises Internacionais. Disponível em: https://neai-unesp.org/eleicoes-presidenciais-de-2020-na-bolivia-e-o-desafio-da-governabilidade-pos-golpe/Publicado em26/10/2020 e consultado em 27/10/2020.

[xvii]BORON, Attilio A. O golpe na Bolívia: cinco lições. In: Jornal GGN. Disponível em: https://jornalggn.com.br/america-latina/o-golpe-na-bolivia-cinco-licoes-por-atilio-a-boron/. Publicado em11/11/2019 e consultado em 27/10/2020.

[xviii]MIOLA, Jeferson. Golpe na Bolívia e o capitalismo neoliberal. In: Blog de Jeferon Miola. Disponível em: https://jefersonmiola.wordpress.com/2020/10/19/vitoria-arrasadora-do-mas-evitou-massacre-e-avanco-ditatorial-na-bolivia/. Publicado em19/10/2020 e consultado em 26/10/2020.

[xix]GARCÍA LINERA, Álvaro. Op. Cit.

[xx]GARCÍA LINERA, Álvaro. Op. Cit.

 

 

[Imagem: Paulinho Fluxuz – fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

 

 

Catalunya és un país pobre en recursos naturals. Només a l’Edat Mitjana, amb el comerç, i als segles XIX i XX, gràcies a la indústria, Catalunya ha sobresortit, i Barcelona s’ha situat entre les grans ciutats europees. Als nostres dies, l’estabilitat de l’euro i els tipus d’interès baixos han propiciat un llarg període d’expansió amb diversos indicadors en màxims històrics. Ara mateix, l’economia catalana és una de les més obertes d’Europa.

Es tracta d’un èxit contra pronòstic, perquè el dèficit d’inversió pública imposat pels governs de Madrid i certs marcs laborals, fiscals i energètics no ho fan gens fàcil. Tot allò que Catalunya té avui de potència logística ho té pel talent i per l’esforç de generacions. Per això sorprèn descobrir tantes iniciatives de tota mena que aprofiten les oportunitats que el segle XXI ha ofert.

Biografia de l’autor

Ramon Tremosa (Barcelona, 1965) és economista, professor titular a la Universitat de Barcelona, i investigador en el Centre d’Anàlisi Econòmica i de les Polítiques Socials (CAEPS). Va ser el cap de llista de Convergència i Unió (CiU) a les eleccions al Parlament Europeu de 2009 i de 2014. I un dels eurodiputats més actius al Parlament Europeu. Ha publicat molts articles en revistes acadèmiques i és autor de diversos llibres sobre política econòmica. Hi destaquen Catalonia, An Emerging Economy (2010), Catalunya serà logística o no serà (2007), Estatut, aeroports i ports de peix al cove (2006), Estatut de Catalunya, veritats contra mentides (2005), etcètera. Col·labora de manera habitual als mitjans de comunicació.

Títol: Catalunya, potència logística natural
Autor: Ramon Tremosa
Editorial: Pòrtic
Col·lecció: P. Visions
Pàgines: 224
ISBN: 978-8498094824

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

Criados há 350 anos, Correios são o único serviço presente em todos os municípios brasileiros. Abastecem o SUS, os livros didáticos, os resultados eleitorais. Mas Bolsonaro quer privatizá-los, como parte do projeto de inviabilizar o país

Escrito por Igor Venceslau, doutorando em Geografia Humana na Faculdade de Filosofia, Letras e Ciências Humanas (FFLCH) da USP

O confinamento imposto pela situação de emergência na pandemia da covid-19 vem escancarando a relevância de três setores fundamentais do Brasil: as universidades públicas, o Sistema Único de Saúde e o correio. Com as instituições e o comércio fechados por meses, tanto o envio de documentos essenciais quanto a compra de produtos básicos foram realizados a distância, sendo possível, na maioria dos lugares, por conta do serviço postal. Como teriam sido esses primeiros meses de pandemia sem um correio público no Brasil?

Com mais de três séculos e meio, o correio foi um elemento fundamental no processo de integração territorial brasileiro. Inicialmente conectando algumas cidades do litoral à metrópole lusitana, aos poucos o serviço postal e telegráfico foi-se difundindo até alcançar, no último quartel do século XX, todo o território nacional. Com o advento da internet, as teses que advogaram o fim do correio não se confirmaram: do contrário, houve um aumento significativo do fluxo postal e o surgimento de serviços expressos com rastreamento permitiu maior agilidade. Na virada do século, o advento do comércio eletrônico culminou num crescimento do correio sem precedentes, tendo o Brasil passado de 6 para 9 bilhões de objetos postais/ano entre 2000 e 2010.

Por sua relevância para a integração territorial, o serviço postal está incluído na Constituição de 1988, que atribuiu à União competência em oferecê-lo de maneira universal. Única instituição pública presente em todos os 5.570 municípios brasileiros, os Correios possuem uma capilaridade que o serviço bancário ou o acesso à internet jamais alcançou, cobrindo todo o território por meio de agências próprias. Essa conexão dos lugares é um atributo que permite a integração de um território vasto e desigual, como o brasileiro.

Não é o mesmo realizar uma logística em São Paulo e nas cidades ribeirinhas da Amazônia. Mais difícil é realizar ambas ao mesmo tempo, de maneira articulada, o que possibilita aos Correios um papel como “braço logístico” do Estado para a execução de políticas públicas, dentre as quais destaco três pela atualidade na conjuntura. Parte significativa dos materiais que chegam aos postos de saúde e unidades de atenção básica nos municípios são entregues pelos Correios, aí incluídas as vacinas, especialmente para as cidades pequenas, que são a maioria. Para o Ministério da Educação, o correio público é essencial na distribuição de livros didáticos a tempo do calendário escolar, maior operação dessa natureza no mundo; além dos exames como o Enem, que acontecem concomitantemente em todos os lugares e as provas são entregues e devolvidas pelos Correios. Agora, nas eleições, parte do material necessário, em muitos casos as próprias urnas eletrônicas, devem ser entregues a tempo e em segurança em todo o país. Isso custa pouco (ou nada) para um Estado que possui uma empresa estatal.

Contudo, eventualmente ressurge a proposta de privatização dos Correios, geralmente descontextualizada da discussão necessária e valendo-se apenas dos balanços fiscais, que já voltaram ao azul após um breve período de problemas entre 2015 e 2017, e deve crescer muito após a pandemia. Devemos ter em conta, também, que os Correios não utilizam dinheiro proveniente de impostos, sendo uma empresa cujos lucros custeiam totalmente sua operação.

No mundo, o modelo de serviço postal público é absolutamente majoritário, cuja importância foi mais uma vez destacada pelos recentes embates envolvendo o voto pelo correio nas eleições presidenciais dos EUA, país que mantém a estatal USPS. Experiências de privatização como na Argentina ou Portugal, por outro lado, não se mostraram adequadas porque a empresa privada restringiu o atendimento às maiores cidades e regiões mais lucrativas.

Ocorre que a maioria dos países tem absoluta noção do que significa para a soberania nacional entregar um serviço estratégico para uma empresa privada, principalmente no caso de empresas estrangeiras como FedEx, DHL ou Amazon, que já anunciaram interesse na compra dos Correios. Não apenas o controle dos fluxos que articulam os lugares, estão em jogo também as informações do cadastro de endereços e o que chega aos domicílios. O princípio da inviolabilidade postal não estaria garantido em empresas que já demonstraram como tratam os dados dos consumidores.

Por isso mesmo um processo de privatização dos Correios precisa passar por uma mudança na própria Constituição, no rito de 3/5 de aprovação em duas votações nas duas casas do Legislativo. As consequências da privatização, uma proposta que atenderia aos interesses de empresas estrangeiras, poderiam ser sentidas desde as pequenas cidades que ficariam sem atendimento e na inviabilidade de políticas públicas universais, até no próprio comércio eletrônico com a eliminação de um agente logístico que atende a todos os lugares.

É preciso retornar, portanto, para a discussão da cidadania e do serviço postal como um direito universal constitucional. A saída estaria em reassumir um projeto nacional condizente com a Constituição vigente e garantindo a integração territorial conquistada com séculos de dificuldades. Nessa empreitada, duas ideias fundamentais podem nos inspirar: a insistência num modelo cívico do território, como postulou o geógrafo Milton Santos; e busca por uma alternativa de logística para os lugares, como pleiteava Bertha Becker em seus estudos sobre a Amazônia brasileira.

 

[Fonte: http://www.usp.br]

J.O. 1972 : la tragédie de Munich (Black September. The True Story of the Munich Massacre, 2006) est un documentaire de Sebastian Dehnhardt, Uli Weidenbach et Manfred Oldenburg. L’histoire de la prise d’otages et de l’assassinat de 11 athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich (ancienne République fédérale allemande, actuelle Allemagne) par les terroristes du mouvement arabe palestinien Septembre Noir. Et ce qu’elle révèle sur la détermination et le courage des athlètes et politiciens juifs israéliens, ainsi que la lâcheté et l’incompétence de dirigeants politiques et sportifs européens, la cruauté lâche des terroristes arabes palestiniens antisémites, dont Abu  Mazen (Mahmoud Abbas), et l’alliance remontant au grand mufti de Jérusalem al-Husseini entre ces derniers et les (néo-)nazis allemands. 

Publié par Véronique Chemla 

Après la guerre d’Indépendance (1948), la (Trans)Jordanie a accueilli un grand nombre de réfugiés arabes palestiniens, et occupe la Judée et la Samarie.

Dirigée par Yasser Arafat, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), notamment le Fatah, utilise le royaume hachémite comme base militaire à ses attaques terroristes contre l’État d’Israël. Elle tente aussi des putschs contre le pouvoir jordanien.

Lors de la Guerre des Six-Jours (1967), l’armée israélienne conquiert la Judée et la Samarie.

En septembre 1970, le roi Hussein de Jordanie réprime durement l’un de ces putschs visant à le détrôner ou/et à le tuer pour instituer un État-terroriste palestinien. Un accord est signé entre la Jordanie et Arafat, mais celui-ci n’en respecte pas les stipulations.

En 1971, le roi de Jordanie ramène l’ordre dans son royaume en luttant victorieusement contre les fédayins palestiniens qui fuient, en préférant parfois se rendre aux soldats israéliens, ou qui sont expulsés du royaume.

La même année, le Fatah crée le groupe terroriste arabe palestinien Black September (Septembre Noir) qui assassine en novembre 1971 le Premier ministre jordanien Wasfi al-Tal.

Onze athlètes israéliens Juifs tués 

À l’aube du 5 septembre 1972, lors des Jeux Olympiques (JO) d’été à Munich (alors en RFA), un commando lourdement armé de terroristes arabes palestiniens de Septembre Noir pénètre aisément dans le village olympique. Arborant des vêtements sportifs, il se dirige vers l’immeuble où demeure l’équipe israélienne.

Malgré la courageuse résistance d’athlètes israéliens, il kidnappe neuf athlètes de cette équipe ; les autres athlètes israéliens sont tués par les terroristes ou parviennent à fuir. Il formule alors ses exigences aux autorités allemandes : la libération de terroristes détenus en Israël et leur transfert en Israël, et celle de deux gauchistes allemands de la Faction armée rouge (RAF), Ulrike Meinhof et Andreas Baader, en Allemagne. Refus israélien. Les terroristes jettent par-dessus le balcon de l’immeuble un athlète israélien assassiné, Moshe Weinberg.

Malgré la demande israélienne, les autorités politiques allemandes et le Comité olympique refusent d’interrompre les J.O. dont les épreuves sportives, transmises à la télévision, se déroulent parallèlement aux négociations avec les terroristes.

Écartant les offres d’argent des autorités ouest-allemandes, les terroristes reportent leur ultimatum et exigent un avion pour aller au Caire (Égypte). Ils prennent un bus avec leur otage jusqu’à l’aéroport de la base militaire Fürstenfeldbruck de l’OTAN.

Là, des forces de l’ordre allemandes tentent une vaine opération pour mettre un terme à la prise d’otages. Alors que des athlètes israéliens étaient parvenus à rompre des liens autour de leurs poignets, tous les athlètes israéliens sont tués lors de l’intervention allemande.

Le bilan est lourd : onze athlètes juifs de l’équipe olympique israélienne – David Mark Berger (28 ans, haltérophile), Zeev Friedman (28 ans, haltérophile), Yosef Gottfreund (40 ans, arbitre de lutte), Eliezaar Halfen (24 ans, lutteur), Yosef Romano (32 ans, haltérophile), Amitzur Shapira (40 ans, entraîneur de l’équipe d’athlétisme), Mark Slavin (18 ans, lutteur), Andre Spitzer (27 ans, arbitre d’escrime), Yakov Springer (50 ans, entraîneur de l’équipe d’haltérophilie), Kehat Schor (53 ans, entraîneur de l’équipe de tir), Moshe Weinberg (32 ans, entraîneur de l’équipe de lutte) – et un policier ouest-allemand décédés.

Lors de l’opération allemande, cinq des huit terroristes sont tués, et trois interpellés.

Le 6 septembre 2012, Avery Brundage, président du Comité olympique, omet dans son discours d’évoquer les athlètes israéliens assassinés : « The Games must go on… » (Les Jeux doivent continuer). Ancien athlète ayant concouru aux J.O. en 1912, Avery Brundage avait dirigé des organisations sportives américaines et s’était élevé contre le boycott des J.O. de Berlin, dans l’Allemagne nazie, en 1936.

Cet « événement caractérise la naissance du terrorisme moderne ». Le communiqué de la chaîne Paris Première omet curieusement de le qualifier d’islamiste.

Il a eu de nombreuses conséquences : création par la RFA d’une cellule de lutte contre le terrorisme, bombardement de bases de l’OLP en Syrie et au Liban, détournement moins de deux mois plus tard d’un avion de la Lufthansa, libération le 29 octobre 1972 par la RFA de trois preneurs d’otages survivants.

Le gouvernement de Golda Méïr décide de venger les victimes, et d’agir pour prévenir toute reproduction de cette tragédie. La traque des terroristes par le Mossad s’étale sur plus d’une décennie. Elle vise à éliminer les responsables de cette tragédie – Abdel Wael Zwaiter, Mahmoud Hamchari, Hussein al Bachir, Abou Youssouf, Mohamed Boudia, Ali Hassan Salameh -, dont l’un des maîtres d’œuvre est l’Arabe palestinien Mahmoud Abbas (Abu Mazen). Par erreur, le Mossad tue Ahmed Bouchiki à Lillehammer.

En 1977, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, la France a expulsé Abou Daoud, terroriste du Fatah responsable de la prise d’otages des athlètes israéliens par le commando Septembre Noir aux J.O. de Munich, vers Alger où Abou Daoud a pu librement rejoindre le lieu de son choix. Et ce, malgré la demande d’extradition de la RFA et de l’État d’Israël. Abou Daoud témoigne dans ce documentaire dont les auteurs ont interviewé aussi des proches des victimes israéliennes, des responsables israéliens, tel Ehud Barak, et allemands.

Le 17 juin 2012, le journal allemand Der Spiegel révèle, en se fondant sur le rapport du Service fédéral de renseignement, que deux néo-nazis, Willi Pohl et Wolfgang Abramowski, ont aidé les terroristes de Septembre Noir, dont Abou Daoud (sous le nom de Saad Walli), chef du commando, dans la logistique de cette prise d’otages des athlètes israéliens. L’un des deux néo-nazis était chargé par l’OLP de commettre des attentats et de prendre des otages en particulier à la cathédrale de Cologne, ceci pour venger des arabes palestiniens tués par des policiers allemands. Willi Pohl, « aujourd’hui repenti de son passé nazi et devenu auteur pour la série télévisée à succès Tatort », a assisté à la rencontre entre Abou Daoud et des « Arabes portant costume et cravate », des diplomates syriens selon lui. Pohl et son complice « ont été arrêtés à Munich en octobre 1972 en possession d’armes automatiques, de grenades et d’une lettre de menace signée « Septembre noir » adressée à un juge chargé de l’instruction d’une enquête sur les membres du commando qui avaient survécu. Le commando s’était servi des mêmes grenades, de fabrication belge avec un explosif d’origine suédoise, pour tuer les otages israéliens ». En 1974, Pohl a été condamné à deux ans d’emprisonnement pour possession illégale d’armes.

Le 23 juillet 2012, ce journal allemand révélait que des alertes sur la tragédie à venir lors de ces J.O. avait été alors exprimées.

Le 26 août 2012, le Spiegel révélait que, craignant d’autres attentats, la RFA a collaboré officieusement, comme l’Italie, avec l’OLP peu après cet assassinat. Plusieurs mois après cet attentat, Walter Scheel, ministre allemand des Affaires étrangères, a rencontré secrètement plusieurs terroristes de Septembre Noir pour « reconstruire la confiance ». Ces terroristes ont réclamé le soutien allemand à l’OLP en échange de l’arrêt des attentats terroristes palestiniens. Et l’ont obtenu. La RDA a mis un terme à son enquête.

Le 29 août 2012, des archives israéliennes déclassifiées révèlent combien les Israéliens déploraient cette tentative de sauvetage « mal organisée et ratée. [Les Allemands ont] tout fait pour en finir avec cette histoire, à n’importe quel prix afin de ne pas perturber les Jeux Olympiques… Ils n’ont même pas fait un effort minimal pour sauver des vies, ils n’ont pas pris le moindre risque pour sauver les gens, ni les leurs ni les nôtres », selon Zvi Zamir, alors chef du Mossad. Selon le Premier ministre Golda Méïr, l’État d’Israël n’avait pas reçu d’alerte concernant une menace visant l’équipe nationale aux J.O. de Munich. Golda Méïr avait exhorté à ne pas rendre responsable de cette tragédie les services de renseignements israéliens.

Le 5 septembre 2012, lors d’une cérémonie à la mémoire des victimes israéliennes à l’aéroport de la base militaire Fürstenfeldbruck, Ankie Spitzer, veuve d’Andrei Spitzer, entraineur de l’équipe israélienne d’escrime, a déploré la « tentative de sauvetage désastreuse » des forces de sécurité allemandes. Elle a fustigé « l’incompétence, la stupidité et l’arrogance » des autorités allemandes en 1972, et l’interdiction pour les familles des victimes d’accès aux documents officiels sur cette tragédie. Elle a réclamé « une nouvelle enquête » sur cet échec. Lors d’une conférence de presse, elle a insisté pour que les autorités allemandes « ouvrent tout », car c’était son droit de savoir ce qui s’était passé. Président du Conseil central des juifs d’Allemagne, Dieter Graumann a dénoncé le « dilettantisme désastreux et inimaginable des forces de sécurité allemandes », et la « négligence » et la « légèreté » des dirigeants sportifs. « Aucun être humain ne peut comprendre » que les Jeux n’aient pas été interrompus immédiatement, a-t-il constaté. « Avons-nous été trop naïfs ? Avons-nous sous-estimé la menace terroriste ? Ces questions demeurent », a reconnu le ministre allemand de l’Intérieur, Hans-Pieter Friedrich. Silvan Shalom, vice-Premier ministre israélien, a qualifié le 5 septembre 1972 d’un «  des jours les plus tragiques du jeune État d’Israël ». Il a considéré «  tout à fait légitimes » les demandes des proches des victimes et estimé qu’il était « peut-être temps » que l’Allemagne déclassifie les documents concernant cette tragédie.

Honte au Comité d’organisation olympique 

La campagne JustOneMinute –pétition lancée par Ankie Spitzer – a visé à faire respecter une minute de silence, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques à Londres (27 juillet-12 août 2012) à la mémoire des onze athlètes juifs israéliens assassinés.

Lancée à cette fin, une pétition sur Internet a recueilli 111 753 signatures en août 2012.

Cette demande est refusée par les organisateurs des JO, dont Jacques Rogge, l’actuel président du Comité d’organisation des JO, et Sebastian Coe, responsable du Comité d’organisation des JO à Londres, en alléguant que les J.O. seraient apolitiques et qu’une minute de silence serait inappropriée lors de la cérémonie d’ouverture des J.O.

Pourtant, en 1996, la guerre dans les Balkans a été évoquée lors de la cérémonie d’ouverture des JO. En 2002, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes des attentats du 11 septembre 2001. En 2010, une minute de silence a été respectée à la mémoire du lugeur géorgien Nodar David Kumaritashvili, décédé lors d’un entrainement.

En fait, ces dirigeants craignent la réaction, et l’éventuel refus ou retrait des pays arabes.

La campagne JustOneMinute est soutenue par des politiciens israéliens, américains (Congrès), australiens, canadiens, italiens, français (Claude Goasguen), les gouvernements d’Israël, des États-Unis, d’Allemagne et d’Australie, ainsi que par des communautés juives dans le monde et des responsables chrétiens.

Le 25 juillet 2012, Ilana Romano, veuve de l’haltérophile israélien Yosef Romano, a demandé à ce que les spectateurs de la cérémonie d’ouverture des JO observent une minute de silence lorsque Jacques Rogge, qui a participé aux JO de Munich en tant que sportif, débutera son discours. La Chambre italienne des députés a observé une minute de silence.

En vain.

Le 25 juillet 2012, Al-Hayat Al-Jadida, quotidien de l’Autorité palestinienne, a titré : « Le sport est fait pour la paix, pas pour le racisme ». Il a fait état de la lettre du président du Comité olympique palestinien, Jibril Rajoub, à Jacques Rogge. Jibril Rajouby a exprimé à Jacques Rogge son appréciation de son opposition à la demande d’une minute de silence à la mémoire des athlètes juifs israéliens assassinés. Il a rappelé que « le sport en Palestine est moyen de réaliser les objectifs nationaux » et « un instrument de lutte pour présenter la cause palestinienne ». Le 25 juillet 2012, le quotidien palestinien al-Hayat a qualifié d’« opération » cet attentat terroriste palestinien et a cité Jibril Rajoub alléguant que cette minute serait « une cause de division et diffuserait le racisme parmi les nations ».

Le 25 juillet 2012, en réponse à une lettre de la députée et vice-présidente du Comité des Affaires étrangères de la Chambre des députés Fiamma Nirenstein, le président de cette Chambre, Gianfranco Fini, a fait observer une minute de silence par les membres de cette Assemblée. « Notre parlement a aujourd’hui condamné l’acte de violence le plus vile – le terrorisme – qui a frappé tant de fois Israël au fil des années, causant des dommages à des vies de civils innocents. Le dernier tragique attentat à Burgas contre des touristes israéliens, comme celui de Munich en 1972, exprime le désir de tuer la démocratie vibrante d’Israël », a déclaré Fiamma Nirenstein, en désignant « l’organisation palestinienne terroriste Septembre Noir ».

Le 29 juillet 2012, l’équipe olympique et des diplomates israéliens ont respecté une minute de silence lors de la cérémonie organisée devant leur pavillon du village olympique. Une trentaine d’athlètes de l’équipe italienne olympique, ainsi que le ministre italien des Sports, Piero Gnudi, s’est jointe à eux.

Le 6 août 2012, une cérémonie à la mémoire des athlètes israéliens assassinés a été organisée par la communauté britannique juive et l’ambassade d’Israël en Grande-Bretagne. Environ mille personnes y ont assisté, dont des responsables communautaires, Boris Johnson, maire de Londres, David Cameron, Premier ministre britannique, Jacques Rogge, Sebastian Coe, président du Comité d’organisation de ces Jeux 2012. « Même après 40 ans, c’est douloureux de revivre les moments les plus douloureux du mouvement olympique », a indiqué Jacques Rogge. « Honte à vous, parce que vous avez oublié onze membres de la famille olympique. Vous les discriminez pour la seule raison qu’ils sont Israéliens et Juifs », a déclaré Ankie Spitzer, veuve d’Andrei Spitzer, entraineur de l’équipe israélienne olympique d’escrime, aux dirigeants dudit Comité. Une déclaration accueillie par une standing ovation réservée aussi à Ilana Romano, qui a déploré que Jacques Rogge « se soit soumis au terrorisme. Votre nom sera écrit sur les pages de l’histoire comme un ancien athlète devenu le président qui a violé la charte olympique qui appelle à la fraternité, l’amitié et la paix ».

Malgré la demande d’Irwin Cotler, ancien ministre canadien de la Justice, aucune minute de silence n’est observée non plus lors de la cérémonie de clôture.

Médaillée olympique américaine juive de gymnastique, Aly Raisman a déclaré le 8 août 2012 qu’elle aurait observé cette minute de silence à la mémoire des athlètes israéliens tués.

Un CRIF « palestiniennement correct »

Le 5 septembre 2012, date commémorant les 40 ans de l’attentat perpétré contre des athlètes israéliens aux J.O de Munich, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) organise à 19 h, au siège du Comité national olympique à Paris, « lieu où l’olympisme fut créé », une cérémonie en présence de Valérie Fourneyron, ministre des Sports, du président du Comité national olympique et sportif français, Denis Masseglia, de l’ambassadeur d’Israël en France, S.E. Yossi Gal, de représentants de fédérations sportives, des associations de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, des hauts responsables de la justice antiterroriste, afin de rappeler le souvenir de cet événement. Rappelons que, député socialisteValérie Fourneyron avait interrogé le 24 mai 2011 le ministre français des Affaires étrangères et européennes pour savoir « si la France soutiendra la soumission officielle du rapport Goldstone au conseil de sécurité en vue d’une éventuelle saisine de la Cour pénale internationale ».

Parmi l’assistance : l’ambassadeur des États-Unis en France Charles Rivkin, l’ambassadeur des États-Unis à l’UNESCO, David Killion, l’ambassadeur d’Allemagne en France, Suzanne Wasum-Rainer, Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, Pierre Schapira, adjoint au maire chargé des relations internationales, le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, Rogel Nahum, athlète délégué par le Comité Olympique israélien, Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat, Marc Trévidic, juge d’instruction, Alain Arvin-Berod, administrateur du think tank « Sports et citoyenneté », Muriel Schor, nièce de Kehat Schor, victime de l’attentat, des associations de lutte contre l’antisémitisme et le racisme, parmi lesquelles SOS Racisme, le Mouvement pour la paix contre le terrorisme (MPCT), la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs. Rappelons que Bariza Khiari, sénatrice, comparait le 14 janvier 2009 la bande de Gaza à une « prison à ciel ouvert » et est membre du Comité de parrainage de Salah Hamouriterroriste ayant reconnu sa responsabilité dans les préparatifs de l’assassinat du grand rabbin Ovadia Yossef.

Horaire tardif ? Pas une image sur cette cérémonie au JT de 20 h de France 2.

Est-ce un hasard si aucun sportif, ministre ou diplomate français ne s’est joint à la cérémonie à Londres le 29 juillet 2012 et si la France du président Nicolas Sarkozy ou du président François Hollande, des Premiers ministres François Fillon, puis Jean-Marc Ayrault ne s’est pas jointe à la campagne pour une minute officielle de silence aux J.O. de Londres en 2012 ? Rappelons le « vote décisif » de la France en faveur de l’inscription de l’église de la Nativité à Bethléem, « en urgence », malgré l’opposition des responsables chrétiens de ce site et au titre de la « Palestine » dans la liste du Patrimoine mondial par l’UNESCO (Organisation des Nations-unies pour l’éducation, la science et la culture) le 29 juin 2012, et  en faveur de l’admission de la « Palestine » à l’UNESCO le 31 octobre 2011. Bref, cette cérémonie organisée par le CRIF s’apparente à une session de rattrapage pour la France.

Est-ce un hasard si aucun responsable musulman ou/et arabe n’est annoncé à ces évènements ? Et la présence de l’imam de Drancy, Hassan Chalghoumi, souligne l’absence de tous les autres dirigeants des instances musulmanes françaises. Partout dans le monde, la ligne de partage entre juifs et musulmans passe par l’État d’Israël, le refus du monde musulman d’un État non-musulman, juif ou chrétien.

« Les athlètes assassinés étaient juifs, trente-six ans auparavant, les jeux de Berlin avaient été utilisés pour glorifier le nazisme et pour banaliser l’exclusion des juifs et cela avait été fait avec la complaisance de certains dirigeants du sport international qui se trouvaient encore aux commandes lors des jeux de Munich. Chacun connaît la trêve olympique sur laquelle d’ailleurs l’histoire nous dit finalement peu de choses précises. Mais l’utopie de Pierre de Coubertin est un magnifique objectif. Je suis sûr que les athlètes israéliens assassinés en étaient pénétrés. Je suis moins sûr, et je parle ici par litote, que tous aujourd’hui partagent cette utopie et que tous les athlètes en soient les porteurs. Des États qui refusent que leur équipe rencontre une équipe israélienne, des athlètes qui préfèrent être disqualifiés et revenir en héros dans leur patrie, plutôt que d’affronter des concurrents israéliens, des chaines de télévision qui coupent la transmission de leur reportage au moment où défile l’équipe israélienne », a déclaré Richard Prasquier, président du CRIF. 

Est-ce un hasard si le discours de Richard Prasquier lors de cette cérémonie et le compte-rendu rédigé par Eve Gani de cet événement – un résumé publié sur le site Internet du CRIF,  mal titré, évoquant une « cérémonie contre le terrorisme » (et pas à la mémoire des onze victimes juives israéliennes de cet attentat terroriste palestinien ?)  –  ne qualifient curieusement pas ce terrorisme de « palestinien ». Richard Prasquier omet aussi de nommer le mouvement terroriste Septembre Noir ou les États, arabes ou/et musulmans, qui refusent toute rencontre entre leurs sportifs et leurs homologues de l’État juif. Comme Richard Prasquier l’a alors si bien déclaré : « On ne bâtit rien sans le socle de la mémoire« . Ni sans l’Histoire. Curieusement, sur la photo illustrant ce compte-rendu, le sourire éclairant certains visages de personnalités – le sourire le plus patent semble celui de Pierre Besnainou, président du FSJU (Fonds social juif unifié) et de l’AUJF (Appel unifié juif de France) -, surprend et contraste avec la gravité du visage de Richard Prasquier. D’autant que ces personnalités communautaires et politiques posent devant l’affiche des onze victimes israéliennes de ces J.O.

Est-ce un hasard si ce passionnant et bouleversant documentaire est diffusé non par une chaine du service public français, mais par une télévision privée ?

Futur Mémorial 

Le 4 septembre 2013, lors de la cérémonie marquant le 41e anniversaire de cet attentat terroriste palestinien, Ludwig Spaenle, ministre bavarois de l’Éducation et des Affaires culturelles, a annoncé l’édification d’un Mémorial à Munich en mémoire des onze athlètes israéliens et du policier allemand tués en 1972.

Coûtant 1,7 millions d’euros, ce mémorial sera construit près du site munichois ayant accueilli les J.O. Il est l’aboutissement d’une réflexion commune dudit ministère bavarois et du ministère bavarois pour l’Éducation politique, des familles des victimes, du musée Juif de Munich, du consul d’Israël et du Mémorial du camp de concentration de Flossenbürg. Il sera inauguré en 2016.

Une cérémonie à la mémoire des 11 athlètes israéliens tués par des terroristes palestiniens lors des Jeux olympiques de Munich (1972) a eu lieu lors des Jeux olympiques d’hiver de 2014, ou XXIIes Jeux olympiques d’hiver (7-23 février 2014) à Sotchi, cité balnéaire bordée par la mer Noire (Russie).

L’implication d’Abbas/Mazen 

Le 2 décembre 2014, le Mouvement des étudiants pour Israël a écrit au ministre israélien de la Défense afin que soit reconnue la responsabilité de Mahmoud Abbas (Abu Mazen) qualifié de « ministre des finances du terrorisme » lors de ces Jeux olympiques en 1972.

« Après ce terrible massacre des onze athlètes à Munich, le gouvernement israélien dirigé par Golda Méïr s’est voué pour que tous ceux impliqués dans ces faits rendent des comptes et a adopté des mesures pour que soient jugés les terroristes impliqués dans l’organisation et la réalisation de l’attentat. Cependant, pour des raisons politiques, le responsable du financement de ce massacre, Abu Mazen, n’a pas été officiellement reconnu par l’État d’Israël comme un de ceux impliqués dans la promotion du massacre« , a déclaré Eliyahu Nissim, président de ce Mouvement.

Et d’ajouter : « Depuis quelques mois, nous avons réuni les preuves indubitables de l’implication d’Abbas dans ce terrible massacre qui a été effectué par l’organisation Septembre Noir, créée à l’initiative du Fatah d’Arafat, et Abbas a assuré le financement. En fait, l’implication d’Abbas dans cet attentat terroriste est bien connue du public et des familles des victimes. Voici quelques années, Ilana Romano, veuve de Yosef Romano, un des onze qui ont été assassiné à Munich, a dit lors d’une interview au Yediot Aharonot qu’elle détenait une cassette dans laquelle Abbas admet son implication dans le meurtre des athlètes. Après plusieurs années de suivi, nous savons qu’Abbas était le ministre des finances du meurtre de Munich et celui qui a amené l’argent de l’Arabie saoudite pour financer cette opération. Si le ministre de la Défense a le moindre doute sur l’implication d’Abbas dans le massacre des athlètes israéliens, nous devons saisir la chance de la prouver de de présenter les preuves. Même s’il y avait des doutes dans le passé, ceux-ci ont disparu au fil des années quand des détails sur ce massacre et ceux qui y étaient impliqués ont commencé à s’accumuler jusqu’à fournir une image très claire de l’histoire vraie. Maintenant, nous demandons seulement une reconnaissance formelle de ce qui est connu et clair pour tous… Il n’est jamais trop tard pour la justice… Abbas continue d’inciter au terrorisme et de le financer de manière régulière, notamment via des salaires et des bonus pour les terroristes assassins emprisonnés en Israël. Malheureusement, le gouvernement israélien lui permet de porter un chapeau différent chaque jour, comme il le veut – un jour le chapeau du terroriste, un autre jour celui du modéré. Il est temps de voir la réalité en face et de se souvenir qu’Abbas n’est pas seulement impliqué dans le terroriste et le financement de ce dernier actuels, mais aussi depuis 45 ans… Nous envisageons aussi la possibilité de saisir la Haute Cour et de lui présenter les preuves de l’implication d’Abbas dans le massacre de Munich« .

Au cours des dernières années, les liens étroits entre Abbas et Abu Daoud, « cerveau » de cet attentat terroriste palestinien ont été soulignés. En 2010, Abbas a loué Abu Daoud : « Il était l’une des figures leaders du Fatah et a consacré sa vie à la résistance, à un travail sincère, et au sacrifice physique pour les justes causes de son peuple ».

Directrice du Shurat Hadin Israel Law Center, l’avocate Nitsana Darshan-Leitner a montré comment Abbas a fourni le financement de cet attentat à Munich.

Le 2 décembre 2014, des étudiants israéliens ont écrit au ministre israélien de la Défense afin que soit reconnue la responsabilité de Mahmoud Abbas (Abu Mazen) qualifié de « ministre des finances du terrorisme » lors de ces Jeux olympiques en 1972.

Munich, de Spielberg

Ciné + Emotion diffusa les 10, 13 et 18 juin 2015 Munichde Steven Spielberg (2005). « À Munich, en 1972, un commando de terroristes palestiniens affilié au groupe «Septembre noir» prend en otages des athlètes israéliens. L’opération tourne au carnage. Aussitôt, Golda Méïr, Premier ministre israélien, prend la décision de répliquer. Avner, un jeune agent du Mossad, reçoit l’ordre de retrouver et d’éliminer les membres de « Septembre noir » qui sont considérés comme les commanditaires de l’attentat. Il change d’identité et quitte Tel Aviv en laissant sa femme enceinte. Arrivé en Europe avec un commando de quatre hommes, il tente d’entrer en contact avec le mystérieux « Papa », qui devrait lui permettre de localiser les terroristes… »

Athlètes torturés et mutilés 

Le 1er décembre 2015, le New York Times a révélé les tortures et castration infligées aux otages juifs israéliens par ces terroristes. Veuves de deux athlètes otages, Ankie Spitzer et Ilana Romano ont révélé ces actes barbares au documentaire Munich 1972 & Beyond, de Stephen Crisman. Né en 1940 à Benghazi (Libye), Yossef Romano, haltérophile et décorateur d’intérieur, a été blessé au début de la prise d’otages, alors qu’il tentait de combattre les terroristes. Il a été castré et abusé sexuellement devant ses camarades, ligotés. Les autres otages ont été battus, leurs os cassés. Deux otages, dont Yossef Romano, sont morts dans le village olympique. « Les terroristes ont toujours allégué qu’ils n’étaient pas venus pour tuer quiconque et qu’ils voulaient seulement libérer leurs amis emprisonnés en Israël. Ils disaient qu’ils ont tué le reste des otages du fait de l’opération de sauvetage à l’aéroport. Mais ce n’est pas vrai. Ils étaient venus pour blesser des gens. Ils étaient venus pour tuer ».

Les familles des otages ont toujours demandé des informations sur ce qui s’était passé, mais elles se heurtaient au déni de l’Allemagne. En 1992, Ankie Spitzer a fait part de sa frustration à un documentariste pour le 20e anniversaire de cette tragédie. Elle a été contactée par un individu qui lui a donné 80 pages, notamment d’un rapport de la police, sur ces faits. Les proches des otages ont donc sollicité de nouveau les autorités allemandes, et obtenu des documents et photographies sur les tortures subies par des athlètes. Ils ont alors promis de ne pas divulguer ces informations qu’ils ont rendues finalement publiques pour que les athlètes reçoivent à titre posthume une reconnaissance publique et officielle.

Nouveau président du Comité olympique international (IOC), Thomas Bach a exprimé son accord pour un moment de souvenir de tous les athlètes morts lors des J.O. durant les ceux à Rio en 2016. Ankie Spitzer et Ilana Romano œuvrent à ce que le souvenir des athlètes israéliens tués à Munich soit distinct de celui des autres athlètes, car leur mort a résulté d’un attentat terroriste. L’IOC est d’accord pour contribuer au financement d’un mémorial aux athlètes israéliens tués à Munich.

Dubaï Film Market


Dans le cadre du Marché du film à Cannes et de Dubai Goes to Cannes, le Dubaï Film Market (DFM) a présenté le 16 janvier 2016, de 16 h à 18 h, des extraits de quatre films dont Munich: A Palestinian Story, documentaire biaisé de Najib Hajjaj : « ‘Munich: A Palestinian Story’ tells the story of the hostage situation that took place at the 1972 Munich Olympics. It is the first time an Arab filmmaker has tackled the event. The films is directed by Palestinian filmmaker Nasri Hajjaj who was childhood friends with one of the Fidayeen group members who carried out and was killed during the hostage-taking incident. Years later, Hajjaj meets Jamal, one of the two surviving members of the group. The film is an attempt to present different views – irrespective of the support for or condemnation of the events in Munich in 1972″. Ilana Romano a refusé de témoigner dans ce documentaire partial qui désigne les terroristes islamistes palestiniens en « combattants de la liberté« . Lors de cette projection interdite à la presse, le réalisateur britannique Ken Loach était un des rares spectateurs.

J.O. Rio 2016


Les Jeux olympiques se déroulent à Rio de Janeiro du 5 au 21 août 2016.

Le 3 août 2016, dans le village olympique de Rio de Janeiro (Brésil), a été inauguré un mémorial en hommage aux athlètes décédés lors des Jeux olympiques.

Le « monument, qui contient une pierre du site d’Olympie, berceau des Jeux antiques en Grèce, est dédié notamment à la mémoire des victimes de l’attaque perpétrée par le groupe palestinien Septembre noir contre le pavillon où résidaient les membres de l’équipe d’Israël à Munich ».

En présence d’athlètes israéliens et allemands ainsi que des deux veuves de victimes israéliennes de Munich, Thomas Bach, président du Comité international olympique et champion olympique d’escrime en 1976 à Montréal (Canada) avec l’équipe d’escrime de la République fédérale d’Allemagne (RFA), a déclaré : « Les Jeux olympiques ont toujours été une affirmation de la vie. Que cette commémoration soit une affirmation de leurs vies ». Il a lu les noms des onze otages israéliens assassinés en 1972 et celui de Nodar Kumaritashvili, lugeur géorgien décédé accidentellement durant une descente d’entraînement la veille des JO d’hiver de Vancouver en 2010.

« C’est un moment incroyablement important. Nous avons attendu 44 ans pour ce moment. Nous nous sommes battus pour leur mémoire et la reconnaissance que nos êtres chers brutalement tués à Munich appartiennent vraiment à la famille olympique. Le président Bach a prononcé leurs noms et observé cette minute de silence, je ne peux pas décrire mon émotion », a confié Ankie Spitzer, veuve de l’entraîneur de l’équipe israélienne d’escrime à Munich, Andre Spitzer.

« C’est un moment historique pour lequel je remercie le président Bach », a témoigné Ilana Morano, veuve de l’haltérophile Yossef Moreno, un des premiers otages tués.

Le Comité international olympique (CIO) a annoncé qu’un site de deuil – Place of Mourning – constitué en particulier de deux pierres de l’Olympie antique encastrés dans du verre, situé dans la partie arborée du village des athlètes, se trouvera dans chaque village olympique et sera lié à une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme palestinien.

Le 14 août 2016, à l’hôtel de ville de Rio de Janeiro, une cérémonie a rendu hommage aux 11 athlètes israéliens assassinés lors des Jeux olympiques de Munich de 1972 en présence de responsables olympiques, dont Thomas Bach, israéliens, dont Miri Regev, et brésiliens.

“Entendre enfin les noms des onze athlètes israéliens assassinés prononcés à voix haute à l’intérieur de votre village olympique, et voir une minute de silence être observée, ont été l’aboutissement de notre lutte pour que nos proches soient reconnus en tant que membres de la grande famille olympique”, a déclaré Ankie Spitzer.

Ministre israélienne des Sports et de la Culture, Miri Regev a demandé qu’une telle cérémonie ait lieu à chaque cérémonie d’ouverture des Jeux olympique. Elle a dit au Comité international olympique qu’un « drapeau noir » flottera toujours sur son événement sportif. « Notre bon ami, Thomas Bach a été le premier à comprendre l’obligation du CIO de marquer cette tragédie. Cependant, cette cérémonie n’est pas suffisante. Le chagrin pour les athlètes tués à Munich n’appartient pas seulement à leurs familles, pas seulement à l’État d’Israël, pas seulement au peuple juif. C’est une tragédie aussi pour le CIO qui aura un drapeau noir flottant. Cela doit devenir une partie intégrale de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques afin de rappeler au monde libre ce qui peut arriver quand on baisse sa garde. Espérons que vous, notre ami Thomas Bach, introduirez ce droit aux prochaines Olympiades à Tokyo », a déclaré Miri Regev.

Le 22 mars 2017,  à 22 h 32, Paramount Channel diffusa Munichde Steven Spielberg (États-Unis – Canada – France, 2005, avec Eric Bana, Daniel Craig, Ciarán Hinds, Mathieu Kassovitz, Hanns Zichler, Ayelet Zurer, Geoffrey Rush, Michael Lonsdale, Mathieu Amalric, Lynn Cohen, Yvan Attal, Gila Almagor. « À Munich, en 1972, un commando de terroristes palestiniens affilié au groupe « Septembre noir » prend en otages des athlètes israéliens. L’opération tourne au carnage. Aussitôt, Golda Méïr, Premier ministre israélien, prend la décision de répliquer. Avner, un jeune agent du Mossad, reçoit l’ordre de retrouver et d’éliminer les membres de « Septembre noir » qui sont considérés comme les commanditaires de l’attentat. Il change d’identité et quitte Tel Aviv en laissant sa femme enceinte. Arrivé en Europe avec un commando de quatre hommes, il tente d’entrer en contact avec le mystérieux « Papa », qui devrait lui permettre de localiser les terroristes… »

Nouveau mémorial

Le 6 septembre 2017, un nouveau Mémorial en mémoire des victimes a été inauguré à Munich en présence du président israélien Réouven Rivlin, du président allemand Frank-Walter Steinmaier et des représentants des familles des victimes israéliennes du terrorisme palestinien. Une minute de silence a été observée par l’assistance à la mémoire de ces victimes.

Le président Reouven Rivlin a déclaré : “Nous remercions le Premier ministre de Bavière Horst Seehofer pour cette initiative et pour sa sollicitude envers l’État d’Israël et le peuple juif”. Lors de son intervention, le président israélien a également rappelé que 45 ans après ce massacre, le terrorisme international continue à frapper et à menacer des innocents à travers le monde: “Il y a même des endroits où ces attentats sont présentés comme des actes de bravoure. Le Fatah a célébré récemment cet attentat comme un modèle à suivre. L’inauguration de ce mémorial doit donc être un message adressé à toute la planète: il ne faut en aucun cas être indulgent avec le terrorisme. Le terrorisme doit être dénoncé et combattu en tout endroit, à Barcelone comme à Londres, à Paris comme à Berlin ou à Jérusalem. Nous devons tous nous unir contre ce fléau”.

Ilana Romano, « veuve de l’haltérophile Yossef Romano hy”d, a exprimé sa grande émotion et estimé que ce mémorial constituait une dette morale envers les onze victimes. Elle a souligné que la présence des présidents allemand et israélien donnait plus de poids et de symbole à cette cérémonie ».

Le 18 février 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est recueilli avec son épouse et le ministre de l’Education et de la Culture, devant ce Mémorial. Le Premier ministre israélien s’est rendu en Allemagne pour participer à la Munich Security Conference au cours de laquelle il a insisté sur la détermination de l’État juif à refuser toute menace visant sa sécurité.

Benjamin Netanyahu a lié la Shoah et l’assassinat des athlètes israéliens, en soulignant la grande différence constituée en l’existence de l’existence de l’État d’Israël qui agit contre le terrorisme : « There is significance that we are standing at the place where 11 Israeli athletes were murdered just because they were Jewish and Israeli. At this place, millions were massacred just because they were Jewish. The big difference is that we have a state, and the state acted, and is currently acting against terror and those who came to destroy us. Because of that we are here representing our proud state, that promises the future of our nation ».

La délégation israélienne a chanté la Hatikvah, hymne national israélien.

 

Daoud à Prague

En septembre 20107, des photos publiées ont montré la vie des terroristes Abou Daoud, dénommé Rak, et de Carlos à Prague, alors en Tchécoslovaquie, dans les années 1970 et 1980. Tous deux étaient espionnés par la police secrète tchécoslovaque, la StB. Des documents déclassifiés par le gouvernement tchèque évoquent Abou Daoud, soûl. Le comportement des deux terroristes inspiraient à la Tchécoslovaquie des craintes croissantes. En 1982, Abou Daoud a été interpellé par les services de sécurité tchécoslovaques alertés par la proximité d’un attentat terroriste en Europe occidentale et a été contraint de quitter ce pays. Il est mort en 2010 en Syrie.

« In 1982, possibly alerted to an impending new attack in western Europe, state security services detained Abu Daoud, the commander of Black September, and ordered him to leave, circulating reports of his sex life to other Eastern bloc spy agencies. He would die of kidney failure in 2010 in Syria. “I will never come back to Czechoslovakia,” he fumed to a hotel employee in the lift after a four-hour StB interrogation. “And I will also tell all my friends and acquaintances to look for another state to operate in. I am a decent person and I have never experienced such treatment anywhere in the world.”

Edwy Plenel

Le 2 avril 2018, interpellé par Me Gilles-William Goldnadel pour TV France Libre, Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde (1996-2004), président et cofondateur du site Mediapart, a reconnu avoir écrit sous le pseudonyme de Joseph Krasny, un article publié dans le journal trotskiste Rouge et exhortant à « défendre inconditionnellement » les terroristes palestiniens ayant commis cet attentat à Munich :

“L’action de Septembre Noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l’amiable que les réactionnaires arabes s’apprêtaient à conclure avec Israël (…) Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre Noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation (…) À Munich, la fin si tragique, selon les philistins de tous poils qui ne disent mot de l’assassinat des militants palestiniens, a été voulue et provoquée par les puissances impérialistes et particulièrement Israël. Il fut froidement décidé d’aller au carnage”.

Le  2 avril 2018, le CheckNews de Libération a rappelé : « En 2008 dans Enquête sur Edwy Plenel, écrit par le journaliste Laurent Huberson, [ces écrits] sont pour la première fois exhumés. Quasiment un chapitre est consacré à l’anticolonialisme, l’antiracisme, et l’antisionisme radical du jeune militant Plenel. C’est dans ces pages que sont retranscrites ces  lignes ».

Edwy Plenel a déclaré CheckNews :
“Je n’ai jamais fait mystère de mes contributions à Rouge, de 1970 à 1978, sous le pseudonyme de Joseph Krasny. Ce texte, écrit il y a plus de 45 ans, dans un contexte tout autre et alors que j’avais 20 ans, exprime une position que je récuse fermement aujourd’hui. Elle n’avait rien d’exceptionnel dans l’extrême gauche de l’époque, comme en témoigne un article de Jean-Paul Sartre, le fondateur de Libération, sur Munich dans La Cause du peuple–J’accuse du 15 octobre 1972. Tout comme ce philosophe, j’ai toujours dénoncé et combattu l’antisémitisme d’où qu’il vienne et sans hésitation. Mais je refuse l’intimidation qui consiste à taxer d’antisémite toute critique de la politique de l’État d’Israël”.

Malgré cette révélation, le président de la République Emmanuel Macron a maintenu Edwy Plenel comme journaliste l’interviewant le 15 avril 2018. Et ce, malgré de nombreuses demandes sur les réseaux sociaux en ce sens.

Le 18 avril 2018, Causeur a publié la tribune « Massacre de Munich: Plenel m’indigne » de Me Gilles-William Goldnadel :

« Dans le Médiapart du 10 avril, Edwy Plenel suggère que j’aurais « publicisé » son approbation du massacre des athlètes israéliens par le groupe terroriste palestinien Septembre Noir en raison de l’enquête de son journal concernant l’affaire libyenne mettant en cause Nicolas Sarkozy…

J’espérais qu’il était de la faculté de mes pires contempteurs de ne pas sous-estimer mon attachement au peuple israélien sans avoir à me prêter des arrière-pensées subalternes. À moins qu’Edwy Plenel pense qu’il vaut mieux rabaisser les motivations de ses contradicteurs, dans la pure tradition de combat d’un trotskisme culturel qu’il ne récuse pas.Mais trêve de querelle personnelle, le propos de cette chronique étant d’analyser les explications idéologiques livrées par Plenel à Libération à la suite de la polémique liée à ces révélations.Encore faut-il grandement relativiser le mot « révélations », puisque l’approbation par le directeur de Médiapart du massacre de Munich était connue de quelques initiés, figurait dans la biographie Wikipédia de l’intéressé et avait été, pour le coup, « révélée » par la grâce d’un livre écrit par Laurent Huberson : Enquête sur Edwy Plenel, en 2008.

Hier encore, j’avais 20 ans…

Dès lors, force est de constater qu’il aura fallu une décennie pour que cette révélation passe le barrage de la résistance médiatique, moins en raison de l’industrie de l’auteur du présent article que du fait que l’étoile de la star journalistique avait déjà pâli.

Depuis que l’intéressé, après avoir couvert d’une discrétion inaccoutumée les viols reprochés à Tariq Ramadan et avoir été brocardé pour cela par Charlie hebdo, avait répliqué en affirmant que le journal martyr prenait part à une campagne « générale » de « guerre aux musulmans », celui-ci n’inspire plus la crainte révérencieuse d’antan. Mais avant cette période fatale, il n’était pas question de poser la question. À côté de l’interminable immunité du journaliste-militant, apparaît également cette indulgence toujours coupable et parfois connivente qu’inspirent au monde médiatique les insanités de l’extrême gauche que je dénonce à longueur de chroniques.En matière d’insanités, celles dont fut capable le jeune Plenel en 1972 lorsqu’il se faisait appeler « Joseph Krasny », écrivait dans Rouge et qu’il récuse 46 ans plus tard avec une touchante spontanéité lorsqu’on lui met sous le nez, ne sont pas très ragoûtantes : « L’action de Septembre Noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l’amiable que les réactionnaires arabes s’apprêtaient à conclure avec Israël. (…) Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre Noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation. » (Rouge, numéro 171).Il en faut de la haine, lorsqu’on a 20 ans, pour écrire de telles lignes et approuver le massacre de sportifs innocents. Comme l’écrit très bien le député LR Jean-Charles Taugourdeau : « En 1972, vous aviez 20 ans… J’en avais 19… Et contrairement à vous, je n’ai jamais écrit, ni même pensé une once de ce que vous avez pu écrire au sujet de l’assassinat des athlètes israéliens. Non, moi j’en ai pleuré. Et 46 ans après, je suis toujours très fier d’avoir pleuré ».

J’étais pas le seul, m’sieur !

J’en viens à présent aux deux justifications apportées par Plenel à Libération.

La première est de faire observer qu’à cette époque lointaine, à l’extrême gauche, une telle approbation du terrorisme palestinien était monnaie courante. L’argument relève lui de la fausse monnaie et est caractéristique de cette faculté de l’extrême gauche de vouloir s’exonérer à bon marché de tous ses péchés.Il est vrai que la faute est ancienne. Encore faut-il relativiser l’ancienneté. Et l’extrême gauche est bien mal placée en matière de pardon des péchés. Il n’y a pas plus hyper-mnésique ou anachronique qu’un militant trotskiste ou communiste. Il est capable de reprocher à un homme de droite de 2018 l’attitude d’un Croix-de-Feu en 1934 ou d’un collaborateur en 1940. Ou à un résistant héroïque contre les nazis d’avoir été pour l’Algérie française et d’être ainsi déchu de tout droit à une rue.

Plenel et ses amis ont la rancune aussi tenace que sélective.

Il est vrai également que l’extrême gauche en 1972 était fort bienveillante à l’égard du terrorisme palestinien aveugle. Plenel a parfaitement raison. Sauf que je passe encore aujourd’hui une bonne partie de ma vie intellectuelle à continuer à lui reprocher de continuer. Je mets au défi Plenel de me mettre sous les yeux un article dans lequel il condamnerait avec la vigueur dont il sait être capable le terrorisme du Hamas. Il fut au contraire le thuriféraire le plus exalté de Stéphane Hessel à qui j’ai reproché (dans Le vieil homme m’indigne) ses faiblesses insignes pour le mouvement islamiste.

Quelques mois après les attentats terroristes antijuifs à Paris, je reprochais aux Insoumis leur intention funeste d’avoir voulu rendre visite dans sa prison en Israël à un terroriste palestinien coupable d’attentat contre des civils. Je n’aurais pas assez d’un livre en dix volumes pour consigner à gauche cette complaisance extrême pour la violence contre les innocents qui transcende largement le conflit israélo-palestinien. Dois-je rappeler la complaisance des camarades de Mélenchon pour Fidel Castro, Guevara ou Robespierre ? Dois-je rappeler enfin que j’attends qu’ils reconnaissent le génocide vendéen ?

Edwy « Zola » Plenel

Seconde observation d’Edwy Plenel : « J’ai toujours dénoncé et combattu l’antisémitisme mais je refuse l’intimidation qui consiste à taxer d’antisémite toute critique de la politique de l’État d’Israël ».
La véracité contenue dans la première partie de l’argument ne me saute pas aux yeux.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, son long flirt avec Ramadan, sa complaisance à l’égard des Frères musulmans et ses sympathies pour Mehdi Meklat ne m’incitent pas à le ranger dans le même Panthéon qu’Émile Zola.Mais trêve de persiflage, j’en viens à ce refus offusqué du chantage à l’antisémitisme qui relève chez Plenel et ses amis du mantra. Sorte d’amulette magique, d’eau bénite, de gousse d’ail protectrice à brandir lorsqu’un vampire sioniste tente de mordre le cou d’anti-israéliens radicaux.Ils voudraient que tout adversaire d’Israël, même le plus violent, se voit ipso facto et de plein droit, décerné un certificat de non-antisémitisme. Glissons sur ce sophisme ou cette perversion intellectuelle.J’ai toujours refusé d’utiliser l’argument antisémite pour reprocher à un anti-Israélien pathologique ou seulement injuste ce que je considère, à tort ou à raison, comme une attitude excessive.Encore que je conçoive aisément qu’on puisse être à la fois antisémite et anti-Israélien, il ne m’apparaît pas que ce soit en toutes circonstances l’explication causale. Et je ne place pas non plus forcément l’antisémitisme au sommet de la hiérarchie maléfique. L’ignorance, la sottise, la méchanceté, le goût pour la provocation, la jalousie -encore qu’ils ne soient pas incompatibles avec la haine des Juifs – me paraissant largement aussi redoutables.

Plenel ou le philosémitisme schizophrénique

Je reviens, pour terminer, vers M. Plenel. J’écris ici que je ne le crois pas un seul instant antisémite. J’écris encore que je le crois plutôt philosémite. Mais de ce philosémitisme névrotique que j’ai passé une bonne partie de ma vie intellectuelle à étudier et à combattre (Le Nouveau Breviaire de la Haine, Ramsay, 2001). M. Plenel en est même une des incarnations les plus dangereusement emblématiques.

M. Plenel, hanté et fasciné par la Shoah, adore le juif en pyjama rayé mais il l’abhorre en uniforme kaki. Au sein de sa religion athée post-chrétienne, il le vénère, christique et décharné quand il ne se défend pas. Mais il considère que le juif vivant violent est son nouveau Judas.

Voilà pourquoi, dans son inconscient tourmenté, M. Plenel considère que le musulman, victime du nouveau juif vivant, est devenu son nouveau juif rêvé. Et tant pis si son fantasme tourne le dos à la réalité. Voilà pourquoi, sans doute, Plenel jeune comme Plenel l’ancien, quoique hantés tous deux par la Shoah, sont incapables de ressentir combien assassiner des juifs musclés mais innocents à quelques kilomètres de Dachau demeure une ignominie toute particulière. »

Veuve du philosophe Benny Lévy, Léo Lévy a écrit dans La Règle du jeu (23 avril 2018) : « Le conformisme, la paresse de pensée ont laissé, en maintes occasions, advenir des catastrophes. Monsieur Plenel cite un article écrit par Sartre dans La Cause du Peuple, journal dont il était le directeur, soutenant l’action des terroristes. La Cause du Peuple était le journal de la Gauche Prolétarienne, organisation révolutionnaire maoïste, selon la terminologie de l’époque. Ses directeurs, l’un après l’autre, avaient été emprisonnés. Ayant accepté le titre de directeur, Sartre protégeait le journal grâce à sa notoriété, mais n’était pas à l’origine de ses positions. Paraît un texte condamnant sans ambiguïté l’action du commando, émanant de la direction de la Gauche prolétarienne. C’est à cette condamnation que l’article de Sartre répond. Il n’y avait donc pas une pensée unique de l’extrême gauche et Sartre n’en était pas l’expression, ni ne souhaitait l’être ».

« Black September. The True Story of the Munich Massacre » de Sebastian Dehnhardt, Uli Weidenbach et Manfred Oldenburg

ZDF, 2006, 1 h 30

Diffusions notamment sur la chaine Histoire les :

– 5 septembre 2012 à 20 h 35, 7 septembre 2012 à 8 h 55 ; 9 septembre 2012 à 14 h 20 ; 15 octobre 2012 à 11 h 15 ; 12 mars 2013 à 20 h 35.

– 03/07/2013 à 9 h 50, 09/07/2013 à 9 h 20, 19/07/2013 à 2 h 40, 15 septembre à 3 h 05, 25 septembre 2013 à 20 h 40 et 27 septembre 2013.

Le 5 septembre 2012 à 19h

Au Comité national olympique

1, avenue Pierre de Coubertin – 75013 Paris

 

Publié les 5 septembre 2012, les 11 mars et 7 septembre 2013, 10 février et 4 décembre 2014, 8 juin et 3 décembre 2015, 16 mai et 10 août 2016, 21 mars et 7 septembre 2017, 19 février et 3 mai 2018, cet article a été actualisé le 3 mai 2018.

[Source : www.veroniquechemla.info]

Entregadores no Brasil têm protestado por causa das condições de trabalho | Imagem: Magno Borges/Agência Mural

Este texto é de autoria de Lucas Veloso e Jéssica Moreira. É publicado aqui via parceria de conteúdo entre o Global Voices e a Agência Mural [1].

Logo que fez 18 anos, Michel da Silva, morador de Cidade Tiradentes [2], na zona leste de São Paulo, fez o cadastro para trabalhar como entregador no iFood, um dos principais aplicativos de entrega em atividade no Brasil.

Nos seis meses que se passaram desde então, a rotina não foi fácil. Apesar de fazer entregas diárias de comida, nem sempre ele consegue tempo para se alimentar. “Não tem hora para almoçar, talvez tomar um café, porque acordo cedo para sair. Quando consigo almoçar, não tem um lugar específico para almoçar”, diz.

A saída é sentar na calçada, parar no meio da rua ou em alguma praça para conseguir fazer alguma refeição. Segundo Michel, outras necessidades básicas também viram dificuldade na rua, como a falta de banheiros. “A gente não consegue usar banheiro, você prende bastante coisa”.

As condições apontadas por ele são ponto em comum nas reclamações de entregadores ouvidos pela Agência Mural. A diminuição na renda por conta da pandemia do novo coronavírus [3] também é um dos pontos citados por profissionais cadastrados em aplicativos como Rappi, iFood, UberEats, Loggi e James.

A segunda paralisação nacional em busca de melhores condições para a categoria foi convocada no dia 25 de julho. No início do mês [4], milhares de entregadores em São Paulo e em outras grandes cidades brasileiras, como Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador e Recife, já haviam aderido em peso ao movimento.

ESSENCIAL

A crise por conta da Covid-19 e a falta de apoio dos aplicativos para os entregadores estão entre os principais problemas enfrentados hoje pela categoria.

Com a pandemia, o número de entregadores de aplicativos da capital paulista e da Grande São Paulo cresceu ao menos 20%, de acordo com o SindiMotoSP (Sindicato dos Mensageiros Motociclistas do Estado de São Paulo). Os dados da entidade apontam para cerca de 280 mil profissionais com motos ou bicicletas trabalhando na região.

O trabalho nesse período se tornou mais perigoso, tendo em vista a exposição ao vírus em tempos em que é necessário o isolamento social. Um decreto do presidente Jair Bolsonaro considerou os serviços de entrega como atividades essenciais, que não podem parar.

Sem banheiros e com rotinas que passam das 10 horas diárias, entregadores exigem melhores condições no Brasil | Imagem: Roberto Parizotti/FotosPúblicas [6]

Adriano Almeida, 35, viu nos aplicativos de entrega uma oportunidade de conseguir garantir renda. Morador do Capão Redondo [5], zona sul da capital, ele trabalha de moto há dois anos. Diariamente sai de casa, por volta das 8h, rumo ao centro da cidade, onde passa o dia e só volta depois das 22h.

Com contas a pagar e sem emprego fixo, ele diz que faz cerca de 15 entregas por dia. Os valores mensais cobrem as dívidas, mas os ganhos são baixos e os entregadores dizem quase não ter apoio dos aplicativos. “A gente ganha muito pouco por entrega. Tem coisa que vou levar e não consigo pagar nem a gasolina”.

Pesquisadores da Remir Trabalho (Rede de Estudos e Monitoramento da Reforma Trabalhista) ouviram 252 trabalhadores do setor em 26 cidades por meio de um questionário online, de 13 a 20 de abril.

Entre os entrevistados 60,3% apontaram uma diminuição na remuneração, em comparação aos dias antes da pandemia. Outros 27,6% disseram que os ganhos se mantiveram e 10,3% afirmaram que a renda aumentou durante a quarentena.

Entrar nesse ramo exige um investimento do próprio entregador. O iFood [7], um dos mais famosos aplicativos do setor, cita os itens necessários para quem for se cadastrar: possuir um celular com android e pacote de dados, um veículo para entregas (moto ou bicicleta), além de uma caixa térmica ou baú e equipamentos obrigatórios de segurança no trânsito, como capacete e jaqueta com faixas refletivas.

PERFIL DOS ENTREGADORES

Allan de Almeida Lima, 24, de Guarulhos [14], na Grande São Paulo, faz entregas desde dezembro de 2019. Ex-motorista de uma empresa de logística, acreditou que como entregador a vida financeira iria melhorar, mas após seis meses cadastrado em três plataformas de aplicativos ficou decepcionado com a realidade. “Entrei achando que ia fazer meus horários e que conseguiria grana trabalhando oito horas, mas é relativo”.

Allan diz que os rendimentos não ultrapassam R$ 1.000 (ou 192 dólares) por mês. Para compensar, faz outros trabalhos informais, como encanador e ajudante de pedreiro para aumentar a renda. “É difícil sair para trabalhar, não ver resultados e ser mal tratado em algumas casas”, resume.

Uma pesquisa da Aliança Bike (Associação Brasileira do Setor de Bicicletas), após uma amostra realizada em seis regiões de São Paulo, mostra o perfil social dos entregadores. Segundo o levantamento, a maioria vive nas periferias, são homens jovens (50% tem até 22 anos), negros (71%), com ensino médio completo (53%) e que estavam desempregados (59%).

Com a atual situação, mais da metade desses profissionais (57%) trabalha nos sete dias da semana. Em média, a jornada diária é de 9,24 horas, para fazer nove entregas, com uma remuneração mensal de R$ 936. Diariamente, eles cumprem uma jornada pedalando que supera os 60km, sendo 40km para prestar o serviço e 20km no trajeto de casa para a região central.

Entre as reclamações, a falta de segurança no trânsito (44%), ausência de infraestrutura viária (34%) e a falta de segurança contra roubo (20%), ocupam as primeiras posições. Também há reclamação dos entregadores sobre o bloqueio indevido do cadastro.

Entregadores relatam que tiveram o contato desativado em semanas que não trabalharam todos os dias ou por queda no sistema de pontuação dos aplicativos. Alguns se recusaram a atender a reportagem, por receio de represália e não poder seguir com as entregas. As empresas negam perseguição.

Durante cinco dias, a Agência Mural acompanhou um grupo de entregadores no aplicativo de mensagens Whatsapp. A incerteza sobre a renda do dia também costuma ser um problema.

“Cheguei 6h30 na Vila Madalena, era 10h e só tinha feito duas entregas”, lamentou um entregador. “Desisti e vim embora. Queimar gasolina à toa, estou fora”.

Outro entregador escreveu:

Esse trabalho nosso não é muito valorizado. É taxa pequena, você pode ser assaltado, atropelado, pode morrer aí na rua e eles não se responsabilizam por nada, eles não vêm com nada, não te dá vínculo de ajuda, se você sofrer um acidente, a única coisa que eles fazem é mandar para você “umas melhoras” e acabou. Você tem que arcar com tudo, com custo de hospital, com custo de tudo. Então, são coisas que deveriam mudar no iFood. Agora, vou me jogar nas pistas e 10h da noite, nóis para, se Deus abençoar, com aquela quantia que a gente tem na mente.

Procurados, os aplicativos Rappi, UberEats, Loggi e James não responderam à Mural sobre a paralisação e as condições de trabalho.

O iFood afirmou em nota que “os ganhos médios mensais do grupo que têm a atividade de entregas como fonte principal de renda aumentaram 70% em maio quando comparados a fevereiro”. Segundo a empresa, o valor médio por hora é de R$ 21,80 e o valor médio pago por rota é de R$ 8,46.

Sobre o bloqueio de entregadores, a empresa diz que nos casos de necessidade de desativação das contas dos entregadores, o profissional recebe uma mensagem via aplicativo e é direcionado para um chat específico para entender o motivo e pedir análise do caso. Se um erro por parte do aplicativo for comprovado, a conta é reativada.

A empresa diz também que tomou medidas de enfrentamento à Covid-19 como auxílio financeiro para quem apresentar sintomas e que fazem parte dos grupos de risco, além da distribuição de EPIs (equipamento de proteção individual).

 

 

 

Artigo publicado em Global Voices em Português: http://pt.globalvoices.org
URL do artigo: https://pt.globalvoices.org/2020/09/03/por-que-os-entregadores-estao-fazendo-greve-contra-aplicativos-no-brasil/

URLs nesta postagem:

[1] Agência Mural: https://www.agenciamural.org.br/especiais/favelas-invisiveis-sao-paulo-covid-19/

[2] Cidade Tiradentes: https://pt.wikipedia.org/wiki/Cidade_Tiradentes

[3] novo coronavírus: https://www.agenciamural.org.br/coronavirus

[4] início do mês: https://www.uol.com.br/tilt/noticias/redacao/2020/07/01/greve-nao-para-apps-mas-afeta-sistema-e-mostra-forca-de-entregadores.htm

[5] Capão Redondo: https://pt.wikipedia.org/wiki/Cap%C3%A3o_Redondo

[6] FotosPúblicas: https://fotospublicas.com/entregadores-de-aplicativos-movimento-na-cidade-de-sao-paulo-regiao-da-avenida-paulista/

[7] iFood: https://entregador.ifood.com.br/trabalhar-como-entregador/

[8] Image: https://pt.globalvoices.org/2020/09/03/por-que-os-entregadores-estao-fazendo-greve-contra-aplicativos-no-brasil/entregadores1card1/

[9] Image: https://pt.globalvoices.org/2020/09/03/por-que-os-entregadores-estao-fazendo-greve-contra-aplicativos-no-brasil/entregadores1card2/

[10] Image: https://pt.globalvoices.org/2020/09/03/por-que-os-entregadores-estao-fazendo-greve-contra-aplicativos-no-brasil/entregadores1card3/

[11] Image: https://pt.globalvoices.org/2020/09/03/por-que-os-entregadores-estao-fazendo-greve-contra-aplicativos-no-brasil/entregadores1card4/

[12] Image: https://pt.globalvoices.org/2020/09/03/por-que-os-entregadores-estao-fazendo-greve-contra-aplicativos-no-brasil/entregadores1card5/

[13] Image: https://pt.globalvoices.org/2020/09/03/por-que-os-entregadores-estao-fazendo-greve-contra-aplicativos-no-brasil/entregadores1card7/

[14] Guarulhos: https://pt.wikipedia.org/wiki/Guarulhos

Escrito por Salvador Medina Ramírez

La construcción y desarrollo de infraestructura exitosa requiere de condiciones materiales, políticas y sociales favorables para llevarse a cabo. Estas son construidas a lo largo del tiempo y pueden estar rodeadas tanto de éxitos previos como de fracasos. En el caso de la ciclovía emergente sobre Avenida Insurgentes de la Ciudad de México, que ha tenido amplio reconocimiento, las condiciones que la han permitido se desarrollaron a lo largo de años.

Avenida de los Insurgentes, una de las vialidades más importantes de la capital, ha sido un espacio para propuestas de infraestructura ciclista de fácil acceso en la Ciudad de México. Por citar tres proyectos: Bicitekas e ITDP en 2007, con su Propuesta de Red Ciclista para la Ciudad de México, postulaba una ciclovía en Insurgentes desde Reforma, en el centro, hasta Santa Teresa en el sur; la Secretaría de Medio Ambiente local (Sedema) en 2010, con su Estrategia de Movilidad en Bicicleta, impulsaba una zona de tránsito desde Indios Verdes, en el norte, al mismo Santa Teresa; y, finalmente, el Plan Bici de Sedema de 2018, mostraba un alto potencial de viajes en bicicleta para Insurgentes entre Eje 2 Norte y Santa Teresa. Entre los motivos que nutren este interés, se incluyen que la avenida conecta buena parte de la Ciudad de México de norte a sur, tiene pocas pendientes pronunciadas, pasa por una gran cantidad de lugares generadores/atractores de viajes y genera un complemento importante de red.

Sin embargo, estas propuestas no dieron frutos, pues los obstáculos para la construcción de esta infraestructura eran tan grandes en términos de efectos al tráfico y en aceptación política y social, que simplemente fueron descartadas. Sin embargo, ocurrieron tres situaciones a lo largo de los años que las revindicarían y que conviene aquí recordar.

Ilustración: Gonzalo Tassier

Primero, creció el uso de la bici en la Ciudad de México, precisamente en una zona que es atravesada por Avenida Insurgentes. Por ejemplo, la Encuesta Origen Destino (EOD) 2007 estimaba que en la Alcaldía Cuauhtémoc se realizaban 12 128 viajes en bicicleta (0.4 % del total). Para la EOD de 2017 esta cifra alcanzó 38 454 viajes (1.4 %). Se trata de un crecimiento de más del triple en el número de viajes; un dato que, sin duda, tiene que ver con el programa Ecobici, que paso de tener 9 424 viajes diarios en su punto máximo en el primer año de implementación (2010), a cerca de 30 000 viajes diarios en 2019.

En este sentido, hace 20 años resultaba difícil ver ciclistas en dicha avenida de manera cotidiana, pero en tiempos recientes han sido más quienes solían tomar Insurgentes, a pesar de no tener una infraestructura segura. Este fenómeno creció aún más con la llegada de los sistemas de anclaje de bicis y monopatines, así como con las apps de repartidores en bici: la información generada por el programa piloto de los Sistemas de Transporte Individual Sustentable (SiTIS) mostraban diversas trayectorias realizadas por Avenida de los Insurgentes, entre Reforma y Eje 8, de forma cotidiana.

Ilustración 1: Trayectoria de viajes en bicicleta sin anclaje y en monopatín eléctrico, 2019

Fuente: Semovi

En segundo lugar, por paradójico que resulte, la construcción en 2017 del deprimido Mixcoac para el tráfico automotor, generó condiciones favorables a la implementación de esta infraestructura ciclista. Insurgentes, en la mayor parte de su extensión, cuenta con cuatro carriles de circulación: uno exclusivo para el Metrobús y tres para el resto de los vehículos. En su tramo norte, la avenida cuenta con laterales, pero a lo largo de su trayecto tiene algunas reducciones de tres a dos carriles de circulación (sin contar Metrobús), como entre Avenida Paseo de la Reforma y Álvaro Obregón, o a la altura de Eje 10 sur. La existencia de estas reducciones, incentivan que en las zonas cercanas con tres carriles se utilice el carril derecho para todo tipo de maniobras y estacionamiento temporal —además de desincentivar la circulación por dichos lugares—, haciendo que en realidad solo haya dos carriles efectivos operando continuamente en las zonas de reducción. La construcción del deprimido de Mixcoac creó una nueva reducción de tres a dos carriles que reforzó esta situación a lo largo de aproximadamente 9 kilómetros, desde Eje 10 Sur hasta Álvaro Obregón, lo que permitió aprovechar el carril de extrema derecha para una ciclovía.

Sobre esta situación, evidencias anecdóticas afirmaban que aprovechar el carril derecho era viable. Cuando se remodelaron las banquetas de Insurgentes, se colocaron dovelas en el carril derecho, para facilitar el paso peatonal, lo que llevó a más de uno a suponer y comentar que se llevaba a cabo una prueba piloto de la infraestructura ciclista. En cierta manera esto fue cierto, pues, a pesar de retirar un carril, Insurgentes siguió funcionado vialmente sin grandes contratiempos.

Finalmente, la tercera situación que, además, permitió el surgimiento de las dos anteriores, fue la exitosa implementación de Metrobús en 2006, que eliminó los conflictos del carril derecho con transporte público. En avenidas en donde existen grandes flujos de transporte público en carril derecho, así como altos volúmenes de usuarios, colocar una ciclovía genera importantes problemas para el abordaje y descenso de usuarios. De ahí que la existencia del Metrobús, que corre a lo largo del carril izquierdo en Insurgentes, fusionando todo el transporte público que recorría dicha avenida, haya sido una condición esencial para su implementación.

Estas condiciones materiales y sociales, el aumento de ciclistas, la pérdida de capacidad vial y la eliminación de conflictos con transporte público, sentaron las bases para la infraestructura ciclista en Insurgentes. Ahora bien, en 2020 la aparición de la epidemia del covid-19 en la Ciudad de México generó una condición inusitada. La reducción total del tránsito vehicular, durante la última semana de marzo y la primera de abril, fue de alrededor del 65 %. Mientras, los viajes de reparto de mercancías al por menor aumentaron ante las medidas de distanciamiento social. Es decir, las entregas a domicilio crecieron en sustitución de los viajes cotidianos de compras.

Ilustración 2: Diferencia porcentual en tránsito vehicular de la Ciudad de México (del 2 de marzo al 7 de julio de 2020)

Fuente: Semovi

Cabe aclarar que, ante la emergencia sanitaria, la prioridad fue reducir al máximo los viajes para reducir riesgos de contagios y usar todos los recursos públicos posibles para garantizar el funcionamiento del sistema de salud. Por ello, al ver surgir en el mundo la implementación de infraestructura ciclista de emergencia, se tomaron con cautela dichas medidas, no sin considerar cómo podrían ser llevadas a cabo. La primera propuesta sometida a consideración fue la de utilizar la logística del paseo dominical. Sin embargo, esta opción fue descartada por ser intensiva en personal, pues era un contrasentido en términos de la política de salud de emergencia de distanciamiento social. El paseo dominical de la Ciudad de México requiere de al menos 300 trabajadores laborando algunos desde las 5 a. m. y terminando a las 3 p. m.

A lo anterior, hay que añadir el poco éxito que había tenido la implementación de ciclovías temporales en la Alcaldía Miguel Hidalgo y en la ciudad de Bogotá, Colombia, durante marzo. La primera implementó una ciclovía temporal bidireccional, con conos y personal de la alcaldía, la cual posteriormente se retiró ante los escasos viajes que registro (7 viajes en el mínimo punto1). Mientras que en el caso de Bogotá, se comenzó con un plan ambicioso de 117 km (iniciados el 17 de marzo de 2020) siguiendo el trazo de su ciclovía recreativa creada en el Día Sin Auto. Esta extensión fue reducida por diversos problemas de tráfico y de operación (como hurtos), llegando solo a 35 kilómetros para el 25 de marzo.2. En otras palabras, tuvieron pocos viajes y altos costos de implementación, lo que hizo difícil argumentar su utilidad pública.

Al mismo tiempo, y en consonancia con las tendencias mundiales, la Alcaldía de la Bici sería la primera organización que públicamente abogara por una ciclovía en Insurgentes, como parte de un propuesta de ciclovías temporales, para afrontar la epidemia por covid-19 elaborado el 18 de marzo de 2020.

Por su parte, en la Semovi se analizaban dos propuestas de ciclovías. Por un lado, se consideraba cómo reducir la afluencia del transporte masivo mediante alternativas para los trabajadores de actividades esenciales y, por otro lado, cómo dar más seguridad a repartidores ante el incremento de su demanda. El primero llevó a cerrar el 20 % de las estaciones con menor afluencia para generar más velocidad en el Transporte Público Masivo (Metro, Metrobús y Tren Ligero) y reducir el riesgo de contagio. En el caso de la línea A del Metro la afluencia no se redujo tanto debido al tipo de viajes que capta: en su mayoría trabajadores esenciales y que realizan viajes metropolitanos. Debido a ello, se exploró la implementación de una infraestructura ciclista temporal a lo largo de Avenida Zaragoza durante abril de 2020, pero la enorme cantidad de restricciones físicas, así como la reducida probabilidad de intercambio de viajes metropolitanos de transporte público a bicicleta, la descartó rápidamente.

La segunda propuesta bajo análisis se relacionaba con la seguridad de los trabajadores de reparto de mercancías en bicicleta y, en especial, por dónde circulaban más. Se solicitaron propuestas a las empresas de reparto vía app sobre ciclovías basadas en sus datos, siendo Insurgentes una de las propuestas. Esto resulta lógico dada la gran cantidad de establecimientos comerciales sobre y alrededor de dicha avenida. Así que se analizó la viabilidad de una ciclovía desde Álvaro Obregón hasta Eje 8 Sur.

Ahora bien, ante el prospecto de reanudación de actividades económicas, surgió la inquietud de que el Metrobús pudiera saturarse rápidamente, por lo que habría que reducir viajes en el mismo. En este caso el uso de la bicicleta es una gran opción, en especial en viajes igual o menores 5 kilómetros que se consideran fácilmente realizables pedaleando. El potencial en sí es grande, pues de acuerdo con estimaciones realizadas con la EOD de 2017, estos representan el 38.2 % de los viajes de línea 1 y el 38.8 % en línea 4 de Metrobús. Esta idea también estaría inspirada en la implementación en Bogotá de crear infraestructura ciclista temporal a lo largo de sus corredores BRT con el mismo propósito de descongestionar el transporte púbico. Esta propuesta fue presentada, aceptada y quedó plasmada en Plan gradual hacia la nueva normalidad en la Ciudad de México presentado el 20 de mayo de 2020.

A diferencia de la primera propuesta, que consideraba usar la logística del paseo dominical, se optó por el uso de materiales que fueran de fácil colocación para evitar poner en riesgo a los trabajadores, y también de bajo costo, para evitar su robo. La Secretaría de Obras contaba, además, con pintura para mantenimiento y con alrededor de 7000 confinadores usados para el Metrobús, ya que recién habían sido sustituidos en la línea 1 y 2. Estos elementos permitieron trabajar rápidamente en un planteamiento y su implementación en pocos días, de tal forma que no fuera intensiva en personal y con muy baja inversión.  Los trabajos iniciaron el 30 de mayo, y la operación del primer tramo inició el 1 de junio. A lo largo de ese mes se fueron completando los 40 kilómetros del proyecto.

Finalmente, de acuerdo con los aforos realizados hasta el momento, los flujos ciclistas se incrementaron 2.32 veces del 24 de abril a 25 de junio, al pasar de 1 996 a 4 633 ciclistas en horas de máxima demanda. Sin embargo, conteos realizados por diversas ONGs, agrupadas en la Coalición Cero Emisiones, han registrado 7 857 mil viajes al día a lo largo de la ciclovía. Esto ha llevado a peticiones ciudadanas y al Congreso de la Ciudad de México a realizar un punto de acuerdo para que esta ciclovía se vuelva permanente. Esto dependerá en gran medida de que su éxito se mantenga con uso y, con las condiciones construidas a lo largo del tiempo y la evidencia hasta el día de hoy, el futuro apunta en esa dirección.

Salvador Medina Ramírez

Agradezco el apoyo de Arturo Pérez y los comentarios de Fernanda Rivera y Gina Cebey para la elaboración de este texto. Cualquier error u omisión son responsabilidad del autor.


1 Cifra mencionada el 5 de mayo de 2020 en el Conversatorio “Movilidad en el territorio ante la contingencia sanitaria” de Sedatu. La declaración de Nubia Martínez, directora de Movilidad de la Alcaldía Miguel Hidalgo, exacta es: “se tuvo que retira porque llegamos a que 7 personas rodaban por esta ciclovía temporal”.

2 Expuesto por Laura Leticia Bahamón, Gerente de la Bicicleta en la Secretaria de Movilidad de Bogotá, en Ciudades En Jaque: Transformaciones y voluntad en la emergencia covid-19.

 

[Fuente: http://www.labrujula.nexos.com.mx]

 

 

Escrito por Eduardo Affonso

Duda está ficando cega. Sobre o olhinho direito começa a baixar uma névoa.

Descobri quando passou a ter medo de andar por lugares onde sempre transitava lepidamente. O que os lugares tinham em comum era o piso escuro.

Ela não tem medo do escuro. Tem medo, possivelmente, do abismo que vê – ou pressente – diante de si.

Damos uma volta na garagem para evitar o piso de ardósia, diante do qual ela trava.  Ao descer pela escada de incêndio, esperamos que vença a hesitação diante do primeiro degrau de cada lance.

Tião foi o primeiro a se adaptar à nova rotina. Ele enxerga perfeitamente, mas intui o que a Duda não vê, e faz o caminho que ela faria. Ele seria um bom cão guia.

Tião vê o que os outros não veem.

Ele assiste à televisão. Acompanha, atento, a disparada do leão no encalço da gazela. Segue, ziguezagueando com a cabeça, a tentativa desesperada de fuga. Posso quase intuir que torça pelo caçador, nunca pela caça, porque relaxa quando a presa é finalmente abatida.

Tião vê filmes de terror comigo. Duda e Chico apenas se aninham no sofá, ao meu lado – seja o lado direito, o lado esquerdo ou, no mais das vezes, o lado de cima mesmo. Não dão à tevê mais atenção do que ao fogão ou à geladeira. Tião percebe que a tela é um portal para outra dimensão, onde acontecem coisas não tão gostosas quanto no forno ou na gaveta das frutas, mas muito mais excitantes.

Ele se assusta quando o assassino salta das sombras. Se contrai nas facadas. Às vezes somos pegos, ambos, de surpresa, e sempre rio dos sustos que ele leva.  Por vezes, late, para afugentar alguém, para alertar do perigo.

Chico dorme. Durante o filme, durante o documentário sobre vida selvagem, durante o que for. Ainda não entendeu – talvez jamais entenda – que há caminhos por onde Duda prefira não ir. Que aquelas manchas se movimentando no retângulo que tem diante de si sejam um drama de vida e morte.

Chico não é Tião, que não é Duda. São três personalidades distintas. Com níveis distintos de percepção, com diferentes capacidades de compreensão.

Tião é carente, pede colo, lambe lambe lambe. Duda é não pede nada: exige. Seu relógio biológico sabe a hora exata do passeio, e qualquer atraso a deixa intratável.  Chico aguarda. Aceita carinho, mas não o procura. Ao contrário do Tião e da Duda, que sonham placidamente, Chico tem pesadelos. Talvez pressinta vazios sob seus pés, como a Duda; talvez seja ele a presa numa caçada onírica, ou a vítima do psicopata. Vá entender o inconsciente de um cachorro…

Cada um tem seu pote de comida, proporcional ao tamanho. Mas a ração do pote ao lado parece sempre mais gostosa – ainda que seja a mesma.  Houve um tempo em que Chico comia ração de adulto e Duda, a de filhote. Quem teve irmão caçula (eu tive quatro!) sabe que a comida do filhote é sempre mais gostosa, e Chico pegou gosto pelo pote pequeno da Duda, onde mal cabe seu focinho. Depois foi a vez da Duda migrar para a ração de adultos, e ser do Tião a de filhote. E havia que o proteger para que os mais velhos não lhe tomassem a comida.

Tião chegou por último, sabe seu lugar na hierarquia, e cede sempre. Duda foi a segunda a chegar, mas isso não a impediu de ser a alfa da matilha. É ela, a menor dos três, quem fica sempre com a melhor parte. Chico, macho desconstruído, não se importa.

Com a mesma comida em todos os potes, Duda ora prefere o pote vermelho do Tião, ora o enorme pote amarelo do Chico. Ambos se afastam quando ela vem farejar o cardápio. Brigam, os dois machos, pelas bolinhas de borracha, pelo canto no sofá, mas vão procurar outra coisa, outro lugar, se ela resolver que é hora de sofá, que é hora de bolinha.

Chico tem pelo mais comprido, e precisa ser escovado quase que diariamente, ou a casa vira uma nuvem de pelo. Duda tem pelo mais curto e não aprecia muito o processo. Tião, o de pelo curtíssimo, e que não precisa ser escovado, entra assim mesmo na fila, e aguarda impaciente sua vez de ganhar aquilo que ele deve achar ser uma forma superior de carinho. Escovo-o, sem que saia um fio, para que fique feliz. E ele fica.

Foi ele o primeiro a entender a logística da limpeza das patas ao voltar do passeio. O primeiro a levantar voluntariamente a patinha dianteira quando me vê pegar a esponja. Duda o seguiu, a contragosto. Chico ainda prefere que eu lhe levante cada uma das patas pesadas. 

Com dois meses de quarentena, Tião já ergue as patinhas – inclusive as traseiras! – sempre na mesma ordem. Duda ainda prefere levantar as patas traseiras apenas para o xixi (cercada por machos, nunca fez xixi agachada).  Chico… bem, o grandão deve achar que essa coisa de pandemia e limpeza de patas vá passar logo, e não vale a pena incorporar o procedimento à sua rotina.

Quem não convive com cachorros jamais vai entender por que os chamamos de filhos. Por que conversamos com eles. Por que nos curvamos a algumas das suas vontades – o lado da cama, a posse do sofá, a hora exata do passeio.  

Quem não convive com cachorros há de pensar que projetamos neles nossa personalidade. Se for assim, devo ter transtorno dissociativo de identidade, porque convivo com três criaturas absolutamente únicas, que só têm em comum uma história de abandono.

Talvez não estivessem mais vivos se meu caminho não se tivesse cruzado com o deles – na Cidade de Deus, no Catete, em Jacarepaguá. Eu certamente seria menos feliz, e um pouco mais morto, se o caminho deles não se tivesse cruzado com o meu.

[Fuente: http://www.eduardoaffonso.com]

Miembros del Plan Buen Vecino

Escrito por Sabrina Velandia

La señora Julieta, nonagenaria de Caracas, Venezuela, baila de alegría y agradecimiento cada vez que Vicente le lleva una bolsa de comida. Esta semana tuvo la dicha de recibir queso, arroz, cerdo y asado preparados, sopa y pan, entre otros alimentos. Como ella, 400 “abuelitos” — como se llama comúnmente a los adultos mayores en Venezuela — reciben paquetes de comida semanalmente, gracias al Plan Buen Vecino[1].

Una ‘abuelita’ registrada en el Plan Buen Vecino.

Las medidas de distanciamiento social [2] dictadas por el gobierno el 16 de marzo, a raíz de la crisis sanitaria mundial, tienen como finalidad disminuir la propagación del virus. Sin embargo, otras dificultades han surgido. ¿Cómo hacen los miembros de la población más vulnerable para adquirir alimentos, si temen salir y no tienen quién lo haga por ellos y si, además, no cuentan con los recursos necesarios para comprarlos?

Dos días después de dictadas las medidas, en Caracas, un grupo de ciudadanos creó el Plan Buen Vecino, cuyo objetivo es llevar alimentos a adultos mayores que se encuentren en estado de orfandad. En Venezuela, la palabra “orfandad” es usada por algunas organizaciones y medios para designar a las personas mayores cuyos familiares tuvieron que migrar como consecuencia de la crisis sociopolítica y humanitaria venezolana, y que no cuentan con apoyo del Estado. Según la ONG venezolana Convite, casi un millón de personas mayores se han quedado solas [3], a raíz del éxodo de sus familiares.

Yuraima Mercado, miembro de logística del Plan, cuenta a Global Voices que, luego del cierre de los comercios y restaurantes, como parte de las medidas de aislamiento social, algunos restaurantes quedaron con grandes cantidades de comida que no podrían comercializar. La fundadora del Plan, Verónica Gómez, quien conoce a algunos de los representantes de estos restaurantes, organizó un proyecto que permitiera repartir esos alimentos entre los adultos mayores.

Verónica se encargó, desde el inicio, de crear y estructurar el Plan Buen Vecino. A ella se le sumaron Valentina García y Yuraima en la organización del Plan. Poco a poco, otros amigos y conocidos se han ido agregando, quienes colaboran empacando, prestando equipos y cocinas o repartiendo, sobre todo en motos propias, los “combos” de comida.

Entre ellos se encuentra Vicente Velutini, el miembro del Plan a quien la señora Julieta baila cada vez que lo ve llegar. Vicente se encarga de la recolección y distribución de las donaciones. También organiza la logística de las rutas que siguen los repartidores, procurando cuidar la gasolina que usan – un bien actualmente en alta escasez [4] en Venezuela – y que también reciben como donación.

Vicente reflexiona con Global Voices acerca del impacto del Plan Buen Vecino para un país como Venezuela:

No podemos curar la pobreza, pero sí podemos poner un granito de arena y ayudar a la gente que más lo necesita, que en el país es mucha. Por ahora, nosotros nos dedicamos a un pequeño grupo: los “abuelitos” más necesitados.

El proyecto que nació de la iniciativa y buena voluntad de Verónica, hoy cuenta con aproximadamente siete repartidores, tres personas en la cocina y cinco en la logística, todos colaborando de manera voluntaria. Forman parte de un “engranaje”, como lo define Vicente.

Un ‘abuelito’ registrado en el Plan Buen Vecino.

Las entregas que, inicialmente, incluían un almuerzo y dependían de aportes de comida de unos pocos restaurantes, ahora constan de paquetes con 10 o más productos y cinco comidas preparadas, gracias a diversos aportes de empresas y de la sociedad civil. Yuraima precisa que, actualmente, el Plan Buen Vecino entrega combos a 100 “abuelitos” por día, 400 a la semana.

El crecimiento ha sido tal que, actualmente, “el Plan es 100% sustentable”, según afirma Yuraima. Pretenden que, en 15 días, podrán pasar a 1000 comidas semanales. Por ello, Vicente anticipa que un “crecimiento inteligente, un aprendizaje rápido y adaptación a los cambios” son herramientas claves para el proceso de evolución del Plan. Otra herramienta esencial ha sido el uso de las redes sociales –un recurso ampliamente usado como alternativa informativa en Venezuela-. [5]

La presencia del Plan Buen Vecino en las redes sociales ha evolucionado como una “bola de nieve”, considera Vicente, quien recuerda cómo al principio los miembros del Plan recurrían a las redes para pedir donativos, mientras que, hoy en día, son los usuarios de las redes quienes los contactan a ellos, ofreciendo productos de utilidad. El Plan ha sido posible gracias a la coordinación entre el trabajo dedicado de sus miembros, la colaboración solidaria de la sociedad venezolana y el uso de la tecnología. Toda una “coproducción”, como lo califica Yuraima.

Hemos estado trabajando y queremos compartirlo: 40 geles antibacteriales han sido donados a ancianos que viven solos a través de @planbuenvecino #leatherheart2020 [6] #Covid_19 [7] pic.twitter.com/jFy1XjVcYh [8]

— leatherheart (@leatherheartfun) April 16, 2020 [9]

A pesar de ser una iniciativa ciudadana espontánea, los miembros del Plan siguen procedimientos cuidadosamente diseñados para el logro de sus objetivos. Reciben, de vecinos, información acerca de adultos mayores en estado de orfandad, lo cual deben verificar para proceder a registrarlos en la base de datos. Luego de ser ubicados, conversan con ellos sobre el Plan y se definen las rutas para concretar las entregas. Si los ancianos tienen familia o quien los ayude y les pueda comprar la comida, no son elegibles para el Plan.

Han desarrollado, también, otra opción estratégica: designar residentes de edificios con alta concentración de personas mayores, quienes se encargan de hacer el reparto de los combos, para así llegar a más beneficiados y diversificar las tareas. Además, tal como explica Vicente, las entregas son hechas siguiendo estrictos protocolos de higiene, bajo asesoría de un especialista en bioseguridad, lo cual incluye mantener la distancia física, desinfectar y empacar cuidadosamente los alimentos, y usar guantes y máscaras.

Yuraima y Vicente coinciden en la intención de que el Plan Buen Vecino trascienda a la coyuntura del COVID-19 y que, incluso, se logre expandir a otras zonas del país.

Vicente lo resume con espíritu de esperanza y resiliencia:

De cada tragedia y cada caos pueden surgir maravillas.

Una maravilla. Sin duda, eso es el Plan Buen Vecino para los 400 “abuelitos” venezolanos que se benefician de él, en medio de una crisis sanitaria mundial sin precedentes que coexiste con la peor crisis humanitaria [10] a la que se ha enfrentado el país.

Artículo publicado en  Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo:  https://es.globalvoices.org/2020/05/06/venezolanos-se-unen-para-ofrecer-comida-a-los-abuelitos-de-caracas/

URLs en este posteo:

[1] Plan Buen Vecino: https://www.instagram.com/planbuenvecino/?hl=en

[2] medidas de distanciamiento social: http://mppre.gob.ve/wp-content/uploads/2020/03/informe_medidasvzlacovid19_150320-3.pdf

[3] casi un millón de personas mayores se han quedado solas: https://www.voanoticias.com/a/el-buen-vecino-la-iniciativa-venezolana-que-ayuda-a-ancianos-en-medio-de-la-pandemia/5355624.html

[4] actualmente en alta escasez: https://talcualdigital.com/escasez-de-gasolina-en-venezuela-se-propaga-mas-rapido-que-el-covid-19/

[5] alternativa informativa en Venezuela.: https://talcualdigital.com/redes-sociales-se-imponen-como-plataforma-de-informacion-en-medio-de-la-coyuntura/

[6] #leatherheart2020: https://twitter.com/hashtag/leatherheart2020?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[7] #Covid_19: https://twitter.com/hashtag/Covid_19?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[8] pic.twitter.com/jFy1XjVcYh: https://t.co/jFy1XjVcYh

[9] Abril 16, 2020: https://twitter.com/leatherheartfun/status/1250591085338021893?ref_src=twsrc%5Etfw

[10] la peor crisis humanitaria: https://cepaz.org/articulos/venezolanos-resisten-el-covid-19-en-medio-de-la-peor-crisis-humanitaria/

Le Département Technologie et Logistique de Tsahal a construit un nouveau laboratoire qui sera utilisé par MDA pour les tests corona. Il s’agit d’un laboratoire mobile, qui permettra au personnel de rester sans équipement de protection, grâce à un système de pression d’air qui rendra le travail plus facile et plus sûr, et économisera du temps et de l’argent. Le laboratoire permettra à six personnes d’être testées en même temps et de pouvoir se déplacer à travers le pays.

Dans le cadre des efforts visant à rationaliser et à accroître la portée des tests corona, la Division de la technologie et de la logistique de Tsahal a construit un laboratoire mobile, dans un conteneur, pour les tests effectués par Magen David Adom (MDA) afin de détecter le virus. Le laboratoire mobile dispose de six postes et d’un système de pression atmosphérique qui empêche l’équipe d’être infectée.

Le laboratoire a été développé dans le cadre d’une collaboration entre la Division logistique et la Division de la technologie de TSAHAL et permettra à MDA d’effectuer des tests de masse partout dans le pays. Le laboratoire sera un endroit sûr, fermé et sécurisé pour les testeurs – et permettra à six personnes d’être testées en même temps.

Le personnel travaillant dans le laboratoire n’aura pas à porter de vêtements de protection car  il est hermétique à l’entrée d’air de l’extérieur. Cette nouvelle solution permet d’économiser du temps et de l’argent et offre un plus grand confort et un rythme de travail plus rapide aux équipes. Le laboratoire construit fonctionne à l’électricité ou au générateur et construit en coordination avec MDA.

[Source : http://www.tel-avivre.com]

“La lengua que habla toda esta nación, extendida tan a la larga, es una sola, que aunque la hablan en el Brasil, que llaman tupí, es algo distinta, es muy poca la distinción y que no impide nada (su comprensión)”.

Escrito por David Velázquez Seiferheld, historiador

El guaraní en el Paraguay: de la supresión al protonacionalismo lingüístico. Guarani ñe’ê Paraguái retâme: mbotovégui motenonde gotyo tetârayhu rupive. Para mediados del siglo XIX, el uso del idioma guaraní era parte esencial de la vida cotidiana del Paraguay. La política colonial de erradicación del guaraní prosiguió durante el gobierno de Carlos Antonio López. Los castigos físicos en las aulas, “con cuatro o cinco azotes”, como señala Juan C. Centurión en sus “Mocedades”, dan cuenta del afán progresivamente modernizante del estado paraguayo y sus políticas. Sa’ary’aty XIX mbytérupi, guarani ñe’ê ojepurumemékuri Paraguáipe. España-ygua rembiapo ñemboyke rehegua oñembojoapýkuri Carlos Antonio López oîrôguare tetâ ruvicháramo. Jejahéi mbo’ehaokuérape, “irundy térâ po tejuruguáipe” he’iháicha Juan C. Centurión ijehai “Mocedades”-pe, ohechauka temiandu oguerekóva mburuvichakuéra tetâ ñembopyahúpe.

También la prensa evidencia esta política de sustitución lingüística, como se plantea en el Semanario del 13 de mayo de 1854, Nº 46: Upéicha avei momoarandurâ uperôgua ohechauka upe temiandu ñe’ê myengovia rehegua, he’iháicha El Semanario ára 13 jasypo, 1854 ary, Papapy 46-pe.

“En el Paraguay se habla generalmente el castellano, con más o menos propiedad, según las circunstancias de familias, así en la Capital, como en la campaña. Es verdad que en el país se habla generalmente el guaraní, no el originario de los indios de la conquista, sino el mezclado con el castellano, que no ha sido fácil suprimirlo, por la correspondencia, y el contacto de los pueblos de indios, cuyas comunidades ha suprimido el actual gobierno de la República, declarando ciudadanos a todos los indios”. “Paraguáipe ojepuru castellano, ogapype tekotevêháicha, tavaguasu térâ okaháre. Añetehápe tetâ tuichakuépe oñeñe’êve guaraníme, ndaha’éiva umi ypykuéra oñe’êva, ojehe’ajepéma castellano-re, ijetu’úva oñemboyke hagua, oîre jekupyty ypykuéra rehe, jepémo tetâ mburuvicha ko’agagua omboguéma hekohakuéra ha avei ojapo avakuéragui tetâygua”.

En los hechos, en el Paraguay tanto la élite como el conjunto de la sociedad se expresaban en guaraní. Existía, sin embargo, una diferencia: el uso del guaraní era mayor en el ámbito doméstico, aunque se puede observar también su uso en el ámbito religioso: En El Semanario del 12 de enero de 1861, Nº 357, se lee que: “El sermón que predicó en la ocasión el presbítero ciudadano Daniel Sosa lo verificó en idioma guaraní (…)” La ocasión a que se refiere la nota fue la inauguración de la fortificación de Humaitá y su templo dedicado a San Carlos de Borromeo, el 5 de enero de 1861. Jeikove ára ha araguápe, Paraguái retãme, umi poguasu ha opavave tavaygua oñe’êmemevoínte hikuái guaraníme. Jepémo upéicha, oî peteî joavy: guarani ojepuruve ogapýpe, ha ojehecha avei guarani puru tupâópe. El Semanario ára 12 jasyteî 1861 ary, Papapy 357-pe, ñamoñe’êkuaa: “Tupâ ñe’ê omyesakâ hagua pa’i Daniel Sosa oipurúkuri upérô guarani (…)”. Upe mba’e he’íva marandu niko ojehúkuri ára 5 jasyteî ary 1861-pe, oñembo’ajérôguare Humaita táva ha itupâo ogueraháva Carlos de Borromeo Marangatu réra.

El carácter de “guerra total” de la Triple Alianza para el Paraguay desplazó por completo la distinción entre combatientes y civiles; logística de guerra y logística de la vida cotidiana; entre frente y retaguardia. El Paraguay entero se volvió un teatro de operaciones y fueron movilizados todos los recursos disponibles. Pe “Jejukapa guasu” ojapóva Mbohapy Tetâ Aty Paraguái retâre, omboykepaite joavykuéra oîva ñorairôhára ha tetâygua apytépe; oîva ñorairô rembipuru ha ogaygua rembipuru apytépe, oîva tenonde ha tapykuegua apytépe. Paraguái tuichakuégui oiko ñorairô renda ha oñehenói opavavetépe oipytyvô hagua Paraguái retâme.

La movilización total también implicó dejar de lado las diferencias sociales que existían al interior de la población, o por lo menos, su puesta en paréntesis, para los fines de la movilización y la asignación de funciones, por ejemplo, en los campos de cultivo. Ñemongu’e guasu omboykepaite opaichagua joavy oîva yvyporakuéra apytépe, térâ katu, ojeheja tesaráipe ñorairô aja, ikatu haguáicha opavavéva ija ha peichahápe oñeme’ê peteîteîme hembiaporâ, techapyrârô, umi yvypehême oikohápe ñemity.

El guaraní, de ser un elemento de distinción y diferenciación entre la élite y el pueblo, pasó a ser considerado un elemento de cohesión nacional. Así, se lee en El Semanario del 18 de noviembre de 1867, en ocasión de un acto, en Pirayú, en ocasión de la colecta de joyas para la entrega de un regalo al mariscal presidente López, consistente en una guirnalda de oro orlada de brillantes y un gorro triunfal también de oro y brillantes: Guarani, ha’eva’ekue upepeve peteî mba’e ohechaukáva joavy oîva ikatéva ha tavaygua apytépe, upe guive oiko ichugui mba’e ombojoajumbaretéva tetâyguakuérape. Péicha, oñemoñe’ê El Semanario-pe ára 18 jasypateî ary 1867-guápe, oikorôguare peteî aty, Pirajúpe, oñembyatyrôguare jeguakakuéra oñeme’ê hagua jopóiramo tetâ ruvicha ha mburuvichapavête López-pe, pe jopói niko peteî mbo’y itajúgui ijapopyréva ha hembe’y verapáva ha peteî akâjegua jajái ojejapóva avei itaju ha itaverágui.

“Instruyó de viva voz la señora Báez al concurso del resultado de la misión haciendo leer al mismo tiempo el Decreto Supremo del 6 de octubre relativamente a la resolución del Excmo. Sr. Mariscal López sobre la ofrenda del bello sexo, haciendo a la vez explicar en idioma guaraní el mismo decreto para la mayoría (…). “Kuñakarai Báez ohenduka iñe’ê ha omombe’u opavavépe mba’éichapa oñembyatýkuri jeguakakuéra ha upekuévo omoñe’êuka Kuatia Guasu ára 6 jasypapegua Karai Guasu Mburuvichapavête López onohêva ára resáre oaguyjeveme’êvo kuñanguérape, ha avei oñembohasákuri guaraníme upe Kuatia Guasu he’íva, ikatu haguáicha oguahê maymavépe, hetavégui umi oñe’êva.

Los periódicos de trinchera

Kuatiahaipyre ñorairôha pegua

El uso político nacionalista del guaraní se plasmó en los llamados “periódicos de trinchera”, o periódicos populares, que aparecieron desde 1867, durante el inmovilismo en el campo de batalla, luego de la victoria paraguaya en Curupayty. De los cuatro periódicos editados: Cabichuí, Cacique Lambaré, Centinela y la Estrella, dos lo eran íntegramente en guaraní: El Cabichuí y el Cacique Lambaré. El Centinela también contenía poemas y literatura en guaraní, “que con tanto empeño desean conocer los filólogos del viejo mundo”, dice El Semanario del 11 de mayo de 1867. Guarani puru ombojoajuve hagua tetâyguápe, ojehechakuaa umi kuatiahaipyre ñorairôha pegua térâ tetâygua kuatiahaipyre, osêva hikuái ary 1867 guive, oikokuévo peteî pytu’u are upe ñorairôme, Paraguái retâ oñemotenonderõguare Kurupa’ytýpe. Umi irundy kuatiahaipyre osêvakuégui: Kavichu’i, Cacique Lambare, Centinela ha La Estrella, mokôi ojaheipaitékuri guaraníme: Kavichu’i ha Cacique Lambare. Centinela avei ogueru hoguépe ñe’êpoty ha ñe’êporâhaipyre guaraníme, “oipy’ara’âite ha oikuaasetéva umi hai’ymakuaatyhára Europa-guáva”, he’i El Semanario ára 11 jasypo ary 1867-gua.

Los periódicos de guerra promovían los conceptos de amor a la patria, ridiculización y odio al enemigo, disciplina militar, obediencia incondicional al Mariscal presidente, sentido del sacrificio hasta dar la propia vida; y difundían otros aspectos que para los aliados eran considerados “bárbaros”, como los deseos de las mujeres por empuñar las armas, o donar sus joyas y alhajas exaltando el heroísmo de estas. Umi kuatiahaipyre ñorairôha pegua niko omombaretékuri pe mborayhu tetâre, ñembohory ha ñemyrô umi mbohapy tetâyguáre, guarini reko, ñakâity ijapyra’yva tetâ Mburuvichapavêtépe, py’aguasu ñemano meve; ha avei ombohetia’e kuñanguérape mboka purúpe, térâ kuña ome’ê hagua ijeguakakuéra ha omoherakuâ kuña pyapy ha rekombarete.

A través de estos periódicos, el uso del guaraní trajo aparejado un fenómeno que hasta entonces no se había dado en el Paraguay: la reivindicación del indígena. En el primer número de Cacique Lambaré, se recupera la figura del Cacique, quien afirma haber combatido hace 3 siglos contra los españoles y gozaba del temor, respeto y reverencia de los caciques mbaja y guaikuru. Desde su lugar en el cielo, ya que el Cacique se había cristianizado, observaba la buena marcha del país y amenazaba a los extranjeros exigiéndoles retirarse o caer en la lucha contra el Mariscal. Señalan Caballero Campos y Ferreira Segovia: “El Cacique Lambaré fue un órgano escrito en idioma nativo, que tenía el lema “Cuatia ñe’ê yvytu rusugui oseba”. Contaba con una viñeta que representa al Cacique Lambaré en actitud de sepultarse al pie del cerro antes que verle a su patria deshonrada”. Ko’â kuatiahaipyre rupive, guarani ñe’ê puru oguerúkuri hendive peteî mba’e upepeve ndojehuiva’ekue: ha’éva ñande ypykue momba’eguasu. Cacique Lambare peteîháme, osê ijapére peteî mburuvicha ra’ânga, he’íva ha’e oñorairôhague ojapóma 3 sa’ary’aty español-kuéra ndive ha ichugui okyhyjeha, ohechakuaaha ha oñakâityha henondépe umi mbaja ha guaikuru ruvichakuéra. Henda guive, oîva yvágape, Cacique oñemboheko-cristiánogui, ojesareko ñane retâ rekoporâvére ha oha’uvô umi pytaguakuérape oho jey hagua hetâme térâ omano hagua oñorairôhápe ñane mburuvichapavête renondépe. He’i Caballero Campos ha Ferreira Segovia: “Cacique Lambare niko peteî kuatiahaipyre oipurúva ko ñe’ê poravopyre “Kuatiañe’ê yvytu rusúgui osêva”. Oguerekova’ekue peteî ta’ânga ohechaukáva Cacique Lambarépe oîva oñeñoty haguáicha, ohecha mboyve hetâ oñehundi”.

Los demás números consisten más que nada en arengas y textos motivadores para el coraje, mediante la exaltación de la figura de López y, como ya señalamos, la demonización de los aliados. En ausencia de un vocabulario filosófico-político en guaraní puro, incorporan expresiones del jopara, como “libertá”: “Ñande apo abei guaicurú, téra guajaki ramo: ñande mbotaby se he ibo ndoúi ri ha sino ogueru bo liberta”, se lee en el Nº 2 del 8 de agosto de 1867. Umi ambue papapy ogueru umi ñe’êsyry ha moñe’êrâ oporombohetia’éva, ome’êva py’aguasu opavavépe, oñembotuichahápe López ra’ânga ha, ja’ehaguéichama, ojehechauka umi pytaguakuérape aña rembiguáirô. Ndaipórigui ñe’êndy arandupykuaaty ha polítika rehegua guaranietépe, ojepurúkuri jopara, umíva apytépe “liberta”: “Ñande apo avei guaikuru térâ guajakíramo; ñanembotavyse he’ívo ndouriha sino oguerúvo liberta”, oñemoñe’ê Papapy 2-pe ára 8 jasypoapy ary 1867-guápe.

La aparición de los dos periódicos en guaraní también constituía un hecho inédito: desde la expulsión de los jesuitas, el guaraní escrito prácticamente había desaparecido; y con ambas publicaciones, el guaraní volvía a escribirse. A falta de antecedentes, y diferencias entre las grafías de ambos periódicos, se organizó una reunión en Paso Pucu el 18 de mayo de 1867, en la que se estableció la grafía unificada. Umi mokôi kuatiahaipyre ojehaíva guaraníme ohechauka avei peteî mba’e ndojehúiva, jesuita-kuéra oñemosê guive, pe guarani ojehaíva oguékuri; ha umi mokôi kuatiahaipyre rupive,guarani ojehaijeýkuri. Ndaipórigui jehai yma rapykuere ha mokôive kuatiahaipyre ojoavýgui ijehaípe, oikókuri peteî aty Paso Pukúpe ára 18 jasypo ary 1867-pe, oñemopetîhaguépe guarani jehai.

El guaraní en el púlpito durante la guerra

Guarani puru tupâópe ñorairô aja

Durante la guerra el sermón religioso identificaba la causa de la patria con la divinidad. Las oraciones, sermones “en lengua guaraní” solicitaban “el buen éxito de las armas nacionales”, y exclamaban exhortaciones patrióticas, como se lee en el Nº 630 de El Semanario. Revelado el tratado secreto de la Triple Alianza, y en oportunidad de las fiestas de la Virgen de la Asunción de 1866, el presbítero Téllez, cura rector de la Catedral, también se expresó en guaraní, según El Semanario, del 18 de agosto: Ñorairô aja tupâo ombojoaju Tupâ rembipota, Paraguái rembipotáre. Ñembo’ekuéra ha tupâogua ñe’êsyry ojejapóva guarani ñe’ême, umívape ojerure “po’a Paraguái ñorairôharakuérape guarâ”, ha ojegueroayvukatu Paraguái retâme, oñemoñe’êháicha papapy 630 El Semanario-guápe. Oñemyasâivo umi Mbohapy Tetâ Joaju ñe’ême’ê ñemi, ha oikokuévo vy’aguasu Paraguái Tupâsy Ára rehegua ary 1866-pe, pa’i Téllez, ha’éva Tupâoguasu ruvicha, avei oñe’êkuri guaraníme, he’iháicha El Semanario, ára 18 jasypoapygua.

“Y luego, con un lenguaje entusiasta y expresivo, dijo en guaraní: cincuenta y cinco años ha que nuestros padres, que sellaron con su sangre nuestra independencia y libertad soberana, y que nos legaron este precioso don, que es la vida de los pueblos, nos miran desde la mansión de los justos, y sus cenizas celosas de nuestra verdadera felicidad nos observan desde las jornadas honrosas de Paraguarí y Tacuarí (…)” “Ha upéi peteî ñe’êsyry hetia’éva ha hekopetéva rupi he’íkuri guaraníme: popa po ary ojapóma ñande rukuéra, huguykuéra rupi ome’êhague ñandéve sâso ha tekosâ’y añetete, ha oheja ñande po guýpe pe mba’e guasuete, ha’éva jeikove tetâháicha, ha’ekuérango omaña ñande rehe hekojojáva rógaguasu guive, ha hekotanimbukue, hakate’yva ñande vy’apavêre, ojesareko ñande rehe Paraguari ha Takuary arajeguapa guive (…)”.

Finalmente, en el Cacique Lambaré del 22 de agosto de 1867 se afirma que el guaraní se había normalizado en las escuelas y desaparecieron “las listas” y los castigos por usar el guaraní: Ipahápe, Cacique Lambare, ára 22 jasypoapy ary 1867-guápe, oje’ékuri guarani ñe’ê ojepuruha mbo’ehaokuérare hekopete ha opahague “terarysýi” ha jejahéi guarani oñe’êvape guarâ:

“Oime oime ndaje escuelero yma, ndo i cuaasei mbaebe oñemotiva ña nde ñeeme. Toicuaa que na umíva co ága gua escuela pe ndaipori beima ha tucumbope (ilegible) ñee guaraní. Ndai pori beima “lista de los que han hablado en guaraní”. Opa ma, ndai pori mbae rehe ñande ñee ja desprecia hagua, ja poi y me castellano gui”. “Oime oiméndaje temimbo’e yma, ndoikuaaséi mba’eve oñemotîva ñane ñe’ême. Toikuaákena umíva ko’agagua mbo’ehaópe ndaiporivéima ha tukumbópe (nahesakâi) ñe’ê guarani. Ndaiporivéima “terarysýi guaraníme oñe’êva rehegua”. Opáma, ndaipóri mba’e rehe ñane ñe’ê ñamboyke hagua, japoi’yre castellano-gui”.

Luego de la guerra, la élite liberal, siguiendo la tesis que identificaba el guaraní con la barbarie, prohibió su uso en las escuelas por Decreto del 7 de marzo de 1870, e incluso, prohibió su uso en la Convención Nacional Constituyente que se desarrolló entre agosto y octubre de 1870. A propósito, relata Héctor F. Decoud en su obra La Convención Nacional Constituyente y la Carta Magna de la República que: Ñorairô rire, chovykuéra ruvicha, ogueroviáva pe ñe’ê he’íva guarani ñe’ê ñande’apo’iha, ombotovékuri guarani jepuru mbo’ehaokuérape peteî Kuatia Guasu rupi, oñemyasâiva’ekue ára 7 jasyapy ary 1870-pe, ha hi’arive, ombotovékuri ipuru Tetâ Amandaje Guasúpe oikova’ekue jasypoapy guive jasypa peve ary 1870-pe. Upéva rehegua, Héctor F. Decoud ohai hembiapo “La Convención Nacional Constituyente y la Carta Magna de la República”-pe, péicha:

“El diputado por Paraguarí, Recalde (Pedro), hizo moción para que se permitiese, a algunos de los convencionales de la campaña, expresarse en guaraní. Esta moción produjo entre los convencionales gran hilaridad y fue combatida, enérgicamente por los diputados Decoud (Juan José), Godoi (Juan Silvano), Recalde (Bernardo), Machaín (León), Decoud (Antonio) y Collar (Mateo), que pidieron no tan solo su rechazo, sino que se prohibiera terminantemente a que en lo sucesivo fuese promovido el asunto. La Asamblea, por mayoría de las dos terceras partes de sus miembros, votó el rechazo, en los términos propuestos”. “Paraguari tava’amandajehára, Recalde (Pedro), ojerurékuri oñemonei hagua umi okarayguápe oñe’ê hagua guaraníme. Pe mba’ejerure ombopukapákuri umi amandajehárape ha ñe’êpohýi osêkuri ombotove Decoud (Juan José), Godoi (Juan Silvano), Recalde (Bernardo), Machaín (León), Decoud (Antonio) ha Collar (Mateo), avei ojerureva’ekue anive hagua oñeñe’êve upe mba’ére upe amandaje pukukuépe. Amandaje, hetavégui péicha oipotáva, ombotovékuri upe mba’ejerure, umi hetavéva ojerurehaguéicha”.

El nheengatu en el ejército brasileño

Ñe’êngatu Brasil ñorairôharakuéra apytépe

Contada la guerra desde voces brasileras, se recuerda los intercambios de canciones, insultos, ironías, sarcasmos y saludos entre las tropas provenientes de Para y Maranhao y las tropas paraguayas, desde sus respectivos campamentos. Las tropas paraguayas se expresaban en guaraní, mientras que las brasileñas paraenses lo hacían en la língua geral amazónica o nheengatu. Brasileño-kuéra omombe’u, umi Para ha Maranhao-gua, ombohasaha hikuái ojoapytepekuéra purahéi, ñe’ê ky’a, ñe’ê pohýi, ñe’ê tie’y ha maiteikuéra ha ohenduka hikuái Paraguái ñorairôharakuérape, oîha guive. Paraguái ñorairôharakuéra oipuru guarani, ha Brasileño-kuéra Parapegua katu oipuru Amasonagua ñe’ê térâ Ñe’êngatu.

Diversas fuentes dan cuenta de esta realidad lingüística. En el caso del Brasil, el registro del uso de la lengua no solo proviene de fuentes lingüísticas, sino también de fuentes relacionadas con la educación. Podemos citar también el testimonio de Pedro Luiz Sympson (o Simpson) (1840 – 1892) rescatado por José Bessa – Freire. Sympson fue autor de obras sobre lingüística de la língua geral o el nheengatu, y oficial brasilero durante la guerra y luego senador (y promotor de la nacionalización del nheengatu): Heta jehai oî omombe’úva mba’éichapa ojepurúkuri umi ñe’ê upérô. Brasil-pe, marandu ñe’ê puru rehegua, ndaha’éi oúva ñe’êkuaahára añógui, avei ou kuatiahaipyre tekombo’eguágui. Ikatu avei ñanemandu’a Pedro Luiz Sympson (térâ Simpson) (1840 – 1892) rembiapóre, ombyatyva’ekue José Bessa – Freire. Sympson ohaijepékuri língua geral térâ ñe’êngatu rehegua. Ha’éniko ñorairôhárakuri ñorairô aja ha upéi tetâ’amandajehára (ojerureva’ekue Ñe’êngatúgui oiko hagua Brasil ñe’ê):

“(…) no Paraguai, onde militei de 1865 a 1867, reconheci que ali não somente entre os indígenas, como entre muitas famílias civilizadas, fala-se este mesmo idioma, com o nome porém de- guarani, – com alguma diferença é verdade, como talvez na proporção em que está o espanhol para o português: eu, ali, entendia-me perfeitamente com os naturais, como eles conversava sem o menor embaraço”. “(…) Paraguái retâme, che añorairôhaguépe ary 1865 guive 1867 peve, ahendúkuri ha ndaha’éi ypykuéra apytépe año, tetâygua rogakuéra rupi, ojepuruha ko ñe’ê, upépe oñembohérava guarani, jepémo iñambue’imi añetehápe, oimeva’erâ upe mba’e ojehu oîre upépe Español ha ápe Portugués: che, upépe, añemongeta porâ hendivekuéra ha aikûmby avei ha’ekuéra he’íva oñe’ê jave ojoapytépe”.

La prensa paraguaya ridiculizaba la forma en cómo se hablaba el guaraní entre las tropas brasileras. Así, en El Semanario, en su edición del 15 de diciembre de 1866 se lee: Umi kuatiahaipyre Paraguay retâmegua oñembohory brasileño-kuérare oñe’êvaíre Guaraníme. Péicha, El Semanario-pe, ára 15 jasypakôi ary 1866-guápe oñemoñe’ê:

“Felizmente no se encuentra en nuestro ejército esa mescolanza del castellano, inglés, francés, italiano, alemán, y brasilero guaraní que se encuentra en el ejército aliado (…)” “ñanembovy’a ndaiporiha ñane ñorairôharakuéra apytépe upe jehe’a vai inglés, francés, italiano, alemán ha brasileño guarani jajuhukuaáva umi mbohapy tetâ ñorairôharakuéra apytépe (…)”

Según José Bessa – Freire, entre las tropas brasileñas, la oficialidad paulista no sabía darse a entender a los batallones amazónicos, sin la mediación de los indios civilizados, que eran los indios amazónicos bilingües nheengatu-portugués distintos de los indios tapuios, indios monolingües que hablaban solo el nheengatu. Igualmente, los indios civilizados actuaban como traductores en los interrogatorios a prisioneros paraguayos. José Bessa – Freire he’i, Brasil ñorairôharakuéra apytépe, umi mburuvicha paulista-va ndojokupytýikuri umi ñorairôharakuéra amasonagua ndive, upevarâ oipurúkuri hikuái umi ypykuéra iñe’êkôiva, oñe’êva ñe’êngatu-portugués ha ojoavýva umi tapuiokuéragui iñe’êteîva hikuái ha oñe’êva ñe’êngatu añónte. Upéicha avei, umi ypykuéra iñe’êkôiva ojepurúkuri ojapo hagua porandukuéra, ñe’ê’asa rupi, oî jave Paraguái ñorairôharakuéra ho’áva ipoguypekuéra.

El uso del guaraní en las tropas brasileñas no llegó a revestir, por tanto, ningún uso nacionalista. Se convirtió en un tema nacionalista, de identidad, tras la Guerra contra la Triple Alianza. Una de las expresiones del inicio de este nacionalismo lingüístico que no llegó a trascender, fue la ópera Il Guarany, de Carlos Gomes, estrenada en 1870. Aipórô guarani puru Brasil ñorairôharakuéra apytépe ndojehúikuri tetârayhureko rehehápe. Omoheñóikuri tetârayhureko Ñorairô Guasu opa rire ae. Upéva rehegua herakuâmombyrýva niko pe mba’epu purahéi Il Guarany, ojapova’ekue Carlos Gomes, ary 1870-pe.

En el resto del ejército aliado

Ambue tetâ ñorairôharakuéra apytépe

Sin dudas, el guaraní formaba parte del cotidiano de las Misiones o de Corrientes. Sin embargo, no hemos podido localizar aún registros de época sobre su uso entre las tropas provenientes de dichas provincias. Esto quizás se deba al concepto despectivo que se tenía del guaraní como sinónimo de barbarie en el liberalismo que dominaba como concepción de Estado y sociedad en la Argentina en tiempos de la guerra. Tanto Bartolomé Mitre como Domingo F. Sarmiento (presidentes argentinos durante la Guerra) se refieren al guaraní como símbolo de barbarie. Avei, guarani ñe’ê ojepuru ymaite guive Misiones térâ Corrientes-pe. Jepémo, ne’írâ rojuhu jehai uperôguare omombe’úva guarani puru Misiones ha Corrientes-gua apytépe. Oiménengo oîre temiandu vai guarani puru rehegua oñembojojágui tavyrekóre, pévakuri temiandu oguerekova’ekue liberal-kuéra ha Argentina ruvichakuéra ñorairô pukukue javeve. Bartolomé Mitre ha Domingo F. Sarmiento (Argentina ruvichakuéra ñorairô aja) imandu’a ha ombojojákuri guaraníme tavyrekóre.

Sin embargo, a raíz de una expresión sarmientina que declaraba que en Corrientes acababa la civilización, su acérrimo enemigo político publica una carta, luego hecha opúsculo denominado “Ayerecó Qaha Catú. Una Provincia Guaraní”, en 1878 (luego de la Guerra contra la Triple Alianza). En él, Mitre defiende a Corrientes como parte integral del territorio argentino, pero se expresa ambiguamente respecto del guaraní. En efecto, en una parte señala: Upéicharô jepe, Sarmiento he’i rire Corrientes-pe opaha arandureko, hapicha ohayhu’yva chupe onohê araresáre peteî kuatiahai, upéi oñemboherava’ekue “Ayerecó Qaha Catú. Una Provincia Guaraní”, ary 1878-pe (Ñorairô Guasu rire). Upévape, Mitre imandu’a Corrientes ha’eha Argentina retâ pehê, jepémo ipy’amokôi imandu’ávo guarani ñe’êre. Añetehápe, peteî hendápe he’i:

“Era en verdad una provincia guaraní, débil, pobre, oscura, inerme, que pronto debía ser pisoteada por las patas de los caballos de la omnipotente tiranía, y cuyas más nobles cabezas debían pronto rodar por el suelo ensangrentado de la patria!!” “Ha’ékuri retâpehê guarani, ikangýva, imboriahúva, iñipytûva, ityre’yva, pya’e opyrûva’ekue hi’ári umi ipoguasu ha ipokarêva rymba kavaju, ha iñakângue katu ojeréva ñane retâ yvy huguypávare!!”

Al referirse a la batalla de Palo Largo, en la que Genaro Berón de Astrada, gobernador de Corrientes, opuso valiente pero estéril resistencia a Echagüe (aliado a Rosas), el 31 de marzo de 1839. Imandu’ávo Palo Largo ñorairôre, Genaro Berón de Astrada, Corrientes-gua ruvicha, ojepytasohaguépe ikatuháicha Echagüe (Rosas reheguáva) renondépe, ára 31 jasyapy ary 1839-pe.

Mas luego, en tono elogioso, expresa: “que si algunos o muchos de los muertos en aquella infausta jornada hablaban guaraní, ellos más que ninguno merecieron el honor de ser llamados argentinos, porque ellos fueron los únicos que se ofrecieron en holocausto de su patria (…)”

Mitre señala que los guaraníes correntinos nada tenían que ver con “las hordas semisalvajes que Artigas sacó de las misiones occidentales para avasallarla”, y tampoco con “los guaraníes bárbaros que nos trajo el Paraguay”, refiriéndose a la Guerra contra la Triple Alianza. Upéikatu, ñe’êporavopyre rupi, he’i:

“Mbovy térâ hetárô umi omanóva upe ñorairôme ha’eva’ekue guarani ñe’êhára, ha’ekuéra oñemoherakuâporâva’erâ ha ojekuaava’erâ argentino teetéramo, umíva añoite ha’égui umi ome’êva’ekue hekove Argentina rayhupápe (…)”.

Mitre he’íkuri umi guarani correntino ndaha’eiha umi “háime hekosaitéva Artigas ogueruva’ekue Misiones Occidentales-gui oñorairô hagua”, ha ndaha’éi avei “Guarani hekosaitéva oúva ñandéve Paraguái guive”, péicha he’íkuri imandu’ávo Ñorairô Guasúre.

Dicho esto, no hay razones para creer que, a diferencia de lo que ocurría en el Brasil, hubiera existido en el momento de la guerra, siquiera un mínimo atisbo de pensamiento que considerara de manera edificante a la lengua guaraní en Argentina o en Uruguay. Ko’â mba’e rire, ja’ekuaa ndaiporiha ndaha’éiramo Brasil-pe, Ñorairô Guasu aja, temiandu omomba’eguasúva guarani ñe’ême Argentina térâ Uruguay retâme.

omar eduardo penna
Omar Eduardo Penna
  • Traducción al guaraní: David Galeano Olivera, Ateneo de Lengua y Cultura Guaraní.
  • Ilustraciones y fotos: Cabichui (-Archivo Nacional) Biblioteca Nacional- Reprod obras Cándilo López (Museo de R.A)

[Fuente: http://www.lanacion.com.py]

A recuperación voluntariosa de embarcacións tradicionais en Galicia está axudando á pervivencia dun patrimonio en perigo de desaparición. Ese patrimonio tamén inclúe os xeitos, artes e tipos de pesca ademais das carpinterías de ribeira. Poñer en valor toda esta engranaxe permitiría a creación dunha industria vinculada ao turismo que implementaría a economía de vilas mariñeiras agora con pouca actividade pesqueira.

Por Moncho Mariño

Os chalanos, as dornas, as gamelas, os galeóns e outros tipos de embarcacións que antano navegaban polas nosas costas, forman parte do noso pasado económico e social. A mediados do século XX aínda se usaba o galeón nas Rías Baixas como transporte ata que as novas infraestruturas terrestres aceleraron os procesos de carretaxe e entrega.

Traiñeira de Vigo
Traiñeira de Vigo | Fonte: Culturmar

As artes de pesca e as embarcacións tamén evoluíron para deixar paso a novas tipoloxías tanto para capturar peixe como para construir barcos. Fibras sintéticas e metal apartaron a construción en madeira. As carpinterías de ribeira foron desaparecendo ata quedaren escasas testemuñas deste oficio. Logo as políticas pesqueiras da UE foron tamén reducindo o número de barcos e isto fixo que moitas naves acabasen desmontadas ou afundidas.

RECUPERACIÓN DO PATRIMONIO

“Galicia ten un dos patrimonios marítimos máis ricos de Europa”, sinala Ramón Nogueira, propietario de dúas dornas. “Aquí chegaron as tecnoloxías do norte de Europa e do Mediterráneo. A dorna é de orixe viquinga, a vela latina é mediterránea, por tanto o que valía era empregado”.  Esa tecnoloxía creou embarcacións como o bote de Ribadeo, un bote de traballo, que se recuperou a partir da década de 1950 cando “Calvo Sotelo pasaba o verán en Ribadeo, restaurou un deses botes para regatas e así outras persoas imitaron o que fixo este político”.

O traballo de recuperación da memoria mariñeira tamén pasa por recuperar as vellas maneiras de fondear as embarcacións. “A foto que se pode ver na web mostra como antes se poñían as embarcacións sobre a area, hoxe ese varadoiro está debaixo do paseo marítimo da Guarda, como digo eu, soterraron a infancia de moita xente”, sinala Cadilla.

Embarcacións tradicionais
Embarcacións tradicionais | Fonte: Asociación Golfo Ártabro

Víctor Fernández, da Asociación de Mariñeiros Tradicionais de Bouzas, lamenta tamén a perda de lugares naturais onde fondear as embarcacións. “Nós temos un pantalán onde amarramos as nosas gamelas, dornas e outros tipos de embarcación, mais non é o que nos gustaría”. Fernández sinala o pantalán como “un método idóneo para traer persoas, escolares e visitantes para coñeceren o mundo do mar”, aínda así, “hai lugares como antigas conserveiras que teñen espazos que poden recuperarse como fondeadeiros”.

A recuperación non pasa só por restaurar ou reconstruír unha embarcación. A documentación sobre as características, medidas, tipos de vela e de madeira que se usaba, forma parte do traballo de recuperación patrimonial. “Indo por casas de antigos mariñeiros demos con tesouros como redes de algodón, aparellos que xa había xeracións que non se vían”, di Joaquín Cadilla.

Este traballo “é completamente altruísta, facer as velas, recuperar as cordames, buscar en documentos, todo isto para restaurar ou construír réplicas”, di Manuel García Sendón. “Tamén o xeito de navegar, porque cada embarcación tiña as súas peculiaridades para tripulala”.

APOIOS NECESARIOS PARA O SECTOR

“A Unión Europea xa avisou hai décadas que a pesca ía cambiar, reducir as capturas e por tanto había que buscar vías alternativas para as vilas mariñeiras”, comenta Víctor Fernández. “A España tocóulle ser un país de servizos, ben, pois isto que nós facemos pode ir ligado a unha actividade turística como xa fixeron noutros lugares”.

“En Dinamarca a conservación ou recuperación do patrimonio marítimo é case cuestión de Estado”, di Ramón Nogueira, “con creación de museos temáticos”. Nogueira considera que “se o investimento nesta actividade fose máis elevado, podería crearse un tecido de postos de traballo, desde a hostalaría, carpitería de ribeira, turismo e mesmo axudaría á preservación do bosque autóctono”.

“Hai que dicir que fomos espertando sensibilidades na administración”, recoñece Manuel García Sendón. “As carpinterías de ribeira foron recoñecidas como BIC, mais o realmente importante é que poidamos matricular as embarcacións tradicionais como tal”. Este punto, a matriculación, ten como obxectivo darlle entidade propia a este tipo de embarcacións. “Podemos telas matriculadas como embarcacións de recreo, o que queremos é unha lista 0 para embarcación tradicional ou histórica”, reclama Víctor Fernández.

As contías das axudas son consideradas insuficientes. “Arredor do Xacobeo investiuse en infraestruturas, recuperación de elementos históricos, pois a recuperación da navegación tradicional ou histórica tamén suporía un reforzo de cara o Xacobeo 2021 se se articula debidamente”, razoa Ramón Nogueira. “A conselleira de Mar, Rosa Quintana, di que se está traballando nun plano conxunto para todo o potencial que pode dar isto”, declara Joaquín Cadilla.

Polo de agora, a recuperación do patrimonio mariñeiro aínda está en fase de inicio, a pesar de vinte e cinco anos de traballo. Con todo, as diferentes asociacións e persoas implicadas esperan que a administración galega entenda a importancia, tanto cultural como económica, que pode ter este tipo de actividades se se lles dá o suficiente pulo.

ENCONTRO DE EMBARCACIÓNS TRADICIONAIS

A Guarda celebrou o pasado mes de xullo o XIV encontro de embarcacións tradicionais onde se xuntaron embarcacións de diferentes puntos de Galicia, norte de Portugal, Irlanda, País Vasco e outros países con tradición mariñeira. “O encontro é bianual e é o noso grande evento”, di Manuel García Sendón, presidente de Culturmar-Federación Galega pola Cultura Marítima e Fluvial. “Comezamos cos encontros en 1993 en Ribeira e de aí naceu a federación logo de conversas para a recuperación de embarcacións”.

O encontro organízase cada dous anos por cuestións de loxística”, apunta Joaquín Cadilla da asociación Piueiro, que ten a súa base na Guarda e onde realizan o seu labor de recuperación material e inmaterial. “Ademais do encontro, hai que transportar as naves, hai que organizar eventos en paralelo e iso leva tempo e necesita moita organización”.

A Federación ten por obxectivos a preservación do patrimonio inmoble e inmaterial relacionado coas embarcacións marítimas e fluviais. “Nós recuperamos mesmo a palabra “piueiro” a única ata o de agora en Galicia con catro vogais nunha sílaba e que era unha pedra atada ás redes para que quedasen fixas no fondo do mar”, di Joaquín Cadilla.

[Fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]