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Ganó uno de los premios estatales de la juventud 2022, porque, a pesar de las dificultades como mujer, logró cumplir sus objetivos

 

Escrito por Alejandra Reyes

Esther Salazar Velázquez, mujer mazahuapremio estatal de la juventud 2022, estudió en la universidad Intercultural la carrera de Salud, donde logró editar un libro de plantas medicinales en el cual plasma el beneficio curativo de 106 ejemplares de los dos pueblos mazahuas del estado de México.

Resaltó que siempre lleva en su memoria como su mamá la curaba con plantas tradicionales, gracias a todos esos remedios que utilizaba su pueblo.

Presentan libro de plantas medicinales de pueblos mazahuas

La joven de 27 años de edad, originaria de San Felipe del Progreso, logró ganar uno de los 33 premios estatales de la juventud.

Entrevistada, dijo: «Llegué a esta carrera por mi madre, ya que ella utilizó las plantas desde que era pequeña, y cuando a mí me curaban, lo hacían con plantas medicinales, porque no habían médicos cercanos y no había dinero para llevarnos a curar».

Por eso, cuando estudié vi esta licenciatura y me dije: «Esto es para mí, y entré a la carrera».

Comentó que uno de los ejes que más ha trabajado con sus compañeros es la medicina tradicional, y elaboraron un libro llamado «Flora Medicinal», de dos comunidades mazahuas del estado de México.

«Este libro me hizo ganadora de ese gran premio y porque plasmamos todo lo de la medicina tradicional», comentó.

Esta escrito en lengua mazahua y en español, «porque queremos rescatar nuestra medicina tradicional, sobre todo, nuestra lengua, que se está perdiendo en las comunidades».

Reconoció que para estudiar una carrera fue muy difícil, porque su papá le decía: «¿Para qué estudias?, pues como mujer a lo que te vas a dedicar es a cuidar a tus hijos».

Fue difícil, «por que todas las mujeres de mi comunidad se casan de los 14 a 18 años, yo no quería seguir esa vida, quería superarme y tener algo más para mí».

Esther comentó que eso fue lo que la motivo, «sobre todo mi mamá, que siempre dijo que podía alcanzar algo más, que ella no había podido alcanzar en su momento».

Hay muchas chicas de la comunidad mazahua que han estudiado «lenguas y cultura, enfermería, comunicación intercultural y eso es el objetivo, seguir impulsando a estas mujeres para que sigan estudiando», señaló.

Este ejemplar ganó uno de los premios estatales de la juventud 2022

Hay un avance de las mujeres, dijo: «Hoy en día las mujeres ya se preocupan por estudiar en la comunidad, y esperamos que lo sigan haciendo».

Dijo que el Premio Estatal de la juventud 2022, es un reconocimiento por el trabajo que realizamos todos los días por el desarrollo y progreso de su comunidad.

Por eso invitó a los jóvenes que sigan creciendo en lo personal y profesional, y que eso sea el principio de muchos logros, sin olvidar que el compromiso de inspirar a nuevas generaciones a cumplir sus sueños.

Finalmente, invitó a las juventudes a que sigan tejiendo sus sueños a pesar de los obstáculos.

 

[Fuente: http://www.lajornadaestadodemexico.com]

Comment le premier restaurant végétarien de Los Angeles est devenu, dans les années 1960, l’antre d’un gourou attiré par le sexe, la philosophie New Age et le rock psychédélique? Et surtout, qui est vraiment Father Yod, auteur d’une soixantaine d’albums?

Pour les membres de la Source Family, le gourou Father Yod était un sage. Parfois, même, une incarnation divine. | Capture d'écran Electracloud via YouTube

Pour les membres de la Source Family, le gourou Father Yod était un sage. Parfois, même, une incarnation divine. | Capture d’écran Electracloud via YouTube

Écrit par Maxime Delcourt — édité par Léa Polverini 

Il faudra un jour se pencher sur les kilos de drogues qui ont circulé en Californie au cours des années 1960. Cela expliquerait peut-être pourquoi tant de gens ont fini par vriller, rompant avec le monde social, les normes et, parfois, la raison. Cela permettrait aussi de plonger dans le cerveau agité de ceux qui ont grandement contribué, pour de bonnes ou mauvaises raisons, à faire des sixties une décennie hautement fantasmée.

James Edward Baker est en cela un cas d’école. Son enfance se déroule pourtant loin des plages de la côte Ouest. Né en juillet 1922 dans l’Ohio, le jeune homme traverse les vingt premières années de sa vie avec frénésie, multipliant les expériences dont il finira par se vanter, quand bien même la plupart d’entre elles sont difficilement vérifiables.

On dit de lui qu’il aurait abattu neuf avions de chasse japonais lors de la Seconde Guerre mondiale, bien que son nom ne figure pas sur la liste officielle des récipiendaires de la Silver Star. On dit aussi qu’il serait expert en ju-jitsu, qu’il aurait tué deux hommes et braqué quelques banques. Surtout, on dit qu’il a débarqué à Los Angeles dans l’idée de faire carrière en tant que cascadeur, persuadé de pouvoir intégrer le casting du prochain Tarzan.

Problème: Hollywood est un milieu de requins et James n’est visiblement pas armé pour faire face à la concurrence. Faute de mieux, il ouvre en avril 1969 ce qui est considéré comme le premier restaurant végétarien de Los Angeles: The Source Restaurant, un lieu situé sur Sunset Strip, qui peut s’enorgueillir d’avoir accueilli des clients de prestige, tels que John LennonJulie ChristieMarlon Brando ou Warren Beatty.

«Un vieil homme dégueulasse en plein trip de luxure»

Biberonné à la philosophie ésotérique, formé à la kabbale, proche des Nature Boys, un groupe de beatniks prônant un style de vie en phase avec la nature, James Edward Baker est malgré tout animé par des pensées capitalistes. En quête de célébrité, il profite de la popularité de son restaurant pour promouvoir sa philosophie de vie et recruter ses disciples, qu’il convie à ses séances de méditation dominicales. Celles-ci rencontrent un tel succès qu’elles lui permettent en à peine un an de louer le manoir Chandler, comptant vingt-quatre chambres.

«Father Yod était avant tout une figure paternelle pour tous ces gens qui avaient clairement besoin d’un exemple dans leur vie.» Djin Aquarian, un ancien membre de la communauté

Ambitieux, l’Américain a désormais les moyens d’inviter ses fidèles à suivre son régime «spiritual bootcamp», composé de douches froides, de yoga, d’exercices de bien-être et de consommation de marijuana, qu’il perçoit comme une manière de toucher au divin, de se libérer de ses pulsions négatives. Son surnom au sein de la communauté, «l’herbe sacrée», en dit d’ailleurs long sur le rapport presque spirituel entretenu avec le cannabis.

Personne ne s’en doute alors, mais ce n’est là que la première étape d’un plan méticuleusement pensé par celui qu’il convient désormais de renommer «Father Yod». Un sage, disent certains. Un gourou, disent d’autres. Voire un «vieil homme dégueulasse en plein trip de luxure», selon sa femme, Robin Ropper. Toujours est-il qu’au cours des années 1970, le quinquagénaire se retrouve à la tête de la Source Family: une communauté vivant ensemble dans un manoir luxueux, niché au cœur des collines hollywoodiennes.

Le gourou Father Yod et la Source Family. | Capture d’écran Electracloud  via YouTube

Au plus fort de la secte, il y aurait eu plus de 150 personnes au sein de la Family, toutes obnubilées par cette recherche du sacré promise par Father Yod. Ce dernier opère pourtant d’une façon similaire à des dizaines d’autres gourous. Comme souvent, il s’agit d’abandonner sa véritable identité, de se débarrasser de ses biens matériels, de tourner le dos à ses proches, qui acceptent de rester dans l’ignorance, et de n’écouter que leur «père», le seul à même de les guider vers la lumière.

«Father Yod était avant tout une figure paternelle pour tous ces gens qui avaient clairement besoin d’un exemple dans leur vie», disait Djin Aquarian, un membre de la communauté, dans une interview à News.com.

Comme souvent, il est également question de sexe, surtout quand celui-ci est en faveur de Father Yod, mais aussi de musique. À commencer par le rock, cette débauche de guitares à travers laquelle le gourou voit la possibilité de diffuser plus largement ses préceptes, inspirés par la philosophie New Age.

Parmi tous les groupes présents au sein de la communauté, Ya Ho Wha 13 est certainement le plus actif. On le voit se produire dans les facultés et les lycées, on observe ses membres dans leurs longues robes amples et colorées, on les entend répandre leur bonne parole sur neuf albums, tous publiés en édition limitée sur leur propre label, Higher Key.

Au sein de Ya Ho Wha 13, il y a notamment Sky Saxon, le leader de The Seeds, une formation proto-garage qu’il abandonne au début des années 1970 pour rejoindre les rangs de Father Yod, convaincu d’avoir affaire à Dieu. Ou du moins, à un génie d’une autre trempe. En témoigne cette entrevue donnée en 2007 à L.A. Records:

«Father Yod, à mon avis, était le plus grand chanteur au monde –meilleur qu’Al Jolson, meilleur que les Beatles, meilleur qu’Elvis, meilleur que moi-même, les Doors ou n’importe qui d’autre. C’était comme un grand magicien qui jouait de la musique avec ses enfants.» Encore une fois, il s’agit là d’un rapport père-fils, d’une relation où l’un s’abreuve du savoir de l’autre, en quête de repères, d’une marche à suivre.

Dévoué, Sky Saxon a même été le premier à faire connaître la musique de Ya Ho Wa 13 au grand public, avec la sortie en 1998 du coffret God and Hair: Yahowha Collection sur un label japonais qui l’avait initialement sollicité dans l’idée de publier ses projets en solo.

Une discographie féconde

Dans les faits, Father Yod n’a pourtant rien d’une figure protectrice. Ses relations avec de jeunes filles, bien que passées sous silence, questionnent son entourage, tandis que l’interdiction d’avoir recours à la médecine traditionnelle au sein de la communauté se révèle problématique dans certaines situations: maladie grave, accouchement, etc.

L’Amérique, encore sous le choc de l’assassinat de Sharon Tate par la Manson Family, prend peur. Les parents des plus jeunes membres de la communauté craignent Father Yod et portent plainte pour détournement de mineures, tandis que les agents de la protection de l’enfance, préoccupés par les rapports d’infections fréquentes aux staphylocoques, alertent les autorités. Conséquence: Father Yod, ses quatorze épouses (toutes mariées dans l’idée de les inciter à rester à ses côtés) et ses fidèles déménagent à Hawaii, où Father Yod décède le 25 août 1975 après un accident de parapente sur la côte est d’Oahu.

La légende voudrait qu’il ait admis auprès de ses fidèles, quelques minutes avant son décès, qu’il n’était en réalité qu’un être humain lambda, en aucun cas le digne représentant d’une parole divine.

À 53 ans, l’Américain laisse derrière lui une secte, des souvenirs étranges et des dizaines de fidèles complètement déboussolés après cinq ou six années passées à vivre en communauté. Pour certains, il faut apprendre à réintégrer une société traditionnelle. Pour d’autres, accepter les réflexions culpabilisantes des proches, du genre: «Je te l’avais dit».

Pour d’autres encore, peu soucieux de ce qui se tramait dans l’arrière-boutique, il reste surtout de cette époque une riche discographie, faite de rock psychédélique, de paroles spirituelles et d’improvisations interminables, souvent effectuées après de longues séances de méditation, entre 3h et 6h du matin.

Au-delà des neuf disques officiellement parus, édités entre 500 et 1.000 exemplaires, il semblerait que Ya Ho Wha 13 ait enregistré une soixantaine d’albums. Preuve que l’œuvre de Father Yod suscite l’intérêt des diggers, certains de ses disques ont même été réédités ces dix dernières années par le label Drag City (Pavement, Stereolab).

Ce qu’on y entend? Des musiques imprégnées de funk, de jazz, de krautrock hérités des pères fondateurs (CAN, notamment), mais aussi des bourdonnements d’insectes, des sifflets et des paroles vouées à favoriser la transe –pas pour rien, finalement, que Father Yod avait installé des haut-parleurs dans la salle de réunion de la communauté afin qu’ils puissent écouter la musique en train d’être créée.

 

[Source : http://www.slate.fr]

 

Cette opération des fesses continue à connaître un vrai succès, bien qu’elle soit devenue l’une des procédures esthétiques les plus meurtrières à cause des réglementations précaires dont elle bénéficie.

Ne vous faites pas du mal pour avoir les fesses de Kim Kardashian. | KlausHausmann via Pixabay

Ne vous faites pas du mal pour avoir les fesses de Kim Kardashian

Repéré par Anna Jouyet 

Repéré sur Bloomberg

Quelques jours après avoir subi une opération de chirurgie esthétique des fesses, Chelsea s’est retrouvée aux urgences de Philadelphie. La peau autour de ses cuisses devenait noire, durcie et boursouflée. La sensation de brûlure était si intense que l’Américaine respirait difficilement. «J’espérais assister à une transformation de mon corps de jeune maman et ça s’est transformé en un véritable cauchemar», déclare la jeune femme dans un article de Bloomberg.

À 29 ans, Chelsea avait opté pour une opération populaire appelée «lifting brésilien». Cette dernière consiste à liposucer la graisse d’une partie du corps (généralement l’abdomen ou les cuisses) pour l’injecter ensuite au niveau des fesses, dans l’intention de leur donner une forme plus rebondie.

Cette procédure esthétique est loin d’être anodine, elle est même dangereuse. En 2017, c’était l’opération plastique ayant le taux de mortalité le plus élevé aux États-Unis. À la suite de ces chirurgies, il arrive souvent que les patientes (car ce sont très majoritairement des femmes qui se font faire cette opération) souffrent de paralysies ou de douleurs intenses provoquées par des lésions nerveuses. Quelque 3% des chirurgiens du pays indiquent par ailleurs qu’une de leurs patientes est décédée à la suite d’un lifting brésilien.

Et pourtant, malgré sa dangerosité, cette opération ne cesse de gagner en popularité«Ces dernières années, le nombre d’interventions chirurgicales a augmenté de façon spectaculaire», précise Lina Triana, présidente élue de l’Association internationale de chirurgie plastique esthétique (Isaps). En 2020, plus de 40.000 liftings fessiers ont été réalisés par des chirurgiens plastiques certifiés aux États-Unis, soit deux fois plus que cinq ans auparavant, montrent les dernières statistiques de l’Isaps.

Au niveau mondial, l’augmentation du volume fessier (y compris les implants en silicone) représentait en 2020 un marché de 1,5 milliard de dollars (1,46 milliard d’euros), selon les analystes de Grand View Research. Un marché qui devrait encore gonfler de 22% par an et atteindre 6,6 milliards de dollars en 2028. Pour autant, les complications médicales liées à ces interventions continuent d’être fréquentes.

Des réglementations inadéquates

Aux États-Unis, une formation de quelques mois permet aux médecins de recevoir un certificat les autorisant à pratiquer la chirurgie esthétique. Ces diplômes sont délivrés par des organismes indépendants appelés «conseils de spécialité». Or, tous les conseils ne se valent pas. Le Conseil américain des spécialités médicales (l’American Board of Medical Specialties), largement reconnu comme la référence en matière de certification des médecins, ne reconnaît ainsi que vingt-quatre d’entre eux comme répondant aux critères de la médecine spécialisée.

Mais si un médecin non qualifié utilise des techniques inappropriées, cela peut entraîner de graves problèmes de santé et même, parfois, la mort de la patiente. Dans le cas de Chelsea, une erreur médicale a été responsable d’une nécrose graisseuse, apparue à la suite de son opération.

Par ailleurs, dans certains États américains, les médecins sont libres de pratiquer des opérations dans n’importe quel cabinet, que ce dernier soit équipé ou non pour agir en cas d’éventuelles complications. Dans l’état de Géorgie, l’avocate Susan Witt s’est battue pour changer cette situation en plaidant pour la création d’un organisme de réglementation chargé d’inspecter les cabinets et d’enquêter sur les plaintes. En 2021, le conseil a reçu le pouvoir d’établir davantage de recommandations pour la chirurgie en cabinet. De nouvelles propositions de réglementations sont également en attente d’approbation.

Des recommandations utiles, puisque les liftings brésiliens sont devenus légèrement moins mortels. Une enquête récente, réalisée auprès des chirurgiens certifiés, montre que le taux de mortalité pour les liftings des fesses est passé de 1 pour 3.000 interventions en 2017 à 1 pour 15.000 opérations en 2019 aux États-Unis, soit un niveau de risques similaire à celui d’une plastie abdominale. Toutefois, le nombre de décès pourrait être bien plus élevé qu’annoncé. En effet, les médecins n’ont pas l’obligation de signaler les interventions esthétiques ayant entraîné des transferts à l’hôpital ou des décès.

 

[Photo : KlausHausmann via Pixabay – source : http://www.slate.fr]

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Escrito por  por Carlos Madrid

Dice el pintor Alejandro Pasquale (Buenos Aires, 1982) que para él no existe separación entre lo natural y lo humano. Que somos un todo. Unas ideas que intenta transmitir en su día a día cuando conversa con sus allegados o a través de las redes sociales.

Pero, sobre todo, a través de su pintura. Unos cuadros muy singulares en los que los rostros de las personas que aparecen se desdibujan en plantas, como una clara alegoría de su pensamiento. Una forma ¿realista? de pintar que hace que las obras cobren mucha fuerza y uno quede atrapado en ellas. Hemos hablado con él para intentar descifrar ese lenguaje tan único.

Tu obra es una auténtica simbiosis entre lo humano y lo natural.

No veo la separación entre las dos. Creo que el humano desde hace años lo intenta separar, lo que hace que veamos la naturaleza como un recurso natural. Pero mi trabajo no es más que mi pensamiento y mi sentimiento, no es que busque de qué hablar. Muestro lo que charlo con mis amigos, lo que milito en redes sociales… Es decir, este sentimiento que tengo que se basa en que es imprescindible que los humanos volvamos a sentirnos naturaleza. Cómo lleguemos a eso, es cosa de cada uno. A mí, por ejemplo, las plantas sagradas me han ayudado mucho a verme como naturaleza.

Alejandro Pasquale

‘Refugio’

‘La hora dorada’

Esto se puede ver, sobre todo, en los rostros de las personas, que dejan de ser humanos para desdibujarse en plantas. ¿Por qué?

Esto tiene muchas lecturas. La primera es que la persona deje de ver mis pinturas como una similitud con alguien o algo a través de lo físico, de lo figurativo. Eso tiene que ver mucho con el rostro, porque nos lo estamos viendo todo el tiempo.

Por otro lado, sería como una metáfora de esta conciencia no ordinaria que trabajo desde hace un tiempo. Pero en los últimos dibujos dejó de ser solo la cara y pasó a ser todo el cuerpo: ahora está todo junto. Intento que no haya un fondo de naturaleza y una figura humana como algo separado, sino que funcione junto. Algo que creo que no está sucediendo en la realidad.

Los animales también tienen mucho peso. Pero sobre todo los pájaros. ¿Por qué? 

No es que tengan más importancia respecto a su presencia. Para mí son una representación del resto de sus animales. Podría hacer un Arca de Noé, pero creo que con una sola ave se refleja a todo el reino.

Pero con las aves me pasa que, cuando estoy en las ceremonias de las plantas sagradas, sus cantos tienen un lenguaje muy importante. Muchas de estas plantas son hongos o lianas que tienen una medicina llamada ayahuasca. Esta sustancia tiene mucho DMT, que es una molécula que el humano libera en el nacimiento y en la muerte. En ese momento que estás bajo la influencia de esa molécula, los sonidos se fractalizan. Y el piar de las aves se vuelve increíble. Los pueblos indígenas los llaman ícaros.

‘La magia entre nosotros’

‘El renacer’

Todo esto hace que las obras sean muy psicodélicas, en las que hay claras referencias a este tipo de sustancias.

Al principio tenía dudas de hasta dónde hablar de estas sustancias. Yo creo que son más herramientas para dibujar. Crean un estado de psicodelia que liberan al espíritu del pensamiento, del prejuicio, de toda la mala educación actual. La sociedad te excluye de la naturaleza y los animales. Por eso yo dejo ese mensaje, siempre que se utilice desde un lugar responsable, no en una fiesta.

Alejandro Pasquale

Una psicoledelia que no representas a través de colores.

No pinto este tipo de obras, con colores más fuertes, porque intento generar una imagen que no tenga per se el tema psicodélico en el color. Busco que sea más amorosa con el medio ambiente. La naturaleza ya es lo suficientemente psicodélica. Por ejemplo, la forma y los colores de los cactus. ¡Son una locura! Sus flores, sobre todo las de las crasas, tienen unas flores y unos tonos increíbles. Y no solo esas. Muchas parecen alienígenas.

También tienen mucho protagonismo las calaveras y los esqueletos en tu obra.

Desde hace un tiempo estoy intentando entender el budismo a través de lecturas. Las calaveras hablan de la impermanencia de todo. También del humano. La calavera es una alegoría de eso, de que somos un breve suspiro en el universo. Y que en nuestra insignificancia no la caguemos y dejemos algo bonito.

¿Qué te impulsó a hacer arte así? ¿Qué artistas y por qué la naturaleza?

Hay cientos de artistas que me fascinan. Como Goya, por ejemplo, que me parece alucinante. Pinto porque necesito decir algo, es mi forma de extender una semillita de las cosas en las que creo. Igual que cuando hablo con colegas.

 

[Ilustraciones: Alejandro Pasquale – fuente: http://www.yorokobu.es]

No currículo de medicina, há muito espaço para a onipotência dos “doutores” e objetificação dos pacientes – e quase nenhum para a formação ética. É preciso resgatar o sentido intersubjetivo do cuidado, inclusive dos mais vulneráveis

Escrito por Fran Alavina

Desde que veio à tona o caso abominável de estupro da parturiente, mais uma vez se demonstra que não há lugar seguro para as mulheres em uma sociedade que se orgulha da sordidez de seu machismo – nos últimos tempos, despudoradamente celebrado.

Neste notório e asqueroso caso, há também de se levantar uma outra questão além do crime penalmente tipificado e das implicações de uma sociedade constituída, desde sua origem, na cultura do abuso das mulheres: trata-se da formação dos nossos futuros médicos. Aqui, ouço o espanto revoltado de uma senhora que na padaria, ao meu lado, tomava conhecimento do caso: “como pode né moço, um rapaz que estudou tanto para ser médico, fazer uma barbaridade dessas”. Eu completei: “a senhora tem razão, ele estudou, fez um juramento ético…”. A frase daquela mulher me soou, na verdade ainda soa nos meus ouvidos. Sua indignação e espanto nos impõe um problema: se os estudos também não servem mais à formação ética, para que servem? Como anda a formação daqueles que em algum momento terão nossas vidas nas mãos?

Sendo professor, e ministrando uma disciplina de Filosofia e Ética na Medicina em um dos cursos de medicina da universidade na qual trabalho, escrevo não apenas enojado com o caso ocorrido no Rio de Janeiro, mas para refletirmos juntos – eu e você, leitores/leitoras – sobre os rumos, ou melhor os descaminhos éticos que a educação como coisa pública tomou nos últimos tempos. E no caso da formação médica não é pouca coisa: é a vida das mulheres, são as nossas vidas.

Percebam que não é mais raro, nos deparamos com casos de médicos, especialmente jovens, que expõem a vida dos pacientes nas suas redes sociais. Fazendo comentários depreciativos sobre aqueles a quem deveriam direcionar um outro olhar. E isto ocorre, particularmente, quando estão atendendo pelo SUS, distantes da glamourização que esperam que a profissão lhes dê como prêmio por todo o esforço/sofrimento pelo qual passaram até poder vestir o jaleco branco permanentemente. Glamorização que me faz ver, em número crescente, o sofrimento psíquico que há entre os/as estudantes que não possuem corpos da beleza padrão. Passa-se a exigir deles que a primeira e melhor referência que possam oferecer de sua profissão sejam seus próprios corpos: confundindo corpo saudável com corpo de beleza padrão.

A objetificação, que impede qualquer relação ética, já começa na alienação com seus próprios corpos. Se o princípio é o da exposição de si mesmo, por que teriam freios éticos em expor os outros? Se não há relação ética consigo mesmo, tampouco pode haver relação ética com os outros.

De fato, sobre os jovens médicos está o manto do status social com que a profissão lhes reveste. É quase uma aura mítica, já transmitida nos primeiros anos da faculdade. Introjetam a ideia socialmente difusa de que, como estudaram muito pela vaga, estão em outro patamar meritório, mesmo em relação a outros cursos universitários tão concorridos quanto medicina. Essa diferenciação aniquila pesadamente a ideia de responsabilidade da ação individual como reflexo da ação do grupo. Daí, como já ouvimos no caso do nojento estupro, se cair no mito da mera culpabilização individual. De fato, nem todos os médicos são estupradores, porém a pergunta que deve ser feita é: por que chegam a existir essas aberrações éticas profissionais? Em nenhum momento de sua formação algo de seu comportamento desprezível foi notado? Reparem, os casos se davam durante o exercício profissional, de modo que aquele sujeito não fazia nenhuma mínima diferenciação ética/moral do seu trabalho em relação ao ato conscientemente abjeto que praticava. Ele praticou seus estupros nos locais de trabalho. O que tomamos conhecimento não acusa apenas ele mesmo, mas as falhas e erros do processo formativo profissional.

 Falhas que, postas em um combo, juntam-se à falta de acompanhamento e atenção psicopedagógicos, pois os estudantes variam do registro do status social da profissão para o seu extremo oposto: o medo e as tensões provocadas pelo não cumprimento daquilo que é prometido como “prêmio” natural. Não são raros os casos de depressão, colapso nervoso e ideações suicidas. Muito disso é provocado pelo peso que as famílias lhes impõem, quando na verdade queriam estar fazendo outro curso.

Acrescente-se também o uso da expressão distintiva “doutor”, que herdamos desde a colônia, expressando-se na relação vertical, nunca horizontal, com os pacientes. Quem de nós já não ouviu: “o médico mal olhou na minha cara…!” Mas como poderiam olhar? Com efeito, lhes é ensinado que há uma doença em alguém e não que irão encontrar em seus consultórios-hospitais-clínicas alguém em processo de adoecimento. Não é o paciente que tem uma doença, mas a doença que tem um paciente. Há desde o começo uma despersonalização dos pacientes que ficam reduzidos à passiva materialidade orgânica de seus corpos. Donde inexistir um princípio ético basilar: só há relação ética entre sujeitos ativos; quando um deles já é tomado como inapto por princípio, é considerado pura passividade, estamos no campo das relações de objetificação. Não pode haver relação ética com o que consideramos, ou com alguém que alocamos na posição de objeto.

Ora, como se a Medicina fosse um saber que não estivesse fundamentalmente calcado nas relações intersubjetivas: o médico está lidando com outra pessoa. Há a sempre tão falada relação de confiança médico-paciente. Contudo, como isso é ensinado aos futuros médicos? Diz-se a eles que a relação de confiança não se dá por puro reconhecimento público do seu saber? Que a conclusão do curso superior por si só não me fará confiar, mas é durante o processo que essa confiança será instaurada?

Os estudantes sempre se espantam quando concluem, durante nossas aulas, que não podemos considerar a Medicina como uma simples ciência exata, como se estivéssemos lidando com entes numéricos abstratos. É preciso lhes dizer o óbvio: “vocês vão lidar com pessoas e não com objetos, ou com definições abstratas de doenças e suas causas”. Não são apenas quantificações, doses, gotas e comprimidos: são homens e mulheres que têm histórias de vida próprias, com as quais vocês vão se encontrar e em cujas vidas vão interferir.

É preciso lhes dizer e ensinar que a relação médico-paciente não é uma relação de mando e obediência, mas de esclarecimento, muitas vezes no sentido mais pueril do termo. Essa relação impositiva de mando/tutela com os pacientes, também se dá nos locais de trabalho em relação ao quadro de enfermagem, não por mero acaso formado majoritariamente por mulheres. Ora, foram justamente as enfermeiras que desconfiaram e trouxeram à luz aquela abjeção.

Quem de nós já não recebeu um olhar de reprovação, quando depois de não entendermos a explicação médica, ousamos dizer: “mas, doutor…?”. Há um senso comum entre os estudantes, arraigado durante os anos de faculdade, de que seus futuros pacientes são como que inaptos a falar de suas doenças e sempre que podem mentem para se livrarem do tratamento. Daí, o médico deter não só a palavra final, mas toda a atividade discursiva: ao paciente cabe apenas responder. O médico possui o saber, portanto é o detentor da verdade. Quase nunca, porém, lhes é ensinado que o paciente também detém certo conhecimento, mesmo que espontâneo, sobre seu próprio corpo; e, que, portanto, também possui um discurso de verdade.

Quando lhe falamos que tal não ocorria nas concepções greco-romanas antigas da prática médica, nas quais há o reconhecimento do paciente como artífice – junto com o médico – da sua cura, eles também desconhecem, pois nos currículos pouco, ou nenhum espaço lhes é reservado ao conhecimento da história do saber que se dispuseram, ou foram empurrados a abraçar. Uma vez que não conhecem a história de seu próprio saber, pensam que o que pode mudar são as técnicas e instrumentos, e que a medicina como saber é hoje o que será amanhã: não se podendo apreender com o passado. Aferrados à lenda de que o mais importante são os conhecimentos instrumentais e práticos do saber, não percebem que são retirados do campo da ciência para o da mera técnica.

Quanto maior o primado da tecnificação, maior o afastamento do horizonte ético. Acaso não é o estuprador médico do ponto de vista da técnica um bom profissional? Não agia com destreza técnica, tanto que premeditadamente dopava mais que o necessário as suas vítimas? Não é suficiente ensinar apenas a ser profissionalmente bom, quando se lida diretamente com vidas.

As questões que levantamos, qualquer um de nós pode constatar não apenas ao longo da vida – nas internações hospitalares e atendimentos clínicos –, mas também consultando a grade curricular dos nossos cursos de Medicina: quer públicos, quer particulares. O aspecto ético-formativo está restrito a uma ou duas disciplinas, no máximo. Ademais, quem o fizer constatará também que a Medicina é um saber academicamente autocentrado: se relacionando pouco com os outros saberes que lhe são próximos, herdando a falsa ilusão de que, por sua importância, basta-se a si mesmo. Por ser autocentrado, tem pouca capacidade de reconhecer suas lacunas, e quando instado pela realidade a apontar suas limitações fecha-se ainda mais em si mesmo. Como se fosse suficiente prestar contas apenas no interior dos conselhos da categoria e não em instâncias sociais mais amplas.

A se continuar ensinando apenas a clinicar, casos repugnantes como o que vimos serão fabricados e sempre remetidos ao caráter dos praticantes, nunca às falhas de sua formação ética no sentido mais amplo. É preciso repensar e pôr em prática uma formação com outro horizonte de sentidos. Em primeiro lugar, com a participação daqueles que estão diretamente implicados: os/as estudantes. Outras modalidades curriculares, outros modelos de ensino e aprendizagem médicos. Com efeito, não podem fazer discussões éticas e pensar suas próprias trajetórias de formação se a técnica excessiva asfixia qualquer capacidade reflexiva. Uma outra medicina pode e tem que ser possível. Há de se ensinar não apenas o que é ética, mas a serem éticos. Ainda mais para extirpar as violências para com os corpos mais vulneráveis: os corpos das mulheres.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

El Grup Enciclopèdia renova els portals que milloren l’accés al contingut i l’experiència d’ús dels usuaris

El Grup Enciclopèdia ha renovat els webs d’Enciclopèdia.cat i Diccionari.cat coincidint amb el seu 25è aniversari. Segons un comunicat difós aquest divendres pel grup editorial, els nous portals milloren l’accés al contingut i l’experiència d’ús dels usuaris. El nou Diccionari.cat conté a partir d’ara, a més del Gran Diccionari de la llengua catalana, 11 diccionaris més: el Diccionari de sinònims Franquesa, el Conjugador català i 9 diccionaris bilingües que relacionen el català amb l’alemany, l’anglès, el castellà, el francès i l’italià, a més del Diccionari der aranés. Per la seva banda, Enciclopèdia.cat estrena nou format que permet descobrir millor el seu univers de continguts.

Enciclopèdia.cat conté, a més de la Gran enciclopèdia catalana, 32 obres temàtiques de reconegut prestigi com Biosfera, Gran enciclopèdia de la música, Enciclopèdia de medicina i salut o Catalunya romànica, entre moltes d’altres. Són continguts vius que inclouen més de 350.000 articles de temàtica molt diversa com història, economia, art, política, geografia, ciència o natura.

Els dos portals estan en continu creixement i actualitzen sistemàticament els seus continguts. De fet, formen part d’un projecte ambiciós de coneixement digital que el Grup Enciclopèdia desenvolupa al voltant de tres eixos: la llengua, amb Diccionari.cat; el coneixement en tots els àmbits, amb Enciclopèdia.cat; i la ciència, amb Divulcat, l’eina de divulgació científica en català, tots de consulta gratuïta.

[Font: http://www.racocatala.cat]

Oliveraide en Galilée

Les écovillages ont le vent en poupe en Israël. Par écovillage, on entend une communauté dont le modèle se fonde sur l’autosuffisance et sur un mode de vie en harmonie entre l’être humain et la nature avec pour objectif le développement durable. Klil, Adama et Kadita font partie des grands écovillages renommés de Galilée. Les adeptes au retour à une vie plus saine et plus naturelle étant de plus en plus nombreux, il n’est guère étonnant que les listes d’attente pour intégrer ces villages s’allongent d’année en année.

Dans ces écovillages ainsi qu’aux alentours on trouve des points d’eau, des grottes, des pressoirs, des chevaux sauvages, des vaches et même des renards. Lorsqu’on se promène dans un de ces villages, on a l’impression d’avoir fait un bond en arrière d’un millier d’années. Les jardins devant les habitations et les arrière-cours sont à l’état sauvage et certains sont même à flanc de montagne. Le silence est infiniment reposant et réparateur et, en l’absence de tout bruit de voitures, on écoute sans se lasser le bruissement du vent dans les arbres. La nuit, grâce à l’absence de réverbères et de lampadaires, seules les étoiles et la lune éclairent le ciel. Partout on trouve des arbres fruitiers, des vignes et une impressionnante quantité d’oliviers dont les fruits sont cueillis à la saison des récoltes. De nombreux habitants ont de petites entreprises familiales qui vendent des olives en saumure et de l’huile d’olives. C’est d’ailleurs le seul gagne-pain de certaines familles. La terre étant préservée, les plantes sauvages prospèrent, éclaboussant les lieux de leurs magnifiques couleurs. Les villages fonctionnent tous à l’énergie solaire et la plupart des maisons ont été construites par les habitants eux-mêmes. Certains, dont des familles entières, vivent dans des yourtes.

Chaque village a son propre cachet

Chacun de ces villages a son propre cachet. Klil est plus grand qu’Adama et Kadita et Kadita est plus ancien, plus ‘brut de décoffrage’ avec des clôtures réalisées avec de vieux cadres de lits en métal. À Klil, un grand nombre d’habitants proposent médecine alternative, yoga, méditation, arts martiaux, etc. Adama est considéré comme plus jeune et plus axé sur le spirituel que Klil et Kadita. Kadita est célèbre pour son huile d’olive et certains disent même que l’huile pour le premier et le second Temples a été fabriquée à Kadita. À Klil vous trouverez davantage de Airbnb et à Adama la plupart des yourtes. Toutefois, la préservation de la nature dans ces écovillages n’est pas uniquement structurelle. Il y a aussi le mode de vie des habitants, plus lent, plus posé, plus calme. Les gens travaillent la terre, fabriquent leur propre savon, leur shampooing, leurs huiles à partir des plantes environnantes et ils produisent également leur propre nourriture. Certaines familles ont des troupeaux de chèvres et fabriquent leur propre fromage et presque tout le monde a des poules.

Quand on se promène pendant la journée dans l’un de ces villages on rencontre des gens qui bricolent sur leur toit qu’ils ont fait eux-mêmes ou qui travaillent la terre ou encore qui méditent en marchant. La demande pour vivre dans ces villages est très forte et les listes d’attente sont très longues. Il est extrêmement difficile d’y acheter un terrain ou une maison. Certains terrains ont des maisons d’hôtes pour accueillir des bénévoles qui aident aux travaux agricoles et qui, en contrepartie, peuvent vivre dans la nature.

C’est actuellement presque mission impossible de trouver une place dans l’un de ces trois villages mais, heureusement, le nombre d’écovillages ne cesse d’augmenter en Israël. Une grande partie d’entre eux sont situés dans le nord du pays, à proximité de points d’eau, mais le mouvement s’étend à tout le pays. On peut trouver sur Facebook un groupe appelé « Communautés écologiques » qui compte plus de 20 000 membres qui cherchent une possibilité de vivre dans de tels lieux ou d’y travailler comme bénévoles. L’écologie a vraiment le vent en poupe.

[Photo: Écovillage – source : http://www.israelentreleslignes.com]

Traducció i notes de Patrick Gifreu

Arnau de Vilanova

Arnau de Vilanova

Escrit per Joana Serra

Caves cooperatives vitícoles, serveis hospitalaris de tot tipus, porten sovint el nom d’Arnau de Vilanova. Vi i medecina? Sí, és el que trobareu al Liber Vinis, recentment traduït del llatí al catalàL’autor, Arnau de Vilanova (València 1240-Gènova 1311) va ser un dels grans metges, un dels més eminents de la seva època, per la seva feina, la seva formació universitària –a la Universitat de Montpeller– i la seva activitat professional. També va ser un teòleg polèmic, denigrat i perseguit pels teòlegs professionals, però apreciat i seguit pels corrents més reformistes. Els reis i papes de l’època es disputaven la seva atenció mèdica i li confiaven missions diplomàtiques.

Gifreu ens explica en el pròleg que el tema del vi és present en unes quantes obres de Vilanova. El vi era una part essencial de la dieta medieval. Les racions quotidianes per a un treballador de la mediterrània variaven entre un i dos litres. La universalitat d’aquest producte i el consum abundant que se’n feia explica l’entusiasme mostrat pels metges. El vi era prestigiós com a aliment i com a medicament.

Vibop (2022)

Aquesta interessant edició de El llibre dels vins, amb traducció i estudi de Patrick Gifreu (Perpinyà 1952), és una selecció de receptes de vins medicinals del segle XIV. La majoria de les receptes indiquen com elaborar vins terapèutics a partir de diverses plantes i espècies, incorporant-les en la fermentació del raïm o bé en una posterior decocció del vi. Són vins aromatitzats que serveixen, segons Vilanova, per conservar i millorar la salut. El De Vinis testifica també la tècnica de destil·lació del vi, que permet produir alcohol i aiguardents de tota mena.

Us reprodueixo aquí una de les receptes que m’ha fet especialment somriure, per la seua «poca utilitat», i pel fet que, l’atribució de certes qüestions estètiques a les dones, ja ve de lluny. Es tracta de la recepta número 36, la del «vi per acolorir les galtes: Aquest vi dóna color a les galtes de les dones, realça l’esclat del rostre. S’elabora de la següent manera. Poseu pols de Brasil i d’alum dolç en un recipient de vi negre. Feu-ho bullir fins a reduir sis parts en una. Apliqueu-lo amb un cotó.»

Malgrat les 30 pàgines de notes de l’autor que es troben al final de les 51 receptes, és un text molt amè, curiós i divertit de llegir. El pròleg i les orientacions bibliogràfiques ajuden a endinsar-se en el món de la medicina de l’Edat mitjana.

Amb aquesta ressenya volia posar de relleu a la vegada l’excel·lent traductor, però també assagista i poeta nord-català, Patrick Gifreu –segurament no prou reconegut– i la molt ben trobada col·lecció Envinats de l’editorial Vibop.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

 

Escrito por MARIA VICTORIA RODRÍGUEZ

Entrar en el ámbito del** Recinto Modernista de Sant Pau** es hacer un viaje en tiempo hacia principios del siglo XX. La época de oro del modernismo catalán, cuando la ciudad se iba llenando de hermosos ejemplos arquitectónicos que hoy atraen a miles de viajeros de todo el mundo hacia Barcelona.

Hablamos de un amplio complejo, el conjunto modernista más grande del mundo, que se encuentra muy cerca de la Sagrada Familia y que se levantara cuando este era un rincón periférico de la ciudad. Hoy, los pabellones, túneles, jardines y plazas que dan cuerpo al Recinto Modernista Sant Pau constituyen una visita ineludible en Barcelona.

Recinto Modernista Sant Pau, su historia

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La historia, sin embargo, comienza mucho antes, cuando en 1401 Barcelona abre un único hospital para reunir la atención que hasta entonces se ofrecía en cinco pequeños hospitales ligados a órdenes religiosas. El 5 de septiembre de 1401 con una bula del papa Benedicto XIII, se autoriza la constitución del Hospital de la Santa Creu.

Esta institución funcionó en su edificio gótico del barrio de Raval hasta finales del siglo XIX, en que se mostraba ya como insuficiente para una ciudad que continuaba creciendo. La actual sede la Biblioteca de Catalunya ocupa aquel primer edificio del hospital de la Santa Creu (carrer Hospital, 56).

A finales del siglo XIX, el crecimiento demográfico de Barcelona y los adelantos de la medicina hicieron que el hospital se quedara pequeño. Por esta razón se planteó la construcción de un nuevo edificio. Gracias al legado del banquero Pau Gil, el 15 de enero de 1902 se colocaba la primera piedra del nuevo centro hospitalario, diseñado por Lluís Domènech i Montaner, uno de los maestros del modernismo catalán.

El recinto se inaugura en 1930 mostrando un diseño atípico e innovador, dividiendo las especialidades nacidas con la evolución de la Medicina e incorporando adelantos que para la época fueron revolucionarios. Domènech i Montaner tuvo en cuenta conceptos nuevos (y por entonces casi desconocidos) para conseguir más higiene para prevenir contagios (como el usar azulejos de suelo a techo), o lo que hoy llamamos cromoterapia al dar luz y color diferente a cada pabellón.

Las líneas orgánicas y la inspiración de la naturaleza, tan del estilo, ayudaron a crear espacios únicos y bellos, entendiendo tanto a la salud física como la emocional. Una obra de esta envergadura no podría haberse realizado sin el apoyo del dinero del banquero Pau Gil (de allí que el recinto sumara a « la Santa Creu », el nombre de « Sant Pau » en su honor).

Recinto Modernista Sant Pau, sus características

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Hoy el Recinto se ha convertido en un centro del conocimiento, en el que cada uno de los pabellones que antiguamente atendían distintos tipos de dolencias, se dedica al conocimiento y a instituciones referentes en los ámbitos de la sostenibilidad, la salud y la educación.

Domènech i Montaner ideó un gran espacio donde se distribuyeron los pabellones a partir del magnífico edificio de Administración que domina el acceso en el cruce de las calles San Antonio María Claret y Cartagena. Ya en el interior, el Pabellón de las Operaciones se ubica en el centro de una amplia explanada y rodeado de los pabellones de especialidades. Y por debajo del nivel de la calle, una red de túneles por los que accedían los carros de entonces (y ambulancias después) con los pacientes.

El complejo sanitario estuvo en funcionamiento hasta el año 2009 en el que trasladó su atención a un moderno edifico colindante. El antiguo recinto, transformado durante décadas para dar cabida a los servicios de un hospital en la actualidad, necesitaba una gran tarea para volverlo a su esplendor.

A partir del año 2011 comienzan las obras de rehabilitación que aún hoy continúan. Actualmente, la visita guiada al Recinto Modernista Sant Pau incluye uno de los pabellones de pacientes, los túneles, los jardines y explanada, el pequeño Pabellón de Sant Jordi y « la joya de la corona« , el edificio de Administración.

Toda la imaginación del artista, toda la belleza del modernismo en su máxima expresión en cada detalle: ventanas, puertas, mosaicos, vidrierías, cornisas, arcos, elementos arquitectónicos y decorativos que han recibido cientos de horas de tratamiento y cuidados para devolverles a su estado original. En muchos casos escondidos detrás de paneles levantados para ganar espacio para consultas, estos detalles artísticos y la belleza del conjunto le ha valido ser declarado Patrimonio de la Humanidad en 1997.

Una visita al Recinto Modernista Sant Pau te acerca a un trocito de la historia de la ciudad, a uno de los ejemplos más impresionantes del arte y a un espacio bello para disfrutar. Además, de conocer detalles y curiosidades, te asombrarás por una arquitectura pensada para dar servicio y, asimismo, maravillar con sus formas.

 

 

[Fotos de la autora – fuente: http://www.diariodelviajero.com]

Il est temps de (re)découvrir son roman culte, «Le Maître et Marguerite», fruit de douze ans de travail acharné.

Mikhaïl Boulgakov, en 1928. | Materialscientist via Wikimedia Commons

Mikhaïl Boulgakov, en 1928. | Materialscientist  via Wikimedia Commons

Écrit par Benoît Helme — édité par Yann Guillou

«L’amour surgit devant nous comme surgit de terre l’assassin au coin d’une ruelle obscure et nous frappa tous deux d’un coup. Ainsi frappe la foudre, ainsi frappe le poignard!» L’auteur de cette fulgurance, tirée de son roman culte Le Maître et Marguerite, est un certain Mikhaïl Boulgakov, écrivain et médecin russe, né à Kiev, dans l’ombre du tsar Alexandre II, le 15 mai 1891, et mort soviétique le 10 mars 1940 à Moscou.

Ce visionnaire est le fils d’un professeur de théologie ayant enseigné à l’Académie de Kiev. Il suit des études de médecine et travaille comme médecin sur le front de la guerre en 1914-1918, puis devient journaliste à Moscou en 1920. Il y collabore à la revue des cheminots Goudok (Le Sifflet), y publie des textes fantastiques comme autant de satires acides du régime soviétique. Endiablade, publié en 1924, en est un exemplaire édifiant.

Dans la jeune Union soviétique des années 1920, Korotkov, modeste chef de bureau payé en allumettes pourries, est renvoyé du jour au lendemain. Il se découvre alors poursuivi par une bureaucratie tentaculaire et diabolique dont seule la folie lui permettra de s’évader.

«“Qu’ai-je fait!”, s’écria Korotkov horrifié. La machine après avoir secoué de leur stagnation les premières vagues, répandait maintenant un flot régulier, et faisait retentir les grandes salles désertes du Spimat [le bureau des allumettes, ndlr] du rugissement sonore d’un lion à mille têtes», écrit Boulgakov dans Endiablade, comme si le régime soviétique relevait de l’alien indomptable, d’une machine de guerre implacable.

Mikhaïl Boulgakov, en 1916. | AnatolyPm via Wikimedia Commons

Le médecin de Kiev publie en 1925 Les Œufs du destin, autre nouvelle fantastique où il pointe les caractéristiques effrayantes d’une société bureaucratique emmenée par Persikov, savant hautement délirant qui découvre un «rayon rouge» sous l’effet duquel les créatures vivantes se reproduisent à un rythme accéléré. La folie est au cœur de l’œuvre de Boulgakov qui dénonce, par une drôlerie subtile, la violence et le déséquilibre d’une hiérarchie verticale plombée de haut en bas.

La même année paraît Cœur de chien, une histoire dans laquelle un chien transformé en être humain est nommé à un poste de fonctionnaire. En 1926, la pièce Les Jours des Tourbine cartonne à Moscou. L’histoire se déroule à Kiev, fin 1918. Nous sommes au début de la guerre civile en Ukraine. L’auteur nous embarque dans un drame historique à travers l’histoire des Tourbine, une famille de Russes blancs –opposants tsaristes aux rouges bolcheviques– qui figurent une élite avec, chevillée au cœur, la nostalgie de la Russie traditionnelle et la peur de voir ses valeurs s’effondrer. De fait, les opposants au premier régime communiste de l’histoire ont la vie dure: le tsar Nicolas II est exécuté avec toute sa famille en 1918, environ un an après que les bolcheviques ont pris le pouvoir.

Abandonnés par l’armée allemande et les Alliés qui filent vers l’ouest après s’être battus contre les bolcheviques, les Tourbine voient arriver des troupes nationalistes ukrainiennes antisémites, emmenées par Simon Petlioura, commettre des pogroms dans lesquels périront des dizaines de milliers de personnes juives avant que l’Armée rouge ne reprenne la ville en toute violence établie.

Les canons tonnent alors en Ukraine dans la confusion totale. Plongés dans la tourmente des turbines belliqueuses, les Tourbine quittent leur précieuse maison familiale, leur piano, les lilas du jardin et leur poêle en faïence devant tant de regards en chiens du même nom. Toute ressemblance avec des situations actuelles ne serait que pure incidence de bonne littérature.

Interdit par la censure, massacré par la critique

Avec Les Jours des Tourbine –l’adaptation théâtrale de son roman La Garde blanche–, Boulgakov cartonne à Moscou mais le succès ne le soustrait pas à la censure de Staline. Ses pièces suivantes seront interdites par la censure officielle ou massacrées par la critique ambiante. Réduit au silence littéraire, Boulgakov envisage de quitter l’URSS en 1930. Mais il est stratégiquement nommé à un poste subalterne au Théâtre d’art de Moscou, où il restera jusqu’à la fin de sa vie. Il meurt le 10 mars 1940 à Moscou, devenue la puissante capitale de l’URSS.

Les Jours des Tourbine, mis en scène par Constantin Stanislavski, en 1926. | Photographie de la production du Théâtre d’art de Moscou via Wikimedia Commons

Vingt-sept ans plus tard, en 1967, paraît, avec plusieurs passages censurés, son célèbre roman Le Maître et Marguerite écrit entre 1928 et 1940 –douze ans de travail acharné, mine de rien. Dans cette histoire mystérieusement passionnante, le diable déguisé en gentleman –nommé Woland– et sa bande d’allumés –façon Las Vegas Parano– décident de visiter Moscou dans les années 1930 par une suffocante soirée de printemps. Accompagné par le valet Koroviev, un chat noir nommé Béhémot flanqué d’un pistolet, un vampire, une ogresse et une sorcière, le diable va mettre Moscou à feu et à sang, blackboulant les fondements d’une société matérialiste et athée qui croit pouvoir révolutionner le monde. Jésus de Nazareth et Ponce Pilate sont également conviés dans ce roman comme dans un lumineux voyage dans le temps.

«Faisant fi des arguments rationalistes qui sous-tendent la folie stalinienne, Boulgakov recourt au fantastique pour en éclairer le non-sens. Il rend manifeste le surnaturel, montre le pouvoir de l’imaginaire sur le réel et affirme, par diable interposé, sa croyance en Dieu, sa foi en l’immortalité de l’âme et en la dimension sacrée de la littérature», souligne Emmanuelle Caminade sur le blog L’Or des livres. Et dans la fantasmagorie égayante de Boulgakov advient un malheur prégnant.

Comme un écho faustien au dramaturge de Kiev, António Guterres, secrétaire général de l’ONU, s’est rendu en Ukraine et, au lendemain de sa rencontre avec Vladimir Poutine au Kremlin, déclarait le jeudi 28 avril dernier«Je dois dire ce que je ressens. J’imagine ma famille dans une de ces maisons aujourd’hui détruites et noires. Je vois mes petites-filles s’enfuir dans la panique, une partie de la famille finalement tuée. Donc, la guerre est une absurdité au XXIe siècle. La guerre est diabolique.» Le soir du même jour, deux missiles explosaient dans le centre de Kiev.

Drame fratricide en orthodoxie. Nostalgie appuyée de l’Union slave. En Russie comme en Ukraine, l’âme d’une personne est la clé de son identité et son comportement est essentiellement assimilé à son âme. «Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme?», demande le Christ des évangiles (Marc 8:36). Boulgakov a par ailleurs aimé la France au point d’écrire Le roman de monsieur de Molière dans lequel il nous éclaire de sa ferveur pour l’œuvre d’un génie moins connu sous le nom de Jean-Baptiste Poquelin.

Que reste-t-il aujourd’hui de la maison natale de Boulgakov, devenue un célèbre musée à Kiev? Son adresse au numéro 13 de la descente Saint-André est-elle encore valide? Les bombes assassinent en masse. Elles écrasent les bibliothèques et les théâtres de pierre. La mémoire survit malgré tout aux cratères. Le souvenir de Boulgakov est resté intact et d’une actualité sidérante. Dans Le Maître et Marguerite, le médecin de Kiev écrit: «Écoute ce silence, dit Marguerite, tandis que le sable bruissait légèrement sous ses pieds nus, écoute, et jouis de ce que tu n’as jamais eu de ta vie: le calme.» C’est tout l’avenir que l’on souhaite aux peuples russe et ukrainien.

 

[Source : http://www.slate.fr]

Franz Kafka i el Ebreyo
Prezentado por Avram Mizrahi

El anyo 1917 fue un anyo de ventura en la vida del eskrivano djudyo, Franz Kafka. Los doktores toparon ke Kafka sufre de tikiya. En este mizmo anyo, ampeso Kafka a ambezarse de el para el la lingua ebreya. Max Brod, su amigo muy serkano i entim, kedo enkantado. En sesh mezes se ambeza ebreyo i no le dize a el, ma es ke Kafka se enteresa en azer Aliyah. Sionismo? I ampesan a korrespondersen sovre el sujeto, i entiende Brod ke su amigo kere saver sovre sus raizes djudyos, meldar la Bibla en su lingua orijinal, i sovre lo ke esta afitando en el koryente sosialista en Palestina.

Esto todo lo savemos de los ocho tefteres en ebreo ke se topan en la Biblioteka Nasional en Yerushalayim ke fue resivido de Max Brod, ke komo se save refuzo la demanda de Kafka de destruyir todo sus ovras i eskrituryas despues de su muerte.

Ken era la profesora de este briyante entelektual?

Una manseva sabra de Palestina ke se yamava Puah Ben Tovim, ke ariva a Prag para estudyar la medisina.

En el anyo de alkavo de su vida, 1924, le konta a su kerida Dora Diamant ke pensa de aresentarse en la Tierra de Israel para avrir una lokanta ke va dar a komer a los Halutzim, i Dora se puede okupar del gizado. De este proyekto le avla a su amigo filozofo, Samuel Hugo Bergman, i su mujer ke estan dakordo kon el, i eyos parten a Israel.

En todo estudya Kafka siete anyos i malorozamente el suenyo de ir a Palestina i avrir la lokanta no se realiza, la tikiya lo mata.

 

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Para esta campaña contan coa presenza de xente anónima que narra a utilidade do coñecemento do latín ou do grego no seu día a día.

Maite Ferreiro na presentación da Mostra do Teatro Clásico en Lugo.

A Sección Galega da Sociedade Española de Estudos Clásicos inicia este martes 8 de marzo a Mostra de Teatro Clásico de Lugo, que se celebra dende o ano 2001 na cidade da muralla. Desta volta as representacións teatrais virán da man da reivindicación, pois na primeira xornada lerase un manifesto a favor do mundo clásico, co que se dará inicio a unha serie de mobilizacións polas redes sociais, coas que se pretende chegar a toda a sociedade, para facer ver a omnipresenza do latín, do grego e da cultura clásica en xeral.

“O nome da campaña, SOS Clásicas, deixa en evidencia a situación na que se atopa actualmente a ensinanza das mal chamadas linguas mortas na educación secundaria”, explican dende a sociedade.

Cada vez son máis os centros escolares nos que se prescinde destas materias por seren consideradas “pouco útiles”, algo que, aos ollos destes apaixonados profesores e profesoras é un grave erro, pois acaba por derivar no descoñecemento do mundo que nos rodea”, denuncian.

O coñecemento clásico está presente no dereito, na bioloxía, na medicina, na arte e en tódolos eidos da vida, algo que se verá a través de varios vídeos e outros contidos que se irán expoñendo a través das redes sociais durante as vindeiras semanas.

Para a campaña contan coa presenza de xente anónima que narra a utilidade do coñecemento do latín ou do grego no seu día a día e na súa profesión. Tamén se suman a esta varias personalidades do mundo da cultura que queren poñer o seu gran de area nesta reivindicación.

Xornalistas, avogados, escritores, biólogos, médicos ou músicos narran en primeira persoa como os mitos, a etimoloxía ou os latinismos forman parte do seu día a día e serían moito máis complicados de entender se non tivesen cursado aqueles materias hoxe consideradas “pouco útiles”.

A demanda de fondo, por parte do profesorado, é a de conseguir a revalorización e o respecto que o mundo clásico merece. E queren lembrarnos que, nestes tempos de incertidume que nos tocaron, o que nos mantén vivo o corpo seguramente sexa a ciencia, pero as humanidades son as que nos manteñen viva a alma.

PRESENTACIÓN

A concelleira de Cultura, Turismo e Promoción da Lingua, Maite Ferreiro, presentou a XXII edición da Mostra de Teatro Clásico, que este ano aumenta a súa programación ata chegar ás 12 obras que encherán o Auditorio Municipal Gustavo Freire de cultura de calidade durante o mes de marzo.

“Quixemos facer unha programación extensa, de calidade e para todos os públicos”, explicou Maite Ferreiro, que engadiu: “continuamos a concentrar a mostra no mes de marzo, facilitando a afluencia do público e a difusión da programación de Teatro Clásico”.

[Fonte: http://www.lugoxornal.gal]
El desapego es la actitud correcta en un mundo impermanente y además puede usarse para liberarse de males físicos y mentales con una sorprendente efectividad.

Escrito por Alejandro Martínez Gallardo

En un reciente artículo en este sitio se exploraba la noción del desapego en diferentes tradiciones filosóficas de Oriente, en las cuales es la noción fundamental de una vida que se acerca a la sabiduría y la virtud. Se considera en el hinduismo y en el budismo, por ejemplo, que el apego es el combustible que mantiene corriendo la rueda del samsara, la existencia cíclica en la cual el sufrimiento es la norma. Incluso, en el budismo, se considera que el apego es un contaminante fundamental de la mente (klesha, en sánscrito) -en términos modernos podríamos decir que el apego es una patología.

Por el contrario, como argumentaremos aquí, el desapego no solo es una importante actitud que lleva a la libertad y a la sabiduría, sino que puede utilizarse como una base para lidiar con enfermedades, malestares, contrariedades y demás situaciones negativas. Algo en lo cual coincide la filosofía budista, donde por ejemplo, se utiliza la meditación no solo para llevar la mente a un estado de relajación sino para limpiarla de todos los contenidos o improntas negativas, que según los budistas, bajo ciertas causas y condiciones, llegan a la fruición y emergen como enfermedades y contrariedades. Cuando estos contenidos -que son finalmente registros kármicos- emergen, si el meditador no se apega a las sensaciones que producen, es decir, no siente ni avidez ni aversión por ellas, entonces esta información se disuelve, de alguna manera limpiando el inconsciente y permitiéndonos estar más frescos y menos sesgados ante las cosas. El desapego a los eventos de la mente es para el budismo el sendero a la libertad. Esto se apoya fundamentalmente en el desapego a la solidez de una identidad, de un yo al que le pasan todas estas cosas. Si no hay ese yo -tan oprimido y constreñido por los sucesos y conceptos que se le adhieren- entonces todo lo que ocurre es solamente como una película, o como un sueño que contemplamos sabiendo que es un sueño. Los demonios internos o externos no pueden hacernos realmente daño cuando sabemos que son simplemente proyecciones, y no tienen realidad independiente a nuestra mente. El asunto es realmente saber esto y no solo considerarlo intelectualmente como algo posible.

En el caso puntual de una enfermedad o de un estado de dolor cronificado, es importante recordar algo que es una realidad de la existencia, independiente de credos. El mundo es impermanente, todo cambia rápidamente. Nuestras mismas células están muriendo y surgiendo cada instante y no pasa mucho tiempo para que, al menos físicamente, seamos completamente otros. La naturaleza del mundo es el cambio -lo único que no cambia es el cambio, dice el I Ching- y realmente lo único que puede obstruir ese cambio -aunque ilusoriamente- es nuestro apego a las cosas, nuestro aferramiento a una sensación o a una idea. Este aferramiento, por otro lado, es la fuente de constante frustración -puesto que a mediano y largo plazo todo a lo que nos aferremos nos producirá una decepción ya que no podemos ir en contra del curso implacable del tiempo. Y aunque hoy nos parezca que aquello a lo que nos apegamos es una realidad sólida y estable no pasará demasiado tiempo para que esto desvanezca.

Algo que al principio nos parece extraordinario ocurre cuando nos desapegamos de nuestros síntomas cuando estamos enfermos o sentimos que crepita el germen de un cuadro. Generalmente creemos que nuestras enfermedades son realidades constantes que existen siempre y son parte de nosotros, pero cuando dejamos de ponerles atención y dejamos de reciclar las sensaciones de dolor con los pensamientos que se fijan a ellas y se lamentan, entonces podemos presenciar cómo el proceso de curación o simplemente de cambio se vuelve más rápido y fluido. Y es que no hay nada, entonces, que lo obstruya, porque el apego, la rumia del pensamiento, es lo que aprieta y genera estrés -lo cual se convierte en un círculo vicioso, en la energía misma que alimenta a la enfermedad. Abrir campo, vaciarse, dejar que pase, esas son la primera línea de defensa. En río corriente no hay pestilencia, es en el agua estancada donde se cultiva el patógeno. Lo que necesitamos generalmente es simplemente respirar, dedicarnos a algo creativo o algo que nos brinde significado. Esta es la mejor combinación para la curación: el desapego, el trabajo y el afecto. El cuerpo, entonces, animado por la energía del sentido existencial, realiza sus funciones naturales -y así se cataliza el poder del placebo o la autocuración.

De la misma manera que esto ocurre en un sentido físico -desapegándonos de las sensaciones de dolor o síntomas de una condición patológica- esto mismo ocurre con las emociones, conceptos e ideas tóxicas -que a su vez luego pueden coartar nuestro crecimiento o convertirse en enfermedades físicas. En el texto más entrañable de la literatura de la India, la Bhagavad Gita, Krishna le dice Arjuna que actúe pero que lo haga sin apego. Esta es realmente la sabiduría más profunda y sencilla que podemos asimilar. No se trata de retirarse del mundo y entrar en un estado de quietismo y distanciamiento del mundo, en una impasible torre de marfil, o en un cueva de ermitaño, sino de participar intensamente en toda la diversidad y variedad de la vida, pero hacer las cosas por sí mismas, no buscando un beneficio ulterior en ellas, ni tampoco identificarnos con nuestros actos -lo grandioso o terrible que son y por lo tanto nosotros- viviendo en el pasado o en el futuro, con miedo o esperanza. La única forma de vivir en el presente y habitar plenamente, utilizando la totalidad de los recursos, es desapegándonos de nuestros actos e identidad. De otra forma siempre dejamos una parte de nosotros en algo que ya sucedió o en algo que solo está ocurriendo en nuestra mente.

[Fuente: pijamasurf.com]

Juame Padrós

Escrit per Txell Partal

El sistema sanitari català tenia dificultats greus de fa anys, però la pandèmia l’ha acabat de deixar tocat. A més, l’horitzó és complicat. En els cinc anys vinents es jubilarà el 20% dels metges en actiu. Una xifra mai vista. I no es fa res per formar-ne de nous. Una situació que preocupa molt el Col·legi de Metges de Catalunya. En parlem amb el seu president, Jaume Padrós, que ens explica que ja costa de trobar metges que vulguin treballar en pobles allunyats de l’àrea metropolitana de Barcelona.

Dos anys després de l’arribada de la pandèmia, com està, el sistema sanitari?
—Al final de la primera onada, els col·legis vam fer un document conjunt en què demanàvem al govern de Generalitat i al de l’estat que, a partir de l’experiència i d’allò que s’havia après durant aquell temps, reforcessin el sistema sanitari en uns punts concrets. Això va derivar en una comissió d’experts independents que van ser encarregats d’elaborar els trenta punts que els anys vinents havien de ser prioritaris, manés qui manés, que van ser assumits per la majoria de forces polítiques. De fet, hi ha un compromís per part de la Generalitat de Catalunya de tirar-ho endavant. Però, enmig de tot això, hem tingut cinc onades més de covid-19. I ara tenim un sistema sanitari tocat. Té molta pressió i dificultats. Anàvem justos abans de la pandèmia, imagina’t ara, després de tot això que hem viscut. La societat està cansada. Imagina’t els professionals sanitaris, que ho han donat tot. Necessitem que s’arregli el model. I, per a aconseguir-ho, necessitem molta comprensió i empatia de tothom. Hi haurà presses per a recuperar tot allò que no s’ha pogut fer per la covid-19. Però ens caldrà dirigir les prioritats.

Quines són, aquestes prioritats?
—N’hi ha moltes. Per exemple, cal canviar l’àmbit residencial. No hem de convertir les residències en hospitals. Però és obvi que necessitem uns equipaments més adequats a la realitat dels perfils que són en residències. Deixen de ser un espai substitutori de casa, són centres que necessiten un suport sanitari. Això va per llarg. I no és l’única cosa que necessitem canviar urgentment. També necessitem una estructura de salut pública més sòlida, tal com deia l’altre dia el conseller Argimon. Cal que pugui col·laborar i estar interrelacionada no solament amb estructures de l’estat sinó també en l’àmbit europeu.

Per aconseguir-ho, cal invertir més diners…
—S’ha reforçat el sistema sanitari, però no del tot. Quan es parlava de la qüestió pressupostària es deia que calia aconseguir un pressupost mínim per part de la Generalitat, i es va aconseguir. Però som conscients que hi ha uns diners condicionats a allò que faci el govern espanyol amb els fons covid. Hi ha mil quatre-cents milions que haurien de sortir-ne. Tanmateix, ara el govern de l’estat qüestiona si cal donar-los, com si la pandèmia s’hagués acabat. La pandèmia no tan sols no s’ha acabat, sinó que encara continua. I la cosa més important, part d’aquest reforç que necessitàvem per la pandèmia ha passat de ser una necessitat conjuntural a estructural. Tots aquests treballadors que s’han incorporat al sistema sanitari no desapareixeran. Els necessitem. I anar més enllà. Cal reforçar àrees com ara la salut mental i la salut pública. I una feina molt important, encara que no clínicament, és que cal reforçar tot l’engranatge burocràtic del nostre sistema sanitari. Tenim molta burocràcia, n’hi ha d’imprescindible, però n’hi ha que no. És obvi que hi ha una feina que no haurien de fer els sanitaris.

Aquests reforços no són tan sols per ara, durant la pandèmia, sinó que cal anar més enllà?
—No som al final de la pandèmia. Tal com diu el doctor Trilla, som al final del començament. Ara passem a una altra fase, que encara té moltes incerteses. Per no poder, no podem ni descartar que vingui una nova variant que sigui més mortífera. En conseqüència, no podem abaixar la guàrdia. Ara mateix tenim bones notícies, els sanitaris estem molt contents que es puguin anar retirant les restriccions. De vegades s’ha pensat que ens agrada restringir i no és veritat. No ho demanàvem per nosaltres sinó perquè érem conscients dels riscos. Calia protegir la població més vulnerable. És obvi que som davant una nova situació que comportarà un cert retorn a la normalitat. Però per això cal que els professionals es recuperin. Cal reorganitzar-nos. Sobretot s’han de fer esforços en l’atenció primària. No oblidem que és on reposa la gestió dels problemes de salut de la població. La gent està molt cansada psicològicament, però si es veuen canvis, es donen eines de gestió i, sobretot, es desburocratitza, podrem recuperar-nos.

La desburocratització no és una demanda nova. Fa molts anys que ho demaneu. I en aquesta pandèmia ha estat una de les vostres prioritats.
—Sí, de fet s’han fet passos respecte de les baixes. Però crec que cal fer coses més contundents. L’estat espanyol deu ser dels països que té més normes i contranormes. Molts dels elements de burocràcia que hi ha a les consultes no depenen de Sanitat, sinó del Ministeri de Treball. Hi ha afers que no són assistencials que bloquen les consultes. S’ha d’eliminar. Cosa important: arran de la pandèmia, sabem que es poden eliminar. Durant la primera onada es va fer. Si ens falten professionals, aquesta ha de ser la prioritat principal. Si volen que ens creiem que volen canviar el model sanitari, cal que la prioritat sigui desburocratitzar les consultes.

—Ens falten metges? Fa poc denunciàveu que els cinc anys vinents es jubilarà el 20% dels metges en actiu. Una xifra mai vista. Es formen prou professionals per a substituir-los?
—Sí, és molt preocupant. Tenim una crisi sociodemogràfica de professionals. I la cosa més greu: fa molt de temps que advertim a les administracions i no s’ha fet res. No ens han fet cas. Ara en patim les conseqüències. No tenim metges. No és veritat que se’n vagin fora. La immensa majoria no se’n va. Però no en tenim i n’importem de fora. El 2021, de les noves col·legiacions que vam fer al Col·legi de Metges, més del 50% van ser estrangers extracomunitaris. És gent que no va fer la formació de grau, ni de postgrau, a l’estat espanyol. I més enllà que això significa que no sabem quina és la seva formació prèvia, la qüestió és que la gran majoria no té una especialitat. En canvi, el nostre model té necessitats específiques de certes especialitats. Cosa que ens preocupa. Ja passa en molts centres, tant a la pública com en el sector privat. Això comporta més pressió al sistema sanitari. I, amb el temps, també fa pressiona la qualitat.

I què s’hi pot fer?
—Els cinc anys vinents seran bastant angoixants. Es jubilen i es jubilaran molts metges. Serà dramàtic. S’han de prendre mesures a curt, mitjà i llarg termini. A curt termini cal buscar fórmules per mirar d’incentivar que els qui arriben a l’edat de jubilació i són útils puguin continuar. Cal que sigui atractiu per a qui vol continuar. A mitjà termini, cal treballar en l’àmbit de les places de formació i residència, el MIR. Si comparem Catalunya amb la comunitat autònoma de Madrid, tenim pràcticament els mateixos metges, però tenim mig milió de persones més. A més, el nombre de places per a especialistes és d’un 30% menys. Per tant, és important de canviar-ho. No solucionarà res a curt termini, però sí a mitjà. Per una altra banda, solucionar la qüestió de les homologacions dels títols dels estrangers, que recau sobre l’administració del govern de l’estat, podria ajudar a pal·liar les necessitats que tenim a curt termini.

I a llarg termini?
—S’han de fabricar més metges. S’ha de repensar si cal redefinir les competències d’uns altres professionals. Però sobretot calen més places d’universitaris. Caldria avaluar també si necessitem alguna facultat més. És una contradicció que tinguem centenars d’estudiants que volen fer medicina i que els posem obstacles del punt de vista acadèmic. No té sentit que fem això, i, per una altra banda, importem la meitat dels metges que necessitem. No els formem i els hem d’importar? També cal redefinir quin és el model d’entrada a la formació del grau. Quina mena de metges necessitem. No solament la valoració d’aptitud, sinó quin perfil d’actitud necessitem per a la societat catalana del segle XXI.

Tal com dèieu, la pandèmia no s’acaba ara. Amb aquest procés de gripalització, l’atenció primària continuarà col·lapsada?
—És clar, s’ha de desbloquejar la burocratització. Avui parlava amb un company i em deia que havia tingut a una setantena de malalts. És obvi que ningú no pot visitar setanta pacients. D’aquests, una cinquantena eren mers tràmits administratius. I això què fa? Que destinem menys temps a la cosa realment important: atendre l’altra vintena de pacients. Per això, vull recordar a tots els meus companys que èticament han de prioritzar l’assistència. I que si es deixen els tràmits administratius, que se’ls deixin. No és presentable que els metges ens hàgim de dedicar hores i hores a fer justificants per a absències laborals. És un anacronisme. No és un acte mèdic. Cal que emprem els documents de responsabilitat del ciutadà. Necessitem el compromís del ciutadà. Tots aquests papers administratius no els hauria de fer un metge. Ja he demanat una anàlisi jurídica sobre aquest afer. No pot ser que els professionals assumeixin tasques que no els pertoquen. No pot ser que no ens deixin fer la nostra feina assistencial tal com toca. Per exemple, les administracions podrien fer que les baixes curtes no s’haguessin de revisar per un metge quan es dóna l’alta. Que hi hagi una declaració d’autoresponsabilitat, tal com passa en alguns països europeus. Això podria ajudar molt a descongestionar l’atenció primària.

Cal canviar el model d’atenció primària?
—És molt necessari. Cal fer-lo atractiu per als professionals. Cal que sigui més adaptable, menys rígid. Dèiem que faltaven professionals. La cosa que més em preocupa és la manca de professionals a les àrees allunyades de la metròpolis. Actualment, hi ha pobles que tenen dificultats molt grans per a trobar un metge. No solament necessitem els millors professionals a la metròpoli. Ha de poder ser igual d’atractiu treballar a Barcelona que a la Vall d’Àneu o les Terres de l’Ebre.

En una entrevista, el 2020, ens dèieu que els sanitaris no volíeu aplaudiments, que no volíeu ser herois. S’han acabat els aplaudiments. Ara, és tot el contrari? Denuncieu que ha augmentat la violència i la crispació.
—Amb una societat cansada i crispada, tots aquells aplaudiments que hi va haver en la primera onada han desaparegut. Ara hi ha un to d’exigència i crispació. En alguns casos tenen justificació, però ho paguen els professionals, que són la baula més feble de la cadena. Aquestes darreres setmanes hem detectat que aquesta crispació s’ha vinculat en forma d’amenaces, maltractaments i insults als professionals assistencials, cosa del tot intolerable. Demano a tothom una mica de seny. La tornada a la normalitat ha de ser progressiva. No podem confondre el desig amb la realitat. Encara som en pandèmia. Fem-ho progressivament. Cal que tinguem la capacitat d’empatitzar amb els que tenen cura de tots nosaltres.

Com estan, els professionals sanitaris? S’ha parlat molt de cansament, però ha arribat un punt en què s’ha convertit en enuig?
—No diria enuig. Estan esgotats. Hi ha una certa prevenció per saber si tota l’expectativa sobre el fet que hi hagi canvis és real. Hem fet un esforç inaudit. Mai no s’havia aconseguit tant de consens en el sector sanitari per posar-nos d’acord sobre quines són les prioritats per als anys vinents. Els hi hem servit un full de ruta en safata. Ara cal tirar-lo endavant. Si alguns agents polítics o socials ho bloquessin, seria una gran decepció. Per això dic que tenim una actitud preventiva. Necessitem que es facin alguns canvis. Necessitem gestos. Si no es fan els canvis, el sistema sanitari se’ns quedarà als dits. Tenim un gran sistema sanitari que no s’ha finançat adequadament. L’han maltractat, però ha resistit gràcies als professionals. I si volem que aquest sistema sanitari, tant públic com privat, es mantingui, no solament cal invertir-hi més recursos, sinó que cal canviar les fórmules organitzatives. Necessitem urgentment accions simbòliques per part de les administracions que facin que els professionals confiïn en la voluntat d’aquestes transformacions per part dels polítics i gestors. Tan sols així els professionals acabaran encapçalant aquesta transformació.

Parlant de gests. Enguany hi ha hagut estudiants que no han pogut fer el MIR perquè van sortir positius de covid-19 i no hi havia pensada una alternativa. Són estudiants a qui durant la pandèmia s’ha demanat un sobreesforç. No calia un gest?
—El ministeri ha badat. Veig molt difícil que enguany es pugui arreglar. El mètode de l’examen no permet alternatives. Va amb uns barems que han de ser iguals per a tots. No crec que es pugui arreglar. El mal ja està fet. Però, és clar, l’any passat ja va passar. No és normal que passi dos anys seguits i no hi fem res. Necessitem modificar l’examen del MIR per fer una fórmula d’avaluació que ens permeti de reaccionar en aquestes situacions. Sí, necessitem aquesta mena de gestos per part de les administracions.

 

[Font: http://www.vilaweb.cat]

Orhan Pamuk Las noches de la peste

Detalle de portada de Las noches de la peste, de Orhan Pamuk .

Publicado por Javier González-Cotta

No es la primera vez —ni probablemente será la última, muy a su pesar— que el nobel turco en 2006, Orhan Pamuk, se las ve en los agitados tribunales de su país. Este año, tras publicar su última novela en Turquía, titulada Veba geceleri (Las noches de la peste), un abogado de la ciudad de Esmirna, Tarcan Tülük, interpuso una denuncia al entender que el escritor había insultado a Kemal Atatürk, vate de la Turquía laica nacida en 1923 y, desde entonces, el considerado padre putativo de todos los turcos (es lo que de hecho significa Atatürk).

El leguleyo de Esmirna entiende que en la novela la figura del oficial Kolagasi Kamil es un trasunto del propio Atatürk, a quien se retrataría, siempre según su juicio, de forma harto irrespetuosa. Pamuk ambienta su nueva obra en 1901, en una isla ficticia del mar Egeo, llamada Minger (el estado número veintinueve del Imperio otomano), situada en un punto inconcreto entre Creta y Chipre (tan ficticia es la ínsula pamukiana que, en efecto, no existe isla alguna en esas coordenadas geográficas). A inicios del siglo XX el Imperio otomano, gobernado por el viejo sultán Abdülhamit II, se halla en estado terminal a ojos de Europa y, también, a ojos de los turcos más implicados y renovadores (lo que se conocerá como el movimiento de los Jóvenes Turcos, cuyo ideario apoyará el propio Mustafa Kemal).

Kamil respondería, pues, a la figura de un joven militar, ambicioso y nacionalista, quien se convierte en presidente de la isla de Minger, de ahí el supuesto parecido con la figura, esta vez real, del propio Atatürk. Es lo que piensa el togado y aparente crítico literario Tarcan Tülük, lo que le ha llevado a mantener en firme su denuncia. Al parecer, ya en abril pasado, un juez desestimó su primera acusación y el fiscal, tras interrogar incluso al propio Pamuk, archivó la causa. Tülük recurrió y ahora, de nuevo, otro juez de Estambul ha ordenado reabrir la investigación a la espera de si formula acusación o si, por segunda vez, se vuelve a archivar la causa.

La pregunta es la siguiente: ¿qué lleva al abogado a decir que se insulta a Atatürk en la nueva novela de Pamuk? Por un lado, a su entender, resultan harto evidentes las semejanzas entre su persona y la del oficial Kolagasi Kamil. Pero, aparte de esta suposición y según lo que ha trascendido (Las noches de la peste se publicará en España en marzo del año que viene), lo que solo sabemos es que: a) en un momento dado del libro el citado oficial llega a agitar una bandera de Grecia (en la isla conviven ortodoxos y musulmanes); y b) en la novela aparecen varias cornejas volando, tal cual.

Y bien, ¿es tan grave el asunto? Vayamos por partes. Por un lado, como es bien sabido, Turquía y Grecia no son países históricamente cordiales, empezando por los siglos de dominación otomana que acabaron con la independencia griega (1827), siguiendo por la guerra que griegos y turcos libraron atrozmente en Anatolia (1919-1922) y terminando, hoy por hoy, con la disputa territorial en torno a posibles reservas de gas y petróleo en aguas, precisamente, del Egeo. Por otra parte, respecto al peregrino asunto de las cornejas, al parecer se conoce que en su infancia a Atatürk le gustaba cazar esas aves de color negro, de ahí la especulación ornitológica y sospechosísima que extrae el abogado Tülük.

Salvo para el propio escritor, desde fuera todo se observa con humor relajado o, al menos, con no poco asombro disfuncional (digámoslo así). Sin embargo, conviene recordar que en la República de Turquía, antes y ahora incluso, con la actual deriva islamista propiciada desde hace años por el presidente de la nación Recep Tayyip Erdogan, insultar de forma expresa o velada a Atatürk y a los símbolos nacionales se pena con la trena. Así se recoge en el código penal turco (artículo 301/1), que señala lo que es considerado «agravio a la identidad nacional turca».

La cuestión armenia

Decíamos al inicio que, en efecto, no es la primera vez que Orhan Pamuk visita los pasillos de los tribunales en Estambul. Sus declaraciones al rotativo suizo Der Tages-Anzeiger lo llevaron en 2005, un año antes de la concesión del Nobel en Estocolmo, al tribunal estambulí de Sisli por el citado «agravio a la identidad nacional turca». Dijo por entonces, literalmente, que «treinta mil kurdos y un millón de armenios fueron asesinados en aquellas tierras [sudeste de Anatolia y parte de Siria] y nadie sino yo se atreve a hablar de ello». El juicio se pospuso indefinidamente y acabó archivado, tal vez, como muchos dedujeron en su día, por no manchar la reputación internacional de Turquía.

Curiosamente, la expareja del escritor, la novelista Elif Shafak, también fue encausada por idéntico motivo tras publicar en Turquía La bastarda de Estambul (sesenta mil ejemplares vendidos). Contada a modo de entrecruces familiares (Estados Unidos, Turquía, Armenia) y con protagonismo especial reservado a las mujeres, en algún pasaje se dice expresamente que «los turcos o son ignorantes o son nacionalistas», se habla de los «carniceros turcos» y de que los armenios «fueron sacrificados como ovejas».

Al igual que señalara Pamuk al diario suizo, a lo que ambos casos remiten es al delicadísimo asunto del llamado genocidio armenio causado por los turcos otomanos en 1915, un hecho discutido —el término genocidio— por la historiografía oficial turca —y no solo turca— y que formó parte, como cola añadida, de los avatares producidos por la Primera Guerra Mundial en la Anatolia profunda. Shafak fue declarada no culpable por el tribunal, al cual no acudió a escuchar la sentencia exculpatoria por haber dado a luz hacía justo seis días (como curiosidad enternecedora, el entonces primer ministro Erdogan —ahora es presidente de la nación— la llamó para preguntarle por el estado de su criatura).

En su defensa, respecto al argumento de Las noches de la peste, Pamuk arguye que jamás se planteó «faltar al respeto a Atatürk y a ninguno de los heroicos fundadores de los estados nación nacidos de las cenizas del Imperio otomano». Y añade: «Esta novela fue escrita desde el respeto y la admiración hacia aquellos líderes de la liberación. Como verán todos los que lean el libro, Kamil es un héroe con muchas virtudes a quien la gente admira».

Queda claro que el togado de Esmirna no ve lo mismo. Zeynep Oral, presidenta del literario e internacional PEN Turquía, se ha llevado las manos a la cabeza. Considera que quienes hacen daño al país no son los escritores, sino la gente que no lee libros, los abogados obtusos que no entienden lo que leen y que no saben cómo funciona la literatura como mecanismo de creación. Por su parte, el afamado pianista turco Fazil Say habla de «gran infamia en nombre del país». Todo el mundillo literario, incluida la Unión Turca de Editores, pide que no se inventen delitos donde no existen.

Azar o profecía

Pongámonos ahora en la piel del escritor. Debe causar desazón que uno haya estado cuatro años alumbrando en soledad y silencio una novela sobre un brote de peste en 1901 en una isla ficticia y que, una vez escrita (vencidos al fin los demonios e inseguridades de todo escritor), la vulgaridad venga a desmontar todo este trabajo de creación intelectual, de idas y venidas entre el tempo interior del novelista y el tiempo exterior —y a veces soez— de la vida.

En 2018 Pamuk se hallaba de gira promocional en Estados Unidos para presentar su anterior novela: La mujer del pelo rojo. La periodista que fue a entrevistarlo a su apartamento en el Upper East Side de Nueva York advirtió que sobre su mesa el escritor reunía varios libros sobre historias de plagas y pandemias. Pamuk estaba moldeando ya Las noches de la peste, cuyo cuadro de fondo se basa en los efectos de la llamada tercera pandemia de peste que, con origen en China (sí, China otra vez), asoló buena parte del Imperio otomano. Fue un terrible brote de peste bubónica, pero que afectó por entonces, a inicios del siglo XX, más al oriente y a Asia que a Europa, donde apenas si se tuvo conocimiento de sus estragos.

Sea como azar o como profecía, mucho antes de que estallara el coronavirus, Pamuk ya se había adentrado literariamente en su propio y pandémico mundo de ficción. Espigó por libros de medicina y novelas sobre plagas (Diario de la peste de DefoeLos novios de Manzoni, la epidemia sobre Atenas que relata Tucídides, la viruela antonina de la que Marco Antonio acusó de propagar a los cristianos por negarse a venerar a los dioses, la llamada peste de Justiniano en el siglo VI dentro del Imperio bizantino, etcétera).

En particular, como él mismo ha contado, a Pamuk le interesó tirar de un hilo histórico concreto, pero vinculado al ingénito fatalismo con el que los pueblos musulmanes suelen aceptar el destino, la predestinación de la muerte, lo que incluye también aceptar la mortandad que cíclicamente causaban las epidemias.

El propio Defoe, mientras describe minuciosamente la peste que asoló Londres en 1664, refiere el citado fatalismo musulmán. Mucho antes, en el siglo XVI del gran Solimán el Magnífico, el embajador austriaco de los Habsburgo en la Sublime Puerta, Ogier Ghiselin de Busbecq (floricultor también e introductor, dicho sea de paso, del tulipán en los jardines de Europa), dio cuenta de lo poco celosos que eran los turcos para prevenir los contagios de la plaga que asoló el Estambul en el que se hallaba como encomendero. Hacían caso omiso de la cuarentena y evidenciaban, según razona el extranjero, que eran fatalistas debido al influjo de su religión: el islam. Busbecq se refugió de la peste en la isla de Prinkipo, dentro de las islas Príncipe del mar de Mármara, cercanas al Bósforo.

Injustamente o no, lo cierto es que la mentalidad europea llegó a asociar el origen de las plagas en Asia con las prácticas orientales de cultura y movimiento. Sobre la frontera del Danubio las diferencias culturales marcaban su humus. En el Imperio otomano las medidas de cuarentena eran mucho más difíciles de aplicar, entre otras razones porque, a inicios del siglo XIX, para hacer la cuarentena se exigía que quienes accedieran al hogar fueran galenos turcos y no cristianos, que eran la práctica mayoría, por aquello de preservar la moral y la modestia referida a la mujer musulmana.

Los flujos de peregrinos a La Meca y Medina también crearon sus bolsas de propagación y ayudaron, como queda visto, a que se remarcara el estereotipo del fatalismo sobre el concepto mismo de lo oriental, vinculándolo al atraso cultural, a la impenetrabilidad del positivismo, la ciencia o, incluso, el higienismo, que era otro de los reclamos del progreso y la civilización. A ojos de los europeos todo formaba parte del embrujo capcioso del oriente.

Es este, pues, el contexto sociológico sobre el que Orhan Pamuk ha querido dirigir su novela en la ficticia isla de Minger, asolada por la peste bubónica (no ficticia) de 1901. A lo largo de más de setecientas páginas, se contrapone el citado fatalismo musulmán con las ideas de laicismo y modernidad que iban calando en nuevas generaciones de turcos. Es el caso, llevado a la ficción, del oficial Kolagasi Kamil. Nada que ver, por tanto, con un ultraje explícito o figurado a la figura de Atatürk.

De hecho, como veremos ahora, ni siquiera es la primera vez que alguien pone el grito en el cielo porque se ofrece una perspectiva inadecuada o fuera de foco sobre Kemal Atatürk (quiere decirse fuera del foco educador al que han sido acostumbrados los turcos desde la niñez).

Atatürk, fumador y bebedor

En 2008, coincidiendo con el 85 aniversario de la República de Turquía, se estrenó un documental sobre Atatürk dirigido por el periodista y documentalista, hoy exiliado, Can DündarMustafa. El héroe de los turcos aparecía fumando cual carretero y bebiendo raki en público y casi a cualquier hora (los sultanes otomanos —caso de Selim II el Beodo— bebían en privado). El alcohol le llevaría de hecho a morir de cirrosis hepática un 10 de noviembre de 1938 en el palacio Dolmabahçe de Estambul.

El trabajo de Dündar, extraído escrupulosamente de archivos históricos, es un formidable retrato de una de las figuras más atrayentes de la primera mitad del siglo XX. Hay quien ha querido comparar a Atatürk con Winston Churchill, si bien sigue siendo un estadista poco conocido entre los europeos más allá de los habituales cumplidos como reformador y adalid de la nueva Turquía. Incomprensiblemente, la monumental biografía que sobre su vida y obra escribiera Andrew Mango no está traducida al castellano.

La cinta de Dündar no difumina ni oculta datos sobre su vida privada, como sus lances amorosos o su brevísimo y extraño matrimonio con Latiffe Ussaki. Atatürk no tuvo hijos, pero sí se mostró cálido y paternal (hoy diríamos que patriarcal). Adoptará un niño y hasta un coro de siete niñas (entre ellas Sabiha Gökça, quien sería la primera mujer piloto de guerra del mundo).

En el año de su estreno el documental de Dündar causó conmoción en Turquía (hubo colas en los cines para verlo). El por entonces presidente del parlamento turco protestó porque Atatürk salía innumerables veces fumando. Voces del CHP, discípulos políticos del kemalismo, veían aturdidos cómo el idolatrado líder se bebía casi todas las noches una botella de raki, la popular leche de león sin la que no se concibe la idiosincrasia social de los turcos (como bebida nacional sin alcohol Erdogan ha querido promover el ‘ayran’, bebida de yogur, agua y sal y que, curiosamente, la asociamos ya al argumento de Una sensación extraña, otra novela anterior de Pamuk).

El documental también recogía otros aspectos duros de digerir. En razón del contexto histórico y puntual, Atatürk se deja ver incomprensiblemente como un «amigo» de Lenin (célebre, no obstante, sería su frase de que el comunismo era el principal enemigo de Turquía). Respecto al agudo problema de los kurdos (Atatürk los llamará «turcos de la montaña»), en el trabajo de Dündar se insinúa que el gran estadista pudo haber bosquejado alguna suerte de autonomía para la minoría kurda del país.

Además de todo esto, que el venerado líder se mostrara en la cinta como un ateo más o menos declarado hizo torcer el bigote a los seguidores islamistas del partido de Erdogan y, en fin, a la Turquía más sensible y religiosa («todas las religiones están en el fondo del mar», dirá Atatürk, para quien el Imperio otomano de sultanes y califas había sido un largo error histórico).

Se nos saldría de madre esta crónica si siguiéramos tallando aquí el busto histórico y político de Kemal Atatürk (1881-1936). Nos daría para un largo apéndice añadido a la biografía total de Andrew Mango. En cualquier caso, como queda dicho, no es la primera vez que su imagen queda expuesta sin tapujos a ojos de los turcos de piel fina.

Por todo ello, a vueltas con el nuevo libro de Orhan Pamuk, tendremos que esperar a leerlo en marzo para ver si es verdad que el oficial Kolagasi Kemal es realmente un perverso trasunto de Atatürk. Mientras tanto, esto es lo que hace mantenerse en sus trece a Tarkan Tülük, de oficio abogado y, por lo que parece, crítico literario de lo más esclarecido.

Todo pinta, más bien, a un chusco episodio. Sonará frívolo desde esta esquina de occidente, pero el menudeo de la actualidad en Turquía no suele defraudar.

 

[Fuente: http://www.jotdown.es]

 

 

Neurocientista brasileiro relata: ressurgem, em todo o mundo, terapias assistidas por drogas psicoativas. Como são os tratamentos pioneiros? Podem ser alternativa ao uso maciço de remédios psiquiátricos? Que preconceitos é preciso vencer?

Eduardo Schenberg, entrevistado por Flavio Lobo, na Revista Cult, parceira editorial de Outras Palavras

Edardo Schenberg é um dos pesquisadores que compõem a vanguarda da ciência psicodélica brasileira. Doutor em neurociência pela Universidade de São Paulo (USP) e pesquisador honorário da Imperial College de Londres. Schenberg trouxe para o Brasil parte de uma pesquisa internacional promovida pela ONG estadunidense MAPS, que testou, em pacientes voluntários, um modelo pioneiro de psicoterapia com MDMA, ou metilenodioximetanfetamina, para tratamento de transtorno de estresse pós-traumático. Criou e preside o Instituto Phaneros, dedicado à pesquisa e à formação de profissionais na área das terapias psicodélicas.

Qual é o cenário da saúde mental no mundo e no Brasil?
Em 2019, a Organização Mundial da Saúde (OMS) já projetava que a saúde mental seria o maior desafio sanitário global do século 21. Os governos, em geral, investem nessa área muito menos do que a OMS recomenda. Isso acontece por diversas razões, desde o estigma associado a doenças mentais e as discussões infindáveis se elas são ou não doenças reais e outros problemas da psiquiatria, até o excesso de diagnósticos. Traçar a linha divisória entre problemas patológicos e não patológicos não é simples. Mais do que uma divisão binária entre o que é e não é doença mental, o que existe é um espectro com muitas tonalidades. O quadro da saúde mental no Brasil é preocupante. Na última década, temo-nos destacado entre os países em pior situação em termos de número de casos de vários tipos de transtorno – figurando até, em certas pesquisas, como “o pior do mundo”.

Diante do tamanho e da complexidade dos desafios, como você avalia os modelos terapêuticos mais utilizados atualmente para lidar com transtornos mentais?
O campo da saúde mental em geral e o da psiquiatria em particular estão num momento de transição. Nos anos 1970 e 1980 houve muita empolgação com a chegada de novos fármacos. Isso que hoje parece normal, a existência de centenas de medicamentos psiquiátricos, é coisa dos últimos cinquenta anos. Antes, praticamente não existiam drogas psiquiátricas, e os pacientes, quando eram tratados, faziam psicoterapia, psicanálise ou outros tipos de terapias verbais, comportamentais ou envolvendo técnicas como banhos relaxantes. Não havia os chamados “psicofármacos”, moléculas que atuam no funcionamento do sistema nervoso.

Quando essas drogas começaram a chegar, em meados do século 20, a abordagem médica foi afastando-se da psicologia, da psicanálise, da visão social e humanística, e passou a buscar constituir-se como uma ciência biológica do cérebro. Hoje, os resultados desse processo são variados e controversos. Os psicofármacos funcionam para milhões de pessoas, mas não funcionam extremamente bem, falham para outros milhões de pessoas – 15%, 20% ou 50% dos pacientes, dependendo da droga e do transtorno – e têm muitos efeitos adversos. São bastante comuns relatos como “desde que estou tomando antidepressivo, nem sei dizer se melhorei muito da depressão, mas minha libido foi para o chão”. Há pesquisas muito robustas que mostram que a psiquiatria é a área da medicina na qual os medicamentos mais produzem efeitos adversos, chegando ao dobro dos registrados na neurologia. A lógica de buscar o produto, a pílula, que só precisamos engolir para resolver o problema combina com a cultura consumista na qual estamos mergulhados. As evidências indicam que pendemos excessivamente para uma abordagem biofarmacológica e que devemos procurar um equilíbrio com perspectivas subjetivas e sociais.

O que as terapias com psicodélicos trazem de novo? Qual é o potencial dessa abordagem nesses contextos que você descreve?
É quase como recomeçar do zero. Não no sentido de desprezar conhecimento acumulado. Sabe-se muita coisa sobre doenças mentais e formas de tratamento, mas a forma com que conhecimentos e instrumentos são usados e articulados nas chamadas “psicoterapias assistidas por psicodélicos” é completamente diferente. O modo como as substâncias são usadas e os objetivos almejados são muito diferentes: sempre em sessões de psicoterapia, entre duas e seis vezes ao longo de alguns meses – período que, na prática clínica, pode se estender, em alguns casos, a um ou dois anos. Cada sessão de psicoterapia com uso de psicodélicos é uma experiência de vida, uma vivência psíquica que envolve todo o organismo, corpo e mente. São experiências intensas, frequentemente com riso, choro, emergência de memórias, visões… que comumente são lembradas em detalhe e classificadas pelos pacientes entre as mais significativas da vida, mesmo vários anos depois. As pessoas muitas vezes reconhecem a importância de um tratamento bastante tempo depois de tê-lo feito, seja ele químico, psicológico ou psicanalítico, mas é bem rara a lembrança tão vívida e detalhada de momentos de insight, reconhecidos como transformadores. Por décadas, os psicodélicos foram deixados de lado como instrumentos terapêuticos, e isso não decorreu da falta de evidências do potencial deles, mas do fato de serem substâncias que atuam de modo diferente do que é ensinado e aprendido na formação médica e terapêutica da grande maioria dos profissionais. E o fator formação é muito importante mesmo. Aplicar modelos de psicoterapia com psicodélicos exige preparo, não se trata de dar a substância para o paciente e ficar olhando o que acontece. É um processo inter-relacional estruturado, com etapas definidas, o que exige estudo, treino e dedicação.

Psicodélicos também são chamados de alucinógenos, e seus efeitos imediatos, incluindo visões extraordinárias e estados emocionais intensos, podem assemelhar-se a sintomas de doenças mentais. Essas semelhanças explicam parte da resistência ao uso terapêutico dessas substâncias?
Um dos grandes desafios é difundir a compreensão dos efeitos dessas substâncias, superando preconceitos e visões distorcidas. Antes de serem chamadas de psicodélicas, elas foram categorizadas como, por “imitarem a psicose”. Algumas das primeiras descrições médicas dos efeitos dos psicodélicos chegam a lembrar, pelo teor preconceituoso e alarmista, antigas descrições de rituais indígenas feitas por missionários religiosos europeus. Além dos preconceitos presentes na formação acadêmica tradicional, há o “viés de amostragem”. Na experiência clínica, psicólogos, clínicos gerais e psiquiatras tendem a só ter contato com o assunto das drogas ilícitas por meio de pacientes que estão com problemas com essas substâncias. Equivocadamente, muitos acham que essa amostragem representa o universo dos usuários. Mas as pesquisas epidemiológicas mostram que não representa.

A maioria dos consumidores de drogas ilícitas não desenvolve usos problemáticos?
A imensa maioria dos usuários nunca chega ao consultório para falar sobre o assunto porque não precisa – são pessoas que, tendo boas ou más experiências, encontram sua forma de lidar com essas substâncias, usam só em alguns períodos da vida, aprendem a moderar o uso e tendem a reduzi-lo ao ficarem mais idosas. Os mesmos profissionais de saúde, por sua formação e prática clínica, tendem a identificar estados alterados – ou “não ordinários” – de consciência com surtos psicóticos, ataques de pânico, crises alucinatórias… Deixam assim de considerar que a produção proposital desses estados – socialmente estimulada e valorizada – está presente em todas as culturas, com ou sem consumo de drogas, e que esses estados podem ter muitos outros sentidos e funções, inclusive curativos. Um desses estados, conhecido como overview effect, é descrito por astronautas que viram a Terra do espaço. Parece que nosso ministro da Ciência, Tecnologia e Inovações [Marcos Cesar Pontes], infelizmente, não teve essa experiência. Talvez o setor estivesse hoje numa melhor situação caso ele tivesse acessado esse estado de consciência.

Como exemplo de psicoterapia assistida por psicodélico, pode descrever o protocolo para tratamento de transtorno de estresse pós-traumático (TEPT) que você testou no Brasil?
Esses protocolos se baseiam na integração de componentes que, nas abordagens médicas e terapêuticas tradicionais, seguem uma concepção dualista que separa doenças cerebrais e psíquicas, tratamento do cérebro e da mente, um profissional que medica e outro que escuta e conversa. A terapia com MDMA para TEPT desenvolvida pela ONG estadunidense MAPS foi pioneira mundial na psicoterapia assistida por psicodélico, abordagem que hoje é a mais avançada, testada e bem estruturada. Esse protocolo terapêutico, que está em fase final de aprovação pelo FDA, a Anvisa dos Estados Unidos, dura de três a quatro meses. Primeiro o paciente faz três consultas preparatórias de uma hora e meia cada, sem o psicodélico, para falar do trauma e de sua vida e também para ser informado e tirar todas as dúvidas que tiver sobre a própria terapia, para conhecer os terapeutas e constituir laços de confiança com eles. Depois dessa preparação, acontece a primeira sessão com psicodélico: uma dose de MDMA (de baixa a média), para que o paciente entre em contato com a substância e tenha uma experiência que não o assuste – o que não impede de, para vários pacientes, já ser uma sessão bastante significativa. As sessões com o psicodélico duram oito horas, com música e acompanhamento constante de dois terapeutas.

Há muita conversa nas sessões com o psicodélico?
A tendência é de mais introspecção na primeira metade da sessão e mais conversa na segunda, mas isso varia muito. Em seguida fazemos três consultas integrativas de uma hora e meia, sem psicodélico, para conversar sobre as vivências do paciente durante a sessão com MDMA e depois dela. Para a segunda sessão com o psicodélico, o paciente decide com os terapeutas se a dose da substância será ou não aumentada. Depois dessa sessão, há mais três consultas integrativas, uma terceira sessão com psicodélico e as três consultas integrativas finais. No total são quinze sessões de psicoterapia, sendo três de dia inteiro, com MDMA, que eu chamo de “cirurgias psiquiátricas” por conta da intensidade do processo e da dedicação que ele requer dos terapeutas.

O psicodélico reduz as respostas cerebrais de defesa e medo, facilita o acesso em estado normal a memórias reprimidas ou muito dolorosas e permite que o paciente enxergue sua história e seu trauma de perspectivas novas. É um processo intenso, íntimo e trabalhoso, que requer estrutura e muito preparo para ser feito com segurança e dar bons resultados.

Esse é um protocolo de pesquisa, certo? Uma vez aprovado o uso do psicodélico para esse tipo de tratamento, a prática clínica poderá ser mais flexível?
Exatamente. Pesquisas, testes clínicos e processos de avaliação e aprovação por órgãos como o FDA exigem protocolos rígidos, iguais para todos os pacientes. Na prática clínica, alguns pacientes só precisarão de uma sessão com psicodélico e outros poderão se beneficiar mais com tratamentos um pouco mais prolongados. Também já estão sendo desenvolvidos e testados modelos com diferentes métodos de psicoterapia.

Quais têm sido os resultados desse protocolo com MDMA? Os efeitos benéficos se mantêm com o passar do tempo? As outras terapias com psicodélicos que estão sendo testadas têm obtido resultados semelhantes?
Há uma visão de que o MDMA produz uma euforia que mascara o trauma e que esse efeito teria curta duração. Há casos de uso de psicodélicos fora de enquadramentos terapêuticos, sobretudo de cunho religioso, ritualístico, como a ayahuasca, que mudam a vida das pessoas mas, na maioria das vezes, especialmente no uso recreativo, não têm efeitos tão duradores. No caso do protocolo terapêutico que descrevi, as pesquisas vêm mostrando que dois terços dos pacientes têm ganhos robustos e prolongados. Um estudo da MAPS mostra que, um ano e meio depois da terapia, aumenta o número de pacientes cuja vida melhora muito e chega a superar esses dois terços.

Acompanhados por até cinco anos, esses pacientes que sofriam de quadros graves de TEPT mantêm os ganhos e não voltam a precisar de remédios nem de muita psicoterapia adicional. Protocolos de tratamento com psilocibina para depressão, por exemplo, vêm registrando resultados similares: cerca de dois terços com ganhos muito importantes e um terço com benefícios moderados. A diferença é que, no caso da psilocibina, os ganhos de longo prazo ainda não foram tão bem demonstrados. Mas é preciso considerar que são protocolos em estágio menos avançado de desenvolvimento que o da MAPS com o MDMA.

É realista prever que essas terapias serão acessíveis para a maioria e oferecidas pelo Sistema Único de Saúde, o SUS?
Devemos buscar esse objetivo, já que a maioria dos brasileiros só poderá ter acesso pelo sistema público. O SUS é provavelmente o maior sistema de saúde do mundo, mas vem passando por anos de sucateamento e sabotagem mesmo, o que é bem triste e preocupante. No Brasil, o investimento em ciência, pesquisa e desenvolvimento também só vem diminuindo. Não seria realista imaginar que as primeiras clínicas psicodélicas estarão no SUS. Mas não tenho dúvida de que será importante levar essas terapias para o sistema público de saúde.

Flavio Lobo é jornalista, assessor e consultor de Comunicação. Mestre em Comunicação e Semiótica pela PUC-SP.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

La novela de José Rizal, de 1887, fue condenada de inmediato al ostracismo en razón de su “carácter herético” y su “filibusterismo” por las autoridades religiosas y militares de Filipinas

Escrito por JUAN GOYTISOLO

¿Quién conoce en España a José Rizal? La extendida ignorancia de lo escrito en nuestra lengua en Iberoamérica a lo largo del siglo XIX abarca también, y se acentúa, en lo que concierne a las remotas y olvidadas Filipinas. Si, a diferencia de la otra orilla del Atlántico solo los especialistas en el tema han calado en la obra de Humbold, Andrés Bello, Sarmiento, Martí e incluso, más cerca de nosotros, José Vasconcelos, la espesa nube que oculta su labor al lector español se adensa aún en torno a Noli me tangere, la novela de Rizal, impresa en Berlín a cuenta de autor en 1887 y condenada de inmediato al ostracismo en razón de su “carácter herético” y su “filibusterismo” por las autoridades religiosas y militares del Archipiélago.

Gracias a su biógrafo Rafael Palma y el prologuista de la novela Leopoldo Zea sabemos que Rizal, un tagalo hispanizado que manejaba la lengua de Cervantes con la misma inteligencia y soltura que el Inca Garcilaso, nació en Calamba en 1861. Autodidacta primero, como un puñado de indígenas de la excolonia española -los frailes les adoctrinaban en su idioma, pero habían prohibido la enseñanza del nuestro so pretexto de que no se contaminaran con ideas nocivas y perdieran sus preciosas almitas-, cursó luego estudios de medicina y filosofía en Madrid, París y Heidelberg. De la excelencia de su formación dan muestra sus vastos conocimientos en francés, inglés y alemán, así como su lectura de corrido en latín. Escritor, pintor, médico, oftalmólogo (curó de la ceguera a su propia madre), poseía en suma una cultura muy superior a la de sus colegas españoles de la época. Su ideario nacionalista, forjado por la experiencia de la opresión colonial de las islas, excluía no obstante el recurso a la violencia. Fundador primero de la revista La Solidaridad y luego de La Liga Filipina, sus publicaciones provocaron en España un rechazo y ostracismo similares a las que ocho décadas antes sufrió Blanco White.

El futuro de las islas le preocupaba con razón. Conocía por experiencia la precariedad del dominio español y las apetencias que suscitaba el Archipiélago entre las grandes potencias europeas y el emergente poder norteamericano. ¿Qué será de las Filipinas dentro de cien años?, es el título de uno de sus ensayos compuesto durante su larga estancia en el Viejo continente. Como muchos escritores hindúes, árabes y africanos del siglo que dejamos atrás, Rizal se servía de la lengua del conquistador para denunciar las injusticias y abusos de la colonización. De esta contradicción insoluble entre el amor a una lengua y cultura que asumía como propias y la indignación ante los atropellos cometidos contra sus hermanos indígenas brota, como un géiser, la fuerza de su escritura. Las burlas y el desprecio por parte de los frailes y guardias civiles a los tagalos que se expresaban en español no eran solo indignas de su proclamada misión redentora sino que actuaban a muy corto plazo contra los intereses de España. Sus temores, como sabemos, se convirtieron en realidad. Hundida en unas horas la flota española amarrada en Manila y expulsada la administración del decrépito poder colonial por los invasores estadounidenses, estos impusieron el inglés a los nativos y el español pasó en unos pocos años a la triste condición de lengua extinta (únicamente subsistió el chabacano, un híbrido de castellano y tagalo sin expresión literaria alguna). Las amargas reflexiones de Rizal sobre su inútil empeño por asumir un idioma abocado a desaparecer de las Filipinas (“¿Para comprender los insultos y amenazas de los guardias civiles?”, escribió. “Para eso no hay necesidad de saber español, basta comprender el lenguaje de los culatazos”) se cumplieron puntualmente. Diez años después de su muerte, la inmensa mayoría de sus compatriotas no podía entender la obra de su primer escritor.

Movido por la nostalgia, el autor de Noli me tangere regresó a Filipinas en 1892. Acusado de simpatías independentistas, fue desterrado de Manila por orden del Capitán General y sufrió cuatro años de estricto confinamiento. Pese a la injusticia de que era objeto, rehusó encabezar el movimiento revolucionario que se gestaba entre la población indígena. Su instrumento de lucha era la pluma, no el recurso a las armas. En 1896 aceptó ser enviado como médico al Cuerpo Sanitario que combatía los estragos del cólera en los desdichados reclutas enviados a luchar como carne de cañón contra los insurgentes cubanos. Durante la larga travesía de Manila a España, al producirse la previsible insurrección del Archipiélago, fue detenido a bordo y encerrado en el castillo de Montjüic a su llegada a Barcelona. De allí fue devuelto a su tierra nativa y condenado a muerte por un tribunal militar en cuanto “alma viva de la insurrección” y “traidor a España”. El 30 de diciembre Rizal fue fusilado por sentencia del Consejo de Guerra en medio de insultos al felón y vítores a la Madre Patria. Como había escrito unos años antes, “solo se muere una vez y si no se muere bien, se pierde una ocasión que ya no se presentará una vez más”.

Novela comprometida, diríamos hoy, por su clara denuncia de la opresión, sería muy injusto no obstante encasillar a Noli me tangere en tan reductivo apartado. Rizal muestra un buen conocimiento de las técnicas narrativas que lo distingue de los panfletarios al uso. Los personajes de Ibarra -un alter ego del autor-, del capitán Taigo o de la supersticiosa o desdichada Sisa, no desmerecen de los trazados por Galdós. La pintura de la corrupción reinante, crueldad de la guardia civil, incompetencia de la administración e indolencia de sus asalariados (“todo un mundo de parásitos, moscas o colados que Dios creó en su infinita bondad y tan cariñosamente multiplica en Manila”) son tratados con incisivo humor. Su ironía sobre la piedad crédula de sus compatriotas, menos preocupados por el Altísimo que por su cortejo de santos y santas (Dios para ellos, dice, es “como esos pobres reyes que se rodean de favoritos y favoritas, y el pueblo solo hace la corte a estos”), y acerca de la explotación de los milagros de una cohorte de Vírgenes gracias a los cuales, los curas, ya bien forrados, se van a América y allí se casan, hubieran inflamado la santa ira de Menéndez Pelayo. El novelista capta con buen oído las conversaciones anodinas de quienes viven de las migajas del poder colonial; describe con fineza las fiestas en las que “los jóvenes abrían la boca para contener un bostezo pero la tapaban al instante con sus abanicos”; reproduce las hilarantes disquisiciones sobre el Purgatorio y los años que ahorraban a quienes allí se tuestan el simple pago de unas monedas y el rezo de un Ave María.

El manejo de algunas técnicas novelescas heredadas de Cervantes aliña con gracia el chato realismo decimonónico. Rizal se dirige a veces al lector -”¡oh tú que me lees, amigo o enemigo!”- e introduce elementos discursivos que parecen inspirados por Diderot o Sterne. Celebrado como un héroe, pero no como un escritor por quienes sacrificó la vida es, como dije, un perfecto desconocido en la península. La cuidadosa edición de la excelente Biblioteca Ayacucho venezolana de la que pude procurarme un ejemplar en mi reciente viaje a Caracas debería ser republicada en España como homenaje a un autor despiadadamente barrido a los márgenes de nuestro intangible canon, pero vivo y bien vivo, como advirtió Unamuno, y podrá verificar hoy quien se asome venturosamente a sus páginas.

Juan Goytisolo es escritor.

[Ilustración: RAQUEL MARÍN – fuente: http://www.elpais.com]

Me pregunto si mi cuerpo se comportará como la ciencia y la práctica médica esperan de él o tendrá el espíritu de rebeldía de un sujeto antisistema.

Un centro de vacunación en Buenos Aires, en agosto pasado.

Escrito por Beatriz Sarlo

La mayoría de mis movimientos se realizan hoy bajo el signo de la desconfianza. Ni durante los años de la dictadura militar, desde 1976 hasta 1983, recuerdo haber tomado tal cantidad de recaudos. En aquel entonces, una pequeña transgresión sumaba una batalla ganada al autoritarismo del Gobierno. Valía la pena el riesgo, ya que era la consecuencia de un acto valeroso frente a las imposiciones de los militares. La transgresión tenía contenido político. Y, no casualmente, violar cualquier regla, aunque fuera secundaria y su violación un hecho casi invisible, entrenaba para cosas mayores. Quien se animaba a lo pequeño llegaría a formar parte de una manifestación o repartir algún volante de protesta.

De este modo, todo riesgo prometía una recompensa, aunque muchos fueran capturados o incluso muertos buscándola. El riesgo tenía un contenido ético o ideológico, según las circunstancias. Se lo registraba como victoria sobre el miedo. Así lo experimentaban todos los que tenían formación política.

Quien se animaba al riesgo no era un descerebrado que hacía cualquier cosa, sino alguien cuyos actos habían sido pensados en relación con un camino elegido y (bien o mal) razonado. Recuerdo largas discusiones sobre la importancia de repartir un paquete de volantes, pese al peligro de ser detenido en la faena. Esas discusiones sopesaban la eficacia del mensaje que se quería trasmitir, su posibilidad de ser atendido por algunos destinatarios y su difusión más allá de la mano que lo entregaba. A veces, incluso, sucedía el milagro de que alguien se detuviera para preguntarnos por qué estábamos allí y de dónde veníamos con esas hojas cortadas al medio, con símbolos partidarios y exhortaciones políticas. Otras veces, nos salvábamos por poco de que nos agarraran in fraganti, tratando de meter el paquete en el tanque de un inodoro, como me sucedió en un tradicional bar de Buenos Aires, cuando entró la policía.

Justamente el carácter político, ideológico o religioso de esas hojas que repartíamos confería valor al riesgo y obligaba a disminuir la desconfianza. El riesgo valía la pena, aunque no fueran seguros los resultados de la acción. Era sensato desconfiar de todo. Pero más sensato todavía era tener razones para argumentar que algo de riesgo valía la pena porque lo que podía conseguirse era mayor de lo que se cuidaba. Ese pasaje hacia un resultado impredecible nos hacía desconfiar y, al mismo tiempo, nos daba fuerza. Y el suspenso era tan apasionante como en el cine. Era Cary Grant perseguido por la avioneta en un filme de Hitchcock.

Durante estos tiempos de peste, me he sentido singularmente tranquila. Me pregunté de dónde salía esa calma y la conclusión fue rápida, y creo que exacta. Durante la dictadura militar viví años con parecida incertidumbre sobre mi destino. Y los viví sin suspender mi cotidianidad. No me convencí de exiliarme, aunque las flechas me pasaran cerca. No por heroísmo, del que soy incapaz, sino por una incapacidad de raíces más arcaicas: me gusta pasear por el mundo entero y lo hago cada vez que me invitan, pero solo puedo imaginarme viviendo en Buenos Aires. Mi casa, mi lengua, mi imagen reflejada en las vidrieras están acá. Y cuando visité amigos exiliados comprendí su nostalgia. Yo estaba triste y tranquila durante la pandemia, porque seguía en Buenos Aires. Sé que es muy limitado este provincialismo, pero me salva hoy de la impaciencia que produce el encierro.

La desconfianza que, en el curso de la pandemia, siento ante cualquiera de mis actos es de naturaleza bien distinta y mucho menos aventurera. En ella se mezcla mucho de lo sabido con las fantasías que rodean la muerte. Los sanitaristas han informado exhaustivamente sobre los peligros, con una seguridad basada en conocimientos que el resto del mundo no posee. Salvo grupos pequeños que disputan con los sanitaristas como los terraplanistas disputan con geógrafos y astrónomos, una mayoría de nosotros se inclina por aceptar la exactitud de sus dichos.

Acá viene lo bueno y lo malo de tal aceptación. La confianza con que seguimos las explicaciones, imperativos e instrucciones no puede evitar el reflejo subjetivo de la desconfianza. El primer motivo de recelo es evidente: la medicina no es una ciencia exacta, sino una práctica sostenida por saberes probados, que se ocupan de nuestros inexactos cuerpos, cuyo pasado, historia y caprichos se resisten a la exactitud. Nuestros cuerpos pueden reaccionar como aliados, como observadores escépticos o como rebeldes a las indicaciones. Por fortuna, una mayoría se alinea entre los aliados.

Pero justamente acá se abre el vasto campo de la desconfianza. Yo misma me pregunto si mi cuerpo se comportará como la ciencia y la práctica médica esperan de él o tendrá el espíritu de rebeldía de un sujeto antisistema. Durante la pandemia, esta pregunta se hace más amenazadora que otras enfermedades. Son tantos los contagiados y curados que podemos sentirnos optimistas. La desconfianza se alimenta con los miles y miles de muertos, no con la suerte que les tocó a los sobrevivientes.

 

[Foto: AGUSTIN MARCARIAN (REUTERS) – fuente: http://www.elpais.com]