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Les faces nocturnes de l’âme (Allemagne, 1500-1800)

Entre 1500 et 1800, la définition du rêve fut âprement discutée. Elle touchait à des savoirs en profond renouvellement (en médecine et en théologie notamment), voire naissants (psychologie et anthropologie) et à des pratiques difficilement contrôlables (prophétie, oniromancie).

L’étude du songe renvoyait donc à une intense interrogation sur l’être humain, mais les termes en changèrent foncièrement : le rêve subit un complexe processus de psychologisation. À terme, ce livre montre que C. G. Jung fut un intense lecteur de l’onirologie du XVIe au XVIIIe siècle.

Avec une préface de Jacqueline Carroy.

Avec le soutien de l’université de Fribourg.

2021

Claire Gantet

Domaine : histoire | histoire moderne

Collection : Histoire

Format : 15,5 x 24 cm
Nombre de pages : 326 p.

Illustrations : N & B

ISBN : 978-2-7535-8164-7

Disponibilité : en librairie
Prix : 25,00 €

Sommaire

Savoirs alternatifs, XVIe-XVIIe siècles

  • Les humanistes, les réformateurs et le cauchemar. Transferts, collisions, apories
  • À la recherche de la confessionnalisation. Imagination, diableries, hétérodoxie
  • L’altérité onirique. Images et langages

Dédoublements : conter le rêve

  • L’opacité des corps
  • Rêves autobiographiques
  • Savants et amateurs de rêves

Entre jeu, science et création

  • Prédiction, jeu, bricolage. Les clés des songes
  • Rêves et sciences de l’âme
  • Une onirologie romantique ?

Auteure :

Claire Gantet est professeure d’histoire moderne à l’université de Fribourg (Suisse) et présidente de la Société suisse pour l’étude du XVIIIe siècle.

[Source : http://www.pur-editions.fr]

La crise sanitaire place les professionnels de santé en première ligne, mais, paradoxalement, les tient aussi à distance d’une grande partie de leur patientèle. Un chercheur en médecine palliative de l’université d’Édimbourg recommande aux professionnels de santé de lire et relire Shakespeare, dont les textes auraient la capacité d’affûter l’empathie…

ActuaLitté

 

Publié par Antoine Oury

Publié dans la revue de la Société royale de médecine britannique, l’article de David Ian Jeffrey part d’un postulat devenu assez commun, avec les années : la littérature et la lecture permettraient, d’une manière générale, de renforcer l’empathie, la capacité à se mettre à la place de quelqu’un d’autre.

Dans une période où les consultations à distance, le port du masque et les gestes-barrières compliquent aussi les relations entre les médecins et leurs patients, Jeffrey affirme que la lecture et l’étude des pièces de William Shakespeare offriraient un supplément d’empathie bienvenu.

La variété des personnages de ses pièces, dans une diversité de caractères et de comportements, serait exemplaire en la matière : « Shakespeare décrit le monde de différents points de vue, en relayant les opinions des personnages, d’une part, mais aussi leurs émotions et leur perspective morale, encourageant ainsi le public à entrer en empathie avec les héros comme les antihéros ».

Oh ! que j’ai souffert — avec ceux que j’ai vus souffrir !

Miranda dans La Tempête (traduction de François-Victor Hugo, 1865)

Les personnages des pièces eux-mêmes font l’expérience de cette salvatrice empathie : Prospero, le héros de La Tempête, « manque d’empathie dans la manière dont il considère très durement Ariel et Caliban, mais, à mesure que le temps passe, il parvient presque à s’identifier à ses ennemis », indique David Ian Jeffrey.

David Ian Jeffrey recommande ainsi aux professionnels de santé de ne pas ignorer leurs émotions, un outil supplémentaire dans la prise de décisions. « Ressentir des émotions permet aux docteurs de se concentrer sur leur tâche et peut guider leurs réponses dans certains contextes. Dans une relation de confiance, le docteur ressent la douleur du patient tout en restant conscient des limites. » Selon Jeffrey, un mélange subtil d’écoute, de réflexion et d’interprétation doit déboucher sur la « distanciation » médicale idéale.

Le contexte de la pandémie mondiale justifierait aussi une attention particulière portée aux textes de Shakespeare, selon le chercheur. En effet, au moment de l’écriture des pièces, la peste frappait régulièrement les villes, notamment les plus grandes, conduisant à des périodes de confinement plus ou moins longues. Or, Shakespeare développait malgré tout des relations de travail et une œuvre fortement marquée par les émotions et les relations, faisant ainsi preuve d’une résilience certaine.

L’article intégral est accessible à cette adresse.

 

[Illustration : CC BY SA 2.0 – source : actualitte.com]

Une histoire sociale et culturelle de la magie dans le monde arabe médiéval

 

Écrit par Florian BESSON

Comme l’auteur le souligne dans son introduction, l’Orient, tel qu’il est ré-imaginé par l’Occident à partir du XVIIIe siècle, est une terre de magie : de Baudelaire à Disney en passant par Lovecraft, de nombreuses œuvres mettent en scènes lampes, génies, grimoires oubliés et cités mystérieuses enfouies dans le sable. Mais comment la magie est-elle pensée et pratiquée en terre d’Islam au Moyen Âge ?

La sorcière et le faux prophète

La magie en terre d’islam au Moyen Âge –  Jean-Charles Coulon 2017                      Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS)         350 pages

Le terme arabe que l’on traduit par magie est sihr. Dans le Coran, il désigne les techniques employées par des anges déchus pour diviser des époux. Son participe actif (sâhir, magicien) qualifie quant à lui les magiciens de Pharaon qui transforment leurs bâtons en serpents pour défier Moïse. Ou du moins, qui donnent l’impression de l’avoir fait, car la magie est avant tout la science des illusions, l’art de faire croire. D’où une place assez ambivalente dans les textes littéraires. Plusieurs figures semblent exprimer un rejet, voire une condamnation de la magie : sont décrits comme des magiciens des faux prophètes et des rebelles, des sorcières, des suppôts du diable. Un hadith prescrit de tuer les sorciers. Mais, dans le même temps, des pratiques magiques sont associées à de grandes figures de l’islam, notamment Salomon, très tôt décrit comme le maître des djinns, ces esprits du feu qui donneront le mot « génie ».

L’invention d’une magie savante

L’auteur en vient ensuite à aborder la construction d’une magie savante, qui intègre les héritages grecs et indiens. Dans la Bagdad abbasside du IXe siècle, la Maison de la Sagesse (bayt al-Hikma) accueille scientifiques, médecins, traducteurs, alchimistes. La magie participe pleinement de ce paysage intellectuel et est l’une des composantes du savoir de l’époque. La culture indienne nourrit notamment les connaissances astrologiques, mais aussi un ensemble de pratiques incantatoires ; des Grecs, et notamment de la tradition pythagoricienne, les auteurs musulmans reprennent les jeux sur les nombres, dotés d’une signification symbolique. Ils reprennent également un ensemble de figures plus ou moins historiques, vues comme de grands magiciens, tels Hermès Trismégiste, Balînâs, maître des talismans (version arabe d’Apollonius de Tyane), Aristote ou Platon.

Comme le rappelle finement Jean-Charles Coulon dans ce qui fait partie des meilleures pages de l’ouvrage, la magie est alors totalement liée à la médecine. Les pratiques incantatoires visant à exorciser les personnes possédées par des djinns sont ainsi pleinement vues comme des pratiques médicales. Il n’existe au fond pas de réelle différence, du point de vue épistémologique, entre le fait de prescrire une tisane de plantes pour guérir d’une maladie et le fait de dessiner un carré magique sur la cuisse d’une femme en train d’accoucher pour garantir une naissance paisible : dans les deux cas, il s’agit bien de trouver un moyen matériel d’agir sur le corps humain, en exploitant une connaissance poussée des lois naturelles qui gouvernent le cosmos. Il y a donc une grande perméabilité entre deux domaines que nous serions aujourd’hui prompts à opposer. L’auteur rappelle dès lors qu’il est anachronique de distinguer magie et médecine en fonction des critères de validité scientifique contemporains : pour les auteurs médiévaux, un talisman apposé sur une porte pour chasser les maladies d’une ville a la même force opératoire qu’une cure alimentaire ou qu’un remède à base de plantes.

La magie apparaît alors comme une discipline qui naît du croisement d’autres branches du savoir : la médecine, on l’a dit, la pharmacologie, la minéralogie, mais aussi les mathématiques, la cryptologie, l’astrologie, la chimie et l’alchimie (elle-même une discipline pleinement scientifique malgré son caractère ésotérique). Se cristallisent progressivement entre le IXe et le XIe siècle des corpus magiques, nourris par les écrits de grands auteurs : Ja’far al-Sadiq, Jabir ibn Hayyan, ibn Wahsiyya, traducteur d’ouvrages nabatéens, etc. Au fil de ces textes, la magie ne cesse d’évoluer, comme un objet particulièrement mouvant. En fonction des auteurs, l’utilisation des poisons peut en faire partie, tandis que d’autres en détachent l’art des talismans. Certains distinguent une magie vraie et une magie fausse, produisant uniquement des illusions ; d’autres une magie interdite et une magie licite (halal), reposant sur l’invocation de Dieu. Et l’on retrouve toujours cette imbrication entre plusieurs disciplines : ibn Washiyya propose ainsi plusieurs magies permettant de tuer des souris, soit avec des poisons, soit avec un tambour orienté vers Saturne dont le son tuera immédiatement tous les rongeurs qui l’entendent. D’autres auteurs rappellent que l’éloquence, capable de changer un ennemi en ami, est une puissante magie ; tout comme l’amour et la haine, à mêmes de changer l’âme des hommes. L’étude de la magie est en tout cas une véritable discipline scientifique, dont la légitimité est clairement revendiquée par plusieurs auteurs, notamment al-Razi : il en propose même une légitimation religieuse, en soulignant que la connaissance de la magie est nécessaire pour faire la différence entre magie et miracles, et donc pour reconnaître les prophètes.

La magie des lettres

Dans le même temps se développe également une exégèse mystique et ésotérique du texte coranique, en lien avec le soufisme. Ce courant nourrit la mise en place d’une magie des lettres, qui, à la différence de la précédente, ne se présente plus comme l’héritière du savoir antique des Grecs, des Égyptiens ou des Chaldéens mais comme une science proprement islamique. Celle-ci trouve son apogée chez al-Bûnî, savant andalou mort vers 1225. Parmi ses nombreuses œuvres, l’une des plus influentes est Le soleil de la connaissance. Al-Bûnî y propose une nouvelle vision de la magie, désormais vue comme la science des lettres, des mots et des noms : les noms de Dieu, très nombreux, sont vus comme les clefs de secrets mystiques permettant de progresser spirituellement ; chaque lettre est associée à une saison et à plusieurs éléments astrologiques, leur combinaison permettant de réaliser des effets sur le monde.

 

Dans les deux derniers chapitres, l’auteur revient sur la postérité mouvementée d’al-Bûnî, tantôt loué comme un grand savant et tantôt critiqué comme un mystique obscur, voire comme un adorateur du diable.

La magie et les raisons humaines

L’ouvrage, parfois un peu touffu, est très bien écrit, intelligent, richement documenté. Un glossaire, une riche bibliographie finale ainsi qu’un index très utile complètent l’ouvrage. Les deux annexes finales sont un peu moins convaincantes et on ne voit pas très bien pourquoi elles n’ont pas tout simplement été intégrées au texte en lui-même. Un seul petit manque : on aurait aimé une comparaison approfondie avec d’autres magies médiévales, en particulier la magie occidentale, bien étudiée depuis quelques années par Julien Véronèse ou Nicolas Weill-Parot, la magie juive – les pages sur la magie des lettres font irrésistiblement penser à la Kabbale – mais pourquoi pas également la magie indienne, chinoise, voire les pratiques magiques du monde turco-mongol des steppes. S’il est tout à fait évident que, comme l’auteur le rappelle à la fin de la deuxième annexe, précisément consacrée à l’historiographie de la magie, les différences majeures entre l’Occident et l’Orient empêchent de transposer au second des modèles d’analyses élaborés pour le premier, reste qu’une telle approche comparatiste aurait permis de mettre en contexte la magie du monde musulman, mais également d’en dégager toute l’originalité. L’auteur a du reste bien conscience de cette limite : en conclusion, il propose de revenir dans des travaux ultérieurs sur les magies antiques, en particulier l’égyptienne, et sur leurs réinterprétations dans le monde musulman médiéval.

Pour focalisé qu’il soit sur le Dar al-Islam, l’ouvrage n’en reste pas moins utile pour repenser l’histoire de la magie. L’auteur réussit à en faire une histoire culturelle, en soulignant l’évolution permanente des savoirs et de leurs hiérarchisations au fil des siècles. Cette évolution a des conséquences sociales : la promotion de la magie des lettres répond ainsi étroitement à la diffusion du soufisme, qui elle-même a pour conséquence de faire des mystiques les nouvelles incarnations de l’autorité savante, au détriment des érudits (ouléma). L’histoire culturelle du savoir magique devient alors également une histoire sociale des savants magiciens. Tout l’intérêt du livre est là, dans ce dialogue constamment maintenu entre les savoirs et les pouvoirs.

En outre, comme le souligne le fait qu’elle soit imbriquée avec la médecine ou l’astrologie, travailler sur la magie permet d’étudier d’autres modes de rationalité, d’autres chaînes de causalité, qui forcent à se défaire des perceptions contemporaines. Il serait trop facile de rejeter ces pratiques dans un obscurantisme médiéval : l’auteur ressuscite au contraire une époque dans laquelle ne pas croire à la magie était vu comme une preuve d’ignorance, tandis que l’élite lettrée, cultivée et nourrie des textes antiques, se vantait fièrement de maîtriser les secrets de la sagesse magique. Ainsi pensée, la magie n’est pas une discipline occulte et complexe, reléguée dans le flou des superstitions, mais au contraire une voie d’accès lumineuse vers la façon dont une société donnée pense le monde et la place que l’homme y occupe.

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

Escrito por ANA GÓMEZ

El resveratrol (3,5,4′-trihidroxi-trans-estilbeno) pertenece al grupo de los estilbenos de los polifenoles. Es un polifenol natural, conocido por las buenísimas propiedades que posee.

Se encuentra en más de 70 tipos de plantas, especialmente en las semillas de la uva y en la piel (en mayor concentración en variedades tintas).

¿Cómo actúa el resveratrol?

Se han realizado numerosos estudios en los cuales se ha demostrado el alto poder antioxidante que posee este compuesto, además de actuar contra agentes patógenos como hongos y bacterias.

Entre las propiedades del resveratrol está su capacidad antitumoral, para el tratamiento y prevención de varios tipos de cáncer.

También se han descrito efectos antiinflamatorios, cardioprotectores, vasorrelajantes, fitoestrógenos y neuroprotectores.

Sin embargo, la aplicación del resveratrol sigue siendo un gran reto para la industria farmacéutica, debido a su escasa solubilidad y biodisponibilidad, así como a sus efectos adversos.

¿Cómo es su estructura química?

El resveratrol es un polifenol estilbenoide que posee dos anillos de fenol unidos entre sí por un puente de etileno.

La estructura química del resveratrol (trans-3,5,4′-trihidroxiestilbeno) se identifica en dos formas isoméricas, cis- y trans-resveratrol.

La forma trans es dominante en términos de su prevalencia y se le atribuyen diferentes actividades biológicas, como por ejemplo, la actividad antitumoral.

¿Cuándo se aisló por primera vez el resveratrol?

El resveratrol se aisló por primera vez de las raíces del eléboro blanco (Veratrum grandiflorum O. Loes) en 1940, y después de las raíces de Polygonum cuspidatum en 1963, una planta utilizada en la medicina tradicional china y japonesa como agente antiinflamatorio y antiagregante plaquetario.

En las uvas se encuentran altas concentraciones, posiblemente debido a la respuesta de Vitis vinifera a la infección por hongos.

La mejor propiedad del resveratrol, es su capacidad antioxidante

Este compuesto biológico protege a las células del estrés oxidativo. Se han hecho diversos estudios en los que el resveratrol promovió la supervivencia celular y la protección contra la muerte celular inducida por la radiación UV.

El resveratrol, además de las actividades biológicas descritas anteriormente, se ha estudiado por su capacidad para inhibir el crecimiento de algunos microorganismos patógenos, como las bacterias Gram-positivas y Gram-negativas y los hongos.

Además de los efectos cardioprotectores, antioxidantes, anticancerígenos, neuroprotectores, antiinflamatorios, antidislipidémicos y antidiabéticos del resveratrol, también presenta efectos antiproliferativos y de reducción de andrógenos en las células teca-intersticiales del ovario. Además, ejerce un efecto citostático pero no citotóxico en las células de la granulosa, al tiempo que inhibe la aromatización y la expresión del factor de crecimiento endotelial vascular (VEGF).

Estas acciones pueden ser de relevancia clínica en condiciones asociadas con el exceso de andrógenos y la angiogénesis anormal, como el síndrome de ovario poliquístico. Además, el resveratrol puede aumentar la reserva folicular ovárica y prolongar la vida del ovario, sirviendo como un potencial agente antienvejecimiento.

¿Si tiene tantas propiedades beneficiosas, por qué puede es un arma de doble filo?

A pesar de poseer tantos efectos beneficiosos, se han realizado estudios en los que se observa que el resveratrol puede comportarse como un agente pro-oxidante y tener implicación en el desarrollo de ciertas enfermedades. En casos excepcionales.

En un estudio muy curioso realizado con ratones, se administró resveratrol en el corazón, riñón e hígado con ciclos de luz ( 12 horas de luz, 12 horas a oscuras).

Se observó que el resveratrol se comportó como antioxidante en el periodo de oscuridad y como pro-oxidante en el periodo de luz. Todo antioxidante es un agente redox, de modo que puede convertirse en un pro-oxidante produciendo daños en el ADN en condiciones especiales.

Se ha informado de que el resveratrol reduce tanto el crecimiento celular como induce la apoptosis en células normales (muerte celular), cuando se administra en dosis altas, lo que confirma sus efectos bifásicos en un espectro de concentraciones de bajas a altas.

Además, el consumo de resveratrol en dosis moderadas produce un aumento de un año en la vida de los ratones.

Sin embargo, cuando los ratones consumen dosis mayores de resveratrol (1800 mg/kg), se demostró que los animales morían en 3-4 meses.

Los efectos perjudiciales, dependen de la dosis de resveratrol que consumamos, cómo con cualquier compuesto. Es un compuesto con increíbles propiedades beneficiosas que se sigue estudiando para poder utilizarlo farmacológicamente.

¿Cuál es la conclusión? ¿Bueno o malo?

Cómo hemos visto en este artículo, tiene muchas propiedades beneficiosas para nuestra salud, siempre tomándolo con moderación.

De modo que es uno de los compuestos más prometedores en la formulación de fármacos terapéuticos.

Muchos motivos para seguir disfrutando de una copa de vino de vez en cuando.

¡Salud!

 

[Fuente: http://www.vinetur.compor ej]

 

A primera vista, suena extraño. Normalmente los trasplantados no son los individuos sino los órganos

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

El orden para las vacunaciones marca prioridades, entre ellas “los trasplantados”. Hace años esta expresión nos sonaba extraña, porque “los trasplantados” no son los individuos, sino los órganos. O sea, se trasplantan el hígado, el corazón, los pulmones…: los realmente “trasplantados”. Y por eso procurábamos escribir “personas con trasplante”, pues en puridad una persona trasplantada debería ser aquella a la que en el hospital han cambiado de una planta a otra.

Pero si nos detenemos un poco más en el funcionamiento de la lengua, se verá que disponemos de algunos participios de doble función: que operan como formas verbales o como adjetivos según les apetezca.

Por ejemplo, podemos decir “este es un libro muy leído”, entendiendo que la acción de leer recae sobre el libro y la ejercen los lectores, que son quienes lo leen a cascoporro para que así sea un libro muy leído. Pero también decimos “es una persona muy leída”, y eso no significa necesariamente que lleve siempre camisetas con interesantes textos, sino que estamos ante alguien con muchas lecturas y a quien eso se le nota por su cultura y sus argumentos. Por tanto, la palabra “leída” no significa siempre lo mismo en estructuras aparentemente iguales como “es una autora muy leída” y “es una estudiante muy leída”.

Ese valor de adjetivo que se produce en un aparente participio viene funcionando cada vez que oímos a alguien decir “estoy comido” para significar que se ha alimentado divinamente (muy diferente de “estoy comido por la envidia”, por ejemplo). O “Anastasio está bebido” (en México y Centroamérica, “está tomado”), lo cual no significa que alguien se haya tragado a Anastasio sorbo a sorbo sino que fue Anastasio quien se liquidó un par de botellas de whisky, lo cual tuvo sus consecuencias en la manera de andar de Anastasio.

Algo semejante vemos en esta época con el participio “inyectados”. En realidad, son inyectados los viales, las vacunas, los fármacos… No las personas. Pero se habla de que millones de personas “han sido inyectadas” con AstraZeneca o Pfizer.

Incluso verbos intransitivos como “viajar” (uno viaja a su pueblo, pero no es viajado a él: por eso es intransitivo) forman adjetivos de apariencia transitiva. Por ejemplo, en “Es una arquitecta muy viajada”; o sea, que ha viajado mucho (incluso gestionando por sí misma sus desplazamientos; sin ser viajada por otros).

Si afirmamos que “Afrodisia es entretenida”, con ello se puede entender, en función del contexto, que alguien está entreteniendo a Afrodisia… o que ella entretiene a los demás, gracias a su talento y donosura.

Lo mismo pasa con “llorar”, intransitivo cuando significa “derramar lágrimas”: “El niño lloró enseguida”, “la niña lloró después”. Lo cual no impide que digamos correctamente “aquí hay que venir llorado”.

Pues bien, “trasplantado” parece haberse incorporado a esta relación de adjetivos con ropa de participio. La mayoría de ellos admiten adverbios como “muy” o “bastante”: está muy bebido, es bastante leído, es un periodista muy viajado… y muy entretenido.

Quizás también digamos algún día “es una persona muy trasplantada” en el caso de que haya recibido donaciones de corazón, riñón, hígado y pulmones, por ejemplo. Los avances de la medicina propiciarán que se consolide esa fórmula gramatical, y con ello veremos una vez más que la realidad opera cambios en el sistema lingüístico de manera espontánea; porque resulta más fácil que un cambio en la realidad modifique la manera de hablar que conseguir que la manera de hablar modifique de pronto la realidad.

[Foto: CAPUSKI/GETTY IMAGE – fuente: http://www.elpais.com]

Escrito por Rafael Narbona

«Hay que ser un héroe para no seguir la moralidad de tu tiempo», escribió Michel Foucault. ¿Se trata de una reflexión autobiográfica o una declaración filosófica? Foucault fue una de las primeras víctimas ilustres del SIDA. Falleció en 1984 en París, con cincuenta y ocho años. Desde entonces, se le ha acusado de perverso, pedófilo, sadomasoquista. Sinceramente, su vida privada no me interesa y no seré yo quien emita un juicio condenatorio. Cada uno es muy libre de organizar su vida sexual como le parezca, siempre y cuando no lesione derechos ajenos. Los juicios moralistas son insoportablemente miserables. Si, además, se realizan sobre un difunto, incurren en la obscenidad. Foucault me parece un embaucador, pero no por sus pasiones íntimas, sino por sus ideas, tan equivocadas y dañinas como las de Sartre, un sofista con un indudable genio para la polémica y la argumentación. El autor de Las palabras y las cosas también era un hábil urdidor de hipótesis. ¿En qué consistía su pensamiento?

Foucault escribió sobre sexualidad, psiquiatría, sociología, instituciones penitenciarias, literatura, medicina. Desde su punto de vista, el saber no es simple erudición, sino una mirada penetrante que destruye mitos y prejuicios, invitando al ser humano a recuperar la inocencia de la niñez, cuando la conciencia -«una vidriera superficial»- aún no se ha convertido en la cárcel del pensamiento. Foucault sostenía que hay una profundidad oculta donde discurren las motivaciones reales de nuestra vida psíquica. Esa convicción le empujó a escribir tres obras sobre la aparición de la psiquiatría en el mundo occidental: Enfermedad mental y psicologíaHistoria de la locura en la edad clásica y Nacimiento de la clínica. El loco ha ocupado el lugar del leproso. En el siglo XVIII, aparecen los primeros manicomios, cuya función es esencialmente represiva. No se busca curar, sino apartar, segregar, excluir. No es casual que en esas mismas fechas surjan las primeras escuelas obligatorias y las prisiones mejoren sus métodos de vigilancia mediante el panóptico, una estructura arquitectónica ideada por el filósofo utilitarista Jeremy Bentham. Gracias al panóptico, es posible vigilar a todos los reclusos desde una torre central, sin que ellos puedan advertirlo: «Las cárceles, los hospitales y las escuelas presentan similitudes porque sirven para la intención primera de la civilización: la coacción». La tarima del maestro y la torre de vigilancia provocan una poderosa intimidación, actuando como un gigantesco ojo que capta y escruta cualquier movimiento. La sensación es tan abrumadora que se interioriza y automatiza la sumisión, reprimiendo cualquier gesto o idea que cuestione el orden establecido. En el caso del enfermo mental, la coacción es más compleja, pues su mente es particularmente rebelde. Por eso, se recurre a supuestas terapias con un alto grado de violencia física y psíquica. Además, se asocia la locura al crimen, el libertinaje y la inmoralidad. El objetivo último no es tan solo alienar al enfermo mental de la sociedad, sino recluir en manicomios a rebeldes, extravagantes e inadaptados. Las reflexiones de Foucault servirán de apoyo a la antipsiquiatría, proporcionando argumentos psicológicos, filosóficos e históricos para cuestionar la psiquiatría tradicional.

Para Foucault, el manicomio y la enseñanza reglada no existirían sin un discurso dominante. El poder necesita controlar las ideas, monopolizar el saber, imponer su visión del ser humano y la realidad. El poder real no se ejerce solo desde las instituciones. El filósofo francés habla de «microfísica del poder» para explicar que el poder configura aspectos básicos de nuestra vida cotidiana, indicándonos cómo debemos vivir nuestra sexualidad, qué podemos comer o cuál es la forma correcta de vestirse. A partir del siglo XVIII, se invoca la Razón para radicalizar el sacramento católico de la confesión, convirtiendo la minuciosa expiación de los pecados en una experiencia terrorífica. Al igual que el panóptico, el confesionario somete al individuo violando su intimidad. «En Occidente –escribe Foucault- el hombre se ha convertido en una bestia de confesión». Se bendice el sexo reproductivo, pero se persigue implacablemente a «la mujer histérica, el niño masturbador y el adulto perverso». El deseo sexual de las mujeres se interpreta como un desarreglo neurótico. La exploración del propio cuerpo se prohíbe de forma tajante, especialmente durante la pubertad. Las fantasías sexuales se consideran aberrantes, pues incumplen la expectativa de procrear.

En Las palabras y las cosas, Foucault sustituye el concepto de época por el de episteme. Cada etapa histórica se desarrolla de acuerdo con un paradigma o modelo. El pensador francés divide la historia de la humanidad en tres epistemes: renacentista, clásica, moderna. Cada una representa una ruptura con la mentalidad anterior. Nuestra época se caracteriza –entre otras cosas-  por la medicalización del comportamiento humano. La medicina no cura, sino que vigila, clasifica y castiga. Al igual que el maestro o el policía, el médico ejerce una estrecha vigilancia sobre el individuo, reprimiendo cualquier conducta que se desvíe de la norma. Los manicomios no son centros de salud mental, sino espacios de reclusión con diferentes tipos de castigo: electrochoque, camisas de fuerza, internamiento indefinido, un arsenal farmacológico que colapsa la mente y el cuerpo. Michel Foucault llama «bipolítica» a la alianza entre la medicina y el poder: «El control de la sociedad sobre los individuos no solo se efectúa mediante la conciencia, sino también en el cuerpo y con el cuerpo. El cuerpo es una entidad biopolítica, la medicina es una estrategia política». La sobremedicación y la psiquiatriazación del comportamiento son mecanismos para desactivar cualquier forma de resistencia o rebeldía.

¿Es cierto que la psiquiatría no busca curar, sino apartar, segregar, excluir, y que la medicina se ha aliado con el poder político para controlarnos y narcotizarnos, anulando nuestro espíritu crítico mediante la sobremedicación? Casi da vergüenza responder a esta pregunta, pues no parece una tesis filosófica, sino una hipótesis extravagante gestada en un blog sobre conspiraciones y tramas ocultas. Las enfermedades mentales son reales y, gracias a los psicofármacos, el pronóstico de patologías como la esquizofrenia y la psicosis maníaco-depresiva ha mejorado sensiblemente. En cuanto a la alianza entre los médicos y el poder político, quizás hubo algo de eso en la Alemania nazi, pero actualmente nadie puede tomarse esta acusación en serio. No parece menos insensato afirmar que la cárcel, la escuela y los hospitales desempeñan una función similar, «normalizando» a los ciudadanos mediante la coacción. Es un argumento con la misma consistencia que la teoría de que la covid-19 es un invento de Bill Gates para dominar el mundo. Tampoco creo que se haya declarado la guerra a la mujer histérica, el niño masturbador y el adulto perverso. Salvo en el caso de la última figura, los prejuicios se diluyeron hace mucho tiempo. Es cierto que pervive el machismo, pero las mujeres cada vez gozan de más influencia, desempeñando las más altas responsabilidades en la política, la economía, la ciencia, el derecho, la medicina, la educación, el periodismo y las actividades creativas, como la literatura, el arte o el cine. En cuanto al adulto perverso, puede consumar todas sus fantasías, excepto cuando atentan contra los derechos de los demás, especialmente si son menores. Si queremos encontrar sistemas políticos que ejercen una coacción que no discrimina entre público y privado, el cuerpo y la mente tendremos que hacerlo en regímenes enemistados con la democracia occidental, como la Corea del Norte de Kim Jong-un, donde se han prohibido los comentarios sarcásticos sobre el gobierno, el alcohol los días de diario, las decadentes películas extranjeras, los jeans, la publicidad comercial (no la ideológica, que salpica muros, carteles y escaparates), internet, los piercings.

En Occidente, el ser humano ya no es un animal confesante, sino un animal autocomplaciente. Se ha perdido la costumbre de hacer examen de conciencia. La búsqueda del placer inmediato ha inhibido los escrúpulos. El sentido de culpabilidad, necesario para superar los errores, se ha esfumado, pues se estima que conspira contra la libertad. Se olvida que no experimentar remordimientos no constituye una victoria moral, sino un retroceso hacia la irresponsabilidad infantil, donde el otro solo es un estorbo. Para Foucault, las normas de la sociedad burguesa nacen de un error: creer que la verdad existe. La verdad es una invención, no un valor objetivo e independiente, y siempre está al servicio del poder dominante. El filósofo francés pasa por alto una objeción elemental. Si no hay verdad, si solo se suceden las interpretaciones y las expresiones de poder, ¿cómo demostrar la validez de cualquier argumento? Foucault habla como un profeta, siguiendo la estela de Nietzsche, no como un pensador o un científico.

Es indiscutible que los locos siguen sufriendo un injusto estigma social, pero describir sus delirios como una visión alternativa constituye una frivolidad. Solo el que conoce la enfermedad mental por los libros puede atreverse a sostener algo así. Los delirios no son interpretaciones, sino distorsiones de la realidad que desarticulan al individuo, colapsando su libertad y destruyendo su proyecto vital. Para Foucault, el cuerdo es el verdadero alienado, pues ha interiorizado la represión imperante. Afortunadamente han surgido disidentes, mentes de gran clarividencia, como las de Sade, Nietzsche y Artaud. Sus transgresiones son gestos de rebeldía. ¿Se refiere Foucault al gabinete de Sade, donde los cuerpos son humillados, degradados y martirizados? Cagar en la boca de una doncella, una de las grandes pasiones del divino marqués, ¿constituye un gesto liberador? Foucault responsabiliza a la burguesía de todos los males y presume que solo hay un camino para instaurar una sociedad nueva: «la supresión radical del aparato judicial, de todo lo que pueda reintroducir el aparato penal». Hay que erradicar los tribunales y los procesos judiciales. Foucault no explica cómo se protegería entonces la vida, la propiedad o la libertad. ¿Cree que un cambio político puede extirpar definitivamente los impulsos antisociales? ¿Piensa en el advenimiento de un paraíso donde no habrá crímenes, robos, violaciones ni abusos, porque imperarán nuevos valores? No hace falta ser una autoridad en política o historia para señalar que Foucault habla como un visionario o un adolescente.

Cuando enfermó de SIDA, el filósofo francés ingresó discretamente en el Hospital de la Pitié-Salpêtrière, que había sido un psiquiátrico. Allí, lejos de «normalizarlo» mediante la coacción, le atendieron con respeto y humanidad. Como señala Roger Scruton en Pensadores de la nueva izquierda, le asaltó la realidad y «maduró». El embaucador, el mago que seducía con las palabras, fue desenmascarado por la enfermedad, que le obligó a reconocer que pese a sus imperfecciones, «la única cosa que tenemos precisamente es la normalidad», tal como señala Scruton. El médico, el juez, el maestro, no son nuestros verdugos, sino los que nos cuidan, nos protegen y nos enseñan.

 

 

[Fuente: http://www.revistadelibros.com]

Bien que ne comptant que 145 000 personnes, la minorité druze joue un rôle significatif dans les secteurs de la politique, de l’armée, de la médecine, des arts, des sports et dans le monde universitaire.

Le professeur Salman Zarka, par exemple, est le premier Druze israélien dirigeant un établissement hospitalier. Après 25 ans de service dans l’armée qu’il a quittée avec le rang de colonel, le professeur Zarka, âgé de 56 ans, a pris la direction du centre médical Ziv à Safed. Quant à Fatma Shanan, originaire de la ville druze de Julis, elle a opté pour un métier encore plus rare pour cette minorité : elle est devenue peintre. Le succès remarquable de ses expositions à New York, Berlin, Tel-Aviv et Jérusalem montre qu’il est possible à une femme druze d’emprunter des voies inhabituelles. Ses œuvres, souvent inspirées de photographies, se penchent sur le rapport entre l’individu et le collectif.

Aiman Amer est lui certainement l’un des plus importants fondateurs de start up de la communauté druze. En 2017, avec un partenaire juif, il a créé un moteur de recherche pour RH nommé Skillinn. Entre- temps, ce moteur de recherche est non seulement utilisé en Israël mais également en Judée Samarie, en Jordanie et il va être bientôt également utilisé à Dubaï.

Bien que les Druzes soient d’une loyauté absolue envers l’État d’Israël, ils constituent une société relativement fermée et très traditionaliste. Les membres de cette communauté se marient généralement jeunes et uniquement entre eux. C’est pourquoi la plupart des Druzes israéliens ne vivent que dans des villes druzes.

Autres informations :
Liste de Druzes ayant réussi en Israël (en anglais), Israel21c
https://www.israel21c.org/meet-6-druze-leaders-changing-israel-for-the-better/
Fatma Shanan sur Instagram (en anglais)
https://www.instagram.com/fatmashanan/

 

[Source : http://www.israelentreleslignes.com]

O manual faz parte do treinamento em pesquisa e intercâmbio de conhecimentos em etnobotânica com povos indígenas da região do Alto Rio Negro, na Amazônia

A natureza possui muitas das respostas que procuramos no mundo material, e ninguém melhor para conhecer os potenciais curativos das plantas e vegetais do que os indígenas.

Pensando em democratizar esse conhecimento e valorizar a sabedora ancestral indígena, o ISA (Instituto Socioambiental), em parceria com o Jardim Botânico do Rio de Janeiro, acaba de lançar o “Manual de Etnobotânica – Plantas, Artefatos e Conhecimentos Indígenas“.

O material reúne os conhecimentos indígenas às informações científicas sobre as plantas e seus usos – medicinais ou não. Para quem busca uma vida mais equilibrada e conectada com o potencial dos elementos naturais, esta aí uma ótima alternativa.

A publicação baseia-se em um longo programa de colaboração entre o ISA e pesquisadores indígenas na região do Tiquié, no Amazonas, iniciado em 2005, que resultou numa ampla gama de publicações e materiais educacionais relacionados ao manejo ambiental, gestão territorial, cultura, história e tecnologia.

O manual oferece uma possibilidade de se aproximar do conhecimento sobre as plantas amazônicas e seus usos.

O manual faz parte do treinamento em pesquisa e intercâmbio de conhecimentos em etnobotânica com povos indígenas da região do Alto Rio Negro, no noroeste amazônico, realizado em 2016, e tem o objetivo de apoiar a pesquisa indígena colaborativa, intercultural e interdisciplinar.

O material apresenta, entre outros tópicos, a etnoecologia, a etnobotânica e a biodiversidade do noroeste amazônico, e ensina a coletar amostras, reconhecer espécies, classificá-las e cultivá-las.

O “Manual de Etnobotânica – Plantas, Artefatos e Conhecimentos Indígenas” está disponível para download gratuito. Baixe o seu!

[Fonte: http://www.lunetas.com.br]

Arte diffusera le 17 février 2021 « Un coupable parfait – L’affaire Bruno Lüdke » (Die Erfindung eines Mörders – Der Fall Bruno Lüdke) de Dominik Wessely et Jens Becker. « Considéré comme le pire tueur en série d’Allemagne, puis assassiné par les nazis, Bruno Lüdke était innocent. Commentée par Mario Adorf, qui avait joué son rôle au cinéma en 1957, une captivante contre-enquête ».

Publié par Véronique Chemla

Durant la Deuxième Guerre mondiale, sous le IIIe Reich, « en 1943, Bruno Lüdke, un simple d’esprit, avoue à la police le meurtre d’une femme commis à Berlin ». Né en 1908, il était surnommé « Bruno le dingue » (der doofe Bruno).

« Au fil des interrogatoires, il va se dire coupable de plus de 80 meurtres en série, recensés dans toute l’Allemagne depuis 1928 ».

« Il sera alors stérilisé de force avant de devenir un objet d’étude pour une clinique viennoise, où il sera assassiné en 1944 par les nazis. » Un Institut de médecine criminologique dirigé par les SS. Autre hypothèse expliquant le décès : Bruno Lüdke serait mort lors d’une expérience qui aurait échoué.

« Longtemps considéré comme le plus grand tueur en série que l’Allemagne ait connu, Bruno Lüdke a inspiré en 1957 au cinéaste Robert Siodmak le film « Les SS frappent la nuit », qui le présentait comme un monstre ».

« Son interprète, le comédien Mario Adorf, évoque son trouble quand l’anthropologue Susanne Regener et l’historien Axel Doßmann, à l’issue de recherches dans les archives de la police berlinoise, ont démontré son innocence ».

« Ce documentaire en forme de contre-enquête reconstitue la chronologie des faits et met en évidence la complicité de l’administration judiciaire de l’époque dans les crimes nazis ».

« Un coupable parfait – L’affaire Bruno Lüdke » de Dominik Wessely et Jens Becker

Allemagne, Coin Film/RBB, en association avec ARTE, 2020, 51 minutes
Sur Arte le 17 février 2021 à 23 h 45
Disponible du 17/02/2021 au 23/02/2021
Visuels : © RBB

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

 

Clara Romero, autoridad espiritual, territorial y política del pueblo indígena qom, en Argentina, comenta sobre los retos de su pueblo y la relación con el Estado.

lara Romero, cacique del pueblo indígena qom

Clara Romero, cacique del pueblo indígena qom, recuerda que la conquista española “hizo estragos en los pueblos indígenas” en América, quienes “fueron subyugados, muchos por el hambre y otros por las armas”.

En una reciente entrevista para la cadena alemana Deutsche Welle, Romero también comenta que el pueblo qom es un pueblo-nación,  incluso desde antes de la Conquista.

“Tenemos todo lo que se necesita para serlo: territorio y lengua propios, estructura social y política, cultura y habitantes”, resalta.

En este contexto, resalta las lenguas propias del continente, inclusive el “Abya Yala”, el nombre con el que los pueblos indígenas denominaron a lo que hoy se conoce como América.

Para Clara Romero, Argentina como Estado no cuenta con una lengua propia, sino impuesta. “Y las lenguas que subyacen son las de los pueblos indígenas”, comenta.

Además, refiere que los indígenas se diferencian de los occidentales porque los primeros respetan a los niños “porque tienen toda una vida por vivir, y por los ancianos, porque tienen toda una vida vivida. La cultura occidental inventó el geriátrico”.

“Nosotros somos parte de la naturaleza. Y no se trata de que a la Madre Tierra le voy a sacar todo el jugo que pueda, sino de tratarla con respeto”, destaca.

Logros de su comunidad

Clara Romero, quien actualmente vive en la localidad de San Pedro, en la provincia argentina de Buenos Aires, donde tienen el Centro de Interpretación Indígena “que funciona como un museo vivo”.

“Queremos mostrar al pueblo indígena con todas las cosas que tenían ancestralmente, pero también vivo”, señala.

“Además de eso, quisimos hacer algo para que los niños qom no pierdan su cultura, fundamentalmente la lengua, porque pensamos que el mayor símbolo de resistencia es la lengua”, agrega.

Asimismo, debido a que el Estado no cumple con el derecho a una educación intercultural bilingüe, el pueblo qom elaboró el « Participación intercultural bilingüe” aplicada en todas las escuelas.

“(…) en cada una de las materias ofrecemos la mirada de los pueblos indígenas, fundamentalmente en construcción ciudadana e historia”, señala.

Romero también comenta que cuentan con un centro de salud intercultural donde atienden médicos y miembros del pueblo qom y se usan las dos medicinas.

 

 

[Foto: Deutsche Welle – fuente: http://www.servindi.org]

Escrito por Mustafá Barguti

Los planes de Israel para vacunar a su población contra el Covid-19 avanzan rápidamente. Israel ha vacunado a una mayor proporción de su población que cualquier otro país, y su campaña está siendo elogiada como ejemplo de un programa de vacunación eficaz. Pero hay un lado más oscuro de esta historia de éxito: unos cinco millones de palestinos bajo su control están siendo marginados.

Si bien Israel tiene un plan para vacunar a todos sus ciudadanos en los próximos meses, está dejando que los palestinos que viven en Cisjordania y la Franja de Gaza se las arreglen por sí solos.

Gaza y Cisjordania están sufriendo un grave brote de coronavirus. Ha habido más de 165.900 infecciones y 1.756 muertes en los dos territorios. Se registran más de 1.800 casos nuevos al día. La tasa de infección en las dos áreas es del 30 por ciento entre los que se hacen la prueba, en comparación con el 7,4 por ciento en Israel.

Israel lucha por reducir una nueva ola de infecciones, está en camino de vacunar al 25 por ciento de su población a fines de enero y a todos los israelíes para fines de marzo.

Esto incluye a unos 600.000 colonos que, según el derecho internacional, viven ilegalmente en Cisjordania, pero poseen pasaportes israelíes. Recibirán la vacuna en los próximos días, mientras que unos tres millones de palestinos que viven en la misma zona no la recibirán. Israel también ha ordenado que se proporcionen vacunas a los guardias de las prisiones, pero no a los miles de prisioneros palestinos.

Por supuesto, los árabes que viven en Israel propiamente dicho y tienen la ciudadanía israelí están siendo vacunados. Pero Israel también se comprometió en los acuerdos de Oslo a trabajar con los palestinos para combatir las epidemias, por lo que tiene la obligación moral de suministrar vacunas en Cisjordania y Gaza.

En cambio, hasta ahora ha rechazado una solicitud de la Organización Mundial de la Salud y la Autoridad Palestina, el organismo autónomo en Cisjordania, de proporcionar hasta 10.000 dosis de vacunas para los trabajadores palestinos de primera línea. Sabiendo que Israel no compartirá su suministro de vacunas a corto plazo, los palestinos tienen que confiar en la buena voluntad de las organizaciones y empresas extranjeras. Pero un programa de vacunación para Cisjordania y Gaza será mucho más lento que el rápido despliegue que están obteniendo los israelíes.

Covax, una coalición de organizaciones internacionales de salud, se ha comprometido a vacunar a los palestinos en los dos territorios, pero no se espera que las vacunas lleguen antes de finales de febrero y se administrarán a solo el 3 por ciento de sua habitantes en abril, con un despliegue adicional durante todo el año.

El Ministerio de Sanidad de la Autoridad Palestina también ha negociado recibir más de dos millones de dosis de las vacunas Oxford-AstraZeneca y Sputnik V de Rusia, pero tampoco se espera que lleguen pronto.

Israel ha dicho que los palestinos en Cisjordania y Gaza son responsables de su propia atención médica. Insiste en que la Autoridad Palestina está a cargo de Cisjordania y que, con el redespliegue de las tropas israelíes de Gaza en 2005, Gaza también es autónoma.

Pero la realidad es que Israel y su ejército todavía tienen esencialmente el control de Cisjordania y Gaza. La Autoridad Palestina no controla las fronteras, los puestos fronterizos ni el espacio aéreo. De hecho, la Autoridad Palestina está presente en solo el 38 por ciento de Cisjordania, territorio que está fragmentado por el muro, los puestos de control y los asentamientos israelíes. El sesenta por ciento de Cisjordania, conocida como Área C, está fuera del alcance de la Autoridad. En Gaza, los puestos fronterizos, las fronteras, el mar y el espacio aéreo están bajo control israelí (aparte de una parte de la frontera sur de Gaza que está controlada por Egipto).

Como se señala en los Convenios de Ginebra, una potencia ocupante, que Israel, a pesar de su negativa, sigue siendo, “tiene el deber de garantizar y mantener, con la cooperación de las autoridades nacionales y locales, los establecimientos y servicios médicos y hospitalarios, la salud pública e higiene en el territorio ocupado, con especial referencia a la adopción y aplicación de las medidas profilácticas y preventivas necesarias para combatir la propagación de enfermedades contagiosas y epidemias”.

El control económico y geográfico que Israel ejerce sobre el territorio de la Autoridad Palestina ha dado lugar a grandes discrepancias e inequidades. En 2018, el gasto promedio en atención médica para un palestino en los territorios palestinos fue de solo 344 dólares, en comparación con los 3.324 para un israelí.

El riesgo de que el sistema de salud colapse aumenta a diario en Cisjordania y aún más en la densamente poblada Gaza, donde viven unos dos millones de palestinos, la mayoría en la pobreza. Hasta hace poco, las camas de hospital estaban siendo utilizadas casi a plena capacidad. Si bien los hospitales de Gaza han recibido suministros de oxígeno muy necesarios, todavía sufren escasez de medicamentos y equipos desechables necesarios para tratar a los pacientes con Covid-19.

La decisión del gobierno israelí de hacer que la vacuna esté disponible solo para los ciudadanos israelíes no es solo una injusticia moral, es contraproducente. La inmunidad colectiva no se logrará para los israelíes sin vacunar a los palestinos. Hay más de 130.000 palestinos trabajando en Israel y los asentamientos, y cientos de miles de israelíes viajan entre asentamientos israelíes o participan en actividades militares en los territorios palestinos ocupados.

Al recibir nuestros títulos, otros médicos y yo hicimos un juramento de no discriminar a nadie. La medicina y la atención médica no deben tratar a algunos pacientes como menos dignos de tratamiento que a otros. Este enfoque viola los valores y la integridad de la profesión médica y perjudica a todos, incluidos los israelíes.

Mustafá Barguti  es médico, forma parte del Comité de Salud palestino que se ocupa del Covid-19. Ex ministro de la Autoridad Palestina y miembro de su Consejo legislativo.

Fuente: https://www.nytimes.com/2021/01/12/opinion/israel-palestinians-vaccine-covid.html

Traducción: Enrique García

[Reproducido en http://www.sinpermiso.info]

Née en Grande-Bretagne, Elizabeth Taylor (1932-2011) était une star hollywoodienne talentueuse, intelligente, altruiste, convertie au judaïsme et sioniste. Des facettes parfois obscurcies par ses mariages et divorces successifs, son combat contre le surpoids et son goût pour les diamants. Arte rediffusera les 1er et 6 janvier 2021 Ivanhoé (Ivanhoe – Der schwarze Ritter) de Richard Thorpe, avec Robert Taylor, George Sanders et Joan Fontaine.

Publié par Véronique Chemla

Une légende hollywoodienne. L’enfant prodige-star dans Fidèle Lassie (1943), film de Fred M. Wilcox, devenue actrice oscarisée ayant tourné sous la direction des meilleurs réalisateurs, avec des acteurs excellents. Liz Taylor et ses sept maris – pas simultanés -, son humour et son intelligence, sa générosité, son élégance et sa beauté, ses diamants, ses fourrures et ses bijoux, et ses problèmes de poids et d’alcool, sa lutte contre le SIDA…
Les médias ont longuement développé ces facettes de cette dame aux yeux violets qui est décédée à 79 ans, d’une insuffisance respiratoire, à Los Angeles (États-Unis) le 23 mars 2011, a été inhumée le 24 mars 2011, au cimetière de Forest Lawn, lors d’une cérémonie intime et d’un office œcuménique mené, dans l’intimité, par le rabbin Jerry Cutler.

C’est un autre et double aspect d’Elizabeth Taylor, née en 1932 dans une famille chrétienne américaine en Angleterre, qui la rend plus attachante encore : son judaïsme et son ardent sionisme.

Les Quatre filles du Dr March

En 1949, sort aux États-Unis Les Quatre filles du Dr March, de Mervyn Le Roy. « Sur fond de guerre de Sécession, l’entrée de quatre jeunes filles dans l’âge adulte… Immense succès à sa sortie, en 1949, une chronique familiale portée avec ferveur par Elizabeth Taylor et Janet Leigh ».
« Pendant la guerre de Sécession, dans une petite ville de la côte Est des États-Unis. En l’absence de leur père, aumônier dans les rangs de l’armée nordiste, Meg, Beth, Jo et Amy doivent composer avec le manque d’argent. Si Beth, la cadette, rêve de pouvoir jouer du piano et Jo, l’aînée, de devenir écrivain, Amy, la frivole, est passionnée par le dessin. Meg, quant à elle, adore les jolies toilettes. Alors que Noël approche, les privations se font plus douloureusement sentir. L’arrivée dans leur voisinage de Theodore, un jeune homme orphelin de retour du front, leur met un peu de baume au cœur lorsqu’il les convie à un bal dans la maison de son grand-père, qui l’a recueilli… »

« Adaptation d’un best-seller autobiographique de Louisa May Alcott, paru en 1868, et remake d’un film de George Cukor de 1933, le film de Mervyn LeRoy est un vrai délice. Malgré la dureté des temps et les épreuves qu’elles doivent surmonter pour entrer dans l’âge adulte, ses jeunes héroïnes, notamment Janet Leigh et Elizabeth Taylor, futures stars alors débutantes, enchantent par leur enthousiasme, leur force de caractère et leur générosité. Ode à une existence altruiste et bienveillante, vaillamment défendue par Mary Astor sous les traits de la mère, une chronique familiale sensible et délicate, brillamment mise en scène ».Arte propose, dans le cadre de Un regard, une minute, « Les quatre filles du Docteur March » de Mervyn LeRoy. « Quatre portraits de filles d’une même famille américaine. Quatre façons d’être des filles. Il y a l’émancipée, la coquette, la sage et l’artiste. Toutes de tempéraments différents, elles se montrent d’une solidarité totale devant l’adversité, en l’occurrence la guerre de Sécession. Se dégage de cela une chronique de la vie quotidienne féminine américaine ».

Le film a été distingué en 1950 par l’Oscar, l’Academy Award for Best Art Direction – Set Decoration (Color) pour Cedric Gibbons, Paul Groesse, Edwin B. Willis, Jack D. Moore.

« Une place au soleil »

Arte diffusa le 23 avril 2018 « Une place au soleil » (Ein Platz an der Sonne, A Place in the Sun), réalisé par George Stevens avec Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Shelley Winters, précédé de Trois bonnes raisons de voir « Une place au soleil » (2018). « Captif de ses rêves d’ascension sociale, un jeune homme s’embourbe dans une double relation destructrice… »

 « George Eastman, jeune homme désargenté qui ambitionne de se faire une place au soleil, est embauché comme ouvrier dans l’usine de son oncle. Il y séduit Alice, une collègue dont il devient l’amant. Peu de temps après, invité par son oncle à une soirée mondaine, il fait la connaissance d’Angela Vickers, une demoiselle de la haute société qui tombe sous son charme. George se prend à rêver de mariage et d’opulence, mais ses plans s’écroulent lorsqu’Alice lui annonce qu’elle est enceinte… »

« Entre mélodrame et film noir, un classique inoubliable de George Stevens, aussi flamboyant que grinçant, avec un triangle amoureux formé par Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Shelley Winters ».

« Porté à l’écran, avec peu de succès, par Josef von Sternberg en 1931, Une tragédie américaine, roman de Theodore Dreiser paru en 1925, s’est de nouveau attiré les faveurs du cinéma vingt ans plus tard. La partition mélancolique de Franz Waxman et le noir et blanc contrasté de William C. Mellor, justement récompensés aux Oscars, subliment le triangle amoureux formé par Montgomery Clift, Elizabeth Taylor et Shelley Winters en même temps qu’ils soulignent l’engrenage implacable dont ils sont les victimes. Ce classique inoubliable de George Stevens, aussi flamboyant que grinçant, démonte ainsi l’escroquerie du rêve américain, qui broie inexorablement ceux qui tentent de s’extraire de leur condition ».

Une place au soleil « dévoile la face la plus sombre et cruelle du rêve américain. Mais c’est aussi un sommet de la séduction et du charme hollywoodiens, grâce à Montgomery Clift et Elizabeth Taylor qui sont insurpassables de beauté et de sensualité fiévreuse. La mise en scène est somptueuse et les scènes de baisers et les gros plans amoureux parmi les plus beaux du cinéma ».

En 1952, le réalisateur George Stevens a été distingué par l’Oscar du Meilleur réalisateur, Edith Head l’Oscar des Meilleurs costumes, et le compositeur Franz Waxman a reçu l’Oscar de la meilleure musique de film.

Ivanhoé

En 1952, Elizabeth Taylor avait interprété le rôle de Rébecca d’York, Juive férue en médecine, dans Ivanhoé (Ivanhoe – Der schwarze Ritter) de Richard Thorpe, avec Robert Taylor, George Sanders et Joan Fontaine. » Le film est produit par Pandro S. Berman. La musique est composée par Miklós Rózsa.

Le scénario est signé par Noel Langley et Marguerite Roberts, d’après le roman éponyme (1819) de Walter Scott (1771-1832), écrivain écossais. Ce Waverley Novel (« roman de Waverley ») présente un portrait très favorable des Juifs et dénonce l’antijudaïsme médiéval. Selon W. S. Crockett, auteur de The Scott Originals (1912) étudiant les personnages réels ayant inspiré Walter Scott, celui-ci se serait inspiré de Rebecca Graetz (1781-1869), jeune juive américaine vivant à Philadelphie, et évoquée par Washington Irving durant son séjour à Abbotsford. Amie de Mathilda Hoffman, fiancée de l’écrivain américain, la très belle et philanthrope Rebecca Graetz demeura célibataire et s’occupa d’œuvres de bienfaisance.
De retour de croisade, le chevalier Ivanhoé retrouve une Angleterre sous le joug tyrannique de Jean sans Terre. Le félon s’est emparé du trône en l’absence de Richard Cœur de Lion, parti lui aussi combattre en Terre sainte. Or, sur le chemin du retour, le roi Richard a été capturé par Léopold V d’Autriche. Ivanhoé fait le serment de réunir la rançon réclamée pour la libération de son souverain. Aidé de son fidèle écuyer Wamba, le chevalier commence sa quête. En sauvant d’une embuscade un patriarche juif, Isaac d’York, il lui jure de mettre fin aux persécutions infligées à son peuple contre son aide financière… »

« Amour et action : au cœur des années 1950, Richard Thorpe fut un des artisans les plus doués d’Hollywood pour façonner des œuvres flamboyantes mêlant grands sentiments et codes du film d’aventures. « Ivanohé » s’avère l’une de ses plus belles réussites.

Le tournoi d’Ashby et l’attaque du château de Torquilstone sont ici des séquences d’anthologie, des modèles du genre. Mais Ivanohé raconte aussi une histoire d’amour splendide et cruelle, dans laquelle Elizabeth Taylor resplendit ».

« La Piste des éléphants »

Arte diffusera le 22 avril 2019 « La piste des éléphants » (Elefantenpfad, Elephant Walk), réalisé par William Dieterle (1954) sur un scénario de John Lee Mahin d’après « Elephant Walk », roman de Robert Standish. « Épouse d’un riche planteur britannique de Ceylan, une jeune Anglaise découvre les injustices du monde colonial… William Dieterle peint un tableau sombre de la société coloniale et de la vie conjugale dans ce drame flamboyant, porté avec grâce par Elizabeth Taylor. » Celle-ci a du remplacer Vivien Leigh qui, après avoir tourné les scènes se déroulant au Ceylan, devenu le Sri Lanka, avait sombré à Hollywood dans la dépression.

« Libraire dans une petite ville anglaise, Rita épouse quelques jours après leur rencontre le riche héritier d’une plantation de thé à Ceylan, John Wiley. Après leur voyage de noces, elle s’installe dans la luxueuse propriété de son époux, où s’affaire une noria de domestiques sous la direction d’Appuhamy, l’inflexible majordome. Alors que John retrouve vite ses manières de célibataire auprès de ses amis colons, la jeune femme peine à trouver sa place… Bâtie au beau milieu d’une piste empruntée par les éléphants pour se rendre à leur point d’eau, la somptueuse demeure s’avère un théâtre d’injustices, de souffrances et de secrets. »

Géant

Arte rediffusa le 16 juillet 2018 « Géant » de George Stevens (1956). « De 1920 aux années 1950, la saga d’une famille du Texas racontée sur trois générations… Un monument du cinéma américain, avec James Dean en ouvrier agricole corrompu par l’or noir. »

« Bick Benedict, riche propriétaire terrien, ramène dans son ranch Leslie, qu’il a rencontrée et épousée dans le Maryland. La jeune femme peine à s’acclimater à la vie texane, coincée entre Luz, la sœur de son mari, qui dirige la maison avec autorité, et les préjugés raciaux des ranchers envers les Mexicains. Luz a un protégé, Jett Rink, à qui elle lègue à sa mort un arpent de la propriété. Ce dernier, qui refuse de le vendre à Bick, y découvre plus tard du pétrole. Des années après, Jett est devenu un magnat du pétrole et l’hostilité entre les deux familles s’aggrave… »

« Un ranch gigantesque, l’or noir qui coule à flot, des haines homériques… : à l’instar d’Autant en emporte le vent, cette saga familiale sur trois générations au budget et à la durée colossaux, constitue un sommet du gigantisme hollywoodien. Réalisé par George Stevens, qui tourna comme caméraman au cours de la Seconde Guerre mondiale les seules images en couleurs du conflit, Géant se distingue par son engagement ».

« En mettant aux prises le cynique et raciste Jett Rink, magistralement incarné par James Dean, et le beau et colérique Bick Benedict, défenseur du Texas des pionniers et des Hispaniques méprisés, interprété par le tout aussi impeccable Rock Hudson, ce film-fleuve attaque de front la xénophobie des propriétaires du Sud et démolit en Cinémascope l’émergence du capitalisme pétrolier »..

« Ardente sioniste »

Dans son hommage, ZOA (Organisation sioniste d’Amérique) a rappelé qu’Elizabeth Taylor, qualifiée d’ « ardente sioniste », avait été convertie au judaïsme, sous le nom d’Elisheba Rachel, en 1959 par le rabbin du Temple Israël à Hollywood Max Nussbaum, qui devient président de ZOA de 1964 à 1966 et cette synagogue comptait parmi ses fidèles entre autres célébrités Al Jolson, Sammy Davis, Jr., Eddie Fisher, Eddie Cantor, George Jessel et Leonard Nimoy.

Dans son autobiographie, Elizabeth Taylor soulignait avoir souhaité se convertir au judaïsme avant ses deux mariages successifs avec deux Américains juifs.

Elle avait épousé en 1957 le producteur juif Michael (Mike) Todd qui disparut dans un accident d’avion en 1958, puis en 1959 le chanteur juif Eddie Fisher, dont elle a divorcé en 1964 pour épouser le comédien britannique Richard Burton.

Parmi les remarquables actions d’Elizabeth Taylor au service de causes juives, citons son achat en 1959 pour 100 000 dollars de bonds israéliens – en représailles à sa conversion au judaïsme et à « des causes israéliennes », l’Égypte de Nasser a interdit ses films -, et sa participation à un gala à Londres en 1967 au cours duquel 840 000 dollars ont été collectés.
En 1967, Elizabeth Taylor avait annulé sa visite à Moscou (URSS) après que l’Union soviétique eut attaqué violemment l’État d’Israël après la guerre des Six-jours. En 1975, elle a été l’une des 60 femmes éminentes à signer une déclaration adressée au secrétaire général des Nations unies, alors Kurt Waldheim, afin de condamner la résolution infâme de l’assemblée générale de l’ONU assimilant le sionisme au racisme.
Lors du détournement par des terroristes gauchistes et palestiniens d’un avion d’Air France vers l’aéroport d’Entebbe (Ouganda) en fin juin-début juillet 1976, Liz Taylor s’était portée volontaire comme otage. L’armée israélienne avait alors conçu une opération pour délivrer la centaine d’otages.
Elizabeth Taylor a séjourné à plusieurs reprises en Israël où elle a dialogué avec les plus hauts dirigeants, dont en 1983 Menahem Begin, alors Premier ministre.
En 1987, elle a signé une pétition demandant la libération d’URSS d’une refuznik, Ida Nudel.
Son activisme pro-israélien a suscité l’ire de nombreux États arabes qui ont interdit ses films. Cependant, en 1964, l’Égypte a enlevé le nom d’Elizabeth Taylor de sa liste des artistes à boycotter lors de la sortie du film Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz (1963) : ce film assurait la promotion de ce pays.
Dévouée à de nombreuses causes, Elizabeth Taylor avait illustré avec sensibilité et douceur ce concept majeur du judaïsme : le tikkoun olam (réparer le monde).
En 1991, elle a créé l’ETAF (Elizabeth Taylor AIDS Foundation)  afin de collecter des fonds destinés à prévenir l’extension de la pandémie du SIDA et d’aider les malades atteints par cette maladie.
Dans les années 1990, Elizabeth Taylor avait pris la parole lors d’un grand concert public de sensibilisation aux actions de prévention du SIDA. Alors qu’elle aurait pu mener une vie tranquille de guest star dans des séries américaines ou superproductions, alors que de nombreux spectateurs jeunes mal polis exprimaient bruyamment leur souhait d’entendre la musique, et non le discours bref et altruiste de cette star, Elizabeth Taylor avait dit avec simplicité cette phrase essentielle : « The world needs you » (« Le monde a besoin de vous »).
Le monde, et notamment celui des artistes, Juifs ou non, actifs dans la diffamation d’Israël, passifs devant sa délégitimation ou réticents à se rendre dans l’État juif, a besoin de dames comme Elizabeth Taylor, intelligente, sensible, Juive, sioniste et fière de l’être.
Qu’elle en soit remerciée et louée.

Les Quatre filles du Dr March, de Mervyn Le Roy
États-Unis, 1949
Auteur : Louisa May Alcott

Image : Charles Edgar Schoenbaum, Robert H. Planck

Montage : Ralph E. Winters
Musique : Adolph Deutsch
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Producteur : Mervyn LeRoy
Scénario : Sarah Y. Mason, Andrew Solt, Victor Heerman
Avec Rossano Brazzi, Margaret O’Brien, Elizabeth Taylor, June Allyson, Peter Lawford, Janet Leigh, Mary Astor
Sur Arte le 2 janvier 2018 à 20 h 55
Visuels 
Janet Leigh (Meg) et Richard Stapley (John Brooke)
Sir C. Aubrey Smith (James Laurence) et Margaret O’Brien (Beth)
June Allyson (Jo), Janet Leigh (Meg), Richard Stapley (John Brooke) et Peter Lawford (Laurie)
© Warner Bros. Entertainment Inc

« Une place au soleil«  par George Stevens
États-Unis, 1951

Image : William C. Mellor

Montage : William Hornbeck
Musique : Franz Waxman
Production : Paramount Pictures
Producteur/-trice : George Stevens
Scénario : Michael Wilson, Harry Brown
Acteurs : Fred Clark, Shelley Winters, Montgomery Clift, Elizabeth Taylor, Anne Revere, Keefe Brasselle, Raymond Burr
Auteur : Theodore Dreiser


Ivanhoé (Ivanhoe – Der schwarze Ritter) de Richard Thorpe
États-Unis, 1952,103 min
• Auteur : Walter Scott
• Image : Freddie Young
• Montage : Frank Clarke
• Musique : Miklos Rozsa
• Production : Loew’s
• Producteur/-trice : Pandro S. Berman
• Scénario : Aeneas MacKenzie, Noel Langley
• Avec Elizabeth Taylor, Joan Fontaine, Robert Taylor, George Sanders, Robert Douglas, Finlay Currie, Felix Aylmer, Guy Rolfe, Norman Wooland, Emlyn Williams, Francis De Wolff, Harold Warrender et Basil Sydney
Sur Arte les 27 octobre à 13 h 35 et 1er novembre 2016 à 15 h 25
« La piste des éléphants » par William Dieterle
États-Unis, 1954, 103 min
Scénario : John Lee Mahin
Production : Paramount Pictures
Producteur/-trice : Irving Asher
Image : Loyal Griggs
Montage : George Tomasini
Musique : Franz Waxman
Avec Dana Andrews (Dick Carver), Peter Finch (John Wiley), Elizabeth Taylor (Ruth Wiley), Abraham Sofaer (Appuhamy), Rosalind Ivan (Mrs Lakin), Abner Biberman (Doktor Pereira)
Auteur : Robert Standish
Sur Arte les 22 avril 2019 à 13 h 30 et 7 mai 2019 à 13 h 35

« Géant » de George Stevens

États-Unis, 1956, 201 min
Image : William C. Mellor
Montage : William Hornbeck
Musique : Dimitri Tiomkin
Production : George Stevens Productions
Producteur/-trice : Henry Ginsberg, George Stevens
Scénario : Fred Guiol, Ivan Moffat
Acteurs : Elizabeth Taylor, Rock Hudson, James Dean, Carroll Baker, Jane Withers, Chill Wills, Mercedes McCambridge, Dennis Hopper, Rod Taylor, Sal Mineo, Judith Evelyn, Earl Holliman, Robert Nichols, Paul Fix, Alexander Scourby
Auteur : Edna Ferber
Sur Arte les 4 juillet 2018 à 13 h 30, 16 juillet 2018 à 13 h 30
Visuels : © Warner Bros. Entertainment Inc.

Liz Taylor et Richard Burton. Les amants terriblesde Richard Laxton
Sur Arte les 25 avril et 2 mai 2014

 
Cet article a été publié pour la première fois le 25 mars 2011, et modifié pour la dernière fois le 24 avril 2014. Il a été republié :
– à l’approche de la diffusion du film Les comédiens de Peter Glenville, inspiré du roman de Graham Greene,  par Arte le 7 août 2011 à 20 h 40,
– le 13 décembre 2011 la vente aux enchères de la collection de joyaux d’Elizabeth Taylor le 13 décembre 2011 par la maison Christie’s ;
– 6 octobre 2013. Le 6 octobre 1991, Elizabeth Taylor épousait civilement Larry Fortensky..
– 28 décembre 2012 à l’approche de Elizabeth Taylor contre Richard Burton de Michael Wech le 29 décembre 2012, à 22 h 20, sur Arte ;
– 1er janvier 2014. France 3 a diffusé à 13 h 55 Cléopâtre de Joseph L. Mankiewicz ;
– 25 avril 2014 et 22 mars 2015 : Arte a rediffusé les 22 mars et 10 avril 2015  Liz Taylor et Richard Burton. Les amants terriblesde Richard Laxton ;
– 21 décembre 2015. Le 21 décembre 2015, à 23 h 25, France 3 a diffusé Destins secrets d’étoiles : Grace, Jackie, Liz, Marilyn…, documentaire d’Henry-Jean Servat ;
– 27 octobre 2016, 1er janvier et 24 avril 2018, 23 avril 2019.
 
 
[Source : www.veroniquechemla.info]

François Rabelais, premier des très grands écrivains de langue française, fut d’abord et aussi un médecin de bonne réputation…

Écrit par Camille Vignolle

Un moine turbulent

L’écrivain naît à la Devinière, dans le val de Loire. Cette métairie de la ravissante campagne de Chinon se situe « à deux portées de fusil » de l’abbaye bénédictine de Seuilly, une dépendance de l’abbaye de Maillezais (Bas-Poitou).

C’est là que François Rabelais va entamer de longues études monastiques. Elles vont le dégoûter à tout jamais de l’enseignement scolastique décadent du Moyen Âge finissant.

Devenu moine au couvent franciscain de Fontenay-le-Comte, en 1520 (il a déjà 26 ans), il découvre avec bonheur les auteurs de l’Antiquité et correspond avec l’humaniste Guillaume Budé. Mais les franciscains, à l’instigation de la Faculté de théologie de Paris (la Sorbonne), interdisent l’apprentissage du grec. Ils retirent à Rabelais ses livres.

Le moine, dépité, change d’ordre et passe chez les bénédictins grâce à la protection de l’évêque Geoffroy d’Estignac. Il entre à l’abbaye de Maillezais puis suit son protecteur jusqu’à Rome.

En 1528, alors âgé de 35 ans, il se rend à Paris où il loge rue Saint-André-des-Arts et fréquente l’université. Il jette son froc aux orties et prend l’habit de prêtre séculier. Désormais libre de ses mouvements, il entame un tour de France et étudie la médecine dans les livres. C’est ainsi qu’il se fait immatriculer le 17 septembre 1530 à la très réputée Faculté de médecine de Montpellier. Devenu docteur en médecine, il s’illustre comme professeur à l’Hôtel-Dieu de Lyon.

Connu comme humaniste (dico) autant que comme médecin, Rabelais correspond avec le célèbre Érasme et se lie avec Étienne Dolet. Mais ces nourritures spirituelles ne compensent pas la médiocrité de son revenu de professeur (quarante livres par an).

Une oeuvre littéraire tardive

Un jour, le savant découvre sur un marché un roman à succès : Les Grandes chroniques du grand et énorme géant Gargantua. L’idée lui vient d’écrire une suite à ce récit qui semble très bien se vendre, et ainsi d’arrondir ses fins de mois.

C’est ainsi qu’à près de 40 ans, l’humaniste publie les Horribles et Espouvantables Faicts et Prouesses du très renommé Pantagruel, roy des Dipsodes, fils du grant Gargantua sous le nom d’Alcofribas Nasier (un anagramme de François Rabelais).

Son livre, qui se veut seulement drôlatique, est mis en vente le 3 novembre 1532 à la foire de Lyon. Il recueille de suite un grand succès auprès du public populaire.

L’auteur est comblé. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, voilà que son nouveau protecteur, l’évêque de Paris Jean du Bellay, oncle du poète Joachim du Bellay, est envoyé par le roi François Ier en ambassade auprès du pape. Il engage Rabelais en qualité de médecin personnel. L’humaniste entreprend ce deuxième voyage à Rome avec plein d’enthousiasme.

Gargantua et la « la substantifique moelle »

À son retour à l’Hôtel-Dieu de Lyon, Rabelais se met à l’écriture d’un nouveau livre : La Vie très horrifique du grant Gargantua, père de Pantagruel.

Comme le précédent, publié deux ans plus tôt, ce livre est une énorme farce, « pource que rire est le propre de l’homme ». Il est écrit dans un style parlé inhabituel pour l’époque. Il est également servi par une langue d’une richesse incomparable où l’auteur réussit la synthèse des parlers populaires et de sa propre érudition.

C’est aussi une critique acérée des mœurs éducatives, politiques et religieuses de son temps. Et l’auteur lui-même nous invite à dépasser le stade de la farce, « mordre l’os et sucer la substantifique moelle ».

À la fin de Gargantua, l’humaniste développe l’utopie d’une éducation libérée de toute contrainte en faisant la description de l’abbaye idéale de Thélème dont la devise est : « Fays ce que voudras ».

La Sorbonne contre Rabelais

La publication de Gargantua survient en pleine « affaire des placards ». Le roi François 1er, indigné que des protestants aient pu placarder des protestations antipapistes jusque sur la porte de sa chambre, sévit contre les impudents. La Sorbonne en profite pour dénoncer et pourchasser les esprits anticonformistes.

Rabelais, prudent, s’éloigne de Lyon et se rend auprès de l’évêque de Maillezais. Puis il retrouve à Lyon l’évêque Jean du Bellay et en profite pour un nouveau voyage en Italie.

Gargantua et Pantagruel l’ont entre-temps rendu célèbre. Toujours prudent, l’auteur réédite ses livres en les expurgeant de quelques tournures ironiques à l’adresse des théologiens de la Sorbonne (Sorbonicole par exemple)… Mais ne voilà-t-il pas qu’Étienne Dolet, devenu imprimeur à Lyon, les réédite de son côté avec lesdites tournures !

Rabelais, qui n’a cure du martyre, désavoue l’initiative et se fâche avec son ami. Ses deux livres n’échappent pas malgré tout à une condamnation par la Sorbonne le 2 mars 1543. Ils sont inscrits l’année suivante sur la première liste de livres interdits, l’Index de la Sorbonne !

Après quelques pérégrinations, l’auteur publie en 1546 Le Tiers Livre, un ouvrage plus recherché que les précédents dans lequel il raconte le projet de mariage de Panurge et disserte longuement sur les femmes et le mariage. L’ouvrage est à son tour condamné et Rabelais doit s’enfuir cette fois à Metz.

Après la tempête, il retrouve le cardinal Jean du Bellay pour un quatrième voyage à Rome et, au retour, à Lyon, publie le Quart Livre. Ce sera le dernier de ses livres. C’est l’époque où l’on se passionne pour la recherche d’un « passage du Nord-Ouest » qui permettrait de gagner la Chine en contournant le continent américain. Le Quart Livre en est une parodie. Il raconte la quête par Pantagruel de la Dive Bouteille qui contient la réponse au projet de mariage de son ami Panurge !

Le cardinal Jean du Bellay octroie à Rabelais, toujours à court d’argent, les revenus de deux cures, Saint-Martin de Meudon, près de Paris, et Saint-Christophe-du-Jambet, près du Mans. Rabelais poursuit par ailleurs l’exercice de la médecine mais il perd ses cures en 1551 et finit sa vie dans l’oubli et la solitude deux ans plus tard, dans sa maisonnette des environs de Paris.

D’une personnalité attachante, curieux et avide de voyages, non dépourvu de courage, François Rabelais est un parfait représentant de la Renaissance, contemporain des poètes Clément Marot, Pierre Ronsard, Joachim du Bellay.

À la différence des autres humanistes de son temps, comme Guillaume Budé et Érasme, c’est en français et non en latin qu’il a choisi de s’exprimer.

 

[Source : http://www.herodote.net]

Escrito por Mouzar Benedito

“Odiai-vos uns aos outros”, parece ser o lema de um pessoal que se diz cristão e se sente dono da bola hoje em dia. É um tipo de cristianismo que não dá a outra face, dá o primeiro murro. E se for referir-se a contatos entre países, a tendência é adaptar a frase para “guerreai-vos uns aos outros”.

Assim, dá para supor que o poderoso líder brasileiro só está esperando Joe Biden tomar posse como presidente da gringolândia para declarar formalmente guerra àquele paiseco do norte, né? Um paiseco que vai ser esmagado pela nova potência do sul, que já está armazenando pólvora e talvez, usando a desculpa da covid-19, nem faça comemorações com espetáculos de fogos de artifício na virada do Ano Novo, porque a pólvora que seria usada nelas terá melhor serventia. Teremos, até começar a pauleira, um Brasil sem foguetes, traques ou busca-pés. Será que a pólvora das milícias cariocas também vai ser economizada?

O grande líder brancaleônico usa muita saliva, mas como se fosse pólvora. Não para conversas amigáveis, só para ofensas, ameaças e fanfarrices. Mas já fala no fim dela, saliva. E ela acabando, pólvora nos gringos! Viva! O fim está próximo (acreditam muitos dessa tendência que se diz cristã), então abreviemos. Vamos logo com isso!

Bom… Coletei umas frases por aí, começando por três grandes inspiradores desse pessoal, Goebbels, Mussolini e Hitler. Depois vem uma variedade de pensamentos sobre a guerra. Vejamos:

Joseph Goebbels: “Para convencer o povo a adentrar na guerra, basta fazê-lo acreditar que está sendo atacando”.

* * *

Mussolini: “Estas guerras, ousaria dizer, estimulam de certo modo a economia das nações”.

* * *

Adolf Hitler: “É sempre mais difícil lutar contra a fé do que lutar contra a inteligência”.

* * *

Winston Churchill: “Se Hitler invadisse o inferno, eu cogitaria uma aliança com o demônio”.

* * *

Maquiavel: “Os homens, quando não são forçados a lutar por necessidade, lutam por ambição”.

* * *

Isaac Asimov: “A violência é o último recurso do incompetente”.

* * *

Eu: “Há situações em que rico é que não vai pra frente. Na guerra, por exemplo”.

* * *

Sartre: “Quando os ricos fazem a guerra, são os pobres que morrem”.

* * *

Agatha Christie: “Fomos deixados com o sentimento horrível agora de que a Guerra nada resolveu, que ganhar uma é tão desastroso quanto a perder”.

* * *

Pablo Neruda: “Os poetas odeiam o ódio e fazem guerra à guerra”.

* * *

Virginia Wolf: “Podemos ajudá-los a prevenir a guerra não repetindo suas palavras e seguindo seus métodos, mas encontrando novas palavras e criando novos métodos”.

* * *

Henfil: “Enquanto os sábios pensam sem certeza, os idiotas atacam de surpresa”.

* * *

Sun Tzu: “A suprema arte da guerra é derrotar o inimigo sem lutar”.

* * *

Charles Chaplin: “Se matamos uma pessoa, somos assassinos. Se matamos milhões de homens, somos heróis”.

* * *

George Orwell: “Toda guerra, quando chega ou antes de chegar, é representada não como uma guerra, mas como um ato de autodefesa contra um maníaco homicida”.

* * *

Orwell, de novo: “Toda propaganda de guerra, toda a gritaria, as mentiras e o ódio vêm invariavelmente das pessoas que não estão lutando”.

* * *

Mao Tsé-tung: “A política é uma guerra sem derramamento de sangue; a guerra é uma política com derramamento de sangue”.

* * *

Einstein: “Não sei com que armas a III Guerra será lutada, mas a IV será com paus e pedras”.

* * *

Einstein, de novo: “A força sempre atrai os homens de baixa moralidade”.

* * *

Santos Dumont (quando começaram usar aviões na guerra): “Criei um aparelho para unir a humanidade, não para a destruir”.

* * *

Mark Twain: “Deus criou a guerra para que os americanos aprendessem geografia”.

* * *

Julio Ribeiro: “Crítica e luta são as duas forças que podem levantar países decadentes e corruptos”.

* * *

Ditado popular: “Guerra e amores: por um prazer, cem dores”.

* * *

Miguel Couto: “No fundo de todas as guerras, obras dos homens, o que existe é a cobiça de riquezas ou glórias, mas sempre a cobiça”.

* * *

Marquês de Maricá: “A ciência médica ensina a curar os doentes, a arte da guerra a matar os sãos”.

* * *

Hipócrates: “A guerra é a melhor escola do cirurgião”.

* * *

Vitor Caruso: “A humanidade é sanguinária. Todas as nações têm o seu Ministério da Guerra; nenhuma, o Ministério da Paz”.

* * *

Quentin Crisp: “A guerra entre os sexos é a única em que ambos os lados dormem regularmente com o inimigo”.

* * *

Oppenheimer (que chefiou o Projeto Manhattan, criador da bomba atômica): “Agora eu me torno a morte, o destruidor de mundos”.

* * *

Guerra Junqueiro: “O povo, coitado, é soberano como fora Jesus para beber o fel, para morrer na cruz, para pagar impostos, para morrer na guerra”.

* * *

Hannah Arendt: “A guerra tornou-se um luxo acessível apenas às nações pobres”.

* * *

Tom Stoppard: “A guerra é o capitalismo sem luvas”.

* * *

Arnold Toynbee: “Às guerras de religião se seguiram, depois de uma brevíssima trégua, as guerras das nacionalidades: e em nosso mundo ocidental moderno, o espírito dos fanatismos religioso e nacional constitui evidentemente uma mesma e só paixão maligna”.

* * *

Napoleão Bonaparte: “Guerras religiosas são, basicamente, pessoas se matando para decidirem quem tem o melhor imaginário”.

* * *

Napoleão Bonaparte, de novo: “O exército é uma multidão que obedece”.

* * *

Peter Ustinov: “Os generais são um caso fascinante de desenvolvimento retardado. Afinal, aos cinco anos todos queremos ser generais”.

* * *

Almirante Thompson: “O marinheiro está sempre em luta. Não precisa estar em guerra com outra nação”.

* * *

Isabel Allende: “A guerra é obra de arte dos militares, a coroação da sua formação, a insígnia dourada da sua profissão. Não foram criados para brilhar na paz”.

* * *

Che Guevara: “A farda modela o corpo e atrofia a mente”.

* * *

George Bernard Shaw: “Nunca espere nada de um soldado que pensa”.

* * *

Georges Clemenceau: “A guerra é um negócio muito sério para ser deixada por conta dos generais”.

* * *

Clemenceau, de novo: “Fazer a guerra é mais fácil do que fazer a paz”.

* * *

Golda Meir: “Um líder que não hesita antes de mandar seu país à guerra não está pronto para ser um líder”.

* * *

Jorge Luis Borges (sobre a Guerra das Malvinas): “Uma guerra entre dois carecas por causa de um pente”.

* * *

Mia Couto: “Em tempos de guerra, filhos são um peso que atrapalha muito”.

* * *

James Joyce: “Paz e guerra dependem da digestão de algum fulano”.

* * *

Abbie Hoffman: “Sou a favor do canibalismo compulsório. Se as pessoas fossem obrigadas a comer o que matam, não haveria mais guerras”.

* * *

John Lennon: “Não esperem me ver atrás de barricadas, a menos que elas sejam de flores”.

* * *

Karl Kraus: “A guerra, a princípio, é a esperança de que a gente vai se dar bem; em seguida, é a expectativa de que o outro vai se ferrar; depois, a satisfação de ver que o outro não se deu bem; e finalmente, a surpresa de ver que todo mundo se ferrou”.

* * *

Thomas Mann: “A guerra é a saída covarde para os problemas da paz”.

* * *

Eduardo Galeano: “No manicômio global, entre um senhor que julga ser Maomé e outro que acredita ser Buffalo Bill, entre o terrorismo dos atentados e o terrorismo de guerras, a violência está nos arruinando”.

* * *

Barão de Itararé: “A guerra é uma coisa tão absurda e incompreensível que, quando se registra um combate de amplas proporções, até as ‘baixas’ são altas”.

* * *

Bezerra da Silva: “Todo dinheiro gasto pela humanidade comprando armas para a guerra que só traz dor daria para matar a fome de todo povo sofredor”.

* * *

Josué de Castro: “Fome e guerra não obedecem a qualquer lei natural, são criações humanas”.

* * *

Ernest Heminway:

“Quem estará nas trincheiras a teu lado?

⸺ E isso importa?

⸺ Mais do que a própria guerra”.

* * *

Otto von Bismarck: “Nunca se mente tanto como antes das eleições, durante uma guerra e depois de uma caçada”.

* * *

Ditado popular: “Em tempo de guerra, mentiras por mar e por terra”.

* * *

Ésquilo: “Na guerra, a verdade é a primeira vítima”.

* * *

Clarice Lispector: “Eu sou o meu próprio espelho. E vivo de achados e perdidos. É o que me salva. Estou metida numa guerra invisível entre perigos. Quem vence? Eu sempre perco”.

* * *

Voltaire: “Os homens corromperam um pouco a natureza, pois não nasceram lobos, e tornaram-se lobos. Deus não lhes deu nem canhões nem baionetas, e eles fabricaram baionetas e canhões para se aniquilarem”.

* * *

Thomas Hobbes: “O homem é o lobo do homem, em guerra de todos contra todos”.

* * *

Madame Du Barry: “Numa sociedade de lobos, é preciso aprender a uivar”.

* * *

Ninon de l’Encios (cortesão francesa do século XVII): “O amor é como a guerra: fácil de começar e muito difícil de terminar”.

* * *

Gandhi: “Uma pessoa que não está em paz consigo mesma é uma pessoa que está em guerra com o mundo inteiro”.

* * *

Heródoto: “Em tempos de paz, os filhos sepultam os pais; em tempo de guerra, os pais sepultam os filhos”.

* * *

Frederico, o Grande: “Quando um monarca deseja a guerra, começa-a muito simplesmente, quite com sua consciência, porque sempre tem qualquer homem da lei cheio de gravidade, para demonstrar por A + B que o direito estava ao seu lado”.

* * *

Baruch Spinoza: “Paz não é a ausência de guerra; é um estado mental, na disposição para a benevolência, confiança e gestos”.

* * *

Sólon: “A igualdade não gera guerras”.

* * *

Ziggy Marley: “Quando todos os homens houverem dado as mãos, não existirão mãos para segurar armas”.

Trecho de uma música de Juca Chaves, da época em que o governo Juscelino comprou um porta-aviões de segunda mão, a que deu o nome de Minas Gerais: 

O Brasil já vai à guerra
Comprou porta-aviões
Um viva pra Inglaterra
De 82 milhões…
Mas que ladrões…

Em 2002 o Minas Gerais foi posto em leilão internacional e vendido por 2 milhões de dólares… transformado em sucata.

***

Mouzar Benedito, jornalista, nasceu em Nova Resende (MG) em 1946, o quinto entre dez filhos de um barbeiro. Trabalhou em vários jornais alternativos (Versus, Pasquim, Em Tempo, Movimento, Jornal dos Bairros – MG, Brasil Mulher). Estudou Geografia na USP e Jornalismo na Cásper Líbero, em São Paulo. É autor de muitos livros, dentre os quais, publicados pela Boitempo, Ousar Lutar (2000), em coautoria com José Roberto Rezende, Pequena enciclopédia sanitária (1996), Meneghetti – O gato dos telhados (2010, Coleção Pauliceia) e Chegou a tua vez, moleque! (2017, e-book). Colabora com o Blog da Boitempo mensalmente, às terças.

 

[Fonte: blogdaboitempo.com.br]

Le billet du vaurien

Roland Jaccard

La mort ne me fait pas peur. Le Covid-19 m’indiffère. Je n’ai jamais été pacifiste. Les migrants me font honte et l’islam m’inspire une sainte horreur. Depuis mon enfance, j’entends dire qu’il faut être charitable et aider les Africains à sortir de leur misère. Et, en aucun cas, faire preuve de racisme, d’homophobie ou d’un quelconque préjugé vis-à-vis des formes de sexualité « déviante ». Il faudrait même célébrer Noël en famille et se réjouir que nos gouvernants nous maternent en prenant des dispositions qui pourraient sembler liberticides à de mauvais esprits, mais c’est pour notre bien. Cette bienveillance universelle a quelque chose de louche et, autant l’avouer tout de suite, elle me donne envie de vomir. Je n’ai jamais demandé à qui que ce soit de prendre soin de moi et moins encore de dicter ma conduite ou, pire encore, mes pensées.

Et me voici embarqué dans un monde où, parce que je fais partie des personnes vulnérables, on me recommande de demeurer confiné, de me protéger en portant un masque et de me tenir à une respectable distance de mes semblables. Je ne vois d’ailleurs même pas en quoi ils sont mes semblables : masqués, ils plébiscitent tout ce qui pourrait prolonger, voire sauver, leur misérable petite vie. Ils croyaient en Jésus, ils croient maintenant aux vaccins. Quand j’émets le moindre doute sur les mesures sanitaires, voire sur les bienfaits de la révolution numérique devenue un implacable instrument de contrôle des populations, je me demande si mes interlocuteurs ne me considèrent pas comme un vieux gâteux, voire comme un homme qui a profité de l’insouciance des années glorieuses et qui ne veut pas en payer le prix. Pourtant chacun est prêt, à se sacrifier pour moi : j’aurai même droit à une part de ma bûche de Noël dans la cuisine.

Je me garde bien d’émettre le moindre doute sur la bienveillance de mes proches, mais je ne peux pas m’empêcher d’éprouver une certaine compassion pour des humains qui tiennent d’autant plus à leur vie qu’elle a perdu toute valeur. Je préférerais les voir danser au-dessus du volcan. Karl Marx disait que l’homme est l’ensemble des relations qu’il entretient avec ses semblables. Il appartenait au Vieux Monde. Lui donneriez-vous tort pour autant, vous qui êtes passé d’une confrontation de chacun contre chacun à un «  vivre-ensemble » d’autant plus hypocrite qu’il est purement virtuel? Je ne dirai pas que le Virus nous rend fous. Nous l’étions déjà. Mais il nous métamorphose en pauvres petits animaux apeurés. Inutile de préciser qu’il est une aubaine pour les gouvernants, les laboratoires pharmaceutiques et les mandarins de la médecine. À titre personnel, j’aurais préféré figurer parmi les quatre cent mille morts que nous annonçait Emmanuel Macron au cas où aucune mesure sanitaire ne serait prise (chiffre par ailleurs nettement surévalué) que d’assister à l’effondrement d’un art de vivre et, sans être devin, d’une civilisation.

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[Photo : Hannah Assouline – source : http://www.causeur.fr]

Ninguém mais autorizado a julgar o papel dele na pandemia

Escrito por Ruy Castro

Dos 57,8 milhões de votos despejados em Jair Bolsonaro em 2018 pelos brasileiros que queriam se livrar do PT, milhares terão sido de médicos, dos estudantes de medicina e de toda espécie de profissionais da saúde, de cientistas recordistas em Ph.D ao mais humilde servente de um hospital. Ninguém, claro, poderia adivinhar que, em um ano e meio, o mundo seria varrido por uma pandemia. Mas, sendo médicos, nenhum terá suspeitado de que estavam elegendo um demente?

Eu me pergunto se, hoje, heróis da linha de frente contra a Covid-19, algum deles tem dúvida. Mais do que todos, eles sabem que, no governo, está alguém que, entre o vírus e o povo, escolheu ficar a favor da morte.

Bolsonaro negou a gravidade do problema, insultou os coveiros, promoveu aglomerações e espalhou desinformação sobre o distanciamento, a higienização e o uso da máscara. Jogou com a vida dos que acreditaram num remédio inócuo, a cloroquina, e nisso comprometeu o Exército e o SUS. Desmoralizou os médicos ministros da Saúde e trocou-os por um general da ativa incapaz de distinguir entre um vírus e um piolho, mas disposto a cuspir na própria farda para servi-lo.

O dito general da passiva mentiu sobre o número de casos, ignorou medidas que permitiriam seguir a evolução da doença e deixou mofar milhões de testes que ajudariam a salvar vidas. Quanto a Bolsonaro, depois de chamar nossos mortos de maricas e atribuir poderes políticos às vacinas, dedica-se agora, negando uma cultura de 100 anos, a minar a confiança nelas. Por ele, a pandemia nunca será superada.

Seria urgente saber o que a comunidade médica, por seus conselhos, institutos e organizações, tem a dizer sobre Bolsonaro nessa tragédia. Ninguém mais autorizado do que ela a calcular quantos, entre os até agora mais de 175 mil brasileiros mortos pela Covid, caíram pela ação ou inação do homem que vários de seus membros ajudaram a eleger.

 

*Ruy Castro, jornalista e escritor, autor das biografias de Carmen Miranda, Garrincha e Nelson Rodrigues.

 

[Fonte: http://www.folha.com.br]

illustr mavi escamilla Txékhov

Mavi Escamilla. Metge i escriptor, 2020. Tècnica mixta, 21 × 28 cm

Escrit per Jordi Solà Coll

En la cultura occidental, la tradició dels metges escriptors la inaugura l’evangelista Lluc. L’autor d’un dels sinòptics i –sobretot– l’autor dels Fets dels apòstols –tot i que, en origen, l’opus lucanum configurava una sola obra dividida en dues parts–. Des d’aleshores, es manté una fascinant correlació entre literatura i medicina. Un estret lligam que té en nòmina alguns cognoms insignes: Avicenna, Maimònides, Arnau de Vilanova, François Rabelais, John Keats, Pío Baroja o L. F. Céline, petita síntesi d’una llista inacabable. Certament, un fenomen d’ordre cultural que demana un estudi a fons i que culmina, a parer meu, en la figura d’Anton Txékhov.

Perquè, al capdavall, en l’obra de Txékhov trobem aquell impromptu humanista que –tan sols en part– explica la tendència a barrejar l’ofici d’escriure amb la ciència mèdica. Per bé que, si el contacte íntim amb el cicle de la vida –naixement, existència, malaltia i mort– fa del metge un observador privilegiat –i per tant procliu a l’escriptura–, és en la persona de Txékhov on aital virtut es combina amb la seva devoció hipocràtica per les condicions de l’home. Una manera de mirar el món que reunifica l’esperit científic amb una lectura socialment compromesa de la realitat.

L’experiència única d’assistir a l’estrena d’una obra de Txékhov em recorda que el teatre té també capacitat catàrtica; a saber, de curació col·lectiva i moral. Txékhov, que coneix aquesta qualitat, cerca conhort en la paraula, i en aquesta un suport indispensable per a copsar millor la psicologia humana. No debades, la paraula és terapèutica alhora que és el canal de comunicació indispensable entre metge i pacient. L’autor rus s’enriqueix del tracte amb els malalts i sovint això es reflecteix en el conjunt de la seva producció. Tan sols cal llegir contes com Aniuta o bé la punyent novel·la curta Camperols, on ens relata –tràgicament– les insalubres condicions de la ruralia russa d’aquella època.

A diferència de Keats –un altre metge prominent, jove i tuberculós–, Txékhov escriu a fi de poder pagar-se els estudis. «Escric –afirmaria més tard– per guanyar diners i per no avorrir-me». En aquest sentit, es podria dir que l’avorriment és una forma de malenconia contra la qual lluita aferrissadament el jove escriptor. Una malenconia que es tradueix en enyorança i que recorre una part de l’elenc de personatges de la seva dramatúrgia. «O sabem per què vivim o tot són bajanades», opina Maixa, una de Les tres germanes. La por de no saber –l’enyor– com a símptoma de malaltia social. Txékhov, és clar, també escriu per a curar-se.

Txékhov –sempitern malalt–, com a metge, escora cap a formes d’empatia literària. El do de l’escriptura aguditza les seves facultats d’observació clínica: és la seva una prosa que s’enfonsa en el misteri de la vida i indaga l’enigma del dolor. El dolor dels seus pacients, que transmuta en empatia. Un emmirallar-se en el proïsme que esdevindrà la perdició del nostre home, alhora que la font de la seva creativitat.

«En l’obra de Txékhov hi trobem aquell impromptu humanista que explica la tendència a barrejar l’ofici d’escriure amb la ciència mèdica»

Txékhov, tan humà com era, es preguntava: «Com he vist tot el que he vist?» I per això, ell no és ni un metge escriptor –com Céline i el seu alter ego, el doctor Bardamu– ni tampoc un escriptor metge –com l’aproximació de Camus al doctor Rieux–, sinó que en Txékhov es fusionen literatura i medicina; és a dir, ètica i ciència en aquesta recerca impossible per resoldre els secrets de l’existència.

I tanmateix, l’humor –i la ironia– connecten Txékhov amb Rabelais –tal vegada el més gran entre els metges literats. Al capdavall, Txékhov creu que riure –inevitablement ara penso en Fuster– és un remei per a la malenconia. Tolstoi, que no reia mai, reia a cor què vols amb els seus contes. I Olga Ulianova descriu els contes humorístics de l’autor rus –fins a l’any 1886– com a «plens de veritats amargues d’aparences alegres». Aquella dolça amargor que ens omple l’esma en sortir del teatre després d’una representació de L’hort dels cirerers. El metge i l’escriptor s’entrega en cos i ànima a les seves criatures i pa­cients. L’amor a la ciència –a la medicina– és l’amor del dramaturg per la humana condició.

 

 

[Font: http://www.metode.cat]

Somos um país de gente que sabe de sua finitude, mas não aceita morrer de abandono, fome, descaso, desmatamento, antes do tempo

Escrito por CHICO ALENCAR*

Somos um país de Marias, de Quincas, de Antônias, de Serafins. De Maricas sim! Até de valentões, como Nhô Augusto Matraga, personagem do Rosa, que gostava de levar tudo de vencida, mas amansou com os baques da vida. E aprendeu, enfim, a amar seu igual (alguns, lamento, são casos perdidos de desumanidade estrutural).

Somos um país da Ciência, de Santos Dumont, de Nise da Silveira, de Carlos Chagas, de Osvaldo Cruz, do Butantan, da Fiocruz. Das pesquisas nas universidades, para beneficiar a todos, com igualdade. Somos um país até de negacionistas e terraplanistas, apartados da realidade, que minguam na sua mediocridade.

Somos um país aberto ao mundo, que louva e utiliza a bússola, a impressão, o papel e mesmo a pólvora que a Civilização Chinesa legou para a Humanidade. Não aceitamos a marcha a ré da precariedade.

Queremos os avanços na Saúde, na Medicina, que nos ajudam a existir com qualidade – de qualquer origem e nacionalidade. Queremos tudo o que vem para “aliviar a canseira da existência”, como disse o Galileu do Brecht, que enfrentou a nada santa Inquisição mas não perdeu a consciência.

Somos um país de gente que sabe de sua finitude, mas não aceita morrer de abandono, fome, descaso, desmatamento, antes do tempo. De gente que quer, da vida, a delícia, e não a trama sinistra da milícia.

Somos um povo mais sábio do que os autocratas toscos que pensam nos governar. Esses vão passar!

Nossos sonhos não cabem nas urnas, mas também passam por lá, rebeldes, para aumentar os pesadelos dos que se julgam eternos.

Sim, todos vamos morrer um dia. Inclusive os truculentos e neofascistas que tentam nos roubar vacinas e alegrias.

Eles ficarão, esquecidos, no lixo da História. Nossas causas – da justiça, da igualdade, da fraternidade – nos ultrapassam: permanecerão na memória, serão nosso perene padrão de glória.

 

*Chico Alencar é professor de história na UFRJ, escritor e ex-deputado federal (PSOL/RJ).

 

[Imagem: ColeraAlegria – fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]