Archives des articles tagués Numérique

Les manuscrits d’Anne Frank, commentés, sont désormais accessibles en ligne dans leur intégralité pour la première fois. Toutefois, certains les pays n’y ont pas accès.

Écrit par Elizabeth Sutton 

L’Association pour la recherche et l’accès aux textes historiques a publié les manuscrits d’Anne Frank en numérique.

C’est le tout premier accès en ligne aux textes originaux complets de la jeune fille. En plus de son journal, on découvrira aussi son roman moins connu intitulé « L’annexe secrète ».

L’accès aux manuscrits numérisés est actuellement limité par la loi sur le droit d’auteur. L’édition numérique est disponible dans une soixantaine de pays, dont la Belgique et l’Allemagne.

Le site propose aussi des informations sur le contexte historique de l’époque. Ce travail est le résultat d’un partenariat entre la Maison d’Anne Frank et l’Institut Huygens pour l’histoire des Pays-Bas.

Les textes sont contextualisés et aident à brosser un tableau de l’évolution d’Anne Frank en tant qu’écrivain.
Si vous êtes dans un pays où vous avez la chance de pouvoir y accéder c’est ici 

Pour mémoire, qui était Anne Frank? 

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933.

À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans «l’Annexe» de l’immeuble du 263, Prinsengracht.

Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi. Cette édition comporte des pages inédites.

[Source : http://www.idboox.com]

Pot semblar una paradoxa, però en el futur cap idioma no sobreviurà si és parlat únicament per humans. Tampoc el català.

Jordi Cuixart – Òmnium Cultural

Escrit per Bernat Puigtobella

Òmnium llança la campanya de conscienciació El català és teu amb una bateria d’accions i un vídeo en què la llengua catalana apareix personificada en un pacient que seu al divan per explicar al psicoanalista les seves penes. ¿O són neures? No, no és hipocondria. Les amenaces que planen sobre el futur del català són reals. Davant de les forces homogeneïtzadores de la globalització, una llengua com la catalana només es pot defensar amb un peu a la comunitat i un altre a l’estrep de la tecnologia.

La imatge de divan és especialment oportuna perquè descriu molt bé l’estat de paràlisi actual del catalanoparlant, un individu que no se sent amenaçat per una mort imminent, però que viu amb desconcert i un malestar creixent la sensació de parlar una llengua supèrflua. El català no és a l’UCI i seure davant del psicoanalista és encara un luxe només a l’abast d’aquells que encara s’ho poden permetre, però al divan es fabriquen o s’alliberen també fantasmes que fàcilment poden degenerar en derrotisme.

Cuixart ho ha deixat molt clar. Hem de defugir el catastrofisme i recuperar el pols d’aquest pacient que per moments sembla que no tingui constants vitals en molts àmbits en què va perdent pistonada: el sector jove, l’audiovisual, els nous formats.

Òmnium vol contribuir a recuperar el terreny perdut i alhora incidir en nous formats (YouTube, plataformes de streaming, etc…) on el català corre el perill de ser residual. A curt termini, el gran repte és guanyar presència en l’àmbit audiovisual, però a l’horitzó s’anticipa una altra batalla encara més difícil, i és garantir que puguem parlar en català amb la Siri o l’Alexa, o que en la futura però imminent Internet de les coses, els dispositius electrònics es puguin enllaçar en català.

Cuixart és un visionari i planteja el repte d’incorporar la llengua catalana en la robòtica i la intel·ligència artificial, i per fer-ho apel·la al sentit de comunitat dels socis d’Òmnium. La proposta de Cuixart no és gaire diferent de la que va portar a terme per fer els murals participatius de Joan Fontcuberta. Es tracta de gravar de manera col·laborativa una mostra de veus prou àmplia perquè la Siri i l’Alexa no només puguin entendre el català sinó reconèixer la nostra llengua en tots els seus accents i variants. Us imagineu el vostre cotxe o la nevera responent-vos en lleidatà o mallorquí? Cuixart sap que les grans tecnològiques no necessiten dotar les seves màquines d’una llengua com la nostra, i no hi invertiran ni un dòlar si no els ho donem una mica mastegat, mai millor dit. L’aposta és aplicar la lògica de la caixa de resistència, en aquest cas una gran caixa de cordes vocals, a les exigències del món digital.

Els nous temps demanen simbiosi. Pot semblar una paradoxa, però en el futur cap idioma no sobreviurà si és parlat únicament per humans. Tampoc el català. La nostra llengua serà cíborg o no serà.

 

[Font: http://www.nuvol.com]

La numérisation a déjà prouvé à maintes reprises ses qualités. La bibliothèque Menéndez Pelayo, à Santander (Espagne), vient d’en faire l’expérience. Durant son processus de catalogage, le personnel a fait la découverte d’un incunable, écrit en latin. « Unique et inconnu », se réjouissent les spécialistes. Intitulé Expositio passionis domini secundum matheum : excerta ex Nicolao (Exposition des passions du Seigneur selon Matthieu : extraits de Nicolas), il serait l’œuvre de Francisco de los Santos. 

ActuaLitté

Publié par Marion Clousier

Faire du ménage a du bon. C’est en dépoussiérant ses archives que la Bibliothèque Menéndez Pelayo (BMP) a retrouvé un manuscrit d’une rareté unique. Cette bibliothèque, la plus importante bibliothèque patrimoniale de collections historiques en Cantabrie, a pour objectif principal de mettre ses fonds à la disposition des chercheurs et universitaires.

Numérisation : un travail de catalogage

Pour Javier Ceruti, conseiller à la Culture de la ville de Santander : « C’est un spécimen unique, inconnu jusqu’à présent » apparu « un peu par hasard » durant le catalogage informatisé de la collection de la bibliothèque. Ce dernier a débuté il y a quelques années pour le Catalogue Collectif du Patrimoine Bibliographique (CCPB) — base de données du ministère de la Culture. Celui-ci regroupe la description et la localisation d’œuvres dans les institutions espagnoles, qu’elles soient publiques ou privées, qui font partie du patrimoine bibliographique espagnol.

Différents experts ont été sollicités pour étudier cet incunable – livre imprimé en Occident avant 1500 – et ont établi une origine et une datation. Il serait de Francisco de los Santos, un religieux, musicien, écrivain et historien espagnol, membre de l’Ordre de Saint-Jérôme. Selon les recherches menées, le document remonterait entre 1495 et 1497. Il a été retrouvé dans un coffret avec d’autres documents non reliés, produits postérieurement. Ce n’est pas le premier incunable dont dispose la bibliothèque, qui en recense, au total, 21.

Son existence était jusqu’alors passée inaperçue car il n’était alors pas référencé. En effet, il existe aujourd’hui un contrôle de la production mondiale d’incunables. Pour ce faire, tous sont identifiés, numérotés et référencés dans différents répertoires d’imprimeries. Ils sont aussi regroupés dans des bases de données internationales telles que ISTC Incunabula Short Title Catalogue de la Bibliothèque d’Angleterre ou GW GesamtKatalog der Wiegendrucke de la Bibliothèque d’État de Berlin.

Comprendre cette découverte

Pour Paz Delgado, responsable de la bibliothèque, « c’est le seul spécimen connu au monde, et c’est une découverte d’un énorme intérêt dans le domaine de la recherche ». Elle insiste par ailleurs sur les éléments techniques de cette découverte, ainsi que sa valeur et le contexte historique de sa création.

Écrit en latin, le manuscrit se compose de 23 feuilles imprimées en 3 fascicules. Sans doute pour protéger l’exemplaire jusqu’à sa reliure, la première page est manquante. D’après les experts, cet exemplaire comporterait des commentaires de l’Évangile selon saint Matthieu.

Plusieurs éléments ont suscité d’emblée l’intérêt des spécialistes : il ne disposait pas de couverture, des trous blancs remplacent les majuscules initiales — les “imprimantes” d’antan les laissaient vides volontairement pour les écrire plus tard à la main —, un texte très compact, ainsi que l’utilisation de multiples abréviations pour maximiser l’utilisation du papier, des marges très larges, et enfin une écriture gothique.

Un “auteur franciscain, ségovien”

Concernant son auteur, plusieurs ressources ont été sollicitées auprès de la Bibliotheca Hispana Nova de Nicolas Antonio (1783-1784). Ce dernier dit de Francisco de los Santos, qu’il est un « auteur ségovien, franciscain ». Dans l’ouvrage historique de Pedro Chacon, Historia de la Universidad de Salamanca (1562), l’auteur apparaît comme un « répétiteur de la grammaire jusqu’en 1477 ». De plus, en comparant les similitudes typographiques, l’œuvre appartiendrait à la « Seconde police gothique de l’atelier de Lope Sanz et Hutz », imprimerie active  à Salamanque vers 1495-1497.

Deux autres œuvres de cet auteur sont déjà cataloguées dans le CCPD. Elles sont rassemblées dans différents répertoires. On trouve donc :  Dicteria ex doctorum libris collecta (imprimé en 1497 par Typografia Nebrissensis Gramatica), dont un exemplaire se trouve à la Bibliothèque Colombina de Séville et Canonis misse interpretatio ex theologis auctoribus (imprimé en 1495 par Manuel de Madrigal). Il existe en deux exemplaires, dont l’un est conservé à la Bibliothèque nationale et l’autre à la Bibliothèque publique de Soria.

Une expertise universitaire

La directrice de la BMP a d’abord remercié l’aide financière fournie par le gouvernement de Cantabrie et par la Mairie de Santander.

Elle a aussi souligné la qualité de l’expertise déployée : « Nous devons remercier les conseils et l’infinie patience du personnel du Catalogue collectif du patrimoine bibliographique, en particulier Marta Sáenz Báscones, responsable du domaine du catalogage des livres anciens, qui nous a mis en contact avec le meilleur spécialiste de l’impression d’incunables à Salamanque. » Ainsi que celle du Dr. María Eugenia López Varea, professeur à l’Université pontificale de Comillas à Madrid, thésarde sur l’impression des incunables à Castille et à León, qui s’est chargée de l’attribuer à un atelier d’imprimerie.

Finalement, cette oeuvre sera incluse dans le Répertoire bibliographique des incunables espagnols, mis au point par un groupe de chercheurs, sous la direction de Fermín de los Reyes de l’Université de Complutense, selon la directrice.

Tour du monde des incunables

Selon les spécialistes, il existerait aujourd’hui entre 30.000 et 32.000 incunables dispersés à travers le monde. D’après les chiffres de l’Incunabula Short Title Catalog (ISTC), 35% d’entre eux sont regroupés en Italie, 34% en Allemagne, 18% en France — la Bibliothèque nationale de France en possède le troisième plus grand fonds —, 8% aux Pays-Bas, 3% en Espagne, 1% en Grande-Bretagne et 1% dans les autres pays européens.

[Source : Santander CiudadEl ConfidencialISTC – photo : Boudewijn Huysmans — Unsplash – reproduit sur : http://www.actualitte.com]

La escritora pertenece a esa breve y potente saga de escritoras argentinas que con apenas 45 años son multipremiadas y leídas en todo el mundo, sus cuentos y novelas fueron traducidos a más de 25 lenguas, y “Kentukis” puso nuevamente al lector frente al clima ambiguo de sus historias, esta vez mediadas por la tecnología.

 

La escritora Samantha Schweblin fue nominada al premio LiBeratupreis, dotado de tres mil euros y una invitación a la Feria del Libro de Frankfurt, por la traducción al alemán de la novela « Kentukis », a cargo de Marianne Gareis.

Schweblin pertenece a esa breve y potente saga de escritoras argentinas que con apenas 45 años son multipremiadas y leídas en todo el mundo, sus cuentos y novelas fueron traducidos a más de 25 lenguas, y “Kentukis” puso nuevamente al lector frente al clima ambiguo de sus historias, esta vez mediadas por la tecnología.

En el libro publicado en Argentina por Penguin Random House, Schweblin trató de explorar « hasta qué punto somos violentos como raza digital” a través de la invención de un juego que incluía, de un lado de la computadora, un peluche con cámaras filmadoras, y del otro, a un usuario que deseaba ser seguido y observado, pero a la vez sentir una compañía y algo parecido al cariño.

El LiBeraturpreis es un premio del público, concedido exclusivamente a autoras de África, Asia, América Latina y el mundo árabe desde 1987 cuando fue creado, en respuesta a la poca representatividad que tenían en el mercado alemán las traducciones de autoras de esas regiones.

Organizado por la entidad Lit-prom desde 2013, todos los libros de escritoras incluidos en las listas llamadas Weltempfänger (receptor mundial) del año anterior son automáticamente nominados para el premio.

Cuatro veces al año -en primavera, verano, otoño e invierno- Litprom publica una lista con los siete mejores títulos literarios de la respectiva temporada. Desde 2016, la ganadora se elige mediante una votación pública en línea, dando a todos los interesados en la literatura mundial la oportunidad de votar por su autora favorita.

El resto de las nominadas 2021 son la colombiana Pilar Quintana, la nigeriana Oyinkan Braithwaite, la canadiense Ava Farmerhi, las indias Meena Kandasamy y P. Sivakami, la japonesa Mieko Kawakami, la sudafricana Koleka Putuma y Wilma Stockenström.

La única argentina que ganó este premio fue Claudia Piñeiro en 2010 por la novela « Elena sabe », traducida del español por Peter Kultzen para el sello alemán Unionsverlag.

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Xan Campos Trío © Rocío Cibes

 

Escrito por Montse Dopico

Realismo, o último disco de Xan Campos Trío, é unha reivindicación da realidade fronte ao virtual. E unha reflexión sobre a subxectividade da realidade. Sobre as súas distintas caras. Como no propio disco, no que parece que soa o que en realidade non está. E no que o jazz abre portas a outros estilos sen deixar de ser jazz. Xan Campos, Horacio García e Iago Fernández presentaron Realismo no seu recente concerto no festival Feito a Man, en Santiago. Aproveitamos para falar, despois, con Xan Campos.

Como foi para vós o concerto de Feito á Man?

Estivo moi ben. Ademais tocar na zona vella, nun lugar tan bonito… O aforo era reducido pero non nos vamos queixar. É unha alegría que se poidan seguir facendo cousas, aínda que sexa con estes controis debidos ao coronavirus. Penso ademais que nos fomos afacendo, tanto nós como o público, entón resulta menos frío que ao principio. Foi un concerto especial, desfrutámolo. Se vemos que a xente desfruta, para nós é un pracer…

Penso que estivestes en bastantes festivais este verán. Dentro do que hai…

Está sendo mellor este ano que o pasado. Estamos bastante contentos. Dentro das circunstancias, que non son ideais, estamos indo a bastantes festivais. Eu, ademais dos concertos co Trio, teño outros con outros proxectos dos que formo parte. A situación non é para nada boa pero, si, eu estou bastante activo.

Realismo está gravado co Hevi, que estaba con vós no son no concerto do Feito á Man. Como foi o proceso? En que vos fixo mudar a vós a vosa perspectiva?

Ao Hevi coñecíao doutros proxectos. Pareceume unha persoa interesante para incorporar ao novo disco que iamos gravar como trío. O proceso foi moi diferente do que adoita ser nun disco de jazz. Normalmente grávase nun ou dous días: hai un líder que o prepara todo, que fai as composicións, que xunta o resto da xente… Neste disco foi moi diferente. Antes de gravar estivemos dándolle voltas a moitas cousas. E despois gravamos en sete días completos. O Hevi estivo moitas horas experimentando cos instrumentos: probando distintas partes da batería, por exemplo, ou decidindo exactamente onde colocaba os micros. Para nós foi enriquecedor pero tamén duro porque non estamos afeitos a traballar así: pasabamos moito tempo no estudio sen tocar. Mais o Hevi achegou moito. Precisamente porque ten unha visión moi diferente da nosa. É un especialista en son cunha conexión máis directa e orgánica coa música.

Xan Campos Trio en concerto © Pixelin Photo

No 2016 sacaras ESD, pero con outra banda. Con Xan Campos Trío sacaras Orixe Cero e Ectropía. Que querías que fose Realismo?

Xan Campos Trío é un proxecto que leva bastantes anos e que tivo unha evolución na cal fomos atopando unha sonoridade bastante persoal que conforma a nosa identidade como banda. Eu tiven un tempo de crise despois de Ectropía. Eu ata entón facía as músicas que me apetecía facer. Non pechaba portas a outros xéneros. Estaba ademais en proxectos moi potentes de diversos xéneros: free jazz, jazz rock, pop… Iso permitíame satisfacer a necesidade de tocar estilos que me gustaban.

Pero entón empecei a preguntarme: pero que é o que toco eu? Tampouco atopei unha resposta moi clara, pero si sei que é o froito de quince anos de traxectoria e que quería continuar por aí. O que quería para Realismo non era tres músicos de jazz facendo un pouco de todo. Era facer unha música aberta, flexible a nivel estético, pero coherente co que é a nosa música. E niso foi fundamental o papel do Hevi. El fixo que a música soe como debía soar. Que se manteña a sonoridade dun trío acústico de jazz, que sexa algo coherente coa música que facemos.

Realismo reivindica o mundo real fronte ao virtual. É moi comprensible mais, que sería da música feita hoxe sen o mundo virtual?

Cando preparas un disco están dando voltas a uns conceptos e pensas nun título: unha ou dúas palabras que poidan representalos. Escolles unha portada, un deseño… para dar pistas ao oínte do que vai escoitar. Pero a película que eu monto na miña cabeza non ten por que ser a que monta outra persoa. Realismo ten que ver, si, coa reivindicación do físico, o palpable, que estamos perdendo tanto. É verdade que a tecnoloxía ten cousas moi boas, pero tamén que nos afasta da relación coas persoas da nosa contorna. Tamén o feito de facer o disco en vinilo ten que ver con iso.

Non o tedes tamén en CD?

Si, e pódese escoitar tamén en dixital, pero foi pensado para facelo en vinilo. Queremos animar a xente a que escoite o vinilo con calma, sen estar facendo outra cousa ao mesmo tempo. O título Realismo responde tamén a outro concepto, que é que a realidade é subxectiva e etérea, non obxectiva. Tamén por iso a foto de portada, que é unha realidade vista desde un punto de vista diferente: unha foto dun polen vista ao microscopio. A nosa música, neste disco, é un traballo de microfonía, de pedais de efectos, de traballo co son… que pode parecer o que non é. Nalgún momento pode parecer que hai un sintetizador, por exemplo, pero non o hai. Só temos instrumentos acústicos. Polo que o propio disco tamén é realidade distorsionada, presentada doutro xeito.

Pois si que parece que hai un sintetizador. 

O que hai son pedais de efectos. Delays, revers, efecto freeze -que conxela o son-. Co piano usamos un pedal de sostaine, que mantén o son ata que se acaba a vibración…

Que foi o que usastes na última canción no Feito a Man? Porque ti erguícheste e o piano seguía soando. 

Nese caso é un looper. Fas que o son se grave, se repita, e podes seguir tocando por enriba. Usámolo en Espello de auga, que é un palíndromo, un tema simétrico a distintos niveis: nos acordes, no uso dun looper e da reversión… Un dos aspectos máis difíciles deste proxecto foi levar ao directo todas estas cousas que experimentamos no estudio.

Horacio García e Iago Fernández acompáñante no trío. De Iago, polo menos, din que era un virtuoso xa sendo adolescente… 

Iago é un dos meus músicos favoritos do mundo e ademais é un amigo de toda a vida. Os nosos pais, antes de nós nacer, xa eran amigos. A nosa carreira musical sempre estivo ligada.

Estudastes xuntos aquí no conservatorio?

Estudamos no Seminario Permanente de Jazz de Pontevedra e despois no País Vasco, no Musikene. Despois os dous fomos a Europa, pero a países diferentes. A Horacio coñecémolo precisamente no Musikene e conectamos moi ben.

Din os críticos que se nota moito o equilibrio entre vós, a harmonía. 

É que un concerto é como unha conversa. E está moi ben coñecer xente nova que che fala de cousas interesantes. Pero non é o mesmo que falar cos amigos de toda a vida. Nós temos unha conexión de moitos anos, de total confianza. De estar completamente cómodos.

Ti empezaras a tocar sendo neno. Teu avó era músico… 

Meu avó, que agora ten 93 anos, foi quen empezou a ensinarme música. Non había visita á casa de meus avós sen lección de música. Despois estudei no conservatorio e desde os 11 anos entrei en contacto co jazz, a través da Big Band de Luís Carballo en Cangas. E despois xa co Seminario Permanente de Jazz de Pontevedra, con Abe Rábade e Paco Charlín. Do Seminario saíron moitos jazzistas galegos: Virxilio da Silva, Max Gómez… Despois fun facer a licenciatura en jazz ao País Vasco e despois fixen un máster que era itinerante: Copenhague, Amsterdam e Berlín. Cidades moi diferentes que me ofreceron experiencias moi distintas. En Amsterdam quizais foi onde máis me integrei na escena do jazz.

Xa que falas de jazzistas galegos, como está a situación agora para vós en Galicia?

Coa pandemia está todo raro. Bótase en falta o concepto do club, do bar, do lugar no que facer jam sessions. Iso é o que crea comunidade. É onde nacen os proxectos que despois levamos aos festivais. Canto á escena galega do jazz, está claro que nos últimos vinte anos foi medrando e cada vez hai máis músicos e de mellor nivel. E máis público, máis consciente e con máis oportunidades de escoitar jazz. Tamén é un momento novo para o jazz. A tradición sempre vai seguir sendo importante, pero hai 30 anos a música dos 60 xa era de había 30 anos e agora é de hai 60. A nivel internacional está a facerse moita busca, moita investigación. O jazz está conectado con outras músicas.

Xa que mencionas iso, un dos temas de RealismoMochi, é tan bailable que se achega á música electrónica. Perdón por dicir isto.

Non, se está ben. Nas orixes do jazz, nos anos 30 e nos anos 40, xa había esta converxencia de distintas tradicións musicais. O jazz sempre estivo aberto a influencias e hoxe mantense e mesma filosofía. Sempre foi unha música espontánea e aberta. Por iso, se queremos respectar a tradición do jazz, non podemos pretender tocar o mesmo que hai 80 anos. O que definiu o jazz sempre foi esta mentalidade aberta. Mais, indo a Mochi, a verdade é que era un gatiño que tiven e que desapareceu. Teño moi bos recordos del, dos bos momentos que pasei con el. Se é unha persoa non é tan fácil quedar cos bos recordos, pero eu con este gato conseguín quedar co bo. Por iso é un tema alegre, divertido. A parte final que, si, é máis como de discoteca, non tiñamos claro se deixala así. Pensamos que se cadra nos estabamos pasando. Pero Hevi e eu mirámonos e dixemos, por que non? Se é onde nos levou a música, por que cambialo.

Xan Campos Trio en concerto © Pixelin Photo

Amoria e Teorías teñen algo de pop, cunha batería moi rítmica e marcada. 

Son bastante popeiras, si. E aí nótase tamén o traballo co son. Se as tocásemos como nos discos anteriores soaría a un grupo de jazz tocando pop, que é o que dicía antes. Pero co traballo do Hevi, aínda que o contido teña algo de pop, somos nós. Amoria é se cadra a máis pop das dúas. Normalmente nunha banda de jazz trabállase cos ventos arriba, logo as harmonías (o piano, por exemplo) e logo as bases (baixo e batería). O que notas neste tema é que a batería está máis presente. Somos un trío de piano, pero o piano non ten por que estar sempre diante nas mesturas. Pode estar a batería, por exemplo.

1991 é, pola contra, pausada e melancólica. Por que?

Correspóndese cun dos meus primeiros recordos. A primeira lembranza que teño da felicidade. Pode ser algo melancólica por iso, porque me leva á infancia. É un tema acústico, dun trío de piano máis austero.

Espello de auga soa igual de diante para atrás que de atrás para adiante. Como se fai iso?

Ten simetría a diferentes niveis. Conseguímolo a través da composición e da gravación. En realidade a reversión faise polo menos desde a música barroca. A novidade no noso caso é que revertemos na composición e na gravación. Dámoslle a volta á gravación, é dicir, poñémola de atrás para adiante. E logo gravamos por enriba e logo volvemos darlle a volta… En fin, que é igual de diante para atrás que de atrás para adiante.

O título doutra canción, Fame Noir, fai pensar en Fame Neghra. E ten un cambio polo medio que parece empezar outra canción.

O título neste caso é do Hevi… O tema é como un sandwich. Comeza coma unha balada, con moito aire, moito espazo, e logo polo medio comeza a loucura, cos pedais de distorsión no piano. Gústame ese descontrol, esa distorsión…

Palinestesia é harmónica, equilibrada… 

Leva unha base cun punto rapeiro e elementos moi de jazz, cun solo de piano, con melodías que lembran a música galega. A base rítmica é moi rapeira: aínda que tampouco é rap, porque o rap é catro por catro e o noso é nove por catro. Non é bailable coma Mochi. Se a bailas, igual rompes un pé.

Non pensaba. E seguro que Vontades non leva sintetizador?

Ese efecto estraño que notaches é a batería gravada do revés. Hai outras partes do disco gravadas e dadas a volta. Vontades, coma Teorías, foi feita alí, no estudo de gravación. Son temas moi concretos, que producen unha sensación e acaban…

A crítica especializada fala de influencias claras de músicos de jazz. Que opinas diso?

Algo do que si me decatei ultimamente é da influencia da música clásica que escoitei de pequeno. Hai cousas que me marcaron moito: a lóxica das frases musicais… Despois, eu escoitei moitos músicos e estilos, como Radiohead, Grizzly Bear… Músicas que tes na cabeza e que acaban saíndo ao compoñer. Mesmo ás veces dinme que teño influencias de músicos aos que nunca escoitei. Mais si, son moitas linguaxes e moitas influencias ás que non hai que pechar as portas.

 

[Imaxe: Rocío Cibes – fonte: http://www.praza.gal]

De 27.09 a 3.10.2021

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O Festival de cinema Biarritz América Latina escolheu a rica e vibrante cultura do Peru como tema da sua 30a edição.

A gastronomia peruana é repleta e variada composta de produtos locais ritmada pela vitalidade da música alimentada de raízes crioulas e africanas. Quem já colocou os pés em uma peña conhece bem os ritmos poderosos da chicha! A reputação literária peruana, personificada pelas figuras de Mario Vargas Llosa ou de Alfredo Bryce Echenique e Alonso Cueto, é famosa e reconhecida na cena cultural mundial.

E o cinema? O cinema peruano brilhou, por vezes, nas telas, esporadicamente, até a virada dos anos 2000 e há uma década, estimulado pelas políticas públicas, o cinema peruano atravessa um período de grande dinamismo, marcado pela produção regional e pela eclosão de jovens cineastas.

Fenômeno recente, o cinema regional virou sinônimo de mudança graças em parte à democratização do digital e dos novos núcleos de produção, especialmente em Trujillo, Cusco e Arequipa, provocando a aparição de uma nova representação cinematográfica do país.

Com a apropriação destes novos espaços geográficos, soma-se a tomada de um presente que a época trágica do Sendero Luminoso deixou para trás. Não se trata de esquecer o passado, mas de filmar e colocar em perspectiva as repercussões atuais para que a memória se conjugue com remissão. Remissão dos sofrimentos e dos pecados. A necessidade de redenção parece grande.

Os filmes brasileiros estarão presentes nesta 30a do festival em competição nas categorias Documentário com Edna de Eryk Rocha e Curtas com Igual / Diferente / Ambas / Nenhuma realizado por Fernanda Pessoa & Adriana Barbosa.

Postado por Fatos e Fotos em brasilidade.canalblog.com

Peter Polewka, dono da Livraria Urânia, mandava vir livros e revistas principalmente para a comunidade alemã da cidade

Peter Polewka na sede da Urânia

[Fonte: http://www.plural.jor.br]

(Cartum de Caco Galhardo/Reprodução/Twitter)

Escrito por Thiago Sá

Tecnologias digitais de informação como aplicativos de mensagens e redes sociais destruíram o monopólio da informação por rádio, TV, conglomerados midiáticos, etc). De certa forma, converteram todo indivíduo num meio de comunicação potencial. Basta um celular na mão. Porém, tais tecnologias facilitaram o compartilhamento de desinformação – de notícias falsas a teorias conspiratórias – com grande potencial de viralização justamente por seu simplismo e pela disposição do cidadão médio a crer em fatos pitorescos.

A era dos desinformados da era da informação desafia a legitimidade dos sistemas peritos, isto é, dos sistemas de conhecimento especializado, pois as diversas áreas do saber são confrontadas por discursos alternativos sem qualquer chancela ou reconhecimento, porém facilmente acessíveis. « Especialistas espontâneos », munidos de seus saberes de internet, questionam a autoridade e o saber validado dos profissionais da Educação, da Medicina, da Economia, da Botânica, da Física, da Engenharia, etc. Tais “peritos” autodeclarados inclusive, algumas vezes, logram cooptar peritos credenciados, como médicas que prescrevem cloroquina para Covid, enfermeiros antivacinas ou geógrafos terraplanistas.

Plataformas digitais como Facebook, Twitter ou Youtube tratam a questão com permissividade. Dificilmente retiram do ar conteúdos falsos, anticientíficos e radicalizados, a não ser por decisão judicial, pois têm todo interesse na frequência de suas visualizações. É por meio do consumo destas “informações” que estas plataformas recolhem dados de navegação de seus usuários, a fim de dirigir-lhes publicidade programática, isto é, direcionada para seus perfis particulares.

Os riscos sociais dessa infodemia são imensos. Manipulação em massa, desinformação, automedicação, estímulo à polarização, incitação ao ódio e influência em resultados eleitorais são apenas alguns deles. Populistas de extrema-direita têm explorado intensamente essa arma informacional a fim de erodir democracias mundo afora. Negacionistas disputam espaço com doutores de diversas áreas. Obscurantistas confundem a população e atrapalham a execução de políticas públicas, como a vacinação em massa. Facções supremacistas encontram meios para encorajar intolerância e violência contra minorias étnicas. Na escola, docentes já identificam estudantes donos da (pós) verdade.

São inúmeros os desafios políticos, tecnológicos, jurídicos e informacionais que se colocam. O primeiro passo no enfrentamento desse fenômeno perigoso é sua compreensão adequada. O segundo, atualizar as legislações nacionais para caracterizar crimes digitais. O terceiro, construir um marco regulatório da produção de conteúdo virtual, afinal, liberdade de expressão não significa licença para desinformar. Quem imaginaria que o acesso pleno à informação surtiria efeito contrário?

 

Thiago Antônio de Oliveira Sá é sociólogo, professor e doutor em Sociologia

 

 

[Ilustração: Caco Galhardo – fonte: http://www.cartamaior.com.br]

Capture d’écran d‘une vidéo sur YouTube [1] expliquant l’histoire et la présence actuelle de la langue occitane.

Écrit par Filip Noubel

Parmi la vingtaine de langues dites régionales parlées en France métropolitaine, six sont placées sous la rubrique d’occitan ou langue d’oc [2]. Parlé par plus d’un demi-million de personnes, et alimenté par une pratique éducative, médiatique et culturelle, l’occitan voit pourtant son nombre de locuteurs reculer. À qui la faute?

L’occitan (prononcé “outsita” en occitan) tire son nom d’une division des langues romanes issues du latin autour de la prononciation du mot “oui” selon une ligne qui partage la France en deux. Au nord, oui prend la forme du mot “oïl [3]” alors qu’au sud il devient “oc”,  ce qui a donné les termes de langue d’oc et d’occitan qui sont aussi utilisés pour décrire l’aire géographique et culturelle d’Occitanie qui représente la majeure partie du sud de la France.

L’occitan en tant que langue écrite est attesté dès le 10ème siècle, et a fonctionné comme langue littéraire, juridique et orale [4] jusqu’au 18ème siècle. À partir du 19ème siècle, il devient une langue principalement parlée qui reste la langue dominante des populations d’Occitanie dont beaucoup ne comprennent pas le français.

Qui parle occitan aujourd’hui?

Le nombre de locuteurs occitanophones qui se prête à de nombreuses interprétations reflétant différentes définitions de la maîtrise et de la pratique d’une langue.

Aujourd’hui, les estimations varient: [5] une enquête linguistique [6] réalisée en 2020 auprès de 8,000 personnes sur une grande partie de l’Occitanie par l’Office de la langue occitane [7], un établissement public créé en 2016 et couvrant 22 départements, indique que 7% en moyenne de la population parle l’occitan. Cette population représente plus d’un demi-million [8]de locuteurs.

Aujourd’hui, on distingue six principales variantes de l’occitan selon la région où elles comptent le plus de locuteurs: le gascon, le languedocien, le provençal, l’auvergnat, le limousin et le vivaro-alpin.

En dehors de la France, deux autres pays reconnaissent l’occitan comme langue avec statut régional officiel: l’Espagne, dans région du Val d’Aran [9] ; et l’Italie, dans les Vallées occitanes [10] du Piémont et de Ligurie. Monaco compte également 15% [11]d’occitanophones.

En France, les occitanophones sont en moyenne des hommes de 66 ans vivant à la campagne et qui pratiquent cette langue principalement en famille et avec leurs amis et leurs voisins. Plus de détails sur cette enquête sont disponibles dans cette vidéo sur YouTube:

Fait important, on ne compte plus d’occitanophones monolingues. On peut diviser les locuteurs de cette langue en deux catégories: une population qui a plus de 60 ans et parle l’occitan car cette langue leur a été transmise par la famille, et un deuxième groupe qu’on pourrait qualifier de néo-occitanophones, qui apprennent la langue dans des écoles immersives, et dont les parents ou la famille ne parle pas toujours occitan.

Pour ce qui est de l’éducation scolaire, l’Occitanie compte plusieurs écoles immersives dites Calandreta [12]. L’occitan est également proposé comme matière facultative [13] dans les écoles et enseigné dans les universités [14] où il est possible d’obtenir un diplôme supérieur en langue et culture occitanes.

Au niveau des médias, il existe une chaîne de télévision en langue occitane, OcTele [15]; plusieurs stations de radio [16] en général bilingues occitan et français, et une série de sites d’information régionale [17]en occitan. Le rôle des médias est essentiel [18] car ils valorisent une langue et contribuent à la transmission aux générations futures en ancrant cette langue dans la modernité et la culture numérique.

La culture est un vecteur qui permet à la fois de conserver l’héritage du passé tout en évitant la réduction au folklore ou à la muséologie. À ce titre, le monde occitan dispose de plusieurs institutions culturelles qui participent au prestige de la langue: des académies littéraires comme celle des Jeux Floraux [19] qui date de 1694, la fondation Félibrige [20]qui date de 1854, le Congrès permanent de la langue occitane [21], l’Office de la langue occitane déjà mentionné, des maisons d’édition [22]en occitan.

Certaines de ces initiatives, tout comme certains médias, bénéficient d’un soutien financier de l’État alors que d’autres sont privées.

Une langue qui reste menacée

Toutes les initiatives décrites ci-dessus sont positives et témoignent d’un renouveau certain, pourtant un fait reste avéré : le nombre de locuteurs ne cesse de diminuer [23]. Il ne semble pas que le manque d’initiatives culturelles soit à incriminer.

Le phénomène de recul est bien sûr lié au vieillissement des locuteurs occitanophones traditionnels dont la génération disparaît peu à peu. Mais réduire le problème à une explication purement démographique serait trop simpliste.

Il existe en effet des facteurs politiques tout aussi essentiels. Une des principales raisons est l’imposition du français qui accumule depuis trois siècles les arguments juridiques pour empêcher un usage plus répandu de l’occitan. Ainsi, dès 1802, [4] il est interdit de parler autre chose que le français à l’école publique. Cette interdiction est ensuite renforcée par des punitions et maintenue jusqu’aux années 1950, date à laquelle certaines langues régionales commencent à être enseignées [24].

Le débat est loin d’être terminé comme en témoigne la dernière polémique en date autour de la loi dite Molac de 2021  [25]à propos de l’enseignement immersif dans les écoles publiques, car l’État reste farouchement attaché à l’article 2 de la constitution française [26] qui déclare que “la langue de la République est le français”.

Les communautés des langues régionales et leurs représentants – activistes, personnalités politiques et de la culture ont beau se référer à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires,  [27]Paris refuse pour le moment de ratifier cette charte, après l’avoir toutefois signée. Cette méfiance répétée à l’égard des langues régionales explique la difficulté à valoriser l’occitan au sein de générations plus jeunes et surtout à une échelle plus étendue.

Ainsi, comme l’explique Jean-Christophe Dourdet, chercheur en langues occitanes dans un article de 2020 [28]:

La question de la revitalisation des langues est avant tout une question sociolinguistique. Plutôt que de demander une reconnaissance officielle des langues, d’autres approches de « revitalisation » visent à revendiquer des droits linguistiques pour les locuteurs et groupes de locuteurs de ces langues. Cette approche ne fonctionne que s’il existe une conscience linguistique suffisante pour permettre une revendication de groupe. En France, les locuteurs des langues de France ne présentent en général qu’une très faible conscience linguistique étant donné qu’ils considèrent leurs idiomes comme des « patois » au sens d’objets dépréciés. Cette idée est le fruit de décennies de politiques linguistiques françaises niant toute diversité linguistique au profit du tout français comme langue universelle d’émancipation.

La situation ne peut donc évoluer dans un sens d’une revalorisation active que dans le cas d’un soutien politique non-équivoque qui ne voit pas les langues régionales comme une menace. À ce sujet, la Charte européenne est très claire dans la définition de ses objectifs [29]:

La Charte se fonde sur une approche qui respecte pleinement les principes de souveraineté nationale et d’intégrité territoriale. Elle ne conçoit donc pas les relations entre les langues officielles et les langues régionales ou minoritaires en termes de concurrence ou d’antagonisme ; le développement de ces dernières ne doit pas, en effet, entraver la connaissance et la promotion des premières. Selon la Charte, chaque langue a sa place légitime.

James Costa, un chercheur britannique qui travaille sur les langues occitanes et écossaise entre autres, résume bien la situation en rappelant que la demande de plus de droits pour l’occitan se place dans une vision ouverte  tournée vers l’avenir [30]:

In that sense, language revitalization isn’t about regenerating pre-existing groups, but about inventing new ones, on new terms, while drawing on a construction of those groups as timeless or ancient.

Dans ce sens, quand on parle de revitalisation linguistique, il ne s’agit pas de régénérer des groupes pré-existants mais en fait d’en inventer de nouveaux, basés sur de nouveaux principes, tout en s’appuyant sur un socle éternel et ancien de ces groupes.

Article publié sur Global Voices en Français: https://fr.globalvoices.org

URL de l’article : https://fr.globalvoices.org/2021/08/10/266988/

URLs dans ce post :

[1] une vidéo sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=lkYW0X8BCAw&t=14s

[2] rubrique d’occitan ou langue d’oc: https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Langue-francaise-et-langues-de-France/Politiques-de-la-langue/Promouvoir-les-langues-de-France/Langues-regionales

[3] oïl: https://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_d%27o%C3%AFl

[4] langue littéraire, juridique et orale: https://locongres.org/fr/ressources/divers-fr/10950-pichona-istoria-de-la-lenga-occitana-e-de-son-estatut-fr-fr

[5] estimations varient:: https://www.laregion.fr/IMG/pdf/EnqueteOccitan.pdf

[6] enquête linguistique: https://www.ofici-occitan.eu/fr/restitution-des-resultats-de-lenquete-sociolinguistique/

[7] ’Office de la langue occitane: https://www.ofici-occitan.eu/fr/presentation-de-loffice/

[8] plus d’un demi-million : https://www.ofici-occitan.eu/fr/les-enjeux/

[9] Val d’Aran: https://fr.wikipedia.org/wiki/Val_d%27Aran

[10] Vallées occitanes: https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9es_occitanes

[11] 15% : https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_%C3%A0_Monaco

[12] Calandreta: http://calandreta.org/

[13] matière facultative: https://www.cairn.info/revue-ela-2006-3-page-265.htm#:~:text=Au%20coll%C3%A8ge%20l

[14] dans les universités: https://www.occitanetudesmetiers.com/occitan-universite.htm

[15] OcTele: https://www.octele.com/

[16] radio: https://www.radiopais.fr/

[17] sites d’information régionale : https://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article2427

[18] est essentiel: https://www.researchgate.net/profile/Fernando-Ramallo-2/publication/320935180_Les_langues_minoritaires_dans_la_communication_mediatique/links/5a0380270f7e9beb17705d4c/Les-langues-minoritaires-dans-la-communication-mediatique.pdf

[19] des Jeux Floraux: https://jeuxfloraux.fr/academie/missions/

[20] fondation Félibrige : http://www.felibrige.org/le-felibrige/

[21] le Congrès permanent de la langue occitane: https://locongres.org/fr/lo-congres-fr/l-institution/missions

[22] maisons d’édition : https://www.letrasdoc.org/fr/les-edtions/

[23] ne cesse de diminuer: https://www.univ-montp3.fr/uoh/occitan/une_langue/co/module_L_occitan_une%20langue_10.html

[24] commencent à être enseignées: https://www.vousnousils.fr/2020/02/05/quelle-place-pour-les-langues-regionales-a-lecole-628758

[25] la loi dite Molac de 2021 : https://fr.globalvoices.org/2021/07/20/266601/

[26] l’article 2 de la constitution française: https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-bloc-de-constitutionnalite/texte-integral-de-la-constitution-du-4-octobre-1958-en-vigueur#:~:text=DE%20LA%20SOUVERAINET%C3%89-,ARTICLE%202.,Libert%C3%A9%2C%20%C3%89galit%C3%A9%2C%20Fraternit%C3%A9%20%C2%BB.

[27] Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_europ%C3%A9enne_des_langues_r%C3%A9gionales_ou_minoritaires

[28] un article de 2020: https://journals.openedition.org/mimmoc/5667

[29] la définition de ses objectifs: https://www.coe.int/fr/web/european-charter-regional-or-minority-languages/the-objectives-of-the-charter-

[30] tournée vers l’avenir: https://occitan.hypotheses.org/55

 

A venda de libros de texto resúltalles cada vez menos rendible

Escrito por CARLOS PORTOLÉS

Os libros de texto xa non son bo negocio para as librerías. A dixitalización dos contidos nas aulas trae unha cara oculta. A das perdas provocadas nas modestas papelerías de barrio. O que antes era tinta agora son comprimidos dixitais. Miles de libros que se vendían e xa non se venden. Unha modernización que, se é desacompasada, pode deixar aos máis vulnerables polo camiño.

Din por aí, non sen razón, que o futuro é agora. Os aparellos son cada vez máis intelixentes, as pantallas cada vez máis nítidas e os usuarios cada vez máis doutos. A dixitalización paulatina de espazos como o traballo ou a aula é unha realidade ineludible. A máquina chegou para quedar. E a reconversión non é fácil.

Integración e punto intermedio

Din que o gran reto da modernización dos procesos de aprendizaxe é buscar o equilibrio entre o dixital e o analóxico. Que os nenos deben aprender a relacionarse cos inventos do seu tempo. Que a tecnoloxía non debe ser temida, pero tampouco reverenciada.

O contacto co papel e co lapis non debe erradicarse, senón integrarse e atopar un novo encaixe no modelo educativo. «Só o dixital non é suficiente para a formación dos nenos, hai capacidades como a caligrafía que só se desenvolven no modelo analóxico», asevera Ceo Fernández, vicepresidenta da Federación de Librarías de Galicia. Os puntos de venda de libros séntense abandonados.

Desde que as aulas comezaron a súa viaxe cara á terra prometida do binario, o sector está a ver reducido sen remedio o seu volume de vendas. Non piden regresións imposibles, simplemente avanzar cara a un espazo de ensino mixto que aune o mellor de ambos os mundos. Papel e pantalla traballando de xeito conxunto. Optimizando a experiencia de alumno e profesorado e perfeccionando técnicas.

«Non hai nada que os libreiros poidamos facer. Só pedimos que haxa un equilibrio. Hai que ter claras as necesidades novas e atopar unha forma de integrarnos», di Fernández. Non deixar a ninguén atrás, materia pendente.

Outros non son tan optimistas. Apuntan que a venda deste produto nunca foi rendible, e que se facía máis por labor social que por procura de beneficio.

«As librerías intentamos vender cada vez menos volume de libros de texto, porque traen perdas. Nunca foi algo rendible, pero cada vez éo menos», conta Ana Piñeiro, encargada da Librería Nobel da Coruña.

A pesar de que a Xunta recomenda ir sempre a comprar a librerías e papelerías, cada vez hai máis colexios que se saltan ao intermediario e fan os pedidos directamente á editorial. Tamén existe o perigo das grandes superficies e os seus descontos imposibles de igualar para o pequeno e mediano negocio. A atmosfera é cada vez máis irrespirable, e moitos xa optan por abandonar a actividade que tantas dores de cabeza creoulles. «Xa non vendemos libros en tenda, só baixo pedido. Non queremos arriscarnos», confesa Piñeiro.

Fortes e resistentes

Os negocios de barrio non se renden. Saben rearmarse. «As papelerías e librerías pequenas debemos aprender a reinventarnos. Ofrecer outros servizos para sobrevivir. Somos fortes, resistiremos», di Nieves Millán, da librería Palacios de Santiago. Aínda queda papel. Hai vida despois do comprimido. Nieves admite que este problema se divisaba a distancia, e que fai xa moito tempo que os negocios se estaban preparando para a arremetida da dixitalización. «As campañas escolares eran un empuxón, pero se xa non hai nada que vender; tes que buscar outras solucións».

 

[Imaxe: Sandra Alonso – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Ya puedes visitar Mondrian y la música, que explora una de las facetas menos conocidas del artista Piet Mondrian: la de su relación con la música
VISITAR EXPOSICIÓN
Mondrian y la música
Un ritmo distinto. Piet Mondrian (1872-1944) amaba el mar. Nacido en Amersfoort, en unas tierras bajas que han robado parte de su territorio al mar, se dio cuenta de que este le ofrecía un ritmo diferente, distinto al medido y calculado, que determinaría su concepción de la pintura en forma de ritmo visual.
La exposición. Guiada por el rumor de las olas, esta exposición digital se adentra en los ritmos musicales de Piet Mondrian, en lo que escuchaba, en sus amigos músicos, en aquellos compositores en los que influyó, y en su teoría musical.

Un entusiasta del jazz. A Mondrian le apasionaba el jazz. En su estudio de París siempre sonaba el gramófono y en esa época también se apuntó a clases de bailes de salón. Más tarde, en Estados Unidos, se interesó por los estilos musicales en boga, especialmente por el boogie-woogie, que bailaba con un estilo muy particular.

De músicos y teósofos. En 1909 Mondrian pasó a formar parte de la Sociedad Teosófica de Mme. Blavatsky, un espiritualismo esotérico que influyó en numerosos artistas y compositores de su época. El intercambio de ideas con amigos como el teósofo y compositor Jakob van Domselaer fueron determinantes para él.
Resonancias. El pintor influyó en muchos otros compositores, como Thelonious Monk, Morton Feldman, Louis Andriessen, Iannis Xenakis o Karel Goeyvaerts. También en algunos artistas vivos como Sándor Vály, que ha realizado piezas estrechamente ligadas a su pintura como esta que puede verse en la exposición.
Al menos dos niveles
La exposición, a tu ritmo. Para adentrarse en este paseo por el mundo sonoro de Mondrian solo hay que dejarse llevar. Pero se puede elegir entre una experiencia puramente sonora, semejante a escuchar una lista en Spotify, y otra más reflexiva, en el que los textos dan un contexto profundo a lo que suena. La navegación permite también hacer un recorrido “a la carta”, a la velocidad que uno desee.
El equipo curatorial. La muestra está comisariada por José Luis Maire, Inés Vallejo y Manuel Fontán del Junco, y ha sido diseñada por Prodigioso Volcán. Podrá visitarse hasta el 29 de julio de 2022.

 

[Fuente: http://www.march.es]

El Departament de Cultura de la Generalitat de Catalunya ha fet una nova ampliació del pressupost en subvencions per al doblatge i la subtitulació en català, que ha passat de 3.345.000 euros a 6.295.000 euros, 2.950.000 euros més, una quantitat que és gairebé el doble de la que hi havia fins ara.

Segons ha anunciat el departament en un comunicat, la primera línia ampliada està destinada al doblatge i la subtitulació en català de llargmetratges d’estrena en sales d’exhibició cinematogràfica. L’ampliació suma 800.000 euros a la dotació pressupostària, que queda fixada en 2.705.000 euros per al 2021.

La segona línia, dedicada al doblatge i la subtitulació en català de llargmetratges i a la subtitulació en català de sèries per a plataformes digitals i en suport físic, s’amplia en 2.000.000 d’euros i la dotació pressupostària queda fixada en 3.230.000 euros.

Finalment, s’ha ampliat amb 150.000 euros la tercera línia, destinada a la subtitulació en català de festivals i mostres audiovisuals a Catalunya per a l’any 2021. La dotació queda fixada en 360.000 euros.

El govern català s’ha fixat com a prioritat els darrers anys la introducció del català en el món audiovisual, tant a les sales de cinema com a les plataformes de continguts com Netflix o Disney +, amb un catàleg mot escàs en aquesta llengua tot i que, en moltes ocasions, ja hi ha el doblatge o la subtitulació fets, gràcies sovint a subvencions de l’administració. Política Lingüística, que amb el nou executiu ha pujat de rang i ha passat a ser una secretaria en lloc d’una direcció general, ha entomat el repte i ha anunciat l’ampliació del pressupost.

Organismes com el Consell de l’Audiovisual de Catalunya (CAC) i entitats com la Plataforma per la Llengua han publicat darrerament diversos informes sobre la migrada presència del català en les plataformes de continguts audiovisuals. Aquesta darrera entitat, a més, ha denunciat de forma repetida l’incompliment de la llei del Cinema de la Generalitat de Catalunya pel que fa a les quotes de pel·lícules en català.

Disney + i Netflix han incorporat els darrers mesos el català en algunes de les seves pel·lícules i sèries, però la proporció de la llengua en el seu catàleg continua sent ínfima, tot i que, segons un estudi de Política Lingüística, el 78% dels catalans volen sèries i pel·lícules doblades en català a les plataformes digitals, els canals de televisió tradicionals i les sales de cinema.

 

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]

[1] Portadas de libros en oriya. Imagen vía Flickr de Erin Mclaughlin [2]. Del grupo de portadas de libros en Flickr (CC-BY 2.0 [3]).

Escrito por Subhashish Panigrahi – traducido por Gabriela Garcia Calderon Orbe

Si bien las iniciativas de código abierto siguen en marcha, tanto Google como Microsoft han añadido el idioma oriya [4] de India a sus respectivos motores de traducción automática este año: Google Translate [5] en febrero y Microsoft [6] más recientemente el 13 de agosto.

El oriya [4] es el idioma oficial del estado indio de Odisha y el segundo idioma oficial del estado de Jharkhand [7]. Unos 35 millones de personas son hablantes nativos, y unos cuatro millones lo tienen como segunda lengua. El Gobierno indio también lo ha clasificado como uno de los idiomas clásicos [8] del país, basado en un conjunto de requisitos que incluye una tradición literaria de más de 1500 años.

Sin embargo, la presencia digital del oriya es limitada [9]. Por ejemplo, la Wikipedia en oriya, uno de los mayores depósitos de contenido textual, tiene actualmente solo 15 858 artículos [10] después de ser revivida en 2011 tras un paréntesis de nueve años [11]. En contraste, el malayalmo, con casi la misma cantidad de hablantes que el oriya, tiene alrededor de 70 000 artículos en Wikipedia. Durante mucho tiempo, el contenido de oriya estuvo disponible en línea como imagen y PDF –algunos, como la revista Utkal Prasanga [12], dirigida por el Gobierno estatal de Odisha, siguen publicando en una combinación de imagen y PDF. La tardía adopción de Unicode [13] ha hecho que el contenido no sea tan fácil de buscar.

La traducción automática es una herramienta poderosa para aumentar la presencia digital de un idioma, hace que el contenido sea más fácil de buscar y de acceder a quienes no hablan el idioma.

Los servicios en la nube de Microsoft, incluida la aplicación Microsoft Translator [14], Office, Translator para Bing [15], y a través del traductor Azure Cognitive [16], ahora admitirán todas las traducciones de oriya. Tanto Microsoft Translator como Google Translate (disponible tanto en la web y en aplicación) permiten la traducción de texto copiado directamente en el campo respectivo.

Además, estas plataformas también admiten la traducción de documentos de texto, sitios web y chats en vivo. La aplicación para móviles Google Translate tiene características adicionales, incluyendo la traducción fuera de línea, reconocimiento de escritura, escaneo, traducción y lectura de texto de imágenes [17], y uso de comandos de voz para hablar con un hablante de un idioma extranjero [18]. Una característica llamada “tocar para traducir [19]” permite al usuario traducir directamente un texto escrito dentro de cualquier aplicación. También se puede escuchar cómo se pronuncia un texto en un idioma admitido con la síntesis de voz de Google.

La adición de oriya fue bien recibida por el Gobierno estatal de Odisha. La Oficina del Ministro Principal de Odisha tuiteó:

La traducción de textos de oriya está ahora disponible en el Microsoft Translator.
Hoy, nos complace anunciar que hemos añadido la traducción de textos en oriya al Microsoft Translator. El oriya está disponible ahora, o lo estará pronto, en la aplicación Microsoft Translator, Office, Translator para Bing, y a través del servicio de traducciones Azure Cognitive para empresas y programadores
.
—————
Microsoft ha agregado traducción de oriya a su traductor, y se convierte en el duodécimo idioma indio de uso común que se añade. Esto facilitará el acceso a la información global en oriya y promoverá las interacciones entre idiomas.

El Departamento de Electrónica y Tecnología de la Información del Gobierno de Odisha también reaccionó:

Google Translate añade cinco idiomas.
—————-
Con millones de usuarios en todo el mundo, Google Translate añadió oriya a su lista de idiomas disponibles. Un gran paso para promover la alfabetización digital en nuestra lengua materna y para ayudar a millones de no hablantes a adoptarla.

Traducción automática
La traducción automática se usa para traducir el texto o el discurso del idioma de origen a un idioma de destino. La traducción que utiliza Google se basa en la Traducción Automática Neuronal [31], sistema informático que utiliza una técnica llamada red neuronal artificial [32] que usa grandes conjuntos de datos consistentes en la traducción de frases (del idioma de origen al idioma de destino [33]) para la formación.

Con la inclusión de oriya, Google Translate y Microsoft Translator ahora tienen 11 idiomas indios cada uno. En total, Google incluye 109 idiomas del mundo mientras que Microsoft incluye 73.

Mientras tanto, las iniciativas de código abierto aún deben crear proyectos exitosos de traducción automática en oriya.

Hay al menos un proyecto de código abierto comunitario en desarrollo –MTEnglish2Odia [34] está entrenando un motor de traducción automática mediante la recopilación de pares de traducción de fuentes existentes como Wikipedia en oriya [35] y las contribuciones colectivas de los usuarios en Twitter [36].

Además, hay algunas investigaciones [37] y recursos [38] que pueden ser utilizados para la construcción de motores de traducción automática por otras organizaciones.

La política de la traducción automática

La tecnología usada por Google Translate o Microsoft Translator es compleja desde el punto de vista social, legal, ético y de derechos.

Una plataforma de traducción automática puede ser de gran utilidad para muchas personas, como periodistas, para poder acceder rápidamente a noticias en muchos idiomas, o estudiantes que deseen aprender de recursos multilingües.

Del mismo modo, el apoyo a la síntesis de voz ayuda a las personas con discapacidad, especialmente con ceguera, a acceder y difundir información más fácilmente.

La educación, los medios de comunicación y la industria del entretenimiento también se benefician del potencial de Google Translate para traducir grandes cantidades de contenido rápidamente.

Por otra parte, la traducción automática puede contribuir a difundir información errónea, mientras que la síntesis de voz facilita a los estafadores que buscan aprovecharse de las personas con comunicaciones en su propio idioma.

Hay más de 6000 idiomas documentados [39] en todo el mundo, y apenas una minoría tiene sistemas de escritura establecidos. Esos son los idiomas que se incluyen en los proyectos de traducción automática como Google Translate y Microsoft Translator.

La disponibilidad de contenido en línea, y la cantidad de usuarios de Internet que hablan un determinado idioma, son factores importantes que las empresas con fines de lucro tienen en cuenta al decidir qué idiomas incluir en sus sistemas. Cuantos más idiomas admita una corporación, más contenido específico podrá ofrecer a los usuarios y más ingresos generará a partir de la publicidad [40].

Además, hay cuestiones éticas de atribución y remuneración en proyectos como Google Translate, que cuenta con una estructura de comunidad de colaboradores [41] para revisar las traducciones existentes (que ayuda a los ingenieros a mejorar con frecuencia la herramienta).

Aunque Google es una empresa con fines de lucro con muchos productos de pago –incluido un servicio de traducción en la nube [42]–, ni los voluntarios individuales ni las numerosas fuentes públicas de las que aprende la máquina reciben atribución ni remuneración.

El uso de comunicaciones privadas para mejorar el aprendizaje automático y la inteligencia artificial también es controvertido desde el punto de vista de la privacidad, aunque Google ha estado trabajando para que esos datos sean anónimos [43].

En un país como la India, donde la creación de contenidos multilingües enfrenta embotellamientos por los costos, productos como Google Translate y Microsoft Translator pueden revolucionar la economía india de contenidos. Pueden marcar la diferencia en proyectos como Wikipedia, que actualmente existe en 23 idiomas de la India [44]o StoryWeaver [45], plataforma multilingüe de literatura infantil en línea que depende en gran medida del trabajo voluntario.

Dado que muchas lenguas indias están desapareciendo rápidamente [46], y con el reto añadido del analfabetismo y la accesibilidad digital, la vía de las comunicaciones necesita más innovación en la tecnología de voz y visual. La traducción automática puede ser una herramienta viable para detener la extinción de los idiomas, pero en India todavía tiene un largo camino por recorrer.

Deslinde de responsabilidad: el autor ha estado involucrado con Wikipedia en oriya [35] como voluntario desde 2011 y con MTEnglish2Odia [34] desde sus primeras etapas.

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo: https://es.globalvoices.org/2020/09/10/idioma-oriya-de-india-se-suma-a-servicios-de-traduccion-de-google-y-microsoft/

URLs en este posteo:

[1] Image: https://www.flickr.com/photos/erinmclaughlin/albums/72157714911729883

[2] Erin Mclaughlin: https://www.flickr.com/photos/erinmclaughlin/50059114228/in/album-72157714911729883/

[3] CC-BY 2.0: https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/

[4] idioma oriya: https://es.wikipedia.org/wiki/Idioma_oriya

[5] Google Translate: https://www.blog.google/products/translate/five-new-languages/

[6] Microsoft: https://www.microsoft.com/en-us/translator/blog/2020/08/13/odia-language-text-translation-is-now-available-in-microsoft-translator/

[7] Jharkhand: https://es.wikipedia.org/wiki/Jharkhand

[8] idiomas clásicos: https://thewire.in/government/sanskrit-language-promotion

[9] presencia digital del oriya es limitada: https://www.aclweb.org/anthology/2020.wildre-1.3.pdf

[10] 15 858 artículos: https://stats.wikimedia.org/#/or.wikipedia.org/content/pages-to-date/normal|line|2018-07-01~2020-09-01|page_type~content*non-content|monthly

[11] paréntesis de nueve años: https://diff.wikimedia.org/2016/06/23/odia-wikipedia-wiktionary-birthdays/

[12] Utkal Prasanga: http://magazines.odisha.gov.in/utkalprasanga/2020/Aug/Augoriya.htm

[13] adopción de Unicode: https://diff.wikimedia.org/2015/06/03/odia-wikipedia/

[14] Microsoft Translator: https://www.microsoft.com/translator/apps/features/

[15] Translator para Bing: https://www.bing.com/translator

[16] traductor Azure Cognitive: https://azure.microsoft.com/services/cognitive-services/translator/

[17] escaneo, traducción y lectura de texto de imágenes: https://www.youtube.com/embed/UT5OPRKed9c?controls=0&autoplay=1&loop=1&playlist=UT5OPRKed9c

[18] uso de comandos de voz para hablar con un hablante de un idioma extranjero: https://kstatic.googleusercontent.com/files/2257b4c22f95e8d2105e9eb265a3b5f1d3d801a5a510b23e64615829e48dd22daac4758ff5f3ca6bb1501eb27f9e67d5e3633476c5de45f6ac83f55e118cf30a

[19] tocar para traducir: https://www.youtube.com/embed/4xtEp55MKRE?controls=0&autoplay=1&loop=1

[20] #OdiaTranslation: https://twitter.com/hashtag/OdiaTranslation?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[21] @Microsoft: https://twitter.com/Microsoft?ref_src=twsrc%5Etfw

[22] @mstranslator: https://twitter.com/mstranslator?ref_src=twsrc%5Etfw

[23] #Odia: https://twitter.com/hashtag/Odia?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[24] https://t.co/O4dZgZhbrs: https://t.co/O4dZgZhbrs

[25] August 17, 2020: https://twitter.com/CMO_Odisha/status/1295304481349894146?ref_src=twsrc%5Etfw

[26] @Google: https://twitter.com/Google?ref_src=twsrc%5Etfw

[27] #OdiaOnGoogle: https://twitter.com/hashtag/OdiaOnGoogle?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[28] @CMO_Odisha: https://twitter.com/CMO_Odisha?ref_src=twsrc%5Etfw

[29] https://t.co/lfSskvxSjR: https://t.co/lfSskvxSjR

[30] February 28, 2020: https://twitter.com/EIT_Odisha/status/1233245214220795904?ref_src=twsrc%5Etfw

[31] Traducción Automática Neuronal: https://es.wikipedia.org/wiki/Traducci%C3%B3n_autom%C3%A1tica_neuronal

[32] red neuronal artificial: https://es.wikipedia.org/wiki/Red_neuronal_artificial

[33] del idioma de origen al idioma de destino: https://www.aclweb.org/anthology/D13-1176.pdf

[34] MTEnglish2Odia: https://soumendrak.github.io/MTEnglish2Odia/

[35] Wikipedia en oriya: https://or.wikipedia.org/

[36] Twitter: https://twitter.com/mte2o/

[37] investigaciones: https://link.springer.com/chapter/10.1007/978-981-13-9282-5_47

[38] recursos: https://github.com/shantipriyap/Odia-NLP-Resource-Catalog

[39] 6000 idiomas documentados: http://www.unesco.org/languages-atlas/index.php?hl=en&page=statistics

[40] publicidad: https://support.google.com/google-ads/answer/1722078?hl=en

[41] estructura de comunidad de colaboradores: https://translate.google.com/intl/en/about/contribute/

[42] servicio de traducción en la nube: https://cloud.google.com/translate/pricing

[43] datos sean anónimos: https://www.engadget.com/2019/03/06/google-tensor-flow-privacy-ai/

[44] 23 idiomas de India: https://meta.wikimedia.org/wiki/List_of_Wikipedias_by_language_group

[45] o StoryWeaver: https://storyweaver.org.in/

[46] desapareciendo rápidamente: https://thewire.in/society/india-endangered-languages-need-to-be-digitally-documented

Après une première enquête nationale menée en septembre 2020 à propos des habitudes culturelles des Brésiliens, Itaú Cultural et Datafolha présentent de nouveaux chiffres. L’étude révèle une nette augmentation quant aux habitudes de consommations en ligne, durant la pandémie, autour des activités culturelles. Au total, ce sont 2276 personnes qui ont été interrogées entre le 10 mai et le 9 juin, issues de toutes les régions géographiques, de toutes les classes sociales.

ActuaLitté

Publié par Valentine Costantini

Qu’est-ce qui a manqué à la population brésilienne pendant cette pandémie ? La culture, bien sûr ! Les bibliothèques, par exemple, arrivent en troisième position, citées par 20 % des participants, tandis que les évènements comme les soirées poétiques, littéraires ou musicales apparaissent elles avec un taux de 8%.

Interrogés sur ce qui leur a le plus manqué sur la fermeture des activités culturelles, l’interaction avec autrui apparaît en deuxième position, avec un taux de 41 % des réponses – à noter qu’en 2020, on frôlait plutôt 20 %. Toujours en 2020, 18% des personnes affirmaient ne ressentir le manque d’aucune activité culturelle. Or en 2021, ce nombre serait tombé à 7%…

Un chiffre qui peut surprendre, mais qui s’explique en réalité par un changement d’habitude de consommation de ces activités culturelles.

La culture, en ligne !

Alors que l’année dernière, 20 % des individus déclaraient avoir visualisé des pièces de théâtre, des spectacles de danse ou des concerts en ligne, ils sont 40 % cette année. Un chiffre doublé, qui renforce l’idée que la culture a été essentielle durant la pandémie. Si bien que la plupart des personnes interrogées ont déclaré qu’elles avaient l’intention de conserver cette habitude, même après un potentiel « retour à la normale ».

Malgré la possibilité de participer librement à ces évènements, le distanciel et les activités en ligne se sont visiblement inscrits dans les mœurs…

Activités menées en ligne pendant la pandémie.

En effet, selon les données présentées, 80% de ceux qui ont regardé des représentations de théâtre, de musique et de danse en ligne ont l’intention de poursuivre cette pratique. Un chiffre similaire de 80 % apparaît dans le cas des cours ou ateliers d’art.

Est exploré aussi le cas des visites virtuelles de centres culturels (78%), ateliers de création pour enfants (75%) et visites guidées de projets artistiques (76%) – le tout en ligne, toujours. Cependant, le taux de continuité de la pratique est un peu plus faible dans le cas des expositions et des musées, avec un chiffre de 67%.

Autre activité ayant connu une forte croissance : l’écoute de podcasts. En effet, alors qu’en 2020, seuls 24 % des interrogés étaient intéressés par un tel format de divertissement, ils sont à présent 39 % – soit une augmentation de 15 %. De la même manière, la lecture numérique est passée de 36 à 40 %.

Enfin, la lecture numérique, elle aussi, a connu une augmentation notable, avec un passage de 36% à 40% de personnes qui ont lu des livres numériques durant la pandémie.

L’étude dans son intégralité est à retrouver ici, en portugais.

 

[Source : Publish News – reproduit sur http://www.actualitte.com]

 

À la suite d’un 14 juillet qui s’est conclu, comme chaque année, par un feu d’artifice mémorable, quoi de mieux que de plonger dans l’histoire de ce spectacle pyrotechnique ? Au Japon, la bibliothèque de la ville de Yokohama propose de découvrir les pages d’une série de catalogues publicitaires pour des feux d’artifice, datant du XIXe siècle. 

ActuaLitté
Publié par Valentine Costantini

Inventé en Chine vers le IIe siècle avant notre ère, selon les estimations, l’art des feux d’artifice est apparu au Japon vers 1600. On les appelle hanabi — soit « fleurs de feu », dans une traduction plus littérale. Alors que les histoires de feux d’artifice chinois et européens sont largement documentées, la situation est bien différente au Japon. Pourtant, les artisans japonais ont su faire preuve de savoir-faire, mais aussi d’inventivité.

La bibliothèque de la ville de Yokohama a effectué la numérisation de catalogues, qui contiennent des publicités en anglais pour Hirayama Fireworks et Yokoi Fireworks. Ils ont été publiés par C.T. Brock and Company, le plus ancien fabricant de feux d’artifice du Royaume-Uni. Jinta Hirayama, qui a fondé la société Hirayama Fireworks en 1877, aurait été le premier citoyen japonais à enregistrer un droit d’auteur américain pour ces catalogues.

Certaines images de ces catalogues sont pour le moins intrigantes puisqu’elles représentent des formes et figures bien trop complexes pour être logiquement réalisables. Des bougies, des oiseaux et autres animaux, un sumo ou même des lettres géantes… de quoi déboussoler n’importe quel lecteur.

Alan St. Hill Brock, un descendant de John Brock fondateur de Brock’s Fireworks Ltd, en 1698, fut l’éditeur de ces catalogues. Dans Pyrotechnics: The History and Art of Firework Making, ouvrage publié par D. O’Connor en 1922, il explique qu’à l’origine, les feux d’artifice au Japon ressemblaient plutôt à « un amusant ballon en forme d’animal, d’humain ou d’autre chose, qui, étant ouvert et lesté à l’extrémité inférieure, se gonfle en tombant et reste en l’air pendant un certain temps ».

Pas grand-chose à voir, donc, avec les projectiles pyrotechniques que nous connaissons aujourd’hui. Mais ceux-ci avaient l’avantage de pouvoir être utilisés en plein jour.

Quelques exemples sont toutefois plus proches des feux que nous pouvons admirer en levant les yeux…

via The Public Domain Review

[Source : http://www.actualitte.com]

Un álbum de inéditos del cantautor que era inconseguible, y el registro del espectáculo con el que la murga conmemoró los 20 años de El tren de los sueños

Escribe Ignacio Martínez 

A paso lento pero firme, las plataformas digitales –en particular Spotify, la vedette– van recibiendo el indispensable catálogo de Alfredo Zitarrosa. En agosto de 2020 se subieron los diez volúmenes de la colección “archivo inédito”, que habían sido editados originalmente con la desaparecida revista Posdata, en 1998, y hacía tiempo eran inconseguibles de forma oficial. Ahora, en el marco del 85° aniversario del nacimiento del cantautor, que se cumplió el 10 de marzo, está disponible el disco Zitarrosa Siempre.

Fue editado originalmente en CD en 1995, por el extinto sello Orfeo, bajo el nombre Zitarrosa siempre. Los inéditos, y hacía cerca de 20 años que también estaba descatalogado e inconseguible. Consta de 14 canciones que hasta ese momento en su mayoría eran inéditas –obvio, como lo decía el título– y fue una especie de aperitivo antes de que Posdata lanzara aquel gran menú para empacharse de lo mejor que había en el amplio archivo del cantautor.

En Zitarrosa siempre encontramos piezas muy interesantes ya desde el arranque, como “Humor negro”, un candombe instrumental grabado en Buenos Aires en 1976, que tiene toda la esencia de la música de Zitarrosa (luego fue registrado como “Por Ansina”). Paradójicamente, no cuenta con su voz, pero es una muestra clara de que en las guitarras también estaba su alma artística –la composición está acreditada a Ciro Pérez y Vicente Correa pero, según la ficha técnica, no hay registro de quiénes tocaron las seis cuerdas–.

Como todo compendio de archivos, las fuentes son muy variadas en el tiempo, en las calidades y en los lugares de registro (abarcan 20 años, de 1966 a 1986, y todos los países que oficiaron de segundo hogar para el cantautor: México, España y Argentina, además de Uruguay, claro está). Por ejemplo, “Humor negro” suena grabada en estudio, con un paneo exquisito de las guitarras, que si las escuchamos con auriculares nos arropan los oídos.

En el otro extremo tenemos “Milonga del desdichado”, que es una “grabación de prueba” de 1975 (en nuestro país) con sonido en mono, más seco y apagado, pero su valor está en que sirve como testimonio de que Zitarrosa y sus guitarristas (que en este caso se sabe que eran Gualberto López, Ciro Pérez y Vicente Correa) le imponían seriedad a la interpretación hasta cuando en teoría estaban “probando” (escuchen el trémolo del arranque).

El disco también tiene variedad en los autores de las canciones, ya que, además de la pluma de Zitarrosa, hay letras de Washington Benavides y de Mario Benedetti, por ejemplo, y músicas de Washington Luzardo, Eduardo Larbanois y varios más. Entre las canciones que no son de autoría de don Alfredo se destaca la milonga “Esta voz” (de Carlos López Alonso y Luzardo), una emotiva pieza que podría estar perfectamente en cualquier disco de los que Zitarrosa editó en vida. “Esta voz es terrón, greda y arena, / aterido penacho de algún cardo, / aspereza de piedra cimarrona / que rebelde se eriza en los picachos”.

Próxima estación

En el año 2000 la murga Contrafarsa ganó el primer premio del concurso de carnaval con el espectáculo El tren de los sueños, que marcó a fuego a muchos amantes del dios Momo. Por eso en 2020, a 20 años de haber presentado el repertorio original, la murga se despachó con nueve funciones –con entradas agotadas– en el Auditorio del Sodre para recordarlo. Una de las presentaciones fue registrada y lanzada en el álbum doble homónimo, editado por el sello Ayuí, que ya está disponible tanto en formato físico como en Spotify, bajo el nombre El tren de los sueños 20 años (en vivo) –el espectáculo original también está disponible en Spotify, tal como fue lanzado en el año 2000–.

“Al reeditar el espectáculo notamos que había un público que nunca lo había visto en vivo, que lo había escuchado a través de una grabación o de un video, o su abuelo, su mamá o su papá se lo había contado. Entonces, se dio una conjunción de público muy interesante”, dice el músico Eduardo Pitufo Lombardo, cabeza de Contrafarsa. Además, subraya que para el retorno del espectáculo no solo los integrantes de la murga que se paran arriba del escenario son los mismos de hace 20 años, sino que también parte del equipo técnico, de vestuario, maquillaje, puesta en escena e iluminación, por eso para los integrantes de Contrafarsa fue “una fiesta”.

Lombardo dice que, obviamente, cuando se arma un espectáculo nunca se sabe lo que puede pasar, pero viéndolo con la distancia que dan las dos décadas piensa que los contenidos de El tren de los sueños tienen vigencia porque se centraron “en el contexto político, social y cultural” y “hay cosas que se vuelven a repetirse o que continúan del mismo modo”. Pone como ejemplo de esta vigencia el “cuplé del consumista” (“Hiperestación”).

“Tanto tengo, tanto valgo, tanto tengo, tanto valgo”, canta la murga al inicio de una lanza contra el consumismo que pasa por todos los momentos, con dosis justas de humor y caleidoscopio de melodías: “¿Está abierto? Para usted no tenemos horario, este hipermacro nunca está cerrado. En carnaval puede hacer su pedido, en Semana Santa y también los domingos. Siempre trabajamos todos los feriados y también abrimos… cuando hay un paro”.

El álbum doble también incluye temas del repertorio clásico de Contrafarsa de otros carnavales, que no estaban incluidos en discos anteriores, como “El pastor Martínez”, “Locura de murga” y “Retirada 2003”. De yapa, para esta conmemoración por los 20 años hubo varios invitados especiales: Luciano Supervielle (en “Estación 40”), Alejandro Balbis, Mariana Ingold y Freddy González y Álvaro García (sí, el exdirector de la Oficina de Planeamiento y Presupuesto).

[Fuente: http://www.ladiaria.com.uy]

 

 

Escrito p

“No entienden muy bien quién es abuelo, quién tío, quién bisabuelo; las viejas etiquetas les deben parecer espesas e imprecisas”, afirma el narrador de Los cuerpos del verano, de Martín Felipe Castagnet. El hombre —que resucita en el cuerpo de una mujer tras flotar durante setenta años en el mundo virtual donde habitan millones de conciencias— dice en otro momento sobre los jóvenes: “Son la última generación; en adelante no habrá generaciones sino multiplicaciones”.

A través de la ficción especulativa —y por momentos absurda— el escritor interviene en la discusión actual sobre la identidad, la memoria o la tecnología. Estrategias parecidas encontramos en libros de Marcelo Cohen, Samanta Schweblin, Edmundo Paz Soldán, Fernanda Trías, Rita Indiana, Alberto Chimal, Gabriela Alemán, Juan Cárdenas, J. P. Zooey o Liliana Colanzi. Han proliferado los relatos y novelas de autores latinoamericanos que fabulan realidades alternativas o futuras, casi siempre con intención irónica, política y queer.

La ciencia ficción más heterodoxa se ha vuelto medular en la literatura de América Latina. Especialmente castigada por la pandemia, con la migración siempre en el horizonte y víctima de una polarización política que cada día se vuelve más extrema, la región está encontrando en su literatura los futuros que sus políticos son incapaces de imaginar. Las nuevas mitologías, que los lectores sin duda necesitan, son construidas por los escritores mediante la hibridación de las cosmovisiones indígenas con las maestras del feminismo, de la tecnología con el humor, del ensayo con la ciencia ficción.

Tras un canon que —desde Juan Rulfo o Gabriel García Márquez hasta Roberto Bolaño o Elena Poniatowska— exploró sobre todo el pasado o el presente, han llegado nuevas generaciones que incluyen en sus intereses también el porvenir. Si los autores del Boom latinoamericano tradujeron al español los hallazgos técnicos de William Faulkner o Ernest Hemingway, los escritores nacidos en las últimas cuatro décadas del siglo pasado versionan las ideas y las propuestas de Ursula K. Le Guin o Donna Haraway. Encuentran otros modelos inesperados en las artes conceptuales y las narrativas digitales. Los une la voluntad de sacudir los géneros, sexuales y textuales: quienes no se sitúan directamente en una posición feminista, se mueven en el ámbito de lo queer; y todos remezclan imaginarios muy diversos.

En muchos de ellos la migración aparece como una pregunta clave y dolorosa. En el relato “Hermano ciervo”—del libro Tierra fresca de su tumba, de Giovanna Rivero—, por ejemplo, la protagonista estudia el género fantástico y su novio, la clonación de los camélidos. Ambos sienten que sus familiares, en un país lejano, se han convertido en otras personas, al tiempo que ellos mismos también sufrían una mutación. Para sobrevivir en Estados Unidos, él se somete a experimentos médicos que lo convierten en “sujeto prospectivo”, con abundantes extracciones sanguíneas. Cuando llega a la fase X, la última, con “ese tipo de registro que usaban los de la serie Expediente X”, a ella le obligan a ponerse un traje antibacterial para su despedida.

La lectura política es obvia: a cambio de ayudarles a progresar intelectualmente, el imperio les chupa la sangre. Pero no lo es tanto la interpretación en términos genéricos. Mientras su novio dona su cuerpo, en vida y por entregas, a la ciencia ficción, la narradora estudia la carta astral de su hermano muerto o asiste a la muerte de un animal salvaje. Dos fuerzas chocan en ese relato: el poder de lo antiguo y el de lo contemporáneo. De su síntesis, parece decirnos, depende la suerte de lo que vendrá.

“Lo que hay aquí, en esta antología, es un intento por contribuir, desde la incomodidad con el presente, con algunos hilos que puedan entrelazarse y tejerse para hacer otros mundos”, escribe la artista y escritora mexicana Verónica Gerber Bicecci en el prólogo a En una orilla brumosa. Se trata de un volumen colectivo de relatos y ensayos que se apropian de ciertos recursos de la ciencia ficción para imaginar un catálogo de futuros que no se parecen a los del cine y la televisión, que no persiguen el espectáculo sino la especulación. El lenguaje sigue siendo la mejor herramienta para diseñar escenarios alternativos.

Aunque todo escritor está por naturaleza interesado en la tradición y en la memoria, este inicio de siglo señala una progresiva atención de la literatura latinoamericana hacia lo porvenir. Ese giro importante del foco de interés, del pasado y el presente hacia la proyección de futuros, puede deberse a motivos históricos. Los autores del Boom, contemporáneos del Che Guevara o de Salvador Allende, vivieron las revoluciones de Latinoamérica. Los de hoy han sufrido las consecuencias de que fueran neutralizadas por las dictaduras o condenadas por sus propios líderes a una lenta autodestrucción. La literatura ocupa ese lugar vacío —el de los proyectos colectivos del mañana— y lo convierte en un poderoso generador estético y filosófico.

Aunque predomine en estos momentos la distopía (sanitaria y política en Allá afuera hay monstruos, de Paz Soldán, o Mugre rosa, de Trías; tecnológica en Kentukis, de Schweblin; ecológica en El ojo de Bambi, de Gerber Bicecci), muchos de los autores de las nuevas generaciones, después de décadas de desilusión, han sido testigos en los últimos años de algunos mensajes de esperanza. Desde las movilizaciones masivas, de norte a sur, a favor de la despenalización del aborto o del matrimonio igualitario, hasta el cambio constitucional en Chile. Podríamos estar en un punto de inflexión entre las ruinas y el optimismo.

¿Será la tercera década del siglo XXI la década de la tensión entre los últimos estertores de los relatos distópicos y nuevas formas literarias de la utopía? Para poder responder a esa pregunta, seguiremos leyendo. Con la conciencia de que el futuro no está escrito. Y que todo un continente permanece abierto a la historia y a la imaginación.

Jorge Carrión (@jorgecarrion21) es escritor y director del máster en Creación Literaria de la UPF-BSM. Sus últimos libros publicados son Contra Amazon y Lo viral. Es el autor del pódcast Solaris, ensayos sonoros.

[Foto: Federico Rios Escobar – fuente: http://www.nytimes.com]

 

 

Foto de Kristin Hardwick en stocksnap, [1] bajo dominio público

Escrito por Jacobo Nájera

En México se aprueba que datos biométricos, nombre y dirección de usuarios de telefonía móvil sean registrados en una base de datos, una decisión alarmante, según activistas. El gobierno de México ya ha fallado varias veces en la protección de datos personales.

El Senado de la República de México aprobó [2] y luego publicó el 16 de abril, el decreto [3] que modifica la ley mexicana de telecomunicaciones y radiodifusión para crear el Padrón Nacional de Usuarios de Telefonía Móvil (PANAUT).

El padrón consiste en la creación de una base de datos con información de los titulares de las líneas de telefonía móvil, bajo la custodia de los operadores de telefonía. Esto es lo que establece el decreto:

El registro del número de una línea telefónica móvil en el Padrón Nacional de Usuarios de Telefonía Móvil será obligatorio para el usuario, que deberá proporcionar identificación oficial, comprobante de domicilio y datos biométricos para la activación del servicio de la línea telefónica móvil (…)

Esto significa que exige a las personas usuarias de telefonía móvil en México el registro de sus tarjetas SIM con sus datos personales y biométricos, como las huellas dactilares o rasgos faciales. Los operadores de telefonía serán los encargados de recabar y administrar estos registros. Se estima que la creación del padrón tendrá un costo de 700 millones de pesos [4], o 35.4 millones de dólares.

La motivación para realizar estos cambios legislativos según en el Senado de México es “la colaboración con las autoridades competentes en materia de seguridad y justicia en asuntos relacionados con la comisión de ilícitos.” Para 2019 se estimaron 22.3 millones de personas víctimas [5] de delitos, según datos nacionales. Alcanzar “la paz y la seguridad [6]” fue uno de los ejes más importantes del presidente mexicano, Andrés Manuel Lopez Obrador, cuando fue elegido en 2018.

Durante el proceso legislativo y posterior a su aprobación han surgido críticas. Tal es caso de la organización civil Red en Defensa de los Derechos Digitales que advirtió [7] es las primeras fases del proceso que no existe evidencia de que este tipo de mecanismos contribuyan a la reducción de los delitos y a su vez es fácil de evadir. Mientras, también se atentaría contra derechos fundamentales como la privacidad y puede poner en riego la seguridad de las personas por la posibilidad del acceso no autorizado o filtración de los datos personales. La organización plantea que afectaría la presunción de inocencia ya que “la reforma establece que todos los actos jurídicos realizados desde una línea telefónica a la persona registrada al padrón”  [8]por lo que las personas tendrían que demostrar que no son responsables en el caso, por ejemplo, de robo o suplantación.

Por su lado un sector de la industria electrónica de telecomunicaciones, que agrupa 1000 empresas [9], pidió a los legisladores rechazar la iniciativa de ley [10]. Entre sus argumentos se encuentra la dificultad para la creación de una base de datos en un ecosistema en donde cada operador tiene tecnologías diferentes y la desincentivación en la inversión que esto puede ocasionar, además del argumento que no reduciría los niveles de criminalidad.

En México, si bien se registra un aumento en la confianza del gobierno federal según cifras oficiales [11], también los mexicanos perciben un incremento del 7.5% de las víctimas de corrupción según la Encuesta Nacional de Calidad e Impacto Gubernamental [12] de 2019. Las organizaciones temen que la lista de datos personales se pierda y que caiga en manos de personas malintencionadas, aumentando así el sentimiento de inseguridad.

En México se cuenta con varios casos documentados en donde instituciones de gobierno han fallado en la protección de datos personales, [13] según el organismo federal encargado de la protección de los datos personales. Uno de los más recientes es el de la Secretaria de la Función Pública, que expuso los datos de 830,000 funcionarios de la administración federal.  [14]

Otro caso se encuentra en el sector salud. En 2018 se registró la filtración y exposición de 2.3 millones de expedientes clínicos del estado de Michoacán [15]. En esta exposición de datos la autoridad federal determinó que la “responsabilidad potencial” fue la empresa de tecnológica Hova Health. También en este mismo sector, en 2020, se reportó que datos personales de pacientes trabajadores del estado estaban disponibles en motores de búsqueda [16] en internet.

En 2009 se intentó un padrón similar, el llamado Registro Nacional de Usuarios de Telefonía Móvil (RENAUT). Este mismo estuvo en funcionamiento durante dos meses para luego ser desechado después de que se informara que la base de datos estaba a la venta [17]. En 2013 el padrón electoral estuvo a la venta [18].

Frente a la creación del padrón de telefonía móvil la ciudadanía ha promovido acciones de defensa legal por medio de amparos, pero la mayoría de amparos fueron desechados [19] por los jueces. Por su parte, el Instituto Nacional de Transparencia, Acceso a la Información y Protección de Datos Personales determinó interponer acción de inconstitucionalidad  [20]porque considera que el padrón atenta contra la protección de datos personales y de acceso a la información. También se unió a estas acciones el Instituto Federal de Telecomunicaciones (IFT), al considerar [21] que no podría destinar recursos para la creación y operación del padrón, debido a que no se aprobó presupuesto, y además podría afectar a la libertad de expresión y el acceso a los servicios de telecomunicaciones.

Por su parte la iniciativa #NoALPadrón [22] que agrupa 10 organizaciones sociales exigió a la Comisión Nacional de Derechos Humanos, un organismo autónomo del Estado, que interponga una acción de inconstitucionalidad en contra del padrón. Sin embargo dicho organismo respondió que no se sumaría y solo dará seguimiento.

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo: https://es.globalvoices.org/2021/05/25/piden-rechazo-del-padron-de-usuarios-de-telefonia-movil-en-mexico/

URLs en este posteo:

[1] stocksnap,: https://stocksnap.io/photo/smartphone-screen-NHNRJKATX2

[2] aprobó: http://comunicacion.senado.gob.mx/index.php/informacion/boletines/50696-senado-aprueba-en-lo-general-crear-padron-nacional-de-usuarios-de-telefonia-movil.html

[3] el decreto: https://dof.gob.mx/nota_detalle.php?codigo=5616165&fecha=16/04/2021

[4] 700 millones de pesos: https://www.eleconomista.com.mx/empresas/Entre-en-vigor-el-padron-de-telefonia-movil-que-obliga-a-usuarios-a-entregar-datos-biometricos-20210417-0007.html

[5] 22.3 millones de personas víctimas: https://www.inegi.org.mx/contenidos/programas/envipe/2020/doc/envipe2020_presentacion_nacional.pdf

[6] la paz y la seguridad: https://www.elfinanciero.com.mx/nacional/los-8-ejes-del-plan-nacional-de-seguridad-y-paz-de-amlo/

[7] advirtió: https://r3d.mx/wp-content/uploads/Ficha-PUTM-Senado.pdf

[8] “la reforma establece que todos los actos jurídicos realizados desde una línea telefónica a la persona registrada al padrón” : https://twitter.com/R3Dmx/status/1395484505163567105

[9] agrupa 1000 empresas: http://canieti.org/canieti/quienessomos.aspx

[10] rechazar la iniciativa de ley: http://www.canieti.org/comunicacion/noticias/vista/20-12-16/Pide_Canieti_a_Senado_rechazar_registro_de_celulares.aspx

[11] cifras oficiales: https://www.inegi.org.mx/app/saladeprensa/noticia.html?id=5724

[12] Encuesta Nacional de Calidad e Impacto Gubernamental: https://www.inegi.org.mx/contenidos/programas/encig/2019/doc/encig2019_principales_resultados.pdf

[13] han fallado en la protección de datos personales,: https://www.eleconomista.com.mx/politica/Funcion-Publica-incumplio-con-la-ley-por-fuga-de-datos-personales-Inai-20201124-0082.html

[14] expuso los datos de 830,000 funcionarios de la administración federal. : https://www.animalpolitico.com/2020/07/funcion-publica-datos-personales-empleados-gobierno/

[15] la filtración y exposición de 2.3 millones de expedientes clínicos del estado de Michoacánhttps://www.eleconomista.com.mx/opinion/Hova-Health-datos-personales-sensibles-a-la-vista-de-quien-sea-20180812-0020.html

[16] pacientes trabajadores del estado estaban disponibles en motores de búsqueda: https://www.eleconomista.com.mx/tecnologia/El-ISSSTE-vive-una-fuga-de-datos-sensibles-que-expone-la-salud-de-sus-usuarios-y…-no-hace-nada-20200818-0097.html

[17] estaba a la venta: https://archivo.eluniversal.com.mx/notas/685120.html

[18] el padrón electoral estuvo a la venta: https://es.globalvoices.org/2013/11/12/tambien-el-padron-electoral-mexicano-esta-a-la-venta/

[19] desechados: https://www.elsoldemexico.com.mx/mexico/justicia/aumenta-a-140-el-numero-de-amparos-rechazados-contra-padron-de-telefonia-movil-panaut-6656715.html

[20] determinó interponer acción de inconstitucionalidad : https://home.inai.org.mx/wp-content/documentos/SalaDePrensa/Comunicados/Comunicado%20INAI-139-21.pdf

[21] considerar: http://www.ift.org.mx/comunicacion-y-medios/comunicados-ift/es/el-pleno-del-ift-aprueba-interponer-controversia-constitucional-en-contra-de-diversas-disposiciones

[22] #NoALPadrón: https://noalpadron.mx/

[23] #CNDH: https://twitter.com/hashtag/CNDH?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[24] #AcciónDeInconstitucionalidad: https://twitter.com/hashtag/Acci%C3%B3nDeInconstitucionalidad?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[25] #ControversiaConstitucional: https://twitter.com/hashtag/ControversiaConstitucional?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[26] @SCJN: https://twitter.com/SCJN?ref_src=twsrc%5Etfw

[27] @INAImexico: https://twitter.com/INAImexico?ref_src=twsrc%5Etfw

[28] @IFT_MX: https://twitter.com/IFT_MX?ref_src=twsrc%5Etfw

[29] #LeyFederalDeTelecomunicacionesYRadiodifusión: https://twitter.com/hashtag/LeyFederalDeTelecomunicacionesYRadiodifusi%C3%B3n?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[30] #PadrónNacionalDeUsuariosDeTelefoníaMóvil: https://twitter.com/hashtag/Padr%C3%B3nNacionalDeUsuariosDeTelefon%C3%ADaM%C3%B3vil?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[31] #DefendemosAlPueblo: https://twitter.com/hashtag/DefendemosAlPueblo?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw

[32] pic.twitter.com/CpZ7c3h7LH: https://t.co/CpZ7c3h7LH

[33] May 18, 2021: https://twitter.com/CNDH/status/1394685023220031493?ref_src=twsrc%5Etfw

Pasaporte analógico con sellos de migraciones de Uruguay y Argentina

Escrito por MARÍA PAZ CANALES

Si bien las devastadoras consecuencias económicas y sociales que ha traído para la población el extendido período de pandemia son el aliciente para que los gobiernos busquen en este tipo de instrumentos una herramienta para “premiar” el comportamiento de la ciudadanía responsable que ha cumplido con su deber de inmunización, hay un problema severo en esta estrategia desde la perspectiva de la comunicación del riesgo primero, y luego respecto del ejercicio de derechos fundamentales.

A inicios de mayo, la prensa anunciaba que seis países de América Latina y el Caribe, entre ellos Chile, estaban desarrollando una iniciativa para impulsar proyectos que incentiven la transformación digital de la salud en la región y cuya primera iniciativa sería el desarrollo de un certificado de vacunación digital e interoperable para Covid-19. Se trataría de una iniciativa patrocinada por el Banco Interamericano de Desarrollo (BID), alineados con la Organización Mundial de la Salud (OMS) y la Organización Panamericana de la Salud (OPS)

La digitalización del expediente médico es un proceso en curso en muchos países de la región, entre ellos Chile. En los últimos años ha sido conducido de la mano de evaluaciones de cómo implementarse en una forma que proteja la seguridad y la privacidad de los datos de salud, y que no impacte negativamente el ejercicio de otros derechos fundamentales. La pregunta aún sin respuesta es si el anuncio sobre certificaciones digitales interoperables de vacunación en la región va a satisfacer tales estándares y cómo. Los riesgos de avanzar en certificaciones de vacunación e inmunidad digital o pases de movilidad se extienden a la inadecuada comunicación de riesgo y al impacto en el ejercicio de derechos.

Los certificados de vacunación tienen dos propósitos principales: generar un registro que facilite la continuación de las prestaciones de salud para la persona que ha recibido un tratamiento de inmunización, y entregar información acerca del tipo de inmunización recibida para hacer seguimiento a sus resultados o validez. A nivel mundial existe una larga historia de programas de inmunización que en el último siglo se han desarrollado sin problemas, entregando la información a sus beneficiarios en papel.

Todo evento de prestación de salud requiere del acceso a datos personales y datos sensibles que se configuran a partir de la prestación de salud recibida. Tales datos normalmente residen en la ficha médica, a la cual solo la paciente y sus prestadores de salud tienen acceso, y no son consignados en forma detallada en las certificaciones recibidas, que solo contemplan la información mínima para identificar a la paciente y su evento de inmunización. La digitalización de los certificados de vacunación va acompañada de un aumento de la cantidad de datos recogidos e incrementa la posibilidad de generar eventos de acceso no autorizado a esa información para propósitos que pueden ser completamente distintos a los originales, es decir, información de continuación de prestaciones de salud y prueba de inmunización. Creado el antecedente digital, y al forzar a la población a circular con esta información en sus dispositivos digitales, el riesgo de pérdida de control, derivado de usos no relacionados al tratamiento de salud, se extiende exponencialmente.

Los pases de movilidad proponen un caso de uso tanto más problemático, ya que intentan asociar a un episodio (o varios) de inmunización a un diferencial en cuanto a las posibilidad de ejercer la libertad de movimiento sin restricciones, en comparación de aquella limitada para las personas no inmunizadas. Los pases de movilidad se basan en una inferencia de riesgo menor de infección y contagio basado en el episodio de inmunización. Para que esa inferencia sea sólida, debe sostenerse en evidencia científica de cuál es el nivel de disminución de riesgo de contagio y de propagación del virus que la inmunización genera. En Chile, la Universidad de Chile ha indicado que ese riesgo se sitúa en el 56,5% como promedio para las vacunas en actual utilización en Chile. Mientras, el Ministerio de Salud declara que la vacuna SINOVAC (con la que mayoritariamente ha sido inmunizada la población nacional) tiene 67% de efectividad para prevenir Covid-19 sintomático. Es decir, incluso en la cifra más optimista, 3 de cada 10 personas vacunadas aún se encuentran en riesgo de contraer y transmitir COVID-19.

Avanzando en la trilogía, los pasaportes de inmunidad buscan generar un grado de certeza que permita la circulación de la población y la reactivación de las actividades económicas y sociales, incluso en el tránsito internacional. Su emisión depende de la existencia de métodos de medición de los grados de inmunidad desarrollada por la población frente a una enfermedad infectocontagiosa. Su objetivo es precisamente discriminar entre aquellos que cuentan con inmunidad y quienes carecen de ella, asignando consecuencias de movilidad y oportunidades de empleo a esa clasificación. Así, buscan imponer una restricción artificial sobre quién puede participar en actividades sociales y económicas, y quién no. Es por ello que las expertas llaman la atención acerca del riesgo de que los pasaportes de inmunidad creen un incentivo perverso para que las personas busquen infectarse, especialmente las más vulnerables, que no pueden permitirse un período de exclusión de la fuerza laboral, agravando las desigualdades sociales preexistentes. La OMS expresó en 2020 su preocupación por el desarrollo de pasaportes de inmunidad, advirtiendo la información insuficiente acerca del desarrollo de anticuerpos para el SARS-CoV-2, con los riesgos de errónea clasificación de los niveles de inmunidad de la población que ello podría implicar. En la actualización provista en mayo de 2021, la OMS vuelve a repetir que la evidencia sobre la respuesta inmune y su duración respecto de la infección de Covid-19 o su inmunización no se encuentra suficientemente comprendida a la fecha, con lo cual la correlación de su efecto de protección no puede ser aún establecida.

Para evitar las críticas internacionales a que han sido sujetos los pasaportes de inmunización, como el renombrado pase verde de la Unión Europea, en Chile las autoridades han optado por la nomenclatura de “pase de movilidad” que como vimos más arriba se encuentra sujeto a las mismas incertidumbres en la comunicación de riesgo que los pasaportes de inmunidad: ambos hacen inferencia hasta ahora no asentadas en evidencia científica de nivel de riesgo de contraer y contagiar el SARS-CoV-2.

Problema con la comunicación de riesgo

Tal como lo ha destacado el European Data Protection Board (EDPB) al emitir su opinión sobre la propuesta de certificado verde para la Unión Europea, “parece haber poca evidencia científica que respalde el hecho de que haber recibido una vacuna COVID-19 (o haberse recuperado de COVID-19) otorga inmunidad y por cuánto tiempo dura. Por lo tanto, el Certificado Verde Digital debe entenderse simplemente como una prueba verificable de una solicitud o historial médico fáctico con sello de tiempo que facilitará la libre circulación de los ciudadanos de la UE debido a su formato común en todos los Estados miembros. Sin embargo, advertimos derivar conclusiones sobre inmunidad o contagio, ya que una opinión científica consolidada aún está pendiente”.

Por su parte, el Ada Lovelace Institut ha advertido que los pasaportes digitales no deben implementarse mientras se desconoce tanto sobre COVID-19, particularmente el efecto de diferentes vacunas (y regímenes de vacunación) sobre la transmisión, la duración de la protección y la generalización de esos efectos. En otras palabras, el pasaporte de vacunación se basa en la premisa de que el estado de “vacunada” dice algo sobre el riesgo que una persona representa para otros, no simplemente el riesgo que cada persona enfrenta de contagiarse. “En la actualidad, el estado de vacunación no ofrece evidencia clara o concluyente sobre el riesgo de un individuo para otros a través de la transmisión. El estado de vacunación nunca puede ofrecer evidencia absolutamente concluyente del riesgo de un individuo para otros (o su propio riesgo), ya que ninguna vacuna será 100% efectiva para el 100% de los receptores”.

La consecuencia más grave sobre este error en la comunicación de riesgo, el incremento en la circulación del virus y el aumento en el nivel de contagios consecuente, fue denunciada en Chile por el Colegio Médico y un número relevante de Asociaciones Médicas al realizarse el anuncio de despliegue del pase de movilidad por el gobierno de Chile. Dos semanas luego de su implementación, la evidencia del aumento de casos a nivel nacional, con alrededor de 50 mil casos activos, parece respaldar que un relajamiento de la movilidad no se justifica ni siquiera con un programa de vacunación exitoso.

No se trata de poner en cuestión la utilidad de las vacunas que indudablemente reducen el riesgo de contraer la enfermedad o de presentar sus síntomas más severos. El cuestionamiento a los pases de movilidad o certificaciones de inmunidad no tiene nada que ver con la defensa al “derecho a no vacunarse” que algunos individuos han intentado enarbolar, de lo que se trata es de entregar información adecuada a la población que evite el relajamiento de las medidas sanitarias de distanciamiento social, uso de mascarillas e higiene de manos que siguen siendo esenciales para contener la pandemia.

Tristemente, aquí nos encontramos no solo frente a un problema de oportunidad que ha sido el ángulo enfatizado desde la comunidad científica, sino que, junto a la falta de certeza científica acerca de la predicción de riesgo que acompaña a la inmunización, se sitúa un problema social relacionado con cómo los pases de movilidad, los certificados de vacunación digital o los certificados de inmunidad pueden terminar transformándose en instrumentos de discriminación en el ejercicio de derechos, cuyos impactos negativos se extiendan a los ya dolorosos efectos económicos y sociales que afectan a sectores más vulnerables.

Discriminación en el ejercicio de derechos

No es casualidad que al inicio de la pandemia la Comisión Interamericana de Derechos Humanos (CIDH), a través de su Resolución 1/20 “Pandemia y Derechos Humanos en las Américas”, recomendó a los Estados de la región “adoptar de manera inmediata e interseccional el enfoque de derechos humanos en toda estrategia, política o medida estatal dirigida a enfrentar la pandemia del COVID-19 y sus consecuencias, incluyendo los planes para la recuperación social y económica que se formulen. Estas deben estar apegadas al respeto irrestricto de los estándares interamericanos e internacionales en materia de derechos humanos, en el marco de su universalidad, interdependencia, indivisibilidad y transversalidad, particularmente de los DESCA”.

Desde un punto de vista individual, un pase de movilidad registra datos de salud privados, ¿cómo se protege esta información? ¿Cómo se previene el riesgo de fraude o falsificación? ¿Cómo se previenen violaciones de la privacidad? Desde un punto de vista social, la adopción de pases de movilidad tiene impactos concretos en el ejercicio de la libre circulación, el derecho a reunión e incluso sus impactos pueden extenderse al acceso a las oportunidades de empleo. Estos pasaportes no deberían resultar en una herramienta de control social que restrinja la movilidad de la población en contextos de disidencia política o en una herramienta adicional para imponer restricciones abusivas a la migración, por nombrar solo algunos de los potenciales impactos negativos de estas implementaciones.

La creación de un pase de movilidad genera una indudable tentación para las empresas de condicionar el acceso a oportunidades de empleo a la titularidad de estos, en el marco de una campaña de vacunación que aún no alcanza la universalidad y, repetimos, cuyas condiciones de duración de inmunidad no se encuentra científicamente determinada aún. Un uso de este tipo tendrá consecuencias indudables de discriminación, pero también desafíos logísticos en torno a cómo se realizan las verificaciones de los pases y cómo se vigila que continúe la adopción de otras prevenciones sanitarias como el distanciamiento social y uso de mascarillas. El pase de movilidad puede fomentar una falsa sensación de seguridad, ya sea en su titular o en otras personas (como su empleador) y aumentar, en lugar de disminuir, los comportamientos de riesgo. Existe vasta experiencia previa desde la normativa de protección de los derechos de los trabajadores acerca de los riesgos de permitir decisiones de empleo atendidas a condiciones de salud, o de riesgos de salud derivados de condiciones de trabajo inadecuadas. Y esa experiencia será útil para calibrar los derechos en juego.

Otra forma palpable de discriminación que presentan las certificaciones de vacunación e inmunidad o los pases de movilidad digital está precisamente asociada a su carácter digital. Nuevamente, sin condiciones de conectividad universal a internet aseguradas para la población general, habilidades digitales limitadas en algunos segmentos o baja disponibilidad de dispositivos inteligentes, grupos de la población con acceso limitado a la tecnología por cualquiera de estos factores quedarán excluidas de su uso.

Estos riesgos fueron claramente anotados además en una recomendación específica emitida el año pasado por la CIDH en su Resolución 4/20 sobre los “derechos humanos de las personas con Covid-19”: “los Estados deben abstenerse de utilizar los datos sobre el estado de salud de las personas con COVID-19 para expedir certificaciones de inmunización que generen una diferencia de trato injustificada en el disfrute y ejercicio de otros derechos”.

Entonces avanzando un paso más en el análisis de necesidad, proporcionalidad y legalidad que exigen los estándares interamericanos de derechos humanos, ¿cuál es el marco de legalidad que acompaña al pase de movilidad en Chile? Sin una ley de protección de datos personales actualizada, con pocas certezas de como se manejan los datos de comisaría virtual y la opaca implementación de CoronApp previamente criticada por Derechos Digitales, la política pública desplegada tampoco ha sido acompañada de ningún tipo de certeza acerca de cómo los datos que son recogidos para generar el certificado digital serán procesados, accedidos (y por quién) o cómo será limitado su uso para otros fines.

Por último, las certificaciones de vacunación e inmunidad digital o los pases de movilidad pueden ser una distracción tentadora. Su desarrollo implica costos de oportunidad importantes desde una perspectiva de recursos públicos, lo que implica dejar de usar esos mismos recursos en otras intervenciones. Sin embargo, su utilidad específica para la pandemia se encuentra temporalmente limitada, ya que es esperable que con los programas de vacunación y la circulación del virus se alcance más temprano que tarde la inmunidad de grupo. ¿Vale la pena sacrificar derechos y libertades si una vez que haya inmunidad colectiva estos instrumentos de discriminación no tendrán sentido sanitario? ¿Qué haremos entonces con estas infraestructuras de control puestas en marcha? ¿Serán ellas desmanteladas? ¿Cómo aseguramos que los datos por ellas recogidas no sean extendidos a otros usos secundarios de control social?

 

[Fuente: http://www.derechosdigitales.org]

Sept ans après l’album Massilia, le groupe est de retour avec Sale caractère. Rendez-vous aux Goudes, au pied des calanques et face à la mer, à Marseille, en compagnie des trois MC de ce groupe pionnier du reggae occitan. 

RFI Musique : Pourquoi se retrouver aux Goudes ? En référence au titre Un Dimanche aux Goudes ? 
Gari : C’est une des caractéristiques de Marseille : tu pars 20 minutes à droite en voiture ou 20 minutes à gauche et tu n’es plus en ville. Pourtant, nous sommes à Marseille ! C’est un des luxes marseillais dont peut bénéficier n’importe quelle classe sociale. Si on rentre dans les détails, les transports en communs ne permettent pas aux habitants des quartiers nord de descendre au bord de la mer. De ce point de vue, notre ville est un peu à la cave.
Il y a la nature, la mer, la ville et des usines désaffectées. Ici vivaient des pêcheurs et des ouvriers. C’est un lieu en mutation, mais qui n’est pas devenu une station balnéaire. Les Marseillais sont souvent des marins qui restent à terre, ils regardent les navigateurs partir, ils écoutent leurs récits…
Moussu T : Le fait d’être à Marseille, d’être en retrait par rapport aux médias ou aux maisons de disques, cela nous a desservi. Mais cela a aussi été une chance d’être en périphérie. Bien qu’en France, la périphérie suscite le mépris… Comme les langues dites « régionales »… Mais de Marseille, je peux parler au monde.

Ce neuvième album a été « écrit et composé à la maison »… 
Gari : La maison, c’est notre studio, à Beaumont, entre Saint-Barnabé et Saint-Julien (deux des 111 quartiers de Marseille, ndlr). Autant un lieu qu’une manière de faire. Au début, Massilia n’intéressait pas grand monde. Par nécessité, nous avons rapidement créé notre label, notre studio…  Nous avons toujours gardé cette autonomie de création et de production.
Moussu T : Nous avons mis 3 mois à concevoir cet album, entre septembre et décembre 2020, il a été facile à faire.
Gari : Nous étions encore en plein confinement, en plein brouillard. Psychologiquement, cela nous a un peu sorti la tête de l’eau. Cela a été plus rapide que d’habitude. Il y a deux ans, nous avions tenté, mais on n’y était pas arrivés.
Moussu T : À notre âge et par notre longévité, il n’y a pas grand-chose qui nous oblige à travailler. Nous concevons donc chaque album par désir et par plaisir. Bizarrement, cet album a été créé comme les premiers, de façon rapide et spontanée. Comme lorsque nous chantions avec Papet au Panier sur les faces B instrumentales des disques jamaïcains. Notre DJ, Kayalik, a proposé des instrumentaux, nous avons posé dessus. Il n’a, ni refait, ni réarrangé ses instrus.
Gari : C’était galvanisant !

Cet opus est plus électronique que les précédents…
Gari : Un rub a dub digital, une lecture moderne de nos origines musicales…
Moussu T : Nous avons aussi utilisé l’Auto-tune. Certains répliquent —comme à nos débuts—­ que ce n’est pas de la musique. On nous disait : « vous n’avez pas de musiciens, vous n’êtes pas noirs »… Un peu ce que décrivait le titre Interdit aux Conos dans notre premier album. C’est comme un racisme contre les cultures populaires.
Papet J : On a été victimes de la cancel culture depuis 30 ans ! (rires)
Gari : Ce sont les mêmes qui critiquent JuL pour un post, à cause de trois fautes d’orthographe, même s’il dit quelque chose de censé. La forme éclipse le fond.

Le titre Drôles de poissons tranche avec vos autres textes… 
Papet J : C’est une chanson étrange, peu commune chez nous. Il y a un gros pathos, une envie de vomir. Ces migrants qui se noient, c’est ici dans la Méditerranée, dans notre jardin. Drôles de poissons, c’est un choc, c’est un peu notre Strange Fruit (une chanson de Billie Holiday tirée d’un poème contre le racisme et le lynchage d’Afro-Américains, ndlr).

Êtes-vous engagés politiquement ? 
Moussu T : Nous sommes partisans, au sens où nous prenons parti. Nous sommes du côté des gens des classes populaires, du milieu d’où nous venons.
Papet J : Sans non plus idéaliser le gentil ouvrier et le méchant patron. Nous ne vivons pas dans un microcosme d’artistes ou de gens du métier.
Gari : Nous faisons du folklore, car il est compris par toutes les générations.

Papet J : S’il y a un phénomène contre lequel nous devons lutter aujourd’hui, c’est celui de l’individu seul contre tous, ce n’est même plus de l’individualisme. Les réseaux font croire à chacun que son avis personnel est supérieur à celui des autres en fonction du nombre de likes. C’est de la démagogie pure et simple qui vise à créer de l’audience et donc de l’argent. Ce « un contre tous » au lieu du « tous pour un » nous dérange ! Il provoque impuissance et sentiment de frustration, ce qu’a accentué la pandémie.

Comment lutter contre ce phénomène ? 
Moussu T : Notre but est d’amener de la joie, de rassembler les gens. Que la fête soit un prétexte à la réflexion.
Papet J : Pour nous, le monde néolibéral et capitaliste est le poison, la culture en est l’un des antidotes. Cela peut sembler un peu simple, mais c’est le cas.
Moussu T : Nous le faisons aussi à travers l’association Massilia Chourmo, qui fêtait ses 30 ans cette année, mais qui n’a pas pu organiser la sardinade du 1er mai. Faire du reggae, du hip hop, c’est ouvrir sa gueule et parler de la réalité. Cela fait partie du cahier des charges, sinon cela ne sonne plus vrai. On considère ceux qui l’ouvrent comme ayant un sale caractère ! C’est pour cela que Macron considère les Français comme un peuple de réfractaires et de procureurs. Cela recoupe un peu l’image du Marseillais grande gueule !

Massilia Sound System Sale Caractère (Manivette Records/Baco Distrib) 2021
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→ À écouter aussi : Massilia Sound System: un Sale caractère salutaire

 

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[Photo : Nicolas Dambre – source : http://www.rfi.fr]