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Dans Tenir sa langue, Polina Panassenko évoque son enfance déchirée entre la Russie et la France mais aussi la perte de son prénom soudain francisé à son arrivée à Saint-Étienne. Polina change de lieu, de langue et devient Pauline. Avec la chute de l’URSS, l’exil, tout un monde s’effondre. Polina Panassenko le ravive avec force dans un premier roman où elle se place avec justesse et humour à hauteur de l’enfant qu’elle était.

Tenir sa langue, le premier roman de Polina Panassenko

Polina Panassenko


Polina Panassenko, Tenir sa langue. L’Olivier, 186 p., 18 €

Écrit par par Jeanne Bacharach

De Pauline à Polina, à l’oral, une seule lettre change. Pourtant, soudain, le « nom propre » n’est plus à soi. Une lettre n’est jamais un détail dans un prénom : elle porte, sous sa légèreté apparente, le poids d’une histoire. Dans Tenir sa langue, récit d’un prénom amputé de son a russe pour un e muet et pourtant si parlant, la lettre imposée exprime la violence de l’exil, l’injonction institutionnelle à l’intégration. Plus encore, le prénom de la narratrice, qui était aussi celui de sa grand-mère juive, Pessah, victime des pogroms et condamnée à prendre le prénom russe de Paulina pour cacher sa judéité, porte le poids de l’antisémitisme et de la honte d’être juive. Pauline vient redoubler la honte et symbolise sa transmission entre les générations de femmes d’une même famille. La narratrice, en portant son désir de retrouver son prénom d’origine au tribunal comme dans l’écriture de ce premier roman, cherche à rompre cette chaîne et à affirmer, en liberté, son passé, sa langue et son histoire.

Il s’agit donc bien là de Tenir sa langue – merveilleux titre pour ce premier roman de grande tenue. Tenir sa langue et la maintenir face à ceux qui voudraient qu’elle s’efface. Cette affirmation de soi apparaît avec force à travers la scène inaugurale du roman, au tribunal de Bobigny, face à la procureure opposée à ce changement de nom : « Ça l’écorche ? Ça lui fait une saignée ? Ou alors elle a peur que je me glisse dans sa langue de procureure. Le prénom comme cheval de Troie. Et une fois à l’intérieur, schlick. Un jaune d’œuf qui coule. Poc. Une fusée dans l’œil. Elle a peur que je lui mette ma langue dans la sienne et de ce que ça ferait. Elle a peur de ses propres enfants en fait. » La narratrice, avec courage, tient tête au passé et à celles et ceux qui semblent craindre le mélange des langues, l’immixtion d’un « Polina » russe au beau milieu des « Pauline » bien français.

Tenir sa langue peut ainsi se lire comme le geste inaugural d’une écrivaine (même si on rappellera la parution en 2015 d’une enquête intitulée Polina Grigorievna aux éditions de L’Objet Livre) qui cherche et revendique un nom. On y perçoit également un geste politique particulièrement fort. Les saillies de la narratrice formulées à l’encontre de la politique d’intégration française sont des plus saisissantes, à l’image de l’évocation de Jallal Hami, camarade rencontré sur les bancs de Sciences Po. La narratrice évoque sa noyade en 2012 au cours d’un week-end de bizutage à Saint-Cyr. Elle se souvient du discours du chef d’état-major des armées évoquant le sens de l’engagement du jeune homme, manière selon lui de « rendre à la France un peu de ce qu’elle lui avait donné ». Alors que le procès a lieu au moment où la narratrice tente de récupérer son prénom au tribunal, elle évoque ce drame devant son avocate : « mon avocate dit Il ne faut pas faire d’amalgames. S’il ne s’appelait pas Jallal, il se serait noyé quand même. […] Elle a raison mon avocate. N’importe qui aurait pu se noyer. Mais est-ce que pour n’importe qui on aurait parlé de dette ? Ah oui, dit l’avocate, mais ça c’est un peu le cas de tous les émigrés, non ? ». Alors que Polina est sur le point de retrouver son prénom, celui de Jallal est nié, de même que son histoire et son individualité. Le combat pour la reconnaissance du prénom porte en lui celui de la reconnaissance d’une personne.

Polina Panassenko souligne ainsi la puissance politique et symbolique de la lettre. « À la fin de l’année je passe de Polina à Poline. J’adopte un en feuille de vigne. Polina à la maison, Poline à l’école. Dedans, dehors, dedans, dehors ». La lettre changée bouleverse le « je » le plus intime qui, soudain, ne s’appartient plus tout à fait, se dédouble. Elle devient la métaphore de l’exil et de la séparation brutale entre l’intérieur et l’extérieur. La lettre traduite renvoie au changement de place que la narratrice occupe dans le monde, au dehors comme en dedans. Marquant la séparation d’avec la Russie, sa langue, la datcha, l’appartement familial et les grands-parents restés là-bas, elle porte en elle la violence de la frontière et ouvre un espace intérieur instable et angoissant, cet « horrible en dedans en dehors » selon l’expression d’Henri Michaux.

Tenir sa langue, le premier roman de Polina Panassenko

L’évocation de l’entrée en maternelle, qui coïncide avec le changement de prénom, se distingue dans le roman par l’émotion qu’elle suscite. Polina évoque l’exclusion géographique dont elle est victime dans la cour de récréation décrite comme un « enclos » triangulaire. L’expression « à hauteur d’enfant » prend ici tout son sens. Polina Panassenko parvient à nous faire voir l’espace de l’école tel que se le représente la narratrice enfant. Nous voyons avec ses yeux d’enfant lorsque, pénétrant dans l’école, elle évoque le « trou noir » : « À l’intérieur ça sent le parapluie mal séché et la peau de lait bouilli. » À l’extérieur, jouant derrière les buissons de la cour, Polina rencontre le petit Philippe, bègue, avec qui elle occupe « la pointe la plus étriquée et silencieuse du triangle ».

L’écriture à hauteur d’enfant prend corps de manière plus délicate encore à travers la langue que l’on entend dans tout le roman. Polina Panassenko fait résonner les mots français mâtinés de russe pour les adoucir (comme Philippe qui devient « Philiptchik ») et surtout les mots français déformés, incompris, les sons les plus étranges qu’il faut décrypter par-delà l’accent qui devient « [sa] langue maternelle » : « « Tian« , il tend quelque chose. « Vian« , il se déplace. » La narratrice évoque avec humour l’état de confusion dans lequel elle se trouve : « Il semblerait que si je dis Sava ?, l’autre va comprendre que je demande comment il se porte. Et si je dis Sava ! on comprendra que je vais bien. Je ne sais pas pourquoi. À Moscou, « sava » veut dire « hibou ». Je ne sais pas pourquoi ici il faut dire « hibou » pour se donner des nouvelles. » Polina Panassenko tient sa promesse initiale : tenir sa langue, jusque dans sa plus profonde étrangeté.

 

[Photo : Patrice Normand – source : http://www.en-attendant-nadeau.fr]

Quien construye su identidad sociopolítica sobre el odio al prójimo necesita encontrar marcas identificatorias, y si no las halla, se las construye en torno a algo tan simple y tan cambiante como una denominación

Una de las pintadas antisemitas en Castrillo Mota de Judíos (BURGOS). Tomás Alonso (EFE)

Una de las pintadas antisemitas en Castrillo Mota de Judíos (BURGOS).

Escrito por Lola Pons Rodríguez

El castellano Selemoh ha-Levi, hijo de Simeón ha-Levi, era el rabino mayor de la comunidad judía burgalesa a finales del siglo XIV. Con cerca de 40 años se convirtió al cristianismo, abandonó la kipá, se colocó la mitra y ejerció como obispo de Cartagena y de Burgos. Al convertirse, se cambió el nombre y empezó a llamarse (así lo conocemos hoy) Pablo de Santa María. La nueva elección onomástica era muy motivada: adoptó el nombre del converso más insigne, Pablo de Tarso, y un apellido de santoral.

Los apellidos como Santamaría, que evocan a santos, se llaman técnicamente hagiónimos y son frecuentísimos en la lengua española. Muchas veces remiten a lugares (hagiotopónimos) que a su vez tienen nombres de iglesias con advocaciones religiosas: unos santos están más bien escondidos dentro de la evolución fonética (Santander desde Sancti Emetherii, Santillana desde Sancta Iuliana), otros resultan claramente reconocibles (San Francisco, Santo Domingo…). Hay cientos de apellidos de santos en nuestros registros; obviamente, no todos remontan a judíos conversos pero sí consta cierto hábito de los judíos españoles a adoptar esa clase de hagiónimos al abrazar una nueva identidad religiosa: en el mismo siglo XV de los Santamaría burgaleses, el médico aragonés Yosef ha-Lorquí se hizo llamar Jerónimo de Santa Fe; los Santángel, por su parte, fueron otra relevante familia de judeoconversos.

También los lugares cambian deliberadamente de nombre. El pueblo burgalés Castrillo Mota de Judíos se llama así desde 2014, fecha en que sus habitantes, en torno a medio centenar, decidieron olvidar el nombre previo Castrillo Matajudíos por lo hiriente de su connotación. Argüían los vecinos, además, que el viejo nombre del pueblo, constatado al menos hasta el siglo XVII, era “Mota de Judíos” y que alguien, empeñado en sacar pecho y acentuar el carácter de cristiano viejo, lo cambió con mala fortuna a Matajudíos. Lo cierto es que tanto mota (colina en terreno llano) como mata (porción de terreno arbolado) son formantes muy comunes en nuestra toponimia, y aluden a accidentes del terreno y la vegetación, pero con el cambio de topónimo esta localidad se quitaba de encima la aparente resonancia antisemita de un nombre que, paradójicamente, afectaba a un pueblo con una fundamentada tradición judía en sus orígenes: la historia verifica un asentamiento de judíos en la zona huidos de la comunidad hebrea de Castrojeriz.

Sorprende que a esta población burgalesa se desplacen colectivos nazis a hacer pintadas (cambiando mota por mata) y a quemar contenedores. Leyendo la noticia que hace unos días este periódico publicaba sobre el último episodio de vandalismo nazi sufrido por los ciudadanos de Castrillo Mota de Judíos, me preguntaba cómo se apellida un nazi, si alguno de esos bestias que se dirigen al pueblo burgalés para deshonrar su historia y sus decisiones tendrá apellidos de resonancia judía entre sus antepasados y si se los cambiaría o atentaría contra su propia historia; me preguntaba cuántos de los ancestros de estos quemacontenedores usaron kipá y vivieron en aljamas, en qué clase de pureza absurda puede creer alguien que, como español, no es otra cosa que la suma mezclada de identidades, conversiones, migraciones y destierros.

El proceso es el inverso al que, a miles de kilómetros de Burgos, le ocurre a un escarabajo cuyo hábitat se concentra en unas escasas cuevas húmedas de Eslovenia: un escarabajo ciego, depredador de los otros animales más pequeños que pueblan su hábitat. Esta especie de escarabajo, ignota para quienes como yo no nos dedicamos a la biología o a estudiar coleópteros ciegos cavernícolas, está en peligro de extinción por su nombre: se llama Anophthalmus hitleri, o sea, an-ophthalmus (sin ojos) de Hitler. La bautizó así el entomólogo austriaco Oskar Scheibel en 1933, en homenaje a Adolf Hitler, entonces recién elegido canciller alemán. Feliz y olvidado en su cueva húmeda, lo que ha puesto a este pobre escarabajo en peligro de extinción es algo tan superficial (y desafortunado) como su reciente nombre, porque el hecho de llevarlo lo ha convertido en un insecto codiciado para quienes, con muy dudosos principios y aficiones, gustan de coleccionar todo lo relativo a Hitler y están sustrayendo al escarabajo del hábitat esloveno en el que vive.

Es llamativo, y sería tierno si no estuviésemos hablando de nazismo, que estos vándalos le den tantísima trascendencia a un nombre. Quien construye su identidad sociopolítica sobre el odio al prójimo necesita encontrar marcas identificatorias, y si no las halla, se las construye en torno a algo tan simple y tan cambiante como una denominación. Imagino que, cuando no se tiene muy claro a quién dirigir el odio o la admiración, la vía más fácil para una mente simple es denostar o adorar aquello que de la manera más primaria y superficial pueda sugerirle un nombre. Pero ya es triste que lo más coherente con su ideología sea perseguir un escarabajo o cambiar por la del nombre de una aldea.

Lola Pons es filóloga e historiadora de la lengua y catedrática de la Universidad de Sevilla.

 

[Foto: Tomás Alonso (EFE) – fuente: http://www.elpais.com]

Certains noms communs tirent leur origine de personnalités ayant réellement existé. De manière parfois très surprenante…

Écrit par Michel Feltin-Palas

Louis XVI oblige, tous les Français ou presque savent que la guillotine fait référence à son inventeur, Joseph Ignace Guillotin, et que le hachis Parmentier doit beaucoup à un pharmacien prénommé Antoine-Augustin… De nombreux termes de notre idiome national partagent ainsi cette particularité : ils tirent leur origine de personnalités ayant réellement existé. Des hommes et des femmes que Daniel Lacotte a eu la bonne idée de rassembler dans un ouvrage dont le titre truculent est précisément composé de patronymes devenus des noms communs, D’où vient cette pipelette en bikini qui marivaude dans le jacuzzi avec un gringalet en bermuda ? (1) Un intitulé qui, à lui seul, reflète la démarche de l’auteur : partager son plaisir des mots et montrer que l’amour du français ne se réduit pas aux cabalistiques accords des participes passés des verbes pronominaux.
Impossible, évidemment, de citer ici l’intégralité de ces mots dits « éponymes » (« qui donne son nom à »), où l’on retrouve à la fois des personnalités, des héros mythologiques ou de romans, sans oublier quelques toponymes. En voici donc une sélection tout à fait arbitraire.
Commençons par ceux qui tombent sous le sens. Dantesque vient évidemment du poète Dante, qui décrit dans La Divine Comédie des scènes grandioses et terrifiantes. Daltonien de John Dalton, savant britannique qui décrivit l’étrange maladie entraînant une confusion dans la vision des couleurs. Nicotine du diplomate Jean Nicot (1530-1600), qui introduisit le tabac en France (on ne le remercie pas). Volcan de Vulcain, le dieu romain du feu. Et ainsi de suite.
Il en est d’autres dont je ne connaissais pas l’origine. Et notamment :
Corbillard. Au XVIe siècle, les véhicules qui se rendaient de Corbeil à Paris s’appelaient des corbeillards, qui deviendront nos actuels corbillards. Pourquoi cette ville en particulier ? Deux explications s’affrontent. La première, amusante, voudrait que ce soit en référence au « manque d’entrain des laquais qui se déplaçaient dans les carrosses bourgeois venus de Corbeil », comme l’explique Lacotte. Il en est une autre, plus probable et hélas moins plaisante : le souvenir des transports de cadavres sur l’Essonne lors des grandes épidémies de peste.
Doberman, du nom de son premier éleveur, Frédéric Louis Dobermann (1834-1894), un… percepteur qui cherchait un chien suffisamment impressionnant pour l’accompagner dans sa périlleuse mission.
Gotha. Ville d’Allemagne où fut publié à partir de 1764 un annuaire recensant les grandes familles d’Europe.
Guillemets. Ainsi qualifiés au XVIe siècle en hommage à leur inventeur, l’imprimeur Guillaume.
Laconique. L’adjectif fait allusion à la Laconie, une région de Grèce dont les habitants avaient la réputation de s’exprimer de manière sobre et concise. Et non, contrairement à ce que susurrent les mauvaises langues, au psychanalyste Lacan, dont le propos était aussi rare que le montant des consultations élevé…
Pipelette. Allusion au couple de concierges parisiens inventés par Eugène Sue dans ses Mystères de Paris : Anastasie et Alfred Pipelet.
Silhouette. Le ras-le-bol fiscal n’est pas une invention récente. Sous Louis XV, Etienne de Silhouette crée l’impôt sur les portes et fenêtres. Son impopularité est telle qu’il doit très vite quitter son poste de contrôleur général des finances, mais son patronyme reste associé aux réformes mal conduites et aux entreprises inachevées. On qualifie dès lors de « silhouette » les dessins aux contours simplement esquissés.
Sandwich. Du comte britannique ainsi nommé (1718-1792). Un homme si passionné par les jeux de cartes qu’il refusait d’interrompre ses parties pour se sustenter. Jusqu’au jour où son cuisinier eut l’idée de lui confectionner un repas en intercalant du jambon et du fromage entre deux tranches de pain. Une trouvaille appelée à un bel avenir…
Satin. Le terme provient de la ville de… Quanzhou, en Chine. Aucun rapport ? Si. Au Moyen Age, la cité s’appelait Tsia-toung, prononcée en arabe Zaytûn, devenu peu à peu notre satin. Tordu, mais véridique !
À ceux qui rêvent d’entrer à leur tour dans la partie « noms communs » des dictionnaires, on ne saurait trop conseiller la prudence. Car il est des cas où les intéressés auraient sans doute préféré passer à la postériorité pour un autre motif. Alexis Godillot, par exemple, n’était sans doute pas peu fier d’être devenu l’organisateur des fêtes officielles sous Napoléon III et d’avoir créé à Saint-Ouen une importante tannerie. Comment aurait-il pu deviner que l’on donnerait son nom aux chaussures des soldats ? Mais à tout prendre, son sort vaut mieux que celui de l’infortuné préfet Poubelle. Le haut fonctionnaire, attentif à l’hygiène publique, obligea dans les années 1890 les propriétaires de la capitale à « mettre à disposition des locataires un ou plusieurs récipients communs pour recevoir les résidus de ménage ». Un intitulé à rallonge qui fut bientôt remplacé par son patronyme. Ses descendants ne l’en remercient pas forcément…
(1) D’où vient cette pipelette en bikini qui marivaude dans le jacuzzi avec un gringalet en bermuda ? par Daniel Lacotte. Le Point Seuil, 7,40 €.

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Un establiment de la cadena catalana de fleques utilitza la denominació del barceloní carrer Consell de Cent de l’època de Franco

A la dictadura del criminal Francisco Franco tot es castellanitzava o enaltia el feixisme. Noms de poblacions « San Cucufate del Vallés » (Sant Cugat), « San Baudilio del Llobregat » (Sant Boi), els noms propis, per descomptat, els « Pere » passaven a ser « Pedro », volguessin o no, i també els carrers es dedicaven a personalitats enaltides pel feixisme com l’escriptor Ramiro de Maetzu o el polític Juan Vázquez de Mella, mort el 1928, però conegut pel seu tradicionalisme i per ser l’ideòleg del carlisme durant la restauració espanyola.

En el 1975, o més avall en el temps, també estan els propietaris del ‘Fornet’, la cadena catalana de fleques. Tal com mostra un client a Instagram, a l’encapçalament de la seva factura hi figura com adreça d’un dels seus locals a Barcelona, el carrer « Consejo de ciento », denominació del catalaníssim Consell de Cent de Barcelona, a l’època del dictador Franco. ‘El Fornet’ té el web en català i els seus establiments estan correctament retolats en català, malgrat que, com sol passar en aquestes cadenes de restauració, en alguns dels seus establiments el personal que atèn de cara el públic no és que no parli en català, sinó, que afirma que no l’entén, vulnerant els drets lingüístics del consumidor que ha d’optar per assenyalar el què vol, pronunciar-ho a poc a poc i els més malacostumats, es passen al castellà en un gest de falsa bona educació.

[Foto: Instagram @sarro_magallan – font: http://www.racocatala.cat]

Guía de nomes galegos, un recurso en liña coa forma estándar de máis de 1500 antropónimos que forman parte da tradición galega, moitos deles dende a Idade Media, xa pode consultarse en liña nesta mesma páxina web. Cada entrada explica a orixe e o significado do antropónimo, achega a historia ou as lendas dos personaxes que primeiro o levaron ou que o fixeron popular e recompila as correspondencias con outras linguas, entre outra información. O recurso complétase cunha listaxe de nomes femininos e outra de masculinos descargables.

A Guía de nomes galegos é un traballo do Seminario de Onomástica da Real Academia Galega coordinado por Ana Boullón Agrelo. “A finalidade principal desta obra é dar a coñecer á comunidade galega as formas estándares dos nomes persoais; esta ferramenta permitiralle galeguizalos ou escollerlles nomes ben xeitosos para as fillas ou fillos”, explica a académica de número.

Ana Boullón, o coordinador do Seminario de Onomástica, Antón Santamarina, e o presidente da Academia, Víctor F. Freixanes, presentaron esta mañá na sede da institución este novo recurso. “Con el a Academia culmina un proceso que responde a unha demanda que dende hai tempo viñan facendo os nosos usuarios: unha guía de nomes actualizada, documentada, que serve de orientación para pais e nais que queren para os seus fillos e fillas nomes propios da nosa cultura, da nosa tradición e da nosa memoria histórica. Un servizo máis da RAG á sociedade galega”, salienta o presidente.

A Academia agarda ofrecer tamén proximamente unha guía de apelidos, na que vén traballando dende hai tempo o Seminario de Onomástica, ”igual que traballa na actualización permanente do Nomenclátor”, engade Víctor F. Freixanes, en referencia ao labor de estudo e preservación dos nomes da terra que desenvolve a RAG.

Nomes silenciados nos rexistros e transmitidos oralmente
O repertorio antroponímico do galego, como acontece en todas as linguas, foise compoñendo ao longo do tempo con elementos culturais de moi diverso signo. “A relixión, a literatura, a política ou préstamos doutras linguas son parte deles. No caso dos nomes galegos, a partir do século XVI non se pode obviar o proceso de substitución polos seus correspondentes casteláns nos textos escritos, pero cómpre ter en conta que moitos seguiron a existir ata a actualidade fóra dos rexistros oficiais mais con moita vitalidade oral”, apunta Ana Boullón.

Estes nomes silenciados nos documentos escritos nalgúns casos seguiron a empregarse como nomes de casas (casa de Lourenzo) ou mantivéronse como apelidos, continuando co antigo uso patronímico (Lois) ou como haxiotopónimos, é dicir, nomes de lugar baseados en nomes de santos (Uxía, Tomé); e outro grupo conservouse nos refráns, a partir das calidades atribuídas ao santo portador (Brais). O elenco recólleos xunto a nomes galegos que non teñen unha forma diferencial con respecto ao castelán ou outras linguas da Península Ibérica, como María (nome feminino máis frecuente dende que se conservan rexistros escritos) ou Manuel. Todos eles son antropónimos con presenza significativa en Galicia –en calquera momento dende a Idade Media–, un dos criterios que se tivo en conta para a confección da guía.

Os novos nomes: dos hipocorísticos aos nomes de lugar
O repertorio tamén inclúe, xunto ás formas tradicionais, moitos nomes novos que irromperon nos rexistros dende a eliminación legal da prohibición de escoller antropónimos galegos para as nenas e os nenos (1977). É o caso de numerosos nomes de lugar (Ézaro, Deva, Aldán, Xalo, Sarela, Eume…) ou formas do léxico común (Area, Eira, Dorna), que ata daquela non foran empregados para nomear persoas.

Outra fonte importante foron as variantes familiares (hipocorísticos) que apareceron nas últimas décadas nos rexistros (Catuxa, Maruxa, Xandre, Xela). Algúns deles, dado o considerable número de concorrencias que suman, segundo o Instituto Galego de Estatística, entran na guía como lemas propios.

Finalmente, o Seminario de Onomástica tamén considerou os nomes que, procedentes doutras linguas, se acomodan ás características do galego (Xeila ou Aixa). O repertorio é, en calquera caso, un elenco aberto, porque a creatividade segue a mostrarse en novos nomes que van aparecendo nos rexistros oficiais. Cóntase tamén coa participación da cidadanía para suxerir novas incorporacións, emendar deficiencias e incrementar a información das entradas.

Unha fonte de divulgación da historia e das lendas
A entrada de cada nome ofrece información etimolóxica, as equivalencias noutras linguas, variantes e hipocorísticos, un mapa da distribución municipal proporcionado polo Instituto Galego de Estatística e un apartado de motivación que procura satisfacer a curiosidade sobre a historia ou a lenda de personaxes que se chamaron así.

O Seminario de Onomástica prestoulles especial atención aos nomes de figuras importantes da historia e da mitoloxía galegas. “Consideramos que esta guía tamén debe contribuír a un maior coñecemento da historia de Galicia, a medieval en particular, tan esquecida, agochada e mesmo negada, pois poucas veces aparece na historiografía oficial peninsular -española ou portuguesa- coa importancia que tivo o reino medieval de Galicia”, sinala o equipo na presentación da obra. E canda reis e raíñas como Afonso e Orraca, tamén abondan as referencias a persoeiros da cultura galega e universal (Rosalía, Begoña Caamaño, Xela Arias, Celso Emilio Ferreiro, Gabriela Mistral ou Óscar Wilde) e mais a autores que falaron de Galicia nas súas obras, como Isidoro de Sevilla ou Gregorio de Tours.

O equipo
A comisión académica do Seminario de Onomástica encargada da redacción e actualización da Guía de nomes galegos está formada por Xesús Ferro Ruibal, Xosé María Lema, Gonzalo Navaza, Luz Méndez, Xosé Antón Palacio, Ramón Lorenzo, Vicente Feijoo, Ana Boullón e Antón Santamarina. A obra contou ademais coa contribución de María Teresa Amado. na revisión das etimoloxías dos nomes de orixe grega, e de Patxi Salaberri, para os nomes de orixe éuscara. A edición correu a cargo de Nélida Cosme, que tamén traballou na revisión textual xunto a Carme Cambre e Adrián Estévez.

O repertorio partiu do Diccionario dos nomes galegos (Ir Indo, 1992), dirixido polo académico Xesús Ferro Ruibal e redactado no seu día por un equipo do que formaron tamén parte a académica de número Ana Boullón, o académico correspondente Xosé María Lema, Fernando Tato Plaza e Xosé María García, lembra Antón Santamarina. A Guía de nomes galegos actualiza e amplía a información daquela obra, esgotada na actualidade, e pona a disposición de toda a cidadanía na Rede, facilitando así a súa consulta e a interacción coas persoas usuarias de cara á introdución de novas entradas e a corrección de posibles erros.

 

[Fonte: http://www.academia.gal]

Jusqu’au lundi 4 juillet 2022, Mairie de Paris Centre

L’exposition itinérante La diaspora juive portugaise présente, en 20 panneaux richement illustrés, la spécificité de cette histoire – moins connue que celle des juifs espagnols – depuis ses origines au XVe siècle jusqu’aux résurgences contemporaines des « mémoires marranes ».

Si les juifs d’Espagne sont expulsés en 1492, ceux du Portugal sont convertis de force en 1497. Pour ces « nouveaux chrétiens » commence alors une longue période d’émig

ration qui ne fera que s’intensifier avec l’instauration de l’Inquisition portugaise en 1536. Ces vicissitudes donnent naissance à la diaspora judéo-portugaise.

Les plus aisés partent pratiquer plus ou moins librement le judaïsme et se lancent sur les nouvelles routes commerciales en pleine expansion. Du XVIe au XVIIIe siècle, ils participent aux profonds bouleversements socio-économiques, religieux et intellectuels qui font entrer l’Occident dans la modernité. Tantôt solides, tantôt précaires, leurs réseaux familiaux, commerciaux et financiers se déploient à l’échelle planétaire.

Les situations individuelles de cette diaspora sont complexes, si bien que, dans une même famille, des chrétiens sincères côtoient ceux qui reviennent ouvertement à la foi ancestrale et des « crypto-juifs », ou marranes, qui pratiquent secrètement le judaïsme. Aspirations messianiques ou esprit critique et idées de tolérance les animent diversement.

Malgré la dispersion géographi

que et religieuse, une certaine cohésion demeure à travers la langue, la littérature, la liturgie, l’architecture, les patronymes ou encore l’art funéraire. Bien que composite, cette diaspora engendre une forme inédite d’appartenance collective, désignée par le terme A Nação (La Nation).

L’île de Sao Tomé, Ferrare et Livourne en Italie, Tunis, Bayonne dans le pays Basque français où les Juifs portugais développèrent la fabrication du chocolat, Amsterdam et les Pays-bas d’où rayonne la pensée de Spinoza, jusqu’aux Caraïbes où s’illustrent des Juifs pirates, au Pérou où au Brésil, cette exposition et ses prolongements numériques font voyager le spectateur dans le monde entier.

Cette exposition, proposée par les éditions Chandeigne, a été conçue par l’historienne et spécialiste de l’histoire du judaïsme portugais et du marranisme, Livia Parnes.

Elle a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

 

Exposition

Du mardi 14 juin au lundi 4 juillet 2022  à la mairie du 3e arrondissement de Paris dans le cadre du Festival des cultures juives.

Entrée libre aux horaires d’ouverture de la mairie

Mairie de Paris Centre
2, rue Eugène Spuller
75003 PARIS

Du samedi 10 septembre au mercredi 5 octobre 2022

Maison du Portugal-André de Gouveia
Cité universitaire
75014 Paris

 

[Source : http://www.fondationshoah.org]

A institución trasladará á Xunta de Galicia a proposición para que se inclúa no Nomenclátor de Galicia revisado

Sinal coa Feira de Verdillo, con V, a pesar de que o nome oficial é con B

Sinal coa Feira de Verdillo, con V, a pesar de que o nome oficial é con B.

Real Academia Galega proporá á Xunta de Galicia que recolla no Nomenclátor revisado un cambio de grafía no nome da parroquia carballesa de Berdillo, ata agora escrito oficialmente con B. O Seminario de Onomástica da institución determinou, logo dun demorado e completo estudo, que as atestacións gráficas históricas autorizan a propor que pase a escribirse Verdillo, con V. O informe realizouse a pedimento do Concello de Carballo, onde entre a veciñanza é común o uso desta última grafía.

Un dos criterios que seguiu a Comisión de Toponimia para a fixación dos nomes de lugares no Nomenclátor de Galicia, publicado no ano 2003, foi a congruencia coas grafías históricas e etimolóxicas do galego común. Porén, cando a etimoloxía resulta escura, dubidosa ou controvertida, como é o caso de Verdillo, óptase, en xeral, pola grafía habitual na tradición escrita ou máis arraigada no uso actual. Deste xeito, decidiuse no seu día manter o B- inicial, pois así era como aparecía escrito o nome nos nomenclátores precedentes dos séculos XIX e XX.

Tras a solicitude do rexedor carballés, os membros do Seminario de Onomástica decidiron profundar na grafía histórica do topónimo, malia seren conscientes da opacidade do étimo que se agocha detrás da forma actual, porque aínda que adoita emparentarse popularmente coa voz común verde, esta relación carece de probas, ao contrario do que sucede noutros topónimos galegos como O Verde, Vilaverde, Castroverde ou derivados como Verdeal, A Verdella, Verducedo, Verducido ou Verdugo. “No caso que nos ocupa esta asociación non está demostrada, dado que non é clara a orixe lingüística da última parte da palabra, presente noutros topónimos como Arillo ou Perillo”, detalla o informe.

As pescudas recóllense nun informe onde se analizan textos notariais medievais, libros pertencentes ao arquivo da parroquia, cartografía histórica e outros documentos. Entre todos eles cobrou especial relevancia o libro de Manuel Lucas Álvarez, San Paio de Antealtares, Soandres y Toques: tres monasterios medievales gallegos, que inclúe documentación correspondente ao mosteiro de Soandres, do que dependía a freguesía de San Lourenzo de Verdillo.

Ao repasaren as atestacións destes escritos, os académicos constataron que os escribas do cenobio se decantaron polo uso do V dun xeito claro: das oito concorrencias atopadas do topónimo, en seis ocasións aparece grafado con V. “Os monxes de Soandres do século XV seguramente estaban familiarizados co topónimo en latín; o feito de que maioritariamente o escribisen con V- fai supoñer que o visen escrito nos documentos en latín con U-/V-”, explica o académico correspondente e membro do Seminario de Onomástica Xosé María Lema.

Nos séculos seguintes houbo vacilacións entre B e V -sobre todo no XVI e no XVII-, dependendo moito dos cregos ou dos escribáns que redactaban. Así e todo, a escolla do V empezou a ser maioritaria no século XVIII, tanto nos libros parroquiais coma na cartografía e documentos civís máis ou menos oficiais. No XIX virouse un pouco -no mundo eclesiástico e nos nomenclátores oficiais da segunda metade- a favor do B. Desde o último terzo do XIX, durante todo o XX e o que vai do XXI, a única forma rexistrada nos libros parroquiais foi Verdillo (136 anos seguidos), malia que nos nomenclátores oficiais se escribise con B.

 

[Imaxe: RAG – fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]

 

 

Rio se lance dans le “naming”, mais de façon originale : avec une station de métro ! On aurait plutôt attendu un stade…

À Rio, la station de métro Bogafogo, l’une de plus importante du réseau, a changé de nom durant la pandémie.

Écrit par CHRISTIAN POUILLAUDE

Je n’ai plus utilisé le métro carioca durant les longs mois de pandémie. Quand je l’ai repris, à la fin de l’année dernière, j’ai eu une surprise : la station Botafogo, l’une des plus importantes du réseau, semblait avoir changé son nom pour “Botafogo/Coca-Cola” ! J’ai d’abord cru à une opération promotionnelle ponctuelle, mais non : tous les panneaux ont été modifiés à l’intérieur et à l’extérieur de la station en dur et définitif ! C’est bien son nouveau nom.

Station Botafogo/Coca-Cola

Je me renseigne. L’information est bien passée dans les médias, mais en pleine période critique de la pandémie et bien discrètement, sans aucun détail, en toute opacité. En fait, le consortium brésilien qui gère le métro – regroupant fonds de pension d’entreprises publiques et entreprises du BTP – doit faire face à un effondrement de 80 % du trafic en 2020 et donc à des difficultés financières. Cet accord de naming right (“nommage” en bon français !) met un peu de beurre dans les épinards. Un peu plus tard, ce consortium cédera d’ailleurs la majorité du capital du métro de Rio à un fonds souverain arabe.

J’ai plus de mal à comprendre l’intérêt de Coca-Cola. Certes, leur siège social brésilien est bien situé à Botafogo, en bord de la baie, face au Pain de Sucre, l’un des plus beaux endroits au monde ! Mais la marque n’a guère besoin de notoriété ni d’améliorer son image dans un pays où elle biberonne généreusement depuis longtemps des générations entières de Brésiliens – au détriment du guarana local, plus savoureux à mon goût mais tout aussi sucré.

Alors, est-ce pour se montrer bon citoyen carioca ? Ou pour faire oublier les dégâts diététiques de leur produit phare ? Ou est-ce le fruit d’une conjonction d’intérêts personnels et politiques dont le Brésil a le secret ? On ne le saura probablement jamais, pas plus qu’on ne connaît la durée ni le montant de cette opération de nommage.

Au “futebol” aussi

Cette pratique n’est évidemment pas nouvelle au Brésil. Jusqu’à présent, elle concernait les stades de futebol (surtout à São Paulo) et les grandes salles de spectacle (aussi à Rio). Curieusement pas encore l’un des stades de Rio, alors qu’on imagine facilement que le prestigieux Maracanã puisse attiser les convoitises. Y aurait-il un blocage, un tabou ? Comme pour les écoles de samba, qui se refusent absolument à accepter le parrainage de marques commerciales. Il y a quelques années, les politiques cariocas ont sabordé le projet de rachat du stade du Maracanã par le groupe français Lagardère. Le sujet est sensible ici.

Je ne sais si ce naming de la station de métro Botafogo est une première mondiale. Le cas est rare, me semble-t-il. Va-t-il prospérer ici ou ailleurs ? Ça fait franchement assez bizarre. Pouvez-vous imaginer qu’il y ait un jour une station du métro parisien “Gare d’Austerlitz/Courrier international” ?

[Photo de l’auteur – source : http://www.courrierinternational.com]

 

 

Escrito por Xose Luís Méndez Ferrín 
Os xudeus de Galicia falaban a lingua das cidades e vilas nas que moraban, ou sexa a galega. Os nomes persoais dos varóns eran bíblicos (Isaque, David, Abraham) pro eles tiñan a atención de nomear as súas mulleres de xeito galego e meliorativo: Clara, Rica, Ouro, Alegría. En canto aos nomes de familia e alcumes, parece que na súa maioría eran galegos (Méndez, Pereira, Espiñosa, Sánchez), Certo que Pérez é moi numeroso entre xudeus, tamén pode ter unha procedencia hebrea coincidente co patronímico galego. Podían levar os nosos xudeus apelidos hebreus ou de escura fasquía semítica (escura para min); así: Cohén, Benveniste (coma o lingüista) Mardochai (V. Risco dicía ser este o verdadeiro apelido de Marx), Calvasan. Chaman a atención, polo caracter hebreu deliberado, os nomes de Ioseph Ibn Hayyim e de Moisés Ibn Zabarah, iluminados e calígrafo, respectivamente, da Torah ou Biblia de Kennicott, ambos os dous artistas coruñeses, que fan ostentación da súa veciñanza galega.
Seguiron falando galego os xudeus dispersados e expulsos de fins de século XV? –pregúntame Lucía Pereira Espinosa. Voulle responder cunha hipótese.
Logo do decreto de expulsión lanzado pola intolerancia dos ben chamados Reis Católicos en 1492, é fama que a maioría dos xudeus de Galicia pasaron a Portugal. Gozarían do beneficio dunha rede social de apoio nas xudarías daquel reino. Pro, poucos anos despois (1496-1497), o rei don Manoel ordenou a conversión obrigatoria ou, alternativamente, o exilio de todos os hebreus de Portugal.
Penso eu que os conversos e cristiáns novos que quedaron en Galicia fóronse confundindo co resto da poboación e non parece que existisen verdadeiros núcleos criptoxudaicos. Con todo, sabemos que un acusado de xudaísmo foi queimado en auto de fe que se celebrou na Praza Maior de Madrid a fins do século XVII e presidido por Carlos II. Esta víctima levaba o apelido moi galego de Carballo.
O continxente de xudeus galegos, portugueses e cataláns que se asentou no Mediterráneo oriental foi absorbido lingüísticamente polo continxente maioritario dos xudeus que falaban o castelán. E conformouse de tal modo a lingua e a cultura sefardita: sobre a base dunha preponderancia castelá. Reproduciuse nesta diáspora, pois, o fenómeno da hexemonía e dominación castelá na península ibérica sobre as linguas galega e catalá, e, aínda despois, da portuguesa.
Entendo que houbo unha porción de xudeus galegos e portugueses que arraízaron nos Países Baixos. Nese asentamento, a lingua dos xudeos galegos e portugueses reunificouse. Pasaríase, así, a unha sorte de novo galegoportugués, neste caso sefardita. Tal lingua foi usada polas familias de ascendencia galega e portuguesa nos Países Baixos até a Idade Contemporánea moi avanzada. Documentos en lingua sefardita galegoportuguesa consérvanse en arquivos de Amsterdam, teño entendido. O sefardita galegoportugués utilizouse como lingua oral e escrita nos Países Baixos deica a segunda metade do século XIX ou aínda máis adiante. Supoño que por eses tempos as nosas comunidades xudías dos Países Baixos se achegarían ao asquenazismo e adoptarían como lingua propia o neerlandés. Non coñezo estudos nos que se elucide o elemento galego deste galegoportugués dos Países Baixos nin que falen do elemento galego presente no xudeocastelán sefartita.
E ben, tanto na Europa occidental coma na oriental e no norte de África, perdida a lingua galega ou non, os sefarditas de orixe galega mantiveron moitos dos seus apelidos até os nosos días, aínda que sexa nalgúns casos difícil diferenciar o que é galego de aquilo que é portugués. En Galicia estamos moi orgullosos da posíbel orixe galega de certos sefarditas. Por exemplo: Francisco Sánchez, teorizador extremo do escepticismo no século XVI; Baruch Spinosa (Espiñosa, supoño, na orixe), filósofo revolucionario e único do século XVII; Pierre Mendès-France, o político perfecto do radicalismo pequenoburgués.
Observación
Hoxe os curiosos da historia dos xudeus en Galicia poden aproveitarse da lectura dunha obra moito documentada e compendiosa de Gloria de Antonio Rubio: Los judíos en Galicia (Fundación Barrié, A Coruña 2006). Gustaríanos precisar que os hebreus que aparecen mencionados en dous documentos do ano 1044 que se inclúen no Tombo de Celanova, sendo os primeiros de tal nación que figuran localizados en Galicia, non viviron, segundo a información que chegou a nós, en Celanova. Vagamente aparecen localizados (nin sequera fixados) no val do Arnoia e nas proximidades das aldeas de Fechas e Soutomel, como dependente dun feudal e para nada do abade de Celanova. En 1044 Celanova non era un núcleo urbano, senón só un convento. En todo caso, a vila de Allariz atópase a uns 12 quilómetros do teatro dos acontementos nos que se mencionan estes primeiros xudeus advertidos na documentación galega. E Allariz si que tivo xudaría ben poboada e documentada anos máis tarde.
[Fonte: http://www.blogoteca.com/outravision%5D
La toponimia interèssa e, dens un certan sens, progrèssa. Dens lo nòste maine occitan, qu’i a urgéncia de sauvaguardar lo nòste patrimòni onomastic, partida integranta deu nòste eretatge lingüistic tan miaçat. Dens un obratge practic e plan virat, Joan Rigosta balha conselhs utils e hòrt d’exemples.

L’obratge de Joan Rigosta –  JJF

Dempuish mei d’un trentenat d’annadas, la toponimia e l’onomastica en generau, consideradas n’i a pas guaire com “sciéncias auxiliaras” de l’Istòria, coneishen ua mena d’arrenavida e quasiment de “popularizacion”. Enfin, qu’exagèri un chic… Totun, es un hèit: quan cercas simplament entresenhas basicas sus ua comuna en clicant sus Internet (sus Wikipèdia dab tots los riscs qui i son ligats: errors, oblits o – péger! – faussas informacions mauintencionadas), tròbas mei anar mei la rubrica “toponimia”. Lo nom de la ciutat o deu vilatjòt es sovent acompanhat de la soa forma dens la lenga dita “regionau”. Mei que mei, en Bretanha, au Bascoat o en Catalonha Nòrd, solide, on ua bèra e laudabla tenacitat  deus defensors e promotors de la lenga permet de restablir, a maugrat d’errors tostemps possiblas, ua planvienuda vertat lingüistica, corregir las decas deus escribas ancians e autas deformacions deus servicis cartografics oficiaus (IGN en particular). Aquò permet quitament —los legidors deu Jornalet qu’an mei d’un còp avut l’ocasion de n’enténer parlar[1]— de progressar (hòrt timidament, inegalament e a còps maladreitament) a maugrat deus trabucs nombrós (administratius, financièrs o …ideologics). Au nivèu locau o regionau, l’edicion, associativa o comerciau, publica adara hòrt de libes suu subjècte qui son la màger part deu temps de bona vulgarizacion[2]. Per lo maine nòste, que cau donc saludar lo tot navèth tribalh, plasent, agradiu e pedagogic de Joan Rigosta que vien de publicar Novelum (seccion de Perigòrd de l’Institut d’Estudis Occitans o “IEO 24”). Mes que cau rapelar que, dempuish hòrt annadas l’autor, d’ua part, a animat pro de talhèrs “toponimia” dens estagis de lenga o dens l’encastre de l’Escòla Occitana d’Estiu[3] (EOE a Vilanèva d’Olt) e, d’auta part, assegura ua cronica suus noms de lòcs dens la revista Paraulas de l’IEO 24.

Doble risc

Aquí donc un bèth obratge en duas grans partidas (I: Domenis, honts, metòdes; II: Elements de toponimia) qui, d’un biaish clar, qui’s vòu tostemps practic, clar e conhit d’exemples, a per prètzhèit d’ajudar los qui se lançan dens l’aventuran onomastica. En efèit, a costat de la toponimia e de la microtoponimia stricto sensu (noms de las comunas, ancianas parròpias, comunas restacadas o totas recentas[4], mei los milierats de noms de tèrras, parcèlas, lanas o padoencs), que tòcan aus noms de familha, donc a la genealogia qui interèssa pro de monde). E que tòcan tanben a l’odonimia (noms deus camins e vias en generau); un interès deus grans quan saben que, dens hòrt de comunas (sustot dens las banlègas de las vilassas qui s’estenen a l’infinit, arroganhant lo païsatge rurau, e sus los litoraus) se multiplican los lotiments on cau nomenar las navèras arruas. Dab lo doble risc de har desaparéisher los noms ancians e de pèrder l’identitat lingüistica nòsta (se n’es pas dejà hèit…).

Per s’aventurar dens aquera disciplina qui, bien segur, n’es pas ua sciéncia exacta e deu s’acompanhar tostemps de modestia, lo libe de Joan Rigosta renderà grans servicis: bibliografias, honts, petits conselhs per s’arretrobar dens las formas ancianas tot en mens·hidà’s, apréner a esvitar quauques tracanards deu tipe mécoupure (mescopadura, maishanta copadura deu mot), metatèsi (desplaçament d’ua letra o d’un fonèma dens un mot, corrent en gascon), faussas latinizacions, etc. La coneishénça deu terren, de la lenga e de las particularitats locaus deus parlars, de l’Istòria evidentament (petita o grana), l’examen minuciós de las mapas actuaus o ancianas, l’ajuda (se ne tròban) deus vielhs pergamins o tèxtes notariats, los comparèrs dab d’autas regions o parçans vesins son quauques precaucions elementàrias que conselha l’amic Rigouste dab rason. Enfin, vertadèr putz de sciéncia, lo nòste valent toponimista balha un gran heish d’exemples e quitament d’enigmas qui balhan un shuc suplementari au son obratge.

Joan Jacme Fénié


[1] Ahars de Vilanòva de Magalona en 2012 o de Lascasèras (Arribèra Baisha) en 2019; deus panèus en Comtat Venaicin.
[2] Pensam, enter autas causas, aus tribalhs de Paul Fabre sus Lengadòc, Michel Grosclaude sus Bearn, d’Ives Lavalada sus Lemosin o, evidentament, de B. Boyrie-Fénié sus maine gascon.
[3] Dont es estat fondador dab lo regretat Marcèu Esquieu (1931-2015) e dab Crestian Rapin.
[4] A las paginas 188-193, J. Rigosta torna sus las comunas novèlas supausadas aleugerir lo milafuèlha administratiu:un brave copacap per los toponimistas deu futur…Exemples: Val de Virvée, en Gironda, compausada de l’amalgama Aubie-et-EspessasSaint-Antoine e Salignac); en Perigòrd, en 2017, Val-de-Louyre-et-Caudeau (reünion de Sainte-Alvère-Saint-LaurentLes Bâtons Cendrieux). L’Administracion n’a evidentament pas cercat de balhar ua forma occitana ad aqueras navèras entitats.

RIGOUSTE, JEAN. Petit manuel du toponymiste occitan. Novelum-IEO Perigòrd, 2022. 333 paginas. 16 èuros.
[Sorsa: http://www.jornalet.com]

O relato das suspeitas sobra a ascendência de Adolf Hitler

Escrito por FLÁVIO AGUIAR*

Calma: de saída, quero apaziguar os ânimos de gregos e troianos, para não falar de outras pertenças mais complicadas: não há qualquer prova – nem mesmo indício contundente – de que Adolf Hitler tivesse ascendência judaica, nem sombra dela. O que há é uma fantasmagoria, baseada numa suspeita que se corporificou lá pelos anos 1950. Mas o curioso, e que torna esta história interessante de ser contada, é que há indícios de que quem começou a dar corpo às suspeitas – duas décadas antes de elas se avolumarem – foram atitudes do próprio Hitler e do seu entorno.

Führer tinha uma obsessão particular por provar sua ascendência 100% ariana. O motivo desta obsessão era o fato de seu pai ser o que se chamava de “filho natural”, ou pior ainda, “ilegítimo”. Batizado com o nome de Alois, ele teve esta pecha preconceituosa registrada em sua certidão de batismo, por sua mãe, Maria Schicklgruber, a avó paterna de Hitler, não ter declarado o nome do pai de seu filho por ocasião do batizado.

Cinco anos depois do nascimento do filho, Maria Schicklgruber casou-se com Johann Georg Hiedler, que terminou por perfilhar Alois. Anos mais tarde, a própria certidão de nascimento deste foi mudada, acrescentando-se o nome de Johann como o do pai biológico, havendo inclusive a assinatura de três testemunhas corroborando esta “paternidade a posteriori” no novo documento, expedido em 1876 pelo mesmo cura que registrara o anterior com o nome do pai em branco.

Ocorre que na Alemanha nazista a questão de se comprovar documentalmente uma ascendência 100% ariana era crucial, ainda mais em se tratando do Führer. Adversários de Hitler começaram a levantar a suspeita de que ele tivesse comprometedora “ascendência judaica”. Embora oficialmente Johann Hiedler fosse reconhecido como seu avô paterno, Hitler ordenou que a SS pesquisasse seu passado. O resultado foi negativo quanto à descoberta de tal ascendência, e para corroborar a “não descoberta”, Hitler fez publicar um livro – Die Ahnentafel des Führers – título que pode ser traduzido por “A árvore genealógica do Líder”, ou “A linhagem do Líder” (traduções mais maldosas falam em “O pedigree do Líder”). É evidente que tal publicação veio a contribuir para jogar mais fumaça sobre o suposto braseiro.

Este braseiro só se tornou uma fogueira em 1953. Neste ano foi publicado o livro Im Angesicht des Galgens – título que pode ser traduzido por “Face a face com a forca”, ou “com o patíbulo” – que consistia nas memórias do prisioneiro de guerra Hans Michael Frank, executado em 1946. Hans Frank fora ministro sem pasta e o principal assessor jurídico de Hitler. Em 1939 ele foi nomeado Governador Geral da Polônia ocupada, tornando-se o chefe responsável pela administração dos campos de concentração e de extermínio naquele país.

Hans Michael Frank foi aprisionado por tropas norte-americanas em 4 de maio de 1945 na Baviera. Enquanto aguardava seu julgamento no Tribunal de Nuremberg, ele redigiu aquele seu livro de memórias. Entre outras coisas ele contava que em 1930 Hitler, pressionado pela chantagem de seu sobrinho William Patrick Hitler, encarregou-o de pesquisar sua linhagem. Diz Frank então que levantara a hipótese de que a avó de Hitler, Maria Schicklgruber, trabalhara como doméstica na casa de um judeu de nome Leopold Frankenberger na região de Graz, na Áustria.

Ele então “descobrira” a versão de que o pai de Alois seria este Leopold ou um filho seu, o que corroboraria a chantagem de William Patrick. Conta ele ainda em seu livro que por ocasião das investigações que fizera ficara convencido de que Falkenberger ou seu filho fossem ascendentes de Hitler, acreditando na versão que o Führer lhe havia contado, segundo a qual sua avó teria pressionado o suposto patrão para obter um estipêndio financeiro, mas que isto não eliminava a possibilidade de que ele tivesse tal ascendência.

Ao que parece este William Patrick de fato escrevera cartas ameaçadoras para Hitler, desejando obter vantagens financeiras com a exploração do poder crescente do tio. Nascido na Inglaterra, fora para a Alemanha com a ascensão de Hitler, mas acabou por deixar esse país e rumar para os Estados Unidos, onde se tornou oficial de enfermagem na Marinha e lutou contra os nazistas na guerra.

As memórias de Hans Frank fizeram furor, apesar de vários historiadores terem apontado incongruências nelas, e também apesar de jamais ter-se encontrado outro indício da existência daquele Falkenberg, a não ser a referência do autor em seu livro.

Para completar esta história algo rocambolesca, o filho de Hans Frank também publicou suas memórias, onde diz que o pai era um mitômano contumaz. Várias hipóteses acumularam-se sobre o caso, entre elas a de que Frank buscara vingar-se do homem que o conduzira à desgraça em que se encontrava, ou a de que, por seu antissemitismo contumaz, quisera demonstrar que, no fim de contas, a tragédia do mundo, da Europa e de seu país fora provocada por alguém que poderia ser… um judeu!

Como ele já fora executado, foi impossível voltar a interrogá-lo. Por seu turno, as suspeitas que mencionou, por mais inconsistentes que fossem, continuaram seu sinuoso caminho até desembarcarem, ruidosamente, nos bate-bocas provocados pela guerra na Ucrânia, provocando mais incidentes diplomáticos neste já conturbado cenário. Mas isto é assunto para outro artigo.

*Flávio Aguiar, jornalista e escritor, é professor aposentado de literatura brasileira na USP. Autor, entre outros livros, de Crônicas do mundo ao revés (Boitempo).

 

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

Nascuda a Brussèlas, es estada enregistrada en Belgica sens problèma, mas l’administracion francesa refusa d’escriure l’accent grèu de son rèirenom

Lilòia Cazenave es una enfantona que nasquèt l’11 de març passat en Belgica. Los parents li an donat aquel rèirenom occitan, per li transmetre la cultura de son paire, qu’es bearnés. Essent que lo ciutadanatge de la maire es bèlga e lo del paire francés, an volgut enregistrar la petita Lilòia dins los dos estats. Mas fin finala Lilòia aurà sonque lo ciutadanatge bèlga, perque l’administracion francesa refusa d’escriure una o amb accent grèu.

Tanlèu nàisser, Lilòia Cazenave foguèt enregistrada en Belgica sens cap de problèma. Mas de son latz, lo consolat de França l’a pas volguda enregistrar amb son rèirenom. “La o amb accent grèu pòt pas intrar dins lo logicial de l’estat civil francés”, çò diguèt als paires lo representant del consolat de França a Brussèlas.

“Qu’ei hèit saber alavetz au consolat qu’ad aqueras condicions non enterprenerèi pas cap de camada d’arreconeishença en França pr’amor que non desiri pas que la mia hilha intègre ua comunautat nacionau que non reconega pas plenament çò qu’era ei”, çò ditz Julien Cazenave, paire de Lilòia.

Puèi, e mai creguèsson que totes los escambis èran acabats, la familha recebèt una letra del consolat que precisava:

 «L’estat civil francés es regit per l’Instruccion generala relativa a l’estat civil que precisa dins sa seccion 106 que lo sol alfabet utilizat es lo de l’escritura de la lenga francesa.».

Ironicament, la letra èra signada pel cònsol adjonch, Sénher Lucbereilh-Laborde-Lacoste.

De dire qu’aquel nom d’ostal tan bearnés inspirèt la responsa del paire, que li diguèt que sa filha festejariá lo Carnaval Bearnés mas non pas lo 14 de julhet e que cantariá puslèu Se Canta que non pas La Marselhesa. Enfin, li mandèt la cançon dels Pagalhós, Sonque l’enveja de marchar.

Ara, los parents de na Lilòia son a estudiar diferentas opcions per la continuacion de l’afar. “Pas tant entà la nosta mainada, pr’amor qu’era possedís ja la nacionalitat bèlga, mes meilèu entaus hèra nombrós parents que coma nosauts se baten contra lo jacobinisme espés de l’estat e qui non an pas d’auta causida que de s’i sométer”.

 

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

Decenas de personas denuncian que el no tener un apellido convencional en el país los ha convertido en blanco de agresiones en una de las oficinas de la Cancillería que expiden y renuevan los pasaportes colombianos.
Ucranianas evacuadas en medio de temores de invasión

Una anciana sostiene sus pasaportes ruso, izquierdo y de la República Popular de Donetsk, mientras espera ser evacuada a Rusia, en Donetsk, el territorio controlado por militantes prorrusos, en el este de Ucrania.

Renovar el pasaporte es un trámite que con regularidad no tarda más de 30 minutos, y más ahora que se adelanta en las oficinas adscritas al Ministerio de Relaciones Exteriores con cita previa.

Pero según han denunciado varios colombianos que acuden a la sede de la avenida 19 con 98, en el norte de Bogotá, hacer esta diligencia se ha convertido en algo tortuoso, sobre todo para aquellos que tienen “un apellido raro”.

Esa es la primera frase que dicen escuchar del funcionario de la Cancillería, que abre paso a un camino de conflicto que se refleja en gritos, incertidumbre y en una sensación de discriminación para aquellos que han pasado hasta dos horas tratando de demostrar con documentos en mano que nacieron en Colombia, sin importar qué apellido lleven en su registro civil.

“Un apellido raro, es algo subjetivo, para mí un Gleiser, Szapiro, Henry, Haime, Guberek, Khudari, Jaén, Lobato, Nágera, por nombrar algunos, son comunes en mi entorno. Soy de la comunidad judía”, dice una de las colombianas entrevistadas por SEMANA que ha visto cómo a muchos, al igual que a ella, por tener un apellido “difícil de pronunciar”, les han negado la renovación del pasaporte y les piden demostrar que son de esta nacionalidad, presentando documentos de sus antepasados, incluso de las décadas de los 40 y 50.

“Algo que no le piden a un Gómez, Pérez o Rodríguez, que son apellidos de origen europeo”, refutan quienes se han sentido discriminadas con la medida.

Vivianne Baltaxe nació el primero de marzo de 1955 en Bogotá en la clínica Clavo, en el mismo lugar donde ahora queda la Universidad Inca. Creció en el centro de Bogotá, se formó como odontóloga en la Universidad Javeriana, vio morir a su papá en Santa Marta, toda su vida es Colombia, pero a los 67 años, cuando fue a renovar el pasaporte, le dijeron que ni su cédula, ni el registro de nacimiento, ni el acta donde certifica que su padre se nacionalizó en Barranquilla en 1938, ni los pasaportes anteriores eran suficiente para demostrarlo. A ella le exigieron que llevara un papel que demostrara que el día que nació, su papá estaba en el país. No otro. Algo difícil de conseguir casi 70 años después.

Si no llevaba ese documento, no podría estar en el matrimonio de su hijo que se casaría fuera del país. Fue así como la angustia se apoderó de ella, pues no era tarea fácil conseguir esos papeles.

“No es mi problema, me dijo el funcionario”, recuerda otra mujer casi de la misma edad que está pasando por una situación similar. Identifica como David al coordinador de la oficina diplomática que, según ella, no tiene empatía con la población, siendo descortés y con tratos groseros, no solo hacia personas de la tercera edad, sino a familias que van con sus niños a hacer este tipo de tramites. Incluso, les han llegado a preguntar a qué religión pertenecen, “como si eso me hiciera menos colombiana. Sentí dolor de patria, parecía una actitud racista”, describe la mujer con evidente enojo y decepción.

Desde hace dos años vienen denunciado los mismos actos discriminatorios. Los padres que han llevado a sus hijos para renovar el pasaporte, ya sea porque cumplieron 7 o 18 años y cambió el documento de identidad, han tenido que ir a buscar los documentos de los abuelos, muchos de ellos italianos, austriacos, rumanos, alemanes y hace muchos años se vinieron a vivir a Colombia y han visto crecer dos generaciones más, en Cundinamarca, Boyacá, Nariño, la Costa, el Eje Cafetero, en cada rincón del país.

SEMANA consultó a la Cancillería sobre las denuncias presentadas y desde allí aclaran que no es una política de la entidad encaminada a la discriminación. De hecho, manifiestan que no hay nada irregular en pedir documentos extras a quienes el funcionario considere pertinente. Pues debido al alto flujo de cédulas y documentos falsos que circulan en el mercado negro colombiano se han intensificado los controles de verificación.

Argumentando lo anterior, en el numeral 2 de la Resolución 6888 del 26 de noviembre de 2021, en el que señala textualmente: “Para tal efecto, las oficinas expedidoras de pasaportes del Ministerio de Relaciones Exteriores se reservarán el derecho de verificar la identidad del solicitante ante la autoridad competente”.

Los denunciantes aclaran que no están en contra de estas disposiciones, pero sí de “los malos tratos, atención discriminatoria y falta de relaciones humanas que se evidencian en la oficina del norte”, aclarando que en otras oficinas como en Corferias los funcionarios los tratan en igualdad de condiciones que cualquier otro colombiano que tiene un apellido tradicional, por lo que piden que la Cancillería, más allá de justificar, revise el caso en particular para evitar que estas conductas se sigan presentando y les recuerden que ser colombiano no es solo una cuestión de apellidos.

 

[Foto: AP/Alexei Alexandrov – fuente: http://www.semana.com]

O Seminario de Onomástica da Real Academia aproba a adaptación dos nomes da capital e doutras cidades ucraínas e tamén dalgúns xentilicios

Por G. N.

Kiev será Kíiv a partir de agora en galego. O Seminario de Onomástica da RAG (Real Academia Galega) aprobou na súa última xuntanza as adaptacións de varios topónimos de Ucraína, o da capital pero tamén o de outras cidades e diversos accidentes xeográficos. Unha iniciativa oportuna sabendo que a invasión rusa pon en xogo nos medios de comunicación e na vida cotiá todo o que ten que ver coas localizacións e o territorio deste país do leste europeo, hoxe en horas moi difíciles.

De acordo coas recomendacións internacionais e a necesaria transliteración dende o alfabeto cirílico da lingua ucraína, sancionouse Kíiv para o caso da capital do país, xa que -razoan fontes da RAG- é a forma máis adaptada ao sistema vocálico galego acorde coa propia denominación oficial ucraína.

Como criterio xeral, o Seminario de Onomástica segue as recomendacións do grupo de expertos en nomes xeográficos da ONU (Organización das Nacións Unidas), baseadas no respecto ás formas de cada topónimo na súa lingua orixinal. Pero non sempre é posible facelo, debido á existencia de formas históricas na tradición de cada lingua ou a problemas de transliteración cando os nomes proceden, como sucede cos ucraínos, dunha lingua que se escribe con caracteres diferentes.

Neste último caso procúrase manter a coherencia das solucións propostas e ter en conta a harmonía coas linguas veciñas e internacionais, e mais a lexibilidade para a comunidade galega, detallan desde o Seminario de Onomástica.

O nome da capital de Ucraína difundírase internacionalmente a través da adaptación rusa, Kiev. Pero tras a independencia desta antiga república soviética, o Goberno ucraíno promove para os usos internacionais Kyiv, un exónimo baseado nun sistema de transliteración que parte da pronuncia autóctona do nome. Esta solución foi recoñecida polo grupo de expertos en nomes xeográficos da ONU e é na que se basea Kíiv, adaptada ao sistema ortográfico galego, para posibilitar que se poida ler sen problemas.

Outros topónimos ucraínos translitéranse ao uso internacional co dígrafo <kh> para representar o son fricativo velar xordo, /x/, ausente do sistema consonántico galego, sinala a RAG. Nestes casos, proponse seguir a grafía internacional pero empregando o sistema de acentuación da lingua galega, para facilitar a lectura de topónimos como Khersón e Khárkiv.

O Seminario de Onomástica abordou tamén a denominación doutras localidades de Ucraína como Lviv. Este é o nome oficial dunha cidade que foi coñecida historicamente en varios países europeos coa súa tradución ao grego, Leópolis (así se lle chamou en italiano, portugués ou castelán). A RAG considera correctas en galego as dúas formas, a oficial e a versión latinizada.

Outros topónimos que foron tratados, algúns dos cales xa constan no Dicionario da RAG, son Belarús (xentilicio: belaruso/belarusa, bielorrusio/bielorrusa), Mariupol, Luhansk, Donbás, río Dniéper, río Donets, Donetsk (cidade), Sebastopol, Odesa, República Moldova (xentilicio: moldovo/moldova).

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

 

 

L’explicacion oficiala es que la ò fa pas partida del “francés tradicional”

Nimes: lo registre civil refusa l&amp;#39;inscripcion del petit Antòn - Jornalet

Mathilde, Geoffrey e Antòn

Antòn Gavalda es un enfanton nimesenc nascut fa qualques jorns, que tanlèu nàisser es ja victima de l’intolerància lingüistica de l’estat francés, que li permet pas d’oficializar son rèirenom, coma lo plan conegut cas del breton Fañch Bernard e d’autres enfants occitans, catalans o bascos diches Jòrdi, Ròsa, Alaís, Loís, Núria, Martí o Iñaki.

Geoffrey e Mathilde, parents del petit Antòn, an explicat l’afar a la redaccion de Jornalet. “Nòstre objectiu èra d’inscriure Anton amb una ò, per marcar la diferéncia de prononciacion en francés amb Anton sens accent, ont l’n es silenciosa”, çò explican.

Lo prenom del pichon remembra son rèiregrand, lo grand de Geoffrey, refugiat asturian que se batèt contra lo franquisme. Li disián Antonio Fernández. Èra originari del vilatge asturian de Bisuyu, d’ont veniá lo poèta Alejandro Casona. Al vilatge, l’escaissavan «Antòn de Balba». “Mon esposa e ieu, desenant occitans, avèm volgut transmetre aquel eiretatge e rendre omenatge a mon grandpaire”, çò explica Geoffrey Gavalda.

“Sabiam que la ò seriá pas acceptada”, çò explica Geoffrey, “i a agut de precedents e de recorses en justícia qu’an pas capitat”. Pasmens, el ensagèt d’inscriure oficialment l’enfant. “Tombèri a la comuna sus doas oficièras d’estat civil corosas que comprenián plan lo caractèr cultural de nòstra demanda, mas après temptar de s’entresenhar al près de doas personas diferentas, deguèron ça que la inscriure Anton sens accent”.

Fin finala, se son resignats per l’estat civil, mas considèran que lo nom autentic del petit pòrta l’accent grèu sus la o. Aquel caractèr es pas tant estranh: “Nòstres pròches l’utilizan e l’inscriurem pertot ont serà possibla aital”, çò asseguran.

Se ven doncas de remarcar la censura del Conselh Constitucional francés a la lei de proteccion e promocion de las lengas minorizadas, aviada pel deputat breton Paul Molac. Demest los articles tombats, se tròba l’article 9 qu’autorizava de poder escriure los prenoms amb de letras especificas utilizadas per aquelas lengas coma la nasalizacion ñ del breton e los accents pròpris de l’occitan.

Impossible de se nomenar Jòrdi o Loís

Lo problèma per que lo pichon Antòn pòsca pas registrar oficialament son prenom, es que l’estat francés a decidit quins son los sols signes diacritics autorizats. Los faguèt conéisser dins una circulara datada del 23 de julhet de 2014 que se publiquèt al Journal Officiel. Los signes permeses son solament los de la lenga francesa, çò es à, â, ä, é, è, ê, ë, ï, î, ô, ö, ù, û, ü, ÿ, ç. Per tant, dempuèi lo 23 de julhet de 2014 l’estat francés permet pas de registrar de rèirenoms coma Jòrdi o Loís.

Aquela fobia de las autoritats francesas cap als diacritics inexistents en francés a congreat de situacions totalament surrealistas, coma l’afar de Vilanòva de Magalona, ont quitament s’assegurèt que l’accent grèu sus la o podiá provocar d’accidents de circulacion.

Pas cap de problèma en Belgica

Mentretant, ven de nàisser en Belgica una Lilòia, una drolleta descendenta d’occitans, qu’es estada inscricha al registre civil amb son rèirenom, amb accent grèu sus la o, sens cap de problèma.

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

Lo sexista es contar el número de varones y mujeres en todo, como si no perteneciéramos a una única especie y no fuéramos iguales. 

Escrito por Javier Marías

Desde hace años echo un vistazo a la sección Defensor o Defensora del Lector (y supongo que de la Lectora, duplicación absurda que de momento no ha aparecido: gracias). Me provoca curiosidad ver de qué se quejan quienes compran este diario, y a veces me quedo atónito, como el pasado 19 de diciembre. Bajo el título “Recalcitrantes reductos sexistas”, Carlos Yárnoz atendía a los lamentos o invectivas de ocho corresponsales, todos varones, bien disgustados, bien furiosos por “intolerables titulares” o frases detectados en EL PAÍS. No tengo ninguna intención, claro está, de usurparle el cargo a Yárnoz, a quien profeso simpatía, y además yo no serviría, pues, a diferencia de la suya, mi paciencia es escasísima ante la tontuna. Pero me voy a poner en su lugar por un día, ya que la mayoría de las cartas de esos ocho lectores estaban inspiradas por una ignorancia continental si no oceánica; o por la falsedad; o por el exceso de celo en sus labores policiales. Quien va en busca de sospechosos los encuentra por doquier; los maniáticos del orden estudian sus mesas para comprobar si alguien les ha cambiado algo de sitio; los enemigos del “sexismo” lo verán hasta en el más ridículo detalle. Esto último fue lo sucedido el 19 de diciembre.

Varios de los lectores consideran “bochornoso” que se llame a figuras públicas femeninas por su nombre de pila (“Yolanda”, “Corinna”, “Cayetana”, etc), lo cual “implica un subliminal mensaje de falsa cercanía o subordinación”. La subordinación es discutible: a los oficinistas lo habitual era llamarlos por el apellido (“Oiga, Rendueles, tráigame ese informe”), y los aficionados a Downton Abbey habrán observado que en la Inglaterra más pija se hacía lo propio con todo el servicio, desde el mayordomo hasta la pinche. Así que dirigirse a alguien por el nombre de pila hace mucho que se convirtió (aunque falsamente a menudo) en una señal de respeto y de que el trato es de tú a tú. Es mendaz afirmar que sólo a las mujeres se les da el nombre de pila. Sin salirnos de hoy, he leído numerosas piezas en las que a García Egea, el segundo del PP, se lo tilda de “Teodoro”, e incluso se habla de la “teodorocracia” imperante en su partido; y se ha hablado no poco de “Pedro” y “Pablo”. El Presidente González fue “Felipe” hasta la saciedad. El Premio Nobel Jiménez fue siempre “Juan Ramón”, como García Lorca fue y es “Federico” y Gómez de la Serna fue y es “Ramón”. Curro Romero casi nunca fue “Romero”, sino “Curro” las más de las veces.

Los motivos para que un nombre supla al apellido son variados, y nada tienen que ver con el “sexismo”. Si un apellido es corriente, como Díaz o García, es lógico que se recurra a “Yolanda” o a “Teodoro”. De otra forma no se sabría de quién se habla. Asimismo, cuando hay dos apellidos y uno es más común que otro, ya sabemos lo que pasa: ¿tendría que ofenderse Núñez Feijóo porque se lo llame “Feijóo”? ¿Tendría que ver feminismo irreverente en que se recurra a su línea materna? ¿Es inadmisible que nos refiramos a “Moratín” en vez de a Fernández de Moratín, a “Valle” en lugar de a Valle-Inclán? Respecto a los escritores antes mencionados, si fueran “Jiménez”, “García” y “Gómez”, ¿sabríamos de quiénes se trata? La costumbre se remonta a siglos atrás: ¿hay “sexismo” por decir “Miguel Ángel”, “Rafael”, “Leonardo”, “Dante” o “Tiziano” en vez de Buonarroti, Sanzio, Da Vinci, Alighieri y Vecellio di Gregorio, respectivamente? En ocasiones, si los apellidos son largos o complicados, se echa mano del mismo expediente, y recordemos que cuando “Corinna” se hizo famosa, se apellidaba Zu Sayn-Wittgenstein; así que “Corinna” se la bautizó y con “Corinna” se quedó, eso es todo.

Alguna queja me resulta incomprensible. Será defecto mío, pero no entiendo por qué el titular “La ex-esposa de Jeff Bezos se casa con un profesor” es “impropio” y “una vergüenza”. ¿Alguien conoce la identidad de esa ex-esposa? Casi nadie. ¿De qué otra manera, pues, se podría haber dado semejante noticia (bueno, lo mejor es que no se hubiera dado)? Para mí es como si se dijera “El ex-esposo de Meryl Streep se casa con una bióloga”, única forma si se ignora quiénes son el ex-esposo y la bióloga. Otros quisquillosos se enfadan (“De vergüenza”) por el escaso espacio dedicado al deporte femenino, sin tener en cuenta que el masculino, al menos en fútbol, ciclismo, baloncesto y F-1, es seguido por muchísimas más personas. La queja resulta sangrante e irónica si se piensa que precisamente EL PAÍS, con afán enternecedor rayano en la caricatura, llena páginas y páginas con méritos de mujeres. Otros polis han mirado la mancheta con lupa y se han indignado al comprobar que en ella figuran trece hombres y cinco mujeres. Estos cómputos sí que son “sexistas”. Lo es estar contando el número de varones y mujeres en todo, como si no perteneciéramos a una única especie y no fuéramos todos iguales, y no resultaran indiferentes, por tanto, las cantidades de un sexo y otro. Esta manía que nunca termina sí que es “recalcitrante”, además de nociva e idiota. Eso sí, a mi no “sexista” parecer.

[Fuente: http://www.elpais.com]

 

Escrito por XESÚS ALONSO MONTERO

O día 11 foi unha xornada histórica na Pobra do Caramiñal, na que a Real Academia Galega celebrou nesa vila unha sesión extraordinaria co gallo do ingreso, na institución, da profesora Ana Isabel Boullón Agrelo, que leu o discurso preceptivo co título Todos os nomes: identidade, pobo, país, ao que respondeu, en nome da Academia, o sabio lingüista Ramón Lorenzo Vázquez.

Penso que este discurso, de 48 páxinas (sen contar a bibliografía), constitúe un manual rigoroso e moi didáctico para que tanto os filólogos como os interesados na filoloxía recoñezan que os nomes das persoas (antropónimos) e os dos lugares (topónimos), lonxe de seren meras etiquetas, teñen alma. Xa na vella Roma existía a sentenza «Nomen est omen» [O nome é un presaxio, ou sexa, caracteriza á persoa que o leva]. Non esqueceu esta cita a profesora Boullón. Nunca aquí esta institución protagonizara un acto destas características.

Tamén os nomes dos lugares poden suscitar reflexións como as formuladas por don Ramón Otero Pedrayo na revista Nós, en 1935, nun ensaio sobre a poética dos topónimos empregados por Pondal en Queixumes dos pinos. O ilustre escritor ourensán percibía, en Laxe, «a nau encorada no enxoito areal»; en Nemiña, «as musas latinas bébedas de sal atlántico», e en Brandomil, «a sonata romántica». Nun poema escrito no exilio de México por Florencio Delgado Gurriarán, titulado Nomes, escolle nove da toponimia indíxena mexicana, que eran, para el, «rechouchío de paxaros», e selecciona catorce, moi enxebres, da toponimia das terras deixadas de Valdeorras, para el, «doce e sonoroso canto». Eran nomes tal como os vellos do lugar os pronunciaban (Outarelo, Val do Godo…), nomes que a maquinaria franquista estaba deturpando, castrapizando, tema non alleo ao da nova académica. No capítulo da represión franquista na onomástica pódese chegar moi lonxe. Sáibase que o primeiro morto por bala, en Galicia, foi un rapaz de catorce anos chamado Lenín, Lenín Moreda (Vigo, 20 de xullo de 1936). Elocuente é estoutro exemplo. En agosto dese ano, un martelo lingüicida arrincou o x da tumba de Alexandre Bóveda.

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

A filóloga da Pobra do Caramiñal oficializou o seu ingreso na Real Academia Galega cun discurso sobre a onomástica

 Ingreso de Ana Boullón como membro da Real Academia Galega

Escrito por L. VEIGA

Pouco despois do mediodía deste sábado, Ana Isabel Boullón Agrelo tomaba posesión como membro de número na Real Academia Galega nunha cerimonia pública celebrada no Teatro Cine Elma da Pobra do Caramiñal. Esta designación vén após do pasamento en marzo do 2020 de Xosé Luís Franco Grande, a quen a filóloga homenaxeou nada máis comezar o seu discurso de ingreso, que levaba por título Todos os nomes: identidade, pobo, país.

Coas súas verbas, Boullón quixo lembrar a quen lle precedeu, destacando non só o seu labor de poeta, senón tamén como o lexicógrafo que escribiu o dicionario que a propia académica tomaba de referencia durante a súa licenciatura. «Formamos parte dunha cadea na que Xosé Luís Franco Grande constituía un dos elos máis rexos», expresou Boullón.

Na súa disertación, a filóloga tamén quixo centrarse na onomástica, a especialidade pola que é recoñecida como unha investigadora de referencia, recordando que os nomes, tanto os que fan referencia ás persoas como aos lugares, forman parte do patrimonio inmaterial, «da nosa biografía xeográfica, individual, familiar e colectiva».

En relación aos nomes propios, para Boullón está ben claro que, cando os proxenitores escollen un nome, tamén están reproducindo certas estruturas e significados sociais, mesmo comprometéndose activamente na creación de novas formas. Por este motivo, criticou a «despersonalización burocrática e a indefensión ante o poder».

Neste sentido, para a académica o nome é un dos aspectos que contribúen á visualización da identidade, porque «unha escolla implica asumir unha posición con respecto aos atributos e valores que se asocian a el».

A tradicional resposta ao discurso de ingreso tivo lugar a cargo de Ramón Lorenzo, tamén membro de número da academia, que quixo facer un percorrido polos méritos de Boullón, así como lembrar a etapa na que ela era «unha das miñas alumnas preferidas e coa que teño compartido horas de traballo».

Para Lorenzo, a filóloga estaba destinada a especializarse na toponimia «por unha razón fundamental: ela naceu na Pobra e viviu moi de preto a polémica sobre a designación do seu lugar de orixe, na que participou activamente».

Aplausos e flores

«É unha honra para a academia avanzar no proceso de igualdade», remataba Lorenzo o seu discurso, tan ovacionado polo público asistente como previamente fora o de Boullón. Os aplausos elevaron o ton durante a entrega á académica do diploma e da medalla da corporación, outorgada polo presidente da Real Academia Galega, Víctor Freixanes.

Este último tamén aproveitou para agradecer a presenza do secretario xeral de Política Lingüística, Valentín García, e do reitor da USC, Antonio López.

Unha vez levantada a sesión extraordinaria da corporación, o alcalde da Pobra, Xosé Lois Piñeiro, acompañado pola concelleira de cultura, Patricia Lojo, subiron ao escenario para facer entrega dun ramo de flores en recoñecemento dos méritos acadados por Boullón.

 

[Imaxe: CARMELA QUEIJEIRO – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Escrito por BIEITO ROMERO

Tiven a sorte de estar en Chile en varias ocasións e de coñecer, aínda que fora un chisco, aquela marabillosa terra tan variada e rica culturalmente. Tan só estiven en Santiago, Valparaíso, Quintay e Isla Negra, mais a experiencia foi tremenda e serviume para coñecer xente coa que aínda teño amizade e contacto a día de hoxe. Moitos deses amigos son músicos e ademais moi vencellados á nosa cultura por diferentes motivos vitais.

Nalgunhas das conversas que mantivemos téñenme falado de Chiloé, un arquipélago situado no sur de Chile que cando foi conquistado polos españois rebautizárono como Nueva Galicia polo seu gran parecido coa nosa terra. Ese nome non prosperou e en pouco máis de cen anos volveu ao seu nome orixinal que é Chiloé, unha adaptación de Chillwé, palabra que en mapudungun (idioma dos mapuches) significa «lugar de chelles», que son unha especie de gaivotas de cabeza negra moi abundantes naquela zona. Por curiosidade investiguei ese lugar e o seu parecido con Galicia é abraiante polo que non me estraña que Martín Ruiz de Gamboa, conquistador de Chiloé, xenro do gobernador chileno de orixe galego Rodrigo de Quiroga, de Toiriz (Pantón, Lugo), lle puxese o nome de Nueva Galicia.

A súa capital foi inicialmente Santiago de Castro e hoxe tan só é Castro, unha fermosa e colorida cidade palafítica cunhas sorprendentes igrexas de orixe centroeuropea declaradas Patrimonio da Humanidade. Sobre a capital, o cronista tamén galego Pedro Mariño de Lovera di que puxeron «por nome a cidade de Castro na Nueva Galicia por respecto do presidente Castro, gobernador do Perú, que era galiciano, o cal provera a Quiroga como gobernador de Chile, que tamén era galego coma el».

Poucas reminiscencias galaicas quedan hoxe neste paradisíaco arquipélago austral chileno alén do clima e o parecido paisaxístico incrible mais algunha permanece en apelidos como Andrade, Ulloa ou mesmamente Bahamonde. Na súa mitoloxía hai seres ben parecidos ás nosas meigas e aos trasnos, así como no seu folclore musical certas cadencias con semellanzas ben curiosas.

Pola miña parte, queda pendente unha visita a este paraíso que está tan lonxe do que seguro que escudriñando podería descubrir cousas ben sorprendentes.

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]