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Compilación, análise e uso didáctico do repertorio vocal acompañado de percusión de man como parte do patrimonio inmaterial galego. Estudo dun caso representativo. Este é o título da tese de doutoramento de Carme López Fernández, a primeira que trata desde unha perspectiva académica a música tradicional. 

Carme López, intérprete, docente e investigadora da música tradicional.

Escrito por MANUEL XESTOSO

« Hai algunha tese que fala da música tradicional galega pero si é a primeira que enfoca  a música tradicional desde o traballo de campo, sobre un repertorio concreto. Iso foi unha dificultade engadida porque non existía un marco teórico ao que poder referirme, tiven que crealo a partir de cero », explica López en conversa con Nós Diario.

« Hai un traballo de campo fundamental feito a partir de finais da década de 1970 e con moita forza na de 1990, realizado por persoas, normalmente vinculadas a grupos, que se dedicaron a recoller material de forma altruísta. A partir dese labor se crearon arquivos privados moi ricos, mais non existe case nada publicado sobre este proceso. Se queremos entender por que é importante a música tradicional, por que segue funcionando, temos que comprender que o seu labor foi fundamental. E no mundo académico, todo iso non estaba recollido », aclara.

Carencias do mundo académico galego

López fixo o seu traballo sobre o repertorio procedente da aldea de Liñares, no concello de Avión, a partir do arquivo privado de Xisco Feijoo e dunha recolla propia. Mais os impeitizos que atopou foron moitos. « O sector da música tradicional é moi amplo e nas últimas décadas está a ensancharse de forma moi significativa, mais tamén é certo que é moi pechado, que a información non sempre está a disposición das persoas investigadoras. Unha cuestión fundamental aquí é a falta de implicación das institucións públicas: estamos falando dunha parte importante do patrimonio inmaterial e apenas existen arquivos públicos -o do Museo do Pobo Galego, nese sentido, é unha excepción exemplar, mais non deixa de ser unha iniciativa privada- nos que se poida reunir e inventariar o material compilado por esas persoas que traballaron, ás veces durante moitos anos, na recolla ».

Ademais, na conformación do sistema universitario galego o estudo da música está separado da universidade, non existen vías de comunicación entre os conservatorios e as facultades. « Na Galiza, na especialidade de Musicoloxía, que é na que se enmarca a miña tese, non existen itinerarios académicos claros nos que, como profesional da música, poidas facer unha tese sobre música galega. De feito, a miña está enmarcada nun programa de doutoramento da Facultade de Humanidades, ‘Novas perspectivas en comunicación e documentación das Humanidades’. Hai que dar moitas reviravoltas », confesa a investigadora. « E, por riba, na Academia non están afeitos a tratar este tipo de temas vinculados coa cultura popular. Eu tiven moita sorte coa miña titora, Rocío Chao, mais non é a norma que se entendan ben este tipo de estudos, ou mesmo que queiras redactar a túa tese en galego ».

 

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

 

Couramment parlé jusqu’au début du XXe siècle dans cet état américain, le français local a peu à peu disparu, avalé par la langue anglaise. Mais aujourd’hui, il est enseigné à 5.500 enfants et jouit à nouveau d’une certaine popularité.

Soudain, vers 1968, la Louisiane a voulu sauver son français, dénigré depuis des années.

Écrit par Frédéric Pennel — édité par Natacha Zimmermann 

En visite à La Nouvelle-Orléans ce vendredi 2 décembre, Emmanuel Macron pourra-t-il se faire comprendre en français? Pas par la majorité des habitants, soyons honnête. Mais une jeune garde, qui tente de rallumer la flamme francophone, arrivera à suivre sans sous-titres. Cette jeunesse s’est lancé un défi fou, à l’américaine: relancer la pratique du français, cette langue régionale qui semblait vouée à s’éteindre.

Aujourd’hui, la Louisiane est anglophone, comme l’Alabama voisin. Mais les lois louisianaises étaient encore débattues en français comme en anglais il y a seulement un siècle –même si cela semble difficile à croire. «Du temps de mes grands-parents, 85% des habitants du sud-ouest de l’état parlaient le français», indique le chanteur et poète francophone Zachary Richard.

C’est au XVIIIe siècle que le français est arrivé sur le territoire, par vagues successives, dans la foulée de sa conquête par Louis XIV. Ces terres bordant les bras du géant Mississippi ont d’abord attiré quelques planteurs, appâtés par les fortunes qu’ils pourraient bâtir autour du coton et de la canne à sucre. Dans leur sillage, des esclaves africains ont été embarqués dans les sombres cales de navires.

Des Cadiens ont ensuite trouvé refuge autour du fleuve: ces paysans et pêcheurs, chassés d’Acadie par les Anglais et aguerris par la dureté du nord canadien, sont parvenus à dompter les marécages des bayous, dans le sud de la Louisiane. C’est à leur contact que les tribus autochtones, les Houmas par exemple, ont côtoyé la langue française. Les derniers flots francophones sont enfin arrivés de Saint-Domingue, à la suite de la révolte qui donnera naissance à Haïti (1791-1804), quand des milliers de colons et d’esclaves ont fui les troubles pour rejoindre Cuba ou la Louisiane.

Le français, un patois méprisé

Telle est la couleur de la francophonie louisianaise: une mosaïque de Cadiens exilés, d’esclaves noirs, de colons réfugiés et d’Amérindiens envahis. La Louisiane est le creuset de ces peuples, souvent meurtris, fondus dans un improbable melting-pot, avec le français pour cri de ralliement. Bonaparte n’a pas tenu compte d’eux dans ses calculs géostratégiques: cet immense territoire est vendu en 1803 à Washington. Pourtant, par la vivacité de leur culture, les francophones ont longtemps échappé à l’assimilation. Les Créoles tenaient les villes, les Cadiens les bayous.

Une oligarchie anglophone s’est peu à peu hissée à la tête de l’état. Des Anglo-Américains qui n’avaient de cesse de dénigrer ce français, patois des personnes éloignées des cercles du pouvoir. «Parler au banquier se faisait forcément en anglais, comme toutes les choses sérieuses», rappelle Zachary Richard, élevé par des parents francophones qui ne lui parlaient qu’en anglais. Le chanteur a néanmoins pu accéder au français grâce à ses grands-parents, à leurs récits et à leurs chansons.

En 1921, il a été acté que l’enseignement se ferait désormais intégralement en langue anglaise –et que les récalcitrant auraient droit aux coups de règles et humiliations. «Les élèves qui ne savaient pas demander en anglais la permission de se rendre aux toilettes risquaient l’accident», relate Hannah Bergeron, jeune enseignante de français. Souhaitant épargner à leurs enfants ces humiliations, la génération de l’entre-deux-guerres a donc coupé le fil de la transmission de leur langue.

La richesse dans la différence

Avec des locuteurs vieillissants, le français semblait destiné à se figer sur les pierres tombales. Pourtant, contre toute attente, cette langue connaît un étonnant retour en grâce. Le tournant date de 1968. Dans une Amérique du Nord secouée par le souffle de l’égalité des droits, on change de regard sur la différence et les minorités. La Louisiane rétropédale: elle veut soudain sauver son français, devenu moribond. On découvre, bien qu’un peu tard, que cette singularité est une richesse. «Nous disposons d’une culture unique qui nous distingue de la masse anglo-américaine. C’est très attrayant de se sentir unique», insiste Zachary Richard.

À côté du carnaval, du Mardi gras, de la musique cadienne, de la pêche à la crevette ou du gombo, ragoût typique de la région, le français intègre donc officiellement le patrimoine louisianais. Désormais, ses mots s’étalent fièrement sur les plaques de rues. Même les boutiques en recouvrent leur devanture –on peut ainsi faire des emplettes dans le magasin Aux Belles Choses.

Une petite musique française plane également à La Nouvelle-Orléans. «À chaque coin de rue, il y a un nouveau joueur d’accordéon qui chante en français, décrit Zachary Richard. Même si, bien souvent, il ne comprend pas les paroles qu’il chante.» Mais alors, assisterait-on à un retour du français? À un vernis francophone, plutôt. «Ce qui est à la mode, ce n’est pas le français, c’est l’apparence du français», nuance l’artiste.

Des enseignants venus des quatre coins du monde (francophone)

Car on ne ressuscite pas une langue en changeant les plaques de rues. Ni en réintroduisant quelques heures de cours de français par semaine. Non, le levier décisif est ailleurs. L’état a importé du Canada un système radical qui a fait ses preuves: les classes d’immersion, qui baignent les enfants dès leur plus jeune âge en eaux francophones. Mais où recruter des enseignants parlant français? Il fallait retourner à la source.

«Les deux tranches d’âge où il y a le plus de francophones ici sont les plus de 60 ans et les moins de 30 ans.»

                            Peggy Feehan, présidente exécutive du Codofil

«Monsieur le président [Georges Pompidou, ndlr], si tu m’aides pas, le français, il est foutu en Louisiane», aurait imploré James Domengeaux, premier responsable du Conseil pour le développement du français en Louisiane (Codofil), l’agence chargée de «faire tout le nécessaire» pour sauver cette langue. Les professeurs affluent des quatre coins du monde francophone, et majoritairement de France. Le pays «les laisse partir chaque année en détachement, ce qui représente une aide inestimable», reconnaît Peggy Feehan, l’actuelle présidente exécutive du Codofil. Cette enseignante est elle-même arrivée il y a vingt ans du Nouveau-Brunswick (Canada).

Ce français enseigné vient donc de divers horizons, et cela suscite des remous. Des anciens s’émeuvent que les enfants n’apprennent pas le français louisianais, riche en singularités: les Louisianais tutoient d’emblée, roulent parfois les «r» et nombre de mots (lagniappe, pour désigner un cadeau offert à la suite d’un achat) ou d’expressions («Laissez les bons temps rouler») ne s’entendent qu’icitte. Le lexique est influencé par des termes amérindiens (chaoui pour «raton laveur») et charrie des mots tombés en désuétude en Europe (asteur pour «maintenant»).

«Les grands-parents ont les larmes aux yeux»

En sport comme en mathématiques, de la maternelle au collège, 5.500 enfants louisianais étudient aujourd’hui en français –seuls y échappent, évidemment, les cours d’anglais. Grâce à cette dynamique, Peggy Feehan souligne que «les deux tranches d’âge où il y a le plus de francophones ici sont les plus de 60 ans et les moins de 30 ans». La connaissance de cette langue, longtemps méprisée, est devenue source de fierté. «Les grands-parents des enfants qui apprennent le français ont les larmes aux yeux car on les avait persuadés que les francophones n’étaient pas éduqués, qu’ils n’étaient pas de vrais citoyens», poursuit la présidente du Codofil.

«On a souffert de la caricature du Cadien ignorant, du primitif aux pieds palmés qui chassait des alligators, abonde Zachary Richard. Alors que la Louisiane a une longue tradition lettrée!» Les jeunes francophones, même minoritaires, relèvent la tête. Ils osent parler français là où les plus âgés ressentent parfois une gêne. Grâce à internet et aux réseaux sociaux, ils ont établi un écosystème en ligne. Des programmes et des médias en langue française ont émergé, à l’instar de Télé-Louisiane ou New Niveau. Vidéos, journaux télévisés, dessins animés… Le français est bien sorti du placard.

Autre preuve: la Louisiane a intégré l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en 2018 en tant que membre observateur. Les artisans de cette intégration étaient, là encore, deux jeunes (Scott Tilton et Rudy Bazenet), qui font le pari que la Louisiane va poursuivre son ancrage dans la langue française, en bilinguisme avec l’anglais. Ils ont même créé un institut culturel privé dédié à ce projet: Nous Foundation«Ici, la francophonie, ce ne sont pas que des Cadiens âgés dans les bayous, ce sont aussi des jeunes hipsters de La Nouvelle-Orléans: après les années Trump, les gens veulent à nouveau s’ouvrir sur le monde», assurent ces militants.

«Le mulet qui tire le wagon est l’argent»

«L’attrait pour le français est indéniable à La Nouvelle-Orléans, confirme Emilie Georget, directrice de l’Alliance française sur place. Poussé par des raisons culturelles, on observe un intérêt certain de la part de personnes qui ont une connexion historique ou familiale avec la France (origine créole, noms de familles à consonance francophone) ou avec l’Acadie, qui ont envie de voyager ou qui s’intéressent aux pays francophones et aux cultures étrangères. Chez des gens très différents, on sent une envie de former une communauté, de revendiquer cet aspect de l’identité louisianaise.»

Politiquement, encourager l’apprentissage du français fait consensus. «Démocrates ou Républicains, il n’y a pas de clivage sur le sujet», se réjouit Peggy FeehanCe qui manque, alors? «Le mulet qui tire le wagon est l’argent», assure Zachary Richard. Et comme peu de Louisianais francophones optent pour une carrière dans l’enseignement, tout le dispositif repose sur le bon vouloir des pays francophones. À chaque rentrée plane donc la crainte de classes sans enseignant.

Le chemin reste long avant que le français retrouve une voix tonitruante icitte, sur les rives du Mississippi. Mais asteur, une jeune génération se dit prête à relever le défi.

[Photo : Erik Mclean via Unsplash – source : http://www.slate.fr]
Gato Barbieri. Un sonido para el Tercer Mundo

Escrito por Abel Gilbert

Leandro “Gato” Barbieri fue una virtuosa anomalía, el hijo de una trama cuya densidad resultaría intolerable en este presente. Sergio Pujol se propuso algo más que un rescate. Gato Barbieri. Un sonido para el Tercer Mundo, su último libro, lo colocó en la tarea del perseguidor. El autor ha seguido los rastros del saxofonista desde la Rosario natal hasta su partida del mundo, en 2016 y a los ochenta y tres años, con deslumbrante meticulosidad. Pero estamos frente a un libro que es algo más que una biografía: se trata de un estudio cultural con la música en el centro, en el que se problematizan no solo las derivas del jazz, sino también las tensiones —retóricas— entre la autonomía del arte y la política en años de ebullición e ilusiones transformadoras que han salido por completo de la agenda.

Ante todo, Pujol escucha. Lo hace con fruición, pedagogía y un esfuerzo por captar el detalle y el matiz. Reflexiona de manera ejemplar sobre la materialidad del saxo gatuno, el aire que lo atraviesa y constituye, el efecto deseado de los sobreagudos, la sutileza de sus graves, la sustancia misma de la vibración. El soplido, en definitiva. Disecciona estilos (el paso del bebop al free y más allá), referencias, territorios, oficios, relaciones, complicidades (con Bertolucci y Glauber Rocha), nombres propios que van marcando la carrera de Gato: Coltrane, claro, pero también la escena italiana y parisina, Don Cherry (¡ese disco compartido del 65, Togetherness!), Carla Bley y la asociación con Liberation Music Orchestra, el ensamble de Charlie Haden, todas estaciones esenciales de la carrera internacional de Barbieri antes y después de recalar en Nueva York, donde, curiosamente, se encuentra con su destino sudamericano.

De ahí el subtítulo del libro, “Un sonido para el Tercer Mundo”. La preposición es clave: nos habla de una finalidad, un destino cuyos trazos el autor sigue de cerca. Dicho de otra manera: Gato tuvo un proyecto y lo llevó tan lejos como pudo, mientras las circunstancias y el deseo lo acompañaron. Y ese deseo también implicaba un oyente fuera de Manhattan o los circuitos europeos. “Por primera vez en su vida, su amor por el jazz quedaba subordinado a su identidad latinoamericana”, dice Pujol acerca de ese momento crucial. “Quienes lo conocían desde mucho tiempo atrás no pudieron dejar de advertir lo difícil de aquella elección. Era más que un giro estético: era una verdadera reinvención”. Gato salió a discutir “la idea hegemónica de un free jazz negro”. Lo suyo fue una “vía latinoamericana del free”.

Señala Pujol: “Una biografía de Gato Barbieri puede leerse como un relato de una épica personal sorprendente, pero también como la historia de una identidad en construcción capaz de superar la dialéctica entre lo local y lo universal”. Esto lo hace ubicar a su personaje en el podio que merece, cuando palabras como “hibridación”, “mezcla”, “pastiche” o “bricolaje” forman parte de una jerga crítica que por lo general no repara en que ciertos cruces, hoy apenas ademanes menguantes, resultaron una osadía en el momento en que Barbieri los propuso. “Intrepidez”, se dice, para destacar la articulación entre el jazz y determinados folclores latinoamericanos, una juntura que, a través de su saxo, tuvo una “incuestionable originalidad”. Como bien se documenta en las páginas del libro con apabullante información y altura reflexiva, Barbieri puso en tela de juicio el tópico de lo “latino”, circunscrito al ritmo de las congas y el timbal de Tito Puente por muchos años (¿qué haría un artista como Gato en tiempos de ecumenismo procaz como el de este presente de reguetón?).

El libro es una invitación a revisar la mejor producción de Gato, desde In Search of the Mystery, el discazo de 1967, hasta otras perlas como The Third WorldUnder FireBolivia, con sus inscripciones guevaristas, Chapter One: Latin America y Chapter Two: Hasta Siempre. Este último trabajo se cierra con una versión descomunal de “Juana Azurduy”, la canción de Ariel Ramírez y Félix Luna incluida en Mujeres argentinas. “Latinoamérica”, repite el saxofonista, tres veces, antes que la máquina voraz se ponga en marcha. Volver a esos discos acompañados por el saber de Pujol es un viaje que se agradece.

La escritura de Jazz al sur, hace casi veinte años, le permitió a Pujol construir una cartografía que, con Gato, se vuelve más detallista. En uno y otro libro aparecen algunos nombres en común. Acá, obviamente, son los Barbieri, Leandro y su hermano Rubén, los que funcionan, junto con Lalo Schifrin, como protagonistas de un ambiente por lo general desconocido u olvidado. Y ahí también aparece Astor Piazzolla. Gato y el bandoneonista se cruzaron a comienzos de los sesenta en dos sitios claves: Jamaica y 676. Uno, Barbieri, tartamudo. El otro, rengo. Ambos, dotados de un afán de conquista que los llevó a ganarse el reconocimiento internacional. Hubo un tiempo en el que se prodigaron elogios. Pujol muestra el punto de ruptura a partir de Last Tango in Paris, cuya música compuso el saxofonista, pese al berrinche del marplatense, y lo hace sin tomar partido por los contendientes. Deja que el lector saque sus conclusiones sobre las razones del distanciamiento.

Mucho más fértil parece haber sido para Barbieri su relación especular con Julio Cortázar. No porque fueran verdaderamente compinches, sino por aquello que Pujol marca para encontrar sus aproximaciones: “Cortázar no hubiera podido escribir Rayuela quedándose en Argentina, pero tampoco lo hubiera podido hacer sin haberse convertido en escritor en su primer país […] Del mismo modo, The Third World Bolivia eran discos inconcebibles tanto para un músico de jazz no argentino como para un jazzman porteño que jamás hubiera salido de Buenos Aires. El escritor y el músico creaban un vaivén entre universos disímiles”. De ahí que a Gato no le interesara la música argentina antes de su “epifanía” tercermundista, iluminación esta que en tiempos de globalidad promiscua y absoluta disponibilidad de las referencias parece imposible de materializarse. En ese sentido, el libro es también una historia de las pasiones y los horizontes de expectativas que la agonía del modernismo todavía invitaba a experimentar.

La declarada admiración no inhibe al autor de detectar el cenit y nadir de Gato. Y por eso recuerda que, a partir de Caliente, Barbieri emprendió un “derrotero menos arriesgado y comercialmente más exitoso”. Esta oscilación no fue patrimonio de Barbieri, sino también el modo en que una nueva época dejaba sus marcas en quienes habían atravesado ese periodo tan excepcional de la música popular de tradición artística, en especial entre mediados de los cincuenta y hasta la crisis del petróleo, es decir, 1973, por precisar un posible (y quizá discutible) punto de corte.

Gato Barbieri. Un sonido para el Tercer Mundo es un acto de vindicación y, a la vez, un libro que, sin alaridos, sale a discutir los estatutos de la creación en tiempos de liquidez y anomia. A la música le faltan quizá uno, dos, muchos Barbieris, sentimos al abandonar la última página.

Sergio Pujol, Gato Barbieri. Un sonido para el Tercer Mundo, Planeta, 2022, 384 págs.

 

[Fuente: http://www.revistaotraparte.com]

Con esta decisión, la Unesco reconoce el papel fundamental en la protección del ecosistema de Sierra Nevada, Colombia, de los conocimientos de cuatro pueblos indígenas.

La Organización de las Naciones Unidas para la Educación, la Ciencia y la Cultura (Unesco) declaró al Sistema de Conocimiento Ancestral de cuatro pueblos indígenas de Colombia como Patrimonio Cultural Inmaterial de la Humanidad.

Se trata del conocimiento de los pueblos arhuaco, kankuamo, kogui y wiwa de la Sierra Nevada de Santa Marta, que incluye la comprensión de las relaciones físicas y espirituales con la Madre Naturaleza.

“Esta sabiduría ancestral desempeña un papel fundamental en la protección del ecosistema de Sierra Nevada y en la preservación de la identidad cultural de los cuatro pueblos de la región”, destacó la organización.

La decisión se adoptó en el marco de la sesión 17 del Comité Intergubernamental para la Salvaguardia del Patrimonio Cultural Inmaterial que se realiza en Marruecos, del 28 de noviembre al 3 de diciembre.

Conocimiento indígena

La Unesco explicó que el sistema de conocimiento de estos pueblos “define las misiones sagradas relativas a la armonía de los cuatro pueblos con el universo físico y espiritual”.

“A través de muchos años de esfuerzo, adquieren la habilidad y la sensibilidad para comunicarse con las cumbres nevadas, conectar con el conocimiento de los ríos y descifrar los mensajes de la naturaleza”, indicaron.

Basado en la Ley de los Orígenes, filosofía que rige la relación entre las personas, la naturaleza y el universo, este ancestral sistema de conocimiento abarca la conservación de los lugares sagrados.

Así como de los rituales de bautismo, los ritos matrimoniales, las danzas y los cantos tradicionales, y las retribuciones u ofrendas a los poderes espirituales, celebró la Unesco.

Este sistema de conocimiento se transmite de generación en generación mediante la práctica cultural, las actividades comunitarias, el uso de la lengua indígena y la realización de misiones sagradas.

Saludan reconocimiento

La incorporación de estos conocimientos en la lista de Patrimonio Cultural Inmaterial fue saludada por el presidente de Colombia, Gustavo Petro, mediante su cuenta de Twitter.

“Hoy en Marruecos, la UNESCO reconoció el Sistema de Conocimiento Ancestral de los cuatro pueblos indígenas de la Sierra Nevada de Colombia como patrimonio cultural inmaterial de la humanidad”, publicó el mandatario.

Lo propio hizo la vicepresidenta, Francia Márquez, quien señaló también mediante un tuit que “sus saberes ancestrales y diversidad cultural nos invitan a escribir una historia de vida y paz”.

Cabe señalar que la Sierra Nevada de Santa Marta es considerado el el sistema montañoso costero más alto del mundo, yendo desde el nivel del mar hasta los 5 mil 770 metros en el norte de Colombia.

 

[Fotos: Unesco / © William Diaz, 2021 – fuente: http://www.servindi.org]

56 demandes de plusieurs pays du monde sont examinées cette semaine par le Comité du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. La baguette française en fait donc désormais partie.

La baguette française à l’honneur !

Cocorico ! Symbole de la culture à la française, la baguette de pain vient d’intégrer le patrimoine immatériel de l’humanité. Présidé par le Maroc, le Comité du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco examine au total cette semaine 56 demandes d’inscription, dont quatre nécessitant une sauvegarde urgente, comme l’art de la poterie au peuple Cham au Vietnam, a précisé l’organisation.

Et ce mercredi, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a donc officialisé sur son compte Twitter l’entrée de la baguette française au sein du patrimoine culturel immatériel mondial.

Le couscous en 2020

Chaque année, l’Unesco honore avant tout des traditions, des pratiques et des savoir-faire à sauvegarder. Ainsi un patrimoine immatériel peut-être partagé entre plusieurs pays, comme en 2020 l’inscription du couscous avait été le résultat d’une candidature conjointe de quatre pays d’Afrique du Nord : l’Algérie, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie.

Adoptée en octobre 2003 et ratifiée par 180 pays, la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel la sauvegarde des connaissances et savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel. La liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité compte désormais plus de 500 éléments inscrits, dont plus de 70 nécessitent une sauvegarde urgente.

[Photo : PIXBAY – source : http://www.midilibre.fr]

Pablo ha muerto y nos dicen que él era un símbolo del desencanto

Escrito por Rosa Miriam Elizalde 

La cineasta Rebeca Chávez, a lágrima viva, me comentaba la noticia: Murió Pablito. No tenía más qué decir, sólo hay un Pablito en Cuba, y ella no comenzó a llamar a Pablo Milanés por el diminutivo de su nombre el otro día. Conoció al músico cubano en 1971, cuando un pequeño grupo de jóvenes castigados por cierta ortodoxia –Silvio Rodríguez, Pablo, Noel Nicola, el historiador Eusebio Leal y ella misma– fueron acogidos por Aída, la hermana de Haydée Santamaría.

Haydée, además de la presidenta de Casa de las Américas –la casa que más nos ha ayudado a descubrir América y las muchas Américas que América contiene, diría Eduardo Galeano–, fue una de las dos mujeres que participaron en el asalto al Cuartel Moncada de Santiago de Cuba, el 26 julio de 1953, a las órdenes de Fidel Castro. Los esbirros del dictador Fulgencio Batista asesinaron a los asaltantes que capturaron vivos, entre ellos a su hermano Abel Santamaría y a su novio, Boris Luis Santa Coloma, después de someterlos a espantosas torturas. Cuando Haydée se enteró de que aquellos jóvenes trovadores e intelectuales habían sido marginados por el sarampión ultra de la primera década de la revolución, golpeó con su sombrilla en el suelo y dijo: Yo fui al Moncada para que estas cosas no volvieran a pasar nunca en Cuba.

A partir de ahí es conocida la historia del entusiasmo progresista que despertaron en América Latina los músicos que armaron los primeros festivales de la canción protesta en Casa de las Américas, se nuclearon en el vanguardista Grupo de Experimentación Sonora del ICAIC y fundaron la nueva trova cubana. El cosmopolitismo de aquellos artistas, que terminaron siendo los más conocidos de la Cuba revolucionaria, no impidió que se alimentaran con la trova tradicional, el feeling y el son, y que asumieran igual audacia a la hora de elegir temática o de enhebrar la voluntad poética con el lenguaje cotidiano.

Pero Pablito también es el cine, murmuraba Rebeca por el teléfono. Y efectivamente, las películas cubanas tienen una deuda impagable con Pablo Milanés, que murió en la madrugada del martes en Madrid a los 79 años y que pertenece a la lista de autores que pusieron su creatividad, su inspiración y su heterodoxia al servicio de la industria cinematográfica cubana que no sé qué sería sin Leo Brouwer, Pablo, Silvio, Sergio y José María Vitier…

Y sí, la música de Pablo es patrimonio cultural de una nación, pero existe, a la vez, como una experiencia individual, íntima. Para quienes nacimos después de 1959 no hay recuerdos que no viajen con la voz del autor de Yolanda. De su timbre cálido y perfecto salían los arreglos más disímiles: un ensayo de José Martí, un poema de Cintio Vitier, himnos que se repetían en todas las marchas del Primero de Mayo, canciones de amor y desamor, letras propias y ajenas, de sabor popular o que daban vueltas sin mucha fortuna hasta que Pablo las incluía en un disco o en un concierto. Con todo eso se han armado los retazos de la memoria de mucha gente en más de medio siglo. En Cuba no hay nada que compita con la inmediatez del recuerdo asociado a una canción de Pablo Milanés, a excepción quizás de ciertos sabores y olores de la infancia.

Pablo ha muerto y nos dicen que él era un símbolo del desencanto, como si la vida de un trovador tan prolífico y esencial que se ha desdoblado en la emoción de millones de personas se pudiera reducir a una sola palabra, tan reseca como una mariposa clavada en un alfiler. Como si este sentimiento de pérdida que ha consternado a toda Cuba y que contagia las lágrimas de Rebeca Chávez no tuviera que ver con el encanto de la música y las ilusiones que Pablito inspiró en este país.

 

[Fuente: http://www.jornada.com.mx]

O Camões Berlim apresenta exposição para assinalar o 50º aniversário da Convenção do Património Mundial, Cultural e Natural da UNESCO

Com imponentes mosteiros, centros históricos singulares, pinturas rupestres, ou majestosas regiões vinícolas, Portugal é rico em bens culturais e naturais, dos quais 17 integram atualmente a lista do Património Mundial da UNESCO. Por ocasião do 50° aniversário da Convenção do Património Mundial, Cultural e Natural, o Centro Cultural Português em Berlim apresenta SENSUS MUNDI, uma exposição sobre os bens da humanidade em território português, que estará patente de 29 de novembro a 6 de janeiro de 2023, no Kunstraum Botschaft (Zimmerstr. 55, 10117 Berlim), perspetivando-se a sua itinerância por outros locais em países de expressão alemã.

As inúmeras subtilezas arquitetónicas e estilísticas dos 17 bens do Património Mundial são particularmente acentuadas na estética das fotografias a preto e branco, que incluem o centro histórico de Évora, o Convento de Cristo em Tomar, a Cidade Fronteiriça e de Guarnição de Elvas e as suas fortificações, ou Real Edifício de Mafra. Representado está também o único bem português classificado como Património Natural, a floresta Laurissilva, na Madeira. Para além de fotografias, que convidam os visitantes à contemplação, a viagem por estes lugares fascinantes é complementada por um filme que integra estas e outras imagens de pormenor dos bens, ao som da música de Rodrigo Leão, aclamado compositor e intérprete português.

A exposição, com curadoria do atelier de arquitetura de Ricardo Mirando, não se centra apenas na beleza e fascínio destes lugares. “São hoje inúmeras e mais graves as ameaças que pairam sobre o património. Das alterações climáticas e seus efeitos devastadores, à ira humana que se projeta nos valores que um bem representa, erguem-se desafios à preservação desta herança que nos convocam e responsabilizam a todos”, afirma Patrícia Salvação Barreto, conselheira cultural da Embaixada de Portugal em Berlim. Neste sentido, esta mostra pretende ajudar a divulgar este património, enriquecê-lo, usá-lo como ponte de entendimento mútuo e como parte inteira do processo de desenvolvimento social e individual, e assim, em última análise, defendê-lo.

A inauguração da exposição tem lugar no dia 29 de novembro, pelas 18 horas, na presença de Michelle Müntefering, presidente da Subcomissão Parlamentar de Política Externa para Cultura e Educação, a deputada do Bundestag, e de Pedro Delgado Alves, deputado do Parlamento Português e presidente do Grupo Parlamentar de Amizade Portugal-Alemanha.

“SENSUS MUNDI – UNESCO Património Mundial – Portugal” é organizada pelo Camões Berlim com o apoio institucional da Comissão Nacional da UNESCO.

Leia aqui o comunicado de imprensa na versão original em língua alemã. A tradução portuguesa está disponível na secção Imprensa no website do Camões Berlim.

 

 

[Fonte: Camões Berlim – Centro Cultural Português]

La institució promourà el català i l’aragonès, dues llengües “històricament desateses”

L’Acadèmia Aragonesa de la Llengua, que té com a objectiu la promoció de l’“ús, protecció i promoció de les llengües i modalitats lingüístiques pròpies de l’Aragó com a institució científica oficial en l’àmbit de les llengües i modalitats lingüístiques pròpies” va fer dimarts un pas fonamental per donar-se a conèixer als aragonesos en presentar en societat els seus càrrecs electes. Javier Giralt va prendre possessió com a president de l’Acadèmia i director de l’Institut Aragonès del Català, i Ánchel Conte, com a director de l’Institut de l’Aragonès.

La institució ha seguit, fins ara, un llarg i tortuós camí per començar a caminar, que va començar el 2009 amb l’aprovació de la llei de llengües del Parlament aragonès, que li atorgava l’autoritat científica en l’idioma aragonès. El 2011 es van crear els estatuts de la institució, però es va derogar dos anys més tard en aprovar-se una nova llei de llengües. Finalment, el 2021, l’Acadèmia Aragonesa de la Llengua va engegar amb el nomenament de quinze membres i la constitució de dues seccions: l’Institut de l’Aragonès i l’Institut Aragonès del Català.

El director de l’Institut de l’Aragonès, Ánchel Conte, va qualificar la cerimònia de dimarts d’“acte de justícia històrica a una llengua que segles de negació, d’abandonament i de menyspreu no han pogut matar”. Tots els oradors van coincidir a remarcar, en un acte en català, aragonès i castellà, la fita excepcional que suposa la constitució d’aquesta institució que ha de ser referent en la protecció i dignificació de les llengües de l’Aragó.

El president de l’Acadèmia va recordar que el català i l’aragonès han estat “històricament desatesos i mancats del suport, protecció i respecte que les altres llengües hispàniques diferents del castellà tenen en les seves respectives comunitats autònomes”.

Una de les funcions principals de l’Acadèmia serà donar a conèixer la riquesa lingüística de l’Aragó. “És difícil estimar allò que no es coneix”, va dir Giralt, que va convidar els aragonesos a “sentir com a propis l’aragonès i el català”. El president de l’Acadèmia va assenyalar també les autoritats aragoneses i va recordar que, tot i que l’Estatut d’Autonomia diu que “les llengües i modalitats lingüístiques de l’Aragó constitueixen una de les manifestacions més destacades del patrimoni històric i cultural aragonès” “no especifica quines són aquestes llengües, un silenci intencionat al qual s’hauria de posar remei en algun moment”. Giralt va remarcar que la llei també diu que “ningú podrà ser discriminat per raó de llengua”.

El director general de Política Lingüística del govern de l’Aragó, José Ignacio López, va reconèixer que s’han hagut de “deixar la pell” per crear l’acadèmia” i va assegurar que el seu govern està “compromès amb la dignificació de l’aragonès i del català de l’Aragó”, dues llengües “afeblides”, segons havia advertit Giralt.

D’acord amb el Cens de Població i Habitatges de l’INE del 2011, 55.513 persones sabien parlar català a l’Aragó i 25.556 aragonès. D’aquests 81.069 parlants, però, només 44.119 declaraven saber escriure en aquesta llengua.

 

[Font: http://www.diaridelallengua.cat]

Tenía 77 años y una carrera que atravesó la MPB desde mediados de la década del 60. Se fue un símbolo de Brasil y una cantante que interpretó de todo y de muchas formas. 

Gal Costa, dueña de una voz afectuosa y clara, desplegaba también un gran carisma. 

Gal Costa, dueña de una voz afectuosa y clara, desplegaba también un gran carisma.

Escrito por Santiago Giordano

“Como artista corrí riesgos y asumí desafíos”, decía Gal Costa en una entrevista a Página/12 en 2017, en ocasión de la que fue su última visita a Buenos Aires. En esa frase, con la que entonces explicaba su magnetismo sobre los más jóvenes, hoy bien se podría resumir el credo estético de una cantante extraordinaria, que efectivamente corrió el riesgo de ceñir con su voz los serpenteos del tiempo que le tocó vivir; y también asumió el desafío de cantar hasta el final. Gal Costa murió este miércoles, a la mañana temprano. La información fue dada por su oficina de prensa. Tenía 77 años, estaba en plena actividad y se desconocen las causas del deceso. Había hecho una pausa en la gira As várias pontas de uma estrela, con la que estaba recorriendo Brasil, para operarse un nódulo en su fosa nasal derecha. Estaba a punto de volver a los escenarios, pero el último fin de semana suspendió su presentación en el Primavera Sound de Sao Paulo. Tenía programadas actuaciones para diciembre, además de una gira europea para el año que viene.

Popular en el sentido amplio de la palabra, con Gal Costa, ni falta hace decirlo, se va un símbolo de Brasil. Apenas la noticia comenzó a circular por las redes sociales, las condolencias se multiplicaron. Dilma Rousseff fue una de las primeras en expresarse. La expresidenta brasilera dijo que la muerte de Gal Costa era “shock para todos”. “Perdimos hoy a uno de las más grandes cantantes de nuestra historia”, escribió en su cuenta de Twitter. También Lula se manifestó enseguida. “Gal Costa fue una de las más grandes cantantes del mundo, una de nuestras principales artistas, que llevó el nombre y los sonidos de Brasil a todo el planeta. Su talento, técnica y audacia enriquecieron y renovaron nuestra cultura, formaron y marcaron la vida de millones de brasileños”, señaló el presidente electo y acompañó el posteo con una foto en la que abraza a la cantante que le expresó su apoyo en la última campaña presidencial.

También desde el universo artístico hubo muestras de afecto en la despedida. “Hoy vengo a hablar del dolor de perder a Gal. Brasil, al que siempre encantó con su voz única y magistral, hoy la llora como yo”, lamentó María Bethania, mientras Gilberto Gil se mostró “Muy triste e impactado por la muerte de mi hermana”. Fue justamente Gil, cuya obra Gal Costa conoció, contaba ella, cuando trabajaba en una tienda de discos de su ciudad natal, uno de los nombres que marcaron sus comienzos. Todavía se presentaba como María da Graça cuando en 1965 lanzó “Eu vim da Bahia”, un samba de Gil. Ese mismo año ya como Gal Costa cantó “Sol negro” junto a María Bethania en el disco debut de la otra gran bahiana. Ese tema era de Caetano Veloso, a quien Gal conoció a principios de los ’60, con quien mantuvo un largo y fecundo vínculo personal y artístico que dio su primer fruto discográfico con Domingo, un disco compartido de 1967.

Más tarde, en 1976, Gilberto, María, Caetano y Gal hicieron el espectáculo Doces bárbaros, uno de los hitos de la música brasileña de todos los tiempos. De ahí salió un disco doble con el mismo nombre, que fue al mismo tiempo afirmación y de alguna manera despedida de la experiencia del Tropicalismo, el movimiento que tuvo un potente manifiesto discográfico en Tropicalia ou panis et circensis, un trabajo lanzado en 1968, donde están además Tom Ze, Os mutantes y Nara Leão. En ese disco, Rogério Duprat, que venía de Europa de estudiar con Karlheinz Stockhausen y Pierre Boulez, trabajó en los arreglos, y Torquato Neto, poeta y agente de la contracultura, participó como letrista.

Con Gilberto y Caetano, Gal había debutado como cantante en 1964, en Salvador de Bahía, en el espectáculo Nos, por caso, con el que se inauguró el teatro Vila Velha. Ahí estaba también Tom Ze, el gran olvidado del Tropicalismo. Con el mismo grupo viajó al año siguiente a Sao Paulo para presentar los espectáculo Arena canta Bahía y Em tempo de guerra, con puesta en escena de Agusto Boal, director teatral y teórico del “Teatro del oprimido”.

Eran años de dictadura en Brasil, vigilancia y exilios limitaban los caminos posibles para esa modernidad juvenil e insurrecta que ante el acecho del control instintivamente empezaba a domesticarse en el rótulo de MPB (Música Popular Brasilera). En 1971 Gal hizo uno de los espectáculos que mayor repercusión alcanzó en esa época y quedará como otro hito en la MPB. Fa-Tal se llamó el show que dirigió Waly Salomao y que con ese nombre, más el agregado “Gal a todo vapor” se hizo disco y de ahí memoria.

La bendición popular, masiva y definitiva, le llegó a partir de “Modinha para Gabriela”, el tema de Dorival Caymmi que cada noche escuchaban millones de brasileros cuando comenzaba la telenovela de la red Globo, protagonizada por Sonia Braga e inspirada en Gabriela cravo e canela, la novela de Jorge Amado. Sobre estas bases, Maria da Graça Costa Penna Burgos, nacida el 26 de septiembre de 1945 en Salvador de Bahía, se había convertido en Gal Costa, la que fines de los ’70 ya era una estrella internacional.

La voz afectuosa y clara, la melena oscura e insinuante y la tierna firmeza del gesto de quien supo de tristezas sin concederse a melancolías, distinguieron a esa figura que llegando a los ’80 estaba perfilada definitivamente en la ancha avenida de la MPB. En 1978 Gal reunió algunos de sus éxitos en Agua Viva, un disco con arreglos de Wagner Tirso, donde entre otros están “Folhetim”, de Chico Buarque, “Paula y Bebeto”, de Milton Nascimento y “O ben do mar” de Caymmi.

Si bien Gal cantó de todo y de muchas formas, más acá y más allá de las músicas del sistema discográfico, siempre llevó la marca de la adolescente que escuchó por radio, casi de casualidad, “Chega da saudade” en la voz de Joao Gilberto. Era 1959 y eso estaba en el primer long play de la Bossa Nova. “En esa manera de tocar y cantar escuché algo que me marcaría para siempre –comenta–. Fue la primera lección de tantas que a lo largo de mi vida aprendería de Joao Gilberto. Él fue quien cambió todo”, supo decir a este diario. Otra gran influencia declarada fue Lupicinio Rodrigues, compositor e intérprete de distintas formas de la tristeza desde el samba-canción, a quien en 2014 dedicó un disco.

Hermano Caetano

Musa de numerosos compositores, Gal mantuvo una relación especial con otro bahiano, Caetano Veloso. La figura de Gal quedó como símbolo de la resistencia artística en Brasil cuando Caetano y Gilberto Gil se vieron obligados a exiliarse en Londres y uno de los temas emblemáticos de esta hermandad artística es “Da maior importancia”, que grabó en India (1973), el año del regreso de Caetano del exilio, disco producido por Gilberto Gil, que además toca la guitarra en este tema. Este álbum tuvo su portada censurada, porque mostraba la tanga roja y los pechos de Gal. La solución que encontró el sello fue envolver el álbum en plástico azul, lo que aumentó aún más la curiosidad del público y, claro, terminó multiplicando sus ventas.

En los ‘90 la artista global reelaboró su patrimonio de distintas maneras. Grabó O sorriso do gato de Alice, un disco producido en Estados Unidos por Arto Linsday con los autores de siempre, entre Caetano, Gilberto y Djavan, y una década después entraba en el Hall de la fama del Carnegie Hall. Recanto, un disco de 2012, señala un decidido rejuvenecimiento sonoro junto a jóvenes como Moreno Veloso, Kassin y Pedro Sá. Ese sentido se extiende hasta Estratosférica (2016), grabado de un show en vivo en el que recupera temas de Caetano, Jards Macalé y Roberto Carlos, Tom Ze y los conjuga con la energía de un sonido eléctrico y desprejuiciado. En los últimos tiempos Gal prolongó esa actitud de reunirse con colegas jóvenes en busca de frescuras. Así fue como grabó “Cuidando de Longe”, con Marília Mendonça e hizo un disco Nenhuma Dor, en el que interpretó grandes éxitos de su vida, al lado de temas de Tim Bernardes, Seu Jorge y Jorge Drexler.

Su última visita a Buenos Aires, ciudad de la que decía extrañar el asado, el público caluroso, las librerías y la voz inolvidable de Mercedes Sosa, fue en mayo de 2017, en el Teatro Gran Rex, la sala que fue el epicentro de una relación que comenzó en los ’70 y desde entonces, arriba y abajo del escenario, nunca dejó de crecer.

 

[Fuente: http://www.pagina12.com.ar]

 

Ponte da Barca (Pontevedra), entre 1910 e 1915 © Fototipia Thomas / Deputación de Pontevedra

O repositorio atoPo, da Deputación de Pontevedra, vén de poñer a disposición da cidadanía milleiros de fotografías e documentos procedentes do arquivo municipal da cidade de PontevedraEn total, son 150.000 elementos de 1834 ata 2004 que están xa sistematizados e serán dixitalizados e accesibles ao público no seu conxunto nas vindeiras semanas. A día de hoxe, 48.000 destes documentos xa están subidos e 27.000 xa son públicos.

O organismo provincial ten xa no seu arquivo 2,2 millóns de referencias de toda a provincia, coa única excepción do Concello de Vigo, tendo unha parte pública e outra restrinxida, unha dixitalizada e outra só referenciada. Os fondos do Concello de Pontevedra convértense agora nos segundos máis numerosos no sistema provincial, só por detrás da propia Deputación.

Soportais da Ferrería (Pontevedra), ao redor de 1950 © Joaquín Pintos / Deputación de Pontevedra

O fondo contén imaxes de actos que dan testemuña da actividade política e institucional do Concello e da cidade: reunións, recepcións na Casa do Concello, visitas de personalidades políticas da ditadura co gallo das festividades propias do réxime ou co da inauguracións de infraestruturas (fábrica de Pontesa, factoría de Celulosas, escolas…), celebracións relixiosas, viaxes dos representantes locais pola península ou ó estranxeiro, relacións con outras localidades…

Algúns dos rexistros correspóndense co propio Concello de Pontevedra, pero hai tamén moitos outros dos que foron os concellos de Xeve, de Salcedo ou de Ponte Sampaio e de coleccións privadas como as de TAFISA ou a colección Rafael Vázquez.

Confluencia dos ríos Tablada (Gafos) e Lérez, entre 1910 e 1915 © Fototipia Thomas / Deputación de Pontevedra

As Corbaceiras (Pontevedra), entre 1910 e 1915 © Fototipia Thomas / Deputación de Pontevedra

A Deputación salienta « o valor que o fondo gráfico ten para coñecer a evolución urbanística de Pontevedra, os cambios físicos en parroquias, barrios e rúas que aquí se pode observar nun número moi significativo de imaxes, fotografadas moitas delas, posiblemente, para seren incluídas nos respectivos expedientes de obras e infraestruturas ».

A incorporación dos fondos do arquivo municipal de Pontevedra foi presentada esta semana por representantes do Goberno local pontevedrés e da Deputación. En concreto, foron a deputada de Patrimonio Documental e Bibliográfico María Ortega, a concelleira de Réxime Interior responsable do Arquivo Municipal Anabel Gulías, os responsables do departamento de Arquivo documental e Audiovisuais provinciais José Luis Castro Carpintero e José María Cumbraos e o arquiveiro municipal Rodrigo Silva.

Vista xeral de Pontevedra entre 1910 e 1915 © Fototipia Thomas / Deputación de Pontevedra

Desembocadura do río Lérez (Pontevedra) entre 1910 e 1915 © Fototipia Thomas / Deputación de Pontevedra

A deputada María Ortega destacou que a Deputación puxo a disposición do Concello pontevedrés a ferramenta ATOM que utiliza para sistematizar o seu patrimonio documental “igual que o fixo con outras 137 entidades na provincia, evitándolle o gasto de adquirir o sistema e, ademais, permitindo que os seus fondos dixitalizados se poidan subir ao AtoPO e formar parte da guía de patrimonio documental da provincia”. A concelleira Anabel Gulías destacou pola súa banda que “os arquivos deben estar abertos e accesíbeis ao público, rompendo estereotipos, conectando coa veciñanza”.

Ribeira dos Peiraos de Pontevedra, entre 1910 e 1915 © Fototipia Thomas / Deputación de Pontevedra

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

Instalada en la peor de las pesadillas –la del resentimiento y la autosuficiencia– la escritura de Ernaux ha renunciado al papel sacerdotal del arte.

La escritora francesa Annie Ernaux, la última ganadora del premio Nobel de Literatura.

Escrito por  

Más allá de los debates políticos que la concesión del Premio Nobel de Literatura a la escritora francesa Annie Ernaux, con razón, ha provocado, conviene centrar el foco en la valoración estrictamente literaria de su obra.

Hija única nacida en un pueblo de Normandía en el año 40, los padres de Ernaux regentaron un pequeño ultramarinos, en una zona obrera, en cuyo altillo vivieron los tres hasta la adolescencia de la autora.

Ernaux estudió en la Universidad de Rouen y ha sido profesora de Letras en varias instituciones públicas francesas. En El lugar (1984), la autora vuelve a casa para enterrar a su padre y su mirada se extraña –siente lo ominoso– ante un ámbito familiar en el que cabría recuperar la identidad, pero donde comprueba fríamente que la matriz se ha vaciado de sentido, que el nido ya no existe porque se han abandonado las palabras de la infancia.

La mujer adulta y aparentemente refinada siente auténtica vergüenza ante una lengua materna –el patois que hablaban sus padres – a la que aborrece y es incapaz de valorar. El lugar obtuvo el prestigioso Premio Renaudot y atrajo una atención que ha sido después creciente en Francia. En La vergüenza (1997) la autora relata cómo asistió aterrorizada a la violenta amenaza de su padre de matar a su madre con un hacha. Ernaux tenía solo doce años y la imposibilidad de comprender aquel acto marcó la infancia con el sello de (la vergüenza y) la culpa.

Llama la atención el rechazo explícito a cualquier forma de curación o consolación; la escritora rechaza de plano a Freud sin saber lo cerca que está de todo lo que el genio moravo había descrito. Tres años después publicó El acontecimiento (2000), atravesando el límite de lo literario al contar con toda la crudeza el aborto practicado por ella en la ilegalidad cuando apenas tenía veinte años.

A propósito de este descenso a los abismos de la conciencia moral, y de la exposición pública de los más recónditos pliegues del alma, la autora señaló que deseaba escribir libros de los que más tarde le costase hablar, libros que no le permitiesen aguantar sobre sí las miradas ajenas.

Incapaz de intuir ninguna presencia real en la literatura, con El acontecimiento descubrió que había ido más allá de sí misma pero que detrás del yo, en efecto, no había nada fuera del mundo. Ernaux ha intentado, con una forma muy personal de minimalismo, limpiar la lengua francesa de la inmensa roña que la corroe fatalmente. Pero, como toda revolución, la suya puede considerarse retrógrada, en la medida en que propone, más o menos a sabiendas, volver al punto de partida, lanzando una inmensa capa de sospecha sobre cada palabra y cada artificio narrativo. Sobre la literatura, en suma, sobre el arte de la ficción, sobre el juego de los hombres con un lenguaje al que -este sería el peor pecado para la autora – habíamos aprendido a perderle cariñosamente el respeto.

Escrutar el corazón para obtener la verdad pura, beber el dolor de la vida hasta los posos amargos de la copa, no consentir ninguna forma de humor, de ornato, de disimulo, son características demasiado conocidas del patrimonio más dogmático y limitante de una parte de la tradición europea. Jansenismo sin Dios, nuevo discurso del método, resuena en su obra una variante del gnothi sautón délfico –conócete a ti mismo– que pretendería que quien consulta al oráculo, más que buscar la verdad, la autogenera.

Claudio Magris, en un viaje por la tierra de El Quijote, escribió: “Llanura de la Mancha, buena exterioridad del mundo. La verdad no habita in interiore homine, en la asfixiante autarquía de la interioridad, sino en la comparación de esta última con los otros, los olores, los hechos, los alimentos, las funciones fisiológicas y los callos de las manos. Lo que permanece solo interior se agría, se enturbia y se corrompe, se convierte en vicio o delirio. La interioridad solitaria pierde fácilmente la noción del bien y del mal, como en los sueños, en los que puede cometer cualquier cosa sin sentirse culpable”.

Instalada en la peor de las pesadillas –la del resentimiento y la autosuficiencia – la escritura de Ernaux ha renunciado al papel sacerdotal del arte. Ha demolido pulcramente, eso sí, todos los puentes, al establecer un abismo insalvable entre cuerpo y espíritu, presente y pasado, arte y escritura, amor y sexo, literatura y vida.

Invoca de modo constante la búsqueda de su verdadera historia. Pero, en realidad, se autolimita en el proceso de comprensión, de creación, cerrándolo implacablemente a la inspiración y la kharis homérica.

El precio, en términos literarios, de la alienación voluntaria resulta siempre excesivo para quien se somete a esa amputación. Aunque no pueda evitar que los demás, al hacerlo, comprendamos el infinito valor de todo lo que a esa escritura le falta.

Álvaro de la Rica es escritor y profesor de Literatura.

 

[Foto: Reuters – fuente: http://www.elespanol.com]

L’Algérie fut jadis l’un des premiers exportateurs de vin. Mais le pays a fini par arracher des milliers d’hectares de vignobles, pour des motivations idéologiques ou religieuses. Certains passionnés de cépages algériens tentent de faire renaître un patrimoine viticole oublié.

 

 

[lisez l’intégralité de cet article sur http://www.courrierinternational.com]

Un avocat marocain a mis l’équipementier Adidas en demeure, afin de demander le retrait de la vente de maillots décorés de formes géométriques rappelant la mosaïque dont Rabat revendique la paternité.

L'Algérie estime que la céramique, dont le zellige, n'est pas l'apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d'anciennes civilisations orientales. | Mike Prince via Wikimedia Commons

L’Algérie estime que la céramique, dont le zellige, n’est pas l’apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d’anciennes civilisations orientales. | Mike Prince via Wikimedia Commons

Écrit par Mussa Acher — édité par Natacha Zimmermann 

Les relations entre l’Algérie et le Maroc n’en finissent pas de s’envenimer. Aucun domaine n’est épargné, pas même l’histoire culturelle et artistique, pourtant l’un des domaines les mieux partagés par les deux peuples et censé les fédérer.

Pour preuve, cette nouvelle polémique qui fait rage depuis quelques semaines dans les médias et sur les réseaux sociaux, creusant davantage encore le fossé entre les deux pays, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en août 2021: le 29 septembre, un avocat marocain, appuyé par le gouvernement, a mis en demeure l’équipementier allemand Adidas pour avoir mis sur le marché des maillots portés, entre autres, par l’équipe algérienne de football, arguant que ces vêtements étaient marqués par des motifs tirés, selon la requête, du patrimoine marocain.

La mosaïque de la discorde

«Mandaté par le ministère de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication, j’ai adressé hier une première lettre de mise en demeure au représentant légal du groupe Adidas afin de requérir le retrait de la collection des maillots de sport inspirés de l’art de zellige marocain», a tweeté l’avocat marocain Mourad Elajouti.

Le zellige désigne une mosaïque constituée de carreaux de faïence multicolores, formant des motifs géométriques ou figuratifs, que l’on trouve aussi bien à l’intérieur de bâtiments que sur les façades. Dans une autre déclaration, l’avocat affirme que le ministère marocain de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire avait, depuis longtemps, déposé le design dit «zellige de Fès» en tant que «propriété exclusivement marocaine».

La faïence zellige décorait, autrefois, des palais connus ou divers objets d’art. | Maupie via Wikimedia Commons

Le design de ces nouveaux maillots, portés une ou deux fois par l’équipe algérienne dans des matchs d’entraînement, s’inspire en effet clairement de l’art de la céramique maghrébine et plus précisément de la faïence zellige qui décorait, autrefois, des palais connus ou divers objets d’art. Adidas a répondu à la requête marocaine, en assurant que le design en question s’inspirait de la culture algérienne, notamment du palais El Mechouar, à Tlemcen, et d’un autre site à Cherchell.

Un patrimoine universel

La démarche marocaine est considérée par les Algériens comme une provocation politique: selon eux, la céramique, dont le zellige, n’est pas l’apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d’anciennes civilisations orientales. Le gouvernement algérien évite toutefois de s’impliquer directement dans cette bataille culturelle. Pour afficher son soutien, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, s’est contentée d’arborer un foulard aux motifs inspirés du zellige.

Le spécialiste de l’architecture islamique Alaa-Eddine Merzouki estime quant à lui que le zellige, comme forme de mosaïque, est d’abord apparu en Algérie, mais que ses origines remontent à la Mésopotamie. De Byzance, il s’est ensuite exporté à Rome, en passant par l’Andalousie, avant d’atterrir en Algérie, plus précisément à Msila, lors de la fondation de la dynastie des Hammadites, au début du XIsiècle –en témoignent les constructions de l’époque, dont la célèbre citadelle des Beni Abbès. Et c’est de là, selon cet expert, que cet art va gagner les autres régions du Maghreb, dont la Tunisie et le Maroc.

Interrogé par Slate, Hellal Zoubir, artiste et designer algérien, se dit interloqué par la teneur de la polémique. Il se demande, ainsi, «si les créateurs des figures géométriques (tracés régulateurs des motifs du zellige sous forme de mosaïque) qui ont vécus au XIIe siècle et bien avant vont demander des droits d’auteur pour leur utilisation». Considérant le fait de s’approprier le zellige comme une «hérésie», il insiste sur le fait qu’il s’agit d’un «patrimoine commun» aux pays de la Méditerranée (Espagne, Maroc, Algérie, Tunisie) et même universel, «dès lors que les Perses, les Byzantins et les Romains ont eux aussi utilisé ce tracé géométrique».

Au menu: couscous et raï

À propos de ce brassage des cultures qui caractérise la région, Hella Zoubir rappelle l’apport des pionniers algériens tels qu’Azouaou Mammeri qui, à la naissance du royaume du Maroc moderne, en 1912, sous l’administration française, occupait le poste d’inspecteur des arts. Une autre contribution «indiscutable» est celle de l’Algérien Lamali Boudemaa, précurseur de l’art de la céramique au Maroc.

Autre preuve que l’art de la céramique a toujours existé en Algérie: les artistes français installés à Alger dès la fin du XIXe siècle se sont intéressés à cette forme d’art et l’ont développée dans les réaménagements opérés sur plusieurs villas et constructions. Cette bataille autour des arts décoratifs nous renvoie à celles autour de la filiation du raï et du couscous, qui n’ont jamais été tranchées.

Lorsque l’Algérie avait déposé un dossier auprès de l’Unesco, en 2016, pour faire reconnaître le raï, «chant populaire algérien», au patrimoine mondial de l’humanité, les Marocains avaient éructé. Car s’il est vrai que les plus grandes stars ddu raï (Khaled, Mami, Zahouania, Cheikha Rimitti, Faudel) sont algériennes, certaines mélodies de ce genre musical, et mêmes les paroles de beaucoup de chansons connues, sont d’origines marocaines. Aussi, l’essentiel du répertoire populaire algérois, dit «chaabi» vient du Maroc. Mais on oublie souvent qu’à l’époque de l’éclosion de cet art, il n’y avait pas de frontières entre les deux pays.

Alger et Rabat se sont également disputé la paternité du couscous. En 2019, Algérie, Maroc, Tunisie et Mauritanie ont toutefois finalement déposé un dossier commun afin de faire entrer le couscous au patrimoine culinaire mondial de l’Unesco –ce qui est le cas depuis 2020. Moralité: les pays du Maghreb doivent apprendre à s’unir, pas à se regarder éternellement en chiens de faïence.

 

[Source : http://www.slate.fr]

 

O museo sinala que «o uso de imaxes da propiedade pública italiana está obrigatoriamente suxeita a autorización específica e ao pagamento dunha taxa».

O nacemento de Venus

A Galería dos Uffizi, a principal pinacoteca de Italia, emprendeu accións legais contra a casa de moda francesa Jean Paul Gaultier pola utilización para os seus deseños da imaxe do Nacemento de Venus de Botticelli, anunciou hoxe o museo de Florencia (centro de Italia) no que se expón o cadro.

«A coñecida casa de moda utilizou a imaxe da inmortal obra mestra que se atopa no museo para crear algunhas pezas, anunciándoas tamén nas súas redes sociais e na súa páxina web e fíxoo, con todo, sen pedir permiso, sen acordar as modalidades de uso e sen pagar os dereitos, tal e como o esixe expresamente a lei», lamentou nun comunicado.

Tal e como Informa Efe O nacemento de Venus (1485) de Sandro Botticelli está considerada unha obra cume do Renacemento florentino e un dos maiores tesouros dos Uffizi. O museo lembrou que «de feito, segundo o Código do Patrimonio Cultural, o uso de imaxes da propiedade pública italiana está obrigatoriamente suxeita a autorización específica e ao pagamento dunha taxa».

Ante este comportamento ilícito, o departamento xurídico dos Uffizi «tomou inmediatamente medidas, enviando á casa de moda unha carta na que ordenaba a retirada do mercado das pezas coa imaxe da Venus ou, na súa falta, pórse en contacto co museo canto antes para concordar o acordo comercial necesario para rectificar o abuso».

Os Uffizi explicaron que polo momento non recibiron resposta por parte de Jean Paul Gaultier e xa que logo iniciáronse «as accións legais, que inclúen non soamente a retirada das pezas senón tamén unha reclamación de danos e prexuízos a favor do museo».

A dirección do museo florentino inclúe para apoiar a súa denuncia unha serie de imaxes da conta de Instagram da casa de moda francesa onde se observan diferentes pezas: pantalóns, vestidos e camisetas coa imaxe de nacemento de Venus, así como tamén da obra de «a Creación» de Miguel Angel na Capela Sixtina para unha colección que definen como «A gran apertura dos museos» .

Italia conta cunha lei de 1993, actualizada en 2004 e 2014 no Código dos Bens Culturais, que permite o uso libre da imaxe dos cadros se se fai a título privado ou con fins científicos, educativos ou informativos. Con todo o seu uso con finalidades comerciais debe ser aceptado e pago.

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

El lienzo fue entregado por la familia Cassirer como salvoconducto para huir de Alemania y evitar morir en un campo de concentración

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La baronesa Thyssen, Carmen Cervera, junto al cuadro de Pissarro

El director artístico del Museo Thyssen-Bornemisza, Guillermo Solana, aseguró este lunes que la postura de la pinacoteca sobre la devolución del cuadro de Pissarro que fue expoliado a una familia judía durante el nazismo no ha cambiado y, además, no le compete. Solana se ha referido de este modo al ser preguntado por un posible cambio de posición del museo ante este caso, después de que el Gobierno haya decidido investigar si los museos nacionales tienen en sus colecciones obras incautadas durante el franquismo y la Guerra Civil.

«Las obras del Estado español son inenajenables, no creo que un Consejo de Ministros pudiera tomar esta decisión (de devolver el Pissarro). En todo caso nunca se ha considerado», ha dicho Solana.

La familia Cassirer reclama desde hace años la obra Rue Saint-Honoré por la tarde. Efecto de lluvia, de Pissarro. El cuadro fue propiedad de Lilly Cassirer y en 1939 se vio obligada a venderlo a un miembro del partido nazi a cambio de un visado para huir de Alemania y evitar morir en un campo de concentración. El Estado español la adquirió en 1993 como parte de la colección del barón Thyssen y desde entonces cuelga de las paredes del Museo Thyssen Bornemisza.

La batalla judicial por el cuadro se dirime en los tribunales estadounidenses desde 2012. La última resolución, de abril de este año, dio la razón en parte a la familia, aunque todavía será necesario esperar a la primavera de 2023 para una resolución firme.

Bernardo Cremades Junior, abogado de la Comunidad Judía de Madrid y la Federación de Comunidades Judías de España, que se sumó al recurso presentado por la familia Cassirer en los juzgados estadounidenses en 2017, cree que el Gobierno actúa «de manera incoherente». «Las incoherencias no son coincidencias, hay que buscar mas allá de la simple apariencia», señala el letrado, para añadir que «la única conclusión plausible es que hurgar en el franquismo puede traer votos; y en la Segunda Guerra Mundial, no».

Solana ha reiterado que el Pissarro «forma parte de patrimonio español y hay que defenderlo dentro de la vía judicial». El abogado cree, en cambio, que España debe devolver el cuadro, no solo por las leyes internacionales que ha suscrito sobre la devolución de obras expoliadas durante la Segunda Guerra Mundial, sino también por «obligación moral». «Tiene la obligación moral de devolver el cuadro, como han dicho los tribunales norteamericanos», ha explicado el abogado, que tacha de «pintoresco» que en el caso del arte expoliado por el franquismo no haya leyes de por medio, pero sí se esté procediendo a las devoluciones.

Hace unas semanas, el Ministerio de Cultura anunció que había pedido a los museos nacionales que investigara si en sus colecciones existían obras incautadas por el franquismo o durante la Guerra Civil. El Museo del Prado ha detectado 62 obras y ha abierto una investigación.

 

[Fuente: EFE – reproducido en http://www.elliberal.com]

Se calcula qu’en 2010 i aviá 45 parlaires en Russia e aperaquí 150 als Estats Units

A la prima de 2021 se faguèt un rescontre per videoconferència dels locutors del costat rus e del costat estatsunidenc per ensajar de salvar la lenga. Del territòri de Kamchatka foguèt justament Gennady Yakovlev que prenguèt contacte.

Es mòrt lo darrièr locutor de la lenga alèuta en Russia. Gennady Yakovlev defuntèt en Kamchatka dimars passat, 4 d’octòbre, çò rapòrta Noj.

“Es una pèrda enòrma per nòstre país que soslinha un còp de mai l’importància dels esfòrces per preservar las lengas dels pòbles autoctòns de Kamchatka e lo patrimòni immaterial”, çò declarèt lo governador de la region, Vladimir Solodov.

L’alèuta es una lenga de la familha esquimoalèuta pròpria de las illas Aleutianas, las illas Komandorski, las illas Pribilof, las illas Shumagin, e un bocin de la peninsula d’Alaska. Se calcula qu’en 2010 i aviá 45 parlaires nadius en Russia e aperaquí 150 als Estats Units. A l’ora d’ara es una de las lengas oficialas de l’estat d’Alaska.

En Russia, la lenga es ensenhada dins lo vilatge de Nikolskoye, sus l’llla de Bering, de l’archipèla Komandorski. La lenga es desapareguda e rèsta sonque qualques mots alèutas dins lo rus que parlan los abitants.

A la prima de 2021 se faguèt un rescontre per videoconferència dels locutors del costat rus e del costat estatsunidenc per ensajar de salvar la lenga. Del territòri de Kamchatka foguèt justament Gennady Yakovlev que prenguèt contacte.

 

{Sorsa: http://www.jornalet.com]

Aquest cap de setmana se celebra la 22a edició del Cap de Setmana Ibèric de la Ruta dels Ibers amb més de 100 activitats gratuïtes per a tots els públics en 27 jaciments ibèrics de Catalunya.

Durant el Cap de Setmana Ibèric podreu descobrir l’escriptura més antiga del nostre territori i els suports que utilitzaven.

El Cap de Setmana Ibèric és una oportunitat única per redescobrir el nostre passat, passejar per enclavaments espectaculars i meravellar-se davant de troballes úniques, tot plegat de la mà d’alguns dels millors arqueòlegs del país. Està organitzat pel Museu d’Arqueologia de Catalunya que, a través dels jaciments i museus que integren la Ruta dels Ibers, vol donar a conèixer com era la vida fa més de 2.200 anys a Catalunya.

Aquesta proposta cultural permet apropar-se a la cultura dels ibers d’una manera divertida, fer accessibles a tots els públics els jaciments ibèrics catalans a través de reconstruccions històriques, tallers d’experimentació, visites guiades i teatralitzades, tasts de menjar i beguda ibèrica… Com cada any, el Cap de Setmana Ibèric proposa fer una immersió en la societat ibèrica des d’un punt de vista diferent: l’artesania, la tecnologia, l’organització social i política, etc. Aquesta nova edició se celebra sota el títol “L’enigma de la llengua ibèrica” i s’han programat moltes activitats per conèixer aquesta fascinant escriptura, la primera de la península, que encara avui està per desxifrar.

Un cap de setmana ple d’activitats gratuïtes

El jaciment El Castellot (Bolvir) ha preparat una visita teatralitzada dirigida per un centurió romà, seguida d’un tastet de vermut. Caminades al jaciment del Casol de Puigcastellet (Folgueroles) i a l’Esquerda (Roda de Ter), on a més s’ha programat l’sketchcrawl, una visita comentada, un taller i una conferència de la llengua dels ibers.

Per apropar-se a la tribu dels indigets, al Baix Empordà, s’ha programat una conferència-visita de la ciutat ibèrica d’Ullastret per conèixer l’enigmàtica escriptura ibèrica; a Empúries, portes obertes i un joc familiar de pistes sobre la llengua indesxifrable; Girona dinamitza l’activitat “La incògnita ibera” per descobrir com escrivien els Indiketes; a Sant Sebastià de la Guarda (Palafrugell) es podrà participar en una visita guiada i un taller de grafies ibèriques; al jaciment de Castell a Palamós una conferència sobre “Les làmines de plom ibèric amb inscripció”, i als de Puig de Castellet i Turó Rodó (Lloret de Mar) s’oferiran portes obertes, visita guiada i el taller “El missatge secret”.

Al jaciment d’El Cogulló (Sallent, Bages) es podrà gaudir d’una visita comentada i taller infantil. Al museu i poblat de Ca n’Oliver (Cerdanyola del Vallès) portes obertes, visites guiades i teatralitzades, a més d’un scaperoom i tallers d’alfabet ibèric; Puig Castellar (Santa Coloma de Gramenet) oferirà tallers d’escriptura i visites guiades, i Puig del Castell (Cànoves i Samalús) ha programat una visita teatralitzada i un itinerari guiat a les excavacions arqueològiques de la ciutat ibèrica de Lauro.

Per descobrir el poble dels ilergets es poden visitar els següents jaciments: Els Entinclells (Verdú), amb una visita per conèixer el poblat i el Camp d’Experimentació de la Protohistòria; la Fortalesa dels Vilars (Arbeca) amb visites guiades i el taller familiar “Com escriurien Indíbil i Mandoni?”, a més de tast de vi, i Molí d’Espígol (Tornabous), on hi ha programada l’activitat familiar “Desxifrem la cultura ibèrica” per conèixer el mètode de treball dels i les historiadores i on gaudir d’un tast de la cervesa artesanal Iberika, elaborada prenent de referència les troballes arqueològiques dels nostres avantpassats. A la Necròpolis d’Almenara (Agramunt) s’ha organitzat una visita guiada a càrrec de l’equip d’arqueòlegs que duu a terme les campanyes d’excavacions.

L’escriptura ibèrica, la primera que es va donar a la península, encara avui està per desxifrar.

Seguint cap al sud del territori català, es troben els jaciments dels cessetans: el conjunt arqueològic d’Olèrdola (Alt Penedès), on hi ha programat un taller i visita guiada sobre la primera escriptura pròpia de la península Ibèrica; la Ciutadella de Calafell, on es podrà assistir a les portes obertes i al taller per aprendre a llegir inscripcions; el jaciment de Darró (Vilanova i la Geltrú) on s’han programat tallers de construcció i d’arqueologia; i Font de la Canya (Avinyonet del Penedès) on es podrà gaudir d’una visita al jaciment a càrrec de l’equip d’arqueòlegs i també al Centre d’Interpretació DO Vinífera amb tast de vi.

Per conèixer els ilercavons, es pot participar en les propostes del jaciment del Castellet de Banyoles (Tivissa) i Coll del Moro (Gandesa), on hi ha programades visites guiades i activitats familiars on la canalla farà de professionals de la investigació per un dia; a Sant Miquel de Vinebre es podrà gaudir d’una visita guiada i tast de vi, i a la Moleta del Remei (Alcanar), se celebrarà festival iber Tyrika amb espectacles, demostracions, tallers, conferències i la visita teatralitzada “Adeu Bekoiltun!”

El Museu d’Arqueologia de Catalunya, organitzador de l’esdeveniment i coordinador de la Ruta dels Ibers, ha programat a Barcelona l’activitat per adults “El repte de les restes incinerades”, durant la qual es farà una descoberta, de la mà de la responsable del Laboratori de Paleopatologia, de quina informació es port extreure de les restes que trobem a les tombes. També es podrà participar en el taller d’escriptura ibèrica on es podrà experimentar amb els seus símbols. A més, el diumenge 2 d’octubre, el museu oferirà una jornada de portes obertes.

D’altra banda, a tots els nens i les nenes que participin aquest cap de setmana de les activitats de descoberta del patrimoni ibèric català, se’ls regalarà un joc realitzat per l’il·lustrador Iván Bravo, un dels referents actuals i amb una gran projecció internacional.

Per viure una aventura trepidant al món desaparegut dels ibers, es proposa a famílies i escoles jugar al videojoc col·laboratiu Balkeuni, Amusic i la Pàtera del Llop. Hi trobaran una sèrie de reptes relacionats amb els ibers: història, costums, tecnologia que empraven, territori que ocupaven les diferents tribus, descobriments sobre la seva escriptura…

El programa d’activitats es pot consultar i descarregar al web www.rutadelsibers.cat, per descobrir quins jaciments hi participen i organitzar millor la visita. També es poden consultar a l’agenda en línia del web del Patrimoni Cultural a través d’un mapa geolocalitzat per jaciments: https://bit.ly/3UOKFmK

 

[Font: http://www.nuvol.com]

Seguint el camí obert pel govern municipal de la vila d’Elna, i instigats pel Sindicat Intercomunal per la promoció de les llengües catalana i occitana (SIOCCAT), com a mínim una quinzena de municipis del Rosselló, el Vallespir i la comarca occitanòfona de la Fenolleda han aprovat aquestes últimes setmanes que s’autoritzi l’ús del català o de l’occità als plens municipals i en la redacció de les actes que s’envien a la Prefectura. La iniciativa s’ha concretat pocs dies abans que la Prefectura hagi anunciat que portava la vila d’Elna davant dels tribunals per haver aprovat la mateixa moció

El govern municipal d’Elna ha editat el Reglament Intern del plenari per tal que es reconegués la possibilitat d’intervenir en català als debats i que les actes que s’envien a la Prefectura amb l’objectiu que els serveis jurídics les validin es redactin en català, primer, i en francès en segon terme.

Escrit per PABLO BONAT

Nicolas Garcia, batlle d’Elna, feia públic divendres passat que Rodrigue Furcy, prefecte del Departament dels Pirineus Orientals, havia denunciat l’Ajuntament d’Elna als tribunals per haver autoritzat els seus càrrecs electes a expressar-se en català al ple i a escriure l’acta amb les deliberacions finals amb la condició de traduir-ho just després en francès. El màxim representant de l’Estat francès a Catalunya Nord argumenta que “tot element susceptible pertorbar els principis fonamentals de la República i la jerarquia entre llengua oficial i llengües regionals, s’ha d’analitzar com un element de reivindicació d’una identitat cultural que no ha de prosperar a les assemblees deliberatives de les diferents institucions”.

L’inici de la polèmica es remunta al passat 19 de gener quan Pere Manzanares, regidor de govern d’Elna i president del Sindicat Intercomunal per la promoció de les llengües catalana i occitana (SIOCCAT), feia una intervenció en català al ple municipal de la població, traduïda immediatament després al francès per ell mateix. Les regidores de l’oposició, indignades, van aixecar-se de les seves cadires i van abandonar el ple fent públic el seu desacord per l’ús d’una llengua diferent de la francesa i acusant el govern de “menysprear el dret republicà francès”. En el mateix comunicat, van argumentar que “els iliberencs que no comprenen el català se senten exclosos del debat públic i s’afegiran a les files dels indiferents a la política local” i van anar més enllà acusant el govern de practicar un “apartheid lingüístic”.

Tres mesos després, el passat 21 d’abril, la vila d’Elna es convertia en el primer ajuntament que votava favorablement a autoritzar els seus càrrecs electes per presentar una deliberació al plenari i debatre-la en català amb la condició de traduir-la íntegrament al francès just després. “La comuna d’Elna ha invertit molt en el seu patrimoni: la catedral, el claustre, la Maternitat… Ara també inverteix en el seu patrimoni immaterial i valoritza l’ús de la llengua catalana”, declarava aleshores el batlle Nicolas Garcia.

Quinze dies abans, el consell regional de Bretanya aprovava una moció que permetia una traducció simultània per a les intervencions oficials fetes en bretó i en gal·ló. Fins aquell moment, cap regla impedia parlar en aquestes llengües, però si alguna persona les utilitzava s’havia de traduir ella mateixa al francès reduint notablement el temps de paraula. Des de llavors, la traducció simultània s’aplica als plens, a la pàgina web i a les xarxes socials de la institució, tota una novetat a l’Estat francès. Però a diferència dels casos dels municipis nord-catalans, al consell regional de Bretanya les actes no consten en bretó o gal·ló i només s’escriuen en francès.

Amb tot, poques setmanes més tard de la votació d’Elna, la Prefectura va enviar una carta a l’ajuntament rossellonès recordant-li que l’ús del català als plens del consell municipal no era autoritzat. La resposta del govern va ser consultar una jurista que els va informar que el que deia el prefecte no era veritat i d’aquí en va sorgir un informe que el municipi iliberenc van entregar a la màxima representació de l’Estat francès a Catalunya Nord, que els va acabar donant la raó de manera informal.

Posteriorment, el govern municipal d’Elna va decidir modificar el Reglament Intern del plenari per tal que es reconegués la possibilitat d’intervenir en català als debats i que les actes que s’envien a la Prefectura amb l’objectiu que els serveis jurídics les validin es redactin en català, primer, i en francès en segon terme. Una iniciativa que va desencadenar la denúncia de la Prefectura.

Amb tot, el SIOCCAT (que agrupa 116 municipis amb l’objectiu de promoure les llengües catalana i occitana) va fer arribar a tots els equips de govern una proposta de moció per ser sotmesa a aprovació en respectius consells municipals seguint el model d’Elna, és a dir, autoritzant el debat i la redacció de les actes en català o en occità (en el cas dels municipis de la Fenolleda, comarca occitanòfona del Departament dels Pirineus Orientals) amb la corresponent traducció al francès. Pere Manzanares explica que “a hores d’ara com a mínim una quinzena de municipis ja han votat i aprovat la moció”, entre els quals es troben pobles com Pesillà de la Ribera, Estagell, Portvendres o Sureda (al Rosselló); els Banys d’Arles al Vallespir o Trilhan i la Tor de França a la Fenolleda. El polític no dubta a qualificar la iniciativa de “molt important perquè permet obrir noves portes i fer passos endavant per posicionar el català més enllà del rol de simple decorat” i rebla: “en una societat on la política està d’alguna manera sacralitzada, si els polítics s’expressen en català públicament pot ser que ens apropem més a què la llengua sigui més reconeguda per anar sortint de l’espai privat”.

Iu Escape, regidor de cultura de l’Ajuntament de Pesillà de la Ribera, va presentar el passat 13 de setembre la moció del SIOCCAT al ple del consell municipal del poble. “En aquell moment això que ha passat amb Elna no se sabia i vam votar la moció amb només amb els tres regidors de l’oposició en contra en un ambient molt tranquil. Sabem que potser el Prefecte ens demanarà de retirar-ho, però estem tranquils”, assenyala. Escape, explica igualment que “seria molt positiu que altres pobles aprovin aquesta moció. Si en sem trenta és molt més difícil de ser condemnats que si en sem un o dos. Si nos ajuntem sem imparables”. Per ell, la iniciativa és molt necessària “per anar trencant l’esquema mental jacobí, que és un hàndicap terrible a la societat francesa” i perquè “el monolingüisme és un fre per al desenvolupament econòmic, cultural i humà en un territori com el nostre”. En els pròxims dies, després que els serveis jurídics de la Prefectura analitzin com fan sempre les actes d’aquests plens, se sabrà quina és l’estratègia de l’Estat en tot aquest afer.

 

[Foto: FABRICIO CARDENAS – font: http://www.directa.cat]