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Depuis quelques années, le pays fait tourner la tête à de nombreux Européens. Parmi eux, des jeunes artistes en quête d’une vie meilleure, attirés par les multiples avantages du pays.

Le Ponte 25 de Abril, semblable au célèbre Bay Bridge de San Francisco, à Lisbonne. | Filiz Elaerts via Unsplash

Le Ponte 25 de Abril, semblable au célèbre Bay Bridge de San Francisco, à Lisbonne. | Filiz Elaerts via Unsplash

Écrit par Anne Chirol — édité par Thomas Messias

Les Français sont friands du Portugal. L’ambassade de France au Portugal estime qu’environ 1,1 million de Français ont visité le pays en 2020. Dix ans plus tôt, ils n’étaient que 600.000. Aujourd’hui, après les Espagnols, c’est la deuxième nationalité la plus importante à visiter ce petit pays d’à peine plus de 10 millions d’habitants. Une fois accomplie, la visite se traduit parfois par d’autres projets sur la durée. Toujours d’après l’ambassade, ils seraient 1,7 million de Français (dont de nombreux bi-nationaux) à y être installées –si l’on compte les personnes uniquement françaises, le contingent est estimée à 30.000.

«En plus de la qualité de vie et de la proximité avec la France, les nouvelles générations de digital nomads aiment s’y établir, pour des prix raisonnables», décrit Vincent Grégoire, le directeur du cabinet de tendances NellyRodi, qui connaît bien le Portugal et son artisanat. À la façon des «digital nomads», certains artistes posent leurs bagages sans savoir quand ils s’en iront.

Pour les encourager à s’installer durablement, les organismes mettent la main à la pâte. L’Institut français et l’ambassade de France au Portugal soutiennent le développement des Industries culturelles et créatives (ICC) françaises sur le territoire portugais. Pour ce faire, une «mission prioritaire ICC» a été mise en place afin d’encourager leur développement dans le pays, renforcer leur visibilité et créer un réseau de ressources.

Les ICC incluent sept filières, dont architecture et design, artisanat et arts visuels. Difficile toutefois de quantifier le nombre des arrivants. «Nous n’avons pas de statistiques sur les artistes qui viennent s’installer au Portugal. Par contre, je peux vous dire que les demandes d’accompagnement sont extrêmement nombreuses», indique Silvia Balea, attachée de coopération culturelle et audiovisuelle à l’Institut français.

Une oeuvre de street-art à LX Factory, Lisbonne. | Anne Chirol

La capitale reste la zone de prédilection des artistes étrangers, notamment grâce à la valorisation de zones désaffectées comme LX Factory, espace qui accueille des artistes internationaux et de nombreuses peintures de street art. Lisbonne, «c’est aussi une ville où les choses sont possibles», selon Silvia Balea. Mais cette ville n’est pas la seule à tirer son épingle du jeu.

Porto, une perle pour les artistes

Avec l’afflux d’expatriés et de logements mis en location sur Airbnb, Lisbonne devient de plus en plus chère. Difficile pour de nombreux Portugais de s’y loger confortablement. L’été, les logements mis sur la plateforme de location de vacances s’envolent rapidement. Reste encore une autre ville, moins internationale, dont le charme est toujours aussi fort, même si elle devient également de plus en plus chère: Porto.

«Porto, c’est une ville qui rend possible le rêve artistique», décrit Victor Marqué. Cet artiste français y a élu domicile en 2017. À l’origine, il pense rester six mois sur place et arrive avec 3.000 euros en poche. Une fois diplômé d’architecture, l’idée de vivre à Paris et de chercher un travail dans un studio réputé cesse de l’enchanter. Le stress, les cadences de travail, la concurrence… pourquoi s’entêter à chercher une vie qu’il ne veut pas mener?

«Les Portugais sont souples, ils ont un vrai savoir-faire et un souci de la qualité.»                                              Vincent Grégoire, directeur du cabinet de tendances NellyRodi

Cinq ans plus tard, le créateur n’a pas bougé d’un poil. Et pour cause: cette ville située au nord du pays rassemble de multiples avantages, en plus d’une certaine qualité de vie. Située à côté de la mer et proche des terres où sont produites les matières premières, Porto reste encore dans son jus: traditionnelle, charmante et populaire. En se baladant dans la ville, Victor découvre la richesse artisanale du pays, de sa céramique aux azulejos (carreaux de faïence typiques). De ces derniers, il fera son activité principale.

Des azulejos faits main par Victor Marqué. | Victor Marqué

Tout cela a aussi été rendu possible grâce au prix abordable des locations, pour se loger comme pour travailler. À titre d’exemple, un artiste peut payer entre 50 et 100 euros par mois sa place dans un atelier, explique Victor Marqué. Difficile de trouver mieux en France. L’avantage de partager son atelier, c’est qu’on y rencontre aussi d’autres créateurs. Et d’autres arts.

Des savoir-faire et matériaux alléchants

Dans cet atelier, pas de grosse machine en vue. «Le fait de renouer avec des techniques qui racontent des histoires et de trouver un autre rapport au temps en oubliant les machines, c’est ce que veulent les gens», décrypte Vincent Grégoire, vantant des savoir-faire portugais «charmants». Muni d’un simple rouleau à pâtisserie et d’une plaque de bois, Victor Marqué apprend perpétuellement de nouvelles techniques au fil de ses rencontres. Mais aussi en testant de nouvelles matières à sa convenance.

Chaque jour, il prend du plaisir à essayer de nouvelles combinaisons et va à son rythme. En d’autres mots, la rentabilité n’est pas son maître-mot. Pas besoin de faire la même pièce à l’infini pour gagner son pain. Son travail reste source d’émerveillement. En aurait-il été de même à Paris? En tout cas, Victor n’est pas près de quitter sa ville d’adoption.

Non loin de Porto, de belles plages parfont le tableau. | Anne Chirol

Pour un artiste, Porto –et plus largement le Portugal– est un endroit stratégique pour obtenir des matières premières de qualité à proximité. D’autant que les Portugais parlent souvent bien le français. Et pas que. «Les Portugais sont souples, ils ont un vrai savoir-faire et un souci de la qualité. Leur culture a quelque chose de populaire, d’accessible, d’émotionnel qui nous parle. On est complice avec eux», décrit Vincent Grégoire, qui ajoute: «Il y a un côté modeste, on n’est pas dans le bling bling. Et ça, c’est la force du Portugal. On n’est pas dans l’ostentatoire, mais plutôt dans une idée de proximité.»

Un pari risqué

Mais tout n’est pas rose. Diplômé de l’école Boulle en 2001, Toni Grilo a choisi de s’installer dans le pays de ses origines une fois ses études terminées. En 2008, il fonde à Matosinhos, à côté de Porto, son propre atelier, dans lequel il produit des dessins, du mobilier et de la scénographie. Ses oeuvres reprennent des savoir-faire typiques du pays, tout en y ajoutant une touche de modernité.

Prenons le liège, matière que l’on connait en France pour les bouchons qui ferment les bouteilles de vin et de champagne. Toni Grilo revisite ce matériau dans un style industriel. Selon ses marques, les marchés diffèrent. Il vend ses pièces à des Français, des Anglais, des Américains, en Chine… mais pas à domicile. «Ici, la culture du design n’est pas développée. Le marché portugais n’existe pas dans le design contemporain. Il faut donc considérer le marché extérieur», raconte le designer, également chef d’entreprise.

Cette arrivée massive d’artistes issus de pays européens, souvent plus riches, amène un problème lié à la mondialisation.

Pour Tony Grilo, cette casquette est essentielle pour travailler avec des industriels«Il faut rentrer dans l’usine, parler avec les gens, prendre la matière et montrer qu’on veut savoir. Être curieux, humble et savoir parler avec les gens sans adopter un discours créatif», ajoute-t-il. Discours que l’on tiendrait plus facilement en France. Pour les étrangers qui ne parlent pas la langue, difficile de rencontrer les acteurs de l’industrie.

À plusieurs reprises, des designers lui confient que personne ne répond à leurs mails. Tony Grilo s’en amuse et leur rétorque que c’est normal, car «les Portugais, il faut d’abord apprendre à les connaître». Et impossible d’installer son bureau «en haut», ailleurs qu’avec les employés: il faut être présent pour être accepté.

Une chaise de la Cut Collection, désignée par Blackcorck, la marque de Toni Grilo. | Run Lola

Chargée de mission communication à l’Institut français du Portugal, Fanny Aubert Malaurie précise: «Au Portugal, le statut d’artiste est plus considéré comme un statut d’entrepreneur parce que ce n’est pas un pays comme la France où l’on a une intermittence du spectacle. Le statut d’artiste est perçu différemment ici parce qu’il n’y a pas d’aide pour la création. C’est beaucoup moins facile qu’en France.»

Régulièrement, Toni Grilo est contacté par des artistes qui viennent s’installer dans le pays. Et il en a déjà aidé beaucoup. «Depuis deux ou trois ans, le boom est radical. On parle beaucoup du Portugal comme étant la nouvelle Californie de l’Europe. Des Australiens, des Américains… c’est global. Et étonnant, car c’est un petit pays dans lequel c’est très dur de travailler et de gagner sa vie. Dans les médias, on parle souvent du Portugal. Moi je préviens les gens: “Attention, c’est pas si évident que ça, on ne vous fera pas de cadeau ici!”, même si tout est possible en travaillant beaucoup. Je trouve ça super», se réjouit-il.

Néanmoins, cette arrivée massive d’artistes issus de pays européens, souvent plus riches, amène un problème lié à la mondialisation. Quand sa femme attend leur deuxième enfant, les prix lisboètes et les allers-retours vers le nord ont raison de lui et le convainquent de déménager vers Porto. À Matosinhos, Toni Grilo restaure une vieille bâtisse. En à peine cinq ans, le prix a triplé. Le problème? C’est également de plus en plus difficile de se loger au centre de Porto et dans sa banlieue. «Quand on a un SMIC à 700 euros et des apparts à plus de 1.000 euros, comment on fait? C’est le mauvais côté de l’internationalisation», regrette le designer.

 

[Source : http://www.slate.fr]

 

 

Há cada vez mais californianos a escolherem o nosso país para viver. Fogem da agitação dos dias, da insegurança, do custo de vida elevado. Encontram uma tranquilidade que nunca supuseram, um país sem radicalismos de ideias, seguro e barato. Vieram para ficar. E a onda não parará por aqui.

Escrito por PEDRO EMANUEL SANTOS

Foi como que uma aposta no escuro. Mas clara, por contraditório que possa parecer. Clara nos objetivos, clara nas ideias, clara na certeza, clara na ambição de querer uma vida nova longe, bem longe, da Califórnia natal, o imenso estado dos EUA – quatro vezes maior do que Portugal em área e número de habitantes – onde (quase) sempre vivera e de onde queria sair para iniciar rumo novo com Doug, o marido, e Bodhi, o filho de 13 anos, depois de um longo período em que cuidou da mãe, que padecia de um cancro terminal. Jen Wittman nem sequer tinha estado em Portugal quando tomou a decisão mais radical da sua vida.

“Um amigo disse-nos maravilhas do país. Ficámos tão encantados que quase não pensámos duas vezes”, conta. E até agora não se arrependeu, bem pelo contrário. “A mudança aconteceu em março de 2021.” A pandemia ainda atacava forte, o mundo era uma imensa incerteza, o futuro um ponto de interrogação. Mas nada de arrependimentos. Pelo contrário, Jen apaixonou-se à primeira vista por Portugal, a paixão evoluiu para um amor que deu em casamento com promessa de eternidade. “É, sem dúvida, a minha ‘forever home’ [casa para sempre]”, garante.

Aos 47 anos, Jen Wittman não tem dúvidas de que tomou a melhor decisão. Já tinha vivido durante dois anos em Itália, 2013 e 2014, mas Portugal é diferente. “Pessoas acolhedoras, bons cuidados médicos, uma mentalidade inclusiva, segurança acima da média, gastronomia ótima, uma comunidade multicultural bastante interessante”, define. Bem diferente dos EUA, daquela Los Angeles supermovimentada e incerta que ficou para trás. “Queria que o meu filho crescesse em segurança, sem medo de armas, sem andar com o coração nas mãos com receio de um qualquer tiroteio, como os muitos que têm ocorrido nos EUA com as consequências que se sabem”, justifica.

Trabalho também não foi dificuldade. Continua a gerir a Mindful Mavericks, como acontecia nos EUA natal, empresa que fundou e que tem como objetivo ajudar a expandir negócios de clientes em todas as partes do globo. E que publica, também, uma revista. Tudo agora feito online desde a Margem Sul, onde Jen reside num apartamento alugado enquanto espera que o ramo imobiliário dê uma ajuda e proporcione compra definitiva de um imóvel para a família, seja em Lisboa ou por lá perto. “A ideia quando viemos era adquirir casa. Mas o mercado encontra-se em alta e os preços estão muito elevados. Aliás, é a única coisa que me desagrada em Portugal. O processo para adquirir habitação é muito diferente do que acontece nos EUA, não existe tanta transparência.” Isso e os preços, “tão altos como na Califórnia”.

De resto, Portugal é mesmo chão certo para ela e os seus. Tão certo que já se considera “meia portuguesa, meia americana em transição para 100% portuguesa”. Tanto assim que o processo para adquirir dupla nacionalidade se encontra em marcha e é possível que tenha o seu epílogo muito em breve, tudo dependendo das andanças burocráticas. O pior é mesmo a língua, tão diferente do inglês. “Aos poucos vou falando alguma coisa. Prometo aprender cada vez mais rápido.” Palavra de quem vê Portugal como seu.

Jen Wittman é um dos exemplos dos milhares de norte-americanos que na última década escolheram Portugal para viver. No final de 2021, segundo os últimos dados disponibilizados pelo SEF, eram 6921. Dois mil a mais do que em 2020 (4768). O triplo em relação a 2010 (2236), segundo dados avançados pelo Serviço de Estrangeiros e Fronteiras (SEF).

“De todo este grosso, a Califórnia é a principal zona emissora. Foi o estado norte-americano onde a informação sobre Portugal se espalhou com mais facilidade e que tem características similares a Portugal, nomeadamente no que diz respeito ao clima”, explica Pedro Fontainhas, presidente da Associação Portuguesa de Resorts e conhecedor de perto desta nova realidade. “Essencialmente, são famílias ainda em idade laboral e reformados quem se muda desde a Califórnia.”

“Tem-se notado um fluxo significativo de californianos, sobretudo focado na área de Lisboa e Cascais, litoral alentejano e Algarve. São famílias que vêm para Portugal de forma definitiva”, sublinha, por sua vez, David Carapinha, da Home Tailors Real Estate, empresa de angariação e mediação imobiliária que trabalha de perto com clientes americanos e da Califórnia, em particular. “Valorizam bastante a proximidade, porque Portugal é um país pequeno e diverso e a partir do qual é fácil e rápido viajar para qualquer outro ponto da Europa. Para além de que o custo de vida é para eles significativamente atrativo”, aponta.

Números da Imovirtual, o maior portal imobiliário online, confirmam a tendência. No espaço de um ano, a procura americana por moradias e apartamentos em Portugal subiu, respetivamente, 11% e 32%. Só no período entre dezembro e maio últimos, as regiões de Lisboa, Porto e Setúbal verificaram significativo aumento de interesse, com aumentos de 53%, 45% e 47%. Surpreendentes foram também as expressivas buscas em Braga (98% em relação a igual período de 2021), o que se explica, segundo fonte da Imovirtual, “pelo facto de ser uma região que começa agora a ser descoberta pelo mercado dos EUA”.

Voltando aos dados oficiais do SEF, os pedidos para Autorização de Residência e Investimento, que dispensam, entre outras regalias, a necessidade de visto de residência desde que tal implique investimento em Portugal num valor superior a um milhão de euros e a criação de um mínimo de dez postos de trabalho, têm nos cidadãos norte-americanos fatia grossa de requerentes. Em maio último foram 16, número superado por pouco pela China (17). No mesmo mês de 2021 havia sido somente três. E no total do ano passado 101 (segundo lugar atrás da China, com 270), contra 75 em 2020 e 65 em 2019. Há dez anos não chegavam sequer a uma dezena.

Um artigo recente do influente “The Wall Street Journal” indica como fatores essenciais para a escolha de Portugal a saúde, o clima, os incentivos fiscais, a segurança, o baixo custo de vida (em média, os produtos são 40% mais baratos do que nos EUA) e os valores acessíveis para requerer visto de residência.

Thomas Murray, escritor e consultor de 59 anos, lembra-se bem do dia em que decidiu viver definitivamente em Portugal. “Foi quando Donald Trump venceu as eleições para a presidência dos EUA, em 2016.” Deixou Lake Forest, cidade da Califórnia com pouco mais do que 80 mil habitantes, e fixou-se na pacata Aldeia de Juso, em Cascais, com a namorada de então e um gato. “Quando cheguei, senti logo que esta era a minha casa. As pessoas são fantásticas de tão civilizadas. Posso falar seja com quem for sobre temas sensíveis, como religião, pena de morte ou racismo, sem esperar violência da outra parte, como infelizmente acontece nos EUA, onde as posições estão muito extremadas e a cultura de violência é uma constante”, frisa. “Trump ofendeu muitos americanos. Muitos como eu escolheram viver em países de acordo com os seus valores, tal como Portugal”, assinala Thomas.

Por isso, voltar para os EUA “é uma ideia que nem passa pela cabeça, de certeza absoluta”. Por que? A resposta vem na ponta da língua: “Não quero viver num país onde crianças são assassinadas nas escolas e onde o fanatismo tem crescido e é assustador.” Em Portugal, o tempo flui-lhe, o ambiente inspira-o. Desde a mudança, escreveu quatro romances – o quinto está em fase final de produção.

Além do mais, Thomas Murray tem em mãos a presidência da Americans in Portugal Association, a mais antiga associação luso-americana com exceção do American Club. “Pediram-me para a revitalizar pouco tempo depois da minha chegada. O anterior líder havia falecido e estava quase inativa.” Conta atualmente com cerca de mil membros, “muitos deles vivem ainda nos EUA e pensam vir para Portugal nos próximos tempos”. Lamento único sobre Portugal são os “loucos preços do imobiliário”. Tão loucos que “comprar uma casa na costa da Califórnia é mais acessível do que em Lisboa ou Cascais”. Mas a culpa, considera, não é dos portugueses, esse povo que passou a admirar, apenas dos “estrangeiros ricos que fazem negócios com tudo o que é caro sem importar ao preço”.

“Sinto-me em casa”

O nome é latino, Paulina Gallardo. E tem razão de ser, Paulina nasceu em Tijuana, cidade fronteiriça do México, e criança se mudou para San Diego, na Califórnia. Foi produtora de televisão, apresentou programas de viagens, a vida levou-a a viver noutras paragens do mundo, como Londres, onde conheceu o marido, Alex, mas fê-la sempre regressar às origens. Até 2019, quando decidiu que Portugal (e Lisboa) seria base nova.

“Não foi uma mudança radical. Fomo-nos mudando aos poucos, até aproveitando o facto de a minha sogra morar em Portugal e de querermos estar perto dela.” Paulina não ficou de braços cruzados e percebeu que em Portugal produtos mexicanos era coisa que escasseava ou não havia de todo. Colocou mãos à obra e lançou a Casa Mexicana, primeiro online e em plena pandemia. “Fomos a primeira do género.” Abriu depois um espaço físico, na lisboeta Rua da Quintinha, estabeleceu parcerias e espalhou-se para o norte, onde inaugurou em maio o restaurante (mexicano, claro está) La Dolorosa, em Leça da Palmeira, a dois passos do Porto.

“Não é muito diferente da Califórnia”, diz Paulina. “O clima é idêntico, a imensa costa marítima é semelhante. Até as praias são parecidíssimas, estar na Costa da Caparica ou em Melides é a mesma coisa do que estar num areal californiano”, destaca. E depois há estilo de vida, o modo de encarar o quotidiano, a forma de pensar o hoje e de olhar o outro. E o custo de vida, “bem mais acessível do que nos EUA”. E as viagens, “estamos sempre tão perto de avião seja de onde for, em particular de outras grandes cidades europeias”.

Paulina não promete viver Portugal para sempre. Mas também não diz um não definitivo à ideia. “Vamos indo e vamos vendo. Nunca fui de me prender muito a um lugar. Mas com Portugal tem sido diferente, é tudo tão excelente.”

“Uma espécie de fé”

Quem também trocou as câmaras de televisão e o frenesim do “luz, câmara, ação” por uma vida tranquila em Portugal foi Peter Wentzel. Pediu a reforma antecipada, deixou para trás os estúdios MRC, responsável pela produção de séries como “Ozark” ou “House of Cards”, onde chegou a ser vice-presidente, e zarpou há um ano e três meses rumo ao outro lado do mundo. “Durante a pandemia estive a trabalhar em casa, em Los Angeles, e senti-me isolado como nunca. Comecei a ler coisas sobre Portugal, onde nunca tinha estado, e tomei a decisão.” Falou com amigos que haviam feito férias por cá, reuniu cada vez mais informação, ponderou e não hesitou. “Acreditei que ia correr bem, foi uma espécie de fé.” Fez as malas e deixou a Califórnia. Para não mais voltar.

A situação política e social nos EUA contribuiu, igualmente, para a escolha. “Queria sair de lá o mais rapidamente possível e ir para um país estável, seguro e com um custo de vida acessível.” Esse país foi Portugal, a cidade que elegeu foi Lisboa. “Aluguei casa, comprar é caro nos grandes centros urbanos. Estou à procura em zonas mais afastadas da capital, como Tomar ou Ferreira do Zêzere”, revela.

Apesar de aposentado, Peter continua “a fazer alguns trabalhos online” e a colaborar em produções na Europa. “Mais a título pessoal do que outra coisa.” De resto, vai-se surpreendendo com o país que agora também é seu. “Conheci imensas pessoas novas, portuguesas e não só. Tenho boa qualidade de vida e não sinto falta dos EUA.” Quando as saudades apertam, há sempre forma de contactar online com amigos e familiares que moram lá longe. “Não me arrependo nada da mudança, cada dia que passa sublinho a convicção de que tomei a decisão correta.” Afinal, Portugal e a Califórnia não são assim tão diferentes quanto a geografia possa parecer dar a entender. “Ambos estão habituados a bom tempo, ambos têm produtos frescos disponíveis durante o ano todo, ambos têm uma gastronomia ótima, ambos têm sol, ambos têm montanhas e alguma neve, ambos têm chuva. É igual”, recapitula Peter Wentzel. Diferente, mesmo, “só a burocracia”. Aí, vinca, Portugal bate aos pontos a Califórnia. De goleada.

“Em Portugal ninguém tem pressa”

Meghana Kamdar tem 42 anos e há quatro, em 2018, passou uns dias de férias em Portugal com o marido, Benny Robertson, e os três filhos. Foi o primeiro contacto com o país que haveria pouco depois de escolher para viver em definitivo. “Era verão e fiquei surpreendida com a grande energia que se sentia no ar. Percebi logo que as pessoas são fantásticas e que a qualidade de vida é diferente. Uma espécie de ‘slow country’ [país lento]”, rebobina. “Aqui, as famílias reúnem-se para jantar aos fins de semana durante três horas seguidas, algo completamente impossível de acontecer nos EUA. Lá, era só trabalho. Passava a vida a trabalhar, não parava”, exemplifica.

Meghana e a família moravam em Santa Rosa, a uma hora e meia de caminho da gigante São Francisco. Mas ela queria outra coisa para si e para os seus. Queria a tal qualidade de vida que tinha encontrado nas férias em Portugal e que parecia impossível de alcançar na Califórnia. “Viver sem pressas”, conjugando o emprego – é life coaching, tal como nos EUA, e trabalha online – com a fruição do tempo, dos dias, dos minutos, de todos os segundos disponíveis. No fundo, uma mudança radical que lhe desse outra perspetiva de vida. Afinal, “em Portugal ninguém tem pressa” e era isso que também pretendia: deixar para trás a correria, abraçar a tranquilidade.

Fez as malas em janeiro de 2020, mal imaginava que dois meses depois uma pandemia haveria de mudar o mundo, e só parou quando aterrou em Lisboa, onde escolheu viver. “É uma grande cidade, internacional e cosmopolita, que tem tudo como Paris ou Londres, mas não é gigante como essas capitais”, resume. E tem outra coisa, para ela rara de encontrar seja onde for, “um sentido de comunidade e de vizinhança únicos”. Além de ser “vibrante do ponto de vista cultural e segura”. A segurança, sempre ela, reforçada como essencial pelos californianos que trocaram o seu país por Portugal, cansados das armas, da violência, do dia de amanhã que pode ser manchado de sangue.

Em família, Meghana Kamdar faz em Lisboa o que era praticamente impossível fazer na Califórnia. Como andar a pé. “Não preciso de carro.” Ou compras no dia a dia a preços acessíveis. A experiência tem sido de tal modo interessante que Meghana não tem dúvidas em afirmar que se trata de “um processo de crescimento diário”. E faz por isso acontecer, porque quer sempre mais, quer absorver tudo o que o seu novo país lhe dá e lhe traz. “Não queria viver numa bolha. Foi sempre minha intenção aprender uma nova língua, beber uma nova cultura, conhecer novas pessoas. E isso tem acontecido”, assegura.

Mais importante do que tudo, diz, é “ver os filhos felizes”. Isso é felicidade sem retorno que não trocaria por nada e que prova ter sido correta a decisão de viver em Portugal. “Não há nada mais importante do que a felicidade das nossas crianças.” E isso Meghana já ganhou. Em Portugal, longe da Califórnia que deixou para trás em busca de um novo estado de espírito. Porque não há latitude para se ser feliz.

Meghana Kamdar é, também, um bom exemplo do perfil de californianos que optam por Portugal. Trabalha desde casa, sem restrições de geografia e de abrangência. É nómada digital, como muitos outros assim batizados por conseguirem gerir profissionalmente a sua vida estejam onde estiverem. Basta que se mantenham ligados online, afinal o mundo é uma pequena aldeia onde todos nos encontramos conectados sem dificuldades de maior.

“Os nómadas digitais começaram a procurar Portugal com mais intensidade durante a pandemia. Curiosamente, essa procura tornou-se maior a partir de março de 2021, exatamente um ano após o início da pandemia”, confirma Pedro Franco Caiado, country manager da Spotahome, um marketplace internacional de arrendamento de casas presente na Europa e no Dubai e que trabalha de perto com quem faz do trabalho à distância realidade. Foi da Spotahome o estudo recente que deu conta que Portugal consta da lista de países considerados os melhores para nómadas digitais. “É uma tendência clara. O perfil pessoal são pessoas acima dos 40 anos, que conseguem trabalhar de qualquer lado e procuram qualidade de vida”, descreve. “O mercado norte-americano está em crescendo, em particular o da Califórnia”, acrescenta.

O estudo da Spotahome coloca o Porto no topo da lista das melhores cidades para viver e trabalhar desde casa, à frente de referências como Florença (Itália), Amesterdão (Países Baixos), Praga (Chéquia) e Barcelona (Catalunha), que fecham o top-5.

“Como se estivesse na Califórnia”

É precisamente o Porto a futura casa de Todd Greentree. O processo de mudança está em marcha, a casa escolhida e comprada, tudo quase no ponto para que, em dezembro, Todd possa mudar-se em definitivo para Portugal. Ele que em missões diplomáticas ao serviço dos EUA calcou locais tão diferentes do planeta como o Afeganistão, Nepal, Angola, Brasil ou El Salvador. E que agora vai deixar Amã (Jordânia), onde vive com a mulher, e começar vida nova aos 68 anos.

“A minha mulher é suíço-americana e trabalha na área humanitária como representante da embaixada da Suíça em Amã. Passámos metade da nossa vida adulta noutros países, estamos orientados para a vida internacional”, relata num português impecável. A língua não será problema quando passar a viver no Porto.

Foram anos e anos longe da Califórnia onde nasceu mas que nunca deixou de fazer sua, a sua San Diego. Era lá que voltava sempre, era ali que se sentia em casa. Essa Califórnia das praias sem fim e ondas enormes que Todd surfou durante a juventude. Essa Califórnia onde conheceu de perto pela primeira vez portugueses, corria a década de 1960. “Dedicavam-se à pesca do atum. Era uma comunidade muito interessante e trabalhadora, proveniente dos Açores, que já vai na terceira e quarta gerações”, desfia.

Todd está já reformado, o trabalho nos serviços diplomáticos dos EUA é agora passado. Mas continua a dar aulas online, como professor universitário. Esteja onde estiver, da sala de casa para uma sala de aulas do outro lado do hemisfério. “Em Portugal, será assim, também.” Do Porto para os EUA sem amarras de distância. “Nos últimos dois anos eu e a minha mulher pensámos muito onde queríamos viver. E ficou certo que não voltaríamos aos Estados Unidos, estamos um pouco cansados. Incêndios, insegurança, ambiente político, tudo foram fatores que contribuíram para a decisão.” Além disso, “os custos da habitação na Califórnia estão incomportáveis, é uma situação que não pode continuar”.

A escolha por Portugal acabou por ser tomada sem dificuldades de maior. O casal já conhecia o país e ficara apaixonado quase à primeira vista em 1989, aquando da primeira visita. “Sempre gostamos de Portugal e ambos falamos português”, realça. Em agosto do ano passado, Todd e a mulher vieram em viagem exploratória. Percorreram o país de norte a sul e perceberam rapidamente que o Porto seria a opção. Sem olhar para trás. “Estivemos quase duas semanas na cidade. Adorámos as pessoas, abertas e generosas, com uma atitude de vida positiva. Como as de São Diego. Senti-me em casa desde o primeiro dia, é como se estivesse na Califórnia.” E em casa irá sentir-se mais ainda quando a mudança for definitiva. Já falta pouco, o calendário vai encurtando e Todd não vê a hora para começar a experiência que lhe vai mudar a vida. “Para melhor”, tem a certeza, sem esconder “alguma ansiedade” pela realidade que não tardará.

Como ele, muitos californianos têm experimentado as mesmas sensações. Fazem de Portugal o seu novo mundo, a sua profissão de fé numa vida que querem melhor e com outra tranquilidade. Onde os dias correm devagar e o contacto com a comunidade traz vivências impensáveis. E, sobretudo, onde é possível não viver numa sociedade dividida em que a violência gera ondas de ansiedade profundas. Uma nova Califórnia. Sem pontos de interrogação em relação ao futuro e com muito para explorar e conquistar.

 

[Fonte: http://www.noticiasmagazine.pt]

LES MOTS DÉMONS. En annonçant un « plan sobriété », Emmanuel Macron a dédiabolisé un concept longtemps rejeté par les partis de gouvernement. Mais le sens du mot, élastique, a muté…

Écrit par Pascal Riché

Cet été, l’idée de « sobriété » a gagné l’ensemble du monde politique, qui s’en enivre. Rares sont ceux qui, à gauche comme à droite, en contestent la nécessité. Pour en arriver là, il a fallu la menace d’une rupture des livraisons de gaz russe et l’arrêt en cascade des réacteurs du parc nucléaire français. Lors de son interview du 14 juillet, le président de la République a proposé de « rentrer collectivement dans une logique de sobriété ». La Première ministre Elisabeth Borne et la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher s’attellent à la préparation d’un « plan de sobriété énergétique ».

Ce mot aura mis des années avant de s’imposer. Pendant longtemps, il a été considéré comme une lubie réactionnaire ou décroissante, et ce jusque chez les écologistes ! En 2005, alarmé par les changements climatiques, le député Vert de Paris Yves Cochet propose à son parti de prôner la « société de sobriété », seule à même, selon lui, d’éviter le chaos ou la dictature. Ses collègues se récrient. Lors du conseil national des Verts, Jean-Luc Bennahmias, député européen, dénonce le « catastrophisme » de Cochet : « Ce n’est pas en annonçant tout le temps la fin du monde qu’on donnera envie de voter pour nous. » À l’époque, il ne fait aucun doute pour personne que la sobriété s’oppose frontalement à la croissance : la défendre est considéré comme contraire au progrès. Puis le mot, plus doux et souple que « décroissance », va être peu à peu adopté. Pourquoi lui ? Peut-être parce qu’il a reçu l’onction de la pensée chrétienne, considérée comme légitime.

« Maître de soi »

Dans le vocabulaire courant, le mot de « sobriété » a été pendant longtemps assigné au discours sur l’alcool, ce qui est conforme à son étymologie : en latin sobrietas, c’est ebrietas (ébriété) précédé du préfixe se (à l’écart de)Mais les Églises, catholiques ou protestantes, utilisent depuis longtemps ce mot dans un sens plus large. Le concept auquel il renvoie n’est guère éloigné de celui de tempérance/modération que vantaient les philosophes grecs : la ἐγκράτεια (Enkrateia) ou la σωφροσύνη (sophrosúnê) désignaient le fait de rester « maître de soi », de s’autolimiter. Dans la littérature chrétienne, on croise souvent le mot « sobriété » que ce soit dans les traductions de Saint-Paul (« il faut être sage avec sobriété ») ou celles de Saint-Thomas d’Aquin (« La sobriété, ce n’est pas abstinence »). Le protestantisme en a fait un de ses concepts phares.

Aussi, il n’est pas étonnant que ce soit des penseurs chrétiens qui l’aient introduit dans le champ politique : les héritiers du père dominicain Louis-Joseph Lebret (1897-1966) ou du philosophe protestant Jacques Ellul (1912-1994) ont fait de la sobriété volontaire une arme contre l’aliénation que représente la société de consommation. C’est la sobriété matérielle qui permettra de travailler moins, de dégager du temps que l’on pourra consacrer à la famille, la communauté, l’art, l’approfondissement de ses connaissances… La sobriété, c’est ce qui peut mettre fin à la folie capitaliste.

« Sobriété heureuse »

Dans les années 2000, le fondateur des « Colibris », le philosophe Pierre Rabhi (catholique lui aussi, par conversion) va populariser l’expression de « sobriété heureuse », qui tire sa force de sa sonorité oxymorique. En 2015 le pape va la reprendre à son compte (à deux reprises) dans sa fameuse encyclique « écolo » « Laudato Si ». Le mot « sobriété », qui était encore tabou dix ans plus tôt, est à la même époque digéré par la pensée « mainstream » et rejoint même le vocabulaire « officiel ». La « sobriété énergétique » (un autre oxymore) est mentionnée dans l’article premier de la Loi de transition énergétique du 17 août 2015. Elle est depuis vantée avec constance par l’Ademe.

Pourtant, signe que son sens n’est pas encore stabilisé, cette agence dédiée à la transition écologique en donne une définition tantôt floue (« questionnement des modes de vie et de consommation ») tantôt alambiquée (« démarches multiples, dont le dénominateur commun est une recherche de “moins”, de modération des biens et des services produits et consommés, tout en recherchant un “mieux”, notamment une augmentation de la qualité de vie et du bien-être – où le “moins” et le “mieux” sont des notions relatives », ouf).

Le mot, a force d’être utilisé, s’est usé. Et son sens s’effiloche rapidement. On parle de « technologies de la sobriété » pour désigner des appareils moins gourmands en énergie. On place sous l’étiquette « sobriété » des politiques comme l’isolation thermique des immeubles, qui n’exigent pourtant aucun changement de mode de vie, mais seulement des investissements. Même des moteurs automobiles plus économes en essence -mais gorgées de high-tech- sont rangés dans la case « sobriété » ! À ce train-là, la sobriété promet de devenir la condition d’un renouveau de la société productiviste, dont elle prenait pourtant naguère le contre-pied.

 

[Source : http://www.nouvelobs.com]

La película ‘Regreso a Reims’ traza una historia crítica de la evolución de la clase obrera desde el comunismo hasta caer en las garras de la ultraderecha

Escrito por Juan Sardá

El ascenso de la ultraderecha en Francia y en toda Europa sigue provocando ríos de tinta. Una pregunta sobrevuela por encima de todas las otras: ¿Por qué la clase obrera vota al « enemigo »? ¿Cómo es posible que muchos hayan pasado de comunistas al extremo contrario? « No hay un 40% de franceses fascistas », dice de entrada Jean-Gabriel Périot (Bellac, 1974), autor de otras cintas de corte político como Una juventud alemana (2015) o Nuestras derrotas (2019).

Son muchas las preguntas a las que trata de buscar respuesta Regreso a Reims, película en la que Périot adapta el ensayo autobiográfico homónimo del sociólogo francés Didier Eribon (publicado en España por libros del Zorzal). Por una parte, vemos las brutales condiciones que tuvo que padecer la clase obrera en el siglo XX: jornadas laborales interminables en fábricas peligrosas, sueldos de miseria y apartamentos pequeños sin ventanas. Por la otra, la forma en que esa violencia estructural acaba generando violencia contra quienes se perciben más débiles: mujeres, homosexuales o inmigrantes.

Utilizando imágenes de archivo como forma de convertir una experiencia individual en colectiva, Périot se interroga sobre las « contradicciones » de esos obreros que en muchos casos hoy apoyan a Le Pen. De manera poética, con algunos momentos demoledores como el de esa limpiadora que dice sobre todo sentir « indiferencia » del mundo hacia ella y los de su condición, Regreso a Reims apunta también a la « traición » del Partido Socialista a los desfavorecidos o factores psicológicos para explicar ese ascenso ultra. « La naturaleza humana necesita agredir a quien percibe como más débil », opina el director.

Pregunta. ¿Quería hablar de la clase obrera sin idealizarla?

Respuesta. No creo que haya nada puro y perfecto, debemos buscar las contradicciones cuando reflejamos cualquier situación. Si hablo de la clase obrera en general hay una mitología que se relaciona con esa idea de la « víctima ideal ». Me interesan los rincones ocultos y problemáticos. Evitar esas contradicciones en realidad significa deshumanizarlo. Y la clase obrera no ha sido jamás ni es perfecta. El realismo socialista por ejemplo quiso dar esa imagen inmaculada. El problema muchas veces es que esa representación la realizan burgueses que en realidad no la conocen en absoluto. Tratan de mostrar que son más de izquierdas que nadie y se presentan como más revolucionarios que las clases populares, representan a los obreros como si fueran inatacables. Por supuesto, ha habido explotación y un gran sufrimiento, pero también hay misoginia, racismo… En parte por eso muchos han acabado apoyando al Frente Nacional. Yo provengo de ese lugar y me niego a representar mi familia como si fuera perfecta.

P. ¿Por qué ha decidido adaptar el libro de Didier Eribon con imágenes de archivo y no mediante la ficción?

R. Hay muchas razones. La primera es que la calidad literaria del libro emociona a muchos lectores porque mediante su intimidad refleja la vida de muchas personas. Al utilizar imágenes de archivo puedo mostrar más experiencias que enriquecen la de Eribon. Eso me permite de ampliar el foco a otras experiencias y salir del retrato de una familia específica. Cuando escuchamos a otros obreros explicarse por sí mismos no podemos contradecirles, es su experiencia que se dirige directamente a nosotros. Es una manera de presentarles de manera objetiva. Con una ficción te colocas de manera inmediata en la representación, debes recrear una época y los propios actores franceses no tienen el cuerpo ni el aspecto de esta gente.

P. ¿Existe una imagen estereotipada del obrero en el cine creada por burgueses?

R. En el cine francés es sorprendente cómo sucede con frecuencia que directores de familias privilegiadas reflejen a los obreros sin tener ni idea. Surgen unas películas llenas de clichés terribles. Por supuesto es posible hacer películas sobre medios que no conocemos, pero ves siempre esa voluntad de demostrar que están a la izquierda. Eso no funciona. Políticamente lo relevante es que los obreros raramente pueden acceder a realizar películas. La inmensa mayoría de los directores franceses proceden de clase alta. No hace falta ser pobre para filmar a los pobres, pero lo que vemos es un cine social problemático.

Hay algo en la naturaleza humana por la que debemos agredir a otros para sentirnos mejor

P. Además de las jornadas agotadoras o las graves enfermedades que las fábricas provocaron, ¿la máxima frustración sucede por la falta de expectativas, la certeza de que nada mejorará?

R. El medio en el que crecemos nos limita de muchas maneras. Hablando de mi propia experiencia, le escondí durante mucho tiempo a mi familia que hacía películas. Un trabajo técnico es otra cosa, pero cuando tomas la palabra está mal visto. Se ve como algo pretencioso. Es realmente extraño que sintiera que debía ocultarlo. Para todos es muy difícil romper los esquemas que nos vienen de familia. En mi caso me sentía casi como un traidor a mi clase. Esa ruptura con lo que sientes que se espera de ti es muy difícil. Yo no me veía capaz de seguir viviendo en el mismo barrio de mi infancia. Hay una limitación que también es psicológica.

P. En la película se sugiere que parte del éxito del Frente Nacional se debe al hecho de que permite a obreros blancos colocarse « por encima » de los inmigrantes, ya que eso les devuelve un cierto sentido de dignidad machacado por la clase alta. ¿Está de acuerdo?

R. Hay algo en la naturaleza humana por la que debemos agredir a otros para sentirnos mejor. Necesitamos encontrar a alguien a quien hacer daño porque creemos que es más débil que nosotros. Eso también lo vemos en la película con esos hombres que después de jornadas espantosas en la fábrica necesitan atacar a sus mujeres para recuperar su autoestima y sentirse victoriosos. Toda esa mala energía acumulada por la explotación y el abuso al final no se acaba dirigiendo contra el propio sistema o los políticos que lo perpetúan sino contra aquel que no es como yo, el inmigrante. Es irracional pero es una forma de buscar culpables o excusas. En la propia Francia hay también una larga historia de racismo colonial como vimos en la guerra de Argelia. En la película vemos cómo el propio Partido Comunista acaba copiando el discurso del Frente Nacional y dice eso de « dos millones de parados, dos millones de inmigrantes ».

Fotograma de 'Regreso a Reims'.

Fotograma de ‘Regreso a Reims’.

P. ¿Pesa más el racismo que el hecho de que las políticas de ultraderecha recortan servicios públicos y bajan impuestos a los ricos?

R. Para mí es difícil de entender cómo los obreros acaban votando a la ultraderecha del mismo modo que no entiendo cómo se puede ser judío y antisemita u homosexual y homófobo. Es curioso cómo determinadas personas pueden estar a la vez en la posición de dominado y dominante. Hoy vemos que hay feministas y lesbianas de derechas. Una vez que determinadas luchas comienzan a ser exitosas y salen de la clandestinidad vemos cómo se reequilibra su posición en la sociedad. Es algo sorprendente pero participa del hecho de que la vida es complicada.

P. En la película también se señala la « traición » de Mitterrand y el Partido Socialista en los años 80 a la clase obrera tras la enorme ilusión que provocó su victoria. ¿Hubo tal traición?

R. Fue una decepción enorme. Cuando Mitterrand se impuso hacía muchos años que la izquierda no ganaba. Fue un sueño cumplido para muchos. Esa derechización fue un fenómeno que sucedió en toda Europa, lo vimos con Blair en Reino Unido o Schroeder en Alemania. Fue un gran error. No sé cuál puede ser la explicación, la revancha social al acceder al poder puede ser una. Prefirieron traicionar a quienes les habían votado y se convirtieron en personajes del establishment. Eso hizo mucho daño. En Francia el Partido Socialista ahora casi ni existe y sin duda una de las razones de Le Pen es esa traición. Eso desesperó a los electores de izquierda porque si eso era la izquierda, no había opción. La ventaja es que el voto del Frente Nacional no es fiel. Es un voto de protesta. En algunas zonas de Francia primero votaron a Mélenchon (el candidato más a la izquierda) y luego en la segunda vuelta cambiaron por Le Pen. No tiene mucho sentido y lo que se ve es que es un voto de castigo a Macron y al sistema. Muchos de esos lugares tienen una población en su mayoría emigrante con lo cual queda aún más claro ese elemento de pura protesta. No hay un 40% de franceses fascistas.

Todos tenemos a un reaccionario dentro y creo que es importante buscar nuestros propios espacios de contradicción

P. Se habla mucho del malestar social en Francia pero sigue siendo uno de los países más ricos y con mayor bienestar del mundo. ¿Cuáles son las causas profundas?

R. Hay un malestar. La parte positiva es que seguimos siendo un país combativo. La manifestación forma parte del ADN de Francia. Las cosas se mueven a pesar de todo y hay esperanza en un proyecto emancipador de izquierdas. Es cierto que si miras el mundo no somos conscientes de la suerte que tenemos en muchos aspectos. Hasta cierto punto Francia es un país que no ha hecho el duelo de su pasado colonial. Tenemos una pretensión universalista que no se ejecuta. Frente a todo eso hay cosas muy bellas que pasan en la población y movimientos solidarios.

P. ¿Cree que el discurso de la derecha, el « no hay alternativa » o « el Estado del bienestar crea vagos », se ha impuesto como hegemónico?

R. Hay una gran victoria ideológica de la derecha, sin lugar a dudas. Eso queda claro cuando ves que algunos de sus postulados están totalmente integrados en la sociedad como verdades indiscutibles. Eso comienza con la revolución neoliberal de Reagan y Thatcher. El propio Partido Socialista ha adoptado en gran parte ese discurso. Parte del problema es que nadie plantea otro modelo, no hay un proyecto utópico para proponer. Y cuando los ha habido, como en Latinoamérica, no han funcionado. De alguna manera todos tenemos a un reaccionario dentro y creo que es importante buscar nuestros propios espacios de contradicción.

P. ¿Cree que es correcta la afirmación de que la izquierda se ha centrado demasiado en las políticas identitarias y de alguna manera se ha « olvidado de los pobres »?

R. En el caso de Francia, la izquierda de manera voluntaria ha deshecho la idea de la estructura social de clases. Eso se ha transformado en categorías identitarias. Con ello se ha terminado con los movimientos sindicales y cada trabajador libra su propia lucha. Los empleados y los parados se han individualizado. Aislados los unos de los otros, han perdido capacidad de negociación. Los socialistas llevan años planteando medidas de cambio y finalmente no cambian nada.

 

[Fuente: http://www.elespanol.com]

À chaque élection, la question de l’abstention s’invite dans les débats et les lamentations pleuvent. Pourtant, on peut la considérer autrement.

L'urne de l'abstention du Sénat, à Paris, en 2010. | Jacques Demarthon / AFP

L’urne de l’abstention du Sénat, à Paris, en 2010.

Écrit par Jean-Marc Proust — Édité par Léa Polverini 

«Si tu ne votes pas, ne viens pas te plaindre après…» «Des gens sont morts pour que tu puisses voter…» «Partout dans le monde, des gens rêveraient de pouvoir voter…» «S’abstenir, c’est faire le jeu des extrêmes…» «Ne laisse pas les autres décider à ta place…» «Chaque voix compte…»

Qui, en se dérobant au devoir électoral, n’a pas entendu ces phrases culpabilisantes? L’argumentaire est rodé: s’abstenir de voter relève d’une indifférence coupable, peut-être d’une certaine forme d’inconscience, plus sûrement d’un égoïsme méprisable.

Fait aggravant: ce sont les jeunes qui s’abstiennent le plus. Ne pas voter est aussi une preuve d’immaturité. Qu’il soit néanmoins permis de rappeler ici le vieux slogan «élections, piège à cons»: l’abstention est une maladie juvénile dont on guérit avec le temps.

Récemment, un tweet d’Arthur Germain –le fils de la maire de Paris, Anne Hidalgo–, le montrant en train de jeter des bulletins de vote dans une poubelle, a mis en évidence l’opprobre que suscite l’abstention.

«Crétin»«pauvre tanche»«narcissique», «imbécile»«enfant gât黫petit con privilégié», «connard»«sale gosse»«tocard fini»«guignol»… Il a aussitôt reçu une bordée d’insultes. Certes, il s’agit d’une provocation émanant d’un «fils de», mais ces réactions violentes et indignées disent beaucoup de notre rapport à l’abstention.

L’élection ne change plus la vie

Qu’en est-il? Les abstentionnistes sont aujourd’hui majoritaires. Et ils le sont d’autant plus, observait dès 2008 Anne Muxel, directrice de recherches au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), que «nombre d’électeurs ont adopté un comportement électoral intermittent. […] Plus de quatre Français sur dix (45%) reconnaissent s’être déjà abstenus. L’électeur d’aujourd’hui est d’abord un votant intermittent, donc un abstentionniste intermittent.»

Cette intermittence s’accroît régulièrement, compensée par d’autres formes d’activité politique. C’est qu’on observe une «évolution du sens du vote»estime Pierre Bréchon, professeur à Sciences Po Grenoble, qui relève que ce dernier «est moins perçu comme un devoir […] que comme un droit, une invitation à s’exprimer».

Évidemment, les raisons de l’abstention sont multiples, comme le relèvent régulièrement les instituts de sondage. Une récente étude publiée par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) en avril 2022 les détaille: outre la question de principe («je ne vote jamais») et les convenances personnelles (procuration trop compliquée, week-end, etc.), 40% des personnes interrogées indiquent que les «élections ne changeront rien à [leur] vie personnelle».

Quarante pour cent! Il est possible d’interpréter cette réponse de manière négative. Mais l’inverse est vrai aussi. C’est peut-être un acte de foi démocratique qui se dévoile ainsi. Comme si, malheureusement pour la participation électorale, la République française était victime de sa réussite. Malgré ses multiples défauts et en dépit de notre angoisse permanente de la «casse des services publics», l’État français est très efficace: les impôts sont perçus, les allocations versées, les pièces d’identité délivrées, les routes réparées, les gens soignés et les enfants vont à l’école.

La crise sanitaire a poussé au maximum le curseur de l’État nounou. Nous avons globalement atteint un niveau de confort exceptionnel, dont personne n’imagine qu’il puisse s’effondrer du jour au lendemain. En tout cas, probablement pas à cause d’une élection: dans notre vie quotidienne, le vote ne produit que des changements à la marge, car l’État demeure là où les politiques ne font que passer. «Tous les mêmes!», «Des guignols!», «Des nuls»… À quoi bon voter pour un personnel politique jugé inutile?

Sans doute est-ce aussi parce que plus personne ne croit qu’une élection peut «changer la vie». N’en déplaise aux adeptes du Grand Soir, c’est plutôt rassurant. Et cette «force tranquille» des abstentionnistes renvoie à la réalité de notre République, qui n’a jamais paru si solide. La dernière alerte sérieuse, le putsch des généraux, a plus de soixante ans!

L’écume d’un système où l’administration gère l’essentiel

L’absence de vote témoigne donc d’une grande confiance dans la machine administrative et d’une adhésion forte au «système» (qu’on n’oubliera pas de dénoncer par ailleurs, bien sûr). De fait, le faible taux de participation a d’abord touché les élections relativement «dépolitisées» que sont les régionales et les départementales. Les élections européennes, elles, sont un cas à part.

S’agissant d’élections touchant la vie quotidienne (prestations sociales, collèges, lycées, transports, etc.), l’indifférence électorale peut surprendre. Mais en fait, pourquoi voter pour des gens dont l’administration, quoi qu’il arrive, continuera de réparer des routes ou d’acheter des livres scolaires? Dans un département ou une région, les étiquettes politiques n’influent les décisions qu’à la marge et l’électorat le sait.

Il est donc possible de qualifier les abstentionnistes d’enfants gâtés de la démocratie, mais c’est peut-être autant par adhésion que par rejet ou indifférence. Une adhésion en creux, sereine sans enthousiasme. Est-ce une bonne nouvelle? La réponse est incertaine.

Les pessimistes y voient une fragilité de la République et de la démocratie, qui susciteraient un intérêt de plus en plus faible. Les optimistes leur rétorqueront que le vote n’est pas synonyme d’adhésion: d’ailleurs, nombre de votants ne cachent pas avoir des opinions politiques non républicaines.

Les optimistes, encore, verront dans l’abstention un vote par défaut. Car les abstentionnistes savent que leur refus d’accomplir leur devoir électoral n’empêche pas les élections: il y a un président, des parlementaires, des maires… C’est une acceptation tacite, confiante, du contrat politique commun.

Les Tanguy de la démocratie

Résignation ou acceptation? C’est affaire de point de vue. Il semble néanmoins que la question de l’acceptation l’emporte ne serait-ce que par l’âge de l’électorat qui se rend le moins aux urnes. Si la jeunesse boude à ce point le vote, c’est probablement parce qu’elle entre de plus en plus tard dans la vie active.

Les jeunes dépendent aujourd’hui largement de leurs parents pour leurs études, leur logement… Et peut-être leur laissent-ils le soin de voter à leur place. En quelque sorte, la maturité sociale et affective prime sur la maturité politique. Celle-ci s’acquiert ailleurs, dans les manifs, les ZAD ou les happenings comme ceux d’Extinction Rebellion. Le vote viendra, plus tard. Très intermittent, sans nul doute. Soutenir sans s’impliquer: comme on a parlé de grève par procuration, il y a là quelque chose qui ressemble à un vote par procuration.

L’abstention n’est pas un problème

Enfin, il y a beaucoup d’hypocrisie derrière nos cris d’orfraie. L’abstention est un problème qui occupe les journaux et les politiques à chaque élection, et dont on se désintéresse ensuite. Certes, il est plus confortable de gagner une élection grâce à un vote massif plutôt qu’avec une poignée de suffrages. Mais quoi qu’il en soit, la victoire est là: on en oubliera bien vite les circonstances. L’abstention? Tout le monde s’en fout. Dans un mois, plus personne n’en parlera.

Si c’était un vrai problème, il y aurait une commission d’enquête parlementaire, les médias évoqueraient le sujet régulièrement, on mobiliserait des sociologues, des politiques, ou même des cabinets de conseil pour trouver des solutions. On rendrait le vote obligatoire, ou bien (nous sommes en France) on ferait payer une amende aux abstentionnistes. On financerait des associations dédiées au vote, on irait évangéliser les jeunes au quotidien, au lieu de découvrir leur existence tous les trois ans. Et vous, moi, nous irions voir nos potes, notre famille, pour faire bouger les lignes, récupérer des votes, on ferait les procurations à leur place…

Bref, on prendrait le problème à bras-le-corps… si c’était un problème. En attendant, relaxons-nous: des élections avec une forte abstention ont eu lieu sans que la République vacille.

[Photo : Jacques Demarthon / AFP – source : http://www.slate.fr]

Une nouvelle ère s’ouvre-t-elle pour les gauches en France ? Thomas Coex/AFP

Écrit par Christophe Sente

Chercheur en sciences politiques, Université Libre de Bruxelles (ULB)

En 2022, le printemps des gauches françaises a des allures de tempête. Si cette saison est difficile pour une partie de la classe politique, elle s’inscrit cependant à l’intérieur d’un cycle et la tempête n’a rien d’accidentel.

Les origines en sont connues. Vu la violence de l’orage, l’issue reste toutefois indéterminée et un naufrage toujours possible.

Alors que des coalitions se forment avant les législatives sans savoir ce que cela préfigure sur le long terme, quatre temps peuvent être distingués à l’intérieur de l’histoire de la gauche française au cours des cinquante dernières années.

De l’union des gauches à la « gauche plurielle »

Le premier temps fut celui de l’union de ses principales organisations politiques traditionnelles, socialiste, communiste et radicale. François Mitterrand et Georges Marchais mais aussi Robert Fabre, en furent les artisans en tant que signataires, en 1972, d’un « programme commun ». Les formations d’extrême gauche de même que la mouvance écologiste incarnée par René Dumont restaient exclues de cette association fragile qui permit à la descendance de la SFIO, Le Parti socialiste, de s’imposer sur ses partenaires comme parti à vocation présidentielle entre 1974 et 1995.

Le deuxième temps fut celui de la reconnaissance de l’irréductibilité du caractère pluriel de la gauche française. Les différentes composantes de celle-ci se rejoignent à la fin du siècle dernier a minima dans un attachement à des politiques redistributives et la recherche de la définition d’une qualité de vie en Europe que la seule liberté économique de produire et de consommer ne garantit pas.

La notion de « gauche plurielle » occupe alors une place centrale dans le vocabulaire de Lionel Jospin entre 1997 et 2002. Le gouvernement dont il est le Premier ministre, alors que Jacques Chirac a accédé à la présidence de la république en 1995, ne bénéficie pas au Parlement que du soutien des partis socialiste et communiste ainsi que des radicaux de gauche. Il peut également s’appuyer sur les écologistes et le « mouvement des citoyens » inspiré par Jean-Pierre Chevènement.

L’alliance des composantes de la « gauche plurielle » ne résiste pas en 2002 à la consolidation, patiemment réalisée par Jean-Marie Le Pen, de l’implantation du Front national dans la plupart des régions du pays. La séduction d’un discours nationaliste, devenu également social, l’emporte sur une rhétorique progressiste, traditionnelle et essoufflée.

le président du Front national et candidat à l’élection présidentielle, Jean Marie Le Pen, réagit après l’annonce des premières estimations des résultats du premier tour des élections, le 21 avril 2002 à Saint-Cloud au quartier général du Front national

Le 21 avril 2002, le candidat d’extrême droite Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l’élection présidentielle. La gauche est en miettes. Eric Feferberg/AFP

Bâtie comme un cartel d’organisations politiques, la « gauche plurielle » néglige la construction d’une assise sociologique, c’est-à-dire les catégories sociales et professionnelles dont elle vise la représentation. Selon les termes du politologue Laurent Bouvet, elle tend à perdre le « sens du peuple ».

En outre, le Parti socialiste qui en demeurait le pôle principal échoue à convaincre que la méthode européenne est le seul choix politique réaliste pour réguler et dynamiser une économie de marché qui était minée par la stagflation avant la relance continentale favorisée par l’Acte unique en 1983 et le Traité de Maastricht en 1991.

De la fracture à la recomposition/décomposition ?

Le néogaullisme de Jacques Chirac auquel succède Nicolas Sarkozy en 2007 rassure en même temps qu’il peut paraître plus cohérent dans l’articulation qu’il propose entre libéralisme et européisme. Le mandat de François Hollande est un sursaut entre 2012 et 2017, mais il n’inverse pas une tendance. La gauche plurielle se délite et le PS se divise.

Le troisième temps de la valse des gauches est donc celui de la fracture. Entre 2017 et avril 2022, les gauches françaises ne sont plus définies par leur pluralité mais par une double rupture. D’une part, Jean-Luc Mélenchon a confirmé son ambition d’incarner une stratégie alternative à l’européisme social-démocrate en bâtissant, à partir d’un Front de Gauche, le mouvement dit de la France Insoumise qui deviendra celui de l’Union populaire.

Jean-Luc Mélenchon en meeting à Marseille le 27 mars 2022

Jean-Luc Mélenchon a quitté le Parti socialiste en 2008 afin d’incarner une stratégie alternative à l’européisme social-démocrate. Il participera à la création du Front de Gauche, de la France insoumise et de l’Union populaire. Clément Mahoudeau/AFP

D’autre part, le ministre de l’Économie de François Hollande a misé sur l’obsolescence du parti socialiste pour lancer une entreprise social-libérale qui comprend l’avenir du pays dans les termes d’une modernisation fondée sur des politiques de l’offre et d’une participation à une Union européenne renforcée. En 2017, la victoire d’Emmanuel Macron est totale. À gauche, le Parti socialiste et la France Insoumise totalisent moins de 10 % des sièges de l’Assemblée nationale dans laquelle aucun élu d’une liste écologiste n’est présent.

Les tractations lancées en avril 2022 laissent présager un quatrième temps, celui d’une composition. Reste à voir, au fil du second mandat d’Emmanuel Macron, s’il s’agira d’une recomposition ou d’une décomposition.

État des lieux provisoire

À la veille des élections législatives du mois de juin, les débats au sein d’une gauche nationale fragmentée sont le produit d’une histoire d’au moins cinquante ans et non d’accidents récents.

La faiblesse, en avril, du mouvement écologiste dans lequel Olivier Faure voyait l’avenir du Parti socialiste confirme à la fois la centralité conservée par les préoccupations matérielles des citoyens et le peu de crédibilité depuis les années 1970, hormis en Allemagne, des Verts pour assurer la transition énergétique. Ce déficit de crédibilité et de représentation à l’échelle nationale contraste avec le statut de force politique de premier plan dans plusieurs grandes villes depuis les élections municipales de 2020. Dans la nuit du 1er au 2 mai, EELV a pourtant misé sur une alliance avec la France Insoumise dans une « Nouvelle union populaire écologique et sociale » plutôt que sur une lente conquête nationale basée sur ses bilans municipaux et la stimulation d’une « économie sociale » post-capitaliste dans les territoires.

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure prononce un discours lors du 79ᵉ congrès du Parti socialiste français (PS) à Villeurbanne, le 19 septembre 2021

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste depuis 2018. Olivier Chassignole/AFP

Ensuite, les débats internes du PS rendent compte de la permanence d’un attachement à la contestation du bien-fondé du projet européen jalonné par les traités de Rome, Paris et Lisbonne. D’essence jacobine et notamment défendue par Jean-Luc Mélenchon avant qu’il ne quitte le parti, ses tenants prétendent pouvoir négocier d’autres traités que ceux qui ont été conclus.

Enfin, une partie des orientations de la République en Marche reproduit les contenus du « socialisme de l’offre », dont il existe des variantes germaniques, anglo-saxonnes et scandinaves qui avaient déjà séduit une partie de l’électorat du PS en 2017. La question ouverte est de savoir dans quelle mesure Emmanuel Macron réussira en juin à conserver cet électorat, voire à l’étendre dans l’hypothèse d’une fédération de gauches par Jean-Luc Mélenchon. Le ralliement au président de la République de Jean-Pierre Chevènement est un indice. Le choix des électeurs est toutefois plus incertain que celui des leaders. Et cette incertitude concerne notamment la proportion dans laquelle Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon réussiront respectivement à canaliser le mécontentement social. Car, de l’opposition à l’extension aux couples homosexuels du droit au mariage aux manifestations des « gilets jaunes », ce mécontentement frappe par son caractère pluriel.

Quoi qu’il en soit, les élections législatives de juin 2022 ne seront qu’une étape dans la restructuration du paysage politique français et européen.

 

[Source : http://www.theconversation.com]

 

 

Jéssica frequenta a igreja presbiteriana e afirma que a igreja ajuda o bairro | Léu Britto/Agência Mural

Esse texto foi escrito por Lucas Veloso, Patrícia Vilas Boas e Vagner Vital, publicado originalmente no site da Agência Mural [1], em maio de 2021. A reportagem é uma parceria com o Pindograma [2], site de jornalismo de dados. O artigo é reproduzido aqui em acordo de parceria com o Global Voices, com algumas alterações.

Instalada entre uma casa e um salão de beleza, a igreja Assembleia de Deus Ministério Missão tem uma pequena entrada com 2,5 metros de largura para receber os moradores que seguem a religião. Criada há cerca de quatro anos, ela foi aberta quando seguidores entenderam que era importante ter mais um espaço em Cidade Ademar [3], distrito da periferia de São Paulo, no sudeste do Brasil.

Não estavam sozinhos. Nos últimos anos, 33 novos espaços religiosos surgiram no bairro. No Grajaú, também na zona sul, foram 37 e outros 26 no Jardim Ângela. Isso oficialmente.

Em um bairro do Jaraguá, na zona noroeste, em menos de um quilômetro, quatro novas igrejas foram abertas  – duas delas de garagem com cultos que recebem até 10 pessoas. Exemplos do tipo se espalham pela cidade de São Paulo, a maioria delas evangélicas e em especial pelas periferias.

Dados do Pindograma [2], site de jornalismo de dados, mostram que na última década, a cada seis dias, a cidade de São Paulo ganhou uma nova igreja evangélica. Os dados apontam para o avanço delas em bairros pobres, em meio ao crescimento da participação política [4] de seguidores e pastores.

Os números obtidos pelo Pindograma foram extraídos do IPTU paulistano (imposto sobre imóveis [5]) e mostram que, em 2011, havia 1.633 igrejas evangélicas. Em 2020, eram 2.186, crescimento de 34%. Entre os bairros das periferias, Cidade Ademar teve a alta mais expressiva de 200%.

Frequentador da Igreja Universal na zona leste, Maick afirma que igrejas não tem papel reconhecido pelo estado | Léu Britto/Agência Mural

Esse fenômeno, porém, é resultado de algo que vem antes dessa década, explica João Paulo Berlofa Gomes, 34, pastor da Igreja da Garagem, e conhecido como pastor Berlofa. Ele vive na cidade de Mogi das Cruzes, na Grande São Paulo, e aponta que o crescimento das igrejas evangélicas começa no final da década de 1980 e começo dos anos 1990.

Para ele, promessas como “a Igreja e Deus vão resolver todos os teus problemas”, “vão te dar vitória em todas as suas lutas” e “garantir prosperidade financeira”, fizeram com que o movimento ganhasse seguidores, numa época de crise econômica no Brasil, saído de 21 anos de ditadura militar.

A cientista social Amanda Souza, 24, concorda e cita a chamada teologia da prosperidade. O termo reflete às investidas das igrejas evangélicas na crença em meritocracia, pregando o sucesso pelo mérito individual.

“Elas [igrejas evangélicas] têm uma pregação muito próxima do cotidiano do trabalhador. Na medida em que buscam recursos para a mobilidade social, têm nesse espaço da igreja um líder que serve como exemplo do que pode ser alcançado, a partir da ideia de que ‘tudo é possível’”, comenta.

A alta dos últimos anos no número de templos também está ligada a uma característica de muitas novas igrejas evangélicas – um seguidor que decide começar sozinho um novo espaço ou quando você cresce dentro de um espaço religioso e recebe a missão de abrir uma “unidade” dela em um bairro.

“Você abre a garagem da sua casa, coloca quatro cadeiras, um púlpito, um microfone, se autodenomina, intitula, se autounge pastor, está tudo bem, está tudo pronto”, resume Berlofa.

No caso da religião católica, por exemplo, há mais burocracia. A abertura de novas igrejas passa por um processo que depende da aprovação do Vaticano, através do papa.

Além disso, igrejas e outras entidades religiosas possuem imunidade tributária garantida pela Constituição brasileira, ou seja, estão isentas de pagar impostos governamentais.

Por outro lado, quem frequenta os espaços religiosos enfatiza o papel delas dentro das comunidades.

Moradora do Jardim Ângela, na zona sul, Jéssica Keyla Barreto Santana, 24, já fez parte da Assembleia de Deus e hoje é membro da Igreja Presbiteriana, duas denominações tradicionais.

Em um momento difícil de desemprego, ela conta que sua família recebeu ajuda de outros fiéis que uniram esforços para arrecadar e doar alimentos. “Ajudaram tanto minha mãe, quanto quem precisasse ali na igreja.”

Entre as iniciativas mais recorrentes, ela também cita a doação de roupas, cobertores e distribuição de cestas básicas. “Não adianta só dar o pão espiritual e você esquecer de que seu irmão precisa de um alimento, de uma veste”, diz Jéssica.

Algo recorrente entre os entrevistados é que esse papel social substitui, muitas vezes, a ausência do Estado. Uma pesquisa de 2020 da Rede Nossa São Paulo [6] aponta que para 22% a igreja é a instituição que mais contribui para a melhora da qualidade de vida da população de São Paulo, seguida pela Prefeitura (19%) e ONGs locais (18%).

“Acredito que [essa percepção] seja o atual momento que a gente está vivendo, em que as pessoas precisam se apegar a algo, e elas procuram a igreja”, opina Darla Barbosa, 24, líder do grupo de jovens da Igreja Batista Canaã.

“Recebemos muitas mensagens de pessoas que realmente estavam surtando na pandemia. Conseguimos encaminhar, pegar contatos de psicólogos e direcionar para eles na medida do possível”, conta.

“Abrimos nossos canais com relação a abuso sexual e racismo também”, completa.

Alexya Salvador, 40, é reverenda da Igreja da Comunidade Metropolitana [7] —  em seu site brasileiro [8], a igreja diz reconhecer “um estado de necessidade em todo o mundo nas áreas de direitos humanos e justiça, incluindo, entre outros, a comunidade de lésbicas, gays, bissexuais, transgêneros e queer”. Para ela, a igreja “sempre foi a primeira a chegar em lugares onde as políticas públicas não chegam”.

“Aquela comunidade, muitas vezes, vai ter na igreja o único lugar em que ela vai ter acesso a serviços sociais.”

“A gente vê muitas igrejas sérias, presentes em periferias, falando sobre criminalidade, drogas, sexualidade e prevenção de gravidez na adolescência”, aponta.

Por outro lado, ela também diz ver o crescimento das igrejas evangélicas como um nicho focado no dinheiro. “Infelizmente, uma teologia voltada para o dízimo, e isso, muitas vezes, coloca aí o cristianismo como uma oportunidade de se ganhar dinheiro com a fé dos outros”, opina.

O problema é que essa situação pode tornar algumas dessas igrejas em palanque eleitoral. Atualmente, 31% dos eleitores são evangélicos [9], outros 54% são católicos, segundo dados do instituto de pesquisa Datafolha, de janeiro de 2020. No eleitorado nacional, 85% se dizem cristãos.

O IBGE (Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística) vinha mostrando essa transformação nos últimos censos. Em 1980, 6% da população se declarava evangélica, número que saltou para 22% em 2010 [10]. Os católicos ainda seguem maioria, mas caíram de 73% para 64% em dez anos. O Brasil ainda aguarda a realização de um novo censo [11].

Nas eleições de 2018, as urnas fizeram aumentar a bancada evangélica no Congresso Nacional, de acordo com estudo do Diap (Departamento Intersindical de Assessoria Parlamentar), [12] com base nos dados disponíveis no portal do TSE (Tribunal Superior Eleitoral).

Na Câmara dos Deputados foram eleitos 84 candidatos identificados como evangélicos – nove a mais do que na última eleição. Entre os senadores, os evangélicos saíram de 3 parlamentares na legislatura anterior para 7 a partir de 2019. No total, o grupo que tinha 78 integrantes ficou com 91 parlamentares.

Nas últimas semanas, esse cenário foi encorpado com a confirmação da indicação do ministro André Mendonça [13] para uma cadeira do STF (Supremo Tribunal Federal), cumprindo a promessa do presidente Jair Bolsonaro, que prometeu uma vaga na Corte para um integrante “terrivelmente evangélico” [14]. Mendonça é pastor presbiteriano [15].

A religião do próprio Bolsonaro causa confusão [16] para os brasileiros. Embora já tenha declarado ser católico, ele foi batizado por um pastor da igreja Assembleia de Deus [17], no rio Jordão [18], em Israel, em 2016 — o pastor Everaldo também foi candidato à Presidência da República e foi preso por fraude [17] em 2020.

A primeira-dama Michelle Bolsonaro é evangélica, de denominação batista. Um vídeo dela comemorando [19] a aprovação do nome de Mendonça para a Suprema Corte brasileira, falando em línguas [20], viralizou na internet — pentecostais acreditam que a fala, sem tradução conhecida necessariamente, é a manifestação do Espírito Santo.

Para o pastor Berlofa, atualmente há uma mistura ainda maior entre Igreja e Estado. “Nós temos a teoria em que a Igreja não se deve misturar com o Estado, mas o Estado é influenciado, mandado, cobrado, patrocinado, sempre debaixo dos panos.”

“Os evangélicos foram o principal cabo eleitoral do presidente. Agora, a conta chegou. Os figurões estão cobrando [apoio].”

Artigo publicado em Global Voices em Português: http://pt.globalvoices.org
URL do artigo: https://pt.globalvoices.org/2022/01/28/em-sao-paulo-uma-nova-igreja-abre-por-semana-e-templos-se-espalham-pelas-periferias/

URLs nesta postagem:

[1] originalmente no site da Agência Mural: https://www.agenciamural.org.br/especiais/sao-paulo-tem-uma-nova-igreja-aberta-por-semana-e-templos-se-espalham-pelas-periferias/

[2] Pindograma: https://pindograma.com.br/

[3] Cidade Ademar: https://en.wikipedia.org/wiki/Cidade_Ademar_(district_of_S%C3%A3o_Paulo)

[4] crescimento da participação política: https://www.correiobraziliense.com.br/politica/2020/10/4884857-candidaturas-evangelicas-aumentam-34–em-relacao-a-ultima-eleicao-municipal.html

[5] imposto sobre imóveis: https://economia.uol.com.br/noticias/redacao/2020/02/03/iptu-imposto-duvidas.htm

[6] pesquisa de 2020 da Rede Nossa São Paulo: https://www.nossasaopaulo.org.br/2020/01/22/64-das-pessoas-que-moram-em-sao-paulo-afirmam-que-se-pudessem-sairiam-da-cidade/

[7] Igreja da Comunidade Metropolitana: https://www.facebook.com/icmsp/photos/as-igrejas-da-comunidade-metropolitana-icm-s%C3%A3o-uma-comunh%C3%A3o-brasileira-e-interna/2016152781761664/

[8] site brasileiro: https://www.icmbrasil.org.br/quem-somos/

[9] 31% dos eleitores são evangélicos: https://g1.globo.com/politica/noticia/2020/01/13/50percent-dos-brasileiros-sao-catolicos-31percent-evangelicos-e-10percent-nao-tem-religiao-diz-datafolha.ghtml

[10] 6% da população se declarava evangélica, número que saltou para 22% em 2010: http://g1.globo.com/brasil/noticia/2012/06/numero-de-evangelicos-aumenta-61-em-10-anos-aponta-ibge.html

[11] novo Censo: https://g1.globo.com/politica/noticia/2022/01/25/censo-comeca-em-1a-de-agosto-diz-ibge.ghtml

[12] estudo do Diap (Departamento Intersindical de Assessoria Parlamentar),: https://agenciabrasil.ebc.com.br/politica/noticia/2018-10/em-crescimento-bancada-evangelica-tera-91-parlamentares-no-congresso

[13] André Mendonça: https://g1.globo.com/politica/noticia/2021/12/16/com-a-presenca-de-bolsonaro-andre-mendonca-toma-posse-nesta-quinta-como-novo-ministro-do-stf.ghtml

[14] “terrivelmente evangélico”: https://g1.globo.com/politica/noticia/2019/07/10/bolsonaro-diz-que-vai-indicar-ministro-terrivelmente-evangelico-para-o-stf.ghtml

[15] pastor presbiteriano: https://www1.folha.uol.com.br/poder/2021/12/religiao-aproximou-mendonca-de-michelle-que-influiu-na-indicacao-do-ministro.shtml

[16]  confusão: https://www.metropoles.com/colunas/guilherme-amado/qual-a-religiao-de-jair-bolsonaro-confusao-o-beneficia-ha-tempos

[17] pastor da igreja Assembleia de Deus: https://www.cnnbrasil.com.br/politica/quem-e-pastor-everaldo-preso-em-operacao-sobre-fraude-de-contratos-no-rio/

[18] rio Jordão: https://extra.globo.com/noticias/brasil/enquanto-votacao-do-impeachment-acontecia-bolsonaro-era-batizado-em-israel-19287802.html

[19] comemorando: https://www.metropoles.com/brasil/politica-brasil/apos-ser-alvo-de-piadas-michelle-rebate-intolerancia-religiosa

[20] falando em línguas: https://br.noticias.yahoo.com/o-que-s%C3%A3o-l%C3%ADnguas-usadas-223400156.html

 

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UMA VIAGEM MÁGICA

 

O “Guia de Portugal” constitui uma obra fundamental, escrita sob o impulso de Raul Proença, a partir de 1924, reeditada e completada na sua versão original pela Fundação Gulbenkian, graças a Santana Dionísio com o grafismo de Raul Lino. O país descrito é muito diferente do atual, mas a colaboração de personalidades marcantes da cultura portuguesa faz dos seis volumes, divididos em oito tomos, um precioso instrumento para a compreensão das raízes portuguesas. Jaime Cortesão, Miguel Torga, Jorge Dias, Aquilino Ribeiro, Reinaldo dos Santos, Teixeira de Pascoais, Vitorino Nemésio, Ferreira de Castro, Egas Moniz, Rodrigues Miguéis, Afonso Lopes Vieira e António Sérgio são os autores de textos essenciais que mantêm atualidade. E Proença cita Unamuno: “Estas excursões não são só um consolo, um descanso e um ensinamento; são, além disso e porventura sobretudo, um dos melhores meios para encontrar apego e amor à pátria”.

Se refiro o “Guia de Portugal” como pequeno monumento pátrio, é para salientar a importância do conhecimento e da compreensão do património cultural, como realidade aberta e viva. Quando lemos a “Viagem a Portugal” de José Saramago, compreendemos como esse percurso tem subjacente o exemplo deixado por Raul Proença. “Ver o que não foi visto, ver outra vez o que se viu já”. Eis o que está em causa. Se fomos mundo afora, temos de conhecer o que temos dentro. E quando hoje se exige um esforço sério e determinado para a recuperação económica – num tempo em que o trabalho cultural foi seriamente afetado pela pandemia, como pela crise financeira, urge delinear uma ação capaz de ligar os objetivos de desenvolvimento sustentável e de recuperação do atraso. A reforma que se nos exige é assim educativa, profissional, científica, cultural e artística. Não falamos de medidas avulsas ou de uma visão centrada no consumismo e no curto prazo. A qualidade na aprendizagem, a exigência e o rigor são mais importantes que nunca. Só poderemos recuperar e avançar se cuidarmos de adequar os objetivos e os meios. E, na introdução histórica, ao “Guia”, António Sérgio salienta a necessidade de conhecer melhor a história, de impulsionar os estudos científicos e de favorecer a fixação e o investimento reprodutivo, reformando o organismo da produção.

Pôr a cultura no centro das nossas preocupações não é a considerar como mero ornamento, mas como catalisador, numa palavra, como um incentivo ou um impulso criativo e inovador. E assim as artes e a investigação científica tornar-se-ão naturalmente complementares, tendo em vista a equidade, a eficiência e o progresso. Eis por que razão por exemplo o turismo cultural, pedagógico e científico e a mobilidade das pessoas devem ganhar em rigor e qualidade. Valorizemos a relação com a natureza e a paisagem, as artes tradicionais, o artesanato, a gastronomia, mas também a capacidade inovadora dos cientistas, pensadores e artistas contemporâneos. O turismo literário é apenas um exemplo e permite-nos usufruir do talento e da sensibilidade dos nossos escritores. E as qualidades da natureza, do clima e das gentes serão fatores de enriquecimento da qualidade de vida e da criatividade. Poderíamos falar de outros artistas e de outras artes, mas lembremo-nos de Eça de Queiroz, de Camilo Castelo Branco, de Guerra Junqueiro, de Teixeira de Pascoais, de José Régio, de Fernando Pessoa, de Miguel Torga, de Aquilino Ribeiro, de Agustina Bessa Luís, de Fernando Namora, de Orlando Ribeiro ou de Ruben A. – e a riqueza dos roteiros que podemos construir em torno da sua memória, das suas casas, numa integração natural, enriquecida pelo talento literário…  O património cultural é vida. Sejamos capazes de ligar com imaginação essa referência à capacidade de sermos mais exigentes, de modo a recusarmos o fatalismo e a inércia.

O célebre quadro de José Malhoa «Praia das Maçãs» (1926) constitui a ilustração do que dissemos. Aqui está o mar e o encontro da terra. Estamos no limite do Mediterrâneo no Atlântico. Como compreender Portugal sem esta ligação que torna a Península Ibérica base para a aventura do mundo?

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GOM

 

[ligação original: https://e-cultura.blogs.sapo.pt/cada-roca-com-seu-fuso-1252933%5D

Debate entre os candidatos presidenciais ficou marcado por temas como o poder de compra, a gestão da pandemia, a guerra na Ucrânia, a segurança, a imigração e a pobreza. Le Pen diz que, “na vida real”, as suas propostas melhorariam muito mais a situação dos eleitores do que as de Macron, que respondeu que algumas das ideias da candidata não eram realistas.

O confronto desta noite era aguardado com grande expectativa, uma vez que Macron não participou em nenhum debate antes da primeira volta.

Escrito por Sofia Neves 

Emmanuel Macron e Marine Le Pen, os dois candidatos que vão disputar a eleição presidencial em França no próximo domingo, encontraram-se na noite desta quarta-feira no único debate televisivo agendado para a segunda volta. Foram quase três horas de tensão e troca de acusações, num debate pintado por frases como “Não me interrompa”, “Isso está errado”, “Pare de misturar tudo” e “Não me dê sermões” e marcado por temas como a segurança, imigração, o clima, a pobreza, a União Europeia, a guerra na Ucrânia e o custo de vida em França.

Nas primeiras declarações, Marine Le Pen disse que durante os últimos cinco anos sentiu o “sofrimento” e a “preocupação” do povo francês e que, se for eleita, será a presidente da “liberdade, soberania e segurança” e que “restaurará” a “harmonia da nação”. Depois de responder à primeira pergunta do debate (“Porque seria uma melhor presidente que o seu oponente?”), a candidata foi questionada sobre o poder de compra dos franceses e afirmou que uma das suas grandes prioridades será “devolver o dinheiro aos franceses” no valor de 150 a 200 euros por mês e por família.

Le Pen criticou várias medidas de Emmanuel Macron, em particular a diminuição dos apoios à habitação, e prometeu que, para acabar com o “abuso feito às pessoas vulneráveis”, aumentaria as ajudas e os subsídios para as famílias monoparentais e para adultos com deficiência.

Marine Le Pen teve um início de debate caricato. Visivelmente nervosa e a olhar directamente para Macron, começou o discurso antes de a música introdutória chegar ao fim. Um dos jornalistas foi obrigado a interrompê-la e a pedir-lhe que recomeçasse, algo que a candidata fez, afastando o incidente com o riso e lançando um ataque directo ao historial de medidas de Macron no campo da economia.

Nas declarações iniciais, e ao responder à mesma primeira pergunta que a adversária, Macron disse que, se for reeleito, se esforçará para tornar a França uma nação “mais independente e mais forte”.

“Estamos a passar por um período tão difícil, crises sem precedentes, uma pandemia como não conhecemos há um século. E, hoje, o regresso da guerra ao solo europeu. Obviamente, estamos a falar de uma época em que os medos e as preocupações estão presentes”, disse Macron, em jeito de introdução. “Passei este período à frente do nosso país, pela confiança que me foi dada, a tentar tomar as decisões certas. Quero continuar a fazê-lo, porque acredito, antes de mais, que devemos e podemos tornar o nosso país um país mais independente e mais forte através da economia, do trabalho, da investigação, da inovação, da cultura. Também acredito que podemos e devemos melhorar a vida quotidiana.”

Numa altura em que a França tem a taxa de desemprego mais baixa dos últimos 13 anos, o actual presidente disse estar orgulhoso do trabalho que foi feito nos últimos cinco anos no campo da criação de emprego e do poder de compra que “a classe média e trabalhadora” ganhou. “Nas suas 22 medidas, não há sequer a palavra ‘desemprego’, algo que é impressionante. É o reconhecimento de um trabalho bem feito nos últimos cinco anos. Obrigado”, disse Macron.

Candidatos discordam da idade da reforma

A candidata Le Pen defendeu que os franceses se possam reformar “entre os 60 e os 62 anos, para poderem aproveitar a reforma”, classificando ainda a aposentação aos 65 anos como uma “injustiça absolutamente insuportável”. Já Emmanuel Macron propôs fixar a idade de reforma nos 64 anos em 2027 e reiterou a intenção de “aumentar a pensão mínima de 980 euros para 1100 euros”.

Le Pen também mencionou inicialmente as suas propostas para reduzir o IVA em todas as fontes de energia, de 20% para 5,5%, dizendo que entre essa e outras medidas poderia aumentar o rendimento familiar líquido numa média de 150 a 200 euros. O actual chefe de Estado salientou as medidas já tomadas pelo seu Governo para estancar os preços do gás e da electricidade, mas afirmou que o corte do IVA iria promover o consumo de “energia fóssil que tem de ser importada”.

Durante o primeiro tema do debate, os dois interromperam-se mútua e constantemente, com Le Pen a dizer que, “na vida real”, as suas propostas melhorariam muito mais a situação dos eleitores do que as de Macron, que respondeu que algumas das ideias da candidata não eram realistas.

Apesar dos ataques da adversária, Macron não foi menos combativo, afirmando repetidamente que Le Pen não esteve presente no Parlamento em várias ocasiões em que foram tomadas decisões sobre questões relacionadas com o custo de vida. Macron questionou explicitamente algumas das promessas de campanha de Le Pen, em particular sobre quantos salários poderiam ser aumentados sob a sua presidência.

“Sra. Le Pen, o que está a dizer é impreciso”, disse Macron sobre as propostas para reduzir o IVA com o objectivo de melhorar o poder de compra. “E não respondeu a nenhuma das minhas observações, porque não tem resposta”, disse.

“Europa não deve parar de importar gás e petróleo russos”

No segundo tema da noite, a guerra na Ucrânia, a candidata presidencial francesa disse que a Europa não deve parar de importar gás e petróleo russos. Le Pen disse concordar com sanções contra os oligarcas russos e que estejam relacionadas com o sistema financeiro, mas não com as medidas relacionadas com a energia. “Ajuda humanitária à Ucrânia? Sim, claro. Ajuda financeira à Ucrânia? Sim, claro. Ajuda material, defesa? Sim, claro. A única sanção da qual discordo é o bloqueio à importação de gás e petróleo russos. Essa não é a estratégia correcta”, disse, argumentando que causará “grandes danos ao povo francês” e não garantirá que a Rússia não revenderá os produtos a um preço equivalente a outros parceiros.

Le Pen começou a sua resposta dizendo que queria expressar a sua solidariedade para com os ucranianos, um sinal claro de que queria deixar de lado laços anteriores com o presidente russo, Vladimir Putin. A candidata elogiou até Macron, salientando os esforços para apoiar a Ucrânia e impedir uma escalada do conflito.

Macron, por outro lado, atacou a adversária e, referindo-se à decisão do partido de fazer um empréstimo junto de um banco russo, disse que Le Pen “depende de Putin”. A candidata voltou a afirmar que o partido o fez porque não conseguiu fazer um empréstimo em França e que essa transacção não põe em causa a sua independência.

Mas Macron voltou a insistir que os interesses da candidata presidencial de extrema-direita estão ligados à liderança da Rússia, afirmando que outros partidos franceses conseguiram financiar as suas operações e campanhas com empréstimos franceses e não através de um banco ligado à Rússia. “Nenhum de nós foi buscar financiamento a um banco russo, especialmente a um que está perto do poder na Rússia”, disse o candidato. “Muitas das suas escolhas podem ser explicadas por essa dependência. Fez uma escolha que a restringiu politicamente.”

Numa troca de palavras inflamada, em que ouvimos Macron dizer “Está a brincar comigo?”, Le Pen rejeitou estas acusações. “Sou uma mulher completamente livre e independente. O sr. Macron tem acesso a todas as informações dos serviços de informação francesa e sabe muito bem que o que está a dizer é falso”, disse Le Pen antes de mostrar um papel impresso com uma publicação sua no Twitter em que defendeu uma “Ucrânia livre”.

O candidato lembrou ainda que os deputados do Rassemblement National (RN) ​votaram contra o apoio financeiro à Ucrânia no Parlamento Europeu. “Está errado”, respondeu Marine Le Pen.

Le Pen critica gestão da pandemia

Questionada sobre que resposta teria dado à crise sanitária e afirmando que teria sido diferente da estratégia adoptada por Emmanuel Macron, Marine Le Pen declarou que teria oferecido ajudas com fundos do Estado às empresas – “1500 euros por empresa, mais de 1000 euros por funcionário”. A candidata do RN criticou o uso de empréstimos garantidos pelo Estado, dizendo que “muitos negócios vão morrer”, quando estes cessarem. “Discordei de si depois do primeiro confinamento. Continuou a impor o recolher obrigatório, continuou a fechar os estabelecimentos considerados essenciais e não essenciais”, lamentou.

Le Pen disse ainda que “apenas as crises” conseguem fazer com que Macro “se mexa” e que há anos que as enfermarias dos hospitais têm falta de pessoal. A candidata afirmou querer “investir 20 mil milhões de euros ao longo de cinco anos” em hospitais, incluindo “dez mil milhões para a contratação de pessoal, nomeadamente em lares, para evitar as tragédias que foram sendo reveladas”.

Mais 400 mil pobres em França?

Como no início do frente a frente, o assunto poder de compra e as condições de vida dos franceses voltou a ser discutido já no fim do debate. Segundo Marine Le Pen, em relação a 2017, a França tem agora mais 400 mil pobres, número que o jornal francês Le Monde diz serem verdadeiros.

Segundo o Observatório da Pobreza e Exclusão Social e o Instituto Nacional de Estatística e Estudos Económicos, em 2017, 8,9 milhões de pessoas viviam abaixo do limiar de pobreza monetária, número que sobe para 9,2 milhões em 2019 e para 9,3 milhões em 2020, o último ano em que há dados. Feitas as contas, há aumento de 400 mil pessoas.

Estes números contrariam as afirmações de Emmanuel Macron, que se felicitou em novembro de 2021 por “a pobreza não ter aumentado”, apesar da crise pandémica.

França está “cercada de insegurança”

Um dos temas mais tensos da noite foi o da imigração, com os dois candidatos a interromperem-se constantemente e Marine Le Pen a afirmar que a França está “cercada de insegurança” por causa da “imigração anárquica e maciça”, algo que apelidou de “verdadeira barbárie” e “selvajaria”. A líder da extrema-direita exigiu que “se faça cumprir a lei, enviando para casa não apenas os imigrantes ilegais, mas também os delinquentes e os criminosos”.

Macron contra-argumentou com o que disse serem os resultados do seu mandato de cinco anos, nomeadamente a criação de dez mil postos na polícia e nas forças militares e “a eficácia na luta contra o terrorismo”. O chefe de Estado cessante também afirmou ter aumentado os meios e a organização colectiva na luta contra os feminicídios, citando as linhas de assistência, as medidas para a protecção das vítimas no caso de cônjuges violentos e a formação de polícias para a questão da violência sexual e de género.

Questionada sobre o secularismo, Le Pen disse não estar a lutar contra a religião do islão, mas sim contra a “ideologia islâmica” e que é necessário encerrar “570 mesquitas radicais”. “Não estou a lutar contra a religião do islão, não há nenhum problema [com essa religião]. Estou a lutar contra a ideologia islâmica, que ataca a igualdade de género, a laicidade, a democracia, e que procura impor uma lei religiosa que se chama sharia.”

Já Macro disse que, segundo o “princípio da igualdade”, Marine Le Pen iria proibir todos os sinais religiosos nos espaços públicos e não apenas o hijab”. “Não leu minha lei”, ripostou a candidata. “Quantos polícias teremos a correr atrás de um hijab, de um quipá?”, perguntou Macron. “Tantos como tivemos a correr atrás daqueles que não tinham máscara”, retorquiu Le Pen, que quer, eventualmente, proibir o hijab em espaços públicos, porque acredita que a maioria das mulheres jovens que o usa é forçada a fazê-lo.

Macron acusou a adversária de vincular com muita facilidade o hijab ao “islamismo” e prometeu que, se for eleito, não haverá proibição de utilização de hijab, do quipá ou de qualquer símbolo religioso em público.

Se for eleita, a candidata do RN disse ter a intenção de fazer um referendo sobre imigração, com o objectivo de tornar automática “a expulsão de criminosos e delinquentes estrangeiros” e estabelecer “prioridade nacional” para o acesso ao trabalho e à habitação social.

A “céptica do clima” e o “hipócrita do clima”

Apesar de ser um forte defensor do acordo de Paris, Macron desapontou muitos ecologistas franceses com as medidas “verdes” do seu Governo e com a decisão de duplicar a utilização da energia nuclear para reduzir as emissões de carbono. No entanto, durante o debate não hesitou em rotular Le Pen de “céptica do clima” por causa das suas propostas, nomeadamente a de acabar com as turbinas eólicas do país, que geram energia renovável.

“Eu não sou céptica do clima, mas você é um hipócrita do clima”, disse Le Pen, referindo-se aos esforços de Macron para tentar ganhar eleitores da esquerda radical com o trunfo do clima.

Macron acusa Le Pen de querer sair do euro “mas sem o dizer”

Macron acusou a sua adversária de extrema-direita de querer tirar o país do euro, “mas sem o dizer”, declarando que, como em 2017, o projecto de Le Pen significaria a saída de França da União Europeia (UE).

Face a isso, o candidato social-liberal reiterou a sua confiança “na Europa e no eixo franco-alemão” que, na sua opinião, “vai permitir avançar na soberania europeia” contra outras superpotências.

Le Pen respondeu que “a soberania europeia não existe, porque não há cidadania europeia”. “Você quer substituir a soberania francesa pela soberania europeia e é por isso que põe a bandeira europeia [da UE] sob o Arco do Triunfo”, ripostou Le Pen.

A candidata da União Nacional (RN, na sigla em francês) insistiu na sua ideia de reformar “profundamente” a UE para a transformar numa aliança de nações.

Le Pen acusou a Comissão Europeia de interferir nas decisões nacionais dos seus membros e na “multiplicação de acordos internacionais de livre comércio” que prejudicam os agricultores franceses.

Duelo aguardado com grande expectativa

O duelo televisivo entre o actual presidente e a candidata de extrema-direita, que reeditam a corrida presidencial de 2017, começou às 21h00 locais (20h em Portugal) e era aguardado com grande expectativa, uma vez que Macron não participou em nenhum debate antes da primeira volta, realizada a 10 de abril.

As agências internacionais relataram que os dois candidatos optaram por ter as agendas livres na véspera do debate e por concentrar esforços na preparação do frente a frente.

De um lado estava um presidente cessante que terá de defender o seu desempenho nos últimos cinco anos, enquanto do outro está uma candidata com más recordações do duelo televisivo de 2017, no qual surgiu mal preparada e cansada. Le Pen já afirmou ter aprendido a lição. Há cinco anos, mais de 16 milhões de espectadores assistiram ao debate, segundo o Le Monde.

Para Le Pen, que tem ficado atrás de Macron nas sondagens eleitorais, o confronto tão esperado era uma oportunidade de convencer os eleitores de que tem capacidade para ser presidente e que os franceses “não devem temer ver a extrema-direita no poder”.

Na primeira volta, Macron obteve 27,85% dos votos, contra os 23,15% da rival. Sondagens recentes anteveem que o presidente cessante irá conquistar uma votação que oscilará entre os 54,5% e os 56% e Le Pen que conseguirá entre 44% a 45,5% dos votos.

 

[Foto: EPA/LUDOVIC MARIN / POOL – fonte: http://www.publico.pt]

 

 

Escrito por Michael Roberts

Los socialistas que gobernaban en Portugal, con el primer ministro António Costa, han logrado una sorprendente victoria en las elecciones parlamentarias del domingo. Los socialistas obtuvieron una mayoría absoluta en el nuevo parlamento y podrán gobernar sin coalición. La coalición anterior llamada gerigonça (el « artilugio ») se rompió en octubre pasado cuando los partidos de izquierda (Comunistas y Bloque de Izquierda) abandonaron la coalición antes que apoyar el presupuesto que consideraron proausteridad propuesto por los socialistas.

Costa convocó elecciones anticipadas esperando tener que formar una nueva coalición. Sin embargo, los socialistas obtuvieron el 41,7% de los votos emitidos, 5,4% puntos más que en las elecciones de 2019, mientras que los partidos de izquierda perdieron 6,9% puntos. La participación total de votos de izquierda en realidad cayó del 52,3% al 50,6%. El principal partido de derecha, PSD, también obtuvo mejores resultados, pasando del 27,8% al 29,3%. Pero los pequeños partidos de « centro-derecha » perdieron terreno, por lo que la victoria socialista estaba asegurada.

En efecto, hubo un voto útil hacia los principales partidos tradicionales de izquierda y derecha. Con una excepción: el fuerte aumento del partido de extrema derecha Chega (¡Basta!), que obtuvo el 7,2% de los votos, convirtiéndose en el tercer mayor partido en el parlamento. Esa es una señal de lo que vendrá si los socialistas no logran mejorar las condiciones de vida y las perspectivas de los portugueses, los ciudadanos más pobres de Europa Occidental.

La participación electoral ha disminuido constantemente desde las primeras elecciones democrática en 1975 tras la revolución que derrocó a la dictadura militar de Salazar. Entonces la participación fue del 91,7%. En las elecciones de 2019 había caído a solo el 48,6%. La participación del domingo saltó al 58,0%, la mejor desde 2009. Aun así, el 42% de los que no votaron supera en proporción a los que votaron por los socialistas (uno de cada cinco). Persiste la desilusión en la democracia parlamentaria.

El gobierno de coalición anterior supuestamente lo había hecho mejor que la mayoría en respuesta a la pandemia, con una de las tasas de vacunación más altas; pero la tasa de mortalidad aun así ha sido alta y solo se mantuvo dentro de los límites porque el pueblo portugués mostró una gran solidaridad en el cumplimiento de las restricciones para proteger la salud.

La pandemia fue un desastre para una economía portuguesa ya débil. Portugal ha sido llamado el ‘capitalismo de la sardina’ por su conocida conexión con la pesca de esa especie. Pero esto es engañoso: la agricultura y la pesca aportan menos del 2% del PIB anual y solo unos miles de empleo. Mucho más importante, en una economía donde la producción y la inversión manufacturera son relativamente bajas, es el turismo. Al igual que en Grecia, el turismo contribuye con un enorme 20% al PIB anual y ha sido diezmado por la crisis de la pandemia. La economía de Portugal todavía está muy por debajo del nivel tendencial de antes de la pandemia.

https://www.oecd.org/economy/weekly-tracker-of-gdp-growth/

El gobierno de Costa llegó al poder con el compromiso de revertir las políticas de austeridad impuestas por la eurozona posteriores a la crisis de 2008. Al igual que otros gobiernos del sur de Europa en la última década, avanzó poco en crecimiento, productividad e inversión, incluso si evitó medidas de austeridad aún más drásticas. La productividad se ha mantenido plana durante los últimos ocho años.

Nivel de productividad (índice = 100)

La economía de Portugal se ha quedado atrás del resto de la UE desde el año 2000, cuando su PIB real anual per cápita era de 16.230 euros en comparación con un promedio de la UE de 22.460 euros. En 2020, Portugal había subido a 17.070 euros (19.250 dólares estadounidenses), mientras que el promedio de la UE aumentó a 26.380 euros (29.750 dólares estadounidenses).

Base de datos WEO del FMI

La Unión Europea supuestamente pretendía ‘nivelar’ a las economías capitalistas más débiles con el núcleo más rico. La apertura del comercio y la inversión después de que Portugal se convirtiese en Estado miembro en 1986 pareció funcionar, como también en otros países más débiles de la UE. Pero la introducción del euro lo cambió todo. Mientras que antes, los países más débiles de la UE podían dejar que sus monedas se depreciaran frente al marco alemán para tratar de mantener su competitividad, esa opción desapareció en la Eurozona. Sin mayor inversión y productividad, los miembros capitalistas más débiles no podían competir. La convergencia se convirtió en divergencia. Portugal, como otros miembros más débiles, dependía de la inversión de Alemania y Francia. La deuda externa aumentó considerablemente y la crisis de la deuda del euro en 2012, a raíz de la crisis financiera mundial, empujó al país a la penuria y la austeridad.

Mientras tanto, los bajos salarios y el alto desempleo estimularon la emigración, una característica que realmente comenzó en la década de 1960. En los últimos diez años, un período que incluye gobiernos dirigidos tanto por los socialistas como por los socialdemócratas de « centro-derecha », unas 20.000 enfermeras portuguesas se han marchado a trabajar al extranjero, en una fuga de talento médico sin precedentes. La tasa de desempleo juvenil sigue siendo del 25%.

Tasa de desempleo juvenil (%)

El salario promedio es de solo 1.300 euros (1.466 dólares estadounidenses) al mes. Entre todos los países de la OCDE, Portugal tiene el sexto salario promedio más bajo, pero el aumento más alto en los precios de la vivienda. Portugal tuvo la inversión pública más baja en toda la Unión Europea en 2020 y 2021. Esa fue parte de la razón por la que los partidos de izquierda se retiraron de la coalición.

El gobierno socialista asume ahora solo toda la responsabilidad de mejorar las condiciones del 99% en Portugal. Todas sus esperanzas están en el Plan de Recuperación y Resiliencia de la UE, que suma fondos de los miembros más ricos para ayudar a las economías más débiles, la primera vez que se emplea un paquete fiscal de este tipo en toda la UE. El gobierno calcula que el plan europeo de recuperación de la pandemia tendrá un impacto económico de 22.000 millones de euros (25.000 millones de dólares) hasta 2025 y, como resultado, el PIB de Portugal en 2025 será un 3 % más alto de lo que sería sin ese plan.

Impacto del plan de la UE

Esa es la esperanza. Pero el dinero viene con condiciones: a saber, se supone que el gobierno debe mantener una política fiscal estricta y mantener bajos los déficits presupuestarios y, sobre todo, comenzar a reducir su enorme índice de deuda pública.

Deuda pública sobre PIB (%)

Aunque el gobierno socialista obtendrá fondos de la UE para gastar en infraestructura y servicios, es probable que sirva de poco para lograr que un sector capitalista muy débil invierta y amplíe el empleo y aumente los salarios. Porque la rentabilidad del capital en Portugal es miserable. Ha estado estancada y muy baja durante 40 años. La UE no ha hecho nada por el capital portugués hasta ahora.

Serie Penn World Table 10.0 IRR

Portugal es un país pequeño con solo 10 millones de habitantes y una economía de $ 200 mil millones. Bajo el capitalismo, está sujeto a la ‘amabilidad’ o no de los ‘extraños’ (es decir, el capital alemán y francés). Y el nuevo gobierno socialista no tiene intención de cambiar eso.

Michael Roberts es un habitual colaborador de Sin Permiso, es un economista marxista británico, que ha trabajado 30 años en la City londinense como analista económico y publica el blog The Next Recession.

[Fuente: https://thenextrecession.wordpress.com/2022/01/31/portugal-socialists-on-their-own/traducción: G. Buster – reproducido en http://www.sinpermiso.info]

 

 

D’après une étude, la ville israélienne de Kfar Saba est celle dont la qualité de vie est la meilleure du pays.

Le Bureau central des statistiques a réalisé une étude très approfondie sur seize grandes villes israéliennes pour déterminer quelles sont celles où l’on vit le mieux. Parmi les 52 critères retenus, citons l’espérance de vie, la mortalité infantile, la densité de population, la qualité de l’eau, la satisfaction des résidents concernant leur voisinage, le nombre d’espaces verts et de parcs, le taux de recyclage et d’accès à Internet ainsi que la confiance dans la population en général.

Il ressort de cette étude que la qualité de vie est la meilleure à Kfar Saba, qui cumule les bons points, et la plus mauvaise à Jérusalem. Même si Tel-Aviv a le taux d’emploi le plus élevé (69,4 pour cent contre 59,1 pour cent de moyenne nationale), le plus fort taux d’accès à Internet et le plus grand nombre d’enfants se qualifiant pour des études supérieures, la ville compte aussi le plus fort taux d’habitants consacrant 30 pour cent ou plus de leurs revenus au paiement de leur loyer. De plus, c’est à Tel-Aviv qu’on recense le plus de personnes insatisfaites de l’équilibre entre leur travail et leur vie.

La capitale israélienne est la ville ayant obtenu les plus mauvais résultats concernant la plupart des critères retenus dans l’étude. Non seulement Jérusalem compte le nombre le plus élevé de résidents dépressifs, mais également le plus fort taux de chômage (28,3 pour cent des résidents sont des chômeurs longue durée). À noter toutefois que c’est à Jérusalem que la qualité de l’eau est la meilleure de tout le pays.

 

[Photo: Tomer Hu – source : http://www.israelentreleslignes.com]

 

Escrito

Aunque queda mes y pico, querido gemelo, para el miércoles de ceniza que este año se celebra el próximo 2 de marzo, se ha hablado mucho en estas semanas pasadas de, si no carnestolendas (o carnes tollendas), al menos carnes menguantes y de mayor calidad. Nada que oponer a tal deseo, ¿no es así, querido?, y no ya durante los cuarenta días de la cuaresma, seguidos del empacho cárnico correspondiente, sino durante todo el año. Pero claro, lo principal para nosotros, que no quisiéramos pasar a la historia como los hermanos Chopped & Spam, es que la calidad satisfaga una regulación razonable y no miope y que sean los ciudadanos, a ser posible informados del mal entendido coste de la carne barata, quienes caminen ese billón de pasos necesarios para mejorar este y muchos otros aspectos negativos de la libertina empresa. Libertina, que no libre, cuando se conchavea con el apoyo, la desidia, o la falta de recursos de los poderes locales y estatales. Coordinar un billón de pasos pequeños parece una tarea imposible, pero se hace todos los días y no solo por el mercado. La sociedad civil puede contribuir significativamente a esta tarea, junto con el voto en el bolsillo de cada cual, cuando es impulsada por la difusión de conocimientos actualizados y tecnologías adecuadas.

Esperando, por lo que va dicho, haber dado respuesta a tus preguntas que quedaron en el aire tras nuestra entrada de la semana pasada, dirigimos nuestra atención hoy a la manifestación aguda de una crisis crónica cual es la inminencia de guerra abierta en Ucrania.

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Cuando escribimos estas líneas (el sábado 22 y domingo 23 de enero) y a tenor de lo que los ciudadanos de a pie podemos leer en las noticias más recientes, Vladimir Vladimirovich Putin sigue deshojando la margarita –invado, no invado, invado, no invado-. Es muy posible que una decisión se haya tomado e implementado para cuando nuestros amables lectores puedan leer esta entrada, de forma que hemos intentado que nuestra reflexión de hoy no dependa de cuál sea la situación en Ucrania el miércoles 26 de enero de 2022.

La reacción de los portavoces de partidos políticos y de comentaristas españoles ha ido desde el silencio o la convicción de que se trata de un complot contra España, hasta una perversa reencarnación del «¡No a la guerra!», cierto que pasando por manifestaciones más ecuánimes1. Con respecto a estas reacciones, diremos que la reencarnación del ambiguo ¡No a la guerra! es perversa por dos razones. En primer lugar, han pasado casi veinte años desde la guerra de Iraq y las condiciones hoy y entonces no pueden ser más diferentes. Como deseo, no se le puede objetar nada; claro que no a la guerra (lo decimos aquí también). Como solución a un conflicto concreto, sin embargo, no es necesariamente la recomendación adecuada y puede ser, como muestra la historia en más de una ocasión, el preludio a una conflagración aún mayor que la que se pretende evitar.

En segundo lugar, la trayectoria de Putin durante más de veinte años no deja lugar a dudas sobre cuál es su intención con respecto a Ucrania, que es el impedir que se convierta en un país democrático y próspero. Al mismo tiempo, la realidad rusa deja pocas dudas también con respecto a los riesgos que Putin está dispuesto a aceptar para conseguir su objetivo principal, que es mantenerse en el poder sin acabar en el exilio, la cárcel o el cementerio. Ni más ni menos que cualquier otro tirano.

El no a la guerra que se lanza a los cuatro vientos hoy por sorprendentes «amigos» de Putin es perverso e ingenuo, como intentaremos demostrar en el resto de esta entrada. Vaya por delante que cuando hablamos de Rusia, hablamos del Estado cleptómano creado y presidido por Vladimir Putin. Las clases medias rusas y todos aquellos ciudadanos rusos que desean una Rusia más próspera y democrática merecen nuestro respeto y nuestros mejores deseos.

El Rus de Kiev

Las ciudades históricas de Novgorod y Kiev son centrales en la fundación de la primera Rusia, el Rus de Kiev, en cuyo esplendor se produjo la conversión al cristianismo del príncipe Vladimir, hace poco más de un milenio, en 988. Tras la conversión del príncipe Vladimir del Rus de Kiev, los pueblos que lo componían se convirtieron al cristianismo en masa. El presidente Putin abraza la historia del Rus de Kiev con evidente interés. Poco antes de apropiarse de la península de Crimea, en julio de 2013, Putin, acompañado del patriarca de la Iglesia Ortodoxa Rusa, visitó Kiev para promover mayores lazos de solidaridad y cooperación con Ucrania, en nombre del «Gran Rus» y la supuesta pasada gloria común. El entonces presidente ucraniano, Viktor Yanukovych, estaba a punto de firmar un acuerdo de cooperación con la Unión Europea en noviembre de 2013, cuando Putin le ofreció, en un acuerdo secreto, una línea de crédito de quince mil millones de dólares, con tres mil millones de entrega inmediata, para renunciar al tratado con la UE. Las protestas que siguieron en febrero de 2014, con cientos de muertos entre los opositores al régimen y sus defensores, y la huida de Yanukovych, acabaron con las ilusiones de un acercamiento entre Ucrania y Rusia. Crimea fue anexionada poco después y hoy vivimos un segundo acto de la confrontación entre una Ucrania en que muchos de sus ciudadanos luchan denodadamente por democratizar y una Rusia que, junto con sus proxies en el este de Ucrania, está intentando evitarlo por todos, repitamos, todos, los medios2.

La nostalgia por la Unión Soviética

Vladimir Putin ha manifestado en numerosas ocasiones que la caída de la Unión Soviética fue un desastre geopolítico de la mayor importancia. No le falta razón. Y aunque lo diga por razones con las que no estemos de acuerdo, sí es cierto que la desaparición de la Unión Soviética fue una tragedia incalculable para muchos ciudadanos rusos, que perdieron lo poco que el Estado soviético había garantizado hasta entonces, momento en que se puso de manifiesto abiertamente la imposibilidad de seguir garantizando casi nada. De hecho, la desesperación fue tal que muchos ciudadanos rusos murieron tempranamente por enfermedades, carencias, alcoholismo o suicidio. La esperanza de vida se desplomó en la federación rusa en los años siguientes a la caída de la Unión Soviética, de 69,13 años (al nacer) en 1988 a 64,95 en 20033.

Esta tragedia es un componente importante de la nostalgia que Putin pretende tener por la URSS y que transmite a sus súbditos, por ejemplo con el blanqueamiento de Stalin (quien nació en Georgia, por cierto) y la aparente prosperidad que tuvo lugar con los primeros planes quinquenales. Poco importa que no cuente con el apoyo de los pocos comunistas que hoy existen en Rusia.

La nostalgia por la URSS es fácil de entender en la lógica de Putin. Es parte de una nostalgia mayor y de un resentimiento intenso.

La nostalgia mayor es, podríamos decirlo así, la nostalgia por el imperio ruso bajo el zarismo de los Romanov. La aproximación de Putin y su aparente devoción a la Iglesia Ortodoxa Rusa es un restablecimiento de la importancia de la religión ortodoxa en los tiempos del zarismo. La revalorización de la Unión Soviética es parte del intento de revisión histórica por medio del cual Vladimir Putin pretende recuperar las glorias del pasado. Pero esta nostalgia va acompañada de un profundo resentimiento hacia el mundo occidental (Europa y los Estados Unidos o la OTAN, si se quiere). El intenso resentimiento tiene fuentes externas e internas, medias verdades y complejos sin reconocer.

Entre las fuentes de resentimiento externas y las medias verdades, figura de forma prominente la aparente promesa de no ampliar el número de países dentro de la OTAN a costa de los antiguos satélites europeos de la Unión Soviética. A esta afrenta, que tiene cierta justificación por la arrogancia con que la ampliación de la OTAN se produjo, se une la acusación de que Occidente no ayudó a Rusia lo suficiente en su transición a una democracia de economía privada, una media verdad en el mejor de los casos y, en realidad, el fracaso de los Estados Unidos, fundamentalmente, en administrar las enormes posibilidades del fin de la Guerra Fría con más inteligencia, en beneficio de los propios Estados Unidos, Europa, Rusia y el resto del mundo4.

Entre las fuentes internas y los complejos sin reconocer está la cruda realidad de que el imperio ruso (en sus versiones zarista o soviética) nunca fue, a pesar de su inmensidad y de sus riquezas, el poder dominante que siempre quiso ser. En palabras de Stephen Kotkin, uno de sus historiadores y autor de una fundamental biografía de Stalin, «durante la mitad de un milenio, la política exterior rusa se ha caracterizado por ambiciones desmedidas muy por encima de las capacidades del país»5. Es muy posible que esta contundente conclusión sorprenda a muchos, pero Stephen Kotkin deja muy pocas dudas al respecto y pone de manifiesto cómo Putin se ve guiado por este agravio histórico, y nacionalista, más allá de sus verdaderos sentimientos por la desaparecida Unión Soviética.

Es evidente que la herida de la separación de Ucrania sigue abierta y duele más que lo sucedido en Asia Central (en la que se independizaron territorios inmensos como Kazajistán, Uzbekistán o Turkmenistán, además de los menores de Kirguistán y Tayikistán), en el Cáucaso (donde los enredos de Putin tienen hoy menos repercusión), o incluso en el caso de Lituania, Letonia y Estonia, que parecen estar más protegidos de la agresión rusa. Es más, la posible democratización de Ucrania es una amenaza directa al régimen de Putin. Esta consideración nos lleva a la verdadera naturaleza del Estado ruso creado por Vladimir Putin y a la irresponsable indecisión a que este se ve sometido.

El Estado cleptómano

Hay quien piensa que Vladimir Putin es, con diferencia, el hombre más rico del mundo6. Y es el hombre más rico del mundo porque muchos de los oligarcas que sostienen su imperio son ellos mismos multimillonarios. No es desatinado añadir que tanta riqueza individual va acompañada de un nivel de corrupción conmensurado, basado esencialmente en la apropiación total o parcial de los activos y recursos heredados de la Unión Soviética. Esta es la conclusión de, entre otros muchos, quien fue diplomático sueco en la Unión Soviética de Gorbachov, testigo directo de la época de Boris Yeltsin y de la Rusia de Putin, y es hoy un experto en la transición de países de la antigua URSS hacia economías de mercado7.

Los primeros años del gobierno de Putin, tras la vorágine de la época de Boris Yeltsin, representaron una mejora sustancial en las condiciones de vida y prosperidad de Rusia y de su clase media, favorecidos por elevados precios de sus recursos naturales, especialmente petróleo y minerales. Una prosperidad en que era relativamente sencillo ocultar o ignorar la creciente corrupción. Pero tras la crisis financiera de 2008 y coincidiendo con la vuelta (nominal) de Putin al poder en 2012, la situación económica empeoró y el descontento de las clases medias aumentó, apareciendo la protesta social que Putin reprimió con medidas cada vez más autoritarias y hasta criminales.

El brillante diplomático y estratega polaco-americano Zbigniew Brzezinski, asesor de Lyndon Johnson (1966-68) y Jimmy Carter (1977-81), afirmó en 1994, en respuesta a la pregunta de Alexander Solzhenitsin, «¿Qué es Rusia?», que Rusia podría ser un imperio o podría ser una democracia, pero no ambos a la vez8. De haber respondido hoy a la misma pregunta (Brzezinski murió en 2017), es muy posible que hubiera respondido con menos ambigüedad: Rusia no es ni un imperio ni una democracia; Putin ha creado una cleptocracia.

Por las razones expuestas, la relación entre Ucrania y Rusia es tremendamente complicada y no tiene una solución fácil, especialmente por el riesgo que el posible progreso y democratización de Ucrania representa frente a la evolución autoritaria del Estado ruso y la consolidación del capitalismo oligárquico y de extracción de rentas, que han ido dejando cada vez menos opciones de progreso pacífico al aparato del Estado. Vladimir Putin está hoy intentando satisfacer varios objetivos a la vez, pero sabe el riesgo que ello representa para su supervivencia y la de su régimen.

Aun reconociendo la posible legitimidad de una zona de influencia rusa y teniendo en cuenta la incapacidad secular a que se refiere Stephen Kotkin, Vladimir Putin está apostando fuerte por desestabilizar Ucrania y, en la medida en que le es posible, hasta los sistemas democráticos en Europa y los Estados Unidos. Con tropas cerca de las fronteras norte (gracias a su aliado Alexander Lukashenko en Bielorrusia) y este de Ucrania, Putin podría invadir, pero no ocupar, el país; o podría crear un corredor a lo largo de la costa del mar de Azov, entre Rusia y la península de Crimea; o podría instalar un gobierno «marioneta» en Kiev, como las noticias del gobierno británico indican en la tarde del sábado 22 de diciembre; o podría amenazar infraestructuras en Ucrania o Europa.

La situación es tan compleja que es más lo que no se dice que lo que se dice. Ucrania dista de ser un país democrático y libre de corrupción («pero es nuestra corrupción», dicen los oligarcas locales), cosa que no se enfatiza lo suficiente. Lo que es más, aunque no se diga para no herir susceptibilidades o parecer que se cede a la presión rusa, la OTAN no está interesada en admitir a Ucrania, o Georgia. Crimea no va a volver a manos ucranianas, aunque tampoco se diga (en realidad, fue una cesión de Rusia a Ucrania en 1954, por razones que Kruschev consideró personalmente oportunas9). No existe infraestructura de la OTAN en Ucrania, aunque los rusos no quieran admitir tal cosa, como tampoco quieren admitir que los misiles de la OTAN no amenazan la capacidad nuclear rusa (si acaso, están donde están para defender a Europa de Corea del Norte o Irán, pero, oiga, ya que están donde están, quien sabe si un día…)10.

A pesar de las muchas complicaciones, Europa y los Estados Unidos parecen estar resueltos a contener a Putin, quien sabe que si su órdago fracasa pueden desatarse desagradables consecuencias internas para la supervivencia de su régimen. De aquí su aparente indecisión. El «no a la guerra» de muchas voces en la izquierda española, y hasta entre la derecha conspiranoide, es un apoyo implícito y perverso al régimen cleptocrático de Putin, un régimen cercano a una ideología de extrema derecha y cómodo con ella, frente a cuya agresión solo cabe una oposición determinada y un apoyo al pueblo ucraniano, condicionado cuando sea el momento a la voluntad de progreso democrático de su gobierno. Putin no debe salirse con la suya.

 

1. Para un compendio amplio de las diferentes reacciones en España, véase ¿Cómo reaccionará España a la crisis de Ucrania? | The Spain Report. 
2. Recomendamos un excelente análisis de los orígenes del conflicto entre Ucrania y Rusia, publicado en el número especial de navidades de The Economist: https://www.economist.com/christmas-specials/2021/12/18/why-russia-has-never-accepted-ukrainian-independence. 
4. Sobre estas cuestiones, la referencia obligada y magistral es Stephen M. Walt, The Hell of Good Intentions: America’s Foreign Policy Elite and the Decline of U.S. Primacy, Farrar, Straus and Giroux, New York, 2018. 
5. Stephen Kotkin, Russia’s Perpetual Geopolitics: Putin Returns to the Historical Pattern, Foreign Affairs, mayo/junio 2016. Accesible en https://www.foreignaffairs.com/articles/ukraine/2016-04-18/russias-perpetual-geopolitics. 
7. Anders Aslund, Russia’s Crony Capitalism: The Path from Market Economy to Kleptocracy, Yale University Press, New Haven, 2019. 
8. La referencia a la respuesta de Brzezinski a la pregunta de Solzhenitsin se encuentra en el ya citado artículo: https://www.economist.com/christmas-specials/2021/12/18/why-russia-has-never-accepted-ukrainian-independence. 

[Fuente: http://www.revistadelibros.com]

Escrito por Pablo Trochon

Si bien Zúrich no es la capital suiza, sí es la ciudad principal y ostenta la mayor densidad poblacional, que asciende a casi medio millón de habitantes. En ella se entrecruzan las épocas, emperadores, intelectuales como Erasmo de Rotterdam, Paracelso, Nietzsche, Jung, los premios Nobel. Con una calidad de vida de las mejores del mundo, este enclave –habitado desde el siglo XV a. C.– es un polo empresarial y bancario de gran relevancia en el mundo entero, que comprende a una de las bolsas de valores más importantes de Europa. Ello, sin embargo, no quita que también se destaque por su cultura, festivales, museos, arquitectura y la vida al aire libre.

Altstadt. El bellísimo casco histórico es un área peatonal perfectamente conservada, con cientos de tiendas y restaurantes entre las fachadas tradicionales y coloridas de edificios medievales y renacentistas. Sus callejuelas empedradas brotan desde la antigua muralla medieval, llevando a cuestas las iglesias Grossmünster, Peterskirche y Fraumünster, la torre Grimmenturm, las casas gremiales de la calle Limmatquai, ruinas romanas y el Cabaret Voltaire. Un detalle singular son los azulejos con nombres sobre las puertas, que habría hecho colocar Napoleón para que los soldados encontraran sus casas cuando volvían ebrios.

Langstraße. Distrito intenso y multicultural de la ciudad, que durante el día aloja un puñado de restaurantes, tiendas y artistas, y que por la noche presenta una escena under a pura electrónica y con rincones muy singulares de genial ambientación e interesante fauna alternativa multitodo, entre los que se recomiendan los boliches Longstreet y Perla-Mode. Es sede, además, del Festival Caliente!, el evento latino más grande de Europa.

Leberkäse. Esta delicia de la cocina bávara consiste en un paté de hígado de cerdo, con apariencia y solidez de budín, que, pese a ser una bomba calórica, debe ser una parada en nuestro recorrido por la gastronomía suiza. Compuesto además por carne de ternera, tocino y cebollas se suele servir con pan, pepinillos en vinagre y mostaza dulce.

Üetliberg. Este mirador ubicado en la cumbre de una montaña de 870 metros, al cual se accede tras veinte minutos de tren, ofrece magníficas vistas de la ciudad, el lago y los Alpes, si el día está despejado. Si no, la proverbial niebla de Zúrich, que queda por debajo de la cima, ofrece la sensación de estar sobre un mar de nubes. En invierno un buen plan es disfrutar de sus senderos, que se convierten en pistas de trineo.

Pasear por el lago. Este imprescindible foco de encuentro y solaz, especialmente en verano, consiste en un enorme ojo de agua de origen glacial que puede navegarse en barco visitando playitas, pueblos, villas de lujo, entre las que se destaca Rapperswil, conocida como la ciudad de las rosas por sus jardines tupidos de rosales. Luego, a la tardecita, se puede recorrer la orilla, entre los artistas callejeros, para admirar ejemplos de la arquitectura medieval, como los pináculos de las iglesias Fraümunster y St. Peterkirche, y la torre del observatorio Urania.

Visitar el Museo de la FIFAOfrece una exposición con varias zonas interactivas, en la que se explica la historia de la institución, se exhiben cientos de camisetas de selecciones, fotografías y objetos significativos para la historia del fútbol masculino y femenino, y de los mundiales. Incluye una entretenida zona de juegos con desafíos, como marcar goles, eludir rivales o patear con potencia. Las entradas compradas por internet tienen 50 por ciento de descuento.

Multiple 24h-ticket. Excelente opción que permite viajar libremente en tren durante un día por solo cincuenta euros, pues de lo contrario los precios para pasear por un día son muy elevados. Aprovechando esta facilidad se pueden visitar dos de las gemas suizas. Comunicadas por un camino de ensueño de montañas muy verdes y pueblitos coloridos con graneros enormes, se encuentra Bern y Luzern, donde podemos almorzar a la vera del lago o visitar su muralla y sus torres.

Cabaret Voltaire. Merece su propio apartado porque es la cuna del dadaísmo, movimiento cultural de vanguardia, señero del arte del siglo XX, comandado por el gran Tristan Tzara. En apenas seis meses, durante 1916, fue semillero de reuniones entre intelectuales que se fueron decantando en la gestación del concepto de antiarte, pero así como surgió, cerró sus puertas. Cien años después, ha recuperado su espíritu promotor de las artes y hoy se puede asistir a charlas, exposiciones y performances.

Atardecer en Lindenhof. Las vistas del río Limmat y el casco histórico son una buena excusa para finalizar el día tomando algo en una plaza cuyo origen se remonta al siglo II. Fue un fuerte romano, un palacio (construido por el nieto de Carlomagno) y sitio del juramento de la Constitución helvética en 1798.

Degustar chocolates. Irse de Suiza sin haber probado una de sus especialidades es imperdonable, y uno de los lugares más chic para hacerlo es la Confiserie Sprüngli. Recomendamos ajustar el bolsillo, no pensar y sumergirse en la experiencia sensitiva de esta tienda.

 

[Fuente: http://www.revistadossier.com.uy]

Roschdy Zem est un acteur – Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau et Alice et Martin d’André Téchiné (1998), Ma petite entreprise de Pierre Jolivet (1999), Change-moi ma vie de Liria Bégéja (2001), Chouchou de Merzak Allouache (2003), Va, vis et deviens (2005), Indigènes (2006), Roubaix, une lumière d’Arnaud Depleschin – et réalisateur – Mauvaise Foi (2011), Omar m’a tuer (2011), Chocolat (2016) – franco-marocain né en 1965. Soutien à l’association française Un cœur pour la paix dont il est le parrain depuis 2009, il a une vision partiale du conflit au Proche-Orient. Ciné + Club diffusera les 24, 27 et 31 décembre 2021 et 4 janvier 2022 « Mauvaise foi », réalisé par Roschdy Zem, avec le réalisateur, Cécile de France, Pascal Elbé et Jean-Pierre Cassel.

Publié par Véronique Chemla

Roschdy Zem est un acteur, scénariste et réalisateur franco-marocain né en 1965 dans un milieu modeste.

Après avoir exercé divers métiers, il s’oriente vers la comédie. Il débute dans Les Keufs de Josiane Balasko (1987) et est choisi par André Téchiné pour J’embrasse pas (1991) et Ma saison préférée (1993). Deux films : un toxicomane dans N’oublie pas que tu vas mourir de Xavier Beauvois et En avoir ou pas de Laetitia Masson. Suit une filmographie où l’acteur montre la variété de son talent : L’Autre Côté de la mer (1997), premier film de Dominique Cabrera, Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Chéreau et Alice et Martin de Téchiné (1998), Ma petite entreprise de Pierre Jolivet (1999), Change-moi ma vie de Liria Bégéja (2001), Chouchou de Merzak Allouache (2003), Va, vis et deviens (2005), Indigènes (2006) – Roschdy Zem est corécipiendaire avec Jamel Debbouze et Samy Naceri d’un Prix d’interprétation masculine au festival de Cannes interprété aussi par Bernard Blancan et Sami Bouajila.

En 2020, Roschdy Zem est distingué par le César du meilleur acteur pour Roubaix, une lumière d’Arnaud Depleschin.

Roschdy Zem a réalisé Mauvaise Foi (2011), Omar m’a tuer (2011), inspiré de l’affaire Omar Raddad, Bodybuilder (2014) et Chocolat (2016) retraçant la vie d’un clown – un succès commercial – et Persona non grata, avec Nicolas Duvauchelle et Raphaël Personnaz (2018).

En 2015, il préside le jury du 37e Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier. Un jury dont étaient membres Marianne Denicourt, Leïla Slimani, Alice de Lencquesaing et Jacques Fieschi.

En mars 2021, il préside la controversée, et politisée comme la précédente, 46e cérémonie des Césars présentée par Marina Foïs, sur des sketches de Laurent Lafitte et Blanche Gardin. Plus de César du public. Un échec en termes d’audimat.

« Mauvaise foi »

Mauvaise foi est le premier long métrage réalisé en 2006 par Roschdy Zem, avec le réalisateur, Cécile de France, Pascal Elbé, Jean-Pierre Cassel, Martine Chevallier, Bérangère Bonvoisin, Leïla Bekhti, Naima Elmcherqui, Antoine Chappey, Mickaël Masclet, Abdelhafid Metalsi, Jean-Claude Frissung. Le scénario est signé par Pascal Elbé et Roschdy Zem.

« Clara et Ismaël s’aiment depuis longtemps. Quand la jeune femme apprend qu’elle est enceinte, ils décident de vivre ensemble. Elle est juive et lui, musulman, mais comme ils ne pratiquent ni l’un ni l’autre, ils ne voient pas comment la religion pourrait nuire à leur amour. Pourtant, quand Clara décide de présenter son cher et tendre à sa famille, l’affaire se corse. Si le père de Clara semble prendre la nouvelle avec philosophie, il n’en va pas de même pour sa mère, qui fait une crise épouvantable. Les choses pourraient en rester là, mais peu à peu, les traditions des uns et des autres font leur apparition dans leur quotidien. Les disputes sur les religions se multiplient… »

Netanyahou, les « colonies » et le « mur »

Site Internet centré sur la thématique islamique, Saphirnews.com a republié l’interview de mai 2010 mise à jour de l’acteur-réalisateur Roschdy Zem à l’occasion de la sortie de son deuxième film Omar m’a tuer. L’occasion d’évoquer son parcours, son soutien à l’association française Un cœur pour la paix, dont il est le parrain depuis 2009, et sa vision partiale du conflit au Proche-Orient. J’ai le cœur qui bat pour la paix. Tel est le titre de cette interview signée par Hanan Ben Rhouma et mise à jour au 22 juin 2011.

Cet acteur quadragénaire talentueux retrace alors sa carrière. Puis, il explique les raisons de son soutien à Un cœur pour la paix, qui « a sauvé 315 enfants condamnés à mourir », et « couvre la formation de médecins palestiniens qui pourront, à leur tour, aider leurs compatriotes ». Le terme « compatriote » s’avère inadéquat car il n’existe pas d’État palestinien.

« La paix n’est pas pour demain. Surtout quand on apprend que Netanyahou [Premier ministre israélien, ndlr] décide de développer de nouvelles colonies », annonce cet acteur. Quelles « colonies » ? À Jérusalem ? En Judée ou en Samarie ? Quelle est la compétence de l’acteur Roschdy Zem pour imputer l’absence de paix à la partie israélienne du conflit et pour se prononcer négativement sur une éventuelle décision de l’autorité politique israélienne issue d’élections légales, régulières ? Pourquoi ne s’indigne-t-il pas des constructions illégales palestiniennes ou de l’absence de mandat, depuis deux ans, de Mahmoud Abbas (Abou Mazen) pour diriger l’Autorité palestinienne ? La paix dépend-elle réellement de la construction de quelques localités ?

Et Roschdy Zem d’ajouter : « On sent aussi que les deux peuples sont pris en otage par leurs dirigeants respectifs. Une chose m’a rassuré : je n’ai pas senti de haine des deux côtés. On sent bien que, de la part des Palestiniens, il n’y a pas de forme d’antisémitisme ». Roschdy Zem s’est « rendu dans la région » pour tourner dans le film Va, vis, deviens (2005) de Radu Mihaileanu. Il n’aurait pas vu ou entendu l’enseignement de la haine antijuive – ou antisioniste – et le négationnisme ou le révisionnisme dans les médias de l’Autorité palestinienne !? A-t-il rencontré des victimes du terrorisme en Israël, marquées dans leur chair et leur esprit par les attentats terroristes palestiniens ?

Ce fin observateur a « senti un couple qui voulait divorcer… par l’existence de deux États, pour, peut-être un jour, faire la paix. La France et l’Allemagne sont bien passées par là ». Les sondages auprès de Palestiniens révèlent qu’une large partie aspire à la destruction de l’État juif, soit par la solution à un État, soit par le retour des réfugiés en Israël. Cette comparaison entre ces deux conflits est-elle fondée ? La paix franco-allemande a résulté de la capitulation du IIIe Reich dont l’idéologie antijuive avait séduit une partie du monde arabe, de sa dénazification, de la révision des manuels scolaires allemands nazis, etc. Or, l’Autorité palestinienne promeut et soutient le terrorisme islamiste, sans que la communauté internationale s’en émeuve.

Mais voilà, « on ne le leur permet pas : si Israël et Palestine pouvaient divorcer, il n’y aurait pas ce mur [en Cisjordanie, ndlr] ni des colonies qui se développent ». Cette barrière de sécurité antiterroristes a sauvé et sauve des vies d’enfants et d’adultes en Israël. Ceci devrait toucher cette belle âme qui promeut une association sauvant les vies d’enfants palestiniens, mais qui n’a pas un mot pour les enfants traumatisés de Sdérot et, plus généralement, de la région israélienne limitrophe de la bande de Gaza. De plus, les implantations se développent en raison de la démographie israélienne, des familles qui s’agrandissent ou qui s’installent dans des zones où le coût de l’immobilier est plus accessible ou pour y poursuivre leur projet sioniste. Pas un mot de Roschy Zem sur Guilad Shalit, otage franco-israélien du Hamas dans la bande de Gaza depuis 2006.

Le coût d’une opération du cœur : 12 000 € provenant pour moitié de l’hôpital Hadassah de Jérusalem et pour l’autre moitié de l’association Un cœur pour la paix. Comment collecter les fonds nécessaires à ces opérations ? « Me rendre là-bas est important pour constater et interpeller les citoyens français car ce sont eux qui me connaissent le mieux. Mais l’argent est le bienvenu de partout. J’interpellerais volontiers les citoyens d’autres pays, y compris Israéliens ». Et pourquoi pas ne pas demander aux Palestiniens une contribution financière ? La corruption et les détournements de fonds, puis la lutte contre ces malversations financières menée par le Premier ministre palestinien Salam Fayyad et une croissance économique soutenue – « le PIB des TPO (Territoires palestiniens occupés) a augmenté de 6,8% en 2009« , selon la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), et de 9,3% en 2010 – ont amélioré le niveau de vie de la population palestinienne. Pourquoi de riches palestiniens ou/et l’Autorité palestinienne ne participeraient-ils pas aussi au coût de ces opérations ? Quand cessera-t-on de présenter les Palestiniens comme les éternelles et seules victimes, pauvres ?

À Street generation ou à L’Express, Roschdy Zem a tenu des propos non politisés sur son engagement comme parrain d’Un cœur pour la paix. Pourquoi n’a-t-il pas maintenu cette neutralité sur SaphirNews, site centré sur les thèmes musulmans ? Cette politisation partiale sert-elle la paix et Un cœur pour la paix ?

Pourquoi Saphirnews interroge-t-il Roschdy Zem, acteur d’origine marocaine, sur ce seul conflit, et non sur ces révoltes dans le monde arabe ? Ou sur les revendications d’indépendance du Sahara occidental occupé par le Maroc ? Ou sur Ceuta et Melilla, enclaves espagnoles au Maroc ? Pourquoi cet artiste ne s’exprime-t-il que sur ce conflit dont il ne semble pas avoir compris la raison essentielle : le refus par le monde musulman d’un État juif ?

« Le  cliché de l’Arabe victime »

Récipiendaire en 2006 d’un Prix d’interprétation masculine au festival de Cannes pour son rôle dans Indigènes, film controversé de Rachid Bouchareb avec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Bernard Blancan, Sami Bouajila, Roschdy Zem a déclaré aussi : « Le cliché de l’Arabe voleur ou victime disparaît peu à peu du paysage cinématographique… On est presque arrivé à un effet inverse, où cela pourrait paraître stupide de faire des films où existent ces clichés ».

En 2011, Roschdy Zem coécrit le scénario et réalise « Omar m’a tuer », film inspiré de l’affaire Omar Raddad, soupçonné de l’assassinat en 1991, près de Mougins, de Ghislaine Marchal. Le jardinier de celle-ci, Omar Raddad, est condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle pour ce meurtre. En 1998, à la demande du roi Hassan II du Maroc, le président de la République Jacques Chirac accordait une grâce présidentielle à Omar Raddad, qui avait clamé son innocence…

À lire des critiques argumentées – le journaliste Guy Hugnet dans Atlantico et l’avocat général près de la Cour d’appel de Paris Philippe Bilger dans Marianne – du film Omar m’a tuer, il semble que Roschdy Zem ait présenté une image d’un Arabe victime d’une prétendue erreur judiciaire dans son deuxième film.

« Mauvaise foi », par Roschdy Zem

France, 2006

Avec Roschdy Zem, Cécile de France, Pascal Elbé, Jean-Pierre Cassel, Martine Chevallier, Bérangère Bonvoisin, Leïla Bekhti, Naima Elmcherqui, Antoine Chappey, Mickaël Masclet, Abdelhafid Metalsi, Jean-Claude Frissung.

Sur NT1 le 15 janvier 2017, à 20 h 55

Sur C8 le 28 décembre 2017

Sur Ciné + Emotion les 27 mai 2019 à 16 h 50, 31 mai 2019 à 12 h 05, 3 juin 2019 à 22 h 15, 5 juin 2019 à 12 h 05

Sur Ciné + Club diffusera les 24 décembre 2021 à 12 h 50, 27 décembre 2021 à 7 h et 31 décembre 2021 à 12 h 35 et 4 janvier 2022 à 2 h

L’article a été publié le 29 juin 2011, puis les 16 janvier et 29 décembre 2017.

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

 

 

L’Associació Talma ha creat el projecte amb l’objectiu de treballar a partir d’un vessant terapèutic per millorar la qualitat de vida de les persones.

Exemple d’un ‘kit’ preparat per les usuàries de l’Espai Oh! Verd amb tots els elements que el formen: des d’un quadern de camp, les llavors, entre altres. F

Escrit per Marta Catena [LaviniaNext]

El projecte ‘Espai Oh! Verd’, impulsat i creat per l’Associació Talma, és un programa educatiu, inclusiu i integrador que té com a eix principal un jardí i hort terapèutics, que cal crear i mantenir. Aquest projecte està dedicat a totes aquelles persones amb risc d’exclusió social, discapacitat intel·lectual, trastorn mental, gent gran i altres agents de la comunitat. L’objectiu principal sobre el qual treballen és la millora de la qualitat de vida dels usuaris i usuàries mitjançant activitats d’horticultura terapèutica.

L’Associació Talma, el radi d’acció de la qual és la comarca de les Garrigues, va iniciar el projecte a principis de l’any 2020, amb una formació al seu equip de tècnics i professionals en horticultura terapèutica, per tal de poder desenvolupar, amb un seguit de materials, dinàmiques amb la finalitat de millorar i incidir en tots els àmbits de la vida que envolten la persona.

Exemple de ‘kit’, que s’entrega a alumnes d’escoles i instituts i a persones voluntàries, amb caselles i terra per a plantar les llavors.

Funcionament de les activitats

Actualment, un total de dotze persones són usuàries del projecte de manera continuada, provinents de quatre serveis diferents de Talma. La manera d’organitzar les activitats en horticultura terapèutica són distribuint les participants en tres grups diferents, en els quals sempre hi ha l’acompanyament d’una persona tècnica durant la seva execució i se supervisen per la coordinació del projecte.

A més, l’Associació Talma ha comptat amb la col·laboració de voluntaris i voluntàries, i amb la cooperació de centres escolars, entitats i instituts de la comarca lleidatana: l’Escola Dula, l’Escola ZER Pedrera i l’IES Mare de Déu de Montserrat.

Gràcies a la formació rebuda, els tècnics i professionals han pogut dissenyar de manera eficient i correcta els espais on es duen a terme les activitats, amb la seva justa adequació; han pogut realitzar la compra d’eines i materials necessaris; i crear els grups d’usuàries i les eines d’avaluació i seguiment de la seva evolució en el projecte.

Un exemple d’activitat concreta és el treball dels gira-sols. L’objectiu és buscar una participació comunitària però evitar el contacte, per raons de seguretat de la pandèmia. Per tant, les usuàries de l’Espai Oh! Verd han creat un ‘kit’, amb llavors de gira-sol, terra, un quadern de camp i altres elements per la seva correcta plantació i l’han entregat a alumnes d’instituts de la comarca i a persones voluntàries, per tal que les plantessin.

Un cop els gira-sols han crescut, s’entreguen de nou a les participants de l’Espai Oh! Verd per plantar-los altre cop. “Amb aquesta activitat hem pogut treballar la motricitat fina, a nivell atencional, per treure les pipes dels gira-sols, per exemple”, explica Laura Pifarré, coordinadora i psicòloga de l’Associació Talma.

També s’han realitzat activitats amb plantes aromàtiques, com la lavanda o les calèndules, per tal que les usuàries les acabin macerant per aconseguir fabricar de manera artesanal productes com oli, crema labial, bossetes aromàtiques per l’armari i una espelma aromàtica. “Volem arribar a treballar emocions com la frustració, les expectatives, la responsabilitat, la cura…”, afirma Pifarré.

Grup de persones usuàries de l’Espai Oh! Verd realitzant una activitat de plantació.

Dificultats provocades per la pandèmia

A causa de l’arribada de la pandèmia i la primera onada, el projecte va patir un seguit de dificultats. Però l’equip tècnic va apostar per la continuïtat de les dinàmiques i es va dissenyar un pla perquè les usuàries seguissin els tallers des de la seguretat de les seves llars, durant l’època de confinament. Actualment, gràcies a l’estat de la pandèmia, les activitats ja s’han reprès de manera física a l’Espai Oh! Verd.

El projecte ha estat candidat als Premis La Confederació 2021, celebrats anualment amb l’objectiu de donar visibilitat i valor als projectes i aportacions que realitzen les diferents entitats de Catalunya pel tercer sector.

Espai Oh! Verd treballa amb una mirada respectuosa amb l’entorn i la natura, a més de les persones usuàries, ja que tot el seguit d’accions tenen una gran organització de criteri professional i consciència. A més, a les comarques de Lleida és una acció totalment innovadora, amb aquest enfocament terapèutic de l’horticultura, amb una avaluació constant de l’evolució de les usuàries amb els recursos ideats exclusivament per al projecte. Dins de l’Associació Talma és el primer projecte que implica un alt nivell de cooperació interserveis.

[Fotos: Associació Talma – font: http://www.xarxanet.org]

 

Vista de la instalación "La Fiesta de las Mojigangas", de Julieth Morales, en Espacio El Dorado, Bogotá, 2021. Cortesía: Espacio El Dorado

Vista de la instalación « La Fiesta de las Mojigangas », de Julieth Morales, en Espacio El Dorado, Bogotá, 2021. Cortesía: Espacio El Dorado

 

Por Ana Luisa González Pinzón

“Recuperar la tierra para recuperarlo todo”: con esta consigna el pueblo indígena misak, del sur de Colombia, reivindicó una lucha por la tierra y el territorio, revitalizó los tejidos, la lengua y las tradiciones del pueblo en la década de los ochenta para hacerle frente al blanqueamiento cultural. Este proceso de revisar la memoria de su familia y de su pueblo fue vital en la configuración del trabajo de la artista indígena Julieth Morales (1992), de Silvia, Cauca.

A través de su obra, la artista se reapropia de códigos y simbologías indígenas para preguntarse qué es ser una buena mujer indígena contemporánea. A su vez, interpela las tradiciones del pueblo misak, denuncia el despojo colonial, el racismo y el borramiento cultural que sufrieron las comunidades de su territorio. Sus performances, más que acciones artísticas, son actos de limpieza y rituales que buscan el equilibrio entre lo ancestral y lo mestizo desde una mirada crítica y contemporánea.

A propósito de su trabajo, Pablo José Ramírez, curador adjunto de Arte Indígena y de Primeras Naciones en la Tate Modern de Londres, anotó en un foro de ARTBO 2021 que la obra de Julieth Morales deja entrever una tensión muy potente entre lo mestizo y lo indígena y trae una nueva relación entre lo ancestral y lo contemporáneo. De ahí la importancia de la obra de artistas indígenas actuales y su potencial de transformar a la institución y el sistema de arte canónico occidental.

Le propusimos una conversación para que nos hablara de su experimentación a través del performance, el videoarte y la serigrafía, a raíz de que varias de sus obras están reunidas en Espacio El Dorado en Bogotá y en la exposición Ires y Venires: Diálogos en torno a la Colección en la Casa Republicana del Banco de la República.

Julieth Morales, Srusral Mora Kup (mujeres jóvenes hilando). Vista de la instalación en el 45° Salón Nacional de Artistas, Museo de Artes Visuales, Universidad Jorge Tadeo Lozano Video instalación 2019

Julieth Morales, registro fotográfico de la obra Srusral Mora Kup (mujeres jóvenes hilando), 2018. Cortesía de la artista

Ana Luisa González: Para empezar, háblanos de cómo fue el proceso de recuperación de las tradiciones del pueblo misak en el Cauca, Colombia.

Julieth Morales: Empiezo a buscar en la memoria de mi familia cuáles fueron los efectos sociales que influyeron en la identidad indígena y cómo las problemáticas y circunstancias interrumpieron el proceso de esa construcción. Este fenómeno externo y agresivo lo vivió mi abuela cuando era joven, lo que la llevó a negarle a sus hijas la lengua y varias prácticas tradicionales para acceder a una mejor educación. En los años 80 eso cambió pues se evidenció la decadencia de las tradiciones en las comunidades. Fue un momento muy importante porque se izó la primera bandera misak en el cabildo de Guambía y mis abuelos regresaron al territorio. Hubo una reafirmación y reivindicación de las tradiciones de las comunidades; nos identificamos como un pueblo que no estaba alejado de los procesos sociales y políticos de Colombia y el resguardo hizo la recuperación de los tejidos. Mis tías entraron en ese proceso; recuperaron el tejido, la lengua, el territorio, empezaron a ser parte del cabildo y de los procesos de educación. Fue un momento muy importante para mi familia, porque mis abuelos tenían muy arraigada la idea de borrar parte de esa identidad, no solamente como una forma de mejorar la calidad de vida sino para protegernos, lo que los impulsó a alejarse del territorio.

Julieth Morales, Recuperando la tierra. Foto cortesía de la artista

Julieth Morales, Recuperando la tierra. Foto cortesía de la artista

Julieth Morales, Hombre misak disfrazado de La Señorita, 2019, fotografía digital. Cortesía de la artista

Julieth Morales, Autorretrato, 2019, fotografía digital, 100 x 70 cm. Cortesía de la artista

ALG: ¿Cómo esa historia de volver a las raíces misak y reafirmarte como una mujer indígena permea tu obra artística?

JM: Cuando estaba estudiando artes fue muy importante revisar las memorias de mi familia. Empiezo a conocer el lenguaje de las artes y me siento muy acogida por las técnicas del dibujo, la pintura, el video y la serigrafía. A través de ellas empecé a manifestar esa historia y uno de mis primeros trabajos fue el performance Chumbe, que en lengua misak es «Pørtsik». El chumbe es un cinturón tejido de colores con figuras geométricas y se utiliza para corregir el cuerpo de los niños, cuya práctica tradicional se conserva en muchas comunidades de Latinoamérica. Se envuelve al niño desde su nacimiento hasta los dos años para que crezca derecho y fuerte.

Esa práctica la traigo para hablar de las influencias del capitalismo y los entes de poder que llegan a las comunidades y modifican tradiciones. A través de este performance, evidencié la memoria de mis abuelos y la imposibilidad de pensar en una mujer tradicional indígena en este contexto, pues yo no podría seguir esos parámetros de ser una mujer tejedora, que guarda silencio, que no tiene participación o que se la pasa en la huerta. El performance también reivindica a una mujer indígena contemporánea que no quiere abandonar el territorio porque sus raíces están en el resguardo.

Este trabajo fue el inicio de una revisión de las inquietudes, preguntas, desacuerdos culturales, sociales y políticos que tenía. Solo hasta hace poco empiezo a autorreconocerme como una mujer indígena y ser consciente de los elementos, escenarios y códigos que he tomado de mi comunidad. Mi trabajo artístico se lo he dedicado a mi territorio y esto ha sido una forma de decirles que me reconozco como mujer indígena, aunque se me haya dicho desde muy pequeña que, si yo no conservaba ciertas costumbres, no lo era.

Julieth Morales, Pørtsik (Chumbe), 2014, fotoperformance. Registro fotográfico: Rodrigo Velázquez, Daniela Tobar. Cortesía de la artista

ALG: En tu obra cuestionas códigos simbólicos, los ritos y los roles de las mujeres indígenas misak. ¿Puedes adentrarnos un poco en la práctica del Chumbe, su simbología y lo que propones en este performance?

JM: El Chumbe es un ritual que envuelve a un niño para protegerlo de los malos espíritus y energías. También es un elemento simbólico que representa un código de origen, y los colores son del arcoíris que fecundan a las lagunas. Cuando el arcoíris toca esas dos aguas se engendran los primeros guambianos, los indígenas misak. El chumbe habla del origen y el espíritu de la naturaleza que nos enseña el cuidado de la Tierra.

Para el performance tomé el chumbe que simboliza ese mito y en la acción recojo el chumbe de mi abuela, el de mi madre, mis tías y el mío. A los 23 años me envuelvo y me desenvuelvo desde los pies hasta la cabeza y repito esa acción cuatro veces haciendo alusión a un acto ritual y de limpieza que busca el equilibrio entre el territorio y el espacio mestizo.

Empiezo a entender el performance como un acto ritual y de limpieza gracias a la obra de la artista Ana Mendieta, que trabaja desde la tierra y las ausencias, lo que me permitió comprender que en la cotidianidad de los misak vivimos acciones performáticas: el médico tradicional o los objetos que entablan comunicación con la naturaleza es un lenguaje que aprendemos a leer desde pequeñas. Fue muy importante retomar ese conocimiento que estaba ahí para la propuesta del performance y ritual.

Vista de la instalación «La Fiesta de las Mojigangas», de Julieth Morales, en Espacio El Dorado, Bogotá, 2021. Cortesía: Espacio El Dorado

ALG: En tu aproximación al video, la fotografía y la serigrafía, tienes una mirada alejada de la visión antropológica o historiográfica. ¿Cómo transformas esa mirada a través de tu obra?

JM: Nosotros que habitamos el territorio podemos usar estas herramientas y contar nuestra historia. No me interesa mostrar un documental que escarba en la cotidianidad de cada familia, la expone y la exotiza. Trabajo desde el videoarte, donde extraigo fragmentos de la cotidianidad que se expanden en el tiempo y se modifican en la edición para construir desde lo espiritual y alejarme del exotismo. Lo mismo pasa con el derrocamiento de estatuas, donde manifestamos que tenemos voz con capacidad de contar nuestra historia. Estas herramientas las he tomado para hacer obra y hablar de nuestros procesos y desacuerdos. No hace falta que otras personas lo hagan por nosotros, pues ya lo estamos empezando a hacer.

ALG: En la serigrafía, La señorita registras el baile de las mojigangas de la cultura misak. Háblame de ese ritual y cómo lo reinterpretas.

JM: Es un ritual tradicional que combina muchas prácticas que dependen del contexto y el momento de la celebración. En nuestro calendario, el 31 de octubre es el fin de año y se preparan alimentos a los muertos; se colocan en una mesa, se reza una oración católica y se dejan toda la noche para que ellos los disfruten. El primero de noviembre llegan las mojigatas, entes espirituales que permiten a los difuntos entrar al plano físico para visitar a los vivos. La comunidad les abre la puerta y bailan en diferentes casas al ritmo de flautas y tambores.

Estos personajes son un grupo de hombres disfrazados con tocados muy grandes y coloridos: usan el paño de las mujeres misak, lo convierten en una capa brillante fucsia y se ponen botas para representar al colono español. La fiesta no solo recuerda a nuestros difuntos, sino la colonización violenta y a los indígenas que murieron por su tierra. Estos personajes construyen monólogos burlescos, gritan y cambian su voz de acuerdo al personaje. Entre ellos, está el personaje de la señorita, con una máscara de mujer blanca, pálida, con labios rojos que no se sabe de dónde viene. Los hombres la intervienen con escarcha, estrellas, envolturas de chocolate, guirnaldas y campanas. A este personaje la llaman la mojiganga de la señorita y personifica lo mestizo de una manera crítica, negativa y burlesca. Sus monólogos hablan de una mujer perezosa, sin raíces ni tradiciones.

Cuando creé esta serigrafía me di cuenta de que los monólogos de este baile los había escuchado en mi niñez y adolescencia. Yo podría ser ese personaje de la señorita a la que se le critica por no ser una buena mujer indígena. Conecto el baile que recoge una connotación muy espiritual pues los personajes representan esa puerta entre el plano espiritual y el físico, pero también es una fiesta donde la gente toma, se emborracha, cuestiona lo mestizo y señala la imposición de la colonia sobre sus territorios indígenas. A diferencia de otros bailes, este se ha ido modificando y acomodando a su momento y con el tiempo se han agregado máscaras, nuevos elementos y otras dinámicas.

Julieth Morales, La señorita, 2019, serigrafía sobre rebozo femenino misak. Cortesía de la artista

ALG: Háblanos sobre la crítica que propones al personificar a la señorita.

JM: Me pareció muy importante participar de este baile, hacer una crítica y abrir la pregunta sobre a qué nos referimos cuando hablamos de mestizaje, ¿cuándo no se es una mujer indígena?, ¿cuáles son los roles de las buenas mujeres indígenas?, ¿por qué lo mestizo se ve como algo negativo, una burla y una crítica? En este performance me convierto en ese personaje, hago un registro del movimiento, bailo con esta máscara y pongo mi cuerpo como elemento simbólico. A través de la serigrafía, una técnica política muy importante en la historia de las luchas sociales que ha permitido la divulgación de estos mensajes políticos, intervengo una tela industrial fucsia, del mismo color del paño que utilizan las mujeres, que representa la sangre derramada por nuestros mayores. La serigrafía apela a lo mestizo y lo banal por el tema de la tinta y la impresión, a diferencia de los tejidos. No se imprime de una manera infinita, sino que se trabaja pensando en números cosmogónicos. Esto también cuenta la historia de lo que pasa en el territorio con los jóvenes indígenas hoy en día: llegan cosas externas que se van integrando a estos cuerpos y las identidades van cambiando también. Uno de esos movimientos está en la exposición Ires y Venires del museo del Banco de la República y la otra está en la galería Espacio El Dorado.

ALG: ¿Cuáles son las implicaciones cuando exhibes estas obras que están concebidas desde el territorio en un espacio museístico como Espacio El Dorado o el museo de arte del Banco de la República?

JM: Es muy importante hacerlo porque el trabajo está pensado para el territorio y la comunidad del resguardo Guambía, pero también es una denuncia social. Todas las interrupciones violentas que hemos tenido vienen de lo externo y ahí empieza el desequilibrio. Es importante hacer esa denuncia porque las otras personas están involucradas y es una historia que nos conecta a todos. No es una historia desligada del mundo, nosotros no vivimos aislados sino en constante contacto con lo urbano. Es necesario de que se hable de esto y los museos son un escenario importante para que esas denuncias, desacuerdos, conversaciones se den y estén expuestas, abiertas y se le permita conversar a la otra persona. Es importante que los trabajos salgan, no podríamos solamente exponer esos desacuerdos dentro del territorio.

Julieth Morales, NAY SRAP (Tejiéndome), 2017, videoinstalación. Cortesía de la artista

ALG: Desde tu punto de vista como artista indígena contemporánea, ¿cómo se puede transformar ese sistema colonialista y canónico del arte en Colombia?

JM: Los museos han tenido unas dinámicas culturales muy interesantes. Ahora los artistas no solo mandan su obra y la exponen en el lugar, sino que los artistas van a los laboratorios y talleres donde están en contacto con el público y comparten experiencias de creación y de sensibilidad. Creo que ese escenario es muy importante y permite que el público se dé una idea de que las comunidades indígenas no somos vestigios que están en el Museo del Oro. No somos algo muerto que se piensa desde lo precolombino, no estamos enterrados en la historia, estamos vivos. Es importante el hecho de que la obra de los artistas cobre vida dentro de estos espacios y que además nosotros acompañamos ese proceso, la investigación y la curaduría. Hace mucho la diferencia de que ya no estemos apartados y que no solo sea la imagen la que esté ahí en los museos, sino que nosotros empecemos a apropiarnos de ese lugar y darle vida.

 

[Fuente: artishockrevista.com]

Manuel, su esposa y sus tres hijos emigraron desde una zona rural de Carabobo, Venezuela, en un mes de 2018 que ya ni recuerdan. Tampoco se saben todas las ciudades en las que han vivido. Solo que trabajaron en un pueblito de Colombia al lado de la ruta, donde juntaron el dinero suficiente para llegar en bus hasta Ecuador. Que en Perú se subieron a un camión con verduras mientras estaba en marcha porque nadie se detenía a llevarlos. Y que en Chile caminaron tres días por el desierto a un ritmo de 25 kilómetros por jornada. Fue tan intenso que una de sus hijas gemelas de 11 años, María, dice que tiene más callos que pies.

Las carreteras han presenciado miles de historias como esta. Los medios de comunicación amplifican algunas, otras, la mayoría, quedan en el silencio y el olvido. Diariamente alrededor de 800 migrantes, casi todos venezolanos, cruzan a Chile desde Bolivia. La mayoría viaja en familia. María y sus hermanos se han criado en la ruta estos últimos tres años. Aunque extrañan su hogar, su padre les advierte que el lugar donde nacieron ya es un pueblo fantasma. Ahora intentarán quedarse en Chile, donde perciben una oportunidad.

Los niños creen que en ese país al fin su papá encontrará un trabajo estable y tendrán una casa, y -lo principal- que dejarán de caminar todo el día y de dormir donde los encuentre la noche. No se han enterado de que solo una semana atrás, en Iquique, ciudad por la que pasaron, unos lugareños marcharon contra los migrantes, quemaron sus carpas e incluso persiguieron a algunos por las calles.

Según datos del Servicio Jesuita a Migrantes (SJM) basados en reportes del Departamento de Extranjería y Migración de Chile y el Instituto Nacional de Estadísticas (INE), el número de extranjeros aumentó de 305.000 en 2010 a casi 1.500.000 en 2020, el 7,5 por ciento de la población general del país.

La crisis política y económica de varios países de la región ha disparado el fenómeno migratorio, y en Chile ha llevado al presidente Sebastián Piñera a asumir medidas más restrictivas. Su nueva Ley de Migraciones solo permite regularizar la situación de quienes hayan ingresado por un paso habilitado antes del 18 de marzo de 2020, fecha en la que las autoridades cerraron las fronteras por primera vez debido a la pandemia. Y quienes crucen clandestinamente por pasos no habilitados tendrán solo 180 días para abandonar el país sin sanción. El gobierno chileno alquiló aviones para aplicar la normativa y expulsar a los inmigrantes. Solo las Cortes de Apelaciones paralizaron esas expulsiones indiscriminadas en que mezclaban condenados por delitos con migrantes irregulares.

Entre enero de 2018 y enero de 2021 se registraron más de 35.400 ingresos por pasos no habilitados, lo que representa el 79 por ciento del total de las entradas irregulares desde 2010, de acuerdo con el  SJM, que cita datos de la Policía de Investigaciones.

La posición del gobierno chileno ha variado. Piñera dijo en marzo de 2018: “Vamos a seguir recibiendo venezolanos en Chile, porque tenemos un deber de solidaridad y yo nunca olvido que cuando Chile perdió su democracia, Venezuela fue muy generosa con chilenos que buscaban nuevas oportunidades”. Pero este año, en medio de la crisis migratoria, justificó las expulsiones: “No queremos que ingresen a nuestro país el crimen organizado, el contrabando, el narcotráfico y aquellos que no respetan nuestras leyes”.

Organizaciones de Derechos Humanos se pronunciaron a favor de detener las expulsiones colectivas y analizar los casos de acuerdo con los estándares internacionales y de respeto a los derechos humanos.

Aun así, Chile sigue siendo un destino atractivo, un verdadero imán para quienes no tienen mucho que perder. Como los haitianos, a quienes varios países han tratado de invisibilizar, tienen su propia tragedia que no se puede mantener en la sombra. El gobierno chileno calcula que para diciembre había más de 182.000 haitianos en el territorio sin incluir a los indocumentados, que para las autoridades de ese país no existen. En todo caso, son la tercera población migrante en la nación austral, luego de venezolanos y peruanos.

Edwin Paraison, exembajador de Haití en República Dominicana, explica a CONNECTAS que su país vive un momento caótico especialmente por la crisis política, profundizada luego del magnicidio del presidente Jovenel Moïse y el protagonismo de las pandillas. Pero también por la seguridad pública, la degradación de las condiciones de vida y la creciente actividad de los traficantes de personas. “El problema es que ante el crecimiento de los compatriotas migrantes no ha habido programas que favorezcan la convivencia entre los nuevos llegados y la población local (…) Se deben definir las responsabilidades de todos, no solo es el gobierno haitiano, que tiene el mayor peso evidentemente. Pero a veces no se ve a algunos actores internacionales que están influyendo mucho más”, asegura.

El Instituto Nacional de Derechos Humanos (INDH) de Chile realizó en 2017 el estudio más reciente sobre las percepciones de la población acerca de los inmigrantes y pueblos indígenas y alertó que la discriminación racial se está asentando en la opinión pública. Un dato llamativo es que los chilenos se consideran en su mayoría “más blancos” que otros  latinoamericanos y consideran a las personas migrantes “más sucias”. “Si los chilenos y chilenas solo hablamos de migrantes a propósito de expulsiones y desalojos esto solo favorece a la xenofobia y el racismo”, asegura Sergio Micco, director de este organismo.

A esto se suma el abuso cometido con los migrantes en los pasos fronterizos. Por ejemplo, los denominados “coyotes” y “piratas” ofrecen trasladarlos de ciudad en ciudad con precios exorbitantes, lo que no impide que muchas veces los abandonen en la carretera. Según la OIM, desde Venezuela a la frontera chileno-boliviana un migrante venezolano gasta 1.500 dólares entre pasajes y pagos a coyotes.

En Chile, en tanto, cada tramo de 200 kilómetros puede costar 35 dólares por persona en un transporte pirata. En efecto, los buses de empresas formales evitan llevar migrantes debido a que no cuentan con documentos sanitarios. Al final parece que todo se resume en esta frase que le dijo una inmigrante a la OIM cuando le consultaron sobre sus gastos en este éxodo: “Los venezolanos nos hemos transformado en un negocio”.

La situación se ha vuelto insostenible y la crisis humanitaria crece porque no es un problema solamente de Haití o Chile sino de todos los países: los expulsores y los receptores de migrantes. En este momento, miles se encuentran atascados en Colombia o México provenientes de Brasil y Chile.

Pero también Panamá experimenta una cifra récord de migrantes de paso. Según el Servicio Nacional de Migración, 88.514 han ingresado en lo que va del año atravesando la selva del Darién. Esta es la región más intransitable y peligrosa de América Latina y el inicio de la ruta para los que proceden de Sudamérica en su camino a Estados Unidos, donde también se enfrentan a estrictas medidas fronterizas. La agencia Reuters, citando a dos fuentes del gobierno de Panamá, indica que hasta 4.000 migrantes, la mayoría haitianos, transitan hoy por el territorio panameño.

“Los países receptores de migrantes tienen que ser conscientes de que hay una atención humanitaria importante. Por ejemplo Colombia ha sido históricamente un pueblo de emigrantes por diversas situaciones y en ese sentido no se puede cerrar la puerta a los inmigrantes de otros países”, dice José Guarnizo, periodista colombiano y coautor del libro Migrantes de otro mundo.

En este punto resulta necesario cuestionar la falta de una agenda coordinada entre países para atender la crisis migratoria, que aborde no solo las causas sino también estrategias a partir de la cooperación y la responsabilidad compartida. Carlos Figueroa, director de Incidencia y Estudios del Servicio Jesuita a Migrantes (SJM) de Chile, considera que “la cooperación internacional debe fortalecerse pues su rol es clave y hasta el momento las señales de cooperación son escasas. Países como Brasil, Perú o Colombia reciben mayor cantidad de personas que nosotros, ya que mientras existan crisis sociopolíticas como las de Venezuela o Haití, las personas seguirán transitando por el continente y el mundo. Ya se contabiliza a cinco millones de venezolanos fuera de su patria, lo que los acerca a la crisis de Siria, hasta hoy el mayor éxodo del mundo”.

Sin embargo el gobierno venezolano niega esta situación, como expresó recientemente el canciller Félix Plasencia al acusar al presidente colombiano Iván Duque de inventar cifras. “Seis millones de venezolanos de origen colombiano, además de millones de venezolanos del Medio Oriente y de Europa, viven hoy en Venezuela y son felices”, afirmó.

Para Figueroa la respuesta no es unívoca y debe orientarse no solo a controlar fronteras, sino hacia una coordinación internacional concreta y en diferentes niveles: policía, autoridades de municipios afectados y gobiernos centrales.

Con esta perspectiva coincide Nolvia Collao, directora de Migr-Acción Chile. Además propone aplicar el Pacto Mundial para la Migración Segura, Ordenada y Regular de diciembre de 2018 para aumentar la disponibilidad y flexibilidad de las vías de migración regular. “Esto se debe lograr por medio de acuerdos entre los países que tengan un enfoque integral de derechos. En tanto no aborden adecuadamente esos factores, se mantendrán muy activos los flujos de personas hacia un territorio que miran como un mejor destino para sus vidas. Hace falta mucha cooperación internacional tanto en el punto de partida como en el de llegada”.

Soraya Mesa, gerenta de Programa de Respuesta Humanitaria ante la migración venezolana en Perú, tiene un punto de vista interesante. “Todos los Estados latinoamericanos deberían trabajar en un aspecto concreto: homologar los sistemas de certificación de diplomas, competencias y otros, tanto para los niños como para los adultos porque solo así facilitarían la verdadera inclusión socioeconómica cualificada”, dice.

Por otro lado, Guarnizo considera que una coordinación debe involucrar a Estados Unidos, el país al que muchos quieren ir pero que en este momento, a pesar de su gran responsabilidad, no tiene una política de apertura. “El problema es que los países de Centroamérica y Sudamérica dependen mucho de EE.UU. y por eso no facilitan pasos humanitarios que evitarían más muertes de migrantes. Hay que entender que este es un tema de derechos humanos y que hoy tú no estás migrando, pero a lo mejor mañana te toca”.

Recientes imágenes muestran extremos de violencia, maltrato, xenofobia, o peor, aporofobia, el rechazo a los pobres. Pero la migración también ha despertado la solidaridad de quienes entienden la vulnerabilidad de los que se vieron obligados a dejarlo todo, arriesgando sus vidas y las de sus seres queridos, en busca de un nuevo futuro. Están ahí y cada día son más, aunque las autoridades prefieran ignorarlos, mirarlos de reojo o fingir que son responsabilidad de otro.

[Fuente: http://www.connectas.org]

A Praça da Galiza leva este nome desde o ano 1936, e está presidida por umha estátua de Rosalia de Castro da autoria de Barata Feyo.

Praça da Galiza no Porto.

Praça da Galiza no Porto

A Praça da Galiza é uma das áreas abrangidas pela Linha Rosa (que irá ligar a Praça da Liberdade à Casa da Música), através da construção de uma estação de Metro. O projecto, da autoria do arquitecto Eduardo Souto Moura, começa agora a ser executado, sendo concluído até 31 de dezembro de 2023.

A estação em si obedece ao método construtivo “cut and cover” (frequentemente utilizado na construção de estruturas subterrâneas) e será composta por dois níveis: o mezanino e o cais. Além disto, terá ainda quatro saídas para a superfície e elevadores que vão ligar a superfície ao cais. A sua localização ficará, em concreto, no início da Rua do Campo Alegre, servindo assim as escolas Gomes Teixeira e Infante D. Henrique, bem como as faculdades de Letras, de Arquitetura e de Ciências. Ao mesmo tempo, será uma referência de mobilidade para o Centro Materno Infantil, para os Jardins do Palácio de Cristal e para o Arena Rosa Mota.

Refira-se que todos os jardins e áreas verdes actualmente existentes na Praça da Galiza e imediações, como é o caso do Jardim de Sophia, serão integralmente repostos, valorizados e renovados. Graças a esta obra, inserida no plano de expansão da rede do Metro do Porto, será possível verificar-se uma diminuição do tráfego automóvel naquela que é, por norma, uma das zonas da cidade de maior intensidade de trânsito. Algo que irá proporcionar uma maior qualidade de vida na cidade.

A Televisão da Galiza também deu cobertura a esta informação:

 

 

[Fonte: http://www.pgl.gal]

“Sou contra a destruição das marcas da história colonial. Lisboa tem várias histórias: silenciar uma é limitar a reflexão”, disse a historiadora Isabel Castro Henriques, que acaba de publicar um roteiro da Lisboa africana em que explica que, em vez de apagar a história, devemos analisá-la, assumi-la e aprender com os erros. Sobretudo na cidade mais africana do mundo europeu.

Publicado

Há cinco décadas que Isabel Castro Henriques estuda a história africana. A historiadora lançou este mês o Roteiro Histórico de uma Lisboa Africana e explica como os africanos, que chegaram como escravos, intervieram na construção social, cultural e económica da cidade que também construíram.                           

Depois de ter iniciado os seus estudos na Sorbonne, em França, em 1970, onde estudou o século XV, dedicou-se a descobrir as marcas, escassas e escondidas, desta história. E perceber onde e como começou o preconceito. Esta é a história que agora ajuda a descobrir e revelar – isto, afirma, é mais útil do que destruir ou esconder.

Há quem diga que Lisboa é a cidade mais africana da Europa. Concorda?
Lisboa tem uma história africana que será certamente a mais importante da Europa. Por exemplo, Lisboa teve um bairro africano antes de todas as outras, não há outro bairro como o Mocambo em lado nenhum. Por outro lado, é evidente que Portugal teve um papel central no tráfico negreiro, introduzindo no país milhares de escravos durante os séculos XVI, XVII, XVIII. Isto além dos que iam para o Brasil e dos muitos que nasciam em Portugal, filhos de mães escravas, até 1773, data em que a Lei do Ventre Livre, do Marquês de Pombal, que liberta da escravatura os filhos das mulheres escravas. Lisboa foi, seguida talvez por Sevilha, a cidade europeia que mais população de origem africana recebeu ao longo dos séculos e que mais marcas africanas tem hoje. Desde a segunda metade do século XV. Portanto, nesse aspeto podemos, sim, afirmar que Lisboa é cidade a mais africana da Europa.

E Lisboa assume bem essa identidade? 

Aquilo que se tem feito hoje e o que se procura fazer no futuro próximo vai nesse sentido: assumir essa identidade, reconhecer e valorizar essa presença africana na construção, na manutenção e na cultura da cidade. Mas não chega, é necessário fazer muito mais.

Imagens do Jardim Botânico, antigo Jardim Colonial, em Belém. 

O que é que quer dizer com “fazer a descolonização da cidade”? É integrar esse reconhecimento de que os africanos e a sua história são parte integrante do tecido lisboeta? O que é que isso quer dizer exatamente?

O conteúdo imediato é o de desconstruir na cidade de Lisboa tudo aquilo que tem que ver com o imaginário da colonização, a que podemos chamar “cultura colonial”. As cidades foram marcadas por todo o período colonial português, e descolonizar a cidade será transformar as marcas que existem e são consideradas negativas numa cidade que pretende combater preconceitos, formas discriminatórias e posições racistas e ser uma cidade aberta, multicultural e acolhedora de todos os homens e mulheres de todas as cores e feitios existentes no mundo.                                           

Defende a eliminação dessas marcas, como estátuas e monumentos?                                                                        

Não. Eu sou contra a destruição das marcas da história colonial. Acredito que a cidade de Lisboa tem várias histórias. Tem uma história romana, árabe, africana – que queremos dar agora a conhecer – e tem uma história colonial, entre várias outras. A história colonial faz parte da identidade portuguesa. E tal como nunca devíamos ter silenciado as outras histórias, não devemos silenciar a história colonial. Silenciar um aspeto da história global é esconder e limitar a reflexão sobre esse tempo violento e problemático, que é fundamental para podermos assumir, ultrapassar, reconhecer os erros e não os voltar a cometer.

Foi esta uma das perspetivas fundamentais do projeto A Rota do Escravo, da Unesco, que era a de quebrar o silêncio. Quebrar o silêncio da escravatura, facto histórico que, em Portugal, foi marcado por um longo e grave silenciamento. Esconder e silenciar é uma maneira de não aprender com a história, de não a reconhecer e sobretudo de não a ultrapassar e assumir. Eu defendo a construção (e não a destruição) de todas as histórias de Lisboa, em particular aquelas que foram esquecidas, como a história africana da cidade.

Ou seja, seria, por exemplo, manter o que existe, mas acrescentar as tais placas toponímicas, para construir um outro conhecimento histórico de Lisboa – incluindo todas as comunidades que fizeram parte do desenvolvimento da cidade?

Exatamente. O meu trabalho tem sido sempre a construção da história. É evidente que entendo que existem monumentos e estátuas que poderão chocar a sensibilidade dos lisboetas… Nesse caso, retirem-se as estátuas, se estiverem muito expostas, e coloquem-se eventualmente em outros espaços, como os museológicos. Os arquivos e bibliotecas também guardam documentos escritos cheios de violência – e nós não os vamos rasgar nem os destruir. Antes vamos utilizá-los criticamente.

Portanto é contra a destruição das memórias, mesmo que alguns as achem ofensivas?

Sou contra a destruição e pela preservação. Até para ser possível estudar, interpretar e compreender os fenómenos históricos. Esta é a questão fundamental. Da mesma forma que os alemães não destroem os locais do Holocausto, muito pelo contrário, são exibidos aos turistas, observados e estudados, precisamente para que se veja o que aconteceu e não se repita; Portugal não tem que esconder a história colonial. Ela existiu e temos que a reconhecer. Temos de olhar para os monumentos, um a um, e estudá-los como documentos históricos. A história tem de ser estudada, pensada, refletida.

Porque e quando começou a estudar a presença africana em Portugal?

A entrevista, no Jardim Botânico Tropical

Só a partir do ano 2000 e foi então que me apercebi de uma história desconhecida, silenciada e silenciosa. Deparei-me com grandes dificuldades para encontrar documentos escritos, iconográficos, fontes históricas necessárias à elaboração dessa história. Como sabemos, os africanos vieram para Portugal em meados do século XV, como escravos. Vieram despidos de tudo, considerados “mercadoria”, “coisas” destinadas ao trabalho, desumanizados, pelo que as suas vidas em Portugal não suscitaram o interesse dos investigadores, não foram consideradas dignas de registo, nem objeto de estudo.

Os africanos que chegaram a Lisboa nessa época eram todos escravos?

Sim, quase todos. De meados do século XV ao século XVIII, a grande maioria eram escravos. Não quer dizer que não existissem africanos que chegassem como pessoas livres. Por exemplo, no século XVI, havia relações intensas entre a corte portuguesa e o rei do Congo, que enviava para estudar em Portugal alguns membros da sua casa real. Havia também africanos que estavam ligados à igreja. Outros tornaram-se livres – os forros – e alguns, sobretudo mestiços, assumiram funções relevantes na sociedade portuguesa, em particular a partir do século XVIII. Mas a maioria era escrava e vinha para trabalhar nas tarefas mais duras e desvalorizadas da sociedade portuguesa. 

Gravura de Lisboa no século XVI. O Bairro Alto atraía ricos oficiais africanos e indianos. Foto: Arquivo Municipal de Lisboa

Como é que os africanos se estabeleceram em Lisboa? Como viviam? 

Chegam como escravos, são desembarcados, avaliados – normalmente na zona do Terreiro do Paço – e comprados. Havia um espaço chamado Casa dos Escravos como havia a Casa do Trigo ou a Casa das Madeiras. Eram vendidos a senhores da burguesia ou aristocracia. Normalmente, viviam nos espaços das casas senhoriais, muitas vezes como domésticos. 

E como se tornavam forros, ou livres, e o que é que isso significava realmente?

Desde muito cedo, verificou-se a alforria. Isto é, alguns senhores davam-lhes a liberdade. Eram mais independentes, embora ocupassem na esfera e na hierarquia social os trabalhos mais desvalorizados. Alguns viviam na casa dos senhores. As ordens religiosas, os conventos em Lisboa, por exemplo, eram grandes consumidores de escravos. Desde o final do século XV, princípio do século XVI, os forros começam a organizar-se e a viver na cidade de Lisboa, nas suas casas, muitas vezes arrendadas. Mas havia também quem tivesse casa própria. Há nota nos documentos, sobretudo de mulheres que têm casa própria, porque possuem mais bens, que normalmente conseguem através da atividade comercial. Vivem nos bairros antigos de Lisboa: na Mouraria, Alfama, Bairro Alto. Há também uma massa importante de africanos (livres) que começa a estabelecer-se, sobretudo no século XVI, numa zona ocidental da cidade, mas considerada já fora do espaço urbano de Lisboa.

No Bairro do Mocambo?

Sim, no bairro do Mocambo! As fronteiras ocidentais de Lisboa situavam-se, naquela época, onde é hoje a Rua Poço dos Negros, a Igreja de Santa Catarina. Depois temos a Av. D. Carlos I, e, do outro lado da avenida, começava o Bairro do Mocambo, onde é hoje a Madragoa. 

Isabel Castro Henriques no Jardim Botânico Tropical, antigo Jardim Colonial, em Belém.

Como é que descobriu esse bairro? É a primeira a falar dele.

Descobri este lugar quando fiz a investigação para o meu livro Herança Africana em Portugal, em 2009. Sabia que o termo é de uma língua angolana – o umbundu. Conhecia mocambos na história de África. Em Angola e havia também no século XVI em São Tomé. Eram lugares para onde fugiam os escravos das plantações da cana-de-açúcar, no mato. Mocambo significa lugar de refúgio, de proteção, aldeia, e é sinónimo de quilombo, como os que são bem conhecidos no Brasil, cuja origem linguística é o kimbundu, também língua de Angola. O que eu sabia dos mocambos suscitou-me logo um interesse particular e percebi que, com este nome, só poderia ser um espaço africano. Tanto mais que havia, em Lisboa, bairros destinados a comunidades, como a Mouraria e a Judiaria. Não havia nenhuma “pretaria”, embora tenha encontrado uma ou outra referência documental a este termo. Existia então o Bairro do Mocambo, dos africanos.

Recém chegados, recém livres… como é que os africanos se organizaram nesse bairro? E como nasceu?

Foi construído numa conjugação de interesses entre as autoridades portuguesas, que os viam ali de certa forma mais controlados, e os africanos. Para eles foi também uma estratégia, viverem numa zona onde eram todos de origem africana – embora de línguas e culturas diversas – e onde podiam, um pouco longe do olhar dos portugueses – preconceituoso e crítico -, praticar atividades culturais, cerimónias e rituais que lhes permitiam manter a africanidade. O bairro foi criado por alvará régio em 1593, e seria o segundo dos seis bairros em que estava organizada a cidade de Lisboa. O bairro vai crescendo e a partir do século XVII aparecem portugueses. Sobretudo ligados às tarefas do mar – pescadores, marinheiros, vendedoras de peixe.

As diversas atividades no Terreiro do Paço, no século XVII, por Dirk Stoop. No canto inferior esquerdo, um provável criado negro, portador de uma espada. Foto: Arquivo Municipal de Lisboa

Também nisto Lisboa foi singular?

O Bairro do Mocambo é certamente único na Europa de então e ao longo dos séculos seguintes. Não havia outro bairro africano e foi também o mais antigo instalado fora de África. Os quilombos e mocambos no Brasil, mesmo em Salvador da Bahia, são todos posteriores ao de Lisboa. Na segunda metade do século XIX, o bairro do Mocambo desaparece e a sua memória perde-se rapidamente no tempo.

Lisboa era uma cidade de múltiplas nações. Nesta época os africanos eram considerados portugueses, lisboetas?

A maioria dos que nasciam em Portugal, se fossem filhos de escravos, escravos eram. Não tinham nacionalidade, nem cidadania. Os forros, que se saiba, durante este tempo, ficam consagrados como forros – que remete para a origem escrava. Penso que só com a abolição da escravatura, em meados do século XIX, é que os descendentes de africanos – já não entravam legalmente escravos em Portugal desde os anos 1761, legislação do Marquês de Pombal, que proibiu – transformaram-se lentamente em portugueses. Embora não lhes fosse dada a cidadania. Ainda hoje continua a ser difícil. 

Consulta sobre a necessidade de se substituírem os cavaleiros africanos, que seguravam nas varas do pálio, na procissão do Corpo de Deus, por outros cavaleiros que deveriam ser nomeados pelo rei, 24 de junho de 1672, Lisboa. Foto: Arquivo Municipal de Lisboa


É essa a história que a leva a concentrar em Lisboa, no seu último livro Roteiro Histórico de uma Lisboa Africana?

Sou lisboeta! Mas sobretudo porque havia e há mais documentação escrita e iconográfica sobre Lisboa do que sobre o resto do país. A maior concentração de africanos era nos centros urbanos, e em particular na capital. No século XVI, 10% da população de Lisboa era africana. Quando observamos a história de Lisboa, encontramos mais gente africana visível, os escravos e os forros, nas suas múltiplas atividades económicas, sociais, religiosas. Logo, foi possível recolher mais informação e estudar de forma mais pormenorizada e densa.

Diz que os negros tiveram uma intervenção na vida social, cultural e económica na vida da cidade. Lisboa não seria o que é sem essa presença? 

Acredito que a construção e a evolução da cidade de Lisboa, como qualquer cidade, tem sempre a ver com aqueles que lá vivem e trabalham. E desempenham um papel fundamental na construção da cidade. Logo, os africanos foram uma massa importante de população que tinha funções laborais em todos os domínios. Ocupavam-se do que era rejeitado pelos portugueses, trabalhos desclassificados, considerados inferiores, mas que eram indispensáveis à gestão urbana. Por exemplo, a limpeza da cidade, a distribuição da água, a circulação de informação – os africanos funcionavam como “correio”. 

Referiu também o comércio.

Sim, a atividade comercial era extremamente desenvolvida pelos africanos e em particular pelas mulheres africanas. Percorriam a cidade a pé e vendiam os mais diversos produtos: peixe, pão, bolos, verduras e frutas, sal, cereais, carvão.… E tinham freguesas, clientes habituais, que diariamente as aguardavam para se abastecerem. A atividade comercial era intensa e foi sempre importante. A preservação e manutenção das casas, também. Uma das figuras africanas que percorreu toda a história é a do africano chamado o Preto Caiador, que caiava os edifícios da cidade. Existem inúmeras representações iconográficas em que vemos o caiador africano. Caiavam as casas, preservavam os monumentos, arranjavam calçadas e ruas, tudo o que era a conservação da cidade, e isto era fundamental. 

Imagem do Preto Caiador. Foto: Arquivo Municipal de Lisboa

E sobrava-lhes tempo do trabalho?

Há uma intervenção permanente na parte lúdica, na música, na dança e na religião. Participavam ativamente como membros das confrarias, em particular, nas procissões, nos atos religiosos que, como sabemos, desenvolviam-se e proliferavam na cidade de Lisboa. Não só como confrades, pois pertenciam a várias confrarias e irmandades – nomeadamente à de Nossa Senhora do Rosário dos Homens Pretos, na igreja de São Domingos em Lisboa, no final do século XV, para acolher precisamente os africanos, escravos ou forros. As confrarias protegiam os africanos, permitiam melhores condições de vida, mais fácil integração na sociedade e relações sociais importantes para desenvolveram as suas atividades laborais. E assim os escravos conseguiam os valores necessários para comprar a liberdade.  

Disse há pouco que a história africana continua a ser mal conhecida, ainda silenciosa. Como poderia ser diferente em Lisboa?

Já é mais conhecida, mais divulgada, graças precisamente a uma série de estudos que foram aparecendo. O que se pode fazer para alargar esse conhecimento é desenvolver sistematicamente projetos diversificados: culturais, musicais, cinematográficos. E no ensino, é fundamental, existe a necessidade de remodelar e renovar os manuais de ensino. 

E fora da escola e do ensino?

Trabalho, por exemplo, com a Associação Cultural e Juvenil Batoto Yetu num projeto de identificação e explicação dos lugares da memória histórica africana de Lisboa: através de um passeio em tuk tuk, percorrer os sítios da presença africana na cidade. Estamos a desenvolver outro projeto, muito importante, de placas toponímicas explicativas de lugares da cidade de Lisboa onde é possível reconhecer memórias africanas (e agora preservá-las, através das placas). São 20 lugares de Lisboa. O projeto inclui também duas estátuas, uma delas o Busto do Pai Paulino – figura oitocentista importante na defesa das populações africanas de Lisboa -, que está acabada e vai ser colocada no Largo de São Domingos.

Muita coisa mudou nos últimos anos? Podemos considerar que depois da independência das colónias, sobretudo, a presença da comunidade africana em Lisboa passou a ser vista de forma diferente?

Penso que logo a seguir à independência, não houve uma grande atenção em relação à história africana de Lisboa. O interesse pelas questões africanas surge sobretudo a partir do final do século XX. É um problema do século XXI que começa a impor-se, a surgir no contexto intelectual, cultural e social português, nomeadamente através da adesão a formas culturais africanas atuais como a música, a dança, o cinema, as artes plásticas. Isto fez emergir as comunidades de origem africana, quer os afrodescendentes, quer os imigrantes africanos – que existem muitos. Portanto, tem havido alguma atenção, mais visibilidade, mais interesse por África. Mas ainda não chega… A população portuguesa foi muito marcada, durante séculos, por uma ideologia desvalorizadora dos africanos.

Isabel Castro Henriques: “Penso que logo a seguir à independência, não houve uma grande atenção em relação à história africana de Lisboa. O interesse pelas questões africanas surge sobretudo a partir do final do século XX. Nomeadamente através da adesão a formas culturais africanas atuais como a música, a dança, o cinema, as artes plásticas.”

Um preconceito?

Um preconceito que ainda não desapareceu. Deu origem a uma forte cultura colonial, que ainda permanece. As marcas dessa cultura emergem no tecido social português, através da língua, de representações, de formas de atuação e de vivência. E vemos isso nas dificuldades ainda existentes de um reconhecimento natural da cidadania relativamente às populações afrodescendentes. Quando se observa alguém que tenha uma marca física mais escura, sempre se questiona de onde é, de onde veio. Parte-se do princípio de que não são portugueses, quando na realidade muitos são portugueses. Tão portugueses quanto todos os outros. 

Diz no seu livro que esse preconceito surgiu a partir do século XIX, curiosamente após a abolição da escravatura. Refere que é neste período que são desenvolvidos estudos, por exemplo de Oliveira Martins, que fazem uma desvalorização física, racial e cultural dos africanos.

Penso que esse é um momento do agravamento do preconceito. O preconceito vem desde o século XV com a chegada. Havia um repúdio, o problema da cor da pele, do corpo. Depois, a rejeição das práticas culturais. E depois, uma rejeição social, porque eram escravos. Ainda hoje, privilegiam-se os que pertencem a classes sociais mais elevadas e discriminam-se portugueses das classes sociais mais desvalorizadas. Esse preconceito foi-se modificando e sedimentando em função dos diferentes contextos e conjunturas históricas, sem ruturas, num processo contínuo. O século XIX introduziu uma dimensão fundamental do preconceito que foi a dimensão científica.

Científica como?                                                                          

A partir daí não era só o físico, o social e o cultural, era também considerado inferior do ponto de vista científico. Esta vertente estava naturalmente relacionada com as teorias que se desenvolveram na Europa. As teorias raciais e de hierarquização cultural dos vários grupos à escala do mundo. E forneceram uma dimensão científica ao preconceito, tornando-o mais robusto e legítimo. O século XX colonial agrava.                                                                                                  

Devido à reivindicação da independência?                       

Exato, contra os africanos que recusam a dominação europeia, nomeadamente no princípio do século XX, com as chamadas campanhas de pacificação em África. No caso português, a guerra colonial a partir de 1961. Os africanos são vistos não como combatentes, mas como terroristas: mais uma formulação extremamente negativa. Logo, o preconceito já vem de trás e daí a dificuldade em eliminá-lo. Está extremamente enraizado na população portuguesa.     

                                                                             

Nascida em Braga, Júlia Mariana Tavares fez de Lisboa casa, com vontade de contar histórias desta cidade cosmopolita e multicultural. Finalista de Ciências da Comunicação da Faculdade de Filosofia e Ciências Sociais da Universidade Católica Portuguesa, está a estagiar na Mensagem de Lisboa. Texto editado por Catarina Pires.

[Fotos: Rita Asnone, salvo quando se indica diferentemente – fonte: http://www.amensagem.pt]

Le 21 août, dès 11h, se déroulera la journée du livre haïtien du Centre N A Rive de Montréal, en présentiel et virtuel. Créé en 2008, ce salon du livre célébrera sa 13e édition. Il a pour objectif de faire connaître l’univers littéraire haïtien au grand public. En réalité, après avoir inspiré d’autres pays francophones, cette manifestation culturelle s’inscrit dans une perspective plus large : celle de faire connaître le monde littéraire francophone.

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Publié par Marion Clousier

Créée pour fêter le 35e anniversaire du Centre N A Rive, organisme sans but lucratif qui accompagne les personnes socio-économiquement défavorisées à améliorer leurs conditions et leur qualité de vie, la Journée du livre haïtien réunit collaborativement éditeurs et auteurs haïtiens, québécois et franco-canadiens.

Chaque année, cette journée, particulièrement célébrée dans les librairies montréalaises, rassemble une douzaine de maisons d’édition et plus d’une vingtaine d’autrices et d’auteurs.

C’est aussi grâce à la participation de plusieurs librairies québécoises dont les Éditions Mémoire d’encrier et les éditions du CIDIHCA, ainsi que du journal Le Devoir, Spécial Haïti sous la plume de ses auteurs, paru le samedi 24 juillet, à qui elle doit sa renommée.

À cause de la pandémie mondiale, qui nous étouffe depuis des mois, l’édition de 2020 n’a pas pu avoir lieu. Pour cette raison, le Centre a donné carte blanche à Rodney Saint-Éloi, poète, écrivain, essayiste et éditeur, et Frantz Voltaire, historien, écrivain, conférencier et cofondateur du Centre international de documentation et d’information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (CIDIHCA), tous deux d’origine haïtienne, pour qu’ils animent au mieux cette journée, si importante dans la valorisation de la littérature francophone.

Pour poursuivre cet objectif, le Centre a établi que le 3e samedi du mois d’août serait officiellement consacré à la journée « Je lis haïtien ».

Au Québec, un 12 août de célébration

Une mesure littéraire, qui rejoint celle de plusieurs autres manifestations culturelles autour de la littérature francophone. En effet, la journée du livre haïtien fait écho à celle du « 12 août, j’achète un livre québécois », durant laquelle les ventes des librairies indépendantes de Québec et Lévis explosent, relate le journal Le Soleil. Et ce malgré la difficulté du contexte sanitaire.

Pour Monsieur Chouinard, directeur de la librairie lévisienne éponyme : « Le 12 août, c’est une journée de reconnaissance envers nos créateurs québécois. C’est un moment durant lequel on s’arrête pour leur dire merci. » Une initiative que l’on peut recontextualiser de la même manière pour la journée du 3e samedi d’août.

Des francophones engagés 

Les pays d’Europe n’ont finalement rien à envier de ces journées littéraires québécoises. À l’instar de ces dernières, la Suisse s’est inspirée de cette initiative littéraire et a invité à lire « des livres suisses », durant la journée du 23 avril, l’année dernière.

Une initiative, qui a sans doute motivé la Belgique à suivre le mouvement. À son tour, l’année dernière, elle promut le livre belge francophone du 16 novembre au 25 décembre. Attention cependant à l’intitulé de cette campagne, hors de question de rester chauvin, le livre belge francophone s’ouvre à tous livres de langue française, du moment qu’il est édité en Belgique, qu’importe l’origine de son auteur ou de son autrice.

C’est avec un réel enthousiasme que les lecteurs s’entassent dans les librairies lors des journées consacrées à la littérature francophone. Un plaisir pour nous-mêmes et pour les libraires, mais aussi une réelle gratification autant pour les auteurs que pour leurs éditeurs. La rédaction espère que l’initiative sera reprise dans d’autres pays francophones, notamment en Afrique, pour nous faire découvrir davantage les cultures et la littérature d’autres pays.

via Rezo Nodwes

[Photo : Sergiu Vălenaș, Unsplash – source : http://www.actualitte.com]