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Silencier une victime, c’est la ou le réduire au silence par la censure menaçante, l’indifférence ou une écoute inadéquate.

Écrit par Viviane Albenga

Maîtresse de conférences en sociologie, Université Bordeaux Montaigne

« Réduire (qqn) au silence. Silencier et invisibiliser les minorités. Faire taire (qqch.). Silencier nos désirs. » Voilà la définition que donne le dictionnaire Le Robert au terme silencier. Cette entrée fait écho à ce qui a été plus communément appelé « la libération de la parole » au moment du mouvement #MeToo. Repris de manière virale fin 2017, ce hashtag a déclenché un mouvement massif de dénonciations de violences sexuelles qui s’est étendu à de nombreuses sphères et catégories de victimes (comme avec le #MeTooinceste).

Nombre de chercheuses et d’activistes soulignent que par ces dénonciations massives, c’est l’écoute sociale accordée aux violences vécues qui s’est ouverte. Le terme silencier vient souligner la nécessité de conditions d’écoute bienveillante et bien informée pour que la parole puisse s’exprimer.

Lorsque cette parole advient mais se trouve minimisée ou niée, on assiste à ce qu’on appelle « revictimisation » ou « victimisation secondaire ». Ce phénomène touche d’autres types de violences, racistes, homophobes, transphobes. La question des violences sexuelles, fortement médiatisée et reconnue comme légitime, permet d’illustrer ce processus transposable à d’autres situations.

Silencier une victime, c’est la ou le réduire au silence de diverses manières : il ne s’agit pas nécessairement d’une censure menaçante, mais d’une absence d’écoute ou d’une écoute qui n’a pas le positionnement adéquat, par manque d’impartialité (proximité personnelle avec l’agresseur présumé) ou de formation. Les témoins peuvent également être « silencié·e·s » quand parler entraîne des préjudices (plainte pour diffamation, risque d’ostracisation dans son cercle professionnel ou personnel).

En pratique, le risque de revictimisation pointe la nécessité de la sensibilisation à une échelle générale, et de la formation des écoutant·e·s aussi bien que des encadrantes et encadrants dans les institutions publiques amenées à recevoir des témoignages.

On pense spontanément à la police et aux questions qui peuvent décourager une victime de viol de raconter son expérience – comment était-elle habillée, avait-elle consommé de l’alcool – en la renvoyant à une culpabilité implicite de sa part.

On peut évoquer le rôle d’autres institutions, comme les universités. Les recherches menées sur les appropriations des étudiantes du problème des violences sexistes et sexuelles montrent que celles-ci se méfient des institutions mais somment celles qui leur sont le plus proches, comme l’université, de prendre ses responsabilités. Les institutions peuvent apporter une reconnaissance du préjudice subi, par la voie pénale et/ou disciplinaire.

Toutes les institutions publiques sont tenues depuis un décret de mars 2020 de mettre en place une cellule de signalements pour toute forme de harcèlement, violence ou discrimination. La manière dont ces dispositifs peuvent fonctionner de manière confidentielle et impartiale est actuellement un enjeu crucial. Si cet enjeu est visible pour les affaires qui frappent ceux des partis politiques qui sont dotés de ces cellules, il touche actuellement le service public dans son ensemble.

« Silencier » renvoie de manière plus large à la domination symbolique qui consiste à priver les personnes dominées de parole et de récit sur soi. C’est au tournant des années 1960-1970 que cette réappropriation de la parole permettant de se réapproprier soi-même et son corps a éclos dans les mouvements féministes : les groupes de conscience non mixtes ont ainsi permis de rendre collectifs des problèmes qui apparaissaient comme privés et individuels, tels que les violences mais aussi la sexualité non procréative.

Ces groupes ont agi comme des lieux de politisation de sujets qui paraissaient relégués à l’intimité. On peut considérer que leur fonction a été amplifiée par les réseaux sociaux à l’époque contemporaine, qui multiplient les échanges en ligne et hors ligne. Ils jouent un rôle fondamental dans la légitimation de sexualités consenties, en dehors de l’hétérosexualité ou en redéfinissant les représentations traditionnelles de celle-ci.

Enfin, l’engagement des jeunes générations dans les collectifs de collages féministes, qui portent dans l’espace public des messages également transinclusifs (« la transphobie tue ») ou antiracistes (« stop Asian hate »), participent de cette volonté de porter une parole dont on s’assure qu’elle ne sera plus réduite au silence, comme l’exprime le collage : « décoller, on recollera ».

 

[Illustration : Shutterstock – source : theconversation.com]

 

En España se han publicado, durante el año 2022, un total de 354 publicaciones científicas sobre el vino, el 5% de ellas, sobre nutrición y dietética

Durante el año 2022 en España se han publicado un total de 354 artículos sobre el vino en general, el 5% de ellos relacionando con la nutrición y la dietética, según los datos extraídos por la Fundación para la Investigación del Vino y la Nutrición (FIVIN) de la base de datos de la plataforma internacional ‘Web Of Science’ (WOS).

En total, a lo largo de este año el vino ha sido el protagonista de 2.961 artículos científicos en todo el mundo según el registro de ‘Web of Science’, que desde 1945 lleva recopilando las principales publicaciones científicas de cualquier disciplina del conocimiento. El ranking investigador en esta materia está encabezado por China (651 artículos, 21,9%) y en segundo lugar España (354, 11,9%), lo que confirma a España como la segunda potencia mundial investigadora en esta materia.

A España le siguen: Estados Unidos (329, 11,1%); Italia (317, 10,7%); y Francia (171, 5,7%) y muy por detrás, Portugal, Brasil, Australia, Alemania e India.

En cuanto al contenido de estos artículos sobre el vino, basados en nutrición y dietética, se han publicado en el mundo 175 artículos. De ellos, el 10,3%, corresponden a investigaciones españolas.

También en este apartado España ocupa la segunda posición y destaca China con 60 artículos, el 34,2%. Le siguen Italia (17, con el 9,7%); Estados Unidos (16, 9,1%); y Francia (12, 6,8%).

Consumo moderado

Buena parte de la literatura científica de este año se centra en los beneficios del consumo moderado de vino (2 – 3 copas del vino al día para los varones y un máximo de 1 – 2 copas al día para las mujeres, siempre acompañando a las comidas), y en la web la ciencia del vino pueden consultarse estos y otros artículos sobre este tema. En dicha web, un comité de expertos valora los estudios y noticias que se publican para asegurarse de que solo se compartan aquellos que tienen una sólida base científica. El objetivo es contribuir a difundir la verdad científica y ayudar al consumidor frente a la desinformación o falta de rigor de algunas publicaciones.

El consumo moderado de vino, recomendado por FIVIN, está asociado a modelos de alimentación como la Dieta Mediterránea, reconocida por médicos y nutricionistas como una de las más saludables del mundo. A punto de iniciar la Navidad, fechas que invitan a disfrutar alrededor de la mesa con los nuestros, la Fundación para la Investigación del Vino y la Nutrición recuerda que el vino, además, mantiene un indiscutible vínculo con la gastronomía, siendo uno de los productos identitarios del territorio español e icono en muchos de los momentos más importantes de nuestra historia. Además, el vino cuenta con una narrativa propia y, en ese camino, preserva los valores de sostenibilidad ligada al territorio, en definitiva, al patrimonio cultural.

En cualquier caso, FIVIN recuerda que, aunque numerosos estudios han demostrado los beneficios para la salud del consumo moderado de vino, la mayoría de los investigadores advierten que ello no es suficiente motivo para que alguien que no bebe comience a hacerlo por motivos de salud. Cualquier estudio sobre el vino y la salud no reemplaza el consejo médico de un profesional.

[Fuente: http://www.vinetur.com]

El sabir, que es pot considerar un dialecte del català medieval, va ser la llengua franca del comerç a la Mediterrània

Escrit per Marc Pons

Madīna Mayūrqa (actual Palma, Mallorca), abril de 1115. Fa 908 anys. Un exèrcit aliat, format per les hosts dels petits dominis independents de Barcelona, Montpeller, Niça i Pisa, vencia la resistència dels defensors de Madīna Mayūrqa i entrava a la ciutat. Aquell assalt era la culminació de diverses operacions de saqueig i destrucció de diversos ports àrabs d’Eivissa i de Mallorca que albergaven la pirateria musulmana. En el decurs d’aquella campanya, que remuntava a l’any anterior, els diferents partícips d’aquell exèrcit aliat van utilitzar un vehicle de comunicació comú: una llengua franca que, en el decurs del temps, adquiriria una importància cabdal. El sabir, que és com va ser anomenat aquell pidgin, seria la llengua del comerç i de la navegació a la Mediterrània fins a principis del segle XIX.

Com sorgeix el sabir?

A cavall de l’any 1000, coincidint amb l’etapa més crítica del poder central o reial a l’Europa de l’època, es va produir una explosió d’independències de petits dominis, sobretot a la Mediterrània occidental. Durant el segle X, Barcelona, Montpeller o Niça van escapar del domini de la monarquia francesa; i Gènova, Lucca o Pisa es van escapolir de les urpes de l’emperador alemany. Aquests petits dominis independents, articulats com a comtats o com a senyories (en definitiva, com a repúbliques coronades o com a repúbliques plebees), tenien un element en comú: basaven la seva riquesa en el comerç marítim, i en aquest context polític i econòmic era necessari un instrument comú de comunicació. El professor Carles Castellanos —de la UAB—, en la seva investigació, revela que aquest pidgin ja està articulat abans del canvi de mil·lenni.

Representació d’un grup de mercaders a la Casa de la Llotja de Barcelona (segle XV) / Font: Encyclopedia Britannica

Com es forma aquell primer sabir?

La Mediterrània sempre ha estat un espai de trobada i d’intercanvi, i el xoc de civilitzacions (la fractura política i cultural entre les dues ribes del mar) no va afectar els intercanvis comercials. El sabir és una de les proves més evidents que aquests encontres comercials mai van desaparèixer. Un altre cop, el professor Castellanos explica que el sabir va sorgir pel contacte entre els navegants i els comerciants de les dues ribes de la Mediterrània occidental: la del nord, de llengües neollatines (com, per exemple, el catalanoccità); i la del sud, de llengües amaziga i àrab. En la composició d’aquestes llengües (la influència de cada una en la formació del seu corpus lèxic) hi jugarien factors com la força política i econòmica de cada un dels actors que hi intervenien. No oblidem que llengua i poder sempre han anat junts.

Català-occità-provençal

Al voltant de l’any 1000, i durant la resta de l’edat mitjana (del segle XI al XV), la llengua popular de Barcelona, de Montpeller, de Tolosa, de Marsella o de Niça era pràcticament la mateixa. De fet, en l’àmbit acadèmic i fins a inicis del segle XX, es considerava que el català i les tres variants de l’occità —llenguadocià, provençal i gascó— formaven un mateix sistema lingüístic. Tot això ve a propòsit de la composició del sabir. Segons els estudiosos d’aquest fenomen —especialment el professor Castellanos—, el sabir primigeni (el que va sorgir i es va desenvolupar durant l’edat mitjana) seria un sincretisme de catalanoccità (la llengua de l’arc mediterrani, entre Barcelona i Niça), de lígurtoscà (la llengua de la cornisa tirrena, entre Gènova i Pisa) i d’amazigàrab, que es parlava a la costa nord-africana entre Orà i Trípoli.

La falsa presència del castellà

Alguns articles generalistes del sabir afirmen sense rubor que aquest pidgin és un sincretisme entre castellà i italià. Això és totalment fals. Quan va sorgir el sabir (segles X-XI), els castellans encara no havien assolit la costa mediterrània (no ho farien fins al 1245), i, per tant, no tenien ni marineria ni negoci al vell Mare Nostrum. En canvi, el que sí que és cert és que, superada l’edat mitjana (segle XVI) la progressiva incorporació de mariners i comerciants andalusos a les rutes comercials mediterrànies es traduiria en una important incorporació de lèxic castellà al sabir. I pel que fa a l’italià, tres quarts del mateix. L’italià és una llengua contemporània creada després de la unificació política d’Itàlia (1860). Defensar que la llengua italiana ha influït en la composició del sabir només es pot entendre quan es confon ligurtoscà medieval amb italià contemporani.

En què s’assemblaven el sabir i el cataloccità medieval?

El sabir, creat per a facilitar la comunicació, evitava la conjugació dels verbs, de manera que totes les accions s’expressaven en infinitiu. Seria, per dir-ho col·loquialment, com s’expressaven els indis americans en els westerns de Hollywood. I aquí, en aquest punt, és on es fa més evident la influència catalana: els infinitius del sabir medieval són sempre acabats en -ar o en -ir, com en el catalanoccità medieval, a diferència del sistema lingüístic ligurtoscà, més fidel a la llengua mare llatina i que conservava les terminacions en -are o en -ire. En sabir, un armador li preguntaria a un mariner que es volia enrolar, però que tenia mal aspecte: “ti estar bono?” (‘tu estar bo?’). O un macip de costa (un estibador portuari medieval) que desestibava la càrrega d’un comerciant li deixava un espai al bot i li preguntava: “ti venir aquí”? (‘tu venir aquí?’).

En què més s’assemblaven el sabir i el catalanoccità medieval?

El sabir va ser una revolució lingüística que tenia el propòsit de facilitar la comunicació en els intercanvis comercials. La seva composició es va simplificar i adequar al màxim. Els catalans eren cada cop més presents al mar, i en els textos del sabir trobem una gran quantitat de substantius que són com en el catalanoccità de l’època. Una bona colla de substantius del sabir acaben amb les terminacions -ato o –ir, característiques del catalanoccità medieval. Alguns exemples serien els substantius: forato (‘forat’), deserto (‘desert’), joco (‘joc’), olio (‘oli’), fugo (‘foc’), els adjectius: vergonyoso (‘vergonyós’) o els verbs: mirar, prometir, tenir, cridar, consolar o impedir. Aquesta influència és tan evident que en el lèxic sabir apareixen substantius del català que el temps no ha modificat, com per exemple: caserna, germana, mantega, riu o taca.

Mapa dels consolats de mar catalans a la Mediterrània / Font: Museu Marítim de Barcelona

Els consolats de mar catalans i el sabir

Durant dos segles llargs (XII a XV), Barcelona —i, per extensió, Catalunya— va ser una superpotència militar i econòmica que va disputar el lideratge de la Mediterrània a Gènova i a Venècia, quan no el va ostentar en solitari. Els consolats de mar catalans escampats arreu de la Mediterrània van ser, sempre, focus de l’expansió marítima catalana i, en alguns casos, plataformes de la conquesta militar catalana. Eren, com defensa la professora Coral Cuadrada, de la URV, nuclis de projecció del model colonitzador català, de factura mercantil i de tradició grega i que, posteriorment, inspirarien les empreses colonitzadores angleses i neerlandeses al Nou Món. Els consolats de mar, màxima expressió de la força política i econòmica catalana en la plenitud medieval de Barcelona, universalitzarien el dret marítim català i el sabir.

 

[Font: http://www.elnacional.cat]

Prezentado por Dora NİYEGO

El motor de bushkeda, Google, dio una definision arebashando al biervo “’’judio”. Google efaso la definision bastante ofensiva ke su motor de bushkeda estava dando a los ke bushkavan la palavra « judio ». Un fonksonario de Google, embiyo un tweet dizyendo ‘’Mos ekskuzamos’’. “Google otorgara lisensyas de definisiones de ekspertos en diksionarios de la tresera parte. Amostramos definisiones ofensivas si son la sinyifikasyon prensipal de un biervo…”. Google agora lo bloko.

Durante un kurto periodo de tiempo la semana ke pasimos, el rezultado prensipal para « judio » era: « negosiar kon alguno de una manera eskasa ». La definision apartiene a un partener de Google yamado Oxford Languages, ke se aksepta komo « el editor de diksionarios lideres en el mundo » kon mas de 150 anyos de eksperiensia. “Los diksionarios de ingles de Oxford son konsiderados komo las fuentes las mas otorizadas del mundo sovre el ingles aktual”, deklaro su sitio web. Oxford Languages marko su definision komo « ofensiva », ma ensistio ke es el uzo el mas komun de la palavra judio.

Durante la Edad Media, munchas komunidades evropeas limitaron las oportunidades profesionales de los judios, permitiendolos de servir solo komo komersantes i emprestadores de paras kon entereso, ke la aktividad de la Eglizia Katolika impedio para los kristianos a partir de 1179. Teologos katolikos eskrivieron sovre las supozisyones negras de dar kredito, kreando la sansasion de ke los judios ke emprestavan moneda kon la entision de obtener ganansias, eran de alguna manera eksepsionalmente terrivles; mezmo ke los judios, en emprestando paras, estavan asegurando likidita (paras) a las komunidades evropeas. En Inglatierra, durante la Edad Media, los judios eran formalmente konsiderados “propiedad de la Korona” i se esperava ke empresten al monarko i a los nobles. En Polonya, en el siglo XIII, el rey Boleslao el Piadoso deskrivio los judios de su tierra komo “esklavos del Trezoro” i esperava ke djugen un rolo asemejante. En la dekada de 1700, el istoriador Howard M. Sachar estimo ke “mas o menos asta los tres kuartos de los judios de la Evropa santral i oksidental se limitavan a la okupasion de vendedor por la kaye, i emprestador de paras por entereso.

 

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

El sacerdote jesuita catalán llegó a Bolivia con 17 años. En abril de 2016 fue condecorado con el Cóndor de los Andes. Este viernes 20 de enero falleció a los 88 años.

El jesuita Xavier Albó, falleció a los 88 años.

Escrito por ROBERTO MEDINA

Xavir Albó Corrons llegó a Cochabamba el 9 de junio el 1952, con 17 años recién cumplidos, y de inmediato se enamoró de las “dos Bolivias”, una urbana y la otra rural, aunque luego se inclinaría por la indígena.

Ese conocimiento de las “dos Bolivias”, parafraseándolo, le hizo “volver a nacer para siempre”.

“Las transformaciones como la reforma agraria, la nacionalización de las minas y el voto universal me hicieron nacer otra vez en Bolivia, porque era distinto a lo que pasaba en España”, señaló durante una entrevista con el periodista José Luis Exeni.

Entonces, en abril, ocurrió en Bolivia un movimiento revolucionario y Albó pudo ver cómo los obreros y campesinos recorrían el país con sus fusiles al hombro.

De acuerdo con la activista Gloria Ardaya, quien convivió con él y otros jesuitas en la comunidad de Los Piadosos, fue en ese instante en que Albó “se enamoró de ese pueblo rebelde y levantisco”.

El sacerdote jesuita, más conocido como el “P’ajla” (calvo) nació en Garriga (Cataluña, España) el 4 de noviembre de 1934, pero, como había dicho en varias ocasiones, “era catalán de nacimiento y boliviano por decisión”.

Misionero

Albó llegó a Bolivia con el padre José Gramunt, y poco después otros jesuitas que dejaron su legado en la historia de Bolivia, como Luis Espinal, Josep Barnadas, José Prats, Pedro Negre y Luis Alegre, entre otros.

Eligió la región cochabambina de Cliza para instalarse y uno de sus principales propósitos fue aprender quechua, un idioma “imprescindible” para su misión evangelizadora.

El mundo indígena lo encandiló, por ello, junto con otros dos jesuitas, Luis Alegre y Francisco Javier Santiago, fundó el Centro de Investigación y Promoción del Campesinado (CIPCA).

“Xavier es un trabajador compulsivo. Vive para trabajar al servicio de indígenas y campesinos”, recordaba Ardaya, de acuerdo a un testimonio recogido en 2019.

Albó se mudó a la ciudad de La Paz, a una residencia de los jesuitas y un hecho marcaría su vida para siempre.

Política

A pesar de que no participaba de la política, como lo hacía Espinal, se considera que inició su protagonismo político en la huelga de hambre de 1978 junto a “Lucho”, y se inmiscuyó más con el asesinato del jesuita, el 21 de marzo de 1980.

“La huelga de las mujeres fue una experiencia que marcó de la manera más bella mi vida, porque, como decía Lucho, cuando uno ya ha ofrecido hasta su vida, puede hablar de las cosas”, rememoraba Albó.

Aquella huelga fue iniciada por mujeres mineras, encabezadas a la cabeza de Domitila Chungara, contra el dictador Hugo Banzer Suárez. La protesta aceleró la caída de quien después fue elegido en urnas.

Ese episodio provocó un gran dolor a Albó, por ello se fue a Qurpa, cerca de Tiwanaku, y, posteriormente, a Jesús de Machaca.

Como decía, la mitad de su corazón se quedó en Jesús de Machaca y la otra, en Cliza.

El Cristo de Espinal

Entre el 8 y 10 de julio de 2015, el papa Francisco visitó Bolivia y Albó recordó esa llegada como una de las experiencias más gratificantes en su vida, sobre todo por el regalo que le hizo llegar.

Durante la visita del Sumo Pontífice a Palacio de Gobierno, el presidente Evo Morales le obsequió el “Cristo de Espinal”.

“Esta imagen es de Jesús con la hoz y el martillo, y yo hice esa réplica que el presidente le entregó al papa”, recordó años después.

Asamblea Constituyente

La Asamblea Constituyente empezó el 6 de agosto de 2006 en Sucre y tenía como propósito redactar una nueva Constitución.

Aprobó la nueva Constitución Política del Estado el 10 de diciembre de 2007. El proyecto pasó a consideración de referéndum y fue aprobado. El 7 de febrero de 2009 entró en vigencia, con la firma de Morales.

Albó participó de manera activa del proceso constituyente, es así que se fue a vivir a Sucre.

“Fue una asamblea de campesinos y obreros, no de puro constituyentes, y cada uno defendía ‘su cosa’”, rememoró en la entrevista con Exeni.

Democracia

Siempre estuvo del lado de los sectores más oprimidos y humildes, es por ello que defendió las causas justas sin temor a ponerse de lado de una u otra persona, siempre y cuando, en su visión, sea lo “políticamente correcto” con la participación “de todos”.

“La peor de las democracias es mejor que la mejor de las dictaduras”, parafraseó a Espinal.

El curioso incorregible

El 8 de diciembre de 2017 fue presentado el libro autobiográfico de Albó titulado ‘Un curioso incorregible’, elaborado junto con Carmen Beatriz Ruiz.

El material bibliográfico comprende anécdotas, incidentes y eventos de la vida del sacerdote, investigador y antropólogo.

En palabras de Fernando Galindo, del PROEIB Andes, y Gabriela Canedo, del Centro Cuarto Intermedio, en aquella ocasión, esa memoria ayudaba a comprender y entender la pasión de Albó por Bolivia.

La contribución de Albó en la investigación de los pueblos indígenas posibilitó una mayor comprensión de Bolivia con una mirada desde el campo. Y el hombre se adentró tanto en la temática, que a veces hablaba en quechua o aymara a sus interlocutores

De acuerdo con Canedo, Albó “fue parte de la historia de nuestro país y vivió paso a paso la construcción de este país donde los indígenas tienen ahora mayor protagonismo”.

Cóndor de los Andes

En abril de 2016, Albó fue condecorado con el Cóndor de los Andes, la máxima distinción que confiere el Estado boliviano.

Fue ese su aporte a la historia de los pueblos y las lenguas (también quechua y guaraní) lo que le permitieron recibir el máximo reconocimiento.

En aquella ocasión pidió ampliar la trilogía andina de valores del pueblo boliviano. A los principios ama suwa (no seas ladrón), ama llulla (no seas mentiroso) y ama qhilla (no seas flojo), añadió: ama llunk’u (no seas servil o adulón) y ama ch’inya (no te calles).

A pesar de tener muchas coincidencias con el entonces presidente Evo Morales, durante ese acto le observó su intención de insistir con la reelección, en claro desconocimiento del resultado del referendo constitucional del 21 de febrero de ese año.

Sin pelos en la lengua, como era forma de ser, le dijo que debería reconocer que perdió en el referendo y le planteó “descansar” para luego volver.

A pesar de ello, dejó en claro que seguiría siendo “librepensante”, comprometido con el “proceso de cambio”.

Columnista

Otra de las facetas a destacar de Albó es la palabra escrita.

Durante una década escribió más de 200 artículos y el periódico La Razón tuvo el privilegio de contar con su colaboración en columnas de opinión.

“¿Y ahora qué?”, “Francisco y el crucifijo de Luis Espinal”, “21F: ¿empate catastrófico?”, “Desastres, cuencas y el MAS” y “Dos finados de fin de año”; son los títulos de algunos de las columnas escritas por Albó para este medio de comunicación.

Muerte

Este viernes 20 de enero, a los 88 años, el “P’ajla” dejó este mundo terrenal, pero su legado en territorio boliviano pervivirá para siempre.

La Compañía de Jesús en Bolivia confirmó el fallecimiento del sacerdote jesuita, debido a un accidente cerebrovascular (ACV) hemorrágico.

“La Compañía de Jesús en Bolivia desea comunicar que el P. Xavier Albó, se ha partido a la casa del Dios Padre/Madre y recibe de él abrazo amoroso”, señala el comunicado difundido en la página de Facebook Jesuitas Bolivia.

A los pocos minutos de su deceso, las redes sociales se vieron inundadas de mensajes de tristeza y condolencia por la irreparable pérdida.

“Fue el claro ejemplo de que la revolución y la religión pueden ir de la mano. Nuestro sentido pésame a su familia y seres queridos”, escribió el presidente Luis Arce en su cuenta de Twitter.

 

[Fuente: http://www.la-razon.com]

O reputado hispanista, investigador e biógrafo de Lorca, Machado, Buñuel e Dalí, galardoado polo seu libro «Un carmen en Granada», que editará o selo Tusquets

O hispanista británico Ian Gibson (Dublín, 1939), retratado recentemente en Compostela.

Ian Gibson gañou o 35.º premio Comillas pola súa obra Un carmen en Granada. Memorias dun dublinés, segundo o fallo do xurado feito público este xoves e que destaca a valentía e honestidade das memorias do hispanista e biógrafo irlandés.

O xurado do galardón de historia, biografía e memorias, presidido por Miguel Ángel Aguilar e que concede o sello Tusquets, elixiu por maioría o traballo de Gibson (Dublín, 1939) e recalcou «o seu compromiso inquebrantable coa recuperación de figuras decisivas da cultura española do século XX».

Estas «magníficas» memorias, sinala a editorial nun comunicado, evocan un mundo e uns personaxes que parecen extraídos dalgún relato de James Joyce. Nas súas páxinas, Gibson «escribe con inusitada sinceridade a vida dunha familia irlandesa de clase media e non dubida en narrar tanto as súas temperás dificultades afectivas como os demos familiares que durante anos cercaron á súa contorna máis próxima».

Gibson descubrirá nas súas primeiras viaxes a España a literatura de autores como Federico García Lorca e Antonio Machado, así como o drama da Guerra Civil e a posguerra. As súas indagacións como biógrafo daqueles e de figuras como Buñuel ou Dalí culminan neste exercicio memorialístico, «todo un fito para alguén especializado en relatar as vidas dos outros», indica Tusquets.

Un total de 47 obras presentáronse a esta convocatoria do premio, que consiste nunha figura de bronce deseñada por Joaquín Camps e nun anticipo sobre dereitos de autor de 12.000 euros. Un carmen en Granada publicarase na colección Tempo de Memoria o próximo mes de marzo.

Gibson chegou a Granada en 1965 para rematar a súa tese doutoral sobre as raíces da obra de Federico García Lorca. Ao pouco tempo, con todo, o proxecto converteuse nunha investigación sobre o asasinato do poeta polos fascistas granadinos un mes despois de iniciada a Guerra Civil.

O libro foi publicado en 1971 por Rodo Ibérico, a famosa editorial parisiense do exilio republicano, e prohibido inmediatamente polo réxime franquista. Ao ano seguinte recibiu o prestixioso Premio Internacional da Prensa na Feira do Libro de Niza e traduciuse enseguida a numerosos idiomas e despois, morto Francisco Franco, publicouse en España.

Xa establecido en Madrid, Gibson emprendeu a redacción da biografía completa do poeta granadino, que sería publicada en dous tomos, entre 1985 e 1987. Cidadán español desde 1984, investigou despois a vida de Salvador Dalí, Antonio Machado e Luis Buñuel. Ao longo dos anos, Gibson publicou numerosos libros, entre os que destacan A noite que mataron a Calvo Sotelo (1982), Paracuellos, como foi (1983), Eu, Rubén Darío (2002) e a novela A berlina de Prim (Premio Fernando Lara 2012).

 

[Imaxe: Paco Rodríguez – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Escrito por Luis Castellví Laukamp

Jaime Gil de Biedma (1929-1990) fue autor de una breve pero importante obra poética, cuya recepción ha quedado un tanto empañada por alguna controversia sobre su vida. En parte es responsable el propio Gil de Biedma, que no llevó una vida ordenada; pero también la única biografía existente, publicada en 2004 por Miguel Dalmau, que inspiraría un escabroso biopic sobre el escritor (El cónsul de Sodoma, 2009). Dalmau escribe menos de 100 páginas sobre la vida familiar/profesional de Gil de Biedma, poco más de 100 sobre su poesía, y unas 250 sobre su vida sexual/amorosa. La película dedica proporciones parecidas a cada tema. Abundan los chismes y el rigor brilla por su ausencia. No sorprende que fuera mal recibida.

La vida de Gil de Biedma daría para biografías y biopics de mayor vuelo lírico. Nacido en Barcelona en el seno de la alta burguesía, su infancia transcurrió entre algodones. La Guerra Civil sorprendió a los Gil de Biedma en la casa familiar de la Nava de la Asunción (Segovia), donde se mantuvieron ajenos a los horrores del frente. Al terminar la contienda, volvieron a Barcelona, donde Gil de Biedma fue educado en un colegio laico. En 1946 comenzó derecho en la Universidad de Barcelona, estudios que terminaría en Salamanca. Como tantos escritores de su generación, no estudió leyes por vocación sino por pragmatismo. La influencia del padre fue determinante en este sentido. Durante la carrera Gil de Biedma empezó a escribir poesía. También trabó amistad con Carlos Barral, los hermanos Goytisolo y Gabriel Ferrater.

Tras licenciarse, Gil de Biedma no tenía claro su futuro profesional. Pasó buena parte de 1953 en Inglaterra (Londres y Oxford), una experiencia que le resultaría decisiva como poeta. En sus entrevistas habla con conocimiento de autores como Lord Byron y W. H. Auden, a quien tradujo más tarde. Llegaría a mantener correspondencia con T.S. Eliot, a quien también tradujo. Gil de Biedma pasó el verano de 1953 en París (Baudelaire sería otra influencia crucial). Acabado el Grand Tour, regresó a España para preparar las oposiciones a diplomático (1953-1954), pero las suspendió. En 1955 su padre le ofreció trabajo en la empresa familiar, la Compañía de Tabacos de Filipinas. Gil de Biedma desarrolló toda su carrera como ejecutivo en esta multinacional, también conocida como La Tabacalera.

Este trabajo le permitió mantener el tren de vida al que estaba acostumbrado. Pero la contrapartida fue desarrollar su carrera laboral bajo la sombra del padre, que fue su jefe durante décadas. Si bien desempeñó cargos empresariales con solvencia, Gil de Biedma nunca pudo quitarse el sambenito de niño de papá. Aunque este no fue su problema más grave. Consciente de su homosexualidad desde joven, Gil de Biedma llevó una doble vida (empresarial/ejecutiva de día, literaria/bohemia de noche) que le procuró temas para su obra poética, mas también grandes sufrimientos. Sus amigos más cercanos conocían su orientación sexual, pero no sus padres, que no la hubieran aceptado. Gil de Biedma nunca quiso salir del armario públicamente, ni siquiera tras la muerte de Franco y la Transición.

Precisamente, 1975 es el año de la publicación de su poesía completa: Las personas del verbo. La obra poética de Gil de Biedma, escrita en las décadas de 1950 y 1960, produjo una honda impresión en sus lectores. Por ejemplo, Carme Riera considera Pandémica y celeste uno de los mejores poemas de la literatura española contemporánea. Apología y petición es otro clásico que entronca con la visión de España como preocupación de la generación del 98. No volveré a ser joven fue musicado por Joan Manuel Serrat, y desde entonces es uno de sus poemas más populares. De vita beata tiene imágenes memorables que han perdurado, como las ruinas de la inteligencia. Contra Jaime Gil de Biedma revolucionó la poesía autobiográfica. Lágrima revela el impacto que le produjo el Tercer Mundo tras su descubrimiento de Filipinas. También deslumbran los homenajes poéticos a Luis Cernuda, James Baldwin y Gabriel Ferrater. Poetas contemporáneos como Luis García Montero y Luis Alberto de Cuenca reconocen su deuda con Gil de Biedma. Las personas del verbo supuso una bocanada de aire fresco tras el tardofranquismo.

Muerto el dictador, Gil de Biedma prácticamente dejó de escribir poesía, lo cual aumentó su leyenda. Pero llevó un diario durante casi toda su vida. Aunque su poesía ha atraído más atención crítica, últimamente sus diarios están despertando el interés de los investigadores. Álvaro González Montero, por ejemplo, dedica su trabajo de investigación a este corpus. En este sentido, hay una diferencia notable entre el Diario de 1956 y el Diario de Moralidades (1959-1965), por un lado, y el Diario de 1978 y el Diario de 1985, por el otro. El primero es el diario de un escritor en ciernes. El segundo es un diario de trabajo de un poeta que controla su quehacer literario. Por el contrario, el tercero tiene un tono más apático, como de escritor bloqueado. El último consta de apenas unas páginas; está escrito después de que a Gil de Biedma le diagnosticaran el VIH/sida.

Sus últimos cinco años fueron muy duros. Si bien su amigo y jefe de La Tabacalera, Manuel Meler, le dio todo tipo de facilidades para ser tratado en el Hospital Claude Bernard de París, los médicos no pudieron hacer nada por su vida. Y Gil de Biedma se fue consciente de que se moría. Ahora bien, para él lo más angustioso era la posibilidad de causar un escándalo que salpicara a su madre: “Mantener mi enfermedad en secreto, salvo para unos poco íntimos, me parece cada vez más difícil […] si salgo adelante será por el canto de un duro”. El sida era (y sigue siendo) considerado una desgracia social. De ahí que Gil de Biedma lo ocultara, pese a su fama y prestigio, que alcanzaron cotas insospechadas para un poeta. Finalmente, la madre murió en noviembre de 1989, y el escritor el 8 enero del año siguiente. Como explica Isaías Fanlo en su tesis doctoral, Gil de Biedma fue el intelectual barcelonés más célebre muerto de sida. Tenía sesenta años.

El Retrato del artista en 1956

Antes de morir, Gil de Biedma dejó instrucciones para la publicación póstuma de sus diarios. Entrevistado en 1978, ya había contado que en el primero (publicado originariamente como Diario del artista seriamente enfermo en 1974) faltaba “todo el período de mi estancia en Filipinas, desde principios de enero [de 1956], en el que hay demasiadas historias que todavía no puedo publicar”. El texto vio la luz en su integridad en 1991 con el título de Retrato del artista en 1956. Posteriormente, en 2015 Andreu Jaume publicó los diarios completos de Gil de Biedma en una edición impecable. Ahora bien, el más conocido sigue siendo el Retrato del artista en 1956, sobre todo por su primera parte, que describe la estancia del poeta en Filipinas. La bibliografía existente se ha ocupado principalmente de la crónica sexual del autor, tan libre y desenfadada que recuerda al Reinaldo Arenas de Antes que anochezca (1991). Como apunta David Vilaseca, en Gil de Biedma hay una tensión entre una mentalidad pretendidamente anticolonial y un retrato exotizante del hombre asiático (no solo filipino), identificado con la disponibilidad sexual. En este sentido, un pasaje tristemente célebre se lleva la palma. Me refiero al encuentro entre Gil de Biedma y un menor prostituido, que ha generado ríos de tinta, e incluso una polémica entre el director del Instituto Cervantes (Luis García Montero) y uno de los críticos más destacados de Gil de Biedma (Andrés Trapiello). Remito al artículo de Luis Alemany para un examen de esta controversia, de la que no me ocuparé, pues quiero dedicar el espacio que me queda a un tema menos conocido: el retrato que Gil de Biedma ofrece de Filipinas como país (pos)hispánico.

Gil de Biedma escribe una década después de que Filipinas obtuviera su independencia de Estados Unidos. Como ciudadano de la primera metrópoli, contempla Manila con una mirada poscolonial: “… me sorprendo del perfecto español de los cantantes […] González Díaz me explica que cantan en español de oído, sin tener idea de lo que dicen”. La confusión identitaria resultante de la anglosajonización del archipiélago es precisamente el tema de The Woman Who Had Two Navels [La mujer con dos ombligos] (1961), una novela filipina clásica. Traduzco del inglés a su autor, Nick Joaquin: “Los jóvenes que escribían en la década de 1900 se encontrarían con que sus hijos no podrían leerlos. Los padres hablaban europeo; los hijos, americano”. Gil de Biedma no escribe del asunto con el mismo pathos. Pero atestigua la presencia cada vez más marginal de la lengua española en Filipinas, una reliquia colonial del pasado como la propia Tabacalera en la que él trabajaba. Además, este proceso de deshispanización impidió a los filipinos leer a José Rizal en su lengua.

El héroe nacional es una suerte de santo intocable en Filipinas. El propio Gil de Biedma participa, hasta cierto punto, de la fascinación con el personaje (“Casi diría que estoy un poco enamorado de él”). Pero muestra un juicio crítico notable. En primer lugar, sigue los debates que dieron lugar a la Rizal Law de 1956, que estableció la lectura obligatoria de sus dos novelas, el Noli me tangere y El filibusterismo. La primera es la “ficción fundacional” de Filipinas, en el sentido que daría al término Doris Sommer. Nuestro poeta tiene sentimientos encontrados al respecto. Por un lado, celebra que estas novelas incomoden a la Iglesia, cuyos frailes Rizal caricaturiza sin piedad. Por otro lado, cuestiona que la canonización de un escritor contribuya a fomentar su lectura. No hay que olvidar que Gil de Biedma, que nunca ganó ningún premio literario, consideraba la marginalidad ventajosa desde el punto de vista intelectual. Lo cierto es que Rizal, convertido en estatua tras su muerte, en vida mantuvo una relación tensa tanto con Filipinas como con España. Quizás lo más interesante sea el juicio ponderado de Gil de Biedma, ajeno a exaltaciones nacionalistas en uno u otro sentido. Del Rizal novelista reconoce los méritos satíricos y costumbristas, aunque critica su dispersión y su “retórica posromántica”; del poeta admira Mi último adiós, su composición más conocida y conmovedora, escrita en la víspera de su fusilamiento a los 35 años.

Gil de Biedma afirma sentir “simpatía, piedad, admiración” y “vergüenza española por la brutal injusticia” cometida con Rizal. Estos sentimientos se extienden a todo el período colonial español: “España […] fue un amo tiránico y un explotador tan cruel como incompetente que se ganó a pulso la pérdida de sus colonias”. La segunda parte del Retrato del artista en 1956, escrita por Gil de Biedma para su padre, llega a describir la economía de Filipinas, basada en la exportación de materias primas, como “todavía fundamentalmente colonial”. La crítica resultaría más convincente si incluyera una autocrítica, pues el propio Gil de Biedma, alto ejecutivo de La Tabacalera, fue instrumental en este proceso. Cuando en la tercera parte del diario, ya de vuelta en España y enfermo de tuberculosis, nuestro autor dice sentirse “nostálgico de Filipinas”, uno se pregunta si lo que de verdad echa de menos no sería el privilegio del que gozaba. Ahora bien, resulta más fructífero tratar de entender a Gil de Biedma que juzgarlo. Él pone todas las cartas sobre la mesa, lo que es de agradecer. Los géneros autobiográficos a menudo sirven para ajustar cuentas (con enemigos, rivales, etc.). Gil de Biedma, en cambio, expone sus propios fracasos, miedos, inseguridades, y por supuesto la aceptación de su homosexualidad. Al igual que Juan Goytisolo en sus memorias, publicadas en vida del poeta, Gil de Biedma es despiadadamente sincero, sobre todo respecto a sí mismo. A veces se desnuda con elegancia, otras con cierto exhibicionismo, pero siempre con honestidad. El ajuste de cuentas es sobre todo (aunque no solo) con Gil de Biedma, como en el mencionado poema (Contra Jaime Gil de Biedma). En definitiva, si bien nuestro autor será recordado como poeta, sus diarios tienen un interés considerable, en especial en lo que atañe a Filipinas.

Luis Castellví Laukamp es profesor de literatura española en la Universidad de Manchester. Ha publicado el libro Hispanic Baroque Ekphrasis: Góngora, Camargo, Sor Juana (Cambridge: Legenda, 2020).


NOTA: El presente ensayo anticipa una contribución más extensa sobre Gil de Biedma que aparecerá en el volumen Galería de viajeros. El autor agradece a los editores Roger Friedlein y Beatriz Friedel su autorización para publicar este adelanto.

 

[Fuente: http://www.letraslibres.com]

O Pleno da Real Academia Galega nomeou esta mañá a Kathleen Nora March (Rochester, Nova York, 1949) membro de honra. A catedrática emérita de Español na University of Maine e responsable do Centro de Estudos Galegos de dita universidade foi a primeira directora da Galician Studies Association (actual Asociación Internacional de Estudos Galegos), traduciu obras do galego ao inglés de autoras e autores de distintas xeracións e desenvolveu investigacións sobre as letras galegas que tamén contribuíron á súa proxección internacional. O nomeamento produciuse no pleno ordinario celebrado antes da sesión extraordinaria pública de ingreso de María Dolores Sánchez Palomino como académica de número.

Kathleen March formouse na State University of New York en Buffalo, onde se especializou en estudos latinoamericanos, cunha investigación sobre as actitudes no Brasil cara aos portugueses continentais, e doutorouse pola mesma institución en Español cunha tese sobre o autor peruano José María Arguedas. Logo de estadías nas universidades de Nova York, Missouri-Columbia, Santiago de Compostela e o Estado de Ohio, desde 1984 ata a súa xubilación impartiu docencia na University of Maine e no ano 2002 doutorouse por dita institución en Creación Literaria coa tese Sea Worlds: De mar a mar. A partir do ano 2000 desenvolveu un método de ensino estruturado como un servizo aberto á comunidade, o que a levou a traballar xunto ao seu alumnado en Honduras desenvolvendo diversos proxectos sociais, culturais e pedagóxicos. Ao longo da súa traxectoria dirixiu numerosas teses e proxectos de investigación.

A relación con Galicia de Kathleen March remóntase ao ano 1975, cando chegou por primeira a esta terra para investigar sobre a poesía de Manuel Antonio, e desde entón dedicouse de forma intensa ao estudo da literatura galega contemporánea, de autoras e autores como Carvalho Calero, Castelao, Luz Pozo Garza, Xohana Torres ou Rosalía de Castro.

A lectura e análise de La hija del mar levouna a estudar desde 1988 a intersección entre literatura, feminismo e nacionalismo en Galicia. Esta foi, en 1995, a primeira das moitas obras literarias que traduciu do galego ao inglés, contribuíndo á proxección da literatura galega no ámbito anglosaxón. Seguíronlle, dentro da narrativa, os volumes Arredor de si de Ramón Otero Pedrayo (1995 e 2007), Xente de aquí e acolá de Álvaro Cunqueiro (2011), Un nicho para Marlyn (2016) e Lume de cobiza (2018) de Miguel Anxo Fernández, Bibliópatas e fobólogos de Emma Pedreira (2022), Pensa nao de Anxo Angueira (2019), Seique de Susana Sánchez Aríns (2021), Memoria para Xoana (2021) e Confusión e morte de María Balteira (2022) de Marica Campo (2022).

No campo da poesía traduciu Tigres de ternura de Claudio Rodríguez Fer (2012) e tamén verteu os volumes colectivos Festa da Palabra. An Anthology of Contemporany Galician Women Poets (1988) e An Anthology of Galician Short Stories (1991) e mais o texto Rosalía’s Revolution in New York de Claudio Rodríguez Fer (2014). Ademais, traduciu do inglés ao galego o ensaio de Noam Chomsky Sobre o poder e a ideoloxía: as conferencias de Managua (1993). No ámbito da creación publicou diversos relatos e poemas, tanto en inglés coma en galego.

Kathleen March fundou a Galician Studies Association, precursora da actual Asociación Internacional de Estudos Galegos, creada co obxecto de impulsar os estudos galegos na academia norteamericana e despois ampliada ao ámbito internacional. Foi a súa primeira directora, e despois recuncou nunha segunda etapa entre 2000 e 2003. Ten participado en numerosos congresos e conferencias, con disertacións sobre autoras como Rosalía de Castro, Xohana Torres, Eiléan Ní Chuilleanáin, María Mariño Carou, Carmen Blanco ou Pilar Pallarés, entre outras moitas.

As contribucións da investigadora e tradutora á divulgación da literatura e da cultura galegas foron recoñecidas co Premio da Cultura Galega no apartado de Proxección Exterior (2015). En abril de 2021 obtivo ademais a I Bolsa en Residencia Xacobeo para tradutores en lingua galega, convocada pola Xunta de Galicia coa colaboración da Residencia Literaria 1863 da Coruña, proxecto este último impulsado pola escritora Yolanda Castaño e apoiado polo Concello da Coruña.

 

 

[Fonte: http://www.academia.gal]

La poesía de María del Rosario Andrada se nutre de una visión cosmogónica y mítica.

Escrito por Hilda Angélica García

Wanacu, de María del Rosario Andrada, es una mirada a los seres y las cosas que emparentan el espíritu andino con el universo.

En un volumen de composiciones breves e intensas, busca decodificar esa pertenencia de hombre y naturaleza, dualidad originaria que conmueve a la escritora y que esta representa en elementos míticos. Porque la poesía de Rosario Andrada se nutre de una visión cosmogónica y mítica.

La presencia de la conciencia mítica en la obra de un escritor indica cierta actitud ante la realidad. Este es el caso de Rosario, quien con Wanacu continúa una saga inserta en la mitología andina, iniciada en un camino ritual, cuyos indicios encontramos en libros anteriores de esta autora, como Tatuaron los pájaros y que se manifestó expresamente en Los cánticos de Otmerón que, como bien dice la autora, es el canto del dominado al dominador, del pueblo conquistado al conquistador. En uno de los poemas iniciales de este libro, en desgarrante imagen dice: “Un eclipse de sol paralizó la tierra,/ los yaguaretés agonizantes/ exhalaban el humo negro de la conquista”.

En este poemario Rosario juega con las invenciones y lugares, son inventos como ella misma reconoce, pero nada desmerece la mitología que se crea en torno al descubrimiento del nuevo mundo. Sobre Los cánticos de OtmerónMaría Rosa Calás de Clark dice en Historia de las Letras en Catamarca: “Se trata de poemas que recuerdan la épica antigua, anterior a la virgiliana o la homérica, y más bien semejante a la de Lucano, quien percibía con proporciones épicas la realidad histórica de los acontecimientos próximos”.

Luego en Los señores del Jaguar, que individualmente constituye una saga, es un poemario donde se narra la odisea del pueblo maya, sus vicisitudes, cómo eran los templos, quiénes eran y qué hacían los guerreros llamados Los Señores del Jagua. Y, una vez más, la invención de la autora presente en la creación de deidades americanas, como el niño dios de dos caras, símbolo de la tragedia que se avecina: la llegada de los conquistadores y el exterminio de todo un pueblo.

Los Señores del Jaguar le sucede Huayrapucala madre del viento, que es un símbolo complejo de la mitología calchaquí. Según Adán Quiroga, Huayrapuca es un ser bicéfalo o tricéfalo, aparece como cabeza monstruosa de dragón en una extremidad del cuerpo y con cabeza de serpiente en la otra, o con cabezas de guanaco o renacuajo, suri o serpiente. Es una divinidad andrógina, es el mito supremo. Huayra= viento; puca =polvillo colorado.

A este libro le sigue Suri patitas largas, donde Rosario, abiertamente, sin despojarse de su óptica cosmogónica da una mirada más terrenal del mundo en la relación del hombre con el universo. En los versos de este libro el aire transparenta los recuerdos y los va depositando uno a uno en las palabras. También aquí los elementos míticos atraviesan la esencia de los contenidos expresados, materializados en ese animalito que es el suri, que representa la Cruz del Sur.

Llegamos al libro que hoy nos ocupa, al que Rosario ha titulado Wanacu, así con W y terminación en u, escritura en aymara y quechua para guanaco, huanaco o huanacu.

Comencemos por el título para interpretar la simbología de esta obra.

El guanaco es, como sabemos, un animal de la familia de los camellos, común en la región andina de América del Sur. En nuestras provincias, Santiago del Estero y La Rioja, el huanaco se llamaba también talca, nombre que en Andalgalá se daba a la liebre.

Lafone Quevedo explica la etimología de la palabra. Huana: el que corrige y el menesteroso –Cu partícula de pluralidad. En sánscrito, “van” es radical de ofrecer, adorar, como lo es también de selva o bosque. Es curioso que en sánscrito la palabra “vanakú” exista como nombre de un animal que se supone una liebre o un ratón. Es decir, “aku”, ratón; “van”, del bosque.

El valor cosmogónico del ratón es conocido en América; igualmente lo es el uso mitológico del símbolo, huanaco.

Creo oportuno recordar la antigua costumbre de tener un animal que cargase con los pecados del mundo, misterio conocido en América. Este simbolismo resalta más cuando se tiene en cuenta que “huanac”, en quichua, es hombre arrepentido, corregido, y “van” en sánscrito es también “agua”, lo que se relaciona con lustraciones, bautismo.

“Huanaco” es voz que da lugar a múltiples investigaciones, porque aunque no fuese más que ese depósito de agua que conserva en uno de los estómagos, sería suficiente para autorizar una etimología que explicase el tema así: “co”, agua; “huana”, para algún moribundo. Porque se sabe que más de alguno que perecía de sed en estos desiertos se ha salvado abriendo uno de estos animales y sacándoles la bolsa de agua con que la naturaleza los ha provisto.

Wanacu, este poemario de María del Rosario Andrada, se abre con una composición dedicada a ese querido amigo que fue Leonardo Martínez. En la estrofa final dice la autora: “Ese niño…/ es viento zonda en la altitud/ y lucero en tierra wanacu”. Desde el comienzo nos situamos en una región de vientos, en esa tierra Wanacu, donde sueñan los poetas que como Leonardo se han inspirado en ella para su obra trascendente. Es la sacralidad andina que se desparrama en Latinoamérica y que va delineando una forma de ser, una cultura. El mito es aquí la expresión humana que marca la emergencia de una dualidad: naturaleza y espíritu, simbolizado en ese noble animal que carga con los pecados del mundo y redime a los moribundos en el desierto. En ese animal, el guanaco, que se suma al bestiario que caracteriza a la obra de Rosario Andrada. Antes fueron el jaguar y el suri, incluyendo al yaguareté, la vicuña, los teros, los caballos, las serpientes, las iguanas.

El segundo poema, titulado La lluvia caía sobre Cuzco, resume y abarca el contenido del libro todo, porque sitúa el espacio –Latinoamérica, Perú; el tiempo: el clima, la lluvia- y en una poesía de pulso narrativo ubica los elementos que ambientan el recorrido del poemario.

Es de señalar en esta composición un pasaje muy significativo donde se produce una transferencia, un desplazamiento del yo poético que se identifica con ese nacimiento animal contenido en el vientre de esa madre que no es otra que la tierra.

En este punto va fluyendo el tono nostálgico que envuelve a esta obra y muestra el sufrimiento de América inicial, su historia que subyace en cada elemento de la naturaleza, en los vientos, en las piedras, en sus altas montañas, en sus ríos.

Dentro del sentido que crea este poema, el tiempo real desaparece; se convierte en un tiempo donde el suceso recordado se repetirá como ausencia en el futuro. Su añoranza de hoy ocurrirá también mañana, y el tiempo real, cronológico se vacía de cambios. El ayer puntual queda suspendido en un tiempo eterno, el de quien añora. Aquí también se sienten esos Cien años de soledad de los que habló García Márquez.

Rosario Andrada va trazando un itinerario poético contraponiendo el horror y la ternura como cuando habla de “aldabas/ con cabezas de Cristo o gárgolas de serpientes enroscadas” y de “callecitas angostas de balcones enfrentados” o cuando siente que “los frisos resguardados por los ángeles y querubines rodeando el infierno, está escondido el ojo de Dios purgando sus pecados”. Va alternando el caos con la salvación, la tragedia y la esperanza. La autora nos habla de figuras monstruosas, muy propias de su poética, pero al clima angustiante de estos pueblos sometidos le da un aire en el vuelo de los pájaros. Es lo que hace en el poema Vuelos de pájaros andinos o cuando habla del colibrí.

Hay una identificación y desplazamiento del espíritu que alienta Rosario a los elementos míticos que definen a nuestra América, a esa tierra Wanacu que se descubre cuando leemos este poemario.

En Wanacu la autora enfrenta el espacio real con el creado y sus diferentes versiones, y en estas es absorbido el yo poético que toma la palabra, hasta el punto que este es tomado por aquella. Se produce aquí un movimiento doble. Genera espacios externos e internos de la palabra misma donde es posible observar la función mítico-ritual, inmersa en un paisaje envuelto en la sacralidad del espíritu andino que la sustenta.

De la palabra al hecho

La lluvia caía sobre Cuzco

Nos ocultamos

la lluvia caía sobre Cuzco

como nunca en esa estación del año

recalamos en un hostal

una indiecita morena

nos besó los labios

con hojas de coca

y nos abrigó en la noche

con cueros de vicuña.

Una llama parió en el fondo

el vientre

de mi madre se abría

mi cabeza era un colgajo

araña ensangrentada

Cuando la cría

cayó a tierra

la hembra sin fuerzas

mordió el cuello

resopló el hocico

la pequeña quedó

a la intemperie

fue entonces cuando un relámpago le secó los ojos.

Un huayno escapó por la ventana: “qué hermosos ojos,

qué bonito cuerpo

qué linda flor

te voy a querer

a mi linda tierra te voy a llevar.

 

[Fuente: http://www.pagina12.com.ar]

La cooperativa Col·lectivaT treballa per contribuir en la lluita contra els processos de minorització de les comunitats i pobles del món, sobretot lingüística, per crear un espai de qualitat per a les llengües minoritzades i minoritàries.

L’equip de la cooperativa Col·lectivaT està format, de moment, per quatre persones: la Özgür Güneş Öztürk, l’Alp Öktem, la Clara Basiana i la Pelin Doğan. Font: Col·lectivaT

Escrito por Marta Catena

La Güneş, l’Alp, la Pelin i la Clara són quatre persones de professions i orígens diferents unides per una sèrie de valors, objectius, principis i propòsits comuns: la lluita per la transformació social, a través de la justícia local i global, per revertir els processos de minorització de diferents comunitats i col·lectius, específicament el de les llengües minoritàries i minoritzades, com són l’aranès, el català, el gallec, el kurd, l’amazic… entre moltes altres.

La cooperativa Col·lectivaT se centra, principalment, en tecnologies d’idiomes i en la creació, en aquest context, d’espais de qualitat de les llengües en el món digital, a través de traductors automàtics, eines de reconeixement de veu i de parla i recol·lecció de corpus de dades de diferents idiomes, per tal d’erradicar les desigualtats entre llengües i trencar la bretxa lingüística i la discriminació a les quals les sotmet la societat actual.

Hem parlat amb les sòcies fundadores Özgür Güneş Öztürk i Alp Öktem per aprofundir en la tasca de la cooperativa.

Per què vau decidir engegar el projecte Col·lectivaT?

Özgür Güneş Öztürk (Ö.G.Ö.): Principalment, volíem crear una alternativa laboral al treball assalariat precari per trencar amb el sistema capitalista vigent i contribuir a la transformació social gràcies als principis del feminisme, l’anticapitalisme, la lluita contra les formes de dominació lingüística, nacional, ètnica… Un dels nostres objectius principals és fer accessible les realitats de diferents territoris i llengües per unir-los.

Alp Öktem (A.Ö.): A més, venim de camins que, probablement, hi havia poques possibilitats que es trobessin. La Güneş és sociòloga, jo soc informàtic especialitzat en idiomes, i les altres companyes són arquitectes i periodistes. Busquem un propòsit social amb tota la nostra experiència i coneixement per arribar a una transformació social. Un dels nostres valors és la multidisciplinarietat.

Quins serveis oferiu?

Ö.G.Ö.: Tenim quatre línies de treball: Serveis Lingüístics, Recerca i Formació, Tecnologia Lingüística, i Assessorament i Acompanyament. Els tipus de serveis que oferim en el primer àmbit mencionat són traduccions literàries, d’articles, informes, materials informatius… i també subtitulacions de projectes audiovisuals, transcripcions d’entrevistes i classes de turc.

Els temes que tracten els projectes en els quals col·laborem, normalment són la justícia global, els drets col·lectius o el coneixement lliure, i les llengües utilitzades són el català, el castellà l’anglès, el turc, l’àrab i el kurd. No ho traduïm tots nosaltres, sinó que també treballem amb persones professionals i expertes traductores.

Serveis Lingüístics quines accions concretes desenvolupa?

Ö.G.Ö.: Per exemple, vam fer la traducció del llibre ‘Arrestados’, de Can Dündar, un periodista exiliat de Turquia a Alemanya, i el vam publicar a l’editorial Descontrol. També subtitulem curtmetratges i documentals del projecte de cooperació ‘Càmeres i Drets’, impulsat pel Centre Internacional Escarré per a les Minories Ètniques i les Nacions (CIEMEN).

Pel que fa a Tecnologia Lingüística, en què esteu treballant?

A.Ö.: Som expertes en diferents eines tecnològiques, com la traducció automàtica, el reconeixement de veu, la síntesi de parla i les assistents virtuals, entre d’altres. Oferim consultoria, col·laborant amb l’entitat Clear Global, per a difondre informació de contextos humanitaris. A més, creem les nostres pròpies campanyes i productes.

Algun exemple més concret és el sintetitzador de veu ‘Catotron’, ja que vàrem crear el nostre primer corpus en català i ens hi hem centrat des dels inicis. Un projecte molt més enfocat al patrimoni cultural és el que tenim amb l’idioma judeo-castellà, parlat per les jueves exiliades a la península ibèrica, pel qual vam crear un traductor automàtic. Finalment, hem realitzat una campanya per recollir dades en aranès, el projecte Araina, i treballem amb la creació d’un sintetitzador de parla en gallec.

« Volem fer accessible les realitats de diferents territoris i llengües per a unir-los« 

I en l’àmbit d’Assessorament i Acompanyament?

Ö.G.Ö.: En aquest eix, el que intentem fer és acompanyar entitats del tercer sector o de segon nivell en les seves planificacions, ja siguin de comunicació i execució com de processos estratègics. Les entitats que atenem també actuen per la lluita contra aquestes estructures hegemòniques. Per exemple, hem treballat amb la Plataforma Unitària Contra les Violències de Gènere i amb la Coordinadora d’ONGD i altres Moviments Solidaris de Lleida. Aquesta secció la porta la nostra companya Clara Basiana.

M’agradaria matisar que els nostres eixos de treball no són àmbits independents entre ells i no estan pensats només per donar més dignitat i benestar al nostre espai laboral, sinó que d’aquests quatre eixos volem intervenir a aquesta transformació social que d’alguna manera desitgem i somiem que passi.

Un dels àmbits de treball de la cooperativa és Tecnologies Lingüístiques, en el qual elaboren accions per incloure llengües minoritzades al món digital. Font: llicència CC Unsplash

Per què és tan important donar el servei que oferiu?

Ö.G.Ö.: Per a nosaltres, l’idioma és l’element principal de les identitats. A través de la llengua comencem a comprendre el món, és el nostre mitjà d’expressió. Les nacions o els pobles les llengües i identitats dels quals estan en un moment de minorització, principalment, pateixen de desigualtats.

En l’àmbit de la tecnologia, per exemple, pateixen una bretxa tecnològica perquè no hi ha recursos ni interès per digitalitzar aquestes llengües. Les seves realitats socials són més desconegudes perquè són minoritzades i no disposen de les mateixes reines per donar a conèixer les seves realitats socials. Els seus productes literaris o qualsevol projecte artístic que s’expressa amb aquestes llengües també es queda en un segon pla.

Per tant, lluiteu per destacar la importància de la llengua en aquests processos de minorització social.

A.Ö.: Exacte. A més, nosaltres oferim una perspectiva de persones d’origen migrant. És un element molt important. Les persones que vam fundar, des dels inicis, la cooperativa, hem viscut un procés de migració extracomunitària, som d’origen turc. Per tant, aquesta experiència ens ajuda a veure quins són els espais on cal intervenir per lluitar contra aquestes desigualtats.

« Nosaltres oferim una perspectiva de persones d’origen migrant« 

Quines situacions detecteu de les realitats de les llengües minoritàries i minoritzades?

A.Ö.: No hem d’anar molt lluny per veure les desigualtats dels idiomes. Aquí a Catalunya hi ha bretxa lingüística i discriminació. A Europa hi ha moltes llengües minoritzades i oprimides que pateixen molt per aconseguir un espai de qualitat al món digital. A part, en una ciutat com Barcelona on viuen persones migrants de tants orígens diferents, hi ha molts més idiomes.

A partir d’aquí sorgeixen problemes. Totes les persones que no dominen el català i el castellà, durant l’època de pandèmia, què han fet? Els protocols mèdics I els mitjans de comunicació només s’expressen en idiomes escollits. Nosaltres vam engegar el projecte ‘Suport Mutu’, amb el qual vam transmetre informació necessària en xinès, indi i urdú dins la situació d’emergència que vam viure.

Què considereu que posa en valor la vostra tasca?

A.Ö.: Una cosa que ens diferencia, en contextos de tecnologia d’idiomes, és que treballem per al poble des del poble. Coneixem Siri gràcies a Apple, traductors automàtics gràcies a Google i Alexa gràcies a Amazon. Tot s’origina a Silicon Valley, amb els seus valors, principis i amb els seus interessos de mercat, que són altres càlculs que no tenen en compte els contextos locals de moltes parts del món. Escullen l’idioma majoritari per promocionar el seu producte. Per lluitar i cobrir aquest espai amb les llengües minoritàries estem nosaltres.

D’esquerra a dreta, Özgür Güneş Öztürk i Alp Öktem, sòcies fundadores de la cooperativa Col·lectivaT.

Quins són els vostres reptes de futur?

Ö.G.Ö.: El repte principal és arribar a tenir la màxima sostenibilitat de la cooperativa sense deixar de créixer i mantenir-nos ferms amb els nostres principis. En termes més concrets, cap a la tardor 2023, volem elaborar un projecte de recerca, centrat al territori del Kurdistan de Turquia, per observar i compartir amb la societat catalana la seva situació, especialment després que hagin passat cinc anys des que els ajuntaments estan en mans de tuteles judicials.

L’Alp, per exemple, està cuinant una idea sobre com la tecnologia lingüística pot anar a favor dels drets del col·lectiu LGTBI+. Sobretot, volem créixer de manera sostenible, fent tecnologia lingüística d’acord amb les necessitats dels col·lectius i dels pobles.

[Font: http://www.xarxanet.org]

L’autora, María José Garcia Hernandorena, fa memòria d’aquest important corrent migratori

Publicat per DLV

La Institució Alfons el Magnànim-Centre Valencià d’Estudis i d’Investigació acaba de publicar De la colla a la guenga. Memòries, xarxes i estratègies de l’emigració valenciana als EUA (1920-1933), de María José Garcia Hernandorena, dins de la col·lecció Estudis Universitaris. Antropologia, dirigida per les antropòlogues Josepa Cucó i Beatriz Santamarina.

L’emigració de valencians als EUA de les primeres dècades del segle XX i les seues conseqüències en la societat del País Valencià és un fenomen molt desconegut, tot i que va ser molt important i va afectar molt comarques com ara la Marina Alta (a Orba, per exemple, més del 40% de la població va migrar als Estats Units), la Safor, la Ribera Alta, i el Comtat, en les quals se centra l’estudi. Es calcula que entre el 10% i el 20% del total de migrants de l’Estat als EUA van ser valencians.

Aquest corrent migratori es va inserir dins d’un flux més ampli i global que va portar desenes de milers de persones cap al continent americà entre finals del segle XIX i principis del segle XX: treballadors de països del sud i l’est d’Europa cap als grans centres industrials i productius del nord-est dels EUA. Majoritàriament, eren homes, amb escassa qualificació professional i elevada taxa de retorn.

La tesi de l’autora és que les colles, de parentiu i d’amistat, van facilitar l’emigració des de pobles concrets a zones determinades, que van ajudar a trobar allotjament i feina, sobretot, a partir de reclutadors o persones claus, com els caps de colla. D’ací ve el títol: De la colla a la guenga (de l’adaptació de l’anglés gang, banda o grup).

L’objecte del llibre és fer memòria: activar la recuperació de records i experiències relacionades amb aquest corrent migratori. Pretén omplir un buit i seguir les seues petjades i la presència de tants valencians. El volum és el resultat d’entrevistes biogràfiques, anàlisi de contingut de documents personals (cartes, diaris, autobiografies, fotografies) amb la finalitat de reconstruir algunes de les xarxes migratòries que van dur milers de jornalers valencians a treballar a les fàbriques i foneries, a la construcció de vies i carreteres nord-americanes, així com els efectes del seu retorn.

Mª José Garcia Hernandorena (Carlet, Ribera Alta, 1967) és llicenciada en Ciències Polítiques i Sociologia, amb l’especialitat d’Antropologia Social, per la Universitat Complutense de Madrid. L’any 2018 va obtindre el doctorat en Ciències Socials per la Universitat de València. Guanyà el VIII Premi d’investigació Joan Francesc Mira, concedit per l’Associació Valenciana d’Antropologia (AVA), amb un treball fruit de la seua tesi doctoral, que analitza el fenomen de l’emigració valenciana als EUA durant el primer terç del segle XX a través de testimonis i documents personals. En l’actualitat treballa a l’Asociación de Antropología del Estado Español (ASAEE), i desenvolupa recerca en l’àmbit de l’etnologia i l’antropologia, sent el seu objecte d’investigació les memòries: com es transmeten, la importància del gènere o la seua materialitat, entre altres.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

Editan as cartas que Julia Donald escribiu durante a viaxe que fixo co seu esposo, o antropólogo Carmelo Lisón, en que se confesa fascinada polo «mal de ollo»

Carmelo Lisón Tolosana falando cunha informante xunto á súa compañeira, Julia Donald. Á dereita, o antropólogo grava outra entrevista na súa viaxe por Galicia.

Escrito por FRANCISCO VARELA

Verán de 1964. Julia C. H. Donald alóxase nunha fonda a uns oito quilómetros de Vilalba. Pouco máis de trinta pesetas día, pensión completa. Asígnanlles a ela e ao seu marido un cuarto con palangana e pouco máis. Abre unha porta próxima en busca do retrete e xorden dous tenreiros enfurecidos. Sae correndo en busca do seu compañeiro, Carmelo Lisón Tolosana (Puebla de Alfindén, Zaragoza, 1929-Madrid, 2020), o soado antropólogo social de quen aínda hoxe as súas obras de etnografía ou os seus textos sobre a santa compaña son un referente.

O relato sobre os case dous anos de viaxe con Carmelo, recollido nas cartas que ela enviaba aos seus pais no Reino Unido, aparece agora moi ben editado pola fundación aragonesa que leva o nome da parella e ocúpase de difundir o seu legado. Julia é discreta, pero non deixan de mostrar a súa sorpresa por romarías e costumes rurais dunha Galicia que o seu esposo estuda con paixón. Naquel bar pensión conseguen a confianza do taberneiro, que pola noite reúne para elas a unha decena de persoas para falar de sanadores, santa compaña, mal de ollo… Dúas anciás permanecen caladas todo o intre. Non saben que Julia, que coñeceu ao seu marido na Universidade de Oxford, entende o que comentan. Unha dille á outra: «É de bruxas», ao ver a gravadora coa que o antropólogo rexistra o encontro e que despois pon aos presentes para que se escoiten.

Regresan a Vilalba e un anticuario failles de anfitrión. Julia decátase de que hai un home que noites atrás sufriu a aparición dunha pantasma que o cominou a pór no seu lugar o marco dun terreo que cambiara no seu favor, porque, pola contra, non entraría no ceo.

Non lonxe de Terra Chá, ela, sentada nunha pedra contemplado unha romaría, mentres Carmelo fai a súa tarefa, oíu un enorme estalido que a fixo pórse bruscamente en pé e ata pensar se ese ruído se trataba dun bombardeo, como os de Londres. Eran só as festivas bombas de palenque, coas que se topaba por primeira vez.

300 pobos e aldeas

Non é de estrañar o prolijo da investigación de Lisón Tolosana en Galicia porque percorreron 300 pobos e aldeas para entrevistar a 1.500 informantes, curandeiros, compostores, meigas e quitadoras do mal de ollo. E moitas outras xentes sinxelas do común. Ás veces sentíndose observados con desprezo por persoas que se dicían cultas e que presumían de galeguismo. A Carmelo e Julia débeselles, con todo, parte do coñecemento que temos hoxe da organización das familias, o mundo material e o seu universo mental poboado de bruxas, demos, espíritos e aparicións daquela época, que queda reflectido na súa monumental obra.

Honorio Velasco, tamén antropólogo e actual presidente da fundación, enxalza a actitude de Julia, a súa capacidade de empatía con aqueles veciños moitas veces desprezados polos «máis educados». Como demostra o relato epistolar da inglesa. O tradutor Pablo Ramírez, á súa vez, subliña que, desgraciadamente, non se puideron conservar as gravacións porque, por economía, entón reciclábanse as cintas magnetofónicas para volver utilizalas ao día seguinte, tras transcribir as conversacións da xornada anterior.

En Land Rover

Viaxaban nun automóbil Land Rover, por momentos conducido por ela á incrible velocidade de 25 quilómetros por hora por unha pista de terra. E de súpeto derrapó monte abaixo. Como Julia conta aos seus pais nunha misiva, todos os ocupantes dun coche de liña que pasaba por alí baixaron e empurraron o vehículo para devolvelo ao camiño.

A Julia fascináballe o fenómeno do «mal de ollo». Por iso foron á Sabia de Lalín, á que acudían multitudes. A bruxa mandaba a moito dos seus pacientes a curar á capela do Corpiño. Non podía faltar unha viaxe a Santa Marta de Ribarteme, a romaría dos cadaleitos agora noticia polo párroco do lugar. Julia describe unha escena propia de Buñuel. Dous nenos, sentados sobre féretros brancos, xogan xuntos mentres as súas nais, que acoden cos fillos porque os pequenos se salvaron da morte, charlan tranquilamente da colleita e das súas cousas á espera do comezo do desfile funerario en que agradecerán á santa a sanación dos seus raparigos.

Os contactos que teñen en pobos e aldeas adoitan ser o cura, un médico, un mestre ou un estudante. Pero en ocasións evitan a presenza do relixioso durante as entrevistas co curandeiro ou a bruxa para así impedir que interrompese a charla ou coartase ao informante.

O exemplar do xornal Sunday Times que lles envían os pais devólvenos á actualidade do mundo mentres a Garda Civil sospeitaba deles cando ve á parella chegar a algún pobo a lombos de cabalgadura porque nin o Land Rover pasaba pola corredoira.

Carmelo leva de cando en vez a Julia a Vigo, A Coruña ou Ferrol para lembrar o que é un baño de auga quente nun hotel e un lavado xeral de roupa. Todo queda nas cartas enviadas a Inglaterra.

 

[Imaxe: Fundación Lisón-Donald – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Molt més que bacallà, també carn i menuts

Escrit per DLV

Vicent Marqués, als seus llibres sobre la Història de la cuina catalana i occitana, a més de les receptes, la història i la literatura, hi afegeix els dialectalismes i les diverses maneres d’anomenar els plats. També explica les maneres de cuinar i menjar, localment, tant als Països Catalans com a Occitània: ens mostra els nostres costums culinaris amb una laboriositat i recerca extraordinària i molt detallada. És el fruit d’un treball constant de gairebé cinquanta anys. L’obra de la seua vida.

De jove va començar a col·leccionar i llegir llibres de cuina. La lectura i l’afició a la cuina el van portar a l’escriptura. També escrigué la novel·la Nit de foc, Premi Ciutat de València del 1990, però, sobretot, va començar a fer l’esmentada Història de la cuina catalana i occitana, una magna obra sobre la nostra cuina i la nostra manera d’entaular-se a menjar i de viure… Ha escrit sobre cuina a El Temps, al diari Avui, al Jornalet i a La Veu del País Valencià, entre altres mitjans de comunicació. No obstant això, al seu País Valencià, el coneixen molt menys que a Catalunya o a Occitània… I això «no és natural», ni és lògic, i passa perquè als mitjans de comunicació del PV no hi ha prou visibilitat per a la importància de la seua obra, única al món perquè no hi ha res de semblant. No es coneix cap altre cas de dedicació tan intensa i prolongada a la història de la cuina.

S’acaba d’editar el volum cinqué, dedicat a El bacallà, La carn i Els menuts. A l’apartat del bacallà explica que es pesca al nord d’Europa, que ha alimentat els europeus durant segles, i que catalans i occitans n’hem fet un gran consum (la primera documentació del mot en català és del 1575), i hem sigut dels pobles més aficionats al bacallà o l’abadejo al llarg de la seua història. El bacallà, després de salat, és més que un peix; esdevé una carn, remullada, de les més saboroses, gelatinosa, que en coure no es desfà. El podem bullir i guisar sense problemes, de diverses maneres, i sempre serà ben gustós. L’apartat inclou receptes d’arengades, de bull de tonyina i altres peixos salats o assecats.

Marqués parla de la importància de la brandada de bacallà a la Provença i ofereix un recull de poesies com ara Lou reinard e la cigogno (1862), del poeta de Nimes Antòni Bigòt; La bourrido dei Dieoux (1760), de Joan Baptista German, i la documentació més antiga. També apareix en el Calendau, de Frederic Mistral, i en la poesia de l’arquitecte Glaudi Dagevila Epitro a uno damo, publicada en el recull Lou banquet prouvençau (1823). Altres textos elogien la brandada pel seu gust únic i per la barreja de llet, peix i oli, la deliciosa suavitat, la seua elegància per la finor i per un sabor que ha conquistat les millors taules. En occità brandar significa «remoure, agitar» que és el que s’ha de fer amb el bacallà perquè el guisat isca com cal; també a Catalunya, a Les coses viscudes (1927), Santiago Rusiñol parla d’una brandada que es van menjar un grup de catalans a Aranjuez, prop de Madrid, i que va ser cuinada per l’editor Antoni López. En moltes cròniques i poemes sobre la brandada de bacallà hom diu que el qui la tasta es xucla els dits fins a les espatlles i que reviscola un moribund… Hi ha elogis sobre el seu gust tan sentit, sobre la seua elegància i finor, i, realment, cal admetre que la brandada (i el bacallà, en general), no sol decebre mai si està ben feta.

Després de la història i les referències literàries de la brandada, hi ha especificats els ingredients que convenen, la preparació, la millor manera per cuinar-la, les variants, la quantitat adequada de llet i oli perquè lligue, s’espesse més o menys. També diu com es fa a Nimes, a la part occidental del Comtat Venaissí (Avinyó, Carpentràs, Aurenja), i per la part del Llenguadoc (i també al Comtat de Niça, a Montpeller i a la Camarga). Al final trobem l’apartat de les denominacions i els dialectalismes (Bonhetas de brandada, brandadogansasso, merluça a la brandada, tian de brandada. A més de brandada, hi ha molts plats de bacallà: a la llauna, al forn, en borrida (típic de les Balears, aquest darrer), amb carxofes, amb pèsols, amb espinacs, amb porros, amb alls tendres, amb tomaca (conegut arreu dels Països Catalans), amb pebres torrats, amb albergínies, amb penques, amb ceba i tomaca, amb bròquil, amb espàrecs, amb colflor, amb mongetes, amb col, amb carabassa (típic de la Marina), amb patates i allioli, amb trumfes i penques, amb alls i un llarg etcètera, amb cigrons, amb bunyols, amb ous durs, amb panses i pinyons, amb prunes, amb castanyes, amb tàperes o amb julivert, a més de la merluçada i l’ajoarriero.

D’entre les carns, a l’apartat del bou i la vedella hi ha estofat, filets, feixets de bou, perdius de capellà, bistecs, rostits, les escalopes, les costelles, els entrecots a la graella (i d’altres maneres), la garreta o les galtes. El porc, naturalment, també hi té el seu apartat i allà hi trobem el llom amb carxofes, amb tomata, amb rovellons, amb col, amb mongetes, amb vi, amb llet, farcit, amb prunes seques, rostit, torrat, fregit, arrebossat, amb llentilles…

Els menuts són la menja dels pobres, allò més barat, però són talls molt gustosos i, ben cuinats, resulten saborosíssims, fins al punt que els senyors també mengen amb delit el fetge amb ceba i tomata, el fetge amb prunes seques, el fetge i la lleterola, els ronyons amb tomata (o al vi), els peus de porc, les cabeçoles de corder, les tripes, els tripons, els tacons o budells, el capipota (amb salsa verda, amb fesols, amb bolets), la sang amb ceba i molts altres plats que l’autor detalla juntament amb les receptes, els ingredients, la manera de cuinar-los, la localització de cada plat i els dialectalismes, tot per conèixer millor la cultura, la geografia, les maneres de cuinar, els materials emprats i les formes de viure de la gent que habitem els Països Catalans i Occitans.

L’obra de Marqués és una barricada contra l’oblit, un recull laboriós de memòria i un bon regal de Nadal o de Reis. Per provar de fer menges amb els ingredients, les receptes i la matèria que hi ha a les nostres terres i als nostres rebosts; plats que ell especifica amb molta cura, savoir-faire i experiència. Per últim, la cuina ha de servir també per fer un crit d’alerta per canviar el paradigma actual de producció, consum i redistribució. Perquè es puguen repartir els recursos molt més adequadament, sense saquejar els països més pobres i perquè la gent puga tenir per menjar i viure. La situació de greu crisi socioecològica (per pèrdua accelerada de biodiversitat, explosió demogràfica i emergència climàtica, entre d’altres), ens indica, de manera fefaent, que hem de canviar ràpidament de forma de vida i mudar els hàbits alimentaris (menjar, sobretot, grans, vegetals i fruita), senzillament, perquè puga menjar tothom a la Terra.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

La sivdad Linz de Austria disho ke va trokar el nombre de la kaye Porsche por modo del pasado del fondador nazi, Porsche, ke es el nombre de una marka de otomobiles luksiozos.

Prezentado por Dora NİYEGO

Una komision investigando nombres kontrovertidos enkontro ke el pasado nazi de Porsche era « problematiko ».

En las ultimas tres dekadas el pais empeso a egzaminar seriozamente su rolo en el Olokosto. Un tersio de la populasion judia fue asasinada en el Olokosto.

La Porscheweg i otras tres kayes van a trokar de nombre en Linz. Se esta asperando ke el Senato de la sivdad va afirmar el trokamiento de nombre este mez.

Linz enkargo una komision de sesh ekspertos en 2019 para investigar los nombres de las kayes de la sivdad. En su raporto publikado en noviembre la komision enkontro 64 nombres « problematikos ». Los 61 ombres i las 3 mujeres eran miembros del partido nazi. Mezmo ke no eran aktivos, estuvieron aziendo la propaganda de la ideolojia nazi.

Aparte de Porsche, los otros tres nombres ke la komision esta pensando ke son partikularmente « defektuozos » – i por modo de esto se van a trokar los nombres – son el kompozitor Hans Pfitzner, el animator Franz Resl i el papaz Johannes Maria Gfoellner.

Munchas kayes en Austria fueron renombradas despues ke se deskuvrio ke eran rasistas, o onorando figuras istorikas antisemitikas.

Dezeamos ke los otros paizes agan la mezma koza ke Austria esta aziendo.

 

 

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

La notion de personne racisée a émergé ces dernières années dans le débat public et la politique. Pexels

Écrit par Vincent Aubert

Maître de conférences, Institut catholique de Lille (ICL)

Nécessaire au débat et à la lutte contre le racisme pour les uns, la notion de « personne racisée » apparaît à d’autres comme la « pire insulte qui soit » ou comme un « des mots les plus épouvantables du vocabulaire politique ».

Qu’est-ce donc qu’une personne racisée et pourquoi cette notion fait-elle tant polémique ? Il existe aujourd’hui une diversité de définitions et cela occasionne malentendus et confusions dans le débat public.

Au moins trois définitions coexistent et une personne racisée renvoie respectivement à :

  1. Une personne non-blanche.
  2. Une personne victime de racisme.
  3. Une personne qu’on qualifie en anglais académique de « racialisée » (« racialised ») et il faut a minima entendre par  que certains considèrent cette personne, fût-ce à tort, comme étant membre d’une race biologique. Des auteurs ajouteraient des conditions, par exemple l’existence d’inégalités entre les groupes qui rassemblent ces personnes mais je les mets de côté car elles n’affectent pas fondamentalement l’analyse qui suit.

Qu’entend-on en revanche ici par race biologique ? Certaines définitions contemporaines ne font intervenir que l’apparence physique, éventuellement héréditaire et /ou l’origine. D’autres vont plus loin et exigent en plus que des facultés et/ou un tempérament héréditaires soient partagés par (quasiment) tous les membres de chaque race et uniquement par eux. Dans ce sens, nous savons aujourd’hui que les races n’existent pas chez les êtres humains.

Ces trois définitions étant distinguées, on peut maintenant s’essayer à clarifier plusieurs controverses glanées dans le débat public.

Tous les non-Blancs et rien que les non-Blancs ?

Les non-Blancs sont-ils tous racisés et sont-ils les seuls à l’être ? C’est évident si on retient la définition 1 et on peut en conséquence avoir du mal à comprendre comment cela peut être remis en question. C’est toutefois faux si on retient la définition 3 qui identifie les personnes racisées aux personnes racialisées et que l’on comprend « Blancs » et « non-Blancs » comme il est d’usage dans le débat académique contemporain, à savoir comme désignant justement des personnes racialisées.

Si on fait ces choix, « Blancs » et « non-Blancs » sont par définition racisés.

Concrètement, ma compagne est racisée car d’aucuns la considèrent comme appartenant à une des prétendues races biologiques « non-blanches » mais je le suis également puisque certains me considèrent comme appartenant à une prétendue race biologique « blanche ».

Qu’en est-il si on retient la définition 2 et que les personnes racisées renvoient aux victimes de racisme ? Tous les non-Blancs sont-ils victimes de racisme et sont-ils les seuls à l’être ? Certains, dans le débat public et académique, répondent par l’affirmative et leur réponse repose à mon sens sur deux hypothèses.

La première est que les Blancs seraient « dominants » dans le sens qu’ils seraient en moyenne mieux lotis que les autres groupes racialisés et ce, selon certains indicateurs comme le revenu, le pouvoir politique, l’exposition aux bavures policières, etc.

La seconde hypothèse est que les « victimes de racisme » ne seraient par définition rien d’autre que les membres des groupes racialisés « dominés », c’est-à-dire ceux qui seraient en moyenne moins bien lotis du point de vue de ces indicateurs.

Les personnes racisées seraient donc les membres des groupes racialisés « dominés » et, si les Blancs « dominent » la société française actuelle, alors ils n’y sont pas victimes de racisme et ne sont donc pas racisés selon la définition 2.

Les non-Blancs sont quant à eux tous victimes de racisme et, partant, racisés et ce, quel que soit leur vécu ou leur position sociale personnelle. Ce qui compte, c’est la situation moyenne de leur groupe racialisé.

Les choses changent si on remet en cause l’une ou l’autre de ces deux hypothèses et, par exemple, si on retient une autre définition possible pour le racisme et qu’on considère que les « victimes de racisme » renvoient plutôt aux personnes ayant été la cible d’actes motivés par certaines attitudes comme l’hostilité raciale ou par la croyance qu’elles appartiendraient à une race biologique inférieure. On peut dans ce cas au moins imaginer le cas d’une personne non-blanche qui ne serait pas racisée car elle n’aurait jamais été victime de (ce) racisme ainsi que le cas d’une personne blanche qui en aurait été victime, fût-ce ponctuellement et qui serait donc racisée.

Un retour de la race ?

Deuxième controverse : assiste-t-on avec la notion de personne racisée à une résurgence de la notion de race ? Classe-t-on par exemple les gens « sur la base de leur origine » voire « en fonction de critères dignes d’une exposition coloniale » ?

On peut le penser si on retient la définition 1, qui définit « personne racisée » comme « personne non-blanche », et qu’on la comprend comme faisant référence à des personnes qui ne seraient pas de « race biologique blanche » et qui seraient distinguées de personnes qui, elles, le seraient.

Cette implication disparaît toutefois si on stipule comme je l’ai fait précédemment que Blancs et non-Blancs renvoient non pas à des races biologiques mais à des groupes de personnes racialisées qui, pour rappel, rassemblent des personnes que certains considèrent comme appartenant à une prétendue race biologique.

Si on comprend de cette manière la définition 1 ou qu’on retient les définitions 2 ou 3, alors on ne prend pas position sur la question de savoir si des races existent en soutenant que les personnes racisées, elles, existent.

Je ne suis pas qu’une victime

Supposons à présent qu’on vous qualifie de personne racisée. En seriez-vous réduit à un statut ou à une identité de victime ?

Déjà, aucune des trois définitions proposées ne réduit les personnes racisées à quoi que ce soit : elles définissent une personne racisée comme une personne qui possède une certaine caractéristique (ex : être victime de racisme) et non comme une personne dont l’identité se réduit à cette caractéristique.

Votre interlocuteur peut donc très bien reconnaître les différentes facettes de votre identité. Un autre pourrait certes vous réduire à n’être qu’une personne racisée ou accorder simplement trop d’importance à l’idée que vous seriez racisé mais ce serait alors sa faute et non celle de la notion de personne racisée.

Ensuite, votre interlocuteur n’utilise pas forcément la définition qui fait intervenir la notion de victime, à savoir la 2, et il veut peut-être uniquement dire que certaines personnes vous considèrent comme étant membre d’une prétendue race biologique.

Supposons enfin que votre interlocuteur vous qualifie bien de personne racisée dans le sens 2 : pour lui, vous seriez victime de racisme. Dans de nombreux contextes, ne peut-on pas au moins lui reprocher de vous catégoriser sans posséder les informations permettant de le faire ? Que sait-il de ce que vous avez vécu ? En ce qui me concerne, je ne sais par exemple pas si vous avez déjà fait personnellement l’expérience de l’hostilité raciale…

Le reproche fait mouche pour certaines définitions du racisme mais il manque en revanche sa cible dans le cas de la définition étudiée précédemment qui permettait d’identifier la catégorie des racisés et celle des groupes racialisés « dominés ». Comme je l’ai dit, la question de savoir si vous êtes « dominé » dépend en effet non pas de votre expérience personnelle mais de la situation moyenne de votre éventuel groupe racialisé.

Une notion utile à la recherche ?

La notion de « personne racisée » est-elle enfin une notion utile, voire indispensable à la recherche scientifique ? Au point où nous en sommes, on comprend déjà que des gens peuvent ne pas être d’accord sur cette utilité tout en employant des définitions différentes et, partant, en ne parlant pas de la même chose. Qu’en est-il sur le fond ?

L’intérêt pour la recherche des définitions 1 et 2 ne me saute pas aux yeux : pourquoi parler de « personne racisée » alors qu’on pourrait parler directement de « personne non-blanche » ou de « personne victime de racisme » ?

Même si ça ne semble pas indispensable et qu’on pourrait également chercher à défendre l’emploi du terme « racialisé », il est en revanche utile d’avoir un mot pour qualifier à peu de frais le phénomène consistant à être considéré par certains comme appartenant à une prétendue race biologique.

Cela, car les chercheurs s’appuient aujourd’hui (entre autres) sur ce phénomène afin de penser le racisme et, plus généralement, les phénomènes « raciaux » de nos sociétés. Tout comme on dira qu’être considéré comme appartenant à une prétendue race biologique – être racisé si on retient la définition 3 – est une condition nécessaire pour pouvoir être victime de racisme, on pensera par exemple la discrimination raciale comme une discrimination frappant quelqu’un en raison de son assignation à une prétendue race biologique, autrement dit de sa racisation dans le sens 3.

Quoi qu’il en soit de leur utilité pour la recherche, les trois définitions que j’ai présentées peuvent être utilisées pour dire des choses vraies, qui ne font pas resurgir le concept de race et qui ne réduisent pas les personnes qu’elles catégorisent.

Mais, selon la définition que l’on choisit, on ne dit toutefois pas les mêmes choses et c’est à l’origine de polémiques qui n’ont pas lieu d’être. Plus important serait qu’on s’intéresse à tel emploi de telle définition, par tel acteur, dans tel contexte : nous aide-t-il à mieux prendre la mesure, sur le plan théorique comme sur le plan pratique, du fait qu’il y a des personnes qui sont considérées comme appartenant à de prétendues races biologiques « blanches » et « non-blanches » et que certaines d’entre elles sont victimes de racisme ?


L’auteur a récemment publié « Dis, c’est quoi le racisme ? » aux éditions Renaissance du Livre.

 

[Source : http://www.theconversation.com]

« La guerre en Ukraine a prouvé, une fois de plus, à quel point la sécurité alimentaire est importante pour la sécurité nationale. L’industrie de la foodtech, en plein essor en Israël, joue un rôle déterminant pour garantir à tous un avenir prometteur avec une meilleure sécurité alimentaire ». C’est par ces mots que Haïm Gavrieli, PDG de Tnuva, l’un des plus importants fabricants alimentaires d’Israël, a débuté un article paru dans le magazine économique Calcalist.

Haïm Gavrieli a poursuivi en insistant sur le fait que la foodtech est appelée à avoir une importance au moins égale à celle de la cybersécurité. Dans une dizaine d’années, le marché des produits laitiers, de la volaille et des substituts de viande pèsera quelque 140 milliards de dollars et les substituts végétaux de viande ou la viande in vitro représenteront environ la moitié de ce chiffre. D’ores et déjà, Israël est, avec les États-Unis, le pays comptant le plus grand nombre de start up financièrement rentables dans le domaine de la foodtech.

Israël se place en seconde position au niveau mondial dans le secteur de la technologie alimentaire

Selon le rapport de Good Food Institute, les start up israéliennes ont récolté durant le premier semestre 2022 un peu plus d’un milliard de shekels (environ 278 millions d’euros, 273 millions CHF), soit une augmentation de 160 pour cent par rapport à l’année précédente. En termes d’investissements, elles se placent donc en deuxième position après les États-Unis. Il est toutefois intéressant de noter que ce montant n’a été récolté que par quelques très grosses entreprises.

La start up israélienne Remilk, qui pratique la fermentation microbienne pour la production de protéines sans lait, fait partie de ces entreprises. Elle a bénéficié jusqu’à présent d’investissements à hauteur de 130 millions de dollars et va prochainement lancer au Danemark la construction d’une fabrique qui sera la plus grande au monde. La start up Redefine Meat (viande végétale) a quant à elle pu récolter 135 millions de dollars et envisage la construction d’une usine aux Pays-Bas. La start up Aleph Farms, qui vient de construire une unité de recherche et de fabrication de 6000 mètres carrés dans la ville israélienne de Re’hovot, fait partie des sociétés de foodtech israéliennes les plus importantes et les plus connues.

Manger de la viande sans tuer d’animaux : tel est le postulat de la start up israélienne Redefine Meat.

À noter que des start up de moindre envergure jouent également un rôle important. Le gourou de la gastronomie, Uri Buri, est connu avant tout pour son restaurant homonyme et son bel hôtel boutique Efendi à Saint-Jean d’Acre. Toutefois, depuis quelques années, Uri Buri (78 ans) s’intéresse dans une mesure croissante aux aspects technologiques des aliments qu’il utilise. « J’ai toujours été intéressé par toutes les questions tournant autour de la nourriture, comment combiner les ingrédients pour obtenir un maximum de saveur et comment ils sont produits ». En collaboration avec la société Gavan ainsi qu’avec deux autres associés, Uri Buri crée une start up de foodtech qui va exploiter les ressources végétales.

À cette fin, l’entreprise extrait les protéines au moyen d’une technologie qui lui est propre et qui préserve la structure physique et la fonctionnalité des produits, obtenant ainsi non seulement des aliments aux appétissantes couleurs stables mais également des graisses végétales dont la qualité et la saveur sont largement supérieures à celles des graisses animales qui deviennent donc superflues.

Le seul colorant bleu naturel pour produits alimentaires et boissons, résistant à la chaleur et aux acides, est le fruit d’un développement de la société Gavan.

Pour David Biegeleisen, responsable du département innovations au sein de l’ambassade de Suisse à Tel-Aviv, le secteur de la foodtech se prête idéalement à des collaborations internationales, notamment entre Israël et la Suisse qui sont deux pays hébergeant de nombreux fabricants de produits alimentaires et disposant d’un fort potentiel sur le plan des innovations.

Foodtech entre Israël et la Suisse

« Les start up israéliennes sont fantastiques pour développer des idées et passer rapidement d’un à cent collaborateurs. Toutefois, pour réussir au niveau global, elles ont besoin de l’aide de grosses entreprises et c’est sur ce point que la Suisse peut aider » explique David Biegeleisen. Maintenant que son équipe a réuni des dizaines d’entreprises suisses et de start up dans le domaine des technologies de la santé, différentes manifestations sont prévues en 2023 en Suisse et en Israël pour des coopérations dans le secteur de la technologie alimentaire.

Dans le cadre d’un projet phare en collaboration avec Innoswiss, des fabricants suisses de produits alimentaires comme Bühler, Nestlé et Givaudan doivent être amenés à s’intéresser aux start up israéliennes dans le domaine de la foodtech. « Nestlé, par exemple, peut installer beaucoup plus de centres de recherche et de développement en Israël et travailler avec plusieurs start up. J’espère vraiment pouvoir annoncer dans les six prochains mois plusieurs coopérations importantes », a déclaré Monsieur Biegeleisen, qui précise qu’en tant que société mère du fabricant israélien de produits alimentaires Osem Nestlé a déjà un pied dans le pays. En outre, avec des sociétés d’investissement comme VC Peakbridge et l’incubateur The Kitchen du fabricant israélien de produits alimentaires Strauss, on compte déjà des investisseurs dans le pays qui apportent des fonds à des start up en Israël et en Suisse.

Autres informations :
Initiative Swiss Launchpad pour innovations entre Israël et la Suisse
https://swissleanlaunchpad.ch


On compte actuellement en Israël quelque 230 sociétés de foodtech. Bien que l’industrie locale de technologie alimentaire sont moins développée que d’autres secteurs de la haute technologie, sa croissance est rapide et impressionnante. En septembre dernier, l’entrepreneur et investisseur Ere Margalit a ouvert dans le nord d’Israël un centre de foodtech. « Israël va devenir une superpuissance de la foodtech, a-t-il déclaré ». Nous avons tout lieu de le croire.

Produits laitiers sans vaches, c‘est ce que promet la start up Remilk, qui a tout simplement copié le gène de la protéine du lait de la vache.

[Images: sites internet – source : http://www.israelentreleslignes.com]

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Aquest assaig, que no defuig la subjectivitat de l’autor ni té cap pretensió d’equidistància política, neix l’endemà dels atemptats terroristes de Barcelona i Cambrils del 17 d’agost de 2017 i s’interroga, en un clima polític i social marcat pel Procés sobiranista català, per tres elements essencials en la configuració de tota societat democràtica contemporània: els lligams entre la demografia, l’extraordinari increment de la diversitat poblacional que ha comportat la globalització a l’inici del segle XXI, i la definició del demos, és a dir, de quin és el subjecte polític de la democràcia.

Dividit en tres parts, encapçalada cadascuna d’elles per una introducció de context (“Surant a l’espai sideral”, “Els rostres del terror” i “La matriu distòpica”), el llibre estudia la construcció de diferents discursos que remeten a la relació entre les tres qüestions. Per això, investiga l’ús que es fa de les distopies en el coneixement de la realitat social i la mobilització política, fent servir com a pedra de toc l’evolució sociodemogràfica a Catalunya.

Biografia de l’autor

Andreu Domingo i Valls (Saus, 1958) és un dels demògrafs més destacats del moment. Sotsdirector del Centre d’Estudis Demogràfics i professor associat del Departament de Geografia de la UAB. Llicenciat en Història i doctor en Sociologia, s’ha especialitzat en l’estudi de la població. Des de fa uns anys, la seva investigació s’ha centrat en les migracions internacionals. Ha escrit articles a revistes especialitzades i és autor del llibre ¡Catalunya al mirall de la immigració. Demografia i identitat nacional (L’Avenç, 2014), guardonat amb el premi Ciutat de Barcelona d’assaig i amb el premi Prat de la Riba de l’IEC. També és autor dels assaigs ‘Descenso literario a los infiernos demográficos: distopía y población’ (Anagrama, 2008) i ‘Demografía zombi: resilientes y redundantes en la utopía neoliberal del siglo XXI’ (Icaria, 2018). Des del 2017 és membre numerari de l’Institut d’Estudis Catalans.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

A nova académica, María Dolores Sánchez Palomino, dando o seu discurso de ingreso na RAG.

A catedrática de Filoloxía Románica da Universidade da Coruña María Dolores Sánchez Palomino (San Vicente de la Barquera, 1961) ingresou este mediodía na Real Academia Galega como membro de número nunha sesión extraordinaria pública celebrada na sede da institución, na rúa Tabernas da Coruña. A filóloga, directora do novo dicionario castelán-galego que a RAG ofrecerá proximamente en liña, defendeu na súa intervención a necesidade de que as academias aposten polos repertorios bilingües que cumpren, salientou, unha función comunicativa, social e cultural, ao tempo que participan na conformación e difusión da norma lingüística. Deulle resposta en nome da institución o coordinador do Seminario de Lexicografía, Manuel González, quen afirmou que a nova académica “vai ser un esteo fundamental no traballo lexicográfico da Academia”.

“Xunto á misión de estabelecer a variedade estándar dunha lingua, as academias teñen outra moi importante: a de procurar a normalización lingüística, e os dicionarios bilingües contribúen de maneira significativa ao cumprimento desta misión”, advertiu M.ª Dolores Sánchez Palomino no discurso titulado Ten sentido unha lexicografía académica bilingüe? [De lexicografía e Academias]. “A lexicografía bilingüe non debería ser descoidada polos organismos académicos, en particular por aqueles que se encargan de linguas inmersas en procesos de estandarización e normalización. A Real Academia Galega non o fixo e consideramos que este feito debe ser recoñecido como unha achega moi valiosa da institución”, concluíu.

Filla de pai cántabro e nai andaluza, M.ª Dolores Sánchez Palomino viviu en Cantabria ata os sete anos de idade, cando se estabeleceu coa familia na Coruña. Licenciada en Filoloxía Románica pola Universidade de Santiago de Compostela e doutora pola mesma institución, está especializada nos campos da lexicoloxía, terminoloxía e lexicografía, e tamén traballou na lingüística románica, a historiografía lingüística e cos textos medievais. Creou e dirixiu a Rede de Lexicografía RELEX desde o ano 2012 ata o 2018 e ten unha ampla experiencia en proxectos internacionais como a Cost Action European Network of e-Lexicography (ENeL). Foi igualmente investigadora responsable de numerosos proxectos de investigación e na actualidade codirixe o Dicionario histórico e etimolóxico da lingua galega (DHELG). Foi vicepresidenta da Asociación de Tradutores Galegos (2003-2011) e verteu ao galego desde diferentes linguas textos científicos, técnicos, didácticos e literarios, así como textos para os medios audiovisuais.

A súa colaboración co Seminario de Lexicografía da Real Academia Galega remóntase ao ano 1990, e desde 2004 realízaa en calidade de membro correspondente da institución. Participou na elaboración do Vocabulario ortográfico da lingua galega (VOLGa), o Dicionario da lingua galega (1990) e o Dicionario da Real Academia Galega (1997), e foi unha das redactoras principais do Dicionario da Real Academia Galega actual, dispoñible en versión dixital desde 2012. Así mesmo é membro do Seminario de Terminoloxía e secretaria do Seminario de Lexicografía.

Ademais de implicarse decote na revisión e actualización do dicionario en liña, dirixe os traballos que permitirán ofrecer na rede proximamente o novo dicionario castelán-galego. Esta ferramenta non será unha mera revisión e publicación dixital do Dicionario castelán-galego da Real Academia Galega, saído do prelo en 2004, subliñá no discurso pronunciado hoxe, dispoñible na sección de publicacións de academia.gal. O novo repertorio “responde plenamente aos criterios da lexicografía bilingüe actual, respectando aqueles trazos que veñen sendo tradicionais e moi positivos da lexicografía académica galega”, resume a académica. “Hoxe esíxeselles aos dicionarios bilingües unha reflexión sobre a macroestrutura semellante á que se realiza para os monolingües e unha microestrutura igualmente completa”, detalla.

Canto ás cifras, esta obra contará cuns 26 400 lemas (uns 800 máis dos do dicionario bilingüe de 2004), 54 300 acepcións (unhas 6700 máis) e 6000 unidades pluriverbais que incrementan en máis de 700 as que había no seu predecesor.

Lembranza de Andrés Fernández-Albalat

M.ª Dolores Sánchez Palomino ocupará a vacante producida tras o pasamento do arquitecto coruñés Andrés Fernández-Albalat Lois (1924 – 2019). A el dedicou as súas primeiras palabras na sesión de ingreso, nas que lembrou as principais achegas de quen foi “un referente da arquitectura galega contemporánea”.

Tras a súa intervención, o coordinador dos seminarios de Lexicografía e Terminoloxía, o académico numerario Manuel González González, deulle resposta en nome da institución. “Hoxe é un día de festa para a RAG porque se vincula non só de facto, senón tamén de iure ao traballo da RAG unha nova académica, cunha sólida formación e cunha demostrada capacidade de traballo, nun ámbito en que a nosa institución está necesitada de reforzos urxentes. Vai ser un esteo fundamental no traballo lexicográfico da RAG”, declarou. A sesión pública de recepción de María Dolores Sánchez Palomino como membro de número da Academia desenvolveuse no salón de actos da institución, na rúa Tabernas da Coruña, e contou co apoio do Concello da Coruña.

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

Un passionné d’art et d’Histoire, Álvaro J. Sanjuán, ou Otto Mas, a créé un podcast, Grandes Maricas de la Historia (Les grands pédés de l’Histoire), où il évoque les personnalités homosexuelles cachées des temps anciens. De ce travail, il a tiré un livre du même nom. D’Isaac Newton à Tchaïkovski, en passant par Léonard de Vinci et même Richard Cœur de Lion, « Il y a certes toujours eu des homos, mais c’est autre chose de les rendre visibles ».

Publié par Hocine Bouhadjera

Empereurs, rois, écrivains, intellectuels ou artistes…. De la Grèce classique à la Rome antique, puis le Moyen Âge, la Renaissance ou le XIXe siècle, les grandes figures homosexuelles sont « outées » par Álvaro J. Sanjuán.

Ce dernier a débuté un travail méthodique de redécouverte des personnalités « uraniennes » dès l’âge de neuf ans, à travers le compositeur russe Piotr Tchaïkovski. Au fil du temps, la liste s’allonge, jusqu’à devenir un blog en 2008, plus tard un podcast, et aujourd’hui un ouvrage publié chez l’éditeur, Plan B, en Espagne le 15 septembre dernier.

Pour son émission et ce livre, il s’est par ailleurs appuyé sur les différentes recherches d’universités américaines, anglaises ou françaises, menées à partir des années 1960 et 1970. Peu diffusées car trop scolaires, il a souhaité les vulgariser pour le plus grand nombre.

Pourquoi révéler leur homosexualité ?

« Une histoire séculaire de persécution nous précède », développe-t-il auprès d’El Diario, et d’ajouter : « Du IVe au XVIIIe siècle, il a existé des lois spécifiques réprimant ce qu’on appelait alors, la sodomie », dans des sociétés où les dogmes religieux s’imposaient dans des villes comme la Florence de la Renaissance, où « les amitiés particulières » étaient pratiquées dans des proportions élevées.

Face aux questionnements sur la nécessité ou non de révéler l’homosexualité de tous ces personnages, le professeur d’histoire de l’art répond par une autre interrogation : « S’il n’est pas capital de parler de l’homosexualité de Léonard de Vinci, pourquoi est-il crucial de discuter de l’hétérosexualité d’Henri VIII ? » Et de continuer : « Le nombre de femmes avec lesquelles il était est répété maintes et maintes fois et personne ne dit “qu’importe avec qui il a couché”. En outre être gay, c’est plus que coucher avec quelqu’un. »

De cette liste de noms découle une autre question : comment être assuré de cette homosexualité ? « Je dirais que c’est presque certain à 100 %. Les preuves sont claires et évidentes. Dans de nombreux cas, nous avons des lettres ou des témoignages de l’époque. Il s’agit de preuves circonstancielles, mais nous devons garder à l’esprit que personne n’aurait pu l’écrire explicitement, puisque qu’ils auraient risqué essentiellement la peine de mort. » Il ne nie pas en revanche la bisexualité éventuelle de certaines de ces figures.

D’Alexandre le Grand à George Washington

Álvaro J. Sanjuán est formel : l’homosexualité de Cervantes, Shakespeare, George Washington, Hans Christian Andersen, Michel-Ange ou Alexandre le Grand « a été gommée » par « l’historiographie traditionnelle ». Il développe : « Elle a toujours été effacée au moment où ils devenaient des personnalités importantes ou des personnages historiques. » Il cite l’exemple du petit-neveu de Michel-Ange qui avait décidé d’imprimer l’œuvre poétique de l’artiste avant de se rendre compte que le maître s’adressait aux hommes. Il a alors changé les terminaisons et accords pour transformer le masculin en féminin…

En outre, il rappelle les procès de Léonard de Vinci accusé avec plusieurs habitants de Florence, de sodomie, pour des raisons largement politiques, ou celui d’Oscar Wilde qui termina en prison. Newton a vécu de son côté 15 ans avec un homme, un autre professeur à l’université. Plus tard, il rencontre Nicolas Fatio, aussi scientifique, à qui il a envoyé plusieurs lettres lui proposant de résider avec lui.

Quant à Richard Cœur de Lion, plus surprenant, les chroniqueurs de son règne évoquent une flagellation en 1191 « pour un péché indiscutablement d’ordre sexuel », « probablement un accouplement avec les hommes », affirme Histoire Normandie. Néanmoins, en parallèle, le chroniqueur Roger de Hoveden prête au souverain « des ardeurs libidineuses » à l’encontre de femmes qu’il n’hésitait pas à enlever…

Au sujet du grand auteur de l’Espagne, Miguel de Cervantes, Álvaro J. Sanjuán explique : « Aujourd’hui, nous pouvons penser qu’il était homosexuel. Il évoluait dans des milieux homosexuels dans une époque où être un inverti signifiait être potentiellement exécuté. Ce serait donc étrange qu’un hétérosexuel mette sa vie en danger de la sorte. » En outre, jusqu’au XXe siècle, son ascendance juive a également été cachée.

L’un des plus importants guerriers de la France d’Ancien Régime, Le Grand Condé, était lui célèbre pour son homosexualité, jusqu’à être contraint par le roi Louix XIV lui-même, à épouser une femme. Virilité et hétérosexualité ne sont ainsi, historiquement, tout sauf liées.

À propos de La Recherche de Marcel Proust, juif et homosexuel, Antoine Compagnon nous avait confié il y a peu : « Il n’était pas question pour Proust de faire de son héros et narrateur un juif ou un inverti. Les choses ont changé depuis : il m’est arrivé de dire que pendant longtemps, il était lu, bien qu’il fut juif et homosexuel, et puis il est arrivé une période, à partir des années 70-80, où, au contraire, on s’est beaucoup intéressé à cette œuvre, parce qu’elle était celle d’un juif et d’un homosexuel. Les sensibilités évoluent et peuvent encore évoluer. »

Depuis la saison 2 de son podcast, Álvaro J. Sanjuán traite aussi des lesbiennes cachées de notre Histoire partagée.

 

[Illustration : Plan B – source : http://www.actualitte.com]

Escrito por Juan Oliver

A Coruña.- Gracilinda e Ernestina son irmás pero viven a 3.400 quilómetros de distancia. Os que separan a illa de Santiago, en Cabo Verde, da localidade de Burela, na costa de Lugo. Gracilinda, a maior, nunca emigrou porque non quería deixar aos seus fillos. Ernestina si marchou, pero asegura que en canto teña vinte anos cotizados á Seguridade Social en España, volverá cos seus.

Gracilinda e Ernestina en realidade non se chaman así, pero os seus nomes non son inventados. Son os seus nominhos, un costume típico de Cabo Verde: dá igual o que poña na túa partida de nacemento ou na túa cédula de identidade, o teu nominho é o único apelativo polo que che coñecen a túa familia, os teus amigos, os teus veciños.

Gracilinda e Ernestina, xunto a outra ducia de mulleres, son as protagonistas do documental Si ka badu, ka ta biradu –Se non marchas non podes volver, en creoulo caboverdiano-, dirixida por Sonia Díaz e Óscar Vázquez e que a Asociación Galega de Comunicación para o Cambio Social (Agareso-Reporteiros Galegos Solidarios) acaba de estrear.

Un fotograma de «Si ka badu, ka ta biradu»

A través dos relatos dunha ducia de mulleres de catro xeracións, a cinta narra como teceron durante décadas a rede de apoio mutuo e solidariedade para garantir a supervivencia das súas familias, tanto das que marcharon como das que quedaron. Unha historia de heroínas anónimas, de empoderamento feminino e, tamén, de discriminación e inxustiza: a que sofren as mulleres pobres de dúas sociedades, en Cabo Verde e en Galicia, que lles entregan en exclusiva a elas o rol de coidar dos demais.

«A comunidade caboverdiana en Burela ten unha particularidade moi específica, e é que as mulleres quedaban soas boa parte do tempo», explica a antropóloga Luzia Oca. É autora do libro Caboverdianas en Burela (1978-2008). Migración, relacións de xénero e intervención social, e forma parte, xunto a Antía Pérez CaramésBelén Fernández SuárezKeina Espiñeira González e Iria Vázquez, do Equipo de Investigación Sociedades en Movemento (ESOMI) da Universidade da Coruña, en cuxa investigación académica, na que tamén participaron as universidades de Vigo e de Trás-Móntes e Alto Douro, na rexión Norte de Portugal, se basea o documental.

Burela é unha pequena localidade costeira de 9.000 habitantes na comarca da Mariña Central lucense, cun dos portos pesqueiros máis importantes do Cantábrico. O emprego vinculado á súa frota de altura atraeu durante anos a emigrantes do resto do Estado e doutros países, ata o punto de que o 16% dos veciños da localidade son estranxeiros. Curiosamente, da trintena de nacionalidades empadroadas en Burela, a comunidade máis numerosa, case a metade, é a que provén da máis pequena de todas elas.

Fotograma del documental

A República de Cabo Verde son dez illas volcánicas situadas fronte a Senegal a uns 1.500 quilómetros ao suroeste de Canarias. O arquipélago foi colonizado polo Imperio Portugués e poboado con escravos negros, cuxos descendentes se independizaron de Lisboa en 1975. É un país pobre, cunha renda media por persoa por baixo da de Iraq, Bolivia ou Usbequistán. Tamén está entre os de maior incidencia migratoria do mundo, porque ten apenas medio millón de habitantes dos que máis de 186.000, segundo a ONU, marcharon. Se se suman os descendentes de quen o abandonaron no últimos cincuenta anos, algunhas fontes falan dunha diáspora que multiplicaría por tres á poboación que vive nas illas.

Os primeiros caboverdianos que chegaron a Burela eran homes que emigraron a finais da década dos setenta, atraídos polas oportunidades laborais que ofrecía a fábrica de aluminio próxima que acababa de abrir, e que deixara sen man de obra á frota pesqueira. Con fama de mariñeiros formados e de bos traballadores, os patróns galegos deseguido animaron a aqueles pescadores africanos para que trouxesen aos seus parentes ao pobo.

Durante anos Burela foise enchendo de caboverdianos homes que deixaron ás súas nais, mulleres e fillas a cargo das súas familias na illa de Santiago, e que puideron atopar a saída profesional e vital que o seu país lles negaba. Con todo, coas mulleres non sucedeu o mesmo. Cando algúns homes puideron reagrupar ás súas familias en Galicia, o que atoparon elas foi o mesmo: a obrigación de asumir o seu coidado, posto que os homes se pasaban meses seguidos pescando no mar. Ademais, a maioría estaban en situación irregular. Ao contrario que eles, elas chegaban sen contrato, e se buscaban un traballo o único que atopaban era de novo na limpeza ou na atención a nenos, persoas maiores, dependentes… Ou ambas as cousas.

«É unha extensión transnacional dos coidados», subliña Antía Pérez Caramés, profesora de Socioloxía da Universidade da Coruña, que explica que as mulleres se converteron no eixo da estrutura da comunidade emigrada que permitiu ás súas familias asentarse e prosperar, e garantir á vez a supervivencia de quen quedaron. «Cando nós emigramos, facémolo obrigadas a xestionar quen vai coidar da nosa familia no noso país de orixe, e á vez coidar nós aos demais no país de destino», engade.

O documental relata como as caboverdianas das primeiras xeracións de emigradas a Burela coidaban a nenos alleos e parentes maiores doutras mulleres, mentres os seus quedaban ao cargo das súas irmás, nais ou fillas na illa de Santiago. E como as súas netas e bisnietas, nadas e criadas en Galicia e que compaxinan a súa vida laboral co coidado das súas familias, se declaran agora dispostas a deixar os seus estudos ou os seus empregos en Burela se tivesen que coidar das súas nais, avoas e bisavoas.

A cinta conta como as mulleres envían a Cabo Verde boa parte dos poucos aforros que poden xuntar porque saben que son imprescindibles para a subsistencia dos seus -as remesas dos emigrantes, segundo asegura o documental, representan o 10% do PIB de Cabo Verde-. Tamén narra como puxeron en marcha entre Galicia e as illas unha trasfega constante de «encomendas»: maletas, caixas de cartón e bidóns de plástico con roupa, enxoval, medicinas, bens de aseo e utensilios de cociña que viaxan de Burela a Santiago, e modestos pero reparadores agasallos e recordos que se envían de volta desde a illa cara á costa galega.

Cartaz do documental

«Cando recibes unha “encomenda” matas a morriña un pouco. Ese intercambio é unha forma de abrazarnos», di Bentinha, unha das mulleres. Bentinha, Gracilinda, Ernestina, FunhaZuleikaQuintaDezidéria, IsaMelanieBelitaSizaTeresaJoiaBilitaNila… Son os nominhos desas heroínas cuxas vidas, deseñadas pola emigración e pola discriminación, se recollen no documental.

A codirectora de Si ka badu, ka ta biradu, Sonia Díaz, asegura que a filosofía de Agareso, unha ONG para o desenvolvemento, é «contar historias que ninguén conta e que as conten os seus protagonistas». Ou sexa elas. E nega que a historia heroica desas mulleres sexa exclusiva da emigración caboverdiana: «Non estamos afeitos ver a emigración cunha mirada feminina, por iso é polo que a historia pode parecer excepcional. En realidade, o excepcional é a mirada coa que se conta esa historia».

Si ka badu, ka ta biradu estreouse o pasado 3 de decembro no festival Cinema Rabudo da Coruña, e este domingo, Día Internacional da Poboación Migrante, proxectarase ás 18h na Casa dá Cultura de Burela. Despois, a organización poñerá a cinta a disposición «de calquera persoa ou colectivo que queira proxectala en actividades sobre a relevancia dos coidados para o benestar social e a contribución das mulleres migrantes ao desenvolvemento dos seus países de orixe e destino».

 

[Fonte: http://www.luzes.gal]