Archives des articles tagués Refranes y expresiones

évoquer devant quelqu’un des défauts pouvant lui être reprochés ; évoquer devant quelqu’un des sujets pouvant réveiller des souvenirs pénibles

Origine et définition

Vous viendrait-il à l’idée de proposer à table du lapin à la moutarde à l’enfant qui vient juste de perdre son lapin nain, d’évoquer la superbe maison que vous venez de vous faire construire avec celui qui vient de perdre la sienne dans un tremblement de terre ou de critiquer la corruption devant un politicien véreux duquel vous attendez des faveurs ? Probablement pas, car ce serait un manque de tact ou une maladresse insigne (à moins qu’il n’y ait volonté manifeste de blesser).
De la même manière, il serait fort inconvenant d’évoquer les nœuds marins et les surtout cordes nécessaires pour les réaliser[1] avec la veuve d’un homme fraîchement pendu, sauf éventuellement si celle-ci vouait une haine féroce à son conjoint.

Les deux sens de cette métaphore devenue proverbe sous la forme « il ne faut pas parler de corde dans la maison d’un pendu » sont ainsi assez évidents.
Cette expression semble dater du début du XVIIe siècle. On la trouve en 1623 dans la version française du Don Quichotte de Cervantès et elle n’apparaît dans le Dictionnaire de l’Académie française qu’en 1694.

[1] Oui, je sais, on ne parle pas de corde à bord d’un bateau, là où l’on trouve des marins et des nœuds, sauf pour celle qui permet de faire sonner la cloche.

Exemples

« (…) je baissai la voix pour dire que je comptais un jour gagner la Grande-Bretagne, car j’étais pilote militaire. C’est alors que la femme de mon hôte éclata en sanglots ; François Lecot ne put retenir ses larmes. Je sentis que j’avais parlé de corde dans la maison d’un pendu. »
Bernard Citroën – La conjuration de Javel – 1996

Comment dit-on ailleurs ?

Langue

Expression équivalente

Traduction littérale

Anglais mention not a halter in the house of him that was hanged

ne parlez point de licou dans la maison d’un pendu

Anglais (USA)

to mention rope in the house of one recently hanged

parler de corde dans la maison d’un homme récemment pendu

Anglais to bring up a sore point réveiller un point douloureux
Espagnol (Argentine)

comer pan delante del que no tiene dientes

manger du pain devant celui qui n’a pas de dents

Espagnol (Argentine)

contar dinero delante de los pobres

compter de l’argent à la face des pauvres

Espagnol (Espagne)

en casa del ahorcado no se mienta la soga

chez le pendu on ne mentionne pas la corde

Espagnol (Espagne)

mencionar la horca en casa del ahorcado

mentionner la corde chez le pendu
Espagnol (Espagne) poner el dedo en la llaga mettre le doigt dans la plaie
Français (Canada) variante similaire

on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu

Gaélique écossais

dinna speak o’ a raip to a chiel whose faither was hanged

ne parlez point de corde à un enfant dont le père fut pendu

Italien

parlare di corda in casa dell’impiccato

parler de corde dans la maison du pendu

Néerlandais (Belgique)

in het huis van de gehangene spreekt men niet van de strop

ne pas parler de corde dans la maison d’un pendu

Néerlandais

in het huis van een gehangene spreekt men niet over de strop

dans la maison d’un pendu on ne parle pas de corde

Néerlandais een pijnlijk onderwerp aanroeren

faire allusion à un sujet douloureux

Néerlandais zout in de wond wrijven remuer le couteau dans la plaie
Néerlandais zich ondiplomatiek uitdrukken

s’exprimer de façon peu diplomatique

Néerlandais

een vinger op de zere plek leggen

mettre le doigt sur le point sensible (la plaie)

Polonais

w domu wisielca nie mówi sie o sznurze

dans la maison d’un pendu on ne parle pas de corde

Portugais (Brésil)

falar de corda em casa de enforcado

parler de corde dans la maison d’un pendu

Portugais (Portugal)

não se fala em corda em casa de enforcado

parler de corde dans la maison d’un pendu

Roumain a pune degetul pe rana mettre le doigt dans la plaie
Roumain

a vorbi de funie în casa spânzuratului

parler de corde dans la maison du pendu
Suédois tala om rep i hängd mans hus

parler de corde dans la maison d’un pendu

Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « parler de corde dans la maison d’un pendu » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemandcliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d’utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d’erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

 

[Source : www.expressio.fr]

un fait isolé n’autorise pas de conclusion générale ; on ne peut tirer une généralité à partir d’un seul exemple

Origine et définition

Même si les hirondelles s’en moquent, on rappellera, juste pour la petite histoire, que le mot ‘printemps’ vient du latin « primus tempus » ou « premier temps » et désigne la première saison.
Les hirondelles sont des oiseaux migrateurs qui partent vers l’Afrique en septembre-octobre et qui reviennent dans nos contrées en mars-avril ; par conséquent les hirondelles sont de retour « dès le printemps revient » (air connu d’Hugues Aufray).
Il serait donc facile d’en déduire que si l’on voit une hirondelle, c’est que le printemps est là.
Hélas, on ne peut pas en faire une généralité, pour au moins trois raisons :
1. Les hirondelles ne sont pas infaillibles et certaines d’entre elles peuvent revenir plus tôt qu’elles ne devraient ;
2. Même si le printemps a officiellement commencé, les conditions météorologiques ne sont pas forcément celles spécifiques de cette saison, surtout lorsque l’hiver a tendance à se prolonger un peu ;
3. Et puis il y a celles qui, en raison d’une trop grande faiblesse, n’ont pas pu migrer et, parmi elles, celles qui auront résisté à l’hiver et donneront signe de vie bien plus tôt que leurs congénères voyageuses.
Du coup, il n’est pas toujours possible d’affirmer que le fait de voir une hirondelle suffise à confirmer qu’on est au printemps (au sens météorologique du terme, qui est celui qui intéresse les paysans desquels nous viennent souvent des dictons très sagaces[1]).
Notre expression est donc simplement une métaphore qui dit qu’on ne peut pas se baser sur un seul élément significatif pour en déduire une généralité.
Elle semble dater du début du XVIIe siècle dans sa version française, mais vient du modèle latin « una hirondo non facit ver »[2], lui-même venu du grec.
[1] Comme « pingouins dans les champs, hiver méchant » ou bien « neige en novembre, Noël en décembre », par exemple.
[2] On notera qu’il existe une version similaire de ce dicton dans beaucoup de langues mais que, bizarrement, dans certaines, c’est l’été qui est désigné et non le printemps. Déjà, en français, la première version signalée était « une arondelle n’ameine point l’esté », mais une des versions anglaises est aussi « one swallow does not make summer ».

Compléments

À propos de l’hirondelle, on peut aussi noter ce dicton :
« Hirondelle volant haut,
le temps sera beau,
hirondelle volant bas,
bientôt il pleuvra. »
Et il se vérifie généralement, simplement parce que, lorsqu’il fait mauvais, les insectes volent à basse altitude, mais remontent lorsqu’il fait beau. Oui, certes, mais et les hirondelles, dans tout ça, me direz-vous à bon escient ? Eh bien il se trouve que les hirondelles se nourrissent d’insectes. Elles volent donc là où ils sont.

Exemples

« (…) Christine Lagarde se rassure néanmoins de « ce ralentissement de la hausse ». La moyenne du nombre des nouveaux inscrits oscille entre 50 000 et 80 000 tous les mois depuis la crise. Un signe « relativement encourageant » aux yeux de la ministre de l’Économie qui invoque l’effet positif des mesures du gouvernement. Une hirondelle ne fait pas le printemps !, rétorquent les économistes, pronostiquant une année noire pour l’emploi. »
Le Parisien – Article du 26 juin 2009

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Allemand

eine Schwalbe macht noch keinen Sommer

une hirondelle ne fait pas l’été
Anglais One swallow does not a summer make Une hirondelle ne fait point un été
Anglais

one swallow doesn’t make a summer

une hirondelle ne fait pas un été
Arabe الشاذ لا يقاس عليه

l’exception ne peut être une règle générale

Espagnol (Argentine) una golondrina no hace verano une hirondelle ne fait pas l’été
Espagnol (Espagne)

un garbanzo no hace un puchero

un pois chiche ne fait pas une marmite

Espagnol (Espagne) una flor no fa estiu une fleur ne fait pas l’été
Gallois un wennol ni wna wanwyn

une hirondelle ne fait pas un printemps

Hongrois egy fecske nem csinál nyarat une hirondelle ne fait pas l’été
Hébreu

אין מביאים ראיה מן השוטים (énn meviim réyia minn hachotim)

les robots ne prennent pas de preuves

Italien una rondine non fa primavera

une hirondelle ne fait pas le printemps

Néerlandais

één zwaluw maakt nog geen zomer

une hirondelle ne fait pas encore un été

Néerlandais (Belgique)

één zwaluw maakt de lente niet

une hirondelle ne fait pas le printemps

Néerlandais

een zwaluw maakt nog geen zomer

une hirondelle ne fait pas encore l’été
Polonais jedna jaskółka nie czyni wiosny

une hirondelle ne fait pas le printemps

Portugais (Brésil) uma andorinha só não faz verão

une seule hirondelle ne fait pas l’été

Roumain

Cu o rândunică nu se face primăvară

Avec une hirondelle il ne se fait pas printemps

Roumain cu o floare nu se face primăvară une fleur ne fait pas le printemps
Russe одна ласточка весны не делает

une hirondelle ne fait pas le printemps

Serbe jedna lasta ne cini prolece

une hirondelle ne fait pas le printemps

Slovaque jedna lastovička leto nerobí

une seule hirondelle ne fait pas l’été

Suédois en svala gör ingen sommar une hirondelle ne fait pas l’été
Turc bir çiçekle bahar olmaz une fleur ne fait pas le printemps
Ajouter une traduction

Si vous souhaitez savoir comment on dit « une hirondelle ne fait pas le printemps » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemandcliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d’utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d’erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

[Source : www.expressio.fr]

 

O lingüista Xosé Antonio Pena Romay publica unha nova entrega da sección de fraseoloxía « Verbas sisudas non queren testemuñas ».

Marqués de Vizhoja pon en marcha un protocolo de seguridade durante a vendima.. MARQUÉS DE VIZHOJA

Marqués de Vizhoja pon en marcha un protocolo de seguridade durante a vendima. MARQUÉS DE VIZHOJA

Por Xosé Antonio Pena

En castelán, para manifestar, normalmente a xeito de censura ou recriminación, que unha persoa actúa de xeito egoísta, querendo abarcar todo e sen querer a axuda de ninguén, para despois levar tamén para si todos os beneficios do labor feito sen compartilos, pódese botar man do enunciado fraseolóxico él/ella se lo guisa y él/ella se lo come (ou yo me lo guiso y yo me lo comotú te lo guisas y tú te lo comes; etc., en función de quen sexa o suxeito da acción). Trátase dunha secuencia expresiva que seica provén en orixe da paremia Juan Palomo, yo me lo guiso y yo me lo como.

Hoxe en día o certo é que estas expresións son empregadas en moita maior medida para sinalar a total independencia, á hora de facer unha cousa, desa persoa de quen se está a falar, indicando que é ela quen a realiza soa e sen a axuda ou colaboración de ninguén.

En galego, o eclesiástico Francisco Vázquez Saco rexistrou, no seu refraneiro, algunha paremia que dá conta do mesmo sentido, coma a de O meu veciño ten unha viña: el a cava, el a bima e el a vendima.

Él se lo guisa y él se lo come [yo me lo guiso y yo me lo como; tú te lo guisas y tú te lo comes; etc.]

{= 1. Paremia con que se recrimina o egoísmo de alguén que só mira por si e que o quere abarcar todo, actuando sen axuda de ninguén e querendo todos os beneficios para si. 2. Por extensión, paremia con que se sinala a total independencia da persoa de quen se fala á hora de facer unha cousa, indicando que a realiza ela soa e sen a axuda ou colaboración de ninguén.}

El a cava, el a bima e el a vendima [eu a cavo, eu a bimo e eu a vendimo; ti a cavas, ti a bimas e ti a vendimas; etc.]

[TAMÉN]:

El planta a viña e el a vendima [eu planto a viña e eu a vendimo; ti plantas a viña e ti a vendimas; etc.]

El fai a festa e el bota os foguetes [eu fago a festa e eu boto os foguetes; ti fas a festa e ti botas os foguetes; etc.]

● Tamén:

(Hacer # Ser) Como Juan Palomo: yo me lo guiso y yo me lo como

(Ser # Facer) Coma o meu veciño que ten unha viña: (que) el a cava, el a bima e el a vendima

Ex. (1): En la parroquia había un cura de los de yo me lo guiso y yo me lo como  un cura que era como Juan Palomo: yo me lo guiso y yo me lo como; pero tras la creación de la asociación parroquial tuvo que empezar a rendir cuentas y a no hacer y deshacer a su antojo.

Na parroquia había un cura dos de eu a cavo, eu a bimo e eu a vendimo  un cura dos de eu planto a viña e eu a vendimo  un cura dos de eu fago a festa e eu boto os foguetes  un cura que era coma o meu veciño que ten unha viña: (que) el a cava, el a bima e el a vendima; pero tras a creación da asociación parroquial tivo que comezar a render contas e a non facer e desfacer ao seu antollo.

Ex. (2): ¡Recogió Messi el balón en el centro del campo y dijo “yo me lo guiso y yo me lo como”: sorteó en carrera a cinco contrarios, regateó el portero y gol antológico!

¡Recolleu Messi o balón no medio do campo e dixo “eu a cavo, eu a bimo e eu a vendimo”  e dixo “eu planto a viña e eu a vendimo”  e dixo “eu fago a festa e eu boto os foguetes”: sorteou en carreira cinco contrarios, caneou o porteiro e gol antolóxico!

NOTAS:

1. A expresión el fai a festa e el bota os foguetes (coas súas respectivas variantes en función dos distintos suxeitos gramaticais) tamén se aplica a aquelas persoas que fan un chiste ou unha graza e que elas mesmas se rin da súa propia graza. Ex.:

Ex.: Ter non che ten sal ningún, pero ó último sempre te acabas esperrechando porque cando acaba de contar eses chistes tan malos que conta bótase a rir coma un condenado, así que el fai a festa e el bota os foguetes.

2. As expresións galegas están tiradas das seguintes fontes:

– Recolleita propia da oralidade galega.

– Vázquez Saco, Francisco: Refraneiro galego e outros materiais de tradición oral. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 5, 2003. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

 

[Fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]

‘Una librería en Berlín’ es el relato autobiográfico de una judía polaca durante el Holocausto, redescubierto en 2010 y reeditado ahora con prólogo de Patrick Modiano
 

Ventanas de una imprenta judía destrozada tras la ‘Noche de los cristales rotos’, en 1938 en Berlín. 


Escrito por ÁLEX VICENTE 
 
El único libro que firmó Françoise Frenkel llevaba 70 años extraviado. Reapareció en un mercadillo de Niza en 2010, cuando fue encontrado por un bibliófilo intrigado por su sobria portada y su enigmático título: Rien où poser la tête (Ningún sitio donde reclinar la cabeza). Al abrirlo, descubrió el testimonio de una judía polaca, fundadora de la primera librería francesa de Berlín en 1921, que cruzó el continente escapando a la persecución de los nazis. De la capital alemana a París, y de ahí hasta Niza, desde donde logrará cruzar la frontera con Suiza tras dos intentos fallidos. Seis años después de ese descubrimiento, llega a las librerías traducido como Una librería en Berlín (Seix Barral), tras haberse convertido en uno de los fenómenos del año pasado en Francia.
Frenkel murió en enero de 1975. No dejó ningún rastro tras ella, salvo un puñado de documentos: su partida de nacimiento, su firma en el registro de la frontera suiza, un expediente de indemnización por los bienes que le embargaron los nazis. Estaban encerrados en un baúl que contenía un abrigo de piel de nutria, una gabardina negra, dos vestidos de punto, un paraguas, dos pares de zapatos y dos máquinas de escribir. Eso es todo lo que se sabe de ella. A día de hoy, no se ha encontrado ninguna fotografía de la autora. “¿En realidad hace falta saber más? No lo creo”, pregunta y contesta Patrick Modiano, Nobel de Literatura en 2014 y gran experto en los días de la ocupación nazi, en el prólogo del libro. “La gran singularidad de Una librería en Berlín es justamente que no podamos identificar a su autora de una manera precisa”, añade Modiano. Françoise Frenkel podría ser uno de los personajes del novelista, siempre con el rostro empañado por la niebla de la memoria.
La autora concluyó el manuscrito de Una librería en Berlín en 1944 a la orilla del Lago de los Cuatro Cantones, en el corazón de Suiza, donde la extinta editorial Jeheber lo publicaría un año más tarde. Sintiéndose, por fin, a salvo, Frenkel tomó la pluma para reflejar su experiencia. Pero lo hizo con una inhabitual contención. Más que una denuncia de la persecución y la vida en la clandestinidad a lo largo de su periplo, la obra está pensada como un homenaje “a los hombres de buena voluntad y valentía inagotable” que lograron “resistir hasta el final”. La escritora dejó los pasajes más traumáticos de su existencia al margen de sus páginas. Frenkel se esfuerza en subrayar la generosidad de los extraños. Insinúa los comportamientos mezquinos con un irónico desdén. El nombre de su marido, Simon Rachenstein, deportado a Auschwitz en 1942, ni siquiera aparece mencionado.

Documento de François Frenkel, autora del libro ‘Una librería en Berlín’, de un guardamuebles de París de 1940.

También es un relato sobre su pasión por la literatura, que sintió desde una edad muy temprana, cuando Frenkel “podía pasar las horas muertas hojeando un libro con imágenes o un gran volumen ilustrado”. Su librería, La Maison du Livre, fue algo parecido a un templo. Frenkel la define incluso como su “razón de ser”. Por ella pasaron André Gide, Apollinaire o Colette. En la Alemania francófoba de después del Tratado de Versalles, ese espacio se convirtió en un lugar “de olvido y desahogo, donde uno respiraba libremente”. Frenkel también firma una carta de amor a la cultura francesa y los valores universalistas con los que sigue asociada. Su auténtico nombre de pila era Frymeta, que convirtió en Françoise por el apego que sentía por su patria imaginaria.
Una librería en Berlín, que ya ha sido traducido a siete idiomas, volvió a la vida gracias al esfuerzo de Thomas Simonnet, de la editorial Gallimard —donde es editor de L’Arbalète, colección histórica donde publicaron Sartre y Jean Genet— y Frédéric Maria, consultor editorial para la francesa P.O.L. y la española Acantilado. “Varias editoriales se interesaron por él, pero algunas aspiraban a introducir cambios. Yo me negué a tocar el manuscrito”, afirma el segundo. Solo alguna expresión en desuso ha sido modificada para favorecer su comprensión. Maria también se encargó de seguir la pista a Frenkel para verificar la autenticidad del texto y recabar una serie de documentos históricos que aparecen publicados al final del libro.
Para Maria, el valor de este texto es incalculable. “Frenkel nunca dice explícitamente que es judía, pero se erige en portavoz de ese pueblo que busca la tierra prometida”, asegura sobre esta desconocida escritora. Puede que descubrir las páginas legadas por una mujer sobre la que no existía una sola referencia en Internet hasta 2010 no hagan más que intensificar la experiencia de la lectura. “Prefiero no conocer el rostro de Frenkel, ni las peripecias de su vida tras la guerra, ni la fecha de su muerte”, afirma Modiano en su prefacio. “De ese modo, su libro será siempre para mí la carta de una desconocida, olvidada en la lista de correos desde hace una eternidad y que parece que recibes por error, aunque tal vez eras, en realidad, su destinatario”.

LITERATURA RESUCITADA

Los testimonios sobre la Segunda Guerra Mundial cotizan al alza en el mercado literario, cada vez más atraído por los manuscritos inéditos y los libros redescubiertos. Antes que Françoise Frenkel estuvo Irène Nemirovsky y su Suite francesa, novela inconclusa de un millar de páginas que fue encontrada en una vieja maleta por sus hijas. Sería publicada en 2004 con un éxito apoteósico: hoy supera los 3 millones de ejemplares vendidos en el mundo, con adaptación hollywoodiense incluida. Por su parte, Anagrama editó en 2008 el Diario de Hélène Berr, el cuaderno autobiográfico firmado por una estudiante judía en la Sorbona, también prologado por Patrick Modiano.
Además, durante la década pasada se reeditó Una mujer en Berlín, el relato anónimo de una joven alemana entre los escombros de la capital alemana en 1945, al que parece referirse el título español de la obra de Frenkel. La editorial francesa prefirió ceñirse al original para evitar acusaciones de oportunismo. “Hemos sido particularmente transparentes y escrupulosos”, sostiene el editor Thomas Simonnet, que justifica esta reedición por “la importancia del libro como documento histórico, pero también su valor literario”. El estilo de Frenkel, límpido pero incisivo, distingue a una autora rigurosa y capaz de dar con algo muy difícil para todo escritor: la distancia precisa respecto a su propia historia.
 
 
 
[Foto: LIBRARY OF CONGRESS COURTESY EVERETT COLLECTION / CORDON PRESS – fuente: WWW.elpais.com]

Traduksyon del livro “Le Petit Prince” de Saint-Exupery

Prezentado por Klara PERAHYA

Es kon el korason ke se ve byen.

Lo ke es esensyal es invizivle a los ojos:

Antoine de Saint Exupery

La semana pasada muestro grande amigo Jean Carasso, fundador de la tan interesante revista “Lettre sépharade”, ke malorozamente interrumpyo su aktividad jurnalistika ma ke syempre kontinuo su partisipasyon dinamika a la promulgasyon de muestra lingua etnika, me mando (regalo ke me izo kaji yorar de alegria) la traduksyon en ebreo i djudeo-espanyol del maraviyozo livo de St. Exupery “Le Petit Prince”, traduksyon echa por Avner Perez i Gladys Pimienta, kon la mizma sensibilidad ke karakteriza esta ovra unika en su djenero.

Esto me permetyo de realizar de muevo el kamino ke fue echo en el esforso para la ekspansyon de muestra lingua ansestral, lingua ke fue un tyempo menospresyada i ke un prejuisyo estupido, vazio de kualkyer lojika, konsidero komo moribunda, kapavle unikamente de kontar chikas anekdotas o de azer “shakaikas” popularyas.

“Le Petit Prince de Saint Exupery” es una ovra muy difisil a traduzir, una ovra de una maraviyoza simplisidad, echa de poezia i de simbolos filozofikos, ande kada alegoria mos mete delantre una verdad i una refleksyon.

El sujeto es muy simple: el enkontro del narrador, un aviador pedrido en el dezyerto, kon un ninyo ke kere no solo deskuvrir el mundo, ma vizyonarlo a su manera kon sus propyas intuisyones i valores, su propya persepsyon de las kozas i su propyo sonyo.

El fakto de tresladar un semejante lavoro ande todo es “subtilidad” i “pensamyento profundo ekspresado kon kandor por la boka de un ninyo” es (a el solo) la afirmasyon ke muestra lingua es un dialekto kon el kual todo puede ser ekspresado. Gladys Pimienta i Avner Perez lo izyeron kon una grande delikadeza.

Komo fue dicho mas arriva, este livro pudo ser editado grasyas al ayudo finansyero de la “Lettre séfarade”, lo ke una vez mas mos prova ke (malgrado la interrumpsyon de su aktividad jurnalistika) Jean Carasso es syempre fidel al esforso de no deshar murir el patrimonyo kultural de muestros ansestros i de azer kontinualmente “un paso dirijido verso el futuro”.

Por seguro ke el lavoro echo aktualmente en varias universidades, kon el objektivo espesyal de rekojer i konservar la erensya intelektual de muestros antepasados, es de una valor primordyal, “No se puede nada krear sovre nada” i la grande baza del sefaradizmo es por seguro echa de los vyejos tekstos, romansas, proverbyos, dichas, kuentos ets… eyos aseguran la perenidad de muestra kultura….. ma, para ke eya kontinue a bivir, kale dirijirmos tambyen verso los tyempos prezentes, adjuntar, syempre adjuntar; sin nunka nada nyegar.

Komo se save byen, detras de kada lingua ay una sivilizasyon i sovre todo una sensivilidad ke deve ser ekspresa a ke nivel ke sea.

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Lo del titular no son erratas. Está escrito en ladino. Esta vieja ‘lingua’ está viviendo una segunda juventud. Aún evoluciona y se esparce por el mundo a través de internet. La comunidad judía sefardí habla, conserva y difunde el español heredado de sus antepasados medievales

Escrito por Lucía Mos

Liliana Benveniste bromea al otro lado del teléfono: de haber existido Twitter en el siglo XV, los españoles de la época chuchulearían sus ocurrencias en lugar de tuitearlas. Esta argentina riega de vocablos arcaicos la conversación transoceánica que mantiene vía Whatsapp. El ladino está mayor, pero viaja rápido con una buena conexión wifi.

Allá por 1492, los tatarabuelos de Liliana fueron obligados a marcharse de España. Los Reyes Católicos ordenaron la expulsión de los judíos con la firma del Edicto de Granada; de modo que la comunidad judeoespañola se dispersó para asentarse en otros rincones del planeta. Con el tiempo, el ladino, el español que hablaban los judíos, evolucionó por su cuenta y dejó de parecerse a la lengua que se quedó en la península.

Liliana dedica su carrera a insuflar vida a ese español que suena raro pero extrañamente familiar a los hispanohablantes del siglo XXI. Y no es la única: la comunidad sefardí se afana en reanimar su antigua lingua con el empuje digital y el alcance infinito de las redes sociales.

La gramática del ladino es fácil de descifrar por un hispanohablante actual: entra por los ojos como una lengua medieval que parece haber colisionado con la grafía clásica de los pokeros contemporáneos

ESTA FRAZA NO TIENE DINGUN YERRO: ESTA ESKRITA EN LADINO

La base lingüística española y hebrea del ladino, también conocido como sefardí y judeoespañol, queda patente incluso en el nombre del idioma. La palabra sefardí procede de Sefarad, que es el topónimo con el que se conoce a España en el Antiguo Testamento; y ladino viene de ladinar, la acción de traducir textos semíticos al castellano.

La gramática del ladino es fácil de descifrar por un hispanohablante actual: entra por los ojos como una lengua medieval que parece haber colisionado con la grafía clásica de los pokeros contemporáneos, con su abundancia de kas, la alternancia de bes y uves y de eses y ces, y una característica omnipresencia de la i latina.

Tanto es así que medio Twitter puso el grito en el cielo cuando la Embajada de España en Turquía compartió una serie de mensajes por el Día Internacional del Ladino, celebrado en este país cada 21 de febrero. Donde los puristas lingüísticos de la red social creyeron ver faltas de ortografía en realidad había un español de hace 500 años que, a día de hoy, todavía podemos entender sin apenas esfuerzo.

EL LADINO KONTINUA A VIVIR EN INTERNET

Los arcaísmos tan notorios del ladino dan la sensación de que es una lengua estancada en el tiempo, pero ni mucho menos. El judeoespañol se salpicó de francés, italiano, holandés, griego y turco cuando los sefardíes abandonaron España, y sigue en una continua actualización para adaptarse a los tiempos que corren.

Prueba de ello son los chuchuleos de los que habla Liliana, que es la copropietaria y editora del portal eSefarad, dedicado a las noticias de la comunidad sefardí. Además, organiza espectáculos, da clases de ladino y canta en la lengua que escuchaba en casa de sus abuelos, judíos procedentes de Turquía, cuando era pequeña.

La argentina forma parte de Erensya, la plataforma online del Centro Sefarad-Israel que aúna proyectos internacionales destinados a difundir el ladino. También es miembro Karen Gerson, directora del Centro Sefardí de Estambul desde 2003 y responsable de El Amaneser, el único periódico publicado enteramente en judeoespañol en todo el mundo. El diario ladino tiene una tirada de 4.000 ejemplares en papel y cuenta con una edición online.

Karen ha publicado libros, música, diccionarios, compilatorios de dichos y proverbios y es la cantante solista del grupo Los Pasharos Sefaradis. Según dice, cientos de personas se conectan a sus clases y actividades en torno al judeoespañol impartidas por Zoom.

Lo cierto es que no escasean las iniciativas que promueven el ladino desde distintos países: hay grupos (como la Ladinokomunita), foros, encuentros, conferencias, clases, vídeos, canciones, programas en la Radio Exterior de España y hasta un Centro de Estudios Sefardíes en la Universidad de Washington. El español más antiguo pervive en las páginas webs, Twitter y YouTube.

Aitor García Moreno: «Esta lengua está y estará seriamente amenazada siempre que no sea útil su uso. Si no sirve en la vida diaria, no será una lengua viva»

ESTA EL LADINO EN RIZGO DE MURIR?

Del número total de hablantes del ladino en la actualidad solo se conocen estimaciones. Se calcula que unas 150.000 personas lo hablan en todo el mundo, aunque «los niveles de competencia lingüística pueden variar muchísimo de unos hablantes a otros», afirma Aitor García Moreno, investigador distinguido del departamento de Estudios Judíos e Islámicos del Instituto de Lenguas y Culturas del Mediterráneo y Oriente Próximo.

El experto explica a Yorokobu que hay quienes solo conocen palabras sueltas o hablan de temas concretos, de tipo biográfico o del ámbito doméstico. «Esta lengua está y estará seriamente amenazada siempre que no sea útil su uso», advierte. «Si no sirve en la vida diaria, no será una lengua viva, como apenas lo es hoy en día. Otra cosa es su preservación y estudio, que puede (y debe) acrecentarse».

La Autoridad Nasionala del Ladino de Israel, creado en 1997, y la Academia Nasionala del Ladino, organismo fundado por la RAE en 2019, también con sede en Israel, son las instituciones lingüísticas oficiales que tratan de proteger y regular un idioma que se ha desarrollado sin la pauta de una norma común.

El Gobierno de España aprobó en 2015 una ley para devolver la nacionalidad española a los descendientes de los judíos desterrados por los Reyes Católicos. A Liliana, que recuerda el anhelo de los sefardíes por regresar a su hogar, le concedieron la suya en 2017.

Una de sus palabras favoritas es ambezar, que puede significar aprender o enseñar en función del contexto. Mientras los lingüistas se ponen de acuerdo, el ladino evoluciona a su aire, como siempre lo ha hecho.

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

     

El periodista y escritor tradujo del ídish “La caja de letras: Hallazgo y recuperación de ‘Apuntes para la historia del periodismo judío en la Argentina’”, de Pinie Katz, una obra que expone una visión del mundo nuevo, de una Argentina a la que los europeos, del supuesto continente civilizado, venían a buscar un horizonte y un futuro promisorio a partir de su mirada comunitaria.

Javier Sinay, escritor y periodista.

Javier Sinay, escritor y periodista

 
Escrito por Guillermo Lipis
 
Javier Sinay acaba de traducir del ídish “La caja de letras: Hallazgo y recuperación de ‘Apuntes para la historia del periodismo judío en la Argentina’”, de Pinie Katz, una obra que según el periodista y escritor trae al presente la “Babilonia de inmigrantes que era Buenos Aires de fines del siglo XIX” y cuya lectura revela “cuánto ha cambiado el periodismo en un siglo y cuán poco hemos cambiado los periodistas”.

Los inmigrantes de fines del siglo XIX trajeron al país sus lenguas, culturas y oficios, pero también sus costumbres y con ellas sus periódicos que los mantenían ligados a los hábitos y tradiciones de sus pequeñas aldeas o pueblos europeos.

“El rescate del ídish es una tarea cultural importante porque la producción literaria y periodística que hubo en ese idioma en Argentina fue variada y muy vasta”, explica Sinay a Télam. Cada idioma o lengua guardaba “un punto de vista sobre el mundo, y eso es lo que hay que volver a poner en valor”, agrega el autor, quien descubrió el libro de Katz casi de casualidad, buscando material para su novela « Los crímenes de Moisés Ville« , ambos publicados por Ediciones del Empedrado.

Y desde el valor periodístico al que hace referencia, en este caso se expone una visión del mundo nuevo, de esta Argentina a la que los europeos, del supuesto continente civilizado, venían a buscar un horizonte y un futuro promisorio a partir de su mirada comunitaria.

“No importa si sos judío o no, lo que importa de este rescate del libro de Pinie Katz es lo que refiere a esos tiempos premodernos del periodismo argentino y a una descripción muy detallada de una Buenos Aires, del período 1898-1914, que era una Babilonia de inmigrantes”

JAVIER SINAY
Sobre el periodismo propiamente dicho, Sinay -que viene de una familia de escribas- considera que “el libro revela aventuras vocacionales y competencias despiadadas entre aquellos pioneros. Es notable cuánto ha cambiado el periodismo en un siglo, y cuán poco hemos cambiado los periodistas”.

El autor de « Camino al este » sostiene que el libro que tradujo lo sorprendió “porque era un libro de aventuras. Los héroes y villanos eran un puñado de periodistas, inmigrantes quijotescos llegados a este confín del mundo donde cargaban los abrigos viejos desde la Rusia zarista”.

Traían “samovares y ritos milenarios que en Buenos Aires valían poco o nada y a veces, mientras trabajaban de cualquier otra cosa, se ocupaban de fundar una nueva tradición basada en los artículos de prensa”, detalla tejiendo una fina trama descriptiva.

El libro de Pinie Katz muestra a esos inmigrantes “en toda su humanidad, con sus iniciativas vocacionales, sus competencias despiadadas y sus miserias personales. Lo sorprendente es que cualquier periodista del siglo XXI entiende todo eso perfectamente. El periodismo cambió; los periodistas no tanto”, apunta.

Sinay se mostró fascinado porque casi 100 años más tarde, haya podido rescatar al autor, a quien retrata como “una persona muy relevante dentro de la comunidad judía de las primeras décadas del siglo XX”.

Y en verdad lo fue porque este periodista, escritor y traductor (que supo llevar al ídish obras como « Don Quijote », de Cervantes, y « Facundo », de Sarmiento) además fue un hábil activista político y cultural.

Es así que fue uno de los creadores del ICUF, la rama judía del Partido Comunista, y del diario Di Presse, escrito en ídish pero que, en la época de la última dictadura cívico militar vernácula, editara el mítico semanario Nueva Presencia en castellano, un baluarte en la defensa de los derechos humanos que traspasó las barreras de la comunidad judía bajo la dirección de Herman Schiller.

El libro traducido por Sinay refleja el período 1898-1914, también recordado sin idealizaciones por otros autores. En el mismo año de 1914, David Goldman escribe en su libro Di Iuden in Argentine (Los judíos en la Argentina) acerca de “la cantidad de cadáveres que yacen en el cementerio literario argentino”, refiriéndose a los periódicos de corta vida.

“Goldman calcula que en esa breve etapa surgieron unos 40, pero fue un período apasionante. En esos años nacieron o dieron sus primeros pasos algunas instituciones que fueron luego pilares, y en 1951 la revista Der Spiegel (El Espejo) definió aquellos tiempos como la época heroica del periodismo judío”.

Sinay explica que en una proyección de casi un siglo (1898-1989), 337 publicaciones judías vieron la calle.

“Entre los judíos había una fiebre comunicativa y como dice un refrán en ídish: todo aquel que tuviera al menos una mano o un pie escribía. Por eso creo que hay que rescatar algo de todo eso”, indica el autor al mencionar el origen de su entonces proyecto de traducción, que consideró “necesario y maravilloso”.

Para Sinay, la cultura judía tiene hoy un concepto para referir a la transmisión y la herencia: “la cadena de oro de las generaciones (di goldene keit, en ídish)”. Y de eso se trata estos « Apuntes para la historia del periodismo judío en la Argentina », ahora rescatados, recuperados y traducidos al castellano.

“El libro es una caja de letras propiedad de periodistas valientes, aventureros, caóticos y tercos. Héroes y villanos a los que Pinie Katz redimió de la bruma y del olvido”.

JAVIER SINAY
Esos hombres, que jamás podremos saber si nacieron primero seres humanos o periodistas, dado su instinto, buscaron abarcar el mundo para tornarlo más seguro y habitable contra las injusticias de una civilización que parece haber aprendido poco, porque, en muchos casos, cambiaron los nombres, pero siguen ocurriendo los mismos hechos denunciados por Katz a principios del siglo XX.
 
 
[Fuente: http://www.telam.com.ar]

O lingüista Xosé Antonio Pena Romay publica unha nova entrega da sección de fraseoloxía « Verbas sisudas non queren testemuñas ».

Unha persoa pasea a tres cans polas rúas da capital en plena pandemia do coronavirus onde con máis de 1,2 millóns de casos rexistrados no mundo en persoas, a infección só confirmouse en dous cans, un ou dous gatos e unha tigresa.. Marta Fernández Xara - Europa Press

Unha persoa pasea a tres cans polas rúas da capital en plena pandemia do coronavirus onde con máis de 1,2 millóns de casos rexistrados no mundo en persoas, a infección só confirmouse en dous cans, un ou dous gatos e unha tigresa.

Por Xosé Antonio Pena

E o certo é que non será pola cantidade de paremias de que dispomos na nosa lingua para dar conta deses mesmos contidos, como imos ver deseguido (de feito, é tal o número que imos dividir este artigo en dúas entregas, a fin de facer máis doada a súa asimilación por parte do lector).

Perro ladrador, poco mordedor

{= 1. Refrán co que se dá a entender que as persoas que andan seguido ameazando, lanzando bravatas ou botando por ela, á hora da verdade non acostuman cumprir a ameaza, a bravata ou a farfantonada (e tamén co cal, en consecuencia, moitas veces se deduce que se hai que velar máis daquelas persoas que non ameazan nin fanfurriñan ou borrean ca daqueloutras que si o fan, xa que á hora da verdade as primeiras adoitan ser máis perigosas ca estas últimas). 2. Por extensión, tamén expresa que aquelas persoas que adoitan fachendear de facer moito, ou moi ben, algunha cousa, están en realidade a disimular o feito de que en verdade a fan máis ben pouco, ou bastante mal.}

Can que (moito) ladra non traba

(O) Can que ladra non morde

Can ladrador non é mordedor

Can ladrador nunca foi trabador

Can que moita ladra pouco traba # pouco morde

(O) Can que ladra non é o que morde

Ex.: ¡Bueno, hombre!: el tío, que si iba a mandar cartas a los medios de comunicación, que si iba a ir junto al director y ponerle las peras a cuarto, que si iba a ir por la vía judicial… pero al final, nada de nada. Ya se sabe: perro ladrador, poco mordedor.

¡Bueno, home!: o tipo, que se ía mandar cartas ós medios de comunicación, que se ía ir xunta o director e poñelo de cu á cota, que se ía ir pola vía xudicial… pero, ó cabo, nada de nada. Xa se sabe: can que (moito) ladra non traba  (o) can que ladra non morde  can ladrador non é mordedor  can ladrador nunca foi trabador  can que moito ladra pouco traba  (o) can que ladra non é o que morde.

 

● Tamén:

Perro ladrador, nunca buen mordedor

Can (moi) ladrador, pouco mordedor && Can ladrador, non mordedor && Can ladrador, mal mordedor && O can máis ladrador non é o máis mordedor # non é o que máis morde && (O) Can moi ladrador non é o máis mordedor # non é o que morde # non é o que máis morde && Can que moito ladra non é o que máis traba && O can que máis ladra non é o que máis traba # non é o que máis morde && O can que moito ladra non é o que máis morde && O can ladrador nunca foi o máis mordedor && O can moi ladrador nin por iso é (o) máis trabador && O can ladrador nin por iso é máis mordedor && O can máis ladrador, nin por iso máis trabador && O can (máis) ladrador non é o máis roedor

● E máis tamén:

Perro ladrador, poco mordedor y mal cazador

Can que ladra, nin morde nin caza && Can ladrador, mal cazador

● E tamén, nesta mesma liña, aplicables basicamente en situacións relacionadas coa primeira “acepción”:

O can que moito ladra nunca mal pode facer && Mentres o can ladra, non morde && Can moi ladrador, nin por iso mellor

NOTAS:

1. Lembramos que cando nalgunha paremia ou expresión introducimos parénteses o que estamos a indicar é que ou secuencias que aparecen dentro delas poden formar parte ou non da dita expresión ou paremia. Así, con can que (moito) ladra non traba o que estamos a indicar é que en realidade hai dúas secuencias fraseolóxicas, ou dúas variantes dunha mesma secuencia fraseolóxica, se se prefire:

A) Can que ladra non traba.

B) Can que moito ladra non traba.

2. Relacionadas coas paremias reflectidas neste artigo, no sentido de que indican precisamente o contrario (ou sexa, que hai que ter conta coas persoas caladas que non borrean nin botan por ela), podemos tamén reflectir varias expresións:

Gárdate do can que non ladra e do home que non fala.

Gárdate do home quen non fala e do can que non ladra.

Can pouco ladrador é mordedor.

Gárdate do gato que non miaña.

Morde e non ladra.

2. As expresións galegas están tiradas das seguintes fontes:

– Recolleita propia da oralidade galega.

– Recolleita propia documental (artigos de prensa, artigos ou comentarios na Rede, obras escritas, folletos publicitarios, etc.).

– Ferro Ruibal, Xesús: “Refraneiro de Grou (Lobios) recollido por Bieito Fernandes do Palheiro”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 10, 2008, páxs. 241-253. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Ferro Ruibal, Xesús & Groba Bouza, Fernando: “Dichos y refranes y dialecto vianés de Laureano Prieto (1951)”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 11, 2009, páxs. 259-282. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Groba Bouza, Fernando: “Nas uñas, nas mans ou nos pés has saír a quen es”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 16, 2014, páxs. 357-437. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Guerra Otero, Pilar: Así falan en Trasar (1 e 2). Obra á que se pode acceder, a través de Internet, nos enderezos seguintes:

https://www.edu.xunta.es/espazoAbalar/sites/espazoAbalar/files/datos/1296813709/contido/Galego/exercicios/pilar11.html

https://www.edu.xunta.es/espazoAbalar/sites/espazoAbalar/files/datos/1296813709/contido/Galego/exercicios/pilar2.htm

– Luaces Pardo, Narciso: “Ditos e refráns recollidos na comarca do Ortegal”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 16, 2014, páxs. 439-453. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Lugrís Freire, Manuel: Gramática do idioma galego (2ª edición, corrixida e aumentada). A Coruña, Imprenta Moret (Galera, 48), 1931.

– Paz Roca, Mª Carmen: “Aportazón ao refraneiro. Coleición de refrás recollidos da tradizón oral por Lois Carré (1898-1965)”. Cadernos de Fraseoloxía Galega, 4, 2003, páxs. 129-141. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Paz Roca, Mª Carmen: “Aínda novos escritos paremiolóxicos de Vázquez Saco”. Cadernos de Fraseoloxía Galega, 9, 2007, páxs. 247-293. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Rodríguez González, Eladio: Diccionario enciclopédico gallego castellano, vols. I (1958), II (1960) e III (1961). Consultado no Dicionario de Dicionarios da lingua galega (dirixido por Antón Santamarina).

– Taboada Chivite, Xesús: Refraneiro Galego. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 2, 2000. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Vázquez, Lois: “Refranero gallego. Colección hecha por el P. Gumersindo Placer López”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 4, 2003, páxs. 143-171. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Vázquez Saco, Francisco: Refraneiro galego e outros materiais de tradición oral. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, 5, 2003. Centro Ramón Piñeiro para a Investigación en Humanidades.

– Ventín Durán, José Augusto: “Fraseoloxía de Moscoso e outros materiais de tradición oral”. En Cadernos de Fraseoloxía Galega, anexo 1, 2007.

– VV.AA.: Refráns e ditos da Ulla. Obra á que no seu día se accedeu na Rede, e que actualmente xa non se atopa dispoñible.

– Zamora Mosquera, Federico: Refráns e ditos populares galegos. Ed. Galaxia, 1972, Vigo.

 

[Imaxe: Marta Fernández Xara – fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]

dans toutes les directions ; de tous les côtés ; par tous les moyens

Origine et définition

Évacuons de suite une éventuelle interrogation : la deuxième expression proposée n’est qu’une version abrégée de la première, apparue au début du XXe siècle.
Maintenant, penchons-nous sur l’élément principal : l’azimut, qui s’écrivait aussi avec un ‘h’ à la fin, mais il a tellement été aspiré qu’il a maintenant quasiment disparu.Le mot azimut, attesté au XVe siècle, vient de l’arabe ‘az-samt’, qui signifie aussi bien ‘chemin’ que « point de l’horizon », après être passé par l’espagnol ‘acimut’.
À l’origine terme d’astronomie, il désigne, selon le Robert, « l’angle formé par le plan vertical d’un astre et le plan méridien du point d’observation ».
Sorti du contexte astronomique, et plus généralement, l’azimut est l’angle horizontal entre la direction d’un objet et une direction de référence.

Partant de cette définition, une « arme tous azimuts » (terme employé dans le milieu militaire) est une arme qui tire dans toutes les directions, et une « défense tous azimuts » peut intervenir contre les attaques venues de tous les côtés.

Par extension et au figuré, les azimuts désignent aussi les moyens dans des expressions comme « répression tous azimuts » ou bien « vendre tous azimuts ».

Exemples

« Non satisfaits de faire du bon pain, les deux frères qui mènent la maison s’attaquent maintenant au rayon pâtisserie qu’ils développent tous azimuts. Avis aux gourmands… »
Guide Michelin – Idées de promenades à Paris – 2008

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Expression équivalente Traduction littérale
Anglais 360-degree 360 degrés
Anglais across the board à travers le tableau
Anglais all fronts tous les fronts
Anglais all out / out and out total
Anglais all-out tout-terrain
Anglais all-round tout-terrain
Anglais everywhere partout
Anglais unfettered débridé
Anglais (USA)

no holds barred (nulle prise (de catch) défendue)

Chinois 全面 complet
Chinois 全方位 tout-terrain
Espagnol (Espagne) 360 grados 360 degrés
Espagnol (Espagne) a los cuatro vientos aux quatre vents
Espagnol (Espagne) todas las direcciones toutes les adresses
Espagnol (Espagne) todos los niveles tous les niveaux
Gallois bob sut dans chaque façon
Gaélique écossais ge be dé an dòigh quelle que soit la méthode
Hongrois

a szélrózsa minden irányába

dans toutes les directions de la rose des vents

Hébreu בכל הכיוונים (bekhol hakivounim) dans toutes les directions
Italien in ogni direzione dans chaque direction
Italien in tutti i sensi dans tous les sens
Italien tutto tondo rond
Néerlandais all-round tout-terrain
Néerlandais uit alle windstreken de toutes les directions
Néerlandais van alle kanten de toutes les côtés
Polonais na cztery strony świata aux quatre points cardinaux
Portugais (Portugal) todas as direcções toutes les directions
Portugais (Portugal) todos os níveis tous les niveaux
Roumain în/din toate zările dans / de toutes les vues
Roumain pretutindeni de tous les côtés

Si vous souhaitez savoir comment on dit « tous azimuts » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemandcliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d’utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d’erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

[Source : www.expressio.fr]

 

Foto

El refranyer eivissenc d’Antoni Juan Bonet ha estat recollit i comentat per Víctor Pàmies, lingüista especialitzat en paremiologia, i Isidor Marí, professor i estudiós de la cultura popular eivissenca. La publicació facilita la recuperació dels refranys aplegats per Antoni Juan Bonet el 1937 i publicats a la revista Ibiza entre 1944 i 1957 i els presenta al públic ara acompanyats de les il·lustracions d’Antoni Marí Tirurit i organitzats per temàtiques: sobre comportaments socials, relacions de família i de parella, l’edat, observacions morals, etc.

En aquest treball, s’especifica el sentit amb què es fa servir cadascun dels refranys, no sempre fàcil d’interpretar —com és el cas de “Gaiato i senaieta, i viure esquena dreta” o “Anar per llana i tornar tos”. L’obra, a més, dona llum a la figura d’Antoni Juan Bonet (1864-1951) de qui, fins ara, se’n coneixien escasses referències biogràfiques. Especialment, recull l’activitat pública d’aquest personatge que arribà a ocupar una posició destacada en l’àmbit social, polític i econòmic de l’illa.

Títol: El refranyer eivissenc d’Antoni Juan Bonet
Autor: Isidor Marí i Víctor Pàmies
Editorial: Institut d’Estudis Eivissencs
Pàgines: 183
ISBN: 978-8487455773

[Font: http://www.racocatala.cat]

Escrito por Sophie Goldberg

Viernes 19 de agosto de 1994. El periódico Reforma, en su sección de Cultura, con tipografía de 120 puntos o más, anunciaba la muerte de Elias Canetti. “Muere el 14 de agosto el escritor de origen búlgaro, ganador del Premio Nobel de Literatura en 1981. Dejó inconclusa su autobiografía. Sus restos descansan en Zúrich, Suiza, junto a los de James Joyce”. Yo sabía perfectamente quién era Canetti, sin embargo desconocía que era de Bulgaria. Ese día, muy temprano, recibí la llamada tradicional de mis padres, era mi cumpleaños. Después de las cálidas felicitaciones, le pregunté a mi papá si ya había leído la noticia y comenté que me llamó la atención que el célebre escritor fuera búlgaro, como él.

—¡Claro, Elias era de Rustschuk, como tu abuela Sofía; de hecho, eran primos! —me respondió con naturalidad.

—¿Quééé? —vociferé. ¿Me estás diciendo que Elias Canetti era de nuestra familia, que era tu tío y, más importante aún, que era, de alguna manera, mi tío abuelo?

De momento fue tal la magnitud de la sorpresa que hice un largo silencio para poner la información en orden. Para cuando pude colocar la mandíbula de regreso en su lugar, el enojo ya había surgido.

—¡Papá, cómo nunca me dijiste! Me has platicado tu vida entera en Bulgaria, la de tus padres y abuelos. Conozco las penas, las anécdotas, el dolor de las separaciones forzosas y las carencias que pasaste como niño durante la Segunda Guerra Mundial y este dato no me lo habías compartido.

—Bueno, no pensé que fuera tan relevante para ti. Mi abuela Raquel Cappón y la tía Mathilde Arditti, la mamá de Elias, vivieron desde muy jovencitas en la misma calle, eran primas y vecinas, una casa en frente de la otra. Conocida como la Pequeña Viena, Rustschuk fue apodada así por haber sido un centro de celebraciones y fiestas de los turcos en tiempos del Imperio. Ahí, en su Pequeña Viena, mi madre —tu abuela Sofía— y sus hermanos gozaban de los largos veranos junto a sus primos, los Canetti —agregó.

Cuando mi padre me dijo esto, me imaginé a las dos familias paseando por los márgenes del Dunav, de ese Danubio que nace en la Selva Negra de Alemania, y que, en su curso, va acariciando las costas austriacas y húngaras, las de Croacia y Serbia, para después morir con una entrada triunfal en el mar Negro de Rumania. Ese Danubio, inspiración de músicos y poetas, ese que es musa y voz, que es soplo y arrebato, que incita a la furia creadora. Danubius, veterana corriente, aguas que danzan en el azul de Strauss, que se dibujan en los paisajes de Albrecht Altdorfer y en los grabados del gran Cranach.

—Las primas se reunían, además, todos los viernes en la sinagoga de la calle de Aksakov para celebrar el sabbat. Eran muy cercanas: cuando los Canetti se mudaron a Manchester las misivas de un lado para el otro no cesaban; pero después de unos años, cuando el padre de Elias murió, la tía Mathilde se trasladó con sus hijos a Viena. Perdieron poco a poco la comunicación que era, de por sí, muy difícil en ese entonces. Luego llegó la guerra y pues menos —dijo papá, como exculpándose.

Tomé nuevamente el periódico y releí el artículo, ahora con otros ojos, ahora con otra emoción. “Descendiente de judíos sefarditas”, “novelista, dramaturgo, curioso de todo, políglota y viajero; Canetti hablaba el español antiguo de su familia”. Como mi abuela, pensé. Como yo, que lo heredé en lo oral y en escritura. De haberlo contactado o haber tenido un encuentro, hubiéramos podido comunicarnos perfectamente en ese ladino o judeoespañol que los sefarditas llevamos en el alma y a través del cual mantenemos nuestras primeras aproximaciones con la literatura, con refranes, con canciones infantiles, con romances españoles y con nuestro pasado.

¡Qué desperdicio, qué coraje enterarme hasta ahora! No haber podido preguntarle qué le hacía sentir esa peculiar fascinación de todo lo que representaba Karl Kraus, el polémico personaje a quien siguió y reconoció como maestro. Qué era lo que le obsesionaba tanto respecto a la muerte, de la que escribió como tarea de vida. Qué pensaba de la guerra, dado que dijo que la palabra, capaz de llevarnos a la discordia, debiera ser capaz también de lo contrario, de evitarla. Me imagino que precisamente por esta preocupación habrá escrito el magnífico libro La conciencia de las palabras; la sola oración como título da para pensar y analizar sin siquiera leer la obra. Hubiera querido preguntarle qué opinaba sobre la ética de la escritura, ahora que yo soy escritora también y una enamorada de la palabra como lo fue él. Hablar de cómo debe haber sido crecer en el ambiente de Rustschuk, con su multiculturalidad de una Babel de diversidad idiomática que seguramente estimuló sus metáforas, su prosa y su meticulosidad; primero en La lengua absuelta, un autorretrato de su infancia en el que habla de nuestra familia al referirse a primos, tíos y demás parientes en aquel barrio sefardí, y en el resto de su magnífica e intensísima obra. Su madre, la prima de mi abuela, le alimentó la pasión por la lectura, por el saber, por los conceptos y la expansión intelectual que para él no tuvo finitud. El recuerdo de sus años de niñez, de su vida familiar y del ladino sería indeleble en sus escritos. De ese paraíso en el que vivió también mi abuela Sofía, Canetti dijo: “Todo lo que viví después, ya había ocurrido alguna vez en Rustschuk”.

Me hubiera gustado interrogarle acerca de sus sentimientos tras el desprecio racista que sufrió por ser judío. Preguntarle acerca de su visión única de la Viena de entreguerras que produjo una de las concentraciones de talento y de creatividad más extensa que hayamos conocido. Un despliegue de figuras de primera línea en todos los campos de las artes en donde figura él, que fue testigo prácticamente de todo el siglo XX, él y su prosa que ofrece uno de los testimonios más genuinos. Imagino que me cuenta acerca de sus amistades y tertulias con Alban Berg, Alma Mahler, Hermann Scherchen, Hermann Broch, Isaak Bábel o Bertolt Brecht. Qué ganas de haber tenido esta charla, de saber de qué platicaban entre dramaturgos, músicos e intelectuales; si se interrumpían unos a otros por su prisa de expresar una nueva idea, si llegaban puntuales a la cita, si eran reuniones en las que lo cotidiano tuviera un espacio o si todo lo que ahí se trataba era profundo y elevado. Si en algún momento se hablaba del amor o si existían relaciones amorosas en ese selecto ambiente. No faltó quien calificara a Elias de esquivo, difícil y cascarrabias; todos esos adjetivos en una sola palabra para los búlgaros sefardíes se conoce como “axí”. Los búlgaros son de esa manera: malhumorados, irritables y gruñones; coraza que usan para defender su buen corazón, si lo sabré yo, que viví toda mi infancia y adolescencia con uno, mi padre.

Sus agudas observaciones sobre el lenguaje en frases como: “Enmudeció por miedo a los adjetivos” o “Hay que abusar de una palabra, para descubrirla”, me han sido de suma valía en mis textos. Yo también considero a la palabra sagrada y a la palabra escrita, aún más. Yo también me detengo a desmenuzar cada vocablo antes de entregarlo a mis lectores. Busco el término idóneo, la expresión que haga magia, la metáfora que asombre, el lenguaje magnético. En mi más reciente novela, El Jardín del Mar, relato precisamente el extraordinario periplo de los judíos de Bulgaria y de mi propio padre durante la Segunda Guerra Mundial. Acontecimientos que muestran valor, piedad y hermandad de un pueblo que se atrevió a ir a contracorriente de lo exigido para salvar a sus ciudadanos de los campos de exterminio. Este extraordinario episodio es poco conocido en los anales de la historia universal, ya que el comunismo mantuvo el suceso en secreto hasta 1991, pero es mi historia familiar, por lo que yo he tenido conocimiento de los hechos desde siempre. La narración comienza justamente en Rustschuk con la familia de mi abuela.

Hasta antes de ese 19 de agosto de 1994, mis lecturas de la obra de Elias Canetti habían sido objetivas, espontáneas y, debo decirlo, por momentos difíciles en su comprensión; pero después de mi descubrimiento tardío de nuestra relación familiar, lo comencé a leer poniendo especial atención en sus obsesiones, en su escritura multigénero, ya que escribió novela, ensayo, apuntes, aforismos, en fin, combina su capacidad de concentración con la avidez insaciable de aprender. Me hubiese gustado agradecerle el haber calibrado, medido y sopesado cada palabra publicada. El haber avalado cada vocablo en la medida en que tomaba responsabilidad al pronunciarlo, y más aún, al escribirlo. Por algo se tardó treinta años en escribir su gran obra Masa y poder. Un tema candente en la época, tema que lo marcó al ser testigo de varias protestas y de las formaciones de las masas tratando de entender el concepto desde la antropología, no desde la política. Para mí, Elias Canetti representa la profesión del escritor, un legado que acabará de ser descubierto en el 2024, cuando se saquen de una bodega en la biblioteca de Zúrich los manuscritos de diarios que bajo sus estrictas órdenes permanecerán sellados hasta que llegue la fecha indicada.

Su idea de que el hombre tiene el poder de la metamorfosis le hacía aseverar que en el ser polifacético reside el don que constituye la verdadera singularidad del ser humano. Estaba seguro de que todos poseemos diferentes dotes y que podríamos vivir a fondo nuestras distintas inclinaciones. Este es un reflejo de su propia avidez por cumplir sus múltiples facetas. Canetti decía que el escritor se caracteriza por dos cosas: porque usa la palabra para enfrentarse a la muerte y atrapar la vida y porque el escritor es el custodio de las metamorfosis; es el hombre capaz de vivir muchas vidas y de dar vida a sus personajes. Así, se puede volver una y otra vez a su obra y encontrar cosas nuevas dentro de una calidad de lengua y de pensamiento de “un clásico”, como lo calificó Ignacio Echevarría, filólogo, editor y crítico, en la conferencia que dictó a principios del 2020 para la Fundación Juan March en Madrid.

Me quedo con las ganas de haberle preguntado, de haber discutido, de haber hablado en judezmo, su primera lengua, y de haber descubierto bajo la máscara del escritor al ser humano: al que añoraba a su padre, al que sufría la profunda tristeza del emigrado, al que le era importante ser reconocido, al que perseguían sombras que lo acompañaron hasta la muerte. Me quedo con las ganas de que, quizá, él hubiese leído mis escritos, de que me hubiera corregido una palabra o hubiera sugerido un símil, de que me firmara un libro, de que tomáramos un café, de prepararle un tradicional gyuvech búlgaro con mucha berenjena, mucha okra y la sazón de los Balcanes. Seguramente hubiese gozado hasta chuparse los dedos porque mi receta es la de nuestra familia, la que llevamos en el paladar. Me quedo con las ganas de que me hubiera conocido, y yo a él; de que me hubiera visto como una manifestación más de la diversidad de la vida, porque las personas éramos su materia prima para hacer sus observaciones más penetrantes. Me quedo con sus interrogaciones, con el sentido de su obra, con la bilis de sus textos autobiográficos. Me quedo con una de sus muchas frases: “Nadie es más solitario que aquel que nunca ha recibido una carta”. Me quedo con esa solitud, porque nunca recibí una carta suya.

Sophie Goldberg es escritora. Entre sus libros: Lunas de Estambul y Vida y pasiones.

[Ilustración: David Peón – fuente: http://www.nexos.com.mx]

 

Recentemente presentou a súa tese O léxico da hipoloxía no galego oral, dispoñíbel no repositorio da Universidade de Vigo (UVigo). O investigador de Ponteareas investiu no traballo de recollida de léxico sobre os equinos uns sete anos e reuniu na súa base de datos 73.333 rexistros, non só da Galiza senón tamén de territorios vencellados como o norte de Portugal ou as localidades estremeiras de Asturias, León e Zamora.

B46B8866

O filólogo ponteareán reuniu 73.333 rexistros na súa base de datos sobre léxico a hipoloxía.

Por Ana Triñáns

Cóntenos que se recolle na súa tese, neses máis de 70.000 rexistros?

estudo recolle, por unha banda, unidades monoverbais, é dicir, palabras illadas, pero por outra banda tamén recolle unidades pluriverbais, isto é, máis dunha palabra, locucións e incluso refráns.

A estrutura do traballo é convencional, cunha introdución e un contido, en capítulos, onde se inclúe a análise e a clasificación terminolóxica do recollido, e a parte final conclusiva e bibliográfica.

Mais en canto ao campo léxico de estudo, distribuíno en cinco grandes bloques: as denominacións dos equinos, terminoloxía común dun e doutro lado da raia; palabras, termos e expresións coas que denominamos as partes do corpo dos animais, tanto no exterior como no interior; os nomes para os problemas de saúde e tamén para os remedios e as curacións; as accións que levan a cabo os propios animais; e todo o que ten que ver coas cores das pelaxes.

Había un sexto bloque que finalmente quedou fóra, referido á doma e á domesticación, e que en rexistros supuña case 50% dos 73.333 totais.

Cales son os seus proxectos de futuro? Pensa na publicación da tese, nun traballo arredor da doma…?

A tese pode consultarse no repositorio da UVigo, mais agora o que pide é un dicionario, un estudo con entradas e definicións ao uso, ou como dicionario visual, é dicir, se falamos das artes do corpo case é máis interesante facelo visual, pero iso aínda está por facer.

Na tese están envorcados case 40.000 rexistros, e nese total non son todo formas distintas senón que as hai repetidas, porque hai informantes que lle chaman do mesmo modo a unha parte do corpo, por exemplo. Arredor de 20.000 son formas non repetidas, mais as repetidas teñen a vantaxe de que me permiten saber a frecuencia de uso de cada forma.

O bonito deste traballo tamén foi que atopei en galego nomes para todo. Como afeccionado aos equinos, aos cabalos e aos burros, ás veces descoñecía a terminoloxía e só escoitaba o castelanismo, e atopei alternativa para todo e para máis, unha satisfacción enorme.

En canto ao bloque que ten a ver coa domesticación, desboteino na tese polo volume e porque tamén é un aspecto non tan próximo aos equinos, senón máis vencellado ao ser humano e ao trato que lles damos aos animais. Só da doma e da domesticación tiña arredor de 35.000 rexistros, o que dá practicamente para facer outra tese.

Fala vostede de que o equino é un animal totémico na Galiza. A que se refire?  

Temos o hábito de dicir que a vaca é o animal totémico da Galiza, porque traballa, dá leite, dá carne… Mais no caso dos equinos, o propio Antón Vázquez Corral, director técnico de Puraga (Pura Raza Galega) díxome algo que recollín na tese, que é que as persoas que teñen o gando no monte crían as vacas polo rendemento económico, mais as anécdotas cóntanas cos cabalos, non coas vacas. As galegas e os galegos temos unha vinculación enorme cos equinos, unha relación case sentimental ou romántica.

Que sexamos o segundo territorio do Estado español con máis número de censo equino, só por detrás de Andalucía, é por algo, tendo en conta ademais que non todas as pezas están rexistradas.

E mesmo analizar as funcionalidades do gando equino hoxe en día e as que tiña hai 50 anos, como a sociedade trataba eses animais e como os trata, permítenos facer un estudo histórico da comunidade galega.

Agora é un animal de ocio, deportivo, de concursos de beleza, de rutas naturais… Antes era un animal de traballo. Se ves como cambiou a funcionalidade dos equinos, así cambiou a sociedade.

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]
IMAGE: Evbestie (CC BY-SA)

Escrito por Enrique Dans

Mi columna en Invertia de esta semana se titula «Analizando nuestra cámara de eco» (pdf), y trata de analizar el fenómeno que lleva a muchas personas a atrincherarse en unas ideas determinadas – aunque sean claramente disparatadas, absurdas, irracionales o contrarias a la ciencia y al sentido común – y a llevar esas creencias, además, hasta sus últimas consecuencias.

La inspiración para la columna, como no podía ser de otra manera, viene de leer opiniones de algunos de los atacantes del Capitolio de los Estados Unidos, capaces no solo de creer seriamente que unas elecciones han sido amañadas a pesar de carecer de prueba alguna, o de identificarse con las demenciales y alocadas tesis de QAnon, sino incluso de creerlo hasta el punto de tomar un avión y lanzarse a atacar un símbolo de la democracia.

Para que un fenómeno así, similar al adoctrinamiento generado por algunas sectas, tenga lugar, tiene que producirse una combinación de factores en capas sucesivas, que la arquitectura de las redes sociales refuerza de forma clara: en primer lugar, el sesgo personal, que se ve reforzado cuando el algoritmo privilegia contenidos similares a aquellos que el usuario ha consumido anteriormente, a los que ha otorgado valoraciones positivas, o en los que ha comentado. Ofreciendo a ese usuario más de lo mismo, obtiene una permanencia mayor, refuerza la construcción de esas mismas tesis, y elimina conscientemente el contraste con posibles tesis alternativas que podrían generar un cuestionamiento crítico.

En segundo lugar, el papel de la red de contactos: el algoritmo tiende también a recomendar contenidos que la red de contactos del usuario ha consumido, valorado o comentado, lo que conlleva, dada la habitual afinidad de la red de contactos de una persona (retratada en aforismos como «dios los da y ellos se juntan», o «birds of a feather flock together»), un efecto de refuerzo diseñado en principio para facilitar conversaciones sobre temas comunes, que redunda en un sesgo de confirmación, en una

legitimación mayor y hasta un sentimiento de protección vinculado a esas tesis. No solo pasas a pensar que no estás loco o que no eres el único que piensa así, sino que llegas incluso a pensar que tu grupo te protege de otros que piensan diferente. El lema central de QAnon, «WWG1WGA», o «Where We Go One, We Go All», «Donde va uno vamos todos», trata de reforzar esa idea de protección de la colectividad.

Como todo, la dieta informativa hay que cuidarla. Conformarse –o buscar intencionadamente– una dieta muy sesgada es, cada vez más, una característica de personas ignorantes, con escaso acceso a formación o con niveles culturales deficientes. En plena era del acceso a la información, las redes sociales han conseguido, mediante un uso irresponsable de sus algoritmos, que muchas personas accedan a menos información, o a dietas informativas sensiblemente más pobres. A partir de ahí, la evolución es clara: comunidades monocordes que generan consignas prácticamente obsesivas, exaltación de la vehemencia y de la belicosidad, radicalización… características que empiezan por discusiones cada vez más subidas de tono, y que terminan con alguien tomando un avión para tratar de hacer algo tan profundamente surrealista como tomar el Capitolio.

¿Qué deberíamos hacer para incorporar diversidad en nuestra dieta informativa en la era de la infoxicación? En primer lugar, partir de un portfolio variado de medios. Dado que leer consume tiempo, esto conlleva, si se quiere hacer bien, el uso de alguna herramienta del tipo lector de feeds, que permita consumir esos medios sin necesidad de entrar en las páginas de cada uno, todos en un formato coherente que permita la lectura rápida, el skimming, pero que ofrezca también la posibilidad de una lectura más detallada, y las herramientas de compartición o de almacenamiento que sean necesarias.

Sin embargo, eso es solo un primer paso: completarlo exige que esas fuentes que hemos elegido nosotros se puedan complementar con algún tipo de recomendación adicional, típicamente un recomendador algorítmico basado en temáticas (yo llevo tiempo utilizando Refind, que me permite elegir la cantidad de noticias que quiero recibir y detallar incluso los pesos en el algoritmo), e incluso una capa adicional basada en lo social: una red en la que seguir a personas que compartan información que nos interese, aunque puedan tener tendencias o interpretaciones diferentes a las nuestras, y que facilite un consumo cómodo.

Este es el tipo de cosas que intento enseñar en mis cursos de innovación: mal vas a innovar si percibes una realidad completamente sesgada, y obtener una dieta informativa equilibrada forma parte, hoy en día, de lo mínimo que un directivo debe tener. Pero establecer esa dieta informativa equilibrada precisa del uso de tecnología, de una voluntad inequívoca de hacerlo – aunque en ocasiones leer puntos de vista contrapuestos al nuestro nos pueda resultar desagradable – y de un trabajo de mantenimiento. No es sencillo, ni mucho menos está al alcance de cualquiera. Pero es, cada día más, un requisito importante para desarrollarnos como parte de una sociedad.

 

[Fuente: http://www.enriquedans.com]

Sheila Queralt ha publicado ‘Atrapados por la lengua’, donde analiza 50 casos resueltos gracias a la lingüística forense

Escrito por Mariángeles García        

En 2010, el laboratorio de lingüística forense de Sheila Queralt recibe un encargo policial. Una mujer ha estado recibiendo cartas anónimas amenazantes y la policía no era capaz de encontrar un sospechoso. El equipo de Queralt debía analizarlas para tratar de establecer un perfil lingüístico del autor o autora de esas misivas con el que empezar a buscar un culpable. Enseguida pudieron ver ciertos rasgos similares en todas las cartas que les dieron para analizar, rasgos idiosincráticos, como los saludos o las despedidas. Pero, por otro lado, también había otros rasgos que las hacían distintas entre sí. Tanto como para no poder decir a ciencia cierta que todas hubiesen estado escritas por la misma persona.

Tiempo después, la mujer apareció muerta y se sospechó de un posible crimen de violencia de género, por lo que la expareja de la víctima fue detenida. Todo parecía indicar que era el culpable, a pesar de que él insistía en su inocencia. Pero en el último momento, la psiquiatra de la víctima entró en escena y desveló que padecía múltiple personalidad. Y eso, dedujeron Sheila Queralt y su equipo, explicaba las inconsistencias lingüísticas halladas en las cartas.

Este es uno de los 50 casos que la lingüista forense expone y analiza en su último libro, Atrapados por la lengua (Larousse, 2021). Si quieres saber cómo acaba y conocer más detalles del análisis que realizaron Queralt y su equipo, tendrás que leerlo.

Queralt cuenta que este fue el caso que más quebraderos de cabeza le ha dado. Tanto, que asegura que aún tienen clavada la espinita de saber si ese es un patrón común en todas las personas con personalidad múltiple o si simplemente ocurrió en este caso particular. «Este da para una tesis», comenta.

Porque, por mucho que se esmere un delincuente en tratar de borrar su rastro en la comisión de un delito donde esté implicada su manera de hablar o de escribir, siempre habrá una huella que le delate. Ahora bien, ¿podría decirse que hay un lenguaje criminal específico? «No en todos los delincuentes, pero sí en determinados delitos», afirma Queralt. «Sí que es verdad que hemos observado patrones específicos de cierto tipo de delincuentes por tipo de delito». Por ejemplo, en infanticidas, a la hora de hacer declaraciones ante un juez o en la manera en la que intentan encubrir su crimen y evitar decir toda la verdad; o, en el caso de estafadores en serie, las estrategias que utilizan para engañar a la víctima.

Queralt analiza algunos de los casos más conocidos de criminales que han podido ser atrapados por su manera de escribir o de hablar, en el caso de llamadas telefónicas. No todos han sido crímenes horripilantes y tremendamente mediáticos, como los de Anabel Segura o Diana Quer, si nos centramos en España; o el del Unabomber que sirvió de argumento para la serie del mismo nombre, el asesino del zodiaco o el mismísimo Jack el Destripador. También analiza otros casos más de andar por casa como divorcios, estafas o plagios. Y no deja de lado otras cuestiones como la necesidad de un lenguaje claro en las sentencias y un aviso a navegantes: siempre soltarás algo por la boca (o por el teclado de tu móvil) que te delate.

«Lo primero que hacemos, cuando nos llega un caso, es hacer un análisis preliminar para determinar si, efectivamente, vamos a poder hacer algo o no», explica Sheila Queralt sobre el proceso. En ese análisis exprés, como ella lo denomina, en especial si se trata de un mensaje en formato digital, se fijan en las abreviaturas, los insultos, en palabras concretas, en las faltas de ortografía, la estructuración del texto (cuántos párrafos hay, cuántas palabras se usan por frase, etc.). De esta manera, continúa diciendo la lingüista forense, el laboratorio que dirige puede determinar si van a poder hacer algo con ese análisis o no.

«Detectamos si hay cosas, rasgos idiosincráticos, particulares, de esa persona. Y, además, si van a apoyar la hipótesis del cliente. Si se trata de la policía, no, aquí da igual la hipótesis, pero si es un cliente particular, por ejemplo, en un caso de divorcio, pues obviamente le va a interesar que lo hagamos si va a ir en la línea de lo que a esta persona le interesa descubrir o no». Y concluye: «Después ya, en el análisis para hacer la pericial, aquí sí que vamos a ir a todos los detalles. Vamos a mirar léxico, sintaxis, la pragmática…».

La profundidad del análisis dependerá, en gran parte, del tiempo que se le dé al laboratorio para analizar las pruebas aportadas. De ahí que pueda ocurrir que se pasen por alto algunos de esos rasgos. Aunque Queralt puntualiza: «No es que se nos pase el rasgo por alto, sino que por la cantidad de tiempo que tenemos, dependiendo de la investigación, no lo podemos analizar porque nos llevaría muchísimo tiempo. Ese rasgo no lo tenemos en cuenta en ese análisis porque tenemos otros rasgos que ya nos pueden ayudar a concluir».

Si alguien está pensando en la inteligencia artificial y en el deep fake para burlar a los investigadores a la hora de cometer un delito, malas noticias. Si bien es cierto que la tecnología puede conseguir engañar al ojo en un primer vistazo (al anuncio de una conocida marca de cerveza que usa el deep fake para devolver a la vida a Lola Flores nos remitimos), la lingüista forense asegura que «todavía no hay ninguna inteligencia artificial capaz de reproducir todos los rasgos del lenguaje de una persona».

No, al menos, al cien por cien. «¡Y recemos por que no lo consigan!», bromea entre risas. «Hay ciertos patrones que no son capaces de imitar. Sí que es verdad que reproducen muy bien el tema acústico, la producción del sonido, pero no reproducen tan bien, por ejemplo, el análisis más lingüístico, lo que tenemos más en mente de cómo estructurar un discurso, qué palabras utilizaría…». Y ahí se detiene. «¡No quiero dar muchas pistas, ja ja ja ja!».

El libro de Queralt repasa casos en los que el malote en cuestión ha podido ser condenado por los rastros que ha dejado en su manera de expresarse, pero también habla de otros (no pocos) en los que el acusado ha conseguido ser absuelto por la misma razón. El más célebre es el de Óscar Sánchez, detenido en 2010 por la policía napolitana acusado de narcotráfico y encarcelado en aquel país durante 20 meses. Las primeras periciales que realizaron los forenses italianos afirmaban que era la voz de Sánchez la que se escuchaba en las grabaciones que obtuvo la policía, y en las que se hablaba de venta de drogas.

Los amigos y familiares del detenido, seguros de su inocencia, contrataron los servicios del laboratorio de la autora, Laboratorio SQ-Lingüistas Forenses, que pudieron determinar que no era Óscar Sánchez quien hablaba en esas grabaciones. La voz que allí se escuchaba hablaba en español latinoamericano, nada que ver con la variedad lingüística de Sánchez. Esa fue una de las pruebas que aportaron, junto a un análisis más detallado que tiró por tierra las primeras y erróneas conclusiones de los forenses italianos. La identidad de Sánchez había sido suplantada por un narcotraficante, determinaron. De esta manera, acabó su pesadilla.

Atrapados por la lengua concluye con una recopilación de curiosidades en torno a la lingüística forense que paliarán, en parte, la desazón que deja no poder conocer todos los detalles de algunos casos que la autora explica en su obra por estar aún pendientes de juicio. Cosas como que es posible atrapar a un culpable, aunque se tengan grabaciones suyas en dos idiomas diferentes, o incluso que se pueda detectar la probabilidad de que un hablante tenga párkinson. Aunque el mensaje más claro que trasmite Queralt hace referencia a un refrán: por la boca muere el pez. Cuidadín con lo que dices.

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

A Fundación Antonio Fraguas e ou Museo do Pobo Galego impulsan a súa publicación do libro do polígrafo de Cotobade

O novo libro de Fraguas foi presentado no Museo do Pobo Galego

Ou novo libro de Fraguas foi presentado no Museo do Pobo Galego

Escrito por MONTSE GARCÍA

«Ao que mate unha lavandeira mórrelle unha persoa ou un animal da corte». «A carriza se canta para a dereita venta boas novas e para a esquerda ruíns». «A toupeira é bo matala coa man para despois fregar con ela a barriga dun que teña cólicos». Trátase de crenzas populares, así como diferentes coplas, referentes a distintos animais recollidas por Antonio Fraguas e que agora son a base do libro Vos animais de Fraguas, que está ilustrado polo debuxante Miguelanxo Prado (A Coruña, 1958).

Estes textos foron atopados nunhas follas manuscritas en galego pola responsable da biblioteca do Museo do Pobo Galego, Rosa Méndez, no proceso de catalogación do arquivo do polígrafo de Cotobade. Despois de comprobar que era un traballo inédito e que non se trataba do recollido no libro A Galicia insólita, publicado en 1973, desde a Fundación Antonio Fraguas e o Museo do Pobo Galego, decidiron impulsar a súa publicación, explicou Fuco Sangiao, coordinador editorial do proxecto e secretario da Fundación Fraguas.

Nesta obra, os textos dialogan cos debuxos. Miguelanxo Prado destacou que os seus traballos buscan «fascinar ao lector», xa que non se trata dun debuxo de bioloxía. Nese sentido, precisou que buscou un tipo de ilustración «que sexa informativa, que lle amose ao lector o animal como é, sen fantasiar, sen levar ao esquema do debuxo animado, pero que teña un punto de fantasía, de imaxe atemporal». O artista confesou a súa «querenza pola bichería» e por debuxala, apuntando que viu a todos os animais que debuxou agás ao crego marelo.

Tradición oral

O secretario xeral de Política Lingüística, Valentín García, explicou que este traballo enlaza coa tradición oral, que, dixo, «ao estar aquí recollida no libro, non vai desaparecer nunca». Ademais, subliñou o gran atractivo do libro para o público infantil e xuvenil, xa que lle permite achegarse tamén a uns animais que moitos deles nunca viron en canto que, «seguramente, teñen menos contacto co animalario que nos tempos de Fraguas». O libro contou coa maquetación de Kiko da Silva, que tamén se encargou da capa, e coa colaboración de Política Lingüística.

Os animais de Fraguas permite achegarse a crenzas e ditos populares referentes tanto a animais domésticos como a outros salvaxes, algúns na actualidade pouco coñecidos. Así figuran cobras, lagartos, sabandixas, sapos, toupeiras, arañas, alacráns, lobos, curvos, galos, galiñas, pimpíns, cans, andoriñas, paspallás, cucos ou pegas, entre outros.

[Imaxe: PACO RODRÍGUEZ – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Miguelanxo Prado e Kiko da Silva encargáronse do traballo desta edición  baseada en textos inéditos do estudoso | culturagalega

Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut, L’art de péter, Essai théori-physique et méthodique à l’usage des personnes constipées, des personnes graves et austères, des dames mélancoliques et de tous ceux qui restent esclaves du préjugé, publié en 1751.

Couverture : © Atelier Rezai-Guias-Vigne.

Publié par Bete Renard

Définition du pet en général

Le pet, que les Grecs nomment πορδή, les Latins, crepitus ventris, l’ancien Saxon, purten ou furten, le haut Allemand, Fartzen, et l’Anglais, fart, est un composé de vents qui sortent tantôt avec bruit, et tantôt sourdement et sans en faire.

(…) Le pet est donc, en général, un vent renfermé dans le bas-ventre, causé, comme les médecins le prétendent, par le débordement d’une pituite attiédie, qu’une chaleur faible atténuée et détachée sans la dissoudre ; ou produite, selon les paysans et le vulgaire, par l’usage de quelques ingrédients venteux ou d’aliments de même nature. On peut encore le définir comme un air comprimé, qui, cherchant à s’échapper, parcourt les parties internes du corps, et sort enfin avec précipitation quand il trouve une issue que la bienséance empêche de nommer.

Mais nous ne cachons rien ici ; cet être se manifeste par l’anus, soit par un éclat, soit sans éclat : tantôt la nature le chasse sans efforts, et tantôt l’on invoque le secours de l’art, qui, à l’aide de cette même nature, lui procure une naissance aisée, cause de la délectation, souvent même de la volupté. C’est ce qui a donné lieu au proverbe, « que pour vivre sain et longuement, il faut donner à son cul vent ». (…)

Quelques pets plaisants

Pets de province

Des gens expérimentés nous assurent que ces pets ne sont pas si falsifiés que ceux de Paris, où l’on raffine sur tout. On ne les sert pas avec tant d’étalage ; mais ils sont naturels et ont un petit goût salin, semblable à celui des huîtres vertes. Ils réveillent agréablement l’appétit.

Pets de ménage

Nous apprenons d’après les remarques d’une grande ménagère de Pétersbourg, que ces sortes de pets sont d’un goût excellent dans leur primeur et que quand ils sont chauds, on les croque avec plaisir ; mais que dès qu’ils sont rassis, ils perdent leur saveur et ressemblent aux pilules qu’on ne prend que pour le besoin.

Pets de pucelle

On écrit de l’île des Amazones, que les pets qu’on y fait sont d’un goût délicieux et fort recherché. On dit qu’il n’y a que dans ce pays où l’on en trouve ; mais on n’en croit rien. Toutefois on avoue qu’ils sont extrêmement rares.

Pets de demoiselles

Ce sont des mets exquis, surtout dans les grandes villes où on les prend pour du croquet à la fleur d’orange.

Pets de jeunes filles

Quand ils sont mûrs, ils ont un petit goût de revas-y qui flatte les véritables connaisseurs.

Pets de femmes mariées

On aurait bien un long mémoire à transcrire sur ces pets ; mais on se contentera de la conclusion de l’auteur et l’on dira d’après lui « qu’ils n’ont de goût que pour les amants » et que « les maris n’en font pas d’ordinaire grand cas ».

Pets de bourgeoises

La bourgeoisie de Rouen et celle de Caen nous ont envoyé une longue adresse en forme de dissertation, sur la nature des pets de leurs femmes. (…). Nous dirons en général que le pet de bourgeoise est d’un assez bon fumet, lorsqu’il est bien dodu et proprement accommodé et que, faute d’autres, on peut très bien s’en contenter.

Pets de paysannes

Pour répondre à certains mauvais plaisants qui ont perdu de réputation les pets de paysannes, on écrit des environs d’Orléans qu’ils sont très beaux et très bien faits. Quoique accommodés à la villageoise, qu’ils sont encore de fort bon goût, et l’on assure les voyageurs que c’est un véritable morceau pour eux et qu’ils pourront les avaler en toute sûreté comme des gobets à la courte queue. Les bergères de la vallée de Tempé, en Thessalie, nous donnent avis que leurs pets ont le véritable fumet du pet, c’est-à-dire qu’ils sentent le sauvageon, parce qu’ils sont produits dans un terrain où il ne croît que des aromates, comme le serpolet, la marjolaine, et qu’elles entendent qu’on distingue leurs pets de ceux des autres bergères qui prennent naissance dans un terroir inculte. La marque distinctive qu’elles enseignent pour les reconnaître et n’y être pas trompé, c’est de faire ce que l’on fait aux lapins pour être sûrs qu’ils sont de garenne, flairer au moule.

Pets de vieilles

Le commerce de ces pets est si désagréable qu’on ne trouve point de marchand pour les négocier. On ne prétend pas pour cela empêcher personne d’y mettre le nez, le commerce est libre.

Pets de potiers de terres

Quoiqu’ils soient faits autour, ils n’en sont pas meilleurs ; ils sont sales, puants et tiennent aux doigts. On ne peut les toucher, crainte de s’emberner.

Pets de tailleurs

Ils sont de bonne taille et ont un goût de prunes, mais les noyaux en sont à craindre.

Pets de cocus

Il y en a de deux sortes. Les uns sont doux, affables, mous. Ce sont les pets des cocus volontaires : ils ne sont pas malfaisants. Les autres sont brusques, sans raison et furieux ; il faut s’en donner de garde. Ils ressemblent au limaçon, qui ne sort de sa coquille que les cornes les premières.

 

Extraits de Pierre-Thomas-Nicolas HurtautL’art de péter, Essai théori-physique et méthodique à l’usage des personnes constipées, des personnes graves et austères, des dames mélancoliques et de tous ceux qui restent esclaves du préjugé, publié en 1751, Editions Payot & Rivages, Paris 2006, 10 €.

« Au plus eslevé throne du monde si ne sommes assis que sus nostre cul. Les Roys et les philosophes fientent, et les dames aussi. » Michel Eyquem de MONTAIGNE, écrivain français (1533 – 1592).

« Pet retenu fait un abcès au trou du cul. » Julos Beaucarne, artiste belge (né en 1936)

 

[Source : http://www.sornettes.free.fr]

 

L’exposició ‘Per no perdre el temps’ recull més de 60 publicacions, la gran majoria originals

L\'exposició s\'inaugura aquest dissabte i es podrà visitar fins a finals de gener

L’exposició s’inaugura aquest dissabte i es podrà visitar fins a finals de gener.

El temps que farà demà, les fires i mercats del cap de setmana, les festes destacades del mes, consells per a la sembra, així com dites populars i remeis naturals i fins i tot plànols de la ciutat. Tot i això que ara podem trobar al mòbil, abans estava recollit en els calendaris i almanacs. Durant el segle XIX i principis del XX, aquestes publicacions, pràctiques i de preus econòmics, van ser els best-sellers de l’època. Ara una exposició a La Casa dels Entremesos de Barcelona convida a descobrir la història i importància d’aquesta tradició, força desconeguda. Tot i que la majoria dels calendaris han anat desapareixent, encara n’hi ha algun que ha aconseguit perdurar en el temps.

El Llunari de Bernat de Granollacs, datat el 1484 i considerat el primer text de caràcter astronòmic en català. L’Almanaque y Guia del Ampurdan para el ano 1878, editat a Figueres, un dels primers calendaris urbans, que incloïa continguts pràctics com el plànol de la ciutat o informació de serveis públics. O l’Appenzelle Kalendar, editat a Suïssa, que amb 300 anys és el calendari pervivent més antic del món.

Aquests són només alguns dels calendaris, almanacs o llunaris, la major part originals, que es poden descobrir a l’exposició Per no perdre el temps, que s’inaugura aquest dissabte a la Casa dels Entremesos. La mostra proposa un recorregut per la fascinant història d’aquestes publicacions –des d’aquell primer Llunari de Granollacs fins a l’actualitat– i la seva gran riquesa temàtica: n’hi havia d’agrícoles, religiosos, instructius i morals, literaris, polítics, satírics, filosòfics, etc.

Els best-sellers de l’època

Norbert Tomàs, comissari de la mostra, explica que els calendaris “es fan populars amb la invenció de la impremta i arriben a totes les classes socials. Sobretot, al món rural, eren imprescindibles per les informacions pràctiques”, sobre el cultiu de la terra d’acord amb el cicle de la natura i la seva observació per fer els pronòstics del temps.

Van viure la seva edat d’or durant el segle XIX i la principis del XX, especialment a partir de la llei de llibertat d’impremta el 1856. A Catalunya es van arribar a publicar més d’una trentena de calendaris, dels quals se’n feia grans tiratges, que podien superar en algun cas el milió d’exemplars. I és que, pel seus continguts variats i pràctics, el seu format –un llibret de poques pàgines, factura rústica– i un preu econòmic, eren l’única publicació que es compraven en moltes llars, de forma que van ser els grans difusors del coneixement i la cultura.

El Calendari de l’Ermità

La mostra inclou prop de 60 peces originals i 8 reproduccions, corresponents a calendaris i almanacs d’aquest període.

Provenen de l’arxiu d’Edicions Morera, qui és també l’editora del popular Calendari de l’Ermità, un dels últims exponents d’aquesta tradició. Va ser el rebesavi de Norbert Morera, l’Antoni Maria Morera i Colom, qui el va crear l’any 1876. Amb el nom complet de Calendario Ermitano de los Pirineos, por el astrólogo fray Ramon, es va destacar per la seva informació rigorosa que aportava sobre astronomia i els seus consells agraris i remeiers.

Avui, tot i la transformació social (amb el canvio del món rural cap a l’urbà i l’explosió de la societat de la informació), ha sorgit un interès renovat pel camp i les tradicions (i que es reflecteix en l’auge dels productes de proximitat, el conreu ecològic, els horts urbans…) que fa que els calendaris tornin a ser ben vigents. Per Norbert Tomàs, aquestes publicacions en recorden “el nostre passat immediat alhora que ens connecta amb la nostra terra, amb la saviesa del món rural i amb els valors de la cultura tradicional”.

 

[Font: http://www.racocatala.cat]

 

 

partir ; s’éloigner ; employer tous les moyens pour obtenir quelque chose ; mettre tout en œuvre pour réussir ; mettre voile à tout vent

Origine et définition

Il est incontestable que cette expression nous vient de la marine, celle à voile, et son premier sens est aussi limpide que l’eau claire du lagon où le bateau hisse toutes ses voiles afin de bien profiter du vent pour s’éloigner rapidement vers d’autres contrées.
Le second sens, qui date de la fin du XVIIIe siècle, est une métaphore issue du premier : en effet, pour pouvoir s’en aller le plus vite possible, le bateau hisse toutes ses voiles, pas seulement son génois ou sa trinquette ; il met donc en oeuvre tous les moyens dont il dispose pour arriver à son but.

Exemples

« Je m’assis sur un roc, près de la mer. Un navire venait de mettre toutes voiles dehors pour s’éloigner de ce parage (…) »
Isidore Ducasse, comte de Lautréamont – les Chants de Maldoror – 1868
« Vraiment elle met toutes voiles dehors pour plaire. Vois, vois ce sourire gracieux au moment où elle figure seule dans cette contredanse. »
Henri Beyle, dit Stendhal – Le rouge et le noir – 1830

Comment dit-on ailleurs ?

Langue Pays Expression équivalente Traduction littérale
Allemand Allemagne mit wehenden Fahnen

avec tous les drapeaux au vent

Anglais Angleterre to go like a bat out of hell

partir comme une chauve-souris qui sort des enfers

Anglais États-Unis full speed ahead! en avant, à toute vitesse!
Anglais États-Unis to go all out aller tout dehors
Espagnol Espagne

poner toda la carne en el asador

mettre toute la viande sur le grill

Catalan Catalogne treure el Sant Cristo gros sortir le gros Jésus Christ
Espagnol Cuba jugarse todas las cartas jouer toutes ses cartes
Espagnol Espagne a toda vela à toute voile
Espagnol Espagne a todo trapo à tout chiffon
Espagnol Espagne ir a por todas y aller pour toutes
Espagnol Espagne partir a toda vela partir toutes voiles dehors
Catalan Catalogne posar totes les veles mettre toutes les voiles
Gallois

Pays de Galles

rhoi pob gewyn ar waith

mettre chaque tendon au travail

Italien Italie partire a vele spiegate partir à voiles dépliées
Néerlandais Belgique alle zeilen bijzetten ajouter toutes voiles
Néerlandais Pays-Bas alle zeilen bijzetten mettre toutes les voiles
Néerlandais Pays-Bas alles op alles zetten mettre tout sur tout
Portugais Brésil a todo vapor! à toute vapeur!
Roumain Roumanie a ridica pânzele hisser les voiles
Suédois Suède för fulla segel avec toutes les voiles
Suédois Suède sätta till alla segel

mettre toutes les voiles dehors

Si vous souhaitez savoir comment on dit « mettre toutes voiles dehors » en anglais, en espagnol, en portugais, en italien ou en allemandcliquez ici.

Ci-dessus vous trouverez des propositions de traduction soumises par notre communauté d’utilisateurs et non vérifiées par notre équipe. En étant enregistré, vous pourrez également en ajouter vous-même. En cas d’erreur, signalez-les nous dans le formulaire de contact.

 

[Source : www.expressio.fr]

El lenguaje de la vida pública mexicana está lleno de refranes y dichos. Aquí se exploran los orígenes —y los usos y abusos— de una de las frases hechas más creativas y versátiles del vocabulario político de nuestro país.

Escrito por Antonio Rico Sulayes

El pasado 28 de agosto se desató una polémica en redes sociales derivada de uno de los viajes del actual presidente mexicano, Andrés Manuel López Obrador, a la frontera noreste del país. Un diputado del opositor Partido Acción Nacional, Ricardo Villareal García, quien coincidentemente viajó en el mismo vuelo comercial que el presidente, compartió fotos de dos aviones y un helicóptero del Ejército mexicano que se encontraban en el aeropuerto de llegada de dicho vuelo. El diputado suponía que las aeronaves se encontraban allí para cuidar el vuelo en que venía el presidente.

A un lector alejado de la comedia que ha rodeado al avión presidencial mexicano habría que explicarle cuál es la controversia. El actual presidente mexicano ha asumido desde su llegada al poder una postura de austeridad económica. Entre los símbolos que ha usado para criticar los excesos de sus predecesores ha estado el avión que utilizaban. Dicha aeronave ha sido objeto de un espectáculo masivo: se intentó venderlo de manera infructuosa, gastando una fortuna en promoverla inútilmente, y luego se decidió organizar una rifa en la Lotería Nacional. Obviamente, comparado con ganarse un premio regular en efectivo de la Lotería Nacional, ganarse el avión sería una maldición, pues ni el mismo gobierno mexicano ha podido encontrar un buen postor.

Por todo lo anterior, decían los opositores, el gasto que implicaría mover las aeronaves militares fotografiadas por el diputado sería cuando menos contradictorio al discurso de austeridad del presidente. La discusión comenzó cuando los defensores del actual gobierno se lanzaron a desmentir las acusaciones, desatando un pandemonio en Twitter en el que argumentos y recriminaciones volaron por todas direcciones.

Los usuarios de un bando enfatizaban que el diputado se equivocó en decir que había dos Boeing 747 en el aeropuerto, pues realmente eran 737, y que por diversas cuestiones de aeronáutica ni los aviones ni el helicóptero hubieran podido escoltar el vuelo del presidente. Del otro lado, se argumentaba que el gasto de mover las aeronaves era en todo caso enorme y que por lo tanto el discurso de la austeridad era mentiroso e hipócrita. Sea cual sea la postura del que lea los tweets, el intercambio da para reírse un rato —o quizás para llorar.

Ahora bien, de entre todos los comentarios publicados durante la disputa, quiero ahondar en uno que hizo otra diputada del PAN, Adriana Dávila: “Pobre pueblo, tan lejos de la justicia, y tan cerca de Andrés”. La frase, creo yo, ofrece una ventana privilegiada a ciertos hábitos lingüísticos de la vida política hispanoamericana.

La frase tan lejos de [una cosa] y tan cerca de [otra] demanda que el usuario llene los espacios aquí entre corchetes y promueve así la creatividad. Se trata de una expresión sumamente flexible, pues permite el intercambio de sus frases adverbiales alrededor del nexo que las une, resultando así en tan cerca de [una cosa] y tan lejos de [otra]. Debido a que la frase suele ser usada como queja o lamento, si se comienza con lo que está lejos, se habla primero de algo positivo (por ejemplo, la justicia), y luego se habla de algo negativo, que es lo que está cerca (en nuestro caso, el presidente). Esta interpretación, es importante señalar, proviene de la frase de la diputada. No se vaya a pensar que intento yo criticar a la administración actual.

Más allá de su creatividad y flexibilidad, la procedencia y uso geográfico de la frase resultan iluminadores. De los 206 resultados que contienen la secuencia de palabras “tan lejos de” que aparecen en el Corpus de Referencia del Español Actual (CREA) de la Real Academia Española, 17 son ejemplos de la frase que aquí nos ocupa. De esos 17 ejemplos, 14 fueron escritos en México. Cabe mencionar que el CREA cuenta con documentos provenientes de 21 países de habla hispana. Con estos resultados, la preferencia geográfica es obvia. Se trata, entonces, de un lamento mexicano.

¿Pero cuál es el origen de la frase? Para responder a esta pregunta, vale la pena consultar un corpus con datos lingüísticos históricos. Desafortunadamente, al buscar los orígenes de una frase en concreto, los datos históricos suelen ser escasos. Ninguno de los 424 ejemplos de la secuencia “tan lejos de” que aparecen en el Corpus Diacrónico del Español —también de la Real Academia Española— corresponde a nuestra frase. Sin embargo, en este caso particular la revisión de los ejemplos del corpus actual, el CREA, nos revela algunas hipótesis sobre su origen.

Leyendo los tres casos que no fueron escritos en México, de entre los 17 antes mencionados, encontramos un documento del Uruguay que nos confirma que la frase es mexicana: “¡Pobre América Latina, tan lejos de Dios y tan cerca de EE. UU.! como dicen los mexicanos refiriéndose a su patria”. Los otros dos ejemplos, ambos procedentes de España, nos dan hipótesis directas del origen cronológico de la frase. Un ejemplo nos dice: “una frase que hizo famoso a uno de los presidentes, Porfirio Díaz, ‘Pobre México, tan lejos de Dios y tan cerca de Estados Unidos’”. El otro ejemplo contiene una hipótesis distinta: “Como dijo Rubén Darío en cierto momento: ‘Pobres los mexicanos, tan lejos de Dios y tan cerca de los gringos’”.

Si la frase es del dictador mexicano, Porfirio Díaz, o del poeta nicaragüense, Rubén Darío, es difícil de decir. No parece haber un documento que ofrezca pruebas de que alguno de los dos personajes haya dicho efectivamente alguna versión de la frase. A pesar de esto, lo que sí nos dicen estos ejemplos es que la frase apareció probablemente entre la segunda mitad del siglo XIX y principios del XX, pues Díaz vivió entre 1830-1915 y Darío entre 1867-1916. De esta manera, el corpus actual nos permite deducir algunos datos cronológicos sobre nuestra expresión.

No quiero terminar esta nota sin mostrar un poco la creatividad que caracteriza a la frase tan lejos de [una cosa] y tan cerca de [otra] en el habla de los mexicanos. En los ejemplos encontrados en el corpus hay de todo un poco.

Por un lado, están las alteraciones de la frase original, donde se sigue hablando de la desventaja de los mexicanos por su cercanía con los EE. UU.: “Pobre burguesía mexicana, tan lejos de su Pueblo y tan cerca de los Estados Unidos” o “estar tan cerca de la influencia perniciosa de Estados Unidos y tan lejos de México”. También el orden del elemento negativo es sujeto de cambios, haciendo de los EE. UU. un elemento más bien positivo, pero conservando el lamento por el pueblo mexicano, como en: “¡Pobres mexicanos, tan lejos de Estados Unidos y tan cerca de su miseria!”.

Por otro lado, llaman mi atención los casos más atrevidos: “Pobre México, tan lejos de Dios y tan cerca del Dos”, aquel canal de televisión históricamente coludido con el poder. Ya alejándose de la política, la innovación es todavía mayor: “al fanático religioso lo llamamos ‘mocho’ o ‘beato’, quien en la mayoría de los casos está tan cerca de Dios, pero tan lejos de su prójimo” o “las mujeres que pasan por la Quinta Avenida, tan cerca de mis ojos, tan lejos de mi vida”.

Con el reciente sorteo del avión presidencial (ya solo simbólico, pues al final se conmutó el avión por varios premios en efectivo), me llega al corazón el siguiente ejemplo: “Pobres de nosotros, tan cerca de la salsa verde y de Cuco Sánchez y tan lejos de la lucidez crítica política”. Debo mencionar que la salsa que más me gusta es la verde y la música de Cuco Sánchez me llega al alma. Sin embargo, la frase me hace justamente pensar en el espectáculo jocoso del avión y en la falta de lucidez crítica política en este pobre México.

 

Antonio Rico Sulayes es profesor Asociado del Departamento de Lenguas de la Universidad de las Américas Puebla

 

[Ilustración: Patricio Betteo – fuente: http://www.nexos.com.mx]