Archives des articles tagués Resiliencia

“A vida é igual a andar de bicicleta. Para manter o equilíbrio é preciso manter-se em movimento.”

– Albert Einstein

A maior conferência mundial de mobilidade em bicicleta acontece em Lisboa de 6-9 setembro 2021. O mote desta conferência é a diversidade que se encaixa perfeitamente na história da cidade de Lisboa.

O objectivo da conferência, influenciar os decisores a favor de uma mobilidade mais sustentável e inspirar debates vibrantes entre os participantes.

Os temas principais em discussão são a diversidade de bicicletas e mobilidade urbana, a Economia e turismo, a Reestruturação das cidades e política, a Construção comunitária, Cocriação e inclusão e a Saúde e resiliência climática.

Segundo os organizadores do evento, serão de 750 participantes presenciais, 1000 participantes digitais, 250 oradores, 45 países, 30 expositores e colaboradores e 4M de alcance social.

O Estrategizando estará presente a  pedalar e conta tudo nos próximos artigos e nas redes sociais.

 

[Fonte: http://www.estrategizando.pt]

 

 

La solitude des personnes âgées est un phénomène connu depuis de nombreuses années en France, mais il concerne tout particulièrement les seniors LGBT+.

L'isolement touche beaucoup de personnes âgées, et les LGBT+ en particulier. | Huy Phan via Unsplash

L’isolement touche beaucoup de personnes âgées, et les LGBT+ en particulier.

Écrit par Hélène Paquet 

«J’ai divorcé à 69 ans. J’ai dû quitter l’appartement où je vivais, j’ai changé de région. Quand on m’a demandé le motif, j’ai dit “écoutez, je suis homosexuel, je rencontre des hommes”, et la moitié de ma famille m’a tourné le dos. Je me suis retrouvé seul.»

Comme beaucoup d’homosexuels de sa génération, Claude Perquin, 73 ans aujourd’hui, a longtemps refoulé son homosexualité et a épousé une femme avec qui il est resté quarante-deux ans. Arrivé à l’âge de la retraite, il commence à rencontrer des hommes, puis divorce. Il se retrouve alors confronté à l’isolement durant plusieurs mois.

D’après un rapport réalisé en 2013 par Aides, SOS Homophobie et le groupe SOS, les personnes LGBT+ sont particulièrement vulnérables au risque d’isolement en vieillissant. Que ce soit à cause des discriminations ou des ruptures familiales, il est compliqué de vieillir LGBT+.

Santé et désir de vivre

«L’isolement, c’est la précarité dans toute sa globalité. Dans les liens sociaux, dans les besoins affectifs, face aux nouveaux outils informatiques. C’est une vie au ralenti et amputée de tout ce qu’on ne peut plus faire soi-même», décrit Francis Carrier, fondateur et président de Grey Pride, une association qui cherche à sensibiliser aux difficultés rencontrées par les seniors LGBT+. En effet, l’isolement expose les personnes âgées à des conséquences allant d’un risque accru de maltraitance et d’abus de confiance à une mauvaise santé physique et psychologique.

«Le désir de vivre va de pair avec la qualité de vie que l’on a. Moins on a de qualité de vie, moins on a de désirs. On n’attend qu’une chose, c’est d’en finir. En vieillissant, on a besoin des autres, et s’ils ne sont pas là, ou s’ils ne vous accordent que le minimum, c’est-à-dire manger, dormir et se soigner, eh bien progressivement, on se laisse mourir», ajoute-t-il.

«Ma fille refuse de rencontrer mon compagnon. Et mon fils n’a pas cherché à me voir. Je lui ai proposé, il a refusé.»

Claude Perquin, 73 ans

Or, d’après le rapport de 2013, les personnes LGBT+ sont généralement moins bien entourées. Parce que leurs unions n’avaient aucune reconnaissance jusqu’à la loi sur le pacs en 1998, et parce que leurs proches n’acceptent pas toujours leur identité, beaucoup ne peuvent pas ou peu compter sur le soutien d’une famille.

«Mes enfants, quand ils ont découvert mon homosexualité, on va dire qu’ils l’ont bien pris, mais ils ne recherchent pas de contact avec moi, regrette Claude Perquin. Je suis plus proche de ma fille, que je vais voir deux fois par an, mais seul. Elle refuse de rencontrer mon compagnon. Et mon fils n’a pas cherché à me voir. Je lui ai proposé, il a refusé.» Sa situation s’est toutefois améliorée depuis son divorce: il vit aujourd’hui avec son partenaire, et une partie de sa famille l’accepte mieux.

Autre facteur aggravant: la pauvreté. Selon une étude de 2010 menée par la Fondation de France, elle double le risque d’isolement social. Pour Francis Carrier, cela concerne beaucoup de personnes LGBT+, car «les ruptures professionnelles, liées au VIH ou aux transitions de genre par exemple, font que la carrière professionnelle a été hachée et que les retraites sont toutes petites».

L’épidémie de VIH, qui a durement touché la communauté homosexuelle dans les années 1980, contribue également à cette situation. Selon l’enquête de 2013, 62,6% des personnes de plus de 50 ans vivant avec le VIH sont seules, que ce soit en raison du décès de leur compagnon ou parce que les stéréotypes sur le virus les ont conduites à s’isoler. De plus, beaucoup n’ont pas imaginé atteindre un jour le troisième âge et n’ont donc pas constitué d’épargne pour leur retraite.

L’invisibilité, cause indirecte de l’isolement

Enfin, s’ajoute à cela l’invisibilité à laquelle sont renvoyées les personnes LGBT+ lorsqu’elles vieillissent. Selon le président de Grey Pride, les raisons qui poussent les seniors à «retourner au placard» sont diverses. Là où il peut s’agir pour les hommes gays et les personnes trans d’une stratégie pour se protéger des discriminations ou être «un homme ou une femme comme les autres», l’invisibilité des lesbiennes est inscrite dans le regard que porte la société sur elles. «Lorsque l’on voit deux femmes ensemble, 9 fois sur 10 on considérera que c’est deux amies, deux cousines», commente Francis Carrier.

Cette invisibilité a des conséquences néfastes sur l’estime de soi des seniors LGBT: «On considère les vieux dans notre société comme des objets de soin, et on leur enlève toute une part de leur identité, comme leurs besoins affectifs, leur sexualité et leur histoire. On est face à un tabou social qui empêche d’imaginer que ce sont des choses qui font partie de nous jusqu’à notre mort.»

Une mauvaise estime de soi est également un facteur d’isolement, car elle va pousser au repli: «L’estime de soi passe aussi parfois par le retrait, résume Dominique Lefèvre, psychologue sexologue et membre de Grey Pride. La stigmatisation réduit la personne à une de ses composantes qui la dévalue. Cela ne permet pas de construire ses capacités à être soi, dans des relations authentiques, et l’on peut être amené à construire sa propre exclusion.»

La résilience des seniors LGBT+

D’après le sociologue Régis Schlagdenhauffen, il y a tout de même un point positif: la résilience des personnes et de la communauté LGBT+. «Paradoxalement, une méta-analyse anglophone tend à montrer que les LGBT ont plus d’atouts en ce qui concerne le vieillissement, en raison d’un vécu qui n’a pas forcément été facile. Il y a un bagage d’expérience qui peut aider à faire face à des situations complexes: une instabilité du foyer, la nécessité de reconstruire une vie, de créer de nouvelles sociabilités avec des personnes qui vous comprennent…»

Il ne s’agit pas de considérer que tout est rose, insiste-t-il, mais cette analyse montre qu’il existe des ressources que les personnes LGBT+ peuvent mobiliser face à l’isolement, comme la capacité à se constituer une famille choisie, «de cœur».

Trouver des solutions au sein de la communauté, c’est d’ailleurs la raison d’être de Grey Pride. Luc Anberrée, administrateur de l’association, participe à l’un de ses projets phares, un habitat partagé où les gens se choisissent pour vieillir ensemble. «Ça reste l’alternative la moins chère à l’Ehpad. On écrit des chartes, des règlements intérieurs, et on essaie de faire vivre la colocation dans un esprit qui va bénéficier à tout le monde. C’est une seconde famille, affinitaire. C’est ça que je trouve bien, mais il ne faut pas croire que c’est facile.»

Toutefois, ce constat se heurte à la relative inertie du mouvement LGBT+ sur la question de la vieillesse. «Les associations LGBT de ma ville proposent des moments de convivialité dans des bars et des randonnées, plaisante Claude Perquin, mais à mon âge, je ne suis plus tellement sportif, et les seniors préfèrent la convivialité en petits groupes.»

 

[Photo : Huy Phan via Unsplash – source : http://www.slate.fr]

El color de la incertidumbre

México lindo y querido, convulso y agitado, país de las mil maravillas y de los grandes desatinos, generoso y al mismo tiempo hostil, acogedor y violento, diverso y clasista, lugar en el que se loa a la mujer en las canciones populares mientras que en la vida real se la ultraja; que se dice un país democrático pero los gobiernos tradicionalmente son autoritarios, presidencialistas hasta lo faraónico… El reino de las contradicciones.

“El buitre”

Escrito por Rubén Bonet 

Esbozar una visión forzosamente incompleta, como extranjero —aunque lleve más de la mitad de mi vida en el país—, conlleva el riesgo de caer en estereotipos fáciles que ya han sido ampliamente desgranados hasta convertirlos en un lugar común, a pesar de que luego la realidad se encargue de desmentir cualquier idea preconcebida. Que si es un país de contrastes, que si la riqueza de los pueblos originarios y el fastuoso pasado prehispánico, su folclor y tradiciones, que si la exuberancia y majestuosidad de la naturaleza y sus playas, que si la belleza diversa de sus mujeres, que si su potente gastronomía y mi casa es tu casa, la célebre hospitalidad que es todo un rito social y, por otro lado, también lo arraigado de la corrupción, de la clase política, del funcionariado, de los policías de tránsito y un largo etcétera de mecanismos engrasados por la famosa mordida.

Pero ¿quién en algún momento no ha recurrido a soltar una lanita para solucionar una situación embarazosa que podría llegar a mayores, agilizar un trámite o saltarse una fila? Yo mismo he tenido que recurrir en un par de ocasiones a un arreglo con las autoridades, una falta de tránsito menor y el otro par, directamente para evitar mi merecida deportación, tales fueron los embrollos. La corrupción es una acción en la que todos participan, el que recibe y el que da. Un vicio endémico, aunque ahora se trate de combatirlo abiertamente, veremos con qué grado de éxito y si realmente se va a poder extirpar el tumor.

Otro tema aparte es la violencia que sacude al país entero de manera flagelante, instaurado el espanto y el horror en la vida cotidiana de muchas comunidades y territorios, y de rebote a la sociedad entera, nunca se sabe cuándo te puede tocar un asalto, una extorsión o una bala perdida. Si además eres mujer, los riesgos se multiplican incluso en el propio hogar.

La vivencia en México siempre es intensa, estímulos no faltan —peligros tampoco—; plantea más preguntas que respuestas y obliga a repensar la existencia en términos de trascendencia y también de presentismo, gozar el aquí y el ahora, luego quién sabe; el tiempo presentáneo de la Costa Chica que diría Da Jandra, y también el de los jóvenes sicarios con sus urgencias, para ganar dinero fácil, para morir…

Comer en una fondita de mercado asediado por gente humilde que pide limosna o tratan de vender alguna exigua mercancía, ya sean chicles o peines de madera, no es algo a lo que sea fácil acostumbrarse. La comida termina por atragantarse.

Nada, o muy poco, está garantizado en la actualidad y el futuro es incierto, cuando los planes de pensiones en la jubilación casi no existen, a no ser que sean privados o se haya laborado en instituciones de gobierno.

Hay que armarla a como dé lugar, de un modo u otro. Camarón que se duerme se lo lleva la corriente. No hay manera de prosperar si no se han tenido alternativas de formación, de acceso a la educación y las consiguientes habilidades para el desempeño social. Sin amistades ni conocidos —el famoso necte— que abran puertas es muy difícil, por no decir imposible, escalar socialmente. Muy extendida la idea de quien no transa no avanza.

Uno de los aspectos que más sorprenden al arribar al país —sobre todo si uno llega de Europa y no de Haití—, en mi caso a la Ciudad de México, es la abrumadora desigualdad reinante, palpable en las calles de la ciudad. Comer en una fondita de mercado asediado por gente humilde que pide limosna o tratan de vender alguna exigua mercancía, ya sean chicles o peines de madera, no es algo a lo que sea fácil acostumbrarse. La comida termina por atragantarse.

La miseria, aunque moleste y duela a quienes la ven, acaba normalizándose. Sobrevuela la ley del sálvese quien pueda. Paradojas del catolicismo piadoso, tan prolífico en imágenes de procesiones masivas y festejos populares dedicados al santo patrón o patrona. Otra de las señas de identidad de tan guadalupano país. Hordas de depauperados rindiendo culto a la virgen a la espera de ese milagro que nunca llega. A no ser que sobrevivir un día más no sea ya suficiente milagro. Regalo de dios, es la leyenda que portan algunos camiones de transporte público cuyo interior luce como discoteca con amplio despliegue de foquitos multicolores.

El tan publicitado México Mágico, esa visión idílica, es un mito, no porque no sea verdad —veinte millones de visitantes al año lo pueden atestiguar, aunque a los turistas les pase inadvertido que haya políticos obesos que lleguen a los mítines en coche fúnebre y metidos en un ataúd o que un candidato enmascarado se quede completamente mudo en una entrevista en televisión—, sino porque se combinan la magia y la tragedia, la majestuosidad de la naturaleza y la grandeza de la historia con lo duro de la supervivencia cotidiana para los actuales herederos de los imperios azteca y maya, entre los que se instaura el reinado de lo precario, de lo evanescente, del expolio y explotación de grandes territorios; lo que hoy es, mañana puede dejar de serlo por efecto de una salvaje entropía devoradora de expectativas, cuando no de la vida misma.

No hay producto que no pague diezmo al crimen, desde el aguacate michoacano hasta el pescado en su camino desde las costas, y es en definitiva el ciudadano de a pie quien acaba pagando todo ese exceso de cuotas. No hay dinero o mercancía que se mueva que no sea parasitado, que de un modo u otro no alimente las estructuras del crimen en un narcoestado.

Como es el caso de cientos de mujeres, periodistas, activistas ambientales y jóvenes —sicarios y militares por igual en la cruenta y eterna guerra contra el narco—, solo por mencionar algunos de los grupos más vulnerables, que alimentan de forma alarmante las estadísticas de muertes no naturales y desapariciones forzadas. En México pareciera que es cierto que la vida no vale nada, y en esta temporada de elecciones que acaba de terminar, casi un centenar de candidatos de diversas fuerzas políticas fueron asesinados y muchos más recibieron amenazas de algún tipo; un macabro juego democrático condicionado por las acciones del crimen organizado que trata de imponer su funesta ley. No hay producto que no pague diezmo al crimen, desde el aguacate michoacano hasta el pescado en su camino desde las costas, y es en definitiva el ciudadano de a pie quien acaba pagando todo ese exceso de cuotas. No hay dinero o mercancía que se mueva que no sea parasitado, que de un modo u otro no alimente las estructuras del crimen en un narcoestado.

Por otro lado, la desinformación de la población es crónica y la mayoría de los periódicos y estaciones de radio y televisión que pertenecen a grandes consorcios están más concebidos como negocios que como parte fundamental del derecho de los ciudadanos a ser informados con objetividad y veracidad. Y esto vale para cualquier plataforma y medio. Todo el espacio en el aire se vende, incluida la información, aunque afortunadamente existan excepciones de periodistas comprometidos ya no sólo con su trabajo, sino también con su misión social.

México siempre me ha parecido un país inabarcable, de códigos profundos, casi impermeables, sobre todo a ojos de un extranjero. Aunque existen ciertamente varios niveles de extranjería, en mi caso el idioma común —matices y albures aparte— me permitió una zambullida inmediata en una nueva realidad con una muy particular idiosincrasia…

Los escándalos quedan sepultados en el olvido bajo el predominio de la versión oficial y la avalancha de noticias de relleno, intrascendentes; parte del show mediático que abona a la confusión y la infodemia, en una ecosfera mediática dominada por fake news, el twitter —y casi todas las redes sociales— como arma arrojadiza y para esparcir bulos, bots a mansalva y algoritmos que conforman una guerra sucia que se libra en el omnipresente y ubicuo espectro dedicado a la comunicación social. La mentira sale muy barata y es el abono ideal para la polarización que lastra la posibilidad de verdaderos debates e influye en la percepción de la arena política y en la decisión de voto. Retorcer a tal punto la realidad que distorsiona incluso el concepto de democracia, hasta dejarla como un perro apaleado en la que cada vez menos creen.

México siempre me ha parecido un país inabarcable, de códigos profundos, casi impermeables, sobre todo a ojos de un extranjero. Aunque existen ciertamente varios niveles de extranjería, en mi caso el idioma común —matices y albures aparte— me permitió una zambullida inmediata en una nueva realidad con una muy particular idiosincrasia, arraigada incluso en gestos indetectables, silenciosos, ocultos a primera vista, más allá del deslumbramiento por el efecto de la luz cenital, la exuberancia del trópico y por la visión de decenas de pajarillos muertos en las banquetas ahogados por la contaminación. El pensamiento mágico impera, aunque la realidad cotidiana sea explosiva y de tintes catastrofistas.

Parte de esa idiosincrasia solo se va descubriendo con el paso de los años —como por ejemplo la inmensidad de tiempo muerto que cabe en un ahorita—, y aun así muchos matices se escapan y otras certezas se van afianzando, como la evidencia de cierta resignación ante la fatalidad y el infortunio, pero también la asombrosa capacidad para levantarse y seguir adelante. En todo caso, la comprensión nunca será total. Pero es que México dista mucho de ser solamente un país, son muchos en uno y las distintas realidades nunca son monolíticas, más bien poliédricas y multidimensionales, culturalmente disímiles. Decir que es un país de contrastes, además de lugar común, se queda corto. Es un mundo de universos paralelos y a veces raramente confluyen, si acaso, en la convivencia distante del servicio doméstico en los hogares acomodados.

La realidad es orgánica y convulsa, aunque ciertos valores o dogmas sean inquebrantables —la superioridad moral del licenciado en una sociedad clasista— y la movilidad social sea muy limitada, sobre todo para los prietos y para los integrantes de los pueblos originarios, en un país que ensalza la minoritaria güerez, una herencia de un pensamiento todavía colonial y ciertamente aspiracional. Por ese mismo motivo, el estrato social de bajos recursos —la gran mayoría— está en perpetua ebullición como magma incandescente. La necesidad impone su agenda. La solidaridad popular y el ingenio para sobrevivir atenúan las carencias en tiempos de penurias o desastres naturales. Otras veces, quizás demasiadas, el gandallismo es la norma. Ante la ausencia de un verdadero Estado de derecho, por si acaso siempre hay que tomar ventaja, aunque sea en detrimento de los demás, socavando el concepto de convivencia e incluso el de sociedad vista en su conjunto. La basura esparcida por doquier sería una metáfora útil de esto último. La idea de espacio público desfallece.

Como nada está ganado de antemano, no hay descanso alguno. La chinga es perpetua. Por eso, el mito del mexicano como un ser perezoso, una visión impuesta por el imaginario hollywoodense, es una falacia, porque en realidad la sociedad mexicana siempre está en acción, en muchos casos por estricta necesidad. No es nada fácil sobrevivir en este país —rico en recursos y de naturaleza pródiga—, menos sin mucho esfuerzo, que se puede traducir en salarios muy bajos en régimen de desprotección o en largas horas de camino para llegar al trabajo con un transporte tan oneroso como deficiente, y así con muchos otros aspectos, como la punzante inflación y lo costoso de los productos básicos. Más caro un litro de leche que un refresco rebosante de azúcar que malnutre la obesidad.

México es un país que por un motivo u otro siempre está en llamas, unas veces asolado por catástrofes naturales —temblores, erupciones, huracanes, inundaciones…— y la mayor de las veces por crisis sociales de envergadura, salpicadas constantemente por escándalos políticos ligados a la corrupción, deporte favorito de la oligarquía tropical, que va rotando cada sexenio sumiendo al país en una ruina crónica y en la anorexia de recursos para los servicios públicos.

Además, sucede que los puentes del metro se derrumban o que haya que llevar 50 pesos en la bolsa destinados a los asaltantes de combis para no recibir una madriza —o un balazo— por ser tan miserable. Mientras, las culturas y tradiciones de los pueblos originarios resisten a duras penas, cuando quizás su sentido comunitario y de respeto al territorio sean clave si finalmente el capitalismo colapsa o el desastre ecológico nos invade, si es que no lo ha hecho ya. Mientras, sobreviven subyugadas como en tiempos de la colonia con las migajas que les deja el turismo —claro está, a los territorios donde llega.

En todo caso, México es un país que por un motivo u otro siempre está en llamas, unas veces asolado por catástrofes naturales —temblores, erupciones, huracanes, inundaciones…— y la mayor de las veces por crisis sociales de envergadura, salpicadas constantemente por escándalos políticos ligados a la corrupción, deporte favorito de la oligarquía tropical, que va rotando cada sexenio sumiendo al país en una ruina crónica y en la anorexia de recursos para los servicios públicos, como la educación —creando una brecha social insalvable— o el sector salud, como la pandemia del coronavirus ha puesto en relieve. Las consecuencias de la corrupción y el paulatino adelgazamiento de la sanidad pública no sólo se han sufrido aquí, sino que ha sido la norma en muchos países que abrazan el libre mercado y el neoliberalismo. La salud para quien pueda pagársela, y en México, es cara, muy cara. Pero ¿qué significa pagar mil pesos por la consulta a un médico de cabecera privado si hay partidos políticos que ofrecen dos millones de pesos por un tuit y un retuit a conocidos influencers en la pasada campaña electoral?

En medio de este caos la clase media, o lo que queda de ella, trata de navegar con sus propios medios, salvando numerosos escollos y mirando hacia adelante, empujando de manera ardua el maltrecho proyecto de nación. Una gran parte de la población con bajos recursos vive totalmente en el desamparo y en la inmediatez del día a día, sin poder elaborar proyecciones de futuro o hacer frente a los imprevistos. No queda de otra más que aguantar y encomendarse al santo patrón de la preferencia de cada quien.

En medio de este caos la clase media, o lo que queda de ella, trata de navegar con sus propios medios, salvando numerosos escollos y mirando hacia adelante, empujando de manera ardua el maltrecho proyecto de nación. Una gran parte de la población con bajos recursos vive totalmente en el desamparo y en la inmediatez del día a día.

A pesar de que el entramado de la política mexicana —o más bien, necropolítica— ha sido para mí siempre un misterio, México es un país con una gran energía rebosante de talento individual y muy resiliente. La gran mayoría de la gente, las personas comunes, constituyen su verdadero tesoro, ejemplos de ello sobran, sobre todo entre los colectivos de mujeres o de defensa del territorio frente al expolio de las transnacionales. De todos modos, hay una luz que parpadea débilmente al final del camino. Pareciera que los hábitos democráticos se van afianzando y hay esperanzas de que el país experimente un verdadero cambio transformador, deseando que no sea para peor. La paciencia de los mexicanos tiene un límite.

Mientras tanto, la vida transcurre inmersa en un intenso patriotismo que no siempre se traduce en un ánimo soberanista —en temas como la alimentación, la industria y un largo etcétera que incluye a más de tres millones de avispados, y pudientes, mexicanos que han viajado a Estados Unidos para vacunarse contra la covid–19—, sino en un orgullo basado en un abstracto amor a unos colores, símbolos y arraigadas costumbres y tradiciones, que si la selección nacional de fut, celebraciones de fraternidad nacionalista —muchas veces etílicas— y fiestas patrias que conmemoran un pasado que siempre fue mejor, o por lo menos más heroico, en un no dejarse pisar ni por el vecino del norte ni por nadie y a la par un desprecio por lo propio, ensalzando lo extranjero pero odiándolo en secreto. Paradojas del malinchismo. Todo ello al son del mariachi armónico, ruidoso y triste, básicamente de índole patriarcal y machista; una letanía de abandonos y desamores, un clamor de macho herido pero orgulloso de haber nacido aunque tan solo sea para cantar sus penas y echarse unos buenos tragos de tequila, mientras quizás aporrea a una mujer.

Más allá del policromático mosaico cultural y social de México, el color que hoy predomina es el de la incertidumbre.

Que diosito nos agarre confesados.

 

[Foto: Héctor Guerrero – fuente: http://www.revistareplicante.com]

Les Israéliens sont connus pour leur fantastique houmous et pour leur extraordinaire chutzpah. Le premier est un aliment délicieux. La seconde est en quelque sorte un mode de vie, une manière de franchir les obstacles. Alors que nous, Allemands ou Suisses, observons une certaine retenue en matière d’exigences, par exemple dans le secteur des services, les Israéliens n’hésitent jamais à exiger le non plus ultra. Ils ne connaissent ni la fausse pudeur ni la modestie et ce qui est parfois considéré comme un manque d’amabilité déclenche souvent chez les non-Israéliens une certaine admiration. Mes amis allemands, quand il m’arrive d’être au restaurant en Israël avec eux, que je renvoie mon plat parce que je ne le trouve pas bon et que j’en reçois un autre gratuitement, sont à la fois bouche bée et admiratifs.

Mais le terme de chutzpah couvre bien d’autres choses : par exemple l’intrépidité, l’aptitude à ne pas se laisser décourager par les échecs, ainsi que la volonté de toujours réessayer, de se renouveler, de nager à contre-courant et de ne rien tenir pour acquis.

Josh Hoffmann, originaire des États-Unis, veut proposer des cours en ligne pour plus de chutzpah : 30 heures réparties en différents modules concentrés sur des thèmes comme la créativité, le pouvoir de projection, le courage, la confiance en soi, la gestion du temps, la résilience, la productivité, la force d’âme doivent ouvrir la voie à une vie faisant davantage appel à la chutzpah.

Josh Hoffmann vit depuis huit ans en Israël et veut faire comprendre au monde ce que signifie avoir de la chutzpah.

[Photo : helloisrael.tv – source : http://www.israelentreleslignes.com]

La crise sanitaire place les professionnels de santé en première ligne, mais, paradoxalement, les tient aussi à distance d’une grande partie de leur patientèle. Un chercheur en médecine palliative de l’université d’Édimbourg recommande aux professionnels de santé de lire et relire Shakespeare, dont les textes auraient la capacité d’affûter l’empathie…

ActuaLitté

 

Publié par Antoine Oury

Publié dans la revue de la Société royale de médecine britannique, l’article de David Ian Jeffrey part d’un postulat devenu assez commun, avec les années : la littérature et la lecture permettraient, d’une manière générale, de renforcer l’empathie, la capacité à se mettre à la place de quelqu’un d’autre.

Dans une période où les consultations à distance, le port du masque et les gestes-barrières compliquent aussi les relations entre les médecins et leurs patients, Jeffrey affirme que la lecture et l’étude des pièces de William Shakespeare offriraient un supplément d’empathie bienvenu.

La variété des personnages de ses pièces, dans une diversité de caractères et de comportements, serait exemplaire en la matière : « Shakespeare décrit le monde de différents points de vue, en relayant les opinions des personnages, d’une part, mais aussi leurs émotions et leur perspective morale, encourageant ainsi le public à entrer en empathie avec les héros comme les antihéros ».

Oh ! que j’ai souffert — avec ceux que j’ai vus souffrir !

Miranda dans La Tempête (traduction de François-Victor Hugo, 1865)

Les personnages des pièces eux-mêmes font l’expérience de cette salvatrice empathie : Prospero, le héros de La Tempête, « manque d’empathie dans la manière dont il considère très durement Ariel et Caliban, mais, à mesure que le temps passe, il parvient presque à s’identifier à ses ennemis », indique David Ian Jeffrey.

David Ian Jeffrey recommande ainsi aux professionnels de santé de ne pas ignorer leurs émotions, un outil supplémentaire dans la prise de décisions. « Ressentir des émotions permet aux docteurs de se concentrer sur leur tâche et peut guider leurs réponses dans certains contextes. Dans une relation de confiance, le docteur ressent la douleur du patient tout en restant conscient des limites. » Selon Jeffrey, un mélange subtil d’écoute, de réflexion et d’interprétation doit déboucher sur la « distanciation » médicale idéale.

Le contexte de la pandémie mondiale justifierait aussi une attention particulière portée aux textes de Shakespeare, selon le chercheur. En effet, au moment de l’écriture des pièces, la peste frappait régulièrement les villes, notamment les plus grandes, conduisant à des périodes de confinement plus ou moins longues. Or, Shakespeare développait malgré tout des relations de travail et une œuvre fortement marquée par les émotions et les relations, faisant ainsi preuve d’une résilience certaine.

L’article intégral est accessible à cette adresse.

 

[Illustration : CC BY SA 2.0 – source : actualitte.com]

¿Qué significa ser venezolano hoy día? ¿Qué nos identifica? ¿Somos tanto lo que dejamos atrás como lo que absorbemos en nuestros periplos y en los destinos que nos acogen? ¿Cómo entra la noción de mestizaje en una cultura de por sí híbrida, cuando se esparce para dejarse impregnar por otros contextos e historias que le son ajenos? ¿Cómo se está narrando la experiencia de un exilio masivo, el venezolano, en espacios como los medios de comunicación o la academia? ¿Cómo la narran los artistas?

Faride Mereb, Bound (2020), 300 reproducciones de pasaportes venezolanos hechos a mano por la artista, enviados por correo para confirmar un archivo digital de memorias del exilio venezolano.

Escrito por Alejandra Villasmil

“El mestizaje es un concepto profundamente arraigado en la psique colectiva venezolana para describir la asimilación y adquiere un significado distinto cuando el hogar es un lugar nuevo”, dicen Fabiola R. Delgado y ​Faride Mereb, curadoras del proyecto Notions of Exile, en el que junto a artistas visuales, académicos, escritores, arquitectos y activistas venezolanos y de la diáspora se valen de documentación de archivo, fotografías, pinturas, dibujos, videos y performances para considerar aquellas preguntas.

El proyecto explora la influencia cultural de la mayor crisis de refugiados registrada en las Américas, la migración forzada de seis millones de venezolanos desde su tierra natal, utilizando como provocaciones las historias de exilio y migración del escritor, humorista y periodista venezolano Aquiles Nazoa (1920-1976), en particular, su libro Vida Privada de las Muñecas de Trapo, publicado por primera vez en 1975. El libro se inspira en Ariadna, vecina de Nazoa en El Guarataro (Caracas), quien solía fabricar muñecas de trapo con los restos que recogía de su trabajo como costurera para dárselas a los niños del barrio.

Presentado por Washington Project for the Arts (WPA), una plataforma para proyectos colaborativos y experimentales organizados por artistas, Notions of Exile se desarrolló de forma virtual entre el 23 de enero y el 15 de marzo de 2021, a través de charlas, experiencias, lecturas de libros, una exhibición y proyecciones de videos y cortometrajes, en los que participaron Génesis Alayón​,​ Leonardo Almao, Miguel Braceli​,​ Deborah Castillo,Alexander Chaparro, Gabriela García,​ Mercedes Golip​,​ Samoel González​,​ Franklin Hurtado, ​Diana López​, Henry Rueda​, ​Henry Solórzano, Ugo Ulive,​ Graciela Yáñez Vicentini y​ Luis Moreno Villamediana.

Faride Mereb hizo un trabajo editorial participativo, Bound, que consiste en 300 reproducciones de pasaportes venezolanos hechos a mano y enviados por correo, con la idea de que el receptor cuente allí en esas páginas sus historias. Las intervenciones resultantes de esta obra de arte colaborativa, que explora las vastas historias de identidad, migración, ascendencia y legados de muchas personas, conformarán un archivo digital.

Conversé con ella y Fabiola R. Delgado, ambas venezolanas residentes en Estados Unidos, sobre cómo construyeron este “puente virtual” para el cruce de experiencias migratorias, un paisaje mental y vivencial -a veces inhóspito, a veces esperanzador-, poblado de reflexiones, recuerdos y aprendizajes, de los testimonios de quienes se quedan y de quienes se han ido.

Samoel González, fotografías que sirven como material de apoyo del nuevo libro «Vida Privada de Las Muñecas de Trapo», de Faride Mereb. Parte de «Notions of Exile», 2021.

Alejandra Villasmil: No deja de ser impresionante que, después de tantos años de emigración forzada, por razones político-económicas, sigamos siendo testigos de una suerte de indolencia generalizada respecto a lo que esto significa para Venezuela como país, y para los que han salido, algunos dejando sus familias atrás. Esta noción de exilio que ustedes abordan busca poner en foco, o enmarcar, la gravedad del asunto, pues estamos hablando de una crisis de refugiados. ¿Pueden contar brevemente sobre la idea central del proyecto, desde sus propias experiencias como migrantes venezolanas, y la de los participantes que forman parte de esta masiva diáspora venezolana?

Fabiola R. Delgado: Nuestra idea fundamental es presentar un proceso de mezcla, confluencia, mostrar la hibridación que ocurre cuando al vernos desplazados, colocamos resistencia y asimilación en los dos platillos de la balanza de nuestra identidad. Lo interesante es que el tema nace del libro de Aquiles Nazoa Vida Privada de las Muñecas de Trapo y la estupenda publicación por parte de Faride, quien investiga y reedita este libro en inglés como The Private Life of Rag Dolls, y hace del ejemplar tanto una obra literaria como una obra de arte.

El candor de las historias incluidas, el significado que tienen con respecto a su contexto político y social (por ejemplo, las muñecas en las que se inspiró Nazoa eran hechas por su vecina, Ariadna, con los harapos que restaban de su trabajo como costurera) fue muy importante para reforzar nuestra meta de mostrar un lado ingenioso y creador del venezolano, más que las imágenes re-traumatizantes que vemos a diario en noticias, redes sociales, y recuentos de nuestros familiares y amigos que aún se encuentran en el país.

Es imposible ocultar lo que está pasando en Venezuela desde hace unos 20 años: 6 millones de venezolanos han huido del régimen actual por necesidad. Es la crisis de refugiados más grande registrada en las Américas. Venezuela fue una vez el destino de quienes buscaban una vida mejor (rica en petróleo y clima cálido) y los tantos que escapaban de guerras en Europa, dictaduras en Suramérica, incluso acogiendo barcos llenos de refugiados sobrevivientes del Holocausto cuando otros países no les permitían su entrada, y ahora somos nosotros quienes nos vemos forzados a huir. Muchos son los hijos, nietos, o bisnietos de quienes escaparon una vez, y ahora les toca probar su linaje y regresar de donde partieron sus ancestros. Sin embargo, el desplazamiento forzado ha hecho que nos re-imaginemos nuestra identidad, y nuestra relación con un país que nos hiere y al mismo tiempo nos inspira y llena de alegría recordar.

Como migrante, y en lo personal como perseguida política, esta particularidad me hace reflexionar en todo lo que se construye con lo que queda. Verse en la obligación de salir de tu tierra por tu seguridad es una historia compartida por millones alrededor del mundo, y aún, cada quien crea algo nuevo con “los harapos” que nos restaron. La resiliencia del migrante es algo que me asombra y admiro, porque al igual que Ariadna en Venezuela haciendo muñecas para dárselas a niños del barrio, son muchísimas las historias de quienes no solo crean nuevas oportunidades para ellos mismos, sino para quienes vienen de relevo. Es un abrir de puertas continuo para el que sigue.

 

AV: Les cuento una anécdota personal: yo tenía en mi casa en Caracas una edición de Vida Privada de las Muñecas de Trapo, un libro que miraba mucho cuando era chiquita. Me detenía más bien en las imágenes. Es interesante la historia tan hermosa que hay detrás, y que ahora miro con otros ojos con la distancia del tiempo, desde mi condición de emigrante venezolana. ¿Podrían precisar cómo Notions of Exile se articula en torno a la obra y pensamiento de Aquiles Nazoa?

FRD: Como mencionaba antes, las motivaciones e inspiración de Nazoa para sus cuentos en Vida Privada de las Muñecas de Trapo me llamó mucho la atención y, por supuesto, el legado de Aquiles es infinitamente grandioso: desde aportes a la literatura y valor por la cultura venezolana, hasta llamados a la responsabilidad de nuestras instituciones, valiéndose de su humor para fomentar el pensamiento crítico en sus lectores.

Faride ya había estado trabajando en un proyecto investigativo sobre Aquiles y su obra, y tras su exposición en el Center for Book Arts en Nueva York, decidimos expandir el proyecto no solo geográficamente (de Nueva York a Washington DC), sino en colaboración, invitando a otros artistas venezolanos -dentro y fuera del país- a usar el libro como base para discutir las inquietudes relacionadas a nuestra identidad compartida. Es importante destacar que Aquiles fue también un exiliado político, y por eso, las preguntas que nos hicimos al comienzo de nuestra propuesta fueron: ¿Cómo puede un libro de historias de fantasía, generar discusiones sobre las experiencias de la migración forzada? ¿Quién cuenta las historias de los exiliados de hoy, y cómo? El libro fue el cimiento, y entre los artistas y contribuidores, logramos construir algo mucho más grande con nuestros “trapos”.

Faride Mereb: Aquiles Nazoa para mí representa uno de los aspectos más importantes de la venezolanidad, que además de abordar temas de la periferia o el “margen”, narra de una manera muy bella temas tanto sociales como cotidianos, lo familiar, y en mi caso hasta lo autobiográfico. Mi meta con el proyecto era enseñar a través de las muñecas no solo un documento importante de lo material sino simbólicamente del declive del país. Hablar de Venezuela es muchas veces meter el dedo en una herida abierta, tanto para los que están dentro como fuera del país. Mi interés está en conseguir nuevas maneras de abordar estos temas desde lo personal y sobre todo desde lo archivístico.

En 2018, Diana López colaboró con Daniel Ceballos, agrónomo y político venezolano, electo alcalde de San Cristóbal en 2013, quien estuvo injustamente encarcelado durante cuatro años (2014 – 2018) por su disidencia contra el régimen de Nicolás Maduro. Durante su encarcelamiento, Diana visitó a Daniel, le dio lecciones de arte y lo animó a pintar. Tras su liberación, decidieron trabajar juntos en la instalación «Lubyanka, o pintando con el lado derecho del cerebro». Para ello, Ceballos pintó retratos de 13 disidentes presos junto con él en El Helicoide (recinto improvisado para encarcelar a presos políticos) en Caracas, incluyendo un autorretrato.

AV: En su propuesta introducen el “mestizaje” como un concepto profundamente arraigado en la psique colectiva venezolana para describir la asimilación, pero que adquiere un significado distinto cuando el hogar es un lugar nuevo. ¿Podrían comentar sobre esto?

FRD: No creo conocer a ningún venezolano que alguna vez no haya mostrado su orgullo por el proceso de mestizaje que nos identifica. Históricamente se nos ha inculcado que somos “café con leche” (un término que estamos cansadas de oír) como una forma de crear patriotismo basado en una supuesta igualdad racial, sin hablar de la erradicación sistemática de nuestras poblaciones indígenas y negras durante y después de la conquista, y la exclusión de las historias de sus sobrevivientes en la historia contemporánea. Yo por mi parte soy descendiente de indígenas: mis abuelos y bisabuelos pertenecían a la etnia wayuú, de lo que hoy es el estado Zulia, y forzaron la asimilación a mi mamá, quien nunca aprendió la lengua, para evitar discriminación. Entonces esta “mezcla” viene con mucha negación y encubrimiento; sin embargo, soy producto de ella.

Ahora muchos nos vemos fuera de nuestro lugar de origen, y afrontamos una realidad en la que luchamos por preservar nuestra identidad nacional y cultural, o por asimilarnos a una nueva sociedad y cultura. Ambas luchas son por la supervivencia. La hibridación aparece como una tercera salida, una opción creativa que nos hace flexibles y nos permite integrarnos al nuevo territorio sin despegarnos del recuerdo, pero adaptándonos al entorno. Es lo que ocurre, por ejemplo, cuando no encuentras tu comida típica y la reproduces con los ingredientes que hallas en el nuevo lugar. El mestizaje para el exiliado se convierte en un modo de generar una narrativa que incluya nuestro pasado y se ajuste al nuevo marco, usando los frutos y las herramientas de allá y de acá. No es único de los venezolanos, sino una estrategia en alguna medida de todos los exiliados.

AV: Faride, uno de los proyectos que conforman Notions of Exile es tu libro de artista Bound. Acá hay varios asuntos que me llaman la atención, uno de ellos es el de la identidad y el desplazamiento hechos libro, además de lo que ha venido a representar el pasaporte para un venezolano, de las trabas y altos costos que implican su emisión por parte del régimen venezolano. Por otro lado, me parece un gesto poético y político muy potente, porque das la posibilidad de imaginar, de manera lúdica, una “salida”. Estos pasaportes, ¿están destinados solo a venezolanos o tienen un destino más amplio, culturalmente hablando? ¿Ves la posibilidad de que esta obra, que implica una “falsificación” de documentos oficiales -aunque sabemos que estricto rigor no lo es-, pueda ser censurada por el gobierno venezolano?

FM: No es solo una reproducción de un pasaporte, es de hecho mi primer pasaporte. Este ha sido un tema constante en mi trabajo relacionado a la identidad y cómo nos vemos y nos ve el otro. El pasaporte tangiblemente más allá de ser un documento, es un libro. Como en un inicio, en la historia de los impresos y particularmente del libro, solo un grupo privilegiado tenía acceso a la alfabetización. La historia se repite esta vez con el caso de los pasaportes que, además de tener un costo excesivo, no hay garantía de obtener. Este trabajo es una burla y una denuncia, sí. Pero también es una instancia colectiva para narrar nuestras experiencias como migrantes dentro y fuera del país y documentar las experiencias. Me interesa más allá de lo material, y lo llamativo de la exactitud de la reproducción, que sea una excusa material para tratar temas complejos, y sobre todo para comprender mejor mi descontento, y en mi propio proceso migratorio sentirme acompañada. Es una manera de construir la historia desde lo particular.

En Venezuela está prohibida la reproducción de documentos de identidad, incluso con fines artísticos. Las solicitudes que he recibido desde allá las he marcado aparte para buscar la manera de hacer una alternativa virtual o con alguna distinción material/formal que me permita poder enviarlas sin conflictos. Me interesa también continuar el proyecto a largo plazo, seguir haciendo pasaportes y que sea evidente que esto no es con fin comercial, los pasaportes no se venden, y que esto es solo el comienzo de este proyecto.

FRD: La sugerencia que se les hace a los participantes al momento de “solicitar” un pasaporte en el programa Bound es precisamente que la historia de la humanidad es una historia de migración (voluntaria o forzada). Los humanos de la era glacial pasando por el estrecho de Bering; las líneas de viaje por mar entre los nativos del Caribe, las expediciones de conquista europea; el secuestro de africanos que fueron esclavizados en tierras robadas; las crisis mundiales de refugiados por crisis políticas, desastres naturales, persecución religiosa o basadas en género. También migraciones por matrimonio, por emprendimiento, por educación, porque se quiso y ya… La humanidad es testigo y testimonio de desplazamientos constantes, sean naturales o coaccionados. Estos pasaportes vienen a ser un alivio para las historias que no han tenido una plataforma para ser compartidas y, ya que las intervenciones son únicas para cada creador, se convierten también en un espacio libre y seguro para la memoria.


“Perreras” es una serie de pinturas de Génesis Alayón que registran las rutinas de desplazamiento y movilidad en la Venezuela actual, en donde la colectividad se ve en la necesidad de improvisar frágiles e inestables estructuras en las cuales movilizarse como única solución ante el colapso de los sistemas de transporte público.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AV: Entre los programas de Notions of Exile está, por ejemplo, la Arepera Virtual de Mercedes Golip, que trae a la mesa la idea de mestizaje al estar pensada como un expendio de un plato típico venezolano, la arepa, hecha con productos comprados o etiquetados culturalmente como estadounidenses. Es interesante además la tensión que se crea entre un debate sobre El Helicoide, por ejemplo, y el ciclo de cortos que registran una mirada cándida de la caótica Caracas. Es como mostrar las dos caras de una misma moneda…

FRD: Sin duda es mostrar dos facetas de una ciudad tan compleja y ejemplar como lo es Caracas. Tenemos la fortuna de contar con Alexander Chaparro y Henry Solórzano, expertos en el cine experimental venezolano, cuya experiencia con el formato de cine-foro en Venezuela y en Estados Unidos fue muy importante para cocrear este programa, el cual incluye filmes de Henry, Gabriela García y Ugo Ulive. Trabajar con filmes nos presentó la oportunidad única de jugar con la memoria de las cosas y conmovernos por lo corriente, lo cotidiano. Un elemento destacable es el tiempo transcurrido entre el filme más antiguo y el más reciente; la diferencia entre los años de producción hace eco de los cambios sociales ocurridos en el entremedio, y evidencia quizás una nueva forma de ver del venezolano, o el intento por recobrar lo que se dio por sentado alguna vez: “la normalidad”.

Al mismo tiempo, entre los cortometrajes mostrados y la charla presentada por el arquitecto Henry Rueda sobre El Helicoide (un edificio masivo, incompleto y que, a pesar de ocupar múltiples oficinas durante su historia, hoy se utiliza como una cárcel improvisada para presos políticos), coexisten las imágenes de la ciudad de Caracas como el lienzo y la obra. Un proyecto arquitectónico envidiable como lo fue El Helicoide de la Roca Tarpeya se asemeja a un proyecto de país que no ha logrado culminarse. Karmático es el mismo topónimo “Roca Tarpeya”, nombre del lugar de ejecución de asesinos y traidores en la antigua Roma, y nombre de la colina sobre la cual reposa esta notoria e infame construcción y, sin embargo, forma parte del paisaje y vocabulario caraqueño.

AV: Para finalizar, ¿podrían comentar sobre algunos de los trabajos de artistas visuales que presentes en Notions of Exile? ¿En qué basó esta selección?

«Geopolitical Games» (2020), de Miguel Braceli, es un proyecto participativo para realzar la diversidad y la unidad en el contexto de un año electoral, los movimientos por la justicia social y la creciente polarización en los Estados Unidos. En el Capítulo de Charlotte (EEUU), el performance se desarrolla con inmigrantes latinoamericanos jugando un juego de pelota en el Palacio de Justicia del condado de Mecklenburg, en Carolina del Norte.

FRD: El tema de la hibridación y el movimiento estuvo presente no solo como concepto para los creadores, sino también para las prácticas presentadas. Yo no soy artista, trabajo con curaduría y en especial con programas públicos para instituciones, por lo que nos pareció importante jugar con las expectativas de una exhibición tradicional, donde hay obras en un espacio físico, y agregar todos estos elementos de participación de las audiencias. ¡Aún no sé cómo logramos convencer a WPA de incluir a 18 artistas/colaboradores en este proyecto! Pero creo que una de las razones por la cual fuimos tan ambiciosas fue por las restricciones creadas por la pandemia de COVID-19. Fue un poco agridulce pensar en no poder hacer una exposición en vivo, de no poder tener una apertura e interacciones en persona; sin embargo, esas mismas restricciones nos permitieron repensar la estructura del proyecto, y muchos programas se hicieron no solo posibles pero necesarios. Ejemplo de eso fue la conversación Exile and “Insile”, con Leonardo Almao, quien se encuentra en Venezuela, y quien discutió con Faride las complicaciones de estar atrapado tanto dentro como fuera de tu país.

En cuanto a las obras que se exhiben, contamos con fotografías (Samoel González), video de canal doble (Miguel Braceli), pintura (Génesis Alayón), instalación (Diana López), y foto-archivo (Faride Mereb), cuyos temas guardan relación entre la gente y el territorio que ocupan, tanto físicamente como el espacio de la memoria. Los retratos de las muñecas y de Nazoa nos recuerdan cómo era la vida en Venezuela antes, mientras las perreras registran las precarias rutinas del desplazamiento en la Venezuela actual. La libertad de movimiento se encuentra plasmada tanto en los Juegos Geopolíticos de Braceli, en quienes en su registro lanzan una pelota de lado a lado, como en el encierro de disidentes políticos injustamente encarcelados. Este hilo conector del movimiento nos invita a una reflexión sobre nuestra identidad nacional, y a reimaginarla en el contexto de un país líquido, derramado por todo el mundo.


Fabiola R. Delgado es una abogada venezolana especializada en derechos humanos, convertida en curadora independiente, consultora creativa y especialista en programas en el Museo Hirshhorn (Washington DC). Como gerente regional de Amnistía Internacional en Venezuela, su activismo resultó demasiado peligroso, lo que la obligó a mudarse a Estados Unidos, donde actualmente busca asilo político, y se dedica a buscar justicia a través de expresiones artísticas y culturales. Se dedica a crear proyectos que inviten a la reflexión desde diferentes perspectivas, o destaquen historias ignoradas y olvidadas. Ha trabajado con la Institución Smithsonian, la Embajada de España, Times Square Arts, The Center for Book Arts, MacArthur Fellow Mel Chin y la Casa Blanca durante el periodo de Obama.

Faride Mereb es artista, diseñadora de libros, docente, investigadora y fundadora de Ediciones Letra Muerta. Es profesora visitante en la Universidad de Columbia (Nueva York), donde se dedica a explorar la hibridación de América del Norte y del Sur a través de la historia de impresión de libros.

 

[Fuente: http://www.artishockrevista.com]

Nove mulheres revelam os motivos que as levaram até o Brasil e quais foram suas experiências no país. Nem todas as histórias de migração são iguais.

Publicado por Missão Paz, Angelo Martins Junior e Julia O’Connell Davidson

Histórias importam. Elas são importantes para nós, enquanto indivíduos. Como a poetisa e estudiosa literária Barbara Hardy escreveu: “Nós sonhamos, lembramos, antecipamos, esperamos, desesperamos, acreditamos, duvidamos, planejamos, revisamos, criticamos, construímos, fofocamos, aprendemos, odiamos e amamos pela narrativa. Para vivermos, de fato, inventamos histórias sobre nós mesmos e os outros, sobre o passado e o futuro pessoal e também social”. Elas também são importantes social e politicamente, porque as histórias não são apenas atos da mente. Eles também trabalham para moldar a cognição e gerar as mentalidades que informam diferentes tipos de políticas públicas, ações sociais e intervenções.

Histórias contadas sobre migrantes, requerentes de asilo e refugiados, seja por pesquisadores acadêmicos, bem como por formuladores de políticas, políticos, cineastas, ativistas e jornalistas, são um exemplo disso. Narrativas que estereotipam os migrantes e refugiados como trapaceiros e criminosos têm consequências sérias, às vezes letais. Atores que buscam defender os direitos dos migrantes e/ou reformar ou abolir os controles estatais sobre a mobilidade humana, por outro lado, contestam narrativas negativas sobre migrantes e refugiados contando histórias muito diferentes. Essas versões alternativas, contudo, muitas vezes retratam o « migrante » como uma vítima a ser lamentada, em vez de um vilão a ser punido, ou como um subalterno heroico que teria muito a ensinar sobre a solidariedade humana, resistência e resiliência.

Mas mesmo os pesquisadores que desejam evitar essas inversões e substituições simplistas de narrativas sobre o ‘migrante’ não contam necessariamente as histórias que seus sujeitos de pesquisa gostariam de contar sobre suas próprias vidas. E na luta por qual narrativa será privilegiada, as histórias que os próprios indivíduos contam costumam ser eclipsadas ou ignoradas.

Migrantes e refugiados africanos no Brasil

Esta série apresenta histórias de vida escritas por nove mulheres congolesas que vivem no Brasil. Alguns podem imaginar que o Brasil é um país acolhedor para essas mulheres. O mito do Brasil como uma sociedade cultural e racialmente híbrida e harmoniosa, uma « democracia racial », que foi tão importante para a construção da nação e da identidade nacional ao longo dos séculos 19 e 20, ainda tem força. Isso ajudou a criar uma percepção do Brasil como uma ‘nação arco-íris’ que prontamente acolhe migrantes de todas as regiões do globo. Essa visão otimista é apoiada pela atual Lei de Migração do Brasil de 2017 (13.445 / 2017), a qual alterou a política de migração para um foco nos direitos humanos, fraternidade, não discriminação e solidariedade. Como resultado, os pedidos de asilo têm uma chance muito maior de sucesso no Brasil do que na Europa.

No entanto, por trás da ênfase positiva no ‘hibridismo racial’, presente na mitologia nacional brasileira, a ambição (nem sempre declarada) de « embranquecer » a população para criar uma « raça brasileira » na qual a ancestralidade africana e indígena seria menos visível sempre esteve em jogo. Como sabemos, no século 19 e no início do século 20, tal ambição influenciou as políticas de imigração brasileiras que privilegiavam a chegada de migrantes brancos europeus, ao mesmo tempo em que desencorajava ou proibia a entrada de migrantes negros africanos.

Todas as mulheres nesta série tiveram suas vidas tocadas, de uma forma ou de outra, pela violência, sexismo, racismo, xenofobia, por práticas de fronteiras e sistemas de imigração, e por forças de exploração e marginalização.

Ao mesmo tempo, após a abolição da escravatura, em 1888, os africanos e seus descendentes que já viviam no Brasil foram marginalizados social, econômica e politicamente. Bairros com alta concentração de pessoas libertas da escravidão foram chamados pelas autoridades de ‘quilombos urbanos’ e caracterizados como locais moralmente impuros, sujos e perigosos onde ‘pessoas de cor’ praticavam sua religião ‘incivilizada’ e outros hábitos rotulados como ‘africanismos’. Esses bairros foram constantemente investigados, controlados e reprimidos pela polícia como parte do projeto de ‘civilização’ moral/racial das autoridades brasileiras.

No século 21, apesar da revogação de políticas de imigração expressamente racistas e dos aspectos mais inclusivos e baseados em direitos da nova lei de imigração de 2017, o racismo persiste e afeta fortemente a vida de migrantes e refugiados africanos no Brasil (o que representa, atualmente, aproximadamente 35.000 pessoas). Migrantes do Norte Global, especialmente aqueles racializados como brancos, são bem-vindos, tratados preferencialmente e muitas vezes retratados positivamente na mídia devido às suas ‘contribuições culturais e econômicas’ para o Brasil. Africanos, haitianos e bolivianos, por outro lado, são descritos por jornalistas e políticos como um « problema »; representariam uma « crise social ». Como será visto nas contribuições para esta série, essas pessoas enfrentam discriminação em todas as esferas de suas vidas no Brasil, e os bairros em que habitam hoje são descritos de forma parecida como foram os « quilombos urbanos » do passado.

Contexto por trás deste projeto

Parte do nosso projeto de pesquisa financiado pelo Conselho Europeu de Pesquisa, Modern Marronage? A Busca e Prática da Liberdade no Mundo Contemporâneo’, envolve uma colaboração com a Missão Paz, uma instituição filantrópica que apoia e acolhe migrantes e refugiados em São Paulo, a maior cidade do Brasil. A equipe da Missão Paz nos apresentou às autoras contribuintes desta série, que já estavam trabalhando juntas na ideia de um projeto de narrativas para abordar as experiências das mulheres congolesas no Brasil. O projeto inicial tinha como ideia combater o discurso dominante na mídia, assim como as narrativas políticas sobre os povos da África subsaariana que vivem no Brasil; narrativas que apagam suas particularidades humanas e as caracterizam simplesmente como ‘migrantes’, ‘refugiadas’, ‘africanas’, ‘vítimas’ ou ‘criminosas’. Assim, elas buscavam aproveitar o que uma das colaboradoras chamou aqui de ‘espaço de fala’ que o Brasil oferece para contar suas próprias histórias.

Pensando nisso, perguntamos às mulheres se gostariam de contar curtos relatos de vida, tendo como tema ‘liberdade’, para serem publicados pela openDemocracy. Elas aceitaram a proposta e a equipe da Missão Paz trabalhou com elas para gravar, transcrever, editar e traduzir suas narrativas. Esta coleção é o resultado deste trabalho conjunto.

Contando histórias contra um contexto e narrativas desumanizadoras

As mulheres que contam suas histórias aqui têm muito em comum: são todas mulheres africanas, congolesas, racializadas como negras. Todas realizaram jornadas para chegar no Brasil e atualmente residem no país. Todas tiveram suas vidas tocadas, de uma forma ou de outra, pela violência, sexismo, racismo, xenofobia, por práticas de fronteiras e sistemas de imigração projetados para restringir a liberdade de movimento de certos grupos, e por forças de exploração e marginalização. São pessoas que jornalistas, ativistas de direitos humanos e acadêmicos (incluindo-nos) poderiam retratar como ‘migrantes’, ‘refugiados’, ‘vítimas’ ou ‘heróis’ em narrativas sobre desigualdades sociais e políticas. Mas o que realmente transparece dos textos são suas individualidades.

Deixadas para narrar suas próprias vidas, nossas colaboradoras tornam suas diferenças visíveis. Há diversidade nas experiências que escolhem contar e nas narrativas que usam para dar sentido a si mesmas, aos outros, e a seus passados, presentes e futuros. Suas individualidades e diversidades não deveriam ser surpreendentes. O que mais poderíamos esperar de nove humanos diferentes? Mas os « migrantes » são tantas vezes imaginados e representados como seres homogêneos, definidos acima de tudo por sua ‘condição migratória’, que o alcance e a singularidade dessas histórias vão contra a corrente. Ao contá-las publicamente, nossas colaboradoras continuam seus esforços ativos, às vezes coletivos, para resistir a todas as formas de violência contra elas, incluindo a violência de estereótipos desumanizantes e narrativas unidimensionais.

[Leiam-se as histórias supramencionadas nesta ligação: https://www.opendemocracy.net/pt/be-congolese-woman-brazil-pt/%5D

Las familias judías de la ciudad portuguesa expondrán los recuerdos de sus antepasados, víctimas directas del nazismo.

Oporto abrirá un Museo del Holocausto, el más grande de la península ibérica

El Museo del Holocausto de Oporto será el más grande e importante de la península ibérica, y también uno de los pocas galerías sobre el horror nazi dirigidas por una comunidad judía en todo el mundo. En este lugar se narrará la vida de los judíos que vivieron en la ciudad antes, durante y después de la tragedia.

El primer espacio permanente sobre el Holocausto de la península es un proyecto impulsado por la Comunidad Judía de Oporto (CJP/CIP), una organización integrada por alrededor de 500 judíos procedentes de 30 países. Las pertenencias de sus antepasados, víctimas de la Inquisición y del nazismo, serán las piezas más personales de un nuevo museo que exhibirá y contará sus historias.

UNA COLECCIÓN DE RECUERDOS FAMILIARES

Las familias judías de Oporto han cedido una herencia atesorada durante generaciones. Los objetos, fotografías, documentos y cartas de sus padres y abuelos se expondrán como testimonios históricos de gran valor sentimental.

Una habitación con las paredes grabadas, desde el suelo hasta el techo, con los nombres de cientos de víctimas del Holocausto

Una habitación con las paredes grabadas, desde el suelo hasta el techo, con los nombres de cientos de víctimas del Holocausto.

Jonathan Lackman, miembro de la CJP/CIP, compartirá a través del museo el sufrimiento de su abuela, rescatada del campo de concentración donde murió Ana Frank. Isabel Lopes, otra integrante de la comunidad, dejará en estas salas la anécdota de cómo su abuelo invitaba a comer y a cenar a su abuela, una refugiada que atravesó los Pirineos para afincarse en Oporto.

El museo albergará un jardín vertical que simboliza la vida judía antes del nazismo, seguida de una reproducción de los claustrofóbicos dormitorios de Auschwitz y una habitación con las paredes grabadas, desde el suelo hasta el techo, con los nombres de cientos de víctimas del Holocausto. Un memorial con una llama siempre encendida las honrará eternamente.

Entre todas estas piezas se encontrará también una valiosa compilación de 400 expedientes pertenecientes a judíos que pasaron por la ciudad portuguesa, además de dos rollos de la Torah que los refugiados lograron salvar de la persecución nazi.

El cine del museo proyectará imágenes y vídeos reales de la tragedia. En el centro de estudios y la sala de conferencias se fomentará la investigación sobre el Holocausto para preservar una memoria imborrable.

Entrada del futuro Museo del Holocausto de Oporto

Entrada del futuro Museo del Holocausto de Oporto

CULTURA PARA EVITAR QUE LA HISTORIA SE REPITA

El objetivo de la CJP/CIP, que también administra el Museo Judío de Oporto, es enseñar a estudiantes, educadores y al público general el Holocausto desde la perspectiva judía: un relato de la Segunda Guerra Mundial protagonizado por refugiados y víctimas que conocieron los guetos y los campos de concentración.

La motivación detrás del proyecto, llevado a cabo en cooperación con la ONG internacional B’nai B’rith y otros museos del Holocausto (Hong Kong, Moscú, Estados Unidos y Europa, entre otros) es impedir que el horror vuelva a suceder.

La comunidad judía de Oporto se propone, a través de este espacio, “luchar contra el revisionismo histórico que busca negar el Holocausto y trivializar el papel de los judíos”, así como “combatir el antisemitismo en todas sus formas”, según se explica en su página web.

Charles Kaufman, presidente de B’nai B’rith, define el nuevo museo del Holocausto como “un testimonio de la herencia judía y de su resiliencia”, y expresa su deseo de que sirva como “un faro para Portugal y el resto de Europa”.

Se pretende que el Museo del Holocausto de Oporto "sea un faro para Portugal y el resto de Europa"

Se pretende que el Museo del Holocausto de Oporto « sea un faro para Portugal y el resto de Europa ».

La pandemia frenó una apertura del museo que iba a coincidir con la celebración del Día Internacional de Conmemoración en Memoria de las Víctimas del Holocausto.

El museo abrirá en cuanto Portugal relaje las restricciones por el coronavirus. Estará ubicado en el número 790 de la Rua do Campo Alegre, muy cerca de la Sinagoga Kadoorie, lugar de culto de la CJP/CIP que también es, curiosamente, el mayor templo judío de la península ibérica y uno de los más grandes de Europa.

La entrada al museo será gratuita para todo el mundo. La comunidad espera recibir 10.000 visitas anuales, las mismas que tenía la sinagoga antes del coronavirus.

 

[Fotos: CJP/CIP – fuente: http://www.traveler.es]

Protestas en Plaza Dignidad (Santiago, Chile), 2020. Foto de Paulo Slachevsky, con licencia CC BY-NC-SA 2.0 [1]

Escrito por Eddie Galdamez, Anette Eklund, Joel Herrera, Romina Navarro, Janine Mendes Franco, Emma Lewis, Fabiola Gutiérrez, Gabriela Mesones Rojo, Fernanda Canofre, Duzka Ortiz, Jermani Ojeda, Carlos Flores, Juan Manuel Montoro, Belen Febres, Lully, Ricardo Diaz

En Latinoamérica y el Caribe, los feminismos, los movimientos sociales y los cambios políticos marcaron el 2020, a pesar de que la pandemia de covid-19 acaparaba la atención de todo el mundo y se volvía una prioridad global.

En México, Argentina y en el Caribe, el año 2020 se tiñó de morado y verde por las múltiples protestas feministas [2]. En México, por ejemplo, a pesar de la pandemia, las controversias del avión presidencial [3] y la despenalización de la marihuana [4], el protagonista fue el feminismo, o más bien, el antifeminismo [5] del gobierno mexicano.

En marzo hubo una mega marcha en México para exigir justicia ante el promedio de 10,5 femicidios [6] registrados por día, seguida de otras marchas por casos específicos, como el de Ingrid [7]Fátima [8] y Jessica [9].

Pese a la represión policial [10], la lucha dio frutos: La Ley Olimpia [11] contra el acoso digital, la Ley Ingrid [12] contra la filtración de material sensible, el registro público de agresores sexuales [13] en la capital mexicana, y la amnistía por aborto [14].

Te puede interesar nuestra cobertura especial: ¿Cómo luchan las mujeres contra la violencia de género en América Latina? [15]

En Argentina se multiplicaron las denuncias por violencia de género [16] y grooming [17]. El proyecto de ley de aborto voluntario [18], que el Gobierno había prometido presentar [19] en marzo de 2020, quedó en suspenso y, finalmente, se presentó en noviembre [20], para tratarlo durante diciembre [21].

Ante estos retrocesos, las redes sociales fueron claves para fortalecer las redes de ayuda feministas. Así se organizaron protestas [22] contra el alarmante aumento de los femicidios en pandemia, tuitazos de Ni Una Menos [23] y un pañuelazo virtual [24] para exigir al Gobierno argentino que tratara con urgencia la ley del aborto voluntario.

Por su parte, las feministas venezolanas usaron WhatsApp [25] para seguir apoyando a las mujeres y dar charlas virtuales; y en Nicaragua, las organizaciones feministas [26] denunciaron el desamparo y ausencia de justicia para las víctimas y sus familiares.

En enero, antes de que llegara el coronavirus a Trinidad y Tobago, se celebró un acto público de conmemoración [27] a las víctimas de femicidio, donde la ciudadanía exigió al Estado medidas eficaces para proteger a mujeres y niñas. En marzo, después de otro femicidio, el debate en línea se centró en el vínculo [28] entre la violencia de género y el abuso infantil, especialmente cuando las restricciones por el covid-19 fueron acompañadas [29] de un aumento de la violencia doméstica.

En diciembre, cuando los titulares informaban los femicidios de una joven madre [30] y una adolescente [31], en las redes sociales se expresó el hartazgo por la narrativa de que las mujeres “debían cuidarse”, y que se debía quitar el foco de las mujeres y redirigirlo [32] hacia quien correspondía, los hombres.

Montaje de imágenes del “Día Naranja” contra la violencia machista en Puerto Príncipe, 25 de enero de 2020. Fotos: Womantra

Movimientos políticos en Uruguay, Bolivia, Perú y Chile

Se podría argumentar que el mayor cambio en Uruguay se dio en el mapa político, con la salida del Frente Amplio (izquierda) y la vuelta al gobierno del Partido Nacional (derecha) después de treinta años, ahora en una “coalición multicolor [33]”. La oposición y otras asociaciones critican al gobierno por la ley de urgente consideración [34], que perciben como un retroceso en la libertad de expresión. No obstante, la exitosa gestión de la primera ola del covid-19 dejó apenas algunas decenas de muertos y posicionó al país como referente en la gestión de la crisis [35].

En Bolivia, tras un año de polarización [36], racismo exacerbado, ataques [37]heridos y asesinatos [38], la población acudió pacíficamente a las urnas [39] en octubre, y 55% de los votantes eligieron a la dupla de Luis Arce y David Choquehuana [40], del partido Movimiento al Socialismo (MAS) [41]. La polarización, en menor medida, ahora se enfoca en las elecciones subnacionales del 7 de marzo de 2021.

La elección de Luis Arce se festejó en distintos centros urbanos del mundo [42]. En sus manos está la conciliación de un país profundamente dividido y enfrentado con su historia.

Desde el exterior [44], quizá se subestimó la importancia de las protestas de la generación del bicentenario [45] en Perú, un país atribulado por la vacancia del presidente Martín Vizcarra [46], la renuncia del ilegítimo gobierno de Manuel Merino [47] y el nombramiento de Francisco Sagasti [48] como presidente interino [49]. Sin embargo, tanto Merino [50] como Sagasti [51] utilizaron la represión policial [52] excesiva, y este último mantiene en tensa calma la institucionalidad del país. A este caótico contexto se sumaron la crisis sanitaria del covid-19 y las políticas extractivistas [53] en territorios indígenas a favor de las grandes empresas [54].

Por otra parte, la pandemia no impidió que Chile llevara a cabo un referéndum histórico, donde se aprobó por abrumadora mayoría [55] cambiar la Constitución promulgada por el ex dictador Augusto Pinochet [56] en 1980 y considerada “la madre de las desigualdades de Chile [57]“. El plebiscito, llevado a cabo el 25 de octubre, fue el principal reclamo que impulsó el estallido social [58] de octubre de 2019, al que el gobierno respondió con represión [59], arrestos y numerosas violaciones a los derechos humanos.

Violencia, autoritarismo, desinformación y protestas de norte a sur

En Colombia, además de la preocupación por la pandemia y las más de 40.000 muertes por covid-19, se destacó la baja aceptación del Gobierno y el descontento de los colombianos ante la ausencia de soluciones efectivas contra tanta violencia [61]. Sin embargo, el presidente Duque insiste en negar la gravedad del registros de asesinatos, que incluye ochenta masacres [62].

Fue especialmente inquietante cómo aumentaron los asesinatos [63] de líderes sociales y defensores de derechos humanos, y se reveló que la policía estuvo involucrada [64] en el asesinato del Abogado Javier Ordóñez, hecho que originó protestas [65] seguidas de represión y la consecuente muerte de al menos diez personas, junto con múltiples heridos.

Las amenazas de muerte [66], asesinatos, acosos, abusos y censura contra periodistas y activistas fueron constantes, pero también motivaron el surgimiento de medios [67] alternativos.

En Venezuela, tras un año de relativa normalización económica, pese a la hiperinflación y la amplificación de la emergencia humanitaria [68], la pandemia se tradujo en un recrudecimiento [69] de las medidas autoritarias del Gobierno. La mayor militarización, el control de instituciones estatales [70] y la persecución política [71] a periodistas, activistas humanitarios y disidentes caracterizaron la políticas públicas desde la llegada de la pandemia, con el agregado de que el gobierno de Nicolás Maduro desplazó totalmente la representación política disidente a través de unas cuestionables elecciones parlamentarias [72].

La crisis migratoria venezolana, la más grave de la región con 5,4 millones de venezolanos fuera del país [73], se agudizó [74] con la pandemia y afectó la vida de esta comunidad vulnerable en los países de acogida [75].

En Jamaica, el caos y el miedo abrumó a los ciudadanos. Si bien la pandemia de covid-19 encabezó la lista de preocupaciones, una encuesta informal en Twitter reveló que la seguía de cerca el temor ante un posible aumento de la criminalidad, a pesar de que la Policía de Jamaica informó una leve reducción [76] de los delitos violentos en comparación con 2019.

Por otra parte, los toques de queda nocturnos durante la pandemia no parecen haber impedido cientos de fiestas ilegales y actividades sociales [77], algunas de las cuales (organizadas por personas con vínculos delictivos) resultaron en hechos de violencia.

En Nicaragua, la ciudadanía ha sufrido una mezcla de emociones negativas. A la crisis de salud pública por el covid-19 y la gestión del Estado se sumaron el impacto [78] de los huracanes IOTA [79] y ETA [80], y las perspectivas ante las elecciones de 2021 en un país donde impera la represión policial [81], la nula libertad de prensa [82] y de expresión y las constantes violaciones a los derechos humanos [83].

Tras la oleada de protestas de 2018, unas cien mil personas [84] huyeron del país, pero muchos nicaragüenses en el exilio se organizaron para seguir involucrados en el activismo político [85] desde el exterior. Mientras tanto, el gobierno de Daniel Ortega impulsa una triada de leyes [86] para reforzar su aparato de control sobre la población y evitar cualquier intento de oposición orgánica.

Así, Nicaragua cierra el año con una escalada de violencia sistémica, una falsa calma y dudas en torno a los datos sobre el covid-19 [87], un Estado blindado contra las protestas y, sobre todo, incertidumbre por lo que pasará en 2021.

Más al norte, en El Salvador, el 2020 fue de mucho conflicto político. El presidente Bukele se enfrenta constantemente a los otros órganos del Estado: la Asamblea Legislativa y la Sala de lo Constitucional, y se refirió [88] a los diputados y magistrados como “corruptos, criminales y ladrones”. Para muchos, su estilo agresivo revela un plan político para controlar al país. Con todo, mantiene una tasa de aprobación superior a 75% [89] pese a las acusaciones contra él de corrupción [90], negociación con pandillas [91] y ataques a la prensa [92].

Cuando Bukele soltó un trino en Twitter sobre el impacto de la pandemia en Ecuador [93], el gobierno ecuatoriano lo desmintió [94]. Pronto, el contenido que circulaba en redes sociales [95] ocupó los titulares del mundo: Cuerpos que nadie recogía [96], familias buscando el cuerpo de un ser querido y supuestas incineraciones de cadáveres en las calles.

La narrativa de la desinformación no bastó al Gobierno de Ecuador para explicar lo que vivió Guayaquil. Ante una realidad desbordada, se creó una Fuerza de Tarea Conjunta [97] para sepultar los cadáveres. La propia alcaldía de Guayaquil tuvo que entregar ataúdes de cartón [98] a las familias. Frente este panorama, los pueblos indígenas de la región se organizaron [99] para protegerse del coronavirus.

En resumen, la pandemia sorprendió a una región que ya estaba muy golpeada, pero también puso a prueba la resiliencia de los movimientos sociales, que no se detuvieron ante nada para reclamar sus derechos.

Así, se destacaron algunas buenas noticias en materia de género en la región: Ecuador tuvo su primera marcha trans [101], el Gobierno argentino aprobó el cupo laboral trans travesti [102] en el sector público, Bolivia reconoció la unión libre entre personas del mismo sexo [103], al igual que el estado de Puebla [104], México.

Te invitamos a ver esta edición especial [105] de “Voces de Latinoamérica”, del medio digital La Lupa [106], donde algunos de nuestros autores de Bolivia, Uruguay y México analizan los acontecimientos claves en sus regiones:

 

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

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[1] CC BY-NC-SA 2.0: https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/

[2] múltiples protestas feministas: https://www.milenio.com/politica/comunidad/marchas-feministas-mexico-2020-grito-impotencia

[3] avión presidencial: https://www.nytimes.com/es/2020/09/14/espanol/america-latina/rifa-avion-amlo.html

[4] despenalización de la marihuana: https://elpais.com/tag/c/7d3085d0587b7f0a3495ab0152cf17f0

[5] antifeminismo: https://globalvoices.org/2020/03/10/the-anti-feminism-of-mexican-president-lopez-obrador/

[6] 10,5 femicidios: https://www.infobae.com/america/mexico/2020/08/26/fueron-asesinadas-2240-mujeres-en-mexico-en-los-primeros-siete-meses-de-2020-de-acuerdo-con-cifras-oficiales/

[7] Ingrid: https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-51518716

[8] Fátima: https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-51554011

[9] Jessica: https://www.sinembargo.mx/07-10-2020/3872386

[10] represión policial: https://www.animalpolitico.com/2020/11/encapsulan-feministas-cdmx-represion-cancun/

[11] Ley Olimpia: https://aristeguinoticias.com/0312/mexico/aprueban-ley-olimpia-en-la-cdmx/

[12] Ley Ingrid: https://www.eluniversal.com.mx/metropoli/cdmx/godoy-plantea-iniciativa-de-ley-para-castigar-filtracion-de-imagenes

[13] registro público de agresores sexuales: https://mujeresseguras.cdmx.gob.mx/registro-publico-de-agresores-sexuales/

[14] amnistía por aborto: http://www.eligered.org/perdonadas-por-abortar-la-ley-de-amnistia-y-los-derechos-sexuales-de-las-mujeres/

[15] ¿Cómo luchan las mujeres contra la violencia de género en América Latina?https://es.globalvoices.org/cobertura-especial/como-luchan-las-mujeres-contra-la-violencia-de-genero-en-america-latina/

[16] violencia de género: https://www.cronista.com/economiapolitica/Durante-la-cuarentena-aumentaron-50-los-llamados-por-violencia-de-genero-en-la-Ciudad-20200706-0061.html

[17] grooming: https://www.clarin.com/sociedad/coronavirus-argentina-aumentaron-30-denuncias-grooming-cuarentena_0_OGlNIY8yY.html

[18] proyecto de ley de aborto voluntario: https://es.globalvoices.org/2020/03/08/en-argentina-mujeres-retoman-la-lucha-por-el-abortolegal2020/

[19] prometido presentar: https://www.infobae.com/sociedad/2020/03/01/por-primera-vez-un-presidente-enviara-un-proyecto-al-congreso-para-legalizar-el-aborto/

[20] se presentó en noviembre: https://www.telam.com.ar/notas/202011/535488-camara-de-diputados-ingreso-proyectos-legalizacion-del-aborto-plan-de-los-1000-dias.html

[21] diciembre: https://www.cronista.com/economiapolitica/Diputados-arranca-hoy-el-debate-en-comision-por-la-legalizacion-del-aborto-20201201-0018.html

[22] protestas: https://es.globalvoices.org/2020/04/01/bajo-cuarentena-argentinas-protestan-desde-los-balcones-contra-alza-de-femicidios/

[23] Ni Una Menos: https://www.pagina12.com.ar/269899-unidas-tambien-en-la-pandemia

[24] pañuelazo virtual: https://www.telam.com.ar/notas/202009/519114-actividades-y-reclamos-por-el-aborto-legal-en-el-dia-de-la-lucha-por-la-despenalizacion.html

[25] usaron WhatsApp: https://es.globalvoices.org/2020/10/02/whatsapp-es-la-nueva-herramienta-para-feministas-venezolanas-durante-la-pandemia/

[26] organizaciones feministas: https://www.eldiario.es/politica/nicaragua-luto-69-victimas-feminicidios-ano_1_6460899.html

[27] acto público de conmemoración: https://es.globalvoices.org/2020/02/13/homenaje-a-victimas-de-feminicidio-en-trinidad-y-tobago-aumenta-la-conciencia-sobre-la-violencia-machista/

[28] vínculo: https://es.globalvoices.org/2020/03/10/el-vinculo-entre-la-violencia-de-genero-y-el-maltrato-infantil-en-trinidad-y-tobago/

[29] acompañadas: https://es.globalvoices.org/2020/04/17/orden-de-cuarentena-viene-acompanada-de-aumento-de-violencia-domestica-en-trinidad-y-tobago/

[30] joven madre: https://www.looptt.com/content/missing-womans-vehicle-found-toco-shorefront

[31] adolescente: https://globalvoices.org/2020/12/07/calls-to-legislate-private-hire-vehicles-and-stop-victim-blaming-as-another-woman-is-murdered-in-trinidad-tobago/

[32] redirigirlo: https://www.facebook.com/georgia.popplewell/posts/10102940345311247

[33] coalición multicolor: https://www.enperspectiva.net/en-perspectiva-programa/la-mesa/fin-del-ciclo-electoral-2019-2020-queda-parada-la-coalicion-multicolor/

[34] ley de urgente consideración: https://es.globalvoices.org/2020/12/09/nuevo-gobierno-en-uruguay-prioriza-la-seguridad-a-costa-de-la-libertad-de-expresion/

[35] posicionó al país como referente en la gestión de la crisis: https://www.dw.com/en/uruguay-wages-successful-fight-against-covid-19/a-54659839

[36] polarización: https://es.globalvoices.org/2019/11/01/bolivia-dividida-y-enfrentada-fuentes-sugeridas-para-comprender-mejor-el-conflicto/

[37] ataques: https://anp-bolivia.com/76-periodistas-y-14-medios-fueron-afectados-en-29-dias-de-conflicto/

[38] heridos y asesinatos: https://www.opinion.com.bo/articulo/pais/anuario-hechos-violencia-enlutaron-bolivia-2019/20191223093236742554.html

[39] pacíficamente a las urnas: https://eldeber.com.bo/edicion-impresa/los-ciudadanos-brillan-al-convivir-con-la-sensibilidad-democratica_205657

[40] eligieron a la dupla de Luis Arce y David Choquehuana: https://www.oep.org.bo/wp-content/uploads/2020/10/Separata_Resultados_EG_2020.pdf

[41] Movimiento al Socialismo (MAS): https://es.wikipedia.org/wiki/Movimiento_al_Socialismo_(Bolivia)

[42] del mundo: https://es.globalvoices.org/2020/10/27/bajo-los-cielos-grises-de-amsterdam-bolivianos-saludan-victoria-presidencial-de-luis-arce/

[43] A post shared by Daphne Palza Alemán (@daph.palza.aleman): https://www.instagram.com/p/CHs7gZEhfmV/?utm_source=ig_embed&utm_campaign=loading

[44] el exterior: https://es.globalvoices.org/2020/12/03/lo-que-la-prensa-internacional-no-entendio-de-las-manifestaciones-de-peru/

[45] generación del bicentenario: https://es.globalvoices.org/2020/11/25/que-paso-en-peru-el-despertar-de-la-generacion-del-bicentenario/

[46] vacancia del presidente Martín Vizcarra: https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-54882941

[47] ilegítimo gobierno de Manuel Merino: https://larepublica.pe/politica/2020/11/13/jorge-munoz-el-gobierno-de-manuel-merino-es-legal-pero-no-legitimo/

[48] Francisco Sagasti: https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-54965252

[49] presidente interino: https://www.infobae.com/america/america-latina/2020/11/17/francisco-sagasti-juro-como-presidente-interino-de-peru/

[50] Merino: https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-54960439

[51] Sagasti: https://elpais.com/internacional/2020-12-03/un-trabajador-agrario-muere-por-un-disparo-en-una-protesta-por-los-derechos-laborales-en-peru.html

[52] represión policial: https://www.elcomercio.com/actualidad/policia-peru-represion-manifestantes-muerto.html

[53] políticas extractivistas: https://www.servindi.org/actualidad-opinion/04/12/2020/pluspetrol-defensores-y-debida-diligencia

[54] grandes empresas: https://www.servindi.org/actualidad-noticias/02/12/2020/revelan-imagenes-satelitales-sobre-deforestacion-en-amazonia-peruana

[55] se aprobó por abrumadora mayoría: https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-54686919

[56] Augusto Pinochet: https://es.wikipedia.org/wiki/Augusto_Pinochet

[57] la madre de las desigualdades de Chile: https://www.ambito.com/mundo/chile/en-un-plebiscito-historico-voto-amplia-mayoria-favor-redactar-nueva-constitucion-y-dejar-atras-la-pinochet-n5142902

[58] estallido social: https://www.lavanguardia.com/internacional/20191028/471227853898/chile-protestas-pinera-manifestaciones.html

[59] respondió con represión: https://es.globalvoices.org/2019/12/06/que-esta-pasando-en-chile-hashtags-de-una-inesperada-movilizacion-social-en-america-latina/

[60] A post shared by Territorio Fotográfico Chile (@territoriofotograficochile): https://www.instagram.com/p/CHwTtnRpxaL/?utm_source=ig_embed&utm_campaign=loading

[61] violencia: https://www.hrw.org/es/americas/colombia

[62] ochenta masacres: http://www.indepaz.org.co/informe-de-masacres-en-colombia-durante-el-2020/

[63] aumentaron los asesinatos: https://drive.google.com/file/d/10mIBUmA8mJiST4vetJExo948MJIXkUmP/view

[64] policía estuvo involucrada: https://www.es.amnesty.org/en-que-estamos/noticias/noticia/articulo/colombia-tortura-y-el-uso-excesivo-de-la-fuerza-por-parte-de-la-policia/

[65] originó protestas: https://es.globalvoices.org/2020/07/15/indigenas-y-afrodescendientes-en-colombia-se-movilizan-contra-ola-de-asesinatos-de-lideres-sociales/

[66] amenazas de muerte: https://rsf.org/es/colombia

[67] medios: https://es.globalvoices.org/2020/11/03/cinco-nuevos-medios-digitales-de-colombia-que-dan-noticias-sin-censura/

[68] emergencia humanitaria: https://www.unfpa.org/es/news/la-pandemia-complica-la-crisis-humanitaria-en-venezuela-y-los-pa%C3%ADses-vecinos

[69] recrudecimiento: https://www.cinco8.com/periodismo/el-coronavirus-nueva-oportunidad-de-abuso-y-control/

[70] el control de instituciones estatales: https://nuso.org/articulo/venezuela-2020-autoritarismo-politico-y-pragmatismo-economico/

[71] persecución política: https://cepaz.org/articulos/venezuela-censurada-frente-al-covid-19/

[72] cuestionables elecciones parlamentarias: https://www.hrw.org/es/news/2017/10/23/cuestionables-elecciones-en-venezuela

[73] con 5,4 millones de venezolanos fuera del país: https://www.cinco8.com/periodismo/54-millones-de-venezolanos-fuera-del-pais/

[74] agudizó: https://es.globalvoices.org/2020/08/27/gobierno-de-venezuela-estigmatiza-y-culpa-a-migrantes-que-regresan-por-propagacion-del-covid-19/

[75] comunidad vulnerable en los países de acogida: https://news.un.org/es/story/2020/05/1474222

[76] informó una leve reducción: https://www.iriefm.net/latest-crime-figures-show-reduction-in-murders-up-to-saturday/

[77] cientos de fiestas ilegales y actividades sociales: http://jamaica-gleaner.com/article/news/20201208/mckenzie-says-more-300-illegal-events-being-held-weekly

[78] impacto: https://www.lavanguardia.com/politica/20201209/6107877/director-regional-pma-visita-nicaragua-valorar-impacto-eta-e-iota.html

[79] IOTA: https://www.lavanguardia.com/vida/20201117/49525809584/iota-deja-destruccion-en-el-caribe-de-nicaragua-e-inundaciones-en-el-pacifico.html

[80] ETA: https://www.voanoticias.com/episode/sin-viviendas-ni-alimentos-devastacion-huracan-eta-nicaragua-258801

[81] represión policial: https://www.laprensa.com.ni/2020/12/08/politica/2758150-relatora-de-la-cidh-denuncia-intensificacion-de-la-represion-policial-contra-liderazgos-politicos-en-nicaragua

[82] prensa: https://www.lavanguardia.com/politica/20201113/49427632681/octubre-pasado-fue-funesto-para-libertad-de-prensa-en-nicaragua-segun-ong.html

[83] violaciones a los derechos humanos: https://es.noticias.yahoo.com/ortega-rebas%C3%B3-l%C3%ADmites-violaciones-dd-161614056.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmNvbS8&guce_referrer_sig=AQAAAIQpipyoSSG8QZdOygkrI_-Qx4ph_0sh4kakL1GjlYG8nZcmUf0Dv-yy68eapVmi1z6ojsyaw0UPaIWJXfJYnADyUI6kqfcmRdHSsSKQcXNSLixEm3aNlwrFRVAJ6bdYt3oeaYaiFanhmQXYAowDe9aMWLIZcimigBZP36XxPDCG

[84] cien mil personas: https://confidencial.com.ni/people-of-the-year-nicaraguan-exiles/

[85] activismo político: https://www.facebook.com/UnidadExiliadosUEN/

[86] triada de leyes: https://cnnespanol.cnn.com/2020/11/10/asamblea-nacional-de-nicaragua-aprueba-reforma-constitucional-que-impone-cadena-perpetua-por-delitos-de-odio/

[87] datos sobre el covid-19: https://es.globalvoices.org/2020/08/31/ataque-informatico-de-anonymous-revela-datos-ocultos-del-gobierno-sobre-casos-de-covid-19-en-nicaragua/

[88] refirió: https://www.elmundo.cr/mundo/nayib-bukele-llama-delincuentes-ladrones-y-corruptos-a-diputados-y-magistrados/

[89] superior a 75%: https://elsalvadorinfo.net/nayib-bukele-approval-rate/

[90] corrupción: https://www.elsalvador.com/eldiariodehoy/lucha-contra-la-corrupcion-ministerio-de-salud-fiscal-general-republica/779089/2020/

[91] pandillas: https://elfaro.net/es/202009/el_salvador/24781/Gobierno-de-Bukele-lleva-un-a%C3%B1o-negociando-con-la-MS-13-reducci%C3%B3n-de-homicidios-y-apoyo-electoral.htm

[92] prensa: https://www.efe.com/efe/america/sociedad/el-gobierno-de-bukele-ataca-a-periodistas-con-red-troles-segun-la-sip/20000013-4373750

[93] el impacto de la pandemia en Ecuador: https://twitter.com/nayibbukele/status/1245267021551538176?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1245267021551538176%7Ctwgr%5E%7Ctwcon%5Es1_&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.eluniverso.com%2Fnoticias%2F2020%2F04%2F01%2Fnota%2F7801863%2Fnayib-bukele-coronavirus-salvador-ecuador

[94] desmintió: https://www.eluniverso.com/noticias/2020/04/01/nota/7802154/lenin-moreno-bukele-noticias-falsas-coronavirus

[95] circulaba en redes sociales: https://twitter.com/siempreenlinea7/status/1245433040043683842

[96] Cuerpos que nadie recogía: https://albertonews.com/internacionales/escenas-de-terror-hay-unos-450-cuerpos-por-recoger-en-las-calles-y-casas-de-guayaquil/

[97] Fuerza de Tarea Conjunta: https://www.elcomercio.com/actualidad/cadaveres-guayaquil-coronavirus-emergencia-ecuador.html

[98] ataúdes de cartón: https://cnnespanol.cnn.com/2020/04/06/en-ecuador-reparten-ataudes-de-carton-ante-la-escasez-de-los-de-madera/

[99] se organizaron: https://es.globalvoices.org/2020/09/24/como-los-pueblos-indigenas-resisten-al-covid-19-en-sudamerica/

[100] Pueblos amazónicos en Ecuador crean su propio monitoreo en internet para conocer el avance del covid-19: https://es.globalvoices.org/2020/08/10/pueblos-amazonicos-en-ecuador-crean-su-proprio-monitoreo-en-internet-para-conocer-el-avance-de-covid-19-en-sus-pueblos/

[101] primera marcha trans: https://es.globalvoices.org/2020/12/08/personas-trans-organizan-su-primera-marcha-en-ecuador/

[102] cupo laboral trans travesti: https://www.argentina.gob.ar/noticias/el-presidente-de-la-nacion-decreto-el-cupo-laboral-travesti-trans-en-el-sector-publico

[103] unión libre entre personas del mismo sexo: https://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-55283423

[104] el estado de Puebla: https://es.globalvoices.org/2020/11/05/legisladores-mexicanos-aprueban-matrimonio-del-mismo-sexo-en-el-estado-de-puebla/

[105] edición especial: https://www.youtube.com/watch?v=LXVo5qQtHWw&feature=emb_title

[106] La Lupa: https://lalupa.press/

Difficile de trouver plus plaisant que de rire entre amis. Klaus Vedfelt/DigitalVision via Getty Images

Écrit par Janet M. Gibson

Les plaisanteries, les surprises agréables et les rires qu’elles peuvent provoquer donnent du relief à la vie quotidienne.

Quand on glousse ou qu’on s’esclaffe, on peut avoir l’impression d’émettre des bruits un peu ridicules ou bêtas. Mais rire demande en fait beaucoup de travail, car il active de nombreuses zones du cerveau : des zones qui contrôlent les processus moteurs, émotionnels, cognitifs et sociaux.

Comme je l’ai constaté en écrivant « Introduction à la psychologie de l’humour », les chercheurs considèrent même désormais le rire comme un facteur d’amélioration potentielle du bien-être physique et mental.

Les pouvoirs du rire sur la physiologie

Les gens commencent à rire dès l’enfance: cela nous aide alors à développer les muscles et le haut du corps. Ce n’est pas seulement une question de respiration : rire repose sur des combinaisons complexes de muscles faciaux, impliquant souvent des mouvements des yeux, de la tête et des épaules.

Rire, que l’on rie soi-même ou bien que l’on regarde quelqu’un d’autre rire, active de multiples régions du cerveau : le cortex moteur, qui contrôle les muscles, le lobe frontal, qui vous aide à comprendre le contexte, et le système limbique, qui module les émotions positives. En activant tous ces circuits, on renforce les connexions neuronales et on aide un cerveau sain à coordonner son activité.

En activant les voies neuronales des émotions comme la joie et la gaieté, rire peut contribuer à améliorer nos humeurs et à rendre moins intenses nos réponses physiques et émotionnelles au stress. Par exemple, rire peut aider à contrôler les niveaux cérébraux de la sérotonine, un neurotransmetteur, tout comme le font les antidépresseurs. En minimisant les réactions de notre cerveau aux menaces, rire limite la libération de neurotransmetteurs et d’hormones, comme le cortisol, qui peuvent fatiguer nos systèmes cardiovasculaire, métabolique et immunitaire au fil du temps. Le rire est en quelque sorte un antidote au stress, qui affaiblit nos systèmes de protection et augmente notre vulnérabilité aux maladies.

Des femmes riant ensemble lors d’un repas en plein air.

Comprendre une blague est un bon entraînement pour le cerveau. Thomas Barwick/Stone, Getty Images

Les pouvoirs cognitifs du rire

Lorsque quelqu’un fait une blague, les rires qui s’ensuivent dépendent en grande partie de notre intelligence sociale et de notre mémoire.

Le rire, tout comme l’humour, survient souvent lorsque l’on reconnaît des incongruités ou des absurdités dans une situation. Avant de rire, il faut pouvoir résoudre mentalement la dissension provoquée par le comportement ou l’événement surprenant. Inférer les intentions des autres et comprendre leur point de vue peut renforcer l’effet comique ressenti et l’intensité du rire.

Pour comprendre une blague ou le comique d’une situation, il faut être capable de voir le côté plus léger des choses, être ouvert à des interprétations non littérales, par exemple : lorsque l’on est amusé par des bandes dessinées avec des animaux qui parlent, comme Donald, Jolly Jumper ou Rantanplan.

La puissance sociale du rire

De nombreuses compétences cognitives et sociales se conjuguent pour vous aider à déterminer quand et pourquoi le rire se produit pendant les conversations. Il n’est pas nécessaire d’avoir entendu des rires pour savoir rire, comme le montre l’utilisation du rire pour ponctuer des phrases en langue des signes, un peu comme les émoticônes dans un texte écrit.

Le rire crée des liens et accroît l’intimité avec les autres. Le linguiste Don Nilsen note que le rire se produit rarement lorsqu’on est seul, ce qui souligne son rôle social. Dès le plus jeune âge, le rire des nourrissons est un signe extérieur de plaisir qui contribue à renforcer les liens avec les personnes qui s’occupent d’eux.

Plus tard, c’est un signe extérieur de partage d’une appréciation de la situation. Par exemple, les orateurs et les comédiens essaient de faire rire le public pour qu’il se sente psychologiquement plus proche de lui, pour créer une intimité.

En s’exerçant à rire un peu chaque jour, on peut améliorer des compétences sociales qui ne vous viennent peut-être pas naturellement. Lorsque vous riez en réponse à un trait d’humour, vous partagez vos sentiments avec les autres, ce qui apprend à jongler avec les risques d’une réponse sociale (par exemple, que votre réponse soit acceptée, partagée ou appréciée par les autres, plutôt que rejetée, ignorée ou désapprouvée).

Des études menées par des psychologues ont montré que les hommes ayant des caractéristiques de personnalité de type A – par exemple la compétitivité et l’hyperactivité, ont tendance à rire davantage, tandis que les femmes ayant ces caractéristiques rient moins. Les femmes et les hommes rient davantage avec les autres que lorsqu’ils sont seuls.

Femme aux cheveux blancs riant sur un banc public dans un parc

Rire est important à tout âge. Steve Prezant/The Image Bank, Getty Images

Les effets du rire sur le mental

Les chercheurs en psychologie positive étudient comment les gens peuvent vivre une vie pleine de sens, et s’épanouir. Le rire produit des émotions positives qui mènent à ce genre d’épanouissement. Ces sentiments – comme l’amusement, le bonheur, la gaieté et la joie – renforcent la résilience et augmentent la pensée créative. Ils augmentent le bien-être subjectif et la satisfaction de vivre. Les chercheurs ont découvert que ces émotions positives vécues avec humour et rire sont en corrélation avec l’appréciation du sens de la vie et aident les personnes âgées à avoir une vision positive des difficultés qu’elles ont rencontrées au cours de leur vie.

Rire en réponse à de l’amusement est un mécanisme d’adaptation sain. Lorsque vous riez, vous vous prenez moins au sérieux et vous vous sentez peut-être plus à même de résoudre les problèmes. Par exemple, les psychologues ont mesuré la fréquence et l’intensité du rire de 41 personnes sur une période de deux semaines, ainsi que leur niveau de stress physique et mental. Ils ont constaté que plus les rires étaient nombreux, plus le stress était faible – indépendamment du niveau sonore des rires étudiés.

Peut-on travailler sur notre rire pour en tirer des bénéfices ?

Un nombre croissant de thérapeutes préconisent l’utilisation de l’humour et du rire pour aider les patients à reprendre confiance et à améliorer leur environnement de travail ; un examen de cinq études différentes a révélé que les mesures de bien-être ont augmenté après des interventions par le rire. Ces interventions prennent la forme d’activités humoristiques quotidiennes – s’entourer de personnes drôles, regarder une comédie qui vous fait rire ou écrire trois choses drôles qui se sont passées aujourd’hui.

Vous pouvez vous entraîner à rire même lorsque vous êtes seul. Prenez intentionnellement une perspective qui apprécie le côté drôle des événements. Le yoga du rire est une technique qui consiste à utiliser les muscles de la respiration pour obtenir les réactions physiques positives du rire naturel par un rire forcé (« hahaha hihihi hohoho »).

Les chercheurs d’aujourd’hui ne prennent pas ces études à la rigolade, mais une bonne partie des recherches sur l’influence du rire sur la santé mentale et physique repose encore sur des auto-évaluations. Des études plus cadrées de psychologie expérimentale, autour du rire ou des contextes dans lesquels il se produit, confirmeront probablement l’importance de rire tout au long de la journée. Elles suggéreront peut-être même d’autres façons d’en exploiter les bienfaits intentionnellement.


Cet article a été traduit par Elsa Couderc avec l’aide de DeepL.

[Source : http://www.theconversation.com]

 

Confinamiento es la palabra del año 2020 para la Fundación del Español Urgente (FundéuRAE), promovida por la Agencia EFE y la Real Academia Española.

Definido como ‘aislamiento temporal y generalmente impuesto de una población, una persona o un grupo por razones de salud o de seguridad’, este término ha marcado buena parte de los meses del año que ahora acaba. La crisis sanitaria derivada de la pandemia de la COVID-19 es, sin duda, la protagonista del 2020 y las medidas implementadas para frenarla han cambiado radicalmente nuestra forma de vivir y de hablar.

La Real Academia Española, en su más reciente actualización del Diccionario de la lengua española (DLE) de noviembre del 2020, ha modificado la entrada de la voz confinamiento para ajustarla a la realidad que millones de personas en todo el mundo han vivido con motivo de la pandemia del SARS-CoV-2.

Asimismo, confinamiento es la mejor alternativa frente al anglicismo lockdown para designar la reclusión forzosa de la población en sus domicilios.

La ganadora ha sido seleccionada entre una lista de doce candidatas en la que se encontraban otras palabras que han marcado el año que termina. El listado de aspirantes a palabra del 2020 propuesto por la FundéuRAE incluía además coronavirus, infodemia, resiliencia, COVID-19, teletrabajo, conspiranoia, (un) tiktok, estatuafobia, pandemia, sanitarios y vacuna.

Esta es la octava ocasión en la que la FundéuRAE elige, de entre los más de 250 términos a los que ha dedicado algunas de sus recomendaciones diarias sobre el uso del idioma, su palabra del año. La primera de ellas fue escrache, en el 2013, y la siguieron selfi (2014), refugiado (2015), populismo (2016), aporofobia (2017), microplástico (2018) y los emojis (2019).

 

[Fuente: http://www.fundeu.es]

C’est bon pour votre santé.

Le rire active plusieurs zones de notre cerveau dont celles qui contrôlent notre motricité et nos émotions. | Priscilla Du Preez via Unsplash

Le rire active plusieurs zones de notre cerveau dont celles qui contrôlent notre motricité et nos émotions.

Repéré par Léah Boukobza

Rire est bon pour notre santé. Ce réflexe demande un réel travail de la part de notre corps. En effet, le rire active plusieurs zones de notre cerveau dont celles qui contrôlent notre motricité et nos émotions. En écrivant son livre An Introduction to the Psychology of Humor, Janet Gibson a remarqué que diverses recherches reconnaissent le pouvoir du rire à améliorer notre bien-être physique et mental.

Dès la petite enfance, les humains commencent à rire. Cela aide notamment à développer les muscles et la force du haut du corps des bébés. Notre capacité à rire dépend d’une combinaison complexe des muscles de notre visage, qui implique souvent un mouvement de nos yeux, de notre tête et de nos épaules.

Le fait de rire active plusieurs régions de notre cerveau: le cortex moteur, qui contrôle les muscles; le lobe frontal, qui nous aide à comprendre le contexte; et le système limbique, qui module nos émotions positives. En activant notre système nerveux émotionnel, le fait de rire peut améliorer notre humeur et réduire notre stress. Par exemple, cette action contrôle les taux de sérotonine, comme le feraient des antidépresseurs. Elle peut également limiter la libération de neurotransmetteurs et d’hormones, comme la cortisol, qui abîment notre système cardiovasculaire et immunitaire, ainsi que notre métabolisme avec les années.

Avoir le sens de l’humour et le rire qui en découle dépendent largement de notre intelligence sociale. Nous rions souvent face à l’incohérence ou à l’absurdité d’une situation. Ainsi, il faut être capable d’analyser cette dernière pour comprendre ce qu’il y a de drôle. Pour apprécier une blague, il faut donc faire preuve de vivacité d’esprit.

Le rire renforce les liens sociaux

Rire permet de créer des liens avec les personnes qui nous entourent. Selon le linguiste Don Nilsen, il est rare de glousser ou d’avoir un fou rire lorsque nous sommes seul, ce qui prouve que rire a un rôle social. Par exemple, lorsqu’un nourrisson se met à rire, cela lui permet de communiquer le plaisir qu’il ressent, ce qui renforce ses liens avec la personne qui s’occupe de lui. En grandissant, le rire devient une façon de signifier notre appréciation d’une situation donnée. En riant, il est possible d’améliorer ses compétences sociales et de partager ses émotions avec les autres.

Le rire est source d’émotions positives qui aident à devenir résilient et à développer notre esprit créatif. Rire améliore également notre bien-être et notre satisfaction dans la vieSelon une étude, plus une personne rit, moins elle fait l’expérience du stress. Confinés, nous rions probablement moins qu’habituellement. Il pourrait alors être judicieux de se mettre au «Yoga du rire», une technique qui permet de simuler l’action de rire, avec des effets positifs sur notre santé.

 

[Photo : Priscilla Du Preez via Unsplash – source : http://www.slate.fr]

 

 

Escrito por Ramón Nicolás

Karen Finneyfrock, Rachel McKibbens e Mindy Nettifee (eds.)

Coraxe: poemas audaces para rapazas afoutas (tradución de Eva Almazán)

Sushi Books, Cangas do Morrazo, 188 páxinas, 16 €

Chegoume hai algúns días este título editado por Sushi Books. Francamente descoñecía a totalidade das súas autoras e tampouco nada sabía das súas editoras, pero sempre é bo dar un paso adiante e acceder, aínda que sexa a través dunha escolma, ao que ofrecen estas voces poéticas do ámbito anglosaxón que, sen dúbida, formulan propostas que entendo como atractivas para lectoras adolescentes, e non só.

Os textos poéticos, traducidos por Eva Almazán, agrúpanse acaidamente en función dun criterio temático conformado por motivos como son o corpo e a identidade, a resiliencia e a verdade, o poder e a protección, o amor e a perda, sobre « ser e facerse » e, finalmente, por volta de asuntos como son a familia e a fe ou a estima e a exposición, para concluír cun feixe de poemas articulados baixo a epígrafe da « sanación e a vida »; alén de incorporar unhas útiles notas bio-bliográficas sobre as escritoras escolmadas.

As editoras afirman que cada poema antologado perseguía « infundir coraxe mediante a voz » a un lectorado feminino que atravesa a adolescencia. Hai moito que aprender nestas composicións, estou certo. Convido a coñecelas.

 

[Fonte: cadernodacritica.wordpress.com]

Emmanuel Macron réussit une prouesse linguistique: utiliser des expressions concernant tout en prenant de la distance. Ici le 24 novembre à l’Elysée.

 

Écrit par Julien Longhi

Professeur des universités en sciences du langage, CY Cergy Paris Université

Ce mardi 24 novembre, le président Emmanuel Macron a prononcé sa sixième « adresse aux Français », qui générait une fois encore beaucoup d’attentes.

Dans ce deuxième discours en lien avec le deuxième confinement, l’effet d’attente était fort, et les spéculations allaient bon train sur la dénomination même des annonces : « léger assouplissement »« assouplissement »« déconfinement ».

Dans un récent article, j’avais montré que le positionnement actuel du président était complètement différent de celui qu’il avait eu lors du premier confinement : moins empathique et plus distancié, le président n’assumait pas linguistiquement les nouvelles consignes, par le recours à des chiffres, des comparaisons, là où il s’impliquait (inter)subjectivement dans les discours du premier confinement, avec des tendances en « vous/les soignants », « je/nous » et « le retour/l’avenir ».

Avant ce deuxième discours du « confinement 2 », je prévoyais deux hypothèses possibles, en fonction de la trajectoire des discours précédents :

  • Une poursuite de cette mise à distance des mesures, en continuant sur la stratégie de quantification et comparaison ;
  • Un retour à un ton plus « paternaliste », dans l’esprit des discours du premier confinement.

Tenir la première stratégie « et en même temps » la seconde ?

Si on observe les spécificités de ce discours (c’est-à-dire ce qui est « sur-utilisé »), on observe en tête deux termes particulièrement intéressants relativement aux hypothèses précédentes :

Mots sur-employés dans le discours du 24/11.

En effet, nous avons le « nous » et le « nombre », qui montrent que le discours concilie une implication du président et des citoyens, et en même temps une quantification abondante et précise. Le président a donc recours à la désignation d’une collectivité plus large dans laquelle s’inclut le locuteur, notamment province, quartier, pays, patrie ; nous = je + ils collectif, en utilisant ce pronom « nous » par exemple ainsi :

« Et dans cette période, nous ne devons pas nous laisser nous emporter. Tenons-nous ensemble autour de nos valeurs, autour de notre histoire, dans cet attachement à notre démocratie, à notre humanisme qui demeurent, aujourd’hui comme hier, nos plus sûrs atouts. Alors, nous pourrons inventer un nouvel avenir français. »

Ainsi, si statistiquement le président semble adopter une stratégie d’inclusion en assumant les annonces, les choses sont beaucoup plus complexes.

Déjouer le comptage de mots pour orienter les commentaires ?

À ce « nous » s’ajoutent en effet les verbes devoir et pouvoir, qui sont très riches du point de vue linguistique puisqu’ils ont selon le linguiste Carl Vetters un « noyau sémantique sous-déterminé – respectivement la possibilité et la nécessité abstraites (Kronning 1996) – leur permettant de prendre un grand nombre d’effets de sens discursifs ».

Dans le cas du discours d’Emmanuel Macron, la combinaison des « nous » avec « devoir » au présent et « pouvoir » au futur, présente la situation comme contrainte, suspendue à une attente collective, sur laquelle le président n’a pas de prise.

On se trouve réellement dans un « et en même temps » linguistique, puisqu’à ce « nous » d’implication s’attache une nécessité ou une possibilité, donc quelque chose qui semble s’imposer de l’extérieur. Cela est d’autant plus visible et prégnant dans les exemples suivants, avec un effet d’anaphore de « il nous faudra » :

« Il nous faudra rebâtir notre économie plus forte afin de produire et redonner plein espoir à nos salariés, nos entrepreneurs, garder notre indépendance financière. »

« Il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française et plus d’autonomie stratégique pour notre Europe. Cela passera par un plan massif pour notre santé, notre recherche, nos aînés, entre autres. »

« Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Ces mots, les Français les ont écrits il y a plus de 200 ans. Nous devons aujourd’hui reprendre le flambeau et donner toute sa force à ce principe. »

« Il nous faudra bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier, la sobriété carbone, la prévention, la résilience qui seules peuvent permettre de faire face aux crises à venir. »

Avec cette tournure, le président combine le « nous » qui l’implique avec les citoyens, avec une tournure impersonnelle par laquelle « le locuteur laisse s’imposer le propos en tant que tel ».

Avalanche de chiffres et délégation de la responsabilité

Aussi, à ce « nous » apparent cède une certaine forme de délégation de la responsabilité (linguistique au moins), qui se combine à l’objectivation qui est bien présente avec le mot « nombre », ainsi qu’avec la catégorie des chiffres qui est très caractéristique de ce discours du 24 novembre (sur-représentée par rapport aux autres discours, même par rapport au discours du 28 octobre) :

« Le nombre de cas positifs journaliers à la Covid-19 a fortement reculé. Il a été supérieur à 60 000, il s’est établi la semaine dernière à 20 000 cas par jour en moyenne. »

« Après avoir atteint 33 500 patients hospitalisés le 16 novembre, soit plus que lors de la première vague, nous avons aussi commencé une lente décrue. Le nombre de personnes en réanimation du fait de la Covid-19 est passé de 4 900 le 16 novembre à 4 300 aujourd’hui. De ces données, il ressort que le pic de la seconde vague de l’épidémie est passé. »

Cette adresse du 24 novembre est pour le linguiste un cas d’école, puisqu’elle combine l’usage d’expressions qui recouvrent a priori des objectifs distincts : inclure et assumer, mettre à distance et déléguer la responsabilité.

Ce tweet est emblématique des exemples que j’ai présentés précédemment :

Par cette stratégie, le président donne un sentiment d’implication (les spectateurs pourront ressentir la récurrence du « nous ») mais délègue la responsabilité des mesures grâce aux verbes pouvoirvouloir et surtout falloir, qui, tels qu’ils sont employés, laissent les propos s’imposer au locuteur, et non l’inverse.

 

[Photo : THOMAS COEX / AFP – source : http://www.theconversation.com]

 

 

 

Vincenzo Todisco raconte la Suisse des années 1960 vue par les yeux d’un petit garçon, fils de saisonniers, obligé de vivre dans une armoire. Un autre livre, «Losanna, Svizzera», rappelle combien les Italiens ont fait la Suisse

Printemps 1963, quai de gare à Zurich. Des familles de saisonniers italiens dans les va-et-vient imposés entre l’Italie et la Suisse.

Écrit par Lisbeth Koutchoumoff Arman

 

 

[Photo : Hans Krebs/KEYSTONE – source : http://www.letemps.ch]

L’exposition « Paris Haussmann, modèle de ville » qui a ouvert ses portes, mardi 31 janvier, à Paris invite à s’inspirer du tissu urbain haussmannien dans la construction de la ville durable.

46, rue de Rome, Paris 8e.

46, rue de Rome, Paris 8e. CYRILLE WEINER

Écrit par Laetitia Van Eeckhout

Avec plus de 20 000 habitants au kilomètre carré, Paris est la ville la plus dense d’Europe et figure dans le top 5 des villes les plus denses du monde. Mais cette caractéristique, loin d’être insupportable ou invivable, est ressentie de façon positive. C’est là l’héritage du paysage urbain haussmannien qui imprègne encore fortement la capitale.

A l’heure où la densité et la rénovation/conversion deviennent des questions centrales pour les villes contemporaines, l’exposition « Paris Haussmann, modèle de ville », présentée jusqu’au 7 mai au Pavillon de l’Arsenal à Paris, questionne un modèle urbain qui a su évoluer dans le temps.

« L’idée de cette exposition est née de notre pratique. Tous les jours, on nous pose la question de la densité et de la durabilité de la ville. Or, le modèle haussmannien, projet qui a perduré au-delà même du mandat du préfet, a franchi les étapes du temps : 60 % du tissu parisien a été construit entre 1850 et 1914 ! », soulignent ses deux commissaires architectes, l’urbaniste Umberto Napolitano et l’ingénieur Franck Boutté.

Cette exposition n’est pas une nouvelle histoire du modèle haussmannien. A travers cartographies, dessins, plans et maquettes – d’un graphisme remarquable –, elle analyse les formes de l’urbanisme haussmannien pour en comprendre le sens et en tirer des enseignements utiles à la construction de la ville de demain.

Une des villes d’Europe où l’on marche le plus

Elle met d’abord en évidence la richesse du maillage parisien des voiries. Le modèle urbain haussmannien ne se résume pas aux grandes percées. Certes, les grands axes nord-sud et est-ouest ont, à l’époque, réordonné et réorganisé la forme même de la ville, tout en s’appuyant sur les tracés fondateurs. Mais cette « grande croisée » est complétée d’un réseau secondaire et d’un réseau tertiaire, fins et ramifiés, qui permettent l’accès aux îlots et la circulation en leur sein.

Tracés des voiries primaires, secondaires et tertiaires, à Paris.

Tracés des voiries primaires, secondaires et tertiaires, à Paris. Pavillon de l’Arsenal / LAN

Ces multiples dessertes font de Paris l’une des villes d’Europe où l’on marche le plus : près de la moitié des déplacements dans la capitale s’effectuent à pied. « Fortement ramifié avec un nombre important de nœuds et de connexions – 210 intersections au kilomètre carré-, le maillage haussmannien articule mobilité de longues et courtes distances. D’un point donné de Paris, dans un rayon de 400 mètres, on peut accéder à 62 % des bâtiments alentour », indique Franck Boutté.

La fragmentation du bâti qui caractérise le tissu haussmannien en fait sa force et s’explique par cette ramification. « Dans le modèle haussmannien, l’îlot est véritablement l’outil de la densité, qui permet de limiter la consommation du sol pour loger davantage d’habitants, observe Umberto Napolitano. Les îlots sont d’une grande diversité par leur taille et leur forme. Mais quels que soient leurs volumes, ils révèlent une même densité bâtie. Et cette densité particulièrement élevée, supérieure à celle des formes urbaines plus contemporaines, est très peu remise en cause. »

Densité acceptable et acceptée

L’architecte urbaniste constate qu’aucune forme urbaine proposée à Paris depuis 1910 – jusqu’aux opérations d’aménagements contemporaines – n’égale la densité bâtie résultant de la forme haussmannienne : « Certains quartiers de constitution récente et de moindre densité génèrent une densité vécue plus élevée et donc moins bien acceptée par leurs occupants et les riverains. »

Dans l’îlot haussmannien, l’équilibre entre les « pleins » et les « vides » est savamment pensé. Les vides n’entourent pas les bâtiments comme dans nombre d’aménagements contemporains mais, constitués de cours et de courettes, ils sont enserrés par les immeubles.

Ilot du 43, boulevard Malesherbes, Paris 8e.

Îlot du 43, boulevard Malesherbes, Paris 8e. Pavillon de l’Arsenal / LAN

Compacts, les îlots haussmanniens forment ainsi un agrégat d’immeubles mitoyens mais relativement étroits et peu profonds. Alors que les bâtiments que l’on construit aujourd’hui ont une épaisseur largement supérieure à 10 mètres, allant jusqu’à 20 mètres pour certains (comme les tours), l’immeuble haussmannien présente une épaisseur courante de bâtiment entre 7 mètres et 13 mètres au maximum.

« L’étroitesse des plans favorise une double ou triple orientation des logements. Et permet ainsi un accès important à la ventilation et à la lumière naturelles, souligne Umberto Napolitano. La hauteur sous plafond, de 3 mètres au minimum, accroît cette pénétration de la lumière. Ce sont là, insiste-t-il, des qualités de confort qui rendent acceptable la densité. »

« Faire ville »

Archétypes de l’habitat parisien, les immeubles haussmanniens ont été construits avec les mêmes règles dimensionnelles, ont été dotés des mêmes lignes principales de façade, ont utilisé les mêmes matériaux, donnant à la ville une certaine unité. « Cette unité, constate Franck Boutté, on ne la retrouve pas dans les projets immobiliers contemporains qui, aussi intéressants puissent-ils être, se succèdent et se côtoient, sans pour autant réussir à former un tout, à “faire ville”. Les règles qui encadrent leur conception ne figent pas pour autant l’architecture des immeubles haussmanniens. Ceux-ci s’avèrent, à l’usage, offrir une grande flexibilité ».

Au fil du temps, ces bâtiments ont démontré leur capacité à s’adapter à d’importantes transformations, sans démolition ni reconstruction lourdes. La taille des appartements a pu être réduite pour augmenter le nombre de lots de copropriété et d’habitants. Des étages, voire des immeubles entiers, ont changé d’affectation : habitations à l’origine, devenues bureaux, puis de nouveau logements.

D’un point de vue thermique, l’immeuble haussmannien, construit bien avant la prise en compte des enjeux énergétiques, n’est pas totalement dénué de qualités. Au sein de l’îlot haussmannien, la mitoyenneté des bâtis joue un rôle naturel d’isolation et d’inertie, ou y participe activement. Elle assure également la régulation et la mutualisation entre les différentes entités.

« Il ne s’agit pas de reproduire le modèle haussmannien », tiennent à préciser les deux commissaires de l’exposition. Pour autant, ce travail d’analyse les en a convaincus : le modèle haussmannien est porteur d’un ensemble de caractéristiques qui rendent possibles plusieurs équilibres fondamentaux : entre mobilité de longues et courtes distances, entre densité et viabilité, entre flexibilité et résilience, entre homogénéité et diversité. Il est ainsi une source d’inspiration pertinente pour penser et concevoir la ville durable.

 

 

[Source : http://www.lemonde.fr]

A violenta lógica de roleta-russa do retorno às aulas presenciais está inscrita também na responsabilização individual dos profissionais da educação, que devem assumir todos os danos possíveis, inclusive pelo contágio. Parece que às vezes se esquece que a educação é fruto de muito trabalho.

Escrito por Carolina Catini

“Havendo óbitos de alunos ou de profissionais da escola, e se for algo desejado pela comunidade escolar, o grupo pode organizar ritos de despedida, homenagens, memoriais, formas de expressão dos sentimentos acerca da situação e em relação à pessoa que faleceu, e ainda atentar para a construção de uma rede socioafetiva para os enlutados”.

Plano de Retorno às aulas presenciais da rede pública estadual de ensino do Espírito Santo, 2020, p. 65.

Essa prescrição de comportamento e permissão para homenagear os mortos faz parte do plano de retorno às aulas da Secretaria Estadual de Educação do Espírito Santo. Choca a franqueza desumana do comunicado e nos cabe perguntar por que é possível tamanha brutalidade. Afinal, faz literalmente parte do “plano” a ocorrência de novos contágios pelo novo coronavírus, uma vez que ao promover o contato social pelo retorno às aulas presenciais torna-se obrigatória a previsão da possibilidade de um incremento do número de mortes.

O primeiro motivo extrapola os muros da vida escolar e da política educacional. Está relacionado ao amortecimento do choque com a morte massiva, prova que a barbárie está entre nós e nos embrutece. Ela se naturaliza pela “banalização da experiência da morte”, como diz um jovem cineasta de São Paulo, o “menino do drone”, como ficou conhecido na região em que mora, ao utilizar seu equipamento durante a pandemia, e captar do alto as imagens do cemitério São Luís, já tão emblemático em função da violência estatal no extremo sul da cidade. “Código de Barras” é o nome que ele dá à série de imagens que fez dessa produção em série de valas. Neste código, cada linha é um número, porque não estamos falando de “pais, mães, irmãs. E aí vira código de barras, mano. Vira uma coisa industrial, uma esteira de morte, aquela coisa da fábrica que passa, cola o código e saem lotes e lotes e lotes e lotes de morte”.

Impossível não pensar em outras indústrias da morte em massa ou nas guerras que nosso momento extremo cita e recoloca na ordem do dia. Ou melhor, nas guerras que deixam de ser classificadas como tal porque se tornaram permanentes e deixam de gerar comoção. “Um país só pode ficar tão apático”, diz Silvio Luiz de Almeida, “quando é um país que já se acostumou com a morte, principalmente de trabalhadores e de pessoas negras”. Para ele, mais de cem mil mortes se torna corriqueiro num país em que 50 mil pessoas morrem assassinadas por ano, no qual se morre de fome. Dessa forma, aquilo que nos devia tirar do conformismo e levar à desnaturalização de toda violência, desde a mais trivial, torna-se o contrário: a acomodação à nova escala de brutalidade como forma de vida. É novamente o “menino do drone” que fala dessa imensa capacidade de naturalizar o massacre: “Fala mil mortes, choca. Quando a gente fala 20 mil mortes, choca. Só que quando a gente fica falando de mil em mil, todos os dias por três meses, o ouvido está calejado e aí vira normal. Parece que essa é a nossa nova condição da vida e assim seguimos. A quebrada sempre fez isso: tem mancada, tem fome, faltam coisas. Só que não é um dia, dois dias. Falta a vida toda e banalizou”.

Adaptação por necessidade e por exaustão de trabalhadoras e trabalhadores, que sobrevivem apesar da pandemia, do desemprego, dos trabalhos e moradias precários, das periferias sem saneamento básico. “Resiliência”, diriam os empresários, vencedores de plantão das lutas na educação. Num currículo escolar privatizado pela classe do empresariado nacional, a resiliência é a palavra-

chave que orienta os percursos formativos da classe oposta.

Os empresários não estão presentes apenas nas redes privadas de educação, como proprietários de escolas ou de títulos de participação dos lucros das empresas educativas, que pressionam o retorno às aulas presenciais porque deixam de ganhar dinheiro com o confinamento. O empresariado está também se apropriando privadamente da educação estatal, interessado em movimentar a economia e tornar a educação dos pobres produtiva. Basta acessar o site da Secretaria Estadual de Educação do Espírito Santo e ver quem são os “parceiros” do direito à educação: Instituto Unibanco, Instituto Natura, Fundação Telefônica, entre outros grupos que não fazem parte do Todos Pela Educação. Assim como em tantos outros estados e munícipios, esse tipo de “parceria” tem em comum algumas estratégias de ação política, dentre as quais uma nova pedagogia que está centrada nas atitudes e comportamentos das crianças e dos jovens.

Aliás, outro motivo para a naturalização da brutalidade na política educacional encontra suas razões pedagógicas por estar relacionada ao experimento da introdução das ditas competências e habilidades socioemocionais nos conteúdos escolares. Essa é a última grande moda pedagógica empresarial de educação dos pobres, que preenche milhares de materiais pedagógicos atuais. Em tempos de desespero e falta de perspectivas, uma vasta literatura pseudocientífica com linguajar de autoajuda ganha muita adesão, e invade todos os meios educativos.

Ela busca ajustar as atitudes diante de situações de instabilidade e de horror, cada vez mais corriqueiras em nossa vida social, pelo controle das emoções. Deve-se aprender desde cedo como permanecer em sua trilha individual, mesmo em situações de catástrofes familiares ou sociais. A estabilidade deve ser atributo de cada um, independente da turbulência do contexto, de modo que o projeto de formação se torna a gestão de um projeto de vida, por uma sequência de cumprimentos de metas, num simulacro individual da forma empresarial. Trata-se da fabricação do sujeito empresarial – conforme expressão desenvolvida por Pierre Dardot e Christian Laval em A nova razão do mundo –, mas num contexto de crise e precariedade alarmante das condições de trabalho e de vida. No fundo, um programa curricular de formação para subserviência ao capital, diretamente definido por aqueles que o personificam.

Do modo que aparece aqui, a pedagogia emocional buscaria domesticar o sentimento e a chance de uma reação de revolta. Considerando o modo com o qual estamos lidando com o morticínio, é fácil imaginar que, com auxílio da gestão das emoções alheias, nossa brutalidade possa produzir a imensa façanha de introduzir a morte no cotidiano escolar, com naturalidade. É o que prevê a política pública.

Prescrever atitudes diante da morte e permitir “a expressão de sentimentos em relação a pessoa que faleceu” é dispositivo de gestão e controle mal disfarçada de gesto humanitário. Mas tamanha é a falta de consideração pela dor do outro que até pode parecer uma generosidade que emana das leis do estado, o mesmo que faz a gestão da barbárie. A afetividade objetificada em lei é o aprofundamento da coisificação das pessoas, não o seu contrário.

À interiorização da violência de guerra, que vai muito além da brutalidade, Achille Mbembe está dando o nome brutalismo: a matéria-prima da vida se brutaliza e uma nova forma de desumanização se generaliza. Com a normalização de situações extremas, a morte deixa de ser um evento de exceção e a seletividade que define qual a classe de pessoas que será destinada à eliminação se torna puramente aceitável, sem questionamento.

O brutalismo é a violência extrema e também sua desrealização: o crime hediondo se esconde na falta de parâmetros, no sofrimento sob suspeita diante da naturalização massiva, na transformação das histórias de vida e de morte em estatísticas, no ritmo da sucessão de eventos, na forma de circulação das notícias, etc. Por isso é preciso denunciá-lo a todo tempo.

A violenta lógica de roleta-russa do retorno às aulas presenciais está inscrita também na responsabilização individual dos profissionais da educação, que devem assumir todos os danos possíveis, inclusive pelo contágio. Mães, pais e responsáveis também assumem os riscos e podem escolher privadamente se enviam ou não filhos para escola, como decisão que diz respeito à vida privada e não à vida coletiva ou às condições de trabalho de professores e professoras, que é do que se trata a vida escolar. Parece que às vezes se esquece de que a educação é fruto de muito trabalho.

Professores e professoras passariam, então, a se responsabilizar pela implementação do ensino híbrido: introdução dos encontros presenciais justapostos à manutenção do ensino à distância, atividades remotas ou mitigadoras. Para os empresários e gestores, mais uma meta a ser atingida mediante o sacrifício alheio. Para trabalhadores e trabalhadoras, mais um esforço a ser enfrentado depois de mais de cinco meses de trabalho exaustivo com o ensino remoto, com a intensificação de trabalho da imensa maioria, com o desgaste excessivo e muitas situações de conflito. De qualquer forma, mais uma cama de gato armada para culpabilizar professores e professoras pelo fracasso dos resultados da educação em 2020.

É verdade que as condições de trabalho são muito distintas em cada rede de ensino ou escola, mas de modo geral, como em todo trabalho, as condições pioraram drasticamente, e as mentiras dos programas de “valorização do magistério” se explicitaram de maneira radical. Tem-se falado bastante do ônus do trabalho remoto para o trabalho docente. A cobrança é intensa, e a vigilância cresce, assim como a ansiedade pela prática de avaliação permanente a qual está submetido o trabalho.

Nas redes públicas, as situações também variam muito, mas docentes eventuais de vários tipos foram dispensados ou estão sem receber – no caso da rede paulista, na qual os contratos precários compreendem cerca de 40% do corpo docente, estão sem receber desde o início da pandemia. A invasão das empresas privadas, com sua tecnologia, formações, projetos, programas, etc., faz avançar de maneira desmedida a apropriação privada do trabalho e da formação para a prática docente. Nas redes privadas, além do trabalho exaustivo e muito além das horas-aulas, há notícias de demissões em massa, sobretudo no ensino superior e na educação infantil. Muitos acordos de diminuição de salário sem redução de jornada, e relatos de professores e professoras em situação de risco de saúde, que não pararam de trabalhar por medo do desemprego se multiplicam.

Não é de invisibilidade do trabalho docente que se trata, nem da falta de escuta por parte dos gestores: trata-se de evidenciar nossa descartabilidade, o caráter substituível que ganha o trabalho de educar, como qualquer outro trabalho simples.

Essa pedagogia das emoções é colocada em cheque ao dar tanta importância às condições psíquicas de estudantes e nenhuma às condições – objetivas e subjetivas – de milhares de professores e professoras. Pode-se ver a indiferença e a desqualificação do trabalho docente na cartilha de orientações psicossociais do Projeto Jovem de Futuro do Instituto Unibanco, indicado pela Secretaria de Educação do Espírito Santo (no mesmo plano de retorno em questão). Como se poderia desenvolver “habilidades emocionais” de jovens abstraindo o fato de que educação é trabalho de adultos? Do ponto de vista da gestão, isso só se faz possível quando são os lucros e índices que importam e não o processo educativo. A obsessão pela demonstração da performance educacional torna até mesmo a emoção objeto de mensuração e classificação pelas avaliações. Diz Mbembe que o brutalismo se expressa também pelo ímpeto de não deixar nada às margens do cálculo, pela busca de submeter tudo o que até então permaneceu movendo-se por fora dos mecanismos de controle, com alguma liberdade.

É evidente que alguma liberdade só se pode manifestar pela negação da barbárie desde suas formas mais elementares, pelo confronto, pela luta que se desenha em cada escola, que é também uma trincheira. Ela está nos coletivos de estudantes, mães, pais ou responsáveis, professores e professoras decidindo juntos o que fazer ao invés de esperar a ordem dos patrões ou prefeitos; está nos novos coletivos de trabalhadores e trabalhadoras da educação se formando em meio à maior degradação de relações que já vivemos; está nas greves planejadas em ambientes virtuais.

É também nessa vida cotidiana de organização que lembramos o tempo todo de que a luta pela educação é a mesma luta contra a barbárie que está em curso. Como educadoras e educadores que somos, sabemos que nosso trabalho concreto não diz respeito aos índices e estatísticas, mas sim às pessoas.

E se não nos protegermos e não nos organizarmos coletivamente, poderemos virar mais uma linha do código de barras e ganhar uma homenagem emotiva conforme as normas prescritas pela moderna burocracia estatal-empresarial.

 

[Fonte: http://www.blogdaboitempo.com.br]

La ayahuasca atrae a miles de personas cada año, entre ellas a soldados retirados. Quienes ofrecen la sustancia son exponentes de un boyante mercado de la salud mental sin regulaciones ni permisos.

En 2007, Rudy Gonsior se unió a las Fuerzas Especiales del Ejército de Estados Unidos donde fue francotirador de un equipo entrenado para desplegarse al extranjero con poca anticipación. Gonsior dice que el ritmo veloz de las misiones lo dejó con la sensación de haberse unido a un “culto a la muerte”.

En 2007, Rudy Gonsior se unió a las Fuerzas Especiales del Ejército de Estados Unidos donde fue francotirador de un equipo entrenado para desplegarse al extranjero con poca anticipación. Gonsior dice que el ritmo veloz de las misiones lo dejó con la sensación de haberse unido a un “culto a la muerte”.

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Rudy Gonsior, un exfrancotirador estadounidense de las Fuerzas Especiales, tenía una apariencia fantasmal la mañana en que llegó al retiro selvático para ver si una infusión psicodélica que induce el vómito podía reparar el daño que los años de combate habían infligido en su mente.

Retraído y de mirada perdida, hablaba apenas por encima de un susurro y era mucho más callado que los otros seis veteranos que habían venido a ventilar los recuerdos dolorosos de sus camaradas caídos en batalla, los pensamientos suicidas y la cicatriz que deja en la psique el acto de quitarle la vida a otra persona.

“He atravesado continentes para venir a consumir psicodélicos en la selva”, se admiró Gonsior, quien durante toda su vida se había mantenido alejado de las drogas. “Supongo que es lo que podría considerarse como una jugada desesperada”.

Los veteranos habían viajado hasta el oeste de Costa Rica para probar la ayahuasca, una sustancia que los pueblos de la selva amazónica han bebido durante siglos. Algunas comunidades indígenas consideran que la infusión, que contiene el alucinógeno DMT, es una poderosa medicina que mantiene la resiliencia del espíritu y la armonía con el mundo natural.

El alojamiento que los estadounidenses visitaron a finales del año pasado estaba a años luz de eso: tenía una refulgente piscina y una extensa cubierta donde se anclaban unas cabañas bien equipadas con espléndidas vistas al océano. Con tarifas que oscilan entre 3050 y 7075 dólares por persona para retiros de una semana, ese alojamiento está entre las novedades más costosas de un boyante sector de la curación alternativa.

Hasta hace relativamente poco tiempo, solo unos cuantos botanistas, jipis y exploradores espirituales habían tenido acceso al mundo del chamanismo amazónico, que fue empujado a la clandestinidad en gran parte de la cuenca del Amazonas por los misioneros que pretendían convertir a los grupos indígenas al cristianismo.

Pero ahora miles de personas de todo el mundo peregrinan cada año a más de 140 centros de retiro de ayahuasca en América Latina donde el uso de la sustancia en contextos ceremoniales es legal o, como en Costa Rica, no está prohibido explícitamente.

Además de las ceremonias psicodélicas, que suelen ser agotadoras física y mentalmente, los organizadores de los retiros ofrecen sesiones de terapia grupal, clases de yoga, arteterapia, círculos de meditación y baños tibios de flores.

Teobaldo Ochavano y su esposa, Marina Sinti, son curanderos que ayudan a dirigir las ceremonias nocturnas. Algunas de las fotografías de esta historia se hicieron con flash y largas exposiciones de cámara.

Teobaldo Ochavano y su esposa, Marina Sinti, son curanderos que ayudan a dirigir las ceremonias nocturnas. Algunas de las fotografías de esta historia se hicieron con flash y largas exposiciones de cámara.

En conjunto, estos centros constituyen un mercado de la salud mental sin autorizaciones ni regulaciones para quienes buscan alternativas a los antidepresivos y otros fármacos que se recetan ampliamente.

El atractivo de las drogas psicodélicas ha aumentado en medio de un creciente cuerpo de investigaciones científicas que se basa en los prometedores estudios realizados en Estados Unidos y Europa durante las décadas de los años 60 y 70 del siglo pasado. Muchas de esas primeras investigaciones fueron canceladas después de que las sustancias psicoactivas quedaron proscritas tras la guerra de Vietnam, en respuesta a la preocupación por el uso extendido de las drogas en los campus de las universidades.

Pero en los últimos años, la Administración de Alimentos y Medicamentos de los Estados Unidos (FDA por su sigla en inglés), ha denominado a la psilocibina, el componente psicodélico presente en los llamados “hongos mágicos” y a la MDMA, conocida habitualmente como éxtasis, como “terapias innovadoras”. Esta rara denominación permite que los científicos aceleren estudios más numerosos que podrían allanar el camino para poder administrar las sustancias psicodélicas como medicamentos.

Beber ayahuasca puede ser peligroso, especialmente si se están ingiriendo ciertos fármacos como los antidepresivos y los medicamentos para la hipertensión. También puede desencadenar episodios psicóticos en las personas con condiciones mentales serias, como la esquizofrenia.

Y aunque ciertos retiros cuentan con reglas y protocolos estrictos desarrollados con la asesoría de profesionales médicos, la bonanza de la ayahuasca a veces ha sido aprovechada por charlatanes y estafadores y ha sido objeto de escrutinio por casos de agresión sexual a participantes vulnerables o incapacitados, lo que incluye unos casos sucedidos en Perú.

“Tienes que admitir que hay un elemento del Viejo Oeste” en los retiros de ayahuasca, dijo Matthew Johnson, un profesor de psiquiatría y ciencias conductuales de la Universidad Johns Hopkins que ha estudiado los psicodélicos desde 2004.

Johnson afirma que darle rienda suelta al cerebro en un ambiente controlado puede ayudar a que los pacientes con traumas reprimidos alcancen nuevas revelaciones. Así que el sistema médico, antes muy escéptico sobre el potencial terapéutico de los psicodélicos, ha aceptado “lo que, en esencia, es una nueva área de la medicina”, añadió.

Pero al experto le preocupa que en general los retiros psicodélicos no estén preparados para detectar a las personas que pueden correr peligro con esos viajes. En casos extremos, hay personas que intentaron suicidarse bajo los efectos de los psicodélicos o que han experimentado episodios psicóticos que requieren hospitalización.

“Estas son herramientas poderosas, muy poderosas, y pueden llevar a las personas a un sitio muy vulnerable”, dijo Johnson. “Eso no debe subestimarse”.

No obstante, el creciente interés en la sanación asistida por psicodélicos, que escritorescelebridades conductores influyentes de pódcasts, han ayudado a que lugares como el Centro de Sanación Soltara, adonde fueron los veteranos, se encuentre en la avanzada del desafío a los cuidados de salud mental convencionales.

Melissa Stangl, una de las fundadoras de Soltara, sostiene que los centros de ayahuasca, manejados de manera responsables, podían ser semilla de una transformación.

“Estamos en la cúspide de lograr llevar las medicinas psicoactivas a la cultura dominante del sistema de cuidado de salud”, dijo. “Cuando la ciencia realmente se ponga al día con lo efectivo que resulta para las personas que no se benefician del sistema médico actual, podremos ser aliados”.

Antes de su primera ceremonia de ayahuasca, cada uno de los veteranos se reunió con dos maestros o curanderos de la comunidad shipibo de la Amazonía de Perú.

“Sus corazones eran duros”, dijo Teobaldo Ochavano, que ayuda a organizar las ceremonias nocturnas junto con su esposa Marina Sinti. “No sentían nada de amor, de alegría”.

Sinti dijo que años de interacción con los extranjeros en los retiros le había dejado dolorosamente claro por qué había tanta demanda para estos rituales.

“Los europeos y los de Estados Unidos, las personas están muy desconectadas”, dijo. “Entre ellas y con la Madre Tierra”.

Como muchos soldados de su generación, Gonsior dijo que se alistó en el cuerpo de marines para vengarse por los ataques del 11 de septiembre, que sucedieron cuando él estaba en secundaria.

En 2006 fue destacado a Irak occidental en la primera de varias misiones de combate. Él y sus hombres a menudo eran emboscados por potentes bombas al borde de la carretera y recibían disparos de francotiradores, dijo. También dijo que 17 soldados con los que estuvo desplegado volvieron a casa en bolsas de plástico.

La experiencia, dijo Gonsior, lo convirtió en un guerrero despiadado.

Durante su servicio con los marines, Gonsior fue enviado a cinco misiones en países como Irak, Filipinas, Nepal, Corea del Sur y Afganistán.

Durante su servicio con los marines, Gonsior fue enviado a cinco misiones en países como Irak, Filipinas, Nepal, Corea del Sur y Afganistán.

“Mi única meta era sobrevivir”, dijo. “Hice muchas cosas de las que no estoy especialmente orgulloso”.

En vez de sentirse aliviado por sobrevivir, sentía una culpa aplastante.

“Fue por pura suerte que no me dispararon y reventaron”, dijo. “Al punto de que, estadísticamente, ahora debería estar muerto o seriamente herido”.

Gonsior dice que en 2007 se unió a las Fuerzas Armadas Especiales como francotirador. Eso le dejó la sensación de que se había unido a “un culto a la muerte”, dijo.

“Los últimos 17 años de mi vida, de un modo o de otro, mi trabajo giraba en torno a la muerte”, dijo. “Al envejecer, eso pesa mucho”.

Matar se volvió trivial. Pero una vida que tomó en Afganistán, en 2012, lo atormentó durante años.

Durante una operación de rutina, Gonsior abrió fuego sobre un hombre en motocicleta, al creer que se trataba de un insurgente. Poco después, se enteró de que había matado a una fuente afgana de inteligencia que trabajaba con su unidad.

Gonsior contó que no se permitió afligirse por esa muerte ni procesó la culpa hasta años más tarde, cuando estaba dominado por la depresión y los arranques de ira que, en ocasiones, eran desencadenados por cosas triviales que hacían sus hijos.

Al final, los pensamientos abstractos de suicidio empezaron a volverse más específicos de una manera escalofriante, dijo. En el hospital de veteranos donde buscó ayuda, Gonsior, de 35 años, dijo que lo instaron a tomar antidepresivos. Afirma que se negó, en parte porque había visto los efectos secundarios que sufren sus camaradas.

El año pasado, después de escuchar en la radio un reportaje sobre la ayahuasca y el trauma, se quedó fascinado con la idea de que sanar heridas profundas requiriera forcejear con sus raíces.

“Hay muchas ruinas emocionales, naufragios que están por ahí debajo”, dijo.

Para cuando él y los otros veteranos ingresaron a la maloca o cuarto ceremonial, con las ventanas cubiertas de mosquiteros y el techo en forma cónica, habían firmado un extenso acuerdo de exoneración.

El documento advertía del “poco probable caso de un episodio psicótico”, el peligro de beber ayahuasca al tomar antidepresivos y que los viajes psicodélicos a veces dejan a las personas con una sensación “mental, física y emocionalmente” peor.

Ataviados con sus vestimentas tradicionales, los maestros peruanos soplaron humo de tabaco en la maloca iluminada por velas. Los participantes se sentaron en catres dispuestos en un círculo y se pusieron de pie para tragar un shot de la infusión marrón y fangosa de ayahuasca.

Chris Sutherland, un soldado canadiense de 36 años que hace poco se jubiló con pensión de discapacidad completa debido al síndrome de estrés postraumático, había llegado hasta ahí luego de años de ataques de pánico, excesos alcohólicos y de etapas de tomar antidepresivos que lo dejaban sintiendo que “ya no era humano”.

Chris Sutherland, veterano militar de Canadá que participó en tres misiones militares, una en Bosnia en 2002 y dos en Afganistán.

Chris Sutherland, veterano militar de Canadá que participó en tres misiones militares, una en Bosnia en 2002 y dos en Afganistán.

David Radband, un exsoldado de las fuerzas especiales británicas, dijo que había ido a la selva con la esperanza de ahogar la ira que había consumido su vida después de salir del ejército. Dijo que esa rabia le había costado la custodia de sus hijos, lo había mandado a la cárcel por agresión y lo había empujado a intentar matarse en dos ocasiones, una colgándose y otra apuñalándose el estómago.

“Estaba bloqueando las emociones con enojo” dijo Radband, de 34 años. “Estaba levantando un muro todo el tiempo”.

Juliana Mercer, de 38 años, veterana de los marines, dijo que desarrolló una condición llamada fatiga del cuidador después de pasar cuatro años cuidando de soldados heridos en San Diego. Cuando la enviaron a Afganistán en 2010 dijo que experimentaba un temor incapacitante cada vez que veía que los marinos jóvenes y saludables salían de la base.

“Estaba tan desesperada por mantenerlos a salvo”.

Cuando los maestros apagaron las velas, el silencio reinaba en el salón salvo por el suave batir de las olas de la playa cercana. Pero el silencio duró poco.

Cuando empezó a hacer efecto la ayahuasca, los peruanos empezaron a recorrer el salón lentamente mientras entonaban icaros, agudos cantos que los shipibo consideran el punto crucial de su proceso de sanación.

En ocasiones, su ritmo y cadencia pueden resultar relajantes e hipnóticos, como una canción de cuna. Pero las notas más agudas y los ritmos rápidos pueden sentirse burlones o exasperantes.

Cuando las ceremonias alcanzan un crescendo, el lugar a menudo se siente como un estado de pandemonio controlado. Arrebatos de vómito interrumpen los cánticos. A veces se escuchan llantos en una esquina y risas extasiadas en otro rincón.

Al acercarse el amanecer, y cuando la ayahuasca empieza a desvanecerse, los participantes abandonan la maloca con un aspecto demacrado y confundido mientras sus mentes intentan recuperar el control.

Juliana Mercer, una marine que estuvo destacada en Afganistán.

Juliana Mercer, una marine que estuvo destacada en Afganistán.

“Estas experiencias son una manera de sacar a las personas de las rutinas mentales en las que están atrapadas y que miren conjuntos más amplios de posibilidades”, dijo Johnson, de Johns Hopkins, una de las universidades que llevan a cabo ensayos clínicos.

A diferencia de los antidepresivos, que cuando son efectivos adormecen los síntomas de angustia, los psicodélicos parecen impulsar el tipo de proceso de curación que resulta de la psicoterapia, agregó.

Pero él y otros expertos que citan las promesas psiquiátricas de los psicodélicos se preocupan por su uso en los retiros u otros ambientes sin los controles adecuados.

“El espacio para el error se encuentra en no contar con apoyo médico adecuado” en las raras ocasiones en que las personas sufren serios efectos negativos, dijo Collin Reiff, psiquiatra en la Universidad de Nueva York.

Aun así, Jesse Gould, un ranger retirado del ejército estadounidense que llevó a los veteranos a Soltara, aseguró que los beneficios del retiro en la selva superan a los riesgos.

Gould creó el Proyecto Corazones Heroicos, una asociación sin fines de lucro que recauda fondos para enviar a los veteranos a retiros psicodélicos, luego de tocar fondo en sus vidas.

Luego de dejar el ejército y viajar un poco, Gould dice que consiguió un trabajo cómodo en el mundo de las finanzas que lo llevó a beber en exceso y lo dejó “atemorizado frente a todo”.

Jesse Gould, un ranger retirado del Ejército estadounidense, creó el Proyecto Corazones Heroicos, una asociación sin fines de lucro que recauda fondos para enviar a los veteranos a retiros psicodélicos.

Jesse Gould, un ranger retirado del Ejército estadounidense, creó el Proyecto Corazones Heroicos, una asociación sin fines de lucro que recauda fondos para enviar a los veteranos a retiros psicodélicos.

Cuando buscó ayuda en el Departamento de Asuntos de los Veteranos en Tampa, donde vive, Gould dice que le recomendaron tomar antidepresivos, lo que no le gustó. En 2016, renunció a su trabajo e hizo una reserva en un centro psicodélico en Perú.

La decisión de Gould, de 33 años, no se correspondía para nada con su carácter: un exmiembro del ejército, puritano, que había evitado las drogas durante toda su vida.

“Crecí como parte de la generación D.A.R.E”, señaló, en referencia a una campaña contra las drogas que empezó en los años 80. “Mi lema era ‘dile no a las drogas’”.

Sus primeras ceremonias en Perú fueron brutales, explicó Gould. “Una guerra sin cuartel” en la que vomitó hasta veinte veces en una noche y sintió que forzaba “su cordura hasta el límite”.

Pero afirma que en los meses siguientes su depresión fue menguando, la incapacitante ansiedad social que lo acosaba cesó y sus violentos cambios de humor, que sentía como “una lucha en el cerebro”, se detuvieron.

“Parecía que me había recableado el cerebro”, dijo Gould.

Desde entonces, Gould y su equipo han recaudado 250.000 dólares destinados a pagar “becas” en los retiros psicodélicos para docenas de veteranos. Y han contribuido al movimiento para despenalizar los psicodélicos con testimonios que contradicen el estereotipo de fumones new age.

“La gente piensa de inmediato en un jipi”, dijo. “Pero, gracias al servicio que realizamos, mucha gente que se encuentra en un grupo demográfico distinto tiende a escuchar”.

Mientras el retiro, que duraba una semana, se acercaba al final, Radband, el soldado británico, dijo que las ceremonias le habían devuelto las ganas de vivir.

“Sabes, intenté matarme un par de veces, pero no estoy listo para morir”, dijo. “Tengo mucho más para dar”.

David Radband, un soldado británico retirado de las fuerzas especiales, llegó a la selva con la esperanza de ahogar la rabia que había consumido su vida después de dejar el ejército.

David Radband, un soldado británico retirado de las fuerzas especiales, llegó a la selva con la esperanza de ahogar la rabia que había consumido su vida después de dejar el ejército.

Por su parte, Sutherland, el canadiense, dijo que una de las ceremonias había sido “la noche más terrorífica de mi vida, peor que cualquier combate en el que haya estado”. Pero, en conjunto, los viajes lo habían ayudado a sobreponerse a un miedo que había sentido durante toda su vida. “No soy un sociópata”, dijo.

“Siempre he tenido miedo de ser maligno, pero he descubierto donde se encuentra mi sentido de la compasión”, explicó.

Gonsior, el francotirador estadounidense, comparó la experiencia con una “rendición definitiva”, extenuante y dolorosa pero fortalecedora.

“Tienes tantas experiencias distintas, que cubren toda la gama: desde el terror absoluto a la pura alegría”, dijo. “Te das cuenta de que hay un nuevo nivel de entendimiento”.

El último día, mientras Gonsior lanzaba un discurso poético sobre el universo y cómo todos los seres vivos están conectados, Gould no pudo resistir la tentación de burlarse un poco.

“Dentro de todo veterano hay un jipi”, dijo.

 

Ernesto Londoño es el jefe de la corresponsalía de Brasil, con sede en Río de Janeiro. Antes fue escritor parte del Comité Editorial y, antes de unirse a The New York Times, era reportero en The Washington Post. @londonoe | Facebook

 

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