Archives des articles tagués Saúde

Des dizaines de patients reposent dans des lits d’un hôpital temporaire dédié aux malades de la Covid-19, au Brésil. Sebastiao Moreira/EPA

 

Écrit par Alfredo Saad Filho, professor of Political Economy and International Development, King’s College London

et Fernanda Feil, assistant researcher, Universidade Federal Fluminense

Le Brésil a connu ce qui aura sans doute été la pire réponse politique à la pandémie sous l’impulsion de son président d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Ses choix dans la gestion de la Covid-19 ont déclenché une tragédie sans précédent dans ce pays, avec des implications potentiellement catastrophiques pour le monde entier.

Depuis l’apparition d’un nouveau variant plus contagieux, appelé P1, la situation brésilienne s’est considérablement détériorée. De manière implacable, le nombre de décès quotidiens a augmenté, touchant les 4 250 le 8 avril, un nombre jamais atteint dans aucun autre pays depuis le début de la pandémie. Même l’Inde, qui bat ses propres records ces derniers jours, n’a pas atteint ce nombre.

Le système de santé s’est effondré dans de nombreuses villes. L’oxygène est rationné, les unités de soins intensifs débordent, on manque partout de personnel et d’équipement.

Faute d’anesthésiants, des patients ont dû être attachés avant d’être intubés, rapporte-t-onDes centaines de personnes sont mortes sur leur civière, sur le sol des hôpitaux ou à domicile, même quand leurs familles avaient pu se procurer les tubes à oxygène nécessaires par des voies parallèles.

Trois facteurs ont convergé pour créer cet enfer.

Premièrement, le Brésil est l’un des pays les plus inégalitaires. Le chevauchement d’inégalités profondément implantées accroît la vulnérabilité des populations défavorisées. Ces vulnérabilités ont empiré depuis la destitution de la présidente Dilma Rousseff en 2016 dans une opération qui avait toutes les apparences d’un coup d’État parlementaire.

La pandémie fournit une autre démonstration des inégalités : la Covid-19 touche les Brésiliens noirs, les pauvres et les sans-emplois de manière disproportionnée.

Deuxièmement, le Brésil a toujours souffert de graves limitations dans la sphère politico-institutionnelle, qui se sont aggravées depuis l’éjection de Rousseff. Depuis 2016, deux gouvernements ont promu des réformes néolibérales qui ont précarisé l’emploi, érodé le filet social et gravement sous financé les services publics.

Pour étayer ces réformes, un amendement constitutionnel est venu plafonner toutes les dépenses non financières du gouvernement fédéral pour 20 ans. Ce nouveau régime fiscal a légitimé des coupes budgétaires brutales et arbitraires. Et c’est ce programme d’austérité qui a dégradé le système universel de santé brésilien, d’inspiration britannique, ces dernières années.

Nombre de cas quotidiens de la Covid-19 au Brésil. Our World In DataCC BY

Enfin, il y a le rôle joué par Bolsonaro lui-même. Alors que la Covid-19 se répandait, le président a systématiquement minimisé les risques et bloqué toute réponse coordonnée au niveau central. Il a également contredit les maires et les gouverneurs lorsqu’ils ont tenté d’imposer leurs propres mesures de confinement, de distanciation sociale ou de port de masque.

Ce travail de sape a créé une confusion totale dans le pays, que Bolsonaro a ensuite utilisé pour justifier son refus des restrictions. Le président a également forcé les ministres de la Santé du pays — quatre en un an — à concentrer les efforts sur des traitements non éprouvés, comme l’ivermectine et l’hydroxychloroquine, alors qu’il laissait le système de santé imploser.

Un soutien social en déclin

C’est la gauche au Congrès qui a initié la seule mesure significative visant à protéger les pauvres : une aide mensuelle d’urgence de 600 réaux brésiliens (environ 140 dollars) pendant la pandémie, ainsi que d’autres mesures de relance, comme des marges de crédit pour les PME. Ces mesures ont été approuvées dans le cadre d’un « budget de guerre » qui contournait les limites constitutionnelles aux déficits budgétaires.

Bolsonaro a ensuite présenté cette aide d’urgence comme son propre octroi au peuple, renforçant ainsi sa popularité.

Le président brésilien Jair Bolsonaro

Bolsonaro a profité d’un regain de popularité grâce au programme d’aide d’urgence. Joedson Alves/EPA

Cependant, ce programme d’aide au revenu a pris fin en janvier, avec le début de la nouvelle année fiscale, alors que la dernière vague de la Covid-19 s’intensifiait. En avril, on lui a substitué une subvention beaucoup plus modeste de 250 réaux brésiliens par mois pour un maximum de trois mois, une mesure qui sera compensée, promet-on, par des réformes encore plus profondes de l’administration et davantage de coupes budgétaires.

L’absence de soutien fédéral a empêché les états et les municipalités d’imposer des mesures de confinement locales, une garantie certaine de l’aggravation de la pandémie.

La nécropolitique en action

La situation au Brésil est un excellent exemple de « nécropolitique » appliquée. Selon ce concept formulé par Achille Mbembe, la nécropolitique est l’expression ultime du pouvoir social et politique par sa capacité à décider qui pourra vivre et qui doit mourir. Dans cette itération, la Covid-19 est présentée comme un fait de la nature qui ne touche que les faibles.

C’est factuellement faux, mais une telle politique de la rancœur, de la conspiration et de la désinformation est typique de la cohorte actuelle de dirigeants autoritaires dans de nombreux pays, qui répandent des faussetés dans le but précis de créer des conflits, de détourner l’attention et de bloquer toute solution.

Bolsonaro a déclaré qu’il évitait les mesures sérieuses contre la pandémie afin de protéger l’économie. Or, ça n’est jamais l’un ou l’autre. L’expérience internationale montre que les économies (par exemple, la Corée du Sud ou le Vietnam, qui se sont attaquées de manière décisive au coronavirus, ont connu à la fois moins de décès et moins de contraction de l’activité économique. Celles qui ont cherché à éviter les confinements ont subi plus de décès et plus de recul économique. Actuellement, l’économie brésilienne pique du nez.

Deux personnes suivent un cercueil

Les Brésiliens ordinaires paient de leur vie la mauvaise gestion de la pandémie de Bolsonaro. Fernando Bizerra/EPA

Les manquements de Bolsonaro face à la pandémie ont permis au gouvernement de mettre en place, en catimini, une série d’initiatives qui suppriment les protections en matière de travail et d’environnement, ouvrant les territoires indigènes à l’exploitation agricole et minière.

Ils ont également détourné l’attention des scandales de corruption impliquant sa famille.

Dans la tragédie brésilienne, la responsabilité de Bolsonaro va bien au-delà de l’incompétence ou de l’hypocrisie de son action. Il a délibérément favorisé la propagation de la Covid-19 pour polariser le jeu politique à son avantage et pour faciliter le déploiement d’un programme gouvernemental totalement destructeur.

Et tandis que la population est laissée à elle-même face au coronavirus, le gouvernement priorise ses réformes néolibérales, le démantèlement de l’État et la destruction de l’environnement. Et c’est ainsi que le Brésil est frappé à la fois d’une mortalité explosive et de la pire contraction économique de l’histoire dans un chaos social et politique croissant.

 

 

[Source : http://www.theconversation.com]

« A humanidade é mais importante do que o nosso dinheiro », diz o apelo de 83 milionários que exigem pagar mais impostos porque « os problemas causados pela covid-19 não podem ser resolvidos com caridade, por muito generosa que seja ».

À medida que se começam a conhecer as consequências económicas e sociais da pandemia e se reconhece o papel decisivo do Estado na resposta à crise, tem crescido o debate sobre as formas de financiar essa resposta. O fracasso da estratégia da austeridade após a última crise, que apenas contribuiu para acentuar a recessão e os problemas sociais, mostra que são necessárias alternativas. Por onde poderão os governos seguir?

Para os 83 milionários que publicaram esta segunda-feira no Guardian uma carta aberta(link is external) aos governos, a resposta é clara: é preciso aumentar os impostos sobre os mais ricos. O grupo dos “Milionários pela Humanidade”, que inclui personalidades como Jerry Greenfield (um dos fundadores da marca de gelados Ben and Jerry’s) ou Abigail Disney (herdeira de Walt Disney), pede aos governos que “aumentem os impostos cobrados a pessoas como nós. Imediatamente. Substancialmente. Permanentemente”.

Os milionários explicam que, apesar de não estarem na linha da frente do combate à pandemia nem serem responsáveis pelo tratamento de doentes, condução de ambulâncias ou manutenção de serviços essenciais, podem ter um contributo decisivo: “[…] temos dinheiro, muito dinheiro. Dinheiro que é extremamente necessário agora e que vai continuar a ser necessário nos próximos anos, à medida que o mundo recupera desta crise.”

Aumentar a tributação dos mais ricos é uma forma de financiar o reforço dos serviços públicos, procurando garantir o acesso à saúde e educação a todas as pessoas, independentemente da sua capacidade financeira. Além disso, a receita fiscal pode contribuir para financiar programas públicos de promoção do emprego e reforço das transferências sociais para combater a pobreza e dar resposta a milhões de pessoas afetadas pela crise. Os milionários defendem que “os problemas causados e revelados pelo covid-19 não podem ser resolvidos com caridade.” Cabe aos governos definir políticas públicas e formas de as financiar.

O apelo dos milionários surge numa altura em que o número de “super-ricos” continua a aumentar, apesar da crise de proporções históricas que o mundo atravessa. O caso de Jeff Bezos, o fundador da Amazon cuja fortuna aumentou 75 mil milhões de euros só este ano, atingindo um recorde de 189 mil milhões de euros, é um exemplo desta tendência. É por isso que a resposta à crise será decisiva para combater as desigualdades e construir uma economia com mais justiça social.

[Foto: Daniel Lobo/Flickr – fonte: http://www.esquerda.net]

Escrito por Pilar M. MANZANARES

México, 1925. El gran deseo de Frida es ser doctora, pero un terrible accidente le impide vivir su sueño. El destino la une a Diego, uno de las grandes figuras en el mundo de la pintura. Frida y Diego se enamoran al instante y él la convence para que se convierta en artista.

Frida sigue sus propias ideas, intuiciones y sueños, y consigue triunfar con un estilo único, con una fuerza nunca vista. Pero el dolor del amor fallido es insoportable y ella, que superó las limitaciones de su propio cuerpo, se tambalea ante las infidelidades de Diego. Hasta que llega el día en el que Frida tiene que tomar una decisión trascendental. Así comienza Frida y los colores de la vida, la nueva novela de Caroline Bernard, basada en la vida y obra del icono mexicano, editada por Planeta.

El best-seller de la autora XXXX, se ha convertido en un fenómeno mundial, vendiendo más de 250.000 copias y posicionando entre los primeros puestos en las listas de libros más exitosos. No es para menos, pues este women’s fiction es un relato inolvidable en el que se noveliza el sino de Frida Kahlo, con altas dosis de emoción, pasión y drama, pero sin dejar a un lado de glamur, inspiración y alegría que siempre la rodeó.

Es también una maravillosa historia de amor, aunque lo que hace tan interesante la novela es el enfoque global sobre Frida: desde los problemas de salud que tuvo a lo largo de su vida hasta sus relaciones amorosas, su activismo político y, por supuesto, su desarrollo como artista.

La figura de Frida Kahlo que sigue inspirando a miles de mujeres. Poniendo el foco en la emancipación de la pintora mexicana, el libro enlaza directamente con temas de actualidad como los derechos de la mujer y su empoderamiento. Un exhaustivo trabajo de esta escritora, que une personaje y persona, y los acerca como nunca antes al lector.

  • La autora

Caroline Bernard es un seudónimo de Tania Schile, una escritora con numerosas obras publicadas en Alemania. En la actualidad está dedicada a una serie de novelas con protagonistas como la compositora Alma Mahler o la pintora Gabriele Münter. Viva a las afueras de Hamburgo.

 

 

[Fuente: http://www.culturamas.es]

C’est en observant la faune de l’établissement que l’écrivain, arpenteur de restaurants chics à Paris, a meublé son œuvre.

À la manière d’un chercheur de scoops, Proust voulait de l’inédit, de l’énorme, de la vérité… | Jacques-Émile Blanche via Wikimedia Commons

Écrit par Nicolas de Rabaudy 

On célèbre en 2021 le 150e anniversaire de la naissance du grand écrivain (1871-1922) dont À la recherche du temps perdu reste une œuvre majeure du XXe siècle publiée dans la Pléiade en 1954 puis chez Gallimard en 1999.

Le 1er juin 1898, il pleut sur Paris. Marie-Louise et César Ritz, citoyens suisses, inaugurent en grandes pompes l’Hôtel Ritz, place Vendôme. Marcel Proust, invité, regarde tout ce beau monde qui se presse dans le salon Psyché au rez-de-chaussée. Les personnages d’À la recherche du temps perdu (sept tomes) sont ici en habits (le smoking n’existe pas encore) et robes du soir, heureux d’être là. Des privilégiés de la haute dont certains membres seront des habitués du bar aux cocktails inédits, du restaurant au plafond bleuté et des chambres et suites au mobilier de style Louis XV: les suites les plus demandées donnent sur la place Vendôme, celle du prince de Galles, grand client, est dotée d’une salle de bains, la première de la grande hôtellerie de luxe en Europe.

Marcel Proust en 1895. | Otto Wegener via Wikicommons

Qui sont ces gens? Pour la plupart, ce sont des aristocrates ou des rich and famous, aguichés par l’événement parisien arrosé du champagne de la Veuve Clicquot servi dans des coupes de cristal: Boni de Castellane, la comtesse de Pourtalès, la princesse Lucien Murat, le grand-duc de Russie, Calouste Gulbenkian magnat du pétrole, les Gould, les Vanderbilt, les Morgon, la duchesse d’Uzès, le duc et la duchesse de Morny, la princesse de Fürstenberg et l’Aga Khan, fier de se proclamer premier client du Ritz. Que du beau monde, titré ou non.

Les hommes, ducs, princes et fortunés de la vie ont l’œil sur Liane de Pougy, Émilienne d’Alençon, la Belle Otero. Ces créatures de plaisirs, «les horizontales», sont attendues chez Maxim’s pour la fin de la nuit.

La clientèle huppée, souvent bien née, les plus fameuses personnalités du gotha français, anglo-saxon et d’ailleurs, ont répondu présent, ce qui pour les propriétaires, sur le qui-vive, sera un gage de succès. Il s’agit de lancer le palace «à l’allure meringuée» qui provoque chez Jean-Paul Enthoven, auteur avec son fils du Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, (Plon) «le plus authentique des frissons».

Le «petit loup»

Dans Le Figaro du lendemain, on pouvait lire: «Le Ritz est-il un hôtel à voyageurs? N’est-ce pas plutôt la maison d’un grand seigneur dans le quartier de Paris où il y a le plus de monde et le moins de bruit? Une grande maison alors.»

Le Ritz de Paris, en dépit de la profusion de beaux hôtels à venir dans la capitale (Le Meurice, Le Grand Hôtel place de l’Opéra, Le Plaza Athénée), n’aura jamais de rival car les propriétaires, les personnels (de 300 à 500 employés) et les résidents, ont bâti avec le temps une légende dorée quasi mythologique, unique dans la collection des palaces cinq étoiles de la Ville lumière. Si quelqu’un vous dit: je vis au Ritz côté Vendôme, c’est le nec plus ultra, le choix suprême. Il n’y a rien de plus chic, de plus désirable dans le monde des voyages en Europe.

Marcel Proust a été avec Ernest Hemingway et quelques autres (Jean Cocteau, Gabrielle Chanel, le grand photographe Robert Capa) l’un des atouts de cette position dominante à Paris, «la gloire» écrit l’historienne américaine Tilar Mazzeo dans son livre 15 place Vendôme.

D’ailleurs, le «petit loup» (Marcel Proust), le voilà en cette première soirée de mondanités… proustiennes, place Vendôme. Ce ne sera pas la dernière. Maîtresse de maison omniprésente, Marie-Louise Ritz a noté la présence de Marcel, «petit ténébreux, nerveux, s’effaçant derrière je ne sais quel personnage considéré comme le plus important».

Marcel Proust, l’écrivain solitaire, fuit son appartement au 102 boulevard Haussmann puis celui de la rue Hamelin (75016) pour les salons du Ritz. Il arrive très tard le soir vers minuit et il soupe dans un cabinet particulier avec Paul Morand, qui admire le style de «la Recherche».

Son mentor et ami Olivier Dabescat, né dans le pays basque, occupe la fonction en vue de premier maître d’hôtel qui connaît et cajole le petit monde du Ritz. Il a été débauché par César Ritz lui-même du grand restaurant Paillard près de l’Opéra, et grâce à son entregent, à son œil, à sa prestance, il est devenu l’un des piliers du palace, un professionnel façon Brummell, rompu aux bonnes manières, incontournable à l’accueil et au restaurant décoré de tentures lourdes et de fauteuils profonds.

César Ritz. | unbekannt via Wikimedia Commons

Le diabolique Olivier a mis au point l’art de faire croire à chacun de ses clients qu’il était son préféré: «J’ai la meilleure table pour vous ce soir.» Même si c’était du baratin, il s’arrangera vaille que vaille.

Arpenteur de restaurants chics à Paris, Marcel Proust a abandonné Larue, place de la Madeleine (qui a fermé ses portes en 1954) et Prunier rue Duphot, ses courants d’air (incroyable scène où Saint-Loup marche sur les tables), ses poissons ou crustacés livrés en camion réfrigéré des ports bretons pour la table très élégante du Ritz. Dans les salons, il y a un feu de bois. Proust souffre d’asthme, il est frileux et de santé fragile.

«Le personnel du Ritz est si obligeant que je me sens chez moi et que je suis moins fatigué ici», écrit-il à son ami le duc de Guiche. Et puis l’écrivain du souvenir s’entend bien avec Olivier, on les voit souvent à deux parcourir les allées du bois de Boulogne.

Le maître d’hôtel à l’œil exercé raconte à Proust ce qu’il a vu et observé des manies, des obsessions, des manières de la clientèle des beautiful people qui hantent le Ritz: ce sera la matière vivante de la fabuleuse Recherche –1.230.000 mots d’après les Enthoven, biographes de l’écrivain.

Marcel Proust se nourrit de plats simplissimes, poulet rôti, sole nature au citron, bœuf mode de Céleste Albaret, glaces au chocolat et à la framboise, il raffole de la bière glacée du Ritz qu’Olivier, dévoué, fera livrer chez lui. L’écrivain donne des repas dans les salons privés du palace.

Le salon Proust | Le Ritz Paris

Le 1er juillet 1907, il convie à dîner Gaston Calmette, directeur du Figaro, admirateur de l’écrivain, Gabriel Fauré son musicien préféré, Anna de Noailles, les Clermont-Tonnerre, Henri Béraud l’écrivain, et d’autres membres de la cafe society du Ritz. Voici le menu d’un dîner Proust des débuts du XXsiècle, recettes d’Auguste Escoffier, chef prestigieux du palace, en 1900:

  • Caviar et champagnes Clicquot et Krug
  • Consommé Viveni
  • Mousseline de sole au vin du Rhin
  • Queues d’écrevisses à l’américaine
  • Escalope de ris de veau favorite
  • Perdreaux truffés, salade
  • Asperges vertes en branches
  • Coupe aux marrons, friandises

Marcel Proust, un soir, veut laisser 300 francs de pourboire, ce que ses invités trouve excessif. L’écrivain généreux donne plus.

Dîner dehors est une innovation pour la caste des nantis qui ont un chef à demeure (comme André Guillot, chef de l’écrivain Raymond Roussel) ou une cuisinière venue de sa province recrutée par la maîtresse de maison. On reçoit chez soi, c’est l’usage.

Conçu par Auguste Escoffier, roi des cuisiniers de l’époque, le restaurant du Ritz a été lancé par César Ritz et ce chef de génie, inventeur de la cuisine des produits, des apprêts et des sauces. C’est lui qui a imaginé la brigade des cuisiniers, des entremettiers, garde-manger, pâtissiers… Parti à Londres ouvrir Le Savoy, Escoffier a confié la composition et l’ordonnancement des menus au chef Georges Gimon, que les Ritz ont promu et soutenu.

Pour ses repas, Proust s’en remet aux conseils d’Olivier, qui a la charge de faire livrer chez l’écrivain des plats du jour servis chez lui par des demi-maîtres d’hôtel, repérés par Proust lui-même. Ainsi, l’un d’eux, Henri Rochat, valet de pied, obtint un job en Amérique grâce à une recommandation de Proust qui avait du cœur, de l’affection et plus pour ces garçons élevés dans le culte du service.

D’après André Maurois, romancier, essayiste, élu à l’Académie française en 1938, les invitations de l’auteur de Jean Santeuil étaient destinées à lui procurer des informations sur l’ennemi, c’est-à-dire le monde extérieur –avec l’âge, Proust sortait de moins en moins. Pour Jean-François Revel, Proust «dîne en ville, mais ne mange jamais». Mais l’écrivain solitaire écrit un billet à sa cuisinière en 1909: «Je voudrais que mon style soit aussi brillant, aussi clair que votre gelée.»

Le célèbre guide Baedeker 1908 écrit que «le restaurant du Ritz, L’Espadon tient une position exceptionnelle dans le monde parisien de la restauration, César Ritz aimait les poissons. L’Hôtel Ritz n’est pas grand, mais la table est d’une taille agréable, ce qui fait que le grand hôtel est avant tout un bon restaurant et ensuite un palace. C’est le restaurant des étrangers les plus chics de Paris et le nombre d’Anglais, d’Américains, de Russes et d’Espagnols dînant ici dépasse toujours grandement celui des Français».

Salle du restaurant L’Espadon à l’Hôtel Ritz. | Capture d’écran Isabelle Weber via YouTube

Afin d’égayer la clientèle oisive –les résidents qui n’ont pas d’occupations en France, ils veulent jouir de la vie parisienne– les propriétaires familiers des rich and famous ont organisé au Ritz en janvier des soirées à thèmes distrayants, dépaysants, «de l’Équateur au Pôle Nord et retour au Ritz, voici de la glace partout, une forêt de palmiers comme sous les Tropiques et une ambiance de pays polaire».

Un renseignement «capitalissime»

Un grand hôtel, oui bien sûr. Au début du XXe siècle, on compte 100 chambres, 70 salles de bains, 230 euros la nuit, 300 euros avec bain, petit déjeuner à 34 euros, déjeuner et dîner à la carte, pas de menu. Dîner privé, menu spécial de 500 à 1.000 euros par personne. Pour César Ritz, ardent pêcheur à la ligne même dans sa chambre sous les combles, c’était «la petite maison à laquelle il était fier d’attacher son nom».

À l’Hôtel Ritz, la suite Marcel Proust | Vincent Leroux

Que fait l’auteur d’À la recherche dans les murs du Ritz? Il meuble son œuvre, il observe, il se renseigne sur la faune ritzienne. L’écrivain a tissé un réseau d’espions, d’agents bien dressés, rétribués, au premier rang desquels Olivier Dabescat et son adjoint Camille Wixler, un fin limier qui a remarqué que le duc de Lévis-Mirepoix a osé boire du porto avant 18 heures ou que la princesse Van Reeth portait des escarpins rouges avec une robe myosotis.

L’infatigable Wixler envoyé par le petit Marcel ira sur les marchés parisiens afin de noter les cris et boniments des camelots («merlans à frire»«à la bonne crevette»«de la raie toute en vie»).

Quand il a besoin d’un renseignement «capitalissime» (la couleur d’une étoffe, un secret sexuel, un détail généalogique), Proust accepte les invitations de la princesse Soutzo, l’épouse de Paul Morand dont les dîners regorgent de bavards qui savent ou croient savoir ce dont les journaux ne parlent jamais. Proust devient alors, selon le mot de la fidèle Céleste Albaret, «le pèlerin de ses personnages».

«Parfois, il rentre bredouille et il est furieux. Deux heures trente de perdues, chère Céleste, vous vous rendez compte…», racontent les Enthoven, père et fils. Il déplore l’absence du valet de pied qui justement était le seul à savoir si…

Proust soupçonne Paul Morand d’avoir monopolisé la conversation avec Jean-Louis Vaudoyer, futur académicien, dont il espérait obtenir quelques détails sur la technique «Vermeer». À la manière d’un chercheur de scoops, Proust veut de l’inédit, de l’énorme, de la vérité. «Est-ce que le duc de Clermont-Tonnerre descend de Charlemagne et Albert Le Cuziat du valet de chambre du prince Radziwill, dit-il en rapportant la devise princière: parler femmes est incivil chez Constantin Radziwill. Céleste qui le détestait le comparait à un drôle de potage, réplique de femme aux fourneaux.»

Comme Olivier, le pilier du grand hôtel sait tout sinon il invente, le Ritz demeure son quartier général d’enquêteur et écrivain, les détails accumulés par le créateur de Madame Verdurin font sourire –c’est son miel.

«Est-ce que la princesse Metternich a bu du champagne ou du vermouth avec sa sole, et Diaghilev a-t-il effectué un entrechat après son dîner avec un grand duc de ses relations?»«Olivier Dabescat s’est laissé capturer dans les filets de la prose proustienne», écrivent les Enthoven. «Le petit Marcel fit-il une bonne pêche ce soir-là? Passe-t-il un bon moment sous le plafond horriblement comique du restaurant?», questionne Olivier, inquiet.

À coup sûr, car le Ritz qu’il décrivait grâce à ses espions comme «une oasis d’horreur dans un désert d’ennui a été l’endroit du monde où il se sentait de plus en plus à l’aise», notent les Enthoven quasiment entrés dans le cerveau du petit Marcel.

Reprenant une réflexion de Truman Capote, auteur de Prières exaucées, les Enthoven père et fils en viennent à conclure à propos de la faune du Ritz stigmatisée par le génial écrivain d’À la recherche lançant à Olivier: «Croyaient-ils donc que je les voyais par plaisir tous ces gens?»

Marcel Proust nourrissait son œuvre mémorielle dans les salons du palace.

Dictionnaire amoureux de Marcel Proust

Jean-Paul et Raphaël Enthoven

Éditions Plon
736 pages

24,50 euros

5 place Vendôme, Le Ritz sous l’occupation

Tilar Mazzeo

Éditions Vuibert
298 pages
20,90 euros

[Source : http://www.slate.fr]

Conforme o aumento da presença das pessoas nas ruas durante a pandemia era detectado a partir de dados de localização compartilhados entre os setores empresarial e governamental, as imbricações do capitalismo de vigilância – que passa pelas plataformas de redes sociais – começaram a ser amplamente questionadas

As redes de wi-fi pode ser ferramentas de vigilância também

Passageiro com celular no aeroporto Internacional Juscelino Kubitschek (Crédito: Marcelo Casal Jr/Agência Brasil)

Escrito por Mariana Gomes

O aumento vertiginoso do número de infecções pelo coronavírus SARS-CoV-2 no Brasil coincidiu com um curioso crescimento do setor de tecnologia. Em abril de 2020, os valores do mercado de eletrônicos já estavam 30% mais caros do que no primeiro trimestre do mesmo ano. Em maio, o Ix.br, setor do Comitê Gestor da Internet (CGI.br) que promove a infraestrutura de internet no país, detectou 11 Tbps de tráfego de dados na rede, batendo o recorde histórico de 10 Tbps – consolidado em março anterior.

No período de setembro a outubro de 2020, 49% dos usuários de internet no Brasil já realizavam atividades de trabalho remotamente; 64% acompanhavam transmissões de áudio ou vídeo em tempo real e 72% buscavam informações relacionadas à saúde, segundo o Painel TIC Covid-19, do Cetic.br (Centro Regional de Estudos para o Desenvolvimento da Sociedade da Informação/CGI.br). “As pessoas tiveram de mudar, de maneira abrupta, do físico para o digital, ainda que muitos não estivessem preparados”, relata Flávia Carvalho, advogada especializada em direitos digitais.

Por outro lado, ao longo de 2020 nos deparamos com ataques cibernéticos a candidaturas eleitorais de pessoas LGBTs, mulheres, negros e indígenas, assim como a invisibilização da nova onda de protestos do movimento Vidas Negras Importam pelas plataformas de mídias sociais digitais. Também lidamos com a proposta do Cadastro Base do Cidadão[1] apresentada pela Presidência do Brasil e com os obstáculos on-line à distribuição do auxílio emergencial. Um ambiente complexo que nos levou a repensar o que em geral conhecemos como vigilância.

Privacidade não é luxo

O Brasil fechou o ano de 2019 com 134 milhões de pessoas acessando a internet, segundo o levantamento TIC Domicílios do Cetic.br. Contudo, 2020 é o ano que transforma profundamente nossos usos dessa tecnologia até aqui. Com a necessidade de cadastro on-line para recebimento do auxílio emergencial, ficava evidente que privacidade não é artigo de luxo.

Todo “esse movimento não veio acompanhado de uma educação digital necessária, tampouco do fortalecimento dos mecanismos de segurança. Então, como resultado, estamos ultrapassando uma grande onda de fraudes, ataques de ransomware[2], vigilantismo”, avalia Flávia Carvalho.

Conforme o aumento da presença das pessoas nas ruas durante a pandemia era detectado a partir de dados de localização compartilhados entre os setores empresarial e governamental, as imbricações do capitalismo de vigilância – que passa pelas plataformas de redes sociais – começaram a ser amplamente questionadas. Não à toa, a decisão do Whatsapp de compartilhar dados pessoais e conversas com o Facebook desdobrou-se em protestos já em janeiro de 2021. Pela influência de defensores dos direitos digitais, a big tech resolveu adiar a nova medida para 15 de maio.

“O monopólio das redes sociais desfavorece o alcance de postagens de alguns grupos políticos. Além de casos de monitoramento, espionagem, falta de transparência e suspensão de usuários que fazem denúncias de cunho racial. Ao passo que essas mesmas redes adotam uma postura condescendente sobre manifestações de racismo, xenofobia, misoginia e diversos crimes de ódio a grupos minorizados”, explica Bárbara Aguilar, programadora e fundadora do Kilombotech.

A pressão política também surge das disputas em torno da Lei 13.709/2018, mais conhecida como Lei Geral de Proteção de Dados (LGPD), que entrou em vigor em agosto de 2020, mesmo mês em que o Brasil chegava aos 100 mil mortos pela Covid-19. As alterações propostas pela legislação impactam desde as big tech até as pequenas empresas de tecnologia.

No caso da plataforma AfroSaúde, por exemplo, a LGPD impacta desde o momento de sua fundação. “Conseguimos alinhar-nos, desde o início lá em 2019, para que o nosso principal produto estivesse de acordo com as diretrizes da LGPD. Hoje, com a plataforma em funcionamento e a lei em vigor, podemos assegurar que a coleta das informações dos usuários está de acordo com a LGPD”, argumenta Igor Leonardo, cofundador da healtech brasileira.

A AfroSaúde promove a visibilidade de profissionais negros da saúde e conecta com os pacientes que procuram por um serviço qualificado e atento aos aspectos raciais na mesma área. Durante a pandemia, com apoio de outras oito entidades, criou o TeleCorona, projeto de telefone gratuito e canal de respostas on-line para auxiliar moradores de bairros periféricos a conter a propagação do vírus e a desinformação.

Além da internet – vigilância e opressão

A partir da internet é possível desenvolver outras tecnologias. Atualmente a rede não conecta somente pessoas e computadores, mas também dispositivos diversos entre si, na chamada Internet das Coisas. Os dados pessoais e de experiência coletados massivamente na interação entre múltiplas ferramentas do nosso dia a dia fomentam o caminhar de outras inovações, como a inteligência artificial (IA), a nanotecnologia e a impressão 3D.

“A urgência de contenção da pandemia tem sido utilizada como justificativa para sedimentar o discurso de controle e vigilância cibernética, porém deve ser acompanhada com atenção para não influenciar o fortalecimento de práticas de vigilância em massa nos próximos tempos”, avalia a especialista Bárbara Aguilar.

Os negócios de vigilância mobilizados a partir do big data ou da IA são treinados primordialmente em regiões e populações que não estão no centro do ocidente. No caso da inteligência artificial, as ruas das grandes capitais brasileiras têm-se tornado, desde 2019, celeiro de teste a partir de políticas de segurança pública. Apesar do afã do mercado sobre o uso de IA no contexto de “guerra às drogas”, por exemplo, dos 151 casos de pessoas presas com informação de raça e cor só naquele ano, 90,5% eram negras – conforme levantamento da Rede de Observatórios de Segurança.

Imagem do centro de vigilância da Secretaria de Segurança Pública da Bahia.

Diferente do que corre no senso comum – e até mesmo em setores da produção tecnológica –, computadores não são máquinas neutras, à prova de erro e desconexos da cultura. Quem programa os sistemas e trata as bases de dados o faz a partir de suas intenções, crenças e expectativas. “A inteligência artificial precisa ser treinada para responder com maior assertividade, porém, hoje, os principais provedores de softwares de reconhecimento facial possuem altos níveis de vieses raciais e de gênero”, explica Aguilar.

Durante a pandemia, vimos no Brasil protestos de combate ao racismo e ao fascismo, em que os manifestantes se colocaram no risco de contrair a doença para defender valores democráticos. As máscaras até dificultam a identificação por câmeras de reconhecimento facial que utilizam inteligência artificial e são operadas pelas polícias, contudo, o uso da força nesses casos foi desproporcional em relação ao empregado nos protestos de apoiadores da Presidência da República no mesmo período.

No contexto de economias giradas pelo capitalismo de vigilância, parte dos grupos beneficiados em razão da raça, do gênero e do território, mas à margem das decisões do capitalismo de dados, também são afetados pelas técnicas de vigilância. No entanto, o acirramento das políticas de fronteiras internacionais e lockdowns setorizados na pandemia, retendo, principalmente no Brasil, moradores das periferias, demonstram que os alvos históricos da desumanização lidam com o acúmulo de violências a partir das inovações tecnológicas para vigilância.

“Existe a preocupação sobre o tratamento desses dados coletados, uma vez que a LGPD trouxe exceções sobre a aplicação de suas normas para fins de segurança pública. As situações serão regidas por legislação específica que até agora não foi criada, gerando insegurança jurídica e terreno fértil para arbitrariedades”, explica Flávia Carvalho.

Vigilância como resistência

Como escreve Simone Browne, professora associada da Universidade do Texas em Austin em seu livro Dark Matters: On The Surveillance of Blackness, os debates sobre vigilância continuam a desenvolver-se sem perceber como sistemas de vigilância se desenvolvem através da racialização. Produzido em sintonia com os estudos de Steve Mann e em análise feminista negra sobre os aspectos raciais depois do panóptico de Bentham[3], Browne analisa os aspectos de raça implicados na vigilância, partindo dos navios negreiros até os aeroportos e a internet. A pesquisadora então cria uma abordagem sobre vigilância que também nos permita traçar o registro de experiências de liberdades no contexto da escravidão.

Uma dessas memórias de liberdade remonta aos idos 1848 nos Estados Unidos. Ellen e William Craft, duas pessoas negras até então escravizadas, saíram do estado da Geórgia, sudeste do país, rumo à liberdade, mas não como o casal que eram. Mulher negra de pele clara, Ellen conseguia muitas vezes passar-se por branca. Ela era filha de uma mulher negra “mestiça”[4], escravizada, e um homem branco, dono de escravos. Ao resgatar essa história, a pesquisadora Simone Browne revela que, viajando em trens e navios, Ellen driblou as expectativas de raça e gênero, apresentando-se como um homem branco, o suposto Sr. William Johnson. No disfarce, ela fingia ser dona de William Craft, seu marido. Dessa maneira, jogando com as regras dos sistemas de vigilância da época, o casal garantiu a liberdade.

Aqui no Brasil, a vigilância tem um sentido caro às populações indígenas, no que diz respeito à proteção de suas terras. Isso não tem sido diferente no contexto da pandemia. Contudo, essas populações têm lançado mão de novas técnicas a partir das tecnologias digitais, principalmente das redes sociais.

Em agosto de 2020, quando o Brasil alcançava a marca de 100 mil mortos por Covid-19, a aldeia Novos Guerreiros, da etnia pataxó, no sul da Bahia, foi ameaçada de reintegração de posse, após pedido da empresa Sky Dream Escola de Pilotagem, que tentou se apoderar de uma área da aldeia ocupada por 24 famílias. “Se não fosse nosso modo de vigilância, teria sido pior”, afirma Thyara Pataxó, liderança da aldeia Novos Guerreiros.

Protesto na aldeia Novos Guerreiros, da etnia pataxó, no sul da Bahia (Crédito: Emerson Pataxó)

Com a ameaça de perda das terras, a comunidade Novos Guerreiros mobilizou-se a partir das redes sociais para fazer valer a decisão do Supremo Tribunal Federal, de 6 de maio de 2020, que determinava a suspensão de todos os processos judiciais de reintegração de posse e anulação de terras indígenas.

“Antes íamos até Brasília para tentar derrubar uma liminar, mas, com todas as secretarias fechadas na pandemia, é impossível. Então escolhemos usar o celular de maneira consciente, postando fotos e vídeos da tentativa de reintegração de posse”, explica Thyara Pataxó, que é graduanda em Agroecologia pela Universidade Federal do Recôncavo da Bahia (UFRB).

A aldeia Novos Guerreiros localiza-se entre as cidades de Santa Cruz Cabrália e Porto Seguro, ao lado de outras 37 comunidades pataxós. As aldeias mais distantes do centro urbano não acessam televisão ou rádio. Entretanto, comunidades como a Novos Guerreiros acessam a internet, sobretudo por dados móveis nos celulares. Por meio de provedoras rurais de acesso à internet, são negociados também pacotes de wi-fi que auxiliam na comunicação entre as aldeias e nas escolas das comunidades.

A liderança relata ainda que os povos indígenas já vivem, desde antes da pandemia, em certa forma de isolamento, saindo das suas comunidades para resolver o que é necessário. “Esse modelo é o que nos faz bem hoje. Sentimo-nos confortáveis”, comenta a líder pataxó.

Ainda que usar as redes sociais para defesa dos direitos civis e políticos não seja mais novidade, as comunidades originárias têm muito a dizer sobre planejamento da vigilância como resistência. “De imediato, quando soubemos da Covid-19, colocamos o cadeado na entrada da comunidade. Fazíamos revezamento entre grupos de mulheres e homens, com álcool em gel e máscara, passando informações para quem não acreditava na pandemia. A vigilância que fizemos nas aldeias foi importante pela questão de suporte coletivo”, avalia Thyara Pataxó.

Com o acesso limitado à internet na região, o auxílio emergencial não chegou à maioria das famílias indígenas. Somado ao turismo em baixa, houve escassez de alimentos e outros insumos nas aldeias. Para solucionar o impasse, as comunidades pataxós do sul da Bahia organizaram-se para gerar renda por meio do comércio on-line. “Nós voltamos a cultivar nossos conhecimentos tradicionais, plantando e colhendo de três em três meses. Foi importante, porque, enquanto etnia pataxó, vivemos muito do artesanato, mas a gente não pode ficar à mercê de uma (única) fonte de renda. Além de vender a colheita, começamos a vender os artesanatos das aldeias pela internet”, afirma a liderança de Novo Guerreiros.

Hoje, os desafios em relação aos sistemas de vigilância são imensos: dificuldades de acesso à internet, “políticas de diversidade” segregadoras e algoritmos de redes sociais que minam a visibilidade de grupos historicamente desumanizados. Não esqueçamos também das corporações privadas que se satisfazem com a “guerra às drogas” e o desrespeito às comunidades tradicionais, lucrando com o uso do aparato tecnológico. Infelizmente o aumento da vigilância como estratégia de resistência não significa a diminuição da vigilância como tática de coerção. Assim, devemos questionar-nos: quais experiências de liberdade permitiremos daqui para frente? Já é mais que necessário abrir espaço nos altos postos de decisões para os saberes pioneiros das comunidades tradicionais, indígenas e negras, de LGBTs e mulheres em relação à miríade da vigilância.

Mariana Gomes, jornalista e cofundadora da Plataforma Conexão Malunga. Liderança negra apoiada pelo Fundo Baobá, é pesquisadora do Centro de Estudos e Pesquisa em Análise do Discurso – UFBA.

[1] Uma base de dados integradora de várias bases da administração pública que vai crescendo na medida que mais órgãos integram o cadastro. Com potencial de gradualmente reunir uma ampla diversidade de dados pessoais de toda a população brasileira, inclusive dados sensíveis, sem transparência ou explicação a respeito de finalidade específica de acesso a esses dados.

[2] Um tipo de código malicioso que torna inacessíveis os dados armazenados em um equipamento, geralmente usando criptografia, e que exige pagamento de resgate (ransom) para restabelecer o acesso ao usuário.

[3] Panóptico é um termo utilizado para designar uma penitenciária ideal, concebida pelo filósofo e jurista inglês Jeremy Bentham em 1785, que permite a um único vigilante observar todos os prisioneiros, sem que estes possam saber se estão ou não sendo observados.

[4] Nesta oportunidade, opta-se por mestiça para a tradução livre do termo “mixed race”, que, na língua inglesa, refere-se a pessoas nascidas de junções interraciais. Ao mesmo tempo, compreende-se que, na experiência brasileira, após as denúncias do mito da democracia racial, este termo tem sentido pejorativo. Contudo, o termo “parda” não seria adequado nesta tradução, visto as diferenças entre Brasil e EUA.

 

 

[Fonte: http://www.diplomatique.org.br]

La crise sanitaire place les professionnels de santé en première ligne, mais, paradoxalement, les tient aussi à distance d’une grande partie de leur patientèle. Un chercheur en médecine palliative de l’université d’Édimbourg recommande aux professionnels de santé de lire et relire Shakespeare, dont les textes auraient la capacité d’affûter l’empathie…

ActuaLitté

 

Publié par Antoine Oury

Publié dans la revue de la Société royale de médecine britannique, l’article de David Ian Jeffrey part d’un postulat devenu assez commun, avec les années : la littérature et la lecture permettraient, d’une manière générale, de renforcer l’empathie, la capacité à se mettre à la place de quelqu’un d’autre.

Dans une période où les consultations à distance, le port du masque et les gestes-barrières compliquent aussi les relations entre les médecins et leurs patients, Jeffrey affirme que la lecture et l’étude des pièces de William Shakespeare offriraient un supplément d’empathie bienvenu.

La variété des personnages de ses pièces, dans une diversité de caractères et de comportements, serait exemplaire en la matière : « Shakespeare décrit le monde de différents points de vue, en relayant les opinions des personnages, d’une part, mais aussi leurs émotions et leur perspective morale, encourageant ainsi le public à entrer en empathie avec les héros comme les antihéros ».

Oh ! que j’ai souffert — avec ceux que j’ai vus souffrir !

Miranda dans La Tempête (traduction de François-Victor Hugo, 1865)

Les personnages des pièces eux-mêmes font l’expérience de cette salvatrice empathie : Prospero, le héros de La Tempête, « manque d’empathie dans la manière dont il considère très durement Ariel et Caliban, mais, à mesure que le temps passe, il parvient presque à s’identifier à ses ennemis », indique David Ian Jeffrey.

David Ian Jeffrey recommande ainsi aux professionnels de santé de ne pas ignorer leurs émotions, un outil supplémentaire dans la prise de décisions. « Ressentir des émotions permet aux docteurs de se concentrer sur leur tâche et peut guider leurs réponses dans certains contextes. Dans une relation de confiance, le docteur ressent la douleur du patient tout en restant conscient des limites. » Selon Jeffrey, un mélange subtil d’écoute, de réflexion et d’interprétation doit déboucher sur la « distanciation » médicale idéale.

Le contexte de la pandémie mondiale justifierait aussi une attention particulière portée aux textes de Shakespeare, selon le chercheur. En effet, au moment de l’écriture des pièces, la peste frappait régulièrement les villes, notamment les plus grandes, conduisant à des périodes de confinement plus ou moins longues. Or, Shakespeare développait malgré tout des relations de travail et une œuvre fortement marquée par les émotions et les relations, faisant ainsi preuve d’une résilience certaine.

L’article intégral est accessible à cette adresse.

 

[Illustration : CC BY SA 2.0 – source : actualitte.com]

Pelo menos dezesseis povos indígenas da Amazônia Legal que tiveram contato com a Covid-19 têm idiomas ameaçados de desaparecimento

Ilustração: Carvall

Escrito por Gustavo Queiroz
Em janeiro deste ano, o indígena Pedro Arthur Kampé foi internado no Hospital Municipal de Alta Floresta d’Oeste, em Rondônia, com sintomas de gripe e cansaço. Chegou a receber alta e foi acompanhado pela Casa de Saúde Indígena do município. Os sintomas voltaram em menos de uma semana, e Pedro, de 84 anos, não sobreviveu à segunda internação. Deixou oito sobrinhos e cerca de quarenta sobrinhos-netos. Mas a morte de Pedro Arthur foi também um golpe para a memória indigena: ele era o último falante pleno do kampé, uma variante da língua sakurabiat, do ramo tupari. Desde o início da pandemia, a Covid-19 atinge povos indígenas com força avassaladora e escancara um problema: a morte dos últimos anciãos de um povo muitas vezes significa o desaparecimento completo de línguas originárias.

Até o dia 26 de abril, 1.048 indígenas morreram de Covid no Brasil – mais do que o total de mortos pela doença em países como Austrália e Moçambique – segundo levantamento autônomo da Articulação dos Povos Indígenas do Brasil (Apib). Deste total, ao menos dez eram de povos cujos idiomas estão listados como “criticamente ameaçados” no Atlas Mundial das Línguas em Perigo, da Unesco. Se considerados todos os povos da Amazônia Legal que tiveram algum contato com a doença, há dezesseis idiomas em risco de desaparecimento. Em culturas que dependem do conhecimento oral para a sobrevivência de sua identidade, cada morte é sentida por uma aldeia inteira. Em todo o Brasil, foram 52,9 mil casos confirmados de Covid entre indígenas em 163 povos, mais da metade dos 305 existentes no país.

De acordo com a linguista Ana Vilacy, pesquisadora do Museu Paraense Emílio Goeldi, Pedro Arthur era membro dos siokweriat – um dos subgrupos da etnia sakurabiat. “Os sakurabiat são os remanescentes de um povo que sofreu uma drástica redução populacional a partir dos primeiros contatos com não indígenas”, explica Vilacy. Quando deixou a Terra Indígena Rio Mequéns e se mudou para a TI Rio Branco, ambas em Rondônia, Pedro Arthur passou a identificar-se também como kampé, bem como o idioma falado por ele – uma variedade linguística do sakurabiat, língua que agora conta com apenas doze falantes fluentes em todo o mundo. “A gente perdeu um historiador, um livro. Era uma pessoa muito boa, muito gentil”, afirma o professor Raul Tupari, parente de Pedro.

O levantamento da Unesco elenca 45 línguas indígenas brasileiras na categoria “criticamente ameaçada”, nível que levanta o maior alerta de perigo. Uma delas é o yawalapiti, idioma do povo de mesmo nome – e cujo risco de desaparecimento aumentou após a morte do ancião Aritana Yawalapiti, de 71 anos, por Covid-19, em 5 de agosto de 2020. Após quinze dias de internação, o líder indígena morreu na mesma data em que o Supremo Tribunal Federal (STF) obrigou o governo federal a tomar medidas para proteger comunidades indígenas do avanço do coronavírus. Por maioria, os ministros referendaram uma liminar no âmbito da Arguição de Descumprimento de Preceito Fundamental (ADPF) 709, que denunciava a omissão das autoridades na gestão da crise.

Aritana Yawalapiti era um líder reconhecido do Alto Xingu, região localizada dentro do Parque Indígena Xingu, área no Mato Grosso demarcada em 1961 e onde vivem dezesseis povos. Mas para ele a decisão do STF chegou tarde. Em seu povo, agora apenas sete pessoas vivas têm domínio pleno do idioma, destacou Tapí Yawalapiti, filho de Aritana, ao defender sua dissertação de mestrado em Linguística na Universidade de Brasília (UnB). Intitulada Documentação da Língua Yawalapíti: uma língua que não deve morrer, foi uma homenagem ao pai. “O significado da língua é a identidade de um povo, é o documento do povo, então através dela a gente se reconhece”, conclui a dissertação.

Tapí Yawalapiti com seu pai, Aritana – Foto: acervo pessoal/Tapí Yawalapiti

O último censo do IBGE, realizado em 2010, apontou a existência de 274 idiomas indígenas no país – o número total varia de acordo com a metodologia de análise dos troncos linguísticos, e o mais aceito por especialistas circula entre 150 e 170. Estima-se que, no início do século XVI, 1.078 línguas eram faladas por aqui. Isso significa que, no melhor cenário, a cada dois anos de história do Brasil três línguas indígenas deixaram de existir. Além daquelas em risco máximo, há ainda outras 145 línguas “em perigo” no Brasil. Esse silenciamento das línguas originárias tem várias razões – a redução populacional, a pressão social para uso do português e a quebra de transmissão entre gerações são apenas algumas delas, explica Ana Vilacy. A morte de línguas resultante desse “deslocamento linguístico” é chamada de glotocídio. “Se você não tem acesso à própria cultura, não tem o ensino nas escolas e ninguém fala, a língua torna-se restrita. Ela é empurrada e fica naquele pequeno espaço fechado, reduzido”, conclui.

A Covid-19 vem na esteira de vários outros problemas, como a ostensiva atividade mineradora em terras indígenas no Pará e o aumento das queimadas na Amazônia, aponta levantamento do MapBiomas. Análise do Conselho Indigenista Missionário (Cimi) também mostra que, no primeiro ano de gestão do governo de Jair Bolsonaro, os casos de violência contra povos indígenas aumentaram. A invasão e exploração ilegal de recursos mais que dobraram em relação a 2018. Monitoramento do Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (Inpe) também indica que 2019 bateu recorde no aumento do desmatamento sobreposto a áreas indígenas da Amazônia. Foram 490,78 km² dizimados – a maior desde o início da série histórica, em 2008.

“tratamento precoce” – e sem comprovação científica – contra a Covid-19, estimulado pelo governo federal, fez vítimas entre os indígenas. Foi administrado ao ancião e último guerreiro da etnia juma, Aruká Juma – atendido inicialmente em Humaitá (AM) e depois levado para Porto Velho (RO), onde morreu de Covid-19 em meados de fevereiro. A informação foi compartilhada por uma funcionária da Casa de Atendimento de Saúde Indígena (Casai) de Humaitá, órgão do Ministério da Saúde, e divulgada pela agência Amazônia Real. Em nota, a Coiab lamentou: “O último homem sobrevivente do povo juma está morto. Novamente, o governo brasileiro mostrou-se criminosamente omisso e incompetente. O governo assassinou Aruká. Assim como assassinou seus antepassados, é uma perda indígena devastadora e irreparável.” A redução populacional dos juma segue a mesma fórmula dos umutina e sakurabiat: caiu de 12 mil índios no século XVIII para apenas quatro, de acordo com o Instituto Socioambiental (ISA). Segundo a família, Aruká falava poucas palavras em português e guardava um mar de conhecimentos sobre a língua.

Os dados oficiais sobre a Covid dentro dos territórios indígenas homologados ainda são insuficientes. Levantamento de setembro passado da ONG Open Knowledge Brasil apontava que, na Amazônia Legal, apenas 56% dos estados divulgaram informações sobre etnias indígenas afetadas pela doença. Documento do Comitê Nacional pela Vida e Memória Indígena denuncia que muitas vezes os indígenas são classificados como “pardos” nas fichas de identificação. Estudo publicado na revista Frontiers in Psychiatry indicou que a mortalidade por Covid entre povos da Amazônia Legal é 110% maior que a média brasileira. Os pesquisadores usaram dados da Coordenação das Organizações Indígenas da Amazônia Brasileira (Coiab). Se fossem consideradas as informações da Secretaria Especial de Saúde Indígena (Sesai), a taxa seria reduzida pela metade.

Em nota, o ministério da Saúde afirmou que a Sesai desenvolve estratégias de proteção, prevenção, diagnóstico e tratamento da Covid-19 desde o início da pandemia. “Junto com o Ministério da Defesa, a Sesai realizou vinte missões interministeriais em aldeias, onde foram feitos mais de 60 mil atendimentos. Todos os Distritos Sanitários Especiais Indígenas receberam, também, mais de 6,6 milhões de itens de insumos, como testes para Covid-19, medicamentos e EPI”, informa. Com as especificidades da ADPF 709, os povos indígenas passam a ter prioridade no Plano Nacional de Operacionalização da Vacinação contra a Covid. A Sesai calcula que 907 mil doses serão necessárias para imunizar essa população. Até o último dia 26, 77% dos indígenas aldeados receberam a primeira dose da vacina.

Procurada pela piauí, a Funai afirmou que, por meio da Coordenação de Processos Educativos (Cope), apoia processos para valorizar línguas, culturas, conhecimentos, saberes e práticas tradicionais. Destacou que o Museu do Índio atua nessa área por meio do Projeto Salvaguarda de línguas indígenas, proveniente de acordo com a Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura (Unesco), com a formação de pesquisadores indígenas para a documentação e línguas e culturas dos povos originários. No âmbito da proteção territorial, destaca que realizou 306 ações em 2214 Terras Indígenas desde o início da pandemia para coibir ilícitos como extração ilegal de madeira, garimpo, caça e pesca predatórias. A Funai afirmou ainda que distribuiu 600 mil cestas básicas a famílias indígenas e investiu 46 milhões de reais em ações preventivas contra a Covid.

Em meados de dezembro de 1985, o linguista Gilvan Müller de Oliveira iniciou uma série de entrevistas com a última falante da língua indígena umutina. O pesquisador recém-formado realizava encontros diários para um trabalho de recuperação do idioma, a pedido da Fundação Nacional do Índio (Funai). Mas a entrevistada Kozakaru Umutina resistia, emocionava-se, e as perguntas precisavam ser interrompidas. A anciã havia passado trinta anos sem falar o próprio idioma, suprimido após incontáveis repressões desde o primeiro contato de seu povo com não indígenas, em 1911. Um desses massacres foi também uma epidemia, agora de sarampo, que dizimou um terço da aldeia. “Eu diria que essa experiência da Kozakaru é um cristal que reflete para todos os lados muitas situações semelhantes e igualmente trágicas que vêm acontecendo todos os dias”, afirma Müller.

O linguista percebeu que, para a anciã Umutina, falar a própria língua era motivo de sofrimento, e decidiu não dar continuidade ao projeto. Voltou a Brasília com 190 palavras anotadas e 60 minutos em vídeo. Após a morte de Kozakaru, um irmão dela que retornou à aldeia ainda falava o idioma materno. “A língua surge em determinados momentos, sendo um monumento da memória, da identidade, das relações culturais e da própria memória da perda”, explica Müller, hoje professor da Universidade Federal de Santa Catarina (UFSC). No caso do indígena Pedro Arthur Kampé, a morte dele pode não significar o fim do idioma. Para Leonio Kampé, ainda não é tarde para revitalizar o idioma de seu tio-avô, já que algumas pessoas aprenderam elementos da língua e agora podem tentar resgatá-la.

Uma das mais importantes iniciativas de resgate de idiomas indígenas foi preservada por acaso do fogo que consumiu boa parte do acervo do Museu Nacional, no Rio de Janeiro. No dia do incêndio, o Estudo Sincrônico de Línguas Indígenas do Alto Xingu estava em processo de higienização e, por isso, não se encontrava no terceiro andar do prédio, local em que ficavam as demais publicações desse tipo. Digitalizado um ano depois pelo Centro de Documentação de Línguas Indígenas (Celin), ele apresenta um vocabulário inédito da língua Yawalapiti documentado em 1977 pela então professora da Universidade Federal do Rio de Janeiro Renata Bondim. O texto dispõe de 2.784 verbetes que auxiliam linguistas como Tapí a manter viva a memória yawalapiti.

Segundo a fundadora da Associação de Defesa Etnoambiental Kanindé, Ivaneide Cardozo, os juma também têm a oportunidade de manter o idioma vivo depois da morte do ancião Aruká Juma. “Não é verdade que Aruká era o último falante da língua. As filhas dele sabem falar também.” As três filhas e os netos continuam a estudar o próprio idioma. “Estamos na vez de aprender a falar mais a língua do povo juma”, afirma Puré Juma Uru Eu Wau Wau, de 19 anos, neto de Aruká e presidente da associação do povo Indígena Juma-Jawara Pina. “O desejo é manter a verdadeira língua indígena do juma na aldeia e passá-la para as próximas gerações.”

Em Rondônia, estado que concentra mais de vinte línguas de povos originários, apenas três anciãos tinham conhecimento do idioma puruborá até o início do ano passado, data em que Eliézer Puruborá faleceu após contrair Covid-19. Um ano depois foi a vez de Nilo Puruborá, de causas naturais. Agora resta apenas um último falante idoso: Paulo Aporeti Puruborá, de 90 anos presumidos. Mas o trabalho de documentação da língua realizado pelos puruborás com Ana Vilacy e outros pesquisadores pode contribuir para a revitalização do idioma. Junto com os anciãos, o povo organizou o “Vocabulário Ilustrado de Animais na Língua Puruborá” e outros materiais de documentação que agora são utilizados por professores indígenas para ensinar os mais novos.

A política da diversidade linguística no Brasil vai completar apenas onze anos e tem como carro-chefe o Inventário Nacional da Diversidade Linguística – instrumento de reconhecimento de línguas como patrimônio cultural. Em paralelo, a política de cooficialização de línguas permite que os municípios tomem decisões de tornar oficial, junto com o português, outra língua presente em seu território. “Essas políticas contrabalançam esse momentos de ameaça, mas não chegam a garantir que essas línguas saiam dessa posição”, afirma Müller. O linguista entende que é necessário trazer as línguas para o âmbito público e utilizar tecnologias conhecidas de documentação. A pesquisadora Vilacy reforça: “As políticas públicas devem prezar pela manutenção da vida, além da garantia da terra, junto com políticas que garantam educação e alternativas de trabalho nas aldeias. Está tudo relacionado. Eles dizem: ‘Precisamos continuar vivos.’ A língua precisa ter falantes. Só vai permanecer se tiver pessoas vivas.”

O linguista australiano Christopher Moseley ficou sabendo da morte de Aritana Yawalapiti por meio da imprensa internacional – o ocorrido foi noticiado por New York Times, Reuters Washington Post. Além de ter sido o editor-chefe da última versão do Atlas da Unesco, Moseley é membro da Foundation for Endangered Languages, organização que atua com a conscientização, monitoramento e apoio à documentação e propagação de línguas sob risco de desaparecer. Ele reforça que trabalhos como o de Tapí são essenciais para a manutenção de línguas indígenas: “Boas documentações, materiais educativos adequados e professores qualificados podem aumentar o prestígio de uma língua aos olhos das crianças.” O pesquisador elenca ações possíveis em um período de pandemia, como a tradução e divulgação de informações de saúde na língua originária. A Unesco instituiu a “Década das Línguas Indígenas” para os próximos dez anos.

No Alto Xingu, Tapí não tem pretensões de assumir o lugar de Aritana, chamado de “articulador de mundos”. Quer ser exemplo para os mais jovens e ajudar a preservar, além da língua, a cultura de seu povo. “Aprendi com meu pai e hoje estou aplicando na prática o que me passou, me preparou e me ensinou”, afirmou o linguista à piauí. “A minha luta hoje é documentar nossa língua materna e fazer livros didáticos para os professores indígenas trabalharem com as crianças.” Ao documentar o idioma originário de seu povo, Tapí tenta mantê-lo vivo. Mas sabe que a língua só fica viva se aqueles que a utilizam também sobreviverem.

[Fonte: http://www.piaui.com.br]

En 1814, Napolón abdicó en Fontainebleau, siendo exiliado a la isla de Elba, de donde logró escapar.

Escrito por SÍLVIA COLOMÉ

Napoleón le gustaba beber vino. Eso sí, con moderación. No más de media botella en la comida. Y, además, aguado. Igual proporción de agua que de vino, lo que para muchos es un pecado y todavía más si se tiene en cuenta que su caldo preferido no era de los que un mesonero pondría en una jarra para compartir. El gran militar tenía buen paladar y ya de joven se aficionó a un tipo muy concreto de vino que le acompañó hasta el final de sus días.

NAPOLEON BONAPARTE

 

 

Los escritos de quienes le rodearon, como su ayudante de cámara Louis Marchand o su amigo diplomático y político Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, también dejaron constancia de otro detalle: no había campaña que Napoleón librase sin su vino predilecto. Casi como un talismán. Con él combatió en el cálido Egipto y con él fracasó en la desangelada Rusia, aunque seguramente el vino no tuvo nada que ver. Marchand fue muy gráfico en sus memorias: “Lo único frío que había en la campaña de Egipto era el Chambertin de Napoleón, lo único cálido que había bajo el cielo gélido de Rusia era el Chambertin de Napoleón”. Efectivamente, ese era su vino de cabecera.

Otros aficionados al mismo vino

Seguramente se aficionó a él cuando era un joven oficial de artillería desplazado en el departamento francés de côte-d’Or, tierra del famoso Borgoña. Se trata de un vino elaborado con uvas pinot noir, de color rubí oscuro, potente e intenso. Digno de Napoleón. Pero el emperador no fue el único que se dejó seducir por sus efluvios y sabores. Alexandre Dumas escribió sobre él: “Nada hace que el futuro parezca tan brillante como examinarlo a través de un vaso de Chambertin”.

Otro novelista, Hillaire Belloc, afirmó: “Olvidé el nombre del lugar; olvidé el nombre de la chica; pero el vino era Chambertin”. E incluso sedujo a Thomas Jefferson cuando era embajador de Estados Unidos en París. Después, al entrar en la Casa Blanca encargó un gran pedido que seguramente utilizó durante bastante tiempo para celebrar su triunfo.

Napoleón Bonaparte durante su exilio en la isla de Elba

Napoleón Bonaparte durante su exilio en la isla de Elba

Pero volvamos a Napoleón. Aunque era un hombre de costumbres, también tuvo debilidad por otros caldos, como un sauvignon blanc de Poully-Fumé y un singular blend de Liguria, el Rossese di Dolceacqua, además del champán Moët & Chandon. Ahora bien, fue con el Chambertin con quien se fue al destierro de Santa Elena. Uno de los hombres que le acompañaba, el conde de Las Casas, escribió: “Durante sus últimos quince días, Napoleón bebió constantemente el mismo vino, por supuesto su querido Chambertin. Le gustaba tanto, que pensaba que era bueno para su salud”. Aunque también degustó asiduamente en sus últimos años el dulce Vin de Constance de Sudáfrica.

Las Casas and His Son Writing The History of Napoleon Under His Dictation', circa 1815, (1896). French atlas-maker and author Emmanuel-Augustin-Dieudonné-Joseph, comte de Las Cases (1766-1842) taking dictation from Napoleon Bonaparte (1769-1821) during his exile on the island of Saint Helena. Las Cases acted as Napoleon's secretary, recording his conversations which he later compiled in the famous 'Mémorial de Sainte-Hélène'. It is a flattering and biased account, as Las Cases included his own thoughts and opinions, in some cases even misstating facts and fabricating documents. Typogravure after the aquarelle by F De Myrbach. From Life of Napoleon Bonaparte, Volume IV, by William Milligan Sloane. [The Century Co., New York, 1896]. Artist Unknown. (Photo by The Print Collector/Getty Images)

Las Casas y su hijo con Napoleón / Print Collector / Getty

A pesar de que la versión oficial atribuye la causa del fallecimiento de Napoleón a un cáncer de estómago, como dictaminó la autopsia en su momento y han corroborado investigaciones recientes, durante tiempo circuló la teoría de que pudo ser asesinado. Concretamente, envenenado. A pequeñas dosis de arsénico servidas, como no, en un ingrediente que nunca faltaba en su dieta, su famoso Chambertin. Otro dato que alimenta su leyenda.

Estudo revela que alimentos in natura e minimamente processados diminuíram 85% em domicílios com insegurança alimentar; muitas famílias não têm mais o que comer

Escrito por Nathália Iwasawa

Muitos meses atrás, a pandemia era encarada com outros olhos. À ideia de que a quarentena duraria 40 dias, ou do fato de os peixes terem voltado a nadar nos canais de Veneza, somava-se uma preocupação com a autoimagem: havia quem brincava, em grupos de WhatsApp, por exemplo, que estava engordando, porque “a única distração” em casa era comer.

Mas essa ideia, além de reforçar um discurso gordofóbico, ignora que muita gente não teria nem um prato de arroz e feijão disponível. O relatório “Efeitos da pandemia na alimentação e na situação da segurança alimentar no Brasil”, publicado nesta terça (13), demonstra que houve uma redução geral da disponibilidade de alimentos nos domicílios em situação de insegurança alimentar, inclusive os considerados não saudáveis. Ou seja, nem os ultraprocessados mais baratos, como miojo e biscoito recheado, têm garantido que a fome fique longe.

Há alguns meses estamos ouvindo especialistas e conversando com trabalhadores para entender o que sobra no prato das famílias em situação de vulnerabilidade social em tempos de Covid-19. Os pesquisadores do grupo de pesquisa “Alimento para Justiça: Poder, Política e Desigualdades Alimentares na Bioeconomia”, da Freie Universität Berlin (FU Berlin), trazem a resposta que não queríamos ter: o consumo de alimentos saudáveis diminuiu em 85% nos domicílios em situação de insegurança alimentar durante a pandemia.

A maior redução encontrada pelo estudo foi das carnes, em 44% dos domicílios, seguida de frutas (40,8%), queijos (40,4%) e hortaliças e legumes (36,8%). De acordo com a pesquisa, os ovos podem ter sido substitutos da carne, com o maior aumento entre os alimentos da categoria, em quase 19%.

Cabe destacar que, entre os domicílios que mantiveram segurança alimentar durante a pandemia, a redução do consumo de alimentos considerados saudáveis foi significativamente menor, variando entre 7% e 15%.

Os autores da pesquisa – Eryka Galindo, Marco Antonio Teixeira, Melissa de Araújo, Renata Motta, Milene Pessoa, Larissa Mendes e Lúcio Rennó – destacam que, no período entre agosto e dezembro de 2020, quase 60% dos domicílios entrevistados estavam em algum nível de insegurança alimentar – isto é, quando a qualidade dos alimentos é inadequada ou a oferta é insuficiente. Desses, 15% estavam em situação de insegurança alimentar grave. Objetivamente, isso significa que a fome passa a ser vivida também pelas crianças dos domicílios.

A pesquisa, realizada em parceria com pesquisadores da Universidade Federal de Minas Gerais (UFMG) e da Universidade de Brasília (UnB), traz dados inéditos sobre o consumo de alimentos inspirado no estudo sobre os fatores de risco e proteção para doenças crônicas, o Vigitel, e nos marcadores do Guia Alimentar para a População Brasileira, ambas publicações do Ministério da Saúde. A pesquisa adotou como referência as perguntas da Escala Brasileira de Insegurança Alimentar (Ebia).

“A fome é uma opção política”

No evento de lançamento do relatório, os pesquisadores enfatizaram que os números extremamente preocupantes não são fruto (só) da pandemia. “Estamos em uma espiral decrescente”, disse Lúcio Rennó, professor do Instituto de Ciência Política da UnB e um dos autores do estudo, em referência à sistemática crise econômica, ao aumento do desemprego e ao aprofundamento das desigualdades sociais, com repercussões na segurança alimentar e nutricional.

O pesquisador abordou a instabilidade política vivida desde a redemocratização do país, nos anos 80, até as variações negativas do Produto Interno Bruto (PIB) em dois anos consecutivos na última década – 2015 e 2016. O principal medidor econômico do mundo também deu sinais negativos no Brasil no ano passado, amplificado visivelmente pela pandemia.

“Vivemos uma situação de recessão profunda, talvez uma das piores da nossa história”, disse Rennó. “E olhe que temos uma longa história de processos recessivos e dificuldades econômicas.”

A crise sanitária, somada à inexistência de um Estado capaz de responder minimamente ao quadro, resulta na maximização dos problemas sociais. Os direitos trabalhistas e outras garantias essenciais a uma vida digna, como saúde e educação, já vinham sofrendo sucessivos ataques.

Aqui, é possível citar a extinção do Ministério do Desenvolvimento Agrário (MDA) em 2016, que foi um golpe para a agricultura familiar, seguida da Reforma Trabalhista, sancionada em 2017 pelo presidente Michel Temer (MDB), na qual houve a flexibilização da CLT, o que deixou os trabalhadores ainda mais vulneráveis frente aos empregadores.

A pesquisa aponta que o consumo de comida in natura e minimamente processada já era irregular nos domicílios com algum grau de insegurança alimentar.  Ou seja, o consumo de frutas, legumes, hortaliças e carnes já era esporádico.

“A pandemia deixou óbvio qual é o projeto de país que se tem e que se implementa de uma maneira muito eficiente”

Durante a sua apresentação, a professora de sociologia do Instituto de Estudos Latino-Americanos (FU Berlin) e líder do grupo responsável pela pesquisa, Renata Motta, destacou que “a fome é uma escolha política”. A docente lembrou que o sucateamento do PAA e do PNAE, além da extinção do Consea – a primeira medida tomada pelo presidente Jair Bolsonaro assim que assumiu o Executivo em 2019 –, foram decisões que ignoraram anos de acúmulo de políticas sociais e movimentos importantes da sociedade civil organizada.

Os dados têm cor, gênero e endereço

Motta também lembrou que “a insegurança alimentar tem cor, gênero e espacialidades”. A afirmação vem dos números, que são bem claros: em lares onde a  mulher é a única responsável pela renda, a insegurança alimentar é mais grave (73,8%); a situação se repete em domicílios chefiados por pessoas de raça ou cor parda (67,8%) e preta (66,8%); e em lares localizados nas regiões Nordeste (73,1%), Norte (67,7%) ou em áreas rurais (75,2%).

Em entrevista para esta reportagem, o grupo de pesquisa salientou que o fenômeno não pode ser reduzido a uma única área, sendo fundamental o olhar ampliado e interdisciplinar que ocorria anos atrás.

“A pandemia deixou óbvio qual é o projeto de país que se tem e que se implementa de uma maneira muito eficiente”, disse Elisabetta Recine, professora e coordenadora do Observatório de Políticas de Segurança Alimentar e Nutrição da UnB. Recine pondera que o Brasil entrou na pandemia com reduções drásticas dos principais programas e políticas públicas, que garantiram não só a melhoria dos indicadores da qualidade da segurança alimentar e nutricional no país, mas da qualidade de vida em geral. “Essa fome, no final, é produto de um momento agudo, que é expressão de uma situação crônica nesse país.”

A saída apontada pelos autores da pesquisa é justamente um projeto político que retome os programas sociais como prioridade de gestão, como a “reforma agrária, transferência de renda, de acesso ao mercado de trabalho, à saúde, saneamento básico, acessibilidade e disponibilidade de alimentos. E, por fim, equipamentos públicos como os restaurantes populares, cozinhas comunitárias e os bancos de alimentos”.

 

[Fonte: www:ojoioeotrigo.com.br]

Escrito por ANA GÓMEZ

El resveratrol (3,5,4′-trihidroxi-trans-estilbeno) pertenece al grupo de los estilbenos de los polifenoles. Es un polifenol natural, conocido por las buenísimas propiedades que posee.

Se encuentra en más de 70 tipos de plantas, especialmente en las semillas de la uva y en la piel (en mayor concentración en variedades tintas).

¿Cómo actúa el resveratrol?

Se han realizado numerosos estudios en los cuales se ha demostrado el alto poder antioxidante que posee este compuesto, además de actuar contra agentes patógenos como hongos y bacterias.

Entre las propiedades del resveratrol está su capacidad antitumoral, para el tratamiento y prevención de varios tipos de cáncer.

También se han descrito efectos antiinflamatorios, cardioprotectores, vasorrelajantes, fitoestrógenos y neuroprotectores.

Sin embargo, la aplicación del resveratrol sigue siendo un gran reto para la industria farmacéutica, debido a su escasa solubilidad y biodisponibilidad, así como a sus efectos adversos.

¿Cómo es su estructura química?

El resveratrol es un polifenol estilbenoide que posee dos anillos de fenol unidos entre sí por un puente de etileno.

La estructura química del resveratrol (trans-3,5,4′-trihidroxiestilbeno) se identifica en dos formas isoméricas, cis- y trans-resveratrol.

La forma trans es dominante en términos de su prevalencia y se le atribuyen diferentes actividades biológicas, como por ejemplo, la actividad antitumoral.

¿Cuándo se aisló por primera vez el resveratrol?

El resveratrol se aisló por primera vez de las raíces del eléboro blanco (Veratrum grandiflorum O. Loes) en 1940, y después de las raíces de Polygonum cuspidatum en 1963, una planta utilizada en la medicina tradicional china y japonesa como agente antiinflamatorio y antiagregante plaquetario.

En las uvas se encuentran altas concentraciones, posiblemente debido a la respuesta de Vitis vinifera a la infección por hongos.

La mejor propiedad del resveratrol, es su capacidad antioxidante

Este compuesto biológico protege a las células del estrés oxidativo. Se han hecho diversos estudios en los que el resveratrol promovió la supervivencia celular y la protección contra la muerte celular inducida por la radiación UV.

El resveratrol, además de las actividades biológicas descritas anteriormente, se ha estudiado por su capacidad para inhibir el crecimiento de algunos microorganismos patógenos, como las bacterias Gram-positivas y Gram-negativas y los hongos.

Además de los efectos cardioprotectores, antioxidantes, anticancerígenos, neuroprotectores, antiinflamatorios, antidislipidémicos y antidiabéticos del resveratrol, también presenta efectos antiproliferativos y de reducción de andrógenos en las células teca-intersticiales del ovario. Además, ejerce un efecto citostático pero no citotóxico en las células de la granulosa, al tiempo que inhibe la aromatización y la expresión del factor de crecimiento endotelial vascular (VEGF).

Estas acciones pueden ser de relevancia clínica en condiciones asociadas con el exceso de andrógenos y la angiogénesis anormal, como el síndrome de ovario poliquístico. Además, el resveratrol puede aumentar la reserva folicular ovárica y prolongar la vida del ovario, sirviendo como un potencial agente antienvejecimiento.

¿Si tiene tantas propiedades beneficiosas, por qué puede es un arma de doble filo?

A pesar de poseer tantos efectos beneficiosos, se han realizado estudios en los que se observa que el resveratrol puede comportarse como un agente pro-oxidante y tener implicación en el desarrollo de ciertas enfermedades. En casos excepcionales.

En un estudio muy curioso realizado con ratones, se administró resveratrol en el corazón, riñón e hígado con ciclos de luz ( 12 horas de luz, 12 horas a oscuras).

Se observó que el resveratrol se comportó como antioxidante en el periodo de oscuridad y como pro-oxidante en el periodo de luz. Todo antioxidante es un agente redox, de modo que puede convertirse en un pro-oxidante produciendo daños en el ADN en condiciones especiales.

Se ha informado de que el resveratrol reduce tanto el crecimiento celular como induce la apoptosis en células normales (muerte celular), cuando se administra en dosis altas, lo que confirma sus efectos bifásicos en un espectro de concentraciones de bajas a altas.

Además, el consumo de resveratrol en dosis moderadas produce un aumento de un año en la vida de los ratones.

Sin embargo, cuando los ratones consumen dosis mayores de resveratrol (1800 mg/kg), se demostró que los animales morían en 3-4 meses.

Los efectos perjudiciales, dependen de la dosis de resveratrol que consumamos, cómo con cualquier compuesto. Es un compuesto con increíbles propiedades beneficiosas que se sigue estudiando para poder utilizarlo farmacológicamente.

¿Cuál es la conclusión? ¿Bueno o malo?

Cómo hemos visto en este artículo, tiene muchas propiedades beneficiosas para nuestra salud, siempre tomándolo con moderación.

De modo que es uno de los compuestos más prometedores en la formulación de fármacos terapéuticos.

Muchos motivos para seguir disfrutando de una copa de vino de vez en cuando.

¡Salud!

 

[Fuente: http://www.vinetur.compor ej]

 

Escrito por Antoni Aguiló

Desde 2013, la ONU reconoce el 20 de marzo como el Día Internacional de la Felicidad. Hoy en día, la felicidad funciona como un significante vacío explotado hasta el hartazgo. Abarca significados tan distintos en los que cabe prácticamente de todo: desde el consumo de Viagra hasta los libros de Paulo Coelho.

A pesar de la banalización del término, a lo largo de las últimas décadas el neoliberalismo impuso la creencia de que la felicidad es el resultado del esfuerzo y del talento individual, un premio que se obtiene por ser productivo y competitivo. Es el discurso típico de la meritocracia liberal, según la cual cada uno llega hasta donde quiere en base a su propia valía. Para ello la meritocracia inculca la necesidad continua del siempre más: formarse más, trabajar más, demostrar más, tener más seguidores en las redes sociales, etc. La felicidad queda, así, aprisionada en los fríos muros del cálculo y la eficiencia. Se trata de una dinámica en apariencia virtuosa pero que es capaz de generar mucha frustración y angustia: del mismo modo que nos regocijamos con nuestros éxitos, nos culpamos por nuestros fracasos. Lo cierto es que el recordatorio del coronavirus acerca de la cruda imprevisibilidad de la vida ha desmentido el discurso del mérito y la recompensa, en particular en un país que supera de nuevo los cuatro millones de parados y en el cual los méritos que supuestamente garantizaban el éxito (títulos, idiomas, etc.) parecen no servir. Pero también lo desmiente el hecho de que vivir en sociedades en las que ser blanco, hombre y cisheterosexual es un privilegio estructural que otorga ventajas de partida.

Además, la crisis del coronavirus ha evidenciado la naturaleza frágil e incierta de la felicidad humana, sujeta a tres procesos que venían dándose pero que la pandemia ha intensificado. El primero es la medicalización de la felicidad. La nueva normalidad ha traído consigo una normalidad medicalizada en la que el 55, 9% de los españoles se ha sentido « muy triste o deprimido », según la última encuesta del CIS. Por no hablar del incremento global del riesgo de suicidio durante la pandemia. En este contexto, tras la vacuna, los antidepresivos se perfilan como el gran negocio de la industria farmacéutica para combatir la llamada « fatiga pandémica ». El inquietante pronóstico sobre la felicidad químicamente producida que Huxley hizo en Un mundo feliz se ha cumplido.

El segundo proceso es la patologización de la infelicidad. Se difunde un discurso mediante el cual se culpa o responsabiliza a la población de los padecimientos físicos y psíquicos provocados por sobredosis de realidad. Siempre es más fácil inventar eufemismos patologizantes como « fatiga pandémica » que reconocer que lo que deprime y enferma son los problemas de sociedades disfuncionales con los valores y las prioridades invertidas. La destrucción de los sistemas públicos de salud, la precarización del trabajo y la erosión de la democracia son rasgos de la interminable pandemia neoliberal que el coronavirus no ha hecho más que agravar.

El tercero es la mercantilización de la felicidad. En momentos de gran vulnerabilidad e incertidumbre como el presente, la felicidad se convierte en un rentable y atractivo reclamo para el mercado de la autoayuda. A través de frases motivacionales capciosas, recetas para aliviar ansiedades y apelaciones retóricas al pensamiento positivo, se vende el mensaje de que cualquier persona puede sentirse feliz independientemente de sus circunstancias, como si la felicidad tan solo fuera cuestión de sentimientos, un simple estado psicológico y nada más. Y es que, como recuerda Franco Berardi, este sentimiento impuesto de felicidad es una consecuencia perversa del « felicismo » que invade nuestra época, el imperativo que impone el deber permanente de demostrar que, a pesar de todo, se es feliz, o al menos de parecerlo, como cada día se encargan de mostrar las redes sociales. En ellas, más que vivirla, la felicidad se exhibe o simula.

Frente a este panorama, es preciso desmedicalizar y desmercantilizar la felicidad, que no puede adquirirse en ninguna farmacia, ni brota milagrosamente de las páginas de ningún manual de autoayuda. Necesitamos una felicidad habitable, lo exige recuperar su matriz ética. Para los antiguos filósofos griegos, la felicidad dependía del cultivo de un ethos compartido, de ahí la palabra ética. El ethos era un carácter, una forma de ser y de conducirse en el mundo orientada al buen vivir, a la autorrealización personal, a la vida feliz, en definitiva. Para Epicuro, por ejemplo, la felicidad implicaba desprenderse de cuatro miedos ancestrales que afligen al ser humano: el miedo a la muerte, el miedo a los dioses, el miedo a sufrir y el miedo al futuro. Cuatro miedos imposibles de superar sin la práctica de la amistad y sin la tranquilidad del ánimo.

Los filósofos aztecas, siguiendo con los ejemplos, usaban la palabra neltiliztli para referirse a una vida satisfactoriamente vivida, una vida « arraigada », decían, frente a los inevitables resbalones de la vida. Para alcanzarla, no apelaban al éxito individual, ni a los talentos más aptos. Lo imprescindible para ese arraigue era cuidar del cuerpo, de la mente, de la comunidad y de la naturaleza.

En ambos casos, la felicidad ni es un premio otorgado por ser brillante ni un sentimiento subjetivo que se puede gestionar a voluntad. Es una forma de vida valiosa en sí misma, un recorrido repleto de alegrías y penas, aciertos y tropiezos, decepciones y reconciliaciones, momentos frustrantes y situaciones reconfortantes. Un recorrido que permite aprender de cada experiencia; practicar el cuidado de uno mismo y de los demás; liberarse de convencionalismos que oprimen; reconciliarse con lo irracional, lo azaroso y contingente de la vida, así como reivindicar lo público como espacio de lazos compartidos que abren la posibilidad de un mundo mejor, pues como dice Audre Lorde, « sin comunidad no hay liberación, no hay futuro ».

Si alguien me preguntara en qué consiste una vida feliz, le diría que no hay una respuesta única a este interrogante, pero le señalaría el horizonte ético al que apuntan las sabias e inspiradoras palabras de Bessie Stanley, que en su poema « ¿Qué es el éxito? », de 1904, escribe: « Ha logrado el éxito quien ha reído a menudo y ha amado mucho; quien se ha ganado el respeto de las personas inteligentes y el cariño de los niños; quien ha dejado el mundo mejor de cómo lo encontró, ya sea por una amapola mejorada, un poema perfecto o un alma rescatada; quien nunca ha carecido del aprecio de la belleza de la Tierra; quien siempre ha buscado lo mejor en los demás y les ha dado lo mejor que tenía; aquel cuya vida fue una inspiración y cuyo recuerdo una bendición ». Igual la felicidad es esto.

 

El autor es filósofo del Centro de Estudios Sociales de la Universidad de Coímbra

 

[Fuente: http://www.publico.es]

Escrito por Rafael Narbona

«Hay que ser un héroe para no seguir la moralidad de tu tiempo», escribió Michel Foucault. ¿Se trata de una reflexión autobiográfica o una declaración filosófica? Foucault fue una de las primeras víctimas ilustres del SIDA. Falleció en 1984 en París, con cincuenta y ocho años. Desde entonces, se le ha acusado de perverso, pedófilo, sadomasoquista. Sinceramente, su vida privada no me interesa y no seré yo quien emita un juicio condenatorio. Cada uno es muy libre de organizar su vida sexual como le parezca, siempre y cuando no lesione derechos ajenos. Los juicios moralistas son insoportablemente miserables. Si, además, se realizan sobre un difunto, incurren en la obscenidad. Foucault me parece un embaucador, pero no por sus pasiones íntimas, sino por sus ideas, tan equivocadas y dañinas como las de Sartre, un sofista con un indudable genio para la polémica y la argumentación. El autor de Las palabras y las cosas también era un hábil urdidor de hipótesis. ¿En qué consistía su pensamiento?

Foucault escribió sobre sexualidad, psiquiatría, sociología, instituciones penitenciarias, literatura, medicina. Desde su punto de vista, el saber no es simple erudición, sino una mirada penetrante que destruye mitos y prejuicios, invitando al ser humano a recuperar la inocencia de la niñez, cuando la conciencia -«una vidriera superficial»- aún no se ha convertido en la cárcel del pensamiento. Foucault sostenía que hay una profundidad oculta donde discurren las motivaciones reales de nuestra vida psíquica. Esa convicción le empujó a escribir tres obras sobre la aparición de la psiquiatría en el mundo occidental: Enfermedad mental y psicologíaHistoria de la locura en la edad clásica y Nacimiento de la clínica. El loco ha ocupado el lugar del leproso. En el siglo XVIII, aparecen los primeros manicomios, cuya función es esencialmente represiva. No se busca curar, sino apartar, segregar, excluir. No es casual que en esas mismas fechas surjan las primeras escuelas obligatorias y las prisiones mejoren sus métodos de vigilancia mediante el panóptico, una estructura arquitectónica ideada por el filósofo utilitarista Jeremy Bentham. Gracias al panóptico, es posible vigilar a todos los reclusos desde una torre central, sin que ellos puedan advertirlo: «Las cárceles, los hospitales y las escuelas presentan similitudes porque sirven para la intención primera de la civilización: la coacción». La tarima del maestro y la torre de vigilancia provocan una poderosa intimidación, actuando como un gigantesco ojo que capta y escruta cualquier movimiento. La sensación es tan abrumadora que se interioriza y automatiza la sumisión, reprimiendo cualquier gesto o idea que cuestione el orden establecido. En el caso del enfermo mental, la coacción es más compleja, pues su mente es particularmente rebelde. Por eso, se recurre a supuestas terapias con un alto grado de violencia física y psíquica. Además, se asocia la locura al crimen, el libertinaje y la inmoralidad. El objetivo último no es tan solo alienar al enfermo mental de la sociedad, sino recluir en manicomios a rebeldes, extravagantes e inadaptados. Las reflexiones de Foucault servirán de apoyo a la antipsiquiatría, proporcionando argumentos psicológicos, filosóficos e históricos para cuestionar la psiquiatría tradicional.

Para Foucault, el manicomio y la enseñanza reglada no existirían sin un discurso dominante. El poder necesita controlar las ideas, monopolizar el saber, imponer su visión del ser humano y la realidad. El poder real no se ejerce solo desde las instituciones. El filósofo francés habla de «microfísica del poder» para explicar que el poder configura aspectos básicos de nuestra vida cotidiana, indicándonos cómo debemos vivir nuestra sexualidad, qué podemos comer o cuál es la forma correcta de vestirse. A partir del siglo XVIII, se invoca la Razón para radicalizar el sacramento católico de la confesión, convirtiendo la minuciosa expiación de los pecados en una experiencia terrorífica. Al igual que el panóptico, el confesionario somete al individuo violando su intimidad. «En Occidente –escribe Foucault- el hombre se ha convertido en una bestia de confesión». Se bendice el sexo reproductivo, pero se persigue implacablemente a «la mujer histérica, el niño masturbador y el adulto perverso». El deseo sexual de las mujeres se interpreta como un desarreglo neurótico. La exploración del propio cuerpo se prohíbe de forma tajante, especialmente durante la pubertad. Las fantasías sexuales se consideran aberrantes, pues incumplen la expectativa de procrear.

En Las palabras y las cosas, Foucault sustituye el concepto de época por el de episteme. Cada etapa histórica se desarrolla de acuerdo con un paradigma o modelo. El pensador francés divide la historia de la humanidad en tres epistemes: renacentista, clásica, moderna. Cada una representa una ruptura con la mentalidad anterior. Nuestra época se caracteriza –entre otras cosas-  por la medicalización del comportamiento humano. La medicina no cura, sino que vigila, clasifica y castiga. Al igual que el maestro o el policía, el médico ejerce una estrecha vigilancia sobre el individuo, reprimiendo cualquier conducta que se desvíe de la norma. Los manicomios no son centros de salud mental, sino espacios de reclusión con diferentes tipos de castigo: electrochoque, camisas de fuerza, internamiento indefinido, un arsenal farmacológico que colapsa la mente y el cuerpo. Michel Foucault llama «bipolítica» a la alianza entre la medicina y el poder: «El control de la sociedad sobre los individuos no solo se efectúa mediante la conciencia, sino también en el cuerpo y con el cuerpo. El cuerpo es una entidad biopolítica, la medicina es una estrategia política». La sobremedicación y la psiquiatriazación del comportamiento son mecanismos para desactivar cualquier forma de resistencia o rebeldía.

¿Es cierto que la psiquiatría no busca curar, sino apartar, segregar, excluir, y que la medicina se ha aliado con el poder político para controlarnos y narcotizarnos, anulando nuestro espíritu crítico mediante la sobremedicación? Casi da vergüenza responder a esta pregunta, pues no parece una tesis filosófica, sino una hipótesis extravagante gestada en un blog sobre conspiraciones y tramas ocultas. Las enfermedades mentales son reales y, gracias a los psicofármacos, el pronóstico de patologías como la esquizofrenia y la psicosis maníaco-depresiva ha mejorado sensiblemente. En cuanto a la alianza entre los médicos y el poder político, quizás hubo algo de eso en la Alemania nazi, pero actualmente nadie puede tomarse esta acusación en serio. No parece menos insensato afirmar que la cárcel, la escuela y los hospitales desempeñan una función similar, «normalizando» a los ciudadanos mediante la coacción. Es un argumento con la misma consistencia que la teoría de que la covid-19 es un invento de Bill Gates para dominar el mundo. Tampoco creo que se haya declarado la guerra a la mujer histérica, el niño masturbador y el adulto perverso. Salvo en el caso de la última figura, los prejuicios se diluyeron hace mucho tiempo. Es cierto que pervive el machismo, pero las mujeres cada vez gozan de más influencia, desempeñando las más altas responsabilidades en la política, la economía, la ciencia, el derecho, la medicina, la educación, el periodismo y las actividades creativas, como la literatura, el arte o el cine. En cuanto al adulto perverso, puede consumar todas sus fantasías, excepto cuando atentan contra los derechos de los demás, especialmente si son menores. Si queremos encontrar sistemas políticos que ejercen una coacción que no discrimina entre público y privado, el cuerpo y la mente tendremos que hacerlo en regímenes enemistados con la democracia occidental, como la Corea del Norte de Kim Jong-un, donde se han prohibido los comentarios sarcásticos sobre el gobierno, el alcohol los días de diario, las decadentes películas extranjeras, los jeans, la publicidad comercial (no la ideológica, que salpica muros, carteles y escaparates), internet, los piercings.

En Occidente, el ser humano ya no es un animal confesante, sino un animal autocomplaciente. Se ha perdido la costumbre de hacer examen de conciencia. La búsqueda del placer inmediato ha inhibido los escrúpulos. El sentido de culpabilidad, necesario para superar los errores, se ha esfumado, pues se estima que conspira contra la libertad. Se olvida que no experimentar remordimientos no constituye una victoria moral, sino un retroceso hacia la irresponsabilidad infantil, donde el otro solo es un estorbo. Para Foucault, las normas de la sociedad burguesa nacen de un error: creer que la verdad existe. La verdad es una invención, no un valor objetivo e independiente, y siempre está al servicio del poder dominante. El filósofo francés pasa por alto una objeción elemental. Si no hay verdad, si solo se suceden las interpretaciones y las expresiones de poder, ¿cómo demostrar la validez de cualquier argumento? Foucault habla como un profeta, siguiendo la estela de Nietzsche, no como un pensador o un científico.

Es indiscutible que los locos siguen sufriendo un injusto estigma social, pero describir sus delirios como una visión alternativa constituye una frivolidad. Solo el que conoce la enfermedad mental por los libros puede atreverse a sostener algo así. Los delirios no son interpretaciones, sino distorsiones de la realidad que desarticulan al individuo, colapsando su libertad y destruyendo su proyecto vital. Para Foucault, el cuerdo es el verdadero alienado, pues ha interiorizado la represión imperante. Afortunadamente han surgido disidentes, mentes de gran clarividencia, como las de Sade, Nietzsche y Artaud. Sus transgresiones son gestos de rebeldía. ¿Se refiere Foucault al gabinete de Sade, donde los cuerpos son humillados, degradados y martirizados? Cagar en la boca de una doncella, una de las grandes pasiones del divino marqués, ¿constituye un gesto liberador? Foucault responsabiliza a la burguesía de todos los males y presume que solo hay un camino para instaurar una sociedad nueva: «la supresión radical del aparato judicial, de todo lo que pueda reintroducir el aparato penal». Hay que erradicar los tribunales y los procesos judiciales. Foucault no explica cómo se protegería entonces la vida, la propiedad o la libertad. ¿Cree que un cambio político puede extirpar definitivamente los impulsos antisociales? ¿Piensa en el advenimiento de un paraíso donde no habrá crímenes, robos, violaciones ni abusos, porque imperarán nuevos valores? No hace falta ser una autoridad en política o historia para señalar que Foucault habla como un visionario o un adolescente.

Cuando enfermó de SIDA, el filósofo francés ingresó discretamente en el Hospital de la Pitié-Salpêtrière, que había sido un psiquiátrico. Allí, lejos de «normalizarlo» mediante la coacción, le atendieron con respeto y humanidad. Como señala Roger Scruton en Pensadores de la nueva izquierda, le asaltó la realidad y «maduró». El embaucador, el mago que seducía con las palabras, fue desenmascarado por la enfermedad, que le obligó a reconocer que pese a sus imperfecciones, «la única cosa que tenemos precisamente es la normalidad», tal como señala Scruton. El médico, el juez, el maestro, no son nuestros verdugos, sino los que nos cuidan, nos protegen y nos enseñan.

 

 

[Fuente: http://www.revistadelibros.com]

Jitomate, aguacate, calabaza, vainilla, frijol, amaranto, elíxires de agave: no cabe duda de que el legado mesoamericano a la gastronomía global es, por decir lo menos, extraordinario. Pero quizás el mayor de los tesoros alimenticios de origen mexicano sea el maíz. Estamos hablando del monocultivo más vasto del planeta; un mar de mazorcas variopintas que inunda el mercado de los alimentos.

Escrito por Andrés Cota Hiriart

Jitomate, aguacate, calabaza, vainilla, frijol, amaranto, elíxires de agave: no cabe duda de que el legado mesoamericano a la gastronomía global es, por decir lo menos, extraordinario. Pero quizás el mayor de los tesoros alimenticios de origen mexicano sea el maíz, Zea mays, cuya domesticación a partir del teocintle (Euchlaena mexicana Schrod, su ancestro de ocurrencia natural) se remonta a hace nueve mil años. Al menos, ese es el consenso actual, aunque su origen pudiera ser aun más remoto; ya lo dirá el registro fósil. Lo seguro es que el maíz ha probado ser trascendente no solo para las culturas mesoamericanas —que, nutriéndose de sus granos, fundaron imperios emblemáticos: olmecas, mexicas, mayas, zapotecas, mixtecos y demás naciones que adoraban una deidad particular asociada a esta planta: Cintéotl, Yum Kaax, Pitao Cozobi— sino para la humanidad en toda la extensión del término, ya que, con el transcurrir de los siglos, el oro de los pastos estaría destinado a consagrarse como el alimento de mayor relevancia a escala mundial.

Así como es imposible comprender la evolución temprana de nuestra especie sin la innovación tecnológica aplicada a cocinar los alimentos —y la cascada de complejidad nutricional y asimilación energética para el organismo que conlleva este proceso—, lo es también evocar la cuna de la civilización, cualquiera que esta sea, sin traer a cuento la agricultura y los granos primordiales. Si bien somos primates de naturaleza predominantemente omnívora, con un gusto marcado por la carne, la verdad es que el grueso de nuestros apetitos y demandas energéticas no podría satisfacerse sin los componentes de origen vegetal en nuestras dietas. Sin los tubérculos, las nueces, los brotes, las frutas, las legumbres, los azúcares y los aceites pero, sobre todo, sin los cereales, sencillamente no estaríamos donde estamos. No se puede concebir el desarrollo moderno sin los aportes nutrimentales que trajo consigo la revolución agroindustrial.

Si es cierto que somos lo que comemos, entonces, fundamentalmente, somos lo que sembramos. De acuerdo con estimaciones de la Organización de las Naciones Unidas de la Alimentación y la Agricultura (FAO, por sus siglas en inglés), aproximadamente 90% del consumo energético alimenticio a nivel mundial proviene de los cultivos y, de este cuantioso margen, dos terceras partes provienen solo de tres cereales: el maíz, el arroz y el trigo, que constituyen el alimento base para unos 4 mil 500 millones de personas.

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Maíz palomero de la región otomí de San Bartolo Morelos, en Estado de México.

No hay otra forma de decirlo: más que ningún otro factor, las plantas nos han hecho quienes somos. Y entre la amplia diversidad botánica, los pastos o gramíneas son el grupo que ha desempeñado el papel más determinante en nuestra historia, puesto que en gran medida la humanidad entera se sustenta de ellas. La mayor parte de la dieta de los seres humanos contemporáneos se obtiene de las gramíneas, tanto en forma directa (granos de cereales y sus derivados, como harinas y aceites) como indirecta (carne, leche y huevos, que provienen del ganado y las aves de corral que se alimentan de forrajes y granos, significativamente constituidos por maíz). Y es que, al menos en su origen, las grandes civilizaciones de la antigüedad se erigieron sobre los cereales (el maíz, el arroz, el trigo, la avena, la cebada, el centeno, etcétera), que no son más que pastos modificados, domesticados a lo largo de generaciones, por medio de la selección artificial para obtener cada vez más granos de sus espigas.

O, cuando menos, ese es el discurso que solemos favorecer: que nosotros amansamos a los pastos y no al revés. Aunque cabe cuestionarse: ¿quién domesticó realmente a quién?, ¿el animal pensante a las plantas que comenzó a cultivar a mansalva? o ¿fueron ellas las que nos subyugaron a nosotros? Porque los que cambiamos de forma drástica (para bien y para mal) a raíz de la relación de interdependencia que comenzó a fraguarse entre el Homo sapiens y sus cultivos fuimos nosotros o, mejor dicho, nuestros antepasados, quienes pasaron de llevar un estilo de vida nómada, de cazadores-recolectores, con una dieta sumamente variada y compleja, a una vida sedentaria y dependiente por completo de esas contadas especies de plantas de las que nos empezamos a valer. Este compromiso de exclusividad probaría ser de por vida.

Desde esta perspectiva, ¿no podría ser que, como propone Michael Pollan en The Botany of Desire: A Plant’s-Eye View, la agricultura fuera el resultado de una manipulación gestada por los pastos y los cereales para propagarse, de la mano del mono consciente, por el mundo?; ¿qué mejor estrategia para traspasar las limitantes intrínsecas de un organismo sésil y con alcances de dispersión relativamente modestos que manipular al humano incauto y, gracias a sus cuidados y esmero, multiplicarse de manera exponencial y alcanzar todos los resquicios fértiles del planeta? Hasta donde sabemos, las plantas carecen de intenciones concretas, por lo que tendría que haber sido un proceso no premeditado; sin embargo, con agenda o sin ella, los cereales se vieron altamente beneficiados en términos evolutivos a partir de su relación con el ser humano y emigraron de sus sitios de origen particulares para abarcar el mundo entero.

El asunto es que, a cambio de unos cuantos nutrientes esenciales, los humanos estuvimos dispuestos a hacer lo que fuera necesario por nuestros pastos. Sin detenernos a pensar en las consecuencias ecológicas, allanamos estepas, drenamos mantos acuíferos, rociamos los terrenos con herbicidas, insecticidas y abonos, nos esclavizamos con devoción al trabajo de la tierra y deforestamos porciones inmensas del globo terráqueo para convertirlas en campos de cultivo. Y quizás no exista mejor ejemplo de esta saga desenfrenada que lo acontecido con el maíz desde sus albores.

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Para preservar y promover el maíz nativo y el consumo de sus derivados, se celebra el concurso de La Mazorca más Grande del Mundo cada año en Jala, Nayarit, con ejemplares de hasta 50 centímetros de largo.

Actualmente, el maíz constituye el principal producto agrícola a nivel mundial. Desde hace varias décadas, su producción y demanda son mayores que las de cualquier otro cereal (o, en realidad, de cualquier otro alimento). Su producción anual hoy en día rebasa los mil cien millones de toneladas en grano; esta cantidad se cultiva en 1 620 000 km² (digamos que sería equivalente a México, si le sustrajéramos la superficie correspondiente al estado de Chihuahua). Estamos hablando del monocultivo más vasto del planeta; un mar de mazorcas variopintas que inunda el mercado de los alimentos. Los jarabes que provienen del maíz, con alto contenido de fructosa, se enlistan como endulzante de buena parte de la oferta en el extenso catálogo de productos ultraprocesados; múltiples empresas codician sus almidones y aceites; y sus etanoles se han consolidado como biocarburantes en el lucrativo negocio de las energías renovables. Sin ir más lejos, en 2018, el valor de la exportación del maíz alcanzó los 33 mil 900 millones de dólares.

No es de extrañar entonces que los dos mayores productores de maíz a nivel mundial sean las superpotencias, Estados Unidos y China, que amasan cerca de 60% de la producción total, ni que Monsanto, Dupont y otras transnacionales ambicionen controlar fracciones cada vez más grandes del mercado con su biotecnología feroz, sus transgénicos homogéneos y patentados que ponen en riesgo, de paso, a la variedades nativas de maíz que aún se cultivan en diversas regiones de México y Centroamérica, y que representan la seguridad alimentaria de decenas de millones de habitantes que viven debajo del margen de la pobreza.

En cuanto a México, las cosas no marchan nada bien, a pesar de ocupar el séptimo puesto en el índice de mayores productores. La nación que legó este glorioso alimento al mundo también se destaca como el segundo mayor importador de sus granos; la precarización laboral, no obstante, engulle al campo mexicano. Recientemente, el gobierno federal anunció que el maíz transgénico y los agroquímicos como el glifosato se eliminarán de forma paulatina del campo mexicano, hasta su desaparición completa en 2024, con el propósito de contribuir a la seguridad y a la soberanía alimentarias, y como medida especial de protección al maíz nativo, la milpa, la riqueza biocultural, las comunidades campesinas, el patrimonio gastronómico y la salud. Falta ver que se logre.

 

[Fotos: César Rodríguez – fuente: http://www.gatopardo.com]

O presidente Bolsonaro é um dos maiores entusiastas do tratamento ineficaz.

 

Escrito por Catarina Virginia Barbosa

Em maio de 2020, durante os primeiros meses da pandemia do coronavírus, a cloroquina e a hidroxicloroquina foram incluídas pelo Ministério da Saúde no protocolo de tratamento de pacientes com sintomas leves da covid-19. No entanto, no mesmo mês, um estudo publicado pela revista científica Lancet e assinado por pesquisadores de diferentes hospitais do mundo atestou que a combinação dos medicamentos com outros antibióticos não tem eficácia contra a covid-19. Mais de 96 mil pacientes participaram da pesquisa, sendo que os 14.888 tratados com a medicação desenvolveram, inclusive, quadros de arritmia cardíaca por efeitos colaterais ao tratamento.

A cloroquina e hidroxicloroquina, até então desconhecidas de grande parte da população, eram usadas no tratamento de doenças com resposta imunológica exacerbada – quando as próprias defesas do organismo se voltam contra ele mesmo – como a malária e a doença de lúpus. O principal efeito dos remédios é a modulação da resposta imunológica do corpo, atuando no controle das doenças autoimunes. Bruno Caramelli, cardiologista do Instituto do Coração do Hospital das Clínicas (InCor) e professor associado do Departamento de Cardiologia da Faculdade de Medicina da USP, explica que, inicialmente, o entendimento médico era que a covid-19 precisava desse controle imunológico, por isso o uso do remédio passou a ser estudado.

No entanto, os estudos quanto à eficácia dos medicamentos foram inconclusivos e os resultados adversos à medicação foram comprovados. “Um efeito seria a geração de arritmias em pacientes, principalmente naqueles que já têm problemas cardiológicos de base, e que têm maiores chances de terem complicações pela própria covid. Então, temos uma maior porcentagem de pessoas internadas com covid, com problema cardíaco e tomando remédios que têm efeitos sobre o coração”, explica Caramelli.

Levando em consideração o cenário no qual o tratamento ineficaz é recomendado, o uso dos medicamentos pode causar efeitos colaterais e permanentes mesmo em pacientes que não têm comorbidades. Além da arritmia cardíaca causada pela cloroquina e a hidroxicloroquina, os outros componentes do “kit covid” distribuído pelo Ministério da Saúde também têm consequências graves: os corticóides aumentam a pressão arterial, causam inchaço, descompensam os níveis de diabetes e a ivermectina pode ser tóxica para o fígado.

Mesmo após um ano de pandemia, a saída de dois ministros da Saúde que se negaram a recomendar os medicamentos, e dezenas de outros estudos que comprovam a ineficácia do “tratamento precoce”, o chamado “kit covid” – composto por cloroquina, hidroxicloroquina, azitromicina e ivermectina – continua sendo recomendado pelo Brasil afora. O Ministério da Saúde e o Conselho Federal de Medicina (CFM) isentam-se da discussão, mas não proíbem que o kit seja prescrito, alegando que tal ação vai contra a autonomia de cada médico.

Caramelli acredita que a insistência na cloroquina por parte de estâncias tão altas da Saúde brasileira pode ser lida como uma tentativa de distração do problema real. “As pessoas não focam naquilo que deveria ter sido feito e não foi, que é o esforço em direção à vacina, a não aglomeração; e nada disso foi feito de maneira adequada pelo Governo Federal. Então, chama-se a atenção para outra coisa, nesse caso, os dois medicamentos, e não se presta atenção naquilo que deveria ser feito e não foi. Essa estratégia é muito cruel, mas explica o porquê de o Brasil ser o único país do mundo que continua insistindo no tratamento precoce”.

Em um artigo de opinião publicado na Folha de S. Paulo, o presidente do CFM, Mauro Luiz de Britto Ribeiro, reforçou a posição do Conselho quanto à autonomia dos médicos em prescrever o tratamento e questionou medidas como o lockdown e o isolamento social, alegando que a pandemia teria sido polarizada por grupos políticos. Em resposta, o Conselho Regional de Medicina de São Paulo (CRM-SP) também usou o espaço do jornal para posicionar-se contra o entendimento do CFM. O CRM-SP afirma que a prescrição de um medicamento sem eficácia comprovada vai contra o código de ética da profissão, apontando ainda que a Agência Nacional de Vigilância Sanitária (Anvisa) reconhece não haver tratamento precoce para o coronavírus.

Diante da omissão do CFM e do Ministério da Saúde, médicos e estudiosos têm buscado posicionarem-se sozinhos, atuando principalmente no combate à desinformação que incentiva o uso indiscriminado dos medicamentos. “A estratégia mais imediata que as pessoas podem fazer é a de não tomar esses medicamentos e buscar informar-se sobre os riscos que eles apresentam. A única maneira de denunciar [a prescrição indevida] é recorrendo ao Ministério Público Federal, porque o próprio Conselho Federal de Medicina não acata essas denúncias. Mas para o paciente, o melhor caminho é a informação”, finaliza Caramelli.

 

[Foto: Carolina Antunes/PR/Fotos Públicas – fonte: http://www.usp.br]

 

La directora de la Fundació Cuberes-Donlo destaca que el domini de les TIC aporta confiança a la gent gran i els ajuda a entendre millor el món que els envolta.

Escrit per Dani Sorolla

Grans i actius’ és el lema de la Fundació Cuberes-Donlo, una entitat que fa més d’una dècada que promou l’envelliment actiu per millorar la qualitat de vida de la gent gran. Per assolir aquest objectiu, les tecnologies de la informació i la comunicació (TIC) juguen un paper important per a la fundació.

La Patricia Ferré, la seva directora, té clar que les noves tecnologies poden ser un gran antídot contra dues de les problemàtiques que més afecten la gent gran: la soledat no desitjada i el risc d’exclusió social. Parlem amb ella sobre els orígens de la fundació i la tasca que desenvolupa per fer realitat l’anhel del matrimoni Cuberes-Donlo.

La Fundació és el projecte personal d’un matrimoni.

Els Cuberes-Donlo eren una parella que no tenia família i van decidir destinar tots els seus béns a crear un projecte per millorar la vida de la gent gran de veïnatge català. Volien posar el seu gra de sorra perquè creien que la gent gran mereix envellir amb dignitat. La fundació que porta el seu nom es va crear el 2008, després de la mort del matrimoni.

L’entitat ha evolucionat i ha dut a terme projectes centrats en la prevenció de la dependència, la lluita contra la soledat no desitjada i sobretot la promoció de l’envelliment actiu, problemàtiques comuns entre la gent gran.

Què entenem quan parlem d’envelliment actiu?

La soledat no desitjada sovint porta a la gent gran a patir situacions d’exclusió social, són problemàtiques que van de la mà i fan que les persones envelleixin pitjor. L’envelliment actiu, un concepte que es va posar molt de moda fa un temps, tracta d’evitar aquestes situacions que atempten contra els drets de la gent gran. Per pal·liar-ho, intentem que la gent gran es relacioni, s’integri socialment i així aconseguim millorar la seva qualitat de vida. Treballem per un món en què la gent gran visqui acompanyada, integrada i activa.

És a dir, que no es tracta només que la gent gran faci activitats, va més enllà.

Exacte. Les persones grans han d’estar actives en totes les esferes de la vida: la social, la cultural, l’esportiva, la tecnològica i tantes altres, forma part d’un tot. Si una persona està ben integrada a la societat, faci activitats o no, està en contacte amb el món que l’envolta i no se sentirà tan sola.

En aquest món que els envolta cada cop tenen més importància les tecnologies de la informació i la comunicació (TIC).

Sí, i són una part important de l’envelliment actiu i afavoreixen molt la salut de les persones grans. Ajuden al fet que la persona es desenvolupi individualment i a nivell social, que estiguin actius, quelcom que és molt bo per a ells. En aquest sentit, el que hem vist nosaltres és que la seva autoestima creix molt quan entenen i poden moure’s en aquest món tecnològic. També els ajuda a informar-se i entendre millor el món en què viuen. Mai és tard per aprendre, i això és un gran repte per a ells.

Un repte que val molt la pena afrontar.

Això és claríssim. Quan hem fet tallers sobre noves tecnologies amb gent gran veiem l’emoció que els provoca descobrir aquesta finestra oberta al món. Tenen al seu abast tot un seguit de coses que molts d’ells ni tan sols es podien imaginar. Tot plegat millora molt la seva qualitat de vida perquè els permet accedir a temes culturals, formatius, a comunicar-se amb persones amb qui havien perdut el contacte.

Les noves tecnologies poden ser un bon antídot contra la soledat no volguda, són una porta oberta al món, com abans era la televisió i ara són el WhatsApp o Facebook. Imaginem, per exemple, el cas d’una persona amb la mobilitat molt reduïda: totes les opcions que posen al seu abast les noves tecnologies poden millorar la seva vida de manera espectacular.

Un dels problemes és que les noves tecnologies no estan pensades per la gent gran?

Realment aquest és un tema que encara necessita desenvolupar-se. Des de la fundació esperem que després de la Covid aquest sigui un dels temes que es posi sobre la taula i es treballi a nivell institucional. La gent gran ha de poder tenir més accés a les noves tecnologies i aquestes han d’estar pensades per a ells també. Ara bé, durant el confinament hem vist que hi ha un tema important sobre això: per accedir a les noves tecnologies cal tenir les eines, com internet a casa o material tecnològic, i tot plegat encara s’ha de treballar més a fons.

La bretxa de coneixement també és important.

És que ningú neix ensenyat, tots hem hagut d’aprendre a usar les noves tecnologies en algun moment i la gent gran que no va tenir l’oportunitat també ha de poder fer-ho, és un dret que tenen. I et sorprendries les ganes amb què ho agafen i com els estimula, en poc temps ja dibuixen amb tauletes, s’aficionen a escriure, a banda que els ajuda a comunicar-se amb els seus fills o néts, els apropa a la seva família i redueix la bretxa intergeneracional. I és clar, molt més amb el tema de la pandèmia. El cert és que tot aquest món els estimula molt.

És un tòpic o part de la gent gran veu aquestes tecnologies inaccessibles i d’entrada creu que no podran aprendre a dominar-les?

El cert és que amb això ens hi trobem molt. La gent gran, de primeres, sovint pensa que són eines que no podran dominar. La postura inicial, normalment, és de negació. Nosaltres sempre insistim que són a temps d’aprendre. Per això són tan necessaris projectes que vagin encaminats al fet que ells entenguin que ho poden fer.

Si donem un cop d’ull a les dades veiem que, en l’àmbit estatal, un 51% de les persones d’entre 65 i 74 anys es connecta diàriament a la xarxa, i això encara no és suficient. S’ha millorat molt, però queda molt de camí per recórrer. Creiem que això es replantejarà arran de tot el que ha passat amb la Covid.

És un dels col·lectius que ho ha passat pitjor amb la pandèmia.

La problemàtica de la Covid ha fet aflorar dos problemes que afecten la gent gran molt més del que ens pensem: la pobresa i la soledat. Les dades deixen clar que la pobresa derivada de la Covid és un problema que afecta molts sectors de població, però cal posar l’accent en la gent gran, que hem vist patir molt per aquesta situació.

Des de la fundació hi heu intentat posar remei.

Sí, hem hagut de repensar i redirigir part de la nostra activitat per pal·liar aquesta pobresa que ha aflorat entre la gent gran. Una de les coses que hem fet i no havíem fet mai és repartir lots d’aliments, per exemple. Vam tenir clar que havíem de posar de la nostra part per ajudar a cobrir les necessitats més bàsiques de les persones.

El projecte ‘Envellir a casa’, que heu posat en marxa aquest any, també té a veure amb la situació derivada de la Covid.

Sí, és un projecte que hem engegat en col·laboració amb Avismón i ens fa molta il·lusió. L’objectiu és pal·liar la soledat no volguda i la pobresa, que han augmentat molt en el context de pandèmia, i se centra bàsicament en dues línies principals d’actuació: l’acompanyament i suport emocional a les persones grans a través de persones voluntàries i serveis assistencials a domicili gratuïts per a persones grans sense recursos.

Proporcionem serveis que van des de l’àmbit de la fisioteràpia, la podologia o la psicologia fins a la neteja de les seves llars o serveis de perruqueria.

Com podem col·laborar amb la Fundació Cuberes-Donlo?

Bàsicament de dues maneres, fent una donació a través del nostre web o mitjançant una acció de voluntariat que nosaltres vehiculem. Des d’aquí convidem a tothom que ho vulgui a conèixer la fundació i els projectes que duem a terme.

[Fotos: Fundació Cuberes-Donlo – font: http://www.xarxanet.org]

Para o autor de bestsellers, a experiência com a covid-19 levanta um alerta sobre o enfrentamento às mudanças climáticas

"Muitos líderes que se dizem nacionalistas, como o presidente americano, não o são", disse Yuval Harari (Foto: Leo Orestes)

Escrito por Daniela Frabasile

A pandemia de covid-19 revelou um grande sucesso da ciência no mundo. “A humanidade nunca foi tão capaz de lutar contra um vírus como hoje”, diz Yuval Noah Harari, professor de história israelense, autor de Sapiens: uma Breve História da Humanidade e Homo Deus. Em pandemias anteriores, como a peste negra, os cientistas não sabiam como parar a doença ou sequer o que a estava causando. Nem é preciso ir tão no passado. “Mesmo em 2018, com a H1N1, os cientistas não foram capazes de desenvolver vacinas tão rapidamente”, diz ele. “Em contraste, com a covid-19, demoramos apenas duas semanas para identificar o vírus corretamente, sequenciar seu código genético. Meses depois os cientistas descobriram como reduzir e parar a transmissão da doença. Um ano depois dos primeiros casos, já temos vacinas sendo produzidas em massa.”

Mas tal êxito da ciência não foi capaz de prevenir as milhares de mortes por covid-19 ao redor do mundo, o que nos revela um fracasso: o da política, diz Harari. “É trabalho dos políticos tomar as decisões com base no conhecimento científico. Tivemos alguns países que foram um sucesso, como a Nova Zelândia, mas outros foram fracassos, como Estados Unidos e Brasil”, afirma o pensador. “E nenhuma liderança global emergiu com o intuito de proteger a humanidade como um todo. Tínhamos o entendimento, tínhamos as ferramentas, mas não a sabedoria política”, lamenta. Harari participou no último 02/03 do evento online Expert ESG, promovido pela XP Inc. Segundo ele, foram poucas as tentativas de assegurar uma distribuição racional de equipamentos médicos e vacinas. “O que vimos foram países competindo entre si e muito nacionalismo”.

Para Harari, a falta de cooperação global prejudica a todos. Israelense, ele lembra que seu país é o mais avançado do mundo na vacinação contra a covid-19. “Mas enquanto a doença continuar a espalhar-se, nenhum país pode sentir-se seguro.” Isso porque enquanto houver a transmissão do Sars-CoV-2, há a chance de que uma mutação supere a vacina, o que causaria mais uma onda de transmissões em todo o globo. “Se você quer proteger seu próprio país, tem de proteger todos os países”.

Para Harari, reduzir a globalização não é uma solução para evitar novas pandemias no futuro. “Quanto mais conexões, maior a velocidade em que vírus e bactérias podem viajar ao redor do mundo e infectar mais pessoas, mas as pandemias não começaram no estado atual da globalização”, diz. “Tome a peste negra, por exemplo. Ela espalhou-se em uma época em que não havia aviões nem grandes cruzeiros, e mesmo assim matou um terço da população.”

O que se pode fazer, diz Harari, é ter uma globalização “melhor” do que a que temos hoje. “A globalização não é razão para pandemia, é potencialmente a real solução. A solução não é se isolar, mas cooperar com outras pessoas e compartilhar informações. Se a globalização é só sobre competição, pode piorar as coisas. A solução é ter uma globalização focada em cooperação.” Segundo ele, a única defesa contra pandemias é criar um sistema global de monitoramento e controle de patógenos, presente em todo o mundo, inclusive em pequenas vilas em países pobres. A Organização Mundial da Saúde (OMS), diz ele, precisa de mais dinheiro e mais poder político para ser efetiva.

Meio ambiente

A experiência com a covid-19 levanta um alerta sobre o enfrentamento às mudanças climáticas. “Se a humanidade não se pode unir frente a um inimigo óbvio, que é o vírus, como nos vamos unir em outras frentes, como as mudanças climáticas”, diz Harari. Pior: segundo ele, não há liderança global capaz de lidar com essa crise. “Nos últimos anos, os Estados Unidos deixaram o papel de líder global, ao mesmo tempo em que prejudicaram a ascensão de entidades multilaterais globais.”

O problema das mudanças climáticas e do colapso ecológico é muito mais complexo, diz ele, e requer ainda mais cooperação global. “Não estou muito otimista, mas o lado bom é que nada está determinado. Está em nossas mãos, e a pandemia pode servir de alerta: se um único vírus é capaz de mudar o mundo como mudou, imagine qual seria o efeito de um colapso ecológico.”

De acordo com Harari, a covid pode ensinar aos líderes políticos e às empresas que é do interesse de todos prevenir pandemias e as mudanças climáticas, evitando assim consequências que poderiam ser catastróficas. “É uma decisão política, uma questão de prioridade. Eu espero que tomemos melhores decisões no futuro.”

 

[Foto : Leo Orestes – fonte: http://www.epocanegocios.globo.com]

Cortesía: “AMA y No Olvida,” Museo de la Memoria contra la Impunidad en Managua, Nicaragua

Escrito por Joel Herrera

El debate sobre la salud mental cobra mucha importancia en la región latinoamericana [1] por toda la historia de conflictos [2] sociopolíticos, movimientos sociales criminalizados y perseguidos, militarización, guerras civiles y demás. La mayor parte de sociedades latinoamericanas —sino es que todas—  necesitan participar en el ejercicio de memoria colectiva, ya que esto puede representar un significativo paso hacia la configuración de la dañada identidad colectiva.

Los conflictos sociopolíticos dejan graves consecuencias en las sociedades que los sufren [3], y eso no queda en un punto estático de la historia antigua o inmediata de un país. Toda la historia individual, familiar y colectiva de pérdidas trasciende y deja una herida que muchas veces no se consigue sanar —y en la mayoría de los casos, tampoco tratar–. Como resultado se establece una identidad colectiva impuesta por la verdad oficial que narran siempre “los vencedores”.

Para el psicólogo y sociólogo francés Maurice Halbwachs [4], todo aquello que llamamos memoria tiene un componente social. Afirma que incluso nuestros recuerdos más personales “se relacionan con toda la vida material y moral de las sociedades de las que hemos formado parte”. Siguiendo la premisa de su obra, todos estos conflictos que han repercutido en nuestros países son parte de nuestra memoria y afecta nuestra identidad colectiva.

En acontecimientos donde la represión, el luto y la imposición de la autocensura es imperante, una de las técnicas más utilizadas tanto por la víctima como por el victimario es el silencio. A las personas se nos impone el silencio de la disidencia, de la protesta, de la opinión, y en base a eso, el victimario va construyendo su versión oficial de cómo sucedieron las cosas sin tomar en cuenta el relato de las víctimas.

Por otro lado, este mismo relato desde el poder genera que las personas que comulgan con el mismo reproduzcan estos discursos o produzcan nuevos discursos culpabilizando a las víctimas por lo sufrido y así, revictimizar a personas sin siquiera escuchar o leer su versión de los hechos.

Esto poco a poco incide en el tejido social, polariza a la sociedad, además de la marginación e incluso criminalización de las víctimas, como es el caso actual de Nicaragua, donde el Estado criminalizó a manifestantes [5] para descalificar su protesta. Esto desemboca en más trauma, desconfianza y por supuesto un duelo crónico, un ejemplo de esto lo vemos en Guatemala, con las familias y víctimas que sufrieron el genocidio [6].

Darle un verdadero sentido a nuestras historias

Cuando hablo de la necesidad de ejercer memoria colectiva no busco hacer una referencia a la recopilación de información, discursos, e incluso canciones, sino a la práctica de ofrecer una resignificación a toda esta información para así poder –paulatinamente — incorporarla a nuestra cotidianeidad y brindar un nuevo significado a un suceso, aunque que no hayamos participado directamente en el mismo.

Un ejemplo de esto es la colonia: los grupos indígenas y afrodescendientes desde su identidad y anclaje histórico contrarrestan el relato oficial de la colonia y ofrecen una perspectiva diferente, que modifica en el presente un suceso que conocemos del pasado, cómo lo explica [7] la antropóloga nicaragüense Maria José Díaz.

La resignificación de un suceso histórico, la narración de la verdad y la disidencia a la “mentira oficial” que construye el Estado de manera hegemónica —según la historiadora e investigadora [8] nicaragüense, Margarita Vannini–, brinda un sentido de dignidad a las personas víctimas de eventos traumáticos, ya no está siendo privatizado el daño sufrido durante estos acontecimientos y se encuentra la posibilidad del reconocimiento social de los hechos, por lo tanto es un primer paso a la mejoría de la salud mental.

También debemos dejar de encasillar a las víctimas solamente como tal, porque son personas que han tenido que atravesar procesos de transgresión a sus derechos humanos, han tenido que callar y seguir adelante, como si nada hubiese pasado. Por lo tanto, restarle agencia o identidad a una persona cuando nos referimos a ella solo como víctima es también una forma de revictimización.

No se trata de aspirar al perdón como un punto medio o de reconciliación. La búsqueda de verdad no debe ser negociable y no se puede perdonar cuando los perpetradores ni siquiera asumen la responsabilidad por sus actos o su participación en violaciones a derechos humanos.

Políticas de borradura e instrumentalización de la memoria

Está muy claro que en el momento que un grupo no pequeño de personas busquen establecer estrategias para empezar a ejercer la memoria colectiva, los grupos de poder van a buscar cómo acallar este relato porque su objetivo es aspirar al olvido y que su versión sea única e indeleble.

Esto lo vemos en Nicaragua, donde el Estado nicaragüense sostiene que las protestas de 2018 fueron un intento de golpe de Estado [9]. Nuevamente menciono a la maestra Vannini [8], porque postula que no logran de ninguna manera llegar al olvido, pues solo pueden establecer políticas públicas de borradura que busquen postergar ese relato de vencedores, obliterando a las víctimas, los estragos y todas las consecuencias de estos procesos. Un claro ejemplo de política de borradura es el caso de una rotonda en la capital de Nicaragua, donde el Estado removió las cruces que colocaron [10] en el sitio para honrar la memoria de los jóvenes asesinados.

También está la otra cara de la moneda, la reproducción y distribución morbosa de una versión de la “memoria” que utilizan tanto el poder actual cómo los aspirantes al poder, instrumentalizando a las víctimas, supervivientes o no, sus relatos y sus traumas para cumplir el objetivo propagandístico de mostrarse como “representantes” dignos del respeto por su conciencia social. Esto no hace más que amplificar esa brecha de revictimización.

Ejercicios de memoria colectiva para la salud mental

Nuestra historia individual y colectiva no es un punto estático en el tiempo y espacio, sino un proceso dinámico que puede ser resignificado e interpretado de otra forma. Recordar para brindarle un reconocimiento social a estos acontecimientos debe ser una práctica que incorporemos a nuestra cotidianeidad para dignificar nuestra identidad que ha sido vulnerada y luchar contra una mentira impuesta. Como ejemplos podemos nombrar al 12 de octubre “Día de Resistencia Indígena”, [11]  la Red de Sitios de Memoria en Latinoamérica y el Caribe,  [12]o ejercicios más recientes, como el que impulsó Asociación Madres de Abril [13] en Nicaragua.

Las sociedades latinoamericanas tenemos un historial de acontecimientos que trajeron pérdidas y lutos —muchos de estos prolongados o crónico — , y esto se ha gestionado desde el la imposición del silencio. Por lo tanto, no podemos explicar nuestra salud mental sin mencionar nuestra historia individual y esta misma no puede concebirse si no está dentro de la historia colectiva de las sociedades en las que habitamos.

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo: https://es.globalvoices.org/2021/03/23/en-latinoamerica-solo-se-puede-alcanzar-la-salud-mental-ejerciendo-memoria-colectiva/

URLs en este posteo:

[1] la región latinoamericana: https://www.bancomundial.org/es/news/feature/2015/07/13/bad-mental-health-obstacle-development-latin-america

[2] historia de conflictos: https://especiales.semana.com/especiales/conflicto-salud-mental/

[3] Los conflictos sociopolíticos dejan graves consecuencias en las sociedades que los sufren: https://repository.javeriana.edu.co/bitstream/handle/10554/41019/9789587165739.pdf?sequence=2&isAllowed=y#page=30

[4] Maurice Halbwachs: https://cdsa.aacademica.org/000-038/660.pdf

[5] Estado criminalizó a manifestantes: https://www.france24.com/es/20180814-nicaragua-jovenes-heridos-por-vida-protestas

[6] las familias y víctimas que sufrieron el genocidio: https://www.instagram.com/p/CGc83EroOSR/

[7] explica: https://www.instagram.com/tv/CF46MwbIyoH/

[8] según la historiadora e investigadora: https://www.instagram.com/tv/CHBBl9olzA5/

[9] un intento de golpe de Estado: https://www.france24.com/es/20200418-nicaragua-protestas-daniel-ortega-oposicion

[10] removió las cruces que colocaron: https://100noticias.com.ni/nacionales/92718-rotonda-jpg-cruces-managua/?mobile

[11] “Día de Resistencia Indígena”,: https://www.eldiario.es/desalambre/dia-resistencia-indigena-cultural-significado_1_1320045.html

[12] Red de Sitios de Memoria en Latinoamérica y el Caribe, : http://sitiosdememoria.org/es/

[13] Asociación Madres de Abril: https://www.museodelamemorianicaragua.org/

Hoy se publica la canción y videoclip coral de ‘Pasaba por aquí’, en la que también participan Ismael Serrano, Marwán, Pedro Guerra, Rozalén, Silvio Rodríguez, Vanesa Martín y Xoel López, entre otros artistas

Aute

Escrito por Nacho Serrano

Un grupo de destacados artistas nacionales y latinos se han unido en el homenaje a Luis Eduardo Aute para el primer aniversario de su fallecimiento. Todos juntos presentan este 2 de abril el single ‘Para Aute: Pasaba por aquí’, la versión coral de uno de sus temas más emblemáticos. Esta es la lista de participantes: Abel Pintos, Carlos Rivera, Dani Martín, Estopa, Ismael Serrano, Joaquín Sabina, Jorge Drexler, Marwán, Pedro Guerra, Rozalén, Silvio Rodríguez, Vanesa Martín y Xoel López.

La canción elegida para el homenaje es una de las más celebradas del cantautor, ahora bañada en la nostalgia de aquel pletórico Aute de inicios de los años ochenta. Estaba incluida en ‘Alma’ (1980), el disco producido por Luis Mendo con el que cerraba la trilogía ‘Canciones de amor y vida’, un conjunto de álbumes que abrió en 1978 con ‘Albanta’ y continuó un año más tarde con ‘De par en par’.

‘Para Aute: Pasaba por aquí’ es un retrato de lo cotidiano que, en su nueva versión, se actualiza para recobrar todo su significado: el de un costumbrismo aparentemente ingenuo pero cargado de intención tan característico en él. Es, en definitiva, puro Aute, revisado por una nómina de artistas de primer orden en una grabación dirigida por Ismael Guijarro como productor y Álvaro Gandul como arreglista. Es su forma de proclamar devoción y respeto por el cantautor nacido en Manila y fallecido el pasado 4 de abril.

Luis Eduardo Aute fue músico, cantante, compositor, director de cine, actor, escultor, escritor, pintor y poeta. Como músico, su obra se extiende a lo largo de más de cuarenta discos. Durante los años sesenta cosechó sus primeros éxitos musicales, pero fue en los setenta cuando forjó su carrera como cantautor, con éxitos que se prolongaron durante las décadas posteriores.

Cantautor de culto

Nacido en Manila (Filipinas, 1943), donde su padre trabajaba en una compañía tabaquera, Aute se trasladó a España con ocho años de edad. En ese momento, comienza ya a pintar, aunque no es hasta los dieciséis años hasta que no hace su primera exposición individual en Madrid. Expone sus obras en diversas ciudades del territorio español y en Francia, Bélgica, Italia, Brasil, Estados Unidos. A los 15 años ya tocaba la guitarra eléctrica, y en 1961 se presentó en el programa de RTVE Salto a la Fama.

Autor de canciones muy conocidas como ‘Al alba’, ‘Una de dos’, ‘Rosas en el mar’, ‘De alguna manera’, ‘Pongamos que hablo de Joaquín’, ‘Alevosía’, ‘Anda’ o ‘Mojándolo todo’, entre otras muchas, dio el salto definitivo hacia la popularidad cuando en 1978 grabó ‘Albanta’, disco que lleva el nombre de un país imaginario inventado por su hijo Pablo. El álbum, su trabajo más rockero, incluyó ‘Al alba’, la canción más emblemática de toda su carrera musical, dedicada a las víctimas fusiladas en las postrimerías del franquismo. Tras la canción se escondía todo un alegato contra la pena de muerte; la letra es una proclama a la libertad.

Cantó junto a Joan Manuel Serrat, Joaquín Sabina, Nueva Trova Cubana (Pablo Milanés, Silvio Rodríguez, Amaury Pérez), con Suburbano (Luis Mendo, Bernardo Fuster), entre otros. Sus canciones interpretó él mismo sobre los escenarios, pero también escribió temas para muchos otros: Massiel (Rosas en el Mar), Marisol (La vida al pasar), Rosa León, Silvio Rodríguez (Mano a mano, 1993), Ana Belén o Mari Trini (El alma no venderé, No sé qué pasará). Más recientemente, había realizado incursiones en géneros musicales muy alejados de la canción de autor, colaborando con el rapero Haze (Juego de niños, 2008) y repitiendo la experiencia un año después con El Chojin (Ríe cuando puedas, llora cuando lo necesites, 2009).

Su labor musical también le llevó a componer la banda sonora de varias películas dirigidas por Jaime Chávarri o Antonio Jiménez Rico. Aunque de su incursión en el cine, destaca de un modo especial la dirección de su trabajo ‘Un perro llamado dolor’ (2001), un largo de animación intimista en la que Aute trabajó durante casi cinco años (casi 4.000 dibujos a lápiz). Se convirtió así en una leyenda de la música hecha en España, un cantautor de culto con una carrera plagada de composiciones inolvidables. Fue un artista en el más amplio sentido de la palabra, con una de las trayectorias más productivas y valiosas que ha dado la música de nuestro país.

Miembro de la SGAE desde 1967 y con 560 obras registradas a lo largo de su vida, dio rienda suelta a su creatividad no solo en la letra de sus canciones o en sus películas sino también en los cuadros que pintaba, las esculturas que modelaba o los poemas que escribía.

Su salud se había resentido considerablemente desde que en agosto de 2016 sufriera un infarto. Tras varios meses muy grave, recuperó la conciencia y desde su casa luchó con gran valentía por reponerse. Pero finalmente murió en Madrid a los 76 años, el 4 de abril de 2020, tras cinco décadas sobre los escenarios.

 

[Fuente: http://www.abc.es]