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Les protestations contre les Français au Maroc et en Algérie n’ont fait qu’ajouter du poids au sentiment antifrançais qui se répand sur le continent africain.

 

Écrit par Vijay Prashad

En novembre 2021, un convoi militaire français faisait route vers le Mali en passant par le Burkina Faso et le Niger. Il n’est pas allé très loin. Il a été arrêté à Téra, au Niger, et avant cela en plusieurs points au Burkina Faso (à Bobo-Dioulasso et Kaya ainsi qu’à Ouagadougou, la capitale du pays). Deux civils ont été tués à la suite d’affrontements entre le convoi français et des manifestants « en colère contre l’échec des forces françaises à réprimer le terrorisme dans la région ». Lorsque le convoi est entré au Mali, il a été attaqué près de la ville de Gao.

Le colonel Pascal Ianni, porte-parole du chef d’état-major des armées français, a déclaré à Julien Fanciulli de France 24 qu’il y avait beaucoup de « fausses informations qui circulaient » sur le convoi français. La responsabilité des attaques a été imputée aux « terroristes », à savoir les groupes islamiques qui continuent de détenir de grandes parties du Mali et du Burkina Faso. Ces groupes ont été enhardis et endurcis par la guerre de 2011 contre la Libye, poursuivie par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et encouragée par la France. Ce que le colonel Ianni n’admettrait pas, c’est que les protestations qui ont suivi le convoi ont révélé la profondeur du sentiment antifrançais à travers l’Afrique du Nord et la région du Sahel.

Des coups d’État dans la région ont lieu depuis plus de deux ans, du coup d’État au Mali en août 2020 au coup d’État au Burkina Faso en septembre 2022. Les coups d’État dans la région, y compris le coup d’État en Guinée en septembre 2021 comme bien et les deux autres coups d’État au Mali (août 2020 et mai 2021), et un autre coup d’État au Burkina Faso (janvier 2022), ont été motivés en grande partie par le sentiment antifrançais au Sahel. En mai 2022, les chefs militaires du Mali ont éjecté les bases militaires françaises mises en place en 2014, tandis que le projet politique français – le G5 Sahel – patauge dans cette atmosphère d’animosité. Les protestations contre les Français au Maroc et en Algérie n’ont fait qu’ajouter du poids au sentiment antifrançais qui se répand sur le continent africain, le président français Emmanuel Macron étant couvert d’insultes alors qu’il tentait de marcher dans les rues d’Oran en Algérie en août 2022.

Animosités

« La situation dans les anciennes colonies françaises (Burkina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, Niger et Mali) est différente de la situation en Afrique du Nord », m’a dit Abdallah El Harif du Parti de la voie démocratique ouvrière du Maroc. « Les mauvaises relations entre le régime au Maroc et la France sont dues au fait que le régime marocain a développé d’importantes relations économiques, politiques et sécuritaires avec les régimes d’Afrique de l’Ouest aux dépens des Français », a-t-il déclaré. À propos des anciennes colonies françaises du Sahel en particulier, El Harif a déclaré que « de nombreuses insurrections populaires » avaient eu lieu contre la présence coloniale française continue dans ces pays. Alors que le Maroc prend ses distances avec la France, Paris est irrité par ses liens croissants avec les États-Unis, tandis que dans la région du Sahel, les gens veulent éjecter la France de leur vie.

La monarchie marocaine a réagi discrètement aux coups d’État au Sahel, ne voulant pas s’associer au genre de sentiment antifrançais dans la région. Une telle association attirerait l’attention sur les relations étroites du Maroc avec les États-Unis. Cette relation américano-marocaine a apporté des dividendes à la monarchie : équipement militaire des États-Unis et autorisation pour le Maroc de poursuivre son occupation du Sahara occidental, y compris l’extraction des précieux phosphates de la région (en échange de l’ouverture des liens du Maroc avec Israël). Chaque année, depuis 2004, le Maroc accueille un exercice militaire américain, l’African Lion. En juin 2022, 10 pays africains ont participé au Lion d’Afrique 2022, avec des observateurs d’Israël (pour la première fois) et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Le Maroc, m’a dit El Harif, « a énormément développé ses relations militaires avec les États-Unis ». La France a été mise à l’écart par ces manœuvres, ce qui a agacé Paris. Alors qu’il laissait derrière lui les foules moqueuses à Oran, en Algérie, le président Macron a déclaré qu’il se rendrait au Maroc fin octobre.

Dans la région du Sahel, contrairement au Maroc, il y a un sentiment populaire croissant contre l’ingérence coloniale française (appelée Françafrique). L’ancien président tchadien Idriss Déby Itno, décédé en 2021, a déclaré à Jeune Afrique en 2019 que « Françafrique est fini. La souveraineté est indiscutable, il faut arrêter de coller cette étiquette de basse-cour française à nos pays. « Les Français contrôlent la monnaie de ces États », m’a dit El Harif. « Ils ont de nombreuses bases militaires [dans la région du Sahel], et leurs entreprises pillent les ressources naturelles de ces pays, tout en prétendant lutter contre le terrorisme. Lorsque des défis politiques se présentent, les Français se sont entendus pour assassiner des dirigeants qui contestent leur autorité (comme Thomas Sankara du Burkina Faso en 1987) ou les ont fait arrêter et emprisonner (comme Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire en 2011).

Pourquoi est-ce Françafrique Plus de?

Dans une récente interview accordée à Atalayar, l’ancien ambassadeur de France au Mali, Nicolas Normand, a imputé la montée du sentiment antifrançais aux « accusations antifrançaises répétées du Premier ministre malien et à la campagne médiatique virulente menée par la Russie sur les réseaux sociaux, accusant la France de pillage ». Mali et en fait soutenir les djihadistes, en faisant semblant de les combattre, avec de fausses vidéos. En effet, le Premier ministre du Mali avant le 22 août 2022, Choguel Maïga, a fait des déclarations fortes contre l’intervention militaire française dans son pays. En février 2022, Maïga a déclaré à France 24 que le gouvernement français « a tenté de diviser son pays en alimentant les revendications d’autonomie dans le nord ». Le chanteur malien Salif Keïta a posté une vidéo dans laquelle il disait : « N’êtes-vous pas au courant que la France finance nos ennemis contre nos enfants ? », accusant la France de collaborer avec les djihadistes.

Entre-temps, à propos de l’accusation selon laquelle le groupe russe Wagner opérait au Mali, Maïga a répondu dans son interview à France 24 et a déclaré que « Le mot Wagner. C’est les français qui disent ça. Nous ne connaissons aucun Wagner. Cependant, le Mali, a-t-il déclaré en février, travaille « avec des coopérateurs russes ». À la suite d’une enquête menée par Facebook en 2020, il a supprimé plusieurs comptes de médias sociaux qui remontaient à la France et à la Russie et « s’affrontaient en République centrafricaine ».

Dans un article important du Monde de décembre 2021, Rahmane Idrissa, chercheur principal au Centre d’études africaines de l’Université de Leiden, a souligné trois raisons de la montée du sentiment antifrançais au Sahel. Premièrement, la France, a-t-il dit, « paye la facture au Sahel d’un demi-siècle d’interventions militaires en Afrique subsaharienne », y compris la protection par la France de régimes « généralement odieux à la population ». Deuxièmement, l’échec de la guerre contre les djihadistes a désabusé l’opinion publique quant à l’utilité du projet français. Troisièmement, et c’est essentiel, Idrissa a fait valoir que l’incapacité des dirigeants militaires de la région « à mobiliser la population contre un ennemi (djihadiste) », contre lequel ils n’ont pas de véritable stratégie, a conduit cette colère à se tourner vers les Français. Le départ des Français, aussi bienvenu soit-il, « ne résoudra certainement pas la crise jihadiste », a noté Idrissa. Le peuple se sentira « souverain », écrit-il, « même si une partie du territoire reste entre les mains de gangs terroristes ».

Cet article a été réalisé par Globetrotter.

[Source : http://www.eurasiareview.com – reproduit sur http://www.lesnouvelles.live]

 

Against Decolonisation. Taking African Agency Seriously
Olúfẹ́mi Táíwò
International African Institute & Hurst and Company, Londres, 2022

Escrito

Este es un libro sofisticado y necesario sobre una de esas corrientes que han hecho fortuna entre quienes, descontentos con nuestro mundo dispar, buscan perspectivas críticas que lo expliquen y remedien. Lo escribe el filósofo de origen nigeriano Olúfẹ́mi Táiwò, profesor de Pensamiento Político Africano en la Universidad de Cornell. Y apenas deja resquicio para rescatar algo de provecho en la literatura que analiza.

El objeto de la profunda crítica de Against Decolonization. Taking African Agency Seriously es la propuesta de descolonizar cualquier fenómeno cultural, económico o político en África. Los referentes intelectuales de dicha reclamación se encuentran en el novelista Ngũgĩ wa Thiong’o, que en 1986 llamaba a «descolonizar las mentes» y el filósofo Kwasi Wiredu, que una década más tarde proponía una descolonización conceptual de la filosofía africana.1 Aunque guarde relación con lo anterior, Táíwó deja al margen de su análisis el pensamiento decolonial (hermana a su vez de las teorías postcoloniales) desarrollado en torno a la idea de «colonialidad del poder» por autores fundamentalmente latinoamericanos como Aníbal Quijano o Water Mignolo2

El atractivo de las perspectivas descolonizadoras es probablemente fácil de comprender. Es lo que ocurre cuando alguien es capaz de señalar una causa única para aquello que nos preocupa. En este caso, la crisis permanente en la que parecen habitar muchos africanos se debería a una descolonización inacabada, que no puso fin a muchos elementos que impuso el colonialismo europeo: desde las lenguas hasta las categorías filosóficas y políticas3 Es necesario volver a pensar y escribir en lenguas africanas, y recuperar cosmovisiones e instituciones propias del continente, para asegurar el florecimiento de sus sociedades.4

Táíwò es implacable en señalar las falacias y los escasos fundamentos empíricos que subyacen a estas posiciones. Y lo hace a partir de un compromiso explícito con la modernidad, que él entiende como un proceso histórico de alcance mundial fundado en postulados tales como «la soberanía del sujeto» y la «proscripción de que el Estado se inmiscuya en ella sin una justificación seria» (p. 72). Su argumento sobre la necesidad de que África asuma sin dilación este proyecto ya ha sido desarrollado in extenso en dos trabajos previos.5

Lo que el colonialismo no fue

Las posturas descolonizadoras ofrecen una errada concepción del colonialismo europeo en África. En primer lugar, las situaciones coloniales y sus implicaciones para las poblaciones afectadas fueron enormemente diversas y complejas: desde episodios de genocidio como el sufrido por los Herero en la actual Namibia, hasta la conformación de una pequeña administración lejana y apenas percibida. Ello dependió de numerosos factores, como los intereses económicos existentes, las estructuras políticas y sociales africanas o los particulares procesos históricos de conquista y negociación.

Uno de los argumentos centrales del libro es el peligro que supone identificar como coloniales dimensiones que pudieron coincidir en el tiempo, pero que no van lógicamente unidos ni son estrictamente contemporáneos. En concreto, insiste en el error de aunar colonialismo con cristianismo, capitalismo o modernidad, e identificar a esta como un fenómeno exclusivamente «occidental» del que los africanos bien harían en liberarse. Táíwò mantiene, al contrario, que el colonialismo europeo impidió que el proyecto modernizador, abrazado durante el siglo XIX por muchos intelectuales en África Occidental, se consolidara. Fueron más bien categorías e instituciones supuestamente tradicionales, y no las leyes metropolitanas, las que sirvieron a los europeos para mantener el control sobre sus súbditos coloniales.

En cualquier caso, el dominio europeo de África no fue tan largo ni tan intenso como para interrumpir completamente muchas dinámicas locales o procesos históricos previos. Táíwò recupera así uno de los temas centrales de la Escuela de Ibadán (Nigeria) y de uno de sus fundadores, el profesor Ade Ajayi: el colonialismo europeo debe ser analizado en el marco de la propia historia del continente africano, y no solo como parte de la expansión europea6 Desde este punto de vista, el colonialismo fue «una etapa» más (y especialmente corta) de una larguísima historia, que los de Ibadán y otros historiadores han ido recuperando desde entonces.

Insistir, como hacen los descolonizadores, en el carácter arrollador del breve control europeo de África es, a juicio de nuestro autor, incidir en una perspectiva eurocéntrica que es la que precisamente se quiere desterrar. Asimismo, refuerza una periodización de la historia africana –«precolonial», «colonial» y «poscolonial»– que no atiende a amplias y diversas trayectorias y sitúa el breve despliegue de los imperios europeos, erróneamente, en el centro de las mismas.

Los problemas de la africanidad

Señala Táíwò que la reivindicación de descolonizar las mentes, el pensamiento o la filosofía implica la existencia de algo previo o por debajo propiamente africano que se quiere recuperar o a lo que se quiere volver. Ngũgĩ wa Thiong’o se refiere a las lenguas indígenas, en las que debería escribirse cualquier literatura africana que se quiera presentar como tal. Por su parte, los seguidores de Kwasi Wiredu remiten a un pensamiento o unas «epistemología» propias (algunos dirían «del sur»)7.

El problema aparece cuando se intentan identificar aquellas lenguas o conceptos propia y estrictamente africanos. ¿Lo es el swahili, nacido del encuentro entre el árabe y las lenguas locales en la cosa oriental del continente? ¿Lo es el yoruba o el kikuyu, que han incorporado términos de otras lenguas incluidas las europeas, y se escriben con caracteres latinos? ¿Lo es el culto a los ancestros, tan extendido en muchos lugares del mundo, desde Japón a México? ¿No lo es el cristianismo o el islam, con presencia en el continente desde los siglos IV y VIII respectivamente?

Aislar lo no contaminado, sin influencias del exterior, en África o en cualquier otro lugar, solo nos lleva a posturas esencialistas y ahistóricas que poco favorecen los procesos de cambio más necesarios. La utilización de criterios «de pedigrí» para evaluar un argumento, una institución o una obra artística ofrece poco espacio a la reflexión constructiva o la imaginación literaria o política. Si reivindicamos a África y sus pobladores como parte del mundo y de la humanidad, no deberíamos tratar de convencer a los intelectuales más jóvenes (una de las preocupaciones de Táíwò) que el principal camino de reflexión filosófica debe ser la búsqueda de las purezas locales.

Otro inconveniente del discurso descolonizador es la dificultad práctica de pensar filosóficamente en las lenguas originales de los intelectuales en cuestión. Eso exigiría, según Táíwò, un desarrollo mucho mayor de esas lenguas como instrumento de comunicación en el ámbito de la ciencia y de la educación superior, lo que a su vez generaría un problema de fragmentación de los debates. Los intentos realizados en este sentido han dado lugar a lo que este autor denomina «equivalentismo», o la búsqueda de términos equivalentes a los utilizados en inglés o francés, más que un verdadero progreso en el pensamiento teórico (p. 106).

A Táíwò no le duelen prendas en recordar que el criterio de la africanidad nos puede llevar a reivindicar algunas instituciones nada inocuas como el matrimonio infantil, las jefaturas autoritarias o la ablación femenina, y rechazar otras como el Estado de derecho, la igualdad ante la ley o la independencia de los tribunales de justicia. Lo que sería un error es considerar a las primeras como exclusivamente africanas y las segundas como únicamente «occidentales». Es saludable recordar el peligro en que se encuentra actualmente la democracia en lugares como Estados Unidos, y los avances que ha conseguido en algunos países africanos.

Lo que invisibilizan los decoloniales

De hecho, Olúfẹ́mi Táíwò trata de rescatar con su trabajo a aquellos intelectuales africanos, activistas o no, que lejos de rechazar cualquier cosa que pueda identificarse con el colonialismo europeo, han decidido participar en el debate más amplio que el proyecto de la modernidad promueve. Lo hicieron muchos de los que denunciaron el colonialismo mismo, aquellos que trataron de construir los Estados posteriores, y quienes reclaman a los actuales gobernantes africanos que respondan a las necesidades y voluntad de la ciudadanía.

Más allá de su diversidad y de sus desavenencias, los intelectuales africanos son «coautores» de los debates de la modernidad. A partir de muy diferentes posiciones, ni Franz Fanon, ni Kwame Nkrumah, ni Amílcar Cabral dudaron en abrazar principios de origen europeo y en criticar las prácticas nativas que consideraban más perniciosas para el objetivo último de la liberación africana. En el ámbito más artístico, la reivindicación de los valores culturales del «mundo negro» que hizo el movimiento de la negritud, fue rápidamente contestado por autores como Wole Soyinka o Es’kia Mphalele. Pero ni siquiera los promotores de la negritud, como Leopold Sedar Senghor, propusieron nunca la extirpación de todo lo europeo: más bien al contrario, apostaban por un humanismo cosmopolita en el que lo africano tuviera un lugar.

Como se subraya en el subtítulo del libro, lo que las perspectivas descolonizadoras acaban ocultando es la agencia africana: esta es una reivindicación central de la historiografía africanista que desde los años 1950 se ha empeñado en demostrar, con éxito, que África no es aquel continente hegeliano sin historia. Tanto las autoridades políticas como los grupos sociales más subalternos tienen, según Taiwo, más autonomía y capacidad de decisión de la que los autores descolonizadores les reconocen. Esto fue así durante el periodo colonial, pero más aún tras la descolonización y la conformación de los actuales Estados soberanos.

Asumir que el fin de los imperios coloniales europeos en África no supuso una transformación de primer orden en el continente es faltar a la evidencia histórica. Desde entonces, la responsabilidad por el establecimiento de regímenes autoritarios en todo el continente durante los años 1960 a 1980 fue principalmente de sus gobernantes. Igualmente, los procesos de democratización que tomaron impulso en los años 1990 se hicieron en gran medida gracias a la iniciativa de activistas y movimientos sociales comprometidos con principios que Táíwò identifica precisamente con la modernidad. Raramente, nos hace ver, las luchas sociales en África reivindican la vuelta a un pasado prístino o la abolición del Estado moderno.

Lo que nuestro autor invisibiliza

El loable empeño de Táíwò por visibilizar la acción y la responsabilidad africanas le hace obviar, sin embargo, las dimensiones más estructurales. La afirmación de que, tras los procesos de descolonización, la toma de decisiones recae fundamentalmente en manos locales no reconoce las constricciones económicas e institucionales con las que se encuentran quienes han ocupado el poder político desde entonces.

Ciertamente, esas constricciones son producto, en parte, de decisiones tomadas también por africanos y africanas, a menudo durante el mismo proceso descolonizador. Apostar por la independencia y la construcción de pequeños Estados soberanos era solo una de las posibilidades que se plantearon para acabar con el orden colonial8. La integración en la ciudadanía y el territorio nacional del Estado metropolitano, como hicieron Martinica o Guadalupe, o la constitución de amplias federaciones de Estados no soberanos, fueron sopesadas y finalmente rechazadas.

La conformación de Estados independientes tras la desintegración de los imperios europeos es considerada por Táíwò un paso en el camino de los africanos hacia la modernidad. Sin embargo, las grandes expectativas generadas por las independencias, y el reducido tamaño de los nuevos Estados, abocaron a la mayoría de los gobernantes a mantener las estructuras extravertidas de las economías coloniales, que aseguraran el flujo de recursos hacia las administraciones heredadas. Por otra parte, la soberanía ha sido siempre más útil a los gobernantes ansiosos por enriquecerse y mantenerse en el poder, que a quienes han reclamado una mayor participación y una mejora de vida para la mayoría de la población.

Reconocer una continuidad entre las economías coloniales y las posteriores, y el fracaso de la soberanía para empoderar las gentes del continente, no supone negar la agencia africana. A menudo la extraversión y el mantenimiento de la dependencia ha constituido una estrategia de supervivencia, tanto de los de arriba como de los de abajo (y no solo en África)9. Pero es importante iluminar la manera en que dinámicas e instituciones que proceden de distintos momentos históricos conforman las estructuras sociales que dificultan la configuración de mejores contratos sociales y de una ciudadanía más democrática. En cualquier caso, tenemos que convenir con Táíwò que la posición descolonizadora en poco ayuda a la exigencia de gobiernos más responsables y a un mayor respeto por los derechos de las personas. Más bien al contrario, obsesionarse por suprimir todo aquello que pueda estar relacionado con la época colonial no ayuda a comprender la complejidad de los procesos que han provocado retos económicos y políticos tan urgentes como los existentes en África. Y aporta pocos instrumentos para asegurar el respeto de las reglas democráticas básicas por parte de sus actuales gobernantes. Si la idea de modernidad, por la que apuesta Táíwò, es mejor herramienta para ello un debate distinto, que preferimos mantener abierto.

 

1. Ngũgĩ wa Thiong’o. Descolonizar la mente. La política lingüística de la literatura africana. Barcelona: Debolsillo, 2015 (Primera edición: 1986). Kwasi Wiredu. Conceptual Decolonization in African Philosophy: Four Essays, Ibadan: Hope Publications, 1995. 
2. Uno de los pocos representantes africanos de esta corriente es Sabelo Ndlovu-Gatsheni (Decolonization, Development and Knowledge in Africa. Tourning Over a New Leaf. New York & London: Routledge, 2020). 
3. Táiwò distingue entre «descolonización1» referido al proceso de independencias respecto de los imperios europeos y «descolonización2» que sería la reivindicación de librarse de cualquier herencia colonial. 
4. Entre los pensadores que han desarrollado su trabajo en este marco menciona a John Ayotunde Isola Bewaji, Biodun Jeyifo, Achille Mbembe, Eghosa Osaghae y Tsenay Serequeberhan. 
5. Olúfẹ́mi Táíwò. How colonialism preempted modernity in Africa. Bloomington: Indiana University Press, 2010; Táíwò, O. Africa must be modern. A manifesto. Ibadan: Bookcraft Books, 2012. 
6. Jakob F. Ade Ajayi, «Colonialismo: un episodio en la historia africana». Revista Relaciones Internacionales, n. 13, jun-sep. 2020 (primera edición 1969). 
7. Táíwò reconoce que el planteamiento de Wiredu es más sofisticado que el de sus seguidores (como Serequeberhan o Bewaji), porque lo que aquel propone es someter los conceptos filosóficos utilizados a un escrutinio crítico, identificando sus genealogías particulares. Ello no implicaría necesariamente rechazar aquellos que proceden de otras tradiciones filosóficas. Por eso nuestro autor se pregunta hasta qué punto la idea de «descolonizar» describe bien este esfuerzo intelectual siempre necesario. 
8. Frederick Cooper. África desde 1940. El pasado del presente. Rialp: Madrid, 2021. 
9. Jean-François Bayart. «África en el mundo. Una historia de extroversión», en África en el espejo. Colonización, criminalidad y estado. México DF: Fondo de Cultura Económica, 2011. 

[Fuente: http://www.revistadelibros.com]

Pablo Milanés va ser el Fundador de la Nova Troba cubana

Escrit per Alba Solé Ingla

El cantautor cubà Pablo Milanés ha mort aquest dimarts a la nit als 79 anys després de romandre ingressat a Madrid durant més d’una setmana. Milanès, una de les veus més reconegudes de la música cubana, va ser el fundador i artífex del so de la Nova Troba juntament amb altres reconeguts artistes com Silvio Rodríguez i Noel Nicola. Autor de clàssics com Yolanda, Milanés ha publicat més de 40 discos al llarg de la seva carrera i ha obtingut, entre d’altres, el Premi Nacional de Música de Cuba i el Grammy Llatí a l’Excel·lència Musical.

El cantautor cubà va ser hospitalitzat el 12 de novembre a Madrid per « els efectes d’una sèrie d’infeccions recurrents que en els últims tres mesos han vingut afectant al seu estat de salut », segons un comunicat d’aleshores de la seva oficina artística. A partir d’aquell moment va suspendre diverses actuacions que tenia previstes a Pamplona, Ciutat de Mèxic i Santo Domingo. « Aquesta situació clínica -afegia la nota- és secundària a una malaltia oncohematològica que pateix des de fa diversos anys i que li va exigir instal·lar-se a Madrid » a finals de 2017 per rebre tractament.

El comunicat explicava que « de moment ha estat necessari cancel·lar els concerts previstos en les properes setmanes i suspendre tota la seva activitat artística mentre duri aquesta circumstància ». Pablo Milanés ja va haver de cancel·lar el setembre passat algun concert. Una de les seves últimes actuacions en directe va ser el juny passat a l’Havana.

El seu últim concert

« La música ho és tot per a mi, la millor forma que trobo per expressar-me, la millor manera de sentir i fins i tot de pensar. Crec que els músics comptem amb un altre llenguatge molt especial, que ens permet comunicar, això és una cosa única », confessava en una ocasió l’artista, nascut a Bayamo el 24 de febrer de 1943. Milanés afirmava que els seus millors recitals, « els més oberts i espontanis, passen davant del públic de la meva illa ». El juny passat, l’Havana va acollir la seva última actuació a Cuba. I va ser tot un esdeveniment.

Poesia per lluitar contra la política

Fundador de la Nova Troba cubana juntament amb Silvio Rodríguez i el mort Noel Nicola, un moviment musical carregat de caires polítics, Milanés va ser durant les últimes dècades una de les figures de la cultura cubana més crítiques amb el sistema polític de l’illa. « L’any 1992 vaig tenir la convicció que definitivament el sistema cubà havia fracassat i ho vaig denunciar », va declarar després de les protestes antigovernamentals de l’11 de juliol de 2021 a l’illa, les més grans en dècades.

El creador de Para vivir, El breve espacio en que no estás i Amo esta isla, va reiterar llavors la seva confiança en el poble cubà « per buscar el millor sistema possible de convivència i prosperitat, amb llibertats plenes i sense repressió ». El setembre passat Milanes va ser part del centenar d’artistes i intel·lectuals cubans que va subscriure un manifest de la societat civil i es va pronunciar en les xarxes socials per l’impuls de canvis al seu país « dins d’un esperit de sobirania, inclusió i respecte a l’ésser humà, a la seva dignitat i aspiracions més bàsiques. »

[Foto: EFE – font: http://www.elnacional.cat]

A morte do artista foi lamentada por xefes de Goberno e Estado de América Latina e España.

Pablo Milanés nun concerto en Vigo no ano 2019 – Óscar Vázquez

Cuba despediu ao cantautor Pablo Milanés, falecido na madrugada do martes de Madrid aos 79 anos, entre actos solemnes, música e mensaxes de pésame do Goberno da illa e mandatarios do mundo.

Tal e como informa Efe, a noticia non tardou en percorrer o país. Desde primeira hora da mañá os medios oficiais comezaron a dar unha extensa cobertura da traxectoria do artista -fundador, xunto con outros como Silvio Rodríguez, da nova trova- e a radio estatal reproduciu en bucle os éxitos do artista.

Desde Moscova, onde realiza unha visita oficial xunto con boa parte do seu gabinete, o presidente, Miguel Díaz-Canel, enviou as súas condolencias á familia do autor de éxitos mundiais como Yolanda. «Desaparece fisicamente un dos nosos máis grandes músicos. Voz inseparable da banda sonora da nosa xeración», escribiu en Twitter o mandatario.

A mensaxe do Ministerio de Cultura da illa foi no mesmo sentido. No seu sitio web, a institución resaltou a «obra monumental» e as «maxistrais presentacións» do cantautor.

Reaccións internacionais 

A morte de Milanés (Bayamo, oriente de Cuba, 1943) foi lamentada por xefes de Goberno e Estado de América Latina e España. Na súa conferencia matutina, o presidente de México, Andrés Manuel López Obrador, dixo que a morte da icona da nova trova é unha «perda lamentable» para a cultura. «Empezamos enviando un abrazo a familiares, amigos, compañeiros de Pablo Milanés, que faleceu, un gran cantautor que escoitaron moitos as súas cancións. Moitos, moitos», declarou o mandatario.

Tamén se uniu o presidente de Venezuela, Nicolás Maduro, quen se referiu a Milanés como un «grande da trova». Mentres que, o de Colombia, Gustavo Pedro, engadiu que «a arte abandona á música». Do outro lado do Atlántico, o presidente do Goberno español, Pedro Sánchez, utilizou unha das cancións do cantautor para lamentar o seu falecemento.

«Pisaremos as rúas novamente e choraremos aos ausentes no teu nome. A música de Pablo Milanés estará sempre connosco», escribiu.

A morte de Milanés tamén afectou o cantautor cubano Silvio Rodríguez, outro dos pais do movemento e que é, xunto con el, o seu máximo expoñente internacional. Rodríguez publicou no seu blogue a letra de Pablo, unha canción inédita que lle dedicou ao seu compatriota en 1969.

Ambos os músicos interpretaron a dúo temas universalmente coñecidos como «O breve espazo en que non estás» e chegaron a elaborar un álbum conxunto, titulado Cuba nova trova. Haydée Milanés, unha das fillas do artista, expresou a súa gratitude por «os belos e sinceros xestos de amor» recibidos tras o falecemento do seu pai.

Actos na Habana 

Sobre o mediodía, o estatal Instituto Cubano da Música convocou en redes sociais a un concerto en honra de Milanés na zona do Vedado habaneiro. Desde as 15.00 (20.00 GMT) comezáronse a congregar preto dunhas 200 persoas, moitas delas novas, para despedir con música a un dos máis famosos artistas cubanos da historia recente.

«Os mozos cubanos podemos escoitar Bad Bunny ou a Milanés, nós gozamos a música en xeral sen importar a época e el é un dos mellores», contou Mariana, de 23 anos, unha das asistentes. Antes do inicio do concerto, o ministro de Cultura, Alpidio Alonso Grau, sinalou a EFE que a obra do cantautor «perténcenos a nós, perténcelle á vila de Cuba».

Así mesmo, pediu non «politizar» a súa figura. Milanés foi durante as últimas décadas uno dos representantes da cultura cubana máis críticos co sistema político da illa e censurou as sentenzas contra os que participaron nas protestas do 11 de xullo de 2021, as maiores en décadas.

Varias personas hacen cola para entrar en la capilla ardiente de Pablo Milanés, en la Casa de América.

Varias persoas fan cola para entrar na capela ardente de Pablo Milanés, na Casa de América. Alejandro Martínez Vélez

En setembro pasado Milanes foi parte do centenar de artistas e intelectuais cubanos que subscribiu un manifesto da sociedade civil polo impulso de cambios no seu país «dentro dun espírito de soberanía, inclusión e respecto ao ser humano, á súa dignidade e aspiracións máis básicas».

Claudia, outra das novos presentes na homenaxe, dixo que «está ben» que Milanés teña cambiado o seu pensamento pero que tamén «hai que separar a obra e a opinión» que poida ter un artista. A poucos quilómetros do lugar, familiares de Milanés abriron un libro de condolencias no estudo do músico na Habana, no que se congregaron decenas de persoas esta tarde, visiblemente conmovidos.

Amigos e seguidores despiden hoxe a Pablo Milanés na Casa de América

A Casa de América de Madrid acolle este mércores a capela ardente do cantautor cubano Pablo Milanés, que faleceu na madrugada do martes na capital.

A capela ardente permanecerá aberta na Sala Cervantes da Casa de América entre as 10.30 e as 15.30 horas, para que familiares e amigos poidan ofrecer o seu último adeus a unha das voces máis recoñecidas da música cubana, fundador e artífice do son da Nova Trova.

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

 

 

 

Vencer Bolsonaro foi o primeiro passo. Agora, é preciso entender a militarização da política e o pânico moral das igrejas neopentecostais, bases do retrocesso. E apontar saídas à gourmetização da vida, enquanto milhões amargam a fome

Escrito por Daniel M. Huertas

Todas as forças progressistas e democráticas deste país ficaram atônitas com o resultado geral do primeiro turno das eleições deste ano, com votações inimagináveis a candidatos que beiram a insanidade – ou, na melhor das hipóteses, a uma caricatura grotesca de algo amorfo. Em suma: um retrocesso de proporções inestimáveis. A vitória de Luiz Inácio Lula da Silva no pleito de 30 de outubro amenizou o sentimento de frustração e temor em relação ao futuro do Brasil, mas é preciso reconhecer que este espectro sinistro conhecido como bolsonarismo plantou raízes e se tornou, por incrível que pareça, uma peça extremamente relevante no cenário político brasileiro.

Muito tem sido escrito sobre a ascensão desse fenômeno macabro, e minha contribuição parte do princípio de que a esquerda precisa reavaliar a sua compreensão sobre a realidade brasileira. Isso não significa necessariamente abortar velhos conceitos e metodologias. Afinal, as permanências perversas do constructo social brasileiro (como o racismo estrutural e o latifúndio, por exemplo) estão mais vivas do que nunca e os inimigos de sempre continuaram (e continuarão) à espreita, no aguardo de uma janela de oportunidade para a cooptação de partidários e implementação de uma agenda com ações extremamente reacionárias maximizadas pela velocidade e capilaridade das redes sociais. As tubulações de esgoto do tecido social deste país nunca estiveram tão entupidas.

Esse novo contexto invoca novas análises e reflexões, que devem estar correlacionadas com as profundas mudanças que têm impactado o território brasileiro desde o fim da ditadura militar e o início da chamada Nova República. E, para além da questão meramente nacional, edificá-las de forma mais realística e eficiente com o movimento do mundo que foi aberto com o declínio da bipolaridade da Guerra Fria, do qual emanou um poderoso turbocapitalismo globalizado. A questão é complexa, obviamente, e pede uma análise multidimensional que não se esgota em um livro, muito menos em um artigo. Procurei organizar o meu ponto de vista em temáticas que considero altamente relevantes para que uma espécie de “ajuste fino” no plano das ideias seja alçado à condição de reflexão mais geral dos rumos do Brasil, ajudando de alguma forma nas estratégias que serão utilizadas pelas forças progressistas de agora em diante.

A militarização da política

Desde o advento da República, a política brasileira sempre reservou algum grau de militarização, mas em raras ocasiões havia ultrapassado o sentido estrito do termo. Ou seja, a militarização da política, em maior ou menor escala, de acordo com o contexto, ficara geralmente restrita à participação direta e indireta das Forças Armadas – e o golpe de 1964, como sabemos, foi o ápice desse processo. Mas, infelizmente, o fenômeno ganhou amplitude inédita com a entrada significativa no jogo das forças policiais civis e militares e com uma parcela considerável da sociedade civil que explicitamente defende políticas armamentistas.

Segundo pesquisa Genial/Quaest divulgada em 31 de agosto último, 30% dos entrevistados disseram acreditar que as leis que facilitam compra, porte e uso de armas aumentaram a segurança das pessoas, e o mesmo percentual gostaria de ter uma arma para se defender1. Cabe lembrar, ainda, que o número de unidades em nome de colecionador, atirador desportivo e caçador (CAC) aumentou de 350,7 mil, em 2018, para pouco mais de um milhão, em 2022, após a publicação dos decretos do governo Bolsonaro flexibilizando as normas para compra, porte e uso de armas pela população civil2.

O sociólogo José Vicente Tavares dos Santos, estudioso das pautas ligadas à segurança pública, já havia observado, no âmbito das greves policiais de 2012, na Bahia, a constituição de um “fenômeno social”. Ele lembrou que uma lei de 1967, editada em plena ditadura, transformou as polícias militares em órgãos auxiliares das Forças Armadas e militarizou o ensino policial. Ou seja, não houve a devida adequação das PMs ao trabalho em uma sociedade democrática, já que “faltam noções de direitos humanos, de investigação criminal, algo básico mas incrivelmente precário no Brasil”3, além da ausência de conteúdo correlato a mediação de conflitos.

A própria integração das Forças Armadas ao país depois de 21 anos (1964-85) de mandos, desmandos e atrocidades também se mostrou bastante frágil. A criação do Ministério da Defesa em 2000, durante o governo FHC, parecia ser um antídoto, mas novas crises apareceram na relação entre civis e militares no terreno político. Em 2004, a demissão do então ministro José Viegas ocorreu em meio à insatisfação de militares diante da anunciada abertura dos arquivos da ditadura. Cabe lembrar que a Comissão Nacional da Verdade, proposta no Plano Nacional de Direitos Humanos (PNDH-3), no segundo mandato do governo Lula, também não foi bem recebida por vários setores da caserna. O caso do general Maynard Marques de Santa Rosa, que a chamou de “comissão da calúnia” e acabou sendo exonerado, ganhou as manchetes em 2010. “Os três comandantes militares reagiram contrariamente às cláusulas que propunham rever abusos contra os direitos humanos durante a ditadura e colocaram seus cargos à disposição”, lembrou a cientista política Maria Celina d’Araujo4.

A proposição da revisão da Lei de Anistia – que acabou sendo barrada pelo Superior Tribunal Federal (STF) por 7 votos a 2 — foi outro evento com ressonância extremamente negativa no seio das Forças, sobretudo com as declarações públicas de apoio do então ministro da Justiça, o petista Tarso Genro. E, na sociedade civil, os defensores do golpe de 1964 e de uma nova quartelada em pleno século XXI assombram o país, de forma recorrente desde as eleições de 2018, com demonstrações de efeito. Para completar, o antropólogo Celso Castro, especialista do universo militar, admite que existe um déficit de conhecimento sobre o cotidiano da caserna, “daí compreender-se pouco o funcionamento dessas instituições”5.

D’Araujo clama por uma reflexão sobre o papel das forças de defesa perante o povo e o Estado brasileiros, assunto que “nunca mobilizou os partidos, nunca deu votos”, além do desinteresse generalizado do Congresso sobre a questão. Mas, ao que parece, o bolsonarismo conseguiu encontrar aí uma brecha valiosa para a sua estratégia de poder, de certa forma interditando qualquer debate sobre a pauta sugerida por D’Araujo. É fato a adesão de setores e agentes das forças de segurança ao bolsonarismo – a participação de militares em cargos de confiança ao longo do governo Bolsonaro é espantosa –, mas muito ainda permanece sob uma cortina de fumaça quanto ao real potencial de ativismo político da categoria, sobretudo em relação aos policiais civis e militares.

A articulação política das igrejas evangélicas neopentecostais

A pesquisadora francesa Marion Aubrée talvez tenha sido uma das primeiras intelectuais a se debruçar sobre o fenômeno do expressivo crescimento dos movimentos evangélicos tidos como neopentecostais no Brasil. Um projeto que remonta ao final dos anos 1980, ainda em estágio inicial, encabeçado pela Igreja Universal do Reino de Deus com a sua missão global de evangelização a partir de um país do Terceiro Mundo. Segundo ela, esses movimentos “se adaptam bem à busca de uma devoção emocional pelo povo brasileiro às suas aspirações de uma relação direta com Deus”, na qual o transe corporal (ou a explosão do corpo, como define Aubrée), pouco compreendido ou rejeitado, foi substituído pela “transverbal”, ou “a linguagem dos anjos que, quando praticada, inibe as expressões corporais”6.

Mesmo assim, a articulação midiática dos cultos e atividades na tela da tevê – apenas para ficar no exemplo mais emblemático, a tradicional TV Record, fundada em 1953, foi comprada pelo bispo e empresário Edir Macedo em 1989 – levou a um ajuste, tolerando a maquiagem e roupas menos convencionais e deixando o corpo mais livre. Como afirma Aubrée, “voltou a ser brasileiro”. Desse modo, “sensibilizou setores ponderáveis das classes mais modestas da população”, além de acolher, continua ela, “parte dos vitimados pelo êxodo rural e pela marginalização urbana e ajudando-os a reconstruir suas identidades perdidas em tantas vicissitudes”.

O resultado é que, integrados ao movimento, os indivíduos “redescobrem a autoestima, o senso da dignidade”, atendendo, assim, ao “preceito-chave da ética individualista predominante no mundo atual – (…) que o homem tem que ser forte, equilibrado espiritual e moralmente para encontrar seu lugar ao sol”. Soma-se a isso a introdução pragmática da Teologia da Prosperidade nas comunidades evangélicas, alavancada por cursos de alfabetização, aprendizado de profissões, oferta de empregos e possibilidade de desenvolver carreira eclesiástica, “buscando meios para as pessoas progredirem na vida”.

Como bem disse o historiador Leandro Karnal, a “capilaridade notável” de “milhares de pequenas igrejas nas periferias das cidades” elevou o mundo evangélico a um “poderoso dínamo para as almas e para as urnas”7. Na sua análise, como tendência geral os evangélicos “valorizam pontos como críticas ao casamento homoafetivo”, embora o tom médio do eleitorado brasileiro “é muito conservador e isso antecede a presença evangélica no Parlamento”. Para Karnal, “evangélicos não criam, apenas reforçam um reacionarismo difuso”, e acreditar que votam em quem pastores e bispos mandam seria uma ideia que “subestima a capacidade crítica dos evangélicos e omite a mudança na composição social do grupo”. Naquele contexto, em 2014, Karnal analisou a questão como um controle até desejável pelas lideranças religiosas, mas que “não existe como dado absoluto”. Entretanto, deixou o debate em aberto, pois a temática estaria em “ebulição intensa”.

Mas os fatos recentes mostram que neste campo foi aberta outra brecha bastante utilizada pelo bolsonarismo: uma aliança tácita e explícita entre os exploradores da fé alheia e os falsos defensores dos valores de Deus e da família que envolve interesses de ambos os lados e muito dinheiro. E o dado absoluto agora está aí: o resultado foi o reforço da chamada bancada evangélica no Congresso – dos 177 candidatos a deputado federal, 109 foram eleitos, taxa superior a 60%. Ademais, alguns novatos ligados às igrejas evangélicas foram campeões de voto em seus respectivos estados. Nikolas Ferreira (PL-MG), o deputado mais votado do Brasil, com cerca de 1,492 milhão de votos, integra a Comunidade Evangélica Graça e Paz. O ex-procurador Deltan Dallagnol (Podemos-PR), conhecido por ter sido um dos cabeças da famigerada Operação Lava Jato, é da Igreja Batista do Bacacheri, em Curitiba, e com alguma frequência realiza palestras e pregações nos púlpitos evangélicos.

Filipe Barros (PL-PR), da Igreja Presbiteriana Central de Londrina, Silas Câmara (Republicamos-AM), Sóstenes Cavalcante (PL-RJ), Paulo Freira Costa (PL-SP) e Cezinha Madureira (PSD-SP) são outros exemplos, todos da Assembleia de Deus, que mantém o seu domínio sobre a Frente Parlamentar Evangélica, que tem na “pauta dos costumes” a sua trincheira de valores conservadores contrários à esquerda. “Vai ter um grupo mais coeso agora, porque os novos deputados eleitos são evangélicos e é gente mais aguerrida. Isso vai ficar muito bom para a bancada”, declarou o deputado Gilberto Nascimento (PSC-SP), um dos principais articuladores do movimento e reeleito para o seu quarto mandato8. Por outro lado, os evangélicos de esquerda continuam sendo minoria.

O ex-ministro do STF, Cezar Peluso, já havia declarado que a Corte, provocada a deliberar sobre direitos considerados lesivos à sociedade pelas forças conservadoras (aborto, células-tronco, fetos anencéfalos, direitos dos homoafetivos), “reforça o caráter laico do ordenamento jurídico, (…) ao ponto de enfrentar as resistências religiosas em nome da laicidade do Estado”9. Na campanha para o segundo turno, Lula teve que lançar, estrategicamente, uma carta aos evangélicos que afirma a liberdade de culto e a posição contrária ao aborto. Ao mesmo tempo, a primeira-dama, Michelle Bolsonaro, lota igrejas neopentecostais Brasil afora ao lado da senadora eleita Damares Alves (Republicanos-DF), conhecida por inflar a pauta conservadora de costumes.

O diretor do Observatório Evangélico, Vinicius do Valle, enxerga um ambiente bastante violento no universo das igrejas, com “consequências sérias, dentro e fora dos templos”10. O desejo de aniquilamento da diferença, “mesmo entre aqueles que comungam da mesma fé”, foi incrustado nas igrejas pelo bolsonarismo, formando uma legião de (pseudo) religiosos que passou a disseminar a ideia de que o Partido dos Trabalhadores (PT), “amigo de ditaduras sanguinárias, fecharia igrejas, obrigaria as crianças a usar banheiros unissex, liberaria o aborto e ameaçaria a integridade das famílias”.

Valle explica que as pautas morais e religiosas, situadas “no terreno das crenças e das paixões, e menos conectadas à materialidade”, são “mais suscetíveis à dinâmica do marketing político agressivo e das fake news”. E o “bom marketing político”, como nos mostra a antropóloga e historiadora Lilia Moritz Schwarcz, “é aquele que vai de encontro à imaginação política que já existe” e, portanto, “o bom candidato é aquele que sabe dialogar com esse imaginário da sociedade”11. Eis aqui, portanto, uma questão que precisa ser mais bem estudada, compreendida e enfrentada.

A força do dinheiro e do consumo

Uma enxurrada de números mostra o quadro sombrio para boa parte da população brasileira. Em 2021, 62,93 milhões de pessoas (ou 29,62% do total) viviam com renda domiciliar per capita de até US$ 5,50 por dia – ou seja, abaixo da linha da pobreza, segundo parâmetro internacional adotado pela Organização das Nações Unidas (ONU). No mesmo ano, o rendimento médio mensal per capita registrou o menor valor desde o início da Pesquisa Nacional por Amostras de Domicílios Contínua (Pnad Contínua), realizada pelo Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (IBGE) desde 201212. Tecnicamente, de cada quatro brasileiros um está sob a linha de pobreza.

Não é exagero admitir, entretanto, que as condições materiais do povo brasileiro melhoraram, em níveis gerais, a partir dos anos 1990. Não pretendo aqui discutir as causas desse fenômeno – obviamente que as políticas sociais reorganizadas, azeitadas e vitaminadas com o PT no poder o explicam em parte –, e nem mesmo fechar os olhos para as mazelas crônicas e estruturais, mas o Brasil não é a Índia e nem a África, sem qualquer sentido pejorativo ou discriminatório sobre essas duas partes do mundo. Quero dizer com isso que a força do dinheiro e do consumo aterrissou com peso no Brasil a partir daquele contexto, mesmo que em escalas e condições diferenciadas. Com o neoliberalismo irresponsável e a abertura indiscriminada ao mundo globalizado, o país foi inserido numa posição amplamente disputada pelo capital internacional, já que passou a figurar entre os dez principais mercados consumidores mundiais de quase todos os bens de consumo, sejam eles duráveis, semiduráveis ou não duráveis.

Gradativamente houve uma multiplicação de shoppings centers nas grandes cidades, inclusive nas periferias, chegando anos depois a várias cidades de porte médio do interior do país. O efeito-demonstração causado pelo consumismo – e tudo o que ele carrega, como a criação inesgotável de desejos materiais, a ideia de felicidade, a busca por status e afirmação social e altas dosagens de entretenimento entorpecente – atingiu em cheio a todos os extratos da sociedade, sobretudo os mais baixos, que até então apenas de forma marginal faziam parte do mercado consumidor e, na sua estrutura psíquica e cultural, não tinham no consumo um valor em si de grande relevância para o seu cotidiano. Em suma, o dinheiro transformou-se no grande mediador das relações sociais em praticamente todas as porções do território e em todas as classes sociais.

O próprio governo Lula proporcionou um crescimento vertiginoso dessa dinâmica com as correlatas políticas de expansão do crédito público e aumento real do salário mínimo acima da inflação, incrementando o poder aquisitivo de grandes parcelas da população. Mas junto com o dinheiro e o consumo vêm o individualismo, a ganância e a ambição, um pacote completo embalado por milhares de peças publicitárias e pela ideia fortemente difundida da meritocracia e do empreendedorismo, diametralmente oposta aos valores humanistas de alteridade e solidariedade. O progresso material se sobrepõe a tudo e a todos e a busca pela “gourmetização da vida” é, agora, o modus operandi e o objetivo geral a ser alcançado por uma expressiva parcela da sociedade. Completa-se, assim, a atomização do indivíduo, presente nas periferias e nos bairros de classe média, nas capitais e no interior, no litoral e nos confins da Amazônia.

Como bem disse Karnal, “viver imune aos apelos do consumo é complexo para o adulto e quase intransponível para o jovem”13. O geógrafo Milton Santos vai além. Em sua análise sobre a globalização (que prefere denominar de “globaritarismo”, a aliança entre a tirania do dinheiro e da informação), o consumo é “o grande fundamentalismo do nosso tempo, porque alcança e envolve toda gente”. É um grande emoliente, “produtor ou encorajador de imobilismos”, ou “um veículo de narcisismos, por meio dos seus estímulos estéticos, morais, sociais”. E completa: “Consumismo e competitividade levam ao emagrecimento moral e intelectual da pessoa, à redução da personalidade e da visão do mundo, convidando, também, a esquecer a oposição fundamental entre a figura do consumidor e a figura do cidadão.”14

Mesmo que em camadas, nuances, formas e situações diferenciadas o brasileiro entrou (ou foi empurrado) com força na dinâmica do turbocapitalismo globalizado, na qual a espiral do consumismo é um de seus principais traços, e o medo da perda das condições materiais, mesmo que reduzidas se comparadas aos extratos mais elevados da sociedade, aparece como elemento paralisante e reacionário. A questão da segurança pública ajuda a reforçar esse último aspecto com narrativas e imagens veiculadas incessantemente por programas de televisão sensacionalistas e a escassez, em outros tempos um forte elemento a favor das revoluções sociais, hoje parece estar mais inclinada ao reacionarismo.

Talvez a essência do brasileiro tenha-se tornado mais individualista e menos espontânea, cada vez mais enquadrada no “reino do cálculo e da competitividade”, amparado por um discurso único do mundo no qual as formas de relações econômicas implacáveis não aceitam discussão e exigem obediência imediata, como nos ensina Milton Santos15. Assim, a competitividade como norma acaba justificando os “individualismos arrebatadores e possessivos” na vida econômica, na ordem política, na ordem do território e na ordem social e individual. É o “dinheiro em estado puro”, explica o autor, em que dinheiro e consumo são tidos como reguladores da vida individual, cujo “objetivo é a necessidade, real ou imaginada, de buscar mais dinheiro”16.

Desde o último quartel do século XX, já há toda uma geração criada na frente da televisão, submetida a milhares de peças publicitárias por ano e seduzida pela expansão em grande escala da variedade de bens de consumo. Uma geração inteira receptora de enlatados estadunidenses em volume absurdo, na tevê, no cinema, nas rádios e nas antigas videolocadoras, fortalecendo o chamado american way of life na mente de grande parte da juventude brasileira de então. Uma geração inteira induzida ao convencimento da grandiosidade do papel dos Estados Unidos no mundo. Uma geração inteira com alto grau de despolitização, cujos ideais revolucionários pretéritos deixaram de ser atraentes.

Esses valores forjaram (e continuam forjando) a estrutura emocional, psíquica e cultural de parcela considerável das classes altas e médias das grandes e médias cidades brasileiras, frequentadoras assíduas da Disneylândia (desde criancinha) e dos inúmeros voos semanais para Miami e outros lugares dos Estados Unidos e da Europa. O pior é que esse fenômeno está gerando capilaridade entre as camadas mais pobres e se propaga pelo celular, na velocidade e ferocidade da internet e das redes sociais.

Por uma reforma agrária nos marcos do século XXI

É escancarada a rejeição dos agentes do agronegócio a Lula e ao PT. No primeiro turno, o candidato à reeleição venceu em 77 dos 100 municípios mais ricos do agronegócio, que juntos equivalem a 5,3 milhões de votos e concentram 34,3% do Valor Bruto da Produção Agrícola (VBP) nacional em 2021, índice medido pelo IBGE. A votação de Bolsonaro chegou a 74,84% em Canarana (MT), contra 21,80% de Lula. Em 22 municípios, o candidato do Partido Liberal (PL) recebeu mais de dois terços dos votos. Dos dez primeiros, sete são do Mato Grosso (Sorriso, Sapezal, Campo Novo dos Parecis, Diamantino, Nova Ubiratã, Nova Mutum e Querência), dois, da Bahia (São Desidério e Formosa do Rio Preto) e um, de Goiás (Rio Verde)17.

Segundo José Carlos Hausknecht, sócio-diretor da consultoria MB Agro, o forte apoio do setor já era esperado, “principalmente dos produtores, o que envolve as famílias e influencia nas cidades também”. Ele explica que os produtores “se sentem perseguidos, ameaçados com invasões do MST e atacados como responsáveis pelo desmatamento, pelo latifúndio improdutivo e pelo uso de defensivos”, e ao mesmo tempo nutrem o reconhecimento de um setor “que dá sustentação à economia e contribui com a balança comercial”18.

Seria muito ingenuidade imaginar que juntamente com esse fluxo produtivo e comercial, sobretudo em tempos muito favoráveis do ponto de vista cambial, não emergiria uma classe política potente e influente, que foi sendo construída gradativamente desde que a expansão da fronteira agrícola chegou aos confins do Centro-Oeste e à franja meridional da Amazônia, a partir da década de 1970. Como bem explicou o antropólogo Caio Pompeu, o agro não é pop, é político, e a partir do processo desencadeado para estabelecer o golpe contra a presidente Dilma Rousseff, em 2016, “nucleações dominantes do campo do agronegócio alcançaram protagonismo na agenda do Estado brasileiro” e o PT era considerado pelos líderes do agronegócio “como seu principal inimigo político”19.

Para além da questão política, sabemos que o agro não tem nada de pop, pois se trata de uma atividade com várias contradições e conflitos agudos nos temas que envolvem as questões agrária (condições de vida do trabalhador do campo e concentração fundiária), agrícola (latifúndio improdutivo), ambiental (desmatamento e outras práticas predatórias), indígena (violência e desrespeito para com as populações ancestrais) e trabalhista (trabalho escravo). E, nessa pauta, um dos elementos mais sensíveis diz respeito à reforma agrária — conceito temido pelas classes dominantes desde meados dos anos 1950, quando do advento das Ligas Camponeses no Nordeste.

Muitos autores advogam a tese de que o anúncio das Reformas de Base durante o governo João Goulart (1961-64) – da qual a reforma agrária era um dos pilares — foi a gota d’água para a deflagração do golpe militar de 1964, em um contexto caracterizado pela Guerra Fria. Do ponto de vista estrutural, o poder no Brasil guarda íntima correlação com a propriedade da terra, e uma mudança radical implicaria na eliminação do latifúndio e da especulação fundiária (a terra como reserva de valor).

Mas a temática da reforma agrária, a meu ver, precisa estar mais relacionada à realidade brasileira do século XXI, e não da segunda metade do século anterior. O país foi submetido a um enorme processo de urbanização, acompanhado de alterações demográficas igualmente substanciais, e grande parte dos problemas sociais também se deslocou para as cidades – déficit habitacional, ausência de saneamento básico, serviços insuficientes de saúde e educação, precariedade do transporte público, desemprego, etc.

Entretanto, não se trata de uma bandeira ultrapassada, pois a própria Constituição Federal prevê a desapropriação de terras que não cumprem a sua função social para serem destinadas à reforma agrária. Mas fica aqui a reflexão: será que o instrumento da reforma agrária seria eficaz, no momento atual, para resolver os problemas estruturais brasileiros? Por isso a necessidade de repensar o modelo de reforma agrária para o Brasil de hoje, sem deixar de criticar o que deve ser criticado. Afinal, como disse Eduardo Galeano, “a soberania começa pela boca” e, para quem dispõe de um mínimo de humanismo, é um absurdo ter fome no país aclamado como o “celeiro do mundo”.

É possível superar o ódio e a barbárie?

Agora caiu a máscara. Sem metáforas. Sem cortes. Sem o mito da tão propalada “democracia racial”. Ficou explícita a aversão que as forças conservadoras e reacionárias replicam em torno da figura do negro, indígena, pardo, favelado e suburbano, tida como de segunda categoria que atravanca o progresso do país — e, mais ainda, breca o desejo latente da “europeização” da sociedade brasileira. Sempre foi assim, é verdade, mas, nos marcos civilizatórios do atual contexto do mundo, deveria ser algo inadmissível. Uma “ralé eternizada”, na visão do sociólogo Jessé Souza, colocada como o “nosso maior conflito social”20. Um processo gradativo, perverso e crescente de naturalização da desigualdade social no Brasil e de tentativa de criminalização de qualquer tipo de movimento e/ou organização social daqueles que estão na base inferior da sociedade brasileira.

E, convenhamos, o núcleo duro do bolsonarismo está cheio de gente que pensa assim. São contra o fato de que o Brasil é um país mestiço e muito diverso em todos os aspectos. São contra a ideia de que empregadas domésticas devem ter salário digno e direitos trabalhistas. São contra a ideia de que pobres devem ter acesso às universidades públicas pelo sistema de cotas. Nunca aceitaram e não aceitam a ideia de um nordestino, metalúrgico e sindicalista ter sido presidente da República em duas ocasiões – e agora pela terceira vez.

Obviamente que o Brasil é muito mais complexo e diverso do que esse panorama e muitos aspectos colocados ao longo do texto são de conhecimento das forças progressistas. Entretanto, alguns elementos merecem uma compreensão mais profunda, muitos não foram sequer mencionados (o crescimento da extrema-direita em várias partes do mundo, por exemplo) e com outros ainda não sabemos ao certo como lidar, seja no plano intelectual, seja no plano político. Apesar de tudo, o Bolsonaristão foi derrotado e a esquerda está viva.


Referências citadas:

1. RAMOS, Pedro. Maioria rejeita uso de armas, afirma pesquisa Genial/Quaest,in jornal O Estado de S. Paulo, Política/A9, 1º set. 2022.

2. Os dados, publicados pelo jornal O Estado de S. Paulo (Metrópole/A15, 06 out. 2022), são dos Serviços de Fiscalização de Produtos Controlados (SFPC).

3. CRUZ, Christian Carvalho. Mais uma para ficar na história, in jornal O Estado de S. Paulo, Aliás/J4, 12 fev. 2012.

4. D’ARAUJO, Maria Celina. Demissão anunciada, in jornal O Estado de S. Paulo, Aliás/J3, 07 ago. 2011.

5. GREENHALGH, Laura e MARSIGLIA, Ivan. Brios e vacilos nas fileiras, in jornal O Estado de S. Paulo, Aliás/J4, 14 fev. 2010.

6. SABÓIA, Napoleão. Estudiosa francesa analisa a fé dos brasileiros, in jornal O Estado de S. Paulo, Caderno2/D7, 08 jun. 2003.

7. KARNAL, Leandro. Rebanho não tão uniforme, in jornal O Estado de S. Paulo, Aliás/E3, 07 set. 2014.

8. WETERMAN, Daniel. Campeões de voto reforçam bancada evangélica no Congresso,in jornal O Estado de S. Paulo, Política/A21, 08 out. 2022.

9. GREENHALGH, Laura. Oceano processual, in jornal O Estado de S. Paulo, Aliás/J4, 15 maio 2011.

10. VALLE, Vinicius do. Violência política toma conta de igrejas, in jornal O Estado de S. Paulo, Política/A11, 20 out. 2022.

11. TAVARES, Flávia e MARSIGLIA, Ivan. Por trás da máscara, in jornal O Estado de S. Paulo, Aliás/J4, 19 out. 2008.

12. AMORIM, Daniela e NEDER, Vinicius. Renda do brasileiro tem queda recorde, in jornal O Estado de S. Paulo, Economia&Negócios/B1, 11 jun. 2022.

13. KARNAL, Leandro. Compro e vivo, in jornal O Estado de S. Paulo, Cultura&Comportamento/C12, 09 out. 2022.

14-16. SANTOS, Milton. Por uma outra globalização: do discurso único à consciência universal. Rio de Janeiro: Record, 2001, p.49 e p.56.

17-18. DUARTE, Isadora. Bolsonaro domina votação em 77 dos 100 municípios mais ricos do agronegócio, in jornal O Estado de S. Paulo, Política/A10, 12 out. 2022.

19. POMPEIA, Caio. Formação política do agronegócio. São Paulo: Elefante, 2021, p.299.

20. SOUZA, Jessé. A ralé eternizada, in jornal O Estado de S. Paulo, Aliás/J4, 06 jul. 2008.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

« El que ha passat aquí té una resposta a Espanya, que és el 15 de maig », diu Lluís Llach en una entrevista amb Clara Ardèvol.

Avui Lluís Llach ha hagut de desautoritzar un text que se li havia atribuït i que circulava per whatsapp amb la seva signatura. Clara Ardèvol, que té el do de l’oportunitat, ha pogut entrevistar-lo aquesta darrera setmana per preguntar-li tot de coses relacionades amb la cultura i la política i el país.

No calen gaires presentacions per parlar de Lluís Llach. Figura clau de la Nova Cançó, artista compromès i, des de fa vuit mesos, diputat de Junts pel Sí. Explica que estava al Senegal escrivint la pàgina 168 d’un dels seus llibres quan va tancar l’ordinador i va tenir la certesa que la seva vida seria diferent a partir d’aquell moment. Així doncs, va tornar a Barcelona i es va comprometre amb el procés sobiranista. Parlem amb ell de música, cultura i també d’aquesta nova aventura política.

Abans de ser diputat, ja feia política des dels escenaris. La política i l’art són inseparables?

L’art és sempre polític i l’artista que pensa que el seu art no ho és, voreja la irresponsabilitat. Tots els actes d’un ésser humà acaben sent polítics, i en l’art això és molt explícit, fins i tot si és conceptual. Encara és més evident si hi intervé la paraula, com en el cas de les cançons.

I una cançó d’amor també és política?

Les relacions sexuals (possessives) entre un home i una dona són també polítiques. Fins i tot el paisatge és polític! Qualsevol cosa ho és. A mi sempre em deien que jo feia política, mentre que Julio Iglesias o Raphael no en feien. Jo, en canvi, trobava que el masclisme de moltes de les seves cançons era d’una contundència política esfereïdora, que a més estava patrocinada per l’oligopoli de la comunicació. El seu missatge, per tant, tenia molta més repercussió que el que tenia jo amb “L’Estaca”.

S’ha instrumentalitzat la música?

La música moderna sempre s’ha utilitzat com a eina política. Les cançons contemporànies han estat la punta de llança dels imperis, perquè arriben a la gent jove i la hi inculquen, mentre balla i fa l’amor, un sistema de valors ad hoc. Quan jo treballava en aquest món, veia com les grans multinacionals duien a terme una política de missatge que encara es fa servir. Amb una joventut alienada, el poder polític es troba molt més tranquil.

Com a cantautor, va patir una gran pressió política. Mai va pensar a deixar la música?

No, pensava que servia per a alguna cosa. Tenia certa por, però era tossut. Trobava que ésser prohibit i censurat era la confirmació que la feina que feia era d’utilitat social contra l’últim rastre del nazisme a Europa, que a més mantenia Catalunya oprimida amb un feixisme indissimulat.

Decisions com la de prohibir les estelades en un camp de futbol no li recorden a la censura que vostè va patir?

És un cretinisme polític portat a tal extrem que fa que una democràcia esdevingui paròdia d’una dictadura. La mentalitat de la dreta que governa és fer el que feia abans, però a través de la democràcia. Ve de lluny: Felipe González va ser un mal polític d’estat que no va ser capaç de canviar el cos jurídic. Això va aprofitar-ho Aznar per convertir el poder jurídic en un annex del poder executiu. Si no arriba a ser pel jutge Jesús Torres, que va demostrar que no tenien jurisprudència per prohibir les estelades, haurien quedat a l’alçada de paròdia de dictadura.

Lluís Llach | Foto: Peter Godry

Sovint es critica la passivitat dels intel·lectuals d’esquerra espanyols davant aquests episodis. Comparteix aquesta crítica?

Jo no em puc creure que el cretinisme intel·lectual que ens arriba d’Espanya sigui real. No és possible que el filòsof més important d’Espanya sigui Fernando Savater. Jo entenc que algú que està en la cultura ha d’intentar comprendre, criticar, millorar… i no pot ser que hi hagi aquest buit intel·lectual. Estic segur que hi ha intel·lectuals i filòsofs que estan cridant, però que no tenen cap micròfon davant perquè se’ls escolti, i això també és censura.

Agafant l’exemple de “L’Estaca”, quan es prohibeix una cosa es fa encara més gran?

Sí, sempre que s’estigui disposat a exercir el feixisme amb tota la brutalitat que això implica. De tota manera, els mitjans de comunicació aconsegueixen no fer-la tan gran, perquè molts diaris van defensar aquesta prohibició de la llibertat d’expressió amb el tema de les estelades.

Parlant d’altres cançons seves, en la darrera manifestació sobiranista va sonar “Venim del nord, venim del sud”. Parla del tipus de nacionalisme que vostè encarna?

Sí. Jo sóc nacionalista “en el sentit de”. Si per nacionalisme entenem el que feia Hitler, no m’hi sento gens. Però a Catalunya sempre hem entès que el nacionalisme és un acte de defensa de les nostres llibertats, no un acte d’imposició. El nacionalisme a Catalunya és l’abecedari de la llibertat; partim de la base que no hi ha ciutadans lliures que visquin a països que no són lliures. Jo sóc nacionalista perquè sóc un profund internacionalista. Des de Madrid, integrants del PSOE diuen que nosaltres som nazis, però saben molt bé que el nacionalisme català no té res a veure amb el nazisme. Això forma part de les estratègies de la vella política.

Per què va decidir ficar-se en política de manera oficial?

Perquè estem vivint un moment excepcional. Jo sempre he considerat que tot comença al carrer i en el que ha passat els darrers sis anys hi ha un protagonisme social de gran dimensió. Vaig tenir la consciència que el sobiranisme no era un moviment de despatxos ni de grups polítics, sinó que era una mobilització social que condicionava els despatxos i els partits.

Com a independent, com està sent l’experiència tenint en compte les divergències entre CDC i ERC?

Els mitjans es fan molt ressò dels problemes, però si mirem el que hem fet fins ara ens adonem que estem exactament en el punt que marcava el full de ruta, o potser més enllà! S’estan preparant idees importants, però les portarem al Parlament quan ens convingui. Desobeirem quan sigui convenient, no hem d’estar a mercè de les provocacions de l’estat. De totes maneres, jo crec que ja hem desobeït moltes vegades, amb una creativitat social i democràtica extraordinària.

Podria posar un exemple?

La llei de pobresa energètica. El Tribunal Constitucional passa la vergonya de condemnar la pobresa la gent desfavorida. Puigdemont, amb una gran agilitat política, rapidesa i intel·ligència, convoca la societat, que respon; és la societat que desobeeix: ajuntaments, associacions… Això és imparable i per aquest motiu l’estat està tan neguitós.

Pel que fa a les divergències amb la CUP, s’ha criticat molt la postura dels cupaires en l’aprovació dels pressupostos. Creu que estan traint el pacte amb Junts pel Sí?

Jo prefereixo no classificar d’aquesta manera una gent que admiro i estimo. Estem vivint un procés històric i ells han d’assumir que la història els jutgi. Si no arribem al final d’aquest procés, cadascú haurà de preguntar-se per què. Potser el nostre electorat, o fins i tot el seu, esperava un altre panorama, però ells són coherents amb el seu mandat democràtic. A nosaltres ens fa por que la discussió contínua de les qüestions socials, que sempre és aprofitada pels grups unionistes, pugui dificultar el camí cap a un nou estat. La nostra prioritat és la independència.

En diverses ocasions ha manifestat força simpatia per Podem. Per què?

Tenen molt en comú amb nosaltres. El que ha passat aquí té una resposta a Espanya, que és el 15 de maig. Nosaltres tenim la sort que venim d’una antiga identitat que cohesiona aquest país a través d’una manera de ser i de grans entramats socials. Aquí, en lloc d’intentar transformar l’estat espanyol, que és el que intenta Podem i el que hem intentat nosaltres durant 200 anys, preferim fugir.

Lluís Llach | Foto: Peter Godry

No creu en l’Espanya federal, doncs…

És Espanya que no hi creu! Quan es va aprovar la Constitució del 78 vaig pensar que hi havia un projecte de futur interessant a Espanya, però el van destruir. Els espanyols són les primeres víctimes de l’estat espanyol; Espanya ha espoliat molt més els andalusos que els catalans. Els Reis Catòlics no tenien gaires diners per les seves conquestes imperials i van donar dret de pernada territorial als nobles. No només els van treure la cultura i la riquesa, sinó també el territori. Els andalusos encara no saben que la seva pobresa actual prové de la fonamentació de l’estat espanyol.

Com es gestionaria aquesta diversitat històrica en una hipotètica Catalunya independent?

Nosaltres volem fer una república on la persona que se senti espanyola pugui desenvolupar la seva ciutadania amb més bona qualitat a Catalunya que a Espanya. No és gens difícil, perquè Espanya està totalment desgavellada i els drets de ciutadania i benestar no els ha tingut mai en compte. De fet nosaltres som una llavor de diversitat; Espanya, en petit, és el projecte d’Europa. O s’accepta la diversitat com una riquesa o ens convertirem en un mercat, que és el que som actualment.

 

[Font: http://www.nuvol.com]

A USC traduce a galego dúas obras dun xurista cunha produción capital e de plena actualidade polo estado de excepción que supuxo a pandemia, pero tamén cun pasado nazi do que nunca chegou a renegar

Carl Schmitt revisa ou texto dá conferencia que vai impartir con Manuel Fraga, non Instituto de Estudos políticos de Madrid.

Escrito por TAMARA MONTERO

En 1956, Alfonso Otero Varela, novo doutor, acompañou a Álvaro d’Ors, da Universidade de Santiago, a un congreso de romanistas que se celebraba en Friburgo. Nesa viaxe, Otero Varela, que durante xeracións de universitarios sería coñecido como Margarito, coñeceu á muller coa que casaría e tería catro fillos, Ánima Schmitt. Son os netos de Carl Schmitt, un dos xuristas máis brillantes que deron os últimos séculos que comezou a visitar Galicia todos os veráns entre 1957 e 1973.

Autor dunha impoñente Teoría da Constitución e pensador de conceptos aínda hoxe en debate e de plena actualidade, Carl Schmitt daba longos paseos pola Alameda de Santiago, visitaba a Catedral, comía pasteis e, sendo verán, ía á praia (Barraña, en Boiro, e Sanxenxo).

Sobre a importancia do pensamento xurídico de Schmitt e da súa longa relación con Galicia fala José Julio Fernández, profesor de Dereito Constitucional da Universidade de Santiago e exvaledor do Pobo, no prólogo da edición traducida ao galego de dúas das obras do brillante xurista: Teoloxía Política e Ex Captivitate Salus dentro da colección de Clásicos do Pensamento Universal da USC.

En Teoloxía Política (que en realidade son dous libros) o pensador alemán fai un percorrido pola historia das ideas e fala dos conceptos de soberanía e de estado de excepción, ligándoas cos conceptos teolóxicos. Son dúas cuestións que foron importante tema de debate nos últimos tempos, no caso da loita contra o terrorismo e durante as restricións derivadas da pandemia, ata o punto de que o Constitucional declarou ilegal o confinamiento, ao crer que esa restricións de dereitos fundamentais (reunión e circulación) deberan terse decretado baixo o estado de excepción e non o de alarma.

E tamén co conflito derivado da invasión ucraína, coa «lóxica de Putin, que quere ampliar os seus espazos de influencia co discurso do Kremlin», explica o profesor de Dereito.

O segundo texto, editado polo Servizo de Publicacións e Intercambio Científico da Universidade de Santiago, foi escrito por Schmitt mentres estaba preso en Nuremberg, aínda que finalmente non se concretaron cargos contra el.

 A súa relación co nazismo, da que nunca renegou

O libro, no seu prólogo, relata tamén as estreitas relacións entre Carl Schmitt e o Partido Nazi, ao que se afiliou en 1933. Entre a súa produción hai tamén textos de claro corte antisemita, lembra o profesor Fernández. Pero Schmitt, malia todo, foi considerado un advenedizo polo partido (se cadra porque era católico) e ante un ataque cara a el nun diario das SS, en 1937 decide dimitir de todos os cargos políticos e centrarse na súa cátedra en Berlín. Os nazis mataban a disidencia e de feito, algún dos seus amigos foi eliminado.

Hai interpretacións, aclara José Julio Fernández, que din que os textos máis radicais obedecen a unha reacción cara a esas desconfianzas dos altos cargos (sobre todo Himmler). O que si é certo é que non consta arrepentimento expreso ou explicacións polo miúdo do seu pasado nazi, pero si certa «pena por el pasado». Outro tema de actualidade relaciona con Schmitt «sobre como las democracias admiten los discursos de odio».

De feito, despois da Segunda Guerra Mundial, foi detido primeiro polos rusos, pero a súa muller, que fala ruso, consigue liberalo. En xullo de 1945, tralo reparto de Berlín entre as potencias aliadas, o distrito no que vive Schmitt pasa a control de Estados Unidos, que decreta contra el un arresto automático nun contexto de campañas de desnazificación e é levado a un campo de internamento. Liberado en 1946, en 1947 volve ser detido e trasladado á prisión do Tribunal Militar Internacional de Nuremberg como testemuña e posible acusado.

Foi durante estes cativerios posteriores á Segunda Guerra Mundial durante os que escribiu Ex Captivitate Salus (Saúdo dende a catividade), un texto de corte máis poético no que non falta a crítica, fundamentalmente ao «sistema represivo que vive», no que o deteñen sen aclararlle as acusación e a inseguridade xurídica.

 

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

 

 

 

Escrito por

A República de Checoeslovaquia foi un dos países que naceron coa desintegración da monarquía austrohúngara tralo final da Gran Guerra (1914-1918). A súa concepción retrotráese ata antes do conflito europeo, coas negociacións entre checos e eslovacos, interesados os segundos na idea dun Estado binacional, coa autonomía garantida nos planos administrativo e político. O paso definitivo para a unión foi o Pacto de Pittsburgh de maio de 1918, onde quedaban ratificadas a autonomía xudicial e parlamentaria para Eslovaquia e o recoñecemento da súa lingua. En outubro, o Consello Nacional Eslovaco rompe con Hungría e confirma a unión checoeslovaca1.

Pero o novo Estado (que a diplomacia postbélica posibilitou) nacera marcado coas profundas diferenzas entre territorios: por un lado Eslovaquia, cunha economía de predominio rural e máis atrasada ca a do seu veciño, e unha sociedade maioritariamente católica e xerarquizada; polo outro, a industrializada2, laica e urbana sociedade checa, con importancia do luteranismo e incluso do ateísmo3.

A cuestión relixiosa foi especialmente candente, sobre todo na parte eslovaca, onde había unha tradición de cregos que actuaban coma líderes intelectuais e activistas do movemento nacionalista. Eles esperaban aumentar a súa influencia e mellorar as súas condicións materiais coa unión, pero en cambio atopáronse cos intentos de modernización e laicización: separación de Igrexa e Estado, ideas de igualdade, liberdade de conciencia ou a emancipación da muller4.

Estas diferenzas sociais e económicas traducíronse en diferenzas de corte político. Na rexión checa a tradición democrática das correntes burguesa e campesiña era moi forte, que consolidou un réxime pluralista e parlamentario estable; no contexto urbano e industrial, de suma importancia, as clases medias apoiaban ás diferentes variantes do liberalismo, e os traballadores ó socialismo5.  Da man de políticos coma Tomáš Masaryk, fomentouse ademais o entendemento de partidos moderados, evitando o éxito de forzas nacionalistas ou extremistas6.

Ese contexto explica a debilidade das correntes fascistas nas rexións checas, as cales cristalizaran en tres partidos: a Comunidade Nacional Fascista ou NOF, fundada en 1926, inspirada no fascismo italiano; o Campo Nacionalsocialista Checo ou Vlakja, xurdido na década dos trintas7; e en 1934 Unificación Nacional (Narodní sjednocení), unha unión de pequenos grupos fascistas8. Ningún dos tres obtivo unha gran relevancia electoral nin social.

Pero a situación era diferente en Eslovaquia, onde en 1918 fundouse o Partido Popular Cristián-Eslovaco, a posteriori renomeado coma Partido Popular Eslovaco de Hlinka (Hlinkovà Slovenská Ludova Strana, ou Ludakis), baixo a dirección do párroco Andrej Hlinka. Era un partido orixinalmente conservador e moderado, católico, populista e nacionalista, pero con claras tendencias cara ó autoritarismo e o corporativismo9. Non se pode dicir que fose unha agrupación estritamente fascista, polo menos ata 1938, onde a influenza alemá fomentaría un proceso de “fascistización” parecido ó de outras forzas en países ocupados polos nazis10.

O crego Andrej Hinka. Fonte: Wikimediacommons

Nas súas propostas presentábanse a defensa exacerbada da relixión e educación católicas, e a intención de esixir os órganos administrativos propios prometidos polo Pacto de Pittsburgh; nos sectores máis radicais reclamábase unha estrutura de tipo federal, ou directamente a independencia. A súa doutrina social inspirábase nas encíclicas papais, abominando o socialismo e o comunismo pero prometendo terras ós campesiños, maiores ingresos ós traballadores e emprego ós parados. Ó mesmo tempo, pretendían expandir o poder das elites eslovacas e do clero, e restrinxir as ideas de liberalismo e modernización procedentes das rexións checas11.

Os ludaki desconfiaban dos checos, xa que non os consideraban católicos “puros”, polo escaso tacto do goberno de Praga coas tradicións católicas eslovacas12, pola dependencia do mesmo nos luteranos, e tamén pola chegada de funcionarios checos ó país para cubrir postos que non podían ocupar os eslovacos, pola falta de traballadores cualificados13. Había tamén fortes tendencias antisemitas no partido14, que terán consecuencias espantosas coa futura instauración do Estado independente. Pero aínda queda para iso. Terán que chegar ó poder.

*A foto de portada amosa o Tratado de Trianon (1918) e a disolución de Austria-Hungría. Fonte: Wikimediacommons

 

Bibliografía

-R. C. BIJMAN: Clerical Fascism? A Controversial Concept and its Use. Tesis de máster. Utrecht, Universiteit Utrecht, 2009.

-Jerzy W. BOREJSZA: La escalada del odio. Movimientos y sistemas autoritarios y fascistas en Europa, 1919-1945. Madrid, Siglo Veintiuno de España Editores, 2002..

-Xosé Manoel NÚÑEZ SEIXAS: Movimientos nacionalistas en Europa. Siglo XX. Madrid, Editorial Síntesis, 2004.

-Stanley G. PAYNE: El fascismo. Madrid, Alianza Editorial, 2014.

Notas ao pé

  1. Xosé Manoel NÚÑEZ SEIXAS: Movimientos nacionalistas en Europa. Siglo XX. Madrid, Editorial Síntesis, 2004, p. 146. []
  2. Ata o 75% da industria na antiga Austria-Hungría. []
  3. Jerzy W. BOREJSZA: La escalada del odio. Movimientos y sistemas autoritarios y fascistas en Europa, 1919-1945. Madrid, Siglo Veintiuno de España Editores, 2002, pp. 200-201. []
  4. R. C. BIJMAN: Clerical Fascism? A Controversial Concept and its Use. Tesis de máster. Utrecht, Universiteit Utrecht, 2009, p. 73. []
  5. Stanley G. PAYNE: El fascismo. Madrid, Alianza Editorial, 2014, p. 157. []
  6. Jerzy W. BOREJSZA: La escalada…, p. 200. []
  7. Stanley G. PAYNE: El fascismo, p. 157. []
  8. Jerzy W. BOREJSZA: La escalada…, p. 201. []
  9. Stanley G. PAYNE: El fascismo, p. 158. []
  10. Íbid., pp. 172-173. []
  11. Jerzy W. BOREJSZA: La escalada…, pp. 202-203. []
  12. Xosé Manoel NÚÑEZ SEIXAS: Movimientos nacionalistas…, p. 146. []
  13. R. C. BIJMAN: Clerical Fascism? A Controversial…, p. 146. []
  14. Jerzy W. BOREJSZA: La escalada…, p. 202. []

 

[Fonte: http://www.mazarelos.gal]

 

“Hace muy bien entonces Gabriel Boric en cuestionar al Estado de Israel por su carácter colonial, lo que no tiene nada que ver con ser antisemita, como plantea de manera infundada la Comunidad Judía de Chile”.

Escrito por Andrés Kogan Valderrama

A propósito de que el presidente Gabriel Boric decidiera no recibir al embajador de Israel en Chile, para la entrega de sus cartas credenciales, luego del asesinato de un menor de edad palestino, resultan bastante injustas las críticas que ha tenido que recibir por parte de algunos sectores.

Lo planteo ya que rápidamente fue tildado de antisemita por parte de la Comunidad Judía de Chile (1); y también de judeofóbico, por algunos personajes públicos, como es el caso del abogado Ricardo Israel (2).

De ahí que me parezca profundamente difamatorio, que apelen a un juicio de esa índole tan grave, a alguien que jamás ha sostenido un discurso de odio contra el pueblo judío ni ningún otro, sino muy por el contrario, ha defendido de manera irrestricta los derechos humanos en distintos lugares en el mundo.

Es cosa de revisar un poco las distintas críticas que ha realizado Gabriel Boric a diferentes Estados en el mundo, no solo al Estado de Israel por violaciones a los derechos humanos, como son los casos de Colombia, Cuba, Venezuela, Nicaragua, Rusia, Estados Unidos, Irán, China y Chile, como lo hizo nuevamente en su discurso en la Sesión Plenaria de la Asamblea General de la ONU (3).

Es cosa de revisar un poco las distintas críticas que ha realizado Gabriel Boric a diferentes Estados en el mundo, no solo al Estado de Israel por violaciones a los derechos humanos, como son los casos de Colombia, Cuba, Venezuela, Nicaragua, Rusia, Estados Unidos, Irán, China y Chile, como lo hizo nuevamente en su discurso en la Sesión Plenaria de la Asamblea General de la ONU (3).

Por lo mismo, la comunidad judía de Chile podrá estar en desacuerdo con la crítica de Boric al Estado de Israel, por su carácter colonial y racista contra el pueblo palestino, la cual muchas y muchos compartimos, pero de ahí a tildarlo de antisemita me parece un despropósito.

Lo digo ya que se banaliza el concepto de antisemitismo y se le vacía de contenido, lo que no hace otra cosa que ofender la memoria de millones de judíos que a lo largo de la historia han sido discriminados, humillados, perseguidos y asesinados por el solo hecho de ser judíos.

Además, a modo de comprensión del concepto, si bien el antijudaísmo tiene raíces históricas que vienen desde los inicios de la cristiandad y la idea de que los judíos traicionaron a Cristo, el antisemitismo moderno, originado en Europa en el siglo XIX, tiene ciertas características especiales, ante la formación de los Estados-nación modernos.

En consecuencia, el rechazo a los judíos desde la época moderna no tiene que ver con un rechazo religioso propiamente tal, sino con un rechazo racista, que construyó la idea de que los judíos eran personas apátridas, impuras y no confiables, que ponían en peligro la soberanía nacional, al ser quienes desestabilizaban el orden existente, a través del control de la economía, los medios de información y el dinero, en beneficio propio.

Es cosa de revisar los discursos racistas y conspirativos de parte del zarismo en Rusia y del nacionalsocialismo en Alemania por ejemplo, en donde ambos responsabilizaban a los judíos de las crisis existentes, de todos los males y de querer controlar el mundo, como se puede ver fácilmente en Los Protocolos de los Sabios de Sion y en Mi Lucha de Adolf Hitler.

Lo paradójico de todo esto es que justamente desde ese nacionalismo homogeneizador y racista occidental, nacido en Europa en el siglo XIX, e impuesto al resto del mundo contra los judíos y otros pueblos, que surgió también un movimiento nacionalista judío, llamado sionismo, que luego del genocidio y horror del Holocausto, concretaría el nacimiento del Estado de Israel.

A partir de ahí en adelante, con la creación del Estado de Israel, se construyó desde la negación de un otro palestino, expulsando a cientos de miles de ellos de sus casas en 1948 (Nakba) y colonizando prácticamente todo el territorio, con la ocupación de 1967.

Es desde ese colonialismo israelí, que hasta el día de hoy no ha cesado y se ha profundizado incluso, a pesar de las innumerables violaciones al derecho internacional y condenas desde Naciones Unidas, como manifestó en reiteradas ocasiones la ex alta comisionada para los derechos humanos, Michelle Bachelet (4).

Con esto no se trata de que los judíos en el mundo no tengan derecho a tener un Estado y a vivir dentro de fronteras seguras, como ciertos discursos fundamentalistas islámicos lo plantean, pero eso no justifica el colonialismo de asentamientos y apartheid que se ha implantado en territorios palestinos.

Hace muy bien entonces Gabriel Boric en cuestionar al Estado de Israel por su carácter colonial, lo que no tiene nada que ver con ser antisemita, como plantea de manera infundada la comunidad judía de Chile, como también lo ha hecho el gobierno israelí, ante cualquier crítica política de este tipo de alguna persona.

Se podrá decir que ciertas críticas al Estado de Israel se mezclan con argumentos antisemitas de ciertos sectores de izquierda antisionistas, al referirse sobre un supuesto complot judío en Chile, como ha planteado el alcalde de la comuna de Recoleta, Daniel Jadue, en reiteradas ocasiones, pero Gabriel Boric jamás ha señalado su crítica de esa forma racista.

Para finalizar, como persona con apellido de origen judío e hijo de padre judío, me avergüenza mucho que se use el antisemitismo como argumento para descalificar cualquier crítica al Estado de Israel, ya que judíos y no judíos tenemos el deber de defender los derechos humanos y oponernos al racismo sea donde sea, como lo ha venido haciendo Gabriel Boric todos estos años.

1: https://www.t13.cl/noticia/politica/comunidad-judia-chile-impasse-pdte.-boric-corresponde-gobierno-pida-disculpas

2: https://www.infobae.com/america/opinion/2022/09/18/la-judeofobia-de-boric/

3: https://www.youtube.com/watch?v=LlrZR3qbp8Y&feature=youtu.be

 

[Fuente: http://www.lemondediplomatique.cl]

Agora, a globalização reflui e a tendência mundial a um novo nacionalismo parece clara. Na América Latina, esquerda tem nova chance. Mas o maior país da região – tão marcado pela herança colonial – estará pronto a exercer o papel que lhe cabe?

 

Durante um século a dinâmica da sociedade moderna foi governada por um ‘duplo movimento’: o mercado se expandia continuamente, mas esse movimento era enfrentado por um contramovimento que cerceava essa expansão em direções definidas. Embora tal contramovimento fosse vital para a proteção da sociedade, ele era, em última análise incompatível com a autorregulação do mercado e, portanto, com o próprio sistema de mercado” – Polanyi, K. “A Grande Transformação”. Editora Campus, Rio de Janeiro. 1980, p: 137

Escrito por José Luís Fiori

Em 1944, o cientista social austro-húngaro, Karl Polanyi (1886-1964), formulou uma hipótese extremamente instigante sobre a evolução das sociedades liberais e das economias de mercado que se formaram na Europa nos séculos XVIII e XIX. Para Polanyi, estas sociedades são movidas por duas grandes forças que atuam de forma simultânea e contraditória apontando a um só tempo, na direção da abertura, desregulação e internacionalização dos seus mercados e dos seus capitais, e na direção da proteção, regulação estatal e nacionalização destes mesmos mercados. Karl Polanyi nunca disse que se tratava de um movimento pendular ou cíclico, nem tampouco de uma lei de sucessão universal e obrigatória da história do capitalismo. Mesmo assim, este “duplo movimento” parece manifestar-se quase sempre na forma de uma sucessão temporal, onde os “surtos internacionalizantes” do capitalismo promovem o aumento simultâneo da desigualdade entre os povos e as nações e acabam provocando uma “reversão protecionista” das economias, sociedades, da natureza e dos Estados nacionais que reforçam nestes períodos sua luta pela soberania e independência com relação aos demais Estados do sistema e, em particular, com relação ao poder imperial ou hegemônico das Grandes Potências. Pelo menos foi isto que aconteceu na Europa no fim do século XIX e início do século XX: um grande movimento de internacionalização liberal do capitalismo foi sucedido por infinitas revoltas sociais e uma violenta reversão nacionalista. E nesta terceira década do século XXI, já ninguém mais tem dúvida de que está em curso em todo o mundo capitalista uma nova “inflexão nacionalista”, e uma universalização de revoltas sociais que se propagam por todos os lados exigindo a intervenção dos Estados e de suas políticas públicas para reverter a catástrofe social provocada pela globalização neoliberal das décadas anteriores.

Nunca se sabe de antemão qual é a causa imediata e o momento preciso em que começam estas ondas, seja numa direção seja na outra. Mas neste início do século XXI, não há dúvida de que os sinos começaram a dobrar anunciando a “morte da globalização” no momento em que os Estados Unidos desencadearam suas “guerras sem fim”, logo no início do novo século e, mais ainda, no momento em que explodiu a grande crise econômico-financeira de 2008, cujos efeitos sociais e ecológicos adversos foram exponenciados pelas políticas anticíclicas dos próprios norte-americanos e seus principais sócios do G7. E foi sobre este pano de fundo já instalado que repercutiram os efeitos multiplicadores da pandemia de covid-19, e da recente Guerra da Ucrânia, completando a ruptura das cadeias globais de produção e comércio – sobretudo, de energia, grãos e tecnologias de ponta – acelerando a chegada da nova “era nacionalista”. O que surpreendeu muitos analistas foi o fato de que tenham sido os próprios Estados Unidos que assumiram a partir de 2017 – em particular durante o governo de Donald Trump – a liderança mundial da reação nacionalista contra o movimento internacionalizante que eles mesmos desencadearam e lideraram a partir da década de 70 do século passado. Depois de Trump, o governo de Joe Biden se propôs retomar o caminho do liberal-internacionalismo, mas ele mesmo percebeu rapidamente que esta proposta já havia esgotado seu potencial expansivo e que não lhe restava outro caminho que não fosse o do “nacionalismo econômico” e da proteção social da população americana por cima de qualquer outro objetivo internacionalista que não seja o das suas próprias guerras imperiais ao redor do mundo. Apesar disto, e a menos de uma guerra atômica que seria catastrófica para toda a humanidade, o mais provável é que os Estados Unidos mantenham sua presença militar e sua centralidade global durante o século XXI. Apesar de que seja visível e notória a sua perda de liderança fora do seu círculo de aliados e vassalos mais próximos, zona onde se situa tradicionalmente a América Latina, e de forma muito particular, o Brasil que sempre operou como ponto de lança dos Estados Unidos dentro do continente latino.

Mesmo assim, a América Latina é hoje um dos poucos lugares do mundo onde a revolta social contra o fracasso da globalização neoliberal vem sendo capitalizada pelas forças progressistas e por coalizões de governo com participação de partidos de esquerda. Serão grandes os desafios e as dificuldades que enfrentarão esses novos governos de esquerda, num contexto internacional de crise econômica e de guerra entre as grandes potências. Mas ao mesmo tempo – segundo a hipótese de Karl Polanyi – este momento poderá transformar-se numa oportunidade extraordinária para América Latina avançar na luta, conquista e consolidação de sua soberania dentro do sistema internacional. Os Estados Unidos estão enfrentando grandes desafios, em vários planos e regiões do planeta e têm aumentado a pressão pelo alinhamento da América Latina, mas sua liderança regional também é declinante, como se pôde observar na última Cúpula das Américas promovida pelos Estados Unidos, e realizada na cidade dos Los Angeles, em 2022. Na verdade, os norte-americanos estão sem disposição real e sem recursos suficientes para envolver-se simultaneamente na Europa Central, na Ásia, no Oriente Médio e ainda na América Latina. Uma boa hora, portanto, para renegociar os termos da relação do continente com os Estados Unidos, sem medo nem bravatas. E neste momento, a política externa e a liderança brasileira serão absolutamente fundamentais.

O Brasil é o país latino-americano onde se pode identificar uma “flutuação histórica” mais parecida com a do “duplo movimento” de que fala Karl Polanyi. Em particular nas três ou quatro últimas décadas em que o país viveu uma sucessão de pequenos ciclos de abertura e internacionalização, seguidos por contramovimentos protecionistas, como aconteceu nos anos 90 e no início do século XXI, e voltou a acontecer depois do golpe de Estado de 2015/2016. E agora de novo, tudo indica que esta última onda de abertura, desregulação e privatizações que foram responsáveis pelo aumento da desigualdade, da miséria e da fome no país está chegando ao fim, e o Brasil poderá então retomar o caminho interrompido da reconquista dos direitos sociais e trabalhistas de sua população, de proteção da sua natureza, e de expansão de seus graus de soberania internacional.

O Brasil tem a seu favor, nesta conjuntura mundial de guerra entre as grandes potências, e de crise energética, alimentar e hídrica em quase todo o mundo, a sua própria autossuficiência em fontes de energia, em grãos, e em disponibilidade de águas. Seu maior problema não está deste lado, está na forma desigual em que esta riqueza está distribuída e a grande resistência de sua classe dominante à qualquer tipo de política redistributiva. E neste ponto não há como enganar-se: é impossível avançar no plano da soberania externa do país sem avançar na luta contra a sua desigualdade social interna, o que exigirá do novo governo brasileiro a declaração de uma verdadeira guerra interna contra a miséria e a desigualdade de sua população. A raiz última deste problema remonta, sem dúvida, aos 350 anos de escravidão que ainda pesarão por muito tempo sobre as costas da sociedade brasileira, somando-se às consequências sociais deletérias da longa ditadura militar do século passado. Período em que os militares dividiram ainda mais os brasileiros ao criar a figura do “inimigo interno” do país formado por seus próprios compatriotas que foram combatidos com as armas do próprio Estado brasileiro. Uma aberração histórica, que também pesará ainda por muito tempo sobre o país, e que foi imposta ao Brasil pela vassalagem internacional dos seus militares. Neste sentido, também não haverá como avançar na luta pela soberania do país sem fazer uma revisão radical da posição interna e externa das FFAA.

A resistência será enorme e virá de uma coalizão de forças que se consolidou nos últimos anos dentro do país à sombra do fanatismo ideológico e religiosos de uma “nova direita” que somou seu fascismo caboclo ao ultraliberalismo econômico da “velha direita” primário-exportadora e financeira, que agora é liderada pelo agrobusiness do centro-oeste, formando uma coalizão de poder “líbero-teológico-sertanejo” que financia a sua “vanguarda miliciana carioca” e inclui também os militares brasileiros que voltaram à cena aliados à direita, como sempre, mas agora convertidos ao catecismo econômico neoliberal. Assim mesmo, apesar destes obstáculos internos, é possível o Brasil superar este momento amargo da sua história e retomar o caminho de construção da sua soberania demarcando seu lugar dentro deste novo mundo multipolar e agressivo que se configura à nossa frente. O Brasil não tem inimigos na América Latina, e seria um absurdo ou loucura iniciar uma corrida armamentista com nossos vizinhos, ou mesmo submeter-se à corrida militar de outros países dentro do continente latino-americano. Pelo contrário, o Brasil deve procurar ocupar no futuro o lugar de uma “grande potência pacificadora” dentro do sistema no seu próprio continente e dentro do sistema internacional.

Assim mesmo, uma coisa é certa, se o Brasil quiser redesenhar sua estratégia internacional e assumir esta nova posição continental e internacional “não há dúvida de que terá que desenvolver um trabalho extremamente complexo de administração de suas relações de complementariedade e competição permanente com os Estados Unidos, sobretudo, e também – ainda que seja em menor grau – com as outras grandes potências do sistema interestatal. Caminhando através de uma trilha muito estreita e durante um tempo que se pode prologar por várias décadas. Além disto, para liderar a integração da América do Sul e o continente latino-americano dentro do sistema mundial, o Brasil terá que inventar uma nova forma de expansão continental e mundial que não repita a “expansão missionária” e o “imperialismo bélico” dos europeus e dos norte-americanos” [Fiori em “A inserção internacional do Brasil e da América do Sul”]


(*) Texto publicado originalmente no Caderno CRIS FIOCRUZ de Saúde Global e Diplomacia da Saude, nº 16/22, de 16 a 22/8 de 2022

 

 

[Imagem: Livio Abramo – fonte: http://www.outraspalavras.net]

La comunidad judía de Oporto presentó una denuncia ante la Fiscalía Europea alegando una conspiración antisemita contra los miembros ricos de la comunidad judía portuguesa y la organización judía más fuerte de Portugal, lo que perjudica los intereses financieros de la Unión Europea.

Escrito por Shelly Paz

La denuncia se presentó con la asistencia de abogados de Portugal, EE. UU. e Israel, así como la Asociación Judía Europea, la organización que representa la unión de las comunidades judías de Europa; desde Portugal hasta Ucrania.

La denuncia descrita con todos sus detalles también ha sido publicada en un libro con el título “La primera gran conspiración antisemita del siglo XXI”, que se puede descargar de forma gratuita aquí (https://firstmajorconspiracy.com ). Se está enviando una copia del libro a bibliotecas de todo el mundo y se enseñará en varios programas de estudios de antisemitismo.

Según la comunidad judía de Oporto, “personas no reveladas entre las élites gobernantes portuguesas unieron los poderes ejecutivo, legislativo, judicial y medios de comunicación en una violenta conspiración antisemita. Los objetivos de la conspiración eran rechazar políticamente la gran afluencia de ciudadanos israelíes interesados en la nacionalidad portuguesa, destruir la ley sefardí en un contexto de terror, para que nadie pudiera salir a defender esa ley (para evitar ser acusado de colusión con el fraude), y producir una “querella criminal” basada en denuncias anónimas que pretenden destruir al empresario judío Patrick Drahi, judíos adinerados de origen portugués y la comunidad judía de Oporto, posiblemente la organización judía más fuerte de Europa en términos de religión, cultura, educación y la lucha contra el antisemitismo. El poder judicial portugués fue utilizado políticamente como un instrumento”.

“La Fiscalía Europea no tiene legitimidad legal para investigar casos de antisemitismo, pero en este caso hay indicios de corrupción por parte de las élites gobernantes y esto perjudica a todos los ciudadanos de Europa”, dijo el presidente de la comunidad judía de Oporto, Gabriel Senderowicz.

“Nuestro objetivo es documentar la conspiración, incluso si la Fiscalía Europea decide no hacer nada al respecto. Nos aseguraremos de que esta información se difunda en todas partes donde sea necesaria la educación sobre el antisemitismo. El antisemitismo moderno en Europa no ataca a los judíos en general como en el pasado, sino solo a las verdaderas fortalezas judías: comunidades fuertes, judíos ricos, leyes beneficiosas para los judíos y el Estado de Israel. En la Unión Soviética, las comunidades “no tan fuertes” no fueron destruidas, ya que servían de publicidad al régimen político. Cualquiera que visite Moscú podría visitar una hermosa sinagoga con puertas abiertas y servicios, pero prácticamente muerta, sin vida judía relevante “.

En la demoledora denuncia de 113 páginas presentada la semana pasada ante la Fiscalía Europea, la comunidad judía de Oporto afirma que “los conspiradores utilizaron una organización criminal dedicada a redadas nocturnas en domicilios particulares y despachos de abogados supuestamente relacionadas con Patrick Drahi, así como falsas acusaciones de narcotráfico, y también utilizaron fuentes “anónimas” que ya habían anteriormente sido condenadas judicialmente por difamación contra miembros y colaboradores de la comunidad judía de Oporto”.

La comunidad judía de Oporto dice: “La conspiración, paternalmente guiada desde arriba y con intereses internacionales en el medio, ha usado toda una amalgama de personas” como –el exministro de Relaciones Exteriores Augusto Santos Silva, quien fue autor moral de la destrucción de la ley de los sefardíes “por una ‘cuestión palestina”, la exvicepresidenta de la bancada parlamentaria del Partido Socialista Constança Urbano de Sousa, quien comparó la reproducción exponencial de los sefardíes con el coronavirus (y dijo que junto con sus dos hijos va a ser responsable de un millón de descendientes dentro de 250 años), y la ministra de Justicia, Francisca van Dunem, quien elaboró un reglamento que puso el fin a la ley sefardí en términos prácticos a partir del 1 de septiembre de 2022, y recogió denuncias “anónimas” de la escoria de la sociedad y las envió a “investigación criminal” por parte de autoridades cuyos líderes ella misma nombró.

Gabriel Senderowicz dijo: “La soberanía del Estado portugués que puede terminar o cambiar esta ley y cualquier otra ley en cualquier momento no está en cuestión, pero el procedimiento podría y debería haberse implementado sin poner en peligro la imagen y la seguridad de los judíos sefardíes y las comunidades judías portuguesas. Eso no es lo que há sucedido durante dos años”.

La denuncia menciona el papel destructivo de algunos influencers, así como de periodistas de los diarios Público y Expresso y de los canales de televisión “SIC” y “RTP”. “Durante ocho meses nunca mencionaron un solo efecto positivo de la ley sefardí, calificaron una sinagoga llena, restaurantes kosher y museos llenos de gente como “opulencia”, y redujeron la llamada ley sefardí a las tarifas cobradas por la comunidad judía de Oporto (250 euros).

Estos influencers y periodistas siempre actuaron contra el honor de los miembros de la comunidad y de solicitantes que han sido certificados, y solo hablaban sobre sospechas de supuesta corrupción, Mossad, oligarcas, drogas canábicas, ganancias y grandes negocios”, de acuerdo con lo mencionado en la denuncia.

Senderowicz agrega: “Semana tras semana, familias enteras fueron objeto de exposición calumniosa en los periódicos y la televisión, todo basado en denuncias anónimas y fuentes anónimas. Nadie escapó a este tipo de “purificación” al estilo de la Inquisición, desde los líderes religiosos y seculares –rabinos, presidentes, expresidentes, vicepresidentes, tesoreros, secretarios– así como el museólogo, e incluso el portero y amigos de la comunidad. Ancianos llorando, niños con miedo de ir a la escuela porque eran judíos y el gran rabino siendo atacado en un supermercado”.

En resumen, la operación policial “Puerta Abierta” que fue presentada a todo el mundo como una venta de pasaportes por parte de un rabinato que actuó por dinero, es una operación “Cuestión Palestina” dirigida por personas entre las élites portuguesas que ataca a los judíos israelíes, a los judíos ricos y a todas las realidades judías relevantes relacionadas con Portugal.

Hay evidencia de intercambio de favores, uso del poder judicial con fines políticos, teorías de conspiración, robos nocturnos a bufetes de abogados y casas particulares, falsas acusaciones de narcotráfico y esquemas con Rusia, y uso de denuncias “anónimas” que en realidad fueron realizadas por agentes del Estado, calumniadores profesionales y condenados por difamación, todo ello articulado con una campaña mediática asesina protagonizada por media docena de periodistas e influencers para destruir la credibilidad de una ley, líderes comunitarios y personas de origen sefardí que habían sido aprobadas en cumplimiento de la ley.

“El Estado portugués no es antisemita”, señala el presidente de la comunidad judía de Oporto, Gabriel Senderowicz. “Entre las víctimas de esta conspiración se encuentran también el presidente de la República Portuguesa, el primer ministro, líderes parlamentarios, jueces, policías y la abrumadora mayoría de los medios de comunicación, incluso de aquellos que a menudo son acusados de actos escandalosos”.

 

[Fuente: http://www.enlacejudio.com]

Tras seducir a la población con las supuestas maravillas de la dieta vegana, las transnacionales de producción de carne y los grandes fondos de inversión aterrizaron en la industria de los alimentos que se presentan como sustitutos

Industria cárnica

Escrito por Gustavo Duch

Hasta no hace mucho tiempo, seis o siete décadas atrás, la alimentación mayoritaria de la población rural era austera, equilibrada y sujeta a las posibilidades de sus territorios. En paralelo al desarrollismo y a la concentración de la población en las ciudades, desde centros de estudios, universidades y revistas de prestigio –en coordinación con la industria alimentaria– se difundió el mensaje de la necesidad de mejorar los patrones alimentarios, aumentando el consumo de proteínas, especialmente las de origen animal. A fuerza de mucha publicidad y propaganda, pensemos en el caso del fastfood, el mensaje permeó culturalmente y se instaló en el imaginario como el patrón a seguir. Para satisfacer esta demanda “creada”, se justificó, se agradeció y se encumbró a la industria alimentaria capaz de producir mucha leche, carne y sus derivados a precios baratos, sin contemplar ni preocuparse por sus desmedidas externalidades. Se llegó a despreciar y ridiculizar la alimentación y la agricultura tradicional, afectando cuerpos y territorios. De comprar y cocinar alimentos frescos se pasó a los ultraprocesados recalentados en el microondas y la industria salió claramente vencedora. Algo tan íntimo como nuestra alimentación ha acabado delegándose en pocas megaempresas controladas por fondos de inversión.

Sabiendo de lo ocurrido, y ahora que las tendencias alimentarias veganas están alcanzando cuotas importantes, ¿puede ser que se esté repitiendo la historia? ¿Es un éxito inducido culturalmente? Y, si fuera así, ¿son nuevos actores o los de siempre?

Aunque pueda parecer contradictorio, las principales empresas transnacionales de producción industrial de carne son quienes están detrás de los alimentos que, basados en vegetales o en proteínas cultivadas en laboratorios, se presentan como sustitutos de la carne, el pescado, los huevos y la leche. En el informe Proteínas y Políticas de la entidad Ipes-Food o en las páginas de la plataforma científica ALEPH2020 se puede encontrar mucha información sobre esta realidad. Por ejemplo, la empresa Vivera, muy conocida en Alemania, Holanda y Reino Unido por sus más de cien referencias tipo salmón vegano o pollo kebab vegano, pertenece a la brasileña JBS, la mayor productora del mundo de carne avícola y de vacuno y la número dos en producción de carne de cerdo. En la cartera de JBS también descubrimos que es la accionista mayoritaria de la española BioTech Foods, dedicada al sector de la carne cultivada. En Estados Unidos, dos de las principales empresas cárnica del país, Tyson Foods y Smithfield, han creado divisiones propias para producir sus nuggets y salchichas a base de vegetales para competir con las dos líderes en el sector, Impossible Foods (asociado con Burger King) y Beyond Meat. En España nos encontramos con el mismo fenómeno. La mayor integradora del país, líder en macrogranjas de pollos y cerdos, Vall Companys, lanzó en 2019 el proyecto empresarial Zyrcular Foods para elaborar sucedáneos de carne a partir de guisantes, trigo o soja llegada de muy lejos, del cual ya podemos encontrar productos en diferentes supermercados con su marca blanca. Y su expansión seguirá si se les conceden los 134 millones de euros presentados a los fondos de recuperación Next Generation para abordar nuevos retos en este campo.

Si seguimos desmenuzando el mercado vegano, acabamos encontrando a más empresas multinacionales que desde hace décadas controlan la alimentación mundial, como Cargill, Nestlé, Danone, etc. Además, también encontramos fondos de inversión como BlackRock, el mayor del mundo (apoyando a Tyson o JBS entre otras), o Breakthrough Energy Ventures presidido por Bill Gates (participando activamente en Impossible Foods y Beyond Meat).

El aterrizaje de las multinacionales alimentarias en este “segmento” no podía hacerse sin la seguridad de haber seducido previamente a la población. Como siempre, han hecho empresas tan competitivas entre ellas, no tienen ningún problema para encontrar lugares comunes, como la plataforma EAT, gracias a la cual –con “la ciencia” amaestrada y los inversionistas mencionados– se encargan de transmitir y cabildear a favor de estos nuevos patrones alimentarios. Repitiendo cual mantras las maravillas de esta dieta vegana para frenar la crisis climática y garantizar la salud eterna, han conseguido imponer un relato que ha calado en la población y en las administraciones.

Y lo cierto es que reducir la solución de todos nuestros males a retirar de nuestras dietas la proteína animal no solo es un relato reduccionista, también es incorrecto. ¿Por qué no abordan las diferencias en los modelos productivos de proteína animal, sabiendo como se sabe de la importancia de los herbívoros en el ciclo de los nutrientes, el aprovechamiento que hacen de alimentos que no compiten con la población humana, su papel de fertilizadores de la tierra, etc.? ¿Ignoran que una alimentación a base de proteínas de guisantes, soja, maíz o trigo es replicar el mismo modelo de monocultivos responsables de los problemas que dicen quieren solucionar? ¿Por qué no se reconoce la dependencia del petróleo para tanto procesamiento, viajes y plásticos que visten a estos pseudoalimentos?

¿Creíamos que el veganismo era un éxito del trabajo de sensibilización de algunas oenegés? Cárnico o vegano, el capitalismo alimentario de siempre nos aleja de la soberanía que urge recuperar y que solo puede establecerse adaptando nuestra dieta a los ciclos de la abundancia de la tierra que campesinas y campesinos, pastores y pastoras de nuestros territorios correspondientes saben gestionar: en sus huertos y en sus granjas. Lo sencillo es hermoso.

 

[Ilustración: Juan Soto – fuente: http://www.desdeabajo.info]

 

Juana de Vega © Fundación Juana de Vega

“Hai casos nos que unha muller, polos seus antecedentes, pola súa posición, pola súa sagacidade, ousadía e coñecida propensión ao mal, pode prexudicar tanto como un home, e proba disto é a Excma. Sra. condesa de Mina. Persoas de probidade coñecida neste país téñena por directora da última sublevación, así como doutras anteriores e, aínda que sen datos que puidesen acreditalo, eu veño na mesma opinión”. Así se dirixe, referíndose a Juana de Vega, o capitán xeral de Galicia, Juan de Villalonga ao ministro de guerra, Laureano Sanz, nunha comunicación de 1846 recollida na biografía novelada Juana de Vega. A muller que desafiou o seu tempo, (Galaxia), de Marilar Aleixandre e Emma Pedreira.

Porque Juana de Vega era unha muller perigosa tanto para o patriarcado como para o absolutismo. “Juana de Vega tivo unha vida aventureira”, explica a biografía que vén de publicar Galaxia. “Participou desde nena en conspiracións contra o absolutismo, aos dezaseis anos tivo que fuxir baixo nome suposto de Galicia e dirixirse ao exilio, colaborou na revolución de 1846, coidou dos doentes na epidemia de cólera en 1854 sen temor ao contaxio, denunciou a corrupción en hospitais, hospicios e cárceres, conseguindo a destitución dun gobernador civil, organizou asociacións para ensinarlles a ler ás presas da Galera e algúns empeños máis. Noutras palabras, participou de forma activa na vida pública nuns tempos nos que isto non lles estaba permitido ás mulleres”.

‘Juana de Vega, a muller que desafiou o seu tempo’, de Marilar Aleixandre e Emma Pedreira © Editorial Galaxia

Das catro mulleres “extraordinarias” -e coñecidas- nadas en Galicia no século XIX: Emilia Pardo Bazán, Juana de Vega, Concepción Arenal e Rosalía de Castro, Juana de Vega foi a que tivo “máis activismo político”, segundo Marilar Aleixandre e Emma Pedreira. As dúas autoras contan a súa historia a partir dunha completa bibliografía, que inclúe as memorias escritas pola propia Juana de Vega, e da documentación orixinal que consultaron.  Juana de Vega. A muller que desafiou o seu tempo é unha biografía literaria na que falan non só Juana de Vega, en primeira persoa, senón os distintos espazos que habitou -en especial a cidade da Coruña- ou, por exemplo, a mesma Morte, que tenta levala varias veces antes de tempo.

Juana de Vega nacera na Coruña o 7 de marzo de 1805 no seo dunha familia burguesa de orixe humilde e de ideoloxía liberal. Os seus pais, Juan Antonio de la Vega e Josefa Martínez Losada, ocupáronse de que a súa filla recibise unha educación que fose moito máis alá do habitual para as mulleres naquel tempo. Na casa escoitaba ademais desde nena falar con admiración de Juan Díaz Porlier e Francisco Espoz y Mina polo seu papel na guerra contra a ocupación francesa e pola súa loita pola liberdade.

Coma eles, seu pai era un defensor da Constitución de 1812, A Pepa, na que se atribuía a soberanía ao Parlamento e non ao rei, ademais de estar en contra do décimo pagado a párrocos, abades e bispos, entre outros tributos que esmagaban a economía dos labregos. Mais, cando o rei Fernando VII regresou a España, as esperanzas de mudanza traídas pola nova Constitución quedaron en suspenso, ao quedar esta abolida, comezando, ademais, a persecución dos liberais.

O pai de Juana de Vega foi arrestado por “demócrata” e partidario das liberdades, tendo que marchar vivir ao campo mentres, na cidade, os liberais eran perseguidos polas rúas por turbas dirixidas por clérigos e aristócratas temerosos de perder os seus privilexios. Mais os aires de mudanza volveron pronto ao adherirse A Coruña, no 1820, á insurrección de Rafael del Riego contra o absolutismo e pola volta da Pepa. Os liberais da Coruña crearon a Xunta de Goberno de Galicia e o levantamento acadou tal impacto que o rei tivo que xurar o cumprimento da Constitución liberal. O pai de Juana volveu do seu exilio portugués e uniuse á Xunta. Tamén volveu do exilio o que sería despois o marido de Juana, Francisco Espoz y Mina, a quen seus pais lle permitiron escoller como esposo nun tempo en que as familias impoñían habitualmente matrimonios ás mulleres. Mais pronto volveron os problemas debido á situación política, pois o rei non parecía disposto a cumprir a súa palabra.

Francisco Espoz y Mina foi un dos asinantes dun documento dirixido ao rei no que, en nome da cidade da Coruña, se lle dicía que “o voso ministerio loita abertamente contra o pobo”, motivo polo cal foi relegado do seu cargo como capitán militar e enviado ao desterro. Juana e el casaron por poderes, ao non permitírenlle a el viaxar á Coruña, e despois viviron xuntos uns meses en León ata que o goberno enviou a Espoz y Mina a Cataluña, tendo que regresar Juana á Coruña.

Pouco despois, no verán de 1823, os Cen Mil Fillos de San Luís chegaron a España, enviados por Luís XVIII de Francia, para axudar a Fernando VII a restaurar o absolutismo. Juana e seu pai tiveron que exiliarse a Portugal mentres Rafael del Riego era executado, igual que outros liberais. Juana volveu despois brevemente á Coruña antes de partir de novo co seu home a Inglaterra, en 1824, onde permanecerá durante dez anos. “Vivía esgazada entre a mágoa do exilio e o orgullo polas homenaxes: Mina foi recibido en Inglaterra como un heroe”, escribe Juana na biografía editada por Galaxia. Desde alí, os esforzos de Juana e do seu home e do seu pai céntranse, a través dunha Xunta patriótica, na loita pola volta a España da Constitución liberal.

Marilar Aleixandre © USC

O que Juana María non di, ou di só entre liñas nas súas memorias, é que ela foi protagonista dese consello, desas conspiracións, dirixiu o coro. Foi non só a secretaria de Mina, o enlace que transmitía informacións a Mendizábal, senón tan revolucionaria coma eles. Que vos contaría eu do asombro e a admiración dos políticos ante aquela moza afouta que aínda non fixera vinte anos e posuía tan clara intelixencia e tales dotes e organización”, di a cidade da Coruña, unha das protagonistas da biografía novelada escrita por Marilar Aleixandre e Emma Pedreira.

Á morte de Fernando VII en 1833, tendo a raíña Isabel tres anos, a rexente María Cristina decretou a amnistía. En 1834 Juana volveu a España co seu marido, a quen o goberno lle encomendou o mando do exército de Navarra na guerra contra os carlistas. Juana acompaña o seu home, cabalgando xunto a el vestida de home, sendo alcumada A Xenerala. Mais o delicado estado de saúde de Mina obrigouno a pedir o relevo, sendo despois destinado a Cataluña pouco antes de morrer, no 1936. Juana volve entón á Coruña como condesa de Espoz y Mina. No 1939 falece o seu pai e dous anos despois ela é nomeada aia da raíña Isabel e da súa irmá Luisa Fernanda. Co pronunciamento do xeneral Narváez en 1843 e a mudanza de goberno renunciou ao seu cargo en palacio.

En 1846, tras o fusilamento dos Mártires de Carral, que supuxera a revolta dos liberais progresistas xunto aos provincialistas, o capitán xeneral de Galicia, Juan de Villalonga, recomenda reiteradamente o desterro de Juana, que finalmente fica na Coruña e é unha das fundadoras da Asociación de Señoras de Beneficencia, á cal o alcalde, Juan Flórez, encarga a dirección do Hospital Provincial, o asilo e o hospicio no contexto da epidemia de cólera. Arriscando a súa vida, Juana organizaba os servizos, recadaba donativos, poñía parte do seu patrimonio e coidaba dos enfermos.

En 1858 comeza, con outras mulleres, unha loita pola mellora da calidade do pan que se servía no Hospicio da Coruña, que acaba tendo como consecuencia a destitución do gobernador. Tamén foi organizadora dos Xogos Florais organizados en 1861 e implicouse, xunto con Concepción Arenal, na loita pola mellora das condicións de vida das presas da Galera. Fundan, así, a Sociedade da Madalena, que trata primeiro de organizar unha escola para as reclusas e despois de organizar o seu traballo. Pero ao pouco tanto Concepción Arenal como Juana de Vega son apartadas das visitas á prisión, rematando así os seus plans de reforma. En 1872 falece Juana deixando un enorme legado, co seu compromiso político, para as mulleres -e os homes- da posteridade.

Sede da Fundación Juana de Vega en San Pedro de Nós, usada como casa de verán por Juana de Vega © Fundación Juana de Vega

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

Antologia publicada na Argentina, em parceria com núcleo da USP, dá acesso inédito em espanhol à trajetória do historiador marxista cujos conceitos são chave para compreender a formação social, econômica e política do Brasil e da América Latina

Escrito por Joana Coutinho

O livro História e Filosofia 1 de Caio Prado Jr (2020) recém-publicado pela Editorial Último Recurso, com sede na Argentina,2 em parceria com o Núcleo Práxis-USP é um achado. Reúne textos inéditos de Caio Prado Jr., reconhecido historiador marxista, cujo tema de análise é a história e a filosofia. Um historiador-filósofo, cuja preocupação fundamental é propiciar recursos teóricos que nos permitam analisar a nossa realidade sem subterfúgios.

Não se trata aqui de fazer uma resenha da biografia de Caio Prado, mas vale a pena fornecer alguns dados que ampliam nosso conhecimento sobre o autor. Caio Prado nasceu na cidade de São Paulo em 11 de fevereiro de 1907, dois anos depois da primeira experiência de Revolução na Rússia (1905). Morreu na mesma cidade em 23 de novembro de 1990. Caio Prado Júnior pertenceu a uma das mais ricas e influentes famílias de São Paulo. Teve uma educação esmerada, como era comum aos de sua classe social: os estudos foram orientados, primeiro, por professores particulares, depois no colégio São Luís, dirigidos pelos Jesuítas. Forma-se bacharel em ciências jurídicas e sociais aos 21 anos, pela Faculdade de Direito do Largo de São Francisco, mais tarde incorporada pela Universidade de São Paulo. Filia-se ao Partido Comunista do Brasil (PCB), em 1931. Tem uma vasta produção intelectual, sobre temas centrais para se pensar o Brasil e toda a América Latina, cujas proposições nos fazem refletir a partir das classes populares. Foi um traidor de classe, de sua classe de origem!

Caio Prado considera que o processo histórico na América Latina foi bem distinto do de outras regiões do planeta, igualmente periféricas, em relação ao capitalismo desenvolvido; a particularidade é que não tivemos no continente uma burguesia nacional; e o caráter da nossa colonização ― que se estende para toda a América Latina ― é que aqui as colônias foram marcadas por serem de exploração, diferente das colônias de povoamento nas zonas temperadas. O seu pensamento, assim como o de José Carlos Mariátegui (1894-1930), é bastante inovador e inaugura um marxismo original; sem perder3 a perspectiva da totalidade, reforça a necessidade de se pensar o nacional, o local. Pensar o país significa buscar compreendê-lo em sua totalidade e fugir das explicações simplificadoras que dão respostas superficiais a questões profundas: analisar a formação do país, como se constituiu sua gente e suas contradições.

Vamos ao livro História e Filosofia (2020, 336f). Numa tradução inédita para o espanhol, o volume reúne textos, rigorosamente selecionados, de Caio Prado Jr. Fruto de um trabalho coletivo cuidadoso e sem recursos de apoio, a tradução ― que tomou quatro anos de trabalho ― foi empreendida por cerca de vinte pesquisadores de diversas áreas: historiadores, cientistas sociais, linguistas, economistas e até psicólogos, membros e colaboradores do Núcleo Práxis da USP, entidade político-acadêmica que ao longo da última década tem demonstrado compromisso com a difusão do conhecimento crítico e a formação política popular, encontro feliz com uma editora autogestionária que coloca como ideia central ser uma editora militante.

O livro tem dez capítulos e ainda um prefácio do historiador Lincoln Secco, além de uma bela introdução de seu organizador, Yuri Martins Fontes, que é filósofo, escritor, ensaísta, autor de vários textos que discutem Brasil e América Latina e coordenador4 do Núcleo Práxis da USP. Na “Introdução”, Yuri cumpre um papel fundamental de não só apresentar o livro, mas também o autor – para que jovens que não conhecem Caio Prado e sua obra tenham um panorama das questões principais que moveram sua produção.

O “Prefácio” é uma leitura leve e obrigatória, onde podemos observar a efervescência do pensamento caiopradiano em toda sua vivacidade. Lincoln Secco oferece aos falantes do espanhol (e a todos nós) uma belíssima apresentação dos traços marcantes do autor e de sua obra e a originalidade do seu pensamento, que coloca ainda hoje desafios não só aos brasileiros mas a todos os latino-americanos. Vinculado ao Partido Comunista do Brasil, Caio Prado manteve sempre sua autonomia como pensador e militante.

A primeira parte, “Escritos político-historiográficos”,5 recupera textos sobre a colonização do Brasil. Caio Prado observa os tipos de colonização ocorridas aqui e em terras de zonas “temperadas”. As últimas constituíram colônias de povoamento, como um desaguadouro “dos excessos demográficos da Europa que reconstitui no novo mundo uma organização e uma sociedade à imagem e semelhança de seu modelo europeu”. Nos trópicos ocorre exatamente o contrário, o que dará origem a uma sociedade original; são sociedades abigarradas, como definiu o sociólogo boliviano René Zavaleta6 (1935-1984). O Brasil de hoje, observa Caio Prado, é um organismo em franca e ativa transformação, mas que não se sedimentou e não tomou forma. O mesmo se observa no terreno social: com exceção de alguns setores, as relações sociais, e em particular as de classe, conservam um cunho colonial. A essência da nossa formação está no abastecimento do açúcar, tabaco, ouro e diamante, algodão e depois café para o comércio europeu. Caio Prado vê na colonização dos trópicos, uma vasta empresa comercial destinada a explorar recursos naturais.

Importante recuperar o debate que se fazia à época: havia ou não feudalismo no Brasil. Alguns marxistas, como Astrojildo Pereira (1890-1965), Octávio Brandão (1896-1980) e Leôncio Basbaum (1907-1969), defendiam a tese do “feudalismo em declínio” como a causa do atraso. Por esse caminho tornava-se necessária uma revolução democrático-burguesa (Del Roio, 2016). Já Caio Prado sustentava que no Brasil não houve feudalismo – apoiando-se por exemplo no fato de que o povoamento do país era rarefeito, não contribuindo à consolidação da servidão; para o pensador marxista, o que houve por aqui foi um escravismo: desde os primórdios articulado comercialmente com o capitalismo europeu que se consolidava.

Ao abordar a “Economia e a agricultura de subsistência na colônia”(1942), Caio Prado afirma que a economia se assenta em algumas bases muito precárias, não constitui uma infraestrutura própria e tampouco conta com forças próprias e existência autônoma. Se uma conjuntura internacional favorece a um produto qualquer, isto impulsiona seu funcionamento; no entanto, a economia volta a cessar se essa conjuntura por alguma razão se rompe ou caso os recursos naturais se esgotem (PRADO, 2020, p.143). O que nos leva a pensar nas implicações de uma economia completamente subordinada — em vias de se tornar um capitalismo periférico e dependente.

O resultado é que vivemos uma realidade que ainda parece sofrer dos mesmos males: voltada para fora e incapaz de prover as necessidades da sua população. A produção de subsistência, que alimenta os habitantes do campo, difere muito da realidade dos centros urbanos: estes têm que recorrer à importação, já que a produção interna não é suficiente para lhes suprir as necessidades. Curioso que hoje as grandes plantações, voltadas a suprir o mercado externo, tenham transformado alimento em “commodities”; ou seja, nossas questões do passado persistem. Em toda a América Latina, desgraçadamente, o avanço do imperialismo significa (significou) uma relação de subalternidade, perda de soberania: o capitalismo dependente periférico não foi capaz de criar uma burguesia que defenda os interesses nacionais. Como nos lembra Eduardo Galeano (1940-2015) são “dominantes hacia dentro, dominadas desde fuera” (2004, p.17) e reagem com dureza a qualquer tentativa de mudança, por mais milimétrica que seja.

Um outro aspecto que parece nos fazer voltar no tempo é: como se tornou atual, nesse processo de colonização e necessidade de povoamento, o papel exercido pelos bandeirantes na captura de indígenas e escravos. Caio Prado descreve no texto “A Sociedade Colonial”7 (1942), de uma maneira clara e objetiva, o significado do bandeirismo paulista: processos brutais que os portugueses utilizavam para forçar os indígenas ao trabalho. Faziam isso percorrendo o Brasil de leste a oeste, de norte a sul, até chegarem ao sertão. Hoje, um movimento da periferia de São Paulo revive o debate quando atiça fogo na estátua do conhecido bandeirante, Borba Gato8, e reaviva a reflexão sobre os símbolos, espalhados pela cidade, que cultuam o passado. Neste caso, o passado de exploração e opressão.

Não podemos deixar de mencionar o interessante texto “D. João VI no Brasil”9, que trata da nossa independência. A vinda da família real para o Brasil, em 1808, significou a emancipação política, mas de uma forma peculiar: diferentemente do que acontece nos países vizinhos, em que foram rompidos os laços que os subordinavam às nações europeias. A diferença crucial é que, enquanto outras nações conquistavam sua independência nos campos de batalha, aqui foi o próprio governo metropolitano que, pressionado, viu-se obrigado a transformar a colônia em sede da monarquia, lançando as bases de sua autonomia. Caio Prado não cai na explicação fácil da ausência de lutas, de que não tivemos lutas internas; ao contrário, descreve com rigor as revoltas, a Balaiada, por exemplo. Mas mostra que nenhuma delas teve força e organização necessária para uma sublevação das massas. O principal aspecto da Balaiada foi a caudilhagem – e isso não permitiu que a revolta se convertesse em um movimento que pudesse ter resultados mais profundos.

Ainda nessa primeira parte, destaco o capítulo, “URSS: Um Novo Mundo”10, sobre a Revolução Russa. O relato da viagem que fez à terra de Dostoiévski impressiona pela sua observação aguda do que acontecia naquele momento e, mais ainda, pela descrição da participação dos trabalhadores no processo. No trem que o levava a Leningrado, Caio Prado pôde presenciar uma verdadeira assembleia política entre os passageiros, incluindo mulheres e empregados do trem, que participavam de um “debate acalorado” no qual palavras como socialismo, soviete, capitalismo eram ditas constantemente e com clareza do conteúdo.

Neste mesmo escrito, Caio Prado enaltece as transformações pelas quais está passando a sociedade soviética, “uma democracia das massas e não da minoria”. O socialismo é a expressão mais completa e perfeita que se pode imaginar para uma classe social nas condições do proletariado. Mas o mais importante não é debater o socialismo em si, mas o caminho que ele nos leva: as organizações políticas que levaram a sério a tarefa da condução para a realização de um programa. É mister, para uma sociedade comunista, uma transformação completa das ideias e concepções da humanidade atual. Enquanto domine o individualismo acentuado, fruto deste sistema, temos de compreender que uma sociedade comunista plena é impossível; antes é necessária a tarefa de reeducação dos homens e das mulheres sobre a base de uma solidariedade social compatível com essa nova sociedade. Nesse sentido, ele comunga com Antonio Gramsci (1891-1937) que fala da necessidade de uma reforma cultural e moral, pilar para a reeducação em uma sociedade comunista.

O livro-ensaio A revolução brasileira11, escrito em 1966, começa por discutir sobre o termo: revolução expressa o processo histórico marcado por “reformas e mudanças econômicas, sociais e políticas sucessivas” que dão origem a transformações estruturais da sociedade. Não é um momento de êxtase, mas todo o processo de construção. O ritmo da “história, não é uniforme”. Ao contrário; o texto, parece descrever as desventuras que vivemos nos dias de hoje. Afirma que o Brasil se encontra em um momento decisivo que leva a manifestações de descontentamentos e insatisfação generalizada. Situação que é causa e efeito da incoerência política, da ineficiência, dos desequilíbrios sociais, das crises econômicas e financeiras.

Em um tempo no qual se discute com tanto afinco o câncer da sociedade brasileira, o racismo estrutural, não poderíamos deixar de mencionar a passagem do texto “Vida Social e Política”12, em que Caio Prado (2020, p.168), ao discutir a formação e organização do Brasil, menciona a presença do negro e do escravo. Há que fazer uma distinção, diz ele, difícil, mas necessária, de como o escravo protagonizou a cena, mas o negro aparece em raras oportunidades. O papel do africano, diz ele, teria sido muito diferente na formação cultural da colônia se lhe tivesse sido concedida a mínima oportunidade para que se desenvolvesse. Elementos que ajudam a formular o “racismo estrutural” na sociedade brasileira.

A segunda parte do livro concentra os “Escritos filosóficos e manuscritos inéditos”. São quatro capítulos com passagens selecionadas de alguns de seus principais livros filosóficos: “Dialética do Conhecimento”13 (1952); “Notas introdutórias à Lógica Dialética”14 (1959); “O mundo do socialismo”15 (1962); e “Que é Filosofia”16 (1981). Traz ainda um derradeiro capítulo, “Cadernos e correspondências”17, com coletânea de manuscritos jamais publicados do autor, pertencentes ao Arquivo do Instituto de Estudos Brasileiros da USP.

Destaca-se “Carta ao Comitê Regional de São Paulo do Partido Comunista do Brasil” (novembro de 1932). Responde a uma comunicação interna em que é acusado de tentar fundar um periódico pequeno-burguês. A linha editorial é marxista-leninista, responde Caio Prado, e do contrário não lhe interessaria. Mas a obrigação de todo mundo é tentar, em lugar de cruzar os braços e declarar de antemão que atuar é inútil e impossível. “1937” (Paris, dezembro de 1937): escreve nessa pequena nota sobre a Revolução de 1930, no Brasil, e suas causas: a evolução centralizadora da política brasileira, provocada por vários fatores. Uma das causas é que não se extirpam velhos costumes de uma tradição do dia para a noite. As condições objetivas se haviam modificado profundamente, no entanto, não houve uma maturidade política no país. “Carta ao “companheiro” Evaldo da Silva Garcia”18 (maio de 1946) responde a uma pergunta dirigida a ele sobre sua posição política. Caio Prado responde: “continuo onde sempre estive, desde que me reconheço como gente, sou comunista, membro do PCB, tenho buscado aí harmonizar minhas convicções com uma linha política. Escrever, para um comunista, não é fazer o que lhe agrada, não é buscar louvores, é contribuir na formação e divulgação da teoria revolucionária do marxismo” (PRADO, 2020, p. 326).

“Dialética do conhecimento”19 (1952), sem alongar muito, destacamos como texto didático; faz uma breve apreciação do que seja o conhecimento metafísico e da diferença crucial para o conhecimento dialético. Qualquer leigo é capaz de compreender que o conhecimento metafísico não nos leva à compreensão completa e tampouco à necessária transformação. Parte de um exemplo simples, mas não simplista: o universo. O conhecimento metafísico é a consideração geral do universo; e o que constitui seu ponto de partida são sempre os indivíduos que compõem este universo, bem como a sua individualidade. Diferente do conhecimento dialético; a dialética não considera primeiro os indivíduos, seres, coisas, para depois considerar suas relações. Ou seja, a dialética em oposição ao método metafísico considera antes as relações, o “conjunto” e a unidade universal onde transcorrem tais relações. A dialética, afirma Caio Prado Jr., é essencialmente um método de pensamento e conhecimento.

No ensaio sobre o mundo do socialismo, o autor fala sobre países que visitou; diz que não os foi conhecer para julgá-los, mas, ao contrário, para analisar as soluções oferecidas nestes países aos problemas da revolução socialista. Interessam as lições que esses países deram, positiva e negativamente, no sentido de que cada qual “mostra o que se deve fazer e o que se deve evitar”. Mas o que é então o socialismo? Um mundo fundado em um princípio oposto, onde a cooperação entre os homens é o princípio do esforço comum, conjugado para os mesmos fins, que são de todos. Já sobre a questão da liberdade, ele faz um traço claro e definido do significado da liberdade individual nas democracias burguesas. Estas estão fundadas essencialmente nos interesses individuais, que se chocam com a liberdade dos outros indivíduos; que se restringem “desde o momento em que um começa a atuar e deve deter sua marcha pelos interesses contrários”. No socialismo, ao contrário, o ponto de partida é o interesse coletivo; a liberdade individual não é uma premissa. Por liberdade entende-se a faculdade, a possibilidade e a oportunidade de o indivíduo realizar-se. Portanto, a liberdade nas democracias burguesas não passa de ilusão – algo impossível de realizar-se plenamente.

O livro, que trata de tantos temas pertinentes aos dias de hoje, deveria ser amplamente divulgado aos falantes hispânicos, porque embora voltado a pensar o Brasil as questões e temas trabalhados pelo autor dizem respeito a toda a América Latina: as nossas colonizações, nossas organizações políticas e as nossas particularidades como continente. E, óbvio, aos lusófonos, para que aqueles que não tiveram acesso à obra completa do Caio Prado possam usufruir desses textos diversos e abrangentes, que ao fim e ao cabo dão um panorama do todo da obra do autor.

Referências

DEL ROIO, Marcos. “Sodré e o feudalismo no Brasil: uma tentativa de atualização do problema”. Revista Crítica de Sociologia e Políticavol.7, n.2, jul.-dez. 2016. Disponível em:

https://www.revistaterceiromilenio.uenf.br/index.php/rtm/article/download/1

13/89/. Acesso em: 21 dez. 2021.

GALEANO, Eduardo. Las venas abiertas de América Latina. México: Siglo Vientiuno, 2004.

MARTINS-FONTES, Yuri. O marxismo de Caio Prado e Mariátegui: formação do pensamento latino-americano contemporâneo. Orientador: Lincoln Ferreira Secco. 2015. 275f. Tese de doutoramento. Programa de Pós-Graduação em História Econômica, Universidade de São Paulo, São Paulo, 2015. Disponível em:

https://www.teses.usp.br/teses/disponiveis/8/8137/tde-01072015-143501/publico/2015_YuriMartinsFontesLeichsenring_VCorr.pdf.. Acesso em: 21 dez. 2021.

MARTINS-FONTES, Yuri. Marx na América: a práxis de Caio Prado e Mariátegui. São Paulo: Alameda, 2018.

PRADO JR., Caio. Caio Prado: Historia y Filosofía. São Paulo: Editorial Último Recurso/ Edições Núcleo Práxis-USP, 2020 (1ra edición).

ZAVALETA, René. La autodeterminación de las masas. Bogotá: Siglo del Hombre Editores/ Clacso, 2009. Disponível em: http://biblioteca.clacso.edu.ar/ar/libros/coedicion/zavaleta/. Acesso em: 21 dez. 2021.

___________

1Título em espanhol: Historia y Filosofía.

2 A Editorial Último Recurso é uma organização autogestionária, cuja base de atividade está nos princípios do conhecimento e na democratização do conhecimento.

3 Ver Martins-Fontes (2015).

4 Veja, por exemplo, o livro Marx na América: a práxis de Caio Prado e Mariategui de Yuri Martins-Fontes, Alameda/Fapesp, 2018.

5 A primeira parte do livro, compõe-se de cinco capítulos, escritos em momentos distintos. Capítulo 1 Evolução política do Brasil (1933); Capítulo 2 URSS um novo mundo (1934); Capítulo 3 Formação do Brasil contemporâneo (1942); Capítulo 4 História econômica do Brasil (1945/1976) e Capítulo 5 A revolução brasileira (1966).

6 Abigarradas, porque são sociedades heterogêneas, com diversas culturas e modo de produção: ocorreram em um mesmo cenário o feudalismo e o capitalismo superpostos, o que proporcionou por exemplo, que Potosí, o maior caso de descampesinização colonial (Zavaleta, 2009).

7 La sociedad colonial. In: Capítulo 3. Formación del Brasil Contemporáneo (1942).

8 A Estátua, localizada na Praça Augusto Tortorelo de Araújo, no bairro de Santo Amaro – São Paulo, é uma homenagem a Borba Gato (1628-1718), bandeirante paulista, cuja proeza além de caçar indígenas e escravos fugidos, era desbravar o sertão em busca de ouro e diamantes. Um movimento autointitulado “Revolução Periférica” ateou fogo na estátua em julho de 2021, como protesto ao símbolo que representa essa forma de opressão.

9 D. João VI en Brasil. In: Capítulo 1 Evolución Política del Brasil (1933).

10 Capítulo 2 URSS Un Nuevo Mundo (1934)

11 Capítulo 5 La revolución Brasileña (1966)

12 Vida social y Política In: Capítulo 3 Formación del Brasil Contemporáneo (1942).

13 Dialéctica del Conocimiento.

14 Notas Introductorias a la Lógica Dialéctica.

15 El Mundo del Socialismo.

16 Qué es la Filosofía.

17 Cuadernos y Correspondencia.

18 Carta al “compañero” Evaldo da Silva Garcia.

19 Dialectica del Conocimiento.

 

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

El pleno reconocimiento institucional de la multiplicidad de idiomas en España sigue siendo una asignatura pendiente; la imposición forzosa de una con prioridad sobre las otras solo genera hostilidad

El diputado de la CUP Albert Botran, durante la intervención en la que se le retiró la palabra por hablar en catalán, el pasado 17 de mayo.

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En España hemos normalizado que la diversidad lingüística se resuelva en una lucha por la hegemonía. Sin embargo, este semillero de opresión social y política sigue sin encararse con madurez en la agenda política. Hace nueve años, los diputados de ERC Alfred Bosch y Joan Tardà vieron retirada su palabra con amable paternalismo por Jesús Posada, presidente del Congreso, por intervenir en catalán desde la tribuna del hemiciclo. Hace unos dos años el diputado del BNG Néstor Rego, y más recientemente el diputado de la CUP Albert Botran, fueron silenciados con aún mayor rigidez normativa por la actual presidenta del Congreso al negarse a emplear el castellano en sus discursos. El último incidente, aparte de pasmar a prensas extranjeras como la suiza, ha motivado que varias fuerzas políticas eleven una proposición de reforma del Reglamento parlamentario que determina el manejo de las lenguas reconocidas por la Constitución —que por otro lado, no son todas las que actualmente se hablan en nuestro país—, a imitación del que ya se aplica en el Senado. Pero todo parece indicar que el gatopardismo seguirá sojuzgando en esta materia desde la atalaya de un sedicente pragmatismo.

Esta secuencia de incidentes revela que el pleno reconocimiento institucional de la multiplicidad de lenguas en España sigue siendo una de las asignaturas pendientes del pacto constitucional del 78. La anomalía democrática que supone la censura de lenguas distintas del castellano en los órganos de la soberanía nacional confirma que los viejos odres de la revolución pasiva franquista, cuyo alcance ha analizado con perspicacia José Luis Villacañas, siguen orientando el marco ideológico desde el que se administra la visibilidad pública de estos vehículos de comunicación. Las pautas de protección de las lenguas cooficiales han fomentado durante más de cuatro décadas su encapsulamiento territorial como lenguas minoritarias, en lugar de arbitrar los cauces estructurales para extender su conocimiento en toda la nación y facilitar su coexistencia en los planes de estudio de todos los niveles educativos. Se ha optado por una política de cuotas con fundamento jurídico, pero escasa implantación social, que ha incentivado además que las lenguas periféricas pretendan reforzar su uso asumiendo ese mismo código, una perversión que expertos como Albert Branchadell han subrayado con acierto.

Aún estamos a la espera de que las oposiciones a profesorado en los centros de enseñanza estatales incluyan, siguiendo el ejemplo del Instituto Cervantes, plazas docentes de catalán/valenciano, gallego y euskera para dar cobertura a la demanda, por marginal que sea al comienzo, de los estudiantes interesados en compatibilizar el conocimiento de lenguas europeas con el de otras lenguas del Estado que no sean el castellano. Asimismo, las lenguas no sobreviven ni se fortalecen únicamente porque normas jurídicas las avalen y protejan. Si no circulan habitualmente en el medio social y cultural, su empleo se irá reduciendo tendencialmente. Por ello mismo, los medios y plataformas audiovisuales son una herramienta clave para la materialización del multilingüismo, aunque no se aprecian iniciativas en esta dirección, pues la apuesta por el valor seguro impera en este ámbito. Fenómenos como Alcarràs no dejan de ser atípicos. Abordar los problemas planteados por la variedad de lenguas nacionales desde normativas troqueladas por una ideología monolingüista propicia la extensión de un sentido común que impide percibir la violencia que encierra el “bilingüismo vertical”, por decirlo con Zumthor, establecido por la aplicación vigente de la Constitución. En efecto, la interpretación dominante del preámbulo de esta norma supone que las lenguas cooficiales en algunas autonomías rindan vasallaje a la única lengua oficial en el resto del país, una injusticia hermenéutica que solo inyecta resentimiento en la convivencia democrática.

La invención de una tradición que privilegia a una lengua sobre aquellas otras con que comparte un mismo ordenamiento político ha promovido el olvido de las asentadas experiencias de cohabitación idiomática que encontramos, por ejemplo, en el teatro del literato portugués bilingüe Gil Vicente, en cuyo Auto da Fama los personajes usan distintas lenguas —castellano, italiano y francés— según su origen. También quedan muy lejos de nosotros decisiones como la que llevó al paladín del toscano frente a la autoridad del latín que fue Dante a presentar al trovador Arnaut Daniel en el canto XXVI del Purgatorio pronunciando unos versos en su lengua, el provenzal. Para estos autores, la holgada “competencia analítica” que nos permite entender lenguas que no hablamos con destreza, que lingüistas como Juan Carlos Moreno Cabrera han preconizado ejercitar en la escuela y la calle, no era una quimera, sino una realidad social.

El espacio literario del Medievo y del Renacimiento concebía como un beneficio ser hablante pasivo de otras lenguas amén de la propia. Una preocupante regresión ha debido de ocurrir para que la pluralidad lingüística usual antaño sea recibida hogaño —en un contexto democrático, además— como antesala de una pugna de la que solo una lengua puede declararse triunfante, sometiendo al resto. La práctica de un multilingüismo sostenible transformaría de manera constructiva nuestras demandas de vertebración nacional. En cambio, la imposición forzosa de las lenguas solo siembra hostilidad entre los pueblos, de manera solapada e irreversible.

Nuria Sánchez Madrid es profesora del Departamento de Filosofía y Sociedad de la Universidad Complutense de Madrid.

 

[Foto: CONGRESO (EUROPA PRESS) – fuente: http://www.elpais.com]

De milièrs de manifestants prenguèron las carrièras de Compostèla jol lèma “ganhar l’avenir”

Coma cada 25 de julhet, Galícia festegèt diluns passat lo jorn de la Pàtria Galèga amb una manifestacion sobeiranista per las carrièras de Compostèla, qu’amassèt de milièrs de manifestants jol lèma “ganhar l’avenir”.

A la manifestacion participèron de representants de movements sobeiranistas de Catalonha, del Bascoat, de Bretanha, d’Escòcia e de Palestina.

Lo primièr Jorn de la Pàtria Galèga se faguèt en 1920, en seguida d’un acòrdi de las dichas Irmandades de Fala (Confrairiás de lenga), un dels grops embrionaris del nacionalisme galèc modèrne que foguèt actiu de 1916 a 1931.

 

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

Los melhors resultats son en Corsega, ont quatre candidats sobeiranistas passaràn al segond torn. En otramar 3 deputats son ja garentits e es possible que sián quitament 8

Nova Caledònia - VilaWeb

Los movements nacionals de l’estat francés an melhorat lo resultat de 2017. Los candidats sobeiranistas, que lo Ministèri de l’Interior francés sona “regionalistas”, son passats de 137 490 vòtes al primièr torn de 2017 a 291 392 (l’1,28%) ongan, çò es dos còps mai. A las legislativas de fa 5 ans, foguèron elegits 5 deputats diches “regionalistas”, tres còrses e dos martiniqueses. Ongan tot fa preveire qu’aumentaràn lor representacion dins l’Assemblada Nacionala francesa.

En Euròpa, la federacion Regions e Pòbles Solidaris, qu’amassa los partits sobeiranistas e autonomistas, a obtengut 146 066 vòtes (+15%), e los candidats qu’an despassat l’1% dels vòtes son passats de 55 a 64; çò que permet a la federacion de manténer e de melhorar las subvencions publicas que recep. Sa lista occitanista Endavant s’es presentada, amb 32 candidats, sus tot lo territòri occitan, amb una etiqueta “Òc per Provença” dins aquela region occitana.

Corsega

Los melhors resultats son en Corsega, ont quatre candidats sobeiranistas passaràn al segond torn. Fa 5 ans obtenguèron tres sètis suls quatre en jòc, mas manquèt al candidat de la primièra circonscripcion de Corsega del Sud sonque 13 vòtes per poder anar al segond torn. Ongan si que los nacionalistas còrses i seràn representats. D’efièch, Romain Colonna, amb lo 17,5% dels vòtes, afrontarà lo poderós Laurent Marcangeli, passat dels Republicans al macronisme, cònsol màger d’Aiacciu e cap de lista de la drecha a las eleccions territorialas de 2021, que n’a atench lo 33,7%. Malgrat la granda diferéncia, lo resultat es malsegur, perque una part importanta dels votants de l’independentista Jean-Paul Carrolaggi (12,69%) votaràn ara Colonna.

Dins los autres tres districtes, son estats los mai votats, malgrat la trencadura de la coalicion Per Corsega entre la lista Fagam Corsega, majoritària e autonomista, e la dels independentistas de Corsega Liura. Tanben los autonomistas se son devesits a l’Assemblada de Corsega entre los partisans del president de Corsega Gilles Simeoni (Fagam Corsega) e lo Partit de la Nacion Còrsa de Jean-Christophe Angelini, ideologicament mai a esquèrra; pasmens, las doas formacions autonomistas se son pas concurrenciats dins las circonscripcions. Dins lo segond districte de Corsega del Sud, Paul-André Colombani (Partit de la Nacion Còrsa) a melhorat lo resultat. Fa 5 ans foguèt segond en la primièra votacion, amb lo 29,10% dels vòtes, contra lo 36% dels Republicans, mas finiguèt que ganhèt lo segond torn amb lo 55% dels vòtes. Ongan, lo sosten a cambiat e a ja recebut lo 37,2% dels sufragis al primièr torn, fàcia al 27,6% del candidat de la drecha francesa.

Dins la primièra circonscripcion de Nauta Corsega, Michel Castellani (Fagam Corsega) s’es tanben refortit al primièr torn, amb lo 33,8% dels vòtes (+3,4), contra lo 13,6% del centrista independent Julien Morganti que serà son adversari al segond torn. Tot fa preveire que Castellani serà reelegit. Delà la diferéncia que i a entre los dos candidats, cal remembrar que fa 5 ans ganhèt aisidament lo segond torn, amb lo 61% dels vòtes, e que i a lo 7,38% dels votaires qu’al primièr torn an votat pels independentistas e qu’ara fòrça d’eles votaràn per l’autonomista.

Fin finala, dins la segonda circonscripcion de Nauta Corsega, Jean-Félix Acquaviva (Fagam Corsega) es estat lo primièr amb lo 33,5% dels vòtes, contra lo 29,06% del candidat independent de la drecha francesa François-Xavier Ceccoli. E mai siá una davalada a respècte de fa 5 ans, ont atenguèt lo 36,44% dels sufragis, cal prene en compte que lo candidat independentista, Lionel Mortini, es estat lo tresen mai votat, amb lo 18% dels sufragis. Es l’independentista còrs qu’a obtengut mai de sostens.

Lo nacionalisme còrs, qu’atenguèt la majoritat absoluda dins las eleccions territorialas d’arunan e que govèrn l’illa, sembla que pòt tornar plan capitar coma en 2017 o quitament obténer totes los sètis en jòc.

Paul Molac es totjorn lo mai votat dins sa circonscripcion

Un autre candidat dich “regionalista” en Euròpa que serà al segond torn es lo breton Paul Molac. Fa 5 ans se presentèt pel partit de Macron mas ongan es candidat amb Regions e Pòbles Solidaris. Malgrat son destacament de la majoritat presidenciala, s’es mantengut coma lo candidat mai votat, amb lo 37,7% dels sufragis; son rival serà lo nòu candidat macronista, que n’a atench lo 18,3%.

Los movements nacionals despassan las expectativas fòra d’Euròpa

Fa 5 ans foguèron elegits dos deputats d’otramar diches “regionalistas”. Ongan n’i aurà plan mai; almens 3 son ja garentits e es possible que sián quitament 8.

En Martinica, ont a las eleccions precedentas foguèt elegit un deputat independentista, trobam ara que dins doas circonscripcions los dos candidats que s’afrontan al segond torn son los dos independentistas. Per tant, dins aquela illa de la mar Cariba son ja garentits dos sobeiranistas.

Dins la segonda circonscripcion, l’independentista d’esquèrra Marcellin Nadeau (27,6%) afronta un autre independentista d’esquèrra, Justin Pamphile (25,84%), que fa 5 ans s’èra presentat amb Macron. Aquò se passa tanben dins la quatrena, amb un duèl entre lo deputat sortent, Jean-Philippe Nilor, qu’a atench lo 44% dels vòtes, e un autre independentista d’esquèrra, Alfred Marie-Jeanne (25,8%).

Dins los autres dos districtes i a tanben de candidats independentistas. Dins lo primièr, Philippe Edmond-Mariette es estat lo mai de votat, amb lo 17,9% dels vòtes, e afrontarà un candidat independent d’esquèrra, Jiovanny William, que n’a obtengut lo 14,6%.

Enfin, dins la tresena circonscripcion, Francis Carole, del Partit per la Liberacion de Martinica, independentista d’extrèma esquèrra, es passat al segond torn amb lo 19% dels vòtes e assajarà de venir deputat contra lo candidat autonomista d’esquèrra Johnny Hajjar, qu’a atench lo 37% dels vòtes al primièr torn.

En Guaiana, dins la primièra circonscripcion trobam tanben que los dos candidats qu’an accedit al segond torn son de “regionalistas”, e fa 5 ans n’i aguèt pas cap. Yvane Goua (20,77%) d’un movement contra la violéncia e que promòu un nòu estatut, es arribada primièra, e Jean-Victor Castor, del Movement de Descolonizacion e d’Emancipacion Sociala, serà son rival après aver accedit a la votacion de dimenge amb lo 17,3% dels vòtes.

Dins la Polinesia Francesa, Moetai Brotherson, deputat sortent, torna èsser lo mai votat dins sa circonscripcion, amb lo 34,26% vòtes, e afrontarà lo candidat macronista, que n’a obtengut lo 32,04%. Fa 5 ans, lo resultat foguèt semblable, e Brotherson s’impausèt per una majoritat estrecha, amb lo 52,2% dels sufragis.

An tanben la possibilitat d’obténer un deputat los independentistas de la Nòva Caledònia, en seguida d’un acòrdi dels tres principals partits per se presentar ensems. Al segond torn, dins las doas circonscripcions afrontaràn los macronistas. Dins la primièra, Walisaune Wahetra a obtengut lo 21,7% dels vòtes, e lo macronista Philippe Dunoyer lo 40,8%; e dins la segonda, Gérard Reignier es estat segond, amb lo 32,77% dels sufragis, mentre que lo candidat macronista, Nicolas Metzdorf, èra lo mai votat just just, amb lo 33,7%.

 

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

 

 

Amostra de jornais publicados em Moçambique. Foto: Dércio Tsandzana

 

Escrito por Global Voices Lusofonia

Desde outubro [1] de 2017, Moçambique debate-se com actos de terrorismo que assolam o Norte do país, com destaque para a província de Cabo Delgado. São desconhecidas as razões para a ocorrência [2] de tais acções, embora alguns associem questões de pobreza ou ainda a religião com causas centrais.

Segundo o portal ‘Cabo Ligado’, para além de vítimas humanas, os actos de violência e barbaridade em Cabo Delgado já causaram [3] mais de 2000 mortes, e acima de 2 milhões de deslocados internos. Por conta da situação, surge igualmente o debate em torno do acesso à informação em tempos de conflito. Para além de se ter tornado cada mais complicado ter informação sobre o que sucede em Cabo Delgado, impõe-se o problema da segurança dos próprios jornalistas.

Um dos casos emblemáticos [4] é de Ibrahimo Mbaruco, jornalista que desapareceu em 2020, enquanto trabalhava algures nas proximidades da zona do conflito. Mbaruco desapareceu [5] no dia 7 de abril daquele ano, após ter sido cercado por militares, tal como ele próprio comunicou aos familiares. Entretanto, dois anos depois, as autoridades continuam em silêncio.

Sabe-se ainda que o Governo já havia tentado [6] outras acções para controlar a forma como é difundida a informação sobre o terrorismo no país. Por exemplo, em novembro de 2020, o presidente moçambicano, Filipe Nyusi, desafiou [7] as Forças Armadas Moçambicanas (FADM) a restaurar a normalidade em zonas do país afectadas por conflitos. Nomeadamente, atacou o uso das redes sociais por espalhar desinformação sobre Cabo Delgado.

Passados mais de três anos, eis que Moçambique prepara-se para introduzir [8] novas leis [Lei de Repreensão, Combate e Prevenção do Terrorismo e Acções Conexas] que visam combater a propagação de informação considerada como falsa sobre o terrorismo no país. Apesar de se julgar estas leis como oportunas, existem inquietações [9] na classe dos media. Sobre tal, o MISA-Moçambique, entidade regional de defesa da liberdade de imprensa, já havia denunciado [10] vícios contidos nas intenções do Governo em passar a legislação:

Apesar de um instrumento oportuno e cuja aprovação ampliará a salvaguarda da soberania nacional, esta proposta emendada da lei contempla disposições que colidem com a Constituição da República e demais legislação, especialmente no capítulo das Liberdades de Expressão e de Imprensa.

O número 1 do artigo 19 do instrumento legal refere que “aquele que por qualquer meio, divulgar informação classificada no âmbito da presente Lei, é punido com a pena de prisão de 12 a 16 anos.” Esta disposição reveste-se, em si, de injustiça, ao penalizar o jornalismo assim como os cidadãos em geral, e não a quem tem o dever de salvaguardar o “Segredo de Estado”, no caso, o servidor ou funcionário público detentor de tal informação classificada.

O número 2 do mesmo artigo refere que aquele que intencionalmente difundir informação segundo a qual um acto terrorista foi ou é susceptível de ser cometido, sabendo que a informação é falsa é punido com a pena de prisão de 8 a 12 anos. Esta disposição apresenta-se bastante subjectiva e passível de diversas interpretações quanto à noção de “falsidade” da informação veiculada sobre uma presumível acção terrorista. De facto e objectivamente, a veracidade de informações de um presumível acto terrorista é verificável.

Após estas colocações, eis que o Parlamento mudou [11] minimamente a redacção do texto de um dos artigos, passando a ser:

Aquele que, por dever legal, tiver custódia ou sendo funcionário ou agente do Estado aceder à informação classificada por qualquer meio a divulgar, no âmbito da presente Lei, é punido com a pena de prisão de 12 a 16 anos.

Contudo, apesar do MISA-Moçambique, elogiar a mudança, permanece [12] um clima sombrio em algumas partes da mesma lei:

Embora a redacção desta norma tenha evoluído, a mesma ainda manifesta sinais de alguma ambiguidade que podem resvalar na violação dos direitos e liberdades dos funcionários públicos, na medida em que não só criminaliza aquele que tem o dever legal de custódia ou de guardar a informação classificada, o que é compreensível, mas também qualquer funcionário ou agente do Estado.

Tal norma não é razoável, uma vez que este funcionário ou agente pode não estar sujeito a obrigação legal de custódia de informação classificada ou sequer saber que a informação que acedeu, por qualquer, meio é classificada. Esse rigor de custódia não deve ser generalizado a todos os funcionários ou agentes do Estado.

Estado geral da liberdade de imprensa em Moçambique

Segundo o ‘Repórteres sem Fronteiras’, entidade [13] que faz a supervisão da liberdade de imprensa no mundo, informa [14] que em Moçambique um número significativo de meios de comunicação é controlado directa ou indirectamente pelas autoridades ou membros do partido no poder, a Frelimo, o que prejudica consideravelmente a sua independência. A liberdade e a independência do jornalismo são supostamente garantidas pela Constituição, pela lei de imprensa e pelo direito à informação. Mas a legislação é pouco aplicada em um contexto marcado pelo crescente autoritarismo e pelo acesso cada vez mais difícil à informação.

Para o índice geral da liberdade de imprensa no ano 2022, Moçambique encontra-se na posição [14] 116 (de um total de 180). Repórteres sem Fronteiras conta que nos últimos anos, a retórica hostil e os ataques contra jornalistas aumentaram (foram doze ao longo de 2021). Para o Repórteres sem Fronteiras, é quase impossível os jornalistas acederem o Norte do país sem o risco de serem presos.

 

Artigo publicado em Global Voices em Português: http://pt.globalvoices.org
URL do artigo: https://pt.globalvoices.org/2022/05/26/novas-leis-minam-liberdade-de-expressao-e-de-imprensa-em-mocambique/

URLs nesta postagem:

[1] Outubro: https://pt.globalvoices.org/2021/04/01/cabo-delgado-volta-a-sofrer-ataque-e-vila-e-evacuada/

[2] ocorrência: https://pt.globalvoices.org/2020/01/13/ataques-armados-no-norte-de-mocambique-continuam/

[3] causaram: https://acleddata.com/2021/02/23/cabo-ligado-weekly-15-21-february-2021/

[4] emblemáticos: https://pt.globalvoices.org/2022/04/25/dia-do-jornalista-e-marcado-por-desafios-e-inseguranca-em-mocambique/

[5] desapareceu: https://www.rfi.fr/pt/mo%C3%A7ambique/20200414-pol%C3%ADcia-de-cabo-delgado-n%C3%A3o-sabe-se-jornalista-desaparecido-est%C3%A1-morto

[6] tentado: https://pt.globalvoices.org/2021/12/27/governo-de-mocambique-reage-ao-conflito-impondo-as-suas-proprias-narrativas-digitais/

[7] desafiou: https://www.opais.co.mz/nyusi-critica-desinformacao-sobre-terrorismo-em-cabo-delgado/

[8] introduzir: https://www.voaportugues.com/a/lei-contra-terrorismo-amea%C3%A7a-a-liberdade-de-imprensa-e-de-express%C3%A3o-em-mo%C3%A7ambique/6581190.html

[9] inquietações: https://www.voaportugues.com/a/mo%C3%A7ambique-lei-contra-terrorismo-leva-organiza%C3%A7%C3%B5es-n%C3%A3o-governamentais-e-igrejas-a-prestar-contas/6579575.html

[10] denunciado: https://www.misa.org.mz/index.php/destaques/noticias/141-proposta-de-lei-anti-terrorismo-restringe-liberdades-de-expressao-e-de-imprensa-em-mocambique

[11] mudou: https://www.opais.co.mz/quem-mentir-sobre-terrorismo-pode-ser-condenado-ate-12-anos-de-prisao/

[12] permanece: https://www.misa.org.mz/index.php/destaques/noticias/142-comunicado-assembleia-da-republica-reformula-aritgos-problematicos-da-lei-anti-terrorismo-em-mocambique

[13] entidade: https://rsf.org/pt-br

[14] informa: https://rsf.org/pt-br/pais/mo%C3%A7ambique

L’affrontement qui a opposé l’Argentine au Royaume-Uni d’avril à juin 1982 a eu des conséquences indirectes sur le milieu du «rock nacional».

Charly García, légende de la musique argentine, lors d'un concert donné à Buenos Aires le 30 septembre 2013. | Daniel Garcia / AFP

Charly García, légende de la musique argentine, lors d’un concert donné à Buenos Aires le 30 septembre 2013. | Daniel Garcia / AFP

Écrit par Fabien Palem — édité par Thomas Messias

À Buenos Aires (Argentine).

Voilà quatre décennies qu’à Buenos Aires, le rock se chante en argentin. Tout droit importé du monde anglo-saxon, ce rythme s’est fait, depuis, à l’accent et au jargon des «Porteños», les habitants de la capitale argentine.

Les Argentins revendiquent sans cesse leur dévotion pour la plus British des mélodies, musique populaire par excellence –davantage que le tango, qui a pris quelques rides, la cumbia et les musiques traditionnelles, souvent cantonnées à leurs caractères festif ou régional. «El rock nacional», tel qu’on le désigne ici, dépasse les classes sociales et mobilise les générations. Un véritable pilier identitaire national, brandi par Diego Maradona, le président Alberto Fernández et même le pape François.

Quarante ans, c’est aussi le temps qui s’est écoulé depuis la capitulation de la dictature argentine (1976-1983) lors de la guerre des Malouines, qui l’opposa d’avril à juin 1982 au Royaume-Uni de Thatcher. Le régime, installé sept ans plus tôt à la suite d’un coup d’État militaire, est coupable de crimes de lèse-humanité (30.000 disparitions, selon les estimations actuelles).

À cela s’ajoute une situation économique calamiteuse qui a mis la dictature à bout de souffle. Le général Galtieri, alors aux commandes, tente de toucher la fibre nationaliste en envahissant ces îles de l’Atlantique Sud, qui ont le statut de sous-bastion britannique mais qui sont historiquement revendiquées par l’Argentine.

Jusqu’ici, à en croire l’incontournable Charly García, une sorte de John Lennon argentin version border, «c’était bien de chanter en anglais et c’était vulgaire de chanter en espagnol». Avec la guerre, tout change. Le rock made in Buenos Aires, perçu depuis les années 1960 comme le vecteur d’une contre-culture d’importation et d’aspirations individualistes, va s’adapter au moule de la jeunesse nationale. Son explosion sera en partie permise par la fièvre nationaliste qui gagne la société argentine.

Doit-on y voir une première revanche contre l’impérialisme, avant même les buts de Maradona au Mondial de 1986? Ou plutôt une assimilation à la sauce gaucha de l’élément le plus efficace du soft power britannique? La question s’avère d’autant plus complexe quand on sait la sensibilité des Argentins vis-à-vis de la présence passée des Britanniques, à l’origine des voies ferrées et de nombreuses industries de ce pays du bout du monde.

Inspirations extérieures

L’importance alors donnée au rock nacional explique sa place au milieu des événements organisés, quarante ans plus tard, en souvenir du conflit. Notre pérégrination musicale fait une escale obligatoire au musée des Malouines et des Îles de l’Atlantique Sud. Logé dans l’enceinte de l’ancienne École mécanique de la marine (ex-Esma), centre de torture pendant la dictature qui fut transformé depuis en lieu de mémoire, le musée s’inscrit dans la politique de revendication de la souveraineté argentine sur ces îles des eaux lointaines et froides.

Pendant près de cinq mois, le site a accueilli une exposition photo intitulée «Les Malouines et le rock, d’Ushuaia à La Quiaca», en référence à une tournée réalisée par l’artiste León Gieco et le producteur Gustavo Santaolalla, deux figures du rock argentin, d’un bout à l’autre du pays.

Si l’expo s’est concentrée sur cette odyssée dans l’Argentine de l’«intérieur», personne ne nie que la principale source d’inspiration du rock nacional est ailleurs… À savoir, à l’«extérieur», comme on désigne ici les pays étrangers.

«Le rock en anglais était très présent à l’époque de la guerre des Malouines, confirme le directeur du musée, Edgardo Esteban. Un an avant, en mars 1981, Queen était venu donner un concert qui avait connu un franc succès! Ensuite, 1982 a vraiment constitué une année charnière pour le rock nacional

Dans un article annonçant cette exposition, le quotidien Página 12, aligné sur l’actuel gouvernement péroniste, assurait: «Avant et pendant le conflit guerrier de 1982, le rock argentin s’est prononcé sur la guerre des Malouines.» La réalité semble pourtant plus nuancée, paradoxale. 1982 marque une «année charnière» en raison de la rupture faite par l’ensemble de la société avec le rock non argentin, à savoir anglo-saxon.

L’anglais bouté hors des ondes?

Ce retournement de veste est-il à imputer à la dictature? Si la musique en anglais a disparu des ondes, le régime en aurait seulement déconseillé la diffusion. «Ce fut une sorte de mesure tacite, une suggestion», précise Sergio Pujol, historien argentin spécialiste du rock et des musiques populaires de son pays.

«Les radios ont pratiqué une sorte d’autocensure, en partie sous l’influence des auditeurs qui appelaient pour vous insulter si vous passiez de la musique en anglais», confirme Marcelo Gasió, journaliste à El Expreso Imaginario durant les années 1980. Dans un article écrit pour cette revue culturelle branchée, disparue depuis, Gasió interviewe les responsables des radios FM. Tous le lui confirment: il n’y a pas eu d’interdiction explicite.

Les îles Malouines à peine envahies, un sentiment anti-anglais se propage dans la société.

Exit, le rock en anglais. Bienvenidas, les autres expressions musicales: instrumentales, en espagnol, en français… Le rock argentin, musique d’un mouvement, n’est pas dans le viseur du régime et peut se propager sur les ondes. «Dans un premier temps, le rock est vu comme une menace mineure pour la dictature, résume Sergio Pujol. Après le coup d’État de 1976, c’est le folklore qui est clairement censuré, car contrairement au rock, il est associé aux cercles militants de gauche. La grande chanteuse folkloriste, Mercedes Sosa, s’est rapidement exilée à l’étranger [en 1979, à Paris].»

Les îles Malouines à peine envahies, un sentiment anti-anglais se propage du jour au lendemain dans la société. Les messages qu’affichent certains magasins dans la langue de Shakespeare sont traduits dans celle de Borges. «Avec la guerre, tous les problèmes économiques, de répression, de droits humains… étaient au second plan. C’était une situation étrange», poursuit Gasió, qui craignait lui-même d’être appelé au front si le guerre durait.

Malaise au festival

Le 16 mai 1982, en plein milieu du conflit, s’organise le festival dit «de solidarité latino-américaine». Les trois grands producteurs musicaux d’alors mobilisent leurs artistes, et la quasi-totalité de la scène rock argentine se retrouve sur la scène montée dans le stade du club Obras Sanitarias, à Buenos Aires.

Le «rock nacional» est-il coupable d’avoir collaboré avec la dictature?

Le régime est coorganisateur de l’événement. Mais les artistes et le public s’y rendent pour exprimer leur solidarité envers les soldats, des jeunes hommes peu préparés, envoyés affronter dans un froid glacial une des plus grandes armées du monde. Pour éviter de donner le moindre peso (la monnaie nationale) à la dictature, le public du festival paie l’entrée au concert en donations. Des aliments non périssables, des couvertures et des vêtements sont collectés à destination des troupes mobilisées, mais n’arriveront jamais à bon port.

Le malaise des artistes, déjà palpable à l’époque, ressurgit aujourd’hui. Avec du recul, le chanteur folk León Gieco revient sur cet épisode dans la série dédiée à l’histoire du rock latino sur Netflix, Rompan Todo«Nous avons été utilisés dans un concert en hommage aux soldats. Pil Trafa a dit que c’était une connerie d’y avoir participé, et il avait raison.»

Ligne de front

Le nom de Pil Trafa renvoie au groupe punk Los Violadores, dont il était le leader. Los Violadores et Virus sont les deux seuls groupes à ne pas avoir répondu à l’appel du festival. «Los Violadores commençaient à peine. Ils ne mobilisaient pas plus de cinquante personnes, et le groupe Virus en était à son deuxième album mais n’avait pas encore complètement explosé», détaille Gasió, instigateur d’un face-à-face entre ces artistes à quelques semaines du festival. «Nous n’avons pas vraiment parlé du festival. Il s’agissait surtout d’évoquer les nouveautés qu’apportaient en Argentine le punk et la new wave.»

De l’eau a coulé sous les ponts. Mais dans un pays où la politique mémorielle occupe une partie importante des agendas politiques, ce festival fait tache. Alors, le rock nacional est-il coupable d’avoir collaboré avec la dictature? Pujol nuance: «Le débarquement des troupes dans les îles Malouines a mobilisé un discours nationaliste et anti-impérialiste. Même les Mères de la place de Mai ou encore Fidel Castro, depuis La Havane, clamaient leur soutien aux Malouines argentines!»

Quelques mois plus tard, en décembre 1982, Charly García, le plus talentueux des rockeurs latino-américains, organise un grand récital à Buenos Aires. Au moment d’interpréter son titre «No bombardeen Buenos Aires» («Ne bombardez pas Buenos Aires»), il surprend son public avec une simulation sonore de bombardement. Une manière de faire oublier sa participation au festival?

«Non, réplique Pujol, Charly García avait déjà exprimé son malaise en marge du festival. Cette chanson est plutôt une forme de satire dirigée vers la société “porteña” et son hypocrisie.» L’historien rappelle ainsi que la capitale argentine se trouve si loin de la ligne de front (1.900 kilomètres) que «les théâtres et cinémas n’ont pas fermé le rideau un seul jour pendant la guerre». Touché.

 

 

[Source : http://www.slate.fr]

En España, mientras Vox modula su programa liberalconservador, las izquierdas lidian con sus fantasmas

La izquierda y los perdedores de la globalización

Escrito por Guillermo del Valle

Las elecciones presidenciales francesas arrojaron un resultado sintomático: Reagrupación Nacional, la formación liderada por Marine Le Pen, consiguió por primera vez en la historia pasar del 40% de los votos. Como los resultados electorales suelen depender del prisma desde el que se observen, la conclusión que algunos sacan es que de nuevo la candidata de la derecha populista sucumbió ante Emmanuel Macron.

En Francia, el debate suscitado sobre la edad de jubilación revela una inquietante quiebra en torno a la cuestión social. A pesar de la aparente consolidación de un Frente Popular de izquierdas para las elecciones legislativas y de la tendencia alcista de Mélenchon, lo cierto es que quien ha sido capaz de aglutinar de forma preminente el descontento de la clase obrera frente a las políticas de flexibilización laboral y liberalización económica de Macron ha sido la candidata de la extrema derecha. Su predominio entre lo estratos de voto obrero y su posición contraria al incremento de la edad de jubilación nos debe conducir a la reflexión.

El terreno fértil para la eclosión populista es el de una globalización económica que ha generado no pocos estragos. El panorama internacional exhibe concentraciones de capital y monopolios inéditos en la historia. El capital transnacional fluctúa con total libertad ante un poder político fragmentario en la escena global e incapaz de articular un marco político funcional ante la libre circulación de esos capitales. La Unión Europea es un retrato simbólico de la incapacidad de acometer una integración política real y funcional, con un idéntico rumbo fiscal, energético, económico o geopolítico. Parece más bien un boxeador sonado en la lona de la globalización. En el sur de Europa, los estragos de la desindustrialización y las deslocalizaciones constituyen la cara menos amable y más visible. El corolario es nítido, imposible de ocultar por más que la maquinaria propagandística se esfuerce: los perdedores de la globalización no son cifras asépticas, sino realidades tangibles. Clases medias cada vez más proletarizadas y depauperadas, trabajadores con escasos derechos en el océano de la uberización, falsos autónomos y múltiples condenados a jornadas laborales interminables con sueldos de miseria. Familias enteras en las que el paro cronificado, la precariedad laboral y la incertidumbre se funden para conformar un cóctel de desesperación y quiebra social inquietante.

El crecimiento de las desigualdades es la realidad idónea para las recetas populistas de corte identitario. La extrema derecha ha sabido leer el momento. Con una respuesta torticera, plantea repliegue y presuntas certezas frente a la economía abierta y sus profundas disfunciones. Ese repliegue no debe confundirse con la defensa del Estado nación. La derecha populista nacional-identitaria no defiende el Estado nación como el espacio de realización del ideal de ciudadanía y de control democrático de la economía, sino que su repliegue suele proyectarse en términos culturales, religiosos o étnicos. Por eso, apela a la verdadera condición -cultural, religiosa, racial o de linaje- de los nacionales de un territorio para cribar la ciudadanía. Algunos incluso abogan por la Europa de las regiones, esgrimiendo un mapa político que case con sus oscuras pulsiones raciales o etnoculturales. El repliegue reaccionario no puede confundirse con la defensa del espacio tradicional de la soberanía popular. La ofensiva nacionalista no puede servir para negar el vaciamiento político y social de los Estados, realidad palmaria ante la que las izquierdas no pueden permanecer silentes.

Cuando Elon Musk toma el control de Twitter en nombre de la libertad de expresión y se esbozan ensayos de jurisdicción privada, por parte de grandes plataformas, que socavan los principios más esenciales del Estado de derecho, el espacio de la política se degrada y agrieta. Cuando las grandes concentraciones de capital eluden cualquier intento político de establecer unas básicas reglas del juego y la competencia fiscal entre Estados conduce a una dinámica delirante que ahoga las arcas públicas de aquellos con modelos productivos más endebles y precarios -como es el caso de España, con una desindustrialización y terciarización mucho más acentuadas que en Francia-, la crisis de la deuda se traduce en recortes sociales y subidas de impuestos indirectos con efectos especialmente regresivos, a pesar de las justificaciones medioambientales que se les quiera conferir. Cunde la sensación de que los retos climáticos reales y acuciantes van a terminar recibiendo una respuesta desgajada de la revisión de un modelo productivo y económico con grandes desequilibrios, convirtiendo a los más débiles en financiadores de esa respuesta. Mientras el presidente francés promovía la eliminación del Impuesto sobre la Fortuna (ISF), promocionaba un incremento de los impuestos especiales a los carburantes. Estas medidas estuvieron en el origen de las protestas de los chalecos amarillos, genuina manifestación del malestar social de los perdedores de la globalización.

La derecha populista explota de forma identitaria problemas socioeconómicos graves y una brecha creciente entre trabajo y capital, ante Estados cada vez más incapaces. En Francia, con todas sus limitaciones, la izquierda al menos no entrega el Estado ni el territorio político a sus adversarios ideológicos y políticos. En España, mientras que Vox modula su clásico programa liberalconservador -con sus prescripciones fiscales minarquistas, sus propuestas de liberalización del suelo, sus andanadas contra el Estado social y su plan de (semi)privatización de las pensiones públicas- y trata de adquirir un perfil obrerista, aun lastrado por una credibilidad deficiente, las izquierdas lidian con sus propios fantasmas. Las políticas de la representación conducen a la melancolía y el identitarismo de corto vuelo, como vemos con las propuestas fiscales que se olvidan de los clásicos ejes socialistas (« quien contamina paga » en vez del clásico « debe pagar quien más tiene »), puede agravar la insatisfacción de esos perdedores, cronificando el deterioro de sus condiciones materiales.

Si algo sigue constituyendo un misterio insoldable para el que escribe es el quimérico intento de articular un programa de emergencia social con fuerzas que no ocultan sus antitéticas prioridades, empezando por su razón de ser: trazar una frontera de la identidad allá donde hoy no la hay. Frontera, por cierto, de idénticos fundamentos a los defendidos por la Liga de Salvini en su proyecto de autonomía diferenciada -allí combatido en bloque por la izquierda por su genuino carácter insolidario, antirredistributivo y reaccionario- o a los de la extrema derecha flamenca, que marcha entre antorchas cada año en la Diada. Ya no es solo una incompatibilidad teórica, es un verdadero impedimento de concreciones evidentes: el deficitario Ingreso Mínimo Vital, que no ha llegado a cientos de miles de conciudadanos que viven bajo el umbral de la pobreza, ha sido además delirantemente desigual entre regiones, como ya lo son las Rentas Mínimas de Inserción, y ello debido a la preeminencia de los nacionalismos y cantonalismos de todo signo, que hegemonizan nuestro panorama político en perjuicio de los trabajadores. Otro tanto podría decirse de las exigencias de los socios nacionalistas del Gobierno que ambicionaban bloquear los tímidos avances laborales priorizando los convenios colectivos autonómicos al estatal. ¿Acaso hacen falta más pruebas de que a los entusiastas de la frontera la agenda social les interesa solo si apela a su perímetro de nación imaginada, étnicamente homogénea y cerrilmente segregada del resto del Estado? La agenda nacional identitaria, sea cual sea su rúbrica, neutraliza cualquier proyecto social.

Por lo menos, las izquierdas de nuestro alrededor enfrentan las contradicciones de la globalización financiera y los estragos que genera teniendo claro el punto de partida: los Estados nación, culturalmente diversos y plurales, identitariamente mestizos, pero sin posibilidades de fragmentación. Esos Estados, social y económicamente vaciados hoy, son insuficientes para devolver la economía al carril del control político. Aun con todo, constituyen el último valladar del derecho y la política en tiempos de anomia y sálvese quien pueda. De su fractura solo se derivaría la irreversibilidad de la situación de desequilibrio social y el allanamiento definitivo del terreno para aquellos privilegiados que sueñan con difuminar cualquier control político en el mercado global. De todo ello, tristemente, no parece haberse enterado nuestra izquierda gobernante.

Guillermo del Valle es abogado y director de El Jacobino.

 

[Ilustración: RAÚL ARIAS – fuente: http://www.elmundo.es]