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À la question récurrente « Pourquoi êtes-vous resté à Cuba ? », Leonardo Padura répond à chaque fois sans hésitation aucune : « Je reste ici parce c’est mon pays, je suis arrivé d’abord, avant le régime au pouvoir. Je suis cubain jusqu’à la moelle. Et cette réalité m’est indispensable pour écrire. » Poussière dans le vent, son nouveau roman, explore de manière obsédante ce dilemme douloureux auquel se trouve confronté le peuple cubain depuis plusieurs décennies : rester et s’exposer à la répression, la misère, à un avenir sans perspectives, ou bien partir et risquer de ne pas trouver un ancrage ailleurs, de se perdre dans l’anonymat et la solitude.

Leonardo Padura (2014)


Leonardo Padura, Poussière dans le vent. Trad. de l’espagnol (Cuba) par René Solis. Métailié, 640 p., 24,20 €

Écrit par Melina Balcázar

Ce dilemme une fois résumé, donnant aux vies racontées ici une dimension tragique, « toutes les raisons pour sortir de Cuba sont valables et toutes les raisons pour rester aussi ». Poussière dans le vent est peut-être l’un des livres les plus personnels de Padura, dans lequel sa vision du Cuba post-révolutionnaire s’exprime le plus clairement : « c’est un livre très viscéral, déclare-t-il dans un entretienj’y ai versé ce que j’avais à l’intérieur de moi non seulement par rapport à l’exil mais surtout par rapport au sort de ma génération, prise entre fidélité et trahison, sentiment d’appartenance et déracinement, ce déchirement de se séparer d’une partie de soi ».

D’où sans doute l’étendue et la complexité de Poussière dans le vent, comme une manière d’interroger, voire de conjurer le poids de cet exil sans fin : plus de six cents pages pour suivre le destin d’une vingtaine de personnages, réunis autour d’un groupe d’amis, le Clan. Née autour de 1959, année de l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro, cette génération a grandi – comme Leonardo Padura – avec la révolution, et est passée de la confiance dans l’utopie d’un monde nouveau au désespoir et à la désillusion de son impuissance. Une « fatigue historique », comme il qualifie cet état d’esprit qui imprègne désormais l’île, pousse aujourd’hui les jeunes à la quitter. Une « hémorragie », même, que rien ne semble pouvoir arrêter et dont les conséquences seront lourdes, comme le laisse pressentir le roman. Car tous ces jeunes, la plupart diplômés, « se sont tirés de Cuba parce qu’ils ne supportaient plus de vivre dans un pays dont même Dieu ne sait pas quand la situation va s’arranger et d’où les gens se barrent même par les fenêtres parce que, là-bas, ils s’obstinent à arranger les choses avec ces mêmes solutions qui n’ont jamais fonctionné ».

L’exil traverse l’œuvre de Leonardo Padura, notamment dans Le roman de ma vie (2002), où le destin du poète José-Maria de Heredia le montre paradoxalement constitutif de la cubanía, donc inséparable de la lutte pour l’indépendance et la définition de l’âme cubaine. Mais c’est bien dans Poussière dans le vent qu’il aborde la question jusqu’à l’épuisement. Et pour cela il s’appuie sur de constants allers et retours entre présent et passé, une structure qu’il affectionne et qu’il a utilisée auparavant dans d’autres romans (L’homme qui aimait les chiensLa transparence du tempsHérétiques, la série consacrée au détective Mario Conde), manière de traiter l’Histoire qui s’impose comme l’une de ses obsessions. Padura s’efforce ainsi de mettre en évidence les faiblesses du récit historique, nourri de souvenirs forcément fragmentaires, sélectifs, instables. Son écriture cherche à s’opposer à la volonté d’effacement, par la mémoire officielle, de certains personnages ou évènements : « se souvenir sera toujours mieux qu’oublier, même si c’est un processus douloureux », affirme-t-il.

Dans Poussière dans le vent, deux dates articulent le récit, épisodes marquants où tout bascule pour les membres du Clan : 1990, année du trentième anniversaire de Clara, personnage central au sein du groupe, dernière occasion où ils seront tous réunis ; et 2016, date où leurs différents parcours dans l’exil se trouvent affectés par la révélation de secrets sur leur passé commun. À cet enchevêtrement temporel s’ajoute l’éclatement géographique propre à la diaspora que ce groupe d’amis finira par incarner : Miami, New York, Tacoma, Porto Rico, Madrid, Barcelone, Buenos Aires, Toulouse.

Une longue amitié de jeunesse lie en effet ces personnages, dont la mission de vie était d’être « l’illustration obéissante de l’Homme Nouveau, et donc d’aller au bout de leurs études – le diplôme universitaire – sans cesser de participer à des activités politiques, au travail volontaire, aux manifestations, pour être plus tard de bons professionnels dans leur domaine ». Mais la situation de plus en plus critique dans l’île, qui aboutira à la « Période spéciale » après la chute de l’Union soviétique, alors son principal soutien financier, et la lecture clandestine d’un ouvrage interdit à l’époque – 1984 de George Orwell – mineront leur foi dans le projet d’avenir prôné par le régime.

Poussière dans le vent, de Leonardo Padura : ce que brisa Cuba

La lecture de ce livre subversif est un de ces épisodes-clé dans l’histoire du groupe, tout comme le seront la disparition et la mort mystérieuses de deux de ses membres. Peu à peu, chacun d’eux quittera le pays. Seule Clara restera, fidèle à ses souvenirs et profondément attachée à la maison de son enfance, protagoniste isolée qui regarde le monde et à laquelle Padura dit qu’il s’identifie le plus. Cette mélancolie qui imprègne son œuvre, celle aussi du regard désabusé de son personnage Mario Conde, est encore plus intense ici.

Comme un écho à cette phrase qui ouvre Conversation à La Cathédrale de Mario Vargas Llosa (1969) – « À quel moment le Pérou avait-il été foutu ? » –, une question lancinante revient tout au long du roman : « Qu’est-ce qui leur était arrivé ? » À cette interrogation, chacun des personnages donnera une réponse différente. Leurs points de vue diffèrent sans cesse, multipliant les hypothèses et les explications sur la situation de leur pays. Chacun vit aussi l’exil à sa manière : insoutenable pour Irving, heureux pour Darío, maladif pour Elisa, sans espoir pour Lubia et Fabio… mais tous font le triste constat des effets néfastes de « tous les exils ».

Cette dense polyphonie, qui est une des grandes forces de Poussière dans le vent, sorte de comédie humaine cubaine, soulève une autre question : une réconciliation, après tant de haine et de souffrance cumulées, est-elle possible ? Leonardo Padura porte un regard extrêmement critique sur l’histoire du régime castriste et sur les changements qui se préparent, ce qui réfute d’ailleurs les accusations à son égard de complicité avec le pouvoir. Car le régime en place a fini par briser quelque chose de précieux : la solidarité, le désir de construire un projet commun, l’espoir dans un avenir meilleur. « Tous ceux qui le pouvaient volaient. Ceux qui avaient de l’argent achetaient. Ceux qui ne pouvaient ni voler ni avoir d’argent restaient dans la merde. Clara avait le cœur brisé en voyant ceux qui fouillaient dans les poubelles pour en tirer quelque chose, n’importe quoi, dans un pays où personne ne jetait rien qui ne soit déjà un vrai rebut. » Seule semble ainsi pouvoir subsister l’amitié – un sujet fort chez Leonardo Padura –, éclaircie dont l’énergie, la force politique potentielle, parvient encore à tisser des liens, au-delà des idéologies et des distances.

 

[Photo : Jean-Luc Bertini – source : http://www.en-attendant-nadeau.fr]

A bandeira da Academia Brasileira de Letras foi baixada hoje, a meio mastro, para manifestar tristeza e inquietação pelas 600 mil mortes da pandemia. Nossa palavra de apoio e solidariedade às famílias que perderam seus entes queridos. A sociedade civil exige uma resposta urgente e incisiva das autoridades sanitárias no enfrentamento da COVID-19.

600 mil mortos​

Estamos imersos no coração de uma tragédia.
A pandemia é a maior guerra que o país já enfrentou. E a mais deplorável.
A necropolítica produziu os frutos amargos da crise humanitária econômica, demográfica e moral.
A Academia Brasileira de Letras presta solidariedade aos mortos e às famílias enlutadas.
Defendemos a ciência, a saúde pública, a aceleração das vacinas e as medidas não farmacológicas.
Que o Estado e a sociedade civil assumam as suas responsabilidades.

[Fonte: http://www.academia.org.br]

O 17° Festival « Brésil en mouvements » revela aos franceses um país em transe

(Reprodução/Facebook)

Escrito por Leneide Duarte-Plon

Dezesseis filmes, muita reflexão e horas de debates. E a prova de que a cultura brasileira, atacada por um governo de iletrados, resiste.

No fim de semana que levou às ruas milhares de manifestantes para protestar contra a crise política, social, sanitária e econômica no Brasil, o cinema documentário revelou, em Paris, um país em transe.

Em três dias, vimos o Brasil com toda sua carga de sofrimento, incerteza e insegurança. Sobretudo para os sem-teto que realizam ocupações coletivas, tema de dois documentários da mostra, mas também para os mais vulneráveis socialmente, os mais atingidos pela pandemia de Covid.

O filme “Cadê o Edson?”, da cineasta Dacia Ibiapina, expõe toda a precariedade e a luta dos sem-teto que ocupam um esqueleto de hotel em Brasília. O que vemos são brasileiros expulsos por uma polícia violenta, que desembarca de helicópteros sofisticados para desalojar sem piedade homens, mulheres e crianças. Tratados como terroristas, levados para a delegacia e audicionados depois de tortura, os líderes da ocupação devem responder a processos e correm risco de muitos anos de prisão.

A cena mais chocante do filme mostra os policiais fincando uma bandeira brasileira no terraço do imóvel, como se tivessem ganho uma batalha importante contra um inimigo imaginário. A imagem lembra a tomada do Reichstag pelos soviéticos, mas é apenas patética pois o « inimigo » vencido é um grupo de brasileiros desvalidos, odiados pela extrema-direita no poder.

No debate que se seguiu aos dois filmes, a realizadora Dácia Ibiapina e o defensor dos direitos humanos Paulo Illès, exilado em Portugal, comentaram a atualidade brasileira e a criminalização dos movimentos sociais pelo governo e pela justiça a serviço da ideologia neofascista.

Os mais pobres fazem parte do maior grupo de risco na pandemia. Eles têm que sair de casa para trabalhar, sem acesso a testes, sem máscaras e com a ilusão de que há remédio-milagre. São a maioria dos que morreram no Brasil no verdadeiro genocídio, ainda em curso, e são o tema do documentário “Grupo de Risco”, de Emanuelle Rosa.

Infodemia”, « a epidemia da desinformação »

A um ano da eleição presidencial, « Enfrentar as crises, reimaginar o futuro » foi o tema da 17a edição do festival « Brésil en Mouvements », promovido pela Associação « Autres Brésils », dirigida por Erika Campelo e Glauber Sezerino.

Além dos filmes já citados, outros abordaram o tema das minorias LGBT ou denunciaram as ameaças às terras indígenas. Um belo filme de Liliane Mutti e Daniela Ramalho, « Elle », rendeu homenagem a Marielle Franco, que teve uma praça com seu nome inaugurada em Paris, em 2019.

O filme « Vai ! », de Bruno Barrenha, rememora a democracia corintiana e, en passant, o mítico engajamento político de Sócrates, cujo irmão, Raí, compareceu ao debate em torno do esporte e conscientização, tema de outro documentário, « Sóvai », de Capucine Boutte e Emmanuel Saunier.

O documentário mais propriamente político analisou a máquina de fabricar golpes de Estado chamada Organizações Globo. Este excelente filme « The coup d’État factory » (A fábrica de golpe de Estado), dos jornalistas Victor Fraga e Valnei Nunes, mostra como a Globo e o jornal que está na origem do grupo têm em seu DNA a fabricação de golpes de Estado. O mais recente deles, o de 2016, é analisado no filme através de entrevistas de Chico Buarque de Holanda, Dilma Rousseff e do ex-senador Roberto Requião.

No debate com os dois cineastas, que moram e trabalham na Inglaterra., um deles lembrou que viver no exterior não é dar as costas ao país nem torna o brasileiro expatriado menos legítimo para criticar o Brasil ou se engajar nas suas lutas.

A apoteose no terceiro dia da mostra foi o debate com a participação do ex-deputado federal Jean Willys, do correspondente em Genebra Jamil Chade, da professora Leila Xavier, do ativista Julian Boal – animador do Teatro do Oprimido e membro da coordenação da “Escola de Teatro Popular” – e da lenda do futebol brasileiro Raí. A atualidade brasileira e a complexa situação pós-golpe que levou à eleição do capitão neofascista foi debatida por cada um sob um prisma pessoal.

Jamil Chade entende que o Brasil hoje é uma ameaça aos direitos humanos no mundo e que a demolição da democracia brasileira é um problema internacional. “O governo brasileiro é uma ameaça interna mas externa também e a comunidade internacional não pode ficar impassível”, disse Chade.

Da Espanha, de onde falou através de um telão, o ex-deputado Wyllys ressaltou que o Brasil vive uma “infodemia”, «a epidemia da desinformação que nos afeta e tem consequências no mundo todo graças ao “capitalismo de plataforma” ou “Estado-plataforma”, que permitiu a eleição de um capitão que continuou governando com um processo de desinformação.”

Julian Boal lembrou que na favela, onde grupos de teatro tentam criar laços sociais e culturais para pessoas que não têm acesso a bens culturais nem a serviços essenciais, as igrejas evangélicas ocupam, na ausência do Estado, um espaço vazio criando solidariedade entre seus membros.

Os debatedores analisaram a crise democrática do país sem, no entanto, arriscar-se a apontar os caminhos definitivos para reconstruir a democracia. Estes precisam ser asfaltados com a coragem dos que fazem arte no Brasil e ousam pensar as desigualdades do gigante do Sul.

[Fonte: http://www.cartamaior.com.br]

Suas obras descrevem os grandes processos da modernidade: as Revoluções, os Impérios, o Capital. Mas também foi atento: as tradições inventadas, ao jazz, aos bandidos… Marxista, foi vigiado pelo MI5 — e jamais aceito pela historiografia conservadora

Escrito por Urariano Mota

Neste primeiro de outubro de 2021, é lembrado em todo o mundo o gênio de Eric Hobsbawm, que faleceu em um dia como hoje em 2012. Se não nos enganamos, ele foi o maior historiador do século vinte. Talvez a sua obra se mantenha ainda acima dos demais até mesmo nos mais recentes dias deste século. Como agora, quando atravessamos um Brasil de governo fascista.

É uma pena, é lastimável, que em alguns estudos acadêmicos ele seja posto de lado, porque possuiu até o fim da vida uma filiação marxista. A direita e seus liberais não o suportam. E por quê? Antes de taxá-lo e tachá-lo de indivíduo comunista, como se isso fosse um grau menor de ética em um homem, deveriam pelo menos ver as contribuições e conceitos inovadores que a sua obra inaugurou.  Como a “invenção da tradição”, sobre a qual Hobsbawm trouxe esta luz: “Muitas vezes, ‘tradições’ que parecem ou são consideradas antigas são bastante recentes, quando não são inventadas. Aliás, sempre que possível, tenta-se estabelecer continuidade com um passado histórico apropriado… A propósito, deve-se destacar um interesse específico que as ‘tradições inventadas’ podem ter, de um modo ou de outro, para os estudiosos da história moderna e contemporânea. Elas são altamente aplicáveis no caso de uma invenção histórica comparativamente recente, a ‘nação’, e seus fenômenos associados: o nacionalismo, o Estado nacional, os símbolos nacionais, as interpretações históricas, e daí por diante”.

Observe-se a propósito o que o grande historiador Evaldo Cabral de Mello pensa sobre a tradição da Batalha dos Guararapes, até hoje ensinada nas escolas e monumentos cívicos como o cerne da nacionalidade brasileira. No livro “O Negócio do Brasil – Portugal, os Países Baixos e o Nordeste, 1641/1649”, o historiador pernambucano escreve que a expulsão dos holandeses não foi resultado de guerra heroica, da Batalha dos Guararapes, mas de um acordo pelo qual Portugal pagou 4 milhões de cruzados (equivalentes a 63 toneladas de ouro) para ter o Nordeste brasileiro de volta. Um fato que não entra na tradição inventada.

Lembremos ainda, de passagem, o seu conceito de “banditismo social”. Em seu livro Bandidos, moderno e clássico à semelhança de poesia, ele diz:

“Convém que comecemos com a ‘imagem’ do ladrão nobre, que define tanto seu papel social quanto sua relação com os camponeses comuns. Seu papel é o do paladino, aquele que corrige os erros, que ministra a justiça e promove a equidade social. Sua relação com os camponeses é de solidariedade e identidade totais. O ladrão nobre inicia sua carreira de marginalidade não pelo crime, mas como vítima de injustiça, ou sendo perseguido pelas autoridades devido a algum ato que estas, mas não o costume popular, consideram criminoso”.

Notem que Hobsbawm possuía o talento raro, raríssimo, de extrair o que é universal de características locais. Ele escreve Bandidos a partir do estudo partícular de casos de famosos marginais na Inglaterra, China, México, Estados Unidos, Itália, Espanha… Mas é impossível para um nordestino do Brasil não ver no trecho acima um retrato de Lampião! E, de fato, o bandido social do Nordeste é referido em vários pontos do livro, como aqui:

“Quando Virgulino Lampião tinha 17 anos, os poderosos fazendeiros Nogueira expulsaram os Ferreiras (da família de Lampião) da fazenda onde viviam, acusando-os falsamente de roubo. Assim começou a rixa que o levaria à marginalidade. ‘Virgulino’, recomendou alguém, ‘confie no divino juiz’, mas ele respondeu: ‘A Bíblia manda honrar pai e mãe, e se eu não defender nosso nome, eu perderei minha humanidade’… (Diante da sua morte) a reação de um sertanejo talvez seja mais típica. Quando os soldados chegaram com as cabeças dos cangaceiros, de forma a convencer todos de que Lampião estava realmente morto, um sertanejo disse: ‘Mataram o Capitão porque a reza forte nada adianta na água’. É que o último refúgio de Lampião havia sido o leito seco de um ribeirão, e de que outra forma, senão pelo fracasso da magia, podia-se explicar a derrota de Lampião?”.

Mas esses livros acima, de conceitos inovadores, são apenas duas de suas muitas contribuições publicadas, que vão do jazz à recriação original da história. A sua fama se fez nos livros que se tornaram best-sellers:  A Era das Revoluções, que fala da transformação do mundo entre 1789 e 1848, da Revolução Francesa de 1789 à Revolução Industrial inglesa; A Era do Capital, que trata da expansão da economia capitalista em todo o planeta, de 1848 a 1875;  A Era dos Impérios, de 1875 a 1914 ; A Era dos Extremoso breve século XX, que interpreta o período de 1914 a 1991, do qual diz no prefácio: “O meu tempo de vida coincide com a maior parte da época de que trata este livro e durante a maior parte de meu tempo de vida — do início da adolescência até hoje — tenho tido consciência dos assuntos públicos”.

Trata-se, portanto de um historiador de vista larga e profunda, que refletiu sobre as dores e alegrias dos séculos sobre os quais escreveu. Ou melhor, dos séculos sobre os quais participou escrevendo.  Neste momento, tenho diante de mim a biografia “ERIC HOBSBAWM Uma vida na história”, um tijolaço agradável, suave de 728 páginas, anotado, mastigado e digerido. Pois é, quando um assunto nos interessa, também mastigamos tijolos como a mais apetitosa iguaria. Mas o melhor virá a seguir. Em um resumo da vida de Eric Hobsbawm, o seu biógrafo Richard Evans diz em uma entrevista:

“Eric Hobsbawm nasceu em Alexandria, cresceu em Viena e Berlim e se estabeleceu no Reino Unido (nasceu e continuou sendo um cidadão britânico). Hobsbawm passou muito tempo na França na década de 1930 e novamente na de 1950. Seus relatórios escolares indicam que sua língua nativa era inglês/alemão – sua mãe, uma tradutora, insistia que a família falasse em inglês em casa. Ele tinha um francês fluente e, mais tarde, aprendeu italiano e espanhol.

Hobsbawm esteve sob vigilância do MI5 desde a guerra – por quanto tempo, não sei, já que não tive permissão para ver o mais recente dos sete arquivos volumosos que compilaram sobre ele. Era um homem totalmente inofensivo – ao contrário dos ‘cinco espiões de Cambridge’, que causaram muitos danos. Mas, como estes eram todos ingleses de classe média alta com origens impecáveis, o MI5 e o MI6 confiavam neles, ao contrário de Hobsbawm, que, de alguma forma, era estrangeiro e não se encaixava naquele perfil”.

Já no prefácio do livro, o biógrafo Richard Evans nos acorda: “Só no Brasil, as vendas de seus livros chegaram a quase 1 milhão de exemplares”. Inacreditável, no fim da ditadura brasileira, houve um tempo que se destacava pelo amor à cultura, pela leitura de um clássico vivo. Mas recuemos um tempo antes, porque importa agora a movimentação de Hobsbawm contra a corrente liberal e reacionária. Em 1943, ele publica em um artigo sobre a Revolução Francesa, durante a Segunda Guerra Mundial:

“O Terror tem sido difamado e caluniado desde a queda de Robespierre. Nós, que estamos engajados numa guerra total, podemos julgar o momento com mais visão. Mas, para conseguir a verdadeira perspectiva, devemos aprender a vê-lo, não só com os olhos de lutadores pela liberdade de 1943, mas com os olhos dos soldados comuns que, descalços e famintos, salvaram o seu país, porque era um bom país para salvar. Para eles o Terror não foi um pesadelo, mas a aurora da vida”.

Para mim é difícil um ponto da sua biografia, quando ele anota sobre o Recife de 1962:

“Uma pobreza desesperadora em toda parte. Os habitantes parecem não ter feito uma refeição decente há dez gerações: raquíticos, nanicos e doentes”. Mas “havia sinais de revolta, as Ligas Camponesas tinham aprendido a se comunicar com seus eleitores. O potencial de organização camponesa é imenso”.

Na biografia, há trechos cômicos, ou quase cômicos, na altura em que o nosso historiador marxista, aos 80 anos, resolve aceitar uma homenagem oficial da rainha. Chega a ser comovente a forma esperta e dialética que ele dá para o recebimento:

“Eu não poderia ter aceitado um título de nobreza. Eu nunca mais conseguiria olhar na cara dos meus antigos camaradas”. Ainda assim, aceitou a nomeação de um Companion of Honor (Companheiro de Honra). E quando se ajoelhou num tamborete para receber da rainha a fita e a medalha de Companheiro de Honra se desculpou: ‘Minha mãe gostaria que eu fizesse isso’ ”.

Acho que até Robespierre compreenderia.

Em uma palestra na Creighton Lecture, com o poder de síntese em que era mestre, destruiu numa única frase a afirmação vulgar de que a história é escrita pelos vitoriosos. Ele disse: “Os perdedores produzem os melhores historiadores”.

Os melhores escritores também, acrescento. E aqui vai uma agradável descoberta da relação entre Eric Hobsbawm e o Brasil. Foi entre os brasileiros que a Era dos Extremos alcançou o maior sucesso em todo o mundo! Desde o fim dos anos 1980, os laços de Eric Hobsbawm com o Brasil se tornaram bem próximos. O biógrafo conta que, em sua chegada em 8 de junho de 1988, ele foi manchete na primeira página da Folha de São Paulo. Na ocasião, ficou na casa do editor brasileiro, Gasparian, em São Paulo. Então o editor o levou junto com a esposa até uma praia. Mas aconteceu um problema:  o carro em que viajavam foi parado por um policial. O diabo foi que o editor brasileiro havia esquecido a carteira de motorista. Na agonia, Gasparian explicou ao guarda quem era Eric Hobsbawm, e como prova mostrou a foto do historiador na primeira página da Folha de São Paulo daquele dia. O policial olhou, olhou, comparou a primeira página com as faces ao vivo no carro, magras, inconfundíveis da feiúra de Hobsbawm,e mandou que seguissem viagem. Sem mais explicações. Ótimo foi o comentário de Hobsbawm para o acontecimento:

– Essa foi a primeira vez em que meu ofício de historiador me livrou da polícia.

Sobre o seu estilo claro, agradável em expor as questões mais indigestas de modo que todos entendessem, Hobsbawm declarou em uma oportunidade:

“Eu não desenvolvi meu estilo de prosa lendo historiadores. Sempre considerei o escritor Bernard Shaw como um modelo do que um homem inteligente pode fazer com a prosa: eu tive de ler todos os textos dele para minha tese de doutorado”. Que lição para os nossos doutores de prosa mais dura. Sigam Hobsbawm, leiam, degustem, compreendam a literatura, e depois exponham as brilhantes ideias.

Em janeiro de 1999, EricHobsbawm foi entrevistado pelo jornalista Antonio Polito, em italiano, que o historiador falava bem.  Entre outras perguntas sobre até que ponto a perspectiva de Eric ainda estava enquadrada no marxismo, ele respondeu de modo mais frontal o que acima de tudo era o marxismo. Resposta genial do historiador:

“O marxismo mostra que, ao ter compreendido que um estágio específico da história não é permanente, a sociedade humana é uma estrutura bem-sucedida por ser capaz de mudar, e por isso o presente não é o seu ponto de chegada”.

Isso é um conforto para todos nós nestes dias. O fascismo ainda não é o ponto final da nossa jornada no Brasil.

Na festa do seu último aniversário aos 95 anos, em junho de 2012, a escritora Claire Tomalin, ilustre biógrafa de Charles Dickens, Thomas Hardy e Jane Austen, contou que Hobsbawm conversou muito com todos, com verve e sabedoria, e com uma presença de espírito não ofuscada pelas dores físicas que sentia. Na ocasião, o historiador fez piadas para os anos que teria pela frente, pois ainda ia ver o fracasso do capitalismo. Naquela idade, e nas condições difíceis de saúde em que se encontrava, a escritora pensou: “Eric é um mágico”.

O historiador faleceu em primeiro de outubro daquele mesmo ano de 2012.

É impossível a um leitor, de qualquer país, não se emocionar com a batalha da vida pelo socialismo do pensador Eric Hobsbawm.  Eu, que já ando de couro grosso com as perdas que temos visto de companheiros, camaradas e pessoas fundamentais que partem, ainda assim, fui vencido. Senti no mais íntimo de mim um estremecimento na madrugada desta semana, quando li esta fala da sua filha Julia:

“Sabe de uma coisa?, houve um momento maravilhoso quando ele já estava perto do fim. Ele disse para mil pessoas, no estande da Barclays Wealth. Ele estava realmente mal, sabe? E foi meio fantasmagórico – ele simplesmente se transformou num homem de 45 anos, bem na nossa frente, no palco. E desempenhou um verdadeiro tour de force. Foi absolutamente maravilhoso”.

Entre as instruções que deixou para o seu funeral, lembrou a filha Julia:

“Em meio a todos clássicos que desejava que tocassem, de Mozart, Schubert, ele escreveu que ‘gostaria de uma gravação da Internacional quando eu partir’, um lembrete de seu comprometimento de toda uma vida.

No fim, Ira Katznelson se aproximou do caixão e disse: ‘Agora vou recitar a clássica oração judaica, o Kaddish, a pedido de Eric’. E houve uma espécie de surpresa. As pessoas estranharam uma prece judaica numa cerimônia que Eric tinha insistido que fosse absolutamente secular. Mas foi uma recordação da sua mãe, que na infância lhe dissera para nunca dizer ou fazer qualquer coisa que o fizesse sentir vergonha de ser judeu. Ele agora estava cumprindo o desejo da mãe em sua memória, possivelmente quando mais importava”.

Urariano Mota é escritor e jornalista. Autor de “A mais longa duração da juventude”, “O filho renegado de Deus” e “Soledad no Recife”. Também publicou o “Dicionário Amoroso do Recife”.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

L’Alliance française, mais pas seulement, rend hommage au Pérou avec « La huella de Monsieur Chat » : une fresque artistique qui a vocation à capturer et représenter les relations existantes entre la France, la Suisse et le Pérou. Mais également un signe de coopération culturelle et d’amitié. 

ActuaLitté

La fresque a été réalisée par les artistes Monsieur Chat et Gabriel Alayza, et se trouve sur la surface du mur latéral de l’hôtel Pullman Lima Miraflores, situé sur l’Avenida Larco, bloc 11, à Miraflores.

« Cette œuvre d’art s’aligne sur notre marque, car elle met en évidence le message de liberté, d’égalité et de solidarité qui existe entre les différentes institutions participantes et qui est mis à l’honneur avec ce projet », a déclaré Milagros Calderón, directrice générale de l’hôtel Pullman Lima Miraflores.

L’opportunité de célébrer la diversité environnementale, culturelle et linguistique du Pérou, mais également des valeurs communes. Une devise générale, « Liberté, Égalité, Solidarité » : des valeurs communes qui favorisent la relation entre ces pays.

Le personnage “iconique” de Monsieur Chat

Le célèbre chat est né en 1997, inspiré par le dessin d’une petite fille. 24 ans plus tard, après l’avoir fait voyager sur tous les continents, Thoma Vuille, dit « Monsieur Chat », continue de faire peindre ce personnage iconique. L’optique constante : véhiculer un message d’espoir et de joie.

Figure emblématique du street art français, le chat jaune et joyeux sourit sur les façades de nombreux bâtiments, en France et dans le monde. Il égrène ses clins d’œil et « mets de l’humain et de l’amour dans la ville », comme le dit Thoma Vuille lui-même, l’artiste qui égaye la grisaille urbaine de son pinceau.

[Source : http://www.actualitte.com]

Le nouveau visage du populisme est déconnecté des questions sociales qui animaient les mouvements Nuit Debout ou des «gilets jaunes».

Manifestation contre le pass sanitaire, le 14 août 2021 à Paris. | Sameer Al-Doumy / AFP

Manifestation contre le pass sanitaire, le 14 août 2021 à Paris.

 

Publié par Monique Dagnaud et Telos 

«J’ai choisi le combat pour la liberté», «Ce n’est pas Monsieur Macron qui commande, c’est le peuple. Plutôt mourir que de vivre à genou», «Nous sommes entrés en dictature»: une incursion dans la galaxie Twitter des anti-pass sanitaire met à jour une vision enflammée, frénétique de la liberté. Une liberté abstraite, proclamée avec rage comme un principe de vie qui l’emporte sur tout.

Le mouvement anti-pass est cimenté par une ivresse de soi et de liberté excédant clairement les autres enjeux qui le traversent, comme le rejet de la vaccination anti-Covid (une partie des manifestants, de fait, est vaccinée), l’éloge des médecines douces contre la médecine allopathique, l’opposition frontale aux élites politiques et scientifiques, ou, rhétorique phare de la période, la critique des Big Pharma.

Apparaît alors sur la scène protestataire une figure presque cocasse tant elle est inattendue: «je suis, donc je fais ce que je veux» face à la pandémie. Bien sûr, le quart de la population française qui est opposé au pass sanitaire ne se reconnaîtra pas dans cette description extrême. Pourtant, la posture de cette minorité, c’est-à-dire «les libertés individuelles priment sur tout» interroge[1].

Je suis, donc je fais ce que je veux

Le principe de liberté de l’individu est consubstantiel des sociétés démocratiques, certes, mais dans tous les secteurs de la vie publique et personnelle, cette liberté est encadrée par des conceptions morales ou des contraintes de vie collective: de la liberté d’expression à la liberté de circulation, à la liberté d’exercer certaines professions, à la liberté d’entreprendre, à la liberté de choisir les méthodes éducatives pour ses enfants, etc. La liberté sexuelle, elle aussi, comporte des interdits. La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, énonce le dicton populaire. On peut donc s’interroger sur le tréfonds, le substrat idéologique ou pulsionnel, la construction imaginaire qui permettent à tant de gens de se ranger derrière un principe qu’aucune société, même la plus démocratique dans ses fondements, n’a jamais imaginé faire sienne.

Les psys y verront une intolérance à la frustration de ne pas pouvoir agir comme on veut, une sorte d’infantilisation sous les auspices de la culture permissive et de l’économie d’abondance. La plupart des lieux soumis au contrôle d’un pass sanitaire concernant, en tout cas dans un premier temps, les pratiques de consommation marchande et les loisirs culturels et sportifs[2], on peut expliquer cette crise de nerfs au nom de la liberté par les contraintes imposées à la consommation –parallèlement, l’accès aux lieux de travail, les écoles, les universités, les lieux de culte, n’est pas soumis à la présentation d’un pass sanitaire.

Des sociologues y décèleront la conséquence logique (et tragique) d’une extension sans limite des droits de l’individu. Des spécialistes des médias pourront y repérer la manifestation d’une sphère communicationnelle où le tout et n’importe quoi a non seulement droit de cité, mais autant de valeur et de reconnaissance que la pensée rationnelle ou les informations validées. Ils confirmeront alors que les principes de rationalité et de vérité sont en train de se dissoudre, de se relativiser, de perdre leur légitimité auprès d’une partie de la population au profit de fantasmes les plus délirants, chacun ayant droit d’avancer des propos et d’adapter son comportement conformément à sa vision de la vérité.

Internet galvanise ce processus en encourageant les individus à s’exprimer et en disqualifiant les instances de validation.

Dans le sillage de nombreux travaux sur les médias, le philosophe Maurizio Ferraris (Postvérité et autres énigmes) établit une continuité entre le postmodernisme et le populisme avec la banalisation d’un régime de postvérité. Il décrit le processus de l’histoire des idées qui trace ce chemin: déconstruction de la «rationalité instrumentale» perçue comme un agent de domination, affirmation du principe nietzschéen selon lequel «il n’y a pas de faits, mais seulement des interprétations», émergence de nouvelles pratiques accordant la toute première place à l’émotivité et à la solidarité entre gens qui se reconnaissent entre eux, montée au pinacle de la subjectivité, avec son aboutissement –la privatisation de la vérité.

Internet galvanise ce processus, en encourageant les individus à s’exprimer et en disqualifiant les instances de validation –politique, scientifique, économique. Dans l’effervescence de la communication décentralisée, créer du faux, de l’invraisemblable et le faire circuler, c’est l’enfance de l’art –tant par la construction de «preuves» par des chiffres ou des images truquées ou sorties de leur contexte, que par le martèlement d’idées ou de visions du monde décollées de la réalité mais constamment partagées au sein des réseaux sociaux.

Ce flot de narrations et de vérités alternatives, qui par leur abondance s’apportent une garantie réciproque, est reçu comme un élément parmi d’autres du débat public et imprègne facilement les esprits au nom de l’idée selon laquelle chacun a droit à sa conception de la vérité. Le récit de la liberté individuelle comme une fin en soi, comme l’épopée bravache du héros qui entend se soustraire à la surveillance des États et aux comportements «moutonniers» d’une majorité, ce conte moderne fédère les anti-pass.

Une nouvelle étape du populisme

Le populisme qui caractérisait les mouvements Nuit Debout ou des «gilets jaunes» prend, une fois encore, une nouvelle forme. Derrière Nuit Debout, solidement implanté sur la place de la République à Paris, se profilaient la loi Travail de Myriam El Khomri et un mouvement d’étudiants et d’intellectuels précaires; derrière les «gilets jaunes», distribués sur les ronds-points de la France profonde, se situait une loi de taxation sur les carburants et la protestation de petites classes moyennes (actifs ou retraités) contre leurs conditions de vie; derrière les anti-pass, on observe un conglomérat assez disparate (tout-venant, retraités, soignants, quelques médecins et intellos radicaux et assez atypiques) plutôt provincial, mu par une image grisante de la liberté.

À chaque fois, l’espace public s’emplit d’une vague émotionnelle. Les grands médias sont emportés par la fascination, guidés par l’action des street reporters et le flux des expressions sur internet; ils tentent de repérer des porte-paroles, acteurs surtout sur les réseaux sociaux et démunis de volonté ou de capacité d’organisation sur le terrain; ils leur accordent un moment médiatique, les confirmant alors en leaders éphémères, sondent les cœurs et les esprits par des témoignages et des sondages. Beaucoup d’événements et de thèmes débattus au sein des réseaux sociaux n’impriment pas l’agenda des télévisions, tant il est vrai que pour qu’un sujet embrase l’espace public, il lui faut le relais des chaînes d’information. Ce sont elles qui, par leur puissance, «anoblissent» une cause, la popularisent, la martèlent et l’installent au cœur des délibérations publiques.

L’oriflamme de la liberté individuelle sans limite brandie par les anti-pass apporte toutefois une touche inédite au populisme. Derrière Nuit Debout et les «gilets jaunes», on pouvait repérer des questions sociales: dans le premier cas, le déclassement et l’amertumes de catégories diplômées et déclassées; dans le second, les conditions de vie difficiles de «petites gens». Derrière l’appel à la liberté individuelle et l’opposition au pass sanitaire, rien de tout cela. Juste une conception planante de la vie en société, celle d’un «moi» posé sur son Olympe.

 

1 — 73% (stable depuis le 13 juillet) des Français estiment qu’«il faut parfois accepter de réduire nos libertés, parce que la priorité c’est de se protéger contre la maladie». À l’inverse, 26% (-1) considèrent que «rien n’est plus important que les libertés individuelles, même notre santé et celle des autres».
 À noter que ce sont les moins de 25 ans (51% santé, 48% liberté), les catégories populaires (59%/40%) et les personnes s’identifiant comme «gilet jaune» (42%/57%) qui sont le plus partagés. Chez les non-vaccinés, la tendance est même totalement inverse: 72% privilégient les libertés individuelles (sondage Elabe 19-20 août).

2 — Les restaurants, bars, foires, les déplacements de longue distance (train, avion, etc.), les grands centres commerciaux (plus de 20.000 m2), les salles de spectacles sportifs ou culturels, les salles de sports, les cinémas et les théâtres, les navires et bateaux de croisière, les discothèques, etc. Quelques autres lieux collectifs comme les salons professionnels, ou pour les personnes accompagnantes, les services et établissements de santé sont concernés.

3 — 71% des Français approuvent le pass sanitaire, et parmi eux 57% pensent que c’est une mesure de bon sens pour limiter l’épidémie (sondage Elabe).

[Photo : Sameer Al-Doumy / AFP – source : http://www.slate.fr]

La literatura no es un programa político, sino un testimonio que refleja la perspectiva de una época. Quemar libros nunca será un gesto de reconciliación

‘Tintín en América’

Un consejo de escuelas católicas de la provincia de Ontario ha enviado a la hoguera cinco mil libros y cómics que supuestamente propagaban “estereotipos negativos sobre los aborígenes”. Entre los títulos seleccionados se encuentran obras de Tintín, Astérix, Lucky Luke y Disney. “Es un gesto de reconciliación con las Primeras Naciones, y un gesto de apertura hacia las otras comunidades presentes en la escuela y en nuestra sociedad”, ha declarado Lyne Cossette, portavoz del Consejo Escolar Católico Providence. La noticia puede interpretarse como un triunfo de la oleada de estupidez que barre el planeta bajo la bandera de la corrección política. Una nueva inquisición prospera disfrazada de adalid del progreso y la integración. Imagino que el siguiente paso será arrojar al fuego a Homero, Dante, Cervantes y Shakespeare, pues todos ellos incurren en el mismo pecado. Se olvida que la literatura no es un programa político, siempre atento a complacer a los posibles votantes, sino un testimonio que refleja la perspectiva de una época.

Para los griegos, el mundo se dividía en “civilizados” y “bárbaros”. Por supuesto, la civilización solo comprendía los territorios de la Hélade. Todo lo que se situaba más allá pertenecía al mundo oscuro y primitivo de los pueblos salvajes. En la Ilíada, se presuponía la superioridad de los que hoy llamamos griegos y que por entonces solo eran un conjunto de ciudades o poleis, a veces simples campamentos con una organización muy elemental. Su derecho a conquistar y someter al resto de los pueblos se consideraba un principio indiscutible. En la Grecia arcaica, los valores se acuñaban en el campo de batalla. La guerra se exaltaba como la actividad más noble que cabía imaginar, y la piedad, lejos de concebirse como una virtud, se juzgaba como un gesto de debilidad. Cuando algún guerrero suplicaba por su vida en el cerco de Troya, la compasión se despachaba como una reacción vergonzosa. La areté (virtud, excelencia) ordenaba atravesar con la espalda o la lanza al enemigo derrotado. Paul Valéry se escandalizaba con esas conductas, sin comprender que la ética posee una historia y, en aquella etapa, aún no habían irrumpido valores como la libertad, la paz y la solidaridad. La Ilíada no es inmoral. Simplemente, expresa la moralidad de otro tiempo.

Si nos desplazamos hasta el siglo XII, descubrimos que la imaginación de Dante aventuró unos castigos inhumanos para conductas que hoy nos parecen legítimas. En el séptimo círculo del Infierno de su Comedia, los sodomitas deambulan por un desierto que soporta una lluvia de fuego. Eso sí, sus endecasílabos no son tan feroces con ellos como con los suicidas, los blasfemos o Mahoma, al que sitúan en el octavo círculo, horriblemente mutilado. ¿Es la Comedia, declarada ‘Divina’ por Boccaccio y la posteridad, un alegato contra el Islam y la diversidad sexual? ¿Debería arder, como los álbumes de Tintín, Astérix y Lucky Luke? Si utilizamos los razonamientos que han condenado a las llamas a los personajes de Hergé y Gosciny, no será posible absolver al poeta florentino. El caso de Cervantes es similar. En La gitanilla, escribe: “Parece que los gitanos y gitanas solamente nacieron en el mundo para ser ladrones: nacen de padres ladrones, críanse con ladrones, estudian para ladrones y, finalmente, salen con ser ladrones corrientes y molientes a todo ruedo; y la gana del hurtar y el hurtar son en ellos como accidentes inseparables, que no se quitan sino con la muerte”. En Los baños de Argel, Cervantes no se muestra más amable con los judíos, a los que acusa de “mezquinos”. En El amante liberal, añade que son “codiciosos” y, en la segunda parte del Quijote, Sancho Panza esgrime como mérito ser “enemigo mortal” de los judíos. Dante y Cervantes comparten los prejuicios de su tiempo y los vierten en su escritura. Sería absurdo exigirles que razonaran como intelectuales educados en la resaca del Mayo del 68, dispuestos a batir el cobre por un mundo más igualitario e inclusivo.

William Shakespeare no escatimó desdén al judío Shylock, el usurero de El mercader de Venecia. Shylock presta a Bassano, un noble empobrecido, tres mil ducados para seducir a la rica heredera Porcia, imponiendo como condición la entrega de una libra de su propia carne, si no devuelve el dinero en la fecha acordada. Al igual que Cervantes, es probable que Shakespeare no llegara a mantener ningún contacto con los judíos, pues fueron expulsados de Inglaterra el 18 de julio de 1290 y Oliver Cromwell no autorizó su regreso hasta 1656, cuarenta años después de la muerte del dramaturgo. El mercader de Venecia solo se hace eco de una hostilidad generalizada hacia un pueblo al que se responsabilizaba de un deicidio. El antisemitismo era un sentimiento tristemente generalizado en la Europa cristiana hasta que la Shoah obligó a recapacitar y cambiar de perspectiva.

En La fierecilla domada, Shakespeare incurre en otro prejuicio de su época: el machismo. La indómita Catalina Minola será sometida por Petruchio, que aplacara su furia con una mezcla de ingenio y brutalidad. Blanca, hermana pequeña de Catalina, encarna en cambio las virtudes que se exigen a las mujeres: dulzura, sumisión, paciencia infinita. Shakespeare, considerado por Harold Bloom el autor más completo de todos los tiempos, acumula cargos gravísimos, si enjuiciamos sus obras con la mentalidad de nuestros días. Sus obras no se librarían de las hogueras donde hoy se chamuscan personajes tan entrañables como el capitán Haddock, Silvestre Tornasol y Obélix. Por cierto, los amantes de los animales, entre los que me incluyo, tal vez deberíamos alzar la voz por Jolly Jumper, Milú o Ran Tan Plan, que comparten hoguera con sus amigos humanos.

Desde niño, leo con fervor las aventuras de Tintín, Astérix y Lucky Luke. Ese hábito, que conservo, no me ha convertido en simpatizante del Ku Klux Klan. Conviene aclarar que el reportero del mechón pelirrojo no es racista. De hecho, se indigna cuando en Estados Unidos las compañías petroleras se apoderan del territorio de los Pies Negros para explotar sus yacimientos. No se enfada menos cuando descubre los abusos que cometen los occidentales en Shanghái contra la población local. Cuando un blanco golpea a un chino, sale en su defensa. En Perú, se comportará de igual modo protegiendo a Zorrino, un niño quechua al que maltrataban unos adultos. Es cierto que en el Congo no parecerá incómodo con el colonialismo, pero no olvidemos que en esas fechas Hergé era un joven de veintitrés años bajo la influencia del padre Wallez, un sacerdote ultraconservador que simpatizaba con Mussolini. Más adelante, se arrepentiría de haber enviado a Tintín a la colonia belga, pero no está de más recordar que en esos años casi nadie cuestionaba el derecho de Europa a poseer territorios en otros continentes.

Astérix y Lucky Luke no incurrirán en esos pecados de juventud. Astérix siempre apoyará a los pueblos que luchan contra la dominación romana y Lucky Luke mantendrá un trato amistoso con los pieles rojas, los chinos y los negros. Tintín, Astérix y Lucky Luke no merecen arder en una pira para borrar agravios cuya responsabilidad corresponde al poder político y a los prejuicios ideológicos y sociales. Sus aventuras no son ofensivas para los pueblos esclavizados y explotados por los blancos. Quemarlas es un acto de odio y majadería que solo contribuye a exacerbar los conflictos y malentendidos.

¿Está el arte al margen de la moral? Pienso que no. Las películas de Leni Riefenstahl o El nacimiento de una nación, de David W. Griffith, siempre estarán contaminadas por su exaltación del racismo y la violencia. No expresan la moral de su tiempo, sino el odio y la intransigencia de los sectores opuestos a las libertades democráticas y los derechos humanos. En cambio, la Ilíada no es la obra de una minoría que se resiste a los cambios, sino de un pueblo que está configurando su identidad en un período donde la guerra aún se consideraba un recurso legítimo. Pese a sus rasgos de crueldad, también hay momentos de grandeza y compasión. Aquiles se apiada Príamo y le permite recuperar el cadáver de su hijo Héctor, al que ha matado en el campo de batalla, para honrarlo con las ceremonias fúnebres que corresponden a un guerrero.

Podríamos decir lo mismo de Dante, Cervantes y Shakespeare. Participan de los prejuicios de su época, pero sus obras albergan belleza, compasión y ternura. Quemar libros nunca será un gesto de reconciliación. No sé si en esta ocasión procede aplicar la reflexión de Heine, según el cual las hogueras que reducen los libros a cenizas siempre acaban haciendo lo mismo con los seres humanos, pero no creo que salga nada humano ni digno de arrojar al fuego a Tintín. Yo he sentido que ardía una parte de mi vida y he recordado al capitán de los bomberos de Fahrenheit 451, la terrorífica distopía de Ray Bradbury, afirmando: “No aflijamos a los hombres con recuerdos. Que olviden. Quememos, quemémoslo todo. El fuego es brillante y limpio. […] No les des materias resbaladizas, como filosofía o psicología, que engendran hombres melancólicos. El que pueda instalar en su casa una pared de TV, y hoy está al alcance de cualquiera, es más feliz que aquel que pretende medir el universo o reducirlo a una ecuación”.

[Fuente: http://www.elcultural.com]

Escrito por Federico Rubli Kaiser

Sin duda el ya legendario Festival de Rock y Ruedas de Avándaro correspondió a un hito en la historia del rock mexicano. Llevado a cabo en esa comunidad de Valle de Bravo el 11 y 12 de septiembre de 1971, hoy, a cuarenta años de distancia ciertamente nos invita a una reflexión. Se ha dicho y escrito mucho sobre el célebre evento roquero. Desafortunadamente a lo largo de los años se ha ido desvirtuando mucho su verdadera historia y de cómo se desarrolló esa magna reunión juvenil. Renombrados escritores y musicólogos han opinado sobre el festival cuando ni siquiera estuvieron presentes. El afán protagónico inclusive ha llevado a un conocido locutor a autoproclamarse falsamente como promotor y organizador. Muchos músicos participantes han desvirtuado la realidad con tal de erigirse como los únicos paladines del rock nacional. He dedicado varios años de mi actividad como historiador del rock mexicano a investigar ese evento y ese fenómeno. Sin pretender desde luego a poseer la verdad absoluta, me dediqué a hacer una investigación exhaustiva entrevistando a personajes clave, recurriendo a fuentes documentales en el Archivo General de la Nación (documentos de los órganos de inteligencia gubernamental de la época), y el recurso quizá más valioso aunque necesariamente subjetivo representado por la memoria de mis vivencias. Esas investigaciones las publiqué hace unos años en un libro.[1] Como joven adolescente de 17 años, asistí y viví con toda intensidad el festival. Hoy a 40 años, trato de ver a Avándaro a través de un prisma más nítido, frío y analítico. Por ello quisiera compartir algunas reflexiones al respecto.

El contexto. En 1971 el rock mexicano vivía un gran auge. Desde unos años antes comenzó a gestarse el primer movimiento de un rock original que fue denominado “La Onda Chicana”. Ese rock propio surgió principalmente cantado en inglés. El estilo musical era congruente con el rock ácido y sicodélico de la época. Las compañías disqueras y la radio apoyaron la difusión de la Onda Chicana abriéndoles las puertas a los múltiples grupos que procedían de toda la República: de Tijuana (Bátiz, El Ritual, Love Army, Peace & Love, Dug Dug’s), de Monterrey (La Tribu, El Amor), de Reynosa (La División del Norte), de Guadalajara (La Revolución de Emiliano Zapata, Los Spiders, Bandido, 39.4, La Vida, La Fachada de Piedra), y del DF (Three Souls in my Mind, Tinta Blanca, La Máquina del Sonido, Iguana, Tequila, Nuevo México). Y muchos más, imposible nombrarlos a todos. En explanadas universitarias y salones se llevaban a cabo frecuentes tocadas de estos grupos. Ante esa efervescencia roquera el paso lógico era llevar a cabo un festival tipo Woodstock. En Valle de Bravo se llevaba a cabo una tradicional carrera de autos, y los organizadores decidieron escenificar el día previo a la competencia, una fiesta amenizada por unos grupos de rock. Los principales organizadores del festival (que no estaban vinculados al rock sino al medio publicitario y automovilístico deportivo) fueron los jóvenes Eduardo López Negrete (+), su hermano Alfonso y Justino Compeán. A Armando Molina, manejador de grupos de rock, lo contrataron para conformar al elenco musical, y Luis de Llano fue comisionado por la empresa Telesistema Mexicano (antecesora de Televisa) para encargarse de la producción en video tape del evento. Muy pronto el entusiasmo de los grupos por estar presentes hizo que su número creciera, y al final en vez de dos se tuvieron 12 grupos para actuar desde la noche del sábado 11 hasta la mañana del 12 de septiembre. Al comenzar a promocionarse el Festival de Rock y Ruedas la exaltación entre los jóvenes fue abrumadora, y muy pronto se vendieron los 75 mil boletos que se tenían a 25 pesos cada uno.

El Festival. Desde un par de días antes de la fecha, con la euforia de poder asistir a nuestro

Woodstock mexicano, miles de jóvenes se trasladaron literalmente como sea a Avándaro: en camiones de todo tipo, ya sea dentro o sobre el techo, en aventón, en autos repletos. Muchos hicieron el peregrinaje a pie, haciendo que sobre la carretera luciera una gran cadena humana al lado de los vehículos. En los parajes del festival levantaron tiendas de campaña, muchas de ellas improvisadas. No hay un cálculo oficial del número de asistentes; coincido que estuvimos unos 300 mil jóvenes presentes. A las 8 pm del sábado inició el festival. Actuaron 11 grupos pues el doceavo, Love Army, quedó varado en la carretera. El orden en el que tocaron fue: Los Dug Dug’s, El Epílogo, La División del Norte, Tequila, Peace & Love, El Ritual, Los Yaki, Bandido, Tinta Blanca, El Amor y Three Souls in My Mind. Fue lo mejor y más representativo de la Onda Chicana. A pesar del tumulto, el evento se desarrolló con calma, sin violencia y total camaradería. Asistió un mosaico de jóvenes de todas las clases sociales y económicas que convivieron en paz y armonía. La carrera de autos obviamente se canceló; de todas formas la mayoría estábamos ahí por el rock, no las ruedas.

El Poder se atemoriza. Presentes en Avándaro estuvieron desde luego elementos de las corporaciones públicas de seguridad e inteligencia para monitorear esta concentración de jóvenes. Apenas 3 meses antes se había dado la brutal represión del Jueves de Corpus por lo que las autoridades se mantenían aprensivas ante una concentración masiva de adolescentes. Al actuar el grupo Peace & Love el vocalista utilizó palabras altisonantes, y los coros de dos de sus canciones asustaron al sector oficial: una de ellas se titulaba Mariguana y la otra Tenemos el poder. El coro pegajoso de esta última rola entonado por 300 mil gargantas clamando “Tenemos el poder” terminó por atemorizarlos. Pensaron que ante esa euforia podría seguir una incitación masiva a pronunciarse contra el régimen. Seguramente en la madrugada del día 12 llegaron al secretario de Gobernación Moya Palencia reportes de lo que estaba sucediendo. Pudo haber consultado con el mismo presidente Echeverría sobre qué hacer.

Hipótesis de una conjura oficial. El desenlace de Avándaro fue en verdad desafortunado. Yo creo en una hipótesis de un complot oficial desde las más altas esferas del poder que fraguó el juicio sumario y la condena sobre el rock en México. Me parece que el sector gubernamental no tuvo una estrategia calculada ni planeada de antemano para, por medio del festival, lograr algún fin político. Más bien el gobierno actuó con rapidez para armar una conjura ante la secuencia fortuita de los hechos que se le presentaron como una ventana de oportunidad para beneficiarse políticamente.  Estructuró una inmediata y amplia campaña en los medios de comunicación (que eran totalmente controlados por el gobierno) para difundir el supuesto libertinaje y desenfreno con el que se comportaron 300 mil jóvenes. “Frenesí de sexo y drogas” espetó una de las tantas ocho columnas en los diarios. La campaña mediática deslindaría responsabilidades de los hechos por parte del gobierno federal y las transferiría al gobierno estatal para desprestigiar a su gobernador Hank González. Adversario político de Moya, esto le serviría para asestarle un golpe al gobernador. Al mismo tiempo la campaña oficial de difamación serviría para censurar la concentración masiva de jóvenes en actos de rock lo cual representaba un riesgo para el régimen. El desprestigio y la denostación del rock resultaron en la cancelación de legítimas fuentes de trabajo para cientos de músicos profesionales, la virtual desaparición del rock mexicano de la radio y de los estudios de grabación y el fomento de una actitud acrítica de muchos jóvenes ante la represión cultural e ideológica oficial. Se propinaba así un golpe mortal a la creatividad y originalidad roquera del movimiento de La Onda Chicana. La censura retrasó en cuando menos una década el desarrollo del rock mexicano como expresión cultural.

Si hubiera que señalar al que mayor beneficio político obtuvo con la campaña de desprestigio del festival, este fue sin duda el secretario Moya Palencia. Es difícil comprobar si Moya fue el cerebro detrás de la supuesta conjura. Pero ciertamente hay indicios que podrían sugerirlo al revisar fuentes hemerográficas y archivos oficiales.

La trascendencia de Avándaro. Como en todo fenómeno social, el contexto es determinante. No debemos perder de vista que Avándaro fue un movimiento de la contracultura juvenil mexicana que surgió en el marco de la filosofía hippie pacifista y opuesta al establishment, con una generación post-68 aún herida. La irreverencia juvenil era parte de esas actitudes. El rock mexicano atravesaba por una importante etapa de consolidación de una identidad propia y original manifestada a través de La Onda Chicana. Avándaro fue dos cosas al mismo tiempo: la cima de ese movimiento y el principio de su fin.

Su relevancia como expresión contracultural fue que sin intención política, Avándaro estremeció las estructuras del sistema. Constituyó la válvula de escape pacífica por donde salió disparado el descontento juvenil sobre el establishment. Siguiendo lo dicho por el historiador Eric Zolov, “fue la expresión mayor de un cuestionamiento largamente incubado, alimentado por una inquietud y una rabia crecientes contra la estructura patriarcal autoritaria de la sociedad mexicana”.

Avándaro se dio por casualidad y quizá en esa espontaneidad radica otro de sus significados. Los organizadores nunca pretendieron un festival de gran magnitud; el evento sencillamente los rebasó. En su naivité, nunca se imaginaron lo que resultaría.

El festival demostró dos facetas de la condición humana que terminaron en una gran colisión: por un lado, la solidaridad, armonía y convivencia pacífica, y por el otro, el instinto de sobrevivencia política de intereses particulares a cualquier costo. Avándaro ofrece así un terreno fértil de análisis y reflexión para sociólogos, sicólogos sociales y politólogos. En particular, para los estudiosos de la comunicación, la campaña de difamación y manipulación en los medios debe ser un ejemplo de hasta dónde puede llegar el poder de los mass media cuando están subordinados al servicio de intereses gubernamentales.

Así, la versión oficial de Avándaro fue una mayúscula tergiversación de la realidad. Desafortunadamente, hasta donde se sabe, no sobrevivió a la censura ningún testimonio fílmico o fotográfico amplio y detallado que dé cuenta fidedigna de lo realmente sucedido. Ante esa ausencia, el testimonio más confiable que perdura es el de quienes estuvimos en Avándaro. Los ahí presentes podemos constatar que el festival fue una reunión maravillosa que, a pesar del amplio número de asistentes, se desenvolvió en total armonía y solidaridad. No hubo enfrentamientos, riñas o heridos; se dio una gran convivencia y respeto entre diferentes clases socioeconómicas con espíritu de compartir todo desinteresadamente. Sí hubo consumo de mariguana y alcohol, pero ello no condujo nunca a un desbordamiento generalizado, caótico, agresivo y degenerado como se quiso hacer parecer. Sí hubo varios jóvenes que se despojaron de sus ropas, pero esto no llevó a un aquelarre de desnudos. La famosa “encuerada de Avándaro” fue un hecho espontáneo y emblemático de que los jóvenes estábamos ahí para despojarnos de nuestras inhibiciones[2]. Todos compartíamos la ebullición de la juventud y el gusto por escuchar nuestra música. Ese fue nuestro pecado ante los ojos oficiales.

Desde el punto de vista musical, a pesar de las fallas de audio durante el festival, en Avándaro se escucharon a las mejores agrupaciones de rock de la época. Fueron 11 grupos y bandas que se entregaron en música y alma por más de 12 horas ante 300 mil asistentes. Protagonistas que trascendieron y pertenecen a la historia y leyenda del rock mexicano.

El desarrollo del movimiento artístico-musical de La Onda Chicana estaba ya migrando de las composiciones en inglés hacia rolas con letras en español. Se demostraba así que el rock original en nuestro idioma era posible. Las excelentes composiciones de los grupos importantes de esa época atestiguan la calidad y originalidad del movimiento. Afortunadamente se preservan la mayoría de esas grabaciones. Si tan solo en esa época las técnicas de grabación hubiesen contado con la tecnología avanzada posterior, imagínese la elevada calidad de esas aportaciones musicales. Y si adicionalmente hubiese habido la voluntad de no interferir en el desarrollo de ese movimiento e impulsarlo a través de adecuados apoyos comerciales y mercadotécnicos, la evolución del rock mexicano hubiese sido muy distinta.

Epílogo. Con Avándaro se selló un importante capítulo en la historia del rock nacional: su caída en el ostracismo y la atrofia de su desarrollo como expresión artística por muchos años. Al coartar un movimiento de rock propio, la consecuencia de Avándaro fue una regresión propiciada deliberadamente por el círculo gobernante que se atemorizó ante los alcances de una concentración masiva de jóvenes que podría fomentar una conciencia políticamente crítica hacia el régimen prevaleciente. Percibió que el rebeldismo de la contracultura rocanrolera atentaba contra los valores sociales establecidos, es decir, el establishment y las buenas costumbres de la tradicional familia mexicana. En consecuencia, el Estado mexicano de entonces, patriarcal y autoritario, reaccionó con actos de marcada represión para abatir esas expresiones y no perder el control sobre la juventud. Ello porque el rock hacía que los jóvenes se concentraran masivamente.

Después de Avándaro el rock huyó hacia la marginalidad y subterraneidad para sobrevivir bajo condiciones precarias en los llamados hoyos fonkys. Fue apenas en las décadas de los ochenta y noventa que se dio una gradual reinserción del rock en la vida cultural nacional.  Ello ha llevado a que en nuestros días gocemos de una expresión de rock mexicano que es aceptada, amplia, rica, de calidad musical y competitiva internacionalmente. Pero ello no hubiese sido posible sin la evolución previa, dolorosa y lenta, que se dio en los setenta. Ese fue el valioso legado que nos dejó la generación de La Onda Chicana.

Es de llamar la atención que hasta cierto punto, la respuesta represora gubernamental en contra del rock fue exitosa al no haber permitido consolidar en ninguna etapa el vínculo rock-contracultura-revolución. El rock siempre se asoció con lo contracultural, pero nunca logró el paso decisivo para integrarse con los movimientos y revueltas estudiantiles: ni en 1968, 1971, ni tampoco en las protestas estudiantiles posteriores de 1986 y 1999. A diferencia de otros países, los movimientos estudiantiles en México siempre han mantenido una relación distante con el rock.

Aunque ya pasaron 40 años, muchos asistentes se resisten a aceptar que estuvieron presentes. Es increíble que aún tengan clavado el estigma; consideran que fue una desviación propia de su juventud, y muchos de ellos hoy empresarios exitosos o políticos, prefieren, con falso pudor, no reconocer que anduvieron entre lodo, mugrosos y olor a mota.

A cuatro décadas de distancia, el espíritu de Avándaro sigue vivo entre aquellos que no nos avergonzamos de haber vivido esa extraordinaria saga sociomusical. En ese campo, no se ha vuelto a dar en nuestro país nada similar.

 

 

 

 

 

 

 

Federico Rubli. Investigador. Es autor de Estremécete y rueda: Loco por el rock & roll.


[1] Federico Rubli. Estremécete y rueda: Loco por el rock & roll, ed. Casa Veerkamp, México DF 2007.

[2] Por cierto, al analizar documentos de la Dirección Federal de Seguridad de esa época, encontré la verdadera identidad de esta mujer, pues por décadas se le atribuyó un nombre ficticio producto de una entrevista fabricada (véase el capítulo 20 de mi libro y el recuento que de ello que hace José Woldenberg “La encuerada de Avándaro”, Reforma, Sección editorial, 8 de septiembre de 2011).

 

 

[Fuente: http://www.nexos.com.mx]

La musique punk est animée par une forte esthétique « DIY » (do it yourself). Fourni par l’auteur

Écrit par Manuel Roux

Doctorant en Sciences de l’Éducation (CeDS) et chercheur au sein du projet d’étude PIND (ANR), Université de Bordeaux

Lors d’une première tournée des squats allemands en 2014 avec notre groupe PVST, nous avons été frappés par l’implication des organisatrices et des organisateurs que nous connaissions à peine, et qui pourtant ont donné de leurs temps et de leur énergie. Sans leur aide, nous n’aurions pu mener à bien et à moindres frais notre série de concerts à l’étranger.

Leur militantisme culturel semble régi par des conventions implicites qu’un ami traduit d’ailleurs non sans humour par l’appellation « le package allemand ». Car leur engagement va bien au-delà de l’aspect strictement musical. Partout où nous étions accueillis, de la nourriture exclusivement végane nous était proposée. Lors d’une autre tournée en 2019, un des squats près de Francfort accueillait même un « dojo Do It Yourself (DIY) » pour les punks voulant s’essayer à la self-défense contre de potentielles agressions, qu’elles soient sexuelles ou motivées par des raisons politiques.

Journal ethnographique : tournée européenne jour 6, 17/04/2019, Squat Haus Mainusch, Mainz, Allemagne. Lieu de réunion pour gérer les affaires courantes du squat servant également de dojo DIY.

Pour contrecarrer toutes formes de domination et afin de masquer ce qui pourrait apparaître comme un privilège masculin, les batteurs devaient jouer en soutien-gorge s’ils étaient tentés de se dénuder pour avoir moins chaud lors du concert !

S’affichaient également des drapeaux « Welcome refugees » et des logos « Good night white pride » représentant un punk tabassant un nazi à terre : quelques jours auparavant, un squat avait été incendié par un groupuscule d’extrême droite. Ces punks-là vivaient une tout autre réalité que la nôtre en France, bien avant les évènements de Charlottesville et l’alerte faite par l’ONU au sujet du risque accru d’attentats terroristes d’extrême droite en occident, et avant ##MeToo.

Sept ans plus tard, tout se déroule comme si les punks avaient préparé en amont le monde d’après.

Organisation du travail contributive et en réseau

L’expérience de ces tournées a été le socle de nos questionnements pour penser les innovations punk. Les comprendre demande cependant l’adhésion à un prérequis important et contre-intuitif : être un punk, c’est du travail. Le sociologue Fabien Hein a bien décrit la multiactivité des groupes de musique dans son livre Ma petite entreprise punk.

Composer sa musique en salle de répétition, apprendre à l’enregistrer, réaliser son propre merchandising à l’aide d’une machine à sérigraphie, monter son label pour diffuser ses œuvres et planifier ses tournées… L’ensemble de ces tâches demande du temps, beaucoup de temps. Certes, ce principe de la « débrouille » est observé pour d’autres phénomènes culturels émergents, mais c’est bien le punk qui l’a institué en règle, sinon en convention devant régir le travail de production de ses œuvres à l’intérieur de la scène. Cette organisation guidée par l’éthique DIY vise l’affaiblissement radical de la division du travail puisqu’elle consiste à se couper de certains maillons de la chaîne de production structurant les mondes de l’art en faisant tout soi-même, mais avec les autres.

Souhaitant sortir des logiques marchandes et dans une volonté d’inclusion, c’est par le recours au prix libre que toute personne est invitée à participer à hauteur de ses moyens pour financer ces activités, tant qu’elle n’affiche pas publiquement des idées et comportements oppressifs (sexistes, racistes, homophobes, etc.).

Journal ethnographique : tournée européenne jour 6, 17/04/2019, Squat Haus Mainusch, Mainz, Allemagne. Panneau d’affichage à l’entrée du squat montrant les valeurs défendues du lieu.

Ainsi, tout le monde est logé à la même enseigne puisque les artistes acceptent d’être payés en fonction des entrées vendues. La confiance règne : envers l’organisation, qui doit attirer suffisamment de punks, mais aussi envers le public dont on espère le soutien. Pour que ces artistes puissent espérer rembourser leurs frais de route, le public est invité à payer un prix libre. La forme musicale sert d’ailleurs cette raison démocratique, puisqu’il n’est pas nécessaire d’être virtuose pour se produire sur scène. Il faut seulement avoir la volonté de partager sa passion pour le punk avec son entourage. Do it with your friends donc. La musique se veut alors – en apparence – simple et directe afin que n’importe qui puisse s’y essayer sans craindre un manque de compétence musicale.

La scène punk DIY comprend tout un réseau de scènes locales auto-organisées dans le but de s’extraire du pouvoir des industries musicales. Cette organisation a permis le développement de ses propres canaux de diffusion d’œuvres artistiques, en profitant de l’avènement d’internet pour les étendre mondialement. Des groupes de punk hardcore français comme Birds in RowThe Prestige ou Wank For Peace ont ainsi eu l’occasion de parcourir les routes d’Asie, de Russie tout en passant par Cuba ou Israël sans avoir recours à des promoteurs, mais en faisant seulement appel à la solidarité des punks. Ce mode d’auto-organisation rappelle celui du « travail contributif » développé par Bernard Stiegler où il s’agit d’abolir les barrières entre public et rock-stars : la scène punk appartient à tous.

L’inversion du mérite

La scène punk repose sur un modèle de réussite singulier modélisé par ce que l’on pourrait appeler un capital contre-culturel fondé sur un renversement idéologique de la réussite : celui ou celle qui réussit dans le punk est la personne qui passe l’épreuve du don de soi. Car c’est en faisant passer son intérêt personnel après celui du collectif que l’on gagne en notoriété tout en évitant d’être taxé·e d’opportuniste. Paradoxalement, pour que soit rendu visible aux yeux des punks le choix de l’opposition à l’establishement, il faut être suffisamment reconnu par la presse mainstream et jouer dans des lieux institutionnalisés.

Un accès à ces espaces ouvre à la possibilité de faire le choix de refuser de se soumettre à leurs règles, et ainsi ne pas trahir l’intégrité punk. Il y aurait par conséquent un intérêt au désintéressement : ce n’est pas la logique économique qui guide l’action, ni celle de l’art pour l’art, mais la recherche d’une pureté de l’engagement dont les pratiques d’auto-organisation nécessaires à la production et la diffusion de la musique, doivent être comprises comme parties intégrantes de l’œuvre elle-même.

L’outillage punk : subversion, éthique et débrouille

L’outil premier du punk consiste à subvertir l’ordre en place, de manière parfois illégale lorsqu’il s’agit de squatter un lieu, afin d’imposer sa vision du monde. Musiciennes et musiciens détournent par exemple l’argent obtenu des concerts dans des salles subventionnées, ou profitent d’une tribune pour transmettre ses valeurs de solidarité et d’égalité. Cet argent est tantôt reversé à des associations menant des actions militantes ou peut être réinvesti directement dans la scène DIY pour garantir son autonomie.

Et suivant l’héritage des Riot Grrrl, ce mouvement féministe des années 1990 dénonçant la part essentiellement masculine des musiciens de la scène punk, les problèmes de violences sexistes sont pris à bras le corps. Les femmes s’auto-organisent en s’armant d’outils pédagogiques de l’éducation populaire et de l’empowerment. Des ateliers d’apprentissage musical sont proposés par exemple par Salut Les Zikettes, doublés par la promotion des figures féminines et activistes sont relayés dans des fanzines comme Big Up Girls.

Cinquième couverture du fanzine Big Up Girls

Ces initiatives sont aussi l’occasion d’ouvrir des espaces de discussions en non-mixité nécessaires pour que des témoignages d’abus soient d’abord partagés, puis éventuellement rendus visibles. Ce fut le cas notamment à travers l’enquête récente de Mediapart relatant des témoignages de violences sexuelles au sein des musiques extrêmes.

Sans oublier l’aspect le plus important au cœur de l’idéologie punk, celle de la débrouille : lorsque l’on n’a pas les moyens de s’offrir un instrument ou des outils pour réaliser son propre merchandising, il faut les créer soi-même. Tout devient possible avec une connexion Internet et des poubelles bien remplies, surtout lorsque l’on a l’opportunité de se former à la débrouille lors de ces ateliers DIY.

Nous voyons ainsi s’articuler ce que l’on pourrait appeler un art total, mais qui pourtant se dénie souvent comme tel : il se fond presque entièrement dans les conditions de sa réalisation, c’est-à-dire comme étant autant un moyen qu’une fin en soi puisqu’il débouche rarement sur une carrière artistique classique. Un débat entre punks et scientifiques est d’ailleurs ouvert pour savoir si l’aspect éphémère de l’action DIY marque la faiblesse de la scène punk ou représente une réelle arme politique. Mais il ne pose pas la question de l’autonomie de ses valeurs ainsi que celle relative à ses propres moyens de production en régime numérique.

Il ne questionne d’ailleurs que trop peu les liens ambigus, parfois nécessairement tissés avec les pouvoirs publics. Enfin, il écarte selon nous rapidement un point crucial qui pourtant lient les punks : toutes et tous partagent un affect commun pourtant déterminant dans leur trajectoire de vie, celui du même attachement à la musique punk bien avant qu’il soit traduit en discours militant.

[Source : http://www.theconversation.com]

Renuncian a varias plazas de aparcamiento, y conviven con el estruendo de los cristales y con el ruido del camión de la limpieza cuando se vacían en él los desperdicios

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Una vieja definición del término “papelera” dice que se trata de un recipiente alrededor del cual se tiran los papeles.

Lo mismo valdría para el contenedor de basuras urbano.

A menudo, los contenedores de cartón están rodeados de cartones, y los de basuras aparecen a su vez asediados por las basuras. No sucede eso, en cambio, con el iglú para el vidrio. Ahí dentro siempre hay espacio, y las botellas van cayendo de una en una hasta el fondo con un crujido final que produce cierta división de opiniones: unos ciudadanos disfrutan con el ruido del cristal cuando lo dejan caer desde lo alto del armatoste para que se estrelle contra los añicos previos; pero otros sienten dentera con el estallido y procuran introducir el brazo por la boca del chirimbolo hasta donde les dé de sí el hombro, a fin de amortiguar el impacto. En uno y otro caso, sin embargo, el estrépito del vidrio entra por las ventanas abiertas al verano, y resuena sobre todo cuando alguien arroja por el agujero una bolsa entera llena de cascos.

La concentración de contenedores en un determinado punto y un cierto desacomodo entre los horarios de depositado y de recogida acaban provocando, entre unas cosas y otras, un foco de suciedad o de ruido que, sin embargo, no ha causado apenas protestas vecinales. Y así como casi nadie quiere en su pueblo ni un cementerio nuclear ni un vertedero, los contenedores urbanos disfrutan de la tolerancia general, y se han ido diseminando por las calles como si fueran semáforos.

En determinados puntos de las ciudades, la esquina de los contenedores constituye un verdadero comedor social para los gatos de la zona, que ven resueltas sin esfuerzo sus necesidades gastronómicas del día. Las bolsas de plástico carecen de clave para su apertura, y un leve rasguño felino obra la maravilla de ofrecer al micifuz un sensacional banquete. Pero, pese a la cuidadosa urbanidad de estos animales en el hogar, eso de recoger los restos de la comida callejera no forma parte de su naturaleza.

Después llegarán los voluntariosos empleados del servicio de basuras, con movimientos automáticos, milimétricos, específicos, quizás calculados por ingenieros, concebidos para la mayor eficacia con un intenso esfuerzo en el menor tiempo posible. Así que los restos diseminados por los gatos se quedan donde estaban.

Por todo ello, no quisiera abandonar esta columna veraniega y madrileña sin agradecer a los vecinos más cercanos a los contenedores su solidaridad con el barrio. Renuncian a varias plazas de aparcamiento para alojarlos, soportan el desparrame, conviven con el estruendo de los cristales y con el ruido del camión de la limpieza cuando se vacían en él los desperdicios. Y por si fuera poco, al tener los recipientes tan cerca de casa ni siquiera pueden fumarse un cigarrito con calma clandestina cuando pretextan que salen a tirar la basura.

Un monumento merecen.

 

[Foto: DAVID EXPOSITO – fuente: http://www.elpais.com]

 

Publicado por Isabel Gómez Rivas

I. Las trincheras de la calle Salta

En Buenos Aires, en la esquina de la Avenida de Mayo con Salta, se encuentra el bar Iberia. Ya estaba allí en 1936 y, en algún momento impreciso de aquel año, el local pasó a ser conocido popularmente por el apellido del general José Miajaporque en él acostumbraban a reunirse en tertulia grupos de emigrantes españoles defensores de la legalidad republicana. El establecimiento, a poco más de una manzana de la redacción del diario Crítica, parecía situado muy a propósito para no perder de vista las pizarras que el periódico sacaba a la acera con las últimas noticias sobre la marcha de la guerra que se estaba librando en España. No menos pendiente de las breaking news de tiza estaría la clientela habitual del bar de enfrente, el Español, también compuesta de emigrantes, pero cuyas simpatías políticas explican que el café terminara por hacerse merecedor del apelativo «Junta de Burgos». Hoy, su lugar lo ocupa una sucursal bancaria. Es el tipo de sustituciones con las que se entretiene el paso del tiempo, que, sin embargo, se ha revelado incapaz de borrar la memoria porteña de las fenomenales trifulcas en las que se enzarzaron, en más de una ocasión, los atrincherados en cada uno de los costados de la angosta franja que dibujaba la calle Salta.

Quizás el recuerdo de aquellas escaramuzas no se haya disipado porque condensa eficazmente la agitación beligerante con la que importantísima colonia de emigrantes españoles vivió los años de la guerra y que terminó por contagiarse a la ciudad de Buenos Aires y al país entero, inmediatamente impelido a tomar partido. El tejido societario de la emigración se movilizó desde primera hora y las muestras de solidaridad con uno u otro bando, así como las iniciativas de auxilio material y económico, no hicieron más que multiplicarse con el paso de los meses. La sensación era de que la guerra, de alguna manera, también se libraba en Argentina. Sí, había que ganar la calle Salta.

II. Con un cigarrillo Leal en los labios

Tal vez fuese allí, en una de las orillas de la calle Salta, donde se concibió uno de los proyectos de auxilio a la República más insólitos de cuantos se pusieron en marcha por entonces: la creación de la marca de cigarrillos Leales. La conjetura no parece muy aventurada, dada la coincidencia del nombre comercial del tabaco con el de una de las peñas que solían darse cita en el Iberia; y porque, además, muchos de los miembros de aquella tertulia estaban vinculados a la entidad que se encargaría de llevar a la práctica la idea, la Federación de Sociedades Gallegas.

En octubre de 1938 se establecen los primeros contactos con manufacturas tabacaleras y, en enero del año siguiente, tras formalizar un contrato con la compañía bonaerense ECICA, salen a la venta las primeras cajetillas. Su comercialización fue precedida por una potente campaña publicitaria. Cartelería, folletos y anuncios a toda plana en Galicia, el periódico que servía de órgano de expresión a la Federación, informaban sobre el porcentaje que se destinaba a ayuda al ejército republicano por la venta de cada paquete de cigarrillos. Con tipografía chillona, los lemas apelaban al «amigo fumador», al «antifascista» y a «todos los hombres de ideas democráticas de la República Argentina»: «Para ser leal hay que fumar Leales». «Con un cigarrillo Leal en los labios, se impone la colectividad gallega en la República Argentina. Con un cigarrillo Leal en los labios, avanzan confiados los hombres libres del mundo». «Tu conciencia te prohíbe proteger a los que mandan dinero para matar a tus compañeros. Fuma Leales y con ello matas dos pájaros de un solo tiro: fumas buen tabaco y ayudas a España».

El balance sobre las ventas de los tres primeros meses de la iniciativa resultó ser desalentador: una vez deducidos los gastos, se había logrado reunir una suma muy modesta, apenas unos dos mil pesos. Un informe elaborado en el seno de la propia Federación de Sociedades atribuía el escaso éxito del proyecto a la «ola de desaliento y desmoralización» que cundió entre los consumidores en las últimas semanas de la guerra. No iba a servir de nada la campaña lanzada tras la victoria franquista que exhortaba a fumar Leales para sostener la ayuda a los exiliados, para «contribuir a mitigar los dolores de tanta gente, que, en los campos de concentración de Francia, purga el horrible “delito” de defender la dignidad de todos nosotros». Al resultar imposible vender la importante partida de cigarrillos almacenada, las cajetillas de los últimos Leales terminaron siendo donadas, entre otros, a los exiliados republicanos que empezaron en el puerto de Buenos Aires.

III. Volutas y círculos 

Se llama composición anular a aquella forma narrativa que parece desviarse del argumento principal en una serie de interminables digresiones. En realidad, el relato está viajando en círculo, para regresar, finalmente, al momento en que pareció extraviarse. Es la técnica de toda una tradición cuyos primeros ejemplos se encuentran en la literatura griega clásica, en la Odisea, por ejemplo. Daniel Mendelsohn en su último libro, hermosísimo, Three Rings: A Tale of Exile, Narrative, and Fate (University of Virginia Press, 2020), sugiere que quizás los temas homéricos de la separación del hogar, el desplazamiento y el desarraigo no admitan más que esta estructura narrativa, porque solo ella parece capaz de imitar y recrear las revueltas que retuercen los caminos de la emigración y el exilio… antes de cerrar el círculo.

A los exiliados gallegos que se instalaron en Buenos Aires a partir de 1939 no se les escapó la perfecta trayectoria circular de su odisea. No se trataba solo de la acusada consciencia que tuvieron de emprender la misma ruta que tantísimos otros emigrantes habían transitado desde la segunda mitad del siglo XIX y de pasar a formar parte, así, de la dolorosa historia colectiva de una estirpe condenada a la expatriación. Además, en no pocos casos, ellos mismos habían sido, antes que exiliados, emigrantes; o eran hijos de emigrantes, como Luis Seoane, que había nacido en la capital porteña, o Castelao, quien siendo niño había acompañado a sus padres en su emigración a Argentina. Aun así, apuntó este último en 1940, quien les conducía en esta ocasión fuera de Galicia era «un hada desconocida». De repente, sus biografías parecían una digresión, un rodeo lleno de avatares que terminaba de nuevo en Buenos Aires. Esta era, también según Castelao, «la metrópolis de la Galicia desterrada»: «Los gallegos suelen decir, por donaire, que Buenos Aires es la ciudad más grande de Galicia porque aquí residen unos trescientos mil gallegos y no tenemos ninguna población que pase de los cien mil. Para los gallegos esta ciudad es como Nueva York para los irlandeses (…) Para cumplir nuestro destierro hemos venido a la ciudad en donde se concentra la inmensa mayoría de nuestros emigrados, y que pasa a ser, por este hecho, la capital indiscutible de la Galicia libre».

En el archivo del actor orensano Fernando Iglesias «Tacholas» se conserva una fotografía de la peña Los LealesÉl mismo aparece entre el grupo, apiñado en torno a un minúsculo velador de la terraza del bar Iberia. La imagen fue tomada por el escritor Eduardo Blanco Amor, quien, en 1915, con diecisiete años, se había instalado en Buenos Aires. ¿Sintió que su estatuto de emigrante había cambiado por el de exiliado? ¿Cuándo? ¿El 19 de agosto de 1936, la fecha en la que fueron asesinados Federico García Lorca y Ánxel Casal, el autor y el editor de Seis poemas galegos, la obra que él había prologado? La foto es del día 20 de febrero de 1938. En ella, nadie sonríe; en todas las caras, el gesto sombrío. En primer plano, alguien sujeta un periódico, sin duda con el detalle de las operaciones militares en la batalla de Teruel que se librara en aquellos días. La imagen no es lo suficientemente nítida para discernir si se trata del diario Crítica, inequívoco defensor de la causa republicana durante la guerra. Solo un poco más tarde, las gestiones de su editor, Natalio Botana, resultarían determinantes para que el gobierno argentino admitiese el desembarco de los exiliados españoles que llegaron a bordo del buque Massilia al puerto de Buenos Aires a principios de noviembre de 1939. Entre el pasaje había un nutrido grupo de periodistas, muchos de ellos antiguos trabajadores de Heraldo de Madrid, a los que Botana ofreció incorporarse a la plantilla del diario, que tenía su redacción en el edificio art decó del número 1333 de la Avenida de Mayo, a tiro de piedra de su confluencia con la calle Salta.

 

[Ilustración: Tau – fuente: http://www.jotdown.es]

Escritores y espectadores respaldaron en las redes sociales a la escritora luego de que la Alianza Cristiana de Iglesias Evangélicas (Aciera) emitiera un comunicado con una dura crítica por « el contenido y el mensaje que busca transmitir la obra ».

La escritora cuestionó el intento de censura de una tira de ficción.

La escritora cuestionó el intento de censura de una tira de ficción.

Tras la difusión de un comunicado de la Alianza Cristiana de las Iglesias Evangélicas de la República Argentina (Aciera), que cuestionó a los creadores de la serie “El Reino”, la escritora Claudia Piñeiro recibió el apoyo de colegas y personalidades de la cultura ante lo que consideraron un intento de censura.

El Consejo Directivo Nacional de Aciera señaló a la guionista y creadora de la serie junto al director Marcelo Piñeyro, adjudicándoles un « comportamiento fascista » y acusándolos de tener « un encono » contra la « cultura evangélica de la Argentina » derivada de su « militancia feminista durante el debate de la ley del aborto ».

La prestigiosa escritora respondió de manera contundente a través de su cuenta de Twitter con dos frases: « La censura es censura, la quieras disfrazar de lo que la quieras disfrazar » y « Ahora censurar una ficción ya parece medieval ».

Para frenar el hostigamiento que comenzó a recibir en la red social, la autora de « Catedrales » decidió volver privada su cuenta, mientras recibía el apoyo de colegas y de muchos espectadores de la tira.

Muy preocupante el comunicado medieval de Aciera, que pretende definir qué sería la pureza artística y la `contaminación´ ideológica para atacar a Claudia Piñeiro como guionista de ‘El Reino’. Toda la solidaridad con ella”, sostuvo el escritor Guillermo Martínez desde su cuenta en Twitter.

Por su parte, el novelista y guionista Marcelo Figueras opinó que “nadie que haya visto ‘El Reino’ entiende que el pastor que encarna Peretti es la medida de todos los pastores; al contrario, queda claro que se trata de uno muy particular, en el seno de una ficción que ni siquiera pretende ser estrictamente realista. Antes que la reivindicación de su gente, el comunicado de ACIERA suena a ataque puntual a una mujer, Claudia Piñeiro, de conocida militancia en favor de la Interrupción Voluntaria del Embarazo”.

La escritora y poeta Marina Mariasch advirtió sobre una suerte de doble estándar a la hora de evaluar cómo la ficción retrata a las religiones: “Me pregunto si pasa o pasó algo así cada vez que sale una ficción sobre judíos (como “poco ortodoxa”), católicos. ¿Hay temas que no se pueden tocar en la ficción? pfff”.

El Reino, la nueva tira argentina estrenada en Netflix.

El Reino, la nueva tira argentina estrenada en Netflix.

La Unión Argentina de Escritoras y Escritores escribió en la misma red: « Repudiamos de modo contundente el ataque recibido por nuestra colega y compañera Claudia Piñeiro por su trabajo como guionista de la serie ‘El Reino’. No es necesario aclarar que se trata de una obra de ficción que debe gozar de plena libertad para desarrollarse. Consideramos un hecho grave que se pretenda confundir al público y manipularlo para hacerle creer que un hecho ficticio tiene algún correlato con la realidad”.

Y añadió: “Vivimos un tiempo atravesado por una reacción conservadora que pretende cercenar derechos, silenciar a quienes piensan distinto y atacar la creación artística, confundiendo deliberadamente la realidad con la ficción”.

Por su parte, Mercedes Morán, otra de las protagonistas de la serie, escribió: Toda mi solidaridad, mi agradecimiento y mi amor a @claudiapineiro ante los ataques que está sufriendo”.

La historia

« El Reino » cuenta la historia de un pastor encarnado por Diego Peretti que integra una fórmula como candidato a vicepresidente y la manera en que su vida y la de su entorno familiar se ven sacudidos a partir del atentado contra el candidato a presidente de la república.

Ante la posibilidad de llegar a ocupar el cargo electivo máximo en el país, el pastor Emilio Vázquez Pena, intentará descubrir las causas del crimen y a su instigador, mientras el ojo público escudriña entre sus secretos y los de la lucrativa iglesia dirigida por la familia.

Antes del estreno de la serie, durante una entrevista con Télam, Piñeiro consideró que en la ficción de la serie los mundos de la política y la religión « comparten una agenda de conservadurismo, de no aceptación de determinados derechos de las personas estar en contra de la ESI, del aborto o de la ley del matrimonio igualitario ».

« Entonces -continuó-, como comparten esa agenda de restricción de derechos personales, estos políticos dicen ‘aunemos esfuerzos y hagamos esto que nos interesa a los dos’. Después el político saca otros beneficios, que son sumar cantidad de votos, y esta iglesia suma los suyos, que tendrán que ver con prebendas económicas y otro tipo de cosas ».

 

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

 

 

 

O ilustrador Pablo Prado sempre tivo claro que o seu era contar historias a través da imaxe. Nas librarías pódense atopar varias novelas gráficas coas súas bandas deseñadas: O derradeiro libro de Emma Olsen, con guión adaptado da novela de Berta Dávila; Os berros da motocicleta, con guión de Kiko Da Silva; O último festi, con Fernando Llor ou Nerea e o príncipe da sorte, con Miguel Rojo. En ilustración ten Versos de amor, con Manel Monteagudo. Actualmente reside en Madrid, aínda que esta entrevista levouse a cabo entre maletas e présas para voltar uns días á Ponteareas que o viu medrar.    

Coa paixón na banda deseñada, Pablo Prado está a ultimar novos proxectos da man de grandes das letras.

Coa paixón na banda deseñada, Pablo Prado está a ultimar novos proxectos da man de grandes das letras.

 

Escrito por A. Mera

En que proxectos estás a traballar na actualidade?
Estou de novo a traballar con Fernando Llor, guionista vigués e un dos grandes da banda deseñada. Trátase dunha historia ambientada nos 60, entre Madrid e a Galiza, protagonizada por un grupo de rapaces que teñen un cinema clandestino onde proxectan filmes prohibidos pola ditadura. Algo pasa e teñen que escapar… e chegan á Galiza, onde a historia continúa.

Como é ilustrar para grandes como Berta Dávila ou Kiko Da Silva?
É un luxo. A min imponme moito a escritura, non me sinto tan cómodo escribindo como si me sinto coa ilustración ou co debuxo. Por iso, como lector e fan dos seus traballos, é incríbel poder traballar con autoras consagradas como Berta Dávila ou autores como Kiko Da Silva.

Mais tamén te adentraches no mundo do videoclip.  
Foi moi bonito traballar no videoclip Semillas para Tremenda Jauría, e sobre todo crealo coas compañeiras de Illa Bufarda e con Cristian F. Caruncho. Ademais de compartirmos proxectos, partillamos amizade. Foi un pracer ver como esa amizade redundou nun traballo moi significativo para todas nós como foi este videoclip.

Dereitos e liberdades sempre están na túa obra. Nunha das túas últimas viñetas denunciabas a LGTBIfobia. 
Colaboro desde hai anos realizando viñetas con medios locais e comarcais, que tamén se editan no norte de Portugal, e tento reflectir nelas cuestións que van acontecendo pola nosa zona, a maioría das veces con crítica social e política.

Hai pouco que se formou en Ponteareas unha asociación en defensa dos dereitos das persoas LGTBI+ e realizaron un mural coa bandeira do Orgullo. Aos poucos días o mural foi vandalizado, precisamente dous días antes de que Vox puxera por primeira vez un posto informativo na nosa vila.

Desfixeron o mural pintándolle por riba a bandeira de España e escribindo consignas antivacinas. Iso si, ás poucas horas a veciñanza restaurouno. Deume moita rabia ese ataque e quixen denunciar e amosar solidariedade cunha viñeta criticando a LGTBIfobia.

Como valora a situación da ilustración galega? Somos unha potencia?  
Hai moitísimo talento e cada vez vai a máis. Aparecen moitos proxectos moi ilusionantes como o Garaxe Hermético de Kiko Da Silva, que está facendo historia da literatura galega, pois en moi pouco tempo conseguiu que xente moza logre publicar en editoriais de gran relevancia. Comeza a espertar ademais un crecente interese que antes non existía tanto pola banda deseñada como pola ilustración.

Estanse abrindo portas para a ilustración galega que durante moitos anos estiveron fechadas, e iso é moi esperanzador.

Por outra banda, está a situación de precariedade absoluta e xeneralizada en todo tipo de traballo cultural, especialmente na ilustración e na banda deseñada. Fai falla bastante apoio institucional á creación cultural en galego á promoción do que aquí se fai para que a xente se anime a seguir consumindo cultura en galego e gozando do potencial que ten a nosa terra, que é moi rico. Para comprobar que somos unha potencia só chega con reparar en nomes moi importantes a nivel internacional como Emma Ríos, David Rubín, Miguel Anxo Prado, Xulia Vicente, Miriam Iglesias, Zaida Novoa, Aldara Álvarez, Cristian F. Caruncho, Fonso Barreiro…

 

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

 

 

 

Hasta el 25 de septiembre hay tiempo de visitar, con turno, esta muestra con imágenes del pintor, fotógrafo, cineasta y artista conceptual.

                                                                                            Con pieles pintadas de blanco, Bony resaltaba las texturas.

La galería Walden presenta la exposición Eróticas 70’s dedicada a la obra de aquella década del artista Oscar Bony (1941-2002), figura clave de la vanguardia del Instituto Di Tella y fotógrafo del rock nacional.

Con curaduría e investigación de Marcelo Pacheco, la muestra repasa las fotografías eróticas, en ese entonces censuradas del pintor, fotógrafo, cineasta y artista conceptual.

« Bony rompe la cerrazón de la fotografía sobre sí misma y su modelo, al abrirla a lo aleatorio y a la visión en mutaciones íntimas de su exhibición de lo captado originalmente por la pupila y por el lente de la cámara. Eróticas, sus fotos de los setenta, son una cartografía deseante« , escribe Pacheco en el texto curatorial que acompaña el recorrido en sala.

Con las etiquetas de otra época, Bony llamó a esta serie “Travestis”.

Con las etiquetas de otra época, Bony llamó a esta serie “Travestis”.

El artista realizó la portada de álbumes o producciones fotográficas blanco y negro para Los Gatos, La Joven Guardia, Almendra o Manal, entre muchos otros grupos del naciente rock argentino.

Creador de « La familia obrera​ »

Pero antes, durante su paso ditelliano, creó una de las obras más icónicas del arte conceptual argentino: La familia obrera, de 1968, una instalación performática por la que contrató a un hombre con su esposa e hijo por el doble de su salario diario para posar durante el tiempo de duración de la exposición.

La muestra, titulada Experiencias 68, fue censurada por la policía y posteriormente cerrada al público por los artistas, quienes decidieron retirar sus obras en solidaridad con Roberto Plate.

En los años 90, Bony retornó a la experimentación con la fotografía, la instalación y la polémica, cuando presentó una serie de fotografías enmarcadas y posteriormente baleadas con su pistola semiautomática.

Fotografías eróticas de Oscar Bony, censuradas en los '70, en la Galería Walden. Foto Télam

Fotografías eróticas de Oscar Bony, censuradas en los ’70, en la Galería Walden. Foto: Télam

Autorretratos, paisajes y figuras fantasmagóricas aparecen perforados con el vestigio de una violencia extrema y permanente.

La actual exhibición de fotografías eróticas permanecerá hasta el 25 de septiembre en la galería de Viamonte 452, de martes a viernes de 13 a 17, con reserva previa.

[Fuente: http://www.clarin.com]

Després de l’estada a un kibutz els anys seixanta, em va quedar el desig d’aprendre l’hebreu, i el vaig poder acomplir passats un bon grapat d’anys.

Escrit per Eulàlia Sariola
Fa pocs anys que em dedico a traduir de l’hebreu. És la meva segona professió. També sóc il·lustradora, però després de l’estada a un kibutz els anys seixanta, em va quedar el desig d’aprendre l’hebreu, i el vaig poder acomplir passats un bon grapat d’anys. És fascinant entrar en una cultura diferent de la teva, tot un procés que dura anys i crec que no s’acaba mai ja que cada grup cultural va fent la seva pròpia evolució, a més de la globalitzada que toca transversalment totes les cultures del món.
L’Uri Orlev, el primer autor que vaig traduir, escriu per a joves. Des de la seva història personal, fill de la Xoà, supervivent del gueto de Varsòvia, amb la mare assassinada pels nazis, escriu històries amb nens protagonistes que tenen com a teló de fons la guerra, l’extermini, la mort. Però també la solidaritat i la lluita per la llibertat. Les seves històries són aventures viscudes per nens fugitius, són la vida dels personatges, la seva infantesa, en certa manera feliç perquè la viuen amb normalitat. Una editorial de Madrid em va demanar de traduir-lo al castellà i m’hi vaig posar. Educada en temps de la dictadura, el meu castellà ocupava un lloc dins meu que ni jo sabia. Aquesta primera traducció va ser finalista als premis Andersen de traducció, com un senyal que em deia: cap aquí. I vaig seguir traduint, al castellà i al català. Traduir al català em proporciona una satisfacció més gran, perquè així participo, amb el meu granet de sorra, al coneixement de la literatura israeliana al meu país. Més tard, en un dels viatges a Israel, vaig conèixer l’Uri Orlev i hem acabat sent amics.
 
Aharon Appelfeld, l’autor que s’ha traduït en català per primer cop, ha estat una experiència diferent. Abans de llegir-lo i de traduir-lo el vaig conèixer –sentir i veure més ben dit– en el parlament que va fer explicant la seva vida en un congrés a Jerusalem, on em van convidar. Em va colpir la seva història i com l’explicava. Va néixer prop de Czernowitz, aleshores Romània i avui Ucraïna, l’any 1932, fill de jueus assimilats, benestants, que en família parlàven alemany, i dominàven també el rutè, el francés i el romanès. Amb els avis, que vivien en un poble dels Càrpats, parlàven ídix. La seva mare va ser assassinada en començar les persecucions contra els jueus a Romania, el 1940. L’Aharon i el seu pare van viure primer al gueto i després al camp de concentració a la frontera d’Ucraïna. La tardor del 1942 va fugir del camp i va sobreviure enmig dels boscos entre prostitutes, bandits i tota mena de gent marginal que el van ajudar sense saber que era jueu. Després, el va acollir l’exèrcit rus i va caminar amb ell per Europa. Finalment, acabada la guerra, va travessar fins les costes d’Itàlia per anar a raure a la terra d’Israel. Ens va explicar que els record no el conserva la memòria, sinó el cos. I en això coincideix amb l’Uri Orlev. L’Appelfels explica que en sentir la humitat i el soroll de la pluja, es trasllada als boscos on va viure fugitiu de petit. L’Uri Orlev torna a sentir els llibres que la seva mare li llegia quan eren al gueto, abans que l’assassinessin, quan abaixa al mínim el llum halogen de la cuina de casa seva. L’autor, va explicar aquestes vivències de nen fugitiu i sol, com si ho expliqués per primera vegada, amb la seva parla delicada i segura alhora. El silenci a la sala era tan dens que s’hauria pogut tallar amb un ganivet, mentre enraonava i un cop va haver acabat.
 
Passat un temps, la Maria Bohigas, l’editora de Club Editor, que també va assistir al congrés i al discurs de l’Aharon Appelfeld, em va demanar de traduir Flors d’ombra i vaig acceptar encantada. Un any després vaig traduir En Bartfuss, l’immortal i enguany acaba de sortir Tsili, el darrer llibre d’aquest autor que he traduït al català.
 
L’Aharon Appelfeld, un cop arribat a la terra d’Israel, ha de construir-se una identitat nova. Allà aprendrà l’hebreu, que coneixia vagament perquè en les estades a casa dels avis l’havia sentit quan els acompanyava a la sinagoga. No per això deixa de banda l’alemany, la llengua materna, com van fer altres supervivents de la xoà. L’alemany és la llengua de la seva infantesa, el lligam amb els pares morts, amb els seus primers anys d’existència. Tot i això, sempre escriurà en hebreu «la seva llengua materna adoptiva». Estudia a la Universitat hebrea de Jerusalem, els seus mestres seran Martin Buber, Gershom Sholem, Ernest Simon, Yehezkiel Kaufman. La seva trobada amb Shmuel Yosef Agnon és essencial perquè aquest creu que «el passat, fins i tot el més dur, no és una tara o un fet vergonyós, és un aspecte de la vida». Així que, l’any 1950 decideix escriure, i és el que ha fet fins ara.
 
Traduir l’obra d’un autor és la manera de conèixer-lo a fons. El primer acostament a l’escriptor Aharon Appelfeld pot fer pensar que traduir-lo serà senzill perquè el llenguatge en si és planer i utilitza frases curtes, seguint  la tradició bíblica. La dificultat rau en que, en certa manera és com traduir poesia, perquè cada paraula, cada adjectiu és exactament aquell, està absolutament triat –encara que les paraules en hebreu són polisèmiques i moltes vegades ha de ser el traductor el qui triï el significat  adient al que l’autor vol dir. Com que la llengua que fa servir és un hebreu gens rebuscat o encarcarat, culte però planer i amb un vocabulari podríem dir-ne clàssic, sense neologismes, trobar el català adequat va ser per a mi un exercici de tancar els ulls: per trobar la paraula o la frase adient, només em cal aclucar-los i recordar com ho haurien dit els meus pares o les meves àvies.  Quan t’hi endinses, en el text,  te n’adones que està explicant coses esfereïdores senzillament, com si res, i que el que no diu és tan important o més que el que diu. És com quan dibuixes, que has de parar més atenció als buits que als objectes mateixos si vols que el que pintes sigui veritable. Els buits que l’Appelfeld deixa entre les paraules, entre el que diu i el que no diu, fa la història versemblant.  Parla amb delicadesa extrema de situacions i vivències molt dures, sobretot quan es tracta de protagonistes joves, nens, moltes vegades, com en el cas d’en Hugo, el nen de Flors d’ombra o de Tsili, la noia protagonista de la novel·la homònima. Aharon Appelfeld va ser un nen sol voltant per l’Europa en guerra dels anys quaranta. Adoptava pares i mares per no sentir-se orfe,  va construir-se una identitat nova per sobreviure entre els cristians quan se’n va adonar que ell era jueu tot i no ser-ne conscient. I aquest fet, que no comprenia, era absolutament negatiu en aquells moments, era la línia vermella entre la vida i la mort. Ha escrit una quarantena d’obres la majoria de les quals tenen a veure amb la vida de la població jueva d’Europa abans i després de la Segona Guerra Mundial. Es tracta de jueus assimilats que malgrat ser-ho, hauran d’afrontar el seu destí de jueu.
 
Encara que cronològicament forma part de la generació d’escriptors que s’interessen per temes ja no estrictament de la creació de l’estat sinó de temes universals, ell fa la seva via, el seu camí, sempre lligat a l’entorn de la Xoà. Tot i així, no parla directament de la Xoà: la seva escriptura no és autobiogràfica. En paraules seves: «Jo no sóc pas un escriptor de la xoà i no escric sobre aquest tema, jo escric sobre els homes jueus»
 
Traduir l’Eshkol Nevo ha estat tota una altra experiència. Acabo de traduir La simetria de los deseos al castellà. L’autor ha nascut i viu a Israel. ha estudiat a Israel i a Detroit. És nét de Levi Eshkol, que va ser primer ministre d’Israel. Forma part de la nova generació que creu que la pau amb els palestins és possible, sobretot si la fan ells, els joves, sense que les anteriors generacions hi intervinguin. No està traumatitzat pel passat, es considera laic i gens influït per la religió.
 
Cada persona pertany a una cultura o  n’és hereu, conscient o inconscientment, l’expressió sóc un ciutadà del món, no pertanyo a cap nació, és una fal·làcia, o bé un desideratum.  Nogensmenys, cada persona és fruit del lloc on ha nascut ell i els seus pares, de l’educació religiosa o laica que ha rebut i del lloc on ha crescut. Tota aquesta barreja fa de cada individu una persona única però amb trets coincidents amb els seus coetanis.
 
Així doncs, el seu llibre comença d’una manera molt jueva: escrivint tres desitjos en un tros de paper. La novel·la tracta d’una història d’amistat entre quatre nois que es troben regularment per veure partits de futbol. En una d’aquestes trobades sorgeix la idea d’apuntar tres desitjos, guardar els paperets i obrir-los el proper mundial de futbol. En el fons de les quatre històries hi ha la vida quotidiana de la joventut israeliana, la tensió per la situació política, el saber que, en qualsevol moment algun d’ells es pot morir, ja sigui durant el servei militar o en algun atemptat. És una novel·la molt israeliana per la manera que tenen els protagonistes de viure, de parlar, pels costums i mentalitat, la joia de viure el present i l’energia que comporta el saber que tot és provisional.
 
L’autor fa servir tres nivells de llengua, el més quotidià, en el que transcorre la gran part del llibre, un altre formal i jurídic que fa servir en el pròleg i l’epíleg i un tercer nivell més elevat, filosòfic quan cita fragments de la tesi del protagonista. De fet, són tres nivells molt clars de llengua, molt ben diferenciats, que tenen un paral·lel també en al llengua d’arribada.
 
Un altre del llibres que acaben de sortir simultàniament en traducció catalana i castellana és La bona gent, d’en Nir Baram.
 
Nascut el 1976, fill d’una família de polítics de l’esquerra clàssica, el pare i l’avi van ocupar llocs rellevants al parlament israelià. L’autor va començar a escriure arran de la malaltia i la mort de la seva mare, ell mateix ho diu: «l’escriptura ha estat la manera de trobar explicacions a la vida i a la mort.» La bona gent és la seva quarta novel·la, ha estat un èxit de vendes a Israel i s’ha traduït a diverses llengües. És un militant i activista d’extrema esquerra i creu que israelians i palestins han de viure plegats en un estat únic. No vol que els seus fills creixin en un gueto modern, envoltat de muralles, perquè les muralles són també com un ganivet de dos talls, tanquen  per ambdós costats.
 
Les diverses crítiques que s’han fet d’aquesta obra han opinat que el llibre tracta de la Xoà des d’una altra perspectiva, que canvia la visió del jueus com a víctimes i enfoca la Guerra des d’una perspectiva inèdita com a jueu. L’autor, en la presentació del llibre a l’Horiginal de Barcelona, va dir que el llibre tractava de l’ambició, no de la Xoà ni de la guerra, sinó de l’ambició personal i del que les persones estan disposades a fer per tal d’arribar allà on volen a les seves vides.
 
La bona gent és més una novel·la europea que no pas israeliana. No em va caldre trobar paral·lelismes en català per formes o comportaments de vida israeliana o frases i expressions bíbliques en el text. Els protagonistes són dues persones ambicioses en la feina i en la vida, la Saixa, filla d’intel·lectuals russos, dividida entre l’amor per la seva família i el Partit, i en Thomas, fill únic d’una família alemanya de la burgesia, fascinat pel món de la publicitat i la llibertat individual del capitalisme. Tots dos, sense tacar-se les mans de sang, es veuen abocats a participar en actes sagnants, els dos empesos per raons diverses. Coincidiran en la organització d’una desfilada militar germano-soviètica a Brest-Litovsk, per mor del pacte Ribbentrop-Molotov.
 
Com a traductora he de dir que la singularitat de la traducció d’aquest llibre rau en el canvi d’escenari, perquè l’acció esdevé a Alemanya, Polònia i Rússia i els protagonistes són per tant europeus, l’Estat d’Israel encara no existia i encara que la Saixa és jueva, no té gaire a veure amb els jueus israelians. Per tot això, les crítiques d’aquesta obra a Israel han remarcat que en Nir Baram és el primer escriptor que ha escrit sobre la Segona Guerra Mundial amb una perspectiva europea. I s’ha de dir que ha fet una obra madura, a desgrat de la seva edat.
Els traductors, en aquest país de llengua minoritzada i minoritària, som gent apassionada per la nostra feina, maldant per sobreviure, en un món on, com diu en Zygmunt Bauman: «Avui la cultura s’assembla a una de les seccions del magatzem gegantí en que el món s’ha transformat, amb productes que s’ofereixen a les persones que s’han convertit en clients». Però també hi ha l’altra cara de la moneda o l’altra banda del mirall, traduir és un acte de solidaritat, de generositat, de passió, imprescindible. 
 
[Font: http://www.nuvol.com]

Escrito por Leonardo Boff*

Las grandes crecidas que han ocurrido en Alemania y en Bélgica en julio. mes del verano europeo, causando cientos de víctimas, asociadas a una ola de calor abrupto que en algunos lugares ha llegado a más de 50 grados, nos obliga a pensar y a tomar decisiones con vistas al equilibrio de la Tierra. Algunos analistas han llegado a decir: la Tierra no solo se ha calentado; en algunos sitios se ha vuelto un horno.

Esto significa que decenas de organismos vivos no consiguen adaptarse y acaban muriendo. Actualmente el calentamiento que tenemos subió en el último siglo más de un grado Celsius. Si llegase, como está previsto, a dos grados, cerca de un millón de especies vivas estarán al borde de su desaparición, después de millones de años viviendo en este planeta.

Entendemos la resignación y el escepticismo de muchos meteorólogos y cosmólogos que afirman que estamos llegando demasiado tarde a combatir el calentamiento global. No estamos yendo a su encuentro, estamos ya gravemente dentro de él. Argumentan, desolados, que es poco lo que se puede hacer, pues el dióxido de carbono ya está excesivamente acumulado, ya que permanece en la atmósfera de 100 a 120 años, agravado por el metano, 20 veces más tóxico, aunque permanezca poco tiempo en el aire. Para sorpresa general, este último irrumpió debido al deshielo de los cascos polares y del permafrost que va desde Canadá y atraviesa toda Siberia. Y hace crecer el calentamiento global.

La irrupción de la Covid-19, por ser planetaria, nos obliga a pensar y a actuar de modo diferente. Es sabido que la pandemia es consecuencia del antropoceno, es decir, del excesivo avance agresivo del sistema imperante, basado en el lucro ilimitado. Él ha sobrepasado los límites soportables de la Tierra, por la deforestación al estilo de Ricardo Salles/Bolsonaro, por el cultivo de monoculturas y por la contaminación general del medio ambiente que han llegado a destruir el hábitat de los virus. Sin saber adónde ir, saltaron a otros animales, inmunes a sus virus, y de estos pasaron a nosotros, que no tenemos esa inmunidad.

Vale la pena pensar lo que significa el hecho de que todo el planeta haya sido afectado, por un lado, igualando a todos y, por otro, aumentando las desigualdades, porque la gran mayoría no consigue mantener el aislamiento social, evitar las aglomeraciones, especialmente en el transporte colectivo y en las tiendas. No ha afectado a los demás seres vivos, nuestros animales domésticos.

Debemos reconocer que el objetivo éramos nosotros, los seres humanos. La Madre Tierra, reconocida desde los años 70 del siglo pasado como un organismo vivo, Gaia, y aprobada por la ONU (el día 22 de abril de 2009) como verdaderamente Madre-Tierra, nos ha enviado una señal y una advertencia: “Paren de agredir a todos los ecosistemas que me componen; ya no me están dando tiempo suficiente para que pueda reponer lo que me quitan durante un año y regenerarme”.

Como el paradigma vigente todavía considera a la Tierra como un mero medio de producción, en un sentido utilitarista, no está prestando atención a sus advertencias. Ella, como superorganismo vivo que es, nos da señales inequívocas, como ahora, con las grandes crecidas en Europa, el frío excesivo en el hemisferio sur y la gama de virus ya enviados (zica, ébola, chikungunya y otros).

Como somos cabezas duras y predomina una clamorosa ausencia de conciencia ecológica, podemos ir al encuentro de un camino sin retorno.

Curiosamente, como ya ha sido comentado por otros, “los profetas del neoliberalismo están transformándose en promotores de la economía social porque, ante la catástrofe actual, piensan que ya no será posible hacer lo mismo que antes y será necesario volver a los imperativos sociales”. Lo peor que nos podría suceder es volver a lo de antes, lleno de contradicciones perversas, enemigo de la vida de la naturaleza, indiferente al destino de las grandes mayorías pobres y armándose hasta los dientes con armas de destrucción masiva, absolutamente inútiles frente a los virus.

Tenemos forzosamente que cambiar, superar los viejos soberanismos que volvían a los otros países hostiles o sometidos a una feroz competición. El virus mostró que no cuentan para nada los límites de las naciones. Lo que realmente cuenta es la solidaridad entre todos y el cuidado de unos a otros y hacia la naturaleza, para que, preservada, no nos envíe virus todavía peores. Ahora es la nueva era de la Casa Común, dentro de la cual estarán las naciones.

David Quamen, el gran especialista en virus, dejó esta advertencia: o cambiamos nuestra relación con la naturaleza siendo respetuosos, sinergéticos y cuidadosos o, en caso contrario, ella nos enviará otros virus, tal vez uno tan letal que nuestras vacunas no puedan atacarlo y se lleve a gran parte de la humanidad.

Al no detener el calentamiento global y no cambiar de paradigma hacia la naturaleza, conoceremos días peores. Si no podemos detener ya el aumento del calentamiento global, con la ciencia y la técnica que poseemos, podemos por lo menos mitigar sus efectos deletéreos y salvar el máximo de la inmensa biodiversidad del planeta.

Como nunca antes en la historia, el destino común está en nuestras manos: debemos escoger entre seguir la misma ruta que nos lleva a un abismo o cambiar forzosamente y garantizar un futuro para todos, más frugal, más solidario y más cuidadoso con la naturaleza y la Casa Común.

Hace 30 años que repito esta lección y me siento un profeta en el desierto. Pero cumplo con mi deber que es el de todos los que despertaron un día. Debemos hablar y ahora gritar.

*Ecofilósofo, ha escrito Habitar la Tierra: vía para la fraternidad universal, Covid-19, la Madre Tierra contraataca a la Humanidad

 

[Fuente: http://www.nodal.am]

Por José Antonio Millán
Los hechos son así (cuenta Maximiliano Tomás en La Nación):
En marzo de 2009 el escritor y docente universitario Pablo Katchadjian (Buenos Aires, 1977) imprimió, en edición de autor, pagando todos los costos, doscientos ejemplares de un libro de cincuenta páginas titulado El Aleph engordado. Siguiendo procedimientos similares a los que ya había utilizado en El Martín Fierro ordenado alfabéticamente (2007), Katchadjian continuaba así con una serie de homenajes y experimentos con los clásicos de la literatura argentina, que se agregaban a su obra de ficción, entre la que se cuentan novelas como GraciasQué hacer o La libertad total y en las que la ironía, la reescritura, el ejercicio metaliterario y el divertimento son temas centrales.
Para quien todavía no lo sepa, El Aleph engordado es precisamente lo que su nombre indica: Katchadjian tomó uno de los cuentos más célebres de Jorge Luis Borges y lo intervino (en el sentido en que se suelen “intervenir” obras en el arte contemporáneo), agregándole grasa, es decir, palabras de más. Así, el texto pasó a tener más del doble de su peso original: de las saludables cuatro mil palabras de Borges a las obesas nueve mil seiscientas finales de Katchadjian. Una frase de Borges como “Beatriz era alta, frágil, muy ligeramente inclinada: había en su andar (si el oxímoron es tolerable) una como graciosa torpeza” pasó a transformarse, por ejemplo, en: “Beatriz era alta, frágil, muy ligeramente inclinada como una torre italiana; había en su andar (si el oxímoron es tolerable) una como graciosa torpeza, un principio de éxtasis racional, una decisión involuntaria”.
Y entonces:
Tres años después, en 2011, cuando del libro de Katchadjian existía apenas un recuerdo y algunos ejemplares dispersos, María Kodama, viuda de Borges y heredera de todos los derechos de su obra, demandó al escritor por plagio, de acuerdo a la actual Ley 11.723 de Régimen Legal de la Propiedad Intelectual.
Lo absurdo de esta reacción ha suscitado diversas respuestas. Carlos Scolari en Twitter convocó:
En solidaridad con #Katchadjian > campaña #HackingBorges Vale todo! #remix #mashup #intertextualidad #maniacotextual
Seguí la invitación con un juego:
Borges, ese desordenado: hemos restituido las palabras de El Aleph al orden alfabético:
Ahora, he llevado la cuestión un grado más allá, como verá quien lea:
Pierre Menard, autor del Aleph
 
[Ilustración superior tomada de The New York Street  – fuente: http://www.jamillan.com]

Renunciar a comprender el mundo, renunciar a ser amables con el otro, significa sustituir la banalidad del bien y sus curativos efectos inconmensurables por la banalidad del mal y su eficacísima contabilidad mortal.

La muerte de Sócrates. Jacques-Louis David, 1787

Escrito por Santigo Alba Rico

Hay tres formas de entender la inocencia. La primera tiene que ver con la práctica del sacrificio tal y como la concebían los pueblos antiguos. En la tradición tanto griega como judía, la víctima del sacrificio, humana o animal, debía ser escogida por su especial pureza. A los dioses no se les podía ofrecer una criatura con tacha, imperfecta o incompleta. El Levítico, por ejemplo, da toda una serie de instrucciones sobre las condiciones que debe cumplir el animal destinado al ara sacrificial: el peso, la belleza, la integridad anatómica. O pensemos en el mito griego de Ifigenia, la hija del rey Agamenón, a la que este tiene que sacrificar, de vuelta de Troya, para evitar el castigo de los dioses. Ifigenia es escogida porque al máximo rango social y emocional une la máxima inocencia, asociada a su edad y condición. Lo mismo ocurre con Isaac (Ismail, para los musulmanes), al que su padre Abraham, a petición de Dios, se dispone a sacrificar: es lo más querido y, al mismo tiempo, lo más puro que posee. Esta identidad primitiva entre sacrificio y pureza ha sobrevivido en la ilusión pertinaz de los perdedores y humillados, que deducen su superioridad moral -su condición de pueblos o individuos « elegidos »- del sufrimiento injusto que se les ha infligido. Si me persiguen y me matan, es que soy bueno. Este sentimiento, de origen sacrificial, ha operado de mecanismo de defensa colectivo en el caso de algunas minorías perseguidas: así ocurrió con el chiismo hasta la revolución de Jomeini o con los judíos europeos hasta la creación de Israel; y sigue muy vivo en las tradiciones revolucionarias, que han buscado consuelo para sus sucesivas derrotas en la idea misma de la derrota como prueba irrefutable de la verdad superior alojada en sus reivindicaciones.

Un residuo de este atavismo sacrificial pervive en la famosa frase de Sócrates, el filósofo griego ejecutado en Atenas en el año 399 a. de C.: « Es mejor sufrir una injusticia que cometerla ». Pero, más allá del prestigio del dolor y la derrota, o del imperativo de una moral absoluta, lo que Sócrates está proponiendo es el fin de la « ley de la selva ». En el diálogo platónico Gorgias, dos oligarcas de su época, Polo y Calicles, se habían burlado de él en nombre de la naturaleza, que distingue -sostenían- entre leones y gacelas y da siempre ventaja legítima al más fuerte. Sócrates no está defendiendo exactamente a los más débiles; defiende una ley que no responda a la pregunta « qué es más conveniente para mí o a para mi tribu o para mi clase » sino a esta otra cuestión mucho más decisiva  porque en ella, con todas sus ambigüedades, va a fundarse el derecho moderno: « Qué es lo más justo para todos ». En términos jurídicos, « inocente » no es el más bueno, el más puro, el más guapo, ni tampoco el más griego o el más rico; inocente es aquél que, con independencia de cómo se comporte con sus amigos o con su cónyuge, no es culpable en el caso particular que se juzga. No soy ni cortés ni generoso, es cierto, pero no he robado a Salah ni matado a Sofía.

Pero inocente se dice asimismo -incluso etimológicamente en el caso del latín- del que no hace daño. En un mundo tan complejo como el nuestro es muy difícil estar seguro de que pasamos por la vida sin hacer ningún daño. Si amamos sinceramente, es probable que inflijamos y recibamos también dolor; si vivimos normalmente en una sociedad capitalista, y nos vestimos, hablamos por teléfono y comemos en una sociedad capitalista, nuestros gestos más sencillos, inscritos en una red de intercambios y consumo global, tienen efectos inconmensurables sobre el conjunto de la vida. Ahora bien, lo más terrible que se puede decir de este mundo es que a veces, desde la aceptación cínica del propio poder o de la propia impotencia, los humanos llegan a un punto en el que desprecian la inocencia y llaman « ingenuo » al que intenta hacer el menor daño posible e incluso al que pretende introducir algún bien menor en su entorno más cercano.

Lo más terrible que se puede decir de este mundo es que, a veces, los humanos llegan a un punto en el que desprecian la inocencia y llaman ingenuo al que intenta hacer el menor daño posible

Conviene decir dos palabras, pues, sobre la ingenuidad. Una historia que siempre me ha gustado mucho es esa que la tradición medieval cristiana atribuye a san Agustín, el santo nacido en el año 359 en la actual ciudad argelina de Souk Ahras. Según esta leyenda, paseaba un día el teólogo por la playa, absorto en el problema insoluble de la Trinidad, cuando vio a un niño que recogía agua del mar con una concha para depositarla a continuación en un agujero excavado en la arena. Iba una y otra vez de la orilla a la playa, con un tesón infatigable, hasta que Agustín, intrigado, le preguntó por el propósito de su vano azacaneo. « Quiero vaciar el mar », respondió el niño. Conocemos el resto. El santo le dijo al niño que eso era imposible y el niño, que en realidad era un ángel, le replicó a su vez: « Tan imposible como resolver el enigma en el que estás pensando ».

Olvidemos que se trataba de un ángel. Es verosímil imaginar a un niño normal emprendiendo y reanudando sin fatiga, con obstinación imperturbable, esa tarea infinita. La ingenuidad de un niño no consiste en creer que va a ser capaz de vaciar el mar con un cubo o una concha; consiste en tomarse en serio una tarea que sabe imposible. El término « ingenuo » tiene en latín una etimología muy bonita; remite, por oposición al esclavo, al humano que es libre de nacimiento; y evoca por tanto la idea de « origen » y de « comienzo » y, si se quiere, la noción un poco paradójica de un « empezar otra vez » o « empezar de nuevo ». Es decir, la ingenuidad tiene que ver con la repetición de un gesto que, cada vez que se hace, se hace desde el principio, como si no se hubiera hecho nunca antes: un gesto, si se quiere, « libre » de la memoria de la humanidad que llamamos Historia. El sol, que sale todas las mañanas, es ingenuo. El niño que coge una y otra vez un cubo de agua del mar es ingenuo. La mujer que lava y tiende la ropa en medio de las ruinas de una guerra es ingenua. La ingenuidad no consiste en creer que es posible resolver los problemas del mundo; consiste en creer sencillamente que el mundo es posible. La ingenuidad, por así decirlo, crea el mundo cada mañana: en medio de la complejidad más inextricable, atrapados en una selva hostil cuya radical maldad no podemos cambiar, la ingenuidad cree todavía posible llenar un cántaro de agua, coser un botón, encender de nuevo el fuego, enseñar a un niño matemáticas, curar una herida. Por eso se puede ser al mismo tiempo pesimista e ingenuo. El optimista -casi siempre hombre- puede destruir alegremente el mundo; el ingenuo -casi siempre mujer- sigue sosteniéndolo entre sus manos, a veces cansado y de mal humor, sin hacerse muchas ilusiones sobre los hombres que lo están destruyendo.

Es lo que yo llamaría « la banalidad del bien ». De la del mal, lo recordamos, se ocupó la filósofa alemana Hannah Arendt en relación con Adolf Eichmann, el funcionario nazi encargado de transportar a los judíos a los campos de concentración: un hombre leal, competente, honrado, obediente, que se convirtió en cómplice de un exterminio en el ejercicio de estas triviales virtudes burocráticas. La banalidad del bien, mucho más frecuente, es sin embargo mucho menos visible y merece muchos menos laureles. El paleontólogo darwinista estadounidense Stephen Jay Gould, muerto en 2002, aseguraba que las especies se definen en los momentos de estabilidad, no en los de cambio y mutación, y que, si hay que seguir considerando a la humanidad una especie, es necesario recordar que, en las largas duraciones, no se define por la violencia, la crueldad o el egoísmo, como nos hacen creer las grandes conquistas y las grandes matanzas, sino por esa apretada red de pequeños gestos cotidianos -del intercambio desinteresado de servicios entre vecinos a los cuidados recíprocos dentro de una comunidad- que garantizan la consistencia y supervivencia del mundo común en medio de las más grandes calamidades.

El problema es que, si podemos contar los muertos de un bombardeo y las heridas de un cuchillo, no podemos medir los beneficios de la « banalidad del bien ». Las caricias, lo he dicho muchas veces, no dejan huellas, de manera que podemos dejar de acariciarnos sin que sintamos ningún dolor inmediato. Por eso mismo, en un mundo del que hubiese desaparecido la inconmensurable banalidad del bien -quiero decir- seríamos muy infelices, sí, pero sin llegar a averiguar qué es lo que echamos en falta. O dicho de otra forma: si de nuestras vidas se retirasen la belleza, la solidaridad, el cuidado, la cortesía, nos volveríamos malos sin sentir nada, aceptando más bien la maldad como un instrumento normalizado de supervivencia.

En este contexto civilizacional, los dos enemigos de la inocencia y la ingenuidad son, como ha ocurrido en otras crisis anteriores, la hipocresía y el cinismo

La banalidad del bien que he llamado ingenuidad, como variante de la inocencia, está hoy muy amenazada. Lo está no solamente en escenarios de guerra y dictadura, como es el caso de Siria, sino un poco por todas partes, como resultado de la erosión capitalista de los vínculos antropológicos, sustituidos por el egocentrismo digital, y de la aceptación subjetiva de un futuro sin horizonte. Digamos que estamos viviendo un retorno hipertecnológico a esa sociedad primitiva, presocrática, en la que los sacrificios humanos y la ley de la selva dominaban sobre la justicia y el derecho. En este contexto civilizacional, los dos enemigos de la inocencia y la ingenuidad son, como ha ocurrido en otras crisis anteriores, la hipocresía y el cinismo. La hipocresía es el primer síntoma de un desmoronamiento, pero no implica inevitablemente el paso al cinismo y, aun más, puede servir a veces de muro de contención. El hipócrita habla un « doble lenguaje », de manera que -dice el adagio clásico- homenajea públicamente a la virtud mientras practica oscuramente el vicio. Ahora bien, mientras la hipocresía no renuncie a su doblez la esfera pública sigue regida por la « virtud », y eso incluye también las leyes, los medios de comunicación y los partidos políticos. Es verdad: cuando uno corrompe las instituciones en nombre de la democracia, ocupa países en nombre de la paz o el humanitarismo y bombardea ciudades invocando los derechos humanos, se están cometiendo dos acciones graves. Una muy grave: matar seres humanos. Otra gravísima: matar palabras, principios y valores.

Podemos decir, en todo caso, que la hipocresía es lo propio de las sociedades estables y que solo se vuelve potencialmente peligrosa en los socavones de las grandes crisis de civilización, allí donde, de pronto, tanto los poderosos como los débiles asumen que nada puede ser cambiado: cuando unos y otros aceptan como natural, respectivamente, su poder y su impotencia. Hace unos días, en un seminario sobre Palestina, comentaba este deslizamiento inquietante. Hasta hace no mucho tiempo podía indignarnos la hipocresía de los EE.UU. o de la UE, que enunciaban grandes palabras y financiaban pequeños proyectos, mientras de hecho apoyaban, por activa o por pasiva, a Israel en Gaza y a Bachar el-Asad en Siria. La hipocresía tenía que ver, en todo caso, con la hegemonía formal del discurso de los derechos humanos, al que ni los más siniestros asesinos se atrevían a renunciar. Hoy eso se ha acabado. Hemos pasado de la hipocresía al cinismo; hemos acabado, si se quiere, con el « doble lenguaje » y no para ajustar nuestras prácticas a nuestros valores sino, al revés, para acomodar nuestros valores a nuestras prácticas. El cinismo, como demostraba ya el marqués de Sade en sus obras libertinas del siglo XVIII, es lo propio de las clases altas, emancipadas de todo freno democrático, las cuales defienden como « natural » su poder, su violencia y su impunidad. Lo defienden, es decir, como fatal e inevitable. Lo malo es cuando el cinismo se difunde desde las clases altas a las clases medias y populares. Eso es lo que estamos viendo en Europa con el crecimiento de la ultraderecha, cuya hegemonía discursiva se impone en algunos casos también en la izquierda: respecto de inmigrantes, refugiados, musulmanes, « nos nos podemos permitir » los derechos humanos. No seamos hipócritas, nos dicen: para defender nuestras casas, nuestras familias, nuestro modo de vida, no nos podemos permitir ya ser « buenos ».

No nos podemos permitir ni siquiera la amabilidad. En 1956, poco antes de morir, Bertolt Brecht escribió un bellísimo poema titulado Vergnügungen, que algunos traducen como « placeres » y otros como « satisfacciones », título que personalmente prefiero. En él el poeta alemán ofrece una lista casi oriental de pequeños placeres vinculantes (mirar por la ventana, nadar, rostros entusiasmados, el viejo libro vuelto a encontrar, la nieve, zapatos cómodos, la dialéctica) completamente incomprensibles para un occidental líquido disuelto en la velocidad de internet. De todas estas « satisfacciones » diminutas y concretas hay dos ya casi extinguidas, como los dinosaurios y los rinocerontes blancos, incompatibles con el orden del mercado capitalista y que desde Twitter suenan un poco extravagantes: « comprender » (begreifen) y « ser amable » (freundlich sein).

« Comprender » es cada vez más difícil porque objetivamente el mundo es crecientemente complejo. Pero hemos olvidado que, si pensar da tanta pereza como lanzarse en verano a la poza de agua helada que -lo sabemos- aliviará nuestro sofoco, el placer de arrojar luz sobre las sombras no se puede comparar a ningún otro, ni físico ni tecnológico. Resolver un problema matemático, apropiarse del pensamiento de un filósofo después de horas o días de lectura o desenredar el meollo político que nos tenía desazonados genera una alegría tan pura y profunda como el amor y mucho más intensa que el sexo, la comida o el juego. En cuanto a « ser amables » también es cada vez más difícil en un planeta en el que el propio cinismo desprestigia la amabilidad como signo de irrealismo o de debilidad. En todo caso, ¿qué tienen en común estos « placeres »? Que tanto comprender como ser amables son prácticas que requieren atención; y la atención es lo primero que se pierde en situaciones de guerra, pero también en el marco de una sociedad global que, ni en el terreno laboral ni en el informativo ni en el recreativo, permite detenerse a mirar. Creo que no somos capaces de medir las consecuencias civilizacionales de esta catástrofe. Estos placeres de la atención -uno por la vía del pensamiento, el otro por la del afecto- son inseparables del reconocimiento de la existencia del mundo. O, lo que es lo mismo, de su fragilidad radical. Lo que comprendo cada vez que comprendo algo es que el mundo, a punto de desvanecerse, hay que sostenerlo con el pensamiento y con las manos. Lo mismo ocurre con la amabilidad: cada vez que digo « gracias », que cedo el paso, que me muestro cariñoso o complaciente, que me detengo y dedico un minuto, arrancado al tiempo velocísimo de la digestión, a interesarme por mi vecino, estoy conociendo la fragilidad de los otros y declarando en voz alta la mía propia. En el revolcón de la crisis, lo mismo en Madrid que en Sidney, lo mismo en Damasco que en Nueva York, lo mismo en los círculos empresariales que en los militantes, una declaración de fragilidad es ya una invitación al desprecio y la agresión. En las grandes ciudades europeas, lo he dicho otras veces, « amables » ya solo lo son los que tienen algo que ocultar o algo que temer: los inmigrantes y refugiados, cuya misma cortesía los pone a merced de todos los golpes y todos los abusos.

« Comprender » y « ser amables », prácticas gemelas y hasta siamesas, son verbos dotados hoy de un valor casi « revolucionario ». Nada se parece tanto a una declaración de derrota como la renuncia al pensamiento y a la amabilidad. Renunciar a comprender el mundo, renunciar a ser amables con el otro, significa sustituir la banalidad del bien y sus curativos efectos inconmensurables por la banalidad del mal y su eficacísima contabilidad mortal. Llegados a ese punto, cuando hemos descartado o rechazado la tercera forma de inocencia (la que implica el compromiso de « no hacer daño »), la salvación queda en manos de esos pocos ingenuos heroicos que, como el ángel-niño de san Agustín, siguen repitiendo, en medio de las ruinas, el mismo gesto reparador.

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Este artículo fue originalmente publicado el pasado 17 de junio en el periódico digital en lengua árabe aljumhuriya.net, fundado en el año 2012 por intelectuales y académicos sirios. Agradezco a su jefe de redacción, Yassin Swehat, su elegante, precisa y brillante traducción.

(*) Santiago Alba Rico es filósofo y escritor. Nacido en 1960 en Madrid, vive desde hace cerca de dos décadas en Túnez, donde ha desarrollado gran parte de su obra. Sus últimos dos libros son « Ser o no ser (un cuerpo) » y « España ».

 

[Fuente: http://www.ctxt.es]

Con curaduría e investigación de Marcelo Pacheco, la muestra repasa las fotografías eróticas, en ese entonces censuradas del pintor, fotógrafo, cineasta y artista conceptual.

 "Experiencias 68" fue censurada por la policía y posteriormente cerrada al público por los artistas,

« Experiencias 68 » fue censurada por la policía y posteriormente cerrada al público por los artistas.

La porteña galería Walden presenta la exposición « Eróticas 70’s » dedicada a la obra de aquella década del artista Oscar Bony (1941-2002), figura clave de la vanguardia del Instituto Di Tella y fotógrafo del rock nacional.

Con curaduría e investigación de Marcelo Pacheco, la muestra repasa las fotografías eróticas, en ese entonces censuradas del pintor, fotógrafo, cineasta y artista conceptual.

« Bony rompe la cerrazón de la fotografía sobre sí misma y su modelo, al abrirla a lo aleatorio y a la visión en mutaciones íntimas de su exhibición de lo captado originalmente por la pupila y por el lente de la cámara. Eróticas, sus fotos de los setenta, son una cartografía deseante », escribe Pacheco en el texto curatorial que acompaña el recorrido en sala.

El artista realizó la portada de álbumes o producciones fotográficas blanco y negro para Los Gatos, La Joven Guardia, Almendra o Manal, entre muchos otros grupos del naciente rock argentino.

Pero antes, durante su paso ditelliano, creó una de las obras más icónicas del arte conceptual argentino: « La familia obrera », de 1968, una instalación performática por la que contrató a un hombre con su esposa e hijo por el doble de su salario diario para posar durante el tiempo de duración de la exposición.

La muestra, titulada « Experiencias 68 », fue censurada por la policía y posteriormente cerrada al público por los artistas, quienes decidieron retirar sus obras en solidaridad con Roberto Plate.

En los años 90, Bony retornó a la experimentación con la fotografía, la instalación y la polémica, cuando presentó una serie de fotografías enmarcadas y posteriormente baleadas con su pistola semiautomática.

Autorretratos, paisajes y figuras fantasmagóricas aparecen perforados con el vestigio de una violencia extrema y permanente.

La actual exhibición de fotografías eróticas permanecerá hasta el 25 de septiembre en la porteña galería de Viamonte 452, de martes a viernes de 13 a 17 horas con cita previa.

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Foram necessários quase 70 anos, entre o fim da II Guerra Mundial e 2014, para que se fizesse a reconstituição da história nunca contada da vida dos portugueses que trabalharam como escravos durante a II Guerra Mundial. « Seguramente, mais de 400 », diz Fernando Rosas, o historiador que coordena uma equipa de investigadores do Instituto de História Contemporânea da Universidade de Lisboa que, através de fotografias, objetos pessoais e documentos, resgatam a memória dos portugueses que se viram forçados a trabalhar para alimentar a máquina de guerra alemã.

Foto: Pedro Mesquita/RR

Foto: Pedro Mesquita/RR

Escrito por André Rodrigues

A partir deste domingo, a Casa do Território, em Famalicão, evoca a memória dos portugueses que foram sujeitos a trabalhos forçados durante a II Guerra Mundial nos campos de concentração da Alemanha nazi.

A exposição temporária “Trabalhadores Forçados Portugueses no III Reich” esteve patente pela primeira vez em 2017 no Centro Cultural de Belém, em Lisboa, já passou por Loulé e, após um ano de interrupção, por causa da pandemia da Covid-19, a exposição volta à estrada, desta vez, em Famalicão, onde serão exibidos aspetos inéditos sobre famalicenses cuja investigação revelou que também foram vítimas diretas do nazismo.

São fotografias, objetos pessoais e documentos reunidos por investigadores do Instituto de História Contemporânea da Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da Universidade de Lisboa, coordenados por Fernando Rosas.

Em declarações à Renascença, o historiador reconhece que este é um assunto de que pouco se fala, porque “estamos a falar de uma memória que se perdeu, porque o regime do Estado Novo a tratou de ocultar a seguir à II Guerra Mundial, através da censura à imprensa”.

Fernando Rosas lembra que, na época, a postura do regime liderado por Salazar era de uma “propositada abstenção” de se meter no assunto das vítimas do nazismo, “o que deixou muita gente ir para os campos de concentração e não se fez nada. Nem para os tirar de lá, nem para impedir que eles fossem”.

No local errado à hora errada

Quando a II Guerra Mundial começou, em 1939, os cerca de 30 mil portugueses que estavam emigrados em França estavam longe de imaginar o que o destino lhes ia reservar.

Em maio de 1940, a ocupação alemã foi implacável e a capitulação das forças francesas humilhou o país ao ponto de ser instaurada uma administração francesa comandada pela cadeia hierárquica liderada por Hitler.

“Foi o governo colaboracionista do marechal Pétain” que fez um acordo com o sistema nazi de recrutamento de força de trabalho, “que tinha duas modalidades possíveis: num primeiro acordo, por cada prisioneiro de guerra libertado, a França cedia três trabalhadores aos alemães; num segundo acordo, mais rígido, instituiu-se o serviço de trabalho obrigatório, à semelhança do que acontecia para o serviço militar. O quê que os franceses faziam num e noutro caso? Para poupar os franceses, mandavam os emigrantes”, conta Fernando Rosas.

No levantamento de documentação para esta investigação, o historiador conta que foram encontradas diferentes categorias de portugueses que, de uma forma ou de outra, acabaram nas mãos do sistema concentracionário do III Reich.

“Na pesquisa que fizemos no Ministério dos Negócios Estrangeiros, havia várias cartas de mulheres a dizerem que os maridos tinham sido chamados à gendarmerie e tinham desaparecido”, conta.

Por outro lado, com a ocupação alemã, “houve portugueses que se incorporaram na resistência contra o ocupante e foram apanhados nas malhas da Gestapo e da polícia política e foram entregues nos campos”.

“Havia também os refugiados da Guerra Civil de Espanha” que se refugiaram no sul de França após a vitória franquista.

“Aquando da ocupação alemã, há uma parte deles que se alistou para trabalhar em serviços de mobilização francesa e houve outros que foram, mesmo detidos, e foram para o campo de Mauthausen, que é, por assim dizer, o campo dos prisioneiros latinos”.

Até os presos de delito comum eram considerados “mobilizáveis” para os trabalhos forçados nos campos de concentração, sobretudo a partir de 1942, o ano em que se iniciou a contagem decrescente para a derrota nazi, na sequência de sucessivas derrotas no Norte de África e a Leste e que, em 1944, culminaram com o desembarque norte-americano na Normandia.

O historiador Fernando Rosas. Foto: Joana Bourgard/RR

O historiador Fernando Rosas. Foto: Joana Bourgard/RR

Nos últimos anos do conflito, com a enorme mobilização de alemães para combater nas quatro frentes da guerra, calcula-se que, na Grande Alemanha e no conjunto da Europa ocupada, tenham sido mobilizados, pelo menos, 20 milhões de trabalhadores estrangeiros.

Fernando Rosas lembra que, “sem isso, não havia economia de guerra na Alemanha” e Hitler nunca teria conseguido aguentar a guerra até 1945.

O projeto de reconstituição da vida das vítimas portuguesas do nazismo arrancou em 2014 e a identificação dos portugueses que estiveram presos no campo de concentração de Mauthausen, na Áustria, foi apenas o primeiro passo.

Em cerca de cinco anos, foram identificados “cerca de 100 portugueses no trabalho escravo, quer em campos de concentração, quer como prisioneiros”, detalha Fernando Rosas, para quem o dado mais curioso foi o elevado número de prisioneiros de guerra.

O alfaiate famoso do Porto

“Identificámos qualquer coisa como 300 portugueses nos ‘Stalaggh’, que eram campos de concentração de prisioneiros de guerra. Eram portugueses que se tinham alistado na Legião Estrangeira ou em corpos militares de estrangeiros voluntários que a França organizou no início da guerra para a defesa do país.

Eram casados com francesas, tinham feito a vida lá e alistaram-se, ou por solidariedade ou como modo de vida, nas forças francesas, e foram apanhados pelos alemães com a derrota francesa”.

Contudo, nos ‘Stalaggh’, o regime era menos duro, ou, pelo menos, “não tinha aquela espantosa violência homicida dos campos de concentração”.

Os oficiais não trabalhavam e os prisioneiros recebiam uma pequena remuneração e podiam sair. Alguns até foram libertados antes da derrota da Alemanha.

Uma dessas histórias é a “um célebre costureiro do Porto que já se dedicava à alta-costura em França, casou com uma francesa, alistou-se na Legião Francesa, foi capturado e, no campo de concentração, começou a fazer fatos para as mulheres dos oficiais nazis, os quais o libertaram antes do fim da guerra e ele veio para a Portugal, onde abriu uma casa de alta-costura na Avenida da Boavista, no Porto, que, durante os anos 50 do século XX, tornou-se muito conhecida”.

Nesta fase do trabalho, os números “são conservadores”, mas Fernando Rosas admite que passaram, “seguramente, mais de 400 portugueses” pelo sistema concentracionário nazi.

E ali morreram. A lista de mortos ainda também é provisória, mas, até agora, “encontramos mais de 20 portugueses que morreram nos campos de concentração e cujos nomes não deixam dúvida”.

O fim do mundo. O início do outro

O objetivo das exposições sobre os “trabalhadores forçados portugueses no III Reich” é reunir um conjunto de histórias e aspetos que a sociedade portuguesa desconhece, na sua larga maioria.

Um desconhecimento ainda mais flagrante entre os jovens em idade escolar para quem a II Guerra Mundial é um acontecimento muito distante no tempo e que cuja abordagem é excessivamente centrada na perseguição nazi aos judeus e a outras minorias.

Para Fernando Rosas, “a II Guerra Mundial é, só, o fim do mundo e o início do outro e a matança industrializada, que eu espero que nunca mais se repita, não deixa ninguém indiferente, e é preciso que os nossos jovens saibam que isto aconteceu. E a melhor maneira de evitar que isso algum dia se possa repetir é saber que aconteceu e como aconteceu, tomando contacto com essa experiência absolutamente marcante do século XX e da nossa História contemporânea em geral”.

Daí que, para o investigador que coordena o grupo de trabalho do IHC que estuda a vida dos portugueses que sofreram atrocidades às mãos do regime nazi, “este trabalho não é só mandar as exposições aos sítios. É mandar a exposição, fazer palestras nas escolas, sensibilizar os professores e, se possível, obter o apoio da câmara para deslocar os alunos aos campos de concentração. É uma experiência única na vida deles, porque ficamos perante o clímax da barbárie e da resistência. É esse trabalho que vamos, agora, fazer em Famalicão”.

A exposição “Trabalhadores forçados portugueses no III Reich e os Famalicenses no Sistema Concentracionário Nazi » abre portas este domingo às 14h30 e estará patente até ao dia 19 de dezembro, na Casa do Território, em Famalicão.

 

[Fonte: rr.sapo.pt]