Archives des articles tagués Terminologia

Quelques fiches individuelles des employées de la Compagnie Générale Transatlantique. Des documents administratifs sommaires mais contenant des précieuses informations. EPCC French Lines & Compagnies, Fourni par l’auteur

 

Écrit par François Drémeaux

Enseignant-chercheur en histoire contemporaine, Université d’Angers

 

Il est rarement question des femmes dans la marine marchande. Récemment encore, elles ne représentaient qu’une toute petite partie des effectifs navigants. Sur les paquebots toutefois, la main-d’œuvre féminine se développe dès le XIXe siècle, d’abord comme une nécessité sociale pour encadrer les migrantes, puis comme une exigence commerciale afin d’attirer et de rassurer la clientèle aisée. L’historiographie britannique a ouvert de riches perspectives dans le domaine, mais le point de vue français sur le rôle et la place des navigantes reste à découvrir.

Au cours de l’entre-deux-guerres, les transgressions de genre sont rares de la part des femmes dans l’univers maritime. Elles occupent des emplois de service qui leur sont traditionnellement réservés à terre. Leur situation n’en est pas moins originale : elles doivent s’adapter à un monde maritime confiné, régi et codé par des hommes ; indispensables au service commercial de la compagnie, elles sont recrutées avec difficulté pour la variété et la complémentarité de leurs compétences ; de retour à terre, leur statut social est changé par cette expérience professionnelle. Ces parcours ont pu être reconstitués grâce à des archives des années 1930.

Vue de Manhattan depuis la poupe de Normandie. En bas à droite de l’image, une femme de chambre est accoudée au bastingage. Cliché anonyme, 1936. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Deux cartons… sur dix mille

Au Havre, l’établissement public French Lines & Compagnies conserve plus de 30 000 objets et cinq kilomètres linéaires d’archives. Un fonds unique en Europe pour l’histoire des compagnies maritimes de 1851 aux années 1990.

En 2019, j’étais en mission pour sonder les documents non classés du site, l’équivalent de plus de 10 000 boîtes d’archives qui dorment encore sur les rayonnages sans que leur contenu ne soit identifié. Avec cet accès privilégié, j’ai pu entreprendre quelques dépouillements exploratoires sur des thèmes encore peu pratiqués, en particulier en histoire sociale.

Les dossiers du personnels navigant représentent une manne précieuse et j’envisageais de travailler sur les marins de la ligne d’Extrême-Orient. Ces cartons contiennent des chemises de 10 à 100 pages, retraçant des carrières parfois longues et mouvementées. Mais c’est une absence qui m’a intrigué : pas une femme !

En cherchant dans la base de données de l’établissement, seulement deux cartons évoquaient des présences féminines. Deux maigres boites, contenant 214 fiches individuelles. Ces documents étaient physiquement séparés des autres personnels et seule une page récapitulative a été conservée pour chaque employée. Cette indigence documentaire m’a convaincu de creuser un peu plus ce sujet. En partant des hommes sur les mers d’Asie orientale, je suis donc arrivé aux femmes au service des paquebots transatlantiques… Un grand écart qui représente, en soi, une émotion pour le chercheur. Depuis trois ans, mes travaux explorent les interactions sociales au sein de la marine marchande, et la présence du personnel féminin était déjà parmi les questionnements, mais je suis ravi qu’elle se soit imposée d’elle-même, comme un rouage incontournable de cette sociohistoire maritime en construction.

Qui étaient ces femmes ?

La compilation des informations contenues dans ces fiches, de l’état civil aux états de service en passant par les commentaires des contremaîtres, a permis de constituer une base de données instructive. Les employées au service de la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) sont avant tout femmes de chambre (70 %), puis blanchisseuses (12 %), infirmières (8 %) et nourrices (6 %). Elles travaillent loin des espaces publics des navires et dans l’intimité des passagers, et vivent à l’écart des personnels masculins. Les 4 % restants sont vendeuses ou manucures, les seules à disposer d’un accès direct aux communs.

Les infirmières possèdent des compétences recherchées, a fortiori si elles ont pratiqué dans le système de santé américain. Cliché Byron à bord de Normandie, 1935. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Ces femmes sont globalement célibataires et expérimentées ; 76 % d’entre elles sont veuves, divorcées ou n’ont jamais été mariées au moment de leur premier engagement, alors que celui-ci intervient à un âge relativement mûr (34 ans en moyenne). Contrairement aux lignes britanniques, les veuves sont bien moins nombreuses, au profit des divorcées (inexistantes sur les navires d’outre-Manche) et des célibataires endurcies. Ce recrutement ébauche un profil particulier et donne une idée du tempérament affranchi de ces employées. C’est aussi un confort pour l’employeur, car le mariage est source d’instabilité. Les épouses ont des carrières plus courtes et il n’est pas rare que l’autorisation de travailler soit retirée par le mari.

L’appel de l’aventure

Par-delà ces considérations, c’est une autre découverte qui m’a émue. Alors que j’interrogeai des forums de collectionneurs sur les réseaux sociaux pour obtenir des documents au sujet de ces femmes, un ami m’a confié une photographie anonyme de 1936. Depuis la poupe du paquebot Normandie, New York s’éloigne sous le regard des passagers de première classe. Dans le coin inférieur droit de ce cliché, une femme de chambre est accoudée au bastingage et contemple la scène. Ces employées issues de milieux modestes pouvaient donc accéder à l’un des plus impressionnants spectacles du monde contemporain.

Ce constat a des implications importantes : il interroge les motivations profondes de ces femmes qui occupent un emploi exigeant loin de chez elles, mais aussi le statut que leur confère ce travail une fois de retour à terre. L’aspect financier n’est pas déterminant. Les femmes de chambre ou les infirmières sont mieux payées en mer, certes, mais seule la petite élite qui côtoie les premières classes des plus prestigieux paquebots peut espérer tripler ses émoluments grâce aux généreux pourboires américains.

Les fiches individuelles dessinent les vies passées de ces femmes : Odette Blomme a passé deux ans comme serveuse à Londres, Marthe Dufour est impaludée suite à un passage sous les tropiques, Juliette Heininot a vécu deux ans aux États-Unis et quinze ans en Amérique du Sud, Marceline Hue sept ans aux États-Unis et a « beaucoup voyagé », Céline Lemarchand 26 ans en Amérique, Ernestine Mathieu 17 ans au Canada, et ainsi de suite, dans une grande variété d’expériences et de durées.

Dépliant publicitaire de la CGT à l’attention du public américain, fin des années 1930. Le personnel féminin est désormais mis en valeur. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Même sans de lointaines expériences, ces navigantes sont habituées à se déplacer en France. Le lieu de naissance, de domicile et de l’emploi précédent sont fréquemment différents. Sans nécessairement calquer l’image de la New Woman des années 1920, il est probable que la volonté de fuir, la curiosité pour l’étranger, l’appel de l’aventure et le désir d’émancipation soient de puissants moteurs.

Vies marginales

Les compagnies maritimes restent des lieux d’emprise masculine et ne sont pas des structures qui favorisent le changement de la condition féminine. Les paquebots accueillent des femmes qui vivent en dehors de la norme de leur époque, offrant ainsi un espace professionnel à leur mesure. Les possibilités d’évolution de carrière sont néanmoins minces, voire inexistantes. Le travail est soumis à des cadences harassantes, sous l’étroite surveillance de chefs de service – toujours des hommes, contrairement aux lignes britanniques – qui imposent une discipline militaire. L’intempérance n’est pas tolérée et toute forme de socialisation est suspecte. La sexualité est un enjeu discret mais fréquent. Lorsqu’Eugénie Fiquet est mise à l’index pour son comportement inapproprié avec un passager, son chef demande à ce qu’elle soit remplacée par une « ancienne autant que possible ». À travers la syntaxe et des terminologies rudes, les femmes sont systématiquement responsables des tentations, toujours initiatrices des relations.

La communication à l’attention de la clientèle américaine insiste sur le luxe et le confort, et notamment la prise en charge des enfants par des nourrices compétentes. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

La CGT doit pourtant composer avec précaution. Ces employées sont rares, d’autant plus que la compagnie française exige qu’elles parlent anglais a minima, soient élégantes dans le service et puissent être polyvalentes. Des compétences qui ne sont pas nécessairement mieux rémunérées qu’ailleurs. Outre le goût du voyage, il reste le prestige du statut comme motivation. Certaines femmes de chambre demandent spécifiquement tel paquebot ou telle classe, car les affectations, dans un port comme Le Havre, influent sur les représentations sociales.

La plus belle émotion de la découverte repose ici : parvenir, sans préméditation ni intention initiale, à exhumer ces tranches de vie marginales, oblitérées dans un univers maritime masculin, et comprendre les raisons et les choix de ces femmes.

[Source : http://www.theconversation.com]

Es presenten diversos documents per a l’ús d’un llenguatge inclusiu, no només en allò que fa referència al masculí i femení, sinó també a col·lectius diversos.

 Font: Tim Mossholder

L’objectiu més general de la comunicació inclusiva és donar rellevància a la presència dels dos sexes. Font: Tim Mossholder

Escrit per Joan Rosinach

El llenguatge emprat al llarg de la història de la humanitat havia pretès, de d’un principi, tenir un estàndard neutre. No obstant això, la realitat és que l’ús del genèric del masculí per anomenar tot allò referent als dos gèneres ha acabat, d’alguna manera, invisibilitzant a les dones. L’objectiu més general de la comunicació inclusiva és donar rellevància a la presència dels dos sexes en els diferents missatges emesos i evitar també l’ús d’imatges que puguin afectar la dignitat de dones o homes o que transmetin estereotips sexistes.

Des de fa un temps, diverses organitzacions fan servir en les seves comunicacions l’ús d’un llenguatge inclusiu, no només en allò que fa referència al masculí i femení, sinó també als diversos col·lectius que avui dia conformen la societat. Parar atenció en què els termes usats tinguin en compte la manera com les persones volen ser anomenades, fugir de determinades paraules i expressions que estan connotades molt negativament i evitar certes associacions són un pas fonamental per recollir i reconèixer la diversitat.

A continuació, es presenten algunes guies que poden ajudar a les entitats en el camí cap a la utilització d’un llenguatge inclusiu en la seva tasca diària.

 Font: Pierre Bamin

Diverses organitzacions ja fan servir en les seves comunicacions l’ús d’un llenguatge inclusiu. Font: Pierre Bamin

Guia de Comunicació Inclusiva. Grup Alba

Aquesta guia, publicada pel Departament de Cultura de la Generalitat de Catalunya el març de 2021, està destinada a les administracions públiques, els mitjans de comunicació i tots els agents socials. L’objectiu és fer un tractament de la discapacitat amb un llenguatge adequat, lliure d’estereotips i que utilitzi la terminologia amb què les persones amb discapacitat se senten més identificades, per contribuir a donar-ne una imatge objectiva i a afavorir-ne la inclusió social.

Guia de llenguatge inclusiu en el tractament de persones amb discapacitat

Aquest document creat per l’Ajuntament de Barcelona, parteix de la importància de l’ús d’un llenguatge no sexista per ajudar a crear un món més just i igualitari. La guia compta amb una llarga llista d’exemples i propostes d’un llenguatge inclusiu i no sexista, i ho ofereix per mitjà d’un disseny molt visual que permet la captació ràpida dels conceptes. A banda de la llengua i les imatges, també exposa que qualsevol tipus de contingut ha de ser inclusius per fomentar la participació femenina i corregir la tendència a un enfocament androcèntric dels relats.

10 punts per visibilitzar les dones en el llenguatge

Elaborada per un grup d’alumnes de l’Institut Gaudí de Reus l’any 2017, aquesta guia proporciona eines a la comunitat educativa per ajudar en la millora de l’ús del llenguatge dins i fora de les aules. El document és fruit de l’observació del material que utilitza el centre educatiu i l’anàlisi d’enquestes contestades pel professorat i per l’alumnat, en què es van detectar diverses mancances a l’hora d’utilitzar un llenguatge inclusiu. Exposa la coeducació com un mètode educatiu que es fonamenta en el principi de la igualtat entre sexes i la no discriminació.

Transgenere’m, promoció per la Igualtat de Gènere

Publicada per l’ Il·lustre Col·legi de l’Advocacia de Barcelona en el marc del seu Pla Integral 2018-2021, aquesta guia pretén ser un instrument que contribueixi a l’ús de termes i expressions lliures de sexisme. El document ho aborda des de dues principals vessants, la presa de consciència que la forma de comunicar-nos pot ser discriminatòria i excloent; i facilitant recursos que permetin assolir una comunicació inclusiva i no sexista, que doni visibilitat i reconegui per igual a dones i a homes, evitant ambigüitats.

Llenguatge inclusiu i no sexista

Amb aquesta guia, publicada l’any 2011, es vol desemmascarar i aportar solucions a alguns usos androcèntrics del llenguatge, com aquells que invisibilitzen o fan difícil imaginar en un àmbit determinat la presència o l’actuació de les dones. S’entén per usos sexistes els que menystenen o desvaloren un dels dos sexes. El document també descriu diverses estratègies lingüístiques que la llengua mateixa ens forneix per tenir alternatives a l’ús del masculí com a genèric.

Guia per a l’ús no sexista del llenguatge a la Universitat Autònoma de Barcelona

Publicada per la Mesa per a la Diversitat en l’Audiovisual del Consell de l’Audiovisual de Catalunya (CAC), aquesta publicació vol contribuir a integrar la diversitat de la societat catalana en l’ús d’un llenguatge inclusiu, que eviti els estereotips i no suposi cap barrera o menysteniment per a les persones o els col·lectius. Recull diverses propostes per evitar un llenguatge discriminador o que incorpori prejudicis, evitar les concepcions xenòfobes i paternalistes, i les atribucions tòpiques.

Guia de llenguatge inclusiu

Es tracta d’una eina, publicada per la Generalitat de Catalunya el 2011, que vol facilitar la consulta i resolució de dubtes pel que fa a l’ús d’estratègies i recursos lingüístics en els textos de l’Administració pública. El document insisteix a no abusar de determinats recursos, s’hi indiquen límits i es fan certes apreciacions per evitar que es facin servir solucions concretes d’una manera mecànica. Es normalitza l’ús del masculí com a categoria gramatical no marcada i, al mateix temps, es reivindica l’ús de formes dobles per precisar o emfasitzar la referència a homes i dones.

Guia d’usos no sexistes de la llengua

Emmarcada dins del Pla d’Igualtat del Grup Alba, aquesta guia de comunicació inclusiva publicada el 2021 compta amb recursos, estratègies i activitats que permeten reflexionar al voltant la llengua i la comunicació. S’hi troben alternatives a aquelles expressions o paraules que en el nostre context sociocultural actual es consideren discriminatòries. Parteix de la idea que en la comunicació també cal tenir en compte altres factors, com són el tractament de la imatge i l’accessibilitat de la comunicació.

 

[Font: http://www.xarxanet.org]

Materias de especialidad:  Lingüística, Lingüística aplicada, Traducción
Descripción: 

La revista `Mutatis Mutandis. Revista Latinoamericana de Traducción` presenta en este número, entre otros, los siguientes artículos:

– Terminología y fraseología del texto técnico en alemán: características y problemas en la aplicación de la traducción automática, María-Pilar Castillo Bernal

– Traducción de culturemas en textos turísticos: Tratamiento en español de las voces que designan la vestimenta tradicional coreana, Sara Robles Ávila, Jin Seo Park

– Inocuidad y alertas alimentarias: una visión léxico-traductológica (inglés-español), Jorge Leiva Rojo

– Reseñas gastronómicas en Brasil y Estados Unidos: una variedad de diferencias culturales y su impacto en la traducción, Rozane Rodrigues Rebechi, Rayane Ramos Nunes, Laura Rodrigues Munhoz, Nathália Oliva Marcon

– La medicina gráfica como herramienta para la traducción y la adaptación de textos biosanitarios, Ingrid Cobos López

– La competencia terminológica en la traducción especializada: definición y propuesta de medición en estudiantes de traducción, Javiera Vergara Toro, Sabela Fernández-Silva

– Metodología para la traducción de términos compuestos mediante corpus, Melania Cabezas-García

– ENALLTerm: hacia una base de datos al servicio de la traducción especializada, Ioana Cornea

– Cadlaws: un corpus paralelo de documentos jurídicos equivalentes inglés-francés, Francina Sole-Mauri, Pilar Sánchez-Gijón, Antoni Oliver

– Extracción de contextos definitorios de tecnologías biomédicas en corpus especializado francés, Manuel Cristóbal Rodríguez Martínez.

Correo electrónico: revistamutatismutandis@udea.edu.co
Página de Internet:  https://revistas.udea.edu.co/index.php/mutatismutandis/issue/view/3899
Ciudad: Medellín
País: Colombia

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

Une impressionnante somme collective consacrée à la critique musicale au XXe siècle en Occident.

Écrit par Stéphane LETEURÉ

Cette somme spectaculaire de 1563 pages résulte d’un vaste travail collectif dirigé par une vingtaine de spécialistes, dont Timothée Picard, qui ont eu recours à plus d’une centaine d’auteurs venus de nombreuses disciplines dans le cadre d’une commande de l’Institut universitaire de France. L’ouvrage propose la synthèse finale d’une quinzaine de colloques et de journées d’études tenus de 2013 à 2016. On l’aura compris, ce livre est la première synthèse du genre à rassembler des articles portant sur la critique musicale en Occident. L’ambition et la particularité de l’ouvrage résident ainsi dans la multidisciplinarité appliquée aux genres musicaux hérités, renouvelés, voire propres au XXe siècle (jazz, rock et « musiques actuelles »). D’une belle envergure internationale, ce résultat impressionnant offre un panorama inédit des points communs et différences qui relient les différentes théories et conceptions de la critique appliquée à la musique inévitablement en lien avec le champ littéraire. Cette heureuse initiative comble partiellement un vide, car si l’étude de la critique musicale a largement progressé en ce qui concerne le XIXe siècle – on pense aux travaux fondateurs de Christian Goubault, à ceux, plus récents, d’Emmanuel Reibel, aux avancées permises par le groupe de recherche « Francophone Music Criticism » – le XXe siècle demeurait jusqu’à présent un chantier nettement moins abouti. Par ailleurs, cette nouvelle entreprise synthétique et hautement comparatiste s’inspire autant de ce qui a déjà été fait pour le siècle de Berlioz qu’elle renouvelle les approches de manière à mieux cerner les spécificités des genres musicaux qui se sont développés au XXe siècle.

La critique musicale au XXe siècle
Timothée Picard (dir.)
2020
Presses universitaires de Rennes (PUR)
1564 pages

Cette nouvelle vaste entreprise cherche à déterminer trois éléments problématisés qui en constituent la structure thématique : inventorier les conceptions et théories de la critique musicale comparée aux autres formes de critique ; identifier les acteurs de la critique, leurs différentes pratiques ainsi que les conflits inhérents au genre ; déterminer les particularismes des aires culturelles et linguistiques qui composent l’Occident. On précisera qu’une quatrième partie se penche tout particulièrement sur le cas des musiques dites « populaires » (jazz, rock et musiques actuelles) et dont la terminologie, on le sait, pose problème. Comme le laisse entendre Timothée Picard dans son avant-propos, le principal défi a consisté à concilier les approches monographiques des auteurs grâce à un certain nombre d’exigences communes liées au traitement de leur sujet et de manière à viser la synthèse tant recherchée par ce type d’ouvrage collectif où demeure le danger d’une trop grande dispersion. Comme tout travail pionnier qui aspire à ouvrir de nouvelles perspectives, de l’aveu même de Timothée Picard, cette somme ne peut couvrir de façon parfaitement homogène tous les champs qu’elle aborde, voire qu’elle néglige (comme la chanson de la première moitié du XXe siècle). Il n’en demeure pas moins que l’ouvrage s’avère spectaculaire par l’utile richesse de ses thèmes, par le traitement performant d’environ 140 études de cas mises en commun par une rigoureuse structuration et à l’aide des conclusions qui ponctuent chaque partie.

La critique musicale au XXe siècle, éditée par les Presses Universitaires de Rennes, témoigne d’un heureux engouement collectif en faveur de la musicographie considérée comme l’ensemble des écrits qui portent sur la musique. Cet encouragement en faveur de l’interdisciplinarité marque incontestablement une étape clef.

 

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

« Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943 » est le récit d’un adolescent qui témoigne du quotidien, et de ses aspirations contraintes, enfermé dans les camps juifs en Lituanie. Il s’agit là d’un texte rare qui sera récupéré par la cousine de l’auteur après sa mort, à tout juste quinze ans, et diffusé par le poète Avrom Sutzkever.
Écrit par Myriam ANISSIMOV
Contexte général : Le cas de la Lituanie
Dès juin 1941, au lendemain de l’invasion de l’Union soviétique, le Reichsführer SS Himmler fut chargé de « taches spéciales ». Il s’agissait de réaliser le stade ultime de la « solution finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage). Après avoir saisi leurs biens et les avoir concentrés dans des ghettos, le Führer avait décidé de mettre en œuvre l’extermination des Juifs dans tous les territoires conquis par le Reich. L’anéantissement  fut mené en deux étapes : d’abord des petites unités de SS et de la police tuaient toute la population juive à mesure que l’armée avançait et occupait les territoires de l’URSS. La deuxième opération consista à déporter les Juifs d’Europe dans des centres d’anéantissement équipés de chambres à gaz.
Dans les États baltes et en Biélorussie, les Einsatzgruppen, unités mobiles de tuerie, exterminèrent en un an et demi la presque totalité de la population juive, soit un million et demi de personnes. Ces territoires furent proclamés Judenfrei – « libres de Juifs ». Les unités mobiles de tuerie étaient formées de quatre Sonderkommandos et Einsatzgruppen – au total 3000 hommes –  qui opéraient sur les arrières des groupes d’armées et des armées, ainsi que sur le front même. Les Einsatzgruppen, qui n’étaient pas des formations permanentes, étaient crées à chaque nouvelle invasion.
Les Einsatzgruppen reçurent une directive qui définissait leur modalité d’action : « Les Sonderkommandos sont autorisés, dans le cadre de leur mission et sous leur propre responsabilité, à prendre des mesures exécutives contre la population civile ». Ils recevaient « leurs directives fonctionnelles » du chef de la Police de sécurité du Reich et du SD, ou Service de sécurité (Sicherheitspolizei). Chaque Einsatzgruppe avait l’effectif d’un bataillon, divisé en unités opérationnelles, les Einsatzkommandos et les Sonderkommandos. À la tête des Einsatzgruppen, on trouvait un docteur en jurisprudence, un pasteur, des membres des professions libérales, des artistes, d’autres juristes. Leurs membres avaient en moyenne de trente à quarante ans, et n’étaient pas des délinquants sexuels ou des criminels de droit commun.
On étoffa l’effectif par un bataillon de la Police d’ordre et des Waffen-SS. Des Lituaniens, des Estoniens, des Lettons, des Ukrainiens furent aussi recrutés sur place. Reinhard Heydrich qui présida  la conférence de Wannsee le  20 janvier 1942, confirma à un membre de la Gestapo qui lui posait la question, qu’il fallait « évidemment ! » (selbstvertändlich) fusiller tous les Juifs. Cinq millions de Juifs vivaient alors en Union soviétique. Quand les Einsatzgruppen franchirent la frontière, un million et demi de Juifs des Pays baltes, de Pologne, d’Ukraine, de Biélorussie, de Crimée, de Bukovine et de Bessarabie avaient  réussi à s’enfuir en URSS. Les Juifs vivaient essentiellement dans les villes. A Wilno (aujourd’hui Vilnius), il y avait 55 000 Juifs, qui représentaient 28,2% de la population. C’était une des capitales intellectuelles du judaïsme d’Europe orientale. On l’appelait « la Jérusalem de Lituanie ». En Lituanie, l’Einsaztkommando 3 réussit sa mission : massacres de masse répétés plusieurs fois par jour. Quand il n’y plus de Juifs à assassiner, le commandant de l’Einsatzgruppe A considéra que « tout s’était très bien passé », en collaboration cordiale avec le Groupe d’armées Nord qui lui avait prêté main forte.
La stratégie d’un massacre
Dans les États baltes, et notamment à Wilno, une police supplétive fut vite mise sur pied pour participer à la liquidation de la population juive de Wilno. En dépit du fait que des dizaines de milliers de Juifs s’enfuirent ou furent évacués, un grand nombre resta sur place. Pourquoi ? Beaucoup se souvenaient que pendant la Première Guerre mondiale, les soldats allemands n’avaient pas commis d’exactions contre les Juifs. Les vieux Juifs, se souvenant des pogroms, redoutaient plus les Russes que les Allemands. Par ailleurs, la radio et la presse soviétiques ne disaient rien de ce qui se passait en Europe occupée par l’Allemagne nazie. En tout état de cause, il était difficile de fuir et surtout de se cacher parmi une population hostile. Les Lituaniens étaient par exemple tout à fait motivés pour traquer les Juifs, dans l’espoir de s’approprier leurs logements et leurs biens. Les services de renseignements allemands en Biélorussie écrivirent en juillet 1942 : « Les Juifs sont étonnamment mal informés de notre attitude envers eux. Ils ne savent pas comment on traite les Juifs en Allemagne, ni non plus à Varsovie, qui après tout, n’est pas tellement éloignée ». Les Allemands procédèrent aussi par la ruse pour regrouper et liquider les ghettos qu’ils avaient établis.
Les nazis produisirent une terminologie pour désigner les massacres de masse : « liquidation de la juiverie, action spéciale, nettoyage, réinstallation, activité d’exécution des ordres, mesure exécutive, traité conformément, apurement de la question juive, libérée de Juifs, solution de la question juive,  etc ». Après avoir assisté à une Aktion  à Minsk, Himmler nerveux, demanda  de « se creuser la tête » pour trouver une autre méthode que la fusillade de masse.
À Wilno, la population juive fut concentrée dans deux ghettos qui comportaient trois rues. On accorda des permis de travail à des « spécialistes » tout en procédant à la liquidation de la population par étapes au terme de sélections qui décimaient en premier lieu les vieillards et les enfants. La liquidation commença en juillet 1941 pour s’achever en septembre 1943. Les victimes étaient conduites à pied à huit kilomètres du ghetto dans la forêt de Ponary (en yiddish Ponar) pour y être fusillées dans de vastes fosses circulaires creusées par les premières victimes. Entre le 31 août et les 12 septembre 1947, les SS assistés de leurs supplétifs lituaniens, assassinèrent d’abord les hommes par groupes de dix, puis les femmes et les enfants, préalablement dévêtus.
Après ces massacres, le Judenrat, l’administration juive du ghetto mise en place par les Allemands, fut informé que trois mille personnes devaient se regrouper en vue de leur transfert dans le petit ghetto qui fut à son tour liquidé du 15 septembre au 21 octobre 1941. On regroupa les victimes d’abord à la prison Lukiszki, dans la Strashun Gas, où se trouvait l’Institut scientifique juif, le YIVO, dont les archives, partiellement sauvées, se trouvent aujourd’hui dans un magnifique Institut à New York. Ses fonds sont les plus considérables sur le monde et la civilisation yiddish exterminés.
Une nouvelle Aktion d’extermination fut organisée à l’occasion du Yom Kippour, le 1er octobre 1941. Les Allemands avaient coupé les lignes de téléphone et interdit toute distribution de courrier. Les deux ghettos furent ceints d’une palissade, les entrées munies de porte gardées par des SS et les fenêtres donnant sur le quartier non juif, murées.
Les Juifs étaient trainés hors de leurs logements ou de leurs cachettes – les malines – avec la plus grande brutalité. Les travailleurs considérés comme indispensables, furent renvoyés dans le ghetto et porteurs d’un nouveau permis de travail. Les nazis achevèrent la liquidation du ghetto du 3 au 21 octobre, après avoir une fois encore, pris leurs victimes par traitrise en leur faisant croire qu’elles allaient être transférées dans un troisième ghetto. Le petit ghetto était vide, les neuf mille derniers Juifs de Wilno auxquels vinrent s’ajouter quelques clandestins du grand ghetto qui avaient réussi à se cacher dans les caves, les greniers et des bunkers furent officiellement installés dans le petit ghetto, qui fut à son tour liquidé du 22 octobre au 22 décembre 1941. Les trois mille ouvriers des usines Kailis dont les fourreurs travaillaient pour la Wehrmacht furent préservés jusqu’au 23 septembre 1943.
Après avoir séparé les hommes de leurs femmes et de leurs enfants, ils furent rassemblés sous la pluie pendant toute une nuit, puis conduits pour être fusillés à Ponar. L’herbe était sanglante. Les arbres portaient, accrochés à leurs branches, des fragments de chair, de cervelle humaines, des membres d’enfants. Puis vint le tour des policiers juifs et de leurs familles, auxquels on avait promis la vie sauve. Ils furent transférés au camp de Klooga dans des conditions atroces, où les deux mille cinq cents survivants furent arrosés d’essence et brûlés vifs sur des bûchers lorsque l’Armée rouge ne fut plus qu’à une dizaine de kilomètres.
Les mots d’un adolescent comme regard sur le génocide juif
Yitskhok Rudashevski avait quinze ans lorsqu’il fut assassiné avec ses parents à Ponar le 1er octobre 1943. Il avait été enfermé dans le ghetto depuis son établissement en juillet 1941. Cet adolescent entreprit d’écrire son journal, et décrivit avec une maturité étonnante ce que fut sa vie et celle des siens jusqu’en avril 1943. Lors de la liquidation du ghetto, Yitskhok, ses parents, ainsi que la sœur de sa cousine Sore (Sarah) Voloshin, se cachèrent dans une maline qui fut découverte. Ainsi furent-ils tous conduits à Ponar et exécutés.
Sore qui était membre du FPO, organisation secrète de résistance dont un certain nombre de membres réussirent à fuir par les égouts et à rejoindre les partisans, fut la seule survivante de la famille. C’est elle qui retrouva ce manuscrit extraordinaire dans la boue et les ruines du ghetto au mois de  juillet 1944. Elle avait participé à la libération de la ville. Elle retourna sur les lieux où Yitskhok, dont elle était très proche, avait vécu ses derniers jours. Le 13 juillet 1944, elle rédigea son témoignage qui fut déposé aux archives du Ghetto Fighter’s House Museum – Bet Lohamei Haguetahot, en Israël, près de Haïfa.
« Le soir. Je m’éclipse de la rue Wiwulski où notre brigade est cantonnée. Après un certain temps, je me retrouve dans les rues de la ville. Je regarde autour de moi. Les lieux me sont familiers. Je m’y suis trouvée de nombreuses fois. Je poursuis et mes battements de cœur s’accélèrent : je m’approche du ghetto. Je parviens jusqu’à la rue Strashun. Une étrange sensation s’empare de moi. Chaque bâtiment, chaque centimètre carré me rappelle tant de choses. Tous les jours, des flots humains emplissaient les rues, le bruit et le tumulte y prévalaient, et à présent… rien que le silence. Pas âme qui vive. De temps à autre, une femme non juive fait crisser le verre brisé sous ses pas. Je parcours les ruelles, ayant du mal à respirer. Voici notre courée. J’hésite un moment avant de me risquer dans le bâtiment éventré, au bord de l’effondrement. J’entre dans la cour. On dirait que notre appartement est intact. A pas hésitants, je gravis l’escalier et j’arrive à notre pièce. Je suis  à bout de souffle. Je scrute les quatre murs vides et je monte immédiatement au grenier. L’échelle a disparu. Je parviens difficilement à me hisser jusqu’à notre maline. Je suis prise d’un tremblement. Car ma famille a vécu ici pendant la liquidation du ghetto et c’est de là qu’ils sont partis pour Ponar. Je creuse dans le sable. Peut-être quelque chose va-t-il resurgir. Et je retrouve des photographies de nous. Je poursuis mes recherches. Dans un coin, couvert de poussière, gît un cahier. Mon chagrin me fait chanceler et mes yeux s’emplissent de larmes. Ce sont les notes de mon ami, son journal du ghetto. Je le ramasse. Il est couvert de poussière, tout sale. Que de souffrances ce garçon portait en lui. Il l’avait toujours sur lui, il le cachait. Il ne le montrait à personne. »
Récupération et diffusion des mémoires du ghetto, une autre forme de résistance
Sore Voloshin a confié le « Journal » d’Yitskhok Rudashevski au grand poète yiddish partisan Avrom Sutzkever, que Staline envoya chercher en avion dans les forêts à la demande de Ilya Ehrenbourg, et à Shmerke Katsherginski, membre du FPO, auteur de Chant des partisans juifs de Wilno, Zog nit kayn mol az du gayst dem letztm veg («  Ne dis pas que tu vas sur ton dernier chemin » ).
Tous deux avaient réussi à dissimuler livres et manuscrits, documents et œuvres d’art dont ils avaient été chargés du tri en vue de la destruction de leur plus grande part par les nazis. Ils avaient sauvé les documents les plus importants en les enfouissant dans des caves, dans le but de constituer un musée juif après la guerre. Mais cela n’intéressa pas du tout les autorités soviétiques qui, dès la paix revenue, lancèrent une campagne dans les médias contre les intellectuels juifs « sans patrie », et plus précisément contre les écrivains de langue yiddish, également les fondateurs du Comité Juif antifasciste. Après avoir été arrêtés, torturés et jugés secrètement en quelques minutes, il furent condamnés à mort et aussitôt exécutés dans les caves de la Loubianka le 12 août 1952. Les documents sauvés par Sutzkever et Katsherginski, dont le manuscrit d’Yitskhok Rudashevski, sortirent clandestinement d’URSS et furent acheminés au grand Institut du YIVO à New York. En 1953, Sutzekever qui avait fondé à Tel Aviv la revue Di goldene keyt (La chaîne d’or), publia une version qui contenait les deux tiers du manuscrit d’Yitskhok. Puis, en 1973, le Bet Lohamey Haghetaot  publia la traduction complète du journal en hébreu, et en anglais en 1973.
Mémoires d’une extermination par un jeune auteur disparu
Yitskhok Rudashevski était le fils unique d’une famille qui s’était installée à Wilno en 1923.  Son père Elyohu, originaire d’une petite bourgade de Lituanie était typographe dans le principal quotidien yiddish Vilner Tog, et sa mère Reyzl qui était née à Kishinev, en Bessarabie, était couturière. Ce journal poignant, mais si lucide, bien souvent, ne semble pas écrit par un tout jeune adolescent, mais plutôt par un jeune homme déjà fait, cultivé, raffiné, capable de jugements, dont nombre d’adultes n’ont pas été capables. Yitskhok ne raconte pas des histoires d’adolescent, il évalue sans cesse la situation, l’évolution de la guerre, observe les habitants du ghetto, rend hommage aux actes d’héroïsme, et méprise les policiers du ghetto qui espèrent sauver leur vie et celles de leurs proches en conduisant ignoblement leurs frères à leurs bourreaux. Il montre aussi combien les Juifs ont continué de toutes leurs forces à travailler, créer, étudier, alors qu’ils ignoraient s’ils seraient encore en vie le lendemain. Pendant toute la durée du ghetto, les Juifs publièrent des journaux, des revues, organisèrent des concerts, montèrent des spectacles, des expositions. Les écoles, les lycées de haut niveau fonctionnèrent jusqu’au bout, tandis que les maîtres et leurs élèves voyaient leurs effectifs être chaque jour décimés. Dans ce sens, on peut dire que les Juifs ont résisté jusqu’au bout, même ceux qui ne faisaient pas partie du FPO, l’organisation clandestine de combat. Jamais les jeunes ne furent abandonnés à eux mêmes. Il furent instruits, éduqués, encadrés, jusqu’au bout. Ils réalisèrent des études sociologiques dans le ghetto dont les murs s’écroulaient.
L’autre forme de résistance consista, comme il a été dit, à sauver ce qui pouvait l’être parmi les trésors du patrimoine d’une civilisation en voie d’extermination. À partir de février 1942, les Allemands constituèrent des brigades d’intellectuels juifs chargés de sélectionner les documents à envoyer en Allemagne, en vue de la constitution d’un « Musée de la race disparue ». Les documents non sélectionnés étaient recyclés dans une usine de papier, les parchemins servaient à fabriquer des bottes. Abandonné dans ce grenier, le manuscrit magnifique d’Yitskhok Rudashevski fut miraculeusement sauvé. Enfin, quand les nazis imposent le port d’insignes sur les vêtements des Juifs du ghetto, Yitskhok Rudashevski écrit :
« J’ai ressenti alors la brûlure de ces grands ronds de tissu jaune sur leur dos. Longtemps je n’ai pu porter ces insignes. Je sentais comme une bosse sur la poitrine et dans le dos, comme deux crapauds accrochés sur moi. J’avais honte de me montrer avec ça dans la rue, non parce que c’est signe que je suis juif, mais j’avais honte de ce que l’on fait de nous, honte de notre impuissance. On va nous couvrir de la tête aux pieds de rouelles jaunes et nous ne pouvons rien y faire. J’en ai souffert, car je ne voyais aucune issue. Maintenant nous n’y prêtons plus attention. La rouelle est accrochée sur notre manteau, mais notre conscience n’est pas touchée. Nous avons à présent une conscience telle que nous pouvons le dire haut et clair, nous n’avons pas honte de ces marques infamantes ! Qu’ils en portent la honte, ceux qui nous les ont accrochées. Qu’elles soient une brûlure sur la conscience de tout Allemand qui tente de penser à l’avenir de son peuple. »

Les dernières lignes du Journal, datées du 7 avril 1943 :
« Mais nous sommes prêts à tout, car ce lundi a prouvé que nous ne devons nous fier à rien, ne croire personne. Le pire peut nous arriver à tout instant… ».
« Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943 » de Iztkhok Rudashevski 
Traduit du yiddish par Batia Baum
Éditions de L’antilope
192 pages, 16 euros
 
[Source : http://www.nonfiction.fr]

Imatge de la infografia

El TERMCAT presenta una nova infografia interactiva que il·lustra els diversos tipus de vegetarianisme, especifica els noms de cada tendència i els noms de les persones que les segueixen.

El vegetarianisme designa un règim alimentari basat en el consum d’aliments d’origen vegetal que exclou, en major o menor grau, els d’origen animal. La consolidació en la nostra societat de nous hàbits alimentaris ha portat la necessitat d’etiquetar una gran diversitat de dietes.

La infografia, elaborada amb l’assessorament de diversos experts, identifica diverses variants de vegetarianisme, especifica quins aliments componen habitualment la dieta de les persones frugívores, apivegetarianes, lactovegetarianes, etc. i enllaça amb les fitxes terminològiques corresponents de la Terminologia de les tendències alimentàries on hi ha les definicions i els equivalents en castellà, francès i anglès.

La Terminologia de les tendències alimentàries és un diccionari en línia elaborat pel TERMCAT i publicat l’any 2020 que recull una quarantena de termes relacionats amb aquest àmbit d’especialitat.

La infografia s’afegeix al centenar de productes multimèdia que el TERMCAT ofereix amb la voluntat d’afavorir la difusió de la terminologia dels diferents sectors especialitzats.

 

 

[Imatge: CC-BY 4.0 – font: http://www.termcat.cat]

thumb image

 

Escrito por Mariángeles García          

Hablar ya no es solo una capacidad humana. También lo hacen las máquinas y cada vez mejor. En este nuevo espectro que se abre ante la inteligencia artificial, enseñar a hablar a una máquina no puede recaer solo en los programadores e ingenieros. Que las máquinas hablen y sean capaces de entendernos es gracias, entre otras cosas, a los lingüistas computacionales

Leticia Martín-Fuentes trabaja como lingüista computacional de Adecco para Google y da clases en línea de introducción a la programación. Es una de las personas que enseña a entender y a hablar a las máquinas como un humano. En eso consiste el procesamiento de lenguaje natural (PLN). Y lo hace en español.

Lingüística computacional: el español que hablarán las máquinas

«Si hablamos de PLN en IA, siempre hay dos vertientes: el natural language generation (NLG) o producción de lenguaje natural, y el natural language understanding (NLU) o comprensión del lenguaje natural. Para los humanos parece parte de lo mismo: hablar, porque pasamos de una a otra tarea en cuestión de milisegundos. Pero constantemente estamos mandando y recibiendo mensajes, que son tareas muy distintas».

Para tratar de lograr que esos mensajes sean entendidos por la mayor parte de los hablantes cuando hablan las máquinas, los lingüistas computacionales utilizan el lenguaje normativo. Dentro de esa norma, explica Martín-Fuentes, se busca que los mensajes sean naturales, que huyan de expresiones esquemáticas como «Salida programada para el vuelo: 17.00» y usen otras más fluidas como «El vuelo saldrá a las cinco de la tarde». El objetivo es que una máquina no diga nada que no diría un humano. De ahí que se busque un español lo más neutro y sujeto a las reglas posible.

Sin embargo, afirma, también se busca que esos sistemas de inteligencia artificial sean capaces de entender a la mayor cantidad posible de hablantes, por lo que deben entrenar a ese NLU con ejemplos tanto normativos como no normativos. «Los asistentes están pensados para acompañarte en el día a día, así que están presentes en todo tipo de ámbitos. Así, tenemos que tener en cuenta rasgos de la lengua informal como leísmos, laísmos, anacolutos, redundancias… ¡incluso el lenguaje keyword! [usar frases del estilo: “activación subtítulos español”]». Es decir, transmitimos nuestros propios sesgos lingüísticos a las máquinas para que sean capaces de entendernos hablemos como hablemos.

Cuenta Leticia Martín-Fuentes que lo más difícil de enseñar a hablar a una máquina son las ambigüedades. El ejemplo más divertido lo aportó el escritor Juan José Millás en un programa de la Cadena SER cuando contaba que Siri le llamaba Mañana porque la IA había entendido que lo que le pedía no era que hiciera una llamada telefónica (un intent –lo que el usuario quiere que haga la máquina– que seguramente no debía existir en su programación), sino que lo que le estaba solicitando es que cambiara la forma en que debía dirigirse a él.

«Los problemas más grandes provienen de que la máquina no sabe lo que es hablar, porque los humanos tampoco sabemos absolutamente todo lo que ocurre en el acto de habla. Pero la buena noticia es que, gracias a este desarrollo en la industria y en la investigación, cada vez estamos más cerca de ello».

IA, TIENES EXAMEN DE LENGUA

Santiago Muñoz Machado, actual director de la RAE, abogaba en una entrevista publicada conjuntamente en Archiletras y en Telos por que la inteligencia artificial hable «un español correcto, adecuado a las normas, que no lo diversifiquen ni lo fragmenten». En este sentido, la Academia ha impulsado junto con grandes empresas tecnológicas como Telefónica, Facebook, Microsoft, Google, Twitter y Amazon el proyecto LEIA (Lengua Española e Inteligencia Artificial). Con él, esas empresas se comprometen a velar por el buen uso del idioma siguiendo los criterios aprobados por la RAE y a que el español esté disponible como lengua de uso de sus productos y servicios.

Pero Martín-Fuentes no comparte con el director de la RAE ese miedo a la diversificación ni a quienes pronostican un empobrecimiento lingüístico. «A mí, en realidad, me da más miedo que con los asistentes virtuales la lengua tienda a la unidad y la homogeneidad, ya que las máquinas no poseen (de momento) la creatividad lingüística que tenemos los humanos, que nos lleva a crear nuevas palabras cada día». Basta pensar, dice, en los SMS y en cómo nos llevábamos las manos a la cabeza con la forma y el estilo en el que se escribían. «El legado que nos han dejado es un puñado de acortamientos y abreviaturas nuevas, así que, si hacemos balance, más bien hemos ganado algo».

El peligro real, sin embargo, podría estar en la falta de contenidos tecnológicos y científicos creados en español. Según el estudio El español, una lengua viva, de Daniel Fernández Vítores, profesor de la Universidad de Alcalá de Henares, realizado en 2018 para el Instituto Cervantes, el español es la segunda lengua más utilizada en redes sociales, pero ocupa el noveno lugar en las entradas de Wikipedia, por debajo de otras lenguas como el inglés, el alemán, el ruso o incluso el sueco.

Y eso, para expertos y periodistas como Arsenio Escolar, director de Archiletras, supone una amenaza para el futuro de nuestro idioma. «Hay un déficit de contenidos científicos, desde la medicina a la neurociencia, donde nos superan lenguas que en hablantes totales son muy inferiores, como, por ejemplo, el ruso o el alemán», afirmaba en un artículo de El Cultural. «Hay que intentar convencer a los científicos de que publiquen también en su lengua materna. Ese es el reto, y a ver si somos capaces de afrontarlo».

Lingüística computacional: el español que hablarán las máquinas

En ese sentido también se pronunció Muñoz Machado en la presentación del proyecto LEIA durante el acto de clausura del XVI Congreso de la Asociación de Academias de la Lengua (ASALE) que tuvo lugar en Sevilla a principios de noviembre. «Su lengua [la de las máquinas y la IA] tiende a diversificarse y hay que tomar medidas. La IA habla inglés, fundamentalmente, y tenemos que procurar que, poco a poco, el español coja una posición eminente en el mundo de la IA, pero también en el mundo general de las redes».

Mientras eso llega, Mario Tascón, presidente de la Fundéu, ve un problema derivado de esa falta de terminología en español para denominar nuevas realidades: la traducción y adaptación a nuestro idioma de esas palabras que no deja de crear la tecnología. «Un smart speaker es un altavoz inteligente, pero también es un micrófono con altavoz, ¿cómo lo traducimos?», se preguntaba en una entrevista para El País. «Nos cuesta, pero usamos sin problema los anglicismos crudos», concluía Martín-Fuentes. Sin embargo, ve más problemático que al estar escrita en inglés, esa documentación e información no pueda llegar a quienes no dominen ese idioma. «Además, el problema no es solo que la ciencia y la tecnología se estén documentando prácticamente en un idioma, sino que el procesamiento del lenguaje natural también tiende a trabajar únicamente en un idioma. Coincido con Rodrigo Agerri en que en español hacen falta corpus anotados al nivel de los que están disponibles en inglés; por ejemplo, sería estupendo poder descargar el CORPES o el CREA anotados, pero ahora mismo solo se pueden consultar».

Agerri es investigador en procesamiento de lenguaje natural y trabaja actualmente en el Centro para el Lenguaje Tecnológico de la Universidad del País Vasco. Fue uno de los participantes, junto con Leticia Martín-Fuentes, en el XIV Seminario de Lengua y Periodismo organizado por la Fundéu y la Fundación San Millán el pasado mes de octubre, que llevaba como lema El español y las máquinas: lenguaje, ética y periodismo.

Los corpus a los que hace referencia la lingüista computacional se crean a través del etiquetado de palabras y se incorporan parámetros para detectar ambigüedades, diferentes significados y usos. Esos corpus son la herramienta básica de la que se valen los lingüistas computacionales para entrenar a los sistemas de PLN. Y en opinión de Agerri, debido a que no existe ninguno de calidad en español, las herramientas acaban desarrollándose en inglés, puesto que en España no hay interés en desarrollarlos, ya que implica un proceso muy costoso.

«Todas esas aplicaciones necesitan elementos básicos para su desarrollo y en eso no estamos avanzando en el español, aunque debería ser una cuestión estratégica que nos afecta a todos», afirmó en el seminario. «Si no lo hacemos nosotros, lo harán otros, en China o Estados Unidos, y seremos tecnológicamente dependientes».

AMENAZAS DE CIENCIA FICCIÓN

Cada vez es más frecuente encontrar noticias en diarios cuyo autor no es humano. La existencia de robots periodistas está dejando de ser un fenómeno de la ciencia ficción para convertirse en una realidad. Dail Software, empresa española experta en inteligencia artificial, PLN y machine learning ha creado LeoRobotIA, una herramienta que nace de la colaboración entre expertos en IA, lingüistas computacionales y periodistas especializados en tecnología. Leo es capaz de escribir textos en lengua castellana de miles de palabras en milésimas de segundo partiendo de datos estructurados y convertirlos en escritos que sean perfectamente comprensibles para el lector.

«Con los datos que nos proporciona un proveedor, enseñamos a la máquina a escribir de fútbol, de smartphones, de coches, de resultados financieros… y le enseñamos a escribir, además, como quiere el cliente», explica Juan Carlos F. Galindo, cofundador de LeoRobotIA en el blog de Dail Software. Sus creadores presentan la herramienta como una ayuda al periodista y no como una amenaza, ya que le permitirá dedicar su tiempo a la creación de contenidos de valor, más creativos, dejando el rutinario análisis de datos, que es donde más efectivo se presenta Leo, en manos de esos robots.

Pero el miedo es libre y no todos lo ven de una manera positiva. ¿Llegarán estos sistemas de inteligencia artificial a sustituir a los humanos en la tarea de creación de textos? Leticia Martín-Fuentes no lo tiene tan claro. «Se necesitaría una máquina que no solo procesara datos estructurados, como ahora, sino que hiciera tareas complejísimas como leer entre líneas lo que quiere decir una persona, entender su actitud, tener una visión de cómo funciona el mundo… para que pudiera producir textos complejos de la misma forma que un periodista. Y para eso queda mucho, pero, por qué no, podría llegar».

Lingüística computacional: el español que hablarán las máquinas

Y ya puestos a imaginar, supongamos que un día los humanos desaparecen de este mundo y solo las máquinas habitaran la Tierra. ¿Seguirían ellas haciendo evolucionar los idiomas? ¿Acabaría el español estancado, sonando a circuito y metal? Como diría don Juan, cuán largo me lo fiais. Dependería, dice Martín-Fuentes, de cuánta creatividad humana hubiéramos conseguido enseñarles antes.

«A los lingüistas nos interesa el lenguaje humano, las innovaciones que las personas vamos introduciendo en la lengua, porque es donde se deja ver su funcionamiento interno». Esa clase de innovación, se pregunta, ¿nos interesa enseñársela a las máquinas?

«Y aunque nos interesara y lo hiciéramos, y pudiéramos hablar de creatividad real porque las máquinas hayan inventado sus propias normas nuevas, mucho descontrol tendríamos que tener sobre ellas para que los que las hayan programado no sepan a qué se debe esa innovación. Así que, resumiendo, puede que evolucionen en la misma dirección que si las hablaran también humanos, o en una distinta, dependiendo de lo que les enseñemos, pero creo que nunca serían objeto de estudio de la lingüística».

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

L’Estat, a través del Ministeri, imposa el castellà i redueix la presència de les altres llengües oficials a l’anècdota

La normalització de la presència del català als tribunals és una de les grans qüestions que queden pendents per a garantir al ciutadà que es respecti el seu dret a defensar-se en la llengua oficial en què millor s’expressi. La supremacia del castellà a la judicatura ha marginat completament la resta d’idiomes de l’Estat. Així és habitual que un cop s’entra a la sala de vistes, jutges, fiscals, advocats, procuradors i ciutadans s’hagin de comportar com monolingües en espanyol, encara que tothom allí present sigui catalanoparlant o almenys competent lingüísticament.

Aquesta anomalia, que defineix el caràcter centralista de l’Estat, podria tenir els seus dies comptats en una part dels Països Catalans. El Tribunal Superior de Justícia de les Illes Balears (TSJIB) s’ha marcat com a fita immediata promoure l’ús del català. Per aquesta iniciativa, l’alta instància judicial ha aconseguit implicar totes les forces vives d’aquest àmbit del territori. El Col·legi d’Advocats, el de Procuradors, el de Graduats Socials, la Gerència Territorial de Justícia, a més de l’Obra Cultural Balear i la Direcció General de Política Lingüística del Govern s’han afegit a una taula de treball que té com a objectiu canviar d’una vegada per totes la situació del català als tribunals.

Al juny, arrencarà una campanya informativa que pretén fomentar la consciència lingüística de la ciutadania, per tal que exigeixi els seus drets a la judicatura. És només una primera acció, a la que seguiran peticions perquè s’imparteixin més assignatures en llengua catalana a les Facultats de Dret que té la Universitat de les Illes Balears arreu de l’arxipèlag; l’organització de cursos especialitzats en terminologia jurídica en català; la incorporació de tècnics lingüístics als jutjats o l’impuls dels serveis de traducció.

El gran escull amb què es trobarà aquest projecte que engloba el sector jurídic balear és el paper que haurà de jugar el Ministeri de Justícia en aquesta qüestió. Històricament poc obert, com la majoria d’ens de l’Estat, a normalitzar l’ús de la resta de llengües oficials en el seu àmbit, és el Ministeri espanyol qui té les competències exclusives. És qui destina funcionaris d’altres territoris a les Illes Balears, sense unes nocions mínimes de català. No cal que l’aprenguin, no és obligatori.

A més, cal afegir un problema més. Tot el sistema jurídic i la burocràcia associada se sustenta en el castellà. Per tot plegat, serà molt complicat que les altes instàncies ministerials empatitzin amb la campanya i acabin movent fitxa per encabir altres idiomes al seu esquema mental monolingüe, i garantir que d’una vegada per totes, es respectin els drets lingüístics del ciutadà.

[Font: http://www.racocatala.cat]

imatge de condiments alimentaris

El TERMCAT publica una actualització del Glossari de sabors del món, un recull terminològic de 100 termes relatius a productes alimentaris (verdures, fruites, begudes, pans) i elaboracions gastronòmiques (aperitius, plats a base de carn o de peix, salses, dolços i postres) d’arreu del món: productes i elaboracions de la cuina xinesa, japonesa, coreana, índia, armènia, turca, de tot l’Orient Mitjà, del Pròxim Orient, del Magrib, de l’Àfrica occidental o de l’Amèrica Central i del Sud.

El diccionari, fruit de la col·laboració amb el Centre de Normalització Lingüística L’Heura del Consorci per a la Normalització Lingüística, té l’origen en els termes treballats amb motiu de les diverses edicions de la mostra gastronòmica Els sabors del món, que va tenir lloc entre els anys 2012 i 2019 a Santa Coloma de Gramenet i els objectius de la qual eren la promoció del comerç local, la cohesió social i el foment del català com a llengua comuna. Més enllà de la mostra que el va originar, el Glossari de sabors del món continua alimentant-se amb la incorporació de nous termes, ja que està concebut com un projecte obert.

Aquesta actualització incorpora bàsicament noms de verdures i de bolets de la cuina xinesa; per exemple, s’hi han incorporat termes com ara brot de bambúarrel de lotusflammulina i escap d’all. Com a novetat, aquests nous termes presenten l’equivalent en xinès i van acompanyats d’una il·lustració. Cada fitxa conté la denominació en català, equivalents en castellà, francès i anglès, principalment, àrea temàtica, definició i, sovint, notes complementàries.

El Glossari de sabors del món forma part de la col·lecció Diccionaris en Línia del TERMCAT, que ofereix actualment prop de 160 títols dedicats a diversos camps d’especialitat.

 

 

[Foto: CC-BY 4.0 – font: http://www.termcat.cat]

imatge del seminari

Aquesta setmana participem al seminari internacional « Neologismos como estrategias para el aumento del caudal léxico de un idioma minorizado », organitzat pel Departament d’Educació de la Universitat de Santiago de Xile.

Concretament, Dolors Montes, secretària del Consell Supervisor, impartirà la sessió “Estudios y medidas en favor de la implantación terminológica del catalán”, en què farà un repàs de la tasca duta a terme pel TERMCAT, des de la seva creació l’any 1985, en favor de la difusió i la implantació de la terminologia catalana, i exposarà els factors procedimentals, lingüístics i extralingüístics que poden influir en la implantació dels termes.

Obrirà el seminari la presidenta de la Secció Filològica, i presidenta també del Consell Supervisor del TERMCAT, M. Teresa Cabré, que farà una sessió dedicada a la normalització terminològica del català.

El seminari s’emmarca en un projecte d’investigació sobre creació de terminologia maputxe en l’àmbit educatiu, impulsat per les Dres. Elisa Loncon i Belén Villena, especialistes en neologia de la llengua mapudungun de les universitats de Santiago de Xile i Catòlica de Valparaíso, respectivament. Està destinat, fonamentalment, a docents de mapudungun i a lingüistes interessats en neologia i en la revitalització d’aquesta llengua minoritzada —també anomenada araucàmaputxe o mapudungu—, que parlen actualment unes 300.000 persones a Xile.

 

[Font: http://www.termcat.cat]

A Real Academia Galega está de estrea na Rede. A páxina web da institución, academia.gal, dálles a benvida aos usuarios e usuarias nunha portada renovada concibida para facer máis sinxelo e atractivo o acceso aos distintos recursos divulgativos e orientados ao público investigador. A nova imaxe tamén atinxe o Dicionario, que gaña visibilidade na páxina de inicio e incorpora ademais as categorías gramaticais ao menú de buscas avanzadas.

A función de procuras por marcas gramaticais súmase a outras utilidades como o conxugador de verbos ou a aplicación que ofrece a pronuncia de cada entrada. Distingue máis de trinta categorías, dende os adverbios e os adxectivos ata as conxuncións e os verbos, que se poden combinar coas demais opcións de buscas avanzadas: as procuras nos lemas, tendo en conta os grupos de letras polos que comezan ou rematan, e mais as que atinxen ao contido das entradas. Estas últimas tamén se enriquecen, xa que á posibilidade de realizalas nas definicións e nos exemplos engádese a opción de procuralas na fraseoloxía.

A nova sección do Dicionario suxire ademais outros recursos dixitais lexicográficos para a resolución de dúbidas: o Dicionario de dicionarios, unha colección de obras lexicográficas galegas dos séculos XIX e XX, recompiladas e transcritas baixo a coordinación do académico Antón Santamarina; e mais o TERGAL, o banco de datos terminolóxicos das linguas de especialidade, dirixido polo tamén académico Manuel González.

A páxina web da Real Academia Galega avanzou a súa nova imaxe na Rede o pasado outono dende o sitio das Letras Galegas e o espazo de comunicación, un deseño que agora se estende a outras seccións e que nos vindeiros meses servirá tamén para presentar novas propostas para a difusión do patrimonio lingüístico, bibliográfico e arquivístico que coida a institución.

[Fonte: academia.gal]

No século XX, guerras se “urbanizaram” — e Direito Internacional avalia tornar ataques à patrimônios culturais e históricos crimes contra a humanidade. “Novo” conceito poderia banalizar a tipificação de genocídio? Como punir a destruição de cidades?

Escrito por Juliette Robichez

Em setembro de 2018, o Brasil perdeu uma das suas joias culturais, o Museu Nacional do Rio de Janeiro, e, em abril de 2019, a França assistiu à destruição do emblema de Paris e da nação, a catedral Notre-Dame de Paris. Essas novas “catástrofes culturais”, usando a expressão da professora francesa especialista da história da arte1, espantaram e entristeceram o planeta. A transmissão ao vivo, durante intermináveis horas, da ação do fogo em ambos os patrimônios da humanidade e a emoção mundial que esses incêndios provocados pela imprudência e negligência suscitaram, demonstram que estamos apegados ao que estampa a história, a memória, a cultura, a identidade da humanidade, em resumo, a dignidade dos seres humanos. Esses sentimentos de indignação e de desespero se acentuam quando a destruição do nosso patrimônio é o fruto de um ato deliberado, como acontece nos tempos de conflitos armados, quando os bens culturais se tornam alvo prioritário dos beligerantes.

A sociedade internacional, em particular sua componente civil, vítima dos atos deliberados de tentativa de aniquilamento da sua cultura, mobiliza-se para despertar a consciência dos representantes dos Estados a respeito da gravidade da situação e refletir sobre como reagir de maneira eficaz para prevenir o desmoronamento do patrimônio e sobretudo punir os que cometeram infrações contra a herança cultural do gênero humano. Já houve várias iniciativas no campo jurídico que merecem nossa atenção2. Desde os tempos remotos, o direito humanitário foi pioneiro em criar um arsenal normativo rematado, visando preservar os bens culturais em tempo de guerra. A fundação da Organização das Nações Unidas para a Educação, a Ciência e a Cultura – Unesco, depois da 2ª Guerra Mundial – evento histórico, um símbolo, diante do vandalismo, a pilhagem e a destruição em grande escala de cidades históricas –, constituiu também um grande avanço para a concretização dos instrumentos internacionais existentes, a elaboração de novos diplomas legais e a extensão da proteção dos bens culturais no tempo de paz. Esta organização internacional elaborou, por exemplo, a lista do patrimônio em 1972, que está em constante atualização. As jurisdições penais internacionais que surgiram depois da queda do Muro de Berlim – inspirados pelo Tribunal de Nuremberg, que julgou os crimes nazistas – efetivaram as normas internacionais que visam conservar os bens culturais. Existem hoje vários julgamentos condenando carrascos por terem cometido crimes de guerra ou crimes contra a humanidade ao deliberadamente destruírem o patrimônio da humanidade3. No entanto, esses avanços merecem, segundo uma corrente doutrinária, serem aperfeiçoados, para tornar a luta contra a devastação dos bens culturais uma prioridade.

Este artigo visa iniciar uma reflexão sobre a proposta doutrinária de promover um novo crime, que consiste em destruir deliberadamente o patrimônio cultural e histórico de um povo, ao patamar mais elevado das infrações internacionais, para oferecer uma proteção melhor aos bens culturais. Alguns jurisinternacionalistas sugerem não mais se contentar em apenas incluir a ruína do patrimônio cultural como elemento de um dos crimes internacionais elencado no Estatuto de Roma de 1998; militam em prol da concepção de um crime sui generis, o “crime de urbicídio”. Esta proposta merece ser apresentada e analisada de maneira crítica. Na perspectiva de descobrir como o conceito “urbicídio” surgiu e de defini-lo (cap. 1), realizou-se uma pesquisa qualitativa, bibliográfica e documental, com enfoque na literatura estrangeira, baseada em procedimentos metodológicos comparativos e históricos. A partir deste estudo preliminar, foi iniciada uma análise crítica deste novo conceito: foram ressaltadas suas vantagens em comparação com os outros crimes internacionais, e destacadas as vicissitudes que criam potenciais obstáculos a sua posteridade, como novo crime no rol do Estatuto de Roma (cap. 2).

1. Evolução histórica e definição do conceito “crime de urbicídio”

Na Idade Média e até o século XVIII, a guerra de sítio era fundamental. Porém, na época de Clausewitz e de Napoleão, as modalidades dos conflitos mudaram: era o tempo do “levante em massa”4 e das batalhas-flashes (relâmpagos) e depois das grandes lutas sociais. O exército era responsável por manter a ordem nas cidades, mas preferia usar seus armamentos cada dia mais industrializados em palco de operação que permitia seu desdobramento, longe da população civil, no campo. Os estrategistas da Primeira Guerra Mundial evitaram os combates urbanos. Sem dúvida, os da Segunda Guerra teriam preferido evitar também, mas algumas cidades começaram a tornar-se cidades simbólicas da guerra na Rússia, como Leningrado5. As operações contra centros urbanos alemães e japoneses, no final do conflito, instigam perguntar se a “guerra para a cidade” não se transformou doravante em “guerra na cidade”. A partir dos anos 80, a guerra se “urbaniza”, segundo a expressão de Jean-Louis Dufour6. Ao comentar os acontecimentos em Sarajevo, durante a guerra na ex-Iugoslávia, atacada das alturas rurais circundantes, Aleppo, a capital da Chechênia, aniquilada pelos russos, ou os territórios palestinos ocupados pelos israelenses, começamos a ler na literatura científica ou jornalística, ou ouvir na boca dos políticos as expressões “guerra contra a cidade” e “urbicídio”.

Antes de definir o complexo conceito em gestação, de urbicídio (b), é necessário entender em que contexto histórico ele surgiu (a).

a) Evolução histórica do conceito “urbicídio”

Não existem ainda textos normativos consagrando o crime específico de urbicídio. A ideia, no patamar internacional, surgiu após o ataque direto, em 1993, contra a ponte de Mostar, na ex-Iugoslávia, alvo de bombardeios, posto que não representava nenhum caráter militar, não abrigava munições, não tinha nenhum valor castrense estratégico. A explosão pelos talibãs fanáticos dos budas monumentais de Bamiyan, estátuas de 38 e 55 metros erguidas no século V da nossa era, provocou, em 2001, a adoção de uma resolução pela IV Comissão da UNESCO7. Abalada pelo desaparecimento total de obras, fruto de uma extraordinária fusão artística de várias culturas que testemunhavam a riqueza cultural afegã, a organização internacional, sediada em Paris, convidou os Estados permanentes do Conselho de Segurança da ONU a lutar de maneira mais eficaz contra a demolição propositada dos tesouros da humanidade. Uma das recomendações foi conceber um novo crime internacional, o “crime contra o patrimônio comum da humanidade”, para facilitar a condenação dos responsáveis de ações predatórias pelos tribunais internacionais.

Não há dúvida de que a inclusão de um quinto crime internacional no rol do Estatuto de Roma8 promoveria a tutela do patrimônio cultural como uma nova grande prioridade da sociedade internacional. Outra proposta para tornar mais eficaz a aplicação das normas seria, segundo o mesmo documento, dar mais poder ao diretor geral da Unesco para informar ao secretário geral das Nações Unidas quando o patrimônio comum da humanidade for ameaçado de destruição intencional, a fim que ele possa, por exemplo, propor medidas necessárias para proteger os bens histórico-artísticos. Sabemos que somente o Conselho de Segurança goza de legitimidade para adotar medidas militares, além das de natureza diplomática, política, econômica, no âmbito internacional. Somente em dezembro de 2012 o principal órgão das Nações Unidas refere-se, em uma das suas resoluções, ao patrimônio da humanidade. Ele condenou, no conflito maliano (guerra civil que começou em 2012 com a insurreição de grupos salafistas jihadistas e independentistas denominados Azawad), as violações dos direitos humanos pelos grupos islâmicos radicais, assim como “a pilhagem, o roubo ou a destruição dos sítios culturais e religiosos”9. Com certeza, essas organizações internacionais foram influenciadas pelas ideias difundidas pela sociedade civil internacional (intelectuais, ONGs, juristas etc.), preocupada com a urgência em salvar o patrimônio histórico-cultural em perigo.

A repetição dos fatos de vandalismo intencional pelos grupos jihadistas de obediência islâmica – fúria guerreira que sempre existiu na história da humanidade, porém, fenômeno novo, acompanhada por uma divulgação em grande escala como meio de propaganda e de terrorismo10 –, levou uma parte da doutrina a pensar em adaptar o direito penal internacional à evolução dos modos de conflitos armados. Assim, à luz da criação do genocídio pela Convenção sobre a Prevenção de Repressão do Genocídio de 1948, da tentativa doutrinária de positivar o “crime de ecocídio” nos anos 6011, o “crime de urbicídio” emergiu na literatura nos anos 90, período ilustrado pelas guerras que ocorreram na ex-Iugoslávia. Todavia, o conceito entrou na posteridade só recentemente.

Um grupo de historiadores de arte, arquitetos e jornalistas12 manifestou sua aflição com uma nova dimensão dos problemas humanitários: o aniquilamento da identidade do inimigo pela destruição dos seus monumentos e lugares de culto que acompanham os assassinos, a fome, os sofrimentos e os êxodos. Cinco arquitetos que assistiram à destruição planejada da capital da Bosnia-Herzegovina, em 1991 e 1992, decidiram testemunhar e alertar o mundo sobre os acontecimentos com uma exposição itinerante que eles batizaram “Warchitecture13 – Urbicide Sarajevo”14. Foi apresentada, por exemplo, no Museu de Arte Moderna Contemporânea de Paris, no Centre Georges Pompidou em 199415. A ONG francesa Groupe, Reportage Étudiants, Environnement, Sociétés – GREES, associada ao projeto dos arquitetos precitados Midhat Cesovic, Borislav Curic, Nasif Hasanbegovic, Darko Serfic e Sabahundin Spilja, explica o uso do neologismo na época:

Porque se o assassinato de um povo é chamado de genocídio, a destruição de uma cidade e o que está acontecendo em Sarajevo pode sim ser chamado de urbicídio. (…) O urbicídio é óbvio, e é isso que estão tentando mostrar estes cinco arquitetos reunidos na associação multiétnica de arquitetos da Bósnia-Herzegovina e Sarajevo Das-Sabih. (…) Esta é uma das realidades da guerra na Bósnia e, mais geralmente, na ex-Iugoslávia. Claro que esta não é a única, mas esta guerra é marcada, entre outros crimes, pelo desejo de destruir as cidades e o que elas representam, para melhor aniquilar o inimigo. Osijek, Vukovar, Zadar, Mostar, Sarajevo … a lista é longa. Os sérvios querem matar a cidade porque ela encarna a civilização, a multietnicidade, as trocas. E Sarajevo entre as cidades do mundo goza de um lugar especial: “Com Jerusalém, Sarajevo é a única cidade do mundo que mistura tantas culturas e religiões diferentes”, explica Midhat Cesovic. Em Sarajevo, há uma catedral católica ao lado de uma sinagoga, de uma grande mesquita e de uma igreja ortodoxa. É o ponto triplo do encontro entre três grandes placas da civilização: o cristianismo ortodoxo grego, o catolicismo e o islamismo. (trad. nossa)

Essa nova terminologia foi rapidamente difundida nos discursos políticos e na mídia. O neologismo “urbicídio” começou a ganhar fama em particular na fala do arquiteto e professor Bogdan Bogdanovic16, um dos maiores oponentes ao regime ultranacionalista de Milosovic, acusado pelo Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia antes de morrer e antigo prefeito de Belgrado. Assim, após a mutilação da futura capital da Bósnia-Herzegovina e diante da vergonhosa capitulação da comunidade internacional, o jornal francês Le Monde em maio de 199417 interpelou a opinião pública: “L’urbicide, le mémoricide, le nettoyage ethnique resteront-ils impunis ? Aucun tribunal international ne jugera-t-il jamais les auteurs de ces délits de lèse-humanité?” [“O urbicídio, o memoricídio, a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional jamais julgará os perpetradores desses crimes contra a humanidade?”]. Hoje, várias obras científicas18 fizeram eco a este conceito que necessita ser definido juridicamente.

b) Definição jurídica do conceito de urbicídio

O termo “urbicídio” foi fabricado seguindo o modelo do conceito de “genocídio” idealizado por Raphael Lemkin em 194419. Sua etimologia é límpida: do latim urbs, cidade, e caedere, destruir, matar; “urbicídio” significa então destruição da cidade. O primeiro uso registrado da expressão “urbicídio” foi feito na obra do prolífico autor britânico de ficção científica Michael Moorcick na novela “Elric: Dead God’s Homecoming”, publicada em 196320. Os norte-americanos de obediência marxista em geral usaram, a partir da década dos anos 60, este conceito para se referirem à reestruturação urbana (ou destruição), como o Bronx em Nova York, que tinha como efeito operar uma reconversão agressiva sobre a experiência social urbana21. Foi depois dos acontecimentos de Sarajevo, na década 90, que o neologismo abraçou outra realidade. Esse novo conceito designa uma realidade antiga, quer dizer, as violências que visam a destruição da cidade22, não na condição de objetivo estratégico, mas na condição de identidade urbana. Para retomar a expressão bastante eficaz de Paul Virilio23 – urbanista, sociólogo e filósofo francês que viveu os bombardeios da sua cidade Nantes na sua infância, em 1943 –, a estratégia da nova guerra, hoje, é uma estratégia anticidade. O espaço urbano tornou-se alvo não apenas por motivos estratégicos, mas sobretudo pelos significados que ele incorpora: identidade, valores sociais e culturais. O conceito compartilha com o de “genocídio” a ideia de purificação, limpeza étnica, aniquilamento. Porém o primeiro não centra sua atenção sobre o ser humano como objeto direto da destruição, como o segundo o faz. A cidade é o símbolo do que é detestado: a polis encarna o lugar de civilização, o centro de poder a ser derrubado, o epicentro de encontros, de trocas entre as populações. Este acordo entre populações de diferentes comunidades que forjam um modo de morar baseado no multiculturalismo ou cosmopolitismo, em valores sociais e culturais torna-se um alvo para os beligerantes que buscam promover uma única identidade da sua comunidade e aniquilar os “geossímbolos”24 do encontro entre as populações e terminar com o “komsiluk” (boa vizinhança)25. O urbicídio é um crime complexo: além de uma grade de análise que se refere somente aos fatores étnicos, religiosos e linguísticos, demonstra que os conflitos são também o fruto de lutas entre urbanos e rurais, entre dois modos de morar opostos que não se entendem26. O apagamento da cidade do mapa não visa exclusivamente, como foi o caso durante toda a história da humanidade, ganhar a batalha ou a guerra e desmoralizar o inimigo27; objetiva instaurar uma supremacia também cultural sobre o inimigo, o “Outro”. Se, na cidade, se concentram os poderes econômicos, os centros de informação, os locais estratégicos, há uma densidade populacional que a torna vulnerável; nela também são sediados os monumentos que refletem uma identidade, uma história, uma cultura a serem apagadas da memória.

Não é à toa que alguns locais são visados pelos bombardeios ou ataques por explosivos. O geografo Rémi Baudouï sublinhou assim como o incêndio da biblioteca de Sarajevo, em agosto de 1992, testemunhou no plano simbólico da raiva que animava os militares sérvios o intuito de acabar com a “cultura do Outro”28. A ponte de Mostar, que ligava dois bairros étnicos diferentes, um bosniano e o outro croata, tornou-se alvo privilegiado também dos bombardeios sérvios. Essa folia assassina irracional, esse “meurtre rituel des villes”29 caracteriza também as exações dos grupos como os talibãs, Al Qaeda no Magrebe Islâmico-AQMI, Ançar Eddine e o Grupo Estado Islâmico (ISIS, segundo o acrônimo inglês) relatados acima. Ponto comum que podemos salientar à leitura dos discursos dos líderes dos beligerantes, ultranacionalistas ou jihadistas, que rejeitam a identidade do inimigo, é a necessidade de apagar as cidades consideradas “impuras”.

Vale destacar que, no Afeganistão, no Mali ou na Síria, no século XXI, os beligerantes privilegiaram o ataque do patrimônio do inimigo aos alvos políticos, econômicos ou militares estratégicos. Em razão da facilidade de derrubar e surrupiar os bens culturais? Ou em razão do forte simbolismo que as estátuas, museus, sítios arqueológicos, mausoléus ou manuscritos representam? Segundo François Chaslin, no seu livro Um ódio monumental30, a resposta é óbvia: “O conflito na ex-Iugoslávia expressa um ódio ao monumento, uma vontade de destruir tudo que participa de uma história comum” (trad. nossa).

Por estas razões, muitas vezes, os traços deixados pelos eventos de guerra nos tecidos urbanos estão carregados de fortes valores simbólicos e a fase de reconstrução torna-se um momento de reescrever a paisagem da memória da cidade. Os projetos de intervenções de restauração, reconstrução ou demolição pós-guerra são, nessa perspectiva, a expressão de narrativas coletivas que estabelecem uma relação cada vez diferente entre a cidade, o evento de guerra e sua memória31.

Uma vez contextualizado e definido, resta analisar de maneira crítica a contribuição do novo crime à teoria do direito penal internacional.

2. Vantagens e desvantagens do novo conceito “urbicídio”

Uma reflexão preliminar sobre o risco da criação de um novo crime pode suscitar, na teoria do direito, uma comparação entre os crimes preexistentes e o novo crime de urbicídio.

2.1. Efeitos nocivos da inflação normativa

Entendemos a intenção dos defensores da criação de um novo crime internacional suscetível de tornar o Tribunal Penal Internacional (TPI) competente: conscientizar a comunidade internacional da extrema gravidade da pulverização da identidade de uma população através de seu patrimônio; insistir também sobre o efeito profilático da consagração de um crime ao acentuar, dramatizar esse caráter grave de todos os atos predatórios para acabar com essas atrocidades. Porém não podemos negar as vicissitudes próprias que surgem quando se cria um novo conceito. Como delimitar precisamente as fronteiras deste crime em gestação? Como atender melhor o princípio de legalidade? Esse crime pode realmente ser considerado um crime internacional capaz de fundar a competência da jurisdição criminal internacional? Não é redundante com os outros crimes internacionais? De modo mais geral, quais são os critérios para avaliar a relevância da constituição de novos crimes internacionais? Sem pretensão de exaustividade, podemos citar as propostas recentes de criação de infrações relativas à proteção dos indivíduos e dos povos (escravidão, apartheiddiscriminação racial, tortura…), as relativas aos espaços e ao meio ambiente (ecocídio, pirataria, poluição, espaciocídio32…), as relativas à proteção do Estado, das organizações internacionais e de seus agentes (atos de terrorismo33…) ou as relativas às trocas internacionais (tráfico de entorpecentes, luta contra a corrupção internacional ou contra os paraísos fiscais…), as econômicas e financeiras34 etc.35. Todas são legítimas e dignas de atenção, porém não contribuem para inflação normativa criminal? Este crescimento exagerado não tem o risco de banalizar o crime internacional e finalmente tornar a luta contra a impunidade ineficaz?

Ao acolher todas essas propostas, chegaremos a uma hipótese de “non-droit”, quer dizer, a hipótese extrema da inefetividade do direito que seria a “ausência de direito em um determinado número de relações humanas onde a lei tinha a vocação teórica de estar presente”36, descrita pelo renomado sociólogo de direito francês, Jean Carbonnier, no meio do século passado. Tanto a escassez de direito quanto sua proliferação podem aniquilar ele mesmo, “como a serpente que se devora pela cauda. Em um imenso número de casos, ele devora fenômenos legais, neutraliza sua juricidade”37. Essa neutralização pela banalização já foi debatida e denunciada a respeito da qualificação quase sistemática dos massacres de população em genocídio (como foi feito para caracterizar os crimes na ex-Iugoslávia nos anos 90, no Darfur no Sudão, em Israel nos anos 2000 ou da juventude negra brasileira atualmente)38.

Em resumo: positivar o crime de “urbícidio”, seria o meio ruim para alcançar um bom objetivo? Precisa-se trivializar os crimes internacionais para “enobrecer” a destruição em massa do patrimônio da humanidade que assola atualmente várias regiões do mundo vítimas da ação de grupos obscurantistas ou de Estados visando nelas impor sua hegemonia? Essas questões merecem uma reflexão aprofundada para conciliar de maneira satisfatória a efetividade jurídica e a luta contra a impunidade.

Uma vez levantado o risco ligado à criação de um novo crime internacional, podemos questionar a sua relevância.

2.2. Comparação do crime de urbicídio com os crimes internacionais positivados

Na jurisprudência dos tribunais penais internacionais ad hoc e do TPI, a destruição deliberada dos bens culturais foi assimilada aos crimes contra a humanidade e aos crimes de guerra. Vale então desenhar as semelhanças e diferenças entre esses crimes.

Os crimes de urbicídio e os crimes contra a humanidade ou de guerra apresentam elementos comuns: visam aniquilar o inimigo e constituem atos de violência coletiva. Porém existem distinções profundas e intrínsecas. No crime contra a humanidade ou de guerra, os valores protegidos dos atos subjacentes visam diretamente a pessoa e, além disso, a espécie humana, como atentados à vida sob a forma de assassinato ou homicídio, atentados à integridade física e mental e à liberdade de deslocamento (sequestros e raptos). O crime de urbicídio é antes de tudo um crime direcionado contra o Estado. Mesmo se ele visa civis que vão sofrer na sua carne, visa de maneira colateral os símbolos do modelo combatido: a potência comercial e financeira, a supremacia militar, o poder político, o patrimônio cultural, através de um impacto simbólico e um grande choque midiático. Nota-se que o criminoso da humanidade ou de guerra busca eliminar os rastros das suas monstruosidades. Ao inverso, os responsáveis pelo urbicídio usam plenamente dos meios de comunicação para divulgar seus crimes. A violência contra o patrimônio, nesses últimos anos, foi teatralizada no intuito de melhor difundir o terror diante das populações visadas, e a reivindicação torna-se um elemento necessário. Parece que os bens são interesses jurídicos protegidos pelas duas incriminações, porém isso fica marginal para o crime contra a humanidade ou crime de guerra. O crime de urbicídio entende resguardar, tanto a pessoa humana quanto os bens da humanidade e os dos Estados. Enfim, o crime contra a humanidade ou de guerra só pode ser cometido por um Estado, enquanto os atos de urbicídio podem ser realizados por particulares para seus próprios interesses39.

Essas diferenças poderiam justificar a razão de ser do novo crime. Porém, do ponto de vista pragmático, sua concretização traz mais perguntas que soluções.

Com efeito, uma discussão a ser resolvida, por exemplo, é de determinar quais seriam os elementos da sua definição a serem comprovados para punir o crime de urbicídio. As evoluções da jurisprudência do Tribunal Penal para a ex-Iugoslávia – TPII corroboram a dificuldade quanto à qualificação do crime (crime de guerra ou crime contra a humanidade?) e quanto aos critérios exigidos para determinar se houve ou não um crime contra o patrimônio da humanidade.40 Em vários julgamentos, o TPII, de maneira solene, condenou os atos visando o patrimônio cultural41. No “caso Kordic”, julgado em 26 de fevereiro de 2001, o ato de demolição e degradação de edifícios consagrados à religião ou à educação, quando tal ato é perpetrado deliberadamente, foi equiparado a um ato de perseguição, posto que equivale a: “um ataque contra a identidade religiosa própria de um povo. Assim, o Tribunal exemplifica a noção de crime contra a humanidade, pois deste fato, é a humanidade no seu conjunto que é afetada pela destruição de uma cultura religiosa específica e dos objetos culturais vinculados”42. No “caso Miodrag Jokic”, o julgamento de 18 de março de 2004 puniu, mais uma vez, esses atos bárbaros de hostilidades contra o patrimônio cultural nesses termos: “O bombardeio da velha cidade de Dubrovnik (classificada na lista da UNESCO) constituiu um ataque não somente contra a história e o patrimônio da região mas também contra o patrimônio cultural da humanidade”43. No julgamento de 3 de março de 200044, T. Blaskic foi acusado por ter atacado o patrimônio cultural do inimigo. No entanto, o tribunal ad hoc entendeu de maneira restritiva o artigo 3° al. d). Foi estabelecido que o dano ou a destruição precisam ser cometidos de maneira deliberada contra edifícios claramente identificados como consagrados à religião ou ao ensino e não usados, no momento dos fatos, para fins militares. Neste “caso Blaskic”, o ataque contra os edifícios não caracterizou um dos quatro crimes internacionais, tornando o TPII competente, pois eles estavam localizados perto de objetivos militares, condição que legitima os bombardeios. No entanto, a jurisprudência da corte criminal evoluiu: no julgamento “Natelic e Martinovic” do 31 de março de 200345, a definição do crime não contemplou mais o elemento de proximidade do edifício bombardeado com os objetivos militares. Mas os juízes internacionais requereram a prova da intenção do autor do delito de degradar o imóvel, prova sempre delicada a fornecer, como é para qualquer elemento subjetivo. Essas exigências são compreensíveis, pois se trata da definição dos crimes internacionais, quer dizer, os de maior gravidade, que afetam a comunidade internacional no seu conjunto, justificando a competência excepcional dos tribunais penais internacionais e relativizando a soberania dos países beligerantes.

O terrorismo compartilha várias semelhanças com o urbicídio, em particular o de propagar o terror e destruir, não somente física mas também moralmente, uma parte da população civil, focar em alvos simbólicos da identidade do inimigo. Mas vale lembrar os fracassos da sociedade internacional ao definir o primeiro para descartar o raciocínio analógico46. Apesar de o terrorismo ser considerado uma das ameaças mais terríveis destas últimas décadas, não houve consenso internacional até hoje, para circunscrever este conceito47, o que não deixa pressagiar, pelo menos a curto prazo, novo conceito de urbicídio.

Mesmo que o desafio da delimitação do conceito esteja superado, restarão outras questões a serem resolvidas. Qual seria seu regime jurídico? O crime é mais grave que os outros crimes internacionais vigentes hoje no Estatuto de Roma? A sanção deveria ser agravada? Quais são as causas para se eximir da sua responsabilidade pela destruição de uma cidade?

Estes são apenas exemplos de incertezas jurídicas que o TPI permanente encontrará se o conceito de urbicídio vier a ser incorporado no artigo 8 do Estatuto de Roma. Além disso, a capacidade deste termo para abranger uma variedade de campos, tais como, direito, política internacional, urbanismo e arquitetura, história da arte, antropologia, filosofia e sociologia, tornará especialmente difícil estabelecer uma definição finita que satisfaça a todos.

Conclusão

A discussão doutrinária sobre a qualificação jurídica aplicável às violações voluntárias aos monumentos históricos tem o mérito de demonstrar as novas expectativas da sociedade internacional quanto à tutela do patrimônio da humanidade. Porém, por enquanto, parece mais conveniente conservar a principal caracterização de “crime de guerra” aplicada pelo TPI. Se a criação de um crime sui generis apresenta intelectualmente argumentos a favor, a mudança da terminologia poderia ser contraproducente. O governo francês, nas suas “50 proposições para proteger o patrimônio da humanidade” reveladas em 201548, propôs sistematizar o acionamento do TPI para responsabilizar individualmente os que perpetraram crimes de lesa-patrimônio (proposição n° 42) sem, no entanto, tentar modificar a qualificação de crimes de guerra para outro crime. Emendar o Estatuto de Roma no intuito de criar uma nova infração tem o risco de deixar entender, segundo Jean-Luc Martinez, redator das proposições, que as destruições das pedras podem ficar no mesmo patamar que os massacres da população, o que é difícil de ser compreendido pela opinião pública. Essa falta de legibilidade provocada pela alteração de jurisprudência seria contraditória com a preocupação de consolidar a efetividade das regras em germinação existentes. Ademais, o processo de reforma do Estatuto de Roma pode revelar-se arriscado pois a probabilidade de uma emenda entrar em vigor é fraca. Alterar as cláusulas do tratado de 1998 necessita da aquiescência da maioria dos 2/3 dos Estados membros da jurisdição criminal internacional e vinculará somente os Estados que ratificaram a emenda. Como o TPI está hoje sofrendo uma fase de contestação, em particular pelos países africanos que contestam sua legitimidade49 e também pelos presidentes russo, Vladimir Putin, norte-americano, Donald Trump, é melhor não dar oportunidade aos Estados de denunciar ou enfraquecer o ato constitutivo desta instituição judiciária, que demonstrou recentemente sua importante contribuição na luta eficaz contra a destruição do patrimônio da humanidade.


1 SARTRE-FAURIAT, Annie. Proche-Orient : patrimoines en grand danger. Anabases, Toulouse, n° 23, 2016, p. 139.

2 ROBICHEZ, Juliette. A destruição do patrimônio cultural da humanidade como instrumento de aniquilamento da dignidade da pessoa humana. A gênese da proteção jurídica do patrimônio cultural da humanidade. Diálogos possíveis, Salvador, v. 14, 2015, p. 96. – ROBICHEZ, Juliette. A proteção do patrimônio histórico-cultural da humanidade e a crise do direito internacional. In: MENEZES, Wagner; ANUNCIAÇÃO, Clodoaldo S. da, VIEIRA, Gustavo M. (org.). Direito internacional em expansão, Belo Horizonte: Arrães Ed., 2015, p. 122.

3 ROBICHEZ, Juliette. A destruição deliberada do patrimônio cultural da humanidade: “crime de guerra” ou crime contra a humanidade”? Revista de Direito Internacional, 2020, v. 17, n.° 3, Dossiê temático: Direito da arte e do patrimônio cultural, p. 357. Disponível em: https://www.publicacoesacademicas.uniceub.br/rdi/article/view/6591. Acesso em: 21 abr. 2021.

4 Definido no artigo 4, A, §6 da Terceira Convenção de Genebra. Termo francês para a conscrição durante as Guerras Revolucionárias francesas, particularmente a de 23 de agosto de 1793.

5 DUFOUR, Jean-Louis. La guerre, la ville et le soldat. Paris: Odile Jacob, 2002.

6 DUFOUR, Jean-Louis. Villes et combats urbains au XXe siècle, in Guerres mondiales et conflits contemporainsParis, 2002/2, n° 206, p. 95. Disponível em: https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2002-2-page-95.htm. Acesso em: 07 mai. 2019.

7 UNESCO. Quatorzième assemblée générale des États parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Paris, 14-15/Out/2003, p. 2. Disponível em: <http://whc.UNESCO.org/archive/2003/whc03-14ga-inf01f.pdf>. Acesso em: 10 fev. 2014.

8 Por enquanto, os crimes internacionais são: crime de genocídio, crime contra a humanidade, crime de guerra e crime de agressão.

9 Resolução 2085 (2012). Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/international/article/2013/02/15/patrimoine-mondial_1833424_3210.html>. Acesso em: 05 mai. 2014.

10 No seu sentido próprio de aterrorizar a população.

11 CABANES, Valérie. Un nouveau droit pour la terre. Pour en finir avec l’écocide. Paris: Seuil, 2016.

12 Colóquio sobre as cidades destruídas nas guerras recentes, 31 jan. 1995, Ecole d’architecture de Paris-La Défense, sob a iniciativa da revista Urbanisme et da Associação Patrimônio sem Fronteiras. V. EDELMANN, Frédéric. Comment réconcilier les villes martyres et leur histoire. Le Monde, Paris, 11 fev. 1995. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1995/02/11/comment-reconcilier-les-villes-martyres-et-leur-histoire_3836761_1819218.html#mQ8aDPHigO6hDpLU.99>. Acesso em: 14 mar. 2017.

13 Neologismo elaborado a partir da palavra “war”, guerra em inglês e “architecture”, arquitetura.

14 GREES. Urbicide à Sarajevo. Blogue Immersion à Sarajevo, s.d. Disponível em: <https://grees2009.wordpress.com/nos-recherches/urbanisme/urbicide-a-sarajevo/>. Acesso em: 14 mar. 2017. Fato interessante, o neologismo “urbicídio” não foi traduzido em inglês na mídia nova-iorquina, o outro “warchitecture-Sarajevo”, associando a palavra “guerra” e “arquitetura”, foi privilegiado para falar de uma cidade “ferida” (“A Wounded City”). V. STOREFRONT FOR ART AND ARCHITECTURE. Warchitecture-Sarajevo: a Wounded City. 04 fev. 1995. Disponível em: <http://storefrontnews.org/programming/warchitecture-sarajevo-a-wounded-city/>. Acesso em: 14 mar. 2017.

15 Une exposition sur Sarajevo au Centre Pompidou. Les ruines d’une ville assiégée. Le Monde, Paris, 03 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/03/une-exposition-sur-sarajevo-au-centre-pompidou-les-ruines-d-une-ville-assiegee_3829085_1819218.html#0D7axomAHhypp4uf.99>. Acesso em: 07 set. 2016.

16 BOGDANOVIC, Bogdan. Vukovar, Sarajevo. La guerre en ex-Yougoslavie. Paris: Ed. Esprit, 1993.

17 Pourquoi Sarajevo. Le Monde, Paris, 27 mai. 1994. Disponível em: <http://www.lemonde.fr/archives/article/1994/05/27/pourquoi-sarajevo_3831329_1819218.html#rUgtrD2dZmqhOEYS.99>. Acesso em: 07 set. 2016. Tradução nossa: “O urbicídio,o memoricídio e a limpeza étnica ficarão impunes? Nenhum tribunal internacional nunca julgará os autores destes delitos de lesa-humanidade?”

18 Por ex.: MAZZUCCHELLI, Francesco. Urbicidio. Il senso dei luoghi tra distruzioni e ricostruzioni nelle ex Jugoslavia. Bononia University Press, Bolonha, 2010.

19 LEMKIN, Raphael. Chapter IX: Genocide. In: ______. Axis Rule in Occupied Europe: Laws of Occupation – Analysis of Government – Proposals for Redress. Washington: Carnegie Endowment for International Peace, 1944. p. 79-95. Disponível em: <http://www.academia.edu/5846019/Raphael_Lemkin_-_Axis_Rule_in_Occupied_Europe_Laws_of_Occupation_-_Analysis_of_Government_-_Proposals_for_Redress_Chapter_IX_Genocide_&gt;. Acesso em: 08 mai. 2019.

20 MOORCOCK, Michael. Dead God’s Homecoming. Science Fantasy, n° 59, Nova Publishing, 1963, apud WIKIPEDIA, Urbicídio. Disponível em: <https://es.wikipedia.org/wiki/Urbicidio>. Acesso em: 08 mai. 2019. Nesta obra, o protagonista Elric, imperador de Melniboné, abandona seu trono para viajar e assiste impotente à destruição do seu mundo para deixar seu lugar ao nosso.

21 Por exemplo: MARSHALL, Berman. Falling Towers: City Life After urbicide, in CROW, Dennis, Geography and Identity. Ed. Maisonneuve Press, Washington, 1996, p. 172.

22 Pensamos em Troia sitiada e devastada pelos Gregos (1240 a.C.); a tomada de Cartago, cidade sediada no norte da África, originariamente colônia fenícia pelos Romanos que se espalharam pela cidade e semearam as terras de sal para que nada mais repele como diz a lenda (146 a.C.); a tomada de Tenochtitlán (antigo México), capital dos Astecas, pelos Espanhóis (1521)…

23 VIRILIO, Paul. Stratégie de la déception: à partir du conflit au Kosovo, réflexion sur la stratégie militaire du contrôle et de désinformation tous azimuts. Paris: Ed. Galilée, 2000.

24 TRATNJEK, Bénédicte. Des ponts entre les hommes : les paradoxes de géosymboles dans les villes en guerre. Cafés géographiques, rubrique Vox geographi, 12 dez. 2009. Disponível em: <https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/440892/filename/Des_ponts_entre_les_hommes.pdf>. Acesso em: 28 mai. 2019.

25 O termo “komsiluk”, de origem turca, designa as relações de vizinhança no seu conjunto. Na Bósnia-Herzegovina, no contexto pluricomunitário bosníaco, o termo abrangia um sistema de coexistência cotidiana entre as diferentes comunidades. Expressava-se essencialmente no trabalho, na vida hodierna, na associação na comemoração de todos aos eventos religiosos e familiares. BOUGAREL, Xavier. Bosnie. Anatomie d’un conflit. Paris: La Découverte, 1996, p. 81.

26 TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicide : exemples en ex-Yougoslavie. Blogue Géographie de la ville en guerre, 22 out. 2008. Disponível em: <http://geographie-ville-en-guerre.blogspot.com.br/2008/10/la-notion-durbicide-dimensions.html>. Acesso em: 07 set. 2016. Podemos também citar o exemplo de Phnom Penh, capital da Camboja, que sofreu graves destruições e descuidados durante a República Khmer (1970-1975). A “Pérola da Ásia” foi bombardeada pelas tropas comunistas e esvaziada durante quase quatro anos. Em 1975, a nova Kampuchea democrática evacuou pela força seus dois milhões de residentes para que estes trabalhassem nas fazendas rurais e se tornem o “novo povo”. Ver a obra cinematográfica sobre este tema: The killing Fields. Direção de Rolland JOFFÉ, Reino Unido, 1984 (138 min.).

27 Pensamos nos bombardeios de Paris e Londres na Primeira Guerra Mundial, de Guernica durante a guerra civil na Espanha ou Hiroshima e Nagasaki durante a Segunda Guerra Mundial.

28 BAUDOUï, Rémi. De la menace atomique aux conflits de “faible intensité”. L’emprise croissante de la guerre sur la ville. Annales de la recherche urbaine, n° 91, dossier “Villes et guerres”, 2001, pp. 31-32.

29 Idem. “Assassinato ritual de uma cidade”. (trad. nossa)

30 CHASLIN, François. Une haine monumentale. Essai sur la destruction des villes en ex-Yougoslavie. Paris: Descartes & Cie, 1997. – V. também TRATNJEK, Bénédicte. La notion d’urbicideOp. cit.

31 Uma das primeiras medidas adotadas pela população vítima desses atos bárbaros foi de reconstruir a ponte de Mostar ou os mausoléus de Tombuctu.

32 HANAFI, Sari. Spatiocide, réfugiés, crise de l’Etat-nation. Multitudes, Paris, 2004-4, n° 18, p. 187. Disponível em: <http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=MULT_018_0187>. Acesso em: 17 mar. 2017 – LEVY, Jacques. Topologie furtive. Espacestemps.net, 2008. Disponível em: <http://www.espacestemps.net/articles/topologie-furtive/>. Acesso em: 17 mar. 2017. Esses autores demonstram que o espaço é um recurso usado pelo Estado israelense para impedir a construção estatal palestina: as políticas de expropriações gerais das terras, deslocamento ou expulsão maciça dos habitantes; o assentamento consistente, exaustivo e definitivo por colonos visa a romper a continuidade territorial, a suprir a relação entre Palestino e seu território.

33 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. A complexa definição de ato terrorista como crime contra a humanidade. Revista da Faculdade de Direito – UFPR, Curitiba, v. 65, n° 2, mai./ago. 2020, p. 149. Disponível em: https://revistas.ufpr.br/direito/article/view/69797/41512. Acesso em: 17 dez. 2020. V. também: MOLINS, François. Actes de terrorisme : nouveaux crimes contre l’humanité ? Paris: Colloque à la Cour de cassation: 70 ans après Nuremberg – Juger le crime contre l’humanité, 30 set. 2016. Disponível em: <https://www.courdecassation.fr/IMG/F%20Molins%20-%20Actes%20de%20terrorisme%20%20noueaux%20crimes%20contre%20l%20humanit%C3%A9%20-%2070%20apr%C3%A8s%20Nuremberg%20-%20Juger%20le%20crime%20contre%20l%20humanit%C3%A9.pdf>. Acesso em: 17 mar. 2017.

34 MUNIZ, Lucas Maia Carvalho. A tutela dos crimes contra o sistema financeiro nacional no Tribunal Penal Internacional. Trabalho de Conclusão de Curso, Faculdade Ruy Barbosa, Curso de direito, orientador: Juliette Robichez, 2013 (n.p.).

35 Para maiores desenvolvimentos V. ASCENSIO, Hervé, DECAUX, Emmanuel, PELLET, Alain. Droit international pénal. Paris: A. Pedone, 2° ed., 2012, pp. 183 e s.

36 CARBONNIER, Jean. Flexible droit. Pour une sociologie du droit sans rigueur. Paris: LGDJ, 7° ed., 1992, p. 23 e s. Trad. nossa.

37 Idem. Trad. nossa

38 Ex.: JARREAU, Patrick. Simone Veil s’inquiète de la banalisation du génocide des juifsLe Monde, Paris, 18 mai. 2003. Disponível em: <http://abonnes.lemonde.fr/une-abonnes/article/2003/05/15/simone-veil-s-inquiete-de-la-banalisation-du-genocide-des-juifs_320122_3207.html?xtmc=simone_veil_s_inquiete_de_la_banalisation_du_genocide&xtcr=1>. Acesso em: 21 abr. 2019.

39 V. ausência de consenso sobre essa questão no debate na Comissão de Direito Internacional sobre o projeto de código dos crimes contra a paz e a segurança da humanidade. ACDI, 1986, vol. II, 2 e partie, p. 48, § 98. V. também ACDI, 1990, vol. II, 2 e parte, comentários do art. 16 in fine, p. 29. Contra: Resolução da AG/OEA, 30/06/70, equiparando os atos de terrorismo a crimes contra a humanidade. Mesma posição nas resoluções 863 de 1986, 1170 de 1991 e na recomendação 1644 de 2004 da Assembleia Parlamentar do Conselho da Europa. V. ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

40 DIAS, Anauene. Destruição do patrimônio cultural: crime de guerra. Revista Via IurisBogotá, 2018, n° 25, p. 1. Disponível em: <https://www.academia.edu/38358730/Destruição_do_patrimônio_cultural_como_crime_de_guerra.pdf?email_work_card=view-paper>. Acesso em: 28 mai. 2019.

41 CARDOSO, Tatiana de Almeida F. R. Novos desafios ao direito internacional humanitário: a proteção dos bens culturais em caso de conflito armado. Revista de Direitos Fundamentais e Democracia, Curitiba, v. 14, n° 14, jul./dez. de 2013, p. 196. Disponível em: <http://revistaeletronicardfd.unibrasil.com.br/index.php/rdfd/article/view/381/338>. Acesso em: 25 jul. 2018.

42 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de Primeira Instância. Procurador v. Kordic & Cerkez. 27 fev. 2001. N° IT-95-14/2-T. <Disponível em http://www.icty.org/x/cases/kordic_cerkez/tjug/fr/kor-010226f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, pp. 64 e 65; p. 101 e s. e p. 311 e s. Trad. livre

43 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância I. Procurador c. Miodrag Jokic. 18 mar. 2004. N° IT-01-42/1-S. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/miodrag_jokic/tjug/fr/jok-sj040318f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 21 e s. Trad. livre.

44 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA (2000a). Câmara de Primeira Instância I. Procurador c. Tihomir Blaskic.03 mar. 2000. N° IT-95-14-T. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/blaskic/tjug/fr/bla-tj000303f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 5 e s., pp. 53 e 56, p. 63 e s., p. 144 e s.

45 TPII – TRIBUNAL PENAL INTERNACIONAL PARA EX-IUGOSLÁVIA. Câmara de primeira instância. Procurador v. Mladen Naletilic e Vinko Martinovic. 31 mar. 2003. N° IT-98-34-6. Disponível em: <http://www.icty.org/x/cases/naletilic_martinovic/tjug/fr/tj030331f.pdf>. Acesso em: 21 mar. 2014, p. 230 e s., pp. 274-275.

46 ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc. cit.

47 JAPIASSÚ, Carlos Eduardo A. Coleção para entender: o Direito Penal Internacional. Belo Horizonte: Del Rey, 2009. – MALUF, Elisa L. Terrorismo e prisão cautelar: eficiência e garantismo. São Paulo: LiberArs, 2016.

Ver referências in: ROBICHEZ, Juliette; SPÍNOLA, Luíza M. C. Loc cit.

48 MARTINEZ, Jean-Luc.Cinquante propositions françaises pour protéger le patrimoine de l’humanité. In: Rapport au Président de la République sur la protection du patrimoine en situation de conflit armé. Nov. 2015. Disponível em: <http://www.elysee.fr/assets/Uploads/Cinquante-propositions-francaises-pour-proteger-le-patrimoine-de-lhumanite.pdf>. Acesso em: 05 fev. 2017.

49 Acusado de ser uma instituição “racista e neocolonial” pela União Africana, alguns Estados africanos manifestaram sua vontade de sair da organização internacional. A partir de 2015, a África do Sul, o Burundi e a Gâmbia introduziram um processo de denúncia do Tratado de Roma de 1998.Ver ROBICHEZ, Juliette. A justiça penal internacional e a África. Análise crítica do “afrocentrismo” do Tribunal Penal Internacional. Cientifico, Salvador, 2018, p. 147. Disponível em: <https://revistacientefico.adtalembrasil.com.br/cientefico/article/view/626/390>. Acesso em: 21 abr. 2019.

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Un desenat de familhas l’an ja demandat, e desenant se prepausarà a totes los nòus maridatges

Doas familhas de Biàrritz an recebut lo primièr libret de familha bilingüe, que sas lengas son lo francés e lo basco. La consolessa màger de la vila del Bas Ador, Maider Arosteguy, vòl atal “aubrir ua nava èra a Biàrritz en tot despartimentar la lenga basca”, çò rapòrta Mediabask.

Lo document l’an revisat d’especialistas de l’Ofici Public de la Lenga Basca, en collaboracion amb de professors de drech de l’Universitat del Bascoat, per tal que la terminologia administrativa e legislativa siá exacta. Tanben s’es volgut que de bon completar pels oficièrs de l’estat civil non bascofòns.

Après un trabalh de sièis meses, lo document bilingüe es disponible e, après una comunicacion de la comuna dins la revista muncipala, i a mai de dètz familhas de la vila que l’an demandat. A mai, se prepausarà lo document a totes los maridatges que se celebraràn desenant. Arosteguy encoratja d’autras comunas que prepausen aquel “dispositiu simbolic”.

Los librets de familha bilingües francés-breton an ben capitat dins fòrça comunas de Bretanha. Seriá plan que las administracions occitanas o prepausèsson tanben en occitan, e que se faguèsse de versions en gascon dins las comunas del Bas Ador per qual o desirariá tanplan en la lenga nòstra.

[Imatge: Ville de Biàrritz – poblejat dins http://www.jornalet.com

Carrancas e Tarabelos

Escola infantil Tambre, Santiago de Compostela

 

Escrito por Xosé Manuel Sarille

Elias Torres Feijó regaloume Portugal, para quê?, un libro escrito por el, que consta de varios ensaios sobre o vínculo cultural, literario e político, entre Portugal e Galicia. Referentes orixinais e eruditos. A obra está dedicada, tal como el o expresa, a seis marcos de amizade, seis persoas, e unha son eu. Este privilexio tróuxome á lembranza un artigo de Carlos Casares sobre as afinidades que determinan tales eleccións. Casares comentaba que a el nunca lle dedicaran un libro, ou quizais era aquela a primeira vez que o facían, xa non lembro.

As dedicatorias, tamén as destinadas ás persoas que compran os exemplares, ou que os reciben como regalo do autor, posúen unha obrigada concisión expresiva que pode resultar moi potente. De amor, de amizade como neste caso, de agradecemento ou somente de consideración.

En realidade conforma un xénero literario, ou case, porque pode conter toda a beleza da palabra, a abstracción conceptual e someterse a códigos estéticos, normas estritas, e tamén prolongar a mensaxe contida na propia obra. A min algunha vez ténseme ido a man riscando para lectores aos que lles importaba exactamente un pito o asunto que lles comentaba. Continuaba medio entusiasmado o rego discursivo do libro e despois, ao lembrar o asunto, pois amolábame un pouco. Hai que ter mesura.

Agora ben, se o epigrama é poesía, se Catulo, Oscar Wilde ou Ernesto Cardenal lograron grandes alturas poéticas con expresións tan breves, pois a dedicatoria pode ser igualmente bela e conformar un xénero, ou algo así, aínda que a clasificación pouco importe. Vexo agora facendo consultas que os epitafios son epigramas, dunha clase diferente. E xa metidos en fariña desculpen a tentación e que recolla aquí o de Herminio Villaverde Díaz, enterrado nun cemiterio da Fonsagrada: “O Cazote de Fonfría / Descansa aquí panzarriba / Postura que lle agradou / Mentres lle durou a vida”.

Indo ao miolo, que é outro ben diferente. En Portugal, Sísifo e o galeguismo, primeiro capítulo do libro, Torres Feijó sinala que hoxe “pode parecer normal e sem dúvida genuíno de primeira classe usar formas en galego como deus ou escola, nada habituais en tempos pretéritos, quando as funçôes e instituçôes que esses conceitos portam, forom veiculadas e impostas em espanhol”. Hai un século, segue explicando, Cuveiro Piñol, tido por bo gramático, censuraba o uso de palabras como as anteditas, en contra da orientación do grupo liberal da Coruña, liderado por Manuel Murguía; tamén o termo século (claramente lusista) ou dúbida, usadas en portugués como é evidente. Trátase dunha negación do recurso a Portugal e ao seu mundo lingüístico e cultural, que foi e é “importante para o galeguismo, no sentido de legitimar, reforçar, completar ou depurar a sua proposta”.

No cuarto ensaio titulado “A polémica na Revista Gallega sobre o texto da inscrição no monumento “Aos mártires de Carral”: a evidência dum sistema paralisado” analiza a polémica causada polas palabras libertade e ao, inscritas finalmente na cruz conmemorativa e previamente rexeitadas por consideralas lusistas, nunha dura polémica, de novo contra o criterio do grupo coruñés.

É doado observar esa mesma actitude, esa mesma idea da lingua galega, esa mentalidade (trátase esencialmente diso) entre moitos membros que conforman actualmente os órganos oficiais de estudo da lingua galega.

Traio aquí todo isto porque ao ler a Torres Feijó decidín facer un experimento caseiro para saber o que pode aportar o dicionario da Real Academia Galega, tendo en conta que propón, segundo declaración oficial, un modelo estándar da lingua, e que se erixe en faro orientador.

Sempre acompaño os meus traballos de redacción con buscas en dicionarios. Comprobei hai moito tempo que o da RAG é un dicionario con moitas carencias e desde aquela procuro consultar en varios cada termo. Converteuse en hábito por necesidade pura e dura, nada de adornos. Tan presente está o escudriñe que rompe permanentemente a fluencia da escrita. Son os problemas das linguas mal fixadas e das pouco fixadas; é unha das portaxes, das peaxes a pagar.

O meu método, por así dicir, consiste en incorporar cantas palabras me parecen axeitadas. Vou engadíndoas a un corrector ortográfico que adoptei hai varios decenios. Comprei un ordenador e viña instalado e desde aquela vouno transportando para os novos que adquiro. Entraron para dentro centos de termos, quizais miles; tal era a indixencia orixinaria.

Ao non obedecer autoridade ningunha, a maneira de admitir novas entradas no arquivo propio seméllase moito ás habaneras de ida e volta. Primeiro tocábanse nun lado do océano, despois viaxaban para o outro e voltaban de novo xa ben mareadas e así sucesivamente. Cando a palabra escollida para usar non está no meu tarabelo recorro ao Estraviz, dicionario reintegracionista da lingua galega e despois ao da RAG.

Non busquen ciencia porque non a hai e critiquen o que queiran porque cada un di o que lle peta. Se aparece en calquera dos dous incorpóroa; se a dúbida o merece acudo ao Priberam, un bo dicionario de portugués; e se xa está perdido o ritmo das teclas, pois toca encebolarse co da RAE, o diccionari.cat, os de fóra da Península e poñéndose estupendo co Etimológico da Língua Portuguesa e cos Corominas.

É só supervivencia ante uns rexistros moi cativos. E curiosidade polas palabras, esquecendo moi axiña o buscado. Téñoo pasado moi ben co Aurélio cando circulaba en CD e aínda non estaba moi estendido o soporte dixital, triscando palabras, consultando abraiado as ducias de acepcións eufemísticas da palabra cachaça, por exemplo. A abundancia tropical, a fértil mestura, as deformacións brasileiras do presente e as aportacións tupís, bantús, incrustadas no galego-portugués.

O experimento consistiu en anotar desde que recibín o obsequio, durante estes catro meses, as palabras que non saían no corrector e o que acontecía con elas nos dicionarios que utilizo. Seguro que hai termos mal recollidos, ou con variábeis que non detectei, pero será un defecto menor.

Palabras que non estaban no dicionario da RAG:

Hilaridade. Disruptivo. Averiguar. Burdo. Atorar. Capirote. Grupúsculo. Escanaveirar (termo usado por unha señora dunha aldea para falar dun exhibicionista. O Estraviz recóllea, como case todas as desta lista). Aportación. Reseña. Reseñar. Conas (un). Conacho. Chamativo. Intricado. Intrincado. Bisoño. Traquinar. Propositivo. Hexemonizar. Ineficiencia. Categorizar. Glamour. Ecoar. Permeabilizar. Sacrificial. Desagregador. Literato. Xeneralista. Gargallar. Sobardar. Vitimismo. Desacoplar. Desacoplamento. Embrollo. Vosear. Atutar. Vacío (aparece negado, riscado). Fruír. Adefaxia. Aplestia. Zampar (aparece negado). Embudar. Desbrozar. Farra. Boate ou Boîte. Pistilo (aparece só como órgano feminino das plantas). Antagonizar. Chingar. Ñoño. Volupia. Candente. Restrinxido. Restrito (cocido está como participio, adxectivo e substantivo). Remasterizar. Grimorio. Alegato. Bozal. Mariache ou Mariachi. Santarrón. Cateto (persoa inculta analfabeta, só no Estraviz). Gabarra (descrita por Mariño Ferro). Nulificar. Nulificación. Vigorar. Viñoteiro. Consultante. Suterra (pataca). Mariña (pataca). Soslaio. Maroutallo (moi mal definida no Estraviz). Manusear. Petrechar. Xentrificación. Xentrificar. Profesionalizar (profesionalidade si). Brueiro (peza do carro). Vulcaniana. Piroclasto. Cultivación. Dipsomanía. Estábulo (estabular e estabulación si que se incorporan). Escolasticismo. Colleitar.

A RAG debe facer algún seguimento das consultas electrónicas, porque agora xa figuran os termos hilaridade candente, que hai tres meses non estaban, se non me equivoco. Quizais haxa incorporacións urxentes das ausencias máis abraiantes. Hilarante leva unha definición moi pobre.

Ludicamente, Esplenio, Compactador e Occipucio, palabras buscadas tamén, só aparecen no Priberam, igual que Doxa e Epitálamo, termos que tampouco teñen entrada no da RAE, dito sexa por curiosidade. Diencéfalo aparece no Priberam e no Estraviz.

Fáctico non aparece no Estraviz. Tampouco está Petrecho; recolle no entanto o verbo Petrechar e defíneo como prover de petrechos.

Acerta a RAE cos termos Lema e Mote, referidas ao sector económico do deseño. RAG, Estraviz, Priberam e Aurélio non recollen esas acepcións. E resulta curioso que o da RAG defina Naipeira como muller que bota os naipes, sen que apareza Naipeiro, mentres que no Estraviz aparece naipeiro e falta naipeira.

A voz Parodia está en todos, pero Parodiante só no Priberam. E Parodiado no Priberam e no Estraviz. No da RAG nin Parodiante nin Parodiado.

Aquí fálase só da presenza e da ausencia de termos, sen atender ás categorías gramaticais, variantes, etimoloxías (que o da RAG non reflicte), expresións, nin outras informacións. Tampouco á pobreza das definicións e falta de acepcións, especialmente no da RAG, a unha enorme distancia do Priberam, RAE, Dizionari di lingua italiana ou do rico Larousse da lingua francesa.

O profesor Manuel González, do Seminario de Lexicografía da Real Academia Galega, explicou hai pouco en Radiofusión o xeito de incorporar novos termos. Teñen varias fontes: as suxestións dos propios membros do seminario, que se reúne mensualmente; a observación dos medios de comunicación, que reflicten cambios sociais; outra fonte procede do Seminario de Terminoloxía, tamén da Academia, que estuda o léxico de linguas de especialidade, para incorporar as novidades do vertixinoso mundo da ciencia e das tecnoloxías; finalmente o ouvido á sociedade, a través das redes sociais e tamén da propia páxina do dicionario.

Tendo en conta as enormes carencias chama a atención que non decidan cruzar datos cos doutros dicionarios, particularmente os galegos e portugueses, para tratar de resolver as enormes eivas, sobre todo tendo en conta as posibilidades que ofrecen arestora as tecnoloxías. Ignoro o que ten de heterodoxo este método comparativo, pero a necesidade é maior que o mal remedio. E asombra que o estado da cuestión sexa este despois de corenta anos de democracia, de recoñecemento institucional, con diñeiros públicos e variados organismos, universitarios e de diversa índole, dedicados ao mesmo labor.

O dicionario da RAG axuda a conformar unha lingua esquelética, imprecisa, dunha plasticidade débil, falta de matices e amplamente carenciada (palabra que só incorpora o Priberam). A ausencia das palabras anima loxicamente a que os consultantes (non está tampouco consultante, nin consultador) non a usen porque a dúbida provoca inhibición.

Tal estado suscita preguntas. É útil? Cumpre a función que se arroga? Dá servizo a quen queira enriquecer os seus textos e a súa fala? Canta xente da cultura confía nel? A maioría dos escritos, literarios e tal, que se publican en galego oficial foron auxiliados principalmente por ese dicionario? Que riqueza contén unha lingua a partir dun rexistro tan cativo? É acertado recomendarllo a persoas que non o usan como instrumento de traballo? É dicir, cando unha persoa busca e non atopa, pero a palabra forma parte da lingua, cara onde a están dirixindo as persoas que recomendan esa ferramenta? O profesorado de educación básica e media de lingua galega usa principalmente e recomenda este dicionario? Baséanse fundamentalmente nel? E senón cales máis recomendan? Os profesionais dos medios de comunicación descartan unha palabra cando non está no da RAG? Buscan noutros? E cales outros? Os que son aínda máis modestos pero están máis fomentados? Cantas persoas dos oficios relacionados coa lingua galega se limitan a dar por válido o recollido nel?

[Imaxe: César Coll e Viviana Slafer/Concello de Santiago – fonte: http://www.praza.gal]

Manifeste-pour-une-ecologie-de-la-difference

Une partie non négligeable des pensées écologiques actuelles tente de résoudre le problème de domination et de violence avec lequel l’homme envisagerait son rapport avec ce qui l’environne en cherchant à gommer l’altérité que lui-même aurait censément construite pour se distinguer du monde. Sous-entendant qu’il s’en est extrait, il faut dès lors réconcilier l’homme avec le monde. Il faut (ré)entrer en résonance avec la nature. La mise à plat des différences indûment fabriquées, en associant dans une sorte de tout indiscernable l’humain et le non-humain, aurait alors comme conséquence naturelle d’empêcher que soit posé tout acte dommageable à ce tout.

Ce n’est pas l’essentielle identité des victimes avec celui qui les tourmente que ce dernier ne voit pas, c’est leur différence qu’il ne veut pas voir parce qu’il ne sait pas quoi en faire et qu’elle l’inquiète fondamentalement.

Le grand mérite de ce petit livre est d’aider à discerner les limites et les dangers d’une éthique de la compassion qui, sous prétexte de niveler les différences pour étendre au maximum le bénéfice de l’empathie, en vient à assurer plus encore les principes de ce à quoi ses tenants s’opposent. Ainsi participent-ils par exemple à réifier les linéaments de l’honnie séparation nature-culture (pour autant qu’elle existe, bien entendu) en utilisant, pour les réunir, une terminologie hantée par le séparé ou l’altérité. « Alien » ou « hybride » sentent un peu trop le « réuni » que pour faire entendre que ce « réuni » n’est pas lui-même « fabriqué ». L’animal qui « mérite » compassion ou pitié est fabriqué par un humain qui pense qu’en « l’élevant » à son niveau, il le fera ainsi échapper à la violence à laquelle le condamnerait son statut de subalterne. C’est oublier un peu vite que l’humain lui-même exerce aussi, parfois, une violence sur ce qu’il considère bien comme étant humain. Et qu’il paraît difficile de prétendre soustraire à la violence un animal auquel il est fait d’abord une autre, celle de le ramener à autre chose que ce qu’il est. A contrario de cette illusoire tentative holiste de construire une éthique, la mise à distance, l’objectivation, la réactivation de la différence qu’induit la mécanique de l’altérité semblent bien plus prometteuses. Plus réelle, plus efficace, une éthique de la différence, en réactivant sans cesse l’étonnement que l’autre produit et où l’on cherche à vivre avec les distances qui existent entre chacun plutôt qu’en les amenuisant – souvent au profit de l’humain – , paraît bien plus à même de produire durablement les conditions d’un réel changement moral.

Ce Manifeste pour une écologie de la différence reste bien un manifeste. C’est à ce titre que peuvent bien lui être pardonnées quelques – grosses – approximations (sa lecture du travail de Florence Burgat est assez caricaturale, les appels du pied à certains travaux de Latour ou Haraway réactivent de facto pour partie ce contre quoi il entend opposer son éthique, la terminologie utilisée est parfois assez vague). Reste l’intuition : reconnaître l’obligation qui engage la responsabilité à l’égard de ce qui est différent plutôt que de forcer le différent à devenir le même.

Hicham-Stéphane Afeissa, Manifeste pour une écologie de la différence, Dehors

 

[Source : http://www.librairie-ptyx.be]

Recentemente presentou a súa tese O léxico da hipoloxía no galego oral, dispoñíbel no repositorio da Universidade de Vigo (UVigo). O investigador de Ponteareas investiu no traballo de recollida de léxico sobre os equinos uns sete anos e reuniu na súa base de datos 73.333 rexistros, non só da Galiza senón tamén de territorios vencellados como o norte de Portugal ou as localidades estremeiras de Asturias, León e Zamora.

B46B8866

O filólogo ponteareán reuniu 73.333 rexistros na súa base de datos sobre léxico a hipoloxía.

Por Ana Triñáns

Cóntenos que se recolle na súa tese, neses máis de 70.000 rexistros?

estudo recolle, por unha banda, unidades monoverbais, é dicir, palabras illadas, pero por outra banda tamén recolle unidades pluriverbais, isto é, máis dunha palabra, locucións e incluso refráns.

A estrutura do traballo é convencional, cunha introdución e un contido, en capítulos, onde se inclúe a análise e a clasificación terminolóxica do recollido, e a parte final conclusiva e bibliográfica.

Mais en canto ao campo léxico de estudo, distribuíno en cinco grandes bloques: as denominacións dos equinos, terminoloxía común dun e doutro lado da raia; palabras, termos e expresións coas que denominamos as partes do corpo dos animais, tanto no exterior como no interior; os nomes para os problemas de saúde e tamén para os remedios e as curacións; as accións que levan a cabo os propios animais; e todo o que ten que ver coas cores das pelaxes.

Había un sexto bloque que finalmente quedou fóra, referido á doma e á domesticación, e que en rexistros supuña case 50% dos 73.333 totais.

Cales son os seus proxectos de futuro? Pensa na publicación da tese, nun traballo arredor da doma…?

A tese pode consultarse no repositorio da UVigo, mais agora o que pide é un dicionario, un estudo con entradas e definicións ao uso, ou como dicionario visual, é dicir, se falamos das artes do corpo case é máis interesante facelo visual, pero iso aínda está por facer.

Na tese están envorcados case 40.000 rexistros, e nese total non son todo formas distintas senón que as hai repetidas, porque hai informantes que lle chaman do mesmo modo a unha parte do corpo, por exemplo. Arredor de 20.000 son formas non repetidas, mais as repetidas teñen a vantaxe de que me permiten saber a frecuencia de uso de cada forma.

O bonito deste traballo tamén foi que atopei en galego nomes para todo. Como afeccionado aos equinos, aos cabalos e aos burros, ás veces descoñecía a terminoloxía e só escoitaba o castelanismo, e atopei alternativa para todo e para máis, unha satisfacción enorme.

En canto ao bloque que ten a ver coa domesticación, desboteino na tese polo volume e porque tamén é un aspecto non tan próximo aos equinos, senón máis vencellado ao ser humano e ao trato que lles damos aos animais. Só da doma e da domesticación tiña arredor de 35.000 rexistros, o que dá practicamente para facer outra tese.

Fala vostede de que o equino é un animal totémico na Galiza. A que se refire?  

Temos o hábito de dicir que a vaca é o animal totémico da Galiza, porque traballa, dá leite, dá carne… Mais no caso dos equinos, o propio Antón Vázquez Corral, director técnico de Puraga (Pura Raza Galega) díxome algo que recollín na tese, que é que as persoas que teñen o gando no monte crían as vacas polo rendemento económico, mais as anécdotas cóntanas cos cabalos, non coas vacas. As galegas e os galegos temos unha vinculación enorme cos equinos, unha relación case sentimental ou romántica.

Que sexamos o segundo territorio do Estado español con máis número de censo equino, só por detrás de Andalucía, é por algo, tendo en conta ademais que non todas as pezas están rexistradas.

E mesmo analizar as funcionalidades do gando equino hoxe en día e as que tiña hai 50 anos, como a sociedade trataba eses animais e como os trata, permítenos facer un estudo histórico da comunidade galega.

Agora é un animal de ocio, deportivo, de concursos de beleza, de rutas naturais… Antes era un animal de traballo. Se ves como cambiou a funcionalidade dos equinos, así cambiou a sociedade.

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]
S’il est parfois employé sans mauvaise intention, ce terme sert principalement à discréditer les langues privées de statut officiel. Mieux vaut pour cette raison ne pas l’utiliser.
Écrit par Michel Feltin-Palas
On le sait notamment depuis George Orwell et son célèbre roman 1984 : qui veut contrôler la pensée contrôle d’abord les mots servant à l’exprimer. Aussi est-il utile de se pencher sur un terme qui a joué un rôle décisif dans le sort des langues régionales en France : patois.
Commençons par l’étymologie. Selon le très sérieux Dictionnaire historique de la langue française des éditions Le Robert, celui-ci trouverait son origine dans l’ancien français patoier « agiter les mains, gesticuler (pour se faire comprendre comme les sourds-muets) ». Une autre hypothèse a été avancée par le grammairien du XVIIe siècle Gilles Ménage. Lui renvoyait à la formule latine patrius sermo, soit « la langue des pères », celle que l’on apprend oralement en famille, mais que l’on n’écrit pas. Patrius aurait ensuite évolué en patrois, puis en patois.
Une chose est certaine : ce vocable n’a rien de neutre. « Au Moyen Age, patois désignait toutes les autres langues. C’est à partir de la fin du XVIe siècle qu’il va se spécialiser. Alors que les idiomes des pays étrangers sont désignés par leur nom – l’italien, l’anglais, l’allemand – on réserve patois aux langues des Provinciaux », souligne Gilles Couffignal, maître de conférences en histoire de la langue à la Sorbonne. Dans la première édition de son Dictionnaire, en 1694, l’Académie française écrit ainsi : « Langage rustique, grossier comme est celuy d’un païsan, ou du bas peuple. » Même a priori chez Diderot, dans l’Encyclopédie, où l’on peut lire : « Patois. Langage corrompu tel qu’il se parle presque dans toutes les provinces : chacune a son patois […]. On ne parle la langue que dans la capitale. »
Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que cette vision commence à être remise en cause. Après avoir étudié le sujet avec un peu de rigueur, les linguistes en arrivent à une conclusion implacable : il est scientifiquement impossible d’utiliser le même mot pour désigner des langues d’origine celtique (le breton), germanique (le flamand, le platt), latine (le picard, le gallo, le gascon, le provençal, le catalan, le corse, etc) sans oublier le basque, que l’on ne peut rattacher à aucune de ces familles.
Les prétendus patois seraient donc de véritables langues n’ayant simplement pas la chance de bénéficier d’un statut officiel ? L’argument ne plaît pas à tout le monde. Soucieux de justifier l’unité du pays et la prééminence du français à l’école, un autre groupe de linguistes aux penchants nationalistes allume un contre-feu. Parmi eux : « Gaston Paris et Paul Meyer, définissent alors les patois comme les « évolutions naturelles du latin » », indique Gilles Couffignal. Une théorie qui se heurte toutefois à deux nouvelles difficultés. La première est qu’elle ne résout pas la question des langues de France non issues du latin. La seconde est qu’elle conduit en bonne logique à classer le français comme l’un de ces patois, puisque lui-même est issu du latin. Pensée sacrilège !
Gaston Paris (le bien nommé) sort alors de son chapeau le « francien », prétendu dialecte parlé anciennement en Ile-de-France, lequel, dit-il, aurait fini par l’emporter sur les autres langues d’oïl. Pur artifice, là encore. « Qu’est-ce qui a présidé à l’invention du francien ? C’est le fait de grammairiens républicains ou proches de la République, et jacobins, souligne le linguiste Bernard Cerquiglini. Leur vision est celle d’un pouvoir central fort qui, par le moyen de l’école, diffuse sa langue comme l’idéal républicain dans les provinces, voire les colonies. »
Malgré la faiblesse de son argumentation, Gaston Paris parvient pourtant à imposer ses vues. Il faudra attendre la montée des revendications régionalistes, dans la seconde partie du XXe siècle, pour qu’un autre discours émerge peu à peu. Les défenseurs des langues minoritaires refusent l’étiquette infamante de « patois » et finissent par obtenir gain de cause. Très symboliquement, depuis 2001, une délégation du ministère de la Culture s’occupe du français et des « langues de France ».
Hélas… Chassé des textes officiels, le mot reste en usage dans les représentations collectives, y compris chez certains locuteurs, qui reprennent à leur compte le terme dont les représentants de l’État – notamment les instituteurs – ont toujours désigné leur langue. « Pour eux, patois renvoie à leur manière intime de s’exprimer, à la langue des sentiments profonds », relève Gilles Couffignal. Il ne s’agit surtout pas de les en blâmer, mais cette attitude relève typiquement du « complexe du colonisé », c’est-à-dire une situation où les dominés adoptent les codes du dominant, faute de « conscientisation », comme on disait naguère.
Soyons honnêtes. Il existe une dernière acception de ce terme. Purement technique, elle consiste à décrire la variation locale d’une langue, sans connotation péjorative aucune. « Un patois, écrit ainsi la linguiste Henriette Walter, est une langue à part entière, qui se parle dans une aire géographique limitée et qui a connu une évolution légèrement différente de celle des patois voisins. »
Cette approche ne m’a cependant jamais convaincu pour une raison très simple : si l’on adopte cette terminologie, l’on devrait, en toute rigueur, l’appliquer à tous les idiomes de la planète qui diffèrent peu les uns des autres. Évoquer par exemple les patois français de Belgique, du Québec ou… de Paris; ou encore affirmer que Shakespeare utilisait le patois britannique de l’anglais tandis que Faulkner écrivait en patois américain. Or il se trouve qu’on ne le fait jamais, ce vocable étant exclusivement réservé à nos pauvres langues régionales. Conclusion ? Patois est à langue ce que « youpin » est à juif ou « pédale » à homosexuel : un terme dont la vocation est de rejoindre le cimetière des mots à bannir de l’usage courant.
[Source : http://www.lexpress.fr]

La pandèmia del COVID-19 ha marcat l’any en l’àmbit lexicogràfic

[Font: http://www.racocatala.cat]

À l’heure où les 88 pays membres de la francophonie célèbrent leurs 50 ans d’existence, chacun peut aussi observer la multiplication des anglicismes dans nos échanges quotidiens.

Depuis le milieu des années 2010, les consommateurs français ont découvert les opérations commerciales du « Black Friday » (vendredi noir) qui, aux États-Unis, lancent chaque année fin novembre la période des achats de fin d’année (ici, dans les rues de Rennes).

Écrit par Jean-Michel DJIAN

La langue de Molière a du souci à se faire. Pas une année ne se passe sans que de nouveaux anglicismes surgissent dans notre vocabulaire commun ; pas un jour sans que des animateurs du petit écran ou des réseaux sociaux ne s’en fassent les praticiens zélés pour dire dans un « globish » très tendance ce que nous pourrions exprimer en français : « cluster », « click and collect », « food trucks », « black friday », « crowfunding »… Et c’est sans compter sur le PDG de la SNCF qui surprend ses interlocuteurs en déclarant à la radio attendre le « go sanitaire » du gouvernement avant d’avoir à décider de la reprise normale du trafic ferroviaire.

Que cache notre propension naturelle à emprunter à l’anglo-américain des mots qui semblent résonner mieux que les nôtres dans l’usage quotidien ? Une question à laquelle bien peu de responsables politiques se sentent à l’aise pour répondre. Et pour cause, ils sont les premiers à penser que leur non-emploi les pénalise s’ils veulent être entendus. Est-ce parce que l’anglo-américain fait toujours moderne et branché, jeune et universel ; qu’il répond à une exigence sonore ou musicale simplificatrice ou qu’il fleure bon le raccourci ou l’onomatopée ? Toujours est-il que, pour de bon, le pli est pris.

Il fut pourtant un temps où défendre la langue française était une affaire d’État. Pour faire barrage à l’anglais ou contenir les résurgences de langues régionales effervescentes une disposition fut même ajoutée en 1992 dans la Constitution pour rappeler que « la langue de la république est le français » (article 2). Une loi complémentaire, dite loi Toubon, votée le 4 août 1994, fut même votée dans la foulée pour protéger le patrimoine linguistique français mais surtout créer l’obligation d’utiliser le français dans l’usage commun.

Éternelle opposition

C’était sans compter sur Google qui allait, quelques années plus tard, accélérer le phénomène, mais surtout sur le Conseil constitutionnel qui avait, à juste titre, estimé que la liberté de pensée et d’expression inscrite à l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen s’opposait à ce que la loi fixe la terminologie précise à employer (hormis celle intéressant directement le service public). Comment dépasser l’éternelle opposition entre une langue qui entend toujours cultiver son génie national tout en protégeant son lexique, et la même qui prend le risque de mourir en se fermant à la créativité langagière de celles et ceux qui la pratiquent ?

À l’heure où, dans la plus grande indifférence, les 88 pays membres de la Francophonie célèbrent cette année leurs 50 ans d’existence, personne n’a de réponse. Et probablement que plus personne n’en aura, tellement toute réglementation ou menace en la matière a désormais quelque chose de surréaliste. Vouloir, par exemple, imposer dans une terminologie officielle « syndrome d’épuisement professionnel » en lieu et place de « burn out » semble linguistiquement logique, mais qui peut encore dire que la traduction anglaise doit répondre à ce même critère, surtout si sa consonance vocale fait la différence ? D’ailleurs notre ministre de la Culture Roselyne Bachelot l’a compris, qui préfère installer sur son bureau un petit cochon rose en guise de tirelire pour pénaliser symboliquement tous ses visiteurs en flagrant délit d’usage intempestif d’anglicismes.

Heureusement qu’en France ou en Angleterre il reste l’humour pour botter en touche quand des mots, dussent-ils être français, ne suffisent plus à dire les choses ou se raconter.

 

 

[Photo : MARC OLLIVIER – source : http://www.ouest-france.fr]

imatge d'uns ocells

El TERMCAT amplia novament el cabal terminològic del Diccionari dels ocells del món. L’obra, elaborada per la Fundació Barcelona Zoo, l’Institut Català d’Ornitologia i el TERMCAT, incorpora en aquesta actualització 691 denominacions catalanes relatives a 677 espècies d’11 famílies d’ocells passeriformes. També s’hi inclouen noves il·lustracions cedides per Àlex Mascarell, il·lustrador i membre de l’equip de coordinadors científics de l’obra.

El Diccionari dels ocells del món, disponible en línia des de l’any 2017, és un projecte en curs d’elaboració que, inicialment, es va presentar amb 4.510 fitxes terminològiques corresponents a les espècies de les 105 famílies d’ocells no passeriformes, i que s’amplia progressivament a mesura que avança el treball de validació de noves fitxes terminològiques de les espècies pertanyents a les 138 famílies d’ocells passeriformes existents.

Amb aquesta nova actualització que es presenta avui, el diccionari permet la consulta de 8.056 fitxes terminològiques, que contenen 8.193 denominacions catalanes, corresponents a totes les espècies d’ocells no passeriformes i a les espècies de 85 famílies d’ocells passeriformes. Cada fitxa inclou una denominació catalana (o més d’una), els equivalents en castellà, en francès, en anglès i en alemany, i el nom científic de l’espècie. El diccionari també inclou 435 il·lustracions i, quan s’ha cregut convenient, notes amb informació complementària sobre els termes.

El diccionari, elaborat sota la coordinació científica dels especialistes iniciadors d’aquest projecte, Raül Aymí, Rafel Cebrian, Jordi Clavell, Manuel-Enric Giménez i Àlex Mascarell, i dels que, com Ponç Feliu, s’hi han incorporat posteriorment, vinculats majoritàriament a la Fundació Barcelona Zoo i a l’Institut Català d’Ornitologia, conté un bon nombre de denominacions catalanes de nova creació, com ara angúbulbul orfeuescuat xinèshília verda o tetraka becllarg, entre d’altres, que han estat proposades seguint els Criteris per a la denominació catalana dels ocells, elaborats pel TERMCAT i aprovats pel Consell Supervisor.

El Diccionari dels ocells del món forma part de la col·lecció Diccionaris en Línia del TERMCAT, que ofereix actualment prop de 160 títols dedicats a diversos camps d’especialitat.

 

[Font: http://www.termcat.cat]