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A pesar dos seus fallos, a película de Régis Roinsard é entretida e unha acesa homenaxe a Agatha Christie

 

Escrito por EDUARDO GALÁN BRANCO

Agatha Christie escóndese en cada esquina das peripecias argumentais dos tradutores. E poderíase dicir que, xunto a Puñales por detrás, estamos ante un dos máis acesas homenaxes á obra da avoíña dos masacres que teñamos podido ver nos últimos anos.

Os tradutores conta a historia dun editor bébedo de poder ao que lle caeu nas mans o maior best seller literario da historia da edición. Xa se publicaron as dúas primeiras partes do thriller multimillonario, escrito por un autor anónimo cuxa identidade é pasto das investigacións de fieis fans. E, xa coa terceira entrega de ouro entre as uñas, o editor mefistofélico decide loitar contra a piratería e xuntar en réxime case esclavista, nun castelo francés illado -pertencente a un ruso súper rico que é fan da serie policial- a nove tradutores, para que a edición de Dédalo non caia en mans dos hackers.

Os nove «negros» -ou «negritos»- traducirán do francés simultaneamente, durante dous meses, sen falar con ninguén, sen móbiles, ben vixiados polos gardacostas rusos do dono da mansión. Pero, claro, os capítulos fíltranse de todos os xeitos. E, como non podía ser menos, tamén empezan a aparecer mortos nesa especie de «illa do Negro» en que se converteu a mansión.

A película non é brillante en absoluto e si un pouco tramposa. Pero resulta moi entretida. Os actores están mal dirixidos, pero ten graza a repartición, na práctica unha sorte de ONU por aquilo dos idiomas e o financiamento da coprodución. E, como adiantabamos, todo no filme son homenaxes. O pseudónimo do autor aclamado é Óscar Brach -o director dos tradutores declárase fan de Polanski e do seu guionista Gérard Brach-, a música da película remítenos á que fixo Bernard Herrmann para ¿Quen matou a Harry?, a máis cristiana das películas de Hitchcock . E, moi avanzada a acción, nun afortunado flashback de infancia, descubrimos que a vocación literaria do verdadeiro autor de Dedalus foi Asasinato no Orient Express.

Como en moitas historias de Agatha Christie, o tema principal dos tradutores é a traizón: a quen es, a quen che axudaron a ser o que es, a traizón ao pai e ata ao lector. Tampouco este punto está ben conseguido, pero, xa sabemos, que toda tradución é unha traizón.

«Os TRADUTORES»

[«LLES TRADUCTEURS»]

Francia-Bélxica-Italia- Reino Unido, 2019

Director: Régis Roinsard

Intérpretes: Lambert Wilson, Olga Kurylenko, Alex Lawther, Riccardo Scamarcio, Sidse Babett Knudsen, Eduardo Noriega, Patrick Bauchau, Maria Leite

Thriller. 105 minutos.

 

 

[Imaxe: MAGALI BRAGARD – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Charles Baudelaire mort le 31 août 1867, il y a 150 ans, publiait le 25 juin 1857 Les Fleurs du Mal. Objet de scandale dès sa parution, le livre suscita le déchaînement de la presse notamment un virulent article paru dans nos colonnes.

 

Écrit par Marie-Aude Bonniel 
« L’odieux y coudoie l’ignoble; le repoussant s’y allie à l’infect », fustige Gustave Bourdin dans Le Figaro du 5 juillet 1857. Quelques jours auparavant, le 25 juin 1857 paraît un petit recueil de vers signé par Charles Baudelaire, poète peu connu du grand public. À cette époque, Baudelaire est connu et apprécié pour ses critiques d’art et ses traductions de livres d’Edgar Poe. La publication de ses poèmes est attendue depuis fort longtemps.
C’est son ami Auguste Poulet-Malassis, « Coco mal perché », comme le surnommait ses proches, qui édite le livre à plus de 1.000 exemplaires. La tâche n’a pas été commode : Baudelaire passe son temps à corriger les épreuves. Finalement, les poèmes sont répartis en 5 sections (Spleen et IdéalLe VinFleurs du MalRévolte et La Mort). Intitulé Les Fleurs du Mal, la presse s’enflamme et dénonce l’immoralité du livre de Baudelaire.

L’IDOLE EST POURRIE

Le 12 juillet 1857, un nouvel article du Figaro renchérit celui de Gustave Bourdin : il dénonce la « putridité » du livre. « Toutes ces horreurs de charnier étalées à froid, ces abîmes d’immondices fouillés à deux mains et les manches retroussées, devaient moisir dans un tiroir maudit. Mais on croyait au génie de M. Baudelaire, il fallait exposer l’idole longtemps cachée à la vénération des fidèles. Et voilà, qu’au grand jour l’aigle s’est transformé en mouche, l’idole est pourrie et les adorateurs fuient en se bouchant le nez », vitupère le journaliste Jules Habans.
Rappelons le contexte : nous sommes en plein Second Empire sous le régime autoritaire de Napoléon III. Les auteurs y sont régulièrement victimes de la censure. L’écrivain, Gustave Flaubert, au début de l’année 1857, connait un retentissant procès littéraire pour son Madame Bovary .

LES FOUDRES DE LA JUSTICE

Ces critiques assurent malgré tout une notoriété à Charles Baudelaire, mais le conduisent surtout devant la justice. En vain, il tente de faire intervenir ses amis Théophile Gautier, Mérimée ou Barbey d’Aurevilly. Le 16 juillet 1857, la justice saisit Les Fleurs du Mal et Baudelaire et son associé Poulet-Malassis sont poursuivis pour outrage à la moralité.
Le 20 août 1857, le procureur impérial Ernest Pinard condamne le livre « pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », Baudelaire et son éditeur doivent payer de lourdes amendes. L’ouvrage est mutilé de six pièces : Les BijouxLe LéthéÀ celle qui est trop gaieFemmes damnéesLesbos, et Les métamorphoses du Vampire.
Une nouvelle édition augmentée de 35 poèmes sera publiée en 1861. Baudelaire remanie son œuvre, en rendant l’architecture du livre plus cohérente. Poulet-Massalis risque un tirage clandestin : il est puni d’une condamnation nouvelle. Ensuite personne n’ose les réimprimer. Pourtant en 1907, nous rapporte Le Figaro du 25 décembre 1924 : « Un imprimeur débutant M. Crès s’enhardit à donner une édition des Fleurs du Mal, comprenant les pièces interdites. Qu’allait faire le Parquet ? Ignorance réelle ou simulée. Il ne bougea pas ».
Le jugement ne fut révisé que le 31 mai 1949 : sous l’impulsion de la Société des Gens de Lettres, un procès devant la Cour de Cassation réhabilite Charles Baudelaire et ses éditeurs.
Malgré tous ces débats envenimés autour des Fleurs du Mal, cela n’interdit pas au Figaro de « s’enrichir » d’un nouveau collaborateur très distingué quelques années plus tard. Dans son édition du 26 novembre 1863, c’est le même Gustave Bourdin qui annonce: « M. Charles Baudelaire est un poète et un critique que nous avons, à diverses reprises, combattu sous ses deux espèces mais nous l’avons souvent dit, et nous ne nous lasserons pas de le répéter, nous ouvrons la porte à tous ceux qui ont du talent, sans engager nos opinions personnelles, ni enchaîner l’indépendance de nos rédacteurs anciens ou nouveaux. Le Peintre de la vie moderne, étude de haute critique, très curieuse, très fouillée et très originale, fera trois feuilletons ; le rez-de-chaussée de notre journal est ordinairement consacré à des romans ou à des nouvelles, et si nous dérogeons pour cette fois à nos habitudes, c’est avec la persuasion que les lecteurs ne s’en plaindront pas ». Le feuilleton sera publié dans Le Figaro du 26, 29 novembre et 3 décembre 1863.

Extrait de la Une du <i>Figaro</i> du 26 novembre 1863: le premier épisode du feuilleton «Le peintre de la vie moderne» signé Charles Baudelaire. ©RetroNews source BnF.

Redécouvrons les deux articles acerbes du Figaro au moment de la parution des Fleurs du Mal en 1857:

En partenariat avec RetroNews le site de presse de la BNF
Article paru dans Le Figaro du 5 juillet 1857
CECI ET CELA
C’est aujourd’hui le tour des Fleurs du mal, de M. Charles Baudelaire, et des Lettres.
M. Charles Baudelaire est, depuis une quinzaine d’années, un poète immense pour un petit cercle d’individus dont la vanité, en le saluant Dieu ou à peu près, faisait une assez bonne spéculation ; ils se reconnaissaient inférieurs à lui, c’est vrai mais en même temps, ils se proclamaient supérieurs à tous les gens qui niaient ce messie. Il fallait entendre ces messieurs apprécier les génies à qui nous avons voué notre culte et notre admiration Hugo était un cancre, Béranger un cuistre, Alfred de Musset un idiot, et madame Sand une folle. Lassailly avait bien dit : Christ va-nu-pieds, Mahomet vagabond et Napoléon crétin.- Mais on ne choisit ni ses amis ni ses admirateurs, et il serait par trop injuste d’imputer à M. Baudelaire des extravagances qui ont dû plus d’une fois lui faire lever les épaules. Il n’a eu qu’un tort à nos yeux, celui de rester trop longtemps inédit. Il n’avait encore publié qu’un compte rendu de Salon très vanté par les docteurs en esthétique, et une traduction d’Edgar Poe. Depuis trois fois cinq ans, on attendait donc ce volume de poésies on l’a attendu si longtemps, qu’il pourrait arriver quelque chose de semblable à ce qui se produit quand un dîner tarde trop à être servi ceux qui étaient les plus affamés sont les plus vite repus : l’heure de leur estomac est passée.
Il n’en est pas de même de votre serviteur. Pendant que les convives attendaient avec une si vive impatience, il dînait ailleurs tranquillement et sainement, et il arrivait l’estomac bien garni pour juger seulement du coup d’œil. Ce serait à recommencer que j’en ferais autant.
J’ai lu le volume, je n’ai pas de jugement à prononcer, pas d’arrêt a rendre, mais voici mon opinion que je n’ai la prétention d’imposer à personne.
« Il y a des moments où l’on doute de l’état mental de M. Baudelaire. »
Gustave Bourdin
On ne vit jamais gâter si follement d’aussi brillantes qualités. Il y a des moments où l’on doute de l’état mental de M. Baudelaire ; il y en a où l’on n’en doute plus :- c’est, la plupart du temps, la répétition monotone et préméditée des -mêmes mots, des mêmes pensées. -L’odieux y coudoie l’ignoble ;- le repoussant s’y allie à l’infect. Jamais on ne vit mordre et même mâcher autant de seins dans si peu de pages ; jamais on n’assista à une semblable revue de démons, de fœtus, de diables, de chloroses, de chats et de vermine. Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur ; encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables. Un vers de M. Baudelaire résume admirablement sa manière ; pourquoi n’en a-t-il pas fait l’épigraphe des Fleurs du mal ?
Je suis un cimetière abhorré de la lune.
Et au milieu de tout cela, quatre pièces, Le Reniement de Saint Pierre, puis Lesbos, et deux qui ont pour titre les Femmes damnées, quatre chefs d’œuvre de la passion, d’art et de la poésie ; mais on peut le dire, mais on peut le dire, il le faut, on le doit : si l’on comprend qu’à vingt ans l’imagination d’un poète puisse se laisser entraîner à traiter de semblables sujets, rien ne peut justifier un homme de plus de trente d’avoir donné la publicité du livre à de semblables monstruosités.
Par Gustave Bourdin

Article paru dans Le Figaro du 12 juillet 1857
Semaine Littéraire
Avec M. Charles Baudelaire, c’est de cauchemar qu’il faut parler. Les Fleurs du mal, qu’il vient de publier, sont destinées, suivant lui, à chasser l’ennui « qui rêve d’échafauds en fumant son houka ». Mais l’auteur n’a pas pris garde qu’il remplaçait le bâillement par la nausée.
« Tout ce qui n’est pas hideux y est incompréhensible, tout ce que l’on comprend est putride. »
Jules Habans
Lorsqu’on ferme le livre après l’avoir lu tout entier comme je viens de le faire, il reste dans l’esprit une grande tristesse et une horrible fatigue. Tout ce qui n’est pas hideux y est incompréhensible, tout ce que l’on comprend est putride, suivant la parole de l’auteur.
J’en excepterai pourtant les cinq dernières strophes de la pièce intitulée Bénédiction, Élévation et Don Juan aux Enfers. De tout le reste, en vérité, je n’en donnerais pas un piment et je n’aime pas le poivre !
Toutes ces horreurs de charnier étalées à froid, ces abîmes d’immondices fouillés à deux mains et les manches retroussées, devaient moisir dans un tiroir maudit. Maison croyait au génie de M. Baudelaire, il fallait exposer l’idole longtemps cachée à la vénération des fidèles. Et voilà, qu’au grand jour l’aigle s’est transformé en mouche, l’idole est pourrie et les adorateurs fuient en se bouchant le nez.
Il en coûte assez cher de jouer au grand homme à huis clos, et de ne savoir pas à propos brûler ces élucubrations martelées à froid dans la rage de l’impuissance. On en arrive à se faire prendre au mot lorsqu’on dit :
Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu’en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l’air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie
Semble le râle épais d’un blessé qu’on oublie,
Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt ! SANS BOUGER, DANS D’IMMENSES EFFORTS !
Comme c’est vrai, tout cela! et comme je donne raison à M. Baudelaire, lorsqu’il se juge ainsi!
Allons! un Requiem par là-dessus, et qu’on n’en parle plus.
Par J. Habans

[Source : www.lefigaro.fr]

Los cuentos completos de la escritora ucraniana-brasileña Clarice Lispector se  tradujeron y publicaron el año pasado en México, en una edición preparada por uno de sus biógrafos, Benjamin Moser. El siguiente ensayo nos invita a adentrarnos en la riqueza narrativa de Lispector, a la que delinea como una escritora plural, subterránea, afín a los rasguños y a las derrotas de la condición humana.

Escrito por Guillermo Fajardo

Clarice, ¿durante cuánto tiempo meditaste la posibilidad de traducirnos? ¿Te echaste detrás de nuestras cortinas y, ahí, espiándonos en posición de firmes, memorizaste nuestras fobias y señalaste a nuestros enemigos? ¿Nos entendiste a partir de nuestros vaivenes y miserias, fotografiando, con esos ojos tan tuyos para los claroscuros, los instantes previos a nuestros desastres?

Espero que estas preguntas encuentren destinatario, sobre todo porque los Cuentos completos de Clarice Lispector (1920-1977), recientemente publicados por el Fondo de Cultura Económica, parecen habitar la porción superficial de la vida, aunque sus verdaderas lecciones yacen en las profundidades, en los trastornos, en las difíciles maneras de crecer y madurar. Descifrar a Clarice Lispector siempre será una tragedia, pues solamente los más hábiles conseguirán mantener los cirios prendidos para llegar al final de sus catacumbas.

Es difícil, para mí, vislumbrar una imagen más elocuente que esta para Clarice Lispector, la escritora subterránea, la de los rasguños y las llamaradas, la de la extravagancia de ver en nuestros anhelos la primera condición de una derrota que nos perseguirá durante toda la vida. Lispector es una escritora plural que revela, en sus cuentos, una multitud de niveles capturados por ciertos códigos insinuados. La infancia, las ansiedades de la clase media, la familia, y, sobre todo, una preocupación vital sobre la mujer: son los temas que alumbran su obra.

La de Lispector es una escritura que evoluciona como la puesta del sol: a ratos crepuscular, por momentos invadida por colores mil, a ratos expectante ante la noche. El lenguaje de Lispector se contorsiona conforme sus personajes se transforman: traen las palabras sobre la piel. En “Obsesión”, por ejemplo, esta cualidad dúctil acompaña los pensamientos de Cristina, una mujer que rememora su atracción hacia Daniel, un misterioso hombre que la obsesiona sobre Jaime, su esposo. Cuando evoca a Daniel, el lenguaje se vuelve denso y pegajoso, con Jaime, en cambio, ligero y apagado.

La de Lispector, pues, es una escritura de destellos inopinados, entre agujas y algodones. Le gusta moverse entre corredores tenuemente alumbrados. Su “gramática”, como la llama Benjamín Moser en el estudio introductorio, “puede atribuirse a la fuerte influencia del misticismo judío en que la inició su padre”. Además, “sus cuentos están atravesados por una búsqueda lingüística incesante, una mutabilidad gramatical que no permite que se lean con demasiada prisa”. Añadiría, con temor, que esta sintaxis de Lispector, coherente con la ambigüedad de sus historias, es una escritura desacoplada, clandestina por instantes, pública en otros. No me atrevería a decir que su literatura es para unos cuantos iniciados, pero sí requiere de una proeza similar: atender a la sensibilidad de la escritora como quien zurce un suéter para el invierno. Las hebras, que serán muchas, lucen infinitas si pretendemos describirlas. Y Lispector lo sabe, pues escribe, en “Los desastres de Sofía”:

Mi confusión se debe a que un tapiz está hecho con tantos hilos que no puedo limitarme a seguir uno solo, mi enredo se debe a que una historia está hecha de muchas historias. Y no todas puedo contarlas.

Los inicios de sus cuentos dan testimonio de este desacople profundo que logra su escritura, mediante una especie de fractura que nos descoloca. Bastarán estos instantes: “Era una gallina de domingo. Todavía viva, porque no pasaba de las nueve de la mañana” (“Una gallina”). En una frase, Lispector le asigna al animal una cualidad absolutamente original, cuando un día de la semana, una de las formas más arbitrarias para medir el tiempo, describe a la gallina con la oportunidad de lo cotidiano.

Hay más: “En la mañana, temprano, era siempre la misma cosa renovada: despertar. Lo cual era lento, desplegado, vasto. Vastamente, ella abría los ojos” (“Preciosidad”). Estar nuevamente conscientes, después de una noche de sueño, se transforma en una experiencia en donde todo parece expandirse a partir del mismo acto repetido. Cada mañana. Distinta. Pero igual. Hay un dejo de vaguedad en ese trance, casi como si despertar fuese un misterio necesario.

De esta forma, escritura e historia se conjugan para ofrecer distintas bóvedas de significados. En los mundos de Lispector, sus personajes suturan el mundo con sus emociones. Es decir, el universo y las cosas reciben algo de ellos. Sus protagonistas producen significados que los atormentan, como sucede en “El búfalo”, una de las expresiones literarias más pobladas que he leído. Los cuentos de Lispector podrían describirse como perífrasis expandidas; en otras palabras: sus historias siempre se refieren a otras cosas.

En ese cuento, una mujer que acude a un zoológico busca entre las jaulas de los animales un odio para compartir. Herida por un hombre al que detesta, “cuyo único crimen era el de no amarla”, se lanza a un abismo entre las miradas de los animales. “Entonces se fue sola a tener su violencia”, dice Lispector.  Y la encuentra. Cavilando ahí, entre ansiosa y desesperada, se topa con los ojos de un búfalo, quizá él también herido, y se anima a dar el paso: se clava un cuchillo entre su carne, y muere. Para algunos, como Patricia Vieira, el búfalo establece una conexión con la mujer ya que él también odia, detesta a los humanos que lo han aprisionado, y es esa “fuerza tranquila del animal”, dice la estudiosa, la que le anima a la muerte. De esta manera, Lispector da paso a lo que Vieira llama zoofitografía o “escritura interespecies”. La mirada del búfalo,de algún modo, es otra forma de la imaginación literaria.

“Narradores marginados” llama la investigadora Claire Williams a los personajes de Lispector. Y es que, como esta crítica establece, “los actos violentos” que aparecen en la literatura de la escritora parecen ser, más bien, ritos para superar ciertas pruebas que llevarán a sus personajes a entretener actos que confirmen sus infiernos. “Los desastres de Sofía”, por ejemplo, cuenta la historia de una niña de nueve años obsesionada con su profesor por “su silencio y por la controlada impaciencia con que nos daba clase”. Durante una sesión, el hombre les pide a sus alumnos que reescriban una historia sobre cómo el trabajo duro trae, al final, una recompensa. Ella, sin embargo, y apremiada por “el deseo de ser la primera en cruzar el salón […] y entregarle insolente la composición” reescribe la historia, pero falla en entender la moraleja pues, como escribe Williams, “es también una oportunidad para molestar al profesor al deliberadamente escribir una historia amoral”, ya que la recompensa, escribe la niña, puede encontrarse por casualidad. Contrario a lo que pensaba, al profesor le fascina su historia;  ella, horrorizada, se da cuenta de que “el profesor estaba matando en mí, por primera vez, la fe en los adultos: también él, un hombre, creía como yo en las grandes mentiras”.

¿Y no toda ficción es una farsa? Es como si Lispector nos advirtiera que crecer significa creer en otras mentiras, más elaboradas, más complejas, para justificarnos ante nosotros mismos. Que toda ética es una forma organizada de estructurar una serie de invenciones. Que toda literatura o experimento filosófico es un intento decoroso para darle sentido a nuestras creencias, actos, o imposturas. Lo más apabullante de esta narración es que Lispector logra que una niña de nueve años se dé cuenta del hechizo del mundo adulto. No exagero si digo que, de tomarse en serio esta forma de habitar el cosmos, nuestro colapso sería casi inmediato, pues es imposible organizar cualquier sociedad sin la estructura de toda esta serie de falsedades. Gran parte de la historia humana puede ser entendida como una sucesión de actos conducidos, encaminados, y ejecutados para darle vida a la ficción de un imperio, a la mentira de una nueva sociedad, a la esperanza imaginada de un paraíso repartido entre todos.

Finalmente, en Una historia de tanto amor, el pasaje de la muerte resulta un episodio necesario para madurar y crecer. Una niña, la cual posee dos gallinas, Pedrina y Petronilha, “que de tanto observar (…) conocía su alma y sus más íntimos anhelos”, no logra entender por qué, después de un viaje, su familia se come a Petronilha. Comienza a odiarlos, y es entonces cuando su madre le explica que “cuando nos comemos a los animales, estos se vuelven más parecidos a nosotros, porque los llevamos así, adentro”. Tiempo después, Pedrina sufre una muerte natural, aunque precipitada por ciertas acciones de la niña. Cuando obtiene otra gallina, Eponina, su intuición le dice que su destino es ser comida, y lo acepta, pero no con resignación, sino con “un amor más realista”. Y así, cuando llega el momento, la niña “comió más de Eponina que todo el resto de su familia”.

Al mismo tiempo que ella quiere una parte de la gallina dentro de sí, también entiende la naturaleza básica de cualquier poder: que nunca es inocente, pero que necesita administrarse para ordenar y darle sentido al mundo. El cuento, sin embargo, concluye con una nota más bien siniestra: “La niña era un ser hecho para amar hasta que se convirtió en una joven, y estaban los hombres”. Su futuro consistirá en descubrir, una a una, las distintas formas bajo las cuales unos oprimen a los otros.

La literatura de Lispector ofrece las costuras del mundo y después las cierra con violencia. Veremos estas cicatrices cuando pongamos los ojos sobre la piel. Estos cuentos, pues, multiplican la ansiedad de las miradas.

¿Nos atreveremos a ver?

• Clarice Lispector, Cuentos completos, traducción de Paula Abramo, prefacio y organización de Benjamin Moser, México, Fondo de Cultura Económica, 2020, 472 p.

Guillermo Fajardo
Doctorando en Literatura Hispanoamericana por la Universidad de Minnesota-Twin Cities. Autor de Los discursos presidenciales (Editorial de Otro Tipo, 2017).

 

[Fuente: http://www.nexos.com.mx]

 

É unha das máis prestixiosas divulgadoras da literatura galega nos EEUU e desprazarase a Galicia para traducir obras de Marica Campo e Emma Pedreira

Facilitaráselle a estadía na Residencia Literaria 1863, un apartamento do século XIX na Coruña, desde onde desenvolverá as súas investigacións no mes de maio

A primeira convocatoria da Bolsa Residencia Xacobeo recibiu proxectos para linguas coma o sueco, o inglés, o italiano, o francés, o ruso ou o alemán

A profesora emérita da Universidade de Maine (Estados Unidos), Kathleen March, será a primeira protagonista do novo programa de residencias literarias posto en marcha pola Xunta de Galicia. A Consellería de Cultura, Educación e Universidade vén de resolver a primeira Bolsa Residencia Xacobeo, dirixida a tradutores de literatura galega e convocada en colaboración coa Residencia 1863 da Coruña, co obxectivo de impulsar o sector da tradución e contribuír á proxección exterior das nosas letras. March é dunha das máis prestixiosas investigadoras e divulgadoras da literatura galega nos Estados Unidos e tamén experta nos estudos sobre Rosalía de Castro.

Ao abeiro desta iniciativa cultural, a investigadora desenvolverá o seu traballo durante o vindeiro mes de maio na Coruña sobre dúas obras en prosa das escritoras Marica Campo e Emma Pedreira. Doutora en Español e Creatividade e directora do Centro de Estudos Galegos da Universidade de Maine, vén realizando unha dilatada contribución ao estudo da escrita e a cultura de Galicia. É tamén experta en Rosalía de Castro, editora e tradutora dun altísimo número de pezas literarias galegas para o inglés, e premio da Cultura Galega en Proxección Exterior en 2015.

En concreto, March planea traducir Confusión e morte de María Balteira e Bibliópatas e Fobólogos (2017) para desenvolver actividades que poidan atraer outros tradutores de lingua inglesa a empregar temas galegos. A convocatoria da Residencia Xacobeo concitou o interese dun bo número de tradutores, que concorreron con proxectos para linguas coma o sueco, o inglés, o italiano, o francés, o ruso ou o alemán. A autoría abrangueu desde figuras da Idade Media á contemporaneidade, inclinándose a balanza cara autoras actuais de distintos xéneros (narrativa, poesía e teatro) nunha participación de alta esixencia valorada moi positivamente polo xurado.

Achegar o proceso ao público

A I Residencia Xacobeo enmárcase no traballo do Goberno autonómico por divulgar e difundir a literatura galega e apoiar aos profesionais. Consiste en que a Xunta e a Residencia Literaria 1863, coa poeta Yolanda Castaño ao fronte, facilitarán ao beneficiario un espazo en Galicia para o seu traballo e investigación durante varias semanas. Así, a profesora aloxarase na Residencia Literaria 1863, un apartamento do século XIX no casco histórico da Coruña que combina residencia con centro de xestión cultural. O programa incluirá o billete aéreo desde o país do tradutor e dietas para gastos básicos.

A iniciativa ten tamén como obxectivo achegarlle o proceso de creación ao público, con accións abertas. Porque o beneficiario, se así o desexa, terá a oportunidade de ofrecer un encontro público de mostra do seu traballo durante o tempo de residencia. Ademais, na Coruña terá acceso prioritario a museos, galerías, bibliotecas, concertos, visitas guiadas, encontros literarios, obras de teatro e outros eventos nunha cidade que conta cunha rica e diversa vida cultural.

 

[Fonte: http://www.cultura.gal]

Autor:  Álvaro Suárez Ortiz
Directora: Ana María Cabo González
Editorial/Institución editora:  Universidad de Sevilla
Ciudad: Sevilla
País: España
Año 2020
Tipo de publicación: Tesis
Tipo de tesis: Tesis doctorales
Materias de especialidad: 

Enseñanza de ELE, Enseñanza de la lengua, Historia de España, Traducción, Traducción

Descripción: 

El presente trabajo, a cargo de Álvaro Suárez Ortiz, leído en la Universidad de Sevilla en 2020, tiene como objetivo ofrecer a todos aquellos interesados en la lengua árabe un nuevo recurso que satisfaga la pretensión última de alcanzar un grado de conocimiento lo suficientemente profundo como para poder utilizarla con éxito en cualquier tipo de situación comunicativa.

Nuevos enfoques de aprendizaje en el arabismo hispano: un compendio léxico innovador español-árabe presenta de ese modo una herramienta versátil concebida con la intención de facilitar a los discentes hispanohablantes la labor de acercamiento, comprensión y asimilación de la lengua árabe, tomando como piedra angular el componente léxico del idioma.

Para ello, se ha llevado a cabo una exhaustiva labor de cotejo y selección de la información de mayor relevancia contenida en un total de cinco diccionarios de reconocido prestigio y valor docente (con material consultable, según el caso, en lengua española, inglesa o árabe). Esta información ha sido sometida a un riguroso proceso de análisis, comparación, traducción (en los casos en los que ha procedido) y complementación hasta añadir a cada una de las entradas contenidas en la herramienta información suficientemente amplia como para contextualizar el uso de cualquier lema recogido en la misma y aumentar exponencialmente la probabilidad de utilizarlo adecuadamente en el discurso oral o escrito en lengua árabe.

El material resultante de esta labor no solo recoge el saber de lexicógrafos de referencia, sino que da un paso más, incluyendo toda la información gramatical presente en los diccionarios que tratan otros pares lingüísticos, para así presentar al estudiante el vasto potencial de la lengua árabe en su máxima expresión.

Página de Internet:  https://idus.us.es/handle/11441/105502
Fecha de publicación: Domingo, 4 de abril de 2021

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

Organizadores: Centro de Estudios Lingüísticos y Literarios, El Colegio de México
Tipo de actividad: Congreso, jornada, encuentro
Fecha límite de solicitud: Lunes, 5 de abril de 2021
Descripción: 

El Centro de Estudios Lingüísticos y Literarios, El Colegio de México celebra este congreso en línea el 9 de abril de 2021. El objetivo es tratar, a través de diferentes intervenciones, la enseñanza de la lingüística y la traducción.

El evento gratuito y abierto al público. Para conectarse y participar es necesario registrarse a través de la plataforma Zoom en la siguiente dirección: http://bit.ly/3eDcNGz. El evento también puede seguirse en YouTube con la siguiente liga: https://youtu.be/eGXRVUPhfnM

Ciudad: México D.F
País: México
Fecha de inicio: Viernes, 9 de abril de 2021
Fecha de finalización: Viernes, 9 de abril de 2021
Dirección postal completa: Centro de Estudios Lingüísticos y Literarios, El Colegio de México, México D.F. (México)
Correo electrónico: Contacto disponible en su página web
Página de Internet:  http://www.amla.org.mx/wp-content/uploads/2021/03/Programa_-linguistica-y-traduccion.pdf
Materias de especialidad:  Lingüística, Traducción

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

« Después de Babel », una muestra sobre la traducción como herramienta política en el Río de la Plata, puede visitarse en el Centro de Arte Contemporáneo Muntref del antiguo Hotel de los Inmigrantes.

Proclamas de Belgrano escritas en guaraní, un recorrido beatnik desde Ezra Pound hasta el rock nacional o arte hecho con actas bautismales de indios cautivos son parte del medio millar de documentos y obras que forman « Después de Babel », una muestra sobre la traducción como herramienta política en el Río de la Plata, que puede visitarse en el Centro de Arte Contemporáneo Muntref del antiguo Hotel de los Inmigrantes.

¿Qué es capaz de reunir en un mismo territorio a Lacan con Joyce, Perón, Homero, Borges? « La respuesta es simple: la traducción », dice Marina Aguerre, cocuradora de la muestra que propone diálogos, previsibles algunos y otros muchos insospechados, sobre la diversidad cultural y lingüística ‘aplastada’ por los relatos hegemónicos.

Y así, obras fundamentales que convocan tanto a Grete Stern como a Quino, a Rodin como a Marta Minujín, van tejiendo una red con el neocriollo de Xul Solar; videos, registros sonoros e instalaciones.

« La traducción es un hacer con las diferencias. Enseña formas de inventar y jugar con las dificultades para producir algo nuevo basado en la historia y la tradición, pero también en las singularidades y las historias individuales. Es quizá aquello que más precisamos en el mundo globalizado para saber cómo existir juntos, un aprendizaje de ciudadanía », dice la lingüista francesa Bárbara Cassin, autora de las muestras originales, realizadas en Marsella y en Ginebra, sobre las que se recreó esta otra.

Montada en los márgenes del mismo río que define el territorio que investiga, la muestra crea una geografía nueva, surgida del cruce entre documentos y « producciones de artes visuales que no son tomadas como ilustraciones », advierte Aguerre, sino que fueron entendidas y utilizadas como « otro medio parlante » alrededor de las problemáticas encontradas en la investigación.

Interesados en la potencia sensible de las imágenes, la exhibición recupera obras como la de Cristina Piffer usando seis palabras que vienen de leyes que habilitaron la violencia en Argentina, escritas en vidrio con sangre disecada hasta volverse polvo.

‘Indios’ y ‘bárbaros’ del período de expansión hacia el sur del Río Negro durante la Conquista del Desierto; ‘apátrida’ y ‘extranjero’ de las leyes de residencia cuando la barbarie pasan a ser los anarquistas y los comunistas; ‘subversivo’, de los decretos peronistas de 1975; y ‘terrorista’, de la ley antiterrorista de 2007.

« La dicotomía civilización-barbarie se trabajó en el Río de la Plata con obras y documentos que permiten pensar su historia de las luchas contemporáneas », explicó otro de los curadores, Leandro Martínez Depietri.

« Esta exposición parte de la noción de bárbaro que toma Cassin, palabra que viene de la onomatopeya griega ‘bla, bla, bla’ y que los griegos usaban para designar a quienes no hablaban su lengua y consideraban incapaces de razonar porque para ellos el ‘logos’, la capacidad de pensar, ocurría en la lengua culta griega. El resto de las lenguas y quienes las practicaban eran menos que humanos », indica Depietri.

En esa dicotomía entre civilización y barbarie surge desde la lengua una mirada deshumanizante que termina en categorías como la esclavitud y que pueden parecer un problema de la antigüedad, « pero la lengua hegemónica funciona siempre aplastando la diversidad; y pensar que la comunicación debe darse en una sola lengua y que la cultura está definida por una lengua única es reducir el mundo », asevera el curador.

« Muchas lenguas permiten muchas miradas del mundo -remarca-. La traducción permite ver que las lenguas no tienen que pensarse a partir de la equivalencia del ‘cómo digo’ sino a partir del remanente intraducible que queda: decir ‘casa’ no es exactamente lo mismo que decir ‘home’, no funciona exactamente como una equivalencia que nos hace ver igual el mundo, son palabras distintas que refieren a cosas, sensaciones, registros, parecidos pero distintos ».

En guaraní hay un color que significa verde con azul y eso habla de ese pueblo que habita la selva, como los esquimales que tienen cerca de 15 nombres para nombrar lo que siempre veríamos como blanco. Un eje de los nueve que tiene la muestra se encarga de recopilar ese tipo de palabras, las intraducibles como la saudade portuguesa.

« La traducción da cuenta de que otros ven cosas que nosotros no vemos y eso habla del valor de las diferencias, de que las palabras forman tras visiones del mundo », sostiene Depietri.

¿Por qué o desde dónde la traducción puede ser una herramienta política o de construcción de ciudadanía? « Al entender que un otro que habla otra lengua porta otra visión, entendemos que esa distancia no es una cuestión de evolución cultural o superioridad, que no hay una cultura, sino que vivimos en una pluralidad de culturas, algo especialmente necesario en un mundo global donde hay crisis de refugiados y un flujo inmenso. Somos un entramado », concluye.

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

Theodor Kallifatides nos brinda en « Lo pasado no es un sueño » otro libro magistral, para deleite de los que ya conocen su obra y de los que todavía tienen la suerte de poder descubrirla.

Escrito por EVARISTO AGUADO

«Tenía ocho años cuando mi abuelo me tomó de la mano y no la soltó hasta que encontramos a mis padres en Atenas. Quién sabe qué podría haber pasado si me hubiera quedado en el pueblo. Era 1946. Principios de la primavera de 1946. Los almendros florecían uno al lado del otro y el campo estaba en su esplendor.»

Así empieza la novela más autobiográfica de Theodor Kallifatides y una de las más apreciadas por sus cientos de miles de lectores. Una semana antes de que Kallifatides huyera del pueblo, un grupo de fascistas con armas en la mano había obligado a toda la gente a reunirse en el cementerio. Allí se quedaron jóvenes y viejos aterrorizados mientras su infame capo los llamaba lentamente a uno tras otro para finalmente seleccionar a algunos hombres que se llevó con él. Sus cuerpos nunca fueron encontrados.

Con su característica sencillez y humanidad, Theodor Kallifatides nos narra su vida desde que abandona su pueblo natal hasta que retorna a él para recibir el homenaje de sus vecinos convertido ya en un escritor consagrado. Así descubrimos la infancia y la adolescencia en la Atenas gobernada por regímenes autoritarios, el nacimiento de la conciencia política y de clase, el descubrimiento de la sexualidad y el amor, el exilio a Suecia, la sorprendente capacidad para rehacer allí su vida laboral y formar una familia, y su trayectoria como escritor en la lengua de acogida, el sueco.

Theodor Kallifatides ha publicado más de cuarenta libros de ficción, ensayo y poesía traducidos a varios idiomas. Nació en Grecia en 1938 e inmigró a Suecia el 1964, donde empezó́ su carrera literaria. Ha traducido del sueco al griego a grandes autores como Ingmar Bergman y August Strindberg, así como del griego al sueco a Giannis Ritsos o Mikis Theodorakis.

Ha recibido muchos premios por su trabajo tanto en Grecia como en Suecia, país en el que reside actualmente. Galaxia Gutenberg publicó en 2019 su obra Otra vida por vivir, que ha merecido el Premio Cálamo «Extraordinario 2019». En 2020, se han publicado las obras El asedio de Troya y Madres e hijos, en este mismo sello.

 

[Fuente: http://www.todoliteratura.es]

 

L’Italie célèbre cette année l’auteur de «La Divine Comédie», mort il y a 700 ans. Comment appréhender ce chef-d’œuvre de la littérature mondiale? Comment parle-t-il encore au lecteur de 2021? La traductrice Danièle Robert nous sert de guide

Portrait de Dante Alighieri – 1265 – 1321 – source : Fine Art Images/Heritage Images/Getty Images

Écrit par Lisbeth Koutchoumoff

Cette semaine ont débuté en Italie les festivités qui vont marquer tout au long de l’année le 700e anniversaire de la mort de Dante Alighieri, «sommo poeta», poète suprême, «père» de la langue italienne et de l’un des trésors de la littérature mondiale. Le 25 mars a ainsi été décrété Dantedì, jour de Dante, en écho à la date où débute La Divine Comédie, ce poème de 14 233 vers, écrit probablement entre 1304 et 1321, l’année de la mort de l’écrivain florentin. Un texte fleuve où Dante se met en scène en voyageur de l’au-delà, traversant les trois royaumes des morts – Enfer, Purgatoire et Paradis –, un parcours initiatique, mystique, dont la beauté, l’invention, la modernité continuent de subjuguer.

La postérité de l’écrivain, son génie ont fait de l’ombre à l’homme qu’a été aussi Dante Alighieri et c’est le mérite de l’historien Alessandro Barbero que de le replacer dans son siècle, brillant et turbulent, dans une biographie qui fait date, publiée chez Flammarion. Plusieurs nouvelles traductions de La Divine Comédie ont aussi vu le jour. Une seule parmi elles a tenu le pari de suivre la structure originale des vers de Dante. C’est Danièle Robert qui a réalisé ce tour de force. Sa traduction est parue ce mois-ci en version intégrale chez Babel Actes Sud. Elle a accepté de nous servir de guide.

Quels seraient vos conseils à quelqu’un qui voudrait lire pour la première fois «La Divine Comédie»?

Danièle Robert: Je lui dirais: «Une telle lecture est une véritable aventure qui va vous réserver d’incroyables surprises, dans des domaines très divers, et vous faire passer par les émotions les plus contradictoires, les sentiments les plus extrêmes, donc vous apporter beaucoup; mais c’est aussi une lecture qui demande du temps, de la réflexion… Par conséquent, n’essayez pas de lire le poème en continu, d’une seule traite, vous abandonneriez très vite. Au contraire, savourez-le chant après chant, en le laissant reposer comme on fait d’une pâte pour la faire lever, et commencez par l’Enfer, bien sûr, continuez par le Purgatoire et finissez par le Paradis; c’est dans ce sens que Dante a fait le voyage, c’est dans ce sens qu’il faut le faire à votre tour pour être en phase avec son propos et goûter pleinement la composition du poème.»

L’expérience que Dante a faite sur et en lui-même est celle que tout être humain peut faire à son tour

En quoi cette immense traversée du royaume des morts parle-t-il encore aux lecteurs de 2021?

Il nous parle depuis 700 ans, quel que soit notre pays, notre langue, notre culture, parce qu’il s’agit d’un poème de dimension universelle. Ce qu’il nous raconte comme appartenant au royaume des morts est, d’une part, un tableau du monde dans lequel nous vivons avec ses multiples aspects, et, d’autre part, l’expression de nos aspirations, de nos angoisses, de nos efforts, de nos rêves.

Le texte, en effet, ne se résume pas à son sens premier de voyage imaginaire dans l’au-delà; l’expérience que Dante a faite sur et en lui-même est celle que tout être humain peut faire à son tour, c’est avant tout une expérience intérieure qui conduit d’une constatation et de la prise de conscience d’une réalité, quelle qu’en soit la forme, à la décision de transformer ce que l’on a «vu» et compris (autour de soi et en soi) et d’accéder à une autre vérité, différente pour chacun de nous et par laquelle nous affirmons notre liberté.

Pour ce voyage, Dante a pour guide Virgile. Pourquoi a-t-il choisi ce poète de l’Antiquité, étranger au christianisme, alors que le périple est une plongée au cœur de la mystique chrétienne?

Virgile, poète latin qui a vécu au premier siècle av. J.-C., sous le règne d’Auguste, c’est-à-dire au moment où l’Empire romain était à son apogée, est pour Dante un modèle sur plusieurs plans: il a chanté dans l’Enéide le voyage d’Enée et des Troyens partis pour fonder un monde nouveau après la chute de leur ville, il a célébré à la fois la grandeur de l’Empire et les joies simples de la vie rurale et, surtout, Dante le voit, à l’instar de ses contemporains, comme un prophète (sans le savoir) de la venue du Christ, à cause de la IVe églogue des Bucoliques dans laquelle il a décrit la naissance d’un enfant annonciateur d’un nouvel âge d’or et d’un avenir radieux.

De plus, au Moyen Age, l’Antiquité païenne et le christianisme sont étroitement liés dans la conscience collective, l’un se nourrissant de l’autre. Mais Virgile est principalement pour Dante l’incarnation de la parole poétique qui, seule, va lui permettre de dire aux humains ce qu’il a vu dans l’autre monde, de s’acquitter de la mission qui lui a été confiée en tant que poète, médiateur entre le ciel et la terre.

Les traductions récentes sont nombreuses en français, mais vous êtes la seule à respecter la forme poétique choisie par Dante. Quelle est cette forme?

Dante a créé, spécialement pour ce poème, un système de rimes qui, au lieu de fonctionner deux par deux le font trois par trois, formant une sorte de tresse qui donne au poème ce rythme ternaire caractéristique. À cela s’ajoute l’emploi de l’endecasillabo, le vers impair de 11 syllabes qui existait à son époque et était largement utilisé par les poètes italiens comme il l’est encore de nos jours; ce n’est donc pas une création, mais Dante l’emploie sur des strophes de trois vers, les terzine, où l’on retrouve le chiffre 3, et si l’on pousse plus loin l’observation, on voit que trois vers de 11 syllabes équivalent à 33 syllabes, qu’il y a trois parties dans le poème, chacune d’elles étant composée de 33 chants sauf l’Enfer qui en compte 34, ce qui donne en tout 99 + 1 = 100 chants.

Que veulent dire ces nombres?

Ces calculs sont loin d’être le fruit du hasard ou d’une quelconque coquetterie stylistique: le 1, le 3 et leurs multiples reviennent à tout moment dans le poème pour nous signifier que la vérité à laquelle adhère Dante, et les chrétiens avec lui, est la foi dans la Trinité. On peut donc affirmer que cette forme est inséparable du sens de l’œuvre.

Ce rythme à trois temps emporte comme une valse. Il rappelle aussi le pas du marcheur…

Oui, et ce mouvement, cette pulsation, est précisément ce qui nous entraîne dans la lecture et nous invite à notre tour à entreprendre le voyage.

On considérait jusqu’ici trop difficile de plier le français à ce rythme-là?

On a longtemps soutenu – et certains traducteurs actuels le soutiennent encore – qu’on ne pouvait rendre en français les rimes dantesques telles que voulues par leur auteur, la langue française étant trop cérébrale pour les uns, la versification trop rigide ou inadaptée pour les autres…

Il a tenté une sorte d’unification linguistique alors même que l’unification politique était loin d’être réalisée

Qu’est-ce qui vous a convaincue de relever le défi?

Je n’ai pas hésité un seul instant: l’écoute de ce rythme – qui n’a absolument rien de monotone ni d’ennuyeux –, de cet entrelacs de rimes qui procèdent par vagues successives m’a immédiatement poussée à trouver ce qui, dans ma propre langue, pouvait correspondre à la musique que j’entends lorsque je lis Dante à haute voix, à lui faire écho, en quelque sorte; et c’est cette musique qui m’a guidée constamment dans ma traduction.

Les lecteurs les plus enthousiastes quant à l’intérêt et la nécessité d’avoir traduit Dante en tierce rime, ce sont les Italiens francophones qui, tous sans exception, en portent témoignage: eux qui ont dans l’oreille la voix de Dante et qui en sont imprégnés dans leurs fibres mêmes, sont capables d’entendre sa musique dans le texte français.

On dit que Dante a inventé une langue, qui deviendra l’italien moderne, avec ce poème. Expliquez-nous.

Il n’a pas vraiment inventé une langue, qui existait bien avant lui, mais il a tenté une sorte d’unification linguistique alors même que l’unification politique était loin d’être réalisée. Il a donc puisé aux sources des dialectes et parlers locaux des régions qu’il a traversées, du toscan au romagnol, du sicilien au provençal, et le latin lui a offert également d’immenses ressources pour bâtir une langue dite «vulgaire», c’est-à-dire parlée par le peuple, aussi noble, aussi «illustre» que le latin classique alors utilisé dans tous les écrits administratifs, politiques, religieux, etc. De plus, sur le plan poétique, il a créé des déplacements de sens sur certains mots et, bien sûr, de nombreux néologismes.

Si vous deviez citer trois passages parmi vos préférés?

Pour l’Enfer, je choisirais comme beaucoup le chant V, la célèbre histoire de Paolo et Francesca empreinte d’une émotion intense; pour le Purgatoire, c’est le chant XXVIII, l’entrée de Dante dans le paradis terrestre et la rencontre d’une dame mystérieuse qui le conduira vers Béatrice; là aussi, un pur joyau; pour le Paradis, c’est évidemment le chant XXXIII, une apothéose.


Dante Alighieri, La Divine Comédie, trad. de l’italien par Danièle Robert, 918 p.

 

Avec ou sans rimes

Plusieurs autres traductions de La Divine Comédie sont parues récemment. C’est celle de Jean-Charles Vegliante, très libre, rassemblée dans la collection Poésie/Gallimard, qui a été choisie par l’Institut italien à Paris pour un livre audio en 33 langues conçu pour cet anniversaire. René de Ceccatty a proposé sa version en octosyllabes non rimés que l’on trouve chez Points. Les Éditions La Dogana accueillent celle de Michel Orcel dont l’Enfer est paru en 2019 et le Purgatoire en 2020. On attend le Paradis pour ce printemps. Le poète a choisi le décasyllabe et la rime parfois.


L’empreinte d’un poète exilé

Alessandro Barbero suit la trace de Dante dans une Italie brillante et conflictuelle

«Dante d’Aldighieri degli Aldighieri, poète florentin». Cette mention dans un registre de la corporation des médecins et apothicaires de la ville au lys a été introduite entre 1297 et 1301. Elle fait partie des quelques traces documentaires laissées par un homme dont la trajectoire, malgré une célébrité universelle, reste en partie mystérieuse. Des traces qu’Alessandro Barbero invite à déchiffrer dans une biographie où les extrapolations littéraires sont laissées de côté au profit d’un examen rigoureux des sources. Ce travail austère, facilité par le talent de vulgarisateur de l’auteur, en dit autant sur le contexte, les idéaux, les drames politiques de l’Italie médiévale que sur un homme dont le génie échappe à l’enquête historique.

Dante médecin, donc, ou apothicaire? Non. La corporation accueille un peu tout le monde: merciers, papetiers, libraires et même rentiers. Il est sans doute un peu homme d’affaires, comme son père négociant et usurier. Ses œuvres ont commencé à le rendre célèbre même si la mention «poète florentin» est sans doute tardive. Comme beaucoup de bourgeois, il est attiré par les usages des grands, gens d’épée, de prestige et de querelles que la Commune s’efforce de maintenir sur la touche. C’est en chevalier qu’il a participé à la bataille de Campaldino contre Arezzo en 1289. Mais c’est bien en tant que représentant du peuple qu’il s’est lancé en politique. Un peuple qui se divise entre celui des artisans et commerçants – le menu peuple – et celui des négociants, banquiers, entrepreneurs – le peuple gras. Et se déchire avec entrain entre gibelins, exclus de la ville, guelfes blancs et guelfes noirs.

Exil de vingt ans

Ce jeu dangereux, mené à la fin au plus haut niveau, se conclut pour Dante par un exil de vingt ans. Si le sens exact de son engagement politique reste difficile à comprendre aujourd’hui, la dureté de la sanction est éclatante: en lien au début avec les autres bannis blancs, puis de plus en plus seul, il se retrouve sans biens – saisis –, loin de son épouse, dépendant de la générosité des puissants qui l’accueillent dans les seigneuries ligures, à Bologne, Vérone, et Ravenne, où il meurt en 1321.

Sa trace se perd parfois: est-il passé rue du Fouarre, à Paris, où il situe le philosophe averroïste Siger de Brabant? Il rend des services – des poèmes de circonstance, des travaux de chancellerie peut-être. Il comprend, écrira-t-il au chant XVII du Paradis, «comme a saveur de sel le pain d’autrui et comme il est dur à descendre et monter l’escalier d’autrui.» Et il rédige sans doute l’essentiel de la Divine comédie.

Perdu dans une «forêt obscure»

C’est en 1300, année où il est devenu pour quelques mois l’un des six prieurs qui composent la Seigneurie de Florence, qu’il a atteint 35 ans – le «milieu du chemin de notre vie» avec lequel commence la Comédie, une vie estimée alors à 70 ans. Il a alors «quitté la voie droite» et s’est perdu dans une «forêt obscure». Il est aussi perdu dans l’activité politique qui lui vaudra un an plus tard son bannissement et un procès avant tout politique pour corruption. Une quinzaine d’années plus tard, les chants de l’Enfer et du Purgatoire sont attestés par des citations de tiers. Pour le reste, une seule chose de sûre: la malédiction de l’exil s’est transformée en bénédiction pour des générations de lecteurs.

Et Béatrice? D’elle, aussi, on sait très peu hormis ce qu’en raconte le poète lui-même. Sinon que, mariée à 17 ans, elle est morte en 1290 à l’âge de 25 ans. Un destin commun pour une femme de son époque.

Sylvie Arsever


 

Biographie
Alessandro Barbero
Dante
Traduction de l’italien de Sophie Royère
Flammarion 472 p.


Le Dantedì ou l’Italie en fête

Des centaines d’événements sont prévus à travers tout le pays et en ligne à l’occasion de festivités dantesques ternies par la pandémie.

«E quindi uscimmo a riveder le stelle.» Dante sort de l’Enfer sur ce vers. «Et enfin nous sortîmes pour revoir les étoiles», symboles de la lumière au bout du tunnel en cette période de pandémie, 700 ans après la mort du poète italien. Le ministre de la Culture veut voir dans cette ligne et cette année de célébrations un signe d’espoir pour encourager les Italiens. «Dante nous aide à nous sentir communauté et enseigne à avoir confiance», se réjouit Dario Franceschini début mars en présentant les diverses initiatives autour de cet anniversaire.

Parmi les plus attendues, la récitation à la télévision par Roberto Benigni du cinquième chant de l’Enfer de la Divine Comédie. Le verbe dantesque est ainsi entré chez tous les Italiens jeudi 25 mars grâce à l’acteur et réalisateur primé aux Oscars et habitué de l’exercice. Les amateurs pourront le suivre grâce à l’application Inferno5. La date est choisie car elle marque le jour du début du voyage allégorique de Dante Alighieri à travers le royaume des morts jusqu’au paradis, en passant par le purgatoire. Baptisée Dantedì, elle a été désignée l’an dernier comme la journée nationale dédiée au père de la langue italienne.

La cime de l’arbre

Des centaines d’autres initiatives sont aussi prévues ce même jour et tout au long de l’année, principalement en ligne. Le gouvernement en a financé une centaine et parrainé près de 400, tout comme l’ont fait villes et régions. Il a aussi tenté de les recenser au sein d’une même liste, triée géographiquement. Mais il est difficile d’y distinguer l’offre en ligne de celle des régions. Comme en Toscane, terre d’origine de l’écrivain, où les curieux pourront assister à la représentation de tel ou tel chant à Florence ou parcourir une exposition sur «la vision de l’art de Dante» à Forlì, dans le respect des restrictions sanitaires.

Ainsi, à l’occasion de ce Dantedì, la capitale toscane inaugure sur la place de la Seigneurie, en partenariat avec le Musée des Offices, l’œuvre d’art Sapin de Giuseppe Penone, une sculpture imposante de 22 mètres, en référence à un vers tiré du Paradis de Dante et détaillant la cime de l’arbre. Comme pour être, selon le souhait du ministre de la Culture, toujours plus proche des étoiles.

Antonino Galofaro, Rome

 

[Source : http://www.letemps.ch]

Detrás de todo gran escritor se esconde una lectura apasionada de una gran obra de la literatura. En el caso de Carlos Monsiváis, quien falleció el día de hoy hace diez años, este libro fundacional fue la llamada Biblia del Oso, una traducción castellana de las Sagradas Escrituras que se ha mantenido vigente durante casi quinientos años. Bajo la cercanía de la amistad surge este recuento entrañable de la importancia de la Biblia en la obra de Monsiváis.

Escrito por Carlos Martínez García

Hoy cumplimos un decenio sin Carlos Monsiváis y cinco siglos del nacimiento del traductor de la obra que más leyó. La llamada Biblia del Oso fue publicada en 1569 y Casiodoro de Reina (o Reyna) tardó poco más de diez años en realizar la traducción al español. Monsiváis leyó desde su infancia la obra y, como él dijo, se plasmó en su ADN. El aserto puede corroborarse plenamente al revisar la producción bibliográfica de Monsiváis, desde su primer libro publicado en 1969, Principados y potestades (título que hace eco de un pasaje bíblico, Efesios 6:12), hasta el último, Apocalipstick, de 2009, donde adopta la mirada de Juan de Patmos, autor de la última sección del Nuevo Testamento.

En 2019 se cumplieron 450 años de la publicación de Biblia del Oso, llamada así por el grabado en la portada que incluye a dicho animal intentando alcanzar un panal. Aunque no se puede afirmar con certeza, los especialistas en el tema consideran que el año más probable en que nació el traductor de la obra habría sido 1520. Casiodoro de Reina ingresó al Monasterio de San Isidoro del Campo, en las afueras de Sevilla, donde los monjes paulatinamente fueron adoptando postulados de la Reforma protestante. Hacía finales del verano o principios de otoño de 1557, Reina y otros de sus condiscípulos, de forma escalonada, huyeron de España para evadir a la Inquisición, dado que sospechaban que el organismo represor los tenía en la mira. Residió cerca de un año en Ginebra, donde Juan Calvino encabezaba el movimiento reformador. En desacuerdo por la forma en que Calvino dominaba religiosamente la ciudad, Casiodoro de Reina consideró que tendría mejores condiciones en otra urbe y eligió asentarse en Londres.

A causa de distintas señales que  ponían en peligro su vida, Reina debió salir de la capital inglesa en septiembre de 1563. A partir de entonces peregrinó por varios países de Europa e intentó darle continuidad a la traducción de la Biblia al español, la cual hizo no del latín sino de sus idiomas originales: hebreo, porciones en arameo y griego. El emperador Felipe II, informado por sus agentes inquisitoriales del proyecto de Reina, puso precio a la cabeza de Casiodoro. Finalmente, Reina pudo ver cumplido el sueño, gracias a su persistencia y a la red de amigos que lo apoyaron para reunir los fondos necesarios para la impresión. En septiembre de 1569 Reina tuvo en sus manos la Biblia del Oso. Hoy nada más sobreviven 32 ejemplares de los 2600 originalmente impresos.

La Biblia leída asiduamente por Carlos Monsiváis era la revisión Reina-Valera de 1909. Cipriano de Valera, compañero de Reina en el Monasterio de San Isidoro del Campo, en 1557 también huyó de España y en 1602 hizo una adecuación de vocablos de la Biblia del Oso. La obra tuvo más revisiones para suplir términos en desuso por otros más comprensibles y la de 1909 llegaría a ser por varias décadas, hasta que comenzó a usarse más la de 1960, la edición identitaria de los protestantes iberoamericanos. Monsiváis evocaba la función desarrollada por ese volumen  en su entorno familiar: “Entre nosotros la Biblia no solo era el fundamento religioso, sino el lazo de unidad de la razón de ser de la familia. Su papel era muy preciso, la fuente del conocimiento y del comportamiento. Para mi madre, la Biblia era el objeto del cual nunca se desprendía. Era feliz cuando daba clases de Escuela Dominical. Era bibliocéntrica, y con frecuencia en una discusión respondía con versículos [bíblicos]”.1

Monsiváis dejó plena constancia a lo largo de su amplísima obra de la influencia recibida por su constante lectura de las Escrituras. Desde que comenzó a destacar en el mundo intelectual mexicano, afirmó una y otra vez la centralidad formativa que tuvo para él la Biblia. Así lo dejó asentado en varios lugares y momentos, por ejemplo cuando participó en 1965, en el ciclo Narradores ante el público:

De los participantes en este ciclo, soy el único que admira la labor del Ejército de Salvación. Esta declaración no pedida es la sutil manera de indicar que nací, me eduque y me desenvuelvo en el seno de una familia tercamente protestante. Firmes y adelante huestes de la fe. Aprendí a leer sobre las rodillas de una Biblia, a cuya admirable versión castellana de Casiodoro de Reyna y Cipriano de Valera debo la revelación de la literatura que después me confirmarían la Institución de la vida cristiana de Juan Calvino (traducido por De Valera), El paraíso perdido de John Milton y las letras, no siempre felices, de la himnología presbiteriana.2

Un año después, en términos parecidos y aumentados, Monsiváis traza su itinerario infantil, entre la búsqueda familiar de un espacio menos hostil a sus creencias y primeras lecturas que lo marcaron. Así lo narraba en su Autobiografía, publicada en 1966 e incluida en la serie Nuevos escritores mexicanos del siglo XX presentados por sí mismos:

En el Principio era el Verbo, y a continuación Casiodoro de Reyna y Cipriano de Valera tradujeron la Biblia, y acto seguido aprendí a leer. El mucho estudio aflicción es de la carne, y sin embargo la única característica de mi infancia fue la literatura: himnos conmovedores (“Cristo bendito, yo pobre niño, por tu cariño me allego a Ti, para rogarte humildemente tengas clemente piedad de mí”). Cultura puritana (“Instruye al niño en su carrera y aun cuando fuere viejo no se apartará de ella”), y libros ejemplares: (El progreso del peregrino de John Bunyan; En sus pasos o ¿Qué haría Jesús?; El Paraíso Perdido, La institución de la vida cristiana de Calvino, Bosquejo de dogmática de Karl Barth). Mi verdadero lugar de formación fue la Escuela Dominical. Allí en el contacto semanal con quienes aceptaban y compartían mis creencias me dispuse a resistir el escarnio de una primaria oficial donde los niños católicos denostaban a la evidente minoría protestante, siempre representada por mí. Allí, en la Escuela Dominical, también aprendí versículos, muchos versículos de memoria y pude en dos segundos encontrar cualquier cita bíblica. El momento culminante de mi niñez ocurrió un Domingo de Ramos cuando recité, ida y vuelta a contrarreloj, todos los libros de la Biblia en un tiempo récord: Génesiséxodolevíticonúmerosdeuteronomio.

En el 2006, cuatro décadas después de lo escrito en su Autobiografía, al recibir el Premio de la Feria Internacional del Libro de Guadalajara, cuando José Emilio Pacheco tuvo a su cargo la presentación del galardonado, Carlos hizo la infaltable referencia al papel de la Biblia en su formación personal e intelectual:

¿Estas notas son biográficas o autobibliográficas? Si son lo segundo, como creo, menciono de inmediato el libro primordial en mi formación de lector: la Biblia, en la versión del reformado Casiodoro de Reina, revisada por Cipriano de Valera. En mi niñez Reina y Valera me entregaron mi primera perdurable noticia de la grandeza del idioma, de la belleza literaria que uno (si quiere) le adjudica a la inspiración divina. Dice el salmista [Salmo 19:1-2]: “Los cielos cuentan la gloria de Dios y la expansión denuncia la obra de sus manos. El un día emite palabra al otro día, y la una noche a la otra noche declara sabiduría”. Desde que oí esto maravillado a los ocho o nueve años de edad, con otras palabras, es decir, con otra perspectiva, es decir, ajeno a lo que voy a decir, advertí que ese idioma de los Siglos de Oro aislaba la grandeza de las palabras, y potenciaba el gozo de algo desconocido, ajeno a lo que oía y leía a diario, distinto por entero de las lecciones de Escuela Dominical, y de las reivindicaciones y temores de la minoría protestante. La Biblia de Reina-Valera es una obra maestra del idioma.3

La impronta bíblica en Monsiváis ha sido percibida en distintos grados por algunos escritores y escritoras. En ocasiones nada más enunciando la presencia de las Escrituras en la obra de Carlos, otras veces percibiendo más allá de citas de versículos e intentando comprender cómo el imaginario bíblico, en la traducción de Reina y Valera, se ha filtrado en la producción intelectual del cronista.

Para Sergio Pitol el entramado bíblico es parte constituyente de la obra monsivaisiana, lo que explica de alguna manera la excepcional textura de la escritura del autor, sus múltiples veladuras, sus reticencias y revelaciones, los sabiamente empleados claroscuros, la variedad de ritmos, su secreto esplendor”.4 Más adelante, en el mismo ensayo, Pitol profundiza en el trasfondo que singulariza la escritura de Monsiváis:

El lenguaje bíblico tuvo que aceptar, me imagino que no sin reticencias, ritmos y palabras que en su mayor parte le eran antagónicos; su superficie se revistió con una tonalidad ajena que progresivamente lo fue permeando. La pasión ya manifestada desde entonces [en la juventud de Carlos Monsiváis] logró penetrar e incorporarse al edificio majestuoso construido por Casiodoro de Reina […] El fuego de revelación que yace en el interior de la palabra sagrada logra poner en movimiento todas las energías del lenguaje […] Escribir es, pues, un resultado del azar, del instinto, un acto involuntario, en fin, una fatalidad. Monsiváis, por todo ello, estaba destinado a ser escritor. Pero lo hubiera sido de modo muy diferente si su oído no se hubiera adiestrado desde la niñez en la poderosa lengua de Casiodoro de Reina, el español del siglo XVI.

José Emilio Pacheco, a quien como a Sergio Pitol, Monsiváis le descubrió la Biblia Reina-Valera, capturó bien el profundo significado no de la lectura, sino del estudio sistemático de los escritos bíblicos realizado por Carlos: “Ese niño se forma en la Biblia de Casiodoro de Reina y Cipriano de Valera, una obra maestra del Siglo de Oro a la que nunca se toma en cuenta como parte esencial de la gran literatura española, mientras para la mayoría de sus contemporáneos la prosa castellana era lo que leían en las más veloces y descuidadas traducciones, pagadas a un céntimo por línea”.5

Javier Aranda Luna (“El Génesis de Carlos Monsiváis”) aportó en octubre de 2011 parecer y testimonio con los que se ratifica lo que llama “código genético” literario del escritor:

No es una locura imaginar que la verdadera patria de los pueblos protestantes sea un libro, la Biblia. En esa patria nació Carlos Monsiváis, uno de los críticos más agudos del México contemporáneo […] Como le gustaba jugar con su memoria y su inteligencia, un día le propuse a Carlos Monsiváis un ejercicio singular: yo tomaría una antología de poemas, la abriría al azar y él tenía que decirme quién era el autor de los versos mientras yo los leía. De los catorce poemas que empecé a leer no tardó en identificar a cada uno de sus autores. No solo eso, cuando yo leía por ejemplo el segundo o el tercer verso él continuaba recitando entre dientes los versos que seguían. No pasé de catorce porque después quise hacer algo similar con una Biblia. Después de que identificó un salmo y un versículo de los evangelios, abandoné la empresa. Ese día me enteré de que sabía de memoria todos los Salmos, casi todo el libro de Proverbios y no pocos pasajes bíblicos. También ese día me dijo que la mejor traducción al español de la Biblia era la traducción de Casiodoro de Reina y Cipriano de Valera porque su sonoridad rescataba la música del Siglo de Oro español.6

Hace unas semanas, en vísperas del que habría sido su cumpleaños ochenta y dos, evoqué la impronta del imaginario bíblico en quien llamé “Profeta apocalíptico” . Ávido lector, quien en la mejor tradición protestante ejerció el sacerdocio de la lectura, puso sus hallazgos y análisis al servicio de la colectividad. La voraz lectura de libros y revistas le aportó a la matriz cultural en la que se formó instrumentos para leer la realidad y vislumbrar en ella transformaciones socioculturales embrionarias que después se asentaron en el país. Él percibió con agudeza cómo reivindicaciones que inicialmente movilizaban a pequeños grupos iban ganando conciencias en la sociedad mexicana. Su incisiva vena crítica él mismo la identificó en 1965, cuando participó en el ciclo “Narradores ante el público”:

¿Cuánto sobrevive en mi conducta actual, en mi moralismo ingenuo y formalista, en mi ferocidad autocrítica, de las lecciones de la Escuela Dominical? Si la sala [Manuel M. Ponce, de Bellas Artes], este diván y confesionario, tiene la respuesta, no vacile en dármela. Este hugonote nativo se la implora. Y la herejía, mi falta de solidaridad ante el edipismo nacional que rodea a la Virgen de Guadalupe, me inició en saber qué se siente vivir en la acera de enfrente, el unas veces codiciado y otras aborrecido don de pertenecer a las minorías.

El entrañable Carlos tuvo la generosidad de escribirme dedicatorias en varios de sus libros. Casi en todas ellas hizo menciones bíblicas. En mi ejemplar de su Autobiografía, además de citar Josué 1:9, Juan 1:1 y Salmo 1:1, incluyó una línea de su himno preferido, Firmes y adelante huestes de la fe, al que consideraba “pieza de resistencia de los sentimientos épicos del protestantismo”.

 

Carlos Martínez García
Ensayista.


1 Adela Salinas, Dios y los escritores mexicanos, Editorial Nueva Imagen, 1997, p. 95.

2 Antonio Acevedo Escobedo (compilador), Los narradores ante el público, primera serie, segunda edición, Editorial Ficticia, 2012, p. 242.

3 Las alusiones perdidas, Editorial Anagrama, 2007, p. 31.

4 “Un lenguaje afianzado en la tradición” en Raquel Serur (coordinadora), La excentricidad del texto. El carácter poético del Nuevo catecismo para indios remisos, UNAM, 2010, p. 53.

5 “La iniciación de Monsiváis”, Nexos, mayo de 2008, p. 34.

6 Véase:  https://bit.ly/3eaRzwJ.

 

[Fuente: http://www.nexos.com.mx]

Isela Xospa presentó Conetamalli, libro trilingüe para primeros lectores, inspirado en la gastronomía tradicional

Foto

El ejemplar es publicado por Xospar Tronik. Foto tomada del perfil de Facebook del sello.

Escrito por Alondra Flores Soto

Isela Xospa, escritora e ilustradora nahua, observó el menosprecio por la lengua, los saberes y los alimentos de los pueblos originarios, por lo que decidió dignificar la cultura de los niños con la creación de un personaje que dijera a los primeros lectores que sus historias y lo que comen son importantes, no lo tienen que menospreciar. Así nació un pequeño tamal, con masa, envuelto amorosamente en hojas de maíz.

Acompañada por la lingüista Yásnaya Elena A. Gil, presentó el pasado miércoles el libro Conetamalli: bebé tamal, baby tamale, libro para bebés en edición trilingüe (náhuatl, español e inglés), inspirado en la gastronomía tradicional para contar cómo nacen los bebés tamales. Además de la narrativa, las ilustraciones son un cuarto lenguaje.

Hubo una estrategia orquestada desde el Estado para tener vergüenza y rechazo alrededor de hablar una lengua indígena, vestir de alguna manera, incluso comer, fue parte de la conclusión para crear al Bebé Tamal, refirió Xospa.

Yásnaya Elena A. Gil, quien hizo una versión con la traducción del libro a lengua mixe, señaló que su contenido demuestra que se pueden resignificar los referentes culturales. Mantener la tradición es alimentar el fuego, no conservar las cenizas, citó, por lo que implica poner contextos nuevos.

Estamos hablando de algo tan fundamental y tradicional de la cultura mesoamericana: el tamal, del que hay gran variedad. Pero con una historia que lo inserta en la actualidad, que da una potencia de la ternura, poética y hermosa, sobre el nacimiento de un bebé, una especie de recetario con los pasos de la preparación. También destacó un soporte con dignidad y belleza, de una escritura, como la lengua náhuatl, que fue truncada. Ahora muchas personas son primeros lectores, sin importar la edad.

El libro nació de una experiencia migrante, explicó Isela Xospa durante la charla que se transmitió por Facebook. En 2013, cuando la autora e ilustradora vivía en la ciudad de Nueva York, se enfrentó con cuestionamientos sobre las lenguas originarias de México, preguntándose de dónde venía el desprecio y por qué parece no importar su desaparición.

Originaria de Milpa Alta, alcaldía en el sur de la Ciudad de México, creció con los nombres de las calles y los volcanes en náhuatl, pero ninguno de los niños lo hablaba. Al preguntar a su abuela por algunas palabras, le decía haber olvidado, aunque la veía mantener conversaciones con su abuelo. También creció en la ritualidad de hacer tamales, los festejos y la importancia de la milpa.

Las memorias de Luz Jiménez fueron una revelación para la diseñadora, pues narraba lo que ocurría en 1905, cuando criticaba a quienes vestían y hablaban lenguas indígenas, con esa idea se dejó de enseñar a los niños; seguramente lo que ocurría con la abuela de Isela. Continuó con la política de Vasconcelos, para unificar una nación múltiple y diversa, con muchas lenguas, quisieron volvernos uno solo y hubo castigos.

Con la creación de Ediciones Xospa Tronik, en 2014, desde un proyecto autogestivo propone libros en lengua indígena para enseñar a los niños que vale la pena aprender su lengua, estar orgullosos de ella y resistirse a perderla.

Los primeros que arroparon al bebé tamal fueron niños en Nueva York, de padres migrantes. Algunos ya ni si quiera hablan castellano; en cambio, siguen reconociendo los tamales, que aún preparan en casa para los festejos.

La publicación más reciente es un libro impreso en hojas de cartón robusto, con tintas vegetales y puntas redondeadas, encuadernado de manera artesanal, sin grapas ni hilos. En su interior, se cuenta la historia de estos bebés, con ilustraciones con fuerte estimulación visual de trazos simples, grandes y llamativos. Además, también se creó un juguete de felpa con la forma del tamal, con una mantita para arroparlo, el cual está a la venta por separado. El libro se puede adquirir en la cuenta de Facebook de Xospa Tronik, con envíos nacionales e internacionales.

La autora destacó: Me preocupaban muchos esas representaciones, que tienen que ver incluso con el racismo y la construcción de estereotipos. A muchos niños, por ejemplo, nahuas de Milpa Alta, se nos enseñaba con estereotipos de lo originario, la ridiculización en el acento, en la manera de hablar y una construcción del menosprecio a nuestra cultura.

 

[Fuente: http://www.jornada.com.mx]

Parlem amb Pere Rovira i Andreu Jaume sobre la vigència de l’autor de ‘Les flors del mal’.

 

Charles Baudelaire el 1861

Escrit per Gerard E. Mur

Poeta sublim, crític amb vocació estètica, explorador incansable de les transformacions urbanes, provocador visionari, referent fonamental dels aspirants a enfant terrible i artista elementalment melancòlic, encaboriat; Charles Baudelaire va reunir en un sol cos —i una sola ànima— totes les actituds definidores de la modernitat. La plenitud conceptual de l’autor d’Els paradisos artificials és fonda i exuberant; estudiada minuciosament fins als nostres dies. Avui, Baudelaire és, encara, plenament contemporani. El poeta ocupa la primera casella del nostre temps modern. Enguany se’n celebra el bicentenari del naixement i la seva obra vivifica en reedicions, noves traduccions, cursos i tota mena de moviments commemoratius. A Catalunya, dos episodis importants de la celebració són la nova traducció de Les flors del mal (versió de Pere Rovira) i un curs de l’Institut d’Humanitats de Barcelona (coordinat per Andreu Jaume), que analitza el poeta des del present.

Diu Pere Rovira, traductor i poeta, que de necessitat de traduir, novament, els clàssics “sempre n’hi ha, cal revisar-los. Les traduccions necessiten, de tant en tant, tornar-se a fer”. De versions en català de Les flors del mal en teníem un grapat, completes i parcials; de Joan Capdevila, Xavier Benguerel o Jordi Llovet, l’última. Rovira destaca la “bona traducció” de Benguerel, publicada el 1985. “Sempre m’ha semblat una traducció interessant, però jo volia fer la meva, des de la noció de la poesia i del llenguatge que pugui tenir un poeta d’ara”.

Precisament, l’inconvenient que subratlla el traductor de la feina de Benguerel és que aquest no era poeta: “Va ser el primer traductor que es va plantejar fer Les flors del mal completes. I les va fer amb vers i amb rima, la qual cosa és molt meritòria. Si hagués de posar alguna pega, però, seria que Benguerel no era poeta. Malgrat que la traducció és bona, se li podia demanar una mica més per aquí. És un precedent que s’ha de tenir en compte, però”. Les flors del mal que Rovira publica ara, completes, a Proa (amb il·lustracions de Juan Vida) no són els primers treballs del poeta amb Baudelaire. Fa uns anys, Rovira ja va traduir vint-i-cinc ‘flors’; en aquella ocasió, però, el traspàs el va fer en rima assonant i ara el llibre sona en “rima consonant i mètrica estricta, que és com crec que s’han de traduir aquests poemes”.

La versió de Les flors del mal que ha fet Rovira s’ajusta al que Baudelaire volia que fos l’obra. “Sobre les versions completes de Les flors del mal hi hauria molt a dir. Sota el pretext de fer una versió completa, moltes edicions han incorporat coses que ell no volia que hi fossin”. Oferir una versió fidel de l’obra, diu Rovira, és “una cosa molt senzilla; només cal llegir el que Baudelaire va proposar, el que desitjava”. Benguerel i Llovet, per exemple, van fallar en aquest aspecte. Les seves versions inclouen Les despulles, un llibre independent que moltes edicions col·loquen al tancament de Les flors del mal. “Baudelaire va deixar ben clar que no volia que cap poema de Les despulles formés part de Les flors del mal i moltes edicions completes incompleixen aquest desig. És un defecte no s’hauria de reproduir. Quan s’edita un clàssic s’ha de ser fidel als designis de l’autor”.

Pere Rovira: “La meva intenció era fer una traducció en la qual es poguessin llegir els poemes sense pensar que eren peces traduïdes; havien de funcionar en català”

La confusió, diu Rovira, es pot deure a l’edició pòstuma que van fer els amics del poeta; amics que van sumar a Les flors del mal molts poemes que Baudelaire no hauria volgut que hi fossin. “Els grans editors, afortunadament, se n’han adonat i no han integrat Les despulles al llibre o han deixat molt clar que és tota una altra cosa”. L’edició de La Pléiade o la clàssica de Jacques Crépet i Georges Blin són òptimes. Rovira també creu que pot haver-hi hagut un problema de lectura: “Cada època entén els clàssics a la seva manera. Cervantes, Shakespeare o Carner han estat reinterpretats i cada època els ha entès d’una manera”. En qualsevol cas, Les despulles no s’han de cordar a Les flors del mal.

Rovira explica que ha treballat l’obra “amb molta paciència”. “He traduït per gust; no era cap encàrrec, no tenia pressa; he anat fent al meu aire, molt meticulosament; m’he pogut passar una tarda per trobar una paraula. La meva intenció era fer una traducció en la qual es poguessin llegir els poemes sense pensar que eren peces traduïdes; havien de funcionar en català. Aquest propòsit requereix el seu temps d’elaboració”. “La traducció”, diu, “ha coincidit amb l’efemèride; era un bon gest fer-la sortir ara”. “Sempre he estat un fervent partidari de Baudelaire. Sempre he pensat que un dia o altre traduiria el llibre”, afegeix.

Baudelaire

El poeta retratat per Gustave Courbet el 1848.

Al text de presentació de la traducció, Rovira escriu que a la seva edat —una edat “provecta”— Baudelaire “encara” li diu coses. “Tinc 73 anys i arriba un moment en què vas llegint cosetes que no et diuen res. Les poesies de Baudelaire són sempre colpidores, impactants. És un poeta que és artista, toca l’instrument com vol. Diu coses que, al seu temps, no s’havien dit mai. Ningú les havia dit mai. Només cal llegir La cabellera, Una carronya o Les velletes. I aquestes coses que no s’havien dit mai les diu a partir dels motlles del gran vers clàssic francès; té aquesta gran qualitat. Baudelaire no renuncia a les formes clàssiques. Diu coses revolucionàries amb motlles absolutament clàssics. És un poeta refinat, aspira a la perfecció estètica. Després d’ell hi haurà gent que voldrà trencar coses, però potser no en trencarà tantes”.

D’existir avergonyides, com ombres arrugades,
us arrambeu els murs amb por i posat d’intrús;
i ningú no us saluda, estranyes oblidades!
parracs d’humanitat per l’altre món madurs!

Fragment de Les velletes

A continuació de la presentació —minuciosa, ben nodrida—, Rovira inclou una secció on aplega opinions de Baudelaire sobre Les flors del mal. N’hi ha una que destaca. El 1966, un any abans de la seva mort, el poeta escriu el següent a la mare: “No conec res més comprometedor que els imitadors i res no m’agrada tant com estar sol. Però ja no és possible; sembla que ‘l’escola Baudelaire’ existeix”. “Li faltava poc per caure malalt. En aquell moment, Baudelaire ja tenia admiradors joves. Verlaine era un dels més fervents, però al poeta ja no necessitava que els joves l’afalaguessin. Està dient la veritat. Ja era tard, crec”, apunta Rovira. “A l’enterrament, de fet, l’únic poeta que es va poder veure va ser Verlaine, el gran continuador de Baudelaire, juntament amb Rimbaud”.

Rovira recorda que sovint s’ha presentat Baudelaire com un personatge “retrògrad, intractable”. La dimensió política del poeta, però, cal matisar-la: “De jove va participar en les revoltes de París; podríem dir que va tenir una actitud d’esquerres, però de mica en mica va evolucionar cap a un pensament conservador, tot i que el nostre llenguatge no sé si funciona aplicat al temps de Baudelaire. El cas és que, des del punt de vista polític, es va tornar un home més aviat reaccionari; això, és clar, no es replica en la faceta poètica, que és el que ens importa realment”. “De vegades”, continua, “les opinions de Baudelaire són fruit d’un esperit de provocació. Va llegir pensadors antimoderns, com ara Joseph de Maistre [representant del tradicionalisme]. Ell, el gran modern, s’oposava a moltes coses de la modernitat. No era partidari, per exemple, de la fotografia. I ha estat un dels poetes més fotografiats. Amb Baudelaire no es pot dir blanc o negre; t’has de situar en la contradicció. És d’esquerres? Sí, però no. Aquesta contradicció ens permet entendre’l millor”. Rovira, per cert, també va editar i traduir, el 2018, els quaderns íntims de Baudelaire, recollits a El meu cor despullat (Proa). El seu últim poemari és El joc de Venus, editat també per Proa aquest any.

Andreu Jaume: “El món que Baudelaire va començar a cartografiar ha arribat ara a la seva consumació; moltes de les coses que ell va veure ja estan plenament desenvolupades”

Hem dit que un dels altres moviments commemoratius del bicentenari és el curs que l’Institut d’Humanitats de Barcelona dedica al poeta. L’editor Andreu Jaume, coordinador de la formació, diu que es vol “reivindicar el llegat i la vigència de Baudelaire; es farà un repàs de tota la vida i l’obra, no només del poeta; també subratllem la importància del Baudelaire prosista, el crític literari i el crític d’art, una faceta menys coneguda, però molt important en la seva obra”. Per a Jaume, és fonamental “donar a entendre que al segle XXI segueix sent un autor molt important; Baudelaire ens dona les claus per entendre la modernitat; el món que ell va començar a cartografiar ha arribat ara a la seva consumació; moltes de les coses que ell va veure ja estan plenament desenvolupades; coses com ara la massificació, el domini hegemònic de la publicitat o la conversió del flâneur, que avui és l’internauta”.

Baudelaire, crític d’art: “Abans de començar a publicar poesia, Baudelaire va fer de crític d’art als salons de l’època, que era on s’exhibia la pintura convencional per una banda i on, de l’altra, també es començaven a exposar els pintors no tan convencionals, com ara Delacroix, que va merèixer l’atenció de Baudelaire quan encara era un pintor refusat per la burgesia. Més endavant, el poeta va centrar-se en pintors més revolucionaris com ara Constantin Guys, artista avui oblidat, però considerat per Baudelaire el pintor de la vida moderna; o Manet, el gran pintor revolucionari de l’època. Més enllà d’això, però, Baudelaire, com a crític d’art, com a persona que s’enfronta als tòpics del gust del segle XVIII, va ser un precursor de l’avantguarda, de l’avantguarda crítica”.

Ha envellit bé el poeta? “No ha envellit ell, de fet; hem envellit nosaltres. Baudelaire ha tingut una influència tremenda en la poesia moderna, una influència que gairebé costa destriar. Tota la poesia urbana moderna, que és gairebé tota la poesia del segle XX, incorpora la influència del poeta. Eliot, Auden, Larkin, Ashbery, Stevens, Carner, Ferrater o Gil de Biedma; qualsevol gran poeta del segle XX ha rebut la influència directa o indirecta de Baudelaire, a través de Les flors del mal o dels Petits poemes en prosa, o a través també dels seus deixebles immediats com Verlaine o Rimbaud. Una primera lectura de Baudelaire pot fer la sensació que és un poeta superat o envellit, que no té res a dir, però no és així; de seguida es detecta el seu atreviment. Com inclou, per exemple, paraules noves, llenguatge periodístic, tan inusual en la poesia de la seva època. I es detecta també la seva pupil·la, com registra l’ecosistema de la ciutat. La seva influència la tenim molt incorporada”.

Finalment, cal destacar encara noves traduccions que circulen en aquesta primavera baudelairiana. Adesiara acaba de publicar una nova versió de les proses poètiques del nostre home. Els textos de Petits poemes en prosa han estat traduïts per Joaquim Sala-Sanahuja, que en un text introductori repassa la influència de Poe en el poeta (“Poe tindrà […] una presència determinant en l’escriptura de Baudelaire, la llengua del qual, per començar, és un francès renovat, trasbalsat en molts aspectes per aquest contacte. No tan sols hi abunden les anglicismes, sinó també unes estructures, una argumentació i uns registres més lliures que s’adiuen amb el nou estil de Poe”), la seva faceta de flâneur (“el flâneur entra a la literatura amb Baudelaire, però és més aviat una figura real del moment, un corol·lari de la ciutat moderna. Va a la percaça de tot allò que el pugui fer somniar, exaltar”) i la relació de la literatura catalana amb l’autor de Pauvre Belgique: “Baudelaire ha tingut una presència constant i molt influent en la literatura catalana des de fa gairebé un segle i mig. Sembla com si hi hagués una llei secreta que ens obliga, als catalans, a traduir i retraduir Baudelaire”. Flâneur publicarà pròximament L’Spleen de París, traduït per David Cuscó. I en castellà, Nórdica ha reeditat la versió de Las flores del mal de Carmen Morales i Claude Dubois, amb il·lustracions de Louis Joos.

 

[Font: http://www.nuvol.com]

 

Convocante:

Dirección General del Libro y Fomento de la Lectura, Ministerio de Cultura y Deporte (España)

Tipo de convocatoria: Becas y ayudas

Materias de especialidad: 

Literatura contemporánea, Literatura del siglo XX, Literatura del siglo XXI, Literatura hispanoamericanaLiteratura hispanoamericana, Literatura peninsular, Teoría de la literatura, Traducción

Fecha límite de solicitud:

Martes, 4 de mayo de 2021
Descripción: 

La Dirección General del Libro y Fomento de la Lectura del Ministerio de Cultura y Deporte de España, a través de la Subdirección General de Promoción del Libro, la Lectura y las Letras Españolas, oferta estas ayudas a la traducción, por un lado, de obras completas en las que podrán concursar editoriales extranjeras, de naturaleza pública o privada, con o sin ánimo de lucro, que sean personas jurídicas o personas físicas dadas de alta en el régimen de autónomo de su país de origen; por otro lado, de fragmentos de obras a las que podrán optar entidades editoriales españolas, de naturaleza privada, ya sean personas físicas incluidas dentro del Régimen Especial de Trabajadores Autónomos o personas jurídicas, siempre que estén legalmente constituidas. El plazo para el envío de la documentación se cierra el 4 de mayo de 2021.

– Las editoriales deben tener en cuenta la obligatoriedad de presentar la documentación a través de la sede electrónica del Ministerio.

– Las editoriales deberán también enviar firmados o sellados, a través de la sede electrónica, los formularios obligatorios.

– La clave concertada para el envío de solicitud y documentación debe solicitarse por el propio editor o por su representante legal. Durante la fase de instrucción se comprobará la veracidad de la identidad del solicitante.

Los editores tienen a su disposición los siguientes documentos cuya consulta puede resultar de su interés:

-FAQS

-Hoja informativa de la convocatoria de 2021 e información concreta sobre la traducción de documentos.

La clave concertada para el envío de solicitud y documentación debe solicitarse por el propio editor o por su representante legal. Durante la fase de instrucción se comprobará la veracidad de la identidad del solicitante.

Pueden consultar las dudas a través de la siguiente dirección de correo electrónico: promocion.exterior@cultura.gob.es

Más información sobre la convocatoria en la página web:
http://www.culturaydeporte.gob.es/servicios-al-ciudadano/catalogo/genera…

País: España

Dirección postal completa:

Subdirección General de Promoción del Libro, la Lectura y las Letras Españolas, Dirección General del Libro y Fomento de la Lectura del Ministerio de Cultura y Deporte de España

Correo electrónico: promocion.exterior@cultura.gob.es
Página de Internet:  http://www.culturaydeporte.gob.es/cultura/libro/sc/becas-ayudas-y-subvenciones/fomento-traduccion-lenguas-extranjeras.html

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

Traducir revela mecanismos asombrosos de cualquier lengua. Pero cuando se traduce a una lengua indígena, las referencias de consulta se vuelven otros. El conocimiento de las personas sustituye a los diccionarios de sinónimos y antónimos, y las personas mayores se convierten en diccionarios etimológicos. El traducir se vuelve un trabajo colectivo.

Escrito por Yásnaya Elena A. Gil

El primer libro que recuerdo haber terminado de leer fue el primer volumen de Lecturas clásicas para niños, una compilación del proyecto vasconcelista que la Secretaría de Educación Pública reeditó algunas veces. El ejemplar que leí había sido de mi madre, se lo habían dado en la escuela cuando era una niña, en aquel entonces no había podido leerlo porque no hablaba aún español. Entre las lecturas, me impresionó particularmente una narración japonesa titulada “Hoichi, el desorejado”, un relato que —después supe— pertenece a la rica y basta tradición narrativa de Japón que ha pasado de generación en generación a través de la memoria. La historia, que incluye contacto con el mundo de los muertos y donde la importancia de la música y la palabra son fundamentales. Me impresionó muchísimo, y me sorprendió también enterarme, por medio de los adultos a quienes consulté entonces, que la historia pertenecía a una cultura muy lejana a la mía. A pesar de la gran distancia geográfica, hallé en el relato elementos que me eran culturalmente muy cercanos: el imaginario de la interacción con el mundo de los muertos me pareció muy familiar; aunque en la narración participaba un samurái, el aura en el que se desarrollaba la historia me parecía muy similar al universo narrativo mixe. Con el entusiasmo propio de la infancia, comencé a narrar la historia en una versión adaptada al mixe en donde el samurái se había convertido en un topil —un alguacil—, y el punto culminante de la historia sucedía en el panteón de mi comunidad. Estas experiencias de traducción no planificada no me eran ajenas, conocí la historia del príncipe Ben-Hur y la de Michael Corleone gracias a las versiones en ayuujk que me narraron mis tíos que habían visto estas películas en la ciudad.

La traducción y la interpretación entre las lenguas del mundo ha sido siempre un fenómeno que acompaña a la diversidad lingüística y, en muchas ocasiones, en circunstancias particulares, la población infantil ha sido la encargada de estos menesteres. En el caso de las lenguas indígenas, la escolarización ha hecho que niñas y niños tengan nociones de castellano que los habilita como intérpretes entre el mundo del español y el mundo de las lenguas indígenas en el que se desarrolla el transcurrir diario de las personas de la tercera edad. Porque cuando aprendimos castellano, podíamos hacer de intérpretes entre profesores que no hablaban mixe y nuestras madres y abuelas que asistían a las reuniones escolares, o cuando les entregaban nuestra boleta de calificaciones. En un contexto así, comenzamos a cruzar de una lengua a otra mientras la íbamos adquiriendo sin reflexionar mucho sobre ese quehacer pero con la perspectiva que nos da el ejercicio de comparación entre lenguas que traduces o interpretas cotidianamente.

Con el paso del tiempo, me fui involucrando de manera más consciente dentro de la traducción e interpretación. Aún recuerdo la primera vez que tuve que interpretar en un contexto judicial o las particularidades de traducir textos de naturaleza jurídica. En esos contextos, lo que había leído sobre teoría de la traducción se quedaba corto en relación con las condiciones mismas de la experiencia concreta de traducir cuando una de las lenguas involucradas es una lengua indígena; me di cuenta también de que, a pesar de haber estado una buena parte de mi vida transitando de una lengua a otra, sentía una gran necesidad y urgencia de formarme en el tema. La bibliografía sobre traducción e interpretación está más enfocada en la experiencia con lenguas hegemónicas en la que no hay mucho qué discutir sobre las condiciones sociales en las que se hacen traducción e interpretación. Por fortuna, poco a poco fui encontrando espacios de formación impulsados por asociaciones civiles que trabajan el tema indispensable de interpretación en el sistema judicial y en el sistema de salud. Las opciones que han planteado las instituciones dejan mucho que desear todavía, y los parámetros para certificar lenguas indígenas incluye muchos retos que aún no se han resuelto.

Adentrarse en las condiciones laborales de intérpretes y traductores en lenguas indígenas es un campo en el que la historia de injusticias y abusos se multiplican. Muchas luces, por fortuna pueden verse desde la organización civil. Hace unos años, en 2013, el Centro Profesional Indígena de Asesoría, Defensa y Traducción organizó el Primer Encuentro Nacional de Intérpretes y Traductores de Lenguas Indígenas en el que tuve la oportunidad de conocer a quienes han transitado desde hace muchos años de una lengua a otra y las muy duras condiciones en las que han llevado a cabo su trabajo. Dentro de este grupo de extraordinarias personas y activistas, conocí a Odilia Romero, una mujer zapoteca que vive en Los Ángeles y que habla zapoteco, español e inglés. Además de su trabajo cotidiano, Odilia ha estado involucrada en crear espacios de formación y una red de intérpretes trilingües en Estados Unidos que ha sido fundamental para el acceso a la justicia de muchas personas migrantes que han llegado de pueblos indígenas desde este país. ¿Qué podemos aportar quienes hacemos interpretación y traducción de lenguas indígenas a las discusiones y a los estudios de estas disciplinas? Muchísimas ideas, conceptos y experiencias. Lamentablemente, en general, los espacios en los que se discute sobre teoría de la interpretación y la traducción, las experiencias con lenguas indígenas han sido ignoradas, lo cual es una lástima porque reduce la discusión académica y teórica a un puñado de lenguas privilegiadas.

La traducción de poesía ha tenido momentos luminosos y es un proceso que disfruto mucho. Los espacios de formación sobre el tema son más bien escasos y quienes mayoritariamente se ocupan de este noble trabajo se han formado en la experiencia de traducir su propio corpus poético. Las ediciones bilingües de poemarios que involucran lenguas indígenas incluyen un doble trabajo y son, generalmente, poemarios autotraducidos. Existen algunas excepciones como la poesía de Pancho Nácar, que fue creada en zapoteco del Istmo, cuyo autor nunca tradujo al español. Años después, los poetas Víctor de la Cruz e Irma Pineda tradujeron al español y reflexionaron sobre este proceso. Traducir literatura, y en particular poesía, me ha regalado preciosos eurekas en los que tanto el castellano como el mixe han revelado mecanismos gramaticales asombrosos de los que de otra manera nunca habría estado tan consciente. Las referencias de consulta se vuelven otros cuando traduces a lenguas indígenas, el conocimiento de otras personas sustituye los diccionarios de sinónimos y antónimos, las personas mayores se convierten en diccionarios etimológicos y el traducir se vuelve necesariamente un trabajo colectivo.

Ojalá que el futuro multilingüe con el que sueño cuente también con intérpretes y traductores de lenguas indígenas que viajen de unas lenguas a otras en un tren que transite vías más justas y equilibradas, un tren que permita así disfrutar del paisaje y concentrarse en la belleza de este quehacer sin los baches que las injusticias y asimetrías lingüísticas plantean en el mundo actual. Hagamos votos.

 

Une traduction de La Divine Comédie de Dante expurgée de Mahomet « pour ne pas blesser » : le choix d’un éditeur néerlandais fait couler beaucoup d’encre, avec des accusations de censure qui se multiplient. Le PEN Club français s’inquiète lui aussi de précautions qui finissent par porter atteinte à l’œuvre et à la « dimension transculturelle » de Dante. Nous reproduisons ci-dessous, en intégralité, le texte de l’organisation.

ActuaLitté

Dante à l’épreuve de la « Cancel culture » : Le PEN Club et des associations culturelles franco-italiennes prennent position.

Qui aurait cru que 700 ans après sa mort, Dante passerait sous les fourches caudines du « politiquement correct » et de son nouvel avatar : la Cancel Culture. Et qui plus est le jour, le 25 mars, rebaptisé pour l’occasion Dantedi.

C’est un éditeur néerlandais qui a mis le feu aux poudres en escamotant le nom de Mahomet dans la nouvelle version de La Divine Comédie, chef d’œuvre du poète du Dolce stil novo.

La version de L’Enfer, première partie de grand poème, a ainsi été retraduite par Blossom Books, éditeur néerlandais en omettant le nom de Mahomet pour « éviter que le livre soit inutilement blessant », rapporte De Standaard.

Le périodique spécialisé « ActuaLitté », qui a repris l’information, précise que c’est à l’occasion d’une interview de la traductrice Lies Lavrijsen sur une radio belge que l’information a été divulguée : les occurrences du texte italien où figurait la mention de Mahomet ont été supprimées mais les papes, Judas, les meurtriers de César, ou les homosexuels tant décriés par l’Église catholique n’ont pas été exclus.

Cette censure du passé, sous couvert du respect des croyances d’autrui, préoccupe grandement le PEN club français et l’association Italiques, l’une des plus actives associations culturelles de la région parisiennes, qui voient dans la généralisation de cette d’attitude un grave danger pour la liberté d’expression.

« À ce train-là, le Moyen-Âge de Dante nous apparaîtra bientôt comme une période de lumières par rapport à notre présent. Ne baissons pas la garde », réagit Jean Musitelli, agrégé d’Italien et président d’Italiques dont l’association croise depuis plus de 20 ans les expériences intellectuelles et politiques avec la Péninsule.

« Aujourd’hui, plus que jamais cette liberté d’expression chèrement gagnée doit redevenir le cœur battant de notre modernité et non l’épouvantail de notre frilosité », confirme pour sa part Antoine Spire, président du PEN Club français qui rappelle les graves précédents d’une époque pas si lointaine, le nazisme, mais aussi celle plus récente où Salman Rushdie a été voué aux gémonies par les fondamentalistes pour avoir osé faire du Prophète un inoffensif personnage de roman.

Cet appel ne laisse pas indifférent les écrivains et intellectuels d’origine italienne regroupés dans d’autres associations comme LINGUAFRANCA, un collectif d’écrivains et de traducteurs franco-italiens promouvant la littérature transnationale ou encore TRANS-IRE, l’université populaire de Martino/Carpitella, dédiée aux transmissions des savoirs et des pratiques transculturels.

« L’ironie de l’histoire, c’est que La Divine Comédie a été fort influencée par la culture arabo-musulmane alors dominante ; certains passages seraient des phrases en arabe réécrites en caractères latins », explique Fulvio Caccia, président de Linguafranca en s’appuyant sur des recherches actuelles. « D’où justement la dimension transculturelle de Dante », rebondit à son tour Morena Campani, cinéaste et fondatrice de Trans-Ire, née à Ravenne, la ville où Dante est mort.

En effet, Le désir, thème de ce Printemps des poètes compliqué, n’aurait pas déplu à l’illustre Florentin, lui qui a fondé la poésie, la langue de l’amour sur la diversité des langues des cours de son époque. À méditer en ces temps obscurs.

 

[Photo : Carl Harper, CC BY-NC 2.0 – source : http://www.actualitte.com]

Denuncian que o texto recollido no Boletín Oficial do Estado (BOE) que se pode consultar hoxe en día continúa a estar en castelán e catalán como suposta « lingua cooficial », pero non en galego. Este erro, que volve deixar o idioma propio do país a un lado, tivo bastante repercusión entre as e os usuarios das redes sociais.

O documento está dispoñíbel en catalán pero non en galego. (Foto: Nós Diario)

O documento está dispoñíbel en catalán pero non en galego.

Unha denuncia a través das redes sociais do que fora presidente da Mesa pola Normalización Lingüística, Carlos Callón, causou una gran sorpresa entre usuarias e usuarios de internet, que compartiron a curiosidade para darlle maior repercusión. Mesmo a propia Mesa deulle difusión. Malia que a crítica xurde como unha curiosidade, o certo é que revela o papel que ten, ou tivo, o galego para o Estado español.

Callón alertou de que ao intentar facer unha consulta do Estatuto de Autonomía da Galiza de 1981 no Boletín Oficial do Estado (BOE) non hai unha opción de lectura en galego. O castelán era o previsíbel pero, curiosamente, o anuncio dese texto básico para o país -así como o seu contido- pode analizarse en catalán.

O BOE avisa desde a páxina inicial que aparece cando se procura o estatuto de que hai a opción de consultalo nas « linguas cooficiais » pero só inclúe o catalán como idioma aceptado. Polo tanto, o texto sobre a autonomía está dispoñíbel en catalán pero non en galego.

Polo de agora semella que o Goberno do Estado español non pensou en facer unha actualización incorporando a versión na lingua do país, malia que non estivese integrada na versión orixinal do anuncio. En consecuencia calquera cidadáns do país pode atopar frases como a de presentación « Llei Orgànica 1/1981, de 6 d’abril, de l’Estatut d’autonomia per a Galícia ».

Tarefa de tradución

O Boletín publicado o 28 de abril do ano 81 sostén no primero artigo: « U. Galícia, nacionalitat històrica, es constitueix en Comunitat Autònoma per accedir al seu autogovern, de conformitat amb la Constitució espanyola i amb aquest Estatut, que és la seva norma institucional bàsica”.

Ademais, considera que “la Comunitat Autònoma, a través d’institucions democràtiques, assumeix com a tasca principal la defensa de la identitat de Galícia i dels seus interessos i la promoció de solidaritat entre tots els que integren el poble gallec”.

En terceiro lugar explica que “els poders de la Comunitat Autònoma de Galícia emanen de la Constitució, d’aquest Estatut i del poble”.

Tamén considera, entre outras cousas, que “són funcions del Parlament de Galícia les següents”, que pasa a enumerar tamén no idioma cooficial de Catalunya. Porén, a priori, o máis sinxelo pola cidadanía sería escoller o texto escrito en español.

Se ben é posíbel que en 1981 o catalán estivese un paso por diante do galego, o certo é que sería mostra dun respecto pola lingua do país e pola súa cooficialidade facer unha versión do Estatuto de Autonomía consultábel polas persoas galegofalantes.

 

[Fonte: http://www.nosdiario.gal]

Triángulo Reutersvärd

 

Escrito por Joám Lopes Facal

Cremos observar maior toleráncia com a escrita reintegracionista e mesmo um incipiente avanço, perceptível na imprensa digital. Entre os cultores da modalidade reintegracionista há quem até se atreve a prognosticar um hipotético armistício com os mandatários da normativa habitual que denominam bi-normativismo ou bi-modalismo. Embora prefiramos guardar um saudável cepticismo sobre a possibilidade de um armistício honroso em matéria ortográfica, tampouco é descartável tal eventualidade caso o segmento social alheio às vantagens de adoptar a ortografia histórica — RAG, ILG, imprensa, editoriais — vaiam aceitando as virtudes derivadas da Lei 1/2014 de aproveitamento dos vínculos com a lusofonia, ou, mais provavelmente, o crescente influxo da aranheira global, mais conhecida por a WEB.

Sinais prometedores nom faltam, algum tam avançado como a proposta do galego de qualidade formulada e praticada polo ilustre gramático X. R. Freixeiro Mato que, em rigor, cabe interpretar como reintegracionismo genuíno salvo no formato ortográfico. Já agora, senhores académicos, para quando o reconhecimento do nosso melhor gramático como membro numerário da RAG? Seria óptimo poder comprovar que a RAG é mes que um club.

Como quer que seja, os efeitos benéficos do reintegracionismo começam a patentear-se na generosa ampliaçom da flexom verbal, na precisom sintáctica, na adopçom de marcadores discursivos ou na crescente presença de neologismos estáveis frente às frágeis improvisaçons habituais na matéria. Tempo ao tempo. Resiste-se por enquanto a mudança ortográfica nom obstante as suas manifestas vantagens. A ortografia histórica, rejeitada por motivos de comodidade ou por simples inércia espanholista, proporcionaria ao nosso idioma umha potente marca identificativa ante a inexorável deriva assimilativa ao castelhano e, o mais importante, permitir-nos-ia ler e pronunciar correctamente os nossos próprios apelidos e a nossa toponímia genuína, percebidos agora como um corpo estranho.

Neste árduo percurso do provinciano galeñol ao galeguês internacional há ainda outra área essencial a explorar, refiro-me ao universo lexicográfico próprio, próximo ou ampliado.

Proponho ao leitor umha breve visita guiada a esse fascinante continente da mão de três avezados exploradores: Issac Alonso Estraviz (1935), Álvaro Iriarte Sanromán (1962) e Carlos Garrido Rodrigues (1967). De formaçom humanística e férreo compromisso lexicográfico o primeiro; de sólido compromisso linguístico e ampla dedicaçom docente o segundo; de reconhecida competência científica em biologia e técnicas de traduçom o terceiro. Laureados polos seus pares com a inclusom no modesto olimpo dos lusistas observantes que é a AGLP1 os dous primeiros; experimentado artífice na arte da taxonomia lexicográfica — tam ligada ao ofício de biólogo — e avezado analista do ecossistema das línguas europeias, como mestre de traduçom que é, o terceiro.

IE)- O tenaz empenho que deu lugar ao Dicionário on line de Isaac Estraviz2 e a sua opulência lexicográfica nom o salvou da condenaçom ao ostracismo sem atenuantes nem julgamento. O pertinaz desdém oficial pola benemérita compilaçom lexicográfica de Estraviz poderia proceder talvez da indiferenciada inclusom no magno Dicionário de vocábulos de genuína estirpe galega com outros de procedência internacional. Ou talvez do menosprezo polos méritos académicos do filólogo de Trasmiras. Tudo é possível em matéria de fobias filológicas. A arrogáncia da congregaçom académica evoca de imediato o caso exemplar da insigne lexicógrafa Maria Moliner, excluída em vida da honra académica por motivaçons talvez semelhantes, agudizadas no seu caso pola impenitente misoginia dos círculos do poder. Umha certa afinidade moral acentua a semelhança entre ambos lexicógrafos: Isaac leva enriquecendo o seu dicionário toda a sua vida; o ímpar Diccionario de uso del español de Maria Moliner foi também obra de longa maduraçom; iniciada em 1952 ficou inconclusa no momento da sua morte, em 1981, o que lhe furtou a satisfaçom de poder contemplar a ediçom em papel e CD-ROM de 1998.

O legado lexical de Estraviz, custodiado por umha sólida equipa de suporte, luze sem tacha as suas 138.000 entradas que atraem meio milhom de consultas cada ano. A abertura do Dicionário à ecúmena luso-galaica nom lhe impediu o mais minucioso rastejo do vocabulário autóctone3. A propósito, atrevo-me a sugerir ao eminente lexicógrafo e à sua competente equipa a conveniência de assinalar como é devido o vocabulário especificamente galego com a marca [gz], reservada até o momento a balizar a colisom do ditongo alóctone [-ão] com o autóctone [-om]: edição (-om, gz). A equiparaçom assimétrica das três variantes do sufixo [-om / -ám / -ao: funçom / capitám / verao], em benefício imerecido do indesejado ditongo [-ão], Fernando Venâncio dixit, é tam respeitável como objectável num dicionário galego de vocaçom normativa como é o Estraviz.

O facto de o Estraviz disponibilizar o léxico autóctone galego através de híper vínculos (456) nom soluciona adequadamente o problema, porquanto remete a um simples vocabulário desligado das entradas ordinárias do dicionário. O qualificativo de tesouro lexical galego-português do Dicionário bem merece a delimitaçom das diferentes províncias lexicais de procedência, como o Houaiss fai. O respeito à dimensom nacional do galego assi o demanda.

AI)- A equipa de suporte do Dicionário Estraviz guarda com discriçom um outro vértice da minha tríade lexicológica particular de referência: Álvaro Iriarte Sanromán7. Figura discreta do nobiliário reintegracionista que nom pode ocultar o seu inapreciável magistério na arte de transitar os traiçoeiros desfiladeiros que fracturam a fronteira linguística castelhano-portuguesa.

O professor Iriarte, redondelano de nascimento e bracarense de adopçom, é o redactor e responsável do Dicionário Espanhol-Português (Porto Editora, primeira ediçom, 2008) de incontornável referência para os praticantes do português deste lado da fronteira. A filosofia que o inspira luze na citaçom do Livro do Desassossego de Pessoa que lhe serve de lema:” por que escrevo eu este livro? Porque o reconheço imperfeito. Calado seria a perfeição, escrito imperfeiçoa-se; por isso o escrevo”. Aforismo de teor zen adoptado por quem sabe medir a distáncia que vai do perfeito ao imperfeito que os doutorados em autossuficiência ignoram.

Se a intençom do Dicionário Estraviz fica claramente exposta no seu prefácio: reintegrar o galego na sua linhagem linguística8; a do Iriarte adentra-se ousadamente na árdua destrinça do enguedelho da interface linguística luso-espanhola. Além de delimitar com precisom semelhanças e diferenças terminológicas, o autor avança com pé firme na selva semántica das palavras. A declaraçom de intençons sobre o contido da tarefa lexicográfica empreendida admira pola ambiçom do propósito9definiçons e transcriçom fonéticamapa semántico e restriçons de usoinformaçom gramatical e enciclopédicainformaçom pragmática (contextual) e sintagmática (combinatória), pormenorizadamente ilustrado com exemplos aclarativos. Um potente arsenal, apto para reactivar a nossa fronteira linguística com o castelhano, tam magoada polo embate das interferências substitutivas e das extravagáncias hiperenxebristas. Consultem a voz pié e o seu mapa de conexons com o pé português e observam os amigos dos dicionários10 o dilatado continente de semelhanças e diferenças que se abre ante os seus olhos.

CG)- O perfil do professor da Universidade de Vigo Carlos Garrido assenta na firme vocaçom pedagógica e divulgadora e a manifesta mestria na arte taxonómica, tam congruente com a sua formaçom de biólogo. Carlos Garrido presidiu a Comissom Linguística da AGAL entre 2000 e 2015, e preside a da AEG desde 2016, tarefa prolongada nos incisivos comentários filológicos que continua publicando na imprensa digital. Contodo, a vocaçom pedagógica e divulgadora do professor é umha parte apenas do seu valioso contributo ao aperfeiçoamento do galego como língua nacional merecedora de norma própria. Aqueles que desconheçam a dimensom científica de Carlos Garrido podem ficar surpreendidos com o facto de ele ter publicado um dicionário de biologia de referência na prestigiosa editorial universitária brasileira EDUSP11: o Dicionário de Zoologia e Sistemática dos Invertebrados em quatro idiomas12 em cujas virtudes nom vou insistir porque já tem sido objecto do meu comentário em Praça Pública ao qual remeto o interessado13. A obra, gostaria acrescentar, contribui a potenciar a projecçom científica do galego e a erradicar a sua consideraçom como modesta língua doméstica e coloquial. O mesmo que Iriarte, Carlos Garrido encabeça o seu Dicionário com umha requintada referência a Carvalho Calero, à qual já aludim no meu artigo em Praça. Pessoa e Carvalho, dous poderosos padroeiros do galego sem fronteiras.

O decidido empenho de depuraçom lexical acometida polo professor ourensao-viguês, dirigido a confirmar um galego autocentrado e congruente com a sua família na romanística, inspirou a elaboraçom de duas ambiciosas obras de codificaçom e crítica lexical: a monumental investigaçom Léxico Galego: Degradaçom e Regeneraçom, (2011, Edições da Galiza) e O Modelo Lexical Galego. Fundamentos da Codificaçom Lexical do Galego-Português da Galiza, (2012, Através). Duas obras complementares de análise lexicográfica e diagnose precisa do processo de degradaçom que tolhe o nosso idioma e dos critérios que devem presidir a sua reabilitaçom.

Léxico Galego foi objecto de umha elogiosa resenha do professor X. M. Sánchez Rei na Revista Galega de Filoloxía à qual remeto o interessado14. Quanto ao Modelo Lexical, é um pormenorizado catálogo das doenças degenerativas do galego e das suas consequentes estratégias correctoras: variaçom sem padronizaçom (geográfica, de registo, de frequência), substituiçom castelhanizante (por reforço ou usurpaçom), erosom ou estagnaçom com suplência castelhanizante, sem esquecer os diferencialismos, corpos estranhos estes, resistentes a tratamento pola sua habilidade para mimetizar-se como galego genuíno. Um potente aparelho conceptual, em fim, arquitectado para tabular o léxico e isolar as suas variedades tóxicas. O Santo Graal do reintegracionismo que inspira o minucioso labor lexicográfico de Carlos Garrido é esse Padrom Lexical Galego, PLGz, limpo das pejas adventícias que conspiram para degradá-lo a simples bable do castelhano.

O mau agoiro da extinçom por confluência com o castelhano é exorcizado polo nosso terceto virtuoso como prenúncio desse galego emancipado, livre por fim da gaiola dourada em que vive confinado.

Notas

1 https://pt.wikipedia.org/wiki/Academia_Galega_da_L%C3%ADngua_Portuguesa

2 https://www.estraviz.org/prefacio.php

3 Além de vocábulos de inequívoca procedência galega como “enxebre”, “chainhas”, “trosma”, “relambido”, “nifroso”, “interquenência”, “duira” e tantos outros; também inclui locuçons infrequentes como “bardantes de” bem viva na minha memória linguística familiar e abonada aliás pola minha irmã Susana na sua tesinha de licenciatura na USC, Fala e cousas de Toba, (1968), resumida no Anuário galego de filologia Verba, vol.2, 1975.

4 https://gl.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9xico_da_Galiza

5 https://www.estraviz.org/lexicoaglp.php

6 https://web.archive.org/web/20160617075850/http://www.academiagalega.org/publicacoes/lco-da-galiza-mainmenu-50/114-lexico-da-galiza-edicao-on-line.html

7 https://uminho.academia.edu/AlvaroIriarteSanrom%C3%A1n/CurriculumVitae

8 Dicionário Estraviz, https://www.estraviz.org/acerca-de.php

9 https://alvaroiriarte.wordpress.com/2008/02/25/algumas-caracteristicas-do-novo-dicionario-de-espanhol-portugues/

10 Permitam-me recomendar-lhes um aliciante opúsculo de um amante informado deste fascinante disciplina: https://editorial.csic.es/publicaciones/libros/11916/978-84-00-09228-3/la-presunta-autoridad-de-los-diccionarios.html

11 http://www.porsinal.pt/index.php?ps=directorio&cat=27&iddir=297

12 https://www.edusp.com.br/livros/dicionario-de-zoologia/

13 https://praza.gal/opinion/nomear-invertebrados-com-cg

14 https://illa.udc.gal/Repository/Publications/Drafts/1444129797990_Carlos_Garrido.pdf

[Fonte: http://www.praza.gal]

Se existise un premio chamado Reino da Galiza, eu habíalle dar o meu voto ao autor de ‘Némese’

Escrito por SUSO DE TORO

Alá vai o Ray Bradbury, escritor e guionista. As súas Crónicas marcianas (hai tradución ao galego) son unhas narracións dun lirismo comparábel ao d’<CF1001>O Principiño; tan líricas, máis duras. Oxalá leve canda si a proporción de recoñecemento que lle corresponde pola súa obra literaria. Porque diso se trata cando despedimos a un escritor, non é?

E diso trata o Premio Príncipe de Asturias ao escritor norteamericano Philip Roth, un recoñecemento. Non sei se ese galardón será tan importante como nos din os medios de comunicación españois ou se será propaganda entusiasta para consumo interno da institución monárquica. Tanto ten, o premio ha estar ben dotado economicamente e o autor acudirá a recibilo puntualmente, que todos temos facturas a pagar. Non sei se ese premio merece a Philip Roth, mais estou certo de que Roth merece ese e calquera outro premio literario, pois é un escritor de talento, esforzado e valente.

Un escritor xudeu. Corresponde chamarlle “escritor xudeu” a alguén? Depende. As máis das veces corresponde, pois é unha identidade moi poderosa. En calquera caso, Philip Roth éo, na súa maneira particular. Sábese pertencer a unha comunidade humana, non por elección propia, non de modo conformista, mais aceptando á fin a evidencia de que ser xudeu marca o seu destino. A súa relación co xudaísmo é problemática para el e problematizadora para boa parte dos xudeus. Sobre todo para aqueles que desexan existir como comunidade, e por iso un e outros mantiveron sempre relacións tensas. O caso é que para comprender ao Roth escritor hai que aceptar que é un escritor antropoloxicamente xudeu emparentado con outros escritores e intelectuais xudeus da Europa de antes do fascismo e da Norteamérica actual. Os xudeus israelitas entendo que son doutro xeito e son outra historia.

Un escritor medio xudeu e marcado por esa orixe, J.D. Salinger, escribiu un libro que educa desde hai décadas a millóns de adolescentes norteamericanos, The Catcher in the rye (hai tradución ao galego). Roth escribiu anos despois un libro que tamén foi un éxito, Portnoy’s complaint (non temos tradución ao galego) e que é como o reverso salvaxe daquelas outras andanzas dun adolescente confuso. O libro de Roth é a longa imprecación dun adolescente neurótico, un pranto existencial que se prolongou na súa obra até chegar aos últimos libros, nos que aquela sexualidade furiosa deu paso ás doenzas e ofensas da vellez.

Sempre lúcido, sempre destemido a procurar algo tan temíbel como esa cousa que chaman “a verdade”. E por iso perturbador. A patria e a identidade toda dos personaxes de Roth, esa galería de máscaras que foron dar na máscara final dun vello doente, é o corpo: da sexualidade á enfermidade. Un existencialismo bizarro, unha desesperación tan masculina. Non é preciso que diga que se existise un premio chamado Reino da Galiza e me preguntasen, eu habíalle dar o meu voto.

[Fonte: http://www.elpais.com]