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A Praça da Galiza leva este nome desde o ano 1936, e está presidida por umha estátua de Rosalia de Castro da autoria de Barata Feyo.

Praça da Galiza no Porto.

Praça da Galiza no Porto

A Praça da Galiza é uma das áreas abrangidas pela Linha Rosa (que irá ligar a Praça da Liberdade à Casa da Música), através da construção de uma estação de Metro. O projecto, da autoria do arquitecto Eduardo Souto Moura, começa agora a ser executado, sendo concluído até 31 de dezembro de 2023.

A estação em si obedece ao método construtivo “cut and cover” (frequentemente utilizado na construção de estruturas subterrâneas) e será composta por dois níveis: o mezanino e o cais. Além disto, terá ainda quatro saídas para a superfície e elevadores que vão ligar a superfície ao cais. A sua localização ficará, em concreto, no início da Rua do Campo Alegre, servindo assim as escolas Gomes Teixeira e Infante D. Henrique, bem como as faculdades de Letras, de Arquitetura e de Ciências. Ao mesmo tempo, será uma referência de mobilidade para o Centro Materno Infantil, para os Jardins do Palácio de Cristal e para o Arena Rosa Mota.

Refira-se que todos os jardins e áreas verdes actualmente existentes na Praça da Galiza e imediações, como é o caso do Jardim de Sophia, serão integralmente repostos, valorizados e renovados. Graças a esta obra, inserida no plano de expansão da rede do Metro do Porto, será possível verificar-se uma diminuição do tráfego automóvel naquela que é, por norma, uma das zonas da cidade de maior intensidade de trânsito. Algo que irá proporcionar uma maior qualidade de vida na cidade.

A Televisão da Galiza também deu cobertura a esta informação:

 

 

[Fonte: http://www.pgl.gal]

Quelques fiches individuelles des employées de la Compagnie Générale Transatlantique. Des documents administratifs sommaires mais contenant des précieuses informations. EPCC French Lines & Compagnies, Fourni par l’auteur

 

Écrit par François Drémeaux

Enseignant-chercheur en histoire contemporaine, Université d’Angers

 

Il est rarement question des femmes dans la marine marchande. Récemment encore, elles ne représentaient qu’une toute petite partie des effectifs navigants. Sur les paquebots toutefois, la main-d’œuvre féminine se développe dès le XIXe siècle, d’abord comme une nécessité sociale pour encadrer les migrantes, puis comme une exigence commerciale afin d’attirer et de rassurer la clientèle aisée. L’historiographie britannique a ouvert de riches perspectives dans le domaine, mais le point de vue français sur le rôle et la place des navigantes reste à découvrir.

Au cours de l’entre-deux-guerres, les transgressions de genre sont rares de la part des femmes dans l’univers maritime. Elles occupent des emplois de service qui leur sont traditionnellement réservés à terre. Leur situation n’en est pas moins originale : elles doivent s’adapter à un monde maritime confiné, régi et codé par des hommes ; indispensables au service commercial de la compagnie, elles sont recrutées avec difficulté pour la variété et la complémentarité de leurs compétences ; de retour à terre, leur statut social est changé par cette expérience professionnelle. Ces parcours ont pu être reconstitués grâce à des archives des années 1930.

Vue de Manhattan depuis la poupe de Normandie. En bas à droite de l’image, une femme de chambre est accoudée au bastingage. Cliché anonyme, 1936. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Deux cartons… sur dix mille

Au Havre, l’établissement public French Lines & Compagnies conserve plus de 30 000 objets et cinq kilomètres linéaires d’archives. Un fonds unique en Europe pour l’histoire des compagnies maritimes de 1851 aux années 1990.

En 2019, j’étais en mission pour sonder les documents non classés du site, l’équivalent de plus de 10 000 boîtes d’archives qui dorment encore sur les rayonnages sans que leur contenu ne soit identifié. Avec cet accès privilégié, j’ai pu entreprendre quelques dépouillements exploratoires sur des thèmes encore peu pratiqués, en particulier en histoire sociale.

Les dossiers du personnels navigant représentent une manne précieuse et j’envisageais de travailler sur les marins de la ligne d’Extrême-Orient. Ces cartons contiennent des chemises de 10 à 100 pages, retraçant des carrières parfois longues et mouvementées. Mais c’est une absence qui m’a intrigué : pas une femme !

En cherchant dans la base de données de l’établissement, seulement deux cartons évoquaient des présences féminines. Deux maigres boites, contenant 214 fiches individuelles. Ces documents étaient physiquement séparés des autres personnels et seule une page récapitulative a été conservée pour chaque employée. Cette indigence documentaire m’a convaincu de creuser un peu plus ce sujet. En partant des hommes sur les mers d’Asie orientale, je suis donc arrivé aux femmes au service des paquebots transatlantiques… Un grand écart qui représente, en soi, une émotion pour le chercheur. Depuis trois ans, mes travaux explorent les interactions sociales au sein de la marine marchande, et la présence du personnel féminin était déjà parmi les questionnements, mais je suis ravi qu’elle se soit imposée d’elle-même, comme un rouage incontournable de cette sociohistoire maritime en construction.

Qui étaient ces femmes ?

La compilation des informations contenues dans ces fiches, de l’état civil aux états de service en passant par les commentaires des contremaîtres, a permis de constituer une base de données instructive. Les employées au service de la Compagnie Générale Transatlantique (CGT) sont avant tout femmes de chambre (70 %), puis blanchisseuses (12 %), infirmières (8 %) et nourrices (6 %). Elles travaillent loin des espaces publics des navires et dans l’intimité des passagers, et vivent à l’écart des personnels masculins. Les 4 % restants sont vendeuses ou manucures, les seules à disposer d’un accès direct aux communs.

Les infirmières possèdent des compétences recherchées, a fortiori si elles ont pratiqué dans le système de santé américain. Cliché Byron à bord de Normandie, 1935. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Ces femmes sont globalement célibataires et expérimentées ; 76 % d’entre elles sont veuves, divorcées ou n’ont jamais été mariées au moment de leur premier engagement, alors que celui-ci intervient à un âge relativement mûr (34 ans en moyenne). Contrairement aux lignes britanniques, les veuves sont bien moins nombreuses, au profit des divorcées (inexistantes sur les navires d’outre-Manche) et des célibataires endurcies. Ce recrutement ébauche un profil particulier et donne une idée du tempérament affranchi de ces employées. C’est aussi un confort pour l’employeur, car le mariage est source d’instabilité. Les épouses ont des carrières plus courtes et il n’est pas rare que l’autorisation de travailler soit retirée par le mari.

L’appel de l’aventure

Par-delà ces considérations, c’est une autre découverte qui m’a émue. Alors que j’interrogeai des forums de collectionneurs sur les réseaux sociaux pour obtenir des documents au sujet de ces femmes, un ami m’a confié une photographie anonyme de 1936. Depuis la poupe du paquebot Normandie, New York s’éloigne sous le regard des passagers de première classe. Dans le coin inférieur droit de ce cliché, une femme de chambre est accoudée au bastingage et contemple la scène. Ces employées issues de milieux modestes pouvaient donc accéder à l’un des plus impressionnants spectacles du monde contemporain.

Ce constat a des implications importantes : il interroge les motivations profondes de ces femmes qui occupent un emploi exigeant loin de chez elles, mais aussi le statut que leur confère ce travail une fois de retour à terre. L’aspect financier n’est pas déterminant. Les femmes de chambre ou les infirmières sont mieux payées en mer, certes, mais seule la petite élite qui côtoie les premières classes des plus prestigieux paquebots peut espérer tripler ses émoluments grâce aux généreux pourboires américains.

Les fiches individuelles dessinent les vies passées de ces femmes : Odette Blomme a passé deux ans comme serveuse à Londres, Marthe Dufour est impaludée suite à un passage sous les tropiques, Juliette Heininot a vécu deux ans aux États-Unis et quinze ans en Amérique du Sud, Marceline Hue sept ans aux États-Unis et a « beaucoup voyagé », Céline Lemarchand 26 ans en Amérique, Ernestine Mathieu 17 ans au Canada, et ainsi de suite, dans une grande variété d’expériences et de durées.

Dépliant publicitaire de la CGT à l’attention du public américain, fin des années 1930. Le personnel féminin est désormais mis en valeur. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

Même sans de lointaines expériences, ces navigantes sont habituées à se déplacer en France. Le lieu de naissance, de domicile et de l’emploi précédent sont fréquemment différents. Sans nécessairement calquer l’image de la New Woman des années 1920, il est probable que la volonté de fuir, la curiosité pour l’étranger, l’appel de l’aventure et le désir d’émancipation soient de puissants moteurs.

Vies marginales

Les compagnies maritimes restent des lieux d’emprise masculine et ne sont pas des structures qui favorisent le changement de la condition féminine. Les paquebots accueillent des femmes qui vivent en dehors de la norme de leur époque, offrant ainsi un espace professionnel à leur mesure. Les possibilités d’évolution de carrière sont néanmoins minces, voire inexistantes. Le travail est soumis à des cadences harassantes, sous l’étroite surveillance de chefs de service – toujours des hommes, contrairement aux lignes britanniques – qui imposent une discipline militaire. L’intempérance n’est pas tolérée et toute forme de socialisation est suspecte. La sexualité est un enjeu discret mais fréquent. Lorsqu’Eugénie Fiquet est mise à l’index pour son comportement inapproprié avec un passager, son chef demande à ce qu’elle soit remplacée par une « ancienne autant que possible ». À travers la syntaxe et des terminologies rudes, les femmes sont systématiquement responsables des tentations, toujours initiatrices des relations.

La communication à l’attention de la clientèle américaine insiste sur le luxe et le confort, et notamment la prise en charge des enfants par des nourrices compétentes. Collection Arnaud Gaudry, Fourni par l’auteur

La CGT doit pourtant composer avec précaution. Ces employées sont rares, d’autant plus que la compagnie française exige qu’elles parlent anglais a minima, soient élégantes dans le service et puissent être polyvalentes. Des compétences qui ne sont pas nécessairement mieux rémunérées qu’ailleurs. Outre le goût du voyage, il reste le prestige du statut comme motivation. Certaines femmes de chambre demandent spécifiquement tel paquebot ou telle classe, car les affectations, dans un port comme Le Havre, influent sur les représentations sociales.

La plus belle émotion de la découverte repose ici : parvenir, sans préméditation ni intention initiale, à exhumer ces tranches de vie marginales, oblitérées dans un univers maritime masculin, et comprendre les raisons et les choix de ces femmes.

[Source : http://www.theconversation.com]

Câmara pretende que bicicleta seja um meio alternativo de transporte e avança com seis grandes eixos no interior da cidade

Lisboa vai ter 200 km para pedalar e quer ir de Oeiras a Vila Franca

Escrito por Susete Francisco

Nos próximos dois anos a cidade de Lisboa deverá atingir os 200 quilómetros de vias cicláveis. Aos atuais 60 quilómetros dedicados às bicicletas vão juntar-se mais 150, que vão atravessar « transversalmente » a capital, em seis grandes eixos. Um passo que cria « uma verdadeira rede de mobilidade », defendeu ontem o presidente da autarquia, Fernando Medina. Ou seja, às ciclovias que atualmente servem sobretudo como espaço de lazer vão juntar-se novas vias que visam promover a bicicleta a meio alternativo de transporte no interior da cidade. Outra aposta vai para a frente ribeirinha. Lisboa, Oeiras, Loures e Vila Franca estão em « conversas » para efetuar a ligação das ciclovias em toda a beira-rio.

De acordo com as linhas gerais do plano para a mobilidade ciclável, ontem apresentadas pelo vereador das Estruturas Verdes, José Sá Fernandes, a cidade vai ser atravessada por seis eixos principais: o da frente ribeirinha (Marginal), o que vai ligar Benfica ao Braço de Prata, o Eixo Circular Exterior, um quarto, Alcântara-Luz, uma quinta via, que está agora em execução nas obras do Eixo Central, e uma sexta rede, que atravessará os Olivais. A estas vias juntar-se-á uma « rede complementar » cujos contornos Sá Fernandes remete para a apresentação do plano integral, no final do mês de outubro.

Segundo o responsável autárquico, a rede principal estará pronta no « primeiro semestre de 2017 », podendo « um ou outro troço » ser finalizado no segundo semestre ou inícios de 2018. Boa parte da nova rede ciclável está já em construção, como sucede no Eixo Central (Avenida Fontes Pereira de Melo e Avenida da República) ou na Avenida 24 de Julho, ou em implementação, no caso das zonas 30 (onde os automóveis não podem circular a mais de 30 quilómetros/hora), como é o caso da Avenida Praia da Vitória, que recentemente foi alvo de obras de requalificação.

A nova rede ciclável assumirá, assim, configurações diversas. Nas vias em que há redução da velocidade e intensidade do tráfego, as bicicletas vão partilhar o espaço rodoviário com os automóveis. Já nos principais eixos de circulação o espaço reservado aos ciclistas será « segregado » da via rodoviária – ou seja, estará separado das vias reservadas aos automóveis por um elemento físico (pilaretes, por exemplo). A segurança foi, aliás, um aspeto destacado pelo presidente da autarquia, Fernando Medina, como essencial para que os lisboetas adiram à bicicleta como meio de transporte na cidade. « Segura e funcional » foram dois termos repetidos por Sá Fernandes, que defendeu que esta rede vai « unir a cidade inteira ». As vias para as bicicletas terão uma sinalética própria.

Falando na conferência Mobilidade Sustentável em Lisboa, que ontem decorreu na reitoria da Universidade de Lisboa, Sá Fernandes disse que a Câmara de Lisboa está a « falar com Loures » para ligar a rede ciclável entre os dois municípios através de uma ponte sobre o rio Trancão. Sá Fernandes não avançou datas e, do outro lado, também não há prazos. Fonte da autarquia de Loures disse ao DN que a construção de uma ciclovia na frente ribeirinha do município está por agora « em fase de projeto », num trabalho que está a ser desenvolvido « em conjunto » com Lisboa e Vila Franca de Xira.

Além da frente ribeirinha, a ligação das vias cicláveis aos concelhos limítrofes de Lisboa vai fazer-se também pelo interior da cidade, nomeadamente com uma ligação a Oeiras através do Monsanto. « A mesma coisa pode acontecer com Amadora e Odivelas », referiu Sá Fernandes.

Mais estacionamento dissuasor

Mais bicicletas, menos carros, mais estacionamento. Outra aposta da Câmara de Lisboa passa pela criação de estacionamento junto a pontos de entrada da cidade ou interfaces de transportes. Vão ser mais de quatro mil novos lugares, disse Fernando Medina, apontando a concretização desta medida para o próximo ano. A diretora municipal da mobilidade e transportes da câmara, Fátima Madureira, especificou que serão seis os parques dissuasores para quem entra na cidade de automóvel e vão situar-se na Belavista, no Colégio Militar (junto ao Estádio da Luz), em Santa Clara (junto à estação de metro da Ameixoeira), na Pontinha, em Pedrouços e no Campo Grande (no Estádio de Alvalade). Manuel Salgado, vereador do Planeamento e Urbanismo, pôs a questão assim: « Em cada três carros que circulam em Lisboa, dois vêm de fora e estão estacionados todo o dia » na cidade, ocupando um espaço equivalente a « 1400 campos de futebol ».

Retirar os carros do centro

Falando logo na sessão inaugural da conferência, Fernando Medina defendeu uma « nova visão estratégica da mobilidade ». Manuel Salgado foi mais concreto: « Sem reduzir o número de veículos que circulam em Lisboa, a mobilidade no centro da cidade não tem solução. »

Medina adiantou que está já concluído com o governo um entendimento relativamente ao nó da Buraca e ao nó da A1, no Campo Grande, de forma a dar um papel mais central à CRIL – ou seja, dar-lhe « o seu verdadeiro papel enquanto circular externa da cidade ». O autarca da capital disse também considerar como prioritária « a ligação direta da A5 ao Eixo Norte-Sul », bem como a conclusão das acessibilidades ao aeroporto, de forma a retirar do centro da cidade o tráfego de e para a zona aeroportuária da cidade.

No mesmo espírito – retirar os carros do centro de Lisboa -, Medina defendeu que a « utilização intensiva do eixo ribeirinho pode ser alterada, com vantagem, pela utilização dos meios [viários] circulares » que rodeiam a cidade.

 

[Foto:  arquivo Global Imagens – fonte: http://www.dn.pt]

Copenhague

Escrito por Cristina Gironès

El día que abrí el correo y me encontré con la tan esperada carta de aceptación al programa de máster Erasmus Mundus tuve que irme a correr. Ahora que lo tenía entre las manos dudaba sobre mis deseos y capacidades. Por aquel entonces aún quedaba una semana larga para que Europa se paralizase por el coronavirus. Los meses anteriores no habían sido fáciles, y estaba a punto de tomar la decisión de dejar mi contrato indefinido para irme a vivir a un país tan pequeño, tan desconocido, tan insignificante para la geopolítica global como Dinamarca. Acostumbrada a escribir sobre desgracias, ¿dónde podía encontrar buenas historias en el –considerado– país más feliz del mundo?

Nunca había vivido en ninguna región más al norte de Hamburgo, ni, por supuesto, nunca se me había ocurrido visitar la aburridísima Escandinavia. Pero ahí me encontraba, explicándole a uno de mis mejores amigos en el coche dirección Barcelona que ya lo tenía, que sí, que el consorcio elitista había decidido aceptar a esta chica normalísima, crecida entre vacas y campos de trigo, para su programa de periodismo internacional.

En mi cabeza, Dinamarca era el país perfecto: los prados eran verdes –nunca amarillos–, los edificios estaban limpísimos –sin ningún graffiti–, y las bicicletas se podían aparcar sin candado y sin sufrir por si alguna persona decidía volver a su casa con tu medio de transporte. Y es que esto no es casual: el discurso occidental siempre se ha servido de este territorio como el paradigma del bienestar, de la sostenibilidad, de la igualdad. El resto de Europa es una copia imperfecta de Dinamarca, y su campo de desarrollo es siempre desde su posición.

Aproveché el confinamiento para ponerme al día. ¿Eran mis expectativas y mis ideas algo real? Por el momento, la universidad estaba cumpliendo todos los estereotipos nórdicos. Nos orientaron a la hora de buscar una habitación, nos ayudaron a tramitar la residencia o visado e, incluso, nos acompañaron emocionalmente durante todo el proceso. Y después de googlear a fondo encontré que, efectivamente, durante décadas Dinamarca ha sido conocida como uno de los países más tolerantes y abiertos del mundo, especialmente a lo que a migración y refugio se refiere. Y este último apunte es importantísimo para entender mi experiencia.

Movimientos sociales ¿de raíz?

Era la primera vez que entraba en el centro social en el que acabaría pasando gran parte de mi año en Dinamarca. Recuerdo que, al abrir la puerta, un fuerte aroma a café y a desinfectante de manos se coló por mi nariz. Ese lugar era especial, pero no tenía nada que ver con los CSO (centros sociales ocupados) o ateneus ocupados que había frecuentado en el pasado. Aun así, las paredes parecían un collage de llamamientos populares, banners pro-Palestina y muchos-muchos pósteres en contra del cambio climático.

La chica que me atendió –el espacio era, también, una cafetería– se dirigió a mí en inglés. Después de invitarme a una taza de un líquido negro aguado al que solían llamar filtered coffee, me explicó que tenían diversas asambleas que se celebraban semanalmente para organizar manifestaciones, eventos u otras acciones. Y me apunté, sin pensarlo, a dos grupos de movilización. Hacía tiempo que mis espacios de confort eran centros sociales como ese.

¡Qué guay! Me fui a casa contenta. Esto me duró, a lo sumo, un par de días. Después de la primera reunión –estaba vinculada a un focus group de migración–, mis ánimos estaban por los suelos. Las personas con roles de poder, danesas y en la treintena, repetían una y otra vez que Dinamarca había sido la primera nación en firmar la Convención sobre Refugio de la ONU, que había liderado la atención y aceptación de inmigrantes desde principios de los 2000. Que siempre había sido un ejemplo a seguir, y que todo lo que estaba sucediendo ahora era “momentáneo” y “poco relevante”.

Lo que era “momentáneo” y “poco relevante” en su opinión era la deriva nacionalista del gobierno socialdemócrata con la complicidad de una sociedad poco movilizada. Y es que después de haberse situado como el primer país europeo en iniciar los trámites de expulsión de un centenar de personas refugiadas Dinamarca también estaba endureciendo otras políticas. Por ejemplo, aprobó recientemente una nueva ley que dificulta el acceso a la ciudadanía y que plantea la deportación de migrantes desempleados o con historial delictivo. Y esto no es todo. La línea dura que ha marcado el gobierno de Mette Frederiksen también ha impulsado la externalización de fronteras para expulsar a los solicitantes de asilo a centros de detención fuera de Europa, posiblemente en África, para que se estudien allí sus casos.

¿Qué hacer cuando, ante semejantes recortes de derechos, los que deberían estar en primera línea justifican lo injustificable? Por suerte, otras voces empujaron a la organización a moverse. Y, a raíz de esto, concentraciones y campañas empezaron a ocupar tiempo y espacio públicos. Si bien es cierto que existen grandes iniciativas de muchas personas, mayoritariamente internacionales, que abogan por la carga política de los movimientos sociales, estos no brillan precisamente por el rigor y radicalidad de sus exigencias.

Y de aquí, creo, surgió una reflexión con un amigo del centro. Por aquel entonces ya era pleno invierno y, aunque hacía pocos días que Halloween había inundado las casas, la Navidad y sus luces empezaban a despuntar en todas las calles. Vivir a menos de 0 grados era una experiencia nueva para mí y, aparte de algún proceso de congelación, me adapté gentilmente al clima hostil de Dinamarca. Fue en una de esas tardes en que el sol se iba a las tres y el glögg –vino caliente con canela– brotaba fácilmente de las botellas, en que me encontré nuevas y flagrantes contradicciones políticas.

Una de las puntas de lanza que alimenta la imagen de Dinamarca como un estado perfecto en el que todo funciona bien, en que la salud y la educación son gratuitas, en que el gobierno se encarga de todos los asuntos públicos es, precisamente, el Estado del Bienestar. Y es, efectivamente, uno de los aspectos que más envidio de los países nórdicos. Donde se centra mi reflexión es más bien en las consecuencias sociales de todo esto. Que una estructura así funcione bien no es algo que se haya conseguido con la movilización social, por más que me pese. Es más, es precisamente esta estructura la que consigue que la sociedad esté cada vez más desmovilizada. Si todo funciona bien, si nadie tiene hambre y todos tienen techo, ¿qué vamos a pedir?

Esta pregunta resonó dentro de mí. La idea de que Dinamarca posee una sociedad civil fuerte es, de nuevo, mentira. Y es que esta deriva conservadora en grado sumo se está dando con la pasividad –y el apoyo– de casi todo el mundo. Innegable es que la despersonalización de los extranjeros, convertidos en una suerte de monstruos, es una imagen compartida, socialmente aceptada. Todas las decisiones políticas pretenden disuadir a los inmigrantes de poner un pie en el país con la idea de fondo de llegar a una política de cero refugiados, y esto, al parecer, no inquieta a nadie. Si el Estado decide esto, es por qué será lo mejor para todos. Esto, que entra de lleno en contradición con una Escandinavia idealizada, puede provocar un efecto llamada. ¿Quién puede resistirse a adoptar el ejemplo del país más feliz del mundo?

La moral luterana en un país confesional

Las políticas de migración y asilo se endurecen año tras año en un contexto europeo de crecimiento de la extrema derecha. Por tanto, ciertas decisiones políticas –legislativas– no serían tan extravagantes en, por ejemplo, Alemania. Pero, ¿Dinamarca? Nuevamente, la imagen del país prevalece por encima de todo. Los titulares y las noticias siguen apuntando a la confianza social, a las ayudas públicas y al sentido de igualdad entre los ciudadanos como la fórmula mágica para su satisfacción. Pero, ¿son estos los verdaderos pilares del sistema?

Compartir mi vida con quince daneses no me habría supuesto ningún problema si hubiese podido escoger. Y, aunque no pude, probablemente fue lo mejor que me pasó en esos meses. Sorteando los estereotipos puedo afirmar que, para conocer a una persona nórdica, tienes que ponerle mucho –muchísimo– empeño. Por tanto, no hay mejor fórmula que un confinamiento pandémico con esta finalidad. Y ahí estaba, intentando superar unas semanas especialmente frías y oscuras mientras practicaba mi duolingo diariamente a marchas forzadas.

Fue una de esas noches, en las que compartíamos la cena porque poco más podíamos hacer, que el debate sobre las religiones adquirió más relevancia que nunca. Cuestión de aburrimiento, supongo. Después de criticar encarnizadamente el papel de la Iglesia en los países del sur de Europa me atreví a sacar el gran tema del cristianismo en Dinamarca. Mis compañeros, algunos de ellos amigos, parecían empeñados en negar de manera reiterada que la religión fuese parte importante de sus vidas. Y, aun así, todos habían aprendido a comportarse como luteranos. El país, de los pocos Estados confesionales de Europa, está estrechamente ligado a la religión. Es más, los llamados valores daneses tienen mucho de religiosos y poco de identitarios: la necesidad de aparentar que todo va bien, que todo funciona a la perfección y que no hay nada que pueda mejorarse es algo intrínseco al modelo danés y su visión del mundo.

Es justamente este uno de los puntos en los cuales se puede criticar el famoso informe de las Naciones Unidas. ¿Es realmente Dinamarca el país más feliz del mundo? Sobre la base precisamente de esta pregunta se han escrito muchos artículos y un gran libro, Gente casi perfecta, de Michael Booth. Y es, también, basándome en ello, que seguí indagando en la terquedad de mis daneses, su negativa a aceptar su parte de culpa –consciente o no– en el asunto. Dinamarca se había convertido en el paradigma de la perfección sin ser, de lejos, un Estado perfecto. Y, volviendo a la deriva antiinmigración, esto también tiene mucho que ver con la radicalización de la socialdemocracia en el país.

En los años anteriores a este 2021, la socialdemocracia, agonizante en la mayor parte del continente, había perdido también importantes segmentos de votantes en Dinamarca. La mayoría de ellos habían ido a parar a la derecha, a los nacionalistas xenófobos, que consideran que la defensa de este autosatisfecho modelo blanco, nórdico, europeo y vikingo pasa por eliminar de la ecuación a los inmigrantes, ya que se conciben en bloque como una amenaza. En un país en el que la cobertura estatal es un pilar que sirve de pegamento, que estructura la sociedad, la piel oscura significa una quiebra del sistema social.

Mientras el flæskesteg –cerdo al horno– se cocía lentamente y el humillo iba ganando terreno en nuestra cocina número cinco, un compañero no dudó en defender al gobierno al que no había votado. “Lo que está claro es que tenemos ayudas porque pagamos impuestos. Somos un país pequeño y si ahora todo el mundo viene a estudiar gratis aquí, o a trabajar y a ganar dinero, perderemos lo que hemos conseguido”. En otro contexto esta frase quedaría enmarcada para la posteridad en un cómo justificar el racismo para principiantes. No obstante, en Dinamarca esta creencia está mucho más extendida de lo que yo misma imaginaba. Un chovinismo similar ya formaba parte del neonazismo nórdico en los inicios de los 2000; lo que cambia es que ahora la izquierda –y la sociedad en general– está adoptando esta misma retórica.

Además, y de puerta afuera, Frederiksen propone acoger a los refugiados buenos, a los que dictaminen las cuotas de la ONU o a los que el mercado laboral necesite. Una estrategia de corrección política como esta busca mantener su estatus y su buena imagen en los órganos europeos y del resto del mundo. A la vez, sus declaraciones en ruedas de prensa apuntan todo lo contrario. Y es que nuevamente la moralidad protestante vertebra el Estado en su conjunto: es importante demostrar una admirable tolerancia y progreso aunque no se correspondan con la realidad. La moral protestante y el énfasis en la nación, o lo que es lo mismo, el cristianismo y el ser danés, son fenómenos que se refuerzan mutuamente. Y es en este marco en que el Welcome refugees está institucionalizado y, a la vez, la xenofobia se ha vuelto mainstream, una tendencia general.

La periferia, lejos del Danishness

La ficción del ser danés ha impregnado el orgullo nacional de los escandinavos. No solo son las banderas, que se enarbolan en cualquier contexto, como aniversarios, cumpleaños, bodas y otros eventos sociales. Esta idea ha propulsado una guerra cultural, una estrategia mediante la cual el Danishness desafía al islam. Y en este conflicto el Estado aparta cada vez más a las personas migrantes y no blancas a la periferia tanto simbólica y como física.

Ya en primavera, mi bicicleta decidió dejar de funcionar y mi objetivo fue conseguir otra. El transporte público, escaso y caro, con controles de seguridad muy estrictos y multas estratosféricas, no me parecía una opción viable. Y a través de una app móvil llegué al mal llamado ghetto de la ciudad. Esta denominación no es gratuita: el gobierno propuso una legislación para reducir el número de residentes no occidentales que viven en los barrios desprotegidos. Esto se traduce en la práctica en la limitación de la cantidad de población no blanca al 30% y en otorgar a los municipios el derecho a denegar viviendas.

Si bien es cierto que cuando sales del centro de la ciudad el paisaje, físico y social, cambia muchísimo, mi impresión de ghetto –que por entonces no sabía que se consideraba como tal– no fue distinta a la que tengo sobre cualquier calle un poco alejada del Paseo de Gracia de Barcelona. La población ya no era totalmente blanca, alta, rubia y con abrigos afrancesados hasta los tobillos. Las bicicletas ya no eran dignas de Amelie, con flores en la cesta delantera. Pero no era, ni de lejos, lo que el gobierno –y por extensión la sociedad– pretendía mostrar: ese ghetto era ghetto porque la piel de sus habitantes no era blanquísima, porque el sistema de transporte los orillaba cada vez más a la periferia del Estado, porque nadie quería verlos como parte de un país que, para bien o para mal, ya no es lo que era.

Y en esta necesidad de ser danés sobrevive, también, la americanización de la cultura. Mientras reivindican el sentir nacional, la cultura y las tradiciones, el consumo general de todo esto se refleja más y más en el American dream. Mientras es guay desayunar porridge cada día, el cuscús, el tachín persa o el café turco son subproductos que causan, incluso, repulsión. Por tanto, en este contexto, repetir que Dinamarca es el país más feliz del mundo es, como mínimo, falaz. Dinamarca no es tan bueno –o, al menos, no para todos–. El producto interno per cápita, la esperanza de vida saludable y otros indicadores parecidos dicen que se encuentra en la posición más alta en la clasificación del bienestar. Pero si la media apunta esto, también cabe destacar que la población inmigrante es, nuevamente, marginada: estructuralmente reporta niveles más bajos de vida.

En esta paradoja nórdica hay miles y miles de personas que experimentan el paraíso de una forma muy distinta. El país, supuestamente abierto y tolerante, está intentando acabar con la diversidad, viviendo como si no existiesen daneses de piel negra o rasgos asiáticos. O lo que es lo mismo, está intentando expulsar a quienes no cumplen sus estándares de corrección –física, cultural, social y económica– lo más lejos posible de su oasis de felicidad.

 

 

[Foto de la autora – fuente: http://www.fronterad.com]

Como demuestra la reciente censura a la biografía de Philip Roth, la intolerancia no es menos grave porque se ejerza en nombre de una causa noble

De izquierda a derecha, los tres ganadores del Premio Nacional de Literatura, Robert Lowell, Richard Ellmann y Philip Roth, en Nueva York, el 24 de marzo de 1960.

Escrito por ANTONIO MUÑOZ MOLINA

En los últimos años de su vida, absuelto por decisión propia de la urgencia de escribir, Philip Roth aprendió a disfrutar de algo que no había conocido nunca, el simple placer de no hacer nada. En su casa de campo, que había sido durante casi medio siglo el monasterio de su dedicación disciplinaria a la literatura, ahora se quedaba mirando el paisaje por la ventana, los pájaros que cruzaban el cielo, escuchando largamente la lluvia o el viento en las hojas de esos árboles monumentales de América. En su biografía recién publicada y recién prohibida, Blake Bailey se recrea en contar esa época penúltima, antes de la devastación final de las enfermedades, en la que el novelista que jamás se había concedido a sí mismo un día de tregua —ni se lo había concedido al mundo— acepta la vejez, y adquiere un poco de sosiego.

También el lector de la biografía agradece esos momentos de respiro. Contar la vida entera de Philip Roth debió de ser casi tan extenuante para su biógrafo como lo fue vivirla para el novelista. Borges hablaba de la fascinación de los biógrafos por los cambios de domicilio de sus protagonistas. A Blake Bailey, autor de una biografía admirable de John Cheever, los cambios de domicilio de Philip Roth le parecen tan absorbentes como sus múltiples cambios de pareja, de editorial, de agente literario, pero tampoco deja pasar las etapas en los itinerarios de sus viajes, y en ocasiones hasta de los sucesivos medios de transporte público que el biografiado utiliza para ir de un sitio a otro.

Roth tuvo desde muy joven una ambición obsesiva por imponer su nombre en el rango más alto de la novela americana y una seguridad inflexible y muy competitiva sobre el lugar que le correspondía. Esa soberbia innata le fue muy valiosa para hacer frente a los ataques feroces que fueron desde el principio la otra cara de su éxito. Con 26 años, y con su primer libro, Goodbye, Columbus, ganó el National Book Award; también se convirtió en objeto de escándalo para el judaísmo religioso de Estados Unidos, por el sarcasmo y la desvergüenza con que contaba las vidas de personajes judíos. Un rabino prominente se interrogaba con escándalo: “¿Qué se está haciendo para silenciar a este hombre?”. La comicidad impúdica, la franca y hasta grosera celebración de la sexualidad masculina, que tanto indignaba a los judíos piadosos, alcanzó el paroxismo en Portnoy’s Complaint. El esperpento de las aventuras masturbatorias y los sueños de promiscuidad de un adolescente de clase media judía de Nueva Jersey sedujo a millones de lectores con la novedad de su descaro, con un torrente verbal que liberaba la prosa de toda formalidad expresiva. De la noche a la mañana Philip Roth era célebre y rico, en una medida hasta entonces inimaginable para él.

En los departamentos de Literatura de las universidades estadounidenses el grado de libertad de pensamiento es más o menos equivalente al de China durante la Revolución Cultural

También despertaba el malentendido de la identificación entre el novelista y el narrador de la novela, y una marejada todavía más amenazadora de invectivas. El gran erudito judío Gershom Scholem, antiguo amigo en Berlín de Walter Benjamin, llegó a asegurar en un artículo incendiario que un libro como Portnoy’s Complaint podía favorecer “un nuevo Holocausto”. Roth se vio comparado a Joseph Goebbels y a Julius Streicher, uno más entre los instigadores del antisemitismo y la persecución de los judíos. Que él mismo lo fuera hacía más grave su delito.

Era una época de ruptura de límites en la literatura, y también en la vida privada. La generación de Philip Roth es más o menos la de Norman Mailer y John Updike, novelistas que escribieron ficciones de explícita sexualidad que tenían mucho de confesiones personales y de crónicas del cambio de costumbres de aquellos años. La libertad llegó mucho antes que la igualdad. Hombres como Mailer, Updike y Roth podían aprovechar la multiplicación de las oportunidades ofrecidas por el brillo del éxito y por la desaparición de los tabúes sexuales, y al mismo tiempo seguir ejerciendo una antigua supremacía masculina. El atractivo de la transgresión, visto ahora retrospectivamente, queda malogrado por la evidencia exhibicionista de una masculinidad concentrada en sí misma, donde la mujer es al mismo tiempo una presencia sobre todo carnal y una sombra.

A Blake Bailey se le acusó de mostrar una cierta simpatía, o al menos una falta de distancia crítica, hacia los rasgos de comportamiento masculino menos atractivos de su personaje, reliquias ahora de una época y de unas actitudes hacia las mujeres que de pronto se han quedado muy lejos. Pero a continuación surgieron contra él acusaciones mucho más graves, de abuso sexual y hasta de violación, y entonces ocurrieron tres cosas: la primera, que el acusado, por el mero hecho de serlo, se convirtió en culpable; la segunda, que la biografía de Roth empezó a ser leída policialmente en busca de pruebas que confirmaran su culpabilidad; la tercera, que la editorial del libro, W. W. Norton, lo retiró de la circulación, en un acto de censura que ha despertado en los medios literarios y periodísticos de Estados Unidos mucha menos indignación de la que debería.

Andrea Aguilar ha escrito aquí que las editoriales estadounidenses tienen pánico a las demandas judiciales y a los linchamientos masivos en las redes y ahora incluyen cláusulas de “moralidad” en los contratos con los autores. Con sus limitaciones, sus defectos y sus excesos, la biografía de Roth de Blake Bailey es un documento de primera calidad para comprender la vida y la obra de un autor y la época a la que pertenece, tan cercana a la nuestra y ya tan distinta de ella. Fijarse en esas diferencias, y en el modo en que cambian los valores, y en que cada escritor refleja su tiempo, es su cautivo, se rebela contra él, nos ayuda también a reflexionar sobre nuestro presente y nuestras propias actitudes, a preguntarnos cuántas de las que ahora nos parecen naturales se volverán inaceptables para quienes vengan después. La censura y la intolerancia no son menos graves porque aseguren ejercerse en nombre de una causa noble. En los departamentos de Literatura de las universidades estadounidenses el grado de libertad de pensamiento es más o menos equivalente al de China durante la Revolución Cultural, y el de libertad de expresión no muy superior al de Corea del Norte. En nombre de la memoria de los judíos perseguidos y exterminados, aquel rabino exigía que se le callara la boca a Philip Roth. No hay causa justa que haga legítima la censura o que permita dejar a alguien sin el amparo de la presunción de inocencia.

 

[Foto: 041154 / AP – fuente: http://www.elpais.com]

Todos los símbolos invisibilizan algo y a la vez lo contienen

Un semáforo con dos hombres de la mano en ver en la plaza de la Cibeles en Madrid.

Un semáforo con dos hombres de la mano en ver en la plaza de la Cibeles en Madrid.

Escrito por Álex Grijelmo

 

Los seres humanos manejamos símbolos continuamente. Todos ellos ejercen la misión de representar algo.

En los aseos se ve a veces una pipa en una puerta y un zapato de tacón en la otra, lo cual no significa que los varones no fumadores tengan prohibido entrar. Ni que las mujeres que lleven tacones y fumen en pipa, no solo metafóricamente, puedan pasar por las dos puertas. Tampoco se entiende que una mujer que ni fume ni vista tacones se deba quedar con las ganas.

La señal de “animales sueltos” muestra una vaca o un ciervo. Pero representa también al caballo, al jabalí, al zorro… Todos los símbolos invisibilizan algo y a la vez lo contienen.

Sin embargo, algunos sí son sexistas. Y esto ocurre a menudo precisamente cuando se usa una figura femenina. Por ejemplo, en los lugares que muestran el dibujo de una mujer y un bebé para señalar dónde se pueden cambiar los pañales; o en el transporte que reserva un asiento mediante la representación mujer con niño. En este caso, curiosamente, si se colocara ahí la figura del semáforo ya no se la consideraría sexista como cuando aparece… en el semáforo.

La Federación de Municipios cuenta desde 2009 con un Manual de señalización no sexista elaborado con muy buena voluntad y quizás con algún sesgo. Porque también existen sesgos igualitarios: los que aprecian discriminación donde no la hay. Por ejemplo, en la señal donde se ve a dos colegiales que corren de la mano: el manual recoge que la niña tiene un papel dependiente del varón, porque éste va delante y ella se deja llevar. Pero si ocurriera al revés se podría interpretar que de nuevo se coloca a la mujer en el papel de cuidadora (en este caso, de su hermano menor).

Hasta ahora en la señal de “obras” veíamos unas obras, no a un varón con una pala. Pero la alternativa de añadirle al dibujo coleta y falda se puede cuestionar también: una obrera se pondría pantalones, y ya bastantes hombres llevan coleta.

Sin embargo, huiremos de ridiculizar o condenar a quienes juzgan así estos símbolos. Su visión minuciosa es útil porque denuncia la desigualdad, y por eso vale la pena escucharles con mucha atención, discrepar con respeto cuando proceda y compartir su propósito hasta el fin.

 

[Foto: ANDREA COMAS – fuente: http://www.elpais.com]

Rencontre avec le romancier israélien

Écrit par Alexandra Schwartzbrod

C’est un roman déroutant mais captivant. On y entre avec bonheur, amusé par les mésaventures d’Arnon, un père de famille que l’armée a rendu paranoïaque. Il habite au premier étage d’une maison des environs de Tel-Aviv et ne parvient pas à s’enlever de la tête que sa fille de 7 ans a été abusée par son voisin de palier à la retraite. L’histoire atteint un degré d’intensité assez fort quand soudain elle s’arrête, sans réelle fin, et l’on passe au deuxième étage où une mère de famille, Hani, lassée des absences de son mari, finit par tromper sa solitude avec son escroc de beau-frère. On est de nouveau à fond quand… rebelote, l’histoire s’arrête et l’on monte au troisième étage. Là, Déborah, une juge à la retraite, veuve depuis quelque temps, en vient à laisser des messages à son mari sur un répondeur téléphonique. Balayant sa vie, elle finit par se souvenir qu’elle a un fils à qui elle n’a pas parlé depuis longtemps. Sommée de choisir entre son mari et son fils, qui ne s’entendaient pas, elle avait choisi son mari.

Cette histoire-là, heureusement, a une fin. «Je voulais que ce soit perturbant pour le lecteur. J’aime bien quand il reste sur sa faim», nous a confié Eshkol Nevo, de passage à Paris pour le festival Lettres d’Israël. Perturbant, ça l’est, mais l’ensemble est si foisonnant, si riche en émotions, que la frustration est vite oubliée. À l’image de Zeruya Shalev, qu’il connaît bien, Eshkol Nevo a l’art de nous raconter la richesse et les tourments de la société israélienne via d’infimes détails de la vie quotidienne et familiale.

Ce roman fait-il écho aux trois étages de notre appareil psychique chers à Freud ou aux différentes strates de la société israélienne et à leurs difficultés à communiquer ?

En réalité, je me suis dit que je tenais quelque chose une fois seulement l’histoire du deuxième étage terminée. Bien sûr, l’inconscient a dû jouer : mes deux parents sont chercheurs en psy et j’ai étudié la psychologie. J’avais 7 ans quand j’ai entendu parler des trois étages de Freud, la structure était dans ma tête. Je voulais surtout parler des conflits qui nous traversent entre désirs, attentes et réalité, et puis des secrets que nous brûlons de confesser. En fait, il y a différents niveaux de lecture possibles. À travers ces trois histoires, vous pouvez comprendre la société israélienne. Ce n’est pas un hasard si celle du troisième étage est liée aux manifestations sociales de 2011 et si le héros du premier a des antécédents militaires assez lourds, deux sujets qui me tiennent à cœur.

L’idée de ce livre vous est venue comment ?

Parfois, je n’ai même pas une idée quand je commence un livre. Et puis ça vient tout seul. Les gens parlent très fort en Israël, c’est le contraire de la France. Au moment de commencer ce livre j’ai perdu mon permis de conduire, je devais prendre les transports en commun, j’entendais toutes les conversations, cela me donnait plein d’idées. Et puis c’était un passage de ma vie où je commençais à comprendre que ce n’est pas facile d’être parent. J’ai trois filles et, à cette époque, c’était difficile. Ce livre raconte beaucoup la difficulté à être parent.

Surtout le héros du premier étage, Arnon…

Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour protéger votre enfant, c’est la question qui se pose dans l’histoire du premier étage. Je suis incapable de répondre à cette question et c’est fascinant. Beaucoup d’hommes m’ont dit : «Arnon is a fucking hero ! On aurait fait pareil !» Mais on peut aussi considérer qu’il est malade, complètement obsessionnel. Les hommes sont en train de changer, je ne sais pas si la littérature le capte vraiment. C’est aussi une métaphore, bien sûr, de ce qui se passe quand on surréagit, quand on essaie de se protéger, à l’image d’Israël. Le pays doit se défendre car nous sommes souvent attaqués, mais nous devons nous demander aussi si nous ne surréagissons pas, et s’il n’y a pas d’autres possibilités que le sécuritaire et la guerre. L’armée peut vous transformer en quelqu’un de violent ou d’allergique à la violence. J’avais moins de 18 ans en 1989, pendant la première Intifada, et le fait d’être confronté à des civils m’a ouvert les yeux et rendu bien plus hostile à la guerre. Arnon est un Israélien typique. Et il porte une arme. Comment diable peut vous venir l’idée de posséder une arme ? Moi, je n’ai pas d’arme. Il y avait des moments où je m’identifiais à lui car j’ai des filles, et d’autres où j’avais envie de l’injurier, notamment quand il sortait avec son arme. J’oscillais entre empathie et colère. En fait, c’est la première fois, avec ce livre, que je ne suis pas tombé amoureux de mes personnages.

L’héroïne du troisième étage dit : «L’essentiel, c’est de parler à quelqu’un.» C’est ce que vous pensez ?

Oui, c’est le plus important. Si quelqu’un vous comprend vraiment, ça peut changer votre vie. Cela devient de plus en plus difficile d’avoir une vraie conversation avec quelqu’un mais c’est vital. Tous mes personnages tendent vers ça, ils veulent parler, s’expliquer. Tenez, le passage le plus important, pour moi, dans ce livre, c’est quand les héroïnes du deuxième et du troisième finissent par tomber dans les bras l’une de l’autre.

Ecrire est votre seule activité ?

Non, j’enseigne le «creative writing» à des adultes. J’adore ça. Après les manifestations de 2011, avec quelques-uns, on a créé une école sous la forme d’une ONG, elle a maintenant des ramifications un peu partout en Israël. Quand je suis rentré des manifs en 2011, je pensais vraiment qu’on allait changer le pays, influer sur les questions sociales. On a eu plein de débats passionnants sur ce qu’est le sionisme aujourd’hui, sur Theodor Herzl, sur la politique du gouvernement. Beaucoup de gens ont vraiment cru qu’il allait se passer quelque chose. C’est là où on s’est dit qu’il fallait créer une structure qui aurait un impact sur la vie des gens. Pour nous, les principaux problèmes en Israël sont la violence et l’intolérance. Alors on a ouvert cette école à tous, elle accueille des gens de tous les milieux qui viennent et qui peuvent se parler, c’est même ouvert aux aveugles.

Vous pensez quoi de la loi de l’État-Nation juif ?

J’ai manifesté contre, j’ai écrit que je trouvais ça horrible, j’espère vraiment que la Cour suprême ne va pas laisser passer ça. Il y a beaucoup de choses actuellement contre lesquelles manifester. Pour l’instant, ce sont les écrivains et les artistes qui forment l’opposition, c’est pour ça que je suis hostile à l’idée de boycott prônée par BDS. Je suis optimiste, un leader finira bien un jour par capter cette énergie.

 

[Photo : Bruno Charoy – source : http://www.liberation.fr]

L’Ajuntament desplega accions per promoure la diversitat sexual i de gènere i prevenir l’LGTBI-fòbia

L’Ajuntament de Barcelona posarà en marxa a partir de l’octubre un ‘Centre de Noves Masculinitats’, un espai que neix amb la voluntat d’espai obert a la ciutadania per promoure models de masculinitats « positius, oberts, plurals i heterogenis ». L’acció s’emmarca en diferents iniciatives que el consistori impulsa per reivindicar la diversitat sexual i de gènere i prevenir i combatre l’LGTBI-fòbia. Entre aquestes iniciatives hi ha la d’una nova campanya de ciutat per dir que l’LGTBI-fòbia no és benvinguda. Concretament, aquest missatge es pot veure des d’aquest dilluns en catifes amb els colors de l’Arc de Sant Martí col·locades a les entrades d’edificis municipals, com el mateix consistori, i accessos al transport públic.

L’alcaldessa Ada Colau ha emfatitzat que és « importantíssim » que les institucions es posicionin de manera « ferma i contundent » en contra de l’LGTBI-fòbia i qualsevol discurs d’odi. Especialment, ha dit, en un moment que aquests discursos estan entrant a les institucions i « alguns pretenen banalitzar el feixisme, la discriminació i l’LGTBI-fòbia ».

Per això, ha considerat que avui Barcelona fa « un pas més » en la reivindicació de la ciutat com una ciutat « diversa ».

Centre de Noves Masculinitats
Segons Colau, una de les mesures « més interessants » impulsades pel consistori és precisament la creació d’un ‘Centre de Noves Masculinitats’ perquè les agressions estan molt vinculades a un « model de masculinitat patriarcal » que cal revisar.

La tinenta d’alcaldia de Drets Socials, Justícia Global, Feminismes i LGTBI, Laura Pérez, ha assegurat que « ser home no vol dir reaccionar de forma agressiva » i per això des del nou centre és vol impulsar formació i sensibilització cap als joves i ser un complement en clau educativa.

En aquests moments, ha dit Pérez, l’Ajuntament està treballant amb entitats representatives del col·lectiu LGTBI per omplir de contingut i de programació el centre, que es posarà en marxa a partir de l’octubre.

A preguntes dels mitjans, la regidora ha avançat que la seu física serà al Passeig Picasso, al costat de l’Estació de França. Actualment en aquest espai ja hi ha el Servei d’Atenció a Homes (SAH) per la promoció de les relacions no violentes i prèviament havia acollit un altre servei municipal, el Barcelona Cuida. La inauguració del nou centre està prevista a l’octubre.

Segons Pérez, la idea amb què treballen és que sigui un centre on qualsevol ciutadà s’hi pugui adreçar. Com a exemples d’activitats que es podrien impulsar des del centre la regidora ha citat unes jornades amb especialistes sobre com educar els nens en una masculinitat que no els « encaselli ». Per això, ha dit, es podrien fer aliances amb les Associacions de Famílies d’Alumnes (AFA).

« Som moltes les mares i pares que ens preguntem com educar un fill en el feminisme, necessitem més eines i hi ha experts que ho poden fer », ha assegurat.

Per això, el nou centre no anirà dirigit exclusivament a homes sinó que tindrà una mirada global i farà sobretot formació, incidint en l’etapa educativa.

Altres iniciatives
A banda d’aquest nou centre i de la campanya ja en marxa amb catifes presidint les entrades a edificis municipals, el consistori també incorpora altres accions, com reforçar la regidora amb una persona més.

El nou pla específic de l’Ajuntament per combatre la LGTBI-fòbia es basa en quatre eixos: l’educació, la cultura, l’àmbit comunitari i l’àmbit laboral.

En l’àmbit educatiu, per exemple, s’amplia la Xarxa d’Escoles per la Igualtat i la No Discriminació, un programa de sensibilització destinat a alumnes d’entre 6 i 16 anys que actualment ja es desplega en 28 centres de la ciutat. L’Ajuntament vol que el programa arribi a totes les escoles i no només aquelles que s’hi acullen de forma voluntària, un missatge que la institució ja ha traslladat a la Generalitat. « Aquest any ampliem a nou escoles però creiem que el programa ha d’arribar a totes les escoles de Catalunya », ha dit Pérez.

D’altra banda també es vol generar més material audiovisual perquè la diversitat de gènere i sexual estigui més present en aquesta àrea. « És important que la diversitat hi sigui en les programacions dels cinemes i als llibres », ha dit. L’objectiu és ampliar la programació de la mostra FIRE i que els continguts arribin també als centres cívics.

Un altre exemple d’iniciativa és l’increment de la perspectiva comunitària al Centre LGTBI inaugurat l’any 2019. L’Ajuntament vol reforçar la programació del centre per potenciar la part de treball comunitari, fent-la arribar a entitats i associacions.

En l’àmbit laboral, es preveu implementar la ‘Guia per millorar l’ocupabilitat trans’, adreçada a orientadors dels serveis d’ocupació, així com treballar amb les empreses perquè s’elaborin protocols de transició de gènere al lloc de treball.

[Font: http://www.racocatala.cat]

Escrito por Leonardo Boff*

Las grandes crecidas que han ocurrido en Alemania y en Bélgica en julio. mes del verano europeo, causando cientos de víctimas, asociadas a una ola de calor abrupto que en algunos lugares ha llegado a más de 50 grados, nos obliga a pensar y a tomar decisiones con vistas al equilibrio de la Tierra. Algunos analistas han llegado a decir: la Tierra no solo se ha calentado; en algunos sitios se ha vuelto un horno.

Esto significa que decenas de organismos vivos no consiguen adaptarse y acaban muriendo. Actualmente el calentamiento que tenemos subió en el último siglo más de un grado Celsius. Si llegase, como está previsto, a dos grados, cerca de un millón de especies vivas estarán al borde de su desaparición, después de millones de años viviendo en este planeta.

Entendemos la resignación y el escepticismo de muchos meteorólogos y cosmólogos que afirman que estamos llegando demasiado tarde a combatir el calentamiento global. No estamos yendo a su encuentro, estamos ya gravemente dentro de él. Argumentan, desolados, que es poco lo que se puede hacer, pues el dióxido de carbono ya está excesivamente acumulado, ya que permanece en la atmósfera de 100 a 120 años, agravado por el metano, 20 veces más tóxico, aunque permanezca poco tiempo en el aire. Para sorpresa general, este último irrumpió debido al deshielo de los cascos polares y del permafrost que va desde Canadá y atraviesa toda Siberia. Y hace crecer el calentamiento global.

La irrupción de la Covid-19, por ser planetaria, nos obliga a pensar y a actuar de modo diferente. Es sabido que la pandemia es consecuencia del antropoceno, es decir, del excesivo avance agresivo del sistema imperante, basado en el lucro ilimitado. Él ha sobrepasado los límites soportables de la Tierra, por la deforestación al estilo de Ricardo Salles/Bolsonaro, por el cultivo de monoculturas y por la contaminación general del medio ambiente que han llegado a destruir el hábitat de los virus. Sin saber adónde ir, saltaron a otros animales, inmunes a sus virus, y de estos pasaron a nosotros, que no tenemos esa inmunidad.

Vale la pena pensar lo que significa el hecho de que todo el planeta haya sido afectado, por un lado, igualando a todos y, por otro, aumentando las desigualdades, porque la gran mayoría no consigue mantener el aislamiento social, evitar las aglomeraciones, especialmente en el transporte colectivo y en las tiendas. No ha afectado a los demás seres vivos, nuestros animales domésticos.

Debemos reconocer que el objetivo éramos nosotros, los seres humanos. La Madre Tierra, reconocida desde los años 70 del siglo pasado como un organismo vivo, Gaia, y aprobada por la ONU (el día 22 de abril de 2009) como verdaderamente Madre-Tierra, nos ha enviado una señal y una advertencia: “Paren de agredir a todos los ecosistemas que me componen; ya no me están dando tiempo suficiente para que pueda reponer lo que me quitan durante un año y regenerarme”.

Como el paradigma vigente todavía considera a la Tierra como un mero medio de producción, en un sentido utilitarista, no está prestando atención a sus advertencias. Ella, como superorganismo vivo que es, nos da señales inequívocas, como ahora, con las grandes crecidas en Europa, el frío excesivo en el hemisferio sur y la gama de virus ya enviados (zica, ébola, chikungunya y otros).

Como somos cabezas duras y predomina una clamorosa ausencia de conciencia ecológica, podemos ir al encuentro de un camino sin retorno.

Curiosamente, como ya ha sido comentado por otros, “los profetas del neoliberalismo están transformándose en promotores de la economía social porque, ante la catástrofe actual, piensan que ya no será posible hacer lo mismo que antes y será necesario volver a los imperativos sociales”. Lo peor que nos podría suceder es volver a lo de antes, lleno de contradicciones perversas, enemigo de la vida de la naturaleza, indiferente al destino de las grandes mayorías pobres y armándose hasta los dientes con armas de destrucción masiva, absolutamente inútiles frente a los virus.

Tenemos forzosamente que cambiar, superar los viejos soberanismos que volvían a los otros países hostiles o sometidos a una feroz competición. El virus mostró que no cuentan para nada los límites de las naciones. Lo que realmente cuenta es la solidaridad entre todos y el cuidado de unos a otros y hacia la naturaleza, para que, preservada, no nos envíe virus todavía peores. Ahora es la nueva era de la Casa Común, dentro de la cual estarán las naciones.

David Quamen, el gran especialista en virus, dejó esta advertencia: o cambiamos nuestra relación con la naturaleza siendo respetuosos, sinergéticos y cuidadosos o, en caso contrario, ella nos enviará otros virus, tal vez uno tan letal que nuestras vacunas no puedan atacarlo y se lleve a gran parte de la humanidad.

Al no detener el calentamiento global y no cambiar de paradigma hacia la naturaleza, conoceremos días peores. Si no podemos detener ya el aumento del calentamiento global, con la ciencia y la técnica que poseemos, podemos por lo menos mitigar sus efectos deletéreos y salvar el máximo de la inmensa biodiversidad del planeta.

Como nunca antes en la historia, el destino común está en nuestras manos: debemos escoger entre seguir la misma ruta que nos lleva a un abismo o cambiar forzosamente y garantizar un futuro para todos, más frugal, más solidario y más cuidadoso con la naturaleza y la Casa Común.

Hace 30 años que repito esta lección y me siento un profeta en el desierto. Pero cumplo con mi deber que es el de todos los que despertaron un día. Debemos hablar y ahora gritar.

*Ecofilósofo, ha escrito Habitar la Tierra: vía para la fraternidad universal, Covid-19, la Madre Tierra contraataca a la Humanidad

 

[Fuente: http://www.nodal.am]

En Espagne, un séminaire, intitulé L’Héritage médiéval, a été organisé par María Jesús Fuente et tenu à l’Institut d’historiographie Julio Caro Baroja de l’Université Carlos III de Madrid, où elle y est professeur d’histoire médiévale. De celui-ci est né un manifeste qui réunit 70 universitaires espagnols, spécialisés dans l’histoire médiévale. Ils y défendent tout ce qu’a apporté ce siècle à l’avancement de l’humanité jusqu’à aujourd’hui.

Le Repas de noce de Pieter Brueghel l’Ancien ; michelgrolet.com/ Unsplash

Publié par Marion Clousier

Au début du mois, National Geographic était revenu sur les stéréotypes de ce siècle associé à la mauvaise hygiène, l’insalubrité, aux maladies ainsi qu’à une bêtise endémique à la société — la saga Les Visiteurs en est l’allégorie ironique parfaite.

À son tour, le journal espagnol El País cherche à glorifier cette époque, définitivement mal connue. Pour cela, il s’appuie sur le manifeste, signé par près de 70 universitaires, soulignant les bénéfices d’un siècle qui s’est étendu sur près de 1 000 ans et qui a vu naître de grandes avancées dans le domaine du droit et de la politique. Pour Isabel Del Val, professeur à l’Université de Valladolid, c’est précisément la longévité de cette période qui a contribué à la diffusion de tous ces stéréotypes sur le Moyen Âge. 

La méprise sur l’idée du Moyen Âge 

Comme il y est écrit dans le manifeste, le terme « médiéval » renvoie à « tout ce qui touche au retard, à l’ignorance, au manque de culture, aux habitudes malsaines, à la barbarie, à la cruauté, au fanatisme, à l’horreur, à la pauvreté, à la monstruosité, à la violence… »

Pourtant, se borner à cette vision de l’époque serait totalement restrictif. Certes, nos diktats actuels nous imposent un mode d’hygiène — et plus largement de vie — beaucoup plus sain, à nos yeux. Mais cela n’empêche pas que d’un autre point de vue, prendre une à deux douches par jour n’est pas réellement écologique. Alors que diront les futures générations à notre propos ? 

Voilà ce que tend à démontrer ce manifeste. L’époque médiévale a été un siècle de grandes découvertes qui nous permettent de comprendre notre monde d’aujourd’hui. Il insiste sur l’apport linguistique, scientifique, culinaire, géographique et plus largement, culturel qu’elle nous a offert. 

Pour María Jesús Fuente, lauréate du Prix d’essai Leonor, « le Moyen Âge est une période de lumière. » Elle souligne que certains auteurs de la Renaissance, tels que Voltaire, ont participé à diffuser cette mauvaise réputation de la période. 

L’un des plus grands experts du Cid, Alberto Montaner, confirme cette impression. Il explique qu’en réalité, ces personnes cultivées, dites « éclairées », considéraient ce siècle comme « l’âge du féodalisme politiquement, et de l’obscurantisme intellectuellement », ce qui a diffusé tous ces préjugés. En somme, le Moyen Âge est aujourd’hui résumé à « une époque remplie de donjons, de chasses aux sorcières et d’hérétiques brûlés sur le bûcher ». Une image bien fantaisiste qu’il serait définitivement temps d’abolir. 

La pandémie, vecteur nuisible 

La pandémie semble avoir renforcé l’idée d’un obscurantisme médiéval, ce qui met en rogne ces spécialistes — tout à fait compréhensible, non ? 

Le manifeste s’exclame sur l’utilisation abusive du terme médiéval, qui a été utilisé pour décrire de nombreux problèmes. De même, selon eux, il a été employé, à tort et à travers, dans des expressions telles que « ne soyez pas médiéval et ne soutenez pas la science et la médecine » ou encore « une gauche médiévale qui se considère comme sophistiquée ». Des dénigrations bien méprisantes face à tout ce qu’a apporté le Moyen Âge à notre monde contemporain.

Apports du Moyen Âge… oubliés ? 

Le professeur d’histoire médiévale à l’Université de Córdoba affirme qu’il a vu la création et la diffusion de l’espagnol castillan, qui est « une langue médiévale », mais aussi « la division du temps, la méthode de comptage des dates basée sur la naissance de Jésus-Christ, la division administrative actuelle de l’Espagne en régions […] ». D’autres répondants y ajoutent : « Les universités, les pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, la présence de minorités dans les domaines du droit et de la médecine, et l’algèbre, développée par le monde islamique. »

Remedios Morán Martín, expert en histoire du droit à l’UNED, souligne l’importance des lois, création médiévale : « Pendant le Haut et le Bas Moyen Âge, les espaces des différents royaumes et comtés étaient beaucoup plus consolidés, et il était possible d’agir plus efficacement du point de vue de la création de nouvelles institutions pour permettre le pouvoir royal. Parmi ces institutions en Espagne, il y a eu la naissance des Cortes, un organe parlementaire qui s’est réuni à Léon en 1188 et a été un pionnier mondial. »

Et plus largement, il a facilité notre quotidien à travers de nombreux objets tels que « la fourchette, les billets en papier, les verres, les horloges mécaniques, les livres, les presses à imprimer et l’eau de rose sont tous issus de cette période ». En dehors de la création, puis de la diffusion de ces inventions, « les siècles médiévaux ont été de grands créateurs de structures – sociales, territoriales, politiques et éducatives – qui sont une invitation à réfléchir sur le chemin parcouru entre hier et aujourd’hui ». 

Époque plus respectueuse des femmes  

Une réflexion toujours autant d’actualité lorsque l’on considère que « les droits des femmes du XIe siècle aux XVe ou XVIe siècles comprenaient le droit de gérer la propriété d’une manière inédite en Europe. Les femmes de cette époque avaient plus de possibilités de gérer des propriétés que les femmes du début du 20e siècle », selon Ana Echevarría Arsuaga, de l’université UNED. Alors même qu’aujourd’hui, plusieurs jeunes femmes souhaitent voir développer des transports en commun uniquement réservés pour elles, afin d’éviter toutes formes d’agressions. 

[Source : El País – reproduit sur http://www.actualitte.com]

 

 

 

 

 

 

 

Panier, viande, poulain, pommade… Bien des termes que nous utilisons aujourd’hui avaient jadis une tout autre signification. Pourquoi ne l’ont-ils pas gardée ?
Écrit par Michel Feltin-Palas
Avouez-le. Vous pestez régulièrement contre votre neveu lorsqu’il emploie un mot dans un sens « fautif ». « Conséquent », par exemple, au lieu d' »important ». Ou « trop » à la place de « très ». Alors un conseil : arrêtez de lui adresser des remarques dans ce domaine car si, par manque de chance (pour vous), il suit plus tard des études de linguistique, il vous expliquera que tout le monde fait pareil depuis la nuit des temps, vous compris. Et il aura raison.
Par exemple, il m’étonnerait que vous ne partiez pas faire le marché avec votre panier alors que, stricto sensu, celui-ci ne servait au départ qu’à transporter du pain… Le cas est loin d’être isolé. « Il arrive en effet souvent que nous ne connaissions qu’une seule des acceptions d’un mot que nos ancêtres utilisaient ou que nous utilisions ce mot avec sens différent », souligne le linguiste André Thibault en citant cet autre exemple : »Saoul voulait dire autrefois « rassasié, repu » (appliqué à quoi que ce soit, c’est-à-dire autant à de la nour­ri­ture qu’à une boisson quelconque ou à une boisson alcoolisée) ; à force de l’entendre surtout en référence à l’alcool, on a fini par interpréter ce mot comme signifiant uniquement « ivre » » .
C’est ainsi : au fil du temps, de nombreux termes changent de sens. Il suffit pour le constater de plonger dans un livre écrit voilà quelques siècles. Chez Molière, par exemple, tout à l’heure signifie « immédiatement » ; bailler veut dire « donner » et la fortune correspond au sort, propice ou funeste, comme le souligne le linguiste Jean Pruvost dans un ouvrage que j’ai déjà chroniqué et que je recommande vivement (1).
Les linguistes se sont efforcés de classer ces évolutions en plusieurs catégories.
· Les restrictions de sens. Comme saoul, bien des termes ont vu leur emploi se spécialiser. Viande, comme son nom l’indique, désignait originellement tous les aliments servant à entretenir la vie. Traire signifiait « tirer » de manière générale, avant qu’il ne finisse par désigner uniquement l’extraction du lait des animaux domestiques. Conformément au latin pullus (« jeune animal »)poulain s’employait pour les petits de tous les animaux, et pas seulement pour celui du cheval (poulet a d’ailleurs la même origine). Le verbe trépasser ne fait plus aujourd’hui référence qu’à la mort alors qu’il signifiait simplement « aller au-delà ». Quant à accident, il a longtemps eu le sens d' »événement », heureux ou malheureux, avant de n’être utilisé que dans les circonstances néfastes.
· Les extensions de sens. À l’exemple de panier, d’autres termes ont vu inversement leur emploi s’élargir. La pommade n’était au départ qu’une pulpe de pomme ; un épicier ne vendait que des épices ; on arrivait exclusivement sur une rive tandis qu’un boucher tuait uniquement les boucs…
· Les affaiblissements de sens. Certains mots n’ont pas vraiment changé de signification, mais ont perdu leur intensité initiale. À l’origine, un ravissement était un enlèvement au ciel. Charmer était l’équivalent de ensorceler (d’où l’expression jeter un charme). Être étonné signifiait que l’on semblait avoir été frappé d’un coup de tonnerre. Gâter avait la force de dévaster. L’inquiétude désignait une forte agitation ; le déplaisir, une profonde douleur ; l’ennui, un chagrin violent… Formidable signifiait « qui inspire la crainte » et terrible renvoyait à la terreur.
· Les mots qui ont acquis une connotation péjorative. L’expression art nègre en témoigne : originellement, cet adjectif n’avait pas une valeur péjorative. C’est à force d’être utilisé dans les discours racistes qu’il a fini par l’acquérir. C’est d’ailleurs aujourd’hui au tour du mot noir de subir le même sort, si bien que certains préfèrent recourir à la formule personne de couleur ou à l’anglicisme black.
· L’influence des langues étrangères. Précisément, une partie de notre lexique subit l’influence de l’anglais. Ainsi, réaliser est souvent utilisé pour « se rendre compte » alors qu’il signifie théoriquement « faire, élaborer ». Supporter prend la place de « soutenir » alors que ses sens premiers étaient « recevoir le poids », « endurer », « tolérer ».
· Les évolutions technologiques. Une invention donne souvent naissance à un nouveau mot, mais, parfois, on se contente de recycler un objet proche qui lui ressemble. La voiture était un mode de transport tiré par des chevaux ? Elle désigne aujourd’hui une automobile bénéficiant de la force d’un moteur.
· Les inversions de sens. De manière plus surprenante, quelques termes signifient aujourd’hui le contraire de ce qu’ils voulaient dire primitivement. Une personne énervée était celle qui avait subi une énervation et était donc dénuée de nerfs ? L’adjectif s’applique aujourd’hui à celle qui se trouve dans un état de nervosité inhabituel. Du temps où l’Espagne était occupée par les Arabes, les laquais étaient de hauts fonctionnaires. Ce n’est qu’à la suite de la Reconquista qu’ils ont été ravalés au rang de « valets d’armée », puis de « valets » tout court, et c’est ce sens qui s’est imposé en français, comme le souligne Henriette Walter (2). Autre exemple frappant avec rien – issu du latin rem, c’est-à-dire « chose ». À force d’être utilisé dans des formules négatives, pour renforcer ne, ce nom signifiant « chose » a fini par être senti comme un pronom signifiant « aucune chose » !
· Les erreurs. Terminons cette liste par la catégorie qui m’amuse le plus : les bévues. Celles-ci peuvent provenir d’une fausse étymologie, comme je l’ai déjà évoqué dans une lettre précédente. Souffreteux, par exemple, se rapportait à l’origine aux indigents, considérés comme des personnes en rupture avec la société, conformément à son origine latine suffringere, « rompre par le bas ». Mais sa ressemblance avec souffrir l’a conduit peu à peu à désigner un individu de santé fragile… Même attraction fatale pour rustre sur fruste alors que ces deux termes n’ont pourtant rien à voir. Frustum en latin, voulait dire « mis en morceaux » alors qu’un rustre est un homme grossier et brutal. Mais voilà : à l’oreille, les deux mots se ressemblent et fruste a fini par signifier « rude, inculte, lourdaud, primitif ».
Comme quoi, même les dictionnaires recèlent leur lot d’injustices…
(1) Jean Pruvost, Les secrets des mots, La librairie Vuibert

 

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Con el fomento del uso de la bicicleta como medio de transporte, se están extendiendo una serie de términos y conceptos de los que se ofrecen a continuación algunas claves de redacción.

1. Acortamientos de bicicleta

La propia palabra bicicleta se utiliza a menudo con algún acortamiento, como biciciclo o cicla, según el país. Las que gozan de amplia difusión y se emplean, incluso, en contextos relativamente formales no necesitan destacado, pero con las más populares, como baica o cleta, puede ser conveniente la cursiva en las informaciones periodísticas (o, si no se dispone de este tipo de letra, el entrecomillado).

2. Ecomovilidad

La promoción del uso de bicicletas y otros vehículos similares, como los patinetes, es parte del concepto de ecomovilidad, es decir, la movilidad ecológica. Se escribe sin espacio ni guion, como otras voces formadas con el elemento eco-.

3. Vías

La vías destinadas a las bicicletas —bien en exclusiva, bien compartidas con otros vehículos parecidos o con los viandantes— reciben nombres como ciclovías, ciclorrutas, ciclopistas o carriles bici. Cuando los elementos ciclo- bici- se anteponen, funcionan como prefijos y van, por tanto, unidos a las palabras que les siguen. No es el caso de carril bici, donde el acortamiento va pospuesto y, por tanto, se considera un sustantivo en aposición (con plural carriles bici).

4. Ciclable

Un término empleado a menudo para calificar a ciertos tipos de vías es ciclable, que está recogido en el Diccionario del español actual con el sentido de ‘que puede ser recorrido en bicicleta’. Suele aludir a los espacios de circulación tranquila en los que la bicicleta comparte espacio con el resto de los vehículos en la calzada.

5. Otras voces con bici- y ciclo-

En ocasiones, el elemento bici- se aplica a otros conceptos vinculados con las bicicletas, como bicipolicía, que es un policía que se mueve en bicicleta, o biciusuario, una alternativa a ciclista que pone el énfasis en el aspecto práctico y lúdico más que en el deportivo.

También ciclo- puede formar voces como cicloturismo, que es el turismo en bicicleta.

6. Bicicletada, bicicleteada

Se llama así a las marchas populares en bicicleta. Tal como explica la gramática académica, para denominar acciones colectivas se utilizan palabras formadas con el sufijo -ada, como chocolatadasentada cacerolada. Las voces bicicletada y bicicleteada siguen este mismo modelo.

7. Actividad

Para la actividad se emplea sobre todo el verbo pedalear, pero van ganado terreno bicicletear ciclar, que resultan admisibles.

 

[Foto: Pixabay – fuente: http://www.fundeu.es]

Escrito por Eduardo Bravo

Madrid Vintage es una colección de ilustraciones que recuperan la memoria arquitectónica de la capital y conciencian de la necesidad de preservar el patrimonio cultural común. Su autora es Tina Paterson, una ilustradora y activista que ha participado en diversos proyectos colaborativos y movimientos sociales surgidos en Madrid, que le han permitido conocer con detalle la historia de la ciudad, sus gentes y mil y una anécdotas sobre sus calles y rincones.

«Madrid es una ciudad con una historia reciente muy curiosa», explica Paterson. «Sin desarrollo industrial, a finales del siglo XIX era un villorrio grande y mohoso, pero hasta la Guerra Civil se empieza a configurar la gran urbe que es hoy con, por ejemplo, la construcción de Gran Vía. En este proceso, grandes arquitectos como Antonio Palacios se plantearon “construir” la grandeza futura de Madrid».

    

Uno de los objetivos de Palacios como arquitecto fue el de mezclar lo bello con lo útil. Así lo demuestran sus edificios repartidos por diferentes puntos de España y especialmente en Madrid, donde destaca su diseño para el metro de la capital, un medio de transporte que, además de resolver un problema de movilidad urbana, debía convertirse en símbolo de la ciudad.

«Palacios diseñó desde el logo, el mismo que seguimos usando hoy y que estaba inspirado en el de Londres, hasta toda la decoración interior o exterior de las estaciones, como las bocas de metro, al estilo de París y Viena, o los templetes. Su trabajo contribuyó a embellecer la ciudad y a construir una verdadera identidad madrileña que, por desgracia, hemos ido destruyendo sin pausa, como ocurre con las cocheras del metro de Cuatro Caminos, actualmente en peligro de derribo».

En su afán por reivindicar el patrimonio cultural de la ciudad y después de implicarse en acciones para rescatar joyas arquitectónicas como el frontón Beti Jai, Tina Paterson ha emprendido un proyecto personal que recoge el esplendor de la ciudad y sus monumentos a través de unas hermosas ilustraciones de inspiración retro.

«Las ilustraciones son una “utopía”, en la medida en que muestran cómo sería Madrid si todo aquello no hubiese sido eliminado. En los años 60 se destruyeron los ascensores originales del metro de 1920 que hoy se quieren recuperar. También se desmanteló una enorme red de tranvías para dejar sitio a los coches y, mientras los turistas se van a Londres a sacarse fotos con los autobuses de dos plantas, aquí desde los años 30 tuvimos una flota del mismo modelo, los Leyland o Roadmaster, circulando por las calles».

Aunque resulte sorprendente, en la primera mitad del siglo XX, la ciudad incluso tenía una suerte de Madrid Río, cuya principal atracción era una serie de piscinas ubicadas lo largo del cauce fluvial del Manzanares.

«Una estaba incluso dentro de una isla artificial en la que te bañabas en el agua del río, pero todo eso se ha perdido por culpa de una mezcla de modernidad mal entendida, desidia y, sobre todo, por codicia. Mientras que en Lisboa han protegido su patrimonio de elevadores, tranvías, funiculares o empedrado, en Madrid no lo supimos cuidar y, a día de hoy, nuestra identidad como madrileños se reduce a las tapas de los bares y el agua del grifo. A este paso no nos quedará más identidad que el bocata de calamares, y congelados, además».

Las ilustraciones de Tina Paterson rescatan algunos de esos monumentos desaparecidos, como el tranvía número ocho –que hacía la ruta de Sol al parque de la Bombilla, lugar en el que celebraban las populares verbenas a las que acudían chulapos y chulapas, lo que dio lugar a la expresión «Más chulo que un ocho»–, la piscina La Isla o el templete de Antonio Palacios de Red de San Luis, todo ello con una estética elegante y glamurosa que bebe del Art déco y las artes gráficas de los años treinta.

«En los años de la Belle Époque se inició el turismo moderno que, si bien era aún algo elitista, fue el antecedente del turismo de hoy. En esa época, las ciudades empezaron a ver el turismo como un valor y se lanzaron a construir lo “pintoresco” o “icónico”. Hasta la Segunda Guerra Mundial, se empezó a crear una estética muy concreta para vender los sitios que visitar, un diseño, a veces de vanguardia, que iconizaba elegantemente los lugares y usaba una paleta de colores muy básica para poder imprimirlos de un modo sencillo y económico con técnicas como la serigrafía».

Aunque el origen de Madrid Vintage nunca fue comercial, el éxito obtenido por las hermosas ilustraciones convenció a Tina Paterson de imprimirlas en formato postal y ponerlas a la venta en el Café Matilda y el San Pedro Market, dos locales cercanos a su casa y regentados por unos amigos suyos.

«Mucha gente me escribe para preguntarme si las vendo online», cuenta. «Les respondo que no, que es mejor que se pasen por el barrio y nos tomamos unas cañas porque Madrid es así».

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

¿Qué hacer frente al radicalismo y el esencialismo? ¿Qué soluciones se pueden prever para tener políticas públicas claras para la población LGBT+? En esta entrevista con motivo del Día Internacional del Orgullo LGBT, Marta Lamas aborda temas como el fundamentalismo y el fenómeno de las TERF (Trans-Exclusionary Radical Feminists); así como posibles soluciones para la inclusión de las mujeres trans en espacios públicos, particularmente, en el transporte rosa; la población no binaria; y el papel de los hombres feministas en el mismo movimiento.

Por Ever Aceves


Ever Aceves: ¿En dónde se encuentra la población trans y no binaria en los espacios públicos? Transporte rosa, probadores, sanitarios. Es algo de lo que no se habla mucho y me gustaría saber tu opinión al respecto.

Marta Lamas: Yo creo que la población de las mujeres trans, así como de las mujeres cis, está dividida en clases sociales. Y hay mujeres trans de la clase alta que viajan, que tienen toda una serie de privilegios y, más bien, son las mujeres trans de la clase media para abajo, las que están presentando problemas de discriminación, de opresión, incluso de violencia transfóbica. No podemos generalizar, pero sí podemos decir que la mayoría de las mujeres trans en nuestro país viven situaciones de discriminación, opresión y violencia transfóbica.

EA: ¿Qué soluciones consideras apropiadas para erradicar la marginalización en aquellos espacios de donde las mujeres trans son excluidas? El transporte rosa, sanitarios, probadores…

ML: Creo que la reacción hacia las mujeres trans puede ser una reacción de ignorancia, en donde ciertas personas sienten amenazadas su propia identidad, en donde ciertas personas las visualizan como un hombre vestido de mujer y, en ese sentido, se sienten amenazadas de que vayan al mismo espacio que ellas. Y es distinto del rechazo, del cual yo discrepo, que tiene un sector del feminismo, que tiene toda una elaboración teórica para argumentar que, si no menstruas, no eres mujer, ¿no? Es decir, una confusión conceptual entre lo que es ser una hembra humana y lo que es ser una mujer en términos de identidad de género. Entonces, el fondo del asunto es: la ignorancia en un caso y, en el otro caso, es un pensamiento extremista, radicalizado, fundamentalista. Pero los dos: tanto la ignorancia como el extremismo, lo que están mostrando es el nivel de inseguridad sobre su propia identidad. ¿Por qué reaccionan de esta manera? Porque se les mueve el piso por diferentes razones. Estas mismas personas a lo mejor no se dan cuenta de que puede ser que se sientan erotizadas, que sientan que en el fondo ellas también querrían ser así. Es decir, la subjetividad humana es muy amplia.

Ahora, una política pública sí tiene que apuntar a dar un piso de conocimiento. Sí creo que en lo que son instancias de gobierno, instancias públicas como el transporte rosa, debería de haber una persona, un policía, por ejemplo, bien entrenada. Hay mujeres trans que pasan sin que se note que son un macho biológico transformado en una mujer social; hay otras que no, que se nota, por el tamaño, la voz, la nuez de Adán, por toda una serie de cosas. Entonces si tú pasas y nadie se da cuenta de que eres mujer trans y pasas como mujer cis, no tienes problema. El problema es cuando llega una mujer muy alta o fornida, vestida de mujer; y lo que despierta eso es inseguridad en las otras mujeres, de “¿por qué se nos está colando aquí un hombre?”. Sí creo que la comunidad tendría que hacer una petición muy formal al gobierno de la ciudad de que a nuestros transportes, durante una temporada, vaya una persona bien capacitada para que, cuando llegue una mujer trans y empiece a ver una reacción, se pueda parar y decir “a ver, no, espérense, ustedes tienen que diferenciar sexo y género”, y que haya, a lo mejor, algún tipo de panfleto que se le pueda repartir a la gente en donde se les explique que una cosa es el sexo, determinado por los cromosomas; y otra cosa es la identidad de género. Aparte, creo que habría que hacer campañas publicitarias en tiempo de elecciones, pero aquí hay un tema de ignorancia brutal, ¡y hay miedo!

En el caso de las TERFs, las feministas radicales; hay una posición en donde no solo es lo trans, también están en contra de la maternidad subrogada, del comercio sexual. Es decir, es todo un paquete de cosas que consideran que atentan en contra de la esencia de ser mujer. Lo que estamos trabajando desde el Centro de Investigaciones de Estudios de Género y desde muchos otros centros, es una línea de conocimiento antiesencialista, que se entienda que no hay una esencia porque tengas unos determinados cromosomas, y que la identidad se construye por procesos psíquicos y que hay muchas maneras de ser mujer, muchas de ser hombre, y muchas maneras de ser ser humano que no se asume ni como mujer ni como hombre. Estamos en un momento cultural de mutación y de cambio, y siempre los cambios y las mutaciones de lo que era el lugar común y lo tradicional, generan violencia, miedo y discriminación. Las campañas educativas y políticas son importantes, así como el debate público; hablar de estas cosas. Por eso yo agradezco la oportunidad de esta entrevista, en el sentido de ir hablando de qué es esto y hasta dónde, muchas veces, ese miedo, que es un miedo a veces defensivo, lleva a muchas personas a una reacción muy agresiva, incluso violenta, como se ha visto en los últimos asesinatos de mujeres trans.

EA: ¿Qué opinas con respecto a los hombres al interior del feminismo?

ML: Yo creo que el feminismo es, además de un movimiento, una posición, una postura ideológica que tienes adentro, en la cabeza. Es una manera de entender la vida, la política y es una crítica de la cultura. Eso lo pueden hacer seres humanos que han desarrollado esa postura, así vengan en cuerpo de hombre, de mujer, trans, de quimera o de lo que sea. Creo que el problema es que los movimientos de repente requieren espacios no mixtos. Cuando yo inicié, hace cincuenta años, mi activismo en el movimiento feminista, era muy importante reunirnos entre mujeres, hablar solo las mujeres. Yo venía de una militancia de izquierda en grupos mixtos y, de repente, descubrí que, si no había hombres, podíamos hablar de muchas intimidades y de cosas que en frente de los hombres no hubiéramos hablado. Así como las cantinas, yo creo que debe haber cantinas solo para mujeres, solo para hombres y cantinas mixtas. Y a veces te dan ganas de ir solo con tus amigas a un lugar donde no haya hombres, a los hombres les deberían de dar ganas de ir a un lugar solo de hombres, donde no haya mujeres; y de repente dan ganas de ir a un lugar mixto. Con la política, lo que ha pasado muchas veces es que en las marchas y las movilizaciones que inician las feministas, hay muchos hombres que quieren participar y tienen que aprender que hay un espacio donde ellos no pueden participar. Yo sí creo que hay hombres con pensamiento y compromiso feminista. Yo tengo amigos varones así. Un hombre muy famoso fue Carlos Monsiváis, quien desarrolló toda una crítica de la cultura feminista.

También es cierto que hay momentos en donde cierto tipo de reivindicaciones las tienen que levantar los colectivos. Yo podré sentir mucha solidaridad y compromiso con la causa indígena, pero pues soy una mujer blanca. Si yo empiezo en lugares públicos a hablar del rollo de las indígenas, me van a decir, “¿y esa por qué está hablando de eso?”. Entonces, es difícil, muchas veces, para algunos varones que están comprometidos con el tema, entender que, bueno, hagan sus grupos de hombres, hagan sus movimientos de hombres feministas; apoyen a los grupos feministas y encontremos una manera en donde las voces, las representaciones y las presencias del feminismo vayan prioritariamente a cargo de feministas, y luego, acompañadas por hombres feministas también. El punto es saberte ubicar en qué momento puedes hablar por ti mismo, “yo como hombre feminista, pienso…”. Ahora, si es un mitin de feministas y se para el cuate del sindicato o del partido y quiere tomar el micrófono, evidentemente lo van a correr. Es muy importante el lugar, el contexto para que los hombres feministas, que sí los hay, se puedan expresar. Y cómo habrá veces que tienen que estar en la retaguardia, colaborando en los espacios en los que se les permite estar, de la misma manera que muchas de nosotras podemos estar comprometidas con la causa indígena o, incluso, con el tema trans. Yo no hablaría en un mitin, yo dejaría que las propias personas hablen de sus problemas, y ahí estaría yo, aplaudiendo. Ese es un punto que, si no se entiende, si se piensa que el feminismo es un asunto de tener cierto cuerpo, ¡pues están equivocados! Se trata de tener cierto pensamiento, cierto compromiso y cierta práctica política.

EA: Coincido completamente contigo, el feminismo no se encuentra en la anatomía, sino en el pensamiento. ¿Qué sucede cuando la interseccionalidad del feminismo no se respeta y, en cambio, se coarta? Ha habido marchas en varios estados de la república de feministas radicales que se dedican a presionar contra la Ley de Identidad de Género, puesto que dicen: hay un “borrado de mujeres”; así lo llaman, como si la población trans y no binaria pretendiera borrar a las mujeres, ¿cuál es tu opinión al respecto?

ML: Ese es un pensamiento equivocado, es una práctica política extremista, fundamentalista. Yo creo que, para donde vamos, si es que el proceso democrático avanza y no explota este planeta, es para que en un momento determinado no importe si eres hombre, mujer, quimera, lo que sea: eres ser humano y como seres humanos todos tenemos los mismos derechos humanos. La sociedad nos ha dado dos modelos de identificación: el de hombre y el de mujer; eso le pasa también a las personas intersexuadas. Los cromosomas que te determinan biológicamente, determinan a machos, hembras y personas intersexuadas; personas que pueden tener un ovario y un testículo, por ejemplo, que antes se llamaban hermafroditas. Estas personas, cuando nacen, no pueden los papás llegar al registro civil y responder la pregunta “¿es niño o niña?” con: “es hermafrodita, es intersexuado”, pues eso no existe. De la misma manera que en la biología hay más categorías de sexo, aparte de macho y hembra; en el psiquismo, hay más categorías que hombre y mujer, como lo están mostrando las personas no binarias, identidades disidentes, transgénero, etcétera. Frente a esa variedad, ¿qué pasa con el feminismo radical? Está yendo para atrás de lo que ha sido una de las luchas fundamentales del feminismo, que fue decir: ¡que no nos determinen nuestras oportunidades en la vida por nuestra biología! Hubo todo un proceso político para demostrar que, aunque tuviéramos una biología distinta que la de los machos considerados hombres, éramos seres humanos que queríamos los mismos derechos que ellos. Ya que ganamos eso, ahora resulta que un grupo de feministas quiere regresar a que “¡no, no! Si no tienes tal biología, entonces no eres mujer”. Es un retroceso y uno muy preocupante porque, además, está fundamentado en ignorancia y en una cosa de rabia y de coraje como de que les están quitando algo de su identidad, sin entender que hay muchas maneras de ser mujer, muchas maneras de ser hombre y muchas maneras de ser ser humano.

Sí hay que entrar en una reflexión sobre que somos todos seres humanos, de eso no hay discusión; y que, claro, hay situaciones en las que se separa a mujeres de hombres, como en el vagón del metro porque hay una violencia hacia las mujeres, y entonces hay que educar a las personas responsables de esos espacios para que entiendan que una mujer trans que no pasa fácilmente como mujer cis, sí puede entrar a un baño de mujeres porque, además, si entrara a un baño de hombres le iría probablemente peor y podría vivir violencia. Son situaciones nuevas que están pasando en los últimos años en nuestro país; hay otros países que ya lo han resuelto, han puesto baños neutros y utilizado todo otro tipo de dispositivos de funcionamiento. Pero sí hay que hablar de estas cosas, discutir, ¡y preguntarles a estas feministas por qué se sienten tan afectadas, tan amenazadas! Nadie les quita que son hembras, o que son mujeres cis; hay mujeres cis y hay mujeres trans, ¿¡cuál es la bronca!? Y puede que en un futuro haya otra cosa nueva. Es decir, lo interesante es qué tipo de sociedad queremos construir: una sociedad donde todas las personas tengamos los mismos derechos, y que cada quién haga de su culo un papalote, y lo que se le antoje sexualmente, laboralmente, etcétera. Sí es un tema muy complicado, estamos en un momento de transición. Todavía en México no hay protocolos en donde a los adolescentes trans se les permita bloquear sus procesos hormonales, sino hasta después de que ya se masculinizaron o se feminizaron: hembras y machos.

Me parece muy importante que se trate el tema. Con los grupos fundamentalistas es muy difícil dialogar, están como con orejeras, muy en su rollo, de la misma manera que lo están con el aborto. Entonces, hay que buscar alianzas; por ejemplo, trabajar con sindicatos, partidos políticos, con el sindicato del metro, y tener una interlocución para que sean escuchados y que se explique que, si una mujer trans quiere ir en el vagón de mujeres, es legítimo y tienen que permitírselo; que si hay gente que se siente amenazada por eso, que haya una posibilidad de una intervención: “no se sienta usted enojada, mejor le damos este folletito: qué es una mujer trans y qué es una mujer cis”. La educación bien encaminada, Ever, ayuda mucho. Hay personas que no entienden y que tienen esta fantasía que las TERFs también han difundido: “es un hombre que se viste de mujer para entrar en un baño y aprovecharse de las mujeres o violarlas” ¡Por favor! Las violan afuera todo el tiempo, nadie se tendría que disfrazar de mujer para violar a una mujer. Pero son fantasías que hay que desmontar, y hay que desmontarlas con conocimiento.

EA: ¿Crees que estas fantasías, como bien mencionas, están fundamentadas en un pensamiento de ultraderecha, sumamente conservador, machista y patriarcal?

ML: Fíjate que desgraciadamente no. Muchas veces sí, pero de repente te encuentras a feministas que han sido progresistas, que no son derechosas, que están a favor del aborto en muchas cosas, y hay un giro extraño ahorita con el tema de los trans. Para mí sería muy fácil decir “todas son conservadoras”. No, no todas son conservadoras; hay gente que viene de la izquierda y que de repente ahí hay algo que da este giro y hay una cosa de sentirse amenazadas. Hay que entender bien el fenómeno de las TERFs.

EA: Microsoft recientemente implementó estos baños neutros en México, pero hay muchas empresas que se ostentan de ser pro LGBTQ+, pero ya en la práctica no lo cumplen y, por debajo del agua, a pesar de que están en las marchas y demás, no cumplen del todo estas premisas.

ML: Los cambios culturales son cambios muy lentos. Lo dice Braudel, un historiador: de siglo en siglo. Yo entré al feminismo hace cincuenta años y apenas ahorita estoy viendo algunos cambios. Digamos, la comunidad trans empieza a organizarse en México hace muy pocos años. Antes empiezan a organizarse las feministas; llevamos medio siglo y todavía no conseguimos muchísimas de las cosas por las que nos hemos organizado. Entonces, hay que tener paciencia, hay que ser persistentes y hay que saber discutir; eso es importante: tener buenos argumentos, desmontar. Hay mucho trabajo de sensibilización que hay que hacer. La comunidad trans es muy pequeñita, tienen muy pocas voceras y de repente no traen una elaboración de “por qué nos sentimos distintas a la categoría tradicional que se usa respecto a nuestra biología”. No hay esta intervención pedagógica que a veces hay que hacer. Lo mismo pasa con las feministas, no creas que solo pienso que les pasa a las mujeres trans. Para hacer política debes tener argumentaciones que convenzan, tienes que entender quiénes son tus adversarios. Hay enemigos que ni siquiera vale la pena tratar de convencer. Yo no voy a tratar de convencer a los obispos, por ejemplo. Pero yo sí trataría de convencer a los líderes sindicales. Hay necesidad de una información sólida que haga que la gente no se sienta amenazada, porque las reacciones agresivas se dan muchas veces porque se sienten amenazados: “porque si ese macho biológico que ahora se siente mujer y se viste como mujer, ¿entonces yo qué? ¿Yo qué soy?” Hay también toda una crisis identitaria en las personas cis que se sienten asustadas con estos cambios culturales, estamos en una mutación cultural muy fuerte como civilización. Da más tranquilidad aferrarse a lo tradicional, “papá, mamá, hijo, hija”, por eso dicen que son conservadoras, o sea, da mucho miedo abrirse a nuevas identidades, a nuevas relaciones.

EA: Y como mencionas al principio, tal vez sienten temor por sentirse atraídos hacia una mujer trans, por ejemplo.

ML: ¡Claro!

EA: El problema también se agrava cuando las feministas radicales atacan, cuando no respetan la lucha trans

ML: Claro, pero mi pregunta a la comunidad trans, es: ¿se ha hecho un folleto sobre por qué las mujeres trans pueden entrar en el transporte público? Se podría hacer una como historieta, es decir, ustedes lo que pueden hacer es cambiarse a sí mismos, no pueden cambiar ni a las feministas TERFs ni a las otras. Lo que aprendimos las feministas hace unos años fue que nosotras teníamos que educar a la población, a los periodistas. Teníamos que hacer talleres con feministas y periodistas, invitarlos, discutir e irles cambiando el chip. Yo no veo que la comunidad esté haciendo eso. Siendo realistas, la gente no cambia tan fácilmente a menos que los empujes, y una manera de empujarlos es esta explicación: qué es una mujer trans, por qué una mujer trans va a un vagón de mujeres, porque sabe que, si va a uno de los otros vagones, la van a agredir igual que a otras mujeres. Esa explicación no la he escuchado de ninguna mujer trans ni en ninguna otra parte. Hay un tema de organización muy importante que tienen que empezar. Es un movimiento que lleva muy poco aún; igual nos pasó a nosotras, nos tomó veinte años hasta que se nos prendió el foco de hacer una ONG, etcétera. Ahí hay un trabajo de la comunidad trans que tienen que enfrentar y asumir.

EA: Ahí hay un espacio, claro. Pero yo creo que sí se está haciendo un trabajo, aunque, a veces, los medios a través de los cuales podemos llegar a difundirlo, se cierran. Impulsados también por el feminismo radical, lo cual puede llegar a dificultar la difusión.

ML: Antes tampoco se abrían para hablar del aborto y lo que hacíamos era buscar amigos intelectuales que tenían entrada y nos colaba. Hay gente alrededor que los apoyaría. Se debe tener una estrategia, un mapa de actores de aliados, adversarios. Pero hay intelectuales a los que se les puede pedir que entiendan el asunto; pero se les tienen que dar argumentos, un escrito, invitarlos a un conversatorio, tienen que hacer estrategias organizativas.

EA: Claro, hay personas que apoyan la causa, en quien puede apoyarse la comunidad trans. Y qué bueno que mencionaste a Carlos Monsiváis, con este libro que lograron publicar poco después de su muerte, Braulio Peralta y tú. Un libro maravilloso: Que se abra esa puerta (2010). Para finalizar, ¿te gustaría agregar algo?

ML: Creo que es una causa justa, creo que hay mucho trabajo pedagógico que hacer en muchas intervenciones públicas, creo que sí tienen que desarrollar una red de aliados y aliadas. En la UNAM está Siobhan Guerrero, una investigadora trans, superaliada. Pensar políticamente en qué tipo de aliados deben tener. Yo creo que deben ir con las autoridades del metro, pedir una cita y que se explique por qué las mujeres trans deben ir en los vagones de mujeres y hacer a lo mejor este folleto. Y hay que diversificar las formas de protesta y encauzarlas en acciones muy aterrizadas. Les deseo mucha suerte, mucha, mucha suerte.

 

Ever Aceves es licenciado en Psicología por la UAEM. Ha publicado en las revistas: Replicante, Praxis, La Lengua de Sor Juana La libreta de Irma. Twitter: @aceves_ever.

[Ilustración: Víctor Solís – fuente: http://www.nexos.com.mx]

¿Un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

 

La Administración muestra problemas a la hora de dar nombre a cosas o ideas. Ya se vio, por ejemplo, con las etapas pandémicas de hace un año, cuando la “fase cero” resultó ser la primera fase; la segunda fase o fase número dos era oficialmente la “fase uno”, y la tercera fase se llamó “fase dos”, de modo que a la “fase 3” le tocaba ser en realidad la cuarta. Por no hablar de la “cita previa”: menos mal que nos la dan antes de ir, y no después.

Fernando Beltrán, poeta y especialista en nombrar (algunos lo llaman naming), ha creado denominaciones como la del centro La Casa Encendida y las marcas Opencor o Amena, entre otras. El Parque Biológico de Madrid, de inversión privada y creado con ese nombre en 2001, pasó de ruinoso a masivo en 2002, a partir de que Beltrán lo llamase Faunia.

No contratarán a Beltrán en la Administración, porque sería un lío burocrático. Haría falta convocar un concurso en el que al final se elegiría la oferta más barata. Pero un buen nombrador, profesional o aficionado, habría pensado un rato antes de lanzar las nuevas franjas para las tarifas de la luz: “horas punta”, “horas valle” y “horas llanas”.

La locución “hora punta” habita entre nosotros desde hace decenios, para designar los momentos del día en que se producen aglomeraciones de personas o concentraciones de consumo. “La hora valle” se venía oponiendo a la anterior, para reflejar la metáfora de la llanura entre dos picos, como suelen mostrar las curvas de consumo. Ambas expresiones figuran en el Diccionario con esos sentidos y con referencia a los transportes y al suministro de agua y electricidad. Y para saber lo que expresan no se precisa consultar la obra académica, si se tienen en la cabeza los significados de punta y de valle.

Pero ahora las tarifas eléctricas han sumado una tercera locución: “hora llana”, que a diferencia de las anteriores no aparece en el Diccionario como formación estable. Así que tenemos hora punta, hora llana y hora valle. Pero ¿un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

El tramo más caro para el consumo eléctrico corresponde a los dos segmentos de “horas punta” (de 10.00 a 14.00 y de 18.00 a 22.00). Después viene la tarifa media para la “hora llana” (de 8.00 a 10.00, de 14.00 a 18.00 y de 22.00 a 24.00). Y la tarifa más baja (de las 0.00 a las 8.00) se llama “hora valle”. Todo un despropósito.

El valle se define como “un llano entre montañas”. Por tanto, deberíamos imaginarlo entre las horas punta. Sin embargo, aquí la hora comprendida entre horas punta (o picos metafóricos) no es la hora valle, sino la hora llana. Aún más: el valle de la factura no está comprendido entre montañas, sino entre llanos.

Quizás habría sido más adecuado para la mejor comprensión intuitiva elegir los términos “hora llana”, “hora meseta” y “hora punta”. Eso sí, con la licencia de que en realidad se trata de unas puntas muy mesetarias: de cuatro horas cada una.

El lenguaje del poder tiende a aplastar al ciudadano que aspire a descifrar lo que no conviene que entienda. Así venía ocurriendo con el oscuro recibo de la luz y sus datos ininteligibles, que nos hacen creer mal empleado el tiempo que dedicamos en el colegio a las matemáticas. Ahora nos oscurecen también las palabras, en una maniobra consecuente con la anterior y que nos deja en la duda de si aprendimos correctamente la lengua. Lo que ya no se comprende es por qué además pretenden que nos sintamos idiotas con la geografía.

[Foto: VÍCTOR SAINZ – fuente: http://www.elpais.com]

El color de la incertidumbre

México lindo y querido, convulso y agitado, país de las mil maravillas y de los grandes desatinos, generoso y al mismo tiempo hostil, acogedor y violento, diverso y clasista, lugar en el que se loa a la mujer en las canciones populares mientras que en la vida real se la ultraja; que se dice un país democrático pero los gobiernos tradicionalmente son autoritarios, presidencialistas hasta lo faraónico… El reino de las contradicciones.

“El buitre”

Escrito por Rubén Bonet 

Esbozar una visión forzosamente incompleta, como extranjero —aunque lleve más de la mitad de mi vida en el país—, conlleva el riesgo de caer en estereotipos fáciles que ya han sido ampliamente desgranados hasta convertirlos en un lugar común, a pesar de que luego la realidad se encargue de desmentir cualquier idea preconcebida. Que si es un país de contrastes, que si la riqueza de los pueblos originarios y el fastuoso pasado prehispánico, su folclor y tradiciones, que si la exuberancia y majestuosidad de la naturaleza y sus playas, que si la belleza diversa de sus mujeres, que si su potente gastronomía y mi casa es tu casa, la célebre hospitalidad que es todo un rito social y, por otro lado, también lo arraigado de la corrupción, de la clase política, del funcionariado, de los policías de tránsito y un largo etcétera de mecanismos engrasados por la famosa mordida.

Pero ¿quién en algún momento no ha recurrido a soltar una lanita para solucionar una situación embarazosa que podría llegar a mayores, agilizar un trámite o saltarse una fila? Yo mismo he tenido que recurrir en un par de ocasiones a un arreglo con las autoridades, una falta de tránsito menor y el otro par, directamente para evitar mi merecida deportación, tales fueron los embrollos. La corrupción es una acción en la que todos participan, el que recibe y el que da. Un vicio endémico, aunque ahora se trate de combatirlo abiertamente, veremos con qué grado de éxito y si realmente se va a poder extirpar el tumor.

Otro tema aparte es la violencia que sacude al país entero de manera flagelante, instaurado el espanto y el horror en la vida cotidiana de muchas comunidades y territorios, y de rebote a la sociedad entera, nunca se sabe cuándo te puede tocar un asalto, una extorsión o una bala perdida. Si además eres mujer, los riesgos se multiplican incluso en el propio hogar.

La vivencia en México siempre es intensa, estímulos no faltan —peligros tampoco—; plantea más preguntas que respuestas y obliga a repensar la existencia en términos de trascendencia y también de presentismo, gozar el aquí y el ahora, luego quién sabe; el tiempo presentáneo de la Costa Chica que diría Da Jandra, y también el de los jóvenes sicarios con sus urgencias, para ganar dinero fácil, para morir…

Comer en una fondita de mercado asediado por gente humilde que pide limosna o tratan de vender alguna exigua mercancía, ya sean chicles o peines de madera, no es algo a lo que sea fácil acostumbrarse. La comida termina por atragantarse.

Nada, o muy poco, está garantizado en la actualidad y el futuro es incierto, cuando los planes de pensiones en la jubilación casi no existen, a no ser que sean privados o se haya laborado en instituciones de gobierno.

Hay que armarla a como dé lugar, de un modo u otro. Camarón que se duerme se lo lleva la corriente. No hay manera de prosperar si no se han tenido alternativas de formación, de acceso a la educación y las consiguientes habilidades para el desempeño social. Sin amistades ni conocidos —el famoso necte— que abran puertas es muy difícil, por no decir imposible, escalar socialmente. Muy extendida la idea de quien no transa no avanza.

Uno de los aspectos que más sorprenden al arribar al país —sobre todo si uno llega de Europa y no de Haití—, en mi caso a la Ciudad de México, es la abrumadora desigualdad reinante, palpable en las calles de la ciudad. Comer en una fondita de mercado asediado por gente humilde que pide limosna o tratan de vender alguna exigua mercancía, ya sean chicles o peines de madera, no es algo a lo que sea fácil acostumbrarse. La comida termina por atragantarse.

La miseria, aunque moleste y duela a quienes la ven, acaba normalizándose. Sobrevuela la ley del sálvese quien pueda. Paradojas del catolicismo piadoso, tan prolífico en imágenes de procesiones masivas y festejos populares dedicados al santo patrón o patrona. Otra de las señas de identidad de tan guadalupano país. Hordas de depauperados rindiendo culto a la virgen a la espera de ese milagro que nunca llega. A no ser que sobrevivir un día más no sea ya suficiente milagro. Regalo de dios, es la leyenda que portan algunos camiones de transporte público cuyo interior luce como discoteca con amplio despliegue de foquitos multicolores.

El tan publicitado México Mágico, esa visión idílica, es un mito, no porque no sea verdad —veinte millones de visitantes al año lo pueden atestiguar, aunque a los turistas les pase inadvertido que haya políticos obesos que lleguen a los mítines en coche fúnebre y metidos en un ataúd o que un candidato enmascarado se quede completamente mudo en una entrevista en televisión—, sino porque se combinan la magia y la tragedia, la majestuosidad de la naturaleza y la grandeza de la historia con lo duro de la supervivencia cotidiana para los actuales herederos de los imperios azteca y maya, entre los que se instaura el reinado de lo precario, de lo evanescente, del expolio y explotación de grandes territorios; lo que hoy es, mañana puede dejar de serlo por efecto de una salvaje entropía devoradora de expectativas, cuando no de la vida misma.

No hay producto que no pague diezmo al crimen, desde el aguacate michoacano hasta el pescado en su camino desde las costas, y es en definitiva el ciudadano de a pie quien acaba pagando todo ese exceso de cuotas. No hay dinero o mercancía que se mueva que no sea parasitado, que de un modo u otro no alimente las estructuras del crimen en un narcoestado.

Como es el caso de cientos de mujeres, periodistas, activistas ambientales y jóvenes —sicarios y militares por igual en la cruenta y eterna guerra contra el narco—, solo por mencionar algunos de los grupos más vulnerables, que alimentan de forma alarmante las estadísticas de muertes no naturales y desapariciones forzadas. En México pareciera que es cierto que la vida no vale nada, y en esta temporada de elecciones que acaba de terminar, casi un centenar de candidatos de diversas fuerzas políticas fueron asesinados y muchos más recibieron amenazas de algún tipo; un macabro juego democrático condicionado por las acciones del crimen organizado que trata de imponer su funesta ley. No hay producto que no pague diezmo al crimen, desde el aguacate michoacano hasta el pescado en su camino desde las costas, y es en definitiva el ciudadano de a pie quien acaba pagando todo ese exceso de cuotas. No hay dinero o mercancía que se mueva que no sea parasitado, que de un modo u otro no alimente las estructuras del crimen en un narcoestado.

Por otro lado, la desinformación de la población es crónica y la mayoría de los periódicos y estaciones de radio y televisión que pertenecen a grandes consorcios están más concebidos como negocios que como parte fundamental del derecho de los ciudadanos a ser informados con objetividad y veracidad. Y esto vale para cualquier plataforma y medio. Todo el espacio en el aire se vende, incluida la información, aunque afortunadamente existan excepciones de periodistas comprometidos ya no sólo con su trabajo, sino también con su misión social.

México siempre me ha parecido un país inabarcable, de códigos profundos, casi impermeables, sobre todo a ojos de un extranjero. Aunque existen ciertamente varios niveles de extranjería, en mi caso el idioma común —matices y albures aparte— me permitió una zambullida inmediata en una nueva realidad con una muy particular idiosincrasia…

Los escándalos quedan sepultados en el olvido bajo el predominio de la versión oficial y la avalancha de noticias de relleno, intrascendentes; parte del show mediático que abona a la confusión y la infodemia, en una ecosfera mediática dominada por fake news, el twitter —y casi todas las redes sociales— como arma arrojadiza y para esparcir bulos, bots a mansalva y algoritmos que conforman una guerra sucia que se libra en el omnipresente y ubicuo espectro dedicado a la comunicación social. La mentira sale muy barata y es el abono ideal para la polarización que lastra la posibilidad de verdaderos debates e influye en la percepción de la arena política y en la decisión de voto. Retorcer a tal punto la realidad que distorsiona incluso el concepto de democracia, hasta dejarla como un perro apaleado en la que cada vez menos creen.

México siempre me ha parecido un país inabarcable, de códigos profundos, casi impermeables, sobre todo a ojos de un extranjero. Aunque existen ciertamente varios niveles de extranjería, en mi caso el idioma común —matices y albures aparte— me permitió una zambullida inmediata en una nueva realidad con una muy particular idiosincrasia, arraigada incluso en gestos indetectables, silenciosos, ocultos a primera vista, más allá del deslumbramiento por el efecto de la luz cenital, la exuberancia del trópico y por la visión de decenas de pajarillos muertos en las banquetas ahogados por la contaminación. El pensamiento mágico impera, aunque la realidad cotidiana sea explosiva y de tintes catastrofistas.

Parte de esa idiosincrasia solo se va descubriendo con el paso de los años —como por ejemplo la inmensidad de tiempo muerto que cabe en un ahorita—, y aun así muchos matices se escapan y otras certezas se van afianzando, como la evidencia de cierta resignación ante la fatalidad y el infortunio, pero también la asombrosa capacidad para levantarse y seguir adelante. En todo caso, la comprensión nunca será total. Pero es que México dista mucho de ser solamente un país, son muchos en uno y las distintas realidades nunca son monolíticas, más bien poliédricas y multidimensionales, culturalmente disímiles. Decir que es un país de contrastes, además de lugar común, se queda corto. Es un mundo de universos paralelos y a veces raramente confluyen, si acaso, en la convivencia distante del servicio doméstico en los hogares acomodados.

La realidad es orgánica y convulsa, aunque ciertos valores o dogmas sean inquebrantables —la superioridad moral del licenciado en una sociedad clasista— y la movilidad social sea muy limitada, sobre todo para los prietos y para los integrantes de los pueblos originarios, en un país que ensalza la minoritaria güerez, una herencia de un pensamiento todavía colonial y ciertamente aspiracional. Por ese mismo motivo, el estrato social de bajos recursos —la gran mayoría— está en perpetua ebullición como magma incandescente. La necesidad impone su agenda. La solidaridad popular y el ingenio para sobrevivir atenúan las carencias en tiempos de penurias o desastres naturales. Otras veces, quizás demasiadas, el gandallismo es la norma. Ante la ausencia de un verdadero Estado de derecho, por si acaso siempre hay que tomar ventaja, aunque sea en detrimento de los demás, socavando el concepto de convivencia e incluso el de sociedad vista en su conjunto. La basura esparcida por doquier sería una metáfora útil de esto último. La idea de espacio público desfallece.

Como nada está ganado de antemano, no hay descanso alguno. La chinga es perpetua. Por eso, el mito del mexicano como un ser perezoso, una visión impuesta por el imaginario hollywoodense, es una falacia, porque en realidad la sociedad mexicana siempre está en acción, en muchos casos por estricta necesidad. No es nada fácil sobrevivir en este país —rico en recursos y de naturaleza pródiga—, menos sin mucho esfuerzo, que se puede traducir en salarios muy bajos en régimen de desprotección o en largas horas de camino para llegar al trabajo con un transporte tan oneroso como deficiente, y así con muchos otros aspectos, como la punzante inflación y lo costoso de los productos básicos. Más caro un litro de leche que un refresco rebosante de azúcar que malnutre la obesidad.

México es un país que por un motivo u otro siempre está en llamas, unas veces asolado por catástrofes naturales —temblores, erupciones, huracanes, inundaciones…— y la mayor de las veces por crisis sociales de envergadura, salpicadas constantemente por escándalos políticos ligados a la corrupción, deporte favorito de la oligarquía tropical, que va rotando cada sexenio sumiendo al país en una ruina crónica y en la anorexia de recursos para los servicios públicos.

Además, sucede que los puentes del metro se derrumban o que haya que llevar 50 pesos en la bolsa destinados a los asaltantes de combis para no recibir una madriza —o un balazo— por ser tan miserable. Mientras, las culturas y tradiciones de los pueblos originarios resisten a duras penas, cuando quizás su sentido comunitario y de respeto al territorio sean clave si finalmente el capitalismo colapsa o el desastre ecológico nos invade, si es que no lo ha hecho ya. Mientras, sobreviven subyugadas como en tiempos de la colonia con las migajas que les deja el turismo —claro está, a los territorios donde llega.

En todo caso, México es un país que por un motivo u otro siempre está en llamas, unas veces asolado por catástrofes naturales —temblores, erupciones, huracanes, inundaciones…— y la mayor de las veces por crisis sociales de envergadura, salpicadas constantemente por escándalos políticos ligados a la corrupción, deporte favorito de la oligarquía tropical, que va rotando cada sexenio sumiendo al país en una ruina crónica y en la anorexia de recursos para los servicios públicos, como la educación —creando una brecha social insalvable— o el sector salud, como la pandemia del coronavirus ha puesto en relieve. Las consecuencias de la corrupción y el paulatino adelgazamiento de la sanidad pública no sólo se han sufrido aquí, sino que ha sido la norma en muchos países que abrazan el libre mercado y el neoliberalismo. La salud para quien pueda pagársela, y en México, es cara, muy cara. Pero ¿qué significa pagar mil pesos por la consulta a un médico de cabecera privado si hay partidos políticos que ofrecen dos millones de pesos por un tuit y un retuit a conocidos influencers en la pasada campaña electoral?

En medio de este caos la clase media, o lo que queda de ella, trata de navegar con sus propios medios, salvando numerosos escollos y mirando hacia adelante, empujando de manera ardua el maltrecho proyecto de nación. Una gran parte de la población con bajos recursos vive totalmente en el desamparo y en la inmediatez del día a día, sin poder elaborar proyecciones de futuro o hacer frente a los imprevistos. No queda de otra más que aguantar y encomendarse al santo patrón de la preferencia de cada quien.

En medio de este caos la clase media, o lo que queda de ella, trata de navegar con sus propios medios, salvando numerosos escollos y mirando hacia adelante, empujando de manera ardua el maltrecho proyecto de nación. Una gran parte de la población con bajos recursos vive totalmente en el desamparo y en la inmediatez del día a día.

A pesar de que el entramado de la política mexicana —o más bien, necropolítica— ha sido para mí siempre un misterio, México es un país con una gran energía rebosante de talento individual y muy resiliente. La gran mayoría de la gente, las personas comunes, constituyen su verdadero tesoro, ejemplos de ello sobran, sobre todo entre los colectivos de mujeres o de defensa del territorio frente al expolio de las transnacionales. De todos modos, hay una luz que parpadea débilmente al final del camino. Pareciera que los hábitos democráticos se van afianzando y hay esperanzas de que el país experimente un verdadero cambio transformador, deseando que no sea para peor. La paciencia de los mexicanos tiene un límite.

Mientras tanto, la vida transcurre inmersa en un intenso patriotismo que no siempre se traduce en un ánimo soberanista —en temas como la alimentación, la industria y un largo etcétera que incluye a más de tres millones de avispados, y pudientes, mexicanos que han viajado a Estados Unidos para vacunarse contra la covid–19—, sino en un orgullo basado en un abstracto amor a unos colores, símbolos y arraigadas costumbres y tradiciones, que si la selección nacional de fut, celebraciones de fraternidad nacionalista —muchas veces etílicas— y fiestas patrias que conmemoran un pasado que siempre fue mejor, o por lo menos más heroico, en un no dejarse pisar ni por el vecino del norte ni por nadie y a la par un desprecio por lo propio, ensalzando lo extranjero pero odiándolo en secreto. Paradojas del malinchismo. Todo ello al son del mariachi armónico, ruidoso y triste, básicamente de índole patriarcal y machista; una letanía de abandonos y desamores, un clamor de macho herido pero orgulloso de haber nacido aunque tan solo sea para cantar sus penas y echarse unos buenos tragos de tequila, mientras quizás aporrea a una mujer.

Más allá del policromático mosaico cultural y social de México, el color que hoy predomina es el de la incertidumbre.

Que diosito nos agarre confesados.

 

[Foto: Héctor Guerrero – fuente: http://www.revistareplicante.com]

Para tornar menos controverso o apoio à candidatura da direita no Peru, alguns meios ocultam ou tergiversam partes da extensa ficha criminal do ex-ditador, e até mesmo os problemas judiciais da sua filha presidenciável

Alberto Fujimori e sua família, após conquistar a presidência do Peru em 1990 (AP)

Alberto Fujimori e sua família, após conquistar a presidência do Peru em 1990 (AP)

Escrito por Victor Farinelli

A cobertura da mídia brasileira sobre as eleições no Peru deixa a desejar em vários aspectos, quase todos eles ligados ao favoritismo em favor da campanha de Keiko Fujimori, a candidata da direita e filha do ex-ditador Alberto Fujimori (1990-2000).

As preferências ideológicas da nossa imprensa tradicional acabaram entrando em colapso quando esta – como muitos outros grandes meios da América Latina – se viram forçadas a defender a representante de um clã conhecido por seu histórico de corrupção e violações aos direitos humanos, para impedir a vitória do representante da esquerda, Pedro Castillo, que promove um discurso de reforças o papel do Estado na economia e aumentar significativamente o orçamento em serviços públicos de saúde, educação e transporte, entre outros.

Ficar do lado de uma candidata com o sobrenome Fujimori foi uma tarefa nada fácil, já que é difícil apagar o passado de um ex-ditador. Mas a imprensa aceitou o desafio. Apesar da extensa ficha corrida de Alberto Fujimori, a maioria dos grandes meios de comunicação no Brasil decidiu resumir o seu perfil a algo menos monstruoso. Assim, ele passou a ser mencionado somente como “um ex-presidente condenado por crimes de corrupção”.

Porém, a verdade completa sobre o ex-ditador é muito mais assustadora. Fujimori foi preso em novembro de 2005, quando chegou ao Chile proveniente de Tóquio, cidade onde se manteve exilado por cinco anos. A detenção foi realizada pela Interpol, devido a denúncias que ele enfrentava por crimes de tortura, assassinato, desaparições e perseguições de opositores durante o seu regime.

Após dois anos de tramitação do processo, o ex-ditador foi extraditado e retornou ao Peru em setembro de 2007. Em dezembro do mesmo ano, ele recebeu sua primeira condenação, por utilizar a Polícia Nacional peruana em benefício próprio, ao ordenar uma diligência policial na casa do seu antigo assessor Vladimiro Montesinos – ambos eram acusados de corrupção, desvio de verbas e lavagem de dinheiro. Sua pena, desta vez, foi de somente de seis anos de prisão.

Em 2009, houve mais duas condenações. A primeira é relacionada a casos de direitos humanos, pelos massacres de La Cantuta e Barrios Altos, nos quais diferentes figuras ligadas à oposição ao seu governo foram vítimas de crimes de homicídio qualificado, lesões graves e sequestro agravado. Esta foi a maior pena que ele recebeu até hoje: 25 anos de presídio.

A segunda condenação de 2009 tinha relação com um caso de corrupção, pelos desvios de verbas realizados em cumplicidade com seu ex-assessor Vladimiro Montesinos, o que rendeu uma pena de 7,5 anos.

Em 2015, uma nova sentença, desta vez por corrupção: o desvio de 122 milhões de soles (cerca de 157 milhões de reais) das Forças Armadas do país, em um dos maiores casos de corrupção da história do Peru. A sentença foi de 8 anos de cadeia.

Finalmente, em 2020, Fujimori recebeu sua quinta e última condenação, pelo menos até agora, por trabalhos de espionagem política e compra de apoio parlamentar. Outra pena de 6 anos de prisão, totalizando 52 anos e meio de presídio – até o momento, ele já cumpriu 13 anos e meio, em uma cela especial, no edifício do DIROES (Departamento de Operações Especiais), entidade ligada à Polícia Nacional do Peru.

Ademais, Fujimori ainda pode sofrer mais uma condenação por violação dos direitos humanos, caso organizações sociais do Peru consigam retomar o processo que o responsabiliza pela esterilização forçada de mais de cinco mil mulheres durante os anos de 1992 e 1996, todas elas moradoras de zonas rurais, de comunidades indígenas ou de favelas de Lima e da região metropolitana da capital – o caso foi arquivado em 2016, mas há entidades que defendem uma nova investigação dos fatos.

Claro que os critérios jornalísticos não obrigam a citar toda essa ficha corrida cada vez que o nome de Alberto Fujimori é lembrando, mas tampouco se pode considerar aceitável reduzi-lo apenas a um “condenado por crimes de corrupção”. Até porque uma definição mais completa nem exige tantos caracteres a mais, ou segundo a mais de programa, basta dizer que ele é um “condenado por crimes de corrupção e violações aos direitos humanos”.

Aliás, também chama a atenção que, muitas vezes, a imprensa resume os problemas dos Fujimori com a justiça a uma visão parcializada do histórico do patriarca, ignorando que a própria filha e candidata tem os seus problemas.

Keiko Fujimori é acusada de corrupção, o que nem é tão alheio ao Brasil, já que se refere a propinas que ela e seu partido, Fuerza Pública, teriam recebido da empreiteira Odebrecht para garantir a vantagem da mesma em licitações no país. A filha do ex-ditador chegou a ter sua prisão preventiva decretada em três oportunidades: entre os anos de 2018 e 2020, ela passou ao menos 15 meses atrás das grades. Quase nada desse histórico é mencionado pelos jornalões e grandes emissoras de televisão e rádio do Brasil.

Outro integrante da família com a ficha manchada é Kenji Fujimori, irmão de Keiko e, claro, também filho de Alberto. Este ex-deputado ainda não tem nenhuma condenação definitiva, mas responde a processos por compra de votos parlamentares em 2018 – causa pela qual sofreu sua única punição, que foi apenas política: a perda do seu cargo no Congresso peruano – e pela posse de mais de 100 quilos de cocaína encontrados em uma vistoria policial a empresas de sua propriedade, no ano de 2013.

 

[Fonte: http://www.cartamaior.com.br]

La pandemia ha impulsado en medio mundo modelos de espacio urbano en los que gran parte de la vida puede hacerse a pie. La capital de España sigue siendo una excepción

Atasco en la salida del túnel de la calle O'Donnell, junto al Parque del Retiro (Madrid).

Atasco en la salida del túnel de la calle O’Donnell, junto al Parque del Retiro (Madrid).

Escrito por Antonio Muñoz Molina

Hasta en Madrid puede haber momentos pastorales. Que duren tan poco hace que uno los aprecie más. Una de estas mañanas yo caminaba a la sombra fresca de unas acacias, antes de las nueve, apaciguando el paso y la respiración después de una carrera de 40 minutos por el Retiro, en un silencio en el que escuchaba bien mis pisadas enérgicas sobre la tierra y los silbidos largos de los mirlos, aunque también las segadoras y las desbrozadoras con que cuadrillas de operarios obedientes a la línea recta y al fanatismo del césped decapitaban sin piedad el esplendor de las hierbas y las flores silvestres. Una carrera solitaria por el Retiro a esa hora de la mañana lo provee a uno de bienestar para el día entero. Quizás porque me encontraba en ese estado me sobresaltó más la aparición, justo frente a mí, en mitad de la acera, de una de esas motos que antes se llamaban “de gran cilindrada”, rugiendo con ese escándalo que aprecian tanto sus propietarios. En este caso, el propietario acentuaba su empuje de marcialidad motorizada con un casco que le cubría la cabeza entera, y en el que llevaba incorporados, como un piloto de caza, un micrófono y unos prominentes auriculares. Vestía traje y corbata, y avanzaba por la acera con un visible orgullo de mostrar, como dice mi amigo Eduardo Barba, “lo que llevaba entre las piernas”. Venía derecho hacia mí, ejerciendo sin duda una de esas ventajas propias de la vida en Madrid, o “a la madrileña”, concretamente la de ir en moto por la acera, no como en esas ciudades socialdemócratas donde las aceras, y hasta algunas calles enteras, están reservadas tediosamente para los peatones, cuando no flanqueadas por carriles destinados al uso exclusivo de las bicicletas, segregados de la calzada principal con el fin exclusivo de fastidiar y oprimir a los automovilistas.

Como la moto no se apartaba de su trayectoria, juzgué más prudente hacerme a un lado, si bien no pude evitar un gesto no diré de ira, pero sí de contrariedad, y hasta de reproche: ese gesto mudo y universal de quedarse mirando y de abrir los brazos con un moderado aspaviento que equivale a una expresión: “Pero hombre…”. El hombre en cuestión, debajo de su casco bélico, se ve que albergaba una sensibilidad propicia a ser herida, porque nada más cruzarse conmigo frenó su cabalgadura, sin detener el motor, se subió la visera y me gritó con un vozarrón desafiante, tan ronco como el tubo de escape que inundaba en ese momento la acera de humo de gasolina: “¿Qué pasa?”.

Hemos entregado el territorio de todos a los intereses de los fabricantes de coches y de las compañías petrolíferas, igual que se entregó un derecho tan elemental como el de la vivienda a los especuladores de la construcción

Era una pregunta difícil de contestar. Dado que yo iba a pie, y en pantalón corto, y le doblaba la edad, preferí no volverme del todo y seguir mi camino, mientras la moto detenida seguía rugiendo a mi espalda y yo notaba en la nuca esa presión particular que indica la cercanía de un peligro. La suma del final de las restricciones causadas por la pandemia y de la victoria electoral de su celebrada lideresa ha desatado en los dueños de coches y motos de Madrid un fervor que sin duda nos envidian en otras capitales, tanto de España como del extranjero, más aún desde que el Tribunal Supremo tuvo a bien declarar ilegales las limitaciones al tráfico en el interior más congestionado de la ciudad, aquel Madrid Central que, con el pretexto de reducir emisiones tan tóxicas como la del dióxido de nitrógeno, buscaba en realidad suprimir bolivarianamente el derecho sagrado de cualquier madrileño a llegar en su coche o su moto a donde le dé la gana, si es necesario invadiendo las aceras, y a ir tan rápido y hacer tanto ruido como le pida el cuerpo.

En otras ciudades, la evidencia del daño físico y psicológico que causan el exceso permanente de ruido y la agresiva ocupación del espacio público está llevando a una búsqueda de lo que Anatxu Zabalbeascoa, en el suplemento semanal de este periódico, llama “la nueva tranquilidad”: una búsqueda, con aires utópicos, pero del todo practicable, de nuevas formas de habitar la ciudad, no de grandes proyectos a la manera del urbanismo autoritario de otras épocas, sino de intervenciones concretas, de cambios de hábitos, de simples actitudes de cooperación y convivencia, de apertura de los espacios ciudadanos al mundo natural y aprovechamiento sensato de los recursos que pertenecen a todos. Zabalbeascoa cita a la arquitecta Izaskun Chinchilla, que vindica derechos urbanos tan fundamentales como beber agua gratuita en una fuente pública o echarse la siesta en un banco.

En algunas ciudades ejemplares españolas, en Europa, en medio mundo, la excepcionalidad de la pandemia ha acelerado la transición hacia formas de transporte limpias, saludables y baratas como la bicicleta, y hacia modelos organizativos del espacio urbano en los que una gran parte de las tareas de la vida diaria pueden hacerse simplemente a pie. Es una revolución pacífica que tuvo como primera inspiradora a la gran Jane Jacobs, que con su activismo cívico en Washington Square y su libro The Death and Life of Great American Cities puso radicalmente en duda una ortodoxia a la que se habían rendido todos los arquitectos y todos los teóricos del urbanismo: que el coche privado era la forma natural y hasta progresista de transporte en la ciudad, lo cual era una forma de entregar el territorio de todos a los intereses de los fabricantes de coches y de las compañías petrolíferas, igual que se entregó un derecho tan elemental como el de la vivienda a los especuladores de la construcción. El precio que hemos pagado en daño ambiental, desigualdad y deterioro de la salud y el bie­nestar es exorbitante. Jane Jacobs y su grupo de mujeres indómitas desataron en Nueva York un movimiento que logró salvar el denso tejido del sur de Manhattan de una autopista que lo habría traspasado y destruido. Lo que ella quería preservar no era un cierto número de edificios del pasado, sino una forma de vida comunitaria hecha de lazos sociales, de plurales interacciones cotidianas, entre el comercio de pequeña escala y la vecindad.

Si Jacobs viviera, la asombraría la amplitud creciente de su éxito. Casi toda Nueva York se puede recorrer ahora en bicicleta por carriles seguros. En Madrid, ir en bici o cruzar a pie una calle puede ser todavía jugarse la vida. Gracias a sus autoridades regionales y municipales, Madrid permanece estancada en un paleolítico urbano en el que ir en moto por la acera o colonizar todo el espacio público con terrazas son todavía muestras esclarecidas de libertad.

 

 

[Foto: Samuel Sánchez – fuente: http://www.elpais.com]

Os riscos de efeitos extremamente nocivos para às sociedades.

Escrito por SÉRGIO AMADEU DA SILVEIRA*

Existe uma lógica reforçada pela atual supremacia neoliberal de que toda tecnologia inventada deve ser utilizada. Uma variante desse pensamento pode ser encontrada na frase “quando uma tecnologia é de interesse mercantil não há como barrá-la”. Entretanto, os fatos indicam outras possibilidades. Muitas tecnologias foram proibidas e outras, depois de um certo período, foram banidas.

Por exemplo, armas químicas são consideradas inaceitáveis e os países democráticos não as utilizam. Diversos pesticidas foram abolidos, como o perigoso DDT. Em 2015, centenas de personalidades, entre elas, Noam Chomsky e Stephen Hawking assinaram uma carta aberta intitulada “Autonomous Weapons: An Open Letter From AI & Robotics Researchers” reivindicando o banimento das armas de inteligência artificial. A União Europeia definiu uma moratória à transgenia por mais de cinco anos. Enfim, diversas tecnologias sempre foram reguladas pelas democracias, uma vez que sua fabricação ou uso poderiam trazer riscos e efeitos extremamente nocivos para às sociedades.

Atualmente, cresce uma mobilização mundial pelo banimento das tecnologias de reconhecimento facial. Em 2019, antes da pandemia, aos legisladores de São Francisco, na Califórnia, decidiram proibir a utilização do reconhecimento facial pelas agências locais, incluindo a polícia e as autoridades de transporte. Foi definido também que qualquer tecnologia de vigilância precisa ser aprovada pelos administradores da cidade, não podendo mais ser considerada uma decisão exclusivamente técnica. O motivo é simples. Os benefícios do reconhecimento facial não compensam seus riscos e usos perigosos. Segundo diversos conselheiros da cidade de São Francisco, essa tecnologia tem sido utilizada para fragilizar ainda mais grupos sociais marginalizados.

Segundo a Rede de Observatórios de Segurança, no Brasil, 90% das pessoas presas por reconhecimento facial são negras. A biometria de identificação a partir dos rostos, em geral, utiliza os chamados algoritmos de deep learning ou aprendizado profundo, um dos ramos do guarda-chuva das tecnologias de inteligência artificial que dependem de muitos dados para adquirirem qualidade aceitável. Em geral, esses algoritmos são treinados em bancos de dados de fotos para aperfeiçoarem a extração de padrões faciais e sua capacidade de identificarem rostos.

A pesquisadora do MIT-Media Lab, Joy Buolamwini, tem demonstrado que os algoritmos de aprendizagem de máquina podem discriminar com base em classe, raça e gênero. Em um texto assinado com Timnit Gebru, denonimado Gender Shades: Intersectional Accuracy Disparities in Commercial Gender Classification, Buolamwini analisou três sistemas comerciais de classificação de gênero a partir de um conjunto de fotos. Eles constataram que as mulheres de pele mais escura são o grupo mais mal classificado (com taxas de erro de até 34,7%).

É importante compreender como funciona um sistema algorítmico de reconhecimento facial. Trata-se de um processo automatizado que compara uma imagem captada por uma câmera ou dispositivo de coleta com as imagens armazenadas em um banco de dados. Uma das primeiras missões do algoritmo é conseguir detectar o rosto da pessoa dentro da imagem. Depois da detecção do rosto, ele precisa ser alinhado, colocado virtualmente em determinada posição que facilite a fase seguinte que é a de extração de medidas. O algoritmo, conforme seu treinamento anterior, irá medir a distância entre olhos, entre os olhos e o nariz, a posição da boca, a textura da pele, enfim irá extrair medidas da imagem, irá quantificá-la.

Em seguida, conforme seu modelo, irá comparar a imagem quantificada com cada uma das fotografias digitalizadas e inseridas em seu banco de dados. Assim, o algoritmo vai emitindo uma pontuação enquanto compara duas imagens, dois rostos, o do seu alvo e o que está armazenado na estrutura de dados. Como procurei aqui mostrar até aqui, os sistemas de reconhecimento são probabilísticos. Eles não podem responder se aquela imagem é ou não é de determinada pessoa. Eles fornecem percentuais de semelhança e diferença.

Alguns sistemas podem oferecer o percentual de confrontação de diversas imagens e oferecer alternativas de rostos para identificar um alvo determinado. O treinamento dos algoritmos é fundamental para sejam capazes de extrair padrões das fotografias, uma vez que devem retirar padrões de imagens em diversas posições. Esse processo necessita de milhares de fotos para a realização do treinamento. Muitas vezes precisam de reforços e etiquetagem realizada por humanos.

A ação dos drones militares que usam sistemas de identificação facial nos podem ajudar a compreender esse problema. O pesquisador Gregory S. McNeal, no texto “US Practice of Collateral Damage Estimation and Mitigation”, analisou os efeitos colaterais dos ataques realizados por drones. Tais veículos aéreos não tripulados possuem câmeras de alta resolução que permitem identificar alvos. McNeal avaliou os danos colaterais cometidos pelos drones que resultaram em mortes de civis no Iraque e no Afeganistão. Concluiu que 70% deles decorreram de erros na detecção de identidades, ou seja, envolveram a chamada falha na “identificação positiva”. Mas o que seria uma identificação positiva em um sistema probabilístico? Semelhanças de 80%? 90%? 98%? Qual o percentual aceitável para considerarmos que uma pessoa procurada foi detectada?

O reconhecimento facial é uma biometria e compõem a categoria dos chamados dados sensíveis. Podem criar estigmas. Precisam ter seus usos analisados a partir do princípio da precaução. Atualmente são utilizados para a identificação das classes perigosas e os segmentos marginalizados.  Permitem a perseguição de alvos em tempo real. Os sistemas automatizados de reconhecimento facial reforçam preconceitos e ampliam o racismo estrutural na sociedade, bem como, favorecem o assédio de homossexuais, transexuais e ativistas indesejáveis para a Polícia. São tecnologias de acossamento, de vigilantismo e perseguição.

No Brasil, sou considerado uma pessoa branca. Dada a minha idade e tipo físico, caso um sistema algorítmico da polícia me identificasse erroneamente, a partir das câmeras do bairro de classe média que moro, provavelmente teria uma abordagem mais civilizada. Poderia até ser levado para uma delegacia de polícia. Lá o erro do sistema de reconhecimento facial seria detectado e o “falso positivo” seria denunciado.

Todavia, imagine um jovem negro chegando do trabalho no Jardim Ângela ou em Sapopemba e sendo erroneamente identificado pelo sistema de reconhecimento facial como um perigoso criminoso. A depender da unidade Rota que o abordasse talvez não teria nenhuma chance de permanecer vivo. Afirmo que as tecnologias de reconhecimento facial podem contribuir, hoje, para as práticas de extermínio de jovens negros nas periferias. Podem servir para a perseguição política de lideranças dos movimentos sociais, principalmente nas áreas onde as milícias estão justapostas na máquina do Estado.

Além disso, a identificação biométrica é um dispositivo típico dos velhos artifícios da eugenia. São utilizados para identificar imigrantes e segmentos indesejáveis na Europa e Estados Unidos. Na China servem a um autoritarismo inaceitável em uma democracia. Pessoas identificadas pelas câmeras ligadas aos sistemas de reconhecimento facial realizando ações não recomendáveis terão sua pontuação alterada e passarão a ter dificuldades de ter benefícios do Estado.

Sem possibilidade de defesa, sem poder contestar o modelo de probabilidade do reconhecimento, o policiamento ubíquo por meio de câmeras que alimentam os sistemas de reconhecimento facial não são aceitáveis nas democracias. Precisamos impedir a sua ampliação. Na verdade, precisamos bani-los se pretendermos ter coerência mínima com o princípio da precaução. Não podemos utilizar uma tecnologia que emprega sistemas algorítmicos que são falhos e que ainda não permitem uma adequada explicação. Precisamos banir as tecnologias de reconhecimento facial até que possam ser socialmente não discriminatórias, auditáveis e mais seguras.

*Sergio Amadeu da Silveira é professor da Universidade Federal do ABC. Autor, entre outros livros, de Software livre – a luta pela liberdade do conhecimento (Conrad).

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]