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Panier, viande, poulain, pommade… Bien des termes que nous utilisons aujourd’hui avaient jadis une tout autre signification. Pourquoi ne l’ont-ils pas gardée ?
Écrit par Michel Feltin-Palas
Avouez-le. Vous pestez régulièrement contre votre neveu lorsqu’il emploie un mot dans un sens « fautif ». « Conséquent », par exemple, au lieu d' »important ». Ou « trop » à la place de « très ». Alors un conseil : arrêtez de lui adresser des remarques dans ce domaine car si, par manque de chance (pour vous), il suit plus tard des études de linguistique, il vous expliquera que tout le monde fait pareil depuis la nuit des temps, vous compris. Et il aura raison.
Par exemple, il m’étonnerait que vous ne partiez pas faire le marché avec votre panier alors que, stricto sensu, celui-ci ne servait au départ qu’à transporter du pain… Le cas est loin d’être isolé. « Il arrive en effet souvent que nous ne connaissions qu’une seule des acceptions d’un mot que nos ancêtres utilisaient ou que nous utilisions ce mot avec sens différent », souligne le linguiste André Thibault en citant cet autre exemple : »Saoul voulait dire autrefois « rassasié, repu » (appliqué à quoi que ce soit, c’est-à-dire autant à de la nour­ri­ture qu’à une boisson quelconque ou à une boisson alcoolisée) ; à force de l’entendre surtout en référence à l’alcool, on a fini par interpréter ce mot comme signifiant uniquement « ivre » » .
C’est ainsi : au fil du temps, de nombreux termes changent de sens. Il suffit pour le constater de plonger dans un livre écrit voilà quelques siècles. Chez Molière, par exemple, tout à l’heure signifie « immédiatement » ; bailler veut dire « donner » et la fortune correspond au sort, propice ou funeste, comme le souligne le linguiste Jean Pruvost dans un ouvrage que j’ai déjà chroniqué et que je recommande vivement (1).
Les linguistes se sont efforcés de classer ces évolutions en plusieurs catégories.
· Les restrictions de sens. Comme saoul, bien des termes ont vu leur emploi se spécialiser. Viande, comme son nom l’indique, désignait originellement tous les aliments servant à entretenir la vie. Traire signifiait « tirer » de manière générale, avant qu’il ne finisse par désigner uniquement l’extraction du lait des animaux domestiques. Conformément au latin pullus (« jeune animal »)poulain s’employait pour les petits de tous les animaux, et pas seulement pour celui du cheval (poulet a d’ailleurs la même origine). Le verbe trépasser ne fait plus aujourd’hui référence qu’à la mort alors qu’il signifiait simplement « aller au-delà ». Quant à accident, il a longtemps eu le sens d' »événement », heureux ou malheureux, avant de n’être utilisé que dans les circonstances néfastes.
· Les extensions de sens. À l’exemple de panier, d’autres termes ont vu inversement leur emploi s’élargir. La pommade n’était au départ qu’une pulpe de pomme ; un épicier ne vendait que des épices ; on arrivait exclusivement sur une rive tandis qu’un boucher tuait uniquement les boucs…
· Les affaiblissements de sens. Certains mots n’ont pas vraiment changé de signification, mais ont perdu leur intensité initiale. À l’origine, un ravissement était un enlèvement au ciel. Charmer était l’équivalent de ensorceler (d’où l’expression jeter un charme). Être étonné signifiait que l’on semblait avoir été frappé d’un coup de tonnerre. Gâter avait la force de dévaster. L’inquiétude désignait une forte agitation ; le déplaisir, une profonde douleur ; l’ennui, un chagrin violent… Formidable signifiait « qui inspire la crainte » et terrible renvoyait à la terreur.
· Les mots qui ont acquis une connotation péjorative. L’expression art nègre en témoigne : originellement, cet adjectif n’avait pas une valeur péjorative. C’est à force d’être utilisé dans les discours racistes qu’il a fini par l’acquérir. C’est d’ailleurs aujourd’hui au tour du mot noir de subir le même sort, si bien que certains préfèrent recourir à la formule personne de couleur ou à l’anglicisme black.
· L’influence des langues étrangères. Précisément, une partie de notre lexique subit l’influence de l’anglais. Ainsi, réaliser est souvent utilisé pour « se rendre compte » alors qu’il signifie théoriquement « faire, élaborer ». Supporter prend la place de « soutenir » alors que ses sens premiers étaient « recevoir le poids », « endurer », « tolérer ».
· Les évolutions technologiques. Une invention donne souvent naissance à un nouveau mot, mais, parfois, on se contente de recycler un objet proche qui lui ressemble. La voiture était un mode de transport tiré par des chevaux ? Elle désigne aujourd’hui une automobile bénéficiant de la force d’un moteur.
· Les inversions de sens. De manière plus surprenante, quelques termes signifient aujourd’hui le contraire de ce qu’ils voulaient dire primitivement. Une personne énervée était celle qui avait subi une énervation et était donc dénuée de nerfs ? L’adjectif s’applique aujourd’hui à celle qui se trouve dans un état de nervosité inhabituel. Du temps où l’Espagne était occupée par les Arabes, les laquais étaient de hauts fonctionnaires. Ce n’est qu’à la suite de la Reconquista qu’ils ont été ravalés au rang de « valets d’armée », puis de « valets » tout court, et c’est ce sens qui s’est imposé en français, comme le souligne Henriette Walter (2). Autre exemple frappant avec rien – issu du latin rem, c’est-à-dire « chose ». À force d’être utilisé dans des formules négatives, pour renforcer ne, ce nom signifiant « chose » a fini par être senti comme un pronom signifiant « aucune chose » !
· Les erreurs. Terminons cette liste par la catégorie qui m’amuse le plus : les bévues. Celles-ci peuvent provenir d’une fausse étymologie, comme je l’ai déjà évoqué dans une lettre précédente. Souffreteux, par exemple, se rapportait à l’origine aux indigents, considérés comme des personnes en rupture avec la société, conformément à son origine latine suffringere, « rompre par le bas ». Mais sa ressemblance avec souffrir l’a conduit peu à peu à désigner un individu de santé fragile… Même attraction fatale pour rustre sur fruste alors que ces deux termes n’ont pourtant rien à voir. Frustum en latin, voulait dire « mis en morceaux » alors qu’un rustre est un homme grossier et brutal. Mais voilà : à l’oreille, les deux mots se ressemblent et fruste a fini par signifier « rude, inculte, lourdaud, primitif ».
Comme quoi, même les dictionnaires recèlent leur lot d’injustices…
(1) Jean Pruvost, Les secrets des mots, La librairie Vuibert

 

 

[Source : http://www.lexpress.fr]

Con el fomento del uso de la bicicleta como medio de transporte, se están extendiendo una serie de términos y conceptos de los que se ofrecen a continuación algunas claves de redacción.

1. Acortamientos de bicicleta

La propia palabra bicicleta se utiliza a menudo con algún acortamiento, como biciciclo o cicla, según el país. Las que gozan de amplia difusión y se emplean, incluso, en contextos relativamente formales no necesitan destacado, pero con las más populares, como baica o cleta, puede ser conveniente la cursiva en las informaciones periodísticas (o, si no se dispone de este tipo de letra, el entrecomillado).

2. Ecomovilidad

La promoción del uso de bicicletas y otros vehículos similares, como los patinetes, es parte del concepto de ecomovilidad, es decir, la movilidad ecológica. Se escribe sin espacio ni guion, como otras voces formadas con el elemento eco-.

3. Vías

La vías destinadas a las bicicletas —bien en exclusiva, bien compartidas con otros vehículos parecidos o con los viandantes— reciben nombres como ciclovías, ciclorrutas, ciclopistas o carriles bici. Cuando los elementos ciclo- bici- se anteponen, funcionan como prefijos y van, por tanto, unidos a las palabras que les siguen. No es el caso de carril bici, donde el acortamiento va pospuesto y, por tanto, se considera un sustantivo en aposición (con plural carriles bici).

4. Ciclable

Un término empleado a menudo para calificar a ciertos tipos de vías es ciclable, que está recogido en el Diccionario del español actual con el sentido de ‘que puede ser recorrido en bicicleta’. Suele aludir a los espacios de circulación tranquila en los que la bicicleta comparte espacio con el resto de los vehículos en la calzada.

5. Otras voces con bici- y ciclo-

En ocasiones, el elemento bici- se aplica a otros conceptos vinculados con las bicicletas, como bicipolicía, que es un policía que se mueve en bicicleta, o biciusuario, una alternativa a ciclista que pone el énfasis en el aspecto práctico y lúdico más que en el deportivo.

También ciclo- puede formar voces como cicloturismo, que es el turismo en bicicleta.

6. Bicicletada, bicicleteada

Se llama así a las marchas populares en bicicleta. Tal como explica la gramática académica, para denominar acciones colectivas se utilizan palabras formadas con el sufijo -ada, como chocolatadasentada cacerolada. Las voces bicicletada y bicicleteada siguen este mismo modelo.

7. Actividad

Para la actividad se emplea sobre todo el verbo pedalear, pero van ganado terreno bicicletear ciclar, que resultan admisibles.

 

[Foto: Pixabay – fuente: http://www.fundeu.es]

Escrito por Eduardo Bravo

Madrid Vintage es una colección de ilustraciones que recuperan la memoria arquitectónica de la capital y conciencian de la necesidad de preservar el patrimonio cultural común. Su autora es Tina Paterson, una ilustradora y activista que ha participado en diversos proyectos colaborativos y movimientos sociales surgidos en Madrid, que le han permitido conocer con detalle la historia de la ciudad, sus gentes y mil y una anécdotas sobre sus calles y rincones.

«Madrid es una ciudad con una historia reciente muy curiosa», explica Paterson. «Sin desarrollo industrial, a finales del siglo XIX era un villorrio grande y mohoso, pero hasta la Guerra Civil se empieza a configurar la gran urbe que es hoy con, por ejemplo, la construcción de Gran Vía. En este proceso, grandes arquitectos como Antonio Palacios se plantearon “construir” la grandeza futura de Madrid».

    

Uno de los objetivos de Palacios como arquitecto fue el de mezclar lo bello con lo útil. Así lo demuestran sus edificios repartidos por diferentes puntos de España y especialmente en Madrid, donde destaca su diseño para el metro de la capital, un medio de transporte que, además de resolver un problema de movilidad urbana, debía convertirse en símbolo de la ciudad.

«Palacios diseñó desde el logo, el mismo que seguimos usando hoy y que estaba inspirado en el de Londres, hasta toda la decoración interior o exterior de las estaciones, como las bocas de metro, al estilo de París y Viena, o los templetes. Su trabajo contribuyó a embellecer la ciudad y a construir una verdadera identidad madrileña que, por desgracia, hemos ido destruyendo sin pausa, como ocurre con las cocheras del metro de Cuatro Caminos, actualmente en peligro de derribo».

En su afán por reivindicar el patrimonio cultural de la ciudad y después de implicarse en acciones para rescatar joyas arquitectónicas como el frontón Beti Jai, Tina Paterson ha emprendido un proyecto personal que recoge el esplendor de la ciudad y sus monumentos a través de unas hermosas ilustraciones de inspiración retro.

«Las ilustraciones son una “utopía”, en la medida en que muestran cómo sería Madrid si todo aquello no hubiese sido eliminado. En los años 60 se destruyeron los ascensores originales del metro de 1920 que hoy se quieren recuperar. También se desmanteló una enorme red de tranvías para dejar sitio a los coches y, mientras los turistas se van a Londres a sacarse fotos con los autobuses de dos plantas, aquí desde los años 30 tuvimos una flota del mismo modelo, los Leyland o Roadmaster, circulando por las calles».

Aunque resulte sorprendente, en la primera mitad del siglo XX, la ciudad incluso tenía una suerte de Madrid Río, cuya principal atracción era una serie de piscinas ubicadas lo largo del cauce fluvial del Manzanares.

«Una estaba incluso dentro de una isla artificial en la que te bañabas en el agua del río, pero todo eso se ha perdido por culpa de una mezcla de modernidad mal entendida, desidia y, sobre todo, por codicia. Mientras que en Lisboa han protegido su patrimonio de elevadores, tranvías, funiculares o empedrado, en Madrid no lo supimos cuidar y, a día de hoy, nuestra identidad como madrileños se reduce a las tapas de los bares y el agua del grifo. A este paso no nos quedará más identidad que el bocata de calamares, y congelados, además».

Las ilustraciones de Tina Paterson rescatan algunos de esos monumentos desaparecidos, como el tranvía número ocho –que hacía la ruta de Sol al parque de la Bombilla, lugar en el que celebraban las populares verbenas a las que acudían chulapos y chulapas, lo que dio lugar a la expresión «Más chulo que un ocho»–, la piscina La Isla o el templete de Antonio Palacios de Red de San Luis, todo ello con una estética elegante y glamurosa que bebe del Art déco y las artes gráficas de los años treinta.

«En los años de la Belle Époque se inició el turismo moderno que, si bien era aún algo elitista, fue el antecedente del turismo de hoy. En esa época, las ciudades empezaron a ver el turismo como un valor y se lanzaron a construir lo “pintoresco” o “icónico”. Hasta la Segunda Guerra Mundial, se empezó a crear una estética muy concreta para vender los sitios que visitar, un diseño, a veces de vanguardia, que iconizaba elegantemente los lugares y usaba una paleta de colores muy básica para poder imprimirlos de un modo sencillo y económico con técnicas como la serigrafía».

Aunque el origen de Madrid Vintage nunca fue comercial, el éxito obtenido por las hermosas ilustraciones convenció a Tina Paterson de imprimirlas en formato postal y ponerlas a la venta en el Café Matilda y el San Pedro Market, dos locales cercanos a su casa y regentados por unos amigos suyos.

«Mucha gente me escribe para preguntarme si las vendo online», cuenta. «Les respondo que no, que es mejor que se pasen por el barrio y nos tomamos unas cañas porque Madrid es así».

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

¿Qué hacer frente al radicalismo y el esencialismo? ¿Qué soluciones se pueden prever para tener políticas públicas claras para la población LGBT+? En esta entrevista con motivo del Día Internacional del Orgullo LGBT, Marta Lamas aborda temas como el fundamentalismo y el fenómeno de las TERF (Trans-Exclusionary Radical Feminists); así como posibles soluciones para la inclusión de las mujeres trans en espacios públicos, particularmente, en el transporte rosa; la población no binaria; y el papel de los hombres feministas en el mismo movimiento.

Por Ever Aceves


Ever Aceves: ¿En dónde se encuentra la población trans y no binaria en los espacios públicos? Transporte rosa, probadores, sanitarios. Es algo de lo que no se habla mucho y me gustaría saber tu opinión al respecto.

Marta Lamas: Yo creo que la población de las mujeres trans, así como de las mujeres cis, está dividida en clases sociales. Y hay mujeres trans de la clase alta que viajan, que tienen toda una serie de privilegios y, más bien, son las mujeres trans de la clase media para abajo, las que están presentando problemas de discriminación, de opresión, incluso de violencia transfóbica. No podemos generalizar, pero sí podemos decir que la mayoría de las mujeres trans en nuestro país viven situaciones de discriminación, opresión y violencia transfóbica.

EA: ¿Qué soluciones consideras apropiadas para erradicar la marginalización en aquellos espacios de donde las mujeres trans son excluidas? El transporte rosa, sanitarios, probadores…

ML: Creo que la reacción hacia las mujeres trans puede ser una reacción de ignorancia, en donde ciertas personas sienten amenazadas su propia identidad, en donde ciertas personas las visualizan como un hombre vestido de mujer y, en ese sentido, se sienten amenazadas de que vayan al mismo espacio que ellas. Y es distinto del rechazo, del cual yo discrepo, que tiene un sector del feminismo, que tiene toda una elaboración teórica para argumentar que, si no menstruas, no eres mujer, ¿no? Es decir, una confusión conceptual entre lo que es ser una hembra humana y lo que es ser una mujer en términos de identidad de género. Entonces, el fondo del asunto es: la ignorancia en un caso y, en el otro caso, es un pensamiento extremista, radicalizado, fundamentalista. Pero los dos: tanto la ignorancia como el extremismo, lo que están mostrando es el nivel de inseguridad sobre su propia identidad. ¿Por qué reaccionan de esta manera? Porque se les mueve el piso por diferentes razones. Estas mismas personas a lo mejor no se dan cuenta de que puede ser que se sientan erotizadas, que sientan que en el fondo ellas también querrían ser así. Es decir, la subjetividad humana es muy amplia.

Ahora, una política pública sí tiene que apuntar a dar un piso de conocimiento. Sí creo que en lo que son instancias de gobierno, instancias públicas como el transporte rosa, debería de haber una persona, un policía, por ejemplo, bien entrenada. Hay mujeres trans que pasan sin que se note que son un macho biológico transformado en una mujer social; hay otras que no, que se nota, por el tamaño, la voz, la nuez de Adán, por toda una serie de cosas. Entonces si tú pasas y nadie se da cuenta de que eres mujer trans y pasas como mujer cis, no tienes problema. El problema es cuando llega una mujer muy alta o fornida, vestida de mujer; y lo que despierta eso es inseguridad en las otras mujeres, de “¿por qué se nos está colando aquí un hombre?”. Sí creo que la comunidad tendría que hacer una petición muy formal al gobierno de la ciudad de que a nuestros transportes, durante una temporada, vaya una persona bien capacitada para que, cuando llegue una mujer trans y empiece a ver una reacción, se pueda parar y decir “a ver, no, espérense, ustedes tienen que diferenciar sexo y género”, y que haya, a lo mejor, algún tipo de panfleto que se le pueda repartir a la gente en donde se les explique que una cosa es el sexo, determinado por los cromosomas; y otra cosa es la identidad de género. Aparte, creo que habría que hacer campañas publicitarias en tiempo de elecciones, pero aquí hay un tema de ignorancia brutal, ¡y hay miedo!

En el caso de las TERFs, las feministas radicales; hay una posición en donde no solo es lo trans, también están en contra de la maternidad subrogada, del comercio sexual. Es decir, es todo un paquete de cosas que consideran que atentan en contra de la esencia de ser mujer. Lo que estamos trabajando desde el Centro de Investigaciones de Estudios de Género y desde muchos otros centros, es una línea de conocimiento antiesencialista, que se entienda que no hay una esencia porque tengas unos determinados cromosomas, y que la identidad se construye por procesos psíquicos y que hay muchas maneras de ser mujer, muchas de ser hombre, y muchas maneras de ser ser humano que no se asume ni como mujer ni como hombre. Estamos en un momento cultural de mutación y de cambio, y siempre los cambios y las mutaciones de lo que era el lugar común y lo tradicional, generan violencia, miedo y discriminación. Las campañas educativas y políticas son importantes, así como el debate público; hablar de estas cosas. Por eso yo agradezco la oportunidad de esta entrevista, en el sentido de ir hablando de qué es esto y hasta dónde, muchas veces, ese miedo, que es un miedo a veces defensivo, lleva a muchas personas a una reacción muy agresiva, incluso violenta, como se ha visto en los últimos asesinatos de mujeres trans.

EA: ¿Qué opinas con respecto a los hombres al interior del feminismo?

ML: Yo creo que el feminismo es, además de un movimiento, una posición, una postura ideológica que tienes adentro, en la cabeza. Es una manera de entender la vida, la política y es una crítica de la cultura. Eso lo pueden hacer seres humanos que han desarrollado esa postura, así vengan en cuerpo de hombre, de mujer, trans, de quimera o de lo que sea. Creo que el problema es que los movimientos de repente requieren espacios no mixtos. Cuando yo inicié, hace cincuenta años, mi activismo en el movimiento feminista, era muy importante reunirnos entre mujeres, hablar solo las mujeres. Yo venía de una militancia de izquierda en grupos mixtos y, de repente, descubrí que, si no había hombres, podíamos hablar de muchas intimidades y de cosas que en frente de los hombres no hubiéramos hablado. Así como las cantinas, yo creo que debe haber cantinas solo para mujeres, solo para hombres y cantinas mixtas. Y a veces te dan ganas de ir solo con tus amigas a un lugar donde no haya hombres, a los hombres les deberían de dar ganas de ir a un lugar solo de hombres, donde no haya mujeres; y de repente dan ganas de ir a un lugar mixto. Con la política, lo que ha pasado muchas veces es que en las marchas y las movilizaciones que inician las feministas, hay muchos hombres que quieren participar y tienen que aprender que hay un espacio donde ellos no pueden participar. Yo sí creo que hay hombres con pensamiento y compromiso feminista. Yo tengo amigos varones así. Un hombre muy famoso fue Carlos Monsiváis, quien desarrolló toda una crítica de la cultura feminista.

También es cierto que hay momentos en donde cierto tipo de reivindicaciones las tienen que levantar los colectivos. Yo podré sentir mucha solidaridad y compromiso con la causa indígena, pero pues soy una mujer blanca. Si yo empiezo en lugares públicos a hablar del rollo de las indígenas, me van a decir, “¿y esa por qué está hablando de eso?”. Entonces, es difícil, muchas veces, para algunos varones que están comprometidos con el tema, entender que, bueno, hagan sus grupos de hombres, hagan sus movimientos de hombres feministas; apoyen a los grupos feministas y encontremos una manera en donde las voces, las representaciones y las presencias del feminismo vayan prioritariamente a cargo de feministas, y luego, acompañadas por hombres feministas también. El punto es saberte ubicar en qué momento puedes hablar por ti mismo, “yo como hombre feminista, pienso…”. Ahora, si es un mitin de feministas y se para el cuate del sindicato o del partido y quiere tomar el micrófono, evidentemente lo van a correr. Es muy importante el lugar, el contexto para que los hombres feministas, que sí los hay, se puedan expresar. Y cómo habrá veces que tienen que estar en la retaguardia, colaborando en los espacios en los que se les permite estar, de la misma manera que muchas de nosotras podemos estar comprometidas con la causa indígena o, incluso, con el tema trans. Yo no hablaría en un mitin, yo dejaría que las propias personas hablen de sus problemas, y ahí estaría yo, aplaudiendo. Ese es un punto que, si no se entiende, si se piensa que el feminismo es un asunto de tener cierto cuerpo, ¡pues están equivocados! Se trata de tener cierto pensamiento, cierto compromiso y cierta práctica política.

EA: Coincido completamente contigo, el feminismo no se encuentra en la anatomía, sino en el pensamiento. ¿Qué sucede cuando la interseccionalidad del feminismo no se respeta y, en cambio, se coarta? Ha habido marchas en varios estados de la república de feministas radicales que se dedican a presionar contra la Ley de Identidad de Género, puesto que dicen: hay un “borrado de mujeres”; así lo llaman, como si la población trans y no binaria pretendiera borrar a las mujeres, ¿cuál es tu opinión al respecto?

ML: Ese es un pensamiento equivocado, es una práctica política extremista, fundamentalista. Yo creo que, para donde vamos, si es que el proceso democrático avanza y no explota este planeta, es para que en un momento determinado no importe si eres hombre, mujer, quimera, lo que sea: eres ser humano y como seres humanos todos tenemos los mismos derechos humanos. La sociedad nos ha dado dos modelos de identificación: el de hombre y el de mujer; eso le pasa también a las personas intersexuadas. Los cromosomas que te determinan biológicamente, determinan a machos, hembras y personas intersexuadas; personas que pueden tener un ovario y un testículo, por ejemplo, que antes se llamaban hermafroditas. Estas personas, cuando nacen, no pueden los papás llegar al registro civil y responder la pregunta “¿es niño o niña?” con: “es hermafrodita, es intersexuado”, pues eso no existe. De la misma manera que en la biología hay más categorías de sexo, aparte de macho y hembra; en el psiquismo, hay más categorías que hombre y mujer, como lo están mostrando las personas no binarias, identidades disidentes, transgénero, etcétera. Frente a esa variedad, ¿qué pasa con el feminismo radical? Está yendo para atrás de lo que ha sido una de las luchas fundamentales del feminismo, que fue decir: ¡que no nos determinen nuestras oportunidades en la vida por nuestra biología! Hubo todo un proceso político para demostrar que, aunque tuviéramos una biología distinta que la de los machos considerados hombres, éramos seres humanos que queríamos los mismos derechos que ellos. Ya que ganamos eso, ahora resulta que un grupo de feministas quiere regresar a que “¡no, no! Si no tienes tal biología, entonces no eres mujer”. Es un retroceso y uno muy preocupante porque, además, está fundamentado en ignorancia y en una cosa de rabia y de coraje como de que les están quitando algo de su identidad, sin entender que hay muchas maneras de ser mujer, muchas maneras de ser hombre y muchas maneras de ser ser humano.

Sí hay que entrar en una reflexión sobre que somos todos seres humanos, de eso no hay discusión; y que, claro, hay situaciones en las que se separa a mujeres de hombres, como en el vagón del metro porque hay una violencia hacia las mujeres, y entonces hay que educar a las personas responsables de esos espacios para que entiendan que una mujer trans que no pasa fácilmente como mujer cis, sí puede entrar a un baño de mujeres porque, además, si entrara a un baño de hombres le iría probablemente peor y podría vivir violencia. Son situaciones nuevas que están pasando en los últimos años en nuestro país; hay otros países que ya lo han resuelto, han puesto baños neutros y utilizado todo otro tipo de dispositivos de funcionamiento. Pero sí hay que hablar de estas cosas, discutir, ¡y preguntarles a estas feministas por qué se sienten tan afectadas, tan amenazadas! Nadie les quita que son hembras, o que son mujeres cis; hay mujeres cis y hay mujeres trans, ¿¡cuál es la bronca!? Y puede que en un futuro haya otra cosa nueva. Es decir, lo interesante es qué tipo de sociedad queremos construir: una sociedad donde todas las personas tengamos los mismos derechos, y que cada quién haga de su culo un papalote, y lo que se le antoje sexualmente, laboralmente, etcétera. Sí es un tema muy complicado, estamos en un momento de transición. Todavía en México no hay protocolos en donde a los adolescentes trans se les permita bloquear sus procesos hormonales, sino hasta después de que ya se masculinizaron o se feminizaron: hembras y machos.

Me parece muy importante que se trate el tema. Con los grupos fundamentalistas es muy difícil dialogar, están como con orejeras, muy en su rollo, de la misma manera que lo están con el aborto. Entonces, hay que buscar alianzas; por ejemplo, trabajar con sindicatos, partidos políticos, con el sindicato del metro, y tener una interlocución para que sean escuchados y que se explique que, si una mujer trans quiere ir en el vagón de mujeres, es legítimo y tienen que permitírselo; que si hay gente que se siente amenazada por eso, que haya una posibilidad de una intervención: “no se sienta usted enojada, mejor le damos este folletito: qué es una mujer trans y qué es una mujer cis”. La educación bien encaminada, Ever, ayuda mucho. Hay personas que no entienden y que tienen esta fantasía que las TERFs también han difundido: “es un hombre que se viste de mujer para entrar en un baño y aprovecharse de las mujeres o violarlas” ¡Por favor! Las violan afuera todo el tiempo, nadie se tendría que disfrazar de mujer para violar a una mujer. Pero son fantasías que hay que desmontar, y hay que desmontarlas con conocimiento.

EA: ¿Crees que estas fantasías, como bien mencionas, están fundamentadas en un pensamiento de ultraderecha, sumamente conservador, machista y patriarcal?

ML: Fíjate que desgraciadamente no. Muchas veces sí, pero de repente te encuentras a feministas que han sido progresistas, que no son derechosas, que están a favor del aborto en muchas cosas, y hay un giro extraño ahorita con el tema de los trans. Para mí sería muy fácil decir “todas son conservadoras”. No, no todas son conservadoras; hay gente que viene de la izquierda y que de repente ahí hay algo que da este giro y hay una cosa de sentirse amenazadas. Hay que entender bien el fenómeno de las TERFs.

EA: Microsoft recientemente implementó estos baños neutros en México, pero hay muchas empresas que se ostentan de ser pro LGBTQ+, pero ya en la práctica no lo cumplen y, por debajo del agua, a pesar de que están en las marchas y demás, no cumplen del todo estas premisas.

ML: Los cambios culturales son cambios muy lentos. Lo dice Braudel, un historiador: de siglo en siglo. Yo entré al feminismo hace cincuenta años y apenas ahorita estoy viendo algunos cambios. Digamos, la comunidad trans empieza a organizarse en México hace muy pocos años. Antes empiezan a organizarse las feministas; llevamos medio siglo y todavía no conseguimos muchísimas de las cosas por las que nos hemos organizado. Entonces, hay que tener paciencia, hay que ser persistentes y hay que saber discutir; eso es importante: tener buenos argumentos, desmontar. Hay mucho trabajo de sensibilización que hay que hacer. La comunidad trans es muy pequeñita, tienen muy pocas voceras y de repente no traen una elaboración de “por qué nos sentimos distintas a la categoría tradicional que se usa respecto a nuestra biología”. No hay esta intervención pedagógica que a veces hay que hacer. Lo mismo pasa con las feministas, no creas que solo pienso que les pasa a las mujeres trans. Para hacer política debes tener argumentaciones que convenzan, tienes que entender quiénes son tus adversarios. Hay enemigos que ni siquiera vale la pena tratar de convencer. Yo no voy a tratar de convencer a los obispos, por ejemplo. Pero yo sí trataría de convencer a los líderes sindicales. Hay necesidad de una información sólida que haga que la gente no se sienta amenazada, porque las reacciones agresivas se dan muchas veces porque se sienten amenazados: “porque si ese macho biológico que ahora se siente mujer y se viste como mujer, ¿entonces yo qué? ¿Yo qué soy?” Hay también toda una crisis identitaria en las personas cis que se sienten asustadas con estos cambios culturales, estamos en una mutación cultural muy fuerte como civilización. Da más tranquilidad aferrarse a lo tradicional, “papá, mamá, hijo, hija”, por eso dicen que son conservadoras, o sea, da mucho miedo abrirse a nuevas identidades, a nuevas relaciones.

EA: Y como mencionas al principio, tal vez sienten temor por sentirse atraídos hacia una mujer trans, por ejemplo.

ML: ¡Claro!

EA: El problema también se agrava cuando las feministas radicales atacan, cuando no respetan la lucha trans

ML: Claro, pero mi pregunta a la comunidad trans, es: ¿se ha hecho un folleto sobre por qué las mujeres trans pueden entrar en el transporte público? Se podría hacer una como historieta, es decir, ustedes lo que pueden hacer es cambiarse a sí mismos, no pueden cambiar ni a las feministas TERFs ni a las otras. Lo que aprendimos las feministas hace unos años fue que nosotras teníamos que educar a la población, a los periodistas. Teníamos que hacer talleres con feministas y periodistas, invitarlos, discutir e irles cambiando el chip. Yo no veo que la comunidad esté haciendo eso. Siendo realistas, la gente no cambia tan fácilmente a menos que los empujes, y una manera de empujarlos es esta explicación: qué es una mujer trans, por qué una mujer trans va a un vagón de mujeres, porque sabe que, si va a uno de los otros vagones, la van a agredir igual que a otras mujeres. Esa explicación no la he escuchado de ninguna mujer trans ni en ninguna otra parte. Hay un tema de organización muy importante que tienen que empezar. Es un movimiento que lleva muy poco aún; igual nos pasó a nosotras, nos tomó veinte años hasta que se nos prendió el foco de hacer una ONG, etcétera. Ahí hay un trabajo de la comunidad trans que tienen que enfrentar y asumir.

EA: Ahí hay un espacio, claro. Pero yo creo que sí se está haciendo un trabajo, aunque, a veces, los medios a través de los cuales podemos llegar a difundirlo, se cierran. Impulsados también por el feminismo radical, lo cual puede llegar a dificultar la difusión.

ML: Antes tampoco se abrían para hablar del aborto y lo que hacíamos era buscar amigos intelectuales que tenían entrada y nos colaba. Hay gente alrededor que los apoyaría. Se debe tener una estrategia, un mapa de actores de aliados, adversarios. Pero hay intelectuales a los que se les puede pedir que entiendan el asunto; pero se les tienen que dar argumentos, un escrito, invitarlos a un conversatorio, tienen que hacer estrategias organizativas.

EA: Claro, hay personas que apoyan la causa, en quien puede apoyarse la comunidad trans. Y qué bueno que mencionaste a Carlos Monsiváis, con este libro que lograron publicar poco después de su muerte, Braulio Peralta y tú. Un libro maravilloso: Que se abra esa puerta (2010). Para finalizar, ¿te gustaría agregar algo?

ML: Creo que es una causa justa, creo que hay mucho trabajo pedagógico que hacer en muchas intervenciones públicas, creo que sí tienen que desarrollar una red de aliados y aliadas. En la UNAM está Siobhan Guerrero, una investigadora trans, superaliada. Pensar políticamente en qué tipo de aliados deben tener. Yo creo que deben ir con las autoridades del metro, pedir una cita y que se explique por qué las mujeres trans deben ir en los vagones de mujeres y hacer a lo mejor este folleto. Y hay que diversificar las formas de protesta y encauzarlas en acciones muy aterrizadas. Les deseo mucha suerte, mucha, mucha suerte.

 

Ever Aceves es licenciado en Psicología por la UAEM. Ha publicado en las revistas: Replicante, Praxis, La Lengua de Sor Juana La libreta de Irma. Twitter: @aceves_ever.

[Ilustración: Víctor Solís – fuente: http://www.nexos.com.mx]

¿Un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

Mujer pone una lavadora en su domicilio en Madrid, el 8 de marzo de 2021.

 

La Administración muestra problemas a la hora de dar nombre a cosas o ideas. Ya se vio, por ejemplo, con las etapas pandémicas de hace un año, cuando la “fase cero” resultó ser la primera fase; la segunda fase o fase número dos era oficialmente la “fase uno”, y la tercera fase se llamó “fase dos”, de modo que a la “fase 3” le tocaba ser en realidad la cuarta. Por no hablar de la “cita previa”: menos mal que nos la dan antes de ir, y no después.

Fernando Beltrán, poeta y especialista en nombrar (algunos lo llaman naming), ha creado denominaciones como la del centro La Casa Encendida y las marcas Opencor o Amena, entre otras. El Parque Biológico de Madrid, de inversión privada y creado con ese nombre en 2001, pasó de ruinoso a masivo en 2002, a partir de que Beltrán lo llamase Faunia.

No contratarán a Beltrán en la Administración, porque sería un lío burocrático. Haría falta convocar un concurso en el que al final se elegiría la oferta más barata. Pero un buen nombrador, profesional o aficionado, habría pensado un rato antes de lanzar las nuevas franjas para las tarifas de la luz: “horas punta”, “horas valle” y “horas llanas”.

La locución “hora punta” habita entre nosotros desde hace decenios, para designar los momentos del día en que se producen aglomeraciones de personas o concentraciones de consumo. “La hora valle” se venía oponiendo a la anterior, para reflejar la metáfora de la llanura entre dos picos, como suelen mostrar las curvas de consumo. Ambas expresiones figuran en el Diccionario con esos sentidos y con referencia a los transportes y al suministro de agua y electricidad. Y para saber lo que expresan no se precisa consultar la obra académica, si se tienen en la cabeza los significados de punta y de valle.

Pero ahora las tarifas eléctricas han sumado una tercera locución: “hora llana”, que a diferencia de las anteriores no aparece en el Diccionario como formación estable. Así que tenemos hora punta, hora llana y hora valle. Pero ¿un valle está por debajo de una llanura, o más bien la llanura se sitúa en un nivel inferior al valle?

El tramo más caro para el consumo eléctrico corresponde a los dos segmentos de “horas punta” (de 10.00 a 14.00 y de 18.00 a 22.00). Después viene la tarifa media para la “hora llana” (de 8.00 a 10.00, de 14.00 a 18.00 y de 22.00 a 24.00). Y la tarifa más baja (de las 0.00 a las 8.00) se llama “hora valle”. Todo un despropósito.

El valle se define como “un llano entre montañas”. Por tanto, deberíamos imaginarlo entre las horas punta. Sin embargo, aquí la hora comprendida entre horas punta (o picos metafóricos) no es la hora valle, sino la hora llana. Aún más: el valle de la factura no está comprendido entre montañas, sino entre llanos.

Quizás habría sido más adecuado para la mejor comprensión intuitiva elegir los términos “hora llana”, “hora meseta” y “hora punta”. Eso sí, con la licencia de que en realidad se trata de unas puntas muy mesetarias: de cuatro horas cada una.

El lenguaje del poder tiende a aplastar al ciudadano que aspire a descifrar lo que no conviene que entienda. Así venía ocurriendo con el oscuro recibo de la luz y sus datos ininteligibles, que nos hacen creer mal empleado el tiempo que dedicamos en el colegio a las matemáticas. Ahora nos oscurecen también las palabras, en una maniobra consecuente con la anterior y que nos deja en la duda de si aprendimos correctamente la lengua. Lo que ya no se comprende es por qué además pretenden que nos sintamos idiotas con la geografía.

[Foto: VÍCTOR SAINZ – fuente: http://www.elpais.com]

El color de la incertidumbre

México lindo y querido, convulso y agitado, país de las mil maravillas y de los grandes desatinos, generoso y al mismo tiempo hostil, acogedor y violento, diverso y clasista, lugar en el que se loa a la mujer en las canciones populares mientras que en la vida real se la ultraja; que se dice un país democrático pero los gobiernos tradicionalmente son autoritarios, presidencialistas hasta lo faraónico… El reino de las contradicciones.

“El buitre”

Escrito por Rubén Bonet 

Esbozar una visión forzosamente incompleta, como extranjero —aunque lleve más de la mitad de mi vida en el país—, conlleva el riesgo de caer en estereotipos fáciles que ya han sido ampliamente desgranados hasta convertirlos en un lugar común, a pesar de que luego la realidad se encargue de desmentir cualquier idea preconcebida. Que si es un país de contrastes, que si la riqueza de los pueblos originarios y el fastuoso pasado prehispánico, su folclor y tradiciones, que si la exuberancia y majestuosidad de la naturaleza y sus playas, que si la belleza diversa de sus mujeres, que si su potente gastronomía y mi casa es tu casa, la célebre hospitalidad que es todo un rito social y, por otro lado, también lo arraigado de la corrupción, de la clase política, del funcionariado, de los policías de tránsito y un largo etcétera de mecanismos engrasados por la famosa mordida.

Pero ¿quién en algún momento no ha recurrido a soltar una lanita para solucionar una situación embarazosa que podría llegar a mayores, agilizar un trámite o saltarse una fila? Yo mismo he tenido que recurrir en un par de ocasiones a un arreglo con las autoridades, una falta de tránsito menor y el otro par, directamente para evitar mi merecida deportación, tales fueron los embrollos. La corrupción es una acción en la que todos participan, el que recibe y el que da. Un vicio endémico, aunque ahora se trate de combatirlo abiertamente, veremos con qué grado de éxito y si realmente se va a poder extirpar el tumor.

Otro tema aparte es la violencia que sacude al país entero de manera flagelante, instaurado el espanto y el horror en la vida cotidiana de muchas comunidades y territorios, y de rebote a la sociedad entera, nunca se sabe cuándo te puede tocar un asalto, una extorsión o una bala perdida. Si además eres mujer, los riesgos se multiplican incluso en el propio hogar.

La vivencia en México siempre es intensa, estímulos no faltan —peligros tampoco—; plantea más preguntas que respuestas y obliga a repensar la existencia en términos de trascendencia y también de presentismo, gozar el aquí y el ahora, luego quién sabe; el tiempo presentáneo de la Costa Chica que diría Da Jandra, y también el de los jóvenes sicarios con sus urgencias, para ganar dinero fácil, para morir…

Comer en una fondita de mercado asediado por gente humilde que pide limosna o tratan de vender alguna exigua mercancía, ya sean chicles o peines de madera, no es algo a lo que sea fácil acostumbrarse. La comida termina por atragantarse.

Nada, o muy poco, está garantizado en la actualidad y el futuro es incierto, cuando los planes de pensiones en la jubilación casi no existen, a no ser que sean privados o se haya laborado en instituciones de gobierno.

Hay que armarla a como dé lugar, de un modo u otro. Camarón que se duerme se lo lleva la corriente. No hay manera de prosperar si no se han tenido alternativas de formación, de acceso a la educación y las consiguientes habilidades para el desempeño social. Sin amistades ni conocidos —el famoso necte— que abran puertas es muy difícil, por no decir imposible, escalar socialmente. Muy extendida la idea de quien no transa no avanza.

Uno de los aspectos que más sorprenden al arribar al país —sobre todo si uno llega de Europa y no de Haití—, en mi caso a la Ciudad de México, es la abrumadora desigualdad reinante, palpable en las calles de la ciudad. Comer en una fondita de mercado asediado por gente humilde que pide limosna o tratan de vender alguna exigua mercancía, ya sean chicles o peines de madera, no es algo a lo que sea fácil acostumbrarse. La comida termina por atragantarse.

La miseria, aunque moleste y duela a quienes la ven, acaba normalizándose. Sobrevuela la ley del sálvese quien pueda. Paradojas del catolicismo piadoso, tan prolífico en imágenes de procesiones masivas y festejos populares dedicados al santo patrón o patrona. Otra de las señas de identidad de tan guadalupano país. Hordas de depauperados rindiendo culto a la virgen a la espera de ese milagro que nunca llega. A no ser que sobrevivir un día más no sea ya suficiente milagro. Regalo de dios, es la leyenda que portan algunos camiones de transporte público cuyo interior luce como discoteca con amplio despliegue de foquitos multicolores.

El tan publicitado México Mágico, esa visión idílica, es un mito, no porque no sea verdad —veinte millones de visitantes al año lo pueden atestiguar, aunque a los turistas les pase inadvertido que haya políticos obesos que lleguen a los mítines en coche fúnebre y metidos en un ataúd o que un candidato enmascarado se quede completamente mudo en una entrevista en televisión—, sino porque se combinan la magia y la tragedia, la majestuosidad de la naturaleza y la grandeza de la historia con lo duro de la supervivencia cotidiana para los actuales herederos de los imperios azteca y maya, entre los que se instaura el reinado de lo precario, de lo evanescente, del expolio y explotación de grandes territorios; lo que hoy es, mañana puede dejar de serlo por efecto de una salvaje entropía devoradora de expectativas, cuando no de la vida misma.

No hay producto que no pague diezmo al crimen, desde el aguacate michoacano hasta el pescado en su camino desde las costas, y es en definitiva el ciudadano de a pie quien acaba pagando todo ese exceso de cuotas. No hay dinero o mercancía que se mueva que no sea parasitado, que de un modo u otro no alimente las estructuras del crimen en un narcoestado.

Como es el caso de cientos de mujeres, periodistas, activistas ambientales y jóvenes —sicarios y militares por igual en la cruenta y eterna guerra contra el narco—, solo por mencionar algunos de los grupos más vulnerables, que alimentan de forma alarmante las estadísticas de muertes no naturales y desapariciones forzadas. En México pareciera que es cierto que la vida no vale nada, y en esta temporada de elecciones que acaba de terminar, casi un centenar de candidatos de diversas fuerzas políticas fueron asesinados y muchos más recibieron amenazas de algún tipo; un macabro juego democrático condicionado por las acciones del crimen organizado que trata de imponer su funesta ley. No hay producto que no pague diezmo al crimen, desde el aguacate michoacano hasta el pescado en su camino desde las costas, y es en definitiva el ciudadano de a pie quien acaba pagando todo ese exceso de cuotas. No hay dinero o mercancía que se mueva que no sea parasitado, que de un modo u otro no alimente las estructuras del crimen en un narcoestado.

Por otro lado, la desinformación de la población es crónica y la mayoría de los periódicos y estaciones de radio y televisión que pertenecen a grandes consorcios están más concebidos como negocios que como parte fundamental del derecho de los ciudadanos a ser informados con objetividad y veracidad. Y esto vale para cualquier plataforma y medio. Todo el espacio en el aire se vende, incluida la información, aunque afortunadamente existan excepciones de periodistas comprometidos ya no sólo con su trabajo, sino también con su misión social.

México siempre me ha parecido un país inabarcable, de códigos profundos, casi impermeables, sobre todo a ojos de un extranjero. Aunque existen ciertamente varios niveles de extranjería, en mi caso el idioma común —matices y albures aparte— me permitió una zambullida inmediata en una nueva realidad con una muy particular idiosincrasia…

Los escándalos quedan sepultados en el olvido bajo el predominio de la versión oficial y la avalancha de noticias de relleno, intrascendentes; parte del show mediático que abona a la confusión y la infodemia, en una ecosfera mediática dominada por fake news, el twitter —y casi todas las redes sociales— como arma arrojadiza y para esparcir bulos, bots a mansalva y algoritmos que conforman una guerra sucia que se libra en el omnipresente y ubicuo espectro dedicado a la comunicación social. La mentira sale muy barata y es el abono ideal para la polarización que lastra la posibilidad de verdaderos debates e influye en la percepción de la arena política y en la decisión de voto. Retorcer a tal punto la realidad que distorsiona incluso el concepto de democracia, hasta dejarla como un perro apaleado en la que cada vez menos creen.

México siempre me ha parecido un país inabarcable, de códigos profundos, casi impermeables, sobre todo a ojos de un extranjero. Aunque existen ciertamente varios niveles de extranjería, en mi caso el idioma común —matices y albures aparte— me permitió una zambullida inmediata en una nueva realidad con una muy particular idiosincrasia, arraigada incluso en gestos indetectables, silenciosos, ocultos a primera vista, más allá del deslumbramiento por el efecto de la luz cenital, la exuberancia del trópico y por la visión de decenas de pajarillos muertos en las banquetas ahogados por la contaminación. El pensamiento mágico impera, aunque la realidad cotidiana sea explosiva y de tintes catastrofistas.

Parte de esa idiosincrasia solo se va descubriendo con el paso de los años —como por ejemplo la inmensidad de tiempo muerto que cabe en un ahorita—, y aun así muchos matices se escapan y otras certezas se van afianzando, como la evidencia de cierta resignación ante la fatalidad y el infortunio, pero también la asombrosa capacidad para levantarse y seguir adelante. En todo caso, la comprensión nunca será total. Pero es que México dista mucho de ser solamente un país, son muchos en uno y las distintas realidades nunca son monolíticas, más bien poliédricas y multidimensionales, culturalmente disímiles. Decir que es un país de contrastes, además de lugar común, se queda corto. Es un mundo de universos paralelos y a veces raramente confluyen, si acaso, en la convivencia distante del servicio doméstico en los hogares acomodados.

La realidad es orgánica y convulsa, aunque ciertos valores o dogmas sean inquebrantables —la superioridad moral del licenciado en una sociedad clasista— y la movilidad social sea muy limitada, sobre todo para los prietos y para los integrantes de los pueblos originarios, en un país que ensalza la minoritaria güerez, una herencia de un pensamiento todavía colonial y ciertamente aspiracional. Por ese mismo motivo, el estrato social de bajos recursos —la gran mayoría— está en perpetua ebullición como magma incandescente. La necesidad impone su agenda. La solidaridad popular y el ingenio para sobrevivir atenúan las carencias en tiempos de penurias o desastres naturales. Otras veces, quizás demasiadas, el gandallismo es la norma. Ante la ausencia de un verdadero Estado de derecho, por si acaso siempre hay que tomar ventaja, aunque sea en detrimento de los demás, socavando el concepto de convivencia e incluso el de sociedad vista en su conjunto. La basura esparcida por doquier sería una metáfora útil de esto último. La idea de espacio público desfallece.

Como nada está ganado de antemano, no hay descanso alguno. La chinga es perpetua. Por eso, el mito del mexicano como un ser perezoso, una visión impuesta por el imaginario hollywoodense, es una falacia, porque en realidad la sociedad mexicana siempre está en acción, en muchos casos por estricta necesidad. No es nada fácil sobrevivir en este país —rico en recursos y de naturaleza pródiga—, menos sin mucho esfuerzo, que se puede traducir en salarios muy bajos en régimen de desprotección o en largas horas de camino para llegar al trabajo con un transporte tan oneroso como deficiente, y así con muchos otros aspectos, como la punzante inflación y lo costoso de los productos básicos. Más caro un litro de leche que un refresco rebosante de azúcar que malnutre la obesidad.

México es un país que por un motivo u otro siempre está en llamas, unas veces asolado por catástrofes naturales —temblores, erupciones, huracanes, inundaciones…— y la mayor de las veces por crisis sociales de envergadura, salpicadas constantemente por escándalos políticos ligados a la corrupción, deporte favorito de la oligarquía tropical, que va rotando cada sexenio sumiendo al país en una ruina crónica y en la anorexia de recursos para los servicios públicos.

Además, sucede que los puentes del metro se derrumban o que haya que llevar 50 pesos en la bolsa destinados a los asaltantes de combis para no recibir una madriza —o un balazo— por ser tan miserable. Mientras, las culturas y tradiciones de los pueblos originarios resisten a duras penas, cuando quizás su sentido comunitario y de respeto al territorio sean clave si finalmente el capitalismo colapsa o el desastre ecológico nos invade, si es que no lo ha hecho ya. Mientras, sobreviven subyugadas como en tiempos de la colonia con las migajas que les deja el turismo —claro está, a los territorios donde llega.

En todo caso, México es un país que por un motivo u otro siempre está en llamas, unas veces asolado por catástrofes naturales —temblores, erupciones, huracanes, inundaciones…— y la mayor de las veces por crisis sociales de envergadura, salpicadas constantemente por escándalos políticos ligados a la corrupción, deporte favorito de la oligarquía tropical, que va rotando cada sexenio sumiendo al país en una ruina crónica y en la anorexia de recursos para los servicios públicos, como la educación —creando una brecha social insalvable— o el sector salud, como la pandemia del coronavirus ha puesto en relieve. Las consecuencias de la corrupción y el paulatino adelgazamiento de la sanidad pública no sólo se han sufrido aquí, sino que ha sido la norma en muchos países que abrazan el libre mercado y el neoliberalismo. La salud para quien pueda pagársela, y en México, es cara, muy cara. Pero ¿qué significa pagar mil pesos por la consulta a un médico de cabecera privado si hay partidos políticos que ofrecen dos millones de pesos por un tuit y un retuit a conocidos influencers en la pasada campaña electoral?

En medio de este caos la clase media, o lo que queda de ella, trata de navegar con sus propios medios, salvando numerosos escollos y mirando hacia adelante, empujando de manera ardua el maltrecho proyecto de nación. Una gran parte de la población con bajos recursos vive totalmente en el desamparo y en la inmediatez del día a día, sin poder elaborar proyecciones de futuro o hacer frente a los imprevistos. No queda de otra más que aguantar y encomendarse al santo patrón de la preferencia de cada quien.

En medio de este caos la clase media, o lo que queda de ella, trata de navegar con sus propios medios, salvando numerosos escollos y mirando hacia adelante, empujando de manera ardua el maltrecho proyecto de nación. Una gran parte de la población con bajos recursos vive totalmente en el desamparo y en la inmediatez del día a día.

A pesar de que el entramado de la política mexicana —o más bien, necropolítica— ha sido para mí siempre un misterio, México es un país con una gran energía rebosante de talento individual y muy resiliente. La gran mayoría de la gente, las personas comunes, constituyen su verdadero tesoro, ejemplos de ello sobran, sobre todo entre los colectivos de mujeres o de defensa del territorio frente al expolio de las transnacionales. De todos modos, hay una luz que parpadea débilmente al final del camino. Pareciera que los hábitos democráticos se van afianzando y hay esperanzas de que el país experimente un verdadero cambio transformador, deseando que no sea para peor. La paciencia de los mexicanos tiene un límite.

Mientras tanto, la vida transcurre inmersa en un intenso patriotismo que no siempre se traduce en un ánimo soberanista —en temas como la alimentación, la industria y un largo etcétera que incluye a más de tres millones de avispados, y pudientes, mexicanos que han viajado a Estados Unidos para vacunarse contra la covid–19—, sino en un orgullo basado en un abstracto amor a unos colores, símbolos y arraigadas costumbres y tradiciones, que si la selección nacional de fut, celebraciones de fraternidad nacionalista —muchas veces etílicas— y fiestas patrias que conmemoran un pasado que siempre fue mejor, o por lo menos más heroico, en un no dejarse pisar ni por el vecino del norte ni por nadie y a la par un desprecio por lo propio, ensalzando lo extranjero pero odiándolo en secreto. Paradojas del malinchismo. Todo ello al son del mariachi armónico, ruidoso y triste, básicamente de índole patriarcal y machista; una letanía de abandonos y desamores, un clamor de macho herido pero orgulloso de haber nacido aunque tan solo sea para cantar sus penas y echarse unos buenos tragos de tequila, mientras quizás aporrea a una mujer.

Más allá del policromático mosaico cultural y social de México, el color que hoy predomina es el de la incertidumbre.

Que diosito nos agarre confesados.

 

[Foto: Héctor Guerrero – fuente: http://www.revistareplicante.com]

Para tornar menos controverso o apoio à candidatura da direita no Peru, alguns meios ocultam ou tergiversam partes da extensa ficha criminal do ex-ditador, e até mesmo os problemas judiciais da sua filha presidenciável

Alberto Fujimori e sua família, após conquistar a presidência do Peru em 1990 (AP)

Alberto Fujimori e sua família, após conquistar a presidência do Peru em 1990 (AP)

Escrito por Victor Farinelli

A cobertura da mídia brasileira sobre as eleições no Peru deixa a desejar em vários aspectos, quase todos eles ligados ao favoritismo em favor da campanha de Keiko Fujimori, a candidata da direita e filha do ex-ditador Alberto Fujimori (1990-2000).

As preferências ideológicas da nossa imprensa tradicional acabaram entrando em colapso quando esta – como muitos outros grandes meios da América Latina – se viram forçadas a defender a representante de um clã conhecido por seu histórico de corrupção e violações aos direitos humanos, para impedir a vitória do representante da esquerda, Pedro Castillo, que promove um discurso de reforças o papel do Estado na economia e aumentar significativamente o orçamento em serviços públicos de saúde, educação e transporte, entre outros.

Ficar do lado de uma candidata com o sobrenome Fujimori foi uma tarefa nada fácil, já que é difícil apagar o passado de um ex-ditador. Mas a imprensa aceitou o desafio. Apesar da extensa ficha corrida de Alberto Fujimori, a maioria dos grandes meios de comunicação no Brasil decidiu resumir o seu perfil a algo menos monstruoso. Assim, ele passou a ser mencionado somente como “um ex-presidente condenado por crimes de corrupção”.

Porém, a verdade completa sobre o ex-ditador é muito mais assustadora. Fujimori foi preso em novembro de 2005, quando chegou ao Chile proveniente de Tóquio, cidade onde se manteve exilado por cinco anos. A detenção foi realizada pela Interpol, devido a denúncias que ele enfrentava por crimes de tortura, assassinato, desaparições e perseguições de opositores durante o seu regime.

Após dois anos de tramitação do processo, o ex-ditador foi extraditado e retornou ao Peru em setembro de 2007. Em dezembro do mesmo ano, ele recebeu sua primeira condenação, por utilizar a Polícia Nacional peruana em benefício próprio, ao ordenar uma diligência policial na casa do seu antigo assessor Vladimiro Montesinos – ambos eram acusados de corrupção, desvio de verbas e lavagem de dinheiro. Sua pena, desta vez, foi de somente de seis anos de prisão.

Em 2009, houve mais duas condenações. A primeira é relacionada a casos de direitos humanos, pelos massacres de La Cantuta e Barrios Altos, nos quais diferentes figuras ligadas à oposição ao seu governo foram vítimas de crimes de homicídio qualificado, lesões graves e sequestro agravado. Esta foi a maior pena que ele recebeu até hoje: 25 anos de presídio.

A segunda condenação de 2009 tinha relação com um caso de corrupção, pelos desvios de verbas realizados em cumplicidade com seu ex-assessor Vladimiro Montesinos, o que rendeu uma pena de 7,5 anos.

Em 2015, uma nova sentença, desta vez por corrupção: o desvio de 122 milhões de soles (cerca de 157 milhões de reais) das Forças Armadas do país, em um dos maiores casos de corrupção da história do Peru. A sentença foi de 8 anos de cadeia.

Finalmente, em 2020, Fujimori recebeu sua quinta e última condenação, pelo menos até agora, por trabalhos de espionagem política e compra de apoio parlamentar. Outra pena de 6 anos de prisão, totalizando 52 anos e meio de presídio – até o momento, ele já cumpriu 13 anos e meio, em uma cela especial, no edifício do DIROES (Departamento de Operações Especiais), entidade ligada à Polícia Nacional do Peru.

Ademais, Fujimori ainda pode sofrer mais uma condenação por violação dos direitos humanos, caso organizações sociais do Peru consigam retomar o processo que o responsabiliza pela esterilização forçada de mais de cinco mil mulheres durante os anos de 1992 e 1996, todas elas moradoras de zonas rurais, de comunidades indígenas ou de favelas de Lima e da região metropolitana da capital – o caso foi arquivado em 2016, mas há entidades que defendem uma nova investigação dos fatos.

Claro que os critérios jornalísticos não obrigam a citar toda essa ficha corrida cada vez que o nome de Alberto Fujimori é lembrando, mas tampouco se pode considerar aceitável reduzi-lo apenas a um “condenado por crimes de corrupção”. Até porque uma definição mais completa nem exige tantos caracteres a mais, ou segundo a mais de programa, basta dizer que ele é um “condenado por crimes de corrupção e violações aos direitos humanos”.

Aliás, também chama a atenção que, muitas vezes, a imprensa resume os problemas dos Fujimori com a justiça a uma visão parcializada do histórico do patriarca, ignorando que a própria filha e candidata tem os seus problemas.

Keiko Fujimori é acusada de corrupção, o que nem é tão alheio ao Brasil, já que se refere a propinas que ela e seu partido, Fuerza Pública, teriam recebido da empreiteira Odebrecht para garantir a vantagem da mesma em licitações no país. A filha do ex-ditador chegou a ter sua prisão preventiva decretada em três oportunidades: entre os anos de 2018 e 2020, ela passou ao menos 15 meses atrás das grades. Quase nada desse histórico é mencionado pelos jornalões e grandes emissoras de televisão e rádio do Brasil.

Outro integrante da família com a ficha manchada é Kenji Fujimori, irmão de Keiko e, claro, também filho de Alberto. Este ex-deputado ainda não tem nenhuma condenação definitiva, mas responde a processos por compra de votos parlamentares em 2018 – causa pela qual sofreu sua única punição, que foi apenas política: a perda do seu cargo no Congresso peruano – e pela posse de mais de 100 quilos de cocaína encontrados em uma vistoria policial a empresas de sua propriedade, no ano de 2013.

 

[Fonte: http://www.cartamaior.com.br]

La pandemia ha impulsado en medio mundo modelos de espacio urbano en los que gran parte de la vida puede hacerse a pie. La capital de España sigue siendo una excepción

Atasco en la salida del túnel de la calle O'Donnell, junto al Parque del Retiro (Madrid).

Atasco en la salida del túnel de la calle O’Donnell, junto al Parque del Retiro (Madrid).

Escrito por Antonio Muñoz Molina

Hasta en Madrid puede haber momentos pastorales. Que duren tan poco hace que uno los aprecie más. Una de estas mañanas yo caminaba a la sombra fresca de unas acacias, antes de las nueve, apaciguando el paso y la respiración después de una carrera de 40 minutos por el Retiro, en un silencio en el que escuchaba bien mis pisadas enérgicas sobre la tierra y los silbidos largos de los mirlos, aunque también las segadoras y las desbrozadoras con que cuadrillas de operarios obedientes a la línea recta y al fanatismo del césped decapitaban sin piedad el esplendor de las hierbas y las flores silvestres. Una carrera solitaria por el Retiro a esa hora de la mañana lo provee a uno de bienestar para el día entero. Quizás porque me encontraba en ese estado me sobresaltó más la aparición, justo frente a mí, en mitad de la acera, de una de esas motos que antes se llamaban “de gran cilindrada”, rugiendo con ese escándalo que aprecian tanto sus propietarios. En este caso, el propietario acentuaba su empuje de marcialidad motorizada con un casco que le cubría la cabeza entera, y en el que llevaba incorporados, como un piloto de caza, un micrófono y unos prominentes auriculares. Vestía traje y corbata, y avanzaba por la acera con un visible orgullo de mostrar, como dice mi amigo Eduardo Barba, “lo que llevaba entre las piernas”. Venía derecho hacia mí, ejerciendo sin duda una de esas ventajas propias de la vida en Madrid, o “a la madrileña”, concretamente la de ir en moto por la acera, no como en esas ciudades socialdemócratas donde las aceras, y hasta algunas calles enteras, están reservadas tediosamente para los peatones, cuando no flanqueadas por carriles destinados al uso exclusivo de las bicicletas, segregados de la calzada principal con el fin exclusivo de fastidiar y oprimir a los automovilistas.

Como la moto no se apartaba de su trayectoria, juzgué más prudente hacerme a un lado, si bien no pude evitar un gesto no diré de ira, pero sí de contrariedad, y hasta de reproche: ese gesto mudo y universal de quedarse mirando y de abrir los brazos con un moderado aspaviento que equivale a una expresión: “Pero hombre…”. El hombre en cuestión, debajo de su casco bélico, se ve que albergaba una sensibilidad propicia a ser herida, porque nada más cruzarse conmigo frenó su cabalgadura, sin detener el motor, se subió la visera y me gritó con un vozarrón desafiante, tan ronco como el tubo de escape que inundaba en ese momento la acera de humo de gasolina: “¿Qué pasa?”.

Hemos entregado el territorio de todos a los intereses de los fabricantes de coches y de las compañías petrolíferas, igual que se entregó un derecho tan elemental como el de la vivienda a los especuladores de la construcción

Era una pregunta difícil de contestar. Dado que yo iba a pie, y en pantalón corto, y le doblaba la edad, preferí no volverme del todo y seguir mi camino, mientras la moto detenida seguía rugiendo a mi espalda y yo notaba en la nuca esa presión particular que indica la cercanía de un peligro. La suma del final de las restricciones causadas por la pandemia y de la victoria electoral de su celebrada lideresa ha desatado en los dueños de coches y motos de Madrid un fervor que sin duda nos envidian en otras capitales, tanto de España como del extranjero, más aún desde que el Tribunal Supremo tuvo a bien declarar ilegales las limitaciones al tráfico en el interior más congestionado de la ciudad, aquel Madrid Central que, con el pretexto de reducir emisiones tan tóxicas como la del dióxido de nitrógeno, buscaba en realidad suprimir bolivarianamente el derecho sagrado de cualquier madrileño a llegar en su coche o su moto a donde le dé la gana, si es necesario invadiendo las aceras, y a ir tan rápido y hacer tanto ruido como le pida el cuerpo.

En otras ciudades, la evidencia del daño físico y psicológico que causan el exceso permanente de ruido y la agresiva ocupación del espacio público está llevando a una búsqueda de lo que Anatxu Zabalbeascoa, en el suplemento semanal de este periódico, llama “la nueva tranquilidad”: una búsqueda, con aires utópicos, pero del todo practicable, de nuevas formas de habitar la ciudad, no de grandes proyectos a la manera del urbanismo autoritario de otras épocas, sino de intervenciones concretas, de cambios de hábitos, de simples actitudes de cooperación y convivencia, de apertura de los espacios ciudadanos al mundo natural y aprovechamiento sensato de los recursos que pertenecen a todos. Zabalbeascoa cita a la arquitecta Izaskun Chinchilla, que vindica derechos urbanos tan fundamentales como beber agua gratuita en una fuente pública o echarse la siesta en un banco.

En algunas ciudades ejemplares españolas, en Europa, en medio mundo, la excepcionalidad de la pandemia ha acelerado la transición hacia formas de transporte limpias, saludables y baratas como la bicicleta, y hacia modelos organizativos del espacio urbano en los que una gran parte de las tareas de la vida diaria pueden hacerse simplemente a pie. Es una revolución pacífica que tuvo como primera inspiradora a la gran Jane Jacobs, que con su activismo cívico en Washington Square y su libro The Death and Life of Great American Cities puso radicalmente en duda una ortodoxia a la que se habían rendido todos los arquitectos y todos los teóricos del urbanismo: que el coche privado era la forma natural y hasta progresista de transporte en la ciudad, lo cual era una forma de entregar el territorio de todos a los intereses de los fabricantes de coches y de las compañías petrolíferas, igual que se entregó un derecho tan elemental como el de la vivienda a los especuladores de la construcción. El precio que hemos pagado en daño ambiental, desigualdad y deterioro de la salud y el bie­nestar es exorbitante. Jane Jacobs y su grupo de mujeres indómitas desataron en Nueva York un movimiento que logró salvar el denso tejido del sur de Manhattan de una autopista que lo habría traspasado y destruido. Lo que ella quería preservar no era un cierto número de edificios del pasado, sino una forma de vida comunitaria hecha de lazos sociales, de plurales interacciones cotidianas, entre el comercio de pequeña escala y la vecindad.

Si Jacobs viviera, la asombraría la amplitud creciente de su éxito. Casi toda Nueva York se puede recorrer ahora en bicicleta por carriles seguros. En Madrid, ir en bici o cruzar a pie una calle puede ser todavía jugarse la vida. Gracias a sus autoridades regionales y municipales, Madrid permanece estancada en un paleolítico urbano en el que ir en moto por la acera o colonizar todo el espacio público con terrazas son todavía muestras esclarecidas de libertad.

 

 

[Foto: Samuel Sánchez – fuente: http://www.elpais.com]

Os riscos de efeitos extremamente nocivos para às sociedades.

Escrito por SÉRGIO AMADEU DA SILVEIRA*

Existe uma lógica reforçada pela atual supremacia neoliberal de que toda tecnologia inventada deve ser utilizada. Uma variante desse pensamento pode ser encontrada na frase “quando uma tecnologia é de interesse mercantil não há como barrá-la”. Entretanto, os fatos indicam outras possibilidades. Muitas tecnologias foram proibidas e outras, depois de um certo período, foram banidas.

Por exemplo, armas químicas são consideradas inaceitáveis e os países democráticos não as utilizam. Diversos pesticidas foram abolidos, como o perigoso DDT. Em 2015, centenas de personalidades, entre elas, Noam Chomsky e Stephen Hawking assinaram uma carta aberta intitulada “Autonomous Weapons: An Open Letter From AI & Robotics Researchers” reivindicando o banimento das armas de inteligência artificial. A União Europeia definiu uma moratória à transgenia por mais de cinco anos. Enfim, diversas tecnologias sempre foram reguladas pelas democracias, uma vez que sua fabricação ou uso poderiam trazer riscos e efeitos extremamente nocivos para às sociedades.

Atualmente, cresce uma mobilização mundial pelo banimento das tecnologias de reconhecimento facial. Em 2019, antes da pandemia, aos legisladores de São Francisco, na Califórnia, decidiram proibir a utilização do reconhecimento facial pelas agências locais, incluindo a polícia e as autoridades de transporte. Foi definido também que qualquer tecnologia de vigilância precisa ser aprovada pelos administradores da cidade, não podendo mais ser considerada uma decisão exclusivamente técnica. O motivo é simples. Os benefícios do reconhecimento facial não compensam seus riscos e usos perigosos. Segundo diversos conselheiros da cidade de São Francisco, essa tecnologia tem sido utilizada para fragilizar ainda mais grupos sociais marginalizados.

Segundo a Rede de Observatórios de Segurança, no Brasil, 90% das pessoas presas por reconhecimento facial são negras. A biometria de identificação a partir dos rostos, em geral, utiliza os chamados algoritmos de deep learning ou aprendizado profundo, um dos ramos do guarda-chuva das tecnologias de inteligência artificial que dependem de muitos dados para adquirirem qualidade aceitável. Em geral, esses algoritmos são treinados em bancos de dados de fotos para aperfeiçoarem a extração de padrões faciais e sua capacidade de identificarem rostos.

A pesquisadora do MIT-Media Lab, Joy Buolamwini, tem demonstrado que os algoritmos de aprendizagem de máquina podem discriminar com base em classe, raça e gênero. Em um texto assinado com Timnit Gebru, denonimado Gender Shades: Intersectional Accuracy Disparities in Commercial Gender Classification, Buolamwini analisou três sistemas comerciais de classificação de gênero a partir de um conjunto de fotos. Eles constataram que as mulheres de pele mais escura são o grupo mais mal classificado (com taxas de erro de até 34,7%).

É importante compreender como funciona um sistema algorítmico de reconhecimento facial. Trata-se de um processo automatizado que compara uma imagem captada por uma câmera ou dispositivo de coleta com as imagens armazenadas em um banco de dados. Uma das primeiras missões do algoritmo é conseguir detectar o rosto da pessoa dentro da imagem. Depois da detecção do rosto, ele precisa ser alinhado, colocado virtualmente em determinada posição que facilite a fase seguinte que é a de extração de medidas. O algoritmo, conforme seu treinamento anterior, irá medir a distância entre olhos, entre os olhos e o nariz, a posição da boca, a textura da pele, enfim irá extrair medidas da imagem, irá quantificá-la.

Em seguida, conforme seu modelo, irá comparar a imagem quantificada com cada uma das fotografias digitalizadas e inseridas em seu banco de dados. Assim, o algoritmo vai emitindo uma pontuação enquanto compara duas imagens, dois rostos, o do seu alvo e o que está armazenado na estrutura de dados. Como procurei aqui mostrar até aqui, os sistemas de reconhecimento são probabilísticos. Eles não podem responder se aquela imagem é ou não é de determinada pessoa. Eles fornecem percentuais de semelhança e diferença.

Alguns sistemas podem oferecer o percentual de confrontação de diversas imagens e oferecer alternativas de rostos para identificar um alvo determinado. O treinamento dos algoritmos é fundamental para sejam capazes de extrair padrões das fotografias, uma vez que devem retirar padrões de imagens em diversas posições. Esse processo necessita de milhares de fotos para a realização do treinamento. Muitas vezes precisam de reforços e etiquetagem realizada por humanos.

A ação dos drones militares que usam sistemas de identificação facial nos podem ajudar a compreender esse problema. O pesquisador Gregory S. McNeal, no texto “US Practice of Collateral Damage Estimation and Mitigation”, analisou os efeitos colaterais dos ataques realizados por drones. Tais veículos aéreos não tripulados possuem câmeras de alta resolução que permitem identificar alvos. McNeal avaliou os danos colaterais cometidos pelos drones que resultaram em mortes de civis no Iraque e no Afeganistão. Concluiu que 70% deles decorreram de erros na detecção de identidades, ou seja, envolveram a chamada falha na “identificação positiva”. Mas o que seria uma identificação positiva em um sistema probabilístico? Semelhanças de 80%? 90%? 98%? Qual o percentual aceitável para considerarmos que uma pessoa procurada foi detectada?

O reconhecimento facial é uma biometria e compõem a categoria dos chamados dados sensíveis. Podem criar estigmas. Precisam ter seus usos analisados a partir do princípio da precaução. Atualmente são utilizados para a identificação das classes perigosas e os segmentos marginalizados.  Permitem a perseguição de alvos em tempo real. Os sistemas automatizados de reconhecimento facial reforçam preconceitos e ampliam o racismo estrutural na sociedade, bem como, favorecem o assédio de homossexuais, transexuais e ativistas indesejáveis para a Polícia. São tecnologias de acossamento, de vigilantismo e perseguição.

No Brasil, sou considerado uma pessoa branca. Dada a minha idade e tipo físico, caso um sistema algorítmico da polícia me identificasse erroneamente, a partir das câmeras do bairro de classe média que moro, provavelmente teria uma abordagem mais civilizada. Poderia até ser levado para uma delegacia de polícia. Lá o erro do sistema de reconhecimento facial seria detectado e o “falso positivo” seria denunciado.

Todavia, imagine um jovem negro chegando do trabalho no Jardim Ângela ou em Sapopemba e sendo erroneamente identificado pelo sistema de reconhecimento facial como um perigoso criminoso. A depender da unidade Rota que o abordasse talvez não teria nenhuma chance de permanecer vivo. Afirmo que as tecnologias de reconhecimento facial podem contribuir, hoje, para as práticas de extermínio de jovens negros nas periferias. Podem servir para a perseguição política de lideranças dos movimentos sociais, principalmente nas áreas onde as milícias estão justapostas na máquina do Estado.

Além disso, a identificação biométrica é um dispositivo típico dos velhos artifícios da eugenia. São utilizados para identificar imigrantes e segmentos indesejáveis na Europa e Estados Unidos. Na China servem a um autoritarismo inaceitável em uma democracia. Pessoas identificadas pelas câmeras ligadas aos sistemas de reconhecimento facial realizando ações não recomendáveis terão sua pontuação alterada e passarão a ter dificuldades de ter benefícios do Estado.

Sem possibilidade de defesa, sem poder contestar o modelo de probabilidade do reconhecimento, o policiamento ubíquo por meio de câmeras que alimentam os sistemas de reconhecimento facial não são aceitáveis nas democracias. Precisamos impedir a sua ampliação. Na verdade, precisamos bani-los se pretendermos ter coerência mínima com o princípio da precaução. Não podemos utilizar uma tecnologia que emprega sistemas algorítmicos que são falhos e que ainda não permitem uma adequada explicação. Precisamos banir as tecnologias de reconhecimento facial até que possam ser socialmente não discriminatórias, auditáveis e mais seguras.

*Sergio Amadeu da Silveira é professor da Universidade Federal do ABC. Autor, entre outros livros, de Software livre – a luta pela liberdade do conhecimento (Conrad).

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

O “autoritarismo social” como origem e forma da violência no Brasil

Escrito por Marilena Chaui

Desde a Idade Média até a Revolução Francesa, um homem se tornava rei por meio de uma cerimônia religiosa na qual era ungido e consagrado pelo papa. A cerimônia possuía quatro funções principais: em primeiro lugar, afirmar que rei é escolhido por uma graça divina, sendo rei pela graça de Deus, devendo representá-lo na Terra (ou seja, não representa os súditos, mas Deus); em segundo, que o rei é divinizado, passando a ter, além de seu corpo humano mortal, um corpo místico imortal, seu corpo político; em terceiro, que o rei é Pai da Justiça, isto é, sua vontade é lei (ou como diz o adágio: o que apraz ao rei tem força de lei); em quarto, que é Marido da Terra, isto é, o reino é seu patrimônio pessoal para fazer dele e nele o que quiser.

No dia 6 de janeiro de 2019 (ou seja, no Dia de Reis do calendário cristão), na Igreja Universal do Reino de Deus, o pastor Edir Macedo ungiu e consagrou o recém-empossado presidente da república, Jair Messias Bolsonaro, declarando que este foi escolhido por Deus para governar o Brasil. Como Marido da Terra, Messias Bolsonaro está divinamente autorizado a devastar o meio ambiente; como Pai da Justiça, está divinamente autorizado a dominar o poder judiciário e a exterminar cidadãos por meio tanto de forças policiais como de grupos milicianos; e como corpo político imortal, está divinamente assegurado de que é indestrutível. Da Amazônia devastada a Jacarezinho destroçada, passando pelos cemitérios, com 450 mil mortos, reina Messias Bolsonaro, presidente da república pela graça de Deus.

A maioria de seus críticos afirma que se trata de um sociopata ou um psicopata. Essas designações, entretanto, pressupõem conhecimentos científicos que a maioria de nós não possui. Por isso, penso que um conceito vindo da ética seja o mais accessível porque todos nós somos capazes de conhecê-lo e compreendê-lo: o conceito de crueldade, que a ética considera um dos vícios mais terríveis, pois é a forma máxima da violência.

De acordo com os dicionários vernáculos, violência é: 1) tudo o que age usando a força para ir contra a natureza de algum ser (é desnaturar); 2) todo ato de força contra a espontaneidade, a vontade e a liberdade de alguém (é coagir, constranger, torturar, brutalizar); 3) todo ato que conspurca a natureza de alguém ou de alguma coisa valorizada positivamente por uma sociedade (é violar); 4) todo ato de transgressão contra aquelas coisas e ações que alguém ou uma sociedade definem como justas e como um direito (é espoliar ou a injustiça deliberada); 5) consequentemente, violência é um ato de brutalidade, sevícia e abuso físico e/ou psíquico contra alguém e caracteriza relações intersubjetivas e sociais definidas pela opressão e pela intimidação, pelo medo e pelo terror.

A violência é a presença da ferocidade nas relações com o outro enquanto outro ou por ser um outro, sua manifestação mais evidente encontrando-se no genocídio e no apartheid.

Assim sendo, podemos indagar: haveria algo mais violento e mais cruel do que a fala emblemática do presidente da república – “E daí? Não sou coveiro” – justificando o descaso diante da morte de seus governados, a desmontagem do SUS em plena pandemia, os cortes das verbas para a saúde, a recusa da compra de vacinas, a defesa de algo potencialmente mortal como a cloroquina, o inominável auxílio emergencial de R$ 150,00, e a recusa de condenar as empresas que usam trabalho escravo, infantil e de idosos? Haveria algo mais cruel do que, perante famílias enlutadas e mergulhadas na dor, fazer carreata de motocicletas no Rio de Janeiro, festejando a morte e o sofrimento alheios?

A maioria dos críticos de Messias Bolsonaro se refere às suas atitudes perante a pandemia com o termo “negacionismo”. Embora não seja incorreto, me parece um termo muito suave para caracterizá-las, podendo ser tomado simplesmente como o gosto pela ignorância e pela estupidez. Penso que iremos ao fundo dessa treva se designarmos suas atitudes e discursos como ódio ao pensamento. Por que? Porque a marca essencial do pensamento é a distinção entre o verdadeiro e o falso enquanto as falas de Messias Bolsonaro concretizam aquilo que Theodor Adorno denominou cinismo, isto é, a recusa deliberada de distinguir entre o verdadeiro e o falso, fazendo da mentira a arte de governar.

A exposição do cinismo está evidenciada a olho nu pela CPI da covid-19 e pela inacreditável declaração presidencial de que as nações indígenas são responsáveis pelo desmatamento da Amazônia. No caso específico da educação, esse ódio vem exprimir-se na ideologia da Escola sem Partido, nas perseguições a professores e pesquisadores que levantam a voz contra a barbárie, nos cortes de verbas para a educação fundamental, para as universidades públicas e para as agências de fomento à pesquisa, cortes que são expressão política da frase, também emblemática, de Paulo Guedes: “Os programas sociais dos governos anteriores permitiram que até o filho do porteiro fosse para a universidade”.

Podemos indagar porque a crueldade e o cinismo não são considerados por boa parte da população como o núcleo definidor da governança bolsonarista. Ou por que, no caso da pandemia, seguindo os passos do governante, muitos não percebem a si mesmos como violentos ao recusar o isolamento social e o uso de máscara, tornando-se agentes potenciais da morte alheia, portanto, assassinos. Podemos responder dizendo que Messias Bolsonaro e sua corte podem exibir-se como crueldade ou violência nua porque, no Brasil, a existência da violência é negada no momento mesmo em que é exibida. Refiro-me à produção de imagens da violência que ocultam a violência real e a procedimentos ideológicos que a dissimulam.

Comecemos pelas imagens usadas para falar na violência:

– fala-se em chacina e massacre para referir-se ao assassinato em massa de pessoas indefesas, como crianças, moradores de comunidades, encarcerados, indígenas, sem-terra, sem-teto;

– fala-se em indistinção entre crime e polícia para referir-se à participação de forças policiais no crime organizado;

– fala-se em guerra civil tácita para referir-se ao movimento dos sem-terra, aos embates entre garimpeiros e índios, policiais e narcotraficantes, aos homicídios e furtos praticados em pequena e larga escala e para falar dos acidentes de trânsito;

– fala-se em vandalismo para referir-se a assaltos a lojas, mercados e bancos, a depredações de edifícios públicos e ao quebra-quebra de ônibus e trens do transporte coletivo;

– fala-se em fraqueza da sociedade civil para referir-se à ausência de entidades e organizações sociais que articulem demandas, reivindicações, críticas e fiscalização dos poderes públicos;

– fala-se em debilidade das instituições políticas para referir-se à corrupção nos três poderes da república;

– fala-se em desordem para indicar insegurança, ausência de tranquilidade e estabilidade, isto é, para referir-se à ação inesperada e inusitada de indivíduos e grupos que irrompem no espaço público desafiando sua ordem.

Essas imagens têm a função de oferecer uma imagem unificada da violência: chacina, massacre, vandalismo, guerra civil tácita, indistinção entre polícia e crime e desordem pretendem ser o lugar onde a violência se situa e se realiza; fraqueza da sociedade civil e debilidade das instituições políticas são apresentadas como impotentes para coibir a violência, que, portanto, estaria localizada noutro lugar e não nas próprias instituições sociais e políticas. Ora, justamente porque se trata de uma imagem e não de um conceito, nela permanece oculta a própria origem da violência.

Passemos aos procedimentos ideológicos que a dissimulam:

– procedimento da exclusão: afirma-se que a nação brasileira é não violenta e que, se houver violência, esta é praticada por gente que não faz parte da nação (mesmo que tenha nascido e viva no Brasil). Trata-se da diferença entre um nós-brasileiros-não-violentos e um eles-não-brasileiros-violentos;

– procedimento da distinção: distingue-se entre o essencial e o acidental, isto é, por essência, os brasileiros não são violentos e, portanto, a violência é acidental, um acontecimento efêmero, uma “onda”, uma “epidemia” ou um “surto” localizado na superfície de um tempo e de um espaço definidos;

– procedimento jurídico: a violência fica circunscrita ao campo da delinquência e da criminalidade, o crime sendo definido como ataque à propriedade privada (furto, roubo, depredação) seguido de assassinato (latrocínio). Isso permite, por um lado, determinar quem são os “agentes violentos” (de modo geral, a classe trabalhadora e, nela, os negros) e, por outro, legitimar a ação policial contra a população pobre, os sem-terra, os negros, os indígenas, os moradores de rua, os favelados e afirmar que a existência de crianças sem infância decorre da “tendência natural dos pobres à criminalidade”;

– procedimento sociológico: fala-se em “onda” ou “surto” de violência como algo que acontece num momento definido do tempo, aquele no qual se realiza a “transição para a modernidade” das populações que migram do campo para a cidade e das regiões mais pobres para as mais ricas, causando o fenômeno temporário da anomia, no qual a perda das formas antigas de sociabilidade ainda não foram substituídas por novas, fazendo com que os migrantes pobres tendam a praticar atos isolados de violência que desaparecerão quando estiver completada a “transição”;

– procedimento da inversão do real: o machismo é considerado proteção à natural fragilidade feminina; o racismo, proteção contra a natural inferioridade dos negros, indígenas e orientais; a repressão contra os lgbtq+, proteção natural aos valores sagrados da família; a desigualdade salarial entre homens e mulheres, entre brancos e negros, indígenas, orientais como compreensão da superioridade natural dos homens brancos com relação aos demais humanos; a destruição do meio ambiente é propalada como prova de progresso e civilização; e assim por diante.

Conservando as marcas da sociedade colonial escravista e patrimonialista, a sociedade brasileira é marcada pelo predomínio do espaço privado sobre o público. É fortemente hierarquizada em todos os seus aspectos: as relações sociais e intersubjetivas são sempre realizadas como relação entre um superior, que manda, e um inferior, que obedece. As diferenças e assimetrias são sempre transformadas em desigualdades que reforçam a relação de mando-obediência.

O outro jamais é reconhecido como sujeito, tanto no sentido ético quanto no sentido político, jamais é reconhecido como subjetividade nem como alteridade e muito menos como cidadão. As relações, entre os que julgam iguais, são de “parentesco” ou “compadrio”, isto é, de cumplicidade; e, entre os que são vistos como desiguais, o relacionamento toma a forma do favor, da clientela, da tutela ou da cooptação; e, quando a desigualdade é muito marcada, assume a forma da opressão.

Podemos, portanto, falar em autoritarismo social como origem e forma da violência no Brasil. Situação, agora, ampliada e agravada pela política neoliberal, que não faz senão aprofundar o encolhimento do espaço público dos direitos e o alargamento do espaço privado dos interesses do mercado ao desviar o fundo público, destinado aos direitos sociais, para financiar o capital, de tal maneira que tais direitos são privatizados ao serem transformados em serviços vendidos e comprados no mercado, aumentando exponencialmente a divisão social e a desigualdade das classes sociais.

Eis porque a pandemia expõe, para além de todo limite admissível, a ferida que consome nossa sociedade, isto é, realização da luta de classes pela polarização máxima entre a miséria absoluta das classes exploradas e a opulência absoluta da classe dominante (estupidamente imitada por uma parte da classe média), cujo poder não esconde seu próprio cinismo, que se exprime no pleno apoio ao governante coveiro, miliciano ungido e consagrado pela graça de Deus.

 

[Fonte: http://www.aterraeredonda.com.br]

Une membre des services civiques vérifie les documents – dont une attestation de test au Covid négatif – d’un passager au départ de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle le 5 février 2021. Gonzalo Fuentes/AFP

Écrit par Yoann Nabat

Doctorant en droit privé et sciences criminelles, Université de Bordeaux

Comment peut-on vivre avec le virus ? Plusieurs idées sont actuellement à l’étude par l’exécutif rapporte Le Monde, afin que les Français puissent retrouver un semblant de vie « normale ». Parmi elles, le passeport vaccinal.

Cette mesure fait actuellement l’objet d’une consultation citoyenne en ligne, lancée par le Conseil économique social et environnemental (CESE). Ailleurs, comme en Suède ou au Danemark, l’idée se concrétise. En France, c’est la compagnie aérienne Air France qui lance les hostilités en ouvrant une expérimentation dès le 11 mars en exigeant des passagers à destination des Antilles, les résultats d’un test PCR de moins de 72 heures, pour une validité d’un mois.

À l’heure où certains commencent à envisager l’idée d’apprendre à vivre avec le virus, le scénario a de quoi séduire, tout autant qu’il inquiète. Néanmoins, quel pourrait être son cadre juridique en France ? Un tel outil pourrait-il effectivement voir le jour ?

Qu’est-ce qu’un passeport ?

Revenons tout d’abord sur les termes. Le passeport est un outil bien connu depuis l’Ancien régime et encadré juridiquement : il est le titre d’identité (comme la carte nationale d’identité) délivré par l’administration d’un État pour certifier à la fois l’identité de la personne, sa nationalité et sa capacité à franchir librement les frontières, suivant les règles en vigueur pour chaque pays. Le passeport a ainsi par principe une vocation internationale, même s’il peut être utilisé sur le territoire national pour attester son identité.

Existe-t-il néanmoins à l’heure actuelle un passeport vaccinal, c’est-à-dire un tel titre fondé non sur l’identité ou la nationalité, mais sur l’état vaccinal de l’individu ? Les choses sont sur ce point claires : la réponse est négative. Aucune norme nationale ou européenne ne connaît le terme de « passeport vaccinal » ou « passeport sanitaire ». Historiquement, la notion est aussi inconnue, même si le XVIIIe siècle, marqué par des épidémies, voit naître des « billets de santé » permettant d’établir le « bon état sanitaire des voyageurs ».

Bien que des vaccins juvéniles soient obligatoires au niveau national ou pour franchir certaines frontières – le vaccin contre la fièvre jaune est ainsi obligatoire pour se rendre en Guyane par exemple –, ils ne sont pas intégrés au passeport.

Celui qui le souhaite peut faire établir auprès de son médecin un certificat de vaccination (ou de contre-indication à la vaccination) qu’il présente lors du passage de la frontière. Ce document est certes obligatoire, mais bien distinct, juridiquement au moins, du passeport.

Si on assimile un tel document au concept de passeport vaccinal, l’idée semble alors plus précise : pour se rendre dans certains lieux sur le territoire national (salle de concert, musée, école, etc.) ou pour voyager à l’international, la présentation d’un document attestant la vaccination au coronavirus serait obligatoire. L’usage d’un tel document serait ainsi à la fois national et international.

Un premier projet avorté

Une formulation assez proche de cette idée s’était trouvée, avant d’être retirée face aux contestations, dans le premier article d’un projet de loi « instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires » déposé par le Premier ministre à la fin de l’année dernière.

Il s’agissait en effet de :

« subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transport ou à certains lieux […] à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif ».

Le texte, qui n’avait pas vocation à s’appliquer à la crise sanitaire actuelle, mais à instaurer un régime juridique durable pour d’éventuelles crises sanitaires à venir, et pour lequel le Conseil d’État avait émis un avis réservé, visait d’un même élan le test négatif et le vaccin.

En effet, ne retenir que l’exigence du vaccin conduit, mécaniquement, à rendre la vaccination obligatoire (même si l’exigence est limitée à certains lieux ou activités, il y aura une forme d’obligation implicite).

Or, si une telle obligation est juridiquement admissible et déjà pratiquée pour les nouveau-nés, elle est soumise à la condition de l’accessibilité du vaccin : tout le monde doit pouvoir avoir accès, dans des conditions satisfaisantes, au vaccin.

La création intolérable d’une discrimination

Dans le scénario inverse (qui constitue la situation actuelle, où l’accès au vaccin est conditionné et complexe), il résulterait d’une telle disposition la création intolérable d’une discrimination.

Si les difficultés d’accès pouvaient être résolues dans quelques mois au niveau national, il n’est pas certain qu’il en soit de même sur le plan international. Il pourrait alors en résulter une inégalité entre pays riches, où les habitants seraient libres de circuler, car détenteurs d’un tel passeport, et pays pauvres, où le vaccin n’est pas disponible, et où la population serait donc isolée.

L’OMS et l’Union européenne mettent en avant ce risque.

Pour dépasser cette première difficulté, imaginons que le vaccin soit au moins disponible massivement sur le plan national, sans restriction, et qu’il puisse ainsi, même si le gouvernement s’est engagé en sens contraire, être rendu obligatoire sans risque de discrimination. Le passeport vaccinal pourrait-il alors exister sans davantage de contraintes juridiques ? La réponse est négative : d’autres difficultés se présenteraient à un tel projet.

Une telle obligation ne pourrait, selon ce que retient habituellement le Conseil d’État, que résulter de la loi (et non uniquement du pouvoir exécutif). Un débat s’engagerait ainsi devant l’Assemblée nationale et le Sénat. Projetons alors que, du fait majoritaire, le texte proposant l’obligation de la vaccination et l’instauration du passeport vaccinal soit adopté. Il devrait alors certainement faire face au contrôle a priori du Conseil constitutionnel.

La chose serait absolument inédite, puisqu’il ne s’agirait ici ni d’une exigence strictement internationale, ni d’une vaccination infantile, que le Conseil constitutionnel avait validée à ce titre.

Pour être constitutionnel, il faudrait alors que l’exigence d’un tel document soit absolument « nécessaire et proportionnée », selon la formule habituellement retenue, mais dont le contenu est d’appréciation souple (il n’en existe aucune définition précise).

Le passeport vaccinal constituerait en effet sans aucun doute une mesure attentatoire à plusieurs droits et libertés fondamentaux, comme la liberté d’aller et venir, l’intégrité corporelle, et même la vie privée (comme l’a reconnu par la Cour européenne des droits de l’homme il y a quelques années à propos de la vaccination obligatoire).

Or, si ces droits ne sont pas absolus, le contrôle du Conseil constitutionnel pourrait sur ce point constituer un obstacle, si le champ d’application et les finalités d’un tel document ne sont pas restrictivement définis (individus concernés, lieux exacts listés, modes de transport et distances, durée d’application de la mesure, etc.).

Faire appliquer une mesure aux contours flous

Néanmoins, la tendance habituelle à la tolérance du Conseil constitutionnel en période de crise sanitaire, au nom de l’impératif que constitue le droit à la santé (prévu par le préambule de la Constitution de 1946) et du fait des circonstances exceptionnelles, pourrait sans doute permettre de lever cette condition.

Sur le territoire national, les lieux ou déplacements où le passeport serait requis devraient cependant être très limitativement définis. Les lieux strictement vitaux pour les individus (dont la liste devrait immanquablement faire débat : lieux de santé, fournitures essentielles, etc.) devraient également sans doute en être exclus.

Il faudrait enfin prévoir d’assimiler la vaccination à la contre-indication au vaccin, sans que la différence apparaisse sur le document remis pour ne pas atteindre au secret médical.

Sans vaccin pas de circulation ? Image d’illustration : injection d’une dose d’AstraZeneca dans un centre médical le 25 février 2021 à Paris. Alain Jocard/AFP

L’obstacle passé, mettre en place un tel document nécessiterait impérativement la construction d’une base de données des personnes vaccinées. Or, s’il existe actuellement un fichier dédié (appelé SI Vaccin Covid), les finalités définies par le texte réglementaire qu’il encadre ne prévoient absolument pas son utilisation pour limiter le déplacement des individus.

Une base de données controversée

Une modification du texte serait sur ce point indispensable, ce qui induirait un contrôle de la CNIL, qui, bien que dépourvue d’un pouvoir contraignant, saurait sans doute soulever des méfiances importantes pour un tel projet. Il est pour le moment impossible de savoir si la CNIL a déjà été saisie d’un pré-projet en ce sens, mais la division prospective de l’autorité avait déjà livré de premières réflexions sur le sujet il y a quelques mois.

Il serait bien sûr théoriquement possible de se passer de l’existence d’un tel fichier centralisé, en utilisant le vieux « carnet de santé » individuel.

Mais on s’expose alors à une absence de sécurisation et à l’apparition de faux, comme c’est d’ores et déjà le cas pour les tests PCR obligatoires.

Plus largement sur la question des données personnelles, comment éviter, le traçage et le contrôle des individus qui suivraient nécessairement la mise en place d’un tel outil, notamment si le fichier est consulté lors des déplacements de l’individu ?

Le traçage des populations, déjà dénoncé en matière sécuritaire, trouverait ici un développement sanitaire important, bien plus loin encore de ce qui est déjà mis en place.

Comment ne pas percevoir également dans une telle démarche un nouvel exemple de biopouvoir, suivant les descriptions opérées par Michel Foucault, constitué par la saisine par le pouvoir politique du biologique.

L’État se saisirait avec un tel outil du plus intime de l’individu. Le choix même du vocabulaire est sur ce point révélateur : le passeport est un outil régalien, il appartient à l’État et en est l’un des symboles les plus importants. Il deviendrait ici un symbole de la prise en compte du corps biologique des individus.

En résumé, la création d’un passeport vaccinal n’est pas chose impossible juridiquement en France, bien que soumise à des contraintes importantes et de nombreuses zones d’incertitudes tant le procédé serait inédit. Cependant, même bien défini, encadré et délimité, un tel dispositif constituerait un pas de plus vers le traçage sanitaire des individus.


L’auteur effectue sa thèse sous la direction de Virginie Peltier.

[Source : http://www.theconversation.com]

Enmig d’un sistema alimentari industrial i globalitzat, les alternatives que vetllen per una justícia global es converteixen en solucions alliberadores.

En termes dietètics, el veganisme esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats total o parcialment d’animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

En termes dietètics, el veganisme esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats total o parcialment d’animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

Cada vegada són més els estudis que demostren els beneficis de seguir una alimentació allunyada de productes d’origen animal. Sense anar més lluny, l’Organització Mundial de la Salut (OMS) va classificar la carn processada com a primera categoria d’aliments cancerígens, i una gran quantitat de nutricionistes han determinat que aquest tipus de dietes redueixen el risc de patir certs tipus de malalties.

Avui dia, no resulta estrany escoltar frases com “el veganisme està de moda”. I és que, segons un estudi realitzat l’any 2019 per la consultora Lantern, el 10% de la població espanyola segueix una alimentació principalment vegetal, cosa que resulta interessant tenint en compte que l’Estat espanyol havia estat nomenat com el segon país europeu i el catorzè mundial que més carn consumeix per persona a l’any.

A Catalunya encara no existeixen dades oficials, però, tal com assenyalen a l »Informe i posicionament sobre la dieta vegetariana i vegana en el context del servei de menjador escolar‘, en els últims anys s’observa un augment en el nombre de famílies que adopta una alimentació vegetariana o vegana, i per tant, també, en el nombre d’infants i adolescents que sol·liciten aquesta pauta alimentària a l’escola.

En termes dietètics, aquesta alternativa alimentària esdevé la pràctica de prescindir de tots els productes derivats totalment o parcialment d’animals. Però el veganisme, a banda de promoure una nutrició alternativa, és una filosofia ètica i un estil de vida que va molt més enllà de l’alimentació. Així ho considera la Vegan Society, que sosté que el veganisme busca excloure qualsevol forma d’explotació i crueltat envers la resta d’espècies, promovent el desenvolupament d’alternatives en benefici dels animals, dels humans i del medi ambient.

A banda de ser una alternativa alimentària, el veganisme promou una ètica de respecte envers els animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

A banda de ser una alternativa alimentària, el veganisme promou una ètica de respecte envers els animals. Font: Pixabay (Llicència CC).

Una ètica de respecte envers els animals

Segons la Promotora dels Aliments Catalans (Prodeca), el sector agroalimentari és un dels principals motors de l’economia de Catalunya, generant un volum de negoci de 38.205 milions d’euros, xifra que equival al 16,8% del producte interior brut del país. El sector carni n’és el primer subsector, comptant amb el 32% de tot aquest volum de negoci. I la major part d’aquest sistema alimentari es basa en una producció intensiva i abusiva d’animals amb l’objectiu d’aconseguir el màxim rendiment amb el mínim espai i cost econòmic possible.

“Aquest enfocament industrial i ‘mecanicista’ ha convertit als animals en ‘màquines productores’, sotmesos a unes condicions antinaturals des que neixen fins que són matats”, exposa Carme Méndez, presidenta de l’Associació per a la Defensa dels Drets dels Animals (ADDA).

Aquests animals, tal com diu Méndez, no són capaços de manifestar les seves pautes biològiques i etològiques essencials. “Massificats en naus, sense llibertat de moviment i exercici, privats de l’aparellament, maternitat i cria en condicions naturals… després han de patir les condicions del transport, en ocasions molt angoixoses i de llarga durada, fins que finalment arribin als escorxadors”, on seran matats de forma prematura.

I no només això: “fàrmacs, antibiòtics, productes hormonals o tranquil·litzants, formen part del procés intensiu i industrial dels animals”, declara Méndez. De fet, segons l’entitat Greenpeace, l’espanyol és l’estat de la Unió Europea que més antibiòtics consumeix en els animals productors d’aliments, en una xifra que ascendeix a les gairebé 3.000 tones l’any.

Totes aquestes duríssimes condicions de vida incideixen de forma molt negativa en la seva salut, fent-los més vulnerables a patir infeccions i malalties. A més, molts d’aquests productes queden dipositats en els seus cossos, passant també a l’organisme dels qui poden consumir la seva carn. “Entre la varietat d’efectes secundaris negatius en la salut del consumidor en destaquen la resistència als antibiòtics, les al·lèrgies i altres problemàtiques derivades de la contaminació de la carn”, alerta Méndez.

La Vegan Society sosté que tots els animals tenen dret a viure de forma lliure per expressar el seu comportament natural, fugint de condicions de fam, set, desnutrició, dolor, lesions, malalties, molèsties, por o angoixa. És per aquest motiu que consumir productes derivats d’un sistema alimentari tan abusiu no entra als plans del veganisme.

Les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials són cada vegada majors. Font: Pixabay (Llicència CC).

Les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials són cada vegada majors. Font: Pixabay (Llicència CC).

No és només una qüestió d’alimentació

Molts dels avenços científics, productes d’ús diari com cosmètics i roba o medicaments disponibles s’aconsegueixen a través de la utilització i experimentació amb animals, sovint torturats i maltractats. Als zoos, parcs de safari, circs, i altres companyies relacionades amb l’entreteniment, també es mantenen als animals en captivitat, privant-los de la seva llibertat i desenvolupament natural com a espècie.

Segons la Vegan Society, el veganisme va molt més enllà del menjar que posem al nostre plat – el veganisme significa respecte cap a qualsevol forma de vida. És per aquest motiu que seguir aquest estil de vida alternatiu comporta també fugir del consum d’aquests productes –en la mesura que sigui possible– i de l’assistència o suport a aquestes activitats que vulneren els drets dels animals.

“Els animals, com a éssers vius i sensibles, mereixen ser tractats amb el màxim de respecte i dignitat, evitant el seu patiment físic i psicològic”, expressa Méndez. I aquest maltractament no només té un retorn negatiu per a la salut humana, sinó que els efectes, per exemple, de la cria intensiva “també tenen un impacte molt greu i contaminant en el medi natural”.

Una forma de lluita contra el canvi climàtic

Diverses entitats com Greenpeace ja han alertat que la indústria agroalimentària és responsable de generar més gasos amb efecte hivernacle que tots els mitjans de transport junts. Segons l’entitat, el 14,5% d’emissions a escala mundial procedeixen directament de la ramaderia, alhora que el 80% de la desforestació de l’Amazònia s’atribueix també a l’activitat ramadera.

I és que dades provinents d’entitats com el World Wildlife Fund i el World Watch Institute mostren que la ramaderia cobreix ni més ni menys que el 45% de la superfície terrestre, convertint-se en una de les principals causes de l’extinció massiva d’espècies, l’aparició de zones mortes als oceans i la contaminació de l’aigua.

“Són moltes les relacions entre la indústria alimentària general i les crisis ecològiques, climàtiques i socials que estem vivint”, afirma Laila Vivas de Fridays for Future Barcelona. “A escala general, el que passa és que tenim un model d’alimentació globalitzat totalment insostenible, que no contempla els límits biofísics de la terra, ni tampoc els cicles ni els ecosistemes”.

Segons explica Vivas, tant el model agroalimentari com la indústria pesquera busquen rendiments econòmics sense tractar amb respecte la naturalesa a través d’oligopolis, de l’apropiació de terres, la desforestació, el maltractament animal… la qual cosa produeix impactes molt greus des d’un punt de vista mediambiental.

I és que el problema no només resideix en com ens alimentem els éssers humans, sinó que també passa per l’ús que es fa de la terra per alimentar també als animals que consumim. Segons s’informa des de Greenpeace, l’agricultura industrial destrueix de forma massiva la biodiversitat, i el consum massiu de productes d’origen animal com la carn monopolitza la terra cultivable, enverina l’aigua i afavoreix un sistema de producció de grans capitals.

La solució a un problema global?

Des de Greenpeace s’afirma que, si no es frena l’expansió de la ramaderia industrial, salvar els boscos i disminuir la pèrdua de la biodiversitat no serà possible. Tot i que reduir el consum de productes d’origen animal pot resultar un pas important, Vivas declara que “el problema és estructural, i està provocat en major part pel capitalisme i una organització neoliberal que evoca en aquesta extinció massiva d’espècies i destrucció dels ecosistemes”.

A més, la globalització de l’alimentació és un problema que traspassa fronteres i posa en perill la sobirania alimentària dels pobles. “Per exemple, ara s’han posat molt de moda nous productes com la quinoa o l’alvocat, i la seva producció massiva està creant impactes socioambientals greus a altres parts del món”, explica Vivas. És per això que des de Fridays for Future Barcelona es defensa el consum de proximitat i de temporada, així com la promoció de l’educació en aspectes referents a l’alimentació.

Vivas afegeix que, a banda de fer pressió ciutadana, perquè la legislació i les polítiques frenin les indústries contaminants que maltracten els animals, el temps és un factor important a tenir en compte a l’hora de revertir aquesta situació. “Portar ritmes de vida menys accelerats a escala sistèmica pot contribuir a fer que les persones puguin posar en pràctica hàbits sostenibles com anar a comprar al mercat, escollir millor els aliments i informar-se sobre la seva procedència”.

Greenpeace sosté que, en el cas de l’Estat espanyol, “si el consum alimentari tornés als patrons de la dieta mediterrània d’antuvi, les emissions de gasos amb efecte hivernacle associades a la producció d’aliments baixarien en un 72%, l’ús de les terres agrícoles es reduiria en un 58%, el consum d’energia disminuiria en un 52% i el d’aigua en un 33%”.

Per tant, dur un estil de vida que s’allunyi del consum de productes d’origen animal i aliments processats o importats massivament d’altres parts del món resulta ser una bona opció per a la cura de la nostra salut, així com per al benestar dels animals i del planeta. I és que, tal com expressa Vivas, “per intentar desfer aquesta problemàtica, un veganisme que tingui en compte la justícia global i climàtica pot resultar tant significatiu com alliberador”.

[Font: http://www.xarxanet.org]

 

 

 

Baseada em critérios equivocados, imunização prioriza diabéticos ou hipertensos, e deixa de fora populações e territórios mais expostos ao vírus — como as periferias. Discurso de “risco individual” afasta saídas eficazes e coletivas para a tragédia

Escrito por Henrique Sater

Em 1961, os “fatores de risco” apareceram pela primeira vez na literatura médica, em um estudo de doenças cardiovasculares nos Estados Unidos. Sessenta anos depois, tornaram-se, ao lado das “comorbidades”, palavras faladas diariamente por um país que sonha com vacinas contra o coronavírus.

De forma genérica, o fator de risco se expressa a partir de uma comparação estatística de acontecimentos entre grupos sem e com (ou com menos e mais) determinada característica. Fumar aumenta em quantas vezes o risco de desenvolver câncer de pulmão? O cálculo do risco permite uma resposta para essa questão em um número, pertencente ao reino da objetividade e o mais distante possível de sentimentos, moralidades ou interesses ocultos.

Em São Paulo, maior cidade do país, qualquer indivíduo que utilize um medicamento anti-hipertensivo já é considerado com “comorbidade” e pode ser vacinado antes da população “de menor risco” da mesma idade. A última diretriz da Sociedade Brasileira de Cardiologia considera uma pessoa hipertensa se ela tiver pressão aferida em casa maior do que 130×80 mmHg. No consultório, são necessárias duas medidas acima de 140×90 mmHg, sem uso de medicações.

Essa separação absoluta entre pessoas hipertensas e normais e, consequentemente, portadoras de maior e menor risco de morrer de covid, é geralmente tratada como uma verdade científica. Induz à falsa percepção de que a pressão alta é uma entidade com existência própria dentro dos corpos, e não apenas uma classificação de risco derivada de uma medida inventada por um instrumento médico.

Nesse sentido, as redes sociais sobre a atual etapa da vacinação têm passado muito tempo discutindo questionamentos éticos sobre fraudes, “jeitinhos” e o direito de escolher publicizar a própria doença. Mas pouca gente se perguntou as razões de priorizar todas as “comorbidades” nessa etapa da vacinação.

Uma exceção tem sido o epidemiologista Paulo Lotufo, que resgatou em artigo recente a Lei dos Cuidados Inversos, formulada pelo médico britânico Julian Hart: quem precisa mais, acaba sempre recebendo menos assistência; e quem menos precisa, recebe mais. Lotufo chama a atenção para o fato de que grande parte das idosas brancas e ricas, isoladas desde o início da pandemia, já estão plenamente vacinadas. Enquanto isso, a maioria das brasileiras e brasileiros mais jovens, que trabalham sob muito maior risco de infecção, não receberam nenhuma dose.

A situação é ainda pior se pensarmos que mesmo havendo uma lista de “comorbidades” definida, não houve sequer uma mobilização nacional no âmbito da Saúde da Família para diminuir minimamente a desigualdade de “diagnósticos” entre a população que depende do SUS e quem tem acesso a médicos via setor privado. Quantos brasileiros morreram com covid sem jamais ter passado em uma consulta médica na vida?

Mas podemos ir além. Não basta apenas diagnosticar os adultos com pressão alta e diabetes “silenciosas” para incluí-los no grupo prioritário de vacinação. Pensar a pandemia de forma radicalmente social e territorial é abandonar esse “fantástico mundo” em que vivem os fatores de risco escondidos apenas em corpos individuais, possíveis de serem medidos apenas com os instrumentos corretos (o medidor de pressão, a medida de glicose em jejum, a balança etc.).

A inclusão de comorbidades como prioridades na vacinação é justificada a partir de estudos hospitalares de mortalidade. Ou seja, estamos decidindo quem vacinar a partir de um dado específico do enfrentamento à pandemia – o desfecho hospitalar após agravamento da infecção. Isso significa que estamos, no momento, igualando e colocando como centro da vacinação todas as comorbidades consideradas fatores de risco, com exceção dos grupos específicos denominados “vulneráveis” (populações indígenas e quilombolas, prisioneiros, população em situação de rua, beneficiários do BPC, dentre outros). Essa verdade científica nos leva a vacinar primeiro quem tem 45 anos e duas pressões maiores do que 140×90 do que quem trabalha dentro de um shopping center, em uma central de telemarketing ou em uma agência bancária e quem utiliza transporte público lotado e simplesmente não tem alternativa de ficar em casa.

No fim das contas, a pandemia nos tem mostrado, além da omissão genocida do governo federal, a força neoliberal da ideia de um “risco individual”. A proposta do isolamento como estilo de vida (fique em casa, se puder…) segue em voga, a despeito de seu absoluto e trágico fracasso. “Pesar” o risco, gerenciar a própria exposição ao risco, ser de “grupo de risco”: o controle da pandemia foi transformando-se mais em uma questão moral e comportamental do que resultado de intervenções sanitárias.

Sessenta anos depois da invenção dos fatores de risco, eles seguem parecendo, como provocou a feminista Donna Haraway, “truques de Deus”: verdades universais e objetivas, geradas por cientistas desencarnados capazes de deter as visões de todos os lugares e ao mesmo tempo sendo visões partindo de nenhum lugar específico. As pessoas no Brasil estão sendo vacinadas, em sua maior parte, independentemente da situação econômica, racial e social e da distribuição territorial e sanitária da disseminação do vírus e suas variantes. Em vez de pensar uma forma integrada de priorização a partir de dados clínicos, territoriais e socioeconômicos, o controle da pandemia está sendo feito quase que exclusivamente a partir de um fantástico mundo dos fatores de risco e comorbidades, devidamente restringido pela escassez nacional da vacina e por passaportes carimbados com CRM.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

1897, premier Congrès sioniste mondial. Theodor Herzl écrit dans son Journal : «A Bâle, j’ai créé l’État juif. Si je disais cela aujourd’hui publiquement, un rire universel serait la réponse. Dans cinq ans peut-être, dans cinquante sûrement, tout le monde comprendra.» Prédiction réalisée, à quelques mois près…

 

Écrit par Henry Laurens 

Le sionisme est un projet politique aux aspects multiples, qui a su s’imposer grâce aux circonstances historiques, mais aussi à ses propres capacités d’organisation et de mobilisation. Sa mise en œuvre ne s’est pas réalisée en un jour. La tâche était immense. Se présentant comme volonté de créer une nation juive sur un territoire donné, il lui fallait partir absolument de rien.

Sa vision correspond à la norme des nationalismes territoriaux de la fin du XIXe siècle en Europe centrale et orientale, qui se revendiquent d’un État ayant existé précédemment avec une langue et un territoire définis (la Serbie renvoie à un royaume serbe médiéval et à une langue en train de redevenir une langue de culture, même chose pour la Bulgarie, la Pologne, l’Ukraine…). À cela s’ajoute une identification correspondant à une religion (un «vrai Polonais » ne peut être que catholique, un «vrai Russe» qu’orthodoxe). Ces caractéristiques, le sionisme les porte aux extrêmes.

Le territoire revendiqué ne peut se situer en Europe, et seule la mobilisation des affects renvoyant à la terre ancestrale permet d’espérer la matérialisation de son ambition en Palestine : comment s’enthousiasmer pour un État juif en Amérique ou en Afrique, localisations un temps envisagées ? Quant à la langue hébraïque, jusque-là exclusivement religieuse, elle est à réinventer. Et la grande majorité des religieux se montre hostile au projet, en raison du risque d’empiétement qu’il présente sur la volonté divine (les rabbins redoutent une dérive messianique).

Bref, tout fait défaut au départ : le territoire, la langue et même, partiellement, le référent religieux.

Les Juifs de Palestine sont essentiellement des fidèles vivant des subsides de la diaspora, que la philanthropie juive occidentale travaille depuis des décennies, avec un succès inégal, à rendre «productifs». Ils ne peuvent donc pas servir de base humaine au projet sioniste.

Au-delà de quelques précurseurs, le sionisme ne devient réalisable qu’avec les débuts de la première mondialisation, dans les années 1870 : les réseaux des chemins de fer d’Europe orientale se connectent alors aux réseaux d’Europe occidentale et, par là, aux ports d’où partent des navires à vapeur à horaires réguliers. Au Proche-Orient, c’est l’âge d’or de la domination collective des puissances européennes qui, en s’appuyant sur la «diplomatie de la canonnière», imposent leurs décisions à une administration ottomane réformée qui a rétabli l’ordre public.

Le réservoir humain réside dans la masse des Juifs de l’Empire russe et de la Roumanie, soumise à des législations antisémites discriminatoires alors qu’elle est en pleine explosion démographique. La mondialisation favorise une émigration massive, mais à destination des «pays neufs» qui ont besoin de main-d’œuvre (les deux Amériques, l’Afrique du Sud, l’Australie) : la traversée océanique tient lieu d’investissement de départ. Il n’en va pas de même avec la Palestine : au coût du transport s’ajoutent les investissements économiques indispensables pour créer les activités correspondantes. Les premiers émigrants des années 1880 (ou première alya, en hébreu «montée») s’en rendent rapidement compte : ils végètent dans une terrible misère.

Si les comités des Amants de Sion ont pu diffuser l’idée sioniste parmi les Juifs d’Europe orientale, ils ne disposent pas des moyens de lui donner vie. Ils doivent donc se tourner vers les philanthropes juifs d’Europe occidentale qui, par le biais de la Jewish Colonization Association (ICA), assurent déjà une partie des frais de transport et d’installation en Amérique (en particulier en Argentine).

Pour le baron français Edmond de Rothschild, la colonisation juive en Palestine est une affaire personnelle. Il est intervenu pour empêcher que, par désespoir, les immigrants se convertissent au protestantisme des missionnaires britanniques, puis s’est passionné pour cette entreprise. Il crée alors un certain nombre de colonies agricoles, encadrées par des «israélites» français. Son idée consiste à créer une population de paysans indépendants sur le modèle français; mais il lui faut se méfier de la mauvaise qualité du «matériel humain» : celui-ci doit être régénéré par le travail et la formation. D’où le caractère paternaliste de son mode d’organisation.

La question essentielle est d’arriver à un minimum de rentabilité permettant de mettre fin aux subventions permanentes. Cet objectif n’est atteint qu’au début du XXe siècle, grâce à la mise en place d’une agriculture de plantation utilisant une abondante main-d’œuvre arabe. En 1899, le baron transfère officiellement ses colonies à l’ICA, mais en fait il continue de les gérer par le biais de la «commission palestinienne » de ladite organisation. Après la première guerre mondiale, l’organisation prendra le nom de Palestine Jewish Colonization Association (PICA). Jusqu’à sa mort, en 1935, le baron étendra constamment son domaine agricole en accordant toujours plus d’autonomie aux paysans qui en dépendent, favorisant leur accès à la propriété individuelle.

La perspective d’Edmond de Rothschild dépasse la seule philanthropie : ses achats de terres tendent à créer un véritable maillage de la Palestine. Il a compris très tôt la nécessité d’une totale discrétion, afin de ne pas inquiéter les autorités ottomanes et la population arabe. Et c’est pourquoi l’orientation de Theodor Herzl, qui joue, au contraire, la carte de l’action publique, le contrarie.

Ce publiciste autrichien s’est converti en 1895 au sionisme. Théoricien de sa version politique, il fonde l’organisation sioniste lors du premier congrès de Bâle en 1897, un an après la parution de son livre L’État des Juifs. Sa priorité : obtenir une charte internationale garantissant la création d’un foyer national en Palestine pour le peuple juif. Il encourage secondairement la colonisation. Dirigé par des Juifs autrichiens et allemands, le mouvement recrute surtout dans l’Empire russe, mais réussit à s’établir un peu partout (sauf en France, à cause de l’hostilité du baron). Jusqu’à sa mort, en 1904, Herzl travaille essentiellement auprès des dirigeants européens. Ses successeurs continuent dans la même ligne, mais s’intéressent aussi à la colonisation avec la création, en 1908, de la Palestine Land Development Company (PLDC), qui dépend du Fonds national juif (FNJ).

L’organisation sioniste s’implante en Palestine à partir de 1908 avec la deuxième alya, composée de militants déterminés issus de sa fédération russe et des Amants de Sion, souvent des socialistes marxisants ayant connu l’expérience de la révolution de 1905. L’attitude de l’ICA, qui préfère le travail arabe, déçoit ces immigrants dont la doctrine exige une séparation totale d’avec la population indigène afin de constituer une société nationale intégralement juive. Mais ils reçoivent un accueil favorable de la part des technocrates de l’ICA et de la PLDC, qui acceptent de financer des colonies agricoles collectivistes (kibboutz) ou coopératives (moshav) sans recourir à la main-d’œuvre arabe. En ville, ils fondent l’agglomération juive de Tel-Aviv, indépendante de la Jaffa arabe. Cette logique de séparation a sa justification socialiste : elle évite qu’une population exploite l’autre.

Durant la Première Guerre mondiale, le mouvement sioniste cesse d’agir en tant qu’entité unique puisqu’il est présent dans les deux camps en conflit. C’est le chef de la fédération britannique, Haïm Weizmann, un Juif d’origine lituanienne, qui va jouer un rôle essentiel en obtenant, le 2 novembre 1917, avec la déclaration Balfour, cette fameuse charte recherchée par Herzl : lord Arthur James Balfour, ministre britannique des affaires étrangères, y annonce à lord Walter Rothschild, représentant des Juifs britanniques, que « le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif». Cet engagement contredit la promesse faite par Londres aux Arabes de la création d’un État indépendant comme le partage négocié avec les Français, dans le cadre des accords Sykes-Picot…

Après-guerre, Weizmann devient naturellement le président de l’organisation sioniste. Son ambition : transformer cette déclaration unilatérale britannique en document de droit international. Ce sera chose faite en juillet 1922, grâce à la ratification par la Société des nations (SDN) du mandat britannique sur la Palestine, qui inclut le Foyer national juif.

Le mouvement sioniste se structure maintenant en fédérations nationales dotées d’organisations satellites chargées de la levée de contributions et de préparation à l’émigration. La charte du mandat prévoit la création d’une Agence juive, mais elle ne verra le jour qu’en 1929; entretemps, l’Organisation sioniste en fait fonction. Outre les relations avec les autorités, sa fonction est de gérer le domaine du FNJ et de l’augmenter par de nouvelles acquisitions. Malgré des progrès spectaculaires, ce domaine reste moins important que celui de la PICA et des propriétaires individuels qui lui sont liés : en 1941, le FNJ disposera de 532 900 dounoum (dixièmes d’hectare), contre 1 071 000 à la PICA et aux propriétaires individuels. À la fin du mandat, en 1948, la propriété juive ne couvrira que 6,6% de la superficie de la Palestine.

Comme avant 1914, les coûts d’établissement restent le problème essentiel. L’immigration juive est fixée en fonction de la capacité économique d’absorption, et la différence est faite entre «capitalistes», dont l’entrée est libre puisqu’ils viennent avec des capitaux suffisants, et «ouvriers», sélectionnés par l’Organisation sioniste en fonction de leur qualité en «matériel humain» (capacité productive). Des catégories intermédiaires existent. La troisième alya est analogue à la précédente, composée pour une bonne part d’ouvriers socialistes. Venue de Pologne au milieu des années 1920, la quatrième alya, elle, est bourgeoise et capitaliste. La cinquième alya, à partir de 1933, rassemble capitalistes allemands et ouvriers polonais. La montée du nazisme accélère évidemment l’immigration : de 110 000 arrivées (officielles) dans les années 1920, on passe à plus de 220 000 dans les années 1930…

Faute de pouvoir constituer une unité politique homogène en Palestine, les Britanniques adoptent la voie d’un développement communautaire séparé tout en maintenant un important secteur public. En ce qui concerne la population juive, l’Organisation sioniste fournit à la population juive un ensemble de services que l’État mandataire ne peut lui procurer. Il s’agit de lui assurer un niveau de vie se rapprochant de celui de l’Europe, en particulier dans les domaines de l’éducation et de la santé. Les colonies agricoles du FNJ sont subventionnées à la fois lors de leur création et pour leur fonctionnement. Elles sont en effet par nature déficitaires, mais leur fonction n’est pas d’ordre économique : elles servent à prendre le contrôle du territoire et à former le «Juif nouveau», débarrassé de l’oppression de l’exil.

Le mouvement ouvrier juif très politisé et divisé en organisations concurrentes fédère ces colonies agricoles. La centrale syndicale Histadrout fournit un certain nombre d’assurances sociales et crée ses propres entreprises par manque de capitalistes.

L’ensemble de la population juive (sioniste et non sioniste) élit une assemblée élue d’où émane un conseil permanent, mais le vrai pouvoir réside dans l’Exécutif sioniste désigné par l’Organisation sioniste. En 1929, la création de l’Agence juive permet en théorie une plus grande implication des Juifs non sionistes de la diaspora, qui disposent de la moitié des sièges dans les instances dirigeantes. En 1931, l’exécutif de l’Agence en Palestine revient pour la première fois à un socialiste établi dans le pays, Haïm Arlosoroff.

La droite du mouvement sioniste n’accepte pas l’alliance stratégique opérée entre les «centristes» de Weizmann et les socialistes du mouvement ouvrier. Pourtant, la grande intelligence des premiers a été de comprendre que l’établissement du Foyer national juif, ou Yichouv, ne peut passer que par les modes d’organisation collective des seconds. Les «capitalistes» s’avèrent trop individualistes pour pouvoir prendre en charge la colonisation : la prise de contrôle du pays devient plus facile dès lors qu’elle passe par la socialisation des activités. En absence d’État, seul le mouvement ouvrier a la capacité de gérer les intérêts nationaux.

Le mouvement sioniste révisionniste de Zeev Jabotinsky rejette à la fois le socialisme des ouvriers et la prudence diplomatique des centristes. Il recrute chez les éléments bourgeois issus pour la plupart de la première et de la quatrième alya, tandis que les leaders ouvriers viennent de la deuxième et de la troisième alya. Le romantisme des révisionnistes masque leur ignorance du travail au jour le jour indispensable pour créer le Yichouv.

Le clivage entre sionistes socialistes et révisionnistes concerne surtout les rapports avec les Arabes. Là où David Ben Gourion et ses amis donnent la priorité à la conquête progressive du pays en alliance avec la puissance mandataire, ceux de Jabotinsky entendent s’emparer de toute la Palestine par la force : c’est le fameux «mur d’acier» qui, à partir de 1948, fondera en réalité la stratégie de l’État d’Israël, toutes composantes confondues.

Après l’assassinat, en 1933, d’Arlosoroff, que les socialistes attribuent aux révisionnistes, le mouvement ouvrier devient l’élément dominant au sein des instances de l’Organisation sioniste et de l’Agence juive. Les révisionnistes font scission et créent leur propre organisation sioniste. À partir de cette date, l’exécutif de l’Agence juive est contrôlé par les socialistes, dont la personnalité la plus importante est celle de Ben Gourion. À la fin des années 1930, le glissement du pouvoir est terminé : les hommes du Yichouv ont pris le contrôle du mouvement et de ses institutions, la diaspora doit être mise à son service, et Weizmann n’est utile que grâce à ses contacts avec les hommes politiques occidentaux.

Après les premières émeutes de 1921 et de 1929, la grève générale arabe de 1936 et la révolte palestinienne de l’automne 1937 poussent le Yichouv à devenir plus autonome, y compris sur le plan militaire, avec la construction de sa propre force armée, la Hagana, tolérée par les Britanniques. Mais, à partir du Livre blanc de 1939, Londres donne la priorité à son influence dans le monde arabe : en 1944, le mouvement sioniste affrontera militairement les Britanniques pour mieux préparer sa prise de contrôle du gros de la Palestine.

Le sionisme est probablement la forme la plus pure du volontarisme politique. Il est parti littéralement de rien, ou presque, pour créer une nation, une langue, un territoire à travers les catastrophes historiques de la première moitié du XXe siècle. Il a su capitaliser les efforts et les expériences de la grande philanthropie juive, puis appliquer les principes organisationnels d’un mouvement ouvrier, dont la mission comprenait tout aussi bien la fondation d’une classe ouvrière que l’établissement d’un réseau d’entreprises publiques. Avant 1914, il a bénéficié de la protection des consuls européens. Sous le mandat, la technocratie britannique a encouragé et favorisé son action, qui allait dans une logique de développement qui lui était chère.

En 1948, le Yichouv dispose de tout un système d’organisations qui préfigure l’État. Mais ces institutions dépendaient des partis politiques. Le génie politique de Ben Gourion a été de comprendre la nécessité de transférer ces institutions à l’État nouveau en les «dépolitisant». D’où le maintien d’une coalition politique regroupant socialistes, centristes et religieux et isolant – jusqu’en 1967 – les forces de droite proprement dites. Le socialisme des «pionniers» s’est accompagné d’une bureaucratie proliférante et d’un relatif égalitarisme des conditions sociales.

Après la création de l’État, les institutions sionistes ont été maintenues afin de canaliser les moyens venus de la diaspora et assurer des services sociaux destinés exclusivement à la population juive.

 

Henry Laurens est professeur au Collège de France, auteur, notamment, de La Question de Palestine, Fayard, Paris (trois tomes).

 

 

[Source : http://www.monde-diplomatique.fr]

Incluso cuando las fiestas de cumpleaños y las bodas han escaseado durante la pandemia, los conjuntos musicales han seguido trabajando en los velorios, entre ellos los de algunos de sus integrantes.

 Los integrantes del Mariachi Los Galleros de San Antonio, cuyas vidas se han visto alteradas por la pandemia, se preparaban para una actuación este mes.

Los integrantes del Mariachi Los Galleros de San Antonio, cuyas vidas se han visto alteradas por la pandemia, se preparaban para una actuación este mes. Foto: Christopher Lee

 

Escrito p

Frente al arco de piedra del Centro de Retiro Juvenil Salesiano de San José, a las afueras de Los Ángeles, el ataúd de madera oscura donde se encontraba el cuerpo de Juan Jiménez fue colocado junto a un grupo de mariachis con cubrebocas. El conjunto se preparó para tocar levantando de manera simultánea los arcos de los violines, las manos sobre un arpa dorada y los dedos listos para digitar las cuerdas de los guitarrones, sus bajos.

Cuando terminó la oración del sacerdote, Jesus Guzmán dirigió a la banda, el Mariachi Los Camperos, durante casi una hora de música: canciones de dolor y despedida, como “Las Golondrinas”.

Las agendas de los mariachis de todo el país solían estar llenas de fechas reservadas para bodas, quinceaños y serenatas en las que la vigorosa música de la cultura mexicana ayudaba a animar algunos de los momentos más alegres de la vida. Con la llegada de la pandemia, esas oportunidades de trabajo desaparecieron y quedaron solo funerales, una creciente cantidad de funerales que ha salvado a algunos mariachis de la ruina financiera.

El Mariachi Los Camperos en un concierto antes de la pandemia. En febrero, tocaron en el funeral de su aclamado guitarrista nacional, Juan Jiménez (fila de atrás, segundo por la derecha), que murió por el coronavirus.

El Mariachi Los Camperos en un concierto antes de la pandemia. En febrero, tocaron en el funeral de su aclamado guitarrista nacional, Juan Jiménez (fila de atrás, segundo por la derecha), que murió por el coronavirus. Foto: Jesus Guzman

En este funeral, llevado a cabo en febrero, la interpretación fue especialmente apasionada, y los músicos, que se quitaron los sombreros, inclinaron la cabeza al pasar el cuerpo del difunto. Jiménez era uno de los suyos, un admirado ejecutante de guitarrón que había sucumbido a los 58 años a causa del coronavirus.

“Él estaba contento de que sus compañeros, sus amigos, estábamos ahí con él, tocándole, dándole gracias, siguiendo su trabajo”, señaló Guzmán, amigo de Jiménez desde la infancia y director musical del grupo de mariachis del que ambos eran propietarios.

Presenciar la cantidad de eventos tristes que han mantenido a algunos conjuntos de mariachis económicamente vivos es enfrentarse a los desgarradores estragos que ha causado el virus en la gente que alguna vez cantó su música. Los habitantes latinos y negros que fueron presa de la feroz ola de coronavirus de este invierno en todo el condado de Los Ángeles murieron a un ritmo dos o tres veces superior al de la población blanca del lugar.

Los integrantes del Mariachi Los Galleros de San Antonio dicen que la pandemia provocó la cancelación de docenas de eventos que tenían programados.

Los integrantes del Mariachi Los Galleros de San Antonio dicen que la pandemia provocó la cancelación de docenas de eventos que tenían programados. Foto: Christopher Lee

La situación es similar en otros lugares con poblaciones latinas grandes, y los estudios muestran que los latinos son más vulnerables a enfermar y morir por el virus. Sus comunidades y hogares tienden a estar más poblados y a depender del transporte público, su acceso a la atención sanitaria es limitado y sus trabajos suelen implicar contacto con otras personas.

Por eso, mientras sepultan los féretros, muchos grupos de mariachis de California, Texas, Illinois y otros lugares tocan canciones de dolor y pena para mitigar la tristeza del fallecimiento. Incluso para las bandas acostumbradas a tocar en funerales desde antes de la pandemia, la ola de muertes ha sido abrumadora. Muchos han perdido familiares y amigos, miembros de sus conjuntos y profesores de música.

Durante décadas, las bandas familiares de mariachis y los músicos autónomos de Los Ángeles han acudido a la Plaza del Mariachi, al este del centro de la ciudad, para competirse las contrataciones. Aquí es donde Christian Chávez, secretario de la Organización de Mariachis Independientes de California, ha repartido cajas de alimentos a los músicos en apuros desde que la pandemia comenzó a afectar el negocio.

En el estacionamiento se afinan los instrumentos.

En el estacionamiento se afinan los instrumentos. Foto: Christopher Lee

 

Ensayo en los minutos previos a un evento

Ensayo en los minutos previos a un evento. Foto: Christopher Lee

 

El Mariachi Los Galleros de San Antonio ensaya en la casa de uno de sus integrantes antes de un evento.

El Mariachi Los Galleros de San Antonio ensaya en la casa de uno de sus integrantes antes de un evento. Foto: Christopher Lee

 

Miguel Guzmán, del Mariachi Los Galleros de San Antonio, dijo que estuvo a punto de morir cuando el coronavirus lo mandó al hospital durante un mes en noviembre.

Miguel Guzmán, del Mariachi Los Galleros de San Antonio, dijo que estuvo a punto de morir cuando el coronavirus lo mandó al hospital durante un mes en noviembre. Foto: Christopher Lee

 

Como muchos de los músicos que conoció en la plaza, Chávez no fue inmune a los problemas económicos derivados de la pandemia. El grupo que fundó su abuelo en México, el Mariachi Tierra Mexicana, enfrentó dificultades. La pandemia acabó con sus ahorros en siete meses. El coronavirus obligó a Chávez y a otros mariachis a tomar decisiones muy duras para poder llegar a fin de mes. Eso llevó a muchos a seguir trabajando en eventos en los que la gente no se preocupaba por usar cubrebocas y mantener el distanciamiento social.

No obstante, para muchos, los funerales y los entierros se convirtieron en su sostén, el cual, aunque aliviaba las penas económicas, infligía otro tipo de daño aun para los que estaban acostumbrados a tocar en esas ceremonias de manera intermitente entre otros eventos. El llanto. La gente que se aferraba a los ataúdes mientras los bajaban. Chávez dijo que, en ocasiones, esos momentos eran tan devastadores que tenía que apartar la vista y concentrarse solo en su trompeta.

Chávez contó que, de los 400 miembros activos de la organización de mariachis de California, cerca de 80 han muerto a causa del virus, posiblemente tras contagiarse mientras se presentaban en fiestas y restaurantes, entre otros eventos. Esa cifra incluye a su padrino, Dagoberto Martínez, quien tocó la vihuela en su conjunto familiar durante 15 años.

“Cada vez que voy a trabajar, rezo para ser uno de los afortunados que regresan a casa”, dijo en una entrevista en video Chávez, quien está trabajando en eventos y tocando en decenas de funerales. Su familia y él también enfermaron gravemente de coronavirus en octubre.

Todos los trabajadores de las artes escénicas han tenido dificultades durante la pandemia, ya que el desempleo ha afectado desproporcionadamente a ese sector. En las entrevistas, muchos de ellos dijeron que una característica única de los mariachis es la importancia que adquirió su música como parte del ritual fúnebre para una población especialmente diezmada por la pandemia.

A medida que más personas se vacunan, el Mariachi Los Galleros de San Antonio está viendo un ligero aumento de los eventos mientras sigue tocando en muchos funerales.

A medida que más personas se vacunan, el Mariachi Los Galleros de San Antonio está viendo un ligero aumento de los eventos mientras sigue tocando en muchos funerales. Foto: Christopher Lee

En Pilsen, un barrio de Chicago con una importante comunidad latina, el círculo de mariachis de Enrique y Karen León ha disminuido en el último año, en parte por las muertes atribuidas al coronavirus.

“Cada mariachi representa un instrumento, un instrumento que va a escucharse en un grupo”, dijo Karen León, gerente del grupo Mariachi México Vivo, al describir lo que significa la pérdida de músicos para la estrecha comunidad de mariachis. “Mucha gente pensará: ‘Bueno, hay muchos más mariachis en Chicago’, pero es muy difícil reemplazar a alguien cuando tiene su propio talento, porque la vida no se puede reemplazar por otra, y el talento, tampoco”.

En los últimos cuatro meses, Enrique León y seis miembros de la banda han tocado en 15 funerales, la mitad de ellos por muertes relacionadas con el coronavirus. Aunque los funerales son esenciales, y ayudan a pagar las cuentas, no se comparan con el impulso emocional de actuar en un evento en el que uno puede ver cómo la música levanta el ánimo de la gente.

“Siempre me alegro de estar tocando mi guitarra, estar componiendo canciones, estar, por ejemplo, frente al público, cantando”, dice Enrique León. “Todo ese ambiente de estar conviviendo con la gente, eso me llena mucho. Y realmente donde estoy, digo, estoy trabajando y ganando dinero, pero no es lo mismo. No es lo mismo ver esas sonrisas, esos gritos, ese sentimiento de la gente cuando ve al mariachi que llega, esa emoción”.

El Mariachi México Vivo toca en una fiesta de 50 años en marzo.

El Mariachi México Vivo toca en una fiesta de 50 años en marzo. Foto: Samantha Cabrera Friend

 

La fiesta fue un regreso a la normalidad para un grupo cuyas actuaciones en ocasiones felices se habían visto interrumpidas por la pandemia.

La fiesta fue un regreso a la normalidad para un grupo cuyas actuaciones en ocasiones felices se habían visto interrumpidas por la pandemia. Foto: Samantha Cabrera Friend

 

Josefina Gonzales, la invitada de honor, en el centro, que sobrevivió al virus, se sorprendió y se emocionó, con la actuación del conjunto.

Josefina Gonzales, la invitada de honor, en el centro, que sobrevivió al virus, se sorprendió y se emocionó, con la actuación del conjunto. Foto: Samantha Cabrera Friend

 

Los integrantes del Mariachi México Vivo, que sonríen aquí en la fiesta de cumpleaños, han tocado en 15 funerales en los últimos meses.

Los integrantes del Mariachi México Vivo, que sonríen aquí en la fiesta de cumpleaños, han tocado en 15 funerales en los últimos meses. Foto: Samantha Cabrera Friend

 

En Texas, en noviembre, Miguel Guzmán, del Mariachi Los Galleros de San Antonio, tuvo que dar un descanso a su violín y su música cuando dio positivo en la prueba de coronavirus. Pocos días antes había ido, con cubrebocas, a la casa de un amigo, un vendedor de instrumentos de confianza, a comprar un violín para un estudiante. Su amigo falleció días después debido al virus.

Guzmán también enfermó de gravedad y pasó un mes en el hospital. El virus lo dejó sin aliento. Necesitaba un flujo constante de oxígeno para respirar con sus pulmones dañados; bajó 18 kilos y perdió toda la musculatura; necesitó fisioterapia tan solo para volver a caminar.

En casa, se le entumecieron los dedos en varias ocasiones en que intentó tomar su violín, pero lo que lo mantuvo motivado para recuperarse fue la promesa de volver a tocar en la banda con sus hijos y componer una canción para su mujer.

El mes pasado, Guzmán volvió por fin con su grupo y tocó en otra ronda de funerales y entierros. En su primer día de vuelta en el trabajo asistió al funeral del suegro de un amigo. La semana siguiente fue el funeral de uno de sus clientes de toda la vida, el dueño de una tienda de neumáticos que había muerto por complicaciones relacionadas con el coronavirus.

En ese funeral, estuvo de pie cerca del féretro con su banda tocando “Te vas, ángel mío”. Podía escuchar el llanto, sí, pero también podía oír su violín, que hacía que la vida continuara para quienes lloraban y para él.

“La música es la medicina, porque cuando estoy tocando, me olvido de que no puedo respirar”, concluyó Guzmán.

 

Christina Morales es una reportera que cubre noticias de última hora a nivel nacional para la sección Express. También forma parte de la generación de becarios 2020-2021 de The New York Times. @Christina_M18

 

[Fuente: http://www.nytimes.com]

Paris aposta nas duas rodas como a chave da futura mobilidade urbana. Pandemia vem acelerando construção de centenas de quilômetros de vias exclusivas, e o número de ciclistas aumentou 62% em dois anos

Dezenas de pessoas pedalam pela ciclovia da rua de Rivoli, uma das ruas mais centrais de Paris. GONZALO FUENTES/REUTERS

 

Escrito por Silvia Ayuso

A menos que caia um temporal, todas as quartas e sábados, uma dezena de futuros ciclistas pedala com mais ou menos resolução pelo campus da Cidade Universitária Internacional, no sudeste de Paris. São adultos de todas as idades determinados a aprender a montar ou a melhorar a sua técnica. E cada vez o número é maior. “Houve um boom no último ano”, disse Louis Staritzeky, que há uma década ensina a andar de bicicleta na capital francesa. Também observou uma evolução dos alunos: chegam cada vez mais pessoas que “não se sentem muito seguras na bicicleta”, mas que estão dispostas a dominá-la para fazer dela o seu meio de transporte habitual. Como Milène Jarmelus, uma mulher na casa dos 40 anos que quer trocar o bonde pela bicicleta para ir trabalhar, um conceito que até já tem uma palavra própria em francês, vélotaf, uma combinação de bicicleta (vélo) e trabalho (taf). E há outra palavra para a revolução do ciclismo em Paris: vélorrution. A prefeitura municipal construiu centenas de quilômetros de ciclovias nos últimos anos (170 quilômetros em 2020) e o resultado é espetacular: o número de pessoas que se deslocam de bicicleta aumentou 62% em dois anos. E a pandemia de coranavírus acelera essa transformação dos hábitos pessoais e da cidade.

As buzinadas e o som de freadas repentinas que chegam do périph, o cinturão periférico de 35 quilômetros que circunda o centro da capital francesa, fazem Jarmelus e os demais alunos lembrarem que estão investindo em uma alternativa saudável e ecológica ao carro poluente. Mas também que é importante dominar a bicicleta se a pessoa quiser entrar na selva que ainda continua sendo o trânsito parisiense. E isso, considerando que para quem está em duas rodas as coisas melhoraram inegavelmente nos últimos anos na Cidade das Luzes. E continuarão a melhorar.

A equipe da prefeita socialista Anne Hidalgo fixou como meta 2025 para completar sua vélorrution, como a revista L’Obs chamou as medidas, em um trocadilho entre bicicleta e revolução: criar uma densa rede de ciclovias na Paris intramuros, com conexões abundantes com a periferia, para que os pedais se tornem uma verdadeira alternativa de transporte.

Via exclusiva temporária aberta na cidade durante a pandemia, em uma imagem de maio de 2020. NurPhoto via Getty Images

Muito já foi feito, embora ainda haja muitas tarefas pendentes tanto em termos de ciclovias como de estacionamentos, algo fundamental em uma cidade onde o furto de bicicletas está na ordem do dia. “O medo de furto é o último freio para quem quer andar de bicicleta”, diz Paul Martichoux, presidente da 12.5, uma start-up que transforma vagas de garagem vazias em estacionamento de bicicletas. Desde o início do ano, também é obrigatório marcar as bicicletas novas com um “número exclusivo” —para as usadas, o regulamento entrará em vigor em julho—, de modo que sejam facilmente identificáveis em caso de furto.

A pandemia, paradoxalmente, transformou-se no melhor aliado deste ambicioso projeto que se vai impondo em uma cidade rendida durante décadas ao poluidor e barulhento tráfego convencional. “A crise foi um acelerador”, reconhece o secretário dos transportes de Paris, David Belliard.

O político, também responsável pela transformação do espaço público, está convencido de que a revolução da bicicleta já está em andamento e que é imparável. “Será feito conosco ou sem nós, porque as pessoas querem usar a bicicleta”, afirma. Ciclista há duas décadas, diz que “há muitos sinais, como a explosão da venda de bicicletas, que demonstram que algo está acontecendo”. Entre 2018 e 2019, o uso de bicicletas em Paris aumentou 49%. Apesar dos confinamentos da pandemia, entre 2019 e 2020 o uso continuou crescendo mais 13%, segundo a prefeitura.

O crescimento na opção por bicicletas na pandemia pode ser um fenômeno mundial. A cidade de São Paulo, por exemplo, teve um aumento de 66% nas vendas de bicicleta em 2020 em relação a 2019, de acordo com a Associação Brasileira do Setor de Bicicletas (Aliança Bike) —no país, a alta foi de 50%. Como mostra reportagem do G1, que revelou os números, especialistas e ciclistas apontam que a diminuição do trânsito com as medidas de restrição pode ter deixado os moradores mais seguros para andarem nas ruas de bicicleta, que também se tornou uma forma de evitar a aglomeração no transporte público e de praticar atividade física com distanciamento.

Em Paris, o Vélib, o serviço municipal de aluguel de bicicletas urbanas, atingiu em setembro do ano passado os 400.000 usuários. O Vélib, que permite alugar por seis meses uma bicicleta elétrica para os que têm dúvidas em comprar uma própria —para o que Paris dá ajudas de até 500 euros (3.400 reais)—, tinha na mesma data 13.000 auxiliados. Até os supermercados estão lançando a entrega em domicílio de bicicleta e as oficinas de conserto não dão conta do trabalho, principalmente desde o lançamento no ano passado de um programa nacional de 50 euros (340 reais) de ajuda para reparar velhas bicicletas. Um número menos positivo, mas que também demonstra o boom dos pedais é o aumento de 36% dos acidentes de bicicleta: em 2020, 919 ciclistas ficaram feridos com 8 mortos em Paris, contra 680 em 2019 (quatro deles mortos).

Um ciclista pedala pelo bairro de Trocadero, perto da Torre Eiffel, em Paris. FRANCK FIFE/AFP

Há dois momentos essenciais na vélorrution parisiense. O primeiro foi a longa greve do transporte público em dezembro de 2019. Os protestos pela reforma das aposentadorias do presidente, Emmanuel Macron, paralisaram o metrô e os ônibus da capital durante mais de 40 dias. Nesse momento começaram a encher —e até a ficar estreitas— as ciclovias recém-ampliadas meses antes, pelas eleições municipais de 2020 em que Hidalgo foi reeleita. Depois veio a pandemia e o medo de usar um transporte público lotado.

Ao final do primeiro confinamento, em maio de 2020, os parisienses descobriram as coronapistas, vias exclusivas temporárias que ampliavam enormemente o espaço às bicicletas em uma cidade onde circular pedalando continua sendo, frequentemente, um esporte de risco. Atualmente são 170 quilômetros na capital e seus arredores, marcados com sinalizações temporárias, mas que a equipe de Hidalgo pretende tornar permanentes. Além disso, há planos para criar uma rede de mais de 600 quilômetros de ciclovias na região parisiense. Até mesmo o Governo central apoia a transição às duas rodas em Paris e no restante da França: o primeiro-ministro, Jean Castex, prometeu no verão passado um “plano de bicicleta muito ambicioso”. Em janeiro, foram acrescentados mais cem milhões de euros (678 milhões de reais) aos 350 milhões (2,3 bilhões de reais) previstos no plano inicial, apresentado em 2018, e que tem como objetivo fazer com que até 2024 9% dos deslocamentos no país sejam feitos de bicicleta (contra os 3% atuais).

Um caminho complicado

O caminho não tem sido fácil. Hidalgo chegou à prefeitura com o objetivo de reduzir o tráfego de veículos a motor, mas suas medidas encontraram uma forte oposição: como transformar em espaços para pedestres as margens do Sena antes dedicadas ao trânsito, que acabou nos tribunais. “Há 20 e até 30 anos estamos em uma batalha contra os carros, e cada vez há oposições extremamente fortes que se acabam por apagar, porque percebem, por exemplo, que as áreas de pedestres não matam o comércio; justamente o contrário”, diz Belliard.

Com as bicicletas não está sendo mais simples. O historiador Frédéric Héran, autor de Retour de la byciclette (O retorno da bicicleta), lembrou na L’Obs que na França, que tem uma indústria automobilística importante, “os industriais conseguiram convencer os franceses de que a bicicleta era algo reservado ao lazer e ao esporte”. Isso se junta à limitação do espaço de circulação provocado pelas coronapistas. Até hoje, muitos motoristas se lembram de todos os antepassados da prefeita e sua equipe quando se formam formidáveis congestionamentos nas entradas e saídas da cidade, onde os carros viram como seu espaço fica reduzido às vezes somente a uma pista, para favorecer os ônibus, que têm uma própria, e as bicicletas, que ganham outra. Será preciso fazer alguns ajustes, reconhecem os responsáveis, mas não há volta atrás.

“Não fazemos uma política de promover as bicicletas porque adoramos andar de bicicleta, e sim porque temos um problema importante de mudança climática e de crise sanitária: coronavírus e poluição, tudo é um pacote e um contexto que nos exige usar modos de mobilidade menos poluidores e que nos permitam reconquistar o espaço, tirar concreto e colocar mais natureza”, diz Belliard.

[Fonte: http://www.elpais.com]

 

 

Escrito por BIEITO ROMERO

 

Sempre que teño que viaxar e a non ser que non me quede máis remedio, son dos que evita ter que coller o avión . Son perfectamente consciente de que estatisticamente é o medio de transporte máis seguro e, por suposto, das vantaxes de ser unha viaxe rápida e cómoda mais, habendo alternativa, esa é a miña. Así que, desta volta, tocoume viaxar a Barcelona para facer promoción do concerto que iamos dar nun festival. Conducín case 11 horas e crucei a península de lado a lado sen ningún problema. A viaxe comezou no aeroporto de Alvedro na Coruña, onde collín o coche, ata a estación de Sants en Barcelona, onde o deixei despois de atravesar seis comunidades autónomas e ata o mesmísimo meridiano de Greenwich.

Así de dura é a vida do artista. E aquí estou de novo, en Barcelona, cidade á que vimos de concerto regularmente, como a Catalunya en xeral, terra onde se nos acolle cos brazos abertos, con agarimo e admiración. Nesta ocasión vimos convidados polo Festival Tradicionarius de músicas de raíz e folk, sendo os encargados de pechar a 34 edición deste prestixioso encontro musical, ademais e por fortuna, tendo que facer un dobre pase, xa que as entradas do inicialmente previsto, esgotáronse con rapidez. 

Tocamos case todos os anos varias veces en Catalunya e a cidade de Barcelona é cita anual obrigada. Unha cita que para min ten unha importancia especial polo a gusto que me fan sentir nesta cidade e porque facendo a promoción, visito e revisito os medios, encontrándome con vellos amigos da prensa, da radio e da televisión catalá cos que me sinto moi cómodo e dos que recibo un trato exquisito e cordial. Catalunya, pero sobre todo Barcelona e a súa area metropolitana, foron tamén terra de acollida de moitas e moitos galegos que tiveron que emigrar e facer vida aquí, polo que non é nada difícil ver referencias á nosa cultura con frecuencia. Durante varios días tocoume gozar de novo da fermosa Barcelona multicultural, histórica, capital da catalanidade, amable, aberta, pero sobre todo, agarimosa con outras culturas distintas que conviven nese gran espazo de encontro humano como eu sinto que fan coa nosa. 

Gràcies de nou!

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]