Archives des articles tagués Vélo

Albert Richter (1912-1940) est, l’un des plus grands coureurs cyclistes allemands de l’entre-deux-guerres. Ce champion refusa d’incarner le modèle aryen, s’opposa à l’utilisation du sport à des fins de propagande nazie et aida Ernst Berliner, son entraîneur juif victime des persécutions antisémites du régime hitlérien. Ce qui lui coûta la vie. Un livre et un film diffusé sur Arte ont restitué la haute stature morale de ce champion. Le Tour de France a lieu du 26 juin au 18 juillet 2021.

Publié par Véronique Chemla

Pour les amoureux de la « petite reine », la figure d’Albert Richter est connue et source d’admiration.

Pour les autres, Albert Richter, le champion qui a dit non, documentaire passionnant, riche de photos et de témoignages inédits, réalisé par Michel Viotte (2005), diffusé par Arte, a restitué la stature d’un sportif exceptionnel, d’un homme attachant aux qualités physiques et morales – fidélité en amitié, courage, rectitude morale – remarquables.

Renate Franz, Andreas Hupke et Bernd Hempelmann ont également consacré une biographie « Der vergessene Weltmeister, Das rätselhafte Schicksal des Radrennfahrers Albert Richter » (Le Champion du monde oublié, l’énigmatique destin du cycliste Albert Richter) publiée aux éditions Emons (1998, rééditée en 2007 par Covadonga) à ce sportif au destin fulgurant hors du commun.

Ce champion est aussi évoqué dans l’exposition itinérante Le sport européen à l’épreuve du nazisme. Des J.O. de Berlin aux J.O. de Londres (1936-1948) au Mémorial de la Shoah (Paris).

Une passion précoce

Albert Richter est né en 1912 à Ehrenfeld, « quartier populaire de Cologne, une ville rattachée arbitrairement à la Prusse au XIXe siècle et dirigée par Konrad Adenauer, un homme à l’esprit indépendant ». Il grandit au sein une famille modeste et mélomane. Le père désigne un instrument à chacun de ses trois fils : le saxophone pour Charles, la clarinette pour Josef et la violon pour Albert.

Passionné par le vélo dans une ville qui vibre lors des manifestations sportives, le jeune Albert s’inscrit en cachette dans un club de cyclisme, sport populaire.

À 15 ans, il quitte l’école pour travailler dans une fabrique de figurines d’art et s’entraîne chaque soir, après son travail.

À 16 ans, il dispute des courses sur piste et sur route. Sa carrière débute, fulgurante. À 19 ans, il est déjà un amateur remarqué et prometteur : ses pointes de vitesse impressionnent. « Il dépasse les professionnels à l’entraînement et dans les courses », rappelle Lilo Nitsche, sa nièce. Les photos le montrent grand, blond, les yeux clairs, souriant. Ses proches évoquent son humour, son caractère chaleureux, sympathique et calme, voire un peu naïf, et un sportif très rigoureux dans sa pratique.

En juillet 1932, à l’âge de 20 ans, Albert Richter gagne le Grand Prix de Paris. Pour un photographe, il pose devant un magasin de cycles à Cologne dont la vitrine indique : « Notre Albert Richter a gagné le Grand Prix de Paris ». Le public le surnomme « le canon de Ehrenfeld ».

Ernst Berliner, ancien cycliste devenu entraîneur à Cologne, le remarque alors. « Une relation profonde, respectueuse, fidèle se noue entre le cycliste et son entraîneur, dépassant la différence d’âge et de religionBerliner lui révèle dès 1932 ses talents de coureur sur piste et de sprinter, et l’aide par ses conseils avisés à atteindre les plus hauts sommets » : champion du monde amateur en 1932, puis champion d’Allemagne professionnel sans discontinuité jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

« Mon père se revoyait en Albert. C’est pourquoi il a donné le meilleur de lui-même, pour qu’Albert soit parfait. Il n’a jamais eu de fils et cela lui manquait. Albert était un perfectionniste. Il savait que s’il écoutait mon père, il réussirait. Il passait du temps à la maison. Il aimait la cuisine de ma mère », se souvient Doris Markus, fille d’Ernst Berliner.

En septembre 1932, Albert Richter gagne sa première grande victoire lors du Championnat du monde de vitesse amateur à Rome, comme son compatriote Mathias Engel, médaille d’or en 1927.

Janvier 1933. Hitler arrive au pouvoir et impose en quelques mois sa dictature. Bientôt, Konrad Adenauer est destitué et banni.

Pour aider sa famille, et dans un contexte de grave crise économique, Albert Richter devient professionnel.

Il ne se sent pas d’affinités avec la nouvelle Allemagne qui se construit sur la haine, la violence, la fin de la démocratie et les discriminations.

Sur les conseils de Ernst Berliner, il s’installe à Paris. La France est le pays où « les champions de vitesse gagnent le mieux leur vie : la capitale compte quatre vélodromes et des courses y sont organisées toute l’année  ».

Albert Richter « apprend le français en fréquentant les cinémas et, après des débuts difficiles, triomphe au Vel d’Hiv, le Saint des saints, en remportant le Prix du sprinter étranger. En quelques mois, il devient l’idole du public qui apprécie son style fluide et puissant et le surnomme « la 8-cylindres allemande » ».

Il passe sa vie entre Paris, Cologne, où il passe quelques semaines par an pour voir sa famille, et les circuits internationaux, où il retrouve ses amis coureurs.

De 1933 à 1939, en six ans, ce champion international de la vitesse sur piste devient un familier des podiums internationaux, sans accéder à la plus haute marche. Il est l’un des « trois Mousquetaires » sprinters, avec le Français Louis Girardin, dit « Toto », et le Belge Jef Sherens.

« La force de caractère de s’opposer au régime »

Son aversion pour le régime hitlérien et sa résistance au nazisme, Albert Richter les manifeste tôt : en juillet 1934, il vient de remporter le championnat d’Allemagne de vitesse à Hanovre. Des spectateurs enthousiasmés affluent auprès de lui. Ils font le salut nazi. Seul, Albert Richter garde ostensiblement sa main droite sur sa cuisse et sa coude gauche posé sur l’épaule de son entraineur Ernst Berliner. Cette image est immortalisée par un photographe et publiée à la une d’un journal outre-Rhin. « Albert ne voulait pas saluer. Il était totalement anti-nazi. Les Nazis ont pris ça comme une gifle en pleine figure », commente Doris Markus.

En août 1934, Albert Richter concourt aux championnats du monde de vitesse à Leipzig en arborant l’ancien maillot sportif décoré de l’aigle impérial, alors que tous les autres membres de l’équipe allemande portent celui officiel à la croix gammée.

Fidèle à l’éthique sportive et à son ami juif, Albert Richter s’oppose au dévoiement qu’opèrent les Nazis. Ces derniers assignent au sport plusieurs missions : « restaurer le prestige de l’Allemagne, embrigader les esprits, former une élite militaire et préparer les Allemands à combattre ».

Cette opposition ferme, déterminée et calme aux Nazis, Albert Richter, protégé un certain temps par sa célébrité, est amené à la modifier sur les conseils de son entraîneur : il nuance ses propos et effectue à contrecœur le salut nazi. La surveillance dont il fait l’objet à partir de 1938, les pressions sur les cyclistes et la nomination d’un officier SS à la direction de la Fédération cycliste l’amènent à s’interroger sur son avenir en Allemagne. Il envisage de changer de nationalité.

Interdit en 1934 d’exercer son métier en raison de sa religion, Ernst Berliner est informé par un ami de son arrestation imminente par la Gestapo. Il parvient à fuir l’Allemagne avec sa femme et leur fille et rejoint en 1937 les Pays-Bas. Albert Richter refuse un entraîneur aryen et lui demeure fidèle. Tous deux se retrouvent dans les compétitions, notamment lors des championnats du monde d’Amsterdam en 1938.

1er septembre 1939. Albert Richter vient de remporter la médaille de bronze aux Championnats du monde de Milan. Pour gagner la médaille d’or, se préparent Jef Scherens et Arie Van Vliet. Soudain, on apprend l’invasion de la Pologne par l’Allemagne. La compétition est interrompue.

9 décembre 1939, Albert Richter est vainqueur au Grand Prix de Berlin. Ce francophile convaincu pressent que le conflit touchera bientôt la France, un pays qu’il aime et qui l’adule : « Richter, pas Hitler » crient les spectateurs du Vel d’Hiv. Cet homme refuse de combattre : « Je ne peux pas devenir soldat. Je ne peux pas tirer sur des Français, ce sont mes amis ! ».

Conscient que l’étau se resserre autour de lui dans son pays, refusant d’espionner à l’étranger au profit de l’Allemagne nazie, Albert Richter décide de fuir en Suisse par le train, emportant une paire de skis, son vélo et une valise où est cachée une importante somme d’argent destinée à un ami juif réfugié à l’étranger. Bien informés, les douaniers fouillent ses bagages et y découvrent l’argent. Albert Richter est incarcéré.

Trois jours plus tard, la Gestapo annonce le 3 janvier le suicide du champion … par pendaison. Son cercueil est scellé et on en interdit l’ouverture. Les Nazis salissent sa mémoire, et « condamnent au déshonneur et à l’oubli cette idole ». La Fédération allemande de cyclisme (DRV) diffuse alors un communiqué : « En trafiquant des devises pour un Juif, Albert Richter a commis un terrible crime, et le suicide était pour lui le seul geste qui lui restait à faire. Son nom est effacé de nos rangs, de nos mémoires, à jamais ». Malgré l’absence d’annonce du décès, « le cimetière est noir de monde », se souvient Lilo Nitsche, nièce du champion.

Albert Richter avait 27 ans. Le mystère demeure sur les circonstances de sa mort. Ce documentaire suggère qu’un ami cycliste de Albert Richter souhaitait en devenir l’entraîneur et l’aurait dénoncé pour le forcer à se séparer de Ernst Berliner, sans soupçonner l’issue tragique de son acte.

Ernst Berliner ne s’est jamais remis de la mort de son ami. Après-guerre, il vit aux États-Unis et se rend à Cologne pour persuader les autorités de mener une enquête afin d’élucider ce mystère et de réhabiliter le nom de son ami. Son action provoque « gêne et colère chez les anciens sportifs ». Ernst Berliner cherche à découvrir « les sportifs qui travaillaient alors pour les Nazis, pour établir la vérité. Quand mon père est revenu, ils ont été surpris de le voir vivant », se souvient sa fille.

À Cologne, un vélodrome porte le nom de ce champion.

Grâce soit rendu au documentaire de Michel Viotte de retracer sa vie trop brève, mais admirable. « Albert Richter est resté fidèle à ses convictions. Il ne s’est jamais renié : il a dit non, contrairement à la majorité des Allemands à l’époque », résume Mme Franz.

« Albert Richter, le champion qui a dit non »

Réalisé par Michel Viotte d’après une idée originale de Jean-François Joyet

ARTE France, Gedeon Programmes avec la participation de la RTBF, TSR et Ciel Ecran, France, 2005, 52 mn

Visuels : © DR

Départ de course. Sur la droite : Albert Richter et Ernst Berliner, son manager.

Albert Richter devant un magasin de cycles à Cologne. Sur la vitrine est inscrit : « Notre Albert Richter a gagné la Grand Prix de Paris ».

Les citations sont extraites de ce documentaire.

Mon article avait été publié en 2005 par Guysen en une version plus courte et sous le pseudonyme de Ray Archeld. Il a été publié sur ce blog le :
– 15 avril 2012 à l’occasion de l’exposition Des JO de Berlin aux JO de Londres (1936-1948) au Mémorial de la Shoah (Paris) ;

– 2 juillet 2015. Le Tour de France a eu lieu du 4 au 26 juillet 2015 ;

– 5 juillet 2016. Le Tour de France a eu lieu du 2 au 24 juillet 2016 ;

-20 juillet 2017. Le Tour de France a eu lieu du 1er au 23 juillet 2017 ;

– 26 juillet 2018 ;

– 18 juillet 2019. Le Tour de France a eu lieu du 6 au 28 juillet 2019 ;

– 18 septembre 2020. Le Tour de France a lieu du 29 août-20 septembre 2020.

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

Con el fomento del uso de la bicicleta como medio de transporte, se están extendiendo una serie de términos y conceptos de los que se ofrecen a continuación algunas claves de redacción.

1. Acortamientos de bicicleta

La propia palabra bicicleta se utiliza a menudo con algún acortamiento, como biciciclo o cicla, según el país. Las que gozan de amplia difusión y se emplean, incluso, en contextos relativamente formales no necesitan destacado, pero con las más populares, como baica o cleta, puede ser conveniente la cursiva en las informaciones periodísticas (o, si no se dispone de este tipo de letra, el entrecomillado).

2. Ecomovilidad

La promoción del uso de bicicletas y otros vehículos similares, como los patinetes, es parte del concepto de ecomovilidad, es decir, la movilidad ecológica. Se escribe sin espacio ni guion, como otras voces formadas con el elemento eco-.

3. Vías

La vías destinadas a las bicicletas —bien en exclusiva, bien compartidas con otros vehículos parecidos o con los viandantes— reciben nombres como ciclovías, ciclorrutas, ciclopistas o carriles bici. Cuando los elementos ciclo- bici- se anteponen, funcionan como prefijos y van, por tanto, unidos a las palabras que les siguen. No es el caso de carril bici, donde el acortamiento va pospuesto y, por tanto, se considera un sustantivo en aposición (con plural carriles bici).

4. Ciclable

Un término empleado a menudo para calificar a ciertos tipos de vías es ciclable, que está recogido en el Diccionario del español actual con el sentido de ‘que puede ser recorrido en bicicleta’. Suele aludir a los espacios de circulación tranquila en los que la bicicleta comparte espacio con el resto de los vehículos en la calzada.

5. Otras voces con bici- y ciclo-

En ocasiones, el elemento bici- se aplica a otros conceptos vinculados con las bicicletas, como bicipolicía, que es un policía que se mueve en bicicleta, o biciusuario, una alternativa a ciclista que pone el énfasis en el aspecto práctico y lúdico más que en el deportivo.

También ciclo- puede formar voces como cicloturismo, que es el turismo en bicicleta.

6. Bicicletada, bicicleteada

Se llama así a las marchas populares en bicicleta. Tal como explica la gramática académica, para denominar acciones colectivas se utilizan palabras formadas con el sufijo -ada, como chocolatadasentada cacerolada. Las voces bicicletada y bicicleteada siguen este mismo modelo.

7. Actividad

Para la actividad se emplea sobre todo el verbo pedalear, pero van ganado terreno bicicletear ciclar, que resultan admisibles.

 

[Foto: Pixabay – fuente: http://www.fundeu.es]

Une bande dessinée met en image la vie de Gino Bartali, et son engagement silencieux dans la résistance au fascisme.

La couverture du roman graphique sur Gino Bartali.

 

Écrit par Olivier Haralambon

Sans doute, Fausto Coppi fut le plus grand coureur italien de l’histoire, qui surpasse les autres champions majuscules par le palmarès et par la classe, et parce que son règne marqua l’entrée du cyclisme dans sa « modernité ». Mais Gino Bartali, à qui on l’oppose souvent au seul motif que la foi de l’un met en exergue l’incroyance de l’autre, pèse d’un poids tout différent, non pas seulement sur l’histoire de son sport, mais bel et bien sur l’Histoire.

Gino est né en 1914, après ses deux sœurs et avant son frère Giulio. Enfant d’extraction modeste, peu porté sur la chose scolaire, il deviendra mécanicien de cycles et, tôt, coureur cycliste professionnel. Il est connu aussi bien pour son talent précoce que pour sa longévité phénoménale. Ainsi Bartali gagna-t-il le Giro dès 1936, à la veille de ses 22 ans, renouvelant l’exploit l’année suivante. Quant au Tour de France, il en remporta deux éditions à dix ans d’intervalle – en 1938 et 1948 !

Mais Bartali est aussi connu pour être un catholique fervent que la mort accidentelle de son frère en juillet 1936, frappa, selon ses propres mots, « comme un avertissement divin », et mena au seuil du mysticisme. C’est vraisemblablement pendant le Tour 1937 – on le répute alors méditer chaque soir les écrits de Sainte Catherine de Sienne – qu’il hérite de ce surnom qui ne le quittera plus : Gino le Pieux.

Or, pour exaltée qu’elle fut peut-être, la foi de Bartali n’avait rien d’aveugle, relevant d’un humanisme profond et teinté de mélancolie. C’est de cette tonalité saturnienne qu’a su s’empreindre le beau « roman graphique » publié ces jours-ci aux Éditions Marabulles : « Gino Bartali, un champion cycliste parmi les Justes ». L’illustratrice Lorena Canottiere y dessine à traits sobres et dans ce chromatisme aussi subtil que limité (rouges, oranges, ocres – virant parfois au bleu glacial selon les exigences du récit) qui évoque la sanguine, la vie du héros à travers les heures sombres de l’Italie fasciste.

Ce registre tout en douceur qui semble fait pour estomper la brutalité du réel, donne l’impression d’adopter le point de vue Bartali lui-même, de voir le monde par ses yeux, d’enfant puis d’adulte, tour à tour, joyeux, incrédules, circonspects, tristes. La part du texte, réduite à l’os, confère au livre un côté « impressionniste ». C’est l’image qui, occupant parfois jusqu’aux bulles enfermant la parole des personnages, dit tout. Le scénario de Julian Voloj balaie des temporalités diverses, procédant par une alternance d’évocations fugaces et d’appesantissements – telle cette image, du vélo à la guidoline déchirée, abandonné par Gino qui cesse un moment de courir après la mort de son frère.

Bien sûr, le centre de gravité du récit, c’est le refus par Gino d’un régime fascisme qui l’instrumentalisa pourtant – l’obligeant par exemple à préférer le Tour au Giro, à des fins de propagande. C’est sa stupéfaction et son indignation à la promulgation des lois « sur la pureté de la race » qui obligèrent la famille d’un ami d’enfance à s’exiler à la campagne.

C’est donc surtout le rôle qu’il joue pendant la guerre : entré en résistance à l’instigation du cardinal Dalla Costa (qui à l’occasion de la visite d’Hitler à Florence déclara « refuser que soient vénérées d’autres croix que celles du Christ » !), le champion risqua sa vie à transporter des messages et de faux papiers d’identité dissimulés dans les tubes de son vélo. Au prétexte de s’entraîner, il parcourait ainsi des distances de plus de 300km, reconnus dans les villages qu’il traversait par des admirateurs ou des soldats allemands qui l’imaginaient tous préparer son retour à la compétition.

Il ne fit jamais mention lui-même de ces activités, et c’est en 2013 seulement qu’il fut élevé au rang de « Juste parmi les Nations » par le Mémorial de Yad Vashem. Bien entendu, sauver des dizaines de vies en risquant la sienne relativise l’exploit sportif, mais il fait surtout de Bartali le plus grand des champions, un héros sans héroïsation métaphorique.

 

« Gino Bartali, un champion cycliste parmi les Justes », par Lorena Canottiere et Julian Voloj – Éditions Marabulles

[Illustration : Éditions Marabulles – source : http://www.lequipe.fr]

 

thumb image

 

Escrito por Enrique Alpañés

Ander Izagirre salpica sus frases de «joderes» y las remata con «noes» en acento interrogativo. O quizá sea el vasco cantarín que este periodista imprime a su discurso, rico en inflexiones y en anécdotas. Se nota que vive de contar historias. Lo hace en ensayos, reportajes y libros, como el que está presentando ahora. Cómo ganar el Giro bebiendo sangre de buey (Libros del KO) es un recorrido en bici que arranca en la Italia de principios del siglo XX. «Era un país recién hecho», explica Izagirre en el libro. «Y el ciclismo, como todo lo que venía del norte, iba explorando con aprensión los territorios ignotos del sur».

De esta forma, Izagirre empieza un libro de aventuras en el que lo deportivo se mezcla con lo histórico y lo social. Hay batallitas y batallas. Hay fascismo, comunismo y dos Guerras Mundiales. Hay pobreza, picaresca y espectáculo. Hay mucha Italia en este libro.

Cómo ganar el Giro bebiendo sangre de buey nace de dos viajes. Uno que nunca fue, el que se frustró por un extraño virus que encerró a Ander Izagirre (y a media humanidad) en su casa durante tres meses. En lugar de volverse loco haciendo pan, él aprovechó para dar forma a todo el material que llevaba años recopilando sobre el Giro.

El segundo viaje, este fructuoso, fue el que hizo con su novia por media Italia al salir del confinamiento. Lo hicieron recorriendo en bici los senderos que luego describió tan bien en su libro. Entrevistando a muchos de los personajes que lo componen. «Me gusta mucho conocer el espacio y la geografía de las historias que cuento, entender los escenarios», explica el periodista. Estas ganas de conocer le han llevado a recorrer a pie los Apeninos (para su libro Cansasuelos), las depresiones geográficas más profundas del globo (Los sótanos del mundo) o las minas bolivianas (el multipremiado Potosí). Incluso se subió a otra bicicleta para recorrer las etapas del Tour de Francia (Plomo en los bolsillos).

El último libro de Izagirre analiza figuras míticas del ciclismo italiano como Coppi. Refleja el auge y caída de Pantani. Pero también se centra en destacar personajes alejados del podio y los focos como Florinda Parenti, campeona de Italia ninguneada por una prensa y una Federación tremendamente machistas. O Luiggi Malabrocca, que hacía lo imposible por quedar último en todas las etapas para ganar el premio de consolación y llevarse unas liras. Este libro habla del Giro, pero, sobre todo, habla de Italia. Habla de los italianos.

Y lo hace describiendo «un desfile de vampiros saltimbanquis, lunáticas, fascistas, partisanos, piratas y caníbales que pasó rodando desde los Alpes hasta Sicilia ante la puerta de millones de italianos». Conversamos con Izagirre, y de toda esta tropa de personajes decidimos empezar preguntando por los vampiros.

Cómo ganar el Giro bebiendo sangre de buey. Es un título fuertecito. ¿Te importaría contarme la anécdota que lo inspira y cómo lo elegiste?

Es por un episodio del primer Giro de la historia, el de 1909. Era una prueba salvaje. Los ciclistas salían de noche para hacer 400 kilómetros por caminos de tierra. Estaban obsesionados con la comida porque no la tenían garantizada. Tenían que buscarse la vida por ahí. Su teoría era que había que comer todo el rato, lo máximo posible.

Y hay uno, Clemente Canepari, que cuenta que pasaba por una granja justo cuando estaban sacrificando a un buey. Estaban recogiendo la sangre en un cubo. Al verlo se bajaron tres ciclistas, se acercaron corriendo, cogieron el cubo y se lo bebieron. Pensaban que sería una buena fuente de energía para seguir pedaleando. Era el dopaje de la época. Y la verdad es que el título lo pusimos en el último momento.

Hacía listas y listas de títulos y ninguno me convencía. Y este se me ocurrió y, con un poco de temor, se lo propuse al editor. Me parecía arriesgar un poco porque es un título largo, es un título chocante, pero está funcionando bien. No creo que la gente lo confunda con un libro de recetas o nutrición deportiva.

No es la primera vez que hablas de una competición ciclista para describir un país. Ya lo hiciste con Plomo en los bolsillos y el Tour de Francia. ¿Qué es lo que tiene este deporte que sirve para vehicular la historia y la sociología de un país?

Es que el ciclismo, en sus orígenes, lo crean periodistas para crear una gran aventura y eso se nota. El Giro [competición creada por el periódico italiano La Gazzeta dello Sport en 1909] lo inventan para que el público vaya al quiosco a comprar el periódico. Por eso tiene ese esquema de relato por entregas, como los folletines. Cada día se escribe una historia con sus héroes y antihéroes, con sus secundarios. Con días en los que no pasa nada y otros en los que se pone todo patas arriba. Es que es casi un género narrativo en sí mismo.

El ciclismo es el reflejo de lo que está pasando en el país, de cómo son las carreteras, de cómo es el deporte, de cómo es el público y de la pasión con la que lo vive. El Giro tiene unas aventuras bastante peculiares. Y hay toda una gama de personajes muy especiales, ciclistas que pueden ser partisanos comunistas o guardias fascistas. Hay mujeres revolucionarias, hay bandidos. Esta es la historia del Giro, pero está todo el rato la historia de Italia como telón de fondo. Están las guerras, está la dictadura, el clima social.  El ciclismo, además, recorre un país geográfica y físicamente, y se adapta a sus circunstancias. Por eso creo que refleja muy bien la situación de un país.

¿Qué diferencias y similitudes has encontrado entre la historia del ciclismo en Francia y en Italia? ¿Qué comparación haces entre los dos libros?

Francia es un poco la cuna. El Tour nace antes. Italia va un poco a remolque, pero enseguida demuestra una personalidad propia muy fuerte. Es un rasgo que mantiene hoy en día. Creo que el Giro sigue teniendo más ingredientes de aventura que el Tour. Tiene una conciencia muy viva de su historia, sabe que ha sido siempre una gran aventura a través del país.

Incluso los elementos geográficos. Meten etapas por carreteras de tierra, suben montañas en mayo, que puede que haya una avalancha de nieve y se suspenda la etapa como ha pasado este año. Está más abierto a lo que era el ciclismo, a la épica antigua. Y cultivan mucho la nostalgia. Están retransmitiendo el Giro y, cuando suben a un puerto más alto, te ponen imágenes en blanco y negro de Coppi pasando por ahí mismo. Tienen un sentido muy vivo del escenario, de cuáles son los grandes escenarios míticos, de cuáles son las grandes historias del Giro.

El Giro es superconsciente de su historia y de su peculiaridad. Y el Tour aspira a ser una gran prueba global, como la Fórmula 1 o las ligas de fútbol. Aspira a enganchar a todo el mundo, y para eso tiene que ser muy medido para que la audiencia se mantenga hasta el último día. Yo diría, resumiendo, que el Giro es más salvaje.

Sí, y tu libro refleja muy bien ese lado salvaje. Describes cómo los ciclistas del norte bajan a un sur desconocido y exótico. Casi parece un Dakar o un viaje de aventuras.

Efectivamente, el ciclismo de hace 80 años era una prueba de supervivencia en condiciones extremas. Y a la vez, como dices, es una exploración del país. Italia es un país que tiene un problema territorial muy grave. Había una diferencia norte-sur brutal, el sur no tenía ni carreteras hace cien años. Esa brecha se mantiene hoy en día. Por ejemplo, hay muy pocos ciclistas del sur y muchísimos del norte. ¿No es curioso? Y esa exploración del país le da un toque de aventura, como si fuera el diario de un viajero. Es que se van a Sicilia en 1907 y para ellos es como una aventura orientalista en un lugar exótico.

Has contado las historias del Tour y las historias del Giro. ¿Para cuándo un libro sobre las historias de la Vuelta a España?

Entre un libro y otro han pasado 15 años. No tenía en mente hacer los dos libros cuando empecé. Pero he tenido una relación fuerte con Italia en estos últimos años, iba a menudo allí, he recopilando historias poco a poco, haciendo entrevistas y la verdad, las circunstancias han sido las que han sido. Yo he hecho este libro porque se me ha fastidiado un viaje largo que tenía el año pasado por culpa de la pandemia. Me quedé en casa tres meses a escribir el material que tenía adelantado.

En cuanto nos levantaron el confinamiento cogimos las bicis y nos fuimos a Italia. Y, de repente, me encontré con que había escrito medio libro en el confinamiento. Y dije, pues esto lo tengo que escribir. El de la Vuelta, suelo contestar, pues ya lo haré en la próxima pandemia.

Esperemos entonces no leerlo nunca. Y ¿cómo fue ese viaje en bicicleta por Italia? Recorriste los escenarios que luego describes en el libro y entrevistaste a algunos de sus protagonistas.

Queríamos habernos ido más tiempo, hacer un parón laboral. Aunque bueno, para mí el viaje es parte del trabajo. Me gusta contar historias por el camino. Recorrimos Cerdeña en bici y luego hicimos desde Nápoles hasta Parma, de donde es mi novia. Hicimos la parte central de Italia. Luego hemos hecho otros viajes por los Alpes otras veces. Para mí era importante. Me gusta mucho conocer la historia y la geografía de las historias que cuento, entender los escenarios. Creo que es importante encontrar detalles y gente que mantiene viva la tradición oral del ciclismo.

En estos tiempos en los que las entrevistas se hacen por Zoom o por teléfono, como esta, ¿es importante que no perdamos el contacto con el entrevistado, que vayamos físicamente a los lugares?

Claro, a mí es lo que más me gusta. De hecho, lo hago, lo primero, porque me lo paso muy bien. Pero también creo que me van a salir los mejores detalles, las mejores historias. Creo que perder el tiempo es la mejor manera de encontrar historias. A veces, donde menos te lo esperas, en un pueblo perdido, puedes conocer a Florinda Paletti, que probablemente es uno de los personajes más desconocidos del libro y para mí, uno de mis favoritos. Era una mujer que en los años 70 intentó ser ciclista contra todos, contra todo el desprecio, contra toda la marginación… Poder estar en casa de esa señora en su terraza, escuchando sus charlas, viendo sus álbumes de fotos… Bueno, pues eso le da un valor especial que va más allá de buscar en la hemeroteca una crónica.

La historia, en general, la escriben los ganadores. Pero la historia que quieres contar sobre el Giro también hay perdedores como como Luiggi Malabroca. ¿Por qué?

Porque dan una galería mucho más completa de la gran aventura que es el Giro, de comportamientos, de personajes muy peculiares. Si solo nos aferramos a la épica… Ese es un pequeño vicio de quien escribe de ciclismo. Todos son grandes héroes, hazañas admirables, sufrimientos y carne de gallina. Bueno, eso creo que es un poco impostado. También hay miserias, hay trampas, hay traidores. Hay gente muy noble y gente muy cruel. Hay de todo. En esos secundarios creo que hay una variedad humana que es mucho más rica.

La de Malabrocca y la maglia nera es la historia del país. Es la historia de una Italia de posguerra en la que la gente pasa hambre. En ese contexto, el Giro pone unos premios para los que se clasifiquen los últimos. Y se desarrolla toda una picaresca muy divertida para llegar el último. Malabroca se hace famoso porque se esconde en los pozos y se va a pescar para llegar lo más tarde posible. Se convierte en un personaje muy popular, la gente le manda dinero al periódico. Esta historia es un reflejo de una sociedad también y es una variante mucho más interesante que las de grandes héroes y grandes hazañas.

Sí. Frases como «Me arde el culo» [que anunció Ganna a los periodistas tras ganar el primer Giro d’ Italia] quedan peor en libros de historia, pero son más auténticas…

Totalmente. Yo creo que hay que desinflar un poco la épica del ciclismo. Que, por supuesto, puede ser un deporte muy épico, pero hay que verlo con cierta ironía y quitarle importancia. Los propios protagonistas lo hacen muchas veces, creo que somos más los seguidores y los lectores los que nos venimos arriba. Y bueno, es una actitud ante la vida. Me parece más divertido, más sano tomar cierta distancia, restar gravedad o solemnidad a lo que, en el fondo, es un juego.

Además, quitando épica no solo todo es más divertido, también es más trágico, más oscuro. A mí me interesan los personajes que tienen muchas sombras, me interesa más la historia de Fiorenzo Magni que fue un gran ciclista, pero que tenía un pasado fascista que le persiguió siempre.

O Pantani, que era un gran, gran ciclista, pero que luego tuvo un final horrible y solitario. Se dopó, no lo reconoció, acabó hundiéndose en un pozo. Murió de sobredosis a los 34 años. Es una historia muy dura. Los últimos años de Pantani son una mierda, no son épicos. Pero yo no quería hablar sobre el maravilloso escalador que era Pantani, abundar sobre lo emocionante que es verlo ahora en YouTube. Es que me parece obviar una parte importantísima de su vida.

Para escribir este libro has cogido la bici para inspirarte. Pero no solo porque trate sobre el ciclismo, ¿no? La solapa de tu libro dice que pedaleas tus libros, que los caminas o que por lo menos das saltitos por el pasillo para parirlos. ¿Por qué? ¿Qué papel tiene el movimiento en tu proceso creativo?

Hay estudios neurológicos sobre el beneficio de un ejercicio suave. Pero bueno, yo, sin necesidad de estudios, siempre he creído que fuera así. No puedo estar tres días seguidos en casa sin salir a dar una vuelta en bici o a caminar al monte. Primero porque no me duermo y luego porque yo creo que el cerebro, cuando estás haciendo un ejercicio suave, cuando estás dando un paseo en bici, tranquilo, por el monte, de repente empieza a hacerte conexiones de ideas. Y cosas que tenías atascadas delante de la pantalla te salen solas. Cuando sales y te mueves se te ocurre un arranque o una frase que tenías atascada, la solucionas. Te vienen asociaciones de ideas. A mí me pasa mucho.

A veces voy en bici con mi novia o mis amigos. Pero me gusta mucho ir solo. Estoy tres o cuatro horas y así se me ocurren cosas. Al final es casi una necesidad física, moverte en bici o a pie. Irte a un sitio donde no tengas distracciones, donde no tengas teléfono ni pantallas. Simplemente dejar flotar la cabeza, que es una cosa que hacemos cada vez menos. Y yo también. Es como estar esperando en la cola de la carnicería y ¡pum!, sacas el móvil y estás entretenido. Ya no estamos ni cinco minutos un poco así, en Babia. Y creo que para escribir es importante estar un poco en Babia.

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

La pandemia ha impulsado en medio mundo modelos de espacio urbano en los que gran parte de la vida puede hacerse a pie. La capital de España sigue siendo una excepción

Atasco en la salida del túnel de la calle O'Donnell, junto al Parque del Retiro (Madrid).

Atasco en la salida del túnel de la calle O’Donnell, junto al Parque del Retiro (Madrid).

Escrito por Antonio Muñoz Molina

Hasta en Madrid puede haber momentos pastorales. Que duren tan poco hace que uno los aprecie más. Una de estas mañanas yo caminaba a la sombra fresca de unas acacias, antes de las nueve, apaciguando el paso y la respiración después de una carrera de 40 minutos por el Retiro, en un silencio en el que escuchaba bien mis pisadas enérgicas sobre la tierra y los silbidos largos de los mirlos, aunque también las segadoras y las desbrozadoras con que cuadrillas de operarios obedientes a la línea recta y al fanatismo del césped decapitaban sin piedad el esplendor de las hierbas y las flores silvestres. Una carrera solitaria por el Retiro a esa hora de la mañana lo provee a uno de bienestar para el día entero. Quizás porque me encontraba en ese estado me sobresaltó más la aparición, justo frente a mí, en mitad de la acera, de una de esas motos que antes se llamaban “de gran cilindrada”, rugiendo con ese escándalo que aprecian tanto sus propietarios. En este caso, el propietario acentuaba su empuje de marcialidad motorizada con un casco que le cubría la cabeza entera, y en el que llevaba incorporados, como un piloto de caza, un micrófono y unos prominentes auriculares. Vestía traje y corbata, y avanzaba por la acera con un visible orgullo de mostrar, como dice mi amigo Eduardo Barba, “lo que llevaba entre las piernas”. Venía derecho hacia mí, ejerciendo sin duda una de esas ventajas propias de la vida en Madrid, o “a la madrileña”, concretamente la de ir en moto por la acera, no como en esas ciudades socialdemócratas donde las aceras, y hasta algunas calles enteras, están reservadas tediosamente para los peatones, cuando no flanqueadas por carriles destinados al uso exclusivo de las bicicletas, segregados de la calzada principal con el fin exclusivo de fastidiar y oprimir a los automovilistas.

Como la moto no se apartaba de su trayectoria, juzgué más prudente hacerme a un lado, si bien no pude evitar un gesto no diré de ira, pero sí de contrariedad, y hasta de reproche: ese gesto mudo y universal de quedarse mirando y de abrir los brazos con un moderado aspaviento que equivale a una expresión: “Pero hombre…”. El hombre en cuestión, debajo de su casco bélico, se ve que albergaba una sensibilidad propicia a ser herida, porque nada más cruzarse conmigo frenó su cabalgadura, sin detener el motor, se subió la visera y me gritó con un vozarrón desafiante, tan ronco como el tubo de escape que inundaba en ese momento la acera de humo de gasolina: “¿Qué pasa?”.

Hemos entregado el territorio de todos a los intereses de los fabricantes de coches y de las compañías petrolíferas, igual que se entregó un derecho tan elemental como el de la vivienda a los especuladores de la construcción

Era una pregunta difícil de contestar. Dado que yo iba a pie, y en pantalón corto, y le doblaba la edad, preferí no volverme del todo y seguir mi camino, mientras la moto detenida seguía rugiendo a mi espalda y yo notaba en la nuca esa presión particular que indica la cercanía de un peligro. La suma del final de las restricciones causadas por la pandemia y de la victoria electoral de su celebrada lideresa ha desatado en los dueños de coches y motos de Madrid un fervor que sin duda nos envidian en otras capitales, tanto de España como del extranjero, más aún desde que el Tribunal Supremo tuvo a bien declarar ilegales las limitaciones al tráfico en el interior más congestionado de la ciudad, aquel Madrid Central que, con el pretexto de reducir emisiones tan tóxicas como la del dióxido de nitrógeno, buscaba en realidad suprimir bolivarianamente el derecho sagrado de cualquier madrileño a llegar en su coche o su moto a donde le dé la gana, si es necesario invadiendo las aceras, y a ir tan rápido y hacer tanto ruido como le pida el cuerpo.

En otras ciudades, la evidencia del daño físico y psicológico que causan el exceso permanente de ruido y la agresiva ocupación del espacio público está llevando a una búsqueda de lo que Anatxu Zabalbeascoa, en el suplemento semanal de este periódico, llama “la nueva tranquilidad”: una búsqueda, con aires utópicos, pero del todo practicable, de nuevas formas de habitar la ciudad, no de grandes proyectos a la manera del urbanismo autoritario de otras épocas, sino de intervenciones concretas, de cambios de hábitos, de simples actitudes de cooperación y convivencia, de apertura de los espacios ciudadanos al mundo natural y aprovechamiento sensato de los recursos que pertenecen a todos. Zabalbeascoa cita a la arquitecta Izaskun Chinchilla, que vindica derechos urbanos tan fundamentales como beber agua gratuita en una fuente pública o echarse la siesta en un banco.

En algunas ciudades ejemplares españolas, en Europa, en medio mundo, la excepcionalidad de la pandemia ha acelerado la transición hacia formas de transporte limpias, saludables y baratas como la bicicleta, y hacia modelos organizativos del espacio urbano en los que una gran parte de las tareas de la vida diaria pueden hacerse simplemente a pie. Es una revolución pacífica que tuvo como primera inspiradora a la gran Jane Jacobs, que con su activismo cívico en Washington Square y su libro The Death and Life of Great American Cities puso radicalmente en duda una ortodoxia a la que se habían rendido todos los arquitectos y todos los teóricos del urbanismo: que el coche privado era la forma natural y hasta progresista de transporte en la ciudad, lo cual era una forma de entregar el territorio de todos a los intereses de los fabricantes de coches y de las compañías petrolíferas, igual que se entregó un derecho tan elemental como el de la vivienda a los especuladores de la construcción. El precio que hemos pagado en daño ambiental, desigualdad y deterioro de la salud y el bie­nestar es exorbitante. Jane Jacobs y su grupo de mujeres indómitas desataron en Nueva York un movimiento que logró salvar el denso tejido del sur de Manhattan de una autopista que lo habría traspasado y destruido. Lo que ella quería preservar no era un cierto número de edificios del pasado, sino una forma de vida comunitaria hecha de lazos sociales, de plurales interacciones cotidianas, entre el comercio de pequeña escala y la vecindad.

Si Jacobs viviera, la asombraría la amplitud creciente de su éxito. Casi toda Nueva York se puede recorrer ahora en bicicleta por carriles seguros. En Madrid, ir en bici o cruzar a pie una calle puede ser todavía jugarse la vida. Gracias a sus autoridades regionales y municipales, Madrid permanece estancada en un paleolítico urbano en el que ir en moto por la acera o colonizar todo el espacio público con terrazas son todavía muestras esclarecidas de libertad.

 

 

[Foto: Samuel Sánchez – fuente: http://www.elpais.com]

Lluís Oliván publica ‘Vladivostok’ (Periscopi), una novel·la que no és de superació però sí de redempció

Lluís Oliván és l’autor de ‘Vladivostok’

Escrit per Carlota Rubio

Periodista cultural

Vladivostok (Periscopi) amenaça de ser una novel·la de superació, però Lluís Oliván és hàbil a l’hora de jugar amb les expectatives del lector. Relata la història del Tomàs, un home vell i solitari que viu en un poble fictici de la segona columna metropolitana. La narració el segueix de prop durant l’estiu del segon aniversari de la mort de la Magda, la seva dona. Aquest recorregut, però, no és un dol ni la recerca d’una gran veritat, sinó l’excusa que serveix a Oliván per desplegar tot el ventall de sentiments que viu qui entrelluca la mort (o Vladivostok) al següent revolt.

En Tomàs veu el món amb una mirada pràctica, egoista i poc donada a la metàfora. Va ser un jove amb inquietuds polítiques durant la transició, però la seva vida ha acabat regint-se per la utilitat en tots els àmbits. La narració se situa dos anys després de la mort de la Magda, quan el protagonista se sent lliure del dolor més intens de la viduïtat i sense gaire cosa a fer. No sent cap interès pel vitalisme infantil que la societat proposa per a la gent de la seva edat i fa intents tímids de donar un sentit al seu dia a dia: surt en bicicleta i dina menús amb el seu únic amic, que l’intenta convèncer de trobar una nova parella i engrescar-se en l’independentisme pre-1 d’octubre. Viu a Palaudàries, un poble residencial imaginari que, explica Oliván, “no és rural ni urbà, aporta una idea de parcel·la que funciona bé pels personatges solitaris”.

La monotonia que viu en Tomàs és travessada per dos canvis. En primer lloc, a la casa del costat, hi arriba una veïna nova i el seu fill adolescent, amb els quals en Tomàs començarà a entaular una relació. Ella només pren males decisions i el fill només s’hi rebel·la a la manera clàssica (porta gorra, fuma porros i suspèn assignatures), i en Tomàs se sent útil ajudant-los. En segon lloc, tot i no haver estat mai lector, dona una oportunitat als llibres que la seva dona va deixar pendents a la tauleta de nit, fet que li permet descobrir la literatura com a forma de coneixement. A mesura que va llegint els llibres, recupera el blog de la Magda i hi escriu les conclusions que resulten d’analitzar la vida amb el filtre literari.

Tot plegat duu a imaginar el protagonista començant una segona vida plena de conclusions ensucrades i donant sentit als seus últims dies gràcies al caliu familiar retrobat i a la força de la literatura, però no és així. Vladivostok és una novel·la constantment anticlimàtica perquè Oliván ens porta a llocs comuns per, tot seguit, arrencar-nos-els de les mans. I l’escriptor reforça aquesta idea lúdica de l’escriptura amb un narrador que, de tant en tant, intervé per mostrar la tramoia al lector. El primer cop que es manifesta ho fa així: “Ens agradaria explicar què somia per entendre una mica millor les obsessions del Tomàs, però no ho sabem perquè el nostre instint de tafaner ens ha dut a un pam de la finestra de la casa veïna i ja no en sentim ni els roncs. Disculpeu-nos. Preferim els fets als somnis, l’acció a la psicoanàlisi”.

El fet de mostrar l’engranatge narratiu al lector permet que l’atenció es desplegui en moltes direccions. No és tan interessant saber com acabarà la història entre en Tomàs i el veí adolescent com la precisió amb què es retraten les seves contradiccions quotidianes de l’arribada a la vellesa. En Tomàs es baralla amb el desig, un cos decadent, la desavinença amb el seu fill expatriat als Estats Units i la frustració de les expectatives polítiques de joventut. Tot això, Oliván ho retrata sense gaire descripció i amb molt gest: una de les millors imatges de la novel·la és la d’en Tomàs repartint pòstits per la casa per recordar el nom de la seva neta que no parla català.

Tot això es desenvolupa amb la presència constant de la caravana que en Tomàs i la Magda havien comprat per viatjar a Vladivostok, una ciutat russa on no passa res gaire rellevant. El viatge somniat és allò que va unir la parella durant els darrers anys junts, però a causa de la mort de la dona, la caravana i la imatge de la ciutat es transformen en un recordatori permanent del destí proper. A Vladivostok no hi ha un viatge de superació, però sí la redempció de mirar-se les coses de cara.

 

[Font: http://www.nuvol.com]

Dans Un Vélo contre la barbarie nazie (éd. Armand Colin), le journaliste italien Alberto Toscano revient sur l’incroyable destin de Gino Bartali, ce grand coureur cycliste ayant remporté de nombreuses courses, mais ayant aussi, au péril de sa vie, sauvé plusieurs centaines de Juifs italiens pendant la Seconde Guerre mondiale.
 
Livre préfacé par Marek Halter. Rencontre animée par Jean-Marc Finn. Italie 1943. Des personnes de bonne volonté disent « non » à la barbarie nazi-fasciste des persécutions raciales et des déportations. Parmi elles, Gino Bartali, un célèbre cycliste, refuse cette compromission au nom de ses idéaux et de sa foi catholique. Alberto Toscano nous fait partager l’incroyable destin de ce grand sportif, et revivre les moments dramatiques de l’Italie et de l’Europe au XXe siècle. Bartali a été à la fois un homme merveilleusement simple et un champion capable de s’engager pour les valeurs auxquelles il croyait. Par son courage et sa détermination, il a permis le sauvetage de plusieurs centaines de Juifs persécutés par les nazis.
« Il faut lire le texte d’Alberto Toscano. Il se lit comme une aventure et, de surcroît, restitue une page qui manquait au si passionnant et si actuel livre de la vie. » MAREK HALTER
* * *
Les amateurs de la « petite reine » connaissent Gino Bartali (1914-200), ce cycliste italien dont la carrière fut marquée par sa rivalité avec Fausto Copi. En revanche, ils ont longtemps ignoré que ce vainqueur de deux Tours de France (1938 et 1948), trois Giro (1936, 1937 et 1946) et neuf grandes classiques, s’est également illustré en sauvant la vie de 800 Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Fervent catholique, « Gino le Pieux » est très proche du cardinal Elia Dalla Costa qui n’a pas hésité à mobiliser le clergé pour sauver des Juifs de la déportation pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre du réseau créé par le rabbin Nathan Cassuto (arrêté et déporté à Auschwitz-Birkenau). Suite à l’occupation de l’Italie par l’Allemagne en septembre 1943, Gino Bartali rejoint ce réseau où, grâce à sa couverture idéale de coureur cycliste, il devient passeur et va jouer un rôle important dans le sauvetage des Juifs.
Connu pour les longues distances d’entraînement qu’il parcourt à vélo, Gino Bartali va ainsi faire passer des faux documents destinés aux Juifs et dissimulés dans le cadre de son vélo. En cas d’arrestation et de fouilles, Gino Bartali s’appuie sur son statut de cycliste professionnel : il demande que l’on ne touche pas sa bicyclette, calibrée au millimètre près pour atteindre une vitesse optimale. « Dans la même journée, il faisait parfois 200 kilomètres à l’aller, et 200 kilomètres au retour.  Et ces faux papiers permettaient à des Juifs, réfugiés dans des couvents, de retrouver la liberté, sous une fausse identité », précise Alberto Toscano.
Il garde ses récits pour lui
Après la guerre, Gino Bartali ne parlera pas de ses actes de résistance. « Le bien », disait-il, « on ne le fait pas pour le crier sur les toits ». Estimant que cette histoire lui appartient, il refuse que ses actes de résistance soient médiatisés. « Il a toujours dit que cela devait rester dans sa mémoire à lui, qu’il ne voulait pas se glorifier du sacrifice des autres. Parce que d’autres personnes avaient perdu la vie, à la suite de leur engagement dans le même réseau. Il voulait garder ces récits pour lui. Il a toujours affirmé qu’il ne voulait être populaire que pour ses exploits sportifs. Et que le reste était gravé dans son cœur », raconte Alberto Toscano. L’essentiel de ses actes de bravoure et de son courage demeure donc méconnu pendant de nombreuses années. Mais grâce à la détermination de Sara Corcos, la sœur du rabbin Cassuto, l’héroïsme et le courage de ce sportif ne relèveront plus du secret. Travaillant au Centre de documentation juive contemporaine de Milan, Sara Corcos a pris contact avec Gino Bartali, mais ce dernier lui a signifié qu’il n’accorde aucune interview. Ce n’est que lorsqu’elle lui révèle son lien de parenté avec le rabbin Cassuto qu’il accepte de témoigner… à condition de ne pas être enregistré.
En 2013, Gino Bartali est enfin reconnu (à titre posthume) Juste parmi les Nations par Yad Vashem et en mai 2018, lorsque le départ du Giro est donné à Jérusalem, il est fait « Citoyen d’honneur de l’État d’Israël ».
 
[Source : http://www.cclj.be]

Escrito por CARLOS CRESPO FLORES

El eucalipto es una especie forestal que recorre la novela MUERTA CIUDAD VIVA[1], de Claudio Ferrufino; acompaña al protagonista en su recorrido etilo-erótico por la ciudad y valle de Cochabamba.

Introducida en el país a fines del siglo XIX desde Australia durante el auge minero, se ha adaptado a los ecosistemas del país, más allá de los impactos ambientales que provoca, sobre la humedad y fertilidad del suelo. El eucalipto (Eucalyptus L’Hér) es definido por la Guía de Árboles de Bolivia[2], como

“Árboles grandes o arbustos, con corteza exfoliante que se desprende en láminas; hojas alternas o subopuestas, lanceoladas o falcadas y asimétricas, glabras rara vez pilosas, pecioladas o subsésiles, generalmente con puntos translúcidos. Flores pequeñas en umbelas o cabezuelas, a veces en panículas axilares, pediceladas o subsésiles; el cáliz lobulado caliptriforme, con una tapa o capuchón que resulta de la unión de pétalos y sépalos. Fruto un pixidio. Género australiano y de la región malaya, con más de 1000 especies” (Killeen, García & Beck, 1993:581).

Las formas de sus hojas y proximidad con el poeta, reafirman a Ron Loewisohn su conexión con esta especie:

Aquí están los eucaliptos

con sus hojas que gotean;

en la luz gris azulada de la madrugada

están juntos en la arboleda

como

nueve hermanos de pelo oscuro y piel suave

hermanos. -Parecen así (extrañamente)

relacionados conmigo.[3]

En Bolivia, son tres las especies cultivadas mas importantes, de ellas, en Cochabamba se planta la E. camaldulensis Dehnh (Killeen, García & Beck, 1993:581), y a lo largo del siglo XX ha formado parte del escenario paisajístico valluno. Es altamente probable que el escritor Claudio Ferrufino disfrutaba de esta especie.

Para el protagonista de Muerta ciudad viva, su “espíritu rural, primigenio, campesino” está conectado con el eucalipto, su “susurro” y su “aroma”; de ahí que busque su “sombra, cuando tiene problemas, depresión o ansias” (112). El fresco olor mentolado del eucalipto seduce a Claudio, a través de su personaje. En un viaje a Oruro, por tren, atravesando “parajes memorables…, a pesar de las ventanillas cerradas, el aroma de eucalipto llenaba los dos vagones de que se componía la máquina” (53). En otra escena, luego de una violenta pelea de borrachera, toma un taxi, para hallarse “echado entre eucaliptos, a la vera de la senda de tierra cerca del canal grande de riego. El sol agrada. La sombra acoge. Las hojas de eucalipto silban una monótona pero sublime canción. Y las pepitas de molle rojo alrededor hablan de asuntos dulces de infancia” (14). La asociación de este árbol mirtáceo, con el placer y el bucolismo valluno, es evidente.

En uno de los recorridos hacia su casa, camina “al lado de las canchas auxiliares de fútbol”, donde solía jugar, “antes de encontrar las preferencias del trago y del culo” (140). El lugar “olía a eucalipto”, provocándole una “extraña sensación”. Efectivamente, en la década del 60’-70’s’ hubo un arbolado en los límites de este espacio deportivo conexo al stadium departamental, donde el eucalipto destacaba.

Otro momento de incursión en bicicleta al entorno rural valluno, por el camino de Condebamba: visualiza “eucaliptos jóvenes, de tonos grises, (que) lucen gotitas de rocío” (109). La juventud del arbolado que observa Claudio evidencia la posibilidad que sean rebrotes. No olvidar que el negocio de los “callapos” se extendió luego de la reforma agraria, talando árboles de eucalipto para troncas y leña, que luego rebrotan.

De una de sus amadas, Eszter, recuerda que olía a eucalipto (116)[4], y esta lo compara con un eucalipto (113). En el periodo retratado por la novela (principios de los 80’s), el arbolado de eucalipto en el campus universitario de San Simón era importante, particularmente entre las facultades de Derecho y Humanidades, del cual hoy quedan algunos individuos. El estudiante apasionado busca a Eszter, atraviesa “los eucaliptos de cincuenta metros (que) guardan unas aves extrañas en sus copos” (83); parecen zancudas, aquellas que visitan también la laguna Alalay como parte de su escala migratoria. Más aún, cuando se entera que ha fallecido Eszter, para recordarla, toma el micro hacia Tiquipaya; por las faldas de la cordillera, sospecho, recorre lugares que habían visitado. Y, por supuesto, están ahí los eucaliptos, “que se inclinaban hacia la izquierda”, debido al “soplo (que) bajaba de una quebrada casi al frente” (121).

Con Silvia, otra novia, están en el río de Chocaya, desnudos, dentro “el agua fría”. El joven realiza un acto pagano religioso: “remojé ramitas de eucalipto azul para utilizarlas como hisopo. Yo te bendigo, coito” (131).

Similar a un cazador vigilante de su presa, el majestuoso árbol le sirve al protagonista como lugar de acecho: “miro a Frances Mallotto desubicado desde un eucalipto. Lo hago al sorber cerveza amarga, calculando los pasos para intentar el ataque” (86). En determinado momento deja “el refugio del eucalipto” para “encararla” (86).

La conjunción eucalipto, molle, agua, es distintiva del paisaje valluno; es con esta vista donde el erotismo fluye: “copulan a orillas de un río seco, apoyados en un molle, con un arroyo corriendo por la espalda, mitad metidos en el agua, entre eucaliptos que bordean una herradura…” (149).

El eucalipto es parte de la fiesta rural en el valle. No solo como leña en la fabricación de la chicha, sino también en la habilitación del espacio festivo. En un matrimonio al cual asiste con sus amigos, observa que “se habían cortado jóvenes eucaliptos para las columnatas que sostendrían la carpa… (para) albergar a doscientas personas” (174).

En su periodo de caída en el alcoholismo y desdicha, el héroe trágico de la novela, visita a un amigo, quien le pagaba tragos de cuando en cuando”, para platicar sobre “los compañeros comunes, de Abel, de situaciones como la del Jallalla. Aires de eucalipto…” (188). Buscando a una de las novias, que había huido luego de una violenta trifulca, “bajaba y entraba a los bosquecillos de eucalipto, a los huertos frutales llamándola” (185). Aun en sus momentos de alucinación alcohólica, el eucalipto se halla presente: “bajé, desmonté cerros y esquivé árboles de tara que se veían solitarios entre molles y eucaliptos” (168). Ahí, el eucalipto se torna sombrío: “las hojas afiladas de los eucaliptos dan la sensación de árboles con cientos de puñales colgantes” (66).

En la última escena de la novela, convertido en aparapita, vemos que se prepara “con agua hirviente y metanol, con raspaditos de naranja, un trago” (206), mientras “los eucaliptos se despiden dialogando con la brisa (y) los pájaros lo hacen con barullo. No voy todavía a dormir” (206).

[1] Ferrufino, Claudio (2013) Muerta ciudad viva. Santa Cruz: Editorial El País. 206 pp.

[2] Killeen, Timothy J., García E., Emilia & Beck, Stephan G. (1993) Guía de arboles de Bolivia. La Paz: Editorial del Instituto de Ecología. 958 pp.

[3] Loewisohn, Ron (1968), “The eucaliptus trees”. En Poetry. Vol. 112. No 2. Pp. 105-106. Traducción libre: C.C.

[4] El protagonista imagina a Eszter que “se reclina en un cuadro de maja boliviana, en marco de eucaliptos y buses achacosos…” (201).

_____

[De INMEDIACIONES – reproducido en sugieroleer.blogspot.com]

Lo ciclisme ocupa una plaça totjorn que mai importanta dins lo païsatge esportiu francés, e sus lo territòri occitan, ont avèm de mai en mai de corsas de nivèl mondial. Es una realitat, lo sud de l’estat francés es conegut dins lo mond del ciclisme, en Euròpa e dins lo Mond, portat per mai d’un massís montanhòl, coma o veirem mai tard. Aquel territòri es d’alhors tanben una tèrra de campions del ciclisme que son coneguts internacionalament.

Escrich per Hugo Trocellier

Las diferentas corsas

Abans de parlar de las diferentas corsas presentas sul territòri occitan, cal far una pichòta remembrança de cossí se debana lo ciclisme al nivèl mondial. Es desseparat en tres categorias ; las corsas World Tour son las corsas mai complicadas e reservadas a las còlas las melhoras. Retrobam aprèp las corsas UCI Proseries e enfin las corsas Europe Tour.

Lo territòri occitan es present dins caduna de las tres categorias, çò que mòstra plan son importància dins lo ciclisme mondial.

Comencem per las corsas Europe tour, que son las mai presentas. Es lo grand prèmi de ciclisme La Marselhesa que comença l’annada, en general fin genièr, puèi es l’Estela de BessejaTorn de Gard a la debuta de febrièr. Una corsa importanta al nivèl europèu es lo Mont Ventoux Dénivelé challenge qu’atira en general los grands ciclistas per se mesurar a las pendas del mont Ventor. Un autre torn important es la Rota d’Occitània que partirà ongan de Sant Africa e arribarà quatre jorns puèi a Rocamador. Podèm retrobar d’autras corsas Europe tour que se debanan sul territòri occitan mas mens importantas, e donc an mens de mediatizacion, coma lo Torn d’En.

Al nivèl UCI Proseries, las rotas occitanas son tanben plan representadas amb tres corsas, la Faun Ardeche classic que, coma son nom o indica, se debana en Ardecha, la Royal Bernard Drome classic e la mai importanta, lo Torn de Provença, qu’aguèt luòc en febrièr e ont ganhèt Ivan Sosa, ciclista d’esquipa INÈOS. Ongan, lo Torn de Provença aguèt una granda exposicion amb mai que mai la preséncia de Bernal, Alaphilippe (campion del Mond) e Sosa. Son d’alhors eles que finiguèron sul podium. L’edicion 2021 foguèt marcada per una ascension del mont Ventor, gigant del ciclisme mondial.

Tanben, retrobam lo territòri occitan al nivèl World Tour dins tres corsas, lo París-Niça amb tres estapas sus sèt, lo Criterium del Daufinat que partirà de Soire e qu’arribarà a Les Gets dins los Alps. E enfin lo territòri occitan ocupa una plaça fòrça importanta dins la corsa considerada per d’unes coma la corsa mai complicada, lo Torn de França. Cada annada dempuèi sa creacion, lo torn de França met un punt d’onor a passar per lo Massís central, los Alps e los Pirenèus. Son aquestes massisses qu’an fach la reputacion del Torn e del territòri occitan, de tèrras rufas amb mai d’un còl, coma o anam veire.

Tres massisses importants

L’importància del territòri occitan dins lo mond del ciclisme s’explica vertadièrament gràcias als diferents massisses montanhoses. Podèm clarament definir tres massisses importants, los Alps, lo Massís Central e los Pirenèus. An fach la reputacion e la legenda de las rotas occitanas ont avèm agut l’escasença de veire de corsas e d’estapas mai espectaculosas las unas que las autras. Retrobam de còls que pòdon èstre a mai de 2000 mètres d’altitud.

Del costat dels Pirenèus, podèm comptar una quinzenat de còls importants. Lo mai important, lo mai conegut, lo que fa somiar los ciclistas amators e professionals es ben evidentament lo legendari còl del Tormalet que culmina a 2115 mètres. Lo Tormalet a fach sa legenda amb lo torn de França e sas arribadas a sa cima que foguèron a cada còp espectaclosas. D’autres còls an tanben fach la reputacion de Pirenèus, coma per exemple lo còl de Pèira Sorda (1569 m), lo pòrt de Balès (1755 m) o encara lo còl de Palhèras (2001 m).

Los Alps son lo segond massís important del territòri occitan, subrondan tanben de còls e d’istòrias que son dintradas dins la memòria collectiva. Lo còl qu’es mai representatiu dels Alps es per ieu l’Alp d’Ueis ont visquèrem (coma franceses), de moments de jòia (coma la victòria de Thibaut Pinot en 2015) e de moments de tristesa (es a l’Alp d’Ueis que Thomas Voekcler pèrd lo malhòt jaune en 2011). Retrobam tanben dins los Alps lo còl de Galibier (2642 m), lo mont Ventor (1910 m) o encara lo còl d’Iseran (2770 m). Totes aqueles noms an un grand resson dins lo mond del ciclisme internacional e permeton donc de metre endavant lo territòri occitan.

Lo Massís Central es diferent dels Alps e dels Pirenèus, retrobam pas de grands còls a 2000 mètres mas, es un territòri ont es fòrça complicat de trobar de rota plata. Es un platèl a environ 1000-1500 mètres, e ont avèm pas un mètre planièr (i a totjorn un desnivèl positiu o negatiu).

Los ciclistas occitans

Per acabar, parlarem dels diferents ciclistas que son originaris del territòri occitan. A l’ora d’ara dins l’escabòt i a mai d’un ciclista, mai o mens coneguts que son nascuts sus las rotas occitanas. Retrobam Romain Bardet, originari de Briude, Rémi Cavagna, de Clarmont-Ferrand, o encara Pierre Latour, del departament de Droma.

D’autres ciclistas mai ancians faguèron somiar los franceses, coma Laurent Jalabert de Tarn, Nicolas Portal de Gers o encara Pierrik Fedrigo d’Òlt e Garona. Podèm donc dire que lo territòri occitan a vist nàisser de campions, que sián d’esprintaires o d’escalaires. Aquela granda preséncia es subretot deguda a la preséncia, coma o avèm ja vist, dels tres massisses. An una vertadièra influéncia e permeton als joves de començar lo ciclisme dins de bonas condicions.

Per conclure, podèm dire que lo territòri occitan jòga un vertadièr ròtle dins lo ciclisme mondial. Lo territòri s’apièja sus tres pilars, los Alps, los Pirenèus e lo Massís Central. Es una vertadièra riquesa pel territòri occitan que deuriá èstre mesa mai endavant, a travèrs d’una visibilitat mai granda del ciclisme. Es un espòrt qu’ensaja de se promòure mas i a encara dins lo cap de mai d’una persona l’imatge de ciclistas dopats. Pensi qu’i a un vertadièr trabalh de far per los dirigents del ciclisme per melhorar l’imatge d’aquel espòrt e motivar los enfants a far de ciclisme.

 

Hugo Trocellier nasquèt en Marjarida en l’an 2000. Comencèt l’occitan en opcion al collègi fins al licèu, e après lo bachelierat anèt viure a Montpelhièr. Actualament, es en licéncia d’occitan a l’Universitat Pau Valèri de Montpelhièr amb l’objectiu de venir regent dins las escòlas bilinguas.

 

[Imatge: dendoktoor – poblejat dins http://www.jornalet.com]

La notable película de la belga Delphine Lehericey combina su potencia artística con un relato íntimo de un drama rural acontecido en medio de un desastre ambiental

Imagen de ‘El horizonte’.

Escrito por Javier Ocaña

No pocas películas han hablado de la amenaza de un cataclismo universal para relatar el fin de un mundo mucho más pequeño pero no menos relevante: el individual, el personal. Con La última ola (Peter Weir, 1977) y Take Shelter (Jeff Nichols, 2011) como posibles paradigmas, y con Magnolia (Paul Thomas Anderson, 1999) en una línea apocalíptica coral, esas historias estaban plagadas de bruscas granizadas en verano, de lluvias negras, de tornados, tsunamis, malos augurios y aguaceros de ranas, pero también de calamidades mentales, de hundimientos íntimos.

Siempre desde el punto de vista del crío, de su mirada esquiva, airada e incomprendida, Lehericey filma a una familia que se desploma por culpa de, simplemente, la vida: de un amor adúltero oculto, del cotilleo de las pequeñas comunidades, de la dureza del trabajo, del resquemor violento, del encuentro con el complejo sexo adolescente. El drama irrumpe con fiereza, entre gallinas que estiran la pata ahogadas por el sudor, pero contrastando con unas características formales de exultante colorido artístico: una preciosa luz de tonos amarillentos, una especialísima banda sonora de Nicolas Rabaeus, entre la electrónica, la abstracción y el rock sinfónico de la época en la que se desarrolla la historia, que otorga al mismo tiempo una atmósfera de inquietud y una claridad tonal.

Y, sin embargo, allá al fondo, hay un horizonte, físico y metafórico, que en estos días de peste real contemporánea adquiere una categoría superior. Una nueva etapa vital, la de la asunción de que la vida no es como nos la habían pintado, la de la brisa y la calma. Un desenlace que, acudiendo de nuevo a la música, pero esta vez diegética, desde dentro, y en un estilo radicalmente distinto, la directora marca con una pieza universal: la Sinfonía del Nuevo Mundo, de Antonín Dvorák.

[Fuente: http://www.elpais.com]

 

Samuel Beckett

Samuel Beckett, 1964

Publicado por Marcos Pereda

John Wisden lo llaman «la pequeña maravilla». El jugador más polivalente de su época, dicen. Debuta en primera categoría con el Sussex, condado del que es natural, cuando tiene solo diecinueve años, en 1845. Después defendió los colores del Country Club de Kent y del Middlesex. Nada menos que ciento ochenta y siete partidos al más alto nivel, con un promedio superior a los diez wickets por encuentro. Todos coinciden en que es una pena su pronta retirada, a unos tiernos treinta y siete años. Por reuma, además, cosa poco dada a romances, para qué engañarnos.

Claro que John Wisden jugaba al críquet, y tampoco es la actividad más frenética que uno pueda echarse a la cara.

Si hoy nos acordamos de este Wisden es porque desde 1864 decidió lanzar anualmente su Wisden Cricketers’ Almanack. Básicamente la Biblia del críquet, para entendernos. Récords, estadísticas, resultados, reglas, algunas crónicas poco polémicas y biografías de los mejores jugadores. Actualizado año a año, hasta nuestros días. Trabajo minucioso, ya ven, un poco como contar granos de arena en la playa. Solo para aventureros, en definitiva.

Claro que, a veces, te encuentras con curiosidades. Uno tiene que rebuscar, no se crean, pero acaban apareciendo. Como la ficha de Samuel Beckett, nacido el 13 de abril de 1906 en Foxrock (Dublín), que jugó para la Dublin University y era zurdo con el bate y zurdo-medio a la hora de lanzar.

Sí, amigos, nuestro muy nihilista autor, el mago del absurdo y el humor negro (o grotesco, o visionario, depende de a quién pregunten ustedes) fue deportista de alto nivel. O lo que sean los que juegan al críquet, vaya. Y así sale en los libros. En los que no van sobre literatura, se entiende. Acompáñenos y se lo contaremos.

Ah, le advertimos que por aquí van a ir apareciendo también gigantes, gafotas, lores y un par de escritores norteamericanos dándose de hostias mientras Francis Scott Fitzgerald hace de árbitro. La vida misma.

Ese muchacho de gafas que juega al críquet

Tiene el pelo corto, de color claro. Orejas que sobresalen y ponen el rostro entre paréntesis. Ceño fruncido, ojos de mar enmarcados por unas gafas redonditas. Gorra blanca con un escudo en el centro. Cara de devolver todas las hostias que alguien (más grande, más loco) quiera darle.

Es una foto de Samuel Beckett. En el colegio, en el Portora Royal School de Enniskillen. Allí es donde empezó a jugar al críquet, y posa, orgulloso, con el uniforme del equipo. Un más que correcto competidor que seguirá volcado en este saludable pasatiempo durante su paso por el Trinity College de la universidad dublinesa. Jugará sendos partidos en los años 1925 y 1926. Ambos contra Northamptonshire, por aquello de la rivalidad. Dos derrotas, por cierto. Un total de treinta y cinco carreras en cuatro entradas. Defensor aceptable, correoso, combativo. Eso sí, en esos encuentros no consiguió ningún wicket (que, al parecer, es algo muy importante en este deporte, además del abrazable, pero a la larga nefasto ewok que encuentran Han Solo y la princesa Leia en El retorno del Jedi).

Lo cierto es que el pequeño Samuel ya tenía fama por aquel entonces. Destacaba en los deportes. Récords aquí y allá. Nadando, corriendo. En diferentes equipos. Ah, en todos destacaba por su agresividad, por su mala baba. El chico de las mejores notas era, también, el rival más fiero cuando se ponía los pantalones cortos. Toda una estrella del trash talking, de la competitividad extrema.

Por cierto, la entrada de Beckett en el Wisden Cricketers’ Almanack que citamos antes contiene un error. Las iniciales de Samuel Barclay aparecen como «S. V.», un claro ejemplo de que el manejo errático de la «b» y la «v» no es algo propio de los mileniales.

Ya ven, gana un Nobel de literatura para esto…

Beckett más allá del críquet (y la literatura)

Hay más, no se vayan a pensar. Más al margen del críquet, digo. Que, oigan, a mí eso de las pelotitas, los bates que parecen remos-de-los-de-golpe-de-remo y los uniformes blancos me parece de lo más atractivo. Frenético, incluso. Pero aquí hemos venido a jugar, ¿no? A fracasar más veces, a fracasar mejor.

Frase de deportista, esa. De las que se ponen en alguna red social después de subir los datos de tu último entrenamiento. Vean, vean, mens sana in corpore sano. En fin, da un poco de repelús, algo así como lamer un sofá con tapicería de fieltro. Ustedes me entienden. Y Samuel seguramente también, porque el tipo era un aficionado de los buenos. Le gustaba la confrontación, el contacto, ese sudor entre viril y homoerótico que se nos pone a veces mientras nos quedamos sin resuello. La palabra, la palabra es lo único que tenemos.

Beckett practicó igualmente rugby. Tiempos del College, claro. Era bueno, no se crean, titular en el equipo principal del centro. Y un aficionado furibundo del XV del Trébol. Mientras duraba el Cinco Naciones Samuel Beckett no aceptaba plan alguno para los sábados por la tarde, concentradito en el «Amhrán na bhFiann» y esas cosas. Cuenta, además, que su francofilia encontraba allí el límite natural: jamás pudo apoyar a los galos frente a la selección de su país natal. Ah, y también le dio a ratos al boxeo, que es una cosa como muy de escritor. ¿Quieren un ejemplo gratis? Aún resuenan ecos del mejor combate literario que viesen jamás los tiempos. Nada menos que un Ernest Hemingway vs. Mosley Callaghan, con Francis Scott Fitzgerald de árbitro. Fue en París, y el muy testosterónico Ernest besó la lona (en realidad la alfombra de su salón, porque aquello fue un poco improvisado) ante la mirada ausente de un Scott pelín despistado (y ebrio). Ya ven, la cosa venía de atrás.

¿Más? Natación, claro. Tenis y golf, dos clásicos si habías nacido en esas islas tan locas que hay entre Francia e Islandia. Y ver fútbol, aunque aquí no exhibiese la pasión de un Camus o un Quiroga. En fin, que estaba hecho todo un connaisseur, uno de esos muchachos sanotes que se apoltrona durante el fin de semana zapeando entre diferentes versiones de tipos congestionados con la piel brillante. Un poco como su vecino del quinto, vaya, no mire para otro lado, no…

Y después tenemos la conexión más deliciosa. Una de esas historias que hay que contar como te las cuentan, aunque sepas que igual no sucedieron exactamente así. De las de se non è vero. Tan sorprendente. Tan, sí, simbólica.

Samuel Beckett vive en Ussy-sur-Marne, un pueblecito de apenas seiscientos habitantes situado a medio centenar de kilómetros de París. Se mudó allí en 1953, después del estreno de su Esperando a Godot, y ese sitio tan aparentemente anodino será hogar hasta su muerte. En esa misma localidad moran los Roussimoff, un clan de inmigrantes (de procedencia búlgara y polaca). Boris, el cabeza de familia, tiene cierta relación con Beckett, porque ha sido él quien se encargó de buscarle los terrenos adecuados en Ussy-sur-Marne mientras el escritor estaba planeando la mudanza.

Los Roussimoff tienen cinco hijos, pero hay uno que destaca por encima de todos. Se llama André René, pero todos lo conocen como «Dedé». Un chico tímido, buen estudiante, que ama las matemáticas y los números. Y grande, muy grande. Enorme. Gigantesco. Dedé mide casi dos metros con apenas doce añitos. Un Hércules, un Maciste. Solo que aquello es un pequeño pueblo de la Île-de-France, y él únicamente un niño, así que el tema da más problemas que alegrías. Los mayores, claro, en la escuela. No hay sillas de su tamaño, tiene que escribir siempre encorvado. Hasta para ir tiene dificultades, porque su corpachón es tan grande que no entra, literalmente, en el autobús escolar. Así que todos los días camina mientras sus compañeros, esos pequeñajos, llegan cómodamente al colegio.

Cuentan que una mañana el irlandés extraño lo vio mojándose en una cuneta, avanzando a grandes zancadas con sus piernas de ogro bueno. Era el antipático invierno del norte de Francia y al recién llegado le dio pena aquel chaval. Así que, aprovechando que su coche era una especie de convertible, un Citroën 2 CV de esos que casi parecen una furgoneta, invitó al chico a subirse. Yo te llevaré a la escuela, tú eres Dedé, ¿no?, el hijo de Boris. Y el otro, apocado, sonríe. Así cada día. Para que no te mojes.

¿Y de qué hablabas allí con un futuro premio Nobel de literatura, André? ¿Del sentido último de la existencia, de la vida, de sus próximas obras?

André, ya mayor, rostro de Fezzik patilludo, rizos espesos en su pelo negro, sonreía y acababa soltando una carcajada. «De críquet. El señor Beckett solo me hablaba de críquet». Y volvía a reír.

Aquel Dedé siguió creciendo. Más, y más, y más. Hasta que un día decidió que su tamaño iba a ser su trabajo. Y entró en el negocio del wrestling. Pasó a la historia como André el Gigante, un mito de estas cosas, un generador inagotable de leyendas. Ah, también participó en La princesa prometida, sí, sí, aquella película de «Me llamo Íñigo Montoya, tú mataste», etcétera. Ya ven, un icono sentado en el coche junto a otro. A veces la realidad nos regala las mejores historias.

Sobre todo, si las decoramos un poco. Porque, aunque ustedes escuchen la versión (detalle arriba o abajo) en un montón de libros, artículos y hasta documentales sobre André el Gigante, lo cierto es que no es del todo verdad. Lo contaba, años después de su muerte, Antoine Roussimoff, el hermano de Dedé. Que en Ussy-sur-Marne no había siquiera autobús escolar, por lo que todos los niños iban caminando hasta el colegio. Apenas dos kilómetros y medio, vaya. Y que a veces algunos vecinos sí paraban sus vehículos y llevaban niños hasta allí. Beckett entre ellos, claro. Pero lo hacía con todos, depende del día, no solo con André. A mí también me llevó, recordaba Antoine, y también a mis hermanas, no había ninguna relación especial con Dedé. Solo que él mismo se encargaba de alimentar la leyenda. Porque le encantaban las historias, disfrutaba con ellas y esta era de las mejores.

Además, la imagen resultaba tan evocadora… el viejo sabio, el joven enorme y bueno. En un coche perfectamente reconocible. Hablando de críquet…

Esperando a Godot (que tarda porque viene en bicicleta)

¿Saben ustedes por qué esperamos a Godot? Pues porque llega tarde.

Parece un chiste, ese donde aparece el acto de cruzar la carretera y un cadáver de bebé (no pienso explicárselo, porque paso de que cierren esta honrada revista cultural), pero igual no lo es. Porque, pásmense, Godot existió de verdad. Y venía en bici, así que tardaba. No es broma, no.

O, al menos, no del todo. La leyenda oficial nos dice que un día Beckett estaba paseando por París (o por otra villa francesa, depende de qué versión lea usted) y se encontró con una enorme multitud apostada al borde de la acera. El irlandés, intrigado, preguntó en voz bajita. Qué hacen ustedes. Oh, estamos esperando a Godot, le contestaron, es el ciclista más veterano del Tour de Francia, y aún no viene… Queremos aplaudirle. Los hay que añaden otro punto: Godot siempre, siempre, llega el último. Así que ir a ver las carreras es, sobre todo, esperar a Godot…

Suena bien, pero tiene un pequeño problema. Que jamás existió ningún ciclista que se apellidase Godot y corriera el Tour de Francia. Agua. ¿Y algo parecido? No necesariamente con esa grafía, pero sí que suene de forma similar. Ojo, que igual tenemos aquí la respuesta.

En El centauro cartesiano (léanlo, merece mucho la pena) Hugh Kenner cuenta lo que le dijo Beckett sobre este asunto: «Un ciclista veterano, calvo, un aficionado, siempre presente en carreras de pueblo e incluso en el campeonato nacional francés. Se llamaba Christian, apellido Godeau. Lo que, por supuesto, suena muy parecido a Godot». Perfecto, tenemos a nuestro culpable: Christian Godeau. Asunto cerrado. Solo que no es tan fácil, no podía serlo con Beckett, ¿verdad?

No existe ningún Christian Godeau. Sí hay, en la misma época, un Roger Godeau. Nos vale, ¿no? Incluso era calvo, lo que nos cuadra con la descripción de Samuel. Pero este Roger nunca participó en el Tour de Francia, ni siquiera era muy conocido en las carreras de ruta. Su territorio fue la pista, los velódromos. Y aquí nos llega la última vuelta de tuerca. La más rebuscada, quizá, pero oigan… hablamos de todo un premio Nobel.

Godeau se hizo grande, adquirió fama y dinero, corriendo en el Vélodrome d’Hiver de París. El mismo que utilizaron los nazis en la tragedia conocida como la rafle. Julio de 1942. Casi veinticinco mil personas (judíos, gitanos, homosexuales, izquierdistas, disidentes varios) encerrados en aquel lugar, sin agua ni comida. Cadáveres en las esquinas, olor a mierda y podredumbre. Cada poco, trenes que salen llevándose a un puñado de ellos. En dirección a los campos de Drancy, Pithiviers o Beaune-la-Rolande, y después a Auschwitz. Eso era, también, el Vel d’Hiv. Eso, quizá, es lo que quiso esconder Beckett tras el nombre «Godot». El recuerdo. La sinrazón. Una cierta forma de existencialismo abismal y absurdo. En bicicleta, además.

Aquí estamos. Seguimos esperando.

 

[Fotografía: Getty. – fuente: http://www.jotdown.es]

Paris aposta nas duas rodas como a chave da futura mobilidade urbana. Pandemia vem acelerando construção de centenas de quilômetros de vias exclusivas, e o número de ciclistas aumentou 62% em dois anos

Dezenas de pessoas pedalam pela ciclovia da rua de Rivoli, uma das ruas mais centrais de Paris. GONZALO FUENTES/REUTERS

 

Escrito por Silvia Ayuso

A menos que caia um temporal, todas as quartas e sábados, uma dezena de futuros ciclistas pedala com mais ou menos resolução pelo campus da Cidade Universitária Internacional, no sudeste de Paris. São adultos de todas as idades determinados a aprender a montar ou a melhorar a sua técnica. E cada vez o número é maior. “Houve um boom no último ano”, disse Louis Staritzeky, que há uma década ensina a andar de bicicleta na capital francesa. Também observou uma evolução dos alunos: chegam cada vez mais pessoas que “não se sentem muito seguras na bicicleta”, mas que estão dispostas a dominá-la para fazer dela o seu meio de transporte habitual. Como Milène Jarmelus, uma mulher na casa dos 40 anos que quer trocar o bonde pela bicicleta para ir trabalhar, um conceito que até já tem uma palavra própria em francês, vélotaf, uma combinação de bicicleta (vélo) e trabalho (taf). E há outra palavra para a revolução do ciclismo em Paris: vélorrution. A prefeitura municipal construiu centenas de quilômetros de ciclovias nos últimos anos (170 quilômetros em 2020) e o resultado é espetacular: o número de pessoas que se deslocam de bicicleta aumentou 62% em dois anos. E a pandemia de coranavírus acelera essa transformação dos hábitos pessoais e da cidade.

As buzinadas e o som de freadas repentinas que chegam do périph, o cinturão periférico de 35 quilômetros que circunda o centro da capital francesa, fazem Jarmelus e os demais alunos lembrarem que estão investindo em uma alternativa saudável e ecológica ao carro poluente. Mas também que é importante dominar a bicicleta se a pessoa quiser entrar na selva que ainda continua sendo o trânsito parisiense. E isso, considerando que para quem está em duas rodas as coisas melhoraram inegavelmente nos últimos anos na Cidade das Luzes. E continuarão a melhorar.

A equipe da prefeita socialista Anne Hidalgo fixou como meta 2025 para completar sua vélorrution, como a revista L’Obs chamou as medidas, em um trocadilho entre bicicleta e revolução: criar uma densa rede de ciclovias na Paris intramuros, com conexões abundantes com a periferia, para que os pedais se tornem uma verdadeira alternativa de transporte.

Via exclusiva temporária aberta na cidade durante a pandemia, em uma imagem de maio de 2020. NurPhoto via Getty Images

Muito já foi feito, embora ainda haja muitas tarefas pendentes tanto em termos de ciclovias como de estacionamentos, algo fundamental em uma cidade onde o furto de bicicletas está na ordem do dia. “O medo de furto é o último freio para quem quer andar de bicicleta”, diz Paul Martichoux, presidente da 12.5, uma start-up que transforma vagas de garagem vazias em estacionamento de bicicletas. Desde o início do ano, também é obrigatório marcar as bicicletas novas com um “número exclusivo” —para as usadas, o regulamento entrará em vigor em julho—, de modo que sejam facilmente identificáveis em caso de furto.

A pandemia, paradoxalmente, transformou-se no melhor aliado deste ambicioso projeto que se vai impondo em uma cidade rendida durante décadas ao poluidor e barulhento tráfego convencional. “A crise foi um acelerador”, reconhece o secretário dos transportes de Paris, David Belliard.

O político, também responsável pela transformação do espaço público, está convencido de que a revolução da bicicleta já está em andamento e que é imparável. “Será feito conosco ou sem nós, porque as pessoas querem usar a bicicleta”, afirma. Ciclista há duas décadas, diz que “há muitos sinais, como a explosão da venda de bicicletas, que demonstram que algo está acontecendo”. Entre 2018 e 2019, o uso de bicicletas em Paris aumentou 49%. Apesar dos confinamentos da pandemia, entre 2019 e 2020 o uso continuou crescendo mais 13%, segundo a prefeitura.

O crescimento na opção por bicicletas na pandemia pode ser um fenômeno mundial. A cidade de São Paulo, por exemplo, teve um aumento de 66% nas vendas de bicicleta em 2020 em relação a 2019, de acordo com a Associação Brasileira do Setor de Bicicletas (Aliança Bike) —no país, a alta foi de 50%. Como mostra reportagem do G1, que revelou os números, especialistas e ciclistas apontam que a diminuição do trânsito com as medidas de restrição pode ter deixado os moradores mais seguros para andarem nas ruas de bicicleta, que também se tornou uma forma de evitar a aglomeração no transporte público e de praticar atividade física com distanciamento.

Em Paris, o Vélib, o serviço municipal de aluguel de bicicletas urbanas, atingiu em setembro do ano passado os 400.000 usuários. O Vélib, que permite alugar por seis meses uma bicicleta elétrica para os que têm dúvidas em comprar uma própria —para o que Paris dá ajudas de até 500 euros (3.400 reais)—, tinha na mesma data 13.000 auxiliados. Até os supermercados estão lançando a entrega em domicílio de bicicleta e as oficinas de conserto não dão conta do trabalho, principalmente desde o lançamento no ano passado de um programa nacional de 50 euros (340 reais) de ajuda para reparar velhas bicicletas. Um número menos positivo, mas que também demonstra o boom dos pedais é o aumento de 36% dos acidentes de bicicleta: em 2020, 919 ciclistas ficaram feridos com 8 mortos em Paris, contra 680 em 2019 (quatro deles mortos).

Um ciclista pedala pelo bairro de Trocadero, perto da Torre Eiffel, em Paris. FRANCK FIFE/AFP

Há dois momentos essenciais na vélorrution parisiense. O primeiro foi a longa greve do transporte público em dezembro de 2019. Os protestos pela reforma das aposentadorias do presidente, Emmanuel Macron, paralisaram o metrô e os ônibus da capital durante mais de 40 dias. Nesse momento começaram a encher —e até a ficar estreitas— as ciclovias recém-ampliadas meses antes, pelas eleições municipais de 2020 em que Hidalgo foi reeleita. Depois veio a pandemia e o medo de usar um transporte público lotado.

Ao final do primeiro confinamento, em maio de 2020, os parisienses descobriram as coronapistas, vias exclusivas temporárias que ampliavam enormemente o espaço às bicicletas em uma cidade onde circular pedalando continua sendo, frequentemente, um esporte de risco. Atualmente são 170 quilômetros na capital e seus arredores, marcados com sinalizações temporárias, mas que a equipe de Hidalgo pretende tornar permanentes. Além disso, há planos para criar uma rede de mais de 600 quilômetros de ciclovias na região parisiense. Até mesmo o Governo central apoia a transição às duas rodas em Paris e no restante da França: o primeiro-ministro, Jean Castex, prometeu no verão passado um “plano de bicicleta muito ambicioso”. Em janeiro, foram acrescentados mais cem milhões de euros (678 milhões de reais) aos 350 milhões (2,3 bilhões de reais) previstos no plano inicial, apresentado em 2018, e que tem como objetivo fazer com que até 2024 9% dos deslocamentos no país sejam feitos de bicicleta (contra os 3% atuais).

Um caminho complicado

O caminho não tem sido fácil. Hidalgo chegou à prefeitura com o objetivo de reduzir o tráfego de veículos a motor, mas suas medidas encontraram uma forte oposição: como transformar em espaços para pedestres as margens do Sena antes dedicadas ao trânsito, que acabou nos tribunais. “Há 20 e até 30 anos estamos em uma batalha contra os carros, e cada vez há oposições extremamente fortes que se acabam por apagar, porque percebem, por exemplo, que as áreas de pedestres não matam o comércio; justamente o contrário”, diz Belliard.

Com as bicicletas não está sendo mais simples. O historiador Frédéric Héran, autor de Retour de la byciclette (O retorno da bicicleta), lembrou na L’Obs que na França, que tem uma indústria automobilística importante, “os industriais conseguiram convencer os franceses de que a bicicleta era algo reservado ao lazer e ao esporte”. Isso se junta à limitação do espaço de circulação provocado pelas coronapistas. Até hoje, muitos motoristas se lembram de todos os antepassados da prefeita e sua equipe quando se formam formidáveis congestionamentos nas entradas e saídas da cidade, onde os carros viram como seu espaço fica reduzido às vezes somente a uma pista, para favorecer os ônibus, que têm uma própria, e as bicicletas, que ganham outra. Será preciso fazer alguns ajustes, reconhecem os responsáveis, mas não há volta atrás.

“Não fazemos uma política de promover as bicicletas porque adoramos andar de bicicleta, e sim porque temos um problema importante de mudança climática e de crise sanitária: coronavírus e poluição, tudo é um pacote e um contexto que nos exige usar modos de mobilidade menos poluidores e que nos permitam reconquistar o espaço, tirar concreto e colocar mais natureza”, diz Belliard.

[Fonte: http://www.elpais.com]

 

 

Nico en 1984

Publicado por Ignacio Julià

I

«Ya no volveré a acostarme con judíos», soltó con infinita displicencia la rubia Nico al entrar Lou Reed en la Factory —estudio y razón social del artista pop Andy Warhol— dispuesto a ensayar junto a ella y The Velvet Underground. Lou la había saludado con un «hola»; ella, como solía, tardó unos infinitamente dilatados segundos de silencio en soltar su carga de profundidad. Así pasaba página, una vez más, en una larga lista de amantes que, hasta la fecha, 1966, había incluido a John CaleBob DylanBrian Jones o Alain Delon, de quien tuvo un hijo nunca reconocido, y continuaría en el futuro con Jim MorrisonLeonard CohenIggy Pop, a quien enseñó la práctica del cunilingo, y su alma gemela durante años, el cineasta Philippe Garrel. Era de la opinión de que, al llegar a un lugar, basta conocer a algunos miembros ilustres para conquistarlo.

Christa Päffgen (Colonia, 1938) quedó huérfana al morir su padre en un campo de concentración. El final de la guerra la contempla junto a su madre en el sector estadounidense de Berlín. Llamada a ser modelo por su esbelto físico —un metro setenta y ocho centímetros de altivez— y su rostro cincelado en mármol teutón, en un viaje de trabajo a Ibiza, el fotógrafo contratado la bautizará Nico, por un hombre del que está perdidamente enamorado. En España será inmortalizada por el fotógrafo Leopoldo Pomés y aparecerá en la publicidad del brandi jerezano Terry. Antes había debutado en el cine italiano, formando parte en 1960 del elenco coral de La dolce vita de Fellini. Tres años después rueda en París Strip-Tease, curiosa inmersión en la vida bohemia con música de Serge Gainsbourg y Juliette Gréco.

En 1965, graba en Londres su primer single, auspiciado por el mánager de los Rolling StonesAndrew Loog Oldham, que pasa sin pena ni gloria. No importa, ella ya está volando rumbo a Nueva York, donde Andy Warhol, a quien ha conocido en París, insistirá, para fastidio del cuarteto, en que sea la vocalista de los Velvets. Apadrinados por Warhol, Lou Reed y John Cale, deben aceptarla en el seno del grupo, aunque insistirán en mofarse de su profunda voz y su germánica pronunciación, haciéndole todas las trastadas posibles —desconectarle el micrófono, por ejemplo— durante las sesiones de grabación o en las actuaciones del espectáculo multimedia ideado por Warhol, el estroboscópico The Exploding Plastic Inevitable. Ella no se inmuta y su presencia dará un toque de chic glacial a uno de los clásicos de la música pop, The Velvet Underground & Nico, publicado en 1967.

Con Warhol forma una sólida pareja, inefable en la sesión fotográfica en la que ella es Batman y él Robin. Congenian al verse reflejados el uno en el otro: ambos acarrean un aura que camufla a la persona real, ambos se expresan en su propia e intransferible jerga, repleta de brillantes obviedades, frívolos embustes. Aparece en sus filmes, especialmente en Chelsea Girls (1966), y al despedir los Velvets a su vocalista invitada —cuya voz había sido comparada a «un ordenador IBM con el acento de la Garbo»— ella inicia carrera en solitario actuando acompañada a la guitarra, según la noche, por Lou Reed, Sterling MorrisonTim Buckley o un jovencísimo Jackson Browne. El anuncio en el semanario Village Voice promete: «La diosa lunar celebra ceremonias nocturnas en el club Steve Paul’s Scene».

Un primer álbum, Chelsea Girl (1967), distorsiona la inflexible personalidad de la nombrada Miss Pop 1966, vistiéndola como cualquier otra cantautora de la época, con trasfondo orquestal. Poco después hace el descubrimiento musical de su vida al comprarle a un hippy un órgano hindú —no un armonio, como siempre repetía— y plasmar en él sus primeras canciones. Aconsejada por el propagador del free jazz Ornette Coleman, quien le explica los manejos de su sistema «harmelodics», Nico invierte la convención del teclado —los graves se pulsan a la izquierda, la melodía a la derecha—, y al hacerlo da con un sonido ululante, hierático, lúgubre, sexy por omisión. Decía ella del trasto, activado con un pedal, que era como una orquesta.

En septiembre de 1968, un nuevo contrato con el sello Elektra, hogar de folkies e inclasificables, envía a Los Ángeles a Nico y a John Cale, arreglista y único instrumentista junto a la impávida nibelunga en unas sesiones plagadas por la heroína. Cale levanta un decorado tridimensional hecho de viola eléctrica, piano, bajo, guitarra o glockenspiel alrededor de la voz y el solemne instrumento. La transmutación de una vida intoxicada a una inédita y singular expresión artística hace de The Marble Index, álbum que ella comparaba a una película sin imágenes, una experiencia única. Nos recuerda también que jamás revisitará tan altas cotas y se irá perdiendo en la indigna existencia de la heroína. «Tenía esa capacidad para crear drama allí donde fuera —ha explicado Cale—. Convirtió su vida en un escenario. Era algo instintivo, parte de ella misma, pero podía hacer de ello una ventaja. Su verdadero talento fue, sin duda, la determinación».

Sin esa tozuda defensa de la propia enajenación, del yo impermeable al mundo exterior, no se manifiestan obras como The Marble Index, que invito encarecidamente al lector a descubrir o revisitar. Si se supera la gélida antesala que es «Lawns of Dawns», uno se ve arrastrado a una dimensión de absortos paisajes, belleza fantasmal y ecos de una distópica calamidad. En esa otra dimensión, que es la de una artista comprometida únicamente con su instinto poético, se vislumbran las rojizas llanuras sin vida de Marte o la agónica Alemania bombardeada hasta la ruina total, viéndose uno atrapado en angustioso tormento o elevado a una inédita percepción sensorial. «No One Is There» y su candor trovadoresco, la maternal «Ari’s Song», dedicada a su hijo, «Facing the Wind» y su inmersión en la nada mas absoluta, el perfil histórico sui generis «Julius Caesar (Memento Hodie)» y la inolvidable «Frozen Warnings» transcurren con cadencias ajenas al tiempo real, conduciéndonos hacia una chirriante conclusión, la sobrecogedora «Evening of Light».

II

«Yo era la única hippy en el grupo. Visto una túnica y llevo un fular alrededor del cuello: fui la primera y soy la última hippy», me dijo Nico —que en los sesenta aborrecía a los hippies— en agosto de 1978, a su paso por Barcelona para actuar en el histórico festival Canet Rock, donde fue echada del escenario por celebrar una de sus «misas rock», como bromeaban sus detractores. Descendió llorosa y se encerró en su caravana a meterse un pico. Era la Nico yonqui que atravesaría los años ochenta en una brumosa odisea de cambalaches en busca de la próxima dosis y ensimismadas grabaciones, viviendo más del mito que de una música obviamente minoritaria.

Noches antes habíamos cenado juntos, con su pareja Philippe Garrel, en los alrededores de la Plaça Reial, en una de cuyas pensiones se habían instalado. Y, aunque al principio se mostró distante, de una impostada frialdad acorde con la leyenda, a la que empecé a mentar a Lou Reed y mostré mi entusiasmo de fan veinteañero por los Velvets, su vidriosa mirada se iluminó y brotaron mil y una historias sobre los plateados días neoyorquinos. Recuerdo que, mientras paseábamos hacia las Ramblas tras habernos tomado unas copas, sacó del bolso una pequeña fotografía en blanco y negro de sus días con Warhol y la banda, uno de aquellos severos retratos grupales que, en una época que ni siquiera imaginaba la actual saturación icónica de lo virtual, tuvieron tanto impacto en la conciencia colectiva del rock como las canciones.

Nico había conocido a Garrel, hijo del afamado actor Maurice Garrel, en París, cuando este iniciaba una trayectoria como cineasta inclasificable que sigue activa. Lo llevó a Nueva York y le presentó a Warhol, que visionó enmudecido su película El lecho de la virgen (1970). De regreso en París, no solo comparten una vida de austeridad bohemia y marginalidad artística, se hunden abrazados en los abismos de la heroína. Recuerdo haber visitado a Garrel en París para entrevistarlo, un año antes de su visita barcelonesa, y quedar pasmado por la miseria que presidía su señorial domicilio, que imaginé decimonónica propiedad familiar legada al hijo pródigo. Totalmente vacío y de amplísimas estancias, en el centro de un salón se erguía un montículo de cenizas producto de alguna fogata donde habían crepitado restos del mobiliario para combatir el inclemente invierno parisino.

En la habitación de Nico, ausente en aquel momento, había solo un catre y un viejo colchón, una caja a modo de mesita de noche con un cirio y, en la pared, el título de una película de Philippe, L’enfant secret (1979). «Las velas convierten la luz en estrellas», afirma ella, citada por Richard Witts en la biografía Nico: The Life and Times of an Icon (1993). «Toda habitación es un universo. Desde él veo el mundo a distancia, microscópico. Las velas son mis estrellas».

En Europa había grabado otro álbum supervisado por Cale, Desertshore (1970), cuya portada muestra una imagen de la más deslumbrante película de Garrel, La cicatriz interior, una serie de hipnóticos, dramáticos retablos en movimiento, planos secuencia rodados en exteriores de Islandia, Egipto y Nuevo México. Los arreglos y la producción de Cale conjuran aspereza y ternura en «Janitor of Lunacy» —inspirada en Brian Jones—, la siniestra y lacerada por la viola «Abschied», o en «Afraid», versionada por Antony en sus conciertos, reflejando asimismo los lazos familiares rotos en «My Only Child» —su amado Ari, que es ya la viva imagen de un joven Delon— y la añoranza materna en «Mutterlein». La medieval «All That Is My Own» cerraba un álbum quizás más accesible, igualmente estremecedor. Tras haberse ganado la vida como modelo, actriz y cantante, Nico deviene creadora insobornable, habitante de mundos que solo ella transita, fuera de su época o de cualquier otra. Una elegía por los vencidos años sesenta.

«Siempre eres lo que es tu arte, ni siquiera vale la pena discutir la faceta personal», me espetó durante nuestra charla. Hoy la frase suena a excusa perfecta para lo que vino a continuación, en los años ochenta: su destierro al Manchester posindustrial retratado por Joy Division, donde es acogida como madrina gótica y suprema oficiante de la liturgia de la hipodérmica y los opiáceos. Allí, la respaldarán en sus actuaciones y giras jóvenes músicos; llegan intimidados por la leyenda, pronto padecen la incomunicación con la diva, que olvida letras y orden del repertorio. Ella habita su leyenda apócrifa, adulada por figuras clónicas que la siguen a todas partes, le remiten luctuosos poemas y hacen murmurantes llamadas de madrugada.

De esta época son sus dos últimas obras reseñables. El proyecto iniciado como antología de héroes históricos, Drama of Exile (1981), incluye los temas «Gengis Khan» o «Henry Hudson», siguiendo la idea original, pero también las memorables «One More Chance» o «Sixty-Forty», además de versiones de Lou Reed («I’m Waiting for the Man») y David Bowie («Heroes», por supuesto). Camera Obscura (1983), última grabación con John Cale —a quien no perdonó las mezclas del álbum The End (1973), donde grabó el tema homónimo de The Doors y epató cantando el infame himno «Deutschland über Alles»—, abre las ventanas a un universo sonoro en que Nico parece invitada más que protagonista. Resaltan en su última declaración «My Heart Is Empty», «Das Lied vom einsamen Mädchen» o una afín versión de «My Funny Valentine», clásica balada que parece compuesta en diferido pensando en ella.

III

«Nunca miró atrás», me dijo John Cale, sentado a la mesa de un restaurante italiano en el Village, en el verano de 1988. «“Disfruta de tu hija, John, la vida sigue”, me decía… Una persona asombrosa. Alguien que era mandona y a la vez una señora. Debería haber dejado la bicicleta. No sales a pasear en bici bajo el sol de una tarde de verano en Ibiza, ¿verdad? Especialmente envuelta en esos ropajes tan ajustados». Nico había fallecido semanas antes en Ibiza —a donde había ido para tratar de estabilizar la recuperada relación con su hijo Ari— al sufrir un ictus mientras pedaleaba desde la casa que había alquilado rumbo a la ciudad para pillar marihuana. Llevada por un taxista al único hospital que aceptó ingresarla pese a ser extranjera, se le diagnosticó una simple insolación. Murió al día siguiente, desatendida. Contaba cuarenta y nueve años.

Se iba una mujer irrepetible, un ser sin verdaderos amigos, egoísta y al tiempo víctima de egoísmos ajenos, un espíritu fascinado por las tinieblas y la muerte, un lienzo en blanco en quien Warhol, Reed o Garrel proyectaron sus deseos e invenciones, una madre que —dicen— calmaba a su bebé con heroína y le inyectó su primera dosis a los veintidós años. Arquetípico producto de su época, atraída por la brujería del mismo modo que le atraían The Anarchist Cookbook o el Kama Sutra, fue la arquetípica «progre» ataviada con túnica y botas, en el sentido bohemio más que político, pues por sus intempestivas declaraciones la acusaron de filonazi, racista y antisemita. «Soy una nazi secreta —me dijo—. Porque mi padre nunca aprendió a ser un nazi y quise saber cómo era serlo».

Nico jamás se plegó a las convenciones sociales ni a las expectativas ajenas, hasta el punto de que no abrió una cuenta corriente hasta un año antes de su muerte, quizás para recuperar totalmente al hijo abandonado, a quien habían criado los abuelos paternos. Una artista, en definitiva, que —parafraseando a Warhol— siempre que veía aproximarse el éxito se iba por la tangente ofreciendo su más siniestra o árida visión artística. Heredera de Edgar Allan Poe o Lord Tennyson y admiradora de Lenny Bruce; oyente de Stravinski y Carl Orff, más que de Lennon y McCartney. Solía decir que los años setenta no habían ocurrido, que los sesenta saltaron directamente a los ochenta. Cosas de la toxicomanía, también de la idiosincrasia.

«No sé si estaba tomando algo —respondió Cale a mi pregunta—. Creo que intentaba dejarlo. Pero yo no estaba cerca cuando aparecía el terror, ya sabes. Había estado junto a ella cuando de repente la situación se desbocaba. Si las cosas se ponían feas, temía no recuperarse. Cuando empezaban a derrumbarse las paredes, se enfurecía con cualquiera que estuviese cerca. Tenías que andarte con cuidado».

La hermosa criatura que detestaba el cuerpo y el rostro adjudicados por la naturaleza mentía más que hablaba, siempre engrandeciendo su pasado, sus flirteos con figuras mitológicas. Dylan escribió «I’ll Keep It with Mine» para ella y Jim Morrison la animó a crear letras a partir de sus sueños. «Nos complementamos, tenemos mucho en común musicalmente hablando. Es el que más me influyó», me confesó. Lou Reed le cedió «I’ll Be Your Mirror», «Femme Fatale» y la majestuosa «All Tomorrow’s Parties», tonadas por la que se la recordará, aunque ninguna tratase de ella sino de otras mujeres en la estela warholiana. Kevin Ayers, otro que desperdició su genio, le dedicó una canción. La tituló «Decadence». Sabía de lo que hablaba.

«La razón por la que todavía no me he pegado un tiro es porque sé que soy única», alardeaba en 1978. Diez años después ya solo era una figura trágica. Esa voz grave, monótona, sepulcral, y aun así frágil. Un espectro de otro mundo que pasó brevemente por el nuestro.

 

 

[Foto: Getty – fuente: http://www.jotdown.es]

Escrit per Enric H. March

Gino Bartali

Mentre el Mundial de Futbol deixa anar el darrer alè pels camps brasilers, la serp multicolor, els esforçats de la ruta, vetllen les migdiades de centenars de milers d’afeccionats al ciclisme que esperen, any rere any, que el Tour de França els regali un heroi. Així com el rugbi és el triomf de l’esforç col·lectiu, el ciclisme ho és de les gestes individuals: les escapades quilomètriques, els esprints, el triomf agònic de l’alta muntanya, els descensos on hi deixen la vida… El ciclisme és l’únic esport on els herois encara són possibles. Bartali, un dels mites italians d’aquest esport, n’és un exemple dins i fora de la competició, quan el feixisme i el nazisme controlaven les carreteres i les vides de mitja Europa.

Gino Bartali (1914-2000) va ser un dels mites del ciclisme i de l’esport italià durant tres dècades. Va guanyar tres Giros (1936, 1937 i 1940) i dos Tours, el del 1938 i el del 1948, amb set etapes, 10 anys més tard i amb la Guerra Mundial enmig. Catòlic i, diuen, que de dretes, Mussolini el va convertir en estendard del Partit Feixista.

El seu gran rival va ser Fausto Coppi (1919-1961), guanyador de cinc Giros (1940, 1947, 1949, 1952 i 1953), dos Tours (1949 i 1952) i un Mundial (1953). Agnòstic i, diuen, que d’esquerres, va ser el rostre esportiu del Partit Comunista. La sempre dividida Itàlia va convertir els dos ciclistes en icones de les seves desavinences, i la rivalitat de Coppi i Bartali va adquirir ressons polítics. Però aquests enfrontaments a la carretera i a la cosmogonia italiana tenien també un caràcter personal que les llegendes atribueixen a qüestions de faldilles, i on sembla que hi estaven implicades les dones dels dos esportistes. Coppi tenia llarga experiència buscant caliu en llits aliens. Aquesta rivalitat va durar fins el Tour de 1952, en què una ampolla d’aigua va unir les mans dels dos ciclistes pujant el Galibier. La fotografia va quedar per a la història, sense que ningú es posi d’acord sobre qui va calmar la set de qui.

Bartali i Coppi, 1952.

Bartali i Coppi, 1952

Els mites, tal i com ens arriben, poc tenen a veure amb la realitat; i la realitat poc té a veure amb el que percebem o ens fan percebre. Per les raons que siguin, el Coppi d’esquerres no va saber imposar el seu esperit i va acabar lluitant per la Itàlia feixista a Àfrica, allistat a la Divisione Ravenna, on va ser fet presoner pels anglesos i alliberat el 1945. Però això no li van tenir en compte els seus seguidors dels anys 50 ni el PCI de Togliatti (sabrem mai si va estar implicat en l’assassinat de Nin?).

I d’altra banda, el Bartali que els catòlics havien convertit en estampeta de culte amagava un secret que no va sortir a la llum fins que el 2003 els fills de Giorgio Nissim, activista antifeixista d’origen jueu, lluitador per als drets dels infants i delegat del DELASEM (Delegazione per l’Assistenza degli Emigranti Ebrei), van descobrir en els diaris del seu pare que Bartali utilitzava la seva bicicleta per fer de correu clandestí.

Ningú s’imaginava que en aquells anys foscos Bartali, un dels símbols del Partit Feixista de Mussolini, era en realitat un dels personatges clau d’una organització dedicada a salvar la vida dels jueus italians que havien de ser deportats als camps d’extermini nazis. En plena guerra, Gino Bartali seguia entrenant per les carreteres de la Toscana o d’Úmbria. Ningú podia suposar que en el quadre de la bicicleta o sota el seu seient transportava documents i passaports.

Bartali no despertava sospites tot i que la guerra impedia qualsevol competició i resultava estrany veure algú entrenant en aquell ambient. Corria amb roba on es podia llegir el seu nom, la qual cosa li permetia recórrer quilòmetres rebent les salutacions efusives dels soldats italians, per a qui era un autèntic ídol. I quan una patrulla alemanya el detenia la resposta era senzilla: “Segueixo treballant per a les carreres que vinguin després”. I el deixaven marxar. Els exèrcits s’havien acostumat a veure passar Bartali d’un costat a un altre amb la seva bicicleta, pujant i baixant muntanyes, canviant contínuament de ruta. Era el correu perfecte.

La xarxa organitzada per Giorgio Nissim, amb la col·laboració dels partisans i d’alguns monestirs, es dedicava a elaborar els passaports destinats a salvar la vida de centenars de jueus, i Bartali els transportava jugant-se la vida en aquells viatges per carreteres que coneixia com ningú. Durant 1943 i 1944 el corredor toscà, el “monjo” Bartali (com era conegut després de salvar miraculosament la vida en un accident de bicicleta), es va dedicar a aquesta missió sense que ningú el descobrís.

Bartali, llegenda del ciclisme de muntanya.

Bartali, llegenda del ciclisme de muntanya

Va acabar la guerra i aquells entrenaments quilomètrics encara li van valer per a la seva carrera esportiva perquè amb 32 anys va poder guanyar un altre cop el Giro (1946) i el 1948, amb 34, el Tour de França en una demostració colossal a la muntanya i imposant-se en set etapes d’aquella edició. Era el premi que es mereixia aquell home que va salvar la vida de 800 jueus jugant-se la seva.

 

[Font: http://www.mozaika.es]

El escritor chileno Rafael Gumucio publica La piel del mundo, una serie de lúcidas y originales crónicas citadinas en Nueva York, Puerto Príncipe, Madrid y Barcelona.

Escrito por MANUEL ÁLVAREZ

Qué: libro (Random House)

Si hay algo que Rafael Gumucio sabe hacer bien es escribir no ficción, incluso hasta cuando hace ficción, como lo fue su última e hilarante novela: El galán imperfecto. Ahora, con el aval que le da el género de la crónica, Gumucio vuelve a ponerse en el centro, con sus reflexiones y, sobre todo, con su mirada como protagonista. Porque ese es el gran logro de La piel del mundo, que nosotros, lectores, veamos a través de Gumucio.

El libro entonces muestra la mirada de un cronista certero, que, como buen turista («el turista se equivoca mucho menos que el viajero sobre la naturaleza de las cosas que visita», dirá), mira con detalle la ciudad que visita. Pero no solo a la ciudad y a sus habitantes, también viajando, de esto se da cuenta el cronista, uno se conoce más a uno mismo.

Es, a su vez, el libro de un extranjero (¿no es un escritor un extranjero?) que busca mimetizarse en los lugares que le toca vivir (sea Estados Unidos, Haití o España), por más que esos años, que ese tiempo que le toca vivir afuera, como un inmigrante, no sea tan extenso. Quizás en esa fragmentación, en esas bocanadas de aire para el escritor en las que intenta aprender inglés, ser rico en un pueblo pobre o triunfar con la escritura, está la clave de la narración.

Al final, a modo de epílogo, Gumucio narra su estadía en la Nueva York pandémica de 2020, colapsada por un virus que él al principio desestimó, en donde por un accidente en la bicicleta en los Hamptons, en el que se rompe ambas muñecas, termina en un hospital saturado por pacientes de Covid. Lo que se dice un correlato.

La piel del mundo es un libro ingenioso que permite conocer la piel de un escritor, es decir, su singularidad.

Rafael Gumucio (Santiago de Chile, 1970) es escritor y guionista. Ha publicado el libro de relatos Invierno en la torre (1995) y la autobiografía Memorias prematuras (1999). A su vez, publicó las novelas Comedia nupcial (2002), La deuda (2009), Milagro en Haití (2015) y El galán (2018).

Rafael Gumucio La piel del mundo

 

[Foto: Andrés Figueroa – fuente: http://www.zonadeobras.com]

 

Gino Bartali

Orson Welles y Gino Bartali, 1950. Fotografía: Corbis

Publicado por Marcos Pereda

Risultato

El hombre que mira por la ventana aquel 14 de julio de 1948 se siente viejo. Tiene solo treinta y tres años, cumplirá treinta y cuatro en unos días, pero le pesan demasiadas cosas. Allí, en la habitación 112 del Hotel Carlton, Cannes, Gino Bartali nota que su tiempo ha pasado. Quedó atrás, se lo llevó la guerra. Como su hermano, como su hijo recién nacido.

Como los recuerdos.

Llueve más allá de los cristales. Mañana es la etapa reina del Tour de Francia. Pero ya nada importa. Quizá una pequeña victoria, un tributo menor. Va Gino séptimo de la general, a más de veinte minutos del líder. Louison Bobet, tan joven, tan sonriente, tan moderno. A su lado el transalpino parece un incunable que se puede romper si no lo tratas con delicadeza.

Entonces, una llamada. Monsieur Bartali, teléfono. Y la historia cambia. Está cambiando.

Gino, soy Alcide.

Sucede a setecientos kilómetros al sur de Cannes. En Roma. Hace calor en la ciudad del papa y las mamme. Dentro de la Cámara de los Diputados la sensación es directamente asfixiante. Sudor y gritos. Violencia soterrada. Se discute sobre las (muchas) armas que aún hay en las casas después de la Segunda Guerra Mundial. Ánimos encrespados, insultos. Las once y media de la mañana. Un descanso.

Palmiro Togliatti mete un dedo entre su brillante piel y el almidonado cuello de la camisa. Tiene irritada la garganta, erizados los nervios. Togliatti es el líder del Partido Comunista Italiano, el más potente de toda Europa occidental. Algunos piensan que será hegemónico dentro de no mucho. Togliatti es carismático, socarrón, un punto de intelligentsia atractiva. Pero ahora, sobre todo, está cansado. Agotado. Salgamos a tomar el aire, le dice a su correligionaria Nilde Jotti (secreta amante… o no tan secreta, que esto es Roma, amigos). Es más, comamos un helado, uno de Giolitti, sí, me encantan, de pistacchio, por favor. Apenas cien metros separan al Palazzo Montecitorio de la que, dicen, es la más antigua heladería de Roma. Togliatti jamás recorrerá esa distancia. Un joven llamado Antonio Pallante descarga cuatro tiros sobre su cuerpo. Pallante lleva un ejemplar de Mein Kampf en su mochila. Togliatti empieza a desangrarse en el suelo.

Gino, soy yo, Alcide.

Toda Italia queda conmocionada por la noticia. Y algunos se organizan. Las heridas de la Segunda Guerra Mundial (que en la Bota también fue guerra civil), los excesos del fascismo… tan cerca las historias. Una sola chispa y el país explota. Arden las sedes de los principales partidos, las cárceles abren milagrosamente sus puertas, los mineros de Abbadia San Salvatore cortan las comunicaciones, en Pisa un fascista (camisa negra, pelo de brillantina) dispara a caballo sobre la muchedumbre. El caos. Tan cerca del final. Y Alcide hace la llamada.

Alcide es Alcide de Gasperi, un democristiano presidente del Consejo de Ministros de Italia. Y llama a Gino Bartali. Su amigo. Pero (solo) un ciclista. Y le pide, por favor, que haga algo. Mañana, después de la jornada de descanso. Algo. Gino, ¿podrías ganar el Tour? Eso seguro que calma los ánimos. Sí, ya sabes, los éxitos, las fiestas. ¿Lo harás, Gino? ¿Ganarás por la paz de Italia? Jamás sobre los hombros de un deportista se depositó tal responsabilidad. Y Bartali, ontología del héroe, acepta.

Esto cuenta la leyenda, que es tanto como decir la verdad que todos creen. La popular, pues. Hay quienes niegan la llamada. Es el caso del historiador británico John Foot. ¿Cómo habría de gastar Alcide de Gasperi sus comunicaciones, su tiempo, en algo tan aparentemente naif? No, es una construcción posterior, una narrativa ideal que se fue articulando a lo largo de los años, mientras se buscaba un modelo de «hombre bueno católico» para enorgullecerse. Italia, el país de las historias. La patria de todos los mitos.

Hubiera o no llamada, Gino Bartali se comportó como si el destino de todos pesara en sus piernas. Y emprendió un milagro. El hombre cansado volvió a ser joven, Europa tornó a tiempos antes de Torch, antes de Weserübung. No hay Auschwitz, no hay Cassino. Bartali vuela, devora las pendientes de la trilogía clásica alpina (Allos, Vars, Izoard) en un día inolvidable. En mitad de una tormenta alucinante, en un julio dibujado por el mismo Doré. Y las imágenes, los iconos. El Bartali furioso que desfallece cerca de la cima del Izoard, en plena Casse Déserte. La temida pájara que va a echar por tierra el esfuerzo de todo el día. Y entonces una figura que aparece en mitad de la cellisca. Que le ofrece un plátano para calmar su hambre infinita. Vestida de negro. Extemporánea.

A más de dos mil metros de altitud Gino Bartali recibe fruta de un sacerdote católico.

Al final del descenso, en Briançon, Bartali gana la etapa. Por los altavoces suena Tosca, de Puccini. Se impondrá también en las dos siguientes (ambas con una meteorología de Asgard que regala estampas de ciclistas desprovistos de la razón, agrediendo a espectadores o acunando a invisibles niños en una cuneta helada) y conquistará el Tour de Francia. Como si fuera importante.

No, lo trascendental ya ha ocurrido. Porque ese 15 de julio de 1948 Italia se consume entre gritos. Pero son de alborozo por la victoria de Gino, del viejo Gino, de Ginettaccio. Todos, camisas rojas y negras por igual, celebran la resurrección del héroe añejo. Lo que parecía un conflicto abierto queda en nada. Nos lo dice la leyenda, la misma que hace palidecer (avergonzada, tímida) la realidad. Gino Bartali ha salvado cientos de vidas. Una vez más. Si ellos supieran, piensa Gino.

Si ellos supieran.

(Ah, Togliatti se recuperó del atentado y siguió liderando el Partido Comunista Italiano hasta 1964).

Approccio

Hubo un tiempo en el cual el Viejo Gino era, solamente, Gino Bartali. Un joven ilusionado, un ciclista con todo el futuro por delante. Seguramente el mejor que nadie había visto hasta entonces, seguramente el llamado a amasar un palmarés jamás soñado. Imbatible cuesta arriba, duro como el pedernal, con una capacidad agonística inigualable. El hombre que todo lo puede.

L’uomo di ferro.

Y dime, Gino, ¿de dónde sacas esa fuerza?

De la Virgen. Ella es misericordiosa, ella me bendice cada mañana, ella hace que no me lastime en la carretera, que la batalla contra mis rivales sea en buena lid, limpia y deportiva. La Virgen me guía.

Sí, Gino Bartali hace gala de sus creencias. Va a misa, habla de Dios en todos sus discursos, agradece a la Madre, al sacerdote de su parroquia. Muchos, en Italia, lo ven como la voz de tantos. Otros miran con recelo. Tiempo de fascismo, de simbología pagana, de hombres nuevos, confianza en el futuro, motores, bombas y aviones. A Mussolini no le agradan todas esas menciones a la Virgen. Demasiado afeminado, dice. Un buen fascista gana por sí mismo, porque es el más perfecto de los seres, no porque reciba ayuda externa. Y encima ciclista, que esos sí que son maricones, con los pantaloncitos ajustados, con la maglia rosa del Giro, que hay que ser poco macho para distinguir al mejor de algo con una prenda de ese color. No, al duce no le agradaba la bicicleta. Él prefería el boxeo, el fútbol, la lucha. Epítome de virilidad, vaya.

Solo que…

Solo que Gino Bartali gana. Su fama va creciendo, se ha convertido en uno de los rostros de esa Italia cada vez más aislada. Uno de esos que se podían pasear por el extranjero, porque era exitoso, porque era amable. Así que Mussolini traga. Si Bartali hace continuas referencias a su hermano Giulio (también ciclista, fallecido solo nueve días después de que Gino ganase su primer Giro) «que me guía desde el cielo»… bueno, pues se mira a otro lado. Al fin y al cabo, hace flamear la bandera del país en las competiciones más importantes, ¿no?

En Francia, por ejemplo. Porque el fascio quería domeñar a los galos. Deportivamente, al menos, lo demás ya se irá viendo, que somos jóvenes y tenemos todo el futuro por delante. Así que el plan está claro. Mandemos a este tipo irreductible, a este competidor sobrehumano, al Tour. Y allí, con los mejores medios, que demuestre cuál es la cima de la civilización occidental. Nosotros. Cazzo.

La primera intentona se produce en 1937, y marcha a las mil maravillas. Gino Bartali deja a todo el mundo boquiabierto en el Galibier, el viejo puerto, el preferido de Desgrange. Allí, camino de Grenoble, sentencia la carrera con una exhibición legendaria. «Bartali nunca podrá ser alcanzado», publica L’Auto, el periódico organizador de la carrera.

Solo veinticuatro horas más tarde los ciclistas descienden vertiginosamente por los asfixiantes senderos alpinos. A la entrada de un puente sobre el furioso Colau, Giulio Rossiéquipier de Gino, resbala y va al suelo. Bartali lo esquiva, choca con el pretil, sale volando, cae en las gélidas aguas del torrente. Tendrá que ser Camusso, otro italiano, el que se lance para salvar la vida de un Gino conmocionado, casi inconsciente, hundiéndose sin remedio. Tiritando, maillot amarillo cruzado de sangre roja y deshielo, vuelve a subirse a la bicicleta. Totalmente mudo, atemorizado de haber visto tan cerca la muerte. Llega a meta, pero abandona dos días más tarde, cuando ya ha perdido un mundo con los mejores. Obligado, dicen, por la Federación Italiana. No podemos permitir que nuestro hombre salga derrotado a ojos del mundo.

Y lo otro.

Lo otro.

Después de su caída, aún tembloroso, Gino Bartali habla con la prensa. «Le agradezco su ayuda a la Virgen, sin ella me habría matado». Eso no gusta a los dirigentes. Mejor nos volvemos, que se van a pensar en Europa que somos unos meapilas…

Al año siguiente Bartali reincide. Y entonces sí, entonces es totalmente incontenible. Gana con casi veinte minutos sobre el segundo. Pese a estar enfermo, pese a concluir la carrera meando sangre, pese a volverse literalmente loco a causa de las anfetaminas en la gran etapa pirenaica («allí arriba», gritaba, «allí arriba me esperan», y daba golpes en su pecho). Durante el discurso del campeón, París alegre en laureles y fastos, Gino dedica su victoria a todos los italianos, a Nuestro Señor Jesucristo, a la Santa Madre, a su hermano muerto, a su entrenador, a quienes lo han ayudado desde niño. Ni una palabra a Mussolini, a la gloriosa civilización fascista que ha hecho posible todo aquello. Es la mayor de las provocaciones, pese a no haber sido pronunciada. Los periódicos transalpinos introducen algunas palabras adicionales, por aquello de la corrección política.

La vuelta a su país es casi anónima. Apesadumbrada. Parece que hubiera perdido dignidad en lugar de ganar gloria. Que no haya ni una sola muestra de exaltación, decretan los jerarcas. Al menos hasta que nos alabe. Pero esa no va a llegar, Bartali es hombre fiel a sus ideas. Así que el nueve de agosto de 1938, ni dos semanas desde que se coronó en el Hexágono, la Ufficio Stampa (la oficina de prensa del Gobierno) envía un boletín secreto a todos los medios de comunicación país. De allí en adelante los periódicos solamente podrán hablar de Bartali en su faceta de deportista. Ninguna referencia a su vida como civil, como ser humano.

El fascismo, que nunca había podido domeñar la férrea voluntad de Gino, lo acaba de convertir en un proscrito.

Nodo

Hola, Gino, soy Elia… ¿te importaría venir al Palazzo esta tarde?

La vida de Bartali gira alrededor de llamadas telefónicas. En la paz, para que no haya guerra. En la guerra, para que no exista barbarie. Aún más. Justo entre los justos, acabarán diciendo de él.

Pasa Bartali la Segunda Guerra Mundial en su Florencia natal. Allí, otoño de 1943, recibe el requerimiento de Elia. Su amigo. Elia Dalla Costa. Cardenal, arzobispo de Florencia. Se tienen que ver. En el Palacio Arzobispal, el maravilloso edificio renacentista de piedra amarilla. Gino, claro, acude. Lo recibe Giacomo Meneghello, sacerdote alto y de pelo blanquísimo. Vamos, señor Bartali, su excelencia espera.

Dalla Costa tiene setenta y un años, es enjuto, muy delgado, ojos penetrantes de quien ha visto de todo. Desde el principio se mostró crítico con el fascismo, cuentan que durante la visita que hizo Hitler a Florencia en 1938 Dalla Costa se negó a abrir la entrada principal de una iglesia que el Führer quería visitar, obligando al del bigotito y al duce a entrar por una modesta puerta lateral. Además, se ausentó llamativamente de todos los actos oficiales, faltó en cada una de las fotos, no presentó respetos más que a su Dios.

Hablemos, Gino, dice Elia. Hablemos. Necesito un hombre con tu temple, también uno con tu fe. Necesito alguien a quien pueda pedir algo que no pediría a nadie si no fuese absolutamente necesario. Necesito, Gino, contarte acerca de los judíos florentinos.

La historia que Dalla Costa narra a Bartali es trágica. Conocida. El Manifesto della Razza. Los transalpinos tienen raíces «arias, nórdicas y heroicas». Esa es la postura oficial del régimen desde 1938. «Es momento de que los italianos se proclamen abiertamente racistas». Una declaración de guerra antes de la guerra, que se intensificará, claro, durante la guerra. Para los judíos, también para gitanos, homosexuales, protestantes. Eso lo sabes, Gino. Yo te propongo que salvemos a algunos de esos hombres inocentes. Los judíos florentinos forman parte de esa Delasem (Delegazione per l’assistenza agli emigranti ebrei) que ayuda a conseguir una salida discreta del país. Un viaje a otras tierras. Menos amenazadoras. Más amigables. Una organización, claro, ilegal. La idea es proporcionar algo más de tiempo hasta que los amenazados puedan alcanzar Génova y, desde allí, zarpar a puertos seguros. Y para eso necesitamos tu ayuda, Gino. Alguien que pueda recorrer largas distancias en bicicleta, que conozca a la perfección las carreteras de la zona. Llevarás mensajes, documentación. De un enlace a otro. Desde Florencia hasta Asís. No te voy a engañar, Gino, si te interceptan los fascistas o los nazis… bueno, ya sabes. Estás en paz con Dios, eso seguro.

Gino reflexiona. Dalla Costa no lo sabe, pero él mismo está ya comprometido con la causa. De su hogar aparta siempre varias raciones de pan, de grano, huevos, leche o legumbres para llevarlas, en secreto, a un piso clandestino. Allí se esconden los Goldenberg, amigos de infancia. Hambre sobre hambre. Bartali acepta, claro.

Bartali vuelve a aceptar.

Lo que sigue es un viaje alucinante a través de las montañas toscanas, de esas carreteras blancas que tornan barro níveo cuando llueve. Uno repetido varias veces. Con papeles dentro de los tubos de su bici. En las tijas, en el cuadro, el manillar. Apenas pesan nada, pero cuanto pesan es todo. Bartali es un ídolo, los soldados le piden autógrafos, hablar con él, pero si algo fuese mal… En una ocasión deja la bicicleta aparcada a la entrada de un café. A unos pocos metros cae una bomba. La imagen de hierros retorcidos, de documentos acusatorios flotando en el aire, le llega a Gino con un estremecer. Jamás volverá a separarse de su máquina. Otra vez cae preso de la Banda Caritá, un grupo paramilitar que se ocupa de retorcer carnes y voluntades en Toscana. Lo encierran en la llamada Villa Triste, donde los gritos rompen la noche y los suelos tienen manchas de color pardo. Gino se prepara para morir, y solo la intercesión de un antiguo ciclista, compañero suyo y ahora lugarteniente del cruel Mario Caritá, evita la tragedia. Su ánimo, con todo, no se quebró.

Eso nunca.

Cuentan que unos ochocientos judíos le deben la vida a este hombre. Nunca quiso contar esta historia. Pudor, modestia quizá. Solo se supo una vez muerto. Hoy es reconocido como Justo entre las Naciones.

 

[Fuente: http://www.jotdown.es]

O narrador arxentino deixou disposta a reunión e a edición nun só tomo dos seus relatos

Piglia dejó preparada la edición de «Cuentos completos» poco antes de morir. En la imagen, el escritor, retratado en mayo del 2015 en su casa de Buenos Aires

Piglia deixou preparada a edición de «Contos completos» pouco antes de morrer. Na imaxe, o escritor, retratado en maio del 2015 na súa casa de Buenos Aires.

 

Escrito por HÉCTOR J. PORTO

O escritor arxentino Ricardo Piglia (Adrogué, 1941-Buenos Aires, 2017) traballou nos seus textos ata o último alento, cando a grave enfermidade que padecía, ELA (esclerose lateral amiotrófica, que lle diagnosticaron no 2014), venceuno e inhabilitou totalmente ata causarlle a morte. Para entón, cun tesón admirable, ordenara aqueles 327 cadernos de tapas de hule negro -gardados en corenta caixas de cartón- que contiñan as anotacións diarísticas que iniciara con apenas 16 anos, alá por 1957. Desta forma, deixou listos os tres volumes dos diarios de Emilio Renzi, aínda que non chegou a ver como se completaba a súa publicación. Ultimou case dun modo milagroso os contos policíacos que integran o tomo Os casos do comisario Croce, como el mesmo explicaba na anotación final datada en marzo do 2016, coa soa, afanosa e lenta contribución do músculo óptico: «Compuxen este libro usando o Tobii, un hardware que permite escribir coa mirada. En realidade parece unha máquina telépata. O interesado lector poderá comprobar se o meu estilo sufriu modificacións», desafiaba non sen certo humor. As pescudas do kantiano funcionario afloraron cando a enfermidade lle paralizou o corpo de xeito implacable, polo que resulta aínda máis sorprendente a súa frescura e a súa puxanza narrativa.

Nese laborioso frenesí revisou e organizou a edición dos seus relatos coa idea en mente da futura publicación dun volume que reunise os seus Contos completos, que o selo Anagrama leva agora ás librerías, respectando o plan deixado polo escritor. Esta reunión -que compendia máis de cincuenta anos de creación- é un verdadeiro e amplo retrato literario de Piglia, despois de que a narrativa breve abarca a súa traxectoria, desde a súa primeira colección de relatos, aparecida en 1967 (despois revisada e estendida con novas incorporacións), ata as súas últimas producións, escritas ás portas da morte, como a mencionada Os casos do comisario Croce, que rescataba ao personaxe que perfilara en Blanco nocturno (2010), aínda que xa o imaxinou tres anos antes. Era toda unha volta de porca ao xénero policíaco que Piglia tanto amou -e marcou a súa obra-. Entre ambas as mouteiras, o volume Nomee falso -que inclúe unha homenaxe ao seu querido Roberto Arlt e o que é tido por moitos como un dos seus mellores relatos-, as dúas narracións máis longas de Prisión perpetua e Contos morais.

En realidade, tanto o detective Croce como o xornalista Emilio Renzi [alter ego do autor, bautizado co seu segundo nome e o seu segundo apelido] reforzan esa concepción que tiña Piglia do relato -e incluso da narración, en xeral- vinculada á pescuda e, directamente, ao xénero policial, entendido este de un xeito híbrido e moi flexible. Conecta co modelo da novela negra, dicía, como unha investigación que avanza cara atrás: «As historias vanse desenvolvendo a medida que un se interna no pasado», explicaba a Enrique Clemente nunha entrevista concedida a La Voz e publicada o 18 de setembro do 2010.

Problemas de forma

O relato é tamén un elemento fundamental na bóveda da literatura de Piglia. Sempre se sentiu cómodo, non só porque a súa idea de escritura enraíza no seu admirado Borges, senón tamén porque a esixencia de concisión -e as limitacións que iso impón- é connatural ao seu estilo medido e o seu esmero no trato á palabra. «As restricións son sempre produtivas porque expoñen problemas de forma. Non creo nas poéticas espontáneas, como a escritura automática dos surrealistas ou os rush da prosa de Jack Kerouac e a Beat Generation», argue nunha das charlas recollidas no libro A forma inicial. Conversacións en Princeton (Sexto Piso, 2015). Nesa mesma entrevista, ao lembrarlle aquilo que dicía Julio Cortázar sobre que escribir un conto era como andar en bicicleta, que se se mantén a velocidade o equilibrio é moi fácil pero que se a perdes vasche ao chan, e preguntado por se se expuña algunhas regras esenciais á hora de traballar, o autor de Prata queimada apunta: «A velocidade do relato, a marcha, é esencial. A clave para min é o ton, certa música da prosa, que fai avanzar a historia e defínea. Cando ese ton non está, non hai nada. Aí xógase toda a diferenza entre redactar e escribir», resolvía.

Está sobre o tapete tamén que Piglia supere o sambenito de ser un escritor para escritores que segue pesando sobre el, como sobre os seus adorados Arlt, Faulkner, Joyce ou Thomas Bernhard.

«Facer aparecer artificialmente algo que estaba oculto»

A Piglia gustáballe xogar coa idea de que un autor non mellora necesariamente coa idade, apuntábao no prólogo á edición da invasión do 2007. No epílogo aos relatos de Croce antes mencionado, volve un pouco sobre esta posibilidade de progresión tras explicar que o realizou axudándose do Tobii: «Os meus outros libros escribinos a man ou a máquina (cunha Olivetti Lettera 22 que aínda conservo). A partir de 1990 usei unha computadora Macintosh. Sempre me interesou saber se os instrumentos técnicos deixaban a súa marca na literatura».

Máis aló da provocadora idea, esta reunión dos relatos facilita unha visión panorámica que si mostra unha evolución no Piglia contista, ademais do puro goce da súa amplitude de espectro, algo que pode argumentarse na riqueza das súas raíces, trabadas na obra de Macedonio Fernández, Roberto Arlt e Borges, ademais de Hemingway e Faulkner, e que se miran no espello de Juan José Saer. Ao seu amigo Saer precisamente dicíalle nunha das conversacións recollidas en Por un relato futuro (Anagrama) que a súa poética «rexeita que existan contidos que poidan quedar excluídos a priori do material narrativo». Como na novela, o conto pode aparecer contaminado pola recensión, o ensaio, a autobiografía, a crítica, o soño, a reflexión… Non hai fronteiras.

No seu libro Formas breves, conclúe así a peza Tese sobre o conto: «O conto constrúese para facer aparecer artificialmente algo que estaba oculto. Reproduce a busca sempre renovada dunha experiencia única que nos permita ver, baixo a superficie opaca da vida, unha verdade secreta. ‘‘A visión instantánea que nos fai descubrir o descoñecido, non nunha afastada terra incógnita, senón no corazón mesmo do inmediato », dicía Rimbaud. Esa iluminación profana converteuse na forma do conto», afirmaba fermosamente Piglia.

 

[Imaxe: ALEJANDRA LÓPEZ – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Avalanche de prazeres fúteis oferecidos pelo sistema é cada vez mais enfadonha. Mas alternativa seriam o sacrifício e o puritanismo? Ou acenar com o tempo livre, o fim do trabalho alienado e novas relações com a natureza e a sensualidade?

Por mais que aceitemos que somos responsáveis pelas mudanças climáticas, recusamo-nos a ver a oportunidade que elas oferecem para criar modos de vida que sejam melhores para o meio ambiente e mais agradáveis para nós. Isso não só é verdade para pessoas comuns, como também para economistas e outros “especialistas” que levam o aquecimento global muito a sério, mas que não conseguem pensar para além das soluções técnicas que podem nos permitir continuar com nossos modos de vida atuais. A maioria dos políticos e líderes empresariais parece igualmente incapaz de pensar “fora da caixa” do consumismo.

Obcecados como são pelo crescimento econômico e o PIB, não convidam a população e os eleitores a pensar em novas ideias de progresso e prosperidade, e ficam mais do que felizes com os publicitários mantendo o monopólio da imagem e da representação do prazer e de uma “vida boa”.

Até os críticos do capitalismo à esquerda têm-se preocupado mais com as desigualdades de acesso e distribuição que o sistema do que com as maneiras como nos confina a modos de vida orientados pelo mercado. A militância socialista e a atividade sindical no Ocidente têm sido amplamente limitadas à proteção da renda e dos direitos dos empregados dentro das estruturas já existentes do capital globalizado — e pouco fazem para desafiar, muito menos transformar, a dinâmica de “trabalhar e gastar” das culturas mais abastadas.

Mesmo quando a esquerda aborda questões relacionadas à necessidade e ao consumo de forma mais direta, ela tende a defender narrativas de uma “vida simples” para a realização humana, em vez de pensar de forma mais inspiradora nas complexidades e potencialidades do prazer humano, e nas direções barrocamente enriquecedoras que elas poderiam adquirir em uma sociedade pós-capitalista.

Mas a presunção, em todo o espectro político, de que o consumo mais sustentável sempre envolverá sacrifícios, em vez de melhorar o bem-estar, precisa ser enfrentada.

A nossa “vida boa”, hoje é reconhecida como uma das principais causas de estresse e de problemas de saúde. É uma vida muito barulhenta, poluente e desperdiçadora. Nossas rotinas de trabalho e prioridades comerciais forçaram as pessoas a direcionar todas as suas forças para a busca por empregos e carreiras. Muitos, durante a maior parte de suas vidas, começam seus dias em engarrafamentos ou sofrendo outras formas de desconforto causadas pelo trânsito. E passam grande parte do resto delas colados na tela do computador, muitas vezes envolvidos em tarefas entorpecentes.

Grande parte da atividade produtiva em nossas vidas é projetada para aprisionar o tempo na criação de uma cultura material de contínua melhoria da casa, expansão urbana, rotatividade de produção cada vez mais rápida e obsolescência programada. Em outras palavras, excluindo formas de realização humana mais dignas, duradouras ou fascinantes. Nosso sistema atual também lucra enormemente com a venda de bens e serviços para os quais temos muito pouco tempo ou espaço (aqui entra o papel dos setores de fast food, lazer e terapia, ou as academias onde pagamos para caminhar numa esteira porque a ditadura do carro tornou a caminhada em outros lugares impossível ou muito desagradável).

Os movimentos verdes são rejeitados e vistos por alguns como estraga-prazeres, como se estivessem empenhados em nos levar de volta à Idade da Pedra. Mas a “abundância” dos dias de hoje, contaminada por trabalho, escassez de tempo e excesso de lixo, é em muitos aspectos puritana e ofensiva para com a sensualidade. Muito disso nem corresponde a um desejo inato nosso de trabalhar constantemente e consumir mais. Se assim fosse, os bilhões gastos em publicidade e preparação de crianças para uma vida de consumo dificilmente seriam necessários.

Um número cada vez maior de pessoas vem percebendo isso e descobrindo, após refletir, que a vida não se reduz a “trabalhar e gastar”. Desencantados com seu estilo de vida estressante, elas começam a revisar ideias sobre o que mais valorizam e desejam. O fato de ansiarmos outra vida com a qual sentiríamos mais prazer é corroborado por uma pesquisa recente que mostra que mais riqueza não nos torna necessariamente mais felizes, e sugere que há algo inerentemente autodestrutivo na busca incessante pelo consumo.

É verdade que as pesquisa precisam ser analisadas com cautela. O que relatamos sobre nosso grau de satisfação nem sempre é o melhor guia sobre como realmente nos estamos saindo. E nem sempre a falta de correlação relatada entre uma renda mais alta e maior satisfação com a vida significa que um consumo maior não melhore o bem-estar. Isso ocorre porque os padrões que usamos para avaliar nosso nível de satisfação podem tornar-se mais exigentes à medida em que nossa experiência de vida muda com o aumento da renda.

Experiência e educação podem melhorar nosso senso de liberdade e potencial pessoal justamente ao gerar descontentamento com nossa situação de vida existente. À medida que aprendemos uma nova habilidade, frequentemente criamos novas formas de frustração e exigências sobre nós mesmos (quanto melhores nos tornamos em um determinado esporte ou tocando um instrumento musical, mais conscientes estaremos daquilo que faz falta em nosso desempenho).

O que deveria, então, ser considerado na estimativa da “boa vida” — a intensidade de seus momentos de prazer mais raros ou seu nível geral de contentamento? A fuga da dor e da dificuldade ou sua superação bem-sucedida? E quem está na melhor posição para decidir se o bem-estar pessoal aumentou: seria inteiramente uma questão de relato pessoal ou aberto a uma avaliação mais objetiva?

Há muito que essas questões estão no centro dos debates, entre a abordagem utilitarista e a aristotélica, para refletir sobre o bem-estar. Enquanto a ênfase da primeira está no prazer e em sua quantificação (deve contar, na estimativa da felicidade, o número de prazeres experimentados ou dores evitadas), o foco aristotélico baseia-se no curso geral de uma vida (o que você foi capaz de fazer com ela — tomando em conta,  portanto, as capacidades, funções e realizações, ao invés de sentimentos mais imediatos de gratificação).

Em defesa de sua posição, os aristotélicos argumentarão que as pessoas nem sempre são os melhores juízes de seu próprio bem-estar e que muito prazer imediato pode também ser obtido com um comportamento autodestrutivo. Além disso, se proibirmos quaisquer avaliações objetivas da “vida boa”, também seremos privados de motivos para criticar formas egoístas e ambientalmente agressivas da busca pelo prazer. Também foi afirmado, de forma relacionada, que uma “felicidade” concebida ou medida em termos de sentimentos subjetivos desestimularia o desenvolvimento do senso de cidadania e solidariedade intergeracional — que é essencial para o bem-estar social e ambiental.

No entanto, a abordagem mais utilitarista não precisa excluir as formas de prazer com orientação cidadã, que vêm com o consumo responsável para com os outros e o meio ambiente. Afinal, o prazer de muitas atividades, como andar de bicicleta, inclui tanto os prazeres sensuais pessoais mais imediatos, quanto aqueles que vêm do fato de não contribuir para o perigo e a poluição do transporte automotivo. Além disso, é difícil, em última análise, legitimar reivindicações sobre o bem-estar de alguém sem alguma medida de endosso da pessoa em questão.

Há, então, uma tensão nas discussões sobre o hedonismo e “boa vida”, entre o privilégio utilitarista do prazer experimentado e o viés mais objetivo da tradição aristotélica. Enquanto o primeiro corre o risco de ignorar os componentes mais objetivos da “boa vida” e da “boa sociedade”, o último faz justiça a esses pilares, mas corre o risco de superestimar, ou até mesmo de preferir o conhecimento superior de “especialistas” por sobre os próprios indivíduos.

Mas aceitar a complexidade de avaliar as afirmações sobre a qualidade de vida e a satisfação pessoal é uma coisa. Negar que haja hoje evidências da natureza autodestrutiva do consumo em constante expansão seria outra bastante diferente. De fato, é consenso de ambos os lados do debate hedonista que a felicidade não reside no acúmulo infinito de coisas. E embora não tenha — e nem possa — a aspiração de resolver as questões filosóficas dessa área, a perspectiva hedonista alternativa destaca as narrativas sobre prazer e bem-estar que estão implícitas nas formas emergentes de insatisfação com a cultura afluente. Assim, busca abrir uma ótica pós-consumista sobre a “boa vida”, que pode se conectar com os sentimentos dos consumidores no aqui e agora.

O “hedonismo alternativo” nesse sentido tenta evitar moralizar a questão do que as pessoas deveriam precisar ou querer (apesar de ser verdade que esses dois não podem ser evitados ao mesmo tempo…), enquanto se relaciona com novas respostas de anticonsumismo. Seu principal interesse, assim, (evocando um conceito do crítico cultural Raymond Williams) é em uma “estrutura de sentimentos” em ascensão, que é ao mesmo tempo perturbada por formas de consumo que antes eram tidas como certas, ciente de antigos prazeres perdidos, e sensível pela primeira vez ao convite a uma nova forma de viver.

Com o aquecimento do planeta, precisamos construir uma resposta que apele para essa “estrutura de sentimentos”. Seu apoio irá desafiar o estrangulamento da ética de trabalho no modo de vida ocidental, será um esforço para alcançar uma ordem socioeconômica na qual trabalho e renda sejam distribuídos de maneira mais justa, em que a coparentalidade e que o trabalho doméstico compartilhados sejam regra, e na qual todos tenham os meios e o tempo para formas sustentáveis de atividades e melhorias de vida.

Se fizéssemos a mudança para uma economia de trabalho menos intensiva, ela iria reduzir o ritmo em que as pessoas, os bens e as informações têm que ser entregues ou transmitidas, e o impacto nas fontes de atrito e nas emissões de carbono seriam de grande impacto para todos. Poderíamos recuperar tempo para nossa vida pessoal e familiar. Diminuiríamos as viagens diárias e adotaríamos maneiras mais saudáveis de deslocamento, como as caminhadas, a bicicleta e os barcos. Supermercados e compras online seriam substituídos por um ressurgimento do varejo de rua, evitando a síndrome da “cidade clone” e dando força às comunidades locais, de maneira que poderíamos reduzir o crime e adotar novas formas de convívio e troca intergeracional.

Tudo isso transformaria a vida rural e urbana, especialmente para as crianças, e proporcionaria mais espaço para a reflexão, além de oportunidades para experiências sensoriais negadas pela rotina atormentada e isolada de trabalho e deslocamento. E os custos para isso acontecer seriam insignificantes em relação aos representados pela organização atual, especialmente se as despesas médicas pudessem ser substituídas por uma saúde pública de mais qualidade, com menos acidentes.

Há, é claro, algumas vantagens e prazeres que teríamos de sacrificar em uma economia de baixo carbono: confortos de vários tipos; algumas das excitações de uma vida acelerada; a facilidade de que dispúnhamos até recentemente das viagens ao exterior. Mas o conforto constante pode tanto satisfazer quanto entorpecer os apetites. A inventividade conseguirá certamente criar uma série de emoções mais ecológicas. Mesmo viagens a lugares distantes nem sempre cumprem sua promessa de oferecer experiências raras, e o ritmo diferente das férias perto de casa também pode ser fonte de formas inesperadas de encantamentos e escape da vida banal.

A mudança para um modo de vida pós-consumismo traz uma perspectiva chocante, dada a estrutura da existência moderna e a subordinação das economias nacionais ao sistema globalizado. Além disso, é irrealista supor que podemos continuar com as taxas atuais de expansão de produção, trabalho e consumo material do último século, para não falar das últimas décadas. Tecnologias mais verdes ajudarão a conter o aquecimento global.

Mas a adoção de alternativas ao crescimento econômico tem que se tornar uma preocupação central no planejamento e na criação de políticas — não ser ignorada ou desprezada, como se fosse uma fantasia impraticável. Além disso, em abalos climáticos ou financeiros, somados a um grande cinismo em relação aos comprometimentos dos governos com o aquecimento global, mais honestidade a respeito desse assunto pode também gerar mais cooperação e respeito de parte do eleitorado — especialmente se for acompanhado de imaginação sobre as singularidades de viver em uma sociedade sustentável. Essas ideias transformadas de “vida boa” podem também ser projetos que os países menos desenvolvidos terão, se quiserem reconsiderar as convenções e objetivos de seu próprio “desenvolvimento”, e evitar algumas das consequências mais indesejáveis do modelo dominante.

Meu argumento sobre o hedonismo alternativo é frequentemente rejeitado e taxado de utópico. Mas há algo bem irrealista na projeção de futuro focada nos “negócios, como sempre”. E dada a urgência atual de políticas de prosperidade que dissociem prazer e realização de consumo de uso intenso de recursos, é importante evitar suposições fantasiosas sobre o que seriam formas globalmente sustentáveis de indústria e estilo de vida. Nós não podemos, é claro, defender acesso igualitário e universal à riqueza e ao estilo de vida ocidental. A demanda por pleno emprego, o fim da austeridade e a segurança econômica para todos devem estar ligadas a demandas de expansão do tempo livre, da diminuição de ritmo da economia e do estabelecimento de uma ordem baseada em uma forma de consumo material essencialmente reprodutiva. A reconceitualização de “progresso” segundo  essas linhas deve oferecer as bases em que nos apoiaremos para pensar sobre arranjos de trabalho e instituições políticas para um futuro socialmente justo e viável.

[Imagem: María Berrio – fonte: outraspalavras.net]

thumb image

Escrito por por Carmen Lago y Peix. L

Los prejuzgamos nadando en la abundancia, fríos, serios, poco sociables y hasta aburridos. Vale, el estilo de vida mediterráneo tiene muchas bondades, pero convendría limpiarse la mirada y abrir la mente para descubrir que países como Noruega, Dinamarca, Suecia y Finlandia son envidiables no solo por sus economías y sus sistemas educativos, sino también por figurar sistemáticamente en el ranking de países más felices del mundo.

¿En qué consiste esa felicidad y cómo la alcanzan? Con un producto interior bruto que ya lo quisiéramos, sí, pero también con una apacible filosofía de vida condensada, a veces, en una sola palabra para la que no tenemos traducción. Hagamos un repaso por algunas de ellas.

Kos

lagom y otras palabras nórdicas

Esta palabra noruega representa, en solo tres letras, algo tan enorme como la felicidad que se experimenta cuando te sientes seguro, recogido, cómodo. Es la versión noruega del hygge, que se podría traducir como lo acogedor, lo confortable. Pero, a diferencia de la palabra danesa, el kos no se refiere tanto a un espacio físico que nos proporcione ese bienestar (el calor del fuego en invierno, una taza de café caliente cuando hace frío…), que también, sino a las relaciones humanas: una conversación interminable entre risas con amigos, un paseo tranquilo con tu pareja, una comida familiar… Es decir, algo así como pasar un buen rato.

Pyt

Si el hygge no llega o el kos se frustra, pyt, que dirían los daneses. Algo así como déjalo, no pasa nada, sigue adelante. Un hakuna matata de pelo rubio que suena en el alma como una palmada de ánimo, de consuelo, de sigue andando, que esto no es nada. Pyt fue elegida la palabra favorita de los daneses en 2018 en un concurso que organiza la Asociación de Bibliotecas de Dinamarca. Toda una invitación a tomarse la vida con calma y un recordatorio de que las cosas podrían ser peores.

Sisu

Asumido lo del pyt, toca tirar de sisu. En Finlandia es la palabra que usan para hablar de fuerza, de perseverancia, de eso que te nace en las entrañas y que te empuja a realizar cosas que jamás pensaste que podrías hacer. De coraje, en definitiva. Un artículo publicado en el New York Times en 1940 aseguraba que esta palabra de difícil traducción expresa lo que es el alma de Finlandia. La escritora finlandesa Joanna Nylund explica en su libro Sisu: The Finnish Art of Courage (Sisu: El arte finlandés del coraje), publicado en 2018, que es «una forma de pensar orientada a la acción».

Uitwaaien, friluftsliv y gökotta

Si hay algo que tienen en abundancia los países nórdicos es naturaleza. Normal que buena parte de su felicidad, de su bienestar y de su equilibrio esté ligado a disfrutar de ella.

Uitwaaien es una palabra holandesa que significa algo así como tomar una bocanada de aire fresco. Con ella hacen referencia a realizar actividades al aire libre para despejar la mente, dejar que el viento borre las angustias y el estrés de la cabeza, y conseguir relajarse. Una caminata, un paseo por la playa en días de viento, salir a montar en bici… Lo que cada uno quiera, pero fuera, en la calle.

A eso mismo hace referencia la enrevesada friluftsliv, palabra escandinava que usan suecos, noruegos y daneses que significa vida al aire libre. El primero en popularizarla fue el dramaturgo y poeta noruego Henrik Ibsen en su obra Casa de muñecas. Con ese término hacía alusión a la importancia de pasar tiempo en lugares remotos para el bienestar físico y espiritual, y los nórdicos, muy disciplinados todos ellos, lo ponen en práctica, aunque fuera caigan Filomena y todas sus primas juntas. Y a juzgar por lo bien que les sienta, va a ser cuestión de salir del gimnasio e ir a que nos dé el aire.

Los suecos hasta le ponen hora a esa actividad al aire libre y usan la palabra gökotta, cuyo significado literal es levantarse muy temprano para salir a escuchar el canto de los pájaros, para poner en práctica la filosofía de meditar, hacer ejercicio físico al aire libre… En definitiva, todo aquello que te permita alcanzar ese bienestar que tanto necesitas, pero fuera de las cuatro paredes de tu casa.

Lagom

Ni mucho ni poco, a eso hace referencia esta palabra sueca. Para los habitantes de Suecia, la felicidad está en encontrar la justa medida de las cosas, en el equilibrio. En coger de la vida solo lo que necesitas, sin excesos ni escaseces. Vivir rodeado de miles de cosas ¿de qué sirve si con dos o tres basta? Pero tampoco carecer de ellas. Y quien dice cosas dice sentimientos, pasiones, experiencias… Si algo deberíamos haber aprendido de la pandemia es esto, ser felices con la mitad de lo que creíamos necesitar. Los suecos llevan toda la vida practicando el lagom y mira lo bien que les va. Es hora de hacerles caso.

Kalsarikännit

Saber desconectar de una jornada de trabajo intensa no es fácil. Unos hacen ejercicio, otros leen, los hay que cocinan o leen un libro o se ponen su serie favorita… Pero en Finlandia optan por el kalsarikännit, o lo que es lo mismo, tomarse una copa o una cerveza solos en su casa y en ropa interior. Ojo, que decimos una, no una garrafa. ¿Hay algo más placentero que la libertad de quedarte en bragas en tu hogar para hacer lo que te dé la gana y sin dar explicaciones? Pues eso.

Fika

Algo más saludable (o mejor visto desde lo políticamente correcto) es lo del fika sueco. Es todo un ritual que ayuda a los curritos de ese país a desconectar durante la jornada laboral. Lo de la hora del bocadillo en España, pero con charlita de por medio, nada de tomarte el café frente al teclado o entre reunión y reunión. Y todos sabemos los efectos terapéuticos que tiene una buena conversación entre compañeros. No todo va a ser producir, producir y producir.

 

[Fuente: http://www.yorokobu.es]

Escrito por Alexandra Lucas Coelho

1. A duas portas da minha há lâmpadas de Casablanca, taças de Essaouira, bules, tapetes, sobretudo peles (cor de pele, carmim, esmeralda, laranja, azul-real), porque tudo o mais são trabalhos de longe e as peles o ofício do meu vizinho. De resto, esse longe fica muito perto deste extremo da Europa onde agosto tem um vento atlântico mas a forma de guardar o interior é mediterrânea.

2. Há oito anos que eu não vinha ao Algarve. O meu vizinho estava a coser uma sandália quando entrei no bazar dele (metade loja, metade oficina, mas bazar é o que está escrito no toldo). Falou-me em português com sotaque, não pensei que fosse marroquino, não tinha cara de árabe. Claro que não tinha cara de árabe porque era berbere, foi a primeira coisa que disse quando perguntei de onde vinha, sou berbere, só depois acrescentou que era de Casablanca. Perguntei se viviam muitos marroquinos aqui, e ele enumerou, um, dois, três, quatro, depois explicou, o meu sobrinho, a mulher dele e os dois filhos. Tudo porque certa noite lá em Marrocos conheceu um português daqui. Mas se calhar Portugal já lhe estava no sangue, sugeriu, contando como desde criança se sentia tão bem em Mazagão, entre os vestígios portugueses. Dizer Mazagão (em berbere) no lugar de El Jadida (em árabe) faz parte da corte. Todo o mercador é uma xerazade cosendo-nos na sua história. É ou era? Alguém ainda viaja para o Norte de África este verão? O medo vai só da Tunísia a Luxor ou começa logo em Casablanca?

Todo o mercador é uma xerazade cosendo-nos na sua história. É ou era? Alguém ainda viaja para o Norte de África este verão? 
3. Na véspera de conhecer o meu vizinho eu jantara com amigos no Barrocal, interior o bastante para brilharem estrelas, lua finíssima, alguém disse que aquele era o concelho de Portugal com mais moradores estrangeiros, e depois alguém falou nesse novo turismo de massa, o que antes enchia resorts na Tunísia, na Líbia. Só conheço os dois extremos do Norte de África, então não imagino bem os ex-resorts na Líbia, onde o mais difícil agora não é chegar e sim partir. Nessa tarde mesmo eu lera sobre os magrebinos, talvez berberes, torturados e mortos por traficantes e outras gangues líbias antes de chegarem à tortura e morte no Mediterrâneo.
4. Quando foi a última vez que esteve em Marrocos, perguntei ao meu vizinho, há três meses, respondeu. Percorre várias cidades, vem com tudo às costas, metais, loiças, tecidos, mas só trabalho bom, disse, sem deixar de coser. Nesse momento entrou uma rapariga com as sandálias que lhe comprara dias antes, ele cumprimentou-a em francês como se fosse uma velha amiga, ela disse-lhe em francês que tinha os pés frágeis, descalçou uma sandália, mostrou-lhe a ferida no dedo grande, ele exclamou, oh, vamos resolver isso, e trabalhou o couro para o alargar. Depois um rapaz encostou a bicicleta à porta, entrou, pôs em cima do balcão uma bolsa de couro escurecida do uso, disse-lhe que aquela bolsa era dali mesmo, mas agora queria uma correia para a usar a tiracolo, então o meu vizinho agarrou na fita métrica, mediu o rapaz do pescoço ao quadril, o rapaz perguntou se a alça seria cosida, ele disse, deixe isso comigo, amigo, o rapaz sorriu, e o orçamento, ele disse, depois vemos, marcou a entrega para dois dias depois, apertou-lhe a mão, e quando o rapaz saiu é que o meu vizinho contou como chegou aqui.
5. Primeiro saiu de Casablanca para Bagdad. Era a arabização em Marrocos, ele ia fazer o último ano do liceu em árabe, o árabe de Bagdad tinha uma reputação, meses depois começou a guerra Irão-Iraque, então ficou retido no racionamento da guerra. O segundo país em que morou foi França: Marselha, Avignon, Perpignan, a fazer o que calhava para ganhar dinheiro, porteiro, homem-a-dias. Segue-se uma longa temporada de Alemanha, uma mulher alemã, arredores de Frankfurt. E pelo meio aquela noite em Chefchaouen, um homem à chuva, português, daqui mesmo, abrigou-o, tomaram chá. Anos depois, a sua mulher alemã veio com uma bolsa para Lisboa e ele foi aprender português na Universidade Nova. Fazendo contas aos anos, é possível que nos tenhamos cruzado no pátio da faculdade.
6. Só faltava a cidade-natal do português à chuva, esta onde estamos e o vento se divide em pelo menos dois, ensinou-me entretanto um pescador (há o vento frio do Atlântico, que neste meio de agosto soprou a sessenta quilómetros por hora, e há o vento quente marroquino, o do deserto, de que ainda estou à espera). Quando o meu vizinho aqui pôs o pé achou que podia ficar, e isso já foi há tempo bastante para parte da família também ter vindo. Hoje mora por trás do bazar, o que quer dizer que sai de casa às nove para estar às nove no trabalho, o que não tem preço, diz. Fala berbere, árabe, francês, inglês, alemão e português, não mencionou espanhol, mas aposto que também. Enquanto entravam e saíam turistas ouvi-o dizer, há que aproveitar só as partes boas, ou então, não há experiência má, ou então, a religião é uma coisa íntima. No caso dele, no fim das frases por vezes diz, se deus quiser, assim em português.
7. Só depois de tudo isto falámos do “Estado Islâmico”, que acabava de decapitar o arqueólogo octogenário responsável por Palmira. Não falámos sobre isso, o arqueólogo, Palmira, mas sobre o “Estado Islâmico” em geral. O meu vizinho acha que o “Estado Islâmico” é uma criação de quem o armou, porque o mundo não é realmente governado pelos governos e sim por poderes paralelos, como o mercado de armas. E como explicar os voluntários vindos de todo o mundo, perguntei, lavagem cerebral, respondeu, porque as pessoas são fracas, vejo todos os dias aqui como é fácil manipulá-las, em meia hora vão atrás de alguém. E, talvez porque eu continuava em silêncio, repetiu, as pessoas são fracas.
8. Na manhã seguinte, passei a cumprimentar, disse-lhe que o meu trabalho era escrever, perguntei se podia escrever sobre ele sem dizer o nome. Ele disse que sim. Depois, na manhã seguinte a essa chamou-me quando lhe acenei da rua, e quando entrei escreveu no cartão o seu email para que lhe mandasse o que ia escrever antes de publicar. Já sabia o meu nome completo, e onde escrevia, tinha amigos, tudo se sabe, disse. Portanto, a última frase desta crónica, enquanto o sino toca entre os pinheiros, é para dizer que ela será mostrada ao vizinho.

 

 

[Fonte: http://www.publico.pt]