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Disparu à l’âge de 81 ans, le chanteur et musicien californien est le premier à partir du super-groupe Crosby, Stills, Nash & Young. Et laisse une empreinte indélébile sur le folk-rock américain.

Écrit par Francis Dordor

Imaginons un instant que l’une des figures du mont Rushmore, ce gigantesque bas-relief sculpté à même la roche réunissant quatre présidents des États-Unis (Lincoln, Washington, Roosevelt et Jefferson), vienne soudain à s’effondrer. C’est à peu près, à l’échelle de l’histoire récente de la musique américaine, ce que symbolise aujourd’hui la disparition de David Crosby à l’âge très vénérable de 81 ans, après une vie d’artiste bien remplie l’ayant conduit au sommet, mais aussi au fond du trou, au sens pénitentiaire du terme.

Fer de lance du folk-rock avec les Byrds, membre de Crosby, Stills, Nash & Young, peut être le seul quatuor à mériter, par la notoriété du moins, le tag “Beatles américains”, il traversa le demi-siècle écoulé avec un appétit d’ogre pour ce qui relève des plaisirs comme des aléas inhérents à la Sainte-Trinité “sex, drugs and rock’n’roll”. Et bien qu’il n’ait jamais été un compositeur de l’envergure d’un Neil Young ni même un musicien aussi doué techniquement qu’un Stephen Stills, sa contribution à l’histoire musicale universelle n’en reste pas moins inestimable.

Ces dix dernières années l’avaient même vu redevenir étonnamment prolixe et inspiré avec la parution de cinq albums consécutifs, fruit d’une association avec James Raymond, un fils longtemps négligé, confié à l’adoption dès la naissance à une époque où Crosby se sentait incapable d’assumer la contrainte d’une paternité. Loin d’en nourrir le moindre ressentiment, ce fils allait offrir en guise d’absolution à ce père jadis si ingrat de forts beaux écrins prêts à recueillir une veine créative revivifiée sur le tard, avec un sens mélodique toujours alerte et une voix, compte tenu des excès infligés, miraculeusement préservée. Dans Croz, premier de la série paru en 2014, Crosby signait un touchant autoportrait à la Rembrandt, sans rien cacher de son vieillissement, sans éluder le vertige propre à toute méditation sur notre commune condition de mortel, sans sous-estimer non plus la valeur qu’ajoutait celle-ci au temps qu’il lui restait à vivre. Lui qui fut longtemps le parangon du rocker impénitent, au comportement excessif voire irresponsable, aura ainsi coulé ces derniers jours sur terre, baigné dans une quiétude quasi inespérée. Celle que par leurs conduites vertueuses se garantissent généralement les âmes les plus sages.

Rebel without a cause

Or, de sagesse il n’est guère question dans le parcours rocambolesque, frénétique, de David Van Cortlandt Crosby, né à Los Angeles le 14 août 1941. Après le divorce de ses parents, l’absence d’un père devenu une pointure dans l’industrie du cinéma – c’est lui qui assure notamment la photographie de films signés F.W. Murnau (Tabou), Fred Zinnemann (Tant qu’il y aura des hommes, Le train sifflera trois fois) ou Roger Corman – l’amertume d’une mère abandonnée, le jeune David devient au fil des ans à peu près incontrôlable. Fugues en série, vols de voitures, cambriolages, grossesses infligées à des petites amies prestement larguées, rien ne manque au “casier” de ce “rebelle sans cause”, pour citer son modèle d’alors, James Dean.

Irrécupérable donc, sauf lorsque lui prend l’envie de chanter. On dit alors de la voix de ce diable qu’elle est celle d’un ange. Ce qui suffirait à résumer toute une ligne de vie en gestation. Ses premières apparitions publiques avec un ensemble scolaire, les Cuttin’ Capers, lui gagnent les faveurs d’une partie du lycée. Quand une autre persiste à lui vouer mépris, voire haine, en raison de cheveux trop longs, de mises négligées, d’un manque de goût pour le sport, et d’une tendance un rien embarrassante à imiter la moue des voyous qu’on voit dans les films. Après avoir brièvement caressé le projet d’une carrière d’acteur, pris quelques cours à UCLA, il se lance dans un long périple en mode bohème à travers les États-Unis, avec pour seul viatique sa guitare sur laquelle il égrène les chansons de Woody Guthrie, maître ès protest songs, apprises par cœur. On le retrouve au début des années 1960 à New York, écumant les clubs de Greenwich Village, le Gaslight Café, le Bitter End, le Dugout, le Café Wha?, il y croise les figures tutélaires du renouveau folk, Dave Van Ronk, Tom Paxton, Doc Watson. Il assiste surtout aux débuts d’un jeune happy traveler comme lui, Bob Dylan, dont il se prend la poésie en pleine poire. À défaut d’en goûter la voix nasillarde. Véritable game changer, comme on dit aujourd’hui, Dylan va profondément affecter la façon dont Crosby conçoit son rôle d’interprète. À un degré qu’il ne peut encore soupçonner.

Après New York, direction Miami, les premiers joints, les premières capsules de Dexedrine. Il se produit dans les coffee-houses de Floride en duo avec Terry Callier, aujourd’hui légende quelque peu effacée des mémoires d’une folk-soul dont il est pourtant l’inventeur. Le trip se poursuit à Chicago. Crosby y croise Muddy Waters, Buddy Guy, Willie Dixon et autres légendes du blues. Assiste à un concert du quartet de John Coltrane qui, comme pour Dylan, mais d’une toute autre façon, lui retourne la tête. À San Francisco, il se lie d’amitié avec Dino Valenti, futur chanteur de Quicksilver Messenger Service, auteur de Get Together, bientôt l’hymne de toute une génération pas encore étiquetée “hippie” ni même “psychédélique”.

Le son de Laurel Canyon

C’est ainsi que de retour à Los Angeles il vient d’effectuer un parcours initiatique complet, géographique, musical, existentiel. En 1964, le “strip”, diminutif donné à la partie ouest de Sunset Boulevard à Hollywood, devient l’épicentre d’une scène musicale accaparée par une faune de mutants culturels qui empruntent idéaux et codes vestimentaires aux beatniks et se soumettent aux sonorités chavirantes de la British Invasion, The Beatles et The Rolling Stones en tête. Crosby emménage à Laurel Canyon, spot “cool” par excellence, et épicentre de ce renouveau, que fréquentent déjà Roger McGuinn et Gene Clark. Bientôt rejoint par Chris Hillman et Michael Clarke, le quintet se fait d’abord appeler The Jet Set. Puis The Byrds, en évitant le doublon avec les Birds anglais (où sévit le futur Faces et le Rolling Stone Ron Wood). Même lesté d’un “y” le décollage est fulgurant, grâce en partie aux bons offices de leur manager, Jim Dickson, qui négocie avec Albert Grossman, ci-devant imprésario de Dylan, l’autorisation de puiser à volonté dans le répertoire de son poulain.

Leur premier album, paru chez Columbia en juin 1965, ne compte pas moins de quatre covers de Dylan dont un Mr. Tambourine Man qui largue aussitôt l’original et se hisse tout en haut des classements de ventes. Un an plus tard les Byrds est le groupe américain le plus diffusé sur les ondes du pays. Si la voix splendide et les compositions élégiaques de Gene Clark, ainsi que la carillonnante Rickenbacker 12 –cordes de Roger McGuinn –, définissent bien l’identité folk-rock des Byrds, l’apport de Crosby se fait en revanche sentir au travers de structures héritées du jazz de Coltrane et de la musique modale indienne de Ravi Shankar. Une empreinte qui va s’exercer sur les compositions les plus aventureuses du groupe tels Eight Miles High ou Everybody’s Been Burned.

En 1967, au lendemain du festival Monterey Pop, Crosby quitte pourtant les Byrds. Les versions divergent sur l’origine du clash. Le refus d’inclure Triad, chanson où Crosby, en bon sex addict, fait ouvertement l’apologie du triolisme, sur l’album The Notorious Byrd Brothers, ou les propos complotistes qu’il tient en public à Monterey au sujet de l’assassinat de Kennedy ? Qu’importe. Crosby, en couple avec Joni Mitchell (très libéré le couple, rassurez-vous), dont il s’apprête à produire le premier album, prépare déjà la suite avec Stephen Stills du Buffalo Springfield et un Anglais en exil, ex-membre de The Hollies, Graham Nash. Soit un ménage à trois (et bientôt à quatre) et un sacré coup fumant.

Le plus grand groupe du monde

L’avènement de Crosby, Stills & Nash dans le paysage de la pop mondiale peut se lire comme la mise en jeu d’une martingale parfaite : l’addition de talents suffisamment mûris pour devenir complémentaires et engendrer des millions de dollars dès le premier tour de table. Ou alors être comparé à une épiphanie : trois rois mages apportant en offrande à toute une génération, celle qui déserte les campus, les bureaux, les casernes, un album censé la consoler du désastre en devenir, alors que la guerre du Vietnam atteint son paroxysme, que les ghettos s’enflamment et que le rêve américain n’a jamais été autant remis en cause par les enfants de ceux qui l’ont construit.

Avec ses titres phares, Long Time Gone, Guinnevere et Wooden Ships, écrits ou coécrits par Crosby, le disque fait date par sa qualité quasi évangélique. Et propulse le trio à des hauteurs christiques jamais atteintes. Quelques mois plus tard Neil Young, sollicité par son pote Stills pour suppléer aux limites de Crosby en tant que second guitariste, va faire du brelan un carré d’as, remportant aussi sec la mise avec Déjà Vu (10 millions d’exemplaires vendus). D’autres hymnes s’ajoutent alors à la liturgie comme Woodstock, écrit par Joni Mitchell, d’après un lieu-dit situé près de la côte est où une infime, bien que considérable, partie de ladite génération a convergé au cours de l’été 1969 pour écrire l’une des pages les plus extravagantes de l’histoire. Le festival au demi-million de spectateurs va ainsi consacrer Crosby, Stills, Nash & Young, et probablement certifier aussi le début de la fin d’une entente cordiale entre quatre égos devenus monstrueux à force de tout, richesses, sexe mais surtout dope.

Addictions solitaires

Après un premier album au titre un peu décourageant, If I Could Only Remember My Name (1971), où alternent le sublime et l’erratique, après quelques collaborations et de fructueuses tournées en duo avec Graham Nash, ou avec les autres compères, Crosby va peu à peu sombrer dans une dépendance dont beaucoup se demande encore aujourd’hui comment il a pu en sortir vivant, du moins aussi longtemps. La cocaïne, l’héroïne, l’alcool mais surtout le free base – ancêtre haut de gamme du crack – vont devenir pendant plus de dix ans sa seule raison d’être. Pour satisfaire son addiction, il va tout perdre, ses propriétés, son bateau, ses voitures. Il va même vendre ses guitares. Il va se faire dealer. Il va aussi entraîner sa femme, Jan, dans la spirale infernale qu’il a initiée. Ce que certains de ses proches, Graham Nash en tête, ne lui pardonneront jamais.

En 1985, il connaît une première arrestation consécutive à l’emplafonnage d’un rail de sécurité sur une highway alors qu’il s’est endormi au volant. Relâché sous caution, il sera à nouveau arrêté trois ans plus tard au Texas en possession de cocaïne, d’héroïne et d’une arme non déclarée. Au pénitencier de Huntsville, il purge une peine de prison de neuf mois et suit un sevrage sans assistance. Il y amorce aussi sa réhabilitation en dirigeant un groupe de rock composé d’autres détenus. De ce chemin, improbable entre firmament et puits sans fond, il tirera Long Time Gone, autobiographie sans concession. En 1994, Crosby avait dû subir une greffe du foie intégralement payée par son ami Phil Collins. Depuis il vivait sous traitement pour différentes affections, dont une hépatite C et deux types de diabète.  Si le rêve éveillé de Woodstock qui vire au cauchemar devait se résumer en une seule et unique trajectoire, c’est bien celle de David Crosby qu’il faut suivre. Celle d’un musicien devenu un phare pour des millions de gens qui peu à peu va s’éteindre pour ne plus faire clignoter qu’un lugubre S.O.S., comme ceux que lancent les rafiots en perdition. Assez logiquement l’un de ses derniers albums, en 2016, s’intitulait Lighthouse, Le Phare, comme si quelque chose était bel et bien resté allumé en lui jusqu’à la fin.

 

[Source : http://www.lesinrocks.com]

La série des bandes dessinées Astérix va connaître un nouveau scénariste à l’occasion du 40e album, l’hilarant Fabcaro, dont le don pour l’absurde a fait le succès.

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Fabrice Caro, alias Fabcaro, est connu pour ses satires hilarantes de la société contemporaine, notamment grâce à son grand succès, «Zaï zaï zaï zaï».

Cet album numéroté 40 est prévu, comme c’est la tradition toutes les années impaires, à l’automne, précisément le 26 octobre, ont indiqué mardi les éditions Albert René dans un communiqué.

Le titre est gardé secret à ce stade. Et le dessinateur reste celui qu’Albert Uderzo avait désigné comme successeur à partir du 35e album en 2013, à savoir Didier Conrad.

Personnage sorti de l’imagination d’Uderzo et du scénariste René Goscinny en 1959, Astérix est un best-seller assuré, dans des proportions phénoménales.

Le dernier album en date, Astérix et le Griffon en 2021, s’était vendu à plus de 1,5 million d’exemplaires cette année-là, en un peu plus de deux mois.

C’est aussi un produit d’exportation qui marche très fort, avec des millions d’exemplaires vendus dans le monde à chaque album, traduits dans des dizaines de langues.

Fabcaro (Fabrice Caro à l’état civil), 49 ans, auteur de BD et romancier, est seulement le quatrième scénariste des aventures de l’irréductible Gaulois, après Goscinny, Uderzo et Jean-Yves Ferri.

Il est connu pour ses satires hilarantes de notre société. Son grand succès, Zaï zaï zaï zaïen 2015, racontait la fuite d’un homme pris à partie pour avoir oublié sa carte de fidélité à un magasin, avec une dose de non-sens rarement vue.

« J’étais grand fan d’Astérix. C’est un superbe cadeau qu’on fait au gamin que j’étais », a déclaré à l’AFP le scénariste.

« Je veux rester fidèle au cahier des charges – même si le mot n’est pas très joli – ou en tout cas à ce qui fait le charme d’Astérix. Avec des ingrédients classiques, comme les anachronismes, les jeux de mots ou autres. Et surtout rester fidèle aux personnages », a-t-il ajouté.

« Drôle et efficace »

Une planche dévoilée par les éditions Albert René montre ce télescopage entre ces habitants du village que tout le monde connaît et nos obsessions contemporaines.

Alors qu’Astérix et son compagnon Obélix tentent de déguster un sanglier, des remarques d’autres Gaulois vont leur gâcher le moment. « Mangez avec parcimonie et votre corps vous dira merci ». Puis : « Belle dégustation, mes amis ! Et n’oubliez pas : cinq baies et légumes par jour ». Enfin : « Pour votre bien-être, pensez à pratiquer une activité physique régulière ».

« À partir du moment où on m’a proposé le projet, très vite j’ai commencé à gribouiller, à chercher des idées, à explorer des pistes, et c’est venu assez vite », explique Fabcaro.

« Parfois il arrive que les auteurs disent : là j’ai pris un risque… En réalité, c’est un risque très relatif, il faut remettre les choses à leur place, on n’est pas non plus au front. Au pire, on dira que c’est moins drôle », remarque-t-il.

L’auteur de Broadway, Le discours ou de Formica, une tragédie en trois actes a été approché par l’éditeur alors que Jean-Yves Ferri souhaitait se consacrer pour le moment à un autre projet.

« Quand j’ai lu le synopsis de Fabrice, j’ai été tout de suite embarquée dans cette histoire. D’abord parce qu’elle est drôle et efficace, ensuite parce qu’elle me semblait extrêmement fidèle aux codes que mon père avait utilisés et posés », a affirmé à l’AFP Anne Goscinny, la fille du cocréateur d’Astérix.

« Dans nos réflexions, on va d’abord vers nos plaisirs de lecteurs. Fabrice est quelqu’un qui nous fait mourir de rire. Je suis un grand fan ! », a ajouté le directeur général des éditions Albert René, Céleste Surugue.

L’autre événement de 2023 pour Astérix sera la sortie le 1er février du film L’Empire du milieu, réalisé par Guillaume Canet.

[Photo : Joel Saget / Agence France-Presse – source : http://www.ledevoir.com]

La ciudad está de moda y llega mucha inversión, pero se eleva el riesgo de gentrificación en los barrios y los precios se disparan

Vistas panorámicas de Madrid desde la azotea del Círculo de Bellas Artes. ÁLVARO GARCÍA

Escrito por SANDRA LÓPEZ LETÓN

Cada vez suenan más acentos del español en Madrid, que se ha convertido en la Miami europea en muy poco tiempo. La capital española rivaliza con la ciudad del sur de Florida, tradicional destino de los millonarios latinoamericanos para expandir sus empresas y dar refugio a su capital. “Madrid está de moda en Latinoamérica. Desde la pandemia es muy conocida por haber mantenido la actividad, por sus buenas infraestructuras, transportes y su seguridad. Y porque el Gobierno regional quita trabas a las empresas que se instalen aquí”, saca pecho el vicepresidente de la Comunidad de Madrid, Enrique Ossorio. La inversión latinoamericana en la región desde 2008 asciende a 12.044 millones de euros, según la Consejería de Economía.

A la capital han llegado en los últimos años acaudalados empresarios venezolanos, mexicanos, colombianos y peruanos, cuyo ritmo de éxodo siempre está marcado por la agitación política en sus países de origen. Madrid les sienta como un guante. Comen en los restaurantes de moda de la calle de Jorge Juan, compran ropa y joyas en las tiendas de lujo de Serrano, adquieren viviendas rehabilitadas a una media de 12.000 euros el metro cuadrado y costean las mejores escuelas de negocios para sus hijos. Muchos de estos ricos han fijado su residencia en la ciudad, siendo el barrio de Salamanca —el más caro de Madrid—, su referencia. Allí residen más de 2.000 venezolanos y más de 1.100 colombianos, sobre todo en el área de Goya.

La regeneración de este núcleo y sus edificios ha sido apabullante, pero de forma paralela ha provocado un acusado proceso de gentrificación y encarecimiento de las casas. “El precio en el barrio de Salamanca se ha incrementado un 100% desde 2013, pasando de 6.000 a 12.000 euros el metro cuadrado”, señala Luis Valdés, director de Residencial en Colliers International. Mar Espinar, portavoz del grupo socialista en el Ayuntamiento de Madrid, opina que “atraer inversión extranjera está bien, el problema es gobernar pensando en esa inversión privada y convertir Madrid en un parque de atracciones, olvidándote del resto de barrios”.

Primer aterrizaje

A comienzos de la década de 2000 aterrizaron las primeras fortunas venezolanas (algunas procedentes del chavismo). No es casualidad que el barrio de Salamanca haya sido bautizado como Little Caracas (la pequeña Caracas), según Alberto Pérez Levy, presidente de la Asociación Civil Venezolanos en España. Esto generó un fuerte efecto llamada que, en los últimos tres años, ha atraído a mexicanos, colombianos y peruanos con alto poder adquisitivo. Algunos ejemplos son el expresidente mexicano Peña Nieto o los venezolanos Capriles (Gran Roque Capital) y Alejandro Betancourt (Hawkers). También el peruano Paul Mulder, consejero delegado de Emefin (Kiwoko y Tiendanimal), o el brasileño Frédéric Lévy (Havaianas).

Que las grandes fortunas fijen su residencia en Madrid no es más que la consecuencia de la creciente inversión latinoamericana que ha llegado a España en los últimos años. Antes, a ojos del capital hispano, solo existían Miami y Nueva York. A las empresas se les había pasado un elefante por delante y no lo habían visto. Hoy, no hay compañía, family offices, start-up o inversor tradicional que no haya aterrizado ya en la capital o se esté planteando hacerlo.

España —Madrid concentra en torno al 70% de toda la inversión extranjera que llega al país—, es la puerta de entrada a Europa para estas empresas. Es el segundo destino de inversión latinoamericana en el mundo, solo por detrás de EE UU. En la última década, el país acumula inversiones directas por 32.915 millones de euros, con un crecimiento del 99% de 2010 a 2020, calcula Adrián Blanco Estévez, responsable del departamento Latam Desk en ICEX-Invest in Spain. La inversión acumulada desde 1993, en que se inicia la serie, es de 65.618 millones. “Es un destino fundamental en la internacionalización de estas compañías y, de hecho, América Latina es ya el cuarto mayor inversor en España”, comenta Carlos Morales, presidente de Madrid Platform, que nace en 2020 con la finalidad de convertir a Madrid en el hub de negocios entre Europa y América Latina. Solo en el primer semestre de 2022, la inversión hispanoamericana en España fue de 626 millones de euros, un 179% más que en el mismo periodo del año anterior, calcula Blanco Estévez. El volumen seguramente es mayor porque hay un gran número de inversiones protagonizadas por family offices latinoamericanos, sobre todo en el sector inmobiliario, donde opera una mayor opacidad y quedan por debajo del radar estadístico. Además, el ICEX contabiliza, a través de datos privados, 23 proyectos de inversión sudamericanos hasta septiembre. “Se va a batir el récord histórico de 24 proyectos”, sostiene Blanco.

México es, de largo, el mayor país inversor, sobre todo en ladrillo. “El stock de inversión del país en España alcanzó los 38.000 millones de dólares, siendo su principal socio latinoamericano, con 500 empresas y más de 50.000 empleos generados”, según datos de la Embajada de México en España.

Calidad de vida y estabilidad política

Las razones por las que Madrid se ha convertido en una capital no oficial de Latinoamérica son diversas: seguridad personal y jurídica, fiscalidad favorable y estabilidad política y económica. También, calidad de vida, ocio, oferta gastronómica y cultural, clima y vuelos directos de Madrid a Ciudad de México, Caracas o Lima, así como a EE UU y el resto de Europa. Se añade la facilidad para obtener la residencia (en 2020 se concedieron 32 Golden Visa a inversores latinoamericanos; en 2021 fueron 41, según el Ministerio de Exteriores). Y, sobre todo, precios más asequibles que en Miami. “La vivienda se ha multiplicado por tres o por cuatro en los últimos cinco años”, dice Julio Veloso, socio de Broseta Abogados, con presencia en varios países latinoamericanos. “Miami es más caro que Madrid desde cualquier punto de vista y, según el último informe del banco HSBC, los expatriados sitúan a España en el quinto mejor lugar del mundo”, explica Morales.

A esto se une la lengua. “Si dos países comparten idioma, las relaciones de inversión se pueden multiplicar por siete”, según Blanco. Y los lazos históricos y culturales. “Uno de cada cuatro madrileños tiene vínculos directos con América Latina”, de acuerdo con la Organización de Estados Iberoamericanos para la Educación, la Ciencia y la Cultura.

El Gobierno de la Comunidad de Madrid incentiva activamente el título de la Miami de Europa, sobre todo con la bandera de ser “una economía libre y abierta con la menor presión fiscal de España”. Sin embargo, el nuevo impuesto de solidaridad que prepara el Gobierno para las grandes fortunas será un buen termómetro para ver si la inversión se frena. “Es percibido como una barrera muy importante y algunos residentes están pensando en dejar el país”, según Joaquín Giráldez, de Broseta Abogados. Disiente Morales: “La seguridad jurídica y personal es mucho más valorada”.

Edificio rehabilitado por capital mexicano en Marqués de Salamanca, 11. LUIS SEVILLANO

MERCADO INMOBILIARIO

Dueños y señores del barrio de Salamanca

Escrito por SANDRA LÓPEZ LETÓN

Los ricos latinos se han comprado el barrio de Salamanca. Y, a pesar de la escasez de oferta y la escalada en los precios, el flechazo con Madrid tiene visos de continuar. La devaluación del euro frente al dólar hace más atractiva, si cabe, la compra. “Muchos clientes nos están pidiendo adelantar los pagos para asegurarse el tipo de cambio”, dice Gabriela Reyes, directora comercial de la promotora mexicana Be Grand en España. “Con la depreciación del euro, los compradores e inversores latinoamericanos tienen un 20% más de poder adquisitivo”, recalca Alberto Díaz, director general de Capital Markets de Colliers. Resulta imposible cuantificar cuánto han invertido —la confidencialidad es clave—, pero sí el número aproximado de proyectos. “Han desarrollado más de 60 promociones de pisos de lujo, creando valor en las propiedades que han intervenido y no solo en el barrio de Salamanca, sino también en Chamberí, Chamartín o Centro”, señala Ofelia Núñez, directora de inversión residencial de CBRE.

Los empresarios venezolanos Axel Daniel y Miguel Ángel Capriles, con su vehículo de inversión Gran Roque, fueron pioneros en la construcción de pisos de lujo en el centro de Madrid. En torno a 2013, cuando nadie quería oír hablar del ladrillo, comenzaron a adquirir edificios a precios de derribo que luego reformaron y vendieron por el doble. Compraron a un precio medio de 3.000 euros por metro cuadrado para rehabilitar y esculpieron el barrio a su gusto. “Al principio estaba muy lejos de los que ellos consideraban lujo. Hace una década era impensable hablar de pisos nuevos de 400 o 600 metros en el centro”, dice Luis Valdés, director de Residencial de Colliers.

Miguel Ángel Fernández, director de ventas de Engel & Völkers del barrio de Salamanca, califica lo que ocurrió como “avalancha espectacular de venezolanos, grandes capitales y familias adineradas que compraban en la zona más prime”. Había (y hay) un termómetro: “Cuanto más cerca de la plaza de la Independencia, más caro”, añade.

El grupo Impar, participado por capital latinoamericano y liderado en España por el venezolano Roberto Perri, que llegó a Madrid en 2013, ha entregado este año las viviendas de su edificio en Núñez de Balboa, 86. Aquí está el piso más caro vendido por el grupo: 14.500 euros el metro cuadrado. Han desarrollado 23 proyectos dentro de la M-30 y como Impar Capital, su gestora de capital riesgo, tienen 288 viviendas (entregadas y en ejecución, incluyendo próximamente López de Hoyos, 171). Ahora están haciendo proyectos en Chamberí (Galileo, 9 y 91). Reconoce el empresario venezolano que la falta de edificios para comprar y reformar en el barrio de Salamanca, y sus altos precios de venta están afectando al ritmo de salida de nuevos proyectos. “Para poder hacer rentable una operación, no podríamos comprar más allá de 7.000 euros el metro cuadrado para poder vender a 12.000 euros una vez rehabilitado”, dice Perri.

Así, “ante la falta de producto, inversores y compradores se están yendo a la parte alta de Salamanca (pasado Príncipe de Vergara) y al barrio del Retiro, en las calles limítrofes con Menéndez Pelayo. Por ejemplo, en Chamberí —excluyendo Almagro—, los precios son más asequibles: el metro cuadrado cuesta entre 7.000 y 9.000 euros”, cuenta Elena Jori, directora de Inmobiliario de Home Select.

En los últimos tres años, mexicanos, colombianos y peruanos han tomado el testigo. Entre los grupos de capital mexicano está Terralpa, que tiene Marqués de Salamanca, 11, un edificio señorial de 1932 y 16 pisos. La venta del ático en abril marcó un récord: más de 27.800 euros el metro.

Hace apenas un año que llegó Be Grand a Madrid, una de las principales promotoras de pisos de lujo en México con más de 6.000 viviendas vendidas y con una extensa base de clientes que buscan una oportunidad de inversión fuera de su país. “Les ofrecimos Madrid, donde tienen lazos familiares, amigos y negocios, por lo que tuvo muy buena acogida”, dice Reyes. La promotora desarrolla cinco proyectos en España. Uno de ellos son 25 viviendas en un edificio de la calle de Padilla, 66, en el barrio de Salamanca. “En dos días se vendió el primer lote, recibimos 70 depósitos de 2.500 euros para 16 pisos. Recientemente hemos sacado a mercado el segundo lote con nueve viviendas”, dice Reyes. El plan de la promotora es invertir entre 150 y 200 millones de euros (lo que supone compras de entre 300 y 400 millones) en zonas prime de Madrid (también en Málaga) en los próximos cinco años, cuenta Ginés Navarro, director general de la gestora Admara Capital, socio operativo Be Grand en España. El metro cuadrado se vende a 10.000 euros de media.

Los precios del lujo en Madrid son mucho más competitivos que los de Miami, donde un piso equivalente puede llegar a los 20.000 o 22.000 euros el metro. Sin contar “los altísimos gastos de comunidad y el pago anual del impuesto predial (nuestro IBI), que supone entre el 1,5% y el 2% del valor de la propiedad”, cuenta Jori.

El latinoamericano busca edificios clásicos de los siglos XIX y XX rehabilitados, con escaleras y fachadas protegidas, balcones y grandes portales. Es esencial el baño en suite y la cocina integrada al estilo americano. “Las viviendas demandadas suelen tener un mínimo de tres habitaciones y a ser posible con terraza y vistas”, dice Rafael Alamillo, consejero delegado de Home Boutique. Para ellos no hay lujo sin amenities, como en los condominios de Miami: piscina climatizada, spa, gimnasio, baño turco, sala de masajes y belleza.

Torre Caleido, sede del IE University. ÁLVARO GARCÍA

EDUCACIÓN

Formación para las élites

Escrito por CARMEN SÁNCHEZ SILVA

Con la convicción de que Madrid se ha convertido en la nueva Miami para los latinoamericanos, el vicepresidente de la Comunidad de Madrid y consejero de Educación, Enrique Ossorio, indica que el Gobierno regional se ha trazado ahora como objetivo la educación: “Queremos que Madrid sea el mejor lugar del mundo para los estudiantes hispanos”, sostiene. “Nuestras universidades tienen mucho atractivo para ellos. Primero por el idioma y después porque los títulos cuentan con mucho prestigio en sus países de origen”, asegura.

“De los 32.000 alumnos extranjeros que tenemos, unos 11.000 son de América Latina”, indica el vicepresidente. La comunidad trabaja con las embajadas para la atracción de estos alumnos y anima a las universidades de la región a participar en ferias internacionales. “Queremos que estas cifras crezcan”, agrega Ossorio. Es una de las estrategias para frenar el descenso demográfico que viven las aulas madrileñas.

Tradicionalmente las universidades españolas han sido un destino preferente para los estudiantes hispanoamericanos. Pero en los últimos años su crecimiento se ha disparado: han pasado de 40.285 matriculados en el curso 2015-2016 a los 66.009 del curso 2020-2021, un 64% más en tan solo cinco años, según los últimos datos del Ministerio de Universidades. Un empuje al que han contribuido especialmente los centros privados, que han multiplicado casi por tres el número de alumnos.

Colombianos, ecuatorianos, peruanos, chilenos, venezolanos y argentinos se decantan cada vez más por estudiar en Madrid. Y se aprecia un desplazamiento de su demanda. Si hasta hace poco venían fundamentalmente a cursar másteres y posgrados, hoy son los estudios de grado los que más aumentan. Los egresados latinoamericanos han subido un 82,5% en el último lustro y casi una cuarta parte de ellos se han titulado en centros madrileños. Especialmente en la Universidad Europea, la Complutense e IE.

Según el presidente de IE University, Santiago Íñiguez de Onzoño, los alumnos latinoamericanos representan un 25% del total en su institución, donde cuidan los porcentajes de nacionalidades para contribuir a la diversidad. “Desde que se ha promulgado la ley de emprendedores y otra serie de normas que favorecen la migración de ciudadanos con permiso de residencia o nacionalidad, España se ha convertido en el destino favorito de los inversores y emprendedores latinoamericanos. Solo en 2021 hubo más de 18.000 solicitudes de nacionalidad por parte de ciudadanos mexicanos. La oleada de populismo en sus países ha sido una de las razones fundamentales del cambio”, explica. Y con ellos han llegado sus hijos, que cursan sus estudios en centros como IE.

EE UU desplazado

Íñiguez también dice que España se ha transformado en el primer destino de los estudiantes de América Latina, por delante de Estados Unidos, sobre todo para los mexicanos, chilenos y colombianos. “Se aprecia un desplazamiento desde el Gobierno de Donald Trump, cuando Estados Unidos se volvió un destino poco amigable para ellos”. La institución nota un aumento significativo de las solicitudes de estudiantes hispanos. Especialmente en los grados, porque la demanda general de másteres se ha ralentizado este curso.

“El campus de Madrid es un foco de atracción de hispanoamericanos, muy por encima de nuestros otros campus”, confirma Felipe Llano, director general de ­ESIC Business & Marketing School. El cambio del euro frente al dólar ha incrementado las ventajas de la ciudad. Igual que el menor coste de vida con respecto a Miami. En la escuela madrileña este año han crecido un 23% los matriculados procedentes de América Latina. “La inflación galopante en la región, la incertidumbre política y la gran fuga de capitales que se está produciendo nos favorecen”, analiza el directivo.

Sus 500 alumnos hispanos responden a dos tipologías, explica Llano, jóvenes de rentas medias-altas que quieren labrarse un sólido perfil profesional internacional y profesionales que hacen un alto en su carrera para reciclarse.

La educación es la nueva diplomacia, afirma Nuria Vilanova, presidenta de CEAPI (Consejo Empresarial Alianza por Iberoamérica) y de Atrevia. “En España formamos a las élites empresariales latinoamericanas en las escuelas de negocios privadas. Muchos de estos líderes se quedarán. Nos quedaremos con el mejor talento. Y los que vuelvan a sus países se llevarán la impronta del nuestro”, aprecia. “Además, en las universidades públicas también se están formando las élites culturales de la región mediante becas. Todos estos centros van a dejar una huella brutal en las élites latinoamericanas”, añade.

Oficina de banca privada de A&G, en Madrid. JUAN BARBOSA

BANCA PRIVADA

Alfombra roja en el mundo del dinero

Escrito por DAVID FERNÁNDEZ

La privacidad y la exclusividad son dos requisitos innegociables para los clientes de banca privada. Edificios señoriales en el barrio de Salamanca o en el paseo de la Castellana de Madrid cobijan las oficinas de la mayoría de las entidades que administran el patrimonio de las grandes fortunas. Apenas un discreto letrero en el portal informa de su presencia. Desde hace unos años es habitual escuchar acentos procedentes del otro lado del Atlántico en estos templos del dinero.

“La llegada de altos patrimonios latinoamericanos empezó en 2012. Con la crisis del euro, muchos family offices de estos países comenzaron a analizar oportunidades de inversión en España”, explica el responsable de banca privada de una entidad estadounidense. “Esta tendencia se ha acelerado en los últimos cuatro años. Los cambios políticos en la región, con el acceso al poder de gobiernos de tinte populista, han hecho que muchas familias se planteen un cambio de residencia buscando mayor seguridad jurídica para su patrimonio. Y Madrid es un destino muy atractivo para ellos por ser la puerta de entrada a Europa, por su calidad de vida y por los lazos culturales que nos unen”, añade este banquero.

Cuando un millonario mexicano, venezolano, colombiano o brasileño decide emigrar de su país de origen, lo más habitual es buscar el apoyo de una entidad global que le dé servicio en los diferentes países en los que tenga residencia. Sin embargo, si lo que buscan son expertos que conozcan las especificidades jurídicas y fiscales del país donde aterrizan, la opción de contratar a un banco privado local gana enteros. “Evidentemente, este tipo de clientes se ha convertido en un objetivo claro para nosotros”, reconoce Juan Carlos Solano, director de key clients en Andbank. “Hay muchos motivos por los que pueden requerir nuestros servicios, pero, si su contacto inicial tiene que ver con la obtención del permiso de residencia —hay que cumplir uno de los tres requisitos: inversión inmobiliaria de más de 500.000 euros, compra de deuda pública española por más de dos millones o adquisición de acciones de empresas españolas por más de un millón—, eso ya condiciona la confección de su cartera de activos inicial”, añade Solano.

Los crecientes lazos entre el mundo del dinero latinoamericano y Europa hacen que algunas entidades agrupen ambas regiones bajo la misma unidad de negocio. Una de ellas es la suiza Lombard Odier. Su responsable para el sur de Europa y América Latina, Stephen Kamp, cree que estos altos patrimonios presentan unos rasgos comunes y diferenciales con respecto a los de otras latitudes. “Mientras que los clientes europeos tienen mayor tendencia a invertir en empresas cotizadas o activos alternativos, los latinoamericanos están más acostumbrados a tener exposición a la renta fija porque vienen de países que han tenido históricamente tipos de interés muy altos. Otra diferencia tiene que ver con la forma en la que gestionan sus carteras: los altos patrimonios delegan más en la gestión discrecional de su dinero por parte de los gestores de banca privada, mientras que los europeos son más intervencionistas, quieren tener mayor control”, argumenta Kamp.

Lo que empieza como una relación puramente financiera entre el alto patrimonio latinoamericano y su entidad de banca privada suele derivar en una ampliación del perímetro de servicios que demandan. “Nos gusta tener una relación de socios con nuestros clientes. Al principio nos ven como un asesor financiero y fiscal, pero es habitual que poco a poco nos empiecen a pedir servicios inmobiliarios o incluso de banca de inversión porque quieren nuestro consejo a la hora de valorar la adquisición de posibles empresas”, reconoce Diego Elejabeitia, director de desarrollo de negocio de A&G.

Los expertos consultados creen que la llegada de ricos latinoamericanos se puede frenar debido al impuesto a las fortunas —denominado de solidaridad— que tramita el Gobierno para financiar los mayores gastos derivados de la guerra de Ucrania. “Evidentemente, la tasa puede ser una barrera. Estas familias buscan una fiscalidad razonable y una mayor seguridad jurídica que la que tenían en sus países de origen”, advierte Elejabeitia. Esta opinión es compartida por su colega que trabaja para una gran firma estadounidense: “Nosotros estábamos trabajando con varios clientes latinoamericanos que querían fijar su residencia en España y que, cuando se supo de este nuevo impuesto, han optado por Italia como nuevo destino”.

Terraza de un restaurante en la calle Jorge Juan, en el barrio de Salamanca. ÁLVARO GARCÍA

HOSTELERÍA

Restaurantes de lujo para ver y ser vistos

Escrito por MARÍA FERNÁNDEZ

Con el cambio de año abrirá en pleno corazón del barrio de Salamanca Abya, un restaurante de 1.000 metros repartidos en cuatro plantas del icónico palacio de Saldaña de Madrid, bien de interés cultural. Su dueño, Manuel González, un empresario mexicano del sector agrícola, dice haber gastado en la compra y la restauración 50 millones de euros a lo largo de los tres últimos años. Y lo que busca con la suntuosa inversión cuajada de obras de arte es seducir a sus compatriotas: ha fichado a un cocinero que ha renunciado a su estrella Michelin para trabajar en el proyecto, y la última planta del edificio la reservará para comidas privadas. Es un ejemplo más de la potencia gastronómica capitalina, donde las aperturas de restaurantes de lujo parece no tener fin.

El empresario Jorge Ramses Llovet ocupa más de un tercio de la plaza de la Independencia, al pie de la Puerta de Alcalá, con sus restaurantes y su ta­blao (Ramses, Patio de los Leones, The Kave, Lady Bongo) frecuentados por visitantes llegados del otro lado del Atlántico. “Madrid es la nueva capital de Latino­américa, se ha convertido en un lugar donde se produce un redescubrimiento de la madre patria”. Cree que muchas fortunas encuentran en la ciudad la vida soñada de disfrutar la calle día y noche sin preocuparse por la seguridad. “Un magnate me ha llegado a decir que es el único lugar del mundo donde coge el metro”. A la vez habla de una retroalimentación de la economía local. “Han sido los grandes impulsores del ocio de calidad. Nos han solicitado amablemente que incrementáramos nuestras bodegas con grandes referencias y las cartas con productos delicatessen”.

Y el testigo se transmite de padres a hijos que buscan locales de moda. Algo que no pasa inadvertido para las empresas. “A un nacional no lo ves un miércoles gastándose 100 euros en cenar”, admite la portavoz de otro grupo de restauración. La calle de Jorge Juan es el kilómetro cero de esa oferta exclusiva. En 2,3 kilómetros se concentran imperios hosteleros como el del grupo Paraguas (Amazónico, Ten con Ten, entre otros); La Máquina o Cañadío (La Bien Aparecida, La Maruca). Paco Quirós, chef y cofundador de este último, cuenta a los venezolanos, mexicanos, ecuatorianos, colombianos o chilenos entre sus mejores clientes. “Suele ser un público que no mira los precios. Si hay que abrir una botella, la abren y, si les gusta algo, repiten”.

Lo mismo piensa Ignacio de la Torriente, director de Mabel Hospitality (Tatel y Totó). “Buscan la esencia de las mejores recetas de la cocina española”. En sus mesas se sientan mexicanos, brasileños o venezolanos que viajan a la capital pensando en comer bien en un entorno agradable y sin problemas para pagar 60, 70 u 80 euros (o más) por persona. “Para el USA Today somos uno de los 25 restaurantes en el mundo por los que merece la pena viajar, y eso hace que el que ha probado nuestro restaurante de Beverly Hills o Ibiza se interese por el de Madrid, y al revés”. En su caso, el camino es de ida y vuelta: a principios de año abrirán en Ciudad de México. En la capital española, por ahora, De la Torriente no ve problemas con la competencia. “Hay hueco para todos. Nosotros llevamos 10 años batiendo récords de facturación”.

Pero no todo es tan luminoso. Los precios del cubierto se han disparado, las raciones menguan hasta alcanzar tamaños ridículos, las cartas de vino se llenan de botellas que pasan de los 50 euros y cada vez son más los restaurantes que exigen pagos por adelantado al hacer la reserva. Mar Espinar, portavoz del grupo socialista en el Ayuntamiento, critica que se aumenten los esfuerzos en los barrios más exclusivos, como el reciente refuerzo de la limpieza en Chamberí o Salamanca, en detrimento de los pobres. “El de las terrazas es un gran ejemplo de cómo José Luis Martínez-Almeida está concentrado en intereses privados, olvidándose de que las terrazas están ocupando la mayoría del espacio público. Zonas como Ponzano, Ibiza…, estamos echando a la gente de sus casas porque no pueden dormir”.

De la cara más sufrida también habla José Antonio Aparicio desde la Asociación de Hostelería de Madrid: “El sector está vivo, pero hay un tsunami de costes, con las materias primas disparadas, los alquileres… Un 92% de los 35.000 locales que hay en la ciudad tienen entre uno y cinco trabajadores, son muchas pymes en riesgo que se están viendo muy presionadas”. Aprecia que hay mucha inversión exterior, “pero también ocurre que los costes se están comiendo la rentabilidad”, y los alquileres, después de dos años congelados, vuelven a subir.

Pablo Trapote, perteneciente a una de las familias más conocidas del ocio madrileño (Joy Eslava, Chocolatería San Ginés), lleva las riendas del Teatro Barceló y es uno de los últimos empresarios en anunciar una gran apertura: Hensi, un restaurante en Alberto Alcocer. No teme a la saturación de la oferta. “Madrid es la capital europea del ocio, tiende a crecer, ves todas las zonas llenas. La rentabilidad no es fácil en el corto plazo, pero sí si la buscas en el medio plazo”. Locales completos parecen tapar cualquier nubarrón. La fiesta gastronómica continúa.

 

[Fuente: http://www.elpais.com]

Pugna entre editores, autores, diseñadores y comerciantes, las portadas de los libros ¿sirven más para vender o para darle un complemento artístico, visual, a las palabras? ¿Nos distraen, nos engañan o nos acercan a las páginas del libro? Estos asuntos plantean los siguientes párrafos en torno a El atuendo de los libros de Jhumpa Lahiri.

Escrito por Santiago González Sosa y Ávila

En un principio los libros no llevaban portada. Se vendían como una colección de hojas que más adelante el comprador mandaba cubrir, usualmente con cuero o pergamino, protegiéndolas y adaptando el libro incipiente a su gusto y a su biblioteca. Luego llegaron nuevas formas de imprimir, nuevas tintas y colores y así comenzó el diseño gráfico y las impresiones en masa. Para mediados del siglo XIX, los libros se cubrieron con ilustraciones impresas en papel y unos años después, la portada se volvió un medio artístico en sí mismo. Adquirió entonces una doble función: representar con imágenes la palabra escrita y destacar en las vitrinas para facilitar su venta. Para fin de siglo, los editores entendieron que las imágenes vendían y cada década que le siguió, cada país, cada casa editorial, desarrolló su propio estilo —arte abstracto, composiciones tipográficas, fotográficas, ilustraciones de universos variados. En pocos siglos las portadas habían sufrido un cambio radical: de un vehículo protector de páginas a una función publicitaria que comunicara el contenido del texto, hasta convertirse en una parte inextricable de los libros.

Para quienes hemos aprendido a concebir que los libros solo están completos cuando llevan portada, ¿cómo reaccionar ante el desinterés que recorre El atuendo de los libros (Gris Tormenta, 2022), de Jhumpa Lahiri, un brevísimo ensayo que medita en torno a las cubiertas?

Lahiri es una narradora y ensayista —ganadora del Pulitzer en 1999 por su libro de cuentos El intérprete del dolor— cuya biografía debería despertar tanta curiosidad como su obra. Nacida en Londres de padres bengalíes, creció en Estados Unidos porque a su padre lo contrató  la Universidad de Rhode Island como bibliotecario. Mientras exploraba su condición como hija de migrantes también lidiaba con las identidades de otredad con la India y con Calcuta de manera simultánea. En 2015, como escritora reconocida, se estableció en Roma y agregó el italiano a su ya de por sí impresionante repertorio de lenguas, al grado de migrar parte de su obra hacia ese idioma.

Tanto así que el libro que menciono existió primero como discurso en italiano, y luego como una traducción al inglés que se preparó para una edición bilingüe, lo que culminó también en reescrituras del texto original. Esta edición en español contiene señales de haberse traducido del inglés, no del italiano, lo que implica un intercambio constante entre los textos. Pensemos en este tipo de triangulaciones (texto-traductor-lector) y las veces que las colaboraciones se repiten en la literatura, arte y oficio que se piensan esencialmente como producto del trabajo individual. Pensemos, específicamente, en las cubiertas.

Lahiri escribe estas páginas casi completamente desde el punto de vista de una autora que reacciona ante las portadas que las editoriales escogen para sus libros. Tiene una posición recelosa de lo que los diseñadores y editores han malinterpretado de sus obras y que ha culminado con portadas que, a su parecer, no concuerdan con los textos. “Desde mi punto de vista —explica Lahiri— la mayor parte de las camisas de mis libros no me quedan”. Sin duda es una postura de la que el público casi nunca se entera. Como ella misma cuenta: “Cada autor reacciona a las cubiertas de sus libros pero pocos hablan de ello abiertamente”, porque, claro, sería un despropósito antagonizar contra tu propio editor y el libro que han sacado en conjunto.  El punto de vista de Lahiri parte desde el ojo crítico del autor del libro, pero no hay que olvidar que detrás de cada portada hay una danza que a menudo deja insatisfechos a casi todos los involucrados: la conversación comienza entre editores y gente de marketing, después los editores tienen que explicarle a los ilustradores lo que ellos creen que es mejor para el libro; con algo de suerte, los editores consultan con el autor las primeras propuestas y de manera obligada con la gente de marketing previamente consultada y una vez más regresamos con los ilustradores para que mejoren sus bocetos. Una vez que tenemos la ilustración final, los editores consultan con los diseñadores, a quienes les han rechazado propuestas bajo la justificación que “hace falta más diseño”, lo que sea que eso signifique.  Después de este vaivén de voces culmina la creación de una cubierta, una proeza editorial, pero no siempre una victoria contra el descontento.

Ahora bien, para ser una escritora tan prolífica, Lahiri no se explaya como los entusiastas de las portadas hubiéramos querido. Menos aún celebra las cubiertas, por lo que el resultado deja un sabor un tanto anticlimático para los amantes de los libros. No le dedica demasiadas páginas a la historia de las portadas, un tema en sí fascinante, ni reseña tampoco algunas de las imágenes más importantes de la historia del libro. Tampoco nos describe las cubiertas que fueron cruciales para su propia formación. Su libro deja al lector deseando que hubiera seguido la exploración de otras directrices o que hubiera ofrecido una propuesta concreta. Es decir, no es un libro apasionado de las cubiertas ni apasionadamente en contra de ellas. Describe sin entrar en demasiados detalles que algunas portadas a sus libros le han gustado y otras no (en especial las que recurren a estereotipos de la India cuando el texto entero trate de la vida en Estados Unidos) y critica que las cubiertas se utilicen más como herramienta de mercado que como otra cosa.

Es cierto. Las portadas son un sistema de códigos para posicionar los sellos, guiar a su público potencial y sobre todo para ubicar su grado de… literaturidad, digamos. En México, por ejemplo, si son portadas coloridas es probable que se trate de libros infantiles, si son austeras y con tipografía patinada, es probable que sean libros de Literatura, si contienen fotografías de personas alegres es probable que sean de autoayuda o escritos por “celebridades”y/o “gurús”—lo que sea que eso signifique. En el mejor de los casos, las cubiertas mexicanas pueden llegar a ser auténticas propuestas de arte que usualmente provienen de editoriales independientes, impulsadas por una actitud que les permite pasar por alto el desempeño comercial del libro a cambio de experimentar con libertad artística. En el peor de los casos, los editores atiborran las portadas con citas de prensa, códigos de barra, precio, fajas o estampas engañosas que anuncian segundas o terceras reediciones cuando, a lo mucho, son reimpresiones. Lahiri se queja de este fenómeno internacional con toda razón, pero omite que facilitar la venta del libro fue lo que dio pie, en un principio, al surgimiento de las cubiertas.

Lo cierto es que hoy en día los lectores desean un objeto atractivo más allá del texto en sí. La propia Lahiri confiesa haber comprado algunos ejemplares solo por su cubierta, como muchos de nosotros lo hemos hecho. ¿Cuántos ejemplares he comprado de títulos que ya tengo en mi biblioteca por el simple hecho de que la cubierta era distinta? ¿Cuánto de ellos solo por tratarse de una edición extranjera? Si tomáramos la obra de Lahiri como ejemplo, eso equivaldría a cien cubiertas distintas, según sus propias cuentas.

Por un lado —nos explica— “es genial ver [todas sus cubiertas] juntas, percibir la abundancia de estilos, la variedad.[…] Las diferencias expresan la identidad, el gusto colectivo de cada lugar”. No es extraño, por ejemplo, que en Francia las portadas parezcan una página en blanco de Word con un entorno azul de la caja (basta con echar un vistazo a la editorial Gallimard), algo impensable en un lugar como España, donde abundan las fotos genéricas sacadas de bancos de imágenes, cosa que en Estados Unidos, donde las portadas le rehuyen a la homogeneidad, resultaría demasiado restrictivo. Pero para Lahiri esto también representa un desagrado: cuando los editores desaprueban las cubiertas de sus homólogos extranjeros. “Temo que refleje la incapacidad, aun en un mundo globalizado, de reconocerse en el otro”, apunta. En esta parte, Lahiri resulta de lo más desconcertante. Si acaso el desdén hacia portadas que han elegido nuestros pares habla de una reacción contra una monocultura global y una vitalidad de las identidades librescas regionales, o bien, de la mezquindad casi inevitable de la industria editorial a nivel mundial, pero ciertamente no de una incapacidad. Al fin y al cabo, lo interesante de comparar portadas son las diferencias, no las similitudes.

Lahiri sostiene lo contrario. Ante las distintas camisas que no le quedan a sus libros, considera “que tal vez el uniforme sería la solución”, por lo que se inclina más por las cubiertas de colecciones. Esta edición, por cierto, pertenece a la Colección Editor de Gris Tormenta: colores pastel con una gruesa franja superior de color blanco, sin imágenes, texto centrado de palo seco salvo por los apellidos de los autores, que lucen una autoritaria tipografía patinada de mayor puntaje que el resto. (¿Le gustaría a Lahiri? Yo diría que sí.)

Hasta ahora, he dado por hecho que fascinarse por la literatura implica necesariamente fascinarse también por los libros y las cubiertas. Sin embargo, Lahiri toma esta equivalencia y la pone patas arriba al introducir la idea del libro desnudo, como los que conoció en la biblioteca donde trabajaba su padre, cubiertos con una pasta dura genérica, “desprovistos de adelantos e introducciones” y con una “una cualidad anónima, secreta. […] Para comprenderlos había que leerlos”. Como ella explica, los autores de los libros cuyas portadas nunca hemos visto están representados solo por sus palabras. Y esas lecturas se desarrollaron fuera del tiempo, ajenas al mercado y a la actualidad.

Es aquí donde Lahiri establece su mejor argumento y nos lleva a pensar: si tanto nos gusta la literatura, ¿no nos gustaría que las palabras se sostuvieran por sí mismas, sin intermediarios visuales? El atuendo de los libros casi hace que añoremos aquellas hojas sueltas que se cubrían con pergamino, de cuando leer significaba encontrarse a solas con las palabras en un silencio entre autor y lector y un misterio que permitiera la lectura libre. Casi.

• Jhumpa Lahiri. El atuendo de los libros, Querétaro, Gris Tormenta, 2022, 100 p.

[Fuente: http://www.nexos.com.mx]

Traducció de Jordi Prenafeta

Escrit per Xesco Guillem

Aquest és el primer llibre de Leiria (Lisboa 1923-1980) traduït al català, circumstància que sorprèn, considerant la popularitat que l’autor ha tingut en la literatura portuguesa contemporània. Per bé, que més val ara que més tard.

Conec el traductor, Jordi Prenafeta, professor de català a l’Escola Oficial d’Idiomes de Lleida. Tal com ell mateix em va confessar mentre xarràvem, aquesta traducció ha estat cuita a foc lent i amb molta cura, atès que volia gaudir el màxim de temps possible de cada pàgina que traduïa. Així, aquesta versió seria ben bé com el fruit d’un amor a primera pàgina.

El llibre és un recull de peces breus o molt breus, algunes de les quals talment microcontes, escrites tant en prosa com en vers. Narracions i poemes, succints, sorprenents i inversemblants, originals, hilarants, amb molt d’humor negre, que constitueixen una clara crítica al poder, a la dictadura i la guerra. Leiria pren la realitat quotidiana, un personatge qualsevol, i els insereix a tots do, en un món que mena la realitat i el personatge a esclatar per indrets inimaginables. Una obra farcida d’humor negre i irreverent, sent la fita literària més destacada d’aquest autor de les lletres portugueses.

Per tal d’anar posant-vos en situació, i poder conèixer l’estil narratiu de Leiria, em permet reproduir ara i ací –i amb el permís del traductor i l’editorial– alguns dels seus microcontes que a mi personalment em van agradar. El primer que vos vull donar a conèixer es titula «Casament» i ací el teniu:

«En la riquesa i en la pobresa, en la prosperitat i en l’adversitat, fins que la mort us separi».

Cap problema.
Sempre he complert el que he signat.
Per tant, la vaig estrangular i vaig fotre el camp.

El segon tast és «Festeig»:

Estengué els braços afectuosament i s’acostà, amb les mans obertes i plenes de tendresa.
–Ets tu, Ernesto, amor meu?
No ho era. Era en Bernardo.
Això no els va impedir tenir força criatures i no ser feliços.
És el que fa la miopia.

I per acabar el tast, «Arribisme»:

Quan va haver pispat tres vegades la confitura del rebost, son pare el va renyar.
Després de robar la caixa del senyor Esteve de la merceria de la cantonada, son pare el va plantar al carrer.
Va tornar al cap de vint-i-dos anys, amb xofer uniformat.
Era Director General de la Policia. Son pare va tenir un infart.

Leiria té un estil molt particular i propi que als anys 70 va fer que es convertís en un autor d’èxit de vendes. La primera publicació del llibre, que fou l’any 1973, li va proporcionar una gran popularitat entre els lectors portuguesos, talment com amb el llibre Novos Contos do Gin, publicat l’any 1974.

Leiria és, sens dubte, un representant destacat de la millor narrativa surrealista i de l’absurd de la literatura europea, i no perquè formés part del grup Os surrealistas, sinó perquè la seua obra literària així ho testimonia. No és cap casualitat que encara ara siga un autor de culte de les lletres portugueses. Vull recordar ara que Leiria fou, així mateix, un exponent reeixit de la contracultura portuguesa.

Fonoll (2022)

La biografia de Leiria està envoltada de misticisme i misteri. L’autor va viure fets històrics, tan incerts i dubtosos com la realitat de les seus narracions literàries. En el pròleg del llibre, escrit per la professora Tania Martuscelli hi trobareu nombroses referències i dades de la seua vida.

Els seus contes estan escrits amb un humor molt particular, potser amb un punt vitriòlic també, que reconeixereu com a humor fantàstic, humor negre, humor sec. Llegint el llibre copsem que l’autor va transitar pels marges de la creació literària. Al llarg del llibre queda reflectida aquella època de la dictadura, aquella època en què la gent vivia una realitat absurda, i res millor que el surrealisme, aquesta idea de surrealitat, per traslladar al lector la sensació de presó, de control, en una societat que estava constantment vigilada. De fet, és a conseqüència d’aquesta sensació de societat vigilada que els contes de Leiria, suggereixen una escapada a un univers que és absurd, fins i tot intolerable, arribant a ésser còmic, de tan impossible.

A tall de cloenda, us vull fer avinent que encara que no us agrade el gintònic, o sigueu abstemis, que els contes no són pas alcohòlics! Llegiu-los i fruïu-ne.

[Foto: arxiu RTP – font: http://www.laveudelsllibres.cat]

 

O interese pola lectura aumenta entre a xente nova. Esa é a percepción dos libreiros que, non obstante, ven o futuro con cautela por mor do desbocado incremento do prezo do papel.
O Día das Librarías busca asentarse no calendario cultural. (Foto: Arxina)

O Día das Librarías busca asentarse no calendario cultural.

Escrito por MANUEL XESTOSO

Esta sexta feira celébrase o Día das Librarías, unha data que se conmemora en todo o Estado desde 2011, cando se instaurou para tratar de enfrontar a caída das vendas tras a crise de 2008. Aquel obstáculo foi superándose, mais a data foi incorporando novos obxectivos como o de facer fronte á competencia das grandes plataformas dixitais.

En 2020, a chegada da pandemia e dos confinamentos provocou unha sorprendente revitalización da lectura e da compra de libros que supuxo un respiro na actividade das librarías, que contemplaron con optimismo un notábel incremento das vendas.

Mais a partir de novembro de 2021 o prezo do papel comezou a subir e a transformarse nunha ameaza para toda a industria do libro; en maio de 2022 os editores xa confesaban que os prezos estaban desbocados. Hoxe, o incremento é, dependendo do tipo do papel, de arredor do 30%. Tomáronse medidas que trataban de evitar o encarecemento dos libros -basicamente, reducindo as tiradas-, mais moitos ven inevitábel que ese aumento chegue.

« Este é un tema que xera moita preocupación », explica Ramón Domínguez, presidente da Federación de Librarías da Galiza. « Todo o que supoña unha suba de prezos sempre é un elemento que desafía todo o sistema. Mais, coa curva inflacionista tan potente que estamos vivindo, damos por segura unha suba de prezos que esperamos que sexa razoábel. É practicamente imposíbel que as editoriais sigan tirando da redución das marxes comerciais. Talvez iso teña como consecuencia unha redución das vendas, mais esperamos que se trate dunha cuestión conxuntural. Hai que esperar ».

Optimismo da estatística

O optimismo de Domínguez parece vir respaldado polas cifras: o último Informe sobre o libro e a lectura, de ámbito estatal, indica que a porcentaxe de persoas que len por ocio non deixou de medrar nos últimos anos, que acumula un incremento do 6,5% na última década e que o número de compradores de libros non de texto segue medrando.

« O que nós estamos notando é que existe un interese crecente da xente nova pola lectura, e iso é fundamental para poder avanzar. Unha cidadanía activa desde o punto de vista da lectura é unha cidadanía ben informada, con máis recursos para tomar as súas propias decisións e valorar mellor o contexto no que lles toca vivir.

Valor engadido

Domínguez esténdese no que considera o principal problema das pequenas librarías: o comercio electrónico. « Para poder competir coas grandes plataformas, as librarías temos que transformarnos en axentes culturais que, ademais de facer un traballo de prescritores co público, xeremos valor engadido á lectura e ao libro a través de actividades culturais que promovan a necesidade de achegarse á cultura escrita », declara.

E iso vale tamén para o propio Día das Librarías. « É unha data que aínda non está de todo tan asentada como poden estalo o Día do Libro ou o Día das Letras Galegas. Temos que ser quen de facer desta celebración un evento importante no calendario cultural e que sexa importante para a promoción e a divulgación da lectura. É necesario que pouco a pouco vaiamos acrecentando a súa importancia ».

A suba do prezo do papel: a tormenta perfecta

Paradoxalmente, foi a mesma pandemia que contribuíu a subir os índices de lectura e a que as vendas de libros alcanzasen cifras espectaculares a que propiciou un aumento do comercio electrónico que tivo como consecuencia que as fábricas de papel reforzasen a manufactura de embalaxes en detrimento do papel para a edición. Por se iso fose pouco, o colapso do comercio marítimo que seguiu ao confinamento atrasou todas as previsións feitas pola industria.

Por outra parte, as continuas subidas do prezo da enerxía encareceron o produto e a distribución. E, para rematar, as consecuencias da guerra de Ucraína sobre o comercio internacional acabaron de definir un golpe ao sector editorial cuxas consecuencias non están definidas de todo e que ameazan con deixalo nunha situación aínda máis precaria.

[Imaxe: Arxina – fonte: http://www.nosdiario.gal]

Tenía 77 años y una carrera que atravesó la MPB desde mediados de la década del 60. Se fue un símbolo de Brasil y una cantante que interpretó de todo y de muchas formas. 

Gal Costa, dueña de una voz afectuosa y clara, desplegaba también un gran carisma. 

Gal Costa, dueña de una voz afectuosa y clara, desplegaba también un gran carisma.

Escrito por Santiago Giordano

“Como artista corrí riesgos y asumí desafíos”, decía Gal Costa en una entrevista a Página/12 en 2017, en ocasión de la que fue su última visita a Buenos Aires. En esa frase, con la que entonces explicaba su magnetismo sobre los más jóvenes, hoy bien se podría resumir el credo estético de una cantante extraordinaria, que efectivamente corrió el riesgo de ceñir con su voz los serpenteos del tiempo que le tocó vivir; y también asumió el desafío de cantar hasta el final. Gal Costa murió este miércoles, a la mañana temprano. La información fue dada por su oficina de prensa. Tenía 77 años, estaba en plena actividad y se desconocen las causas del deceso. Había hecho una pausa en la gira As várias pontas de uma estrela, con la que estaba recorriendo Brasil, para operarse un nódulo en su fosa nasal derecha. Estaba a punto de volver a los escenarios, pero el último fin de semana suspendió su presentación en el Primavera Sound de Sao Paulo. Tenía programadas actuaciones para diciembre, además de una gira europea para el año que viene.

Popular en el sentido amplio de la palabra, con Gal Costa, ni falta hace decirlo, se va un símbolo de Brasil. Apenas la noticia comenzó a circular por las redes sociales, las condolencias se multiplicaron. Dilma Rousseff fue una de las primeras en expresarse. La expresidenta brasilera dijo que la muerte de Gal Costa era “shock para todos”. “Perdimos hoy a uno de las más grandes cantantes de nuestra historia”, escribió en su cuenta de Twitter. También Lula se manifestó enseguida. “Gal Costa fue una de las más grandes cantantes del mundo, una de nuestras principales artistas, que llevó el nombre y los sonidos de Brasil a todo el planeta. Su talento, técnica y audacia enriquecieron y renovaron nuestra cultura, formaron y marcaron la vida de millones de brasileños”, señaló el presidente electo y acompañó el posteo con una foto en la que abraza a la cantante que le expresó su apoyo en la última campaña presidencial.

También desde el universo artístico hubo muestras de afecto en la despedida. “Hoy vengo a hablar del dolor de perder a Gal. Brasil, al que siempre encantó con su voz única y magistral, hoy la llora como yo”, lamentó María Bethania, mientras Gilberto Gil se mostró “Muy triste e impactado por la muerte de mi hermana”. Fue justamente Gil, cuya obra Gal Costa conoció, contaba ella, cuando trabajaba en una tienda de discos de su ciudad natal, uno de los nombres que marcaron sus comienzos. Todavía se presentaba como María da Graça cuando en 1965 lanzó “Eu vim da Bahia”, un samba de Gil. Ese mismo año ya como Gal Costa cantó “Sol negro” junto a María Bethania en el disco debut de la otra gran bahiana. Ese tema era de Caetano Veloso, a quien Gal conoció a principios de los ’60, con quien mantuvo un largo y fecundo vínculo personal y artístico que dio su primer fruto discográfico con Domingo, un disco compartido de 1967.

Más tarde, en 1976, Gilberto, María, Caetano y Gal hicieron el espectáculo Doces bárbaros, uno de los hitos de la música brasileña de todos los tiempos. De ahí salió un disco doble con el mismo nombre, que fue al mismo tiempo afirmación y de alguna manera despedida de la experiencia del Tropicalismo, el movimiento que tuvo un potente manifiesto discográfico en Tropicalia ou panis et circensis, un trabajo lanzado en 1968, donde están además Tom Ze, Os mutantes y Nara Leão. En ese disco, Rogério Duprat, que venía de Europa de estudiar con Karlheinz Stockhausen y Pierre Boulez, trabajó en los arreglos, y Torquato Neto, poeta y agente de la contracultura, participó como letrista.

Con Gilberto y Caetano, Gal había debutado como cantante en 1964, en Salvador de Bahía, en el espectáculo Nos, por caso, con el que se inauguró el teatro Vila Velha. Ahí estaba también Tom Ze, el gran olvidado del Tropicalismo. Con el mismo grupo viajó al año siguiente a Sao Paulo para presentar los espectáculo Arena canta Bahía y Em tempo de guerra, con puesta en escena de Agusto Boal, director teatral y teórico del “Teatro del oprimido”.

Eran años de dictadura en Brasil, vigilancia y exilios limitaban los caminos posibles para esa modernidad juvenil e insurrecta que ante el acecho del control instintivamente empezaba a domesticarse en el rótulo de MPB (Música Popular Brasilera). En 1971 Gal hizo uno de los espectáculos que mayor repercusión alcanzó en esa época y quedará como otro hito en la MPB. Fa-Tal se llamó el show que dirigió Waly Salomao y que con ese nombre, más el agregado “Gal a todo vapor” se hizo disco y de ahí memoria.

La bendición popular, masiva y definitiva, le llegó a partir de “Modinha para Gabriela”, el tema de Dorival Caymmi que cada noche escuchaban millones de brasileros cuando comenzaba la telenovela de la red Globo, protagonizada por Sonia Braga e inspirada en Gabriela cravo e canela, la novela de Jorge Amado. Sobre estas bases, Maria da Graça Costa Penna Burgos, nacida el 26 de septiembre de 1945 en Salvador de Bahía, se había convertido en Gal Costa, la que fines de los ’70 ya era una estrella internacional.

La voz afectuosa y clara, la melena oscura e insinuante y la tierna firmeza del gesto de quien supo de tristezas sin concederse a melancolías, distinguieron a esa figura que llegando a los ’80 estaba perfilada definitivamente en la ancha avenida de la MPB. En 1978 Gal reunió algunos de sus éxitos en Agua Viva, un disco con arreglos de Wagner Tirso, donde entre otros están “Folhetim”, de Chico Buarque, “Paula y Bebeto”, de Milton Nascimento y “O ben do mar” de Caymmi.

Si bien Gal cantó de todo y de muchas formas, más acá y más allá de las músicas del sistema discográfico, siempre llevó la marca de la adolescente que escuchó por radio, casi de casualidad, “Chega da saudade” en la voz de Joao Gilberto. Era 1959 y eso estaba en el primer long play de la Bossa Nova. “En esa manera de tocar y cantar escuché algo que me marcaría para siempre –comenta–. Fue la primera lección de tantas que a lo largo de mi vida aprendería de Joao Gilberto. Él fue quien cambió todo”, supo decir a este diario. Otra gran influencia declarada fue Lupicinio Rodrigues, compositor e intérprete de distintas formas de la tristeza desde el samba-canción, a quien en 2014 dedicó un disco.

Hermano Caetano

Musa de numerosos compositores, Gal mantuvo una relación especial con otro bahiano, Caetano Veloso. La figura de Gal quedó como símbolo de la resistencia artística en Brasil cuando Caetano y Gilberto Gil se vieron obligados a exiliarse en Londres y uno de los temas emblemáticos de esta hermandad artística es “Da maior importancia”, que grabó en India (1973), el año del regreso de Caetano del exilio, disco producido por Gilberto Gil, que además toca la guitarra en este tema. Este álbum tuvo su portada censurada, porque mostraba la tanga roja y los pechos de Gal. La solución que encontró el sello fue envolver el álbum en plástico azul, lo que aumentó aún más la curiosidad del público y, claro, terminó multiplicando sus ventas.

En los ‘90 la artista global reelaboró su patrimonio de distintas maneras. Grabó O sorriso do gato de Alice, un disco producido en Estados Unidos por Arto Linsday con los autores de siempre, entre Caetano, Gilberto y Djavan, y una década después entraba en el Hall de la fama del Carnegie Hall. Recanto, un disco de 2012, señala un decidido rejuvenecimiento sonoro junto a jóvenes como Moreno Veloso, Kassin y Pedro Sá. Ese sentido se extiende hasta Estratosférica (2016), grabado de un show en vivo en el que recupera temas de Caetano, Jards Macalé y Roberto Carlos, Tom Ze y los conjuga con la energía de un sonido eléctrico y desprejuiciado. En los últimos tiempos Gal prolongó esa actitud de reunirse con colegas jóvenes en busca de frescuras. Así fue como grabó “Cuidando de Longe”, con Marília Mendonça e hizo un disco Nenhuma Dor, en el que interpretó grandes éxitos de su vida, al lado de temas de Tim Bernardes, Seu Jorge y Jorge Drexler.

Su última visita a Buenos Aires, ciudad de la que decía extrañar el asado, el público caluroso, las librerías y la voz inolvidable de Mercedes Sosa, fue en mayo de 2017, en el Teatro Gran Rex, la sala que fue el epicentro de una relación que comenzó en los ’70 y desde entonces, arriba y abajo del escenario, nunca dejó de crecer.

 

[Fuente: http://www.pagina12.com.ar]

 

La importancia de un logo a la hora de presentar una compañía, una firma o de definir el trabajo de alguien que crea de manera autónoma es vital, ya que con un simple trazo, una palabra y unos colores estamos intentando convencer del servicio o el producto que ofrecemos.

Y ya no es solo que estemos intentando vender algo, sino que tras el diseño de un buen logo hay toda una declaración de intenciones, una filosofía « marketiniana » y una identidad que pretende destacar y diferenciarse en el agresivo mundo comercial y laboral.

Aunque a artistas de la talla de Leonardo Da Vinci, Picasso, Andy Warhol o Claude Monet jamás les hizo falta un logo para ser conocidos y reconocidos por su genio y su sello inconfundible, ¿cómo hubieran sido sus iconos en la era del diseño gráfico y del marketing digital?

El creativo Milton Omena en su perfil de Behance ha imaginado cómo serían los universos de algunos de los pintores más famosos de la historia si se redujeran a la mínima expresión de una imagen de marca y la verdad es que los resultados de su proyecto son asombrosos.

 

LEONARDO DA VINCI (1452 – 1519)

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« Como referencia utilicé sus bocetos, cuadernos y estudios. Aunque es conocido por su brillante uso de la perspectiva y la profundidad en los fondos y sus retratos increíblemente expresivos, supuse que su lado inventor reflejaría más su personalidad ».

 

VINCENT VAN GOGH (1853 – 1890)

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« Se dice que era una persona muy reservada y reflexiva y un artista muy meticuloso. Me inspiré en su patrón de pincel icónico. La identidad de marca se convirtió en la única forma lógica de englobar su enorme influencia ».

 

CLAUDE MONET (1840 – 1926)

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« Monet fue el impresionista más influyente del impresionismo, movimiento que lleva el nombre de una de sus pinturas. Me inspiré en las famosas pinturas que hizo del puente sobre el lago en su jardín ».

 

SALVADOR DALÍ (1904 – 1989)

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« Un hombre increíblemente extraño que trascendió la realidad manteniendo un estilo realista impresionante. Conocido por su glorioso bigote e irreverencia. Este fue el logo con el que más me divertí diseñando. Sin cuadrículas, solo ilustración a mano alzada ».

 

PABLO PICASSO (1881 – 1973)

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« Sus pinturas se encuentran entre las obras de arte más caras jamás subastadas y se menciona repetidamente como un artista con múltiples talentos que no solo es pintor, sino también escultor. Su estilo cubista es el más reconocido ».

 

PIET MONDRIAN (1872 – 1944)

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« Un pintor cuyo uso geométrico y matemático de los colores primarios creó el neoplasticismo y dejó una huella en la historia. Su estilo influyó no solo en el arte sino también en la arquitectura y el diseño gráfico durante los años posteriores ».

 

JACKSON POLLOCK (1912 – 1956)

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« Un hombre rebelde conocido por su método del goteo, por su expresionismo abstracto y por su actitud de vaquero. Un pintor que solía pintar en el suelo y, a veces, dejaba quemaduras accidentales de cigarrillos en su lienzo debido a que fumaba incluso mientras pintaba ».

 

ANDY WARHOL (1928 – 1987)

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« El nombre más grande en el movimiento pop-art. Sus colores brillantes fueron un revuelo en el mundo de la fama y la publicidad. Un hombre interesante con ideas muy grandes y que valoraba el impacto ».

 

Milton Omena: Behance

 

Publicado por Luiki Alonso

 

 

[Fuente: http://www.culturainquieta.com]

Adolf Piquer

Adolf Piquer

Escrit per Daniel P. Grau

Em sembla que no cal recórrer a les estadístiques per a concloure que el gènere narratiu, amb la novel·la i el conte com a subgèneres contemporanis més importants, és el que major impacte té en el món editorial, tant pel que fa al volum de producció com al de vendes i, per tant —confesso que aquest per tant em fa una mica de respecte—, al de lectura. Certament, en una societat com la valenciana, i especialment en llengua catalana, segurament això no sempre ha estat així. En determinats moments de la nostra història literària contemporània, ben probablement la poesia o fins i tot l’assaig hi han pogut tenir més pes. No és el lloc ni el moment per a insistir a analitzar els factors que han dut la nostra literatura per aquests camins. El que és ben cert és que en un context com aquest, un llibre com La identitat narrativa valenciana en el segle xx, del professor Adolf Piquer, té un valor inestimable.

Podríem dir que l’aproximació de Piquer a l’estudi de la narrativa valenciana se’ns presenta, bàsicament, des de dos punts de vista. D’una banda, un plantejament estètic, en què les línies de definició, de vegades difuses, no sempre són fàcils d’establir, que és el que aplica a la primera part del llibre, en la qual fa un recorregut cronològic de la producció narrativa. D’altra banda, un enfocament temàtic, que és el que el guia en les visions de conjunt que ens ofereix més endavant.

Piquer acaba centrant el seu estudi en els autors concrets i en les seves obres. Ho fa al llarg de tot el llibre però hi insisteix en el capítol «Aprofundiment en autors», en què tracta Joan Francesc Mira, Josep Lozano, Ferran Torrent i Isabel-Clara Simó

En tot estudi com aquest, sempre hi ha una voluntat de classificar, d’agrupar autors i obres, que ha de servir per a tenir una perspectiva general des de la qual observar el conjunt de textos, sense perdre’s en els detalls més puntuals i tenint en compte que sempre «hi ha llibres, narracions, que escapen del tot a una classificació». Ara bé, en aquesta tasca necessària, Piquer ha tendit a defugir l’agrupament dels autors en generacions. No entraré ara en el debat sobre el concepte de generació; només diré que l’acostament de Piquer —conscient de les peculiaritats de la producció d’alguns autors, que de vegades semblen desplaçats, pels motius que siguin, del seu temps— em sembla ben pertinent, ben útil. El cas paradigmàtic d’Enric Valor, amb una novel·lística tan difícil de situar estèticament dins el moment històric en què es va escriure, i sobretot en què es va publicar, és un bon exemple que les generacions, si més no en el cas valencià, poden resultar ben poc rendibles des d’una òptica analítica.

Alfons El Magnànim (2021)

És per això que Piquer acaba centrant el seu estudi en els autors concrets i en les seves obres. Ho fa al llarg de tot el llibre però hi insisteix en el capítol «Aprofundiment en autors», en què tracta Joan Francesc Mira, Josep Lozano, Ferran Torrent i Isabel-Clara Simó. Cal dir que, si bé és cert que hauria pogut triar altres escriptors —les preferències personals mai no es poden obviar: simplement s’han de reconèixer—, també ho és que aquests són, sens dubte, quatre dels nostres narradors més representatius. Aquest i més encara el capítol següent, «Balanç provisional. On érem i on som?», són, per a mi, els més atractius, els més sucosos, del llibre.

Piquer ha llegit —i ha paït— tota la narrativa que s’ha produït en aquest tros de país durant els darrers cent cinquanta anys, com a mínim. I, a més a més, l’ha connectada amb el que s’ha fet en el conjunt català i amb la literatura contemporània universal

Piquer demostra un olfacte molt fi per a copsar el bo i millor de cada text i el seu llibre ens dona unes pautes que ens han de servir per a acarar de la millor manera possible la lectura no sols de les obres més representatives, sinó de textos gairebé desconeguts per al gran públic. Tinc el convenciment que Adolf Piquer ha llegit —i ha paït— tota la narrativa que s’ha produït en aquest tros de país durant els darrers cent cinquanta anys, com a mínim. I, a més a més, l’ha connectada amb el que s’ha fet en el conjunt català i amb la literatura contemporània universal. En aquest sentit, m’atreveixo a dir que les tres pàgines finals del seu estudi són sublims: amb una capacitat de síntesi sorprenent, Piquer ens selecciona les lectures més recomanables partint de dos paràmetres bàsics, el de la qualitat de les obres i el criteri històric, sense obviar ni deixar d’acceptar una necessària i inevitable dosi de subjectivitat. Si el lector segueix les seves recomanacions, pot tenir un panorama gairebé complet del que els nostres narradors han produït durant el darrer segle.

Per acabar, permeteu-me afegir que La identitat narrativa valenciana en el segle xx és un llibre escrit des de l’acadèmia —Adolf Piquer és catedràtic de filologia catalana de la Universitat Jaume I— i, principalment, per a acadèmics, amb una bibliografia crítica i teòrica ben extensa i un annex d’autors i obres que pot obrir i facilitar el camí de noves investigacions. Crec, tanmateix, que el lector diguem-ne comú també hi trobarà aspectes profitosos. A mi, personalment, m’ha despertat l’interès per llegir alguns textos narratius que no coneixia. Estic convençut que això mateix passarà a qualsevol lector que s’acosti a La identitat narrativa valenciana en el segle xx amb ulls curiosos. Us convido a fer-ho.

 

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

Grandes redes de restaurantes investem pesado para converter galpões, estacionamentos e containers em linhas de produção de refeições. Só num bairro de SP, há 35. A tônica: lucro máximo e condições insalubres para os trabalhadores

Escrito por Marco Antonio Gonsales de Oliveira

Como parte da pesquisa que desenvolvi com entregadores(as) em empresas-plataforma de trabalho, em 2021, minha inserção etnográfica no setor, além de confirmar as indignas condições de trabalho enfrentadas pela categoria, me revelou algo inusitado. Muitas vezes, quando era chamado para ir com a minha bicicleta retirar uma refeição, ao invés de um restaurante, uma padaria ou uma lanchonete, encontrava residências, garagens, galpões e locais improvisados e adaptados para servirem de cozinhas industriais, as famosas cozinhas escuras (darkghostcommissary, smart, digital ou cloud kitchens1)

As cozinhas escuras são unidades de produção de refeições que utilizam principalmente as empresas-plataforma de entregas para comercializar e distribuir suas mercadorias. Configuram-se como uma nova versão das pequenas (quase sem mesas) pizzarias de bairros de São Paulo e dos populares restaurantes takeway2 dos EUA repaginados com o advento e o crescimento do mercado de entregas por plataformas e potencializado com a pandemia da covid-19.

Há, principalmente, dois tipos de negócios que envolvem as dark kitchens. O primeiro se refere às cozinhas escuras que possuem marca(s) própria(s) direcionadas substancialmente ao mercado de entregas por aplicativos. São cozinhas que muitas vezes operam com mais de uma marca, produzindo, no mesmo espaço, diferentes estilos gastronômicos e tipos de refeições. Por exemplo, podem operar com três marcas produzindo comida mexicana, baiana e mineira, ou mesmo, oferecendo refeições similares em formatos diversos para grupos socioeconômicos distintos. Um nicho que conta com marcas de refeições conhecidas como o Sush1, o Savage, o Patties, Papila Deli, dentre outras. Entretanto, parte considerável desse mercado é formado por micros e pequenas empresas que enfrentam as dificuldades características das suas estruturas e suas condições limitadas, como a falta de experiência, de recursos, a dificuldade do acesso ao crédito, a carência de trabalhadores(as) capacitados(as) e a caixa preta das plataformas3.

A propaganda do universo do management promove o empreendedorismo no setor afirmando que abrir um “restaurante” nunca foi tão fácil, afinal, dizem os(as) “especialistas”, montar ou locar uma cozinha escura é menos custoso do que um restaurante ou uma padaria, por exemplo. O espaço é menor, a quantidade de trabalhadores também e as plataformas se responsabilizam pelas vendas.

No entanto, as cozinhas escuras dependem, assim como os(as) entregadores(as) plataformizados(as), da caixa preta dos algoritmos das empresas de entregas. Como sabemos, os algoritmos não são mediadores e tampouco são neutros. São construídos para beneficiar seus proprietários, as empresas-plataforma. No caso das cozinhas escuras, os algoritmos beneficiam os estabelecimentos que pagam para serem favorecidos, promovendo um ambiente ainda mais perverso para o pequeno capital. Ou seja, assim como motoristas e entregadores(as) das empresas-plataforma, os(as) pequenos(as) empresários(as) estão à mercê das caixas pretas (da lógica operacional dos algoritmos) das empresas de entregas.

O segundo formato de negócios baseado no conceito de cozinhas escuras é constituído por empresas especializadas em locar espaços para a produção de refeições destinadas ao mercado de delivery. Muitas empresas oferecem aos seus clientes cozinhas equipadas com fornos, coifas, refrigeradores, caldeirões, trabalhadores (as) capacitados (a), além de programas de gestão interconectados com as principais empresas-plataformas de delivery. O(a)s grandes capitalistas do setor não precisam se preocupar em comprar, locar ou construir as suas próprias cozinhas, tão pouco em contratar trabalhadores(as) ou mesmo fazer a gestão da força de trabalho, visto que já há um mercado que o auxilia nesse processo.

Uma das maiores empresas nesse nicho é a multinacional californiana CloudKitchens, de propriedade do cofundador da Uber, Travis Kalanick. A empresa foi fundada em 2017 e teve o seu primeiro grande aporte financeiro do próprio Travis em 2018, ano em que ele investiu 150 milhões de dólares na companhia, tornando-se sócio majoritário. Em 2019, a empresa, avaliada à época em 5 bilhões de dólares, recebeu um dos maiores investimentos da história para uma nova startup. No Brasil, a Kitchen Central é o braço brasileiro da CloudKitchens4. Outra gigante é a também californiana C3 (Creating Culinary Communities) que foi fundada em 2019 e conta com mais de 800 cozinhas apenas nos Estados Unidos e, durante o ano de 2021, produziu 2,3 milhões de refeições5.

Na Inglaterra, chamam a atenção as RooBoxes, da empresa de entrega de refeições Deliveroo, uma das maiores da Europa. A empresa loca para seus clientes (restaurantes e lanchonetes) cozinhas-containers expostas em estacionamentos, obras e outros espaços ociosos. O interessante é que restaurantes famosos no país, como o MEATLiquor ou o Patty & Bun6, similares ao Outback, estão produzindo parte de suas refeições nestes tipos de instalações.

No Brasil, uma das empresas mais fortes nesse seguimento é a SmartKitchens, fundada em 2018, que conta com 9 centros de cozinhas escuras em São Paulo, Belo Horizonte, Campinas e Fortaleza7. No entanto, há diversas pequenas empresas especializadas na locação de espaços para cozinhas em comércios adaptados, áreas ociosas em estacionamentos ou em galpões, muitas vezes improvisados com o uso de containers.

No que se refere ao trabalho, apesar de ainda não haver um estudo aprofundado com este foco, sabemos que nunca foi fácil trabalhar em cozinhas industriais. E, neste caso, não é diferente. O trabalho é executado em espaços muitas vezes inadequados, úmidos, com temperaturas elevadas, iluminação deficiente, pouca ventilação, excesso de ruídos e intenso fluxo de pessoas. São atividades cansativas, que exigem longos períodos em pé, com frequentes deslocamentos e carregamento de objetos pesados. Tais condições resultam invariavelmente em problemas de saúde e acidentes de trabalho.

Outra questão importante se refere aos problemas que as cozinhas escuras causam no entorno de onde se estabelecem. As reclamações dos(as) moradores(as) referem-se a barulhos ensurdecedores, odores, fumaça, gordura lançada dentro das residências e outros impactos gerados pela própria operação das cozinhas, como trânsito intenso de motociclistas e de caminhões. Para se ter uma ideia, a unidade da Kitchen Central, que fica no bairro da Lapa, em São Paulo, uma região predominantemente residencial e comercial, opera com 35 cozinhas escuras8, um verdadeiro conglomerado industrial que não cabe na região.

Em suma, independentemente do tipo de negócio, seja ele o de marcas próprias de refeições produzidas em cozinhas escuras ou o de locação de espaços, máquinas, ferramentas para este mercado, é evidente que o setor vive um processo de reestruturação produtiva aos moldes da gestão flexível do trabalho: grandes empresas, muitas multinacionais, produzindo grande parte de seus produtos através de empresas terceirizadas e conectadas através das novas tecnologias da informação e da comunicação.

Isto significa, ao final, uma precarização cada vez maior do trabalho, um aprofundamento da terceirização e um total descaso com as condições de vida e trabalho.


1 Existem também as lojas escuras ou mercados escuros (dark stores), que, assim como as cozinhas escuras, especializaram-se em vender mercadorias para o mercado de delivery por plataforma.

2 Estabelecimento que produz e vende refeições para serem apreciadas em outros locais.

3 Ver Phoebe V. Moore, Simon Joyce. Black box or hidden abode? The expansion and exposure of platform work managerialism (Review of International Political Economy, 2019).

4 Bárbara Muniz Vieira, Barulho de turbina de avião, gordura impregnada na casa e mau cheiro: vizinhos de ‘dark kitchens’ em SP relatam “pesadelo” (São Paulo, G1, 29 mar. 2022). Disponível em: https://g1.globo.com/sp/sao-paulo/noticia/2022/03/29/barulho-de-turbina-de-aviao-gordura-impregnada-na-casa-e-mal-cheiro-vizinhos-de-dark-kitchens-em-sp-relatam-o-pesadelo-de-viver-ao-lado.ghtml. Acesso em: 2 abr. 2022.

5 PR Newswire. Uber Eats’ Head of Dark Kitchens Joins C3–Fastest Growing Food Tech Platform–as Chief Strategy Officer (10 jan. 2022). Disponível em: https://www.prnewswire.com/news-releases/uber-eats-head-of-dark-kitchens-joins-c3fastest-growing-food-tech-platformas-chief-strategy-officer-301457576.html Acesso em: 22 abr. 2022.

6 Sarah Butler, How Deliveroo’s ‘dark kitchens’ are catering from car parks (Londres, The Guardian, News, 28 out. 2017). Disponível em: https://www.theguardian.com/business/2017/oct/28/deliveroo-dark-kitchens-pop-up-feeding-the-city-london. Acesso em: 2 abr. 2022.

7 Smart Kitchens Disponível em: https://www.smartkitchens.com.br/ Acesso em: 13 mar. 2022.

8 Bárbara Muniz Vieira, Barulho de turbina de avião, gordura impregnada na casa e mau cheiro: vizinhos de ‘dark kitchens’ em SP relatam “pesadelo” (São Paulo, G1, 29 mar. 2022). Disponível em: https://g1.globo.com/sp/sao-paulo/noticia/2022/03/29/barulho-de-turbina-de-aviao-gordura-impregnada-na-casa-e-mal-cheiro-vizinhos-de-dark-kitchens-em-sp-relatam-o-pesadelo-de-viver-ao-lado.ghtml. Acesso em: 2 abr. 2022.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Un avocat marocain a mis l’équipementier Adidas en demeure, afin de demander le retrait de la vente de maillots décorés de formes géométriques rappelant la mosaïque dont Rabat revendique la paternité.

L'Algérie estime que la céramique, dont le zellige, n'est pas l'apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d'anciennes civilisations orientales. | Mike Prince via Wikimedia Commons

L’Algérie estime que la céramique, dont le zellige, n’est pas l’apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d’anciennes civilisations orientales. | Mike Prince via Wikimedia Commons

Écrit par Mussa Acher — édité par Natacha Zimmermann 

Les relations entre l’Algérie et le Maroc n’en finissent pas de s’envenimer. Aucun domaine n’est épargné, pas même l’histoire culturelle et artistique, pourtant l’un des domaines les mieux partagés par les deux peuples et censé les fédérer.

Pour preuve, cette nouvelle polémique qui fait rage depuis quelques semaines dans les médias et sur les réseaux sociaux, creusant davantage encore le fossé entre les deux pays, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en août 2021: le 29 septembre, un avocat marocain, appuyé par le gouvernement, a mis en demeure l’équipementier allemand Adidas pour avoir mis sur le marché des maillots portés, entre autres, par l’équipe algérienne de football, arguant que ces vêtements étaient marqués par des motifs tirés, selon la requête, du patrimoine marocain.

La mosaïque de la discorde

«Mandaté par le ministère de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication, j’ai adressé hier une première lettre de mise en demeure au représentant légal du groupe Adidas afin de requérir le retrait de la collection des maillots de sport inspirés de l’art de zellige marocain», a tweeté l’avocat marocain Mourad Elajouti.

Le zellige désigne une mosaïque constituée de carreaux de faïence multicolores, formant des motifs géométriques ou figuratifs, que l’on trouve aussi bien à l’intérieur de bâtiments que sur les façades. Dans une autre déclaration, l’avocat affirme que le ministère marocain de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire avait, depuis longtemps, déposé le design dit «zellige de Fès» en tant que «propriété exclusivement marocaine».

La faïence zellige décorait, autrefois, des palais connus ou divers objets d’art. | Maupie via Wikimedia Commons

Le design de ces nouveaux maillots, portés une ou deux fois par l’équipe algérienne dans des matchs d’entraînement, s’inspire en effet clairement de l’art de la céramique maghrébine et plus précisément de la faïence zellige qui décorait, autrefois, des palais connus ou divers objets d’art. Adidas a répondu à la requête marocaine, en assurant que le design en question s’inspirait de la culture algérienne, notamment du palais El Mechouar, à Tlemcen, et d’un autre site à Cherchell.

Un patrimoine universel

La démarche marocaine est considérée par les Algériens comme une provocation politique: selon eux, la céramique, dont le zellige, n’est pas l’apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d’anciennes civilisations orientales. Le gouvernement algérien évite toutefois de s’impliquer directement dans cette bataille culturelle. Pour afficher son soutien, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, s’est contentée d’arborer un foulard aux motifs inspirés du zellige.

Le spécialiste de l’architecture islamique Alaa-Eddine Merzouki estime quant à lui que le zellige, comme forme de mosaïque, est d’abord apparu en Algérie, mais que ses origines remontent à la Mésopotamie. De Byzance, il s’est ensuite exporté à Rome, en passant par l’Andalousie, avant d’atterrir en Algérie, plus précisément à Msila, lors de la fondation de la dynastie des Hammadites, au début du XIsiècle –en témoignent les constructions de l’époque, dont la célèbre citadelle des Beni Abbès. Et c’est de là, selon cet expert, que cet art va gagner les autres régions du Maghreb, dont la Tunisie et le Maroc.

Interrogé par Slate, Hellal Zoubir, artiste et designer algérien, se dit interloqué par la teneur de la polémique. Il se demande, ainsi, «si les créateurs des figures géométriques (tracés régulateurs des motifs du zellige sous forme de mosaïque) qui ont vécus au XIIe siècle et bien avant vont demander des droits d’auteur pour leur utilisation». Considérant le fait de s’approprier le zellige comme une «hérésie», il insiste sur le fait qu’il s’agit d’un «patrimoine commun» aux pays de la Méditerranée (Espagne, Maroc, Algérie, Tunisie) et même universel, «dès lors que les Perses, les Byzantins et les Romains ont eux aussi utilisé ce tracé géométrique».

Au menu: couscous et raï

À propos de ce brassage des cultures qui caractérise la région, Hella Zoubir rappelle l’apport des pionniers algériens tels qu’Azouaou Mammeri qui, à la naissance du royaume du Maroc moderne, en 1912, sous l’administration française, occupait le poste d’inspecteur des arts. Une autre contribution «indiscutable» est celle de l’Algérien Lamali Boudemaa, précurseur de l’art de la céramique au Maroc.

Autre preuve que l’art de la céramique a toujours existé en Algérie: les artistes français installés à Alger dès la fin du XIXe siècle se sont intéressés à cette forme d’art et l’ont développée dans les réaménagements opérés sur plusieurs villas et constructions. Cette bataille autour des arts décoratifs nous renvoie à celles autour de la filiation du raï et du couscous, qui n’ont jamais été tranchées.

Lorsque l’Algérie avait déposé un dossier auprès de l’Unesco, en 2016, pour faire reconnaître le raï, «chant populaire algérien», au patrimoine mondial de l’humanité, les Marocains avaient éructé. Car s’il est vrai que les plus grandes stars ddu raï (Khaled, Mami, Zahouania, Cheikha Rimitti, Faudel) sont algériennes, certaines mélodies de ce genre musical, et mêmes les paroles de beaucoup de chansons connues, sont d’origines marocaines. Aussi, l’essentiel du répertoire populaire algérois, dit «chaabi» vient du Maroc. Mais on oublie souvent qu’à l’époque de l’éclosion de cet art, il n’y avait pas de frontières entre les deux pays.

Alger et Rabat se sont également disputé la paternité du couscous. En 2019, Algérie, Maroc, Tunisie et Mauritanie ont toutefois finalement déposé un dossier commun afin de faire entrer le couscous au patrimoine culinaire mondial de l’Unesco –ce qui est le cas depuis 2020. Moralité: les pays du Maghreb doivent apprendre à s’unir, pas à se regarder éternellement en chiens de faïence.

 

[Source : http://www.slate.fr]

 

 

Prezentado por Dora NİYEGO

Los emigrantes judios fueron los fondadores de los prensipales studios de Hollywood. Kualo enspiro tantos judios a unirsen a la endustria sinematografika temprana i kualo fue su influensa a la kultura de los Estados Unidos? Munchos de estos judios eran vinidos de vodevil i del komerso de vistimyenta; dos endustrias ke los judios eran permetidos de azer.

Los teatros de vodevil prezentavan spektakulos de modos diferentes: un kantador, un akto de animales, un palyacho etc. Los teatros de los barrios de emigrantes aparejavan spektakulos en diferentes linguas, inkluzo yiddish. Estos spektakulos eran atraktivo para los emigrantes i los presios de las entradas eran baratos. La klase alta kristiana, desdenyavan el vodevil. Los kristianos no izyeron nada para mantener los empresarios judios afuera del negosio.

Munchos de los emigrantes judios ke teniyan abilidades de kustura, prosperaron de manera similar en la industria de la konfeksion. No aviya menester de muncha kapachedad, ni paras para avrir una chika fabrika de ropa.

Kuando se introduizaron los filmos a la fin de la dekada de 1890, el sukseso de esta mueva endustria teniya menester munchas de las mizmas abilidades ke el vodevil i el komersio de vistimyenta. El arte de vender era lo mas emportante: los produktores de sinema teniyan menester de vender sus filmos a los patrones de los sinemas, i los patrones de los sinemas kaliya ke vendyeran los biletos al publiko. Por egzemplo, Carl Laemmle vendiya ropa antes de fondar Universal Pictures. Adolph Zukor vendiya kueros antes de fondar Paramount Pictures, i Jesse Lasky, uno de los haveres de Paramount, era un trompetisto de vodevil. I uvo munchos otros, komo Shmuel Gelbfisz ke troko su nombre a Samuel Goldwyn kuando desho el echo de vender guantes i entro al negosio del sinema.

Estos empresarios judios-amerikanos tuvieron sukseso porke los filmos se izyeron muy populares. Los kristianos rikos no kijeron ver estos filmos. La djente ke se ivan al sinema eran los lavorantes i los emigrantes: las entradas eran baratas i komo no aviya avlar en los filmos, no era menester de saver linguas. La klasa elit kultural estava pensando ke esto iva ser una moda pasajera. Las enstitusiones katolikas estavan diziendo ke los filmos ivan a tener una influensa korruptura al publiko. Ma, los judios no estavan afektados de nada. Eyos estavan afektados solo por el antisemitizmo. Eyos keriyan abrasar el publiko entero i deshar atras el antisemitizmo del Viejo Mundo.

Los patrones de las kompanyias de produksion keriyan engrandeser sus kompanyias. El chiko studio Metro Pictures se adjunto kon Goldwyn Pictures, i el nombre se troko, se izo Metro-Goldwyn-Mayer.

Los studios de Hollywood minimizaron las diferensias kulturales i relijiozas. A la fin, los filmos se konvertieron en una mueva identidad kultural omojena ke iva abrasar el publiko entero. Los filmos prezentaron una vizion de ‘Great Melting Pot’ ke la sosiedad de la Amerika keriya ser. Los empresarios judios finalmente enventaron la kultura de los Estados Unidos del venten siglo.

En la dekada de 1960, los studios de Hollywood estavan aziendo filmos mas karos i mas grandes. Los patrones de los studios vendieron sus kompanyias a kompanyias mas grandes para protejarsen de los rizikos.

Los temas de los filmos trokaron. Los filmos kontaron istorias sovre el amor por la famiya, la sosiedad i el paiz. Istorias sovre komo ganarse la vida onestamente en lavorando duro i administrando su negosio de manera djusta. Istorias sovre protejar los ke no son poderosos i kombatir los tiranos. Istorias sovre la fe, la esperanza, la sanedad, la verdad, la djustisia i el stilo amerikano.

 

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Marcos Calveiro © Xerais

Escrito por Ana G. Liste

Hai tres meses que Marcos Calveiro (Vilagarcía, 1968) foi nomeado director de edicións da editorial Galaxia. Avogado, escritor e hostaleiro, agora suma editor ás súas profesións. Di que quixo ser escritor profesional e non lle saíu ben, tivo claro que non quería volver exercer como avogado e o de hostaleiro foi máis un accidente agradable e con antecedentes familiares. Con todo, esta nova andaina como editor non entra en conflito coa de escritor, aínda que de momento nin le escribe por pracer. Pero vén de comezar unha nova ′saga′, Curros & Holmes (Galaxia, 2022), e ten outros textos rematados na pandemia. Conversamos con el sobre o que está por vir desde seu despacho na sede da editorial en Vigo.

Que fai un director de edicións?

Pois ler orixinais, decidir cubertas, decidir textos de contras e axudar a todos os compañeiros e compañeiras no que podo. Fundamentalmente, son o primeiro filtro da editorial de todos os orixinais. Á parte, represento a Galaxia en todos os premios nos que está presente. E vén moitísimo traballo porque están coincidindo todos os premios xuntos un detrás doutro, ensaio, poesía e narrativa. Agora comezarei tamén a preparar –que xa me corresponde a min– o plan de edicións do ano que vén.

Marcos Calveiro (segundo pola esquerda) co xurado do Premio de Novela Manuel García Barros de 2022 © AELG

Por que aceptou a proposta?

Porque levo moitos anos sendo taberneiro e autónomo [ri]. Como comprenderás, chámate Galaxia para ser director de edicións e, xa que non me dá para vivir da escritura, deixo as tabernas e tirar cafés e cervexas e demais. Coincidiu que o día que mo comunicaron comecei coa COVID e estiven malo malo. Cando me reincorporei aquí dez días despois estaba destrozado e tardei mes e medio en recuperarme fisicamente.

Parece que haxa unha batalla interminable entre dedicarse ás artes e o prosaico de ter un soldo a fin de mes.

Son malos tempos para todos, para calquera traballador, e máis para os traballadores da cultura. E máis despois da pandemia. Pódense contar cos dedos dunha man a xente que neste país vive das artes única e exclusivamente, sexan música, literatura, audiovisual…

Porque dicir que un é de profesión escritor, non ten que supoñer que un vive diso; pero cando a profesión é editor si, non?

Evidentemente, si. Eu exercín de avogado moitos anos, logo deixeino. Logo me fixen escritor profesional e duroume dous anos porque escollín os anos da crise de 2008, cubrinme de gloria. E logo coa miña parella –que tamén quedara sen traballo– acabamos montando un bar. Ela é filla de taberneiros e eu son neto de taberneiros polas dúas bandas. Ao final era un mundo próximo, criámonos nas tabernas.

Chegou a comentar nas redes sociais que case non volve á literatura.

É que foi certo. Pasei case seis anos de seca. Recuperei a escrita en Curros & Holmes e outras novelas que escribín foi durante a pandemia. Entre os tres meses confinados e os oito que practicamente tivemos o bar pechado ou con horario reducido, recuperei moitas horas mortas na casa. Recoñezo que escribín moito durante a pandemia, ou escribía ou non sei que facía. Hai xente que se dedicou a cociñar e esgotar a fariña, outros fixeron pilates na casa ou se dedicaron á horta. Eu volvín ao que sabía, que era escribir. Pero publicada só está esta novela.

E esta historia de Curros & Holmes. No misterio d′O kapital xa a tiña previamente na cabeza?

É unha desas frikadas que teño desde hai anos na cabeza. A mítica viaxe de Curros a Londres, de oito meses ou un ano –os biógrafos discuten a data e algún incluso nega a súa existencia–, sempre me chamou a atención. Que faría Curros en Londres despois de fuxir das gadoupas do pai por unha mala relación ou buscando aventuras? Tampouco se exiliou por motivos políticos porque non coinciden as datas da represión polos seus artigos, isto parece que foi antes. Como son fan desas frikadas históricas galegas deses persoeiros un pouco cultos, pois cando foi o confinamento abrín un cartafol que teño alí no portátil de ideas e pinchei no arquivo de Curros. Comecei investigar, empecei a ler cuestións da época vitoriana inglesa e iso levoume a Sherlock, a Marx… É que son uns anos londinenses nos que hai un feixe de xente coñecida alí.

Roteiro arredor da novela ‘O xardineiro dos ingleses’, de Marcos Calveiro, organizado pola Deputación de Pontevedra en 2020 © O faiado da memoria

Desde o principio ía ser unha saga?

Si, a idea cando falei con Francisco Castro antes de incorporarme aquí era que fose unha saga. Sae fóra de colección e cun deseño específico, agardo que haxa máis. Agora tería que estar entregando unha segunda, pero o traballo como editor impídeme totalmente poñerme a escribir. Supoño que contra o final do ano, cando me libere dos premios, poderei volver escribir.

Porque mentres le por traballo é imposible escribir?

Si, non leo como ocio nin escribo. É imposible. Ademais, cheguei aquí –e faleino con Fran como director– co compromiso de responderlle a todo o mundo. E ata o de agora respondín a todos, xa aceptei un montón de novelas e xa rexeitei outro feixe de orixinais educadamente. Acuso recibo de todo e contesto a todo. Estiven na outra banda cando comecei e nada me horrorizaba máis que mandar un texto a unha editora e que nin se molesten en contestar.

Desde a posición do ata agora escritor, como pensa que quere actuar como editor?

A ver, hai un criterio obxectivo da calidade dos textos comezando pola calidade da lingua. Logo hai criterios subxectivos dos meus gustos persoais, pero evidentemente hai criterios persoais e eu o que quero é que se vendan os libros. Logo hai un criterio de Galaxia como institución que se teñen que publicar, somos –por así dicilo– o repositorio fundamental da cultura galega e hai cousas que tes que editar para que queden para as xeracións futuras. O difícil e casar todo iso, pero aí estou, comezando.

Pero ten a opción de apostar por libros que se saen da ′norma′?

Si. O ano que vén vou publicar catro ou cinco novelas de autores noveis. Algunhas chegáronme a min e outras busqueinas eu. Cando cheguei aquí o primeiro que fixen foi facerme unha listaxe de novas ilustradoras, para iso as redes sociais son fantásticas. Contactei con xente que vía que escribía ben e en galego nas súas redes, e ofrecinme a ler o que tiveran. Moita xente contestou, envioumo, e vouno publicar. Procurei polos finalistas do ‘Xuventude Crea’ dos últimos anos e contactei con algúns, hai xente facendo cousas moi interesantes e que curiosamente se están pasando ao castelán. Amazon é un inimigo potente.

Pola autoedición?

Si, hai moitos traducindo ao castelán a súa obra e autoeditando en Amazon.

Por que cre que se están a ′perder′ eses talentos para a cultura galega?

Pola nosa incapacidade de atopalos, seguramente. Estamos nuns tempos tan dixitalizados que seguro que moitos rapaces de vinte anos cando pensan en publicar non pensan nun libro físico. Ao mellor tampouco se lles ocorre mandar un orixinal a unha editorial, ou pensan que Galaxia, Xerais ou calquera outra editorial que haxa en Galicia son unha cousa de vellos e que non teñen posibilidade. De momento, a xente coa que fun contactando foi bastante receptiva e foron enviándome cousas, desde poesía a novela ou autoficción. Pero supoño que aquí inflúe moito que a Xeración Z le na pantalla. Eu recoñezo que tamén leo moito en formato PDF no móbil.

Cre que as editoras galegas teñen que subir un chanzo para estar máis presentes nesa lectura en pantalla?

Todas as editoras galegas teñen redes e fan comunicación nas redes. O malo é que é un nicho tan restrinxido… Eu teño Instagram e Twitter pero xa o do TikTok e o Twitch resúltame sorprendente, pero tes que meterte… Estamos nun momento de mudanza impresionante, agudizado pola pandemia. Pero non creo que se venda moita literatura galega en formato de libro electrónico, aínda que tampouco teño os datos concretos. O que si sucede é que se segue a vender moito libro físico online e non na libraría, que non deixa de ser sorprendente para min. Eu vivo en Teis, un barrio relativamente humilde de casiñas pequenas, e hai unha furgoneta de Amazon que vive alí de luns a domingo. Calquera colector do lixo de Teis está cheo de caixas de Amazon.

Capa do libro ‘Curros & Holmes. No misterio do kapital’ © Editorial Galaxia

É máis importante buscar autores novos ou lectores novos? Ou ambas van da man?

Eu busco autores novos para chegar a máis público. A masa crítica de lectores en galego é a que é, e haberá que tratar de buscar a outros lectores buscando a outra xente ou a través de voces máis novas que poidan conectar máis directamente con eles. Nese sentido, a miña procura é interesada porque busca ampliar esa masa crítica de lectorado e chegar a xeracións máis novas ás que ao mellor a literatura galega non chega ou que se están pasando ao castelán. Existe unha ruptura da cadea de lectura arredor de 3º ou 4º da ESO, cando a rapazada deixa de ler por ocio para ler só o que lle obrigan no instituto, pois é importante buscar novas voces que lles poidan falar máis directamente. Non é o mesmo ler unha novela xuvenil dun autor de 50 anos, que ten a súa adolescencia moi lonxe aínda que sexa profesor de instituto; que coller unha voz de vinte anos que está estudando na Universidade de Santiago que hai nada que deixou o instituto.

Cales son os seus retos persoais en Galaxia?

Hai retos persoais e retos da propia editorial aos que me teño que incorporar. O feito de que o Día das Letras estea dedicado a Francisco Fernández del Riego fai que gran parte do noso plan editorial vaia ir enfocado por aí, e hai que sumar esforzos entre todas e todos. Pero tamén imos iniciar novos proxectos como publicar banda deseñada o ano que vén, cunha colección específica e autores moi novos. Eu son lector de sempre de banda deseñada e contactei coa xente que está nese mundo agora en Galicia. Aínda estamos pensando formatos e pedindo orzamentos porque o do papel é unha chaladura. Tamén quero tirar por monografías específicas na colección Pantallas, que é sobre cine; e sacar algo máis de música, como o libro que se publicou sobre Suso Vaamonde ou o dos 100 discos galegos. Son cousas que aínda estamos pechando pensando no ano que vén.

A crise do papel afectará moito aos plans de publicación de 2023?

Pois si. É unha barbaridade o que subiu, pero hai que seguir. Ao mellor nalgunha colección tes que cambiar o papel porque non o hai, ou tes que cambiar a capa porque o custo é desproporcionado. Supoño que na subida do prezo hai de todo, desde carestía e especulación a acaparamento. Xuntáronse todas esas circunstancias e estamos nunha tormenta perfecta que é un problema.

Que pensa do actual ritmo de publicación editorial?

Aí entramos nunha cuestión difícil e complexa. É unha loucura, pero estamos todos nela. Se a túa competencia saca cen títulos, ti que vas facer? Sacar vinte para dedicarlles máis tempo cando as novidades se renovan cada semana ou 15 días nas librarías? É un problema no que estamos todos, as grandes están nesa treboada perfecta e obrígannos ás pequenas a seguir aí. Evidentemente, eu querería máis espazo para darlle visibilidade aos libros. E que non sacases dúas novelas con 15 días ou un mes de diferencia. Así poderíanse facer máis presentacións e promocións, pero o mercado é como é. E non creo que mude.

Ademais, como nas cifras tanto nacionais como internacionais ves que o 80% dos libros non venden practicamente nada e que as vendas se reducen ao outro 20%, ao mellor sacas cen títulos ao ano que sabes que vinte vanche vender e que os outros van vender aos poucos pero van ir sumando; ou moitas veces publicas cousas que sabes que van vender pouco pero consideras que deben estar publicadas. Supoño que se o papel segue disparado, chegará un momento no que haxa que reducir por cuestión de supervivencia. Este tema sempre sae nas reunións de edición, pero non chegamos a ningunha conclusión porque se non publicas perdes o teu espazo –que xa é escaso– entre as novidades.

Agora que está dentro, como ve que sobreviven as editoriais nun momento de gran dependencia das axudas públicas?

Aquí, por exemplo, todo o que traducimos é solicitando axudas públicas. Eu teño unha obsesión, considero que A montaña máxica, de Thomas Mann, ten que estar en galego. Pero é un libro de mil páxinas, se eu, como iniciativa privada, teño que contratar un tradutor e tratar de sacar ese libro dunha forma que para min sería inalcanzable.

Nós temos moitas colaboracións coas institucións públicas nos premios, pero no caso do galego entendo que unha das obrigas das institucións publicas –así vén no noso Estatuto de Autonomía– é fomentar a nosa lingua. Deberan dotar as bibliotecas de todo o que se publica en galego, como tamén debera existir un Instituto Rosalía –como hai o Cervantes ou o Ramon Llull– para a promoción. Se un país tan pequeno como Finlandia coloca a súa literatura en todos os lugares do mundo é porque ten un instituto que se dedica á promoción, e que hai axudas públicas para a tradución dos seus autores nas outras linguas. Iso debera tamén pasar aquí.

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

Escrito por Eduardo Roland

Entre la treintena de ferias mayores que funcionan bajo la égida de la Intendencia de Montevideo, la que se ubica por Tristán Narvaja desde la avenida 18 de Julio hasta la calle La Paz es indudablemente la más emblemática y conocida, aunque seguida de cerca por la de Villa Biarritz, la del Parque Rodó y la de Piedras Blancas.

El domingo 3 de octubre de 1909 marca la fecha exacta en que la feria se instauró en el barrio Cordón, cuando la calle Tristán Narvaja aún se llamaba Yaro: por entonces los abogados no habían suplantado a las tribus indígenas autóctonas en el nomenclátor de los alrededores de la Facultad de Derecho. La decisión de llevar la actividad ferial al Cordón se debió a que el crecimiento de la ciudad hizo necesario alejar del Centro la feria que se desarrollaba en las inmediaciones de la Plaza Cagancha.

Aunque se puede acceder por cualquier calle lateral, hay una natural puerta de entrada a la feria, que a su vez es el punto geográfico más alto de las siete cuadras por las que se extiende la calle Tristán Narvaja: hablamos de 18 de Julio, como se sabe, el viejo Camino Real a Maldonado trazado sobre el lomo de la Cuchilla Grande. Claro que desde hace mucho tiempo esas siete cuadras (en bajada hasta Galicia y con una leve pendiente entre esta y La Paz), son algo así como la columna vertebral de un enorme organismo de puestos callejeros que se extiende por calles paralelas y transversales, puestos cuya apariencia es tan heterogéneo como la mercadería que ofrecen a la venta. Eso sí, cuanto más en la periferia están ubicados, más precarios e improvisados. Si en el trazado céntrico los puestos tienen mayoritariamente sus respectivos toldos y mesas para exhibir de manera prolija la mercadería, en la zona periférica por lo general los puestos se reducen a algunos cachivaches esparcidos sobre el pavimento o la vereda, sin la menor pretensión estética.

Iniciando el descenso

Más allá de que el camino en bajada para internarse en el recinto ferial se inicia bajo la seria y filosófica mirada de Dante Alighieri (cuyo monumento se ubica equidistante entre la Biblioteca Nacional y la Universidad), el visitante debe tener claro que no ingresará en infierno alguno, sino más bien en un relativo paraíso de sonidos, olores y ofertas variopintas que pueden ir desde una lechuga fresca a un piano de cola de la época de Chopin.

Los primeros pasos los dará el visitante entre peceras repletas de peces de colores y plantas acuáticas, decenas de jaulas con pájaros cautivos, cachorros de perros, conejos y ramos de flores, en medio de los cuales uno puede comprar los diarios dominicales y algún par de lentes ‘truchos’. Enseguida, si se encamina por el sendero del medio de la calle, pasará por un largo puesto de frutas y verduras que da su espalda hacia el Sportman, un bar de larga tradición, en cuyas mesas tomaron café varias generaciones de abogados y políticos. Cuando se le pregunta al responsable de la verdulería y frutería si el negocio marcha bien, confiesa que no deja Tristán Narvaja por el cariño que le tiene (un acto sentimental, al fin de cuentas), y porque hace tres décadas que está usufructuando ese lugar privilegiado: en realidad no necesita ese ingreso para vivir en tanto su campo de acción está en el barrio Malvín, donde no hay feria en la que no trabaje desde temprano en la mañana.

Mientras tanto, en los dos corredores laterales –las veredas– comienza a percibirse la presencia de un rubro tradicional de la feria: los libros –nuevos y usados–, que los propietarios de las librerías instaladas en Tristán Narvaja exhiben en mesas que sacan a la acera y/o a la calle. Las primeras que uno encontrará, bajando hacia la calle Colonia, y a metros de 18 de Julio, son Neruda Libros (pegada al Sportman) y El Inmortal en la vereda de enfrente: un largo y angosto local pegado a Rayuela, librería fundada por Walter Comas y que hoy maneja Roberto Gomensoro, un joven librero –también propietario de El Inmortal– que suele reírse de aquellos que desde hace años pronostican, con aire apocalíptico, la desaparición del libro y la decadencia irreversible de la feria.

Por supuesto que resulta tarea imposible describir metro a metro el panorama de los puestos y comercios que dan vida a la columna vertebral de la feria. Pero en el comienzo había que hacerlo. Ya al llegar a la esquina de Colonia, uno ha pasado por puestos de artesanos, vendedores de ropa, expendios de copias de películas y videojuegos realizadas ilegalmente, juguetes baratos, e incluso algún local de comida china.

Cruzando la calle Colonia –continuando el descenso– las frutas y verduras van dejando lugar a las artesanías, a la ropa nueva de oportunidad y a otros rubros de menor presencia. Esa cuadra se inicia en la esquina que domina el bar El Arrabal (adonde se reúne la tertulia de Boris Puga, el máximo coleccionista de materiales de tango de Uruguay) y está cercada de librerías, alguna de ellas, como Babilonia, se destaca por su hermoso local y lo acogedor de su interior. Al llegar a la esquina de Mercedes, el caminante verá a su derecha el edificio más importante de todo el trayecto ferial: el viejo teatro Stella d’Italia, inaugurado en 1895 y construido por el ingeniero Luigi Andreoni, responsable también de la Estación Central de ferrocarriles y del Hospital Italiano. Luego de más de un siglo de una agitada vida, y gracias a las gestiones de la doctora Adela Reta como ministra de Cultura (1985- 1989) el edificio fue declarado Monumento Histórico Nacional para evitar una virtual demolición. Fue así que el grupo teatral La Gaviota encabezado por Júver Salcedo se hizo cargo de la sala, y desde entonces el histórico Stella es la sala en funciones más antigua de Montevideo, luego del Teatro Solís.

Volviendo al bullicio dominical de la calle, los transeúntes que pasan a metros del oculto y silencioso escenario en el que alguna vez cantó Carlos Gardel, van seguramente ajenos a la rememoración histórica, enfocados más bien en avanzar entre la muchedumbre, dejando paso a una improvisada cuerda de tambores o esquivando las jaulas que encierran diversas aves de corral, que de repente cacarean en contrapunto con el sonido marchoso del candombe. Y podría suceder, incluso, que el transeúnte escuchara unos pasos más adelante la aterciopelada voz de El Mago saliendo del pabellón de alguna infaltable victrola, que se vende a un precio considerable.

Cruzando la mitad de camino

Mientras la venta de libros, folletos, revistas, pósters y discos de vinilo continúa marcando una buena presencia en los corredores laterales, y las verduras salpican la feria a razón de un puesto pequeño por cuadra, cada vez más el amante de las antigüedades se sentirá en su salsa, no solo por los puestos callejeros sino por los varios anticuarios establecidos en las dos cuadras que van desde Uruguay –última calle por la que circulan vehículos– hasta Cerro Largo, quedando entre medio Paysandú, la primera en cuya ancha extensión se ramifica la feria: hacia el Este hasta Fernández Crespo y hacia el Oeste hasta Magallanes.

Entre los anticuarios hay cabales conocedores del metier, que tienen en sus locales una inversión muy importante en mercadería, artículos que van desde porcelana Bavaria, Limoges y Rosenthal hasta muebles franceses del siglo dieciocho, pasando por gobelinos, óleos, relojes, joyas, alfombras persas, juguetes de metal, etcétera. Según consigna Alfredo Vivalda en su libro La feria de Tristán Narvaja (Montevideo: Arca, 1996), el primer anticuario que se estableció en una de las viejas casonas cuyo frente da a Tristán Narvaja fue Zira Guichón, “muchacha de clase media con estudios universitarios y educada en los refinamientos plásticos por el buen gusto de su padre, mucho antes de haberse instalado con local fijo lo había hecho a la sombra de los plátanos de la puerta de su casa, alentada por el apoyo financiero del turismo cosmopolita”.

Pero seguramente la casa de antigüedades más conocida del lugar haya sido la de Straumann, ubicada en el número de puerta 1729, sobre todo por los remates internacionales que dos veces por año realizaba, con gran destaque en el rubro juguetes. Actualmente los famosos remates son historia, desde el momento en que Straumann –alma máter del negocio– falleciera. A pocos metros de este local, en el número 1735, se halla la Galería del Fortín, propiedad de Fernando Zubía, un espacio arquitectónico casi idéntico al que fuera de Straumann, al que el visitante accede por una escalera que desciende a un subsuelo cuya extensión puede divisarse por la mitad desde la puerta de entrada. La variedad de artículos de esta casa es impresionante, y no es casual que allí se provean de objetos (en este caso alquilándolos) muchas producciones cinematográficas y audiovisuales de carácter comercial, la mayoría de ellas realizadas para el exterior.

Pero en esa misma cuadra en la que se sitúan los anticuarios más tradicionales también encontraremos un local de carácter histórico en el rubro libros que, como el lector habrá notado, es junto con el de las antigüedades el que ha generado locales fijos que tuvieron su origen en puestos móviles. Porque la verdad es que cuando uno se refiere a la feria incluye en su imaginario también los locales establecidos en la calle Tristán Narvaja, muchos de los cuales sacan sus mesas afuera los domingos. Ese local histórico al cual nos referimos se llama Ruben, y si bien ya no es tan notorio como supo serlo, generaciones enteras se nutrieron de libros, textos de estudio y revistas a bajo costo en sus instalaciones, siempre humildes si las comparamos con otras librerías con frente a la feria. Según cuenta Vivalda en el libro citado, el origen de esta legendaria librería fue cuando a fines de los años cuarenta el niño Ruben Buzzetti se instaló en la calle –a metros de la actual librería– con once revistas para canjear, que colocó sobre un cajón.

Tramo final: donde se profundiza el cambalache

La visión que quien escribe tuvo de la esquina que forman Tristán Narvaja y Paysandú el último domingo del mes de enero puede servir como una postal de la conjunción de lo insólito: sentados entre los cajones de la frutería de la ochava Noreste, un guitarrista rubio, de ojos celestes, tocaba fluidamente una bossa nova, acompañado por un percusionista negro que manejaba con destreza un ‘pandeiro’, mientras eran escuchados, filmados y fotografiados por algunos turistas. Pegado al último cajón con duraznos se iniciaba, hacia la calle Fernández Crespo, la seguidilla de puestos con libros usados, recorridos por curiosos, lectores y, quizás, por algún bibliófilo en busca de un posible hallazgo.

Al finalizar el tramo de Tristán que va desde Paysandú hasta Cerro Largo (por estas calles la feria se amplía varias cuadras hasta Minas) tenemos un puesto grande que nos anticipa el rubro predominante de la zona: las herramientas o “fierros” como le llaman los feriantes, cuyo territorio se extiende de forma generosa por los alrededores de las calles vecinas. De allí hasta el final, todo se vuelve más pobre e improvisado, y se acentúa la impronta de feria de ‘subsistencias’, nombre que se daba a las ventas municipales de productos de almacén a bajo precio. Con el telón de fondo de las herramientas –nuevas y usadas– la calle se ve salpicada por puestos que ofrecen cualquier cosa, incluida alguna actividad ilegal, como el juego de la mosqueta. Desde el punto de vista urbanístico, el detalle más interesante es el puente sobre la calle Galicia, que pasa varios metros debajo de Tristán Narvaja por el túnel descubierto donde desde 1869 corría el ferrocarril que unía la estación Yatay con Pando, y que luego los ingleses hicieran correr hasta Minas, Maldonado e incluso hasta Rocha. El último tren que pasó por debajo de Tristán Narvaja lo hizo en marzo de 1938.

A manera de una larga cola lateral, la feria va agonizando por la calle La Paz, en donde ciertos domingos puede llegar hasta Ejido; es decir, al inicio del Centro. El visitante que disponga de tiempo, y no tema ser asaltado por algún personaje marginal, contemplará a ritmo lento una serie de puestos absolutamente heterogéneos: desde quien vende lámparas de pie de cierto valor hasta el espacio de alguien que colocó en el asfalto un par de turboventiladores de los años setenta, con un cartel manuscrito que dice “Se prueva”.

Personajes, leyendas y esperpentos

Para ilustrar al lector sobre los personajes populares más notorios que supieron darle colorido a la feria, debemos comenzar por una mujer y remontarnos a los años veinte. Se trata de Alcira Velazco, a quien todos llamaban “La cotorrita del Cordón” por vestirse totalmente de verde, incluyendo el sombrero y la sombrilla que en ocasiones portaba. Hija de un juez penal, detrás de su excentricismo se ocultaba una tragedia sentimental, tan profunda que la había hecho extraviarse de lo que llamamos normalidad. Se cuenta que era inmune a las burlas que los feriantes le gastaban por su ridícula indumentaria, y que casi siempre les respondía con una amable sonrisa. El otro personaje insoslayable que animó la feria con su presencia chaplinesca fue Fosforito, aquel hombre-sándwich que hasta principios de los años noventa formó parte del paisaje urbano de Montevideo. Su nombre era Juan Antonio Rezzano y había iniciado muy joven su profesión de publicista ambulante; más precisamente durante el Mundial de Fútbol de 1930 que se realizó en Montevideo.

Ahora bien, si los personajes a evocar son del ámbito de la cultura y las artes, estamos obligados a repasar un puñado de nombres a manera de muestra. Por ejemplo, la presencia durante un buen tiempo del brillante actor y director teatral Antonio Taco Larreta, quien estuvo al frente de un local de antigüedades emplazado en uno de esos sótanos descritos. En él, Taco dio rienda suelta a una de sus vocaciones: marchand de arte y anticuario. Quienes visitaron su local recuerdan el perfil laberíntico del mismo, así como su impronta escenográfica, tan al gusto de su refinamiento visual.

En el mismo rubro que Taco Larreta, aunque de manera más humilde, dos artistas plásticos fundamentales de la vanguardia de los años sesenta, Ernesto Cristiani y Ruisdael Suárez, tuvieron en Tristán Narvaja su mesa con antigüedades y objetos usados, una actividad que implementaron como estrategia de sobrevivencia, una vez que perseguido por la dictadura, Cristiani perdiera su trabajo fijo. Por último, como escribió el memorialista Alejandro Michelena en una breve crónica sobre la feria, “el profesor Vicente Cicalese fue seguramente, en los años setenta y ochenta, una de las figuras de la cultura más relacionadas con la feria de Tristán Narvaja”. Aquel pintoresco hombre –la última gran autoridad en latín que tuvo la academia uruguaya– asistía al rastro montevideano cada domingo con puntualidad inglesa. “Todos los mediodías se le veía transitar, con sombrero y bastón, observando un libro aquí y otro allá, comprando un incunable acullá, para culminar su periplo en el clásico bar Cancela encabezando una mesa de bibliófilos donde su tono de voz y su hablar enfático –también su enfática presencia– resultaban inconfundibles”, recuerda Michelena.

En materia de historias en las que Tristán Narvaja ha servido como escenario, encontramos muchas anécdotas de dudosa reputación respecto a su veracidad, aunque todas verosímiles, por cierto, y más si hablamos justamente de un espacio en donde lo insólito y lo raro son moneda corriente y parte de su mayor atractivo. ¿Quién no escuchó la historia de ese anónimo buscador de tesoros que compró un polvoriento y desvencijado violín Stradivarius por unos pocos pesos y luego vendió en una increíble suma de dólares? Cuentos como ese, referidos a la esencia comercial de la feria, existen muchos, por supuesto. Otra zona temática de estas historias se relaciona con aquellos personajes que alguien dice haber visto caminando entre las tolderías y puestos, la mañana del domingo menos pensado.

Pero hay anécdotas que nos muestran un perfil más esperpéntico que pintoresco, como la vivida y relatada por Michelena: “Hace algunos años había un señor que vendía dentaduras postizas (usadas; conseguidas vaya a saber dónde) que mostraba en botellones de vidrio no demasiado limpios. No le faltaban potenciales clientes, y alguna vez uno de ellos comenzó a probarse dentaduras hasta encontrar una que más o menos le calzaba, con la que se fue muy orondo”. Otra anécdota, esta vez contada por la licenciada Sonia Romero Gorski, se ubica en un registro cercano a la anterior, aunque reviste un interés antropológico indudable: “Recuerdo con claridad que vi, hace no muchos años, una oferta sorprendente. Una cabeza humana con el tratamiento inconfundible de los jíbaros reducidores de cabezas. Se exhibía en un estante armado sobre la vereda, pasando la calle Miguelete, casi al final del trazado recto de la feria. Quién sabe qué itinerarios secretos había seguido para llegar hasta allí. En la actualidad los censores de las aduanas desalentarían seguramente semejante tráfico”.

Levantando el campamento

Así como en la madrugada de cada domingo algunos feriantes comienzan a descargar sus materiales de trabajo (de unos camiones que nadie sabe cómo pueden funcionar), la Intendencia tiene marcada, desde hace mucho, la hora de cierre del evento: las 15 horas. Algo que, a tono con la idiosincrasia de gobernantes y gobernados, jamás se respeta a cabalidad. Pero lo cierto es que a partir de esa hora el visitante tardío observa ya el movimiento progresivo del desmonte de los puestos. Es una hora ideal para conseguir rebajas, sobre todo si la jornada ha sido exigua en ventas. Incluso algunos vendedores intensifican sus pregones en esos minutos finales, asegurando que están regalando la mercadería.

Subiendo o bajando la cuesta cuya cima está en 18 de Julio, la calle Tristán Narvaja se va vaciando sin prisa y sin pausa. Aún se ve algún típico visitante local con mate y termo en mano, por allí los últimos turistas observando y tratando de capturar alguna buena foto del lugar, además de aquellos que están sentados en las mesas de los boliches, que si bien son pocos, han ido creciendo en número en los últimos años.

La ‘fiesta’ popular termina entonces con el agudo sonido de las varillas de hierro golpeando el pavimento y los gritos de quienes cargan bultos en las cajas de unos camiones que ya usurpan los lugares que han quedado en la provisoria peatonal de los domingos. Habrá que esperar una semana para volver a experimentar esa sensación de libertad que genera el hecho de perderse y navegar a la deriva entre ese verdadero maremágnum de gentes y objetos, un territorio al que uno se aventura de forma optimista en busca de satisfacciones que no siempre se encuentran.

 

[Fotos de Natalia de León – fuente: http://www.revistadossier.com.uy]

Estes establecementos están en auxe desde a chegada da crise

A Vella Librería, local en Pontevedra dedicado ao comercio de libros usados que dirixe Paula.

Escrito por CARLOS PORTOLÉS

A crise mingua as carteiras. E as carteiras, canto máis minguan, menos invisten en cultura e entretemento. Son (con razón) os primeiros gastos sacrificados en tempos de frugalidad. Viuse coa necesidade de crear bonos de consumo cultural por parte das Administracións. E é que o esencial é encher a neveira e o tanque de gasolina.

Esta situación fai que, por exemplo, non se compren, coa mesma alegría, libros en papel. Non todo o mundo ten a posibilidade de gastar vinte ou trinta euros nun exemplar noviño da última novela do escritor de moda. Por iso o sector das librerías de segunda man preséntase, cada vez máis, como unha alternativa alcanzable. Unha ponte aberta cara ás letras. Vendendo volumes a prezos máis que razoables, estes establecementos serven tamén para darlle unha nova vida a tomos esquecidos de bibliotecas mortas.

Rafael Díaz leva á fronte da librería Incunable da Coruña case catro decenios. Desde 1984, ano moi literario. O local foi fundado pola súa nai. Leva tanto tempo tras o mostrador que foi testemuña e partícipe dos mil cambios recentes do sector. Algúns foron abafadores, como a chegada de Internet e as súas revolucións. «Se queres, hoxe podes montar unha librería completamente virtual desde a túa casa. Agora as cousas son distintas», admite.

Rafael é un dos moitos que loitan por manter vivo un mundo que xa non está (ou que, como mínimo, cada vez está menos). A arqueoloxía literaria, a veneración polo manuscrito atopado e polas páxinas amareladas de data antiga son cousas cada vez máis pequenas e remotas. «Algúns libros antigos que antes se vendían a 90 euros agora hai que vendelos por 20».

No entanto, os libreiros son unha dúctil estirpe, acostumada navegar o cambiar dos tempos. Por iso, Rafael tamén é capaz de dar un paso atrás e admitir algúns dos beneficios da dixitalización. «O electrónico tamén lle fixo un ben á literatura. Permite acceder de forma remota e libre a libros moi antigos que en físico son practicamente imposibles de atopar».

A de libreiro é unha das profesións máis románticas e romantizadas. Os tópicos, ás veces, fúndanse sobre verdades. Ante a pregunta «¿Que é o que máis lle gusta de vivir entre libros?», todos deixan entrever o seu lado máis sensible. Ese que os empurrou a dedicar os seus días e esforzos ao oficio das letras, e non a outros máis lucrativos. O borda a resposta de Rafael: «A min o que máis me gusta é que sempre se aprende algo e sempre che namoras de algo. Unha edición rara dun Shakespeare, un As mil e unha noites…».

No corazón de Pontevedra hai unha entrañable libreira. Chámase Paula, pero o seu alcume é a Vella. Un sobrenome cariñoso que a portadora leva con orgullo. Non é un insulto, é que é a dona da Vella Librería, un dos locais de compra-venda de libros clásicos da cidade.

A desta libreira é outra historia de vocación. «Este mundo é para os que nos gusta moito o libro en papel, lograr unha oportunidade de darlles unha segunda vida», conta. É aberta e atenta. Por iso ten tantos clientes fieis que confían no seu criterio e discuten con ela as súas últimas lecturas.

Tamén aproveita para desmontar algúns mitos inxustos. «Á tenda vén moita xente nova en busca de literatura de calidade. Deses títulos que aparecen en todas as listas de clásicos universais. Non é cuestión de idade, ás librerías veñen os que gustan de ler», argumenta.

Non só compran libros, tamén aceptan doazóns. Pero o diñeiro que sacan coa venda dos exemplares cedidos é abonado a dúas asociacións benéficas. Unha de rescate de animais e outra de loita contra o cancro. «Ademais, aquí —engade cunha voz calmadamente alegre— teño o privilexio de atopar tesouros todos os días». Falando con libreiros, deseguido se atopa unha constante. A case todos lles gusta dialogar e coñecer. Son curiosos como o son todos os ratos de biblioteca.

Javier Fita rexenta a librería Nigraponte, tamén en Pontevedra. Asegura que o que máis goza do seu traballo é «o espazo conversacional que se crea co cliente». Pero vai máis aló. Ve a súa tenda como algo a metade de camiño entre «un sofá psicoterapéutico e un negocio». Concíbeo así porque, no seu recuncho do mundo, as persoas entran para «falar sobre ideas e libros».

A lectura é unha testemuña que pasa de xeración en xeración. Así o confirma Fita, que observa a diario con satisfacción a «pais que veñen buscar libros para os seus fillos». Estas tendas son unha sólida liña de defensa para o papel. Ese a o que sempre matan pero nunca morre. Porque son moitos os seus usos e as súas vidas.

De franquías, bibliófilos, vocacións e feiras

En Galicia hai decenas de librerías de segunda man distribuídas ao longo e ancho das catro provincias. Mesmo hai algunhas cadeas, como Re-Read. É unha franquía que ten locais por toda España. En Galicia teñen puntos de venda en cidades como A Coruña, Vigo, Santiago e Ourense.

Pero para atopar exemplares máis raros e antigos, é mellor pasearse por sitios como Valín, en Lugo. É unha pequena pero moi recargada estancia. Os libros alagan cada esquina. Amontóanse aquí e alá. Un punto máis que interesante para bibliófilos. No entanto, José Manuel Valín, o dono, sinala que «está a baixar moito a venda do libro antigo». E que cousas que antes interesaban amplamente como edicións ben conservadas do século XIX, xa non teñen case saída. Achácao a un «cambio xeracional». Pero algo no que coinciden todos os entrevistados é en que uno non se mete neste negocio para facerse de ouro. «Nunha cidade non moi grande, como é Lugo, se che dedicas a isto é porque che gusta. Un ten que decidir que facer coa súa vida. Eu decidín dedicar a miña aos libros», referenda Valín.

Actualmente, a 31.ª Feira do Libro Antigo e de Ocasión de Galicia está a piques de acabar o seu itinerario. Como todos os veráns, este evento leva, durante uns días, a venda de libros de segunda man e de exemplares descatalogados a puntos céntricos das principais cidades galegas. Ata o 4 de setembro estivo aberta nos Xardíns de Méndez Núñez da Coruña. Levaba desde maio facendo xira. Pasou, como todos os anos, por Santiago, Ferrol, Vigo e Lugo. É unha cita que ofrece tantas pezas singulares para coleccionistas como exemplares de reventa máis modernos e baratos. O libro, cada vez máis facilmente accesible. Xa non hai escusas.

 

[Imaxe: RAMON LEIRO – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

O manuscrito, datado do final do século VII ou início do século VI a.C., está escrito em tipografia paleo-hebraica

 

Israel adquiriu um papiro « extremamente raro », com cerca de 2700 anos e com uma inscrição hebraica, que se encontrava na posse de um habitante do Estado norte-americano do Montana, divulgou esta quarta-feira a autoridade de antiguidades israelita.

O pedaço de papiro, um pouco maior que um selo postal e com quatro linhas de escrita angular, é um dos poucos a região no final da Idade do Ferro, adiantaram os arqueólogos.

O manuscrito, datado do final do século VII ou início do século VI a.C., está escrito em tipografia paleo-hebraica, típica do período do primeiro templo judaico em Jerusalém.

É composto por quatro linhas, começando com as palavras « Le Ishmael tishlakh » (Enviar a Ismael, em português), podendo ser um fragmento de uma carta contendo instruções para o destinatário.

« Não sabemos exatamente o que foi enviado e para onde », sublinhou à agência France-Press (AFP) Joe Uziel, diretor da Unidade de Manuscritos do Deserto da Judeia da Autoridade de Antiguidades.

Joe Uziel explicou que a datação por carbono-14 correspondente e o estilo paleográfico o tornam “muito certo” de que não é uma falsificação moderna.

O papiro, provavelmente foi saqueado em algum momento no século passado, de uma caverna no deserto da Judeia, acrescentou.

A sua origem e a viagem desde o deserto para o Montana há seis décadas e agora até Jerusalém, continuam por esclarecer.

A autoridade de antiguidades recusou-se a identificar o morador no Montana, mas destacou que a mãe do homem obteve o artefacto durante uma visita ao que era na altura Jerusalém Oriental, ocupada pela Jordânia em 1965, e levou-o para os Estados Unidos.

A lei da Jordânia em vigor na altura restringia severamente a venda de antiguidades e proibia a exportação de artefactos sem autorização do ministro das antiguidades, sendo que também não ficou claro se a mulher tinha essa autorização.

Numerosos fragmentos de pergaminhos da região árida perto do mar Morto, que surgiram no mercado de antiguidades nos últimos anos, incluindo vários no Museu da Bíblia de Washington, foram depois identificados como falsificações.

A autoridade de antiguidades mostrou o papiro à imprensa nos seus laboratórios em Jerusalém, ao lado de dois outros fragmentos hebraicos antigos que tem guardados, um destes encontrado numa caverna perto do mar Morto na década de 1950, e um segundo que foi apreendido no mercado negro de antiguidades em 2016 e que se acredita ter sido saqueado de uma caverna.

Eitan Klein, chefe da unidade de prevenção de roubo de antiguidades de Israel, referiu que a mãe do homem de Montana pode ter comprado o objeto a Khalil Iskander Shahin, um negociante de antiguidades de Belém, mais conhecido como “Kando”, que negociou muitos dos objetos originalmente descobertos, ou pode ter recebido o papiro do curador do Museu Rockefeller em Jerusalém.

Um investigador israelita reparou numa foto com este texto anteriormente não documentado num artigo cientifico não publicado de um colega e notificou Eitan Klein, que localizou o proprietário, adiantou ainda a autoridade de antiguidades.

Klein acrescentou que o homem foi convidado a viajar até Jerusalém em 2019 e as duas partes chegaram a um “acordo” não especificado, para que o papiro fosse entregue às autoridades israelitas.

[Foto: Marco Longari/Getty Images – fonte: http://www.expresso.pt]

Épopée familiale sur trois générations, Variations de Paul, le nouveau roman de Pierre Ducrozet, après Le grand vertige, consacré à la crise écologique, fait de la musique du XXe siècle un personnage à part entière. L’importance accordée à la musique dans ce roman ambitieux incite à souligner ses limites et les problèmes que pose son usage de la musique.

Un marché aux puces à New York © CC2.0/Peter Burka


Pierre Ducrozet, Variations de Paul. Actes Sud, 464 p., 22,90 €


Écrit par Pierre Tenne

Paul n’est pas le personnage central de la famille Maleval. Il est le fils d’Antoine, qui a fui la violence et l’isolement de sa ferme pour trouver au lendemain de la Grande Guerre l’enseignement d’un élève de Debussy, avant d’être bouleversé par l’irruption du jazz dans la France des Années folles. Il est aussi le père de Chiara, née au commencement des années 1980, qui mixe en tant que DJ à Berlin, à Paris, ou en Corse. Né en 1947, Paul a échoué dans ses études à la Sorbonne pour découvrir ensemble les disques, le sexe, l’amour, le voyage, et se découvrir lui-même une vie dans la musique – la musique est un pays, un voyage, un train, un double de la vie, comme le répète le roman de Pierre Ducrozet. Le personnage principal de Variations de Paul, c’est plutôt la musique.

Cette mise en roman de la musique dirige la construction du livre en surface comme en profondeur. Les variations sont parfois souterraines, objet de leitmotivs qui construisent les images du récit au fur et à mesure de son déroulement, dans une logique presque wagnérienne. L’ouverture du roman décrit Paul écoutant un disque, son corps saisi et emporté, dans une succession rapide d’images et de sensations qu’on retrouvera incorporées par les personnages (fictifs ou non) tout au long du texte. Plus explicites, les incrustations de partitions au cours du récit traduisent l’incorporation du langage musical au sein de l’écriture, soulignant ainsi un projet littéraire et poétique tenu de bout en bout : la musique est d’abord vécue physiquement, à travers les corps des personnages (Paul est synesthète, les notes sont pour lui des formes et des couleurs ; Chiara, elle, les ressent à travers tous ses membres). Le corps du texte est pareillement traversé par la musique qui n’est donc pas à distance, décrite, écrite. La musique est le souffle, le rythme, le langage et les membres du texte comme de ses personnages.

Musiquer en écrivain plutôt qu’écrire sur la musique : ambition magnifique qui s’inscrit en partie en rupture avec de glorieux précédents romanesques (Balzac, Thomas Mann, Kerouac, Quignard ou Proust). Au-delà du désir poétique d’écrire ce que la musique fait au corps, la rupture consiste aussi à vouloir écrire sur une dimension moderne du fait musical, qui est le disque. Les incrustations de partitions sont de ce point de vue trompeuses en ce que l’essentiel de la musique apparaissant dans Variations de Paul est d’abord lié au disque : sa production (Paul devient producteur aux États-Unis pendant un certain temps), sa diffusion (il envoie des cassettes de musiques interdites à Berlin-Est), son écoute, son inscription dans une sociabilité et une histoire. Le livre trouve d’ailleurs ses principales limites dans son indécision entre la tentation épique, qui impose un grand sujet pour faire un grand roman sur la musique, et la possibilité fascinante du petit objet et de ses petites histoires de disques.

Variations de Paul affirme que les deux se confondent. L’écoute des disques renvoie souvent Paul et le roman à une étonnante préoccupation de ce que fut le XXe siècle : « Notre histoire et le siècle débutent là. Ce que tisse Claude Debussy depuis plus de vingt ans, de quatuor en préludes, de nocturnes en arabesques, ouvre un océan de possibilités pour tous les autres autour de lui. » Cette confusion entre les disques et la musique entraîne souvent le roman avec elle, en ôtant à l’écriture (virtuose et juste) comme à la construction sophistiquée du roman une partie des forces qu’elles recèlent. Cela tient en partie à un choix stylistique majeur fait par Pierre Ducrozet dans l’écriture de (ou sur) la musique, qui impose un léger détour contextuel.

Variations de Paul, de Pierre Ducrozet : une discothèque idéale

Pierre Ducrozet © Jean-Luc Bertini

La critique musicale écrite est un genre mineur sur le plan littéraire, y compris lorsqu’elle est maniée par des auteurs renommés (Romain Rolland, Boris Vian, Ralph Ellison). Souvent associée au journalisme, elle a cependant créé des façons d’écrire sur la musique qui ont leur tradition. Née au XVIIIe siècle, la critique des concerts se conçoit d’abord historiquement comme un compte rendu mondain et insiste sur les effets de la musique sur le public. Cette tradition survit aujourd’hui, les concerts étant l’objet de critiques soulignant ce que la musique fait aux corps, aux sens, aux âmes. L’apparition de la musique enregistrée et des disques produit une nouvelle forme de critique, en partie disjointe de la précédente, qui met en avant l’érudition et les renvois à d’autres disques, et repose stylistiquement sur une utilisation emphatique des adjectifs (Satie est naïf, Wagner hiératique, Beethoven épique, Miles Davis cool, Jimi Hendrix sexuel), des comparaisons ou, hélas trop souvent, d’un style vague et imprécis.

Pierre Ducrozet aborde la musique en fusionnant ces deux styles pour lier ensemble les sons, les corps et l’écriture. À ce stade, on pourrait ainsi lire le choix d’un personnage synesthète comme une mise en abîme des plus adroites de l’écriture musicale, puisque la critique musicale est historiquement et stylistiquement portée à la synesthésie – l’image et le sensible venant pallier l’ineffable du discours musical. Paul deviendrait alors le personnage du dire musical, incarnation romanesque des magazines qu’il lit, des discussions à propos de studios ou de concerts.

Cette interprétation généreuse est contredite par plusieurs indices, en premier lieu le recours fréquent à des vérités générales qui soulignent à quel point le roman rejette toujours au premier degré dans les corps et les images ce qu’il ne parvient pas à dire : « La musique nous parle du même pays que la mère. On écoute avec le bas-ventre, celui qui vibre depuis les premiers pas dans le monde, on écoute depuis l’arrachement d’une peau à l’autre. La musique – et c’est pour cela peut-être qu’elle est si souvent insoutenable, qu’on ne peut l’écouter sans retour, sans être entièrement renversé – vient du fond des artères et des viscères, on peut en parler, on peut l’analyser, mais elle est pure chair, elle est naissance, corps, emportements ; la musique nous donne accès au monde, enfin. La musique, c’est la mère ». Ainsi, le style et le personnage semblent fondus de force dans un même corps qui manque nécessairement de naturel, venant loger une langue « jeune et branchée » dans l’intimité parfois dramatique de Paul et de sa famille. Significativement, les passages les plus convaincants du roman sont ceux qui vont puiser dans l’imaginaire de la drogue et du psychédélisme : l’écoute de disques dans un état altéré de conscience apparaît ainsi, dans ce roman et ailleurs, comme une possibilité de dépassement des limites du discours et des corps face à la musique.

Variations de Paul, de Pierre Ducrozet : une discothèque idéale

Le roman s’émancipe de son aporie stylistique par le recours à des trouvailles qui auraient mérité d’être davantage développées, comme cette porosité des corps permise par l’écriture de l’écoute : Paul découvre sur disque Elvis Presley, devient littéralement le King, au studio de Sam Phillips à Memphis, au moment de son premier enregistrement. Le jeu des citations cachées peut aussi affirmer la tentation du palimpseste, mais parait plus souvent caractériser une esthétique du clin d’œil dont l’intérêt est parfois difficile à percevoir. Ainsi, Joe Dassin apparait au détour d’une phrase (« cette ville est un orchestre à mille cordes), bientôt rejoint par Bob Dylan. Ces clins d’œil, encore une fois partie intégrante d’une tradition stylistique de la critique musicale, permettent d’introduire un dernier commentaire qu’appelle Variations sur Paul, qui soulève des interrogations foisonnantes et complexes.

Les clins d’œil déjà évoqués, qui parsèment le roman, permettent d’en saisir la portée. Pour l’essentiel, ils sont aussi des clichés : les débuts d’Elvis, la mort de Theolonious Monk et de Charlie Parker dans la maison de la baronne Pannonica de Koenigswarter, les débuts du rap avec le « Rapper’s Delight » de Grandmaster Flash (qui est plutôt le premier titre de rap écouté au-delà des ghettos noirs de New York et des métropoles états-uniennes), etc. Variations de Paul survole cette histoire musicale du siècle dont il prétend faire l’épopée à travers des images d’Épinal qui interrogent, d’autant qu’elles débordent le seul aspect musical : née dans les années 1980, Chiara est forcément éprise de mangas à l’adolescence. Paul, revenu de tout, vieilli, voit sa geste se réaliser, entre autres, dans l’accession à la propriété. Invitant bientôt des amis eux aussi vieillissants à une orgie d’alcool et de « baise », on ne peut s’empêcher de se dire que les clichés qui tissent l’histoire du siècle, musicale ou non, emprisonnent les personnages dans des déterminismes assez frustes et une psychologie peu probante.

Les disques sont d’ailleurs des dates qui fonctionnent littéralement comme images d’Épinal : Chiara écoute Noir Désir parce qu’« elle aura toujours seize ans et elle vous emmerde », Aerosmith parce qu’« elle aura toujours un peu quatorze ans aussi ». Paul découvre à New York un jazz qui « semble végéter » après la mort de Coltrane, « et si Miles Davis et Ornette Coleman continuent à souffler, quelque chose est passé ». Le problème est que la vitalité du jazz new-yorkais dans les années 1970 est majeure – au-delà des grands noms, nombreux, on pense notamment au rôle des lofts squattés par des musiciens en mal de programmation [1]. Certaines erreurs factuelles bénignes soulignent ce sentiment de plonger dans une histoire superficielle : Paris 8 n’est plus à Vincennes mais à Saint-Denis quand Chiara s’y inscrit, et le narrateur de « L’orage » de Brassens n’est pas marchand de paratonnerres ; celui qui exerce ce métier, c’est le cocu.

Rien de grave, dira-t-on avec raison, mais tout cela permet de saisir dans quel imaginaire esthétique évolue le roman de Pierre Ducrozet. Tout cela fait bien signe vers un autre objet que la musique ou même que les disques : Variations de Paul peut très bien se lire comme le roman de la « Discothèque idéale », telle que les magazines ou certaines grandes enseignes culturelles en publient régulièrement, de façon à donner un écho grand public à la vente de disques – et de livres, Paul en achète de façon comparable. D’où l’utilisation au premier degré de questions oiseuses posées par les magazines musicaux, que les personnages incorporent : le jazz est-il mort ?  le rock, dix ans plus tard ? En tout cas, en 1979, la « décennie n’a pas encore commencé et Paul se sent déjà plus lourd que le temps. La musique le fatigue. Le rock le fatigue. Le punk l’écœure ». Les « variations » n’en sont pas car les thèmes musicaux doivent mourir : la musique progresse, chaque mouvement devant remplacer le précédent dans une idéologie implicite mais naïve du progrès musical. Les disques sont des dates qui existent pour dire qu’à tel âge, dans tel contexte, on doit écouter cela – on en vient à désirer que Chiara écoute Debussy ou Monk parce qu’elle a vingt ans et nous emmerde.

Variations de Paul, de Pierre Ducrozet : une discothèque idéale

Sur la Grand-Place de Bruxelles © CC2.0/Sagar

La question qu’on est en droit de se poser est ainsi celle du potentiel littéraire et romanesque d’une musique qu’on aborde par ce biais : peut-on faire un roman avec des unes de journaux et des discothèques idéales ? Cette question pourrait apparaître de bien peu d’importance, mais ce roman, publié par un éditeur important de livres consacrés à la musique, témoigne du fait que cette érudition vaste et superficielle, multipliant les références sans les approfondir, a pris une place forte dans nos imaginaires. Cela peut poser des problèmes plus immédiats, peut-être plus graves.

Le premier est le choix de proposer une playlist en lien avec le roman, les morceaux étant listés par ordre d’apparition. La liste, immense, confirme l’impression de discothèque idéale mais parait naturelle ici. Cependant, trois QR codes permettent au lecteur d’accéder directement aux titres sur Spotify, Deezer et Youtube. On est en droit de se demander de qui on se moque, lorsqu’un roman idéalisant à ce point la musique se permet de renvoyer ses lecteurs et lectrices vers des entreprises qui la dépossèdent de tout (par ailleurs, le patron de Spotify a investi 100 millions de dollars dans Helsing, une start-up allemande d’intelligence artificielle pour la défense). Surtout, ces entreprises encouragent particulièrement à la nostalgie et à la mythification des disques du passé… à la façon des Variations de Paul.

Le second problème apparait dans un passage où Paul découvre les musiques d’Inde, qui comme souvent sont caractérisées d’abord comme étant des râgas, de manière imprécise. Surtout, ces musiques n’ont pas dans le roman de musicien nommé, et seul Ravi Shankar apparaît dans la playlist. À l’inverse, tout le roman avance par grands noms de la musique occidentale, Ravel puis Satie, Elton John et Iggy Pop, les Beatles et Bérurier Noir, Jeff Mills et Bob Marley, avec quelques incursions de groupes plus confidentiels comme les musiciennes des Slits. Cet usage des grands noms pose un problème en soi, mais plus encore lorsqu’il sert l’anonymat de tous les autres et pas seulement des musiciens indiens. Dans une envolée du roman, Paul fait face à son siècle, « tous les morts abattus au combat, tranchés sur les batailles, tous les innocents aux membres brisés, […] les opposants, les juifs, les Tziganes, les civils, les résistants », etc. Toutes celles et tous ceux qui n’ont pas de noms, et auxquels le roman ne parvient pas, en définitive, à offrir la musique de leur siècle.


  1. On retrouve une partie de cette musique enregistrée par Alan Douglas dans la compilation Wildflowers: Loft Jazz New York 1976.

 

[Source : http://www.en-attendant-nadeau.fr]

À l’occasion du 50e anniversaire de la parution de Songs of Leonard Cohen (1967), le premier album de l’artiste, un bref retour s’impose sur les complexités d’une figure mythique.

Photo : ARTV. À trop vouloir élever l’artiste montréalais au rang de mythe, cependant, on oublie que son parcours a été parsemé d’embûches, et cela, dès le départ.

Écrit par Chantal Ringuet

Chantal Ringuet est écrivaine et chercheuse associée à l’Université Brandeis et à l’Université Concordia.             Photo : Pedro Ruiz

Alors que se tiennent plusieurs événements soulignant le premier anniversaire du décès de Leonard Cohen, nombreux sont les discours qui insistent sur la célébrité de l’artiste montréalais et sur sa valeur d’icône culturelle. Cette perspective présente Leonard Cohen comme un artiste de renommée internationale dont la gloire lui aurait permis de devenir l’un des meilleurs ambassadeurs de Montréal à l’étranger.

On le décrit souvent en mentionnant qu’il appartenait à « une famille riche » de Westmount, faisant valoir que sa situation privilégiée lui aurait permis, dès sa jeunesse, de se consacrer entièrement à son art. De ce point de vue, le parcours de Leonard Cohen se serait construit en droite ligne avec son appartenance à un milieu fortuné.

Il est vrai que, dès la publication de son premier recueil en 1956, le jeune bachelier en études anglaises de l’Université McGill s’est affirmé très tôt comme un poète talentueux, une figure prometteuse de sa génération. Pour autant, cela signifie-t-il que son immense succès était assuré ? Selon certaines croyances répandues, le jeune Leonard Norman Cohen était prédestiné à une carrière de star mondiale, grâce aux chansons phares de ses débuts, telles que SuzanneSo LongMarianne et Sisters of Mercy, qui ouvraient la voie à la suite.

Embûches

À trop vouloir l’élever au rang de mythe, cependant, on oublie que son parcours a été parsemé d’embûches, et cela, dès le départ. La mort de son père, survenue quand Leonard avait neuf ans, plonge celui-ci dans un deuil incommensurable, d’où il puise un sentiment de profonde gravité qui colorera sa vie entière. Ce faisant, elle donne lieu à son premier acte de poète, lorsqu’il dépose un mot dans un nœud papillon du défunt qu’il enterre ensuite dans la cour.

Certes, le jeune Cohen a pu se consacrer à son art en partie grâce à son héritage familial. Mais il ne faut pas sous-estimer les difficultés qu’il a rencontrées en refusant de marcher dans les pas de son père et dans ceux de son grand-père, tous deux dirigeants de l’entreprise familiale, la Freedman Company, spécialisée dans le domaine de la confection.

Par ailleurs, s’il était issu d’une famille nantie, celle-ci n’était pas riche. La résidence familiale, située au 599 de l’avenue Belmont, était une maison semi-détachée qui se distingue des résidences cossues de son quartier ; la voiture avec chauffeur était une Plymouth et non une Cadillac, contrairement à la famille de son ami d’enfance, le sculpteur Mort Rosentgarten, ainsi que le souligne Sylvie Simmons dans la biographie I’m Your Man. La vie de Leonard Cohen (Édito, 2017).

À cet égard, son deuxième roman, Beautiful Losers (1966), porte un titre très éloquent. Jugée très provocatrice, cette oeuvre expérimentale où se rencontrent les trois peuples fondateurs du Canada — Amérindiens, Canadiens français (Québécois) et Canadiens anglais — et qui fait la part belle à l’érotisme heurte les sensibilités de la frange anglophone d’ascendance protestante.

Ironie du sort, tandis que l’éditeur McClelland and Stewart l’annonçait comme un futur best-seller plusieurs semaines avant sa parution, l’ouvrage se révélera un fiasco commercial. Au Canada, le roman entraîna peu de ventes et provoqua la controverse. Le critique Robert Fulford le qualifie à la fois de « livre le plus révoltant jamais écrit au Canada » et d’ouvrage « canadien sans doute le plus intéressant de l’année 1966 ». Vivement déçu par cet accueil partagé, le poète réalise qu’il ne peut aspirer, d’entrée de jeu, à devenir un romancier à succès sur la scène littéraire anglo-canadienne.

Un tournant s’opère alors dans la carrière artistique de Leonard Cohen. Il se résume à deux choses : d’abord, Cohen renonce à la littérature pour embrasser la carrière de singer-songwriter, à laquelle il rêve également depuis son adolescence ; ensuite, il quitte définitivement Montréal pour les États-Unis.

On fait souvent référence, à juste titre, à l’amour que Cohen portait à Montréal, sa ville natale. Comme il l’avait déjà exprimé en plaisantant, la métropole québécoise était le seul lieu où il avait l’impression de renouer avec « ses affiliations névrotiques ». Mais la réalité, ici encore, est plus complexe qu’il n’y paraît. De manière rétrospective, il apparaît clairement que, pour s’accomplir en tant qu’artiste, Cohen a dû, au préalable, faire ses adieux à Montréal en tant que lieu de résidence permanente. Ce qu’il a fait en 1966.

Premier album

L’année suivante, alors qu’il a déjà 33 ans, Cohen lance son premier album, Songs of Leonard Cohen. Cinq ans après avoir découvert Bob Dylan, le producteur John Hammond fait signer au musicien montréalais son premier contrat avec Columbia Records. Privilégiant la simplicité, celui-ci refuse d’ajouter le son de batterie sur certaines chansons, de sorte que les mélodies et les arrangements musicaux sont mis au service de sa voix.

Romantisme, mélancolie, humour et désespoir se mélangent dans ce disque également teinté d’érotisme et de spiritualité. Son style et l’élégance de ses paroles en font déjà un musicien unique qui sera chéri par de nombreux admirateurs, surtout en Europe. Aujourd’hui, l’album est considéré comme un objet iconique de la musique de cette période, voire comme « the absolute must-have classic », ainsi que le présente un article d’un journaliste britannique de la BBC.

S’il connaît un grand succès d’estime dès sa parution, sa réussite commerciale n’est pas flamboyante. À titre d’exemple, la chanson Suzanne, inspirée de Suzanne Verdal, alors la compagne du sculpteur Armand Vaillancourt, a surtout été rendue célèbre par l’interprétation qu’en a faite Judy Collins en 1966. Il en ira de même pour son tube le plus connu, Hallelujah, qui connaît un triomphe mondial après que certains artistes en eurent proposé leur propre interprétation, dont Jeff Buckley.

Par ailleurs, si le premier album de Cohen est bien reçu en Grande-Bretagne et en France, il remporta toutefois un succès modeste aux États-Unis. Et cette tendance, loin de disparaître, s’affirmera comme une constante durant la majeure partie de la carrière musicale de Leonard Cohen : nos voisins du sud ne lui accorderont jamais autant d’attention que le feront les Français, les Anglais et les Scandinaves. Ils lui préféreront de « vrais Américains », tels que les musiciens Bob Dylan et Joan Baez, associés au folk revival.

Ténèbres

Sur la pochette de son premier album, Cohen fixe l’objectif : son col de chemise blanc et son allure un peu sage donnent l’impression qu’il est un musicien plutôt rangé. En réalité, l’artiste luttait alors contre une dépression sévère, comme il l’avouera à la fin de sa vie. Le contraste entre cette image et celle qui apparaît sur le dos de la pochette est d’ailleurs saisissant.

Sur l’autre face, un personnage féminin à la longue chevelure brune, enchaînée et au milieu des flammes, participe à un imaginaire de la femme associé à l’interdit et à l’enfer. Cette articulation entre la clarté et les ténèbres, entre la beauté et la violence, entre la sagesse et l’érotisme, Cohen n’a cessé de la mettre en scène dans sa poésie, ses romans, sa musique et ses dessins.

À cet égard, sa célèbre formule « There is a crack in everything. That’s how the light gets in », tirée de la chanson Anthem (1992), mérite d’être replacée dans son contexte. Plus qu’une simple boutade, elle synthétise un tournant qui s’était amorcé dans la pensée de l’artiste une quinzaine d’années auparavant, avec la parution de l’album Death of a Ladies Man (1977), coproduit par Phil Spector et suivi d’un recueil de poèmes portant le même titre (1978).

Dès cette période, il commence à développer l’idée que la lumière — et la joie — pénètre à travers les fissures de l’âme. Cette pensée en contrepoint, vecteur de son existence empreinte à la fois de gravité et de légèreté, s’affirmera jusqu’à la fin, à travers une quête irrémédiable de beauté où se côtoient sans cesse le sacré et le profane. Dans son dernier album, You Want It Darker (2016), on retrouve un puissant écho dans la ligne « We killed the flame », où l’on perçoit une allusion au récit biblique : si Dieu a créé la beauté du monde, les hommes, eux, se sont efforcés de la tuer.

Certes, l’artiste a connu un immense succès sur la scène internationale et on le présente souvent, avec fierté, comme le « Montréalais le plus connu à l’étranger ». Il ne faudrait toutefois pas oublier que, derrière la star et sa reconnaissance internationale, Leonard Cohen était avant tout un homme modeste. Son triomphe mondial s’est imposé non pas malgré une série d’échecs, mais plutôt grâce à ces échecs qui ont modelé son parcours tout autant que son chant. Sa voix, de plus en plus grave au fil du temps, y concourt tout autant. Et c’est bien là que l’on reconnaît l’expression de sa grâce, de son style, de sa signature.

Sans doute est-ce pour cette raison, aussi, que ses poèmes et ses chansons nous accompagnent avec autant de force, et pour longtemps : il a chanté l’espoir et la beauté du monde en apprenant à danser au-dessus de l’abîme. En quête d’éclats et de lueurs, sans jamais prétendre abolir les ténèbres de toute vie humaine, Leonard Cohen incarne avec brio un vers de l’illustre poète espagnol Federico García Lorca, qui exerça une influence majeure sur lui : « Celui qui danse chemine sur l’eau et à l’intérieur d’une flamme. »

[Source : http://www.ledevoir.com]

«A Intuição dá Ilha», que trata sobre o retiro de Lanzarote da parella, sae á luz cando o escritor cumpriría 100 anos

Pilar do Río e José Saramago, en Lanzarote. Imaxe cedida por Pilar do Río

Escrito por GALA DACOSTA DIEHL

José Saramago cumpriría 100 anos este mes de agosto. Como homenaxe, a xornalista Pilar do Río, quen compartiu a súa vida co escritor durante máis de 20 anos, publicou A Intuição dá Ilha, de Porto Editora, na que recompila memorias persoais do premio Nobel durante o seu retiro nas illas Canarias. A obra aínda non ten versión en castelán, pero os galegos xa poden gozar do relato sobre os últimos días de Saramago nalgunhas librerías ou mesmo achegándose ata o norte de Portugal, por exemplo á cidade de Porto. O 10 de setembro terá lugar a presentación oficial na feira do libro de Lisboa. Acompañaraa a autora española Irene Vallejo.

Pilar do Río, que non reside en Porto, senón en Lisboa, é escritora, tradutora e xornalista. Actualmente preside a Fundação Saramago, situada a escasos metros da Praça do Comércio, na capital do Texo. Aínda que naceu en Granada, no ano 2010 nacionalizouse portuguesa e sempre manifestou un afecto profundo polo país luso. Inxustamente catalogada como máis nada que «a viúva do Premio Nobel», o certo é que é inevitable relacionar vida e obra de do Río con Saramago, a quen traduciu todas as súas obras ao español, o amor da súa vida e con quen viviu case 20 anos na illa máis oriental do arquipélago de Canarias. E foi alí onde faleceu Saramago, en Lanzarote, ese lugar que segundo el mesmo «restaurou o laço sensível da infância com o património natural. (…) Será Lanzarote nesta altura da vida, a Azinhaga recuperada?». Azinhaga, a súa aldea natal, serviu de inspiración para moitos dos seus textos, e o seu recordo acompañouno durante toda a vida.

O novo libro de Pilar do Río recolle esa relación tan particular do escritor con alá onde pasou os seus primeiros anos, e tamén coa illa onde pasou os últimos. A admiración e o cariño que sempre tiveron o un polo outro queda selado en forma de anécdotas que nunca se saberá se son reais ou ficticias, como aquilo que din de que Saramago puxo todos os reloxos da casa parados ás catro porque se coñeceron ás catro da tarde dun 14 de xullo. Talvez o novo libro de do Río logre guindar algo de luz sobre eses claroscuros. A Casa, chamaba a parella ao seu fogar en Lanzarote.

Academia Sueca concedía o Premio Nobel de Literatura a José Saramago en 1998 e desde entón pasaron case 25 anos nas que o portugués en ningún momento caeu no esquecemento. Mesmo nos meses máis duros da pandemia, o seu Ensaio sobre a cegueira foi líder de vendas en varios países xunto a outros títulos archicoñecidos como A peste de Camus. Saramago, igual que tantos lectores nas súas casas, tratou coas súas palabras de descifrar verdades universais, de atopar os significados encerrados na vida cotiá.

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Una trentena de rabins qualifican d’abominabla l’operacion

Polemica als Estats Units per la venda a l’enquant d’una mòstra d’aur que foguèt d’Adolf Hitler. La mòstra, venduda per 1,1 milion de dolars, ten sus ela gravadas l’agla e la crotz gammada, las inicialas AH e doas datas importantas de la vida d’Hitler, sa naissença e sa nominacion coma cancelièr.

Una trentena de rabins an condemnat l’ostal de vendas a l’enquant Alexander Historical Auctions de Maryland, que faguèt l’operacion. Dison que la venda foguèt “abominabla” e que las transaccions d’aquela sòrta “ajudan, d’un biais inconscient o pas, los qu’idealizan çò que signifiquèt lo partit nazi”.

La mòstra, que foguèt un present que lo recebèt Hitler, la recuperèron un grop de militars franceses après perquisicionar lo refugi de montanha que lo dictator alemand aviá a Berghof. Sembla que lo vendèron e que finiguèt entre las mans d’una familha pendent qualques generacions.

La mòstra foguèt pas lo sol objècte polemic d’aquela venda a l’enquant, ont tanben se prepausèt divèrses articles de luxe de qualques oficials nazis e una rauba d’Eva Braun. I aviá tanben d’imatges autografiats d’oficièrs nazis e una estela de Dàvid amb lo mot alemand “Jude” (josieu) que fasián portar coma identificador als josieus.

[Sorsa: http://www.jornalet.com]