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Dans « The Wealthy », l’auteur israélien Hamutal Bar-Yosef raconte l’histoire d’une famille juive germano-anglaise sur 200 ans, et la création d’Israël sous un autre angle

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Hamutal Bar-Yosef, 82 ans, en avait assez de voir la légitimité de l’État d’Israël remise en question ou attaquée.

« En tant qu’Israélienne, je me sens insultée et en colère lorsqu’on me demande de justifier l’existence de mon pays », explique Bar-Yosef, professeure de littérature à la retraite, poétesse, nouvelliste et traductrice accomplie.

La réponse de l’octogénaire a été d’écrire son tout premier roman, une épopée de 474 pages. Cette œuvre défend le sionisme et Israël en retraçant deux siècles de la vie des membres d’une famille juive d’Europe occidentale dans trois pays et sur deux continents.

The Wealthy : Chronicle of a Jewish Family (1763-1948) [Les riches : Chronique d’une famille juive (1763-1948)] a été initialement publié en hébreu sous le titre « Ha’ashirim » en 2017. La traduction anglaise d’Esther Cameron est sortie au début de cette année.

Dans une interview depuis son domicile à Jérusalem, Bar-Yosef nous a exposé ses motivations derrière ce roman, peuplé de nombreux personnages historiques réels, pour lequel elle a effectué des recherches considérables, et qui met en scène une famille fictive.

« Je voulais écrire sur le sionisme et la naissance de l’État d’Israël sous un angle qui n’est pas habituellement mis en avant, un angle dont beaucoup ne sont pas conscients », a déclaré Bar-Yosef.

« Quand j’étais enfant, on nous a parlé à l’école de la Shoah, des pogroms et des jeunes halutzim [pionniers] socialistes d’Europe de l’Est qui sont venus [à la fin du XIXe et au début du XXe siècle] pour travailler la terre et qui ont fondé les kibboutzim. Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire », a-t-elle ajouté.

« The Wealthy » par Hamutal Bar-Yosef. La couverture du livre représente le tableau de Moritz Daniel Oppenheim, The Return of the Volunteer from the Wars of Liberation to His Family Still Living in Accordance with Old Customs Le retour du volontaire des guerres de libération dans sa famille vivant toujours selon les anciennes coutumes. (Crédit : Gefen Publishing House)

Dans son roman, Bar-Yosef examine les raisons de l’attrait du sionisme pour une partie des Juifs d’Europe occidentale du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Elle démontre que ce sont ces derniers, grâce à leurs efforts dévoués et à leurs ressources financières, qui en achetant des terres en Palestine ottomane et sous mandat britannique, ont permis aux Juifs modernes de prendre pied dans leur ancienne patrie.

Sans cela, le jeune État d’Israël n’aurait pas eu de base pour se défendre contre l’invasion des armées arabes pendant la guerre d’indépendance de 1948.

Le roman de Bar-Yosef est divisé en trois parties, qui se déroulent consécutivement en Allemagne, en Angleterre et en Terre d’Israël (l’Israël pré-étatique sous domination britannique). Le récit, lui, ne commence dans aucun de ces endroits.

Il commence avec un Juif dans ce qui deviendra la Zone de Résidence de l’Empire russe. Son nom est Meyer Heimstatt, et il vit à Brisk (aujourd’hui Brest en Biélorussie). En 1763, à l’âge de 13 ans, Meyer se marie pour éviter la conscription militaire et se retrouve sous le dais nuptial à côté d’une fille qu’il ne connaît pas.

Ce vendeur ambulant va perdre sa première femme, qui meurt en couches, et sa seconde, qui mourra de chagrin lorsque leur fils sera enrôlé et tué pendant les guerres napoléoniennes. À cette époque, la famille vit à Trendelburg, près de la ville prussienne de Kassel.

Le troisième mariage de Meyer lui donnera un fils nommé Albert. C’est là que commence le séjour de la famille en Allemagne, qui durera un siècle.

Theodor Herzl sur le balcon de l’hôtel Les Trois Rois à Bâle, Suisse, 1897. (Crédit: CC-PD-Mark/Wikigamad, Wikimedia Commons)

Au fur et à mesure que le récit avance et dépasse la vie du Meyer, pauvre, sans éducation, religieusement traditionnel, le lien entre la saga de la famille Heimstatt et la défense du sionisme et la création d’Israël par Bar-Yosef devient de plus en plus clair.

Les descendants de Meyer illustrent la progression des Juifs d’Europe occidentale de la pauvreté à la prospérité – et à l’assimilation – en embrassant les progrès apportés par les Lumières et la révolution industrielle.

Toutefois, l’obtention de l’égalité des droits civils dans les démocraties occidentales n’a pas immunisé ces Juifs contre un antisémitisme séculaire et profondément enraciné. Contrairement aux attaques violentes contre les Juifs perpétrées en Europe de l’Est, il s’agissait là d’une haine des Juifs « douce », mais d’une haine des Juifs tout de même. Certains de ces Juifs ont fini par se tourner vers le sionisme pour trouver une solution à ce que le fondateur du sionisme, Theodor Herzl, appelait « la question juive ».

Au fil de l’histoire, Albert Heimstatt tombe sous l’aile d’une famille juive de marchands de tissus à Kassel. Il épouse l’une de leurs filles et finit par reprendre l’affaire, la rendant plus prospère en l’étendant et en innovant.

Arthur Balfour, et la déclaration Balfour. (Crédit : Wikipedia)

La femme d’Albert lui fait découvrir la culture européenne – musique, art, langues, musées – mais il continue à vivre selon les lois juives.

Le fils du couple, Gotthold, grandit à une époque où le gouvernement allemand déclare qu’il n’accordera l’égalité aux Juifs que s’ils renoncent à leurs coutumes et traditions particulières. Albert est convaincu que la richesse et l’éducation sont essentielles à l’épanouissement des Juifs. Il envoie donc Gotthold à l’université de Heidelberg pour étudier la chimie, une matière pour laquelle il a une affinité naturelle.

Pourtant, au terme de sa première année, Gotthold revient chez lui avec une cicatrice sur la joue, résultant d’un duel, et une mauvaise note en latin. Il ne veut pas rester à l’université, et préfère faire un apprentissage chez son oncle maternel à Cologne, qui fait de la chimie pour l’industrie. Gotthold s’intéresse particulièrement à la manière de purifier l’environnement en développant des utilisations positives et sûres des sous-produits industriels.

Consommant un amour de plusieurs années pour sa cousine Minna, beaucoup plus jeune, Gotthold l’épouse lorsqu’elle a 19 ans. Bien qu’aucune date ne soit donnée pour le mariage, le récit laisse entendre que nous sommes en 1866, l’année de la guerre austro-prussienne, la deuxième guerre d’unification allemande sous Bismarck.

Les familles souhaitent que Bismarck gagne la guerre, car elles pensent que l’unification allemande apportera l’égalité des droits pour les Juifs.

« Nous sommes allemands à tous égards. Nous avons juste des fêtes différentes et quelques coutumes religieuses différentes », déclare le père de la mariée.

L’auteure Bar-Yosef explique que les Allemands n’étaient pas particulièrement enthousiastes à l’idée d’accorder les pleins droits aux Juifs.

« J’ai lu 50 ans de débats allant de la période de la fin des guerres napoléoniennes à l’unification sous Bismarck [en 1871], et ils m’ont révélé un antisémitisme profondément enraciné », a-t-elle déclaré.

1921 Hoachooza – Palestine Land and Development Co. certificat d’actions de Chicago. (Crédit : autorisation de la collection David Matlow)

Lorsque Minna donne naissance à un fils nommé Richard en 1868, elle et Gotthold sont déjà installés dans le nord de l’Angleterre à la recherche de meilleures opportunités commerciales. Gotthold choisit de ne pas faire circoncire rituellement son fils.

Il devient un important fabricant de produits chimiques, avec des activités en Grande-Bretagne et dans d’autres pays, mais cela ne protège pas sa famille des préjugés. Confronté à l’antisémitisme à l’école, Richard est confus quant à son identité.

« Mais je ne suis pas juif », proteste-t-il. « Mes parents ne sont pas vraiment juifs non plus. Ils ne vont pas à la synagogue… Mes parents ne m’ont pas fait circoncire. »

Gotthold et Minna finissent par déménager à Londres, et Richard fera ses études à Cambridge, se concentrant sur le droit et la politique. Pendant qu’il est à Cambridge, lui et un ami évoquent leur aspiration à être complètement acceptés comme anglais. Ils ont connaissance du sionisme politique de Herzl et du financement par le baron Edmund de Rothschild de colonies agricoles pour les Juifs russes et roumains en Terre d’Israël, mais ils ne sont pas d’accord avec l’idée d’une patrie juive en Palestine.

Certificat de 1891 de la banque H. Cahn and Company pour le syndicat foncier de Dorché-Zion. (Crédit : autorisation Collection David Matlow)

« Après être enfin sortis du ghetto – devons-nous retourner dans un autre ghetto juif en Palestine ? Je pense que les Juifs ont un talent particulier qui leur permet de s’adapter à n’importe quel pays où ils vivent et de devenir comme les habitants de ce pays », dit Richard.

Richard épouse Violette, une chrétienne d’origine huguenote, dans une église. Il est élu au Parlement et développe en même temps l’entreprise familiale. Le couple donne à ses enfants, Claire et Ralph, une éducation chrétienne.

Claire et Ralph atteignent l’âge adulte pendant la Première Guerre mondiale, et « The Wealthy » quitte l’Angleterre pour se concentrer sur la terre d’Israël. Après une longue période d’éloignement du judaïsme, les Heimstatts renouent avec lui par le biais du sionisme, considéré comme la solution à la plus vieille haine du monde.

Mme Bar-Yosef a déclaré avoir été surprise d’apprendre, au cours de ses recherches, à quel point la société anglaise était xénophobe à l’époque de la Première Guerre mondiale. Elle illustre ce point dans le roman par les accusations injustifiées contre Richard d’être un profiteur de guerre, lui qui, en sa qualité de ministre loyal de son gouvernement, travaille jour et nuit pour fournir du matériel à l’armée.

Certificat d’obligation de l’Anglo-Palestine Company Limited datant de 1909 ou avant. Les fonds collectés grâce à ces obligations ont permis de financer le prêt accordé à Achuzat Bayit pour l’achat des terres qui allaient devenir Tel Aviv. (Crédit : autorisation Collection David Matlow)

Richard rencontre le président de l’Organisation sioniste mondiale, Chaim Weizmann, et devient un partisan du sionisme. Il apporte d’importantes contributions financières et collecte des fonds auprès de tiers. Mais il n’est pas enthousiasmé par les efforts déployés par le Fonds national juif (JNF) pour acheter des terres en Palestine au nom du peuple juif. Il croit fermement à la propriété privée et achète sa propre parcelle pour une implantation agricole, sur laquelle il prévoit de construire une villa pour sa retraite.

La fille de Richard, Claire, qui a épousé un Juif, rejoint parfois son père lors de voyages de collecte de fonds sionistes en Amérique. Le fils Ralph arrive en Palestine comme soldat de l’armée britannique et décide d’y rester – d’abord comme administrateur du mandat britannique, puis comme fondateur de « Heimstatt Hill », une implantation fictive qui rappelle Petah Tikva.

Cette dernière partie du roman traite des relations complexes entre les Juifs, les effendi absents (riches propriétaires terriens dans l’Empire turc), les fellahin (métayers arabes) et les Bédouins en ce qui concerne la vente et l’achat de terres en Palestine entre 1917 et 1948.

Hamutal Bar-Yosef. (Crédit : Dan Porges)

« J’ai beaucoup appris à ce sujet grâce aux récits oraux de Juifs qui ont acheté ou aidé à acheter des terres à des Arabes pendant la période du mandat britannique, conservés à l’Université hébraïque », explique Hamutal Bar-Yosef.

Elle a pu comprendre les facteurs économiques qui poussaient les effendis à vendre, et les sionistes à acheter. Les Juifs étaient motivés par des raisons idéologiques, mais l’achat de terres en Palestine était également un bon investissement financier.

« The Wealthy » est un roman tout en description et en dialogue. Les personnages ne partagent pas leurs pensées intimes, et la voix narrative ne porte aucun jugement. L’auteure elle-même a qualifié le style du livre de « sec » et « sans émotion ».

« Avec ce roman, je représente des processus historiques », a déclaré Bar-Yosef.

Les détails historiques de « The Wealthy » compensent l’absence de drame émotionnel. Le livre est le moyen choisi par l’auteur pour défendre son pays et faire valoir que les Juifs vivant dans les démocraties occidentales avaient – et ont toujours – besoin d’une patrie juive en Israël tout autant que les Juifs d’autres parties du monde.

De plus, si les juifs occidentaux bien connectés, éduqués et riches, comme les Heimstatt fictifs, ne s’étaient pas ralliés au sionisme, l’histoire avec un grand ‘H’ aurait pu prendre une tournure très différente.

[Source : http://www.timesofisrael.com]

La Alcaldía Milpa Alta concentra al mayor número de hablantes de náhuatl de todo el Valle de Anáhuac, según Adelfo Regino Montes, titular del Instituto Nacional de los Pueblos Indígenas (INPI), razón suficiente para poner ahí la Universidad de las Lenguas Indígenas (ULIM).

Si bien esta nueva escuela se enfocará en conservar las lenguas indígenas, también estará dedicada a la formación de futuros alumnos en diversas materias y preservar la reserva natural de parlantes del idioma en Milpa Alta, descendientes del Valle del Anáhuac.

Asimismo, esta escuela se pondrá en la Ciudad de México, ya que aquí se habla la mayor parte de las 68 lenguas indígenas del país, con un total de 50 lenguas. Además, en la CDMX están las instituciones que tienen mayor experiencia en la materia como las secretarías de Educación y Cultura, además de los expertos en estas lenguas.

Para la creación de la Universidad de las Lenguas Indígenas de México, desde 2019 se han capacitado más de 60 hablantes de lenguas indígenas por parte de la Secretaría de Pueblos y Barrios Originarios y Comunidades Indígenas Residentes (SEPI), quienes progresivamente se integraron a las clases en los PILARES y centros culturales.

La primera generación egresada de SEPI contó con personas con estudios de primaria, egresadas de licenciaturas y posgrados. En estas primeras generaciones no fue tan relevante su formación académica sino su dominio de sus lenguas maternas y su interés por difundirlas.

Asimismo, el Centro de Estudios Interculturales « Nezahualcóyotl » formó a maestras y maestros de lenguas indígenas, y hay una gran campaña de invitaciones para que todas las personas que deseen promover sus lenguas.

En 2021, el titular del INPI, Adelfo Regino Montes, presentó al comité la propuesta de ruta de trabajo para la puesta en marcha de la ULIM, que se divide en los temas Jurídico Institucional y Académica Curricular, aunque la universidad representará los conocimientos y sabiduría de cada integrante, base sobre la que se creará esta institución educativa.

Estas dos rutas, además, vienen con la necesidad de generar un grupo de trabajo para cada una, que se nutra con la participación de los representantes de las instituciones del comité interinstitucional. Aunque todavía se está construyendo el proyecto de decreto de creación de la ULIM, que estará a cargo del INPI, con el apoyo de las instituciones que se sumen a esta tarea.

En este sentido, el titular del INPI en coordinación con la jefa de Gobierno de la Ciudad de México (CDMX), Claudia Sheinbaum Pardo, suscribieron un Convenio Marco de Colaboración entre el Gobierno de la CDMX y el INPI; con el fin de valorar la zona de Milpa Alta en donde sea posible construir la Universidad de las Lenguas Indígenas de México.

Por ahora lo que continúa, es la intensificación del diálogo con las comunidades indígenas de Milpa Alta para acordar la sede de la institución, así como el análisis de las propuestas curriculares de las cuatro licenciaturas iniciales de esta universidad.

Aunque la fecha tentativa de la inauguración de esta universidad fue el 13 de agosto del 2021, dando seguimiento a las actividades de conmemoración de los 500 años de la conquista y los 200 años de la independencia de México; la pandemia ha venido retrasando todo el proyecto.

Por ahora, se está, al menos con voluntad colaborativa, con el deseo de sumar instancias para trabajar en beneficio de la creación de la ULIM. Como crear pequeñas sedes universitarias en todas las instalaciones del INPI del país; crear convenios para que los estudiantes de las Universidades « Benito Juárez » puedan tomar clases en las sedes educativas de la ULIM y viceversa.

Hasta ahora Frédéric Vacheron, representante de la UNESCO en México, felicitó la labor de articulación que implica poner los puntos de vista de todas las instancias en un mismo documento. Del mismo modo, planteó la necesidad de que la universidad cuente con un sistema de enseñanza a distancia que permita a los estudiantes tomar clases desde cualquier lugar sin trasladarse físicamente.

Se ha planteado la necesidad de sumar carreras enfocadas a las ciencias y las humanidades, vincularse con una política lingüística, y se sabe que existirá un comité de 14 instancias federales y estatales, organismos internacionales e instituciones educativas en el proyecto.

Universidad de las Lenguas Indígenas (ULIM)

 Dónde: Se sabe que estará ubicada en Milpa Alta

Cuando: sin fecha de inauguración

Cuánto: sin dato

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[Fuente:  http://www.mxcity.mx]

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Somos así. Nos gusta vernos triunfadores: tenemos esa habilidad extraordinaria para hacer de cualquier retroceso un gran avance. Pero a veces ni eso funciona —y los que están acostumbrados a hacerlo funcionar no se dan cuenta—.

Hace unos días, un artículo aquí retomaba uno de los tópicos más socorridos de estos últimos años de la lengua: el triunfo del castellano en Estados Unidos. Siempre lo digo: si yo fuera un político o funcionario de un país hispano intentaría con denuedo ocultar que ahora en Estados Unidos hay como 60 millones de personas capaces de hablar nuestro idioma. Lo presentan como un triunfo de quién sabe qué, y no hay prueba más bruta del fracaso.

En Estados Unidos no se habla todo ese castellano porque los bisnietos de los italianos, polacos, irlandeses y demás inmigrantes del Mayflower hayan de pronto decidido que ya no pueden vivir sin leer a Góngora y Shakira en el original. Tanto castellano es la consecuencia de que hay unos 25 millones de ñamericanos —y sus hijos y nietos— que viven en ese país porque migraron: porque nuestros países no supieron ofrecerles la vida que querían, la que se merecían, y se fueron a buscarla más allá.

Migrar es la opinión más definitiva sobre la propia sociedad: aquí no puedo, aquí no se puede. Migrar es la mayor renuncia a cualquier búsqueda común: como no vamos a salvarnos juntos me voy solo, lejos, me deshago. Migrar es pura desesperación, pura desesperanza, esperanza transferida allá lejos. Y es, además, bruta pérdida para las sociedades que lo sufren: es lícito pensar que los que migran —los que se arriesgan a esa búsqueda— son los más decididos, los que más podrían hacer por mejorar sus colectivos. Cada migrante es un número más en la cuenta de fracasos de un país.

Y nunca hemos migrado tanto —nunca tantos creyeron tan poco en sus países—. En 1990 había, dice la ONU, unos 12 millones de ñamericanos viviendo fuera. Ahora son más de 30: casi tres veces más en 30 años. Lo cual significa, entre tantas otras cosas, que 20 millones de personas decidieron, en ese lapso, irse. Pocos movimientos colectivos han tenido tantos seguidores como este, que desdeña las soluciones colectivas.

Con el 8% de población mundial, los ñamericanos somos el 15% de los emigrados del planeta: migramos el doble que el promedio. Doce millones de mexicanos nativos viven —legales o ilegales— del otro lado del río Grande; México es, tras la India —que tiene 10 veces más habitantes— el país con más fugitivos. Y Colombia, Guatemala, El Salvador, Honduras, Cuba, República Dominicana, Ecuador, Perú tienen más de un millón cada uno en Estados Unidos.

Muchos están en California, Texas, Nuevo México, Illinois, Florida, Nueva York. Tres de cada cuatro trabajadoras domésticas —limpiar, lavar, cocinar, cuidar chicos y viejos— norteamericanas son ñamericanas. Suelen ser ilegales, como tantos albañiles, cosecheros, cuidanderos, basureros, cocineros, mano de obra variada y barata. Al “mercado” le conviene que cantidad de inmigrantes sigan siendo ilegales: les pagan mucho menos y se ahorran contratos, cargas sociales, obligaciones varias. A cambio, muchos ilegales no pagan impuestos; el Estado más poderoso del mundo se hace el tonto para beneficio de algunos de sus súbditos: los que explotan ese trabajo irregular.

Esos migrantes sirven a la sociedad norteamericana para aguantar esos trabajos desdeñados, por supuesto, pero también para encarnar el mal y ponerlo en un lugar ajeno, algo que —casi— todas las sociedades se empeñan en hacer. Los judíos —o negros o árabes o parias o charnegos o bad hombres— son un insumo básico de cualquier país con ciertas ínfulas: un grupo a quien echarle culpas, esos malos que, por oposición, te permiten sentir que estás del lado de los buenos. La manera más fácil, más estúpida de formar un nosotros.

Mientras tanto, esos héroes individuales, individualistas, producen otra paradoja. Su pérdida de confianza en sus países beneficia tanto a sus países: sus remesas —el dinero que mandan a sus familiares— mantienen a millones. En 2021, la región recibió de sus emigrantes, dice el Banco Mundial, unos 120.000 millones de dólares. Los mexicanos mandaron a su país 54.000 millones: casi el doble, por ejemplo, que las exportaciones de petróleo. En El Salvador, los 7.500 millones de remesas son más de un cuarto del producto bruto y las proporciones son parecidas en Guatemala —15.400 millones— o en Honduras —7.200 millones—: países cuya principal actividad económica es la exportación de personas, bajo su forma de mano de obra. Los pobres que no encontraron su lugar son, cada vez más, los parias salvadores de sus patrias.

Para eso soportan vidas que no eran las suyas, que pocos desearían —y las soportan, en general, en castellano en un país que no hablaba castellano—. Que ahora lo hable más es la medida de nuestro fracaso. Cuando los estadounidenses hablen tanto —o tan poco— castellano como francés, alemán, chino, entonces sí tendremos de qué felicitarnos. Mientras tanto, señoras y señores, les recomiendo hacerse el tonto, que les sale tan bien.

Martín Caparrós es escritor y periodista, autor de Ñamérica (Debate).

 

[Fuente: http://www.elpais.com]

« Nunca se viu uma manhã mais bonita do que a de 1º de novembro », escreveu o reverendo Charles Davy em 1755, um dos muitos estrangeiros que viviam em Lisboa.

Terremoto em Lisboa (1755), pintura de João Glama (1708-1792)

Terremoto em Lisboa (1755), pintura de João Glama (1708-1792). Fonte: Getty Images

« Era uma metrópole, a capital de um império colonial mundial que se estendia da África (com Angola, Moçambique e Cabo Verde), passava pela Ásia (com Goa e Macau), e, claro, à América Latina (com o Brasil) », disse Vic Echegoyen, autor do romance histórico Ressuscitar.

« Portugal era um reino muito, muito rico graças às riquezas dessas colônias », acrescentou o escritor em conversa com BBC Reel.

« Lisboa era uma visão muito atraente para os visitantes de primeira viagem », disse Edward Paice, autor de A Ira de Deus – A Incrível História do Terremoto que Devastou Lisboa em 1755 (Record/2010), à BBC Witness.

« Havia mosteiros grandiosos e palácios de grande escala. Sua arquitetura foi fortemente influenciada pelo Oriente e também pela arquitetura islâmica. »

« O sol estava brilhando em todo o seu esplendor », continuou o reverendo Davy.

« Toda a face do céu estava perfeitamente serena e clara; e não havia o menor sinal de alerta daquele evento que se aproximava, que fez desta cidade, outrora florescente, opulenta e populosa, uma cena do maior horror e desolação. »

Foi um dos desastres naturais mais mortais que o mundo já viu.

Dezenas de milhares de pessoas morreram. Lisboa foi destruída, mas das cinzas surgiu algo incrível: uma nova forma de pensar e uma nova ciência.

O horror

Praça do Comércio antes do terremoto de 1755

Praça do Comércio antes do terremoto de 1755, representada em azulejos na embaixada da Itália, século 18. Fonte: Getty Images

Era o Dia de Todos os Santos, e às 9h30 da manhã muitos dos devotos moradores da cidade estavam nas igrejas.

De repente começou a ser ouvido o que várias testemunhas oculares, incluindo o reverendo Davy, acreditavam ser o barulho de muitas carruagens.

« Logo vi que me havia equivocado, pois descobri que era devido a algum tipo de ruído estranho e assustador embaixo da terra, como o estrondo distante e oco de um trovão. »

O abalo era um megaterremoto sentido em grande parte da Europa Ocidental e na costa noroeste da África.

« Ainda é um dos maiores terremotos já registrados. Houve três tremores no total e o segundo foi sem dúvida o maior. Posteriormente, foi avaliado entre 8,5 e 9 na escala Richter », disse Paice.

Os sobreviventes do primeiro tremor procuraram segurança numa enorme praça aberta junto ao rio Tejo, incluindo o Sr. Braddick, um comerciante inglês.

« Ali encontrei uma prodigiosa reunião de pessoas de ambos os sexos e de todas as classes e condições, entre as quais observei alguns dos principais cônegos da igreja patriarcal em suas vestes roxas e avermelhadas, vários padres que haviam fugido do altar em suas sagradas vestimentas em meio à missa festiva, senhoras seminuas e outras sem sapatos… todas de joelhos com os terrores da morte no semblante, gritando sem cessar ‘misericórdia, meu Deus!’. »

« No meio da devoção, veio o segundo grande abalo e completou a ruína daqueles prédios que já haviam sido gravemente destruídos. »

Mais horror estava por vir: o terremoto desencadeou um tsunami no Atlântico que então subiu o rio.

O terremoto de Lisboa em ilustração da época

O terremoto foi seguido por um maremoto y um incêndio. As réplicas foram sentidas por muitas semanas depois. Fonte: Getty Images

« Ele veio espumando, rugindo e correu em direção à margem com tanta energia que imediatamente corremos para salvar nossas vidas, o mais rápido que podíamos », escreveu o reverendo Davy.

« Você pode pensar que este evento sombrio termina aqui, mas que nada, os horrores de 1º de novembro são suficientes para preencher um volume. »

« Assim que escureceu toda a cidade parecia brilhar, com uma luz tão forte que dava para ler. Pode-se dizer, sem exagero, que houve incêndios em pelo menos cem lugares ao mesmo tempo e continuou como isso por seis dias, sem interrupção. »

Para a celebração religiosa, todas as velas das igrejas e catedrais haviam sido acesas, que quando caíam multiplicavam suas chamas.

« Não há palavras para expressar o horror », escreveu outra testemunha. « Tal situação não é fácil de imaginar para quem não a sentiu, nem de descrever para quem a sentiu. »

« Deus permita que você nunca tenha uma ideia precisa disso, porque isso só pode ser obtido através da experiência. »

Uma nova forma de pensar

A notícia do desastre numa cidade tão importante como Lisboa espalhou-se rapidamente.

« Foi a primeira catástrofe global da mídia que atraiu a atenção de todas as gazetas, jornais e viajantes em toda a Europa », disse Echegoyen.

E soou mais do que um alarme.

As réplicas do terremoto agitaram o pensamento da época.

Grande procissão ao auto de fé dos condenados pela Inquisição de Lisboa, século 18

Grande procissão ao auto de fé dos condenados pela Inquisição de Lisboa, século 18. Fonte: Getty Images

A Igreja e seus seguidores procuravam culpados pela tragédia.

« Depois do terremoto que destruiu três quartos de Lisboa, o meio mais eficaz que os sábios do país inventaram para evitar uma ruína total foi a celebração de um soberbo auto de fé [ritual de penitência pública], tendo a Universidade de Coimbra decidido que o espetáculo de algumas pessoas sendo queimadas em fogo lento com toda a solenidade é um segredo infalível para evitar tremores de terra », escreveria Voltaire em seu polêmico conto filosófico Cândido (1759).

Enquanto a Inquisição cuidava de seus negócios, as grandes mentes da época, muitas das quais estavam começando a ver o mundo de uma nova maneira e que agora associamos ao Iluminismo, intensificaram suas reflexões.

Immanuel Kant publicou três textos separados sobre o desastre, tornando-se um dos primeiros pensadores a tentar explicar os terremotos por causas naturais, e não sobrenaturais.

E Voltaire e Jean-Jacques Rousseau tiveram uma famosa troca de ideias.

A catástrofe havia desafiado o otimismo do Iluminismo articulado pelo polímata alemão Gottfried Leibniz e pelo poeta inglês Alexander Pope.

Eles propuseram resolveram o problema histórico sobre o que é o mal afirmando que a bondade de Deus havia assegurado toda a Criação e, dessa forma, qualquer aparência do mal era apenas isso: uma aparência, o produto da incapacidade dos humanos de compreender sua função dentro do todo.

« A filosofia predominante era que vivíamos no melhor de todos os mundos possíveis, que mesmo nesses desastres havia providência divina. Deus estava elaborando algum plano e não cabia a nós questionar », explicou Paice.

« Voltaire já criticava a interpretação teológica da natureza, e muitas de suas obras ironizavam a ideia de que Deus de alguma forma governava todos os assuntos humanos », disse o historiador André Canhoto Costa à BBC Reel.

Poucas semanas depois do terremoto, Voltaire, no seu « Poema sobre o Desastre de Lisboa », desferiu o primeiro ataque naquele que viria a ser um dos maiores debates filosóficos da história.

Segundo Paice, o filósofo questionou um Deus que podia ver algo bom em um evento « tão horrível como o que aconteceu ».

Imagem de ex-voto retrata o resgate de um menino de três anos e Nossa Senhora da Estrela

Imagem de ex-voto retrata o resgate de um menino de três anos e Nossa Senhora da Estrela

« Você diria vendo aquela multidão de vítimas?: ‘Deus se vingou; a morte deles é o preço pelos seus crimes’.

Que crime, que falha cometeram aquelas crianças, esmagadas e ensanguentadas no ventre da mãe?

Terá Lisboa, que já não existe, mais vícios do que Londres, do que Paris, afundadas nas delícias?

Lisboa está em pedaços e dança-se em Paris »

Linhas do Poema sobre o Desastre de Lisboa de Voltaire

Justificar sofrimento

O terremoto que destruiu Lisboa abalou mais do que o chão para Voltaire: minou o esforço de justificar o sofrimento com referência a algum bem maior, abrindo a possibilidade de que algum sofrimento imerecido pudesse ser atribuído a Deus.

Rousseau rejeitou a ideia e respondeu com uma longa carta em que argumentava, entre outras coisas, que a fonte do sofrimento do povo lisboeta não era Deus, mas suas próprias ações: a forma como construíram a cidade e as motivações sociais dos moradores.

A gótica Igreja do Carmo guarda as marcas do terremoto de 1755

A gótica Igreja do Carmo guarda as marcas do terremoto de 1755. Fonte: Getty Images

Ele argumentou que uma ocorrência terrestre, moralmente neutra, era vivenciada como um desastre, devido à suscetibilidade autocriada que o modo de habitar aquele lugar produzia.

« A natureza não construiu ali vinte mil casas de seis a sete andares, (…) se os habitantes desta grande cidade vivessem mais dispersos, com maior igualdade e modéstia, os danos causados ​​pelo terremoto teriam sido menores ou talvez inexistentes », escreveu Rousseau.

Ele ainda argumenta que mesmo depois do perigo revelado pelo tremor inicial, as pessoas recusaram-se a tomar as medidas necessárias.

« Quantos infelizes pereceram porque um queria resgatar suas roupas, outros seus papéis, outros seu dinheiro? », perguntou Rousseau, insinuando que isso refletia seus valores, mostrando que preferiam manter sua posição social a suas vidas.

E assim, à medida que o debate avançava, a ciência emergia como uma maneira melhor de explicar o mundo e a maneira como ele funcionava.

« A reforma protestante já havia ocorrido, mas de alguma forma manteve intacta a linha entre o homem e a natureza. O terremoto contribuiu para um corte mais violento », destacou Costa.

« O terremoto de Lisboa desencadeou toda uma série de eventos, como quando você joga uma pedra em um lago e as ondulações ficam mais amplas e fortes e afetam tudo ao seu redor », disse Echegoyen.

« A era do pensamento livre, de questionar o poder onipotente da Igreja e dos reis já estava tomando forma, mas acredito que nesse dia a humanidade começou a despertar e que nessa data realmente nasceu a era moderna. »

Uma nova ciência

« Agora o evento é considerado um marco importante nos campos científico e filosófico », disse Paice.

Retrato do Marquês de Pombal

Retrato do Marquês de Pombal

« Foi o terremoto mais pesquisado da história. Temos um enorme banco de relatos em primeira mão do evento e a partir deles os cientistas começaram a analisar o que havia acontecido, sem mencionar Deus. »

« Pode-se dizer que 1° de novembro de 1755 é a data de nascimento da sismologia, que hoje é estudada com base nesse acontecimento », disse Maria João Marques, do Centro do Terremoto de Lisboa, à BBC Reel.

E é ao Marquês de Pombal que muitos atribuem o nascimento desta nova escola de Ciências.

Ele era o braço direito do rei e foi encarregado da reconstrução da cidade de Lisboa.

« Ele enviou questionários para cada paróquia para perguntar coisas como: por quanto tempo a terra tremeu? Quão forte? Que danos causou? Quantas pessoas morreram? Você notou algum sinal estranho antes do terremoto? », disse Echegoyen.

« Com sua equipe, eles coletaram e analisaram as respostas, compilando uma espécie de livreto de todas as partidas em todos os lugares, até que começou a surgir um padrão que se tornou a base da ciência sismológica como a conhecemos hoje. »

A reconstrução de Lisboa foi impulsionada pela ciência.

Tentando minimizar as mortes em catástrofes futuras, apoiando os esforços de retirada de pessoas e combate a incêndios, o Marquês de Pombal fez com que as ruas estreitas e sinuosas fossem substituídas por avenidas largas, e que os espaços fossem amplos e ventilados.

Além disso, métodos inovadores de engenharia foram utilizados, com estruturas flexíveis de madeira nas paredes dos prédios para que elas « tremessem, mas não caíssem  » .

Para testar esta e outras medidas contra terremotos, tropas marchavam ao redor de prédios para simular tremores, levando ao nascimento da engenharia sísmica.

Juana de Vega © Fundación Juana de Vega

“Hai casos nos que unha muller, polos seus antecedentes, pola súa posición, pola súa sagacidade, ousadía e coñecida propensión ao mal, pode prexudicar tanto como un home, e proba disto é a Excma. Sra. condesa de Mina. Persoas de probidade coñecida neste país téñena por directora da última sublevación, así como doutras anteriores e, aínda que sen datos que puidesen acreditalo, eu veño na mesma opinión”. Así se dirixe, referíndose a Juana de Vega, o capitán xeral de Galicia, Juan de Villalonga ao ministro de guerra, Laureano Sanz, nunha comunicación de 1846 recollida na biografía novelada Juana de Vega. A muller que desafiou o seu tempo, (Galaxia), de Marilar Aleixandre e Emma Pedreira.

Porque Juana de Vega era unha muller perigosa tanto para o patriarcado como para o absolutismo. “Juana de Vega tivo unha vida aventureira”, explica a biografía que vén de publicar Galaxia. “Participou desde nena en conspiracións contra o absolutismo, aos dezaseis anos tivo que fuxir baixo nome suposto de Galicia e dirixirse ao exilio, colaborou na revolución de 1846, coidou dos doentes na epidemia de cólera en 1854 sen temor ao contaxio, denunciou a corrupción en hospitais, hospicios e cárceres, conseguindo a destitución dun gobernador civil, organizou asociacións para ensinarlles a ler ás presas da Galera e algúns empeños máis. Noutras palabras, participou de forma activa na vida pública nuns tempos nos que isto non lles estaba permitido ás mulleres”.

‘Juana de Vega, a muller que desafiou o seu tempo’, de Marilar Aleixandre e Emma Pedreira © Editorial Galaxia

Das catro mulleres “extraordinarias” -e coñecidas- nadas en Galicia no século XIX: Emilia Pardo Bazán, Juana de Vega, Concepción Arenal e Rosalía de Castro, Juana de Vega foi a que tivo “máis activismo político”, segundo Marilar Aleixandre e Emma Pedreira. As dúas autoras contan a súa historia a partir dunha completa bibliografía, que inclúe as memorias escritas pola propia Juana de Vega, e da documentación orixinal que consultaron.  Juana de Vega. A muller que desafiou o seu tempo é unha biografía literaria na que falan non só Juana de Vega, en primeira persoa, senón os distintos espazos que habitou -en especial a cidade da Coruña- ou, por exemplo, a mesma Morte, que tenta levala varias veces antes de tempo.

Juana de Vega nacera na Coruña o 7 de marzo de 1805 no seo dunha familia burguesa de orixe humilde e de ideoloxía liberal. Os seus pais, Juan Antonio de la Vega e Josefa Martínez Losada, ocupáronse de que a súa filla recibise unha educación que fose moito máis alá do habitual para as mulleres naquel tempo. Na casa escoitaba ademais desde nena falar con admiración de Juan Díaz Porlier e Francisco Espoz y Mina polo seu papel na guerra contra a ocupación francesa e pola súa loita pola liberdade.

Coma eles, seu pai era un defensor da Constitución de 1812, A Pepa, na que se atribuía a soberanía ao Parlamento e non ao rei, ademais de estar en contra do décimo pagado a párrocos, abades e bispos, entre outros tributos que esmagaban a economía dos labregos. Mais, cando o rei Fernando VII regresou a España, as esperanzas de mudanza traídas pola nova Constitución quedaron en suspenso, ao quedar esta abolida, comezando, ademais, a persecución dos liberais.

O pai de Juana de Vega foi arrestado por “demócrata” e partidario das liberdades, tendo que marchar vivir ao campo mentres, na cidade, os liberais eran perseguidos polas rúas por turbas dirixidas por clérigos e aristócratas temerosos de perder os seus privilexios. Mais os aires de mudanza volveron pronto ao adherirse A Coruña, no 1820, á insurrección de Rafael del Riego contra o absolutismo e pola volta da Pepa. Os liberais da Coruña crearon a Xunta de Goberno de Galicia e o levantamento acadou tal impacto que o rei tivo que xurar o cumprimento da Constitución liberal. O pai de Juana volveu do seu exilio portugués e uniuse á Xunta. Tamén volveu do exilio o que sería despois o marido de Juana, Francisco Espoz y Mina, a quen seus pais lle permitiron escoller como esposo nun tempo en que as familias impoñían habitualmente matrimonios ás mulleres. Mais pronto volveron os problemas debido á situación política, pois o rei non parecía disposto a cumprir a súa palabra.

Francisco Espoz y Mina foi un dos asinantes dun documento dirixido ao rei no que, en nome da cidade da Coruña, se lle dicía que “o voso ministerio loita abertamente contra o pobo”, motivo polo cal foi relegado do seu cargo como capitán militar e enviado ao desterro. Juana e el casaron por poderes, ao non permitírenlle a el viaxar á Coruña, e despois viviron xuntos uns meses en León ata que o goberno enviou a Espoz y Mina a Cataluña, tendo que regresar Juana á Coruña.

Pouco despois, no verán de 1823, os Cen Mil Fillos de San Luís chegaron a España, enviados por Luís XVIII de Francia, para axudar a Fernando VII a restaurar o absolutismo. Juana e seu pai tiveron que exiliarse a Portugal mentres Rafael del Riego era executado, igual que outros liberais. Juana volveu despois brevemente á Coruña antes de partir de novo co seu home a Inglaterra, en 1824, onde permanecerá durante dez anos. “Vivía esgazada entre a mágoa do exilio e o orgullo polas homenaxes: Mina foi recibido en Inglaterra como un heroe”, escribe Juana na biografía editada por Galaxia. Desde alí, os esforzos de Juana e do seu home e do seu pai céntranse, a través dunha Xunta patriótica, na loita pola volta a España da Constitución liberal.

Marilar Aleixandre © USC

O que Juana María non di, ou di só entre liñas nas súas memorias, é que ela foi protagonista dese consello, desas conspiracións, dirixiu o coro. Foi non só a secretaria de Mina, o enlace que transmitía informacións a Mendizábal, senón tan revolucionaria coma eles. Que vos contaría eu do asombro e a admiración dos políticos ante aquela moza afouta que aínda non fixera vinte anos e posuía tan clara intelixencia e tales dotes e organización”, di a cidade da Coruña, unha das protagonistas da biografía novelada escrita por Marilar Aleixandre e Emma Pedreira.

Á morte de Fernando VII en 1833, tendo a raíña Isabel tres anos, a rexente María Cristina decretou a amnistía. En 1834 Juana volveu a España co seu marido, a quen o goberno lle encomendou o mando do exército de Navarra na guerra contra os carlistas. Juana acompaña o seu home, cabalgando xunto a el vestida de home, sendo alcumada A Xenerala. Mais o delicado estado de saúde de Mina obrigouno a pedir o relevo, sendo despois destinado a Cataluña pouco antes de morrer, no 1936. Juana volve entón á Coruña como condesa de Espoz y Mina. No 1939 falece o seu pai e dous anos despois ela é nomeada aia da raíña Isabel e da súa irmá Luisa Fernanda. Co pronunciamento do xeneral Narváez en 1843 e a mudanza de goberno renunciou ao seu cargo en palacio.

En 1846, tras o fusilamento dos Mártires de Carral, que supuxera a revolta dos liberais progresistas xunto aos provincialistas, o capitán xeneral de Galicia, Juan de Villalonga, recomenda reiteradamente o desterro de Juana, que finalmente fica na Coruña e é unha das fundadoras da Asociación de Señoras de Beneficencia, á cal o alcalde, Juan Flórez, encarga a dirección do Hospital Provincial, o asilo e o hospicio no contexto da epidemia de cólera. Arriscando a súa vida, Juana organizaba os servizos, recadaba donativos, poñía parte do seu patrimonio e coidaba dos enfermos.

En 1858 comeza, con outras mulleres, unha loita pola mellora da calidade do pan que se servía no Hospicio da Coruña, que acaba tendo como consecuencia a destitución do gobernador. Tamén foi organizadora dos Xogos Florais organizados en 1861 e implicouse, xunto con Concepción Arenal, na loita pola mellora das condicións de vida das presas da Galera. Fundan, así, a Sociedade da Madalena, que trata primeiro de organizar unha escola para as reclusas e despois de organizar o seu traballo. Pero ao pouco tanto Concepción Arenal como Juana de Vega son apartadas das visitas á prisión, rematando así os seus plans de reforma. En 1872 falece Juana deixando un enorme legado, co seu compromiso político, para as mulleres -e os homes- da posteridade.

Sede da Fundación Juana de Vega en San Pedro de Nós, usada como casa de verán por Juana de Vega © Fundación Juana de Vega

 

[Fonte: http://www.praza.gal]

Na celebração da efeméride, jornalista lança biografia destacando aspectos polêmicos da trajetória do compositor baiano. Leia com exclusividade trecho sobre o início de sua relação, afetuosa e complexa, com o “rival”, Chico Buarque

Escrito por Tom Cardoso

Nos anos 1960, Paulinho Machado de Carvalho, diretor artístico da TV Record, esfregaria as mãos se por acaso Chico e Caetano, duas das principais estrelas dos programas de auditório e dos festivais, se agredissem mutuamente, afinados com o clima de hostilidade cultivado pelos respectivos fãs. As rivalidades eram muito bem-vindas, principalmente se envolvessem artistas contratados de uma mesma emissora.

Caetano e Chico tinham ambições estéticas distintas, mas não existia um abismo entre eles. Nem teria como ser assim — ambos foram estimulados para a música por amor à bossa nova de João Gilberto e Tom Jobim. E, em determinado período, antes que fossem acirradas paixões e deflagrados movimentos, os dois pertenceram à mesma turma de amigos.

Um trio inseparável se formou quando o compositor baiano, contratado pela Record, viajava semanalmente a São Paulo para participar dos programas de auditório da emissora. No final da noite, Chico, Toquinho e Caetano com frequência eram vistos juntos no Patachou, restaurante francês da rua Augusta. O primeiro, nascido no Rio, mas criado em São Paulo, fez Caetano mudar a sua percepção da cidade, que lhe causara profundo estranhamento ao conhecê-la anteriormente, quando Maria Bethânia se apresentou no Teatro Oficina com o show Opinião. “As noitadas com Chico e Toquinho eram deliciosas, e com isso São Paulo deixou de ser o lugar detestável da minha primeira experiência.”

“Ele tinha mania de subir em árvore”, comentou Chico, sobre a facilidade do santo-amarense em romper os galhos de ipês e pitangueiras. Trepado numa delas, Caetano se esforçava para espiar o que o anfitrião, sem a mesma habilidade, não podia ver: os belos contornos de Eleonora Mendes Caldeira. “Ganhei dele [Chico] uma serenata histórica [e a canção ‘Morena dos olhos d’água’]: ele cantava, Toquinho tocava violão e o Caetano, dependurado em cima de uma árvore, tentava ver dentro do meu quarto, de onde minha mãe não me deixava sair”, confidenciou a socialite.

Em São Paulo, Caetano se deparou com um Chico muito diferente da imagem projetada publicamente, o tímido crônico, com fobia de palco e das câmeras, que ao estrelar um efêmero programa na TV Record, ao lado da igualmente encabulada Nara Leão, foi chamado pelo diretor Manoel Carlos de “desanimador de auditório”. Na intimidade, ninguém mais divertido — e desvairado. “Ele não batia bem. Passava o dia desenhando mapas de um país imaginário, que chamava de ‘Terezá’, algo assim, onde só era possível se comunicar por cantos”, lembra Toquinho.

Caetano ficou com fama de doido por culpa do verdadeiro maluco. Chico espalhou que o cantor baiano enlouquecera a ponto de ser internado num sanatório. Toquinho acreditou na história, mesmo conhecendo a fama do amigo. “Ele me disse, fazendo cara de choro, que ao ver o irmão internado, todo amarrado, Bethânia começou a gritar ‘Sai, carcará! Sai, carcará!’. Chico contava essas histórias com tamanha convicção e seriedade que a gente, mesmo sabendo do que ele era capaz, acabava caindo.”

A história se espalhou rapidamente por São Paulo. Caetano logo percebeu que havia algo de estranho; os amigos o observavam de forma diferente, num misto de pena e curiosidade. “Encontrei diversas pessoas que se surpreendiam ao me ver, me olhavam demoradamente, prestavam demasiada atenção no que eu dizia. Muitos perguntavam: ‘Você está bem?’”

Os ventos mudaram. As conversas no Patachou se tornaram mais sérias, na esteira das transformações da época, mais precisamente no desabrochar tropicalista. Quando se criou, de fato, um começo de animosidade entre tropicalistas e os chamados “tradicionalistas”, como se autodenominavam os músicos ligados a Edu Lobo, Francis Hime e Dorival Caymmi, Chico não ficou do lado dos baianos — mesmo achando risível e tola aquela história de “preservar a integridade da música brasileira”. Ele tinha sido um dos poucos de sua turma a não endossar a passeata contra a guitarra elétrica, em 1967.

Chico fazia sambas; não cantava acompanhado de guitarra, baixo e bateria, mas isso jamais o transformou num purista. “Eu nunca quis ser tradicional e nunca pretendi ser (…). Criaram uma imagem minha que foi muito ruim pra mim, me chateou pessoalmente. Não sei quem foi que resolveu fazer isso. Não sei de que forma eles [tropicalistas] contribuíram para isso. A partir daí eu perdi um pouco o contato.”

Os tradicionalistas não conseguiram banir o uso da guitarra, o instrumento que simbolizava “a nociva ingerência” do rock’n’roll na cultura de massa. Mas convenceram a direção da TV Record a barrar os tropicalistas na Bienal do Samba, o primeiro festival só com composições do gênero, criado pela emissora paulista, em 1968.

Chico defendeu um samba de sua autoria, “Bom tempo”, acompanhado de Toquinho ao violão. Nas eliminatórias, parte da plateia o vaiou. Alguns jornais noticiaram que a vaia tinha sido puxada por Gilberto Gil. Entrevistado após a apresentação, Chico não citou Gil, mas deu a entender que ficara surpreso, não com a vaia, quase uma instituição dos festivais, mas com o autor dela, uma pessoa de quem era próximo. “Um sujeito trata a gente bem e depois você o descobre chefiando uma vaia na plateia. Não adianta citar nomes. Todo mundo viu.”

A história da suposta vaia puxada por Gil contra Chico havia sido citada no livro 1968: o ano que não terminou, lançado em 1989 pelo jornalista Zuenir Ventura. Na época, Chico e Gil não comentaram a citação, mas Caetano se manifestou. “Gil jamais faria algo assim, porque é um homem digno, muito maior que essa mesquinharia. Eu disse a Zuenir, e ele não pôs no livro o meu desmentido, como deveria pôr.” O jornalista retrucou: “Não reconheço em Caetano competência específica para julgar o que é jornalisticamente certo ou errado.”

Em entrevista ao jornal O Globo, em 1997, Gil negou ter vaiado Chico — ele tinha se levantado justamente para protestar contra o protesto. E gritado: “Chico, você é lindo!” “Sandra [sua mulher na época] estava ao meu lado e é testemunha”, disse. Gil não tratou mais do assunto. Chico também. A amizade entre os dois, essa pra toda a vida, ficou acima de qualquer picuinha. As obras-primas que fizeram juntos falam por si. Mas em 1968, ano marcado por apaixonados embates políticos e comportamentais, qualquer tipo de rusga era suficiente para criar uma grande celeuma.

E quando o Tropicalismo apareceu, questionando tudo e todos, Chico sentiu o baque, mas não pelas mesmas razões de Edu Lobo, que se considerava traído pela guinada estética de Caetano e Gil. Chico, discreto, não se colocou abertamente contra movimento musical algum, mas, por sua projeção artística, acabou rotulado pela imprensa como defensor das tradições da música brasileira.

Chico revelou desconforto: “De repente apareceu todo esse movimento de tropicalismo que me assustou um pouco, porque veio um pouco em cima de mim, a imprensa toda me pegou pra bode expiatório.” Não só a imprensa. No programa de Hebe Camargo, perguntado sobre o que achava de Chico Buarque, o tropicalista Tom Zé, embora oito anos mais velho, debochou: “Gosto muito do Chico; afinal, ele é nosso avô.”

Era uma alusão ao fato de Chico representar, mesmo a contragosto, uma MPB ultrapassada. Se ele era o avô, símbolo do que já estava ficando para trás, os netos eram os tropicalistas, estes sim na vanguarda. Chico devolveu a provocação, escrevendo um longo texto na coluna “Roda viva”, assinada por Nelson Motta no jornal Última Hora, que terminava assim: “Nem toda loucura é genial, como nem toda lucidez é velha.”

(…)

Em suas memórias, Caetano admite que “a glória indiscutível de Chico nos anos 1960 era um empecilho à afirmação do nosso projeto”. Para marcar uma posição “de independência em relação à hegemonia do estilo buarquiano”, os tropicalistas achavam necessário criticar o culto unânime a Chico – daí as referências e paródias a canções dele nas músicas “Alegria, alegria”, “Tropicália” e “Geleia geral”.

(…)

No exílio em Londres, se Gil ouvia Celly Campello para não cair na fossa, Caetano ouvia Chico sem parar: “Eu cantava ‘Apesar de você’, do Chico, como se fosse um grito de guerra. Chorava e cantava, sendo consolado por Dedé, como se fosse uma oração, com ódio e uma enorme vontade de me vingar daquela gente que conduzia a ditadura no Brasil e que me prendeu.”

Na volta de Caetano e Chico ao Brasil, a imprensa, sobretudo O Pasquim, já guerreando contra o baiano, tentou alimentar ainda mais a rixa, até que um amigo de Chico, Roni Berbert de Castro, resolveu acabar com aquela bobagem e organizar um encontro entre os dois artistas.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Desde esta quarta-feira e até 13 de agosto decorre a 75a edição do festival internacional de cinema de Locarno, na Suíça, cujo programa inclui filmes de realizadores portugueses. Na sexta-feira passada estreou, no âmbito do festival, “Nação valente”, filme do realizador luso-angolano Carlos Conceição.

‘Nação valente’, filme do luso-angolano Carlos Conceição.

Esta que é a segunda longa-metragem do cineasta trata do fim da presença portuguesa em Angola e, ao abordar os confrontos com os nacionalistas angolanos, dá também espaço para um drama, com uma jovem angolana a descobrir o amor e a morte com um soldado português.

Reflexão sobre a história, o colonialismo e a guerra, com este filme Carlos Conceição pretende igualmente dizer que as ideias subjacentes ao colonialismo continuam bem presentes nos dias de hoje, designadamente através das discriminações em função do género, da cor da pele, da instrução, ou da sexualidade. O cineasta lança deste modo um olhar sobre a natureza cíclica do fascismo e como continua a ser uma ameaça.

RFI: O seu filme é uma parábola. Fale-nos do seu filme.

Carlos Conceição: Antes de mais, creio que sim, o filme é uma parábola e penso que é uma parábola sobre o presente que usa o passado como instrumento para convidar o espectador a reflectir sobre se as ideias de que gostamos de pensar que são ultrapassadas estarão realmente ultrapassadas. Temos no mundo inteiro uma espécie de ressurgimento cíclico de ideias velhas que provavelmente não são constantes, não são as mesmas, mas que são sempre contraproducentes, sempre contrarrevolucionárias, são sempre contraevolutivas. No entanto, elas aparecem outra vez e a minha principal ambição com este filme é de convidar o espectador a pensar nessas questões à luz do presente quando toda a gente diz que essas ideias já não fazem parte do nosso dia a dia. Até que ponto é que elas ainda são aceitáveis no contexto do presente.

RFI: Uma constante são as guerras.

Carlos Conceição: As guerras parecem ser sempre uma consequência e acabam depois por ser a causa de novos pensamentos, mas as consequências das ideias antigas e dessa constante batalha de ideologias é que parece que comanda toda a existência das pessoas infelizmente.

RFI: Aqui já chegou a fama de que Carlos Conceição está a criar o Novo Cinema português. É um grupo de que faz parte?

Carlos Conceição: Esta é a primeira vez que estou a ouvir esta narrativa. Sobre o facto de haver um grupo, não sei. Sinto que na verdade o cinema português está bastante fracturado e bastante individualizado. Na verdade, há tudo menos um sentimento geracional, um sentimento de grupo. Não existe um sistema de companheirismo nem de parcerias, como por exemplo o que caracterizou a ‘Nouvelle Vague’, ou o ‘Cinema Novo’ brasileiro ou mesmo algumas fases do cinema português. Eu penso que neste momento -e sobretudo depois da pandemia- parece existir muito uma espécie de um cinema introspectivo, diria quase egoísta e que não é igual de filme para filme. Não partilha tanto parentesco. Mas é bom ouvir dizer que fora de Portugal existe essa impressão.

RFI: Sai do ano de 1974 e, de repente, nós estamos no ano de 2022. Como é que fez essa transposição?

Carlos Conceição: Eu penso que há uma transição no filme, uma provocação histórico-temporal que serve justamente para convidar o espectador contemporâneo a questionar se as ideias velhas do passado estarão realmente erradicadas no presente. Esse é todo o motor do filme. Quando nos habituamos a ver uma narrativa à luz de uma determinada época. Nós sabemos que estamos a ver uma história que se passa em Angola em 1974. Portanto, há muitos pensamentos que não questionamos porque sabemos que pertencem ao passado. Mas será que queremos assumir que ainda pertencem ao presente? É isso que quero que o meu filme faça. Porque é verdade que essas ideias não estão ultrapassadas. Matam pessoas. Essas ideias antigas e discriminatórias da ditadura, do passado, do fascismo ainda matam pessoas hoje. Muitas vezes se diz que é preciso seguir em frente, virar a página, não falar do que está para trás, não perpetuar estas narrativas. Eu acho o oposto. Precisamos de perceber porque que essas ideias ainda existem hoje e qual é o tempo de antena que elas têm, para prevalecer.

RFI: O seu filme levanta questões sobre a direita-esquerda e o fim do colonialismo. Sente que poderia ser alvo de críticas por isto?

Carlos Conceição: Eu senti isso todos os dias da minha vida desde que nasci. Sinto isto muito vivo no discurso da direita. Sinto que não houve uma descolonização completa da cabeça das pessoas e creio que a descolonização era obrigatória no momento em que aconteceu, como continua a ser. O que me impressiona é que a descolonização não tenha sido completa, não tenha sido absoluta, que haja pessoas que ainda preservam essas ideias e que defendam o tempo antigo, que defendam extremismos de nacionalismos, ideias de extrema-direita, que na maioria das vezes envolvem discriminação baseada em género, em cor da pele, em instrução, na orientação sexual, uma porção de coisas de que as gerações mais novas já estão fora. Já têm uma abordagem muito diferente e uma frescura muito maior de visão dessas ideias. Mas ao mesmo tempo, começam ultimamente a surgir tabus em relação a certos assuntos que são uma espécie de contrarreacção. Essas microcolonizações que existem culturalmente, hoje em dia já não se trata de ocupar ilegalmente o território de outras pessoas, apenas trata-se também de ocupar as mentes das pessoas com tabus, com ideias morais novas, novas abordagens talvez sobre produtos industriais, o materialismo. Tudo isto é uma espécie de colonialismo. Eu penso que temos de estar sempre alertas.

RFI: No seu filme, aparece uma mulher, uma prostituta, Apolónia, fale-nos dessa personagem.

Carlos Conceição: O que eu queria fazer era uma personagem quase de tragédia grega, uma personagem épica. Na tragédia grega, essas protagonistas como Electra, são figuras que trazem transcendência, que trazem transformação, que muitas vezes são eticamente ambíguas e são elas que são responsáveis pela iluminação de uma ideia, pelo esclarecimento de um problema. O que eu queria com esta personagem é que fosse uma mulher capaz de um pragmatismo muito palpável, muito concreto e que fosse tudo menos uma santa, que fosse uma mulher de carne e osso, uma mulher falível, uma mulher com as suas amarguras, as suas perdas e que fosse ela que trouxesse finalmente a verdade e a luz. Apolónia pareceu-me um nome apropriado porque, não tenho a certeza de conhecer toda a etimologia da palavra nem do nome, mas sei que Apolónia foi uma mártir cristã que foi torturada e que ficou sem dentes e, por isso mesmo, ela é a santa padroeira dos dentistas. Sendo uma mulher melancólica, no filme ela é também aquela que é capaz de ser embaixadora do sorriso e de trazer essa luz.

 

[Foto: cortesia Carlos Conceição – fonte: http://www.rfi.fr]

En su nuevo poemario el periodista y autor plantea su propia lectura de las obras de Homero, centrándose en un personaje colateral: Telémaco, el hijo de Ulises. 

Daniel Mecca es poeta, periodista y gestor cultural

En su nuevo libro de poemas, « Troya, aparta de mí este cáliz », el poeta y periodista Daniel Mecca propone una versión clásica y moderna de « La Odisea » y « La Ilíada » para instalar lecturas sobre el deseo y el poder de lo femenino, así como de los vínculos familiares y la violencia.

En Troya… -cuyo título hace un guiño al poeta César Vallejo- Mecca le da voz a Telémaco, hijo de Ulises y Penélope en la mitología griega, un personaje deslucido por la sombra del padre -héroe clásico de Troya-, y a la vez agobiado por el peso de su abandono, heroicidad y literatura. El Telémaco pagano de este libro que se reapropia de la mitología narrada por Homero hacia el 800 a.C sale desde Ítaca a buscar a su padre, pero el viaje, sobre todo, es la búsqueda de sí mismo, de su propia mitología.

El primer poema del volumen que publica este mes la editorial La Conjura ya anticipa el monólogo de Telémaco, detective mitológico de su padre y de sí mismo: « ¿Dónde estás, padre? /¿Dónde estás, Ulises? / Soy Telémaco. / Tu hijo Telémaco. /¿Cómo llamarte? /¿Ulises, Odiseo, héroe, padre? / Mi dolor / no necesita esfuerzo. /Todo viaje empieza / con un abandono ».

Y luego: « Esto que me rodea es Ítaca. / Son los azules oleajes / de tu voz, / pero también es tu ausencia, padre. / Ítaca es tu ausencia. /Tu cuerpo / es el mito de mi infancia ». Y también: « ¿Qué tienen que ver los dioses / con que no estés conmigo? / No te ocultes en la historia. / Nadadores de esa madre, / eso somos ».

El libro -escribe Mecca en la sinopsis- « habla del deseo, del poder de las figuras femeninas (Palas Atenea, Penélope), de la política de dioses embusteros, de la familia y la violencia y, en definitiva, de la literatura reescribiéndose, deseándose ».

« Es un libro de mucha madurez para un poeta joven. La relación historia, filosofía, mito, psicología, tejidos en el poemario de un modo que para nada suena impostado ni injertado, ni ostentoso. No es algo sencillo de lograr, que todo le pertenezca al conjunto, al libro como un proyecto, no como una suma o reunión de poemas », se lee en la contratapa escrita por la poeta María Teresa Andruetto.

Mecca tiene 36 años. Trabajó durante una década en Clarín. Es creador del festival #BorgesPalooza (borgespalooza.com), que el 20 y 21 de agosto tendrá su cuarta edición en el Centro Cultural San Martín. Se trata de un festival dedicado a desarmar y armar el mito Borges con la exposición de figuras de primer nivel que piensan al autor de « Ficciones » desde diferentes ángulos. Es, además, autor de los libros de poesía « Ahorcados en la felicidad » (2009), « Lírico » (Ediciones en Danza, 2014), « Haikus periodísticos » (2016) y « Música de incendios » (Ediciones en Danza, 2021).

El autor cursó estudios de ingeniería en la Universidad Tecnológica Nacional (UTN) y la maestría en Crítica y Difusión de las Artes en la Universidad Nacional de las Artes (UNA). Dio clases de periodismo en la UBA y la UNA. Es creador del Centro de Atención al Lector y del newsletter diario Poesía por WhatsApp. Actualmente da seminarios y charlas sobre Borges –autor sobre el cual se especializa–, y organiza el #BorgesTour por Buenos Aires. Su Instagram es @danielmecca.

Le président colombien nouvellement élu Gustavo Petro et sa colistière Francia Marquez célèbrent leur victoire à l’élection présidentielle, le 19 juin 2022, à la Movistar Arena de Bogota, le 19 juin 2022. Daniel Munoz/AFP

Écrit par Claire Nevache

Doctorante en sciences politiques, Université Libre de Bruxelles (ULB)

Dimanche 19 juin était un jour d’élections. Si en France, le second tour des législatives a causé une secousse dans le paysage politique, en Colombie l’élection du nouveau président Gustavo Petro constitue un véritable tremblement de terre, annoncé toutefois par la progression de la gauche depuis une vingtaine d’années.

Alors que la menace de violences politiques avait pesé sur toute la campagne (cinq candidats à la présidence ont été assassinés depuis 1948 en Colombie), Gustavo Petro, le candidat du parti Colombia Humana, candidat pour la troisième fois et qui avait été battu au second tour en 2018, a finalement été élu, accompagné de sa vice-présidente, la très populaire Francia Márquez, militante des droits humains et de l’environnement, féministe et surtout la première vice-présidente afrodescendante de ce pays.

Une gauche longtemps déconsidérée

L’Amérique latine a connu de nombreux présidents de gauche aujourd’hui et par le passé, mais la Colombie constituait jusqu’au 19 juin dernier un véritable bastion de la droite continentale, la gauche n’ayant jamais gouverné le pays.

Plusieurs éléments avaient contribué à la marginalisation et à la diabolisation de la gauche dans le pays. D’une part, le conflit armé qui se prolonge depuis bientôt soixante ans, et dont le nombre de victimes civiles, de disparus et de déplacés ne cesse d’augmenter, avait contribué à associer la gauche aux mouvements insurgés, au premier rang desquels les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Malgré les nombreuses exactions commises par l’armée officielle, la rhétorique officielle a toujours fait peser sur les guérillas marxistes la responsabilité entière du conflit. Après la courte victoire du non au référendum sur les accords de paix en octobre 2016, de nouveaux accords remaniés ont été ratifiés fin 2016 par le Congrès. La situation n’est toutefois pas totalement stabilisée : l’ancienne guérilla des FARC, mais aussi des observateurs internationaux dénoncent régulièrement les manquements aux accords de la part du gouvernement, tandis qu’un certain nombre de groupes armés continuent à opérer dans la clandestinité.

Homme de dos portant une veste sur laquelle il est écrit « Je crois en l’ingénieur Rodolfo et je ne crois pas en Petro et son groupe de guérilleros »

Un partisan du magnat de la construction Rodolfo Hernandez, l’adversaire de Gustavo Petro au second tour, porte une veste sur laquelle on peut lire « Je crois en l’ingénieur Rodolfo et je ne crois pas en Petro et son groupe de guérilleros » à Bogota, le 16 juin 2022. Ophélie Lamard/AFP

D’autre part, les États-Unis ont longtemps accordé une attention particulière à la Colombie. Dans le cadre de la guerre froide, Washington a massivement soutenu Bogota dans sa répression des groupes insurrectionnels et plus tard dans la « Guerre contre la Drogue ». En retour, la Colombie s’est positionnée comme un allié solide des États-Unis à l’international (notamment dans ses votes à l’ONU et en devenant partenaire de l’OTAN) et dans la région, en particulier en ce qui concerne l’isolement du Venezuela.

L’évolution du Venezuela, dirigé de 1999 à 2013 par Hugo Chavez et depuis 2013 par son successeur Nicolas Maduro, est l’élément le plus récent ayant contribué à faire de la gauche un véritable repoussoir dans la région. Pour la Colombie, qui partage avec le voisin bolivarien une frontière de plus de 2 000 km de long, traversée par d’innombrables trafics mais surtout par des flux migratoires sans précédent (la Colombie accueille deux des cinq millions de Vénézuéliens exilés), cette relation s’est traduite par des crises diplomatiques successives, jusqu’à la rupture des relations diplomatiques et la fermeture de la frontière en 2019.

Les raisons de la victoire

Dans ce contexte, comment expliquer cette victoire de la gauche ? D’une part, le contexte socioéconomique du pays est très marqué par une recrudescence des inégalités (la Colombie est aujourd’hui le pays le plus inégal du continent, lui-même le plus inégal du monde) et de la pauvreté.

Ainsi, la pandémie a entraîné un recul d’une décennie en termes de lutte contre la pauvreté, avec 3,6 millions de nouveaux pauvres. Dans certains départements comme la Guajira ou le Chocó, c’est environ 65 % de la population qui vit sous le seuil de pauvreté. Ces régions ont massivement voté pour Petro, dont la promesse de mettre en place des politiques sociales universelles et, surtout, de gouverner pour tout le pays, et pas uniquement depuis et pour les grands centres urbains du centre de la Colombie, a séduit en priorité les zones côtières et périphériques.

Le mandat d’Iván Duque, président sortant élu en 2018, avait également été émaillé de manifestations massives, liées au mécontentement de la population quant aux politiques économiques, sociales et environnementales et au manque de volonté politique d’appliquer les accords de paix. Ces manifestations avaient été brutalement réprimées, l’ONU parlant d’au moins 28 morts pour le seul mois de décembre 2021. L’usage de la force de la part du gouvernement, la quasi-disparition de la guérilla avec les accords de paix, qui prive le camp de la droite de son épouvantail, l’incapacité de mettre fin aux assassinats de leaders sociaux et de militants environnementaux sont autant d’éléments qui ont fini de miner la crédibilité de la droite colombienne.

                   Colombie : une semaine de manifestations meurtrières, France24, 6 mai 2021.

Les accords de paix et la sortie progressive du conflit armé ont obligé les candidats à se positionner sur d’autres thèmes, économiques, sociaux en environnementaux, sur lesquels Petro et Márquez jouissaient d’un avantage face à la droite. Lors de son discours de victoire électorale, ses sympathisants scandaient ainsi « ¡No más guerra ! » (plus de guerre !), confirmant également que le camp de la droite, historiquement opposé aux accords de paix et traînant des pieds pour mettre en œuvre les mesures de réparation, n’a pu offrir aux Colombiens une transition convaincante vers la paix.

Gustavo Petro a donc été élu avec une participation historique, dans les provinces les plus touchées par la pauvreté et les plus périphériques, mais aussi massivement à Bogota. La carte du vote en faveur de Petro rejoint ainsi presque parfaitement le vote du oui au référendum sur les accords de paix d’octobre 2016.

L’influence des Églises évangéliques sur la politique colombienne avait été largement commentée au moment de ce référendum sur les accords de paix. Certaines méga-Églises (ces dénominations évangéliques dont l’assistance compte des milliers de fidèles) avaient en effet fait campagne en faveur du non, notamment en raison des positions réelles ou supposées contenues dans le texte des accords sur la question du genre.

Cependant, le plus ancien parti évangélique du continent, le Mouvement indépendant de rénovation absolue (MIRA), avait fait campagne pour le oui. Ainsi, le caractère décisif de leur influence est loin d’être établi. Les fidèles évangéliques ne suivent pas nécessairement en masse les instructions de leur pasteur sur les questions électorales, et celles-ci ne sont d’ailleurs pas forcément les mêmes d’une Église à une autre. Ainsi, les deux partis évangéliques étaient au premier tour divisés entre une candidature propre, obtenant à peine 1,29 % des votes (alors que le secteur représente environ 18 % de la population).

Un ancien guérillero au pouvoir… comme dans plusieurs autres pays du continent

Les adversaires de Petro ont bien tenté de le délégitimer pendant toute la campagne en insistant sur son passé de guérillero, pourtant relativement limité et abandonné il y a plus de trente ans.

En se détournant de la voie des armes pour se lancer dans le combat politique électoral, Petro a rejoint un certain nombre d’autres personnalités majeures du continent, socialisés politiquement à une époque où la gauche n’existait que dans la clandestinité et qui, avec les transitions démocratiques, ont elles-mêmes opéré une transition vers la politique électorale et institutionnelle. Avant d’accéder à la présidence, il avait élu député à trois reprises, maire de Bogotá à deux reprises et sénateur à deux reprises ; en étant élu à la tête de l’État, il intègre un groupe où l’on retrouve déjà des figures comme Pepe Mujica en Uruguay (2010-2015), Dilma Rousseff au Brésil (2011-2016), ou encore Salvador Sánchez Cerén au Salvador (2014-2019), tous venus de la gauche clandestine et armée avant de finir par diriger démocratiquement leur pays.

Les défis qui l’attendent sont majeurs : la lutte contre la pauvreté et les inégalités requièrent la mise en place de programmes sociaux ambitieux, et donc d’une importante réforme fiscale (la fiscalité rapportée au PIB est de presque 15 points inférieure à la moyenne de l’OCDE). La poursuite du processus de paix et l’amélioration de la protection des droits humains se heurteront à une opposition et des intérêts réticents ; mêmes problématiques en ce qui concerne tout comme la question persistante du trafic de drogue, le rétablissement des relations diplomatiques avec le voisin vénézuélien ou encore l’adaptation au changement climatique, aspect fondamental pour un pays qui y est particulièrement vulnérable.

Gustavo Petro devra composer avec une dette qui a fortement augmenté depuis la pandémie, un peso largement dévalué et la nécessité d’une réforme fiscale toujours délicate. En plus de ces difficultés économiques et budgétaires, Petro devra tenter d’appliquer son programme alors qu’il ne dispose pas de majorité claire au Congrès. Il faudra donc probablement modérer les réformes pour convaincre l’opposition – fragmentée et dénuée de leadership – de les voter. Les prochaines années constitueront probablement une jeu d’équilibriste difficile, entre des négociations obligées avec l’opposition et l’impératif de ne pas décevoir l’espoir de changement.

 

[Source : http://www.theconversation.com]

Han trobat en aquesta moda de punxar-nos, en l’intent de submissió química, el poder de recordar-nos que encara som seves.

Escrit per Marta Pontnou

Que sortim, que siguem valentes, que no ens envaeixi la por. I uns collons! Doncs jo ja estic farta d’empoderar-me i de fer veure que no em cago en tot quan torno a casa de nit amb les claus a la mà perquè he sentit un soroll darrere meu. Estic farta de fer-me la forta i de seguir amb les meves classes de boxa quan potser voldria fer Aquagym.

I ara a sobre, hem de tenir cura que no ens punxin, que no ens injectin res per ser sotmeses a agressions sexuals, violacions. Com que ja no poden amb nosaltres vives i fortes, ens prefereixen drogades i inconscients.

Que diuen que això de les punxades és només alarmisme i que fins el dia d’avui no s’ha pogut comprovar que s’hagi injectat cap tòxic ni que s’hagi comès cap agressió ni furt ni robatori. D’acord, doncs només volen fotre’ns la por a sobre. I viure amb por no és violència?

Una vegada més, l’ús de l’atemoriment com a arma per dominar-nos i per fer-nos caure. I per què? Doncs perquè estem massa empoderades, massa segures, ens estan protegint les lleis, l’educació sexual va a favor nostre i a sobre tenim punts liles a tots els concerts i una xarxa de protecció d’amigues que ara, ara sí que ens creuen… I això no pot ser, necessiteu enviar-nos al lloc que ens pertoca. Han trobat en aquesta moda, en l’intent de submissió química, el poder de recordar-nos que encara som seves.

Ja estem previngudes, sabem que hem d’anar amb compte. I ara què? Si voleu acabar amb l’alarmisme, traieu algú emmanillat de la discoteca, volem un parell de telenotícies amb batudes de paios dins de les furgonetes de la policia només per haver fet la broma amb els amigots. Perquè només així la resta s’ho pensarà dues vegades abans de punxar nenes per violar-les.

No en tenim prou que ens peguin, ens maltractin, ens violin o matin. Ara tenen una arma millor per sortir-ne impunes: la por. Que pot ser un repte viral o un joc de rol? Doncs és fastigós que la distracció sigui fer mal a nenes i a dones. Ja no us cal ni una arma ni un insult ni un lloc fosc per atemorir-nos, només amb una clau o un escuradents podeu divertir-vos amargant-nos la nit. Una nit que també és nostra.

Us fem por, perquè tenim la vida que volem i som poderoses. Som les netes i les filles de les qui vau convertir en les vostres minyones, de les qui vau anul·lar en benefici del vostre plaer

Us fem por, perquè tenim la vida que volem i som poderoses. Som les netes i les filles de les qui vau convertir en les vostres minyones, de les qui vau anul·lar en benefici del vostre plaer, i ara no podeu amb nosaltres, i només us queda fotre’ns el pànic a sobre. A les nostres filles, a les dels nostres amics, i a totes les que surten, perquè sempre hi haurà homes disposats a espantar-les o a tocar-les o reduir-les al no-res.

No podem criminalitzar les discoteques ni els locals d’oci nocturn perquè et poden atacar a qualsevol lloc, fins i tot anant al pàrquing de l’oficina d’on tornes de fer les teves vuit hores. I la lluita és cosa de totes, perquè totes tornem soles a casa, i ni tan sols ens en lliurem anant en grup, perquè amb química poden amb totes. No s’ha comès encara cap agressió sexual, que se sàpiga, però espantar-nos i infundar-nos la por també hauria de ser delicte i mereixeria un càstig.

Jo ja no m’empodero més i potser nosaltres hauríem de treure les agulles, però les de la cançó de ‘Les Criades’ de les Roba Estesa: “No cosirem mai més els vostres botons/ ni la vora de baix dels pantalons./ Però atenció! No desarem mai les agulles/ que ens han fet les mans tan dures, per ofegar tots els nostres malsons… I per punxar-los els collons!”

 

[Font: http://www.nuvol.com]

 

 

 

Gabriel García Márquez y Rodolfo Walsh, padres de un género atribuido a Truman Capote.

Gabriel García Márquez (1927-2014), escritor colombiano y Premio Nobel de Literatura en 1982

Gabriel García Márquez (1927-2014), escritor colombiano y Premio Nobel de Literatura en 1982

Escrito por GUSTAVO GONZÁLEZ RODRÍGUEZ

A sangre fría ha sido durante muchos años una lectura obligatoria para los estudiantes de nuestras escuelas de Periodismo, y en América Latina prevalece la idea de que el estadounidense Truman Capote es el padre de la narrativa de no ficción. Un mérito que puede ser cuestionado con numerosos antecedentes que validan como pioneros de este género periodístico-literario a dos latinoamericanos: el colombiano Gabriel García Márquez y el argentino Rodolfo Walsh.

No se trata de instalar una disputa artificial en un terreno que será siempre controvertido, pero sí de exigir a los formadores de periodistas y divulgadores literarios un mayor rigor intelectual que los aleje de una excesiva inclinación anglosajona que termina desconociendo la histórica contribución de las vertientes latinas europeas y americanas en el afortunado maridaje de periodismo y literatura.

A sangre fría fue publicada en 1966, un año después de la ejecución en la horca de Richard Hickock y Perry Smith, quienes asesinaron en noviembre de 1959 de los cuatro miembros de la familia Clutter en Kansas.

Once años antes, en 1955, Gabriel García Márquez publicó en 14 entregas diarias en el diario El Espectador su Relato de un náufrago, un texto testimonial basado en una extensa entrevista a Luis Alejandro Velasco, tripulante de un buque militar de la Armada colombiana, que sobrevivió durante diez días en una precaria balsa tras caer al mar desde el barco.

También se adelantó a Capote el periodista argentino Rodolfo Walsh, quien en 1957 publicó Operación Masacre, sobre una serie de asesinatos que agentes del Estado cometieron en junio de 1956 durante la llamada Revolución Libertadora, nombre que se dio la dictadura militar que en 1955 derrocó a Juan Domingo Perón.

Es cierto que ni Relato de un náufrago ni Operación Masacre alcanzaron en su momento el impacto que tendría después A sangre fría, convertido en un bestseller apenas lanzado el libro. El público adquirió masivamente esta obra, que con destreza literaria, una exhaustiva investigación y numerosas entrevistas, que incluyeron a Hickock y Smith, construyó una apasionante narración del antes, el ahora y el después de un crimen que conmovió a los Estados Unidos.

También es cierto que García Márquez y Walsh publicaron sus trabajos en condiciones políticas bastante adversas que les pasaron la cuenta en su momento y postergaron el reconocimiento de los lectores y de la industria editorial.

Relato de un náufrago no es solamente una extensa entrevista publicada en 14 entregas en El Espectador, al estilo de los viejos folletines policiales y románticos. El testimonio que el futuro nobel de Literatura construyó con las palabras de Luis Alejandro Velasco es un compendio de buen periodismo y buena literatura. Sobriedad y suspenso son ingredientes que atraviesan todo el relato y transmiten el mundo interior de un modesto marino enfrentado al gran desafío de la supervivencia.

Al estilo de los viejos cronistas, García Márquez puso un extenso título a su trabajo: Relato de un náufrago que estuvo diez días a la deriva en una balsa sin comer ni beber, que fue proclamado héroe de la patria, besado por las reinas de la belleza y hecho rico por la publicidad, y luego aborrecido por el gobierno y olvidado para siempre.

Un título que es un buen resumen de la odisea de Velasco y sus consecuencias. El buque militar Caldas regresaba de Mobile, Alabama, donde había sido sometido a reparaciones. En la navegación de regreso a Colombia, Velasco cayó al océano. La versión oficial de la Armada fue que la caída se produjo a causa de una tormenta mientras el marino estaba en cubierta. Así, cuando finalmente fue rescatado tras una decena de días a la deriva en alta mar, fue recibido como un héroe, lo cual fue bien aprovechado como propaganda por la dictadura del general Gustavo Rojas Pinilla.

La entrevista con el joven periodista García Márquez reveló que nunca hubo tal tormenta y, aún más, puso al descubierto un escándalo de corrupción, ya que Velasco se precipitó por la borda del barco cuando intentaba con otros tripulantes contener una carga mal estibada, que contenía artículos de contrabando.

Fue tal el impacto de la denuncia que El Espectador optó por proteger a García Márquez sacándolo de Colombia y enviándolo como corresponsal a París, con una austera remuneración que desapareció por completo cuando la dictadura cerró el diario. Fue en una modesta buhardilla parisina de la rue Cujas, entre privaciones, que creó El coronel no tiene quien le escriba, su segunda novela después de La hojarasca.

El impacto que alcanzó Cien años de soledad desde su publicación en 1967 abrió las puertas de la industria editorial a textos anteriores de Gabo, como El coronel no tiene quien le escriba y el propio Relato de un náufrago, publicado como libro en 1970.

«Periodismo es difundir aquello que alguien no quiere que se sepa; el resto es propaganda. Su función es poner a la vista lo que está oculto, dar testimonio y, por lo tanto, molestar». La cita corresponde a un escrito del periodista argentino Horacio Verbistky, aunque la primera frase es atribuida indistintamente, entre otros, a George Orwell y Randolph Hearst.

Si esa condición se cumplió en Relato de un náufrago, con mayor razón se dio en Operación Masacre, un libro que, en un ambiente cargado de represión y violaciones de los derechos humanos, denunció un crimen masivo de una dictadura militar. Rodolfo Walsh construyó esta obra a partir de una hebra: un comentario que escuchó acerca de un sobreviviente de un fusilamiento. A partir de ahí fue armando la madeja, mediante entrevistas a otros peronistas que libraron con vida y a familiares de los asesinados.

El producto fue este libro, publicado en 1957, que se fue enriqueciendo en sucesivas ediciones con nuevos antecedentes y que incluso fue llevado al cine con el propio Walsh como coguionista. Operación Masacre es una gran obra literaria en el mejor sentido y no es exagerado el papel fundacional de la narrativa de no ficción que algunos estudiosos le otorgan, destacando que se adelantó nueve años a Truman Capote y su A sangre fría.

Al igual que Relato de un náufrago, Operación Masacre fue inicialmente divulgado en varias entregas en un modesto diario, Revolución Nacional, entre enero y marzo de 1957. La investigación se enriqueció y en junio del mismo año publicó otros nueve artículos en la revista Mayoría. Fue en diciembre de 1957 cuando Ediciones Sigla lanzó el libro.

Walsh fue asesinado en Buenos Aires en una emboscada de un grupo de tareas de la tristemente célebre ESMA (Escuela de Mecánica de la Armada) el 25 de marzo de 1977. Los marinos se llevaron su cuerpo. Es uno de los miles de desaparecidos que dejó la dictadura encabezada en sus primeros años por el general Jorge Rafael Videla y el almirante Emilio Massera.

Fue el epílogo sangriento de un periodista y escritor que en su corta vida de cincuenta años radicalizó sus posiciones y su compromiso con las letras y la revolución socialista desde las tendencias más libertarias del peronismo. En aquellos años en que predominaba como respuesta a la llamada prensa burguesa el periodismo de trinchera, teñido a menudo de panfleto y maniqueísmo, Walsh y García Márquez instalaron una narrativa de no ficción de gran calidad periodística y literaria.

Así como a Capote se le atribuye que echó las raíces del nuevo periodismo que Tom Wolfe codificó a partir de 1960 en los Estados Unidos, puede afirmarse que Relato de un náufrago Operación Masacre tuvieron un papel fundacional en las ricas expresiones que esta tendencia rupturista desarrolló en la América Latina desde un ejercicio periodístico permanentemente acosado por las dictaduras y los poderes empresariales.

Lo esencial desde nuestros autores latinoamericanos hasta Capote, Wolfe y sus seguidores está en el rescate de la alianza entre literatura y periodismo.

Un maridaje precisamente rechazado por seguidores de los formatos y técnicas que desde Estados Unidos adecuaron la redacción de las noticias a la industrialización de la prensa en la primera mitad del siglo XX. La pirámide invertida dispuso que las informaciones debían ser redactadas respondiendo a las «cinco W» (qué, quién, cuándo, dónde, por qué), en una secuencia jerarquizada que casi por obra de magia produciría objetividad.

«Los hechos son sagrados y las opiniones libres», fue una sentencia anglosajona que nos invitaba a reconocer una quinta esencia de virtud en el modelo, capaz entonces de conjugar, según el formato, el rigor informativo con la más completa libertad de expresión. La historia del periodismo, y también de la política, ofrece sin embargo innumerables episodios de invención, ocultamiento o distorsión de hechos, así como de manipulación, instrumentalización e incluso persecución de las opiniones.

Al final prevalece la ética como único canon válido para legitimar, no solo la función social del periodismo, sino sus niveles de calidad. Un terreno en que la trayectoria periodística de Truman Capote dejó zonas oscuras, según varios de sus biógrafos. Pero esto ya es materia para otro artículo.

Por ahora, consignemos que la narrativa de no ficción, el nuevo periodismo e incluso el periodismo de investigación han enriquecido el panorama literario mundial. A esta altura, cualquier enumeración puede parecer arbitraria, pero me atrevo a reivindicar una vez más a Tomás Eloy Martínez con Santa Evita y La novela de Perón y al uruguayo Ernesto González Bermejo con Las manos en el fuego, como ejemplos a mi juicio relevantes.

En 2018, el Premio Alfaguara, considerado el mayor galardón de narrativa en lengua hispana, recayó en el mexicano Jorge Volpi con Una novela criminal, texto que en la práctica no tiene nada de ficción, basado cien por ciento en un caso judicial real y reconocido por sus méritos periodísticos y literarios.

Tres años antes, 2015, la Academia Sueca otorgó el Nobel de Literatura a la periodista bielorrusa Svetlana Aleksiévich, autora entre otros libros de La guerra no tiene rostro de mujer, Los muchachos de zinc y Voces de Chernóbil, tres obras excepcionales construidas a partir de testimonios, ejemplos de narrativa de no ficción.

(*) Gustavo González Rodríguez. Periodista y escritor. Magíster en Comunicación Política, Periodista y diplomado en Periodismo y Crítica Cultural en la Universidad de Chile. Fue director de la Escuela de Periodismo de esa misma universidad (2003-2008) y presidente de la Asociación de Corresponsales de la Prensa Internacional en Chile (1992-1995). Corresponsal en Ecuador y director de la oficina de Inter Press Service en Chile, y editor de la agencia en Italia y Costa Rica. Fue corresponsal también de Latin America Newsletter (Inglaterra), El Periódico de Barcelona (España), revista Brecha (Uruguay) y diario Milenio (México). Autor de los libros «Caso Spiniak. Poder, ética y operaciones mediáticas» (ensayo), «Nombres de mujer» (cuentos) y «La muerte de la bailarina» (novela).

 

[Fuente: http://www.meer.com]

Foi unha das figuras máis recoñecidas da radio dos anos 50 e da televisión dos anos 60

 

Escrito por CARLOS PORTOLÉS

Primeiro foi unha voz. Unha das máis recoñecidas da radio española dos anos 50. Pasou polos micrófonos da Ser, Cope, RNE e Radio Barcelona. Fixo da locución unha fina arte que cultivou sempre con mimo e delicadez. Un timbre deses que enchía de calidez a atmosfera da casa do que escoita. Dos que coidaba o oído do oínte. O seu traballo radiofónico foi recompensado con dous premios Onda, en 1958 e en 1960.

Despois, foi un rostro. Un que se paseou fronte ás cámaras de programas de altísimo éxito na década dos 60 como Busque a súa parellaSorría, por favorA palabra máis longaClub mediodíaVisto e oído e Coñecemos España. Naqueles anos, integrou a lista dos presentadores máis soados da televisión pública e alcanzou o momento de maior notoriedade na súa carreira. Pasou de ser o príncipe dos micrófonos ao rei dos estudios.

Tamén foi a voz doutros. Dobrou a algunhas das estrelas internacionais máis famosas da historia. Entre elas, destacan Sidney PoitierJean Paul-BelmondoGeorge Peppard e Tony Curtis. Beut foi un lustroso nome da xeración dourada de intérpretes de dobraxe españois. Un timbre doutra época, dos que xa non hai. Cumpría a impagable misión de ser un dos intermediarios entre o Hollywood das grandes historias, co seu fino glamour e as súas estrelas rutilantes, e os cines das rúas e os barrios dunha España enche de soños e esperanzas.

 

[Foto: Getty Images – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

A galardoada con o Reina Sofía de Poesía Iberoamericana será a homenaxeada na feira do libro de Porto

https://cflvdg.avoz.es/sc/sJGJSP1y_pUHyRjl3UE4dWmc7Ug=/768x/2021/06/01/00121622498764266398374/Foto/j01j1000.jpg

Ana Luísa Amaral (Lisboa, 1956)

Escrito por Gala Dacosta

A poeta de Lisboa Ana Luísa Amaral (Lisboa, 1956-Porto, 2022), unha das principais autoras contemporáneas de Portugal, falecía esta madrugada aos 66 anos. A causa da morte foi unha enfermidade que levaba tempo aburando. Ademais de poeta, Amaral foi investigadora e docente de literatura angloamericana da Facultade de Letras da Universidade do Porto centro, aínda que estaba xubilada, e ademais da creación literaria tamén se dedicou á tradución.

Nada en Lisboa en 1956, viviu a maior parte da súa vida no norte de Portugal e publicou máis dunha vintena de libros de poemas, teatro, novela, literatura infantil e ensaio. Tamén foi unha figura clave no movemento e os estudos feministas do país e escribiu xunto con outra coñecida autora o primeiro Dicionário de Crítica Feminista e a edición comentada do clásico contemporáneo Novas cartas portuguesas.

Escribiu obras poéticas que foron traducidas a numerosos idiomas, entre eles o castelán, como Escuro, Ara, Ou olhar diagonal dás coisas e foi esta faceta a que lle valeu o XXX Premio Reina Sofía de Poesía Iberoamericana en maio do pasado ano. Tamén cultivou outros xéneros como a crítica, o ensaio e exerceu como tradutora. Recibiu moitos galardóns como o Gran Premio da Asociación de Escritores Portugueses (APE) de 2008, o Premio Giuseppe Acerbi de Italia e o Premio Literario Casino dá Póvoa/Correntes d’Escritas, ambos en 2007, así como o Premio Leteo en 2020. Precisamente neste mes de abril, a Asociación de Escritoras e Escritores en Lingua Galega (AELG) nomeouna Escritora Galega Universal.

A súa obra e figura homenaxearanse na feira do libro de Porto que comezará o 26 deste mes. A capela ardente instalarase esta tarde en Matosinhos, onde ela residía, e mañá terá lugar o funeral.

«Vou partir de aviãou

e ou medo dás alturas misturado comigo

face-tomarme calmantes

e ter sonhos confusos

Se eu morrer

quero que a minha filha nãou se esqueça de mim

que alguém lhe cante mesmo com voz desafinada

e que lhe ofereçam fantasia

mais que um horário certo

ou uma cama bem feita

Deem-lhe amor e ver

dentro dás coisas

sonhar com sóis azuis e céus brilhantes

em vez de lhe ensinarem contas de somar

e a descascar batatas

Preparem a minha filha

para a vida

se eu morrer de aviãou

e ficar despegada do meu corpo

e for átomo livre lá non céu

Que se lembre de mim

a minha filha

e mais tarde que diga à sua filha

que eu voei lá non céu

e fun contentamento cegado

ao ver na sua casa as contas de somar erradas

e as batatas non saco esquecidas

e íntegras»

Minha senhora de quê, 1990.

 

 

[Fonte:  http://www.lavozdegalicia.es]

 

Dans son 29 e  roman, le prix Nobel de littérature nous entraîne dans un dédale brouillardeux où s’enchevêtrent la mémoire et l’oubli. « Encre sympathique » élève le génie modianesque à son acmé.

Prix Nobel de littérature, Patrick Modiano poursuit son oeuvre dans les zones grises de la mémoire et de l'oubli.

Prix Nobel de littérature, Patrick Modiano poursuit son oeuvre dans les zones grises de la mémoire et de l’oubli.

Écrit par Thierry Gandillot

L’affaire Noëlle Lefebvre aura duré un demi-siècle. C’était la première enquête que le patron de l’agence de détective Hutte a confiée à son stagiaire, Jean Eyben, vingt ans. Le dossier est mince : une simple fiche dans une chemise bleu ciel. La jeune femme a disparu depuis un mois, confirme la concierge de son immeuble du 15e arrondissement. Rien en poste restante au bureau des PTT. L’enquête démarre mal.

En traînant au bistrot du coin à la recherche d’informations plus substantielles, l’apprenti détective est abordé dans un café de la rue de la Convention par un certain Gérard Mourade. Lui en sait un peu plus. Noëlle travaillait chez Lancel, était mariée, selon lui, à un certain Roger Behaviour, dont on apprendra trente années plus tard qu’il faut l’orthographier Béavioure. Mis en confiance, Mourade confie qu’il possède la clef de l’appartement de Roger et Noëlle, rue Vaugelas. Mu par une intuition, Eyben ouvre le tiroir d’une table de nuit et y découvre, dans un double-fond, un carnet cartonné où figurent quelques notes datées du 7 janvier au 5 juillet. La dernière entrée a été rédigée gare de Lyon. Le carnet comporte plusieurs noms et adresses énigmatiques : hôtel Bradford, Andrée Roger et le petit Pierre rue Vitruve, Miki Durac boulevard Brune, la Boîte à magie, Pierre Mollichi dancing de la Marine, Sologne, château de Chêne-Moreau, Marion Le Phat Vinh de la société de transport Viot & Cie… A la date du 28 juin, elle écrit : « Si j’avais su »… Malgré ses recherches Eyben lance des pistes ; rien n’aboutit.

Les blancs d’une vie

Au fil des années, l’affaire s’estompe dans l’esprit de Jean Eyben, même si des souvenirs lui reviennent par intermittence. « Il y a des blancs dans une vie, mais parfois ce qu’on appelle un refrain. Pendant des périodes plus ou moins longues, vous ne l’entendez pas et l’on croirait que vous avez oublié ce refrain. Et puis un jour, il revient à l’improviste quand vous êtes seul et que rien autour de vous ne peut vous distraire. Il revient comme les paroles d’une chanson enfantine qui exerce encore son magnétisme. »

« Encre sympathique » élève le génie modianesque à son acmé. le narrateur voudrait bien démêler le vrai du faux, mais sans hâte. Il s’y emploie à temps partiel, laissant les intuitions, les indices, les hasards, les déambulations faire leur chemin dans un dédale brouillardeux où s’enchevêtrent la mémoire et l’oubli. Modiano ou l’art du flou orchestré.

Encre sympathique

de Patrick Modiano

Gallimard,137 pages, 16 euros.

[Photo : Francesca Mantovani pour les éditions Gallimard) – source : http://www.lesechos.fr]

Luke Bishop, de Iowa, está a realizar a súa tese de doutoramento sobre vos neofalantes ourensáns

Luke tivo ou seu primeiro contacto con Galicia e a lingua en 2015.

Escrito por ANDREA OTERO

Luke Bishop é un rapaz de Des Moines, capital do estado de Iowa, que comezou unha nova vida en Galicia. Está cursando o doutoramento de Linguas Romances na Universidade de Texas, pero actualmente vive entre Compostela e Ourense. Para a súa tese escolleu como tema os neofalantes ourensáns e está a procura de xente para as súas entrevistas.

«Sorpréndeme a cantidade de xente que defende o galego sen falalo»

Para dar a coñecer o seu proxecto, Luke pegou carteis polas rúas da cidade. En canto se deu conta xa tiña centos de notificacións no seu teléfono móbil grazas a publicación dun chío. «Para a próxima non porei o meu número de teléfono nun anuncio, só o correo», indicaba Luke entre risas pola gran cantidade de mensaxes recibidas. De feito, aquel que queira poñerse en contacto con el pode facelo a través do seu correo: lukebishop@utexas.edu.

En canto a temática do estudo piloto da súa tese, escolleuna debido á falta de documentación sobre o asunto. Un dos datos que máis lle chamou a atención a Luke realizando o estudo foi a cantidade de xente que non fala galego. «Sorpréndeme a cantidade de xente que defende o galego sen falalo», indica. El, como persoa formada en linguas romances, cre que o galego é unha lingua fermosa que hai que falar e coidar. «Nunca é tarde para comezar a falalo», sinalaba.

— Cando tivo o primeiro contacto con Galicia?

— Foi no 2015. Atopei un intercambio tipo Erasmus, versión estadounidense, para a Universidade de Vigo. Daquela tamén fixen un curso de galego e encantoume. Dende aquel primeiro momento quixen volver o antes posible.

— E como chegou Ourense?

— Estaba facendo a carreira de Linguas Romances e quería volver, entón conseguín unha bolsa para pasar un ano completo en Galicia como profesor de inglés. Puxen en preferencias a cidade de Ourense e mandáronme ao IES Otero Pedrayo. Foi unha experiencia incrible.

— Por qué Ourense?

— Porque me interesaba moito o galego e aquí fálase máis. Estaban as sete cidades galegas como opción pero decidín Ourense. Para min é unha cidade moi bonita e especial na que o paso xenial indo aos viños, ao restaurantes e compartindo momentos coa xente de alí.

— Actualmente está en Santiago de Compostela.

— Boto de menos Ourense, aínda que estou indo de vez en cando para facer entrevistas para o doutoramento. Cada vez que vou sinto que Ourense é unha cidade chea de vida, feita polos propios habitantes. En Santiago hai demasiado turista.

— Fala moi ben o galego. Como aprendeu?

— Fixen cursos pero a falar mais informalmente aprendín en Ourense. Alí fixen intercambios no bar Charlotte, no que a xente mantén conversas en distintas linguas. Cando volvín a Estados Unidos facía videochamadas cun amigo para aprender os dous.

— A xente sorprendese cando fala?

— Algo que me parece curioso é a reacción dos galegos que non falan galego. A xente queda flipando cando escoita falar galego a un rapaz de Iowa. A eles quero dicirlles que o intenten tamén. Calquera pode e debe falar en galego, xa que é unha lingua moi bonita e debería ser motivo de orgullo aquí en Galicia.

— Non pensa que sexa un orgullo?

— Para moita xente éo pero para outra tanta non o é. Moitas veces a xente di que hai que apoiar o galego pero non o falan. O máis importante é empregalo e telo presente na vida. Creo que a xente debería intentalo máis.

— Como vai a tese?

— Estou recibindo moita axuda e a comunidade galegofalante quere apoiar a causa. Creo que aínda que me queiran axudar a min, indirectamente a xente tamén quere apoiar a súa propia lingua para que se vexa o valor que ten.

— Que conclusións saca das entrevistas que está facendo?

— Sobre todo que hai moitas variacións nas motivacións. A xente quere falar galego por ligazóns familiares ou por amor pola lingua, pero tamén por motivacións políticas. Ou non. Eu pensaba que moitos dos neofalantes ían ter motivos políticos pero hai moitísima mais variación e moita diversidade entre os neofalantes.

 

[Imaxe: Miguel Villar – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

El vino brilló en el prestigioso concurso internacional Decanter, celebrado en Londres, en el que consiguió 95 puntos

Clos Mesorah  2017 de Elvi Wines, perteneciente a la DO Monstant, ha resultado premiado con una medalla de oro en la XIX edición de los Decanter World Wines Awards (DWWA), uno de los certámenes vinícolas más prestigiosos del mundo organizado por la revista británica especializada Decanter.

El jurado de los DWWA otorgó al tinto producido por la bodega catalana gestionada por Anne Aletà una valoración de 95 puntos, lo que le dio acceso a conseguir la citada distinción.  Los expertos encargados de la cata y evaluación destacaron de él: « su estilo elegante y equilibrado con notas de grosella, arándano, flores, laurel y roble cedro. Suave, fresco, vibrante y rico en boca con una textura aterciopelada. Un vino sutil, terruño, complejo y elegante. Tono perfecto. »

De esta manera, Clos Mesorah 2017 se convirtió en el mejor valorado de los 28 vinos pertenecientes a la denominación de origen tarraconense que obtuvieron reconocimiento en este certamen.  Además de ser uno de los 82 vinos de origen español que fueron distinguidos con la medalla de oro.

Clos Mesorah 2017 cuenta con la particularidad de ser un vino ecológico y kosher. La bodega perteneciente a la familia Cohen-Aletà es la primera y única plenamente kosher que existe en España.

Bodega Elvi Wines

Elvi Wines es una bodega de carácter familiar enclavada en la comarca tarraconense de El Priorat. Fue fundada en el año 2003 por el matrimonio formado por Anne Aletà y Moisés Cohen. Aletà es su actual CEO; y en ella también participan sus hijos, acrecentando así la condición familiar del negocio y asegurando el relevo generacional.

En la actualidad, Elvi Wines elabora sus vinos en el marco de seis denominaciones de origen españolas distintas:  Montsant, Priorat, Alella, Rioja, Cava y La Mancha. Además, cuenta con presencia en más de 25 países.

Es una empresa orientada a la producción ecológica y kosher, respetuosa con la tradición y el entorno. Clos Mesorah es uno de sus productos más emblemáticos y demandados.

 

[Fuente: http://www.vinetur.com]

 

As lembranças que restam a Jean Eyben resumem-se a um rosto feminino numa fotografia desvanecida numa fotografia e a um nome: Noëlle Lefebvre. Quando o corpo deste fantasma continua sem paradeiro, o detetive metamorfoseia-se em escritor, e o passado, num livro escrito a tinta invisível.

Escrito por MÁRIO AFONSO

História que reflete com subtileza sobre a passagem do tempo e as memórias que lhe resistem, em cujos interstícios perduram situações ou imagens que por vezes se apresentam de difícil assemblage“Tinta Simpática”, de Patrick Modiano (Porto Editora, 2021), é um romance que começa por evocar o estilo de um enredo policial, para se converter depois num relato mais intimista, revelando o peso do que aquilo que nos parece vulgar e banal poderá, efetivamente, ter nas nossas vidas. E é nesse conjunto de banalidades, que acabam transformadas em algo extraordinário, que assenta o mais recente romance do vencedor do Prémio Nobel da Literatura 2014.

Trata-se, portanto, de uma história de investigação que gira em torno do desaparecimento de Noëlle Lefebvre, cuja trama se desenvolve ao longo dos anos, com uma calma e constância, própria de quem já conhece o seu resultado. Um longo período que é a busca do próprio passado de Jean Eyben, a quem foi delegado este caso, aparentemente pouco relevante, por ocasião de um emprego temporário que desempenhou, em busca de material que lhe pudesse servir, na perspetiva futura de enveredar pela literatura.

E é o assombro e persistência das memórias relativas a esse caso nunca encerrado que o levam a decidir efetivamente pôr a escrito, ao ritmo dos pensamentos, os passos que deu nesta busca.

Trata-se de uma narrativa que maioritariamente se desenrola na primeira pessoa, mas, que a dada altura, inverte a perspetiva e onde o fantasma que procura se torna o fantasma que contempla, conferindo ao enredo uma complementaridade natural, por via do acréscimo de novas memórias e esquecimentos deste novo ponto de vista, em linha com a temática que pontua a narrativa e com a transversalidade da condição humana. As lacunas de Jean Eyben não são únicas e levam-nos, também a nós, a reconstruir o quebra-cabeças de uma vida e a questionar se tudo o que existe poderá estar já escrito.

“Parece que já estava tudo escrito a tinta simpática. Qual é a sua definição no dicionário? «Tinta com que se traçam caracteres incolores e que escurece pela ação de uma determinada substância.» Ao virar de uma página, talvez comece a aparecer, pouco a pouco, o que foi redigido a tinta invisível, as perguntas que me faço desde há muito sobre o desaparecimento de Noëlle Lefebvre, bem como a razão por que me faço essas perguntas […]”

O importante não será tanto o resultado dessa busca, mas os efeitos sobre os seus protagonistas temporalmente, onde lembranças são recuperadas à boleia de acontecimentos vulgares que precipitam a sua revelação, assim como uma fotografia que se revela ou como o calor faz com a tinta simpática que inspira o título.

Nada é extremo ou excessivo nesta narrativa de desenvolvimento elíptico e tanto os acontecimentos quanto os sentimentos surgem naturalmente, sem esforço aparente e despidos de dramatismo, ou seja, como por acaso.

“A linha de uma vida desaparece atrás de todas essas interferências. Como descobrir a verdade com os sinais contraditórios que uma pessoa deixa atrás de si? E sobre mim próprio, a julgar pelas minhas próprias mentiras e omissões, ou pelos meus esquecimentos involuntários, saberei mais?”

[Fonte: http://www.ruadebaixo.com]

Escrich per Joan-Marc Leclercq

Aquò’s la vida. Totas las lengas deu monde son influenciadas, a un moment, per una(s) auta(s). La quita lenga islandesa, coneishuda coma una de la mès plan conservadas, a totun recebut apòrts deu danés.

Dens nòste parçan, vesèm que lo francés engolís fòrça mots e expressions anglesas (o meslèu americanas), que l’occitan patís a còps d’una francizacion evidenta, mes tanben que daubuns pòden càder dens l’aute tròp en guardar “la mès grana distància de l’occitan per rapòrt au francés” en utilizar mots que son pas fòrça naturaus. N’èi ausit parlar, mès que me’n sap pas vertadèrament mau, pensi qu’es la vida de las lengas.

Per çò de l’anglicizacion deu francés, èi ausit a la ràdio quauqu’un, una ciclista deu Torn de França femenin, qu’uzèc d’un mot “a la mòda” en acabar per díser lo contrari de çò que volèva díser.

Es cool uei lo dia de díser juste au lòc de díser très. Es un anglicisme. Mes quan la hemna voloc díser que lo Torn de França èra, per astre, una enòrma reclama peu ciclisme femenin, quicòm doncas de positiu, digoc “… c’est juste une énorme publicité pour nous …”, çò que pareish pro negatiu, e se pòt comprénguer coma, “es pas una corsa vertadièra, i a pas nat interés esportiu, es pas qu’una operacion comerciala”.

Lo francisme mès important qu’ausiscoi recentament en occitan es “del còp …”, copiat-pegat diréctament de l’expression fòrça fòrça utilizada, especialament peus joens, lo du coup, que servís de ganhar un pauc de temps per soscar a çò que vam díser, e qu’a perdut complètement sa valors de “per consequéncia …” o “doncas …”

E se cau que l’occitan se defena d’una francizacion tròp importanta, cau pas càder dens l’excès contrari, segon daubuns.

Mes s’i a mots navèth qu’entran dens lo vocabulari per error, per jo es pas tròp grèu. Es la vida de cada lenga e la lista deus mots arribats pr’amor d’una deca, a còps pr’amor d’un monge-copista o de la marrida interpretacion deu public, es pro longa.

Ara totis dison “programa” per “emission” o “oportunitat” per “ocasion, parat, escasença”. La significacion an doncas evoluit.

Coma quauqu’un d’estonat es pas mès tustat peu pericle e un pedagògue es pas mès l’esclau que mia los dròlles a l’escòla …

 

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

ONU Derechos Humanos en México acaba de publicar un libro contando historias sobre las valientes acciones de mujeres indígenas defendiendo sus propios derechos. En vísperas del Día Internacional de los Pueblos Indígenas, Noticias ONU te trae la historia de Miriam, una mujer zapoteca que lucha por la preservación de su cultura, su tierra y su lengua.

Miriam Pascual Jiménez, mujer zapoteca de la sierra norte de Oaxaca, es antropóloga social y abogada y ha dedicado gran parte de su vida a la defensa de los derechos humanos de las mujeres y las niñas, y a la preservación de su cultura, su tierra y su lengua. Su historia ha sido recogida en un libro or ONU Derechos Humanos en México.

Miriam Pascual Jiménez, mujer zapoteca de la sierra norte de Oaxaca, es antropóloga social y abogada y ha dedicado gran parte de su vida a la defensa de los derechos humanos de las mujeres y las niñas, y a la preservación de su cultura, su tierra y su lengua. Su historia ha sido recogida en un libro por ONU Derechos Humanos en México.

Miriam Pascual Jiménez es una mujer zapoteca, originaria de la sierra norte de Oaxaca, de la comunidad de Guelatao. Es antropóloga social y abogada y ha dedicado estos últimos años a trabajar por la defensa de mujeres y niñas en temas relacionados con la defensa del territorio, el combate a la trata de personas y la defensa de los derechos de las mujeres en Guelatao.

Miriam, es una mujer muy alegre, solidaria y decidida que ha dedicado una gran parte de su vida a la defensa de los derechos humanos y a la preservación de su cultura, tierra y lengua. Su historia ha sido documentada recientemente en el libro Las valientes aventuras de mujeres defensoras. Relatos para niñas y niños de todas las edades, editado por ONU Derechos humanos.

Miriam creció y vivió en Guelatao y vio como sus familiares, aunque salían de la comunidad por motivos de trabajo o para estudiar, al final siempre volvían para regresar algo a la comunidad.

Ella fue afortunada ya que tuvo la oportunidad de estudiar dos licenciaturas.

“Prácticamente un privilegio dentro de la región. Somos muy pocas personas las que alcanzamos una educación universitaria. Es un tema complicado porque la discriminación en el sistema educativo hacia los pueblos originarios es gigantesca. Entonces en realidad yo logro estudiar porque mi abuela rompe con la tradición del matrimonio forzado hacia ella”, señala.

Primero estudió Antropología Social en Puebla y luego Derecho en la Ciudad de México. Fueron muchos los obstáculos que tuvo de sortear para poder concluir sus estudios: desde discriminación hasta la falta de recursos.

Por ejemplo, tuvo que vender dulces, para terminar las carreras. Pero es en ellas donde se especializa en derechos humanos.

En la primera licenciatura aprendió a documentar casos de violaciones a derechos humanos; y en la segunda, a llevar a cabo litigios estratégicos.

Comenzó a trabajar en diversos temas como delincuencia organizada, pueblos indígenas, desapariciones y trata de personas: “Pero siempre, en mi memoria todos los días, estaba la sierra”.

Miriam es ahora la titular de la Instancia Municipal de la Mujer del municipio de Ixtlán de Juárez.

ONU México – Miriam es ahora la titular de la Instancia Municipal de la Mujer del municipio de Ixtlán de Juárez.

De vuelta a casa

Guelatao es una comunidad que se rige por el sistema normativo de usos y costumbres. Miriam volvió hace unos años a retornar algo a su comunidad.

“Si bien yo soy defensora de derechos humanos, el servicio que yo brindo no solo en la comunidad, sino en la región, está muy enfocado a la promoción y difusión y resignificación de lo que son los derechos humanos. (…) Por eso es necesario el discurso de los derechos humanos, apropiarnos de él para interactuar entre nosotros, pero más para interactuar en ese contexto mundial, porque si no es con los derechos humanos, definitivamente no hay un parámetro de igualdad para relacionarse”, explica Miriam.

Para ella el gran reto en la región es quitar el estigma sobre los derechos humanos, “(…) porque en nuestra vida cotidiana siempre nos han dicho que eso no es para nosotros”. Mientras nosotros no nos asumamos en ese contexto jurídico internacional, vamos a seguir siendo vistos como cosas, como objetos, como patrimonio, no como personas”.

Difundir el mensaje de forma clara

El segundo reto fue hacerlo de una forma que sea respetuosa con la comunidad, que no traiga un lenguaje técnico, que nadie entienda. “Es como si tú creyeras que no existe conocimiento dentro de la comunidad, entonces buscamos dónde estaban los derechos humanos dentro de la comunidad y comenzamos a hacerlo a través de talleres de fotografía, de talleres de radio, de talleres de guion, de talleres de locución. En fin, todo por el tema cultural”.

En este trabajo la radio ha sido la herramienta a través de la cual han logrado difundir información e involucrar a la comunidad que enfrenta dificultadores para tener acceso a tecnología o Internet.

Miriam, además, es ahora la titular de la Instancia Municipal de la Mujer del municipio de Ixtlán de Juárez, que se encarga de guiar a las autoridades para emitir leyes respetuosas que garanticen la vida libre de violencia. También de coadyuvar con la Fiscalía y con las instituciones del Estado, para que tengan un enfoque intercultural.

Para ella hay dos tareas indispensables: fortalecer el proceso de difusión de la información en derechos humanos y eso implica tener una radio propia; y contar con refugio para mujeres víctimas de violencia.

Y, entre tanto, Miriam acude con los jóvenes de la comunidad a grabar cápsulas de radio para difundir información sobre derechos humanos, al tiempo que rescata el conocimiento tradicional de las personas zapotecas de la región.

Este año el Día Internacional de los Pueblos Indígenas tiene como tema “El papel de las mujeres indígenas en la preservación y transmisión del conocimiento tradicional”.

Para ella, haber contribuido a crear el libro publicado por ONU Derechos Humanos “significa la posibilidad de decir que, a pesar de los obstáculos, tenemos que tomar compromisos con la comunidad desde los saberes de la comunidad o desde los saberes de donde los obtengamos. Porque hay conocimiento en todas partes”.

A través de la radio, Miriam difunde información sobre los derechos humanos e implica a los jóvenes de la comunidad.

ONU México – a través de la radio, Miriam difunde información sobre los derechos humanos e implica a los jóvenes de la comunidad.

Amplificar la voz de las mujeres indígenas

Miriam es un perfecto ejemplo del lema del Día Internacional de los Pueblos Indígenas pues, como señala el secretario general de la ONU en un mensaje con motivo de la efeméride, ellas “son defensoras denodadas de las lenguas y las culturas indígenas” y “defienden el medio ambiente y los derechos humanos de los pueblos indígenas”.

Por ese motivo, António Guterres sostiene que “para construir un futuro equitativo y sostenible que no deje a nadie atrás, debemos amplificar las voces de las mujeres indígenas” y destaca que “los conocimientos tradicionales indígenas pueden ofrecer soluciones a muchos de nuestros desafíos comunes”.

Trabajo de la ONU en México con los pueblos indígenas

En México habitan 68 pueblos indígenas, el 10% de su población total.  Su patrimonio lingüístico incluye 68 lenguas originarias, colocando a México en el décimo lugar con la mayor diversidad lingüística del mundo.

La promesa de la Agenda 2030 de no dejar a nadie atrás reviste una importancia crucial para los pueblos indígenas. A su vez, los pueblos y comunidades indígenas tienen mucho que aportar al logro de los Objetivos de Desarrollo Sostenible.

Por ello, las acciones de las Naciones Unidas en México tienen un enfoque de interculturalidad, el cual promueve la diversidad y focaliza esfuerzos para combatir la discriminación, favorecer la inclusión, integración y equidad en el acceso a las oportunidades de desarrollo de los pueblos y las comunidades indígenas.

Algunos de los esfuerzos que acompaña ONU México para alcanzar estos objetivos son:

  • Ayudar al diseño de leyes en materia de igualdad, inclusión y no discriminación en el ejercicio de los derechos de los pueblos indígenas, incluida la consulta previa
  • Promover el derecho a una educación intercultural que fomente sus saberes y tradiciones
  • Crear condiciones de igualdad en la integración de los pueblos indígenas, incluidas las mujeres, en las cadenas productivas
  • Participar en los espacios de toma de decisiones y fortalecer sus capacidades para el empoderamiento económico y la gestión sostenible de los recursos de los pueblos indígenas
  • Gestionar un conocimiento que garantice la libertad de expresión y el desarrollo de medios de comunicación y del patrimonio lingüístico
  • Combatir los distintos tipos de violencia, incluyendo contra las mujeres y defensores de derechos humanos de los pueblos indígenas

[Fuente: http://www.un.org]

Trazas invisibles de una vida misteriosa

Escrito por Débora Vázquez

Como si tuviera un segundo par de ojos incrustado en la nuca, Patrick Modiano (Boulogne-Billancourt, 1945) siempre está avistando el pasado. Tinta simpática, su nueva novela, es otra fracción de la memoria que logra sustraerle al olvido en esa batalla naval despareja y brumosa en la que los recuerdos emergen desacomodados: “El orden cronológico nunca existió para mí. El presente y el pasado se mezclan en una especie de transparencia, y cada instante que viví en mi juventud se me aparece, separado de todo, en un eterno presente.”

La historia de Tinta simpática es la de un aprendiz de detective devenido escritor cuya primera misión es hallar a una mujer desaparecida. Pese a su esfuerzo, Jean Eyben no logra avanzar demasiado en la investigación y a los pocos meses renuncia a su empleo en la agencia Hutte, llevándose como souvenir el expediente de aquel caso inconcluso. Esa carpeta, abandonada por décadas, reaparece un día súbitamente y Eyben, convertido ahora en novelista, comienza a redactar –y de algún modo a retomar– las idas y vueltas de su antigua pesquisa.

Al igual que en casi todas las novelas de Modiano, el protagonista deambula como un sonámbulo por las calles del viejo París; y a ese mapa, hoy ilusorio, se le superponen otros, más o menos improbables, que evidencian la feroz metamorfosis de la ciudad: “Habían derribado los edificios del muelle y, en su lugar, no quedaban más que solares y montones de escombros. Parecía que hubiese habido un bombardeo en esa zona que se llamó luego Le Front de Seine”.

Durante la búsqueda de Noëlle Lefebvre el narrador se topa con individuos turbios, conversa con allegados que refieren apellidos enigmáticos, roba una libreta de un cajón con doble fondo y visita sistemáticamente una poste restante, con el objeto de interceptar alguna misiva que revele datos precisos sobre la identidad de aquella mujer evanescente cuyo rostro cree adivinar en un diminuto retrato de fotomatón.

Cada ínfimo hallazgo de Eyben funciona como un reactivo que vuelve legibles ciertos tramos de la existencia de la misteriosa Lefebvre, cuya vida –al igual que la de todos, según Modiano– parece estar escrita en tinta simpática, es decir, invisible. Es lógico que alguien que concibe invariablemente el mismo libro conjeture finales afines, todos ellos abiertos y colmados de blancos para que el lector pueda esquivar cualquier conclusión unívoca. Darle lugar al otro para que imagine posibles desenlaces es parte de la delicadeza congénita de ese animal tímidamente vital que es Modiano: “Por mucho que examinemos con lupa los detalles de lo que ha sido una vida, quedarán secretos y líneas de fuga para siempre. Y eso me parecía lo contrario de la muerte”.

Tinta simpática

Por Patrick Modiano

Anagrama. Trad.: María T. Gallego Urrutia

123 págs./$ 2050

 
[Fuente: http://www.lanacion.com.ar]