Jean Gabin (1904-1976) était un acteur et chanteur français populaire. Durant la Deuxième Guerre mondiale, cette vedette populaire s’exile aux États-Unis, tourne des films à Hollywood et s’engage dans les Forces françaises combattantes. De retour en France, son physique ayant changé, il peine à renouer avec le succès. Ce n’est qu’un an après Touchez pas au grisbi qu’il retrouve sa place au firmament du cinéma français avec une filmographie brillante. À Boulogne-Billancourt, l’Espace Landowski propose l’exposition Jean GabinArte diffusera le 27 juin 2022 à 20 h 55 « Martin Roumagnac » (Martin Roumagnac – Verrückt vor Liebe) de Georges Lacombe avec Jean Gabin et Marlene Dietrich.

Publié par Véronique Chemla

Exposition

À Boulogne-Billancourt, l’Espace Landowski propose l’exposition Jean Gabinorganisée sous le haut patronage de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot-Narquin.

« L’histoire de Boulogne-Billancourt est fortement marquée par la mémoire du cinéma, qu’elle fait régulièrement renaître en programmant des expositions majeures. Après Brigitte Bardot et Romy Schneider, la ville consacre un hommage — le premier d’une telle ampleur — à un monstre sacré : Jean Gabin, qui détient le record de films tournés dans ses célèbres studios. »
« Icône du cinéma, mythe du XXe siècle, Jean Moncorgé alias Gabin a incarné la France plus qu’aucun autre acteur. »
« Tout commence en 1904 à Mériel, un petit village des bords de l’Oise. Le père, Ferdinand Joseph Moncorgé, chanteur et comédien d’opérette, a installé sa famille dans une maison en face de la gare, d’où il rejoint les cafés concerts de Paris. Le petit Jean Alexis Gabin se rend régulièrement à Boulogne-Billancourt, chez son grand-père, Ferdinand Moncorgé. »
« La fin de la Première Guerre mondiale coïncide avec la mort de sa mère, Hélène. Son père lui offre ses premiers rôles de « saltimbanque » aux Folies Bergère. Jean, devenu Gabin, débute en 1930 dans des films qui reflètent le chômage, la montée puis la chute du Front populaire et la menace grandissante de la guerre. »
« Au cours du conflit, il quitte la France pour Hollywood. Son aventure américaine est de courte durée puisqu’il s’engage en 1943 dans les Forces navales françaises libres, puis rejoint en 1945 la 2e Division Blindée, combat en France et avance jusqu’au nid d’aigle d’Hitler à Berchtesgaden. »
« Après-guerre, le genre policier offre une seconde carrière à Jean Gabin, qui joue indifféremment des rôles de flics, de truands ou de notables et adoube à l’écran de jeunes acteurs comme Delon et Belmondo, puis Depardieu. En 1955, il adopte le dialoguiste Michel Audiard. Acteur caméléon, il endosse un rôle de patriarche qu’il ne quittera plus. »
« Désormais, les productions se font sur son nom. »
« Homme du « cinéma de papa », Gabin se sent en décalage avec son époque et les nombreuses mutations de la société. Il élève des chevaux dans le domaine de 300 hectares qu’il a acheté en Normandie, où il renoue avec la terre. En avril 1976, il préside la première cérémonie des César ; après une centaine de films, Jean Gabin quitte définitivement la scène le 15 novembre suivant, à l’âge de 72 ans. »
« Cette rétrospective propose de raconter son histoire : son enfance sur les bords de l’Oise, puis chez ses grands-parents à Boulogne-Billancourt ; ses débuts dans son « métier de saltimbanque » ; ses rôles légendaires du réalisme poétique à la crise des années 1930 ; son engagement militaire au sein de la 2e DB lors la Seconde Guerre mondiale ; les Trente Glorieuses et la transformation du pays… sans oublier sa passion pour la terre et les chevaux. »
« Son jeu inimitable demeure gravé dans notre mémoire collective. Du flic au truand, du cheminot au chef de clan, du légionnaire au banquier, Gabin a incarné tous les Français avec puissance et sobriété. Un siècle de notre société, représenté par ses films les plus emblématiques, dont certains furent tournés dans les illustres studios de Billancourt (La Grande Illusion, Le Jour se lève…) et de Boulogne (Touchez pas au grisbi, Le Chat, Deux hommes dans la ville…). »
« Conçue en étroite collaboration avec la famille de l’acteur et les partenaires associés à la Ville, l’exposition déclinera notamment, sur 700 m² :
– des objets authentiques conservés au Musée Jean-Gabin de Mériel
– des effets personnels uniques confiés par le fils de l’acteur, Mathias Moncorgé
– des trésors sortant pour la première fois des réserves de la Cinémathèque française
– des pièces issues de la plus grande collection privée consacrée à Jean Gabin
– du matériel cinématographique provenant des studios de Boulogne et de Billancourt
– une quinzaine d’écrans projetant des extraits de films et de documentaires ».
« À la fois cinéphile et historique, mais aussi populaire et ludique, cette manifestation propose également des événements (conférences-débats, ateliers de tournage, etc.), des projections d’une sélection de films dans les cinémas Pathé et Landowski de Boulogne-Billancourt, ainsi que des actions spécifiques destinées au jeune public (supports pédagogiques, animations cinéma, studio de réalité virtuelle…) »
« En parallèle, un beau livre accompagnera l’exposition. Publié aux éditions de la Martinière, ce catalogue riche en références filmographiques et en anecdotes privées est signé du fils de l’acteur, Mathias Moncorgé, et de Patrick Glâtre, spécialiste de Jean Gabin et commissaire de l’exposition. »
La Bête humaine
En 1938, « La Bête humaine » (Bestie Mensch) est réalisé par Jean Renoir avec Simone Simon et Jean Gabin. « Séduit par une femme mariée à un tueur, un cheminot s’engouffre dans l’enfer du crime… Dans cette très belle adaptation d’Émile Zola, Jean Renoir dépasse le naturalisme et met en scène une terrible histoire d’amour où le trio maudit (Simone Simon, Fernand Ledoux et Jean Gabin, dans un de ses plus grands rôles) est pris dans l’engrenage de la fatalité. »
« Jacques Lantier, mécanicien à bord d’une locomotive, est un homme solitaire. Il appréhende ses maux de tête qui le rendent violent jusqu’à la sauvagerie. Témoin dans un train d’un meurtre perpétré par le couple Roubaud, Jacques garde le silence par égard pour la belle criminelle, complice de son mari. Sa discrétion lui vaut les faveurs de Séverine Roubaud. Amante passionnée, elle incite Jacques à tuer son époux qui, depuis le crime, est devenu un être velléitaire, lâche, qu’elle ne respecte plus… »
« Dans cette très belle adaptation d’Émile Zola, Jean Renoir dépasse le naturalisme et met en scène une terrible histoire d’amour où l’instinct prend le pas sur la raison, où la poésie vient au secours de la psychologie ».

« Le trio maudit – le couple Roubaud et l’amant Jacques Lantier (un des plus grands rôles de Jean Gabin) – est pris dans l’engrenage de la fatalité ».

« À cet égard, le personnage de Séverine est fascinant et complexe. Le crime n’a aucune prise sur elle, comme si la notion de faute n’existait pas. Mi-ange, mi-démon, elle porte la mort en elle. Son aveu, quand elle décrit à Lantier le crime perpétré dans le train, fait un écho terrible aux obsessions de son amant : « J’ai plus vécu pendant cette minute-là que pendant toute ma vie passée ».

« Un film remarquable qui, une année avant La règle du jeu, dénonce l’hypocrisie sociale sur fond de passion amoureuse tragique. »

La bête humaine de Jean Renoir « parle de la fatalité et du poids du destin. Il est construit sur plusieurs trios humains liés par des rapports amicaux, conjugaux ou passionnels. Renoir accentue la douceur et la fragilité de Jean Gabin soulignant ainsi la fureur de ses crises de démence. Ensemble, ils donnent naissance à un héros prolétaire, véritable personnage de tragédie ».

Le 7 novembre 2018, à 22 h 35, Arte diffusa « Quand Jean devint Renoir » par Alexandre Moix (2015). « Figure tutélaire du cinéma français, le fils du peintre Auguste Renoir a signé nombre de chefs-d’œuvre, dont « La règle du jeu ». Nourri d’extraits de ses films, de témoignages et, surtout, d’entretiens avec lui, portrait plein de finesse et d’émotion d’un maître qui a toujours cultivé sa part d’enfance et de liberté ».

« Le Quai des Brumes »
« Un an avant Le jour se lève, Le quai des brumes, marque à nouveau la fructueuse collaboration du tandem Carné/Prévert, qui atteindra son apogée en 1945 avec Les enfants du paradis. Reflet de la noirceur du climat d’avant-guerre, cette adaptation d’un roman de Pierre Mac Orlan en propose une version que l’écrivain lui-même qualifiera de « nettement désespérée ». Le Montmartre évoqué dans le livre laisse ainsi place à l’atmosphère pluvieuse et lugubre du Havre. Michèle Morgan et Jean Gabin, au jeu retenu, composent un duo de légende, habitant cette œuvre expressionniste, comme hantée par la tragédie mondiale qui s’annonce. Bouleversant, l’acteur qui a tourné Pépé le Moko de Duvivier et La grande illusion de Renoir l’année précédente devient l’interprète privilégié d’une génération en plein désarroi. En dépit de son pessimisme, cette histoire d’amour fatal entre un déserteur et une pupille de la nation connaît un triomphe immédiat à sa sortie en salles, en 1938. Quelques années plus tard, jugé « démoralisateur » et défaitiste, le film sera interdit par le gouvernement de Vichy ». Les « scènes en décor sont tournées aux studios Pathé de Joinville. Claude Briac, qui suit le tournage, commente la « vraie fête foraine qui était encore, il y a huit jours, au Havre, et qui est venue spécialement pour le film » (Ce soir, 1 février 1938). Le port du Havre a été entièrement reconstitué sur le plateau G du studio de Joinville. Trauner y a construit un décor en perspective, où on fait jouer des enfants de trois ans devant un décor à échelle réduite. D’autre part, La Cinématographie française publie un long article sur le Quai des brumes, « film d’atmosphère », dans son numéro du 11 février 1938. Selon Turquan, l’auteur de l’article, deux plateaux ont été nécessaires à la construction des décors ».« Le Jour se lève »

Arte diffusa les 27 avril et 15 mai 2015 Le Jour se lève, de Marcel Carné (1939), avec Jean Gabin, Arletty et Jules Berry sur un scénario de Jacques Viot. « Barricadé dans sa chambre d’hôtel, François se souvient. Il a vécu une histoire d’amour toute simple avec Françoise, orpheline comme lui, saccagée par le cynisme sans scrupules de Monsieur Valentin, montreur de chiens. Il songe aussi à Clara, la compagne malheureuse de cet homme qu’il vient de tuer sans regrets. Bientôt, la police donnera l’assaut… »

Dans Le jour se lève, « la chambre s’oppose à la rue comme le présent s’oppose au passé. En bas, les badauds attendent et aimeraient sauver le jeune homme. Mais il ne peut les comprendre. Il est trop enfermé dans son passé, qu’il revit tout au long du film. Et puis il est trop haut, au dernier étage d’un immeuble de banlieue. Tout comme la beauté des images dues à Curt Courant, les décors d’Alexandre Trauner contribuent à la perfection du film : « Nous avions un homme isolé dans l’immeuble et la foule autour qui essaie de le sauver, […] C’est à cette impossibilité de communication qu’il fallait donner une dimension physique. » (Alexandre Trauner). Un film manifeste du réalisme poétique, dans lequel Gabin, inoubliable, donne âme et chair aux dialogues de Prévert ».

« L’histoire de Viot, c’était celle d’un ouvrier coincé dans une chambre d’hôtel et acculé à un crime. Dans son idée, le gars n’était pas très haut, au premier ou au deuxième étage disons. Et c’est au fur et à mesure que Jacques et Viot ont progressé sur le scénario que nous nous sommes aperçus que nous avions un homme isolé dans l’immeuble et la foule autour qui essaie de le sauver et que c’est à cette impossibilité de communication qu’il fallait donner une dimension physique. Moi, je pensais qu’il fallait qu’il soit assez haut, qu’il surplombe la foule. et que ce soit un endroit assez moderne et sinistre à la fois. Et quand j’ai dessiné ma maquette, je les ai tout de suite persuadés. Evidemment, j’ai eu plus de difficultés avec le producteur qui sait bien que plus on monte haut plus ça coûte cher et qui essayait de me faire diminuer, de rogner un étage ou deux. Heureusement, Carné et Prévert ont tenu bon et on a quand même obtenu de monter la maison comme on le voulait. Il s’agit vraiment ici de conception et il faut l’admettre comme telle ; on ne peut pas toucher au principe. Il ne reste qu’à persuader les autres. Souvent mon travail c’est aussi de persuader des gens. Je n’ai eu ici aucune difficulté à persuader Prévert et Carné qui étaient entièrement d’accord avec moi, et Viot aussi. Ensemble ensuite, après de longues luttes avec le producteur, nous avons obtenu un décor tout de même assez exceptionnel et qui a prouvé que nous avions raison. Il fallait vraiment que notre personnage soit isolé, inaccessible, tout petit en haut de ses cinq étages », a déclaré Alexandre Trauner.

« Martin Roumagnac »

Arte diffusera le 27 juin 2022 à 20 h 55 « Martin Roumagnac » (Martin Roumagnac – Verrückt vor Liebe) de Georges Lacombe.

« Un maçon tombe éperdument amoureux d’une belle audacieuse… Ce mélodrame sur la fatalité de la passion et des barrières de classes est le seul film qui réunisse à l’écran le couple mythique Jean Gabin et Marlene Dietrich. »
« Dans une petite ville de province, Blanche Ferrand, aventurière aux belles manières, espère épouser un riche consul, M. de Laubry, dont la femme est gravement malade. Un soir où elle assiste à un match de boxe, Blanche rencontre Martin Roumagnac, entrepreneur en maçonnerie, qui tombe éperdument amoureux d’elle. C’est le début d’une liaison passionnelle, à laquelle Blanche se prête d’abord par fantaisie, puis par amour. Martin achète un terrain, lui fait construire une villa, se ruine pour elle. Mais la femme du consul finit par mourir et ce dernier somme Blanche de choisir…
« Unique film français de Marlene Dietrich, Martin Roumagnac est aussi le seul qui la réunisse à l’écran avec Jean Gabin, au lendemain de leur exil hollywoodien ».
« Débarqués en France en 1945, les deux comédiens, dont le baiser public au milieu des troupes alliées a fait le tour du monde, sont censés interpréter les rôles principaux du film de Marcel Carné Les portes de la nuit. »
« Mais les exigences de Gabin, qui s’est déjà brouillé avec la RKO en Amérique, faute d’avoir pu imposer sa maîtresse à ses côtés, le fâchent avec le réalisateur ».
« L’acteur choisit alors de tourner Martin Roumagnac, d’après un roman de Pierre-René Wolf, dont il a acheté les droits : un drame amoureux causé par l’incompréhension et la méconnaissance de l’autre, renforcées par les barrières de classes et l’étroitesse du milieu provincial ».
« La sensualité torride qui unit les deux stars dans la vie, le contraste glamour de leur séduction d’aventurière et de prolo éclatent à l’écran. Pour la première et dernière fois, puisqu’ils se sépareront peu de temps après. »
« La Bête humaine » de Jean Renoir
France, 1938
Image : Curt Courant
Montage : Marguerite Houlet Renoir, Suzanne de Troeye
Musique : Joseph Kosma
Production : Paris Film
Producteur/-trice : Robert Hakim et Raymond Hakim
Scénario : Jean Renoir
Avec Jean Gabin, Simone Simon, Fernand Ledoux, Julien Carette, Jenny Hélia, Colette Régis, Gérard Landry, Blanchette Brunoy
Auteur : Emile Zola
Sur Arte les 7 novembre 2018 à 20 h 55, 12 novembre 2018 à 2 h 15
Visuels :
Fernand Ledoux, Simone Simon et Jean Gabin
Simone Simon et Jean Gabin
Jean Gabin
Jean Gabin et Jenny Hélia
© 1938 STUDIOCANAL

« Martin Roumagnac » de Georges Lacombe

France, 1946, 1 h 44
Auteur : Pierre-René Wolf
Scénario : Pierre Véry, Georges Lacombe
Production : Alcina
Producteur : Paul-Edmond Decharme
Image : Roger Hubert
Montage : Germaine Artus
Musique : Giovanni Fusco, Marcel Mirouze
Avec Jean Gabin (Martin Roumagnac), Marlene Dietrich (Blanche Ferrand), Margo Lion (Jeanne Roumagnac, la sœur de Martin), Jean d’Yd (l’oncle de Blanche), Daniel Gélin (surveillant de collège, amoureux de Blanche), Jean Darcante (l’avocat), Marcel Pérès (Paulo, le chef de chantier), Camille Guérini (Mr Gardin, le facteur), Henri Poupon (Mr Gargame, le promoteur), Lucien Nat (Mr Rimbaut, l’adjoint au maire), Paul Amiot (le président du tribunal), Marcelle Hainia (Mme Percheron, la pompiste), Jean Heuzé (le procureur du tribunal), Charles Lemontier (Mr Bonnemain), Georges Bever (un joueur de belote), Paul Faivre (l’acheteur du magasin de Blanche), Julien Maffre (un ouvrier), Marcel Herrand (M. de Laubry, le consul)
Sur Arte les 27 juin 2022 à 20 h 55 et 11 juillet 2022 à 13 h 35
Sur arte.tv du 27/06/2022 au 26/07/2022
Du 9 mars au 10 juillet 2022
Espace Landowski
28, avenue André-Morizet. 92100 Boulogne-Billancourt
Tél. : 01 55 18 53 00
Du mardi au dimanche de 11 h à 18 h

 

 

[Source : http://www.veroniquechemla.info]

El llibre conté 1.789 poemes datats entre 1850 i 1886 d’acord amb l’edició de R. W. Franklin

El Magnànim publica la poesia completa d’Emily Dickinson en una edició bilingüe anglés-valencià

Escrit per DLV

La Institució Alfons el Magnànim-Centre Valencià d’Estudis i d’Investigació acaba de publicar Poemes 1850-1886d’Emily Dickinson. El llibre, el número 31 de la col·lecció Poesia, dirigida per Vicent Berenguer i fundada per Marc Granell, compta amb traducció de la filòloga i membre de l’Acadèmia de la Valenciana de la Llengua Carme Manuel, i és una edició bilingüe (anglés-valencià) d’aquesta poeta pràcticament desconeguda en vida, tant als Estats Units com a la resta de món.

A partir de la divulgació de la seua obra en el segle XX, Emily Dickinson ha obtingut com més va més reconeixement per la singularitat de la seua poesia, com també per la seua complexa personalitat humana a mesura que es coneix i se l’estudia més.

Emily Dickinson, una poeta independent

Emily Dickinson escriu una poesia independent dels romàntics i dels contemporanis, el seu és un estil molt lliure, amb una sintaxi i una puntuació peculiars, fa moltes el·lipsis, talla períodes amb guionets, utilitza les majúscules quan vol donar importància a una paraula, etc. Tanmateix en aquests versos de ritme admirable tot funciona al servei del poema, amb gran sentit de l’experimentació lèxica i de la ironia. És en els poemes curts, que són els més, on millor es constaten tots aquests efectes.

Aquesta publicació, segons la posterior edició completa feta per R. W. Franklin, és la primera traducció en les nostres lletres de l’obra poètica d’Emily Dickinson de cap a cap. I sens dubte la lectura de la diversitat de tons i temes del món dickinsonià farà gaudir i valorar aquest extraordinari llegat de tres dècades de vida i poesia.

La seua cambra, el seu món

Emily Dickinson (Amherst, 1830-1886) sempre visqué a la casa familiar del carrer Major d’un poble d’interior de l’estat de Massachusetts, en la regió cultural i històrica de Nova Anglaterra. El seu pare era un advocat de prestigi, jutge, representant polític i tresorer de l’Amherst College, fundat al seu torn pel pare d’aquest, l’avi d’Emily, un centre amb la intenció de preservar la tradició i formar mestres i predicadors que estengueren la fe en l’ortodòxia. La mare d’Emily fou sempre una persona discreta, afectuosa amb els tres fills: Austin, Emily i Lavinia. Austin es casà amb Susan Gilbert, la Sue dels poemes, i Lavinia, igual que sa germana, passà la vida dedicada a les tasques domèstiques i familiars, i tampoc no es casà.

Emily, acabada l’etapa d’ensenyament, romangué sense eixir del domicili i, a partir d’un punt, de la seua habitació feu el seu món. Abans només havia fet uns breus i curts viatges. La correspondència que mantingué des de llavors amb parents i amistats, entre aquestes la seua cunyada, fou l’única relació amb l’exterior, composta per un miler de cartes i notes.

Dona culta, amb un coneixement profund de moltes disciplines, llegí i s’inspirà en la Bíblia, en l’observació de la natura i en autors com ara Shakespeare, els poetes metafísics, John Milton, William Wordsworth, John Keats, Ralph W. Emerson, i en autores com ara Charlotte, Emily i Anne Brontë, Elizabeth Gaskell, George Eliot i, especialment, en Elizabeth Barrett Browning.

 

[Font: http://www.laveudelsllibres.cat]

Escrito por Prensa Comunitaria

Este artículo fue originalmente publicado por Elías Oxom en Prensa Comunitaria [1], luego editado y republicado en Global Voices bajo una alianza entre medios.

Adela Choc Cuz, integrante del Consejo Ancestral Maya Q’eqchi’ del municipio El Estor en el este de Guatemala, y su hija Sandra Tec Choc, fueron liberadas durante la madrugada de 17 de mayo, después de que un grupo de personas las mantuvieran secuestradas, acusándolas de brujería por la condición crítica de salud de una mujer de la comunidad.

Según Choc Cuz, fueron detenidas en la vivienda por más de 18 horas, sin permitirles consumir alimentos ni agua, además de ser golpeadas por integrantes de la familia. Choc perdió su ropa, muebles, utensilios de cocina; tenía un molino de nixtamal, una refrigeradora, una máquina de coser y tres bicicletas.

La guía espiritual forma parte de la resistencia antiminera en El Estor; era acusada de brujería por parte del señor Mario Caal Pec, hermano de Selvin Pec, dueño de la radio evangélica La Voz de Chichipate. El presidente de Guatemala Alejandro Giammattei mantiene buenas relaciones [2] con las iglesias evangélicas conservadoras del país, sobre todo en asuntos que polarizan a Guatemala como las leyes sobre la salud reproductiva de la mujer.

En Guatemala, la gran mayoría de personas afirman ser cristianos: 45% de guatemaltecos dicen profesar la religión católica, según un censo [3] de 2015, y el 42% indica ser evangélico. Las religiones protestantes están arraigándose más y más en Guatemala, que está viviendo una «explosión pentecostal [4] [PDF]».

Muchas personas indígenas profesan el catolicismo o evangelismo, a veces fusionando el cristianismo con creencias mayas en sincretismo [5]. Según los informes y los censos [3], la población indígena guatemalteca, que incluye 24 grupos étnicos, varia entre 45% y 60% de la población. El Grupo Internacional de Trabajo sobre Asuntos Indígenas explica que «es notoria la desigualdad entre la población indígena y no indígena en términos de empleo, ingresos, salud y educación. Las estadísticas demuestran prácticas persistentes de racismo y discriminación contra los pueblos indígenas.»

Choc Cuz declaró: “Me acusan de ser bruja, yo nada más soy una guía espiritual. Exijo justicia a las autoridades. El señor Simón Tun Sacul me agredió, amenazó con decapitarme, indicando que era kaibil [6][una unidad élite del Ejército] y me tiró al suelo. Yo no tengo ningún delito, tengo siete hijos, todos son buenas personas. Me rociaron con gasolina en todo el cuerpo, responsabilizo al COCODE [el consejo comunitario], que avaló todo esto”.

Por su parte, Humberto Cuc, miembro del Consejo Ancestral Maya Q’eqchi’, condenó estos hechos y dijo que Adelina Choc Cuz es una guía espiritual y parte del Consejo Ancestral. “Hemos realizado ceremonias mayas con ella, es doloroso lo que le pasó. Muchas veces la gente se equivoca y piensa que al hacer nuestras prácticas culturales ya estamos haciendo brujería. En cambio, nosotros respetamos a las religiones evangélicas. Cuando te ven utilizando las candelas en la siembra, ya lo acusan a uno de practicar brujería”, agregó.

También mencionó que los consejos ancestrales desde hace mucho eran los guardianes, cuidaban los cerros y los ríos, pero conforme pasó el tiempo cambiaron de nombre. “A ella la odian por ser parte de la resistencia antiminera. El odio hacia ella empezó cuando difundió y denunció todo lo que estaba haciendo la minería en el mes de octubre”, indicó Humberto Cuc.

El municipio de El Estor está atravesando tensiones [7] por la resistencia de los pobladores a una minera de níquel de la Compañía Guatemalteca del Níquel (CGN), filial del grupo suizo Solway Investment. Según los pobladores, que son en mayoría de origen maya Q’eqchi’, la mina Fénix está contaminando el lago de Izabal y disminuyendo la población de peces. A finales del año 2021, los habitantes vivieron bajo un estado de sitio de parte del Gobierno de Guatemala y fueron vigilados por soldados armados, después de que su lucha de años llegó a un punto culminante de protestas.

La guía espiritual fue liberada a las tres de la mañana, cuando el grupo de personas se dispersó y quedaron solo los 15 integrantes del COCODE, que la tenían retenida en la casa.

Después de que Adela Choc Cuz y su hija fueron liberadas, con el apoyo de representantes de la Procuraduría de los Derechos Humanos y de la Policía Nacional Civil, Adela Choc Cuz dijo a Prensa Comunitaria: “He sufrido vejámenes por parte del COCODE [Consejo Comunitario de Desarrollo [8]] liderado por José Ich. Llegaron a incendiar mi casa con gasolina y a detenerme. Me he quedado en la calle, quemaron todas las cosas que tenía, quemaron la escritura de mi terreno y cinco mil quetzales en efectivo”, indicó.

Al ser liberada, tenía golpes fuertes en la frente. Quienes la agredieron le prohibieron que regresara a la comunidad y dijeron que realizarían una asamblea el 18 de mayo, para proponer que sea expulsada del lugar. La guía espiritual presentó una denuncia ante el Ministerio Público.

El abogado Juan Castro, del Bufete para Pueblos Indígenas [9], comentó que en la mayoría de los casos el Estado deja en impunidad las graves violaciones de este tipo. También mencionó que el delito de brujería no existe.

En opinión de German Choc, del Colectivo de Guías Espirituales “Oxlaju Q’anil”, la función de un guía espiritual en la sociedad es ayudar a las personas, promover las prácticas culturales del pueblo maya y ayudar a resolver los problemas. Además, son contadores del tiempo.

“Exijo que al Estado que se pronuncie para disminuir estos casos. También exijo a los dirigentes de las iglesias y sectas para que dejen de criminalizar a los guías espirituales y que promuevan la convivencia en paz, que dejen a los pueblos hacer sus prácticas culturales y espirituales tal como establece la Constitución Política de la República de Guatemala en su artículo 66, donde el Estado reconoce, respeta y promueve sus formas de vida, costumbres, tradiciones, formas de organización social, el uso del traje indígena en hombre y mujeres, idiomas y dialecto de los distintos pueblos de Guatemala”, concluyó.

Fotos: Juan Bautista Xol

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo: https://es.globalvoices.org/2022/06/06/guatemala-liberan-a-guia-espiritual-maya-qeqchi-senalada-de-brujeria/

URLs en este posteo:

[1] Prensa Comunitaria: https://www.prensacomunitaria.org/2022/05/el-estor-liberan-a-guia-espiritual-maya-qeqchi-senalada-de-brujeria/

[2] buenas relaciones: https://concriterio.gt/giammattei-y-el-rebano-evangelico-dos-leyes-a-cambio-de-apoyo-politico/

[3] según un censo: https://www.iwgia.org/es/guatemala.html

[4] explosión pentecostal: https://es.globalvoices.orgfile:///D:/Downloads/jcestrada,+CSH__6.2+25+marzo+2020-85-99.pdf

[5] sincretismo: https://es.wikipedia.org/wiki/Religi%C3%B3n_en_Guatemala#cite_note-3

[6] kaibil : https://es.wikipedia.org/wiki/Kaibil#:~:text=Los%20kaibiles%20(en%20singular%20kaibil,operaciones%20contra%20la%20delincuencia%20terrorista.

[7] tensiones: https://www.france24.com/es/am%C3%A9rica-latina/20211027-comunidad-el-estor-protesta-minera-guatemala-n%C3%ADquel-co

[8] Consejo Comunitario de Desarrollo: https://es.wikipedia.org/wiki/Consejos_Comunitarios_de_Desarrollo_(Guatemala)

[9] Bufete para Pueblos Indígenas: https://namati.org/network/organization/bufete-para-pueblos-indigenas/

As casas populares

SEMPRE QUE alguma música, quadro, livro me surpreende muito, fico rindo que nem boba, feliz. Pois fui à exposição e ao relançamento do livro de Anna Mariani, « Pinturas e Platibandas », da editora IMS, e fiquei disfarçando, com a tal vontade de rir. Eu já ouvira falar muito nas casas da Mariani, mas, nas vezes em que as vi em jornais e revistas, me pareceram pinturas. Já viram essas fotos?

São umas casas populares, em regiões bem pobres do Brasil, no Nordeste, no sertão, perto ou longe do mar, não importa, são casas « sem eira nem beira », a fachada é como um muro de taipa pintada de cal colorida, a porta e uma janela ou duas, de madeira. E a platibanda que esconde as telhas. É desse módulo que se desenvolve toda uma dança de diferenças. A começar com as cores. Cor-de-rosa, muito rosa, verde escandaloso, azuis, brancas inteiras como noivas, lilases, ocre, amarelo manga. « Vamos e venhamos, sem o telhado à vista a casa não se enfeita, é uma parede. O que não foi problema para os pedreiros, pintores e moradores. Coloriram tudo, e por que não uma decoração, uma firula aqui, outra acolá, afinal cada casa é uma, não é a outra ».

Quem seriam esses pedreiros pintores? De onde tiraram essa arte de ornamento tão especial e criativa? Estamos no Nordeste, as casas são pequenas, populares, o que significam esses adornos? De que pedreiros saíram? Um toque de Chrysler Building na fachada, espirais de Vitrúvio na platibanda branca, festões azul-marinho entre as janelas. Pedreiro lembra maçom, « arts and crafts », símbolos, selos das cartas, bandeiras esticadas, fotos nos jornais de antanho. Art déco. Lampião lia jornais para saber o mundo com chapéu enfeitado de estrelas.

Desenhos geométricos, quadrados, triângulos, cruzes, o Sol, modernistas de Pernambuco, de Goiás, de Miami. A acácia, deltas, as réguas e compassos, coroas, treliças, estrelas de cinco pontas, pedras ingênuas desenhadas, cristãos, mouros e judeus amarrados com graça, despojamento e equilíbrio.

No primeiro momento achei que num minuto eu saberia dizer quem morava dentro delas, como eram os trastes de couro, as vassouras, as cuias, o chão muito limpo, as panelas areadas, a bilha fresca, a corrida atrás da única franga pilhada em flagrante. Achei que poderia ouvir o barulho das crianças, o pigarro do homem com seu cigarro de palha, a cantiga da mulher cozinhando. Claro que o assunto caberia numa coluna de comida, pois são casas, são focolares, são fogões.

Mas, acreditem, as casas não conversaram comigo de dentro para fora. Nada. Fui incapaz de adivinhar o doce de espécie, a piaba, o cheiro de chuva, de sol a pino (um pouco), de roupa batida na tina. As fotos guardaram a intimidade das pessoas. Afinal, não é essa a vocação das casas em contraste com a rua? Guardam. Fachadas cuja alegria nos desarma.

Duvido que as pinturas sirvam como máscaras para disfarçar a tristeza de um povo desinfeliz. Quem pinta a fachada de azul pavão com listras vermelhas não está escondendo a chatice do viver. Nem vem. São bonitezas da alma. São sonhos fritos com canela e açúcar.

O que vale a imaginação com um pouco de cal e pó de tinta. Os construtores das casas de Anna Mariani, além de entrarem no túnel do tempo, deram uma boa volta ao mundo antes de sentar praça no sertão. Sou pobre, mas sou feliz, é mais pobre quem me diz. Eis a questão.

May be an image of outdoors

O texto original de NINA HORTA não contém as ilustrações.

Passeio virtual pela exposição « Pinturas e Platibandas » da fotógrafa Anna Mariani no Instituto Moreira Salles em São Paulo.

 

[Fonte: zelinha-zelinha.blogspot.com]

Dans le monde juif orthodoxe, les femmes ont rarement accès aux textes religieux et sont en général absentes des lieux d’études talmudiques, contrairement au judaïsme libéral

La rabbin franco-suisse Eliora Peretz dans une synagogue de Jérusalem, le 22 mars 2022. (Crédit : Menahem Kahana / AFP)

La rabbin franco-suisse Eliora Peretz dans une synagogue de Jérusalem, le 22 mars 2022.

Née dans une famille chrétienne en France, Eliora Peretz s’est convertie au judaïsme pour s’imposer comme l’une des rares femmes rabbins orthodoxes en Israël. Seul hic, et non le moindre, elle ne peut officier à la tête d’une synagogue, un poste réservé aux hommes dans ce courant du judaïsme.

Dans le monde juif orthodoxe, les femmes ont rarement accès aux textes religieux et sont en général absentes des lieux d’études talmudiques, contrairement au judaïsme libéral, où des femmes peuvent devenir rabbins, à l’instar de la Française Delphine Horvilleur.

Ancienne journaliste et mère de deux enfants, Eliora Peretz, 40 ans, est l’une des rares femmes en Israël à avoir obtenu, il y a quelques mois, un diplôme de rabbin, décerné par le rabbin Daniel Sperber, d’un courant de l’orthodoxie plus ouvert que les autres.

Mais son diplôme, décerné après trois ans d’études intensives, n’est pas reconnu par le rabbinat israélien et elle ne pourra donc pas officier dans une synagogue.

« Je ne vais pas évoluer dans une société qui va me dire ‘madame, bienvenue’ », déplore Eliora Peretz, qui espère s’imposer comme une « pionnière », en ouvrant la voie à une génération qui « bénéficiera du travail que nous faisons ».

Elle a pourtant étudié exactement selon le même cursus que les rabbins « reconnus » et connaît donc tout des lois alimentaires, de celles sur le repos hebdomadaire du shabbat, la vie en couple, le mariage ou la période de deuil.

« Rien n’interdit qu’une femme puisse marier un couple dans nos textes mais pourtant, c’est interdit en Israël », s’insurge Eliora Peretz, dans un entretien à l’AFP réalisé dans une synagogue de Jérusalem.

Plusieurs femmes orthodoxes dans le même cas qu’elle s’étaient tournées vers la Cour suprême israélienne en 2019 pour forcer le rabbinat à permettre à des femmes de passer les examens en vue d’obtenir le diplôme, réservé à la gente masculine.

Mais il n’y a eu guère d’avancées, puisqu’une seule Israélienne, Shira Mirvis, exerce depuis un an à la tête d’une communauté orthodoxe, à Efrat, implantation de Cisjordanie, regrette Eliora Peretz, dont les cheveux blonds sont en partie recouverts d’un foulard comme le portent les juives orthodoxes mariées.

À défaut d’être rabbin d’une communauté, elle pourrait être un guide spirituel et donner des cours, répondre à des questions de fidèles sur les sujets qu’elle maîtrise « autant qu’un rabbin » masculin, dit-elle.

« Pour moi, le rôle du rabbin est d’aider à donner du sens dans la pratique du judaïsme au quotidien », explique-t-elle, affirmant vouloir aider les « gens qui se posent des questions ».

La rabbin franco-suisse Eliora Peretz dans une synagogue de Jérusalem, le 22 mars 2022.

« Dieu est ma lumière »

Avant de devenir rabbin, Eliora Peretz, née Alexandra à Strasbourg, a eu une autre vie. Docteure en communication politique et journalisme, elle a choisi de s’investir dans les études religieuses.

Cette Franco-Suisse, qui a vécu en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, raconte avoir « ressenti depuis (sa) plus tendre enfance » un attrait pour le judaïsme.

« Un parcours de rencontres » l’a ensuite poussée à se convertir, en choisissant le nom d’Eliora, qui signifie en hébreu « Dieu est ma lumière ».

« En étudiant, au fil des années, je me suis rendue compte que ce qui était offert aux femmes était limité dans la profondeur des sujets abordés, donc je n’ai pas eu le choix que de devenir rabbin pour étudier ce qui me fascinait », explique-t-elle.

« Devenir rabbin est venu de ma passion pour les textes de la Torah et pour le peuple d’Israël », affirme-t-elle, alors qu’elle continue d’approfondir les textes, plusieurs fois par semaine, dans un centre d’études à Jérusalem.

« Madame le rabbin » ou « madame la rabbine » ? Mme Peretz privilégie la deuxième option, mais estime ce débat de moindre importance.

« Mon but principal est d’arriver à un échange, à des rencontres et je ne veux pas me bloquer pour un titre car sinon, je n’aurais rien fait », assure-t-elle.

Elle refuse d’être au centre de controverses, évite les débats sur le féminisme religieux et estime que « personne ne prend la place de l’autre, personne ne combat l’autre ».

« On ajoute de la connaissance et c’est une bénédiction pour tous et toutes », ajoute la rabbine, sourire aux lèvres.

[Photos : Menahem Kahana / AFP – source : http://www.timesofisrael.com]

Orhan Veli

Pensa no ke el sol me da estrechura,

Orhan Veli Kanık

Tradusido por: Avram Mizrahi

Pensa no ke el sol me da estrechura, »

Kualo pasa si arivo la primavera?

Si las almendras enfloresen?

No es la muerte al kavo.

Bueno i si ke si yo no me espanto

Kon la muerte ke va vinir kon el sol

Yo ke kada avril mas mansevo de un anyo

Kada primavera un poko mas amorozo

??Yo me espanto

Ay, amigo mio, mi ansya es otra… »??

[Orijin: http://www.salom.com.tr]

Escrito por XESÚS ALONSO MONTERO

A personalidade literaria de Florencio Delgado Gurriarán (1903-1987) xerou, antes do 17 de maio, unha bibliografía bastante caudalosa (reedicións dos seus libros de poesía, antoloxías, estudos, biografías, mostras bibliográficas…), pero non tiña noticia eu de que poemas seus fosen traducidos ao castelán ou a outras linguas. Nunha recente viaxe a Barcelona, mans amigas agasalláronme cun opúsculo no que figuran once poemas de Delgado Gurriarán, algúns de considerable extensión. A escolma, aínda que moi breve, é representativa da musa plural do noso poeta: textos patrióticos, textos paisaxísticos e matrióticos, versos de denuncia da represión franquista en Galicia, poemas elexíacos, un poema sociolingüístico…

Responsable da «selecció» é María Xesús Lama, profesora de Filoloxía Galega na Universidade Central de Barcelona, e da «tradució», Eduard Velasco, filólogo catalán moi versado en galego, idioma no que é autor de poemarios e relatos, algúns galardoados con importantes premios.

Cómpre aclarar que a profesora María Xesús Lama non só é estudosa da obra literaria de Delgado Gurriarán senón que é pioneira nestes estudos. Xa en 1999 publicou un interesante artigo sobre os «poemas mexicanos» do escritor que viviu décadas no exilio de México. Na cuberta deste opúsculo ofrécesenos un texto moi didáctico, sen dúbida da profesora galega, no que lemos: «Autor de poemas centrados no canto á súa comarca valdeorresa antes da guerra, a celebración do entorno natural cede protagonismo ao viño como froito da terra e símbolo do fluxo que circula permanentemente desde o subsolo ao alento vital dos seus habitantes. Esa concepción da vida como inmersión nun ecosistema aflora tamén no exilio e así xorden os poemas mexicanos».

O coidado opúsculo titúlase Enfeitar ou ceo / Abillar o cel e foi publicado na colección Chan da Pólvora (Barcelona, 2022), colección —case de bibliófilo— que dirixe a propia profesora Lama. Que eu saiba, existen dous números anteriores, tamén vencellados ao Día das Letras Galegas: o do ano 2021, dedicado a Xela Arias, e o do 2020, a Ricardo Carballo Calero.

[Fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Escrito por PORFIRIO HERNÁNDEZ

El pasado 27 de mayo se cumplieron 49 años de la muerte del poeta mexicano José Carlos Becerra (1936-1970), cuya obra resuena con intensidad en los oídos de un numeroso grupo de lectores en México, que mantiene viva la memoria de uno de los poetas jóvenes de México por siempre.

A su inesperada muerte, en Brindisi, Italia, siguió una recopilación de su obra, titulada El otoño recorre las islas, publicada originalmente por la Editorial Era en 1973, y luego, al cabo de tres ediciones en la primera editorial, en un tiraje más grande, en la colección Lecturas Mexicanas en 1985. El dato no es menor: gracias a esta edición, la obra del poeta nacido en Villahermosa, Tabasco, obtuvo un reconocimiento más amplio, acorde al prestigio que hoy lo respalda entre las nuevas generaciones de lectores.

A mí me sedujeron sus versos de amplia pronunciación, elaborados desde el horizonte de una infancia perdida y solo parcialmente recuperada por el poder de “La Palabra, la misma, devorando mi boca”.

Alejandro Aura (1944), Elsa Cross (1946) y David Huerta (1949), entre muchos otros, han visto en Becerra a un poeta de voz madura, aunque no les pasa inadvertido el desequilibrio que le representó enfrentarse a la poesía: “El lenguaje se lleva, aquí y allá, al poeta, haciéndole decir cosas que no parece decir sino por automatismo reflejo, que no es todavía esa gracia del lenguaje que se expresa ‘el mismo’, liberado por el poeta”, escribió el poeta y ensayista Gabriel Zaid, en referencia a la obra del poeta tabasqueño. Pero esa gracia existe: detrás de los grandes espacios de su poesía, de su gusto por las frases largas y de honda resonancia y melancolía, está la fuerza motriz que impulsa a una voz lírica renovada y original en el espectro de la poesía de tiempo.

Invariablemente, el dolor y el amor están ligados en esos poemas. María Luisa Mendoza (1930) escribió que los temas de la poesía de José Carlos Becerra resumen el significado de la aristocracia tabasqueña, la memoria de su madre, las historias de su niñez… Sus evocaciones construyen el sistema de referencias que cruza la experiencia de los lectores, hasta despertar en estos la excitación de una experiencia propia.

Ese es, me parece, el sentido de Incurable (Era, 1987), el extenso poema de David Huerta que recupera el aliento poético de El otoño recorre las islas, a la manera de un homenaje de un poeta a otro: “El mundo es una mancha en el espejo” dice el primer verso del vasto poema huertiano; así es la obra de José Carlos Becerra para quienes lo leímos después: una mancha de poesía en la bruñida superficie de la imaginación. Cuántas veces deseé haber conocido a ese personaje que, antes de partir a Inglaterra e Italia, trabajó en distintos despachos de publicidad, donde se codeó con buenos amigos como Margarita Jiménez Urraca y Guillermo Fernández García, con quienes tuve la oportunidad de conversar sobre José Carlos, un autor cuya obra es vasta, múltiple y certera. Leer la obra de José Carlos Becerra constituye una reconciliación con la poesía, cuando parece que más falta nos hace leer la vida desde este punto de vista.

 

[Fuente: http://www.milenio.com]

 

 

Fòrça deputats se son meses d’acòrdi per emplegar lo basco, lo catalan o lo galèc e son estats reprimits

VilaWeb

Al Congrès dels Deputats espanhòl s’es tengut aquesta setmana un debat sus la reforma del reglament per fin que se pòsca emplegar lo catalan, l’occitan, lo basco e lo galèc dins la cambra parlamentària. Es fòrça probable que la proposicion capite mal, puèi que los partits majoritaris de portada espanhòla s’i opausan. Pasmens, lo debat a portat una revòlta lingüistica de certans deputats catalans, galècs e bascos.

Quand la deputada Montse Bassa (ERC) comencèt son intervencion en catalan, lo vicepresident de la cambra li retirèt la paraula en li demandant que parlèsse en espanhòl, coma o establís lo reglament del Congrès. Puèi, se levèt la paraula al deputat Albert Botran (CUP) per s’èsser exprimit en catalan e al deputat Néstor Rego (BNG) per aver parlat en galèc. Puèi foguèron tanplan reprimidas las intervencions de Míriam Nogueras (JXCAT) e Joan Baldoví (Compromís) per aver fach servir lo catalan e de Mertxe Aizpurua (EH Bildu) per aver emplegat lo basco. En seguida, encara parlèron quatre autres deputats en intercalant l’espanhòl dins lors parladisses en catalan e basco.

Los incidents faguèron venir mai qu’evidenta la discriminacion que patisson las lengas minorizadas de l’estat, e mai sián oficialas. En consequéncia,  ERC, JxCat, CUP, PDECat, Compromís, PNB, EH Bildu e BNG an publicat una declaracion conjoncha.

“Lo Congrès expausa clarament la situacion de privilègi del castelhan. Es quitament pas establit dins lo reglament, mas la presidéncia [de la cambra] se fonda suls usatges e costumas per rebutar l’expression en quina autra lenga que siá, a la diferéncia d’autres parlaments que rebaton lo plurilingüisme, coma lo de Soïssa o los de Belgica o Canadà, païses, per aquestes darrièrs, qu’istoricament tanben an impausat una lenga sus una autra”, çò ditz lo tèxt.

 

[Sorsa: http://www.jornalet.com]

 

 

 

Mañana se estrena en nuestros cines “Elvis”, la película biográfica sobre el astro de Tupelo dirigida por Baz Luhrmann, un realizador siempre personal y desbordante que en esta cinta no solo se mantiene fiel a sus principios estéticos, sino que incide en la aproximación a los personajes que protagonizan la mayor parte de su filmografía.

Austin Butler es Elvis Presley en « Elvis », el biopic de Baz Luhrman

Escrito por Eulàlia Iglesias
Aunque fue “Romeo + Julieta” (1996) la película que lo dio a conocer internacionalmente, el australiano Baz Luhrmann debutó en el cine con “El amor está en el aire” (1992), una comedia musical en torno a un joven danzarín que aspira a ganar un concurso de baile por parejas con un estilo renovador, pero no aprobado por el reglamento general ni sus vetustos representantes. Casi una década después, con “Moulin Rouge” (2001), su título más popular, el director llevó a cabo una exuberante renovación del musical desde una perspectiva abiertamente posmoderna: exaltando la naturaleza artificiosa del género y de su puesta en escena; proponiendo una mirada anacrónica, barroca y autoconsciente al París de la Belle Époque, y celebrando la música y el baile como las manifestaciones que llevan a su máxima expresión una idea vertiginosa, eufórica y adrenalínica de la vida, el amor y la juventud. Por todo ello no resultó tan extraño que en 2016 Netflix le encargara a este australiano blanco la creación de “The Get Down”, una serie sobre los orígenes del hip hop en el Bronx de los años 70. Una ficción que, como “Elvis” (2022), aborda un episodio fundacional de la historia de la música popular estadounidense en parte desde los códigos del mito.
 “El amor está en el aire” (1992), “Romeo + Julieta” (1996), “Moulin Rouge” (2001), “El gran Gatsby” (2013), “The Get Down” (2016) y “Elvis” (2022).

“El amor está en el aire” (1992), “Romeo + Julieta” (1996), “Moulin Rouge” (2001), “El gran Gatsby” (2013), “The Get Down” (2016) y “Elvis” (2022)

Así, el Elvis Presley de Baz Luhrmann entronca con tantos otros protagonistas masculinos de su filmografía: como el Scott (Paul Mercurio) de “El amor está en el aire”, es un joven con un talento inconmensurable para una disciplina artística regida por unas normas que él desafía. Como Romeo, Jay Gatsby, Christian (Ewan McGregor) en “Moulin Rouge” o Zeke (Justice Smith) en “The Get Down”, se presenta como un chico romántico y naíf, totalmente entregado a la música y al amor que genera en sus fans. Y si el protagonista de “El gran Gatsby” (2013) se estrella en su esforzado intento de integrarse en una clase social caduca y decadente que lo rechaza, Elvis también se ve atrapado en una dialéctica entre fuerzas similar, aquí entre la América joven y arrolladora que él mismo representa y los estamentos anquilosados que intentan controlar y reprimir su fulgurante ascenso. Pero en “Elvis”, el personaje antagonista se presenta a priori como un aliado, que además dominará el relato de la película.

Luces y sombras en la vida del Rey.

Luces y sombras en la vida del Rey

El rol que juega el coronel Tom Parker, mánager en exclusiva de Presley durante toda su carrera, resulta la decisión más significativa y también más cuestionable de las que toma Baz Luhrmann en su biopic. Encarnado por un Tom Hanks en una caracterización demasiado al borde de lo grotesco, Parker representa a la vez el descubridor y artífice innegable del éxito de Elvis, pero también la figura que controlará a su antojo su carrera, reprimiendo la faceta más desinhibida y moderna del cantante, y conduciéndolo a una serie de adicciones que lo acabarán destruyendo. Luhrmann subraya los orígenes laborales de Parker en los espectáculos de feria, entendidos como la prehistoria del show business. Sería en este universo circense donde el “coronel” desarrolló su talento para identificar a los artistas con ese don especial para atraer al público. Parker encarna la faceta más cínica y maquiavélica de la industria del espectáculo, la del mánager siempre en las sombras que controla la carrera del cantante desde una visión económicamente depredadora y moralmente retrógrada.
Tom Hanks interpreta al “malvado” Coronel Parker.

Tom Hanks interpreta al “malvado” Coronel Parker

Con la figura de Parker acaparando el lado oscuro del entorno de Elvis Presley, Luhrmann forja a su protagonista por contraste como una figura con la pureza de un mito trágico. El Elvis de Luhrmann se erige como un genio ya en su capacidad para apreciar y reinterpretar las músicas afroamericanas de las que se empapa durante su juventud en Tupelo y, más tarde, durante sus escapadas a la mítica calle Beale de Memphis. La película reivindica a la estrella del rock blanca que reconoce y acredita sus raíces en los estilos afroamericanos. El Elvis de Luhrmann no se mete en política (al menos el de esta versión; parece que existe un montaje más extenso donde sí se incide en, por ejemplo, su encuentro con Richard Nixon), y el filme apunta pero no entra en las razones que llevaron al fin de su matrimonio con Priscilla.

A Baz Luhrmann le interesa el Elvis que reconoce en la música un don propio al que se debe entregar absolutamente. En una de las secuencias iniciales, vemos al protagonista adolescente asistiendo tanto al efecto de éxtasis colectivo espiritual de una misa de góspel como al poder sexualmente electrizante que produce un blues de Arthur Crudup. El joven asimila este poder de la música para agitar los cuerpos y las almas, y se pone al servicio de oficiar él mismo la ceremonia transformadora del rock’n’roll. En una de las mejores escenas del filme, el director muestra el efecto de uno de los primeros directos de Elvis sobre la audiencia femenina. Lejos de estigmatizar la reacción impulsiva y física de las fans, la película deja constancia de cómo las mujeres entre el público sintieron que por primera vez una actuación las interpelaba como sujetos sexuales.

El despertar de la sexualidad femenina a través del rock’n’roll.

El despertar de la sexualidad femenina a través del rock’n’roll

Luhrmann despliega el biopic de Elvis con su habitual estilo arrollador y vertiginoso, que acoge el progresivo conflicto melodramático entre el Elvis que desearía seguir creciendo y el coronel Parker que lo encierra en esa jaula de oro llamada Las Vegas. Mientras que la histriónica interpretación de Tom Hanks produce por momentos un indeseado efecto de distanciamiento, Austin Butler se mete a la perfección en la piel, en la voz y en los gestos del rey del rock. Como experiencia culminante de la capacidad de Butler para mimetizarse en Elvis, esa interpretación final, estremecedora y definitiva, de “Unchained Melody”. ∎

Elvis en el cine

Ante la ausencia de estrellas blancas, jóvenes y carismáticas que le sirvieran de referente en el mundo de la música, Elvis Presley tomó a James Dean como el icono en que esperaba convertirse. El cantante siempre soñó con llegar a ser una estrella del cine con la misma aura de mito juvenil que desprendió el protagonista de “Rebelde sin causa” (Nicholas Ray, 1955). En la película de Baz Luhrmann, sin embargo, el arranque de la carrera de Elvis Presley en Hollywood, algo a lo que el cantante hacía tiempo que aspiraba, no supone un triunfo en su trayectoria, sino el inicio de su decadencia.

Hollywood llegó tarde a la cultura juvenil. La primera película en que suena un rock’n’roll, “Semilla de maldad” (Richard Brooks, 1955), presenta a la juventud desde los prejuicios del mundo adulto: la muestra como ese colectivo problemático, peligroso, pero también digno de compasión, que algún profesor heroico se encarga de enderezar. Elvis debuta en la gran pantalla en 1956 con “Love Me Tender”, de Robert Webb, y llega a protagonizar una treintena de títulos a lo largo de quince años. En su mayoría historias románticas convencionales a mayor gloria de la imagen del cantante, aunque algunos títulos como “El rock de la cárcel” (Richard Thorpe, 1957) o “Viva Las Vegas” (George Sidney, 1964) lograran capturar cierto espíritu rebelde o la extraordinaria vivacidad de su protagonista.

La concepción caduca y hollywoodiense que define la carrera de Elvis en el cine contrasta además con la postura que adoptarán The Beatles al respecto. Desde su debut en “¡Qué noche la del aquel día!” (Richard Lester, 1964), los cuatro de Liverpool se inscriben y se identifican con la corriente de modernidad y renovación generacional de las nuevas olas del momento. Más interesantes que las películas del Elvis actor son las aproximaciones a Elvis como mito que se mantiene vivo en el imaginario popular. Como “Mystery Train” (1989), la película de Jim Jarmusch en torno a una serie de personajes que confluyen durante una noche en el mismo hotel de Memphis donde se hace patente la pervivencia del recuerdo del cantante. Una gran película sobre Elvis sin necesidad de que (apenas) aparezca Elvis. ∎

[Fuente: http://www.rockdelux.com]

L’evidéncia mai anciana jamai trobada de produccion d’òli d’oliva e mai se pense qu’es un cultiu plan ancian. Mas se pensava pas que l’oliva e la figa foguèsson estadas culhidas e vendudas fa tant de temps, mai de 70 sègles

D’ÒLI D’OLIVA DE FA 7000 ANS

Escrich per Christian Andreu

Una nòva trobalha arqueologica israeliana permet ara de confirmar que los abitants del Pròche Orient ja produsián d’òli d’oliva fa mai de 7000 ans. Los cercaires tanben trapèron d’evidéncias culhidas e secadas benlèu per èsser vendudas. La descobèrta se faguèt al luòc calcolitic de Tel Tsaf, en Israèl.

Es l’evidéncia mai anciana jamai trobada de produccion d’òli d’oliva.

Segon aquò, serià l’evidéncia mai anciana jamai trobada de produccion d’òli d’oliva e mai se pense qu’es un cultiu plan ancian. Mas se pensava pas que l’oliva e la figa foguèsson estadas culhidas e vendudas fa tant de temps, mai de 70 sègles.

Uèi per uèi, l’òli d’oliva es un produch tipic dels païses mediterranèus. Mas òm encara se demandava quora comencèt la plantacion regulara d’olivas e d’olivièrs e tanben quora se comencèt de lo produire. En causa de qué la trobalha de Tel Tsaf es importanta, puèi que se pòt ja afirmar una data segura del començament de sas culhida e produccion.

“Fa 7000 ans Tel Tsaf foguèt plan important pr’amor de las dimensions del vilatge e tanben pr’amor de la preséncia de silos per de noiridura. S’èra pas jamai trobat tantes silos a una escala tan granda, çò diguèt Dafna Langgut, de l’Universitat de Tel Aviv. “Es una cultura materiala plan rica restacada amb d’autres luòcs de la meteissa region a aquela epòca. Foguèt un centre de produccion mas tanben de distribucion d’olivas, de figas e d’òli d’oliva plan important”.

La descobèrta de carbon de lenha a permés als arqueològs de confirmar quin tipes d’arbres èran plantats. E ara podèm saber quora l’èsser uman comencèt de plantar d’olivièrs e tanben quora s’entamenèt la produccion d’òli d’oliva. Aital s’es pogut confirmar que Tel Tsaf foguèt un vilatge plan important de la Val del Jordan preïstorica. Foguèt un vilatge abitat entre fa 7200 e 6700 ans.

Segon la còla d’arqueològs, i aviá de grands ostals amb de corts e cadun aviá mai d’un silo per la noiridura. “La capacitat d’aqueles silos es mai de 20 còps màger que la que l’a de besonh una unica familha, çò que fa pensar qu’èran de produches que puèi èran venduts. La ceramica del luòc, fòrça polida, demòstra que lo vilatge foguèt plan important a aquela epòca.

Un luòc de distribucion regional

Culhir d’olivas e puèi ne vendre l’òli poiriá aver menat a la creacion de talhas.

En mai d’aquò, los arqueològs tanben trapèron de ceramica de Mesopotamia, d’obsidiana d’Anatolia e encara de coire del Caucàs, çò que permet d’afirmar que Tel Tsaf foguèt un centre important de distribucion regional pr’amor que, en mai de la produccion e de la venda d’òli d’oliva e de figas tanben i arribavan de produches plan luènhs.

Ara la còla que trapèt aqueles silos crei que culhir d’olivas e de figas, e far òli d’oliva e puèi ne vendre l’òli e de figas secas poiriá aver menat a la creacion de talhas o impòstes e un cambiament prigond de la societat. “Far tot aquò amassa èra melhor qu’o faguèsse cada familha desseparadament”, çò apondèt Langgut.

Segon la còla d’arqueològs, los olivièrs balhan d’olivas sonque après 3 o 4 ans que son plantats. Aquò es un temps long per una familha e cal saber viure pendent longtemps sens beneficis economics. Mas son de produches que se sèrvan plan dins de silos, e doncas la riquesa de cada familha auriá crescut en una o doas generacions, çò qu’auriá provocat lo besonh de crear una talha que cambièt aquela societat, que quitèt d’èsser sonque agricultritz per venir una societat amb una ierarquia sòcioeconomica amb lo sosten d’un sistèma administratiu nòu. La descobèrta foguèt publicada dins lo numeric Scientific Reports.

 

[Sorsa: http://www.sapiencia.eu]

La lengua de la llanura es el nuevo libro de Carlos Battilana, con un yo que registra, ausculta y finalmente produce preguntas.

Carlos Battilana, autor de La lengua de la llanura (Caleta Olivia).

Escrito por Mario Nosotti

La lengua de la llanura es el primer libro que publica Carlos Battilana luego de su celebrado Ramitas, la poesía reunida que editó Caleta Olivia. Hay por lo tanto en este libro una pregunta implícita sobre cómo, o mejor dicho, con qué seguir. Y lo que hace el poeta es continuar indagando, abriendo variaciones de sus temas y espacios recurrentes, acentuando matices, modulando, y avanzando también sobre otros territorios. Podemos encontrar en estos versos la misma levedad, la atención al detalle que su obra viene tejiendo, pero aquella mirada de afecto o compasión se adensa, toma cierta distancia, para posicionarse en algunos poemas al borde de lo extraño.

Hay un yo que registra, que ausculta, que posa su mirada y a continuación pregunta, conjetura. Casi siempre aparece filtrando esa mirada un ínfimo dolor, por lo que ya no está, por lo que huye, por lo que inevitablemente perecerá, y es justamente en ese trance íntimo cuando despunta la belleza. Hace falta ese paisaje pobre, de pocos elementos, de restos secos, para que algo pueda arder. Como la estepa, como el polvo o el viento, las pequeñas señales o los cambios del día, lo que importa es todo eso que “parece insignificante / pero es llamativa / su voluntad”.

Hay algo del origen y de lo primitivo, algo de los albores de la historia cuyas resonancias llegan para quién pueda oírlas, para quién se disponga a leer en los signos, como esas huellas de perdidas culturas propias de la llanura bonaerense que subsisten en la orilla del mar. A partir de rastrojos, cortezas, restos de lo que alguna vez fue plenitud, de la desolación de ese paisaje, de sus tenues presencias y sus muertos, surge algo parecido a la fe.

En este nuevo libro de Carlos Battilana aparece el mar; el desierto, la llanura, encuentran ahí su límite y su extensión. Y también otra lengua, otro espacio que los diga y en el cual reflejarse. Aunque se hable de otras cosas, aunque apenas se lo nombre, aunque todo suceda sobre tierra, la presencia del mar, su rumor, es un fuera de campo, es una invocación que como las fogatas de la costa imprime en las escenas un vivo, fantasmal resplandor.

La poesía de Carlos Battilana insiste en indagar ese espacio vacío, esas tenues presencias más o menos cercas que aun así (o por eso mismo) cuesta reconocer, y no se sabe cómo pronunciar. Esa incerteza, esa vacilación, el tanteo de una materialidad abismada están en la escansión de su palabra, pero son además -y sobre todo- la música de fondo, el registro de una belleza insondable.

 

[Fuente: http://www.clarin.com]

 

 

Écrit par JEAN PISANI-FERRY

C’était comme une évidence. Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, les électeurs allaient envoyer à l’Assemblée les députés du même camp à l’occasion des élections législatives qui suivent. Les électeurs ne manifestaient aucun intérêt pour cette élection, malgré les termes de la Constitution selon lesquels « le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation ». Le président n’était pas très intéressé non plus. On s’attendait à une participation remarquablement faible. En fait, pas moins de 70 % des électeurs âgés de 18 à 34 ans n’ont même pas pris la peine de se présenter. L’histoire était écrite d’avance.

Mais même les systèmes super stables peuvent atteindre un point de rupture. Pourquoi cette fois-ci ? Peut-être parce que l’élection présidentielle a révélé un pays divisé en trois blocs d’ampleur à peu près égale : une gauche dure, un centre pas si radical, et une droite dure. Peut-être parce que Jean-Luc Mélenchon, le leader de la gauche dure, a été assez habile pour construire à gauche une alliance improbable et pour faire campagne sous le slogan « élisez-moi premier ministre ». Peut-être parce que le président n’a manqué aucune occasion de montrer à quel point il était distrait (au point de ne pas indiquer comment il souhaitait que les électeurs choisissent entre gauche dure et droite dure). Peut-être aussi parce que les électeurs étaient (et sont toujours) profondément mécontents et en colère.

La grande surprise de cette élection n’est pas venue de la gauche, mais de la droite dure. Marine Le Pen, la candidate porte-drapeau, n’a guère pris la peine de faire campagne. Elle semblait ailleurs et s’était fixée des objectifs modérément optimistes, comme celui de pouvoir former un groupe parlementaire (15 membres) dans la nouvelle assemblée. Mais au lieu de 15, elle a atteint le seuil beaucoup plus ambitieux de 89.

Ce qui s’est passé en fait, c’est une sorte de Brexit light. Venant après les Gilets jaunes (2018), l’incapacité de Hollande à se représenter, qui a ouvert la voie à l’élection surprise de Macron (2017), la révolte des Bonnets rouges contre la taxe sur l’énergie (2013), le rejet par les électeurs français d’une constitution européenne pourtant d’origine française (2005) et l’exclusion de Jospin du second tour de l’élection présidentielle (2002) – et de bien d’autres expressions du ressentiment populaire -, la situation actuelle atteste du niveau de colère des électeurs.

On ne peut faire mine d’ignorer le résultat. Un système étrange – presque sans équivalent dans le monde – qui combine l’élection d’un monarque et le choix d’une majorité parlementaire a atteint son point de rupture. Certes, la coalition de gauche dure de Mélenchon peut certainement se déliter. Elle a déjà commencé à se disputer sur la répartition des postes. Mais le vrai changement, probablement plus durable, est ailleurs : le nombre de députés représentant la droite dure a été multiplié par 15. Certains de ces nouveaux parlementaires vont certainement décevoir. Mais un nombre suffisamment important d’entre eux s’imposeront, accumuleront de l’expérience et imprimeront leur marque. Avec une gauche et une droite dure au Parlement, la conversation politique a changé de manière irréversible.

La conséquence immédiate est une probable paralysie politique dans l’un des grands pays européens, à un moment où le continent est confronté à une guerre, à une crise énergétique imminente, à l’inflation qui en résulte et à la menace d’une récession. La transition écologique ne peut pas attendre. Les marchés sont légitimement nerveux car ils espéraient des choix clairs, plutôt que des atermoiements. Cela n’est certainement pas de bon augure pour les réformes et les finances publiques.

Mais le véritable enjeu est bien plus profond. La question pour l’avenir est de savoir comment le système politique va faire face à une situation jusqu’ici imprévue. Quelle que soit la façon dont les choses sont présentées, il est difficile d’échapper à la conclusion que la France est entrée dans un état de paralysie politique durable. L’ambiguïté politique à la base du régime constitutionnel a atteint son acmé.

L’ambiguïté du système français repose sur le rôle incertain des partis politiques. En 1958, lorsque de Gaulle a réformé la Constitution, cela devait fondamentalement contribuer à l’expression des préférences politiques. Une sorte de régime présidentiel a été construit sur les bases chancelantes de la prédominance parlementaire. Mais tous les changements intervenus depuis – en particulier l’élection du président au suffrage universel direct, en 1961, l’expérience de la cohabitation, en 1986, le raccourcissement du mandat présidentiel, en 2000, et l’effondrement des partis politiques, après 2017 – ont rapproché la réalité française d’un régime présidentiel pur.

Parce qu’elle revient à élire un roi, les électeurs français aiment l’élection présidentielle. Ce qui se passe ensuite n’a pas beaucoup d’importance pour eux. Mais cela a une importance constitutionnelle, car le système est, en son cœur, de nature parlementaire. Les partis politiques ne comptent que si le président a le pouvoir de se passer d’eux. Comme l’expérience de la cohabitation l’a montré à trois reprises, le système fonctionne remarquablement bien si le président et le premier ministre appartiennent à des partis différents. Le premier peut s’en tenir à son rôle constitutionnel – nommer le premier ministre, décider du déclenchement des élections, diriger les armées et avoir son mot à dire dans les affaires étrangères. Tout le reste appartient au premier ministre.

Ajoutez à ce paysage une crise politique qui a conduit les électeurs à prendre leurs distances avec ce qu’ils appellent « le système ». Comme dans beaucoup d’autres pays, une proportion de plus en plus importante des électeurs français des classes populaires et moyennes s’abstient depuis une quarantaine d’années de participer aux élections législatives dont l’issue ne correspond pas à leurs préférences. Petit à petit, ils ont construit un système alternatif qui leur est propre. Pendant des années, cela a été une question pour la sociologie politique. Aujourd’hui, c’est devenu un défi majeur, qu’aucun parti ne peut vraiment relever.

La situation à court terme est largement incertaine, dans la mesure où président et son premier ministre ont tous deux les cartes en main. Mais la question plus profonde est que la France a atteint les limites constitutionnelles de son système politique. Une époque s’ouvre, et c’est un défi bien plus préoccupant.

[Source : http://www.project-syndicate.org]

A partir de la pandemia por COVID-19, diversos restaurantes han optado por dejar los menús de papel y colocar códigos QR para escanearlos y ver la oferta de comida desde el teléfono celular. (Amanda Voisard/The Washington Post)

A partir de la pandemia por COVID-19, diversos restaurantes han optado por dejar los menús de papel y colocar códigos QR para escanearlos y ver la oferta de comida desde el teléfono celular.

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La pandemia del COVID-19 produjo una serie de cambios en la forma en que vivimos, de maneras pequeñas y grandes. Algunos fueron bienvenidos: por ejemplo, la flexibilidad con el trabajo remoto o cócteles para llevar. Sin embargo, existe una adaptación pandémica que debería ser olvidada para siempre: los menús de código QR, que son ahora habituales y que remplazaron a la versión física en millones de restaurantes estadounidenses. Son innecesarios, antisociales, discriminatorios e impopulares. Degradan por completo la experiencia de salir a comer.

Si no sabes qué es un código QR de restaurante, te envidio. Es el código cuadrado en blanco y negro que encuentras en un cartel en la mesa cuando te sientas, y que te pide que lo escanees con la cámara de tu teléfono para vincularte a una dirección web con las ofertas del establecimiento. Ofrecido en principio como una manera de garantizar la higiene cuando los restaurantes reabrieron tras los cierres del período inicial de la pandemia, los menús de código QR son innecesarios, ya que el coronavirus es (sabemos ahora) un patógeno que se transmite casi completamente por aire. Sin embargo, demasiados establecimientos de comida continúan usándolos.

Un menú físico prepara el escenario. Destaca el hecho de que esta es una ocasión especial, incluso aunque se trate simplemente de un bocado rápido en un restaurante local. El menú significa que es hora de tomar un descanso en un día ajetreado, que esta comida está separada del curso normal de los acontecimientos. También nos motiva a interactuar con los demás. Compartimos menús. Señalamos cosas en él. Les hacemos preguntas a los meseros sobre la comida y lo que les gusta en particular. Es como abrir un programa de teatro en un espectáculo que tú y tus acompañantes están a punto de experimentar juntos.

Por otro lado, sacar el teléfono para revisar el menú no ayuda en nada a establecer un ambiente, a menos que desees cenar en el metaverso. Los teléfonos inteligentes son infinitamente distractores, y se necesita disciplina para guardarlos tras revisar un menú. Exige cierto autocontrol que muchas personas no siempre tienen la capacidad de generar (me declaro culpable). Es demasiado fácil racionalizar el revisar rápidamente un correo electrónico, enviar un tuit, o echarle un vistazo a Instagram (me declaro culpable otra vez). Ya pasamos casi cinco horas al día mirando las pantallas de nuestros teléfonos inteligentes. ¿En realidad necesitamos generar otra oportunidad para pasar aún más tiempo en nuestros silos electrónicos?

De hecho, el código QR, como gran parte del progreso tecnológico de la última década, está diseñado para reducir o eliminar el contacto con otras personas. Algunos, de hecho, piensan que esto hace que la experiencia de comer afuera sea más placentera, o al menos reduce el trabajo. Como bien lo expresa un sitio interempresarial que promueve el uso de códigos QR: “El cliente ya no tiene que compartir menús o tener interacciones con meseros o meseras”. Además, agrega: “Aumenta enormemente la comodidad, y hace que salir a comer sea una experiencia más placentera para todos”.

En realidad, no. Un tuit reciente que hacía la pregunta “¿Qué tenemos que hacer, como cultura, para acabar con los menús de código QR?” recibió más de 300,000 likes. Una encuesta realizada a finales del año pasado por la Asociación Nacional de Restaurantes estadounidense reveló que dos tercios de los adultos preferían los menús en papel en lugar de la versión en línea. Los baby boomers en particular desprecian el uso de menús con código QR: cuatro de cada cinco prefieren un menú físico. Eso podría deberse a que, según la Unión Estadounidense por las Libertades Civiles, 40% de las personas mayores de 65 años aún no tienen un teléfono inteligente. Lo mismo ocurre con una cuarta parte de quienes ganan menos de 30,000 dólares al año. Un menú de código QR equivale a decirles a los ancianos y pobres que no son bien recibidos en ese lugar. Qué lindo, ¿no?

Sí, los menús de código QR tienen sus defensores. De hecho, conozco a algunas de estas almas ignorantes. Algunos de ellos son incluso mis colegas. Esas personas afirman que los menús con código QR son más saludables y mejores para el medioambiente. Pero seamos honestos en este punto: ¿Muchos gérmenes? Si estás tan preocupado por eso, deberías exigirle a la gerencia del restaurante que implemente políticas de permiso remunerado por enfermedad para el personal, algo que sin duda sería mucho más efectivo para reducir el contagio. Además, nadie que escriba para un periódico impreso tiene la moral de quejarse del desperdicio de papel al imprimir un menú.

Entonces, ¿por qué persisten los menús de código QR? Ciertamente ofrecen algunas ventajas comerciales a corto plazo. Al colocar el menú en línea, los encargados no solo pueden saltarse el paso de llevarte el menú, sino que también pueden ajustar sus ofertas sobre la marcha. Eso podría ser en particular útil en estos tiempos de escasez e inflación, ya que le permite a los gerentes abordar rápidamente los problemas de la cadena de suministro y aumentar los precios para cubrir los mayores costos.

Pero esa flexibilidad tiene grandes inconvenientes para el cliente del restaurante. Algunos consultores de la industria alegan que los menús de código QR lograrán en última instancia generar mayores ganancias a través del mecanismo de aumento de precios similar al de Uber, pues les permitirá a los restaurantes cobrar más en un viernes ajetreado que en un martes lluvioso por la noche. “Con el tiempo, lo que verás es un menú que cambia, y, finalmente, precios que cambian durante el día”, le explicó provechosamente un veterano de la industria de restaurantes a Eater el año pasado.

¿Es este el futuro que quieres? ¿Mirar tu teléfono e ignorar a tus acompañantes, mientras tu pasta sube 200% en comparación a su precio normal? No lo creo. Es hora de acabar con la tiranía del menú de código QR. Este es un avance tecnológico del que todos podemos prescindir.

[Foto: Amanda Voisard – fuente: http://www.washingtonpost.com]

El novelista, que es el máximo representante de la narcoliteratura mexicana, publica nueva novela, «Ella entró por la ventana del baño»

El narrador mexicano Élmer Mendoza (Culiacán, 1949).

Escrito por ENRIQUE CLEMENTE

Miembro de la Academia Mexicana de la Lengua, máximo exponente de la llamada narcoliteratura, Élmer Mendoza (Culiacán, Sinaloa, 1949) publica la sexta novela de su serie protagonizada por el detective El Zurdo Mendieta, Ella entró por la ventana del baño (Alfaguara), en la que se enfrenta a Sebastián Salcido, alias el Siciliano, jefe de un despiadado grupo de exmilitares dedicados al narcotráfico. El autor, feroz crítico del presidente Andrés Manuel López Obrador, habla desde su casa en Culiacán.

—Esta novela surge de una canción de The Beatles, «She Came In Through The Bathroom Window», que le da título.

—Sí, es que esa canción es una novela, solo que de dos minutos y 16 segundos. Pensé que ahí había una novela y yo la tenía que escribir. Así nació la idea y ya fue cuestión de encontrar los otros elementos para construirla.

—En el libro dibuja un panorama desolador: corrupción, narcotráfico, violencia exacerbada…

—Tiene que ver con nuestra realidad, es una llamada a no acostumbrarnos, a decir que las cosas no están funcionando y quizá podamos hacer algo. Tener cuidado cuando votamos y el valor de exigir que se apliquen las leyes, se detenga a los delincuentes y funcione la justicia. Pero este Gobierno empezó mal al ofrecer abrazos y no balazos.

—Culiacán y el norte de México tienen características muy específicas en cuanto al narcotráfico.

—El narcotráfico industrial a gran escala nació en Sinaloa en lo años 50, en contubernio con el Gobierno. Nunca ha sido un problema, aunque es una actividad peligrosa. Cuando se decía que había una guerra contra el narco, preguntaba a cuánto está la bolsa de cocaína en Phoenix y me respondían que valía lo mismo. Lo que quería decir que el tráfico no se había visto afectado.

—¿Qué es la narcoliteratura?

—Es un registro contemporáneo que trata con toda frialdad el tema del narco e intenta no ser romántico. Puede ser desde el punto de vista de la ley o de los delincuentes. Es una literatura dura, muy negra. Mis novelas se han convertido en un instrumento social para evaluar mi país, y eso no me disgusta nada, aunque nunca fue mi intención. Siempre he dicho que me interesa escribir mejor que Joyce, en lo que tiene que ver con las formas, porque estoy rodeado de una temática seductora y no pienso escapar de ella.

—¿Los gobernantes leen sus novelas y, si es así, les pueden llevar a actuar?

—Entre los diputados y senadores, quizá haya alguno, pero entre los miembros del Gobierno lo dudo mucho, y el presidente López Obrador menos. Él tiene otro país en la cabeza, muy distinto al que somos. Solo ve a los acarreados que le llevan, porque los que están sufriendo todo lo que significa esta época, la pandemia, el desempleo, la inseguridad, no asisten a sus reuniones, no los dejan pasar.

—¿Cómo valora a López Obrador?

—Es un desastre, una vergüenza para nuestro país, no merece ser nuestro presidente. Muy belicoso, antidemocrático, que ha mentido más de 60.000 veces, según el último registro, de hace ocho meses. No ha sabido dirigir un país muy complejo, de 130 millones de habitantes, 50 millones de pobres: la pandemia ha disparado el desempleo, muchísima gente ha perdido la esperanza y solo le queda la delincuencia. No hizo nada porque lo que le interesa es hablar, hablar y hablar.

—¿Qué piensa de sus reiterados ataques a España, a quien exige que pida perdón por la conquista, y a las empresas españolas, a las que acusa de robar a México?

—Esos ataques son una distracción para el problema que tiene por la denuncia de que su hijo vive como millonario cuando él pregona la austeridad y el apretarse el cinturón. El presidente se hunde cada día y ha sacado lo de España como una distracción. No sabemos si reír o llorar porque es una actitud de lo más tonta y retrasada. Nos preguntamos qué le harían los españoles a su abuelo, que era español. Yo quiero mucho a España, estudié literatura española y además nos legaron el lenguaje, somos hijos de Cervantes. Soy Mendoza, uno de los apellidos viejos de España. Entre España y México hay una relación muy intensa.

—El asesinato de periodistas mexicanos es terrible.

—Hoy es una profesión de altísimo riesgo en México. Muchos periodistas creían que con este Gobierno iban a tener mayor protección, pero no es así. En lo que va del 2022 ya van once asesinados y, mientras, el Gobierno dice que hay que hacer una pausa con España. Los que han matado eran periodistas muy claros, muy comprometidos con la profesión y con decir lo que está pasando realmente en este país. Que nos diga el presidente por qué no protege a los periodistas.

—Sigue los tres principios que Louis Armstrong aplicaba a la música. ¿Cuáles son?

—Armstrong decía que para hacer buena música, y yo lo aplico a mi oficio, lo primero era tener un buen instrumento. Lo segundo, aprender todas las técnicas, por eso los novelistas somos lectores compulsivos, para hallar algún recurso que podamos usar e intercambiarlo con otros autores. Yo digo a mis alumnos que no lograrán escribir una buena novela si antes no han leído 500. Lo tercero es que hay que escribir con el alma. He descubierto que si escribes desde dentro de ti, eres sincero, no quieres hacer trampas y haces lo que te interesa, te sale mejor la novela. Y los lectores lo perciben. Si sale de mi corazón llegará al corazón de mis lectores.

El Zurdo Mendieta, corrupto pero atrapa a los delincuentes

¿Quién es El Zurdo Mendieta, el protagonista de sus novelas? «Es un policía no completamente honesto, recibe un sobre con dinero todos los meses, no se sabe de quién, y él no pregunta, pero los delincuentes no le tienen comprado», asegura Élmer Mendoza. El autor cuenta que el Zurdo vive solo en una casa propia, no gasta demasiado, una señora le hace la comida; tiene «buena relación con la capiza de la región [jefa del narco], que es muy poderosa porque controla todo el narcotráfico de la zona hasta la frontera». Mendieta «siente que su profesión no está reconocida socialmente, aunque se juegan la vida, porque en México la sociedad piensa que todos los policías son delincuentes y hay muy pocos que merecen confianza». «Tiene miedo a enamorarse, un hijo gringo, cuya mamá le ha propuesto vivir juntos, pero él no se anima, y le gusta el whisky, sin llegar a ser un alcohólico», añade. Para Mendoza, «se ajusta al perfil de ciertos policías mexicanos, lo sé porque la Secretaría de Seguridad Nacional me invitó a dar una conferencia a los detectives, pregunté por qué me habían elegido y me dijeron que Mendieta se parece mucho a algunos de ellos, un poco corruptos pero que hacen el trabajo, atrapan a los delincuentes». En esta novela «se la juega como nunca porque nunca había tenido un rival tan duro, cruel y sanguinario como Salcido». «Cuando tiene que responder a un enemigo violento se arriesga», concluye.

 

[Foto: Janeth Gómez – fuente: http://www.lavozdegalicia.es]

El libro de Stanislaus Joyce, publicado por Adriana Hidalgo, explica de mucha formas como su hermano se convirtió en el escritor más revolucionario de la lengua inglesa del siglo XX.

James Joyce. Imagen de archivo

Escrito por CARLOS DANIEL ALETTO

« Mi hermano James Joyce », obra que se publica ahora en la Argentina, cubre los primeros 22 años de la vida del escritor irlandés, en Dublín y en Trieste, y testimonia el drama de una juventud compartida, reflejado en la cariñosa memoria escrita por Stanislaus Joyce, que ahonda en la figura severa y violenta del padre, que sirvió como referente de Simon Dedalus, personaje del « Ulises », y otras particularidades sobre su hermano.

El libro de Stanislaus Joyce, publicado por Adriana Hidalgo, explica de mucha formas como su hermano James se convirtió en el escritor más revolucionario de la lengua inglesa del siglo XX. El « Ulises », publicado en París en 1922, y « Finnegan’s Wake », en 1939, crearon una revolución técnica, psicológica e incluso moral en la literatura del mundo entero.

El uso de Joyce del « flujo de conciencia », la exploración del inconsciente, la escritura de un lenguaje onírico y la utilización de vocablos que eran tabú en la literatura, tuvieron un efecto que aún siguen vigentes.

En este libro aparecen la familia Joyce en su propia casa y los personajes secundarios que adornan « El retrato del artista adolescente »: Eileen, la hermosa hija de Leopold Bloom; la señora Riordan, la profesora hosca; Sr. Casey, el agitador político. Está la ciudad de Trieste, un lugar de exilio para Stanislaus, pero un retiro para James.

En el transcurso de « Mi hermano James Joyce », en inglés « My Brother’s Keeper » (El guardián de mi hermano), se va configurando esa revolución literaria del escritor irlandés y da cuenta de la generación revolucionaria que lo rodeó. Doce años después de que dejara Irlanda, sus coetáneos lideraron una revolución política y social. Por un lado, en las batallas con los británicos, y más tarde, en la guerra intestina de Irlanda, mostraron la misma integridad que hizo que Joyce rechazara toda censura de su obra.

Telam SE

Muchos compañeros de clase del University College, en Dublín, y que murieron por sus creencias: George Clancy (« Davin » en « Un retrato del artista adolescente »), asesinado por los Black and Tans; Tom Kettle, muerto en combate como oficial británico en Francia; Francis Skeffington (« MacCann »), en efecto martirizado por su pacifismo. Los tres nombres aparecen en « Mi hermano James Joyce », junto con algunas de las alumnas que eran sus compañeras intelectuales y morales: la Sra. Skeffington, la Sra. Kettle (« E– C–« ) y las dos hermanas Sheehy.

Las memorias escritas por Stanislaus (« Maurice » en la novela inconclusa « Stephen el héroe »), iluminan la personalidad y el contexto del escritor. Stanislaus Joyce, quien murió en 1955 a la edad de 70 años, es descarnadamente franco en sus diarios, en particular sobre su rechazo al catolicismo romano.

Escribe Stanislaus: « En el colegio de jesuitas al que asistía (James), los maestros se referían con cierta insistencia a los peligros que entrañaba el « respeto humano », con lo cual entendían hacer -o dejar de hacer- algo por temor a la opinión ajena. Esas vagas palabras se entendían claramente. Querían poner en guardia a sus discípulos contra el complejo de inferioridad que podía apoderarse de ellos cuando, en el pequeño mundo de Dublín, se pusieran en contacto con la clase dominante que profesaba el protestantismo ».

Esta idea del libro es central para entender el contexto que rodea a la formación jesuítica. Sus maestros deseaban poner en guardia a sus alumnos contra cierto complejo de inferioridad que podría invadirlos cuando, en el pequeño mundo de Dublín, entraran en contacto con una clase dominante.

Lo que William Butler Yeats había aprendido del independentista feniano John O’Leary, el muchacho James Joyce lo aprendió del « Land Leaguer », movimiento que luchaba por conseguir los derechos básicos de los granjeros católicos, y de John Kelly, « Mr. Casey » en « Un retrato del artista adolescente ».

De libro: « John Kelly debía ser de estirpe campesina. Era pálido y elegante, lento al hablar y en los gestos, de facciones regulares y perfectas, con una mata de cabellos negros. Los dedos de su mano izquierda habían quedado encogidos de hacer sacos y recoger estopa en la cárcel. Hacía gala de una cortesía a la antigua y una elocuencia campesina; en sus últimos años la ejercitó más de una vez en el cumpleaños de mi hermano. Tenía el don natural de la amistad y una apasionada lealtad a su país y a su jefe, Parnell ».

« Mi hermano James Joyce » tiene la fascinación de una novela psicológica cada vez que Stanislaus trata sobre la relación ambivalente de los hermanos: su título en inglés, toma prestadas las palabras de Caín. Literalmente « El guardián de mi hermano » hace referencia al episodio de Caín y Abel del Génesis 4-9: « Am I my brother’s keeper? », ¿Soy acaso el guardián de mi hermano?.

En el clima moral duro irlandés, donde la hipocresía y el compromiso eran los únicos pecados imperdonables, Stanislaus no puede negar la superioridad de su hermano ni pretender estar completamente feliz por ello.

Escribió en su diario a los 17 años: « es terrible tener un hermano más inteligente. No me otorga crédito en materia de originalidad. Sigo a Jim en la mayoría de las opiniones, pero no en todas. Creo incluso que Jim toma algunas de mí. En ciertas cosas, sin embargo, nunca lo sigo. En beber, en frecuentar prostitutas, en hablar mucho, en ser franco sin reservas con los demás, en escribir versos, prosa o ficción, en los modales, en la ambición y no siempre en las amistades. Percibo que me consideran vulgar y carente de interés -no intentan disimularlo-, y aunque comparto plenamente esta opinión, no me agrada. Es una cuestión que ninguno de los dos puede resolver ».

Todas estas rigideces morales provienen del padre de los niños, un claro ejemplo del « irlandés de teatro » borracho, pendenciero, bromista, mentiroso, derrochador y traicionero, a quien toda la generación de James Joyce luchaba por exorcizar. Stanislaus no pudo encontrar lugar dentro de su sistema para este fragmento de caos; detestaba a su padre y amaba a su sufriente madre. James, sin embargo, dijo una vez en una carta que « cientos de páginas y decenas de personajes » en sus libros procedían de John Joyce.

Lo que Stanislaus nos ofrece de su padre son algunas de las páginas que nunca llegaron a formar parte de los libros de su hermano. Escribe: « Era más desagradable cuando, después de jugar con otros muchachos de Blackrock, encontraba, al regresar por la noche, a mi padre completamente borracho, aunque manteniendo su elegancia con el monóculo puesto, tocando el organillo en la calle principal de la ciudad y canturreando ‘The Boys of Wexford' ».

Stanislaus proporciona su propia versión de varios episodios que han aparecido en las novelas del hermano escritor. El mayor valor de este libro para los joyceanos, y para los críticos literarios en general, reside en su seguridad de que gran parte de la ficción de James era precisamente una recreación de su vida.

En cuanto al sombrío y cansado Stephen Dedalus, tan a menudo confundido con James Joyce, Stanislaus insiste en que fue un producto de la imaginación de James, que casi no tiene relación con el joven vital con una risa fuerte o el chico guapo y atlético cuyo apodo en casa era « Sunny Jim ».

La impecable introducción de Richard Ellmann cuenta la historia del distanciamiento de los hermanos en sus últimos años. Una ruptura que aparece como inevitable. Dos personalidades igualmente enérgicas pero tan diferentes. Stanislaus lamentó profundamente, después de que James muriera, la distancia que habían mantenido.

 

[Fuente: http://www.telam.com.ar]

 

De Patrice Lumumba, héros de la révolution congolaise, il ne reste qu’une dent. Cette dernière a été rendue lundi à sa famille par la Belgique, soixante ans après un assassinat auquel le pays a activement participé.

Une femme porte le portrait du premier Premier ministre du Congo, Patrice Lumumba, devant sa dépouille, lors d'une cérémonie à l'ambassade du Congo en Belgique, le 21 juin 2022, à Bruxelles. | Kenzo Tribouillard / AFP

Une femme porte le portrait du premier Premier ministre du Congo, Patrice Lumumba, devant sa dépouille, lors d’une cérémonie à l’ambassade du Congo en Belgique, le 21 juin 2022, à Bruxelles.

Écrit par Albert Marie — édité par Natacha Zimmermann

Ce lundi 20 juin au matin, on ne parlait que d’elle dans les salons du palais royal de Belgique, à Bruxelles. L’après-midi, elle entrait au palais d’Egmont, à Bruxelles toujours, sous le regard d’interminables délégations d’officiels belges et congolais venus la voir. Partout en ville, d’un square de la porte de Namur à l’ambassade du Congo, on la célébrait. À l’heure où on écrit ces lignes, un orchestre militaire joue pour elle sur le tarmac de l’aéroport de Melsbroek.

Dès ce mercredi, elle doit entamer un tour du Congo, au cours duquel des dizaines de milliers d’anonymes sont invités à leur tour à venir se recueillir devant elle au rythme des orchestres, des offices religieux et des hommages diplomatiques. Elle, dont le périple doit se terminer en sa demeure éternelle de Kinshasa, capitale du Congo, le 30 juin prochain. Elle, la dent de Patrice Lumumba.

Cette dent est tout ce qu’il reste de la dépouille du héros de l’indépendance congolaise, exécuté moins d’un an après la déclaration de cette dernière, dans la nuit du 17 janvier 1961, par des officiers belges et des complices sécessionnistes de la province du Katanga, au sud du Congo. Patrice Lumumba y fut tué par un peloton d’exécution. Son corps, découpé puis dissous dans l’acide par le commissaire belge Gérard Soete –qui suivait alors des ordres officiels– rendit à ses assassins quelques dents, dont celle remise aujourd’hui à sa famille.

L’enquête embarrassante d’un historien belge

L’histoire de ce crime est longtemps restée secrète. Enfouie sous un tapis pendant quarante ans, parmi d’autres épisodes honteux que la Belgique souhaitait oublier. Jusqu’à la fin des années 1990, au moment où un historien et sociologue belge, Ludo De Witte, s’est penché sur l’événement pour commencer à en révéler les contours.

Interrogé par Slate, il se souvient: «Je venais de lire un ouvrage écrit par l’avocat Jules Chomé, un partisan de Patrice Lumumba, dans lequel il tentait d’expliquer sa destitution et son assassinat. Mais il y avait des trous énormes dans l’histoire, donc j’ai décidé d’y regarder de plus près. Comment l’un des assassinats politiques les plus importants du XXe siècle africain pouvait-il être si peu documenté?»

De ses recherches est sorti, en 2000, un livre-enquête à l’écho retentissant, L’assassinat de Lumumba, qui établit la responsabilité active du royaume de Belgique dans la mort de Patrice Lumumba. La publication de l’ouvrage a entraîné d’autres travaux universitaires et médiatiques sur le sujet, qui révèlent notamment que le commissaire belge Gérard Soete a conservé chez lui, comme un trophée de chasse, deux dents issues des restes du Premier ministre congolais. «Je les ai arrachées, il avait une très bonne denture», racontera même un peu plus tard, fièrement et face caméra, le commissaire belge dans un documentaire de Thomas Giefer.

Une restitution très symbolique

Embarrassée, la Belgique, contrainte à réagir, a déployé une commission d’enquête parlementaire qui, en 2001, a reconnu la «responsabilité morale» du pays dans la mort de Lumumba, sans conclure à sa responsabilité pénale. Plus de vingt ans ont passé depuis et la famille de Patrice Lumumba, premier Premier ministre du Congo indépendant, a finalement récupéré sa dépouille ce lundi, à la faveur d’une récente décision de la justice belge ordonnant sa restitution.

La fin d’une immense attente pour ses proches, auxquels cette cérémonie offre enfin la possibilité du deuil: «Je ne peux pas dire que c’est la joie, mais c’est positif qu’on puisse enterrer le nôtre, en tant qu’Africain, en tant que Bantou. Son âme va pouvoir reposer en paix», posait Roland Lumumba, l’un de ses fils, vendredi, face à la presse. Il voit aussi dans cette restitution très symbolique l’occasion d’entamer un nouveau chapitre dans l’histoire des relations entre le Congo et la Belgique, pour «ouvrir une nouvelle ère […] et bâtir l’avenir ensemble», en laissant de côté les rancœurs légitimes.

Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, semble partager cette position. Dans son discours en marge de la cérémonie, lundi, il a souhaité poser les bases «d’une nouvelle coopération et de nouveaux liens» entre les deux pays. Il a également présenté les très attendues «excuses du gouvernement belge pour la manière dont il a pesé sur la décision de mettre fin aux jours de Patrice Lumumba» et pour «ce système pernicieux qui a terni honteusement l’histoire de [la Belgique]» que fut la colonisation. Mais tout cela est-il assez pour oser le mot «réconciliation»?

Non, tranche en substance l’historien Ludo De Witte, qui a lui-même initié l’action en justice ayant abouti à la restitution de la relique de Patrice Lumumba à sa famille: «Il ne faut pas oublier que la Belgique était moralement obligée de réagir et de rendre cette dent. Cette restitution est un symbole fort qui rentre dans la dynamique de réchauffement diplomatique observée ces dernières années. Mais elle ne peut pas suffire à solder le passé colonial

Le besoin de conséquences concrètes pour avancer

Existe-t-il alors d’autres mesures capables d’opérer cette réconciliation? «Il faudrait que les discours et les actes symboliques soient suivis de conséquences financières, politiques voire juridiques très concrètes», estime l’historien. Financier, politique, juridique: voilà donc les trois carreaux qu’il manquerait encore à la grande mosaïque d’une potentielle réconciliation entre les deux pays.

«Le régime congolais veut de l’aide, de l’argent; la Belgique veut surtout une stabilité à l’est du Congo, pour ne pas mettre en péril l’exploitation des richesses minières du pays.»

                                                 Ludo De Witte, historien

Le volet financier, car, à ce jour, la cruciale question de l’indemnisation des victimes reste lettre morte. «C’est pourtant une étape obligée pour envisager la réconciliation», juge Anne Wetsi Mpoma, historienne de l’art née en Belgique de parents congolais, qui participa, en 2020, avec neuf autres experts, à une commission parlementaire ayant pour but d’analyser le passé colonial du pays.

À l’occasion de cette commission, qu’elle juge aujourd’hui avoir été «une mascarade, un écran de fumée pour calmer la révolte naissante au lendemain de manifestations Black Lives Matter, très suivies en Belgique», elle fit le constat que «parler de réparations financières restait inaudible pour beaucoup de monde en Belgique». Ludo De Witte appuie: «Le régime congolais veut de l’aide, de l’argent, alors que la Belgique veut surtout une stabilité à l’est du Congo, pour ne pas mettre en péril l’exploitation des richesses minières du pays.»

Toutefois, les excuses présentées lundi par le Premier ministre belge, qui ont une étendue légale plus importante que les «regrets» dont s’était contenté le roi Philippe ces dernières années, laissent entrevoir la possibilité de réparations financières à venir.

Une enquête qui traîne, qui traîne…

Le volet politique car, soixante-deux ans après l’indépendance congolaise, le racisme persiste encore en Belgique, comme l’a reconnu lundi le Premier ministre du royaume, rejoint sur ce point par Anne Wetsi Mpoma: «Les relations sont encore marquées par un certain paternalisme. Il y a toujours dans la population et chez certains intellectuels cette tendance à dire que la colonisation aurait fait plus de bien que de mal», affirme-t-elle.

«Le quotidien est compliqué en Belgique pour les afrodescendants», poursuit Anne Wetsi Mpoma. Selon elle, il faudrait tout d’abord commencer par «enseigner à l’école la réalité du passé colonial, et pas sa version édulcorée, car si les gens ne sont pas conscients que les rancœurs d’aujourd’hui sont les conséquences des actes d’hier, on ne peut pas aller vers la réconciliation». «Il est important que toute la vérité soit dite, pour que ce passé influence le présent des deux pays», résumait il y a quelques mois Juliana, la fille de Patrice Lumumba, dans un entretien à Jeune Afrique.

Le volet juridique, enfin, car plus de soixante ans après le meurtre de Patrice Lumumba, la justice belge n’a toujours pas prononcé de condamnation dans cette affaire, malgré une enquête ouverte depuis 2011«Cette enquête contre les Belges impliqués dans l’assassinat de Lumumba traîne depuis onze ans, déplore Ludo De Witte. Aujourd’hui, il n’y a plus que deux survivants parmi les coupables potentiels. Il faut que la justice rende une décision avant qu’ils ne décèdent, sinon le dossier risque d’être classé sans suite.»

Début mai, le fils aîné de Patrice Lumumba, François, déclarait«Notre deuil ne prendra pas fin avec le retour de la dépouille de notre père. Nous voulons connaître toute la vérité sur sa mort et que les coupables encore vivants soient punis.» Ce mardi, dans la nuit, la dent de Patrice Lumumba est rentrée au Congo. Un premier carreau est posé, mais la mosaïque est encore loin d’être achevée.

 

[Photo : Kenzo Tribouillard / AFP – source : http://www.slate.fr]

Organizadores: Universidad de Córdoba
Tipo de actividad: Congreso, jornada, encuentro
Fecha límite de solicitud: Sábado, 1 de octubre de 2022
Descripción: 

El Grupo de Investigación HUM-947 «Texto, Ciencia y Traducción» de la Universidad de Córdoba celebra este congreso en la modalidad presencial y virtual del 6 al 7 de octubre de 2022.

El propósito de TRADITUR es ser un foro de debate científico en el que se favorezcan y presenten los nuevos avances y estudios que aborden la relación entre lengua, literatura, comunicación intercultural, traductología y discurso turístico.

Líneas temáticas del congreso:

I. Traductología y discurso turístico: Traducción e interpretación en contextos turísticos, traducción de culturemas, el traductor-intérprete como mediadores interlingüísticos e interculturales.

II. Enfoques lingüísticos y discurso turístico: Lingüística, semántica, pragmática y lexicología aplicadas al discurso y a los textos turísticos.

III. Lenguas, textos de especialidad y discurso turístico: Terminología, terminografía, textología, textos especializados, textos híbridos en contextos turísticos.
IV. Enfoques literarios y discurso turístico: Recepción y traducción de la literatura de viajes, viajes y turismo en obras literarias, entre otros.

V. Didáctica y discurso turístico: Didáctica de las lenguas para fines específicos, didáctica de la traducción y de la interpretación turísticas.

En esta edición se proponen, asimismo, los siguientes paneles temáticos:
I. Discurso turístico y turismos alternativos: Estudios lingüísticos y extralingüísticos, incluida la traducción de textos especializados, relacionados con el turismo de aventura, además de otros tipos de turismos alternativos, como son el turismo de naturaleza, el ecoturismo o el agroturismo.

II. Traducción turística y enoturismo: Traducción y mediación de textos turísticos orientados a la promoción enoturística. Traducción, culturemia y rutas del vino. Las funciones apelativa y poética en la promoción enoturística y su traducción.

Se emitirán certificados de asistencia a aquellas personas que se inscriban a través del formulario disponible en www.traditur.es antes del 1 de octubre y que asistan al 80% de las comunicaciones.

El plazo de recepción de propuestas finaliza el día 10 de septiembre de 2022. Más información (tasas, formularios de inscripción, organización, etc.) en la página web.

Ciudad:  Córdoba y en línea
País:  España
Fecha de inicio: Jueves, 6 de octubre de 2022
Fecha de finalización: Viernes, 7 de octubre de 2022
Dirección postal completa:

Departamento de Ciencias Sociales, Filosofía, Geografía y Traducción e Interpretación. Facultad de Filosofía y Letras – Universidad de Córdoba, Plaza del Cardenal Salazar, 3, 14003, Córdoba (España)

Correo electrónico:  traditur@uco.es
Página de Internet:  www.traditur.es
Materias de especialidad: 

Enseñanza de ELE, Enseñanza de la lengua, Estudios culturales, Lingüística aplicadaLingüística aplicada, Lingüística comparada, Lingüística románica, Pragmática, Semántica, Traducción

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[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

Manuel Salado expone en este breve artículo la esencia de su nueva obra, « Mi viaje al infierno », un homenaje a grandes escritores como Juan Rulfo, Hermann Hesse o Albert Camus.

Por MANUEL SALADO

Mi viaje al infierno

Siempre he querido escribir una obra como esta. Tras publicar treinta y tres novelas, había llegado el momento de volcar sobre el teclado mi experiencia más íntima. Me he pasado muchos años admirando a “Pedro Páramo” de Juan Rulfo, “Demian” de Hermann Hesse, “El Extranjero” de Albert Camus y muchas otras novelas cortas, en las que sus autores clavaron el espíritu humano de forma breve, e intensa, sin necesidad de rellenar innumerables páginas.

Como escritor esta obra ha sido mi ejercicio más difícil. Creo, con toda firmeza, que la literatura, desde hace tiempo, ha desviado su principal camino hacia la redacción de historias cuya meta central tan solo es entretener; la cultura en general se dedica, hoy en día, a ese pueril menester.

Mi viaje al infierno” es un recorrido abrupto por el espíritu de un solo personaje que es lanzado, por las circunstancias, hasta el límite donde termina la sociedad de consumo y comienza lo desconocido, lo que está fuera de las reglas establecidas, las normas de rebaño, los conceptos más allá de los cuales, aparentemente, no hay salvación.

 

 

 

[Fuente: http://www.todoliteratura.es]

 

Le courrier électronique, email de son petit nom, a désormais plus de 50 ans. Sa démocratisation attendra cependant quelques années, avec une adoption privilégiée aux lettres manuscrites. La fin des grandes correspondances d’écrivains sur papier s’amorçait, les auteurs privilégiant l’épistolaire numérique. Avec les dangers que l’on pressent aisément : en cas de décès, quel avenir pour ces échanges et leur archivage ?

ActuaLitté

 

Écrit par Nicolas Gary

Héloïse Jouanard a perdu son père, Gil, le 25 mars 2021. Poète,  il s’était investi avec passion durant plus de 30 ans dans l’action culturelle qui ont produit énormément d’échanges avec des auteurs et des créateurs. Lui-même écrivit, outre deux romans – Un nomade casanier (2003) et Les Roses blanches (2016) chez Phébus –, une œuvre comptant plus d’une cinquantaine d’ouvrages.

Depuis quelques mois, sa fille a décidé, avec le concours d’une bibliothèque publique, de lui consacrer un fonds. « Dès le mois d’avril, je décide – avec la directrice du patrimoine de l’établissement – de faire une donation de toutes ses possessions (c’est-à-dire uniquement des livres, des archives, des documents). Et ce, pour créer un fonds dédié dans ladite bibliothèque », nous explique-t-elle. Ce dernier réunira les livres, la bibliothèque et les archives personnelles de l’écrivain.

Elle recense d’ores et déjà des centaines de lettres, manuscrites, rédigées d’amis aussi mémorables que René Char, Lacarrière, Bonnefoy, Jaccottet, Bergounioux, Réda, Macé, Goffette, Gracq, Janvier, Michon, Trassard. « Actuellement, cela représente plus de 300 écrivains. »

« C’est passionnant. Mais depuis 20 ans, sa correspondance se faisait par email, comme nous tous », nous explique Héloïse Jouanard. « Et voilà. » Car un an après le décès de Gil, l’accès à sa boîte email est toujours refusé à sa fille. « Google m’annonce que non, nous ne récupérerons rien, bien que j’ai fourni toutes les pièces qu’ils m’ont réclamées. »

Pas faute, pourtant, d’avoir communiqué les documents officiels dans une traduction anglaise dûment authentifiée, des différentes attestations nécessaires et autres justificatifs. « On m’a demandé les actes notariés prouvant que je suis ayant droit. Le temps notarial étant différent du nôtre, une année passe. Dès que j’obtiens l’acte notarié qui m’élève au rang d’ayant droit, je reviens vers Google qui me demande de faire traduire tous les documents par un traducteur officiel. Jusque là, je trouve toute la procédure normale : ils veulent la preuve que je suis ayant droit, respect de la vie privée, etc. »

Condoléances, mais non.

Une entreprise aussi douloureuse que longue, qui finira par aboutir en l’espace de quelques heures. Le dossier, communiqué dans son intégralité le 17 mai, reçoit la sanction du géant américain le 18 mai. « Nous sommes navrés pour cette perte et vous remercions de votre patience. Nous avons examiné votre demande d’obtention de contenu du compte. Après avoir vérifié les paramètres, les attributs et autres informations pertinentes, relatives au compte, nous ne sommes pas en mesure de vous fournir le contenu demandé », tranche un email de The Google Accounts Team.

Et d’arguer que la décision repose « sur une multitude de facteurs, incluant des restrictions légales. Afin de protéger la vie privée des personnes qui recourent aux services de Google, nous ne sommes pas en mesure de partager plus d’éléments sur le compte ni de discuter de notre choix plus en détail ». En somme : « Merci de votre compréhension », mais n’insistez pas.

Et soudainement, vingt années d’échanges — certains portant peut-être sur son dernier livre chez Verdier, Untel en 2015 ou la publication, justement, des Roses blanches — sont englouties dans les entrailles googleiennes. « Au départ, j’ai été en colère pour le fonds consacré à mon père. Mais je me dis que si Google s’octroie les archives de tous les écrivains français, il en va d’une atteinte au patrimoine culturel français, dans notre pays qui a porté jusqu’au sein de l’Europe le principe d’exception culturelle », nous confie sa fille.

Je crois que ça va pas être possible…

La Cnil, qui préside à la destinée numérique en France, pose qu’à la mort d’un utilisateur, son héritage en ligne est scellé : cela vaut tant pour les comptes sociaux qu’une messagerie électronique. La loi Informatique et libertés indique par ailleurs que l’on peut, de son vivant, désigner un contact – et nombre d’outils en ligne dispose de cette option désormais. Cependant, ce dernier ne peut obtenir un droit d’accès qu’à condition que la consultation des informations serve « le règlement de la succession du défunt », précise la Cnil.

La seconde option consiste à formuler une opposition aboutissant à la clôture dudit compte. Pour autant, le secret des correspondances interviendrait manifestement, pour protéger l’accès à la boîte email. Seul le verrouillage total du compte peut être obtenu, pour garantir un secret total.

« Par principe, tous nos comptes en ligne sont strictement personnels », abonde le Conseil supérieur du notariat. Et si le défunt n’a pas fait état d’un devenir pour ses données, il ne devient « pas possible pour les proches d’y accéder ». Les héritiers, et a fortiori les ayants droit, peuvent cependant récupérer des photographies, des écrits — entrant dans la catégorie des souvenirs de famille.

Cependant, en l’absence d’instructions, établissant un héritier numérique, les droits seront extrêmement limités.

La procédure proposée par Google assure d’une collaboration « avec la famille immédiate et les représentants légaux de l’utilisateur décédé afin de clôturer son compte ». Et dans certaines circonstances, non détaillées, « nous pouvons restituer des contenus issus de son compte ». Cependant, la sécurité et la confidentialité demeurent primordiales et aucun mot de passe ni information de connexion n’est communiqué.

Google contre le CPI

Maître Magaly Lhotel, avocate en droit de la propriété intellectuelle et en droit du digital, confirme les limitations auxquelles les héritiers sont confrontés. Même justifiant de leur qualité d’ayants droit, en l’absence de consignes données, l’article 85 de la loi Informatique et libertés s’avère très restrictif.

« Le Conseil d’État a eu l’occasion de se prononcer sur ce sujet dans une décision du 8 juin 2016 (10ème et 9ème chambres réunies, n° 386525), considérant que la loi Informatique et Libertés ne permet la communication des données qu’à la seule personne à laquelle se rapportent ces données, excluant ainsi les ayants droit de la personne concernée », nous précise l’avocate. Dans ce cas précis, il s’agissait d’accéder aux relevés téléphoniques de la mère des demandeurs.

De son côté, le RGPD (Règlement général sur la protection des données), qui découle d’une volonté européenne, ne prévoit pas de dispositions spécifiques.

Alors quid ? Se ranger à l’avis de Google ? « Une solution pourrait être de considérer que les correspondances du défunt constituent des œuvres de l’esprit protégées par le droit d’auteur. À ce titre, les héritiers de l’auteur auraient les droits, puisque la jurisprudence a pu considérer que les correspondances pouvaient être protégées au titre du droit d’auteur », analyse l’avocate. Pouvoir consulter ces échanges, dans le cadre des opérations de succession entrerait alors dans le cadre que la Cnil évoque, lié au traitement de l’héritage.

Paradoxe, et non des moindres, pour qualifier ces échanges d’œuvres de l’esprit, il faudrait les consulter, afin de démontrer leur originalité. Et sans accès… « Il n’existe à ce jour aucune jurisprudence sur l’accès à une messagerie électronique par les héritiers sur le fondement du droit d’auteur de sorte que ce cas pourrait faire jurisprudence », sourit Me Lhotel.

Sophie Viaris de Lesegno, avocate spécialisée en droit de la propriété intellectuelle, souligne : « Une saisine du juge des référés pour obtenir les codes utiles à l’accès. L’intérêt légitime serait caractérisé par la volonté de sauvegarder les correspondances et le patrimoine littéraire de son père aux fins d’archives, de conservation et d’analyse, et le cas échéant de divulgation. »

En effet, « l’héritier de l’auteur est celui qui exerce le droit de divulgation post-mortem, et doit donc légitimement pouvoir accéder à ces correspondances », relève l’avocate. Et Héloïse Jouanard de conclure : « Je sais que cela contient des choses intéressantes : les emails étaient devenus un élément central dans ses échanges. »

Pas vraiment la première fois que Google aurait maille à partir avec le Code de la Propriété Intellectuelle… Contacté, le service presse de la société n’a pas encore répondu à nos demandes.

 

[Source : http://www.actualitte.com]